Revue de Presse du Lundi 16 Decembre 2019

Unes de la presse du Lundi 16 decembre 2019
Unes de la presse du Lundi 16 decembre 2019
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MISE EN CIRCULATION DE L’ECO:Des économistes sénégalais «repoussent» l’échéance de 2020

http://lesoleil.sn/L’édition des « Samedis de l’économie » du week-end a porté sur la future monnaie unique de la Cedeao : l’eco. Lors de cette rencontre, des économistes dont Ndongo Samba Sylla ont jugé « impossible » son adoption à partir de 2020.
A deux semaines de l’année 2020, un panel a réuni des économistes sénégalais pour évaluer les chances de mise en œuvre de l’eco, la monnaie unique de la Cedeao dont le démarrage est annoncé en 2020. Ils se sont tous accordés sur l’impossibilité du respect de l’échéance. L’économiste Ndongo Samba Sylla, de la Fondation Rosa Luxembourg, a été assez tranchant sur la question. A son avis, telle qu’elle est conçue, l’eco n’a pas de chance d’entrer en vigueur dans les cinq prochaines années, affirmant qu’il y a un ensemble d’entraves dont la méthodologie. Il a parlé d’un « copier-coller » de certains critères de convergence de la zone euro comme « limiter la dette publique à 70 % du Pib et le déficit à 3 % ». Ce qui est « absurde » pour des pays exportateurs de produits primaires, a lancé l’expert.
Citant le Ministre des Finances du Nigeria, Zeynab Ahmed, qui disait, dans sa dernière sortie, qu’il n’y a que le Togo qui remplit les critères de convergence de base, M. Sylla a rejeté l’approche graduelle dépourvue de « toute crédibilité ».
L’économiste a également pointé du doigt l’absence de fondements institutionnels devant accompagner la mise en œuvre de cette monnaie unique. « Pour avoir l’eco l’année prochaine, il faudrait avoir un traité d’union monétaire qui soit ratifié par les Parlements. Et nous n’avons pas encore les statuts de la Banque centrale et les législations bancaires, de même que les accords sur la parité entre l’eco et les monnaies qui existent déjà », a-t-il énuméré.
L’autre grief soulevé par Ndongo Samba Sylla est la position du Nigeria qui exige d’attendre que tous les pays de l’Uemoa remplissent l’ensemble des critères de convergence pour aller vers l’eco.
Le Pr Moustapha Kassé a parlé, lui, de mauvaise volonté politique de certains États qui visent à « défendre les intérêts de leurs partenaires les plus puissants au détriment des plus faibles ». Il a ainsi comparé l’eco à un serpent de mer, victime d’une préparation qui « n’est pas sérieuse et d’études techniques insuffisantes ».
Quant à Demba Moussa Dembélé, il a abordé la divergence de langage comme facteur bloquant. Le spécialiste a fait le parallèle entre le Président ivoirien Alassane Dramane Ouattara et le Chef de l’État nigérien Mahamadou Isouffou. A l’en croire, le premier semble plus tabler sur le changement du nom franc Cfa, alors que le second est foncièrement pour « la sortie à travers l’eco ».

« Le franc Cfa n’a pas d’avenir »

A côté de l’eco, les panélistes ont également analysé le franc Cfa et ses impacts sur la croissance et la souveraineté monétaire. S’agissant de la souveraineté, Ndongo Samba Sylla a souligné qu’elle est assujettie à un certain nombre de caractéristiques parmi lesquelles avoir une monnaie nationale ou fédérale, un taux de change relativement flexible et ne jamais s’endetter en monnaie étrangère. Celle-ci permet, d’après lui, de mener des politiques ou de donner du travail rémunéré au salaire minimum à tous les chômeurs.
Pris sous cet angle, il a décrit le franc Cfa, comme une « monnaie coloniale », qui regroupe un ensemble de pays ayant des fondamentaux différents et des structures de production différentes. « On intègre ces pays entre eux. Ils ne commercent pas beaucoup entre eux, mais plutôt avec la métropole », a affirmé M. Sylla.
Demba Moussa Dembélé a noté que le franc Cfa, souvent « vanté » pour sa stabilité, cache bien de profonds problèmes. À l’en croire, il ne garantit pas la croissance dans la mesure où des pays comme le Rwanda et l’Éthiopie ont pu avoir une croissance qui avoisine les deux chiffres, rien « qu’en se basant sur leur propre monnaie ».
Concernant l’attractivité économique, M. Dembélé a rappelé que le Ghana a attiré, par le passé, plus d’investisseurs que le Sénégal et le Cameroun qui appartiennent à la zone FCfa. Dès lors, il a parlé « d’arnaque et de sous-estimation des Africains ».
Pour sa part, Moustapha Kassé est d’avis que le franc Cfa n’a pas d’avenir. Pour lui, l’urgence est de mettre en place des réformes adaptatives pilotées par des techniciens de la finance.Demba DIENG

Un Gouvernement fédéral ou des monnaies nationales

Après avoir donné son avis sur la mise en œuvre de l’eco, Ndongo Samba Sylla a répondu aux questions liées aux probables alternatives pour les pays concernés. « Si les Africains veulent une monnaie unique, il faut un Gouvernement fédéral. S’ils n’en veulent pas, pour différentes raisons, il faut que chacun aille battre sa propre monnaie. Dans ce cas, nous aurons des monnaies nationales solidaires », a-t-il assuré. Poursuivant, il a indiqué que les dirigeants africains doivent éviter de reproduire le modèle européen, car l’euro « a été une erreur stratégique ». L’économiste d’avancer qu’il est néanmoins possible de faire de l’eco non pas une monnaie unique, mais une monnaie commune. C’est-à-dire « un moyen de paiement entre nous afin d’avoir plus de flexibilité au niveau national et assurer une solidarité monétaire », a-t-il conclu.D. DIENG

Lutte contre l’évasion fiscale et la fraude douanière: Le renfort de la technologie numérique à la rescousse de l’Etat sénégalais

https://www.lejecos.com/-Pour un pays d’environ 16 millions d’habitants, le Sénégal compte au niveau de son administration douanière 1432 agents, dont seulement 11% de rang A, tandis que la Direction générale des Impôts et Domaines compte 1280 agents dont 23% de cadres A, un ratio extrêmement faible, l’un des plus bas au monde, révèle le ministre des finances et du budget lors de son discours de clôture de la session budgétaire 2020.
Pour corriger cette lacune, Abdoulaye Daouda Diallo est formel. Son département ministériel va continuer d’investir énormément dans la transformation digitale des administrations fiscale et douanière, car il est  convaincu que c’est là où se trouvent leurs gains de productivité.
Et de citer un exemple : la géolocalisation et la télédétection des contribuables va remplacer les traditionnelles opérations de recensement physique, qui sont coûteuses en temps, en moyens humains et en carburant, alors qu’elles laissent passer beaucoup d’entrepreneurs entre les mailles du filet.
C’est pourquoi les Impôts et la Douane dit le ministre des finances et du budget, vont avoir moins besoin d’agents de terrain, spécialisés dans les travaux classiques d’assiette, et plus besoin de data managers, de data scientists, de statisticiens et de techniciens en maintenance de systèmes.
Il n’en reste pas moins, souligne Abdoulaye Daouda Diallo, « que même avec le renfort de la technologie numérique, la lutte contre l’évasion fiscale et la fraude douanière va prendre beaucoup de temps. C’est normal car c’est un combat de longue haleine, dans tous les pays du monde ».Oumar Nourou

Le nombre de comptes numériques a augmenté de 32% en 2018

https://www.lejecos.com/-Dans son « Rapport annuel sur les services numériques dans l’Uemoa – 2018 », la Bceao évoque la structure des échanges numériques dans les pays de l’Uemoa.
L’institut d’émission affirme que le Sénégal, se démarque nettement en 2018, en confirmant la tendance haussière amorcée depuis 2016 au niveau des indicateurs des services financiers numériques.
«Le nombre de comptes a augmenté de 32% par rapport à 2017, pour se fixer à environ 7,1 millions. De même, le volume et la valeur des transactions ont progressé respectivement de 98,6% et 115,5%, pour ressortir à 298,7 millions d’opérations, évaluées à 2.718,9 milliards de francs CFA », lit-on dans le rapport de la Bceao.
Cette évolution est observée également au niveau de la distribution, avec la multiplication des points de services, dont le nombre a augmenté de 80,6%, passant de 67.315 en 2017 à 121.565 en 2018. Le secteur, qui avait rencontré quelques difficultés du fait de la concurrence exercée par les systèmes de transfert rapide d’argent, tels que Wari et Joni Joni a été redynamisé grâce à la multiplicité des acteurs.
Avec huit initiatives à fin décembre 2018, ce pays réunit le plus d’acteur exerçant l’activité d’émissions de la monnaie électronique. «Il s’agit d’Orange Finances Mobiles Sénégal et Mobile Cash pour les EME, Bsic – Expresso pour les partenariats entre les établissements de crédit et les opérateurs de télécommunications ainsi que Bdk et Kash-KashSénégal, Bimao et Boss , Ecobank et Wizal, la Sgbs et Yup et Uba-Zuulu Pay/Wave/Wari, au titre de modèles d’affaires entre les banques et les Fintech .
Ces partenariats induisent l’entrée de nouveaux acteurs dans le secteur de la monnaie électrique. Avec le partenariat entre la Bdk et Kash-Kash, l’offre des services financiers de deuxième génération est effective avec l’octroi à fin décembre 2018 de 21.941 microcrédits, d’une valeur de 556,7 millions de francs CFA », précise la Bceao.Oumar Nourou

Mauritanie-Sénégal: BP découvre encore du gaz

https://www.rewmi.com/BP Plc a déclaré lundi, lors d’un forage de trois puits au large de la Mauritanie et du Sénégal avoir rencontré du gaz de « haute qualité », renforçant sa confiance dans les ressources gazières de la région.
En novembre, le puits Orca-1 au large de la Mauritanie, détenu en partie avec Kosmos Energy et la Société Mauritanienne des Hydrocarbures et de Patrimoine Minier, a été approfondi et a rencontré davantage de gaz.
« Nous avons identifié une vaste zone de prospection avec un potentiel de ressources considérable dans le sud de la Mauritanie. Nous allons maintenant procéder à d’autres forages d’évaluation. BP en a trois pour trois au large de la Mauritanie, Sénégal
« Il s’agit d’un résultat passionnant car il prouve que nos données sismiques permettent d’identifier des gisements d’hydrocarbures plus profonds que nous ne l’avions cru « , a déclaré Howard Leach, responsable de l’exploration à BP.
« Nous avons identifié une vaste zone de prospection avec un potentiel de ressources considérable dans le sud de la Mauritanie. Nous allons maintenant procéder à d’autres forages d’évaluation pour aider à éclairer les décisions futures en matière de développement. »
La société a indiqué que cette campagne de trois puits s’est achevée dans la région de la Mauritanie et du Sénégal, où elle a également découvert du gaz aux puits GTA-1 et Yakaar-2. Ces trois puits ont ciblé neuf sables contenant des hydrocarbures et ont trouvé du gaz dans les neuf puits.
Il s’agissait des premiers puits exploités par BP dans la région. Ces trois projets ont été réalisés en toute sécurité, soit 30 millions de dollars de moins que prévu au budget et 40 jours plus tôt que prévu. L’Orca-1 a été foré dans le bloc C8 de Mauritanie avec du gaz trouvé dans les cinq sables d’origine ciblés et une zone plus profonde.

300 TONNES SUR 10 MILLE COLLECTÉS, LA SONACOS SONNE L’ALARME

http://www.emedia.sn/-La SONACOS éprouve toutes les peines du monde dans la collecte des graines d’arachide. Près de 300 tonnes d’arachide ont été collectées, sur un objectif chiffré à 10 mille. Une situation qui inquiète Thié Mbaye Ndiaye, le Secrétaire général du syndicat des corps gras de la SONACOS. Qui, tirant la sonnette d’alarme, met en avant les risques qui pèsent sur les employés temporaires. Et, les usines SONACOS pourraient s’arrêter sans compter la fuite des semences.
« On avait (d’abord) recruté quelques centaines de saisonniers pour commencer le travail préparatoire, explique-t-il, joint par iRadio. Ensuite, recruté le gros de la troupe, environ mille 800 saisonniers. Mais aujourd’hui, on est contraint, face à la situation qui se présente, d’envoyer des préavis pour arrêter ces saisonniers-là, sans compter les conséquences qui aujourd’hui relèvent du fonctionnement de nos usines et de ses corollaires, sans compter le risque qu’il y a sur la fuite des semences dès l’année prochaine. »
Seule une intervention de l’Etat pourrait sauver la situation, retient le syndicaliste : « Dans un match de football, il faut l’arbitre pour faire respecter les règles du jeu. Il ne faut pas que les équipes jouent et que les supporters viennent également des tribunes pour essayer chacun de marquer des buts. Dans ce cas, le match est déréglé. C’est l’Etat qui doit aujourd’hui prendre des mesures et faire acheminer les graines vers les points de collecte et là, on les achète. Mais si elles sont acheminées (directement) au marché où tout le monde, les étrangers, les Chinois y compris, viennent prendre le peu qu’on a. C’est la catastrophe ».

600 TONNES D’ARACHIDE COLLECTÉES À KAOLACK À CE JOUR CONTRE 2000 PAR USINE L’ANNÉE DERNIÈRE À LA MÊME PÉRIODE (DRDR)

Kaolack, 13 (APS) – Les quantités de graines d’arachide collectées dans la région de Kaolack (centre) par les deux plus grandes huileries engagées dans la campagne de commercialisation arachidière débutée début décembre s’élevaient vendredi dernier à 600 tonnes contre 2000 tonnes par usine au cours de la même période, l’année dernière, a-t-on appris du directeur régional du développement rural (DRDR), Souleymane Diop.
“En ce qui concerne la production destinée à l’huilerie, la collecte cumulée se situe à environ 600 tonnes pour la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS) et la Compagnie pour l’exploitation des oléagineux (COPOEL), et comparativement à l’année dernière, il y a un ralentissement car on était à 2000 tonnes par usine, à la même période”, a-t-il confié.
Le DRDR de Kaolack participait à une rencontre sur le sujet, tenue à la gouvernance de Kaolack, vendredi.
Il souligne aussi que la quantité d’arachide destinée à l’exportation est d’environ 26.000 tonnes et celle destinée à la semence à 74 tonnes.
A cette occasion, le gouverneur de la région de Kaolack, Aliou Badara Mbengue, a appelé les acteurs concernés à faire le nécessaire pour “sauver les semences”.
Au regard de la “situation actuelle, il convient aujourd’hui de faire tout pour sauver les semences. Des contrats ont été signés entre des huiliers et des producteurs sur le terrain. Les remboursements devraient se faire en nature pour pouvoir participer à la reconstitution du capital semencier”, a-t-il dit.
Aussi invite-t-il les acteurs à “respecter les règles” stipulant que toutes les opérations d’achats et de vente doivent se faire au niveau des points de collecte et des différents centres de réception agréés.
Le gouverneur a de même souligné la nécessité de fournir des graines de qualité afin que les producteurs puissent disposer de semences et pour des rendements de qualité.
“J’invite les services du commerce et les forces de défense et de sécurité à une opération de sensibilisation et à un contrôle rigoureux de la commercialisation”, a dit le gouverneur, demandant aux banques de redoubler d’efforts dans l’accompagnement de la filière”.

SOUTIEN À L’ISRA POUR LA PRODUCTION DE PREBASE :LES OPERATEURS SEMENCIERS «INSTRUISENT» L’ETAT

http://www.sudonline.sn/-Le Président de la Fédération nationale des opérateurs semenciers et stockeurs du Sénégal (FNSOPT) a profité de l’Assemblée  générale organisée à Diourbel pour demander à l’Etat d’accompagner l’Isra à augmenter la production arachidière. Cheikh Bara Guèye qui rempile à la tète de cette structure souhaite une réglementation de la commercialisation de l’arachide pour éviter l’évasion des semences
L’Assemblée générale  a renouvelé sa confiance au bureau sortant de l‘Union nationale des opérateurs semenciers et stockeurs du Sénégal (FNSOPT) que dirige Cheikh Bara Guèye. Ce dernier s’inscrit dans une dynamique de dotation de semences de qualité aux producteurs.
Ainsi, le Président de la FNOST demande à l’Etat de soutenir l’ISRA  (Institut sénégalais de recherches agronomiques)  dans la production de semences pré-base. Il a invité l’Etat à réglementer la collecte des semences bien avant les écrémées.  « L’usine Sonacos est prête à recevoir jusqu’à 5000 tonnes de graines d’arachide par jour ».
Le gouverneur de la région de Diourbel  Gorgui Mbaye qui présidait cette rencontre a lancé un appel aux opérateurs et aux producteurs de bien vouloir se rendre au niveau des points de collecte officiels pour vendre leurs graines d’arachide   là où tous les instruments de mesure  sont aux normes pour vendre leurs graines d’arachide. « Il s’agit là d’un élan de patriotisme que nous leur demandons puisque l’Etat a subventionné les semences.  C’est même un devoir pour chaque producteur de se rendre au niveau des points de collecte pour y commercialiser ses arachides.  C’est en cela que l’usine va se doter d’un stock suffisant de matières premières pour tourner ses machines, suffisant pour triturer le maximum nécessaire et donner à ce produit de la valeur ajoutée. Nous avons une unité industrielle à défendre ».
Le ministre de l’Agriculture et du développement rural  accompagné du Directeur  Général de la Sonacos, lors de sa visite a Diourbel, avait annoncé que  30 milliards de Frs  ont été déjà mobilisés pour l’achat  des graines. Pour le Directeur Général Modou Diagne Fada, l’Etat s’engage à restructurer la Sonacos.
Ainsi, le chef de l’Etat a instruit ses ministres afin que de partenaires soient trouvés pour financer le plan  d’urgence de la Sonacos chiffré à 16 milliards de Fr. « Le prix plancher est de 210 frs  et l’argent  est arrive  bien avant les graines.  Cette année, il  y a  une bonne  production avec une  bonne densité »,  a-t-il conclu. La Sonacos Sa a une prévision cette année de 150 000 tonnes

Distribution des produits agricoles: Moustapha Cisse Lo appelle à un audit

http://lesoleil.sn/-Dans un communiqué repris par Emedias, le député Moustapha Cisse Lo, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale sénégalaise et président du Parlement de la CEDEAO demande «une évaluation des deux dernières campagnes agricoles 2018- 2019 et 2019-2020, et la publication de tous les acteurs impliqués dans la commercialisation, la distribution et les bénéficiaires des produits agricoles subventionnés par l’Etat du Sénégal».
M. Lo appelle à un l’audit du système de commercialisation et de distribution des produits agricoles, des intrants et du matériel agricole depuis la commercialisation, l’attribution jusqu’à la distribution. «Le MAER doit publier la liste de tous les acteurs, les opérateurs semenciers et tous les bénéficiaires des bons de gros producteurs (G.P.) et du matériel agricole subventionné par l’Etat (G.P.)», lit-on sur le média en ligne.
Le parlementaire n’a pas manqué de dénoncer «le mode de financement de la DER/FJ (Délégation générale à l’Entreprenariat Rapide des Femmes et des Jeunes), qui n’est ni juste, ni équitable ni transparent. Je persiste et signe qu’il y’a bel et bien un détournement d’objectifs», a-t-il dit.
Moustapha Cisse Lo s’offusque aussi du « mode d’organisation et de fonctionnement de la gestion de l’Assemblée nationale». Selon lui, «il n’y a pas de transparence, ni de contrôle des ressources destinées à son fonctionnement», rapporte Emedias.

Détournement de Semences: Le Forum civil exige la lumière sur 380 milliards

https://www.seneweb.com/-Pas moins de 380 milliards ont été injectés par l’État du Sénégal dans l’achat de semences et d’intrants agricoles. Pour y voir clair, le Forum civil exige, selon Les Échos, la publication de la liste de tous les bénéficiaires.
“Aujourd’hui, il n’est pas besoin de faire des enquêtes. Le président de la République a toutes les données. Il connaît les bénéficiaires de ces semences-là… La première responsabilité est du ressort du chef de l’État”, déclare Birahim Seck.
Yakham Mbaye a accusé Moustapha Cissé Lô d’avoir fait main basse sur 4 101 tonnes  de semences composées. Le député d’incriminer, à son tour, le ministre de l’Agriculture et le mari du ministre Mariama Sarr
Détournements Des Semences…Cissé Kane Avait Alerté Depuis 2016
Le deal des opérateurs semenciers : Un frein au décollage agricole du Sénégal (Par Cissé Kane Ndao)Dakarmidi le 13 novembre 2016

Pourquoi les masses paysannes sont-elles chaque année plus pauvres, plus endettées?

L’une des causes est à chercher dans la manière dont les subventions versées par l’Etat au bénéfice de ces populations sont détournées par un groupuscule d’individus appelés opérateurs semenciers, qui se sont scandaleusement enrichis en détournant le système, à mesure que la  misérabilisation des masses paysannes décuplait.
Après une enquête exhaustive auprès des organismes paysans et de certains gros producteurs, mais aussi d’opérateurs semenciers de moindre envergure disséminés sur tout le territoire national, il ressort de mes investigations qu’ils sont principalement une douzaine, bénéficiaires de quotas censés fournir chaque année des semences de qualité aux producteurs agricoles.
Ces personnes se partagent annuellement entre 30 à 40 milliards, si on y inclut la zone  de la vallée avec les producteurs rizicoles.
Ils sont riches, ils sont puissants, ils ont un lobby si influent que tout régime qui cherche à mettre fin à leurs deals y laisse des plumes, et certains hauts responsables sont tombés en disgrâce pour avoir eu le toupet de prêter attention à leurs business.
Ils sont protégés par des chefs religieux acquis à leur cause, ils ont des lobbyistes très persuasifs qui les défendent et sont leurs premiers avocats auprès des médias.
Certains parmi eux ont réussi à infiltrer tous les régimes politiques qui se sont installés au Sénégal.
Ce sont des multimilliardaires qui se donnent les moyens d’influencer le système et de défendre leurs pains, contre les intérêts des paysans, et de l’agriculture sénégalaise.
Ainsi à Kaffrine, M. Maodo Sarr est devenu un apériste bon teint, il siège au CESE après avoir été sénateur sous Me Wade. A Tivaouane, le puissant Modou Fall règne en roi de l’arachide et a ses entrées partout. Il suffit de se rendre dans son domaine pour avoir une idée de la puissance de feu du monsieur. A Diourbel, règne en maitre absolu Cheikh Bara Gueye, prospère homme d’affaires couru de tous pour sa prodigalité. C’est un  multimilliardaire confirmé. Maire de sa commune, en même temps. En atomes crochus avec tous les régimes, naturellement.
Le modus operandi de la plupart des opérateurs semenciers est simple. A titre d’illustration prenons juste un exemple :
Si par exemple l’Etat fixe le prix d’une spéculation comme le niébé à 600 F le Kilo et subventionne à hauteur de 70 % au profit du paysan, ce dernier doit payer 180 Francs  à l’opérateur. Les 420 francs CFA sont versés directement à ce dernier, par l’Etat. Cette subvention est normalement faite au paysan, pourtant.
A titre d’illustration toujours, prenons concrètement l’exemple de M. Diallo, opérateur semencier. Il a un quota  pour fournir 100 tonnes de niébé aux paysans de karrkarr, dont Ngor Sarr.
Pour aider M. Diallo à réaliser sa campagne la CNCAS  lui verse un crédit à 8% sur présentation de son attestation de bénéficiaire de quota.
Il est naturellement prévu des points de vente où les paysans devront venir s’approvisionner. Ces points de vente n’existent souvent que symboliquement. Où n’y sont déposés que des échantillons pour meubler la galerie, en parfaite connivence avec la commission chargée de la supervision de la vente, avec l’opérateur semencier.
Ngor Sarr, pauvre paysan dont la récolte est presqu’épuisée et qui arrive difficilement à survivre, vers les mois de mai-juin  rencontre M. Diallo qui a reçu entre temps l’avance accordée par la CNCAS.
Monsieur Diallo lui tient ce langage : « Tu as besoin d’un tonne de niébé. Je n’ai pas de semences, mon parent esclave. Cependant, tu peux signer une facture d’achat  pour une tonne de semences de niébé. En échange, je te donne 50 mille francs CFA et on est quitte. »
Ngor Sarr, qui tire le diable par la queue, accepte et signe sans broncher.  Il a besoin de cet argent pour survivre.
M. Diallo s’en va tout heureux. En effet, sa tonne de niébé qu’il vient de vendre, il n’a pas dépensé un franc pour l’acheter. Les 50 000 francs CFA qu’il a donnés à Ngor Sarr ne viennent pas de sa poche. Ils sont tirés de l’avance reçue de la CNCAS. Et cerise sur le gâteau,
il sera remboursé par l’Etat !
Pour 50 000  francs CFA dépensés, il encaisse auprès de l’Etat la subvention à hauteur de 70%, soit 420 000 f CFA moins les 50 000  francs CFA versés à Ngor Sarr, soit un bénéfice net de 370 000 f CFA !
Voilà comment sont orchestrés des deals à grande échelle qui permettent le détournement chaque année des 30 à 40 milliards versés par l’Etat au titre de subventions pour les semences.
Les conséquences sont terribles. Car toutes les semences sont subventionnées. Du mil à l’arachide, en passant par le riz, le niébé, et d’autres spéculations.
Les paysans obligés malgré tout de cultiver vont ensuite aller s’endetter auprès des institutions de micro finance à des taux exorbitants pour acheter à prix coûtant des semences sur les marchés parallèles. A la fin de l’hivernage, ils remboursent difficilement leurs crédits et replongent dans un cycle infernal de pauvreté jusqu’ à la prochaine campagne  agricole, et le passage de M. Diallo à une période où les vivres de soudure sont épuisés, avec sa fameuse proposition qui soulage pour quelques mois encore !
L’Etat perd chaque année de l’argent, et enrichit des personnes qui aujourd’hui sont si riches qu’elles peuvent faire basculer un régime politique.
Pire, il est clair qu’avec ce système scandaleux, la reconstitution du capital semencier pour certaines spéculations ne sera jamais une réalité concrète. Ne parlons alors pas de semences certifiées.
C’est que la gestion des semences par les opérateurs semenciers est une gestion virtuelle, le montant des subventions versées par l’Etat ne correspond pas au volume réel des semences effectivement écoulées par ces opérateurs, en conséquence, les statistiques sur la production agricole sont biaisés. Et les paysans complices de leur propre exploitation ne peuvent piper mot.
D’ailleurs, des gros  producteurs sont aussi victimes de ce deal de la part de certains opérateurs qui sont attributaires de quotas dit grands producteurs. Ces gros producteurs  ainsi que  les petits paysans sont tous  lésés par ce système.
Et le Sénégal tout entier est mis en danger par leurs pratiques : imaginons un instant la catastrophe qu’il y aurait si les paysans et les gros producteurs choisissaient dans leur écrasante majorité d’encaisser l’argent des opérateurs, et ne pas chercher à acquérir des semences pour cultiver !
La plupart de ces opérateurs semenciers sont des acteurs politiques majeurs et leur engagement explique sans doute le gentleman agreement qui les lie aux autorités politiques, surtout qu’ils sont de généreux bienfaiteurs qui n’hésitent jamais à financer les activités politiques de leur patelin, en plus du ndigueul des chefs religieux qui sont acquis à leur cause.
Le développement de l’agriculture est donc une question d’organisation. L’Etat a les moyens de mettre fin à tous les deals qui grèvent le système, et empêchent un décollage du secteur qui chaque année est englué dans les mêmes travers.
Malgré les montants cumulés faramineusement élevés versés par l’Etat, notre agriculture ne nourrit pas ses paysans. Malgré l’effort sans cesse marqué de nos pouvoirs publics, en termes d’intrants, d’équipements divers, elle est toujours archaïque, comme sclérosée.
Il ya trop de lourdeurs qui plombent le décollage du secteur en effet, et je n’aurais de cesse d’appeler au secours, pour la reprise en main de l’agriculture, car aucun pays ne s’est développé en sautant une des étapes de la marche vers l’émergence.
Et en l’espèce, la première marche que doit gravir un pays sur la voie du développement est l’autosuffisance alimentaire. Indépendance alimentaire, d’abord.
Produire ce qu’on mange. Transformer nos produits agricoles, créer de la plus value. Première étape vers l’industrialisation.
La Chine géant économique du troisième millénaire a commencé d’abord par régler ses problèmes d’auto-suffisance alimentaire. Quand les chinois ont enfin mangé à leur faim, sa santé a été améliorée, l’Education et la formation ont suivi. Aujourd’hui la Chine est un géant aux pieds d’acier.
Pour développer l’agriculture, commençons donc par le commencement : mettre fin aux deals des semences.Cissé Kane NDAO,Président A.DE.R

Soutien à la production locale au Cap Skirring: Près de 200 femmes maraichères décrochent leur autonomie financière

https://www.lequotidien.sn/-En 2009, le Club Med a signé un partenariat avec l’Ong Agrisud, afin qu’elle intervienne autour des villages de la commune de Diembereng, pour structurer et professionnaliser l’offre des petits producteurs de proximité et participer ainsi à leur sortie de la précarité et au soutien de l’économie locale. Agrisud a pour mission principale de lutter contre la pauvreté et de renforcer la sécurité alimentaire à travers la création de petites exploitations agricoles familiales. «L’idée de départ était d’approvisionner le Club Med avec des fruits et légumes produits localement», a soutenu Tiphaine Gualda, responsable de la Fondation Club Med au Sénégal. Ainsi pendant 10 ans, fut mise en place, dans le cadre d’un projet, une stratégie d’engagement en matière d’autonomisation des femmes de Diembereng par le biais d’un programme portant sur des chaines d’approvisionnement en produits locaux. «Les approvisionnements locaux, quasi nuls au départ, représentent aujourd’hui, plus de 25 tonnes de légumes par saison pour un chiffre d’affaires dépassant 14 millions de francs Cfa, soit 21 343 euros», a soutenu le responsable d’Agrisud jeudi dernier, lors de la célébration des 10 ans de partenariat entre sa structure et le Club Med. Des résultats engrangés par le Gie Batiyaye et qui sont le fruit d’une démarche construite avec les différentes parties prenantes ; à savoir le Club Med, la collectivité de Diembereng, le Cpas, les autorités locales et les femmes maraichères. Un groupement de près de 200 femmes qui, par le biais de ce projet de livraison de produits locaux au village touristique, ont pu améliorer leurs revenus par saison. «Ce projet a permis à notre Gie de réaliser son autonomie financière et économique. A la fin de chaque saison, il arrive pour chaque membre de notre structure, d’avoir 600 000 à 700 000 francs Cfa de gain ; ce qui nous permet de subvenir aux besoins scolaires de nos enfants et de soutenir nos ménages», a déclaré Aïssatou Badji, présidente du Gie Batiyaye, qui s’active dans le maraîchage. Et pour qui ce partenariat entre Agrisud et le Club Med a beaucoup apporté aux femmes du terroir en termes de formation et d’autonomisation, mais aussi et surtout de contribution au développement local.
Magnifiant tout cela, l’autorité sous-préfectorale de Cabrousse, Cheikh Gningue, estime que le Club Med, à travers ce partenariat, a su mesurer sa responsabilité en tant qu’entreprise. «Votre ouverture aux différents segments de la communauté, notamment les maraichers, les artisans et les enfants a fini de vous hisser au rang des établissements de référence en matière de citoyenneté», a-t-il indiqué. Le sous-préfet de Cabrousse a en outre, exhorté les femmes, qui ont déjà consenti maints sacrifices, à donner le meilleur d’elles-mêmes pour garder précieusement, ce partenariat fécond et jouer pleinement leur partition au développement économique et social de leur terroir dans le cadre de ce projet. Un projet qui, de l’avis de la responsable de la Fondation Club Med, bénéficie à peu près à 1050 personnes et à des familles. Et si c’est au Cap Skirring que ce projet a été initié pour la première fois, aujourd’hui, il est présent, selon Tiphaine Gualda, à travers 6 pays à travers le monde ; notamment au Sénégal, en Chine, au Brésil, en Indonésie, au Maroc et à l’île Maurice. Et ce, grâce, a-t-elle soutenu, à l’investissement et au courage des femmes de Diembereng qui ont montré que ce projet pouvait être mis en œuvre. Tout comme Tiphaine Gualda qui a plaidé pour une pérennisation de ce partenariat au profit des femmes maraichères et la diversification de variétés au niveau des blocs maraichers, Philipe Vaissière du Club Med s’est réjoui que près de 200 femmes et leurs familles ne soient plus aujourd’hui dépendantes de dons ou de subventions.
«Grace aux efforts combinés de tous, vous pouvez vivre et faire vivre vos familles», a-t-il clamé.

La nouvelle lettre du SIE-Uemoa 2019-2023 annonce l’accès universel de d’électricité à moindre coût

https://www.pressafrik.com/-Le gouvernement sénégalais a tenu ce lundi, un atelier de présentation des résultats du Système d’information énergétique (SIE) du projet mis en place au niveau de l’UEMOA et dont l’Institut de la francophonie et du développement durable est le maître d’ouvrage. À ce propos, il convient de relever que la SIE-Uemoa est à la base de la préparation de la politique énergétique et constitue la corde de suivi-évaluation des résultats du secteur.
Venue représenter le ministre du Pétrole et de  l’Energie Mohamadou  Makhtar  Cissé, Oumou Khaîry Diop a rappelé les enjeux de la nouvelle lettre de politique de développement du secteur qui sera mis en œuvre sur la période de 2019-2023.
Il s’agit principalement « de la mise en place des préalables à la production du pétrole et du gaz local et la sécurisation de la logistique d’approvisionnement en hydrocarbures du pays, l’accès universel et durable à des services de l’électricité à moindre coût (à travers le gas to power et les énergies renouvellement), la sécurisation de l’approvisionnement des ménages en énergie durable et optimale de cuisson et le parachèvement de la réforme du cadre légal et réglementaire du secteur et l’amélioration du dispositif de pilotage, de régulation et de suivi », a déclaré la représentante du ministre.
Toutefois, les défis sont énormes pour améliorer le dispositif en place. Il s’agira entre autres de poursuivre le renforcement de l’exhaustivité des données pour courir les besoins par exemple le calcul des émissions, améliorer les analyses dans les secteurs comme l’agriculture, l’artisanat, engager les acteurs de sous-secteur des hydrocarbures  la collaboration en vue d’un partage plus efficace de l’information, comme l’a indiqué Mme Diop lors de sa prise de parole.
Le SIE qui existe depuis une quinzaine d’années est « l’outil statistique du secteur de l’énergie, le cadre dans lequel la collecte, la validation et l’analyse des données sur le secteur de l’énergie est fait. Mais le calcul de quelques indicateurs du secteur de l’énergie », a fait savoir Fatou Thiam Sow, coordonnatrice du SIE du Sénégal.  D’ailleurs, le ministre de l’Energie et du Pétrole a signé un nouvel arrêté portant organisation et fonctionnement du Secteur confirmant ainsi son ancrage dans le système de planification et de suivi-évaluation avec une parfaite implication de tous acteurs clés. Fana CiSSE

Hausse du prix de l’électricité: «seul un refus des citoyens peut faire reculer le gouvernement»,selon Decroix

https://www.pressafrik.com/-Le député Mamadou Diop Decroix estime que seul un refus des citoyens peut faire reculer le gouvernement  sénégalais sur sa décision d’augmenter le prix de l’électricité de 6 à 10%. Une décision qui est déjà entré en vigueur depuis le premier décembre 2019.
« Quand les partisans du président de la république manifestent devant le Palais, il n’y a aucun problème et quand les autres sénégalais manifestent car ils en sont pas d’accord avec l’augmentation du prix de l’électricité, on les prend et on les amène en prison.
Dans quel pays nous sommes. Est-ce que le Sénégal est plus menacé que les Etats-Unis. Pourtant des gens manifestent devant la maison blanche », s’interroge le député.
« Je crois qu’on doit s’ajuster politiquement et économiquement, car l’augmentation du prix de l’électricité est un ajustement. Les gens doivent exercer leur liberté, donc je lance aussi un appel à toute la population, s’il y a des manifestations de ce genre, elle doit prendre part, car le c’est le seul moyen qui peut faire reculer le gouvernement », estime Decroix sur la Rfm.
Vendredi, la plateforme ‘’Ño lank, Ño bañ’’, qui réunit plusieurs mouvements dont ‘’Y en a marre’’, ‘’Frapp France Dégage’’ et des partis politiques, a protesté à Dakar, contre la hausse du prix de l’électricité et l’emprisonnement d’une dizaine d’activistes dont Guy Marius Sagna et l’universitaire Babacar Diop.
Dr Babacar Diop, l’activiste Guy Marius Sagna ainsi que six (6) autres personnes ont été placés sous mandat de dépôt par le Doyen des juges mercredi 4 décembre 2019. Ils ont été arrêtés le vendredi 29 novembre 2019 à la suite d’une marche non autorisée devant le Palais pour la même cause citée ci-haut.
Le mardi 26 novembre le directeur général de la Société nationale d’électricité (Senelec) du Sénégal, Pape Demba Bitèye, a confirmé l’entrée en vigueur, à compter du 1er décembre, de la hausse du prix de l’électricité (10% en moyenne), évoquant un manque à gagner de 12,191 milliards de FCFA enregistré par ses services depuis le début du dernier trimestre 2019.Salif SAKHANOKHO

LA NÉCESSITÉ D’AUDITER LA SENELEC PAR MADIAMBAL DIAGNE

On ne peut pas continuer d’engloutir autant de ressources dans un secteur si stratégique, sans chercher à savoir où va réellement chaque denier – La Senelec de Makhtar Cissé n’était-elle pas retombée dans les turpitudes d’hier ?
Je paie directement ou indirectement des factures d’électricité en zone urbaine, en zone périurbaine et en zone rurale. Les dernières factures sont particulièrement salées, avec des montants allant parfois du simple au triple, comparativement aux factures habituelles. Aussi, sur certains compteurs prépayés, il a été observé que le niveau de consommation a augmenté fortement. J’ai alors écrit à la Société nationale d’électricité (Senelec), en charge de la production, de la distribution et de la vente de l’électricité, pour avoir des explications sur cette situation. Je n’ai reçu aucune réponse, en dépit de mes multiples relances. Les factures étant échues, il faudrait s’en acquitter au risque de se voir couper l’électricité sans ménagement ou aucune autre forme de procès. Ils sont certainement nombreux des gens, à avoir été à la marche organisée par l’initiative citoyenne «Nioo lank», protestant contre la hausse des factures d’électricité qui les concernaient directement. La frustration des consommateurs est grande, surtout qu’aucune autorité n’avait daigné s’expliquer et assumer une communication pour éclairer la lanterne des abonnés. Pourtant, quand il s’était agi de présenter la politique énergétique et les «bons résultats» tant vantés de la Senelec, les responsables de la société nationale, comme les autorités de tutelle au niveau gouvernemental, ne se privaient de savourer leurs réussites sur les plateaux des télés et autres colonnes des journaux. Mais quand il y a une pilule amère à faire avaler au consommateur, il ne se trouve personne pour risquer son image dans une communication désavantageuse. Les consommateurs ont dû hurler leur mécontentement pour qu’enfin quelques responsables de second plan ne soient poussés à monter au créneau pour chercher à expliquer que les hausses qui entreront en vigueur à compter du 1er décembre 2019 allaient être entre 6 à 10%. La réalité des factures distribuées montre des proportions bien supérieures. Aussi, le Directeur général de la Senelec a fini par dire que 54% des abonnés, constituant les plus faibles revenus, étaient épargnés de la hausse. Là également, la réalité montre une autre situation.
Mais si on en est arrivé à cette situation qui consiste à augmenter fortement le prix de l’électricité alors que les responsables de ce secteur nous assuraient du contraire, c’est parce qu’il y a quelque part un problème et pas des moindres, que les populations méritent de savoir.

Qu’est-ce qui se passe à la Senelec ?

Le 11 mars 2017, dans le cadre des «Grandes conférences du journal Le Quotidien», Mouhamadou Makhtar Cissé, actuel ministre de l’Energie, alors Directeur général de la Senelec, assurait que la Senelec était sortie de l’obscurité. Mouhamadou Makhtar Cissé s’était livré à une véritable séance d’explication sur sa «nouvelle Senelec». Le secret de ce succès tenait aux investissements en cours, à la production et à l’accès universel. En vantant les mérites du plan stratégique qu’il disait être en train de mettre en œuvre, le Dg de la Senelec avait soutenu que les «investissements importants contenus dans le plan stratégique permettront à la Senelec d’être aux normes d’ici 2020». D’après M. Cissé, «c’est une promesse ferme, rationnelle et raisonnable». «La situation de la Senelec et de la fourniture de l’électricité ne peut que s’améliorer», avait-il assuré. Il ajoutait : «Nous sommes fortement dépendants du pétrole, mais grâce aux perspectives que nous avons avec les découvertes de gaz et de pétrole au Sénégal, la planification que nous avons mise en place et les solutions de substitution, nous arriverons à avoir une production suffisante, assurer une meilleure qualité, mais surtout généraliser l’accès.»
Partant de ces prévisions, il soulignait que le problème de la disponibilité de l’énergie était réglé jusqu’à l’horizon 2030. La disponibilité de l’énergie assurée, celle-ci aura des répercussions sur le coût de l’électricité. «C’est cette diversification qui permet de baisser le coût de l’énergie. Nous voulons nous inscrire dans une baisse structurelle, pas dans une baisse conjoncturelle. On n’a pas suivi le coût du baril de pétrole. Si on l’avait suivi, peut-être que la baisse aurait pu être plus importante, mais elle aurait augmenté de façon exponentielle aussitôt.» Nul ne pouvait douter de la prouesse qui avait permis de passer de 2011 à plus de 900 heures de délestages à quelque 66 heures en 2016. Cerise sur le gâteau, la Senelec avait baissé ses tarifs aux consommateurs et son Directeur général promettait une situation encore bien meilleure. Le Directeur général Mouhamadou Makhtar Cissé annonçait la distribution de dividendes aux actionnaires de Senelec et étudiait la perspective de l’entrée de sa société en bourse. Nous avions donc été enthousiaste à saluer cette belle performance quand, dans une chronique en date du 13 mars 2017, nous relevions «les bonnes notes de Makhtar Cissé».

Le risque de retomber dans les travers du Plan Takkal de Karim Wade, malgré 266 milliards donnés par l’Etat en 2019

On peut aujourd’hui légitimement se demander ce qui cloche pour que toutes les prévisions optimistes et rassurantes soient subitement compromises. Nous ne voudrons croire qu’à l’époque Mouhamadou Makhtar Cissé ou le gouvernement du Sénégal se livraient à une opération de propagande de mauvais aloi, mais on est en droit d’être édifié sur les difficultés qui ont pu compromettre ainsi la situation idyllique de la Senelec. La société d’électricité nous garantissait une production suffisante avec ses différents circuits d’approvisionnement, mais aujourd’hui le Sénégal se trouve obligé de louer un navire turc, une centrale électrique flottante, pour produire de l’électricité et la vendre à un coût que d’aucuns jugent relativement élevé. On semble retourner à la situation des heures sombres du «Plan Takkal» de Karim Wade, qui avait recours aux mêmes procédés. Une sinistre perspective ! Aujourd’hui, les consommateurs se retrouvent subitement pressurisés avec des factures jugées unanimement exagérées. La Commission de régulation du secteur de l’électricité a lâché le morceau, indiquant que la Senelec est en proie à un déficit de trésorerie de plus de 70 milliards de francs. Cette situation de tension de trésorerie est durement ressentie par les fournisseurs de la Senelec.
Dans le même temps, l’Etat du Sénégal avait fini d’allouer, dans la dernière Loi de finances rectificative adoptée le 15 novembre 2019, la somme de 125 milliards de francs Cfa pour permettre à la Senelec de sauver sa gestion. Cette somme a déjà été totalement encaissée par la Senelec et s’ajoute à la somme de 141 milliards de francs Cfa de l’Etat du Sénégal à la Senelec, au titre des compensations tarifaires et des pertes commerciales. Soit 266 milliards pourvus par l’Etat au profit de la Senelec pour la seule année 2019. Cette somme s’ajoute à une première allocation de 75 milliards, avec une autre Loi de finances rectificative adoptée le 26 juin 2018. Tout cela, en attendant l’exercice budgétaire de l’année 2020 pour prendre en charge de nouvelles allocations pour le secteur de l’électricité afin de pouvoir solder la gestion 2019. En effet, les stocks des obligations de paiement non encore liquidées par l’Etat du Sénégal au profit de la Senelec, pour les exercices 2017 et 2018, pour un montant total de 189 milliards de francs Cfa, seront payés sur 3 ans à compter de 2020, conformément aux accords convenus avec le Fonds monétaire international. Le plan d’apurement arrêté se décline ainsi : 53 milliards de francs en 2020, 68 milliards de francs en 2021 et 68 milliards de francs en 2022. Encore une fois, compte non tenu des nouvelles allocations.
La Senelec se révèle ainsi être un véritable gouffre financier. Pape Demba Bitèye, son Directeur général, a confirmé ces chiffres dans la presse quand il relève que l’Etat du Sénégal a alloué plus de 316 milliards de francs Cfa, afin d’éviter une augmentation des tarifs au consommateur.
Pourtant, nous ne sommes pas dans une situation de renchérissement des intrants sur le marché mondial, notamment avec les prix des hydrocarbures ; les cours mondiaux du baril du pétrole suivent une tendance baissière, depuis la fin de l’année 2017, passant de plus de 75 dollars le baril à quelque 56 dollars aujourd’hui. Les autres producteurs continuent de vendre l’électricité à la Senelec au même prix qu’il y a deux ans, conformément aux contrats négociés depuis. Et ces prix devraient même baisser, avec la mise en œuvre du projet scaling solar. L’Etat du Sénégal n’a jamais rien refusé à la Senelec ces dernières années. Régulièrement, l’Etat du Sénégal mettait donc la main à la poche pour renflouer, encore renflouer la Senelec. Dans le même temps, jamais la Senelec n’a été autant autorisée à recourir aux marchés financiers pour financer ses projets et son fonctionnement. Comme condamné à ne pas laisser flancher, encore moins tomber la Senelec, le Président Macky Sall a systématiquement procédé à des arbitrages budgétaires au bénéfice de la société. Il était en outre difficile de ne pas croire que la Senelec était en train de faire financer ses déficits par les consommateurs, jusqu’à ce que son Directeur général, M. Bitèye, ne souligne que les «consommateurs vont participer avec les nouvelles hausses à combler les déficits d’exploitation». Si les facteurs de production n’ont pas changé et que la Senelec se porte de moins en moins bien malgré le soutien accru de l’Etat, c’est sans doute qu’il y a anguille sous roche. Quelle logique pouvait justifier la baisse des tarifs de l’électricité annoncée à la fin de l’année 2016, alors que la Senelec continuait de demander de l’argent à l’Etat pour pouvoir assurer ses fins de mois? Il n’est véritablement pas exagéré de mettre une telle mesure sur le registre de la démagogie. Il est également légitime d’interroger la gestion interne de la boîte. Qu’est-ce qui fait de la Senelec un gouffre financier ?
On ne le dira jamais assez, Pape Dieng, à la tête de la Senelec de 2012 à 2015, avait agi avec un scalpel pour élaguer de nombreux postes de dépenses non indispensables à la viabilité financière de l’entreprise. Ces mesures courageuses avaient eu pour résultat d’assainir la gestion de la société, mais aussi pour conséquence de distendre les relations entre Pape Dieng et les syndicats de travailleurs, habitués à un certain népotisme. Pape Dieng avait cristallisé les mécontentements et autres ressentiments du personnel et, donc, l’arrivée de Mouhamadou Makhtar Cissé avait été bien accueillie par les travailleurs, même si tout le monde s’accordait sur les améliorations de la gestion interne de la boîte. La Senelec de Mouhamadou Makhtar Cissé n’était-elle pas retombée dans les turpitudes et le népotisme d’hier ?
Par ailleurs, on apprend que le Sénégal avait frôlé une coupure générale d’électricité en février 2019, à quelques heures du scrutin présidentiel, du fait qu’un navire de fuel ne pouvait décharger sa cargaison sans un règlement rubis sur l’ongle. Le trésor public avait était obligé, dans l’urgence, de payer la facture et sauver ainsi le pays. C’est le lieu de se demander si ce ne serait pas d’ailleurs tout le secteur de la politique énergétique qui devrait être examiné, contrôlé, pour identifier les problèmes d’inefficacité et de manque d’efficience, pour dire le moins. Le seul moyen de lever toute équivoque est de procéder à un audit externe de la Senelec. Demander un audit ne signifie accuser quiconque de quoi que ce soit, mais la moindre exigence de gestion est d’y voir clair. On ne peut pas continuer d’engloutir autant de ressources publiques dans un secteur économique et social si stratégique, sans chercher à savoir où va réellement chaque denier. Le gouvernement ne saurait poursuivre une politique de fuite en avant ou une politique de l’autruche, en détournant le regard de la gestion interne de la Senelec. Il sera certes assez simpliste de ne voir à travers toutes les exigences de clarifier des situations de gestion, de tel ou tel responsable public, que des actions ou tentatives de déstabilisation ou de discrédit.

IDIOVISUEL–CABALES AU SOMMET !

NETTALI.COM – Dans nos chroniques passées, nous évoquions les tares d’une certaine presse bien sédentaire à notre goût en plus d’être devenue une simple caisse de résonance. Pour un métier qui demande de l’investigation et de la transpiration, la couverture de l’actualité de la semaine dernière semble nous donner raison.
Beaucoup de nos journalistes ont opté pour le spectacle. On aurait par exemple aimé connaître les bénéficiaires des semences et les quantités distribuées dans le but de vérifier les propos de Moustapha Cissé Lô.  Mais, en lieu et place, le mercredi passé 11 décembre, les journalistes ont préféré nous servir une soirée déballage : Sur la TFM, Pape Ngagne Ndiaye faisait face à Farba Ngom ; sur la Sen TV, Pape Alé Niang avait invité Moustapha Cissé Lô ; et sur la 7 TV, l’invité de Maïmouna Ndour Faye était Youssou Touré ; le lendemain jeudi, c’était au tour de Moustapha Diakhaté d’être invité à « 7 à débattre » de la 7 TV en compagnie d’Assane Samb, journaliste et d’Assane Ba du Pds. Mais que pouvaient vraiment ces journalistes comme information ? Sinon que leurs invités alimentent de nouvelles querelles, de nouvelles polémiques. Bref répéter ce qu’ils ont déjà dit sur d’autres plateaux, tant ils rythment la vie des médias depuis quelques temps.
Mais heureusement qu’il y a une éclaircie dans cette grisaille. Sur les sujets brûlants du moment, Mamoudou Ibra Kane d’ITV a initié des Editions spéciales aussi bien sur la question des semences que sur celle de l’eau et de l’électricité, créant ainsi des débats contradictoires avec des experts et acteurs de ces domaines.
Pour un mercredi en tout cas, le dîner servi était bien difficile à avaler, tant il avait un goût trop salé et épicé. Que de propos déplacés ! Une ambiance de cabales politiques et de déballages a envahi les salons des Sénégalais et indisposé tout le monde. Des propos signés par des apéristes et pas des moindres. Ceux-là de la première heure. Moustapha Cissé Lô, Farba Ngom et Youssou Touré nous ont livré un spectacle de charretiers où se mêlent chantage, insultes, dé, réclamation de prébendes, discours légitimiste. S’agissant de Youssou Touré, rien de nouveau sous le soleil, il nous a habitués à cela, à chaque fois qu’il s’est senti hors-jeu ; Moustapha Diakhaté, le seul à se départir de ce discours insolent et qui a toujours eu la sympathie du grand public pour son franc parler et une relative indépendance, nous a joué le coup de la rébellion en se posant désormais comme un détracteur de Macky Sall au sein de l’Apr. Il ne va quand même pas nous faire croire que c’est après seulement un septennat qu’il découvre, comme par enchantement les tares de la gouvernance du Président Sall.
Mais celui qui aura le plus surpris son monde, c’est Yakham Mbaye ! L’homme qui a depuis l’éclipse Mambaye Niang, pris la place de bouclier de Macky Sall. Une posture que ne comprend d’ailleurs pas Mamadou Thierno Talla qui s’est demandé à l’émission « Angle d’attaque » du samedi 14 décembre d’ITV « pourquoi Yakham se rabaisse à ce niveau alors qu’il n’est pas le porte-parole du Président de la république ».  Une attitude d’autant plus incompréhensible que la VAR a permis de remettre au goût du jour, ses propos accablants contre celui qu’il défend aujourd’hui. Yakham, un sacré personnage qui se débat aujourd’hui dans une sorte d’incompatibilité fonctionnelle entre sa profession de journaliste (fondateur du journal Libération et actuel DG du Soleil) et de militant de l’Apr.
Et que penser du terme « griot » évoqué au cœur de la république. Une attaque contre Farba Ngom dans le but de lui faire mal ! Et bien parlons de ce cher Farba, cet électron libre au cœur de la république dont on se demande la raison de sa présence ! Il a en tout cas insulté Moustapha Cissé Lô. Le dossier Penda Ba est frais dans nos mémoires !
Moustapha Diakhaté nous a appris à l’émission « 7 à débattre » qu’interpellé par un de ses amis, un jeune qui l’abreuvait d’insultes sur les réseaux sociaux, celui-ci a répondu qu’il a été recruté par Mahmoud Saleh, suite à une décision de Macky Sall. Vrai ou faux ?
Les accusations de Moustapha Cissé liées à des affaires de drogue, de semences distribuées à des membres de l’Apr, ou de millions confiés à Yakham pour gérer la presse, doivent faire mal à Khalifa Sall. Mais que fait la police ? Pardon le procureur ?
Il règne en tout cas une atmosphère bien puante mais surtout de cabales politiques depuis qu’a été évoquée la question de la succession de Macky Sall dans laquelle des personnes sont citées, sans que les auteurs ne soient sûrs de ce qu’ils avancent. Fantasmes quand tu nous tiens !
Mais l’ambiance du moment est d’autant plus électrique dans ce contexte de hausse de prix, puisqu’on cherche à électrocuter la Senelec. Dans ce dossier aussi les journalistes n’ont pas pleinement joué leur rôle. Il y a comme une sorte d’inertie de leur part. Loin de vouloir leur apprendre leur métier, ils devraient sortir des rédactions et aller à la source de l’information parce que beaucoup d’amalgames ont été à cet effet entretenus. Ils ne doivent pas tomber dans l’émotion et hurler avec les loups, même si en tant que clients de Senelec, ils sont concernés. Le métier de journaliste a ses exigences qui sont de garder une distance froide , du recul et une distance critique. Et pourtant, à la vérité, il suffisait juste, pour lever certains amalgames et informer vrai, sans tomber sous le coup de l’émotion, d’interroger des comptables, experts comptables, ingénieurs en électricité, syndicalistes, autres spécialistes de l’énergie et en particulier des commissaires aux comptes et administrateurs de société pénalement responsables des états financiers (résultats financiers) et qui n’ont pas intérêt à cautionner des résultats financiers faux.
Il n’y a par exemple pas de lien entre les bénéfices comptables enregistrés les années passées et la hausse actuelle, étant entendu que chaque année est un exercice à part entière sur laquelle, on calcule les bénéfices ou les pertes. Senelec peut en cas de bénéfice, soit décider de les réinvestir en partie ou en totalité dans l’entreprise ; ou les partager en totalité ou en partie entre les actionnaires. Dans le cas de Senelec, il a été enregistré des bénéfices de 12 milliards en 2015, puis de 30 milliards en 2016, 36 milliards en 2017 et 32 milliards en 2018. Et même à supposer que la Senelec décide de réinvestir par exemple 32 milliards de bénéfices dans l’entreprise, les arriérés qui sont une dette de l’Etat due à Senelec, sont une écriture comptable. De l’argent que l’entreprise doit encaisser et qu’elle n’a pas pour le moment encaissé. Cela ne change donc rien au fait qu’il y a un bénéfice qui ne suffit toutefois pas pour réaliser tous les investissements de Senelec. Il faut juste que l’Etat paie ce qu’il doit. Sinon ce sera un manque à gagner que l’entreprise devra combler en allant emprunter de l’argent dans les banques avec des intérêts. Nous n’avons aucunement ici affaire à une crise. Abdoulaye Daouda Diallo a volontiers admis cela. « La dette de l’Etat à la Senelec est totalement réglée et nous avons, dans le budget 2020, 113 milliards franc CFA pour éponger les arriérés qui ont été constatés, avec pour obligation de ne pas reconstituer d’impayés pour 2019 », a précisé celui-ci lors de la récente session budgétaire.
La hausse actuelle (ou la baisse de 2017) n’est donc en réalité que la résultante du moins perçu ou du surplus de revenus calculé par la Commission de Régulation du Secteur de l’Electricité (CRSE) au début de chaque trimestre et les éléments exogènes dont les variations observées sur le taux de parité du dollar, le prix du baril de pétrole et le taux d’inflation. A noter que le combustible qui représente entre 50 et 60% des dépenses de Senelec est acheté en dollar dont la valeur a augmenté par rapport au FCFA sans oublier le prix du baril qui lui aussi, a augmenté.
Il n’existe pas non plus de relation entre l’excédent de production vendu aux voisins et la hausse du prix de l’électricité actuelle. La Senelec a bien sûr déjà vendu de l’électricité au Mali, par solidarité lors du sommet de la francophonie au Mali ; continue de vendre à la Gambie, depuis l’arrivée de Barrow au pouvoir avec un souci de le soutenir. Ce que ceux qui avancent cet argument ne savent peut-être pas, c’est que la Senelec ne peut pas disposer uniquement ce dont elle a besoin en terme de capacité de production ; elle est obligée d’installer bien plus pour pouvoir palier éventuellement à l’arrêt de certaines machines en cas de révision ou de panne. Aujourd’hui la demande maximale en 2019 se situe autour de 700 MW alors que Senelec dispose de près de 1.200 MW de capacité installée. Ce d’autant plus que l’énergie ne se stocke pas. La constitution de cette marge est une sécurité pour notre pays et il a fallu donc investir pour cela.
De même un site d’informations citant la RFM, à tort ou à raison, a relevé que « la Senelec a soigneusement caché qu’elle louait une barge turque depuis 6 ans (c’est-à-dire depuis 2013) pour assurer la distribution de l’électricité aux Sénégalais. Une solution qui avait été préconisée par le plan Takkal de Karim Wade. » Une information évidemment fausse puisque ce bateau a été loué par Senelec, il y a environ deux mois pour combler la puissance indisponible, suite à la panne de la centrale à charbon de Sendou depuis le début de l’été. Une information d’ailleurs publique relayée par la RTS et des médias privés et vérifiable sur Google.
En tout cas beaucoup de contrevérités sont distillés ça et là. Le secteur de l’électricité nécessite en effet d’énormes investissements car de nouvelles villes sont érigées, des villages sont électrifiés, des réseaux doivent être interconnectés et les réseaux vétustes remplacés en plus d’une demande qui augmente. C’est en effet grâce à ses investissements consentis que les délestages ont quasiment disparu et que les groupes électrogènes ne se vendent plus.
Rien de bien alarmant donc et c’est la raison pour laquelle, le Sénégal n’est pas retourné à l’ère des délestages où des bateaux qui attendaient au large de Dakar pour être déchargés après paiement de la cargaison.
Lorsque l’Etat ne paie pas ses dettes, c’est comme si plusieurs milliers de clients décidaient d’un coup de ne pas payer. Comment fonctionnerait la société alors ? Elle n’aurait d’autre choix que d’aller s’endetter auprès des banques. Comme l’affirmaient si bien des journalistes sur le plateau de Walf TV, l’Etat a ouvert trop de chantiers (TER, BRT, Autoponts, etc) nécessaires peut-être pour certains et budgétivores pour d’autres.
Des arguments certainement sur lesquels se fondent ces activistes, syndicats, étudiants, membres de la société civile, etc pour s’insurger contre la hausse du prix de l’électricité.
Pour une mobilisation c’en a été une puisqu’il a été noté une jonction de toutes les forces sociales et syndicales. Vendredi 13 décembre, à la marche de « NOO LANK », Mamadou Moctar Sourang, coordonnateur du Front de résistance nationale-le cadre unitaire de l’opposition sénégalaise n’écarte pas le scénario d’une nouvelle jonction entre politiques et syndicats « Nous avons discuté et décidé de faire une jonction entre les politiques, les syndicats et la société civile. Ce combat va se gagner dans la durée, mais aussi dans l’intelligence. Ce que veut le gouvernement, c’est un plan d’ajustement structurel qui ne dit pas son nom. Ceci est un recul. En plus de l’électricité, ils veulent augmenter le prix d’autres denrées, privatiser des sociétés nationales et d’autres mesures. Si le gouvernement veut renflouer ses caisses, il n’a qu’à aller dans la bourse des plus riches, des voleurs, pas les miettes des ‘baadolo’ (pauvres). Il faut diminuer le coût de l’électricité. Il faut libérer les personnes détenues. Cela ne nous découragera point », a déclaré celui-ci.
La question est maintenant de savoir si cette marche pourra faire reculer le gouvernement sur la hausse du prix de l’électricité et permettre de libérer Guy Marius Sagna et Cie ? Une autre question est de savoir si cette manifestation pourra tenir sur la durée ? Pour l’heure, Fadel Barro a proposé une évaluation avant d’entrevoir d’autres étapes.
Macky Sall, va-t-il remettre en selle le dialogue national en panne ? A l’émission « Ndoumbélane », Fadel Barro a dit une chose claire, il ne faut pas que la société civile serve de faire valoir au dialogue pendant que Macky Sall tisse sa toile. « Tout le monde sait que les problèmes du Sénégal sont des problèmes de séparation de pouvoir, de fichier électoral, de mode de scrutin car les populations ne veulent plus des députés et des maires qui n’ont pas élus ».« On ne peut pas trouver mieux. Ce qu’il a pu trouver, c’est de récompenser Amadou Makhtar Mbow, le jour de son anniversaire en disant qu’il ferait un mandat de 7 ans à la place de 5 ans. », a souligné l’activiste. Sacré Macky, il a plus d’un tour dans son sac. Reste à voir comment tout cela va évoluer. Ne dit-on pas que le temps est le meilleur juge ?

HAUSSE DU PRIX DE L’ÉLECTRICITÉ AU SÉNÉGAL: La Senelec électrocutée, Makhtar Cissé rattrapé par son passé

https://www.jotaay.net/Dans une déclaration rendue publique hier, les Forces nouvelles s’offusquent de la hausse du prix de l’électricité au Sénégal. Khoureychi Thiam et ses camarades dénoncent une hausse antisociale, prise par des incompétents contre les Sénégalais.
Depuis l’annonce de la hausse, toutes les composantes de la société sénégalaise ont marqué leur opposition. Dans le champ politique, c’est les Forces nouvelles (Dimbeule sa Rew) qui semblent s’y coller avant nul autre. Dans une déclaration parvenue à Les Échos, la formation dirigée par l’ancien ministre Khoureychi Thiam dénonce une «augmentation absolument folle de l’électricité» qui ne s’explique que par le fait que «la Senelec est en train de porter un coup fatal au service public de l’électricité», aidée en cela par le mutisme du gouvernement. D’ailleurs, les Forces nouvelles dénoncent l’augmentation officieuse et non déclarée observée sur les deux dernières factures de la Senelec et refusent la hausse programmée des tarifs de l’électricité prévue pour janvier 2020. «Cette décision est absurde», indiquent les Forces nouvelles qui notent qu’il ne s’agit plus d’un camp présidentiel contre une certaine opposition. «Il est question d’une décision prise par des incompétents contre la majorité silencieuse des Sénégalais», ont-ils fait savoir.
Pour eux, cette hausse des prix de l’électricité est profondément antisociale puisqu’elle va d’abord frapper les usagers les plus modestes, déjà fortement affectés par les augmentations des denrées et la cherté de la vie au Sénégal. «Par cette augmentation, la Senelec vient porter un nouveau coup de massue au pouvoir d’achat des Sénégalais, qui ont déjà largement contribué, et plus qu’il n’en faut, à l’entretien de cette société dont, il y a quelques mois, le DG se targuait d’avoir réalisé un bénéfice de 30 milliards», écrivent-elles. Avant d’ajouter que cette décision de hausse des tarifs suscite des interrogations. Notamment sur la compétence des acteurs en charge du secteur de l’électricité, que ce soit au niveau de la Senelec, du ministère des Énergies ou de la Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse) mais également sur la capacité de notre pays à assurer notre souveraineté énergétique.
Aussi, les Forces nouvelles «demande au Président de suspendre dans les meilleurs délais cette mesure qui va à l’encontre de son ambition pour le Sénégal», demandant le limogeage immédiat du Directeur de la Senelec Pape Mademba Bitèye, et du président de la Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse) Ibrahima Amadou Sarr. La formation politique demande également un audit complet de la Senelec.Sidy Djimby NDAO

Le sermon de feu d’Imam Babacar Ndiour

Connu pour ses prises de position courageuses sur l’actualité nationale, l’Imam Babacar Ndiour n’a pas dérogé à sa règle, suite à la hausse du prix de l’électricité. Dans son sermon du vendredi dernier, dénonçant cette hausse, il souligne qu’elle est le résultat de la mauvaise gestion et de la dilapidation des ressources du pays. Il est d’autant plus outré que les responsables de la Senelec promettaient une production excédentaire et une baisse des tarifs en 2020. 
C’est seule à la volonté de Dieu qu’on ne peut s’opposer, mais, si on en a la capacité, on peut s’opposer à la volonté d’un être humain, qui veut vous faire subir une injustice. C’est l’avis d’Imam Ndiour de la mosquée Moussanté de Thiès ; une manière pour lui de bénir la lutte contre la hausse du prix de l’électricité. En effet, le guide religieux est très remonté contre les autorités, notamment les responsables de la Senelec. Pour lui, la hausse du prix de l’électricité n’est rien d’autre que le résultat d’une mauvaise gestion et d’un gaspillage des ressources. «On vous donne l’argent du pays, vous le dilapidez et vous retournez demander aux populations d’en donner encore. C’est ça notre problème. Et c’est le cas avec «la hausse du prix de l’électricité. Elle est due à la mauvaise gestion et à la dilapidation des deniers publics.  Ils ont dilapidé l’argent et ils reviennent nous demander de cotiser encore (en augmentant le prix de l’électricité)», a martelé Imam Ndiour. Le religieux est d’autant plus courroucé qu’on promettait à court terme une production excédentaire et une baisse des tarifs. «Comment, après avoir dit qu’en 2020, le Sénégal va vendre du courant à d’autres pays ; que le Sénégal va procéder à une baisse du prix du courant, et à quelques jours de 2020, on augmente le prix du courant ?», s’interroge-t-il. Avant de déplorer : «on vient nous demander de subir sans broncher. Alors que ce qu’on nous fait supporter est arrivé par la faute de personnes qui ne se préoccupent que de leurs intérêts personnels. S’ils ne se préoccupaient pas que de leurs intérêts personnels, il n’y aurait pas de problème».
Ayant fini avec la Senelec, Imam Ndiour, qui fustige le gaspillage des ressources du pays, dénonce l’utilisation de sommes colossales pour des dépenses qu’il juge exagérées. «On a mis 300 milliards dans l’achat de voitures à distribuer à quelques 2000 personnes, qui font la bamboula… Une voiture à 80 millions, combien de familles cette somme peut nourrir en une année ?», fait-il remarquer. Et de fustiger le fait qu’après tout ce gaspillage, «on se permette de retourner vers les pauvres populations, pour leur demander de payer pour la mal gouvernance des dirigeants»

Révélations de Seynabou Ndiaye Diakhaté: ce que l’Ofnac a fait sur le dossier Petrotim et celui des 94 milliards, la vérité sur le déclarations de patrimoine

https://www.jotaay.net/Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac) ne croise pas les bras. Seynabou Ndiaye Diakhaté et son équipe travaillent jour et nuit. La semaine dernière, elle a révélé à la Rts avoir envoyé une vingtaine de dossiers au procureur de la République. C’est la présidente de l’institution qui en a fait la révélation. Même si elle parle de présomption, Seynabou Ndiaye Diakhaté assure que si les rapports de l’Ofnac avaient été exploités, on n’en serait pas encore là aujourd’hui. Elle cite le dossier Petro-Tim et l’affaire des 94 milliards parmi ces dossiers chauds. La présidente de l’Ofnac assure que l’institution qu’elle dirige a procédé à tous les actes, entendu les personnes qu’il fallait entendre, recueilli les pièces de procédures et remis l’ensemble au Proc.
Interpellée sur la sortie de Ousmane Sonko qui a dit que l’Ofnac l’a confirmé sur le dossier des 94 milliards, Seynabou Ndiaye Diakhaté, prudente, lâche : «quelqu’un peut dire que l’Ofnac le confirme dans ses propos sans que ce ne soit vrai». L’ancienne Doyenne des juges de s’empresser d’ajouter : «ça peut aussi être vrai». Ah Seynabou Ndiaye Diakhaté, elle est vraiment de la vieille école quoi. Avec elle, rien ne suinte.
Au sujet des déclarations de situation patrimoniale, Seynabou Ndiaye Diakhaté révèle qu’il y a 1147 assujettis et 871 sont considérés comme actifs. Au niveau de l’Ofnac, 600 déclarations d’entrée ont été reçues et 108 déclarations de sortie. Il y a 389 déclarations qui sont en voie d’être complétées. Certaines autorités font de la résistance. D’ailleurs, elle indique que récemment une trentaine de lettres d’exploit d’huissier de notification ont été envoyées pour rappeler aux gens de faire leurs déclarations. En ce qui concerne les membres du gouvernement, l’Ofnac en est à plus de 90% de déclarations. Il en reste quelques-uns.

HCCT–Gestion des Déchets: 21 milliards reçus par l’UCG, exorbitant selon Oumar Guèye

https://www.dakaractu.com/Lors de son audition devant la présidente du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), Oumar Guèye, le Ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des Territoires, a soulevé un des plus grands problèmes environnementaux au Sénégal à savoir, la gestion des déchets.
Le ministre a ainsi constaté l’insalubrité notoire qui règne presque un peu partout sur le territoire sénégalais. « On ne peut pas avoir un environnement sain avec des déchets autour… et osons le dire : notre pays n’est pas propre, nos villes ne sont pas propres, c’est une vérité absolue », a regretté Oumar Guèye. Il rajoute : « lorsqu’on vient au Sénégal et qu’on quitte l’aéroport, ce qui annonce qu’on arrive près d’un village, ce sont les déchets qui nous accueillent et c’est partout pareil au Sénégal. »
Oumar Guèye signale qu’il ne faut pas continuer dans cette dynamique et fait savoir que les collectivités territoriales ont un rôle à jouer. À l’heure actuelle, la gestion des déchets est confiée à une structure qui s’appelle UCG (unité de gestion et de coordination) mais en réalité elle ne se limite qu’a la région de Dakar.
« Nous avons 557 communes et globalement 599 collectivités territoriales, quand on y inclut les départements. Le président Macky Sall, son marqueur c’est l’équité territoriale. » Oumar Guèye fustigera le fait que l’UCG reçoit une somme très importante pour une structure qui ne couvre que la région de Dakar.  « Est-il normal qu’une partie du pays bénéficie d’un montant extrêmement important de 17 milliards? Je pensais que c’était toujours 17 milliards qui était donné à l’UCG. À l’Assemblée nationale, j’ai discuté avec Abdoulaye Daouda Diallo sur les montants que l’UCG reçoit. Il m’a précisé  que c’est plutôt 21 milliards. »
La loi confie la gestion des déchets aux collectivités territoriales et selon le ministre des collectivités territoriales, celles-ci devraient inscrire quelque chose dans leur budget pour la propreté de leur commune.
Dans sa logique, Oumar Guèye fait savoir qu’il ne faut pas mettre dans la tête de tout le monde que les collectivités n’ont pas de ressources. « Ce n’est pas une réalité. J’ai regardé un peu les collectivités surtout celles qui sont dans les villes ». Le ministre propose ainsi, devant le Président du HCCT, de rendre obligatoire cette inscription en revisitant la nomenclature budgétaire des collectivités territoriales.

SOULEYMANE TELIKO PRESDIENT DE L’UMS: «Une loi qui date de 2000 donne au magistrat la possibilité de prendre d’autres mesures que l’emprisonnement, mais son application n’est pas effective»

https://www.jotaay.net/– «L’Union des magistrats sénégalais s’occupe de deux choses principalement : la première, c’est l’amélioration des conditions matérielles de travail des magistrats et la seconde, c’est l’amélioration du fonctionnement de l’institution judiciaire tant du point de vue de l’indépendance de la justice que du point de vue de la qualité du service public. Et quand je dis service public de la justice, c’est aussi bien ce qui se passe au niveau des tribunaux que ce qui se passe après les sentences, à savoir les prisons. Nous avons décidé d’organiser cette session autour de la problématique de la prison et particulièrement autour de l’aménagement des peines et des peines alternatives à l’incarcération, parce que nous estimons que c’est une problématique importante, compte tenu de tout ce que vous savez sur la population carcérale et ses effets pervers sur le fonctionnement de l’institution judiciaire et sur les détenus en particulier. Le souhait, c’est de voir la palette de mesures qui sont mises à la disposition des magistrats être appliquée de manière effective. Parce que ce qu’on a remarqué, c’est que c’est une loi qui date de 2000 qui donne aux magistrats la possibilité de prendre d’autres mesures que l’emprisonnement. Malheureusement, on se rend compte que malgré cela, son application n’est pas effective. Si on fait des statistiques, il y a très peu de mesures qui sont prises. La question c’est : pourquoi cette loi n’est pas respectée ? Les raisons tiennent parfois à la loi elle-même, parce que le dispositif qui est souvent pratiqué n’est pas prévu ; elle peut tenir également à l’habitude du juge, au manque de formation et au déficit de sensibilisation. Parfois, c’est un problème de comportement».A.D 

Fin de la tension entre Etat et voyagistes privés

http://actunet.net/-Après les divergences notées dans le déroulement du pèlerinage 2019 entre le délégué général et les voyagistes privés,  la passe d’armes a abouti à un consensus avec la médiation initiée par le comité de réconciliation mis en place.
Ce qui a permis aux protagonistes d’arrondir les angles et trouver un terrain d’entente pour la préparation du hadj 2020 dans l’espoir de lui garantir un véritable succès. Le seul point d’achoppement qui demeure en suspension est l’agrément de l’Iata qui sera négocié entre les gouvernements du Sénégal et celui d’Arabie Saoudite. «On s’achemine vers une organisation du pèlerinage à La Mecque 2020 sans grosses divergences». C’est du moins l’avis de certains membres du comité de réconciliation mis sur pied après des malentendus persistants notés entre les voyagistes privés et le Délégué général au pèlerinage, Abdoul Aziz Kébé. Cette structure a réussi à ramener les deux entités à une vision partagée en s’entendant sur 9 points relatifs au bon déroulement du pèlerinage. Le seul point à satisfaire est relatif à l’agrément Iata qui sera géré entre les deux gouvernements ; et d’ailleurs, le délégué doit se rendre incessamment en Arabie Saoudite pour s’entretenir avec les autorités dun Royaume.
Les membres du comité rappellent que leur seul but est d’installer la paix et la concorde dans la communauté qui s’affaire autour du Hadj. Sous ce rapport, le ministre des Affaires étrangères a reçu toutes les délégations ; et l’esprit d’ouverture du Délégué général au pèlerinage a aussi facilité les résultats obtenus. De leur avis,  tout est rentré dans l’ordre.
Pour rappel, le comitéétait composé de Palla Mbengue, Dr Demba Teuw, Samba Diaw, Dr Lamine Thiam, Cheikh Sam et de Mme Adja Oulimata Dioum.

Pèlerinage: Des centaines millions envolés à la Délégation générale

http://www.dakarmatin.com/Le rapport d’audit commandité par le ministère des affaires étrangères que s’est procuré L’OBS, atteste de la gestion budgétaire catastrophique de la Délégation générale au pèlerinage (Dgp) aux lieux saints de l’Islam.
Entre surfacturation, acquisitions fictives, fausses certifications de service, recrutement nébuleux…, des sommes considérables ont disparu, vraisemblablement détournées.
En 2016, 10 525 pèlerins ont été convoyés, mais les vérificateurs notent dans leur rapport qu’il y a eu un paiement de frais de visite d’aptitude médicale de 281 personnes de trop, soit 985 000 Fcfa.
Outre les violations du Code des marchés publics, la Délégation générale a dépensé 7 millions pour l’achat de 11 700 litres d’essence pour deux voitures.
Le carburant, réceptionné le 31 août 2016, a été liquidé par la Dgp le même jour, alors qu’elle était déjà en mission en… Arabie Saoudite.
Il a été également mentionné dans le rapport, un recrutement nébuleux de cinquante-cinq (55) guides rémunérés à 105 000 Fcfa chacun, soit la rondelette somme de 17 167 000 Fcfa

Transport des pélerins à la Mecque: Air Sénégal à l’affût pour capter un marché de 15 milliards FCfa<

IGFM – Le Pavillon saoudien mettra encore la main sur le marché du transport des pèlerins à La Mecque, chiffré à 15 milliards de francs Cfa. Air Sénégal qui vient de réceptionner un deuxième A330Neo long courrier dans sa flotte, devra attendre pour le marché de 2021.
Avec deux avions long courrier (A330Neo) dans sa flotte, Air Sénégal Sa peut déchirer le ciel saoudien pour convoyer les pèlerins sénégalais pour le pèlerinage à La Mecque 2020. Ce trajet d’environ 9 heures de vol peut être assuré par des appareils de la compagnie aérienne nationale sans escale. Ce qui mettrait un terme aux locations d’avions avec équipage d’un coût très élevé pour le transport des pèlerins aux Lieux Saints de l’Islam. Ce qui n’est pas toujours sans risques. Et les pèlerins de 2008 gardent encore en mémoire le crash évité de justesse en Libye avec le Dc 10 affrété par l’agence de voyage Zam-Zam pour assurer le transport des passagers vers Médine et Djeddah par l’ancienne compagnie Air Sénégal international (Asi). Un appareil vétuste avec une toilette fonctionnelle sur les trois, des sièges étroits, des machines à café en panne, un manque d’eau… Des manquements qui ont été à l’origine du blocage de nombreux pèlerins à La Mecque pendant 40 jours. Un marché dont le chiffre d’affaires (sur la base de 12 000 pèlerins) est estimé à 15 milliards de francs Cfa, que le Sénégal perd toujours au profit d’autres compagnies, en se contentant des Royalties.

L’accord de Chicago à l’étude

Des sources aéronautiques invitent l’Etat du Sénégal à être ferme dans ses positions sur la question des Royalties. Et de préciser : «L’Arabie Saoudite ne badine pas sur la question des Royalties. Si elle ne met pas ses avions avant de fixer ses prix, elle laisse le soin aux Etats d’assurer le transport de leurs pèlerins et de lui verser ses Royalties jusqu’au dernier rial». Et il y a de fortes chances que l’Arabie Saoudite assure pour la énième fois le transport des pèlerins à La Mecque pour 2020. Ce, en attendant qu’un accord soit trouvé entre les compagnies saoudiennes et sénégalaises pour le transport des pèlerins. Deux voyages ont été effectués par la partie sénégalaise en Arabie Saoudite pour finaliser lesdits accords bilatéraux. Et si l’on se réfère aux accords de Chicago, 50% des pèlerins doivent être assurés par le Pavillon national et le reste par l’Arabie Saoudite. L’année dernière, l’Arabie saoudite a transporté environ 9000 pèlerins sur les 12 000, soit 70%. Et des sources proches du ministère des Transports aériens renseignent que les nouveaux avions de la compagnie assureront les vols de la compagnie aérienne pour le pèlerinage 2021. Mais il y a une forte probabilité «qu’une partie de la délégation du pèlerinage de 2020 voyage à bord du nouvel A330Neo d’Air Sénégal». L’option du gouvernement est de faire de sorte que Air Sénégal assure le transport de la majeure partie de ses pèlerins à partir de 2020, mais au ministère des Transports aériens, l’on joue la carte de la prudence «en tenant compte des impondérables administratifs». L’on confie également que le Sénégal est en train de finaliser son partenariat avec la Saudia Airlines pour une reprise de la ligne Dakar-Jeddah. D’ailleurs, le ministre des Transports aériens et du tourisme, Alioune Sarr, a effectué une visite à Riyad il y a quelques mois pour l’accélération du processus de partenariat. Cette question du transport des pèlerins sénégalais par la compagnie aérienne nationale a été abordée à l’Assemblée nationale, lors de l’examen du projet de budget du ministère des Affaires étrangères qui a en charge de l’organisation du pèlerinage à La Mecque. Amadou Bâ avait déclaré devant les députés que la compagnie aérienne pourrait convoyer les pèlerins à bord de ses avions dans deux ans.Mamadou SECK

Sit-in pour la fermeture de la décharge de «Mbeubeuss»

http://www.rp221.info/index.phpLes populations des communes de Malika et de Keur Massar étaient en sit-in le week-end dernier pour exiger la fermeture immédiate de la décharge de Mbeubeuss.
Ce, à cause des effets nocifs de la décharge sur leur cadre de vie.
Les populations sont exposées à des maladies pulmonaires. Arborant des tee-shirts rouges sur lesquels on peut lire : « Mbeubeuss da fa doy », ces populations regroupées autour d’un collectif ont alerté les autorités sur leur situation.
Mamadou Fall dit Malcom Fall, rappeur et activiste en environnement, dénonce la pollution de la décharge de « Mbeubeus ». Déterminés à se battre jusqu’à la satisfaction de leur doléance, les membres du Collectif annoncent la mutualisation des forces

Déforestation: Le Sénégal signe un accord de financement à la Cop 25

https://www.lequotidien.sn/L’Allemagne et le Fonds vert pour le climat (Fvc) vont allouer 16,5 milliards de francs Cfa à l’initiative «foyers améliorés» au Sénégal, dans le but de réduire les besoins en bois de chauffe et la déforestation, a annoncé, jeudi, à Madrid, le ministre sénégalais de l’Environnement et du développement durable, Abdou Karim Sall.  «Ce co-financement est destiné à promouvoir des foyers améliorés, qui vont nous aider à nous débarrasser de manière définitive du bois de chauffe», a dit M. Sall à l’Aps. A Madrid, où il séjourne pour la 25e conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 25, 2-13 décembre), il a signé un accord de financement avec des responsables du Fvc et de la Giz, l’agence de coopération internationale allemande pour le développement. Le Sénégal et le Kenya ont été choisis par le Fonds vert pour le climat et l’Allemagne pour bénéficier de financements destinés à la lutte contre la déforestation et des besoins en bois de chauffe. Grâce au financement reçu du Fvc et de la Giz, le Sénégal va recourir davantage aux «foyers améliorés», selon M. Sall.

Grogne à Dakar Dem Dikk: les travailleurs vont déposer un préavis de grève.

https://www.jotaay.net/les travailleurs de la société nationale de transports Dakar Dem Dikk (DDD) sont très remontés contre la manière dont leur direction.
Selon la Rfm, ces travailleurs vont déposer un préavis de grève pour manifester leur mécontentement.
Les travailleurs de DDD disent n’être pas du tout satisfaits de la gestion du directeur de la boite, Me Moussa Diop qui dit se prononcer prochainement sur la question.

ME MOUSSA DIOP RÉPOND AUX TRAVAILLEURS DE DDK: «LA RÉCRÉATION SERA TERMINÉE CETTE SEMAINE»

http://www.emedia.sn/-En visite, ce lundi, dans les locaux du groupe Emedia-Invest, le Directeur général de Dakar Dem Dikk (3D), Me Moussa Diop a été interpellé sur le préavis de grève annoncé par les travailleurs de ladite société pour dénoncer les retards de salaires.
D’emblée, Me Moussa Diop a rappelé qu’il est à la tête de cette société depuis 2014 et, six ans après, il a réalisé un bilan qu’il juge satisfaisant. A son avis, toute personne qui soutiendrait qu’il n’y pas d’évolution à DDK dit des contrevérités. « C’est vrai que j’ai un style qui dérange un peu mais, j’ai l’habitude de dire la vérité, peut-être, des vérités qui fâchent. Ces évolutions sont là », a martelé Me Moussa Diop. Etayant ses propos, il dit avoir soldé les 7 milliards de dette qu’il avait trouvés dans la boite ainsi que les 500 millions de francs CFA relatifs aux institutions de prévoyance maladie (IPM) des travailleurs de la société. Et, s’enorgueillit-il : « Depuis 6 ans, il y a zéro grève, zéro problème sérieux à Dakar Dem Dikk ».

 « Ce n’est pas aux syndicats de me demander des comptes financiers »

Selon Me Moussa Diop, l’intersyndical qui s’agite est composé de politiciens qui sont contre la politique de l’Etat. D’après lui, les syndicats font leur travail mais, ils ont un périmètre de compétence qu’ils ne doivent pas franchir. « Dans une démocratie, ce n’est pas parce que tout est permis que rien n’est défendu. Un syndicat s’occupe des conditions de travail des salariés mais, quand les syndicats veulent se muter en contrôleurS de gestion, cela devient grave. Mon premier contrôleur de gestion, c’est le conseil d’administration et, je ne fais rien sans ce conseil. Ce n’est pas aux syndicats de me demander des comptes financiers. Ce n’est pas leur rôle. Il y a un contrôleur financier qui est dans la maison », précise avec fermeté le directeur de DDK qui, dans le même sillage, rappelle qu’il y a des contrôleurs externes tels que la Cour des comptes, l’Inspection générale d’Etat, l’Autorité de régulation des marchés publics entre autres. Et, signale-t-il, Dakar Dem Dikk a été plébiscité sur son rapport de gestion.
Pour Me Moussa Diop, les syndicalistes sont dans leur droit de solliciter l’audit de la boite mais, ils n’ont pas le droit de la prendre en otage. « Avant que je n’arrive, la maison était tenaillée, prise en otage par les syndicalistes. Ces derniers sont aujourd’hui tous de l’opposition. S’ils veulent faire la politique, ils n’ont qu’à m’affronter dehors. Toutes leurs revendications sont satisfaites sur le plan du travail », a informé Me Moussa Diop. Lequel annonce que des mesures fermes seront prises pour que cesse le désordre au sein de la société.

« La récréation sera terminée cette semaine »

« La récréation sera terminée cette semaine. La société a 3200 salariés mais, ceux qui s’agitent sont 50 individus, tous des politiciens et, ils sont manipulés par un ancien syndicaliste. Cela fait désordre mais, ça ne passe pas. Je n’ai pas de temps à perdre, je travaille pour les sénégalais », prévient-il.
Quid de la situation financière ? Me Moussa Diop reconnait que Dakar Dem Dikk est une société qui a toujours des problèmes financiers d’autant qu’elle vit de compensation. En sus, quand l’argent arrive, il y a des procédures à faire. Il faut, selon lui, des bons d’engagement, des mandats, des chèques au Trésor, entre autres. C’est ce qui explique, dit-il, le retard de salaires noté dernièrement dans la boite. « Cette contrainte est due à un problème de procédure et non à une gestion interne. Mais, aujourd’hui tout le monde est payé », soutient-il.

La grogne du Collectif des impactés du Ter

https://www.jotaay.net/-Sur les 3000 chefs de famille concernés dans le département de Pikine seuls 708 sont notifiés pour un déplacement à Malika et 135 vers le camp militaire de Thiaroye. Le collectif demande également un accompagnement social et le rétablissement des omissions, sans quoi il se fera entendre dans la rue.
Le Collectif national des impactés du Train express régional a tenu une vaste réunion d’information ce dimanche au centre Jacques Chirac de Thiaroye. Ce collectif fustige le non respect des engagements pris par les autorités étatiques pour la libération de l’emprise du projet, informe Macodou Fall, coordonnateur du collectif : « nous avions réclamé une indemnisation mixte, c’est à dire une indemnisation financière en plus de sites de recasement. Ces doléances ont été acceptées par le chef de l’Etat qui avait donné des instructions fermes par rapport aux sites de recasement, mais également, par rapport à un accompagnement social et à la vulnérabilité. Mais depuis lors nous tardons à entrer en possession de nos terrains », regrette Macodou Fall. Dès lors les impactés du Ter arborant des brassards rouges haussent le ton : « nous réclamons l’aménagement et la viabilisation immédiate des sites, mais aussi la mise à dispositions de nos parcelles », clame le coordonnateur du Collectif national des impactés du Train express régional bien entouré. Il poursuit : « le président de la , République, lors d’une audience, nous avait donné des sites de recasement à Malika et au camp militaire de Thiaroye. Mais depuis les choses traînent. Ce qui n’est pas du goût de ces impactés : « Il y a des notifications qui commencent à sortir mais nous ne sommes pas rassurés. Nous avons près de 3000 chefs de familles autrement dit 3000 notifications à servir rien que dans le département de Pikine. Sur ce nombre il n’y a que 708 qui ont été notifiés pour un recasement à Malika. Et nous ne savons même pas où se situe exactement ce site. Pour le camp militaire de Thiaroye, les autorités soutiennent que 135 parcelles à viabiliser sont disponibles sur ce site. Vous comprendrez aisément qu’il reste un grand nombre qui ne sait pas encore à quoi s’en tenir ».
Face à cette situation préoccupante le Collectif national des impactés du Train express régional interpelle directement le chef de l’État pour désamorcer la bombe : « c’est depuis le 26 décembre 2018 que le préfet de Pikine avait pris un arrêté pour le suivi-évaluation et l’aménagement des sites de recasement. Mais depuis cette réunion où il y avait la présence du cadastre et des agents du domaine, il n’y a pas d’évolution », fait savoir Macadou Fall. C’est pourquoi, dit-il, « nous invitons les autorités du domaines et du cadastre de nous indiquer où se situe ce site ».
Par ailleurs, le Collectif national des impactés du Train express régional réclame également le rétablissement des omissions : « sur les titres de propriétés, nous avons remarqué qu’il y a beaucoup d’omissions ». Ces impactés du Ter tiennent à préciser qu’une demande d’audience a été adressée au nouveau gouverneur de la région de Dakar, mais pour l’heure, aucune suite dans cette démarche

“5 milliards virés à un haut fonctionnaire”: Le Forum du justiciable accule le Forum civil

https://www.seneweb.com/-“Pourquoi ce silence assourdissant sur l’affaire des 5 milliards révélée par le coordonnateur du Forum civil lors d’un atelier de sensibilisation sur les flux financiers illicites ? Qui est ce haut fonctionnaire de l’État au nom de qui un chèque de 5 milliards aurait été libellé dans le cadre du Programme de défense des intérêts économiques et sécuritaires ?”, s’interroge, dans Kritik, l’organisme de défense des droits humains et des citoyens.
Babacar Bâ et ses camarades appellent Birahim Seck à révéler le nom du haut fonctionnaire en question. “Pour lever toute équivoque, le Coordonnateur du Forum civil ne devrait-il pas aller au bout de sa logique en révélant à l’opinion nationale le nom de ce haut fonctionnaire de l’État impliqué ?”, se demande le Forum du justiciable. Qui se demande si “une révélation aussi grave doit rester sans suite dans un État de droit qui se respecte”.

UN BRAQUAGE PRES DE L’UGB FAIT UN MORT

https://www.rewmi.com/Huit individus lourdement armés ont pris pour cible une station d’essence située à quelques encablures de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, vers les coups de 3 heures du matin. Les assaillants à bord d’un véhicule 4 x 4 volé ont tenté de cambrioler la station. Alertés, les éléments de la gendarmerie se sont vite rendus sur le lieux où il y a eu des échanges de tirs. Le bilan provisoire est d’un mort du côté des malfrats et des blessés.

Éventuel manifestation des étudiants: l’Ucad bunkerisée

https://actusen.sn/-Un dispositif impressionnant est mis en place aux alentours de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) pour parer à toute action des étudiants. Ces derniers ont promis de manifester leur courroux, ce lundi pour réclamer la libération de 5 de leurs camarades et le professeur Babacar Diop arrêtés lors d’une manifestation contre la hausse du prix de l’électricité. Au moment où ces lignes sont couchées, un calme plat règne au niveau de l’Avenue Cheikh Anta Diop.

Des étudiants de l’Ucad en grève

http://lesoleil.sn/-Des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) étaient en mouvement d’humeur dans la matinée du 16 décembre. Ils ont des minutes durant barré la route. Parmi les revendications de ces étudiants figure la libération d’un de leurs professeurs, Dr Babacar Diop, arrêté le 29 novembre dernier alors qu’il prenait part à une marche non autorisée qui fustige la hausse du prix de l’électricité et devant les grilles du palais présidentiel.
Ces étudiants qui se sont confiés au micro de la Radio Futurs médias (Rfm) disent également s’insurger contre l’arrestation de 16 de leurs camarades étudiants. Ils appellent à la libération de leur professeur et de leurs camarades et promettent de paralyser les activités de l’université en cas de non satisfaction de leur revendication.

300 enfants sont atteints du Sida au Sénégal

https://actusen.sn/-Medcin-chef de service de la consultation externe, le docteur Aminata Diack, pédiatre assure la prise en charge des enfants infectés par le VIH.
« Nous suivons 300 enfants et adolescents vivant avec le VIH dans des conditions qui ne sont pas évidentes », a-t-elle révélé dans un entretien avec L’Observateur.
En effet, d’après la blouse blanche, la grande majorité des enfants sont infectés par leurs mères.

HUMAN RIGHTS WATCH DÉNONCE L’INACTION DE L’ÉTAT FACE AU PROBLÈME DES TALIBÉS

RFI-Ces jeunes garçons sont scolarisés dans les écoles coraniques du pays, parfois mendiants. Ils seraient 100 000 d’après l’ONG qui publie ce lundi matin un rapport pour demander des mesures fortes de la part des autorités. Obstacles à l’action de la justice, sous-financement des associations de protection de l’enfance, inaction de l’État : pour l’organisation de défense des droits humains, il y a urgence.
Premier constat souligné par Human Rights Watch : il y a toujours une « souffrance énorme » vécue par de nombreux enfants dans les daaras, les écoles coraniques. Le rapport d’une centaine de pages, décline cinq mesures, qui d’après l’ONG doivent être prises par l’État du Sénégal. Les programmes des autorités sont jugés « insuffisants » et « incohérents », les tentatives pour retirer les enfants des rues bien « superficielles ».

Réglementer les écoles coraniques

Exemple de mesures à prendre : d’abord réglementer les écoles coraniques. Toutes évoluent dans un flou juridique et un cadre peu contraignant. Aussi l’ONG recommande aux députés d’adopter une loi pour encadrer les établissements.

Renforcer la réponse policière et judiciaire

Il faut également accélérer et renforcer la réponse policière et judiciaire face aux mauvais traitements infligés par certains maîtres coraniques aux enfants. Human Rights Watch salue les progrès de la justice ces dernières années. Mais ils sont loin d’être suffisants. Trop souvent la pression des milieux religieux et l’influence des cercles maraboutiques du Sénégal permettent d’étouffer les affaires ou d’atténuer les peines.

Accès aux soins de santé: Amadou Kanouté propose les tontines

https://www.lequotidien.sn/-Il a été célébré jeudi dernier la Journée internationale de la Couverture sanitaire universelle. Directeur exécutif de la Cicodev/Afrique, Amadou Kanouté salue les performances de la Couverture maladie universelle (Cmu) mais rappelle à l’Etat ses défis dans ce secteur. Pour le financement garantissant l’accès aux soins pour tous, M. Kanouté indique au gouvernement la voie à suivre.
Vous avez organisé une campagne ce 12 décembre 2019 dans le cadre de la Journée internationale de la Couverture sanitaire universelle. Qu’est-ce que l’Etat doit faire pour l’accès aux soins à tous ?
L’objectif de la campagne est de principalement rappeler aux dirigeants qui, au sein des Nations unies, ont ensemble décidé que la santé est centrale dans toute politique économique et sociale. Ils ont dit qu’ils allaient y consacrer les ressources nécessaires pour que leurs citoyens puissent se soigner partout où ils habitent et quel que soit leur niveau de statut social. Il faut qu’on puisse leur rappeler ça chaque année.
Quelle est la situation du Sénégal par rapport à la Couverture sanitaire universelle ?
En 2013, lorsque le gouvernement a lancé la politique de la Couverture maladie universelle, on n’était seulement à 20% de la population qui sont couverts et c’étaient les travailleurs du secteur formel. Des gens qui avaient la possibilité d’aller dans des mutuelles ou se payer l’assurance privée. Aujourd’hui, l’Agence de la Couverture maladie universelle a annoncé le chiffre de 49% de taux de couverture. Si cette statistique peut être confortée sur le terrain, c’est une performance extraordinaire. Aucun pays en l’espace de 4 ans, n’a pu faire un saut de 29%. D’autre part, il y a des politiques qui ont été mises en place par le gouvernement qui essaie de prendre en charge certaines catégories sociales qui sont les plus enclines à tomber. C’est la mère, l’enfant et le nourrisson qui sont souvent victimes de mort. Désormais, il y a un programme Gff qui protège la santé de la mère, du nourrisson et des adolescents. Donc malgré les 49%, il y a plus de 50% qui attendent. Nul ne doit être laissé en rade. Le thème de cette année, c’est de ne laisser personne en rade. On attire l’attention du gouvernement sur les plus de 50% qui restent.
Est-ce que le cadre juridique existe pour pérenniser l’action de la Cou­verture maladie ?
On ne peut pas avoir une politique publique comme la Cmu, la Csu et ne pas avoir une loi qui l’encadre. Cela veut dire que cette politique peut disparaitre si jamais il y a changement de chef d’Etat. Aux Etats-Unis, lorsque Trump est venu, il a essayé d’enlever tout ce que Obama avait fait. Je donne l’exemple de l’Obamacare. Heureusement que Obama avait verrouillé cette politique par une loi votée par le Congrès. Aujourd’hui Trump est confronté au Congrès qui ne lui permet pas de défaire cette loi sur la protection sociale. Au Brésil, le Président Jaïr Bolsonaro essaie d’enlever toutes les lois progressistes mises en place par Lula. C’est la réaction des populations qui fait qu’il est difficile pour lui d’enlever ça. Pour éviter ça au Sénégal, il faut qu’on adopte une loi. C’est seulement ça qui va nous permettre de pérenniser la Couverture maladie universelle. On se félicite aussi du fait qu’on est en train de passer de la Couverture maladie universelle à la Couverture sanitaire universelle. Il y a une différence. Pour la Cmu, on se focalise sur la maladie tandis que la Csu s’occupe de la maladie mais se focalise aussi sur les facteurs déterminants de la maladie. C’est un environnement qui n’est pas sain à savoir la présence de flaques d’eau, de moustiques, déchets, le tabagisme, l’absence d’eau potable, d’éducation, etc. La Csu est transversale et appelle tous les autres ministères autour du ministère de la Santé.
Malgré les 49% annoncés par le gouvernement com­me taux de couverture des populations, une grande partie de Sénégalais continue de se plaindre sur l’accès aux soins. Est-ce que vous avez constaté sur le terrain des améliorations ?
S’il y a des améliorations, c’est d’abord dans l’esprit des citoyens qui se disent que la santé est un droit humain fondamental qui est reconnu par la Constitution. En termes de couverture, l’agence de la Cmu dit être passée de 20 à 49%. Si à Cicodev, nous n’avons pas les moyens de vérifier cela, nous ne pouvons que nous baser sur ce qui vient du terrain à travers les personnes, les mutuelles de santé, nos points focaux, les médias. Plusieurs mutuelles se plaignent du fait que la subvention qui devait leur être versée par l’Etat ne vient plus depuis 1 ou 2 ans. Nous constatons ça sur le terrain et l’Etat le reconnait. Il y a une augmentation de manière exponentielle des mutuelles de santé. Ce qui n’a pas été suivi par la mobilisation des ressources à affecter à la santé.
L’Agence de la Cmu veut passer de 49% à 75% à l’horizon 2021. Cette ambition est-elle réalisable à votre avis ?
C’est ambitieux mais une politique sociale doit l’être. Si on n’atteint pas les 75%, on aura atteint 50%, 60%… Si cela peut se faire de 2013 à 2021, c’est bien. Si en 2021, on atteint 60% de taux de couverture des populations, ce serait une performance géniale. Mais il faut consolider l’existant. Les 49% qui sont aujourd’hui les résultats sur lesquels on se base, on suggère de les consolider. Pour cela, il faut s’assurer que les mutuelles mises en place fonctionnent. Il faudra avoir l’appréciation des populations, de la qualité des services sur le terrain. Il s’agit aussi d’aller s’adresser aux structures sanitaires et leur demander leur relation avec les mutuelles de santé.
Comment trouvez-vous le système de financement du secteur de la santé au Sénégal ?
Le Sénégal est encore très loin du compte par rapport au taux de 15% du budget national sur lequel les chefs d’Etat africains se sont engagés à atteindre en 2015. L’année dernière, le gouvernement a organisé un Forum national sur le financement de la santé et s’est engagé à augmenter de 2% le budget du ministère de la Santé pour atteindre le taux de 15%. On lui rappelle cette ambition. On doit être plus créatifs. Nous avons fait des études dans 3 pays à savoir le Sénégal, le Bénin et la Côte d’Ivoire. Dans les 3 pays, les autorités misent sur ce qu’elles appellent les mécanismes innovants. C’est la taxe sur les appels entrants, la taxe aéroportuaire et la taxe sur le tabac. On dit que c’est bien d’explorer l’espace fiscal pour savoir s’il y a des sources possibles par lesquelles on peut financer la santé et la protection sociale en général. Mais ces mécanismes ne nous paraissent pas pérennes et viables à long terme. Concernant la taxe sur les appels entrants, l’Etat avait eu 29 milliards il y a un ou deux ans. Mais le problème aujourd’hui, c’est qu’on n’utilise plus les téléphones fixes pour parler à nos parents, nos frères ou sœurs établis à l’étranger. De plus en plus, on fait recours aux réseaux sociaux WhatsApp, Viber, Skype… Cela veut dire que cette taxe va se réduire au fur et à mesure que la concurrence des réseaux sociaux va monter. S’agissant de la taxe sur les billets d’avion, plus il y a des taxes, plus les touristes vont se détourner de la Destination Sénégal. A un certain moment, le ministre du Tourisme va dire que la Destination Sénégal n’est plus compétitive à cause de ces taxes. Les touristes vont aller au Maroc, en Algérie, en Tunisie parce que ce sera moins cher. Pour la taxe sur le tabac, c’est l’Uemoa qui a fixé un seuil à ne pas dépasser. Même la mobilisation de ces ressources de ces mécanismes innovants pose problème. L’autre difficulté est que notre comptabilité dans nos pays francophones en général, repose sur le guichet unique. Ce n’est pas parce que les ressources ont été prélevées pour la santé que nécessairement ce sera affecté à ce secteur. Ça peut aller dans d’autres secteurs selon les priorités du moment. Donc, on ne contrôle pas ces mécanismes dits innovants.
Que propose Cicodev ?
Il faut des mécanismes contrôlés par les populations. On l’appelle les mécanismes endogènes de financement de la santé. On peut prendre les tontines, les associations de femmes, les Pamecas… Ces organisations drainent des masses d’argent énormes mais qui sont souvent utilisées à la consommation. Si on arrive à sensibiliser ces femmes dans ces groupes féminins, on peut le faire. Les lekett, la calebasse avec toute sa symbolique, sont un mécanisme utilisé dans les quartiers. Chacun met ce qu’il peut. On prend cet argent et le jour où une femme tombe malade, on pourra la prendre en charge. L’Etat doit identifier ces formes d’organisation sociale et les reconnaitre pour les mettre en relation avec les mutuelles. A partir de là, nous Société civile, pourrons participer à la campagne de sensibilisation des populations. L’Etat doit formaliser ces organisations de telle sorte qu’elles seront concernées par le développement économique de ce pays. Le secteur informel est l’économie réelle de ce pays.

Mgr Benjamin Ndiaye: «Arrêtez de boire de l’alcool…»

https://www.jotaay.net/-L’archevêque de Dakar a bouclé, hier après midi, les 4 jours de visite qu’ il a réservés aux habitants de Grand Yoff, particulièrement les chrétiens. Au cours du forum qu’il a présidé, en présence du maire de la commune, Madiop Diop, Mgr a dénoncé avec force les violences faites aux femmes. Pour Benjamin Ndiaye, la consommation abusive de boissons alcooliques l’usage de drogue sont à l’origine de ces pratiques rétrogrades. Ainsi, il invite au sens des responsabilités des uns et des autres. «C’est honteux et c’est une plaie dans nos communauté. C’est aussi un problème d’assainissement et un enjeu d’écologie humaine qui mérite même qu’on en fasse un plan d’action. La violence faite aux femmes, c’est une dénonciation très courante aujourd’hui, et c’est vraiment un manque de respect de la créature, parce que vous utilisez votre force contre une personne plus faible que vous. Pourquoi ?».
Selon Mgr Benjamin Ndiaye, ces pratiques rétrogrades sont contraires à la religion ; en plus, « quand on voit tout le respect qu’on doit à la femme, parce que mère, nous nous devons de les protéger, pas de les violenter. Et une maman, on la respecte, franchement ! », martèle son excellence pour finir. Mgr Benjamin Ndiaye a aussi incité les Sénégalais à avoir des comportements éco-citoyens. À cet effet, il pense que l’Église doit être le fer de lance en vue de pousser les Sénégalais à un changement de mentalité en ayant des attitudes plus respectueuses de l’environnement. La question de l’emploi des jeunes et des femmes, la misère des populations, les difficultés quotidiennes et tant d’autres questions ont été abordés par Benjamin Ndiaye au cours de cette visite. Il a, avant de finir, appeler les chrétiens à la solidarité pour achever les travaux de construction de l’église Saint Paul de Grand Yoff.

Projection de son film «Un air de kora»: Angèle Diabang craint une censure

https://www.lequotidien.sn/– «Un air de Kora» de Angèle Diabang a obtenu le Grand prix national Annette Mbaye d’Erneville au Festival Dakar court métrage. Mais la réalisatrice Angèle Diabang a révélé que des pressions sont exercées pour em­pê­cher le film d’être vu par le public sénégalais.
La deuxième édition du Festival de court métrage de Dakar (Dakar court) s’est achevée ce samedi sur une bonne note avec la consécration du film de Laurence Attali, Tabaski, qui s’est vu décerné le Grand Prix Djibril Diop Mambety. Un air de kora de Angèle Diabang a obtenu le Grand Prix national Annette Mbaye d’Erneville. Venue récupérer son trophée sur la scène de l’Institut culturel français, la réalisatrice sénégalaise en a profité pour alerter sur une situation inédite. «Pour l’instant, je ne peux pas montrer le film à Dakar. Il a été montré ici à l’Institut culturel français mais c’est dans un cadre presque protégé.»
Poursuivant son propos, Angèle Diabang révèle que les Sénégalais de tous les quartiers ne pourront pas voir le film pour le moment, puisque des pressions sont exercées. D’où viennent les pressions ? A en croire Mme Diabang, les pressions viennent des deux communautés, musulmane et chrétienne. Il faut dire que le film Un air de kora est l’histoire d’un amour impossible entre Salma, jeune femme musulmane, voilée, et Frère Emmanuel, un moine catholique. Visiblement, l’histoire dérange des membres des deux communautés qui refusent que le film soit vu. «Je suis chrétienne, j’ai grandi avec des musulmans, j’avais déjà fait un film Sénégalaise et islam. Je fais aujourd’hui Un air de kora, ce n’est pour salir personne. Et j’ai juste envie qu’on me laisse montrer le film à tous les Sénégalais», lance-t-elle pour expliquer l’absence de promotion autour du film qui a pourtant remporté deux prix au dernier Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) avec le Prix spécial de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) de la meilleure réalisatrice et le Poulain de bronze de la compétition court métrage de fiction. Le film a également obtenu le prix du meilleur court-métrage africain 2019 aux African Movie Academy Awards (Amaa) au Nigeria. «J’ai parlé de ça aujourd’hui parce que j’ai reçu un prix», explique la réalisatrice qui annonce dans la foulée qu’une rencontre est prévue dans quelques jours pour essayer d’arrondir les angles. «La direction de la cinématographie a également reçu des pressions sur le film. On est dans le même bateau et on essaie de trouver une solution», précise Mme Diabang.

Baba Maal en grande forme

Les rideaux sont tombés sur le Festival du court métrage de Dakar. Organisé par l’association Cinemarek, le festival a réuni une sélection de 11 films. Le jury présidé, cette année, par la réalisatrice Euzhan Palcy et composé également de la créatrice de mode Selly Raby Kane, des réalisateurs-producteurs Bernie Goldblatt et Gora Seck et du critique de cinéma Olivier Barlet, a livré son palmarès. Ainsi, la mention spéciale du jury est allée au film Toi et Moi de Steven Kamdeu.
Le Prix de la meilleure interprétation féminine est allé à Fatou Ndiaye pour son rôle dans Aldiouma de Jun Gordon et Alassane Sy a obtenu le Prix d’interprétation masculine pour son rôle dans Sega de Idil Ibrahim. Le Prix de la distribution Sudu Connexion est lui allé à Rasta de Samir Benchikh. Le festival s’est achevé sur une note très festive avec un concert donné par un Baba Maal en très grande forme.

Lutte contre le terrorisme au Sahel: un chercheur prône l’approche holistique

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo–Le directeur général du Think Tank, Timbuktu Institute, Dr Bakary Samb a invité, vendredi à Dakar, les dirigeants ouest-africains à privilégier « l’approche holistique » pour lutter contre l’extrémisme violent et la radicalisation, arguant qu’il « serait une grosse erreur » de la part des pouvoirs publics d’engager leurs pays dans une approche purement militaire et sécuritaire.
« C’est au carrefour des déficits d’inclusion sociale et de la multiplicité des facteurs de vulnérabilités socio-économiques, des sentiments d’exclusion et de frustration que se trouvent les nids de la radicalisation », a fait remarquer, Dr Samb à l’occasion de l’atelier de restitution de l’étude « Facteurs de radicalisation et perception du terrorisme chez les jeunes des zones frontalières du Sénégal et de la Guinée ».
Partant de ce constat, il a indiqué que « les Etats de la région doivent, au-delà des querelles politiques et préoccupations uniquement politiciennes donner plus d’importance à l’inclusion sociale des jeunes ».
Cette dernière qui serait incluse dans une stratégie de prévention globale devrait, selon l’auteur du livre « Tidjaniya : usages diplomatiques d’une confrérie soufie », permettre de pourvoir des emplois aux jeunes, réduire les inégalités socio-économiques et l’exclusion sociale.
A en croire l’universitaire sénégalais, les difficultés auxquelles sont confrontés les dirigeants politiques au Burkina Faso, au Mali et au Niger frappés de plein fouet par le terrorisme, c’est le rejet par les populations des politiques sécuritaires qui n’ont pas pu régler le problème djihadiste. Et c’est pour cela, martèle-t-il, « une forme d’engagement accrue au niveau militaire sans le préalable d’une stratégie nationale de prévention de l’extrémisme serait une grosse erreur ».
Revenant sur les cas spécifiques de la Guinée et du Sénégal où l’étude a été menée, l’auteur du livre « Boko Haram: du problème nigérian à la menace régionale », a déploré l’absence d’une stratégie nationale de prévention dans ces deux pays, alors que celle-ci devrait leur permettre de sensibiliser et de mobiliser les leaders religieux, la société civile, le milieu éducatif et les jeunes autour d’une cause nationale à laquelle adhère l’ensemble de la population.
Pour le fondateur de Timbuktu Institute, il ne s’agit pas pour ces deux pays et notamment le Sénégal d’être en dehors des cadres régionaux, « mais sa priorité (celle du Sénégal) aujourd’hui, se trouve dans l’élaboration d’une stratégie nationale de prévention assumée ». La Guinée dispose d’une stratégie nationale de prévention, mais celle-ci n’est pas encore adoptée par l’Assemblée nationale.
Si on ne le fait pas, avertit-il, on verra les pouvoirs politiques se confronter aux mêmes problèmes qu’au Mali et au Burkina Faso, où les sociétés civiles et les populations rejettent les politiques sécuritaires.ARD/te/APA.

Un pas vers la démocratie et deux pas vers l’épreuve de force gouvernementale par Mamadou SY Albert

La société civile et les acteurs de la mouvance de l’opposition, ont marché la semaine dernière. Le gouvernement et la majorité ont accepté de se soumettre, à l’exercice d’un droit inaliénable de la citoyenneté républicaine consacré du reste par la Constitution sénégalaise. La démocratie renoue ainsi avec son mode de fonctionnement régulier. La seconde étape des batailles futures des acteurs de l’espace public dessine paradoxalement les contours d’une épreuve de force gouvernementale. Les manifestants ont sommé le pouvoir de renoncer à la hausse du prix de l’électricité et de  libérer sans condition les détenus politiques. Le gouvernement ne semble guère inscrire son action future dans une perspective d’un apaisement des tensions sociales. L’épreuve de la violence sociale et politique, à quelques mois des fêtes de Noël, est désormais du domaine des possibles.
Le ressentiment d’une grande victoire est probablement le sentiment le mieux partagé par tous les citoyens sénégalais qui ont marché le vendredi dernier. Les manifestants ont protesté pacifiquement et de manière énergique contre l’augmentation du prix de l’électricité et l’emprisonnement arbitraire de citoyens épris de justice sociale privés de liberté. Ils ont exigé naturellement l’arrêt de la hausse du prix du courant et la libération sans condition des prisonniers politiques. La démocratie a renoué avec son mode normal et régulier de fonctionnement consacré par la Constitution sénégalaise. Le gouvernement a accepté de jouer le jeu de la démocratie pluraliste en l’autorisant et en encadrant la marche.
Les exigences des manifestants laissent penser que les acteurs de la société et ceux des responsables de la mouvance de l’opposition, attendent des réponses urgentes du gouvernement et du Président de la République, Macky Sall. Il y aura nécessairement une seconde étape de la lutte des acteurs engagés contre la hausse du prix de l’électricité et les arrestations anti- démocratiques. La suite dépendra probablement des réponses gouvernementales aux interpellations des marcheurs du week end dernier.
La menace des manifestants est perceptible entre les lignes des futures batailles de la société. Ils sont prêts à marcher sur le Palais Présidentiel, si le pouvoir républicain persiste dans sa posture actuelle de maintien de l’augmentation et de l’emprisonnement des leaders de la société civile. La radicalisation de cette lutte est possible. L’état d’esprit le mieux partagé par les organisateurs de la marche, par les syndicats des travailleurs, par certaines franges du mouvement étudiant, est apparemment très propice du reste à la radicalisation des luttes sociales. L’emprisonnement prolongé de Babacar Diop et de Guy Marius Sagna, serait sans nul doute, un prétexte idéal pour faire basculer les prochaines protestations, les Universités publiques et l’école sénégalaise dans la spirale de la violence à quelques jours des fêtes de Noël.
Le contexte national fortement marqué par la tension sociale ambiante résultant de l’insatisfaction générale, de nombreux secteurs socio- professionnels viennent nourrir l’aiguisement des luttes sociales et politiques. La société civile n’a absolument rien à perdre dans l’accélération des tensions. Bien au contraire. La bataille contre l’augmentation du prix de l’électricité et la libération des emprisonnés ont plutôt besoin de cette tension pour mieux exercer la pression sur le gouvernement. Ce rapport conflictuel, en perspective, évolue en défaveur de l’autorité politique gouvernementale. Le traitement des exigences démocratiques de la société civile en matière de respect de l’exercice des libertés publiques et l’annulation de la hausse peut déclencher cette épreuve de force virtuelle.
Le gouvernement aura- t-il suffisamment d’intelligence pour lire ce qui se dessine et une oreille attentive aux exigences de la société civile pour désamorcer la bombe sociale de la fin de l’année 2019 ? Rien n’est moins sûr. La seconde alternance peine à nouer des consensus politiques en matière de gouvernance des libertés publiques et individuelles. On ne compte plus le nombre d’arrestations de citoyens entre la fin du premier mandat présidentiel et le début de celui en cours depuis mars 2019. L’arrestation fait partie des modes préférés de la gouvernance républicaine.
Les  difficultés financières du gouvernement à respecter ses engagements financiers avec les syndicats, singulièrement, les syndicats des enseignants et la montée en puissance de la pression sociale, réduisent ainsi progressivement la marge de manœuvre de la majorité politique. Les risques de l’usage de la force et du pourrissement du mouvement social par le gouvernement sont réels.
Le Sénégal s’achemine, dans ce cas de figure de la radicalisation sociale et des réponses autoritaires de l’État à la demande démocratique et sociale, vers une épreuve de force.
À moins que le gouvernement mesure les conséquences négatives d’une épreuve de force sociale sur la stabilité des institutions et l’exercice du deuxième mandat présidentiel. http://actunet.net/

La Ld/Debout prône l’application des Conclusions des Assises nationales

http://actunet.net/-La Ld/debout peint un tableau sombre de la gouvernance sous le régime de Macky Sall. Elle estime que les scandales financiers, la corruption et la sécheresse démocratique font partie du quotidien des Sénégalais. Animant une conférence publique à Thiaroye sur mer sur le thème : «Le Sénégal sous Macky Sall : une gouvernance entre scandales, corruption et sécheresse démocratique, au service des intérêts stratégiques étrangers», Sidy Moctar Cissé a cloué au pilori le régime du Président Macky Sall.
Dans un contexte où les scandales se suivent et se ressemblent, il invite le pouvoir en place à appliquer les conclusions des Assises nationales. «Il faut revenir à ce que les Assises nationales prônent depuis longtemps et ne cessent de prôner. Si le régime avait appliqué les conclusions des Assises nationales, nous n’en serions pas là», déplore M. Cissé.
Pour le responsable politique, un pays, n’importe lequel, doit reposer sur des institutions fortes. «Nous, nous ne crions pas au scandale. Mais disons simplement : revenons à nos textes. Nous devons voir ce qui a permis d’arriver à ces scandales. Il y a des portes ouvertes et ces portes doivent être fermées», dit-il. Certes, le Sénégal dispose d’organes et d’institutions chargés de contrôler les tenants du pouvoir, mais, selon Sidy Moctar Cissé, si ces organes et institutions ne sont pas indépendants financièrement, le problème va continuer à se poser. «Tant que nous n’avons pas de textes qui nous limitent, qui sont nos bornes, il y aura toujours des pratiques malsaines», déplore-t-il à nouveau.
C’est dans ce sillage qu’il a abordé la question de la hausse du prix de l’électricité, en se posant de nombreuses questions, à savoir : si les organes qui sont chargés de contrôler la Senelec n’ont pas laissé trop faire, au point d’en arriver à un gap financier de plusieurs milliards que les Sénégalais vont devoir payer ?C’est pourquoi, la Ld/debout invite le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire à travailler à nous «enlever» la corruption et les scandales financiers au Sénégal.

Situation de l’Apr–DÉBATS ET DÉGATS: Momar Thiam:«Le terrorisme verbal de Yakham et de Cissé Lo est en train de parasiter l’action du Président»

https://www.lequotidien.sn/Momar Thiam assimile le mouvement de contestation contre la hausse du prix de l’électricité à une «marmite en train de bouillir». L’ancien conseiller en communication de Wade suggère à Macky Sall de «faire attention» et à mettre un terme au «terrorisme verbal» entre Moustapha Cissé Lô et Yaxam Mbaye.
Boubacar Camara forme ses militants. Samedi, le président du Parti de la construction et de la solidarité (Pcs/Jengu tabax) a convié ses camarades à la 3ème session de l’Ecole du parti. Axée sur la communication politique, la rencontre a été animée par Momar Thiam, conseiller du Président Abdoulaye Wade de 2000 à 2002. Ainsi, le directeur de l’Ecole des hautes études en information et communication a cité l’affaire Moustapha Cissé Lô-Yaxam Mbaye pour expliquer l’importance de la communication politique. «Ce terrorisme verbal Moustapha Cissé Lô-Yaxam Mbaye est en train de parasiter l’action du Président Macky Sall et du gouvernement sur le plan de la communication. Ils sont en train de s’accuser de mal gouvernance», regrette M. Thiam.
«Le Président doit faire attention…»
L’expert en communication constate, en effet, que le pouvoir en place fait des réalisations mais «on ne parle que de Cissé Lô, de Yaxam Mbaye, de gaz, d’argent sale…». En plus de la contestation sur la hausse du prix de l’électricité et à la polémique sur le troisième mandat, Momar Thiam appelle le Président Macky Sall à faire attention. «Le rassemblement contre la hausse du prix de l’électricité a mobilisé beaucoup de retraités. Cela veut dire que la hausse n’affecte pas uniquement ceux qui paient. Le pouvoir en place est en train d’agrandir le mouvement de contestation. Le Président et son régime doivent faire attention parce que la marmite est en train de bouillir et va exploser à un moment donné. On ne le souhaite pas. Dans tous les pays où ça a explosé, les gens sont descendus dans les rues pour contester un régime. Bouteflika a été contraint à quitter le pouvoir», a-t-il rappelé.

MAL GOUVERNANCE ET CONFLITS D’INTÉRÊTS AU SOMMET DE L’ÉTAT, VIA LA GUÉGUERRE FRATRICIDE AU SEIN DU PARTI AU POUVOIR: MOMAR DIONGUE «DENUDE» LE MACKY<

http://www.sudonline.sn/-Le journaliste politologue, Momar Diongue, est formel : le mortal kombat que se mènent actuellement certains responsables de l’Apr sur fond de déballages et d’injures traduit la mal gouvernance et les conflits d’intérêts au sommet de l’Etat. Pis, il montre que le slogan de « gouvernance sobre et vertueuse » tant vantée par le Macky est devenu pur pipo. Invité du jour de l’émission Objection de la radio Sud Fm hier, dimanche 15 décembre, Momar Diongue a annoncé par ailleurs que le clan de la première dame Marième Sall est comme celui de la Génération du concret du fils de l’ancien président de la République, Karim Wade, sous la gestion de son père Abdoulaye Wade. Pis, ce clan jouera un rôle déterminant dans l’atmosphère successorale qui règne au sommet de l’Etat actuellement.
Invité du jour de l’émission Objection de la radio Sud Fm hier, dimanche 15 décembre, le journaliste analyste politique Momar Diongue a posé un regard très critique sur le parti au pouvoir, l’Apr (Alliance pour la république) de Macky Sall.
Se prononçant en effet sur la gouvernance du régime en place, le journaliste politologue a indiqué que la guéguerre entre les responsables de l’Apr sur fond de déballages et d’injures a eu le mérite de mettre à nu la mal gouvernance et les conflits d’intérêts au sommet de ce même Etat qui avait promis de combattre ce fléau. «Les graves révélations de Yakham Mbaye sur les privilèges qu’aurait reçus Moustapha Cissé Lo et le mari d’un ministre, ainsi que le détournement de 600 millions de Moustapha Diakhaté de la part de Me Djibril War, sont la preuve que la patrie avant le parti ou la gouvernance sobre et vertueuse ne sont que des slogans creux», a-t-il martelé avant d’inviter dans la foulée les Sénégalais à se montrer conséquents vis-à-vis de ceux qui les dirigent. «Il faut que les Sénégalais en tirent les conséquences en sachant que la gouvernance sobre et vertueuse qu’on leur a vendue, ce n’est que du pipo. Il est temps que les Sénégalais se montrent conséquents vis-à-vis de ceux qui les dirigent et qu’ils sachent les sanctionner au moment opportun».
Poursuivant sa réflexion,  le journaliste analyste politique  a tenu à faire savoir qu’après la génération du concret du fils de l’ancien président de la République, Karim Wade sous la gestion de son papa, Abdoulaye Wade, le Sénégal est de nouveau sous l’emprise d’un clan qui se développe à la périphérie du pouvoir. Et le journaliste et analyste politique, de citer notamment le clan de la Première dame, Marième Sall.
Momar Diongue a en effet indiqué qu’il faisait partie des gens qui pensent que le clan de la Première dame fonctionne comme une sorte de génération du concret. Poursuivant son propos, Momar Diongue est même allé plus loin en affirmant que ce clan jouera un rôle déterminant dans cette atmosphère successorale qui règne au sommet de l’Etat

RÉITÉRANT SON COMPAGNONNAGE AVEC LE «MACKY»: ALSAR DE MAMADOU RACINE SY AMORCE SA STRUCTURATION NATIONALE

http://www.sudonline.sn/-Venus de toutes les régions du Sénégal, une centaine de responsables régionaux du mouvement And Liggey Sénégal AK Racine (Alsar) ont convergé, au cours du week-end écoulé, vers le Royal Saly pour travailler sur les projets de statuts du règlement intérieur du mouvement
Visiblement satisfait par une forte mobilisation de ses militants, Mamadou Racine Sy a annoncé des mesures fortes comme la création prochaine d’un comité exécutif national mais aussi d’un grand mouvement national des femmes. Les responsables du mouvement sont convaincus que les femmes et les jeunes sont plus que jamais les fers de lance de l’organisation.
En outre, Alsar annonce qu’il va présenter des candidats aux élections municipales qui se profilent à l’horizon, soit en coalition avec Benno Bokk Yakkar soit seul si les conditions optimales sont réunies.Un signe évident de vitalité d’un mouvement qui vient juste d’avoir deux années d’existence.
Par ailleurs le mouvement Alsar a renouvelé son soutien au Président Macky Sall dans le cadre d’un compagnonnage politique inconditionnel. Le Président Mamadou Racine Sy a aussi ajouté que d’ici quelques jours il procédera à la validation des projets de statuts et de règlement intérieur proposés au cours du  conclave de Saly.
Toutes les cellules régionales seront aussi renouvelées dans cette nouvelle dynamique qui s’annonce. Une tournée nationale du Président Mamadou Racine Sy est aussi prévue. Idem pour une grande rencontre qui aura lieu au King Fahd Palace et qui sera consacrée aux responsables des cellules de Dakar.

BAGARRE ENTRE PRO ALIOU SALL ET PRO AHMED AIDARA: «Sunu 400.000» s’invite à la soirée de gala de Guédiawaye Fc

https://www.jotaay.net/Ironique. La soirée de Gala organisée par Guédiawaye FC a failli tourner au vinaigre. Pour un tableau mis en vente aux enchères, acheté par un partisan d’Aliou Sall à 1 million, les pro Ahmed Aïdara ont crié «sunu 400.000», ce qui a déclenché une bagarre.
Le dîner de gala de Guédiawaye Football Club, organisé samedi, a été le théâtre d’affrontements entre partisans de l’animateur radio Ahmed Aïdara et ceux du maire Aliou Sall. Organisé pour chercher des ressources afin de subvenir aux besoins du club de la banlieue pour toute la saison, la soirée a été interrompue par une bagarre entre les deux camps politiques de Guédiawaye. Tout se passait bien jusqu’à ce que des tableaux soient mis en vente aux enchères. Un des fidèles d’Aliou Sall s’est offert le luxe d’acheter un de ces tableaux à 1 million de nos francs. Ce qui n’a pas été du goût des partisans de l’animateur Ahmed Aïdara. Ces derniers ont commencé à scander «sunu 400.000». S’ensuit un affrontement qui a duré plus de 15 mn. Des coups, des jets d’eau et des insultes ont animé la salle. Finalement, Ahmed Aïdara et sa bande ont été extirpés de la salle pour que la soirée puisse reprendre son cours.

Khalifa Sall, au Mali pour soutenir le maire de Bamako,annonce un organisme “maires en danger”

https://www.jotaay.net/-Le maire du district de Bamako qui croupit en prison depuis bientôt deux mois, pour une affaire de malversation, peut compter sur ses collègues et amis. Parmi ces derniers, il y a Khalifa Sall. Avec une délégation dirigée par Soham El Wardini et composée, entre autres, du maire de Ouagadougou et du secrétaire général du Conseil panafricain des gouvernements locaux (CGLU), ils se sont rendus à Bamako la semaine dernière, pour apporter leur «soutien» au maire Adama Traoré, «s’enquérir de sa situation» et surtout «plaider pour sa libération» auprès des autorités malienne.D’où leur rencontre avec le ministre malien de l’Administration territoriale. Soham El Wardini de rappeler que Adama Traoré n’a ménagé aucun effort pour soutenir Khalifa Sall, alors en prison. «Il est venu plusieurs fois à Dakar nous apporter son soutien. Et dans toutes les instances internationales, On nous appelait le trio des maires de Ouagadougou, Bamako et moi-même pour défendre les intérêts de Khalifa Sall», raconte-t-elle.
Pour Khalifa Sall qui a déjà passé par la case prison, cette situation déplorable arrive malheureusement très souvent. «Les maires des  capitales  connaissent  des situations de cette nature. Bamako en passant par Dakar jusqu’au Togo et beaucoup d’autres villes africaines voient leurs maires arrêtés», fait-il remarquer. Et de révéler qu’avec des maires de la sous-région, ils sont en train de voir comment mettre en place un «organisme»  qui pourra s’occuper de «la défense des maires en danger ou qui  rencontrent des difficultés dans l’exercice de leur métier». Une structure au sein de laquelle le maire de Bamako, par son sens de la diplomatie, devrait jouer un grand rôle, selon l’ancien maire de Dakar. «C’est un homme doux, merveilleux et engagé dans la défense de ses collègues et du développement local. Nous avons discuté avec le ministre sur les différentes actions envisageables en faveur de Adama Sangaré», dit-il. Ce dernier a été arrêté et placé sous mandat de dépôt le 22 octobre dernier, après son audition par le pôle économique et financier du tribunal de grande instance de la Commune III du district de Bamako. Il est soupçonné de malversations sur un montant d’environ 900 millions, dans le cadre d’une enquête sur la gestion d’un contrat d’éclairage de la capitale, lors du cinquantenaire de l’indépendance du Mali en 2010.

Guerre au sein de l’APR :Moustapha Cissé Lô attaque Mimi Touré

https://www.xibaaru.sn/-Au sein de l’Alliance pour la République (APR), la guerre se poursuit et fait rage. On a beau dire, mais la situation au sein de l’APR échappe au contrôle du Président Macky Sall. Moustapha Cissé Lô, comme s’il se sentait intouchable est en train de remuer l’APR. Le Premier vice-Président de l’Assemblée nationale remue le couteau dans la plaie, en accusant de gros pontes de la République d’être au cœur d’opérations de blanchiment d’argent.
Ne s’en limitant à cela, Moustapha Cissé Lô monte les uns contre les autres au sein de l’APR. Les sources de Xibaaru sont plus que formelles. La Présidente du Conseil économique social et environnemental (CESE), Mme Aminata Touré à qui l’on prête l’ambition d’être dans les rangs de ceux qui lorgnent le fauteuil du Président de la République, Macky Sall, vient de faire l’objet de virulentes attaques de la part de femmes membres de son parti, et regroupées au sein de la plateforme « Boolo pour l’émergence ». Des femmes qui ne seraient qu’un des bras armés de Moustapha Cissé Lô. Leurs sorties contre Mimi Touré ne peuvent être fortuites. Et nos sources qui ne se mêlent de rien qui les regarde, sont formelles en citant Moustapha Cissé Lô d’être le fomenteur de cette attaque rendue par les femmes de « Boolo pour l’émergence » contre Aminata Touré. Sans gants, la porte-parole du jour de cette plateforme réunie en Assemblée générale, Mme Marième Faye assène : « Nous nous sommes réunies pour examiner l’état du parti au niveau de la Commune de Grand-Yoff. La vérité des vérités est que le parti présidentiel vit un drame du fait des coups bas et autres actes de sabotage de Madame Aminata Touré. Elle demeure la principale source de tous les maux. Elle arme des gens pour casser la dynamique d’équipe qui était en passe d’être enclenchée. Il est grand temps qu’on lui dise : basta ! ».
Marième Faye (pas celle que vous connaissez évidemment) poursuit : « Madame Aminata Touré est élue grâce à notre structure. Si le Président de la République la réhabilite, c’est dû en grande partie grâce aux actions menées par le BPE. Elle a fait preuve d’ingratitude. Elle sait qu’elle ne pèse rien et n’a aucune base affective. Elle a été chassée respectivement ici, à Grand-Yoff, à Gossas et à Kaolack. Aujourd’hui, elle a un agenda bien caché. Au lieu de travailler pour contribuer à la réussite du second mandat du Président Macky, elle se projette déjà dans l’avenir. Elle commence à placer ses hommes au sein de l’institution qu’elle dirige. Au CESE, le favoritisme et le copinage sont de mise. Il faut que le Président Macky la canalise parce qu’elle a fini par divorcer avec les valeurs d’éthique et de bonne gouvernance ».
Une sortie derrière laquelle se cacherait Moustapha Cissé Lô qui a l’ambition déclarée de se lancer dans la course pour diriger prochainement la mairie de la Ville de Dakar. D’ici là, Moustapha Cissé Lô qui n’en a pas fini, s’en prend à tous ceux qui au sein de l’APR, peuvent le freiner et barrer ses ambitions.La Rédaction de Xibaaru

Cheikh Ndiaye, responsable APR/Grand-Yoff: «Mimi Touré n’a jamais cédé aux maître-chanteurs et ça ne commencera pas aujourd’hui»

Depuis quelque temps , des agissements d’individus manipulés au premier degré par des objets politiques encagoulés , tentent vainement d’entamer la personnalité de la presidente du CESE, Madame Aminata Toure qui refusera toujours de céder aux chantages et à l’extorsion de fonds publics. Le mouvement de chantage, ” Bollo pour l’emergence”,  orchestré par des lâches qui ont toujours bénéficié des soutiens et appuis de Mimi Touré sera démasqué. Que ceux tapis dans l’ombre et qui engagent ces tentatives d’extorsion de fond comprennent que c’est peine perdue avec Aminata Touré que de tenter de l’intimider par voie de presse ou d’exercer un quelconque chantage pour obtenir des postes ou de l’argent. Il est temps que Grand-Yoff se débarrasse de cette race de politiciens  qui gangrène notre commune depuis si longtemps.
Le CESE n’est ni une place de tong-tong , ni un fourre-tout et il serait bien que tout le monde le comprenne.
A Grand yoff, ou nous sommes depuis 2008, militants du parti, savons bien qu’arrivent toujours et sans cesse les appuis et soutiens de la Présidente du CESE bien avant qu’elle ne soit là où elle est aujourd’hui. Et il en sera toujours ainsi et partout ailleurs au Sénégal par solidarité personnelle avec les moins nantis qu’elle et pour accompagner la politique sociale de SEM Macky SALL. De grands combats utiles et d’envergure nationale mobilisent l’énergie et l’attention de la presidente du CESE.
S’ils pensent obtenir gain de cause  par le chantage, s’il connaissaient bien Mimi Touré,   ils devraient savoir qu’ils se trompent lourdement. Qu’ils se le tiennent pour dit !Cheikh NDIAYE,Responsable politique Apr Grand Yoff

Sitor Ndour: «Si Macky Choisit Un Dauphin,Je Le Suis»

https://www.xibaaru.sn/-Sitor Ndour Président du Conseil d’administration de la Société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du delta du fleuve (Saed), ancien Directeur du Coud, responsable politique de Fatick et ami de longue date de Macky Sall ; il se prononce sur le dauphinat : « Ceux qui avancent que Macky Sall est un président par défaut, Le president Macky Sall leur a démontré qu’il agit sereinement et applique froidement et à un style froid. Sur le dauphinat, il saura mettre un homme chanceux et consensuel pour se maintenir encore au pouvoir. Je ne reponds pas à ces qualités car je ne dispose pas du pouvoir financier pour prétendre à ce niveau. S’il choisit un dauphin, je crois fermement qu’il fera appel à moi pour l’accompagner ».Abdou Marie Dia 

Ultimatum du collectif ÑO LANK: Seydou Guèye minimise

http://www.dakarmatin.com/Seydou Gueye, le ministre conseiller en Communication du président, Macky Sall, avertit ceux qui menacent de marcher sur le Palais. Interrogé par Vox populi, il dit mettre l’ultimatum lancé de marcher sur le Palais du collectif “ño lank” (nous refusons, ndlr), « sur le compte de l’ivresse euphorique ou du ’’jambarisme’’ juvénile. »
Poursuivant, il martèle : « Il faut séparer la bonne graine de l’ivraie, explique-t-il. En effet, parmi ces manifestants, beaucoup sont des politiciens qui s’agrippent à toutes sortes de bouées pour avoir tant soit peu de d’existence médiatique. Le président Macky Sall ne peut pas être pris à défaut au regard de son bilan social. Les Sénégalais ont bénéficié depuis 2012 d’une ambitieuse politique de baisse des prix de denrées de grande possession y compris l’électricité.
Il a stabilisé les prix sur une très longue période. En réalité, le président Macky Sall a toujours protégé les ménages, à son corps défendant, contre les nombreux chocs exogènes, qui ont sensiblement impacté les cours du pétrole ces dernières années. Mieux, il a procédé à une baisse historique de 10% sur la facturation de l’électricité en 2017, alors que dans d’autres pays, les prix étaient revus à la hausse. Tels sont les faits. Toute autre représentation de la réalité n’est qu’affabulation. Malheureusement certains de nos compatriotes sont abusés par ces politiciens encagoulés. »
S’agissant des querelles internes virant aux déballages qui secouent son parti, l’Alliance pour la République (APR, parti au pouvoir), il retient : « Dans le cadre du parti, seule la défense de l’intérêt de notre pays par la vulgarisation de nos politiques publiques et la vision du Président Macky Sall, méritent de cristalliser nos énergies si nous voulons lui être utiles et faire avancer le projet collectif. (…)
Attendre que le président siffle la fin de la récréation pour rentrer dans les rangs ne semble pas correspondre à la bonne attitude pour consolider la fraternité ou la camaraderie. Nous devons être dans une éthique de responsabilité pour nous retrouver autour des valeurs de solidarité, de respect réciproque et de générosité dans l’effort qui nous valu les grandes victoires du passé encore nous donner un avenir glorieux. Nous ne devons pas décevoir les Sénégalais ou les exaspérer ».

Situation préoccupante à l’Apr :vers un réaménagement gouvernemental

http://www.dakarmatin.com/La situation que traverse l’Alliance pour la République (Apr) préoccupe le Chef de l’Etat, Macky Sall. Rentré hier de voyage, il est en train d’aiguiser son sabre. Le quotidien L’As dans sa livraison de ce lundi rapporte qu’il dissimule difficilement sa colère contre cette chienlit qui s’est installée dans son parti.
« Il va sanctionner cette fois-ci. Je peux vous l’affirmer. Il est totalement exaspéré », confie une source à nos confrères. En effet, la situation est tellement préoccupante que Macky envisagerait même un réaménagement tant au sein du Gouvernement, qu’au niveau du secrétariat exécutif permanent (Sep) de l’Apr, ajoutent les sources de L’As

Madické Niang: «Me Wade était surpris quand il a vu mes relevés de comptes bancaires et les chèques de mes maisons vendues»

http://www.dakarmatin.com/Madické Niang est revenu sur les minutes de son audience avec le Secrétaire général national du Parti démocratique Sénégalais (Pds), Me Abdoulaye Wade. Il révèle ainsi dans les colonnes de SourceA, une histoire jamais dévoilée au public.
Selon lui, pour justifier au Pape du Sopi que Macky Sall n’était pas derrière sa candidature, il lui a remis ses relevés de comptes bancaires et les factures de ses maisons vendues. « J’ai montré au président Wade mes relevés de comptes bancaires, les chèques de mes maisons vendues pour lui prouver là où j’ai trouvé le financement de ma campagne électorale.
Mais cela a beaucoup surpris Me Abdoulaye Wade qui a posé sa main sur sa bouche. Ainsi, il m’a certifié de Senghor à Macky, (Senghor, Abdou Diouf, Lui Me Wade et Macky Sall), qu’aucun n’a eu a recourir à ce genre de financement et il m’a dit que je suis digne », a révélé Madické Niang

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 16/12/2019
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

4 journalistes primés sur les questions migratoires

L’Association des journalistes en émigration et sécurité (Ajms) a décerné des prix aux journalistes de la presse écrite, radio, télévision et presse en ligne. Pour avoir bien traité des sujets relatifs aux questions migratoires, les 4 lauréats seront récompensés à l’occasion de la Journée mondiale de l’émigration célébrée mercredi prochain et dont le parrain est feu Momar Seyni Ndiaye. Selon le président du Jury, Ibrahima Bakhoum, les critères du choix ont porté sur la qualité du texte, de l’image et du son rendu, le niveau de la langue, l’angle de traitement, la richesse de l’information et de la documentation. Revenant sur le sens de cette problématique, le journaliste formateur soutient qu’on n’a pas tort de parler d’immigration. Car selon lui, il y a l’émigration et l’immigration interne. Mais il constate pour le regretter, que c’est l’émigration de l’Afrique vers l’Europe qui est la plus médiatisée. Pourtant 80% de l’émigration des Africains se passent à l’intérieur du continent.

Célébration des 30 ans des droits des enfants

Les 30 ans de la Convention internationale pour les droits des enfants ont été célébrés samedi dernier à travers un concert initié par l’Union Européenne (UE) au Sénégal, en partenariat avec la Cellule d’Appui à la Protection de l’Enfance, du ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants, d’Unicef, du consortium agir ensemble et du label « Rep’tyle ». Le concert s’esttenu à la Place de la Nation en présence de l’ambassadrice de l’UE au Sénégal, Irène Mingasson. Elle a invité la jeunesse sénégalaise et les artistes à s’approprier les questions liées aux droits à l’éducation des enfants, à la sécurité, à l’accès à l’eau et à la famille. L’artiste Dominique Preira alias Dip Doundou Guiss est motivé pour la cause des enfants puisque, dit-il, tout le monde a été enfant.
A SON EXCELLENCE MACKY SALL «Sous votre magistère, le mensonge, dans toute sa laideur et sa vilenie,s’est installé au cœur de la république Par .Boubacar SADIO,Commissaire divisionnaire dse police De classe exceptionnelle à la retraite
Monsieur le Président de la République,
dans une de mes lettres ouvertes, je vous avais dit que le palais de la république, cette imposante bâtisse toute blanche de l’ère coloniale que vous occupez en qualité de simple locataire, s’écroulera ; que tous les immeubles que vous avez construits ou rénovés (le building, le centre Abdou Diouf, le siège de l’APR etc…)s’affaleront ; que les moquées, les résidences modernisées des foyers religieux s’affaisseront ; que les inscriptions gravées sur les plaques en marbre lors de vos inaugurations s’effriteront ; que vos limousines blindées, vos trains, rails, autoroutes seront réduits en poussière ; que tout tombera en ruine et disparaitra quand retentira le Fracas divin.
Monsieur le Président de la République,
 je vous avais demandé de vousinvestir pleinement et exclusivement sur les Sénégalais qui sont des hommes et des femmes, des êtres humains, des créatures divines dont les âmes sont immortelles ; et que vous vous fassiez le devoir moral de leur inculquer de bons principes, les valeurs saines de justice, d’égalité, d’équité, d’amour du prochain et la juste peur d’Allah. C’est seulement en le faisant et en le réussissant que votre œuvre, à dimension humaine, illuminera leur cœur et leur esprit jusqu’à la fin des temps. N’aviez-vous pas affirmé que « la gouvernance ne se réduit pas à construire des infrastructures ; une gouvernance c’est aussi des valeurs morales, des principes et de l’éthique » ?
Monsieur le Président de la République,
malheureusement et c’est vraiment dommage, vous avez pris le sens contraire et le contrepied de l’ orientation originelle de vos convictions primaires, en vous engageant à fond dans la construction d’infrastructures de toutes sortes et, en jetant aux oubliettes tous vos beaux et charmants discours sur la morale et l’éthique. Vous avez clignoté à droite pour ensuite tourner à gauche. Aujourd’hui, votre magistère est caractérisé par vos promesses non tenues, vos engagements non respectés, vos reniements spectaculaires et vos abjurations publiques ; mais le plus grave dans ce capharnaüm de contre valeurs, c’est le fait d’avoir érigé le mensonge en élément paradigmatique de gouvernance.
Monsieur le Président de la République,
Le mensongedans toute son exécrable laideur etson abjecte vilenie, a envahi toutes les sphères de la vie publique ; les autorités politiques et publiques, à tous les niveaux de responsabilité en sont les auteurs. Je me garderai d’évoquer la récusation d’Ousmane Ngom, très illustratif de votre cas personnel. Lors d’une audience avec le khalife général des mourides, le Président Abdoulaye Wade, vous a accusé, devant le saint homme et publiquement, d’avoir menti sur les sept milliards que vous avez prétendu avoir reçus de ses mains. Il a expliqué que s’il s’était tu à l’époque, c’était par décence pour ne pas vous indisposer ; jusqu’à présent aucun démenti ni réaction de votre part. Votre silence laisse perplexe et ne se justifie pas dans la mesure où c’est votre honneur et votre réputation qui sont maculés et mis en cause.
Monsieur le Président de la République,
nous vivons une crise de l’électricité due à l’augmentation de son cout ; une crise insupportable et aggravée parce que consécutive d’un flagrant mensonge d’Etat. L’ancien directeur général de la Senelec n’avait-il pas déclaré que celle-ci produisait suffisamment d’électricité au point de pouvoir en fournir aux pays voisins ? N’avait-il pas annoncé un bénéfice de l’ordre de 25 milliards ?  N’avait-il pas dit qu’il y aura une  diminution prochaine du prix du courant qui se reflétera sur nos factures ? Balivernes et purs mensonges ; comment peut-on se jouer d’un peuple avec autant de légèreté, autant de désinvolture ? N’auriez- vous pas été une véritable source d’inspiration à tous ces responsables qui ont, peut-être, cru devoir suivre votre exemple sur bon nombre de vos reniements et abjurations ? S’invite, ici, l’exemplarité dont un chef doit faire montre dans la conduite de ses charges publiques, dans l’exercice de ses fonctions régaliennes et de ses responsabilités nationales.
Monsieur le Président de la République,
le mensonge d’état se manifeste dans tous les domaines de l’activité publique ; notamment dans le domaine des statistiques ou Il a été établi et démonté à plusieurs reprises que le gouvernement excelle dans la manipulation des chiffres. Les chiffres et autres pourcentages donnés par les autorités sont très loin de refléter la réalité, l’Etat se livrant à des falsifications pour présenter une fausse situation pour induire en erreur les partenaires techniques et financiers. Aussi des différences des contradictions et des écarts inexplicables sont-ils souvent enregistrés entre les chiffres présentés par les mêmes services. Tout récemment le député Moustapha Cissé Lo a dénoncé l’inexactitude des statistiques se rapportant à l’agriculture.
Monsieur le Président de la République,
on pourrait même penser que le mensonge s’est internationalisé avec cette histoire de restitution d’un sabre qui aurait appartenu au grand homme, à l’érudit que fut El Hadj Omar Foutiyou TALL et qui a vu une parfaite entente, une grande complicité et une connivence, entre les autorités sénégalaises et française dans un jeu de dupes admirablement mis en scène. Ce sabre ne serait pas l’outil authentique du saint homme qui se trouverait à Bandiagara, selon une déclaration d’un important membre de la famille. Le professeur Abdoulaye Diop, éminent historien, a affirmé de manière solennelle qu’EL Hadj Omar n’a jamais détenu un sabre ; le sabre dont il est question appartiendrait à son fils Ahmadou  Cheikhou Tall. Tout ceci s’apparente à un véritable mensonge de deux Etats en parfaite collusion pour des desseins cachés et des objectifs inavoués. Quelle est cette farce de mauvais gout consistant à «  prêter » un objet volé à son légitime propriétaire ? Nos autorités nous prennent-elles pour des dindons ?  Le plus désolant dans cette affaire, c’est l’infantilisation de nos autorités par la France ; il faut voir comment les médias de l’ancienne puissance coloniale s’en sont donnés à cœur joie en nous daubant cruellement. Il est temps de dire et de faire comprendre à Macky Sall qu’il doit impérativement arrêter de bafouer notre honneur, de blesser notre fierté et de brader notre dignité ; il doit cesser de faire montre d’obséquiosité, de docilité et de pusillanimité devant son petit maitre Macron.
Monsieur le Président de la République,
le mensonge a atteint le comble et le summum de l’immoralité lors de la visite du Président Emmanuel Macron au Sénégal, avec l’utilisation d’une enfant, une mineure, dans une sordide entreprise de falsification de la réalité. Pour se donner une bonne image et faire croire au Président français que notre pays a le même niveau de développement éducatif que le système de l’hexagone, avec des classes de 25 élèves, nos autorités ont réduit le nombre de tables-bancs et donné congé au reste des élèves d’une classe. Quelle indignité, quelle honte, quel manque notoire de scrupule et quelle vile lâcheté que d’avoir voulu mettre au-devant de la scène, jeter en pâture et servir d’appât une jeune enfant dont l’esprit n’était habité que par le rêve d’une vie réussie après de brillantes études. Mais comme un crime n’est jamais parfait, la supercherie fut découverte et étalée au grand jour et au grand dam des comploteurs. L’enfant dont le subconscient n’a pas encore été corrompu ni souillé, n’a pas voulu trahir son innocence infantile, détruire sa candeur puérile et déflorer sa sincérité virginale. Dans cette ignoble affaire, les autorités sénégalaises ont fait étalage de leur incompétence et de leur ignorance totale ; ne savaient-elles pas qu’avant de fouler  notre sol, le Président Macron, par le biais des rapports transmis par la représentation diplomatique française, disposait de toutes les informations sur notre système éducatif, notamment sur le déficit en enseignants, les abris provisoires, la pléthore d »élèves dans des classes à double flux etc… ?
Monsieur le Président de la République,
la trivialité du comportementmesquin des autorités étatiques et académiques renseigne à suffisance sur la capacité de nos dirigeants, vous en premier, à user de méthodes les plus indignes et les plus sournoises pour se valoriser aux yeux de leurs maitres blancs. Cette affaire nous renseigne sur la prégnance et la vilenie de beaucoup d’autres pratiques dans l’espace public ainsi que dans nos différentes sphères institutionnelles et administratives. Dans ce qui s’est passé avec cette tentative de duperie, vous ne pouvez ni ne devez être absout dans la mesure où il s’agissait de la visite de votre homologue français ; et nous savons tous, qu’en pareilles circonstances vous êtes informé de tous déplacements et de tous les discours qui sont tenus, ce qui veut dire qu’en principe, vous avez dû être mis au courant de l’épisode de l’élève. Je me refuse à croire, un seul instant, que vous ayez cautionné cette grave entreprise de tromperie et de supercherie qui, à n’en point douter, participe d’une violation des droits des enfants, notamment le droit à une éducation de qualité dans un environnement moral sain. C’était vraiment abominable que d’avoir abusé de la naïveté angélique d’une enfant en situation d’immaturité psychique et psychologique. Quelle jouissance psychologique ou quel plaisir mental nos autorités éprouvent-elles dans cette propension morbide à toujours mentir ?
Monsieur le Président de la République,
une autre tare, tout aussi nocive etnuisible, est l’ingratitude qui sévit et se répand dans le monde  politique, notamment chez les autorités exerçant quelque responsabilité. Loin de moi l’idée de vous considérer comme un ingrat, encore que certains de vos comportements et attitudes pourraient m’autoriser à penser que vous pourriez en être un. Vous n’êtes certainement pas un ingrat, mais vous avez la désagréable réputation de manquer de reconnaissance envers vos anciens amis, vos relations de longue date et vos premiers compagnons de galère. Aujourd’hui tous les militants de la première se plaignent de votre dédain, à la limite du mépris,  à leur égard et ce, au profit de transhumants opportunistes fraichement arrivés, des gens qui ont farouchement livré bataille pour que vous n’accédiez pas au pouvoir. N’étiez-vous pas un contempteur virulent de la transhumance que vous considériez comme un cancer de la vie politique ? Vous souciez-vous de ces milliers de Sénégalais qui ont consenti tous les sacrifices pour votre accession à la magistrature suprême ? N’eussent été la témérité et l’audace d’un Moustapha Cissé Lo dont je n’apprécie guère, les excentricités et les propos excessifs, la densité intellectuelle et la finesse d’esprit d’un Alioune Badara Cissé aujourd’hui marginalisé dans une médiature peu valorisante, la clairvoyance et la sagesse d’un Mbaye Ndiaye réduit en simple animateur de meetings  ainsi que le courage et la franchise d’un Moustapha Diakhaté en disgrâce et en voie de bannissement, vous ne seriez pas devenu Président de la République. Il nous est facile de fournir moult détails et anecdotes pour étayer nos propos.
Monsieur le Président de la République,
 je ne sauraisterminer la présente sans coller à l’actualité marquée par l’extraordinaire désordre qui prévaut présentement dans votre parti qui n’en est un que de nom et qui, en réalité, n’est rien de moins que la traduction manifeste et éloquente de votre faiblesse, de votre manque notoire d’autorité comme je n’ai eu de cesse de le dénoncer et comme l’avait dit votre ami Souleymane Jules Diop qui vous a décrit en ces termes « MackySall est un homme faible, sans caractère.. ». Le pays est actuellement pollué par le débat de très bas étage instauré par vos partisans qui se distinguent par leurs ignobles bassesses, leur manque désespéré et total de culture étatique, leurs querelles de caniveaux, leurs comportements crapuleux et par un déluge incroyable de délations éhontées, de déballages dégoutants et de dénonciations réciproques très illustratives de la mafia qui gouverne ce pays.
Monsieur le Président de la République,
Les effluves nauséabonds et pestilentiels de votre gouvernance souillée et pourrie par ces innommables et innombrables scandales empestent notre pays, nous installant dans une ambiance de morbidité permanente et dans une atmosphère de mal vivre stressant. Les débordements, les dérives et les dérapages de votre régime sont devenus réellement anxiogènes pour les Sénégalais qui regrettent de vous avoir porté à la tête de leur charmant pays que vous avez littéralement transformé en un infernal foutoir. Il vous faudra interpréter tous ces agissements déshonorants comme les prémices du chant du cygne. Aussi vous appartient-il de bien et mieux considérer mon avertissement par rapport à toute tentative de votre part de briguer un troisième mandat ; abstenez- vous de vous présenter pour éviter de vivre la pire humiliation jamais subie par un Président sortant. A bon entendeur salut.
Monsieur le Président de la République,
 tenez-vous le pour dit, la rançon de la trahison, c’est la déchéance, vous le saurez une fois arrivé auTERMINUS 2024.Dakar le 14 Décembre 2019.Boubacar SADIO,Commissaire divisionnaire dse police De classe exceptionnelle à la retraite


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