Revue de presse du Lundi 20 Septembre 2021

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Résilience du marché sénégalais des Assurances dans le contexte de Covid-19

https://www.lejecos.com Le marché sénégalais a gardé sa tradition de mettre à la disposition de ses membres et du public, dès la fin du 1er quadrimestre, une photographie de la production réalisée au cours du dernier exercice écoulé. Cette heureuse tradition de transparence, couronnée par la reconnaissance par la FANAF des qualités et de la bonne organisation des assureurs du Sénégal, a été adoptée et parfois améliorée par plusieurs de nos partenaires, notamment du Cameroun, du Gabon et même du Maroc, avec qui avaient été organisées des journées d’assurances sénégalo-marocaines, au début des années 90.
Ces qualités du marché se traduisent par le fait depuis 2010, que les primes dommages sont passées de 68 à plus de 131 milliards en 2020, doublant quasiment, tandis que les primes vie sont passées de 20 à près de 73 milliards, faisant plus que tripler en 10 ans ; un tel dynamisme explique peut-être l’attrait exercé sur les investisseurs étrangers et traduit, à l’échelle du secteur des assurances, la stratégie d’attraction des capitaux extérieurs.
L’assurance a, dans l’ensemble, bien résisté dans cet environnement dominé par le COVID en 2020 : on a en effet enregistré un léger tassement en IARD, de 5% en 2019 à 4% en 2020 et un recul plus marqué de la croissance en vie, qui est passé de 13% à 4%. Mais la croissance du marché s’est poursuivie en 2020, malgré le COVID, puisqu’on est passé de 193 milliards en 2019 à 204 milliards de FCFA en 2020. Mais n’eut été la prime exceptionnelle enregistrée dans le pétrole, on aurait eu une décroissance.
Cette résilience du marché des assurances face au COVID se retrouve également en Côte d’Ivoire, le plus grand marché de la CIMA, l’organisation commune des pays d’Afrique noire francophone partageant les mêmes normes d’assurances : les affaires y croissent de 391 à 415 Milliards de FCFA entre 2019 et 2020 (+6,1%) avec, comme au Sénégal, un dynamisme supérieur des souscriptions vie (+6,9%) par rapport aux primes dommages (+4%).
La même résilience ne se retrouve pas au Cameroun et est beaucoup moins marquée au Gabon, puisque, dans ces deux plus grands marchés d’Afrique Centrale au sein de la CIMA, les primes passent à 210 et 100 milliards de fcfa respectivement, en 2019 à 207 et 104 milliards de fcfa en 2020, soit une décroissance de -1,4% au Cameroun et une quasi-tassement de 4% au Gabon. Il est vrai que ces pays d’Afrique centrale subissaient depuis quelques années une conjoncture défavorable des prix de leurs produits d’exportation, conjoncture qui a bridé leurs ressources face au nouveau choc extérieur provoqué par le COVID.

Il est vrai aussi que, sur le plan régional les autorités de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA), ainsi que celles de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) ont réagi rapidement, notamment en suspendant l’application des critères de convergence et en mettant de fortes liquidités à la disposition des Etats et des économies.

Sur le plan interne, pour éviter que l’effet du COVID se solde par une récession, le Sénégal a mis en place un Plan de Résilience Économique et Sociale (PRES) de 1000 Milliards de Fcfa, soit 25% du budget et 10% du PIB. Ce plan avait pour objet de soutenir les entreprises (84%), les ménages (9%), le système sanitaire (6%) et la diaspora (1%).
La riposte sanitaire, précoce vigoureuse et participative, a permis au Sénégal de contenir la manifestation de la pandémie et le système de veille mis en place a même été internationalement reconnu comme l’une des meilleures réponses à la pandémie. Cette réaction n’est pas sans rappeler la réponse très appréciée que le Sénégal avait apportée à l’apparition du sida.
Mais, dans la période allant de mars à juillet 2020, en freinant les échanges interrégionaux et en fermant les frontières et les établissements scolaires, ces politiques ont mis en veilleuse des pans entiers de l’économie, notamment l’hôtellerie et la restauration, les transports terrestres, aériens et touristiques, la pêche, le commerce, les services, l’industrie. Car, d’après certaines sources participant au mécanisme d’encadrement, une entreprise sur deux prévoyait une baisse de ses activités de plus de 75%.
De ce fait, la croissance de l’économie sénégalaise, supérieure à 5% depuis 6 ans, a été fortement réduite par la crise sanitaire. En 2020, elle est estimée par le FMI à -0,7%, affectant beaucoup le secteur informel mais selon le ministre de l’Economie , du Plan et de la Coopération Amadou Hott dans sa communication du 10 mars en conseil des ministres, le taux de croissance 2020 est arrêté à 1,5% contre -0,7% initialement prévu par le PAP2A, une performance, évitant à notre pays la récession constatée dans plusieurs pays. Toutefois, cette crise a freiné les projets pétroliers et gaziers en cours.
La croissance paradoxale du secteur des assurances dans ce contexte s’explique d’abord par le fait que le renouvellement des contrats des entreprises formelles, s’opérant classiquement au 1er janvier, une bonne partie du portefeuille était déjà en place avant le 1er mars, date de signalement du 1er cas de COVID au Sénégal. Elle s’explique ensuite par le relâchement des barrières au courant du 2ème semestre autorisant des anticipations optimistes de 5,2% de reprise pour l’exercice 2021 ; elle s’explique enfin par le concours déterminant des influenceurs sociaux, l’adaptation de certains secteurs à la crise, et l’observation d’une sorte de patriotisme d’entreprise mobilisant positivement les énergies pour redoubler d’efficacité, dans le télétravail et dans la “distanciation”.

On peut relever que si, au Sénégal, en 2020, le secteur des assurances dans son ensemble a réagi à contre-courant de l’économie globale, cette réponse est à différencier selon les secteurs et les entreprises, leurs portefeuilles et les politiques commerciales.

Ce marché comprend 19 sociétés d’assurance non-vie dont 10 sénégalaises et 9 sociétés vie, dont 2 sénégalaises. Les sociétés étrangères, du point de vue de l’origine de leurs capitaux, pèsent ensemble, en termes de chiffres d’affaires, les 2/3 du marché 2020 : 64% des affaires dommages et 70% des affaires vie. Elles constituent donc la part la plus importante d’un marché qui reste dominé par l’assurance dommage, avec 63% des primes.
Outre les deux européennes présentes depuis de longues décennies et gardant leurs places de premier plan sur le marché, nous avons vu arriver une ou deux sociétés ivoiriennes, une luxembourgeoise, une camerounaise, une marocaine, une sud-africaine, en plus d’une neuvième société étrangère, originellement saoudienne. Et chacune des sociétés étrangères dommages dispose d’une filiale vie, sauf Salama et AXA, tandis qu’une seule la SONAM, société sénégalaise la plus ancienne, dispose au sein de son groupe de sociétés vie et non vie.
Répétons-le : le marché des assurances sénégalais a augmenté de près de 6%, pendant que l’économie se tassait de -O,7% en 2020 selon le FMI.

DES SOCIÉTÉS ÉTRANGÈRES PLUS PERFORMANTES EN IARD QU’EN VIE …

En ce qui concerne les sociétés étrangères, leur chiffre d’affaires cumulé en dommages ressort à 84,2 milliards en 2020, contre 81,2 milliards en 2019, enregistrant une progression moyenne de 3,7%. En vie, leurs souscriptions passent de 45,9 milliards en 2018, à 51,6 milliards en 2019 et 50,7 milliards en 2020. Au total en 2020, les sociétés étrangères réalisent 134,9 milliards soit 66% des 204 milliards que totalise le marché. Cette performance est en progression de 1,6% sur les chiffres de 132,8 milliards obtenus en 2019.
L’exception la plus notable dans ce mouvement général de progression est Allianz, qui s’est replié en termes de chiffre d’affaires de près de 12% en dommages et de près de 14% en vie, perdant dans ces deux catégories 1,7 et 1 milliard de 2019 à 2020. Mais si la baisse de la vie semble plus liée à des fluctuations observées dans le portefeuille depuis 4 ans, la baisse des affaires dommage, provenant surtout des branches auto, maladie et risques techniques doit beaucoup aux conséquences du COVID.
L’autre société étrangère ayant mal performé en cette année de COVID, est la SAAR. Elle doit ses reculs aux contre-performances du réseau commercial dans le segment des affaires individuelles, comme dans celui des affaires prévoyance collective, ainsi qu’au poids de son ticket d’entrée sur le marché.
Quant à Amsa, elle récolte les retombées d’une politique d’agressivité commerciale orientée vers l’externalisation des indemnités de fin de carrière des grandes entreprises ou l’accompagnement des nouveaux risques pétroliers : alors que ses performances restent stables en dommages, elle poursuit en vie sa progression forte depuis des années, avec une croissance de plus de 9% en 2020.
Les autres sociétés étrangères qui ont prospéré en 2020, affichant des performances largement supérieures à celles du marché, sont Salama, Wafa et AXA ; elles doivent leurs résultats à la poursuite des actions de redressement professionnel du nouveau management, à la bancassurance et à l’exploitation des retombées d’investissements réalisés par leurs partenaires.

Il convient toutefois de relever ici que WAFA vie qui, avec ses souscriptions uniquement de contrats individuels en bancassurance, avait eu une progression de 29% en 2019, n’a eu que 0,8% de croissance en 2020.

Entre ces deux groupes, SUNU, NSIA Sénégal et SAHAM devenu Sanlam aujourd’hui, qui tout en enregistrant des croissances supérieures en dommages à la moyenne (de 4 à environ 8%) sont en baisse par rapport au dynamisme affiché en 2019 et dans la branche vie : on pourrait en conclure qu’elles subissent fortement l’effet du COVID en vie où leurs souscriptions baissent, tandis qu’en dommages, elles arrivent à limiter les dégâts à un ralentissement de leur progression.
L’effet dépréciateur du COVID dans les sociétés est amplifié, quand le portefeuille repose beaucoup sur un réseau de vendeurs, car la distanciation tue le démarchage. Et ce sont les sociétés étrangères vie, hormis Amsa et WAFA, les 2 plus importantes en 2020, qui ont payé le plus lourd tribu sur ce chapitre : alors que ces 5 sociétés avaient produit 26,2 milliards en 2019, elles se retrouvent en 2020 avec seulement avec 23,9 milliards, soit une baisse de plus de 9%.

… DES SOCIÉTÉS SÉNÉGALAISES PLUS RÉSILIENTES EN VIE COMME EN DOMMAGE

La Sonam vie et Sen Assurance Vie, qui faisaient à peine plus du quart du marché en 2018, ont affiché 15,9 milliards, puis 18,2 milliards en 2019 et, 22,0 milliards en 2020, augmentant leur croissance en année de COVID. Pourtant, leurs réseaux commerciaux ont été stérilisés pendant près d’un semestre. La parade qui s’est révélée efficace est la diversification de portefeuille, avec une accentuation des affaires collectives.
Dans les branches Dommages, les sociétés nationales qui se sont distinguées par leur immunité face au COVID ont pu réaliser des croissance de 10 à 34% ; il s’agit de la Providence, d’Askia Assurances, de la Prévoyance Assurance et de la SONAC ; les raisons du dynamisme de ces sociétés en 2020 résident dans le dynamisme commercial y compris les relocalisations de clientèle dans une société nouvelle, l’arrivée d’un nouveau partenaire technique et financier, le développement et l’extension d’une grande entreprise partenaire, les retombées d’une spécialisation dans une ambiance de développement des investissements.

L’impact négatif de la réduction de l’assurance transport de marchandises, de l’assurance maladie, de l’assurance automobile des professionnels et de l’assurance individuelle accidents, qui aurait pu être ressenti dans ces portefeuilles, a été gommé par les performances réalisées par ailleurs.

Un second groupe de deux sociétés nationales, toutes deux spécialisées, la Caisse Nationale d’Assurances Agricoles du Sénégal (CNAAS) et la Mutuelle d’Assurances Agricoles du Sénégal (MAAS) performe au taux moyen du marché , gagnant 6% dans l’exercice : mais pour la CNAAS, ce taux positif est en régression par rapport aux 19% de l’exercice antérieur, ce qui laisse penser que la société a été entravée dans son développement ; quant à la MAAS, la doyenne des sociétés sénégalaises, née en 1956, avant les indépendances, elle cherche une seconde jeunesse, fluctuant dans ses souscriptions annuelles : sa croissance confirme qu’elle est certainement à l’abri du COVID.
Quant au dernier quarteron de sociétés nationales, elles ont toutes enregistré des taux de croissance négatifs en 2020, allant de -0,8% (la quasi statu quo) pour la Sonam S. A. à -23% pour la Sonam Mutuelle. Le COVID est venu accentuer des situations spécifiques dans les sociétés nommées, mais aussi aux Assurances Sécurité Sénégalaise et à la CNART, plus spécialisées dans l’assurance transport public de voyageurs, qui a connu une pause de plus d’un trimestre.
Dans l’ensemble, le marché sénégalais s’est montré résilient du point de vue de sa production d’assurance : au lieu de connaître une régression comme l’économie, il s’est au contraire développé de 6% en 2020, passant de 193 milliards de primes à 204 milliards. Les sociétés ont présenté face au COVID des réponses différentes, en autant de manifestations qui désignent les parades et les acteurs efficaces.
Les risques des entreprises ont été moins sensibles aux effets du COVID : il s’agit des branches risques techniques, incendie et risques d’entreprises, aviation et corps de navire, crédit-caution, et des assurances collectives vie, qu’il s’agisse de prévoyance de retraite ou de produits mixtes.
A l’inverse, l’automobile professionnelle, la maladie, le transport de marchandises, les individuelles accident, les assurances individuelles ont reculé en 2020 ou très peu progressé, étant plus durement impactés.
Du point de vue des acteurs, il est curieux de relever que les sociétés nationales, qui ne représentent que le tiers du marché, face à des entreprises étrangères qui prédominent dans le secteur, se sont révélées plus résilientes en vie, comme en dommages, progressant paradoxalement de plus de 20% en vie, alors que les autres déclinent de 1%, progressant en dommages de 5%, là où les entreprises étrangères gagnent 3%.
Cette évolution à contre-courant reflète paradoxalement la faiblesse de la pénétration des assurances : beaucoup de nouveaux territoires restent à explorer, quand les niches traditionnelles deviennent, pour des raisons de COVID ou autres, inaccessibles. Dans le cas du marché sénégalais, ce sont les projections sur l’avenir, reflétées par les investissements et les risques d’entreprise, qui ont permis de subir sans trop de dégâts l’absence de certains risques à court terme.Lejecos Magazine

Sénégal : nette amélioration de l’indice de qualité de vie entre 2011 et 2019 (BPE)

https://www.pressafrik.com L’analyse des résultats de l’enquête du Bureau de Prospective Economique (BPE) révèle une nette amélioration de l’indice de qualité de vie au Sénégal, entre 2011 et 2019, avec un score l’INQV du pays de 51,65 sur 100 en 2019 un peu en dessus de la cible fixée pour 2030), contre 39,36 sur 100 en 2011; soit une hausse de 31% sur la période 2012-2019.
Les dimensions qui ont le plus évolué dans leur score en huit ans concernent : la dimension « Protection sociale » (score en hausse de +370%), « Infrastructures-TIC-Energie » (+77%) et « Sécurité des personnes et des biens» (+66%). Les programmes publics d’investissement et de réforme mis en place dans ces différents domaines, complétés par les projets privés, expliquent ces changements positifs.
Selon le rapport, les autres dimensions qui ont fortement progressé depuis 2012 sont : « le cadre de vie » (+38%), « le genre » (+33%), « la finance » (+30%) et « les revenus-inégalités pauvreté » (+25%). Les dimensions « Education » (+19%) et « Santé-Nutrition-couverture maladie » (+12%) ont moyennement progressé. Les dimensions les moins performantes sont : « l’emploi » (-37%) et « l’environnement » (-30%).
En 2019, cinq dimensions, sur onze, réalisent des scores largement supérieurs à la moitié de la cible retenue pour 2030 : « sécurité des personnes et des biens » (70,33 sur 100), « protection sociale » (68,63 sur 100), « revenus-inégalités-pauvreté » (65,87 sur 100), « genre » (63,6 sur 100), « infrastructures-TIC-Energie » (60,95 sur 100).
Les dimensions « cadre de vie » (eau, assainissement, logement) (50,28 sur 100) et « éducation (50,06) réalisent tout juste la moitié de la cible de 2030. Quatre dimensions sont largement en retard sur les objectifs fixés pour 2030, en termes de qualité de vie : « l’emploi » (qui n’obtient qu’un score très bas de 15,65 sur 100 en 2019), « l’environnement » (protection de la nature) (score de 39,75 sur 100), « la santé-nutrition-couverture maladie » (score de 39,80).
Au total, le Sénégal,tout en consolidant les importants acquis obtenus dans certains secteurs,doit, selon le BPE,fortement améliorer ses programmes publics dans les domaines de l’emploi,de la protection de la nature, de l’assainissement,du logement,de l’éducation et de la santé-nutrition-couverture maladie.Salif SAKHANOKH

SUPPRESSION DU DOING BUSINESS : Mounirou Ndiaye invite la CEDEAO à bâtir ses propres indicateurs

https://toutinfo.net Pas du tout surpris de la suppression de ‘’l’impertinent Doing Business’’, l’Enseignant-chercheur à l’Université Iba Der Thiam de Thiès, Mounirou Ndiaye exhorte les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à élaborer leurs propres indicateurs économiques pour attirer les investissements directs étrangers. 
De l’avis de Mounirou Ndiaye, enseignant-chercheur en sciences économiques à l’Université Iba Der Thiam de Thiès, la CEDEAO doit créer ses propres indicateurs beaucoup plus fiables que ceux développés par la Banque mondiale. En effet, le Dr Ndiaye réagissait ainsi à l’arrêt définitif de la publication par l’institution de Breton Woods, du rapport Doing Business, ce jeudi 16 septembre 2020 à la suite de nombreuses irrégularités décelées entre 2018 et 2020. Invité de Baye Omar Guéye à l’émission « Objection » sur Sud Fm hier, Dr Mounirou Ndiaye trouve ‘’impertinent’’ le prestigieux classement de la Banque mondiale pour les États souhaitant notamment attirer les investisseurs étrangers au sein de leurs économies. Selon l’économiste, le Doing Business est dégradant pour les pays africains. ‘’Le Doing business est un document d’inspiration supranationale. C’est ce qui détermine l’économie d’un pays pour attirer les investissements directs étrangers dans un cadre de politiques économiques globalisées, mondialisées. C’est un document source d’inspiration extrêmement important. Donc si la Banque mondiale fait des enquêtes, des investigations, et se rencontre que ce document est entaché d’irrégularités avec des pays qui ont dû être bénéficiaires de la triche. Parmi ces pays bénéficiaires de la tricherie, il n’y a aucun pays africain, alors que ces derniers sont toujours mal classés. Les pays qui sont cités dans la triche sont la Chine, l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabe Unis, l’Azerbaïdjan’’, constate pour le déplorer Mounirou Ndiaye. Selon lui, le Cameroun a contesté depuis 2016 les rapports du Doing Business. Ce qui n’a pas été le cas pour le Sénégal. De l’avis de M. Ndiaye, la seule voix de contestation du Doing Business est celle de la société civile. ‘’L’alternatif que je propose aux Sénégalais, c’est d’avoir un baromètre à eux, parce que nous sommes en Afrique en train de nous organiser pour la ZLECAF et le marché sous régional de la CEDEAO. Je pense que si nous devons nous développer, ce sera à travers la coopération Sud-Sud’’, insiste-t-il. ‘’Le commerce qu’il y a entre les pays de la zone CFA est très faible. Il est de 12% du commerce international des pays de la zone UEMOA. Au niveau de la CEMAC, c’est à 2%. Donc, nous commerçons très faiblement entre nous africains. Je pense qu’aujourd’hui, la ZLECAF, la CEDEAO ce sont des cadres qu’il faudrait renforcer’’, suggère encore Mounirou Ndiaye. Pour l’économiste, il faut fermement aller vers cela et qu’en Afrique, qu’on puisse développer des connections économiques beaucoup mieux élaborées et beaucoup plus approfondies, en créant nos propres indicateurs de Doing Business.

‘’Il faut relativiser les chiffres de la pauvreté’’

Interpellé sur les chiffres de la pauvreté au Sénégal, l’enseignant à l’université Iba Der Thiam de Thiès invite les uns et les autres à tout relativiser. ‘’En 2011 qui est l’année de référence, il y avait 13,3 millions d’habitants au Sénégal. En 2019, il y avait 17,3 millions d’habitants. Calculer la pauvreté sur 13 millions d’habitants et sur 16 millions d’habitants, c’est différent. Mais ce qu’il faut savoir, c’est que c’est une pauvreté monétaire qui est mesurée. C’est-à-dire on prend le PIB en volume et on divise par la population. C’est normal qu’effectivement, le taux baisse. Alors qu’aujourd’hui, les statistiques nous disent qu’il y a 56 % de pauvres dans le monde rural et 19,8 % de pauvres en zone urbaine. Donc, tout est à relativiser’’, explique Mounirou Ndiaye. A cela, il faut ajoute l’inflation. ‘’Il y a ce qu’on appelle la pauvreté subjective. Cette pauvreté subjective a été mesurée par l’ANSD en 2016 et elle disait que 56 % (45 % à Dakar) des Sénégalais s’estiment pauvres eux-mêmes’’, révèle encore Docteur Ndiaye

Mamadou Lamine Diallo : «Macky Sall ne fait pas de l’économie,mais de la coopération internationale»

https://www.seneweb.com/ Les résultats de l’enquête de l’Ansd révélant une hausse du nombre de pauvres au Sénégal entre 2011 et 2019 traduisent l’échec des politiques de Macky Sall. Telle est la conviction de l’économiste Mamadou Lamine Diallo, invité du grand Jury de la Rfm. Le député dit constater que les programmes comme le Pse, le Pudc, la carte d’égalité des chances, etc., vendus par le pouvoir au peuple ne marchent.
« Macky Sall ne fait pas de l’économie, il fait de la coopération internationale. La coopération internationale, ceux qu’on appelle les partenaires au développement, ne sont pas là pour le développement du Sénégal. Ils sont là pour défendre leurs intérêts, y compris la Turquie qui est aujourd’hui une puissance, la Chine populaire. Il faut qu’on en soit conscient », interpelle-t-il.
Mamadou Lamine Diallo se dit étonné quand il entend des gens dires qu’on va capter des financements, comme si c’est de l’argent qui est jeté au plus rapide. « Il est temps de passer à l’industrialisation du Sénégal. Et ce n’est pas ce petit Moustapha Diop qui ne connait rien dans ça qui peut s’en occuper », assène-t-il.

LA PÉRENNISATION DES RESSOURCES HALIEUTIQUES EST UNE ’’PRIORITÉ ESSENTIELLE’’ (ACTEUR)

Banjul, 18 sept (APS) – Le secrétaire général de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA), le gambien Dawda Fodey Saine, a assuré que la mise en place de mesures allant dans le sens de pérenniser la durabilité des ressources halieutiques était une ’’priorité essentielle’’
’’Dans un contexte actuel de raréfaction du poisson, la mise en place de mesures visant à conserver et à pérenniser la durabilité des ressources halieutiques au bénéfice des populations est une priorité essentielle’’, a-t-il notamment dit.

  1. Saine l’a dit à l’occasion d’une session de formation ouverte vendredi à Banjul (Gambie) sur le thème : ’’la gestion des ressources halieutiques : le cas des petits pélagiques’’, à l’initiative de la CAOPA, en partenariat avec l’Association nationale des opérateurs de la pêche artisanale de la Gambie (NAAFO).

’’Si des dispositions de gouvernance efficaces ne sont pas mises en place, la générosité qui peut être récoltée de la mer sera mise en péril, avec pour conséquences une baisse de l’approvisionnement alimentaire et des revenus des pêcheurs, des poissonniers, des transformateurs de poisson et des exportateurs’’, a-t-il poursuivi.
Dawda Fodey Saine a rappelé la mission de son organisation, créée en 2010 et compte 27 pays membres, qui est de ’’promouvoir la bonne gouvernance’’ dans le secteur de la pêche artisanale africaine, par la sensibilisation, le développement des capacités et le plaidoyer.
’’Le but de la CAOPA est de soutenir les objectifs de développement de la pêche, notamment l’amélioration de la réduction de la pauvreté, la sécurité alimentaire, la création d’emplois et de revenus, entre autres’’, a-t-il fait valoir.
Il a affirmé que ces avantages socio-économiques ne peuvent être obtenus et maintenus que par la promotion d’une ’’gestion efficace’’ des riches pêcheries et la protection de la biodiversité marine associée.
’’Un aspect important de la gestion durable est le fait que beaucoup de ces ressources sont des stocks de poissons partagés qui sont également exploités par les pêcheurs des pays voisins, en particulier le Sénégal, de sorte que la coopération régionale sera également nécessaire’’, a insisté Saine.
La pêche étant une ressource naturelle renouvelable, il soutient qu’elle ne peut produire qu’une quantité limitée de poissons sur une base annuelle.ADE/A

A KANDIAYE, LA FERME AGRICOLE COMMUNAUTAIRE FAIT RENAÎTRE LES RÊVES DE DÉVELOPPEMENT

Linguéwal (Vélingara), 19 sept (APS) – Des fermes agricoles communautaires exploitées dans la commune de Kandiaye, dans le département de Vélingara (sud) redonnent espoir aux populations locales, avec de ‘’réelles’’ possibilités de revenus et de création d’emplois des jeunes, tout en contribuant à réduire l’exode rural et les migrations clandestines, a appris l’APS d’un élu local.
‘’Ma commune a eu à bénéficier de neuf fermes pour un cout de 108 millions de francs CFA. Certains périmètres sont clôturés par la Collectivité territoriale, d’autres par nos partenaires. Les fermes créées par la mairie sont réservées exclusivement aux femmes. Et nous avons des fermes communautaires appelé +fermes natangué+’’, a indiqué Aliou Baldé, maire de la commune de Kandiaye.
Docteur Baldé, auteur du livre intitulé : ‘’mise en valeur des aménagements hydro-agricoles du bassin de l’Anambé’’, publié en 2018, intervenait dans un entretien avec l’APS, en marge d’une visite du barrage de Niandouba, situé dans sa commune.
L’ouvrage hydroagricole, inauguré en 1999 par l’ancien président Abdou Diouf sert d’appoint à la vallée de l’Anambée, comprise entre les départements de Kolda et Vélingara, destiné à l’exploitation intensive du riz.

Baldé a précisé que sa commune a aussi bénéficié aussi de la ferme départementale du Projet pôle de développement communautaire de Casamance (PPDC) d’un périmètre de 15 hectares. Dix hectares sont actuellement clôturés pour la mise en valeur du champ maraicher.

‘’A travers l’exploitation de ces fermes pour le maraichage, nous visons, la création de revenus, la santé des populations, et le développement cognitif des enfants’’, a-t-il indiqué. A termes, sa commune va disposer d’ici la fin de l’année de deux fermes collectives et neuf fermes individuelles ’’, a précisé docteur Aliou Baldé.
Non loin des rives du barrage de Niandouba, deux coépouses, de concert avec leur chef de ménage et enfants, exploitent un hectare de périmètre maraicher qui leur a réussi.
Les deux coépouses qui s’entendent ‘’très bien’’, disent avoir obtenu leur champ grâce à l’appui de leur Collectivité territoriale.
‘’Nous n’avons pas bénéficié de bourses familiales dans notre concession et nous nous en sommes ouvertes à notre maire qui nous a conseillé de nous investir dans cette activité de maraichage. Grâce à son appui et ses orientations, nous y trouvons aujourd’hui, notre compte’’, a expliqué Kadiatou Diallo, l’une des exploitantes.
Elles ont, après leurs premières récoltes, au terme d’un an d’exploitation, 12 chaises plastiques qu’elles louent aux organisateurs d’évènement dans leur localité et environ, à raison de 1500 francs par jour.
‘’Ça marche fort en saison sèche avec la succession des cérémonies de diverses natures. Cela nous offre, une autre source de revenus’’, a expliqué Khadidiatou en fait part de leur ambition d’étendre le périmètre maraicher.

Elle a toutefois indiqué qu’avec les nouvelles perspectives qui s’offrent à elles, un deuxième puits moderne, bien équipé leur permettra de mieux arroger leur exploitation familiale.

Pour sa part, Youssouna Baldé, président du Comité de gestion de la ferme agricole communautaire de Linguéwal a fortement salué l’idée qui selon lui permettra de retenir les jeunes dans leur terroir, créer des emplois et générer des revenus.
Kilogramme chacune. Nous vendons ici notre production en fonction de la demande à raison de 300 à 1000 francs CFA le kilogramme de gombo par exemple’’, a-t-il expliqué.
Cette ferme qui regroupe des exploitants de sept villages cultive du gombo, de l’oignon, du bissap, de la carotte et autres produits maraichers, écoulés généralement au marché hebdomadaire de Diaobé (commune voisine) qui se tient le mercredi.

Baldé a toutefois indiqué que l’unique forage de sa ferme ne peut pas arroger suffisamment le périmètre maraicher en raison de la puissance assez faible. Selon lui, aussi, pour plus d’efficacité et à moindre cout, l’idéal est de la faire fonctionner avec le solaire, à la place du carburant.

Youssouna Baldé a invité sa Collectivité territoriale et l’administration territoriale ainsi que les partenaires à aider les exploitants à acquérir du matériel pour labourer leur champ, des semences et intrants agricoles à temps mais aussi les appuyer en renforcement de capacité.
Il a aussi demandé un appui pour l’écoulement rapide de leur production actuellement vendue seulement dans le département de Vélingara.
‘’Nous avons beaucoup de bachelier parmi les exploitants de cette ferme agricole communautaire. Nous avons la compétence, la volonté et l’engagement de travailler et nous avons choisi de rester dans notre terroir. Si nous sommes dans de bonnes conditions, nous allons produire des revenus réels’’, a ajouté M. Baldé, en présence de plusieurs autres exploitants de la ferme et le chef du village de Linguéwal.SG/AKS

PRODAC : Des détournements sans coupables

http://www.sudonline.sn L’Inspection générale des finances (IGF) avait, dans un rapport, décelé des manquements graves dans l’exécution du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac). Sauf que les personnes épinglées ne sont toujours pas inquiétés malgré les enquêtes annoncées çà et là. Ce qui repose la sempiternelle question de la bonne gouvernance mais surtout de l’impunité
Au début de la deuxième alternance, la reddition des comptes annoncée par le président de la République Macky Sall et la traque des biens supposés mal acquis lancée en son temps avec comme conséquences, l’interpellation de plusieurs responsables du régime du président de la République, Abdoulaye Wade, avaient fait naitre l’espoir de se départir des pratiques nébuleuses avec comme point d’attraction, un supposé détournement de deniers publics. Helas !
La montagne va vite accoucher d’une petite souris. Puisque le régime du président Macky Sall censé procéder au nettoyage des écuries d’Augias va lui aussi s’illustrer par des affaires similaires. Des «intouchables» cités dans des affaires peu orthodoxes n’ont toujours pas été inquiétés par Dame justice. Parmi ces dossiers qui semblent être rangés dans les oubliettes, figure l’affaire du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac). Ce programme qui est une des politiques phares du président Macky Sall visant à créer de l’emploi pour les jeunes en se basant sur l’agriculture ne serait pas bien exécuté. Le rapport de l’Inspection générale des finances (Igf) avait pourtant décelé dans l’objet du contrat de 29.600.536.000 F CFA pour la mise en place de quatre cœurs de domaines agricoles communautaires de 130 ha et non de Dac complets. Une option onéreuse suscitant des soupçons de surfacturation dénoncés par Locafrique.

Les filiales contractées pour la réalisation accusées de surenchère selon le document de l’Igf. Le coût du reste onéreux au regard surtout de l’impossible atteinte confirmée par tous les acteurs de création massive d’emplois, a suscité des soupçons de surfacturation de la part de Locafrique. Mieux, ajoute-t-il, «il n’intègre pas non plus le prix des intrants engrais et semences que le Prodac va devoir supporter une fois les ouvrages livrés et qui sont nécessaires à la mise en exploitation effective des cœurs des Dac».

Selon toujours l’Inspection générale des finances, ramené à la consistance des prestations attendues de Green, il parait exorbitant et a fait l’objet d’une vive dénonciation du partenaire du projet. Les coûts proposés par Green et ceux sur le marché et proposés par des entreprises spécialisées n’ont pas de similitudes dont le réconfort d’une surfacturation. Au terme de son analyse, l’Igf fait mention de coûts anormalement élevés avec un coût unitaire de cœur de Dac de 7.400. 134.000 f CFA TTC. Le coût apprécié à l’aune de celui qui ressort du document de projet transmis initialement à Locafrique par le Prodac pour le Dac de SEFA qui prévoyait l’aménagement de 1000 ha pour un coût quasiment similaire de 7.784. 188. 750 F CFA suscite des interrogations.
En conséquence ne serait-ce que pour la sauvegarde des intérêts de l’Etat, il urgeait, selon les enquêteurs de l’Igf, de commanditer un audit technique et du coût du projet pour non seulement mettre en exergue les écarts techniques par rapport à l’offre de base mais aussi les éventuelles surfacturations chiffrées seulement pour les aspects pour lesquels l’analyse de devis le permet à plus de 3 milliards. Les conclusions de cette étude permettront d’avoir un aperçu sur le coût réel d’une Dac et d’identifier les différents responsables de cette situation. La conséquence de cette situation est l’arrêt des travaux dans les trois Domaines agricoles communautaires (Dac), notamment celui de SEFA, Keur Samba Kane, Keur Momar Sarr et Itato.

LE FORUM CIVIL ESTIME LE PRÉJUDICE À PLUS DE 29 MILLIARDS

Si l’Inspection générale des finances parle de nébuleuse portant sur environ 29 milliards F CFA, le forum civil, lui, retrace un détournement de 36 milliards. Dans un ouvrage intitulé «Lettre au peuple : Prodac, un festin de 36 milliards de francs CFA», son coordonnateur Birahime Seck, avait révélé que l’Etat du Sénégal ne s’est pas engagé que sur 29 milliards, mais plutôt sur 36 milliards de francs CFA, suivant une programmation de remboursement. La gestion du contrat liant le Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac) à l’entreprise Green 2000, signé par le ministre de la Jeunesse d’alors, Mame Mbaye Niang, ainsi que ceux liant les entreprises TIDA et 3M Universal au Prodac, est jugée «calamiteuse». Birahim Seck est aussi revenu sur l’implication et la responsabilité directe des ministres de l’Economie, des Finances et du Plan de l’époque, Amadou Bâ, de Mame Mbaye Niang, Jean Pierre Senghor et Mamina Daffé, tous deux coordonnateurs nationaux du Prodac à un moment. L’ouvrage souligne que l’essence de ce que l’on pourrait appeler «contrat technique» n’y figure pas car, Mame Mbaye Niang a signé un contrat qui n’a ni Cahier de clauses administratives générales (Ccag), ni Cahier de clauses administratives particulières (Ccap), encore moins un Cahier de clauses techniques particulières (Cctp). Ce qui constitue une voie ouverte à l’enrichissement illicite rapide. Birahim Seck fait aussi un focus sur une lettre mystérieuse d’un montant de 40 millions d’euros, en date du 15 août 2015 impliquant le Groupe Carrefour automobile SA dans le financement du projet des Dac que Khadim Bâ de Locafrique avait adressé à Jean Pierre Senghor. En outre, le livre expose les responsabilités de l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) qui a autorisé «illégalement» le gré à gré que Mame Mbaye Niang avait réfuté à l’émission «Faram Facce» sur la TFM le 20 juin 2018.

L’ENQUÊTE TOUJOURS AU POINT MORT

 La critique selon laquelle, il y a des dossiers qui ne sont pas très rapidement vidés par la justice trouve son illustration dans l’affaire du Prodac qui comme d’autres dossiers n’est toujours pas élucidé. En août 2019, le journal l’As, relevait que le présumé détournement au Prodac est sous la sellette des enquêteurs de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofanc). Cette mise en branle n’a rien changé. L’affaire Prodac est à l’image des autres dossiers qui éclaboussent les responsables du régime actuel. L’igf avait pourtant recommandé l’ouverture de deux informations judiciaires pour des faits de délinquance avérée. Le requête de l’Igf demandait aussi la traduction devant la Cour des comptes du coordonnateur d’alors du Prodac, Mamina Daffé et de son prédécesseur Jean Pierre Senghor.
Rien de ces recommandations n’est encore effectif. Le Prodac poursuit ses activités en dépit de cette nébuleuse latente. L’affaire Prodac rejoint ainsi les autres dossiers que l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac) dit avoir transmis au Parquet. Sans occulter d’autres affaires qui méritent d’être éclairées et qui ne le sont toujours pas.
La culpabilité ou non de l’actuel ministre de l’enseignement supérieur, par exemple, Cheikh Oumar Anne dans sa gestion du centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud), n’est toujours pas élucidée. L’enquête de la BBC avait aussi décelé des manquements supposés dans l’accord avec Frank Timis sur l’affaire Pétrotim, l’information judiciaire ouverte n’a aboutit à rien. Les 94 milliards qui impliquerait l’ancien directeur du domaine, Mamour Diallo et révélée par le leader du Pastef Ousmane Sonko, n’ont pas non plus été éclaircis. Arcelor Mittal est un autre dossier reproché à des membres de l’actuel régime. Ces exemples ne sont qu’une illustration d’une liste assez fournie. Certains parlent parlent d’une trentaine de dossiers entre les mains de la justice

Développement économique : Abdoul Mbaye prône l’identification de «best practices»

http://www.topnews.sn «Les théories du développement économique, souvent friandes d’abstraction, reposent pour l’essentiel sur des concepts tels le libre-échange, la richesse des nations tirées des avantages comparatifs, l’insertion à l’économie mondiale comme condition nécessaire et suffisante pour amorcer l’accélération de la croissance.
Je fais le choix, pour ma part, de démarches pragmatiques reposant sur l’identification de « best practices » inspirées de nations ayant réussi à améliorer le sort de leurs populations. Or donc, jamais ces modèles, à imiter après adaptation à des spécificités nationales, n’ont relégué au second plan l’effort et la dépense d’éducation. Les réussites économiques durables reposent toujours sur l’accroissement du niveau général de l’éducation et de la formation, l’extension du nombre de citoyens en bénéficiant et la hausse régulière de sa qualité.
Que l’on ne s’y trompe pas. Il s’agit d’un énorme défi. Il est devenu impossible à prendre en charge par le seul État.
Le secteur de l’éducation doit ainsi devenir un lieu privilégié de partenariat public-privé. Ce défi doit être relevé dans sa dimension d’urgence nationale puisqu’il nous faudra 25 années d’efforts et de travaux pour bénéficier de résultats. Il doit l’être aussi dans la nécessaire correction de ses orientations majeures en adaptant les formations aux besoins à court, moyen et long terme.
Car il faut mettre fin à ce système qui ne forme plus pour l’essentiel que des citoyens incapables de mettre à profit la formation, somme toute coûteuse, dont ils ont bénéficié ; à cet égard rappelons la place majeure que doit occuper la formation professionnelle que l’EIA a intelligemment choisi d’également proposer. Ce défi doit enfin être relevé malgré son coût très élevé en termes d’investissements, de charges administratives et pédagogiques.
Ce n’est donc qu’ensemble, secteur public et privé en partenariat, que ce challenge primordial d’intérêt national peut et doit être porté », a déclaré l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye lors de la cérémonie de remise des diplômes de l’EIA dont il est le parrain de la promotion 2019-2020.

DECLARATION DE SAINT-LOUIS : Les Associations de Retraités et veuves affiliées à l’Ipres réaffirment leur soutien au conseil d’administration

https://toutinfo.net/ On notait aussi la participation active de l’Association nationale des veuves et orphelins du Sénégal conduite par sa Présidente madame Adama Sarr et la vice-présidente madame Marie Dembele. Il s’agit notamment d’un soutien massif et indéfectible au conseil d’administration de l’Institution qui parvient à tenir la barque et à assurer les missions de de l’Ipres malgré un environnement die économique peu favorable dû à la pandémie Covid 19.
Les Présidents régionaux d’associations de Retraités affiliées à l’Ipres ( Agar et Ars) ont battu ce week-end le rappel des troupes à Saint-Louis. Selon leur Coordonnateur Elhadj Oumar Ndiaye par ailleurs Président des Retraités de Thies, l’Ipres malgré ses charges démultipliées par la Covid parvient à assurer le paiement des pensions, la collecte des cotisations sociales mais aussi la prise en charge médicale de ses pensionnés.

Rien que pour ce dernier volet lié à la couverture sanitaire et sociale l’Institution injecte annuellement près de 4 milliards fr cfa pour consulter et soigner gratuitement ses Allocataires.

Ce que lui reproche d’ailleurs la conférence internationale de Prévoyance sociale en Afrique ( CIPRES) basée à  Lomé. Or, la prise en charge médicale ne figure pas parmi les missions de l’Ipres mais le conseil d’administration persiste à la mettre en œuvre pour soulager les 140 000 Retraités de l’Institution et lutter contre la supposée faiblesse des pensions. Outre le centre médico-social de Bel Air, l’Ipres a ouvert le centre médico-social Madia Diop de Pikine et 14 autres structures sanitaires dans ses agences disséminées dans les diverses régions du pays.
C’est ce qui explique l’exposé de Docteur Seydina Limamoulaye Diagne médecin chef du centre médico-social de l’Ipres qui a axé son intervention sur le lien étroit existant entre l’alimentation des personnes âgées et leur longévité. À ce propos d’ailleurs Hyppocrate disait à l’envi que l’aliment de l’humain doit être son médicament…
Les Présidents d’associations régionales de Retraités sont convaincus que les activités néfastes de certains Retraités malintentionnés ne visent qu’à discréditer de manière injuste une Institution qui reste debout et déterminée afin de poursuivre sa mission liée au service public de la sécurité sociale en faveur des ex agents du secteur privé et des agents non fonctionnaires de l’Etat.
À Saint-Louis la participation massive et les interventions pertinentes des Retraités a été constatée. Ils sont venus de Dakar, Thies, Diourbel, Kaolack, Fatick, Louga, Ziguinchor, Kolda, Tamba, Kaffrine, Sedhiou, Kedougou, Matam et Saint-Louis. Ces Retraités sont formels; pour eux l’urgence c’est de défendre l’Institution contre vents et marées afin de lui permettre d’assurer la pérennité du service public qui lui est dévolu.

Enfin la déclaration de Saint-Louis a insisté sur un soutien massif et indéfectible des Retraités à l’endroit du Conseil d’administration de l’Ipres et de son Président Mamadou Racine Sy. En effet, c’est toujours sous son magistère qu’ils ont constaté les avancées majeures. De 2012 à nos jours, une hausse de près de 50% des pensions a été consentie.

De même, de la trimestrialisation, le paiement des pensions est passé à la bimestrialisation puis à la mensualisation. Idem pour la pension minimale évaluée à 98% du Smig. L’Association nationale des veuves et orphelins du Sénégal a profité des assises de Saint-Louis pour demander au conseil d’administration de l’Ipres d’étendre la pension minimale aux veuves.

Saly : Contrôle des résidences irrégulières par les services du ministère du Tourisme : 1450 villas visitées, 20 interpellations effectuées

https://www.dakaractu.com Juste après l’incendie qui s’est produit au niveau de la résidence Palmeraie de Saly, les services du ministère du Tourisme, précisément la Direction de la réglementation, haussent le ton et s’engagent dans la voie d’une tolérance zéro. Ainsi, une équipe composée du ministère et d’autres autorités concernées (la Police Touristique, les sapeurs-pompiers, les agents de la Sapco) ont fait le tour de la station touristique de Saly.
Et à la suite de cette visite, Ismaïla Dione, directeur de la Réglementation touristique d’affirmer : « nous sommes aujourd’hui à Saly dans le cadre d’une mission de contrôle de conformité, de régularité mais aussi de respect de la réglementation touristique au niveau des réceptifs hôteliers, mais aussi des résidences. Nous avons pu contrôler 15 résidences composées de 1.450 villas. Cette mission de contrôle nous a permis de déceler certains manquements et points d’amélioration. Parce qu’on a constaté que certaines résidences qui normalement, devraient être privées, s’adonnent à l’activité d’hébergement touristique de manière clandestine. Cette situation nous a alertés dans la mesure où un établissement ou un réceptif qui n’a pas d’autorisation et qui s’adonne à l’activité d’hébergement présente beaucoup de risques vis-à-vis des visiteurs, mais également, expose son propriétaire à diverses sanctions ».

Un tort causé à l’État…

Selon M Dione toujours, cela cause également un grand tort à l’État puisqu’avec cette exploitation dans la clandestinité, il n’y a pas de taxes collectées par l’État, mais aussi, ça pose beaucoup de problèmes de sécurité. D’ailleurs, dans la plupart ou la presque totalité des résidences visitées, on n’a pas vu d’extincteur à jour. Aussi, il y a les issues de sécurité dans les installations qui posent problème.
« Aujourd’hui, on a lancé cette vaste campagne qui va se poursuivre dans les autres endroits de Saly, sur toute la Petite Côte et dans les autres régions du Sénégal » a-t-il aussi dit.

L’État hausse le ton et parle de tolérance zéro…

À l’issue de cette visite, les résultats seront traités et il y aura zéro tolérance parce qu’on ne peut pas mettre la vie de nos visiteurs, de nos touristes en danger a aussi fait savoir M Dione. « Car on les accueille dans des réceptifs dont on ignore le niveau de sécurité, d’hygiène et de confort, cela ternit l’image de la destination Sénégal. Et nous n’allons pas l’accepter. Déjà sur site, la Police touristique a donné des convocations, il y a beaucoup d’interpellations. Et à partir de lundi, pas mal seront entendus et la suite appropriée sera donnée à cette mission ».

Plus de 20 interpellations…

Ces visites inopinées ont conduite à 20 interpellations. « Avec la mission qui va continuer les jours à venir, on pourra peut-être avoir d’autres. Parce qu’il faut rappeler que si on vous donne une résidence privée, c’est pour y habiter. Mais pas pour des activités commerciales pour lesquelles il y a des autorisations et des agréments qu’il faudra chercher auprès des autorités compétentes » a indiqué le directeur de la Réglementation touristique.
 « Toutes ces structures qui s’adonnent à l’activité d’hébergement de manière irrégulière sont aujourd’hui dans notre viseur. Et cette mission est le lancement, le démarrage d’une vaste campagne coup de poing que nous allons effectuer de manière permanente avec les Fds, mais aussi les structures compétentes du ministère et avec l’accompagnement des autorités administratives, notamment le préfet de Mbour et le gouverneur de Thiès », a conclu le directeur de la Réglementation…

LE MALI RÉAFFIRME SA SOUVERAINETÉ

AFP |Le gouvernement malien accusé de vouloir recruter des mercenaires à la suite d’informations sur des discussions avec la société de sécurité privée russe Wagner, a affirmé dimanche qu’il lui appartenait de décider quels partenaires solliciter ou pas
“S’agissant de la volonté prêtée aux autorités maliennes d’engager des +mercenaires+”, le gouvernement de transition dirigé par les militaires invoque l’exercice de sa “souveraineté” et “le souci de préserver son intégrité territoriale”, dans un communiqué publié par son ministère des Affaires étrangères. Sans citer de pays ni la société Wagner, il affirme qu’il “ne permettra à aucun Etat de faire des choix à sa place et encore moins de décider quels partenaires il peut solliciter ou pas”.
La France et l’Allemagne ont prévenu qu’un déploiement des paramilitaires du groupe russe remettrait en cause leur engagement militaire au Mali. Et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao, 15 pays) a condamné jeudi “la volonté des autorités de la transition d’engager des compagnies de sécurité privées au Mali”, s’alarmant des “conséquences certaines sur la détérioration de la situation sécuritaire” dans le pays et la région.
Le gouvernement malien dénonce dans son communiqué, publié en réaction à des déclarations du ministre nigérien des Affaires étrangères Hassoumi Massoudou, “des rumeurs et des articles de presse commandités s’inscrivant dans le cadre d’une campagne de dénigrement de notre pays et de ses dirigeants”.
Dans une interview à RFI vendredi, le ministre nigérien a qualifié de “diversion” par rapport à l’organisation des élections en février les “Assises nationales de la refondation” que souhaite organiser préalablement pendant près de deux mois le Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga.

La communauté internationale, notamment la France, s’inquiète ouvertement du respect par les putschistes qui ont renversé le 18 août 2020 le président Ibrahim Boubacar Keïta du calendrier de la transition, en particulier la tenue d’élections en février.

La Cédéao a prévenu que cette date était “non négociable” et exige des autorités de transition d’ici à la fin du mois d’octobre un échéancier des étapes essentielles avant les élections. Le gouvernement malien ne s’est jusqu’à présent pas exprimé directement de manière officielle sur l’existence de contacts avec Wagner, mais le Premier ministre y a fait allusion jeudi lors d’une rencontre avec l’association “Forum de Bamako”. “Il y des partenaires qui ont décidé de quitter le Mali pour se replier sur d’autres pays, il y a des zones qui sont abandonnées”, a-t-il dit, en référence au redéploiement des forces françaises au Sahel qui vont quitter une partie de leurs positions dans le nord du Mali pour se concentrer sur la zone aux confins du Niger et du Burkina Faso. “Est-ce qu’il ne faut pas avoir des plans B?”, a poursuivi M. Maïga. “C’est cette réflexion qui conduit à des débats aujourd’hui où on nous accuse de vouloir changer de stratégie”, a-t-il estimé. Dès juin “j’avais dit très clairement qu’il faut qu’on ait la possibilité de regarder vers d’autres horizons, qu’on élargisse les possibilités de coopérations pour maitriser notre défense nationale”, a-t-il ajouté.
De source française proche du dossier, le gouvernement malien étudie la possibilité d’un contrat avec Wagner sur le déploiement d’un millier de paramilitaires russes, pour former les forces armées et assurer la protection des dirigeants. Une source au ministère malien de la Défense a confirmé à l’AFP sous le couvert de l’anonymat l’existence de pourparlers avec la société russe.

GUINÉE, LA JUNTE S’AFFIRME FACE AUX EXIGENCES DE LA CEDEAO

AFP Les militaires affirmaient leur autorité samedi, presque deux semaines après le putsch, repoussant pour le moment les demandes de libération de l’ex-président Alpha Condé et les exigences d’élections dans les six mois, au nom de la “volonté du peuple”
Depuis vendredi soir, la junte formée lors du putsch du 5 septembre, le “Comité national du rassemblement et du développement” (CNRD), désigne son chef, le colonel Mamady Doumbouya, comme “président de la République et chef de l’Etat”.
Le CNRD a détaillé samedi lors de sa toute première conférence de presse la réponse du colonel Doumbouya aux exigences de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao, 15 pays) qu’étaient venus lui exposer la veille les présidents ghanéen Nana Akufo-Addo et ivoirien Alassane Ouattara.
“Il a été rappelé par le président de la République à ses hôtes qu’il était important que la Cédéao écoute les aspirations légitimes du peuple de Guinée”, a déclaré un porte-parole du CNRD, le colonel Amara Camara, au sujet de l’organisation d’élections dans les six mois, réclamée par l’organisation régionale.
Le colonel Doumbouya a souligné la nécessité de ne pas rééditer les “erreurs du passé”, rappelant qu’une concertation nationale pour tracer les grandes lignes de la transition que conduira un futur “gouvernement d’union nationale” avait débuté mardi et que “seul le peuple souverain de Guinée décidera de son destin”, a ajouté le colonel Camara.

“Il est aussi clair pour toutes les parties que l’ancien président demeurera en Guinée au lieu du choix du CNRD”, a précisé le porte-parole.

Dès vendredi soir, le CNRD affirmait “que l’ancien président de la République, le professeur Alpha Condé, est et demeurera en Guinée”, dans un communiqué lu à la télévision publique.
“Nous ne céderons à aucune pression”, assurait la junte, expliquant vouloir balayer des “rumeurs” de négociations avec la Cédéao pour une sortie du pays de M. Condé, dont la communauté internationale réclame la libération depuis le putsch.
La visite de la délégation de la Cédéao faisait suite à un sommet extraordinaire de l’organisation jeudi au Ghana, qui en assure la présidence tournante, au terme duquel les dirigeants ouest-africains ont exigé “la tenue, dans un délai de six mois, des élections présidentielle et législatives”.

– “Sentinelle de la démocratie” –

Le CNRD a par ailleurs annoncé que la concertation nationale continuerait la semaine prochaine, notamment lundi avec des rencontres avec les acteurs culturels, les associations de presse et celles du secteur informel.
La junte a encore gagné en popularité samedi à l’occasion du retour d’exil de quatre figures de la mobilisation contre un troisième mandat de M. Condé.
L’arrivée à l’aéroport de ces quatre militants du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), coalition de mouvements politiques et de la société civile qui a mené la contestation contre le troisième mandat a été saluée par des cris de “liberté!liberté!”, mais aussi “merci au colonel Doumbouya !”.
Dans la transition à venir, “le FNDC sera là comme sentinelle de la démocratie”, a assuré l’un d’entre eux, Ibrahima Diallo.
De leur côté, des organisations de défense des droits humains se disant “préoccupées pour le respect des principes démocratiques et de l’Etat de droit” ont appelé le CNRD à “communiquer dans les meilleurs délais une feuille de route de la transition qui tient compte de toutes les propositions issues des concertations”.
Dans un communiqué elles “exhortent la junte à inscrire la lutte contre l’impunité des crimes de sang et économiques parmi les priorités du prochain gouvernement de la transition”.
Le colonel Doumbouya n’a encore donné aucune indication sur le possible contenu de la transition, sa durée, quel rôle les militaires y joueraient, ni comment seraient organisées des élections.Mais il a affiché sa volonté d’une “refondation” de l’Etat, entreprise difficilement conciliable avec un délai de six mois.

Cellou Dalein Diallo : «Le 3ème mandat est la cause de la crise,Alpha Condé est tombé et nous avons gagné la guerre»

https://www.dakaractu.com Après avoir rejeté la proposition de diriger la période transitoire en Guinée après le coup d’État, l’opposant farouche du président déchu s’est adressé à ses militants. Cellou Dalein Diallo, à l’occasion de l’assemblée générale virtuelle de son parti, ce samedi 18 septembre, dit avoir retrouvé ses frères de parti mis en prison par Condé grâce au coup d’État.
Toutefois, il souligne que « Alpha Condé est tombé et nous avons gagné la guerre. Nous devons nous réjouir parce que malgré les violences, les tueries, les emprisonnements arbitraires, les intimidations, les tentatives de corruption et de déstabilisation du parti, les exils forcés, les privations et les discriminations, vous êtes restés unis et déterminés dans ce combat héroïque contre la dictature. Le pays est en crise depuis que M. Alpha Condé a décidé de changer la Constitution, de s’octroyer un troisième mandat en violant son serment. »
Selon l’opposant, c’est le troisième mandat qui est à l’origine de cette situation que vit le pays. « Le pays est en crise depuis que M. Alpha Condé a décidé de changer la Constitution, de s’octroyer un troisième mandat en violant son serment. »
Cependant, le président de l’UFDG adoube la junte qui a pris ses responsabilités pour fomenter ce coup d’État. « Le CNRD a eu le courage. Faire tomber un dictateur suppose beaucoup de courage parce qu’on prend des risques énormes. Ils ont eu ce courage. Je voudrais réitérer les félicitations de l’UFDG au CNRD et à son Président, le colonel Mamady Doumbouya pour ses actions positives en mettant fin à ce régime illégitime à cette période d’exception », s’est réjoui Cellou Dalein Diallo battu trois fois par Alpha Condé.
Il rappelle à la junte que les pressions viendront de toutes parts. C’est pourquoi, il doit avoir la tête sur les épaules et faire face. « Nous l’encourageons à aller dans ce sens et à résister aux pressions parce que ça ne manque jamais lorsqu’on a le pouvoir. Il faut que nous encouragions le colonel Mamady Doumbouya à résister. Lorsqu’on a le pouvoir en Guinée, il y a toute sorte de sirènes. Et qu’il restitue au peuple la souveraineté de choisir ses dirigeants, au niveau local, législatif et exécutif… »

Mission Cedeao : Alpha Condé ne voulait pas voir Macky Sall et Emballo

https://www.seneweb.com/ Recevoir dans une position de faiblesse et de disgrâce, ces présidents qu’Alpha Condé considérait comme des ennemis favorables à son principal opposant, Cellou Dalein Diallo, et qu’il accusait d’abriter des opposants à son régime pour déstabiliser la Guinée, était semble t-il, l’humiliation de trop, qu’il n’était pas prêt à subir.
Selon plusieurs sources, les présidents bissau-guinéen et sénégalais, Umaru Cissoco Emballo (qui avait déjà fait l’annonce) et Macky Sall étaient également désignés par leurs pairs de la CEDEAO avec Alasane Ouattara et Nana Akufo Addo, le président en exercice de l’organisation sous-régionale pour venir remettre à la junte, les conclusions du sommet extraordinaire d’Accra du jeudi 16 septembre 2021, et rencontrer également le président déchu, Alpha Condé; mais ce dernier ne voulait pas sentir ni voir Macky Sall, encore moins Emballo et l’a vivement fait savoir.
Ce qui aurait contraint ces derniers à abandonner à la dernière minute et laisser le soin aux présidents ivoirien et ghanéen, Alassane Ouattara et Nana Akufo de venir rencontrer la junte militaire guinéenne.

Montée de l’extrémisme religieux au Sénégal : le salafisme a-t-il bon dos ?

https://www.dakaractu.com Le Salafisme est un courant religieux de l’Islam sunnite, revendiquant un retour aux pratiques en vigueur à l’époque du prophète Mohamed et de ses premiers disciples connus comme les « pieux ancêtres » et la « rééducation morale » de la communauté musulmane. Les défenseurs et acteurs du courant Salafiste ont une manière particulière de voir la croyance des autres. Des critiques acerbes, sans détours et qui n’hésitent pas à attaquer les musulmans d’obédience soufi. Dans la tête de beaucoup de citoyens, une perception assez négative et extrémiste est mise en avant et leurs comportements vis-à-vis des soufi et des religieux du pays sont parfois tendus et acerbes. Réellement, qu’est-ce que le salafisme ? Quelles sont ses pratiques ? Comment est-il arrivé au Sénégal ? Quelles relations entretiennent-elles avec les confréries et autres courants islamistes ? Le salafisme pousse-t-il au jihadisme ? Dakaractu va, dans cet article, tenter d’apporter des réponses.
Imam à la mosquée du Point-E, Ahmed Makhtar Kanté fait savoir d’emblée que le salafisme est un mot fourre-tout où finalement chacun met ce qu’il veut y mettre. Mais pour lui, il faut revenir aux fondamentaux. Il avance que les Salafistes sont les pères de l’Islam qui ont été éduqués par le prophète, lui-même, qui ont vécu durant la révélation du Coran et sont considérés comme des modèles.
« Jusqu’au XXe siècle, en effet, être salafiste-notons la différence entre salafiste (salafi) et salafisme (al-salafiya)-signifie uniquement l’appartenance à une théologie dogmatique (kalam) hanbalite, caractérisée par « son effort, degré de fidéisme et son rejet du rationalisme », contextualise un article de lesclesdumoyenorien.com consacré au salafisme. La même source indique que la « filiation d’Ibn Hanbal vis-à-vis du salafisme littéraliste est toutefois problématique car les acteurs se revendiquant de cette mouvance, ont alternativement transformé, revendiqué et désavoué l’héritage hanbalite ».
À partir de là, le théologien Ibn Taymiyya (1263 -1328) réoriente le littéralisme hanbalite vers une doctrine de purification de la foi, poursuit lesclesdumoyenorien.com visité à Dakaractu. Il restaure l’unicité divine qu’on appelle le tawhid et s’érige contre les innovations (bida’). Un peu plus tard, Ibn Abdel Wahhab (1703 -1792) fait la symbiose entre le littéralisme de Ibn Hanbal et le puritanisme d’Ahmed Ibn Taymiyya.
« Il fait de la lutte contre le chiisme et le shirk (associanisme) une priorité et proclame, avec l’amir Muhamad Ibn Saoud, un jihad d’unification territoriale et d’homogénéisation doctrinale », étudie le site spécialisé dans l’actualité du moyen orient. Mais Muhammad Nasir al-Din al-Albani, un cheikh syrien d’origine albanaise spécialiste des « hadiths » du prophète Mohamed, vulgarise le salafisme en le détachant du patriarcat wahhabite.

“ENSEIGNANTS DES CLASSES PASSERELLES LÉSÉS PAR LE RECRUTEMENT CLIENTÉLISTE”

“Après 51 hrs de grève de la faim, le nombre de grévistes passe de 9 à 11”
“Le FRAPP informe l’opinion publique nationale et internationale que le nombre de grévistes de la faim est passé aujourd’hui de 09 à 11 et va augmenter toutes les 12h.
09 grévistes de la faim constitués de 08 enseignants des classes passerelles injustement lésés par le recrutement clientéliste des 5000 enseignants et d’un membre du FRAPP (Guy Marius Sagna ) sont en grève de la faim depuis 51h au siège du FRAPP pour exiger leur recrutement.
Depuis cinq ans ils sont 210 enseignants des classes passerelles à travailler pour l’Etat du Sénégal et au moment de recruter des enseignants, l’Etat du Sénégal a recruté 29 parmi eux et donné la place des autres 181 enseignants à la clientèle politique de l’APR parti politique du président Macky Sall. Cela est tout simplement inacceptable et ne doit pas passer pour la qualité de l’éducation et la justice sociale.
Au moment où vous lisez ces lignes, le nombre de grévistes de la faim est passé de 09 à 11.

Les deux enseignants qui viennent de grossir les rangs des grévistes de la faim sont :

– Amadou Diallo, IEF Birkelane, en poste à Keur Pathé. Il enseigne depuis 3 ans.
– Youssouph Diamanka, IEF Goudomp, lieu de service Vélingara et enseignant depuis 4 ans.

Pour rappel, les 09 premiers grévistes de la faim sont :

– Aminata Sylla, IEF Goudiry, enseignante depuis 04 ans, actuellement en poste à Toumbouguel
– Mama Konté, IEF Sedhiou. Enseignante depuis 02 ans et actuellement en poste à Toubacouta
– Demba Gueye, enseignant depuis depuis 03 ans et actuellement en poste à Missirah Kouthiam
– Adama Dramé, IEF Koungheul, enseignant depuis 03 ans. Actuellement en poste à Keur Ndémé.
– Cheikh Oumar Cissokho, IEF Birkelane, enseigne depuis 3 ans. Actuellement en poste à Keur Ngatta.
– Serigne Mor Ndao, enseignant depuis 3 ans, IEF Birkelane. En poste actuellement Niassène.
– Fatou Ndao. Enseignante depuis 3 ans. IEF Kougheul. Actuellement à Nioro Thiallène.
– Ndeye Fatou Mboup, enseignante depuis 3 ans. IEF Kaffrine. Actuellement en poste à Sam Ngueyenne.
– Guy Marius Sagna, membre du FRAPP
Leur juste et légitime revendication est : recrutement des 181 enseignants des classes passerelles laissés en rade.
Vous voulez les aider, appelez-les au 778997298, 776669816!
Le FRAPP dénonce énergiquement le recrutement clientéliste des 5000 enseignants effectué par le président Macky Sall pour préparer les prochaines élections.
Ce recrutement doit être un recrutement national et démocratique et donc non partisan.
Le FRAPP demande la publication complète de la liste des 5000 recrutés avec toutes les informations et l’audit de ce recrutement.
Le FRAPP demande le recrutement sans délai des 181 enseignants des classes passerelles lésés.Secrétariat exécutif national (SEN ) du FRAPP.Dimanche 19 septembre 2021″.

KAOLACK : 111 personnes ont péri dans 1.356 accidents de la circulation entre janvier et août

Au total, 111 personnes ont péri dans 1356 accidents de la circulation enregistrés entre janvier et août 2021 dans la région de Koalack (centre), a appris l’APS de la Brigade locale des sapeurs-pompiers. ‘’Nous avons enregistré entre janvier et la fin août dans la région de Kaolack 1356 accidents de la circulation qui ont occasionné 2754 victimes et 111 pertes en vies humaines’’, a notamment indiqué, le capitaine Sada Dia, commandant de la Brigade des sapeurs-pompiers de Kaolack.
Un chiffre en nette augmentation par rapport à 2020, une année durant laquelle 103 décès ont été comptabilisés parmi les 3507 victimes des 1824 accidents de la circulation enregistrés dans cette région du centre du pays, a fait savoir l’officier des sapeurs-pompiers.
Il a également fait savoir que 450 incendies ayant occasionné un décès parmi les 5 victimes recensées ont été comptabilisé depuis le début de l’année dans la région. L’année dernière, 525 incendies qui avaient provoqué trois morts avaient été enregistrés.
A la fin du mois août, la Brigade des sapeurs-pompiers de Kaolack a effectué 3398 interventions. Sur toute l’année dernière, ces interventions ont été de l’ordre de 4395, selon le capitaine Dia.Avec Aps

Aymérou Gningue : «JE SUIS CONTRE LA LIMITATION DES MANDATS»

https://emedia.sn La Guinée a connu récemment un coup d’Etat. C’est sur ces entrefaites que la question du 3e mandat en Afrique a encore fait l’objet de débat. Devant le Jury Du Dimanche de Iradio, Mamoudou Ibra Kane a demandé à Aymérou Gningue, président du Groupe Benno Bokk Yaakaar, est ce que les regards ne se sont pas tournés vers le Sénégal après ce qui vient de se passer en Guinée ?
« Pourquoi les regards doivent-ils se tourner vers le Sénégal ? », s’interroge-t-il. Avant de répondre : « à titre personnel, je suis contre la limitation des mandats. Je suis contre aussi le fait de les limiter à 5 ans.
Je suis contre aussi le fait qu’on limite l’âge des candidats à 75 ans.
Ce que le président va faire en 2024 c’est lui qui le sait. Ce que je sais, c’est qu’à bonne date, la constitution va se prononcer sur la légitimité ou l’illégitimité du président Sall ».
Par ailleurs, en direction des prochaines élections locales, l’opposition pense qu’il y’a des cas de fraude lors de la révision exceptionnelle des listes électorales. En réponse à l’opposition, Aymérou Gningue a indiqué : « on n’a pas transféré des guinéens. C’est des sénégalais qu’on a transféré et je vais vous donner mon exemple.
Il y’a beaucoup de gens de ma commune qui sont à Dakar et qui votent à Dakar. Si je peux les convaincre pour qu’ils fassent un retour au bercail et que mon discours les accroche, ces personnes décident de quitter Dakar pour venir voter dans leur commune, mais où est le problème ? D’ailleurs, 696 ont fait ce mouvement-là.
Moi je dis que c’est heureux parce qu’ils viennent participer au développement de leur terroir. Ils viennent s’impliquer en tant que citoyen dans le développement de leur terroir ». Cheikh Moussa SARR
Abdoulaye SYLLA (photos)

Aymérou Gningue : « CE QUE J’AI DIT AUX DEPUTÉS CITÉS DANS CETTE AFFAIRE »

https://emedia.sn Le khalife général des Tidianes avait fait une sortie pour condamner le comportement de certains parlementaires dans l’hémicycle. Interpellé sur cette question lors de l’émission le Jury Du Dimanche de Iradio, Aymérou Gningue, Président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar, pense que malgré les invectives, les empoignades et autres, il y’a tout un travail qui est fait par les députés.
« Quand vous regardez le fonctionnement d’une institution comme l’Assemblée nationale, vous avez un prisme. Le prisme, c’est véritablement ce que les médias montrent parfois, c’est-à-dire des invectives, parfois même de chaudes empoignades. Derrière ça, il y’a tout un travail qui est fait par l’Assemblée nationale dans l’examen des projets de loi, dans le contrôle de l’activité gouvernementale. Je ne connais pas d’Assemblée au monde où de temps en temps les nerfs ne s’échauffent ou les gens s’envoient les quolibets.
Je ne peux pas dire que c’est récurrent parce que j’ai vu pire ailleurs. A l’Assemblée nationale, les députés travaillent et quand ils travaillent, ils le font sérieusement et ils rendent bien leur copie », a-t-il dit. Mais, estime le député, « je crois également que nous devons faire des efforts. Quand vous êtes un représentant qualifié du peuple sénégalais, vous devez avoir un comportement exemplaire.
Vous savez que les députés ne sortent pas ex-nihilo. Ce sont des sénégalais et ils ont les qualités des sénégalais et leurs défauts. Quand vous êtes choisi pour représenter le Sénégal, il faut faire un travail d’introspection et chercher à être un exemple dans votre comportement de tous les jours, dans votre attitude, dans ce que vous devez faire et dans ce que vous ne devez pas faire. Je pense que c’est un problème qui interpelle la conscience individuelle et collective des gens. Je demande toujours aux députés d’être des exemples ».

« On n’est pas dans un cas de flagrant délit »

S’agissant de l’affaire de trafic de passeports dans laquelle des députés et des activistes sont cités, Aymérou Gningue se veut clair : « le résultat de l’enquête et la procédure judiciaire vont nous édifier. Quand un problème éclate et qu’il y’a des éléments probants, c’est la police qui doit se saisir de ce dossier.
Les enquêtes de police sont en cours, la justice va certainement être saisie. Laissons la justice faire son travail. Toutefois, je peux assumer la responsabilité suivante : c’est que le groupe que je dirige qui comprend le président de l’Assemblée nationale fera le travail qu’il faut à chaque fois que dans la procédure, il sera demandé à ce que l’on lève l’immunité d’un député parce qu’il aura trempé de près ou de loin à quelque chose d’illégale, vous pouvez compter sur moi que la levée sera effective ».
Interrogé sur les faits, il a laissé entendre que : « je ne peux pas me prononcer sur la question parce qu’il y’a un principe très sacré chez moi qui est la présomption d’innocence. Pour le moment, nous n’avons reçu aucune demande de levée de l’immunité parlementaire. Il faut dire aussi que dans le cadre de l’inviolabilité, aucun député ne peut être poursuivi ou arrêté, mais il peut être entendu. C’est la raison pour laquelle si un député reçoit la convocation de la Dic, il est obligé d’y répondre.
D’ailleurs, je les ai reçus et ils sont disposés à répondre pour aller donner les arguments qu’ils ont à la police. Aucun député dans le cas d’espèce ne sera protégé par mon groupe ». Lors d’une précédente émission, Barthélémy Dias avait confié à Mamadou Ibra Kane qu’on est dans un cas de flagrant délit et que la levée de l’immunité parlementaire n’a pas raison d’être.

« Je n’ai pas vu la vidéo de Boughazelli »

Cependant, Aymérou Gningue pense le contraire. « On n’est pas dans un cas de flagrant délit. Il y’a une personne centrale qui a été arrêtée et au cours de l’enquête on a trouvé chez lui des documents qui semblent appartenir à des députés. Vous savez que le député ne peut pas enlever son immunité. Il faut toute une procédure », a-t-il dit. Pour étayer ses propos, il a donné l’exemple de la levée de l’immunité parlementaire de Sonko qui, rappelle-t-il, a pris plus de 21 jours. « Donc, il n’y a pas de lenteur dans l’affaire des trafics de passeports. Nous ne pouvons pas accélérer les dates parce qu’il faut respecter la procédure. Il y’a une enquête de police et laissons les choses se poursuivre ».
Concernant la vidéo de Boughazelli qui circule sur les réseaux sociaux, Aymérou Gningue a soutenu : « honnêtement je n’ai pas vu la vidéo. Mais ce que je crois, c’est que dans ce cas, on était dans le cas de flagrant délit parce qu’il a été pris la main dans le sac. C’est pourquoi on a pu le prendre sans demander la levée de son immunité parlementaire. Mais, il avait deux choix. C’était la demande de levée de l’immunité parlementaire ou la démission de son propre chef pour se mettre à la disposition de la justice. L’option 2 a été prise par le concerné. Maintenant, il y’a une procédure judiciaire et je m’en tiens à la présomption d’innocence. Et le temps de la justice n’est pas le temps de la politique, n’est pas le temps de la presse ».

Complot dans l’affaire Kilifeu et Simon ?

« Tant qu’ils ne sont pas jugés et condamnés je pense qu’ils ne sont pas coupables. Parler de complot c’est trop facile. C’est la voie la plus courte pour sortir de ses turpitudes. Ce que je crois, c’est qu’ils sont accusés et le dossier est en instruction. La justice rendra sa décision et quand cette décision tombera, je me prononcerai sur cette décision », a-t-il aussi dit Cheikh Moussa SARR-Abdoulaye SYLLA (photos)

Aymérou Gningue sur l’affaire Kilifeu : «Parler de complot c’est trop facile »

L’affaire du trafic de passeport dans laquelle les rappeurs Kilifeu et Simon sont cités continue d’alimenter les débats. Invité du Jury du Dimanche, Aymérou Gningue s’est exprimé sur l’affaire. Selon le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar, il est trop facile de parler de complot dans cette affaire.
« Tant qu’ils ne sont pas jugés et condamnés je pense qu’ils ne sont pas coupables. Parler de complot c’est trop facile. C’est la voie la plus courte pour sortir de ses turpitudes. Ce que je crois, c’est qu’ils sont accusés et le dossier est en instruction. La justice rendra sa décision et quand cette décision tombera, je me prononcerai sur cette décision », a-t-il dit.

Aymérou Gningue : «A l’Assemblée les députés travaillent sérieusement»

Aymérou Gningue, invité de l’émission le Jury Du Dimanche, s’est exprimé sur le comportement de certains parlementaires dans l’hémicycle. Le Président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar, pense que malgré les invectives, les empoignades et autres, il y’a tout un travail qui est fait par les députés.
« Quand vous regardez le fonctionnement d’une institution comme l’Assemblée nationale, vous avez un prisme. Le prisme, c’est véritablement ce que les médias montrent parfois, c’est-à-dire des invectives, parfois même de chaudes empoignades. Derrière ça, il y’a tout un travail qui est fait par l’Assemblée nationale dans l’examen des projets de loi, dans le contrôle de l’activité gouvernementale. Je ne connais pas d’Assemblée au monde où de temps en temps les nerfs ne s’échauffent ou les gens s’envoient les quolibets. Je ne peux pas dire que c’est récurrent parce que j’ai vu pire ailleurs. A l’Assemblée nationale, les députés travaillent et quand ils travaillent, ils le font sérieusement et ils rendent bien leur copie », a dit Aymérou Gningue sur Emedia.
Mais, estime le député, « je crois également que nous devons faire des efforts. Quand vous êtes un représentant qualifié du peuple sénégalais, vous devez avoir un comportement exemplaire. Vous savez que les députés ne sortent pas ex-nihilo. Ce sont des sénégalais et ils ont les qualités des sénégalais et leurs défauts. Quand vous êtes choisi pour représenter le Sénégal, il faut faire un travail d’introspection et chercher à être un exemple dans votre comportement de tous les jours, dans votre attitude, dans ce que vous devez faire et dans ce que vous ne devez pas faire. Je pense que c’est un problème qui interpelle la conscience individuelle et collective des gens. Je demande toujours aux députés d’être des exemples », rajoute-t-il.

«Cette guerre des vidéos semble opposer des institutions de la République» (Thierno Alassane Sall)

Le leader du mouvement “La République des Valeurs”, a réagi sur l’affaire du trafic présumé des passeports. Et les vidéos qui circulent ces derniers jours sur la toile. Thierno Alassane Sall a indiqué dans un post, sur sa page Facebook ce samedi que l’affaire des faux passeports illustre la nécrose d’une République sous la coupe d’une minorité.
« L’affaire des faux passeports illustre la nécrose d’une République sous la coupe d’une minorité. Faute d’une justice indépendante, les dossiers sont instruits sur la place publique. Plus inquiétant, cette guerre des vidéos semble opposer des institutions de la République », a-t-il écrit sur le réseau social.

Macky à New York : l’opposition se prépare,la police américaine en alerte

https://www.igfm.sn Le chef de l’Etat se rend, ce lundi, à New York pour assister à l’Assemblée générale des nations unies (ONU). Mais, les antennes locales de l’opposition sénégalaise et autres activistes ne comptent pas lui offrir un lisse accueil.
Le Pds, Pastef, Bokk Gis-Gis et les autres partis politiques qui ont des antennes aux Usa ont lancé un communiqué pour convier à une forte manifestation en compagnie des activistes, renseigne “Les Echos”. Ils comptent, notamment dénoncer l’arrestation des activistes qui manifestaient contre la cherté de la vie.
«Les Sénégalais ne peuvent même pas manifester dans leur pays. Mais nous, nous sortirons pour le faire ici à New York», disent-ils. Les Echos renseignent que la maison du Sénégal à New York, où logera le président Macky Sall, est sous haute surveillance. La police est venue en appoint. Pour éviter tout dérapage et incidents, les autorités sénégalaises ont pris le temps de s’adresser à toute la communauté sénégalaise par voie de presse.
Selon le Consul général du Sénégal à New York, El Hadji Amadou Nanga Ndao, le président de la République mérite un accueil digne d”un chef d’Etat. Le Consul qui s’exprimait sur les ondes de la radio WPAT de New York a, par ailleurs, appelé à la grande mobilisation pour venir accueillir le président de la République dont la dernière visite aux Etats-Unis date de septembre 2019.
Il a aussi précisé qu’au nom de la démocratie, chacun est libre de s’exprimer, mais de façon responsable et que l’accueil du chef de l’Etat à la Maison du Sénégal ne doit en aucun cas être saboté.

Me ASSANE DIOMA NDIAYE SUR L’INTERDICTION SYSTEMATIQUE DES MANIFESTATIONS «Il est évident que cette situation ne saurait perdurer. L’opinion internationale sera alertée»

https://www.jotaay.net/ L’interdiction systématique des manifestations de Noo Lank et autres membres de la société civile par le préfet n’est pas du goût de Me Assane Dioma Ndiaye. Le président de la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh) considère que c’est contraire à la Constitution. Il condamne également l’arrestation des activistes. Le défenseur avertit : «l’opinion internationale sera alertée».
«La Ligue sénégalaise condamne de la façon la plus vigoureuse la systématisation des interdictions de manifestations, de marches, etc. Ce sont des droits garantis dans une démocratie et un Etat de droit. Les citoyens ont le droit demanifester. La seule exigence, c’est qu’ils fassent la déclaration prévue et que l’autorité puisse prendre les dispositions nécessaires. On ne comprend pas que l’Etat ne puisse pas faire de saut qualitatif par rapport à des droits qui ne doivent pas être tolérés, mais ce sont des droits qui sont reconnus, des droits fondamentaux. Donc il est évident que cette situation ne saurait perdurer et que l’opinion internationale sera évidemment alertée par rapport à cet état de fait», martèle Me Ndiaye. Le président de la Lsdh de poursuivre : «et le corolaire de ces interdictions, c’est les atteintes à la liberté individuelle. On constate des arrestations arbitraires pendant des heures avant qu’on ne les libère sans procédure judiciaire. Or la liberté, elle est fondamentale, elle est sacrée. On ne peut pas arrêter des personnes comme ça, les emmener dans les commissariats et les libérer des heures après et que cela soit banalisé. Ces atteintes sont reléguées à l’état de banalité. Or sans sécurité humaine, on ne peut pas parler d’Etat de droit ni de démocratie. C’est la raison pour laquelle nous interpellons de nouveau l’Etat du Sénégal pour le respect des libertés fondamentales, des droits fondamentaux et que l’Etat prenne les mesures idoines afin que ces libertés puissent être exercées en toute liberté et dans le respect des droits des autres. La motivation selon laquelle toute manifestation aboutit à un trouble à l’ordre public ne saurait prospérer. L’Etat a les moyens de sa politique. L’Etat a réaffirmé dans la Constitution son ancrage à l’Etat de droit, il lui appartient de prendre les mesures conséquentes».Alassane DRAME

VENU PARTICIPER A L’ASSEMBLEE GENERALE DE L’ONU Macky Sall attendu ce lundi à New York, les «Modou-Modou» à l’accueil avec des pancartes

https://www.jotaay.net Après sa visite à Touba, le président de la République quittera le pays pour assister à l’Assemblée générale des Nations-Unies qui s’ouvre aujourd’hui. Bien que son passage au Palais de verre soit prévu vendredi prochain, le chef de l’Etat est attendu cet après-midi à New York. Ses partisans de l’Apr et de Bby ont appelé hier à la grande mobilisation devant la Maison du Sénégal où le Président sera logé durant son séjour. Pour leur part, les partis d’opposition qui ont des bases aux Etats-Unis ont aussi sonné l’alerte, appelant à une grande manifestation le mardi matin.
Les partisans de la mouvance présidentielle sont à la grande mobilisation à New York. Toutes les sections de Bby des Etats-Unis et du Canada ont été conviées à l’accueil du Président Macky Sall, dont les visites aux Etats-Unis sont souvent mouvementées. Mais cette année, les membres de l’Apr et de la coalition Bby veulent prendre les devants pour éviter à leur hôte tout sabotage. Ayant pris les services de la radio Sunuafrik de New York, hier, les responsables de la communication de l’Apr ont refusé de préciser l’heure d’arrivée du président de la République,quand des auditeurs les ont interpelés à ce sujet. Pour dire simplement qu’aucun intrus ne sera toléré à l’accueil du chef de l’Etat. Pds, Pastef, Bokk Gis-Gis et les autres partis politiques qui ont des antennes aux Usa ont aussi lancé un communiqué pour appeler la communauté à une forte manifestation en compagnie des activistes de la diaspora. Faisant référence à l’arrestation des manifestants contre la cherté de la vie, les partis d’opposition affirment que «les Sénégalais ne peuvent même pas manifester dans leur pays, mais nous, nous sortirons pour le faire ici à New York».

La Maison du Sénégal sous haute surveillance, la police de New York en appoint 

Sur les centaines de résidences de missions permanentes aux Nations-Unies, celle du Sénégal est sans doute l’une de celles qui attirent le plus l’attention en cette 76e Assemblée générale des Nations-Unies. Avec deux rendez-vous successifs, les riverains de la Maison du Sénégal, située à la 44th street en plein Manhattan, sont partis pour assister à des manifestations mouvementées. Ainsi, pour éviter tout dérapage et incidents, les autorités sénégalaises ont pris le temps de s’adresser à toute la communauté sénégalaise par voie de presse. Selon le Consul général du Sénégal à New York, El Hadji Amadou Nanga Ndao, le président de la République mérite un accueil digne d’un chef d’Etat. Le Consul qui s’exprimait sur les ondes de la radio WPAT de New York a par ailleurs appelé à la grande mobilisation des Sénégalais pour venir accueillir le président de la République dont la dernière visite aux Etats-Unis date de septembre 2019. Toutefois, le Consul a aussi précisé qu’au nom de la démocratie, chacun est libre de s’exprimer, mais de façon responsable ; que l’accueil du chef de l’Etat à la Maison du Sénégal ne doit en aucun cas être saboté. Ce qui induit forcément que le New York Police Department (NYPD) qui a l’habitude de quadriller le Consulat du Sénégal lors des manifestations des Sénégalais, surveillera aussi la Mission permanente du Sénégal où Macky Sall sera logé jusqu’à vendredi, jour de son discours devant l’Assemblée générale des Nations-Unies. Ahmadou Ben Cheikh KANE(Correspondant permanent aux Usa)

BATAILLE ENTRE CHEIKH BA ET SEYDOU GUEYE, SES AMBITIONS POUR LA MEDINA ET LA CANDIDATURE POUR LA VILLE DE DAKAR… Arame Cissé rappelle à l’ordre ses camarades de parti et désigne Diouf Sarr comme le meilleur profil pour Dakar

https://www.jotaay.net/ Issue d’une très grande famille socialiste de la Médina, Arame Cissé, qui ne s’était jamais intéressée à la politique du vivant de sa grand-mère et homonyme Adja Arame Diène, a préféré s’allier au Président Macky Sall que de suivre la tradition socialiste. Ce n’était pas évident pour cette jeune femme, mais avec le soutien de ses proches, elle milite depuis 2010 à l’Apr. Pour elle, son engagement pour une Médina meilleure esttout à faitnaturel puisqu’elle-même est un pur produit de la commune. Revenant sur la guerre larvée entre Seydou Guèye et Cheikh Ahmed Tidiane Bâ, Arame Cissé trouve déplorable de tels actes, tout en les invitant à faire comme elle, s’en tenir à la décision du Président Macky Sall,malgré qu’elle nourrisse des ambitions pour la commune. En ce qui concerne le candidat de Benno Bokk Yakaar pour la ville de Dakar, la petite-fille de Adja Arame Diène désigne Abdoulaye Diouf Sarr sans sourciller,pour sa loyauté et son engagement auprès du Président Macky Sall.

Les Échos : Qui est Arame Cissé ?

Arame Cissé : Je m’appelle Arame Cissé,petite-fille et homonyme de Adja Arame Diène, ancienne responsable socialiste. Je suis issue d’une grande famille socialiste,mais j’ai adhéré à la vision du Président Macky Sall depuis 2010. C’était très compliquéau début,je me rappelle, ma mère m’avait même demandé d’aller militer ailleurs qu’à la Médina. Donc,durant mes premières années de politique,je militais à l’Apr Fass Colobane Gueule Tapée. Ce n’est qu’en 2015 que j’ai rejoint l’Apr Médina. A cette époque, le Président Macky Sall m’avait mis en rapport avec Seydou Guèye, mais malheureusement la collaboration avait fait long feu. Et depuis lors, je mène mes activités dans la commune pour le compte de notre parti Apr.

Comment voyez-vous la guerre larvée entre Cheikh Tidiane Ba et Seydou Guèye ?

Je me sens triste de voir deux responsables de mon parti se livrer à ces querelles inutiles. Cela n’honore pas le parti, encore moins le Président Macky Sall. Par respect pour tout ce que représente le Président Sall, ils devraient se garder de s’embarquer dans ces guerres de positionnement. Ils sont tous les deux des leaders naturels de la commune, on ne peut donc leur en vouloir pour leur ambition pour la Médina, mais puisque notre chef de parti et président de la Coalition Benno a demandé à tout un chacun de rester à l’écoute, le mieux aurait été d’attendre que le Président désigne un candidat pour que tout le monde se range derrière ce dernier.

Et vous, nourrissez-vous des ambitions pour la commune de la Médina ?

Bien sûr, j’ai de grandes ambitions pour ma commune. En tant que militante active de l’Apr,j’ai toujours œuvré pour l’avancement de la Médina. Je rappelle que je suis un pur produit de la Médina, donc tout ce qui touche au développement de la commune m’interpelle directement. J’aspire naturellement à diriger la commune, mais je suis membre d’un parti qui fait aussi partie d’une coalition, avec un mot d’ordre donné par le président de ladite coalition. Donc par respect des directives du Président Macky Sall, je mets mes ambitions de côté en attendant qu’il choisisse un candidat. Et s’il désigne quelqu’un d’autre, je m’alignerai à ce choix tout en mettant tout en œuvre pour une victoire éclatante de notre coalition.

Et si le Président Sall devait vous choisir, croyez-vous avoir de réelles chances de gagner devant Bamba Fall ?

Comme j’aime le rappeler, je suis un pur produit de la Médina. Toute ma famille y réside depuis des générations ; j’y ai passé toute ma vie donc je crois savoir ce que vivent les Médinois et ce dont ils ont besoin puisque je suis une des leurs. Qui mieux que moi peut prétendre détenir plus d’ambitions pour la Médina ? Pour ce qui est de la gestion de Bamba Fall, nous le savons tous, c’est catastrophique. Il est temps qu’il comprenne que diriger une commune ne se résume pas à faire de la politique 365j/365. Au lieu d’identifier les problèmes de la commune et de les régler, Bamba Fall passe son temps à installer des quartiers à chaque coin de rue. A son arrivée en 2014, il n’y avait que 29 quartiers pour la commune, maintenant nous en sommes à 108, c’est aberrant. Rien quela gestion du marché Tilèneen dit long sur ses capacités à diriger la mairie. Si la coalition Benno Bokk Yakaar unifie ses forces, n’importe quel candidat pourrait battre Bamba Fall, mais cette chamaillerie fait bien son affaire et il est entrain de profiter de la situation.

Vous êtes la petite-fille de Adja Arame Diène, qu’avez-vous puisé comme héritage de cette grande dame ?

Ma grand-mère est ma source d’inspiration. Elle est la boussole de ma vie. Mon père m’avait confié à cette grande dame, Je lui dois donc toute mon éducation. Adja Arame Diène m’a éduquée dans l’amour et le respect. Elle m’a tout appris, sauf la politique, parce qu’au moment de son décès, j’étais encore très jeune. Mais je sais qu’elle est fière de moi de là où elle se trouve. Nous avons grandi en la voyant se plier en quatre pour les Dakarois et les Médinois en particulier. Sa générosité et son sens des responsabilités sont ceux qui m’ont le plus marquée chez elle, avec Adja Arame Diène,l’engagement et le social étaient des sacerdoces qu’elle portait fièrement et je crois avoir hérité cela d’elle.

Dakar est un enjeu extrêmement important ; qui, selon vous, est le candidat idéal pour la coalition au pouvoir ?

Le Président Macky Sall a cheminé depuis son accession au pouvoir avec des cadres et responsables éminents. Mais le plus important concernant Dakar, c’est qu’il est le seul président à avoir bénéficié du soutien inconditionnel de toutes les communautés. Donc, avec un bon choix, la ville de Dakar reviendra à Benno Bokk Yakaar sans complication. Il est peut-être normal que beaucoup de candidats se manifestent pour diriger Dakar, mais Abdoulaye Diouf Sarr est sans contestation le meilleur candidat, pour plusieurs raisons. Il a été le seul maire de la coalition présidentielle à gagner sa commune en 2014, malgré tout ce qui s’est passé. Et depuis lors, il excelle dans tous les domaines, peu importe le département qu’il gère. La gestion du Covid-19 est suffisante pour comprendre son apport dans le dispositif gouvermental. Faire de Abdoulaye Diouf Sarr le candidat de Benno pour la ville de Dakar serait juste et logique. Il a toujours été loyal au Président Macky Sall. Nous les jeunes du parti, nous le considérons comme notre «Alioune Badara Cissé». Diouf Sarr est un unificateur qui ne ménage aucun effort pour consolider les bases.Ndèye Khady DIOUF

Le gros mensonge sur Abdou Mbow

https://www.jotaay.net Il se passe des choses graves dans ce pays. Les gens se réveillent et accusent gratuitement d’honorables personnes sur aucune base. C’est ce qui s’est passé avec Abdou Mbow ce week-end. La toile s’est réveillée samedi avec une «infox» selon laquelle le 1er vice-président est mêlé à ces trafics de passeports diplomatiques. Pire, l’insulteur et grand mythomane Ousmane Tounkara, dit-on, a fait un live sur Facebook pour l’accuser nommément. Et pourtant, cela est faux. Totalement faux. Selon toutes les informations de l’enquête à notre disposition, à aucun moment et nulle part, le nom de Abdou Mbow n’a été cité. Il est temps, vraiment temps, de remettre de l’ordre dans ce pays.

“Affaire Boughazelli” : Noo Lank exige la libération de Kilifeu et Simon ou le retour de Bougazelli en prison

https://www.seneweb.com/ La vidéo polémique, tournée par des gendarmes, comme élément de preuve, enregistrant clairement les images et propos de Boughazelli filé et pris la main dans le sac par des enquêteurs dûment mandatés, ne laisse pas indifférent le collectif Noo Lank. Selon ces activistes, une telle vidéo ne peut être ignorée par la justice, au point de mettre en liberté provisoire le mise en cause alors que cette même justice n’a pas perdu de temps à “mettre au gnouf” les activistes Kilifeu et Simon.
Pour le collectif, c’est inadmissible de permettre ” au sieur Boughazelli de vaquer à ces occupations politiques et personnelles et même menacer les gendarmes enquêteurs en les faisant passer pour des corrompus”. Il considère alors que c’est facile de blâmer l’exécutif. Mais aussi, les juges ne devraient pas accepter de se faire “ridiculiser par l’exécutif”. Il y va de la crédibilité de leur corporation. L’UMS est donc interpellée. De surcroit qu’aucune autre arrestation n’a été signalée sur d’éventuels complices de Boughazelli.
De ce fait, Noo Lank se demande comment cette même justice, peut-elle ensuite se saisir d’ “une affaire privée concernant Kilifeu et Simon pour les mettre au gnouf, illico presto. Le deux poids, deux mesures, est évident et totalement scandaleux. Surtout lorsque l’affaire Bougazhelli est un crime d’une extrême gravité qui n’a d’ailleurs rien à voir avec les actes reprochés aux deux activistes”.
Noo Lank aussi de déplorer le fait que la BCEAO n’ait pas déposé de plainte, alors que l’institution avait attaqué en justice l’activiste Kemi SEBA qui avait brûlé un billet de CFA en guise de protestation. Il a ensuite été expulsé du Sénégal, avec la bénédiction de cette même justice.

“La libération de Kilifeu et Simon ou le retour de Bougazelli en prison ! Il faut que la justice fasse un choix !!!” Peste Noo Lank.

Autrement, le collectif de prévenir qu’ “après avoir fini de jeter l’oppobre sur les politiciens, les Sénégalais risquent de jeter les juges dans la même fosse que les hommes de peu de conviction dont les décisions ne sont que des actes de complaisance et de soumission pour sauver leurs propres intérêts.
Il est donc temps pour les juges d’assumer et de savoir que leur indépendance de jugement est leur pouvoir. Qu’ils jugent en toute équité”.
Enfin, le collectif Noo Lank “attend encore de voir la suite diligente de l’affaire des députes impliqués dans le trafic de passeports diplomatiques au profit d’épouses fictives. Ils doivent démissionner immédiatement pour se mettre à la disposition de la justice. A défaut, la levée de leur immunité s’impose dans les prochains jours. Les Sénégalais auront encore les yeux rivés sur la justice. Une autre chance de prouver qu’elle est capable de rester neutre et juste, malgré la pression qu’elle subira. Condé, le cerveau supposé, ne doit pas être l’agneau du sacrifice”.

Ngouda Mboup : “La crise qui secoue l’Assemblée nationale est une crise sans précédent…”

https://www.seneweb.com/ Mouhamadou Ngouda Mboup, est d’avis que “la crise qui secoue l’assemblée nationale est une crise sans précédent“. Selon ,l’enseignant-chercheur en droit public à l’Ucad, il est inacceptable que l’on cherche à étouffer cette crise.
Le passeport tout court, à plus forte raison le passeport diplomatique, est un symbole de notre souveraineté a indiqué ,Mouhamadou Ngouda Mboup. Avant d’ajouter , cette souveraineté ne saurait être vendue, ni cédée ni marchandée.
“Le dossier de Karim Wade a été accéléré; le dossier de Khalifa Sall a été accéléré; le dossier d’Ousmane Sonko a été accéléré. Ils sont tous des opposants à Macky Sall”, constate -t-il. L’enseignant-chercheur, précise que la justice est une balance qui symbolise l’équilibre et le glaive pour matérialiser ses sanctions.
Pour rappel deux (2) députés de la majorité BBY sont cités dans une affaire de trafic de passeports diplomatiques

Touba : Abdoul Mbaye accuse Macky Sall d’avoir méprisé sa casquette de Chef d’Etat

https://www.leral.net Le leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (ACT), Abdoul Mbaye accuse Macky Sall d’avoir méprisé sa casquette de Chef de l’Etat, pour laquelle le Khalife général des mourides lui a réservé, lors de l’inauguration du nouvel hôpital Cheikh Ahmadou Bamba à Touba.
Le leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail, Abdoul Mbaye considère que Macky Sall n’est rien d’autre qu’un chef de parti, mobilisé pour les élections locales. « Que cela fait peine à voir et entendre. Le Khalife lui a réservé un accueil dû à un Chef d’état. Mais, acky Sall méprise cette casquette et rappelle qu’il n’est rien d’autre qu’un chef de parti, mobilisé pour les élections locales », a tweeté l’ancien Premier ministre.
Malgré les mises en garde du Khalife d’avant l’événement, le chef de l’Etat, présent ce week-end, à Touba, accuse-t-il, n’a pu s’empêcher de politiser la cérémonie.
Macky Sall, regrette-t-il, a indiqué que la coalition « Benno Bokk Yakkar », dont il est à la tête contrôle au moins, 14 collectivités locales du département de Mbacké. A ces collectivités territoriales s’ajoute celle de Touba où il n’y aura qu’une seule liste. « Et cette liste devrait être celle de Benno Bokk Yakkar », a-t-il, indiqué.

Commune de YOFF : les libéraux veulent détrôner Abdoulaye Diouf Sarr.

https://www.dakaractu.com La section communale du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) s’est réunie hier après-midi, pour s’organiser en vue des élections locales de janvier 2022.
Dans une optique de rassemblement et de mobilisation, les militants et sympathisants se sont joints pour montrer leur force autour de leur leader Mamadou Sarr. Les libéraux veulent faire renaître leur parti et ambitionnent de repositionner le PDS sur l’échiquier politique du pays.
Cette tâche est envisageable d’après le président de la section communale de Yoff, le candidat Mamadou Sarr, par des politiques de développement local. Avec la participation de différents mouvements de femmes, cadres du parti et associés politiques, le Pds compte orienter sa politique vers la croissance des secteurs comme celui maritime, de l’éducation et religieuse.
Une politique d’automatisation des femmes de la localité est aussi établie, l’implication des nouvelles cités et finalement de travailler afin de créer les leviers pour captiver les investisseurs surtout étrangers.

Ngouda Mboup : “La crise qui secoue l’Assemblée nationale est une crise sans précédent…”

https://www.dakarmatin.com Mouhamadou Ngouda Mboup, est d’avis que “la crise qui secoue l’assemblée nationale est une crise sans précédent“. Selon ,l’enseignant-chercheur en droit public à l’Ucad, il est inacceptable que l’on cherche à étouffer cette crise.
Le passeport tout court, à plus forte raison le passeport diplomatique, est un symbole de notre souveraineté a indiqué ,Mouhamadou Ngouda Mboup. Avant d’ajouter , cette souveraineté ne saurait être vendue, ni cédée ni marchandée.
“Le dossier de Karim Wade a été accéléré; le dossier de Khalifa Sall a été accéléré; le dossier d’Ousmane Sonko a été accéléré. Ils sont tous des opposants à Macky Sall”, constate -t-il. L’enseignant-chercheur, précise que la justice est une balance qui symbolise l’équilibre et le glaive pour matérialiser ses sanctions.
Pour rappel deux (2) députés de la majorité BBY sont cités dans une affaire de trafic de passeports diplomatiques.
Sans tenir compte de l’opposition, il estime qu’il n’y aura pas de combat.

Grand Yoff : Khalifa Sall devra arbitrer entre 5 de ses poulains

https://www.jotaay.net/ Khalifa Sall n’a finalement pas que Soham Wardini et Barthélemy Dias comme problèmes à gérer, pour éviter l’implosion de sa coalition : Taxawu Dakar. Outre ces derniers dont nous évoquions la position pour ce qui est des investitures, l’ancien maire de Dakar va aussi devoir trouver les mots qu’il faut pour amener ses partisans dans la zone de Grand-Yoff à s’entendre sur le choix des hommes et des femmes Khalifistes dans cette commune. En effet, on parle de cinq candidatures. Pour beaucoup dans son camp, il n’est pas question que l’actuel maire soit reconduit pour les investitures. Ils sont même prêts à défier Khalifa Sall, si jamais il venait à vouloir leur imposer son poulain et actuel maire, Madiop Diop

ECOTRA CRACHE DU FEU : « Nous peinons à accéder à la commande publique… Nous sommes bloqués au profit des Chinois… Ageroute et l’État refusent de respecter les décisions de justice »

https://www.dakaractu.com/ Une fois n’est pas coutume et cela se passe à Touba! Ecotra accepte, exceptionnellement, de dire sa part de vérité sur cette série d’affaires et de procès qui l’opposent à Ageroute. Dans la cité religieuse pour déployer sa flotte et aider les populations à s’extirper des inondations, l’entreprise n’a pas manqué, par l’entremise de son Directeur technique, de faire des révélations sur les tracasseries qu’elle vit avec Agéroute et l’Etat du Sénégal, plus précisément.
« Nous avons quelques difficultés, comme beaucoup d’entreprises Sénégalaises pour accéder à la commande publique. Ecotra est une des entreprises sénégalaises évoluant dans le Btp et qui dispose de toutes les habilités en matière d’équipement, de personnel et de capacité. Le Dg a foi que la construction de ce pays passe les Sénégalais. Il a investi 77 milliards pour acheter du matériel, emploie 800 personnes, paie près de 500 millions par mois. Et malgré tous ces investissements, nous peinons à accéder à la commande publique… »
Alpha Samb d’étayer davantage son discours par des exemples particuliers. « Bien qu’Ecorra gagne des appels d’offres, on donne les marchés à des entreprises étrangères. J’en veux pour preuve ce marché relatif aux travaux de voirie de la boucle du Kalounayes. Nous avons gagné l’appel d’offres. Ageroute a adjugé le marché à Ecotra. La Bad a refusé l’adjudication au profit d’une entreprise chinoise qui est à 16 milliards alors que Ecotra a proposé 14 milliards. La cour suprême a apprécié en dernier ressort et a donné raison à Ecotra. Malgré cette décision de justice, l’État choisit de ne pas respecter cette décision de justice… »
Notre interlocuteur de signaler que ce marché n’est guère le seul à avoir été arraché des mains de la société Sénégalaise. Il citera, en effet, la route Sénoba-Ziguinchor- Mpack, signalant que Ageroute est dans la dynamique de donner ledit marché à d’autres entreprises. Par ailleurs, il y’a cette hésitation suspecte à programmer le démarrage des travaux du lot 3 alors que les analyses ont été achevées depuis belle lurette, au moins depuis 1 an. Il déplorera la mise en selle de mesures supplémentaires restrictives visant à bloquer la participation des entreprises Sénégalaises. En plus de ce cirque malheureux, il y’a que les travaux exécutés par la société que dirige Abdoulaye Sylla ne sont pas payés, même pas pour les premiers décomptes. Ecotra de signaler, par exemple, avoir exécuté des travaux dans le cadre du Programme d’entretien des routes de Dakar pour un coût de 3 milliards pour ne recevoir que près de 20%.
Loin de demander des faveurs, Ecotra dira juste souhaiter, confie son Directeur technique, que les décisions de justice soient respectées et que l’État soutienne davantage les entreprises privées.

LE MOT DE L’ÉMISSAIRE DU KHALIFE 

J’ai bien écouté et compris ce que ce Alpha Samb a expliqué. Je tiens à vous dire que Seul Dieu est le Décideur par excellence. Continuez à faire ce que vous avez à faire. Le salut est au bout de l’effort et de la longanimité. Les croche-pieds et autres blocages ne peuvent nuire que si Dieu le veut…

Rupture du contrat pour sous-marins français : quelle leçon pour les dirigeants africains? Par Yankhoba Seydi

La presse française dans sa presque totalité, s’est saisie de la question de la rupture de ce qui est appelé « contrat du siècle » pour relayer les propos de leurs dirigeants, d’Emmanuel Macron à Florence Parly en passant par Jean-Yves Le Drian, sans oublier les responsables politiques de tout bord. Un seul mot-clé vient et revient : la trahison. Le ministre des Affaires Étrangères M. Le Drian parlait de « trahison de la confiance »,de « trahison de la parole donnée » ou encore de « coup dans le dos » pendant que sa collègue de la Défense Madame Parly parlait de « très mauvaise nouvelle pour le respect de la parole donnée et une décision grave en politique internationale ». Puis, toute la
« politicosphere » française s’en mêle avec un certain amour jusqu’à Zemmour, surtout en cette veille de présidentielle où certains sont à la recherche d’étincelle pour démarrer enfin leur campagne. Tout cela crée un grand vacarme qui désarme pour tout raisonnement. Alors éloignons-nous du brouhaha pour poser le débat sans fioritures.
En 2016, l’Australie et la France avaient entamé des discussions sur un éventuel énorme contrat de sous-marins français à propulsion diesel/électrique, donc des sous-marins conventionnels, mais rien n’a été signé. Pour donner un coup de boost à l’hypothétique futur contrat, le président qui venait d’avoir un an à l’Élysée, s’était rendu au port de Sydney avec le PM australien de l’époque Malcolm Turnbull où ils ont visité un sous-marin australien. On était en mai 2018 et jusque-là, aucune signature de contrat n’était intervenue. Il a fallu attendre neuf mois, c’est-à-dire février 2019 pour voir enfin le contrat signé entre l’État australien et le français Naval group par le canal des ministres de la Défense respectifs en présence du nouveau PM Scott Morrison. Naval Group est détenu à plus de 60% par l’État français.
Le contrat signé s’appelle « Future Submarine Programme ». Il était de 32 milliards d’euros et non 56 milliards à sa signature en 2019 pour douze sous-marins. Il était aussi assorti d’un transfert de technologie avec fabrication sur place (Australie).
Il y a un certain nombre de raisons qui ont conduit le PM Scott Morrison à rompre le juteux contrat, mais ces raisons sont peu relayées par la presse française qui préfère entonner la chanson de la trahison.
En effet, outre la raison liée au retard dans la livraison, il y a une réévaluation qui passe du simple à près du double avec désormais 56 milliards d’euros. Cette hausse est la pilule qui passe très mal au sein de l’opinion australienne et la pression aidant, le gouvernement qui, pressé par de nouveaux enjeux stratégiques avec la détérioration subite des relations avec la très gourmande Chine qui ne cache pas ses ambitions dans la zone indopacifique, a décidé de relever sa capacité de défense. Cela passe par un nouveau besoin. Il s’agit de troquer les sous-marins à propulsion diesel/électrique français contre ceux à propulsion nucléaire américaino-britanniques. D’ailleurs le PM australien justifie la rupture non pas par un changement d’avis, comme le martèlent les dirigeants français, mais par un besoin.
On peut donc parfaitement comprendre l’Australie qui veut aussi se rassurer en étant au milieu des « siens », c’est-à-dire Américains et Britanniques dans le cadre du nouveau pacte de sécurité AUKUS (Australia-United Kingdom-USA) dans la zone indopacifique pour faire face aux ambitions chinoises dans la zone.
Il est clair que la France a des intérêts souverains et stratégiques dans cette vaste zone avec notamment l’Ile de la Réunion, la Polynésie et la Nouvelle Calédonie. Ce sont donc près de 2 millions de ressortissants français concernés par la zone indopacifique et 7000 soldats français présents dans la zone, mais la France sait qu’elle n’a pas les moyens ni financiers ni technologiques de ses ambitions indopacifiques.
Si les intérêts stratégiques de l’Australie lui commandent de rompre avec le français Naval group comme prévu par les clauses du contrat, ne doit-elle pas dénoncer, puis rompre le contrat en question ? la France doit-elle créer un si grand tollé autour de l’affaire jusqu’à parler même de trahison, de mensonge et de duplicité de la part, à la fois de l’Australie et des USA ? Ne peut-on pas reprocher à la France ce qu’elle reproche aujourd’hui à l’Australie et aux USA ? Il s’agit de deux cas différents certes, mais on se souvient bien de la signature d’un contrat de navires de projection et de commandement de type Mistral entre la France et la Russie de Poutine en 2011. Trois ans après, elle a annulé ce contrat sous prétexte des agissements russes en Ukraine. Irrités par cet acte, les russes se fâchent et se lâchent sur la France. Dmitri Rogozine (vice-Premier ministre), avant même la mise à exécution de la menace, déclarait déjà ceci « La France commence à trahir la confiance qu’on place en elle comme fournisseur fiable».
La Russie est peut-être loin, mais prenons le cas de notre pays le Sénégal. On se souvient encore que l’ex-ministre de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables Thierno Alassane Sall qui avait démissionné du gouvernement, avait justifié son acte par le fait que dans le cadre des négociations pour les explorations de pétrole et de gaz, la société française Total n’était ni 1ere, ni 2e, ni 3e ni même 4e, mais 5e en termes d’offres. Quand il devait aller signer le contrat avec BP Cosmos (Britannique et américaine), on lui a tordu le bras au profit du français Total. Cela a dû choquer les britanniques et les américains, puisque nous le savons tous, la France n’est pas étrangère à ce revirement sénégalais à 180 degrés, elle qui profite toujours de la faiblesse des dirigeants africains pour servir ses intérêts. Pour autant, ce n’était pas la fin du monde pour britanniques et américains, malgré cet uppercut français. C’est donc une question d’intérêts, voire d’intérêts stratégiques. Chaque pays est guidé, le plus clair de son temps par ses intérêts, et on ne peut pas ne pas comprendre cela pour l’Australie.
Depuis l’annonce de la rupture du contrat, un véritable tir groupé français s’est abattu sur l’Australie et les USA au point que les moins bien avertis sont amenés à croire que la France a raison sur toute la ligne. C’est loin d’être le cas quand on y regarde de près. Nous sommes dans un véritable chaudron à la fois géopolitique et géostratégique qui ne doit pas être analysé en noir et blanc. La France dans le cadre de ce « contrat du siècle » a le droit de faire des reproches aux deux pays cités, mais il est tout aussi évident que l’Australie dont les intérêts stratégiques ne correspondent plus aux types de sous-marins fabriqués par le Français Naval Group, a le droit de dénoncer un contrat qui, dès le départ, comportait des problèmes et incertitudes bien connus des Français. Il s’y ajoute que la France n’a pas respecté les délais de livraison. Il est inutile de parler de la hausse jusqu’à presque doublement des coûts du contrat de départ. L’Australie qui, stratégiquement, ne veut plus des sous-marins conventionnels qui nécessitent de la recharge presque tous les dix ans, a préféré la technologie américano-britannique avec des sous-marins à propulsion nucléaire dont l’avantage principal est que pour toute leur durée (35 ans environ), ils n’ont pas besoin de rechargement. C’est donc encore une fois une affaire d’intérêts et surtout d’intérêts géostratégiques quand on sait qu’un nouveau pacte (AUKUS) accompagne la signature de ce nouveau contrat.
D’ailleurs, le français Charles de Gaulle ne disait-il pas que « les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts »? Si les actuels dirigeants français l’ignorent, ils l’apprennent aujourd’hui à leur dépens avec ce contrat de sous-marins avec l’Australie rompu par le gouvernement de Scott Morrison. Ce réalisme de de Gaule le français vaut pour le dirigeant australien Scott Morrison. C’est une belle leçon pour les dirigeants africains qui signent des contrats avec des États occidentaux, notamment la France, sans souvent défendre crânement leurs intérêts nationaux. Ils font rarement le poids face aux dirigeants des grands pays. Il est donc temps que nos États comprennent eux aussi, à la lumière de cette crise géopolitico-stratégique triangulaire (France-Australie-USA), que les pays n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts. La France défend ses intérêts tout comme l’Australie et les USA. Les États africains aussi doivent savoir et surtout vouloir défendre dans chaque contrat signé avec les pays riches, les intérêts de leurs peuples respectifs. Ce qui, clairement, est loin d’être le cas au regard des nombreux scandales qui accompagnent souvent les contrats signés souvent à l’avantage des multinationales occidentales. Il y a donc matière à réfléchir. « Les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts»Yankhoba Seydi,Université Cheikh Anta Diop de Dakar

Sénégal,un pays pauvre! : La réaction de Mamadou Diop Decroix

https://www.seneweb.com Le Sénégal, parmi les pays les plus pauvres de la planète ! Le dernier rapport de l’Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (Ansd) sur le seuil de pauvreté au Sénégal n’étonne pas le député Mamadou Diop Decroix.
Pour le parlementaire, du moment où chaque année les bourses familiales augmentent au lieu de baisser, cela veut dire que la pauvreté augmente.
“Si les montants consacrés aux bourses familales augmentent cela veut dire que la pauvreté augmente. Ce qui est un paradoxe dans cette politique de Macky Sall. Les montants affectés aux bourses sociales devraient diminuer d’années en années comme expression des luttes qu’on remporte contre la pauvreté. Mais si ça augmente, cela veut dire que chaque année les pauvres augmentent. C’est l’échec de la politique contre la pauvreté”, a analysé Diop Decroix.
Il ajoute : “On ne peut pas créée de l’emploi si on a pas une économie qui fonctionne. Il faut construire une machine économique capable de résorber le chômage et d’enrichir la population. Quand la population s’enrichit, elle consomme et cela permet à la machine économique de se renforcer. Ils ne savent pas s’y prendre”.

Diop Decroix : Les maires de Bby vendent les terres, détournent les fonds de dotation”

https://www.seneweb.com Selon le député Mamadou Diop Decroix, “Les maires de Benno bokk Yakaar ne font pas l’affaire. Ils vendent les terres, ils détournent les fonds de dotation. Ils sont là pour leurs poches et non pour leurs populations”.
Pour lui, il faut une nouvelle conception du maire.
“Le maire n’est pas un roi, ni un prince. Il n’est pas élu pour ses intérêts. Et c’est les populations qui doivent prendre leurs dispositions pour que les maires qui ne font pas ce qu’il faut faire soient débarqués. Si la loi est aussi alambiquée et que les maires fassent ce qu’ils veulent sans en être inquiétés, il faut que les populations les débarquent”, a assuré Mamadou Diop Decroix.
Une manière pour lui d’inviter ses militants de Joal-Fadiouth à s’engager à diriger la mairie de la commune. Le parlementaire était dans la commune pour présenter ses condoléances à la famille de l’ancien maire, Paul Ndong.
A l’en croire, un maire doit être un capitaine d’équipe. Tout le contraire des maires de Bby qui d’après lui gère leur cité dans “l’opacité et la corruption”.
“C’est pour cela que je dis que l’acte 3 est une tragédie pour le Sénégal. Bby est infiniment plus divisé que l’opposition. Partout où vous allez, vous avez entre cinq et dix candidats de Bby sans compter ceux qui sont en bas et qui ne se sont pas encore déclarés. Concernant l’opposition, on sait qui est qui et on peut discuter entre nous pour nous entendre. L’opposition peut s’entendre pour réaliser l’alternance naturellement”, a-t-il lancé.

Mairie Yoff : L’ex-Dage de la Présidence affiche ses ambitions

http://www.walf-groupe.com Diouf Sarr est menacé dans son fief. Même s’il n’a pas encore officiellement déclaré sa candidature pour la commune, l’ancien Dage de la présidence n’en exprime pas moins ses ambitions pour ladite commune.
Procédant à une remise de diplômes aux jeunes de Nord-Foire qui ont bénéficié de formations sur le code et la conduite automobile, Abdoulaye Ndour justifie sa position. «J’ai beaucoup d’ambitions pour Yoff parce j’y habite. Ma maison y est depuis 1998. Tout ce qui se fait ici m’intéresse. Nous avons des liens fusionnels avec la population de Yoff. Mon combat c’est le mieux être et le grand développement de la cité. Tout ce qui se fait dans la commune de Yoff m’intéresse parce je me bats pour ladite population. Je suis un responsable politique qui appartient à une coalition, je ne peux pas aller plus vite que la musique. La coalition est là et nous avons un patron qui va décider», souligne l’ancien patron des moyens généraux de la présidence de la République.Magib GAYE

POT D’AMITIE POUR LE DEPART DE CYR DESCAMPS AU WARC LE MERCREDI 3 AVRIL 2019, Discours du Pr Saliou MBAYE

Chers amis,

Mon jeune frère et ami Alpha Sy Président de la CACSEN m’a demandé de prononcer quelques mots à l’endroit de notre frère et ami Cyr Descamps, pour lui témoigner notre affection au moment où il quitte le Sénégal.
J’ai bien sûr accepté avec plaisir. D’abord parce que je ne refuse rien à Alpha , lui qui est un bon père de la famille CACSEN, ensuite parce qu’il me demande de parler d’un ami, peut-être aussi parce que je suis l’un des plus âgés du groupe et cela étant, il me réserve le privilège du droit d’aînesse, et enfin sûrement parce que je suis de ceux qui sont les plus proches de Cyr.
Cyr, en effet, est mon ami et mon frère. Nous partageons beaucoup de choses en commun et nos regards croisés nus ont permis de mieux nous connaître et de nous apprécier. Cyr est un Français qui aime le Sénégal et les Sénégalais Je suis un Sénégalais qui aime la France et les Français. Cyr est un catholique pratiquant mais ouvert à l’islam et à ceux qui le pratiquent. Il a souvent été mon hôte à Tivaouane au moment de la commémoration du Maouloud. Je suis un musulman tidiane, wird disant et wazifa chantant mais j’ai le goût de l’église et je connais et aime Keur Moussa, Keur Guilaye et Popenguine et celles et ceux qui y vivent. Cela fait de bonnes raisons pour s’apprécier mutuellement.
Il s’y ajoute qu’arrivé au Sénégal en 1964 pour y exercer son service militaire, il a été recruté en 1965 à l’IFAN par son Directeur Vincent Monteil. Il y est resté pendant 18ans. Qui dit IFAN, dit Archives du Sénégal, les deux institutions étant très liées. Cyr a donc connu et bien connu Jean-François Maurel, mon maître et chef du service des Archives de l’AOF 1958 à 1976 mais il a également connu et eu un commerce fécond avec son prédécesseur Jacques Charpy, archiviste de l’AOF de 1953 à 1958. Avec tous les deux, il a continué à entretenir des liens solides, n’hésitant pas à l’occasion de ses séjours d’été en France, à aller saluer l’un à Aix-en-Provence, l’autre à Rennes. C’est dire que Cyr est un ami des archives et des archivistes et j’ai donc naturellement hérité de cette amitié. Forcément, les archivistes aiment qui aime les archives. Ainsi depuis 1974, année de mon entrée aux Archives, jusqu’à aujourd’hui, Cyr est mon ami et nous en croyants que nous sommes, nous continuerons à entretenir cette amitié, une fois que nous serons admis au ciel, dans une cinquantaine d’années, bien entendu.
Mais Cyr est pour moi plus qu’un ami, c’est un frère. Nos deux épouses Françoise (Que Dieu lui donne longue vie) et Fatou Camara(Que la terre de Tivaouane lui soit légère) étaient collègues et amies au Lycée Kennedy et les époux n’eurent aucune difficulté à se lier d’amitié. Ainsi, en 1994, lorsque notre fille Marième Ngouda fut admise à l’Université de Perpignan, elle trouva sur place, naturellement sa famille. Cyr, en effet y était affecté depuis son rappel en France et il y resta 20 ans. Aujourd’hui également, mon épouse Penda Mbow est une amie de longue date des époux Descamps.
 A sa retraite, Cyr est revenu plus régulièrement au Sénégal et pour des périodes plus ou moins longues. Il s’est alors beaucoup impliqué dans des activités ponctuelles telles que l’animation de l’Association des Amis du Musée historique de Gorée (AAMHS) et avec son ami Guy Thilmans, dont il tenu à entretenir la mémoire, . Il a collaboré à plusieurs projets dont un livre sur les Tirailleurs Sénégalais parmi les quels on compte notre regretté Président Feu le Professeur Assane Seck.
Cyr est chercheur associé à l’Institut fondamental d’Afrique noire Cheikh
Anta Diop, Sénégal (IFAN)(en 2006) et Maître de conférences honoraire à l’Université de Perpignan (en 2007).
Il a tenu, avec la complicité et l’engagement de Françoise à publier les travaux en cours de son regretté ami Guy Thilmans, (1922, Louvain, Belgique- 13 décembre 2001 à Dakar (Sénégal), anthropologue belge qui a consacré 35 années de sa vie à l’Afrique et plus particulièrement au Sénégal.
Cyr est un enseignant émérite, il a, en effet, formé de nombreux étudiants à la préhistoire à l’Université de Dakar. Il est un chercheur avéré, un archéologue talentueux. Ses travaux sur las amas coquillers des Iles du Saloum font autorité. C’est lui qi m’a fait découvrir le site mégalithique de Sine Ngayène. En retour, je lui ai fait connaître le puits de Ndande, « Kalom » qu’il a pris soin d’inscrire comme une halte incontournable dans ses voyages vers le nord du pays.
Cyr est un homme engagé et un militant des bonnes causes. Il nous n a donné une excellente illustration à la CACSEN, à l’occasion de la célébration du cinquantenaire du 1er Festival Mondial des Arts Nègres. Il n’a pas hésité alors à avancer les fonds nécessaires pour la création d’un site WEB. Il est présent et actif au Projet « Histoire Générale du Sénégal » Il participe activement à l’édition  est présent dans tous les colloques et en a lui-même organisé quelques uns.
Pour tout dire, Cyr est un homme de bien et son épouse Françoise l’accompagne et le soutient avec amour et dévouement dans toutes ses entreprises.
Cyr et Françoise, au moment où vous quittez le Sénégal, dites vous bien que vous allez nous manquer .Mais où que vous soyez, sachez ,comme on dit ici et j’aime bien cette expression wolof »Nos coeurs se voient «
Chers amis de la CACSEN, merci.Dakar, le 3 avril 2019.Professeur Saliou MBAYE

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus | Publication 20/09/2021

Birahime Seck

Piqûre de rappel au Président Macky Sall. Le coordonnateur national du Forum Civil s’étonne de la violation des textes par la plus haute autorité du pays, dans le cadre de la tenue du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM). Birahime Seck rappelle au chef de l’Etat que la dernière réunion du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) a été tenue le 19 mai 2020. Alors que le Conseil doit se réunir au moins deux fois par an, sur convocation de son président. Il dira au Président Sall que les réunions du conseil des ministres ne sauraient être plus importantes que celles du Conseil Supérieur de la Magistrature. Il souligne que la lutte contre la corruption repose fondamentalement sur une justice crédible et en règle dans son fonctionnement, avec les dispositions légales.

Inondations à Keur Massar

La pluie d’hier a entraîné de sérieux désagréments à Keur Massar, notamment à l’Unité 03, Djidah Marine, Cité Gendarmerie et au village de Aladji Pathé Sow vers la Cité Amina. Dans ces quartiers, presque toutes les maisons sont envahies par les eaux pluviales. Et les populations, dans le dénuement total, attendent toujours les promesses de l’Etat dans le cadre du Plan d’Organisation de Secours (Orsec).

La mairie de Mbao inondée

Restons dans les zones inondées pour dire que la mairie de Mbao n’a pas été épargnée par les eaux. Comme chaque année, elle a été submergée hier par les eaux pluviales. Et aujourd’hui, le problème de la délocalisation de l’institution municipale se pose à cause de ces inondations.

Division à Wakhinane-Nimzaat

Les démons de la division ont refait surface dans les rangs de l’Alliance Pour la République (Apr) à Wakhinane-Nimzaat. Hier, le coordonnateur départemental de la Cojer de Guédiawaye, officiant actuellement au comité de direction du fonds de développement du service universel et des télécommunications (Fdsut), Mamadou Yaya Ba, a déclaré sa candidature pour la mairie de Wakhinane-Nimzaat. Il s’oppose ainsi à la candidature de l’actuel maire Racine Talla, par ailleurs directeur général de la Radiodiffusion Sénégalaise (Rts). Mamadou Yaya Ba a été investi par le mouvement «Wakhinane debout». Il justifie sa démarche par les frustrations à l’Apr à cause de la gestion de l’institution municipale par procuration. En plus, il évoque la démobilisation à la base et la mise à l’écart de certains alliés. Mamadou Yaya Ba se présente en sauveur du parti présidentiel.

Me Aïssata Tall Sall arme les jeunes

La situation des jeunes de sa commune ne laisse pas indifférente l’édile de Podor. Me Aïssata Tall Sall a dégagé d’importants moyens pour permettre à une cinquante de jeunes de bénéficier d’une formation en conduite après celle effectuée par d’autres Podorois qui ont déjà reçu leurs permis de conduire.

Diama : La 5e candidature du maire sortant rejetée

Va-t-on vers un changement à la tête de la municipalité de Diama, dirigée depuis 26 ans par le maire Oumar Mourel Sow ? Wait end see ! Seulement, les animateurs de la coalition Benno Bokk Yaakaar (Bby) rejettent sa cinquième candidature. Actuellement, un dialogue de sourds est noté dans cette commune entre les potentiels candidats de la mouvance présidentielle. Tout est parti de la déclaration de candidature de l’actuel maire Oumar Mourel Sow «sans concertation» avec les responsables locales des partis de la mouvance présidentielle, après 26 ans à la tête de la municipalité. Ces alliés regroupés autour de la Grande Coalition pour l’Alternance et de Développement (Gca2d) fustigent les agissements en solo de l’édile de Diama. «Cette candidature ne nous engage pas. Il a osé défier l’autorité du Président Macky Sall», ont martelé les contestataires pour qui, Oumar Mourel Sow est à l’origine de la léthargie dans laquelle se trouve la mouvance présidentielle.

Birame Faye investi candidat de BBY à la mairie de Fatick

Le directeur général de l’Agence d’Assistance à la sécurité de proximité, Birame Faye, a été investi ce samedi comme candidat au poste de maire de Fatick de la coalition Benno Bokk Yaakaar par une foule immense venue des quatre coins de la cité de Mame Mindiss. Pour mettre Fatick sur les rails de l’Emergence, beaucoup de Fatickois pensent que l’heure est venue de renouveler l’équipe municipale. Pour les militants et sympathisants de Birame Faye, les choses ne semblent pas vraiment bouger dans la cité de Mame Mindiss depuis plusieurs années. Ils misent sur M. Faye pour sortir Fatick de l’ornière. Interpellé sur ce que sera leur position si jamais le Président Macky Sall ne porte pas son choix sur leur leader, le porte-parole du jour des sympathisants de Birame Faye Seck déclare qu’ils sont des militants disciplinés qui n’iront jamais à l’encontre des choix de leur coalition. Seulement, ils restent convaincus que Birame Faye est l’homme de la situation à Fatick. A l’en croire, ce n’est pas Birame Faye qui a demandé à être investi, mais plutôt la population qui le lui a demandé. La preuve, dit-il, le directeur général de l’ASP est absent à la cérémonie de son investiture.

Amidou Diédhiou, nouveau SGN du SELS

Elu nouveau secrétaire général national du syndicat des enseignants libres du Sénégal (SELS) lors du 6e congrès samedi dernier, Amidou Diédhiou décline ses défis, notamment le monitoring et le respect des accords de 2014 et 2018. Le successeur de Souleymane Diallo ajoute également la question de la situation des décisionnaires, les lenteurs administratives qui continuent de plomber la carrière des enseignants, les prêts DMC et le système de rémunération. Auparavant, les représentants des 50 sections du SELS ont procédé à la reddition des comptes de la gestion de Souleymane Diallo. Venu présider la rencontre, le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, a réitéré sa position sur la question de la vaccination des enseignants et autres élèves, brandi par le MSAS, Abdoulaye Diouf Sarr. Il rassure qu’il n’y aura pas de pass sanitaire au Sénégal parce que la vaccination est un choix personnel et volontaire. Mamadou Talla a magnifié par ailleurs le patriotisme des enseignants dans la lutte contre la pandémie en suspendant les mots d’ordres de grève.D’ailleurs, le secrétaire général de la CNTS, Mody Guiro, a assumé que sa confédération portera le combat du SELS affilié à son organisation afin de pousser la tutelle à reprendre le dialogue. La présidente du Haut conseil du dialogue social (HCDS), Innocence Ntap Ndiaye, a souligné : «C’est seulement dans les discussions et les échanges que nous pouvons stabiliser le secteur de l’enseignement.»

RENTRER DANS L’HISTOIRE PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, PIERRE SANÉ

L’État français croit toujours que nos chevilles et nos cerveaux sont enchaînés à la Métropole mais c’est une illusion. Les souverainetés qu’elle nous a confisquées au moment du pacte colonial seront reconquises by all means necessary
L’État français nous dit-on, va bloquer l’accord entre l’État malien et les Russes visant au déploiement de soldats russes au Mali. (Mercenaires ? Et alors ?) De quel droit ?
La dernière fois que j’ai vérifié le Mali était toujours un pays indépendant et souverain, membre des Nations Unies qui doit pouvoir développer tout partenariat qui serve ses intérêts.
L’État français doit comprendre qu’il n’a plus ni la crédibilité ni la légitimité pour essayer d’imposer sa volonté en Afrique. Pourquoi ?

  1. Parce que les peuples n’en veulent plus et le crient haut et fort. Mais l’État français est affecté d’une surdité débilitante.
  2. Parce qu’il n’en n’a plus les moyens. Et tout le monde sait qu’il est pratiquement édenté .

Le moment est venu pour les Africains de sortir de la zone de nuisance française et de rejoindre le reste de l’Afrique qui avance à grands pas
Il est vrai que l’État français croit toujours que nos chevilles et nos cerveaux sont enchaînés à la ‘Métropole ‘mais c’est une illusion. Les souverainetés qu’elle nous a confisquées au moment du pacte colonial (imposition du franc colonial et de la langue coloniale, surveillance militaire et appropriation de nos ressources) seront reconquises by all means necessary. C’est inéluctable.
Le président Sarkozy disait que nous n’étions pas rentrés dans l’histoire. Voilà la porte d’entrée qu’il faudra pulvériser pour y entrer.

“DEUX MANDATS” : ENTRE PROGRÈS, MANTRA ET FÉTICHISME Par Adama NDIAYE

https://emedia.sn Désormais en Afrique, il suffit pour un chef d’État de quitter le pouvoir après deux mandats, si les dispositions de la constitution en vigueur l’y obligent, pour gagner l’aura d’un Cincinnatus ou d’un Mandela, avoir une place de choix dans le coeur de certaines élites et bâtir ainsi une postérité inattaquable. Nous Africains avons tellement eu l’habitude de voir nos dirigeants faire oeuvre de boulanger-pâtissier avec nos constitutions – d’ailleurs Laurent Gbagbo ne se vantait-il pas à l’époque d’être expert dans l’art de rouler dans la farine ses concurrents- que le simple respect d’une disposition constitutionnelle, censée être le b-a ba en termes de gouvernance, tient lieu de prouesse à célébrer à travers les pages et les âges. L’on ne se soucie plus de savoir si au cours de ses deux mandats, l’homme d’Etat en question a brillé par une gouvernance exemplaire , contribué à améliorer les conditions de vie de ses populations. On ne se formalise pas non plus de vérifier s’il a bâti des institutions solides, ou garanti les libertés individuelles. Seul compte le fait qu’il s’est tenu scrupuleusement à la durée de mandat fixée par la Constitution.
Voyez le formidable élan de sympathie que rencontre partout Mahamadou Issoufou, ex Président du Niger et lauréat du dernier Prix Mo Ibrahim qui récompense la gouvernance et le leadership démocratique. Si on fait abstraction de sa sortie de scène unanimement saluée comme exemplaire, son mode de gouvernance ne fut pas de tout repos pour les journalistes, les cyber activistes, ou encore les opposants. Le cas de Hama Amadou, son principal opposant arrêté et emprisonné en 2015 pour une sombre histoire de trafic de bébés en est l’exemple le plus emblématique. Tout lui est pardonné : le “héros” a tenu sa promesse de respecter la limite fixée de son mandat contrairement à Alpha Condé, voué aux gémonies et à très juste titre. Que l’exemple de Issoufou fasse tâche d’huile chez ses homologues et qu’on en finisse avec le retoquage permanent des constitutions pour rester au pouvoir ad vitam aeternam. À ce titre, la proposition du Président libérien George Weah, appelant la CEDEAO “à faire tout son possible pour s’assurer que les limites des mandats dans les constitutions de tous les États membres soient respectées”, est salutaire et courageuse.

Néanmoins, la limitation du nombre de mandats mérite-t-elle d’être fétichisée, érigée en mantra, considérée comme un bien en soi et devenir ainsi le critérium suprême en termes de gouvernance ?

Certes en Afrique, la longévité au pouvoir de personnages tels que Paul Biya, Teodoro Obiang Nguema, Yoweri Museveni agit comme une sorte de repoussoir dans l’imaginaire populaire. Disons-le, beaucoup, légitimement d’ailleurs, ne supportent plus l’image de ces dirigeants du continent fossilisés et qui traînent leur sénilité dans les rendez-vous internationaux, en compagnie de chefs d’Etat dont ils peuvent être les grand-pères.
Toutefois, il est réducteur, voire même superficiel, de juger de la vitalité d’une démocratie et de la grandeur d’un homme d’État sur la seule question de la limitation du nombre de mandats.

La leçon allemande

Prenons par exemple l’Allemagne : aucun individu sensé ne penserait à émettre des objections sur le caractère démocratique et le dynamisme de l’Etat fédéral allemand. Pourtant les chanceliers, qui détiennent le véritable pouvoir, le Président ne servant qu’à inaugurer les chrysanthèmes, ne sont astreints à aucune limite de mandats. L’actuelle chancelière, Angela Merkel, a dirigé avec succès le pays pendant seize ans. Après presque deux décennies de bons et loyaux services, elle a choisi de ne pas remettre son mandat en jeu en septembre prochain. À l’heure du bilan, certains se gaussent, certes, avec ironie de sa longévité au pouvoir, mais la plupart des commentateurs s’évertuent surtout à louer la manière dont, à la suite de Schroeder, elle a contribué à redresser l’économie allemande. Ils font également l’éloge de sa rigueur, de sa main tendue aux réfugiés syriens après le déclenchement de la guerre civile, de son engagement pour la lutte contre le réchauffement climatique et du rôle de modèle qu’elle a incarné pour les femmes politiques.
À l’ère de l’immédiateté, des mandats courts et des campagnes électorales permanentes, le modèle allemand a au moins l’avantage de permettre aux dirigeants de déployer une vision, de pouvoir bâtir un véritable projet de société sur le temps long. Le peuple ayant toujours à la fin le dernier mot en plébiscitant ou en sanctionnant dans les urnes.
En Afrique, il est temps d’en finir avec cette obsession de vouloir instaurer deux mandats dans les constitutions comme une nécessité absolue, l’alpha et l’omega de la politique.
Sur ce domaine-là, mandat unique, limitation du nombre de mandats à deux ou non-limitation, il n’y a pas de formule magique garante de succès ou vouée à l’échec. Le plus important, outre le respect du caractère inviolable des textes constitutionnels en vigueur, est ce que les détenteurs de ces mandats ont laissé comme legs et avancées à l’issue de ces années d’exercice du pouvoir.
Paul Kagamé, qui n’est probablement pas un parangon de démocratie, dirige le Rwanda sans partage depuis 2000. En un peu plus de vingt ans, il a redressé un pays exsangue après des années de guerre civile et un génocide abominable. Aujourd’hui, cet homme qui ignore l’expression “limitation du nombre de mandats” est un des héros de certaines élites africaines….qui abhorrent, par ailleurs, le “troisième mandat”.
Comme quoi, nous Africains, en termes de politique, ne sommes pas à un paradoxe près… adamandiaye@emedia.sn

L’heure pour Touba de récompenser les actes de Macky Sall Par Madiambal DIAGNE –

Le Président Macky Sall semble avoir pris le pli de célébrer le Magal de Touba à sa manière, c’est-à-dire de profiter de cet événement, le plus grandiose pour la communauté mouride du Sénégal, pour, à chaque fois, inaugurer des infrastructures dédiées à améliorer le cadre de vie dans la cité religieuse. Il a coupé, le samedi 18 septembre 2021, en compagnie du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, le ruban symbolique, consacrant l’ouverture de l’hôpital Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba. Cet hôpital de 300 lits est doté d’une vingtaine de divers services de santé et constitue le plateau médical le plus relevé du Sénégal. Mieux, le nouvel hôpital de Touba, réalisé grâce à un financement français, «ringardise» tous les hôpitaux de Dakar, par sa modernité, ses équipements de dernière génération et surtout par certains services de pointe qu’il peut offrir aux malades. Macky Sall ne peut se retenir de clamer que «cet hôpital est le plus moderne de toutes les infrastructures publiques de santé en Afrique de l’Ouest». Le maire de Touba, Abdou Lahad Ka, ne s’y était pas trompé et a tenu à souligner que «c’est la première fois qu’un gouvernement sénégalais, arrive à réaliser une infrastructure publique de cette dimension à Touba».
En effet, le premier hôpital, Matlaboul Fawzayni, de Touba avait été construit grâce à des contributions volontaires des disciples de la communauté mouride, sur instigation du «bâtisseur», Serigne Abdoul Ahad Mbacké, Khalife général des Mourides de1968 à 1989. Le plus gros investissement en infrastructure routière du Sénégal a également été réalisé en direction de la ville de Touba, à savoir l’autoroute Ila Touba. Macky Sall a pu alors dire : «Ce que j’ai réalisé ici à Touba, aucun autre régime n’a eu à le faire.» Ainsi, Macky Sall s’est dit étonné par certaines critiques, entendues ça et là, quant à l’assainissement de la ville de Touba.
Des précipitations de plus de 140 mm (un niveau de pluviométrie jamais enregistré dans la ville depuis plus de vingt-cinq ans)) ont provoqué des inondations dans certains quartiers. Macky Sall a insisté, soulignant que «nul n’a investi autant que mon gouvernement en matière d’assainissement dans la ville et ces efforts seront poursuivis avec la nouvelle composante du Projet d’assainissement et dont les travaux ont déjà commencé. Il faudrait plutôt nous encourager». Le chef de l’Etat invite donc ses pourfendeurs à un peu plus de circonspection ou de retenue car, assure-t-il, la situation se trouvera davantage améliorée. Dans la foulée, le gouvernement du Sénégal a décidé de prendre à bras-le-corps le problème récurrent de la fourniture en quantité et en qualité de la ville en eau potable. Il en est de même avec le programme de renforcement de l’électrification de la ville de Touba. La société publique Senelec a lancé au mois de septembre 2021, un nouveau programme d’extension et de renforcement de sa fourniture d’électricité dans la zone avec le Projet Touba 2.

Ce qui justifie les «faveurs» faites à Touba

Macky Sall justifie ses efforts en direction de Touba, estimant qu’il se fait un devoir de participer à réaliser l’ambition que Serigne Touba avait dessinée dans son panégyrique «Matlaboul Fawzaïni», pour le devenir de la localité qu’il avait fondée en 1888. Aussi s’engage-t-il à répondre aux souhaits du khalife Serigne Mountakha Mbacké. Au demeurant, les infrastructures profiteront, au de-là des habitants de Touba, à toute la population du Sénégal. La ville de Touba abrite le plus grand rassemblement annuel de personnes à l’occasion du Magal. Et la ville a connu un accroissement démographique qui en fait la deuxième ville la plus peuplée du Sénégal après Dakar. Le Président Sall d’indiquer que «Touba consomme le plus d’électricité, après Dakar, avec une consommation moyenne de plus de 85 mégawatts». En l’occurrence, la politique d’inclusion économique et d’équité territoriale impose de rattraper le retard du niveau des infrastructures dans certaine zones du pays.
C’est dire par exemple, que le choix de faire de gros investissements dans le secteur de l’électricité n’est pas fortuit. Les responsables de Senelec rappelaient notamment que le nouveau projet de la Boucle du Ferlo permettra d’une part de renforcer la fourniture en énergie du poste actuel et, d’autre part, de sécuriser la ville par la possibilité de reprise du réseau de distribution en cas d’indisponibilité du premier poste. Avec ce projet, c’est toute la zone du Ferlo qui sera ainsi alimentée par le réseau électrique, permettant le développement du fort potentiel agro-économique dont elle dispose. «Il en résultera une croissance régulière et soutenue de la demande en énergie électrique. Ainsi donc l’arrivée du réseau interconnecté de transport dans ces zones va permettre de sécuriser et densifier leur alimentation électrique et garantir la qualité de desserte électrique.»
On sait déjà combien la réalisation de l’autoroute Ila Touba a pu faciliter non seulement la liaison entre Touba et Dakar mais aussi a permis de désenclaver ou faciliter l’accès à certaines contrées du Ferlo et du Fouta.
Le Président Sall a en outre expliqué que l’hôpital de Touba fait partie d’un programme de 4 hôpitaux publics nationaux réalisés simultanément, dans un délai record de deux ans, par l’entreprise française Ellipse Projects. Il s’agit des hôpitaux de Kaffrine et Kédougou (déjà inaugurés en fin mai 2021) et celui de Sédhiou qui sera inauguré au mois d’octobre 2021. Le gouvernement a procédé au recrutement de 800 nouveaux agents de santé, dont 300 médecins pour renforcer les effectifs. Il est à souligner que la ville de Tivaouane devra aussi être dotée d’un nouvel hôpital moderne. Le Président Macky Sall ne voudrait pas s’arrêter en si bon chemin. Il considère que la nouvelle qualité des nouvelles infrastructures hospitalières rend obsolètes nombre d’hôpitaux publics au Sénégal, qui devront aussi être modernisés, pour ne pas dire remis aux normes. Il a ainsi annoncé un ambitieux programme pour réhabiliter les hôpitaux Aristide Le Dantec (Dakar), Roi Baudouin (Guédiawaye) ainsi que les hôpitaux régionaux de Kaolack, Saint-Louis, Ziguinchor, Fatick, Diourbel, Tambacounda, Louga, Thiès.

Macky Sall disait après la Présidentielle de 2019 : «Quel que soit le vote de Touba, je continuerai à faire ce que j’ai à faire pour la ville et la communauté mouride.»

Le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, continue de faire montre d’affection et d’empathie à l’endroit du Président Sall. Il a tenu à rehausser de sa présence la cérémonie d’inauguration de l’hôpital. Il s’inscrit de ce fait dans le même tempo que son prédécesseur Serigne Cheikh Sidi Moukhtar Mbacké, communément appelé Serigne Cheikh Maty Lèye. Seulement, les votes de la ville de Touba, lors des différentes dernières élections, n’ont pas été favorables au camp du Président Sall. D’ailleurs, à la Présidentielle de 2019, le candidat Macky Sall y avait recueilli ses plus mauvais scores électoraux. C’est pourquoi, de nombreuses personnes, présentes à la cérémonie d’inauguration du nouvel hôpital, ont dû se sentir dans leurs petites babouches, à entendre égrener, de manière inexorable, les grandes réalisations faites par le régime de Macky Sall au profit de la localité. A l’énoncé des réalisations, les partisans de Macky Sall exultaient et lançaient des diatribes bien audibles à l’endroit de certains dignitaires présents. Dans les travées de la tribune, on a entendu des lamentations quant au sort jusqu’ici réservé à Macky Sall par les électeurs de Touba. Le Président a quelque peu remué le couteau dans la plaie en soulignant : «Au moment de la pose de la première pierre de cet hôpital, il y avait des gens qui disaient que ce n’était que des gestes de campagne électorale, mais aujourd’hui, weddi gis boku ci.» (Ndlr : la preuve par les actes). La gêne était perceptible, certains invités ont pu laisser échapper un : «Nous devrions avoir honte !» Une voix fusera de l’auditoire pour souligner : «Comment récompenser des paroles et des promesses et ignorer les actes concrets ?» L’histoire raconte qu’une telle réflexion serait sortie de la bouche de Cheikh Ibra Fall, un des premiers disciples du fondateur du mouridisme, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké. En effet, Cheikh Ibra Fall voulait prouver son allégeance à son guide spirituel, sa dévotion et sa foi par des actes plutôt que par le seul verbe.
Il reste néanmoins que le Président Sall, avec une certaine subtilité, cherchera à mettre à l’aise son auditoire, quand il dira qu’il n’y aura pas de compétition électorale à Touba pour les prochaines élections locales du 23 janvier 2022, d’autant plus que la pratique politique fait qu’une seule liste est toujours en compétition à Touba, celle dite du khalife. Macky Sall dira que cette liste du khalife sera sans doute la liste de Benno book yaakaar, la coalition présidentielle au pouvoir. On notera que quelques responsables politiques locaux de l’opposition ont été à la tribune.
Au demeurant, le Président Macky Sall a toujours voulu refuser de lier les investissements publics à Touba aux piètres résultats électoraux qu’il engrange dans la ville, d’une élection à une autre. Au lendemain de la Présidentielle de 2019 au cours de laquelle, il n’avait emporté que moins de 30% à Touba, contre plus de 50% au niveau national, il confiait, stoïque, à certains proches dépités, que son gouvernement poursuivra ses missions et réalisations à Touba, quel que soit le vote défavorable à son camp. Sur un autre registre, l’attitude de défiance de l’électorat de Touba semble porter ses fruits. Malgré l’hostilité des électeurs, le régime de Macky Sall a doté la ville des plus grandes infrastructures réalisées dans le pays ces dernières années ! Alors on pourrait se demander si cette logique ne pousserait pas à en faire davantage, jusqu’à y implanter un Palais présidentiel et finir par faire de Touba «la rebelle», la capitale du Sénégal ! Peut être que rien n’est de trop pour conquérir une belle qui refuse les avances d’un prétendant. Cela expliquerait-il que les habitants de Touba bénéficient encore d’une distribution gratuite d’eau courante, alors que des habitants de localités plus pauvres sont tenus de s’acquitter de leurs factures d’eau ?mdiagne@lequotidien.sn

Éna–Le concours suspendu jusqu’à nouvel ordre : Le gouvernement se plie à la décision du juge

https://lequotidien.sn C’est une patate chaude entre les mains du gouvernement. L’Ena n’a pas donc organisé les épreuves du concours direct, qui étaient prévues samedi, par respect de la décision du juge des référés administratif de la Cour suprême ordonnant la suspension du concours direct des deux cycles.
Le gouvernement a respecté la suspension du concours direct de l’Ecole nationale d’administration (Ena) dont les épreuves d’admissibilité étaient prévues hier. Malgré les dénégations de son directeur, qui soutenait vendredi que le processus continuerait en dépit de l’arrêt du juge. Finalement, l’Ena a pris acte de la décision du juge des référés administratif de la Cour suprême ordonnant la suspension du concours direct A et B de cette école. Dans un communiqué, l’Ena informe qu’en conformité des ordonnances de la Cour suprême, «les épreuves du concours direct A, initialement prévues le 19 septembre 2021, sont suspendues jusqu’à nouvel ordre». Il est précisé dans le document «que les épreuves du concours professionnel A, non concerné par lesdites décisions, sont maintenues». Dans le communiqué, les auteurs rappellent que «par lettre n° 002196/Sgg/Msgg du 17 septembre 2021, le ministre, Secrétaire général du gouvernement, a notifié à l’Ecole nationale d’Admi­nistration (Ena), les ordonnances n° 23 et 24 en date du 16 septembre du juge des référés administratif de la Cour suprême ordonnant la suspension des arrêtés 028813 du 27 août et 027729 du 20 août 2021 modifiant les arrêtés 027310 et 027311 du 6 août 2021 fixant les listes des candidats autorisés à se présenter aux concours di­rects d’entrée aux cycles A et B de l’Ena».
Pour rappel, la Cour su­prême a ordonné la suspension du concours après avoir été saisie par des fonctionnaires, qui estiment être lésés par le déroulement du concours parce que leurs noms ont été expurgés de la liste du con­cours direct pour le cycle A. Le Secrétariat du gouvernement, qui organise le concours, leur reproche de faire le concours direct alors qu’étant déjà agents de la fonction publique, ils doivent faire le professionnel. Abdou Latif Coulibaly qui a réagi vendredi suite à la décision de la Cour suprême a fait savoir qu’ils étaient «en train de réfléchir sur la question en étant très attentifs et extrêmement préoccupés par une décision de justice qui aujourd’hui pose techniquement des problèmes».dkane@lequotidien.sn


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