Revue de presse du Lundi 22 Février 2021

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Baisse de 120.224 tonnes de la production céréalière en 2019-2020

https://www.financialafrik.com La production totale de céréales du Sénégal a enregistré une baisse de 120.224 tonnes au terme de la campagne agricole 2019-2020 comparée à la campagne agricole 2018-2019, selon les données établies par la Direction de l’analyse, de la prévision et des statistiques agricoles (DAPSA) du ministère de l’agriculture et de l’équipement rural.
Les résultats définitifs de la campagne agricole sous revue révèlent une production céréalière qui s’est établie à 2, 768 millions de tonnes contre 2, 899 millions de tonnes en 2018-2019, soit un repli de 4, 14%.  La superficie totale des surfaces emblavées a régressé de 28.542 hectares, passant de 1.757.666 hectares en 2018-2019 à 1.729.124 hectares un an plus tard.
Dans la production céréalière totale du Sénégal, celle du riz (irriguée, pluviale et de contre-saison)est  prépondérante avec une réalisation de 1.155.730 tonnes contre 1.206.587 tonnes pour la campagne 2018-2019, soit une baisse de 50, 857 tonnes. La production de mil vient en seconde position en termes d’importance avec 807.044 tonnes contre 897.348 tonnes en 2018-2019, soit une baisse de 90.304 tonnes.
En revanche, avec 580.705 tonnes, la production de maïs a augmenté de 45, 002 tonnes par rapport à son niveau de la campagne agricole 2018-2019.
Pour sa part, la production de sorgho a régressé de 25.295 tonnes, passant de 295.463 tonnes en 2018-2019 à 270.168 tonnes durant la campagne sous revue. Bien que marginal, la production de fonio a fortement augmenté de 1230 tonnes à 5.151 tonnes alors qu’elle se situait à 3.921 tonnes au terme de la campagne agricole 2018-2019.  Albert Savana

Avec seulement 63 mille tonnes de graines d’arachides collectées, la Sonacos va se déployer sur le terrain la campagne prochaine

Par :  Thiébeu NDIAYE – Seneweb.com | Mise à rude épreuve par la concurrence, la Société nationale de commercialisation de oléagineux du Sénégal (Sonacos) se contente, cette année encore, d’une campagne « acceptable ». À trois mois de la fin de la campagne de commercialisation arachidière  (25 novembre 2020-25 mai 2021), les 100 tonnes prévisionnelles n’ont été atteintes. « Nous sommes à un peu plus de 63 mille tonnes de graines collectées. Comparé à l’année dernière, nous étions à 28 mille tonnes », annonce le directeur général de la Sonacos, Modou Diagne Fada.
« De façon générale, la Sonacos devrait être en mesure de collecter autour de 150 mille à 200 mille tonnes. Mais du fait des difficultés qui se sont signalées dès le début de la campagne, nous pouvons nous sentir heureux et contents d’avoir finalement fait une campagne acceptable grâce aux mesures de réajustement édictées par le chef de l’Etat et appliquées », explique-t-il.
Pour remonter la pente, la Sonacos entend changer de fusil d’épaule la saison prochaine. Ainsi, en plus de l’appui des opérateurs, les équipes de Fada vont investir le terrain. « La concurrence est devenue extrêmement importante, donc la Sonacos ne peut plus croiser les bras et attendre des opérateurs. C’est la raison pour laquelle à partir de la campagne 2021-2022, nous allons nous-mêmes nous déployer sur le terrain à travers nos propres points de collecte », annonce le directeur général.

THÉODORE MONTEIL POINTE LES CONTRE PERFORMANCES DE LA SONACOS

http://www.emedia.sn Invité du Jury du dimanche, Théodore Chérif Monteil n’est pas satisfait des résultats de la campagne commercialisation de l’arachide. Ce, même si on annonce, cette année, une production record de 1, 8 million de tonnes. Selon le député, dans l’analyse qu’il a faite, il n’est pas convaincu par les chiffres qu’il entend. Selon lui, l’arachide est une filière et quand on désintègre une filière, on ne doit pas s’attendre à avoir des résultats. « On a derrière des champs qui ne sont pas entretenus et en aval, on a un outil industriel obsolète. C’est clair qu’on n’arrivera aujourd’hui à rien du tout avec l’arachide. La filière de l’arachide est complètement désintégrée par ceux qui le gèrent », a-t-il déclaré ce dimanche lors de son passage devant le Jury du dimanche.
Poursuivant, il juge obsolète l’état de l’outil industriel de la Sonacos. « Quand on vous dit que la Sonacos a collecté 12 mille tonnes d’arachides, la question qu’on ne se pose pas c’est quelle est la capacité de trituration de la Sonacos, 900 mille tonnes. Ils ne vont jamais allumer des machines pour 12 milles tonnes. Cela fait deux ans que la Sonacos ne triture pas. Il n’y a aucune performance. On peut brandir tout ce qu’on veut, les faits sont là ; ils sont têtus. La Sonacos n’a pas allumé ses machines depuis deux ans », insiste-t-il. Aliou DIOUF

ECHANGES EXTERIEURS TROISIEME TRIMESTRE 2020 : Le solde commercial du Sénégal s’est amélioré de 32, 4 milliards

http://www.enqueteplus.com Le solde commercial du Sénégal a connu une consolidation de 32, 4 milliards, au troisième trimestre de 2020.  C’est ce que révèle la Note sur les évolutions économiques récentes (NEER) publiée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) qui a fait un point sur la situation économique récente du pays.  
Au troisième trimestre de 2020, le solde commercial du Sénégal a connu une amélioration. D’après la Note sur les évolutions économiques récentes (NEER) publiée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), il s’est établi à -520, 8 milliards F CFA contre -553, 2 milliards au trimestre précédent, soit une amélioration de 32, 4 milliards de F CFA.
‘’Cette amélioration du solde est essentiellement due à la réduction du déficit vis-à-vis du Nigeria (-19, 9 milliards de F CFA contre -65, 2 milliards de F CFA au trimestre précédent) et au renforcement de l’excédent vis-à-vis de la Suisse (+65, 5 milliards de F CFA contre +24, 7 milliards de F CFA au trimestre précédent). Toutefois, le renforcement du déficit vis-à-vis de la Chine (-96, 5 milliards de F CFA contre -62, 9 milliards au trimestre précédent) a atténué cette amélioration du solde commercial’’, indique la note.
La NEER ajoute que ‘’le cumul du solde commercial, à la fin du troisième trimestre de 2020, s’est détérioré pour s’établir à -1 605, 7 milliards de F CFA contre -1 594, 0 milliards de F CFA pour la même période en 2019, soit une aggravation du déficit de 11, 7 milliards’’.
Du côté des exportations, le document de l’ANSD rapporte qu’en valeur, elles se sont relevées, tandis que les importations ont baissé en variation trimestrielle. ‘’Les exportations sont évaluées au troisième trimestre 2020 à 458, 3 milliards de F CFA, contre 430, 7 milliards de F CFA au trimestre précédent, soit une hausse de 6, 4 %. Selon la note, ce relèvement est essentiellement dû ‘’à celui des expéditions de produits pétroliers (34, 5 milliards de F CFA, contre 17, 2 milliards de F CFA au trimestre précédent, soit 100, 6 %), d’or industriel (+78, 3 %), de ciment hydraulique (+19, 5 %) et de titane et zircon (+18, 9 %)’’, rapporte la NEER.
Toutefois, la note précise que la contraction des ventes à l’extérieur de produits arachidiers (-98, 0 %) a atténué cette hausse.
Cependant, la même source renseigne que les exportations ont connu une contraction de 2, 4 %, comparées au troisième trimestre de 2019. ‘’Leur cumul à la fin du troisième trimestre 2020 est arrêté à 1 479, 9 milliards de F CFA, contre 1 502, 4 milliards de F CFA pour la même période en 2019, soit une diminution de 1, 5 %’’, lit-on dans la note. D’après le document, les principaux produits exportés au cours de la période sous revue sont l’or industriel (135, 5 milliards de F CFA), les produits halieutiques (61, 3 milliards de F CFA), les produits pétroliers (34, 5 milliards), le titane et zircon (29, 8 milliards de F CFA) et l’acide phosphorique (29, 5 milliards de F CFA). ‘’Les principaux pays clients du Sénégal sont la Suisse (16, 5 %), principal destinataire de l’or, l’Australie (11, 5 %), principal acquéreur des minerais lourds, le Mali (10, 8 %), l’Inde (9, 1 %) et la république de Guinée (4, 2 %)’’, note l’ANSD.

Les importations ressorties à 979, 1 milliards de F CFA

En revanche, pendant la période sous revue, les importations ont connu une légère chute. Celles-ci sont ressorties à 979, 1 milliards de F CFA, contre 983, 9 milliards de F CFA au trimestre précédent, soit une baisse de 0, 5 %. Selon l’ANSD, ce repli est imputable à la diminution des achats à l’extérieur de boissons et tabacs (-40, 5 %), de produits pétroliers (-38, 6 %), de produits céréaliers (-38, 0 %) et d’huiles et graisses (-10, 0 %). Toutefois,  l’augmentation des importations de sucres et produits sucrés (31, 1 milliards F CFA, contre 9, 9 milliards F CFA) a atténué cette tendance baissière.
Comparées au troisième trimestre de 2019, les importations ont connu une contraction de 12, 0 %. Leur cumul à la fin du troisième trimestre est ressorti à 3 085, 6 milliards F CFA, contre 3 096, 4 milliards F CFA pour la même période en 2019, soit un fléchissement de 0, 4 %. D’après la note trimestrielle, les principaux produits importés, au cours de la période sous revue, sont les machines et appareils (126, 2 milliards F CFA), les produits pétroliers (108, 4 milliards F CFA), les produits chimiques (96, 7 milliards F CFA) et les matériels de transport et pièces détachées (84, 7 milliards F CFA). L’ANSD indique que les principaux pays fournisseurs du Sénégal sont la France (17, 0 %), la Chine (10, 5 %), les Pays-Bas (4, 7 %), la Turquie (4, 4 %) et le Brésil (4, 3 %).
Il convient noter que la Note sur les évolutions économiques récentes fait le point sur la situation économique récente au Sénégal, au cours du trimestre sous revue. Elle est publiée au plus tard 100 jours après la fin du trimestre sous revue.MOUSTAPHA GUÈYE (STAGIAIRE)

Commerce en ligne : Ibrahima Nour Eddine plaide pour l’émergence de champions africains

http://lesoleil.sn Invité du magazine « Comprendre l’Economie » animé par le journaliste Abdou Diaw, l’Administrateur de Gainde 2000, Ibrahima Nour Eddine Diagne, a souligné l’importance pour l’Afrique d’avoir des champions du E-commerce. Ce qui permettra, selon lui, aux acteurs de capter les valeurs ajoutées de ce marché et d’exister économiquement.     
« La crise a été un formidable accélérateur du E-commerce ». C’est une certitude pour l’Administrateur de Gainde 2000, Ibrahima Nour Eddine Diagne. Invité du magazine « Comprendre l’Economie », sous le thème « commerce en ligne dans le contexte de la Covid-19 », M. Diagne a souligné durant son intervention la nécessité pour le continent d’avoir un champion africain pour capter les valeurs ajoutées de ce marché. A l’en croire cela permettra d’éviter d’enrichir les entreprises étrangères au détriment des acteurs locaux. « Lorsque nous ouvrirons nos portes à ceux des autres continents, nous fermerons la porte à nos propres champions. L’Afrique doit inventer son champion du E-commerce parce que si nous ne le faisons pas, ceux des autres continents viendront capturer la valeur ajoutée en Afrique. Nous nous contenterons du prix des produits, laissant échapper la valeur ajoutée », a soutenu l’Administrateur de Gaindé 2000.
Pour lui, cette organisation relève d’un enjeu stratégique, car rappelle-t-il, il est impossible d’exister économiquement et faire exister sa jeunesse et ses entrepreneurs, si on n’a pas de champion. « Si dans 20 ans, nous n’avons pas la capacité de créer des entreprises, nous serons enfermés dans un cercle infernal où nous dépendrons uniquement de l’aide bilatérale et multilatérale pour survivre alors que nous avons les moyens et les compétences pour permettre à nos économies de construire des valeurs ajoutées qui peuvent nous mettre dans un confort, les années à venir », avertit Ibrahima Nour Eddine Diagne.
Estimant que chaque année perdue sans construction stratégique est une année qui ne se rattrape pas, le spécialiste considère que c’est le moment de porter le débat économique sur cette question, pour que chacun d’entre nous fasse en sorte de faire émerger une entreprise sénégalaise pour qu’elle soit plus forte et capable d’en créer d’autres Demba DIENG

tracasseries douanières à la frontière avec la Gambie

https://www.rfi.fr/fr/afrique Les relations entre la Gambie et le Sénégal sont très étroites depuis l’arrivée au pouvoir du président gambien Adama Barrow. Un pont qui relie le nord et le sud du Sénégal en traversant la Gambie a été inauguré début 2019. Il a permis de faciliter les échanges, et la traversée de l’enclave gambienne mais les transporteurs et passagers sénégalais déplorent toujours des tracasseries à la frontière.C’est l’heure de la pause pour Abdoulaye Guèye, devant la télévision à la gare routière de Keur Ayib, au nord de la frontière avec la Gambie. Ce chauffeur de véhicule « 7 places » fait régulièrement la route entre Kolda en Casamance au sud du Sénégal, et Kaolack, de l’autre côté de la Gambie, près de 300 kilomètres. Le pont sénégambien lui a changé la vie mais le voyage lui revient trop cher.
« Le pont est une bonne chose, ça nous facilite vraiment le transport. Avant, il fallait prendre le bac, et attendre des heures mais le problème, c’est le coût  : 2 500 francs au péage (Ndlr  : un peu moins de 4 euros), pour rouler 5 minutes sur le pont, sans compter les taxes « non officielles », sur la route transgambienne. A chaque fois on te demande 300, 500, c’est trop cher. »
1 000, 2 000, voire 5 000 francs CFA. Des « taxes » variables prélevées -sans reçus- pour le transit. Passagers et transporteurs n’ont pas le choix pour traverser. Pour Aliou Cissé, vice-président de la gare routière de Keur Ayib, il faut que ça change.
« Il y a les passages non officiels et on paie, que ce soit un poste de police, de la douane, ainsi de suite. Donc, la Cédéao des peuples, la Cédéao de la libre
circulation, ce n’est qu’un discours. »
Lors du dernier sommet de la Cédéao, fin janvier, l’organisation a appelé ses membres au respect effectif de la libre circulation dans la sous-région. Avec notre envoyée spéciale à Keur Ayib,  Charlotte Idrac

Les stranded assets : une menace pour les économies des pays pétroliers d’Afrique

(Agence Ecofin) – Les efforts actuels visant à passer à une économie à faible intensité en carbone afin d’atténuer le changement climatique, sont perçus comme le principal moteur des stranded assets ou actifs échoués, ces ressources affectées par des dépréciations imprévues ou prématurées, une dévaluation ou une conversion au passif. Étant donné que ces efforts vont crescendo et que d’ici 2050, plusieurs producteurs d’énergies fossiles devront atteindre la neutralité carbone, un danger plane sur les actifs existants en Afrique, ceux en cours de développement et ceux qui sont planifiés pour le futur.
Malgré l’engouement suscité par l’Accord de Paris sur le climat qui engage le monde à limiter le réchauffement climatique à 2 °C, au-dessus des niveaux préindustriels, beaucoup de scepticisme a immergé. Plusieurs producteurs d’énergies fossiles, dont des compagnies pétrolières, ont refusé de faire diligence pour appliquer des mesures visant à réduire leurs émissions de carbone. Des pays comme les États-Unis se sont même retirés de l’accord, ignorant l’urgence. Entre 2015 et aujourd’hui, néanmoins, la situation a très vite évolué, en partie à cause du coronavirus.

La demande a probablement atteint son pic, et l’on estime qu’elle chutera d’au moins 10% cette décennie, et jusqu’à 50% au cours des 20 prochaines années.

L’apparition de la pandémie fin 2019 a montré la faiblesse et révélé les insuffisances de l’industrie des énergies fossiles, et les producteurs d’énergies « sales » ont été forcés de regarder du côté des énergies propres.
La demande ayant baissé à des niveaux record et entraîné avec elle les prix, les compagnies du secteur ont, pour la quasi-totalité, enregistré les plus mauvais bilans d’opérations de leur histoire. La demande a probablement atteint son pic, et l’on estime qu’elle chutera d’au moins 10% cette décennie, et jusqu’à 50 % au cours des 20 prochaines années.
Désormais, la grande majorité des réserves mondiales de combustibles fossiles (entre 60 et 80%) pourraient ne pas être transformées si la dynamique enclenchée pour la transition énergétique se poursuit, et si l’humanité veut éviter des changements climatiques catastrophiques, a expliqué le Dr Oluwaseun Oguntuase, du Centre d’études environnementales de l’Université de Lagos.
Les estimations montrent qu’environ un tiers des réserves actuelles de pétrole, la moitié des réserves de gaz et près de 90 % des réserves de charbon devraient devenir du carbone non brûlable, pour atteindre l’objectif de température mondiale de l’accord de Paris.

Les estimations montrent qu’environ un tiers des réserves actuelles de pétrole, la moitié des réserves de gaz et près de 90 % des réserves de charbon, devraient devenir du carbone non brûlable, pour atteindre l’objectif de température mondiale de l’accord de Paris.

Le mode de consommation d’énergie qui se dessine fait donc de ces réserves, ainsi que des installations et produits en cours d’exploitation de potentiels actifs échoués. Une perspective qui a entraîné des taux de dépréciation record chez les plus grands producteurs de pétrole au monde. Sur les neuf premiers mois de 2020, les dépréciations d’actifs chez Chevron, Shell, BP, Total, Repsol, Eni et Equinor ont atteint environ 90 milliards de dollars.

Sur les neuf premiers mois de 2020, les dépréciations d’actifs chez Chevron, Shell, BP, Total, Repsol, Eni et Equinor ont atteint environ 90 milliards de dollars.

Grâce au lobbying pro-climat à l’œuvre depuis plusieurs années, il y a une prise de conscience générale qui a engendré la campagne de désinvestissement à la croissance la plus rapide de l’histoire. D’après l’Agence internationale de l’énergie, environ 300 milliards de dollars d’investissements dans les actifs liés aux combustibles fossiles pourraient être « échoués », à très court terme. Selon une étude du fournisseur de services financiers français Kepler Cheuvreux, un désinvestissement soutenu des énergies fossiles devrait engendrer une perte de 28 000 milliards de dollars au cours des 20 prochaines années.

Les enjeux en Afrique

L’impact de la vague d’actifs échoués pour les pays africains se présente sur deux aspects  : l’insécurité énergétique et la menace d’assèchement des recettes publiques.
Tout d’abord, ces pays font déjà face au défi majeur de l’accès à l’énergie. Les perspectives énergétiques en Afrique prévoient que des facteurs comme l’explosion de la population et l’exode rural, stimuleront la croissance économique, le développement des infrastructures, et partant, la demande énergétique sur le continent. Dans ces conditions, un retrait massif des investissements et l’abandon des énergies fossiles sans une appropriation avérée des énergies propres pourraient porter préjudice à la demande, et donc à l’économie. Si cette demande n’est pas satisfaite, cela entravera la réalisation des objectifs de développement durable (ODD) du continent.
Par ailleurs, chez les grands producteurs africains de pétrole et de gaz, les exportations représentent en moyenne 70% des recettes publiques. Au total, cela pèse environ la moitié des recettes d’exportation du continent. Une manne importante qui joue un rôle clé dans le financement de l’économie.

Des dirigeants « peu conscients » de la situation

Selon le Dr Oluwaseun Oguntuase,  « le bien-être économique de l’Afrique a dépendu, dans une large mesure, de ses ressources naturelles. Par conséquent, les actifs immobilisés représentent des défis de politique publique pour les dirigeants et les chercheurs africains ».
Cependant, d’après un rapport de l’Institut des ressources naturelles en Afrique (UNU-INRA) de l’université de Legon, à Accra, les décideurs africains sont peu conscients des menaces liées aux actifs échoués, alors que leurs économies sont fortement dépendantes des ressources extractives. Un constat lié à la faiblesse de la gestion des risques associés à l’irrécupérabilité des actifs, pourtant indispensables au maintien des recettes publiques provenant de ce type de ressources.

« Avec ce rapport, nous voulons envoyer le message clair que la réalité des actifs échoués est déjà en train de se produire.»

L’étude s’est appuyée sur les mécanismes mis en place par 8 pays africains producteurs de pétrole pour affronter le phénomène. Il s’agit de l’Angola, du Ghana, de la Namibie, du Nigeria, du Niger, de l’Afrique du Sud, de la Tanzanie et de la Zambie. En conclusion, très peu d’efforts sont faits pour réduire la dépendance vis-à-vis des énergies fossiles et pour préparer l’après-pétrole.

Dr Fatima Denton : «L’Afrique a connu une histoire difficile avec ses ressources naturelles.»

« L’Afrique a connu une histoire difficile avec ses ressources naturelles, où de nombreux pays africains riches en ressources ont enregistré de mauvais résultats en matière de développement. Les ressources inexploitées représentent un nouveau défi, mais offrent également une occasion unique pour l’Afrique d’approfondir sa volonté de diversification économique […] Avec ce rapport, nous voulons envoyer le message clair que la réalité des actifs échoués est déjà en train de se produire. Il est urgent que les gouvernements africains et leurs partenaires trouvent un juste équilibre entre les besoins de développement de l’Afrique, en utilisant les ressources extractives et la réalisation des ambitions en matière d’action climatique», a déclaré le Dr Fatima Denton, directrice de l’UNU-INRA. Olivier de Souza

En test au Kenya, la carte de la cryptomonnaie d’Akon sera déployée en Afrique dès la fin de l’année

(Agence Ecofin) – En 2018, le chanteur sénégalais Akon a annoncé le lancement de sa cryptomonnaie, l’Akoin. 3 ans plus tard, grâce à un partenariat avec la crypto banque Baanx, une expérimentation de la carte de cette cybermonnaie est en cours avant d’être développée dans toute l’Afrique dans les prochains mois.
La carte connectée de l’Akoin (AKN), la cryptomonnaie développée par l’artiste entrepreneur américain d’origine sénégalaise Akon, sera déployée dans toute l’Afrique dès le fin 2021.
L’AKN est actuellement en expérimentation au Kenya d’après l’information donnée dans un communiqué publié le 17 février par la banque de cryptomonnaie Baanx, partenaire du projet.
 « L’actif numérique AKN, alimenté par Stellar, a été lancé avec succès dans la Mwale Medical Technology City (MMTC), dans l’ouest du Kenya, où les résidents peuvent recevoir leur salaire en AKN pour acheter des biens et des services. Peut-on lire dans le communiqué.
« Pendant le déploiement initial de la carte Akoin, Akoin et Baanx surveillent les transactions par carte Akoin et l’utilisation d’AKN dans le cadre du MMTC, qui devrait desservir 20 000 travailleurs d’ici la fin de l’année, et travaillerons rapidement pour déployer ensemble la carte Akoin à travers l’Afrique dès la fin 2021 » ajoute le communiqué.
C’est en 2018 que le chanteur avait annoncé le lancement de sa cryptomonnaie qu’il avait baptisée Akoin. Disait-il, sont objectif était d’amener une sécurité dans le système monétaire en Afrique.
L’écosystème Akoin vise à avoir un impact social positif sur les communautés locales en ouvrant une gamme de services financiers, y compris des applications décentralisées et des outils permettant aux entrepreneurs de faire évoluer et de développer leurs entreprises. En plus des entrepreneurs, ce service serait également une aubaine pour les gouvernements africains qui luttent contre l’hyperinflation les contraignant parfois à limiter les services financiers pour de nombreuses personnes.
Avec le lancement de cette carte de débit, les utilisateurs pourront dépenser l’AKN directement à partir de leur portefeuille numérique partout dans le monde. Dans son fonctionnement, le portefeuille est rechargé via la passerelle de paiement Baanx dans une plate-forme qui relie les services financiers traditionnels fiat et des actifs numériques. De plus, les utilisateurs d’Akoin peuvent immédiatement convertir leurs actifs numériques en fiat (USD, EUR, GBP, etc.), et vice versa.
Selon la directrice des opérations et co-fondatrice d’Akoin, Lynn Liss, pour l’instant, les opérations sont concentrées sur les services publics, les factures et autres paiements en ligne. Mais avec le temps elles pourront s’ouvrir à d’autres services pour que l’AKN atteigne jusqu’à 1, 5 million de transactions par mois.
Notons que l’AKN sera la monnaie centrale de la ville intelligente que le chanteur est en train de construire au Sénégal.Vanessa Ngono Atangana

Comment les 29 Sénégalais bloqués au Maroc ont été rapatriés

https://actunet.net L’Organisation internationale pour les migrations (Oim) a facilité le retour de 29 migrants sénégalais bloqués pendant plusieurs mois au Maroc.
Ils ont été tous accueillis et pris en charge à leur arrivée, avant de rejoindre leurs familles respectives. Ces mouvements ont été organisés dans le cadre du programme d’aide au retour volontaire des migrants, sous l’initiative conjointe Ue-Oim, informe “Libération online”.

Opération de sécurisation à l’Ucad : le COUD fouille les chambres des étudiants à la recherche d’armes blanches

https://www.pressafrik.com Le Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) a lancé une opération de sécurisation du campus social. Cela fait suite aux affrontements à l’arme blanche, vendredi, entre étudiants de Pastef Les Patriotes et ceux de l’Apr.
Selon des informations de I-radio, le Coud, à travers son service de sécurisation, a mené une fouille des chambres d’étudiants à la recherche d’armes blanches.
A noter que l’insécurité s’est installée au sein du « temple du savoir » suite au passage du leader de Pastef, Ousmane Sonko, accusé de « viols et menaces de mort » par une masseuse d’un institut de beauté. M. Sonko rendait visite à un de ses militants blessé lors des affrontements du 8 février dernier.

Armes blanches à l’Ucad : Les mises en garde du Coud

https://www.seneweb.com La violence et la détention d’armes au sein de l’espace universitaire est un secret de polichinelle. Et malgré les changements environnementaux notés depuis des années dans le campus social, la circulation des armes reste de mise. Ce qui rend les affrontements particulièrement dangereux. Les autorités du Coud semblent s’être enfin réveillées sur cette question.
« La direction du Coud met en garde les auteurs de ces pratiques, de quelque bord qu’ils se situent, qu’elle utilisera tous les moyens légaux pour empêcher l’introduction, la garde et l’usage d’armes blanches dans tous les campus sociaux relevant de sa responsabilité », prévient le Coud dans un communiqué sorti dans un contexte de violences qui ont opposé des étudiants de colorations politiques différentes, après le passage d’Ousmane Sonko à l’Ucad.
Dans le document, le nouveau DG du Coud promet de tout mettre en œuvre pour traquer les fautifs et les faire sanctionner. « Toutes les dispositions seront ainsi prises pour identifier les auteurs afin de prendre les mesures disciplinaires qui conviennent conformément au règlement intérieur du Coud sans préjudice des poursuites judiciaires qui pourront en découler ».
Le Coud compte également saisir le rectorat pour frapper l’étudiant là où ça risque de faire mal le plus, c’est-à-dire ses études.

Armes blanches saisies à l’UCAD : La DIC entre en action cette semaine, des arrestations en vue…

https://www.dakaractu.com Ce dimanche, les hommes chargés de la sécurité du campus social de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar ont fait une descente dans les chambres des étudiants pour une fouille complète. Durant la manœuvre, des armes de type gourdin, sabre de chasse, poignards, barres de fer et autres armes de combat ont été découvertes.
Une chose qui n’a pas laissé les autorités indifférentes, mais aussi les nombreux parents d’étudiants qui sont de plus en plus inquiets de ce qui se passe actuellement à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Selon des informations de Dakaractu, la Division des Investigations Criminelles (DIC) va entrer en action pour débusquer les détenteurs de ces armes et leurs
fournisseurs.
On se rappelle que lors du renouvellement des amicales de l’UCAD, un étudiant avait été blessé à la tête par arme blanche. Une blessure tellement grave que l’étudiant avait été évacué à l’hôpital Fann de Dakar.
Au lendemain de la visite de Ousmane Sonko à l’université, des scènes de violence ont été notées entre ses partisans et ceux républicains.
Une situation d’insécurité qui règne dans le campus social et qui pousse les autorités à saisir la police pour remettre de l’ordre dans l’université.
Selon toujours la source de Dakaractu, les autorités ne veulent pas que l’université soit transformée en une zone de non droit, et des arrestations ne sont pas à écarter lorsque la DIC entrera en action dans le campus. Nous y reviendrons…

Pour tuer les folles rumeurs qui entourent les vaccins contre le coronavirus  : Abdoulaye Diouf Sarr sera le premier Sénégalais à se faire vacciner

https://actusen.sn C’est ce mardi 23 février que le Sénégal va démarrer sa campagne de vaccination anti-Covid. Selon ‘’SouurceA’’ dans sa livraison de ce lundi, le ministre de la Santé et de l’Action sociale sera le premier Sénégalais à se faire vacciner afin de tuer les folles rumeurs qui entourent les vaccins contre le coronavirus. Nos confrères précisent également que l’objectif visé par Abdoulaye Diouf Sarr, c’est de convaincre les plus sceptiques quant aux bienfaits de la vaccination

Le vaccin d’AstraZeneca attendu dans la première semaine de mars.

https://www.dakaractu.com Grâce aux 200 000 doses du laboratoire chinois Sinopharm, le Sénégal peut officiellement lancer mardi 23 février sa campagne de vaccination contre la Covid-19. Hier samedi, le ministre de la Santé a présidé le déploiement du produit chinois dans les régions.
Secoué par une deuxième vague plus mortelle du coronavirus, le Sénégal a décidé d’accélérer la cadence et s’engage à vacciner au moins 20% de sa population d’ici la fin de l’année 2021.
Le plan de déploiement des vaccins élaboré par la Direction de la prévention au ministère de la Santé a donné le détails des groupes ciblés, notamment le personnel de santé (20 668 ; 0, 12%), les 60 ans et plus sans comorbidités (447 811 ; 2, 6%), les 60 ans et plus avec comorbidités (516 705 ; 3%) et les 19-60 ans avec comorbidité (2 445 736 ; 14, 2%). Soit, un total de 3 430 920 personnes à vacciner dans un premier temps.
Mais compte tenu de la timidité de la première acquisition, le personnel sanitaire et les agents de première ligne seront les premiers bénéficiaires, précise le Directeur de la Prévention à nos confrères du journal allemand Bloomberg.
Le rythme s’accélèrera au mois de mars avec l’arrivée des doses espérées de l’initiative Covax. Dans ce dispositif lancé en juin 2020 pour venir en aide aux pays sous-developpés, le Sénégal devrait avoir droit à au moins 1, 3 million du produit élaboré par le laboratoire AstraZeneca en collaboration avec l’Université d’Oxford. Mais ce sera sous licence Serum Institute of India (SII).
Selon le Dr Mamadou Ndiaye, ces doses sont attendues dans la première semaine du mois de mars.
Sur son site internet, l’alliance du Vaccin, l’un des organismes qui pilotent cette facilité avec l’Oms, avait annoncé que les premières livraisons devraient être effectuées vers la fin du mois de février.
À l’occasion de la réception du vaccin chinois, le président de la République a annoncé l’arrivée prochaine de 6, 7 millions de doses d’autres fabricants. Le comité consultatif pour la vaccination au Sénégal a validé cinq vaccins contre la Covid-19.

Covid-19 : L’UE dégage 100 millions d’euros pour déployer le vaccin en Afrique

https://www.sikafinance.com La commission européenne vient de dégager un appui de 100 millions d’euros, soit 65, 6 milliards FCFA, pour soutenir le déploiement du vaccin contre la Covid-19 dans le cadre du programme Covax, mené par l’UA et le CDC Afrique.
Cette aide permettra de soutenir les campagnes de vaccination, de former le personnel médical et de financer l’achat d’équipements et de chaîne du froid pour la conservation du vaccin.
 » L’UE est prête à soutenir les stratégies de vaccination de nos partenaires africains (…) », a déclaré Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne.
Elle a par ailleurs ajouté que des explorations étaient en cours pour la production locales et régionales de vaccins dans le cadre d’accords de licence en Afrique. « Ce serait le moyen le plus rapide d’augmenter la production partout au profit de ceux qui en ont le plus besoin », a-t-elle relevé.
Dans le cadre de l’initiative  »Team Europe » lancée en juin 2020, ce sont environ 8 milliards d’euros qui ont été décaissés en faveur des pays africains pour lutter contre la pandémie.Olivia Yao

Dr Amadou Ba, Spécialiste en Santé Publique : «le couvre-feu, une décision administrative qui a propagé le virus»

https://www.leral.net Selon certaines informations, le Président Macky Sall a décidé de prolonger encore d’un mois la durée du couvre-feu. Interpellé sur l’opportunité de cette décision, Dr Amadou Ba, spécialiste en santé publique, estime que le couvre-feu ne fait que propager le virus.
Le couvre-feu contribue-t-il réellement à freiner la propagation du virus? Cette question mérite d’être posée, dans la mesure où les cas de contaminations et de décès connaissent une ascension fulgurante. De l’avis de Dr Amadou Ba, spécialiste en santé publique, la décision d’adopter le couvre-feu n’a pas été éclairé scientifiquement.
«Et j’ai l’habitude de dire que le président de la République est un décideur. Et sur cela, ces décisions doivent être scientifiquement motivés par un comité scientifique. Malheureusement, ce Comité n’existe pas. En lieu et place, c’est le Comité National de Gestion des Epidémies (Cnge). Ainsi, la décision du couvre-feu que le président de la République avait prise, il y a un mois, était inopportune et injustifiée», dit-il.
Refusant de faire dans la langue de bois, il estime que le couvre-feu a permis de propager davantage le virus et d’entrainer des contaminations tous azimuts.
«Cela s’explique par la courbe qui est ascendante. Depuis ce que l’on appelle une deuxième vague, la courbe épidémiologique est élevée, notamment concernant le nombre de contaminations et le nombre de cas de décès», affirme- t-il.
Explicitant sa thèse, Dr Amadou Ba soutient que durant le couvre-feu, les familles se retrouvent à la maison après une journée où il y a eu des contacts. «Le regroupement nocturne de la famille a contribué à disséminer davantage les germes du virus et les mesures barrières qui devaient être observées ne le sont pas en interne », affirme le spécialiste en santé publique.
En matière d’épidémie, dit-il, le génie sanitaire doit prendre le dessus sur le génie médical. «Le génie sanitaire, c’est la promotion et la prévention, c’est-à-dire éviter la propagation du virus. Depuis l’apparition du premier cas, nous avons couru derrière le virus et non la prise en charge de l’épidémie en tant que telle.
Nous avons fait l’erreur de ne pas nous préoccuper de l’épidémie, mais plutôt de nous préoccuper plus de la maladie», clame-t-il.L’As

COVID-19 : LA VACCINATION ’’REQUIERT UNE MOBILISATION COLLECTIVE ET DOIT REPOSER SUR LA TRANSPARENCE’’, SELON L’APR

Dakar, 22 fév (APS) – La campagne de vaccination contre le Covid-19 devant officiellement démarrer mardi au Sénégal « requiert une mobilisation collective et une adhésion populaire » et doit reposer sur la transparence, l’équité et le respect du ciblage prioritaire, estime l’Alliance pour la République (APR, pouvoir).
Dans un communiqué signé de son porte-parole, Seydou Guèye, l’APR « salue la diligence du gouvernement dans la mise en œuvre de la directive présidentielle » relative au démarrage de la campagne nationale de vaccination contre le Covid-19 « dans les délais fixés ».
L’APR exhorte le gouvernement « à la transparence, à l’équité et au respect du ciblage prioritaire et soutient sans réserve l’option irréversible du président Macky Sall d’acquérir près de 7 millions de doses de vaccins en vue de protéger les populations face à la virulence de la pandémie ».
Le président Macky Sall avait réceptionné mercredi 200.000 premières doses de vaccin anti-Covid, acquises par le Sénégal auprès de la firme pharmaceutique chinoise Sinopharma.
Ce premier lot est réservé à trois cibles prioritaires que sont le personnel de santé, les personnes âgées de plus de 60 ans et à celles vivant avec une comorbidité.
Les doses de vaccin anti-Covid-19 destinées aux régions de l’intérieur du pays ont été expédiées ce week-end, e attendant la mise en place ce lundi d’un comité national de contrôle et de suivi des opérations de vaccination.
Cette étape sera suivie du lancement mardi de la campagne nationale de vaccination ant-Covid-19 sur toute l’étendue du territoire sénégalais.
Dans cette perspective, l’Alliance pour la République, « conformément à son Appel pour un « Front uni contre la Covid19 » », appelle dans son communiqué à « tout mettre en œuvre pour assurer un plein succès à la campagne de vaccination qui démarre le mardi 23 février 2021, et qui requiert une mobilisation collective et une adhésion populaire ». BK

LE DÉPUTÉ THÉODORE MONTEIL DEMANDE LA RÉFORME DE LA CDP

http://www.emedia.sn Le budget de la commission des données personnelles (CDP) est insuffisant. Fixé à 300 millions par année, il ne sert qu’à payer le personnel. C’est le député et non moins vice-président de la commission qui est chargée des données personnelles, Théodore Chérif Monteil qui a fait la révélation devant le Jury du dimanche. Selon lui, quand on parle de données personnelles, c’est de la haute technologie. « On a besoin que cette commission soit réformée en autorité avec l’autonomie financière et on a besoin qu’elle soit bien outillée pour pouvoir faire son travail de protection. La CDP doit être érigée en autorité. Les textes sont déjà prêts », dit-il.
Dans le même sillage, il indique que la commission des données personnelles travaille sur plusieurs volets. Il y a un volet classique qui est la vidéo-surveillance qui n’a pas les moyens financiers. Il y a le volet contrôle des entrées et des sorties.
Aujourd’hui, on parle de collecte de données à caractère financiers. « Mais, la CDP en tant que commission qui devait être une autorité, n’a pas les moyens financiers pour mener son travail », regrette-t-il. A la question de savoir si les Sénégalais sont sur écoute, le parlementaire rétorque « Je n’ai pas les moyens de les prouver encore moins de les infirmer ». Aliou DIOUF

Torture : “La pratique existe au sein des forces de sécurité sénégalaises”, Seydi Gassama

https://senego.com Dans un tweet samedi, le directeur exécutif d’Amnesty Sénégal a déclaré que “sans être systémique, la pratique de la torture existe au sein des forces de sécurité sénégalaises. Un éclaircissent en réaction du communiqué de la Dirpa qui réfute les accusations portées contre la police, notamment les récentes arrestations des militants du Pastef/Les Patriotes.
Des victimes – de torture – soutenues par des organisations des DHs ont pu porter plainte et obtenir justice, selon Seydi Gassama. Embouchant la même trompette, le droit-de-l’hommiste affirme que “des dizaines de plaintes moisissent dans les tiroirs des parquets“.

Institutions de défenses des droits humains

Très en verve, M. Gassama a dénoncé le régime de Macky Sall qui “a transformé en coquilles vides les institutions créées par ses prédécesseurs pour promouvoir et protéger les droits humains : CSDH, ONLPL, Médiature, etc. en leur allouant des budgets insignifiants“.  Regrettant que “le but maintenant c’est de faire taire les ONG“.

Actes de tortures

La police s’est fendu d’un communiqué, samedi, menaçant de poursuivre tous ceux qui l’accusent d’avoir commis des actes de tortures sur des manifestants pro-Pastef.

CALENDRIER ÉLECTORAL : «LES MAIRES NE SONT PLUS LÉGITIMES»

http://www.emedia.sn Député de la majorité présidentielle, Théodore Chérif Monteil ne cache pas sa désolation relative au non-respect du calendrier électoral. Il a expliqué, devant le Jury du dimanche, les raisons pour lesquelles les élections locales ont du mal à se tenir. Selon lui, tout est du dialogue national. Puisque, relève-t-il pour le déplorer, à chaque fois que les politiciens veulent empêcher aux citoyens de s’exprimer à travers des élections, ils créent un dialogue. « Quand on crée un dialogue, on remet en cause certains aspects, soit du fichier électoral, soit du code électoral. Donc, on recule. C’est comme si, la classe politique, dans son ensemble, (pouvoir comme opposition) s’entendait pour ne pas aller aux élections. C’est le sentiment que j’ai eu pendant ces deux dernières années », souligne-t-il. Et dénote la violation, à plusieurs reprises, de la loi. Mieux, il signale, pour alerter, que les maires ne sont plus légitimes. « Aujourd’hui, tous les actes qu’ils posent sont illégitimes. On a confisqué la souveraineté des citoyens et on l’a mise entre des mains illégitimes.
Le calendrier électoral, il faut le respecter ».

«CONCENTRER TOUS LES POUVOIRS COMPORTE BEAUCOUP DE RISQUES»

S’agissant du couplage des élections, il indique qu’il est possible, techniquement, de coupler des législatives et une présidentielle. « Maintenant, coupler l’élection présidentielle et les élections législatives dans le souci d’économiser de l’argent pour moi ce n’est pas respecter les sénégalais », estime-t-il. Pour lui, les mandats des députés prennent fin en 2022, le directeur opérationnel de l’Union citoyen « Bunt Bii » dit être contre toute prolongation du mandat des députés. « Ce mandat ne leur appartient pas. On le leur a confié pour une durée de 5 ans. Au bout de 5 ans, ils doivent le rendre. Ils ne peuvent pas au bout de 5 ans se réunir et dire nous allons prolonger notre mandat. Les Sénégalais doivent refuser que des représentants illégitimes puissent continuer à siéger. Le peuple est souverain. Le peuple sénégalais a toujours été fort, déterminé. S’il continue à être fort et déterminé personne ne pourra confisquer le pouvoir », déclare-t-il.
Par ailleurs, relève le député, le Sénégal est dans un régime présidentiel fort. « Mon opinion, en tant qu’Homme politique, que le présidentialisme tel que celui du Sénégal n’est pas la meilleure des choses. Parce que, concentrer tous les pouvoirs entre les mains d’une seule personne comporte beaucoup de risques », indique-t-il. Et d’ajouter « Si mon opinion devait compter sur des réformes institutionnelles, je pense qu’il y aurait moins de pouvoirs entre les mains du président de la République et un peu plus de pouvoirs au sein du parlement. » Aliou DIOUF

Tentative d’un 3e mandat : les actes posés par Macky Sall font douter Aïda Mbodj

https://www.pressafrik.com La députée Aïda Mbodj qui a toujours soutenu que Macky Sall ne briguera pas un troisième mandat, a changé d’avis. Au vu des actes posés par le chef de l’État (anéantir ses opposants), la « Lionnes du Baol », a exprimé des doutes sur les intentions du président Sall, qui selon elle, pourrait tenter un troisième mandat.
« Tout le monde sait que je n’avais jamais prêté ses intentions au Président. J’ai toujours dit qu’il ne va pas faire un troisième mandat. Il est assez conséquent. Mais maintenant, avec les actes qu’il pose, ces armes non conventionnelles qu’il déploie, je ne ne le reconnaît plus et je doute de ce que je savais de lui », a-t-elle déclaré dimanche sur la Rfm.
Évoquant la situation sanitaire, Aïda Mbodj a déploré ce « complot politique » sur l’affaire Ousmane Sonko et Adji Sarr, au moment où la covid-19 a tué 800 personnes au Sénégal, à la date du 21 février. Pour le couvre-feu prolongé samedi jusqu’à 20 mars dans les régions de Dakar et Thiès, l’ancienne ministre voudrait qu’il y ait d’abord une évaluation, avant de le maintenir.
S’agissant de la campagne de vaccination contre la covid-19 qui démarre mardi, elle a appelé le Gouvernement à parler aux populations car, d’après elle, la « communication est très mauvaise et négative pour que les gens puisse se vacciner spontanément« .

MOUSSA SÈNE ABSA RAPPELLE À MACKY SA LOURDE RESPONSABILITÉ FACE À L’HISTOIRE

http://www.emedia.sn Moussa Sène Absa écrit à Macky Sall. Dans une missive adressée au chef de l’Etat, le cinéaste sénégalais évoque les tensions sociales et politiques que traversent le Sénégal. Moussa Sène Absa qui juge « l’heure grave » met Macky Sall face à ses responsabilités et lui rappelle sa lourde tâche de conduire aux destinées du Sénégal

Monsieur le Président, Cher frère,

Je viens d’avoir 63 ans.
C’est l’âge où l’on entre dans le cercle des Anciens.
L’âge où on a le droit de dire ce qu’on pense du pays.
Sans coup férir.
Notre pays que vous avez l’insigne honneur et privilège de diriger traverse des moments troubles de son histoire.
Jamais je n’ai été témoin d’une si vive tension dans notre société jadis si paisible et fort rieuse.
Jamais je n’ai senti autant de clivages aux conséquences nauséabondes traverser les esprits.
Jamais je n’ai senti autant de désarroi de notre peuple pourtant si vaillant.

Monsieur le Président, Cher frère,

L’heure est grave.
La belle terre de nos ancêtres gronde de ses entrailles.
Elle lance une rumeur si folle dans les cœurs de ses enfants.
Ses enfants lui sont si chers.
Elle vous a confié leurs destins.
Les Penghols vous épient.
Vous le savez sans doute.
Car vous avez une lourde responsabilité devant l’Histoire.
Quand, bien des années plus tard, l’on racontera votre gestion du pays que l’on vous a confié.
L’Histoire jugera votre capacité de magnanimité quand tous les fronts grondent.
Quand tant d’intérêts sont en jeu.
Quand le monde se cherche en ces moments de doute et de peur.
Quand le Sénégal regorge de richesses tant convoitées.
Quand tant de grandes figures ont tracé de si beaux viatiques.
Je suis sûr que vous en avez conscience.
Monsieur le Président de la République, Cher frère,
Agissez pendant qu’il est encore temps.
Agissez dans le seul intérêt de votre peuple.
Agissez en regardant droit dans les yeux cette jeunesse pleine d’espoirs.
Agissant pour tout ce que ce pays a fait de vous.
Un petit garçon de Fatick devenu Président de la République.
Ce pays se jauge en ces miroirs de notre temps.
Quand le futur est si sombre.
La maladie si insidieuse.
La pandémie ravageuse
La mort rôde à chaque coin de rue.
Le peuple a peur.
C’est à vous de l’assurer.
Prenez de la hauteur sur les contraintes des Autres
Rappelez-vous quand, enfant, vous gambadiez sur les terres chaudes du Sine.
La paix au visage.
Le sourire au vent.
Rendez ce sourire aux enfants.
Monsieur le Président de la République, Cher frère,
L’Afrique a besoin du Sénégal.
Par son travail sur l’Immatériel.
Par sa vision du monde.
Par sa capacité de propositions lumineuses.
Ce laboratoire des idées est entre vos mains.

Monsieur le Président, Cher frère,

Ne vous mêlez pas des querelles au-dessus de la ceinture !
Celles-là sont réservées au palefrenier.
Que le sénégalais de 45 ans qui n’a jamais fauté lève le petit et je l’envoie en enfer !
Kuneekul ci bu gudd bi
Yaa ngi cibu gaat bi.
Le combat est ailleurs.
Et je vous crois intelligent pour le savoir.
Il est dans la remobilisation d’un peuple en errance.
Il est dans la construction de notre propre identité.
Il est dans l’éducation de nos enfants et petits-enfants
Il est dans la valorisation de tous ces bras qui vendent des pacotilles chinoises ou conduisent des motos Jakarta.
Il est dans la mise en œuvre du savoir-faire sénégalais.

Monsieur le Président de la république, Cher compatriote,

Je ne sais plus à qui prier d’autre que le Seigneur !
Qu’Il fasse que Ses Bienfaits vous ouvrent l’esprit mais surtout le cœur.
Qu’Il vous éloigne des vautours qui rôdent autour de vous.
Qu’Il vous aide à bien réfléchir sur les Récits du futur.
Devant vous, la page est blanche.
Tachez d’y écrire de belles lignes
Odes à notre si beau Pays
Dans sa Grandeur
Pour toujours.
Recevez, Monsieur le Président de la République, Cher frère l’assurance de ma sincère fraternité.Moussa Sene Absa, Popenguine, ce 20 Février 2021

MAMADOU LAMINE DIALLO S’OPPOSE À LA LEVÉE DE L’IMMUNITÉ DE SONKO : «LES FAITS SONT INCOHÉRENTS»

http://www.emedia.sn Pour Mamadou Lamine Diallo, les faits portés à l’Assemblée nationale aux fins de lever l’immunité parlementaire du député Ousmane Sonko sont incohérents. Le député du mouvement Tekki, également membre de l’opposition, a partagé les raisons pour lesquelles il est contre la poursuite de la procédure enclenchée par l’hémicycle et qui devrait connaître un nouveau tournant ce lundi, malgré la démission des opposants de la commission ad hoc.
« Je suis opposé à la levée de l’immunité parlementaire du député (Ousmane) Sonko. Les faits portés à notre connaissance par le gouvernement sont incohérents. On ne doit pas s’amuser avec l’immunité des représentants du peuple même si notre Assemblée nationale doit être réformée », a-t-il déclaré.
Mamadou Lamine Diallo pointe d’ailleurs un doigt accusateur à l’endroit du président de la République, Macky Sall, qui, à ses yeux, « veut détruire l’opposition patriotique et démocratique par tous les moyens et asseoir la dynastie « Faye Sall » pour s’accaparer du gaz. »
Le député accuse également le ministre de l’intérieur, Antoine Félix Diome, d’être au cœur d’une cabale contre Sonko. « Cette cabale contre Sonko et l’arrestation des responsables de Pastef participent à ce projet dangereux exécuté par le magistrat Antoine Diome. Macky Sall doit libérer les responsables de Pastef arrêtés. »

Immunité parlementaire de Sonko : Cheikh Bamba Dieye et Moustapha Guirassy démissionnent de la commission ad hoc

http://lesoleil.sn Les députés Moustapha Guirassy (Liberté et Démocratie) et Cheikh Mouhamadou Abiboulaye Dièye (Non-inscrits) ont annoncé, dimanche, leur démission de la commission ad hoc de l’Assemblée nationale chargée d’examiner la levée de l’immunité parlementaire d’Ousmane Sonko accusé de « viols et de menaces de mort » par une masseuse du nom d’Adji Sarr (21 ans).
Dans une lettre adressée au président de la commission ad hoc, ils pour lui faire part de certains griefs sur le fonctionnement de ladite commission qui montre « à suffisance, que l’Assemblée nationale est en train de renforcer et de consacrer son inféodation au pouvoir Exécutif, par le biais du parquet qui lui dicte la conduite à tenir ».
« La décision de levée de l’immunité parlementaire n’est pas banale et c’est pour cette raison que le règlement intérieur de l’Assemblée nationale a donné des pouvoirs importants à la commission ad hoc pour mettre à sa disposition toutes les informations nécessaires pour lui permettre de prendre sa décision avec sérénité et en toute connaissance de cause. Vous avez décidé de ne pas mettre en œuvre les pouvoirs dont dispose la commission, remettant ainsi en cause fondamentalement sa souveraineté », se sont plaints les députés Moustapha Guirassy et Cheikh Mouhamadou Abiboulaye Dièye. Selon ces derniers, dans son réquisitoire introductif, le Parquet visait X et non le député Ousmane Sonko.
La commission ad hoc, qui est composée de 11 membres, a convoqué le député mis en cause, demain lundi, pour audition. S.GUEYE

Théodore Chérif Monteil : «la commission ad hoc ne peut pas auditionner Adji Sarr»

Député de la majorité Benno Bokk Yaakaar, Théodore Chérif Monteil a porté la réplique à ses collègues Moustapha Guirassy et Cheikh Abiboulaye Dièye qui demandent que la plaignante Adji Sarr et les témoins soient auditionnés. « C’est le député Ousmane Sonko qui est visé par la lettre, nommément. Ensuite, quand le bureau de l’Assemblée nationale se réunit, il n’examine que trois choses  : Est-ce que la demande est sincère, est-ce qu’elle est loyale et est-ce qu’elle est juste. A partir de là, ils adhèrent à la demande ou pas. L’article 52 ne parle que de l’audition du député. En aucun moment, on ne parle de l’audition d’une personne », a précisé le rapporteur de la mission d’informations parlementaires sur les inondations, devant le Jury du dimanche sur Itv. Ainsi, il pense que les députés de l’opposition outrepassent leurs prérogatives en demandant l’audition de Adji Sarr et des témoins. « Ils n’ont pas le droit de les entendre. Aucun texte ne leur permet de le demander. Lors des débats, le président, le rapporteur de la commission, le Gouvernement, le député ou son défenseur et un orateur contre prendront la parole », explique-il.
Apportant des précisions sur la procédure enclenchée par l’Assemblée nationale, il précise que le refus d’Ousmane Sonko de répondre devant la commission ad hoc ne peut en rien compromettre la procédure. « S’il refuse de déférer, la commission va continuer son travail. On a vu des levées d’immunité parlementaire où les députés ont choisi un défenseur et ont refusé de déférer à la convocation. La commission ad hoc va continuer son travail sur la base des éléments, ils feront un rapport qu’ils vont apprécier et ce rapport sera remis aux députés. Parce que, la plénière enlève l’immunité parlementaire. La commission ad hoc ne fait que recueillir des éléments », a fait comprendre Théodore Chérif Monteil. S.G

Aïda Mbodj révèle le contenu du « SMS Complot » envoyé « par erreur » à un des avocats de Ousmane Sonko

https://www.pressafrik.com La révélation est faite de la députée Aïda Mbodj. Un des avocats de Ousmane Sonko a reçu par erreur, un SMS du complot qui a été envoyé. C’est ce que la député a fait savoir ce dimanche lors de l’émission Grand Jury sur la RFM.
« On a eu cet SMS qui était destiné à quelqu’un d’autre. On a envoyé par erreur cet SMS à un des avocats de Ousmane Sonko. Il est bel et dit que +… On va le traîner dans la boue, mais pas de condamnation, car ça risque de chauffer le pays+ », a déclaré Aïda Mbodj sur la Rfm, ajoutant qu’elle ne croit pas qu’il y aura un procès.

« On ne m’a pas donné la possibilité de défendre Adja Sarr »

Cette ancienne ministre de la Femme sous Wade, a, par ailleurs, regretté le fait qu’elle n’ait pas eu l’occasion de défendre la présumée victime Adji Sarr. « On ne m’a pas donné la possibilité de défendre Adji Sarr. Même certains membres de sa famille ne savent pas où elle est. Elle ne peut pas tenir longtemps, car il y a une puissance derrière elle », a-t-elle regretté.
Adji Sarr, jeune masseuse de 21 ans, travaillant dans un salon de massage dénommé « Sweet Beauty Spa » à Dakar, a accusé le principal opposant à Macky Sall, Ousmane Sonko de « viols répétitifs avec arme à feu et menaces de mort ». L’immunité parlementaire du député devrait être levée lundi, afin qu’il puisse déférer à la convocation de la Section de recherches.

Refus de Sonko de déférer à la convocation de la commission : Cheikh Bamba Dièye revient sur une « machination »

https://www.lactuacho.com La Commission ad hoc s’est réunie hier vendredi dans le but de convoquer et d’entendre Ousmane Sonko dans l’affaire de viol et menaces de mort dont il est accusé par la jeune femme Adji Sarr. Selon nos confrères de Emedia, le député Cheikh Bamba Dièye a fait savoir que la commission ad hoc a émis une convocation pour auditionner Sonko lundi prochain. Cheikh Bamba Dièye pointe une violation de la loi car cette convocation n’a pas sa raison d’être.
«Mes collègues n’étaient pas encore tombés d’accord sur la méthode de travail. Nous avons buté sur le fait que nous ne pouvons pas nous contenter d’auditionner seulement Ousmane Sonko. Pour fonder notre intime conviction, nous avons pensé, avoir des experts qui vont nous donner des informations sur le viol, le prélèvement d’Adn …Puisque la loi nous dit que nous le devons, ce qui est un impératif, c’est de recevoir Ousmane Sonko. Mais, la commission Ad hoc est souveraine. Et toujours dans le sens de la manifestation de la vérité, que la plaignante, les témoins, toutes les autres personnes qui pourraient nous donner plus d’informations puissent être auditionnés par les membres de la commission Ad hoc », a-t-il fait savoir.
Le patron du FSD/BJ de renchérir : «À notre grande surprise, au moment où nous discutions de la méthode de travail, nous avons appris qu’ils ont envoyé un gendarme chez Ousmane Sonko pour le convoquer, lundi».
Et de poursuivre et de s’interroger : «Ce dernier a eu l’intelligence de renvoyer la convocation. Alors, quelle est la forme de respect que nous devons avoir les uns et les autres ?»
Pointant la conspiration, Cheikh Bamba Dièye précise : «Tous les Sénégalais qui criaient au complot, ont parfaitement raison de la faire. Et c’est cela qui m’inquiète.
La précipitation, le fait de violer le règlement intérieur de l’Assemblée, toutes ces choses font que nous sommes en droit de douter de la sincérité de la démarche et qu’aussi nous sommes en droit d’être convaincus qu’il y a une volonté manifeste de liquidation de Ousmane Sonko».

Affaire Ousmane Sonko : « L’immunité parlementaire ne couvre pas l’enquête préliminaire » (député)

https://www.pressafrik.com La procédure enclenchée par l’Assemblée nationale pour lever l’immunité parlementaire du député Ousmane Sonk, accusé de « viols répétés » et de « menaces de mort » par une jeune masseuse fait toujours polémique. Si du côté des députés de l’opposition, cette procédure est une « violation de la loi », du côté de la majorité, en matière criminelle comme c’est le cas dans l’affaire Ousmane Sonko, « l’immunité parlementaire du député doit être levée ». Le député de Benno Bokk Yaakar (BBY) Théodore Chérif Monteil a apporté des précisions sur la question.
D’emblée, l’invité du Jury du dimanche sur I-radio, de ce 21 février, a tenu à apporter la lumière sur les spéculations faites suites à la convocation du député Ousmane Sonko par la gendarmerie. Selon lui, « La première chose qu’il faut clarifier, c’est que beaucoup de gens sont en train de spéculer sur la convocation de la gendarmerie. Certaines personnes mêmes, justifient les troubles qu’il y a eus par le fait que la gendarmerie ait convoqué un député ». Non sans souligner qu’aucun texte ne l’interdit.
« Je défie quiconque de montrer un texte qui interdit à la gendarmerie de convoquer un député », a-t-il lancé. Rappelant que : « Dans l’article 61 de la Constitution sénégalaise, il n’est pas dit que le député ne peut pas être entendu ».
Cependant, a-t-il déclaré : « Quand un juge ou un officier de police judiciaire a besoin, dans une affaire d’être éclairé, il peut convoquer n’importe quelle personne ».
L’accusé, Ousmane Sonko, a « refusé » de déférer à la convocation de la gendarmerie invoquant son immunité parlementaire. Selon M. Monteil, il peut le faire, mais « l’immunité parlementaire ne couvre pas l’enquête préliminaire ». En d’autres termes, a-t-il ajouté, « l’immunité ne protège pas contre la convocation de la police parce qu’on a vu des députés aller répondre à de convocations ».
Autres précisions apportées par M. Monteil, c’est la personne habilitée à demander la levée de l’immunité parlementaire d’un député. « En cas de demande de lever de l’immunité parlementaire, c’est le procureur auprès de la Cour d’appel de faire la demande, car c’est lui qui représente l’institution judiciaire, ce n’est pas le procureur général comme beaucoup le pensent. Donc, le procureur auprès de la Cour d’appel va à travers le garde des Sceaux, ministre de la Justice, s’adresser au parlement ».

« S’il refuse de déférer, la commission va continuer son travail»

Le leader de Pastef Les Patriotes a aussi « refusé » de répondre devant cette Commission Ad Hoc chargée d’examiner la demande de levée de son immunité parlementaire. Pour le député Théodore Chérif Monteil, son refus n’a pas d’impact sur le travail de la Commission.
«  S’il refuse de déférer, la commission va continuer son travail. On a vu des levées d’immunité parlementaire où les députés ont choisi un défenseur et ont refusé de déférer à la convocation. La commission Ad hoc va continuer son travail sur la base des éléments, ils feront un rapport qu’ils vont apprécier et ce rapport sera remis aux députés. Parce que, la plénière enlève l’immunité parlementaire. La commission Ad hoc ne fait que recueillir des éléments », a-t-il conclu.

Sonko-Adji Sarr : Ld debout et Frapp appellent “citoyens et démocrates à s’opposer”

https://senego.com Le jeudi 18 février 2021, une délégation de la LD Debout a reçu, à son siège, une délégation de FRAPP/France DEGAGE. Sur l’affaire Sonko-Adji Sarr, les populations sont appelées “à s’opposer par toutes voies légitimes à l’utilisation des moyens de l’Etat et de la justice pour toujours combattre” le “patriote”.

L’urgence de mutualiser leurs efforts…

Selon un communiqué parvenu à Senego, “les deux délégations ont évoqué les liens de camaraderie et de solidarité militante qui lient beaucoup de responsables de leurs organisations et échangé sur la nécessité et l’urgence de mutualiser leurs efforts et leurs initiatives à travers notamment des concertations permanentes et des activités communes en vue de contribuer de leur mieux à la défense de la démocratie et de l’état de droit, la lutte contre les spoliations des terres, les licenciements abusifs“.

Constance…

La Délégation de FRAPP FRANCE DEGAGE, après avoir fait le point sur toutes les luttes engagées et les résultats encourageant obtenus à cet effet, a salué la constance de la LD Debout dans la lutte ainsi que sa fidélité aux valeurs et principes de gauche. FRAPP FRANCE DEGAGE a demandé à la LD Debout d’intégrer le Front Multi-luttes DOYNA“, poursuit la note.

Unité des fronts…

Et “en attendant de s’en remettre à leurs directions respectives pour délibérer sur ces questions évoquées, les deux délégations ont convenu d’œuvrer de toutes leurs possibilités à l’unité des fronts de lutte contre les dérives du pouvoir en place et les oppresseurs des populations et pour l’émergence d’une direction nationale pour tous ces fronts“.

Cas Sonko et ses militants…

Déjà, les deux délégations appellent les citoyens et tous les démocrates à s’opposer par toutes voies légitimes à l’utilisation des moyens de l’Etat et de la justice pour toujours combattre, et encore plus aujourd’hui avec le cas de Monsieur Ousmane Sonko Président de PASTEF, des adversaires politiques. Les deux délégations exigent la libération des jeunes détenus à la suite d’une manifestation de soutien actif à leur leader et l’arrêt immédiat des rafles préventives en cours d’opération dans les rangs de PASTEF, mais pas seulement, et rappellent expressément à Macky Sall, mais aussi à l’opinion publique que de telles pratiques, tristement propres aux dictatures les plus sombres de l’histoire, sont totalement inacceptables en démocratie, et surtout en 2021“, conclut-on la note.

Les cadres dénoncent « le kidnapping des militants, sympathisants et simples défenseurs de la démocratie »

« Le Mouvement National des Cadres de PASTEF-Les Patriotes (MONCAP) constate, avec amertume, et condamne avec la dernière énergie, les dérives autocratiques et liberticides du régime du Président Macky Sall.
Le MONCAP dénonce le kidnapping des militants, sympathisants et simples défenseurs de la démocratie et de l’Etat de droit ainsi que leur séquestration arbitraire dans les locaux de la Division des Investigations criminelles (DIC) et des commissariats de police aux motifs de chefs d’inculpation aussi ridicules que l’atteinte à la sûreté de l’état, l’appartenance à un mouvement insurrectionnel ou encore la diffusion de fausses nouvelles.
Le Mouvement National des Cadres de PASTEF-Les Patriotes (MONCAP) informe l’opinion nationale et internationale des traitements inhumains et dégradants et les actes de tortures dont ont été l’objet les personnes arrêtées pendant leur garde à vue.
Tous ces détenus ne sont ni plus ni moins que des otages politiques du Président Macky Sall et de son Gouvernement dont le MONCAP exige la libération immédiate et sans conditions.
Le MONCAP tient le Président Macky Sall et son régime pour responsables de l’intégrité physique de nos frères et sœurs détenus illégalement dans ses geôles et appelle les démocrates de tous bords à résister et à combattre le projet funeste d’instauration de la dictature dans notre pays.Le Mouvement National des Cadres de PASTEF-Les Patriotes ».

Me Abdou Dialy Kane, avocat de Adji Sarr : « Nous sommes confiants, nous avons toutes les preuves »

https://www.leral.net L’avocat de Adji Sarr, Me Abdou Dialy Kane, dans l’affaire qui l’oppose au députe Ousmane Sonko, affirme que ce qui se dit dans la presse n’intéresse pas le juge, encore moins lui. A l’en croire, ils sont sûrs de leur fait.
Selon la Robe noire, pourquoi vouloir accepter à Ousmane Sonko ses droits et les refuser à Adji Sarr? « Devant le juge, la personnalité de Ousmane Sonko n’aura pas son pesant d’or », dit-il.
L’avocat revient pour dire que « tout ce qui se dit dans la presse n’intéresse pas le juge, mais uniquement les faits », ajoute -t-il.
Le défenseur de Adji Sarr qui estime qu’ils ont toutes les preuves nécessaires pour faire tomber Ousmane Sonko indique qu’il ne plaide pas ses dossiers sur la place publique.

Adji Mbergane Kanouté : «Si Sonko ne vient pas, cela n’a aucune incidence sur la poursuite de nos travaux»

Les femmes de l’opposition ont demandé l’audition de Adji Sarr dans la procédure de levée de l’immunité parlementaire du député Ousmane Sonko. Mais selon le député Adji Mbergane Kanouté, député de la majorité et non moins membre de la Commission ad hoc, cette disposition n’est pas prise en compte par le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale
Adji Sarr ne pourra pas être auditionnée. La demande des opposantes impossible à traiter
La parlementaire a expliqué que le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, ne prévoit pas une audition d’une personne autre qu’un député en cas de problème. La femme député a rappelé l’article 52 du règlement intérieur de l’Assemblée Nationale qui prévoit, de par la commission ad hoc, d’entendre le député intéressé et qui peut être défendu par un de ses collègues. « Il n’a jamais été question que Adji Sarr soit auditionnée par la commission ad hoc. L’Assemblée n’est pas un organe judiciaire et nous n’avons pas pour vocation d’entendre l’accusatrice de Sonko ».
Le leader du’’Pastef’’ a rejeté la convocation qui lui a été servie par ses collègues de ladite commission. Sa présence qui pourrait, selon la parlementaire Adji Mbergane Kanouté, permettre de bien mener leur travail pour déposer et emmener en plénière la suite à donner sur cette affaire, n’est toutefois pas indispensable.
« Il serait important que Sonko vienne répondre à notre convocation. Si toutefois, il décide de ne pas venir nous rencontrer, cela n’a aucune incidence sur la poursuite de nos travaux », a tonné Adji Mbergane Kanouté sur les ondes de la Rfm.
La procédure de la levée de l’immunité parlementaire d’Ousmane Sonko se poursuit. La commission ad hoc qui a déjà entamé ses travaux va se réunir ce lundi 22 février 2021.Adja Loly Diallo (Stagiaire)

Assemblée nationale : «Ousmane Sonko sera mis à la disposition de la justice», (Député)

https://www.seneweb.com Devant le «Jury du dimanche», le député Théodore Chérif Monteil s’est voulu on ne peut plus clair. Il a affirmé que l’Assemblée nationale n’est pas un juge. Avant de soutenir qu’on lui demande de mettre à disposition de la justice un de ses membres.
«L’Assemblée nationale ne peut statuer que sur cela. Elle ne peut pas parler avec d’autres personnes. J’ai entendu dire qu’Ousmane Sonko a refusé de prendre la convocation que le gendarme de l’Assemblée nationale lui a remise. On a vu des levées d’immunité parlementaire où les députés ont choisi un défenseur et ont refusé de déférer à la convocation», a renseigné le parlementaire.
Puis il ajoute : «La commission ad hoc va continuer son travail sur la base des éléments. Elle fera un rapport qu’ils vont apprécier. Lequel sera remis aux députés. Parce que ce n’est ni le bureau de l’Assemblée nationale, ni la commission ad hoc qui enlève l’immunité parlementaire. C’est la plénière. La commission ad hoc ne fait que recueillir des éléments. La conséquence, c’est que le député sera mis à la disposition de la justice.»

«Rien n’empêche, demain, le procureur de la République d’inviter Ousmane Sonko dans ce dossier»

Par ailleurs, Théodore Chérif Monteil précise que l’Assemblée n’a jamais pris l’initiative et ne peut pas prendre l’initiative de lever l’immunité parlementaire d’un député. «C’est une demande de la justice et nous n’avons pas vocation à arrêter la marche de la justice. L’Assemblée a été saisie que sur l’affaire de viols et de menaces de mort présumée. Il n’y a aucune autre infraction qui est ciblée, à part la plainte de la dame Adji Sarr. Rien n’empêche, demain, le procureur de la République d’inviter Ousmane Sonko dans ce dossier», a laissé entendre le rapporteur de la mission d’information parlementaire sur les inondations et vice-président de la commission chargée des données personnelles.
Dans un autre registre, le député est revenu sur la procédure de levée de l’immunité parlementaire. «Elle est très simple. Nous devons travailler à étoffer notre règlement intérieur. Ce qui existe aujourd’hui, c’est qu’en cas de demande de levée de l’immunité parlementaire, c’est le procureur près la Cour d’appel qui va, à travers le garde des Sceaux s’adresser à l’institution qui est le Parlement.Ce n’est pas le procureur de la République.Ce courrier, quand il est reçu par le président de l’Assemblée nationale, doit être traité avec toute la discrétion qui sied», enseigne-t-il.

«Quand les députés de l’opposition demandent l’audition d’Adji Sarr et des témoins, ils outrepassent leurs prérogatives»

Avant d’éclairer : «Ce courrier n’est jamais publié et personne n’y a accès. C’est le député Ousmane Sonko qui est visé par la lettre, nommément. Ensuite, quand le bureau de l’Assemblée nationale se réunit, il n’examine que trois choses : Est-ce que la demande est sincère, est-ce qu’elle est loyale et est-ce qu’elle est juste. A partir de là, ils adhèrent à la demande ou pas.»
Sur ce, il déclare que l’article 52 ne parle que de l’audition du député. «En aucun moment, on ne parle de l’audition d’une autre personne. Donc, quand les députés de l’opposition demandent l’audition d’Adji Sarr et des témoins, et à avoir les éléments du dossier, je pense qu’ils outrepassent leurs prérogatives. Ils n’y ont pas droit. Aucun texte ne leur permet de le demander. Lors des débats, seuls le président, le rapporteur de la commission, le gouvernement, le député ou son défenseur et un orateur contre peuvent prendre la parole».

Levée immunité parlementaire de Sonko : “Évitons les risques inutiles à notre Sénégal”, Abdoul Mbaye

https://senego.com L’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye fustige la procédure entreprise par l’Assemblée nationale pour lever l’immunité parlementaire de Ousmane Sonko, accusé de viol avec menace de mort par une employée d’un salon de beauté de Dakar dans lequel il allait se faire masser pour, dit-il, soulager ses maux de dos.

Précipitation…

Il est particulièrement regrettable qu’après le complot contre Ousmane Sonko, la précipitation soit de mise pour lever son immunité“, tweet le président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail, Abdoul Mbaye. Pour lui, il est essentiel que la commission ad hoc reçoive les éléments nécessaires à sa prise de décision. “Évitons les risques inutiles à notre Sénégal“, alerte-t-il.

Incapable…

Incapable de trouver réponses aux difficultés des Sénégalais, ce régime fait ce qu’il sait le mieux faire : éliminer les opposants. Ils ont utilisé des procès, des parrainages manipulés, et aujourd’hui il utilise le scandale de mœurs organisé lorsqu’il ne peut les corrompre“, poursuit M. Mbaye.

Convocation…

Pour rappel, le député et leader du parti Pastef, Ousmane Sonko a refusé, le vendredi 19 février, de prendre la convocation de la Commission ad hoc chargée d’instruire la procédure de la levée de son immunité parlementaire.

Maodo Malick Mbaye : «Je ne connais pas Adji Sarr…»

XALIMANEWS : Le Directeur de l’Anamo, membre de la mouvance présidentielle était l’invité de l’émission Face to face. Maodo Malick Mbaye a réitéré les propos qu’il avait tenu dans le cadre de l’affaire Ousmane Sonko /Adji Sarr. Son neveu, Sidy Ahmed Mbaye a été cité dans le dossier. Face à Aïssatou Diop Fall, le responsable politique affirme ne pas connaître la fille qui accuse le député Ousmane Sonko de viol.

Affaire Sonko : Éclairage sur les conséquences de la démission de deux membres de la commission ad hoc Par Abdou Mbow

Éclairage sur les conséquences de la démission de deux membres de la commission ad hoc chargée de statuer sur la demande de levée de l’immunité parlementaire de notre collègue Ousmane Sonko.
Je voudrai porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale pour que nul n’en ignore, que la démission de nos collègues au niveau de la commission ad hoc, n’entrave en rien la poursuite du travail déjà entamé.
Depuis quelques jours, nos collègues de l’opposition parlementaire s’activent à faire croire à l’opinion l’existence d’une violation du règlement intérieur par rapport à la procédure en cours au niveau de la commission ad hoc.
En premier lieu, ils ont voulu faire comprendre à l’opinion que les documents adressés à l’Assemblée nationale ne visaient pas nommément Ousmane Sonko mais plutôt X. A leur grande surprise, quand ils ont consulté les documents dans le bureau du Président de la commission, ils se sont rendus compte que le nommé Ousmane Sonko est bien la personne visée et mieux ils ont même eu accès au dossier qui a accompagné la requête du juge d’instruction transmise par le Ministre de la justice, Garde des sceaux.
Après leur déconvenue dans cette tentative de manipulation avortée de l’opinion, ils ont demandé aux membres de la commission ad hoc d’auditionner Adji Sarr et autres pour éclaircir davantage le travail.
Pour reprendre leurs termes dans la lettre qu’ils ont adressée au Président de la Commission ad hoc, nos collègues ont dit : « la commission doit jouer le rôle de juge d’instruction du parlement ».

Depuis quand nos collègues de l’opposition qui ont toujours crié sur tous les toits en parlant de la séparation des pouvoirs, ont subitement accepté de jumeler le pouvoir législatif et judiciaire?

La loi organique qui régit le fonctionnement de l’assemblée nationale en son article 52 stipule que : « Il est constitué, pour chaque demande de levée de l’immunité parlementaire d’un député ou pour chaque demande de suspension de poursuites déjà engagées, une Commission ad hoc de onze (11) membres nommés selon la procédure prévue à l’article 34. La Commission doit entendre le député intéressé, lequel peut choisir, comme défenseur, un de ses collègues. Lors des débats ouverts par l’Assemblée nationale, en séance plénière, sur les questions d’immunité, peuvent seuls prendre la parole, le Président, le Rapporteur de la Commission, le Gouvernement, le député ou son défenseur et un orateur contre ».

En clair il n’est nullement prévu au niveau des travaux de cette commission d’entendre outre le député, une autre personne.

Mes collègues de l’opposition sont dans la manipulation et la calomnie, leurs gesticulations ne reposent sur aucun argument juridique.
C’est pourquoi, finalement, n’ayant pas réussi depuis plus d’une semaine, à faire adhérer l’opinion dans leur jeu de manipulation, ils ont décidé de faire la politique de la chaise vide après avoir participé à la réunion de la Commission qui est en train de faire son travail conformément aux procédures légales du Parlement.
Mes chers collègues,   comme vous le savez, si l’immunité a pour vocation de protéger le mandat du parlementaire et de garantir son indépendance dans l’exercice de ses fonctions, ce régime protecteur dérogatoire du droit commun n’a pas pour objet d’assurer une impunité au député ou faire entrave à l’exercice du pouvoir judiciaire.
Par ailleurs, lever l’immunité d’un collègue, ne remet nullement en cause la présomption d’innocence qui prévaut au profit du collègue incriminé.
Alors chers collègues laissons la commission ad hoc, mise en place par nos soins, travailler en toute sérénité dans le respect du principe de confidentialité qui entoure nécessairement l’exercice de sa mission.
Pour terminer, je rappelle que lors de la demande de levée de l’immunité parlementaire de l’honorable Khalifa Ababacar Sall, le président Madicke Niang alors président du groupe parlementaire de l’opposition parlementaire, avait démissionné et cela n’a pas empêché à la Commission de terminer son travail.
Pour simplement dire qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil.Abdou MBOW, Premier Vice-Président de l’Assemblée Nationale

CHRONIQUE PAR PHILIPPE D’ALMEIDA : Le G5 Sahel dans l’impasse ?

http://www.enqueteplus.com Le Sommet élargi du G5 Sahel, qui s’est tenu en début de semaine à Ndjamena, au Tchad, a voulu indubitablement mettre l’accent sur les urgences  liées à la question sécuritaire dans la région, sur les drames humains qu’elles induisent et sur l’impasse politique qui est, en quintessence,  celle de la  problématique.
Donnant le ton, le Tchad a annoncé l’envoi de 1 200 soldats supplémentaires dans la zone dite des ‘’3 frontières’’ entre le Mali, le Niger, le Burkina Faso, en marge du sommet qui se tenait en présence du président français par visioconférence. Cette annonce venait en réponse au souhait de plus en plus exprimé par Paris, d’une ‘’sahélisation’’ de la réponse militaire aux offensives djihadistes dans la région, le gouvernement français estimant que les pays de la région devraient prendre le relais militaire et politique, à ce stade de la problématique et devant les résultats finalement peu perceptibles de son engagement sur le terrain depuis 2013. Pourtant, il est indubitable que la présence militaire française a fait sensiblement reculer la menace d’une ‘’djihadisation’’ complète de la région, avec même des incursions plus en profondeur vers le Golfe de Guinée. En 2020, la France avait renforcé ses effectifs sur le terrain, les faisant passer de 4 500 à 5 100 soldats.
Mais en dépit de ces efforts, la situation sécuritaire reste la même dans le G5 Sahel  : pas un jour sans une attaque armée, une explosion de mine artisanale ou autre. Sans parler de la tragique question des déplacés qui ont franchi la barre des 2 millions. Même si, du côté français, l’on ajoute volontiers que la présence de la France sur ces territoires a permis  d’affaiblir l’Organisation de l’Etat islamique (OEI) et de neutraliser plusieurs chefs d’Al Qaida au Maghreb islamique.
Ces résultats ne suffisent, à l’évidence, pas à dissiper le dépit français et celui des autres partenaires engagés dans la lutte contre l’islamisation idéologique de la région et son corollaire criminel. Paris impute la quadrature du cercle observée non seulement aux insuffisances militaires sahéliennes tant au niveau de la formation des hommes que de leurs équipements qu’au sur-place-politique dont font montre les pays concernés. Ainsi, critique-t-elle au Mali la non-application des Accords de paix avec les rebellions du Nord, le non-retour des instituteurs et des médecins dans les régions désertées. Cette dernière problématique est au demeurant la même pour la quasi-totalité des 5 pays confrontés aux attaques soudaines et meurtrières qui ont fait partir et personnes et administrations des zones impliquées. A juste titre ?
Il est clair que le retour de l’Administration dans les territoires tchadiens, maliens, nigériens ou burkinabé qui sont régulièrement la cible des offensives décriées, est largement tributaire du règlement des préalables sécuritaires qui s’y posent. Mais, dans le même temps, cette absence de l’Etat favorise l’incursion des groupes armés, la nature ayant horreur du vide et rend difficile tout progrès politique.
C’est un peu prise dans cette impasse qui, au demeurant, lui a coûté jusqu’ici un bilan humain peu négligeable (50 soldats tués) que la France a sérieusement envisagé le retrait progressif de ses troupes pour laisser aux seuls pays du G5 Sahel la poursuite des opérations sur le terrain. Mais elle ne saurait s’y résoudre devant l’impuissance financière et militaire des Sahéliens à prendre la relève, sans mettre en péril sa propre sécurité, du fait des menaces terroristes chaque jour plus ingénieuses et plus déterminées qui pèsent sur l’Occident en général et sur la France en particulier qui en constitue la porte d’entrée.
La ‘’trêve terroriste’’ à laquelle l’on semble assister ces derniers mois, notamment pour ce qui est des manifestations à vocation meurtrière à grande échelle, est moins imputable à la détermination des mouvements qui se meuvent toujours de l’Orient au Sahel dans un inquiétant mutisme, qu’à l’affaiblissement humain et logistique  des différents foyers d’où partent les actions.
Mais il serait dangereux de croire que la géographie sahélienne du djihadisme a été sensiblement affectée par l’affaiblissement mondial du complexe militaro-idéologico-terroriste ; elle en constitue justement la zone privilégiée de repli et porte, de ce fait, les germes d’un potentiel rebond de la terreur internationale.
C’est, à l’évidence, la raison pour laquelle le sommet de Ndjamena a souligné la nécessité, pour les pays sahéliens, de prendre en main leur sécurité. En clair, de ne pas indéfiniment s’appuyer sur une présence française qui est en réalité auto-ciblée, en ce sens que sa mission est d’abord la sécurité de la France aux portes de laquelle le Sahel déploie un immense territoire à mille inconnues…
En participant à hauteur d’un milliard de francs CFA à cet objectif, le Sénégal de Macky Sall a sans doute entendu l’urgence des requêtes française et tchadienne sur la question ; il a sans doute pris la mesure de la proximité du G5 Sahel avec ses propres frontières et celle du risque d’un délitement de la situation à plus ou moins brève échéance. En ces temps où à l’intérieur de ses propres frontières, les extrémismes sont exacerbés par maints courants populistes bénéficiant d’une audience inquiétante auprès de populations de plus en plus vulnérables, la prise en considération des alarmes exprimées n’a pas dû être sans intérêt…
Mais pour quels résultats ? Englués à l’interne dans leurs contradictions politiques et à l’externe dans leurs incohérences stratégiques, financières et matérielles, les pays du G5 Sahel continuent, depuis 2014, d’offrir au reste du monde le spectacle affligeant d’une région qui ignore ses propres périls et qui n’en perçoit la conjuration qu’à travers le prisme des inquiétudes que lui renvoie un monde qui pourrait, non sans péril aussi, s’en sentir bien éloigné.

GRÈVE DES DÉTENUS DU CAMP PÉNAL, L’ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE DÉMENT

http://www.emedia.sn Le coordonnateur de Frapp France-Dégage a annoncé, ce dimanche, que des prisonniers du Camp pénal comme ceux de la chambre 14 et 12 ont commencé une grève de la faim. Ce, dit-il, pour protester contre les mauvais traitements dont ils sont victimes notamment « les tortures », les « sévices » entre autres.
Cependant, de telles informations ont été démenties par Ali Konté, directeur du Camp pénal. Joint au téléphone, il dit être surpris d’entendre de telles informations d’autant que « les détenus ont déjà pris leur petit déjeuner et attendent le déjeuner ». Selon Ali Konté, cette grève annoncée n’existe pas. « C’est une désinformation très grave. C’est de la manipulation. Les activités se déroulent normalement au niveau du Camp pénal de Liberté 6. Il n’y a pas de grève de la faim. On est en train de préparer le déjeuner. En plus, on reçoit les repas extérieurs », explique-t-il. Joint au téléphone, le directeur de l’administration pénitentiaire, le colonel Bocandé a également exprimé sa surprise d’entendre une telle information qui, selon lui, est inexacte. Aliou DIOUF

Touba : Serigne Mountakha expulse les « Tawaafeurs », six mis en cause déférés ce lundi

https://www.seneweb.com Le Khalife général des Mourides réagit fermement à l’affaire du «Tawaaf» à la Grande mosquée de Touba qui continue de défrayer la chronique.
Des individus, tous de blanc vêtu, avaient débarqué à l’esplanade de la Grande mosquée avec la ferme volonté de faire le «Tawaf», c’est-à-dire faire plusieurs fois le tour de l’édifice religieux, à l’image de ce qui se fait à la Mecque, pendant le pèlerinage.
Selon L’Observateur qui donne l’information, Serigne Mountakha a demandé l’expulsion de toutes les personnes impliquées de la ville sainte.
Six personnes arrêtées devront être déférées ce lundi. Ils sont poursuivis pour organisation de manifestation illégale et profanation d’un lieu de culte. Le cerveau de ce tawaf est un disciple de Serigne Modou Kara Mbacké.

Arrêté à Touba en compagnie de “ses 5 disciples”, Habib, le “faux prophète” parle  : «je suis le prophète Issa qui va sauver l’humanité!»

https://actusen.sn On en sait davantage sur les identités et la mission des personnes interpellées vendredi dernier lors des échauffourées aux alentours de la Grande Mosquée de Touba. Selon ‘’SourceA’’ dans sa parution de ce lundi, il s’agit, entre autres, de Habib Diabane, la personne morale et ses “disciples.  “Abdou karim Diouf, Modou Diakhaté, Ibrahima Diakhaté, Ibrahima Mbaye, Abdalah Sonko se réclament membres du “Mouvement Diwanou bamba saliou kara”.
D’après toujours le journal, la personne morale Habib Diabane, cuisiné par les enquêteurs du commissariat spécial de la ville sainte, proclame être le dernier prophète qui va sauver l’humanité contrairement à la légende racontée. «Je suis le prophète Issa qui va sauver l’humanité avant la fin du monde (apocalypse). Je suis revenu au monde pour avoir une épouse et des enfants pour avoir des descendants. Je suis le dernier messager», a-t-il confié lors de son interrogatoire.
Interrogé sur son passage à Touba, le faux prophète a fait une révélation surprenante sur la Grande Mosquée de Touba : «Nous avons reçu une mission consistant à faire un tawaf (07 tours) au niveau de la Grande Mosquée de Touba pour sauver l’humanité. La lumière qui va nous permettre d’accomplir notre mission sur terre se trouve dans la mosquée de Touba. Nous sommes venus ici pour nous en procurer!», déclare-t-il.
Le faux prophète et compagnie, sur instruction du procureur du tribunal d’instance de Mbacké, ont été placés en garde-à-vue pour rassemblement illégal, charlatanisme, profanation d’un lieu de culte.

TAWAAF À TOUBA / Le cerveau des « tout de blanc vêtus » se réclame de Kara… Lui et quatre de ses condisciples devant le procureur.

https://www.leral.net Malgré les précisions claires et nettes de Serigne Modou Kara Mbacké confiant qu’il n’a rien à voir avec ce groupe de personnes qui s’était présenté vendredi après-midi devant la grande mosquée aux fins de s’organiser pour un « tawaaf », l’on devra encore patienter pour réellement savoir ce qu’il en est.
En effet, la tête de file de ces hommes tout de blanc vêtus a continué de revendiquer mordicus, devant les enquêteurs, appartenir au Silkum Jawahiri et même être un « jawriñ » du guide moral de l’organisation.
Il précisera avoir débarqué à Touba avec ses condisciples en provenance de Dakar et plus précisément de « Liberté 3 ».
Après avoir été interpellée par le Dahira Muqadimatul Khidma, la police avait, vendredi, procédé à l’arrestation de 05 membres de ce groupe. D’ailleurs, ces personnes pourraient incessamment faire face au procureur étant entendu que le dossier sera transmis à celui-ci dès lundi…

Commission de la concertation sur le croissant lunaire : Imam Oumar Diène succède à feu Mourchid Iyane Thiam

La Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (Conacoc) a un nouveau coordonnateur. Il s’agit d’El Hadji Omar Diène, Secrétaire général de l’Association de la ligue des imams et oulémas du Sénégal.
Le nouveau coordonnateur a indiqué que son objectif est d’améliorer la communication de l’organisation concernant l’apparition du croissant lunaire.
Président du Conseil supérieur islamique du Sénégal, Mourchid Iyane Thiam est décédé le 29 janvier dernier. Il était, par ailleurs, le Président de la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (Conacoc).

Conacoc : Les familles confrériques désapprouvent Imam Omar Diene

https://www.seneweb.com Les divergences s’accentuent à la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (Conacoc). Après le secrétaire permanent, les confréries représentées par Bou Mohamed Kunta de Ndiassane sont montés au créneau pour désapprouver Imam El Hadj Oumar Diene proclamé remplaçant de Mourchid Ahmed Iyane Thiam.
Joint au téléphone, le porte parole du jour des confréries a indiqué que le bureau ne s’est pas encore regroupé pour élire qui que ce soit. Cependant, informe que Touba, Tivaoune, Ndiassane, la famille de Seydina Issa Laye, communauté Ibadous…n’ont désigné personne pour le moment.

Barça wala Barsakh/ Capitaine Pape Mbengue, déclaré « mort » refait surface pour …

https://www.leral.net Plusieurs mois après le chavirement d’une pirogue au large des Almadies, le « capitaine » Pape Mbengue, déclaré mort en octobre dernier, vient d’être arrêté, dans un incroyable concours de circonstances, révèle Libération.
Déclaré mort en fin octobre 2020, le « capitaine » Pape Mbengue refait surface. Ce même « capitaine » dont le chavirement de sa pirogue avait fait trente et uns (31) morts, préparait un autre voyage avec quatre vingt (80) candidats à partir de Kafountine.
C’est à la suite d’un vol de quatre (4) millions de francs CFA par un des candidats, Pape Mbengue envoie un de ses neveux porter plainte contre le voleur. Mais il sera démasqué après les questions pressantes des enquêteurs sur son commis.
S’il n’est pas encore mort de sa belle mort, il sera bien cette fois ci dans les chaudes geôles.

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 22/02/2021

JEUX DE CARTES – Issoufou par la grande porte…

Le Niger fait des pas en avant sur le plan démocratique. Hier, c’était le second tour d’une élection présidentielle inédite dans ce pays qui a longtemps subi les foudres d’une instabilité notoire. 7, 4 millions d’électeurs étaient appelés à trancher entre Mohamed Bazoum, fidèle du président sortant Mahamadou Issoufou, et l’opposant Mahamane Ousmane, ancien chef de l’État. Si une telle confrontation a pu avoir lieu, c’est grâce à la volonté du président actuel de ne pas se représenter à l’issue de ses deux mandats constitutionnels. Si on souligne et salue une attitude somme toute normale et ordinaire en démocratie, c’est que dans d’autres pays africains notamment, des présidents ont foulé aux pieds les règles constitutionnelles et se sont présentés pour un troisième mandat souvent gros de tous les risques. Les exemples de la Côte d’Ivoire et de la Guinée sont encore frais dans nos mémoires balafrées par les stigmates des violences et des morts qui ont suivi les entêtements respectifs d’Alassane Ouattara et d’Alpha Condé. Issoufou ne s’est pas accroché au pouvoir. C’est tout à son honneur. C’est ainsi la première fois que deux présidents élus se succèdent dans ce pays. Le Niger vit au rythme des coups de force depuis 1960. C’est à l’actif du président sortant même s’il a un passif. Maintenant, il faut que les résultats soient acceptés par les protagonistes à la suite d’un scrutin qu’on espère transparent et crédible. Chez nous, au Sénégal, il y a déjà de sombres nuages avant même une présidentielle en 2024 aux enjeux multiples. L’issue de ce scrutin est-elle en train de se jouer avec cette affaire de viol qui concerne l’opposant principal du président Macky Sall qui laisse planer des doutes sur une troisième candidature ? 2024 est si proche et si loin. Macky fera-t-il comme Issoufou ou comme Ado et Alpha ? Issoufou sort par la grande porte de l’histoire. Ado et Alpha attendent sous la fenêtre.

Miim Reew

Sonko dévêtu mercredi ou jeudi

Malgré son refus de déférer à la convocation de la commission ad hoc qui l’a convoqué pour ce matin à 10 heures, la procédure de levée d’immunité parlementaire d’Ousmane Sonko ira à son terme. D’après des sources dignes de foi, la commission va constater son absence exactement comme ce fut le cas pour Khalifa Sall dans l’affaire de la caisse d’avance, et dresser un rapport qui devrait être présenté soit mercredi ou jeudi au plus tard. C’est à ce moment seulement que la plénière va décider de lever ou non son immunité mais déjà, avec l’absence des deux députés de l’opposition Bamba Dièye et Guirassy, le projet va passer comme lettre à la poste. Le cas échéant, le parquet pourra désormais convoquer, comme un simple citoyen, Ousmane Sonko. Il sera loisible à Serigne Bassirou Guèye de confier l’audition à la Section recherche qui avait reçu la plainte de Adji Sarr, ou alors de saisir d’autres officiers de police judiciaire de son choix.

Biram Soulèye Diop et Cie déférés au parquet

En garde-à-vue à la Dic depuis vendredi, l’administrateur de Pastef, Birame Soulèye Diop sera présenté aujourd’hui au procureur de la République. Sans doute, il croisera au parquet son épouse Patricia Marème Ngandoul et ses camarades Abass Fall coordonnateur de Pastef Dakar, Dahirou Thiam, Abdoulaye Diène, Pape Malick Seck et Fatima Mbengue poursuivis pour diffusion de fausses nouvelles et images contraires aux bonnes mœurs.

Croissant lunaire

La polémique enfle sur la succession de feu Mourchid Iyane Thiam. Dans un communiqué parvenu à «L’As», on informe qu’El Hadji Omar Diène est le nouveau coordonnateur de la Commission nationale de concertation sur le croissant lunaire (Conacoc). El Hadji Omar Diène, non moins secrétaire général de l’Association de la ligue des imams et oulémas du Sénégal, indique, selon la même source, que son objectif est d’améliorer la communication de l’organisation concernant l’apparition du croissant lunaire. Seulement un autre communiqué viendra écarter Omar Diène et compagnie. Ce document signé cette fois-ci par le vice-coordonnateur de ladite commission, Bouchra Dièye, dément l’élection d’El hadji Omar Diène à la tête de la commission. Il se dit surpris par l’attitude de M. Diène qui s’est autoproclamé coordonnateur intérimaire de la commission. D’après Bouchra Dièye, il s’agit d’une manœuvre solitaire de M. Diène. A l’en croire, les membres de la commission déclinent toute responsabilité quant à ces actes. On précise dans le communiqué que Dr Mouhamed Bouchra Dièye initiateur de la commission et secrétaire permanent demeure pour l’instantle coordonnateur par intérim légitime. Une assemblée générale est prévue samedi prochain pour élire le coordonnateur.

Aziz Tandjan, Directeur de l’Ard de Tamba à vie

Les populations de Tambacounda réclament du sang neuf à l’agence régionale de développement(ARD). Elles exigent ainsi le départ de l’actuel directeur, Abdou Aziz Tandian, retraité depuis 2018. Ce dernier bénéficie d’une prolongation de deux ans. Mieux, il serait sur le point de solliciter une année supplémentaire. Suffisant pour faire sortir le conseiller départemental Mamadou Bâ de ses gonds. Secrétaire général du conseil régional de la jeunesse, M. Ba prône une alternance générationnelle. Il demande à Abdou Aziz Tandian de retourner à l’université. A en croire M. Bâ, l’actuel directeur de l’ARD, en plus d’exceller dans le cumul de fonctions, freine le développement local. On ne peut pas être chef de service régional et en même temps gérer une ONG, dénonce-t-il. Mamadou Ba a alerté les autorités administratives sur ce cumul.

37 personnes interpellées à Mbour

A Mbour, la population se relâche de plus en plus. Pour preuve, durant le week-end, les patrouilles menées par la police dans la capitale de la Petite Côte et à Saly ont permis de mettre la main sur 37 personnes pour violation du couvre-feu. En plus des arrestations, 05 pièces de véhicules ont été saisies et un véhicule mis en fourrière. Malgré la hausse des cas de covid-19 issus de la contagion communautaire à Mbour, le début de la chaleur pousse les Mbourois à sortir durant la période du couvre-feu.

Travailleurs de Manko

Les travailleurs de l’ancienne institution de microfinance «Manko», filiale de la Société générale, sont en ordre de bataille. Après avoir gagné la première manche contre la direction pour licenciements de leurs 08 délégués du personnel, les 130 employés de Manko ont tenu un point de presse pour exiger leur redéploiement ou un départ négocié avec leur Direction. Ils accusent celle-ci d’avoir violé la législation sociale du travail. Le secrétaire général du Syndicat des travailleurs de la Microfinance, Pape Momar Dièye, invite le ministre de la Microfinance Zahra Iyane Thiam à intervenir pour que justice soit rendue aux travailleurs qui sont dans le désarroi.

Me Ousmane Sèye

Contrairement aux vaccins contre la Covid-19, Me Ousmane Sèye et ses amis de la Coalition pour l’Émergence/Taxawu Sénégal (Cpe/Ts) ne tarissent pas d’éloges à l’endroit du Président Macky Sall. Ils félicitent ce dernier d’avoir réceptionné un premier lot de vaccins pour la prévention contre la pandémie de la Covid-19.Atravers ce geste, soutiennent Me Sèye et Cie, le locataire du Palais a administré la preuve irréfutable qu’il se soucie plus que tout autre de la santé et de la protection du peuple sénégalais. Soucieuse de jouer sa partition dans cette campagne, la Cpe/Ts appelle la population à la vigilance, à la mobilisation et à la résilience pour se vacciner en masse, afin de vaincre définitivement la pandémie de la Covid-19. Car pour Me Ousmane Sèye, ce combat contre la Covid-19 est la seule priorité nationale et doit être celui de tous les Sénégalais. Mais en dépit de la vaccination, souligne-t-il, les Sénégalais ne doivent pas lâcher le port des masques et les gestes barrières.

Fatick

Les étudiants de Fatick sont montés au créneau hier pour dénoncer leurs conditions de vie à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. L’Association des Etudiants ressortissants de la région de Fatick (l’Aerf) constate avec regret un manque de considération notoire de la part des autorités locales vis-à-vis des étudiants de l’UGB. Que ce soit les maires, les ministres, les Directeurs Généraux voire les présidents de Conseils d’Administration (Matar Ba, Moïse Sarr, Thérèse Faye, Maïssa Mahecor Diouf, Tamsir Faye, Abdou Latif Coulibaly, Birame Faye, Fada Guène, Ngom Gniang, El Hadj Souleymane Diouf, Dethié Diouf, Mouhamed Boun Abdoulah Dione…), ils s’en f… de leurs problèmes. Selon les étudiants qui traversent des difficultés, une simple subvention des collectivités locales aurait pu prendre en charge leurs problèmes.

LD Debout et FRAPP

Le siège de Frapp reste désormais la cour des politiques, notamment de l’opposition, depuis quelque temps. Après avoir enrôlé le dossier Sonko dans la liste de ses combats, le Frapp France Dégage de Guy Marius Sagna et Cie ont reçu hier une délégation de la Ligue Démocratique Debout (LDDebout). Les deux organisations ont décidé de mutualiser leurs forces contre les dérives du pouvoir en place et les oppresseurs des populations. Ayant le dossier Adji Sarr-Ousmane Sonko en ligne de mire, la LD Debout et Frapp ont exigé la libération des jeunes détenus à la suite d’une manifestation de soutien actif à leur leader, et l’arrêt immédiat des interpellations de militants de Pastef. Guy Marius Sagna et Pape Sarr rappellent à Macky Sall que de telles pratiques, tristement propres aux dictatures les plus sombres de l’histoire, sont totalement inacceptables en démocratie. Les deux organisations ont, d’ores et déjà, appelé les citoyens et tous les démocrates à s’opposer par toutes voies légitimes à l’utilisation des moyens de l’Etat et de la justice pour combattre des adversaires politiques comme le cas de l’affaire Sonko.

Le vaccin de Covid19 arrive à Fatick

La région de Fatick réceptionne ce lundi son premier lot de vaccins contre la covid-19. Il s’agit de 5 820 doses. La cérémonie sera présidée par le chef de l’Exécutif régional, Mme Seynabou Guèye. La région attend au total 320 mille doses pour une population cible estimée à 160 mille. La cible prioritaire est de 45 mille personnes.

Profanation de la mosquée de Touba

En garde à vue à la police de Touba depuis vendredi, six personnes dont Habib D. interpellées à la grande mosquée de Touba où elles voulaient effectuer un «Tawaaf » seront déférés aujourd’hui devant le procureur de Diourbel. Ils sont poursuivis pour rassemblement illégal, profanation d’un lieu de culte, charlatanisme.

Décès de Amadou Bator Diop

L’ancien ministre Amadou Bator Diop est rappelé à Dieu hier à 84 ans. Cet ancien responsable du parti socialiste, né 1937 à Kaolack, fut ministre du Développement rural en 1983.Il a été élevé à la dignité de Grand Croix par le Président Macky Sall en 2014.

Le directeur de la SICAP au chevet de l’Ecole

La Société immobilière du CapVert (Sicap) manifeste son engagement à soutenir l’éducation nationale. Son directeur général, Mamadou Kassé, a remis samedi dernier un important lot de matériels au Mouvement des Enseignants pour l’Émergence de Tambacounda (Meet) en présence de Mouhamadou Moustapha Danfakha. Le don est composé de 20.000 cahiers, 20.000 stylos et 20.000 masques. Selon les bénéficiaires, ce matériel va contribuer favorablement à améliorer les conditions de travail des élèves, mais aussi rehausser la qualité des enseignements et apprentissages. A noter que ce geste du Directeur général de la Sicap entre dans le cadre de ses activités politiques dans sa ville natale de Tambacounda.


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