Revue de presse du Lundi 23 Novembre 2020

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La Chine surprend l’Occident en lançant sa propre crypto-monnaie

https://www.financialafrik.com La Banque Centrale de la République Populaire de Chine sera l’une des toutes premières au monde à émettre sa propre Central Bank Digital Currency (CBDC) ou crypto-monnaie de banque centrale. Le projet de loi concernant cette innovation, le Yuan numérique, soumise aux critiques publiques pendant un mois, entre le 23 octobre et le 23 novembre, a pour but de positionner l’Empire du Milieu dans la guerre contre le dollar pour le contrôle de l’internet de l’argent et, au delà, pour être la monnaie des transactions mondiales.
Selon l’article 19 du projet de loi en question, «l’unité du Renminbi est le yuan et l’unité de la monnaie du Renminbi est le jiao et le cent. Le RMB comprend la forme physique et la forme numérique». Plus inquiétant encore envers les acteurs des crypto, l’article 22 lance les bases du monopole d’Etat sur un secteur qui échappe jusque-là aux banques centrales. «Aucune unité ni personne ne peut produire ou vendre des pièces, coupons et jetons numériques pour remplacer le RMB en circulation sur le marché”. Une interprétation large de cet article assorti de sanctions civiles et pénales pour les contrevenants signifierait l’interdiction à terme de toutes les cryptomonnaies en circulation en Chine.
Le président Xi Jinping, concepteur de la route de la soie, a usé de la même stratégie de puissance et de massification pour contrer son rival américain, en rachetant des brevets et droits. Pékin compte plus de 1 100 brevets, Etats et privés réunis, sur la blockchain contre 600 pour Washington. Dans la phase pilote de ce projet, plus de 3,1 millions de transactions ont été réalisés pour une valeur de 1,1 milliards de Yuan, soit 160 millions de dollars. Le projet devrait être opérationnel avant les jeux Olympiques d’hiver de 2022. Si le yuan numérique est officiellement reconnu comme cryptomonnaie officielle chinoise, tout autre stablecoin adossé au yuan sera interdit.  Albert Savana

Le bitcoin en hausse de 160% depuis le début de l’année

https://www.financialafrik.com Le bitcoin a grimpé vendredi à 18 766,79 dollars, le plus haut depuis décembre 2017. En une semaine, la reine des cryptomonnaies a engrangé 17%, la plus forte hausse hebdomadaire depuis juin 2019, soit plus de 160 % depuis le début de l’année. Ce dimanche, sous la pression des prises de bénéfices, le cours s’est effrité de 1,32% à 18 462, 42 mais devrait, selon les analystes, poursuivre sa route vers le sommet historique de 20 000 dollars atteint il y a trois ans.
“Aujourd’hui, le bitcoin est arrivé à un point où les investisseurs institutionnels, les banques et les family offices réfléchissent légitimement à l’implication des banques comme moyen de défense contre la dévaluation de la monnaie”, a déclaré Alex Mashinsky, directeur général de Celsius Network, une plateforme de prêt crypté.
Il a ajouté qu’en 2017, le rallye du bitcoin a été mené par des investisseurs de détail qui ont été les premiers à adopter la monnaie “Parce que de grands acteurs, comme LINE Corp et PayPal, sont impliqués dans ce mouvement, nous pouvons nous attendre à plus de stabilité que la bulle de 2017. Ce n’est plus une ruée vers l’or”, a-t-il ajouté.
Le marché du bitcoin dispose maintenant d’un marché des produits dérivés et de services de conservation de titres par des institutions financières établies. De grandes entreprises, dont Fidelity Investments et la société japonaise Nomura Holdings Inc, ont commencé à protéger les bitcoins et autres cryptocurrences pour les investisseurs institutionnels.
Les autres grandes devises cryptographiques, dont l’éthereum <ETH=BTSP> et le XRP <XRP=BTSP>, qui évoluent souvent en tandem avec les bitcoins, ont augmenté de 7,2 % pour atteindre 505,2 dollars, et de 3 % pour atteindre 31 cents américains, respectivement. Dans l’ensemble, la capitalisation du marché des crypto atteint 538,8 milliards de dollars.  Albert Savana

UMOA/Bons Covid-19 : Le Sénégal va solliciter 103 milliards FCFA sur le marché régional

https://www.sikafinance.com Le Sénégal émettra ce 24 novembre ses bons Covid-19 sur le marché monétaire de l’UMOA pour solliciter un emprunt de 103,13 milliards FCFA (157,22 millions d’euros) auprès des investisseurs de la région.
Au cours de cette opération qui se fera par adjudication, à taux d’intérêt multiple, ce sont plus précisément des bons assimilables du trésor (BAT) de maturité 1 mois et d’une la valeur nominale unitaire de 1 million qui seront émis sur le marché.
L’opération est ouverte à tous les investisseurs, physique et moral, et résidents ou non de l’espace UEMOA.
Pour y participer, les souscripteurs devront déposer leurs soumissions le 24/11/2020 à 10h30 mn TU à travers l’application SAGETIL-UMOA de l’Agence UMOA-Titres.Olivia Yao

IMPACT DE LA COVID-19 SUR LES UNITES DE PRODUCTION INFORMELLES : 95% des micro-entreprises en mort clinique

http://www.sudonline.sn La Covid-19 a durement impacté les unités non agricoles du secteur informel, révèle une étude de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), réalisée entre le 23 juin et 6 août 2020 et rendu publique le 28 octobre dernier. Ainsi, près de la moitié des Upi ayant arrêté de travailler ont évoqué la Covid-19 comme motif de fermeture. Ce taux est plus important dans les services (73%) autre que le commerce
Avant mars 2020, indique ainsi le rapport «sept sur dix des Upi ayant changé d’activité principale exerçaient dans les autres services autres que le commerce et 29% dans l’industrie». Du fait de la pandémie, souligne l’étude, «53% de ces Upi opèrent actuellement dans le commerce, 34% dans les services autres que le commerce et 14% dans l’industrie. En raison de la Covid-19, poursuit-t-elle également, «0,8 % des Upi ont changé de local».
La répartition des Upi suivant les branches d’activités est quasi identique avant et après la Covid-19, note le rapport. En clair, les Upi conservent toujours la même activité. Ledit rapport fait remarquer en outre que le chiffre d’affaires des unités de production informelle (Upi) présente globalement une tendance baissière. En effet, souligne-t-il «près de neuf Upi sur dix ont constaté un fléchissement de leur chiffre d’affaires contre 2% qui ont enregistré une hausse». L’étude de révéler que la quasi-totalité des Upi (98%) ont rencontré des difficultés après l’apparition de la Covid-19 en mars 2020. Les plus saillantes sont liées à l’écoulement de la production (83%) et au respect des mesures préventives de la Covid-19 (45%).

RESILIENCE A LA COVID-19

En termes d’adaptation face à la pandémie, les stratégies les plus utilisées par les Upi en termes d’adaptation sont entre autres la réduction des charges (61%), l’arrêt momentanément de l’activité (22%), la diversification des produits (17%) et la sollicitation d’un prêt (13%). En particulier, les petites entreprises optent relativement plus pour la diversification des produits (un quart des petites Upi). Devant ces difficultés, 6% des Upi ont accru l’usage de l’internet depuis mars 2020. Au sein des unités ayant accru l’usage de l’internet, «66% exercent dans le commerce, 25% dans l’industrie et 9% dans les services autres que le commerce». Le recours à l’usage de l’internet pour les ventes de produits ou services, le suivi de la clientèle et des achats s’est accéléré. L’enquête de révéler par ailleurs que 6% des Upi ont bénéficié d’aides (principalement des dons alimentaires, financiers et du matériel de protection contre la Covid-19). Parmi les Upi ayant bénéficié d’une assistance, 48% opèrent dans l’industrie, 33% dans les autres services autres que le com merce et 19% dans le commerce.

 LES MESURES DE SOUTIEN APPRECIEES POSITIVEMENT

En dépit des difficultés rencontrées par les Upi, la majorité des responsables des unités sont optimistes quant à l’évolution de l’activité dans les douze prochains mois. En effet, près de sept répondants sur dix pensent que l’activité va évoluer à la hausse contre moins d’un dixième qui estime que l’activité va se replier. Les responsables sont globalement satisfaits des mesures de soutien mises en œuvre par le gouvernement.

PROFIL REGIONAL, SECTEURS ET DOMAINE D’ACTIVITES

Selon l’enquête 40 % de ces unités se trouvent à Dakar et 71% sont concentrées dans les régions de Dakar, Thiès, Diourbel et Kaolack. La quasi-totalité (92%) des unités sont des micros. Les petites et les moyennes représentent respectivement 6 % et 2%. Le document de révéler qu’un peu plus de la moitié des Upi opèrent dans le commerce, 29% dans l’industrie et 18% dans les services autres que le commerce. Selon enfin l’étude, près de neuf individus interrogés sur dix sont des propriétaires et/ou directeurs. Ainsi, l’analyse suivant le genre révèle que près de trois Upi sur quatre sont détenues par des hommes et près de six propriétaires d’Upi sur dix ont un âge compris entre 40 et 64 ans

Senelec et Petrosen : Mme Gladima annonce des réformes

https://www.lequotidien.sn Aïssatou Sophie Gladima, ministre du Pétrole et des énergies, compte engager des réformes à la Senelec et à Petrosen. Elle a fait l’annonce hier, à Joal, lors d’une cérémonie politique organisée par les militants de l’Alliance pour la République (Apr), suite à sa reconduction dans le gouvernement.
Le ministre du Pétrole et des énergies, Aïssatou Sophie Gladima, va entamer des démarches pour des réformes à la Senelec et à Petrosen. Ce samedi à Joal, celle qui a succédé à Makhtar Cissé à la tête de ce département compte apporter des changements dans le fonctionnement de ces deux structures qui gèrent respectivement l’électricité et le pétrole au Sénégal. Même si pour le moment les contours de ces réformes ne sont pas déclinés de façon claire, des séminaires et travaux autour de la question se feront. A en croire Aïssatou Sophie Gladima, l’urgence de la réforme de ces deux structures s’impose pour son ministère, et les premiers jalons sont en train d’être posés. «Aujourd’hui, avec la Senelec, la numérisation a déjà démarré, mais il  faut qu’on aille plus en profondeur. Il faut donc continuer cette réforme. Ce qui est aussi valable pour Petrosen. On a Petrosen Holding, avec Petrosen Aval et Petrosen Exploration. Cela constitue une réforme qu’on a démarrée et que nous devons poursuivre. Ce, par rapport aux blocs pétroliers que nous devons mettre en vente et aussi en compétition. Il y a également la Senelec qui existe déjà et qui est une structure nationale qui doit rester forte, mais qu’on doit enrichir», a précisé le ministre du Pétrole et des énergies. Pour y arriver, elle invite les équipes de son département et les consultants à la réalisation de ces réformes.
Sur un autre registre, le ministre du Pétrole et des énergies s’est également prononcé sur le mix énergétique. Pour sa réalisation, elle compte sur la découverte de gaz. «Nous avons beaucoup de gaz qui a été découvert. Et il y a déjà Gadiaga qui en fournit. Nous voulons parvenir à ce que, dans tous les domiciles, on puisse avoir le gaz, comme en France ou ailleurs, où vous avez l’électricité et le gaz qui est moins cher», a indiqué Mme Gladima.
Le pétrole étant une ressource fossile et épuisable, elle a rappelé qu’il ne faudrait pas s’attendre à ce qu’il se perpétue sur des siècles. «C‘est juste pour des années. Il faut donc qu’on se prépare à substituer la raréfaction du pétrole à cela. Il ne faut pas qu’on attende que le pétrole soit tari pour aller chercher d’autres solutions. C’est pourquoi le Président Sall a préconisé le mix énergétique par lequel on utilise le pétrole, le gaz, les énergies renouvelables (le solaire, l’éolien, le thermique, mais également ce qu’on appelle la biomasse qui permet d’avoir de l’électricité)», a conclu le ministre. Selon elle, cela constitue autant de solutions qui, si elles sont mises en…

Le taux d’électrification rural est passé de 43 % à 54 % entre 2018 et 2019

(Agence Ecofin) – Au Sénégal, 11 % supplémentaires de la population rurale a eu accès à l’électricité entre 2018 et 2019, ce qui porte le taux d’électrification rural à 53,9 %. Le pays qui poursuit le processus de diversification de son mix énergétique élabore une nouvelle tarification pour la période 2020-2022.
Au Sénégal, le taux d’électrification rural a connu un important bond au cours des années écoulées. Il est, en effet passé de 43,2 % en 2018 à 53,9 % en 2019 selon Sophie Gladima (photo), la ministre du Pétrole et des Energies. Cette avancée rapproche le pays de son ambition d’atteindre l’accès universel à l’énergie d’ici 2025, alors que son taux d’électrification national était de 64 % en 2018.
Des avancées ont également été réalisées dans le domaine de la diversification du mix énergétique avec l’intégration de centrales solaires et éoliennes notamment. « Ce mix sera renforcé dans le cadre de la mise en œuvre de notre stratégie [gas to power, Ndlr], dont les premières retombées sont attendues en 2024, notamment en termes de baisse des coûts de production d’électricité », a affirmé Sophie Gladima.
Les autorités envisagent également de mettre en place de nouvelles conditions tarifaires pour la période 2020-2022. « La fixation de ces conditions tarifaires reste un processus transparent en ce sens qu’il appelle à une approche participative et inclusive », a signalé Ibrahima Amadou Sarr, le président de la Commission de régulation du secteur de l’électricité. Avant de continuer  :  « Au Sénégal, il faut admettre que le coût de l’électricité reste élevé, mais il est bon de noter que nous venons de loin avec les émeutes de l’électricité de 2011 faute de capacités de production, ce qui n’est plus le cas ».Gwladys Johnson Akinocho

Fraude sur le sucre : Richard Toll marche contre les Dipa

https://www.lequotidien.sn Les syndicalistes, cadres, travailleurs, populations et autres acteurs de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) ont mis leur menace de la semaine dernière à exécution. Ils ont finalement marché à Richard Toll pour dénoncer les Dipa «frauduleusement» délivrées, selon eux, par le ministère du Commerce et qui menacent leur outil de travail.
La population de Richard Toll a répondu massivement à l’appel des syndicats de travailleurs et des cadres de la Compagnie sucrière sénégalaise (Css) qui avaient menacé la semaine dernière d’appeler à une grande marche le samedi pour protester contre la délivrance des Déclarations d’importation de produits alimentaires (Dipa), qui ont permis à des commerçants d’importer d’importantes quantités de sucre, inondant le marché et provoquant du coup une mévente à la Css. Selon les responsables syndicaux, cette situation risque d’avoir de fâcheuses conséquences sur les activités de production de la Css qui, à terme, risque même de fermer son usine à cause du stock important de sucre qui dort en ce moment dans les entrepôts de la boîte. Dans une déclaration lue par Amari Diouf, au nom de la Coalition des syndicats de la Css, devant une foule habillée en rouge en signe de protestation, les travailleurs ont fait savoir que «l’entreprise est à un tournant de son existence à cause d’une mévente totale de son produit, causée par des délivrances de Dipa frauduleuses qui ont créé une saturation du marché en sucre».
Les organisations syndicales, conscientes de la précarité de l’entreprise et des conséquences sur les emplois, ont pris l’initiative d’organiser cette marche qui est l’acte 2  du plan d’action mis en place pour sauver la Css, a expliqué Amari Diouf, selon qui «les organisations syndicales sont plus que jamais déterminées, en symbiose avec l’Amicale des femmes travailleuses, l’Amicale des cadres et toute la classe ouvrière, debout comme un seul homme, pour dire non aux fossoyeurs de l’industrie locale». Soutenus par toutes les franges de la population du département de Dagana, les chefs de quartier, les chefs de village, les artisans, les paysans, pêcheurs, éleveurs et marchands ainsi que des associations consuméristes, les travailleurs de la Css ont marché du stade municipal à l’hôtel de ville pour exprimer leur colère devant la situation difficile que traverse leur entreprise dont l’avenir est menacé par les Dipa. D’après le porte-parole des syndicalistes, «des informations fiables indiquent qu’au moins 150 mille tonnes de sucre sont déversées dans le marché sénégalais, transformant ainsi notre pays en souk».

Une forte mobilisation prévue à Dakar

Le directeur des ressources humaines de la Css, Louis Lamotte, qui participait à la marche, a invité «l’Etat à mettre la main sur les faussaires, détenteurs de Dipa pour les traduire en justice et ainsi mettre fin à leur forfaiture». Il a ajouté avec fermeté : «Il faut que l’Etat arrête ces faussaires qui veulent tuer la Css et qui nous ont causé du tort à nous tous. S’il ne le fait pas, nous le ferons.» Le directeur des ressources humaines de la Css n’a pas manqué de souligner que les travailleurs n’accepteront pas que deux ou trois commerçants compromettent l’avenir de milliers de travailleurs. «Nous n’accepterons pas que la Css subisse le même sort que la Sntt et d’autres sociétés», avant d’inviter les commerçants à venir investir au même titre que la Css, s’ils veulent participer au développement du Sénégal.
Les marcheurs qui scandaient des slogans hostiles aux importateurs et au ministre du Commerce ont aussi alerté sur les conséquences d’une éventuelle fermeture de la Compagnie sucrière. Ils ont en effet fait remarquer que «fermer la Css, c’est plus de 100 mille habitants impactés, 8 500 pertes d’emplois et 8 500 candidats à l’émigration clandestine au moment où la relance économique est d’actualité».
L’Intersyndicale de la Css s’est cependant réjouie du fait que le président de la République ait évoqué en Conseil des ministres la question de la régulation du marché du sucre, mais demande en retour que des mesures concrètes soient prises afin de permettre à la société de reprendre ses ventes. Le chef de l’Etat a pris la juste mesure des enjeux. Cependant, «nous attendons que des mesures urgentes permettant la reprise immédiate de nos ventes soient prises. Autrement, il sera trop tard», soutient Amari Diouf qui a rappelé que les travailleurs n’ont qu’une seule préoccupation, «défendre l’outil de travail, la Css, pour éviter un drame social collectif».
Les responsables syndicaux de la Css ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Ils ont en effet annoncé qu’un acte 3 sera posé dans les jours à venir, à Dakar, avec l’implication de tous les cadres de la boîte.

Marché du sucre/Délivrance frauduleuse des DIPA : La CSS va ester en justice

https://www.seneweb.com Les travailleurs de la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) exigent que justice soit faite dans le dossier relatif à la “délivrance frauduleuse” des DIPA.
En effet, selon la CSS, si après 50 ans d’existence l’entreprise rencontre des problèmes de trésorerie à cause de la mévente qui frappe actuellement son sucre, c’ est à cause de la délivrance frauduleuse des Déclarations d’Importation de Produits Alimentaires (DIPA).
Aujourd’hui, 150 000 tonnes de sucre sont déversés sur le marché au détriment de l’Usine de Richard-Toll.
Emeuri Diouf, coordonnateur des centrales syndicales de la CSS s’en explique lors de la forte mobilisation des travailleurs de la CSS, ce samedi.

Affaire Dipa frauduleux : L’ex Directeur du Commerce intérieur dit ses vérités!

https://www.dakarmatin.com Son nom a été associé à l’affaire des autorisations frauduleuses d’importation de sucre. Certains avancent même qu’il serait limogé de la Direction du commerce intérieur pour cela.

Mais, Ousmane Mbaye précise qu’il n’en est rien. Rien de tout cela n’est conforme à la vérité, martèle l’ex directeur du commerce intérieur.

«Des informations parues dans la presse font état d’une corrélation entre mon départ de la Direction du Commerce intérieur et les problèmes de régulation du sucre.
Je dois rappeler qu’après avoir cessé service le 15 septembre 2020, en application des dispositions du décret en date du 9 septembre 2020 mettant fin à mes fonctions de Directeur du Commerce intérieur, je m’abstiendrai de revenir sur des décisions prises ou exécutées dans le cadre de mes fonctions, en vertu des principes qui régissent l’Administration.
Toutefois, je tiens à préciser que je ne suis ni de près ni de loin mêlé à une quelconque affaire d’importation frauduleuse de sucre relayée par une certaine presse qui n’a pas su recouper les informations diffusées et recueillir ma version.
Je précise aussi que toutes les décisions que j’ai prises dans le cadre de mes fonctions sont conformes aux instructions et orientations reçues allant dans le sens d’une bonne régulation du marché.
Ces décisions et orientations ont été assises sur le triptyque : approvisionnement correct et régulier du marché – soutien à la production locale – stabilité du prix du sucre.
En conséquence, après autant de services, sans tâche, et de sacrifices apportés à l’administration du commerce pendant plus d’une quinzaine d’années, nul ne pourra ternir les résultats obtenus, encore moins mon honorabilité après mon départ. »

Modou Diagne Fada : «la taxe de 30 francs sur les exportations est une décision pertinente»

https://www.lequotidien.sn/ Autant il veut tout oublier de la campagne de commercialisation de l’année dernière, autant le directeur général de la Sonacos se montre optimiste pour celle qui commence aujourd’hui. Modou Diagne Fada assure avoir les moyens financiers d’acquérir autant de graines d’arachide que le marché pourra lui offrir, malgré le renchérissement du prix d’achat au producteur.

Quelles sont les attentes de la Sonacos pour cette campagne de commercialisation de l’arachide dont le lancement est prévu aujourd’hui ?

La Sonacos, depuis quelques semaines, se préparait à cet évènement qui est très important dans la vie du paysan et pour l’économie nationale. Tout le monde sait l’apport de l’agriculture, en particulier celui de l’arachide, sur la formation du Produit intérieur brut (Pib) de notre pays. Nous saluons les efforts de l’Etat, avec à sa tête le Président Macky Sall qui a apporté plus de 20 milliards dans les semences, les intrants et le matériel agricole. Ces efforts, combinés avec la bonne pluviométrie assez bien répartie dans l’espace et dans le temps, nous sommes en droit de nous attendre à des productions record. Aujourd’hui, les estimations du ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural indiquent que nous serons autour d’1 million 800 mille tonnes de graines d’arachide. Avec le soutien du Président Macky Sall et du gouvernement, nous allons mobiliser au total 66,7 millions d’euros, (soit plus de 43 milliards de francs Cfa) pour cette présente campagne de la part de l’Itfc, filiale de la Banque islamique de développement. Ce montant ne comptabilise pas l’apport des banques locales qui vont participer au financement de la campagne de commercialisation. Nous avons sollicité 5 banques locales à raison de 5 milliards par banque. Mais là, c’est en cas de besoin. Ce sont des réserves de 25 milliards supplémentaires. L’innovation de cette année, c’est qu’en achetant les graines on commence la transformation pour avoir du cash qui nous permettra de pouvoir continuer à acheter des graines d’arachide. Donc du point de vue technique et financier, nous sommes prêts. Notre ambition est de collecter le maximum de tonnes de graines possible. Nous avons préparé tous nos sites qui permettront de réceptionner ces graines. Les points de collecte sont prêts. On nous a parlé de 600 points de collecte officiels agréés et identifiés.

Le prix du kilogramme d’arachide est passé de 210 à 250 francs Cfa. La Sonacos peut-elle aller au-delà du prix plancher pour concurrencer les Chinois ?

Il faut d’abord saluer cette décision historique du Président Macky Sall, portant le prix au producteur à 250 francs. C’est une augmentation substantielle de plus de 20%, comparée à l’année dernière. Pour la première fois, le prix au producteur atteint 250 francs. C’est une volonté politique manifeste du chef de l’Etat pour enrichir le monde rural et lutter contre la pauvreté. La principale culture de rente du monde rural reste encore l’arachide. Cette hausse dans le prix du kilogramme montre l’importante que le chef de l’Etat accorde aux paysans. Depuis l’année dernière, il n’y a plus de subvention pour les huiliers. Nous nous sommes mis dans les dispositions d’acheter la graine d’arachide auprès du producteur à 250 francs. Mais comme vous le savez, le prix de revient du kg d’arachide à la Sonacos, c’est 250 francs Cfa, plus 26,5 francs de marge bénéficiaire pour l’opérateur et le transporteur. Donc le kg de graine va nous revenir à 276,5 francs. Ce qui est quand même assez important. Cela dépendra du marché. Je suis un Libéral et je n’ai pas peur de la concurrence. Nous allons observer le marché et son évolution. Nous avons mis en place une stratégie que nous n’allons pas développer pour le moment, pour nous adapter au marché concernant la demande et l’offre. En tous les cas, la Sonacos mettra toutes les stratégies possibles pour collecter le maximum de graines. Vous parlez des Chinois, moi, je ne stigmatise pas. Je pense que le retour de la taxe de 30 francs sur les exportations est une décision pertinente pour pouvoir au moins permettre à l’Etat de récolter quelque chose, parce que vendre des graines subventionnées, ce n’est pas faire de l’économie.

Quelle quantité la Sonacos est-elle en mesure d’ache­ter pour cette campagne ?

C’est ça que nous n’allons pas révéler. L’année dernière, on s’est vite précipité pour donner des chiffres, mais cette année c’est non. Nous prendrons le maximum possible.

Cela voudrait-il dire que la campagne de l’année dernière a été un échec ?

L’année dernière, on n’a rien obtenu. On n’a eu que 28 mille tonnes (pour un objectif de 150 mille tonnes). La campagne de l’année dernière est à oublier très rapidement par la Sonacos.

Vous avez rappelé que vous êtes un Libéral. Dans cette économie libérale, est-il pertinent de voir le Comité national interprofessionnel de l’arachide (Cnia) fixer le prix ?

C’est une bonne question. Nous sommes à l’ère de l’économie de marché et c’est le marché qui doit déterminer le tout. C’est la loi de l’offre et de la demande qui doit gouverner le commerce. Le Cnia est une association qui regroupe tous les acteurs de la filière arachidière (les huiliers, les opérateurs, les organisations paysannes, les exportateurs etc.) Il est de coutume dans notre pays qu’à la veille de chaque campagne, tous les acteurs se regroupent à travers le Conseil d’administration du Cnia pour proposer un prix, tenant compte du prix économique et ce qui se passe dans le monde. Chaque année, le prix économique trouvé était assez bas pour qu’on puisse le retenir comme étant le prix au producteur. Cette année, les calculs ont montré que le prix économique tournait autour de 190, 192 francs. L’Etat a dit qu’il ne s’arrêtera pas à 190 francs et qu’il va proposer 250 francs Cfa. Ce que vous dites est pertinent, c’est-à-dire de laisser le marché déterminer le prix. Mais si on le fait, cela peut être bien pour une année, mais l’année suivante, cela peut être catastrophique pour les paysans. Imaginez une année où la Sonacos dit qu’elle n’achètera pas de graines d’arachide ou achète très peu. Lorsque les étrangers seront seuls sur le marché, ils vont acheter le kg d’arachide à 100 francs. Donc quelque part ce n’est pas très sûr de dire : «Laissons le marché fixer le prix sans régulation !» Donc attention, il faut encourager les étrangers à venir commercer, mais l’Etat doit être à côté pour réguler. L’Etat le fait bien.

La Bis gonfle son capital et ses ambitions

https://www.lequotidien.sn Le jour de l’inauguration de son siège, la Bis a annoncé avoir quasiment triplé ses fonds propres. Un signe de confiance et de fortes ambitions.
Le jeudi 19 novembre dernier a été un grand jour pour la Banque islamique du Sénégal (Bis). En plus d’inaugurer son nouveau siège, très spacieux, confortable et fonctionnel, la banque a enregistré un renforcement notable de son capital qui est passé de 20 à 50 milliards de francs Cfa. Le directeur général Mouhamadou Madana Kane a assuré, lors de la cérémonie d’inauguration du siège, que «cette augmentation de capital de plus de 150%, par apport en numéraires, renforce inéluctablement la résilience de la banque dans un contexte où les normes baloises posent des exigences accrues en matière de renforcement des fonds propres des banques. Elle donne également à la Bis des arguments solides pour aller à la conquête de nouvelles parts de marchés et moderniser son outil de travail, à travers notamment une refonte du système d’information et de l’offre monétique, et une digitalisation renforcée des processus opérationnels». Mais surtout, a souligné M. Kane, «avec cette augmentation de capital, la Bis pourra mieux satisfaire les besoins de ses clients grâce à ses fonds propres renforcés et mettre en œuvre efficacement son programme stratégique de mise en place d’un écosystème de services financiers islamiques complémentaires à l’activité bancaire».
Ce fut, ce jeudi, l’occasion de se rappeler les nombreuses difficultés qu’a dû surmonter la banque avant de s’affirmer sur la place de Dakar. Le directeur général a rappelé à la nombreuse assistance, dans laquelle on a noté le directeur national de la Bceao au Sénégal, que «grâce à sa capacité de résilience, la Bis a pu se hisser progressivement au rang des grandes banques du Sénégal, malgré les nombreux défis qui se sont présentés à elle, en raison notamment de l’absence, pendant de nombreuses années, d’un cadre règlementaire spécifique à la finance islamique».
Le nouveau contexte, impulsé par l’installation dans son nouveau siège, devrait permettre à la Banque islamique «d’être à la hauteur des attentes de nos clients en matière de qualité de service, d’efficacité opérationnelle, d’agilité, de souplesse et d’anticipation de leurs besoins ; et d’autre part, à la hauteur des attentes de nos actionnaires sur le terrain des performances financières et de la compétitivité», a souhaité Mouhamadou M. Kane.

Le personnel de la cimenterie Dangote dépose un préavis de grève

https://www.pressafrik.com Le personnel de la cimenterie Dangote a déposé un préavis de grève, sur la table de la direction générale. Les travailleurs réclament, entre autres, l’augmentation des salaires avec effet rétroactif depuis janvier 2020.
Le collège des délégués de Dangote a déposé un préavis de grève. Dans leur plateforme revendicative, il réclame une augmentation des salaires avec effet rétroactif depuis janvier 2020.
Le journal “Libération” de ce 23 novembre informe que selon les procédures de Dangote après les évaluations annuelles; une renégociation globale de la prime de production, la revalorisation des salaires du personnel pour atteindre le niveau des concurrents, l’augmentation de l’indemnité de logement à hauteur de 100.000 Fcfa, la révision du mode de calcul des heures supplémentaires, etc.
Les travailleurs sont décidés à paralyser l’usine. Plusieurs spécialistes indiquent que les conditions de travail ne sont pas les meilleurs chez Dangonte.

Licences et accords de pêche : Le ministre Alioune Ndoye assène ses vérités

http://lesoleil.sn/ La question des licences de pêche s’est invitée au débat, samedi, lors de la célébration de la Journée mondiale de la pêche. Alioune Ndoye, ministre des Pêches et de l’Économie maritime, se veut clair. Il assure que tout a été transparent.
« Nous n’avons rien à cacher. Nous sommes clairs dans ce que nous faisons et c’est en parfait respect des textes du Sénégal que je n’ai pas rédigés et qui s’imposent à moi. Il ne faudrait pas que des gens qui prétendent être des spécialistes et certains qui se disent Organisations non gouvernementales veuillent donner des leçons à ce département », a affirmé, samedi, le ministre des Pêches et de l’Économie maritime lors d’une conférence de presse à la fin de la rencontre avec des pêcheurs artisanaux à l’occasion de la de la Journée mondiale de la pêche. Alioune Ndoye se pose des questions sur les véritables motivations de ces contempteurs  : « Qu’est-ce qui pousse certaines organisations à vouloir jeter l’opprobre sur les autorités et l’image du Sénégal ? Qui les finance ? » Il a aussi insisté sur le fait que l’État ne fait rien sur le dos des acteurs et invité la presse à mener toutes les investigations nécessaires pour « informer utilement » les Sénégalais. Le ministre se dit même prêt à rencontrer les journalistes pour répondre à toutes les questions liées aux licences de pêche. Il a d’ailleurs estimé que ceux qui entretiennent, à dessein, ce débat naviguent sur les amalgames et les raccourcis. « Régulièrement, ceux qui parlent des accords de pêche jouent sur des amalgames et font des raccourcis qui n’ont rien à voir avec la réalité. J’ai l’impression que beaucoup d’organisations viennent de découvrir que le Sénégal a une convention avec l’Union européenne. Dans toutes mes sorties en tant que ministre, j’ai toujours dit en quoi cela porte. Il n’y a aucune nouveauté. Le Parlement européen vient ratifier des accords qui ont été signés en juillet 2019. Des acteurs qui, hier, m’attaquaient pour d’autres types de licences qui sont fausses ont pris part à ces négociations », a indiqué M. Ndoye.
Le ministre a, en outre, déploré l’énergie perdue à débattre de questions qui n’en valent pas la peine alors que les défis sont nombreux. « Nous sommes interpelés par de nombreux défis et les énergies doivent se conjuguer plutôt que de se mettre à taper sur le Gouvernement en se disant Organisation non gouvernementale ou organisation patronale », a-t-il ajouté.
Greenpeace a appelé le Gouvernement sénégalais, dans un communiqué du 21 novembre, coïncidant avec la célébration de la Journée mondiale de la pêche, « à une gestion transparente des ressources halieutiques au Sénégal ». Cette organisation, qui a exigé la transparence dans la gestion du secteur de la pêche et une meilleure protection des ressources et des professions de la pêche, a souligné que la commémoration de cette année intervient dans un contexte marqué par plusieurs crises qui affectent les moyens de subsistance des pêcheurs artisanaux. « Depuis avril 2020, le secteur de la pêche fait face à une mauvaise gestion des ressources sans précédent allant des licences de pêche octroyées dans des circonstances douteuses à l’émigration clandestine avec des pertes en vies humaines.
À cela s’ajoutent les effets de la Covid-19 et la question des accords de pêche signés entre l’Union européenne et le Sénégal », indique le communiqué.Mamadou GUЀYE

Accord Espagne-Sénégal

http://www.enqueteplus.com Une affaire de grandes dames ! Hier, un accord très important a été signé, entre la ministre sénégalaise des Affaires étrangères, Aissata Tall Sall, et son homologue espagnole Arrancha Gonsalez Laya.
L’accord, selon la ministre espagnole, permettra aux 70 000 Sénégalais résidant et travaillant en Espagne de pouvoir bénéficier de leur pension de retraite dans leur pays d’origine. Saisissant l’occasion, la cheffe de la diplomatie espagnole est revenue sur la politique de son pays, concernant l’émigration irrégulière. ‘’Les deux pays ont réitéré leur volonté de lutter de manière ferme et farouche contre les réseaux de trafic de migrants.
L’Espagne a promis de renforcer les moyens pour freiner les départs de pirogues depuis les côtes sénégalaises.  Il s’y ajoute que tous les moyens seront mis en branle pour rapatrier les Sénégalais arrivés aux iles Canaries à bord des embarcations de fortune’’.
Aussi, la ministre s’est voulue ferme sur ce sujet : ‘’Tous les clandestins seront rapatriés vers leur pays d’origine ou de transit, en respectant leur dignité.  L’Espagne dit ouvrir ses portes à ceux qui optent pour l’émigration légale et ne ménagera aucun effort pour soutenir l’effort de développement du gouvernement sénégalais.’’

ANNONCE DE LA PATRONNE DE LA DIPLOMATIE ESPAGNOLE : L’Espagne enverra plus de policiers au Sénégal pour freiner la migration illégale, selon Arancha Gonzalez Laya

https://www.jotaay.net/ L’Espagne augmentera sa présence policière au Sénégal pour mieux lutter contre les réseaux criminels derrière une recrudescence des migrations illégales de la côte ouest-africaine vers son territoire. L’annonce a été faite par la patronne de la diplomatie espagnole. En visite au Sénégal, Arancha Gonzalez Laya a déclaré, en marge d’une prise de parole en compagnie de son homologue sénégalais, Me Aïssata Tall Sall, que son pays va prochainement envoyer un avion de surveillance et un navire pour aider à contenir les bateaux.
L’Europe est décidée à empêcher la migration jugée «illégale» de nos pays vers son territoire. Alors qu’on n’a pas fini d’évoquer le financement par l’Union européenne d’une technologie biométrique utilisée pour rapatrier les migrants africains, l’Espagne annonce qu’elle enverra plus de policiers au Sénégal pour freiner la migration illégale. Le ministère des Affaires étrangères espagnole a, en effet, annoncé que Madrid enverra un avion de surveillance maritime et un navire océanique au Sénégal pour aider à contrôler le flux d’immigrants clandestins quittant la zone par bateau. L’annonce est intervenue dans le cadre de la visite du ministre des Affaires étrangères, Arancha González Laya, au Sénégal, où elle a eu une rencontre avec le Président sénégalais, Macky Sall et le ministre des Affaires étrangères, Me Aïssata Tall Sall.
Arancha González Laya s’est exprimée après avoir rencontré à Dakar son homologue sénégalaise pour discuter de la crise, qui a vu environ 17.000 migrants atterrir aux îles Canaries cette année, une augmentation de plus de 1000% par rapport à 2019, en raison des difficultés économiques pendant la pandémie Covid-19.
Pour encourager les migrants potentiels à suivre des canaux réguliers, l’Espagne élargira les droits de sécurité sociale des citoyens sénégalais résidant légalement en Espagne, a déclaré Gonzalez Laya. En outre, il renforcera sa «présence d’hommes et de femmes de la Guardia Civil, la police nationale, luttant pour démanteler les réseaux criminels de traite des êtres humains dans ce pays», a-t-elle déclaré sans donner plus de détails.
L’avion de surveillance, tel que rapporté par le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, aura 15 soldats, répartis en deux équipages ; tandis que le navire océanique apportera 25 autres éléments qui viendront renforcer les troupes du détachement espagnol opérant déjà dans la région.
Depuis 2006, la Guardia Civil collabore avec les garde-côtes sénégalais pour intercepter et dissuader les migrants d’entreprendre la périlleuse route atlantique vers les îles Canaries espagnoles au large des côtes du nord-ouest de l’Afrique. Cette visite du chef de la diplomatie espagnole intervient alors que plus de 400 personnes au départ du Sénégal seraient mortes en tentant le passage depuis le seul début du mois d’octobre.
Jeudi, les autorités locales du Cap-Vert ont déclaré que les corps de six migrants présumés s’étaient échoués sur la rive de l’île de Sal, située à plus de 600 km (373 miles) au large des côtes ouest-africaines. Pendant ce temps, la police sénégalaise du village de pêcheurs de Mbour a déclaré qu’un bateau transportant 52 migrants avait été intercepté alors qu’il s’apprêtait à décoller dans la nuit du 19 novembre dernier.
Rappelons qu’actuellement, il existe deux bateaux de patrouille en haute mer de la Garde civile et un hélicoptère de la Police nationale espagnole. En Espagne, on interprète ce renforcement comme une réaction à la crise migratoire qui a été vécue ces dernières semaines dans les îles Canaries.
Pour rappel, un fonds de développement de l’Union européenne a financé des systèmes d’identité biométrique au Sénégal et en Côte d’Ivoire, visant dans certains cas à identifier les sans-papiers vivant en Europe et à organiser leur retour. Selon un rapport de l’Ong Privacy International qui est à l’origine de cette révélation, le système ivoirien vise en partie à «faciliter l’identification des personnes véritablement de nationalité ivoirienne et à organiser leur retour plus facilement», indique un document.
Dans une lettre adressée à divers commissaires européens, Privacy International a appelé l’Ue à réformer ou à supprimer certains fonds de développement pour «s’assurer qu’ils ne fournissent pas les outils de répression aux gouvernements du monde entier». La lettre a également été signée par 11 autres Ong.Sidy Djimby NDAO

L’EDITO DE NETTALI.COM-Emploi des jeunes : Sortir de l’enfumage !

NETTALI.COM – La gouvernance du président Sall, a-t-elle un problème d’efficacité dans la gestion des politiques et programmes  ? Le Président, agit-il plus souvent à retardement que de manière prompte et pragmatique ? Les programmes en cours, ne feraient-ils pas tout simplement l’objet d’un déficit de suivi et d’évaluation, de manière à corriger leurs dysfonctionnements et à produire des résultats ? Autant de questions que l’on peut raisonnablement se poser au regard du rythme auquel le président de la république rappelle aux membres du gouvernement, lors des conseils de ministres, ses directives.
Lors des dernières inondations qui avaient plongé les populations de Keur Massar, entre autres localités, sous les eaux, il avait demandé un rapport exhaustif sur le suivi et l’exécution du plan décennal d’investissement ? La mission d’information de l’Assemblée nationale, déclenchée à la mi-septembre, n’a finalement remis son rapport au président, que le jeudi 19 novembre. Des informations qui devaient pourtant être disponibles car les montants investis sont normalement connus et le niveau d’exécution des travaux aussi.
Dans une note, la mission de l’Assemblée nationale en question, a rappelé que celle-ci a été menée selon «  un processus méthodique articulé autour de séances d’audition des ministres, directeurs et autres acteurs concernés, et de visites des sites sur les 14 régions du Sénégal, a conduit à la production d’un document de 344 pages ». On en verra peut-être le résultat ou ce qu’on voudra nous en dire.
Pour l’heure, la question de l’émigration clandestine et de l’emploi préoccupent beaucoup plus les Sénégalais, et le président a comme à son habitude, demandé un rapport sur la cartographie du chômage par région, si l’on en croit le communiqué du Conseil des ministres du mercredi 18 novembre. Lors de cette réunion du mercredi 18 novembre, le chef de l’Etat a, en plus informé son gouvernement « de sa décision de créer, un Conseil national pour l’insertion et l’emploi des jeunes (CNIEJ), organe consultatif stratégique d’impulsion qui sera mis en place dans la deuxième quinzaine de décembre 2020 »
Opération de communication pour calmer la tempête ou moyen d’éventer la fièvre des pirogues ; ou encore réponse à ces critiques relative à son mutisme et à ce qui ressemble à de l’indifférence de la part du président face au drame humain et social qu’est l’émigration clandestine ? Les demandes de rapport par le Chef de l’Etat semblent devenues une sorte de règles. Et cela est symptomatique d’une gouvernance qui a des problèmes avec les résultats dans certains secteurs.
L’on peut aussi raisonnablement se poser la question du pourquoi, dans le cadre de la politique d’emploi, de la superposition de tous ces organes dédiés, alors que leur efficacité n’a jusqu’ici pas été prouvée ? Après la Der (Délégation générale à l’entreprenariat rapide), l’ANPEJ (Agence nationale pour la promotion de l’emploi des jeunes), le Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) et maintenant ce conseil sur l’emploi auprès du président de la république, ne faudrait-il pas tout simplement en supprimer certains et essayer de créer un organisme unique et efficace ? Le risque est de les voir constituer des doublons et aboutir à des collisions ? Le Fonds national de Promotion de la jeunesse (Fnpj) est passé par là et n’a pas produit beaucoup de résultats. Au contraire, il s’est révélé être un organe avec des financements à caractère politique qui ont fondu comme neige au soleil.
Selon en effet les chiffres de l’Agence nationale de la statistique et la démographie (ANSD), ce sont environ 100 000 demandeurs d’emplois qui arrivent chaque année sur le marché du travail. Et pour mieux gérer ce flux conséquent, le chef de l’Etat veut actualiser la cartographie de ces demandeurs d’emplois « en intégrant l’âge, le genre, la région et la formation ». Pour y parvenir, il a chargé le ministre de l’Emploi à veiller à une meilleure maîtrise des flux de sortants « diplômés » des écoles de formation professionnelle. « Il a également invité le ministre en charge de l’Insertion à engager, sur le terrain, des initiatives sectorielles pragmatiques d’aide à l’embauche des jeunes en relation avec le ministre en charge du Travail, les organisations patronales, les structures et mouvements de jeunesse (Conseil national de la Jeunesse, Oncav…) », ainsi qu’a informé le communiqué du Conseil des ministres. Dans la même dynamique, il a demandé au ministre de l’Emploi de lui soumettre, dans les plus brefs délais, une stratégie nationale d’insertion professionnelle (SNIP) qui accorde une priorité fondamentale aux jeunes diplômés, en cohérence avec les dispositifs publics.
Il est juste à noter que la population sénégalaise croit à une rythme rapide. Selon les chiffres de 2019, elle est estimée à 16 millions d’habitants. Les moins de 20 ans représentent 55 % de cette population et l’âge moyen est de 19 ans. Ce qui doit faire réfléchir quant à la politique d’emploi à mener pour les années à venir. D’où la nécessité d’une prévision et planification sérieuses quant à l’insertion des jeunes dans le tissu professionnel et de la formation.

Une politique d’emploi en adéquation avec les options de développement

Ce que l’on note, c’est qu’il y a à la fois la question de l’emploi que l’on veut régler à travers l’insertion des jeunes dans le circuit professionnel et l’entreprenariat. Sur cette dernière d’ailleurs, lors de la Semaine mondiale de l’entreprenariat récente de cette année, le président du Réseau pour la promotion de l’entreprenariat en Afrique, Alassane Lo, par ailleurs fondateur de la Maison de la création d’entreprise, soulignait la nécessité d’une bonne préparation des jeunes à l’entrepreneuriat pour leur éviter des échecs précoces. « Lorsque les jeunes entrepreneurs échouent, ils reviennent à la case de départ comme demandeurs d’emploi et ils vont trouver sur le marché ceux qui n’ont pas pu être insérés, les nouveaux arrivants. L’Etat fera d’énormes efforts, mais le résultat ne sera pas visible. Si tous ces jeunes sont sur le marché, le Sénégalais lambda va se dire que les jeunes n’ont pas d’emploi. Et c’est ce qui arrive. Alors qu’il y a beaucoup de jeunes qui ont été financés et qui ont connu des échecs. La première chose, c’est d’assurer à la base une bonne préparation de tous les jeunes, en les sensibilisant et en les inculquant l’entrepreneuriat durant leur cursus de formation », a expliqué le spécialiste.
Il convient toutefois de relever que la volonté de faire baisser la fièvre de l’émigration clandestine et les nombreuses critiques, ne doivent pas laisser place à la précipitation en parlant d’entreprenariat à tout va, à s’engager sur des voies sans issue, sous couvert de  démagogie. Tout le monde ne peut-être entrepreneur et tout le monde ne doit pas l’être. Comment un diplômé chômeur qui n’a jamais intégré le milieu professionnel, ignorant tout du monde de l’entreprise ou des affaires, peut-il se lancer dans l’entreprenariat sans accompagnement ? Loin de conclure à l’impossibilité de réussir le challenge, il convient d’être lucide et d’appréhender l’aventure de manière rationnelle.
Sur un autre plan, l’on pense que la solution pourrait être d’intégrer des bataillons de jeunes dans les métiers du numérique. L’histoire des maitrisards chômeurs qui avait donné naissance à une ruée vers le métier de la boulangerie et autres, est fraîche dans les mémoires. Beaucoup d’entreprises avaient fini par péricliter. Même constat avec le domaine des services où l’on avait noté, un certain temps, la création tous azimuts de télécentres avec lesquels, l’activité était finalement morte de sa belle mort, même s’il faut retenir que l’opérateur historique n’avait pas joué le jeu. Idem pour le phénomène du commerce électronique où beaucoup se sont engagés, alors que l’activité demande de l’organisation car intégrant en son sein, des métiers tels que le commercial, la logistique, la gestion des stocks et le transport. Des capacités managériales réelles en somme.
Il n y a pas que le numérique dans la vie. D’autres métiers tels que l’agriculture, l’artisanat, la mécanique automobile, les métiers des services, la pêche, etc doivent être pris en compte. Le Sénégal est en réalité ce pays qui a la particularité d’être marqué par le règne du mimétisme. Il suffit de penser qu’une activité fonctionne  bien pour qu’elle connaisse une ruée. Ce qui crée forcément un effet de saturation qui freine le dynamisme du secteur, à tel point que le développement et l’innovation y deviennent difficiles. De plus, beaucoup qui entreprennent, intègrent l’idée d’une gestion facile à cause de l’essor de l’activité, oubliant que la gestion est un métier qu’on apprend et qu’on développe avec l’expérience.
Mais comment résoudre l’équation de l’emploi lorsque l’Etat lui-même peine à insérer les sénégalais pour le compte de qui il investit et forme ? Il existe beaucoup de médecins chômeurs, beaucoup d’enseignants chômeurs, etc alors que c’est l’argent du contribuable qui est mobilisé pour leur formation. Pendant ce temps, les hôpitaux de l’intérieur du pays et même de Dakar, manquent cruellement de spécialistes et de médecins tout simplement. Quelle est la logique de former tous ces gens si l’on ne peut pas tous les absorber ? Compte-t-on sur le privé ? Les médecins du public ont déjà envahi ce secteur si certains d’entre n’y ont pas tout simplement investi, détournant dans le cas de certains, les patients du public.
L’Etat doit pouvoir changer de paradigme en prenant davantage en compte la question de l’adéquation entre les besoins du pays, les capacités d’insertion, la politique de formation et son programme de développement. A quoi sert-il de continuer d’accueillir 2000 d’étudiants en 1ère année de droit ou de sciences économiques ou encore de lettres modernes, si 100 personnes seulement auront la possibilité de dépasser le Cap de la 1ère année ? Si le reste du bataillon doit reprendre deux fois la 1ère année avant de “cartoucher”, cela finit par faire tarir nos maigres ressources. Le même constat est valable pour les facultés de sciences humaines, sciences économiques, de lettres par exemple où se pose encore la question de l’utilité de l’enseignement de certaines langues étrangères dans les universités ?
De même, l’on peut se demander où réside l’intérêt de continuer à autoriser l’ouverture de filières d’enseignement privées à la pelle, si le niveau des formations laisse à désirer ? L’équation de l’offre de formation pléthorique se pose aussi puisqu’il ne sera pas aisé d’absorber toutes ces personnes. Beaucoup de ces étudiants intègrent des formations parfois sans réelles débouchées, charmés uniquement par des intitulés à consonances sympathiques et dans l’air du temps.
Le secteur primaire, l’agriculture est par exemple une des options de développement en tout temps et à toute époque. Pourquoi ne pas par exemple intégrer les formations agricoles dans le cadre de la formation militaire ? Ce n’est certainement pas la vocation de l’armée, mais celle-ci a ses mécaniciens, son génie militaire, ses cuisiniers, etc. Elle pourrait aller jusqu’à créer un bataillon agricole. Les jeunes qui sont libérés au bout de 2 ans après leur service militaire, devraient par exemple pouvoir en sortir avec des compétences qu’ils peuvent faire-valoir ; ou intégrer des coopératives agricoles ou des entreprises individuelles qui pourraient être en connexion avec des structures de financement.
Lorsqu’avec le Pse dans sa phase 2, on convoque les dégâts de la Covid pour justifier un changement de paradigme, l’on est en plein dans le tâtonnement et l’adaptation. Alors que ces domaines vers lesquels le gouvernement veut s’orienter (agriculture, pêche, élevage, industrie pharmaceutique, santé, éducation etc) Covid ou pas Covid, devaient être des options évidentes car motrices de tout développement.
Il faut juste que nos gouvernants apprennent à intégrer la pérennité dans leurs programmes et plans et apprennent à se projeter dans le long terme. Pour des raisons électoralistes malheureusement, ils se lancent plus souvent dans des projets tape à l’œil, alors que les autres secteurs clefs tels que l’agriculture, la pêche, l’élevage, etc connaissent des difficultés structurelles liées à l’acquisition de semences de qualité, la question de la pluviométrie, de l’écoulement, du stockage, de la régénération de la ressource dans le cas de la pêche.
L’artisanat d’art est un autre domaine qui doit pouvoir valoir son pesant d’or. Il fait même vivre des localités entières telles que Ngaay Mekhé. Pourquoi ses produits, ne devraient-ils pas davantage être promus avec une logique de renforcement des capacités de ses acteurs et de modernisation aussi. L’objectif serait une manière de les pousser vers davantage de qualité et d’innovation ? Pour un pays comme le Maroc, ce secteur lui vaut beaucoup de satisfactions. Il est même devenu un vecteur d’image du royaume chérifien à l’étranger.
D’autres secteurs tels que la mécanique, la soudure, la couture ou encore la menuiserie et bien d’autres, doivent sortir de leur culture de l’informel en entrant dans une logique de modernisation par le biais de la formation et du renforcement des capacités. Ceux qui empruntent le chemin de ces secteurs d’activités, sont en général recrutés parmi les jeunes en situation d’échec scolaire qui n’ont plus d’autres options. La culture de la formation qui y est entretenue, reste informelle, épousant les habitudes de la rue. La conséquence est que ces métiers peinent à devenir des activités dignes de ce nom et à même d’assurer à leurs acteurs, des emplois qui se développent tout en restant pérennes.
Combien de fois n’a-t-on pas vu des mécaniciens se plaindre des déguerpissements de lieux qui appartiendraient à des promoteurs immobiliers ? Parce que dans la réalité, ils peinent à trouver du foncier ou des endroits dédiés où installer leurs activités. Un phénomène qui limite de fait le développement et la pérennité de leurs activités tout en restreignant leur horizon par le simple fait de leur formation informelle qui ne les prédispose pas à une gestion assise sur de la rigueur.
Pourquoi par exemple le pêcheur devrait-il éternellement se contenter d’utiliser une pirogue alors que celui à qui est octroyé une licence de pêche par l’Etat sénégalais utilise un bateau ? Ce qui est source de concurrence “déloyale” pour le pêcheur local. L’argent tiré de l’octroi des licences ne représente rien comparé à ce que le Sénégal aurait pu tirer de la formation et de l’encadrement de ces pêcheurs ; ou le financement en équipements modernes, soit à travers des subventions et par les banques. Ce qui requière bien évidemment de l’organisation via des regroupements de pêcheurs.  La vérité est que le poisson devient rare et il est bien plus urgent de suspendre ces licences comme l’a d’ailleurs suggéré Greenpeace qui s’est plaint de la surexploitation de nos produits marins.
Ce qui laisse penser que le développement économique et social du Sénégal doit être adossé aux besoins de développement du pays et non à cette structure classique d’organisation qui fait la part belle aux formations universitaires pas forcément appropriées dans leur offre globale. Il doit pouvoir y avoir une offre de formations professionnelles diversifiées puisque tout le monde ne doit pas aller à l’université et ne veut pas intégrer les universités. Des formations professionnelles à un niveau inférieur (cycle secondaire) dans les métiers de la coiffure, de l’esthétique, du bâtiment, du stylisme, de la menuiserie, de la soudeurs, etc
Il est plus que temps de sortir de la logique de formation dans la rue, en mettant en place dans les écoles une politique de détection très tôt des talents de manière dans le cadre d’un suivi, à susciter des vocations chez les jeunes. Il s’agit surtout de revoir les critères d’orientation. Latif Coulibaly, secrétaire général du gouvernement nous a clairement dit à “Grand Jury” sur la RFM, il y a deux semaines, que ce sont 750 000 emplois directs et indirects qui ont été créé sous le septennat de Macky Sall. Nous espérons juste qu’il ne s’agirait pas des emplois dédiés aux agents de la sécurité de proximité ou des emplois pour caser la clientèle politique dans les sociétés publiques où l’on ne cesse de gonfler les effectifs, sans que cela ne corresponde à un réel besoin. Il faut et surtout, dans le cadre de cette politique d’emploi, sortir de l’enfumage avec ces chiffres que l’on nous balance à tout va. Il y a bien évidemment emploi et emploi. Il y a des emplois pérennes, des emplois précaires, des emplois ponctuels et du sous-emploi. Il convient juste de savoir faire la différence.

Mbour : “Nous sommes très déçu de… Ils ne nous ont proposé rien de concret… Au moment où Mbour pleure ses fils nos irrespectueux responsables… ” (Fallou Sall, pdt du Conseil de la jeunesse).

https://www.dakaractu.com Le président départemental du Conseil de la jeunesse de Mbour se dit outré par le comportement des autorités vis à vis de la jeunesse. Ce dernier n’a pas manqué de souligner les tares de cette politique et de ceux qui l’incarnent. Une sortie qui intervient après un Cdd qui a vu la participation de deux ministres de la République, celui de la jeunesse et celui de l’emploi et du patron de la Der.

” Sachez que le directeur de la DER est trop arrogant, dédaigneux, irrespectueux pour la jeunesse. Il doit être démis de ses fonctions et être audité. La Der doit être évaluée. 

Nous exigeons la publication des listes des bénéficiaires commune par commune ou département par département.
Aujourd’hui il est grand temps que l’État assume ses responsabilités et nous propose une véritable politique de jeunesse. Nous sollicitons avec toutes les forces vives de la nation, les assises de l’emploi des jeunes.
Monsieur le président, nous applaudissons des deux mains, mais ce n’est pas cette institution qui va régler le problème.
Seule l’économie sociale et solidaire pourrait régler pas mal de choses, mais dommage que la ministre ne connaisse rien à ce ministère”, peste Fallou Sall, le président du conseil départemental de la jeunesse.
“Mercredi passé le préfet avait convoqué un CDD transformé en meeting politique, une vraie bamboula. La jeunesse a été arnaquée, une véritable escroquerie intellectuelle. Au moment où Mbour pleure ses morts, nos irrespectueux responsables politiques en profitent pour montrer à Macky Sall qu’ils sont les voix les plus autorisées à Mbour.
Nous sommes très déçus du ministre de la jeunesse et du directeur de la DER, ils n’ont rien proposé de concret à la jeunesse de Mbour. Rien que des promesses fallacieuses.

Pourquoi le département n’est pas considéré pas nos gouvernants? De Senghor à Macky Sall, Mbour a été toujours reléguée au second plan.

Chers jeunes ne comptez pas sur ses soi-disant responsables pour vous en sortir, mais plutôt sur nos forces, notre courage, nos valeurs.
Vive Mbour, vive sa jeunesse!
D’après son discours d’ouverture, monsieur Saliou Samb a dit avoir amené la Der et les ministres aux jeunes, mais nous Conseil départemental de la jeunesse, prévenons le President de la République que ce dernier n’a jamais soutenu la jeunesse, plus particulièrement le Conseil départemental de la jeunesse.
Aujourd’hui, il est en train d’être l’homme de la situation alors que tout cela n’est que de la fabulation, il n’y croit même pas.
Le Conseil départemental de la jeunesse remercie madame la députée Sira Ndiaye d’avoir eu le courage d’être à côté de la jeunesse. Nous lui disons merci pour son excellent plaidoyer.
Le Conseil ose espérer qu’avec les nominations de Monsieur Mahmoud Saleh et monsieur Maguette Sène, la jeunesse va trouver enfin la lumière du développement…”, a souligné Fallou Sall sur Dakaractu Mbour…

Accord de pêche Sénégal-Ue : «Nous allons écrire au Parlement de l’Union européenne» (Cheikh T. Dièye)

https://www.dakarmatin.com L’accord de pêche entre le Sénégal et l’Union européenne (Ue) qui autorise 45 navires européens à venir pêcher dans nos eaux 10 mille tonnes de thon et 1 750 tonnes de merlu par an, et pour une contrepartie financière de 10 milliards de francs Cfa sur 5 ans, continue de défrayer la chronique.
Invité de l’émission «Objection» ce dimanche 22 novembre sur Sud Fm, Cheikh Tidiane Dièye demande au président Macky Sall de «geler» cet accord de pêche qui est une des causes du phénomène de l’émigration clandestine dans lequel la jeunesse sénégalaise paie un lourd tribut.
«Quand j’entends le gouvernement et certains ministres dire : ‘Nous exportons le thon, parce que nous n’en avons pas besoin, nous ne le consommons pas’, je dis que c’est totalement faux. Le Sénégal était un grand exportateur de thon en conserve, dans les années 1980. Cela générait beaucoup d’emplois. En 2006, Wade avait gelé les accords de pêche. Je demande au président Macky Sall de geler cet accord. D’ailleurs, nous avons l’intention d’écrire au Parlement européen pour leur dire que vos politiques incohérentes font que lorsque vous venez piller nos mers en donnant des miettes à nos gouvernements qui vont se le partager, nos enfants vont envahir vos pays et vous ne pourrez pas les arrêter», martèle Cheikh Tidiane Dièye.
Comme plusieurs Sénégalais, il juge la contrepartie dérisoire. «Dix milliards sur 5 ans, c’est rien du tout pour l’Etat», fulmine-t-il. Avant d’ébaucher une solution : «Rien que le Cese, cette institution qui ne sert à rien du tout, coûte 7 milliards par an. Dans tous les secteurs, vous avez des Sénégalais qui ne demandent aucun sou pour donner leur avis pour la marche du pays. Vous prenez cet argent pour créer des usines et dire à l’Union européenne : Attendez-nous chez vous. Puisque vous aimez le thon, on va en produire ici, en respectant vos normes sanitaires et venir vous le vendre en conserve.»

Collectif 480 contre l’émigration irrégulière : les autorités politiques et religieuses interpellées

https://actusen.sn Le collectif 480 a joint l’acte à la parole. Comme prévu, il a investi, ce samedi, la rue allant de la place de la Nation au rond-point de la Rts fustiger la disparition, en mer, de centaines de jeunes. Même si les Sénégalais n’ont pas massivement répondu à sa convocation, le collectif a, quand même, fait une marche sous la forme d’une procession silencieuse pour attirer l’attention des décideurs publics et des populations quant à la nécessité de trouver des solutions à ce phénomène macabre.
« La raison de notre mobilisation de ce jour est d’alerter et d’interpeller notre nation dans toutes ses composantes, afin qu’une réflexion profonde et sans complaisance se mène pour trouver les solutions et même de stopper l’hémorragie. Notre appel est éminemment citoyen et humaniste, car fondé sur le principe de la sacralité de la préservation de la vie. Toute perte en vie humaine impactera d’une manière ou d’une autre sur notre société. Cette dernière doit aussi faire son introspection en revoyant les paradigmes qui déterminent la réussite dans son modèle social pour cesser d’exercer une pression qui pousse les jeunes à prendre des risques jusqu’à braver la mort et dans l’unique intention de mieux vivre », lance le collectif.Adja Khoudia Thiam

Ça meurt en mer,ça politique au ‘’Macky’’

https://actusen.sn Ils sont de plus en plus nombreux, les candidats à l’émigration clandestine, qui, malgré les alertes, continuent de périr en mer. Car ‘’Deukebi dafa Macky’’ (dans ce pays, l’horizon est bouché). L’ampleur est telle que les mareyeurs, au lieu de ramener des poissons chez eux, pêchent parfois des corps sans vie. Ceux-là, au moins, ils auront droit à des funérailles dignes de ce nom.
Quant aux autres, personne ne saura jamais ce qui leur est arrivé. Même si, quelque part, dans un coin de notre tête, on a plus espoir de les retrouver dans les ventres des poissons et autres requins qu’en vie. En effet, les disparus lors de naufrages sont souvent synonymes de mort !
Curieusement, malgré cette tragédie sans fin qui se joue sous nos yeux, ‘’Thiompal’’ trouve encore le courage de parler de politique à ses gars. Si ce n’est pas ”Waccacca”, c’est ‘’Ndamal Kadior’’, ‘’Sikou Ndik, Sikou Ndik’’ qui joue est à la baguette. Bref, quand ça meurt, en mer, ça politique grave au ”Macky”. Cette alliance contre-nature vaut-elle plus que la vie de ces pères et mères de familles à qui on n’a pas pu donner l’espoir d’un lendemain meilleur dans leur propre pays ?Maam Sagar (Billet SourceA)

Lundi 23 novembre : 15 nouveaux cas, 3 en réanimation et 60 malades sous traitement

https://www.pressafrik.com Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19 ce de ce lundi 23 novembre : 2020. Sur 684 tests effectués,  15 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 2, 19 %.
Il s’agit de 4 cas contacts suivis et 11 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Médina (2), Pikine (2), Almadies (1),  Cambérène (1), Dakar Plateau  (1), Kaolack, Mamelles (1),  Maristes (1)  et  Mermoz (1).
Le Directeur de la prévention Docteur Mamadou Ndiaye a annoncé la guérison de 28  patients qui étaient sous traitement, 3 cas graves admis en réanimation et 00 décès.
A ce jour, le Sénégal compte 15. 897 cas confirmés, dont 15. 516 guéris, 330 décédés, et 60 malades sous traitement.

le Sénégal sous la menace d’une rupture de vaccins à cause du ministre des Finances et du Budget

https://actusen.sn Le ministre des Finances et du Budget sera responsable si demain, le pays est confronté à une rupture de vaccin, dans le cadre du Programme élargi de vaccination (Pev). Selon SourceA dans sa livraison de ce lundi, si à l’état actuel, si Abdoulaye Daouda Diallo ne décaisse pas 1 milliard 600 millions F Cfa, soit la contribution de l’Etat dans le financement du Programme, l’irréparable pourrait se produire.
Le déficit d’approvisionnement en vaccins réside, selon le coordonnateur du Programme élargi de vaccination (Pev), d’une indisponibilité des fonds. «Le problème se situe entre le Ministère des Finances et le Trésor. Jusqu’ici, c’est la moitié du budget qui a été mobilisée. Il manque environ 1 milliard 600 millions», précise Ousmane Badiane dans les colonnes du journal.
Du côté du Ministère des Finances et du Budget, on promet que les fonds sont en cours d’être réglés et que l’Etat fera le nécessaire.

Les craintes, les assurances et les recommandations du Sames pour une meilleure gestion de la santé publique.

https://www.dakaractu.com Le système actuel de la santé publique est très adapté pour faire face aux défis présents et à venir. Voilà une appréciation faite par le Syndicat autonome des médecins pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (Sames), à l’issue d’une réunion des membres de son Comité exécutif national (Cen). Une position avancée par lesdits syndicalistes qui en ont profité pour appeler l’État à veiller au ‘’renforcement de ce système de santé publique’’ et signaler que ‘’l’efficacité des districts sanitaires dans la gestion des épidémies a fini de le démontrer’’.
Ledit comité, dans sa résolution prise à l’issue de la réunion de ses membres, a demandé à l’État ‘’de développer un programme éducationnel permanent à destination des enfants pour leur inculquer de bonnes habitudes en matière d’hygiène bucco-dentaire, mais également de renforcer la Division de la santé bucco-dentaire du ministère de la Santé et de l’Action sociale’’. Une doléance formulée par les médecins, parce que ‘’sachant qu’une mauvaise santé bucco-dentaire est à l’origine de nombreuses maladies’’, a appris Dakaractu.
Dans la résolution parcourue par la rédaction, il est relevé que cette initiative se voulait un cadre ‘’pour examiner les questions qui interpellent le secteur de la santé et de l’action sociale. Ainsi, plusieurs sujets ont été étudiés avec les experts du ministère de la Santé et de l’Action sociale, notamment le projet de Plan d’investissement dans le secteur de la santé, les réformes du secteur, l’état des lieux de la chirurgie dentaire au Sénégal et la syndicalisation chez les cadres. Ce Plan d’investissement présenté, qualifié d’ambitieux par le Dr Amadou Yéri Camara, Médecin-Chef de Région de Sédhiou et ses collègues. Lesquels pensent qu’il ‘’pourrait permettre d’améliorer de manière notable la qualité des soins au Sénégal et réduire les déséquilibres entre les régions du pays’’.
Pour le Sames, c’est ‘’la faiblesse du recrutement des chirurgiens-dentistes par la fonction publique aggravée par une dégradation de la formation due à l’insuffisance du matériel pédagogique à l’Institut d’odonto-stomatologie de Dakar (qui) pose de véritables problèmes de disponibilité de chirurgiens-dentistes dans les régions périphériques du Sénégal. C’est pourquoi le Sames a demandé à l’État le recrutement volontariste des chirurgiens-dentistes pour résorber le gap de ressources humaines et lutter contre leur chômage et l’exercice illégal de cette profession. Appel est également fait à l’Etat pour initier ‘’une large concertation dans ces réformes’’ et à instaurer ‘’une parfaite rigueur dans l’investissement seul gage de succès pour un système de santé performant.
Concernant la Covid-19, sachant que la saison actuelle est souvent propice aux maladies grippales, le Comité exécutif national du Sames a appelé la population à redoubler de vigilance pour ne pas annihiler les résultats déjà engrangés et demande à l’État d’entreprendre toutes les démarches nécessaires pour rendre disponible à temps le meilleur vaccin contre la Covid-19 au Sénégal et d’assurer le financement régulier de l’achat des autres vaccins du programme élargi de vaccination (Pev) qui est la stratégie la plus efficace en matière de santé publique’’

ENQUETE DEMOGRAPHIQUE ET DE SANTE 2019 : Les Sénégalais font de moins en moins d’enfants alors que la mortalité infantile baisse

https://www.jotaay.net/ Les Sénégalais font de moins en moins d’enfants. C’est ce qui ressort du l’Enquête démographique et de santé (EDS-continue)-2019 de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd). Le document rendu public la semaine dernière montre une tendance baissière de l’Indice synthétique de fécondité (Isf) au Sénégal, passant de 5,3 enfants par femme en 2005 à 4,7 en 2019. Le document rapporte également une baisse de la mortalité infantile.
La société sénégalaise est-elle en train de profondément s’occidentaliser ou s’agit-il d’un changement de paradigme au regard des difficultés qui s’enchainent sur le monde ? En tout état de cause, alors que l’Occident s’inquiétait, il y a peu, de la forte démographie dans nos pays, le Sénégal semble être sur la voie de renverser la tendance. En effet, l’Enquête démographique et de santé (EDS-continue)-2019 de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) montre une tendance baissière de l’Indice synthétique de fécondité (Isf) au Sénégal.
Ce qui veut dire en langage simple que les Sénégalais font de moins en moins d’enfants. Une comparaison, selon différentes sources, montre en effet que depuis 2005, l’Indice synthétique de fécondité est passé de 5,3 enfants par femme en 2005 à 4,7 en 2019. Toutefois, relativise le rapport, les taux de fécondité par groupe d’âges augmentent rapidement avec l’âge, passant de 71‰ à 15-19 ans pour atteindre un maximum de 228‰ à 25-29 ans, et demeurent relativement élevé dans les groupes d’âges 30-34 ans (195‰) et 35-39 ans (171‰).

Les femmes du milieu urbain ont ainsi une fécondité nettement plus faible que celles qui vivent en milieu rural

Au-delà, fait remarquer l’étude, le niveau de la fécondité décroit assez rapidement pour s’établir à 74‰ à 40-44 ans et 21‰ à 45-49 ans. Plus en détail, les données mettent en évidence des différences très nettes de fécondité selon le milieu de résidence et la région. Les femmes du milieu urbain ont ainsi une fécondité nettement plus faible que celles qui vivent en milieu rural (3,8 enfants par femme contre 5,6 enfants par femme), selon l’Ansd. De même, les résultats par région montrent que le nombre moyen d’enfants par femme est plus élevé dans les régions Centre et Sud qu’au niveau national respectivement 5,4 et 5,3 contre 4,7.

La proportion d’adolescentes ayant déjà commencé leur vie procréative diminue depuis une dizaine d’années

À en croire les experts de l’Ansd, la proportion de femmes qui veulent limiter leur descendance augmente rapidement avec le nombre d’enfants vivants : d’environ 1% chez les femmes sans enfant ou ayant un enfant vivant, elle passe à 3% chez les femmes ayant deux enfants vivants, à 21% chez celles en ayant quatre pour atteindre un maximum de 60% chez les femmes ayant six enfants ou plus. «La proportion de femmes ne désirant plus d’enfants n’a quant à elle pas varié au cours des dernières années, étant de 20% en 2014 et 19% en 2018 et 2019», renseigne le document qui révèle par ailleurs qu’une comparaison avec les enquêtes précédentes montre que la proportion d’adolescentes ayant déjà commencé leur vie procréative a tendance à diminuer depuis une dizaine d’années, passant de 19% en 2010-11 à 14% en 2019.
Pendant ce temps, on note une baisse de la mortalité infantile. En effet, l’EDS-continue-2019 s’est penchée sur un examen de l’évolution de la mortalité des enfants au cours des 15 dernières années en utilisant les données des différentes enquêtes. Ce qui lui a permis de conclure que, «quelle que soit la composante de la mortalité des enfants, les niveaux ont nettement fléchi dans la période après 2005». « […] De 61‰ selon l’EDS 2005, le taux de mortalité infantile est passé à 39‰ à l’EDS-Continue 2015 et à 29‰ à l’enquête actuelle. Dans la même période, la baisse de la mortalité juvénile continue également : le taux est passé de 64‰ à 21‰ et à 8», conclut l’Ansd, précisant que la mortalité infanto juvénile est passée de 121‰ à 59‰ et à 37‰.

Le niveau de malnutrition aiguë plus élevé dans les régions Nord et Sud

Pour ce qui est de l’état nutritionnel des enfants, les résultats de l’enquête montrent que, dans l’ensemble, 8% des enfants sont émaciés, y compris 1% sous la forme sévère. «Le pourcentage le plus élevé d’enfants atteints de malnutrition aiguë concerne le groupe d’âges 48-59 mois (1 %). Le niveau de malnutrition aiguë est plus élevé dans les régions Nord et Sud (13 % et 11 %)», ajoute le document.Sidy Djimby NDAO

Moustapha Diakhaté : «Idy est pris en otage par Macky»

L’ancien directeur de Cabinet du président Macky Sall continue d’analyser le dernier remaniement du président Macky Sall avec la nomination d’Idrissa Seck à la tête du Conseil économique, social et environnemental (CESE). Moustapha Diakhaté, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a été, ce samedi, l’invité du Grand Oral. Sur les ondes de la 97.5 Rewmi FM, il a longuement abordé l’évolution de l’actualité politique ces derniers temps.Morceaux choisis.

On note ces derniers temps l’entrée d’opposants dans le gouvernement. On annonce aussi d’autres décrets allant dans ce sens. Quelle lecture avez-vous fait de l’ouverture la majorité ?

On ne peut pas parler proprement de rentrée d’opposants dans le gouvernement. C’est quand un opposant dit que depuis 15 mois il dialogue avec le président de la République et que depuis 15 mois on constate son absence sur le terrain politique, on ne peut pas l’appeler l’entrée d’opposant dans le gouvernement. Pour moi, il s’agit véritablement d’une capitulation achetée par Macky Sall. Ce qui s’est passé le jour du remaniement, c’est deux choses essentiellement. Macky Sall s’est débarrassé comme des malpropres dans ses compagnons et a obtenu la capitulation de certains de ses anciens pourfendeurs.

Est-ce que cela vous a surpris ?

Pour ce qui concerne Idrissa Seck je ne m’attendais pas à ce qu’il intègre la majorité présidentielle. Parce que le schéma sur lequel il travaille lui Idrissa et le président de la République et dans une moindre mesure Oumar Sarr et qui était le deal en quelque sorte sur lequel ils travaillaient c’est de proposer à Idrissa Seck le chef de l’opposition et de permettre à des partis alliés d’Idy ou venant du Pds d’intégrer la majorité. Je ne sais pas ce qui s’est passé au dernier moment avec ce remaniement. Mais pour moi, je pense que c’est une honte pour notre pays. Les acteurs politiques ont encore joué des sénégalais. Mais en fait, ça ne doit pas nous étonner dans la mesure où au Sénégal quand on fait de la politique on ne le fait pas pour un idéal encore moins pour un projet de société. Tout ce qu’on cherche c’est d’accéder au pouvoir. Pour être plus précis accéder aux ressources du pouvoir. C’est tous les reniements sont possibles avec la classe politique sénégalaise.

Vous avez évoqué le fait que Macky Sall s’est débarrassé de certains de ses compagnons. Aujourd’hui est-ce qu’on peut s’attendre à un regroupement de ces « frustrés » de l’Apr autour de votre personne et du courant que vous incarnez ?

Vous savez que moi je crois que le regroupement de frustrés ce n’est pas un projet de société. Pour moi, comme je l’ai dit tantôt, la politique c’est un idéal et un projet de société. C’est autour de ça que les gens doivent se regrouper et non autour de frustration. Depuis 1960 ou depuis 2000 les sénégalais ont fait des alternances. Mais en réalité, ce sont des alternances qui ont débouché sur le maintien du système de gestion du pays. Et je crois que pour 2024 ce que le pays mérite ce n’est pas un regroupement de frustrés, ce n’est pas un regroupement de mécontents mais c’est une majorité d’adhésion, une majorité d’idéal, une majorité de projet de société. Je crois que c’est sur ça qu’il faut travailler. Personnellement, je ne suis pas dans une logique d’être dans un regroupement de frustrés. Parce que ce n’est pas avec ça qu’on va sortir le pays des difficultés. Par contre, je travaille qu’il y ait un rassemblement politique qui va au-delà de l’Apr. Tout au moins un rassemblement qui parte de la deuxième alternance notamment qui parte des assises nationales et de leurs mises en œuvre.

Est-ce qu’il y’a des discussions entre vous, Mimi Touré et Me Moussa Diop ?

Le journal qui a mis ce truc-là vraiment il a menti. On ne sait pas vu et on ne s’est pas parlé depuis plus de 2 ans. Que ça soit Mimi ou Moussa Diop. Je ne suis ni de près ni de loin dans une alliance avec ces deux. Moi je travaille sur quelque chose de plus grand, de plus utile pour notre pays. Autrement dit, je pense que le Sénégal perdrait beaucoup en confiant encore le pays à des mécontents. Le regroupement utile pour notre pays c’est un regroupement qui part des assises nationales et dont l’objectif et dont le projet c’est la mise en œuvre des sociétés nationales.

On peut avoir une idée des personnalités qui constitueront ce regroupement dont vous parlez ?

Vous les connaissez hein. Ce sont les acteurs de l’alternance qui étaient dans le pouvoir. C’est les Abdoul Mbaye, Thierno Alassane, Thierno Bocoum, Dr Babacar Diop etc. Je crois qu’aujourd’hui, il est nécessaire d’avoir un grand rassemblement. De mon point de vue ce rassemblement ne doit pas être un rassemblement d’anti Macky Sall. Ça doit être un rassemblement pour la mise en œuvre des assises nationales. Je crois que c’est sur ça qu’il faut travailler. Parce que les rassemblements d’anti n’ont pas d’espérance de vie longue. Il faut dire que notre ambition c’est d’aller ensemble aux élections locales et pour aller aux législatives et à la prochaine présidentielle. En réalité, le calendrier électoral est favorable pour de grands rassemblements. Il est rare de voir deux leaders de l’opposition qui sont dans une même localité. Ce qui fait que rien n’interdit que les gens s’appuient les uns les autres, qu’on mutualise nos forces pour avoir une large victoire que celle de l’opposition en 2009 face à Wade. Par ailleurs, il faut qu’on ait une charte de la présidentielle. Autrement dit ceux qui veulent aller ensemble organisent en leur sein des primaires pour choisir le meilleur candidat et que tout le monde se mette derrière lui. Il faut vraiment qu’on modernise nos alliances. Malheureusement au Sénégal, on reconduit les mêmes pratiques, on est ensemble pour s’opposer et non être ensemble pour construire quelque chose. En ce qui me concerne, je vais lancer un mouvement au mois de décembre prochain.

Pensez-vous qu’avec cette recomposition du paysage politique Macky Sall penserait à mettre en orbite Idrissa Seck en 2024 ?

Si Macky Sall voyait en rêve transmettre le pouvoir à Idy, il considérait ça comme un cauchemar. Ça ne lui traverse même pas l’idée. Ce qui s’est passé c’est qu’Idrissa Seck traversait des difficultés d’ordre financier, le président l’a appuyé et en contrepartie il s’est rendu à la majorité présidentielle. Véritablement ce n’est pas une affaire de recomposition mais une capitulation achetée. Vous savez Idy souhaiterait être le chef de l’opposition mais après que Macky l’a aidé pour lui sortir suffisamment des difficultés. Au lieu de le laisser être chef de l’opposition, il le met dans la majorité en lui donnant une institution. En plus même de la capitulation, Idy est pris en otage par Macky Sall. Il suffit qu’il dise un mot critique contre la gouvernance de Macky pour qu’il soit limogé.

On a tendance que les populations se sont découragées par rapport à la classe politique. Est-ce le cas ?

Il y’a une rupture de confiance entre les populations et la classe politique. Depuis plus de 100 ans nous passons nous acteurs politiques à mentir et à détruire les deniers publics et à acheter l’adhésion des populations. Ça crée une rupture psychologique en termes de confiance. Maintenant, c’est à nous de proposer autre chose que ce que les sénégalais connaissaient. C’est à nous de propos non pas des personnes mais des idées et des programmes. C’est vraiment une rupture qu’il doit y avoir sinon, on risque d’avoir les même travers.

Que peut-on attendre de ce nouveau gouvernement ?

Rien du tout. C’est un gouvernement de politiciens et de politique politicienne. Ce qui a été actrice c’est qu’on a attendu 5 jours. Et les sénégalais pensait que le président Sall allait les proposer une équipe pour conduire de nouvelles politiques. Il y’a rien de tout ça et la montagne a accouché d’une petite souris. C’est la raison pour laquelle la déception est grande. Parce qu’en général quand on fait un remaniement après deux ans de mandat, c’est pour restituer l’espoir, remobiliser les populations. Mais, Macky Sall a donné un poignard à la population et la déception n’a jamais été aussi grande. C’est un grand ratage de sa part. Peut-être qu’il était beaucoup plus perturbé à prendre en otage ces nouveaux convertis que de travailler véritablement. Parce que ceux qui ont rejoint le gouvernement si vous les comparez aux partants vous vous rendez compte que le président n’a pas fait ce remaniement pour travailler. Le problème c’est que Macky Sall ne veut qu’aucune tête ne pousse à l’Apr. Lui, il veut écraser tout le monde et être le seul maître à bord.Cheikh Moussa SARR

Le Pds mobilise ses troupes à Saint-Louis

Après son récent remaniement, le Parti démocratique sénégalais (Pds) a battu le rappel de ses troupes ce week-end à Saint-Louis. Sous la houlette de Mayoro Faye, les libéraux du départemental de Saint-Louis se sont réunis en assemblée générale pour la relance des activités de leur parti. La rencontre était présidée par Doudou Wade, représentant le Secrétaire général national Me Abdoulaye Wade, accompagné d’une forte délégation du comité directeur et du secrétariat national du parti.
Les libéraux du département de Saint-Louis se remobilisent en perspective de la vente des cartes de membres et des élections locales. Les militants du Pds, des communes Ndiabène Gandiol, Mpal, Fass, Gandon et Saint-Louis ont décidé de reprendre le travail de terrain afin de reconquérir l’ensemble du département pour préparer le retour triomphal de Karim Wade candidat à la Présidentielle de 2024.

Après Idy, Macky annonce avoir pêché un autre gros poisson

https://www.dakarmatin.com La réunion du SEN de l’Alliance pour la République (APR), tenue vendredi dernier au Palais, aura été riche en événements et… révélations de taille.
Selon Walf Quotidien, Macky Sall a annoncé avoir recruté, après le ralliement d’Idrissa Seck, une grosse pointure de l’opposition qui va rejoindre, incessamment, la mouvance présidentielle.

Boubacar Camara révèle quelques contenus de son audience avec Macky Sall

https://www.pressafrik. Son audience avec le prédisent Macky Sall a fait couler beaucoup d’encres suite aux révélations du journaliste Adama Gaye. Boubacar Camara a enfin décidé de  prononcer sur la question. Lors de l’émission Grand Jury sur la Rfm, il a révélé quelques contenus.
« Le prédisent de la République me respecte et je le respecte aussi. Il sait que je suis un homme que conviction que j’ai choisi d’entrer en politique volontairement et que j’ai choisi de m’encrer dans l’opposition. Il sait que j’ai un programme politique. Il m’a fait appelé, j’ai pris mon avion, j’ai fait plus de 14 heures de vol (il a quitté Kinshasa, où il travaille). Je suis réparti de lendemain », a expliqué d’emblée M. Camara.
Il poursuit : « Je l’ai écouté, il m’a expliqué ce qu’il voulait faire de ce pays. Il m’a expliqué les mesures qu’il est en train de prendre pour mettre le pays sur une trajectoire durable. Je l’ai remercié de m’avoir invité. Lorsqu’un chef d’État vous appelle pour avoir votre point de vue sur la situation, votre devoir c’est de lui parler franchement ».
Ainsi, explique-t-il, quand Macky Sall a fini de lui exposer ce qu’il voulait, Boubacar Camara dit avoir, à son tour, exposé ce qu’il pensait du pays. «  Je lui ai exposé les rectifications qu’il faut faire. Je lui ai exposé mon programme politique et je lui ai montré que les rectifications sont essentielles. Le changement de cap n’est pas négociable. Nous ne pouvons pas embarquer dans ce navire qui dérive et qui a abouti aux résultats que nous avons vu. Nous ne pouvons pas dénoncé cette situation que les Sénégalais vivent, critiquer tout cela et revenir dire que c’est bon ».
Boubacar Camara a insisté auprès du chef de l’État que « ces rectifications sont indispensables» pour s’engager dans un combat où dans la mise en oeuvre d’une politique publique qui n’est pas conforme aux orientations que (nous voulons). « Ça n’aurait pas de sens de me proposer de venir travailler  avec lui, parce-que les divergences qui ont été constatées lors de cet entretien sont telles que ça n’aurait aucun sens pour le prédisent de la République de me dire venez travailler avec moi.  Nous n’avons pas la même conception, ni la même vision pour ce pays ».
Mais, fait-il savoir, le jour où le prédisent Macky Sall décidera de s’engager vers cela, ils discuteront.

Dionne à Macky : “L’arrivée d’Idy est trop tôt”

https://www.seneweb.com Walf Quotidien revient sur les minutes de la réunion du SEN de l’APR qui s’est tenue, vendredi dernier, au Palais.
Lors de cette grande messe marron-beige, Mouhamed Boun Abdallah Dionne a fait savoir au patron de l’APR que l’entrée d’Idrissa Seck dans le gouvernement était trop tôt. Une remarque à laquelle le chef de l’État n’a pas répondu.
Mieux, l’ex-secrétaire général de la Présidence s’est demandé, dans les apartés de fin de réunion, où était Idrissa Seck lorsqu’ils se battaient pour conquérir le pouvoir.

« MACKY ET IDY SONT DE GRANDS POLITICIENS ET GRANDS STRATÈGES »

http://www.emedia.sn Son ralliement dans la mouvance présidentielle suivi de son installation à la tête du Conseil Economique Social et Environnemental continue de faire des vagues.
Certains parlent de deal politique entre Macky Sall et Idrissa Seck. Même si celui-ci dit avoir accepté la main tendue du chef de l’Etat pour relancer l’économie sénégalaise qui est à terre à cause de crise sanitaire liée à la maladie du coronavirus.
Invité du Jury du dimanche, Ousmane Sène, Directeur du WARC a livré son point de vue sur le compagnonnage entre les deux hommes. D’emblée, il déclare  : « en politique, il ne faut jamais dire jamais parce qu’on percevait Idrissa Seck comme quelqu’un qui, là où il se trouve, ne pouvait chercher qu’une seule chose  : la présidence de la République. Il a une présidence mais celle du Conseil économique social et environnemental. Il a avancé ses arguments mais je dirai ceci  : Je constate qu’il a rejoint le président à un moment où on n’y pensait le moins ». Et d’ajouter  : « Est-ce que c’est pour amener l’expertise dont on lui connaît qu’il se mette au travail au profit ? Si c’est des calculs politiques, je n’en sais rien. 2024, qu’est ce qui va se passer ? Est-ce que Idrissa Seck va travailler pour que Macky ait un troisième mandat ou alors est ce que Idrissa Seck est là pour que Macky Sall puisse l’aider à avoir le pouvoir en 2024 », s’interroge l’ancien chef de département anglais de l’UCAD. Qui pense que « ce serait une architecture extraordinairement bien menée et cela montre que les deux sont de grands politiques et de grands stratèges ».
A son avis, les jeux sont ouverts et le fait que Idrissa Seck soit à la tête de la présidence du CESE lui permettra de rattraper le train qui est en train de passer. Pour lui, Idrissa Seck demeure et reste le même. Il n’a aucun changement. « En le regardant, je ne lis pas un Idrissa Seck différent du Idrissa Seck que nous avons tous connu. Il y a de la constance dans ses initiatives inattendues », dit-il.

LES DÉSAVATANGES DE MIMI TOURÉ

Le cas Mimi Touré n’a pas laissé l’invité du Jury du dimanche indifférent. Le prédécesseur d’Idrissa Seck à qui on prête des ambitions présidentielles a d’ailleurs boudé la première réunion du secrétariat national de l’Alliance pour la république après le remaniement qui a vu beaucoup de ténors dudit parti quitter le pouvoir. Mais, de l’avis de Ousmane Sène, chacun peut avoir l’ambition de devenir président de la République. Il est légitime que les ambitions aient de l’ambition d’autant que celui qui n’a pas d’ambition ne va nulle part. Mieux, pense-t-il, Aminata Touré a raison de dire qu’avoir de l’ambition n’est pas un crime. Mais à en croire le Directeur du WARC, le problème de Mimi Touré c’est qu’elle ne sait pas fait adouber à Kaolack, elle ne sait pas fait adouber du côté de Kaffrine et Grand Yoff lui résiste toujours. « Il faut avoir une certaine carapace politique. Mais à ce jour, à part les postes qu’elle a occupés au niveau du gouvernement, elle n’a jamais eu un poste électif. Or, ce sont les postes électifs qui permettent de mesurer le poids politique de quelqu’un », analyse-t-il.
Quid de l’opposition ? Ousmane Sène constate qu’elle a un problème de personne. « Autant à l’APR des gens sont en train de partir, autant cette alliance-là, Macky Sall, tranquillement est en train de la renforcer. Parce que même ceux dont on parle en disant que ce sont des gens qui risquent d’être frustrés, le PS va aller où ? L’AFP va aller où ? », s’interroge-t-il. Aliou DIOUF & Abdoulaye SYLLA (Photo)

Mr Sène, et si on parlait des atouts politiques de Mimi Touré Par Ismaïla Kamby

Mr Ousmane Sène du WARC dans une contribution récente décrit ce qu’il considère comme les limites politiques d’Aminata Touré sans évoquer une seule force ni une seule opportunité en sa faveur. Ce qui, pour un analyste, laisse planer de sérieux doutes quant à son objectivité. Il indique que Mimi Touré n’ayant pas de base ne peut penser à un destin national.
Mr Sène, quelles étaient les bases politiques des présidents Senghor, Diouf et Wade? Il n’ont jamais été ni maires ni conseillers municipaux. Ils ont placé la barre de leur ambition haut, celle de la conquête de la Nation et l’ont franchi. Et pourquoi pas Mimi, tiens? Macky Sall a gagné en 2012 et 2019 juste avec sa base de Fatick et du Fouta pensez-vous ?
Cette manière d’affilier un leader uniquement à une base locale n’est pas à notre avis la meilleure des approches pour conquérir un pays. Cela marche si on a comme seule ambition de devenir maire ou president de conseil départemental. Gagner l’estime de la majorité des sénégalais où qu’ils se trouvent, voilà la démarche intelligente.
Comme jeune observateur de la scène politique, j’encourage fortement Mimi Touré à se construire un projet national en considérant le pays entier comme sa base et même l’international avec la diaspora, à la dimension de la sympathie que beaucoup de ses compatriotes lui vouent. Elle n’a pas été la seule à avoir été remerciée par Macky Sall, on semble l’oublier. Le seul fait que votre analyse porte uniquement sur elle est un signe qui ne trompe pas.
Elle se distingue clairement comme personnalité politique dans cette majorité présidentielle. Elle n’a pas été pour rien deux fois directeur de Cabinet du candidat Macky 2012 et Macky 2019, délégué national au Parrainage, représentant au conseil constitutionnel du même Macky Sall en sus d’avoir été son ministre de la Justice, son premier ministre et pendant 16 mois la Présidente du CESE.
Mimi Touré cristallise aujourd’hui toutes les attentions et l’admiration inavouée de nombreux commentateurs-mâles qui noircissent son tableau parce qu’au fond d’eux-même ils lui envient son courage, son intelligence et même son culot. J’encourage Mimi Touré à développer une ambition nationale basée sur une autre manière de gouverner, avec les valeurs qu’elle ne cesse de défendre, en mettant les jeunes au centre des actions de l’État, avec la promotion du mérite, de l’égalité des chances, la bonne gouvernance et en gardant la famille hors des affaires de l’État.
Son courage et son optimisme en l’avenir du Sénégal sont encourageants et son audace contaminant. Je lui recommande d’aller jusqu’au bout de ses ambitions et je suis sûr que de nombreux compatriotes sont prêts à prendre le pari avec elle. Go Mimi!Ismaïla KAMBY,President de l’Association “Touches pas à ma sœur”

MARCHÉ OCKASS : “Idrissa Seck ne peut pas rester insensible à ce qui touche Touba” (Déthié Fall)

https://www.seneweb.com Comme l’annonçait Seneweb, le président du parti Rewmi a envoyé ce dimanche une forte délégation à Touba. Sous la houlette du député Déthié Fall, les partisans du président du Conseil économique social et environnemental (CESE) ont foulé le sol du marché Ockass vers 17 h pour exprimer leur compassion aux impactés du violent incendie
Accueilli par le délégué du marché, le président des marchands ambulants, les membres de l’Acis, le chef de la délégation a délivré le message du leader de Rewmi. Déthie Fall a assuré les commerçants qu’il va faire un compte-rendu au président du Cese. Et qu’il va porter le combat des sinistrés au niveau de l’Assemblée nationale
Le député a signalé que le nouveau président du Cese ” entretient de très bons rapports avec la population de Touba”. Déthié Fall a rappelé aux commerçants que ” les populations de Touba ont montré à plusieurs reprises l’affectation qu’elles vouent à Idrissa Seck. La récente élection Présidentielle en est une illustration “, se réjouit-il.
Sur ce, “Idrissa Seck ne peut pas rester insensible à ce qui touche Touba” confie l’émissaire du président du parti Rewmi.

GAKOU,GP AU PALAIS : Macky annonce son imminente nomination

https://www.lequotidien.sn/ A la réunion du Secrétariat exécutif national de l’Apr, il a été aussi question de l’arrivée de nouvelles forces de l’opposition dans la mouvance présidentielle. Le Président Sall a confirmé que Malick Gakou sera à la présidence de la République. Sans préciser le poste qu’il occupera.
Le Secrétariat exécutif national (Sen) de l’Apr s’est réuni vendredi dernier. Il y a eu le communiqué officiel qui a évoqué la situation interne du parti présidentiel. Mais il y avait aussi, bien évidemment, des points qui ne pouvaient figurer dans un communiqué. Macky Sall n’a pas, en effet, fini son processus d’ouverture aux forces de l’opposition. Et quand ça vient du président de la République lui-même, on peut se passer alors du conditionnel. Le Quotidien a appris que Macky Sall a informé ses camarades de son intention d’élargir sa majorité à Malick Gakou qui va rejoindre le Palais. Le chef de l’Etat n’a pas précisé le poste qu’il réserve au leader du Grand parti (Gp), mais la presse a plusieurs fois annoncé qu’il serait ministre d’Etat. Jusqu’ici, Gakou était annoncé parmi les opposants devant rejoindre la mouvance présidentielle, après Idrissa Seck et ses hommes, mais aussi Oumar Sarr et ses camarades de Suqali. Le Président Sall continue ainsi d’étoffer sa majorité et, donc, de dégarnir les rangs de l’opposition. C’est là donc une des discrétions du Sen post-re­ma­niement ministériel et institutionnel qui a vu le départ de plusieurs pontes de l’Apr. «Le Président a salué la présence des responsables du parti qui n’ont pas été reconduits dans le gouvernement, en rappelant que la réorganisation et l’ouverture constituent un tournant important qui a entraîné des changements inhérents au fonctionnement de l’Etat qui, pour douloureux qu’ils puissent être, ne devraient nullement constituer des causes de rupture dans le compagnonnage politique», avait dit Macky Sall dans le communiqué ayant sanctionné le Sen. Amadou Ba, Aly Ngouille Ndiaye, Oumar Youm, Boun Abdallah Dionne, limogés du gouvernement de «recentrage du dispositif de pilotage de l’action publique», de la «consolidation de la coalition Benno bokk yaakaar», de «l’ouverture aux autres forces de l’opposition et le rajeunissement des membres de l’équipe», étaient présents à cette rencontre. L’absence de Aminata Touré ne peut être une surprise après qu’elle a littéralement «oublié» le nom du Pré­sident Sall dans ses remerciements lors de son départ du Cese.

Idy-Kirikou Seck rejoint le Macky  : Quelles idées en tête ?

https://www.xibaaru.sn A tous les coups, Idrissa Seck est un homme politique qui n’agit jamais, sauf s’il a une idée derrière la tête. Idy-Kirikou-Seck reste un grand calculateur politique. IL ne fait jamais rien au hasard. Alors que tout le monde le voyait se terrer dans son silence depuis la publication des résultats définitifs de l’élection présidentielle de 2019 par le Conseil constitutionnel pour obtenir le statut de Chef de l’opposition, Idy-Kirikou-Seck réussit à dérouter tout le monde.
Idy a pu négocier en silence pendant tout ce temps avec le Président Macky Sall pour se retrouver à la tête d’une institution comme le Conseil économique, social et environnemental (CESE). Personne n’avait pu voir venir. Aujourd’hui, qu’il a rejoint le camp présidentiel au détriment du statut de Chef de l’opposition, quel apport pour Idrissa Seck au Chef de l’Etat Macky Sall ?
Penser qu’Idy-Kirikou-Seck a choisi de rejoindre la mouvance présidentielle en acceptant de se faire nommer Président du CESE, rien que pour la stabilité du Sénégal, c’est prendre la vessie de la vache pour des lanternes. Idrissa Seck a déjà fait ses calculs.
En se mettant aux côtés du Président de la République Macky Sall, Idrissa Seck se montre comme le calculateur perfide. Idy-Kirikou Seck a choisi de rallier le camp présidentiel avec son poste de Président du CESE, disposant outre de son salaire, d’une caisse d’avance politique, de pouvoir mieux se constituer de son trésor de guerre. Les élections locales approchent.
Ayant réussi à caser deux de ses poulains ministres, alors que son parti dispose déjà de députés à l’Assemblée nationale, en attendant de bénéficier de quotas au sein du CESE qu’il dirige et au Haut conseil des collectivités territoriales, Idy-Kirikou Seck dispose à présent de tous les moyens de l’Etat pour redonner du poids à son parti.
Idy-Kirikou-Seck a assurément un objectif…Mais quel est celui de Macky Sall ? Redonner du poids à quelqu’un qu’il a laminé à la dernière élection présidentielle n’a tout de même aucun sens.

Trahison d’Oumar Sarr et compagnie : Me Abdoulaye Wade avait raison

https://www.xibaaru.sn Me Abdoulaye Wade a finalement eu raison. L’on se souvient que Me Abdoulaye Wade avait désavoué l’ancien numéro 2 de son parti en indiquant que le Parti démocratique sénégalais (PDS) n’était pas partie prenante du dialogue national lancé par le Président de la République Macky Sall, auquel s’est entêté à prendre part Oumar Sarr. Me Abdoulaye Wade accusait son ancien numéro 2 et les compagnons de ce dernier, Me Amadou Sall, Babacar Gaye et autres de discuter discrètement avec le Palais de la République pour un entrisme dans le gouvernement.
Une accusation rejetée évidemment par Oumar Sarr et compagnie qui voyaient leur mise en disgrâce à la tête des instances du PDS comme une volonté de Karim Wade de les éliminer, afin de se tracer le chemin libre pour remplacer son père Me Abdoulaye Wade à la tête de ce parti. Depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les encres.
Le Président de la République Macky Sall a opéré à un remaniement au sein de son gouvernement. Et qui voit-on être nommé ministre des Mines et de la Géologie ? Oumar Sarr, bien sûr ! L’homme qui avait roulé sous le sable chaud pénétré par les rayons du soleil jusqu’à réfuter l’accusation portée contre lui par Me Abdoulaye Wade. Oumar Sarr et compagnie ont toujours clamé que c’est à cause de leur opposition à toute tentative de dévolution monarchique au sein du Pds, qu’ils ont été écartés.
Pourtant, les faits ont fini de donner raison à Me Abdoulaye Wade. « Ndékétéyo », comme l’affirmait Me Abdoulaye Wade, Oumar Sarr et ses comparses discutaient discrètement avec le Palais et négociaient leur entrée dans le gouvernement. Sortis du PDS après avoir été démasqués et mis à l’écart des instances de décisions de ce parti, ils ont créé le Parti des libéraux et démocrates/And Suqali (PLD/AS) afin de poursuivre leurs négociations avec le Palais.
Tout ce que Me Abdoulaye Wade avait dit, se confirme. Oumar Sarr et ses comparses avaient bel et bien choisi de trahir leur mentor, alors qu’ils étaient encore responsables du PDS. Quel crédit accorder alors à ses traîtres ?

Une 3éme candidature de Macky Sall en 2024 est une utopie juridique par Seybani SOUGOU

Le Conseil constitutionnel est membre de l’Association des cours constitutionnelles francophones (ACCF), ayant en partage l’usage du français, qui rassemble 48 Cours constitutionnelles et institutions équivalentes des pays d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie. Lors du 8éme congrès triennal qui s’est tenu à Montréal du 30 avril au 3 mai 2019, les présidents, membres et représentants des Cours et institutions membres ont été invités à débattre sur le thème suivant : « Constitution et sécurité juridique », et à répondre à un questionnaire précis. Lors de ce congrès, le Conseil Constitutionnel a produit 2 documents et apporté des réponses écrites, se référant expressément à l’avis qu’il a rendu le 12 février 2016, suite au projet de loi de révision constitutionnelle qui lui avait été soumis, et qui prévoyait de rendre applicable au mandat présidentiel en cours, une disposition qui fait passer la durée du mandat de 7 à 5 ans.
Des apprentis sorciers du régime ont prétendu avec une incroyable audace, que le Conseil Constitutionnel du Sénégal avait tranché le débat en 2016 et balisé la voie à une troisième candidature de Macky Sall en 2024. Une telle assertion est totalement fausse et relève de la sorcellerie juridique. Une lecture attentive de l’avis du Conseil Constitutionnel du 12 février 2016, et des 2 documents produits par le Conseil Constitutionnel au 8éme congrès de l’ACCF en 2019, torpille cette thèse farfelue, qui ne repose sur aucun fondement juridique.

1-En 2016, le Conseil Constitutionnel s’est prononcé sur la durée du mandat et n’a jamais écarté le 1er mandat de Macky Sall du décompte des mandats

Le point 2.2 de l’avis du Conseil Constitutionnel du 12 février 2016 est intitulé « la durée du mandat du président de la république ». Cet intitulé ne laisse place à aucun doute sur la portée de l’avis. Les considérants (19 à 32) de l’avis de 2016 traitent de la durée de mandat. En 2016, s’agissant du point relatif à la réduction du mandat, le Conseil Constitutionnel a répondu à une seule et unique question : l’article 27 de la Constitution, qui, dans sa nouvelle rédaction fait passer la durée du mandat du président de 7 à 5 ans, est-elle applicable au mandat de Macky Sall en cours ? A cette question, la réponse du Conseil Constitutionnel est la suivante : le mandat de Macky Sall a été conféré pour 7 ans, et la loi nouvelle qui fait passer le mandat de 7 à 5 ans ne saurait affecter la durée dudit mandat. Autrement dit, la durée du mandat de 7 ans, est intangible, hors de portée. Il ne faut jamais confondre durée du mandat et nombre de mandats. En 2016, le Conseil Constitutionnel n’a jamais écarté le 1er mandat de Macky Sall et n’a jamais évoqué le nombre de mandats. Le Conseil a précisé « qu’au nom de la sécurité juridique et de la stabilité des institutions ; la durée du mandat qui est de 7 ans ne pouvait être affectée par la loi nouvelle qui prévoit de ramener la durée du mandat à 5 ans ». Pour bien comprendre que le 1er mandat de 2012 fait partie du décompte des mandats, il suffit de lire attentivement, la réécriture de l’article 27 issu de la loi constitutionnelle n° 2016-10 du 05 avril 2016 qui concerne la durée et le nombre de mandats :
• La durée du mandat du Président de la République est de cinq (05) ans.
• Nul ne peut exercer plus de deux (02) mandats consécutifs.
Dans le dispositif de l’avis de 2016 (cf article 3), le Conseil constitutionnel a conclu que « la disposition relative à la réduction du mandat en cours du président n’est conforme ni à l’esprit de la Constitution, ni à la pratique, précisant que la loi nouvelle sur la durée du mandat du Président ne peut s’appliquer au mandat en cours ». En effet, seule la loi nouvelle sur la durée du mandat a été visée par le Conseil Constitutionnel, comme ne pouvant affecter, le 1er mandat de Macky Sall. Toutes les autres dispositions, et précisément l’alinéa de l’article 27 de la constitution « nul ne peut faire plus de 2 mandats consécutifs » sont applicables au mandat de Macky Sall. Si le Conseil Constitutionnel voulait écarter le 1er mandat de Macky Sall du décompte des mandats, il aurait écrit « l’alinéa de l’article 27 sur le nombre de mandats « nul ne peut faire plus de 2 mandats consécutifs », ne s’applique pas au mandat en cours ». Le Conseil Constitutionnel ne l’a pas écrit.

2- En 2019, lors du congrès de l’ACCF, le Conseil Constitutionnel a précisé la portée de son avis de 2016 qui se limite à l’appréciation de la durée du 1er mandat (2012)

Dans le questionnaire qui lui a été transmis sur le principe de sécurité juridique, le Conseil Constitutionnel a donné une réponse, en prenant l’exemple de son avis en 2016. Dans le point 13 du questionnaire, le Conseil Constitutionnel précise la portée de l’avis de 2016 : « Appelé à se prononcer dans le cadre d’une demande d’avis, sur la possibilité de prévoir, dans un projet de loi de révision constitutionnelle, une mesure transitoire ayant pour objet de rendre applicable au mandat du président de la République en cours une disposition qui fait passer la durée de celui-ci de sept à cinq ans, le Conseil a estimé que le droit applicable à une situation doit être connu au moment où celle-ci prend naissance ».
Cette interprétation juridique est confortée par le 2eme document produit par le Conseil Constitutionnel intitulé « La protection des situations légalement acquises : l’apport du Conseil constitutionnel du Sénégal ». Cette fois, la contribution émane du Président du Conseil Constitutionnel, himself. A la page 104 du document, le Président du Conseil Constitutionnel, Papa Ibrahima SAKHO écrit : « Une disposition contenue dans le projet de révision constitutionnelle en 2016 avait prévu que l’article 27 de la Constitution, qui dans sa nouvelle rédaction faisait passer la durée du mandat du président de la République de 7 à 5 ans, était applicable au mandat qui était en cours. Il faut dire que cette question de la modification de la durée des mandats politiques, souvent dans le sens de la réduction, n’était pas nouvelle, et que la réponse qui était trouvée n’était pas toujours satisfaisante. Il est arrivé, à deux reprises, que la durée du mandat du président de l’Assemblée nationale, de 5 ans à l’origine, soit ramenée à 1 an dans le cadre de réformes constitutionnelles ou législatives déclarées immédiatement applicables, ce qui avait pour effet le départ de l’intéressé avant la date initialement retenue. Confronté au même problème, le Conseil constitutionnel a, dans sa décision de 2016, fait appel à la notion de sécurité juridique à laquelle il a associé celle de stabilité des institutions pour se prononcer contre la disposition transitoire ».
Le Conseil Constitutionnel justifie sa position par les modifications intempestives de la durée du mandat du Président de l’assemblée nationale (de 5 à 1 an) et précise qu’il s’agit à travers l’avis de 2016, d’assurer « la protection des situations légalement acquises ». Ce qui nous intéresse, ce ne sont pas les justifications alambiquées du Conseil Constitutionnel pour ne pas valider le principe de la réduction de la durée du mandat de 7 à 5 ans, mais de savoir, que toute la problématique en 2016 portait sur la durée du mandat en cours (et non sur le nombre de mandats). Le Conseil Constitutionnel, à 3 reprises (avis de 2016 et 2 documents produits en 2019 au 8éme congrès de l’ACCF) écrit noir sur blanc qu’il s’est prononcé sur la durée du mandat.
L’idée selon laquelle le Conseil Constitutionnel a balisé la voie à Macky Sall en 2024, et aurait déjà validé une 3éme candidature est une légende qui relève d’une stratégie d’enfumage, et de mystification. La nouvelle rédaction (réécriture) de l’article 27 de la ne laisse place à aucune interprétation, même pour les exégètes les plus passionnés, et ce n’est pas Ismaëla Madior Fall qui nous contredira. Le Conseil Constitutionnel n’a jamais écrit dans l’avis de 2016 que le mandat en cours était écarté du décompte des mandats. Le projet de révision constitutionnelle soumis au référendum du 20 mars 2016 concernait 15 points, dont celui relatif à l’intangibilité des dispositions relatives à la forme républicaine, la laïcité le caractère indivisible, démocratique et décentralisé de l’État, au mode d’élection, à la durée et au nombre de mandats consécutifs du Président de la République. Le Conseil Constitutionnel a examiné et validé le nombre de mandats consécutifs limité à 2 et n’a formulé aucune remarque ou observation sur ce point (il n’a pas écrit que le 1er mandat de Macky n’était pas pris en compte dans le nombre de mandats consécutifs et ne pouvait en
aucun cas le faire).
Par conséquent, « Nul ne peut faire plus de 2 mandats consécutifs » frappe Macky Sall (peu importe la durée des mandats consécutifs). Car, si Macky Sall s’appelait Macky Sall en 2012, et qu’il s’appelle toujours Macky Sall en 2019 et en 2024, il ne pourra jamais présenter une 3eme candidature en 2024. Sauf s’il est un mutant et qu’il change de visage et d’identité en 2024.
Avant 2016, le nombre de mandats était de 2 : après la révision constitutionnelle de 2016, le nombre est inchangé (2) et confirmé. Le verrouillage à double tour de l’article 27 est assuré avec l’alinéa «Nul ne peut faire plus de 2 mandats consécutifs».
Au vu de tout ce qui précède, une 3éme candidature de Macky en 2024 est une utopie.Macky est « out » : the game is over (les jeux sont faits).

Les Lundis de Madiambal : Émigration clandestine, Serigne Mountakha, une voix à suivre

Il n’y a certainement plus rien de nouveau à dire sur le phénomène des hordes de migrants qui prennent des pirogues pour se lancer à l’assaut des océans, dans l’espoir d’échouer, mort ou vif, sur une plage européenne. On a fini de stigmatiser la responsabilité des gouvernants des pays de départ, on a déploré les mauvais traitements réservés aux migrants dans les pays d’accueil, on a pointé du doigt les causes profondes et évidentes de ce phénomène, notamment les déséquilibres économiques et sociaux entre les conditions de vie des peuples des différentes régions du monde, on a interrogé la responsabilité propre des candidats au départ, on s’est ému du silence ou même de l’action complice des familles ou encore de l’indifférence des autorités morales. Mais rien n’y fait, les flux de départs reprennent à chaque fois, à l’image des ressacs des vagues de l’océan.

«Ils ont choisi leur mort», disait à juste raison le journaliste Macoumba Mbodji…

Dans une chronique intitulée «Honte à l’Afrique !», nous relevions que «personne ne peut compter le nombre de morts engloutis par l’océan Atlantique et la mer Méditerranée depuis que des hordes de personnes, de tous âges, ont décidé de prendre d’assaut les portes de l’Europe à bord d’embarcations d’un autre âge. C’est par centaines ou même par milliers que les cadavres sont rejetés par la mer, comme si la faune aquatique, repue, n’aurait plus besoin de cette nourriture. Il n’existerait aucun pays d’Afrique qui ne serait pas endeuillé du fait de ces vagues d’exodes volontaires. Pourtant, personne ne force ces désespérés à prendre la mer ou à payer des passeurs au prix fort. Ces victimes tentent l’aventure au péril de leur vie, car persuadées qu’elles sont, qu’elles n’ont aucun avenir dans leur propre pays. Ces naufragés ont décidé d’aller vers une mort certaine. A la limite, ils sont des suicidaires. Les candidats à chaque voyage de ces ‘’boat people’’ sont bien conscients qu’avant eux, des centaines d’autres ont péri en mer et que le même sort leur arriverait très probablement pour ne pas dire de façon certaine. N’empêche, ils décident d’y aller et paient leur mort au prix fort. Ils la paient avec les économies de toute une vie ou le fruit du labeur de toute une famille. Des parents paient des passeurs pour envoyer leur progéniture vers la mort. Pourquoi les pleurent-ils alors après le naufrage ? Des mamans remettent le produit de tontines à leur fils ou leur fille pour payer des passeurs ; des vendeurs à la sauvette arrivent à économiser, ô combien difficilement, des centaines de milliers de francs Cfa ou même des millions pour payer des passeurs qui les embarquent pour un voyage sans retour.
C’est dire que la responsabilité des personnes qui s’engagent dans de telles odyssées est totale, comme celle de leurs parents et autres proches qui les soutiennent dans cette aventure on ne peut plus périlleuse. Notre confrère de la Radio futurs médias, Macoumba Mbodji, a trouvé la bonne formule en disant ‘’qu’ils ont choisi leur mort». Ces lignes datent du 27 avril 2015.
La semaine dernière, Henriette Niang Kandé, dans les colonnes de Sud Quotidien, nous montrait avec pertinence que : «Dans ce pays qui est une terre de départ, les émigrés font l’objet d’une grande considération et l’impact sur les mentalités est important, et un individu méprisé peut brusquement connaître un transfert parmi l’élite du social. De plus en plus, on constate que les jeunes, chômeurs ou pas, ne sont pas les seuls à rêver d’ailleurs, et que les profils socio-démographiques des migrants ont également évolué. Des travailleurs à faible revenu, des petits commerçants, des enseignants, des femmes portant leur(s) enfants, sont eux également candidats à l’émigration clandestine, nous faisant nous interroger, au regard des sommes qu’ils misent (de 600 mille francs à trois millions), sur le fait de savoir s’ils sont les plus pauvres, puisqu’ils disposent au moins de cette épargne. Faut-il ignorer les réseaux ‘’d’entraide’’ ? Non. Si quelques parents sont en général les premiers ‘’complices’’ au départ de leurs enfants, le choix du pays de destination est motivé par la présence, là-bas, de contacts familiaux qui promettent au futur émigré un travail, souvent au noir.»

Pour autant, on doit protéger les candidats migrants contre eux-mêmes

La déclaration de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, au nom du khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, interpellant les candidats au voyage, en se fondant sur les enseignements et préceptes religieux, apparaît très opportune. Aucune religion ne devrait rester indifférente devant une situation où des personnes vont, de leur plein chef, vers un risque certain de mourir. Cette autorité religieuse a parfaitement raison quand elle affirme que cela procède d’un suicide, que de mourir dans de telles conditions. On peut se demander si jamais il y aurait une bonne raison pour se suicider, mais la société, de façon générale, doit empêcher le suicide, quelles que soient les circonstances ou les motivations. On doit toujours trouver de bonnes raisons pour ne pas se tuer ou pour ne pas laisser une personne se donner la mort. C’est dire que toutes les obédiences religieuses et morales devraient joindre leur voix à celle de Touba, pour dissuader les candidats à ce mode périlleux de chercher à rallier l’Europe. En effet, la situation économique et sociale de nos pays, pour très insatisfaisante quelle puisse être, ne saurait justifier de tels actes de désespoir. Il est malheureux, qu’animées par une adversité politique nourrie d’une mauvaise foi absolue, certaines élites intellectuelles et politiques en arrivent à chercher à justifier ce phénomène, au risque de verser dans une certaine forme d’apologie du suicide de masse. Un tel discours, il faut le dire, est on ne peut plus dangereux. Les autorités religieuses de Touba ont parlé à leur propre communauté et s’attendent à être obéies. D’autres personnes ne se référant pas à elles, sur le plan religieux ou moral, ne devraient pas manquer de s’inspirer du message.
En mars 2018, j’avais pris part à un panel à Tours (France), à l’occasion des Assises du journalisme qui se révèle être désormais un incontournable rendez-vous annuel des médias français. Il était question de discuter du thème «Médias et migrations». Les chaînes de télévision françaises diffusaient en boucle des naufrages de pirogues bondées de migrants africains et quelques rares rescapés se plaisaient à faire des témoignages sur leur désespoir et la misère qui les poussaient à quitter par exemple le Sénégal et la Côte d’Ivoire pour tenter cette aventure meurtrière. Je m’inscrivis en faux contre ce tableau sinistre, contre la misère décrite, car le Sénégal ou la Côte d’Ivoire, que je peux prétendre connaître, sont bien loin de cette apocalypse ainsi décrite, où on meurt de faim et de misère, pour qu’il faille se jeter dans les mers pour chercher des endroits plus cléments. En effet, chacun d’entre nous, dans son environnement social, a pu compter un candidat à cette forme d’émigration qui ne saurait valablement justifier son geste par une misère pareille. Au contraire, ils sont nombreux à constater, une fois en Europe, que les conditions trouvées sur place ne vaudraient pas un tel risque. D’ailleurs, nombre d’entre eux ont des scrupules à retourner dans leur pays.
Mieux, je pris prétexte des déclarations des rescapés pour interpeller l’auditoire en demandant qui, parmi ces centaines de journalistes présents, pouvait lever la main pour dire qu’il avait pu économiser l’équivalent de 5 000 euros, soit l’équivalent de trois mois de salaire moyen d’un journaliste en France ? Je faisais percevoir à mon auditoire que ces jeunes ne se sont pas réveillés pour se retrouver dans des pirogues, comme par enchantement. Ils ont payé cher leur voyage, parfois au prix de l’équivalent de 5 000 euros. Des sommes récoltées grâce à leur travail ou à une solidarité de leurs proches. C’est justement pourquoi Mme Henriette Niang Kandé se demande si ces candidats à l’émigration sont parmi les personnes les plus pauvres de notre société. Dans le lot, on dénombre des personnes qui ont abandonné des emplois formels pour tenter l’émigration. On a dernièrement appris que des personnes, ayant bénéficié de financements de la Délégation générale à l’entreprenariat rapide (Der/Fj), ont mis en vente leurs fonds de commerce pour payer des passeurs. Il apparaît donc évident qu’il y a encore beaucoup trop d’idées reçues sur le phénomène de l’émigration de masse des jeunes Africains vers l’Europe. A l’occasion, j’avais pu observer avoir heurté les certitudes de certains esprits qui regardent toujours l’Afrique avec condescendance.
Au demeurant, le nom du phénomène en lui-même, «mbëk mi», en dit long sur la logique d’un coup de tête et de coup de force, fait en connaissance de tous les dangers liés au phénomène. On charge l’avenir d’un coup de bélier, pour défoncer des frontières et espérer toucher à un mieux-être au risque de sa vie.

Tous les peuples ont connu dans leur histoire cette forme d’émigration de masses

Les spécialistes arriveront sans doute à expliquer ce phénomène avec des arguments scientifiques, mais on retiendra que tous les peuples ont eu à connaître dans leur histoire récente ou ancienne ces phénomènes d’exode de masses. On peut avoir toujours l’impression que l’herbe est plus verte chez le voisin ou que les clichés qu’envoient les migrants pour justifier, à tort ou à raison, la justesse de leur choix de laisser derrière eux leurs proches, amis, pères, mères, frères, sœurs, enfants, épouses, peuvent inciter d’autres à tenter la même aventure. Un peuple comme celui du Sénégal, où l’aventure est considérée comme une étape constitutive de la réalisation personnelle et sociale, ne peut échapper à ce phénomène. L’Histoire de l’humanité est pleine de grands mouvements de population.
Les émigrations italiennes et irlandaises vers l’Amérique en sont des exemples majeurs. En effet, on note entre 1876 et 1900 plus de 220 mille départs annuels d’Italiens vers l’Amérique. Cela aura un effet particulier sur le taux migratoire moyen qui n’était que de 8‰ en 1894, pour passer à 10‰ en 1900, avant de culminer à 25‰ en 1913. En tout, de 1900 à 1915, plus de 8 millions d’Italiens quitteront leur pays pour s’installer soit au Canada, aux Etats-Unis ou en Amérique Latine.
La Patria en la Maleta, une étude historique très détaillée sur l’émigration espagnole en Europe, produite par José Babiano et Ana Fernández, renseigne que plus de 2 millions d’Espagnols ont quitté leur pays entre 1960 et 1973. La moitié des personnes constituant ce fort exode y a procédé de façon irrégulière. La conséquence de cette migration de masse a été l’apparition de réseaux de traite d’êtres humains dont plusieurs Espagnols ont été victimes. Ces passeurs leur promettaient un passage sûr et un emploi en échange de sommes d’argent considérables. Un autre exode massif est celui de nombreux Français au lendemain de la Seconde guerre mondiale vers le Canada. Aussi, il semble utile de souligner qu’aujourd’hui, les Français continuent d’émigrer en masse. Au 31 décembre 2010, selon les registres des consulats et ambassades, les Français expatriés étaient de 1 million 504 mille 001 (+ 2,3% par rapport à 2009). Depuis une dizaine d’années (2000), avec une hausse de 3 à 4% en moyenne par an, leur nombre a augmenté de près de 50%. L’Afrique accueille 15% des expatriés français dont plus de 48 mille au Maroc et 30 mille en Algérie.
Le phénomène migratoire dépasse le Sénégal, mais il est bien logique que ses relents suicidaires dans des embarcations de fortune choquent, pour que tout soit fait pour l’endiguer et raisonner au mieux nos populations. Les efforts des pouvoirs publics pour prendre en charge cette question devront trouver un écho accompagnateur au sein des populations.

BALDE  CASSE-TÊTE DE MACKY ,ET L’UCS LE PROBLEME DE MAHMOUT SALEH PAR SIRÉ SY

https://www.seneplus.com Sur le chemin de 2024, Mahmout Saleh aurait convaincu le président Macky Sall que renforcer l’UCS et Abdoulaye Baldé, pourrait être pour lui, sa plus grande erreur politique et stratégique
Entre le président Macky Sall et le député-maire Abdoulaye Baldé, c’est comme un tableau du théâtre grec, avec ses scènes typiques dont la toute dernière est le remaniement ministériel du 1er novembre 2020. En effet, à la veille de ce remaniement, le président Macky Sall avait longuement reçu en audience, le député-maire dont l’épouse, faudrait-il encore le rappeler, est la fille aînée de Macky Gassama dont Macky Sall porte le prénom. C’est donc dire la proximité entre les deux hommes-Macky et Baldé – pour qui connaît ce que représentent et symbolisent Macky Gassama et sa famille, pour le président Macky Sall et les siens. Et ceci, depuis Fatick. Les deux hommes mais aussi leurs épouses respectives, seraient si proches et si complices que quand Macky Sall entrait pour la première fois dans un gouvernement de la République en 2001, Abdoulaye Baldé qui fut son ancien dans le gouvernement et comme disent les militaires dans l’armée, l’aurait pris sous son aile protectrice, pour le ‘’coacher’’ et l’initier aux codes républicaines, quand l’épouse d’Abdoulaye Baldé, en fera de même pour l’épouse de Macky Sall, la ‘’Soxna Marème Faye Sall nationale’’, la première dame du Sénégal.

Baldé, le casse-tête de Macky

Le jour j de la lecture de la liste des membres du nouveau gouvernement, à 15h, le député-maire Abdoulaye Baldé, était sur la liste et son nom y figurait comme ministre du Pétrole et des Énergies. A 16h, à la lecture du communiqué officiel portant nomination des nouveaux membres du gouvernement, le nom d’Abdoulaye Baldé a sauté – pour parler comme la professeure Amsatou Sow Sidibé devant le président Wade en 2001, lors d’un débat public au palais présidentiel -. A la place d’Abdoulaye Baldé comme ministre du Pétrole et des Énergies, ce fut une nomination de Sophie Gladima.
Dans l’intervalle, en une heure de temps, Mamouth Saleh, épaulé par Benoit Sambou, ont fini de tellement manœuvrer qu’ils ont mis le président Macky Sall dans un embarras digne du théâtre grec, envers un allié poids lourd (UCS) et d’une importance stratégique (Ziguinchor) et non moins ami personnel (comme un beau-frère). Et comme disent les wolofs, certaines choses, “Bu cóole ba cóol, ba nga war a àtte ñàkkal kenn, sa doomu ndey rekk nga ko sañ a def ndaxte moo mën na nànd ak muñ lu kudul sa doomu-ndey du ko nànd te du ko muñ’’.
Au fait, Abdoulaye Baldé et son parti l’UCS (Union des centristes du Sénégal), à Ziguinchor, pesaient 50% de l’électorat de la région de Ziguinchor. En 2019, à la suite de son renoncement, lui et son parti l’UCS, à se présenter comme candidat à la présidentielle de 2019 et de finalement choisir de soutenir la candidature du président Macky Sall, Abdoulaye Baldé et l’UCS ont perdu 20% de leur électorat de la région de Ziguinchor, au profit du président Ousmane Sonko de Pastef. Et comme en politique, tout leader se doit d’avoir et de consolider jour après jour sa base électorale pour ne pas dire son fief politique, Abdoulaye Baldé aurait passé presque toute l’année 2020 à Ziguinchor (5 mois d’affilé disent les ziguinchorois) pour reconquérir sa base politique, électorale et affective, dont la manifestation de cette reconquête semble être le congrès de la coordination communale de l’UCS/Ziguinchor. Et il semblerait que cette stratégie aurait payée, car les deux derniers sondages – réalisés par des américains et réalisés par la présidence de la République -, créditent un taux de 53% de l’électorat de la région de Ziguinchor en faveur d’Abdoulaye Baldé et de son parti.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le président Macky Sall et son parti l’APR, après avoir combattu politiquement et à la régulière Abdoulaye Baldé et l’UCS à Ziguinchor, se sont rendus compte que ni Benoît Sambou, ni Doudou Ka, ni Angélique Manga, ni Aissatou Assome Diatta, réunis et en coalition, ne peuvent détrôner Abdoulaye Baldé dans la région de Ziguinchor d’où ce dernier, de plus en plus, enfouit ses racines en devenant ‘’le baobab de Ziguinchor’’. Indéracinable et indéboulonnable. Comme un certain Robert Sagna du temps de sa superbe et de celle du PS.

Sur le chemin de 2021, l’UCS, le problème de Mahmout Saleh

Finalement, le président Macky Sall, conscient du fait qu’Abdoulaye Baldé aurait récupéré ses 25% de son électorat à Ziguinchor qui lui avaient échappé en 2019 en faveur de Sonko ; et que dans la région de Ziguinchor, il vaut mieux avoir Abdoulaye Baldé et l’UCS avec lui que contre lui, Macky aurait décidé de signer un armistice politico-électorale avec Baldé et l’UCS. Avec à la clé, le montage politique suivant : en tant qu’allié (l’UCS fait partie de la mouvance présidentielle), aux prochaines élections locales de mars 2021, à Abdoulaye Baldé la mairie de Ziguinchor et à Benoit Sambou, le Conseil régional de Ziguinchor. Et comme cela, la paix est scellée et surtout, pour contenir le président Ousmane Sonko à Ziguinchor. Et comme il fallait renforcer Abdoulaye Baldé pour mieux contenir Sonko au plan régional, le président Macky Sall a planifié l’entrée d’Abdoulaye Baldé et de l’UCS, dans le nouveau gouvernement. Et c’est là que va peser de tout son poids, Mahmout Saleh, pour faire capoter le schéma initial du président Macky Sall qui finalement va revenir sur sa décision.
En effet, Mahmout Saleh a fini de convaincre le président Macky Sall que son plus grand adversaire politique sur sa route pour 2024, est d’abord et avant tout, l’UCS et Abdoulaye Baldé. Tellement Baldé est très fort dans la région de Ziguinchor et l’UCS est un parti qui serait très structuré et très présent dans les treize autres régions du Sénégal. D’ailleurs, l’UCS et Abdoulaye Baldé, furent l’énigme du camp de la majorité avant la présidentielle de 2019, car selon Mahmout Saleh (conseiller politique de Macky Sall), à l’éventualité d’une candidature d’Abdoulaye Baldé et de l’UCS à la présidentielle de 2019, cela réduirait les chances de la majorité à remporter la présidentielle de 2019 dès le premier. C’est ainsi que dès 2015, l’entreprise de démantèlement de l’UCS et de l’affaiblissement d’Abdoulaye Baldé à Ziguinchor, furent enclenchés. Au chapitre du démantèlement de l’UCS, Mahmout Saleh, par le biais de l’ex-Premier ministre, Abdallah Dionne, réussira à créer un clash entre Tombon Gueye, le maire de Diembéring et ex-cadre de l’UCS et très en vue en Casamance (presque le N°3 de l’UCS à l’époque, après Abdoulaye Baldé et Nicole Gackou) et Abdoulaye Baldé. Par la suite, une frange des cadres de l’UCS dans la région de Ziguinchor qui vont quitter l’UCS et Abdoulaye Baldé en 2018, à la faveur des manœuvres souterraines. Et Mahmout Saleh s’attaqua ensuite à la jeunesse de l’UCS qu’il va lui-même recevoir en audience et à l’issue de laquelle, une partie de cette jeunesse centriste va quitter l’UCS pour l’APR.
Ainsi, sur le chemin de 2024, Mahmout Saleh aurait convaincu le président Macky Sall que renforcer l’UCS et Abdoulaye Baldé, pourrait être pour lui, sa plus grande erreur politique et stratégique. Car, il renforcerait de fait, son potentiel adversaire à l’éventualité de la présidentielle de 2024. En fin trotskyste doué en calcul politique, Mahmout Saleh parvient à convaincre le président Macky Sall que son plus sérieux challenger sur sa route pour 2024, n’est plus, ni Idrissa Seck, ni Ousmane Sonko, quand Khalifa Sall et Karim sont déjà neutralisés, mais bel et bien Abdoulaye Baldé et l’UCS. Et le président Macky renonça de faire rentrer Abdoulaye Baldé dans son nouveau gouvernement.
Et le plus cocasse entre ces deux amis – Abdoulaye Baldé et Macky Sall – et qui relèverait même d’un tableau du théâtre grec, est le fait que de par son tempérament et de par sa personnalité, Abdoulaye Baldé serait un fidèle en amitié et quoique lui fasse son ami et frère Macky Sall, Baldé ne lui dira rien, Baldé restera stoïque et Baldé ne se rebellera pas, comme d’autres (Moustapha Diakhaté, Moussa Diop, Mimi…). C’est ce qui fait que Baldé est devenu un véritable casse-tête pour Macky. Car, comme disent les wolofs ’”Koo xamul ni nga koy def, ni mu la def moo ko waral”.
Entre Macky et Baldé, c’est ce qu’on dit chez nous en milieu pulaar,‘’Ko enen ndenndi!’’, ce qui veut dire en wolof , ‘’Ñoo ko bokk!’’.Siré Sy est fondateur du Think Tank Africa WorldWide Group

AFFAIRE DES PRODUITS PHYTOSANITAIRES ET LOGEMENTS PLAN JAXAAY : Les charges du Doyen des juges contre Aïda Ndiongue, Abdou Aziz Diop et 18 autres ; Oumar Sarr éclaboussé

https://www.jotaay.net/ La phase d’information est terminée dans l’affaire dite des produits phytosanitaires. Après près de huit ans d’instruction, le Doyen des juges a rendu une ordonnance en renvoyant 20 personnes devant le juge correctionnel. Parmi elles, Aïda Ndiongue, Aziz Diop, Serigne Ly etc., pour répondre de diverses infractions. Huit autres personnes poursuivies au départ ont été blanchies ; le juge n’ayant pas trouvé de charges à leur encontre. Le journal «Les Échos» revient sur les motivations du juge sur le renvoi en police correctionnelle de l’ex-sénatrice libérale et Cie. Une ordonnance dans laquelle l’ancien ministre de tutelle, Oumar Sarr, a été incriminé par les propos de certains inculpés.
La procédure d’instruction a duré, trop duré même pour toutes les personnes inculpées et qui voulaient enfin voir, un jour, cette sorte d’épée de Damoclès enlevée de dessus leur tête. Mais désormais, tout le monde est édifié. Aïda Ndiongue, Abdou Aziz Diop et 18 autres personnes sont renvoyés devant le juge correctionnel pour répondre de divers délits. Depuis le 12 novembre dernier en effet, le Doyen des juges d’instruction a rendu son ordonnance de renvoi en motivant sa décision. Dans son ordonnance, le juge a d’abord explicité les bases de la procédure que sont le rapport de la Cour des comptes, qui a relevé des manquements consistant en des irrégularités dans le cadre de l’attribution de logements, le paiement de salaires et indemnités indus, l’attribution par le ministère des Finances de 50 hectares au Groupe Nabi à l’insu des autorités maîtresses d’œuvre du projet ; mais également l’enquête menée par les éléments de la Section de recherches portant sur l’exécution du marché F0448/12 du 30 mars 2013 attribué à l’entreprise Egfed relatif aux Produits phytosanitaires.

Oumar Sarr éclaboussé

Revenant sur l’enquête préliminaire, le juge Samba Sall souligne que les enquêteurs ont relevé des irrégularités concernant l’exécution des travaux et les paiements relatifs aux marchés attribués à l’entreprise Gecom appartenant à Ndiagne Fall. Selon toujours l’ordonnance, Amadou Ndiaye, ancien agent comptable du Plan Jaxaay, a soutenu «avoir refusé de cautionner des irrégularités dictées à l’époque par le ministre Oumar Sarr et le coordonnateur du Plan Jaxaay Aziz Diop». Selon le témoignage de l’ancien agent comptable, il y a une facture de 354 millions de nos francs qui ne reflétait pas le devis approuvé dans le marché présenté et qui portait sur la réalisation de bassins de rétention à Wakhinane. Devant les enquêteurs, Mboré Ndiaye, chef de la Division administrative et financière, a confirmé cela et a même communiqué trois décomptes d’un milliard 731 millions payés à cette société «sans avoir été visés et approuvés par le cabinet Senes chargé de la supervision des marchés de ladite entreprise». Mboré Ndiaye modifiera partiellement ses propos, mais par rapport aux tuyaux Pvc. En effet, des irrégularités sont aussi notées sur le marché relatif à la fourniture de tuyaux Pvc. Le magistrat instructeur note : «les auditons recueillies faisaient noter que lesdits tuyaux avaient été offerts gratuitement au Sénégal par un autre pays». Il poursuit : «Wouro Ba, conseiller en planification affecté au Plan Jaxaay, pour la période allant de mars 2006 à septembre 2011, a révélé que le ministre Oumar Sarr lui avait demandé, en toute illégalité et sur proposition de Farba Senghor, d’établir un chèque de 500 millions pour le paiement de ces tuyaux. Il a indiqué que cette somme devait servir à la contribution du Plan Jaxaay au financement des préparatifs liés à l’élection présidentielle de 2007».
A l’enquête préliminaire, Mboré Ndiaye, toujours selon l’ordonnance du juge, a confirmé ces propos, en précisant que ce marché a été a attribué aux entreprises Dmp, Entracom et Halles Boutiques. Seulement, si l’on en croit le juge, Serigne Niang, DG de Entracom, «a déclaré n’avoir jamais signé avec le projet un contrat portant sur la fourniture de tels tuyaux». Il y a pire : 150 machines ont été achetées au Brésil, destinées à la fabrication de briques et Serigne Ly a déclaré que ces engins ont été achetés sur instruction du président de la République de l’époque. Or «les auditeurs de la Cour des comptes avaient précisé que ces machines n’avaient aucun rapport avec le Projet du Plan Jaxaay», lit-on dans l’ordonnance.

Les entrepreneurs ont eu des difficultés pour livrer les villas et accusent l’Etat

Par ailleurs, présentant toujours les faits de l’enquête, l’ordonnance a précisé que relativement à l’exécution du marché de 5 milliards destiné à l’achat de produits phytosanitaires, les «produits n’ont pas été livrés dans les quantités et qualité convenues». En effet, l’Agrigerm et l’Agrisect (dont l’exclusivité au Sénégal est détenue par la Cgse qui n’a pas été consultée pour l’attribution de ce marché) ont été substitués par le Desocide et le Demethine».
S’agissant des autres entrepreneurs, notamment Ndiagne Fall, Serigne Abdoul Ahad Mbacké, Galaye Kanghé Ndiaye f(rère de Aly Ngouille Ndiaye), ils ont quasiment tous nié les faits, jurant avoir livré les villas.
De son côté, l’ancien lutteur El Hadji Pène dit Mouhamed Ali, gérant de l’entreprise de Bâtiment Emba, devait construire 50 villas pour un surplus de 33 millions de francs. Il a expliqué avoir livré 39 villas, à cause des difficultés rencontrées, puisque l’Etat n’honorait pas exactement ses engagements et vu sa situation financière, il était dans l’impossibilité de livrer le reste.
Alioune Badara Badiane du groupe Namora, avait bénéficié d’un surplus de 97 millions pour la construction de 300 villas. Il n’en a livré que 37. Il a parlé de «carence du Projet», car l’Etat n’avait pas respecté ses engagements.
Serigne Ly, poursuivi pour escroquerie sur les deniers publics portant sur 1.059.639.774 F, a nié les faits, de même que Ibrahima Diallo qui est aussi poursuivi pour le même montant.

Abdou Aziz Diop et Aïda Ndiongue dégagent en touche. Aïda Ndiongue s’explique sur le changement des produits

Abdou Aziz Diop a soutenu que pour le cas de l’entreprise Gecom, le contrat a été signé avant sa nomination. Il n’avait ordonné que le paiement d’un décompte en souffrance de 354 millions de francs et la facture «était revêtue de visa d’approbation du service technique du Projet et de celui du bureau de contrôle». Il a également soutenu n’avoir jamais connu de dépassement budgétaire. S’agissant des 5 milliards relatifs au marché 0448/12, il a assuré que le paiement n’a jamais été effectué «encore moins l’avenant prévu pour le surplus des produits fournis».
Aïda Ndiongue a expliqué que l’une des entreprises familiales Egfed dirigée par son neveu Massèye Ndiongue avait bénéficié du marché. Elle a juré que le marché a été entièrement exécuté, mais «qu’aucun paiement n’avait été effectué». S’agissant des produits, elle a brandi un document signé par le chef de Service national de l’Hygiène attestant que les deux produits manquants à savoir l’Agrigerm et l’Agrisect ont été remplacés par leurs équivalents que sont le Desocide et le Demethrine sur autorisation du Service d’Hygiène. A noter que Mansour Ndoye qui était au ministère de l’Urbanisme n’a jamais été interpellé.

Huit personnes ont bénéficié de non-lieu

Sur le non-lieu, le juge a considéré que s’agissant de Selemou Faye, Abibatou Kane et Aminata Coly qui étaient chauffeur et secrétaires et qui avaient bénéficié d’indemnités indues variant respectivement entre 4.180.000 F, 2.400.000 F et 750.000 F, ils ne pouvaient pas apprécier le «caractère régulier ou non». Ainsi il les a écartés de la procédure. L’autre personne écartée, c’est Mamadou Diouf dit Pape Diouf, qui avait hérité d’une villa appartenant à sa maman qui faisait partie des victimes des inondations. En fait, les bénéficiaires des logements devaient être domiciliés à Pikine et Guédiawaye. Or l’enquête a révélé que de nombreuses maisons ont été affectées à des personnes qui habitaient à la gare ferroviaire (36 personnes) et d’autres qui logeaient au Camp Doumer derrière l’hôpital Principal. Pour leur part, les entrepreneurs Djbril Thiaw, Galaye Kanghé Ndiaye, Alioune Thiam et Abdoul Ahad Mbacké ont été écartés du dossier. Pour le reste, le juge a requalifié pour certains avant de renvoyer.

Les charges trouvées contre Aïda Ndiongue Abdou Aziz Diop et Cie

Pour le cas de Aïda Ndiongue, le magistrat instructeur a reconnu qu’elle n’a pas encaissé les 5 milliards. Du coup, il a retenu à son encontre le délit de tentative d’escroquerie. Mieux, le doyen des juges Samba Sall a considéré que «les produits n’ont été livrés ni dans les quantités ni dans les qualités requises». Il ajoute : «comment expliquer que pour un marché approuvé le 30 mars 2012, l’on puisse procéder à la fourniture des produits, sanctionnés par un procès-verbal de réception le lundi 2 avril 2012 soit le premier jour ouvrable après l’approbation ?». Pour lui, le procès-verbal est un faux. Il considère que Aïda Ndiongue doit être poursuivie également pour faux et usage de faux en écritures privées, car elle a cherché à se faire payer à partir de faux documents. Pour le cas de Mboré Ndiaye, le doyen des juges Samba Sall estime qu’elle a reconnu à l’enquête préliminaire «après avoir payé un acompte de 354 millions de francs à l’entreprise Gecom de Ndiagne Fall, effectué des modifications sur le document de paye pour porter le montant à 500 millions en exécution des instructions de Abdou Aziz Diop coordonnateur du Projet». Il reproche par ailleurs à Abdou Aziz Diop d’avoir ordonné le paiement de 354 millions de francs «sur la base de fausses factures non conformes au devis établi», mais également le paiement de trois décomptes d’un montant de 1.173.097.441 francs à Gecom sans les visas et approbations du cabinet compétent. A Serigne Ly, le doyen des juges reproche d’avoir ordonné le paiement de plus de 470 millions pour l’acquisition de machines qui n’avaient rien à voir avec le projet ; en sus, il a ordonné le paiement de 269.264.000 francs pour des tuyaux offerts au Sénégal. Ainsi, Abdou Aziz Diop, Serigne Ly, Ibrahima Diallo et Mboré Ndiaye sont poursuivis pour complicité d’escroquerie portant sur des deniers publics. Au total, en plus de Sadiara Fall, 7 autres personnes, inculpées au départ, ont été blanchies. Aïda Ndiongue, Massèye Ndiongue, Abdou Aziz Diop, Alioune Badara Badiane et 16 autres personnes ont été renvoyés en jugement.Alassane DRAME

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 23/11/2020

Youm, Aly Ngouille et Amadou Ba font un serment de fidélité

Reparlons du Secrétariat exécutif national de l’Apr de vendredi dernier pour dire les ministres défenestrés ont rivalisé d’ardeur pour convaincre de leur loyauté. Malgré son éviction, « le Burba Djolof » ne semble pas en vouloir au chef de l’Etat. Aly Ngouille Ndiaye a rappelé leur long compagnonnage ettous les avantages qu’il y a eu grâce à la confiance de ce dernier, pour dire qu’il reste à l’Apr sous la houlette de Macky Sall. Il en est de même pour Oumar Youm qui s’est même permis de lire une motion du conseil municipal le maire de Thiadaye dont il est maire. Quid de Amadou Bâ qui disait qu’il est prêt à l’accompagner jusqu’en 2035 ? Le désormais ex ministre des Affaires étrangères s’est montré droit dans ses bottes et prêt à servir Macky Sall. « J’ai été pendant 3 ans ministre sans même être militant de l’Apr. Tout cela grâce à vous », a-t-il martelé non sans réitérer sa disponibilité et son engagement à continuer le compagnonnage. Sont-ils sincères ? Le chef de l’Etat a-t-il cru à leurs serments de fidélité ?

Le temps est le meilleur des juges.

Cheikh Mahi Ibrahim Niasse clôt le débat sur «Idy-Macky» La polémique sur la nouvelle alliance entre Idrissa Seck et Macky Sall est sans importance, selon le Khalife général de Médina Baye. D’après Cheikh Mahi Ibrahim Niasse, les priorités sont actuellement ailleurs et la plus urgente est celle de régler le phénomène de l’émigration clandestine qui cause la mort de beaucoup de jeunes sénégalais, dont l’objectif est de rejoindre coûte que coûte l’Europe, en empruntant des pirogues au péril de leurs vies. En plus de réprimander, le guide religieux invite aussi l’Etat à créer une direction destinée à gérer le programme «Donner 1 000 francs pour sauver ton enfant ». Un programme qu’il propose aux autorités étatiques pour permettre aux jeunes d’être formés dans beaucoup de métiers. Cheikh Mahi Niasse souligne que son initiative ne nécessite pas qu’on touche au budget de l’Etat, puisque ce sont les populations qui vont cotiser elles-mêmes. Fustigeant la politique politicienne, le guide religieux met en garde ceux qui, du matin au soir, discutent de politique, laissant les choses les plus urgentes. «Il y a beaucoup d’espaces au Sénégal que les jeunes peuvent mettre en valeur. Malheureusement, il y a beaucoup de politiciens qui peuvent tromper même le Président des Etats-Unis», regrette-t-il.

Aminata Mbengue Ndiaye veut plus de solidarité au PS

La Secrétaire générale par intérim du Parti socialiste (PS), Aminata Mbengue Ndiaye, appelle à la solidarité chez les anciens et demande aux jeunes de sa formation politique un changement de comportement. La présidente du Haut Conseil des Collectivités territoriales (HCCT) a fait cette déclaration quand elle recevait le Mouvement national des jeunesses socialistes (MNJS) ce samedi. Prenant la parole, Mame Bounama Sall, le leader des jeunes présents dans la rencontre, a exprimé son soutien et sa soumission à la remplaçante d’Ousmane Tanor Dieng. Minée par des divisons, cette structure des jeunes veut désormais aller dans la même direction, d’après les propos de son Président. La Présidente national des jeunesses féminines, Yéya Diallo, a également marché dans le sillage de ce dernier.

Abdoul Aziz Thiam décède à la rencontre avec Mansour Faye

Le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Faye, n’oubliera pas de sitôt sa rencontre de prise de contact avec les différents acteurs du transport. Il s’agit notamment des concessionnaires de véhicules, des transporteurs, des responsables de sociétés privées, des exploitants des auto-écoles, ses responsables des gares routières, des chauffeurs, des syndicalistes, ses associations des usagers de la route et des associations de lutte contre l’insécurité routière. Pour cause, Abdoul Aziz Thiam, président du regroupement des jeunes chauffeurs de gros-porteurs et secrétaire général adjoint de SYNAGTRENS a eu un malaise avant de rendre l’âme. Donnant les circonstances du décès d’AbdoulAziz Thiam, le ministre des Infrastructures renseigne dans un communiqué que le défunt qui est arrivé à la fin de la rencontre a eu un malaise et a rendu l’âme avant l’arrivée des sapeurs-pompiers. Mansour Faye et ses collaborateurs s’inclinent devant la mémoire du disparu et présentent leurs sincères condoléances aux acteurs du transport routier.

Doléances des acteurs des transports routiers

Restons à la rencontre de prise de contact du ministre Mansour Faye avec les acteurs des transports routiers pour dire qu’il est revenu sur l’importance que le président de la République accorde aux réformes initiées dans le sous-secteur des transports pour améliorer les services des transports routiers. Quant aux acteurs, ils ont exposé les problèmes auxquels ils sont confrontés, notamment les tracasseries policières, le renouvellement du parc automobile et la désunion des organisations des acteurs du sous-secteur.

Thierno Mbengue hué par les mareyeurs

Le Cese Thierno Mbengue, par ailleurs président de l’Association nationale des mareyeurs du Sénégal (Anms), n’oubliera certainement pas l’édition 2020 de la Journée mondiale de la Pêche artisanale célébrée samedi à Diamniadio. Prenant la parole, le parlementaire qui a voulu lier les causes de la mystérieuse maladie des pêcheurs à l’utilisation des filets mono filaments, interdit par l’article 30 du Décret N° 98- 498 du 10 juin 1998, a fini par irriter les mareyeurs. Ces derniers, choqués, l’ont démenti par des huées, perturbant ainsi la cérémonie. Pourtant, sa thése a été corroborée par des experts. Il a fallu l’intervention du ministre de l’Economie Maritime et de la Pêche, Aliou Ndoye, pour faire revenir le calme.

Thiaroye Sur Mer vit la peur au ventre

Les populations de Thiaroye Sur Mer sont impatientes de connaître les résultats des prélèvements effectués sur les pêcheurs atteints de cette maladie qui, pour le moment, demeure mystérieuse. Lors de sa descente à Thiaroye Sur Mer, le ministre de la Santé et de l’Action Sociale Abdoulaye Diouf Sarr avait soutenu que les résultats n’allaient pas tarder à tomber. Ce qui fait que la population a la peur au ventre. Cette maladie a d’ailleurs fini par plonger les ménagères dans la psychose. Denrée très prisée, le poisson est désormais évité comme de la peste par les ménagères, par crainte d’une contamination. Ainsi, ce sont les bouchers qui se frottent les mains, puisque les dames font la queue devant leurs cantines.

CHEIKH TIDIANE DIEYE, COORDONNATEUR D’AVENIR SENEGAL BIÑU BEUG SUR LE TRAVAIL PARLEMENTAIRE : «Les déficiences de l’Assemblée nationale sont multiformes»

http://www.sudonline.sn L’Assemblée nationale ne joue pas son rôle, ni en termes de conception de politiques publiques à travers des débats constructifs et efficaces, ni en termes d’évaluation. C’est la conviction du Coordonnateur de la plateforme “Avenir Senegaal Biñu Beug“, Cheikh Tidiane Dièye qui, à l’émission Objection de la radio Sud Fm, a estimé que «les déficiences de l’Assemblée nationale sont multiformes»
L ’Assemblée nationale en a pris pour son grade à l’émission Objection de la radio privée Sud Fm hier, dimanche 22 novembre. L’invité du journaliste Baye Oumar Guèye a littéralement brocardé la deuxième institution du pays qui, à ses yeux, présente des déficiences «multiformes».
En effet, le Coordonnateur de la plateforme “Avenir Senegaal Biñu Beug“, Cheikh Tidiane Dièye estime que «le diagnostic des Assises nationales est assez limpide sur l’inefficacité de l’assemblée nationale, sur le fait que l’Assemblée nationale ne joue pas son rôle, ni en termes de conception de politiques, de ce que veut le pays, ce que veulent les citoyens, parce que c’est ça son rôle en premier ressort, est-ce que le gouvernement du Sénégal est en train de prendre la bonne direction». Poursuivant sa diatribe contre l’Assemblée nationale, Cheikh Tidiane Dièye s’en est pris au mode d’élection des députés qui serait à l’origine de l’absence de débats «constructifs».
A son avis, «pour que les débats sur les politiques publiques soient des débats constructifs, efficaces, pertinents, il faudrait qu’il y ait des députés qui pourraient comprendre les enjeux, avoir de la technique, des compétences dans les domaines qui leur valent leur inclusion dans certaines commissions». Il a ainsi rejeté la faute sur la manière dont sont choisis les parlementaires, notamment des gens bien placés sur la liste par le chef de l’Etat, alors qu’ils n’ont aucune compétence. Il reste convaincu que l’hémicycle «n’évalue pas, elle ne discute pas les politiques publiques».
Sur le rapport de la commission d’information de l’Assemblée nationale concernant la gestion des inondations, M. Dieye trouve d’abord que l’importance d’un rapport ne se mesure pas simplement au fait qu’il ait été produit, mais plutôt par sa publication pour alimenter le débat public. Mieux, Cheikh Tidiane Dièye pense «qu’il faut l’attendre (le pouvoir) après en aval pour le challenger et lui dire est-ce que les recommandations qui ont été formulées ont été traduites en acte par l’exécutif».
Ainsi donc, rappelant les programmes du candidat Macky Sall en 2012, et ceux des autres candidats en 2019, il dira que tous avais mis l’accent sur la nécessité de réformer ou même de refonder l’Assemblée nationale.


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