Revue de presse du Lundi 09 Novembre 2020

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COVID-19 : les envois de fonds des migrants devraient chuter de 14 % en 2021

https://www.lejecos.com Alors que la pandémie de COVID-19 et la crise économique continuent de s’étendre, les envois de fonds des travailleurs migrants vers leurs pays d’origine devraient reculer de 14 % d’ici 2021 par rapport aux niveaux d’avant la pandémie en 2019, selon les dernières estimations de la note d’information de la Banque mondiale sur les migrations et le développement. Ainsi, pour la première fois depuis des décennies, les migrations internationales vont ralentir en ralentir en 2020.
Les transferts d’argent vers les pays à revenu faible et intermédiaire devraient se replier à 508 milliards de dollars en 2020, en recul de 7 %, avant de connaître un nouvel effondrement en 2021, à 470 milliards de dollars (- 7,5 %).
L’atonie de la croissance économique, l’insuffisance des niveaux d’emploi dans les pays d’accueil des migrants, la faiblesse des cours du pétrole et la dépréciation des monnaies des pays d’origine des transferts d’argent par rapport au dollar expliquent en grande partie ce déclin.
‘’Vue sous l’angle migratoire, la pandémie de COVID-19 a des effets généralisés, puisqu’elle touche à la fois les migrants et les familles qui dépendent de ces envois de fonds’’, a souligné Mamta Murthi, vice-présidente de la Banque mondiale pour le développement humain et présidente du comité directeur sur les migrations qui ajoute que la Banque mondiale poursuivra sa collaboration avec ses partenaires et les États afin de préserver cette véritable planche de salut et de contribuer au développement du capital humain.
Les envois de fonds devraient reculer dans toutes les régions en 2020 et 2021, avec un repli particulièrement marqué en Europe et en Asie centrale (de respectivement 16 et 8 %), devant l’Asie de l’Est et le Pacifique (11 et 4 %), le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord (8 % pour les deux années), l’Afrique subsaharienne (9 et 6 %), l’Asie du Sud (4 et 11 %) et l’Amérique latine et les Caraïbes (0,2 et 8 %).
Malgré le recul attendu, les remises migratoires devraient constituer une source de financement extérieur encore plus importante pour les pays à revenu faible et intermédiaire en 2020.
Ces transferts ont atteint un niveau record de 548 milliards de dollars en 2019, dépassant les investissements directs étrangers (534 milliards) et l’aide publique au développement (environ 166 milliards). Les IDE étant appelés à se contracter encore plus nettement, l’écart avec les envois de fonds devrait continuer de se creuser
‘’Pendant cette crise, les migrants courent plus de risques d’avoir des problèmes de santé et de se retrouver au chômage, rappelle Dilip Ratha, auteur principal de la note et chef du programme KNOMAD. Les facteurs sur lesquels reposent les remises migratoires sont fragilisés et ce n’est pas le moment de baisser la garde sur les menaces qui pèsent sur ces flux vitaux’’
Pour la première fois dans l’histoire récente, le nombre de migrants internationaux devrait baisser cette année, à la faveur d’un ralentissement des nouveaux départs et d’une hausse des retours vers les pays d’origine
Ces migrations de retour ont été observées partout dans le monde depuis la levée des mesures nationales de confinement, qui ont bloqué de nombreux migrants dans les pays d’accueil. La hausse du chômage parmi les migrants et les réfugiés, provoquée par des restrictions plus strictes en matière de visas, devraient accentuer encore ce phénomène.
‘’Au-delà de considérations humanitaires, tout milite pour accompagner les migrants qui travaillent sur le terrain dans les pays d’accueil, que ce soit dans les hôpitaux, les laboratoires, les exploitations agricoles ou les usines, affirme Michal Rutkowski, directeur mondial du pôle Protection sociale et emploi de la Banque mondiale. Les mesures de soutien décidées dans ces pays doivent intégrer les migrants. De leur côté, les pays d’origine ou de transit doivent mettre en place des dispositifs de soutien au retour’’.
Les pays d’origine doivent trouver des solutions pour favoriser la réinstallation des migrants de retour, en les aidant à trouver un emploi ou à créer une entreprise. L’accélération des migrations de retour risque de déstabiliser les communautés locales qui, dans l’immédiat, sont contraintes d’organiser les quarantaines et, à moyen terme, devront accompagner la recherche de logement et d’emploi et les efforts de réinsertion.
Selon la base de données de la Banque mondiale sur le coût des envois de fonds (Remittance Prices Worldwide), le coût moyen d’un transfert de 200 dollars à l’échelle mondiale s’établit 6,8 % au troisième trimestre 2020, soit à peu près au niveau du premier trimestre 2019, mais plus du double de l’objectif de 3 % à l’horizon 2030 fixé par les Objectifs de développement durable (ODD).
L’Asie du Sud continue d’être la région la moins chère (5 %), contrairement à l’Afrique subsaharienne qui détient toujours le record (8,5 %). Les banques restent le canal le plus coûteux, avec un tarif moyen de 10,9 %, devant les bureaux de poste (8,6 %), les organismes de transfert de fonds (5,8 %) et les opérateurs de téléphonie mobile (2,8 %).
Bien qu’ils soient les moins chers, les opérateurs de transfert de fonds et les opérateurs mobiles rencontrent des difficultés croissantes, les banques fermant leurs comptes pour réduire les risques de non-respect des mesures de lutte contre le blanchiment d’argent et des normes contre le financement du terrorisme. Afin de maintenir ces canaux ouverts, surtout pour les migrants à faible revenu qui envoient de petites sommes d’argent chez eux, ces règles et normes pourraient être temporairement allégées.
Par ailleurs, le renforcement des réglementations concernant l’argent mobile et des systèmes d’identité contribuerait à améliorer la transparence des transactions. Enfin, pour faciliter les transferts numériques, il faut améliorer l’accès aux comptes bancaires des fournisseurs de services mobiles, des personnes à l’origine de l’envoi des fonds et des bénéficiaires.
Le Groupe de la Banque mondiale, l’une des principales sources de financements et de connaissances pour les économies en développement, prend des mesures rapides et de grande envergure  en vue d’aider ces pays à renforcer leur action contre la pandémie. Il s’attache à appuyer les interventions de santé publique et à garantir la circulation de fournitures médicales de première nécessité tout en soutenant le secteur privé pour permettre aux entreprises de poursuivre leurs activités et maintenir les emplois
Le Groupe de la BM prévoit de mobiliser jusqu’à 160 milliards de dollars sur une période de 15 mois, qui s’achèvera en juin 2021, afin d’aider plus de 100 pays à protéger les populations pauvres et vulnérables, soutenir les entreprises et favoriser le redressement de l’économie.
Ce montant comprend notamment 50 milliards de dollars sous forme de nouveaux dons et de prêts à des conditions très favorables fournis par l’IDA, ainsi qu’une enveloppe de 12 milliards de dollars  destinée à financer l’achat et la distribution de vaccins contre la COVID-19 dans les pays en développement.

Tendances régionales

Les envois de fonds vers la région Asie de l’Est et Pacifique devraient chuter de 11 % en 2020, à 131 milliards de dollars, plombés par la pandémie de COVID-19. La Chine et les Philippines restent, en volume, les principaux pays bénéficiaires de la région, mais, en part du PIB, les Tonga et le Samoa arrivent en tête. Coûts des transferts  :  le tarif moyen pour l’envoi de 200 dollars vers la région a légèrement augmenté, à 7,1 % au troisième trimestre 2020.
Les cinq couloirs de transfert les moins coûteux affichent un taux moyen de 2,5 %, contre un coût de 13,3 % en moyenne dans les cinq couloirs les plus onéreux (à l’exclusion du couloir Afrique du Sud-Chine, qui affiche des prix extrêmes).
Les remises migratoires vers la région Europe et Asie centrale devraient plonger de 16 %, à 48 milliards de dollars, sous l’effet de la pandémie et du repli des cours du pétrole, sachant que pratiquement tous les pays de la région affichent une chute des envois de fonds supérieure à 10 % en 2020.
La dépréciation du rouble russe risque elle aussi de ralentir les transferts d’argent en provenance de la Russie. Coûts des transferts  :  le tarif moyen pour l’envoi de 200 dollars vers la région a légèrement baissé au troisième trimestre 2020, à 6,5 %, contre 6,6 % un an auparavant.
Les envois de fonds vers la région Amérique latine et Caraïbes devraient ressortir à environ 96 milliards de dollars en 2020, soit un repli de 0,2 % par rapport à l’an dernier. Les remises migratoires à destination de la Colombie, d’El Salvador et de la République dominicaine affichent une croissance positive en glissement annuel entre les mois de juin et septembre, après la brusque contraction des mois d’avril et de mai.
Les flux vers le Mexique, premier pays bénéficiaire de la région, se maintiennent, en partie parce que les migrants installés aux États-Unis y occupaient des emplois essentiels et, quand ils étaient éligibles, ont bénéficié des programmes de relance. Coûts des transferts  :  le tarif moyen pour l’envoi de 200 dollars vers la région a légèrement progressé au troisième trimestre 2020, à 5,8 %.
Dans de nombreux couloirs moins importants, les coûts restent élevés : le coût des transferts vers Haïti et la République dominicaine est supérieur à 8 %.
Les transferts d’argent vers la région Moyen-Orient et Afrique du Nord devraient chuter de 8 % en 2020, à 55 milliards de dollars, pénalisés par le ralentissement durable attendu de l’économie mondiale. Les envois vers l’Égypte, premier pays bénéficiaire de la région, se sont jusqu’ici révélés contracycliques, les travailleurs égyptiens installés à l’étranger ayant augmenté le montant des transferts ponctuels à leurs familles.
Ces flux devraient finir par baisser : avec l’affaiblissement des cours du pétrole et le ralentissement économique dans les pays du Golfe, les remises migratoires vers les principaux pays bénéficiaires se tasseront. Coûts des transferts :  le tarif moyen pour l’envoi de 200 dollars vers la région a augmenté au troisième trimestre 2020, à 7,5 %, contre 6,8 % un an auparavant. Les écarts d’un couloir à l’autre sont très importants : le coût des transferts d’argent en provenance des pays de l’OCDE à revenu élevé vers le Liban continue de dépasser la barre des 10 %.
Les envois de fonds vers l’Asie du Sud devraient reculer d’environ 4 % en 2020, à 135 milliards de dollars.

Au Pakistan et au Bangladesh, l’impact du ralentissement économique mondial a été en partie compensé par la formalisation des remises migratoires, le transport d’argent liquide devenant plus compliqué à cause des restrictions aux déplacements.
Le Pakistan a par ailleurs instauré une fiscalité incitative en suspendant à compter du 1er juillet les prélèvements libératoires sur les retraits d’argent liquide ou sur les opérations/transferts bancaires depuis un compte détenu dans une banque locale. Après les inondations qui ont frappé un quart de son territoire, le Bangladesh a connu une forte augmentation des apports de fonds en juillet.
Coûts des transferts  :  avec un taux très légèrement inférieur à 5 % au troisième trimestre 2020, l’Asie du Sud affiche le tarif moyen pour l’envoi de 200 dollars le plus faible du monde. Mais dans les couloirs les plus coûteux (fonds en provenance du Japon, d’Afrique du Sud et de Thaïlande et à destination de l’Afghanistan depuis le Pakistan), ces tarifs sont nettement supérieurs à 10 %.
Les envois de fonds vers l’Afrique subsaharienne devraient reculer d’environ 9 % en 2020, à 44 milliards de dollars. Si les flux à destination du Kenya restent pour l’instant positifs, ils devraient finir par plonger en 2021. Les transferts vers tous les grands pays bénéficiaires devraient baisser. La pandémie de COVID-19 touchant à la fois les pays d’origine et de destination des migrants subsahariens, ce tassement des remises migratoires devrait aggraver l’insécurité alimentaire et la pauvreté.
Coûts des transferts  :  le tarif moyen pour l’envoi de 200 dollars vers la région s’établit à 8,5 % au troisième trimestre 2020, en léger repli par rapport à l’an dernier (9 %).
L’Afrique subsaharienne reste la région la plus chère du monde. Le déploiement de technologies numériques conjugué à la mise en place d’un environnement réglementaire favorisant la concurrence entre opérateurs et à un examen de la réglementation en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme sont indispensables pour faire baisser le coût des transferts de fonds dans la région.Serigne Makhtar Fall

SUIVI DE LA CAMPAGNE HIVERNALE DANS LE DÉPARTEMENT DE PODOR  : «6200 hectares de riz emblavés par les producteurs»,selon la Saed

http://www.sudonline.sn Le Directeur général de la Société Nationale d’Aménagement et d’Exploitation des Terres du Delta du Fleuve Sénégal et des Vallées du Fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED) a effectué une tournée au niveau des périmètres rizicoles du département de Podor dans le cadre du suivi de la campagne agricole. Les producteurs de la zone ont emblavé 16.000 hectares de riz dont 6200 hectares en cette campagne hivernale. C’est ce qu’a fait savoir Aboubacry Sow, en évoquant toutefois quelques contraintes liées à la forte pluviométrie de cette année et qui a impacté sur les récoltes
Le département de Podor a constitué la seconde étape après Dagana de la tournée initiée par le Directeur général de la SAED, Aboubacry Sow qui s’est réjoui du niveau de la surface emblavée dans ce département pour ce qui est de la culture du riz. “Au niveau du département de Podor, 6200 hectares de riz ont été emblavés pour cette campagne hivernale, et 9000 hectares pour la campagne de contre saison, soit environ 16.000 hectares en tout pour les deux campagnes. Je trouve que c’est un record, au vu du potentiel aménagé qui tourne autour de 26.000 hectares”, a-t-il soutenu
La tournée a aussi permis de constater sur place une diversification des cultures avec des rendements importants attendus, malgré les contraintes relevées par les acteurs, à savoir la présence de parasites, notamment les attaques de piqueurs suceurs entre autres. Mais le patron de la SAED a tenu à rassurer à ce propos quant à la mise en place d’un dispositif visant à enrayer le mal en traitant tous les périmètres attaqués. “ D’autres problèmes ont été également évoqués par les producteurs. Il s’agit du problème de l’aménagement qui est déjà connu car un aménagement en terre demande un entretien régulier
En dehors de cela, il y a aussi les problèmes d’électricité qui ont été posés ainsi que la question de la prime fixe qui est maintenant résolue”, a-t-il ajouté. Lors de sa tournée de suivi de la campagne hivernale, Aboubacry Sow a aussi magnifié le travail d’un jeune agriculteur qui cultive l’oignon. Il s’agit en effet d’un jeune thiessois qui a quitté sa ville natale, il y a 5 à 6 ans, pour s’investir dans l’agriculture précisément dans la culture d’oignons. “Cela doit servir d’exemple aux jeunes pour venir s’investir dans l’agriculture où ils peuvent trouver tout ce dont ils s’obstinent à aller chercher ailleurs en dehors du Sénégal”, a-t-il soutenu. “Nous allons mener une réflexion avec les maires des différentes communes de la région nord, afin de les pousser à mettre à la disposition des jeunes qui souhaiteraient investir dans l’agriculture, des assiettes foncières”, a promis le Directeur général de la SAED lors de cette tournée qu’il compte poursuivre dans les prochains jours au niveau des autres délégations de Matam et de Bakel
Pour sa part également, le chef de village de Donaye-Tarédji Nassirou Sall par ailleurs Président du Cadre National de Concertation des Ruraux (CNCR) a salué la bonne collaboration qui existe entre la SAED et les organisations paysannes de la Vallée du Fleuve. Il a également profité de l’occasion pour inviter les jeunes à se départir de la pratique de la migration irrégulière pour se lancer dans l’agriculture.YVES TENDENG

Le bitcoin flambe au dessus de la barre des 15 000 dollars

https://www.financialafrik.com Les 10 bitcoins par la capitalisation boursière au dimanche 8 novembre. L’on sent une nette prise de bénéfice sur le bitcoin, ce qui va freiner sa marche vers le sommet rêvé du décembre 2017.
Alors que Joe Biden est entrain de s’imposer sur Donald Trump, en devenant le 46 ème président des Etats-Unis d’Amérique, de nombreux investisseurs se sont mis à l’abris de la très politique monnaie fiduciaire en prenant position sur le bitcoin ces dernières semaines. La reine des crypto-monnaies cote à plus de 15 000 dollars, revenant à un plus haut depuis deux ans et poussant nombre d’économistes orthodoxes, accrochés aux vieilles certitudes de la théorie monétaire, à s’interroger sur la valeur et la contrepartie.

Quand la Covid-19 aggrave la pauvreté et la vulnérabilité des enfants

En deux semaines, le bitcoin a engrangé plus de 30%, faisant croire à une ascension vers le sommet historique de 20 000 dollars atteint en décembre 2017. Cette nouvelle flambée a commencé le 21 octobre quand le géant des paiements en ligne Paypal a annoncé lancer un service permettant “d’acheter, de conserver et de vendre des cryptomonnaies”. “C’est la validation d’un marché qui était encore relativement incertain il y a quelques années”, se félicite Simon Polrot, président de l’Association pour le développement des actifs numériques. Derrière Paypal, Mastercard peaufine aussi sa stratégie, poussant JP Morgan à estimer que le bitcoin, qui ne repose sur aucune contrepartie physique et aucune banque centrale, pourrait concurrencer l’or, en devenant une monnaie alternative. La banque d’affaires américaine avait pourtant estimé il y a deux ans que le bitcoin, monnaie volatile mais très liquide, paratonnerre avérée contre l’inflation, était une “escroquerie”. Mais, c’est connu, en finance, seuls les mauvais investisseurs ne changent pas d’avis.  Adama WADE

UMOA : La Côte d’Ivoire émettra des BAT pour solliciter 30 milliards FCFA sur le marché

https://www.sikafinance.com La Côte d’Ivoire va solliciter ce 9 novembre un emprunt de 30 milliards FCFA, 45,73 millions d’euros auprès des investisseurs de l’UEMOA.
A cet effet, le pays émettra des bons assimilables du trésor (BAT) d’une valeur nominale unitaire de 1 million FCFA et de maturité 1 mois sur le marché monétaire de l’UMOA.
L’opération qui se fera par adjudication à taux d’intérêt multiples est ouverte à tous les investisseurs physique et morale de la région.
Les dépôts de soumissions se feront via l’application SAGETIL-UMOA ce 9 novembre à 10h30 mn TU.Olivia Yao

La Tunisie en quête de nouveaux débouchés en Afrique subsaharienne

https://www.sikafinance.com La Tunisie ne renonce pas à son ambition de réaliser une véritable percée sur le marché subsaharien, une région qui aiguise les appétits des pays du Magrheb et sur lequel le Maroc a une nette longueur d’avance.
A cet effet, le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX) de la Tunisie, à travers son bureau d’Abidjan, organise les premières rencontres professionnelles virtuelles réunissant entrepreneurs et hommes d’affaires de Tunisie et de 12 pays d’Afrique Subsaharienne, dont ceux de Côte d’Ivoire et du Burkina, ces 18, 19 et 20 novembre prochains.
L’enjeu de l’évènement virtuel qui tient compte du contexte de la crise sanitaire de la Covid-19, est bien de nouer des relations d’affaires afin de renforcer les échanges commerciaux entre les Tunisie et la région. Il s’agira notamment à travers l’initiative de  » générer des agendas de rendez-vous d’affaires virtuels au profit des entreprises tunisiennes, tous secteurs d’activité confondus, des opportunités commerciales et de partenariats effectifs avec leurs congénères d’Afrique subsaharienne  » explique le CEPEX.
Les secteurs au centre de ces échanges seront essentiellement les secteurs de l’agroalimentaire, des matériaux de construction et travaux publics, des médicaments, des services de santé, de l’enseignement supérieur, des TIC.
Outre une plénière virtuelle, l’évènement sera marquée par des rencontres d’affaires B2B via une plateforme dédiée. Et ce sont au total plus de 300 acteurs (importateurs, distributeurs, partenaires…) qui devront y prendre part.Jean Mermoz Konandi

Un hôtelier prône la diversification de l’offre touristique pour rendre plus attractive la destination Sénégal

https://www.lejecos.com Eric Philibert, directeur général de l’Hôtel ‘’Les lamantins’’ de Saly-Portudal, dans le département de Mbour au sud-ouest de Dakar, au Sénégal, a estimé qu’avec la restauration des plages dans cette partie du Sénégal, la diversification de l’offre touristique pourrait ‘’contribuer considérablement’’ à ‘’rendre plus attractive’’ la destination Sénégal à partir de la Petite-Côte sénégalaise.
‘’Pour rendre plus attractive la destination Sénégal, avec surtout la restauration des plages, la diversification de l’offre touristique est une nécessité. La diversification de l’offre est là puisqu’il y a tout ce qui est logement traditionnel, typique dans les Iles du Saloum, dans les différents parcs nationaux’’, a-t-il notamment fait valoir.
Selon lui, il y a aussi Saint-Louis avec son passé, Dakar avec ses hôtels et Saly-Portudal avec ses plages, entre autres potentialités qui prouvent que le Sénégal a un panel à offrir à de potentiels clients, permettant de faire du tourisme la première économie du pays, avec une autre forme de tourisme.
Le responsable hôtelier fait allusion à un ‘’tourisme plus rural, plus authentique, plus typique et plus culturel’’ au niveau des îles du Saloum. ‘’Une zone qui a aussi bénéficié de l’eau et de l’électricité qu’elle n’avait pas avant. Si l’on regarde l’ile de Dionewar, elle est électrifiée et a de l’eau douce qu’elle n’avait pas avant. Donc tout est prêt pour le tourisme’’, s’est-il réjoui, notamment par rapport à l’état d’avancement très avancé des travaux de restauration des plages en cours de finalisation à la station balnéaire de Saly-Portudal.
‘’Maintenant, il faut que l’ASPT (Agence sénégalaise de promotion touristique et le ministère de tutelle remplissent leur rôle de commercialisation et de communication au niveau de la destination dans sa globalité à travers ce que le ministre avait suscité à Top Reza, à savoir le digital’’, a plaidé M. Philibert.
Cette digitalisation de l’industrie touristique sénégalaise va permettre ‘’très rapidement’’, de faire connaitre les nouvelles informations sur la destination aux agences de voyage, aux tours opérators et autres parties prenantes qu’il fait convaincre, parce que, pour lui, avec les potentialités dont regorge le Sénégal, il ne devrait pas y avoir de saisonnalité dans les activités touristiques
‘’Avec ce projet de restauration des plages, avec un impact ultra positif sur les activités touristiques, Saly-Portudal redevient une station balnéaire, une station qui a du sable et des plages à offrir aux touristes. Donc économiquement, c’est vraiment superbe’’, a-t-il salué
Ainsi, il estime que ‘’c’est une promesse du président de la République qui a été réalisée ; entre l’Aéroport, l’autoroute, les plages, l’électricité et l’eau dans les Iles du Saloum, il (Macky Sall) a tout fait pour que les acteurs du tourisme que nous sommes, puissions avoir des clients, les satisfaire et les faire revenir au Sénégal’’, a magnifié Eric Philibert
‘’Il a tenu tous ces engagements et, en fin de compte, nous avons tout ce qu’il faut pour travailler maintenant. Il a mis à notre disposition, un véritable outil de travail  : le sable et la plage’’, a-t-il poursuivi.
Autre réalisation du président Macky Sall qui, selon l’hôtelier, va avec le tourisme, c’est le Pont de la Sénégambie. ‘’Cette infrastructure va nous permettre de fabriquer, en accord avec les gambiens, des voyages de combinés entre la Gambie et le Sénégal’’, a ajouté Philibert.Serigne Makhtar Fall

LES MACHINES ÉTEINTES LA CHRONIQUE HEBDO DE PAAP SEEN

EXCLUSIF SENEPLUS – Dans notre pays, les rentiers et les intermédiaires sont très nombreux. Ils sont les champions d’une « économie parasitaire ». Exit les innovateurs et les grands capitaines d’industries !

– NOTES DE TERRAIN

C’est la troisième fois, en moins de deux mois, que je traverse Kaolack. À chaque fois, je suis interpellé par son aspect taciturne. Ses flancs sont flétris. Telle la carcasse d’un flamboyant sénile. Kaolack n’a pas beaucoup de charme. Ses traits sont revêches. Un profond ennui semble sourdre de ses artères étirées. La poussière qui monte en tourbillon, ainsi que les vieux bâtiments délabrés attestent d’un manque d’entretien. Le ronronnement continu des motos-taxis donne une indication : il y a très peu de boulot pour les jeunes. Acheter un « Jakarta », et devenir chauffeur de moto-taxi, est la dernière option qui reste à la jeunesse désemparée. Kaolack porte les rides, d’une ancienne ville florissante. Comme toutes les villes du Sénégal, qui ont compté dans le passé, elle affiche les stigmates d’une cité ruinée.
Le chemin entre Kaolack et Kahone est mauvais, presque impraticable. La route est petite. Comme si elle menait vers une cité interdite ou un endroit oublié. La voiture titube entre les nids-de-poule. Sur le chemin, un charretier donne des coups de bâtons à son âne. L’animal s’exécute et s’écarte pour nous laisser passer. Le tronçon conduit à la centrale électrique de Kahone. L’une des plus importantes du pays. L’infrastructure est immense. En face de celle-ci, se trouvent deux usines. La Sodefitex (Société de développement et des fibres textiles) et la Domitexka (Domaine industriel et textile de Kaolack). La première constitue, aujourd’hui encore, l’une des plus grandes manufactures du Sénégal, avec plusieurs sites dans le pays. Elle est spécialisée dans l’agro-industrie cotonnière. La seconde est une émanation de la Sotexka (Société des textiles de Kaolack), ainsi que de la Sotiba (Société de teinture, impression et blanchiment africaine). Anciens fleurons de l’industrie textile en Afrique de l’Ouest. À l’agonie aujourd’hui.
La Domextika est la propriété de l’homme d’affaires, Serigne Mboup. Il a repris l’entreprise en 2010. Mais n’a pas pu la remettre véritablement en marche. La Domextika est implantée dans un domaine de 20 ha. Elle accueille des unités de teinture, de filature, de tissage, de tricotage, d’impression. Un centre de formation aux métiers du textile existe à l’intérieur de l’usine. Il attend toujours ses étudiants. La seule unité fonctionnelle dans le domaine est la teinture. L’usine, qui peut employer entre 1500 et 2000 personnes, n’engage que 80 travailleurs. De fait, la quasi totalité de l’outil technique est ensevelie sous une masse de poussière. Certes, la mort fait partie des cycles naturels d’une entreprise. Et il faut des moyens conséquents pour entretenir une usine de la taille de la Domextika. Mais, c’est une aberration de voir ces machines à l’arrêt. Surtout dans une agglomération sinistrée par le désœuvrement de la jeunesse.
Un pays désindustrialisé, marqué par le chômage, doit protéger ses entreprises. Les petites et les grandes. C’est une question de survie. L’Etat a sa part de responsabilité dans l’agonie d’usines comme la Domextika. Il n’a pa su apporter des ceintures de protection robustes – douanières, fiscales, technologiques – à la filière textile. Les industries pourvoyeuses d’emploi doivent bénéficier d’un cordon de sécurité. L’Etat doit se tenir à leurs côtés, et les aider en toutes circonstances. Le manque de compétitivité ne justifie pas tout. Les autorités doivent chercher les moyens de redynamiser des usines, qui sont là, avec leurs machines prêtes à produire et à donner du travail aux Sénégalais. En outre, des solutions existent, pour préserver, restaurer et bâtir des industries fortes.
La survie d’une nation est liée à sa capacité à créer des pôles économiques solides. Aucun pays ne peut songer à l’essor, s’il n’a pas de souveraineté industrielle. La création de bases industrielles est d’une importance critique. Sans phase d’industrialisation, il n’y a pas de valeur ajoutée, ni de bond technologique. Nous restons ainsi dans le giron d’autres pays. Ce qui entretient le chômage, l’économie informelle, la misère. L’industrie est une affaire d’intérêt national. Elle est vitale. C’est pourquoi la main de l’Etat doit être présente, et énergique. Notamment dans les secteurs où nous avons la matière première, l’expertise, l’outil de production. Où nous avons développé un savoir-faire manufacturier. Le devoir de l’Etat, à l’égard de ces industries stratégiques, est d’assurer leur leadership à l’intérieur du pays. Et si possible à l’international. Avec des subventions, des barrières douanières, un contrôle accru du fonctionnement, un appui vers la transition numérique. Une nationalisation, s’il le faut.

L’économie de la facilité.

Le rôle de l’Etat dans l’instauration d’un écosystème productif est central. Mais la présence de l’entité étatique ne doit pas seulement se faire sentir dans la protection des industries et des champions locaux. L’Etat doit aussi porter les valeurs éducatives, nécessaires pour bâtir un pays tourné vers la technique et la créativité. Pour que le Sénégal puisse générer les ressources de son bien-être, il faut forger un autre état d’esprit dans la société. Dans notre pays, les rentiers et les intermédiaires sont très nombreux. Il sont les champions de l’« économie parasitaire ». Exit les innovateurs et les grands capitaines d’industries ! Il est impossible de créer une forte valeur ajoutée dans cet environnement. Dans ces conditions, l’Etat peut apporter des investissements colossaux, mais cela ne sera pas suffisant. Le génie de l’innovation s’apprend. Il est l’apanage des sociétés qui promeuvent la liberté, et le savoir. Pour créer assez de plus-value et la redistribuer à la société, une nouvelle génération de bâtisseurs doit impérativement naître. Des entrepreneurs nourris à la culture de l’audace, de la technologie.
Il sera impossible de bâtir des industries nouvelles et performantes si les intelligences ne sont pas libérées. Et dirigées vers l’inventivité. L’innovation est la seule voie pour créer de la richesse, des emplois. Et prendre en charge tous les besoins sociaux. Si nous nous sommes retrouvés à la merci d’autres nations, si nous accueillons toutes les marchandises contrefaites du monde, si nous ne consommons que ce que les autres fabriquent, si nous sommes faibles face aux multinationales qui engrangent des recettes considérables sans contrepartie équitable, c’est parce que notre tissu économique est faible. Il l’est car il n’y a pas de « grappes d’innovation ». Comment développer l’innovation et le mettre au service de la société ? Il faut au moins construire un socle de valeurs. Qui repose essentiellement sur l’éducation, la confiance en soi et l’enthousiasme. Sur l’énergie de la volonté. De la découverte. De la responsabilité. De l’originalité. De la prise de risque. Cela passe par l’extension des connaissances chez les citoyens. Par leur enrôlement dans la liberté. Liberté de penser, d’imaginer, de créer. Liberté de saisir les opportunités offertes par le cerveau humain. C’est un vaste programme. Nous avons accumulé beaucoup de retard dans sa mise en œuvre.
Retrouvez sur SenePlus, « Notes de terrain », la chronique de notre éditorialiste Paap Seen tous les dimanches. psene@seneplus.com

Makhary Samb, syndicaliste, sur la situation de la Css : «Si ça ne change pas, nous allons marcher sur Dakar»

https://www.lequotidien.sn Frustré par la mévente de la production de son entreprise, le syndicaliste, qui s’est présenté comme le porte-parole des 11 structures syndicales représentées dans sa société, ne cache pas leur intention d’obliger les pouvoirs publics à mettre fin à la contrebande organisée qui les empêche d’écouler leur marchandise, et menace à terme la Css et toute sa région économique.

Certains de vos collègues ont déclaré dans les médias que votre entreprise con­naissait une situation difficile. A quel point cela est-il sérieux ?

La Compagnie sucrière sénégalaise se trouve dans une situation difficile. Nous sommes dans la période où l’on termine les entretiens pour démarrer la campagne. Mais depuis un certain temps, certains commerçants que nous connaissons bien, on ne sait par quelle gymnastique, sont parvenus à dupliquer des Dipa. Il était prévu qu’à la fin de la production de la compagnie sucrière, les commerçants importent 20 mille tonnes, et la Css la même quantité. Parce qu’à une certaine période, quand la Css a vendu toute sa production, il y a un gap qui, au démarrage de la campagne, avait été estimé à 40 mille tonnes. Mais les commerçants ont trouvé la possibilité de dupliquer ces Dipa et faire rentrer un minimum de 40 mille tonnes, le double de ce qui leur avait été autorisé. Donc, la Css, n’étant même pas en mesure de vendre même les 20 mille tonnes qui lui avaient été assignées, se trouve aujourd’hui en manque de trésorerie. Alors que c’est la période où l’on doit payer les commandes, les fournisseurs, les heures supplémentaires, etc. Et nous syndicalistes sommes témoins que, malgré le Covid-19, la Css a conservé l’ensemble de ses effectifs. Aucun travailleur n’a été remercié ou mis en chômage technique. Les salaires sont régulièrement payés, et même certains avancements ont été opérés. Alors que nous ne sommes même pas sûrs de pouvoir démarrer la campagne dans une dizaine de jours.

Les salaires payés en intégralité, ce doit être un montant considérable…

C’est pratiquement 1,5 milliard de Cfa tous les mois.

A qui adressez-vous votre cri du cœur aujourd’hui ?

A l’Etat, à l’opinion publique sénégalaise, ainsi qu’aux autres entreprises, parce que nous ne sommes pas les seuls à souffrir de cette situation. Les huileries, les autres secteurs de l’agro-alimentaire sont dans la même situation. Nous avons parlé avec nos centrales, la Cnts, l’Unsas, la Cdts, la Cnts/Fc, la Csa, etc. Nous envisageons de descendre sur Dakar et d’organiser une manifestation monstre. Nous sommes des responsables syndicaux et savons analyser les situations, et nous voyons venir le moment où il y aura des arrêts de travail, des compressions, ou de fins de mois sans salaire. Et nous ne pouvons pas rester inactifs. Donc, nous commençons d’abord, pour le moment, par alerter. La Css n’est même pas parvenue à vendre 1 000 tonnes sur son stock de 20 mille tonnes, alors que les autres continuent de vendre leurs produits de contrebande. Même si on démarrait la campagne dans une semaine, nous allons trouver des quantités de sucre en fraude et on ne pourra pas vendre. Et en campagne, la Css produit entre 1 000 et 1 500 tonnes par jour.

A combien estimez-vous le personnel de la Css ?

Nous sommes 8 000 travailleurs environ, saisonniers non compris.
Et combien de temps vous donnez-vous avant d’entamer une action quelconque ?
Si l’on démarre la campagne et que les choses ne changent pas dans la quinzaine, attendez-vous à voir beaucoup de Walo-Walo dans les rues de Dakar. Nous nous arrangerons pour déplacer tout le Walo à Dakar, y compris nos familles et nos jeunes enfants. Et nous aurons la solidarité de toutes les centrales syndicales qui vont nous soutenir.

Drame en Mer : 92 migrants sénégalais portés disparus

Provenant du Sénégal, une pirogue contenant 119 migrants clandestins a chaviré au larges des côtes mauritaniennes, selon le collectif Caminando Fronteras, repris par Libération.
D’après les informations du journal, pas moins de 92 passagers sont portés disparus, et plusieurs corps ont été repêchés. Le naufrage a eu lieu le 3 novembre dernier.

Espagne : 738 migrants sénégalais ont débarqué en 3 jours

https://www.seneweb.com Les migrants clandestins ne se découragent pas malgré la série macabre en mer,rapporte Libération.
Entre le 6 et le 8 novembre dernier, 738 Sénégalais sont entrés en Espagne par la mer.
Selon la fondatrice du collectif Caminando Fronteras, Héléna Maleno Garzon, deux pirogues venues du Sénégal sont arrivées à Tenerife (Espagne) le 7 novembre avec 271 passagers.
Le même jour, deux autres embarcations ont débarqué à Gran Canaria (110 passagers) et à El Hiero (154 passagers).
Pour le dernier convoi, l’un des migrants a été retrouvé mort.Vingt (20) autres pirogues, avec 597 migrants, ont été signalés samedi dernier. La veille, le 6 novembre, une pirogue avec 118 migrants sénégalais accostait à Tenerife.Pour finir, un autre convoi de 85 migrants sénégalais est arrivé, hier, en Espagne

Lundi 9 novembre : Aucun décès signalé, 3 nouveaux cas contre 13 guéris

https://www.pressafrik.c Le ministre de la Santé et de l’action sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19 au Sénégal, ce lundi 9 novembre. Sur 544 tests effectués 3 sont revenus positifs.  il s’agit de 2 cas contacts suivis par les services sanitaires et 1 issu de la transmission communautaire signalé à Rufisque.
Toutefois, aucun cas importé n’a été signalé lors du point quotidien.
Le Directeur de la Prévention du ministre de la Santé a également annoncé la guérison de 13 patients qui étaient sous traitement et pas de cas grave. Aucun décès lié à la covid19 n’a été enregistré dimanche 9 novembre.
A ce jour le Sénégal compte 15. 711 cas déclarés positifs dont 15. 349  guéris, 326 décès et donc 35 malades sous traitement.

Ecole Dior

http://www.enqueteplus.com Le Collectif des parents d’élèves du groupe scolaire Dior ‘’dénonce le chantage et le racket’’ dont ils sont ‘’victimes’’ de la part de l’établissement. ‘’La direction du groupe scolaire Dior a décidé, contre toute attente, d’exiger le paiement des mensualités d’avril, mai et juin avant toute inscription pour le compte de l’année scolaire 2020-2021’’, regrette-t-il dans une déclaration transmise hier à ‘’EnQuête’’.
‘’Plus grave, elle a décidé, en toute illégalité, de ne pas délivrer un certificat de scolarité sans le paiement de ces mensualités’’, ajoute-t-on. Comment peut-on réclamer un paiement pour un service non-effectué ? C’est la question que se pose les parents d’élevés réunis au sein de ce collectif. Parce que ‘’depuis le mois de mars, ces élèves sont privés de cours’’.
En effet, comme presque tous les secteurs, l’éducation a subi un lourd impact lié à la Covid-19, puisque seuls les élèves des classes d’examen ont été autorisés à reprendre les cours le 2 juin dernier. De plus, le Collectif des parents d’élèves du groupe scolaire Dior indique qu’il avait proposé à la direction de l’école de faire des cours à distance, dans le souci d’assurer la continuité des cours, malgré la crise sanitaire. Cette proposition, informe-t-on, ‘’a été catégoriquement rejetée’’.
‘’L’école a abandonné nos enfants à leur sort, là où d’autres établissements privés ont fait l’effort d’assurer la continuité des enseignements-apprentissages à travers des cours à distance’’. Ainsi, pour ces parents, la décision du groupe scolaire Dior de ne pas recevoir les inscriptions de leurs enfants et son ‘’refus’’ de leur délivrer des certificats de scolarité ‘’relèvent d’un chantage inacceptable’’ dans un Etat de droit. Pire, ils considèrent que ‘’c’est une opération de racket sur les parents d’élèves qui, comme tous les Sénégalais, ont été impactés par la crise sanitaire’’. Aussi, cette école a bénéficié du soutien de l’Etat réservé aux écoles privées.

Gingembre 

http://www.enqueteplus.com La deuxième édition du « Gingembre du Sénégal » sur le  » Vivre Ensemble » se prépare activement. Après Rufisque et Saint-Louis l’année dernière, c’est au tour de Sedhiou et Ziguinchor (4 au 7 décembre 2020) d’accueillir le programme de cet important évènement.  ‘’Des conférences et débats sur le ‘Vivre ensemble’ sous différents angles, en insistant sur l’élan national salvateur pour la paix et la cohésion nationale, constituent le socle de nos manifestations, en présence de la presse nationale et internationale, de diplomates et du public’’, annonce l’organisateur El Hadj Gorgui Wade Ndoye’’.
Différents thèmes sont choisis pour les panels prévus. ‘’Casamance terre des femmes’’, ‘’Place des femmes dans l’ancrage de la paix’’, ‘’Le rôle des femmes dans la culture rizicole’’, ‘’La Casamance, terre de brassage culturel’’, ‘’L’après Covid19 : une opportunité africaine ?’’. Voilà autant de sujets sur lesquels les invités à ce ‘’Gingembre’’ pourront échanger.
Il est également prévu des visites dans quelques lieux culturels de Sédhiou et de Ziguinchor, une soirée culturelle et récréative pour ‘’célébrer la fraternité et l’unité dans la diversité de notre belle nation sénégalaise, en présence de têtes d’affiche ainsi que de groupes de Sédhiou et de Ziguinchor’’, informe-t-on. L’année dernière, rappelle le journaliste sénégalais accrédité auprès de l’Onu à Genève, à Dakar, à Rufisque et à St Louis, les populations dont les intellectuels, les associations se sont mobilisés pour faire de ce rendez-vous du donner et du recevoir un succès éclatant.

Les Œuvres De Cheikh Moussa Kamara Bientôt Éditées En Français, En Anglais Et Langues Nationales

https://www.xibaaru.sn A l’initiative de l’Association pour la sauvegarde et la vulgarisation des oeuvres de Cheikhna Cheikh  Moussa kamara basée en France, la Grande Mosquée Masjid Assalam de liberté 6 extention a abrité ce dimanche, la cérémonie d’installation du comité scientifique en charge d’éditer les 45 manuscrits de Cheikh Moussa KAMARA.
Ce comité scientifique qui vient d’être installé en présence du khalif de Cheikh Moussa Kamara, compte en son sein 11 membres  composés d’éminents   Professeurs et chercheurs d’université du Sénégal, d’Egypte, des Etats Unis et de la France.
Selon le Président du comité scientifique pour la sauvegarde et la vulgarisation des écrits de Cheikh Moussa Kamara, vu la dimension de l’homme et les oeuvres qu’il a réalisées, « il serait indigne pour l’intelligencia intellectuel du Sénégal et de l’Afrique de voir les écrits de Cheikh Moussa Kamara se détruire ou s’autodétruire au fil du temps et que les gens n’aient pas profité des sciences developpées dans ces manuscrites », indique le Pr Abdoul Malal Diop.
Pour sa part, Docteur Mohamed Said Ba vice Président du comité scientifique précisera qu’il serait illusoire qu’une léthargie s’installe : « une fois que les membres de ladite commission ne seront plus de ce monde,
ce comité scientifique permanent va travailler sur toutes les oeuvres de Cheikh Moussa Kamara de génération en génération en les éditant en arabe, en anglais, en français et en langues nationales wolof et pular », fait-il savoir.
Ainsi, le comité scientifique permanent sera élargi à toutes les éthnies du Sénégal et à tous les cadres de haut niveau  du Sénégal et de la Diaspora.
À signaler que cet illustre fils du Sénégal qui a beaucoup servi son pays, a commencé, en effet, à écrire dés l’âge de 15 ans en grammaire, histoire, anthropologie entre autres.
CARICATURES DU PROPHÈTE MOHAMAD (PSL) ET PROPOS «ISLAMOPHOBES» DU PRESIDENT

MACRON  : La «fatwa» d’organisations religieuses et de la Société civile du Sénégal

http://www.sudonline.sn La communauté musulmane et des organisations de la société civile du Sénégal ont organisé un grand rassemblement à la Place de la Nation, ex-Obélisque, le samedi 7 novembre, pour protester contre les caricatures du Prophète (PSL) Mouhamad par le journal satirique Charlie Hebdo et les propos jugés «islamophobes» du président français Emmanuel Macron. Alors qu’il était initialement prévu une marche de la Place de la Nation au rond-point de la RTS, les organisateurs ont finalement opté pour un grand rassemblement sur place
Toute la communauté musulmane du Sénégal y était représentée, compris les familles religieuses qui avaient dépêché chacune une délégation pour les représenter. Des membres de la société civile, des activistes et même des hommes politiques étaient de la partie. Les absents les plus présents et dont les ombres ont plané sur la manifestation étaient les autorités étatiques. Une «armée» de journalistes a effectué le déplacement pour la couverture médiatique de l’événement.
La marche prévue par le Rassemblement sénégalais contre l’islamophobie, le samedi 7 novembre 2020, et qui avait comme itinéraire, le tracé Place de la Nation (ex Place de l’Obélisque)- Rondpoint de la RTS, a été finalement transformée en un grand rassemblement sur le point de départ. Une centaine d’organisations sociales et religieuses, regroupées au sein du «Rassemblement des Sénégalais contre l’Islamophobie», a appelée à protester contre les caricatures du Prophète Mohamad (PSL) et les propos jugés «islamophobes» du président français Emmanuel Macron qui a assuré que les caricatures vont continuer.
Le mouvement sera rejoint par le Front multi-lutte «DOY NA» qui a dû reporter sa manifestation «contre le racisme anti-musuman», initialement prévu le même jour (samedi 07 novembre), mais de 15 heures à 19 heures de la Place de l’Obélisque à la RTS, qui a exhorté ses membres et sympathisants à se joindre à la manifestation de la matinée.
Dès 10 heures, sous un soleil ardent, la Place de la Nation était déjà pleine à craquer. Quand le maître de cérémonie disait «takbir», la foule acquise à la cause criait  : «Allahou Akbar». Les personnes trouvées sur place étaient habillées tout en blanc, pour la plupart d’entre elles, et brandissaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire, entre autres : «Touche pas à mon Prophète (PSL)».
D’autres déroulaient des banderoles vertes, avec des écritures en arabe. Les manifestants étaient en majorité des jeunes mais aussi les femmes n’ont pas été en reste. La Place de la Nation était divisée en deux  : d’un côté, les femmes, et de l’autre, les hommes. Des nattes étaient étalées pour permettre à des gens de s’assoir. Mais tout le monde était debout. Plus loin, au niveau du rond-point menant vers la RTS, on voyait des voitures de Police avec des policiers à l’intérieur qui ont barré la route ; d’autres policiers ont formé un cordon, barrant le passage
Bref, toute la communauté musulmane ou presque du Sénégal, des organisations de la société civile, des activistes comme Guy Marisu Sagna de DOY NA et Aliou Sané de Y en à marre, des politiques etc. ont été représentées, samedi, à cette manifestation. A l’exception des autorités étatiques et de leurs représentants qui ont brillé par leur absence.
Prenant la parole, le Dr Momar Kane qui a délivré le message des membres du Rassemblement sénégalais contre l’islamophobie a dit : «nous, musulmans du Sénégal, sommes foncièrement attachés à la paix et à la concorde des individus et des peuples. Nous ne pouvons donc être indifférents à tout ce qui peut constituer une source de tension et de conflit
Ainsi, nous tenons à marquer notre désapprobation totale des provocations des autorités françaises à l’égard de la Oummah Islamique. Prendre prétexte de n’importe quoi pour s’attaquer à celui qu’environ 2 milliards de personnes aiment d’un amour sincère et indéfectible n’est rien d’autre qu’une provocation. Nous sommes choqués des attaques ignobles contre la meilleure des créatures (le Prophète Mohamad – PSL), le Sceau des Prophètes (PSL), envoyé à l’humanité toute entière comme une extension. Divine»
S’adressant au président Macron, Dr Momar Kane ajoutera, au nom des organisateurs, que «la défense de la République, l’attachement à la laïcité, à la liberté d’expression, à la lutte contre le séparatisme sont de faux prétextes pour vous en prendre à l’Islam et aux Musulmans de la France, leur façon de s’habiller, de pratiquer leur culte et d’éduquer leur enfants. Dans les médias, les institutions publiques, même dans la sphère privée, il ne fait pas bon d’être musulman en France. Caricaturer le Prophète Mohamed (PSL), c’est une preuve de manque de clairvoyance… ».

REACTIONS… REACTIONS

OUREYE THIAM PREIRA, PRESIDENTE DES FEMMES DU RSI «La liberté d’expression ne signifie pas le manque de respect par rapport aux autres»

«Cette manifestation est organisée pour dire notre mécontentement à ceux qui tentent de dénigrer notre Prophète Mohamad (PSL), notamment le journal Charlie hebdo et le président français Emmanuel Macron…  Nous sommes deux (2) milliards de musulmans pour qui le Prophète (PSL) a une image sacrée, c’est une image pour laquelle nous sommes prêts à donner nos vies, à renoncer à nos amitiés et nos biens. Nous ne tolérerons plus que qui que ce soit Lui manque de respect, au nom de la liberté d’expression. La liberté d’expression ne signifie pas le manque de respect par rapport aux autres. Nous exigeons des excuses publiques à l’endroit de la communauté musulmane
Les Musulmans sont frustrés, outrés, fatigués et meurtries dans leur chair par rapport à ce manque de respect vis-à-vis de la meilleure des créatures…Le Sénégal est un pays laïque, mais nous invitons le président de la République, Macky Sall, en tant que garant des libertés, à se prononcer contre ces propos (d’Emmanuel Macron, ndlr) qui ne font qu’augmenter la tension et les conflits dans le monde. Nous l’invitons à se prononcer au nom du Sénégal, de la communauté musulmane, de l’OCI dans lequel le Sénégal est une voix qui porte. Nous invitons également les dirigeants du monde musulman à se prononcer sur ce manque de respect»

IMAM ALIOU NDAW,… «C’est l’oligarchie maçonnique mondiale qui est à l’origine de ces blasphèmes»

Ces gens (Emmanuel Macron et tout ceux qui sont derrière lui) veulent éteindre tout ce qui est religion terre. Mais, à chaque fois, ils échouent. Même si ce sont les autorités françaises qui sont à l’origine de ces blasphèmes envers le Prophète (PSL), ce n’est pas tous les Français car il y a des gens bien là-bas. Ceux qui l’ont fait, c’est l’oligarchie maçonnique mondiale et on doit bien les reconnaître».

ECHOS… ECHOS…
MACKY ET LES AUTORITES, LES ABSENTS & LES PLUS PRESENTS

L’absence des autorités étatiques et de leurs représentants à la manifestation de samedi contre les attaques contre l’Islam et son Prophète (PSL) est passée au travers de la gorge des organisateurs. Ces derniers ne pouvaient pas s’expliquer que le président Macky Sall effectue le déplacement à Paris, aux frais du contribuable, par prendre part au rassemblement contre les attentats perpétrés contre Charlie Hebdo, et «snober» une manifestation du genre organisée dans son pays contre le «blasphème» du Prophète (PSL) et l’islamophobie. Toutefois, ils disent comprendre la posture/gêne des autorités au sommet. «On ne peut pas être au four et au moulin… Vous ne pouvez pas aller manifester en France, pour soutenir Charlie Hebdo, et revenir au Sénégal pour les condamner. Mais nous l’invitons à respecter le peuple qu’il dirige, à respecter leur foi et leur croyance. C’est une grande honte, pour nous Sénégalais, d’organiser une marche à laquelle les autorités sont absentes».

LE DRAPEAU DE LA FRANCE BRÛLE

Malgré l’appel au calme des responsables du Rassemblement Sénégalais contre l’Islamophobie, initiatrice de la rencontre de protestation contre les caricatures du Prophète (PSL), à la fin de la manifestation, des jeunes ont brûlé le drapeau de la France. Un groupe de jeunes en colère s’est retrouvé en une foule compacte pour brûler ce symbole de la République française.

Editorial : De Trump à Macky Par Mahmoudou WANE

http://www.enqueteplus.com ‘’Le langage politique est conçu pour que les mensonges paraissent vrais et les meurtres respectables, et pour donner à du vent l’apparence de la solidité’’ – Georges Orwell 
La bonne nouvelle vient finalement de l’Oncle Sam. Dans la grisaille de la Covid 19, avec des économies qui s’effondrent partout dans la monde et près de chez nous, des Présidents qui rafistolent leurs constitutions pour prolonger le nirvana au pouvoir, la chute de Donald Trump est une belle lueur qui vient illuminer le monde. L’Amérique administre ainsi la preuve que même les plus coriaces des hommes politiques peuvent être proprement vaincus à force d’organisation et de méthode. Les citoyens américains ont su se mobiliser, avec peu de violence, pour abréger les ambitions césariennes d’un homme venu d’une autre époque. La société américaine, profondément divisée, devra cependant panser ses plaies et se réinventer une nouvelle voie.
Mais si Joe Biden est forcément plus sympathique que Trump qui a du mal à cacher son racisme primaire et moyenâgeux, l’Amérique n’est pas notre pays et ses intérêts ne sont pas nôtres. La preuve que même les démocrates, lorsqu’ils arrivent au pouvoir, portent leur gants de fer, l’assassinat abject, le 20 octobre 2011 à Syrte,  du Guide libyen feu Mouammar Kadhafi, avec renforts d’images humiliantes véhiculées sur la Toile. Barack Obama était au pouvoir aux Etats-Unis, Joe Biden Vice-Président et Nicolas Sarkozy Président de la République française. L’Afrique paie aujourd’hui encore les conséquences de cet assassinat jusqu’aux frontières de nos pays, avec la montée en puissance du terrorisme islamique.
Si leçons il y a à tirer dans la victoire de Biden sur Trump, celle des forces modérées et démocratiques sur celles rétrogrades, racistes et conservatrices américaines, c’est surtout dans la pédagogie et l’intelligence de la stratégie déroulée, incluant une participation active de la société civile qui s’est mobilisée comme jamais elle ne l’avait fait auparavant en lançant par exemple des mouvements à impact mondial, comme Black Lives Matter…

Et chez nous alors…

On est bien loin des rafistolages politiques qu’on constate dans la sous-région ouest-africaines et chez nous au Sénégal. Bien vrai qu’on ne peut pas mettre Dakar, sur le même pied qu’Abidjan et Conakry – du moins, pas pour l’instant – mais ce qui se donne à lire n’invite point à l’optimisme, malgré tout le tintamarre sur l’ingéniosité du ‘’coup’’ du 1er novembre 2020. Au pays des aveugles, on chante facilement l’intelligence, les talents hors-norme et les capacités surhumaines des borgnes. Mais au fond,  où est le coup de génie dans la dernière acrobatie politique propulsant Idrissa Seck à la tête du Conseil économique social et Environnement (CESE) et ‘’ressuscitant’’ Oumar Sarr et Cie, si ce n’est celle de vouloir enterrer des collaborateurs qui dérangent ?
Aly Ngouille Ndiaye, Aminata Touré, Amadou Bâ et Mouhamadou Makhtar Cissé étaient sur la corde raide depuis que le Président Sall a remporté la dernière présidentielle avec un score (58% au premier tour) qui doit d’ailleurs inviter à la prudence. Quel que soit ce dont on a pu les accuser, l’essentiel n’est pas dans ce qui se donne à voir. L’obsession de les écarter procède bien sûr d’une stratégie de libérer la place pour y mettre autre chose. Et conséquemment dans un objectif qui n’est pas encore clairement décliné mais qui le sera. Visiblement, on cherche à construire de nouveaux rapports de force en moulant la pâte avec de nouveaux ingrédients, dans l’espoir d’obtenir une nouvelle matière conforme aux plans du Président Sall.
L’hypothèse qu’il y aurait un deal entre Macky Sall, Idrissa Seck pour remettre à ce dernier les clefs du royaume procède, à notre avis, d’un enfantillage politique. Dans le meilleur des cas, Idy ne peut être que le plan B. Et à son avantage, quel que soit ce que l’opinion retient de son retour aux affaires, il n’a pas grand-chose à perdre. Il était déjà talonné par Ousmane Sonko à la dernière présidentielle (20,50 % contre (15,67%), n’a pas engrangé entre temps de nouvelles forces à même de lui permettre de se positionner comme le prochain président du Sénégal. Avec le coup qu’il vient de réussir, il peut toujours traquer sa chance, si sa Majesté se casse les dents dans ses manœuvres. C’est tout le bien qu’il devrait en secret lui souhaiter…
Le problème de fond, c’est que, malgré les apparences, le génie politique a déserté la place politique. L’on oublie qu’il faut toujours l’élément qui donne de la légitimité au coup qu’on donne. Covid et Situation sous-régionale sont des arguments trop faibles. Ironie du sort, c’est au moment où le virus perd du terrain au Sénégal (sauf à penser que les chiffres sont faux), où la violence baisse en intensité aussi bien en Guinée qu’en Côte d’Ivoire que ces deux prétextes sortent du fourreau. Il manque le coup de génie, du même acabit que les Assises nationales, qui avaient réussi à anesthésier le cerveau pourtant puissant d’un Me Abdoulaye Wade et permis par une alchimie politique complexe au sein de Benno alors que Dansokho était en vie, l’arrivée de Macky Sall au pouvoir. On ne sait pas de quoi demain sera fait, mais enfin…
Qu’est ce qui va se passer après ce coup faussement KO ? Les ténors écartés vont-ils se contenter d’avaler la pilule ? Quid du supposé boulevard donné à Ousmane Sonko ? Et Khalifa Sall alors ? Forcément il y aura une redistribution des cartes. Et les politiques ne sont pas les seuls acteurs. Le peuple surtout, observe, décortique et analyse. Il y a une sorte de puérilité des politiques, surtout lorsqu’ils sont au pouvoir au pouvoir, qui consiste à croire que les citoyens ne sont jamais assez éveillés pour comprendre. Me Abdoulaye Wade lui-même pensait qu’il était le plus fort et le plus intelligent (au point de s’autoriser un wax waxeet magistral) alors que la force le désertait à cet instant.
Il faudra à notre avis surveiller la situation économique, qui n’est point des meilleurs, comme tout le monde le sait, le sent… Beaucoup de paramètres sont aujourd’hui à prendre en compte dont le chômage des jeunes qui se traduit par le suicide collectif en haute mer.
Mais posons-nous la pertinente et bonne question de Cheikh Hamidou Kane dans l’Aventure ambiguë, lorsqu’il s’est agi d’envoyer les enfants du pays des  Diallobé à l’école française. Ce que Macky Sall gagnera, vaudra-t-il mieux que ce qu’il perdra ? Question qui sera, à coup sûr, tranchée par le temps !

Makhtar CISSE out, Oumar SARR « ressuscité », les apéristes de Dagana étalent leur colère

http://www.walf-groupe.com  Ecarté du gouvernement, l’ancien ministre du Pétrole et des Energies peut toutefois compter sur les apéristes de Dagana.
«La communauté, dans tous ses démembrements (personnes du 3ème âge, adultes et surtout la jeunesse) tient à remercier Mouhamadou Makhtar Cissé. Elle délivre un satisfecit à son bilan sur les plans local, départemental et national», ont fait noter les partisans du ministre déchu du Pétrole et des Energies, Mouhamadou Makhtar Cissé. A les en croire, ce dernier «a rehaussé le plateau sanitaire de Dagana en construisant un bloc sanitaire au niveau de l’hôpital et a participé à la formation de plus de 200 étudiants tout en ayant été, toujours, au service de l’école». Selon la note distribuée à la presse, l’ancien ministre «a participé au financement et à l’emploi des jeunes. Il a participé au développement de l’agriculture avec l’installation de systèmes de pompage solaires».
A l’occasion de leur rassemblement organisé à Dagana, les pro-Makhtar Cissé ont expliqué que leur mentor «a participé à la réfection des rues de Dagana et à l’électrification de la ville et du département».
Visiblement très amers, ces apéristes de préciser :  «Nous étions  dans des difficultés énormes et nous perdions toujours les élections. Grâce à Makhtar Cissé, de 2017 à 2019, nous gagnons les élections et contrôlons le département. Donc, aujourd’hui, on ne peut pas comprendre le choix politique opéré par notre chef de coalition.»
Résignés, ils disent accepter «avec dignité le choix du président de la République de ressusciter un homme politique qui devrait partir à la retraite lors des prochaines élections locales (Oumar SARR, Ndlr)».Gabriel BARBIER

MAMADOU NDOYE SUR L’ENTREE DANS LE GOUVERNEMENT D’IDRISSA SECK : «Macky Sall a clarifié le jeu politique au Sénégal»

http://www.sudonline.sn En ouvrant le gouvernement au leader du parti Rewmi, Idrissa Seck, le chef de l’Etat Macky Sall a rendu un grand service à la Nation, en clarifiant le jeu politique. C’est la conviction de l’ancien ministre, Mamadou Ndoye qui croit fermement que cela a permis de reconnaitre ceux qui n’avaient pas leur place dans l’opposition, mais surtout de voir d’un côté les «prédateurs» et de l’autre ceux qui croient aux idées de défense de la Nation sénégalaise. L’ancien Secrétaire général de la Ligue démocratique (Ld) était l’invité hier, dimanche 8 novembre, de l’émission politique Objection, de la radio Sud Fm
L’ouverture du gouvernement à d’autres forces politiques. On en parle encore. En effet, l’entrée dans la mouvance présidentielle du candidat classé deuxième à la présidentielle de février 2019, continue de susciter des réactions et moult interrogations sur les vrais motivations du président de la République, Macky Sall, mais aussi de celles d’Idrissa Seck. Mais, cela semble être clair aux yeux de l’ancien ministre, Mamadou Ndoye. Invité à l’émission politique de Sud Fm hier, dimanche 8 novembre, il a estimé que la formation de ce nouveau gouvernement d’ouverture a permis une certaine lisibilité du jeu politique, avec un vrai positionnement des acteurs.
De son point de vue, «il (Macky Sall) nous a rendu un très grand service. Il a clarifié le jeu politique au Sénégal. Parce qu’il y a des gens positionnés dans l’opposition qui n’ont rien à faire dans l’opposition. Idrissa Seck est dans l’opposition à titre d’opposition personnelle à Macky Sall. Il n’était pas dans l’opposition du point de vue de l’opposition de projet politique. Pas du tout».
L’ancien Secrétaire général de la Ligue démocratique (Ld), démissionnaire pour avoir été mis en minorité concernant le compagnonnage du parti dans la mouvance présidentielle, reste catégorique qu’Idrissa Seck et Macky Sall «ont le même projet politique». Il ira même jusqu’à les qualifier de «prédateurs», estimant qu’ils ne sont mus que par la conquête du pouvoir et sa conservation, reléguant au second plan le développement du pays ou encore le renforcement de la démocratie.
Dans ce lot, il y rangera l’ancien chef de l’Etat. Pour lui «Abdoulaye Wade peut être embarqué dans l’opposition d’un point de vu tactique. D’un point de vue stratégique, il n’est pas dans l’opposition. D’un point de vue tactique, évidemment il peut peser et affaiblir l’autre camp. Mais, en vérité, il est dans le même camp que Macky Sall et Idrissa Seck».
Tout compte fait, il dira que ce nouveau gouvernement repositionne les acteurs. Ce qui permet, à son avis, «à tous ceux qui croient à la Nation, à la patrie, qui croient aux conclusions des Assises nationales, qui croient à la démocratie, aux idées de justice et simplement aux idées de défense de la Nation sénégalaise, de pouvoir se retrouver et de clarifier le jeu politique et d’être en face des prédateurs».

«A L’HEURE ACTUELLE, IDRISSA SECK N’A PLUS D’ARGENT»

Quid des réelles motivations d’Idrissa Seck et de Macky Sall ? Sur ce point, Mamadou Ndoye n’a pas été tendre avec le patron du parti Rewmi. Il a ainsi botté en touche tous les arguments servis par Idrissa Seck, à savoir la crise mondiale et son devoir de participer au redressement économique et de préserver un ilot de paix dans la sous-région, sous le couvert du devoir. Ce partisan de la «Gauche» dira sans ambages : «Je ne crois pas au devoir dans la bouche d’Idrissa Seck. Parce qu’Idrissa Seck, en politique, n’a jamais eu de devoir. Idrissa Seck fait partie de ceux qu’on appelle les cyniques en politique, tout est calcul pour lui. Il n’y a pas de devoir, il n’y a pas d’éthique en politique chez Idrissa Seck».
Enfonçant le clou, Mamadou Ndoye a fait un rappel historique du parcours politique de l’actuel président du Conseil économique, social et environnemental (Cese). «Quand le politicien considéré comme le plus tortueux du Sénégal, vous arrivez à le détourner pratiquement, à être plus rusé que lui, à lui prendre son argent, vous pensez que celui-là, en politique, croit à la morale et à l’éthique ? Je parle d’Idrissa Seck par rapport à Abdoulaye Wade. Idrissa Seck a dit ici, devant tout le monde, qu’il avait pris l’argent de Wade, qu’il a trompé Abdoulaye Wade. Comment peut-on considérer qu’Idrissa Seck a le souci de l’éthique et de la morale en politique ?», a-t-il rappelé.
Ainsi donc, il reste convaincu que les vraies motivations d’Idy sont ailleurs. «Ce que je crois, moi profondément, c’est qu’à l’heure actuelle, il n’a plus d’argent. Et n’ayant plus d’argent, il n’a plus de base politique, parce qu’il ne peut bâtir sa base politique que sur la base du clientélisme, c’est-à-dire sur la base de l’achat de consciences», a-t-il confié.

MACKY A REUSSI A SORTIR DE SON MALAISE

Revenant sur les finalités du chef de l’Etat, avec son gouvernement d’ouverture, Mamadou Ndoye trouve que le président avait un but bien déterminé, au sortir de la présidentielle. Il trouve qu’il était habité par un «malaise» pour avoir «manipulé» l’élection présidentielle dernière. La manipulation consiste, à ses yeux, à l’élimination des adversaires politiques bien connus, à la confection d’un fichier électoral à sa guise, à l’affaiblissement des coins qu’il ne maitrisait pas. A cela s’ajoute, à son avis, le discrédit sur les institutions, à cause du refus des candidats de l’opposition de recourir aux institutions d’arbitrage. Ainsi donc, pour juguler ce malaise, «Macky Sall a lancé son fameux dialogue national pour sortir de ce malaise. Ce fameux dialogue national avait comme but de sortir de tout ce malaise et de recomposer un peu le paysage politique. C’est ce qu’il vient de réussir».

MAMADOU NDOYE SUR LA MISE A L’ECART DES TENORS DU GOUVERNEMENT  : «Plus on est médiocre et insignifiant, plus on a des chances de rester»

Le chef de l’Etat, Macky Sall at-il un problème avec les ministres brillants, reconnus au plan national comme international ? La question ne semble pas se poser pour l’ancien ministre, Mamadou Ndoye. En effet, l’ancien Secrétaire général de la Ld, faisant une lecture de la mise à l’écart de certaines pontes du régime comme Aminata Touré, Amadou Ba, Aly Ngouille Ndiaye ou encore Makhtar Cissé, fait constater que «dès que quelqu’un sort du lot, je ne sais pas pourquoi pour Macky Sall, celui-là devient un problème».
De l’avis de M. Ndoye «dans le gouvernement de Macky Sall, la longévité dépend de la discrétion, pour ne pas dire quelque chose qui peut le mécontenter. Elle dépend de la médiocrité et de l’insignifiance des ministres. C’est-à-dire, plus on est médiocre et insignifiant, plus on a des chances de rester».
Pour étayer son propos, il a cité entre autres exemples, Awa Marie Coll Seck, ancienne ministre de la Santé qui, selon lui, était brillante et appréciée de tous, ou encore Mary Teuw Niane, ancien ministre de l’Enseignement supérieur. Donc, il reste persuadé qu’on parle de ce remaniement ministériel parce qu’on le met en rapport avec ses ambitions personnelles, à savoir de briguer un troisième mandat, mais en réalité, il a un sérieux problème avec ceux qui émergent dans son parti.PAR JEAN MICHEL DIATTA

Parfum de divorce avec Macky Sall : Aminata Touré quitte tous les groupes ‘’WhatsApp’’ de l’Alliance pour la République

https://actusen.sn Décidément il semble que l’ex présidente du Conseil économique, social et environnemental a définitivement coupé le cordon ombilical qui le liait avec le président de la république. En effet, après avoir snobé Macky Sall, lors du dépôt, vendredi dernier, du rapport des différentes contributions des membres du ‘’Cese’’, SourceA dans sa livraison de ce lundi, informe que Aminata Touré a quitté tous les groupes ‘’WhatsApp’’ de l’Alliance pour la République (Apr). Y compris le grand groupe ‘’WhatsApp’’ où interviennent ministres, directeurs généraux, entre autres grosses pointures de la République qui se réveillent à l’Apr.

Relations avec Boubacar Camara, Sonko apporte des clarifications

Acte 1 : Monsieur Boubacar Camara est un grand frère que j’ai découvert à la veille de l’élection présidentielle de février 2019. Ils furent, Atépa Goudiaby et lui, les seuls candidats, sur les 27 empêchés par le parrainage, à avoir accepté de soutenir ma candidature.
Durant cette élection, monsieur Boubacar Camara s’est investi sans réserve, avec beaucoup d’envie et de loyauté, aussi bien financièrement que sur les plateaux de télévision, sans oublier sa présence sur le terrain, particulièrement à Dakar et à Fatick. Il aura été d’un apport inestimable pour nous. Nous l’en remercions profondément et lui témoignons la gratitude de tout notre parti et de la coalition SONKO-Président.
Acte 2 : Après l’élection présidentielle, nous avons gardé une proximité avec monsieur Boubacar Camara, matérialisée par la commune appartenance à la nouvelle coalition dénommée JOTNA, mais surtout par les excellentes relations personnelles faites de transparence, de loyauté et d’estime mutuelle.
C’est en vertu de cette relation qualitative que, le 11 octobre 2020, monsieur Boubacar Camara m’a appelé dans la matinée, pour m’informer da sa décision de répondre favorablement à la proposition de rencontre formulée à son endroit par monsieur Macky Sall. C’est pour les mêmes raisons qu’il m’a rappelé le soir du même jour pour me faire le compte-rendu de cet entretien que je n’étalerai pas ici.
Rien ne l’obligeait à agir ainsi, d’autant que nous savons qu’il n’est pas le seul de nos « partenaires » à avoir été reçu. Certes, nous appartenons à une même coalition, mais chaque entité y garde une relative indépendance de choix et d’action.Je le remercie pour la courtoisie et la transparence. Acte 3 : C’est enfin en vertu de ces mêmes principes que monsieur Boubacar Camara m’a appelé, il y a quelques jours, pour m’informer de la décision que les instances de sa formation, tenant compte de la reconfiguration du champ politique, avaient prise de mettre sur pied un nouveau pôle. Il m’a très longuement entretenu des raisons profondes de ce choix alors que, une fois de plus, il n’en était absolument pas tenu. Nous en avons pris acte et lui avons souhaité bonne chance.    Pour tout cela, je tiens à clarifier qu’il n’y a pas l’ombre d’une fissure ou d’une incompréhension entre monsieur Boubacar Camara et moi. Il ne s’agit ni d’une déchirure, ni d’une rupture, mais simplement d’options indépendantes, qui traduisent des lectures que chacun se fait de la situation du moment.Nous ne serons pas de ceux pour qui on est bon tant qu’on est avec nous et mauvais dès qu’on se sépare.
Quant à ses relations avec la coalition JOTNA, je ne peux en répondre car Pastef n’en est qu’une organisation membre parmi des dizaines et n’en assume pas la direction.Nous n’entretiendrons aucune spéculation sur les soubassements et les projections politiques des uns et des autres.
Enfin, on m’a prêté des propos sur l’entrée au gouvernement de certaines formations politiques. Je tiens à préciser qu’il n’en est absolument rien. Je ne me suis et ne me prononcerai jamais sur ce sujet qui ne relève pas d’un intérêt quelconque pour nous. Nous ne serons pas le combustible qui va alimenter le contre-feu allumé pour détourner le débat sur les vrais problèmes du Sénégal que sont les inondations (rendez-vous dans 10 mois), les jeunes qui périssent en mer, les spoliations foncières, la gestion de la COVID-19, les scandales sur l’immobilier d’État, les rapports étouffés des corps de contrôle, le bradage de nos ressources naturelles, le plan d’ajustement structurel, le chômage et la pauvreté endémiques, la dette exponentielle, les licences de pêche, les gros chantiers bidons…
Nous respectons la liberté constitutionnelle et légale au choix politique de chacun et laissons le peuple averti en apprécier le caractère moral et éthique.Personne ne nous prendra au jeu machiavélique des combines politiques.
Notre crédo demeure : – Massification du parti- Vulgarisation de notre programme- Animation du débat public sur les vrais enjeux de gouvernance- Action citoyenne. Ousmane SONKO,Président Pastef

Rencontre de Boubacar Camara avec Macky : La coalition Jotna s’en lave les mains

Bruno d’Erneville, Président de la coalition a Jotna dont le Pastef est membre, a apporté des précisions sur les propos de leur ex-allié Boubacar Camara qui a déclaré être reçu par le Président de la République Macky Sall.
Dans un post sur son compte Facebook, le Président de ladite coalition a rappelé : « À l’heure des règlements de compte, je voudrais être clair relativement aux propos de M. Boubacar Camara qui, répondant à Adama Gaye, avoue avoir rencontré le chef de l’État le 11 octobre et avoir pris soin d’informer les leaders de son parti et tous ses alliés politiques avant et après son audience. »
Selon M. d’Erneville, cette  formulation tend à faire croire que leur coalition aurait été dans la confidence de discussions entre Macky Sall et Boubacar Camara. « Je voudrais dire ici solennellement qu’en ma qualité de président de la coalition JOTNA je n’ai jamais eu écho de cette rencontre. Par conséquent je ne peux laisser prospérer une telle affirmation qui est absolument fausse, à moins qu’il s’agisse d’autres « alliés politiques ». Pour que nul n’en ignore », tonne t-il.

MANŒUVRE POLITIQUE Une audience secrète entre Macky Sall et Boubacar Camara éclate au grand jour

https://www.jotaay.net C’est le journaliste Adama Gaye qui donne l’information. Boubacar Camara a rencontré le chef de l’Etat au cours du mois dernier. Et d’ailleurs, c’est la raison pour laquelle il a décidé de quitter Ousmane Sonko. Des propos confirmés à moitié par l’intéressé. Pour le chef de file du Pcs/Jengu, il y a bien eu audience et tous les leaders de la coalition ont été informés. Faux, dément Bruno D’Erneville, président de la coalition Jotna dirigée par Sonko. Ce dernier dit qu’ils n’ont pas été informés ; à moins que Boubacar Camara ne parle d’autres alliés politiques.
Une audience secrète entre Macky Sall et Boubacar Camara éclate au grand jour. En effet, quelques heures après avoir annoncé le retrait de son parti à la coalition Jotna dirigée par Ousmane Sonko, le leader du Parti de la construction et de la solidarité est accusé par Adama Gaye de vouloir rejoindre la mouvance présidentielle. Sur sa page Facebook, le journaliste-consultant a en effet fait le lien entre l’audience et le retrait du Pcs/Jengu de la coalition Jotna.«Mes radars (sources de très haut niveau), ne ratant rien, ont capté depuis ma tour du Caire une audience intervenue il y a peu entre toi Boubacar Camara et Macky Sall», rédige le journaliste.
Assez d’informations pour faire réagir Boubacar Camara. Ce dernier aussi a répondu sur sa page Facebook à Adama Gaye. Dans sa réponse, Boubacar Camara confirme l’audience révélée par le journaliste-consultant, mais précise cependant que la rencontre avec Macky Sall n’est pas un secret puisque les leaders de son parti et de sa coalition ont été informés. «Avant d’y aller et après l’audience, j’ai pris le soin d’informer les leaders de mon parti et tous mes alliés politiques. Ce n’est pas la meilleure manière de se cacher ! La rencontre a eu lieu, sur la demande du président de la République, et en présence d’un chef d’une entreprise étrangère et d’un ami de ce dernier qui est proche du Président», informe-t-il.
Avant de préciser, qu’aucune proposition de rejoindre un gouvernement n’a été faite. «Cela n’aurait d’ailleurs aucun sens au vu de nos discussions. En effet, nous avons échangé sur sa vision et son programme qu’il défend, sur les rectifications et réformes que nous préconisons. Nous avons constaté plus de divergences que de convergences. Rien de plus normal entre un gouvernant et un opposant», se justifie-t-il.

La coalition Jotna dément Boubacar Camara

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La coalition Jotna n’est pas restée insensible aux propos de son ex-membre. En effet, à travers son président Bruno d’Erneville, Jotna a démenti Boubacar Camara qui dit avoir informé au préalable les leaders de la coalition de sa rencontre avec le Président Macky Sall au palais.«A l’heure des règlements de comptes, je voudrais être clair relativement aux propos de M. Boubacar Camara qui, répondant à Adama Gaye, avoue avoir rencontré le chef de l’Etat le 11 octobre et avoir pris soin d’informer les leaders de son parti et «tous ses alliés politiques» avant et après son audience. Cette formulation tend à faire croire que notre coalition (Jotna) aurait été dans la confidence de discussions entre Macky Sall et Boubacar Camara. Je voudrais dire ici solennellement qu’en ma qualité de président de la coalition Jotna, je n’ai jamais eu écho de cette rencontre», a fait savoir Bruno D’Erneville. Qui poursuit  : «je ne peux laisser prospérer une telle affirmation qui est absolument fausse, à moins qu’il s’agisse d’autres « alliés politiques ». Pour que nul n’en ignore», précise Bruno d’Erneville sur sa page Facebook.Khadidjatou DIAKHATE

Rencontre avec Macky Sall, ralliement au pouvoir / Boubacar Camara précise : «Les sénégalais sont dans des spéculations…Nous voulons nous engouffrer dans le grand boulevard qui s’est ouvert…»

https://www.dakaractu.com Son nom, très agité ces derniers jours depuis qu’il a décidé de sortir de la Coalition Jotna pour se concentrer sur le programme de son parti, TABAX, Boubacar Camara a clarifié sa position sur la reconfiguration politique survenue depuis dimanche dernier.
Un contexte qui fait dire à certains que « les hommes politiques ne sont ni fiables, ni crédibles car ne respectant pas leur parole ». Pour le président du Parti de la Construction et de la Solidarité PCS/ JENGU TABAX, il reste toujours « droit dans ses bottes ».
« Nous avons choisi de sortir de la la coalition JOTNA, les sénégalais sont libres de faire des spéculations, des commentaires, mais pour nous, il urge de prendre notre propre voie et de dérouler notre programme », confie l’ancien allié de Ousmane Sonko.
Concernant sa rencontre avec le président de la République le 11 Octobre dernier, Boubacar Camara précise qu’il n’y avait aucun lien entre les questions politiques auxquelles certains font allusion, car il est plus que jamais ancré dans sa posture de toujours décrier les abus et dérives du régime de Macky Sall.
Boubacar Camara estime d’autre part qu’avec les mutations politiques récentes, il est temps de mettre sur les rails, la Coalition TABAX et décliner notre vision pour l’intérêt du peuple sénégalais. « Je comprends que cela puisse être un choc pour certains, mais nous devons prendre notre part du boulevard qui s’est ouvert ».
Le président du Parti de la Construction et de la Solidarité PCS / JENGU TABAX signale également qu’il n’a aucun problème avec la Coalition jOTNA, même si son choix reste bien assumé…

INAUGURATION DU COLLÈGE IMAM SAKHIR GAYE, Bara Gaye adoube Wade, réitéré son ancrage au Pds et ignore royalement Karim

https://www.jotaay.net Le maire de Yeumbeul Sud a procédé samedi à l’inauguration du premier collège de la commune, construit par la mairie. Une occasion pour Bara Gaye de rendre hommage à Me Abdoulaye Wade, qui a été un «bon professeur» pour lui, ce qui lui a permis de faire de bons résultats à la tête de sa commune. Aussi, il a réitéré son ancrage au Pds et derrière son «unique mentor» Me Abdoulaye Wade. Ignorant royalement Karim Wade.
Alors que son exclusion du collège des secrétaires généraux adjoints du Pds aurait été actée, suite aux violences lors du lancement de la vente des cartes, violences dont il est accusé d’être le commanditaire, Bara Gaye ne semble avoir aucune dent contre son mentor. Avant-hier, devant ses administrés, il a rendu un vibrant hommage au pape du Sopi, qui lui a inculqué les valeurs et le sens du travail qui lui ont permis aujourd’hui de faire de brillants résultats dans sa commune qui fait partie des plus pauvres du département de Pikine. «Si j’ai pu faire de si bons résultats (à la tête de la mairie), c’est parce que j’ai eu un bon professeur. Si je n’avais pas fait de bons résultats, on aurait dit que Wade ne l’a pas bien formé», fait-il remarquer. Et Bara Gaye de poursuivre  : «c’est quand j’ai eu 30 ans que Me Wade m’a permis d’être autour de la table du Conseil des ministres. J’étais le plus jeune ministre en Afrique de l’Ouest. Je suis le premier dans la localité de Yeumbeul et environs à être ministre, et c’est grâce à Me Abdoulaye Wade». Ne tarissant pas d’élogespour son mentor, le maire de Yeumbeul Sud de raconter qu’il avait une relation privilégiée avec Me Wade qui aimait l’avoir à ses côtés. «Les dimanches, il m’appelait souvent au palais, pour discuter avec moi. Il arrivait que des ministres d’Etat me trouvent dans son bureau. Mais quand je voulais sortir etle laisser seuls avec eux, il me disait  : ‘’reste, ça fait partie de ta formation’’. Il m’a beaucoup appris en matière d’administration et de gestion. Donc ce bilan qu’on a fait, on va le dédier à Me Abdoulaye Wade».

 Aucun mot sur Karim Wade

 Pour démontrer qu’il n’y a aucun nuage entre lui et Me Wade, Bara Gaye de révéler  : «si ce n’était pas à cause de la pandémie du Covid-19, Me Wade serait là aujourd’hui. C’est ce qu’il m’avait promis au mois de janvier, quand je lui ai dit que sur fonds propres, le conseil municipal m’a donné mandat de construire le premier collège de Yeumbeul Sud. Il m’a demandé de lui montrer le plan et de lui apporter un stylo et une feuille. Il a apporté des changements au plan, notamment sur la disposition des salles de classe». Mieux, Bara Gaye rassure sûr son attachement à son mentor et au Pds. «Je remercie mes frères du Pds. Je les rassure aussi. Je ne peux pas avoir en politique, un patron autre que Me Abdoulaye Wade. Personne d’autre ne peut m’enrôler. C’est Wade qui m’a appris à travailler, à faire de la politique et si j’ai réussi ce résultat aujourd’hui, c’est grâce à lui. Vous qui représentez le Pds, au retour, ayez à l’esprit que rien n’a changé (de ses convictions et positions politiques auprès de Wade)». Du début à la fin de son discours, il n’a fait aucunement allusion à Karim Wade.Mbaye THIANDOUM

Rufisque/Sébikotane : Le collectif des impactés du TER demande au Chef de l’État de les édifier sur leur sort.


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 Le collectif des impactés du Train Express Régional (TER) de Sébikotane a tenu un point de presse, ce dimanche 8 octobre 2020 au niveau de ladite localité pour faire part au Chef de l’État de leurs inquiétudes, mais aussi pour être bien édifiés sur leur sort suite au recensement des enquêteurs de l’APIX et de l’ANSD.
Selon Daouda Diouf, impacté et porte-parole dudit collectif « nous les impactés du Train Express Régional (TER) de Sébikotane du tracé Diamniadio-AIBD qui polarisent six quartiers à savoir SÉBI GARE, ESCALE, NGUÈNE, CARRIÈRE, SALLE DE WASS et YEBA, sommes très stressés, très inquiets depuis que nous avons été recensés comme étant des impactés. Voilà maintenant dix mois, nous n’avons reçu aucune information concernant ce projet. Ainsi, depuis dix mois, après le passage des enquêteurs de l’APIX et de l’ANSD, à la fin du mois de février 2020, pour nous mettre au courant officiellement du passage du TER au niveau de nos zones respectives, pour ne pas dire de nos maisons, de nos parcelles et de nos places d’affaires, nous sommes laissés à nous-mêmes ».
Toujours selon eux, les enquêteurs les avaient sommés de suspendre tous les travaux entamés sous peine de ne pas être dédommagés après recensement. C’est pourquoi, après un long moment de patience et d’incertitude, ne pouvant habiter des maisons inachevées avec leurs familles respectives, continuant à payer des locations et des prêts bancaires qui était destinés à leurs maisons, ces derniers se retrouvent dans une précarité dont les conséquences sont inqualifiables. En outre, toujours selon eux, « lors du recensement, beaucoup de manquements ont été notés à savoir des omissions, des erreurs, des doublons… et jusqu’à présent, la liste définitive des impactés n’est pas encore connue », a dit le porte-parole du jour. Ainsi pour avoir des informations, « nous avons saisi les services compétents comme la Préfecture, la Gouvernance, la Direction de l’APIX et malgré toutes ces démarches aucune suite n’est donnée à notre inquiétude ». Ils interpellent le chef de l’État dans le souci de préserver leurs biens. « Nous voulons être bien édifiés sur notre avenir, avoir la bonne information au bon moment. Nous voulons être rassurés et vous demandons de faire une évaluation exhaustive de ce projet, d’être bien informés et dédommagés à la hauteur du préjudice subi », a lancé le porte-parole du Collectif pour terminer.

Le capitaine Diéye reste fidèle à Idy

Libération Sénégal online-Le capitaine Mamadou Diéye reste fidèle à Idrissa Seck. « Le militantisme des hauteurs ou en haute mer piétine la raison pour faire émerger l’esprit. La politique dans ses dimensions est aux antipodes de la matière qui n’est qu’un pare-feu loin du symbole qui seul en vérité compte. Pour le principe qui est à l’origine de la naissance de mon combat politique, je reste fidèle à la coalition Idy. Bon vent président », écrit-il.

LUTTE CONTRE LE TRAFIC DE DROGUE  : 400 kilos de chanvre saisis à Notto Diobass

Libération Sénégal online Selon la direction de la communication de la gendarmerie nationale, 400 kilogrammes de chanvre indien ont été saisis par la brigade de proximité de Notto Diobass. Dans la foulée, des faux médicaments d’une valeur de 32 millions de Fcfa ont été interceptés à Warang par la brigade de proximité de Nianing.

Decroix : “Je ne travaillerai pas avec Macky”

iGFM-(Dakar) Mamadou Diop Decroix n’est pas prêt à travailler avec Macky Sall. Le leader d’AJ/PADS l’a fait savoir au détour de l’émission “Grand Oral” de Rewmi Fm.
“J’ai écouté une de vos collègues sur une télé dire, selon nos sources, “Mamadou Diop Decroix est au palais”. Ça, ce n’est pas bien. Ce n’est pas bien surtout que moi je suis accessible. Mes téléphones quand on m’appelle on me joint. Donc, pourquoi aller dire des choses comme ça ? Parce que quand vous le dites, il y’a des milliers de gens qui relayent, qui commentent sur cette base-là. Ce n’est pas bien. », a d’abord regretté Mamadou Diop Decroix.
Réaffirmant son ancrage dans l’opposition, il ajoute «C’est pourquoi, je tiens à démentir formellement cette affaire. Justement si j’ai fait cette conférence de presse c’était davantage pour l’opinion. Parce que le président Macky Sall sait très bien que je ne travaillerai pas avec lui. Il me connaît et il me respecte. Je le respecte aussi d’ailleurs. Selon certains, il dit toujours : « grand bii mom bayilenko fofou ». Suffisant pour dire que je n’ai pas été au palais etc”, précise-t-il

Quid des opposants extraterrestres ? il précise et renseigne que ses propos ont été dévoyés.

“C’est vrai que j’ai fait face à la presse mais je profite de ce « Grand Oral » pour préciser un certain nombre de choses. J’ai lu dans les réseaux sociaux que j’ai dit que ceux qui ont rejoint Macky Sall sont des extraterrestres. C’est l’inverse que j’ai dit c’est-à-dire qu’ils ne sont pas des extraterrestres. Dans ce pays on a un problème de communication. Le niveau en français est devenu tellement bas que quand vous parlez français, beaucoup peuvent comprendre le contraire de ce que vous êtes en train de dire. Et quand nous parlons nos langues maternelles aussi, nous y mettons tellement de français. Et ça, ça fait partie des principaux problèmes de ce pays d’autant qu’on en parle même pas. (…) quand les gens discutent dans les salons, c’est comme si les politiciens viennent de la lune ou de Jupiter, ne sont pas nés au Sénégal, n’ont pas grandi au Sénégal, forgé par notre société. Je dis que ce sont des produits de notre société.
Donc quand on dit ils sont mauvais, ils trahissent, il n y’a pas de valeur etc, c’est comme s’ils sont les seuls dans ce cas-là. Or, ils sont l’émanation d’une société. Donc si nous voulons régler nos problèmes, nous devons commencer par voir cet aspect-là. Maintenant, j’ai ajouté que ceci ne dédouane pas les politiciens. Parce que le fait que de demander à ses semblables de vous faire confiance et de les diriger, vous devez être, en termes de modèle, de valeur etc, mieux pourvu. Mais il ne faudrait pas et si nous ne raisons pas de cette façon, nous ne règlerons pas nos problèmes. Nous avons une société malade.”

L’allusion de Talla Sylla à Idrissa Seck et Cie : «Des alliés d’aujourd’hui nous accusaient de pactiser avec l’ennemi»

https://directnewsinfo.com Ex-allié de Idrissa Seck, Talla Sylla salue l’entrée du leader de Rewmi et de certains opposants dans la mouvance présidentielle. Le maire de Thiès voudrait rappeler que l’histoire semble lui donner raison lorsqu’il avait décidé de s’allier avec Macky Sall. «C’est le sens du renouvellement et du renforcement d’un soutien que nous avons manifesté, à une époque où des alliés d’aujourd’hui nous accusaient de pactiser avec l’ennemi, et que nous renouvelons sans réserve et sans conditions, surtout parce que nous avons absolument confiance en la sagesse subtile du chef de l’Etat», s’est félicité Talla Sylla dans un document obtenu par Le Quotidien. Pour M. Sylla, le bilan du Pse «a fini de convaincre l’opposition la plus rigide et les acteurs les plus sceptiques d’atteler leurs noms au char victorieux d’un chef d’Etat clairvoyant, dynamique et visionnaire».
L’édile de la Cité du Rail considère qu’il s’agit maintenant de «tracer la voie qui nous éloigne des invectives, qui va focaliser nos efforts sur les problèmes à résoudre et sur les potentiels à développer». Pour le maire de Thiès, la main tendue du chef de l’Etat à l’opposition est le «symptôme rassurant d’un climat politique et social apaisé». C’est sous cet angle qu’il faut analyser la situation actuelle, selon Talla Sylla, et «non sous le prisme déformant et clivant de la transhumance ou du parjure d’une opposition certes piégée par un débat politique qu’elle n’a pas su policer et enrichir et qui l’a souvent poussée à prêter le serment excessif et dérisoire de ne jamais s’associer» avec Macky Sall.

Me Moussa Diop Et Sa Fortune Soudaine Pour Attaquer Macky


https://www.xibaaru.sn
 
Attaques contre le Chef de l’Etat  : Me Moussa Diop doit publier l’origine de sa fortune
Me Moussa Diop, l’ancien directeur général de Dakar Dem Dikk (DDK) ne peut plus se retenir. La pilule est devenue amère à avaler pour lui, depuis son limogeage. Me Moussa Diop, depuis les changements opérés par le Chef de l’Etat à la tête d’une institution comme le Conseil économique, social et environnemental ainsi qu’au sein du gouvernement cherche des alliances pour ouvrir une fronde contre ce dernier. Me Moussa Diop mène la cour à Aminata Touré, Amadou Ba, Mouhamadou Makhtar Cissé et compagnie.
Me Moussa Diop qui a du mal à accepter son limogeage à la tête de DDD n’attendait plus que d’avoir une occasion pour enfin déverser toute sa bile à l’endroit du Chef de l’Etat. Ce qu’il mène en ce moment en tentant de créer un front avec tous ceux qui ont été laissés en rade par le Président de la République Macky Sall à l’occasion des changements qu’il vient d’opérer dans son équipe.
Profitant de l’occasion, Me Moussa Diop, décidément très amer, insulte l’intelligence du Président de la République Macky Sall. Le leader du mouvement politique Alternance générationnelle (AG/Jotna) n’a pas manqué de lâcher samedi dernier à Podor, une phrase qui insulte l’intelligence du Président Macky Sall. « Si je savais que Macky Sall allait donner tout le fruit du travail que nous avons fait à Idrissa Seck et autres, je ne l’aurais pas soutenu ».
De quel travail aurait-il abattu pour faire élire Macky Sall, alors qu’il ne représente rien. Et, il y a une sorte « d’escroquerie » de la part de Me Moussa Diop qui feint d’ignorer qu’Idrissa Seck était membre de la coalition Benno Bokk Yaakar (BBY) qui avait soutenu le candidat Macky Sall au second tour de l’élection présidentielle en 2012. Idrissa Seck a été membre de cette coalition qui avait soutenu et permis de faire élire Macky Sall en 2012, contrairement à ce que tente de faire croire fallacieusement Me Moussa Diop.
Un homme que personne ne connaissait d’ailleurs avant qu’il ne soit nommé directeur général de DDD. L’ancien avocaillon de Paris est devenu un homme « subitement riche ». Et, il doit expliquer aux Sénégalais, les origines de sa fortune subite. Par souci de transparence, Xibaaru demande la publication de ses biens en 2014 ainsi que celle en 2019. Les Sénégalais risquent d’être surpris.

ABDOUL MBAYE SUR L’UNITÉ DE L’OPPOSITION «Une coalition de l’opposition n’est pas la solution»

https://www.jotaay.net Devant les leaders de l’opposition présents à la cérémonie de dédicace du livre de Thierno Alassane Sall, la question de leur unité a été agitée par certains des intervenants. Ces leaders ont affiché des positions divergentes, même si, pour le principe, ils ont donné leur accord.
Différents leaders de l’opposition, en l’occurrence Abdoul Mbaye, Ousmane Sonko, Cheikh Bamba Dièye, Mamadou Lamine Diallo, Bougane Guèye Dani, Dr Babacar Diop, entre autres, ont assisté à la cérémonie de dédicace du livre de Thierno Alassane Sall. Une occasion pour ces chefs de partis de l’opposition d’être interpellés par certains militants sur l’unité de l’opposition pour faire face au régime de Macky Sall. Une idée saluée par l’auteur du livre, même s’il trouve des réticences, eu égard au comportement de nos dirigeants une fois installés au pouvoir. C’est le cas avec Wade, dit-il, et aujourd’hui, avec Macky Sall. Même s’il avait signé les conclusions des Assises nationales et la Charte de bonne gouvernance, fait remarquer Thierno Alassane Sall, les actes qu’il pose sont aux antipodes de ses engagements. «Il faut qu’on pose le débat sur le bilan des alliances et leurs échecs avant la prochaine présidentielle et trouver le projet de Constitution lorsque Macky quittera le pouvoir», préconise Thierno Alassane Sall.

Abdoul Mbaye : «Pour le Frn, on s’est rendu compte que les taupes étaient là et travaillaient dans une autre direction»

De son côté, Abdoul Mbaye estime qu’une coalition de l’opposition n’est pas la solution. «On a essayé plusieurs fois, c’est une condition nécessaire, mais loin d’être utilisable. Pour le Front de résistance nationale, dès après l’élection présidentielle de 2019, on s’est rendu compte que les taupes étaient là et qu’elles étaient en train de travailler dans une autre direction. On arrêtait des positions qui étaient transformées avant d’être rendues publiques», rappelle l’ancien Premier ministre qui estime qu’une coalition est certes nécessaire, mais doit se faire sur la base de valeurs, sinon elle n’aura aucune valeur. Ce qui lui fait dire que la citoyenneté et l’éthique constituent la clé pour intégrer le Crd. De l’avis de Cheikh Bamba Dièye, les leaders de l’opposition doivent savoir que nous sommes 16 millions de Sénégalais et avoir de l’humilité qu’aucun chef de parti, à lui seul, ne détient la solution complète du Sénégal. C’est pourquoi nous devons nous unir. Mais si nous avons des difficultés pour nous mettre ensemble, nous ne pourrons jamais rassembler les Sénégalais autour de notre cause», ajoute le député de Fsd/Bj.

Ousmane Sonko : «Cette unité est un processus, un cheminement»

Dans cette dynamique, il appelle certains à faire des concessions car tout le monde ne peut pas être devant. En tout cas, il est décidé à prendre son bâton de pèlerin pour convaincre ces différents leaders à se mettre ensemble. Pour le président de Pastef, ce n’est pas à cette rencontre que cette question doit être tranchée. Cette unité réclamée, dit-il, est un processus, un cheminement. «Le Sénégal est à la croisée des chemins et il y a des décisions à prendre ; des décisions qui transcendent nos personnes. Mais, je crois que ce qui arrivera, arrivera», précise Ousmane Sonko qui n’a pas manqué de renvoyer la question au peuple.M. CISS

Monsieur le Président : Ne sacrifiez notre Parti ! Par Amadou Gning

La menace s’est désormais élevée à un niveau de plus en plus alarmant et sans précédent et elle nous concerne tous. Loin de revenir à la raison, le Président de l’Alliance pour la République poursuit son sommeil et ne cesse de nous donner les preuves de son irresponsabilité face aux intérêts du Parti, par ses agissements chaque fois plus préoccupants et menaçants.
Ça ne doit plus être, pour nous militants, une impression qui continue de nous maintenir dans un doute éternel, une noire désespérance ou une pessimiste ataraxie. Le Président a bien l’intention de sacrifier le Parti. Il a construit beaucoup d’alliances qui ne sont ni viables ni durables en chamboulant le Parti en quête d’équilibre et de stabilité depuis son accession au pouvoir. Lui, en tant que chef du Parti a l’obligation historique de bien conduire les destinées de notre organisation à bon port. Il devrait se battre à tout prix pour trouver des solutions aux problèmes de gestion et de fonctionnement de notre formation politique. Depuis 2012, le Président n’a résolu aucun problème interne, laissant ainsi le Parti sombrer dans une profonde léthargie.
Aujourd’hui les observateurs sont entrain de nous vomir de par les positions incohérentes de notre chef de Parti. Parce que tout simplement, ils ne comprennent pas jusqu’à présent pourquoi ce dernier pousse sa propre formation politique à tergiverser dans une marée d’incertitudes.
Il a oublié le Parti et le programme même qui nous avait permis de gagner la confiance du peuple sénégalais et déclencher la seconde alternance dans ce pays dont l’Alliance Pour la République est le principal artisan. Le peuple nous a élu sur la base de notre propre programme, pas avec celui d’un autre parti politique ou d’une quelconque coalition.
Nous devrions bien nous attendre à tout cela, que rien ne soit conçu comme surprise. Il a préféré ignorer ainsi sa propre jeunesse, ses amis et ses proches  qui l’ont soutenu dans tous les fronts pour s’intéresser aux faibles, aux opportunistes.
Il a effectivement « désacralisé » les valeurs du Parti. Il n’éprouve aucunement envie de solidarité envers les responsables et militants.
Depuis son accession au palais, il continue dans sa dynamique de vouloir « assassiner » individuellement tous les pères fondateurs du Parti ; chose inélégante, qui risque de lui coûter cher. Que les responsables et les militants s’arment de courage pour se battre contre cette volonté manifeste du Président, ayant uniquement pour but d’affaiblir le Parti ou de le sacrifier dans l’autel des oubliés de l’histoire politique du Sénégal.
Cependant il urge vraiment de sauver le Parti et de ne pas assister inactif à cette situation de déconfiture. Notre Parti est à la croisée des chemins, à un moment particulier de son histoire. Son chef commence à perdre toute légitimité pour s’impliquer dans une mission de résolution au sein du Parti. De par son mode de management, il a provoqué lui même tous ces divisions et antagonismes notés dans la famille républicaine.
Alors que son statut de chef devrait le pousser inlassablement à faire revenir la paix dans nos rangs et recoller tous les morceaux tout en réalisant une introspection responsable sur les manquements de son projet politique afin que demain il puisse s’aménager une issue heureuse pour quitter le pouvoir dans la dignité. Il s’y ajoute que notre Président n’a aucunement envi d’accompagner ceux qui doivent assurer la relève et conquérir à nouveau le pouvoir en 2024.
Il manque à ce point une volonté politique pour permettre à ce que le Parti soit une organisation durable avec une espérance de vie supérieure à celle de tous ses membres fondateurs. Cette continuité de notre formation politique, aujourd’hui menacée, doit nous pousser à se distinguer de lacliquedes partis clientélistes qui disparaissent avec ses fondateurs.
L’Alliance Pour la République, n’est la propriété privée de personne. Je dis bien personne, c’est un parti politique qui est là pour tout le monde, même pour les générations à venir. Un Parti composé d’hommes de valeur, de braves femmes, sans oublier sa vaillante jeunesse, qui n’a pas vraiment besoin de dealer au sommet pour survivre. C’est inacceptable, d’arracher au Parti, sa vocation de conquérir le pouvoir.
Nous allons refuser ces positions défaillantes du chef jusqu’à notre dernier souffle pour sauver le Parti, avec les camarades républicains qui le veulent bien !
Pour contenir et endiguer ainsi la situation, nous devons, plus que jamais, accroître notre capacité de mobilisation et fédérer toutes les énergies positives en valorisant chacun afin de créer une occasion de rencontre autour d’un objectif commun.
Avec ce nouveau remaniement, attendons nous à voir pire. Ceux qui composent actuellement l’attelage gouvernementale ne sont point en mesure d’apporterles changements majeurs fortement attendus dans le vécu des sénégalais. Ces hommes sont des antipodes du bon sens, ils déraisonnent en tout ce qu’ils disent. D’ailleurs, le peuple sénégalais les a déjà tous renié. Ils ont rejoint juste le navire pour leurs propres intérêts, loin de vouloir bâtir un Sénégal meilleur !
Notre chef de Parti est toujours plongé dans son profond sommeil, légendaire, duquel il ne se réveillera que bien brutalement en 2024.Amadou Gning,Membre de la COJER/THIÈS

Les Lundis de Madiambal : Macky a un gros coup d’avance

Tout le monde s’attendait à un remaniement gouvernemental, mais sans doute pas à un chamboulement de l’échiquier politique comme vient de le faire le Président Macky Sall. A la faveur du remaniement opéré la semaine dernière, le chef de l’Etat a recomposé la scène politique, en élargissant notamment les bases de sa majorité. L’idée de faire revenir le camp de Idrissa Seck au sein de la majorité ainsi que la fraction du Parti démocratique sénégalais (Pds), conduite par Oumar Sarr, ne paraissait pas très opportune aux yeux de nombreux observateurs. En effet, le Président Macky Sall, n’étant pas confronté à un problème de majorité politique après sa réélection l’année dernière, avec un score avoisinant les 60% des suffrages et pouvant compter sur une écrasante majorité parlementaire, n’était sous aucune pression pour avoir à s’associer à de nouvelles forces politiques afin de maintenir la stabilité et la cohésion de son régime. Il s’y ajoute que l’idée de s’ouvrir à l’opposition pourrait faire nourrir certaines appréhensions. D’aucuns ont pu considérer que la situation politique et/ou économique n’était pas si dramatique, au point de chercher à s’allier coûte que coûte avec l’opposition. Surtout que cette opposition ne pourrait pas donner des gages certains de sincérité ou de fidélité, ou même de meilleures compétences. En revanche, l’entrée au gouvernement de personnalités politiques de l’opposition leur permettrait de se faire une nouvelle santé financière et de pouvoir caser certains de leurs camarades et militants. Alors que l’histoire politique sénégalaise a enseigné que des opposants, invités à la table du Conseil des ministres, ne se gêneraient pas pour quitter le navire une fois que la situation ne les arrangerait plus ou qu’ils seraient dans une logique de disputer des élections sous leur propre bannière. On a déjà vu ce schéma avec Abdoulaye Wade et Abdou Diouf (1993 et 1995). Au demeurant, la taille d’un gouvernement n’étant pas extensible à souhait, les places données à l’opposition le seraient au détriment du camp du Président Sall. La recomposition devrait induire de délester le parti présidentiel de postes ministériels, au profit de nouveaux arrivants de l’opposition. En outre, l’entrée de l’opposition au gouvernement pourrait impacter négativement le gouvernement qui pourrait donner l’air d’un partage du gâteau. Le risque étant également de donner l’image d’un pouvoir cherchant toute aide pour se légitimer après juste 18 mois de mandat.
Le Président Macky Sall a choisi de ne pas écouter ces voix pourtant assez audibles. A l’analyse, son choix d’ouvrir son alliance politique à de grands pans de l’opposition semble gagnant et lui donne davantage les coudées franches.

Le bon sens politique de Macky Sall

L’opération a indubitablement permis au Président Sall de montrer la justesse de sa posture et sa légitimité politique reconnues, de bon gré, par de virulents adversaires politiques qui exprimaient des velléités de contester sa réélection, en février 2019 au premier tour du scrutin. Ces personnes seront maintenant bien mal placées pour lui porter la critique. Un artiste français disait : «L’homme politique est devenu un si habile manipulateur qu’il se rapproche de l’illusionniste.» En effet, on ne le dira jamais assez, en politique, la fin justifie les moyens. C’est ce que distillait Machiavel dans son «célébrissime» ouvrage Le Prince, quand il affirme que : «Tout bien considéré, (le prince) trouvera quelque chose qui semble être vice, mais en la suivant, il obtient aise et sécurité». Aussi, «toute vertu ne concourt pas nécessairement à la conservation de l’Etat et à la sauvegarde du trésor public». La philosophie de gouvernance politique de Macky Sall demeure de s’associer avec le plus large spectre de familles politiques. C’est ainsi qu’il a su asseoir des alliances politiques depuis son arrivée au pouvoir en 2012, en enjambant tous les clivages partisans, idéologiques ou personnels. Moustapha Niasse, Ousmane Tanor Dieng et Djibo Leyti Kâ ont pu travailler dans une même alliance politique. Des Libéraux ont travaillé avec des personnalités socialistes ou des communistes.
La dernière surprise du chef a donc été de se rallier à nouveau avec Idrissa Seck, arrivé deuxième à la dernière élection présidentielle avec plus de 20% des suffrages. La nouvelle recomposition politique qui se dessine élargit considérablement les bases du régime de Macky Sall. On annonce l’arrivée certaine de El Hadji Malick Gakou dans la nouvelle majorité ainsi que de certains autres ténors de la Grande alliance qu’il avait mise sur pied avec d’autres candidats malheureux à l’élection présidentielle, comme Me Madické Niang, Issa Sall ou d’autres leaders comme Cheikh Hadjibou Soumaré ou Abdoulaye Baldé. Le gain politique pour le Président Sall est énorme. Il se donne les atouts, avec ces belles prises, pour s’assurer un raz de marée électoral aux prochaines élections locales et législatives. Macky Sall aura, par ce biais, étendu son hégémonie politique dans des circonscriptions qui lui étaient restées hostiles, comme Thiès, Touba, Ziguinchor, Oussouye ou Bignona, ou dans la banlieue de Dakar, où le Président a un grand besoin de renforcer son assise politique. On ne voit pas cette alliance se disloquer au bout de quelques petits mois, car les opposants qui ont intégré le pouvoir de Macky Sall se disqualifieraient beaucoup si, sitôt entrés, ils trouvaient des raisons de le quitter. De toute façon, cette nouvelle alliance si elle débouche, comme on s’y attend, sur un projet électoral commun, devrait permettre au camp du Président Sall de s’assurer un triomphe dans la plupart des circonscriptions électorales du pays. L’agrégation des voix potentielles lui donnerait une victoire sans bavure et lui assurerait davantage des conditions plus sereines, jusqu’à la fin du mandat présidentiel en cours. Dans l’absolu, si d’aventure une telle alliance électorale devait se disloquer au lendemain des élections à venir, on peut considérer que le Président Macky Sall aurait préalablement fini de placer, sur les listes dans des circonscriptions où son parti serait assez faible pour risquer d’être défait, et à des positions éligibles, des personnalités politiques qui lui resteraient fidèles, quelle que soit l’issue de ce compagnonnage.
On a vu des membres de la société civile s’étrangler de rage, considérant que les hommes politiques auraient trahi la Nation au gré de leurs propres intérêts. Cela donne encore du sens à l’enseignement de Platon qui disait que «ceux qui sont trop intelligents pour entrer en politique sont punis en étant gouvernés par ceux qui le sont moins».

La panacée du dialogue pour se sauver d’un mauvais syndrome

Le chef de l’Etat a eu l’initiative d’impulser un dialogue politique et social qu’il avait voulu large et inclusif. Tous les acteurs ayant participé à ce dialogue en étaient arrivés à la conclusion de la nécessité de procéder à une ouverture, encore plus large, de la gouvernance politique. On peut considérer que le Président Sall les aura pris au mot. Le contexte politique en Afrique, particulièrement dans la sous-région, donne encore du sens à cette volonté générale au Sénégal d’une ouverture plus large à la classe politique pour trouver des consensus et assurer les conditions d’une paix politique et civile. La recomposition politique qui vient donc d’être opérée consacre cette exception sénégalaise. Une autre raison qui conforterait le Président Sall est relative à l’ambition de relancer l’économie du pays, après les ravages économiques et sociaux consécutifs à la pandémie du Covid-19. L’union «sacrée» autour du chef de l’Etat et les synergies en découlant permettraient de faire l’économie de troubles politiques ou sociaux et donneraient des chances de conduire des actions efficaces de reconstruction. Le Président Macky Sall n’aurait pas voulu s’arrêter en si bon chemin. Il serait de ses intentions de chercher à rallier le camp du Président Wade à la nouvelle mouvance, mais ce dernier ne souffrirait pas l’idée de donner sa bénédiction à des personnalités comme Idrissa Seck et Oumar Sarr, que la rhétorique du Parti démocratique sénégalais (Pds) présente comme des renégats. En prenant le groupe de Oumar Sarr dans ses filets, le Président Sall a fini de donner l’estocade au Pds. Macky Sall reste ferme, pour ne pas dire intransigeant, sur son refus d’envisager toute idée d’amnistier les crimes économiques pour lesquels Karim Wade et Khalifa Sall sont condamnés par la justice.

L’emprise sur le camp présidentiel

Le Président Sall aura fait d’une pierre plusieurs coups. L’élargissement de sa majorité permettrait de pallier la supposée perte de vitesse de certains vieux alliés comme le Parti socialiste (Ps), l’Alliance des forces de progrès (Afp) ou le Parti de l’indépendance et du travail (Pit). La recomposition politique va aussi permettre au Président Sall de réaliser une reprise en main de son appareil politique au sein de son parti, l’Alliance pour la République (Apr). Il a, à l’occasion, limogé des responsables politiques d’envergure. Les départs de Aminata Touré, Mahammed Boun Abdallah Dionne, Amadou Ba, Aly Ngouille Ndiaye, Mouhamadou Makhtar Cissé et Oumar Youm auront permis au chef de l’Etat de clarifier en quelque sorte le jeu politique au sein de son parti. C’était un secret de polichinelle que ces personnalités politiques étaient en délicatesse avec le chef de l’Etat du fait que leurs agendas personnels pourraient se révéler incompatibles avec les exigences du «patron», ou que par leurs actes, attitudes ou comportements, le degré de confiance que le président de la République leur accordait aurait beaucoup baissé. On a vite fait de conclure que le limogeage de ces personnalités politiques serait justifié par des ambitions politiques qui leur seraient prêtées pour l’horizon 2024. Qu’à cela ne tienne ! Le cas échéant, le Président Sall aura au moins le mérite de libérer de telles ambitions qui pourraient désormais s’exprimer sans aucune entrave. Il reste que ce ne serait pas trahir un secret d’Etat que de dire qu’aucune de ces personnalités politiques ne pouvait ignorer la limite et les conditions que le Président Sall avait fixées à leur compagnonnage. Le Président Macky Sall n’apparaîtrait plus, lui-même, crédible, s’il continuait de se coltiner certaines personnalités. De toute façon, il n’aurait pas perdu au change. A l’exception de Aminata Touré, ancienne présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), remplacée par Idrissa Seck, toutes ces autres personnalités semblent s’inscrire dans une logique de rester en réserve du Président Macky Sall. L’avenir dira ce qu’il en adviendra, mais on doit souligner que Macky Sall n’a pas décidé de se passer de leurs services sur un coup de tête. Il a patiemment pris le soin de leur chercher des doublures au niveau des bases politiques en question. Aussi, le remaniement du gouvernement lui aura permis de mettre le pied à l’étrier à des cadres politiques, jeunes et technocrates, qui ne manqueront pas d’avoir à l’esprit l’engagement, le dévouement, le devoir de mouiller le maillot, d’autant qu’ils auront conscience des tares et autres écueils fatals à leurs prédécesseurs. En revanche, l’attitude de defiance, à son égard, de Aminata Touré, lors de son départ du Cese, démontre à suffisance que le Président Macky Sall ne devrait rien avoir à regretter. Il a l’avantage de pouvoir mettre à l’épreuve tout ce groupe.
On retiendra que le Président Sall a semblé bien réussir son coup. Il a désorganisé son opposition politique, en s’assurant déjà que les leaders qui restent ainsi dans cette opposition sont incapables de s’unir, de s’entendre, pour se mettre dans une dynamique unitaire. On connaît suffisamment les gros problèmes d’ego qui empêchent ces leaders de l’opposition que sont Ousmane Sonko, Karim Wade, Khalifa Ababacar Sall, Abdoul Mbaye, Thierno Alassane Sall, Mamadou Lamine Diallo, Pape Diop, à se mettre autour d’une table pour s’entendre sur des causes communes. El Hadji Malick Gakou qui servait de trait d’union a fini par choisir le camp du Président Sall.

EUX & NOUS LA QUESTION DU TROISIÈME MANDAT OU L’ÉTHIQUE RÉPUBLICAINE CONFRONTÉE À LA RUSE POLITICIENNE PAR ALPHA AMADOU SY

http://www.sudonline.sn L’un des tournants de l’évolution politique de l’Afrique francophone aura été sans doute le sommet franco-africain tenu à La Baule, en 1990. Il avait été clos par cette sommation  : se démocratiser sous peine d’être mis sous embargo économique. L’espoir était d’autant plus permis que, suite à cette mise en demeure, des conférences nationales furent organisées, des institutions essaimèrent et le pluralisme médiatique s’instaura progressivement
Mais, très tôt, la dynamique de la démocratisation fut soumise à rude épreuve par la survie de la culture du parti unique. La complexité de cette situation est à évaluer à la lumière de cette sérieuse équation que l’évolution historique posa aux dirigeants africains : comment se formaliser d’une constitution démocratique, dont la vertu est de générer des rentes, tout en s’assurant les conditions pour rester au pouvoir aussi longtemps que possible ? Des pays comme le Cameroun, le Gabon et le Togo trouveront la solution la plus simple : supprimer la clause limitative des mandats présidentiels ! Cette option reposerait sur deux arguments.
Le premier considère que limiter les mandats est d’autant plus anti-démocratique qu’aucune Constitution – même la plus républicaine- ne saurait se situer audessus de la volonté populaire. Par ailleurs, le défi du développement exige des régimes forts et durables ! En revanche, les pays, dont les contextes historiques rendent difficile la suppression de la clause limitative, auront recours à la ruse politicienne. Pour preuve, au Burkina Faso, Blaise Compaoré, pour s’être entêté à réaliser son projet d’enterrer la dite clause, a été emporté par le puissant mouvement citoyen. Ainsi, usant d’une arithmétique controversée sur toile de fond d’un juridisme sujet à caution, le pouvoir se donne la liberté de procéder à un tripatouillage constitutionnel pour le renouvellement permanent du mandat présidentiel. La ruse consiste à faire en sorte qu’un plus un soit non pas égal à deux mais à zéro.
Partant, le recours au coup d’État constitutionnel qui a la vertu de remettre les compteurs des mandats présidentiels à zéro est de mise. Cette stratégie, qui s’opère par une révision constitutionnelle « presque annuelle », sera très particulièrement mise en œuvre par Maître Abdoulaye Wade. Cependant, en convoquant l’Assemblée nationale, en juin 2011, pour une énième révision de la Loi fondamentale, il créa les conditions du triomphe de l’éthique républicaine sur la ruse politicienne. Le projet de loi, instaurant, en plus du poste de président, celui de vice- président, avait fait monter d’un cran l’ire de ses concitoyens dont certains étaient déjà dans la rue pour contester avec véhémence sa candidature à la présidentielle de 2012.
Les forces coalisées pour soutenir le candidat de l’opposition le mieux placé réussiront la prouesse de traduire dans les urnes le verdict de la rue. Malgré sa traumatisante déconvenue électorale, Me Abdoulaye Wade aura ses émules. Ainsi en Guinée, Alpha Condé promulgue la nouvelle constitution issue du referendum de mars 2020. Ce faisant, il se donne « légalement » le moyen de briguer un nouveau mandat. Pas plus que le Front National de Défense de la Constitution (FNDC), l’opposant historique, Cellou Dalein Diallo, ne pourra empêcher la tenue du referendum. Quant à la présidentielle d’octobre 2020, en dépit de sa contestation de la légitimité de la candidature d’Alpha Condé et de la fiabilité du système électoral  et de ses réserves vis-à-vis de la Commission Électorale Nationale Indépendante, il y participa.
Tout laisse penser que l’opposant historique se proposait de rééditer en terre guinéenne l’expérience sénégalaise, à savoir parvenir à convertir en unités-cartes la colère exprimée par ses compatriotes dans la rue. Mais pour vivre la même forfaiture républicaine, le Sénégal et la Guinée n’ont pas la même réalité politique. L’élection du Président Macky Sall est la résultante des retombées des Assises nationales, de la convergence de luttes politiques et citoyennes, symbolisées par la mobilisation sans précèdent du 23 juin. S’y ajoutent une administration au sens républicain indéniable et cette véritable antidote contre la fraude électorale que constitue la stratégie de faire remonter, par voie de presse, les résultats de chaque bureau de vote. Cellou Dalein Diallo non seulement n’a pas bénéficié d’autant d’atouts, mais a eu du mal à tirer profit de cette force de frappe que constitue le FNDC qui lui reproche d’avoir trahi la bonne cause en prenant part à un scrutin où les jeux étaient faits d’avance !
Présentement, la Guinée est dans une tourmente d’une intensité telle qu’il est difficile d’en prévoir l’issue ! Et comme une… pandémie, le pouvoir ivoirien aussi a chopé le virus du tripatouillage constitutionnel. De la réélection de Alassane Ouattara, lors de la présidentielle du 31 octobre, boycottée par l’opposition significative, a résulté une profonde crise. La situation est d’autant plus grosse de tous les périls que les différents protagonistes du jeu politique ivoirien n’ont pas la même stratégie de sortie de crise.
Alors que Guillaume Soro invite l’armée à ne pas cautionner la forfaiture, Laurent Gbagbo appelle au dialogue, Henri Konan Bédié et Affin Nguessan militent pour la création d’un Conseil national de transition. Au moment où Mahamadou Issoufou, président sortant du Niger, ne cesse de marteler qu’il ne briguera pas un troisième mandat, bien des regards sont tournés vers le Sénégal. Certes, le Président Macky Sall a soutenu qu’il en était à son dernier mandat, mais chat échaudé craint l’eau froide. Dans un passé récent, Me Abdoulaye Wade, avec toute la sacralité de la parole donnée, conjuguée à toute la symbolique de ses 87 ans, n’avait pas hésité devant tout son gouvernement et en face de la presse nationale et internationale, à se dédire. Cet acte posé a créé un spectre tel que tout propos, toute mesure, dont le bien-fondé est plus ou moins sujet à caution, est considéré comme une manière de préparer l’opinion à la recevabilité de l’idée de troisième mandat.
Ainsi, en souhaitant que son « nouveau gouvernement œuvre pour une « gestion axée sur les résultats », la curiosité a été de savoir  : résultats pour rejoindre le cercle restreint des présidents ayant respecté la clause limitative des mandats présidentiels ou pour briguer un troisième mandat ? En tout état de cause, tout en s’en tenant strictement à  l’engagement du chef de l’État sénégalais, il n’est pas superflu de poser l’hypothèse d’un troisième mandat pour en apprécier les effets pervers. Sous ce rapport, le dernier remaniement gouvernemental est digne d’intérêt. Un, d’avoir réussi à faire migrer Idrissa Seck de la station oppositionnelle à  l’espace présidentiel relève d’un véritable coup de poker. Le leader de l’APR parvient à affaiblir ses adversaires en amputant la chaine de l’opposition de l’un de ses maillons les plus consistants, au regard de la deuxième place occupée par la Coalition « Idy 2019 » lors de la dernière présidentielle.
En outre, l’ouverture de son « gouvernement d’attaque » à d’autres formations de l’opposition lui offre l’opportunité de contourner BBY qui apparait davantage comme un décor politique qu’une coalition résolument engagée dans l’action politique. Les partis de la mouvance présidentielle, à force de courir derrière des postes de sinécure, ont fini par se délester de leur base. Qui pis est, des formations comme la LD, le PIT et le PS, en plus de leur ancrage populaire pas évident, ont perdu des leaders dont le charisme et la légitimité historique assuraient néanmoins un certain crédit à BBY. Mais toute la question est de savoir dans quelle mesure cette nouvelle configuration politique légitimerait l’aventure pour un troisième mandat. Il est fort à penser que cette initiative s’avèrerait risquée si l’on considère que Wade et le PDS, qui avaient à leur actif un vécu beaucoup plus substantiel que celui de Macky Sall et de l’APR, ont été pourtant battus à plate couture. Ensuite, la relative unanimité, plus ou moins liée à l’âge, autour du vieux leader libéral n’a pas son répondant chez Sall dont certains des siens seraient, plus que quiconque, pressés de le voir terminer son mandat.
Par ailleurs, le Président en exercice prendrait le risque de faire face à une nouvelle opposition. Si on ignore si celle-ci disposera d’un cadre propre ou rejoindra Khalifa Sall ou Ousmane Sonko, il est au moins loisible de deviner que ses agissements déborderaient l’adversité pour épouser les contours de l’animosité. Tous les frustrés de « Macky 2012 », les supposés laissés-pour compte de BBY et certaines victimes des différents remaniements ministériels verseraient dans une virulence d’autant plus démesurée qu’elle serait mue davantage par l’esprit vindicatif que par le principe républicain. Au niveau politique, la perspective du troisième mandat enfermerait le système démocratique sénégalais dans une circularité qui reconduit l’identique. Se coaliser serait à nouveau à l’ordre du jour, autour de ce programme qui n’en est pas dans la mesure où son alfa et son oméga seraient le départ du président en exercice. Enfin, le Sénégal, confronté à moult fléaux, ne saurait se payer le luxe d’en rajouter un coup d’État institutionnel, lequel est d’autant plus dramatique qu’il aurait fait en Afrique plus de victimes que les coups d’État militaires.

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 09/11/2020

La mission parlementaire dépose son rapport sur les inondations

Lentement mais sûrement, la mission d’information de l’Assemblée nationale sur le plan décennal de lutte contre les inondations a bouclé ses travaux. Les parlementaires vont déposer aujourd’hui leur rapport sur la table du président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse. C’est un rapport de près de 300 pages qui va expliquer en détails la gestion des inondations sous Macky Sall. En plus des constats, les députés ont formulé des recommandations. Ces parlementaires seront également reçus par le président Macky Sall à qui le rapport sera transmis par l’Assemblée nationale. Pour en arriver là, les membres de la mission ont pris connaissance de tous les aspects des inondations en épluchant les différents plans annuels de lutte contre ce fléau avant de procéder à l’audition de tous les acteurs concernés, notamment les ministres, les directeurs généraux, les populations etc. Des visites de terrain figuraient également dans leur agenda. A souligner que Moustapha Niasse avait soutenu qu’après le dépôt du rapport, une séance plénière serait consacrée au dossier des inondations.

L’ex-capitaine Dièye reste fidèle à Idrissa Seck

Le ralliement d’Idrissa Seck a occasionné l’effritement de sa grande coalition issue de la dernière Présidentielle. Beaucoup de partis se sont démarqués. Mais le président de Rewmi peut compter sur la fidélité de l’ex-capitaine Mamadou Dièye, président du mouvement NIT. Dans une note, ce dernier indique que le militantisme des hauteurs ou en haute mer piétine la raison pour faire émerger l’esprit. Selon lui, la politique dans ses dimensions est aux antipodes de la matière qui n’est qu’un pare-feu, loin du symbole qui seul en vérité compte. Ainsi, il dira que pour le principe qui est à l’origine de la naissance de son combat politique, il reste fidèle à la coalition Idy. Avant de souhaiter bon vent à Idrissa Seck.

215 sénégalais débarquent aux Îles Canaries

La répression contre les convoyeurs, les patrouilles de la marine nationale avec leurs collègues espagnols et les campagnes de sensibilisation ne baissent pas l’ardeur des candidats à la migration. Apparemment, rien ne peut retenir ces jeunes au pays. Ils continuent de braver la mer à bord de pirogues pour rejoindre l’Espagne. Selon Helena Maleno de l’association Caminando Fronteras, deux pirogues venues du Sénégal ont débarqué samedi aux Îles Canaries avec 215 migrants de nationalité sénégalaise. C’est dire que ce n’est pas pour demain la fin de ce phénomène qui a repris de plus belle.

Saisie de 400 kg de chanvre indien

La croisade contre les bandes de trafiquants de drogues se déroule sans répit. Hier, les éléments de la brigade de gendarmerie de Notto Diobass ont saisi 400 kilogrammes de chanvre indien. Au même moment, les gendarmes de la brigade de Nianing ont mis la main sur des médicaments d’une valeur de 32 millions découverts à Warang. La gendarmerie prévient que la lutte contre les trafics de drogue et de médicaments est au coeur des opérations dans la légion centre-ouest.

Cri du cœur de la communauté soninké

La communauté soninké du Sénégal condamne l’esclavagisme qui sévit au Mali dénommée «Laada», qui fonctionne d’une manière héréditaire avec des travaux champêtres obligatoires pour certaines personnes, sous peine de représailles dont des sévices physiques illustrés par l’agression mortelle de Mountakha Diarisso, battu à mort avec 03 autres personnes en septembre 2020 à Diandoumé, un village malien. Raison pour laquelle ces soninkés, regroupés autour de l’association soninkés Sénégal pour l’égalité et le progrès (Assep), appuyés par le mouvement pour la sauvegarde des droits de l’Homme du Mali de Boubacar Djim, ont tenu un point de presse samedi à Guédiawaye pour tirer la sonnette d’alarme et inviter le gouvernement malien ainsi que la Cedeao à réagir pour éviter un génocide.

Sonko invite ses militants à s’abstenir de tout commentaire…

Le silence d’Ousmane Sonko sur le remaniement suscite des interrogations. En réalité, il s’agit d’une option du leader de Pastef. Il informe ses militants en ces termes : « le silence que nous avons adopté sur les derniers évènements politiques et la reconfiguration politique en cours dans notre pays est une option bien réfléchie.» D’ailleurs Sonko invite ses militants et sympathisants à s’abstenir de conjectures inutiles et improductives et à éviter de commenter les choix libres des uns et des autres. Il demande à ses militants d’investir le terrain et de continuer à parler de leur projet de société aux sénégalais. A l’en croire, c’est le seul gage du succès.

Seuls 45 malades de covid-19 sous traitement

Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a enregistré ce week-end 32 cas positifs sur 1 765 tests, soit un taux de positivité de 1,76%. Aucun cas importé n’a été enregistré pendant ces deux jours. Huit cas contacts sont recensés ainsi que 24 cas issus de la transmission communautaire. Ces infections sont recensées à Dakar-Plateau, Yoff, Thiès, Fass-Delorme, Médina, Mékhé, Tivaouane, Ouakam, Saint-Louis, Thiès, Cité Keur Gorgui, Ngor, Pikine et Rocade Fann-Bel-Air. Les autorités sanitaires ont déclaré 42 patients hospitalisés guéris de la covid-19. Un seul cas grave est pris en charge dans les services de réanimation. Aucun décès n’a été enregistré depuis vendredi. A ce jour, le Sénégal a enregistré 15 708 cas positifs dont 15 336 guéris, 326 décès et 45 malades sous traitement.

En route pour l’Espagne, Malick Guèye décède au Maroc

Un compatriote qui a emprunté une pirogue pour aller en Espagne est décédé en cours de route. Selon l’Ong Horizon Sans Frontière, le corps de Malick Guèye habitant au quartier Pikine de Saint-Louis est à la morgue d’un hôpital au Maroc. D’après la famille Guèye, Malick qui laisse derrière lui 02 femmes et 5 enfants, est tombé malade dans la pirogue qui les menait en Espagne avant de débarquer au Maroc. Il a été évacué à l’hôpital de Dahla où il est décédé le vendredi. Sa famille sollicite le soutien du président Macky Sall pour le rapatriement de la dépouille de ce candidat à l’émigration.

Importante déclaration de Malick Gakou

Le président du Grand Parti va dire aux sénégalais s’il compte rejoindre la mouvance présidentielle à l’instar d’Idrissa Seck. Puisque les suspicions vont bon train depuis la nomination du président du parti Rewmi au Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE). C’est lui-même qui fait l’annonce. Il va profiter de ses activités, dans le cadre de la Fondation Maternité Solidaire, pour faire une importante déclaration demain dans l’après-midi. Malick Gakou et la Fondation Maternité Solidaire sont attendus ce jour à Djedah Thiaroye Kaw, précisément au poste de santé El hadji Ousmane Kaïra, pour une distribution de 2 500 kits d’accouchements. Cette donation est destinée aux maternités des deux postes de santé de la commune.

Locaux de la gendarmerie de Ndiamacouta

Les populations de Ndiamacouta dans l’arrondissement de Bocal, département de Bounkiling, verront bientôt leur rêve se transformer en réalité. En visite de chantier ce week-end, leur maire Oumar Kéba Cissé a annoncé au commandant de la brigade de gendarmerie de Bounkiling l’inauguration très prochainement des locaux de la nouvelle brigade de Ndiamacouta. Selon M. Cissé, cette brigade vient à son heure parce que l’insécurité règne dans cette commune qui fait frontière de la Guinée Bissau. Les zones frontalières sont réputées être les cibles des malfaiteurs. La nouvelle brigade de Ndiamacouta assurera la sécurité de plus 10 000 personnes. Ces locaux ont été attribués à la mairie par l’Etat pour en faire un hôtel de ville. Mais le maire Oumar Kéba Cissé a préféré rester dans les locaux du centre culturel qui fait office d’hôtel de ville et donner ce joyau à la gendarmerie de Ndiamacouta.

Joe Biden élu 46e président des États-Unis

 Le candidat démocrate Joe Biden a été élu 46e président des Etats-Unis le 7 novembre 2020, au terme d’une campagne hors normes et d’un scrutin long de quatre jours avant de connaître le résultat final. Le candidat démocrate Joe Biden a remporté la Présidentielle, après avoir gagné l’État-clé de Pennsylvanie et ses 20 grands électeurs. Selon les médias, il a dépassé le nombre des 270 nécessaires pour être déclaré vainqueur, avec entre 273 et 284, contre 214 pour Donald Trump. Peu après, le président sortant a accusé Joe Biden de se « précipiter pour se présenter faussement» en vainqueur, dans un communiqué, ajoutant que son équipe défendra son cas en justice. Il avait déjà déclaré qu’il comptait saisir la Cour suprême. La passation de pouvoir entre Donald Trump et son successeur doit avoir lieu le 20 janvier 2021.

Mali : Le Vérificateur épingle des ambassades et des sociétés minières

 Le Vérificateur Général a remis son rapport annuel aux autorités de transition en fin de semaine dernière. Le Bureau du Vérificateur Général a réalisé, en 2019, 31 vérifications portant sur des dépenses réalisées entre 2015 et le premier trimestre 2018. Au final, d’après Rfi, près de 300 milliards de francs CFA d’irrégularités ont été constatés. Plusieurs missions diplomatiques présentent par exemple des dysfonctionnements dépassant les cent millions de francs CFA. La palme revient à l’ambassade du Mali au Burkina : 1,840 milliard de francs d’irrégularités. Avec des loyers payés de manière indue, ou encore des frais de carburant ou de scolarité non justifiés. Ce qui n’est rien comparé aux irrégularités constatées pour les mines d’or de Loulo et Gounkoto, exploitées par le groupe Randgold : plus de 60 milliards de FCFA.Ou surtout pour la Société des mines de Syama du groupe australien Resolute : plus de 227 milliards de FCFA d’irrégularités, près de 350 millions d’euros. Ces groupes n’ont tout simplement pas versé à l’État malien, qui a des participations dans ces sociétés, les dividendes qui lui revenaient. Ils ont aussi bénéficié d’intérêts d’emprunts n’ayant pas lieu d’être. C’est le cas, par exemple, du ministère des Affaires religieuses : près de 640 millions; l’ORTM : plus de 4 milliards, ou l’Autorité de régulation des télécoms : plus de 4,5 milliards de dépenses non conformes. Lors de la remise du rapport, le président malien de transition Bah N’Daw a martelé : « Tous ceux qui voudront se servir du Mali, au lieu de le servir, le feront à leurs risques et périls.»


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