Revue de presse du Lundi 24 Août 2020

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03 décès supplémentaires, 64 nouveaux cas, 45 cas graves et 140 malades guéris

https://www.pressafrik.com Le ministère de la Santé et de l’Action sociale fait le point sur la situation de l’épidémie de Covid-19 au Sénégal, ce lundi 24 août 2020… Sur 812 tests effectués, 64 sont revenus positifs soit un taux de positivité de 7,88 %.
Il s’agit de 36 cas contacts déjà suivis et 28 cas issus de la transmission communautaire. Ces derniers sont répartis comme suit : Dakar Plateau (3), Kédougou (2), Libert6 (2), Richard-Toll (2), Ziguinchor ‘(2), Castor (2), île de Gorée (1), HLM1 (1), Kaolack (1), Kolda (1), Liberté5 (1), Maristes (1), Mbao (1), M’Bour (1), Sicap Mermoz (1), Ngor (1), Rufisque (1), Saint-Louis (1), Sédhiou (1), Sicap Foire (1), Sokone (1) et Pout (1),
Le Directeur de la Prévention du ministère de la Santé a également annoncé la guérison de 140 patients qui étaient sous traitement, 45 cas graves et 3 décès.
A ce jour le Sénégal compte 13.013 cas déclarés positifs dont 8.595 guéris, 272 décédés et donc 4.145 sous traitement.

Au Mali, la junte propose une transition de 3 ans dirigée par un militaire

https://www.financialafrik.com La deuxième journée de négociations entre le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) qui a pris le pouvoir au Mali et les envoyés de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a permis, dimanche, de parvenir à des avancées mais pas encore à un accord global. Les pourparlers reprendront lundi, ont indiqué les deux parties.
La junte au pouvoir au Mali souhaite un organe de transition de trois ans dirigé par un militaire et accepte que le président déchu, Ibrahim Boubacar Keita, retourne à son domicile, ont indiqué dimanche soir des sources de la CEDEAO et de la junte.
Selon l’ancien président nigérian Goodluvk Jonathan, envoyé spécial de la CEDEAO, les discussions avancent : «nous avons pu nous entendre sur certains points mais pas sur l’ensemble des sujets  de discussion» a-t-il déclaré à la sortie de plusieurs heures de réunion avec les militaires.
«Aussi bien la Cédéao que les militaires veulent que le pays aille de l’avant», a encore ajouté Goodluck Jonathan, mandaté par la Cédéao pour tâcher de rétablir « l’ordre constitutionnel ».
Dans une déclaration faite tard?dans la nuit, le porte-parole du CNSP, le colonel Ismaël Wagué expliquera par la suite que « Les discussions continuent. On a eu des points de compromis sur certains aspects, la négociation va continuer demain ». Il semble que les discussions achoppent sur la durée de la transition, que la CEDEAO veut brève et le rôle des militaires dans ladite transition.  Daouda Bakary KONÉ

Mauritanie : l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz a été libéré

https://www.rfi.fr/fr En Mauritanie, l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz qui était retenu par la police depuis une semaine pour répondre à de «fortes présomptions de mauvaise gouvernance et de détournements de biens publics» a été libéré et a pu rentrer chez lui a annoncé à RFI l’un de ses avocats.

« LES VOIES POUR RELANCER L’ÉCONOMIE SÉNÉGALAISE APRÈS LA PANDÉMIE »

http://www.emedia.sn À l’instar des autres pays du monde, le Sénégal est en train de subir les coups de la pandémie du coronavirus a mis à terre l’économie mondiale. Cependant, même si aucun remède n’a encore été trouvé, force est de constater que les Etats sont en train de voir les paramètres qu’il faut mettre en place pour se relever après le Covid-19.
Enseignant chercheur et urbaniste, Dr Djiby Diop, l’un des invités de l’émission « LR du Temps » sur iRadio (90.3) pense que le Sénégal devrait s’y mettre dès à présent et essayer de mettre dégager les dispositions à mettre en œuvre pour mieux faire la résilience d’autant plus que la concurrence va, après la Covid-19, être très forte. Ains, pense-t-il, il faut réfléchir à comment faire une industrialisation au niveau locale et investir très fortement sur l’agriculture. « Il faut penser à faire des transformations au niveau local. On a un potentiel agricole qu’il faut développer », dit-il.
Selon le chercheur, le plan de résilience mis en place par le gouvernement ne lui convient pas parce qu’il dit avoir l’impression qu’on est en train de faire du surplace, voire de reculer. « Ce plan de résilience est incapable de relancer l’économie. Il faut des gens qui sont compétents pour la conduite économique du pays. La roue va être dans la même place si on ne change pas les paradigmes. On ne va pas vers une rupture », se désole-t-il.
Abondant dans le même sens, Pape Demba Thiam, économiste international pense qu’il faut enclencher une croissance inclusive en développant l’agriculture. « Il nous faut changer de paradigme en créant des opportunités basées sur la transformation de ressources. Tant qu’on ne fera pas cela, nous serons toujours sur l’agenda des autres. On sera de plus en plus pauvre. Nous devons voir toute la machinerie de la prise de décision », indique-t-il. Aliou DIOUF

Concurrence avec les ports de la sous-région : Ndayane prend du retard

https://www.lequotidien.sn Le port du futur, censé désengorger le Pad et donner au Sénégal un gros avantage dans la desserte des villes du Mali, continue de prendre du retard malgré les injonctions du chef de l’Etat à son gouvernement. Au moment où les autorités sénégalaises rallongent les négociations avec Dp world, les ports de Lomé et de Tema se mettent à niveau pour leur arracher des parts du marché des marchandises maliennes.
Le mercredi 12 août dernier, le chef de l’Etat Macky Sall a demandé, selon les termes du communiqué du Conseil des ministres de ce jour-là, «au gouvernement de finaliser les négociations relatives à la réalisation du nouveau port en eaux profondes de Ndayane». Ce port qui, à l’époque où sa réalisation avait été négociée avec Dubaï port world (Dp world), qui venait de décrocher la concession du terminal à containers du Port autonome de Dakar (Pad), était surnommé «Port du futur», devait coûter l’équivalent de 25 milliards de francs Cfa, et voir le jour trois ans plus tard. A ce jour, le premier coup de pioche n’a pas encore été donné et les choses en sont encore au niveau des négociations.
Ces dernières en sont déjà à leur cinquième round, sans que les positions ne s’accordent, entre les parties sénégalaise et émiratie. On sait déjà que d’avenant à avenant, le montant initial de 25 milliards a été depuis longtemps dépassé, et que l’on parle maintenant d’un coût de 1 000 milliards de francs Cfa. Et l’on n’a pas encore fini de négocier… Il n’est pas vraiment besoin ici de chercher à comprendre pourquoi les choses traînent ainsi et qui est réellement responsable de cette situation. Les enjeux sont bien plus importants que cela. Surtout en ce moment où l’actualité dans la sous-région est captée par la situation au Mali. Or ce port a pour destination première de desservir le Mali dont il devrait être le premier et le plus important débouché maritime.
Le gouvernement du Sénégal n’a pas voulu suivre les dirigeants de Côte d’Ivoire et de Guinée dans leurs positions jusqu’au-boutistes contre le coup d’Etat au Mali, parce qu’il entend également préserver ses intérêts. En cas d’embargo total sur le Mali, le Sénégal souffrirait tout autant que les populations de ce pays frère, car une très grande partie des marchandises qui débarquent au Pad sont redirigées vers Bamako par le train, mais plus essentiellement par la route.
Dp world Sénégal, par exemple, gère 63% des marchandises destinées au Mali. Cela est très important, mais il faut savoir qu’au moment où cette compagnie obtenait la concession du terminal à containers, la part de marché de Dakar sur le Mali était de plus de 80%.
Si le Sénégal a vu sa part baisser, c’est justement parce que le pays ne parvient toujours pas à se mettre à niveau. Il y a deux ans, en prenant fonction à la tête du Pad, Boubacar Sadikh Bèye a fait une sortie pour plaider la réhabilitation et la mise en œuvre rapide du chemin de fer Dakar-Bamako qui devait justement, dans son entendement, venir en complément du port de Ndayane, pour desservir le Mali voisin, et surtout soulager fortement les routes sénégalaises, dont beaucoup supportent difficilement la charge des camions de marchandises maliens. Au cours de sa sortie face à des journalistes, M. Bèye prévoyait également que le chantier de Ndayane devait être terminé 3 ans après. Cet élan d’optimisme a eu du mal à se concrétiser sur le terrain.
Or au moment où on ergote à Dakar, les ports de Lomé au Togo, de Tema au Ghana, et même de San Pedro en Côte d’Ivoire se mettent à niveau pour prendre leur part du trafic destiné au Mali. Le port de Lomé, en particulier, a subi des aménagements pour accueillir des porte-containers de 16 mille Evp. Mais Ndayane est prévu pour accueillir des porte-containers beaucoup plus grands, jusqu’à 20 mille Evp, les plus gros du monde à l’heure actuelle. A une période où les pays ainsi que les armateurs cherchent à réduire au possible les charges liées au transport, en embarquant le plus de marchandises possibles, cette capacité serait un gros avantage… si elle était déjà mise en œuvre, ou même si on pouvait l’envisager pour une période donnée. Mais aujourd’hui, le port de Ndayane, malgré tout le bruit qui se fait autour, commence à ressembler à une Arlésienne. Ainsi d’ailleurs que le chemin de fer cher à M. Bèye. Et les navires destinés au Mali continueront, à ce rythme, de prendre de plus en plus la direction des ports concurrents de Dakar. Et à la fin, malgré ses jolis ports, c’est le Sénégal qui risquera d’être asphyxié

Projets énergétiques urbains durables : la COM SSA appuie l’Afrique subsaharienne

https://www.vivafrik.com La lutte contre le changement climatique s’intensifie dans le monde en général et particulièrement en Afrique. C’est dans cette optique que la Convention des maires pour l’Afrique subsaharienne (COM SSA) est lancée pour soutenir les villes d’Afrique subsaharienne à développer des projets énergétiques urbains durables. Inspirée par la Convention des maires d’Europe (COM Europe), l’objectif principal de l’initiative de la COM SSA est de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’assurer un développement durable pour les villes parties prenantes à la convention.
Notons que la naissance de cette convention fait suite à la rapide urbanisation du continent africain et à l’urgence de résilier ces villes très exposées au changement climatique. D’ici à 2050, la population urbaine africaine va en effet tripler pour passer de 400 millions aujourd’hui à 1,2 milliard dans 30 ans. L’urbanisation rapide pose d’importants défis pour l’avenir des villes africaines, et notamment pour l’accès à l’énergie. Dans ces villes en pleine croissance, les Etats et les autorités locales cherchent à définir des stratégies de résilience au changement climatique afin de garantir des services urbains durables à leur population et un accès à l’énergie continu.
La lutte contre le changement climatique passe beaucoup par les politiques énergétiques mises en place. L’objectif principal de la COM SSA est ainsi d’accroitre les capacités des villes subsahariennes d’Afrique à produire des énergies durables et de renforcer leur efficacité énergétique pour permettre un développement local à faible émission, résiliant au changement climatique et permettant d’assurer un accès à l’énergie à tous les habitants.
Financé par l’Union européenne, la COM SSA favorise le développement d’infrastructures énergétiques urbaines à faible impact environnemental. Les plans d’actions de planification urbaine portent alors sur la production d’électricité renouvelable, la rénovation énergétique des bâtiments, la valorisation des déchets et le développement de modes de transports électriques. Ces actions doivent permettre de renforcer les capacités des villes à mettre en place les transitions énergétiques au niveau local et de disséminer les bonnes pratiques grâce à la collaboration entre lesmaires.Moctar FICOU / VivAfrik

DES CHERCHEURS DE L’ISRA DÉMARRENT L’ECOLE D’HIVERNAGE,UNE SESSION DE PARTAGE DE RÉSULTATS ET DE VISITES DE TERRAIN

Thiès, 23 août (APS) – Une quarantaine de chercheurs de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA) de Bambey et Thiès ont démarré, dimanche, dans la capitale du rail, leur rencontre annuelle de partage des résultats de leurs recherches, avec leurs partenaires techniques et financiers, ainsi qu’avec les producteurs, qui sera couplée à une tournée de terrain dans plusieurs localités du pays.
Quarante chercheurs et une dizaine de membres du personnel d’appui des centres de l’ISRA de Bambey et Thiès prennent part à cette rencontre, qui se tient au CERAAS, situé dans l’enceinte de l’Ecole nationale supérieure d’agriculture (ENSA) de Thiès. Les chercheurs du Centre national de recherche agricole (CNRA) et de l’Unité de production semencière, deux structures basées à Bambey, se sont joints à leurs collègues du CERAAS de Thiès.
Ces journées dites de pré-programmation, un rendez-vous annuel de la recherche agricole qui se tient d’habitude sur une journée, durera six jours, cette fois-ci. Soit jusqu’à vendredi. La rencontre est encore appelée ‘’Ecole d’hivernage’’ sous sa nouvelle forme qu’elle prend pour la première fois.
Outre les présentations des résultats de la recherche, les ingénieurs agronomes feront une tournée auprès des producteurs pour voir si les technologies qu’ils ont développées sont utilisées par les paysans. Ce périple les mènera en milieu paysan et dans des stations de recherche de Thiès, Bambey, Nioro, Kolda, Séfa, Tambacounda, Kaffrine et Kaolack.
Ces visites de terrain devront les aider à déterminer les raisons de l’utilisation ou de la non-utilisation des produits de leurs innovations, a expliqué Ndjido Ardo Kane, directeur du CERAAS, lors d’une visite de champ démonstration. Selon lui, ce sont des moments d’évaluations qui leur permettront de ‘’voir si la recherche a répondu à leurs préoccupations’’ mais aussi de recueillir auprès d’eux ‘’de nouveaux besoins que la recherche devra adresser’’.
Le Centre d’étude régional pour l’amélioration de l’adaptation à la sècheresse (CERAAS) est identifié par la CEDEAO comme un ‘’centre régional d’excellence’’ pour la recherche, concernant six chaînes de valeur que sont le mil, le fonio, le sorgho, auxquelles s’ajoutent l’arachide, le niébé et le soja, a dit son directeur, Ndjido Kane.
Vu sa dimension sous-régionale, ce centre prend en compte les préoccupations nationales des agriculteurs sénégalais, tout en partageant les innovations développées avec la sous-région.
La pré-programmation, première phase du cycle d’activités de l’ISRA, est suivie de l’étape de la programmation, où tous les chercheurs se réunissent pour faire leurs prévisions de recherches de l’année prochaine, explique M. Kane. A la fin de l’année, le conseil scientifique et technique (CST) recourt à des consultants pour évaluer les résultats de leurs recherches. Des rapports sont produits et envoyés au ministère de l’Agriculture et l’Equipement rural.
Cette première édition de l’Ecole d’hivernage devrait aider à une ‘’meilleure structuration des programmes de recherche’’ du CNRA et du CERAAS, en adéquation avec le Plan stratégique de développement 2018-2022 de l’ISRA et du statut de centre régional de référence du CERAAS, notent les organisateurs.ADI/ASG

Domaine national – Le projet de décret modifiant le décret 72-1288 retiré et introuvable

https://www.leral.net/ Selon Enquête, il y a confusion au sommet et s’interroge sur le projet de décret modifiant le décret 72-1288 relatif aux conditions d’affectation et de désaffectation du domaine national.
A en croire le journal, le projet a été adopté en Conseil des ministres, le 12 août 2020 et retiré le lendemain. Il est introuvable confirme Enquête.
Des sources soupçonnent une volonté de dessaisir les collectivités locales de la gestion de ces terres
L’ingénieur agronome, Amadou Tidiane Wane estime que « changer à tout prix cette loi risque d’aboutir à une révolution sans précédent ».

 Dougar/litige foncier : les populations s’insurgent contre Peacock Investments, et fustigent l’attitude des autorités locales

https://www.dakaractu.com Après un point de presse tenu le 13 Août dernier, les populations de Dougar, localité située dans la commune de Diamniadio, ont battu le macadam ce 23 août 2020, pour dénoncer les agissements du promoteur immobilier Peacock Investments et pour fustiger le comportement de l’armée. En effet, c’est un litige foncier vieux de 10 ans qui oppose les populations des 7 villages de Dougar et Peacock Investments. Située non loin de l’AIBD et du pôle urbain de Diamniadio, les populations de cette localité, se sont vues dépouiller de leurs terres aux profit des Marocains de Peacock Investments et regrettent-ils « avec la complicité de l’armée nationale. Depuis l’avènement des grands projets de l’État, nos champs que nous cultivions jadis ont été attribués à des promoteurs, le tout dans une passivité déconcertante de la puissance publique. Nous avons écrit à qui de droit, mais jusqu’à présent rien n’est fait », a déclaré Daouda Faye, président des impactés de Dougar. Même son de cloche chez Souleye Diouf, habitant de Dougar qui lui se désole du comportement de l’administration qui « préfère donner des terres à des étrangers plutôt qu’à des résidents qui n’ont que l’agriculture pour survivre. »
Selon la mandataire des populations, Mme Diop Ndour : « Dougar n’a jamais été attribué à Peacock Investments. Ils parlent d’une indemnisation de 500 millions, mais ils vont indemniser qui? « Se demande-t-elle. Après avoir dénoncé le comportement de l’armée et interpellé la hiérarchie militaire, Mme Diop Ndour va plus loin en accusant directement, le maire de Diamniadio, les services du domaine, la DESCOS et le préfet du département de Rufisque de complicité dans cette affaire. Les populations interpellent donc l’État car si rien n’est fait, disent-elles,«nous allons affronter l’armée… »

Cruel manque d’eau à Tivaoune Peulh les populations dans le désarroi, pas une seule goutte d’eau dans presque toute la localité

https://www.leral.net Depuis des années, sur les 16 quartiers que compte la localité, seuls 4 disposent de l’eau, et pourtant les factures continuent toujours de tomber. Dans ce lot, selon les témoignages recueillis par Leral Tv, les quartiers qui sont éloignés des routes principales sont les plus pénalisés…
Les plus chanceux sont ceux qui disposent de pompes à eau ou des puits, pour le reste c’est le calvaire sans fin, selon cet habitant installé depuis 1998 dans cette localité. Car de 6 heures du matin à minuit ou plus tard c’est une queue qui exige beaucoup de patience.
Même pour les bornes fontaines, l’eau arrive à compte-goutte pendant quelques heures, mais les factures. Et pourtant avec sa forte population cette banlieue est très courtisée durant les périodes électorales.
C’est pourquoi, les populations dans le désarroi, exigent plus de considération, pour ne plus être classées dans la catégorie « politique villageoise », mais comme des citoyens à part entière, pour ne pas dire des citadins…Reportage

Saint-Louis du Sénégal,ville naufragée

https://www.ndarinfo.com Makhra Ba vient d’accoster avec sa longue pirogue colorée. Le pêcheur rapporte du capitaine, délicieux poisson de mer payé environ 3 $ le kilo par le grossiste qui l’attend dans une cabane toute proche équipée d’un vieux frigo. La matinée de travail ne lui fournira que quelques dollars, pour ainsi dire rien, une fois les frais d’essence soustraits.
M. Ba a 45 ans. Il est de Tassinère, village de la commune de Ndiébène-Gandiol, sur la Grande-Côte, près de l’embouchure du fleuve à une vingtaine de kilomètres au sud de Saint-Louis. Il navigue depuis trois décennies sur les côtes d’Afrique de l’Ouest. Il a tendu des filets jusqu’à Freetown, en Sierra Leone. Il a six enfants. Son aîné, un garçon, a 17 ans.
« Pêcheur, ce n’est plus bon, dit M. Ba. Je ne veux pas que mon fils choisisse ce métier. Je veux qu’il émigre en Espagne. La traversée est très dangereuse, mais il faut bien risquer sa vie pour mieux vivre. De toute façon, il n’y a plus rien de bon ici pour nous. Notre monde a complètement changé. »
Ce monde ancien et menacé oscille autour de Saint-Louis, ancienne capitale majestueuse de l’Afrique occidentale française, autrefois tout en teintes pastel, aujourd’hui complètement décatie. La ville coloniale occupe un site exceptionnel. Son île centrale, reconnue au patrimoine mondial de l’UNESCO, repose à fleur d’eau douce sur le fleuve Sénégal, entre le continent et une longue péninsule de dunes joliment baptisée Langue de Barbarie.
La flèche littorale, vieille d’à peine 2000 ans, sépare le fleuve de l’océan Atlantique, un peu comme si l’île Jésus protégeait Montréal de la mer de Champlain qui se serait redéployée sur la Rive-Nord. La barrière de protection sénégalaise s’étend de la Mauritanie voisine jusqu’à une trentaine de kilomètres au sud, en passant par la commune de Gandiol et le village de M. Ba.
Un proverbe marin rappelle qu’un petit trou suffit parfois pour venir à bout d’un grand navire. Pour le vaisseau Saint-Louis, l’avarie s’est produite en octobre 2003 précisément. Des crues importantes du fleuve menaçaient la région. Un génie sans génie, en tout cas sans études d’impact, a fait ouvrir un canal de délestage de quatre mètres de large entre le fleuve et la mer, dans la Langue de Barbarie, comme on trace une rigole pour se débarrasser d’une flaque.
L’erreur monumentale n’a mis que quelques heures à déclencher de catastrophiques réactions en chaîne. Le passage ouvert à 7 km au sud de l’île historique a permis à l’océan de s’engouffrer dans le lit du fleuve tout en avalant progressivement d’immenses portions de la Langue de Barbarie.
La brèche s’élargissait déjà à plus de 650 mètres après un mois. La percée mesurait 3 km en 2013. Bout à bout, les connexions fleuve-mer s’étendent maintenant sur plus de 17 km, amplifiant les désastres environnementaux, stimulant les transformations socioéconomiques, souvent pour le pire.
« Quand la brèche a été ouverte, les dangers d’inondation étaient sérieux. La brèche devait épargner la ville. En faisant ça, on ne s’imaginait évidemment pas ces tournures. On ne s’imaginait pas non plus les effets sur toutes les activités humaines. L’élevage, l’agriculture et même la pêche sont sensiblement perturbés », résume le géographe Boubou Aldiouma Sy, de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.
Le professeur ajoute que la catastrophe de la brèche a hautement fragilisé sa région, alors que les changements climatiques préparent déjà bien d’autres mutations. L’érosion côtière touche toute l’Afrique de l’Ouest, de la Mauritanie au Cameroun. Elle affecte des zones habitées par plus de 100 millions de personnes. Les plus touchées voient la terre reculée de dix mètres par année. La montée du niveau des océans ajoute des menaces.

 La brèche devait épargner la ville — Boubou Aldiouma Sy

« Nous sommes face à la disparition d’habitats, face à la perturbation des activités de pêche et maraîchères, à l’augmentation de la salinité de l’eau qui fait mourir toutes les espèces non adaptées », résume le professeur Sy.
Le Suisse Loïc Brüning termine un doctorat concernant ces effets des changements environnementaux en cours sur les populations de la région de Gandiol. Il en fait un cas d’espèce, un « laboratoire à ciel ouvert », dit-il, doublé d’un avertissement pour tous. « Les conséquences environnementales de cette brèche correspondent aux conséquences que l’IPCC [le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat] prévoit par rapport à la montée du niveau des eaux sur la planète, dit-il. Et cela s’est passé en dix ans. »

Peindre le diable sur la muraille

Les effets se font sentir partout. Les villages de pêcheurs de Doune Baba Dieye, île située sur une portion de la Langue de Barbarie, ont carrément été engloutis. Ses habitants vivent maintenant dans des bidonvilles au nord de Saint-Louis.
Avant la brèche, les pirogues devaient contourner jusqu’à 30 km de péninsule pour rejoindre l’eau salée poissonneuse. L’embouchure naturelle reste maintenant partiellement ensablée. Le morcellement de la langue permet un accès à la mer plus rapide, mais aussi beaucoup plus dangereux, à partir du continent. Le parcours parsemé de nouveaux hauts-fonds a fait chavirer des embarcations et entraîné 450 morts en moins de vingt ans, selon certaines estimations.
« Il y a beaucoup de nouveaux bancs de sable sous la surface et c’est très difficile de passer », explique un autre M. Ba, prénommé Mbaye celui-là, lui aussi de Tassinère, lui aussi fraîchement rentré d’une sortie en mer avec quelques prises. Et lui aussi prie pour que ses enfants optent pour un autre métier. « Aviateur ou professeur, ce serait mieux que pêcheur, dit-il. Le poisson se fait rare. »
Il n’y a pas que ça. Beaucoup d’arbres de la côte ont disparu à cause de la salinisation des eaux et du sol. On voit encore leurs souches un peu partout. Les mangroves, comme les sardines et le mulet qui y frayaient, disparaissent rapidement. Les inondations envahissent les maisons autrefois protégées. L’eau salée s’écoule dans les rues les jours de grande houle. L’érosion côtière s’attaque aux habitations bâties sur les plages. Deux hôtels de la Langue de Barbarie ont aussi disparu.

 Aviateur ou professeur, ce serait mieux que pêcheur. Le poisson se fait rare.— Mbaye Ba

L’un des deux « campements » (l’appellation contrôlée par ici), érigé à partir de 1994, appartenait à Jean-Pierre Beraz. « La brèche, ça a été une connerie monumentale, et après cette connerie, l’État n’a rien fait pour nous soutenir », dit le Français né au Sénégal. Il n’est pas au bout de ses peines pour autant puisque les marées menacent son hôtel, le Teranga Gandiol, reconstruit sur le continent, au bord de l’eau.
« Nous avons été inondés en novembre, dit-il. Nous avons tenté de réduire les impacts avec des rochers. On ne lutte pas à armes égales contre un océan. J’essaie juste de retarder la disparition inévitable de mon nouvel hôtel. »
Ces grandes mutations forcent des populations à s’adapter, et parfois sinon pour le mieux, au moins pour du nouveau et du différent. Des femmes ont commencé la collecte et le commerce de coques, d’huîtres ou de nouvelles espèces de sardines apparues dans l’estuaire autrefois saumâtre, maintenant salé. Elles récoltent gratuitement le sel abondant sur des terres publiques.
« Il ne faut pas peindre tout de suite le diable sur la muraille, dit Loïc Brüning. Bien sûr, ce qui se passe bouleverse énormément de choses. Mais ça amène aussi des occasions et il faut les saisir. D’ailleurs, pour moi, ce qui caractérise le plus l’Afrique de l’Ouest, c’est sa capacité de résilience. Les gens là-bas sont les rois du système D, comme débrouille. Ils savent s’adapter et faire face même aux situations les plus difficiles. »

Barça ou Barsaq

La migration interne ou extérieure offre une autre voie de sortie, aussi risquée qu’elle peut s’avérer profitable. Tassinère compte autour de 1500 habitants. Le guide et interprète Arona Fall y est né (son père était gardien du phare, comme un de ses frères) et l’habite toujours. Il estime qu’entre 300 et 400 personnes ont quitté son village depuis deux décennies.
Le revenu moyen mensuel y tourne autour de 150 $. « Ici, on travaille en synergie, explique-t-il. Si on réussit, il faut répondre aux demandes de la famille, des parents, des frères et des sœurs, des cousins et des oncles et des tantes. La solidarité est nécessaire. Et sans l’argent des réfugiés, le village ne survivrait pas. »
Lui-même a deux frères installés en Espagne. « Je ne leur demande jamais rien », précise-t-il. Les réfugiés économiques partent souvent de la Casamance pour rejoindre les îles Canaries. Des centaines de personnes ont péri en mer depuis le début du siècle, dont une quarantaine originaires de Gandiol. Les plus chanceux atteignent l’Europe et deviennent les piliers économiques de leurs familles élargies. Un seul travailleur émigré peut faire vivre deux douzaines de personnes au Sénégal. Stéphane Baillargeonà Saint-Louis

Cité Claudel : entre absence de droit de propriété et cohabitation difficile entre militaires et civils

EmediaSamedi 15 août 2020, des familles logées depuis des dizaines d’années à la cité Claudel ont été expulsées par la Direction de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DSCOS). Après une sommation interpellative de 13 jours, elles ont été déguerpies de force.
Les victimes de ce déguerpissement manu militari ont accusé l’armée sénégalaise comme étant responsable du sort qui leur a été infligé. Mais, selon une source militaire très proche de cette affaire, ces familles ont été expulsées parce qu’elles n’auraient aucun droit de propriété sur les lieux.
« Demandez-leur leur droit de propriété, elles ne vous le montreront pas. Elles n’en ont pas. Ces logements leur ont été attribué parce qu’ils étaient des agents des fonctionnaires. Maintenant qu’ils sont en retraite, ils doivent céder les logements. Imaginez si tous les fonctionnaires à qui on a attribué des logements refusaient de les rendre après leur service. On ne peut pas occuper éternellement un logement dont on ne remplit plus les fonctions pour lesquelles il vous avait été attribué. Un Etat ne marche pas comme ça. Un fonctionnaire, lorsqu’on lui donne un logement, s’il n’exerce plus, il doit rendre ledit logement », a expliqué notre source.
Joint au téléphone à son tour, Souleymane Touré, président du collectif des victimes estime que c’est un faux-alibi et assure que la justice sera saisie afin que les six familles soient rétablies dans leurs droits. À l’en croire, Me Assane Dioma Ndiaye a déjà décidé de les défendre. L’avocat attend juste le procès-verbal d’expulsion de l’huissier pour enclencher l’action judiciaire.
Revenant sur les faits, Souleymane Touré estime que les militaires sénégalais ont juste du mal à accepter le voisinage des civils. « C’est l’armée française (et non l’Etat), pour qui nous travaillions, qui nous avait donné ces logements. L’armée française est partie et a casé ses ressortissants. On avait aucune autorité locale qui était venue s’enquérir de notre situation. Lors de la rétrocession des terres, notre existence avait été cachée au président de la République d’alors, Abdoulaye Wade. Ce dernier nous a reçu lors de sa visite ici. Nous lui avions expliqué notre situation en lui disant que nous n’avions nulle part où aller. Il nous avait demandé de rester sur place », a-t-il expliqué.
Et d’ajouter  :  « En plus, la Cour d’Appel avait, dans sa décision rendue en 2015, dit clairement que l’armée sénégalaise n’avait pas le droit de nous expulser. Ces terres appartenant à l’Etat du Sénégal et seul l’Agent judiciaire de l’Etat en avait la possibilité. Cette cité n’est pas une base militaire. Il y a des agents de l’hôpital qui y vivent et une partie du personnel de l’université. Mais, depuis 2011, date à laquelle les militaires ont rejoint cette cité, nous ne sommes plus en paix. Ils menacent tout le temps de nous déloger. Ils disent qu’ils ne peuvent pas vivre avec des civils alors que ces mêmes civils vivaient en paix et en parfaite harmonie avec des militaires d’un autre pays. Ils nous ont trouvé sur ce site et aujourd’hui, ils nous ont délogé de force sans qu’aucune autorité ne réagisse. Nous sommes des Sénégalais et nous ne méritons pas ce sort ».
Selon le témoignage anonyme de certains jeunes, membres des familles expulsées, l’origine du différend remonte à la volonté de l’épouse d’un haut gradé d’établir un verger sur une partie de la Cité Claudel. « Elle avait déjà commencé, en élevant sur place des bêtes. Puis, elle a voulu augmenter la superficie qu’elle exploite indûment », accusent-ils, non sans insinuer que la partie occupée par la mosquée que les familles civiles commençaient à construire ainsi qu’une partie de la surface qui sera récupérée après la démolition des villas va servir à l’extension dudit verger.

Les éclairages du professeur Cheikh Abdou Wakhab Ndiaye

Agrégé des facultés de droit et enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Cheikh Abdou Wakhab Ndiaye a été interpellé sur la situation des 6 familles de la cité Claudel qui ont, ce samedi, été expulsées de force par les éléments de la DSCOS. Des familles qui ont fait plus de 30 sur le site mais qui n’ont pas de droit de propriétaire. Ce sont des familles d’anciens travailleurs de l’armée française.
Selon le professeur, au Sénégal, une occupation aussi longue soit elle, n’accorde pour autant aucun droit. Il y a ce qu’on appelle la prescription acquisitive. C’est l’écoulement d’un délai qui permet à une personne de devenir propriétaire. C’est possible en France mais c’est impossible au Sénégal. « Au Sénégal, tu peux occuper la terre pendant 100 ans, si tu n’es pas le propriétaire, tu n’en deviens pas propriétaire juste du simple fait de l’occupation. Ici, si une terre est laissée pendant 30 ans, c’est l’Etat qui en devient propriétaire mais un particulier ne peut pas devenir propriétaire simplement du fait d’une occupation pendant des années », a-t-il expliqué.
Pour le cas de la Cité Claudel, les familles n’ont certes pas aucun papier attestant qu’elles ont le droit de demeurer sur le site mais, elles indiquent que c’est l’ancien président de la République, Me Abdoulaye Wade qui leur avait demandé de rester. Mais, pour le professeur Ndiaye, en droit, il faut des actes.
« L’ancien président de la République, en leur demandant de rester, a-t-il fourni un acte juridique qui leur donne le droit octroyé ? », se questionne le juriste, avant d’enchaîner  : « Parce que l’Etat a un domaine. Est-ce que qu’on leur a accordé un droit c’est-à-dire un bail, une autorisation d’occuper. Si on ne leur a pas accordé de droit, ils sont des occupants sans droit ni titre. Et quand tu es un occupant sans droit ni titre, malheureusement… on peut t’expulser », a-t-il précisé. La dernière bataille pour les familles des victimes sera donc de voir si l’expulsion en question a obéit aux règles et a été faite par qui de droit.

Senelec-Akilee : Un échec pour les comploteurs contre Makhtar Cissé (Cadres du Walo)

https://senego.com Le feuilleton portant sur un supposé scandale Senelec-Akilee vient de connaître un nouveau rebondissement avec la publication du rapport d’enquête provisoire de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP). Et le Cadre de Solidarité du Walo de se féliciter du dénouement heureux de ce feuilleton, non sans brocarder les détracteurs du ministre Mouhamadou Makhtar Cissé.
Pour tirer au clair ce contentieux entre Senelec et Akilee, des investigations ont été menées par la Cellule d’Enquêtes et d’inspections de l’Armp à la demande du Secrétaire Général du Syndicat des cadres de la Senelec (SYCAS).
“Les conclusions du rapport de l’Armp établissent, de manière irréfutable, la régularité et la transparence de la création de la société Akilee ainsi que les conditions d’établissement du contrat tant décrié liant les deux sociétés”, note, dans un communiqué, le Cadre de Solidarité Walo.

 Cabale ratée contre Makhtar Cissé

Aussi, l’Armp s’oppose à une résiliation du contrat entre Senelec et Akilee et mieux, recommande fortement la poursuite de la collaboration dans l’intérêt bien compris du Sénégal.
Au vu de ces éléments nouveaux mettant totalement hors de cause le ministre Mouhamadou Makhtar Cissé, poursuivent les cadres, il apparaît clairement que l’objectif visé à travers la cabale organisée était de jeter le discrédit sur un digne fils du Sénégal, au mépris des intérêts supérieurs des usagers de l’électricité.
Ainsi, le Cadre de Solidarité du Walo se réjouit du dénouement heureux de ce feuilleton qui avait fini de tenir en haleine tout un peuple reléguant au second plan la priorité du moment : la lutte contre la Covid-19.

Appliquer les conclusions de l’Armp

Le Cadre de Solidarité du Walo invite les autorités en charge de la Senelec à se ressaisir en respectant et en appliquant les conclusions de ce rapport de l’Armp afin que la Senelec reste dans la sphère de la légalité en tant que société nationale.
En outre, Les responsables et cadres politiques du département de Dagana, fidèles à leur engagement à défendre, en toute circonstance, les intérêts du Walo et de ses fils, renouvellent leur soutien et leur solidarité au ministre Mouhamadou Makhtar Cissé.

Macky Sall et la crise du Mali

Enfin, le Cadre de Solidarité du Walo félicite le Président Macky Sall pour sa clairvoyance dans la gestion de la crise qui sévit au Mali et pour les mesures fortes déjà mises en œuvre pour renforcer la résilience des populations face à la pandémie de la Covid-19.

 Le Sytjust décrète (encore) 72h de grève

https://www.seneweb.com Malgré le calvaire des usagers dans les différentes juridictions du pays, les travailleurs de la justice poursuivent leur mouvement d’humeur qui dure depuis plus de deux mois. D’après L’AS, c’est toujours le dialogue de sourds entre le Syndicat des Travailleurs de la Justice (Sytjust) et le ministère de la Justice. Chaque partie campe sur sa position au grand dam des populations.
En effet, le Bureau Exécutif National du Sytjust a décrété 72 heures de grève renouvelables couvrant les lundi 24, mardi 25 et mercredi 26 août 2020. Pour les travailleurs de la justice, la lutte et la résistance restent les seuls recours contre l’agression du gouvernement qui a foulé aux pieds leurs droits qu’ils ont acquis. Ils sont déterminés à combattre ce qu’ils qualifient d’injustice

Grève : Et si le gouvernement avait raison contre le Sytjust ?

https://senego.com Bientôt trois (3) mois que le Sytjust est en grève. Le syndicat réclame la publication du décret  signé par le président Macky Sall, relatif  au fond commun des greffes et à la création de nouveaux corps et hiérarchie chez les travailleurs de la justice. Récemment en Conseil des ministres, ce même décret a été abrogé par le Chef d’Etat, malgré la gréve du Sytjust. Ce qui signifie que le gouvernement n’a pas tenu sa promesse.  Pourquoi donc ce revirement ?
D’emblée il faut reconnaître la faute de l’Etat du Sénégal,  qui a volontairement conclu cet accord avec le Sytjust. Un Etat responsable doit toujours être en mesure de respecter ses engagements avec les syndicats, car il y va de la stabilité du secteur concerné.
Maintenant, sur le fond, ces engagements pris par l’Etat du Sénégal en 2018 avec le Sytjut pourraient porter préjudice aux citoyens sénégalais ?
Il faut savoir que ce fonds commun des greffes allaient être alimenté par les Sénégalais. Ainsi, note Le Quotidien, le coût de certains actes comme l’extrait K-Bis devrait passer de 600 à 50 mille FCfa, le procès-verbal de dépôt d’acte au Rccm va être porté à 25 mille, alors qu’il était de 1 200 F. Celui du certificat d’inscription au Rccm allait être fixé à 10 mille au lieu de 1 200 F, le certificat de nationalité de l’entreprise porté aussi à 10 mille et non 1 200 F Cfa.
En droit de la famille, les frais des actes en matière des droits de la famille vont exploser au grand désespoir des justiciables. Ainsi , les procès-verbaux de consentement à adoption (2 400 F à 20 mille), de rétraction de consentement à l’adoption (2 400 F à 20 mille), les jugements de divorce (600 F à 8 000 F), d’hérédité (2 400 F à 8 000 F), d’attribution paternelle (2 000 F à 8 000 F), les jugements rendus en appel en matière de divorce, de garde d’enfant, de pension alimentaire (600 F à 8 000) allaient connaître une hausse vertigineuse, si le nouveau décret est signé par le Président Sall. Ce n’est pas tout : le procès d’homologation de partage, qui était de 5 000 F Cfa, sera relooké dans le nouveau décret. Il sera déterminé en pourcentage de la valeur des biens à partager (5% sur un montant de 0 à 5 millions,… 1,5% à partir de 25 millions). Ces coûts devraient être supportés par les héritiers sur la masse successorale.
Voilà entre autres, les incidences financières de la grève du Sytjust, qui font que le gouvernement du Sénégal campe sur sa position depuis plus de deux (2) mois. Il est donc à la charge de l’Etat du Sénégal de rectifier le tir en revoyant ces accords avec le Sytjust de la façon la plus raisonnable, au nom des citoyens.

La Chronique de Madiambal : «Ces juges qui se moquent de la Justice»

Ces derniers jours, il nous a été donné d’assister à un spectacle ahurissant. La Magistrature est sur la sellette. Les colonnes des journaux et les éditions des radios et télévisions ont servi de chambre d’exposition des secrets des délibérations judiciaires. Cela avait commencé avec l’affectation d’un juge en poste à Podor, Ngor Diop. Une affectation qui n’aurait pas suivi les procédures régulières, de l’avis du président de l’Union des magistrats sénégalais (Ums), Souleymane Téliko. Dans ses différentes sorties médiatiques, le président de l’Ums n’avait pas manqué d’égratigner ses collègues membres du Conseil supérieur de la magistrature qui n’auraient pas assez protégé le principe de l’indépendance de la Magistrature. L’Ums décida de soutenir son membre lésé et de porter l’affaire devant la Cour suprême pour contester la mesure d’affectation. C’est dans ce contexte que Ousmane Kane, Premier président de la Cour d’appel de Kaolack, rendit publique sa lettre de démission de l’Union des magistrats sénégalais (Ums). Ousmane Kane déplorait le fonctionnement de cette organisation et le comportement irrévérencieux de magistrats à l’encontre de leurs aînés et formateurs, et surtout les attaques de magistrats contre la hiérarchie judiciaire. Les instances de l’Ums se sont montrées circonspectes devant la démission du président Kane, mais comme pour lui faire payer on ne sait quelle outrecuidance, un de ses collègues de la Cour d’appel de Kaolack, Yaya Amadou Dia, s’arrangea pour faire sortir dans la presse une lettre incendiaire qu’il avait adressée le 14 avril 2020 à son chef de juridiction, le président Ousmane Kane, en réponse à une demande d’explications. Dans sa lettre, le juge Dia étalera toute son irrévérence à l’endroit de son supérieur hiérarchique qu’il accusera de tous les péchés qui font le déshonneur d’un juge. La lettre a ému plus d’un lecteur. Ousmane Kane a cru devoir répondre en convoquant une conférence de presse le vendredi 21 août 2020 et en publiant une note-réponse aux accusations de son collègue Dia. Le tollé est énorme et le ministre de la Justice, Me Malick Sall, a décidé de saisir de cette affaire, on ne peut plus scandaleuse, l’Inspection générale de l’Administration de la justice (Igaj).

Pour bien moins que de tels actes, Ousmane Sonko avait été radié de la fonction publique

Le juge Ousmane Kane pourrait peut-être se révéler être une belle crapule, mais on ne peut pas ne pas relever que le juge Kane a au moins l’excuse de provocation. Yaya Amadou Dia n’avait aucune raison ou qualité pour traîner dans la boue son chef de juridiction qui venait de démissionner d’une organisation corporatiste des magistrats. Plus grave, les propos contenus dans la lettre du juge Dia le déshonorent lui-même et révèlent qu’il n’a pas sa place dans cette institution prestigieuse et respectable qu’est l’institution judiciaire, et surtout d’y exercer des hautes fonctions de magistrat. Dire que le juge Dia est un magistrat hors-hiérarchie, donc qualifié pour occuper tous les hauts emplois judiciaires dans l’Administration de la justice sénégalaise ! On ne peut que regretter qu’un tel personnage ait pu arriver à ce niveau de la hiérarchie judiciaire, car tout au long de sa carrière, Yaya Amadou Dia a eu à poser des actes qui devraient lui interdire depuis longtemps de continuer à exercer au sein de la Magistrature.
Qui ne se rappelle pas l’attitude du juge Yaya Amadou Dia, qui s’était donné en spectacle au cours d’une audience de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) ? Ce jour-là, il avait estimé que le président de l’audience, le juge Henri Grégoire Diop, aurait cherché à l’empêcher de poser des questions à un témoin. Yaya Amadou Dia était fautif sur toute la ligne. D’abord, la pratique la plus courante dans les juridictions est que l’assesseur qui souhaite poser une question le fait par le truchement du président qui dirige la police de l’audience. Henri Grégoire Diop avait été permissif pour autoriser ses assesseurs à poser directement des questions aux personnes comparantes. Mais l’histoire jamais racontée des péripéties de cette bouderie fracassante mérite d’être connue. En effet, dans l’organisation de la conduite des débats dans le cadre du procès de Karim Wade et compagnie devant la Crei, Henri Grégoire Drop avait tenu avec ses assesseurs et les différentes parties au procès (Parquet spécial et avocats des différentes parties) une séance de réglage, au cours de laquelle il avait été retenu, de manière consensuelle, un modus operandi pour la conduite des débats. C’était que le dossier devait être examiné par «thèmes», en raison de la diversité des questions pour lesquelles les prévenus étaient poursuivis. Tout le monde avait souscrit à la démarche et les débats étaient conduits au gré d’un ordre du jour. Par exemple, on devrait examiner les questions liées aux affaires immobilières un jour déterminé, les questions relatives aux affaires aéroportuaires un autre jour et ainsi de suite. Au cours de l’audience du jeudi 22 janvier 2015, traitant des questions immobilières, le juge Yaya Amadou Dia avait voulu faire une digression pour évoquer des questions portant sur l’actionnariat de la société Ahs qui devrait être à l’ordre du jour d’une audience prévue pour le lundi 26 janvier 2015. Le président Henri Grégoire Diop n’avait pas voulu perdre le fil de son audience et aussi tenait à scrupuleusement respecter l’agenda retenu par le collège des juges de la Crei avec toutes les parties. Ainsi avait-il imposé de circonscrire les débats du jour sur les questions immobilières au menu de l’audience du jour. Le juge assesseur Dia en prendra prétexte pour bouder et quitter l’audience de manière bruyante, et déclara aux médias se dessaisir de cette affaire du fait que le président Diop cherchait à l’empêcher de faire son travail. Il multipliera les sorties médiatiques pour jeter l’opprobre sur la Crei et discréditer l’institution judiciaire. Pour cet acte, il méritait d’être traduit devant un Conseil de discipline. Pour bien moins que cela, Ousmane Sonko, leader du parti politique Pastef, avait été radié du corps des inspecteurs des Impôts et des domaines. Pourtant, Yaya Amadou Dia n’en était pas à son premier coup d’éclat du genre. Il avait boudé une audience dans les mêmes conditions au niveau de la Cour d’appel de Dakar quelques années auparavant.

Le juge, «avocat» de Karim Wade

Le fin mot de cette histoire est que Yaya Amadou Dia, par son geste, travaillait à donner des arguments de défense au prévenu Karim Wade. Les avocats de Karim Wade et consorts ont cherché, à tous les échelons de la procédure judiciaire, à utiliser cet esclandre pour asseoir que le collège de la Crei qui avait rendu le verdict final n’avait pas assisté à tous les débats. Manque de pot pour eux, il se trouvait que le jour de cet incident bien calculé, le juge remplaçant de la Crei, Tahirou Kâ, se trouvait dans la salle et avait pris immédiatement la place de Yaya Amadou Dia pour la suite du procès. Yaya Amadou Dia confortera ses détracteurs qui pensaient qu’il travaillait dans une officine secrète avec des conseils de Karim Wade pour préparer le mémoire de contestation de la non-inscription de Karim Wade sur les listes électorales. Le juge Yaya Amadou Dia n’avait pas hésité à prendre sa plume pour défendre dans les médias la recevabilité de la candidature de Karim Wade à l’élection présidentielle de 2019. Un tel comportement est aux antipodes des règles organisant le statut des magistrats. Pour cet autre manquement, il n’avait plus sa place au sein de la Magistrature.

Yaya Amadou Dia a craché sur l’institution judiciaire

Si tant est que le juge Dia avait voulu arrêter des dérives et des travers de son chef de juridiction Ousmane Kane, il avait bien des moyens d’y parvenir plutôt que de chercher à le jeter en pâture devant l’opinion publique, car en salissant un aussi haut magistrat, Yaya Amadou Dia insulte toute l’institution judiciaire. Mais Yaya Amadou Dia a procédé d’un vulgaire règlement de comptes. Pourquoi attendre le 20 août 2020 pour sortir une lettre datée du 14 avril 2020 ? Pourquoi «porter presse» alors qu’il avait toute la latitude de saisir, des griefs qu’il invoque, le ministre de la Justice ou l’Inspection générale de l’Administration de la justice ? Si tant est qu’il avait du scrupule à mêler l’Administration centrale du ministère de la Justice à des questions de délibérations judiciaires, qu’est-ce qui empêchait le juge Dia de saisir le Premier président de la Cour suprême ou le Procureur général près la Cour suprême, car ces autorités judiciaires ont désormais chacune la qualité d’Inspecteur général de l’Administration de la justice ? Même s’il peut exciper d’avoir fait ampliation de sa lettre-réponse à la demande d’explications, il n’a pour autant jamais demandé officiellement l’ouverture d’une enquête sur les faits allégués à son supérieur Ousmane Kane.
Nous n’avons eu de cesse de déplorer, à travers ces colonnes, les nombreuses dérives outrancières de magistrats contre l’institution judiciaire et en violation flagrante de leur serment et des règles statutaires.

L’honneur perdu de la justice sénégalaise

Les dernières sorties dans la presse relatives à la démission du juge Ousmane Kane de l’Union des magistrats sénégalais et la série d’accusations qui s’en est suivie sont très regrettables. Ce sont des coups portés contre l’un des fondements de notre République, que tout Sénégalais se plaît à insulter au gré de ses humeurs, à caricaturer et remettre sans cesse en cause.
Dans un jeu d’attaques dont les politiciens ont été au premier plan, une entreprise de jeter le discrédit sur la justice sénégalaise se fait depuis des années. Nous nous indignions, dans une chronique en date du 16 juillet 2018, intitulé «S’il faut en arriver à huer les juges». La remise en cause de l’indépendance des magistrats pour tapisser du voile du complot toutes les décisions rendues et la violation du contenu de toutes les délibérations sont devenues des activités favorites dans notre débat public. Il y a eu un terrorisme médiatique sur les magistrats, au point que certains chefs de juridiction éprouvent de la peine à composer des Chambres pour juger certaines affaires. Ce qui est à regretter dans cela reste que les magistrats soient tombés dans ce jeu de duel sur la place publique, d’une quête de vedettariat et que la fonction soit de nos jours marquée au fer d’une rivalité infondée entre des magistrats d’une vieille garde qu’on accuse de tous les péchés possibles et de jeunes magistrats à la probité de dieux.
Nous tenions à avertir sur la question de la violation du contenu des délibérations, suite à certaines sorties de membres de l’Ums. Au micro du «Jury du Dimanche» de Mamadou Ibra Kane sur Iradio, nous affirmions : «Un magistrat qui se permet de dévoiler le contenu des délibérations auxquelles il a pris part ? C’est aux antipodes des statuts de la Magistrature. On n’a jamais entendu un secrétaire général de syndicat de la Magistrature en France parler de corruption ou de compromission de ses collègues magistrats. Cela n’existe nulle part d’ailleurs.» Certains magistrats ont pu, à travers différentes sorties, porter atteinte à l’image de leur corps en accablant leurs collègues, en abordant sans retenue le contenu de délibérations, en exposant sur la place publique toutes les procédures. Le seul bénéfice de toute cette entreprise : se faire un nom ou se positionner comme chevaliers d’un bon droit dans un pays où la logique manichéenne de détenteur d’un bien contre les porteurs d’un mal a gagné toutes les sphères. Ils sont nombreux, les juges qui n’ont cessé d’avertir leurs collègues sur le risque que les sorties à tout-va et la logique effrénée de déballage auraient sur l’image de la justice de façon générale et sur la force de cette institution sur le long terme. Quand on choisit un sacerdoce, celui d’être un magistrat, mais aussi avec ses honneurs, ses avantages et les protections liées à la fonction, on accepte de s’astreindre à ses règles.
Au demeurant, le Directeur de publication du journal Le Quotidien disait à juste titre que débattre de l’indépendance de la justice sénégalaise équivalait à débattre sur le sexe des anges. Au gré des verdicts, les juges sont applaudis ou ont fait siffler leurs oreilles si ce qu’ils rendent ne nous agrée pas. Si nos juges, du fait de rivalités personnelles, de luttes d’influence ou de conflits d’une toute autre nature ne cessent de s’empoigner et de se fusiller, c’est la crédibilité d’un pan majeur de notre République qui perd au change. Le Sénégal ne mérite pas cela, encore moins toutes les générations de très grands magistrats qui ont eu à servir ce pays.

Reprise en présentiel, gouvernance des universités : le Saes liste ses inquiétudes et démonte le MESRI

https://www.dakaractu.com La Conférence Nationale des Sections du SAES qui regroupe le Bureau National et tous les bureaux de Section de l’ensemble des Campus du Sénégal (Saint-Louis, Dakar, Thiès, Bambey, Ziguinchor, Sine Saloum et Université Virtuelle) s’est tenue ce samedi 22 Août 2020 à l’Ecole Polytechnique de Thiès. Cette instance statutaire du SAES intervient à un moment où les universités s’acheminent vers une reprise des enseignements en présentiel à compter du 1er septembre 2020. Cette reprise fait suite à une fermeture décidée par le Gouvernement depuis le 16 mars 2020 à cause de la pandémie de la Covid-19.
Sur la situation des universités et la reprise en présentiel, le syndicat estime que le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) avait décidé, en septembre 2019, « d’orienter l’ensemble des nouveaux bacheliers 2019 dans les établissements publics d’enseignement supérieur» sans tenir compte ni des infrastructures pédagogiques et sociales disponibles dans les universités publiques ni de l’avis des instances pédagogiques tel qu’exigé par la loi 2015-26 du 28 décembre 2015.
De plus, poursuit le Saes, « une année après la décision hasardeuse du MESRI, les improvisations et les errements notés dans la mise en œuvre des mesures d’accompagnement virtuelles et fantaisistes annoncées en grande pompe par le MESRI ont fini de mettre les  universités dans une situation extrêmement préoccupante avec un déficit en infrastructures, équipements, ressources humaines et financières contrairement à ce qui est indiqué dans les publi-reportages à la prétendue gloire du MESRI ».
Concernant la reprise des enseignements en présentiel annoncée par le MESRI pour le 1er septembre, le SAES déplore n’avoir été ni consulté ni associé par le MESRI sur les mesures à mettre en place, malgré les multiples interpellations pour une meilleure préparation de la réouverture des campus. Le SAES s’en tient donc aux décisions des instances universitaires et indiquera de façon autonome à ses militants, la conduite à tenir si les garanties minimales en termes d’hygiène, de santé et de sécurité indispensables à un bon déroulement des activités pédagogiques et de recherche ne sont pas réunies.
Sur les textes de gouvernance des universités, le SAES constate avec regret « l’inertie du MESRI sur la question des textes de gouvernance des universités. Même si le décret cadre n°2020-979 fixant les règles d’organisation et de fonctionnement des universités publiques a été signé le 23 avril 2020, et cela après le dépôt d’un préavis de grève du SAES ». Le syndicat autonome des enseignants du supérieur attend encore les décrets sur le fonctionnement de chaque université, ceux concernant les écoles et instituts ainsi que celui portant sur la procédure de désignation des Recteurs. Il estime que pour ce dernier texte, « le MESRI use d’un dilatoire manifeste » pour ne pas le faire signer, le temps de désigner ses recteurs en violation de l’article 21 de la loi 2015-26 du 28 décembre 2015 sur les universités publiques ainsi que de l’article 26 du décret n°2020-979 fixant les règles d’organisation des universités publiques.
Au demeurant, le SAES informe les parents d’étudiants et l’opinion publique nationale et internationale qu’il a, à plusieurs reprises, alerté le MESRI et ses services sur la nécessité de profiter de la période de fermeture des universités pour finaliser les chantiers en cours et mettre à disposition tous les textes de gouvernance ainsi que tous les moyens matériels et humains nécessaires pour une reprise des enseignements dans le respect du protocole sanitaire édicté par les autorités sanitaires et les commissions santé des universités. Bref, sur  « toutes choses qui auraient permis au MESRI d’éviter de se décharger sur les universités qui sont déjà au bord de l’asphyxie financière du fait du non-respect de ses propres engagements ».
Le SAES rappelle qu’il a toujours un préavis de grève en cours et tiendra le MESRI, bon adepte du non-respect de la parole librement donnée, pour seul responsable de la détérioration des conditions sanitaires dans les universités et de toutes les conséquences malheureuses ainsi que des perturbations qui pourraient découler des manquements récurrents et maintes fois dénoncés.

Enseignement secondaire : La Fondation Mastercard invite à repenser les systèmes

http://lesoleil.sn Selon un nouveau rapport publié par Mastercard foundation, l’enseignement secondaire devrait préparer les jeunes au monde du travail.
« L’heure est venue de repenser les systèmes d’enseignement secondaire pour garantir aux jeunes Africains les compétences et les connaissances nécessaires à leur réussite sur le marché du travail », préconise le dernier rapport sur l’éducation de Mastercard foundation. Publié samedi dernier, le document porte essentiellement sur « l’éducation secondaire en Afrique ». Il met l’accent sur la nécessité de procéder à « des changements dans les systèmes de formation concernant le secondaire afin de miser davantage sur des compétences devant permettre aux jeunes d’être adaptables, endurants et capables de résoudre des problèmes de manière autonome ».
Dans leurs travaux, les auteurs du texte soulignent la nécessité de repenser les systèmes pour faire en sorte que « l’enseignement secondaire puisse offrir des compétences appropriées aux jeunes travailleurs, en particulier dans le secteur informel, afin de stimuler la croissance économique sur le long terme et réduire, dans la même foulée, la pauvreté en Afrique ». « Sur l’ensemble du continent, la population des jeunes augmente et devrait atteindre 456 millions d’individus d’ici 2050.  Cette croissance du nombre de jeunes augmente aussi la demande pour l’enseignement secondaire. Les inscriptions devraient doubler d’ici 2030, ce qui représenterait 46 millions d’étudiants supplémentaires dans le secondaire au cours des 10 prochaines années », indiquent ceux-ci.
« Cela nécessite par conséquent une augmentation des effectifs de l’enseignement.  Au cours des 10 prochaines années, il faudra recruter 10,8 millions d’enseignants supplémentaires.  Garantir la qualité dans les salles de classe est aussi l’un des investissements les plus stratégiques qu’un pays puisse faire pour permettre à tous les élèves de développer les compétences dont ils auront besoin sur le marché du travail et en tant que citoyens d’une société mondialisée », recommandent-ils. « L’enseignement secondaire est le maillon essentiel qui prépare les jeunes à réussir sur le marché du travail.  Il est donc important d’adapter nos systèmes d’enseignement secondaire pour l’avenir », indique la même source. S’appuyant sur de nombreuses recherches menées par des universitaires en Afrique et au plan mondial, ce rapport propose des exemples de changements positifs et de progrès constants qui ont été réalisés.  Il examine aussi les facteurs qui facilitent la réforme et l’innovation de l’ensemble du système éducatif dans divers domaines tels que les programmes, la formation des enseignants, les approches flexibles, l’accès équitable et les innovations en matière de financement. En somme, « permettre aux décideurs, aux éducateurs, aux philanthropes et aux jeunes eux-mêmes de repenser l’enseignement secondaire en Afrique pour l’avenir et d’envisager des recommandations concrètes pour y parvenir ».P. SADIO

LA DÉMOCRATIE FÉODALE LA CHRONIQUE HEBDO DE PAAP SEEN

EXCLUSIF SENEPLUS – La société sénégalaise favorise les injustices, les intérêts des puissants. Et en vérité, elle est encore structurellement féodale
– NOTES DE TERRAIN
Hasard heureux. En sortant de l’appartement, je ne pensais pas dévier de ma routine. Prendre le bus, qui va à Liberté 6. Descendre avant la « Boulangerie jaune ». Rallier le bureau. Mais ce matin, je me suis retrouvé nez à nez avec un chauffeur de taxi, qui m’avait déposé, très tard dans la soirée, la semaine dernière. Je l’ai reconnu, en entendant sa voix. Il portait la même casquette, et le même masque avec le logo de Nike. Un portrait de Serigne Babacar Sy était accroché à son rétroviseur. Une figurine de cheval, en plastique, flottait sur son tableau de bord. Il parlait fort. Il était en train d’envoyer un message vocal sur WhatsApp. Je me suis approché de la voiture et je l’ai salué. Lui rappelant notre discussion de la dernière fois. Il a ri, affectueusement. Puis, il m’a demandé si je cherchais un taxi. J’étais un peu hésitant car j’avais prévu de marcher un peu, et de prendre le bus. Finalement, j’ai acquiescé.
– Je vais au rond-point de la « Boulangerie jaune ».
– C’est 2000.
– Non, on y va à 1500.
– Monte.
La femme, qui venait de descendre, m’avertit, l’air moqueur : « Il met la musique trop fort. En plus, il ne parle pas doucement. Je te conseille d’aller prendre un autre taxi. » À bord, je lui ai demandé si son camarade, qui vit en Côte d’Ivoire, se portait bien. « Oui, je l’ai même eu ce matin sur WhatsApp. On a échangé dans le groupe ». L’autre soir, je l’avais entendu discuter avec quelqu’un. Il s’agissait d’un de ses amis d’enfance, établi en Côte d’Ivoire. Il lui envoyait un message vocal, pour prendre des nouvelles. En rigolant, il lui demandait de s’éloigner des troubles. Il faisait référence aux manifestations, à Abidjan, contre Alassane Ouattara. « J’ai vu que ça chauffe là-bas. Il ne faut pas te mêler de leurs histoires. Les hommes politiques sont tous pareils. Même moi, ici, je suis loin de la politique. Quand il y a une manifestation, je m’éloigne de la ville. C’est plus sûr, on ne sait jamais. Rien ne vaut la paix. »
Il parlait, certes, en taquinant son ami. Mais, c’est vraiment le genre de propos qui ne me laisse pas indifférent. Dès qu’il eût terminé d’envoyer son message, j’ai engagé la conversation.
– Mais grand, c’est la politique qui fait avancer la société. Je comprends ton point de vue, mais si nous nous désengageons tous, nos pays ne vont jamais changer. Les hommes politiques véreux attendent justement, de toi et de moi, des autres Sénégalais aussi, un relâchement. Comme ça, ils peuvent mener tranquillement leurs actions égoïstes et destructrices. C’est parce que nous ne sommes pas vigilants qu’ils font ce qu’ils veulent.
– Qu’est-ce qui a changé au Sénégal, depuis Senghor, Abdou Diouf, Abdoulaye Wade et Macky ? Rien. Ils sont tous pareils. C’est toujours la même chose. Ils viennent et profitent. Nous devons être intelligents et le savoir. Chacun doit gérer au niveau de sa famille et de ses proches.
– C’est bien. Après, si chacun ne s’occupe que de son propre entourage, les choses ne vont pas, véritablement, s’arranger.
– J’investis aussi dans mon village. Avec des amis, on a construit une école coranique là où nous habitons, en cotisant chacun. Nous n’attendons personne. Nous voulons même construire un dispensaire.
– Grand, tu fais de la politique alors. Le terme est devenu péjoratif mais à la base, l’objectif de la politique est d’organiser la vie en société et de rendre le passage de l’Homme, sur terre, plus agréable. Ce que tu fais avec tes amis, c’est très louable. Après, il y a une autre dimension de la politique, qui est celle de la pratique du gouvernement et de la prise de décision. En fait, vous pouvez faire de votre mieux, à votre niveau. Mais ce sont les maires, les députés, les ministres, le président qui gèrent les affaires publiques. Ils ont presque un droit de vie et de mort sur nous tous. Si, par exemple, le président de la République avait construit des hôpitaux partout au Sénégal, au lieu de son TER, ça aurait pu sauver des vies.
J’essayais de traduire tant bien que mal, en wolof, cette citation  : « Vous avez beau ne pas vous occuper de politique, la politique s’occupe de vous tout de même. » J’avançais qu’un autre Sénégal était possible. Qu’avec des autorités vertueuses et capables, on pourrait vivre dans un pays complètement différent. Où chacun pourrait envoyer ses enfants dans de bonnes écoles. Que les jeunes pourraient vivre décemment, au lieu de chercher à mourir dans la mer ou dans le désert. J’ajoutais qu’il nous faudrait des hommes et des femmes audacieux, probes. Pour mener des réformes et sortir des vieux schémas de prédation et d’immobilisme. Je n’étais pas convainquant. Apparemment. Le chauffeur de taxi n’attendait, visiblement, plus rien des hommes politiques.
– Ce ne sera jamais possible. Nos dirigeants aiment trop le pouvoir. Regarde ce qui se passe en Côte d’Ivoire. Tout le monde espérait que Ouattara allait faire du bon travail et changer les choses. Aujourd’hui, il est prêt à tout, pour rester au pouvoir. Il ne faut pas se fatiguer, rien ne changera ici.
On avait arrêté la discussion, devant chez moi. Quelque part, j’étais dépité par tant de pessimisme. Mais, au fond, le chauffeur de taxi n’avait pas vraiment tort. C’est normal de penser que l’horizon politique se rétrécit. 60 ans après les indépendances, l’impression est la même, partout en Afrique. Les dirigeants politiques, ex-défenseurs zélés de la démocratie et parangons autoproclamés de la liberté, deviennent les fossoyeurs de cette même démocratie. Ils peuvent tuer d’innocents citoyens, pour se maintenir au pouvoir. C’est, aussi, très normal de penser que les hommes et les femmes politiques sont interchangeables. Les transformations économiques ne suivent pas les alternances politiques. Très peu de changements sont visibles. Le découragement est, tout à fait, logique.
Seulement, nous oublions parfois que les dirigeants politiques sont à l’image de la société. Il y a des liaisons entre l’art politique et les valeurs sociales. S’il n’y a pas de grandes avancées institutionnelles, c’est parce que le corps social ne le permet pas, vraiment. La société sénégalaise favorise les injustices, les intérêts des puissants. Et en vérité, elle est encore structurellement féodale. Les structures sociales, dans la majorité des pays africains, sont sclérosées. Elles ne bougent pas. On veut la démocratie, la justice, l’égalité, des droits et des libertés politiques sans entraves. Or, la société n’est pas démocratique. Elle n’est pas égalitaire – il n’y a qu’à voir la persistance des castes au Sénégal. Par ailleurs, personne ne conçoit, ici, d’imposer aux nombreux fiefs – coutumiers et religieux -, de respecter scrupuleusement l’idée de démocratie.
Ce que nous demandons aux hommes politiques est contraire à la production sociale. En réalité, les hommes politiques agissent en concordance avec l’esprit qui gouverne nos communautés. Arrivés au pouvoir, ils deviennent réactionnaires car la société est réactionnaire. Ils se comportent en monarques, comme tout bon chef traditionnel. Avec leurs bouffons, leurs griots, leur procession majestueuse. Ils sont habités par le culte de la personnalité. L’infrastructure humaine qui dirige ne peut pas se dissocier de la structure sociale qu’elle représente. Nos utopies politiques ne concordent pas avec le mouvement de la société. Voilà la contradiction qu’il faut résoudre et qui n’est pas simple.Retrouvez sur SenePlus, « Notes de terrain », la chronique de notre éditorialiste Paap Seen tous les dimanches.psene@seneplus.com

Me El Hadj Diouf : «Je suis Mouride,mais je n’irai pas au Magal à cause de la Covid-19»

https://www.seneweb.com La propagation de la Covid-19 est passée par là. Me El Hadji Diouf, guéri de la maladie, annonce qu’il n’ira pas à Touba pour célébrer le Magal prévu en octobre prochain.
«Je suis Mouride, mais je n’irai à Touba pour le Magal», a-t-il déclaré, ce dimanche, sur le plateau de l’émission Grand Jury de la Rfm.
Pour rappel, la  cité religieuse a décidé de s’adapter au contexte sanitaire, mais écarte l’idée de surseoir à l’organisation de son événement phare qui commémore le départ en exil, au Gabon, de Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur du mouridisme.
Pourquoi pas faire comme le hadji? Ceux qui sont a touba reste et font les ziars. Et chacun dans sa zone fête son magal. C’est vraiment irresponsable de vouloir rassembler des millions comme si de rien n’était. On est pas plus musulman que les autres tariha. Tous a été différent cette année alors le magal doit être différent. Nguen bal ma.

Babacar Diagne sur les séries sénégalaises : « Pour vendre, les gens aiment titiller nos bas instincts… »

https://www.beut7.com Le président du CNRA parle des séries sénégalaises. Babacar Diagne puisque c’est de lui qu’il s’agit a soutenu que : « quand nous avons visionné la série « infidèles », il y avait beaucoup d’exagérations, de propos choquants et même des scènes choquantes ». Il a par la même occasion dénonce la manière dont la publicité « qui est faite est choquante ». Avant de dire : « beaucoup de nos stars ne sont pas cultivés et c’est dangereux, il n’ya une prégnance du sexe et de la violence »

Bignona : Un ancien combattant du MFDC criblé de balles par des hommes armés

https://www.seneweb.com Ça sent le règlement de comptes. Un ancien combattant du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC) a été criblé de balles par des hommes armés circulant sur des motos. Selon le quotidien L’AS qui donne l’information dans sa livraison de ce lundi, les faits se sont produits le samedi 22 août 2020 au village de Diégoune dans le département de Bignona (région de Ziguinchor). La victime Hamidou Diémé aurait été appelée au téléphone par ses bourreaux qui lui ont donné rendez-vous.
Ne se doutant de rien, il s’est rendu au lieu indiqué. Dès son arrivée sur les lieux, il a été fusillé par des hommes armés supposés appartenir au Mfdc. Il a succombé sur le coup à ses blessures. Ses assassins ont disparu dans la nature. La dépouille de Hamidou Diémé est déposée à la morgue du centre de santé de Thionk-Essyl. Le directeur exécutif d’Amnesty International, Seydi Gassama, condamne fermement le meurtre et réclame une enquête pour identifier les meurtriers et les traduire en justice

Me El Hadji Diouf  : «Macky Sall a intérêt à être clair et je serai le premier à me dresser contre lui s’il annonce un troisième mandat» 

https://actusen.sn Me Elhadji Diouf, a invité ce dimanche lors de l’émission «Grand Jury» de la Rfm le président Macky Sall à être clair avec le peuple sénégalais sur son éventuel 3e mandat. «S’il se présente, je serai le premier à me dresser contre lui pour le combattre et les Sénégalais vont le combattre et il va finir très mal. Et j’aurais bien aimé qu’il sorte par la grande porte», a alerté l’ex parlementaire.
«Je crois qu’il n’a pas intérêt à être surveiller. Il a intérêt à être clair, puisque lui-même l’a dit et nous avons des enregistrements. Il a proposé une Constitution qu’il a lui-même écrite. Est-ce que ce Macky Sall ose revenir devant les Sénégalais pour dire maintenant, je vais demander au Conseil constitutionnel de se prononcer», s’interroge-t-il.

Indiscipline et agissements contraires aux intérêts de l’APR : «La commission de discipline doit s’autosaisir sur le cas Bara Ndiaye»(Cheikh Ndiaye, responsable à Grand Yoff)

https://www.dakaractu.com  La commission de discipline de l’Apr doit s’autosaisir du cas de Bara Ndiaye coupable de s’être attaqué à la Présidente du Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) Aminata Touré. C’est l’avis en tout cas de Cheikh Ndiaye, Responsable politique Apr Grand Yoff.
« Quand Bara Ndiaye s’attaque impunément à la Présidente du Cese depuis quelque temps bien avant l’exclusion de Cissé Lo d’ailleurs ou tente de mêler son nom dans un débat de dauphinat qui n’est pas le sien, il y a matière à ce que le conseil de discipline se saisisse de ce cas. Les intérêts de notre parti sont suffisamment menacés et notre image fortement entamée dans un contexte où même l’opposition nous a donné du répit. Bara Ndiaye sait mieux que quiconque qu’on sait se défendre, qu’on sait se battre, nous en avons les ressources humaines et le courage politique mais cet objet n’est pas notre adversaire. Bara Ndiaye dépasse toutes les limites de l’acceptable et mérite d’être fortement recadré par les instances du parti notamment la commission de discipline, seule instance habilitée à statuer sur les comportements déviants », a-t-il fait savoir dans une note qui nous est transmise.
Il a par ailleurs accusé des responsables tapis dans l’ombre, qui « manipulent des individus alimentairement saisissables dans le but satanique de détruire le climat de confiance réciproque entre le Président de la République et sa collaboratrice de premier rang ». Il est donc évident, assure Cheikh Ndiaye, « que pour toutes ces raisons et pour d’autres encore, nous ne laisserons jamais prospérer de tels agissements et que les ripostes adéquates seront dorénavant apportées ». Il faut siffler « la fin de la récréation pour Bara Ndiaye ou arbitrer un combat qui sera préjudiciable aux intérêts du parti », a-t-il conclu.

Attaques contre Mimi Touré : «Bara Ndiaye doit s’attaquer aux questions de l’heure en lieu et place d’une guerre de succession imaginaire»(Mamady Thiam,maire de Kahène)

https://www.dakaractu.com En marge d’une visite de chantier dans sa commune à Kahène, le maire Mamady Thiam a tenu à réagir aux propos tenus par Bara Ndiaye, le DG de la Maison de la presse à l’encontre de la présidente du CESE, Aminata Touré.
L’édile de la commune de Kahène réitère tout son soutien et sa confiance à madame Aminata Touré. Selon lui, Mme Aminata Touré « fait un excellent travail au sein de l’APR où elle a occupé et continue d’occuper de hautes responsabilités. Si son excellence Monsieur le Président de la République Macky Sall lui accorde autant de confiance, c’est parce qu’elle le mérite », ajoute monsieur Thiam.
Il demande dès lors à la présidente du CESE de continuer à œuvrer aux côtés du Président de la République pour un Sénégal émergent.
À sa suite, le coordonnateur communal de la Cojer de Kahène, Monsieur Boubacar Camara, estime que « madame Touré n’a besoin de soudoyer aucune jeunesse, car son travail parle pour elle. Et si aujourd’hui d’aucuns la voient comme le second idéal du Président, c’est qu’elle a l’étoffe pour. »
Le maire de Kahène et le responsable de la jeunesse apériste invitent Monsieur Bara Ndiaye à s’attaquer aux questions de l’heure dont la Covid-19 en lieu et place d’une guerre de succession imaginaire.
Selon eux, « avant d’être gouvernant, il faut avoir d’abord cette volonté manifeste de faire avancer son pays. Pour cela, il faut s’impliquer dans la vie politique, sociale, religieuse entre autres.  Chacun d’entre nous a son importance, de par son soutien, son travail et sa vision politique. Ces attaques de bas étage ne sauraient freiner l’élan de développement et de soutien que Madame Mimi Touré nourrit à travers le Sénégal. »

Nioro du Rip : La gendarmerie disperse une réunion d’homosexuels.

https://www.dakaractu.com Une réunion d’homosexuels qui se tenait au Cdeps de Nioro du Rip, a été finalement dispersée par la gendarmerie.
Selon le premier adjoint au maire qui a donné l’information, il a été confirmé que c’est une association d’homosexuels qui vivent à Nioro.
Ces derniers avaient appelé à un dépistage au niveau du Cdeps, en présence, disent-ils, de l’association nationale de lutte contre le Sida.Ils étaient au nombre de 10 dont 5 en provenance de Kaolack…

Me El Hadji Diouf : «j’ai été victime du coronavirus et hospitalisé à Fann pendant 10 jours. Mais j’ai été très tôt à l’hôpital»

https://actusen.sn Me El Hadji Diouf n’a pas été du épargné par la pandémie du coronavirus. Il a été contaminé et interné à Fann avant d’être déclaré guéri. Et c’est lui-même qui a fait l’annonce ce dimanche, lors de l’émission «Grand Jury» de la Rfm.
«J’ai été victime du coronavirus et hospitalisé à l’hopital Fann pendant 10 jours. J’ai été très tôt à l’hôpital quand j’ai senti un malaise. Je ne pouvais plus manger. Je n’avais pas de toux, ni de maux de gorge encore moins de température élevée mais j’avais plus d’appétit et j’avais mal aux jambes. Et c’est par la suite je suis allé voir le médecin», a raconté la robe noire.
A la question de savoir comment il a vécu cette contamination, Me El Hadji Diouf dira ceci : «j’ai vécu cette contamination avec dignité et sérénité. Je n’ai jamais été un cas grave et je n’ai jamais connu la réanimation. J’ai été très tôt voir le médecin et c’est ça qui m’a sauvé».
«En tout cas nul n’est à  l’abri de ce virus. Moi-même avant la décision du gouvernement de fermer les écoles, les tribunaux, de décréter le couvre-feu, je m’étais confiné», a-t-il dit.

23 Août 2019–23 Août 2020 : Il Y A Un An,Amath DANSOKHO Tirait Sa Révérence

http://www.walf-groupe.com il y a un an, jour pour jour, disparaissait le Secrétaire général historique du Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT).A la suite d’une longue maladie, Amath DANSOKHO tirait sa révérence vendredi 23 août 2019, plongeant le Sénégal dans l’émoi
Député, maire, ministre, Amath DANSOKHO, né le 13 janvier 1937, était de tous les combats. Selon ses camarades de parti qui lui rendent hommage ce jour, « l’héritage que DANSOKHO a laissé aux générations présentes doit être préservé. A tout prix ! Il s’agit, pour tous ceux qui se mêlent de politique, d’avoir le sens des priorités, de développer celui de l’écoute, d’être attentifs au sort des plus faibles »
Amath DANSOKHO a été élevé, à titre posthume, au rang de Commandeur dans l’ordre national du Lion, plus haute distinction qui distingue 15 ans de services civils ou militaires, ou 20 ans d’activités professionnelles, par Macky SALL.

Elections locales à Ziguinchor : Baldé ne craint pas Sonko

https://www.beut7.com La bataille entre Abdoulaye Baldé et Ousmane Sonko aura bel et bien lieu à Ziguinchor lors des prochaines élections locales. En effet, l’Union des Centristes du Sénégal (Ucs) que dirige le maire de Ziguinchor, est déjà prête à aller aux élections locales parce qu’elle a un bilan à défendre, notamment dans la capitale du Sud que le leader de Pastef, Sonko, compte briguer. Selon le coordonnateur national du mouvement des jeunes de l’Ucs, Me Sally Mamadou Thiam, leur formation politique ne craint pas Ousmane Sonko pour avoir fait des réalisations visibles à Ziguinchor. D’après L’AS, les jeunes centristes étaient en caravane de sensibilisation contre la Covid-19 à la gare interurbaine des Baux maraîchers de Pikine où ils ont distribué des gels antiseptiques et des masques.

Les aventures prodigieuses de TAS : le Chapatin nouveau est arrivé ! par Moise SARR, Secrétaire d’Etat aux Sénégalais de l’Extérieur

Depuis son limogeage du Gouvernement de la République à quelques jours des législatives de 2017, Thierno Alassane SALL, ce « Chapatin » des temps modernes que nous décrivait Alphonse Daudet, faux-tueur de lions et antihéros par essence, nous annonce à la Hitchcock qu’il allait « révéler des éléments graves ! »
A l’arrivée, notre déception est totale. Des éléments graves, point n’est énoncé. Des faux-moments de défiance à ses chefs favoris, dans un scénario hitchcockien qui vous vend une bravoure inégalée de ce qu’aurait voulu oser ce TAS de complexes et d’ambitions refoulées, il y en a des tas.
Le livre fait ainsi pschitt : il se révèle comme un condensé de faits divers, de contre-vérités et de contorsions-manipulations, mais également de haine injustifiée et hors-norme quand l’on est dans le champ du combat citoyen et du combat politique. Comme le disait si bien le Sage : « Lorsque l’orgueil chemine devant, honte et dommage le suivent de bien près ». Et c’en est encore le cas !
Que reproche TAS au Président de la République, le même TAS, ministre en 2016, qui sommait l’opposition de se taire à propos des recherches pétrolières et gazières du pays, parce que ne disant que des contre-vérités. J’ai battu ma coulpe ce jour en faisant appel au VAR, cette technologie des temps modernes, qui m’a permis de réécouter le ministre TAS, du Président Macky SALL, s’exprimant en 2016. Cette vidéo est actuellement versée dans le patrimoine national de la rationalité. Vous pouvez tous la revoir.
Pour le TAS ministre, investir dans la recherche pétrolière au Sénégal, il y a encore quatre ans, consistait « à faire rechercher par un tiers, une once d’or dans un champ de 10 hectares appartenant à son grand père. Si le chercheur trouve, vous partagez l’or avec lui. Si ses efforts démesurés de recherche sont vains, comme c’est le cas récent de la Compagnie TOTAL qui vient d’investir à perte cent (100) millions de dollars américains dans la zone maritime ultra profonde du pays, l’explorateur perd tout, tout seul ». Pour TAS, ministre, dans un tel schéma, « il est illusoire de penser qu’il existe un pouce d’espace pour la corruption ». Le TAS ministre avait bien raison et c’est au nom de cette même rationalité que l’opposant TAS a bien tort.

Tout le reste n’est que subjectivisme interprétatif et émotionnel. 

Le Président français Jacques Chirac avait coutume de dire qu’un chef, c’est fait pour « cheffer ». Certainement que TAS avait besoin d’être « cheffé » par ses chefs : le Chef de l’Etat et le Chef du Gouvernement. Sans être dans le secret des dieux, l’on peut dire ici, sans réplique, que Thierno Alassane Sall en avait bien besoin. Ca se sent et se ressent à travers ses écrits, puisque dans son récit, l’ancien ministre trouve encore aujourd’hui anormal que le Chef de l’Etat, habilité en cela par la Constitution de la République, définisse la politique de la Nation.
Puisqu’il est élu au suffrage universel, puisqu’il est en charge de l’essentiel c’est-à-dire des intérêts supérieurs de la Nation, puisqu’il est au carrefour du géopolitique, du stratégique, du sécuritaire, de l’économique, du social et de tous les autres compartiments de la vie de la nation, le Chef de l’Etat se situe à une autre échelle qu’un ministre, nommé et qui agit par délégation, fut-il Thierno Alassane Sall !
En lisant TAS, l’on se rend très vite compte de l’amplitude de sa méprise stratégique : un ministre n’est pas le Président de la République. On nommerait à nouveau TAS ministre, il serait encore viré dans moins d’un an. Encore que pour le nommer, faudrait-il lui exiger un « certificat de loyauté » afin qu’il s’engage à être digne de confiance, en plus de sa « déclaration de patromoine », lui, « l’ami de KOSMOS » selon les milieux diplomatiques et financiers de Dakar. Les sachants rigolent d’ailleurs sous cape car notre nouveau chantre de la « vertu » aurait continué illégalement à percevoir son salaire de ministre, dans la clandestinité et sans broncher, neuf mois après avoir été démis de ses fonctions de ministre. Où se situe donc la morale chez cet homme?
TAS doit également savoir que se voir confier le management opérationnel d’un secteur de la vie nationale, ne veut point dire en déterminer la politique. L’Action n’est pas la Vision. Voilà l’erreur stratégique de TAS ; d’où sa faute politique qu’il n’arrive toujours pas à réaliser.
Le pétrole est un produit hautement stratégique et l’implantation dans un pays d’une société, quelque soit son format, pour une période durable, avec les activités connexes qui l’accompagnent, n’est assurément pas un sujet banal. L’interaction avec le pays de l’opérateur dans tous les secteurs de développement doit être considéré pour préserver nos intérêts globaux et stratégiques.
Pour le reste, ce TAS d’indiscrétions que redécouvrent les sénégalais, est fort haissable. De vrais hommes d’Etat comme Ousmane Tanor Dieng ou le petit berger peul au service de la République, Djibo Leyti Ka, ont emporté avec eux une part importante de l’histoire politique de notre Nation.
Il est établi que ceux qui savent ne parlent jamais. Ceux qui disent tout, ne disent rien en réalité. Parce que tout simplement, comme TAS ce nouveau « Chapatin », ils racontent des fadaises.

Non, TAS,un ministre ne devrait pas dire ça ! Par Ousmane Thioune

Monsieur Thierno Alassane Sall(TAS), j’ai lu les bonnes feuilles de votre livre intitulé le Protocole de l’Elysée, avec beaucoup de déception et d’amertume. Un ministre de la République un jour, un ministre toujours … car la République est sacrée, il faut respecter certaines valeurs et pourtant votre parti s’appelle la république des valeurs.
Cependant, avec vos révélations fondées ou inventées, vous avez foulé aux pieds les fondamentaux de ces deux mots. Il faut savoir faire la différence entre la politique et la République.
Quelque soit votre différend avec le Président Macky Sall, il vous fallait de la tenue et de la retenue d’un homme d’État. Cet État, qui vous a formé et forgé pour pouvoir prétendre à certaines responsabilités, mérite respect et protection. Il faut savoir raison gardée et ne pas divulguer les secrets d’ État sur la place publique. En le faisant, vous avez cru toucher le président et son régime mais au contraire, c’est l’État que vous avez attaqué.
Bienque cet Etat soit aujourd’hui incarné par le président Sall, demain il sera incarné par quelqu’un d’ autre et pourquoi pas un autre Sall comme TAS. Et vous imaginez qu’elle serait votre pensée sur une personne qui commettrait la même erreur que vous?
Monsieur le ministre, j’avais beaucoup d’estime pour vous, j ‘ai suivi votre parcours à l’Asecna, à l’ Artp, aux ministères des infrastructures et énergies et j’ai été fasciné par vos résultats. Cependant, avec cette faute lourde, vous avez perdu cette estime, car quelque soit le degré d’adversité politique, notre nation et notre Etat ne devraient pas en prendre un sacré coup. Vous avez déshonoré notre république, vous avez affaibli nos institutions, vous avez souillé la fonction de ministre.
Et pourtant au Sénégal, on ne manque pas de références à la matière, Ousmane Tanor Dieng, Djibo Leyti Ka, le président Abdou Diouf, le président Mamadou Dia, Abdou Aziz Tall, Bruno Diatta, Modou Diagne Fada, Aminata Mbengué Ndiaye, le président Macky Sall
…La liste est loin d’être exhaustive, ces hommes et femmes d’ État nous ont montré et certains continuent encore de nous montrer la voie à suivre pour la cohésion sociale dans une République des Valeurs fortes.Ousmane Thioune,un enfant de la République

« Protocole de l’Elysée » : Pourquoi cet acharnement obsessionnel et absurde ? Par Papa Malik Youm

https://www.pressafrik.com Depuis, qu’on a annoncé la sortie du livre de M. Thierno Alassane Sall : « Le protocole de l’Elysée » qui est une mise à nu minutieuse des sales manigances et  deals sur le dos du peuple sénégalais et de ses intérêts vitaux, on a assisté à une levée de boucliers chez certains  tenants du régime qui sont vite sortis en ordre de bataille pour traiter son auteur de tous les noms d’oiseaux. Ils sont allés même jusqu’à saboter les affiches du livre comme s’ils voulaient cacher quelque chose de terrifiant aux Sénégalais sur la manière dont ils ont réellement géré les ressources du pays.
Pourtant, l’auteur a fait une analyse, voire un diagnostic exhaustif et sans complaisance de la situation du Sénégal de 1960 à nos jours, sans a priori ni une fixation particulière sur le régime en place, en dénonçant les actes anti-patriotiques de prévarication et de spoliation des biens publics qui ont jalonné la marche du pays et dont il a été parfois et pour certains faits un témoin clé en tant que DG et deux fois Ministres. Ainsi, comme tout bon patriote, conscient des véritables enjeux d’un Sénégal en pleine mutation, il a non seulement l’obligation mais aussi le devoir  d’alerter et d’attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la gestion nébuleuse et catastrophique des ressources du pays par un régime qui semble ne pas comprendre l’immensité de sa responsabilité devant les générations futures.
En effet, dans un contexte de démocratie, instance par excellence de l’expression des idées éventuellement divergentes , de choc des ambitions et de confrontation des opinions, si M.Thierno Alassane Sall prend ses responsabilités pour éclairer le débat politique sur les questions majeures dans un ouvrage riche captivant et factuel qui utilise une grille d’analyse des évènements, révélatrice du talent et du haut niveau intellectuel de l’auteur, alors cela devrait naturellement susciter un intérêt certain pour tout citoyen soucieux du devenir de son pays. Un voyage au cœur d’un système de prédation foncière et pétro-gazière digne de la « mafia italienne », il faut vraiment s’en féliciter au lieu de le dénigrer et de le jeter en pâture comme s’il n’avait pas le droit de se prononcer sur les questions qui interpellent le devenir de toute une Nation.
Hélas, je dois à la vérité de dire que les tenants du pouvoir en place ont tendance à développer une allergie à la critique qui frise la paranoïa comme si tout était parfait dans leur vision et dans leur action. Ainsi, dès qu’un opposant ou un contradicteur émet un avis contraire, on s’acharne sur lui avec des arguments bidons du genre « il a franchi le rubicond des secrets dits d’État », « il faut savoir raison garder….etc ». Or, en tant que citoyen, M.Thierno Alassane sall sans être nihiliste est dans son rôle de critique constructive et de dénonciation de la mauvaise gouvernance. Cela est d’autant plus vrai que  cette gestion du pays connaît beaucoup de lacunes dans la détermination des véritables priorités par rapport aux besoins de la population en  paupérisation croissante.
D’ailleurs, en droit, la non dénonciation des délits et crimes est qualifiée comme une infraction. C’est pourquoi  M. Thierno Alassane Sall a bel et bien le droit de souligner et d’insister sur les manquements dans les choix du Président et dans l’action du gouvernement comme la légèreté et l’irresponsabilité qui ont présidées à la signature des contrats pétroliers… etc. En dernière analyse, il appartient aux Sénégalais, à l’avenir d’être plus exigeants sur le choix des leaders politiques qui ont l’ambition de présider à leur destinée, en se fondant sur une enquête de moralité et un test de citoyenneté patriotique mais surtout de prendre le soin de discuter et de débattre  sereinement sur toutes ces questions comme dans les grandes démocraties. Ce qui permettra au peuple de trancher dans la sérénité et en toute lucidité au lieu de se laisser emporter par quelque passion que ce soit.

Affaire des immeubles de l’ARTP : Un courrier nommé Wade dans « Le Protocole de l’Élysée » de Thierno Alassane Sall

https://www.pressafrik.com Ingénieur en télécommunication, Thierno Alassane Sall a eu une brève expérience à la tête de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (Artp), dont il était le Directeur général d’avril 2012 à octobre 2012. Dans son livre intitulé « Le Protocole de l’Élysée : Confidences d’un ancien ministre sénégalais du pétrole », le président du parti République des Valeurs révèle au chapitre VIII, l’affaire des immeubles de l’ARTP et le courrier nommé Wade et surtout la pression subie par Sonatel pour l’extension de sa licence d’exploitation de la 3G au Sénégal. In extenso une partie de ce chapitre !!!
Au cours de la passation de services, le DG de l’ARTP me remit en présence de l’Inspecteur général d’État supervisant la séance une petite brochure de quelques pages qu’il présente de manière emphatique « je vous laisse un patrimoine considérable; outre l’immeuble de la Rue Amadou Assane Ndiaye, vous allez bientôt réceptionner de nouvelle acquisitions qui vont considérablement améliorer les conditions de travail des agents ». Au chapitre précédent nous avons vu que l’immeuble de la Rue Amadou Assane Ndoye n’a pu être pris en possession par l’ARTP occupé qu’il a par MTL (Magal Holding Limited, ndlr) qui disposait d’un bail sans toutefois s’acquitter des charges locatives. J’entrepris de faire résilier le bail : cependant eu égard à la procédure fastidieuse prévue par la législation sénégalaise, j’ai quitté l’ARTP  sans que MTL ait restitué les locaux. L’histoire autour de ces deux immeubles est encore plus révoltante. On retrouve deux des principaux protagonistes quand il s’agit de l’ARTP le président Wade et l’ancien DG Ndongo Diao, mais aussi d’autres figures de la galaxie wadienne l’homme d’affaires Papa Cheikh Amar et un architecte qui avait ses entrées au Palais.
La visite que j’effectuerai sur le site des immeubles dans le quartier de Ouakam, dans un domaine qui, il n’y a guère longtemps, faisait partie du périmètre de l’aéroport, fut renversante. En lieu et place des deux immeubles annoncés, des terrains vagues et un semblant de début de fondation de l’un des deux bâtiments, sans aucune activité visible aux alentours ! Bienvenu dans les bureaux censés « améliorer considérablement le travail des agents ! Sur le coup j’ai imaginé n’avoir pas bien compris les paroles de mon prédécesseur au moment de la passation de service et j’ai interrogé à ce sujet certains des directeurs et responsables qui m’accompagnaient. Aucun d’entre eux ne paraissait être plus informé que moi. C’est sur ces terrains vagues, face à un chantier à l’arrêt sur lequel personne parmi la délégation qui m’accompagnait ne pouvait (ou ne voulait) me fournir des explications, que j’ai éprouvé une colère froide et résolue. Car, autant pour le contrat ARTP/MTL il a fallu un peu de temps pour se faire une idée de la machination monstrueuse, autant ce terrain nu, à l’exception de fondations abandonnées, constituait un témoignage outrageant de la politique de la table rase que pratiqua allègrement Wade. Je n’aurais de répit qu’en démontant l’écheveau de cette arnaque.
A la genèse de cet autre scandale en effet, le mauvais génie par qui la Nation sénégalaise, dans un instant de faiblesse, s’est laissé séduire pour paraphraser Marx. Le modus operandi nous est, à ce point du récit, familier. A nouveau le point de départ consiste en un décret, car Wade avait découvert ce qu’il pouvait faire avec un décret et  il trouvait que c’était décidément facile et bénéfique pour lui et ses ouailles, quoiqu’il il en coûte à la multitude pauvre et affamée qui formait l’essentiel du peuple. Le Président Wade avait en personne négocié le prix à payer par la Sonatel pour l’extension de sa licence à l’exploitation des services de la 3G.
La somme finalement convenue s’élevait à 3.5 milliards. La Sonatel, qui avait lancé la 3G en phase de test à l’occasion du sommet de l’Organisation de la conférence islamique, défendait le principe de la neutralité technologique pour poursuivre le déploiement national sans bourse déliée. Wade qui ne l’entendait pas de cette oreille fera des pressions fortes sur la direction générale de la Sonatel. Le compromis trouvé, Wade en personne prescrit l’entité à l’ordre de laquelle le chèque devait être libellé. Quelle impérieuse urgence tenaillait Wade pour conduire de son chef des négociations à ce niveau et avec ténacité ? Les priorités font légion au Sénégal partout où se pose le regard, partout où se pose le pied des urgences insoutenables demandent des solutions. L’imagination féconde de Wade avait trouvé un besoin impérieux doter l’ARTP (décidément) d’un siège. N’étant pas Président à faire les choses à moitié, Wade nomme l’expert immobilier pour déterminer le coût de l’immeuble, le promoteur pour le construire et les délais de livraison.
Il ficela le contrat entre tout ce beau monde dans les termes d’un décret N°2011648 du 23 mai 2011. Ce décret, qui est une aberration juridique, comporte trois articles. Il ne m’a pas été possible, en l’état actuel de mes recherches, d’en retrouver la trace dans le site du Journal officiel.
Ce décret introuvable mériterait d’être porté à l’attention de tous les cadres de l’administration et de tous les enseignants des facultés de Droit comme le parfait exemple du détournement des règlements à des fins d’enrichissement d’un clan. Fana CiSSE

«Protocole de l’Elysée» : TAS réponds aux apéristes et les défie de réfuter les faits

https://directnewsinfo.com L’auteur de « Le protocole de l’Elysee : confidences d’un ancien ministre sénégalais du pétrole » reste droit dans ses bottes après les révélations fracassantes sur la gestions des ressources pétrolières. Attaqué par les « apéristes » notamment le ministre de la santé et de l’action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr et le porte-parole adjoint de l’Alliance pour la République (APR) Abdoul Mbow, Thierno Alassane Sall défie ses derniers de réfuter les faits relatés dans l’ouvrage.
« Quand exposer des crimes est traité de crime, on est dirigé par des criminels. Les prédicateurs à gages feraient mieux de réfuter les faits, mission impossible !», a-t-il tweetté s’adressant aux répondeurs automatiques de Macky Sall.

 CONDOLÉANCES/Le Président Macky Sall chez Mme Aminata Mbengue Ndiaye.

https://www.dakaractu.com C’est ce dimanche et plus précisément aux environs de 18 heures que le Président de la République s’est discrètement rendu à Sacré-Cœur 3 chez la Présidente du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT) pour lui présenter ses condoléances. Cela fait suite au rappel à Dieu de la mère de cette dernière. Nous étions le dimanche 05 juillet lorsque Sokhna Adja Soda Samb quittait ce bas-monde. Elle était âgée de 102 ans.
Nos sources de nous confirmer que le Président Macky Sall est arrivé sans grand protocole. Il aura trouvé néanmoins sur place plusieurs personnalités du parti socialiste dont El.Hadj Mansour Mbaye.
La rencontre s’est déroulée é la présence des membres de la famille et de Gaston Mbengue,  notamment.

La passion d’une religion obscurantiste Par Adama Gaye

Les hommes du Sénégal n’ont de passion que pour ça! Rien ne les captive en dehors de ce qui va les mobiliser ce soir.
Que le pays brûle, ce n’est pas leur souci. Que toutes ses richesses naturelles soient pillées, ça ne provoque au plus qu’une moue ou un haussement d’épaules de leur part. Les viols des libertés individuelles sont le cadet de leurs préoccupations. Les malheurs du pays n’occupent pas leurs conversations. L’écroulement du système judiciaire, les abus de droit, la faillite de l’état de droit, les inondations dans les salles d’examen, les ravages de la Covid19, la pauvreté sanitaire, le bradage du foncier et la privatisation des finances publiques, l’insécurité ambiante, les tripatouillages de la démocratie pour empêcher sa libre expression, la mainmise étrangère sur l’économe nationale, l’état délabré de tous les services ou leur détournement à des fins pouvoiristes, bref il n’est aucun sujet qui peut les tirer de cette apathie dont ils semblent avoir fait leur ADN.
On ne peut donc pas compter sur eux pour se lever, comme au Mali, au nom de l’appel de la patrie.
Ils ont à peine prêté attention aux gesticulations des gangsters à la tête des pays de la CEDEAO : qu’ils fassent comme bon leur semble, se disent-ils, la conscience tranquille.
Nul ne peut les convaincre de se bouger pour créer une dynamique réformatrice afin d’échapper à ces sables mouvants qu’une classe politique ayant échoué à placés sous leurs pieds.
Comme s’ils n’en avaient cure, s’écriant, irresponsables, “ndokk”, peu importe que ça nous tue ou pas.
Quiconque s’évertue à déciller leurs yeux sur la nécessité de recentrer le débat sur les urgences essentielles de la démocratie, de l’éducation, de la santé, de l’agriculture, de la paix, des libertés et des droits de l’homme ou encore sur les valeurs de solidarité et d’humanisme, peut s’attendre à recevoir un bof sinon un : ”circulez, ça ne nous intéresse pas!”.
Sont-ils blasés? Démissionnaires? Cyniques? À voir leur abandon, qui ne se mordrait pas les doigts en sachant l’incomparable potentiel endormi en chacun d’eux. Tous ou presque ont excellé à l’école dans les matières les plus diverses et difficiles. Quand ils consentent à donner leur avis sur quelque sujet, ils étonnent par leur pertinence. Ils savent tout. Seulement, rien ne les intéresse. Ils préfèrent être sourds, muets et aveugles. Être dès zombies. Insensibles aux dynamiques les entourant…
Sauf sur un sujet. Ce soir, on les verra, on les entendra, personne n’échappera aux groupes qu’ils formeront. Pour suivre puis commenter le match de football qui se jouera au diable entre le Paris StGermain et le Bayern. Ça ils savent en parler avec passion et expertise.

Le football, qui n’apporte rien aux peuples africains si ce n’est de les transformer en spectateurs de réalités qui ne sont pas les leurs,  est devenu leur nouvel opium.

Ce soir, je ne suivrai pas cette finale. Elle me renverrait la honte qu’elle jette sur des peuples africains infantilisés au point de se droguer jusqu’au Nirvana sur une activité ludique pendant que leurs pays se consument.

Tchim, la honte, ils s’éclatent, assoupis, pendant que l’Afrique, Sénégal en tête, brûle…Voici les nouveaux Nérons !

Les hommes du Sénégal occupent les devants dans cette fuite en avant. Au nom de cette nouvelle religion obscurantiste : le football !
Je hais maintenant ce sport-crétinisant. Pouvons-nous l’oublier un peu pour parler de nos propres affaires et défis, sous nos pieds, à nos portes, qui nous enfoncent dans ces sables mouvants pendant que les exploits de joueurs milliardaires, portés par une mercatique esclavagiste, nous en détournent.Ce cirque a trop duré !Adama Gaye,Le Caire 23 août 2020
Ps : Au Sénégal, aucune cause ne fait bouger les foules. Mais même battus en finale de la CAN, des millions de fous du football sont prêts à braver tout pour applaudir irrationnellement les vaincus, comme l’an dernier (voir photo)

DRAME FAMILIALE A TIVAOUANE : LES PREMIERS ÉLÉMENTS DE L’ENQUÊTE

https://www.rewmi.com Cheikh Kane aurait tué sa femme, Penda Ba, et son fils, avant de se suicider par pendaison. Mais ce drame familial présenterait plusieurs zones d’ombre.Toutefois la police scientifique n’a pas relevé des signes caractéristiques d’une pendaison et explore d’autres pistes en raison de plusieurs zones d’ombre. Le cadavre de Cheikh Kane qui avait une corde au cou, était au niveau de la terrasse. Bizarrement, son bébé était encore couché sur lui , informe Libération. Cheikh Kane, qui a organisé des chants religieux jusqu’à tard dans la soirée ne présentait aucun changement, selon les témoins. La nuit du meurtre, il avait accompagné sa femme à la station d’essence où travaille son épouse.

Un jeune pêcheur tué par la foudre en haute mer

https://www.ndarinfo.com  La foudre s’est abattue vers 2 heures du matin sur la victime qui faisait partie de l’équipage d’une pirogue appartenant à Meïssa Thioub, un habitant de Ndar-Toute, selon l’As. Le jeune Wouli Fall, qui était assis à l’extrémité de la pirogue, a reçu la décharge électrique qui l’a fait passer subitement de vie à trépas. Les quatre personnes qui se trouvaient dans cette embarcation revenaient d’une campagne de pêche à la sardinelle et autres espèces pélagiques. Le jeune pêcheur est inhumé, hier, au cimetière de Thième.

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 24/08/2020

Le Cadre de Solidarité du Walo au front

Le cadre de Solidarité du Walo salue le professionnalisme de la Cellule d’enquêtes et d’inspections de l’Armp qui a mené des investigations sur le contrat Senelec et Akilee. Dans un communiqué parvenu à «L’As», les partisans du ministre Mouhamadou Makhtar Cissé estiment que l’Armp a disculpé leur leader accusé à tort. «Au vu de ces éléments nouveaux mettant totalement hors de cause le ministre Mouhamadou Makhtar Cissé, il apparaît clairement que l’objectif visé à travers la cabale organisée était de jeter le discrédit sur un digne fils du Sénégal, au mépris des intérêts supérieurs des usagers de l’électricité», se félicite le Cadre de solidarité du Walo. Ainsi, il se réjouit du dénouement heureux de ce feuilleton «Senelec-Akilee» qui avait fini de tenir en haleine tout un peuple, reléguant au second plan la priorité du moment à savoir la lutte contre la Covid-19. Il rappelle que les conclusions du rapport de l’ARMP établissent, de manière irréfutable, la régularité et la transparence de la création de la société Akilee ainsi que les conditions d’établissement du contrat tant décrié liant les deux sociétés. «Le Cadre de Solidarité du Walo invite les autorités en charge de la Senelec à se ressaisir en respectant et en appliquant les conclusions de ce rapport de l’ARMP afin que la Senelec reste dans la sphère de la légalité en tant que société nationale», indique la même source. Les responsables et cadres politiques du Département de Dagana renouvellent leur engagement à défendre les intérêts du Walo et de ses fils.

Réunion en cachette d’une bande d’homos à Nioro

Des homosexuels qui voulaient tenir une réunion en cachette ont été sommés de déguerpir par la gendarmerie, samedi, à Nioro. Une bande de 10 personnes identifiées comme des homosexuels s’étaient réunies au Cdeps de la commune. Cependant, les autorités administratives, avisées de ce plan, ont rapidement saisi la gendarmerie. Arrivés sur les lieux, les pandores les ont d’abord interrogés avant de disperser aussitôt la foule. «C’est le médecin-chef qui nous a autorisés à tenir cette rencontre ici», se justifient les homosexuels devant l’adjoint au maire, El Hadji Wack Ly. Mais le médecin-chef nie totalement ces allégations. «C’est l’Association nationale de lutte contre le Sida qui est venue pour dépister ces homosexuels. C’était le vrai motif de leur rencontre en cachette», a indiqué M. Ly. A préciser que parmi les 10 homosexuels, 5 sont de Kaolack, les 5 autres résident à Nioro.

Un camion tue un garçon de 14 ans à Kaffrine

Un camion, qui roulait à vive allure, a tué un garçon âgé de 14 ans à Kaffrine, hier dimanche 23 août 2020. G. Diagne et son camarade qui essayaient de traverser la route sur une bicyclette ont eu la malchance de croiser le camion fou en partance de Ziguinchor. G. Diagne est mort sur le coup, tandis que l’autre garçon est sorti indemne de l’accident. Le camion s’est finalement renversé après avoir heurté un arbre. Son conducteur est grièvement blessé et reçoit actuellement des soins à l’hôpital régional de Kaffrine. La police a ouvert une enquête. Agression d’un taximan à Pikine Les supputations vont bon train à Pikine. L’affaire a suscité beaucoup de commentaires. Il s’agit d’une altercation en pleine circulation entre un chauffeur particulier à bord d’une voiture 4×4 immatriculée DK 7702 AS et un taximan répondant au nom de Deymane Diène. A la suite d’une violente dispute, le conducteur du 4×4 a dégainé son pistolet pour intimider le taximan. Ce dernier qui aurait reçu un coup de pistolet s’est retrouvé avec une blessure à la tête. Qui a tort ? Qui a raison? Pour le moment, on ignore les raisons de la querelle. Sans doute, l’enquête ouverte par la Police de Pikine édifiera l’opinion. En attendant que l’affaire soit tirée au clair, nos sources signalent que le chauffeur Deymane Diène n’a pas encore été entendu par les enquêteurs parce qu’il est interné à l’hôpital. Cela dit, le conducteur du véhicule 4×4 est en train de méditer sur son acte dans les locaux de la Police de Pikine.

L’Ucs prête à croiser le fer avec Pastef à Ziguinchor

L’Union des Centristes du Sénégal (Ucs) que dirige le maire de Ziguinchor, Abdoulaye Baldé, est déjà prête à aller aux élections locales parce qu’elle a bilan à défendre notamment dans la capitale du Sud que le leader de Pastef, Ousmane Sonko, compte briguer. Selon le coordonnateur national du mouvement des jeunes de l’Ucs, Me Sally Mamadou Thiam, leur formation politique ne craint pas Ousmane Sonko pour avoir fait des réalisations visibles à Ziguinchor. Les jeunes centristes étaient en caravane de sensibilisation contre la Covid-19 à la gare interurbaine des Baux maraîchers de Pikine où ils ont distribué des gels antiseptiques et des masques.

Deux menuisiers trafiquants de chanvre indien

Le Commissariat d’arrondissement des Parcelles Assainies a déféré au parquet Abdoulaye S. et Ibrahima D. pour détention et trafic en association de chanvre indien. Les mis en cause, menuisiers de profession, ont été alpagués à Grand Médine par les éléments de la brigade de recherches du Commissariat au cours d’une opération de sécurisation. D’après nos sources, c’est suite à une infiltration de l’endroit dénommé «Café Gui» que les mis en cause ont été appréhendés avec 10 cornets de chanvre indien. Toutefois, les mis en cause ont nié être propriétaires de la drogue, arguant avoir été au mauvais endroit au mauvais moment. Des allégations qui n’ont pas convaincu les limiers. Puisque Abdoulaye S. et Ibrahima D. sont poursuivis pour détention et trafic en association de chanvre indien.

La collision de deux pirogues fait un mort à Guet-Ndar

Restons à Guet-Ndar qui a vécu un week-end macabre. Un autre pêcheur de 21 ans du nom de Ndiawar Coumba Ndiaye a perdu la vie lors d’une collision entre deux pirogues, hier aux environs de 4 heures du matin, en pleine mer. La grande embarcation a heurté une autre plus petite. Un autre pêcheur est également grièvement blessé. Il est interné à l’hôpital régional de Saint-Louis, de même que le corps du défunt.

Urgences panafricanistes Sénégal à Bambey

Une délégation de l’Ong Urgences panafricanistes Sénégal s’est rendue hier à Bambey pour soutenir le Collectif pour la Défense des Terres de Bambey dont les membres sont menacés d’expulsion de leurs propres maisons où ils habitent depuis plus de 20 ans. Selon ces activistes, leurs champs ont été confisqués par la mairie et le cimetière est menacé de destruction. Selon ces panafricanistes, le plan d’aménagement de la ville est complètement bouleversé. C’est pourquoi, ils exigent du Conseil Municipal l’annulation de l’attribution fallacieuse des parcelles, la redistribution des parcelles en respectant les critères d’attribution et la restitution aux membres du collectif de leurs terres et champs. Ils interpellent Aïda Mbodj et l’Etat du Sénégal qui semblent valider cette injustice.

17 décès liés à la Covid-19 enregistrés à Kaolack

La pandémie à coronavirus poursuit sa propagation à Kaolack avec son lot de victimes. A ce jour, la région de Kaolack a enregistré 17 décès liés à la Covid-19. Hier seulement, la région a déploré deux décès liés à la pandémie. Au même moment, le nombre de cas positifs prend l’ascenseur. Hier, six cas ont été déclarés positifs à la covid-19 dont un cas issu de la transmission communautaire, deux cas contacts recensés à Nioro, deux cas contacts à Kaolack et un cas contact à Guinguinéo. La région compte actuellement 181 cas positifs.


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