Revue de presse du Lundi 14 Septembre 2020

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CORONAVIRUS : 26 NOUVELLES CONTAMINATIONS RAPPORTÉES CE LUNDI

Dakar, 14 sept (APS) – Vingt-six (26) cas de Covid-19 ont été diagnostiqués au cours des dernières 24h, selon le ministère de la Santé, ce qui porte à 14 306 le nombre de cas enregistrés au Sénégal depuis le 2 mars.
’’Sur 852 tests, 26 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 3, 05%’’, a déclaré, lundi, le Directeur de la prévention au ministère de la Santé, Docteur El Hadj Mamadou Ndiaye.
Faisant le point quotidien sur l’évolution de la pandémie, le porte-parole du ministère de la Santé a indiqué que ces nouvelles contaminations concernent 9 cas contacts et 17 cas issus de la transmission communautaire recensés à Dakar et dans différents endroits du pays, a précisé M. Ndiaye
Aucun décès n’a été rapporté au cours des dernières 24h.
Selon El Hadj Mamadou Ndiaye, 43 patients ont été par ailleurs contrôlés négatifs et déclarés guéris alors que 32 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
Le Sénégal a enregistré au total 14 306 cas positifs au coronavirus dont 297 décès, 10 563 guéris, 3445 personnes encore sous traitement, depuis l’apparition de la maladie sur son territoire, le 2 mars dernier.OID

Informel et assiette fiscale en Afrique : et si la blockchain changeait la donne

https://www.lepoint.fr/afrique ANALYSE. Parmi les défis majeurs de l’Afrique aujourd’hui, il y a la formalisation de l’informel et l’augmentation de l’assiette fiscale. La blockchain pourrait être une solution.
La blockchain offre aujourd’hui de nombreux cas d’usage au-delà de la monnaie digitale, telle son utilisation dans la gestion de la chaîne d’approvisionnement, des diplômes, des vaccins ou des processus. Le point commun de ces cas d’usage est la confiance dans les données, qui sont, grâce à la blockchain, enregistrées de manière décentralisée, infalsifiable et transparente.

Restaurer la confiance des populations

Or, de nombreux États africains connaissent aujourd’hui un problème de confiance  : c’est la confiance des populations dans leurs gouvernements respectifs. Même s’il s’agit d’une problématique complexe à causes multiples (et bien sûr pas limité à l’Afrique), il est clair que certaines réalités politiques ou socio-économiques d’aujourd’hui, comme la corruption, le détournement de fonds, la manipulation des élections ou le favoritisme, alimentent cette méfiance des populations africaines vers leurs leaders politiques. Le résultat nuit directement aux États mêmes, par exemple au travers d’une assiette fiscale réduite, à cause de citoyens qui préfèrent acter dans le secteur informel au lieu de payer des impôts à un gouvernement perçu comme non intègre. Une solution technique, telle que la blockchain, en tant que garant neutre entre parties prenantes, pourrait aider à rétablir de la confiance entre populations et États au bénéfice des deux.

La blockchain à la place d’une monnaie digitale

Avec l’introduction d’une monnaie digitale basée sur la blockchain et émise par la banque centrale, comme l’Afrique de l’Ouest avec le e-Eco, les États gagneront en visibilité sur les flux financiers sur leurs territoires respectifs. Via une imposition des transactions financières enregistrées, l’État pourrait ainsi augmenter effectivement ses revenus – sous hypothèse, que les citoyens utilisent cette monnaie digitale et n’ont pas recours à des alternatives « analogiques ». De fait, l’effet contraire et pervers d’une réduction de l’assiette fiscale de l’État pourrait même se réaliser, si la transparence fiscale est perçue comme trop invasive incitant davantage d’évasions.
Imposer l’usage d’une monnaie virtuelle semble irréaliste, notamment dans des pays où la digitalisation est encore naissante. En revanche, la blockchain offre d’autres cas d’usage qui peuvent encourager la formalisation et le paiement d’impôts (que ça soit en monnaie virtuelle ou manuelle).

Plus de services aux populations

L’idée clé est que la formalisation doit également fournir des avantages, par exemple, sous forme de services à la population formalisée, et la blockchain peut faciliter certains de ces services. Un premier exemple est l’enregistrement des cadastres sur la blockchain pour sécuriser les droits de propriété et réduire la peur d’expropriation. Ceci pourrait également attirer des investisseurs, qui d’ailleurs payeraient des impôts à l’État.
Un deuxième exemple est l’assurance des individus sans intermédiaire grâce aux smart contracts sur la blockchain  : d’un côté, la blockchain peut enregistrer l’historique médical de l’individu (maladies, accidents, vaccins…) ; de l’autre côté, l’algorithme intelligent enregistré sur la blockchain peut déclencher des remboursements automatiquement dès que les conditions définies dans la police sont réunies.

Mutualiser l’adoption de la blockchain

De la cryptomonnaie aux cadastres en passant par l’assurance, la blockchain offre des cas d’usage qui peuvent encourager la formalisation du secteur informel tout en augmentant l’assiette fiscale de l’État, et la mise en place en parallèle de ces cas d’usage pourrait mutualiser son adoption. En même temps, la pertinence de l’utilisation de la technologie blockchain doit être évaluée au cas par cas  : étant une technologie formidable pour la sécurisation de données entre plusieurs parties, la blockchain est tout de même plus complexe et techniquement plus lourde que des solutions centralisées.
Finalement, la blockchain, à elle seule, ne peut pas rétablir la confiance. Elle n’est pas la solution en soi, mais un outil pouvant aider à formaliser l’économie souterraine, tout en garantissant une traçabilité et une transparence des flux financiers.  Par Jean-Michel Huet* et Lennart Ploen**

Activité économique : Contreperformances dans l’agriculture et l’aquaculture,le chômage en hausse

https://www.lequotidien.sn La Revue annuelle conjointe de 2019 a distribué des bons et mauvais points. Dans le tableau présenté hier par la Direction générale de planification et des politiques économiques (Dgppe), il ressort que l’agriculture et l’aquaculture n’ont pas réalisé de bonnes performances. Dans le secteur agricole, la croissance est passée de 2,9% en valeur ajoutée contre 9,9% en 2018. Le document explique que la répartition inégale de la pluviométrie et l’installation tardive de l’hivernage sur la majeure partie du territoire justifient ces contreperformances. Ce qui fait que la production d’arachide est passée de 1 million 500 mille 288 tonnes en 2018 à 1 million 421 mille 288 tonnes en 2019, soit une baisse de -5,3%. Dans le secteur de l’aquaculture, il y a une baisse de 9% de la production. De 1108 tonnes en 2018, la production est passée à 1010 tonnes en 2019. Un résultat jugé très loin des objectifs du Pse par la Dgppe.
Selon la revue, 150 020 emplois ont été créés en 2019. Mais cela n’a pas empêché la hausse du taux de chômage qui est passé à 16,9% contre 15,5% en 2018. Si le Covid-19 va certainement l’impacter négativement en 2020, le secteur du tourisme s’est bien comporté en 2019 avec une hausse de 23% du nombre de visiteurs au Sénégal, soit 1 million 958 mille 828 touristes contre 1 million 592 mille 923 en 2018. La pêche aussi fait partie des secteurs qui ont connu des progrès en 2019 avec une croissance de 9,1%.

Marché d’intérêt national et gare des gros porteurs, sur fond de prêt, construits puis abandonnés dans la brousse de Diamniadio : 63 milliards F Cfa, dans le vent

https://actusen.sn Depuis quelques jours, on épilogue sur les 750 milliards F Cfa destinés à lutter contre les inondations. Mais il existe un autre drame financier qui se joue, présentement, au niveau du marché d’intérêt national et au sein de la gare des gros porteurs, inaugurés en grande pompe, le 24 Janvier 2019, par le candidat sortant de ‘’Benno Bokk Yakaar’’ à l’élection présidentielle.
Selon SourceA dans sa livraison de ce lundi, ces deux joyaux, financés à hauteur de 105 millions de dollars, soit environ 63 milliards F Cfa (15% Etat du Sénégal et 85% Etat turc en prêts), ne servent à rien.
Deux ans après leur inauguration, ajoutent nos confrères, aucune activité n’est possible dans ces infrastructures économiques destinées à booster le négoce de gros entre producteurs et commerçants.

Une nouvelle invasion de criquets pèlerins menace l’Afrique de l’Ouest

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a alerté mardi l’Algérie, la Libye, la Mauritanie et le Maroc de l’arrivée probable d’essaims de criquets pèlerins en provenance du Sahel au cours des prochaines semaines, incitant les quatre pays à mobiliser d’urgence leurs équipes de terrain pour les opérations de prospection et de lutte antiacridiennes.
Des essaims sont actuellement présents au Tchad et sur le point de se former au Mali et au Niger, suite aux précipitations abondantes de l’été qui ont favorisé deux générations de reproduction et déclenché la multiplication par 250 des populations acridiennes dans ces pays. Les vents et les précédents historiques laissent supposer que les essaims, une fois formés, se dirigeront vers l’Algérie, la Libye, le sud du Maroc et le nord-ouest de la Mauritanie.

 Lundi 14 septembre : 26 nouveaux cas testés positifs au coronavirus, 43 nouveaux guéris, aucun nouveau décès et 32 cas graves en réanimation.

Sur 852 tests réalisés, 26 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 3,05 %. Il s’agit de 9 cas contacts suivis et 17 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit :
43 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
32 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
Aucun nouveau décès lié à la Covid-19, n’a été enregistré.
A ce jour, le Sénégal compte 14306 cas positifs dont 10563 guéris, 297 décès et 3445 encore sous traitement.

LA CRISE SANITAIRE A FAIT RESSORTIR DE VIEUX RÉFLEXES D’AUTOPROTECTION (ACTEUR DES MÉDIAS)

Dakar, 13 sept (APS) – La crise sanitaire née de la pandémie de Covid-19 a fait ressortir au grand jour de vieux réflexes d’autoprotection de la race humaine en général, a soutenu Mamadou Gaye, coordonnateur pour l’Afrique de l’Association internationale des médias pour la paix (AIMP)
« La crise de la Covid-19 a démontré la cupidité et l’égoïsme de la race humaine. Les pays ont fermé leurs frontières aux voisins, aux proches, aux pères, aux mères, ainsi qu’aux frères et sœurs dans une démarche d’autoprotection » a-t-il notamment dit.
Le coordonnateur de l’AIMP-Afrique intervenait lors d’un panel organisé samedi sur la thématique de l’évaluation du rôle des médias d’information dans la crise mondiale de Covid-19 et au-delà organisé en marge du Webinaire commémoratif du 15e anniversaire de la fédération pour la paix universelle (FPU) (2005-2020).

Cette rencontre en vidéoconférence (11-13 septembre) a pour thème central  : « Nos premiers 15 ans  : la contribution de la FPU à l’établissement d’un monde de paix ».

Modéré par Rita Payne, présidente émérite de la Commonwealth Journalists Association, ce panel a servi de tribune à Mamadou Gaye qui a invité à faire sienne la pensée de la cofondatrice de l’FPU, Dr Hak Ja Han Moon.
« Dr Hak Ja Han Moon nous enseigne qu’aucun pays, quelle que soit sa taille, sa force ou sa richesse, ne peut survivre sans vivre pour le bien des autres et, surtout, sans impliquer Dieu » a-t-il rappelé.
Selon M. Gaye, « les médias doivent être à l’avant-garde pour promouvoir les actions et les actes du Dr Hak Ja Han Moon qui contiennent toutes les solutions que l’Afrique, l’Europe, le Moyen-Orient et le reste du monde recherchent désespérément ».
Des personnalités aussi diverses que Thomas McDevitt du Washington Times, May Chidiac, ancien ministre libanais, Alias Saye Lazare, de la société nationale de télévision et de radio de Côte d’Ivoire, Juan Senor, président de ‘’Innovation media consulting’’, Royaume-Uni, etc. ont intervenu au cours de ce panel.
La rencontre est organisé en marge d’une vidéoconférence qui a permis aux autres démembrements de la fédération pour la paix universelle (FPU) qui a un statut général auprès de l’ONU de s’exprimer sur la nécessité de trouver des « solutions véritables et durables » aux défis de notre ère moderne, y compris la Covid-19.
Les membres de l’association internationale des parlementaires pour la paix (IAAP), de la conférence internationale des dirigeants, de l’association des religieux pour la paix et le développement (IAPD), de l’association des Premières dames pour la paix (IAFLP), etc. se sont relayés pour partager leurs idées sur les différents sujets d’actualité qui assaillent le monde.PON/AKS

Retrait du décret portant situation administrative des techniciens supérieurs (TSS) : L’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé précise et menace

https://www.dakaractu.com Face aux accusations mensongères de certains cadres demandant le retrait du décret portant situation administrative des techniciens supérieurs (TSS), l’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (ASAS) SUTSAS-SUDTM-SAT Santé/D-CNTS/Santé AND GUEUSSEUM fait la mise au point suivante : Le SUTSAS, syndicat majoritaire dans le secteur de la Santé et l’Action sociale ainsi que l’Alliance And Gueusseum, majoritaire dans le même secteur, n’appartiennent à un aucun autre cadre revendiquant un quelconque retrait du projet de décret sur l’Ecole Nationale de Développement Sanitaire et Sociale (ENDSS). AND GUEUSSEUM étant le cadre qui après maints plans d’actions a obtenu du Gouvernement dirigé par le Pm Boun Abdalah Dionne, la régularisation de la situation administrative des techniciens supérieurs de santé par le comblement de leurs gaps de connaissances et de compétences, attend du gouvernement l’adoption dudit projet et sa signature par monsieur le Président de la République pour mettre fin à leur calvaire et respecter son engagement du 11 janvier 2019, rappelle le document.
Récemment, lors de la visioconférence du palais, le Président de la République, assure le syndicat, n’avait pas manqué de trancher le débat sur la valorisation des expériences acquises (VEA), naguère battue en brèche par l’ex Premier Ministre, en disant clairement aux infatigables vendeurs d’illusions qui avaient posé la doléance, que le reclassement des TSS ne pourrait se faire en dehors des textes réglementaires de l’État du Sénégal sinon chaque catégorie socio- professionnelle serait en droit de réclamer la même chose. Enfin l’application du système LMD ne saurait soustraire l’ENDSS de sa tutelle naturelle à savoir le Ministère de la Santé et de l’Action sociale d’autant que l’Agence Nationale d’Assurance Qualité pour l’enseignement Supérieur (ANQSUP) devrait être mise à contribution pour labelliser les diplômes  et le reclassement des agents est rendu possible par la création des nouveaux corps dans la santé et la création d’une fonction publique territoriale à l’issue d’âpres luttes  de AND GUEUSSEUM en 2018, par conséquent il n’y a aucune remise en cause d’un quelconque acquis syndical.
Pour conclure,  AND GUEUSSEUM sollicite du Ministre de la santé et de l’Action sociale une déclaration solennelle de confirmation de l’ancrage institutionnel de l’ENDSS au ministère de la santé et de l’Action sociale et du Directeur de l’ENDSS de siffler la fin de la récréation dans son établissement par devoir de loyauté et pour la paix sociale nationale.

Les Maîtres Coraniques Du Sénégal Veulent La Tête De Ndeye Saly DIOP DIENG

http://www.walf-groupe.com Cinq organisations de maîtres coraniques du Sénégal réunies au sein du collectif « Aar Daara » exigent la destitution du ministre de la Femme, du Genre et de la Protection des enfants
Ces maîtres coraniques reprochent à la ministre la décision de fermer certains daaras et d’envoyer les talibés dans des sites d’hébergement pour éviter la prolifération de la pandémie dans ce milieu. Pour eux, les arguments avancés par Ndeye Saly DIOP DIENG ne tiennent pas la route. En plus de la ministre, le collectif  qui fait cas  « d’ennemis du Coran », a dans son collimateur le Directeur de la protection des enfants dont il exige aussi la destitution.
« Nous exigeons la destitution immédiate et sans délai de leurs fonctions, Madame Ndeye Saly Diop DIENG, ministre de la femme, du genre et de la protection des enfants et de tous ses collaborateurs. La destitution de Monsieur, Niokhobaye DIOUF, Directeur de la protection des enfants. Que l’Etat garant des Droits fondamentaux et de la stabilité du pays, fasse cesser les attaques et provocations et ordonne le retour vers leurs Daaras de provenance, des enfants pris en otages dans ces sinistres camps d’hébergement », clame oustaz Makhtar SARR.
Le Collectif trouve que les circonstances qui avaient poussé les autorités à prendre cette décision ne sont plus de mises, d’autant que même les élèves ont repris le chemin de l’école.

Dis moi, Dabbakh Malik !Par Abdoul Azize Kébé

Dis moi que là oú tu es, te parviennent les èchos de ce rassemblement de cœurs pétris d’amour, d’esprits tendus d’espoir en leur Seigneur, de corps rompus  à la droiture de ta voie, la Tijâniya, que tu as enseignée, tant que tu  étais parmi nous, chair et os.
Et pourtant par les marques de ton œuvre, voilà encore que ce jour, 23 ans après ton ascension aux divines espaces, après un magistére fait d’épreuves et de grâces, les fils de sang et de cœur, les héritiers des symboles et des valeurs te ramènent parmi nous, si jamais tu en étais absent.
Eh oui, tu es béni parmi les anciens puisque Dieu t’a préservé des tourments d’un héritage perdu parce que les légataires, négligeant les obligations, ont trahi le pacte. Ce sont de tels héritiers que le Coran cite dans ce verset 59 de la sourate Mariam :  » فخلف من بعدهم خلف أضاعوا الصلاة واتبعوا الشهوات فسوف يلقون غيا » (Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière et suivirent leurs passions. Ils se retrouveront en perdition. »
Et comment pourraient-ils, tes héritiers compter parmi ces générations qui trahissent le testament alors que, tu avais conscience de leur inculquer la gravité de la négligence et la honte qui résultait de cela ? « Mujje puso bi mu reer gàcce la ». Principe éloquent de transmission intergénérationnelle que tu as réussi avec bonheur.
Ton héritage qui se reflète dans ce compendium d’éloges au Prophète, aux saints hommes de la voie de guidance et de droiture, témoigne de ta fidélité au message prophétique et de ta contribution au projet du pére, Maodo, le Grand. Des exhortations pour l’éthique dans la plénitude de sens et l’élégance de l’action, aux suppliques haletantes et palpitante d’ardeur, tendues vers Dieu, cet héritage est là, exposé, transmis pour être guides pour l’action. Il  atteste, ton peuple avec, que tu as accompli et bien accompli ta mission.
N’est-ce pas que c’est ce que tu désirais? Être privilégié par la grâce de Dieu à travers un héritage préservé, valorisé, actualisé? N’est-ce pas que c’est ce qui tu espérais ? Avoir des héritiers, de sang et de cœur, qui comptent parmi ceux que magnifient le Coran dans ce verset 23 de la sourate Ahzâb : « من المؤمنين رجال صدقوا ما عاهدوا الله عليهفمنهم من قضى نحبه ومنهم من ينتظر وما بدلوا تبديلا » (il est parmi les croyants, des hommes qui ont été sincères dans leur engagement envers Allah. Certains d’entre eux ont atteint leur fin, et d’autres attendent encore. Et ils n’ont varié aucunement dans leur engagement. »
Et voilà qu’en ce jour de Septembre,, témoin de tant d’épreuves mais aussi de tant de grâces, que ceux-là, parmi les croyants sincères dans leur engagement envers Allah, et qui n’ont pas varié,offrent à la face du monde la preuve de leur fidélité par le rappel de ton œuvre. Par la révélation de ce qui est témoin de tes inquiétudes, de tes directives, de ton engagement pour ton peuple, de ton attachement maladif à l’unicité de Dieu, de ta guidance spirituelle, de tes conversations intimes avec toi-même, avec tes maîtres, de ton immersion dans les réalités sublimes sans perdre l’emprise sur la réalité contingente, de ton ivresse dans la passion de Dieu, sans légèreté par rapport aux obligations légales, de ta mystique de l’unité, de ton sacrifice pour la paix, bref de ton humanisme reflet du paradigme apostolique. Telle est le résumé de cette œuvre,empreinte de ton passage parmi nous, marque de la permanence de ton souvenir. Toi l’assouplisseur des cœurs -Dabbâgh, l’incarnation de la bonté Daabaakh. Abdoul Azize KEBE

IBRAHIMA DIOUF PRÉSENTE SON PREMIER ROMAN ‘’RÉSILIENCE’’

Dakar, 14 sept (APS) – L’expert en suivi et évaluation des projets et programmes, Ibrahima Diouf, a présenté samedi au public son premier roman, ‘’Résilience’’, dans lequel il mène une réflexion philosophique sur les questions existentielles à travers des sujets brûlants de l’actualité.
« J’ai essayé de poser mon regard sur le présent pour en tirer une réflexion qui doit nous permettre de se remettre en cause pour mieux préparer le futur à travers des questions existentielles, pratiques et courantes », a-t-il dit, lors de la cérémonie de dédicace de cet ouvrage.
Né à Diakhao dans la région de Fatick, Ibrahima Diouf s’est caché derrière Hamad, le personnage principal de ce roman de 157 pages, paru chez la maison d’édition ‘’Pour les jeunes’’, pour laisser paraître sa liberté de ton et son engagement à se battre pour ‘’vaincre le signe indien’’.
Dans cette perspective, l’auteur a beaucoup insisté sur « la nécessité de travailler sur l’amélioration de la qualité du service dans l’administration et des équipements de nos infrastructures hospitalières si nous voulons vraiment développer notre pays ».
’’Dieu à créé tous les humains à son image. Il leur a donc gratifié de la capacité à surmonter l’adversité, la maladie, toutes les autres formes d’aléas, la volonté de réaliser de grands chantiers et d’inspirer d’autres êtres humains éventuellement’’, a-t-il écrit à la page 15 de son roman.
Le doyen Moussa Ndiaye, professeur de littérature à la retraite, a, de son côté, essayé de montrer que le personnage principal du livre, Hamad, a permis à l’auteur de ’’faire passer son message, de partager sa vision sur les questions existentielles de la vie contemporaine’’.
’’Car même s’il relate des événements historiques dans le livre, il essaie de les rapprocher aux problématiques du monde contemporain pour pousser le lecteur à se départir de certaines certitudes pour faire bouger les lignes’’, a expliqué Ndiaye, chargé de modérer les débats.
Il a ‘’vivement’’ recommandé ’’aux amoureux’’ de la lecture de se procurer ce roman, dont il estime qu’on aura ’’obligatoirement l’impression d’être dans une sorte d’auto-interpellation à la fin de sa lecture’’.
’’C’est un ensemble de rappels, des catalogues du réel, des vécus d’un personnage qui nous invite à repenser notre système à travers son besoin pressant de changer certaines approches de notre système de santé et de sécurité sans perdre de vue sa passion, le sport », dit-il.DS/OID

 INTERROGER LA DIMENSION ÉTHIQUE DES CHEFS D’ÉTATS

EXCLUSIF SENEPLUS – La CEDEAO a une mauvaise lecture de ce que c’est qu’une démocratie – Le plan décennal contre les inondations devait être évalué en temps réel

– SANS DÉTOUR AVEC PIERRE SANÉ, AMADOU BA & CHEIKH TIDIANE SOW

Invités de l’émission Sans Détour Pierre Sané, Cheikh Tidiane Sow et Amadou Ba ont mis la loupe sur la crise malienne, la question du troisième mandat dans certains pays de la sous-région et la gestion des inondations au Sénégal. A propos de l’ultimatum adressé à la junte par la CEDEAO pour une transition civile, Pierre Sané pense que les deux parties pourront s’entendre, mais ils doivent d’abord définir le contenu de ladite transition, précise l’invité d’Abdoulaye Cissé.
Selon Amadou Ba, la peur de l’incertitude après l’exercice du pouvoir amène les présidents africains à s’accrocher au pouvoir. Le Directeur de publication du quotidien l’As dénonce par ailleurs, le silence des représentants de la CEDEAO sur l’actualité politique en Mauritanie. Cheikh Tidiane Sow préconise d’aller au-delà des textes qui régissent le fonctionnement des nations en mettant en perspective la dimension éthique des dirigeants.

Conférence des leaders de BBY : Macky Sall émet l’idée «de partage de responsabilités dans la gestion de l’État»

https://www.pressafrik.com Le président de la République Macky Sall veut-il élargir son gouvernement ? En tout cas, même s’il ne l’a pas dit éclairement, il a parlé, lors de la conférence des leaders de Benno Bokk Yakaar, (mouvance présidentielle) « de partage de responsabilités dans la gestion de l’Etat ».
Suffisant pour certains leaders politiques qui ont pris part à la visioconférence, de penser à l’arrivée dans le gouvernement prochain d’acteurs politiques appartement à d’autres partis.
« Le président de la République n’a pas donné de noms, ni parler de gouvernement, mais il a bien parlé de partage de responsabilités dans la gestion de l’État. Personnellement, j’ai pensé à des gens comme Oumar Sarr, Me Aïssata Tall Sall, Me Ousmane Ngom, Modou Diagne Fada… qui ont une grande expérience de l’État qui doivent avoir des responsabilités », a confié à l’As un leader de parti ayant pris part à la rencontre.
Le journal informe, par ailleurs, que l’idée de faire revenir le poste de Premier ministre n’est pas à écarter dans le package de lois qui sera déposé devant l’Assemblée nationale après lecture du rapport spécial de la Commission politique du Dialogue national en octobre prochain lors de l’ouverture de la session unique du Parlement.
Après la Commission politique qui a déposé son rapport  sur la table du président Sall, les autres commissions du Dialogue national doivent en  faire de même. Le chef de l’Etat a d’ailleurs prorogé de quelques mois les travaux.Aminata Diouf

Vers un gouvernement élargi

https://www.rewmi.com Macky Sall envisage un futur gouvernement de majorité élargie.  Le chef de l’Etat l’a dit à mi-mot lors de la conférence des leaders de Benno Bokk Yakaar qu’il a présidée la semaine dernière. En effet, d’après des sources de «L’As», le Président Sall a salué l’apport des nouveaux alliés en insistant sur le ralliement des partis politiques et des personnalités de grande envergure à sa cause, facilitant ainsi sa victoire sans bavure au premier tour de la présidentielle de 2019. En conséquence, ajouté le confident du journal, cela entraînera un élargissement des forces dans la gestion de l’Etat. Tout semble indiquer qu’il s’agit là d’une mise en place prochaine d’un Gouvernement de majorité élargie avec l’entrée dans l’attelage gouvernemental de libéraux et de socialistes qui ont soutenu sa candidature. «Il n’a pas donné de noms, ni parler de Gouvernement, mais il a bien parlé de partage de responsabilités dans la gestion de l’Etat. Personnellement, j’ai pensé à des gens comme Oumar Sarr, Me Aïssata Tall Sall, Me Ousmane Ngom, Modou Diagne Fada…etc qui ont une grande expérience de l’Etat », a commenté un leader de parti ayant pris part à la visioconférence

Alioune Tine en guerre contre le 3ème mandat : « Insérer la question…, et la régler pour de bon, à la CEDEAO »

https://www.ferloo.com Après le coup d’État au Mali, avant des élections présidentielles prévues le mois prochain en Côte d’Ivoire et en Guinée, comment se porte la démocratie en Afrique de l’Ouest ? Le rapport annuel du think tank « Afrikajom Center », basé à Dakar passe au crible 16 pays et analyse « les nouvelles pathologies de la démocratie » dans la région.
Ses auteurs recommandent à ces États de « rompre avec la démocratie d’imposture ». Alioune Tine, fondateur d’Afrikajom répond à Charlotte Idrac et déclare qu’il faut « insérer la question du 3ème mandat et la régler pour de bon, à la CEDEAO ». C’était, le mercredi 9 septembre 2020 à Dakar.Avec Rfi.fr

Le Grand Serigne,Abdoulaye Matar Diop contre la limitation de mandats

Le débat sur la question du troisième mandat est loin de connaître son épilogue au Sénégal et continue jusqu’à présent de faire les choux gras de la presse.
Si d’aucuns pensent que le président  Macky Sall est à son deuxième et dernier mandat, d’autres estiment qu’il pourra briguer un autre mandat au terme de son quinquennat en cours.
Mais de l’avis du Grand Serigne de Dakar M. Abdoulaye Matar Diop , cinquième vice président à  l’Assemblée nationale, tout homme d’État devrait s’ériger contre la limitation de mandat du président de la République.
Pour le Grand Serigne de Dakar, sur dakaractu, «aucun chef d’État ne peut rien réaliser de grandes choses s’il n’a pas le temps nécessaire pour mettre en œuvre ses projets et programmes».
À cet effet, pour clore le débat sur la limitation du mandat présidentiel au Sénégal, le chef Supérieur de la Collectivité Lébou demande l’organisation d’un  référendum afin de recueillir l’avis du peuple sénégalais.
« Et si le Oui l’emporte sur le Non, dans ce sens on pourra limiter le mandat du président de la République », proposera le député à  l’Assemblée nationale.
Abdoulaye Matar Diop s’exprimait ainsi cours de l’émission Actu-Débat de Dakaractu…

Abdoul Mbaye  : «LE SENEGAL A EU DEUX MACKY SALL»

https://www.seneplus.com/ http://www.sudonline.sn Abdoul Mbaye replonge dans les eaux. Alors Premier ministre, le président de ACT a été appelé à piloter le plan décennal déclenché en 2012 par le Chef de l’Etat Macky Sall.
Abdoul Mbaye replonge dans les eaux. Alors Premier ministre, le président de ACT a été appelé à piloter le plan décennal déclenché en 2012 par le Chef de l’Etat Macky Sall. Sauf que l’ancien Chef du gouvernement trouve scandaleux, un tel projet qui, selon lui, devrait régler définitivement le problème des inondations au Sénégal, soit abandonné. Dans ce premier jet de l’interview accordée à Sud Quotidien, Abdoul Mbaye parle d’un Macky Sall avec deux visages. Le premier qui était «prisonnier de quelques-unes de ses promesses au début de son mandat allant dans le sens de l’intérêt général, de la protection des citoyens sénégalais». Et l’autre dont le «tout prioritaire est devenu politique politicienne».

Vous étiez Premier ministre. Quand il y’a eu les inondations en 2012, le Président Macky Sall avait déclenché le Plan décennal. Est-ce que vous pouvez-nous nous faire la genèse de ce plan ?

Il faut d’abord rappeler que les inondations sont une vieille problématique. Elle avait été prise en charge par le régime précédent ; des projets avaient été engagés essentiellement orientés vers des systèmes de pompage et en partie d’ailleurs, une restructuration urbaine par la création de quartiers nouveaux. Nous nous souvenons du plan Jaxaay puisqu’il était évident que des zones non constructives avaient accueilli des domiciles et les pluies excessives créaient des inondations. En 2011, qui est une année charnière, il n’y a pas eu d’inondations parce qu’il y a eu sécheresse. Ce qu’il faut relever, c’est qu’en 2011 par contre, cela n’a pas empêché des dépenses très importantes d’être effectuées, notamment avec l’achat de tentes qu’on n’a jamais retrouvées, des produits phytosanitaires qui ont été commandés et qui n’ont jamais été livrés pour 5 milliards de F Cfa etc. En 2012, dès que le Président Macky Sall a été élu et qu’il a formé son gouvernement, il a essayé tout de suite d’accorder de l’importance à la gestion des inondations comme à la gestion de la préparation de la campagne agricole. Je considère qu’au Sénégal, on traite avec trop de légèreté la préparation de l’hivernage dans ces deux volets majeurs qui sont celui de la campagne agricole et celui de la préparation à la lutte contre les inondations puisqu’elles ont un caractère récurrent. Durant ce même mois d’avril, nous avons pu tenir à la fois le conseil interministériel consacré à la campagne agricole et le 30 avril, un conseil interministériel consacré à la lutte contre les inondations. Donc, quand l’hivernage est arrivé, fort heureusement, il y’avait déjà eu des préparations, mais évidemment, quelques mois ne pouvaient pas suffire pour faire face. La première réaction a été de déclencher le Plan Orsec. Ça a commencé à être mis en œuvre. Et le Président Macky Sall, parce qu’il faut laisser à César ce qui appartient à César, a pris des décisions importantes. La première, c’était d’abord le Plan Orsec. Il y a ensuite décisions de faire des économies budgétaires et donc organiser une réorientation des dépenses vers ceux qui permettaient d’assurer la protection des populations et c’est ainsi qu’on a annoncé la suppression du Sénat. Il y a eu des décisions en conseil des ministres de tenir un conseil présidentiel consacré à la lutte contre les inondations. Il s’est tenu le 19 septembre. Et c’est après ce conseil présidentiel que le document présenté a été validé par le Président de la République sous la forme d’un Plan décennal de lutte contre les inondations. Après ça, une autre décision importante a été prise par le Président de la République. Il y a eu un réaménagement ministériel et la création du ministère de la Restructuration et de l’Aménagement des zones inondables. Le PDLI en lui-même, ce qu’il apportait comme nouveauté importante, c’est qu’il créait un cadre global dans lequel, on retrouvait non seulement le système de pompage à maintenir, à compléter, à entretenir qu’il s’agisse d’ailleurs du système lui-même de pompage reposant sur les pompes, leur alimentation etc. ; mais également l’écrêtage des bassins de réception, l’entretien des réseaux préexistants. Parce que la colonisation était là et à l’époque, il y avait des réseaux qui fonctionnaient bien. Donc, tout ce volet était pris en charge. Il y avait également un volet important de restructuration urbaine. En ce sens qu’il était nécessaire non seulement de dégager des voies d’eau qui avaient été occupées par l’urbanisation, il était important d’enlever certains quartiers qui, de toute façon, ne pouvaient échapper à l’inondation en cas de pluie parce que se situant en point bas, dans d’anciens marigots, d’anciens lacs. Et pour se faire, il fallait créer des zones d’eau, remettre l’eau là où il était autrefois et il y avait aussi des zones vertes parce qu’il y avait des zones marécageuses qui ne sont pas propices à l’habitat et dès qu’il y a surplus de pluie, la nappe phréatique remonte. Donc, ces zones devaient également être déménagées et transformées en zones de verdure.

Et pourtant, vous affirmez que ce plan décennal a été abandonné ?

Sa mise en œuvre a commencé au début de l’année 2013 puisqu’il a été adopté en septembre 2012 et très sincèrement, beaucoup de travail a été accompli sous la coordination du Premier ministre certes parce que tous les services concernés étaient mobilisés pour trouver une solution à cette souffrance récurrente des populations sénégalaises non seulement de Dakar, de Touba, de Ziguinchor, de Kaolack, de Louga, de Saint-Louis etc. Il est heureux d’ailleurs de constater que quand on cite les réalisations faites au titre du PDLI, ce sont les réalisations de 2013 qui sont citées. C’est ce qui a été fait en 2013 qui a été cité notamment par le Président de la République récemment. Il se trouve simplement qu’après mon départ de la Primature, en début septembre-fin août 2013, ce travail a été abandonné. L’abandon, il faut en rechercher la responsabilité au niveau du Chef de l’Etat. Je rappelais tout à l’heure les décisions importantes qui avaient été prises. Le Plan Orsec, c’était vraiment pour faire face. C’était l’organisation de secours mais la réaffectation budgétaire surtout le Sénat, adoption d’un PDLI, création d’un ministère dédié. Concernant le premier point, on recréait le Sénat en instaurant le Haut conseil des collectivités territoriales. Je vous laisse juger de ce à quoi ça sert. Un vrai «machin» qu’on n’entend jamais, qui ne fait rien. On est revenu à ce qui existait avant. Ça a été abandonné et le ministère qui avait été créé pour le suivre a été supprimé. Donc, c’est bien dans le cadre d’une volonté politique que la lutte structurelle contre les inondations a été abandonnée. Nous en avons fait le triste constat et lorsque nous avons repris la parole politique par la création du Parti de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail, nous n’avons jamais cessé de rappeler au Chef de l’Etat, au gouvernement, l’importance qu’il convenait d’accorder à la lutte contre les inondations à la veille de chaque hivernage. Le dernier rappel date de juin 2019 où on rappelait au gouvernement l’existence de ce PDLI qu’il fallait revisiter, qui était la bonne solution pour sortir les populations de difficultés.

Vous ne semblez plus reconnaître le Président Macky Sall ?

Très sincèrement, je pense que nous avons eu deux Macky Sall. Il y a le Macky Sall que j’appellerai le Macky Sall n°1 qui était encore prisonnier de quelques-unes de ses promesses au début de son mandat allant dans le sens de l’intérêt général, de la protection des citoyens sénégalais. C’est celui qui avait pris les engagements sur la durée de son premier mandat, qu’il allait respecter etc. Ensuite, il a changé de fusil d’épaule. Le tout prioritaire est devenu politique politicienne. Je pense que pour lui, la lutte contre les inondations, personnellement je trouvais que c’était un moyen majeur pour lui d’assurer sa réélection. Mais privilégiant la politique politicienne aux résultats vécus par les populations, il est allé à la recherche de projets visibles, grandioses nécessitant de grands moyens et en ce moment-là, un projet comme le TER, des avions à n’en plus finir en nombre excessif commandés pour remettre sur pied une compagnie aérienne etc. l’ont engagé dans une fausse direction. Aujourd’hui, on a investi dans le TER des moyens équivalents à ce dont avait besoin le PDLI.

Où sont passés les 767 milliards dont vous faites allusion dans votre livre ? Le taux d’exécution fait débat et certains demandent des rapports.

C’est un faux débat qui, à mon avis, est créé à dessein pour l’orienter ailleurs. Le scandale n’est pas là parce que quand vous définissez un plan, vous dites on a besoin de 767 milliards mais ce n’est qu’un budget de besoin où il n’y a pas encore de couverture de ces besoins. C’est la première remarque qu’il faut faire. La deuxième remarque, c’est qu’en 2013, j’ai été Premier ministre pendant huit mois, donc nous avons conduit l’exécution du plan pendant huit mois sur 120 puisqu’un plan décennal, c’est 10 ans. Malheureusement, l’essentiel de ses réalisations date de cette époque. Nous avons pu travailler sur un budget d’environ 27 milliards de F Cfa et sur la partie habitat, (je parle de ressources mobilisées). Nous avions 17 milliards de F Cfa. Ça fait 44 milliards environ qui ont été dépensés. Donc, c’était très peu de choses par rapport au montant global mais dès lors que le plan a été abandonné, il y a peut-être eu des petits crédits qui ont été utilisés de temps en temps. Je me souviens d’un conseil interministériel tenu le 25 juin 2018 où pour la lutte contre les inondations, le Premier ministre avait retenu une enveloppe inférieure à 2 milliards de F Cfa. Vous avez des petits montants comme ça, insignifiants et même ridicules, qui ont été retenus probablement. C’est tout  ! Il n’y a jamais eu 767 milliards disponibles engagés dans des dépenses de lutte contre les inondations. Le vrai scandale de ce dossier, il ne se trouve pas là. Il se trouve dans l’abandon de la solution à apporter aux inondations à Dakar et dans les autres villes du Sénégal.

M. le Premier ministre, avant ces inondations, il y a la Covid-19. Que vous inspire sa gestion pour l’Etat ?

J’ai été personnellement choqué par ce folklore qui a entouré la mise en œuvre de la lutte contre la Covid19 même si dès le départ je me suis réjoui, j’ai même félicité le Président de la République des mesures fermes, fortes qui avaient été prises pour organiser un minimum de confinement. C’était indispensable. Ce que j’ai, en revanche, fortement déploré, c’est qu’on a lâché trop vite du lest sous la pression alors que la courbe d’évolution non seulement des infections mais aussi des hospitalisations, ne le permettait pas.

L’Etat risquait aussi d’avoir à gérer les émeutes de la faim, en cas de non dé-confinement ?

Ça, ce sont les faits. Nous avons très tôt fait les propositions au Chef de l’Etat. Nous avons attiré son attention sur le fait que l’essentiel de nos revenus au Sénégal étaient des revenus de très court terme et qu’il était donc nécessaire de prendre des mesures en conséquence mais puisque vous parlez de la faim, de prendre en compte non seulement la faim par manque de revenus mais également la faim par manque de production dans la mesure où même le ravitaillement du Sénégal en denrées de première nécessité pouvait être remis en question. Nous avons proposé, au lieu de distribuer du riz et du sucre, qu’il s’agisse d’élection, de pandémie, de plan orsec du riz, le recours à du cash transfert bien ciblé de la manière la plus transparente possible pour que les populations puissent acheter ce dont elles avaient besoin. On a également demandé d’organiser très tôt et en avril au plus tard la campagne agricole pour l’orienter vers la production céréalière et pour permettre à des jeunes des villes, de pouvoir découvrir l’agriculture. Malheureusement, rien de tout ça ne s’est fait. On en est arrivés à un stade où il fallait déconfiner mais ça a été fait dans une précipitation presque coupable. En ce moment là, il était important de substituer à la mesure générale des mesures localisées comme l’ont fait d’autres pays. Il était important de mettre de l’énergie à surveiller l’apparition de certains clusters et à prendre en charge des procédures d’isolement de traitement. Ça n’a pas été fait. Aujourd’hui, il est quand même heureux, on se plaint des décès, de la souffrance des maladies tout en réjouissant que certains d’entre eux, ont pu être guéris. Mais ce qu’on constate, c’est que la courbe est déclinante et c’est un élément qui rassure.

Beaucoup de pays travaillent sur l’après-Covid afin de mieux lutter contre l’’ultra-dépendance de l’extérieur. Le Sénégal devrait-il être en reste ?

Ce que vous dites là est essentiel. Il y a une phrase d’un discours de Macron qui a particulièrement retenu mon attention. Il dit  : «c’est une folie de dépendre de l’étranger pour sa santé, sa nourriture et pour sa sécurité». Malheureusement, nos pays sont tous dans ce cas. C’est la première fois d’ailleurs que nos élites ont pu constater des déficiences en matière de système de santé. Il faut qu’on l’améliore. Des engagements forts sont pris à cet égard. Il faut les exécuter. On a vu que pour les masques, il était possible de recourir à nos industries locales. Qu’il s’agisse d’appareils comme des respirateurs artificiels, on a vu le génie des écoles d’ingénierie du Sénégal se mettre à contribution etc. Donc, sur ce plan-là, comme vous le dites, il faut que l’internationalisation des productions soit un objectif majeur de notre stratégie en matière de politique économique. C’est ce que prône notre parti (ACT, Ndlr)

Quid de l’agriculture ? L’autosuffisance en riz devrait être une possibilité ?

Là également, on avait une opportunité formidable. Imaginez en avril si on avait déjà bien distribué l’engrais, les semences, si on avait accru la main d’œuvre dans les campagnes par le service national civique. Avec une pluviométrie pareille, on aurait eu des records en matière de production vivrière et on saurait qu’il est possible au Sénégal d’aller vers l’autosuffisance en matière d’alimentation. Au-delà de cela, d’une manière générale, toutes nos productions doivent aller dans cette direction de recherche de plus value locale maximale.

M. le Premier ministre, pourquoi le 3ème mandat fait-il encore l’objet d’un débat, au 21e siècle, dans les pays africains ? L’ancien président de la Mauritanie, Abdel Aziz, a même confié à France 24 que certains de ses amis Chefs d’Etat lui avaient demandé de modifier la Constitution pour se maintenir.

Nous avons des démocraties en retard au niveau de l’Afrique et malheureusement, on n’est pas dans le sens d’une marche vers le progrès en matière de démocratie. Au contraire, il y a du recul démocratique quels que soient par ailleurs, les projets qui sont présentés par les hommes politiques avant d’accéder au pouvoir. Le cas du Sénégal est un exemple patent. C’est possible simplement parce que nous n’avons pas de démocratie véritable avec de vrais contrepouvoirs. Partout, vous avez une démocratie qui dépend de la décision du Chef de l’Etat. Vous avez donné l’exemple du président Aziz. Comme lui, le Président Issoufou du Niger dit moi «Non». Tout dépend de celui qui est au pouvoir. Parce qu’on manipule les Assemblées nationales pour obtenir ce qu’on veut en matière de révision constitutionnelle, on manipule le Conseil constitutionnel pour obtenir le changement de la Constitution et tout finit par dépendre du Chef suprême. On est dans un système de mal gouvernance généralisée, l’absence de démocratie, le recul démocratique, la manipulation des Constitutions, la volonté de durer le plus longtemps au pouvoir et de se considérer comme irremplaçable et puis finalement l’équilibre revient avec un coup de force et on s’en plaint. On s’organise, on se retrouve parce que j’ai remarqué que dans les propos tenus par le président Aziz, l’existence d’une complicité solidaire entre les Chefs d’Etat de la sous-région. Il y a un véritable syndicat de chefs d’Etat. Ils veulent se soutenir contre les volontés de leur peuple et en se disant  : plus nous sommes nombreux, moins on sera soumis à critique au plan international. Et c’est dommage parce que nos dirigeants sont les premiers à flétrir la dignité de l’homme africain. Quand des gens comme Sarkozy sont pressés de pouvoir mettre côte à côte les mots singe et nègre, c’est parce que ce sont nos Chefs d’Etat qui leur donnent cette image.

Le dialogue politique achoppe sur plusieurs points. Vous, vous dites que c’était du saupoudrage ?

Ce n’était pas du saupoudrage. C’était de la stratégie politique de la part du Président Macky Sall et c’était très clair. Il suffisait au lendemain d’une élection majeure de réunir les partis et d’échanger sur les difficultés liées à l’élection qui venait de se passer. Mais très tôt, nous avons soutenu que le dialogue national était à la fois un moyen de divertir l’opinion par rapport au scandale Pétrotim et un moyen de diviser autant que faire se peut l’opposition en la réunissant pour une notion de dialogue national. Il faut quand même souligner que c’est le troisième dialogue qui a été mis en place par Macky Sall à chaque fois qu’il veut obtenir quelque chose. C’est sa stratégie. C’est l’opposition qui se laisse avoir. Et il était manifeste. Nous l’avons écrit que le Président Macky Sall allait chercher à laisser tomber le parrainage qui a été déjà servi dans son objectif majeur, or pour les élections locales, tout le monde allait être logé à la même enseigne. C’était trop difficile pour lui. Ça ne l’a été opérationnel, ça ne l’a été que lorsqu’il y a eu complicité du Conseil constitutionnel au moment de l’élection présidentielle, donc il fallait laisser tomber. Il fallait une carotte pour attirer l’opposition et même créer de la division en son sein. Cette carotte, c’était le statut du chef de l’opposition et parfois autour de ça, on oublie un peu la question Petrotim. Il y a quand même des questions que, si elles sont appliquées, donnent l’importance pour le processus électoral, pour le renforcement du dispositif démocratique et on va voir ce que ça va donner. C’est au moins l’audit du fichier électoral. Il y a des choses totalement anormales qui ont été faites sous la supervision du fameux commissaire Diallo qui a été maintenu malgré sa retraite dont on s’est débarrassé juste après l’élection présidentielle. Il y a des choses importantes à corriger. Mais très s i n c è r e m e n t , Macky Sall a obtenu ce qu’il voulait.

Vous reconnaissez qu’il y a des choses importantes, pourquoi alors avoir décidé de boycotter ?

On a quand même été très clair. On est concernés par la partie dialogue politique et non pas par le reste. Par contre, eux, ils ont tout en préservant l’autonomie du dialogue politique, placé sous la coupole du dialogue nationale qui devient encore un peu plus difficile mais l’opposition est restée cohérente du début à la fin.

Un autre problème, M. le Premier ministre, auquel notre pays est confronté, c’est la qualité des infrastructures.

Je vais être très bref sur cette question. Le contrôle de qualité est insuffisant. Il y a eu des routes financées par les Américains, le MCC, notamment en Casamance. Il faut s’en inspirer pour obtenir des ouvrages de qualité. Vous avez deux problèmes  : un problème de contrôle de qualité qui, normalement, devrait conduire à exclure certaines entreprises. Au Sénégal, elles étaient classées. On savait qui pouvait faire quoi jusqu’à quel montant en fonction de ses équipements. Ça n’existe plus. Nous avons un modèle qui a fonctionné qui n’est pas vieux, c’est celui du MCC ; que l’on applique ce modèle à l’ensemble des ouvrages que nous réalisons. Malheureusement, derrière tout ça, il y a des comportements qui s’approchent de corruption, de détournement. Il y a autre chose aussi parce que vous faites le lien avec les inondations et contrôle qualité, étude environnementale. Keur Massar aujourd’hui, on constate des inondations qu’on n’a jamais notées. Il y a des ouvrages, à mon avis, qui ont été réalisés et qui transforment Keur Massar en zone de captage d’eau. Est-ce que ces ouvrages ont été réalisés en tenant compte de chemins d’eau ? Je ne sais pas. Avec Diamniado, c’est quand même, une ville nouvelle. Qu’on tire les leçons du passé. Pourquoi il y a autant d’eau qui stagne sur Diamniadio. Je n’ai pas vu un grand canal de recueil des eaux traverser Diamniado et aller vers la mer. Il y a un problème. On traite trop de choses avec trop de légèreté.

Elections législatives-locales. Vous voteriez pour le couplage en 2022 ?

La position, vous la connaissez, celle du front national (Fnr, Ndlr). Rationalisation oui mais après celles qui vont être programmées cette année. Je m’en tiens à cette position. Je pense que sous réserve que des critères de transparence parce que c’est surtout ça le problème. La priorité, c’est d’abord la transparence dans les élections, le respect de la loi en matière d’achat de conscience etc. Lorsque nous aurons de bonnes élections, qu’elles puissent être législatives ou locales, la question du couplage dès lors que ça permet de l’économie mais la priorité se trouve dans des élections démocratiques pleines de transparence. Abdoulaye THIAM – Photos Sidy BADJI

Ibrahima Sène Décortique L’activisme De L’opposition Dans La Presse

https://www.xibaaru.sn Ibrahima Sène (PIT)  :  « L’activisme de l’opposition dans la presse et les réseaux sociaux laisse de marbre les Sénégalais »
Le secrétaire aux Enquêtes économiques du Parti de l’Indépendance et du Travail que Xibaaru a accroché par mail, revient sur certains sujets qui marquent l’actualité nationale. Ne fuyant jamais le débat, Ibrahima Sène bat en brèche les arguments soulevés par l’opposition pour ébranler le Président de la République Macky Sall.

L’actualité au Sénégal, ce sont les inondations. Des inondations qui ont pris des ampleurs telles que certains crient au scandale et réclament des comptes sur le Plan décennal de lutte contre les inondations dont 750 milliards FCFA avaient été mis à disposition depuis 2012. Pour certains, c’est un échec de la politique du Président de la République Macky Sall dans ce sens. Quelle lecture, faites-vous de la situation ?

D’abord il faut remarquer que nos opposants ont tout faux en soutenant que le Président Macky Sall a été imprévoyant, alors qu’ils reconnaissent en même temps, que dès son accession au pouvoir en 2012, il a fait adopter un « Plan décennal de lutte contre les inondations » (Pdli) chiffré à plus de 760 milliards !
Ensuite, ils font preuve de mauvaise foi en affirmant que la totalité de ce financement était déjà mobilisé dès 2012, pour en conclure que l’ampleur des inondations actuelles prouverait que cet argent a été détourné, et exiger l’audit du Pdli afin de situer les responsabilités et de traduire en justice ceux qui ont détourné l’argent !

Comment peuvent-ils ignorer que ce Pdli est structuré en trois phases dotées chacune de prévision de financement ?

Ainsi, Il y a d’abord une phase d’urgence 2012-2013   dont le budget était de 66,375 milliards FCFA, a été entièrement exécuté. Ensuite, la phase court -terme 2014-2016 dont le budget prévu de 250,603 milliards Fcfa en cours de finalisation, et enfin, la phase, moyen et long terme 2017-2022   budgétisée à 450, 009 milliards » ! Au vu de tout cela, comment peut-on accorder un crédit quelconque à nos détracteurs ?
N’avaient –ils pas essayé de faire des « choux gras » le rebondissement enregistré de cas positifs Covid-19, pour déclarer à cor et à cri, que le Président Macky Sall avait échoué dans sa « guerre » contre cette pandémie, tout en réclamant des comptes sur la gestion des fonds Covid-19 accusée de malversation ?
Il a fallu que notre pays soit reconnu au plan mondial d’avoir eu la deuxième meilleure performance dans la gestion de la pandémie, pour les voir raser les murs, pour s’accrocher, aujourd’hui, tête baissée, sur les inondations récentes, pour reprendre leur rengaine d’accusation d’échec du gouvernement et d’exigence d’auditer l’utilisation des fonds du Pldi !
Mais, malheureusement pour eux, l’on se rend compte qu’ils prennent pour la réalité, leurs souhaits d’avoir des éléments probants pouvant attester de l’échec des politiques publiques du Président MackySall, afin de pouvoir mobiliser le peuple, contre son régime pour écourter son mandat. C’est pour cela que leurs activismes dans la presse et les réseaux sociaux laissent le peuple de marbre !

Ne pensez-vous pas qu’il y a lieu de rendre des comptes aux Sénégalais, de situer s’il y a lieu des culpabilités sur cette affaire, sans parti pris, comme le réclame une partie de l’opinion ?

Sur le financement du plan et sur ce qui a été fait, les comptes sont connus et rendus publics. Mais, même pour le Président Macky Sall, cela ne suffit pas. C’est pourquoi il avait demandé en Conseil des Ministres d’évaluer l’exécution du Pldi, pour le réactualiser dans les deux ans qui restent, en tenant compte des bouleversements déjà intervenus au pays en matière d’inondation.  

L’opposition s’offusque du fait que face au désastre causé par les inondations, le Chef de l’Etat ait préféré de se rendre à un sommet de CEDEAO, après un twitter plutôt que de se rendre au chevet des populations sinistrées. Que répondez-vous ?

En quoi, devrait-il suffoquer un patriote de notre pays, le fait que le Président de la République aille au Niger le matin pour revenir le soir, afin de participer à une réunion programmée auparavant par la CEDEAO, sur la crise au Mali et l’adoption de la monnaie commune ECO, qui sont stratégiques pour l’avenir de notre sous-région ? Comment peut-on opposer ce déplacement urgent, à une descente en banlieue auprès des sinistrés, alors qu’il a pris toutes les mesures d’urgence nécessaires avant son départ ? Le Président Macky Sall ne peut pas aller en banlieue pour juste constater les dégâts, et verser, comme nos adversaires l’ont fait, des « larmes de crocodiles » face à la souffrance des populations.   Il est de son devoir d’y aller pour constater l’effet des mesures d’urgence sur les inondations et les populations qu’il a déjà prises, en vue d’autres mesures si nécessaires, et non avant !
Mais pour les adeptes de la politique politicienne, tout est occasion pour chercher à mettre en mal, le Président Macky Sall et les populations ! Quel gâchis !

Autre sujet de l’actualité nationale, il s’agit du rapport sur les recommandations du dialogue national. L’on constate qu’il y a des désaccords entre la majorité et l’opposition sur le cumul de fonction de Chef de l’Etat et de parti ainsi que sur le statut de Chef de l’opposition.

Sur le cumul des fonctions de Président de la République et de Chef de Parti, il y a bien un désaccord entre majorité et opposition, mais pas sur le Statut du Chef de l’opposition sur lequel l’opposition a été incapable de s’entendre ! Le désaccord sur le statut de Chef de l’opposition est donc en son sein ! Sur ces deux points, les partis de la majorité ont raison de dire que dans un régime présidentiel, le Président de la République est toujours Chef de Parti, même d’il délègue cette fonction à un homme de confiance, comme le fit Abdou Diouf en 2016 ! De même, dans un tel régime, c’est le second à l’élection présidentielle qui est de facto, Chef de l’opposition, avec ou sans statut spécial ! Donc, tant que le régime présidentiel continue d’être en vigueur dans notre pays, les exigences de l’opposition et ses contradictions sur ces deux questions n’ont aucun fondement objectif !

 Il y a également la question sur la tenue des élections locales plusieurs fois reportée, mais que cette fois, l’opposition exige qu’elle se tienne comme retenue en mars 2021. Pensez-vous que ce soit une échéance favorable à la tenue de ces élections, d’autant qu’il faudra tenir compte de la réforme du fichier électoral ?

La tenue ou non des Locales en mars 2021 ne dépend ni de la majorité ni de l’Etat, mais d’un consensus entre majorité, opposition et société civile, dans le cadre du dialogue politique en cours !

Moustapha Diakhaté : «Macky doit être poursuivi»

https://directnewsinfo.com L’ancien président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yakaar (Bby), Moustapha Diakhaté, réclame des poursuites contre Macky Sall pour manquement à ses obligations constitutionnelles de protéger les populations
L’ex-chef de cabinet du président de la République dénonce dans Walf Quotidien « l’attitude « irresponsable, le manque d’empathie et le mépris du chef de l’État qu’il accuse d’avoir abandonné son peuple en proie aux inondations.
« Un Président digne de ce nom ne peut pas se permettre de quitter son pays au moment où des centaines de milliers de ses compagnons pataugent dans l’eau avec, de surcroît, plusieurs pertes en vies humaines », a-t-il martelé.

Podor, Île à Morphil : La montée des eaux menace l’existence de plusieurs villages Par Abou Kane

Dans l’île à morphil, la saison des pluies a toujours rimé avec calamités .Celle de cette année n’a pas dérogé à la règle .En effet, depuis le début de l’hivernage, cette partie Nord du pays offre un tableau peu reluisant avec des bâtiments qui tombent au quotidien comme des châteaux de carte. Et il a juste suffit 80 millimètres de pluie seulement, pour que ces insulaires se retrouvent avec leurs familles dans les eaux. Cette année encore , les populations sont dans la psychose permanente d’une forte avancée des eaux du fleuve Sénégal , combinée aux eaux de crue qui ceinturent des centaines de localités .Ainsi , c’est l’inquiétude totale dans les villages de Saldé, Wassétacké, Barobé Diackel, Diaranguel , Wallah, Toufndé Gandé, N’Gouye , Cascas et Thioublel pour ne citer que ceux-là. Dans ces localités, beaucoup de maisons ne sont qu’à une dizaine de mètres seulement du fleuve .D’ailleurs depuis quarante-huit heures, nombreuses sont les populations qui ne dorment plus que d’un œil. Dans ces villages les habitants ont presque les pieds dans l’eau. Au village de Saldé, chef-lieu d’arrondissement, ce sont plusieurs concessions et le cimetière qui ont subi la pression de l’eau .Face à une situation devenue intenable, certains ont fui leurs maisons pour être relogés par leurs voisins. Même si certes aucune perte en vie humaine n’a été signalée , selon les prévisions météorologiques , la situation devrait tout de même s’étendre sur une période considérable avec la forte pluviométrie annoncée .Aujourd’hui la seule issue qui vaille pour éviter une quelconque catastrophe pour ces milliers d’habitants qui vivent à proximité de ce fleuve , c’est de quitter les bâtiments en banco pour se protéger , conseille une autorité administrative locale .Ainsi donc , avec la situation de crue exceptionnelle, les populations sont invitées à bien vouloir observer les mesures de vigilance et de prudence aux abords du fleuve Sénégal qui pourrait déborder de son lit à tout moment .Outrées par leurs difficiles conditions de vie actuelles , ces populations se sont vivement prises aux responsables de PUMA le programme d’urgence e de modernisation des axes et territoires frontaliers .Ces derniers qui avaient promis de les sécuriser en érigeant des aménagements le long de la berge du fleuve , n’ont toujours rien fait à part des promesses .Les travaux de ces aménagements étaient évalués à six cent millions de frs cfa renseigne Ibrahima Rassoulou Ly chef de village de Saldé. Et malheureusement, les travaux d’un tel ouvrage sont toujours restés à l’état de projet s’indignent ces insulaires .Conséquences les eaux en furie ont fini de provoquer beaucoup de dégâts et emportant avec elles beaucoup de têtes de bétail. L’autre conséquence de la montée de ces eaux , est que dans plusieurs localités , les paysans ont du mal à accéder à leurs champs .Et selon même certains techniciens de l’agriculture qu’avec le trop plein d’eau de pluie combiné avec l’avancée des eaux de crue, cette situation pourrait négativement impacter sur les cultures .Et probablement les récoltes pourraient bien être en deçà des attentes .Abou KANE

Momar DIONGUE  : «ON N’EST PAS PRET DE REGLER CETTE QUESTION POUR 3 RAISONS»

http://www.sudonline.sn Selon Momar DIONGUE, avec cette question des inondations, les régimes ne disent pas la vérité aux populations sénégalaises et persistent à utiliser les mêmes méthodes pour lutter contre les inondations.
Avec cette question des inondations, les régimes ne disent pas la vérité aux populations sénégalaises et persistent à utiliser les mêmes méthodes pour lutter contre les inondations. C’est la conviction du journaliste analyste politique, Momar Diongue, qui estime que la vérité est cachée aux Sénégalais pour 3 raisons, notamment la politisation de la question, l’économie autour des inondations et l’absence d’études d’impact environnemental concernant les grands travaux. Il était l’invité de l’émission Objection de la radio Sud Fm d’hier, dimanche 13 septembre0
La question des inondations n’en finit pas d’alimenter les débats et le régime en place semble accablé de part et d’autre dans sa gestion tant décriée du problème. Hier, dimanche 13 septembre, le sujet est revenu à l’émission Objection de la radio privée Sud Fm. En effet, l’invité du jour, en l’occurrence le journaliste analyste politique, Momar Diongue, a laissé entendre que, sur la question des inondations, les tenants du pouvoir ne disent pas toute la vérité et qu’ils ne sont pas prêts à régler cette question.

Et cela, pour 3 raisons.

Comme première raison, l’analyste politique indique «que c’est une question éminemment politisée aussi bien par le pouvoir que par l’opposition». Pour le pouvoir, il estime que «plutôt que de prendre des mesures radicales et courageuses qu’exige la lutte contre les inondations, il préfère rafistoler».
Analysant le mode de gestion de cette question par le régime, il dira qu’il fait dans le «gigantisme et le voyeurisme», titillant ainsi le régime sur les 10 milliards dégagés pour le plan Orsec. A son avis, ils préfèrent engloutir des milliards dans des travaux publics qui sont très perceptibles par l’opinion plutôt que de consacrer cette manne financière dans des travaux à enfouir sous terre, en matière d’aménagement.
Poursuivant son argumentaire sur la première raison de la politisation des inondations, il trouve que «du point de vue de l’opposition, on a comme l’impression qu’ils sont prompts à se saisir de la première inondation pour en faire de la récupération politique et en faisant parfois dans la démagogie». Faisant ainsi référence aux nombreuses sorties des acteurs politiques, surtout de l’opposition, ou encore à leurs supposées visites et soutiens aux sinistrés des inondations.
Passant à la deuxième logique de son assertion, Momar Diongue évoquera la question économique qui entoure les inondations. A son avis, «il y a toute une économie qui s’organise autour des inondations, avec une caste politico-affairiste qui profite toujours de la situation». Ces derniers s’affairent autour de la vente de motopompes ou en mettant à la disposition des populations des camions hydro-cureurs pour tirer profit de cette situation.
Sur la troisième raison qui explique que les gouvernants ne sont pas prêts à régler définitivement ce problème des inondations, M. Diongue a fait cas des travaux des études. Il reste persuadé «qu’il y a eu des travaux d’envergure qui sont faits, conduits sans étude d’impact environnemental au préalable», tout comme «la création de nouvelles cités sans que de réels travaux d’aménagement et d’assainissement soient faits».
A Rufisque, par exemple, il estime que les populations sont dans les eaux parce qu’il n’y a pas eu de véritables études d’impact environnemental autour du Ter. Par conséquent, malgré les plans et autres programmes annoncés par les différents régimes, le journaliste analyste politique pense que «les gouvernements successifs n’ont pas eu à faire ce qu’ils devaient faire». On se rend compte, selon lui, que depuis les inondations de 1989, on utilise les mêmes systèmes. A savoir, «pompage des eaux pour soulager les populations, camions hydro-cureurs par-là», a-t-il déploré. Ce qu’il considère comme de la «folie d’Etat». C’est-à-dire, explique-t-il, «faire la même chose et d’attendre un changement». Jean Michel DIATTA

Momar Diongue : «Il y a eu un mensonge d’Etat sur la gestion du Plan décennal»

Entre la déclaration du candidat sortant à la Présidentielle de 2019, Macky Sall, et la réalité sur le Plan décennal de gestion des inondations, il y a un monde. C’est la conviction de Momar Diongue, invité de l’émission «Objection» de ce dimanche, qui parle de «mensonge d’Etat» et fustige par la même occasion «le pilotage à vue» et «l’absence de suivi évaluation» qui ont plombé ce projet.
«Macky Sall a eu l’intelligence de lancer un Plan décennal en 2012. Un programme triphasé : une phase d’urgence 2012-2013 qui devait coûter 69 milliards, une phase à court et moyen terme (2014-2017) qui devait coûter 339 milliards et une phase à long terme (2017-2022) qui devait coûter 336 milliards, soit 767 milliards au total», précise-t-il d’emblée.
Mais, critique le journaliste, «le président n’a pas eu le triomphe modeste». «En 2019, tout le monde a vu cette vidéo où il s’enorgueillit d’avoir réglé le problème en 4 ans, alors que quand il venait en 2012, il y avait des milliers de personnes sorties de leur maison à cause des inondations», martèle Diongue qui ajoute que, premièrement : «On est quasiment dans le cadre d’un mensonge d’Etat.»
Deuxièmement, poursuit-il, «il n’est pas sûr que les 767 milliards soient totalement mobilisés. Il y a un problème de ce point de vue-là».

«On a un président de la République à réaction»

Mais la principale limite de ce plan décennal, selon le chroniqueur de la Sen Tv, «c’est qu’un programme de cette envergure, qui s’étale sur 10 ans, devait faire absolument et de façon régulière, l’objet d’un suivi-évaluation». Malheureusement, regrette-t-il, «on a un président de la République à réaction».
«Il a fallu qu’il y ait eu les premiers effets des inondations pour qu’il demande qu’on lui fasse un rapport détaillé. Alors qu’il aurait fallu, chaque année, avant le début de l’hivernage, faire le point. Dans ce dossier comme dans bien d’autres, on est dans le pilotage à vue. On n’est pas dans le suivi-évaluation, comme cela doit se faire», dénonce-t-il.
Pour Momar Diongue, lutter contre les inondations, «c’est faire en sorte que les zones non ædificandi, parce que inondables, ne soient pas occupées par les populations. Ça, c’est du devoir régalien de l’Etat». C’est aussi «réaliser des travaux d’infrastructures qui permettent aux populations d’être résilientes par rapport aux inondations».
Mais, ce qui est encore plus grave dans cette situation, selon Momar Diongue, «c’est les effets d’annonce, les slogans, le mensonge d’Etat qui a accompagné tout cela».

PLAN DÉCÉNNAL : LANSANA GAGNY SAKHO RÉLÈVE LES VRAIS MONTANTS

http://www.emedia.sn Le plan décennal (2012 – 2020), mis en place par l’actuel régime pour lutter contre les inondations, n’est pas financé à hauteur de 750 milliards de F CFA, comme le préconisent certains, depuis quelques temps. Le budget exact prévu pour ce plan est de 764,5 milliards de F CFA. Soit 14,5 milliards de plus. C’est le Directeur de l’Office nationale de l’assainissement du Sénégal (Onas) qui a fait cette révélation à l’émission le Jury Du Dimanche dont il était l’invité, ce dimanche, 13 septembre 2020.
Selon Lansana Gagny Sakho, ce budget est structuré en 3 estrades. « Les 5,5 milliards sont réservés à l’aménagement du territoire, 483 milliards pour la structuration urbaine et les relogements des populations impactées et les 276 milliards pour la gestion des eaux pluviales », détaille Sakho. Poursuivant, il note que l’Onas est concernée par les 276 milliards, c’est-à-dire, le budget qui est prévue pour la gestion des eaux pluviales. « Dans cette enveloppe, l’Onas est à 80 milliards d’exécution », a-t-il précisé.

SONKO INVITÉ À L’ONAS

Lors de sa récente sortie sur ce plan décennal, suite aux inondations qui ont occasionné de nombreux sinistres, l’opposant Ousmane Sonko avait annoncé que seuls 48 milliards de F CFA (sur les 750 prévus) ont été dépensés. Mais pour le DG de l’Onas, le leader du parti Pastef / Les Patriotes se trompe.
D’ailleurs, il lui lance un défi. « Je mets au défi Ousmane Sonko. S’il le désire, je l’invite à l’Onas lundi pour lui montrer, pièce par pièce, l’ensemble des montants qui ont été dépensés uniquement à l’Onas (80 milliards). Il faut parfois quand le pays est dans une tourmente de ce genre, qu’on laisse tomber la politique et qu’on soit objectif. L’information, il faut aller la chercher là où elle est avant de parler aux populations », a-t-déclaré. Babacar FALL &

INONDATIONS–SOHAM WARDINI : « JE CRAINS POUR LA SANTE DES POPULATIONS »

http://www.emedia.sn « À Darou Salam, ce que j’ai vu m’a touchée ». Ces propos de Soham Wardini, le maire de Dakar, en disent long sur la situation des sinistrés. En tournée ce week-end, dans les communes d’arrondissement fortement impactées par les inondations liées aux fortes pluies tombées le samedi 5 septembre, au Sénégal, la première magistrate de la ville a distribué des kits aux familles sinistrées.
Darou Salam, une cité de la commune de Hann-Bel Air, était la première étape de sa tournée, rapporte Sud Quotidien. « Les conditions de vie des populations sont vraiment déplorables. Je pense qu’il va falloir faire quelque chose. Des familles entassées comme ça dans des espaces réduits, il n’y a même pas de voie pour pénétrer la cité alors qu’il y a de petits-enfants qui y sont. Je crains pour la santé des populations. Mêmes les questions de sécurité aussi. Il y a des fils (électriques) qui pendent partout. Je ne vois pas d’eau. Les conditions sont très précaires. Donc, cette cité mérite d’être revue ou je ne sais pas corriger ou trouver des solutions, en tout cas pour que les populations soient dans de bonnes conditions. Voilà, c’était la partie la plus triste de notre tournée. »
A Hann, constate-t-elle, « le problème, comme à Grimaldi et à Cambérène, les maisons sont très basses. Ce qui fait que toutes les maisons sont inondées. Ils vivent dans l’eau. Je pense que tout cela nous pousse à réfléchir. Evidemment ça dure depuis des années mais vu que l’année dernière nous n’avons pas connu ces fortes pluies, cette année, nous avons été pris de cours. Je pense que les leçons apprises nous serviront à corriger tout ce qui s’est passé cette année ». Dié BÂ

Bougane Gueye Dany  : «parler du statut du chef de l’opposition, c’est vraiment manquer de respect aux Sénégalais qui sont en train de souffrir»

https://actusen.sn Le président du mouvement ‘’Gueum Sa Bopp’’ a terminé sa tournée dans les zones inondées, ce dimanche. Une occasion que Bougane Guèye a mise à profit pour se prononcer sur les débats relatifs au statut du chef de l’opposition et au troisième mandat.
«Parler du statut du chef de l’opposition, c’est vraiment manquer de respect aux Sénégalais qui sont en train de souffrir. Aujourd’hui, évacuer les eaux qui ont envahi leurs maisons, reste la seule priorité. Parler également de troisième mandat, c’est manquer de respect aux Sénégalais. Alors, il faut respecter les Sénégalais», suggère-t-il aux autorités.

INONDATIONS-DANS L’ENFER DES POPULATIONS DE JAXAAY

http://www.emedia.sn En 2005, ils quittaient des quartiers sous les eaux, dans la banlieue, pour se faire recaser à Jaxaay. Alors qu’ils croyaient que c’était la fin de leurs cauchemars causés par les eaux de pluie, les habitants de Jaxaay renouent avec les dégâts des eaux pluviales stagnantes. Une équipe d’Emedia s’est rendue sur les lieux.
La taille moyenne, vêtue d’une robe multicolore qui tombe sur ses genoux, la tête décoiffée, Saly Ndao, la trentaine souffre pour retenir son enfant, un handicapé moteur et déficient mental, qui patauge sous les eaux verdâtres qui ont envahi sa maison. « Regardez son corps, il y a des boutons partout. Je fais de mon mieux pour éviter qu’il entre dans les eaux stagnantes mais je ne peux pas le surveiller tout le temps parce que je me charge des tâches ménagères. En plus, je m’occupe de ses deux autres frères. Je l’avais amené chez ses grands-parents mais ils me l’ont retourné parce qu’il passait tout son temps à pleurer », explique-t-elle, la voix éreintée. Tristesse et désolation se lisent sur son visage.
Jeune mère de famille, Saly vit le calvaire depuis le début de l’hivernage. Les eaux de pluies ont envahi sa maison, transformée en marigot. À l’intérieur de son domicile, le décor est déplorable. Des matelas imbibés d’eau trainent par ci, des habits mouillés sont jetés par là. Les murs sont fissurés et l’eau suinte partout. Son cauchemar est porté au gré des nuages qui s’ammoncèlent sur le ciel.
Victime des inondations en 2005, Saly Ndao pensait vivre décemment en quittant Djeddah Thiaroye Kaw pour Plan Jaxaay, plus précisément à l’Unité 11A. Hélas ! L’histoire se répète. Elle revit les mêmes cauchemars 15 ans après. Elle ne dort plus du sommeil du juste à cause des inondations.
A l’instar de Saly Ndao, nombreux sont les populations de Plan Jaxaay qui, aujourd’hui, sont sous l’emprise des eaux de pluies. Un fait invraisemblable d’autant plus que Plan Jaxaay a été crée pour reloger les sinistrés des inondations de 2005. A l’époque, l’Etat du Sénégal, sur instruction du président de la république, Abdoulaye Wade, avait décaissé 52 milliards de francs CFA pour reloger les sinistrés.
Le manque d’aménagement et d’assainissement sont les principales causes de ces inondations. La zone est dépourvue de canalisation et de bassins de rétention. Ce qui n’est pas sans conséquence. Les routes sont devenues impraticables pendant l’hivernage et les maisons sont inondées.

« Nos enfants se soulagent dans des seaux »

À l’aise dans un maillot de l’Olympique de Marseille et un pantalon d’un ensemble de sport, Toumani Diallo transpire à grosses gouttes après son jeu d’équilibriste sur les pierres placées dans l’eau en guise de pont de fortune. À l’aide d’une pelle, il essaie de trouver une voie pour évacuer les eaux stagnantes. Chassé par les eaux en 2005, il a quitté, avec toute sa famille, sa maison à Nietty Mbar pour élire domicile à l’Unité 11A de Plan Jaxaay. Le drame des eaux, il sait ce que c’est.
Aujourd’hui, il vit le martyre. « Nous sommes en train de revivre la même situation qui nous avait conduit à abandonner nos maisons pour venir nous installer ici », explique-t-il. Visiblement très désolé de la situation, il indique que les habitants de cette localité sont dans le désarroi total. Ils ne mangent plus sain et ne dorment plus du sommeil du juste. Pis, ils peinent à aller aux toilettes. « Nos toilettes sont inutilisables à cause des eaux qui les ont envahies. Nous ne parvenons plus à satisfaire nos besoins. Les plus âgés vont chez les voisins ou dans la nature pour se soulager. Quant aux enfants, ils utilisent des seaux », informe-t-il.
Pour lui, la seule solution pour mettre fin aux inondations est d’assainir le quartier. Aujourd’hui Toumani Diallo perd espoir. Il n’a plus de force pour lutter contre les eaux. Ce qu’il veut, c’est partir. S’en aller loin de toutes ces eaux qui l’empêchent de vivre. « On va vendre cette maison et partir d’ici », dit-il, l’air dépité.

« Nous n’avons besoin ni de riz ni d’huile »

Badiène, septuagénaire vit le même calvaire. Elle a été relogée à Jaxaay après que les eaux de pluies ont occupé sa maison. Une maison qu’elle avait, se souvient-elle, bien construite. Elle y avait dépensé des millions mais elle a dû l’abandonner. Elle a d’abord été relogée, pendant 2 ans et demi, au camp Thiaroye, transformé en site de recasement à l’époque avant de rejoindre Jaxaay.
« On a été ’’pêché’’ des eaux de Bagdad pour nous amener ici et aujourd’hui, on replonge dans l’eau », narre-t-elle. Malgré son âge avancé et sa santé fragile, Badiène ne se repose quasiment pas. Comme les autres membres de la famille, elle participe, quotidiennement, à la bataille contre l’eau.
« Que Macky Sall nous aide à avoir des canaux d’évacuation. Nous n’avons pas besoin de riz, ni d’huile. Nous avons les moyens d’acheter ces denrées. Ce que nous voulons c’est l’assainissement du quartier afin de vivre en paix », lance-t-elle son cri de cœur. Omar Samba Ndiaye est le délégué de quartier. Depuis le début de l’hivernage, il a un emploi du temps chargé. Chaque matin, il fait le tour des maisons pour constater les dégâts. Ce qui l’indispose dans la situation, c’est le mutisme des autorités locales.
« Tout le monde parle de parcelles assainies de Keur Massar. Or, nous populations de Plan Jaxaay, vivons pire que ces dernières parce que nous avons connu les inondations dans le passé et nous sommes en train de les revivre. Et aucune autorité ne se soucie de notre sort. Nous sommes les damnés de la banlieue », dénonce-t-il. De l’avis du délégué de quartier, beaucoup de familles, qui ont les moyens, ont commencé à quitter le quartier parce que la situation est intenable.

« On risque de vivre pire que ce qu’on a vécu en 2005 »

La situation est un peu meilleure à l’Unité 20 du plan Jaxaay. Ici, les habitants respirent un peu. Leurs maisons ne sont pas sous l’emprise des eaux mais, les voies sont coupées par les flaques d’eau. La vie y est plus animée. Moussa Samba Sy est le délégué du quartier et par ailleurs chargé de communication du collectif des délégués de quartier de Plan Jaxaay. Ancien de la RTS, il vivait en paix à Djeddah Thiaroye jusqu’en 2005, année où les eaux de pluies ont dicté leur loi dans leur localité. Ainsi, il a été contraint de quitter sa demeure qui, dit-il, n’était pas complètement inondée.
« À Djeddah Thiaroye, ma maison avait 8 chambres dont deux avec une salle de bain. Chacun de mes enfants avaient à l’époque sa propre chambre. Aujourd’hui, ils s’entassent dans des chambres parce que la maison qu’on nous a donnée n’a que deux chambres un salon. Elle est très étroite. En plus, elle a été très mal construite. Je ne voulais pas quitter ma maison mais j’ai été contraint. Je préfère mille fois vivre sous les eaux à Djeddah Thiaroye que la vie ici à Jaxaay », dit-il. Avant d’ajouter  : « On nous avait amené ici pour nous épargner des inondations mais, nous avons commencé à revivre le même calvaire aujourd’hui. Et d’ici 2025, on risque de vivre pire que ce qu’on a vécu en 2005. »
« Toutefois, je préfère retourner à mon Fouta natal que d’être relogé ailleurs. Je ne vais plus accepter qu’on me traîne dans des sites de recasement avec ma famille », prévient-il, l’air désemparé, le regard fixé au ciel, comme pour le supplier de fermer ses vannes… Aliou DIOUF & Pape D. DIALLO (photos)

REPORT ANNONCÉ DES ÉLECTIONS TERRITORIALES : Le Forum civil tape sur la table

« Le samedi 12 septembre 2020, le Bureau exécutif du Forum Civil s’est réuni au siège de l’Association pour statuer sur, entre autres points, les élections départementales et municipales au Sénégal.
Face à l’idée de plus en plus entretenue par certains acteurs politiques et de la société civile d’aller vers un troisième report de ces élections, le Forum Civil s’insurge contre la pratique, devenue fréquente, d’offrir illégalement des années supplémentaires ou des mandats de fait à des élus locaux.
Le Forum Civil précise que les arguments évoqués pour justifier un report, à savoir l’évaluation du processus électoral et l’audit du fichier électoral, ne sont pas pertinents et ne sauraient être recevables. Ainsi, les conclusions retenues par un groupe fut il de la Commission du Dialogue politique ne sauraient justifier la violation, par l’Etat, de la réglementation et des droits de millions de Sénégalais.
Cette situation est grosse de l’exacerbation de la crise de légitimité qui se transforme très souvent en crise sociale dans le mode de gouvernance des affaires locales notamment la gestion foncière.
Le Forum Civil rappelle à l’Etat sa responsabilité d’ouvrir une période de révision exceptionnelle des listes électorales.
Le Forum civil rappelle que l’obligation du respect du calendrier républicain incombe à l’Etat du Sénégal. Elle s’impose à lui et à tous. Elle ne saurait être laissée entre les mains d’une quelconque autre entité.

A cet effet, le Forum Civil, Section sénégalaise de Transparency International :

– invite, solennellement, le Président de la République à se conformer au décret du 29 novembre 2019 portant promulgation de la loi adoptée le 19 novembre 2019 portant report des élections prévues le 1er décembre 2019 et prorogation du mandat des conseillers départementaux et municipaux qui dispose en son article premier : « Les élections départementales et municipales prévues le 1er décembre 2019, sont reportées pour être tenues au plus tard le 28 mars 2021. La nouvelle date sera fixée par décret » ;
– demande au Ministre de l’intérieur de prendre les dispositions nécessaires afin d’aller vers l’organisation des élections départementales et municipales, conformément au décret portant promulgation de la loi adoptée le 19 novembre 2019 précité ;
– appelle les citoyens à se mobiliser pour exiger l’exercice de leur droit constitutionnel dans le cadre d’un processus électoral intègre et respectueux de l’esprit de l’Etat de droit et de la normalité républicaine.Le bureau exécutif ».

Boubacar Camara sur la suppression du parrainage : «Macky veut disperser ses adversaires»

https://www.lequotidien.sn Boubacar Camara n’a pas fait l’Armée pour rien. Dans l’arène politique, les missiles de l’ex-Dg de la Douane et président du Parti de la construction et de la solidarité/Jengu tabax sont dirigés vers le gouvernement, coupable à ses yeux, d’un «manque de vigilance inadmissible» dans la gestion du problème des inondations. Dans cet entretien, Boubacar Camara considère le débat sur le chef de l’opposition comme une «farce de mauvais goût» et qualifie de calcul politique la suppression du parrainage aux Locales.

Que pensez-vous de la gestion des inondations par le gouvernement ?

Je voudrais tout d’abord exprimer ma compassion face à la souffrance intenable vécue par les populations et m’incliner devant la mémoire de ceux qui ont perdu la vie dans les inondations consécutives aux fortes pluies enregistrées ces derniers jours. C’est vrai qu’il s’agit de précipitations inhabituelles, pourtant signalées par les prévisions météorologiques mais elles ont révélé la surdité du gouvernement à l’alerte. Il est dans la loterie et la justification. Gérer, c’est avant tout prévoir. Pour les inondations, le gouvernement a non seulement fait preuve d’un manque de vigilance inadmissible en abandonnant le Programme décennal en cours de route mais encore, il a essayé de faire croire que les inondations étaient derrière nous au bout de quatre années de mise en œuvre de ce plan. La pluie l’a démenti. Aujourd’hui, la priorité est d’abréger les souffrances des Sénégalais. C’est au gouvernement et à personne d’autre de sortir les populations de la détresse. Le soutien des bonnes volontés qui le peuvent est complémentaire. Malheureusement, au vu de l’ampleur des dégâts occasionnés par les pluies que nous avons constatés de visu notamment dans la banlieue dakaroise, l’intervention du gouvernement ressemble plus à du saupoudrage qu’à une option sérieuse pour une solution définitive à ce problème récurrent.

Quelles solutions préconisez-vous ?

Quatre axes d’intervention sont nécessaires pour mettre en œuvre les outils de lutte contre les inondations. La première chose que le gouvernement doit faire est de sortir des tiroirs de l’Administration l’excellent travail accompli par les agents de l’Etat sur la connaissance du risque d’inondations dans tout le territoire national. Cette cartographie des risques et les conditions dans lesquelles les populations ont occupé les zones inondables sont connues. Le gouvernement doit, une fois pour toutes, prendre ses responsabilités et son courage à deux mains et tirer les conséquences de l’occupation dangereuse du sol dans le cadre d’un Programme spécial de relogement des sinistrés et de la libération des zones inondables. Un nouveau Plan d’aménagement du territoire, consensuel et global, doit être adopté. Il pourrait envisager le transfert de la capitale administrative à Thiès, le changement de vocation de la plateforme de Diamniadio à transformer en ville industrielle et commerciale, la création de nouveaux Zone d’aménagement concerté (Zac), entre autres mesures radicales pour une solution définitive. Le second point consiste en une maîtrise du ruissellement des eaux pluviales et des voies d’écoulement à travers un réseau adéquat d’assainissement pluvial complémentaire d’un réseau d’assainissement des eaux usées à moderniser et entretenir correctement. Cette maîtrise suppose la réalisation d’un dispositif de rétention des eaux pluviales pour une utilisation ultérieure et le contournement des zones imperméables du fait de l’urbanisation par de nouveaux circuits d’acheminement des eaux. Le troisième axe est constitué par la surveillance des constructions et des transformations. Sur ce point, l’anarchie, le laxisme et la corruption ont gouverné la délivrance des autorisations et permis en matière d’urbanisme et d’habitat. Il convient d’y mettre fin radicalement et cela sans délai. Une forte implication des associations de jeunes dans la surveillance est importante. Enfin, une action permanente de prévention et de sensibilisation doit être menée pour amener les populations à jouer correctement leur partition en adoptant un comportement citoyen. Un dispositif performant d’organisation diligente des secours est également indispensable. Aujourd’hui, la question qui se pose est de savoir si, dans le contexte de la récession économique que connaît le Sénégal avec la réduction drastique de la capacité de l’Etat à mobiliser les financements, peut-on sortir du tunnel noir du «patax-patax» habituel avec un gouvernement qui excelle dans l’art de présenter un échec patent comme un succès éclatant.

Quelle est votre position sur le débat relatif au statut de l’opposition et de son chef ?

C’est une farce de mauvais goût pour divertir les Sénégalais. Dans un contexte où l’encadrement juridique du statut de l’opposition est incomplet car non immédiatement applicable (seul un article de principe a été adopté dans la Constitution), où une loi qui ne sera pas rétroactive est attendue, comment peut-on s’interroger sur le choix d’un chef de l’opposition à partir d’élections passées (Législatives ou Présidentielle), de surcroît frauduleuses ? Arrêtons le cinéma… Sur le plan légal, cela n’enlève en rien la nécessité de confier à des experts le soin de réfléchir sur l’aménagement d’un cadre juridique consensuel sur ce statut qui sera mis en œuvre le moment opportun. Quant à la légitimité, il convient de retenir que dans tous les cas, le chef de l’opposition sortira de la lutte pour contrer les politiques désastreuses du régime en matière de gouvernance économique, de transparence et de défense des droits et libertés. Bien évidemment, le régime plaidera toujours pour un chef du silence de l’opposition ! Je crois que l’agitation va vite se dégonfler devant les questions urgentes de survie des populations en proie aux déficits accablants dans les domaines de l’éducation, la santé, l’emploi, la sécurité et la pauvreté, vivant dans les eaux alors qu’elles n’ont pas encore fini d’apprendre à vivre avec le virus.

Est-il possible à votre avis de tenir les élections au plus tard le 28 mars 2021 ?

Il est possible de maintenir cette date à condition de ne pas laisser le pouvoir gérer à sa guise les diligences relatives à l’audit du fichier électoral. Comme il l’a fait jusqu’à présent, le gouvernement prend son temps dans la gestion de ce dossier. L’Etat doit prendre un décret fixant cette date et se donner les moyens de respecter scrupuleusement le calendrier électoral. En cas de situation exceptionnelle pouvant nécessiter un report technique, une concertation est ouverte entre les acteurs dans l’intérêt collectif pour en limiter les conséquences sur le respect de la date fixée. Pour le cas spécifique des élections locales à venir, le gouvernement a saisi le prétexte de l’exigence de l’audit formulée par l’opposition pour continuer son dilatoire. Pour ne pas se laisser piéger, l’opposition doit abandonner cette piste et comme nous l’avons maintes fois proposé, aller vers la confection d’un nouveau fichier électoral constitué par le noyau de toutes les citoyennes et tous les citoyens qui auront 18 ans révolus à la date du scrutin sans empêchement judiciaire, conformément à la Constitution et au Code électoral. On voterait alors avec la carte d’identité sans avoir besoin de carte d’électeur dont la confection est la source de toutes les fraudes et autres malversations. Ce nouveau fichier, extrait du fichier central d’identité, ferait l’objet d’une période de révision de trois mois pour prendre en compte l’extraction d’office des personnes frappées d’une incapacité ou décédées, les changements justifiés d’adresse, l’affectation d’une adresse électorale aux primo-votants, la radiation des citoyens qui renoncent à leur droit de vote, etc. Après une période de contestation d’un mois, tout devrait être en place pour des élections transparentes.

Que pensez-vous de la suppression du parrainage aux Locales ?

C’est un calcul politique du pouvoir. Il a besoin d’enregistrer le maximum de listes possibles pour disperser ses adversaires afin de profiter du mode de scrutin majoritaire suivant lequel la liste arrivée en tête rafle les sièges en jeu pour une partie du conseil à élire (raw gaddu). D’ailleurs, la généralisation du parrainage en 2018 n’était qu’un subterfuge pour cacher le fait que l’objectif unique était d’éliminer des candidats à l’élection présidentielle pour éviter un second tour. Comme vous le savez, on doit plus craindre l’explosion des listes lors des élections locales que l’inflation de candidatures à l’élection présidentielle. C’est donc aux élections locales qu’il est plus indiqué d’instituer un parrainage. En effet, le parrainage aux locales et l’exigence d’une caution sont des outils dissuasifs pour la multiplication des listes. Avec le parrainage aux Locales, les forces de l’opposition et de la Société civile ont plus tendance à se regrouper en mutualisant leurs parrains et leurs modiques moyens. Ce qui leur permet de présenter un nombre limité de listes plus représentatives des sensibilités non favorables au camp présidentiel.

Que vous inspire le limogeage des responsables du pouvoir en place qui estiment que le Président effectue son dernier mandat ?

Coïncidence troublante, frilosité maladive ou cuisine interne de l’Apr ? On en rirait si ce n’était pas triste. Vivement que le débat sur l’esprit et la lettre de la Constitution, sur les interprétations et la jurisprudence soit enseveli et qu’on accepte définitivement que loin des préoccupations juridique ou judiciaire, la candidature à un troisième mandat est une question politique, éthique et morale ! Politiquement, on ne peut pas s’être battu pour la limitation des mandats à deux, avoir demandé au Peuple souverain de voter une Constitution consacrant cette limitation et postuler à un troisième mandat. Sur le plan éthique, on ne peut avoir dit et redit sans équivoque être dans son second et dernier mandat, dire «qu’il faudra partir» et vouloir rester. Sur le plan moral, on ne peut pas, connaissant parfaitement l’aversion des Sénégalais contre cette façon d’agir et les conséquences sur la stabilité du pays qu’elle pourrait entrainer, vouloir «tenter le coup». Maintenant, la balle est dans le camp du Président Macky Sall.

 «Macky n’est pas prophète chez lui» Par Madiambal diagne

On l’a dit et redit à travers ces colonnes : «Tant pis si certains Sénégalais n’aiment pas les bonnes nouvelles sur leur pays» (12 mars 2018, parlant des performances économiques exceptionnelles du Sénégal en Afrique) ; «Macky Sall répond de la meilleure des manières» (14 décembre 2016, parlant de l’invitation exceptionnellement faite au président de la République du Sénégal par le Conseil d’administration du Fmi le 11 novembre 2016. A cette occasion la Directrice générale de cette institution et le président de son Conseil d’administration avaient expliqué leur démarche par leur volonté de donner le modèle de gouvernance du Sénégal en exemple à travers le monde. Auparavant, à Abu Dhabi, Mme Christine Lagarde avait eu déjà à révéler au monde l’exemple sénégalais de réussite de sa politique de mobilisation des ressources intérieures pour financer ses projets de développement). Nous disions en outre, à propos «des beaux succès de Macky Sall que son opposition refuse de voir» que devant des faits attestant de bonnes réussites, «l’opposition préfère détourner le regard et se boucher les oreilles». Les électeurs sénégalais ne s’y étaient pas trompés et avaient sanctionné le bilan du chef de l’Etat sortant, par une élection haut la main au premier tour de la Présidentielle de 2019. Mais à entendre le discours ambiant, le chef de l’Etat serait le pire que l’histoire politique du Sénégal ait encore connu. Pourtant, les statistiques économiques, les performances dans les secteurs agricoles ou des infrastructures, ou dans le secteur de l’énergie et dans les différents secteurs sociaux, montrent bien le contraire. Sur le plan diplomatique, quand une crise survient en Afrique, tous les regards se tournent vers le Président Macky Sall. Last but not least, avec la gestion de la pandémie du Covid 19, nous écrivions : «Le Président Macky Sall a eu à faire montre d’un véritable leadership, avec la prise en charge de la pandémie du Covid-19. Le chef de l’Etat sénégalais a été très réactif. Il a pris les bonnes décisions et engagé son pays dans une dynamique de rassemblement, d’union nationale, pour faire face au péril. Il faut dire que son Peuple le lui a bien rendu. Toutes les franges de la société sénégalaise ont répondu à son appel pour «sauver la Patrie».
Ainsi, a-t-il obtenu, à cette occasion, ce qu’il n’avait jamais pu obtenir de ses adversaires politiques et de la Société civile. Macky Sall a su être reconnu et accepté comme le «chef», celui qui indique la voie à suivre. Tout adversaire politique qui pouvait manifester des velléités de remettre en cause ce leadership s’était vu rabrouer par l’opinion publique. Cette approche du chef de l’Etat sénégalais lui a valu d’être présenté en modèle à suivre. Les médias internationaux n’ont pas manqué d’accorder une attention particulière à ce qui se fait au Sénégal, en matière de lutte contre le coronavirus. Des chefs d’Etat, de par le monde, se sont rapprochés du Président Sall pour prendre des idées.»

Peut-être qu’on n’est jamais prophète chez soi…

Aujourd’hui, les résultats présentés par le magazine Foreign Policy sur la gestion du Covid-19 à travers le monde, ont le mérite de rassurer sur la stratégie mise en œuvre dans notre pays pour lutter contre la propagation du Covid-19. Comparant les expériences de trente-six pays, le Covid-19 Global Response Index classe le Sénégal comme deuxième pays avec la réponse la plus adaptée au Covid-19, compte tenu des stratégies adoptées pour lutter contre la propagation de la maladie, de la contenir du mieux et d’arriver un jour à l’éradiquer. Le Sénégal est dans ce classement dans un top 5, composé de pays dont le poids économique et la force de leurs systèmes sanitaires en termes de moyens, dépassent de loin les nôtres. L’index de Foreign Policy se base sur les directives proposées par les pouvoirs publics en matière de politiques d’urgence et de stratégies sanitaires, les moyens financiers mis à disposition et une communication sur la maladie basée sur une vulgarisation des données adéquates et une présentation des faits avérés. Des pays de divers calibres économiques et poids politiques voient donc leur réponse à la pandémie scrutée et confrontée à ce qui se fait ailleurs pour voir, à date, quelles sont les nations qui arrivent à tirer leur épingle du jeu. Voir louer la stratégie du Sénégal qui a pu être assimilée à une navigation à vue, à un jeu d’équilibriste, avec des arbitrages économiques et impératifs sociaux, à une source de cacophonie dans plusieurs domaines vitaux de notre pays, permet de remettre en perspective bien des enjeux.

Mieux vaut tâtonner que cacher une grippe

Il y a quelques semaines, une chronique dans ces colonnes s’intéressait au traitement du Covid-19 proposé par Madagascar avec le Covid Organics. Les réactions condescendantes et chahuts que ce débat avait soulevés frisaient l’outrage, au point où nous nous disions qu’avec les démarches scientifiques prises en compte, l’Afrique a le «droit de tâtonner» comme tout le monde. Le monde entier fait face à une pandémie nouvelle, une réponse éprouvée et consensuelle pour y répondre n’est pas encore trouvée. Il est donc bien légitime que chaque pays, en fonction des moyens du bord, des possibilités de son système sanitaire, de ses réalités socio-économiques et du courage des décisions publiques, cherche à apporter sa réponse pour faire face à ce fléau. Les mesures qui sont appliquées peuvent être très contraignantes dans notre vécu quotidien, pousser à l’exaspération, tellement elles peuvent être contradictoires. Mais cette part d’incertitude, guidée par un phénomène nouveau, dont sa maîtrise n’est pas encore atteinte, peut se comprendre du moment où des efforts sont faits pour indiquer une voie claire. L’index de la revue internationale Foreign Policy est intéressant, dans cette logique où il permet de se rendre compte que les investissements dans la santé, la concertation et la communication avec le public, sont les clés majeures de la lutte contre le Covid-19 dans tous les pays qui s’en sortent pour l’heure. La logique de communiquer de façon directe avec les populations sur l’état de la maladie est davantage à consolider pour plus de transparence. On a entendu dire que le gouvernement ameute les populations et cherche à leur faire peur, pour on ne sait quelle raison ? Mais la volée de critiques que subit le Président Trump pour avoir sciemment négligé de communiquer sur l’étendue de la menace du Covid-19 sur son pays en dit long sur l’exigence de transparence qui s’impose à des dirigeants en face d’un péril sanitaire. Le triste rappel de l’épisode du Président Wilson, avec la grippe espagnole en 1918, qui avait choisi de «cacher l’épidémie» pour garder le moral de ses compatriotes, avant d’en tomber malade lors d’un déplacement en France, montre à quel point la transparence s’impose de fait dans la lutte contre une pandémie. Il y a eu beaucoup de controverse sur l’opération de distribution de vivres et autres secours aux populations vulnérables, mais on retiendra que les aides ont pu être acheminées et les bénéficiaires les ont reçues, et cela a pu soulager bien des familles nécessiteuses.
Au demeurant, le Sénégal a pu dans sa démarche, diffuser l’information en lien avec la maladie. Les chiffres sur la maladie sont présentés, les orientations majeures du protocole sanitaire sont communiquées, une implication des médias dans une dynamique citoyenne et une mission d’utilité publique est acquise. Les récriminations sont là, au fur et à mesure que nous avançons dans la lutte. Toutefois, il est à noter qu’en fonction des griefs émis, surtout ceux à forte incidence sociale et économique, des correctifs sont apportés. La logique ayant prôné de vivre en présence du virus s’inscrit dans ce sens, car comme nous l’avons soutenu dans ces colonnes, ce pays ne peut être mis à l’arrêt de façon permanente face à une situation dont on n’est pas sûr de voir l’épilogue de sitôt. La croissance du Produit intérieur brut (Pib) dont le ministère de l’Economie révèle d’après ses projections revues, qu’elle sera probablement à -0,7% après une évolution continue autour de 5% ces cinq dernières années, en dit long sur le tribut que fait payer le Covid-19 à l’économie nationale et les incidences sociales peinent à être mesurées pleinement encore.

La pédagogie finit par payer

La lutte contre le Covid-19 appelle beaucoup de pédagogie auprès des populations pour plus d’efficacité et une rupture de la chaîne de transmission. A une démarche dirigiste pour imposer des mesures, on s’est rendu compte qu’avec une explication détaillée du danger, une confrontation face à la réalité de la maladie et un encadrement, on a pu noter changement d’attitude. Le respect du port du masque est symbolique de ce changement d’attitude. Au tout début de la proposition de cette mesure, une réticence était notée dans bien des milieux. L’existence même de la maladie a pu être questionnée par beaucoup d’individus, pour qui le discours public et officiel des autorités étatiques rime avec surenchère, arnaque et complot. Il faudra un jour revenir sur cette parole de l’Etat au Sénégal, qui ne fait plus foi pour certains de nos concitoyens et sans cesse défiée ! L’implication active des milieux associatifs et religieux, la sensibilisation par les médias et la mise en place de sanctions ont poussé beaucoup de monde à se conformer aux prescriptions des personnels de santé. Voir dans une dynamique communautaire qu’un mouvement comme Touba Ca Kanam se propose de distribuer 5 millions de masques lors du Grand Magal de Touba, montre une dynamique solidaire et de participation citoyenne. Cet élan communautaire doit se traduire au niveau national, car l’Etat du Sénégal a pu faire confectionner près de 10 millions de masques dans un programme financé par la Délégation à l’Entreprenariat Rapide (Der/Fj). Ce programme a pu permettre d’impliquer des milliers d’artisans sénégalais et sauver des emplois dans la filière textile. Le fait que la mise à disposition de ces masques tarde, suite à des bisbilles puériles entre ministères impliqués dans ce projet, est regrettable. La distribution de ces masques dans les universités, espaces publics et transports, ainsi qu’aux populations vulnérables, aiderait grandement au respect des mesures prescrites. De même, une synergie entre des mouvements comme Touba Ca Kanam et l’ensemble des artisans financés par l’Etat du Sénégal pour la production de masques, permettrait une création de valeur conséquente tout en répondant efficacement à une question d’utilité publique.
Les trains qui arrivent à l’heure, n’interpellent pas grand monde, encore moins au Sénégal que partout ailleurs, mais force est de reconnaître que la stratégie conduite, malgré ses approximations, donne des résultats. On ne se rend pas compte quand on fait l’histoire, que chaque acte posé en est une page !
La décision d’injecter 500 milliards de francs dans la santé entre 2020 et 2024 à travers un Plan d’investissement pour un système de santé et d’action sociale résilient vient à bonne heure. Ce programme permettra de mettre à niveau des infrastructures du pays, de créer de nouveaux postes de santé et de recruter du personnel médical conséquent. Si le pays sort de la lutte contre la pandémie du coronavirus avec un système sanitaire au point, nous pourrons fièrement célébrer une victoire contre un mal et saurons qu’une des attentes communes de tous les Sénégalais depuis l’indépendance de ce pays aura été satisfaite.

La mauvaise foi en bandoulière

Dans la même foulée, nous avions évoqué la semaine dernière les inondations qui ont frappé le Sénégal, à l’instar de l’ensemble des pays du Sahel ; un phénomène climatique consécutif aux bouleversements de l’écosystème de la planète. On a voulu faire porter le chapeau au Président Sall qui aurait échoué dans sa politique d’assainissement. Franchement, il faudrait être d’une mauvaise foi incurable pour ne pas accepter que les efforts consentis ces sept dernières années dans le secteur de l’assainissement ont permis d’épargner les populations des inondations régulières dont elles étaient victimes. Aussi, mettre au passif d’un gouvernement ces phénomènes qui ont occasionné une pluviométrie exceptionnelle, provoquant des inondations jusque dans des zones désertiques comme le Niger ou la Mauritanie, est absurde. Dans des situations pareilles, l’union sacrée se fait autour des autorités étatiques pour juguler le fléau.

Inondations au Sénégal : Le DG de la SICAP crache ses vérités et brocarde Abdoul Mbaye

https://directnewsinfo.com Les inondations ont constitué une véritable équation pour les régimes qui se sont succédé  à la tête de ce pays. Celui du Président Macky Sall n’échappe pas à la règle. La dernière illustration a été servie avec les fortes précipitations qui ont généré des milliers de sinistrés. Interpellé sur cette calamité, le DG de la SICAP diagnostique le mal et propose des esquisses de solutions.

DIRECT news-  Monsieur le DG de la Sicap, quelle analyse, faites-vous du contexte mondial dans lequel ont eu lieu les inondations constatées dans de nombreux pays notamment le Sénégal ?

Mamadou Kassé -Le contexte mondial est marqué par de profonds changements climatiques qui ont eu des conséquences désastreuses sur nos territoires. C’est ce que nous pouvons constater ici et dans la sous-région notamment dans des pays tels que le Niger et le Nigeria qui sont fortement touchés. La sous-région, dans son ensemble, est sujette aux conséquences dramatiques des inondations actuelles. Le volume de pluies enregistré au Sénégal en trois jours correspond à trois mois de pluies en période normale dans notre pays. Les excédents sont impressionnants.
Pouvez-vous nous lister les différentes actions entreprises par le Président Macky Sall depuis son accession à la magistrature suprême ?
MK- Le Président Macky SALL est à la base d’une politique durable de lutte contre les inondations. Des indépendances à 2012 aucune stratégie aussi cohérente que celle constatée maintenant n’a jamais été mise en œuvre pour endiguer le phénomène des inondations. Jamais volonté n’a été aussi forte et jamais actions n’ont été aussi importantes dans un délai aussi court.  C’est avec la situation des inondations de  2012 que le Président de la République Macky SALL a validé un Plan Décennal de Lutte contre les Inondations (PDLI) d’un budget global de près de 767 milliards de F CFA comprenant une phase urgence, une phase intermédiaire et une phase moyen terme. Dans ce sillage,  la gouvernance institutionnelle a été clarifiée avec une meilleure coordination des actions ainsi que la création d’un Ministère de la restructuration et de l’Aménagement des Zones d’Inondations (MRAZI) qui a mené à son terme la phase d’urgence validée par le chef de l’Etat lors du Conseil présidentiel sur les inondations de septembre 2012. A une gestion des urgences en permanence, comme les régimes l’ayant précédé l’ont souvent fait, le Président Macky SALL est passé à l’érection d’un cadre unitaire et efficace de prise en charge du phénomène pour des solutions durables.

Par rapport à la gestion des urgences, quelle lecture faites-vous du PDLI ?

MK  : Le rapport d’étape sollicité par le Chef de l’Etat nous donnera une lecture claire des sommes réellement dépensées et des postes d’affectation des différents débours. Mais d’ores et déjà, nous pouvons apprécier les différentes réalisations palpables des premières phases du plan notamment  :
-Dans le cadre du volet urgence du PDLI, une composante Habitat ayant favorisé la construction, au profit des sinistrés, de 2000 logements en 8 mois.
– A Dakar, la fin du calvaire de la foire et Philippe Maguillène Senghor et les quartiers alentours notamment Nord Foire, Ouest-Foire, Yoff, entre autres. Dans cette zone, les ouvrages titanesques enterrés ont permis le drainage efficient des eaux qui étaient avant, en permanence en rétention en période de pluies. Ces périodes faisaient également vivre de terribles supplices aux usagers de la RN1, hauteur Cambérène, entre autres. Les quartiers de grand Yoff et la Zone de captage étaient de grands foyers d’inondations, aujourd’hui minutieusement traités, avec la réhabilitation et le renforcement de la capacité de plusieurs stations de pompage.
–       A Touba, des travaux importants ont été réalisés en amont notamment avec le redimensionnement des stations de pompage de Touba Mosquée, Marché ocass et Keur Niang et en aval, avec l’élargissement du bassin de captage de Darou Rahmane.    Aucune commune de la banlieue dakaroise n’a été omise dans les réalisations du PDLI (Wakhinane, yeumbeul Nord et sud, Pikine, Guédiawaye, Diamaguene Sicap Mbao, ….

 Des opposants se sont prononcés sur le PDLI , quelle appréciation faites-vous des déclarations de  Idrissa Diallo, Aîda Mbodj et de Abdoul Mbaye  ?

MK-Le maire de Dalifort Idrissa DIALLO, opposant déclaré au régime en place, a été le meilleur interprète de ce que le Gouvernement a réalisé dans le cadre de la lutte contre les inondations. Avant 2012, Dalifort était une zone sinistrée qui vivait dans la hantise de l’hivernage et qui est aujourd’hui au sec en 2020, après des volumes trois fois plus impressionnants que les volumes de référence de la détresse dans la zone.
Dans le cadre du Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (PROGEP), la réalisation d’importants ouvrages structurants a permis à la cité soleil d’y voir clair et de rayonner enfin.  A Bambey, tout le monde a entendu le plaidoyer de Madame Aida Mbodj sur les importants travaux réalisés dans cette localité notamment la station de pompage, l’extension notoire du réseau d’assainissement et la réalisation d’un Bassin d’infiltration. En affirmant que les inondations ont cessé d’être une priorité depuis son départ du gouvernement, l’ancien Premier Ministre a frôlé le ridicule en oubliant les règles rudimentaires de fonctionnement de l’Etat dont la continuité est ce qui le caractérise le mieux ; je vous laisse juger le caractère simpliste et nombriliste de l’analyse « Avec moi tout va bien et sans moi tout va mal ». Le mépris est la meilleure réponse à cette analyse aussi vide que creuse et sans aucun sens. Il en oublie le fait simple qui l’investissait du pouvoir dont il fait référence notamment la confiance du Chef de l’Etat à qui la faveur d’une élection au suffrage universel, donc investi de la confiance du peuple, donne la prérogative du choix de ses proches collaborateurs, en toute indépendance et en toute liberté. Des politiciens, à visage découvert mais aux esprits encagoulés, essayent de faire de la détresse des populations un moyen de relance de leur popularité en panne et de leur côte en baisse. L’heure n’est pas à la politisation à outrance mais à resserrer les rangs dans un élan patriotique pour venir en aide aux sinistrés qui en ont bien besoin. Profiter de la détresse des populations pour simuler le troisième tour impossible d’un scrutin déjà vidé est une honte. En de pareilles circonstances, nous devons adopter notre meilleure posture citoyenne dans une dynamique unitaire.

Que dire du PLAN ORSEC ?

MK-A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles ; ce qui explique que le Président ait instruit le Ministre de l’intérieur de déclencher le Plan ORSEC aux fins d’organiser les secours et parer au plus pressé notamment en sortant les sinistrés des eaux tout en veillant à faire face à leurs besoins immédiats.
Depuis le déclenchement du Plan ORSEC, le gouvernement est à pied d’œuvre pour venir à bout de cette situation insupportable pendant que des oiseaux de mauvais augure souhaitent un prolongement des supplices dans un élan politique.
Une chaîne de solidarité est déjà en place et le Plan ORSEC en est le maillon essentiel avec une enveloppe de 10 milliards dégagée pour soulager la détresse des populations touchées. Il est évident qu’il reste encore du chemin à parcourir dans la lutte contre les inondations mais des grands bonds ont été faits avec PDLI que l’évaluation demandée par le Président de la République révèlera à coup sûr.Par Mademba Ramata Dia

Statut du chef de l’opposition : Un débat maladroitement alimenté Par Thierno Bocoum,

Le débat sur le statut du chef de l’opposition est moins important que beaucoup d’autres priorités de l’heure. Et surtout dans un contexte d’inondations où plusieurs familles sont plutôt préoccupées par la recherche de moyens de faire face aux difficultés quotidiennes.
Cependant, traiter la question du statut du chef de l’opposition n’est pas moins important que chercher à reporter le débat avec autant d’énergie, pour n’importe quel prétexte et sur la base d’arguments parfois fallacieux. C’est une question qui doit être abordée et traitée comme toutes les autres questions inscrites dans l’ordonnancement juridique de notre pays.
Qui s’intéresse à ce débat ?
Qu’on se le tienne pour dit, ce débat a malheureusement pris une tournure hautement politique et les prises de positions des uns et des autres ne relèvent que de la pure stratégie. Certains cherchent à reléguer le débat au second plan, faute de pouvoir faire partie des leaders éligibles. D’autres veulent réfréner sa mise en œuvre de peur que ce soit une corde de plus à l’arc d’un opposant politique autre qu’eux-mêmes.
En réalité, si le Président Macky Sall voulait diviser l’opposition avec ce sujet, il a presque réussi. Ceux qui donnent leur point de vue sur les critères de choix, s’arrimant logiquement à une discussion dans le cadre d’un dialogue politique, sont apparemment moins à l’offensive que certains de ceux qui veulent noyer un tel débat. Ceux qui disent ne pas en faire une priorité, en font la priorité de leurs prises de parole et de leurs argumentaires, laissant en rade plusieurs autres questions brûlantes de l’heure.

Comme quoi, vouloir ranger dans les tiroirs la question du chef de l’opposition c’est aussi une manière de s’intéresser à cette question.

Sur l’opportunité de la désignation du chef de l’opposition
Les positionnements et la bataille politique au sein de l’opposition évoqués ci-dessus ne devraient pas nous détourner du principe selon lequel : les lois votées dans notre pays et a fortiori celles découlant d’un référendum ont pour vocation à être mises en œuvre, peu importe notre positionnement au moment de ce referendum ou notre position au moment de son application. Les lois transcendent les individus.
L’opportunité ne peut donc plus se discuter dès l’instant que le peuple s’est déjà prononcé sur la question. Même si le référendum de 2016 a été un fourre-tout et une démarche vicieuse de la part du gouvernement, il a permis aux Sénégalais de recevoir dans leurs terroirs les partisans du « non » et ceux du « oui »
Le verdict a été favorable au « oui ». Le choix d’appliquer une série de mesures a été ainsi fait  par le peuple sénégalais. Le dialogue politique n’est en réalité qu’une voie majeure devant permettre d’engager des discussions sur des questions essentielles, mais le choix de mettre en place un statut de l’opposition et son chef est déjà acté par le peuple souverain.
Sur les critères de choix du chef de l’opposition
Le statut de chef de l’opposition n’avait jusque-là été consacré que dans le cadre des pays utilisant le système de Westminster qui est un système parlementaire basé sur celui existant au Royaume-Uni. Cependant, la voie parlementaire ne peut être un critère pour notre pays.
En effet, au Sénégal, la dernière trace qui pouvait laisser penser au caractère parlementaire de notre régime démocratique a été effacée à travers le vote de la loi  constitutionnelle n° 07/2019 visant la suppression du poste de Premier ministre. Avec cette loi, une majorité parlementaire découlant de l’opposition au pouvoir ne pourra plus occuper le poste de premier ministre et imposer une cohabitation. Il s’y ajoute que cette loi ne permet plus ni motion de censure ni refus de confiance au bénéfice des députés.  Elle consacre, en définitive, le cloisonnement d’une Assemblée nationale qui subit le dictat d’un président de la République jouissant de pouvoirs exorbitants.
Notre régime politique est donc évidemment présidentiel. Dans un tel contexte, le critère de choix qui doit s’arrimer à la forme d’un tel régime ne peut vaciller ni être sujet à interprétation s’il se conforme à l’exigence de la légitimité démocratique.
« Le chef », désignation individuelle, ne peut qu’être une personne. Le poste de chef de l’Etat est obtenu à travers le suffrage universel direct. Ce vote qui est le rendez-vous d’un homme avec son peuple ouvre la voie présidentielle à celui qui aura été choisi par la majorité des Sénégalais. Le chef de l’opposition dans le cadre d’un régime présidentiel ne peut  évidemment être que le candidat venu après celui qui a été désigné chef de l’Etat.
Aucun autre critère ne peut être conforme à l’esprit de notre régime politique et à l’exigence d’une légitimité populaire.

Sur le principe de la non-rétroactivité de la loi

Le principe de la non-rétroactivité a été évoqué sur cette question pour dénier au second de la présidentielle de 2019, la possibilité d’occuper ce poste. Sur cette question de choix du chef de l’opposition, il ne s’agit pas de faire rétroagir une loi mais bien de l’appliquer immédiatement. C’est le principe de l’application immédiate de la loi. Le chef de l’opposition sera, par conséquent, le candidat sorti deuxième de la dernière élection présidentielle.
D’ailleurs en ce qui concerne le HCCT,  les 80 membres ont été élus sur la base de critères afférents aux élections locales de 2014, pour des lois votées deux années après ces élections, en 2016 (Loi organique n° 2016-24 du 14 juillet 2016 relative à l’organisation et au fonctionnement du Haut conseil des collectivités territoriales, Loi organique n° 2016-25 du 14 juillet 2016 modifiant le Code électoral et relative à l’élection des Hauts conseillers)
Et même, soit dit en passant, sans une application immédiate, la non rétroactivité a bel et bien des exceptions afin que nul n’en ignore. Dans la légistique, la formulation de la loi peut la rendre expressément rétroactive, ce qui est une exception au principe de la non-rétroactivité de la loi.
Le fait de parler de non-rétroactivité pour essayer de reporter le traitement de la question est donc un argument inopérant.
Ce principe ne s’oppose donc pas à la désignation d’un chef de l’opposition. Celui qui l’incarnera fera le choix de ses armes d’opposant et s’opposera à son rythme tout en sachant que ce poste pourra bel et bien migrer lors de la prochaine élection par le truchement du suffrage universel. Thierno Bocoum,Président du mouvement AGIR

Le point sur les inondations au Sénégal : La situation reste difficile dans le nord et le Sud, la tendance à la décrue continue à Dakar et en partie au centre

https://www.dakaractu.com Les pluies intenses qui ont frappé le pays cette semaine sont parmi les plus violentes de l’histoire récente, et de nouvelles averses sont attendues. Les précipitations ont atteint des niveaux record. La tendance à la décrue continue pour la plupart des cours d’eau à Dakar, à l’exception des Parcelles Assainies de Keur Massar, où la situation reste préoccupante. Une accalmie bien venue à Grand-Yoff et Cambérène, à l’exception des quartiers de Thiaroye, toujours très menacés. Déjà une semaine que des quartiers de la région de Kaolack ont les pieds dans l’eau et la boue. Les services de secours ont procédé cette semaine à plusieurs évacuations, à titre préventif, alors que le nord battait tous ses records de crue. Au Sud, à Saint-Louis et dans le Ferlo, des quartiers sont toujours inondés.

Grand-Yoff, retour progressif à la normale, après les inondations

La situation revenait progressivement à la normale vendredi dans les zones inondées samedi et dimanche derniers dans les quartiers de Grand Yoff, a-t-on constaté sur place. Plus aucune zone n’était inondée jeudi soir, même si des familles sont encore hébergées dans des écoles. Le ciel ne cesse d’ouvrir ses vannes et les inondations restent très présentes dans la tête des habitants. Dans ces quartiers, le niveau de l’eau avait auparavant atteint 1 mètre par endroit.

A Cambérène, le nettoyage et le déblaiement continuent après l’évacuation des eaux…

Un peu plus loin, à Cambérène, le nettoyage et le déblaiement continuaient après l’évacuation des eaux. Les riverains du quartier sont soulagés, du moins pour le moment. Car, l’eau de la première vraie pluie, samedi dernier, a été évacuée. « Les habitants et employés municipaux  nettoient et évacuent », nous apprend-on. Si dans certaines contrées du pays, des populations implorent encore le ciel d’ouvrir ses vannes, ce n’est pas le cas des parcelles assainies de Keur Massar.

Les inondations ont plongé les populations des parcelles assainies de Keur Massar dans le désarroi

Dans certains quartiers envahis par les eaux de pluie, l’hivernage rime aujourd’hui avec désespoir, colère et mal-vivre. Les pluies battantes du weekend dernier ont fini de plonger les populations dans le désarroi le plus total. Pas plus tard qu’hier, la municipalité a dû évacuer quelques maisons. Contournant les zones les plus sinistrées pour se rendre au travail, les riverains ont chaussé de grandes bottes en caoutchouc, tandis que des plus jeunes marches pieds nus.

A Thiaroye, un problème d’assainissement qui perdure

Dans certains quartiers de Thiaroye, les automobilistes n’hésitent plus, à chaque fois que le ciel ouvre ses vannes, à déserter les lieux. Pour cause, aucun véhicule en de pareilles circonstances ne peut accéder dans les quartiers jouxtant le Camp militaire. Une situation qui risque d’ailleurs de perdurer du fait de l’impuissance des autorités municipales jusque-là incapables d’apporter des solutions pérennes par rapport au problème d’assainissement dans cette localité.

Étendues d’eau stagnante sur l’axe Gouvernance – Commune Zone 7 de Thiès…

Dans le centre-ville de Thiès, les étendues d’eau stagnante font partie du décor sur l’axe Gouvernance – Commune Zone 7 – Préfecture. Au passage sur les routes, les voitures ralentissent pour éviter de soulever des trombes d’eau. A quelques kilomètres, à l’école Jules Sagna,  le sol est boueux. Des agents de la municipalité ont dû intervenir pour pomper l’eau qui stagnait dans cette localité de la capitale du Rail. Un peu plus loin, aux alentours du canal de Nguinth, une coulée de boue a envahi l’espace, à la suite de l’évacuation des eaux qui stagnaient depuis quelques jours.

A kayar, Guinth et Penth Aly Nguer, les habitants ont encore les pieds dans l’eau…

Depuis le weekend dernier, c’est la désolation aux abords de l’école Silmang, en allant vers Bagdad, le village de Gaydel Lo, dans la région de Thiès. Les habitants se sont évertués à prêter main-forte aux agents municipaux pour évacuer les eaux qui stagnent toujours, comme le montrent les images. Même constat à kayar, Guinth et aux terrains de football de Walidane, Guelwar. Plus loin, dans les rues de Penth Aly Nguer, des habitations et surtout nombre de commerces sont visiblement touchés.

A Tivaouane, après la pluie, les trombes d’eau et la boue…

Si l’eau qui a inondé la cité de El Hadj Malick Sy, le weekend dernier, se retire progressivement, les trombes d’eau et la boue sont omniprésents dans les rues et dans les commerces, où l’heure est au pompage. Les agents de la municipalité ont enregistré plusieurs interventions pour évacuer l’eau de la pluie, notamment dans les quartiers Keur Khalife, Ndoutt et sur la route de Mboro, habitués à subir les foudres des inondations.

Bambilor sort des eaux, quelques jours après les pluies diluviennes…

Quelques jours après le déploiement du plan national d’organisation des secours (Orsec) par le président Macky Sall, suite aux fortes pluies qui avaient inondé Dakar et sa banlieue, la situation semble avoir quelque peu évolué au niveau de certaines localités, notamment Bambilor. Ici, la municipalité a commencé les opérations de pompage et d’assèchement. Les voies d’accès principales et autres points, partiellement envahis par les eaux, ont commencé à être dégagés à l’aide de tractopelles. Une situation qui contraste un peu avec celle notée au niveau du département de Mbour où les quelques 500.000 habitants qui y vivent continuent à subir de plein fouet les fortes averses.

À la municipalité de Mbour, il convient de veiller à ce que l’eau ne stagne plus

À Mbour, pas moins de 97.1 millimètres d’eau de pluie ont été enregistrés par l’Anacim, ces derniers jours. Si la situation est jugée « moins catastrophique » par nos relais consultés sur place, force est de reconnaitre que beaucoup reste à faire dans cette zone basse, extrêmement exposée aux inondations. La situation s’est améliorée entre temps. Du côté de la municipalité, il convient de veiller à ce que l’eau ne stagne pas, malgré les fortes pluies diluviennes qui se sont abattues. Au quartier Diamaguène, grâce aux systèmes de canalisation l’eau n’a pas trop stagné. Même constat du côté du stade Caroline Faye.

Le pont endommagé par les eaux à Nianing, retour progressif des populations dans les maisons inondées

Un peu plus loin, à Nianing, située sur la petite côte au sud de Dakar, le pont routier a été endommagé sous l’effet de fortes pluies ces derniers jours. Heureusement, il n’y a eu aucune victime. Et, les populations commencent à rentrer chez eux. Dans cette localité de la commune de Malicounda, le problème principal demeure la question des ponts. Vu la configuration de la cité, les passerelles jouent un rôle prépondérant reliant les différentes parties de la ville. À l’instant, il semblerait que le plan ORSEC tarde à se déployer sur les lieux. Un peu plus loin, à Joal, on a de la peine à se séparer des eaux.

À Joal, on a de la peine à se séparer des eaux… 

Vers l’extrémité de la petite côte, au sud-est de Dakar, la commune de Joal
-Fadiouth est complètement sinistrée. « Tous les quartiers de Joal sont touchés », renseignent nos équipes, qui ont dressé une liste non exhaustive des quartiers touchés. Pas moins de trois quartiers devraient à priori être concernés par les opérations de secours prévues dans le plan ORSEC. La situation revient petit à petit à la normale. Sauf que les prévisions pour le fonctionnement des sapeurs-pompiers sont largement dépassées par rapport aux années passées. Une rallonge en moyens serait nécessaire pour le reste de l’hivernage, renseigne-t-on.

Khelcom, Cité lycée, Hamdalah, Darou Salam 1 progressivement «débarrassés» de ses eaux…

Un système d’assainissement a permis d’éradiquer le déversement sauvage des eaux de pluie en pleine rue aux quartiers Khelcom, Cité lycée, Hamdalah, Darou Salam 1, entre autres. L’âpre bataille menée contre les inondations se poursuit dans ces quartiers jugés « difficiles ». Même constat dans les quartiers Mbourdiouham, Ndoubab et Diamaguène, pratiquement débarrassés des eaux du fait d’une forte mobilisation avec des motopompes. Les habitants pourront ainsi avoir de meilleures conditions d’hygiène et de vie.

À Ngolomite dans la région de Diourbel, des habitants obligés de quitter les lieux …

Le 7 septembre dernier, le préfet de Diourbel, indiquait à nos confrères de l’APS qu’au moins 200 maisons impactées avaient été recensés suite aux inondations.
Il réceptionnait un lot de matériel de pompage donné par le ministère de
l’emploi, de la formation et de l’artisanat en attendant le plan ORSEC. Situé dans la périphérie de la commune de Diourbel, le quartier de Ngolomite est réputé servir de déversoir des canalisations qui partent du quartier Thierno Kandji. Actuellement, l’essentiel des maisons a été abandonné par leurs propriétaires qui ont été logés à l’école Ngor Sène, par le préfet du département.
 Ruqq Mu Sew engloutie par les eaux… les familles évacuées au niveau du CDEPS…

Un petit saut en avril 2017, nous permet de constater que les quartiers que sont Ruqq Mu Sew et Ndolomite ont des zones inondables et autres problèmes liés à l’évacuation des eaux usées. À l’époque, l’Office national de l’assainissement du Sénégal (Onas) dirigé par Alioune Badara Diop, avait établi des ouvrages dans lesdits quartiers. Présentement, « Ruqq Mu Sew » est engloutie par les eaux de pluie. Les familles sinistrées ont été amenées camper au niveau du CDEPS.
D’autres localités sont aussi touchées. Il s’agit de : Keur Mayib à Keur Gu Maq, quartier Thierno Kandji, quartier Cheikh Anta etc. À signaler qu’au niveau de Bambey, seules quelques routes coupées ont été identifiées au niveau de Escale.

À Darou Khoudoss, Ndamatou, on sort progressivement des eaux par la grâce de « Touba Ca Kanam »

Dans la ville sainte de Touba souvent sujette aux inondations, seuls quelques quartiers ont été impactés par les averses. C’est le cas par exemple de : Darou Khoudoss, Ndamatou, en plus des « Santhianns. » Néanmoins, à quelques semaines du grand Magal prévu au mois d’octobre prochain, il serait plus qu’urgent de trouver une issue à cette eau trouble. Et, il est important de rappeler qu’au mois de Juillet dernier, le gouverneur de Diourbel (Centre), Gorgui Mbaye avait instruit les services compétents de faire le nécessaire pour le curage des ouvrages d’évacuation des eaux pluviales pour une meilleure gestion des inondations. Les eaux disparaissent progressivement par la grâce de « Touba Ca Kanam ».

À Kaffrine, l’eau se retire progressivement des zones inondées…

À Kaffrine, Diamaguène-Centre a été le plus touchée par les inondations, suite aux fortes pluies qui se sont abattues, samedi et dimanche dernier.
Mais, à présent, l’eau a été évacuée dans les canalisations.Toutefois, dans certaines écoles et rues, des nids-de-poule, causés par les pluies diluviennes, sont encore visibles sur le sol boueux par endroit, les riverains ont exprimé un ras-le-bol du fait de l’état défectueux du bassin de rétention. Lequel, censé à l’origine recevoir les eaux de pluie, a fini de faire le plein, comme nous le montrent les images.

Les eaux de pluie stagnent toujours au quartier Khakhoun à Kaolack…

À Kaolack, l’eau s’est invitée dans les quartiers de Médina Mbaba, Passoire, Tabagoye, Ngane, entre autres, et a délogé les habitants de Khakhoun, après avoir causé de gros dommages à une cinquantaine de familles et commerces.
Selon des témoignages dans la localité située au cœur du Sénégal, cela fait
environ quelques années que le système d’évacuation des eaux de pluie est
déficient. Et, la situation n’évolue toujours pas. Les eaux de pluie stagnent toujours dans certaines maisons du quartier. Et la vie quotidienne demeure difficile, si l’on en croit le collectif des sinistrés de Khakhoun, où le bassin de rétention a débordé. Pas moyen d’évacuer rapidement les eaux.

Kédougou épargné par les inondations…

À Kédougou, dans l’extrême sud-est du pays, plusieurs quartiers sont situés en zone non inondable. Le département n’a jusque-là pas subi des inondations, malgré le fait que l’hivernage s’est bien installé et le ciel ne cesse d’ouvrir ses vannes. « Nous ne sommes pas dans une zone d’inondation. Les préfets ont fait le tour de leurs départements et aucun dégât n’a été signalé. Tout se passe très bien », renseigne le Gouverneur de Kédougou  Saër Ndao.

À Tambacounda, des quartiers à risque pour le moment à l’abri…

Même constat à Tambacounda, qui a été épargné et les habitants du département sont visiblement rassurés. Des quartiers à risque sont pour le moment à l’abri. Les municipalités font confiance aux canalisations et souhaitent continuer à s’investir.  Certaines communes se sont équipées en matériel pour faire face à ces intempéries. Aujourd’hui, des communes dévastées il y a quelques années sont quasiment au sec.

Une partie du village de Bango, à Saint-Louis, toujours noyée sous les eaux…

À Saint-Louis, la Commune n’était pas la seule à subir des inondations. Bango, village situé sur la route de l’université Gaston Berger (UGB), a subi l’abattement des pluies. Un problème d’évacuation et la montée des cours d’eau connectés au fleuve ont été notés. Les populations sont victimes depuis une semaine d’inondations qui ont causé beaucoup de dégâts. Le constat est fait le jeudi 10 septembre.

À Saint-Louis, l’eau stagne au quartier Pikine…

Comme Bango, où les eaux stagnent toujours, le quartier de Pikine a connu des inondations comme on peut le voir sur les photos ci-dessous. Dans ce quartier, les maisons se trouvant le long de route non bitumée, sont parsemées de flaques de boue, d’eau stagnante. Des nuées de crapauds s’ébattent dans les fossés, et des larves se développent par plaques dans certaines cours inondées.
Quelques habitants ont été délogés à cause des inondations. La situation actuelle est devenue intenable, selon des témoignages.

Sor Daga, Darou, Médina Marmyal, Cité  Niakh encore sous les eaux

Non loin de Pikine, les quartiers Sor Daga, Darou, Médina Marmyal, Cité Niakh sont en partie encore sous les eaux. Les populations ont décliné devant les autorités préfectorales, politiques et administratives en visite dans les sites, une batterie de plaintes et de complaintes. Lesquelles ont pour noms une absence de canalisation et d’assainissement dans les quartiers, des promesses jamais tenues par les municipalités. Les revendications rythment d’ailleurs depuis plusieurs jours, les cris de détresse des jeunes, femmes, notables de ces zones inondées. Allant jusqu’à implorer le ciel de ne plus ouvrir ses vannes dans la capitale du nord. Avec les pluies, des familles passent souvent leur nuit entière à curer, disent-elles, leurs
chambres et leurs salons.

À Louga, de fortes pluies sont tombées, mais sans gros dégâts…

« Inondation et corona ». C’est ce que plusieurs lougatois ont redouté en début de l’hivernage. À Louga, de fortes pluies sont tombées durant la semaine à certains endroits, mais heureusement sans gros dégâts. L’on apprend que les fortes pluies de cette semaine ont inondé quelques rues, et très vite la situation est redevenue normale. Certaines municipalités, nous indique-t-on, ont créé des ouvrages qui ont dû aider à contenir la situation. Des dispositifs ont été pris à titre préventif. La circulation est fluide et les véhicules peuvent rouler librement sur les routes.

À Tenghory, l’eau s’est retirée, les coulées de boue sont venues tout salir dans cette localité de basse Casamance

Dans le canal de Tenghory en Casamance, les coulées de boue sont venues tout salir, après l’évacuation des eaux pluviales. Arrondissement dont la plupart de ses occupants ont quitté leurs maisons inondées, pour se reloger chez des parents, en banlieue de Dakar. Même constat dans le département de Bignona, où les eaux pluviales sont déjà évacuées. Ce qui n’est pas le cas un peu plus loin dans le nord.

Les images d’importantes inondations à Matam après les pluies

Dans la région de Matam, les pluies diluviennes continuent à s’abattre. Selon les médias locaux, au moins cinq personnes sont mortes. Dans le quartier Darou Salam à Ourossogui, où le système d’assainissement fait défaut, plusieurs dizaines de personnes sont actuellement sans abri, comme on le voit sur les photos publiées sur les réseaux sociaux. Le pont reliant Diamounguel à Diallobé, dans le département de Kanel, est resté impraticable jusque-là. Même si la décrue se poursuit en ce moment dans le Ferlo, où il est impossible d’accéder dans des villages envahi par l’eau des pluies. Les sinistrés constatent les dégâts. Ils expriment ainsi leur colère et leur ras-le-bol face aux inondations à répétition.

À Niaguis arrondissement, le pont reliant Boutoupa-Camaracounda s’est effondré 

La portion de pont autoroutier reliant Boutoupa-Camaracounda située en
Casamance, le long de la frontière avec la Guinée, s’est effondrée sous l’effet de fortes pluies, en milieu de semaine, selon des images rendues publiques par les habitants. Le pont qui enjambe une rivière en crue près de Niaguis Arrondissement, s’est effondré sur plusieurs mètres. Aucun véhicule ne circulait jusqu’à hier jeudi. L’eau et la boue ont englouti les gravats, comme le montrent des images…

Fallou Samb : «Boun Abdallah Dionne N’a Pas D’agenda Caché,Il Est Un Vrai Soldat De Macky…»

https://www.xibaaru.sn Mouhamad Boun Abdallah Dionne est vraiment prophète chez lui, à Gossas, plus précisément. BounDans le département situé dans la région de Fatick, le Ministre d’état Secrétaire Général de la Présidence de la République a fini par obtenir presque l’unanimité.
Lors d’une rencontre organisée, ce week-end, bien des fils de ce terroir, ont tressé de beaux lauriers à l’ancien Premier Ministre :  » Contrairement à d’autres qui ont des agendas cachés et qui s’agitent, Monsieur Mouhamad Boun Abdallah Dionne reste un vrai soldat de son Excellence Monsieur le Président de la République Macky Sall. Et, il a eu à le montrer et démontrer plusieurs fois. Il n’est pas dans des calculs politiciens et autres querelles de bas étage. Son seul souci, c’est de l’accompagner à réussir avec brio son mandat en cours », a laissé entendre Fallou Samb.
Le jeune responsable du parti présidentiel à Gossas, de renchérir : « Boun Abdallah, c’est est la générosité faite homme. Au niveau de notre localité, il a beaucoup fait pour élever notre niveau de vie en aidant les jeunes à avoir un travail. Il est utile à tous et ses actions sont partout visibles dans Gossas (électrification, adduction d’eau, infrastructures avec PROMOVILLES , etc) sans omettre les soutiens multiples aux organisations de femmes, de jeunes et aux religieux ».

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 14/09/2020

Vers un Gouvernement élargi

Une folle rumeur de remaniement circule dans les chaumière depuis quelques temps. Mais le chef de l’Etat qui veut sans doute avoir une maîtrise sur son agenda, déroute tout le monde. Quoique insatisfait, Macky Sall continue de cheminer avec son équipe considérée pourtant comme le gouvernement le plus faible depuis son arrivée au pouvoir en 2012. Ce qui est quand même sûr, c’est que l’idée taraude l’’esprit du chef de l’Etat qui, d’ailleurs, l’a dit à mi-mot lors de la conférence des leaders de Benno Bokk Yakaar qu’il a présidée la semaine dernière. En effet, d’après des sources de «L’As», il a salué l’apport des nouveaux alliés en insistant sur le ralliement des partis politiques et des personnalités de grande envergure à sa cause, facilitant ainsi sa victoire sans bavure au premier tour de la présidentielle de 2019. En conséquence, a-t-il ajouté, cela entrainera un élargissement des forces dans la gestion de l’Etat. Tout semble indiquer qu’il s’agit là d’une mise en place prochaine d’un Gouvernement de majorité élargie avec l’entrée dans l’attelage gouvernemental de libéraux et de socialistes qui ont soutenu sa candidature. «Il n’a pas donné de noms, ni parler de Gouvernement, mais il a bien parlé de partage de responsabilités dans la gestion de l’Etat. Personnellement, j’ai pensé à des gens comme Oumar Sarr, Me Aïssata Tall Sall, Me Ousmane Ngom, Modou Diagne Fada…etc qui ont une grande expérience de l’Etat », a commenté un leader de parti ayant pris part à la visioconférence. Quoi qu’il en soit, il se dit aussi dans son entourage que l’idée de faire revenir le poste de Premier ministre n’est pas à écarter dans le package de lois qui sera déposé devant l’Assemblée Nationale après lecture du rapport spécial de la commission politique du dialogue national en octobre prochain lors de l’ouverture de la session unique du Parlement. Par ailleurs, Macky Sall a prorogé de quelques mois les travaux des autres commissions du Dialogue National.

Interdiction de vente et usage de la chicha

Devenu une mode chez les adolescents, l’usage de la chicha est désormais interdit au Sénégal. Le ministère de Santé et de l’Action Sociale ainsi que celui du Commerce et des Petites et Moyennes entreprises ont pris un arrêté conjoint portant interdiction de l’importation, de la distribution, de la vente et de l’usage de la chicha ou narguilé ou tout autre appareil similaire. Ainsi, les importateurs et distributeurs de chicha disposent d’un délai de six mois pour arrêter leurs activités. Les récalcitrants encourent des sanctions.

420 kg de chanvre indien

Les éléments de la brigade régionale des stupéfiants de Thiès ont saisi 420kg de chanvre indien ce samedi. Exploitant une information, les limiers ont réussi à mettre la main sur l’herbe prohibée. Les éléments de l’Ocrtis ont effectué une descente à la Pointe Sarène qui, grâce son ouverture maritime et sa côte déserte, est l’une des principaux lieux de débarquement des trafiquants. À cause des patrouilles de la douane dans la nuit de vendredi à samedi, les trafiquants ontjugé imprudent de transporter la marchandise. Leur stratégie consiste alors à garder la drogue dans un endroit sûr et attendre le moment opportun pour le transporter. Les éléments de la brigade régionale des stupéfiants de Thiès installés au commissariat urbain de Saly, ont pu retrouver la drogue. Ils ont attendu des heures dans leur planque sans apercevoir le moindre mouvement de charretiers, qui, d’habitude acheminent vers d’autres lieux.

Extension du cimetière de Pikine

Les Pikinois veulent l’extension de leur grand cimetière musulman qui est plein. Ils ont tenu hier, un rassemblement pour alerter les autorités sur la question et les spéculations foncières aux alentours des lieux. A les en croire, des gens construisent nuitamment ou durant les weekends pour échapper à la vigilance des populations.

Culture

A l’initiative de la galerie «Art Time» basée à Abidjan, l’artiste américain établi en France Jon One exposera ses œuvres à Dakar, du 12 novembre au 2 décembre prochain. Le dynamisme culturel à Dakar, notamment dans le domaine du street art, a inspiré la galerie Art Time basée à Abidjan (Côte d’Ivoire). Celle-ci va exposer l’artiste urbain américain John Andrew Perello dit Jon One -l’un des plus cotés au monde-, dans la capitale sénégalaise, du 12 novembre au 2 décembre. Dans cette perspective, l’équipe d’Art Time vient de boucler une mission de prospection à Dakar. Compte tenu du regain d’intérêt observé dans le street art, il s’agira, selon Guillaume Studer d’ArtTime, d’aller dans les quartiers pour mieux comprendre, pas forcément les artistes les plus connus. Pour Studer, l’Afrique est une terre d’inspiration et de créativité. Au-delà d’exploiter un art qui prend le dessus sur les autres expressions, poursuit-il, il sera également question d’organiser des masters class pour les jeunes avec une composante sensibilisation.

Dabakh 23 ans déjà

C’est ce lundi 14 septembre 2020 que cela fera 23 ans jour pour jour que Serigne Abdoul Aziz Sy Dabakh a été rappelé à Dieu. Régulateur social engagé, grand soufi, brillant intellectuel, humaniste, homme de Dieu, le saint homme était connu pour ses prises de position sans équivoque et ses vibrants plaidoyers en faveur des populations démunies et autres couches défavorisées.

Précision du Directeur de l’hôpital Abass Ndao

Dans l’édition de «L’As» du weekend dernier, nous avons écrit que le Directeur de l’hôpital Abassa Ndao a fait déférer ses collègues. Dr Maguette Seck nous a contactés pour préciser qu’il a retiré sa plainte à la suite de l’intervention de certains membres du cabinet du ministre de la Santé, de syndicalistes à l’image de Sidiya Ndiaye et de l’ancien directeur de cabinet au ministère de la Santé Farba Lamine Sall qui fut son formateur au Cesag. Autrement dit, l’action publique. Par conséquent, il n’y aura pas de procès contre les mis en cause.

Sit in à Abass Ndao

Restons à l’hôpital Abss Ndao pour signaler que la crise n’est pas encore terminée en dépit du retrait de la plainte du Directeur de l’hôpital. Selon Makhfouf Aïdara qui a contacté «L’As», les travailleurs vont tenir un sit-in aujourd’hui de 9h à 13h suivi d’une grève jeudi prochain.

Le départ de Ndèye Saly Diop Dieng et de Niokhobaye Diouf exigé

Dans tous leurs états, des maîtres coraniques regroupés autour du Collectif «Aar Daaar» ont fait face à la presse hier, pour dénoncer les harcèlements dont ils se disent victimes. Du coup, ils exigent les départs du ministre de la Femme, du Genre et de la Protection des Enfants, Ndèye Saly Diop Dieng et du Directeur de la promotion des droits de l’enfant, Niokhobaye Diouf. Pour eux, le programme de l’Etat «zéro enfant dans la rue» est synonyme de «zéro enfant dans les daaras». Selon ces maîtres coraniques, l’urgence devrait être «zéro enfant» dans les inondations et dans les programmes musicaux des télévisions qui pervertissent les enfants et non la chasse aux daaras.

Pikine «Ci la book»

A Pikine, le leader du mouvement politique citoyen «Pikine ci la bokk», Thierno Ndom Ba membre de la mouvance présidentielle a offert un important lot de matériels à des sinistrés des inondations à Pikine-Ouest, Pikine-Est,Guinaw rails Sud,Yeumbeul-Sud et Keur Massar. Il s’agit entre autres de matelas, des produits phytosanitaires, 06 motopompes et du carburant. Des camions hydro cureurs au nombre de 06 ont été déployés dans ces localités. Thierno Ndom Ba a remis également une enveloppe financière pour les besoins de journées de nettoiement.

Lamine Diack

La semaine qui s’annonce sera décisive pour Lamine Diack écrit liberation online. En effet, c’est ce 16 septembre que l’ancien président de l’athlétisme mondial et ses coprévenus seront édifiés sur leur sort. Pour rappel, le procureur François-Xavier Dulin avait requis quatre ans de prison contre Lamine Diack, et cinq contre son fils Papa Massata. Le parquet avait aussi réclamé contre chacun 500. 000 euros en guise d’amende et une interdiction d’exercer dans le sport. L’Iaaf avait, par le biais de son avocat, Me Régis Bergonzi, demandé un total de 41,2 millions d’euros de dommages et intérêts aux six coprévenus (Lamine Diack, Habib Cissé, Gabriel Dollé, et les trois absents au procès à savoir Papa Massata Diack, Valentin Balakhnichev et Alexeï Melnikov). Le ministère public avait aussi requis quatre ans de prison et la confiscation de 1,8 million d’euros contre l’ancien président de la fédération russe Valentin Balakhnitchev. Habib Cissé, pour sa part, risque trois ans dont 18 mois de prison avec sursis.

Interdiction de tournage de film sans autorisation

Le directeur de la cinématographie, Hughes Diaz, menace certains producteurs des séries audiovisuels. Dans un communiqué, M. Diaz décide de remettre de l’ordre dans le secteur. Il prévient les acteurs que désormais, il ne sera toléré aucun tournage de film sans autorisation. A l’en croire, en cas de violation de la loi, il sera procédé, en partenariat avec les forces de sécurité publique, à la saisie du matériel de tournage et des négatifs, assortie d’une amende de 3 à 10 millions Fcfa, pour le long-métrage et de 1 à 5 millions Fcfa pour le court métrage.


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