Revue de presse du Lundi 10 Octobre 2021

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Recep Tayyip Erdoğan entame une nouvelle tournée africaine

https://www.financialafrik.com Après l’Algérie, le Sénégal et la Gambie où il s’était rendu en début d’année, Recep Tayyip Erdoğan est de nouveau annoncé sur le continent africain. Le président turc est notamment attendu, courant octobre, au Togo, au Nigeria et en Angola où il devra respectivement rencontrer ses homologues Faure Gnassingbé, Muhammadu Buhari et João Lourenço.
A Lomé où il se rend le mercredi 20, Recep Tayyip Erdoğan a dépêché, depuis avril, une ambassadrice avec l’ouverture d’une ambassade. Les deux pays, qui filent le parfait amour depuis l’été 2020, étudient également l’option d’une liaison aérienne directe entre leurs deux capitales, en dehors des accords qui les lient sur les plans économique, militaire et de l’éducation.
Notons que le président turc implique de plus en plus son pays en Afrique, et la Turquie intensifie ses échanges diplomatiques et économiques avec le continent. Il est annoncé, en exemple, la signature prochaine de trois accords avec le Nigéria – première économie d’Afrique et partenaire commercial principal d’Ankara en Afrique subsaharienne –, portant sur les hydrocarbures, l’énergie et la métallurgie. Le volume commercial entre les deux pays a atteint la barre des 2 milliards USD à la fin de 2020, selon Fatih Donmez, le ministre turc de l’Énergie et des Ressources naturelles.
En ce qui concerne l’Angola, Erdogan avait indiqué son intention de porter les échanges commerciaux à 500 millions de dollars. « Nos échanges commerciaux avec l’Angola représentent 176 millions USD, c’est largement insuffisant », avait déclaré le président turc qui recevait son homologue Lourenço en juillet dernier. ByNEPHTHALI MESSANH LEDY

Le Nobel d’économie à un trio de spécialistes de l’économie expérimentale

https://www.rfi.fr/fr Le prix Nobel d’économie a récompensé lundi 11 octobre trois spécialistes de l’économie expérimentale, le Canadien David Card, l’Américano-Israélien Joshua Angrist et l’Américano-Néerlandais Guido Imbens.
Le trio « nous a apporté de nouvelles idées sur le marché du travail et montré quelles conclusions peuvent être tirées d’expériences naturelles en termes de causes et de conséquences », a salué le jury Nobel.
David Card, né en 1956 au Canada, enseigne l’économie à l’université de Californie, à Berkeley. Il obtient la moitié du prix pour « ses contributions empiriques à l’économie du travail ».
La deuxième moitié du prix est attribuée conjointement à l’Américain Joshua D. Angrist, né en 1960 et enseignant au Massachusetts Institute of Technology, à Cambridge, et à Guido W. Imbens, né en 1963 aux Pays-Bas, qui enseigne à l’université de Stanford « pour leurs contributions méthodologiques à l’analyse des relations causales ».

L’inflation s’accélère à 3% en septembre 2021

https://www.sikafinance.com Au Sénégal, les prix des biens et services de consommation se sont globalement renchéris au cours du mois de septembre 2021. En effet, l’inflation s’est accélérée à 3% sur la période, en glissement annuel, après une hausse de 2,6% le mois précédent, selon les données officielles.
Les prix ont progressé à un rythme plus rapide principalement pour les produits alimentaires et boissons non alcoolisées (+4,4% contre +3,9% en août), les services des restaurants et hôtels (+2,7% contre +1,8% en août), l’habillement et les chaussures (+1,6% contre +1,3% en août), le logement (+2,1% contre +1,2% en août), et à degré moindre pour les services de transport (+2,1%).
Dans le même temps, l’inflation est restée stable pour les prix liés à l’enseignement (+1,6%) et quasi-stable pour les services de santé (+0,7% contre +0,8% en août) et l’ameublement (+3,2% contre +3,3% en août).
Cette évolution des prix a été atténuée par une baisse remarquée sur les prix du loisir (-0,1% contre +0,2% en août) et des services de communication (-5,5%).
Par ailleurs, l’inflation sous-jacente qui est obtenue en dehors des phénomènes perturbateurs observés généralement sur l’évolution des prix des produits saisonniers et des produits énergétiques, est ressortie à 4% en septembre 2021, en rythme annuel.Dr Ange Ponou

Pr Papa Ogo Seck sur le Sommet France-Afrique : «une démarche par le bas qui marque une rupture générationnelle» 

http://lesoleil.sn Le format de la 28e édition du Sommet Afrique-France, sans chefs d’État africains, tenue, vendredi dernier, n’a pas manqué d’attirer l’attention du Professeur Papa Ogo Seck, enseignant-chercheur en Droit et Science politique à l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis. Interrogé par Lesoleil.sn, le Président de l’Association des juristes africains (Aja) parle même de « démarche par le bas », que l’Afrique doit saisir pour changer les paradigmes.
Le Sommet France-Afrique, qui a réuni, en fin de semaine passée à Montpellier, dans le sud de la France, 2 000 et 3 000 participants, a été consacré à la jeunesse et à la société civile africaine. Ce qui fait dire à Papa Ogo Seck, juriste et politologue sénégalais qu’une nouvelle stratégie s’impose. « A présent, il faut s’interroger sur le ‘macronisme’ qui vise surtout à flatter le sentiment des peuples au lieu des États ; une démarche par le bas qui marque une rupture générationnelle et que les peuples anciennement colonisés doivent saisir pour affirmer leur indépendance comme l’a fait d’ailleurs cette jeunesse à travers ce sommet », a notamment analysé le Président de l’Association des juristes africains (Aja).
Pour ce membre de l’Académie diplomatique africaine, c’est l’occasion d’organiser la jeunesse africaine en tant que génération consciente. « Une nouvelle stratégie s’impose dès lors pour l’Afrique : la stratégie par le bas », a-t-il insisté.
De son avis, ce rendez-vous international « est une réorientation stratégique de la part de l’Elysée pour comprendre le sentiment anti-français en Afrique. Il vise donc à comprendre les aspirations de la jeunesse africaine pour mieux se positionner à l’avenir. Comme les Etats africains ne font rien.

C’est l’Élysée qui le fait à leur place ».

A ce titre, le Président de l’Association internationale pour la recherche et le développement en Afrique soutient que Dakar, en tant que capitale historique, doit abriter des assises nationales de la jeunesse africaine, en vue de préparer une convention extraordinaire de la jeunesse. Il s‘agira dans ladite convention, selon toujours Pr. Seck, de « faire le bilan de tout ce qui se passe en Afrique sur le plan économique, social et politique à travers des propositions tenant compte des aspirations profondes des jeunes, à soumettre à l’Union africaine (Ua) et aux organisations sous régionales (Cedeao, Uemoa) ».S. G

Choguel Maïga reproche à la France d’avoir placé Kidal sous le contrôle de forces non gouvernementales

(Agence Ecofin) – De passage à Genève dans le cadre de la journée mondiale du Coton, le Premier ministre malien Choguel Maïga est revenu avec des mots très durs sur l’action de la France au Mali. Une seconde sortie après celle devant l’Assemblée générale de l’ONU, ou il reprochait à Macron d’avoir « abandonné le Mali en plein vol ».
« Arrivée dans la région de Kidal en 2013 lors de l’offensive contre les groupes armés du nord, la France a interdit à l’armée malienne d’entrer. Elle a créé une enclave ou le gouvernement malien n’a jusqu’à présent pas autorité ». Interviewé par le service de presse russe Ria Novosti vendredi soir à Genève, le chef du gouvernement de transition au Mali, Choguel Maïga a émis une série de reproches à l’intention de l’Hexagone.
Il l’a notamment accusée d’erreurs ayant mené à la destruction de l’Etat libyen (intervention de l’OTAN en 2011) qui a favorisé la progression des terroristes dans son pays, puis d’avoir encadré des groupes armés non gouvernementaux, notamment des officiers du MNLA et deux cadres d’Ansar Dine. Des propos très sévères que plusieurs médias ont toutefois déformés, parlant de « soutien au terrorisme » ou même de « formation des djihadistes ».
Le Premier ministre n’a néanmoins pas fermé la porte à un réchauffement des relations avec la France, actuellement tendues suites à des propos blessants tenus des côtés. « Notre partenariat avec la France n’est pas exclusif parce que notre souci, c’est d’assurer la sécurité de nos citoyens », a-t-il déclaré, avant de poursuivre  : « Le Mali et la France constituent un vieux couple. Il y a par moments des scènes de ménage, mais je ne crois pas que ça va aboutir au divorce ».Feriol Bewa 

EMMANUEL MACRON-ASSIMI GOÏTA : L’escalade lourde de périls Par Babacar Justin Ndiaye

https://www.pressafrik.com Loin des flonflons du Sommet de Montpellier, résonnent des bruits inquiétants, bougent dangereusement des lignes et, surtout, se multiplient des péripéties peu rassurantes pour l’avenir des relations franco-maliennes.
Le diplomatique duel à fleurets mouchetés (phrases-chocs de Choguel Maïga, phrases furieusesd’Emmanuel Macron et convocation rapide de l’ambassadeur de France à Bamako) cède la place aux offensives secrètes (déstabilisatrices) de la France et à la parade adaptée de la Junte du Colonel Assimi Goïta et de ses supporters présents et vigilants dans certains segments de la population.
Entre le Mali de la Junte de Kati-Koulouba et le locataire de l’Élysée, il n’existe désormais que le pont de l’aversion. Les faits avant-coureurs d’une lutte à mort sont, à la fois, affichés et camouflés. La partie visible de l’iceberg est meublée de charges verbales par lesquelles, chaque orateur brûle tous ses vaisseaux et ferme les portes d’un retour éventuel vers des relations normales, à fortiori cordiales ou amicales.
Lorsque le Président Emmanuel Macron dit que « cette équipe de Bamako n’est pas un gouvernement », il atteint le double pic de l’hostilité et de l’hystérie. Question découlant de l’assertion du chef de l’État français  : pourquoi accréditer ou maintenir alors un ambassadeur auprès d’unPrésident fantôme, d’un Premier ministre fantôme et d’un gouvernement introuvable au Mali ? Son Excellence, Joël Meyer, a ses interlocuteurs au Palais de Koulouba ou au marché de Dabanani ? Cette colère extrême est évidemment le parfait baromètre des plans ou des préparatifs de la France contre Assimi Goïta et le noyau dur de Colonels aux commandes de l’armée et du pays.
Pourtant, le gouvernement (réel) formé à Ndjamena et le gouvernement en voie de formation à Conakry sont ceux de deux régimes non issus des urnes ou des dispositions constitutionnelles mais nés des baïonnettes. Baïonnette fascinante par-ci, baïonnettesinistre par-là ! Le régime tchadien est tellement convenable et fréquentable que le Premier ministre français, Jean Castex, lui a récemment rendu visite. La politique de la France en Afrique, c’est davantage Talleyrand que Descartes. La logique étant le cadet des soucis de Paris au Sahel.
Quant à la partie immergée du bras de fer entre la France et le Mali, elle renvoie à des faits récents et en cascade qui troublent les milieux bien informés et sèment des interrogations porteuses de cauchemars pour le futur immédiat. Tout se passe comme si on veut déboulonner net et vite le Président de la Transition. Jugez-en ! Il y a quelques jours, une dizaine de militaires sont arrêtés dans la garnison de Kati, donc au cœur du dispositif de sécurité de la Junte. L’information, initialement bien verrouillée, est fuitée par l’activiste Adama Diarra alias « Ben le Cerveau ». Un animateur enflammé du groupe dit « Debout sur les remparts » qui est catalogué comme le confident d’un ou de deux membres influents de la Junte.
Cette arrestation de la dizaine de soldats a-t-elle entrainé l’interpellation du Colonel-major Kassoum Goïta (à ne pas confondre avec Assimi Goïta), ancien directeur de la Sécurité d’État débarqué au lendemain de l’éviction de l’ancien Président Bah Ndaou et de son Premier ministre Moctar Ouane ? En tout cas, le Colonel-major Kassoum Goïta est, aujourd’hui, écroué. Du coup, ce sont trois ex-directeurs des Services de renseignements du Mali (Soumeyla Boubèye Maïga, le Général Moussa Diawara et le Colonel-major Goïta) qui sont emprisonnés, en l’espace de quelques mois, par la Junte. C’est un fait sans précédent dans les annales de l’Histoire politico-sécuritaire du Mali.
Mais le summum du trouble est atteint avec et par ce fait insolite voire explosif que les habitants de Kati ont observé avec frayeur. Deux véhicules bourrés de militaires européens de l’EUTM (la Mission de Formation de l’Union Européenne au Mali) ont stationné longuement devant la résidence du Ministre de la Défense, le Colonel Sadio Camara. L’homme qui a accueilli avec ferveur les hélicoptères et instructeurs russes. La présence prolongée des deux véhicules a intrigué et alarmé les habitants favorables à la Junte. Lesquels ont encerclé les soldats européens et précipité leur fuite. Que faisait l’EUTM à Kati ? Était-on en attente d’une mutinerie programmée pour mieux la coordonner ? Mystère.
Comme on le voit, l’escalade entre Macron et Goïta emprunte visiblement des pistes périlleuses qui peuvent déboucher sur les options les plus tentantes mais, aussi, les moins contrôlables en termes de répercussions ou d’ondes de choc lointaines. L’équation est, en effet, très ardue. Des parachutistes français de Barkhane – aux yeux bleus et aux cheveux blonds – ne peuvent pas donner l’assaut simultanément à Kati et à Koulouba, soixante après les indépendances. Un tel mandat ne peut être octroyé ni par les Nations-Unies (la Russie est membre permanent du Conseil de sécurité) ni accordé par la CEDEAO.
Au demeurant, si Emmanuel Macron franchissait le Rubicon de cette façon-là, les opinions publiquesd’Afrique et les populations du Mali s’insurgeraient. Autre et immédiate conséquence :  l’armée malienne se briserait en mille morceaux. Le prétexte aurait été bien trouvé si le Colonel Assimi Goïta avait été candidat malheureux et usurpateur de la victoire. Au Mali, on n’est pas dans le cas de figure ivoirien de 2011 marqué par le refus de Laurent Gbagbo ; encore moins dans le contexte gambien de 2017 ponctué par la volte-face de Yaya Jammeh.
Il s’y ajoute qu’au plan domestique, tout le vivier d’hommes politiques estampillés « amis de la France » est vidé soit par la fuite en exil, soit par les emprisonnements massifs. Reste la carte habituelle du cheval de Troie, c’est-à-dire le « traitre » longtemps glissé et jamais identifié dans les entrailles de la Junte. Sur ce point précis, le trio de Colonels putschistes (Goïta, Koné et Camara) semble avoirpris ses dispositions. Précisément, ce sont cette hantise et cette perspective qui, entre autres motifs, expliquent l’accélération des contacts avec les mercenaires russes de WAGNER. Enfin, signalons que tous les spécialistes du Mali et de sa crise, sont convaincus qu’une chute violente et sanglante de la Junte de Goïta creuserait la tombe de l’État malien. Ce qui exporterait la tragédie humaine au Sénégal (des millions de réfugiés en provenance de Kayes), laisserait le barrage hydroélectrique de Manantali à la merci des djihadistes et, in fine, répandrait l’insécurité en direction des sept pays frontaliers du Mali.
Heureusement que les lignes n’ont pas bougé exclusivement vers les dangers ou les périls. La religieuse et otage Gloria Cecilia Narvaez a été libérée par ses ravisseurs du Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM) de l’islamiste touareg Iyad Ag Ghali, « grâce aux efforts conjugués de plusieurs Services de renseignements » selon la terminologie officielle. En vérité, c’est le DRS algérien qui est le maître d’œuvre de cette libération, en liaison avec la Sécurité d’État du Mali et deux autres services du G5 Sahel. Libération intervenue, quelques heures après le séjour à Bamako, du Ministre algérien Ramtane Lamamra. La Colombie, pays natal de la sœur Gloria Cecilia n’a cessé de jouer sa partition. Bogota avait décidé de dépêcher à Bamako, un embryon de Forces spéciales colombiennes commandées par l’officier Fernando Murillo. Cet officier du Renseignement militaire colombien qui a fait récemment des va-et-vient entre Alger et Bamako

La BOAD a annoncé un bénéfice net équivalent à 36,4 millions $ pour le premier semestre 2021

(Agence Ecofin) – La BOAD a annoncé pour le premier semestre 2021, un bénéfice net assez proche de celui de la même période en 2020, pourtant année de Covid. Des pertes de valeurs et certains autres éléments explique cette performance qui est plus résiliente que dynamique.
La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) a annoncé pour les six premiers mois de l’année 2021, un bénéfice net de 20,6 milliards de FCFA, soit l’équivalent de 36,4 millions $, a pu constater l’Agence Ecofin, à la lecture de sa publication financière du 8 octobre dernier. En cette année de reprise post-covid, c’est un niveau de performance quasi stable, en comparaison à celle de la même période en 2020 (20,4 milliards de FCFA).
Malgré une croissance dans les revenus d’intérêts, les autres revenus ont été de 8,7 milliards de FCFA, en recul par rapport à ceux de la même période en 2020 (10,5 milliards de FCFA). Ceci est le fait des pertes de changes, aussi bien effectives que potentielles, qui ont atteint au niveau comptable, la valeur de 60,34 milliards de FCFA. Elles n’ont pas pu être compensées par les autres gains comptables, d’une valeur de 69 milliards de FCFA.
En plus de ce repli sur les pertes de change, s’ajoute une augmentation des coûts du risque pour l’institution. Ils sont passés de 10,4 milliards de FCFA en juin 2020, à 12,5 milliards de FCFA en juin 2021, soit une augmentation de près de 2 milliards. Cette fois, il est indiqué que ce coût du risque n’est pas le fait de ses clients, mais de la dépréciation sur certains éléments de l’actif du bilan, sans autre précision.
Sur les 6 premiers mois de 2021, l’encours des investissements de la BOAD sur les titres d’emprunts a bondi, pour atteindre les 399 milliards de FCFA. Seulement, cette enveloppe en hausse de 19% par rapport à son niveau de juin 2020, devrait rapporter 7,5 milliards d’intérêts, soit 13,1% de moins sur les périodes comparées.
Rappelons que la BOAD est une institution majeure de financement au sein de l’UEMOA. Elle est présente comme actionnaire au sein de 45 institutions dans la région, avec une exposition en termes de participations, qui représente 122,24 milliards de FCFA. C’est aussi un des principaux animateurs du marché obligataire de la région. En tant que prêteur, elle détient un encours brut de 399,2 milliards de FCFA de participation des émissions de titres d’emprunts, qui ont profité à des pays comme le Sénégal, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, mais aussi le Togo et le Mali, qui lui doivent chacun plus de 45 milliards de FCFA.
Comme débitrice, la BOAD elle-même détient des lignes d’encours de bon et d’emprunts obligataires de 1484 milliards de FCFA

Cherté du loyer au Sénégal : Diagnostic d’un business fructueux pour les bailleurs et courtiers sous le nez et la barbe de l’État.

https://www.dakaractu.com En dépit d’une réglementation pointilleuse prise en application de l’article 572 du Code des Obligations civiles et commerciales, le loyer des locaux à usage d’habitation n’a cessé depuis des années de connaître une poussée inflationniste qui affecte considérablement les revenus des ménages. Malgré l’adoption du projet de loi n°2014-03 du 22 janvier 2014 portant baisse des loyers n’ayant pas été calculé suivant la surface corrigée, face à cette situation difficile pour les ménages, le prix du loyer à Dakar n’a jusque-là cessé de grimper. Au grand dam des ménages

Le calvaire des ménages à la recherche du loyer

« La situation difficile pour les ménages, induite par la cherté des loyers, fait qu’il devient nécessaire, afin de préserver l’ordre public, de procéder à une diminution des taux des loyers en terme de pourcentage. Ceci permettra aux sénégalais pour qui la méthode d’évaluation basée sur la surface corrigée est difficile à mettre en œuvre, de pouvoir profiter des baisses induites par la modification des textes régissant la matière », faisait remarquer le projet de loi N° 04/2014 portant baisse des loyers n’ayant pas été calculés sur la surface corrigée.
Défendu par Alioune Sarr, ministre du commerce d’alors dans le gouvernement d’Aminata Touré, le projet de loi a été adopté par l’assemblée nationale le mercredi 15 Janvier 2014 suivant la procédure d’urgence, avant d’être par la suite promulgué par le président de la République. Mais quelques années après son entrée en vigueur, le constat est resté unanime, le prix du loyer a fortement grimpé à Dakar. Une situation déplorable qui plonge certains locataires dans la tourmente.
« C’est très difficile vraiment pour un père de famille qui n’a même pas un salaire de cent mille francs.  Les bailleurs ne respectent pas la loi. Et le gouvernement n’a fait aucun suivi par rapport à la loi. Ce qui fait que les bailleurs font ce que bon leur semble.  Auparavant je payais vingt-sept mille pour la chambre que j’occupais aux Parcelles assainies. C’était avant  l’entrée en vigueur de la loi. Mais après sa promulgation, j’ai eu une réduction de huit mille cinq cent ce qui fait que le loyer à payer est de dix-huit mille cinq cent », confie Mourtala Ndiaye, locataire de son état.
Même son de cloche chez Tahirou Ousmane. Ce jeune ressortissant nigérien qui est à la recherche d’un loyer à Dakar raconte son calvaire quotidien. Pour ce dernier, en plus de la cherté du loyer, le produit reste pratiquement introuvable.
« Depuis quatre jours je ne travaille pas parce que je cours derrière les courtiers pour trouver un logement. Toutes les chambres qu’on m’a montrées sont à cinquante mille francs alors que mon budget ne dépasse pas trente mille. C’est un véritable casse-tête. Je pense que si l’État du Sénégal avait pris les précautions nécessaires, on n’en serait pas là aujourd’hui. C’est très difficile pour s’en sortir, surtout si l’on n’a pas un travail décent », se lamente-t-il. Un calvaire dont la fin n’est pas proche. Les bailleurs semblent décider à en faire voir de toutes les couleurs aux locataires.

La nouvelle stratégie des bailleurs pour contourner la loi et augmenter les tarifs

Afin de contourner la loi portant sur la baisse du loyer, les bailleurs ont adopté une nouvelle stratégie. Il s’agit de faire sortir ses locataires  pour soi- disant réfectionner le local et après augmenter les prix.
« Mon bailleur m’a fait sortir sous prétexte qu’il doit réfectionner la maison.  Quelques jours après je suis revenu, mais il m’a fait savoir que maintenant je dois payer quarante mille francs pour la chambre et la salle de bain. Alors que je payais dix-huit mille cinq cent avec l’entrée en vigueur de la loi sur la baisse du loyer. Les bailleurs ne respectent même pas la loi. Et que le gouvernement n’a mis en place aucune mesure d’accompagnement », déplore Mourtala Ndiaye, ouvrier de son état.

La caution de quatre mois l’autre paire de manches!

En plus de la cherté du loyer, et de l’indisponibilité des logements, les ménages font face à la lancinante question de la caution qui revêt maintenant un véritable casse-tête pour les locataires.
« Actuellement, il faut débourser trois à quatre mois de caution pour disposer d’un local. Parce que tu vois souvent un locataire qui prend un appartement alors qu’il ne peut pas s’acquitter de la mensualité, mais juste il veut y rester pour une durée d’un à deux mois avant de partir sans avertir son bailleur. C’est pourquoi les bailleurs durcissent les conditions d’acquisition. Maintenant si le bailleur demande une caution de deux mois, les courtiers en ajoutent un troisième mois de rançon. Et si le bailleur demande une caution de trois mois alors, les courtiers en ajoutent un quatrième mois de caution », tente d’expliquer Talla Thiam, un agent immobilier. Mais pour Talla Thiam, si la loi était bien concertée, toutes ses difficultés pouvaient être évitées pour les locataires.
« Le loyer est cher parce que d’abord la demande est supérieure à l’offre. L’autre chose qui a aggravé la situation, c’est la loi. Elle n’a pas été bien réfléchie. Parce qu’on n’a pas impliqué les bailleurs et les acteurs du secteur du courtage et le problème actuel, il faut débourser pas de moins de cent cinquante mille francs pour un appartement de deux chambres salon », a souligné l’agent immobilier.
Et les prix varient selon les zones. Les chambres et appartements qui se trouvent dans les quartiers huppés sont aujourd’hui devenus intouchables. Pour un studio de deux pièces, il faut débourser pas moins de 200 000 francs. Ce qui est presque indécent.

Les appartements meublés,l’autre phénomène qui bouleverse la tendance

La mise en place des appartements meublés fait partie des facteurs explicatifs de la situation de la cherté du loyer à Dakar. Pour Talla Thiam, la tendance actuelle, c’est que certains  bailleurs préfèrent transformer leurs maisons en appartement meublé. Là, le business est plus fructueux.
« Parce souvent tu vois un groupe de jeunes qui se cotisent pour louer un appartement à quinze mille voire vingt mille francs la journée. Si tu fais le total, les bailleurs gagnent plus avec les appartements meublés qu’avec la location pour habitation. Par exemple, la chambre meublée et la salle de bain reviennent à dix mille francs pour la journée. Et l’appartement meublé c’est à vingt-cinq mille et si c’est un studio c’est à quinze mille francs si vous faites le cumul vous verrez que les appartements meublés génèrent plus de que la location mensuelle. On en trouve maintenant un peu partout à Dakar surtout à Ouest Foire, Diamalaye, Nord Foire, Parcelles Assainies et Cité Alioune Sow. C’est un facteur aggravant qui mérite des solutions urgentes », a renseigné l’agent immobilier.
Mais pour résoudre le problème lié à la cherté du loyer, le promoteur immobilier Issa Ka plaide pour un désengorgement de la capitale Dakar et invite le gouvernement à faciliter l’accès au logement à travers une mise à disposition de cités d’habitation à des coûts favorables à toutes les couches.

L’État perdu dans sa politique de 100 mille logements

Afin de relever les défis liés à la cherté de loyer à Dakar, le gouvernement du Sénégal s’est résolument engagé, à travers une série de mesures, à réformer le secteur de l’urbanisme et de l’habitat de manière à mieux prendre en charge les besoins croissants des populations. Ce qui traduit la mise en œuvre du programme de cent mille logements. Ce programme constitue un des projets prioritaires du gouvernement en vue de satisfaire la demande croissante de logements et des services urbains.
À travers la mise en œuvre  de ce projet, le gouvernement manifeste sa volonté d’agir à la fois sur les performances climatiques, économiques et sociales des villes avec l’amélioration de l’offre, des conditions d’accès au logement et l’amélioration de l’habitat, un enjeu de durabilité urbaine. Mais reste à voir si ce programme pourra vraiment régler les défis actuels liés à la cherté du logement à Dakar.

Les bailleurs sous pression bancaire

« La location est une forme de fonds de commerce pour certains bailleurs. Beaucoup de bailleurs vont emprunter des fonds à la banque pour construire leur maison. C’est pourquoi souvent ils ont tendance à augmenter les prix vaille que vaille vu la pression qu’ils subissent face aux banques. Mais c’est l’Etat qui devrait prendre ses responsabilités pour assurer l’exécution de la loi dans toutes ses formes sur le terrain.
En plus de cela, rendre accessible le logement à des coûts pour toutes les couches. L’autre solution qui pourrait aussi aider à la diminution du loyer à Dakar, c’est de désengorger la capitale Dakar. Il faut que les usagers acceptent aussi d’aller vers des quartiers comme Tivaouane Peulh, Keur Massar ou Zac Mbao. Parce que tout le monde ne peut pas disposer d’un local à Dakar », a proposé l’agent immobilier Issa Ka.

Oumar Diallo (Directeur du commerce intérieur)  :  «Les difficultés sont liées au contrôle des services des impôts et domaines sur le terrain »

Interpellé sur les violations flagrantes de cette loi, les services du ministère du commerce par le biais de la direction du commerce extérieur se dessaisissent des manquements liés à l’application de cette loi pourtant défendu par le ministère du commerce d’alors, avec Alioune Sarr devant le parlement sénégalais.
Selon le directeur du commerce extérieur M. Oumar Diallo, la question du contrôle relève du service des domaines et du cadastre. Toutefois, précisera toujours le directeur du commerce intérieur, « aujourd’hui on ne peut plus parler de cette loi-là, parce l’ensemble des contrats ont été faits sur la base de la surface corrigée ».
« Le ministère du commerce participe à l’application de cette loi. Maintenant tout ce qui est du contrôle, relève des bureaux de contrôle du loyer au niveau du service des domaines et du cadastre. C’est eux qui doivent se charger du contrôle du loyer. Maintenant en ce qui concerne l’application de la loi, elle avait un but très précis. C’était de régler les loyers qui avaient été fixés sans surface corrigée. Donc la loi avait une durée de vie très courte par rapport aux contrats fixés par rapport à la surface corrigée. Donc aujourd’hui on ne peut plus parler de cette loi-là, parce l’ensemble des contrats ont été faits sur la base de surface corrigée.
À partir de 2016, nous avons constaté que les bailleurs même ont fini de contourner cette loi parce que tout simplement ils sont tous allés chercher des surfaces corrigées et lorsqu’ils l’ont fait, les nouveaux taux du loyer en application des dispositions de la surface corrigée, sont devenus plus chers que ce qui même était déjà fait. C’est un premier problème. Deuxième chose des difficultés d’application de cette loi, c’est que le contrôle du loyer qui existe au niveau des services des impôts et domaines ne fonctionne pas du tout. C’est pourquoi avant d’interpeller le ministère du commerce, il faut aller au niveau des services compétents qui doivent faire le contrôle du loyer. Parce que la loi dit que le contrôle du loyer doit être fait par les bureaux de contrôle des inspecteurs des domaines et des impôts », a précisé Oumar Diallo.
La balle est renvoyée aux services des impôts et domaines qui la saisissent pour se défendre. Pour l’occasion, c’est Abdou Ben Sambou, directeur adjoint des domaines, qui se prête à l’exercice.

Abdou Ben Sambou DGA des domaines : «On n’a pas les effectifs requis pour faire le contrôle nécessaire »

Pour ce dernier, les bureaux de contrôle veillent toujours au contrôle. Cependant, il y a un souci. « S’agissant des bureaux de la vérification des valeurs locatives, suite à la décision prise par le président de la république de réguler le secteur de la location dans Dakar, effectivement les textes prévoient l’évaluation cadastrale effectuée par la DGID, notamment les bureaux du cadastre qui sont compétents pour l’évaluation de la surface corrigée afin de déterminer la soutenable valeur.
Cette décision tient compte d’abord du lieu parce que les Almadies et Khar Yalla, vous voyez déjà la différence des surfaces du bâti. Il y a un certain nombre de critères techniques sur lesquels on se fonde pour déterminer le prix du loyer. Quand les bureaux de contrôle sont requis, ils vont sur place, mais vous pouvez imaginer aisément qu’ils ne peuvent pas intervenir sur tous les immeubles qui se trouvent dans Dakar. Je pense que l’ANSD avait recensé plus de quatre cent à neuf cent mille propriétaires à Dakar. Imaginez-vous le volume de travail que cela représente. Mais je peux vous affirmer que dès qu’ils sont requis, s’ils sont disponibles, ils y vont. Cependant aller répondre à des requêtes individuelles, cela paraît être très difficile compte tenu des ressources humaines limitées », se défend Abdou Ben Sambou. A l’en croire, la DGID compte 1400 agents (impôts, domaine, cadastre y compris).
Selon le directeur général adjoint des Domaines, « le bât blesse au niveau de l’appropriation de la loi ». « Car vous n’êtes pas sans savoir que toute loi, si les personnes à qui elle s’applique ne se l’approprient pas, il y aura un phénomène de rejet. Et quand il y a ce phénomène de rejet, l’État est obligé de courir après et c’est là où se trouve la difficulté », tente-t-il d’expliquer.
Autrement dit, un début de solution n’est pas à l’horizon. Pendant ce temps, les locataires sont abandonnés à leur sort au moment où les bailleurs mènent la danse…

Cité dans les «Pandora Papers» : Pierre Goudiaby Atépa assume et s’explique

https://www.seneweb.com Des Sénégalais sont épinglés dans l’enquête des Pandora Papers. Parmi eux, l’architecte Pierre Goudiaby Atépa. Il est cité dans une «sulfureuse liaison russe» dans le secteur minier au Niger. Ce dimanche 10 octobre, le mis en cause a asséné ses vérités face à ces accusations. Mieux, il ne nie pas les faits. Il assume tout. Atépa s’explique. Voici l’intégralité de son post sur Facebook.
«”Panama Papers” il y a cinq ans, ‘’Pandora Papers’’ aujourd’hui, le travail du Corsortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) basé à Washington DC, vise à révéler des fonds cachés dans des paradis fiscaux avec pour but essentiel d’échapper au fisc. La cible visée est constituée d’hommes d’affaires, d’hommes politiques et d’entreprises multinationales qui pour une raison ou pour une autre, ont de ‘’bonnes raisons’’ de dissimuler une partie de leurs avoirs.
Je ne peux donc pas comprendre qu’on puisse citer le nom d’un africain qui décide d’investir dans un autre pays africain de l’argent gagné honnêtement et dont l’origine est traçable à tout moment. Aucun élément constitutif de l’évasion fiscale n’est ici présent. Aucun élément constitutif de la dissimulation n’est également présent, l’utilisation par exemple de sociétés écrans.»

« Je signale par ailleurs qu’il n’y a pas qu’au Niger que j’ai réalisé des investissements, au vu et au su de tout le monde»

«Les ‘’Pandora Papers révèlent’’ donc que j’ai fait l’acquisition de blocs miniers au Niger à travers mon entreprise Atepa Group Russia. Première question : le Niger est-il un paradis fiscal ? Posons-nous d’autres bonnes questions :
1. S’il y avait une intention quelconque de dissimulation, la société ne porterait pas dans sa dénomination le nom « ATEPA » ;
2. Pourquoi un russe peut créer une société en Afrique et un africain ne le pourrait pas en Russie ?
3. Que la firme française AREVA puisse avoir un périmètre d’exploitation au Niger ne dérange personne mais pourquoi des blocs achetés à côté par un entrepreneur sénégalais devraient-il être l’objet de scandale ?
Je signale par ailleurs qu’il n’y a pas qu’au Niger que j’ai réalisé des investissements, au vu et au su de tout le monde. J’ai créé une société ESPACE ATEPA qui a pignon sur rue sur les Champs Elysées en France. J’ai une société en Chine, plus précisément au CDB de Pékin, Atepa-China Africa Links, à Singapour, Petro Gaz Africa, etc.
J’ai fait tout cela pour inspirer tant soit peu les africains à ne pas accepter d’être, excusez l’expression, « les rois des cons ». Ce que les « blancs là font », nous pouvons faire plus et mieux.

«J’ai un dernier mot pour les donneurs de leçons »

« Pour terminer, il ne faut pas confondre les gens qui volent notre argent pour aller le planquer dans des paradis fiscaux et ceux qui partent avec leur argent à l’étranger, créent des sociétés qui leur permettent d’optimiser leurs profits pour ensuite les rapatrier et réinvestir en Afrique.
J’ai un dernier mot pour les donneurs de leçons. Y a-t-il véritablement une volonté d’assainir l’espace financier international ou s’agit-il d’une guerre d’hégémonie financière ? Savez-vous que le système des « Trust » si prisé par les anglo-saxons et qui est un des meilleurs moyens de dissimuler sa fortune et d’échapper au fisc en toute légalité est encore plus pernicieux que le secret bancaire et la création de sociétés écran ? L’ICIJ gagnerait peut-être à aller fouiner de ce côté-là ! »

Les clients de la Poste en colère : «Nous sommes fatigués et trop c’est trop!»

https://www.seneweb.com  L’Union nationale des consommateurs du Sénégal (Uncs) s’est fendue d’un communiqué ce dimanche 10 octobre suite à des réclamations reçues ces jours-ci de leurs membres. «Venus retirer de l’argent dans certains bureaux de Poste de Dakar, ces clients se désolent de ne pas pouvoir faire des opérations de retrait faute d’argent et cela devient récurrent au niveau du Groupe la Poste depuis des mois. Si ce n’est un dysfonctionnement de réseaux, c’est un manque de trésorerie », a d’emblée fait savoir leur président Ibrahima Dramé dans le document reçu à Seneweb.
A l’en croire, des clients ont fait le tour de certains bureaux de Poste mais en vain, même nos vieux retraités ne sont pas épargnés, fustige-t-il. «Trop c’est trop, nous, clients de la Poste, sommes fatigués, nous n’accepterons plus d’être les dindons de la farce. L’Union nationale des consommateurs du Sénégal interpelle le Chef de l’Etat pour mettre fin le plus rapidement à ce manque de trésorerie au niveau de la Poste voire même sa restructuration», a tonné l’Uncs.

Affaire D-Media : And Gueusseum demande l’arbitrage de Macky

https://www.xibaaru.sn Considérant la situation désastreuse à laquelle sont confrontés les travailleurs de D-MEDIA consécutivement à la privation de leur salaire due au blocage des comptes de leur entreprise occasionnant un risque de traumatisme psychosocial lié, entre autres, aux pressions de la rentrée des classes et à la nécessité de faire face aux besoins même élémentaires de centaines de pères et mères de familles ;
Considérant les conséquences néfastes de leur privation d’emploi en cas de liquidation de leur outil de travail dans un contexte de Covid contre laquelle ils ont beaucoup contribué bénévolement à son éviction ;
Considérant le rôle important de D-MEDIA dans la lutte contre l’obscurantisme et l’ignorance par l’éveil des consciences des masses populaires ;
Considérant les servitudes de leur employeur face à la morosité de l’économie sénégalaise qui avait poussé son Excellence Monsieur le Président de la République à exonérer de fiscalité certaines entreprises sans occulter une probable méprise de la part de D-MEDIA dans ses obligations commerciales ;
Considérant que, même pendant les guerres les plus fratricides, un couloir humanitaire doit toujours être aménagé ;

L’Alliance des Syndicats Autonomes de la Santé (ASAS) SUTSAS-SUDTM-SAT santé /D-CNTS/Santé AND GUEUSSEUM :

– sollicite de la part du Chef de l’Etat un généreux arbitrage dans une négociation entre D-MEDIA et les services fiscaux compétents et
– prie l’employeur de D-MEDIA de demander, s’il y’a lieu, des conditions d’assouplissement de la drastique mesure fiscale car les travailleurs ne sauraient faire les frais d’une situation qu’ils n’ont pas créée.
Enfin, AND GUEUSSEUM manifeste une nouvelle fois son soutien indéfectible au travailleurs de D-MEDIA et en appelle à plus de sens de la responsabilité de la part des différents protagonistes

Incendie au marché Khar Yallah de Kaolack : Les sinistrés fustigent l’attitude des autorités et exigent la livraison de leurs nouvelles cantines

https://www.seneweb.com Les sinistrés du marché Khar Yallah de Kaolack, tailleurs pour la plupart, exigent de meilleures conditions de travail. Quarante-huit heures après l’incendie  qui s’est déclaré dans ledit marché au cours duquel 17 cantines et une somme estimée à 100 millions ont été consumés, ils ont tenu un point de presse au cours duquel ils ont fustigé l’attitude des autorités. En effet, à en croire le secrétaire de l’association And suxali marché Médina Baye, aucune autorité n’est venue leur rendre visite à la suite de l’incendie survenu vendredi  dernier. Et Mbaye Sy Niasse d’ajouter : ” A ce jour, nous n’avons reçu la visite  d’aucune autorité de Kaolack. Nous le déplorons sincèrement. Vous voyez,  depuis 9 ans, nous travaillons dans des conditions extrêmement difficiles. Il n’y a ni éclairage, ni sécurité. Nous interpellons nos autorités pour qu’elles nous viennent en aide mais en vain. Nous n’avons pas emprunté la migration clandestine. Nous avons opté pour travailler ici et gagner notre vie au Sénégal “, tient-il à expliquer.
Neuf ans après avoir été déguerpis, le collectif And suxali marché Médina Baye exige la livrai

Remplacement des abris provisoires à l’école : L’État mobilise 33 milliards de FCfa pour construire 1 528 salles de classe

http://lesoleil.sn La problématique des abris provisoires a retenu l’attention des acteurs du secteur de l’éducation lors du Séminaire de rentrée qui se tient à Saly (département de Mbour). L’État a déjà mobilisé une enveloppe de 33 milliards de FCfa pour la construction de 1.528 salles de classe à travers le pays.
Le ministère de l’Éducation nationale a engagé un important programme de remplacement des abris provisoires dans le système éducatif, a déclaré Mamadou Talla, le jeudi 7 octobre courant à Saly, à l’entame des travaux du Séminaire de rentrée ouvert. L’État, dit-il, a déjà mobilisé 33 milliards de FCfa pour construire 1.528 salles de classe à travers le pays. Une initiative qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de remplacement des abris provisoires (Prorap). « Nous avons démarré le lot 3 pour un montant de 33 milliards de FCfa, afin de résorber le déficit de 1.528 salles de classe, dans le moyen, compléter les ouvrages annexes, à savoir 1.129 blocs administratifs et 602 blocs d’hygiène dans tous les ordres d’enseignement et des murs de clôture pour un linéaire de 58.000 mètres », a expliqué M. Talla, en marge des travaux.
Le Programme de remplacement des abris provisoires a été initié par le Président de la République, Macky Sall. Selon une étude, 6.369 abris provisoires ont été identifiés sur l’ensemble du territoire national. Pour prendre en charge la question, un appel d’offre en quatre lots a été lancé en 2017. Le premier lot, financé par la Banque ouest-africaine de développement (Boad), vise la construction et l’équipement de 1.850 salles de classe, 1.370 blocs administratifs, 730 blocs d’hygiène et 70.500 mètres de linéaire de murs de clôture, a dit le Coordonnateur national du Prorap, Alé Thiam. Le premier lot a connu un taux d’exécution de plus de 94%, a-t-il ajouté. Les 1.528 salles de classe annoncées concernent le lot 3 du programme, a indiqué Alé Thiam.Pape  Coly  NGOME

Rentrée des classes : Le G20 déterre la hache de guerre pour le respect des accords de 2014…

https://directnewsinfo.com A quelques jours de la rentrée des classes, le syndicat d’enseignants G20 a décidé de se faire entendre. Face à la presse vendredi, cette structure qui regroupe plus de vingt syndicats rappelle à l’État que le temps du monitoring est largement dépassé, l’heure est à la concrétisation des points du protocole du 17 Février 2014.
A soi-disant monitoring, le G20 oppose un plan d’action qui sera déroulé au cours de l’année scolaire pour pousser l’État à appliquer intégralement et sans délai les points qui ont été objet d’accord et dont il est signataire.
Le 20 attend plutôt le déblocage du budget pour les DMC et le paiement sans délai des prêts pour les titulaires de convention, la dématérialisation des procédures de traitements des dossiers administratifs, l’effectivité de formation diplômante des mis en position de stage, le paiement des indemnités des formateurs de CRFPE.
Dans un autre registre, le G20 pense qu’il est plus judicieux de laisser la question des tenues scolaires à la discrétion des equipes pédagogiques, des comités de gestion des établissements ou des collectivités locales. Les tenues d’un coût de 30 milliards dans un système incapable de résoudre le défi majeur que constitue l’amélioration de la qualité du système éducatif marqué par un déficit d’enseignants, de tables bancs, la persistance des abris provisoires

Année scolaire 2021-2022/Abdou Faty, SG SELS-A : «Nous serons intransigeants cette année pour les accords de 2018 (..) les écoles ne sont pas prêtes pour accueillir les enseignants et élèves»

https://www.dakaractu.com/ « Il ne faut pas cacher la réalité. Cette année sera extrêmement difficile parce que les enseignants ne sont pas contents de l’état d’avancement et de matérialisation des accords de 2018 », prévient Abdou Faty, SG du SELS/A joint par téléphone par Dakaractu.
Les enseignants rejoignent le chemin de l’école ce lundi 11 octobre 2021. Toutefois le syndicaliste soutient qu’ils ont annoncé la couleur. L’année sera très mouvementée si l’État continue de faire la sourde oreille sur la matérialisation des accords de 2018. Sinon, ils déposent un préavis de grève.
« Nous l’avons dit cette semaine au séminaire de rentrée. Nous serons intransigeants cette année. Dès le 13 octobre, le ministre des Finances va ouvrir des négociations et si rien ne bouge, nous allons déposer à la fin du mois des préavis de grève pour que très rapidement on aille vers la concrétisation des accords de 2018 et qu’on tourne la page afin qu’on s’investisse à gérer notre école pour avoir une école de qualité », note Abdou Faty.
Revenant sur la situation du décor des écoles, le syndicaliste révèle que « le constat est amer. Dans la plupart des écoles qui sont en banlieue, l’eau est toujours là, les herbes sont là, les tables bancs ne sont pas réparés. Dans les régions périphériques les abris provisoires ne sont pas encore à disposition, les écoles en construction ne sont pas terminées. Les écoles ne sont ni désherbées ni désinfectées. Malheureusement, c’est ça le Sénégal. Les autorités ne prennent pas souvent les devants. C’est pourquoi nous allons poireauter comme d’habitude dans les cours de récréation. Les écoles ne sont pas prêtes pour accueillir les enseignants et élèves », regrette le syndicaliste qui promet une année scolaire

FORMATION PROFESSINNELLE–RATIONALISATION DES TITRES ET GRADES : L’ONFP veut redonner aux diplômes leur valeur d’antan

https://www.enqueteplus.com Au Sénégal, il y a beaucoup de filières de formations et dans tous les domaines. Ce qui crée une forme de profanation du parchemin de certification qui devrait plutôt valoriser les titres et grades des titulaires. C’est pour cette raison que l’Office nationale de la formation professionnelle veut rationaliser les certificats pour leur rendre leur valeur d’antan.
Dans les secteurs de la formation professionnelle, de nouvelles filières viennent s’ajouter aux classiques. Ce qui engendre une pléthore de diplômes et d’attestations qui sanctionnent ces formations à leur terme. Cette situation engendre une grande confusion. Le directeur de l’ONFP a annoncé sa volonté de rationnaliser ces certificats pour que le diplôme retrouve sa place traditionnelle dans la société. Pour Souleymane Soumaré, la question des titres ou grades délivrés pour attester un niveau de qualification voire le degré d’aptitudes et de connaissances des compétences dans les branches professionnelles est un sujet qui doit attirer l’attention des uns et des autres.
« Le constat est général : il pilule des diplômes et attestations comme certificats dans notre environnement, au point qu’il semble que nous perdions de vue le contrôle de la propriété de l’entreprise, ce qui a toujours reflété sa marque et fait sa fierté. Je veux nommer les titres de qualification professionnelle qui doivent jouir d’une exclusivité dans la nomenclature des titres et grades pour les formations de niveau intermédiaire dans le milieu professionnel », a d’emblée indiqué le Dg Souleymane Soumaré, qui s’exprimait lors de la cérémonie d’ouverture de la 23ème assemblée générale du Haut conseil du dialogue social qui se tient présentement à Saly-Portudal.
 A ses yeux, il « est temps que les branches professionnelles puissent davantage s’en approprier et en prendre soin, parce qu’il s’agit de leur « bébé » qu’elles ont vu naitre et grandir. » En effet, poursuit-il, « en tant qu’outils de développement des compétences, ces titres sont les mieux susceptibles de contribuer à une meilleure gestion des ressources humaines et à la stabilité des relations de travail à côté du dialogue social. »
A en croire M. Soumaré, l’Office n’a pas le droit de faillir à ses nobles missions. « Soyez en rassurés, car il y tient comme à la prunelle de ses yeux, tant il reste vrai qu’il ne ménage aucun effort pour répondre à la demande des branches professionnelles, demande qu’il anticipe au besoin par des études, afin de mieux faire correspondre la qualification de ressources humaines non seulement à l’exercice de la charge de travail, mais surtout, aux besoins de l’entreprise », assure-t-il. Et de préciser  : « c’est dans ce cadre que l’Office a eu à réaliser une importante étude en 2018 intitulée  : ‘’besoins du Sénégal en ressources humaines qualifiées dans les secteurs prioritaires de l’économie à l’horizon 2025’’. Il en est de même du ‘’répertoire des emplois et titres dans les secteurs économiques et par branche professionnelle au Sénégal’’, une étude réalisée dans le cadre de la mise en pratique du Cadre méthodologique d’élaboration des classifications professionnelles des conventions collectives initié par l’ONFP en partenariat avec le HCDS, en vue d’aller vers la révision des annexes de classification des conventions de branche professionnelle. »
Pour lui, ce répertoire constitue un output important dans la mise en œuvre du Plan national de renforcement du dialogue social (PNRDS).
D’ailleurs, la Présidente du Haut conseil du dialogue social a informé que ces trois jours de travaux permettront à tous leurs membres « de se familiariser avec le projet de plan national de renforcement du dialogue social (PNRDS) en cours de finalisation, mais également, de prendre connaissance des missions et responsabilités confiées à chaque entité, notamment le HCDS, dans la mise en œuvre dudit Plan. » Innocence Ntap Ndiaye souligne, à ce titre, que « le ministère en charge du Travail a élaboré le projet de Plan de mise en œuvre du PNRDS qu’il a soumis au comité technique qui l’a amendé et qui permet d’identifier les rôles et responsabilités de chacune des parties prenantes. »IDRISSA AMINATA NIANG (Mbour)

NON ASSISTANCE À ENFANTS EN DANGER PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, ADA POUYE

EXCLUSIF SENEPLUS – Cette typologie des enfants errants en souffrance renseigne amplement sur l’ivresse dans laquelle notre pays a plongée au-delà des limites acceptables. Dis-moi comment tu traites tes enfants, je te dirais quelle société tu produiras
Tous les jours et toutes les heures de la journée et de la nuit, nous croisons des jeunes enfants de la rue, dans la rue et à la rue de tous les âges sans que cela nous émeuve par ailleurs. Cette typologie des enfants errants en souffrance renseigne amplement sur l’ivresse dans laquelle notre pays a plongé au-delà des limites acceptables pour tanguer dans les pires incertitudes de notre avenir. Dis-moi comment tu traites tes enfants, je te dirais quelle société tu produiras. Pays de la teranga pour les autres pays de l’indifférence par rapport à ses propres enfants. Une véritable introspection s’impose à nous pour dire non à la traite et à la maltraitance des enfants au 21e siècle.
La problématique de la quête de pitance et enjeux socioéconomiques et politiques
La situation des enfants et le traitement dont ils font l’objet constituent un prisme sur leur place dans les projets de gouvernance. Un peu partout en Afrique les enfants arpentent nos rues devant notre indifférence collective ou notre addiction à les observer comme acteur de notre décor quotidien. En Afrique centrale, certains les appellent des enfants sorciers (Shegues), Talibé en Afrique de l’Ouest.
Aujourd’hui, la Protection sociale et les Conventions internationales sur la protection des enfants y compris aussi des adultes, constituent un enjeu important du point de vue de la gouvernance vertueuse et affective. En effet, le Sénégal dispose d’une source inépuisable de conventions internationales et de lois internes qu’il me plairait de mettre en perspective dans la situation précoloniale avec les migrations arabes pour le commerce, la situation coloniale et post-coloniale.
Cette situation est à mettre en relation avec l’introduction tardive de la religion musulmane avec les migrations arabes entre 1640 et 1840, seule puissance étrangère selon Vincent Montreuil, 1986.  Les premiers Daaras qui ont été créés en cette période ont précédé l’École occidentale.
L’introduction de l’Islam se faisait sur le modèle du djihad pour islamiser les populations. Le film « Ceddo » d’Ousmane Sembéne en est une parfaite illustration.
La situation de 1970 à la fin des années 1990, le Sénégal a traversé́ une situation économique difficile. Les chocs pétroliers, respectivement de 1973 et de 1970, doublés d’une sécheresse persistante au cours de la même période a engendré entre autres conséquences une baisse importante des recettes d’exportation et de profonds déséquilibres intérieurs et extérieurs. La récession économique va atteindre des proportions alarmantes dans le courant des années 1980 avec les politiques d’ajustements structurels de la Banque Mondiale (BM) et du Fonds Monétaire International (FMI) [au nombre de quatre, entre 1980 et 1993], immédiatement suivis de la dévaluation du franc CFA, intervenue en 1994.  L’aggravation de la crise économique et la sécheresse a impacté sur les vastes mouvements migratoires des zones affectées vers les centres urbains avec un exode rural massif et un important phénomène de « daariasation » de l’’espace urbain et rural.

Des chiffres sans résonnance politique et de cœur

Les chiffres relatifs au recensement des enfants Talibés font l’objet de controverses du fait des enjeux politiques, sociaux, économiques et diplomatiques avec des données contradictoires et non exhaustives. Plusieurs sources d’informations et d’acteurs dans le recensement des enfants talibés selon les gouvernements.
Le recensement du Secrétariat à la promotion humaine 1967 dénombrait des enfants talibés mendiants, âgés de 6 à 14 ans, à 6.300 pour la ville de Dakar. Le recensement effectué par l’Union Nationale des Écoles Coraniques (Unec 1980,) avec un effectif des talibés au Sénégal à 60.000.
Étude Enda 2008, plus de 100 000 enfants impliqués dans la mendicité au Sénégal, 4. Save the Children Suède 2 000, l’analyse de la situation de l’enfant et de la femme effectuée révèle qu’il y aurait plus de trente-neuf mille (39.000) enfants mendiants, âgés de 0 à quatorze ans au Sénégal. Une enquête du gouvernement en 2014 révèle qu’il y aurait plus de 30 000 Talibés. Human right Watch a fait un rapport en 2019 qui a recensé plus de 100 000 enfants talibés au Sénégal.  Dans la région de Dakar, une étude du CNTLP en 2014 a recensé plus de 1006 Daaras avec 54 837 enfants talibés dont 69% de garçons (38 079) et 31% de filles (16 758), 53% pratiquent la mendicité chaque jour et 91% de ceux-ci y consacrent plus de cinq heures par jour. Tous ces chiffres périodiques et non exhaustifs ont le mérite de révéler l’ampleur du phénomène des talibés et l’adaptation de l’opinion comme vecteur pour chasser les mauvais esprits ou solliciter des prières. Les derniers recensements nous fournissent des données sur 54 000 Talibés à Dakar sans compter les 154 000 recensés dans le département de Kaolack et les chiffres constatés au niveau des villes transfrontalièreres.

Gouvernance de la protection des enfants

Le phénomène de la mendicité des enfants de la rue a pris des proportions inquiétantes en milieu urbain pour prendre une forme singulière de traite des enfants qui varie selon qu’on soit en milieu urbain ou rural. Le cadre juridique et politique est bien en place avec  :
-le Plan national d’action pour éliminer la mendicité des enfants (2013–2015) ;
– le programme concernant la réforme et la réglementation des daaras (2013) ;
– le Plan d’action national de lutte contre la traite des personnes (2012–2014) ;
– le Plan d’action national concernant la réforme légale pour l’incrimination des châtiments corporels et de toutes formes de violences faites aux enfants ;
– le Plan cadre national de lutte contre le travail des enfants 2012-2016 ;
– le projet de loi portant modernisation des daaras ;
– Cellule Nationale de Lutte contre la Traite des personnes (ministère de la Justice) ;
À cela, il faut ajouter le fait que la prise en charge des enfants est transversale avec l’implication des ministères de la Bonne gouvernance et de la protection de l’enfance, le ministère de la Femme, de la Famille et du genre, le ministère de la Santé et de l’action sociale, le ministère de la Jeunesse, le ministère en charge du Travail, le ministère de l’Intérieur, et le ministère de l’Économie, des Finances et du plan.
La coordination de toutes les interventions de protection des enfants se décline à travers le Comite intersectoriel de protection de l’enfant, le comité intersectoriel national contre le travail des enfants, le Comité technique national Mutilation génitale Féminine et le Comité de pilotage de la stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre. Le gouvernement sous le coup des injections américaines par rapport à la traite des enfants, avait décidé en juin 2016 de faire retirer les enfants talibés de la rue. Ainsi entre le 30 juin 2016 et le 26 mai 2017, 440 enfants accompagnés de leur mère dont 225 garçons et 215 filles ont été retirés de la rue, et 1145 enfants talibés dont 1131 garçons et 14 filles ont été également retire de la rue. C’est la volonté politique qui fait défaut devant la furie des lobbys du business religieux.

Les contours et détours de la traite des enfants

La mendicité des enfants est l’expression la plus achevée de la marginalité associée à la vulnérabilité. Le rituel de la mendicité en milieu urbain renvoie aux formes du paganisme avec la cola, le riz, le lait caille, les œufs, les bougies comme des offrandes. Il ne s’agit du pauvre (Miskine) qui se cache et qui reçoit des dons de personnes anonymes, c’est l’enfant prescripteur de la compassion auprès de sa pauvre mère ou envoyé par son marabout dans la rue. Leur nombre croissant pour ne pas dire leur envahissement dans les rues qui ne choque personne jure d’avec un circuit de recyclage de la pitance notamment avec la revente des morceaux de sucre, du lait, des baguettes de pains, des bougies, de la cola, des tissus, des feuilles blanches, aux boutiquiers, aux gargotières et aux vendeurs de café Touba et le transfert de l’argent au marabout.
La mendicité́ est une stratégie adaptative, une voie de survie, face à̀ des pouvoirs publics incapables d’offrir des réponses aux plus vulnérables de ses membres. Cette réalité́, que nul ne saurait nier, remet directement en cause les modes de « justice » distributive de l’État postcolonial. Plus largement encore, elle exprime le degré́ de précarisation de certaines populations dans le nouveau contexte de mondialisation. » [Sèye, 2010  : 216]
La Stratégie nationale de protection sociale (SNPS), 2014 p 41 : « Les enfants de la rue ou enfants en situation de rupture avec leur famille, constituent environ 1,3% des enfants de 6 à 18 ans (enfants sans attache familiale, enfants fugueurs, vivant d’expédients dans la rue). Ils sont plus nombreux à Saint-Louis (3,8%) ensuite à Kaolack 1,9%. À Dakar, ils représentent 0,7%, néanmoins leur nombre est plus important que dans les autres villes. Ils proviennent en majorité des régions de Diourbel, Thiès et Saint Louis, mais aussi des pays voisins (Guinée, Gambie, Mauritanie). Les orphelins ne représentent que 3% de l’effectif, 84% sont de parents divorcés. Les fugues ont souvent pour origine la maltraitance. Ces enfants sont souvent intégrés dans des bandes où la toxicomanie et les violences les guettent. L’enquête sur les enfants de la rue à Thiès et à Mbour (UNICEF, 1999) a montré que leur état nutritionnel et la fatigue physique qu’ils accumulent engendrent chez eux un fort taux de morbidité et 31,80% d’entre eux s’adonnent à l’usage de la drogue ».
À cela il faut ajouter les sévices et abus sexuels la prostitution juvénile et les Infections sexuellement transmissibles et le VIH.

Une société en mutation avec une transfiguration de la famille

Nous avons tous grandi avec ces enfants pour les avoir côtoyés ou même s’essayer à l’exercice par le jeu et le mimétisme durant les grandes prières du vendredi et ils faisaient partie du décor de la cite. Au-delà des chiffres ces enfants dans la rue, de la rue et a la rue reflètent en partie la place de l’enfant en Afrique avec une forte obligation de rendement à l’investissement dès la naissance. À l’origine de tout système religieux se situe un homme inspiré, qui émerge du groupe et dispense un enseignement qui serait le contenu du message qu’il a reçu de la puissance tutélaire.([1] ) Le Daara se définit comme une structure ou se transmet l’éducation islamique grâce aux maîtres et aux parents.([2])   Un maître coranique disait qu’il est plus difficile pour un talibé de se voir interdit de mendier, les heures dévolues pour mendier leur petit déjeuner, et diner sont les seuls moments de distraction pour eux. . Le phénomène des talibés est perçu comme une forme d’apprentissage à l’ascétisme et à la vie; Le daara ne forme pas à des métiers, ou un rôle, mais juste à  être un croyant qui domestique son corps aux rigueurs et vicissitudes de la vie.([3]).  À l’époque les apprenants donnaient tous les mercredis, une contribution symbolique de 25F (alarba) par apprenants de l’externat pour subvenir aux besoins du maître. Nous nous retrouvons dans une situation permanente de médiation pour ne pas dire d’intermédiation divine, parce que nous sommes incapables seuls d’accéder au sacré.
La convention des droits de l’enfant qui est la charpente de toute la logique humanitaire de protection de l’enfant, considère l’enfant comme un titulaire à part entière de droits, et non comme un objet à protéger. Nous sommes dans une situation ambiguë qui consiste à croire que la mendicité fait partie de l’échange symbolique entre un riz, sucre, bougie, cola lait, en échange des prières d’un talibé qui est un abonne matinal.  Le développement urbain a laissé place à des stratégies de résilience des enfants talibés et des mendiants qui consistent à développer des stratégies marketing de la pauvreté avec des trajets cibles notamment devant les boulangeries, les banques, les guichets automatiques, les restaurants, les pâtisseries, les salons de thé. Avant ils faisaient le tour des maisons pour récupérer les restes des repas le matin, le déjeuner et le dîner et les familles ne peuvent plus fournir des restes quand la famille explose au point de vue démographique. La mendicité est ancrée dans la culture sénégalaise et marque tous les rituels de la naissance, au mariage, à l’examen, au Rendez-vous d’embauche, au baptême et à la mort.
C’est impressionnant de voir dans la circulation le nombre de personnes conduisant de rutilantes voitures s’arrêter au niveau des feux rouges ou des carrefours pour remettre des sacrifices recommandés par le marabout.

Les enjeux de la mesure d’interdiction ne se limitent pas seulement au Marabout/Parents de talibés au niveau des gains et du dividende social, mais aussi ceux qui sont censés distribuer des aumônes tous les jours.

Plusieurs hadiths du prophète PSSL n’encouragent pas la mendicité. Celui qui, malgré ses moyens suffisants, demande aux autres se présentera le jour du jugement dernier avec un visage déformé” ; où : “Que quelqu’un parmi vous aille chercher du bois à revendre vaut mieux que de tendre la main pour demander l’aumône, qu’il l’obtienne ou non” ; enfin : “Tout homme qui ne cesse de demander aux gens viendra le jour du jugement dernier avec des mâchoires décharnées”.
Il faut une approche pédagogique et des mesures d’accompagnement pérennes et ne pas verser vers des solutions qui seront contournées par les acteurs au profit de nouvelles entités souterraines. La plupart des marabouts actuels avec des talibés sont les produits du même système avec des compétences professionnelles pénibles qu’ils ont abandonnées au profit de la traite des enfants. Les plus ruses passent par le mécanisme du financement arabe avec la Zakat pour créer des mosquées et des complexes scolaires baptises franco-arabe ou on apprend que l’arabe avec un système d’internat juteux ou les élevés peuvent contribuer de 25,000 à 125,000 par mois. La zone de Keur Maassar, Niacourab, Keur Mbaye Fall, Sangalkam sont réputés entre le nouvel eldorado des nouveaux prêcheurs de la classe moyenne avec des moyens motorisés (4X4 flambants neufs et un harem de femmes). Il faut reprendre Vuarin qui définit 4 pôles du système de protection sociale en Afrique à savoir (la sécurité sociale, politique sociale) le marché (Assurance, tontine) le la société civile (système populaire d’entre aide, solidarité familiale, parenté) et la religion (Charité) ; [4].
Cette forme de mendicité structurée autour des Daaras diffère de celle des familles de la sous-région avec des handicaps, des familles entières émigrent vers le Sénégal du fait de la prégnance de la mendicité et des revenus importants génères par la mendicité. La cartographie des rues de Dakar révèle un découpage thématique selon les types de handicaps moteurs, sociaux produits de l’exode rural massif bordant des rues ou des restaurants fast-food et les boulangeries pour faire le marketing de la pauvreté avec un enfant a bas âge sur le dos ou a cote de leur siège. Les territoires sont pris en fonction du potentiel de trafic humain commercial. L’hôtel des députes, l’hôtel Terranga, Centre culturel français, les restaurants, les gargotes, les boulangeries/pâtisseries, les gares routières, les hôpitaux, les marchés Sandaga, Tilene sont autant de lieux symboliques pour que les enfants talibés interpellent votre conscience humaine.
Au-delà des aspects émotionnels que le phénomène de la mendicité soulève, il est important que cela soit une opportunité pour la déconstruction de l’imaginaire des Sénégalais sur la place et la trajectoire de l’éducation de l’enfant ; Il est courant que les parents reçoivent des injonctions de leur famille pour les obliger à ce qu’on appelait le confiage des enfants. Il s’agit d’un phénomène familial en Afrique, qui consiste à transférer la prise en charge des enfants par d’autres consanguins que leurs géniteurs. (…) [C’est un] trait important de l’organisation des rapports entre parents et alliés. » [Lallemand, 1980 : 19]
L’agence Nationale de la statistique et de la Démographie du Sénégal a publié l’enquête sur la pauvreté et structure familiale (Epsf) qui révèle que la distribution des ménages selon le milieu de résidence fait apparaître qu’«il y a 14,3% d’enfants confiés à Dakar, contre 18,1% dans les autres villes. Et dans le milieu rural, ils sont 16% contre 84%.  Ce qui fait un total de 22,2% contre 77,8%. Ces confiages qui procèdent de la même logique que les enfants talibés sont justifiés par les parents à travers la scolarisation avec 26,4% pour Dakar, 22,4 pour les autres villes et 18,8% en milieu rural. L’autre raison phare, c’est la situation difficile dans le ménage qui fait qu’à Dakar, on a 12,3%, 12,2% pour les autres villes et 5,1% en milieu rural. À côté de ces prétextes, il y a la raison pour étudier le Coran avec 13,1% à Dakar, 8,2% pour les autres villes et 31% en milieu rural.
Aujourd’hui, c’est important de changer de paradigme en insistant sur la nécessité de développer une véritable politique de protection sociale de la famille avec un   programme d’éducation à la parente pour les jeunes en insistant sur les droits des enfants en vue de renforcer la souveraineté des droits des enfants, la responsabilité des parents, et la culture Citoyenne. Les normes de la ruralité en crise qui font de la mendicité des enfants comme un rite de passage de la migration en milieu urbain doivent être revisitées pour avoir un filet social adapte et généreux pour l’enfance. Le Sénégal constitue un Eldorado de la mendicité au niveau de la sous-région et abrite une multitude d’acteurs, pas seulement des mendiants, mais aussi des travailleurs migrants saisonniers (Navetane) dont le phénomène remonte même à la période précoloniale, coloniale et postcoloniale comme trajectoire de vie et de circularité des forces de travail. Mais nous devons tout faire pour mieux organiser cette solidarité disparate sans effet sur les leviers de la transformation sociale nécessaire sur de nouvelles valeurs positives.apouye@seneplus.com
[1] Professeur Assane Sylla , le fait religieux , Actes du collogue philosophie et religion , Universite de Dakar, 7-8 juin 1982, NEA
[2] Mbacke K,  1994 Daaras et droits de l’enfant, IFAN
[3] Gandolfi S L’enseignement islamique en Afrique noire «  cahiers d’etudes africaines,vol XLIII , N°1,2,PP,261-277, 2003
[4]     Varin R , 1990, «  l’enjeu de la misère pour l’islam Sénégalais » Tiers monde t 31 ,n° 123, PP.600-621

PLUS DE 86.000 MALADES MENTAUX DÉNOMBRÉS DANS LES HÔPITAUX EN 2020 (OFFICIEL)

Thiès, 10 oct (APS) – Le Sénégal a recensé plus de 86.000 malades mentaux dans ses hôpitaux psychiatriques en 2020, a révélé, dimanche, à Thiès, le docteur Babacar Guèye, responsable de la lutte contre la maladie dans le pays
’’Au Sénégal, en 2020, le nombre de malades mentaux a augmenté conformément à la tendance mondiale. Nous avions enregistré 86.547 dans nos structures psychiatriques et 3.515 cas d’hospitalisation’’, a-t-il dit, en présidant la cérémonie d’ouverture de la 29-ème Journée mondiale de la santé mentale, célébrée pour la première fois au centre de santé mentale Dalal Xel de Thiès.
La schizophrenie représentait 19,4% de ce chiffre, suivie de la bouffée délirante aiguë (16,4%), tandis que la dépression était à 5,4%’’.
Le Docteur Babacar Guèye a précisé que ces données sont juste des statistiques hospitalières et qu’un système d’information plus global devrait permettre de documenter toutes les activités menées dans le domaine de la santé mentale.
Les problèmes de santé mentale ont une incidence sur tous les secteurs de la vie, notamment sur les résultats scolaires et professionnels, les relations avec la famille et les amis, la capacité à participer à la vie collective, a-t-il noté.
’’Les personnes atteintes de troubles mentaux graves meurent prématurément, jusqu’à 20 ans plus tôt en raison de pathologies physiques et vitales’’, a-t-il dit.
Il a souligné l’importance d’une jeunesse saine dans le developpement d’un pays, particulièrement dans un pays comme le Sénégal où plus 70% de la population est âgée de moins de 30 ans .

Il a mis en exergue un ’’fossé considérable’’ entre le nombre de personnes qui ont besoin de soins de santé mentale et celles qui y ont accès. L’accès aux soins de santé mentale devrait être amélioré a-t-il dit.

Le directeur la lutte contre la maladie n’a pas manqué de relever les ’’progrès” accomplis par l’Etat du Sénégal, qui a recruté sept psychiatres, portant ainsi leur nombre au niveau national de 36 à 43, en vue de réaliser un ’’maillage national’’ et conformément à sa politique d’équité, a relevé Babacar Guèye.
Le Sénégal compte 15 structures de santé mentale, pour 391 lits, concentrées dans 8 régions. Sept d’entre elles sont à Dakar.
 L’Etat a aussi renforcé la sensibilisation à travers le ministére de la Santé et de l’Action sociale, pour une meilleure connaissance des pathologies mentales par les populations et les prestataires de soins, a-t-il ajouté.
Selon, lui l’accent sera mis sur une gestion ’’pluridisciplinaire’’, impliquant les différents départements du gouvernement, la famille et la communauté, pour une prise en charge précoce des troubles mentaux.
Un projet de formation en ligne a été initié dans le but de former 600 agents, conformément à cette vision qui veut introduire la santé mentale dans les soins primaires, afin qu’elle ne soit plus l’affaire des seuls psychiatres, mais de tous les professionnels du secteur.
Babacar Guèye a annoncé la tenue dans les prochains jours d’une rencontre dédiée à la prise en charge des malades mentaux errants.
Il s’agira, a-t-il expliqué, de mettre en oeuvre une stratégie pour résoudre ’’définitivement’’ cette question, en relation avec d’autres démembrements de l’Etat, dont le ministère de l’Intérieur.
L’édition de cette année de la Journée mondiale de la santé mentale, axée sur le thème ’’Faisons des soins de santé mentale pour tous une réalité’’, a été l’occasion pour des experts de discuter de la problématique de la prise en charge des maladies mentales.
Le Réseau des associations pour la promotion de la santé mentale était représentée à cette rencontre, qui avait pour sous-thème ’’Les jeunes et la santé mentale dans un monde en évolution’’.ADI/AKS

CULTURE D’IRRESPONSABILITÉ Par Adama NDIAYE

https://emedia.sn Samedi 9 octobre, le Chancelier autrichien, Sebastian Kurz, soupçonné depuis plusieurs semaines de corruption, annonce sa démission de son poste de chef du gouvernement. Plus que tout, ce sont les motifs qu’il a avancés pour justifier cette décision qui retiennent l’attention  : “Je veux céder la place pour éviter le chaos. Il serait irresponsable de glisser vers des mois de chaos ou d’impasse”. Kurz, qui se déclare innocent, dit plus loin  : “Je serai capable de faire la lumière, j’en suis sûr. Je suis juste humain, avec des émotions et des erreurs”.
Dans le monde anglo-saxon, cette attitude du jeune dirigeant autrichien, 35 ans, n’a en soi rien de remarquable. Lorsqu’ils sont éclaboussés par une affaire judiciaire, les hommes politiques, issus de cette culture, ne se dérobent pas en mettant en avant le sacro-saint principe de présomption d’innocence. Leur premier souci est d’éviter d’entacher l’institution qu’ils représentent.
Tout le contraire des hommes politiques sénégalais, à l’exception notable, de mémoire récente, de Mamadou Seck qui quitta de son propre chef, en 2001, son poste de ministre de l’Économie et des Finances pour se mettre à la disposition de la Justice.
En général, quand une affaire judiciaire éclate, l’homme politique qu’il soit du pouvoir ou de l’opposition, s’il a un mandat en cours ou une fonction ministérielle, ne le met jamais entre parenthèses le temps que justice fasse son œuvre. Bien au contraire ! Deux scénarios se produisent habituellement.
La figure issue de l’opposition crie au complot orchestré par le palais, déclame contre une justice aux ordres et se victimise auprès d’une opinion qui raffole des martyrs.
L’homme proche du pouvoir, quant à lui, se croit à l’abri, drapé dans le manteau de l’impunité et fatalement en arrive à mépriser l’institution judiciaire.
Prenons en exemple le dernier scandale politico-judiciaire qui défraie la chronique, l’affaire du trafic de faux passeports diplomatiques dans laquelle deux députés de la majorité seraient des protagonistes majeurs  : El Hadj Mamadou Sall et Boubacar Biaye. Depuis au moins un mois, le Sénégal vibre au rythme de ce feuilleton où, à longueur d’indiscrétions parues dans la presse, le pitoyable le dispute au sordide et même à l’insolite. L’Assemblée nationale, dont la majesté ne cesse de se rapetisser à longueur de scandales, y a perdu beaucoup de crédibilité.

Patrimoine en péril

À ce propos, il est fascinant de noter que l’opinion publique a été plus saisie par la stupeur, l’incrédulité et le choc par le fait que deux rappeurs soient cités dans une affaire de faux passeports et de trafic de visas, que par les révélations visant les Honorables députés Sall et Biaye. Cela prouve, si besoin était, le degré de délabrement de cette institution, qui est censée être le cœur battant de notre démocratie ! Sans jouer les réactionnaires ou les nostalgiques, reconnaissons que Lamine Gueye, Premier président de cette institution, aurait été bien peiné de voir ce qu’est devenu l’institution parlementaire  : un lieu où les pitreries et les déclarations choc sans réelle substance vous assurent un quart d’heure de gloire par la magie du buzz ; un lieu où les députés ne rivalisent plus de rhétorique ou de dialectique mais d’injures et parfois même de coups de poing.
Quoi de plus étonnant donc que les individus qui ont contribué à salir la respectabilité de cette institution ne soient plus au fait des devoirs qui leur incombent, au premier rang desquels, le courage, la dignité et surtout le sens de la responsabilité. “Le rang ne confère ni privilège, ni pouvoir. Il impose des responsabilités”, disait avec justesse le jazzman Louis Armstrong.
Les sieurs Sall et Biaye, à l’instar du Chancelier autrichien, auraient juste dû démissionner pour se mettre d’eux-mêmes à la disposition de la justice, sans attendre que le Garde des Sceaux saisisse le Président du Parlement pour une procédure de levée d’immunité. Ce geste n’aurait pas été un aveu de culpabilité mais un acte de responsabilité, de citoyenneté et même d’élégance vis-à-vis de leurs collègues députés.
Cela aurait également eu le mérite de permettre à la justice de travailler sereinement et dans la diligence, et de dissiper cette pénible impression qu’il y a une justice aux gants de velours pour ceux d’en haut et une autre à la poigne de fer pour les humbles et les Sénégalais ordinaires.

Départ de Bamba Fall de «Yewwi Askan Wi» : Les précisions de Cheikh Tidiane Dièye

https://www.seneweb.com La réaction de la coalition de l’opposition n’a pas tardé suite à la sortie du maire de la Médina pour annoncer son départ de « Yewwi Askan Wi ». En effet, Cheikh Tidiane Dièye, coordonnateur national de la plateforme « Avenir Sénégal Bu Niu Beug » et membre de la coalition « Yewwi Askan Wi », face à l’émission ‘’Grand jury’’ de la Rfm de ce dimanche 10 octobre, a précisé que Bamba Fall est entrée dans ‘’Yewwi Askan Wi’’ en tant que membre de ‘’Taxawou Sénégal’’ qui est toujours dans la coalition »
« Aucune autre coalition de l’opposition n’est notre adversaire, bien au contraire. Et nous tendons la main à toutes les autres coalitions au niveau des départements ou des communes, que nous nous donnions la main et que nous mutualisons partout où cela sera possible pour peser et gagner. Notre seul adversaire, pas un ennemi, mais un adversaire politique dans cette élection, c’est Benno Bokk Yakaar et nous comptons faire en sorte que ‘’Yewwi’’ ou d’autres de l’opposition remportent les communes et autres », a lancé Cheikh Tidiane Dièye, un des responsables de la coalition ‘’Yewwi Askan Wi’’.
Il ajoute : « Vous avez cité deux noms, vous me permettrez, pour Bamba Fall, j’en ai déjà parlé. Encore une fois, parce que les choses ont leur sens. Bamba Fall n’a pas quitté ‘’Yewwi Askan Wi’’. Bamba Fall n’était pas membre de ‘’Yewwi Askan Wi’’. C’est ‘’Taxawu Sénégal’’ qui est membre de ‘’Yewwi Askan Wi’’ ». Selon le politique, si le maire de la Médina a décidé de partir c’est que ‘’Taxawu Sénégal’’ qui a signé la Charte, est encore là, c’est le plus important pour eux ».
Pour rappel, l’édile de la commune de Médina a évoqué, hier, au micro de la Rfm « un manque de respect de la part de certains de ses camarades politiques de l’une des coalitions de l’opposition ».

Didier Awadi : «Le train de l’histoire ne permet à Macky Sall d’avoir un 3ème mandat»

https://www.seneweb.com L’activiste Didier Awadi invalide un 3ème mandat pour le Président de la République, Macky Sall. Face au présentateur de l’émission Jury du dimanche ce 10 octobre, il a affirmé que «si on arrive aujourd’hui à tous ces coups d’État c’est parce que cette question de 3ème mandat revient».
Ainsi, dira-t-il : «j’en profite pendant qu’on y est pour dire qu’au Sénégal, toute cette crise, toute cette agitation sociale c’est parce que notre Chef de l’Etat ne dit pas clairement qu’il ne sera pas candidat. Je pense qu’il faut qu’il le dise pour la paix sociale. On voit où est-ce que cela mène. Est-ce qu’on va attendre jusqu’à aller sur le mur pour le dire? Est-ce qu’on va encore attendre un autre mois de mars ? ». Avant de renseigner : «Cette question de 3ème mandat, ce n’est pas à la France de la régler.
Le train de l’histoire ne permet pas au président Sall d’avoir un 3ème mandat. Le match de l’histoire est un match à deux mi-temps. Il n’y a pas de prolongation dans ces types de match. On a vu le Mali, on a vu la Guinée, on a vu le mois de mars donc soyons honnêtes avec nous-mêmes. On ne le dit pas, parce qu’on est contre lui ou contre son parti; on le dit parce qu’on aime notre pays et ce dernier doit rester un modèle de démocratie par tous les moyens».

France : «Nous sommes encore dans un paradigme colonial»

https://www.seneweb.com Les appréciations diffèrent à propos du dernier sommet Afrique-France. Si certains ont apprécié la posture des jeunes de la société civile africaine qui ont exposé avec force et arguments la cause du continent au président Macron, d’autres estiment qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil. C’est le cas de Cheikh Guèye, secrétaire permanent du rapport alternatif sur l’Afrique (Rasa). Invité de l’émission « Objection » de ce dimanche sur Sud Fm, Guèye s’interroge d’emblée sur « l’objectif de tous ces sommets ».
« Cela fait de longues années que nous entendons France-Afrique, de tous ces face à face que la France organise avec tout un continent. Ce qui est déjà un premier problème parce que l’ancienne puissance française qui n’en est plus une, ne peut pas avoir comme interlocuteur tout un continent. Nous avons 54 états dont certains sont plus grands que la France du point de vue de la superficie et de la démographie », souligne-t-il.
Selon lui, « cela montre que nous sommes encore dans un paradigme colonial qui est reproduit, perpétué sans cesse par les autorités françaises. On peut pas leur en vouloir parce qu’elles sont libres d’avoir leur agenda ». « Maintenant c’est à nous de nous interroger sur le sens de notre participation et l’instrumentalisation dont nous sommes objet, nos chefs d’état d’abord, notre société civile maintenant et sans doute nos autorités religieuses ensuite et toutes les autres catégories d’acteurs », martèle le secrétaire du Rasa. 

« Le manque d’expérience des jeunes s’est senti »

Déjà le format pose problème car, s’interroge-t-il : « est-ce qu’il s’agissait d’une invitation, d’une convocation, d’un contournement ou alors même d’une provocation? » il s’explique : « un sommet ça convoque les plus hautes autorités. On laisse de côté les chefs d’état, les gouvernements et on choisit de rencontrer la société civile mais surtout de rencontrer les parties les plus jeunes, les plus sensibles et les plus inexpérimentées de la société civile »
D’après lui, « leur manque expérience s’est senti ». Parce qu’explique-t-il, « d’abord tous ces jeunes mêmes s’ils ont voulu bien faire en portant une voix forte, de revendication parfois même de refus, ils ont quand même été manipulés ». Et il suffit juste de scruter les résultats issus de ce face à face pour s’en rendre compte.
« Quand on regarde le résultat à la sortie de la rencontre, les promesses qui ont été faites je pense que beaucoup d’entre eux doivent se sentir floués par tout ce qu’on leur avait promis dans ce face à face et que finalement on a deux ou trois annonces de financement pour soit disant développer la démocratie chez nous ou encore soutenir des projets de migrants », déplore Cheikh Guèye.

Locales…un gros danger plane sur Macky Sall et Benno Bokk Yaakaar

https://www.xibaaru.sn Les acteurs politiques sont en train de faire des réglages au sein de leurs partis respectifs en vue des prochaines élections locales prévues le 23 janvier 2022. Macky Sall tout comme les leaders de l’opposition font leurs manœuvres pour avoir le maximum d’élus dans les communes et départements. Mais la tâche sera plus ardue pour le président veut faire un carton avant 2024. Mais il risque de faire face à des obstacles internes. Car un grand danger plane sur lui et son Benno Bokk Yakaar.
Le président Macky Sall doit surveiller Benno Bokk Yakaar. A l’heure actuelle, tous les membres de sa puissante coalition n’ont d’yeux que pour les prochaines élections locales. Et tous veulent la même chose, c’est-à-dire figurer ou être tête de liste dans leurs localités respectives. Quitte à outrepasser les directives du commandant en chef. Car ces joutes électorales représentent une chance pour beaucoup de leaders de briller et de poser des actes forts avant les législatives prévues la même année.
Hier Xibaaru dévoilait les candidats qui avaient déposé leurs cautions sans attendre les directives de Macky Sall. Mais un plus grand danger risque de frapper Benno Bokk Yakaar. La machine de guerre BBY va exploser avant 2022. Des membres de la coalition Benno Bokk Yakaar vont aller aux élections locales sous la bannière de leurs partis respectifs. Beaucoup de ses leaders se refusent d’attendre que Macky Sall installe, sur leurs localités respectives, des personnes inconnues dans ces zones.
Et ces responsables politiques sont leaders des plus grands partis au sein de Benno Bokk Yakaar. Ils vont tout faire pour que Macky fasse d’eux des têtes de listes. Et si le chef de l’Etat ne s’y attèle pas, il verra sa coalition, à l’instar des autres coalitions, exploser en mille morceaux. « Et même si ces leaders sont maintenus comme têtes de liste ils vont quitter le navire car ils savent que le président va tomber en 2024. Et ces personnes refuseront de tomber avec lui », souffle une source de Xibaaru.
Et s’il en en est ainsi, le président Macky Sall ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Jusqu’à présent, le locataire du Palais n’a pas choisi les personnes qui vont représenter la coalition dans les communes et départements. Et pendant ce temps, les coalitions de l’opposition ont fini de faire leurs réglages.
Et Macky Sall n’aura que ses yeux pour voir la puissante machine Benno Bokk Yakaar voler en éclat. Il est averti et la balle est entre ces mains. Il a du temps pour rectifier le tir s’il veut arrêter la catastrophe. Maintenant il ne reste plus qu’à voir comment le commandant en chef va gérer ces soldats pour éviter qu’ils ne perdent la guerre.Aliou Niakaar Ngom

Elections Locales : Macky règle tout dans l’avion…il embarque avec lui des

https://www.xibaaru.sn Macky Sall est le président des Sénégalais et il connait son peuple ; il sait comment calmer les politiciens les plus tordus de son camp comme Moustapha Cissé Lô, les militants les plus bandits comme Boughazelli et même les alliés les plus significatifs de sa coalition comme Rewmi de Idrissa Seck qui ne chante que ses louanges. Aujourd’hui, Macky doit traverser le passage difficile des investitures aux Locales…Et il a trouvé une astuce pour le régler.
Après avoir révélé que le président Macky Sall va rencontrer Karim Wade à Dubaï lors de l’expo Universelle, xibaaru s’apprête à vous révéler ce que cache encore le voyage du président Macky Sall qui va participer à la sixième édition du Global Business Forum Africa (GBF Africa), qui aura lieu le 13 et 14 octobre 2021 ; Macky Sall sera présent officiellement au Pavillon Sénégal dont la journée est prévue le mercredi prochain.
Mais avant d’arriver À Al Wasl Plaza, site qui abritera le pavillon du Sénégal, proche de 20 mètres du dôme (Al Wasl) et avant de faire recevoir au Zabeel Palace Résidence officielle de l’émir de Dubaï, Macky Sall a quitté Dakar hier dans la nuit avec un avion plein à craquer. Macky Sall sait que les politiciens aiment être en sa présence, aiment s’afficher avec lui et aiment aussi voyager avec lui. Et quand vous voyagez avec le président, vous êtes étiqueté comme un de ses proches.
Macky Sall sait tout cela. C’est pour cela qu’il a décidé d’embarquer avec lui les ministres concernés par le Global Business Forum Africa (GBF Africa) qui va regrouper plusieurs chefs d’État, des premiers ministres, de hauts responsables gouvernementaux et d’éminents chefs d’entreprise influents d’Afrique. Le Chef de l’Etat a embarqué aussi avec lui plusieurs hommes d’affaires mais aussi des politiciens qui se crêpent le chignon pour les Locales.

Macky transforme son avion

Le président Macky Sall a décidé de convier des candidats de son parti et aussi de sa coalition Benno Bokk Yaakaar pour régler leur différend loin du Sénégal. Plusieurs candidats de grandes villes ont été conviées à prendre place auprès du « Patron » qui va tenter de les convaincre, pour certains d’abandonner leur candidature et pour d’autres de les dissuader de se rebeller. Et selon nos sources, plusieurs candidats de Dakar, de Thiès, de Podor sont dans l’avion. Mais il est aussi signalé la présence de membres de mouvements politiques proches de l’opposition…
En plus de tout ce beau monde, le président de la République a invité des proches qui font le voyage et aussi des hommes influents. Un voyage très politique qui lui permettra de remettre de l’ordre dans le camp présidentiel et de partir aux Locales avec l’intention de gagner les grandes villes. Ce voyage de Dubaï revêt un autre caractère particulier pour Macky. Il y rencontrera les hommes d’affaires de Dubaï qui ont pour conseiller un certain…Karim Wade.

Volte-face de Fatoumata Ndiaye : Yakham Mbaye accuse des responsables de l’Apr

https://www.xibaaru.sn Yakham Mbaye ne mâche pas ses mots sur l’affaire Fatoumata Ndiaye Fouta Tampi, qui a subitement fait volte face au sujet des revendications du Fouta. Pour le Directeur général du quotidien national Le Soleil, ceux qui l’ont corrompue, l’ont fait contre le président Macky Sall.
Le président Macky Sall n’est pas au courant de cette affaire de corruption sur Fatoumata Ndiaye Fouta Tampi, en à croire Yakham Mbaye. D’ailleurs, ajoute-t-il, le chef de l’Etat n’aime pas ces genres de pratiques.
Le Dg du Soleil, repris par Senego, de poursuivre en s’indignant que des autorités de l’APR auraient convaincu Fatou Fampi à faire volte face. “Ceux qui ont convaincu Fatoumata Ndiaye jusqu’à ce qu’elle change de position sont dans l’APR et ils l’ont fait contre le président de la République, parce que ça révolte des gens qui sont avec le Chef de l’Etat depuis 2012. Et c’est dangereux, parce que ça incite à penser que pour avoir quelque chose, il faut se révolter” , a-t-il déploré.

Transfert de lieu de vote : «La Daf a rejeté toutes les demandes de la Diaspora» (Abdoul Mbaye)

https://www.seneweb.com/ «Inadmissible!». Telle est la réaction de l’ancien Premier ministre, par ailleurs membre de la grande coalition de l’opposition Wallu Sénégal suite au rejet des requêtes des Sénégalais de la Diaspora en vue des prochaines élections par la Direction de l’autonomisation des fichiers (Daf).
Sur Twitter, Abdoul Mbaye a fulminé tout en accusant le Chef de l’Etat Macky Sall et leader de l’Alliance pour la République (Apr) membre de la coalition Benno Bokk Yakaar (Bby) : «La Daf a rejeté toutes les demandes de transfert de lieu de vote déposées par nos compatriotes de la diaspora avec le prétexte ‘’déjà inscrit’’.
Une correction générale doit être impérativement opérée sauf s’il s’agit d’une instruction politique illégale de Macky Sall ».

LOCALES 2022–MAIRIE DE DAKAR : Mame Mbaye Niang sur les starting-blocks 

https://www.enqueteplus.com Le chef de cabinet du Président Macky Sall compte se lancer dans la course à la mairie de Dakar, sous la bannière de Sénégal 2035. Il n’entend pas, par-là, tourner le dos à BBY, mais, compter aller à l’assaut de ceux qui ne se retrouvent pas, actuellement, dans la coalition BBY, les frustrés et laissés-pour- compte…
Mame Mbaye Niang est en lice pour la bataille de Dakar. Il a déclaré sa candidature et explique qu’il ne s’agit ni d’une défiance ni d’une bravade envers le Président de la coalition Benno Bokk Yaakaar. ‘’Ce n’est pas une aventure politique, mais bien un projet politique sur lequel je travaille, depuis plusieurs années, avec Sénégal 2035. Ceux qui pensent de la sorte ont tort. Nous sommes dans la dernière ligne droite de nos investitures. D’ici la semaine prochaine, nous allons décliner notre programme intitulé « Mes ambitions pour Dakar »’’, renseigne le chef de cabinet du Président Macky Sall. Qui, conscient que cette candidature risque de faire parler, ajoute  : ‘’Je suis membre fondateur de l’Apr et je ne poserai jamais un acte qui affaiblirait le camp présidentiel. Je sais situer les intérêts hautement stratégiques et de mon parti et de la coalition qui le soutient. Il n’y a pas de confusion possible sur ce plan et l’autorité politique qu’est le Président Macky Sall comprend parfaitement notre démarche’’.
Laquelle ? Il explique  : ‘’Cette démarche va consister à aller puiser loin de l’appareil politique qu’est Benno et loin de l’Apr. Notre liste sera constituée en majorité de gens de la société. Nous allons nous ouvrir aussi aux politiques, parce que le contexte politique fait qu’il y a beaucoup de militants frustrés, laissés en rade et qui ne sont plus en activité. Ces gens-là qui ont une base politique et qui ne demandent qu’à travailler pour le Président Macky Sall, il faut les valoriser, en les investissant sur les listes’’. Se faisant plus précis, Mame Mbaye Niang donne l’exemple des Hlm. Là-bas, dit-il, ‘’notre candidat sera Abdoulaye Touré, membre de la société civile, qui sera épaulé par la maman Aida Ndiongue qui n’a rien demandé en retour. Si on s’arrête sur le cas de cette Dame, vous verrez que, malgré son investissement dans le parti, Benno ne l’associe presque à rien et tout le monde sait que son soutien au Président de la République et sa loyauté ne sont plus à discuter’’.

Donc, le Chef du cabinet du Chef de l’Etat a pour dessein de ratisser à la marge de Benno Bokk Yaakaar, de capter des militants et grands électeurs qui n’entrent pas ou qui ne se reconnaissent pas dans les schémas actuels de la coalition.

Mame Mbaye d’ajouter  : ‘’Dans la commune de Biscuiterie, l’équipe mise en place sera dirigée par Idrissa Sarr de la société civile et Ismaïla Guèye, un inspecteur des Impôts. Dans la Commune de Dakar Plateau, notre candidat sera Abdou Khadre Gaye, un militant de la citoyenneté active bien connu des Dakarois. Notre démarche est cohérente et nous espérons qu’elle rencontrera l’adhésion des Dakarois. Nous l’espérons, parce que jusqu’à présent, je suis le seul candidat déclaré’’, assure-t-il.
Pour aller à la conquête des électeurs, il compte présenter un programme qui s’inspire largement du plan Sénégal émergent. Celui-ci met l’accent sur les problèmes d’environnement, de jeunesse et de sport, d’éducation et de culture. ‘’Nous pensons, dit-il, que, dans une métropole comme Dakar où se côtoient des citadins souches et des ruraux, la politique environnementale doit être une réalité. L’intelligence économique des collectivités et de la ville passe, naturellement, donc, par la transformation des déchets et potentiel économique. Si je suis élu maire, mon équipe va valoriser les déchets, parce que valoriser les déchets, c’est à la fois régler le problème de l’insalubrité et contribuer largement à la résorption du taux de chômage. Le rural et le citadin trouveront, donc, dans la politique de l’environnement, chacun son compte  : trouver un emploi et rendre salubre le cadre de vie’’.
L’autre volet important de son programme concerne le sport. ‘’Il ne sera plus un loisir, il sera une véritable industrie qu’il faut rentabiliser, en permettant à certaines catégories sociales de comprendre que travail et loisir n’ont plus de véritables frontières. En faisant la promotion des activités socio-éducatives par la réalisation d’infrastructures sportives et de jeunesse, la collectivité locale fait du terroir une ressource économique de premier ordre’’, déclare le candidat déclaré à la mairie de Dakar.
Il compte aussi s’appesantir sur l’aménagement du territoire, car, il est d’avis que ‘’l’occupation anarchique de la rue, les espaces squattés de manière informelle et spontanée sont dus à un déficit d’investissement. Il faut, dit-il, que les habitants de la commune soient eux-mêmes les premiers vecteurs de la propreté de l’environnement. Pour appliquer ce programme, nous ferons appel à toutes les compétences de Dakar, au-delà des frontières partisanes’’.GASTON COLY

Rentrée scolaire : Amadou Hott remet 700 kits scolaires aux enfants de Yeumbeul-Sud et donne le ton pour les prochaines locales

https://www.seneweb.com Dans le but de soutenir les parents d’élèves en cette nouvelle année scolaire, l’association SagSay a procédé à une relise de don de 700 fournitures aux enfants de la commune. L’événement qui en est à sa troisième édition a eu pour parrain, Amadou Hott, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération.
Les principaux bénéficiaires n’ont pas manqué d’exprimer leur joie et leur gratitude envers leur bienfaiteur à travers la voix de leur présidente. Le ministre quant à lui, s’est engagé à ce que ce geste soit pérennisé chaque année en cette même période.
Enfin, il n’a pas manqué de rappeler son investiture en tant que candidat à la mairie de Yeumbeul-Sud par la coalition de Benno Bokk Yakkar pour les prochaines locales. Amadou Hott promet un bel avenir à la commune un

Mbacké : Lamine Bara Gaye remobilise les troupes de Benno Bokk Yakaar

https://www.xibaaru.sn En marge de la cérémonie d’inauguration de l’hôpital Cheikh Ahmadou Bamba Khadimou Rassoul de Touba, le président Macky Sall a adressé un message à ses partisans de Mbacké.  C’est dans cet ordre d’idée que le responsable aperiste  Lamine Bara Gaye a pris l’initiative de rassembler les responsables autour d’un cadre départemental de réflexion et d’action  qui aura pour mission de proposer des listes consensuelles.
Une initiative qui a trouvé un écho favorable chez certains responsables qui ont honoré de leur présence à la rencontre. Il s’agit de l’ancien ministre Moussa Sakho, de Madame Mbaye haut conseiller des Collectivités territoriales,  de certains maires pour ne citer que ceux-là.
Selon Lamine Bara Gaye,  une unité agissante basée sur une bonne communication des réalisations du président Macky Sall peut faire basculer la tendance lors des locales prévues pour le mois de janvier prochain.
En outre, l’apériste de lister les infrastructures dont le Président a réalisé  dans la capitale du mouridisme ; ce sont le nouvel hôpital moderne de niveau 3 érigé à Touba,  l’autoroute Ila Touba qui favorise et facilite les déplacements de Dakar vers l’intérieur du pays.
Toutefois,  Lamine Bara Gaye a rappelé au président l’achèvement de certains chantiers comme le stade municipal de Mbacké qui est une vieille doléance de la jeunesse, la promotion des cadres de Mbacké entre autres pour permettre aux populations de pouvoir retourner favorablement la tendance pour le compte de la coalition Benno Bokk Yaakar.Abdou Marie Dia

La candidature de Ousmane Sonko à la mairie de Ziguinchor se dessine

https://www.pressafrik.com La candidature de Ousmane Sonko pour la mairie de Ziguinchor se précise. En déplacement dans le Sud du pays, le leader du Pastef a été plébiscité par les deux tendances de sa formation politique dans la commune.
Venu officiellement présenter ses condoléances aux familles de certains de ses militants de Ziguinchor, Ousmane Sonko a constaté les querelles de positionnement qui minent son parti dans la capitale régionale du Sud.
Des échauffourées ont émaillé le déplacement du leader de Pastef dans la ville de Ziguinchor. Le camp du professeur Alassane et celui de Seydou Mandingue qui se disputent la coordination communale du Pastef se sont affrontés dimanche, rapporte L’Observateur.
Les deux tendances qui se regardent en chiens de faïence depuis plus de deux ans ont fini par en venir aux mains devant leur leader Ousmane Sonko. Cependant, malgré leurs dissensions, tous les deux camps ont choisi Ousmane Sonko comme candidat à la mairie de Ziguinchor.Salif SAKHANOKHO

Mansour Faye affaiblit Mary Teuw Niane à Saint-Louis

https://www.pressafrik.com Le combat entre Mary Teuw Niane et Mansour Faye est loin de connaître son épilogue. Après avoir déniché Babacar Gaye, Bamba Fall puis Bamba Kâ, le coordonnateur départemental de l’Apr, non moins maire de Saint-Louis et candidat à sa propre succession, a donné un coup dur à l’ancien coordonnateur du comité électoral de Bby, Mary Teuw Niane candidat à la candidature de la mairie de Saint-Louis.
L’édile de Saint-Louis, selon L’Observateur, a enrôlé l’un des désormais plus fidèles de l’universitaire, en l’occurrence Amadou Niang. Mansour Faye veut mettre tous les atouts de son côté pour avoir un second mandat. Reste à savoir quelle sera la réaction du mathématicien face à cette équation.

Locales : Cheikh Tidiane GADIO perd des plumes

http://www.walf-groupe.com Les élections locales seront l’heure des alliances et désamours. Le Mpcl, parti de Cheikh Tidiane Gadio, vient de le vérifier à ses dépens.
«Nous venons de présenter notre démission au parti du Dr Cheikh Tidiane Gadio. Un parti dans lequel on a milité depuis 12 ans», révèle Sokhna Marème Mbacké qui a présenté sa candidature pour la mairie de Hann Bel-Air, dirigée par Babacar Mbengue. Elle l’a annoncé, ce week-end, à l’occasion du lancement de son mouvement. «J’ai milité dans ce parti (Mpcl). Pour des raisons personnelles, j’ai arrêté mon compagnonnage avec le Dr Cheikh Tidiane Gadio», dit la candidate qui va à l’assaut du fauteuil de Babacar Mbengue. Mme Mbacké, conseillère municipale depuis 13 ans, n’a pas manqué de pourfendre le bilan de ce dernier. «La mairie a un budget conséquent, mais qui ne se reflète pas dans les réalisations du maire qui en est à son deuxième mandat avec l’ambition d’en avoir un troisième. Il n’a pas encore réalisé une seule école, un seul kilomètre de route dans cette commune qui est un don de la nature», tacle-t-elle, d’entrée de jeu.Emile DASYLVA

Mairie de Fatick : la majorité présidentielle s’oppose à la candidature de Matar Ba

https://www.pressafrik.com Au total, ils sont 22 responsables composés de directeurs généraux, PCA, députés, conseillers municipaux, hauts responsables, entre autres, de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY, mouvance présidentielle) à avoir exprimé leur déception et insatisfaction qui résulteraient de l’absence de vision et de volonté du maire Matar Ba.
Selon ces responsables dans le journal L’AS, cette situation, si elle n’est pas remédiée pourrait être fatale au président Macky Sall. Ils estiment que la situation locale est traversée par beaucoup d’incertitude et de questionnements qui risquent d’être préjudiciables à leur coalition, si jamais le président porte son choix sur Matar Ba, au niveau de la commune.
« Nous n’avons rien contre la personne de Matar Ba. Fatick a besoin aujourd’hui d’être développé. A part les programmes de l’Etat, il n’existe aucun autre projet structurant émanant de l’équipe municipale dans notre commune. Le maire n’a ni vision ni volonté pour booster le développement de Fatick », ont-ils regretté.
D’après le conseiller municipal Sémou Diouf, par ailleurs, PCA de APROSIE, le maire Matar Ba a souvent bloqué des projets de partenariat que des conseillers ont réussi à démarcher pour régler la question du chômage dans la ville.  « Il l’a fait avec moi avec beaucoup de fils du terroir qui ne voulaient que développer leur Fatick ».Salif SAKHANOKHO

Aminata Assome Diatta investie à la mairie de Keur Massar Nord…

https://directnewsinfo.com La ministre du Commerce, des petites et moyennes entreprises, Aminata Assome Diatta a été investie, candidate de Benno Bokk Yakaar, à la mairie de Keur Massar Nord.
« J’exprime ma profonde gratitude à l’endroit des délégués de quartiers, aux chefs religieux, de l’association des personnes à mobilité réduite, des acteurs culturels, les ASC, des Serignes daarah, des badienou gokh et tous les partis et mouvements de Keur Massar Nord, pour avoir porté leur choix sur moi, dans la  conquête de la Mairie de Keur Massar Nord», a dit la candidate.

INVESTITURE DU MAIRE OUSMANE NDOYE PAR BENNO BOKK YAAKAR : Thierno Ndiaye de l’Apr parle de simulacre

https://www.lactuacho.com Après l’investiture du maire sortant de la commune Gueule-Tapée- Fass –Colobane, M. Ousmane Ndoye, M. Thierno Ndiaye, responsable politique de l’Alliance pour la République dans la commune, trésorier de Benno Bokk Yaakar, président de l’ASC Colobane et président du mouvement « And Defaar Sunu Gokh Gueule- tapée- Fass-Colobane », est monté au créneau pour dire de vives voix que cette investiture est un simulacre et c’est nulle et non avenue.
Face à la presse, M. Thierno Ndiaye souligne : « Mon sentiment, c’était un simulacre d’investiture qui a été faite dans la précipitation. Je connais les raisons pour lesquelles, le maire sortant s’est précipité pour se livrer à cette comédie d’investiture. Le temps de la réponse viendra. Tout ce que je peux dire, cette investiture est nulle et non avenue, tout simplement parce que tous les membres de Benno Bokk Yaakar de la commune, n’étaient pas conviés. Benno Bokk Yaakar, dans notre commune de Gueule-Tapée-Fass-Colobane, n’a jamais tenu de réunion depuis l’élection présidentielle ».

Il estime que depuis plusieurs mois, le maire organise des réunions chez lui dans son appartement à Fass ou bien parfois à la mairie, des réunions à auxquelles, étaient conviés les amis d’Ousmane Ndoye.

« Il en a plein droit d’inviter ses amis, ses supporters à venir discuter de stratégies, les moyens à mettre en place pour sa reconduction, il est libre et il a parfaitement le droit de se représenter. Toutefois, cette liberté de se représenter ne lui donne pas le droit, ni la liberté de ne pas respecter les autres membres de la coalition. Je suis de l’Apr, notre parti n’a pas été représenté », renchérit Thierno Ndiaye.
Selon Thierno Ndiaye, le maire Ousmane Ndoye a affirmé lors de son interview à Walf Tv qu’il n’a pas discuté de sa candidature avec le Président Macky Sall, donc les actes posés sont de la « tromperie ».
Et M. Ndiaye de rajouter : « Aujourd’hui, le maire sortant se félicite du projet Fass Emergent qu’il décrit comme une extraordinaire, une incroyable révolution mais je suis désolé, le projet Fass émergent, c’est vrai, nous remercions le FNUAP d’avoir bien voulu choisir notre commune mais le FNUAP était obligée de choisir notre commune parce que notre commune était le creuset de toutes les malédictions mais de tous les maux de la société. Si le projet Fass Emergent est venu, c’est parce que la commune de Gueule-tapée-Fass-Colobane, est la commune qui enregistre le plus fort taux de paupérisation, le plus fort taux d’échecs scolaires, le plus fort taux de délinquance juvénile, le plus fort taux de grossesse précoce et le plus faible taux de couverture sanitaire et scolaire. Ce sont ces maux-là que le projet Fass Emergent est venu panser. Donc, vraiment, il n’y a pas de quoi se féliciter, de montrer à la face du monde de meilleur ».
Il a tenu à préciser que ces élections ne sont pas des élections du Président Macky Sall, ce sont des élections de la commune de Gueule- Tapée-Fass-Colobane, qui intéressent les enfants de la commune.
Thierno Ndiaye sollicite l’investiture de Benno Bokk Yaakar qui est s mais si, il ne l’obtient pas, il entend prendre son courage à deux mains.

Gamadji Saré : Harouna Gallo BA,le “candidat de l’espoir”,plébiscité – vidéo

https://www.ndarinfo.com C’est un accueil retentissant auquel le candidat à la Mairie de Gamadj Saré a eu droit samedi lors d’une mobilisation à Alwar. Une démonstration de force pour le président de l’Union des organisations nationales des éleveurs du Sénégal et un moment de communion pour ses militants et sympathisants venus de divers contrées. Marqué par la marque d’affection, Harouna Gallo BA a réaffirmé sa candidature à la Mairie de Gamadji Sarre en appelant en une synergie des forces vices forces pour relever le défi du développement socioéconomique de la localité. « Au nom de l’espoir et de la confiance que vous avez placé en ma personne, nous comptons mener une véritable politique de développement basée sur la transparence, l’inclusion, la participation et l’équité », a-t-il dit, revigoré. Pour le candidat, au vu du potentiel de la localité, « toutes les conditions sont réunies pour sortir Gamadji de la précarité ».

Affaire Sonko-Adji Sarr : Dr Cheikh Tidiane Dièye ne croit pas qu’il y aura une commission d’enquête comme annoncé par le gouvernement

https://www.pressafrik.com Le Dr Cheikh Tidiane Dièye, coordonnateur de la Plateforme Avenir Sénégal Bignou Beug et membre de la coalition Yewwi Askan Wi estime qu’il n’y aura pas de commission d’enquête sur les violences survenues en mars dernier dans l’affaire Ousmane Sonko-Adji Sarr comme annoncé par le gouvernement sénégalais.
« Pour nous, ces événements ne seraient jamais oubliés. Pas plus tard que cette semaine, nous (M2D) avons organisé une rencontre au cours de laquelle nous sommes revenus sur cette question. Nous avons fait notre memorendum du M2D, un mois et demi après celui du gouvernement. Nous avions aussi dit que nous ne croyions pas à la commission d’enquête annoncée par le gouvernement, car nous savions que c’était de la poudre aux yeux», a déclaré Dr Dièye sur la RFM.
Il a fait savoir que leur memorendum, celui du M2D, a été traduit en anglais et envoyé à une cinquantaine de mission diplomatiques installées au Sénégal. Et ce n’est pas tout. Ce memorendum, dit-il sera envoyé partout dans le monde. Dr Dièye a soutenu que ces mêmes chancelleries ont été saisies par le gouvernement qui leur a donné un memorendum accusant l’opposition d’être à l’origine des 13 morts lors des violentes manifestations.
Interrogé sur leur attente par rapport à cette commission annoncée par le gouvernement, Dr Dièye de dire qu’il n’y aura pas de commission. Mais dans le M2D, ils ont une commission chargée des affaires judiciaires qui continue son travail. « Nous sommes en train de travailler à documenter tous les cas, et nous saisirons par voix de plainte à l’international et au niveau national pour que cette affaire ait un traitement judiciaire”.Salif SAKHANOKHO

Néné Fatoumata Tall sur sa candidature à Golf Sud : «Ma volonté de diriger la commune est guidée par cette envie de changement qualitatif de la population»

https://www.dakaractu.com Plus que quelques semaines pour se pencher enfin sur les élections territoriales tant attendues. Dès lors, dans l’opposition comme au sein du pouvoir, les envies commencent à se manifester. Il en est ainsi du côté de la banlieue, précisément à Guédiawaye, où le ministre de la jeunesse a officialisé son envie de diriger la commune de Golf Sud.
Pour la responsable politique de Guédiawaye, l’heure est venue de répondre à l’appel bourdonnant et incessant des femmes, des sages, des cadres et surtout des jeunes du Parti ainsi que de nombreux sympathisants pour se présenter aux élections locales de janvier 2021. “Golf Sud, vous m’avez investie, je vous entends, je vous comprends et je l’accepte”, a clairement répondu Néné Fatoumata Tall, qui a tenu à travers un meeting organisé hier à Guédiawaye, à éclairer l’opinion sur sa position concernant les échéances locales à venir.
Mesurant l’ampleur des enjeux de ces élections locales de Janvier 2021, Néné Fatoumata Tall estime avoir accepté d’être candidate et l’avocate des populations de Golf Sud pour “défendre et porter leur doléances”. “Je lis dans l’encre de vos yeux, l’envie d’un changement qualitatif dans cette commune. J’incarne ce changement”, a-t-elle déclaré.
Sur les secteurs prioritaires, Néné Fatoumata Tall entend vouloir rendre sa cité meilleure en mettant l’accent sur la santé, l’éducation et la formation. “Les femmes souhaitent du matériel échographique, les malades ont besoin des ambulances surtout dans ce contexte marqué par la pandémie du Coronavirus. Donc, notre budget municipal donnera une part significative à la santé maternelle et infanto-juvénile. Mon équipe et moi ambitionnons de rehausser le plateau technique médical”, a-t-elle ajouté.
Le ministre de la jeunesse, et non moins responsable politique à Guédiawaye, s’engage une fois élue, “à améliorer la qualité de l’éducation et de la formation des enfants de Golf Sud, à renforcer les offres de bourses, à investir dans la formation des enseignants et progressivement, veiller à la remise à niveau des infrastructures scolaires en rendant les écoles plus agréables et plus conviviales. “Je mettrai le focus sur l’utilisation des tablettes et des technologies de l’information et de la communication. Le sport et les loisirs ne seront pas laissés en rade de même que la culture ainsi que la protection de l’environnement pour un développement durable. Si je suis choisie, je rendrai plus explicite les axes de mon programme qui s’intitule “Golf Sud, l’essor d’un territoire”, dira-t-elle.
Toutefois, Néné Fatoumata Tall rappelle que la démocratie interne du Parti les autorise à solliciter le suffrage local. “Mais au cas où notre candidature n’est pas retenue, ce n’est qu’une hypothèse, je voudrais rassurer tout le monde que je me soumettrai à la décision du Parti et  à celle du Président de la République. Mieux, je ne lésinerai sur aucun moyen afin de donner une victoire éclatante au Président Macky Sall ici à Golf Sud et dans tout le département”, proclamera le ministre de la jeunesse…

EL HADJ DIA : «J’ai réglé ma montre à l’heure du Président Macky Sall …Je suis candidat à la mairie de Bambey»

https://www.dakaractu.com Les municipalités à Bambey commencent à faire couler de l’encre. El Hadj Dia vient officiellement de déclarer sa candidature pour occuper le fauteuil du futur maire. L’annonce a été faite au cours d’un meeting populaire organisé dans la commune avec la présence de plusieurs responsables de l’Apr et de la coalition Benno Bokk Yaakaar. Revendiquant mordicus le sobriquet de « Borom Bambey », le jeune leader définira son engagement politique à trois niveaux.
Pour lui, il s’agira de « soutenir le Président Macky Sall qui est pour lui le meilleur chef d’Etat que le Sénégal et l’Afrique n’ont jamais eu », ensuite de travailler à la vulgarisation des réalisations « pour que nul n’en ignore et ainsi inciter les Sénégalais à lui renouveler leurs confiances afin, dit-il, que le processus de développement de ce pays ne soit entaché pour rien au monde » et enfin « prendre en main la commune de Bambey ».
Estimant l’affluence de l’après-midi à près de 30 mille personnes, El Hadj Dia précisera n’avoir le Président Macky Sall comme unique leader. « J’ai réglé ma montre à l’heure du Président Macky Sall et je ne suis à l’écoute d’aucune autre personne. Ce meeting, vous l’avez constaté de vous-même est une réussite. Les populations sont sorties massivement me témoigner leur engagement. Je compte mériter cet engagement ».
Il saluera le travail de Omar Sow, Dg de la Odis avant de donner rendez-vous à ces militants dans des visites de proximité déjà entamées et qui vont se poursuivre.
Plusieurs personnalités ont été présentes. C’est le cas de Serigne Abdou Samad Cheikhouna, de Mor Ngom représenté par son chef de cabinet etc…

«Les Locales approchent, les masques commencent à tomber chez nos supposés partenaires «soow», Déclaration des responsables de l’APR de Thiès-Ouest

https://www.leral.net Les élections locales approchent, et les masques commencent à tomber chez nos supposés partenaires : « soow ». Ces gens qui au lieu de s’excuser devant les thièssois pour ces 20 ans de gestion désastreuse et calamiteuse des collectivités à eux confiées par les populations, avec un bilan quasi nul et des scandales fonciers à répétition versent dans la provocation et le « dagassanté »
Face à un parti en perte de vitesses et vomis et honnis par les thièssois le président Macky Sall a eu l’extrême générosité de les accueillir dans le Benno book yakaar sans aucune condition
De nommer à la tête de la 3éme institution du pays qui était dirigé par un des plus fidèles soldats de l’APR madame Mimi Touré le président du rewmi. Le President Seck a relevé de leur fonction la majeure partie de cette institution pour y mettre ses hommes pensant certainement que c’était un partage de gâteaux.
D’enlever une digne fille de Thiès (Madame Ndeye Ticke Ndiaye Diop) qui a abattu un travail de titan au ministère de l’économie numérique pour y mettre un membre du rewmi ; un nouveau riche qui il y a encore un an avait de la peine a parrainer une finale départementale et qui est aujourd’hui subitement devenu un distributeur automatique de billets à la faveur de sa nomination ; un monsieur dont la gestion a été fortement décrié à Thiès de 2004 à 2014

D’enlever d’autres soldats dévoués (Aly Nguouille ) au profit de militants du rewmi ( Aly Saleh)

Nous avons le regret de constater que malgré cet ouverture du président Macky Sall et son acte de générosité nos pseudo alliés au lieu de rendre l’ascenseur comme l’ont fait feu le président Ousmane Tanor Dieng ou Moustapha Niass , profite de cette renaissance inespérée pour couper le sein qui les a ressuscité en entamant des tentatives de déstabilisation voir d’implosion de la coalition qui a existé avant leur adhésion, qui s’est bonifié au fil du temps et qui continuera à exister : je veux nommer le Benno book yakaar
Par décence leur comportement aurait du se manifester par leur reconnaissance et comprendre que notre force assure leur survie en travaillant à la consolidation de l’union à l’instar de tous les autres responsables de BBY. Les intérêts de BBY ne seront point à brader et nous ferons face. Nous réitérons ici notre ferme volonté de défendre les intérêts des thièssois en particulier et des sénégalais en général ; et cette conviction au de la de toute considération politique ne sera pas bradé
Les responsables de ce partis se sont enivrés avec ces positions de pouvoir et viennent nous dire que tout leur est du à Thiès : honte à eux !
Le Benno est passé de 7% en 2012 à 41 % en 2019 alors que le rewmi est passé de plus de 70% en 2012 à 44%. Entre temps hormis l’intermède 2014 le Benno à battu le rewmi à Toutes les élections a Thiès même si le Candidat Idrissa Seck, bénéficiant de « l’effet fils du terroir » y a battu le candidat Macky Sall.

De plus le Rewmi à Thiès n’a jamais voulu être membre à part entière de Benno cherchant toujours à créer une dualité virtuelle Benno # Rewmi. Nous n’en voulons pour preuve que leurs comportements lors de l’arrivée du PR à Thiès pour l’inauguration de l’ISEP.

Depuis leur adhésion à la coalition BBY ils ont systématiquement torpillé toutes les tentatives de réunion ou de discussion et font du dilatoire. S’ils pensent que cette adhésion nous privera de notre appréciation critique de la gestion de ces collectivités et de notre marche inexorable vers la prise de ces collectivités, ils se trompent lourdement.
Nous savions que « Soow mi da fa forokh » mais en militants disciplinés nous avions salué le patriotisme et le sens des responsabilités du président Seck.«Wayé kou khamoule bour saay na niou nila bour dé na nioune dou niou nane soow bou forokh».
Nous avons la responsabilité historique de rependre ces collectivités et lemettre dans de bonnes mains. Tenez vous le pour dit nous aurons notre candidat à Thiès Ouest et dans les autres collectivités de la ville

THIES NORD-LOCALES : Habib Niang rencontre les présidents des 21 cellules de jeunes

https://toutinfo.net Le président Habib Niang, candidat à la mairie de Thiès Nord et responsables politique Apr incontesté dans la cité du rail a rencontré samedi els responsables de ses jeunes partisans. L’objectif de la rencontre est d’évaluer le travail qui avait commencé depuis l’annonce de la date des élections locales le 23 janvier 2022.
En effet, les jeunes de Habib Niang ont investi le terrain pour continuer la massification, la fidélisation leurs millitants et surtout leurs rappeler l’importance de ces échéances électorales vers lesquelles ils s’acheminent. A  moins de 3 mois c’est le moment de redoubler d’effort pour pérenniser le travail abattu pour l’élection du président Habib Niang à la tête de la mairie de la zone Nord au soir du 23 Janvier 2022. Les jeunes millitants du responsable apériste sont déterminés à relever le défi et le pari qu’ils ont fait à savoir élire monsieur Habib Niang comme maire de la zone Nord. Les raisons pour lesquelles ils sont motivés sont simples. L’homme n’est plus à présenter tellement ses actions sont parlantes. Il n’y a pas un secteur  dans lequel le président Habib Niang n’a pas investi pour contribuer à la lutte contre le chômage des jeunes et à l’autonomisation des femmes.
Pour harmoniser le travail des visites dans  les cellules vont être organisées ; une façon de s’enquérir de l’avancement du travail sur le terrain.
Tous les présidents des 21 cellules de la zone Nord sont résolus à maintenir le cap jusqu’au soir du 23 Janvier 2022. « Nous avons un seule objectif s’est de vous élire maire de la commune Nord. Mais cela passe par un travail de terrain, occuper le terrain surtout vulgariser les innombrables réalisations de notre leader Habib Niang dans la commune Nord. Redoublons d’efforts et soyons unis et concentrés autour de l’essentiel pour soutenir notre leader  » dira leur représentants.
Dans son discours de clôture Habib Niang a exhorté ses militants jeunes à se souder davantage et aller vers l’essentiel. « Mes chers jeunes je suis très satisfait et content du travail que vous êtes en train d’accomplir. Je vous encourage à nouveau à occuper le terrain ne vous laissez pas distraire par certaines personnes qui ne nous mues que par leurs intérêts. Tenez bon le meilleur est devant nous. Continuons le travail dans la discipline et la solidarité ». Habib Niang a annoncé qu’il va procéder à la distribution  de fournitures scolaires pour soulager les parents d’élèves pour la rentrée scolaire 2021-2022 à partir du week-end prochain.

Mutisme sur les passeports diplomatiques : Yakham Mbaye s’en prend à Aïssata Tall Sall

https://senego.com  Yakham Mbaye est contre le mutisme du ministre des Affaires étrangères  sur le trafic des passeports diplomatiques à l’Assemblée nationale. Pour le Directeur général du quotidien national le Soleil, la raison invoquée par Aïssata Tall Sall n’a aucun sens. 
Pour Yakham Mbaye, avec lamodification de la loi organique, les députés sont des ayants droit aux passeports diplomatiques. Et le président de la République ne gère pas ces cas, cela relève plutôt du ministère des Affaires étrangères.
En pareil cas, poursuit le Dg du Soleil,  Aïssata Tall Sall devait sortir, prendre la défense du président de la République. “Quand un problème se pose, c’est politique, il faut sortir défendre celui qu’on doit défendre et s’expliquer. Mais le mutisme qui se passe actuellement est intolérable, et injustifiable”, a-t-il déclaré sur la Tfm.
Rappelons que pour justifier son silence sur l’affaire supposée trafic de passeport diplomatique, la ministre des Affaires avait donné comme raison les principes de la séparation des pouvoirs et du secret de l’enquête et de l’instruction.

CANDIDAT A LA MAIRIE DE YEUMBEUL SUD : Oumar Sow coupe l’herbe sous le pied d’Amadou Hott

https://toutinfo.n Il faudra compter avec Oumar Sow pour les locales dans la commune de Yeumbeul Sud. Le conseiller du chef de l’Etat a déclaré hier sa candidature qu’il dit être portée par les populations et les responsables de la coalition BBY. 
La concurrence sera rude entre responsables de l’Alliance pour la République de Yeumbeul Sud. Alors que le ministre Amadou Hott a les yeux rives sur le fauteuil de maire de la localité, Oumar Sow, conseiller du président de la République, a lui, déjà franchi le pas de la candidature. “Suite à votre demande insistante, j’accepte ici et maintenant, de porter la candidature de la grande mouvance présidentielle aux élections municipales et départementales du 23 janvier 2022, pour diriger la commune de Yeumbeul Sud”, a affirmé le jeune ‘’apériste’’ dans une déclaration qui nous est parvenue. “Au-delà d’un discours, mes mots traduisent un engagement à rassembler la grande famille BBY dans la commune de Yeumbeul Sud pour une victoire éclatante au soir du 23 janvier 2022. Je m’engage donc comme je l’ai dit à plusieurs occasions, à m’investir davantage, dans toutes les actions pour servir cette localité”, ajoute-t-il.
Poursuivant, il note que “cette candidature est celle de la jeunesse, une candidature de la vérité, loin de toute démagogie politicienne, une candidature de la dignité, la candidature du renouveau de Yeumbeul Sud”. Remerciant les leaders, les dignitaires, les partis, les mouvements, ainsi que toutes les associations qui ont porté leur choix sur sa “modeste personne”, Oumar Sow invite les jeunes et les populations d’une manière générale, à “refuser d’être manipulés par des politiciens qui sont mus par des intérêts personnels” et à “refuser d’être l’escalier, la rampe de lancement de carrière politique de certains vendeurs d’illusions”.  Non sans noter que ses actions à Yeumbeul, “ne relèvent pas d’un calcul politicien”. Il a en outre réaffirmé sa “disponibilité à servir Yeumbeul sud, à impulser le développement socio-économique de cette commune”.

CONSULTATIONS CITOYENNES : Des membres de Benno désavouent Cheikh Bakhoum

https://toutinfo.net Des membres de la coalition Benno bokk yaakaar de Grand-Yoff désapprouvent la démarche de Cheikh Bakhoum qui vient de lancer des consultations citoyennes en vue des locales de janvier 2022. 
Les consultations citoyennes lancées à Grand Yoff par Cheikh Bakhoum, ne sont pas du gout de ses camarades de parti et alliés de Benno bokk yaakaar dont Me Ousmane Sèye, Lass Badiane, Fatoumata Niang Ba, Abdoulaye Ndiaye, entre autres. Ces derniers, dans une déclaration sortie hier, dénoncent la démarche solitaire du directeur de l’ADIE. ‘’Nous informons n’être associés à de quelconques consultations citoyennes dans la commune et dénonçons avec énergie, toute pratique ou tentative d’annihilation des efforts engagés depuis plusieurs mois par les responsables de la coalition dans le seul but de créer les conditions d’une dynamique unitaire forte’’, déclarent-ils dans la note. Selon eux, ‘’ce manque de concertation est d’autant plus incompréhensible qu’au moment de cette déclaration, la majorité des leaders était en réunion de concertation pour la réception des candidatures’’. Prenant la juste mesure des enjeux, ces responsables de l’Apr de Grand Yoff plaident pour une démarche consensuelle et la concertation comme des exigences incontournables dans la consolidation de l’unité et dans toute prise de décision politique de la coalition.  Ainsi, ils ont lancé un appel pour le devoir d’unité et de dépassement de tous les responsables comme des préalables forts à la dynamique électorale de la coalition BBY. ‘’Nous attirons l’attention sur les risques inhérents à tout investissement inadapté du champ politique pouvant altérer notre crédibilité et tiendrons pour seul responsable quiconque s’y attèlerait volontairement’’, ont prévenu les signataires de la déclaration. 

Sokhna Marème Mbacké candidate pour la mairie de Hann Bel Air

https://senego.com Après avoir milité au côté de Cheikh Tidiane Gadio pendant 12 ans, Madame Sokhna Marème Mbacké a décidé de démissionner. Elle a ainsi créé l’”Alliance des forces africaines pour le développement (AFAD) qu’elle a lancé hier, samedi, aux Maristes.
Madame Mbacké compte ainsi aller aux élections locales sous la bannière de son Mouvement. “Un projet de société“, selon elle, “très différent des autres programmes“, jusque-là établis. Ainsi, elle n’a pas raté l’actuel maire de Hann Bel Air qui, estime-t-elle, ne se soucie pas des intérêts de sa commune. Son souhait : faire des Maristes une localité attrayante.

Bougane : “Je suis informé d’un projet d’attentat contre moi quand je serai en Casamance” (Vidéo)

https://senego.com Le leader du mouvement Gueum Sa Bopp, Bougane Guèye a fait des révélations surprenantes sur la Sen Tv. Selon le patron de Dmédia, un projet de son élimination physique serait en gestation quand il sera en Casamaance.

Opérations…

D’après le leader de Gueum Sa Bopp, le président de la République, Macky Sall et son gouvernement ne digèrent pas ses opérations “Tiib Tank”.  Mais il ne reculera pas d’un iota face aux intimidations des membres du gouvernement. Mieux, il ne compte pas renoncer à sa tournée qui se fera après le passage de Macky Sall.

Projet…

Qu’il sache que je suis au courant d’un projet d’attentat contre moi quand je ferai l’opération “Tiib Tank” en Casamance à l’occasion de la prochaine tournée économique de Macky Sall“, a révélé Bougane dans l’émission Ndoumbélane

Trafic de faux passeports et de migrants : 16 Sénégalais arrêtés en Espagne

http://www.walf-groupe.com Des agents de la police nationale et de la garde civile espagnole ont démantelé une organisation criminelle à Tenerife dédiée au transfert de migrants munis de faux papiers vers la péninsule ibérique, a indiqué, hier, l’agence Efe.
Au total, 16 personnes de nationalité sénégalaise ont été arrêtées (13 à Tenerife, 2 à Ibiza et 1 à Gérone), qui sont inculpées de crimes présumés d’appartenance à une organisation criminelle, contre les droits des citoyens étrangers, contre le patrimoine, la santé publique, réception et falsification de documents, a fait savoir la Police nationale espagnole dans un communiqué. Dans l’opération, précise l’agence espagnole, dix adresses ont été perquisitionnées, dans lesquelles plus de 20 passeports falsifiés ont été saisis, 46 dossiers avec des pièces justificatives pour régulariser la situation de citoyens subsahariens, plus de 900 grammes de cocaïne, plus de 1 000 pilules d’ecstasy, 90 grammes d’héroïne, trois balances de précision, 23 600 euros, 2 940 fausses livres sterling, 77 téléphones, 39 montres et bijoux haut de gamme, entre autres effets. L’organisation a accueilli des migrants arrivés sur les îles et les a cachés à différents étages pendant qu’elle les préparait de faux documents. Une fois ces documents obtenus, les migrants ont été conduits dans les différents ports et aéroports des îles, où ils ont reçu les dernières instructions sur la marche à suivre lors de l’embarquement et certaines mesures de sécurité au cas où ils seraient détectées par les forces et les organismes de sécurité, consistant à ne pas faire de déclaration et la suppression des numéros de téléphone, entre autres directives, ajoute la note de la police. Si le migrant réussissait à atteindre la péninsule sans être détecté, les membres de l’organisation étaient chargés de récupérer les documents utilisés au cas où ils pourraient être utilisés par un autre candidat à l’avenir, car malgré la grande majorité de ces documents falsifiés, les enquêteurs avaient la preuve que certains d’entre eux avaient utilisé des documents juridiques d’autres personnes présentant une certaine similitude physique. On estime que cette organisation aurait réussi à faire sortir des îles au moins 113 personnes qui ont été arrêtées avec de faux passeports ou pour le compte de tiers. Selon la Police nationale, les bénéfices obtenus dépassent les 200 mille euros et l’opération se poursuit dans le but de localiser le reste des membres de l’organisation, de nouvelles arrestations ne sont donc pas à exclure, ajoute Efe.

Réponses du Juge d’instruction aux requêtes de Sonko : Pourquoi ça traîne

iGFM – (Dakar) Ousmane Sonko avait déposé, la semaine dernière, des requêtes auprès du juge d’instruction afin de disposer du dossier et pour qu’une date soit fixée pour les auditions au fond. Mais, pour l’instant, rien ne semble bouger.
Le dossier est toujours au Parquet. Le juge l’avait transmis au Procureur de la République pour avis avant de pouvoir rendre son ordonnance, renseigne Les Echos. Cet avis n’est pas encore disponible.
Et dès que le chef du Parquet lui aura retourné le dossier, le magistrat instructeur pourra rendre son ordonnance dans laquelle il pourra accorder ou refuser au leader de Pastef ses requêtes.
Pour rappel, Ousmane Sonko avait déposé auprès du juge du deuxième cabinet, via ses avocats, deux requêtes, pour réclamer la copie du dossier et une convocation pour une audition au fond et la mainlevée du contrôle judiciaire

Bébé mort “brûlé” à la clinique de la Madeleine : Les terribles révélations de l’autopsie!

iGFM – (Dakar) Le commissariat de Dakar plateau a démarré son enquête sur l’horreur qui s’est produite à la clinique de la madeleine où le bébé du couple Saleh a perdu la vie dans des conditions terribles.
Le bébé qui souffrait de jaunisse à sa naissance,  avait été mis sous photothérapie afin de réduire le taux de bilirubine. Mais, renseigne libération, manifestement le nouveau-né a été oublié pendant trop longtemps sous les rayons Uv, puisque l’autopsie révèle qu’il est décédé à la suite d’une asphyxie doublée de plusieurs brulures au niveau du corps.
Du côté de l’enquête, les premières auditions ont eu lieu au commissariat du Plateau. Des agents auditionnés ont fait preuve d’une mauvaise foi manifeste face aux enquêteurs, informe Libé. Un d’entre eux qui était de garde, a prétendu avoir « juste » éteint la lumière (Uv) après avoir remarqué que quelque chose n’allait pas. Un autre agent a évoqué une infection qui pourrait laisser penser à des brûlures. Une thèse balayée par le certificat de genre de mort. Les agents ont été convoqués encore pour ce lundi.

Macron,les méthodes d’une France effrontée en Afrique Par Madiambal DIAGNE

Le premier Sommet du Commonwealth s’était tenu en 1971. Ces sommets permettaient de discuter de politiques communes et de questions internationales. La France ne semblait pas vouloir être en reste. En 1973, le Président Georges Pompidou réunissait quelques chefs d’Etat africains à Paris. C’était le début des sommets France-Afrique qui suivaient le même agenda et ont fini par faire des émules. Sur ce modèle, la Chine, la Russie, le Japon, l’Inde ou le Brésil, organisent régulièrement des sommets avec les pays africains. Mais on ne dira jamais assez que les sommets France-Afrique semblent avoir plus mauvaise presse que les autres sommets du genre. Si les autres pays parlent dans les rencontres avec les pays africains de commerce et d’autres questions économico-sociales, les sommets France-Afrique ont toujours été marqués par des pourparlers militaro-politiques. La présence des autres puissances militaires en Afrique est moins visible et ces pays se gardent encore de participer ouvertement dans des luttes de contrôle du pouvoir. Ainsi, le comportement de la France en Afrique, traduisant une certaine arrogance ou une condescendance. Cela ne pouvait pas ne pas heurter les peuples ! Et on finit par se dire que la France est incapable de changer pour enfin traiter en alter ego un pays africain.

Les péchés originels des sommets France-Afrique

Le départ du pouvoir du Général De Gaulle (1969) devait marquer la fin d’une ère de relations entre la France et ses anciennes colonies devenues indépendantes. Son successeur Georges Pompidou cherchait à redéfinir les rapports entre la France et ses anciennes colonies sur des paradigmes nouveaux. Avait-il voulu changer de politique sans changer les hommes chargés de la mise en œuvre ? Il laissera Jacques Foccart au poste ou l’officine, qu’il occupait depuis 1960 sous le général De Gaulle, celui de Secrétaire général de l’Elysée chargé des affaires africaines et malgaches. Le Président Felix Houphouët Boigny trouva, dans le lexique de l’humour ivoirien, l’appellation «Françafrique» pour donner un nom à cette pieuvre qui décidait de la marche des anciennes colonies françaises en Afrique. Jacques Foccart continuait d’avoir la haute main sur les services secrets et sur la politique française en Afrique. On verra sa main derrière tous les coups sulfureux de la France à travers le continent. Au Gabon, il décidait de qui sera chef de l’Etat, au Congo-Kinshasa il soutint Mobutou, en Guinée il alimenta des coups contre Sékou Touré, il envoya une escouade de mercenaires conduits par Bob Denard pour se mêler de la guerre du Biafra (Nigeria). Jacques Foccart pouvait compter sur d’énormes moyens financiers et logistiques pourvus par des compagnies pétrolières françaises en Afrique. L’homme s’occupait exclusivement de la politique africaine de la France. Est-ce parce que Georges Pompidou ne s’y intéressait pas trop, pris qu’il était par la grande préoccupation d’affirmer son pouvoir sur l’Etat français ? Avait-il choisi d’agir de la sorte dans un certain jeu d’équilibre pour ménager et contenir les gaullistes pur jus et leur laisser un pré-carré d’influence et d’enrichissement personnel ? Résultat des courses ? La France continuait de se mettre à dos les élites sociales, intellectuelles et des générations de jeunes africains.
A son arrivée au pouvoir en 1974, l’une des premières décisions de Valery Giscard D’Estaing (Vge) aura été de dissoudre le service de Jacques Foccart. Le magistrat René Journiac deviendra l’homme à tout faire en Afrique. René Journiac, était déjà dans l’équipe de Foccart. C’est dire que Valéry Giscard d’Estaing était soucieux d’une continuité minimale à ce poste. VGE n’était pas moins impliqué dans la politique africaine. Ministre d’Etat de l’Economie et des finances de1969 à 1974, il avait pris l’habitude de faire ses randonnées de chasse en Afrique, plus particulièrement chez son «pote» Jean Bedel Bokassa. René Journiac sera tué en 1980, au Cameroun, dans un tragique crash d’un avion du Président Bongo. Les conditions du crash alimentent encore les supputations car René Journiac n’était pas un «enfant de chœur». Ainsi, sous VGE, la France était intervenue en Mauritanie, au Tchad, en Centrafrique et les paras de la Légion étrangère avaient sauté sur Kolwezi. Le sort de Jean Bedel Bokassa aurait été scellé au Sommet France-Afrique de Kigali en 1979. Pourtant, à son arrivée au pouvoir, VGE prônait la «non-ingérence» dans les affaires africaines. Son ministre des Affaires étrangères, Louis de Guiringaud, pouvait continuer de dire : «Qu’avec 500 hommes, la France pouvait changer le destin de l’Afrique.»

La grosse désillusion Mitterrand

Le Africains avaient applaudi, en 1981, l’élection de François Mitterrand. En effet, Mitterrand clamait sa volonté de redéfinir ou changer radicalement les relations de son pays avec l’Afrique. Des intellectuels de gauche comme Régis Debray et Erik Orsenna l’y encourageaient. Patatras ! Mitterrand ne pouvait donner meilleur gage de conservatisme aux chefs d’Etat africains, qu’en nommant son propre fils, Jean-Christophe Mitterrand, comme le «Monsieur Afrique» de l’Elysée. Tout le monde était déçu, jusqu’au ministre des Affaires étrangères, Claude Cheysson, qui persiflait : «Ah, l’Afrique, ce sont les affaires domestiques. Elles se gèrent à l’Elysée, et pas au quai d’Orsay.» De toute façon, sous François Mitterrand, la France enverra des troupes expéditionnaires pour intervenir au Gabon, au Togo, au Zaïre, au Rwanda, au Tchad, etc. Ahmed Sékou Touré accusera François Mitterrand de chercher à déstabiliser la Guinée. Ce dernier, déjà fortement accusé en Afrique d’avoir «validé» l’assassinat de Thomas Sankara (1987), sera chahuté pour son attitude vis-à-vis des dirigeants africains. C’est dans ce contexte que Erik Orsenna lui servit de «nègre» pour son discours du 20 juin 1990, à la Baule. François Mitterrand fera la leçon à ses pairs en leur demandant d’entendre les appels à plus de démocratie. Il aura ainsi préconisé le multipartisme. Le discours de la Baule aura fâché quelques dirigeants africains et Mitterrand sera obligé de le diluer dans un autre discours, au Sommet de Chaillot, pour indiquer que «chaque pays devrait aller sur le chemin de la démocratie, à son propre rythme».

Chirac avoue avoir bu du sang de l’Afrique

Le successeur de Mitterrand installa au 2, rue de l’Elysée, Michel Dupuch, ambassadeur de France préféré de Felix Houphouët Boigny. Jacques Chirac se révélera d’un paternalisme singulier avec l’Afrique. Il n’hésitera pas à mettre les pieds dans le plat, le 18 juillet 1996, à Brazzaville, disant que «l’Afrique n’est pas encore mûre pour la démocratie». Le 6 novembre 2004, l’Armée française bombardera des aéronefs de l’Armée ivoirienne. Jacques Chirac reprochera à Laurent Gbagbo : «Laurent, regardes bien ce que tu as fait du pays de Houphouët.»
Pour sa sortie, il fera un testament de sincérité en soulignant au Sommet France-Afrique de Cannes en 2007 : «Nous avons saigné l’Afrique pendant quatre siècles et demi.» Le propos peut paraître sincère car des journalistes français rapportent que le 19 janvier 2001, en marge du Sommet France-Afrique de Yaoundé, Jacques Chirac leur faisait en privé cette forme de confession : «Ce continent, nous lui avons d’abord pris ses richesses (…) Aujourd’hui, on agit de même, mais avec plus d’élégance. L’Occident leur pique leurs cerveaux (…) Il s’agit là, à mes yeux, d’une autre forme d’exploitation. On s’est bien enrichi à ses dépens. Nous devons, c’est vrai, encourager la marche vers la démocratie. Mais sans arrogance, sans humilier.»
A son départ de l’Elysée, Jacques Chirac pourra alors se redécouvrir à faire le tour de l’Afrique pour plaider l’effacement de la dette et l’accès des populations aux médicaments.

Tout de Nicolas Sarkozy pouvait fâcher

Bruno Joubert, sera nommé Conseiller-Afrique de 2007 à 2009. A sa nomination comme ambassadeur à Rabat, il sera remplacé par André Parent (2009-2012), qui avait été ambassadeur bien réputé de la France à Dakar. Il reste que ce n’était sans doute pas sur un Nicolas Sarkozy qu’il fallait compter pour espérer une repentance, un propos de contrition de la France, pour son lourd passif en Afrique. Déjà ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy s’était montré acteur d’une politique très décriée de lutte contre l’immigration africaine en France et de mauvais traitements de Français d’origine africaine dans certaines banlieues. Qu’à cela ne tienne, Nicolas Sarkozy voudrait «nettoyer la FrançAfrique», affirmant : «Qu’il nous faut nous débarrasser des réseaux d’un autre temps, des émissaires officieux qui n’ont d’autre mandat que celui qu’ils s’inventent. Le fonctionnement normal des institutions politiques et diplomatiques doit prévaloir sur les circuits officieux qui ont fait tant de mal par le passé. Il faut définitivement tourner la page des complaisances, des secrets et des ambiguïtés.» Mais les Africains retiendront le plus de Nicolas Sarkozy, un passage de son discours de Dakar en 2007 dans lequel il considère que «l’homme africain n’est pas suffisamment entré dans l’Histoire». Il avait voulu, disait-il, parler en toute franchise mais les dégâts ont été irréparables. Ainsi, Nicolas Sarkozy aura mal entamé ses relations avec l’Afrique et il les terminera en laissant une image tout aussi désastreuse. Des élites africaines lui reprochent non seulement d’avoir planifié l’assassinat de Mouamar Khadaffi en 2011 mais aussi d’avoir fait gagner en 2010, la Présidentielle guinéenne à Alpha Condé. La Cellule-Afrique de l’Elysée était certes devenue moins flamboyante mais Nicolas Sarkozy a démantelé des bases militaires françaises en Afrique, a eu sa part d’interventionnisme militaire en Côte d’Ivoire, au Tchad et a bien eu à profiter des largesses des dirigeants africains par le truchement d’émissaires comme l’avocat Robert Bourgi et Patrick Balkany. Me Bourgi a pu révéler le tragique épisode avec Claude Guéant, des «Djembés» bourrés de liasses d’argent dans la cour de l’Elysée.

Francois Hollande, un petit héros en Afrique

Pour son premier voyage présidentiel en Afrique, François Hollande fera montre de candeur et clamait à Dakar vouloir redéfinir les relations de son pays avec ses partenaires africains. Il s’inclina devant la mémoire des tirailleurs sénégalais tués au Camp de Thiaroye en 1944, s’engagea à améliorer les pensions des anciens Tirailleurs sénégalais et remettra une partie des archives coloniales qui révèlent le rôle historique peu glorieux de la France. Mais Hollande finira par s’africaniser. Il enverra des troupes en Centrafrique, à Djibouti et maintiendra le dispositif au Tchad pour sauver le régime de Idriss Deby. Il sauvera aussi le siège de Ali Bongo au Gabon et déroulera le tapis rouge de l’Elysée à de nombreux dictateurs africains. Mais Hollande a pu rendre la France quelque peu sympathique en Afrique, en décidant opportunément d’intervenir au Mali pour stopper l’avancée des troupes djihadistes. Si aujourd’hui le Mali n’est pas devenu un émirat islamiste, il le doit à François Hollande.

Les erreurs de la Macron-formula

Le Président Macron voudrait casser tous les codes et envisager ses relations avec l’Afrique, sans complexe. Mais son caractère beaucoup trop iconoclaste le dessert. Emmanuel Macron cherche tant à se démarquer de la réputation peu flatteuse de nombre de ses pairs africains, qu’il lui arrive de poser des actes on ne peut plus maladroits. S’il parle à ses pairs africains, il est sur un ton de l’injonction, de la directive. La condescendance est manifeste, d’aucuns diront même le mépris. Emmanuel Macron a choisi unilatéralement de changer le format des rencontres traditionnelles entre la France et les pays africains. Ainsi, sera-t-il le seul chef d’Etat à son «Sommet de Montpellier» (8 octobre 2021) avec des jeunes, des membres de la Société civile ou des hommes d’affaires. On se demande bien ce que ses invités ont pu lui apprendre qu’il ne devait pas savoir déjà par ses différentes ambassades, les chercheurs et les autres sources d’informations. Du reste, Emmanuel Macron aura donné l’occasion ou la tribune pour invectiver la France et les différentes autorités africaines. La tribune était belle pour montrer devant les caméras de télévision un certain «héroïsme» devant le premier des français. Quelque part certains jeunes ont pu se dire satisfaits d’avoir vengé les affronts faits par les colonisateurs à leurs aïeuls. C’est dire que le Président Macron n’aura rien gagné de l’exercice de Montpellier. Au contraire, il aura froissé inutilement ses pairs africains qui pourraient se sentir ainsi snobés. La France n’a pas réussi à se rendre plus sympathique aux yeux des élites africaines. D’ailleurs la sélection opérée par l’Elysée pour constituer son échantillon représentatif des populations africaines et de leur perception du rôle et de la place de la France est très discutée. En effet, les personnes présentes à Montpellier ne sauraient parler au nom de l’Afrique ou représenter la jeunesse africaine. Assurément, la grande masse des jeunes en Afrique ne semblent pas se retrouver à travers les prototypes présentés. Ainsi, on continuera d’entendre des récriminations encore plus acerbes contre la France. Toutes les critiques faites à la France ne seraient sans doute pas justes ; on sait bien le travail de sape opéré par des puissances qui convoitent le marché africain. Mais force est de dire que Emmanuel Macron risque de braquer davantage du monde contre la France et sa politique africaine. Le sentiment anti-français qui a pu se développer en Afrique est vu comme porté par une jeunesse qui se veut «décomplexée» et qui voudrait carburer sur une légitimité forgée sur un échec plus ou moins palpable d’aînés qui ont failli. Emmanuel Macron s’est donc ouvert à un exercice d’échanges avec des jeunes du continent que les pays africains ainsi que leurs chefs d’Etat doivent être les premiers à mener. La levée de boucliers qui a suivi les différentes interventions suffit à donner une idée des logiques désarticulées et d’une perception cohérente et commune des rapports face à la France. Tout un débat et des intentions sont prêtées à des populations qui en dernier ressort sont bien loin de tout ce qui se décide. Au demeurant, on peut considérer que Emmanuel Macron a fini d’enterrer les messes France-Afrique car on verra difficilement un pays africain se porter désormais candidat pour l’abriter. Du reste comment réagirait le Président Macron si un pays africain avait invité les «gilets jaunes» ou les «blacks bocks» pour parler des relations France-Afrique et surtout dégager un fonds destiné à financer des groupes d’activistes français qui prôneraient davantage de démocratie ?mdiagne@lequotidien.sn


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