Revue de presse du Lundi 13 Septembre 2021

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L’URGENCE DE RÉTABLIR LE CHEMIN DE FER DAKAR-BAMAKO POUR SAUVER DES VIES AU SÉNÉGAL

EXCLUSIF SENEPLUS – Les routes nationales sont parmi les plus accidentogènes. le coût social de l’insécurité routière, estimée à 2% du PIB au Sénégal, est d’environ 165 milliards de francs CFA. Nous sommes tous en sursis !
Depuis un peu plus de deux ans, le Sénégal fait face à un double fardeau, d’une part la pandémie liée à la Covid-19, d’autre part les accidents de la route. Quotidiennement le cœur de l’actualité, tout comme les commentaires à travers les réseaux sociaux, reviennent sur le communiqué du ministère de la Santé informant sur la pandémie alors que les articles de presse alertent sur les accidents de la route avec leurs corollaires : la mortalité, la morbidité, les incapacités à vie, etc.
Les routes nationales : RN1, RN4 et RN5, axes à potentiel économique fort, avec leurs lots importants de gros porteurs qui desservent respectivement les villes de Bamako, Conakry et Bissau, sont parmi les plus accidentogènes. Lesdits camions, en plus de participer à la dégradation prématurée de la route, à cause des longs convois, sont aussi impliqués dans la plupart des accidents. Par ailleurs, le coût social de l’insécurité routière, estimée à 2% du PIB au Sénégal, est d’environ 165 milliards de francs CFA
Pourtant ces chiffres ne sont que la face visible de l’iceberg. En effet, une moyenne de mille deux cents (1 200) camions passent quotidiennement par la ville de Kaolack, je dis bien que cette ville est traversée en moyenne par 1 200 camions, à travers la RN 1 et la RN 4. La destination finale de la plupart de ces gros porteurs et autres véhicules similaires qui empruntent également les autres corridors comme la RN5, via Sokone, est le port autonome de Dakar.
Il semble important de rappeler la situation géographique de la capitale du Sénégal et de son port, c’est une presqu’île avec une seule entrée et la même sortie, ce qui impacte négativement sur toute la circulation routière. Comme on le sait aussi, le port de Dakar joue un rôle important dans l’économie du pays d’où la nécessité de ménager les gros porteurs. Mais ces derniers portent un préjudice énorme à la population même s’ils semblent peser sur la balance économique.
Selon une publication de la Banque Mondiale, la ville de Dakar perd environ deux cents (200) milliards/ an, à cause des embouteillages (la circulation). Les données précitées montrent que l’apport économique des camions est une fausse perception. En effet, lorsqu’on pose sur la balance le coût socioéconomique des accidents (mortalité, incapacité, morbidité) et celui des embouteillages, il urge de trouver des solutions à ce problème récurrent des camions dit « camions maliens ».
Il convient de préciser que les camions qui empruntent les RN nord du pays n’ont pas été prise en compte dans ce texte.

La problématique est complexe et nécessite une approche multisectorielle et pluridisciplinaire

Avec plus de 60 morts ces deux derniers mois, l’État régalien de la sécurité des citoyens, est interpellé en premier lieu pour la mobilisation d’un budget spécial autour d’une question qui constitue une urgence socio-sanitaire nationale.
Certes la réhabilitation, la modernisation et le rétablissement de la voie ferrée Dakar-Bamako annoncée, est la mesure idéale. Elle engendrera le développement économique des localités que traverserait le chemin de fer et participera au maintien de la qualité des routes construites par l’État durant la première décennie d’action dédiée à la sécurité routière.
En attendant l’aboutissement de ce projet, des mesures d’accompagnement rapides pourraient être prises dans un court terme, à savoir : l’urgence d’ouvrir des ports secs afin de réduire le trajet des gros porteurs ; l’érection de voies de contournement pour réduire le nombre de gros porteurs qui traversent les grandes villes ; l’aménagement des aires de stationnement et/ou de repos afin se conformer aux dispositions du code de la route qui exige 15 minutes de repos après deux (2) heures de route ; la mise à disposition de grues et des fourrières pour faciliter le travail des forces de défense et de sécurité (FDS) : force est de constater que la plupart des véhicules en panne stationnent le long des routes par manque d’infrastructures dédiées. Les camions stationnent à l’intérieur des villes sous escorte ou le long des corridors parce qu’il n’y a pas d’aires de stationnement, les FDS sont obligés de les tolérer. L’aménagement des accotements devra permettre d’accueillir les véhicules en difficulté et ainsi, de libérer les routes.
À côté de ces aspects politico-sécuritaires, la non existence de bases juridiques pour la régulation des gros porteurs, devrait interpeller tous les acteurs du secteur de la sécurité routière. L’accent devra également être mis sur la nécessité de réguler le trafic des gros porteurs et la lutte contre la corruption qui gangrène ce secteur.
Toujours dans le cadre de la prévention primaire, les autorités doivent veiller au bon éclairage des voies publiques avec la collaboration de structures comme l’Agence Nationale pour les Énergies Renouvelables (ANER), le Millenium Challenge Account (MCA), etc. De plus, les voies éclairées doivent être accompagnées de balisage.
Les aspects préventifs de la sécurité routière englobent la reprise de la signalisation verticale et horizontale dans la plupart des corridors routiers. Ils doivent être complétés par le durcissement des sanctions à l’endroit des usagers indisciplinés et par une lutte accrue contre la corruption des agents dédiés à l’établissement des pièces afférentes à la conduite et à ceux chargés du contrôle routier.
Malgré toutes les dispositions prises pour prévenir la survenue d’un accident, si l’irréparable se produit, les dispositions à prendre pour minimiser les conséquences d’un accident incombent aussi bien aux autorités, qu’aux citoyens.
Dans le cadre de la prévention secondaire, les autorités ont le devoir de mettre l’accent sur la nécessité de former des urgentistes, des traumatologues, d’équiper les hôpitaux régionaux, d’assurer un maillage national de spécialistes et les doter en équipements qui leur permettraient d’être réactifs et efficients.
En effet, l’enquête de perception menée en 2017, par l’ONG Partners West Africa Sénégal, montrait que 45,2% des enquêtés estimaient que la prise en charge des accidentés dans les structures de santé est moyennement satisfaisante. Pour pallier ces insuffisances, 68,1% des enquêtés proposaient d’augmenter le nombre de médecins spécialisés en secours d’urgence ou de renforcer la capacité des techniciens en soins d’urgence.
Ce même rapport a montré que le temps mis par les sapeurs-pompiers pour se rendre à un lieu d’accident serait moins de 30 minutes pour 34,1% des civils et près de 48% des FDS et ASP interviewés. Le délai d’attente de l’intervention des sapeurs-pompiers n’atteindrait pas trois heures de temps.
À propos de la prise en charge des victimes d’accidents, 62,6% des enquêtés proposaient d’augmenter le nombre de médecins spécialisés en secours d’urgence comme solution idoine. La mise en place d’un système efficace de régulation et d’évacuation est aussi proposée comme solution, par 31,5% des répondants, de même que l’équipement et l’assurance de la maintenance des hôpitaux existants.
La problématique de la fonctionnalité des numéros des services d’urgences et des sapeurs-pompiers et la formation du personnel de ces services revient encore.
Par ailleurs, beaucoup de partenaires appuient l’État du Sénégal. Il conviendrait de mieux les capitaliser, promouvoir les synergies d’actions et la complémentarité des partenariats et pérenniser les modèles positifs.
Une relance des activités, liées au chemin de fer le long du corridor, va d’une part contribuer à la prévention de l’insécurité routière, à la lutte contre la criminalité et la corruption. D’autre part, elle va revitaliser l’économie des localités traversées et ainsi contribuer à la sécurité humaine et à la cohésion sociale.
Une meilleure organisation du système de santé permettrait d’éviter l’hécatombe à l’approche d’événements à venir, tels que le grand Magal de Touba, les autres fêtes religieuses qui approchent et la campagne pour les élections locales, qui est imminente.
La complexité de la prise en charge exige la mobilisation de toutes les énergies disponibles.

Des assises nationales de la sécurité routière, accompagnées d’actions à court, moyen et long terme s’imposent, mais pas d’un énième rapport sans suite, ni suivi-évaluation !

Notre mission première est d’informer, de sensibiliser, d’éduquer, de renseigner, d’orienter les populations et d’aider les décideurs à disposer de données probantes pour mieux orienter, afin que ces derniers puissent apporter des solutions idoines à ce défi qui nous interpelle tous.
La finalité est que tous les usagers de la route puissent évoluer dans un cadre plus sécurisé.
Avec l’approche des échéances électorales, les nombreuses manifestations religieuses qui amènent les citoyens à se déplacer, politiques, parlementaires, forces de défense et de sécurité, leaders communautaires, autorités religieuses, chauffeurs, voyageurs, tous les usagers de la route sont interpellés,Nous sommes tous en sursis !Un sursaut national imminent s’impose !
Adjaratou Wakha Aidara Ndiaye est directrice exécutive de Partners West Africa, organisation active dans la sécurité routière au Sénégal grâce au financement du département d’État américain. Première sénégalaise titulaire du Master en Développement – Spécialité santé internationale de l’Université Senghor (Opérateur Direct de la Francophonie), elle est enseignante-chercheuse à l’Université Cheikh Anta Diop, Maitre de conférences agrégée CAMES. Professeur Adjaratou Wakha Aidara Ndiaye a géré des programmes de divers domaines thématiques tels que la sécurité routière, la sécurité inclusive, le renforcement de la société civile, la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent, le leadership des femmes et des jeunes.

Une entreprise chinoise épinglée pour fraude fiscale portant sur 9 milliards Fcfa

https://www.seneweb.com Crsg Automobile, filiale du conglomérat China Railway, est dans le viseur du fisc sénégalais.
Cette entreprise chinoise a été épinglée par la Douane concernant 9,031 milliards Fcfa qu’elle aurait transférés pour échapper à l’impôt, informe Libération.
Le directeur général adjoint de Crsg, Xin Zhao, a reconnu s’être livré à une évasion fiscale, avant de solliciter, par écrit, un règlement transactionnel.
Crsg est en charge des travaux de la réhabilitation du chemin de fer Dakar-Bamako et de la construction de l’échangeur de la Patte d’Oie.
Sans parler, rapporte le journal, des ponts de Médina Ndiathbé, Alwar, Ndioum, Gouloumbou….
La société Crsg est récidiviste et “blanchisseuse” pour avoir été épinglée par la Centif.

Brouille avec le fils de Macky : Pape Samba Badiane PDG expert auto entendu à la Su

https://www.seneweb.com Le torchon brûle entre le fils du président de la République Macky Sall, Amadou Sall et son ex-collaborateur Pape Samba Badiane. Ce dernier, président du Directeur général d’Expert Auto a été entendu par les enquêteurs de la Sûreté Urbaine du commissariat central de Dakar avant d’être libéré selon une source autorisée de Seneweb.
Expulsé de ses locaux à Faidherbe, l’homme d’affaires Pape Samba Badiane est dans de beaux draps depuis sa brouille avec Amadou Sall. Tout serait parti d’une affaire portant sur des véhicules d’une valeur de plusieurs milliards de F cfa.Nous y reviendrons !

Air Sénégal sera ce que les Sénégalais voudront en faire Par Madiambal DIAGNE

 Nous avions applaudi à la (re)naissance, d’autres diront la résurrection, de la compagnie aérienne nationale Air Sénégal. Le Président Macky Sall avait fixé un cap ambitieux, celui de donner à Air Sénégal l’envergure ou la dimension d’Ethiopian Airlines, après 20 ans d’exploitation. Air Sénégal n’en est encore qu’à sa quatrième année d’exploitation ! La position géographique du Sénégal fait de Dakar un hub naturel, déjà que la ville constitue une porte pour l’Afrique, notamment pour les ouvertures vers le continent américain. Dakar s’est vu doter d’un nouvel aéroport, l’un des plus fonctionnels et des plus modernes d’Afrique. Le premier acte a aussi été de donner tous les atouts à Air Sénégal, en la dotant d’une flotte dont aucune compagnie nationale africaine n’a pu rêver à sa création. Pour lancer sa compagnie nationale, le Sénégal a choisi d’acheter des aéronefs de dernière génération. C’est un véritable signe d’une grande ambition. Air Côte d’Ivoire a ainsi été obligée de se réajuster en passant commande de la même gamme d’avions qu’Air Sénégal, pour ne pas se laisser distancer par cette nouvelle concurrente. Le Sénégal a poursuivi ses efforts pour renforcer sa flotte. Jamais un gouvernement sénégalais ou même africain n’a autant fait pour mettre une compagnie aérienne nationale sur la piste d’envol. Aujourd’hui, il est assez visible, sur le tarmac de l’aéroport Blaise Diagne de Diass, que la flotte d’Air Sénégal tient la dragée haute à toute compagnie d’Afrique au Sud du Sahara. D’ailleurs, il est important de souligner que des pays comme le Nigeria ou le Ghana, bien qu’ayant plus de potentiels économique et démographique, ne possèdent plus de compagnie aérienne nationale. Dans ce domaine, la concurrence en Afrique de l’Ouest reste entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Sans doute que le Sénégal n’a rien fait d’exceptionnel, car toutes les compagnies aériennes publiques comme privées parfois, qui réussissent, bénéficient du soutien de leurs Etats. Si Air France a pu se hisser à son rang mondial et le garder dans une alliance avec Klm, c’est justement parce que les gouvernements français et néerlandais ont mis la main à la poche pour soutenir leurs compagnies. Emirates ou Qatar Airways doivent leurs succès à la générosité de leurs émirs. L’Allemagne continue, en toutes circonstances, à renflouer la Lufthansa, comme le Maroc, l’Ethiopie, la Grande Bretagne ou autres, le font pour leurs compagnies nationales respectives. On mesure les efforts du Togo pour essayer de soutenir la compagnie privée Asky dont il abrite le siège, ou encore les massifs soutiens que les Etats-Unis d’Amérique apportent à Delta Airlines ou American Airlines. Ainsi, on se tromperait dans l’analyse en croyant qu’Air Sénégal est une affaire de Macky Sall !

Le procès d’intention des amis de Karim Wade

Air Sénégal assure une desserte des vols intérieurs et de proximité avec des taux de remplissage satisfaisants et une qualité de service bien appréciée par les usagers. Le confort et l’excellent état des avions ne sont pas discutables. Air Sénégal s’est lancée dans une politique de vols moyens et longs courriers pour rallier des destinations comme Paris, Milan, New York et d’autres villes africaines comme Casablanca, Abidjan, Cotonou, Douala, Bamako, Niamey, Ouagadougou entre autres.
Mais Air Sénégal a été violemment prise à partie ces derniers temps, par un certain peuple de la twittosphère ou de Facebook. En effet, on a pu voir des personnes qui, à l’évidence, n’ont jamais pris un avion d’Air Sénégal (et pour cause !), multiplier des tweets ravageurs pour abîmer l’image de la compagnie, parce que certains passagers ont eu à déplorer des retards de vols ou des cas extrêmes de reports de vols.
Il a été facile de crier avec les loups alors que certains anciens collaborateurs de Karim Wade qui se sont bien illustrés dans le procès d’intention contre Air Sénégal, feignent d’oublier qu’ils nous ont laissé un aéroport de Diass encore en travaux, avec des contrats résiliés, après un délai de travaux deux fois plus long que ce qui était prévu. Ils ont aussi oublié que la compagnie Air Sénégal international (Asi) n’avait pu tenir que quelques courtes années d’exploitation avec un maximum de 5 aéronefs d’un autre âge, tous pris en location ou, au meilleur des cas, en leasing. Qui ne se rappelle pas de la rocambolesque fin d’Asi, le 24 avril 2009, quand le principal partenaire stratégique, la Royal Air Maroc (Ram), qui détenait 51% du capital de la compagnie, s’était arrangée pour se casser en «détournant» le seul avion qu’il avait donné à la compagnie en guise de participation au capital ? Combien de fois des passagers d’Asi étaient laissés en rade des jours durant, abandonnés à leur propre sort dans des aéroports du monde ?
Il reste légitime que des passagers ayant pris leur billet soient exigeants quant à la qualité de service. Il est toujours désagréable de poireauter dans des aéroports mais force est de dire que les attaques virulentes ont pu apparaître bien exagérées car frisant une volonté manifeste de jeter l’opprobre sur Air Sénégal. Quel est le but poursuivi quand on en arrive à inciter les passagers à se détourner d’une compagnie aérienne ? Ce devrait être hors de propos pour une personne qui voudrait le meilleur pour une compagnie aérienne ! Seulement, quand les responsables de la compagnie se sont mis à communiquer pour rétablir les faits, on a pu bien voir que certaines réactions traduisaient bien un autre état d’esprit que celui de pousser la compagnie aérienne nationale à améliorer les standards de qualité. Statistiques à l’appui, le Directeur général d’Air Sénégal, Ibrahima Kane, a démontré que sa compagnie fait partie des compagnies aériennes qui respectent le mieux les moyennes et standards de respect des horaires. Il a en outre révélé qu’un vol Douala-Dakar, qui a suscité un gros courroux, avait été annulé pour cause de maladie du Covid-19 de deux membres de l’équipage et qu’il fallait clouer l’avion au sol le temps de remplacer ou compléter l’équipage. Quelle compagnie aérienne n’a pas été confrontée à de pareils déboires ces derniers mois ?
Il y a lieu aussi de témoigner que depuis sa création en 2018, j’ai personnellement pris Air Sénégal sur ses destinations vers Abidjan, Niamey, Ouagadougou, Conakry, Paris, Praia, Ziguinchor et Cap-Skiring, mais jamais je n’ai encore eu la malchance d’accuser un retard de vol de plus de 30 minutes sur les horaires indiqués à la vente. Pourtant, certains pourfendeurs de la compagnie Air Sénégal ont bien eu à souffrir de retards de vols de plusieurs heures sur des compagnies comme Air France, ou même des situations de vols annulés sans jamais pondre un tweet de protestation pour fulminer ou déverser leur colère. Les grands voyageurs le savent bien.

Nous aiderions Air Sénégal en nous comportant à Diass comme nous le ferions dans tous les autres aéroports du monde

Il n’en demeure pas moins qu’Air Sénégal ne devrait être absoute de tout. Bien au contraire ! La concurrence à un certain niveau exige une remise en cause permanente et une évaluation des prestations. Autrement dit, jouer dans la cour des grands impose des exigences à tous points de vue. Le management de la compagnie devra être sans reproches et certaines «sénégalaiseries», pour reprendre le mot de notre confrère Ibou Fall, devraient être bannies. En effet, un certain esprit «garawoul» (Ndlr : C’est pas grave) qui ferait qu’on accepte par exemple de retarder un vol pour satisfaire le caprice ou la négligence d’on ne sait quelle autorité ne devrait être toléré. De même, le personnel navigant commercial devrait cesser certaines pratiques de «Gp» qui consistent à convoyer des marchandises pour des particuliers contre paiements de sommes, à l’insu supposé de la compagnie. Les règles à l’enregistrement doivent encore être rigoureuses. On assiste bien à l’aéroport de Dakar à certaines tolérances ou des passe-droits à l’enregistrement, à l’embarquement comme au débarquement, qu’aucun passager, quel que soit son statut social, n’oserait demander à partir de l’aéroport de Charles De Gaulle de Paris, où le «handling» pour les vols d’Air Sénégal est effectué par les services de la compagnie Air France. Déjà, dans une chronique en date du 29 octobre 2019, nous soulignions notamment que «les responsables de l’exploitation d’Air Sénégal auront beaucoup à combattre de nombreux travers comme un laxisme et une désinvolture coupable dans les relations avec la clientèle. Air Sénégal ne devrait avoir le moindre complexe devant aucune compagnie au monde pour la qualité de ses avions et doit en conséquence exiger de son personnel une qualité de service à la hauteur des attentes des voyageurs. Des passagers qui ont fait le voyage de Dakar à Paris en classe économique par exemple ont pu relever une forte médiocrité dans la qualité des services offerts que cela en était incroyable. De même, alors que les aéronefs ont été payés tout neufs, certains sièges commencent à présenter un état de vétusté qui dénote d’un évident défaut d’entretien». On ne peut s’imaginer quels pauvres esprits se mettraient à dégrader délibérément les sièges.
On peut ajouter, au vu d’une expérience récente, que c’est véritablement se manquer de respect à soi-même et à la clientèle, qu’un avion décolle de sa base d’attache logistique avec des toilettes dans un état repoussant. Les agents préposés à un tel service ne se permettraient certainement pas de préparer avec autant de négligence les toilettes des avions européens décollant de Dakar. La police sénégalaise devrait aussi se montrer à la hauteur de ses missions. On a vu la semaine dernière, à l’embarquement d’Air Sénégal à Dakar, un responsable se permettre, comme pour narguer son monde, de sortir chaque fois de belles dames des rangs pour les faire passer devant le contrôle de police, avant les autres passagers qui gardaient leur mal en patience dans les files. A l’opposé, on a vu un membre du gouvernement (et non des moindres !), suivre les rangs à l’enregistrement sur un vol pour Milan et à l’embarquement, sans chercher le moins du monde à user de privilèges légitimes attachés à ses fonctions.
Par ailleurs, le soutien de l’Etat du Sénégal devrait aussi se manifester davantage par des politiques incitatives comme, par exemple, d’interdire formellement aux agents publics et à d’autres catégories de citoyens de prendre une compagnie aérienne autre que la compagnie nationale, sur toutes les destinations desservies par celle-ci. La préférence nationale de rigueur, fait obligation aux agents de l’Administration publique américaine de prendre en priorité les compagnies aériennes de leur pays. Aucune tolérance n’est faite sur ce point. Le Sénégal ne devrait pas être en reste.

And Gueusseum reprend les négociations avec le gouvernement

L’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (ASAS) SUTSAS-SUDTM-SAT-Santé/D-CNTS/Santé AND GUEUSSEUM informe ses militantes et militants ainsi que ses sympathisants de la reprise des négociations sectorielles avec le Gouvernement qui démarrent avec le Ministère de la Santé et de l’Action sociale le 15 septembre 2021.
Celles-ci se poursuivront avec d’autres rencontres à partir du 20 septembre courant pour se terminer après le Grand Magal de Touba par la tenue d’une séance plénière avec le Gouvernement.
Par conséquent, suite à l’interpellation de plusieurs camarades et d’une bonne partie de la presse, l’ASAS AND GUEUSSEUM, pour éviter tout amalgame ou confusion, déclare qu’elle n’est mêlée à aucune activité de grève dans la période et avisera le moment opportun.Dakar, le 12 septembre 2021,Pour le Directoire, Le Vice-Président

Cherté de la vie au Sénégal : Les mouvements des activistes appellent à une journée de mobilisation citoyenne partout dans le pays

https://www.dakaractu.com Dans un communiqué rendu public, les mouvements Frapp France dégage, Nio Lank, Y en a Marre, FDS, And Taxawu Askan wii et luttons contre l’indiscipline au Sénégal dénoncent ce qu’ils considèrent comme des actes de dictature du régime Macky Sall contre les citoyens sénégalais.
“Guy Marius Sagna, Papis Djim (Frapp France Dégage), Fallou Diagne (Collectif Noo Lank) et Sylvestine Mendy (Africa First) ont été brutalisés et kidnappés par la police de Guédiawaye, suite à l’interdiction illégale et injuste de la marche prévue ce dimanche à Guédiawaye contre la vie chère. Nos organisations dénoncent fermement cette dictature du régime de Macky Sall et sa volonté de museler l’expression des libertés, et exigeons la libération immédiate de tous les militants kidnappés”, a souligné le document.
À cet effet, les militants de ces mouvements citoyens appellent à une journée de mobilisation citoyenne et pacifique partout dans le pays pour dénoncer la cherté de la vie.
“Nous appelons également à une convergence de toutes les luttes citoyennes contre la chèreté des denrées de première nécessité, du loyer et de l’électricité, et appelons enfin à une journée de manifestation pacifique à Dakar et partout dans le pays. Une conférence de presse se tiendra ce lundi 13 septembre 2021 à 15h au siège de Frapp, pour annoncer ce plan d’action. Une journée de flyers fépp sera organisée ce Mercredi pour sensibiliser les populations sur la cherté de la vie”, conclut le communiqué…

Tataguine : 75% de la population n’a pas accès à l’eau potable, pas de maternité, pas de médecin, dénonce le Haut conseiller Ibou Ndiaye

https://www.pressafrik.com Membre du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), Ibou Ndiaye veut changer le visage de la commune Tataguine (une ville de l’ouest du Sénégal, dans la région de Fatick). Ce dimanche, alors qu’il procédait à la remise de financements à 4 groupements de femmes pour l’autonomisation de ces dernières, celui qui veut briguer un mandat à la mairie de Tataguine a listé les maux de cette localité.
Selon lui, l’accès à l’eau potable, à de bonnes structures de santé et à l’éducation sont les priorités sur lesquelles il faudra se pencher, une fois qu’il sera élu maire. « L’urgence qu’il faudrait régler aujourd’hui à Tataguine, c’est d’abord l’eau. La population souffre du manque d’eau potable. Si vous faites le tour du village, vous allez vous rendre compte que les femmes souffrent du manque d’eau. (..) Pratiquement, 75% n’ont pas accès à l’eau potable. Quand vous arrivez dans un quartier, il y a une maison qui a peut-être une borne fontaine, les autres n’en ont pas. Dans d’autres quartiers, on a été obligés de recourir au forage de puits », a déploré le Coordinateur communal de l’Apr à Tataguine.

« Il n’y a pas un seul médecin à Tataguine »

Ibou Ndiaye ne s’arrête pas là. Selon lui, il n’y a pas d’établissement sanitaire digne de ce nom à Tataguine. À part des dispensaires mal équipés. « On n’a que quelques dispensaires qui ne sont là que de nom. Il n’y a même pas de maternité encore. Pas de centre de santé. Ce qui veut dire que dans toute la commune de Tataguine, il n’y a pas de médecin », constate monsieur Ndiaye.
Ibou Ndiaye compte beaucoup œuvrer pour l’autonomisation des femmes de Tataguine par le biais de financements et de l’ouverture d’une mutuelle d’épargne qui leur sera spécialement dédiée

VACCINATION DE TOUS LES ENSEIGNANTS : Le Saems dit niet et menace de saisir le Bit

https://toutinfo.net Dénonçant la volonté du gouvernement de faire vacciner l’ensemble des acteurs du système éducatif avant la prochaine rentrée scolaire,le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (Saems) menace de saisir le Bit,si toutefois l’Etat ne recule pas.
Le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (Saems) rejette la décision du gouvernement de faire vacciner tous les acteurs du système éducatif avant la prochaine rentrée scolaire. Selon El Hadji Malick Youm, Sg adjoint national du Saems, cette décision n’est rien d’autre qu’un «pass sanitaire» qu’on veut imposer dans le monde du travail. Or, dénonce-t-il, elle est en porte à faux avec les dispositions de la législation du travail et les recommandations de l’Organisation internationale du travail (Oit) et du Bureau international du travail (Bit) en cas de pandémie. ‘’Nous avertissons le gouvernement du Sénégal. Si cette stratégie est maintenue, nous irons porter l’affaire devant le Bit pour dénoncer ces pratiques qui ne sont pas du tout acceptables dans le milieu du travail. Ce, d’autant plus que ça a été interdit dans les autres pays où on l’a tenté’’, a menacé le Saems par le biais de son Sg adjoint.  Le Saems invite l’ensemble des enseignants du Sénégal à ne se faire vacciner que selon leurs convictions personnelles. Car d’après El Hadji Malick Youm, cette vaccination engage la responsabilité individuelle de ceux qui acceptent de se faire vacciner. ‘’Personne ne peut imposer à une quelconque corporation l’obligation de se faire vacciner et ça, c’est la législation du travail’’, a soutenu le Secrétaire général adjoint du Saems.  Pour le syndicaliste, les véritables priorités, pour une rentrée scolaire 2021-2022 apaisée, reposent en grande partie, sur le respect du monitoring des accords signés entre l’État du Sénégal et les syndicats d’enseignants.

Imam Kanté : “L’avortement volontaire médicalisé est une abomination et un crime”

https://senego.com L’avortement volontaire médicalisé est une abomination et une fausse et criminelle solution qu’il faut interdire et combattre à la source. C’est l’avis de Ahmadou Makhtar Kanté. Pour l’imam de la mosquée de Point-E, avorter volontairement en se faisant aider de surcroît par le corps médical au cas où elle est légalisée, c’est se donner les moyens d’arrêter le développement d’une vie humaine.
“Le but ultime, nous le répétons, c’est de consacrer l’avortement volontaire médicalisé comme un droit de la femme et de la fille. Tout le reste n’est que stratégie. Les associations de femmes et les féministes qui soutiennent ce projet en conviendront avec nous…”,déclare Ahmadou Makhtar Kanté. D’après lui, les religieux qui n’ont pas compris les enjeux notamment sociétaux de ce projet de loi sur la légalisation vont perdre leur temps et leur Fiqh à discuter sur le moment où le rûh est insufflé dans le fœtus.

Chiffre…

“Il est dit dans un document qu’il y a eu environ 50 000 avortements clandestins au Sénégal en 2012, et on en déduit que c’est parce que l’avortement médicalisé n’est pas autorisé !”, ajoute-t-il. Mais pour lui, c’est un chiffre à vérifier, et si cet argument tient la route y a qu’à légaliser l’excision médicalisée, la mendicité infantile, la corruption, le cannabis, la drogue, et tout ce qu’on veut au prétexte que c’est pratiqué par beaucoup de gens.

Faute morale grave…

D’après Imam Kanté, toutes les sociétés qui font cette option commettent une faute morale grave et ce serait un péché collectif pour un pays à majorité musulmane et chrétienne comme le Sénégal de s’y conformer.

Goûter au bonheur de savoir lire et écrire Par Mary Teuw Niane”.

“Savoir lire et écrire est un droit pour tout être humain, il permet de s’accomplir complètement, de tirer le maximum de profit de cette société numérique fantastique en pleine mutation, de protéger son intimité, de se passer d’un intermédiaire pour communiquer, d’apprendre dans les écrits, d’avoir accès à cet océan de savoirs et de connaissances qui s’offrent à nous, de voyager à travers les livres, les bases de données, etc. Les réseaux sociaux offrent la possibilité de communiquer par des audios, des capsules vidéos, ces moyens de communication nouveaux contribuent à la démocratisation de l’accès de toutes et de tous à la toile relationnelle sans frontière cependant elles ne suppriment pas la frustration et la limitation auxquelles sont confrontés celles et ceux qui ne savent pas lire et écrire.
Le chemin vers l’émergence économique passe par l’alphabétisation de toute notre population. C’est pourquoi, les pouvoirs publics doivent établir un plan d’urgence volontariste pour l’éradication de l’analphabétisme dans notre pays dans un très court délai l. La semaine nationale de l’alphabétisation, les Vacances citoyennes et surtout les grandes vacances doivent être des moments de mobilisation de la jeunesse, de toute la population instruite pour former nos concitoyens instruits aux langues nationales et les mettre en ordre de bataille pour partager leurs connaissances acquises avec le reste de la population.
Des prix devraient être donnés aux meilleurs ASC, GIE, ONG, associations qui auront achevé l’alphabétisation d’un nombre important de personnes.
Savoir lire et écrire dans sa langue prépare à mieux maîtriser le français, l’anglais, etc. Savoir lire et écrire dans sa langue ouvre grandes les portes des mathématiques, du numérique, des sciences et des technologies, les clefs de ce monde nouveau qui se construit sans notre permission, à toute la population.
Donnons la chance à nos concitoyennes et concitoyens de maîtriser l’écriture et la lecture, ouvrons leur les portes de ce Paradis merveilleux des connaissances nouvelles auxquelles ils aspirent, qu’ils tentent par les moyens du bord de s’approprier, donnons nous tous les moyens de construire ainsi une société inclusive, solidaire et moins inégalitaire.
Le coût est très faible rapporté à l’immense gain de l’accélération de notre marche vers le bien être. Le coût est négligeable car ce sera un investissement patriotique collectif de toute la population instruite, solidaire, pour accompagner le reste de la population à la conquête de l’instruction !
Ce défi de l’alphabétisation doit être gagné ici et maintenant, ne le reportons pas à demain.
J’encourage la direction de l’alphabétisation, toutes les associations, les ONG, les volontaires de l’alphabétisation. Cette lutte pour l’alphabétisation est un combat pour plus de dignité de l’homme africain, elle doit nous rassembler!Unis et engagés nous vaincronsDakar, le 13 septembre 2021

COLONEL BABACAR DIOUF, ARMEE DE L’AIR SENEGALAISE : «Un régime dirigé par des militaires pose toujours problèmes»

http://www.sudonline.sn/ Le Colonel de l’armée de l’air sénégalaise à la retraite, Babacar Diouf lève un coin du voile sur la stabilité institutionnelle du Sénégal en Afrique où les coups d’Etat militaires sont légion. Invité du jour de l’émission «Objection» de la radio Sud Fm (privée) hier, dimanche 12 septembre, l’officier supérieur à la retraite a soutenu que les facteurs explicatifs de ce modèle de stabilité très souvent cité en exemple se trouvent dans l’histoire du Sénégal et l’état d’esprit du peuple sénégalais et de son armée nationale
Le modèle de stabilité institutionnelle du Sénégal très souvent cité en exemple dans une région ouest africaine marquée par une série de changements antidémocratiques à la tête du pouvoir de la plupart des Etats sous forme de coup d’état militaires n’est pas le fruit d’un hasard.
C’est l’avis est de Babacar Diouf. Invité du jour de l’émission «Objection» de la radio Sud Fm (privée) hier, dimanche 12 septembre, le Colonel de l’armée de l’air sénégalaise à la retraite a indiqué que cette exception sénégalaise en Afrique est liée à «l’état d’esprit de son peuple et de son armée ». «Ce qui fait l’exception sénégalaise, c’est notre histoire. Jean Alfred Diallo avait la possibilité de faire un coup d’Etat, mais ne l’a jamais fait. D’autres, après lui, auraient pu le faire, ils ne l’ont pas fait. Je crois que personne n’en veut. Je pense qu’un régime dirigé par des militaires pose toujours problèmes» a estimé l’officier supérieur de l’Armée sénégalaise à la retraite avant d’ajouter. «Notre secret, c’est juste avoir l’esprit qu’il faut. Du coup, cela devient une charge de préserver cet esprit-là. Toute notre force, toute cette stabilité dont on parle est dans cette armée, mais aussi dans cette société. J’aime rappeler aux gens que le grand ami de monseigneur Thiandoum, c’était Serigne Abdou Aziz Sy Dabakh. Le jour où on perd ça, si tu le sais la veille, change de nationalité».
Par ailleurs, loin de s’en tenir, le colonel Diouf tout en déplorant ce phénomène des coups d’état militaires qui remettent sans cause sans cesser le processus de démocratisation de certains pays de la sous région n’a pas non plus manqué de déplorer le comportement de la communauté internationale qui, selon lui, agit plutôt en sapeurs-pompiers-pyromanes en «s’attaquant aux problèmes (des coups d’état) tout en fermant volontairement les yeux sur les causes.» «Je me demande quel est le message que l’Union africaine, la Cedeao et les autres organisations veulent faire passer. Parce qu’avec la charte sur la démocratie, les élections et la bonne gouvernance, ils ont quelque chose. Mais, ce quelque chose-là ne pèse que sur les militaires, ça ne pèse pas sur les politiques», a-t-il martelé avant d’ajouter, «tant qu’elles n’auront pas agi sur la bonne gouvernance et les élections qui mènent à cette gouvernance, il n’y aura jamais de stabilité»

CANDIDAT À LA MAIRIE DE YEUMBEUL SUD,AMADOU HOTT EN MISSION CONQUÊTE

https://emedia.sn/ Amadou hott s’engage pour la mairie de la commune de Yeumbeul Sud. C’est lui même qui le dit. Le ministre de l’Economie du Plan et de la Coopération, natif de cette localité, n’avait jamais affiché ses ambitions communales, même si ses collaborateurs étaient déjà sur terrain pour la conquête de cette municipalité que dirige le maire libéral, Bara Gaye.
C’est ce dimanche, 12 septembre 2021, alors qu’il était l’invité d’une finale de foot, au stade municipal de Malika, qu’Amadou Hott a tenu une déclaration dans ce sens. ” Je me suis toujours investi dans le social. C’est un legs chez moi parce que mon défunt père était dans le social. Je me suis engagé en politique, à Yeumbeul Sud, parce que, c’est le président Macky Sall qui me l’a demandé. Si tous les membres de la coalition Benno Bokk Yakaar et les Badianou Gokh se donnent la main, nous allons facilement gagner. Nous avons cette ambition pour transformer la commune de Yeumbeul Sud. Le développement, c’est à la base. Il ne s’agit pas de payer des salaires et de construire deux sales de classes…Nous voulons changer réellement le visage de Yeumbeul Sud”, a-t-il déclaré en marge de la rencontre.
Pour la petite histoire, la finale a été remportée par l’Asc Cossan qui faisait face à l’Asc Penc. Babacar FALL

Audiences nocturnes

https://www.xalimasn.com Le président Macky Sall tient beaucoup aux élections locales du 22 janvier prochain. Bour Fatick ne veut en rien faciliter la tâche à l’opposition regroupée autour de différentes coalitions. Selon l’hebdomadaire l’indépendant, depuis quelques jours il a repris des audiences nocturnes chez lui à Mermoz. Kor Mareme manœuvre et multiplie les rencontres avec certains de ses proches et des démarcheurs de bétail électoral.

Malick Gakou sur le départ de Bougane Guèye de la coalition YAW : «L’essentiel est de se débarrasser de ce régime quelle que soit l’appartenance politique»

https://www.dakaractu.com À l’occasion de l’assemblée générale de la jeunesse du Grand Parti à Guédiawaye, le président Malick Gakou a été interpellé sur la question relative à la sortie de Bougane Guèye Dany de la coalition Yewwi Askan Wi.
Sans égratigner son ancien et éphémère allié, Malick Gakou considère que l’urgence est ailleurs. À l’en croire, l’essentiel est de s’engager dans la voie du changement.
« Bougane est mon jeune frère et il n’est point aisé de voir un allié vous quitter. Ce qui est important est d’avoir le même objectif qui est de se débarrasser de ce régime quelle que soit l’appartenance politique », ajoutera le fondateur du Grand Parti

Malick Gakou à Aliou Sall : «Le temps est venu de vous résigner car Guédiawaye vous a tourné le dos…»

https://www.dakaractu.com/Présent à l’assemblée générale des jeunesses du Grand Parti au niveau départemental, Malick Gakou est bien conscient que les dés sont jetés. Avant de donner ses impressions sur l’avenir qui doit être réservé à la ville de Guédiawaye, le leader du Grand Parti revient sur son implication dans l’avancement de la ville : « si aujourd’hui on parle de Guédiawaye, on ne peut pas ne pas parler de Malick Gakou. Je me suis beaucoup investi pour l’avancement de la ville. Les populations de Guédiawaye peuvent en témoigner. Il est temps de la reprendre des mains de Aliou Sall… »
Selon le membre de la coalition Yewwi Askan Wi, l’Alliance pour la République n’a plus sa place à Guédiawaye car, ayant montré ses limites. « Que Macky Sall, tout l’Apr et même la coalition Benno Bokk Yakaar le sachent », ajoutera le patron du Grand Parti.
S’adressant spécifiquement à l’actuel maire de la ville de Guediawaye, Malick Gakou, après avoir rappelé son attachement, son investissement et sa connaissance de Guédiawaye, sera catégorique à l’endroit de Aliou Sall : « Il demeure clair que la ville vous a tourné le dos! »
Pour réussir l’objectif consistant à remettre la ville entre les mains de la coalition Yewwi Askan Wi, Malick Gakou entend mener le combat politique avec ses alliés, mais compte également sur la mobilisation des militants du Grand Parti, particulièrement les jeunes et les femmes de Guédiawaye.

Floraison de coalitions : «Nous avons tout fait pour que l’opposition soit ensemble.Mais je sais que le message de la population sera en notre faveur» (Malick Gakou, Yewwi Askan Wi)

https://www.dakaractu.com La mobilisation en perspective des prochaines élections départementales et municipales à Guédiawaye est bien enclenchée par les partisans de Malick Gakou. Ce dimanche, une assemblée générale des jeunesses du Grand Parti s’est tenue sous des auspices prometteurs. Cette rencontre de remobilisation des militants s’est déroulée en présence des différents coordonnateurs communaux, des coordonnateurs départementaux, mais aussi du leader El Hadj Malick Gakou.
Au cours de cette assemblée générale, il a été question pour le président du Grand Parti, de réitérer son ancrage dans la coalition Yewwi Askan Wi, mais surtout d’appeler les populations de Guédiawaye à travailler dans l’unité pour une victoire au soir du 23 janvier 2022. Par ailleurs, Malick Gakou reste optimiste quant à l’avenir prometteur de la coalition Yewwi Askan Wi.
« Nous avons tout fait pour que l’opposition soit ensemble, mais elle est ainsi organisée. Toutefois, je pense que les Sénégalais vont arbitrer les différentes coalitions. Mais je suis persuadé qu’elles voteront pour notre coalition. La claire conscience des populations des enjeux que nous allons soulever pour résoudre les problèmes des sénégalais, leur permettra de voter utile. »
Ce qui est présentement important pour lui, c’est la mobilisation de la jeunesse, des femmes et de tous les responsables de Yewwi Askan Wi pour bien mener le combat au niveau de Guédiawaye.

L’ex-député et conseiller de Wade, Alioune Badara Seck rejoint Yewwi et Pastef

  https://toutinfo.net/Me Wade perd un frère ! Son ex-conseiller technique et ancien député Libéral, Alioune Badara Seck, expert en intelligence économique et affaires internationales, a annoncé hier son adhésion à la coalition Yewwi et en même temps, au parti Pastef sur lequel il n’a pas tarit d’éloge.
 On peut être contre l’homme, mais politiquement Ousmane Sonko creuse tranquillement mais surement, son sillon. Hier, il a obtenu un ralliement de taille, en la personne de l’ancien député libéral et ancien conseiller technique du Président Wade, Alioune Badara Seck, qui a déposé armes et bagages à Pastef et à Yewwi asken wi.  ‘’J’ai décidé, en toute liberté et en pleine responsabilité, de rejoindre la coalition Yewwi askan wi pour enfin débarrasser les Sénégalais de l’incompétence et du sabotage national qui s’opèrent depuis maintenant 9 longues années’’, a déclaré hier le néo «patriote». Et l’expert en intelligence économique et affaires internationales, qui s’est fendu d’un post sur sa page Facebook d’ajouter pour mieux expliquer sa décision : ‘’Il s’agit là d’un devoir citoyen impératif et impérieux pour retrouver le Sénégal que nous aimons tant et que nous ne pouvons plus laisser entre les mains d’hommes et de femmes qui ne nous font pas honneur’’. Pour son adhésion au Pastef, il souligne : ‘’en rejoignant cette grande coalition Yewwi askan wi, je demande également et concomitamment au parti politique Pastef de m’accepter désormais dans ses rangs en tant que membre et sans condition’’. Et s’il a choisi le parti d’Ousmane Sonko, c’est ‘’pour le courage de ses membres, leur exemplarité républicaine, leur patriotisme et leurs projets de société pour notre pays’’.
 

Macky les a tous maraboutés…Boun, Ngouille, Amadou Ba, Makhtar Cissé

https://www.xibaaru.sn Ce qui se passe à l’APR (Alliance Pour la République) est invraisemblable. Des Sénégalais qui traînent derrière eux des carrières riches, se retrouvent emmurés dans un silence étonnant après avoir été piétinés et humiliés. Comment peut-on comprendre que tous ces ministres docteurs, agrégés académiciens chercheurs, polytechniciens et avocats qui ont soutenu Macky et l’ont fait gagner à plusieurs reprises, se retrouvent dans une traversée du désert sans oasis et continuent de croire en leur bourreau ? Le marabout de Macky et de Marème est sans doute passé par là…
On peut les appeler la « Bande à Boun »…Ce sont Mahammed Boun Abdallah Dionne, Aly Ngouille Ndiaye, Amadou Ba, Mouhamadou Makhtar Cissé, et Oumar Youm. La bande à Boun parce que le « Boun » Abdallah Dionne est l’homme le plus fidèle à Macky, le fusible le plus efficace mais aussi la victime la plus consentante. Il acceptera même de Macky qu’il le guillotine. Comment des personnes aussi éminentes se sont laissés piétiner et n’ont montré aucun signe de tristesse lorsqu’ils ont été humiliés par leur patron ? Pourquoi Mimi Touré est-elle la seule à afficher son désaccord ?
Pour certains de nos observateurs, « ce sont des peureux ». Chacun d’entre eux en ce qui le concerne compte sur Macky pour la suite de sa carrière. Ils ont connu une ascension fulgurante avec le président, sont devenus ministres et premier ministre et ils espèrent encore que leur bienfaiteur politique, même s’il les a humiliés en les défenestrant comme récompense de leur contribution à sa réélection en 2019, va les faire revenir dans le gouvernement ou à la présidence…
« Il faut comprendre que Mahammed Boun Abdallah Dionne est le baye Fall de Macky ; il n’attend rien de Macky ; au contraire il se dit redevable de Macky. Mais les autres attendent tout de Macky c’est pourquoi ils sont muets comme des carpes. Amadou Ba attend que Macky le soutienne dans sa course vers la mairie de Dakar. D’où sa peur constante. Aly Ngouille Ndiaye qui sait qu’il va gagner Linguère, attend sa réintégration dans le gouvernement. Tout comme Oumar Youm qui n’est pas sûr de gagner à Mbour. Makhtar Cissé qui est retourné à l’IGE et à l’université comme enseignant, n’affiche aucune ambition politique mais ses partisans continuent de travailler » nous dit l’analyste politique de xibaaru, A. Rassoul Ndiaye.
D’autres langues se délient sur le comportement de la « Bande à Boun ». Selon des rumeurs, « Les anciens ministres sauf, Mimi Touré et Mary Teuw Niane, n’ont pas le courage d’affronter Macky Sall car ils ne sont pas sûrs de leur base militante et craignent la machine Benno Bokk Yaakaar. ». « Mary Teuw Niane, sans Macky va laminer Mansour Faye à Saint-Louis et Mimi Touré est sûre de gagner Kaolack. Et ces deux « rebelles ne sont pas timides comme les autres qui acceptent de se laisser piétiner » ajoute l’analyste politique.
« Ils ont tous été maraboutés ou hypnotisés par le marabout puissant du Patron et de la première dame ; Il suffit de voir le comportement de certains. On comprend Mahammed Dionne qui a toujours eu ce respect pour son camarade-trotskyste devenu son frère-président. Mais les autres c’est incompréhensible. Amadou Ba, insulté par les mercenaires du palais, vilipendé puis limogé, s’est contenté de remercier son bourreau et de courir derrière lui pour une présentation de condoléances. Et Aly Ngouille qui a mobilisé lors de la tournée économique pour remercier son « tueur » politique. » selon notre analyste politique.
Maraboutage ou crainte ? Les anciens ministres limogés qui ont fourni plus d’efforts et donné des moyens pour la réussite de Macky doivent se demander pourquoi « Mahmoud Saleh qui n’a rien fait, a-t-il été récompensé, alors qu’il a passé la moitié du septennat de Macky en convalescence ? ». C’est parce qu’en politique, Mahmoud Saleh chatouille les oreilles de Macky avec du « Dunk guinar » (plume d’oiseau), tandis qu’eux, se contentent de danser devant le président…

Pr Momar Samb sur les locales de 2022 : “Tous les pays producteurs de pétrole ont été incendiés par des puissances étrangères”

https://www.seneweb.com/“Tous les pays producteurs de pétrole ont été incendiés par des puissances étrangères. Et c’est par l’instabilité que se permettent ces puissances d’entrer en jeu, de subvertir le pays et pouvoir mettre leurs mains sur leurs richesses”. Ainsi parle le Pr Momar Samb, coordonnateur de RTA-S, parti allié à la mouvance présidentielle. Il tenait ces propos au cours de l’inauguration de la permanence de la grande majorité présidentielle, à Mbour.
En effet, avec les élections locales qui se profilent à l’horizon, les Sénégalais devraient barrer la route à l’instabilité et à maintenir la stabilité, invite-t-il.
De ce fait, ces élections portent un enjeu capital qui est de garantir la stabilité et le maintien de la paix au Sénégal dans un contexte marqué dans la sous-région par une instabilité politique et sociale.
“Il faut que les Sénégalais comprennent que l’enjeu stratégique à travers ces élections, c’est de ne pas ouvrir de brèche aux forces d’instabilité, aux forces de guerre, aux forces émeutières, aux forces insurrectionnelles. Leur offrir une brèche, c’est l’offrir aux ennemis de la république. Et ceux-là se couvrent de forces internes pour faire aboutir leur plan diabolique par la subversion et l’instabilité”, a expliqué Pr Samb.
Et de poursuivre : “cela signifie qu’au-delà de nos localités, de nos maires, de nos conseils départementaux il faut également voir la stabilité, la paix du Sénégal : celle-là qui permet de pouvoir véritablement construire le développement du pays selon les orientations du Président de la république Macky Sall. Il s’agit de ces politiques publiques qui bonifient la personne. Sans stabilité, on ne peut pas construire le développement, sans paix on ne peut pas construire le développement. Si on regarde ce qui se passe autour de nous, on doit être convaincu de nous réunir autour du Président Macky Sall pour une victoire éclatante qui exprime notre majorité parce ces élections préparent celles de demain, les législatives. Elles préparent les élections de 2024. La question de la stabilité, de la paix dépendent en grande partie de ces élections.

Locales 2022 : les alliances des partis d’opposition ne font pas peur à Abdou Latif Coulibaly

A quelques mois des élections locales, l’opposition sénégalaise travaille dans la formation de coalitions pour faire face au régime en place. Après le lancement de Yewwi Askan Wi, dirigée par Ousmane Sonko et compagnie, le Parti démocratique sénégalais de Abdoulaye Wade et autres ont lancé leur coalition. Cette organisation des opposants ne fait ni chaud ni froid à Abdou Latif Coulibaly, secrétaire général du gouvernement et proche collaborateur du président Macky Sall.
« Je note que cette opposition n’est pas à sa première organisation et n’est peut-être pas à sa dernière. J’ai eu, pendant presque une trentaine d’années, le privilège d’observer les stratégies développées par les opposants face à la majorité en place. La doctrine prônée a toujours été l’unité d’actions et le rassemblement, seulement, à chaque élection, les ambitions des uns et des autres ont eu raison des proclamations de foi dans l’unité », a analysé l’ancien journaliste.
« Je ne suis pas sûr que cette année 2021 puisse porter des ruptures substantielles, si l’on en juge du moins par ce qui se passe actuellement, en dépit de (…) cette unité de l’opposition. Je ne veux pas juger outre mesure ce que fait l’opposition. Je les encourage dans toute action étant de nature à apporter de la qualité à notre démocratie », a ajouté le secrétaire général du gouvernement, dans une interview avec L’Observateur.
Revenant sur les locales de 2014, Abdou Latif Coulibaly a rappelé que leur coalition s’est présentée avec cette même désunion, mais au finish, elle avait largement gagné. Et cette année, le collaborateur de Macky Sall dit avoir le sentiment que la situation ne sera pas très différente. « A quelques nuances près, nous repartons dans la même configuration, mais avec des atouts certains », a-t-il soutenu.
Pour maire de Sokone, sa ville natale, Abdou Latif Coulibaly, dit attendre le feu vert de son parti pour porter sa candidature.

BBY de Notto Diobass plébiscite Alioune Sarr

https://toutinfo.net Les responsables des différentes structures (leaders, jeunes, femmes…) de la coalition Benno bokk yaakaar de la commune de Notto Diobass se sont réunis hier. Une rencontre à l’issue de laquelle, le maire sortant Alioune Sarr de l’Afp a été plébiscité candidat local de la mouvance présidentielle aux élections municipales et départementale du 23 janvier 2022.
C’est sous la présidence de Mamadou Sène, leader communal de l’Apr, par ailleurs 1erAdjoint au Maire et Secrétaire général de l’Agence de régulation des marchés (ARM), que la coalition de la mouvance présidentielle s’est réunie hier. Une rencontre à l’issue de laquelle, le maire Alioune Sarr a été plébiscité, comme candidat de Bby. Était présent aussi, le 2èmeadjoint et responsable local de la LD, Amadou Touré. ‘’Relativement au profil du candidat le plus apte et approprié pour conduire l’équipe communale de la mouvance présidentielle devant porter le Diobass vers des lendemains meilleurs, nous, membres de la Coalition Benno Bokk Yaakaar de Notto, avons choisi le camarade coordonnateur communal Alioune Sarr, par ailleurs maire de la commune, ministre du Tourisme et des Transports aériens, candidat naturel de la majorité présidentielle à Notto’’, lit-on dans le communiqué final. Un choix que les responsables locaux de BBY explique par le bilan positif d’Alioune Sarr, citant entre autres ‘’ses innombrables réalisations’’, notamment en termes de services sociaux de base (eau, électricité, piste, santé, éducation), ‘’son engagement et sa vision’’ à faire de Notto une commune phare, ‘’son expertise, son expérience et sa grande capacité’’ dans la gestion des collectivités territoriales, ‘’son vaste réseau de partenaires au développement, sa bonne connexion’’ avec la diaspora et les ressortissants Diobassois établis hors de la commune, ainsi que ‘’sa loyauté, son leadership, sa compétence, sa grande expérience gouvernementale et ses résultats probants et palpables à la tête des différents ministères qu’il a eu à gérer’’.
Pour les responsables de la mouvance présidentielle de Diobass, en choisissant Alioune Sarr, ils n’ont fait que confirmer ‘’le choix des populations de ladite localité qui lui ont renouvelé leur confiance à chaque fois que l’occasion se présente depuis plus d’une décennie’’. Pour eux, c’est ‘’un choix de raison, dépourvu de tout intérêt partisan ou de calculs politiciens’’, porté sur un homme d’Etat de valeur. Dès lors, ils s’engagent, aux côtés d’Alioune Sarr, à ‘’travailler tous ensemble, la main dans la main’’, afin de ‘’faire du Diobass un vivier d’espoirs et d’opportunités pour tous et pour chacun’’. Ainsi, ils invitent les forces politiques locales engagées à soutenir le gouvernement et le président de la République à ‘’rejoindre cette marche irréversible vers l’émergence de la commune’’ avec à sa tête Alioune Sarr.
Par ailleurs, BBY de Notto Diobass s’est félicité du bon déroulement des inscriptions dans la commune de Notto où aucune anomalie ou incident n’a été noté. Elle salue ainsi l’esprit républicain qui a prévalu de part et d’autre. Aussi, les représentants locaux de la mouvance présidentielle ont réaffirmé leur ‘’soutien indéfectible’’ à Macky Sall qui, pour eux, ‘’s’emploie nuit et jour à réaliser de manière progressive et inclusive l’émergence socioéconomique du Sénégal’’.

Passeports diplomatiques : Les aveux explosifs des “épouses” des députés

https://www.seneweb.com Les dames “mariées” aux députés de la coalition Benno Bokk Yakaar (Bby) Mamadou Sall et Babacar Biaye, afin d’obtenir des passeports diplomatiques, passent aux aveux.

T : “Mamadou Sall m’a confirmée travailler avec Condé”

*C’est une amie qui vit à l’étranger qui m’a présentée à El Hadji Diadji Condé (…) Il a pris l’engagement de me trouver un passeport diplomatique moyennant 4,5 millions Fcfa. Il m’a dit qu’il collabore avec un député. Il m’a amené à l’Assemblée nationale pour rencontrer le député Mamadou Sall à qui il m’a présentée. Ce dernier m’a confirmée travailler avec Condé. C’est ainsi qu’il s’est engagé à me faire voyager en France moyennant 4 millions Fcfa. J’ai proposé de payer une fois arrivée en France. Mamadou Sall m’a expliqué (en peulh) avoir été tellement abusé qu’il ne fait plus confiance (…)
Il m’a demandé de verser l’argent à Condé à qui j’ai remis un million Fcfa, qui m’a fait une décharge, datée du 19 août 2019 (…) En tout j’ai versé 3 millions Fcfa (…)”, a-t-elle révélé dans L’Observateur.
Et d’ajouter : “Un jour, Condé est venu me voir avec un certificat de mariage accompagné du député Mamadou Sall. Il m’a dit de retenir la date de naissance qu’il m’a faite. Le lendemain, il m’a donné rendez-vous en ville. Mais, à ma grande surprise, il m’a conduit à l’ambassade d’Autriche et m’a remis un autre papier de mariage au nom du député Babacar Biaye”, a-t-elle révélé dans des propos repris par L’observateur. O. T. ne se rendra jamais en Autriche qui était en confinement en pleine pandémie. L’Ambassade d’Autriche l’a rappelée pour venir récupérer son dossier.

  1. C. : “Condé m’a présentée comme son épouse”
  2. C., l’autre victime, raconte : “J’ai connu Condé via une copine qui vit en France. Quand je l’ai rencontrée, il m’a promis de me faire voyager au Portugal avec un passeport diplomatique. Il m’a assuré qu’il travaille avec un député. Il m’a amené à l’hôtel des députés pour me présenter à son collaborateur (…) On a discuté du prix du passeport diplomatique et on s’est accordé sur 4 millions Fcfa. J’ai versé 3,150 millions Fcfa par moratoire”.

Et d’enfoncer le clou : “Le certificat de mariage sera confectionné par Condé et déposé à l’ambassade du Portugal. Mais, je n’ai pas eu le visa. Il a fait un recours en février 2020. Malheureusement, le coronavirus est arrivé. J’ai appelé Condé en vain. Il a fini par me bloquer. Sachant qu’on a porté plainte à la DIC, il a promis de me rembourser…”.

Affaire Kilifeu et Simon : De nouvelles révélations, la police italienne corse le dossier

L’affaire du trafic de passeports diplomatiques pour laquelle Kilifeu et Simon sont en garde à vue connait de nouveaux développements.
La police italienne, sur réquisition, a informé la DIC avoir arrêté Thierno Amadou Diallo, avec un ancien passeport de Simon trafiqué, avant de le rapatrier. Les faits remontent en 2014.
La fiche d’embarquement, depuis Dakar, a été versé dans le dossier, rapporte Libération dans sa livraison du jour.
À propos de Kilifeu, Thier a confié aux enquêteurs que ce dernier l’avait mis en rapport avec Moussa pour disposer d’un passeport diplomatique.
Il a échangé avec ce Moussa qui l’a rassuré au téléphone. Ils seront tous déférés au parquet aujourd’hui lundi.
À signaler que Thier devait être libéré dans les prochains jours, mais il risque de durer en prison.

Trafic présumé de passeports diplomatiques : ’Assemblée prête à lever l’immunité des députés de Benno, selon Aymérou GNINGUE

http://www.walf-groupe.com Cités dans une affaire de trafic présumé de passeports diplomatiques, les deux députés de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) pourraient bientôt perdre leur immunité parlementaire.
Selon le président du groupe parlementaire, les députés de la majorité ne s’opposeraient pas à l’action de la Justice. « Si la demande est transmise par le garde des Sceaux à l’Assemblée nationale, sur requête du Procureur général près de la Cour d’appel, notre groupe est prêt à lever l’immunité parlementaire de ces députés », a affirmé Aymérou GNINGUE, repris par le quotidien Le Soleil.
Seulement, pour le député, ses collègues peuvent d’ores et déjà être entendus par la police. A l’en croire, l’article 51 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, indique qu’aucun député ne peut être poursuivi ou arrêté, mais ne dit pas qu’il ne peut pas être entendu ».
« Les députés concernés sont prêts à être entendus par la Police. Une fois le procès-verbal d’enquête transmis au maître des poursuites, qui est le Procureur, et ensuite à un juge d’instruction, en ce moment, les députés seront obligés d’agir parce que cette instruction ne pourra se faire sans la levée de l’immunité parlementaire de ces députés », déclare le maire de Mérina Ndakhar.

Y’EN A MARRE : LE CRÉPUSCULE DES IDOLES Par Adama NDIAYE

https://emedia.sn “Quand le singe veut monter au cocotier, il faut qu’il ait les fesses propres”, dit un fameux proverbe africain. Cette belle leçon de sagesse, beaucoup de figures publiques l’ont appris à leurs dépens, elles qui excellent souvent dans l’art du double discours, tenaillées entre ce qu’elles professent en public et ce qu’elles font quand ni caméras ni appareils photos ne traînent dans les parages. Ces adeptes du “faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais” finissent souvent par être rattrapés par leurs turpitudes. Et là, bonjour les dégâts !
Aux États-Unis, Wesley Goodman était une étoile montante du parti républicain, un conservateur rigide farouchement opposé aux droits des personnes homosexuelles. En 2017, il est contraint à la démission après avoir été surpris dans une position compromettante avec… un homme, qui plus est dans son bureau. Âgé, à l’époque, de 33 ans c’est par cette piteuse scène que prit fin son ascension politique.
En France, au milieu des années 80, un groupe d’hommes politiques de droite était surnommé par la presse “la génération morale”. Et pour cause, soucieux de se démarquer des gaullistes comme Jacques Chirac, ils multipliaient ad nauseam les discours sur l’éthique, la transparence, l’ordre moral et le devoir d’exemplarité des élus. Dix ans après, les figures de proue de cette bande de jeunes loups-Alain Carignon, François Léotard, Michel Noir, Gérard Longuet- seront pris, tour à tour, entre les mailles du filet de la Justice.
Ce qui nous amène à l’AFFAIRE qui défraie la chronique au Sénégal : les accusations d’escroquerie et de trafic de faux passeport qui visent Kilifeu et Simon, deux rappeurs mais surtout deux figures centrales de Y’en A Marre. À mesure que les détails se multiplient dans ce dossier aux ramifications encore complexes, les Sénégalais oscillent entre stupeur, désillusion, déception et incrédulité. Certains, disons-le, éprouvent, par ailleurs, une certaine jubilation malsaine à voir ces parangons de l’intégrité et de la vertu cités dans une affaire aussi nébuleuse.
Y’en A Marre, pour rappel, est né “pour exprimer le ras-le-bol face à l’injustice sociale, la corruption et la mal-gouvernance”, disait, dans un entretien daté de 2012 Fadel Barro, membre fondateur et coordonnateur du mouvement à ses débuts. “Alors à un certain moment on s’est dit que nous les jeunes, il fallait qu’on s’engage. Qu’on s’engage pour rompre avec le fatalisme, pour rompre avec le laxisme, qu’on s’offre en exemple, qu’on s’offre en remède si jamais le pays souffre d’une plaie, qu’on soit le médicament”, ajoutait-il.
Le mouvement, d’emblée, connaît de belles réussites contribuant à susciter une prise de conscience et un bel élan civique au sein de la jeunesse sénégalaise durant la séquence électorale de 2012. Fadel Barro, Thiat, Fou Malade, Kilifeu et Cie ont, par leur volontarisme et leur sens du happening, activement participé à contrecarrer les projets antidémocratiques d’Abdoulaye Wade. Le modèle Y’en A Marre fait ensuite des émules sur le plan continental puisqu’il est une réelle source d’inspiration pour la jeunesse burkinabé lors des journées de contestation qui ont précipité la chute de Blaise Compaoré en 2014.
Quel choc, dès lors, même s’il convient de respecter la présomption d’innocence des incriminés, de voir deux icônes de la jeunesse contestataire sénégalaise tomber dans les dérives qu’elles ont dénoncées pendant une décennie !
Même s’il ne s’agit que de deux de ses membres, le Mouvement Y’en A Marre s’en relèvera-t-il ?
Au Sénégal, autant on est prompt à bâtir des idoles, plus on l’est à les déloger de leur piédestal. La curée médiatique et les commentaires ironiques sur l’air de “les donneurs de leçon ont été pris les mains dans la confiture” montrent à quel point l’on ne se fait pas prier à l’heure de châtier les héros de naguère du haut de la Roche Tarpéienne.
Pour autant, il n’y a guère de motif de réjouissance. Certes, ceux qui ne partageaient pas la ligne politique de Y’en A Marre, et qui ont été dérangés par leur posture de vigie, auront beau jeu se gausser et faire des calembours sur les arroseurs arrosée.
Néanmoins, dans un pays où la parole politique est de plus en plus discréditée, si les lanceurs d’alerte et les figures les plus éminentes de la société civile subissent eux aussi la méfiance, le discrédit et l’hallali, le désenchantement civique risque d’être notre funeste horizon.

SAMBA SY, ANCIEN DIRECTEUR DE L’ADMINISTRATION PENITENTIAIRE : ‘’Ce qui m’a le plus fait mal, c’est mon fils ainé qui a été tué au Commissariat central’’.

https://www.enqueteplus.com Commissaire divisionnaire de classe exceptionnelle, Samba Sy est le dernier flic à diriger l’Administration pénitentiaire, au moment des douloureux évènements d’avril 1987, soldé par la radiation de tous les policiers du Sénégal. Depuis lors, les Gendarmes règnent presque sans partage, à la tête de cette administration longtemps rattachée au ministère de l’Intérieur, avant de migrer à la Justice. Radié de la police avant d’être réintégré, ayant vu son fils ainé battu à mort dans un Commissariat, son ami, le Commissaire Sadibou Ndiaye, tué et jeté dans les falaises de Ouakam, Samba Sy a également été trainé dans la boue pour une accusation dégradante de falsification d’un décret présidentiel. C’est donc un homme amer, mais qui refuse catégoriquement de vouloir solder ses comptes à travers son livre autobiographique qui vient d’être publié aux éditions L’harmattan Sénégal, qui s’est confié à EnQuête. Sans tabou !

Veuillez-vous présenter aux lecteurs qui souhaiteraient en connaitre davantage sur Samba Sy, auteur du livre ‘’Parcours d’un Commissionnaire divisionnaire, entre sacralisation de l’Etat, dévouement et blessures’’ ?

Je m’appelle Samba Sy, Commissaire de police divisionnaire de classe exceptionnelle à la retraite. J’ai été auparavant, après avoir obtenu la Licence es Lettres (il n’y avait pas encore la Maitrise), nommé professeur d’histoire et géographie au Lycée Malick Sy de Thiès. Par la suite, Monsieur Jean Colin, alors tout-puissant ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, avait décidé, après les évènements de 1968, de rajeunir les cadres de la Police, en recrutant des universitaires. C’est à cette occasion que je suis entré dans la Police. J’avais 25 ans. Au début, mon père n’était pas d’accord. C’est un de mes cousins Cheikh Amala Sy (Père de Mamadou Racine Sy, PDG King Fahd Palace) qui l’a finalement convaincu. Mon père est traditionnaliste. Et comme la plupart de ses contemporains, il estimait que certains corps de l’Etat, la police, la douane, les impôts, étaient des corps qui étaient destinés à des gens castés. Ceux qu’ils pensaient être plus nobles ne devaient pas y aller. Il a fallu donc l’intervention de mon cousin pour le faire revenir à de meilleurs sentiments.
Après recrutement sur titre, j’ai été à l’école de police, où j’ai subi une formation de deux ans : une formation théorique, une formation pratique et une formation militaire. J’insiste sur la formation militaire, parce que ça n’a pas été évident. Un intellectuel qui sort de l’université et qui se retrouve dans un camp militaire, qu’on met au pas, qu’on oblige à porter une culotte, à qui on tond entièrement la tête en lui enlevant tous ses cheveux, à qui on oblige à faire son lit, sous peine d’aller au cachot et de nettoyer les chiottes, vous imaginez certainement la différence. Nous, intellectuels qui nous croyions d’esprit un peu supérieur et qui nous retrouvions ainsi rabaissés à ce niveau, commandés pour la plupart par des gens plus jeunes, moins diplômés….

En avez-vous gardé quelques anecdotes de cette formation militaire à Dakar Bango ?

J’en ai gardé de graves anecdotes. Lorsqu’on nous a envoyé à Dakar Bango pour suivre la formation militaire, ça était très douloureux. L’un de nos collègues a dû démissionner. Nous avons été obligés de faire un mouvement, qui a obligé l’autorité supérieure installée à Dakar d’envoyer une délégation à Saint-Louis, pour nous mettre dans les rangs. C’était catastrophique. On nous a punis ; on nous a soumis à ce qu’on appelle le largage. C’est-à-dire, on vous envoie la nuit à 50 km de Saint-Louis avec le sac à dos, le fusil à l’épaule, la gourde, et la tenue kaki pour marcher la nuit, revenir au cantonnement.
C’était extrêmement douloureux. Surtout pour des intellectuels, habitués à amuser la muse, à disserter, à faire preuve de suffisance et même de supériorité par rapport aux autres. Mais, pour les militaires, pour commander, il faut savoir d’abord obéir ; se mettre dans la peau de celui qu’on commande pour savoir quels ordres donnés, à quel moment. Malgré toutes les difficultés, nous avons tenu bon ; il n’y a qu’un collègue qui a abandonné en cours de route. Nous sommes ensuite revenus à Dakar pour continuer notre formation de deux ans. C’était la première et la dernière expérience pour un policier d’être envoyé dans un camp militaire pour subir une formation. Depuis lors, à ma connaissance, toutes les autres formations ont été effectuées dans les commissariats et ailleurs.

C’était difficile certes, mais n’était-ce pas plus rigoureux et efficace dans la formation des forces de l’ordre ?

Je reconnais que c’était nettement plus rigoureux. Nous en avons gardé des souvenirs. Pour le défilé de la fête de l’indépendance, par exemple, on nous a obligés, le fusil à l’épaule, la tenue courte, en culotte, à défiler devant les autorités, au même titre que des ‘’gobis’’ qui avaient à peine le certificat, alors que nous, on avait pour la plupart des licences. C’était une formation extrêmement forte dont on a bénéficié. A la sortie de cette formation, j’ai été major de cette première promotion des intellectuels, comme on les appelait. Un diplôme qui m’a été remis par feu Jean Collin, ici, à l’école de police en 1972.

Major de votre promotion, vous avez intégré le milieu professionnel. Pouvez-vous revenir sur votre parcours ?

J’ai été nommé, à la suite de ma formation, comme Commissaire adjoint à Pikine, où j’ai eu la chance de recevoir -parce que le titulaire était en congé- le Président Abdou Diouf, à l’époque Premier ministre, et qui était très content d’être reçu, je reprends ses termes, par un ‘’si jeune commissaire’’. Il félicitait ainsi Jean Collin d’avoir eu cette lumineuse idée de rajeunir la police nationale et de mettre à sa tête des intellectuels. C’était à Pikine, devant le ministre d’Etat Jean Collin et devant tout le monde.

Vous parlez dans le livre des rapports parfois difficiles entre ‘’ces jeunes commissaires intellectuels’’ et les vieux commissaires. Qu’est-ce qui l’expliquait ?

Ah… C’était très tendu. Quand on commençait à prendre fonction dans les commissariats de police, la plupart des arrondissements de police étaient dirigés par des officiers de police âgés, qui n’admettaient pas d’être remplacés par des jeunes qui n’avaient aucune expérience.
De ce fait, il y avait des problèmes à tous les niveaux. Mais, nous avons pu relever le défi. Ainsi, j’ai pu diriger 4 des 7 commissariats de police de Dakar. J’ai été adjoint à Pikine, Commissaire du premier arrondissement, le plus important (Plateau), j’ai aussi été commissaire de Rebeuss, Commissaire de la Médina et Commissaire de Bel Air, qui était à l’époque à l’emplacement actuel de l’ancienne gare routière, derrière la Caserne des sapeurs-pompiers. Et je crois avoir eu des résultats positifs qui ont amené l’autorité à me nommer chef de la sûreté urbaine de la région du Cap-Vert qui allait jusqu’à Bargny.
J’ai pu y développer tout ce que j’avais appris et j’ai eu les meilleurs résultats. Tellement satisfaisant que c’est de là-bas que j’ai été nommé directeur de l’Administration pénitentiaire du Sénégal à 38 ans, en remplacement du Colonel de la Gendarmerie Massar Diop qui avait 10 ans de plus que moi. Lequel m’avait d’ailleurs prodigué des conseils très utiles. J’ai exercé cette fonction avec dignité, compétence ; ce qui m’a permis d’avoir les décorations de l’ordre du mérite, de l’ordre national du lion, d’obtenir le grade le plus élevé, pour être, dès l’année suivante, radié comme tous les autres policiers.

Un épisode qui semble vous être resté en travers la gorge… N’est-ce pas ce qui vous a poussé à briser le silence pour solder vos comptes ?

J’ai écrit ce livre pour mes enfants, mes petits-enfants, pour qu’ils sachent quel a été mon parcours, pour qu’ils puissent s’en inspirer. C’est pour permettre aux jeunes policiers de savoir comment se comporter tant avec l’Etat, qu’avec les citoyens, les populations. C’est donc un message d’espoir aux jeunes. Ce n’est pas pour me venger. C’est vrai que j’ai subi beaucoup de préjudices. Le premier, c’est la radiation. Parce que je ne la comprends pas, après avoir eu de si bons résultats. Pire, six mois après la radiation, on intégrait une partie des policiers radiés sur examen des dossiers. Je remplissais tous les critères, mais, je n’en faisais pas partie. Je n’ai jamais compris pourquoi cet ostracisme, alors que j’ai toujours été loyal à l’autorité et à l’Etat.

Est-ce à dire que vous avez eu à jouer un rôle particulier dans les évènements de 1987, dits de la grève des policiers ?

Je ne sais toujours pas pourquoi un tel acharnement. D’ailleurs, je n’étais pas le seul. Il y avait des gens plus méritants que je cite dans le livre et qui n’ont pas été réintégrés, eux non plus. Par exemple, l’ancien commissaire central de Dakar, le commissaire Cheikh Kane qui était de ma promotion et qui a eu à arrêter Abdoulaye Wade, sur instruction du gouvernement. Convoqué au tribunal, il a dit : qu’il a arrêté Abdoulaye Wade, député, parce qu’il est officier et c’était en flagrant délit. Il a défendu l’Etat en prenant tout sur son dos. Ironie de l’histoire, le député Abdoulaye Wade qu’il avait arrêté au nom de l’Etat, a été le seul député, avec sa coalition et son parti, à quitter l’Assemblée nationale pour protester contre la loi de radiation. C’est pour montrer combien les gens peuvent parfois être ingrats. Pour en revenir à votre question, j’ai eu à jouer un rôle extrêmement important pour avoir essayé, du mieux que j’ai pu, d’amener le peu de ces grévistes entre guillemets à rentrer dans les rangs. Et tout le monde : gendarmes, policiers et civils peuvent en témoigner. Mais, c’est aussi ça la vie.

Parlez-nous un peu plus de cette fameuse grève suivie de la radiation ?  

C’était une affaire très grave qui a vu des policiers, qui, autrefois, craints, respectés, adulés, jeter à la vindicte populaire, des policiers qui étaient méprisés et qui ont tout perdu, malgré tous les services rendus à la Nation. Je dois préciser qu’il n’y a jamais eu de grève. Il y a juste eu un mouvement d’humeur réalisé par certains policiers offusqués par la condamnation de leurs collègues, accusés de la mort d’un détenu. Mais ce qui m’a le plus fait mal, c’est mon fils ainé qui a été tué au Commissariat central.

Etait-ce lié au mouvement d’humeur des policiers ?   

Non, c’était bien après. Parce que d’autres évènements sont venus se greffer à tout ça. Après la réintégration du premier groupe, six mois après les autres étaient réinsérés dans la police municipale. Compte tenu de mon parcours, de mes diplômes, de mes compétences, j’ai été nommé directeur de la police municipale de Dakar en 1992-1993, avec presque 400 agents placés sous mon autorité. Je suis resté directeur de la police municipale pendant presque 10 ans.

Pourquoi donc votre fils aîné a été tué, selon vous, alors que vous avez été réhabilité ?

Après avoir été réhabilité, après avoir donné le meilleur, après avoir reçu toutes les félicitations, on m’a accusé d’avoir falsifié un décret du président de la République pour me maintenir dans les fonctions de directeur de la police municipale. Un jour, mon fils était à la police pour des formalités administratives. En voyant le nom de son père, des agents l’ont traité de policier radié, de fraudeur de décret… Il a voulu laver mon honneur en les traitant de menteurs. Ils l’ont alors battu jusqu’au coma. Il a alors été évacué à l’hôpital où il a rendu l’âme. Dans un premier temps, j’avais porté plainte, mais eu égard à mon rang, je l’avais finalement retirée, pour ne pas avoir à accuser mes anciens collègues.

Limogé de votre poste de directeur de l’administration, puis radié de la police, vous avez été exclu de votre maison de fonction dans des circonstances que vous jugez humiliantes. Comment l’avez-vous vécu avec votre famille ?

J’avais très mal. J’ai été expulsé par la Gendarmerie avec l’assistance des détenus en corvée pour jeter tous mes bagages dans la rue. Alors que j’étais, non seulement, le patron des prisonniers, mais le patron des patrons des prisonniers. Ils avaient une intention manifeste de m’humilier avec ma famille. Pour expulser quelqu’un, il faut au moins lui notifier ça à l’avance. Si on m’avait prévenu une semaine à l’avance, j’aurais quitté le logement et garder ma dignité. Mais un matin, tôt le matin, j’ai trouvé ma maison, encerclée par des gendarmes qui ont barré tous les accès… Le Commissaire Sadibou Ndiaye venait d’être tué. Son corps placé dans sa voiture, et jeté dans les falaises des Mamelles. Ce souvenir était donc encore vivace dans mon esprit, lorsque j’ai vu les gendarmes défoncer la porte de ma maison. J’ai alors eu le réflexe, après avoir rassuré ma famille, de me déguiser. J’ai enlevé le pyjama que j’avais ; j’ai mis une culotte, assorti d’un sous-vêtement, une serviette au cou avec des sandales. A la porte, je leur ai dit que le Commissaire était en haut. Ils m’ont demandé qui j’étais, je leur ai répondu que je suis le ‘’boy’’ (domestique) et je suis sorti. Je pense que c’est ce réflexe qui m’a sauvé. Ils ont jeté les membres de ma famille dans la rue et sont repartis.

Qui était ce Commissaire Sadibou Ndiaye tué et jeté dans les falaises de Ouakam ?

C’était le Commissaire de Police le plus gradé, au moment de la radiation. Il était directeur de la Sécurité publique, pendant que moi j’étais le directeur de l’administration pénitentiaire. On raconte qu’il aurait été tué. Où ? Par qui ? Je ne saurais le dire pour ne pas jeter l’anathème sur qui que ce soit. Je sais qu’on a retrouvé son corps dans sa voiture. Pour qui connait Sadibou qui était un fervent musulman, un ami, un grand frère que je connaissais très bien, il ne s’est pas suicidé. Le jour où il se rendait à la Présidence, je n’étais pas encore radié, il est venu me trouver à mon bureau pour me dire qu’il allait à la Présidence. Le lendemain, on avait appris sa mort et son corps retrouvé à Ouakam. C’est comme ça que ça s’est passé.

Revenons sur l’affaire du ‘’faux décret’’. Vous pensez que c’était un coup monté de toutes pièces ?

J’avais fait là-bas 10 ans. Il y avait peut-être des gens qui voulaient mon poste. Il y a aussi le changement de patron à la tête de la mairie de Dakar. Mamadou Diop qui me faisait confiance était parti. Pape Diop l’a remplacé et a changé tous les directeurs. Il a voulu peut-être me changer. Mais comme il avait des difficultés à changer un brigadier affecté à la garde de Serigne Mansour Sy, il s’est peut-être rendu compte qu’il ne peut rien contre moi. Je vais vous raconter une anecdote. Un jour, il m’a demandé pourquoi j’ai affecté quelqu’un à la garde de Serigne Mansour et non du khalife général des mourides. Je lui ai dit : d’abord parce que ce dernier n’habite pas Dakar. Ensuite, parce que le maire ne m’a jamais demandé d’affecter un agent à un quelconque dignitaire mouride.

Mais quelle est la part de vérité dans cette histoire du décret ?

Je ne saurais tout dire pour ne pas gêner certains. Etant donné que j’ai pardonné, je préfère tourner la page. En tout cas, les faits sont là. Ceux qui liront le livre pourront se rendre compte de ce qui s’est passé. Donc, lorsque Monsieur Pape Diop (ancien maire de Dakar) a voulu enlever le policier municipal affecté à la garde de Serigne Mansour Sy. Il n’a pas réussi, m’en avais fait le reproche. Il m’avait demandé pourquoi Serigne Mansour dispose d’une garde et non le khalife général des mourides. Je lui avais dit que s’il avait une résidence à Dakar, j’aurais pu le faire. Ensuite, le maire ne m’avait pas demandé d’affecter un gardien à un quelconque dignitaire mouride établi dans la capitale. Finalement, de conjecture à conjecture, on peut penser à beaucoup de choses.

Finalement, dans quelles circonstances avez-vous quitté votre poste ?

J’ai quitté non pas par le maire qui avait la seule compétence de me relever, mais, par le ministre en charge des Collectivités locales, Monsieur Thiéwo Cissé Doucouré, qui est décédé. Malheureusement. Auparavant, j’avais eu une prolongation d’activité qui avait été demandée par le Général Lamine Cissé sur recommandation du maire de la Ville (Mamadou Diop) pour que je sois admis à la prolongation. C’est donc un décret authentique qui a permis de me maintenir au poste. Je n’ai jamais falsifié un document. Dieu faisant bien les choses, après le départ de Thiéwo Cissé, c’est Macky Sall qui a été nommé ministre de l’Intérieur chargé des Collectivités locales, qui m’a nommé Conseiller technique, je percevais un salaire de 450 000 francs, alors qu’à la police municipale, je touchais 300 000 francs. Après lui, Aminata Tall l’a remplacé et j’ai continué à travailler avec elle jusqu’à son départ du gouvernement.

Quelles sont les causes de l’insécurité à Dakar ?

Il y a beaucoup de problèmes. Des problèmes dans la formation, des problèmes dans le suivi, des problèmes dans le commandement de la Police. Mais malheureusement, ce ne sont pas des choses qu’on peut étaler sur la place publique. Mais, pour ce qui me concerne, je trouve beaucoup de carences. J’ai fait des rapports que j’ai adressés aux autorités, de manière honnête, pour leur dire de prendre telles dispositions dans telles circonstances.

Quelle analyse faites-vous des difficultés vécues par les forces de sécurité lors des évènements de mars dernier ?

 Ces évènements sont arrivés à cause d’un problème d’improvisation des forces de défense. Il y avait beaucoup d’improvisation, beaucoup de tâtonnement et même des erreurs. Il y a eu beaucoup d’erreurs dans l’art de gérer les troubles et les rétablissements de l’ordre public. Ce qui est dommage, c’est que la police actuelle ne fait pas appel aux anciens, qui en savent plus qu’eux, pour avoir vécu des situations plus graves que celles-là.

Lesquelles par exemple ?

 Je ne souhaite pas rentrer dans les détails pour ne pas gêner. Comme je vous l’ai dit, mon livre n’est pas vindicatif, ce n’est pas un recueil de protestations et de frustrations, mais c’est un recueil d’informations. C’est pourquoi, je ne souhaite pas parler au public de certaines informations qui sont dans le secret défense.

Que vous rappellent les évènements de 1994 ?

 On venait juste d’être réhabilité. Je me rappelle les arrestations de Pape Malick Sy et de son neveu Moustapha Sy. Je me rappelle aussi la mort des policiers qui ont reçu des coups de hache et de machettes sur le boulevard centenaire. Ces évènements ont eu lieu devant la porte de la Gendarmerie qui se trouvait en repos, parce que les mercredis après-midi, les gendarmes sont au repos. Les policiers qui n’étaient pas en repos n’ont pas eu les réflexes qu’il fallait et ils en ont payé le lourd tribut. C’était vraiment triste. C’est dans ces circonstances que nous avons pris fonction.

Qu’en est-il des rapports parfois difficiles entre policiers et gendarmes ? Est-ce une réalité ou une simple vue de l’esprit ?

 
       C’est vrai qu’il y a toujours eu des problèmes. En ce qui me concerne, j’ai remplacé un colonel de Gendarmerie. J’ai aussi été remplacé par un colonel de gendarmerie à la Direction de l’administration pénitentiaire. J’ai aussi été expulsé par la Gendarmerie, avec beaucoup d’indélicatesse. Ils auraient pu me dire au moins que l’Etat a besoin de récupérer le logement, il faut le libérer. Je serais parti dans la dignité. Cela en dit long sur les relations entre les deux corps. Depuis lors d’ailleurs, l’administration pénitentiaire est dirigée par la Gendarmerie. Seul un magistrat a dirigé du temps de Mimi Touré. Alors que de mon temps, c’était une direction du ministère de l’Intérieur. C’est par la suite qu’elle a été rattachée à la Justice. Malgré cela, ce sont les gendarmes qui y ont régné sans interruption.

Est-ce une anomalie ?

Oui, c’est une anomalie. Mais, il appartient aux autorités d’en prendre conscience et de corriger, s’il y a lieu.

Quelles en sont les conséquences sur la qualité de service ?

Je ne saurais m’épancher trop là-dessus pour ne pas paraitre comme un pourfendeur de la Gendarmerie. Je ne voudrais pas non plus apparaitre comme un donneur de leçons, non plus comme un aigri qui cherche à se faire justice par la presse. Ce n’est pas mon cas. Ceci est un simple aperçu de la vie d’un fonctionnaire qui a donné le meilleur de lui-même, jusqu’à sa retraite. C’est un ouvrage destiné à ses enfants, ses petits-enfants, ainsi qu’aux jeunes agents en exercice, pour leur permettre de pouvoir mieux gérer.

Dans l’affaire Baba Ndiaye qui a été à l’origine de la grève des policiers, des agents ont déploré l’ingratitude de la hiérarchie. Avez-vous ce sentiment ?

En fait, la police a bon dos. On met tout sur le dos de la police. Et elle accepte souvent de subir, parce qu’elle a choisi de servir, de se mettre au service de la loi et de l’Etat, dans l’intérêt supérieur de la Nation. Dans l’affaire Baba Ndiaye que vous avez cité et sur laquelle je reviens amplement, il s’agit d’un citoyen arrêté pour recel. Il est décédé non lors de la période de garde à vue, mais après le mandat de dépôt. Toujours est-il que ses parents ont porté plainte, suite à son décès et des policiers ont été condamnés. A tort ! Ce qui a suscité la colère de certains de leurs collègues. Et cela a été mal géré.

Justement, cela nous permet de parler de la condition des détenus. Quelles solutions pour les mettre dans de meilleures conditions et lutter contre le surpeuplement carcéral ?

Avec l’accroissement démographique, il y a plus de délinquants, plus de travail pour les magistrats, et plus de monde dans les prisons. Plus on avance, plus ceci va augmenter. Il appartient à l’Etat de prendre ses responsabilités et de mettre en place d’autres prisons, ou alors de relever les plafonds de tous les établissements pénitentiaires qui existent. Lorsque j’étais directeur de l’administration pénitentiaire, c’était l’un de nos premiers projets. A l’époque, avec l’appui constant du ministre de l’Intérieur Ibrahima Wone, on a rouvert le camp pénal de Koutal qui était fermé depuis longtemps. Ce n’était pas évident dans un contexte où on estime que quiconque ouvre une prison sera le premier à y séjourner. Je dois d’ailleurs signaler que c’était la première fois depuis les indépendances. Ce qui nous a permis d’y transférer 250 des détenus de Rebeuss. En outre, grâce à des travaux que j’ai fait effectuer par des détenus avec l’aide des préfets, nous avons relevé considérablement le plafond de la plupart des établissements pénitentiaires dans les départements. La plupart de ces établissements ne pouvaient recevoir plus de 20 détenus. Nous avons également fait changer l’appellation de tous les établissements du Sénégal….

Quid de la réinsertion sociale des détenus ?

Nous avons beaucoup fait à l’époque pour la préparation des détenus à leur réinsertion sociale. Le président Abdou Diouf en était d’ailleurs très fier, après avoir vu à la foire de Dakar, les produits réalisés par les détenus. Tellement fier qu’il était revenu une semaine après avec son épouse pour lui montrer les réalisations. Aussi, dans certaines prisons comme Koutal, on a aménagé des terres cultivées par les détenus et qui permettaient, non seulement, d’améliorer leurs conditions d’existence, mais aussi, d’approvisionner les populations environnantes. Autant de choses dont nous sommes encore très fiers.

Le Sénégal a-t-il les moyens de faire face efficacement aux nouvelles formes de menaces comme le terrorisme ?

Parfaitement ! Pour le moment, je ne pense pas que le terrorisme puisse prospérer au Sénégal. Mais c’est maintenant qu’il faut prendre des mesures, avant que le pire n’arrive. Nous avons les moyens de prendre toutes les dispositions utiles pour contrer le terrorisme. Il y a les moyens, les compétences, et il y a le génie.

Parlez-nous un peu de vos rapports avec la famille Sy, particulièrement avec Serigne Babacar Sy ?

Mon père est tidiane. Il s’appelle Aly Racine Sy, celui-là même qui est chanté par les griots : ‘’Toucouleur Aly Racine, nagn dem Podor’’. C’était mon père. Il était d’une grande générosité. Il préférait donner aux autres et sacrifier sa propre famille. Il préférait nourrir les autres et mourir de faim. Son petit frère s’appelle Babacar Sy, son autre frère Cheikh Tidiane Sy et son autre petit frère Mouhamed. Lorsque j’ai eu des problèmes à l’école primaire, parce qu’à l’époque, les instituteurs étaient des toubabs. Le maitre trouvait que j’étais trop bègue. Je n’arrivais pas à prononcer la lettre A. Il fallait que je sautille, que je fasse des gestes pour y arriver. S’y ajoute : j’avais des crises épileptiques qui, quand elles arrivaient, perturbaient toute la classe. Tout cela a poussé le maitre à me renvoyer. Mon père m’a alors emmené à Tivaouane, chez Serigne Babacar Sy.
C’était en 1951, presque plus de 6 ans avant la mort du khalife. Il m’a alors pris et m’a posé sur ses genoux. Et il a enlevé le béret noir que je portais. Lorsqu’il m’a regardé, il a dit à mon père qui me l’a raconté que je ressemble étrangement à Pape Malick Sy, le fils de Serigne Babacar. Il lui a dit : si jamais je perds Pape Malick, je viendrais le chercher. Mon père était alors content, mais son engouement s’est un peu estompé, quand le marabout lui dit de me ramener à l’école. Mon père était donc un peu déçu, mais, ne voulait en aucun cas me ramener à l’école, parce qu’il a une fierté qui dépasse l’entendement. C’est finalement ma tante, une domestique chez les blancs, qui m’y a amené avec un billet de 10 francs français, correspondant à 50 000 francs CFA actuellement, qu’elle a proposé au maitre. Et le maitre m’a repris. Mieux, deux mois après, il m’a surclassé. Il a dit à ma tante que mon niveau dépasse le niveau des autres. Pour ma tante, c’est grâce à elle, parce que c’est elle qui m’encadrait. Pour ma mère, c’est grâce à Serigne Babacar qui a prié sur ma tête. Toujours est-il que j’ai eu le certificat à 11 ans, puis la licence…

Samba Sy est originaire de quelle localité ?

Je suis né à Dakar. Mais mon père est originaire du Fouta. Le père de mon père, Samba Racine Sy, a accompagné Seydi El Hadji Malick, jusqu’à Tivaouane. Lorsque ce dernier s’est installé à Tivaouane, mon grand-père est allé à Kelle, à une vingtaine kilomètres, où il a épousé Woré Fall, une dignitaire. Mon père est né de cette union. Il a réussi à rejoindre son oncle, petit frère de sa mère, Samba Souna Diop, qui était connu et très célèbre. A cette époque déjà, il disposait d’un cheval blanc. C’était en 1945. J’ai alors eu le privilège de naitre à l’hôpital des indigènes. A l’époque, il y avait deux hôpitaux dans Dakar : Principal qui était l’hôpital des français et Le Dantec qui était celui des indigènes. Pour la petite histoire, chez mon homonyme Samba Souna Diop, un jour, je rampais pour aller me jeter sous les sabots du cheval qui m’a piétiné. J’ai été soigné à l’hôpital. Mais, je pense qu’il y a eu les séquelles que je trainais et qui me causaient les crises. D’autres estiment que c’était les ‘’rabs’’ (djinns).

Lequel des commissariats que vous avez fréquentés vous a le plus marqué ?

C’est le Plateau. C’est là où j’ai eu les meilleures relations. Le plateau étant la capitale où résident la plupart des hommes d’affaires : sénégalais, libanais, les riches, les commerçants, c’est là où j’ai eu les meilleurs résultats, les plus grandes opportunités. Tenez-vous bien, en 1976, Famara Sagna était directeur de la BNDS (Banque nationale de développement du Sénégal). Et il envoyait tout le temps son chauffeur pour faire des légalisations. Un jour, ce dernier me dit : Commissaire pourquoi vous n’irez pas voir Famara pour faire un prêt et réaliser vos projets ? C’est sur son insistance que je suis allé voir Famara, qui m’a prêté 10 millions. Vous vous rendez compte. Nous sommes en 1976. Cela m’a permis de raser les cases et les baraques qui se trouvaient dans la maison de mon père et de mettre un immeuble à la place.MOR AMAR

Moustapha GUIRASSY hospitalisé, son chauffeur décédé

http://www.walf-groupe.com La route Tamba-Kédougou semble désormais être l’axe du mal. Un nouvel accident s’y est produit après celui des journalistes de Leral.net. Ancien ministre et actuel député à l’Assemblée nationale, Moustapha GUIRASSY a été victime, dans la matinée d’hier, d’un grave accident de la circulation à hauteur du village de Diacounda, à près de 70 kilomètres de Tambacounda. Un camion malien est, encore une fois, en cause.
Le véhicule du député a terminé sa course sous un camion en stationnement sur la Nationale 7 à hauteur de Diop Counda, à environ 5 km de la courbe de Dialacoto dans le département de Tambacounda. GUIRASSY et son chauffeur, grièvement blessés, ont été évacués aux urgences de l’hôpital régional de Tambacounda en attendant leur évacuation par avion sur Dakar
Seulement, aux dernières nouvelles, le chauffeur du fils de Mamba GUIRASSY, ancien président du Conseil économique et social, a succombé à ses blessures.

Guy Marius SAGNA et Cie libérés au bout de la nuit

http://www.walf-groupe.com Les activistes Guy Marius SAGNA, Papis DJIM de FRAPP France Dégage, Fallou DIAGNE du Collectif Ñoo Lank et Sylvestine MENDY de Africa First ont été interpellés, ce dimanche, alors qu’ils entendaient battre le macadam à Guédiawaye.
Dans un communiqué, le Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricain (FRAPP) dénonce ces arrestations dignes, selon lui, d’un régime dictatorial.
Seulement, les activistes qui exigent «la libération immédiate de tous les militants kidnappés», ont été entendus. En effet, selon nos informations, c’est au bout de la nuit qu’ils ont tous été relâchés.

Transfert des dépouilles de la famille Senghor : Retour à Joal en Décembre

https://lequotidien.sn Le décès de Colette Senghor et son inhumation au cimetière de Bel Air à Dakar, a été le dernier élément qui devait permettre le déplacement de toute la famille de Léopold Sédar Senghor de Dakar à Joal, ainsi que l’ancien chef de l’Etat du Sénégal en avait émis le souhait. Son vœu sera enfin exaucé le 20 décembre prochain, date anniversaire de sa disparition.
 Quarante ans après le départ de Philippe Maguilène, 20 ans après la disparition de Léopold Sédar, et deux ans après le dernier voyage de Colette, les Senghor vont retrouver leur demeure finale, dans le caveau familial de Joal-Fadhiouth. Le Quotidien a appris que les trois dépouilles quitteront le cimetière de Bel Air le dimanche 19 décembre prochain, pour être enterrées dans leur lieu de repos définitif, le 20 décembre.
Pas besoin d’être grand savant pour comprendre que cette date n’a pas été choisie au hasard, étant l’anniversaire de la mort du défunt poète-Président. On se rappelle déjà qu’il y a vingt ans, lors des obsèques de l’ancien Président, de nombreuses voix s’étaient élevées, notamment du côté de sa famille élargie, à Joal, pour réclamer son inhumation dans le caveau familial, aux côtés de son père Basile Diogoye.
Les gens ont rappelé à l’époque, la volonté toujours exprimée par le défunt, dans ses déclarations comme par ses écrits, d’être bercé par les vagues de sa côte natale.
C’est sa veuve qui a fini par calmer tout le monde. Colette Senghor a indiqué que sa volonté, comme celui de son époux, était que la famille fasse ensemble le voyage vers la terre natale. En attendant, Léopold Sédar devait tenir compagnie à son fils Philippe Maguilène, à Dakar, à Bel Air.
Maintenant que le trio est enfin réuni, les membres de la famille Senghor estiment que le moment est enfin venu. Avec le vingtième anniversaire de la commémoration de la disparition du premier Président de la République du Sénégal, la Fondation Léopold Senghor a prévu d’organiser, dans le mois de son décès, diverses activités, dont probablement un symposium sur la vie et l’œuvre de l’illustre disparu. Le déplacement des dépouilles coïncidera avec la date anniversaire de la mort de Senghor.
Il faut dire que toute cette activité est encore, telle que décrite, du domaine strictement privé, et quasiment familial. C’est en effet les membres de la famille Senghor qui sont à la manœuvre. Néanmoins, au vu de la personnalité et de l’envergure du personnage de Léopold Sédar Senghor, il serait fortement surprenant, le Séné­gal étant ce qu’il est, que cette commémoration soit laissée, du début à la fin, dans les seules mains des membres de cette famille, même assistées des membres de la Fondation Sen­ghor, sans que des démembrements de l’Etat n’y interfèrent. Par Mohamed GUEYE


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