Revue de presse du Lundi 19 Juillet 2021

Partagez ce contenu!

SAINT-LOUIS-LUTTE CONTRE L’APATRIDIE ET PROMOTION DE L’AUTONOMISATION DES FEMMES : Près de 40.000 cas liés à l’obtention de pièces d’état civil réglés en 3 ans par le PUMA

http://www.sudonline.sn La commune de Fanaye a abrité avant-hier, jeudi 15 juillet, la cérémonie de clôture des audiences foraines organisées depuis quelques temps dans le département de Podor, dans le cadre du Programme d’Urgence et de Modernisation des Axes et Territoires Frontaliers (PUMA). Près de 40.000 cas ont été réglé dans le pays en l’espace de 3 ans, selon le Coordonnateur national du PUMA, Moussa Sow, qui se dit déterminé à combattre l’apatridie et à promouvoir l’autonomisation des femmes du monde rural
Les nombreuses difficultés auxquelles sont confrontées les populations des zones frontalières, en raison de l’enclavement consécutif à l’absence d’infrastructures, pour s’inscrire dans les listes électorales ne laissent pas indifférents les responsables du Programme d’Urgence et de Modernisation des Axes et Territoires Frontaliers (PUMA). Une situation qui explique les difficultés pour ces mêmes populations à obtenir des pièces d’état civil telles que des certificats de résidence et des extraits de naissance. C’est ainsi que, pour pallier à cet état de fait, la Coordination nationale du PUMA a facilité, du 1er au 15 juillet dernier, la tenue d’une série d’audiences foraines dans les départements de Podor (Saint-Louis, Nord du pays) et de Saraya (Kédougou, Est du Sénégal), en facilitant la mobilité des présidents des Tribunaux concernés et en prenant en charge totalement les frais de jugement.
 Le but est permettre aux populations des zones frontalières d’obtenir un extrait de naissance et d’accéder aux exigences de la vie moderne. “La présence du PUMA et de la Coordination nationale de gestion des frontières (CNGF) à Fanaye résulte d’une double activité consistant tout d’abord à clôturer les audiences foraines organisées dans le département de Podor sur demande du PUMA qui, dans le cadre de l’exécution de sa matrice d’actions prioritaires, est en train d’aider les populations vivant dans les zones frontalières à obtenir des pièces d’état civil. C’est une manière pour nous de lutter contre l’apatridie.
Depuis 2018 à nos jours, nous sommes à près de 40.000 cas qui ont été réglés dans le pays et ce travail va se poursuivre car nous avons constaté l’engouement suscité par ces audiences foraines”, a fait savoir Moussa Sow, Coordonnateur national du PUMA qui s’est aussi prononcé sur l’appui de la CNGF, en collaboration avec le PUMA, à l’endroit des femmes réfugiées de la zone. “Il s’agit des réfugiées des villages de Sorimalé qui ont eu à bénéficier d’investissements réalisés par la CNGF et qui, également dans le cadre de la mutualisation de nos actions, ont reçu de la part du PUMA, du matériel d’allègement pour les travaux féminins”, a-t-il ajouté.
L’occasion a été également saisie par la CNGF pour enrôler un certain nombre de réfugiés. “Ils n’ont pas de pièces d’état civil mais ils ont des tenants lieux d’actes d’état civil. Nous avons profité de cette invitation du PUMA pour remettre solennellement un moulin à mil réalisé par le PUMA aux réfugiées”, a renseigné le Colonel Abdoul Ndiaye, secrétaire permanent de la CNGF.

GABAR : LES PRODUCTEURS D’OIGNON SOLLICITENT L’AIDE DE L’ETAT POUR ÉCOULER LEURS PRODUCTIONS

Gabar (Louga), 18 juil (APS) – Les producteurs de Gabar, dans la commune de Léona (Louga), ont appelé, dimanche, l’Etat du Sénégal à les aider à écouler leurs productions d’oignon et à disposer de magasins de stockage, compte de la mévente à laquelle ils sont confrontés.
‘’Un grand nombre de la production a pourri parce que nous n’avons pas où la vendre. Nous n’avons reçu aucun soutien de notre ministère de tutelle et ce que nous voulons, c’est que l’Etat pense aux producteurs’’, a déclaré l’un d’eux, El Hadji Maguette Boye.
S’exprimant lors d’une conférence de presse organisée par des membres de l’Association pour la promotion des produits agricoles du Sénégal (APASEN), il a dénoncé la concurrence déloyale de l’agrobusiness.
‘’Face la concurrence de l’agrobusiness, nous n’arrivons pas à nous en sortir. Ils ont les moyens de vendre leur production à des prix bas. Si nous les suivons, nous allons faire faillite’’, a-t-il averti.
Selon M. Boye, la production de cette année est ‘’de qualité’’, mais les producteurs de Gabar n’ont nulle part où l’écouler, l’oignon étant vendu entre125 et 150 francs CFA le kilogramme.
‘’Il faut que l’Etat nous aide à éponger nos dettes et à subvenir à nos besoins. Nous allons vers la Tabaski et nous ne sommes pas sûrs de pouvoir célébrer correctement la fête, parce que nous n’avons jusque-là aucun revenu ’’, a-t-il plaidé.
‘’Tous les producteurs de la zone des Ndiayes rencontrent les mêmes difficultés. Nous avons des problèmes à vendre nos productions. Nous avons fait notre première campagne il y a quelques semaines , et jusqu’à présent, nous n’arrivons pas à vendre’’, a de son côté expliqué Youssou Sow, lui aussi un producteur.
Certes les cultures sont arrivées en maturation, mais les producteurs sont dans l’incapacité de récolter puisque n’ayant nulle part où stocker cette prochaine production.
 ‘’Nous sommes obligés de laisser la production dans les champs. A cause de cette situation, une grande partie a pourri dans les près. Nous demandons à l’Etat de nous aider à vendre nos productions. Nous avons contracté des dettes au niveau des banques et nous risquons de ne pas pouvoir honorer nos engagements’’, s’est-il inquiété.
Selon M. Sow, l’APASEN a créé une coopérative pour racheter les stocks d’oignon dans les marchés et aussi installer des chambres froides pour le stockage des productions pour pourvoir ensuite les revendre et récupérer les investissements consentis.
‘’Nous appelons l’Etat du Sénégal et les bailleurs de fonds à nous y aider’’, a-t-il imploré.SK/ASG

Séminaire de mise en œuvre du Code du tourisme : Le syndicat du patronat s’explique sur la non implication de certains segments du secteur à ce stade de la procédure

https://www.dakaractu.com/ L’élaboration du code touristique initiée par le ministère commence à faire grincer des dents. Réuni à Saly cette semaine avec des acteurs, le ministère du tourisme semble être en conclave avec seulement une partie des acteurs du tourisme.
Parmi les “oubliés”, Pape Béranger Ngom, président de l’association des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration (APHOR), responsable du syndicat des travailleurs du tourisme au Sénégal. « Non, le ministère ne nous a pas consultés. Ils ont fait leur séminaire sans le syndicat qui défend les intérêts des travailleurs », prévient-il bout du fil.
Un autre acteur mis à la touche et écarté dans la collecte des suggestions et recommandations pour l’élaboration dudit projet, c’est le président des guides touristiques de la Casamance. Joint par téléphone, Lamine Diop regrette la non implication de la base dans ce projet.
« Je n’ai pas été consulté encore moins invité à participer au séminaire. C’est par hasard que j’ai appelé un collègue, Séni Lô, qui m’a dit qu’il rentrait sur Saint-Louis parce qu’il était en séminaire à Mbour. “Je te reviendrai pour te faire l’économie de ce qui a été dit à Saly.” Il dit représenter le bureau national qui n’a même pas été consulté. Ils se sont levés et l’ont désigné alors que le préalable, c’était de consulter la base, recueillir les recommandations et suggestions des représentants des différentes régions dans un document et le présenter le jour du séminaire. Vous n’êtes pas sans savoir que chaque région a ses spécificités et ses réalités. Même si l’inspecteur régional participe. Il ne peut dire à notre place ce que nous pensons et ce que nous vivons. J’attends toutefois de voir le document. Je précise que je n’ai pas été contacté, ni saisi, ni informé de ce projet d’instauration d’un code touristique », regrette-t-il.
Par contre, le patronat a été bien représenté. Le représentant souligne que « c’est à la suite d’une demande du secteur privé. On confectionne un document qui n’est pas finalisé. Il faut préciser que les parties discutent dans le cadre de l’UEMOA. Il faut harmoniser dans le cadre de l’UEMOA un Code du tourisme », précise Mr Sabaly, le PCA du Cluster du tourisme.
Toutefois il ajoute que, « les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration sont représentés par le syndicat du patronat qui porte la revendication. Il appartient maintenant au syndicat de partager le document à chaque étape des travaux. La preuve lorsqu’on a rencontré l’État pour discuter du financement pour la relance du tourisme handicapé par la pandémie qui a permis à l’État de décaisser les 50 milliards, il y a eu plusieurs demandes y compris les professionnels de l’hôtellerie et pourtant ils n’ont pas été consultés », rappelle-t-il.
Cependant, il précise que « cette concertation est du domaine technique et juridique. On a fait appel à des ressources humaines techniques d’un certain niveau et ensuite, on fait appel à des juristes. C’est surtout l’habillage juridique qui est important. Il s’agit d’une loi », tient-il à clarifier pour mettre fin à la polémique qui enfle, avant de rassurer tous les acteurs.
« Le document sera porté à l’appréciation de tout le monde pour voir s’il y a omission ou pas. En ce moment, on le fait en mailing pour l’envoyer à tout le monde avant toute validation. À préciser que toute validation sera soumise à l’appréciation de l’UEMOA… »

#Covid_19sn : 7 décès supplémentaires,1 cas importé et 575 nouvelles contaminations rapportés ce lundi

https://www.pressafrik.com/ Ce lundi 19 Juillet 2021, le Ministère de la Santé et de l’Action sociale a reçu les résultats des examens virologiques ci-après : Sur 2357 tests réalisés, 575 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 24,40 %.
Les cas positifs sont répartis comme suit 62 cas contact suivis par les services; 01 cas importé a été enregistré à l’AIBD de Diass et 512 cas issus de la transmission communautaire.

Ces derniers sont répartis comme suit :

Région de Dakar 421 cas dont : 285 pour le département de Dakar ; 49 pour le département de Rufisque ; 38 pour le département de Pikine; 33 pour le département de Guédiawaye ; – 16 pour le département de Keur-Massar;
Les autres localités en régions 91 cas dont : 13 à Saint-Louis; 12 à Touba ; 10 à Richard-Toll ;08 à Dahra ; 07 à Ziguinchor; 06 à Joal et Oussouye; 04 à Linguere, Mbour et Pout ; 03 à Matam ; 02 à Malem Hodar, Popeunguine, Saly et Thiès ; 01 à Bignona, Fatick, Kolda, Mboro, Somone et Taïba.
Le bulletin quotidien rapporte également que  211 patients suivis ont été contrôlés négatifs et déclarés guéris. 33 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
07 décès ont été enregistrés le dimanche 18 Juillet 2021.  L’état de santé des autres patients hospitalisés est stable.
A ce jour, 52671 cas ont été déclarés positifs dont 43522 guéris, 1227 décédés, et donc 7921 sous traitement.
Le dimanche 18 juillet 2021, 2782 personnes ont été vaccinées, portant le nombre total à 611166.
Le Ministère de la Santé et de l’Action sociale exhorte les populations au respect strict des mesures de prévention individuelle et collective.Fana CiSSE

CONTAMINATIONS COVID-19 : Le Sénégal enregistre un week-end record 

https://www.enqueteplus.com Depuis le début de la pandémie, les contaminations liées à la Covid-19 ont atteint un nouveau record, le week-end, avec 3 088 cas positifs dénombrés. ‘’Ce dimanche 18 juillet 2021, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a reçu les résultats des examens virologiques ci-après : Sur 4 419 tests réalisés, 1 722 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 38,97 %. Les cas positifs sont répartis comme suit : 744 cas contact suivis par nos services ; aucun cas importé n’a été enregistré ; 978 cas issus de la transmission communautaire’’, renseigne le point du jour de la tutelle.
D’après le communiqué, les cas communautaires sont répartis comme suit : ‘’Région de Dakar 774 cas dont 295 pour le département de Dakar ; 145 pour le département de Pikine ; 141 pour le département de Keur Massar; 139 pour le département de Rufisque ; 54 pour le département de Guédiawaye ; autres localités en régions 204 cas dont 21 à Thiès ; 18 à Touba; 16 à Mbour ; 12 à Joal ; 11 à Mboro; 10 à Saint-Louis et Tivaouane ; 9 à Saly, Popenguine, Pout et Ziguinchor ; 7 à Diourbel et Linguère ; 5 à Matam et Richard-Toll ; 4 à Bambey, Bignona, Kédougou et Oussouye ; 3 à Birkiliane, Darou Mousty, Fatick, Kaolack et Kolda ; 2 à Louga et Sédhiou ; 1 à Dagana, Diouloulou, Guinguinéo, Malem Hodar, Ndiassane, Ndioum, Ngaparou, Podor, Saraya, Somone et Thionk-Essyl’’, précise la note.
Au total, 184 patients suivis ont été contrôlés négatifs et déclarés guéris et 31 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation et 6 décès ont été enregistrés. L’état de santé des autres patients hospitalisés est stable.
Les chiffres livrés samedi sont tout aussi alarmants. Le ministère de la Santé dit avoir reçu les résultats des examens virologiques ci-après : sur 3 815 tests réalisés, 1 366 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 35,81 %. ‘’Les cas positifs sont répartis comme suit : 441 cas contact suivis par nos services ; aucun cas importé n’a été enregistré ; 925 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : région de Dakar 751 cas dont 448 pour le département de Dakar ; 163 pour le département de Rufisque ; 63 pour le département de Keur Massar ; 57 pour le département de Pikine ; 20 pour le département de Guédiawaye’’, rapporte le ministère.
Pour les autres localités en régions 174 cas ont été relevés. Il s’agit de 41 à Thiès ; 15 à Popenguine et Tivaouane ; 12 à Touba ; 10 à Dahra ; 9 à Mbour ; 7 à Kaolack et Linguère ; 6 à Fatick et Saly ; 4 à Pété et Ziguinchor ; 3 à Darou-Mousty, Diourbel, Matam, Pout, Saint-Louis et Thiadiaye ; 2 à Mbacké, Ngaparou, Pire et Sokone et Vélingara ; 1 à Aéré-Lao, Bignona, Bounkiling, Guinguinéo, Louga, Mboro, Nianing, Patar, Saraya et Somone.
Le samedi, 154 patients suivis ont été contrôlés négatifs et déclarés guéris, 29 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation et 5 décès ont été enregistrés le vendredi 16 juillet 2021. A la date d’hier, 52 096 cas ont été déclarés positifs dont 43 311 guéris, 1 220 décédés et donc 7 564 sous traitement. Le samedi 17 juillet 2021, 3 000 personnes ont été vaccinées, portant le nombre total à 608 384.

COVID-19 : MISE EN PLACE D’UNE TASK-FORCE DE RIPOSTE RIGOUREUSE

Dakar, 18 juil (APS) – La Coalition des organisations de la société civile sur le Global Financing Facility (COSC/GFF) a annoncé dimanche sa décision de ‘’mettre en place une Task-Force de riposte rigoureuse’’ contre le Covid-19 dont la troisième vague ‘’avance, dit-elle, avec une progression 3 fois plus rapide que la deuxième et avec une virulence encore plus dangereuse (…)’’.
Cette Task-Force ‘’implique tous les acteurs de la société civile évoluant dans le domaine de la santé’’, souligne-t-elle dans un communiqué faisant suite au webinaire qu’elle a organisé vendredi sur le thème  :
‘’Quelles réponses de la société civile face à la 3e vague de la Covid-19’’.
Selon ce communiqué, ‘’la Task-Force ambitionne de mettre en synergie les ressources de la société civile afin que toutes les organisations membres revisitent encore les plans et les budgets pour mettre en place un programme d’urgence et venir en aide au système de santé du pays’’.
Il souligne que ‘’dans ce dispositif, une place importante est réservée aux jeunes et aux femmes dans les stratégies de riposte, surtout au plan communautaire’’.
La coalition se dit ‘’consciente que la solution aux cas communautaires doit émaner d’une riposte communautaire’’. A cet égard, elle ‘’exhorte l’Etat du Sénégal’’ à ‘’valoriser le travail de la société civile en démédicalisant davantage la riposte’’. De la même façon, elle l’encourage à ‘’reconnaître pour le rectifier que le système de santé ne se limite pas uniquement au Ministère de la Santé et de l’Action Sociale’’.
Elle l’invite de même à ‘’veiller à ce que les messages destinés aux populations ne soient pas divergents ni conflictuels, mais plutôt centrés et coordonnés’’, et à ‘’sortir du relâchement en adoptant des mesures fortes tout en adoptant l’attitude d’un +bon père de famille+’’.
Elle exhorte aussi les pouvoirs publics à ‘’centraliser et analyser la remontée des informations (…)’’ et ‘’revoir ses nouvelles politiques de prise en charge des cas de Covid-19 et penser à une stratégie hardie de vaccination visant à immuniser au moins 60 à 70% de la population’’.
Elle ‘’en appelle à une prise de conscience de toute la communauté pour endiguer cette troisième vague et éviter que la Tabaski soit l’occasion de répandre le virus dans les régions’’.
La société civile souhaite que les sénégalais qui sont à Dakar et qui envisagent d’aller passer la TABASKI dans leur localité puissent se prémunir en masque et en gel hydro alcoolique ‘’Yobaalu Tabaski’’ASG

Sogué Diarisso sur la Covid-19 : “Le confinement strict n’a aucun impact sur le virus…Il faut impliquer l’armée”

https://www.pressafrik.com Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a rapporté ce dimanche 18 juillet 2021, 1722 cas positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 38,97 %. « Des chiffres affolants », selon l’ancien directeur de la Prévention et de la Statistique, Sogué Diarisso. L’invité de l’émission, le Jury Du Dimanche (JDD), estime qu’il semble qu’il fallait privilégier le traitement avec l’Hydroxychloroquine ou l’ivermectine qui, rappelle-t-il, « avaient donné d’excellent résultats ».
Diarisso dit espérer qu’avec le début de l’hivernage que les choses se tassent. Il a rappelé qu’une étude chinois avait montré que le virus ne résiste pas trop aux hautes températures et à l’humidité. Donc, avance-t-il, « il faut espérer qu’avec l’humidité que cela se tasse ».
Empruntant l’idéologie de l’anthropologue et expert suisse, Jean Dominique-Michel selon qui le confinement strict n’avait aucun impact sur le virus,  l’ancien directeur de la Prévention et de la Statistique recommande aux autorités de ne pas aller vers le « confinement strict ». Car, à l’en croire, « cela n’a aucun impact sur la vitesse de circulation du virus ».

« Il faut impliquer l’armée »

Pour le prévisionniste, les différentes formes que prenne le virus montrent que le ministère de la Santé n’est pas qualifié pour coordonner tout ça.  Selon lui, il faut commencer à traiter cette pandémie « comme si on avait eu une attaque bactériologique ». Pour cela, propose M. Diarisso, « il faut impliquer l’armée » et composer « une équipe pluridisciplinaire ».
« Si c’était l’armée, la première chose qu’elle aurait faite, c’est de faire l’état de la situation. Quelle est la situation épidémiologique actuelle? On ne la connaît pas. Si ce n’est que des voyageurs qui sont testés… Il faut faire la situation globale de la chose. Parce que, les tests PCR (Polymerase Chain Reaction) ne permettent pas de dire qu’un tel est malade ou pas », a-t-il conclu.Aminata Diouf

3e vague : les recommandations du Khalife général des Tidianes

https://www.xibaaru.sn Les chefs religieux ne sont pas restés insensibles face à la montée des cas de Covid-19 au Sénégal. En effet, le Khalife général des Tidiane, Serigne Babacar Sy Mansour, après avoir invité les populations à respecter les gestes barrières, a formulé de nouvelles recommandations pour faire face à la pandémie.
Dans un communiqué, le guide religieux a appelé les Sénégalais à des unions de prières et demandé ainsi à chaque chef de famille de donner, en guise d’aumône, un kilogramme de riz, un kilogramme de sucre et un litre d’huile aux nécessiteux.
« Au salut final, nourrir l’intention sincère d’un repenti. Réciter : 111 Astaghfiroulah, 111 Salatoul Ala Nabi, 111 Ya Kaafi, 903 Ya Latifou, 65 Hasbounalahou wa nihmal wakilou, 1 Sourate Al Ikhlass, 1 Sourate Al Falaq, 1 Sourate An Nassi et Salatoul Alal Nabi », lit-on dans la note.

Ruée vers la gare des Baux-maraîchers : les clients coincés entre les risques du Covid et la flambée des prix de transport

https://www.pressafrik.com Située à hauteur de ‘’Bountou Pikine’’, la nouvelle gare routière des Baux-maraîchers est l’actuel point de ralliement de tout voyageur pour le point de départ ou de destination qui relie Dakar à l’intérieur du Sénégal. À quelques jours de la Tabaski, qui sera célébrée entre mardi et mercredi prochains entraîne, c’est une foule immense de voyageurs qui s’est amassée sur les lieux, alors que le pays fait face à une flambée de cas de Covid-19. Si certains respectent les mesurent d’hygiène, d’autres s’en passent. A cela s’ajoute la flambée des prix de billet de voyage qui grimpe jusqu’à 25000 F CFA pour certaines destinations
« Le respect des mesures barrières n’est pas encore pris au pied de la lettre à la gare des Baux maraîchers de Pikine. À cela, s’ajoute la flambée des prix de billet de voyage qui grimpe jusqu’à 25 000 F CFA. Certains ont du mal à supporter les masque. Parfois, on étouffe, mais on essaye de faire avec », a déclaré Mamadou Gueye passager qui a pris le bus horaire en direction de Kaolack.
Parlant des prix, du voyage Dakar-Kaolack, M. Gueye avoue que les billets ont augmenté. « Ils ont augmenté les prix à 5 000 F CFA. D’habitude c’était maximum 3 000 F CFA. Parce que les 7 places, c’était à 3.500 F CFA. Aujourd’hui, les bus, les minis cars tous, c’est un prix fixe 5 000 F CFA », dit-il.

Les prix de billet de voyage dans la Région de Ziguinchor grimpent jusqu’à 25 000 F CFA

Mame Sané , une dame de teint clair âgée d’une vingtaine d’années, assise devant ses bagages, a l’air abattue. « Je suis arrivée ici vers 12 heures, mais jusque-là, nous n’avons pas de véhicule. La situation est critique ici. Les prix des billets ont flambé. Pour les 7 places, on nous parle de 25.000 F CFA pour Bignona. Et pour les mini-car, il faut débourser 15.000 F CFA. Sans compter les bagages, on nous demande 700 F CFA. C’est vraiment déplorable », se lamante-t-elle.
Régulateur à la gare routière des Baux-maraîchers, Mactar Mbaye soutient que les mêmes dispositifs pris au début de la pandémie sont toujours là. « Ce que je peux vous dire, est que les mêmes dispositifs pris au début de la pandémie, sont toujours là. Il s’agit du port de masque, le lavage des mains, la sensibilisation. On enregistrait les noms et prénoms des passagers, les chauffeurs et leur destination. Mais ces jours-ci, nous avons constaté qu’il y a trop d’affluence. Chacun veut partir. Les gens doivent savoir que c’est une question de responsabilité. Nous ne baissons pas les bras. Nous allons continuer à sensibiliser », déclare le régulateur Mbaye.

La décision de Dakar Dem Dik ne se sent pas à Baux-maraîchers de Dakar

Interpelé sur la décision de Dakar Dem Dik, qui en raison de la situation sanitaire liée à la Covid-19 a décidé de suspendre tous les voyages interurbains, à partir de ce samedi, Mactar Mbaye soutient que cela n’a pas répercutions  sur leur travail « Nous ne l’avons pas senti. Parce qu’à cette période, il y a toujours de l’affluence ici à la gare routière des Baux-maraîchers de Dakar », dit-il.

Les clients accusés d’être responsables de la hausse des prix de billet de voyage

Pour ce qui est de l’augmentation des prix du transport, il pointe un doigt accusateur sur les clients : « Le problème est complexe. Le billet ne devait pas être augmenté. Mais ce sont les clients eux-mêmes qui viennent voir les chauffeurs et leur proposent un prix. Parce qu’ils veulent partir coûte au coûte ».
« Mois, je suis chauffeur d’horaire Dakar-Toubacouta. Dans mon véhicule, tout le monde respecte le port de masque. Les places du milieu ne sont pas occupées pour plus de sécurité », a fait savoir Moussa le chauffeur d’horaire Dakar-Toubacouta.
Les nouvelles contaminations au coronavirus ne cessent de grimper au Sénégal avec 1722 cas ce dimanche sur un échantillon de 4 419 tests effectués soit un taux de positivité de 38,97 %.

Thierno Alassane Sall : «Macky Sall a installé le pays dans une situation grave»

https://www.xibaaru.sn Le leader de la République des Valeurs, Thierno Alassane Sall semble accuser le président Macky Sall d’être à l’origine de la hausse des cas de covid-19. Dans un post, il affirme que le chef de l’Etat est « conscient d’avoir installé le pays dans une situation grave ».
« Quand la parole de l’autorité est discréditée, décrédibilisée, et d’évaluée, elle ne peut plus être entendue. La stratégie actuelle du président de la République, c’est par de petits communiqués, pousser les lobbies des médecins, de la société civile, à crier et réclamer des mesures fortes, pour que lui puisse enfin sortir, et en prendre. Il ne peut pas prendre des mesures fortes puisqu’il n’a plus l’autorité morale pour le faire. S’il prenait des mesures fortes, personne ne le suivrait », a posté l’ancien ministre du Pétrole.
Il a affirmé que le président Macky SaIl « est conscient d’avoir installé le pays dans une situation grave », ajoutant qu’ « il n’y a pas pire pour un pays qu’une autorité démystifiée, dévaluée, discréditée par ses propres comportements ».

EXPLOSION DES CAS DE COVID-19, 3088 CE WEEK-END : Tabaski à haut risque

http://www.sudonline.sn La covid-19reprend ses aises au Sénégal de manière exponentielle. Rien que ce weekend, le pays a enregistré 3088 nouveaux cas positifs. Alors que la Tabaski va être célébrée les mardi 20 et mercredi 21juillet dans ce contexte de flambée des contagions, l’on redoute une explosion des cas dans les prochains jours. Pour cause, les déplacements et les rassemblements favorisent la circulation du virus
Faut-il craindre le pire dans les jours à venir au Sénégal. Précisément après la fête de Tabaski ? En tout cas, le risque est grand au vu de la vitesse actuelle de propagation de la covid-19 dans le pays. Depuis quelques jours, la courbe des contaminations ne cesse d’augmenter, sans oublier le bilan macabre.
Ce weekend, le pays a battu un nouveau record du nombre quotidien de cas positifs, s’enfonçant davantage dans la crise sanitaire et dans une troisième vague de covid19 plus que dangereuse. 3088 nouveaux cas positifs et 11 décès ont été recensés par les autorités sanitaires dont 1722 pour hier, dimanche 18 juillet. Un chiffre jamais atteint depuis le début de la pandémie. Des signaux qui ne prêtent guère à l’optimisme face au variant Delta, réputé très contagieux et qui, selon le président-fondateur de l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (Iressef), le Pr Souleymane Mboup constitue «30% des nouvelles infections».
Cette propagation fulgurante du virus pourrait, par conséquent, être aggravée dans les prochains jours. Ce, face au constat du grand relâchement des populations concernant le respect des gestes barrières même si les autorités viennent de relancer certaines mesures anti covid-19. Il s’agit, entre autres, du port obligatoire du masque dans les lieux publics et privés et les moyens de transport public et privé transportant au moins deux personnes. En effet, avec les déplacements et les rassemblements dans les marchés et gares routières, le cocktail est dangereux autour des préparatifs et de la célébration de la fête de Tabaski. Car, ils constituent des facteurs importants de propagation du virus.
Pis, Dakar, la capitale sénégalaise, qui concentre la plus grande partie de la population, reste l’épicentre de l’épidémie. Et la décision de suspension des liaisons interurbaines de la société Dakar Dem Dikk ne fera qu’aggraver la situation. Pour cause, la foule sera encore plus compacte dans les gares routières, sans occulter les bousculades, les flambées des prix débouchant sur un désordre inouï. Malgré les invites du Chef de l’Etat, Macky Sall et du Comité national de gestion des épidémies (CNGE) d’éviter les déplacements et de célébrer la Tabaski sur place, les Sénégalais sont en train de quitter en grande masse la capitale. Ce qui pourrait favoriser la propagation du virus dans les autres localités qui sont encore moins touchées. C’est pourquoi la fête fait redouter un accroissement exponentiel du nombre de personnes infectées par le covid19. Une telle situation est déjà l’œuvre dans plusieurs pays après l’arrivée du variant Delta.
Plusieurs évènements du genre ont été la tempête parfaite pour la propagation du virus. Les autorités ont tiré la sonnette d’alarme sur la situation déjà grave que connait le pays. Selon elles, les hôpitaux sont débordés, l’oxygène en manque et le rythme de la vaccination très lent. Sur ce, elles ont insisté sur le respect des gestes barrières contre la covid-19

Covid-19 : «La lutte contre le coronavirus doit être confiée à l’armée»,selon…

https://www.xibaaru.sn Pour une lutte efficace contre la Covid-19, Sogue Diarisso prône une équipe pluridisciplinaire pilotée par l’armée. Interrogé sur la crise sanitaire, avec la 3e vague qui a fini de s’installer au Sénégal, l’ancien directeur de la Prévention et de la Statistique, invité de l’émission, le Jury Du Dimanche (JDD), considère que « nous sommes face à une attaque bactériologique ».
Ce qui fait que le ministère de la Santé soit disqualifié pour gérer la situation. Pour lui, la rigueur et l’endurance que nécessitent cette lutte contre le virus, on ne les retrouve que dans les rangs de l’armée.
« Il faudrait impliquer l’armée, parce qu’une attaque bactériologique, ce n’est pas le ministère de la Santé qui va y faire face. Ce n’est pas une affaire de bactériologie, mais il faudrait la traiter comme telle. Une épidémie qui ne s’arrête pas avec des variants 1, 2, 3, etc. L’armée, ce sont des gens rigoureux. Ils auraient fait tout de suite l’état de la situation. Ce que le ministère de la Santé n’a pas encore fait », s’est-il désolé sur Emedia.
Pour Diarisso, ce sont des chiffres qui sont donnés au quotidien sur l’état des contaminations. Mais, la situation globale de la pandémie, les responsables de la santé ne l’ont pas encore donné.
« Si c’était l’armée, la première chose qu’elle aurait faite, c’est de faire l’état des lieux. Aujourd’hui, quelle est la situation épidémiologique ? On ne la connaît pas. Si ce n’est que des voyageurs qui sont testés. Il faut faire la situation globale de la chose. Parce que, les tests PCR ne permettent pas de dire qu’un tel est malade ou pas»,rajoute-t-il.

«Le parrain de la 3ème vague est Macky Sall » : Seydou Guèye démonte l’argument et parle de sorcellerie

https://www.dakarmatin.com La troisième vague a un parrain et il se nomme Macky Sall », lance un internaute dans un post. Une publication qui reprend de manière caricaturale la corrélation que font la majorité des Sénégalais entre la flambée des cas et les tournées économiques de Macky Sall. « Des accusations sont sans fondement et sans intérêt », selon Ministre porte-parole et coordonnateur de la communication de la présidence de la République, Seydou Guèye, dans l’émission « Objection ». « c’est de constater qu’avec l’évolution de ce virus qui est infiniment petit, que nous ne connaissons pas, tant du point de vue des remèdes que du point de vue de la recherche…
Nous sommes confrontés à un défi de portée planétaire. Ça c’est un constat et un invariant malgré les mutations du virus avec les différents variants », se justifie le porte parole. A l’en croire, « c’est intenter un procès en sorcellerie à la majorité que de vouloir faire une corrélation entre les tournées économiques et cette phase ascendante. Ce constat il est sans fondement. Ceci est le fait d’une opposition dangereuse et manipulatrice ». Enervé, il poursuit ses explications : « Si vous travailler sur les chiffres et les données que nous avons, l’épicentre de cette phase ascendante c’est Dakar ce n’est pas Matam où on est à moins de 3% de taux de positivité. L’épicentre c’est Dakar, la phase ascendante c’est Dakar, la flambée des cas c’est à Dakar », a-t-il dit.

Faut-il remettre l’Etat d’urgence?Le directeur de l’hôpital Principal donne sa position

https://www.dakarmatin.com Ces derniers jours, la situation du coronavirus au Sénégal a atteint des sommets inquiétants. 1366 cas hier, 1722 ce dimanche 18 juillet, jamais les cas n’ont été aussi nombreux en seulement 24 heures. Ce qui pousse le chef de l’Etat, Macky Sall, a envisagé de remettre l’Etat d’urgence assorti d’un couvre feu, si les choses ne changent pas comme il l’a récemment affirmé.Mais le directeur de l’Hôpital Principal de Dakar, le Général Mame Thierno Dieng, ne pense pas comme le président Sall.
Pour lui, les mesures contraignantes ne sont pas la solution. « On a vu que les mesures contraignantes étaient mal tolérées par les
populations. J’ai l’habitude de dire qu’ils ont le droit et la raison de mal tolérer parce que si vous prenez mon parent de Bokhol qui vit simplement par ce qu’il tire des loumas; vous dites qu’il n’y a plus de louma; il ne vit plus. Donc, ces mesures ne sont pas viables », a déclaré Mame Thierno Dieng, invité du Grand Jury, sur Rfm, ce dimanche.
Cependant, pour lui, s’abstenir de voyager dans les régions pour fêter la Tabaski pourrait être décisif. Le Général Mame Thierno Dieng qui préfère parler de nouvelle poussée épidémique à la place de troisième vague demande également aux citoyens d’éviter les déplacements pour la fête de tabaski. « Si les gens peuvent s’abstenir de voyager pendant la tabaski, même si on connait l’importance sociale de la fête, je pense que ça en vaut la chandelle parce qu’il y a le risque infectieux. Il y a le risque aussi de compromission de notre intégrité physique ou de notre vie. Il ne faut pas avoir peur de le dire.
Nous sommes dans des circonstances où il est effectivement sage de recommander de limiter les déplacements, surtout de Dakar vers les autres régions du pays« , a-t-il notamment détaillé. Pour ce qui est des chiffres dans la lutte contre le coronavirus, il déclare que l’Hôpital Principal de Dakar s’en tire très bien.
« Nous avons un taux de survie de 69 %. Donc 69 % des malades qui arrivent à l’hôpital Principal pour des Covid-19 graves sont repartis chez eux avec une restitution in integrum de leurs capacités de physiques et mentales. On a déploré des victimes mais beaucoup moins : 31 %. 31 % des malades qui arrivent décèdent mais en chiffres absolus, on a peut-être, un peu moins de 50 décès à l’hôpital Principal. et ceux qui décèdent, ce sont des gens, pour l’essentiel qui ne peuvent pas survivre à l’infection du fait des comorbidités qu’ils avaient avant d’être malades. La comorbidité, c’est l’état pathologique dans lequel ils étaient avant d’avoir été infectés“, a expliqué le Général Dieng pour terminer.

Le Sénégal envisage la fermeture des frontières pour faire face à une flambée des cas de contamination

(Agence Ecofin) – Avec un record de 1366 nouveaux cas quotidiens de Covid-19 détectés, le Sénégal vit une résurgence de la pandémie qui inquiète les autorités. Vendredi, le président Macky Sall a menacé de fermer les frontières, si les cas de contamination ne ralentissaient pas.
Au Sénégal, la pandémie de Covid-19 menace de restreindre la liberté de circulation. Vendredi dernier, lors d’une allocution télévisée le président Macky Sall a haussé le ton par rapport à la situation sanitaire du pays exhortant la population à prendre plus de précautions.
Dans son intervention, le chef d’Etat a appelé les Sénégalais à limiter leurs rassemblements et leurs déplacements, à porter des masques de protection et à respecter les mesures de distanciation sociales afin de freiner la propagation du virus. Si la tendance à la hausse des cas se poursuit, il a indiqué qu’il serait prêt à prendre « toutes les mesures nécessaires », y compris la fermeture des frontières et la limitation des déplacements au sein du territoire national.
En pleine propagation du variant Delta sur le continent africain, le Sénégal a vu son nombre de contamination exploser de façon inquiétante ces dernières semaines. Samedi, le ministère de la Santé a indiqué avoir dépisté 1366 nouveaux cas de la maladie, soit le double du record quotidien de 733 infections enregistré mercredi. Selon le dernier bilan des centres africains de prévention et de contrôle des maladies (Africa CDC), le pays a déjà enregistré depuis le début de la crise, 50 374 cas de covid-19, pour 1214 morts et 43 127 guérisons.
En pleine préparation de la fête de l’Aïd al-Adha (Tabaski) qui doit avoir lieu entre mardi et mercredi, les autorités avaient appelé les fidèles musulmans à éviter les déplacements, craignant que les rassemblements festifs et les déplacements habituellement observés au cours de cette fête rende la situation encore plus difficile à gérer.
Ce samedi, la compagnie nationale des bus au Sénégal a annoncé interrompre ses liaisons inter-cités à cause de la multiplication des cas.
Notons qu’à ce jour, seuls 605 000 personnes sur les 16,7 millions d’habitants que compte le pays ont été vaccinés. La campagne, lancée il y a plusieurs mois par le gouvernement, se heurte au scepticisme des populations et à une difficulté d’approvisionnement qui a poussé les autorités à entamer une stratégie visant à terme à fabriquer localement des vaccins.Moutiou Adjibi Nourou

SOGUE DIARISSO RÉPOND À KOUNKANDÉ : «MOÏSE N’A PAS COUPÉ LA MER…»

http://www.emedia.sn Contrairement à l’idée la mieux répandue, le prophète Moïse n’avait pas coupé la mer pour traverser. C’est Sogué Diarisso, auteur du livre  : ’’ L’Afrique, Moïse et Monothéisme’’, qui le dit. Invité du JDD, ce dimanche, l’écrivain est largement revenu sur l’histoire de Moïse, auteur de ’’ 9 miracles’’ que l’humanité retiendra. Parmi ceux-là, il y a la traversée de la mer.
D’ailleurs, cela fait débat au sein des voyants au Sénégal. Un voyant, répondant du nom de Kounkande, est devenu célèbre depuis qu’il a déclaré qu’il allait imiter l’acte de Moïse en coupant la mer le jour de la fête d’Achoura (Tamkharite).
Seulement, pour Sogué Diarisso, quand Moïse fut poursuivi par ses ennemis, il n’avait pas coupé la mer, même s’il était parvenu à la traverser.
Il explique  : ’’Cette histoire de la traversée, elle se serait passée dans la zone d’Arabie et du Yémen. Il y a un pont marin de 18 kilomètres qui relie l’Arabie Saoudite à Israël. D’ailleurs, de part et d’autre de ce pont marin, il est écrit que, c’est ici que s’est faite la traversée des enfants d’Israël. Les Saoudiens ont détruit leur partie. Mais, celle d’Israël existe toujours. Moïse était poursuivi par le Pharaon, Darin fils de Walid, avec 600 mille hommes, selon la Bible. Avec ses compagnons, Moïse est arrivé au pont au moment où la marée était basse. Mais leurs poursuivants, le Pharaons et ses hommes, eux, sont venus au mauvais moment. C’est-à-dire, ils sont venus au moment où la marée était haute et ils ont été engloutis par les eaux. C’est aussi simple que cela ».
Diarisso estime qu’à ce « 21e siècle, ce n’est même pas sérieux de parler de ces choses au Sénégal. Avec tous nos enjeux, toutes nos difficultés. » Babacar FALL & Pape D. DIALLO (Photo)

GESTION CORONAVIRUS : Le grand dilemme !

https://www.enqueteplus.com Entre la pression des médecins et les réalités socio-économiques, le gouvernement du Sénégal peine à trouver la voie la plus appropriée pour faire face à la pandémie, en évitant un chaos social et économique. 
Dans sa croisade contre le coronavirus, le Sénégal, à l’instar de nombreux pays africains, semble avoir du mal à trouver une voie propre qui soit conforme aux exigences locales. Depuis mars 2021, le pays s’est engouffré dans une course à la vaccination, dont il ne semble maitriser ni les tenants ni les aboutissants. Plus de quatre mois après le démarrage, la campagne en est encore à ses balbutiements. Selon les chiffres communiqués par le ministère de la Santé et de l’Action sociale, moins de 5 % de la population totale est aujourd’hui vaccinée. Et déjà, ils sont nombreux les Sénégalais qui n’ont pu jusque-là bénéficier de la deuxième dose, alors que leur rendez-vous est arrivé depuis juin.
Au moment où le pays peine à se procurer ses deuxièmes doses, il est de plus en plus agité l’idée d’une troisième dose, au moins pour les couches les plus vulnérables, pour garantir l’immunité au bout d’une certaine période. Autrement dit, dans les milieux scientifiques, ils sont nombreux à envisager la possibilité d’un rappel vaccinal toutes les années pour assurer la protection des individus.
Dans son discours du 12 juillet dernier, il y a quatre jours, Emmanuel Macron disait  : ‘’Je veux m’adresser à ceux qui, vaccinés les premiers (c’est-à-dire en janvier et février) verront prochainement leur taux d’anticorps baisser et leur immunité diminuer. Je veux ici les rassurer. Dès la rentrée, une campagne de rappel sera mise en place pour vous permettre de bénéficier d’une nouvelle injection, selon le même système et les mêmes conditions que la ou les premières. Les rendez-vous peuvent être pris dès les premiers jours du mois de septembre.’’ Ce qui dénote une baisse de l’efficacité du vaccin au bout seulement de six mois environ.

L’équation de la vaccination

Dès lors, la question qui se pose est de savoir si le Sénégal, les Etats africains ont les moyens de se payer chaque année des vaccins pour des rappels nécessaires ? Quelles dispositions mettre en œuvre pour une stratégie efficace de vaccination de toutes les populations ? La réalité a montré qu’il sera difficile, pour le pays, de respecter le nombre de doses pour chaque Sénégalais et dans le timing requis pour garantir leur efficacité.
Cela dit, pour les pays qui en ont les moyens, les scientifiques français estiment que les vaccins disponibles dans leur pays permettent se protéger solidement contre le virus, et même du variant Delta. ‘’Ils divisent par 12 son pouvoir de contamination et évitent 95 % des formes graves. L’équation est simple. Plus nous vaccinerons, moins nous laisserons des espaces au virus pour se diffuser, plus nous éviterons les hospitalisations et plus nous éviterons des mutations éventuellement plus dangereuses. Vacciner un maximum de personnes partout à tout moment’’, affirmait le président Macron.
Mais les pays en développement ont-ils les moyens de dérouler les campagnes de vaccination selon les standards ? Telle est la grande question qui se pose aux spécialistes.
Une chose est sûre  : l’humanité sera obligée de vivre avec le virus pendant des mois, voire des années encore. Comme c’est le cas avec certaines maladies comme le paludisme et la grippe. Aussi, faudrait-il à la fois de l’endurance et de l’efficience pour une lutte efficace contre la Covid-19. A ce jour, l’Etat semble plus valser entre un attentisme ahurissant et des paradoxes révoltants. Après avoir tenu des rassemblements sur l’étendue du territoire, durant tout le mois de juin, alors même que le virus était en pleine expansion, il revient préconiser la limitation des rassemblements, le télétravail et la limitation des déplacements. D’ailleurs, les détracteurs n’ont pas tardé à tourner en dérision cette posture pour le moins incompréhensible.
Homme politique et ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye s’indigne sur sa page twitter  : ‘’Qu’a-t-on fait au bon Dieu pour mériter ça ? Après avoir organisé les déplacements et rassemblements les plus importants depuis trois ans, mettant le Sénégal en campagne préélectorale, son gouvernement (le gouvernement de Macky Sall) demande la limitation des déplacements et rassemblements.’’

Entre paradoxes, mimétismes et impuissance manifeste

Aussi paradoxal que puisse paraitre la démarche, les spécialistes des épidémies s’accordent à admettre que ces deux mesures sont indispensables pour endiguer la propagation exponentielle du virus qui pourrait entrainer le pire. Docteur Cheikh Sadibou Sokhna  : ‘’Avec les rassemblements politiques, religieux, sportifs, culturels comme les mariages, baptêmes et funérailles, le non-respect du protocole au niveau des marchés, des mosquées et des transports en commun, la recrudescence de la maladie était prévisible. Il est établi que les rassemblements augmentent les risques de propagation du virus. Il faut donc les éviter au maximum.’’
En tout cas, malgré les discours alarmistes des uns et des autres, il est des mesures qui ne semblent plus possibles à mettre en œuvre depuis le mois de mai 2020, quand le président de la République avait pris l’option jugée réaliste d’inviter les Sénégalais à apprendre à vivre avec le virus. C’était suite à deux mois d’intenses luttes où toute l’économie était à l’arrêt ou presque. Ce qui n’avait pas manqué de provoquer un désastre sur les plans économique et social. Au mois de mai, le président s’adressait à ses populations en ces termes  : ‘’Après deux mois de mise à l’épreuve, nous devons sereinement adapter notre stratégie, en tenant compte une fois de plus de notre vécu quotidien. J’ai consulté, à cet effet, une équipe pluridisciplinaire d’éminents experts nationaux. Il ressort de leur analyse que, dans le meilleur des cas, c’est-à-dire si nous continuons d’appliquer les mesures édictées, la Covid continuera encore de circuler dans le pays jusqu’au mois d’août, voire septembre.’’
C’était pour montrer qu’il est impossible d’exiger certains sacrifices au Sénégal. Deux mois, c’était déjà largement suffisant. ‘’Ces projections, insistait-il, montrent que l’heure ne doit pas être au relâchement, mais à l’adaptation. Plus que jamais, l’Etat continuera de veiller à l’application des mesures de contingentement de la maladie. Mais plus que jamais, la responsabilité de chacun est engagée. Dans cette nouvelle phase qui va durer non pas quatre semaines, mais au moins 3 à 4 mois, nous devons apprendre à vivre en présence du virus, en adaptant nos comportements individuels et collectifs à l’évolution de la pandémie.’’
Dans la foulée, ont été levées ou allégées plusieurs mesures restrictives des libertés. Il en fut ainsi de l’allégement du couvre-feu, de la réouverture des lieux de culte et des marchés, de la levée de l’interdiction sur les transports, de l’annonce de la reprise des cours dans les écoles et universités, entre autres… C’était la fin d’une ère, le début d’une nouvelle dans la lutte contre la pandémie mortelle. Malgré les critiques acerbes, l’histoire a montré que, face à la Covid-19, il n’y a pas d’autre choix possible que l’adaptation, de s’adapter en fonction des moyens à disposition. Ceci est d’autant plus valable dans le continent africain où les conditions économiques et sociales ne permettent pas la mise en place de certaines mesures.
Au mois de juin 2020, alors que les cas continuaient de flamber, l’Etat prend la décision de lever le couvre-feu, au grand dam de certains médecins aux discours alarmistes.

La revanche de l’économie sur la santé

Avec la nouvelle vague de coronavirus, la panique reprend sa place, mais l’Etat semble résolument se résoudre à laisser l’économie et les activités suivre leur cours. Ceci était d’ailleurs l’une des motivations principales de la première levée des mesures restrictives. A l’époque, le chef de l’Etat assumait  : ‘’Il nous faut adapter notre stratégie de façon à mener nos activités essentielles, en faisant vivre notre économie, en veillant à la préservation de notre santé et celle de la communauté. Au regard de ces considérations, j’ai décidé de l’assouplissement des conditions de l’état d’urgence.’’
Lors de sa dernière réunion hier, le CNGE, après avoir constaté une hausse importante du nombre de cas de contamination à la Covid-19, a pris un certain nombre de recommandations dont la limitation des rassemblements. Mais, à ce jour, cela reste une simple invite, puisque les actes sous-jacents n’ont pas encore été pris pour les rendre obligatoires. Nous sommes loin de la tonalité empruntée par le président au soir du 23 mars, pour proclamer l’état d’urgence pour la première fois. Quand il disait  : ‘’Le virus gagne du terrain. A ce jour, il n’y a ni vaccin ni médicament homologué contre le Covid-19. Ce soir, mes chers compatriotes, et je vous le dis avec solennité, l’heure est grave. La vitesse de progression de la maladie nous impose à relever le niveau de la riposte. A défaut, nous courrons un sérieux risque de calamité publique. En conséquence, je déclare l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire national.’’
Paradoxalement, à l’époque, il n’y avait que 71 cas sous traitement pour zéro décès, avec des taux de positivité relativement faibles. Comme quoi, la logique économique a bien pris sa revanche sur celle de la santé.MOR AMAR

Cheikh Tidiane DIEYE : «Macky SALL est disqualifié pour conduire la guerre contre la troisième vague»

http://www.walf-groupe.com Le chef de l’Etat a failli à sa mission dans la lutte contre le coronavirus. C’est le point de vue de Cheikh Tidiane DIEYE qui estime que Macky SALL « a perdu toute légitimité pour diriger cette lutte ».
« Si l’autorité morale du président Macky SALL est inhérente à sa position institutionnelle, ses actes et pratiques ont cependant contribué à dilapider cette autorité. Voilà pourquoi il est disqualifié pour conduire la guerre contre la troisième vague », écrit  le leader du mouvement Avenir Senegaal Bi Nu Beug sur  sa page Facebook.
Poursuivant, Cheikh Tidiane DIEYE d’indiquer que même dans son propre camp, Macky SALL n’est pas écouté.
« Pendant qu’il tente de convaincre les citoyens de passer la fête là où ils sont, dans son propre camp, des responsables politiques offrent des bus gratuits pour convoyer les jeunes aux quatre coins du pays. Chacun  d’entre nous doit assumer une part de responsabilité. Mais il n’y a aucun doute, il est le responsable. Car tous les autres, à un moment ou un autre, ont été forcés de réagir à sa méconduite  : les uns pour résister légitimement à sa charge et refuser de se laisser détruire ; les autres pour répondre à sa surenchère politique », souligne-t-il.
Pour Cheikh Tidiane DIEYE, la lutte contre le Covid-19 aurait été gagnée si le président Macky SALL n’avait pas ourdi « un complot sordide et irresponsable avec les évènements horribles que nous avons vécu en mars ».

Chronique de WATHIE : Notre Corona n’est pas un virus

http://www.walf-groupe.com Pour expliquer les violentes manifestations du mois de mars dernier, le ministre, qui ne « répond pas au coup de pied de l’âne », avait parlé de saison de lutte fermée et de lutteurs fatigués d’être trop longtemps confinés. Macky SALL, qui menace de « reconfiner » les Sénégalais, devrait faire de ces divagations une vérité. Et, en rajouter que ce ne seraient pas uniquement les lutteurs manifestants imaginés par son garde des seaux qui descendraient dans la rue, mais des citoyens déterminés à ne pas mourir de faim.
«Je voudrais dire très clairement que si les mesures ne sont pas respectées et que cette contamination doit évoluer, je prendrais toutes les  mesures que nécessitera la situation, y compris s’il faut retourner à un état d’urgence, s’il faut refermer les frontières, s’il faut  interdire les déplacements». On se croirait rêver en entendant le leader de l’APR débiter de telles menaces. Ainsi, pour le chef de l’Etat, qui occulte totalement sa responsabilité, ce sont les Sénégalais qui devraient payer les pots que lui et ses partisans ont cassés. Car, si le virus a repris du poil de la bête, ce sont les tenants du pouvoir qui l’ont dopé, à travers diverses manifestations.
Déjà, en décidant de la levée de toutes les restrictions au mois de mars dernier suite à des manifestations, Macky SALL a décrété, en même temps, aux yeux de nombre de Sénégalais, la fin de l’épidémie. « De la même manière que nous ne pouvons pas laisser au virus nos vies et notre santé, nous ne pouvons, non plus, lui laisser la vie et la santé de notre économie », avait-il notamment déclaré. Et comme pour montrer que la page du coronavirus au Sénégal était tournée, leader de l’APR avait annoncé, quelques jours plus tard, qu’il allait démarrer une tournée économique à l’intérieur du pays. Entretemps, un sédatif est passé entre les mains de Gaston MBENGUE qui l’a aussitôt injecté aux jeunes qui, le temps d’une semaine, n’en avaient que pour le combat Lac 2- Eumeu SENE. Ce face-à-face, suivi par l’annonce de la date de la tenue des élections locales, était la manifestation que les « apéristes », qui s’étaient terrés durant les manifestations, attendaient pour tenir un peu partout des meetings politiques devant préparer la descente sur le terrain de Macky SALL lui-même. Avant que ce dernier n’arrive à Podor, par exemple, Malick SALL y avait déjà tenu un meeting au cours duquel il taxait Ousmane SONKO de « tueur de femmes ».
Ainsi, après avoir fait le tour du Sénégal, déplaçant des milliers de militants occasionnels embarqués dans des bus notamment, le leader de l’APR revient s’étonner de la nouvelle montée en puissance du virus. Maintenant qu’il croit avoir suffisamment d’eau en réserve, il recommande la fermeture des robinets. S’il n’y a plus que Macky SALL pour faire respecter les mesures barrières, la maladie risque de faire beaucoup de dégâts. Sa crédibilité et sa légitimité largement  entamées, sa parole ne vaut plus un kopeck. Celle des personnels médicaux risque de finir dans le même état de délabrement avancé. Car, si la courbe des contaminations obéit à des instructions, s’élevant ou descendant selon celles-ci, c’est avant tout de la responsabilité des blouses blanches.
Seulement, depuis le début de la pandémie, Macky SALL a confiné les spécialistes dans le rôle de simples soignants en installant les gouverneurs à la tête des Comités régionaux de gestion de l’épidémie en lieu et place des médecins-chefs de région. En outre, depuis le premier cas enregistré au Sénégal, jusqu’à maintenant, un responsable du ministère de la Santé vient répéter  : «le ministère de la Santé et de l’Action sociale a reçu les résultats des examens virologiques ci-après… » . Des résultats reçus de l’Institut Pasteur qui a dernièrement acquis un financement de 300 000 euros (près de 200 millions de F CFA) de… l’Agence française de développement (AFD).
Ces nombreuses questions en suspens suscitant de légitimes suspicions  ajoutées à la situation économique catastrophique font que beaucoup de Sénégalais n’écoutent même plus Macky SALL quand il s’agit de corona et sont prêts à en découdre pour assurer une subsistance que l’Etat ne leur garantit pas.

Belle initiative : des Survivants du Covid-19,debout pour sauver des vies, debout pour atténuer des souffrances humaines.

https://www.lactuacho.com Une initiative lancée par des survivants de l’infection de la Covid19 qui au sortir de leur expérience, ont porté une lourde responsabilité : celle de participer activement à la prévention; celle de contribuer par leurs ressources propres à améliorer les conditions de travail de nos personnels de santé.

« Debout pour atténuer des souffrances humaines! »

Parmi ces survivants les chanceux et privilégiés comme oû l’on compte plusieurs personnalités publiques qui ont reconnu publiquement leur infection Ass S’y et ses amis au sortir de leur expérience, ont porté une lourde responsabilité : celle de participer activement à la prévention; celle de contribuer par leurs propres ressources à améliorer les conditions de travail de nos personnels de santé comme en atteste son témoignage
« Il y a cinq mois, je tombai gravement malade suite à une infection au Covid-19. Je fus pris en charge par notre héroïque personnel de santé, et sortis de l’hôpital guéri, par la grâce de Dieu, après deux semaines d’hospitalisation.
Deux semaines de douleur, de peur, d’anxiété, de pleurs, de prières…, une situation très pénible pour moi et mes proches.
Une situation que je ne souhaite à personne! Un témoignage en situation que beaucoup d’amis et collègues ont connue mais sans la même issue heureuse, car tôt arrachés à notre affection.
Parmi les chanceux et privilégiés comme moi, on compte plusieurs personnalités publiques qui ont reconnu publiquement leur infection et leur maladie : Maitre Elhadji Diouf, Maître Elhadji Amadou Sall, Maitre Madicke Niang…, just to name a few.
Nous avons porté et vécu avec le virus, et connu des souffrances que personne ne peut simuler.
Nous avons été traités ici au Sénégal et avons réalisé qu’un système de santé faible est très loin d’équivaloir à un faible personnel de santé.
Au sortir de notre expérience, nous portons une lourde responsabilité : celle de participer activement à la prévention; celle de contribuer par nos ressources propres à améliorer les conditions de travail de nos personnels de santé.
Sous d’autres cieux, des applaudissements suffisent aux personnels de santé; chez nous, il faut plus, beaucoup plus. »
En lançant l’initiative, “Caring for Carers”, “Prendre Soin des Soignants” Ass Sy et ses amis comptent sur eux mêmes, et font des dons aux structures de soins pour prendre en charge les repas quand nos personnels sont au travail, assurer leur transport, leur servir des pause-café, leur construire des salons de repos, et peut-être leur pourvoir des sursalaires s’ils parviennent à mobiliser suffisamment de ressources et leur faire confiance et les laisser utiliser les ressources à leur guise et à leur convenance
Les Survivants de la Covid-19, debout pour sauver des vies, debout pour atténuer des souffrances humaines interpellent tous à la contribution à l’accompagnement et à la libération des bourses qui peuvent être fait directement aux structures de soins de leur choix. Sans bureaucratie ni tintamarre! notamment la clinique des maladies infectieuses de l’hôpital Fann où il fut traité.Babacar Senejournal Agropasteur

L’inconstitutionnalité de la prorogation du mandat des membres du Haut conseil des Collectivités territoriales : le Conseil constitutionnel rattrapé par sa jurisprudence sur la réduction de la durée du mandat présidentiel Par  Mouhamadou Ngouda MBOUP

La prorogation de la durée du mandat des membres du Haut Conseil des Collectivités territoriales est contraire à la Constitution. Le Conseil constitutionnel a déjà rappelé, (Décision N°1-C-2016 du 12 février 2016), que la Constitution interdit formellement la prorogation ou la réduction de la durée des mandats politiques.
Pourtant, en vertu de l’article L.354 du Code électoral portant nouvelles dispositions transitoires adoptées par l’Assemblée Nationale le 12 juillet 2021, « Les élections des Hauts conseillers des Collectivités territoriales prévues en fin 2021 sont reportées pour être tenues après les élections territoriales. Le mandat des Hauts conseillers est maintenu jusqu’à l’installation du nouveau Haut conseil issu de ces élections. Un décret fixera la date ». En adoptant de telles dispositions, le Gouvernement et les députés ont oublié que le Conseil constitutionnel a développé une nouvelle jurisprudence sur l’immutabilité de la durée des mandats politiques et sur l’exercice du droit de vote. Cette ligne jurisprudentielle repose sur le principe suivant  : la date d’une élection ne se décide pas en fonction d’une opportunité, mais du respect de la Constitution (Décision N°1-C-2016 du 12 février 2016) et « quelles que soient les circonstances », le droit de vote, garanti par l’article 3 de la Constitution, doit s’exercer (DECISION N° 8/2017 du 26 juillet 2017).
La confirmation de l’inconstitutionnalité de tout dispositif modifiant l’exercice des mandats politiques trouve son explication dans la portée élargie des exigences constitutionnelles et dans l’exercice d’un contrôle juridictionnel maximum développé par le Conseil constitutionnel lui-même dans le cadre de l’appréciation de la constitutionnalité de la réduction de la durée du mandat présidentiel de sept (07) à cinq (05) ans.
Aux termes de sa décision N°1-C-2016 du 12 février 2016, concernant la réduction de la durée du mandat présidentiel, plus précisément au considérant 32, le Conseil constitutionnel rappelle qu’il est impossible de proroger ou de diminuer la durée d’un mandat politique «quelles que soient les circonstances». Pour le Conseil constitutionnel, « Ni la sécurité juridique ni la stabilité des institutions ne seraient garanties si, à l’occasion de changements de majorité, à la faveur du jeu politique, ou au gré des circonstances notamment, la durée des mandats politiques en cours, régulièrement fixée au moment où ceux-ci ont été conférés pouvait, quel que soit au demeurant l’objectif recherché, être réduite ou prolongée.» Les députés outrepassent donc leurs prérogatives en autorisant une prorogation du mandat des membres du Haut conseil des Collectivités territoriales. Le législateur ne peut librement fixer cette durée sans violer les règles et principes de valeur constitutionnelle.
Il faut aussi rappeler qu’en vertu de l’article 17 de la loi organique n° 2016-23 du 14 juillet 2016 relative au Conseil constitutionnel « – Si le Conseil constitutionnel relève dans la loi contestée ou un engagement international soumis à son examen, une violation de la Constitution, qui n’a pas été invoquée, il doit la soulever d’office ». Le Conseil constitutionnel, en vertu de sa décision N°1-C-2016 du 12 février 2016, doit soulever d’office l’inconstitutionnalité de l’article L.354 du Code électoral prorogeant la durée du mandat des membres du Haut conseil des Collectivités territoriales. C’est d’ailleurs, le lieu de signaler que, désormais, les prorogations des mandats politiques n’échappent à la censure du Conseil constitutionnel que dans le seul cadre des lois de révision constitutionnelle. Par ailleurs, reporter des élections sans date fixe est foncièrement contraire à la Constitution. L’inconstitutionnalité du report est ainsi manifeste et pourrait conduire à une déclaration de non-conformité car la situation n’empêche pas la prévision de la tenue des élections à une date fixe.
En conséquence, il importe de préciser que la manipulation de la durée des mandats politiques affecte principalement l’exercice du droit de suffrage des citoyens. Le peuple sénégalais souverain est de plus en plus privé du droit fondamental de renouveler ses représentants au terme normal, régulier et préalablement fixé de l’exercice de leur mandat, privation qui constitue un moyen de confiscation du pouvoir délégué par le délégataire. C’est pourquoi le juge constitutionnel soumet le législateur, désireux de prolonger ou de diminuer la durée des mandats politiques, au respect des exigences de l’article 3 de la Constitution du 22 janvier 2001 en vertu duquel le suffrage « est toujours universel, égal et secret ».
Sans réelle surprise, suite à la double saisine présidentielle (obligatoire) et parlementaire, le Conseil constitutionnel risque d’invalider le nouveau dispositif législatif modifiant la date d’expiration du mandat des membres du Haut conseil des Collectivités territoriales. Mouhamadou Ngouda MBOUP,Enseignant-chercheur de droit public FSJP/UCAD

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 19/07/2021

Kouraichi Thiam clarifie

Le parti de Khouraichi Thiam, ‘’Les Forces nouvelles’’, est dans une dynamique de large coalition aux prochaines élections locales. Le bureau politique qui s’est réuni samedi recommande la poursuite des rencontres avec toutes les forces vives de la nation. Le bureau politique des ‘’Forces nouvelles’’ va choisir en novembre le parti ou la coalition avec lequel ou laquelle il ira aux Locales. Le bureau politique renseigne par ailleurs que le leader du parti a été reçu pour Bougane Guèye Dany, président du mouvement Gueum Sa bopp, qui souhaite une alliance aux élections locales. Sa requête sera examinée en novembre par le bureau politique. A noter que Khouraichi Thiam a eu à rencontrer d’autres leaders politiques pour constituer une coalition.

Suspension de la grève des concessionnaires du nettoiement

Les concessionnaires du nettoiement qui avaient menacé d’aller en grève aujourd’hui sont revenus à de meilleurs sentiments. Le coordonnateur de l’UCG, Mass Thiam, a su anticiper avant que le ramassage des ordures ne soit perturbé durant la fête de Tabaski. Selon Ndongo Fall, un terrain d’entente a été trouvé avec le coordonnateur de l’UCG qui a promis d’éponger l’ardoise. Pour rappel, les concessionnaires du nettoiement courent derrière six mois d’arriérés de salaires, d’un coût de plus de 05 milliards.

La radio Oxy Jeunes en deuil

Le monde de la presse est en deuil. Le technicien de la radio communautaire Oxy Jeunes de Pikine, Diaz Diallo, est décédé samedi dernier des suites d’une courte maladie. Un décès qui a surpris tous ses collègues et amis. Le défunt est décrit comme un homme affable, disponible et serviable. Les professionnels des médias, les populations de la banlieue et les acteurs au développement ont accompagné hier Diaz à sa dernière demeure. La rédaction de «L’As» présente ses sincères condoléances à la famille éplorée.

Décès de l’apériste Samba Ndongo de Djidah Thiaroye Kaw

Le parti du Président Macky Sall est également en deuil. L’un des leaders de l’Alliance pour la République (Apr) dans la Commune de Djidah Thiaroye Kaw, Samba Ndongo, est décédé des suites d’une maladie. Une grande perte pour le parti présidentielle au regard de l’engagement de ce responsable qui était investi comme suppléant lors des dernières élections législatives, et qui avait réussi à s’imposer dans cette commune, surtout aux quartiers de Léona, Mésséré et Bagdad.

269 personnes dont 69 femmes interpellées

La gendarmerie continue de nettoyer les zones criminogènes de Dakar. Sous le commandement du colonel Abdou Mbengue, les éléments de la légion de gendarmerie Ouest ont effectué une descente à Ouest Foire et aux alentours de l’aéroport Léopold Sédar Senghor, samedi de 06 heures à 09 heures du matin. Cette opération de sécurisation s’inscrit dans le cadre de l’intensification de la lutte contre la criminalité et la délinquance qui sévit aux abords du mur de l’aéroport, allant du cimetière Saint Lazare à Ouest-foire, vers le rondpoint Philippe Maguilène Senghor. Pour le succès de l’opération, le colonel Mbengue n’a pas lésiné sur les moyens humains et matériels. Ce sont 380 gendarmes des unités territoriales et mobiles qui étaient engagés dans cette opération d’assainissement dont l’objectif était de mettre un terme à l’occupation irrégulière du domaine aéroportuaire, au trafic de chanvre indien ainsi qu’aux agressions dans le secteur. Le colonel Mbengue a recouru également aux services des unités spécialisées de la gendarmerie comme la Légion de gendarmerie d’intervention (Lgi), le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (Gign) et duGroupe cynophile de la gendarmerie (Cynogroupe).

269 personnes dont 69 femmes interpellées (bis)

Restons sur l’opération de la gendarmerie pour dire que le bilan fait état de l’interpellation de 269 personnes de diverses nationalités dont 69 femmes. Parmi ce groupe, 10 individus ont été arrêtées pour détention et usage de chanvre indien ; 04 pour détention d’armes blanches et 01 pour outrage et rébellion à un agent de la force publique dans l’exercice de ses fonctions. Du matériel a été saisi également par les pandores, notamment du matériel pour effraction et des armes blanches servant pour les agressions, 13 cornets de chanvre indien, 06 téléphones, un faux billet de 10 000 F Cfa ainsi qu’un poste radio Uhf talkie-walkie de marque Baofeng ont été saisis. Les gendarmes ont collecté 459 000 francs Cfa au titre des amendes forfaitaires. Le colonel Mbengue promet de poursuivre les opérations sur l’ensemble de la circonscription de la gendarmerie nationale, afin de veiller au bon ordre et contribuer à ramener durablement un climat de sécurité auprès des populations.

Saisie de billets noirs d’une valeur de 184 millions Cfa

Dans sa mission de protection de l’économie, la Douane lutte contre le faux monnayage, une activité très prisée de nos jours par les délinquants. C’est dans ce cadre que les agents des Douanes du poste frontalier de Mpack (Ziguinchor) ont mis la main vendredi sur des billets noirs en coupures euro d’une valeur de 184 millions de francs CFA. Les gabelous ont arrêté le propriétaire des billets, de nationalité bissau-guinéenne. Il voyageait à bord d’un véhicule de transport de marchandises vide. Lors du contrôle du véhicule, les douaniers ont repéré dans le porte-bagage une boite au conditionnement suspect. C’est ainsi qu’ils ont sommé le Bissau-guinéen de leur remettre la clé de la boite. Les douaniers ont découvert des paquets de billets noirs en coupures euros. Le mise en cause a aussitôt avoué en être le détenteur tout en précisant être commis par un de ses compatriotes pour se rendre dans un pays limitrophe aux fins de faire laver les billets noirs. Il s’agissait de 520 billets noirs de 500 euros ; 400 billets noirs de 50 euros ; 25 billets noirs de 20 euros et 13 billets noirs de 05 euros. La douane a ouvert une enquête.

La Douane saisit 637 kg de drogue en 72 heures

Restons avec la douane qui se distingue de plus de plus dans la croisade contre le trafic de drogue. Les Unités de la région douanière du Centre ont saisi près de 640 kg de chanvre indien entre le dimanche 11 et le mardi 13 juillet 2021. Les agents de la brigade des Douanes de Toubacouta ont traqué dimanche une pirogue suspecte dont les deux conducteurs ont fini par baisser pavillon, à hauteur de la Bouée 3. Les douanes ont découvert dans la pirogue 8 colis de chanvre indien pour un poids total de 227 kg. Ils ont procédé à l’arrestation des occupants. Cette prise, selon la Douane, porte à près de 1 500 kg la quantité de chanvre indien saisie par les unités des Douanes de Fatick entre avril et début juillet 2021. Une dizaine de personnes ont été arrêtées dans le cadre de ces opérations. Au même moment, leurs collègues de la brigade mobile des Douanes de Nioro saisissaient 200 kg de chanvre indien à Mansarinko dans la commune de Karang. La drogue était conditionnée dans 4 colis de 50 kg chacun. Traqués par les douaniers, les trafiquants qui étaient à pied ont abandonné la marchandise pour s’engouffrer en Gambie.

Saisie de 210 kg de drogue de la variété «Fogny»

Ne quittons pas les gabelous sans signaler le travail abattu par les agents de la Brigade mobile des Douanes de Guinguinéo. Ces derniers ont intercepté mardi dernier, vers 6h du matin sur la berge du bras du Saloum, à hauteur de Keur Mbouki, un véhicule de marque Peugeot de type 406 transportant du chanvre indien. Les trafiquants ont tenté de fuir mais le véhicule a fini sa course sur la berge du bras de mer. La quantité totale de chanvre indien dissimulé dans le véhicule est de 210 kg de la variété «Fogny».

Le port du masque devient obligatoire

La flambée de cas de covid-19 oblige le gouvernement à réactiver certaines mesures prises lors de l’état d’urgence. Le ministre de l’Intérieur rappelle dans un communiqué l’arrêté qu’il avait pris le 29 avril 2021, prescrivant le port obligatoire du masque dans les lieux publics et privés. Antoine Diome indique que la mesure reste toujours en vigueur. Il invite les populations au respect de l’arrêté pour briser la chaîne de contaminations de la covid-19.

Macky Sall gracie 450 détenus

Le Président Macky Sall n’a pas dérogé à la règle. Le chef de l’Etat a gracié 450 détenus à l’occasion de la fête de la Tabaski. Selon le ministère de la Justice, ces détenus ont été définitivement condamnés pour des infractions diverses .Ils sont incarcérés dans les différents établissements pénitentiaires du Sénégal. Toutefois, le Garde des Sceaux précise que les condamnés ayant bénéficié de cette mesure de clémence sont des délinquants primaires, des détenus présentant des gages de resocialisation ou âgés de plus de 65 ans, des individus gravement malades et des mineurs.

Mort par accident d’un gendarme à Ndioum

Un gendarme a perdu la vie dans un accident à Ndioum. A bord de leur véhicule avec trois autres personnes, Bocar Dione est décédé sur le coup hier dans le Diéry, sur la route de Namarel. Selon des sources de Lasnews, ils étaient à la poursuite de trafiquants. C’est en pleine course que le véhicule du gendarme a percuté un arbre. Le bilan est d’un mort et trois blessés. Le pandore, très connu dans la zone, a laissé une fillette et une épouse orphelines.

Un bus se renverse entre Rosso-Béthio et Richard-Toll

Les veilles de fête de Tabaski riment avec accidents de la circulation. Les transporteurs qui veulent se remplir les poches avant la fête ne se donnent pas un temps de repos. D’où les nombreux accidents de la circulation. Un accident spectaculaire a eu lieu samedi dans la soirée, entre Rosso-Béthio et Richard-Toll. Un bus en partance pour le Fouta s’est renversé au bas de la route, les roues en l’air. Pour le moment, on ignore le bilan de l’accident.

Sénégal : pour Moustapha Niasse,une retraite bien méritée ?

https://www.jeuneafrique.com/pays/senegal Le président de l’Assemblée nationale se dit prêt à céder les rênes de son parti, l’AFP. Quant à son alliance avec Macky Sall, elle reste assurée jusqu’à 2024, au moins.
Il marche à pas décidés, visage fermé, chemise kaki qui lui donne un petit air révolutionnaire, pierre à la main. En face de lui, les forces de l’ordre ; dans son dos, le bâtiment de l’Assemblée nationale. Si Moustapha Niasse était présent devant le bâtiment du centre-ville, ce 23 juin 2011, ce n’était certainement pas en tant que président de l’Assemblée. En ce jour historique où, sous la pression de la rue, le président Abdoulaye Wade avait finalement renoncé au projet de réforme constitutionnelle qui lui aurait offert un troisième mandat sur un plateau, Moustapha Niasse faisait partie des milliers de Sénégalais mobilisés pour obtenir le retrait du projet de loi.
Désormais, l’homme d’État n’officie plus devant l’Assemblée, mais en son cœur. Il la préside depuis juillet 2012, au lendemain de la victoire de son allié Macky Sall, et porte résolument ses projets de loi devant les députés. De son perchoir, le président distribue et retire la parole, rappelant méthodiquement les dispositions du règlement intérieur. Capable de répéter, imperturbable, « Taisez-vous », des dizaines de fois sur un ton monocorde devant des députés survoltés, jusqu’à ce que l’assistance se calme. Il peut aussi s’agacer rapidement.
« C’est un homme de méthode, très attaché aux procédures et aux institutions, dit de lui Madieyna Diouf, l’un de ses plus vieux amis, avec qui il a fondé son parti, l’Alliance des forces de progrès (AFP). Il a aussi un sacré tempérament ! »
Depuis 2012, Moustapha Niasse a dirigé des débats souvent houleux au sein de l’Assemblée. Et mené des discussions qui ont conduit, in fine, à l’adoption de dispositions controversées. Perte de l’immunité parlementaire de l’ancien maire de Dakar Khalifa Sall en 2017, puis de son collègue de l’opposition Ousmane Sonko en 2021 ; adoption d’un projet de loi contre le terrorisme accusé de cibler directement le droit de manifester, ou, plus récemment, d’une réforme du code électoral excluant certains opposants du jeu électoral…
Homme d’État…Suite https://www.jeuneafrique.com/pays/senegal Par Marième Soumaré

Les Lundis de Madiambal : Serigne Babacar Sy Mansour, l’exemple Par Madiambal DIAGNE

Finalement, seul Serigne Mbaye Sy Mansour, le khalife général des Tidjanes, a eu la bonne attitude ; l’attitude cohérente et constante face au Covid-19. Il a strictement observé et cherché à faire observer les mesures de distanciation physique, du port du masque et de l’interdiction des rassemblements, même pour des activités liées au culte. Pendant que tout le Sénégal se relâchait sur les gestes barrières et autres mesures de prophylaxie, Serigne Mbaye Sy a continué de vivre comme un reclus. Ses efforts n’ont peut-être pu être compris, mais l’histoire lui donne raison. La flambée subitement vertigineuse de la propagation de la pandémie à travers le Sénégal révèle que notre irresponsabilité, notre laxisme nous rattrapent tous. Nous avons vécu comme s’il n’y avait aucun péril. Dans les cérémonies familiales, les transports collectifs, les lieux de rencontres, les rassemblements politiques et autres, les accolades et embrassades avaient libre cours. Nul n’avait plus cure du virus qui vit et se développe parmi nous. Les doses de vaccin, difficilement acquises, ont été snobées par les populations, jusqu’aux plus vulnérables, en dépit des campagnes d’information et de sensibilisation. Le 21 décembre 2020, au début de ce qui était appelé «la deuxième vague du Covid-19 au Sénégal», dans une chronique intitulée «En attendant les vaccins de la charité», nous relevions «qu’assurément, nous sommes en proie à une nouvelle vague, tant redoutée, de la pandémie du Covid-19. Cette situation est due à notre relâchement collectif. Chacun d’entre nous a pu observer avoir personnellement fait montre de moins de vigilance, de moins de précaution, de moins d’attention. Les personnels de santé ne peuvent pas eux se relâcher, ils subissent stoïquement l’épreuve de devoir faire avec notre irresponsabilité ou notre insouciance. La désinvolture a eu pour conséquence que de plus en plus de personnes ont fini par choper le virus. Les services hospitaliers commencent à être débordés, les personnels épuisés et les moyens financiers commencent à faire défaut». Une accalmie a néanmoins été notée par la suite.
Mais aujourd’hui, le Sénégal, dont la gestion de la pandémie avait pu être donnée en exemple, retombe au même niveau que tous les autres pays. La hausse des cas de contamination grimpe de jour en jour et la liste des décès s’allonge. Les alertes lancées par les médecins et autres professionnels de la santé ont été ignorées. Et le pire est que cette troisième vague a révélé que bien des choses que l’on pouvait considérer comme acquises n’existaient que dans les discours et autres rapports officiels. En effet, si tant est que des centaines de lits d’hospitalisation avaient été acquis dans le programme d’urgence de riposte contre le Covid-19, où sont-ils passés ? Où sont passées les dizaines de respirateurs artificiels et les unités de production d’oxygène, pour qu’on en arrive à devoir en commander à nouveau dans l’urgence ? Ainsi, apprend-on que les Centres de traitement des épidémies (Cte) avaient été démontés alors que la pandémie n’était pas encore vaincue. Où sont passés les matériels démontés ? Et on découvre, comme par enchantement, que toutes les cliniques médicales privées de Dakar qui ne disposaient pas de matériels et autres appareils respiratoires ont pu s’en doter après le démantèlement des Cte. Allez savoir, mais une telle coïncidence est fort troublante ; surtout qu’on assiste à la naissance d’un nouveau business, apparemment lucratif et qui se développe, avec des privés disposant d’appareils respiratoires qu’ils mettent à disposition de malades restés à domicile faute de places à l’hôpital ou ne pouvant bénéficier d’une assistance respiratoire au niveau des structures hospitalières.
Des spécialistes de la santé considèrent que les Cte avaient été fermés pour éviter de devoir payer des primes aux personnels de santé intervenant dans les opérations de prise en charge des malades. L’exemple le plus parlant serait le Cte de l’hôpital Le Dantec, démonté dans la précipitation, en dépit des avis contraires des médecins qui préconisaient une veille durant un certain temps. On voit que les protestations du Pr Moussa Seydi (la figure la plus emblématique de la lutte contre le Covid-19 au Sénégal) et du Dr Abdoulaye Bousso (ci-devant directeur du Centre des opérations d’urgence sanitaire), entre autres, quant aux conditions qu’ils jugeaient insatisfaisantes de la prise en charge de la pandémie, n’étaient pas que des querelles de chefs. En outre, dès l’instant que le niveau de contamination avait baissé, les autorités sanitaires avaient crié victoire, oubliant que la résurgence de la pandémie a été systématique dans tous les pays, avec des nombreux variants du virus en circulation. Résultat des courses ? Des arriérés de primes à payer aux personnels de santé sont accumulés et aucun service de réanimation n’est aux normes dans la région de Dakar qui concentre plus de 86% des malades de la pandémie. Une démotivation réelle est observée au niveau des personnels de santé qui, il faut le rappeler, ont payé un lourd tribut à la lutte contre la pandémie. Si telle est la situation à Dakar, qu’en sera-t-il des structures de santé des autres régions ? L’urgence n’est assurément pas de chercher des responsables de tel ou tel manquement, mais de s’efforcer d’abord à faire face au chaos qui nous guette.

La fatale Tabaski

Déjà que le Sénégal n’a jamais atteint ces niveaux de contamination, avec ces statistiques de positivité de près de 40% des personnes testées, mais la situation risque de se révéler encore plus dramatique. Les jours à venir, il faudra s’attendre fatalement à une explosion des cas de contamination à travers le pays. Les migrations de populations vers toutes les contrées du pays, à l’occasion de la fête musulmane de la Tabaski, seront un facteur de démultiplication des contaminations. Les appels du chef de l’Etat à éviter les déplacements inter-régionaux en cette période de fête sont ignorés, au point que de hauts responsables de l’Etat (ministres, directeurs d’entreprise publique), sans doute dans la futile perspective de marquer des points précieux pour les batailles prochaines des élections locales, affrètent des dizaines de bus pour transporter des étudiants et autres militants pour leur permettre de passer les fêtes dans leur patelin. Ce n’est pas alors à ces personnes qu’il faudrait demander d’éviter de se rassembler dans les lieux de culte le jour de la fête pour s’acquitter de la prière rituelle.
De quels moyens disposerait l’Etat pour contrecarrer la menace ? L’Etat est pratiquement impuissant. Qui ne se rappelle pas que les populations avaient bravé tous les interdits, au prix de confrontations avec les Forces de l’ordre, encouragées à cela, pour ne pas dire incitées, par des leaders politiques, des leaders sociaux et des leaders d’opinions qui développaient des agendas politiques parfois en opposition au régime du Président Macky Sall, et qui ne se rendaient même pas compte qu’ils s’exposaient ainsi eux-mêmes et aussi leurs proches aux périls de la mort ? Les Forces de sécurité devront-elles consacrer toute leur énergie à des actions de maintien de l’ordre, sans aucune assurance de pouvoir remplir leurs missions ? Le Président Macky Sall aura beau menacer de recourir à des mesures fortes que ces colères passeraient pour de vulgaires rodomontades. Il ne pourra pas mettre tout le monde en prison ou fermer à nouveau l’économie du pays qui a déjà tant souffert des contrecoups de la pandémie. Et le plus désolant est l’absence de lisibilité, de logique ou de cohérence dans les décisions au plus haut niveau de l’Etat. Comment pourrait-on demander aux populations d’éviter les rassemblements dans les lieux de prière le jour de la fête et laisser organiser à Dakar le week-end dernier des concerts géants, regroupant des milliers de personnes pour chanter, danser, s’amuser et faire la fête sans aucune mesure particulière ? Qui pourra empêcher à l’impertinent du coin de considérer que si le concert de la vedette musicale Julien Bouadjie, plus connu sous le nom de scène Tayc, a pu se tenir à Dakar, sans aucune mesure d’interdiction dans un tel contexte, c’est justement parce que son public est composé de filles et fils de riches, des enfants des «en-haut d’en-haut», qui sont seuls capables de s’offrir les tickets d’entrée qui coûtent le prix d’un mouton de Tabaski ? N’avait-on pas bien observé que durant les périodes de couvre-feu de l’année dernière, seuls ces fils et filles de riches disposaient de laisser-passer et autres autorisations pour sortir nuitamment et faire la fête jusqu’à provoquer des drames ? Nous sommes en proie à une véritable insouciance dans un contexte lourd de dangers et de menaces. Cela rappelle un passage d’une chronique du «célébrissime» Abdou Sow dans l’hebdomadaire Walfadjri dans les années 1990, qui disait que les passagers du Titanic faisaient la fête sur le pont du bateau, pendant que le paquebot sombrait. Le président de la République lui-même n’a pas manqué de pécher par un excès de confiance, vu les statistiques optimistes des derniers mois, jusqu’à engager des tournées économiques en pleine pandémie. Cependant, il peut s’estimer heureux que les régions et localités qu’il a eu à visiter ne font pas partie des zones touchées par la nouvelle vague de la pandémie, bien après la période d’incubation.

Peut-être qu’on ne rechignera plus à prendre le vaccin

Un véritable problème de sécurité nationale se pose. La situation est partie pour être difficile. La panacée se trouve dans l’administration à grande échelle des vaccins. Le Sénégal, comme tous les pays africains du reste, peine à en trouver. Les dons sont faits de manière parcimonieuse, car les plus grands donateurs songent d’abord à mettre en sécurité leurs propres populations. Les limites des moyens de nos Etats ne leur permettent pas de faire de grosses commandes, encore qu’il faudrait trouver des laboratoires en mesure de satisfaire aux éventuelles commandes dans des délais d’urgence. Le Président Sall a eu la bonne idée de positionner le Sénégal sur le terrain de la production de vaccins anti Covid-19. Le Sénégal est parti pour être le premier pays africain producteur de vaccins de ce type. Cette initiative fort heureuse est à saluer.
L’échéance de juin 2022 pour la production à Diamniadio des doses de vaccin ne devra point être manquée. L’enjeu devrait d’ailleurs être de travailler à rapprocher autant que possible cette échéance. Des livraisons prochaines de 500 mille nouvelles doses provenant de l’étranger sont annoncées et on ose espérer que quand les vaccins seront disponibles en quantités suffisantes, les populations ne rechigneront plus à prendre d’assaut les centres de vaccination. La désaffection du vaccin avait poussé le Président Sall à fulminer jusqu’à dire qu’il risquait de donner les vaccins en souffrance à d’autres pays qui en auraient besoin. La presse a eu à faire état de lots de vaccins jetés à la poubelle pour cause de délais et conditions de conservation qui les auraient rendus impropres. Peut-être que pour une fois, la leçon sera retenue !mdiagne@lequotidien.sn

Tabaski et Covid-19 : Imam Mbaye Niang annule la prière à la mosquée des Mamelles

https://www.seneweb.com Après la Mosquée Omarienne sise sur la Corniche, la mosquée des Mamelles, à Ouakam, ne sera pas non plus ouverte aux fidèles à l’occasion de la célébration de l’Eid-El-Kebir à cause de la propagation fulgurante de la Covid-19 au Sénégal et particulièrement à Dakar. En effet, à travers une note, l’imam Mbaye Niang dit avoir « annulé » cette activité cultuelle et suspendu les prières du vendredi, ce après en avoir discuté avec des autorités religieuses et coutumières de la localité.
« A cause de la progression de la pandémie Covid-19, et suite aux concertations avec plusieurs fidèles, la prière de la tabaski initialement prévue le mercredi 21 juillet 2021 à la mosquée des Mamelles est annulée », lit-on dans ce document. Il relève, également, que « les prières du vendredi également sont suspendues jusqu’à nouvel avis ».
Imam Mbaye Niang invite ainsi les fidèles à passer la fête à domicile et respecter strictement les mesures barrières.
« Nous prions ALLAH le TOUT PUISSANT que cette pandémie puisse prendre fin le plus rapidement possible », a-t-il imploré.

Parti Rewmi : Absent,Idy immédiatement remplacé par Yankhoba

https://www.rewmi.com Des rumeurs passent et continuent de se reprendre sur le fait que le leader du Parti Rewmi serait très malade et qu’il serait même évacué à l’extérieur. En tout cas son absence est bien visible ce qui a valu à son remplacement Yankhoba Diattara pour continuer le travail du parti.
Selon Xibaaru,  Idrissa Seck est absent pour des raisons sérieuses de santé et le parti Rewmi s’est déjà trouvé un nouveau « roi ». En effet, le ministre de l’économie numérique et des télécommunications, Yankhoba Diattara dirige et représente, désormais, le parti.
Mais Idrissa Seck peut compter sur son nouvel homme fort. Lors du passage de Macky dans la cité du rail, il a sauvé la face. Yankhoba Diattara a planifié l’accueil réservé au chef de l’Etat à Thiès. Si le président Macky Sall a vu orange dans cette ville, c’est grâce à son ministre de l’économie numérique et des télécommunications. Il a aussi transmis le message du président du conseil départemental qui s’est volatilisé depuis qu’il occupe la présidence du Conseil Economique Social et Environnemental. Et cela le locataire du Palais en est bien conscient.
En attendant de savoir ce qui arrive au nouveau président du Conseil Economique Social et Environnemental, Rewmi peut compter sur Yankhoba Diattara. Le jeune ministre est en train de prendre ses aises au sein du parti.Source : Xibaaru

Médecin- Colonel Ndèye Ndoumbé Gueye : Un parcours qui inspire respect et l’admiration

https://directnewsinfo.com Elle fait partie de ces Sénégalaises qui ont marqué leur domaine. Elle / C’est le médecin – Colonel Ndèye Ndoumbé Gueye. Dans sa rubrique « faites connaissance avec…, votre canard vous fait découvrir un médecin-colonel au parcours qui inspire respect et admiration.
« Je suis le Médecin- Colonel Ndèye Ndoumbé Guèye, professeur agrégé du Val-de-Grâce, chef du service d’ophtalmologie de l’hôpital Principal de Dakar », renseigne d’emblée le Médecin-Colonel Ndèye Ndoumbé Gueye qui embraie : « après l’école pilote de Médina rénovation, j’ai fait mes études secondaires à la maison d’éducation de l’Ordre National du Lion devenu entre-temps la Maison d’éducation Mariama Ba où j’ai obtenu le baccalauréat en 1985. Cette année- là, j’ai été primée au Concours Général de Philosophie et classée deuxième au concours de l’école de Santé militaire. Nous étions trois filles, le professeur Fatou Fall, Médecin Colonel, le Médecin- Colonel Flore BRAHIME, de nationalité Gabonaise et moi -même, dans une promotion de 20 élèves officiers médecins ».

Séjour à l’hôpital de Ouakam

A l’en croire : « Nous étions 16 Sénégalais et quatre Africains de nationalité étrangère. Après ma formation à l’école militaire de santé, j’ai été affectée pour quelques mois à l’hôpital militaire de Ouakam puis à Kaolack comme médecin du 3ème bataillon d’infanterie. J’ai ensuite dirigé le Centre Médical de Garnison du Bataillon de Soutien du Génie à Bargny pendant 4 ans. Je suis allée en France pour faire le brevet de médecine aéronautique qui permet de prendre en charge le personnel naviguant, qu’il soit pilote, mécanicien ou personnel de cabine ».

Retour au Sénégal

« À mon retour de France, j’ai été affectée au centre hospitalier de Diamniadio comme médecin chef adjoint pendant un an voire un an et demi avant de faire le concours d’Assistanat des hôpitaux des armées, option ophtalmologie », revèle le médecin-Colonel qui poursuit : « J’ai rejoint l’hôpital Principal en avril 1999 puis passé le concours de Spécialiste des Hôpitaux des Armées au bout de cinq ans d’assistanat. J’ai, durant mon cursus, suivi des stages de perfectionnement en ophtalmologie à l’étranger notamment à l’hôpital du Val-de-Grâce en glaucomatologie, puis quelques années plus tard à l’hôpital Lariboisière en pathologies de la rétine. Par la suite, à l’Hôpital du Val-de-Grâce, j’ai préparé le concours et obtenu le titre de Professeur Agrégé en 2013 ».

Responsable de l’ophtalmologie

« Depuis 2007,je dirige le service d’ophtalmologie. Commander des hommes? Je commande les hommes et les femmes de la même manière. Je collabore avec tous en bonne intelligence».

Mobiles d’une vocation

«J’ai toujours voulu être médecin probablement parce que ma mère était sage-femme. Cette vocation est née surtout suite à une maladie que j’ai eue à l’âge de cinq ans. J’ai été soignée par un médecin remarquable, mon cousin, feu le docteur Amadou Yoro Sy, un des premiers médecins militaires du Sénégal. Son dévouement et son attention ont suscité en moi la vocation de médecin » . Et ajoute-t-elle : « Nous faisions partie de la deuxième promotion de filles à l’école militaire de Santé. Nous avons tous suivi la formation initiale du combattant à Dakar Bango. Durant 7 ans, nous avons allié formation médicale et militaire. En tant que filles, nous avions été bien accueillies et intégrées dans la grande famille militaire. Nos anciens étaient bienveillants et protecteurs. À l’université et dans la rue, le port de l’uniforme suscitait beaucoup de curiosité. Il arrivait que l’on nous confonde avec des policiers. Parce que, des femmes en uniforme, c’était tout à fait nouveau ».

Vie militaire et devoirs de femme au foyer

« Dans la vie de tous les jours, je suis une femme ordinaire. A la maison, je m’occupe bien de mon foyer. Il m’arrive souvent de préparer à manger. Je suis très bonne cuisinière. A l’école Mariama Ba, nousfaisions des cours de cuisine et cela m’a beaucoup servi. Pendant les vacances, je préparais chez mes parents également. Mon enfance a été très heureuse ».
« J’ai vécu entre un père enseignant, très rigoureux qui était parmi les premiers enseignants du Sénégal, et une maman sage-femme. Je suis issue d’une famille de huit enfants dont je suis la septième. Je me suis mariée avec un civil et mère de deux enfants. Même si mon travail est très prenant, je consacre du temps à ma famille tous les jours mais plus librement pendant les week-end et les congés annuels.»

Parité et condition féminine

Pour elle : « les femmes peuvent exercer tous les métiers et devraient pouvoir embrasser toutes les carrières. Elles ne devraient pas se fixer de limite ».
« Au Sénégal, des compétences féminines existent dans tous les domaines. Il faut les reconnaître et les valoriser. En particulier, j’encourage les femmes à fréquenter les filières scientifiques où elles sont minoritaires. Il y a trois ans, j’ai été marraine du concours national « Miss mathématiques », « Miss science » et j’ai eu le plaisir de constater le potentiel très élevé des jeunes filles dans les matières scientifiques, c’est pour cela que je les exhorte à s’engager dans ces filières d’avenir. Je suis pour la parité, pour compenser les discriminations du passé mais je suis surtout pour une société du travail et du mérite ». Le Médecin- Colonel n’est d’avis « qu’il faille systématiquement mettre un homme pour une femme. En tous cas, j’encourage les femmes à aller jusqu’au sommet de leurs carrières. Ma vie en tant que femme dans l’armée Je la vis très bien. J’en suis très contente », lâche-t-elle

Conseils aux femmes sénégalaises

« Je n’ai pas la prétention de leur donner des conseils. Les femmes sénégalaises sont des battantes. Elles se lèvent aux aurores pour gagner leur vie. Je souhaite que leurs conditions de vie et leur statut s’améliorent. C’est pour moi, l’occasion de rendre un hommage respectueux à ma mère, dont la sérénité, la douceur, la pudeur et la sagesse ont beaucoup contribué à mon éducation ». Et continue notre in terlocutrice : « Pour ces raisons, je lui voue un amour infini. C’est une femme exceptionnelle. Elle et mon défunt père sont mes modèles.»(avec les Elites Sénégalaises)

«Le Président du Conseil Constitutionnel du Sénégal confirme que le Conseil Constitutionnel ne peut délibérer qu’en présence de tous ses membres» Par Seybani Sougou

Le Conseil constitutionnel du Sénégal est membre de l’Association des Cours Constitutionnelles Francophones ayant en partage l’usage du français (ACCPUF), qui rassemble 48 Cours constitutionnelles et institutions équivalentes d’Afrique, d’Europe, d’Amérique et d’Asie.
Acteur incontournable de la consolidation de la démocratie, de la protection des droits de l’homme et du renforcement de l’État de droit dans l’espace francophone, l’ACCFPUF contribue de façon significative à la diffusion du droit et de la jurisprudence francophone.
Tous les 3 ans se tiennent l’assemblée générale et le congrès de l’association qui réunit l’ensemble des Présidents des cours et conseils constitutionnels membres.
Lors du dernier congrès triennal qui s’est tenu à Montréal en 2019, l’Association des Cours Constitutionnelles Francophones (ACCPUF), avait soumis au Président du Conseil Constitutionnel du Sénégal, Papa Oumar SAKHO, un questionnaire portant sur l’organisation du Conseil Constitutionnel, l’écriture des décisions, la structure et la forme des décisions, et la motivation des décisions.
Les réponses du Conseil Constitutionnel ont été consignées dans le bulletin n°13 de l’Association du mois d’avril 2019.
A la page 8 du questionnaire, le Président du Conseil Constitutionnel confirme que le Conseil Constitutionnel ne peut délibérer qu’en présence de tous ses membres, sauf empêchement temporaire.

  • Question de l’ACCPUF(l’Association des Cours Constitutionnelles Francophones) :
    Comment la décision est-elle prise (vote à bulletin secret, à main levée, consensus etc.) ?
  • Réponse du Conseil Constitutionnel du Sénégal

Les décisions sont essentiellement adoptées par consensus ; il arrive que le président ait recours à un vote.
Il convient de rappeler que le Conseil constitutionnel ne peut délibérer qu’en présence de tous ses membres, sauf empêchement temporaire de trois d’entre eux au plus, dûment constaté par les autres membres.
La réponse du Président du Conseil Constitutionnel met fin désormais au débat.
Cette fois, le Conseil Constitutionnel est piégé par ses propres réponses consignées officiellement dans un document officiel et le Président du Conseil Constitutionnel ne peut se dédire au point de ruiner définitivement sa crédibilité et celle du Conseil.
Aucune délibération n’est possible tant que 3 nouveaux membres du Conseil Constitutionnel n’ont pas été nommés : un membre du Conseil (la défunte Bousso Diao Fall) est décédé (empêchement définitif) et 2 autres membres (N’Diaw Diouf et Mandiogou N’Diaye) ont quitté le Conseil du fait que leur mandat non renouvelable a pris fin le 25 juin 2021 (un départ définitif). 

Les 3 ne reviendront pas.

Les réponses du Conseil Constitutionnel ont été consignées dans un document officiel (bulletin n°13 de l’Association qui regroupe les cours et conseils constitutionnels francophones du mois d’avril 2019).
Si jamais le Conseil Constitutionnel délibère avec les 4 membres actuels (une folie), en violation totale des dispositions de l’article 23 de la loi organique n°2016-23 qui l’oblige à délibérer en présence de tous ses membres au nombre de 7 alors nous saisirons alors l’Association des Cours Constitutionnelles Francophones, en leur transmettant le bulletin n°13 d’avril 2019 et la décision “illégale “du Conseil Constitutionnel, issue d’une délibération totalement illégale.
La crédibilité du Conseil Constitutionnel au niveau de l’Association des cours et conseils constitutionnels francophones est en jeu (le conseil constitutionnel sera considéré comme une institution qui fraude et dont les membres sont des magistrats délinquants)..
Nous sommes en face d’un désordre institutionnel inédit dans l’histoire du Sénégal et le responsable du chaos institutionnel est Macky Sall. Au Brésil ou en Corée du Sud, Macky Sall serait destitué, et vraisemblablement emprisonné pour avoir bloqué le fonctionnement normal des institutions.
Pour avoir bloqué le fonctionnement de la plus haute institution judiciaire (le Conseil Constitutionnel), Macky Sall est désormais un risque majeur pour la stabilité des institutions du Sénégal. Un tel individu est potentiellement dangereux et n’est plus qualifié pour être à la tête de la magistrature suprême.Seybani SOUGOU 

Remarque du CRD : Composé de 4 membres, le Conseil constitutionnel “source d’instabilité juridique”

https://senego.com Il a été constaté que le Conseil Constitutionnel est composé actuellement de quatre (4) membres et n’est plus en capacité de délibérer… Une remarque du Congrès de la Renaissance Démocratique (CRD) dans une lettre adressée au Président du Conseil constitutionnel.
Au nom des membres du CRD, Abdoul Mbaye rappelle les termes de l’Article 3 de la loi organique n°2016-23 du 14 juillet 2016 relative au Conseil Constitutionnel et qui stipule que : “le Conseil constitutionnel comprend 7 membres nommés par décret pour six ans non renouvelables, dont un président et un vice-président“. Non sans préciser que : “L’article 23 de ladite loi dispose que : ‘le Conseil Constitutionnel ne peut délibérer qu’en présence de tous ses membres, sauf empêchement temporaire de trois d’entre eux au plus, dûment constaté par les autres membres’…

Le Conseil Constitutionnel, actuellement de quatre (4) membres…

Constat fait, “le Conseil Constitutionnel est composé actuellement de quatre (4) membres et n’est plus en capacité de délibérer : un membre est décédé le 03 janvier 2021 (empêchement définitif) et pour les deux autres nommés le 26 juin 2015, leur mandat de 6 ans, non renouvelable, a pris fin le 25 juin 2021 (départ définitif). Les trois membres qui ne font plus partie du Conseil Constitutionnel sont exclus du point de vue juridique, du champ de l’empêchement temporaire défini par l’article 5 de la loi organique n°2016-23 du 14 juillet 2016“.

L’article 17 de la loi organique n°2016-23 du 14 juillet 2016…

Avant de poursuivre : “Le 30 juin 2021, l’opposition parlementaire a déposé un recours au niveau du greffe du Conseil constitutionnel aux fins d’annulation de 2 lois adoptées par l’Assemblée nationale portant sur la modification du code pénal et du code de procédure pénale, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. L’article 17 de la loi organique n°2016-23 du 14 juillet 2016 relative au Conseil Constitutionnel dispose que ‘le Conseil doit statuer dans le délai d’un mois à compter du dépôt de recours’…

Source d’instabilité juridique…

Or, souligne Abdoul Mbaye et Cie, “la composition actuelle du Conseil Constitutionnel est irrégulière (…) Un tel blocage est source d’instabilité juridique et constitue une menace pour l’état de droit et la stabilité des institutions, dont le Conseil Constitutionnel, la plus haute institution judiciaire occupe une place centrale. La traduction concrète de ce blocage est l’incapacité juridique du Conseil Constitutionnel, dans sa composition actuelle, à statuer sur les recours de l’opposition“.

Saisine du Président Sall…

(…) Compte tenu du chaos institutionnel et du risque juridique créés par ce blocage inédit, les partis d’opposition qui m’ont donné mandat à l’effet de vous adresser ce courrier, demandent solennellement au Président du Conseil Constitutionnel de saisir le Président de la République, Macky Sall pour l’informer de la situation grave dans laquelle est plongée l’institution et exiger qu’il mette fin au désordre institutionnel en procédant à la nomination de trois nouveaux membres au Conseil Constitutionnel“, peut-on lire dans la lettre.
Première condition, selon eux, “pour garantir les principes de sécurité, de stabilité juridique, et de paix civile“.


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*