Revue de presse du Lundi 19 Octobre 2020

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Le choix décisif de l’Afrique Par Carlos Lopes

L’Afrique étant secouée par de multiples crises cette année, les gouvernements de la région devront orienter leurs réponses politiques non seulement vers la reprise à court terme, mais aussi vers la durabilité et la résilience à long terme. L’Afrique ne peut tout simplement pas se permettre d’investir davantage dans l’économie sale, inefficace et fragile du passé.
CAP TOWN – Le Fonds monétaire international prédit que le COVID-19 pourrait faire reculer l’Afrique subsaharienne d’une décennie en termes de PIB par habitant, ce qui signifie qu’il sera essentiel d’organiser une forte reprise après la crise. Mais les dirigeants africains doivent choisir judicieusement parmi les options politiques disponibles. Si les investissements réalisés aujourd’hui ne font que préparer le terrain pour de futures crises environnementales et économiques, la région se retrouvera là où elle a commencé. De toute évidence, tout plan de relèvement post-pandémique viable doit également être un plan climatique. Mais, pour traduire ces plans en actions, nous aurons besoin d’une coopération renouvelée et d’un sentiment d’urgence partagé entre tous les pays.
L’Afrique est arrivée à un moment critique. La manière dont les pays de la région réagissent à la crise d’aujourd’hui déterminera s’ils pourront résister à la prochaine. Plutôt que de s’enfermer dans les économies sales et inefficaces du passé, les gouvernements doivent commencer à concevoir des plans pour «reconstruire en mieux». En Afrique, nous pouvons garantir un avenir dans lequel nos enfants respirent librement, nos hôpitaux disposent d’une électricité propre et fiable, nos agriculteurs prospèrent et nos économies sont compétitives à l’échelle mondiale. Mais beaucoup dépendra des décisions que nous prendrons maintenant et dans les mois à venir.
Le secteur énergétique africain est au centre de ce calcul stratégique. Une énergie propre et moderne pourrait alimenter la croissance économique de la région et accélérer l’expansion de l’électricité dans les zones rurales, car les énergies renouvelables sont déjà devenues compétitives par rapport aux combustibles fossiles. Au cours de la dernière décennie, le coût du solaire photovoltaïque et de l’éolien terrestre a baissé respectivement de 81% et 46%. Dans le contexte africain, l’énergie issue de nouvelles installations renouvelables est déjà moins chère que l’énergie issue du charbon. Et le passage aux énergies renouvelables permettrait aux pays africains qui dépendent actuellement des combustibles fossiles importés de parvenir à une plus grande indépendance énergétique.
Les énergies renouvelables sont déjà la source d’emplois qui connaît la croissance la plus rapide dans plusieurs pays africains. Une installation solaire concentrée récemment construite au Maroc a créé plus de 1600 emplois par an pendant la construction, et devrait maintenant maintenir quelque 200 emplois au cours de ses 25 premières années d’exploitation – sans parler des centaines d’emplois supplémentaires qui seront soutenus indirectement. Les formes d’énergie renouvelable hors réseau peuvent également renforcer la santé publique. Au Kenya, où seulement 19% des établissements de santé disposent d’une électricité fiable, les cliniques rurales améliorent leur capacité en installant des panneaux solaires. Investir davantage dans de telles solutions pratiques sera payant à la fois au milieu de la crise du COVID-19 et pour les décennies à venir.
En revanche, des investissements énergétiques mal orientés pourraient déstabiliser davantage les économies de la région et exacerber les problèmes de santé publique. Dans le monde, 42% des centrales électriques au charbon perdent de l’argent, et l’effondrement des prix du pétrole cette année a souligné le danger de dépendre des revenus des combustibles fossiles pour stimuler la croissance économique. Dans toute l’Afrique subsaharienne, les pays exportateurs de pétrole pourraient perdre jusqu’à 65 milliards de dollars de revenus cette année. L’utilisation de combustibles fossiles pose également des problèmes de santé, notamment en raison de la pollution de l’air, qui a augmenté de 36% en Afrique depuis 1990. Selon une étude de 2013, la pollution de l’air a tué environ 250 000 personnes sur le continent cette seule année. Et des recherches plus récentes suggèrent que la mauvaise qualité de l’air rend les gens plus vulnérables aux infections respiratoires telles que le COVID-19.
La santé publique, environnementale et économique sont donc des problèmes croisés, ce qui signifie que les pays africains devront renforcer la résilience dans tous les secteurs – pas seulement dans l’énergie. Dans la plupart des cas, cela peut être fait en travaillant avec la nature et en investissant dans des infrastructures vertes. Par exemple, la restauration de paysages dégradés peut soutenir les écosystèmes, améliorer les moyens d’existence ruraux et renforcer la sécurité alimentaire, ce qui est devenu une préoccupation urgente maintenant que les agriculteurs africains supportent le triple fardeau du COVID-19, des épidémies de criquets et du changement climatique.
Des investissements visant à améliorer la santé des paysages ruraux jetteraient les bases pour faire face à tous ces risques convergents. Selon certaines estimations, chaque dollar investi dans la restauration des terres peut fournir jusqu’à 30 dollars de bénéfices. À l’échelle mondiale, le développement de systèmes d’alimentation et d’utilisation des terres durables représente une opportunité commerciale d’une valeur allant jusqu’à 2 3OO milliards de dollars et pourrait créer 70 millions d’emplois d’ici 2030. Reconnaissant ce potentiel, les agriculteurs nigériens ont restauré environ cinq millions d’hectares de terres depuis le début des années 1990. Mais imaginez simplement ce que l’investissement dans des solutions vertes à une échelle beaucoup plus grande pourrait faire pour l’Afrique, où tant de jeunes des zones rurales peinent à trouver des opportunités.
Pendant ce temps, la suppression des subventions aux combustibles fossiles – source de plus de 400 milliards de dollars de déchets chaque année – permettrait aux gouvernements nationaux d’Afrique et d’ailleurs de libérer des ressources publiques pour lutter contre la pandémie et investir dans une reprise verte. Et avec des prix du pétrole si bas, les risques politiques habituels de le faire sont minimes. Saisissant l’opportunité, le Nigeria a récemment annoncé qu’il mettrait fin à sa coûteuse subvention à l’essence; et un certain nombre d’autres pays producteurs de combustibles fossiles cherchent à diversifier leurs économies afin d’éviter la dépendance aux hydrocarbures. En tant que politique complémentaire, les programmes de tarification du carbone pourraient générer encore plus de revenus. Quelque 79 pays ou administrations infranationales ont déjà, ou auront bientôt, des systèmes de tarification du carbone. Couvrant plus de 20% des émissions mondiales, ces programmes ont généré 45 milliards de dollars de revenus rien qu’en 2019. Un prix du carbone n’a pas besoin d’être régressif. En Afrique du Sud et dans un nombre croissant d’autres pays, le système est conçu explicitement pour profiter aux pauvres.
Certes, les stratégies de relance verte nécessitent un investissement initial, ce qui pose la question du financement d’acomptes importants et de dépenses en capital. Alors que plus de 10 000 milliards de dollars sont dépensés pour atténuer le coup du COVID-19, la majeure partie de ce montant a été confinée aux principales économies du monde. Pourtant, lorsqu’il s’agit de parvenir à un rétablissement complet et durable, tous nos destins sont liés. Les économies avancées doivent reconnaître qu’il est dans leur propre intérêt de faire preuve de solidarité avec l’Afrique.
Si le G20 a accepté de suspendre le remboursement de la dette des pays en développement jusqu’à la fin de l’année, cela ne suffira pas. Les pays africains auront besoin d’au moins deux ans de répit pour faire face aux effets durables de la pandémie. Les organisations multilatérales devraient explorer d’autres formes de soutien, telles qu’un fonds de protection sociale pour le monde en développement.https://www.financialafrik.com

A propos de l’auteur

Carlos Lopes, professeur à la Mandela School of Public Governance de l’Université du Cap, est membre de la Commission mondiale sur l’économie et le climat.
NB : une première version de cette chronique a été publiée sur Project Syndicate.

Côte d’Ivoire : une nouvelle mission ministérielle de la CEDEAO à Abidjan ce dimanche

https://www.financialafrik.com Dans le cadre de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire et au regard  du protocole de la Cedeao relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité et au protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance, une mission ministérielle de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) est attendue à Abidjan ce dimanche 18 octobre.
Pour l’institution sous régionale,  cette délégation séjournera à Abidjan dans le cadre d’une nouvelle mission de diplomatie préventive visant à contribuer à la poursuite normale du processus électoral et à la tenue de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 dans une atmosphère apaisée.
Comprenant  Ayorkor Botchwey, ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration régionale du Ghana par ailleurs présidente du Conseil des ministres de la Cedeao, chef de mission ; Gal Francis Behanzin, le Commissaire aux Affaires politiques, Paix et Sécurité de la Cedeao, cette mission rencontrera les candidats à l’élection présidentielle suivi d’une séance de travail avec le Premier ministre ivoirien Hamed Bakayoko et des membres du gouvernement.
Une rencontre  avec le groupe informel d’Ambassadeurs (Pays membres permanents du Conseil de Sécurité et autres) est également prévue, lors de ce séjour.
Une mission conjointe de Cedeao, de l’Union africaine et de l’ONU avait déjà séjourné sur les bords de la lagune Ebrié du 4 au 6 octobre 2020 pour favoriser une élection apaisée, transparente et crédible.  Issouf Kamgate

Côte d’Ivoire : mission périlleuse pour la CEDEAO

https://www.financialafrik.com Après l’immersion tripartite ONU -CEDEAO -UA du 4 au 6 octobre, bouclée sur un constat d’échec, une nouvelle mission ministérielle de la CEDEAO a atterri à Abidjan, ce  18 octobre 2020.
L’ institution communautaire sous régionale, au regard des risques de tensions perceptibles à travers un rapport confidentiel,  réactive contre vents et marées le Protocole de la CEDEAO relatif au Mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité. Le tout couplé au Protocole additionnel sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance.
Cette mission  ministérielle, selon ses termes de référence,  s’effectue de nouveau dans le cadre de la diplomatie préventive visant à contribuer à la poursuite normale du processus électoral et à la tenue de l’élection présidentielle dans une atmosphère apaisée.  La mission est dirigée par le Président du Conseil des Ministres de la CEDEAO, en la personne de Shirley Ayorkor Botchwey, Ministre des  Affaires étrangères et de l’Intégration Régionale du Ghana, assistée des Ministres des Affaires étrangères du Sénégal et du Togo, ainsi que du Commissaire aux Affaires politiques, à la Paix et à la Sécurité de la CEDEAO, le général Behanzin.
Selon nos sources, la délégation ministérielle de la CEDEAO, outre la mission d’évaluation sécuritaire et du climat de paix, devrait rencontrer les candidats retenus à l’élection présidentielle puis les principaux acteurs politiques de la scène ivoirienne. La mission aura des séances de travail avec les autorités ivoiriennes tout comme avec le Groupe des ambassadeurs des Pays membres permanents du Conseil de Sécurité et du groupe des ambassadeurs de l’Union européenne et de l’Union africaine.
Cette mission s’annonce périlleuse vue les positions diamétralement opposées quant à la tenue d’une élection dans un climat apaisé. Des scènes de violence sont notamment signalées dans la ville de Boungouanou où la résidence de l’ex Premier ministre, Pascal Affi Nguessan, leader et candidat du Front populaire ivoirien (FPI), a été incendiée samedi 17 octobre.
La tension est montée d’un cran ces derniers jours. Des agents électoraux se seraient  vus déposséder de leurs matériels par des partisans de l’opposition  exécutant le mot d’ordre de la désobéissance civile lancé par les leaders de l’opposition.
Selon les sources de Financial Afrik, au regard de cette situation de perturbation de la distribution des cartes d’electeurs dans les régions, le pouvoir envisage de réquisitionner les postes de Gendarmerie pour les transformer en centre de distribution des cartes d’électeurs. «Une alternative qui ne cadre avec aucune norme nationale et internationale compte tenu du statut apolitique de l’armée qui ne saurait se substituer en agent électoral », fulmine un opposant.
Depuis  l’annonce de la candidature du président sortant, Alassane Ouattara, le 6 août dernier,la Côte d’Ivoire est plongée dans une crise pré-electorale qui ne dit pas son nom. Le pays déplore  une trentaine de perte en vies humaines, des centaines de citoyens sont sont detenus dans les prisons. Loin de céder, le pouvoir maintient les présidentielles pour le 31 octobre prochain.
Par la voix de l’ancien président ivoirien, Henri konan Bedié, patron du PDCI, l’opposition a saisi le secrétaire Général de l’ONU, déclarant ne pas se sentir concerné par le processus électoral en cours. Seul hic, et Bedié et Afi Nguessan, partisans du boycott actif du scrutin, ont maintenu leurs candidatures. En voulant jouer sur les deux tableaux, la participation et le boycott, les deux ténors ne risquent-ils pas de brouiller les cartes ? Wait and see.  Rodrigue Fénélon Massala

BRVM semaine 42 : Le marché sous l’étreinte des vendeurs

https://www.sikafinance.com Le marché financier régional semble confirmer sa tendance d’octobre en enregistrant son deuxième repli hebdomadaire du mois. En effet, le BRVM Composite s’est contracté de 0,93% à 122,88 à l’issue de sa 42e semaine de cotation.
Le BRVM Composite a vu sa performance annuelle se dégrader au terme de cette semaine à -22,83%.
La semaine a été marquée par l’important volume hebdomadaire transigé sur la valeur SICABLE CI, 58 104 titres soit le volume hebdomadaire le plus important depuis le début de l’année en cours, qui demeure en tête des meilleures performances sur ces 10 dernier mois.

Top winners de la semaine

Au niveau des performances individuelles, la palme de la meilleure performance de la semaine est décernée à la valeur BERNABE CI. Le titre a réalisé une progression de +8,70% à 625 FCFA soit sa progression hebdomadaire la plus importante sur ces 3 derniers mois. Les investisseurs ont été attirés cette semaine par le titre pour la simple raison que la valeur flirtait avec son cours support (580 FCFA).
Sur la deuxième marche du podium des plus fortes hausses de la semaine, on aperçoit la valeur NSIA BANQUE CI (+7,62% à 3 390 FCFA). Bien que l’activité de l’entreprise ait été quelque peu secouée par la covid-19, au regard du rapport d’activité du premier semestre publié le 23 septembre dernier, la valeur a réalisé une superbe performance. Toutefois, il est à noter que le volume de transaction sur la valeur est l’un des plus faibles sur ces trois derniers mois.
Dans le TOP 5, se sont également incrustées les valeurs SOGB CI (+7,50% à 1 935 FCFA), CIE CI (+7,14% à 1 125 FCFA) et SMB CI (+5,71% à 2 590 FCFA).

Top losers de la semaine

Du coté du flop de la semaine, on retrouve la valeur UNILEVER CI (-12,28% à 4 500 FCFA) en tête de liste. La valeur a été victime d’une sortie de position sur une infime quantité d’action. En effet, les transactions effectuées cette semaine sur le titre n’ont porté que sur 6 titres.
En deuxième position de ce classement on retrouve la valeur SGB CI qui a enregistré une décote hebdomadaire de 7,61% à 6 250 FCFA. Le manque de confiance des investisseurs pour la valeur malgré ses bons fondamentaux parait vraiment curieux surtout après l’excellente communication du management de la banque. La SGCI est aujourd’hui à ses plus bas prix depuis 10 ans et est sans contexte l’une des valeurs les plus sous-valorisées du marché.
Les autres valeurs du FLOP 5 sont SICOR CI (-7,41% à 1 750 FCFA), NESTLE CI (-6,00% à 235 FCFA) et TRACTAFRIC MOTORS CI (-5,98% à 2 200 FCFA). KOUAKOU Christopher

Niger : Une centrale solaire hybride de 19MW en projet

https://www.sikafinance.com L’entreprise indienne Sterling & Wilson spécialisée dans la construction, l’ingénierie et la fourniture d’énergie, annonce la construction d’une centrale électrique solaire hybride à Agadez, au nord du Niger.
Pour la réalisation de ce projet, un accord a été signé le 15 octobre dernier entre Hybrid and Energy Storage (HES), la filiale de la Sterling & Wilson, et  la société française Vergnet spécialisée dans la production d’énergies renouvelables. Dans le cadre cet accord, Sterling & Wilson sera chargé du service d’exploitation et de maintenance de la centrale pour une durée de 2 ans.
Initié par la Société nigériane d’électricité (Nigelec), le projet consistera plus spécifiquement  » à la construction d’un système solaire de 18,9 MW, d’un système de stockage d’énergie par batterie de 11,55 MWh, d’un générateur diesel de 6,54 MVA et de la construction d’une sous-station de 20 kV et une ligne d’évacuation « , détaille Sterling et Wilson.
Le stockage d’énergie par batterie permettra à l’électricité produite d’être stockée et livrée à tout moment. Cela permettra selon Sterling & Wilson, d’assurer la stabilité du réseau et garantira une électricité de qualité.Olivia Yao

FIDA : Un plaidoyer pour lever 10 milliards $ destinés à la lutte contre la faim et la pauvreté en milieu rural

https://www.sikafinance.com/ Le Fonds international de développement agricole (FIDA) est en quête d’un financement de 10 milliards $ destiné à son douzième plan quinquennal (FIDA12/2022-2024), dont plus de la moitié des ressources sera consacrée au continent africain. Le FIDA qui est la seule institution multilatérale  dédiée dans l’appui du monde rural avec l’objectif d’accroître la sécurité alimentaire, d’améliorer la nutrition et de renforcer la résilience, lance à cet effet un appel auprès des bailleurs de fonds en vue de relever ce nouveau défi.
Pour soutenir son plaidoyer, le FIDA s’est associé à 10 chefs d’Etats du continent en vue de sensibiliser la communauté internationale sur l’impératif d’agir en faveur d’une région où le nombre de personnes souffrant de la faim est deux fois supérieur à la moyenne mondiale
 » Nous partageons la vision du FIDA pour des communautés rurales dynamiques où les gens vivent à l’abri de la pauvreté et de la faim », ont soutenu les dirigeants de ces pays dont ceux du Bénin, du Burkina Faso ou encore du Sénégal dans une note adressée à leurs homologues d’Europe, d’Amérique du Nord, du Moyen-Orient, d’Asie et d’Océanie.
Dans le détail, ces dirigeants ont appelé à une augmentation significative des contributions à la douzième reconstitution du FIDA (FIDA12), un processus consultatif d’un an au cours duquel les États membres se réunissent pour convenir des orientations stratégiques et mobiliser des fonds que le FIDA fournira sous forme de prêts concessionnels et subventions aux pays en développement.
La mobilisation de ces fonds vise à amener plus de 140 millions de petits producteurs à accroître leur production et à augmenter leurs revenus grâce à un meilleur accès aux marchés et à une meilleure résilience, contribuant à créer des emplois et à améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition des personnes les plus exposées au risque d’être laissées pour compte, explique le FIDA.
 » Une reconstitution réussie a le potentiel de débloquer des milliards de dollars de financement pour transformer les économies rurales et les systèmes alimentaires dans le monde, ainsi que de permettre au FIDA de doubler son impact d’ici 2030 et de contribuer à mettre fin à la pauvreté et à la faim », ont soutenu les dirigeants.Jean Mermoz Konandi

 Les Guinéens ont voté dans le calme lors d’un scrutin test

https://www.lepoint.fr/afrique REPORTAGE. Les bureaux de vote ont fermé en Guinée, où le scrutin présidentiel s’est déroulé sans troubles, notamment dans la capitale Conakry.
De grandes allées vides et obscures. Habituellement saturée par le trafic, Conakry, fine bande de terre s’étirant dans l’océan Atlantique, est déserte. Et c’est le cas également de certains bureaux de vote à 7 heures, heure supposée d’ouverture. Dans une annexe du ministère des Mines de Corinthie, quartier de la commune centrale de Kaloum, on ne voit ni électeurs… ni matériel. « Y’a rien », glisse un représentant de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), qui guette la livraison d’urnes, de bulletins et d’isoloirs.
Dans le bureau de vote voisin, la salle est en cours de nettoyage, tandis qu’une averse s’abat sur une poignée de citoyens. Parmi eux, Ibrahima, 30 ans, délégué du Mouvement national pour le développement (MND), un des douze partis retenus pour s’affronter à la présidentielle. « Je suis venu surveiller le scrutin. Notre rôle de délégué, c’est de s’assurer qu’il n’y a pas de fraude. Car des gens peuvent venir embrouiller le processus », dit-il. En principe, chacun des douze partis doit envoyer un délégué dans chaque bureau de vote.
À 7 h 30, tout semble prêt à la clinique Mère-Enfant Bernard Kouchner (édifiée par l’ex-ministre des Affaires étrangères, ami de lycée du président sortant Alpha Condé, NDLR), dont une des allées est transformée en bureau de vote. Reste à trouver où placer l’isoloir en polystyrène tout juste assemblé. En face, au lycée du 28 septembre, le responsable Konate ouvre le bal. « Lavez vos mains d’abord. Et rappelez-vous qu’on est tous guinéens, quel que soit le vote ! » « La particularité de ce scrutin, c’est la tension et la passion de la part des deux grands partis », résume, quant à lui, Oumar Kamara, président du bureau de vote n° 1 de Corinthie.

Vote express d’Alpha Condé

Le président sortant et candidat à sa réélection pour un 3e mandat Alpha Condé, dont le vote était annoncé à 9 h 30 non loin du palais Sekoutoureyah, son lieu de travail et de résidence, est arrivé à 11 heures à l’« école des sourds de Boulbounet ». Abacost crème à col mao, yeux baissés, il a filé glisser son bulletin dans l’urne, puis s’est adressé très brièvement à la presse. « Mon souhait est que les élections soient libres, démocratiques et transparentes, et que tout se passe dans la paix et la tranquillité. Nous allons faire en sorte de sécuriser tous les bureaux de vote. La Guinée ne peut pas se développer s’il n’y a pas la paix, la sécurité et l’unité, donc nous appelons tous les candidats à éviter tout acte de violence », a-t-il déclaré. Il a également appelé les observateurs électoraux déployés sur le terrain à « jouer leur rôle » – avec un lapsus qu’il s’est empressé de rectifier, mentionnant l’Union européenne au lieu de la Cedeao. L’UE, rappelons-le, à l’instar des États-Unis et de l’Organisation internationale de la francophonie, n’a pas dépêché de mission de surveillance du processus électoral.
Étaient également présents 35 observateurs de l’Institut panafricain d’assistance électorale (Ipas). « Nous contrôlons s’il y a des représentants de tous les partis politiques, si l’isoloir est bien placé pour garantir le secret du vote, si l’encre est indélébile. Mais ma grande surprise, dans ce bureau de vote, c’est de voir autant de militaires. Est-ce que leur vote n’est pas un vote acquis, et pourquoi ne pas les faire voter séparément des civils ? On se demande aussi s’il n’y a pas parmi eux des informateurs », glisse l’un d’eux. Il est vrai que, devant ce bureau de vote niché au cœur de l’administration, la file d’électeurs est surtout kaki. Il y a des officiers de la marine, de la garde présidentielle, des bérets rouges… L’armée est surreprésentée.

Cellou Dalein Diallo dans la posture de vainqueur

C’est dans une maison des jeunes de Dixinn, non loin de son QG, qu’a voté, de son côté, Cellou Dalein Diallo, principal adversaire d’Alpha Condé. Autour de lui, un essaim de journalistes et de partisans, d’où fusaient parfois les cris « Prési, prési ! » Il a déclaré avoir exercé son devoir civique « avec beaucoup de confiance par rapport à l’issue de ce scrutin. Comme vous le savez, je rentre d’une brillante campagne – excusez le manque de modestie – compte tenu de l’accueil chaleureux dont ma délégation a bénéficié, et surtout lorsque je suis rentré à Conakry. La population a exprimé sa confiance et sa détermination à provoquer l’alternance en ma faveur. Je sais qu’aujourd’hui il n’y a pas de doute, même dans le camp d’en face, sur [ma] victoire. La stratégie qui est en train d’être élaborée, de l’autre côté, c’est comment tricher. Parce que M. Alpha Condé ne veut pas renoncer à son désir de s’octroyer une présidence à vie. […] Ceci dit, je lance un appel à tous mes partisans à faire preuve de retenue et de responsabilité pour que scrutin se passe dans les meilleures conditions. »
Mis en place samedi, le dispositif #GuineeVote a déjà pointé quelques irrégularités  : retard d’ouverture de certains bureaux de vote, absence d’urne, d’isoloir, d’encre, d’encreur ou de scellés à quelques rares endroits. Mais « en se basant sur les informations qui nous sont parvenues, nous pouvons estimer que le scrutin a démarré sans incident majeur, surtout de nature à entacher [sa] crédibilité » écrit l’Association des blogueurs de Guinée, à l’initiative de cette surveillance, dans un communiqué publié à 15 heures.

Abstention ?

Dans la capitale, de fortes affluences ont été constatées à Matam, ex-fief de l’Union des forces républicaines, 3e force politique du pays qui boycotte le scrutin et que le parti au pouvoir, le Rassemblement du peuple de Guinée-Arc-en-Ciel, entend ravir. Mais il paraît encore difficile d’évaluer la mobilisation à l’échelle de la capitale.
Rencontré ce samedi à Madina, plus grand marché de Conakry, Aboubakar, 35 ans, est diplômé en sociologie depuis 2010. Mais faute d’avoir pu trouver du travail, il vend des chemises dans le quartier des fripes. Il explique son désaveu vis-à-vis de la classe politique guinéenne  : « Ces gens n’ont pas de considération pour la jeunesse. Ils nous manipulent. Alpha ne fait que dire que son quinquennat a été pour la jeunesse et pour les femmes, mais on ne voit rien. Tu déposes tes diplômes pour un poste, et tu es rejeté partout. On ne sait même pas s’ils considèrent que nous existons dans ce pays. Raison pour laquelle j’ai décidé de ne pas voter. Et puis avec eux, c’est toujours la violence. »
Moussa, juriste de 28 ans, a décidé lui aussi de s’abstenir, « parce que c’est toujours les deux mêmes qui s’affrontent, et que rien ne change ». Il aurait aimé voir surgir un « homme nouveau ». Pour s’en sortir, il est devenu chauffeur et a investi dans une « au revoir France ». En l’occurrence, une Peugeot 205, 250 000 kilomètres au compteur, qui peut accueillir cinq passagers. Ce métier reste un débouché majeur pour les jeunes diplômés sans emploi, dans une capitale privée de transport public.  Par Agnès Faivre, envoyée spéciale à Conakry (Guinée)

Mise en œuvre de la nouvelle loi relative au Ppp : La création d’une unité nationale d’appui en vue

https://www.lequotidien.sn Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi relative au Partenariat public privé (Ppp), il est prévu la création d’une unité nationale d’appui à toutes les autorités contractantes, d’après le ministre de l’Econo­mie, du plan et de la coopération, Monsieur Amadou Hott, qui était l’invité du «Grand jury» de la Rfm.
Le projet de loi de réforme des partenariats publics-privés (Ppp) sur lequel travaille le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération, M. Amadou Hott, depuis son avènement au gouvernement en avril 2019, est presque finalisé. Il sera très prochainement présenté en Conseil des ministres pour son adoption, avant d’être présenté aux députés pour son examen, selon le ministre Hott qui était hier l’invité du «Grand jury» de la Radio futurs médias (Rfm).
Dans le cadre de cette nouvelle loi dont «les décrets d’application sont pratiquement terminés», il est prévu une batterie de mesures phare. «Nous allons créer une unité nationale d’appui au Ppp qui va appuyer toutes les autorités contractantes, que ce soit l’Etat, les entités publiques et les collectivités territoriales qui pourront désormais faire plus de Ppp. Cette unité composée d’experts financiers, de juristes, d’ingénieurs va appuyer tout le monde dans la négociation, la préparation, la conception des projets et même dans la structuration du financement pour que le privé puisse investir», explique Amadou Hott.

Série d’innovations

Le Sénégal est un pionnier des Ppp en Afrique francophone avec plusieurs réalisations en cours depuis de nombreuses années, à l’instar de l’autoroute Dakar-Diamniadio, construite avec le groupe français Eiffage. Autre Ppp, celui de la concession pour vingt-cinq ans du Port autonome de Dakar au groupe émirati Dp world.

Ce partenaire, selon le ministre de l’Economie, doit déménager au port de Ndayane qui est un projet de plus de 800 millions de dollars.

A ce propos, précise M. Hott, «nous allons finaliser les négociations très prochainement. C’est un Ppp, mais la majorité des financements, c’est le partenaire qui va l’apporter. Et le Sénégal sera un actionnaire important de ce port, alors qu’aujourd’hui nous n’avons que 10% via le Port autonome de Dakar (Pad). L’instruction du président de la République c’est d’aller jusqu’à 40% pour qu’on puisse bénéficier davantage des retombées de ce port qui sera stratégique dans notre pays. A part cela, nous avons deux autoroutes à péage, notamment l’autoroute Thiès-Tivaouane-Saint-Louis qui sera en Ppp. Ce sera sur 177 km pratiquement. C’était la Côtière, mais on l’a déplacée un peu». Le ministre explique que cette emprise se trouve dans la zone des Niayes, une zone humide, où il y a beaucoup d’agriculture et le gouvernement ne veut pas déranger cette économie agricole, parce qu’une autoroute à péage aura un impact sur les terres. «On l’a déplacée pour éviter les Niayes, mais l’innovation c’est de faire un Ppp. Avant, on devait s’endetter pour faire le projet. Comme c’est un projet qui peut être rentable, on a décidé de le faire en Ppp avec le secteur privé», ajoute M. Hott.
Au-delà de ces routes, il y a le chemin de fer Dakar-Bamako qui est une priorité pour le gouvernement. «Nous allons réhabiliter le chemin de fer au moins jusqu’à Tamba et après y faire un port sec pour que les camions qui devaient venir du Mali jusqu’à Dakar ou Ndayane s’arrêtent à Tamba. Ça va nous permettre de polariser l’économie dans cette partie sud-est du Sénégal en tenant compte de la Guinée Conakry, de la Guinée Bissau et du Mali aussi. C’est un projet intégré phare auquel la Banque mondiale, la Banque européenne d’investissement (Bei), l’Union européenne (Ue) entre autres partenaires, s’intéressent. Les financements sont sécurisés, mais il faut juste finaliser les études de faisabilité, après faire les appels d’offres pour recruter les constructeurs», indique-t-il.
La réduction du montant minimal pour faire des offres spontanées va aussi constituer une nouveauté. Aujourd’hui, assure M. Hott, «on parle de 50 milliards de francs Cfa, mais nous allons réduire drastiquement». La dernière mesure phare, c’est la possibilité pour les collectivités territoriales de faire des Ppp et de se constituer en groupements de collectivités pour soumettre des projets d’un volume un peu plus important, permettant d’attirer plus d’investisseurs.
L’Etat proposera également aux députés la mise en place d’un fonds de préparation et de structuration de maturation de projets qui sera en majorité abondé par les partenaires au développement en dons. Et le ministre d’argumenter : «Si on n’a pas la possibilité de bien préparer les projets, de faire toutes les études, la structuration, on ne pourra pas inciter nos privé national à investir et on ne pourra pas non plus inciter le privé international. Pour appuyer le privé national, il est aussi prévu la mutualisation de tous les instruments de soutien à la Pme, à l’entreprise. Le travail a été amorcé et on verra les résultats très bientôt.»

Le Pres exécuté à 80%

Interpellé sur l’exécution du Programme de résilience économique et sociale (Pres), Amadou Hott affiche un taux d’exécution de 80%. «Il y a encore quelques dépenses à finaliser. Le président de la République nous a donné l’instruction de clôturer très prochainement toutes les actions du Pres», dit-il.
Sur le Train express régional (Ter), le ministre de l’Economie, du plan et de la coopération réaffirme le démarrage de la rotation pour 2021. «Avec le Covid-19, beaucoup d’experts qui devaient venir au Sénégal finaliser certains travaux n’ont pas pu faire le déplacement. C’est maintenant seulement qu’ils sont en train de revenir. C’est un projet majeur, une technologie de pointe, et le Sénégal seul ne pouvait pas faire le projet», précise-t-il

Moustapha Ba (Directeur Du Budget) : «L’exécution Du PRES Connaît Un Franc Succès…»

https://www.xibaaru.sn Mamadou Moustapha Ba, Directeur du Budget, a, au cours d’une rencontre, vanté les performances de l’économie sénégalaise sous le magistère du Président Macky.  » Nous sommes toujours dans le Plan Sénégal Émergent (PSE). 2014-2035 avec une vision de Monsieur le Président de la République son Excellence Macky Sall : un Sénégal Émergent en 2035 avec une société solidaire dans un État de droit », a- t-il précisé.
A l’en croire toujours : « Cette vision est déclinée en une stratégie décennale 2014-2023 articulée autour de trois axes : axe 1 : transformation structurelle et croissance ; axe 2 : capital humain protection sociale et développement durable ; axe 3 : gouvernance, institutions, paix et revenant sur la pertinence du Programme de Résilience Économique et Social (PRES), il fait savoir :  » Le taux d’exécution du budget a atteint 99, 87% , avec une prépondérance des investissements financés sur des ressources internes et externes qui ont porté sur un montant 1338,5milliards FCFA, avec un niveau maîtrisé du service de la dette.(…). Au stade actuel, l’exécution du PRES connaît un franc succès grâce à la célérité apportée dans les procédures de contractualisation et de paiement et à l’appui financier de nos partenaires ».

POINT MENSUEL DE CONJONCTURE Un repli de l’activité économique noté en aout 2020

https://www.jotaay.net L’activité économique interne (hors agriculture et sylviculture) a diminué de 7,6% en variation mensuelle, au mois d’août 2020, imputable aussi bien au secondaire (-9,3%), au primaire (-30,4%), à l’administration publique (-10,7%), qu’au tertiaire (-2,0%). Sur un an, une contraction de 5,9% de l’activité économique est notée, en août 2020, sous l’effet de la baisse de l’activité du tertiaire (-5,5%), de l’administration publique (-17,7%) et du primaire (-15,2%). Par ailleurs, le secondaire s’est consolidé de 4,1% sur la période.
Selon le point mensuel de conjoncture de la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), le secteur primaire (hors agriculture et sylviculture) s’est contracté de 30,4%, en variation mensuelle, au mois d’août 2020. Cette contreperformance est due au sous-secteur de la pêche (34,0%) et à celui de l’élevage (-28,4%). Sur un an, un repli de 15,2% du primaire est noté, en août 2020, en liaison avec la baisse de l’abattage contrôlé de viande (-9,6%) et de la pêche (-24,3%). Dans la période sous revue, l’activité du secondaire a affiché une baisse de 9,3% en variation mensuelle, essentiellement imputable à la fabrication de produits agroalimentaires (-9,8%), à la construction (18,5%) et à la «filature, tissage et ennoblissement textile» (21%). Toutefois, les activités extractives (+9,8%), la «production et distribution d’électricité et de gaz» (+4,5%) et la fabrication de produits chimiques de base (+4,8%) se sont bien comportées sur le mois. Sur un an, le secteur secondaire s’est consolidé de 4,1%, en août 2020. Cette amélioration est principalement attribuable aux activités extractives (+24,5%), à la «filature, tissage et ennoblissement textile» (+62,1%) et à la «fabrication de savons, détergents et produits d’entretien» (+162,9%). Par contre, la fabrication de produits agroalimentaires (-4,3%), la «métallurgie-fonderie et fabrication d’ouvrage en métaux» (26,3%), la fabrication de matériels de transport (-39,5%), le «raffinage du pétrole et cokéfaction» (-41,3%) et le «sciage et rabotage du bois» (-44,1%) ont enregistré des contreperformances sur la période.

Repli des activités du secteur tertiaire

Quant au secteur tertiaire, l’activité s’est replié de 2,0% en rythme mensuel, en liaison avec les «activités spécialisées, scientifiques et techniques» (-18,0%), le transport (-7,2%), les «activités financières et d’assurance» (-8,1%) et le commerce (-1,3%), dans une moindre mesure. Toutefois, «l’information et communication» et les «activités artistiques, culturelles, sportives et récréatives» ont respectivement crû de 14,9% et 36,2%, sur la période. Sur une base annuelle, une baisse de 5,5% de l’activité du tertiaire, est notée en août 2020, imputable aux activités immobilières (-11,3%), au transport (-14,1%), aux «activités de services et de soutien de bureau» (-17,1%), à l’enseignement (6,3%), au commerce (-2,1%), aux «activités artistiques, culturelles, sportives et récréatives» (-58,6%) et aux «activités financières et d’assurance» (-10,5%).

Légère baisse des effectifs en fin août

A fin août 2020, l’emploi salarié du secteur moderne a diminué de 0,6% en rythme mensuel, sous l’effet de la baisse des effectifs dans le secteur secondaire (-1,6%), notamment dans les industries (-0,8%) et les Btp (-6,9%). Au niveau du secteur tertiaire, une croissance de 0,8% des emplois est notée, à la faveur des postes pourvus dans les services (+1,0%) et le commerce (+0,1%) dans une moindre mesure.  Sur un an, l’emploi salarié a progressé de 2,5%, au mois d’août 2020, en liaison avec l’accroissement des effectifs dans les industries (+3,9%) et les services (+3,3%). Toutefois, des pertes d’emplois sont enregistrées dans les Btp (-1,8%) et le commerce (-5,5%).M. CISS

OPINION DES CHEFS D’ENTREPRISE DANS LE SECONDAIRE ET LE TERTIAIRE : Le climat des affaires s’est renforcé de 0,6% au mois d’aout

En août 2020, le climat des affaires s’est bien orienté en variation mensuelle. En effet, l’indicateur qui le synthétise a gagné 0,6 point et est resté en-dessous de sa moyenne de long terme. Cette situation reflète les orientations favorables des opinions des industriels et entrepreneurs de bâtiment et travaux publics. Sur une base annuelle, le climat des affaires s’est détérioré de 0,4 point, en août 2020
Dans l’industrie, la concurrence supposée déloyale (31%), l’approvisionnement difficile en matières premières (27%), les difficultés de recouvrement des créances (27%) et l’insuffisance de la demande (23%) ont majoritairement constitué les principales contraintes à l’activité. Toutefois, le climat des affaires s’est renforcé (+1,9 point) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, sous l’effet des orientations positives des soldes d’opinion relatifs à la production et aux commandes. L’optimisme des chefs d’entreprises quant aux perspectives de production et de commandes a, aussi, contribué à l’amélioration de l’indicateur du sous-secteur. Concernant le sous-secteur des bâtiments et travaux publics, les contraintes les plus citées par les entrepreneurs sont les difficultés de recouvrement des créances (83%), l’accès difficile au foncier (50%) et l’insuffisance de la demande (50%). Néanmoins, le climat des affaires s’est affiché plus reluisant (+6,2 points) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, en liaison avec les orientations favorables des soldes d’opinion relatifs aux commandes privées et perspectives de commandes privées.

100% de difficultés de recouvrement des créances dans le secteur du commerce

Au titre du sous-secteur des services, les interrogés ont majoritairement évoqué les difficultés de recouvrement des créances (44%), la fiscalité (44%), l’insuffisance de la demande (44%) et la concurrence jugée déloyale (44%) comme les principales entraves à l’activité, en août 2020. Par ailleurs, le climat des affaires s’est dégradé (-0,1 point) dans le sous-secteur, en rythme mensuel, traduisant la détérioration des soldes d’opinion relatifs au chiffre d’affaires et aux commandes. S’agissant du commerce, les difficultés de recouvrement des créances (100%), l’insuffisance de la demande (100%), la concurrence supposée déloyale (67%) et l’approvisionnement difficile en marchandises (33%) sont les principales contraintes à l’activité, en août 2020. Par ailleurs, le climat des affaires s’est dégradé (-0,8 point) en rythme mensuel, sous l’effet des orientations négatives des soldes d’opinion relatifs au chiffre d’affaires et aux commandes. Le pessimisme des commerçants quant aux perspectives de chiffre d’affaires et de commandes a, aussi, contribué à la dégradation de l’indicateur du sous-secteur.M. CISS

PRIX A LA CONSOMMATION : Une hausse de 2,2% des prix notée au mois d’août

En août 2020, les prix à la consommation ont crû de 2,2% en rythme mensuel, du fait principalement des «produits alimentaires et boissons non alcoolisées» (+4,2%), notamment le poisson frais (+21,2%) et les légumes frais (+14,3%). Sur une base annuelle, un accroissement de 3,0% du niveau général des prix à la consommation est noté en août 2020, essentiellement porté par les «produits alimentaires et boissons non alcoolisées» (+4,8%), les «transports» (+4,3%) et les «restaurants et hôtels» (+2,0%). S’agissant de l’inflation sous-jacente (hors produits frais et énergétiques), elle s’est affichée en baisse de 0,1%, en variation mensuelle. Par contre, en glissement annuel, elle est ressortie en hausse de 1,3%, en août 2020. En termes d’origine, les prix des produits locaux et importés ont progressé respectivement de 2,8% et 0,4%, en variation mensuelle, au mois d’août 2020. Sur un an, les produits locaux et importés se sont respectivement renchéris de 3,8% et 1,7% en août 2020.M.C

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100 hectares de riz à récolter à la main : les femmes de Kédougou réclament une moissonneuse batteuse.

https://actusen.sn Ce sont des femmes déterminées qui se sont rencontrées à la ferme rizicole des groupements féminins pour la récolte du riz. Près de 100 hectares de riz sont cultivés grâce à la détermination des femmes, afin d’apporter une riposte à la lutte contre la Covid-19 et pour faire face à une éventuelle période de soudure
Mais force est de reconnaître que sur l’étendue de la région Kédougou, aucune machine moissonneuse-batteuse n’est disponible pour la récolte des grandes surfaces.
Les femmes ont utilisé l’ancienne méthode, à savoir les corvées en invitant tous les villages environnants à venir prêter main forte aux différents groupements féminins de Kédougou, sous la houlette de la conseillère économique sociale et environnementale, Aissatou Aya Ndiaye.
Le gouverneur de la région, Saer Ndao qui a effectué le déplacement dans les champs pour voir les conditions dans lesquelles ces braves femmes font la récolte, a promis d’user de tous les moyens légaux pour les accompagner à avoir une machine dans les meilleurs délais, avant que les récoltes ne se gâtent.Lama Sidibé, Correspondant à

Pointe Sarène : «Où est est-ce que Ousmane Sonko a pris ses semences?Il aurait dû nous demander des semences!» (Ministre de l’agriculture Moussa Baldé)

https://www.dakaractu.com Le ministre de l’agriculture en déplacement dans le département de Mbour, précisément à Pointe Sarène dans la commune de Malicounda, se dit agréablement surpris par ce qu’il a vu (68 ha de champ de sorgho). Moussa Baldé pense toutefois qu’il faut reconsidérer le département de Mbour en matière d’agriculture.
Répondant aux questions des journalistes sur la dernière sortie du leader de Pastef, Ousmane Sonko à Mbour sur la qualité et les magouille sur le prix de l’engrais, il avance : « Nous ne savons pas où est-ce qu’il a pris ses semences, il aurait dû nous demander des semences. Pour cette année,  tout le monde sait que nous avons distribué de bonnes semences. Il suffit de faire le tour du Sénégal et de regarder les champs.. Le ministre de l’agriculture s’est limité à donner les engrais comme édicté par la loi. Le reste ce n’est pas l’affaire du ministère de l’agriculture et nous ne sommes pas des juges.  »
Cependant, le maire de Malicounda Maguette Sène d’exprimer son satisfecit et de parler d’éco tourisme. Du reste, il pense pense qu’on doit pas faire de la propagande avec 1 ha (Ousmane Sonko) au moment où des gens font 68 ha à côté. « Il faut arrêter et faire du sérieux, 1ha, c’est de la propagande. Rien que derrière ma maison, j’ai plus que ça, s’il veut (Ousmane Sonko) je lui en donne « , martèlera Maguette Sène.

Attaqué par Greenpeace et le Gaipes : Alioune Ndoye défendu par les pêcheurs artisanaux

https://www.lequotidien.sn Le Collectif des acteurs de la pêche du Sénégal (Caps) assimile le rapport intitulé «Mal de mer» de Greenpeace, qui affirme que des licences de pêche ont été attribuées à des navires chinois, à de la «manipulation», et apporte son soutien à Alioune Ndoye.
Le Collectif des acteurs de la pêche du Sénégal (Caps) apporte son soutien au ministre de la Pêche et de l’économie maritime contre Greenpeace. L’Ong, dans un rapport intitulé Mal de mer : pendant que l’Afrique de l’Ouest est verrouillée par le Covid-19, ses eaux restent ouvertes au pillage, affirme que «des licences de pêche ont bien été attribuées le 17 avril à quatre bateaux nommés Fu Yuan Yu, en dépit des affirmations du ministère de la Pêche selon lesquelles aucune nouvelle licence n’avait été octroyée». Pour le Caps, ces «mensonges sont l’œuvre de personnes mal intentionnées, tapies dans l’ombre, pour saboter le secteur de la pêche». Lors d’un point de presse organisé hier dimanche, Djiby Ndiaye, président des mareyeurs de Pikine, a expliqué que «depuis Aly Haïdar, ils font la même chose : Ils essaient de manipuler le ministre. S’ils n’obtiennent pas ce qu’ils veulent, ils essaient de le remplacer. Nous voulons que ces campagnes de diabolisation cessent. Depuis qu’il est là, Alioune Ndoye fait du bon travail. Il est ouvert et partage avec nous la volonté de développer le secteur».
Opinion que partage Thierno Mbengue, président des mareyeurs du Sénégal. «Pour accorder une licence à un navire, il faut déjà que le Sénégal signe un accord de pêche avec son pays. Pour la licence aussi, il faut que Macky donne son accord. Tous les navires que vous voyez appartiennent à des Sénégalais. Ils en détiennent 51%», a-t-il précisé.
Après la publication, le 10 octobre dernier, du rapport de l’Ong Greenpeace intitulé Mal de mer : pendant que l’Afrique de l’Ouest est verrouillée par le Covid-19, ses eaux restent ouvertes au pillage, et parlant de l’octroi de licences de pêche à des bateaux chinois sénégalisés pour la circonstance, le ministère de la Pêche et de l’économie maritime s’est inscrit en faux. Les services de Alioune Ndoye ont affirmé que c’était des «allégations totalement infondées». En mai dernier, le Groupement des armateurs et industriels de la pêche au Sénégal (Gaipes) avait accusé Alioune Ndoye d’envisager d’octroyer 52 licences de pêche à des navires chinois. C’est dire que dans le secteur de la pêche, tous les acteurs ne sont pas dans les mêmes eaux.

Sénégal : des acteurs de la pêche contredisent Oxfam sur l’octroi des licences de pêche

APA – Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-Le Collectif des acteurs de la pêche (Cap) a rejeté en bloc toutes les accusations de l’ONG Oxfam sur l’octroi de nouvelles licences de pêche à des navires étrangers.
« Tout ce que les gens racontent est absolument faux. A part renouveler une seule licence, le ministre Alioune Ndoye n’en a délivrée aucune. Il ne peut d’ailleurs pas le faire sans une autorisation du chef de l’Etat. Et ce dernier ne l’a pas fait », a déclaré le président de l’Association des armateurs du Sénégal, Djiby Ndiaye.
S’exprimant ce samedi lors d’une conférence de presse dédiée à cette polémique, M. Ndiaye a soutenu que « tout ceci est l’œuvre d’intrus qui veulent saboter le secteur de la pêche et son ministre de tutelle qui ne ménage aucun effort pour améliorer les conditions de vies et de travail des travailleurs de la pêche ».
Poursuivant, le président de l’Association des armateurs du Sénégal a alerté ses concitoyens sur « les fausses vidéos » diffusées dans certains groupes WhatsApp. A l’en croire, celles-ci ne seraient que « des montages » dont l’objectif est de ternir l’image du secteur de la pêche.
Abondant dans le même sens que M. Ndiaye, le président de l’Association des mareyeurs du Sénégal, Thierno Mbengue, a dénoncé « les manigances » de certaines ONG internationales qui, grâce aux moyens colossaux dont elles disposent, font tout pour « discréditer la politique gouvernementale de la pêche ».
« Nous avons constaté qu’à chaque fois qu’il y a un nouveau ministre de la pêche, ces ONG le manipulent et font tout pour qu’après il soit demi de ses fonctions. Nous nous sommes donc dit que ça continue comme ça, aucun de nos projets n’ira à terme. Et, c’est pourquoi, nous disons au président Macky Sall que nous sommes fiers d’Alioune Ndoye », a soutenu M. Mbengue.
A l’unanimité, ces acteurs de la pêche ont donc invité les détracteurs du ministre de la Pêche et de l’Economie maritime à mettre un terme à leurs « attaques puériles ».
Greenpeace, dans son nouveau rapport intitulé «Mal de mer : pendant que l’Afrique de l’Ouest est verrouillée par le Covid-19, ses eaux restent ouvertes au pillage», a jeté un regard critique dans la gestion des ressources halieutiques dans la sous-région.
Dans ce document, l’Organisation non gouvernementale expose comment les gouvernements sénégalais, gambien et mauritanien sont complices dans le pillage systématique des océans de l’Afrique de l’Ouest par les navires des entreprises de pêche multinationales et l’industrie de la farine et de l’huile de poisson.
D’après Greenpeace, ces gouvernements ont confiné les pêcheurs locaux et tous ceux qui s’activent dans la chaîne de valeur pêche, procédé à des distributions de kits alimentaires d’urgence aux communautés locales à la suite de la pandémie du Covid-19, tout en permettant au même moment, le pillage des océans.ARD/cgd/APA

Alioune Ndoye : «Parmi ceux qui m’attaquent,il y en a qui ont plusieurs bateaux»

https://directnewsinfo.com La question relative aux navires bénéficiaires des licences de pêches est souvent agitée par les acteurs. Lors de son passage à « Jury du dimanche » de Iradio, le ministre de la Pêche a annoncé que cela ne devrait pas tarder.
« Dans la convention qui tarde à être signé, nous allons même avoir un registre unique. Donc, nous allons vers cela, mais avec méthode. On va partager ces informations en ayant un registre dans lequel on aura toutes nos différentes flottes. J’ai instruit à mes services pour qu’un audit se fasse. Il y a eu des appels à candidature qui sont faits pour cela. Une fois qu’on instruit un audit, on n’est pas contre une transparence », a expliqué Alioune Ndoye.
Dans le viseur de Gaipes et de Greenpeace, le ministre de Pêche estime que le plus important est de se donner la main pour le bien du secteur. « Aujourd’hui, il nous faut une organisation sous régionale forte qui existe et qui est basée à Dakar. Il nous faut travailler ensemble pour la surveillance de nos eaux, pour la lutte contre la pêche que dénoncent les armateurs », a-t-il estimé.
Alioune Ndoye en a profité pour répondre à ses détracteurs qui seraient selon lui, propriétaires de plusieurs navires. « (…). C’est beaucoup plus important. Je devrais être le meilleur partenaire de tous ceux que j’entends parler. En ce qui me concerne, je vois tout une cabale montée et faire d’amalgame. Rien de cela n’est fondé. Il n’est pas logique de penser que nous sommes venus combattre les acteurs de la pêche. Notre objectif c’est la réussite de ces acteurs. Il n’y a pas d’affaire de licences chinoises. Parmi ceux qui m’attaquent, il y en a qui ont plusieurs armements, qui ont des dizaines de bateaux », a ajouté le ministre de la Pêche

PÊCHE ILLÉGALE : LES SANCTIONS CORSÉES

http://www.emedia.sn Les navires étrangers qui pêchent illégalement dans les eaux sénégalaises risquent de lourdes pénalités. C’est du moins ce qu’a fait savoir le ministre des Pêches et de l’Economie maritime, Alioune Ndoye qui était, ce dimanche, devant le Jury du dimanche. « Souvent les gens disent que notre côte n’est pas surveillée. Ils se trompent énormément. Peu de gens aujourd’hui se risquent à venir dans nos eaux pour faire des actes qui ne sont pas conformes à notre législation », martèle-t-il.
Avant d’ajouter  : « Nous avons renforcé cette législation et nous l’avons rendue beaucoup plus sévère. Ces navires, s’ils sont coupables de pêche illégale chez nous, ce sont des pénalités de 500 millions à 1 milliard qu’il paient ». Aliou DIOUF

AVEC UNE BONNE CAMPAGNE DE COLLECTE D’ARACHIDE, LE PRIX DE L’HUILE VA BAISSER (DG SONACOS)

Louga, 18 oct (APS) – Le Directeur général de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS), Modou Diagne Fada, a promis une baisse du prix de l’huile d’arachide, soulignant, pour ce faire, la nécessité d’une bonne campagne de collecte de graines d’arachide.
‘’Si nous avons suffisamment de graines, nous allons triturer et produire de l’huile de table, mais aussi par un système de péréquation avec la vente de graines décortiquées à l’extérieur, pourvoir baisser le prix de l’huile pour les sénégalais. Donc avec une bonne campagne de collecte d’arachide, le prix de l’huile va baisser’’, a-t-il dit lors de sa tournée hivernale à Louga.

Selon Diagne Fada, si les quantités de graines récoltées sont importantes, une partie sera triturée ‘’même s’il est connu que la Sonacos y perd si elle veut mettre à la disposition du consommateur sénégalais de l’huile’’.

Car, ‘’nous avons des équipements défectueux, des installations vieilles et des taux de rendement pas bons et nos capacités de productions réduites. Cette année des efforts ont été, certes, faits à Kaolack, Diourbel et Ziguinchor, mais cela n’est pas suffisant pour nous permettre d’atteindre les rendements souhaités’’, a-t-il expliqué.
Sur les résultats de la SONACOS, il a soutenu que la société ‘’est en surface et prête à décoller à la condition aussi de faire une ‘’très bonne campagne de collecte d’arachide’’. ‘’C’est une situation de performance importante qu’il faut capitaliser, mais qui est encore fragile’’, a-t-il dit.
Le DG de la SONACOS a précisé qu’une bonne campagne passe par un effort sur le prix de l’arachide, un patriotisme économique de la part des opérateurs qui doivent appliquer la préférence nationale et l’accompagnement de l’Etat.
Il a visité les travaux de rénovation du bloc administratif, de l’infirmerie et du mur de clôture de la SONACOS de Louga presque fonctionnels, vérifié les équipements de réception des graines, les airs de stockage.
Modou Diagne Fada a aussi rencontré les producteurs et les opérateurs qui lui ont fait part de leurs doléances, suggestions, recommandations par rapport aux financements et au prix de l’arachide.
Il a assuré les producteurs et opérateurs de la disponibilité des financements et promis d’intervenir lors de la réunion annuelle du Comité national interprofessionnel de l’arachide (CNIA) pour que le prix de l’arachide aux producteurs soit élevé.

‘’Pour ce qui est du nombre de tonnes que nous envisageons de collecter, nous pendrons des dispositions du point de vue financement, équipement de réception et personnel pour absorber le maximum de graines d’arachide’’, a-t-il rassuré.

’’Une fois la rénovation terminée, que nous organisons cette présente campagne et que les résultats soient à la hauteur des attentes, nous allons pouvoir ériger à Louga une unité de trituration des graines pour pouvoir disposer de l’huile brute et avoir une unité complète’’, a-t-il promis.SK/MD

TOURISME LOCAL : Diagnostic d’un sous-secteur en mal de promotion

http://www.sudonline.sn/ A cause de la pandémie du coronavirus, le tourisme sénégalais traverse une crise. Ainsi pour booster ce secteur qui est d’un grand apport pour l’économie nationale, les autorités ont décidé de promouvoir le tourisme local afin de pouvoir combler le gap. Malgré toutefois tous les efforts consentis, le tourisme local tarde encore à prendre un essor. Parmi les facteurs bloquants, on peut citer entre autres les coûts élevés des prestations, l’absence d’accompagnement des professionnels et les préjugés portés sur les lieux. Selon des experts, les nationaux, en gros, ne représentent que 7 à 15% des fréquentations des hôtels.

Mbour – un produit en mal d’amateurs

Le tourisme local ne réunit pas encore tous les suffrages espérés et tarde à prendre un essor. Du moins, tel est le point de vue de nombreux professionnels et experts du secteur. Parmi les freins bloquant la ruée des nationaux vers les réceptifs hôteliers, les coûts élevés des prestations, l’absence d’accompagnement des professionnels et des préjugés portés sur les lieux.
Boubacar Sabaly, le directeur des Bougainvilliers de Saly-Portudal interrogé sur la question avance  : ’’Les nationaux qui veulent séjourner dans les réceptifs hôteliers doivent avoir les moyens de le faire. A Chaque station son coût, on ne pas avoir les moyens d’aller dans un campement pour prétendre séjourner dans un réceptif à 4 étoiles’’. En gros, le diagnostic montre le tourisme local comme un produit en mal de promotion et d’amateurs fortement affectés et impactés par la Covid-19. Selon Boubacar Sabaly, le tourisme local n’est pas un produit nouveau. Dans le contexte actuel marqué par la pandémie Covid-19, le chiffre d’affaires connaît une baisse drastique.
A l’en croire, l’activité touristique dans sa partie commerciale connaît plusieurs segments  : le marché international et le marché national. Au niveau local, les séminaires constituent un vivier pour les réceptifs hôteliers en premier. Ces rencontres sont le plus souvent organisées par l’Etat ou des organisations privées. L’actualité récente de la Covid-19 avec son cortège de mesures restrictives a eu des effets défavorables à l’organisation de séminaires participant de 25 à 30% des activités des hôtels. La seconde source de revenus sur le plan local pour les hôtels provient en partie des colonies de vacances.
Avec la persistance ou la résistance de la covid19, selon Monsieur Sabaly, il n’est pas question de parler de colonies de vacances. En troisième position, il a fait part du team building, c’est dire les sociétés nationales organisant des sorties dans les hôtels. Selon le directeur des Bougainvilliers de Saly-Portudal, en dehors de ces segments perdus pour les raisons évoquées, la clientèle européenne très importante pour le secteur se raréfie.
Ainsi, pour lui, les espoirs de voir des nationaux combler le gap s’amenuisent. Boubacar Sabaly nous apprend que les nationaux, en gros, ne représentent que 7 à 15% des fréquentations des hôtels. La promotion du tourisme local s’inscrit dans la durée et la période actuelle. Elle doit faire partie d’une véritable campagne de communication attractive et attrayante. L’invite est à faire pour une promotion pendant pour ensuite aller à l’évaluation et voir les points forts et les points faibles selon des professionnels interrogés.
La réalité du terrain parle d’elle-même. Les Sénégalais pour diverses raisons font leurs vacances en Europe ou en Amérique. Les causes relèvent de multiples considérations. La préférence de consommer étranger des Sénégalais est convoquée à travers ce constat.
Pour Boubacar Sabaly, transformer les modes de consommation participe de la promotion des produits locaux et particulièrement du tourisme local. Les sociétés hôtelières en mal de fréquentations sont pénalisées par ce fait et n’ont pas la même vitalité les mêmes capacités de résister. Monsieur Sabaly recommande de revoir la situation du tourisme pour une durée de cinq ans d’en évaluer l’impact. Sur les mobiles du manquement de présence des nationaux dans les hôtels, le directeur des Bougainvilliers déclare  : ’’ on part en vacances en fonction de ses moyens. Le coût des prestations justifie les prix fixés par les hôteliers. Le service dans un hôtel fait appel à plusieurs employés donc plusieurs acteurs, plusieurs salaires. Il se demande comment compresser toutes les charges de production pour la prise en charge d’un client.

Ainsi, les minima suggérés pour recevoir des nationaux sont en dehors des coûts de production ou d’exploitation. Sur ce, ses recommandations sont du reste, la diminution de la fiscalité, du coût de l’eau et de l’électricité. Ces mesures d’accompagnement sont du reste influentes pour sur les coûts de production.

Les fournisseurs et les banques exigent un respect des engagements pris par les hôteliers et ne peuvent attendre en dehors des échéances. Sur la promotion évoquée par certains professionnels, des experts dégagent en touche et pensent que les coûts sont encore chers pour les nationaux. A y voir de près, le constat montre que si on augmente le coût à 150 % pour faire la diminution de moitié, on se retrouve avec 75% du prix d’un séjour dans un hôtel restant toujours pour les nationaux.
Prenant en compte, les autres intrants devant favoriser le tourisme local, le constat est que les Sénégalais collent ou se soucient des éléments du patrimoine. Bon nombre de Sénégalais sont peu attirés par des éléments du patrimoine. En dehors des sorties pédagogiques, c’est le désert au niveau des sites sevrés de nationaux. Le parc zoologique de Hann et le Monument de la Renaissance sont à Dakar. Pourtant, bon nombre de Dakarois ne sont pas attirés par ces produits de découverte. Sur le plan de l’agenda culturel national, un link tourisme-culture peine à favoriser le tourisme local. L’événementiel favorise plus l’animation que la découverte.
Selon des professionnels, l’agenda culturel du Sénégal doit favoriser la promotion de produits comme les objets d’art authentiques. L’histoire et la géographie des contrées et des terroirs doivent aussi constituer des éléments d’attraction des Sénégalais selon le ministre du Tourisme, une déclaration faite à Saly-Portudal lors d’une visite des chantiers de la restauration des plages.
A l’en croire, le Sénégal regorge d’un patrimoine à découvrir du nord au sud et d’ouest en est. Selon un observateur averti des questions touristiques, des efforts sont à faire dans l’encadrement des artisans pour des produits de qualité incitant à consommer local. Des promoteurs de petites structures touristiques attirant la clientèle locale croulent sous le poids de grosses cylindrées actionnant mille et un leviers pour leur mettre les bâtons dans les roues. Motels, campements, auberges et autres petits gîtes, en mal de promotion, attirent malgré tout des clients le week-endSAMBA NIEBE BA

 Maodo Malick Mbaye (ANAMO) : «Au Sénégal,le taux de chômage est estimé à 16% et non 48% comme annoncé par l’OIT»

https://www.dakaractu.com Le directeur général de l’Agence nationale de la Maison de l’outil (Anamo) a apporté des clarifications sur la problématique du chômage suite aux articles parus dans la presse faisant etat d’un taux de chômage de 48% .
Aux yeux de Maodo Malick Mbaye, le seul classement crédible est celui se trouvant dans le site Ilostat du Bit. Ce document établit le classement suivant des pays les plus touchés par le chômage :
1er. Malawi : 28.7% de chômage en 2019
2ème. Afrique du Sud : 28.5% de chômage
3ème. Kosovo : 25.6% de chômage
4ème. Palestine territoire occupé : 25.3% de chômage.
Maodo Malick Mbaye informe que l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a donné un taux de chômage de 16.9 %, au dernier trimestre de 2019. Donc, « au Sénégal, le taux de chômage est estimé à 16% et non 48% », a-t-il dit.

‘’Dakar Dem Dikk’  : une centaine de bus sont à l’arrêt faute de pièces de rechange

https://actusen.sn La Société de transport ‘’Dakar Dem Dikk’’ vit les moments les plus sombre de son histoire. En effet, outre les bus qui dorment dans le hangar faute de carburant et révélé par Libération, ‘’Source A’’ dans sa parution de ce lundi informe que, actuellement, une centaine de bus sont à l’arrêt pour des pannes diverses.
C’est dans ce cadre, rapportent non confrères que le nouveau directeur général s’est rendu à Dubaï chez son fournisseur  Ashok Leyland, pour avoir des pièces de rechange. Et espérer redonner vie prochainement aux engins

Corniche de Dakar : Les causes de l’éboulement révélées

iGFM-(Dakar) On en sait un peu plus sur les causes de l’éboulement survenu dernièrement, sur la corniche. Selon un rapport de la Direction générale de la construction et de l’habitat (DGCH) les fortes pluies de cette année, un glissement de terrain et un lessivage du liant en serait la cause.
Le même rapport souligne l’absence de semelles isolées pour les murets, de la corrosion des aciers des éléments armés, de gravats, de roche et particules fines pour mises à nu, mais également de talus des ouvrages de soutènement.
Sur la base de ces constats alarmants, la Direction générale de la construction et de l’habitat (DGCH) a mentionné dans son rapport que, le Lagon 2, célèbre réceptif hôtelier, serait menacé d’effondrement.
La DGCH recommande par ailleurs, une intervention urgente pour éviter le pire sur cette zone.

UCAD : une grève de 48 heures décrétée par les étudiants de la Faculté des Sciences

https://www.pressafrik.com Il n’y aura pas de cours magistraux ni de Travaux dirigés ( Td) ce lundi, à la Faculté des Sciences de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar( Ucad) et ce jusqu’au mercredi. L’amical des étudiants de ladite Faculté en a décidé ainsi en décrétant une grève de 48 heures.
« Il n’y aura pas de cours magistraux, ni de Tp (Travaux pratiques) ni de TD ( Travaux dirigés) jusqu’au mercredi », a déclaré le chargé de communication de l’amical de la Faculté des Sciences, Idrissa Ndiaye.
Faisant le point sur la réunion de l’amical de la Faculté des Sciences du mardi 13 octobre dernier, pour une assemblée de délégués, il a fait savoir qu’ils ont « eu à discuter sur l’ensemble des problèmes qui gangrène la faculté à savoir le problème des Master I d’enseignement, le retour des étudiants de la Licence 1, et de la Licence 3 qui se faisait de manière graduelle ».
Ces étudiants ont informé qu’ils ont demandé un réajustement de l’emploi du temps suite à la tendance baissière de la pandémie du coronavirus. Lors de leur réunion, les étudiants ont discuté sur la question de l’environnement et sur la disponibilité des droits d’inscription pédagogique sur une bonne base de l’amical.
Ils ont accusé l’administration de ne pas être en phase avec eux pour la bonne marche des choses. Aminata Diouf

Lundi 19 octobre : 2 décès supplémentaires, 14 nouveaux cas dont 7 importés

https://www.pressafrik.com/ Le ministère de la Santé et de l’Action  Sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19 ce lundi 19 octobre…Sur 829 tests effectués,  14 sont revenus positifs soit un taux de positivité de 1,69%. Il s’agit de 3 cas contacts suivis par les services sanitaires, 7 cas importés (AIBD) et 4 cas issus de la transmission communautaire.
Ces derniers sont répartis comme suit : Ouest Foire (1), Dakar Plateau(1), Matam (1) et Yoff (1).
Le Directeur de la Prévention du ministre de la Santé a également annoncé la guérison de 50 patients qui étaient sous traitement, 5 cas graves et 2 décès liés à la covid19 ont été enregistrés hier-dimanche 18 octobre 2020.
A ce jour le Sénégal compte 15. 432 cas déclarés positifs dont 13. 865 guéris, 319 décédés et donc 1242 sous traitement.

Dr Niang, Suma Assistance : “A l’AIBD les gens viennent avec de faux tests ou paient pour passer”

https://www.beut7.com L’Etat du Sénégal, pour éviter la propagation de la Covid-19, exige à ce que toute personne voulant entrer au Sénégal de présenter un test de moins de 7 jours. Interrogé, Dr Babacar Niang, Directeur de Suma Assistance, a révélé que c’est exigé depuis longtemps. “Le problème c’est que les gens payent et passent. Le problème aussi c’est que les gens arrivent au Sénégal avec des faux tests. Le texte dit que si la personne arrive avec un faux c’est à la compagnie de la retourner et de payer pour elle. On accuse les autres de faire du faux ; est-ce que nous on ne trouve pas des astuces pour faire du faux?”, a-t-il soutenu dans les colonnes de Rewmi quotidien.

Non-respect des gestes barrières : Un relâchement qui préoccupe Aly Ngouille Ndiaye

https://www.seneweb.com Le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique s’est dit indigné par le relâchement des populations quant au respect des gestes barrières pour lutter contre la propagation de la Covid-19.
« Les populations ont tendance à baisser les bras. On a constaté un relâchement par les populations des gestes barrières », a déploré Aly Ngouille Ndiaye qui appelle toutefois les parents à sensibiliser les jeunes car, indique-t-il, les statiques ont montré que la Covid-19 a emporté plus de personnes âgées que de jeunes.
Et depuis que la maladie est entrée au Sénégal, beaucoup d’efforts ont été faits par les autorités religieuses et coutumières, admet-il. Mais aujourd’hui, avec cette tendance baissière de la maladie  du coronavirus au Sénégal, le ministre invite toutes les forces de la nation à s’investir davantage pour le respect des mesures barrières afin d’ éviter que les populations soient prises à un relâchement. Concernant la nouvelle vague de contamination de la Covid-19 en Europe, Aly Ngouille Ndiaye se dit confiant quant aux mesures prises jusqu’ici.
« Depuis un certain temps, nous avons une moyenne qui tourne autour 20  personnes nouvellement infectées par jour dont certains cas importés qui reviennent. Pour cela, nous sommes en train de nous ajuster pour nous assurer que ceux qui viennent ici ont fait le test récent avant de venir… L’etat est en train de mettre en place un dispositif pour faire des tests rapides en vue de protéger les populations », assure-t-il.
Aly Ngouille Ndiaye s’exprimait hier samedi à Linguère en marge de la cérémonie de clôture de la tournée nationale du  conseil notable lébou du grand Cap-Vert. Lequel conseil a initié une tournée nationale pour sensibiliser et expliquer aux différentes parties prenantes les mesures à prendre, selon l’ambassadeur du conseil lébou Mohamed Diagne.

CONDITIONS DE VIE : LA COLÈRE DU FOUTA

http://www.emedia.sn La côte de popularité du chef de l’Eétat, Macky Sall, chute au Fouta considéré jadis comme son titre foncier. Fortement mobilisés, et en rouge, hier dimanche, les manifestants, venus de Podor, en passant par Ranérou Ferlo, ont rallié la route principale de Ourossogui, réclamant de l’électricité et l’accès à une éducation de qualité. Ils se considèrent oubliés par le régime en place.
Abdoulaye Tall Guiro, leur porte-parole, se veut clair  : « ce mouvement réclame un minimum à l’occasion du bilan du Sénégal dit émergent. Ces hommes et ces femmes ont constaté que le Fouta n’a pas émergé. Le Fouta patauge dans des difficultés de tout ordre. L’enseignement supérieur est inexistant dans la zone. C’est pourquoi nous demandons l’érection d’une université digne de ce nom, et le renforcement des écoles de formation pour éviter la déperdition scolaire. »
Parmi leurs doléances figure également le sort des populations de Ranérou Ferlo plongées toujours dans le noir. « L’électricité du gros village de Ranérou est un cas particulier avec seulement la ville de Ranérou, bénéficiant du courant de haute tension dans un département plus vaste que la région de Thiès ». Dié BÂ

Pape Diop est indéfendable

https://www.dakarmatin.com Ancien président de l’Assemblée nationale et du défunt sénat, Pape Diop est sous le feu des critiques à cause de son absentéisme à la représentation nationale. Élu député sous la bannière de la coalition politique « Wattu Sénégal », Pape Diop est un parlementaire fantôme. Il n’a jamais acté sa vocation de parlementaire, pourtant rémunéré mensuellement par les efforts du pauvre contribuable sénégalais. En créant sa formation politique Bokk Giss Giss, les mandataires qui l’ont envoyé à l’Assemblée nationale ne se doutaient pas que sa vision sur cette institution était aux antipodes de la décence politique et républicaine. A l’instar de Macky Sall, BGG est un slogan creux, une supercherie, sa formation politique est en apnée, le parti est inaudible : intermittent du spectacle politique. Depuis le départ de Ibrahima Thiam, les visions s’entrechoquent et engendrent des dissidences et des départs. faut-il le dire l’égo du Pape ne transcende pas celui du politicien sénégalais rétrogradé par le verdict des urnes. Hélas, l’ancien maire de Dakar a adopté la même posture-méprisante que le l’ancien Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye a eue avec la représentation nationale. Une gêne voire une honte de se retrouver dans une Assemblée nationale après avoir occupé une haute station étatique. Le fondateur de BGG peine à se conformer aux exigences élémentaires d’un parlementaire respectueux et respectable envers les mandants, pourtant il maîtrise les lois et les règlements qui régissent le fonctionnement de cette institution qu’il connaît bien, garante d’une immunité salvatrice au moment où la machine judiciaire était lancée au nom d’une reddition des comptes. Se servir des institutions et non servir les institutions. Une marque de fabrique des hommes du système. Pape Diop est indéfendable ReseauNews

Ressources financières du FRAPP, affaire Terme-Sud, 3e mandat de Macky Sall : Guy Marius Sagna tout à trac sur Dakaractu.

https://www.dakaractu.com Dans les locaux de Dakaractu, le secrétaire administratif du front révolutionnaire anti-impérialiste populaire et panafricain s’est prononcé sur l’actualité, notamment, l’affaire Terme sud qu’il considère comme « un scandale foncier, un scandale militaire ». Guy Marius Sagna estime que, dans cette affaire, l’État devrait au préalable céder ces terres à ces 79 familles . »Ce que nous dénonçons, c’est l’attitude du président Macky Sall qui a nommé le Cemga afin de devenir un tailleur foncier qui se cache derrière l’armée pour imposer le forfait », s’indigne le membre de la plateforme Doy Na.
Par ailleurs, l’activiste aura souligné l’affaire Aliou Dembourou Sow.  » Nous sommes inquiets si des citoyens de ce genre s’adonnent à ces pratiques, ce qui se passait au Rwanda et dans d’autres pays en Afrique, risque de se passer au Sénégal. Ç’aurait été un citoyen,  ce serait grave à plus forte raison lorsqu’il s’agit d’un député. C’est inadmissible et à la limite, inacceptable ». Plus loin, Guy M. Sagna condamnera ces propos qui, selon lui, sont discutés au sein de l’Apr. « J’en suis sûr. Tout le monde sait que Macky Sall mijote le 3ème mandat. La preuve, ceux qui n’ont pas soutenu le 3ème mandat sont sanctionnés et les autres motivés », regrettera t-il.
Le secrétaire administratif du FRAPP abordera d’autres questions comme celle de la marche de leur mouvement, mais également de la gestion de cette crise en Casamance qu’il considère comme une « option politique échouée ».

SERIGNE MBAYE THIAM SUR LA SITUATION AU PS «Je ne dis pas qu’il doit prendre fin. Mais un intérim, par définition, ne doit pas être du long terme»

https://www.jotaay.net Finir l’intérim, passer à des renouvellements transparents, rajeunir tout en maintenant la solidarité intergénérationnelle, afin de redonner espoir aux militants et sympathisants du Parti socialiste. C’est le vœu de Serigne Mbaye Thiam, qui n’est nullement obnubilé par le poste de secrétaire général, même si divers responsables du parti lui ont avoué avoir espoir en lui. Considérant que le moment n’est pas venu de se prononcer sur la présidentielle de 2024 et encore moins sur un éventuel troisième mandat de Macky Sall, Serigne Mbaye Thiam est cependant convaincu que le Ps ne se dissoudra jamais dans l’Apr, car ce serait une trahison envers leurs devanciers. Aussi, en tant qu’héritier de Senghor qui a toujours œuvré pour une nation unie et paisible, il ne peut que condamner les propos tenus par le député Aliou Dembourou Sow. Il a tenu ses propos dans «l’invité de MNF» sur la 7Tv.
Serigne Mbaye Thiam n’est pas obnubilé par le poste de secrétaire général du Parti socialiste, mais il ne cracherait pas dessus non plus. «Il n’y a aucun poste ou nomination qui m’empêche de dormir. Mais aussi, il n’y aucun poste ou aucune nomination que je ne mériterais pas, si mes camarades jugent que c’est un poste ou une nomination qui doit me revenir», soutient-il d’emblée. Et d’ajouter que cela est si vrai que quand Ousmane Tanor Dieng est décédé, c’est lui qui,«en premier, a rappelé ce que le parti a prévu» à cet effet, à savoir que si le secrétaire général n’est plus là, c’est son adjoint qui doit assurer l’intérim. Et que c’est par le même schéma qu’on a remplacé ceux qu’on a renvoyés du parti. Mais, à propos de la situation actuelle, même s’il se garde de réclamer la fin de l’intérim, il note tout de même qu’il ne peut pas s’éterniser. «Je ne dis pas qu’il doit prendre fin. Mais un intérim, par définition, ne doit pas être du long terme», dit-il. Non sans ajouter qu’un intérim doit avoir «une fin, à partir de laquelle on va procéder aux renouvellements». Et Serigne Mbaye Thiam de révéler que «c’est la pandémie qui a retardé ce processus», comme elle a perturbé le fonctionnement de tous les partis.

«Il y a des responsables socialistes d’ici et de la diaspora qui, de leur propre initiative, viennent me dire qu’ils ont espoir en moi, mais…»

Même s’il ne fait pas de fixation sur le poste de secrétaire général du Ps, certains de ses camarades voient en lui le meilleur profil. «Si les camarades décident que Serigne Mbaye Thiam est le meilleur profil pour diriger le Ps, je vais accepter. Mais ce n’est pas quelque chose que j’appelle. Il y a des responsables socialistes d’ici et de la diaspora qui, de leur propre initiative, viennent me dire qu’ils ont espoir en moi. Mais je dis toujours à ces camarades que le plus important est qu’on soit unis, parce que prendre une responsabilité dans des conditions de déstabilisation du parti, cela n’en vaut pas la peine. Ne serait-ce que pour honorer la mémoire de Tanor Dieng».
Pour le ministre de l’Eau et de l’Assainissement, le Ps ne doit plus s’inscrire dans une dynamique du messie sauveur, mais travailler à mettre en place un modèle de gestion collective, avec une grande place accordée aux jeunes. «Les renouvellements ne doivent pas se focaliser sur celui qui va diriger le parti, mais vers quel leadership collectif on doit aller et quel visage on doit donner au Ps, pour redonner de l’espoir aux gens», explique-t-il. Et pour lui, «cela passera par des renouvellements transparents, par le rajeunissement,  tout en maintenant la solidarité intergénérationnelle». Insistant sur le rajeunissement, il soutient  : «aujourd’hui, quand je pense au Ps, je ne pense même pas à ma personne. Je pense aux jeunes qui, en 2000, sont venus et ont passé toute leur jeunesse au Ps. Cette génération-làdoit toujours être miseau-devant pour tout ce qu’on fait au Ps». Toutefois, il ne veut pas d’une «dynamique jeunes contre-anciens, parce qu’l’union fait la force».

«Si on dissout le Ps dans l’Apr, on aura trahi nos devanciers et nos camarades»

Sur un troisième mandat de Macky Sall et sur un éventuel soutien du Ps, Serigne Mbaye Thiam donne sa langue au chat, renvoyant à la position que le Ps a toujours eue sur ces questions. «De la même manière qu’on ne voulait pas se prononcer très tôt après la présidentielle de 2012 sur celle de 2019, autant nous ne pouvons pas nous prononcer sur la présidentielle de 2024, alors qu’on vient d’élire le Président qui n’a même pas fait 2 ans. On va se déterminer quand nous aurons tous les éléments d’appréciation. Avant de parler de la présidentielle de 2024, il y a d’abord les locales et les législatives. On règle cela d’abord avant toute autre chose».
Par contre, il a une certitude sur une question. Le Ps ne se dissoudra jamais dans l’Apr. «Si on dissout le Ps, on aura trahi nos devanciers; on aura trahi nos camarades. C’est un schéma qu’on ne peut même pas envisager», martèle-t-il. Serigne Mbaye Thiam de rappeler que le Parti socialiste représente beaucoup de choses dans le pays et est porté aujourd’hui par une génération venue au moment où le Ps était dans l’opposition, qui s’est se bonifiée dans le parti et, légitimement, aspire à un avenir avec le parti.

«Nous combattons la référence à une ethnie dans un combat politique»

Sur l’affaire Aliou Dembourou Sow, Serigne Mbaye Thiam pense qu’en tant qu’héritier de Senghor qui s’est donné toute sa vie pour bâtir une nation unie, solidaire, il ne peut que condamner les propos du député. «Tu as parlé de propos inacceptables à quelqu’un qui est au Parti socialiste, qui a comme fondateur Senghor, qui a bâti le Sénégal. Nous ne pouvons que condamner ces propos. Nous combattons la référence à une ethnie dans un combat politique. Nous ne pouvons accepter que quelqu’un tienne de tels propos. Peut-être c’est une erreur», fustige-t-il.Mbaye THIANDOUM

«BARÇA WALA BARSAKH »  : 23 candidats, dont un mineur âgé de 14 ans, interceptés

Ça ne s’arrête plus. Dans la nuit du 15 au 16 octobre, la gendarmerie a encore intercepté 23 candidats au voyage- dont quatre «chauffeurs »- à Loumpoul. Parmi eux, figurait un mineur tout juste âgé de 14 ans. C’est au moment où les candidats, venus de plusieurs localités, s’apprêtaient à embarquer que les gendarmes ont procédé aux arrestations. Il y’a de cela quelques jours, des candidats étaient interceptés à Saint-Louis.

‘’Barça Walla Barsakh’’  : 405 migrants clandestins interceptés en un mois

https://actusen.sn En l’espace d’un mois, 405 migrants clandestins ont été interceptés par la gendarmerie nationale. La révélation a été faite par Libération dans sa livraison de ce lundi. Dans le détail, 23 candidats à l’émigration clandestine, dont un mineur de 14 ans, en partance pour l’Espagne, ont été interpellés, dans la nuit du jeudi au vendredi dernier, à Lompoul, à Kébémer.
Le 11 octobre dernier, 35 candidats à l’émigration clandestine dont 16 Sénégalais ont été arrêtés à Saint-Louis. Le 6 octobre dernier, 186 personnes dont des femmes et des mineurs, ont été arrêtés au large de Mbour. Le 17 septembre, 73 migrants et 6 passeurs arrêtés à Fimela. Le 23 septembre passé, 15 migrants ont été arrêtés par la Section de Recherches de Dakar. 24 heures plus tard, la Mauritanie a arrêté et expulsé 73 migrants clandestins sénégalais qui tentaient de rejoindre les côtes européennes.

Scandale au Bureau de Poste de ‘’Dakar Etoile’’  : le chef de service vide les caisses pour son marabout

https://actusen.sn C’est une affaire de détournement qui a secoué La Poste, plus précisément le Bureau de Dakar Étoile. Libération, qui donne la nouvelle dans sa livraison de ce lundi, précise que le chef de service, S. Ndoye, a volé plusieurs millions de F Cfa qu’il a offerts à son marabout.
Il a été arrêté par la Division des investigations criminelles (Dic). Ce, suite à une plainte de la Direction générale de La Poste pour détournement de deniers publics. D’après la même source, le marabout s’est servi de l’argent en achetant plusieurs biens dont deux véhicules.
Ce dernier qui lui promettait de lui éviter la prison, a été également été arrêté. Aux dernières nouvelles, renseigne Libération, ils croupissent tous les deux en prison en attendant leur jugement.

Le Sénégal, une si douce «dictature» Par Madiambal diagne

Quand on regarde la littérature de ces dernières années sur la gouvernance publique au Sénégal, le régime de Macky Sall est très souvent dépeint dans les médias, relayant des propos de la société civile ou de l’opposition politique, comme une sordide dictature. La perception qui pourrait ainsi être laissée serait qu’au Sénégal, les droits humains seraient bafoués, que les règles les plus élémentaires ne seraient pas respectées, que l’opposition est muselée, que les médias ne seraient pas libres, que les droits des détenus ne seraient pas respectés, que des traitements inhumains et dégradants seraient réservés aux justiciables, que la Justice serait sous la chape de plomb du pouvoir exécutif, que les marches et autres manifestations publiques seraient systématiquement interdites. On a vu même que le débat a été installé sur une prétendue confiscation des droits des citoyens et que la Justice et l’appareil d’Etat seraient systématiquement instrumentalisés pour priver des citoyens de leurs droits civils et politiques. Le Sénégal serait aussi le pays par excellence de la maltraitance des enfants, de la traite des personnes et où les femmes seraient le plus discriminées. C’est dire que le tableau est plus que sombre, il est noir même. A chaque fois, quelques voix timides se sont élevées pour contester cette présentation des faits, mais il faut dire qu’il est toujours de meilleur ton d’accabler le pouvoir politique en place.
Les dirigeants des organisations sénégalaises de défense des droits de l’Homme ont été à la pointe de ce dénigrement. Tout le monde a pu observer la hargne avec laquelle certains d’entre eux parlent du Sénégal et de ses dirigeants, au point qu’on en arriverait à accorder quelque crédit à leurs dires. Le régime de Macky Sall n’a pu trouver la moindre grâce à leurs yeux. Les organisations de la société civile sénégalaise enfourchent les mêmes combats que des partis politiques et s’autorisent à sortir du champ de leurs missions respectives pour se prononcer sur toutes les questions ou s’autorisent des prises de position dans tous les domaines. Le contrecoup d’un tel comportement a été que ces organisations ont fini par être considérées comme des regroupements d’opposants politiques.

Le Sénégal, pays le mieux élu au Conseil des droits de l’Homme de l’Onu

La semaine dernière, le Conseil des droits de l’Homme de l’Onu a procédé au renouvellement de ses instances. Le Sénégal a été candidat pour rempiler au Conseil des droits de l’Homme, après un premier mandat de 3 ans. On aurait pu alors craindre une déconvenue du Sénégal à ces élections. Mais il a été réélu haut la main, avec un score de 188 voix pour 190 pays votants, pour un scrutin à bulletins secrets. Le Sénégal a ainsi réalisé le meilleur score électoral, parmi les 14 pays nouvellement élus pour compléter le collège de 47 pays siégeant au Conseil des droits de l’Homme et qui «ont la responsabilité de renforcer la promotion et la protection des droits de l’Homme dans le monde». Cet organe «est en mesure d’examiner toutes les questions et situations en lien avec les droits de l’Homme qui nécessitent son attention ; et ce, tout au long de l’année».
Ainsi, le Sénégal a fait mentir tous ses détracteurs en matière des droits de l’Homme, car nul ne saurait suspecter une quelconque partialité ou parti pris, du fait de l’Assemblée générale des Nations unies, en faveur du Sénégal ou du Président Macky Sall. Cette «dictature banania», dirigée par des «kleptomanes», membres d’une «oligarchie clanique ou dynastique», fait ainsi mieux que toutes les grandes démocraties du monde. Cela mérite une certaine introspection. En effet, il y a une fâcheuse tendance dans ce pays à s’auto-flageller, à accabler son pays et à chercher à humilier les autorités politiques. Sur le terrain de la bonne gouvernance et des réussites économiques par exemple, en dépit des diagnostics «catastrophistes» faits par des opposants politiques, Macky Sall avait su répondre par des performances saluées et reconnues par la communauté internationale ainsi que par toutes les institutions nationales en charge de l’évaluation des politiques publiques. Cela nous faisait dire, le 14 novembre 2016, dans ces colonnes, que «Macky Sall répond de la plus belle des manières». Comme pour couronner tout cela, le Peuple sénégalais ne s’y était pas trompé, en élisant l’auteur de ces performances par un score sans appel de plus de 58% des suffrages au premier tour de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Le dénigrement n’a pas pour autant cessé. Bien au contraire ! Nous avons été amené à ainsi relever «les beaux succès de Macky Sall que son opposition refuse de voir» ou le fait que «Macky Sall n’est pas prophète chez lui».
Au demeurant, cette dernière reconnaissance des Nations unies à travers l’élection, avec la manière, du Sénégal au Conseil des droits de l’Homme, confirme le rayonnement international du Sénégal en matière de démocratie, de libertés publiques, de justice, de protection et de respect des droits de l’Homme.

Le silence radio embarrassé d’Amnesty Sénégal, Raddho et autres

Il est étonnant que cette élection passe presqu’inaperçue. La communauté des «droits de l’hommistes» du Sénégal semble n’être pas au courant. En effet, aucune organisation humanitaire sénégalaise n’a estimé devoir relever cette réélection du Sénégal pour continuer à siéger «à la Mecque des droits de l’Homme». Pas plus tard que le 18 septembre 2020, un groupe de six organisations de la société civile sénégalaise avait sorti une déclaration commune pour fustiger des velléités d’atteinte à l’indépendance de la Justice. Comment peuvent-elles s’accommoder d’une telle consécration si tant est que les violations des droits humains par le Sénégal seraient une réalité et que ce pays présenterait la face la plus hideuse ? Le cas échéant, il aurait été logique que ces organisations nous démontrent que l’Onu s’est fourvoyée ou que le vote éclatant en faveur du Sénégal aurait procédé d’un vulgaire bourrage des urnes. Leur silence est assourdissant. On peut être curieux de voir l’aisance avec laquelle les représentants des organisations nationales des droits de l’Homme continueront d’arpenter les couloirs du siège de l’Onu à Genève, pour casser du sucre sur le dos du Sénégal coupable de violations systématiques des droits humains.

Macky Sall devrait-il s’excuser pour ses succès ?

Il reste que les organisations de défense des droits de l’Homme pourraient s’interdire toute objectivité ou fair-play pour féliciter le gouvernement du Sénégal et l’inciter ou l’encourager à poursuivre ses efforts en matière de défense et de promotion des droits humains. De toute façon, les Ong gagneraient plus en objectivité et sûrement en sympathie de la partie de citoyens lucides si elles s’imposaient l’exigence de saluer ou reconnaître les points positifs engrangés par les gouvernements. Peut-être aussi que ce serait «l’alarmisme» ou le catastrophisme qui permet de drainer des financements ? Par contre, il est absurde que le gouvernement ait rasé les murs pour ne pas se féliciter bruyamment d’un aussi indéniable succès. A part un «tweet» du Président Sall et quelques quatre petites lignes dans le communiqué du Conseil des ministre du mercredi 14 octobre 2020, le gouvernement s’est interdit d’évoquer l’élection du Sénégal au Conseil des droits de l’Homme. Il a fallu s’émouvoir de ce silence pour que la Coordination des cadres républicains, une structure du parti du Président Macky Sall, daignât sortir de la torpeur pour féliciter le gouvernement de ce succès. On remarquera qu’aucun média sénégalais n’a eu à accorder une importance à cet événement. Ce n’est sans doute pas la faute aux médias, il était du devoir et de la responsabilité du gouvernement de faire en sorte que ce sujet ne puisse être occulté. Un tapage ou un tintamarre n’aurait pas été de trop. Pourtant, l’Etat du Sénégal ne manque pas d’instruments indiqués pour communiquer à son avantage sur la question. Entre la direction des Droits humains, le secrétariat d’Etat auprès du ministre de la Justice en charge des droits humains et de la bonne gouvernance, le Cabinet du ministre de la Justice ou celui du ministre des Affaires étrangères ou le Comité sénégalais des droits de l’Homme, il devrait sans doute se trouver une personne pour pouvoir communiquer directement avec les médias sur le sujet. Le paradigme de la communication gouvernementale semble être de rester dans une posture de riposte, de réaction, donc de ne jamais prendre l’initiative. C’est véritablement une occasion manquée pour remettre les choses à leur place, notamment après la vive controverse vécue l’année dernière, liée à l’examen de la situation des droits de l’Homme au Sénégal par le Comité des droits de l’Homme de l’Onu. Le Sénégal avait été épinglé sur les cas de droits politiques de personnalités, notamment Karim Wade et Khalifa Ababacar Sall. La délégation sénégalaise avait semblé jouer contre son propre camp et cela avait valu une réaction ferme du gouvernement pour remplacer le directeur des Droits humains. Le Président Sall avait semblé comprendre le grand enjeu de la problématique des droits humains. La composante droits humains est bien devenue un complément nécessaire pour renforcer l’Etat de droit, mais il ne saurait suffire de créer un poste gouvernemental dédié à cet effet pour estimer en avoir fini avec la question qui devrait se révéler être un véritable atout diplomatique pour notre pays.

Une autre fille du khalif des layenes vient de nous quitter… 3 décès en 24 heures

https://www.beut7.com/ La série macabre se poursuit. Après les décès du fils du khalife général, Seydina Malick Thiaw par ailleurs coordinateur du dahira Layène Rufisque et Bargny et de sa fille aînée, Mame Aïséne Thiaw, une autre fille du Khalif des layenes est encore décédée cette nuit. Il s’agit de Sokhna Daga Thiaw Laye. A suivre…

MON GENERAL, JE VOUS L’AVAIS DIT Par Boubacar Sadio

« Chez les militaires, plutôt mourir que d’etre déshonoré, alors que chez les politiciens le déshonneur est préférable à la mort. »

Mon Général, depuis le mois de mars de l’année en cours, l’humanité toute en entière est soumise au diktat d’airain d’un virus impitoyable, insaisissable, incontrôlable et pratiquement indomptable ; et qui a totalement bouleversé nos modes de vie avec une remise en cause inattendue de nos différents projets de société. Pour y faire face, les Etats, en fonction de leur niveau de développement, ont adopté des mesures de tous ordres.
Au Sénégal, l’état d’urgence, assorti d’un couvre-feu, a été l’une des mesures prises par les autorités pour lutter contre la propagation de la pathologie devenue une véritable pandémie. Qui plus, et dans un exceptionnel élan de solidarité et de manifestation patriotique, une loi d’habilitation a été votée par l’Assemblée nationale, agissant au nom de tout le peuple.
Ainsi les pleins pouvoirs avaient-ils été donnés à son Excellence Macky Sall, Président de la République qui, en son temps, pour certainement montrer la gravité de la situation et galvaniser l’ardeur de ses compatriotes, avait déclaré solennellement que nous étions en guerre. Aussi avait-il été promu Général par la presse ; moi-même lui avais conféré le grade de Maréchal.
Mon Général, comme vous le savez mieux que moi, une guerre ne se mène ni ne se conduit sans moyens conséquents à la mesure des défis et des enjeux ; comme on le dit communément, le nerf de la guerre c’est l’argent. C’est dans ce sens que le Président Macky Sall avait sollicité un effort de guerre général pour la constitution d’un fonds dénommé Force-covid 19 qui, il faut le dire et s’en féliciter, a bénéficié d’une large participation de tous les segments de la population. Les besoins étaient estimés à mille milliards de francs CFA (1000 000 000 000 frs CFA), un montant colossal représentant le quart du budget national.
Pour s’assurer de l’adhésion nécessaire et indispensable de tous les Sénégalais, la tâche s’avérant trop ardue, le Président de la République avait initié une série de rencontres et d’audiences avec les représentants des différentes strates de la société, notamment les élites religieuses, coutumières et surtout politiques. Son appel reçut un écho favorable, même auprès de ses plus irréductibles opposants qui ont vite et tôt compris la nécessité de faire bloc autour du Présent de la République.
A ses différents hôtes  et à l’ensemble du peuple, son Excellence Macky Sall avait déclaré et promis la mise en place d’un comité de pilotage qui aurait en charge la gestion globale du fonds de la Force covid-19. Un tel engagement a du contribuer à emporter l’adhésion de plusieurs de ses interlocuteurs ; et certains opposants, à leur sortie d’audience, par pudeur peut-être, n’ont pas voulu émettre la moindre réserve encore moins le plus petit soupçon de réticence, à l’exception d’Ousmane Sonko qui s’est exprimé sans ambages.
Mon Général, à la surprise générale, sauf pour ceux qui n’ont jamais ajouté une foi quelconque aux  propos de celui que je nomme l’homme aux promesses évaporées et aux engagements évanouis, les Sénégalais ont constaté qu’en lieu et place d’un comité de pilotage, avait été mis en place un comité de suivi. La différence est notoire entre un comité de pilotage qui aurait dû prendre en charge tout le processus du début à la fin, avec comme principale mission la définition de la stratégie, le choix des prestataires de services, le suivi et l’évaluation, et un comité de suivi qui n’aura qu’à constater les dégâts sans aucune possibilité d’initier les redressements et rectificatifs nécessaires.
Votre nomination à la tête du comité de suivi avait suscité en son temps, auprès d’une importante frange de la population, beaucoup d’espoir et d’enthousiasme. Parce que vous êtes un Général, appartenant à cette noble, glorieuse et prestigieuse institution qu’est notre armée nationale, vos compatriotes, dans leur grande majorité, vous avaient investi de leur confiance et accordé une très forte présomption de bonne foi, espérant que vous saurez mener à termes et dans les meilleures conditions d’objectivité et de transparence votre délicate mission malgré votre marge de manœuvre étriquée.
Mon Général, contrairement à cet optimisme populaire légitime, j’avais publiquement exprimé mes doutes quant à vos réelles marges de manœuvres qui, à mon avis, me paraissaient très limitées, quasi inexistantes. Vos excellentes qualités humaines, professionnelles et vos compétences ne sont guère en cause et ne sauraient l’etre.
Au contraire, vous incarnez le véritable parangon de l’officier général que toutes les armées du monde voudraient avoir dans leurs rangs. Vous avez montré vos grands talents et fait vos magnifiques preuves partout où le devoir vous a appelé, réussissant des exploits qui ont fait la fierté de l’armée sénégalaise et qu’un jour, il faudra porter à la connaissance de la postérité pour servir d’exemple.
Seulement, comme j’ai eu à le dire, il y a deux facteurs dirimants majeurs qui pourraient réduire vos capacités d’action.

Il faudrait toujours garder à l’esprit et ne jamais perdre de vue que vous êtes un Général encore sous les drapeaux, c’est dire en activité.

A ce titre, vous êtes sous la double tutelle institutionnelle et militaire de son Excellence Macky Sall, Président de la République. Comme vous le savez et comme vous y avez été formaté, la discipline est la force principale des armées ; aussi êtes –vous astreint à l’obéissance hiérarchique. Ce qui veut dire en clair et simplement que vous ne pouvez qu’exécuter les ordres de votre chef, en l’occurrence le Président Macky Sall. Le problème n’est pas tant cette obligation de devoir vous soumettre à l’autorité du Président. Le problème se situe d’une part, dans la nature des ordres qui vous seront donnés et d’autre part, dans les valeurs et principes de commandement du donneur d’ordre.
Concernant le premier point, il est fait obligation à tout fonctionnaire, militaire ou civil, de ne point exécuter un ordre manifestement illégal ; vous avez une liberté d’appréciation qui relève de votre responsabilité personnelle. Quant au deuxième point, il faut tout simplement souligner que le Président Macky Sall est un politicien dans l’âme et qu’à ce titre tous les actes qu’il pose et toutes les actions qu’il mène ont toujours un soubassement politicien, n’épousant forcément pas l’intérêt général ; nous pouvons faire confiance à votre capacité de discernement. C’est triste, pénible et malheureux de le dire, mais notre très cher et bien aimé Président de la République a la réputation d’avoir une parole instable.
Mon Général, le deuxième facteur dirimant que j’avais évoqué concernait le milieu ou vous aviez été plongé. C’est très différent de votre milieu naturel d’évolution, l’armée ou les pratiques sont saines, les propos exprimés et les actions menées sur la base de valeurs morales et éthiques immuables partagées par tous les militaires, du Maréchal au moins gradé des hommes du rang. C’est le partage de ce patrimoine commun qui forge l’esprit de corps et qui fonde leur fraternité ; ce n’est point par fantaisie qu’ils s’appellent « frères d’armes ».
Et, c’est cela que le Général Mansour Seck a voulu faire comprendre aux populations, notamment aux politiciens, et que c’est peine perdue de vouloir couper le cordon ombilical qui réunit et lie la hiérarchie et la troupe. On a plongé votre lisse personnage dans une mare boueuse infestée de politiciens sans foi ni loi, pas tous, mais un bon nombre d’entre eux. Il y a dans votre comité de suivi des personnages qui ne sont là pour servir d’yeux et d’oreilles pour le grand chef ; ils n’ont été choisis qu’à cette fin. Je vous avais dit que vous rencontreriez toutes les difficultés et auriez toutes les peines du monde à vous acquitter correctement de votre mission. Les faits semblent m’avoir donné raison.
Mon Général, ne voilà –t-il pas que le ministre Mansour Faye, beau-frère du Président de la République, est en train de confirmer mes appréhensions du début ? IL s’est fendu d’une déclaration indécente et insultante pour dire avec assurance que jamais il ne répondra à une convocation de l’OFNAC ou de tout autre organe de contrôle. Devant l’indignation des Sénégalais, il a fait marche arrière pour édulcorer ses propos. N’a-t-il pas refusé de mettre à la disposition du comité de suivi tous les documents comptables réclamés pour une vérification exhaustive de toutes les dépenses effectuées par son ministère ? Vous est-t-il possible de vérifier dans quelles conditions ont été choisis les différents prestataires et octroyés les différents marchés ? Vous avez du rencontrer les mêmes contraintes dans d’autres structures de l’Etat.
Le cas du ministre Mansour cas est très illustratif de la manière dont nos ressources financières sont gérer par la ploutocratie au pouvoir sous la présidence de Macky Sall. Mansour Faye n’a aucun autre mérite et rien d’autre à faire valoir et se prévaloir, sinon qu’il est le grand frère de la dame Marième Faye, épouse de son Excellence Macky Sall, Président de la République ; c’est tout. Affichant toujours une mine dédaigneuse à l’endroit de son interlocuteur, il est d’une arrogance répulsive et d’une condescendance répugnante envers ses compatriotes qu’il semble narguer.
Mon Général, il faudra élever votre niveau de vigilance par rapport aux manœuvres actuelles des autorités politiques au pouvoir. Comme je n’ai jamais eu de cesse de le dire et de le dénoncer, nos dirigeants actuels, avec à leur tête le Président Macky Sall, ne sont très à l’aise que dans les combines, les manigances, les stratagèmes, les expédients, la fourberie, la tricherie et la cachotterie. Leur esprit retors les conduit le plus souvent à imaginer les moyens, les procédés et les procédures les moins recommandables, souvent à la lisière de l’illégalité, pour atteindre leurs objectifs.
L’implication de l’Assemblée nationale n’est pas fortuite ; la création d’une commission d’information participe d’une stratégie. C’est tout juste pour faire doublon au comité de suivi que vous dirigez. La représentation nationale étant un pouvoir indépendant, nous chante-t-on à longueur de journée, le rapport de la commission d’information supplantera et aura la primauté sur votre rapport dont on cherchera à dévaloriser les conclusions.
Mon Général, comme il est aisé de s’en rendre sans beaucoup d’efforts de réflexion, nous sommes en face d’une véritable opération, insidieusement et subtilement menée par l’Assemblée nationale pour blanchir, innocenter et déculpabiliser les acteurs majeurs impliqués dans la gestion de la force covid-19, dont, évidemment et notamment le plus illustre d’ entre eux, le ministre Mansour Faye. La commission d’information ne se contentera que d’enregistrer les déclarations fallacieuses des uns et des autres, pour ensuite en faire une compilation qui tiendra lieu de rapport ; et ce soit disant rapport sera soumis à l’appréciation du Président de la République, au lieu d’etre mis à la disposition des populations dont ils sont les représentants.
Avec à sa tête un vieillard sénile, maladif et grabataire qui n’a d’ambitions que servir docilement et servilement le Président de la République dont il est redevable beaucoup de choses, il n’y a absolument rien à attendre de la présente Assemblée nationale considérée comme la plus nulle, la plus médiocre et la plus inutile de l’histoire du Sénégal. Son Président me pitié quand, malgré le poids de l’âge, je le vois se démener, s’échiner et s’essouffler pour défendre un régime qui se nourrit du sang et s’abreuve de la sueur d’un peuple fatigué, parce que exploité dans les limites de l’humainement possible.
Que voulez-vous ? Quand un clan de « badolos », de petites gens, s’empare, accidentellement, des rênes du pays, on ne peut s’attendre qu’à des frasques et à des comportements farfelus et grotesques, qui démontrent à merveille leur origine roturière. Et, s’il faut y ajouter la présence d’un griot bedonnant, ignare, inculte et analphabète qui oriente, quelquefois, les choix du Président et qui pèse, très souvent sur ses décisions, on ne peut s’attendre à pire que ce que nous sommes en train de vivre au Sénégal. Qui oserait créer le plus petit problème à Mansour Faye, frère de Marième Faye, épouse du Président Macky Sall ? Personne, même pas vous mon Général, malgré vos étoiles dignement acquises de haute lutte et très largement méritées. Ainsi marche le pays ; il faut analyser les situations à partir d’une grille de lecture prenant en compte les relations familiales et claniques, et non en termes de devoirs républicains, d’obligations institutionnelles, de considérations civiques ou de convictions citoyennes.
Mon Général, m’adressant à un militaire de très haut rang, je ne puis m’empêcher d’évoquer la triste, pénible et douloureuse affaire des anciens militaires de Terme Sud à qui j’exprime toute ma solidarité et apporte mon grand soutien ; ces militaires dont certains, au nom de la défense de leur chère patrie, ont eu à payer un lourd tribut, soit par l’amputation d’un membre ou d’un organe vital soit par le plus noble et plus extrême des sacrifices, la mort. Il ne s’agit point pour moi d’intervenir sur le fond du dossier que je ne maitrise guère ; toutefois, je pense que la hiérarchie n’aurait pas dû accepter d’offrir un tel spectacle aux populations civiles. Il n’y a de pouvoir que dans le mythe, et aujourd’hui, si l’on ne peut pas dire que le mythe militaire est tombé, il faut, néanmoins et objectivement accepter qu’il a été largement entaillé. Je rappelle qu’en 1989, une situation similaire s’était présentée à la cité police de la corniche ou avaient été déployés des éléments du Groupement d’intervention de la police pour déloger des policiers radiés.
C’est l’intervention du Général Mamadou Niang, à l’époque colonel en charge des renseignements militaires qui avait permis d’arrêter l’opération sur ordre du Président Abdou Diouf, évitant ainsi, à d’anciens serviteurs de la nation, de la république et de l’Etat le supplice de la honte et du déshonneur.. Je profite de l’occasion pour lui transmettre mes salutations et le remercier pour son inlassable dévouement à la cause nationale.
Mon Général, je termine en vous renouvelant toute mon admiration pour votre excellent et très élogieux parcours au sein des forces armées sénégalaises. Quant à la présente mission qui vous a été confiée par le Président de la République, je souhaite, malgré mon pessimisme, qu’elle soit une réussite mais surtout qu’elle n’entame en rien la très bonne réputation et l’excellente image que les Sénégalais ont de votre personne et, au-delà de celle-ci, de notre vaillante armée nationale dont le rayonnement international fait la fierté de tout un peuple.Dakar le 17 Octobre 2020.Boubacar SADIO.Commissaire divisionnaire de police de classe exceptionnelle à la retraite.


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