Revue de presse du Lundi 08 Mars 2021

Partagez ce contenu!

SONKO INCULPÉ ET PLACÉ SOUS CONTRÔLE JUDICIAIRE

http://www.emedia.sn Ousmane Sonko inculpé et placé sous contrôle judiciaire à la fin de son audition avec le juge Samba Sall. Le leader du Pastef poursuivi pour les chefs de viols et menaces de mort, peut donc, rentrer chez lui. Mais, reste à la disposition de la Justice. Aussi, son passeport lui sera retiré et il ne pourra sortir du territoire national. BNF & Aliou DIOUF

VENT D’APAISEMENT DANS L’AFFAIRE SWEET BEAUTY : Sonko sous contrôle judiciaire ?

http://www.sudonline.sn Va-t-on vers un apaisement dans l’affaire dite «Sweet Beauty» qui a abouti, après moult rebondissements, à l’arrestation du leader de Pastef/Les Patriotes, le député Ousmane Sonko, accusé de « viols présumés et de menaces de mort » par une jeune masseuse sénégalaise, Adji Raby Sarr. Tout porte à le croire
Selon des sources dignes de foi qui se sont confiées à Sud Quotidien, Ousmane Sonko devrait être mis sous contrôle judiciaire dans les prochaines heures. «Des médiateurs viennent de sortir du Palais où ils ont rencontré le Chef de l’Etat. Nous allons vers un apaisement dans cette affaire. Le premier acte sera la mise sous contrôle judiciaire de Sonko», confient nos sources.
Ce qui permettrait à Ousmane Sonko de recouvrer la liberté et de retrouver les siens.
D’ailleurs selon Dakaractu.com visité hier, dans la soirée, «le procureur vient de lever la garde à vue de Ousmane Sonko, de son caméraman et son garde du corps. Les deux derniers cités sont libres. Ousmane Sonko reste pour répondre au mandat d’amener du juge demain (ce lundi, Ndlr)»

Le président Mahamadou Issoufou lauréat 2020 du Prix Ibrahim pour un leadership d’excellence en Afrique

https://www.financialafrik.com Le Prix Ibrahim 2020 pour un leadership d’excellence en Afrique a été décerné au président du Niger, Mahamadou Issoufou. La Fondation Mo Ibrahim a annoncé l’attribution du prix aujourd’hui, à l’issue d’une réunion de son Comité du Prix indépendant.
Le président Issoufou a effectué deux quinquennats présidentiels, de 2011 à 2020. Il est le sixième lauréat du Prix Ibrahim, qui récompense et met à l’honneur le leadership africain d’excellence. Le Prix Ibrahim vise à distinguer les dirigeants exceptionnels qui, au cours de leur mandat, ont développé leur pays et renforcé la démocratie et l’état de droit pour le bénéfice de l’ensemble de leurs concitoyens.
Dans sa citation, le Comité du Prix souligne le leadership exceptionnel du président Issoufou, à la tête d’un des pays les plus pauvres au monde, confronté à un cumul de défis apparemment insurmontables. Tout au long de son mandat, il a conforté la croissance économique au bénéfice de ses concitoyens, fait preuve d’un engagement indéfectible en faveur de la stabilité régionale et défendu sans relâche le respect de la règle constitutionnelle et démocratique.
Lors de l’annonce de la décision, le président Festus Mogae, président du Comité du Prix et ancien président du Botswana, a déclaré  : « Face aux problèmes politiques et économiques les plus graves, notamment un extrémisme violent et une désertification croissante, le président Issoufou a su conduire ses concitoyens sur la voie du progrès. Aujourd’hui, le nombre de Nigériens vivant sous le seuil de pauvreté est tombé à 40 %, contre 48 % il y a dix ans. Bien évidemment les défis demeurent conséquents, mais le président Issoufou a tenu ses engagements auprès du peuple nigérien et leur a ouvert la voie d’un avenir meilleur. Après mûre réflexion, le Comité a considéré que le président Issoufou est le digne lauréat 2020 du Prix Ibrahim. »
Mahamadou Issoufou a été élu président par la voie démocratique pour la première fois en 2011, après de nombreuses années de régime militaire au Niger. Il a été élu pour un second mandat en 2016 et quitte ses fonctions à l’échéance prévue, dans le respect absolu de la règle constitutionnelle.
Les données de l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) soulignent les réussites du président Issoufou. Au cours de ses dix années de présidence, le Niger a progressé dans de nombreux domaines, notamment dans chacune des quatre dimensions de la catégorie Développement humain– Santé, Education, Protection sociale, Environnement. Le Niger figure parmi les dix pays africains qui ont réalisé les plus fortes progressions dans le renforcement des opportunités socio-économiques pour les femmes au cours de la décennie écoulée.
Prenant connaissance des résultats des délibérations du Comité du Prix, Mo Ibrahim, président de la Fondation Mo Ibrahim, a déclaré  : « Je suis très heureux du choix du Comité du Prix. Le président Issoufou est un dirigeant exceptionnel, qui a œuvré sans relâche pour son peuple, pour son pays et pour sa région, en relevant des défis apparemment incommensurables avec courage et détermination. Je suis fier que le président Issoufou soit reconnu comme un exemple de leadership d’excellence et j’espère que son parcours inspirera de nombreuses générations de leaders africains. »
Le président Mahamadou Issoufou rejoint la lignée de lauréats du Prix Ibrahim qui comprend la présidente Ellen Johnson Sirleaf du Libéria (2017), le président Hifikepunye Pohamba de Namibie (2014), le président Pedro Pires du Cabo Verde (2011), le président Festus Mogae du Botswana (2008) et le président Joaquim Chissano du Mozambique (2007). Le président Nelson Mandela a été nommé le premier lauréat honoraire en 2007.
Le Prix Ibrahim est une récompense d’une valeur de 5 millions de dollars US versée sur dix ans. Il permet au continent africain de continuer à bénéficier de l’expérience et de la sagesse de ses dirigeants d’exception en donnant à ces derniers l’occasion de poursuivre une action citoyenne sur le continent une fois leur mandat national achevé.
Chaque année, le comité d’attribution du Prix Ibrahim considère les chefs d’État ou de gouvernement d’un pays africain, qui, élus par la voie démocratique, ont quitté leurs fonctions au cours des trois dernières années, après avoir exercé leur mandat conformément à la règle fixée par la Constitution de leur pays.

Au Maghreb, la «question noire» enfin au cœur des débats Par  Edwin Matutano, Avocat, docteur en droit

Longtemps sujet tabou, la présence des Noirs au sein des populations du nord du continent a fait irruption dans les débats. Peut-être pour le meilleur…
Le recensement de la population a, de tout temps, comporté une dimension politique. Ainsi, dans certains États, les recensements et les estimations de populations selon leur appartenance, réelle ou supposée, à une ethnie ou à une « race » peuvent prendre une tournure décisive dans l’écriture de l’histoire officielle desdits États.
Au Maghreb, pendant fort longtemps,  il n’était pas question de parler de « Noirs » au sein de la population. Or force est de constater que la situation est en train d’évoluer. Depuis plusieurs années, des journalistes, des chercheurs, des associations évoquent la part des Noirs dans la population.

Faible reconnaissance officielle

En Algérie et au Maroc, malgré la présence effective de ces populations, majoritaires dans certaines régions, le degré de reconnaissance officielle dont ils jouissent y est faible. C’est ainsi que, à la suite d’une polémique provoquée par des réactions racistes à l’élection d’une « Miss Algérie » noire en 2019, des articles ont commencé à aborder la question. Si des estimations de la population berbère, dans chacun des deux États, sont de longue date établies, il n’existe aucune mesure officielle, qui serait le fruit d’un travail scientifique mené par des chercheurs, de la population noire.
C’est de Tunisie et, plus surprenant, de Libye qu’est venue l’évolution. En dépit de leurs trajectoires différentes, les deux pays frontaliers ont ceci en commun que, dans le discours officiel comme dans les statistiques, leurs populations sont présentées comme homogènes. Elles sont arabes, et leur langue est l’arabe. Quant aux Berbères, ils ne sont guère mentionnés. Les Noirs, eux, sont purement et simplement ignorés.

Libérer les statistiques

Mais la chute des régimes despotiques a eu pour effet de « libérer » les statistiques. Et l’on a vu surgir des évaluations spontanées de populations berbères : 10 % en Tunisie ; au moins 10 % en Libye, selon que les Touaregs ont été ou non comptabilisés.
S’agissant des « Noirs », ils l’ont été à 15 % en Tunisie et au tiers de la population en Libye. Il est permis de se demander comment, du néant, l’on est passé à des pourcentages aussi importants dans l’un et l’autre cas. Étudions le cas libyen. « Noirs », « Toubous », « Berbères », « Touaregs » sont des catégories qui fleurissent dans les études du pays, et se recoupent parfois, mais dont la présentation analytique est rarement accomplie. Car l’on sait que les Toubous sont noirs et qu’une proportion extrêmement significative des Berbères – Touaregs inclus – l’est aussi.
Il reste qu’une fraction importante de la population arabophone – y compris celle qui se définit elle-même comme exclusivement « arabe » – illustre également la catégorie des « Noirs ». Aussi, dans ce pays, au dogme officiel de nation homogène a succédé un emboîtement catégoriel tout aussi problématique sur le plan quantitatif et qui ne se résume pas à la reconnaissance, aussi imprévue que tardive, des « Noirs ». C’est ainsi que l’on constate,  à l’heure où la Turquie nourrit des visées sur la Libye, qu’apparaissent des statistiques mentionnant les Koulouglis (descendants des Ottomans) à un niveau jamais égalé parmi les Libyens.

Identités plus inclusives

En Tunisie, la fin du despotisme a été suivie par l’avènement d’une vraie démocratie, riche d’un multipartisme et d’un tissu associatif foisonnants. Ce sont, au demeurant, des associations qui ont posé la « question noire » ces dernières années. Elles ont fait naître un débat inédit jusqu’alors au Maghreb.
Cette « révélation » est bénéfique en ce qu’elle permet de dénouer une situation économique et sociale globalement défavorable à la population dite « noire » et de faire en sorte que les Tunisiens jettent un regard neuf sur leur identité. La loi du 9 octobre 2018 visant à lutter contre les discriminations raciales peut y contribuer. C’est ainsi qu’un citoyen tunisien noir, sur sa requête, a obtenu la suppression de la mention « affranchi » sur ses papiers d’identité.
Les conditions sont ainsi peut-être réunies pour que des identités libérées des stigmates et des préjugés du passé puissent forger des identités nationales plus tolérantes et plus inclusives, puisqu’elles ne négligeraient aucun de leurs maillons.
Le recensement pourrait y contribuer. Mais il devrait éviter d’user de contraintes à l’égard des personnes recensées et ne pas les obliger à « choisir » une catégorie prédéterminée à leur intention, mais plutôt tenter de soigneusement refléter la diversité des situations en respectant la liberté individuelle de chacun. Scientifiques, intellectuels autant que fonctionnaires devraient être associés à cette démarche. https://www.jeuneafrique.com

Décès à Dakar de l’écrivain et historien guinéen Djibril Tamsir Niane

https://www.seneweb.com Djibril Tamsir Niane, écrivain et historien émérite guinéen est décédé ce lundi 8 mars à Dakar, au Sénégal, a-t-on appris de sources familiales.
Il est l’auteur du célèbre roman Soundiata ou l’épopée mandingue.
Né le 9 janvier 1932 à Conakry (Guinée), l’écrivain guinéen est spécialiste de l’histoire du Manding, notamment l’Empire du Mali.
“Il est également auteur de pièces de théâtre comme Les fiançailles tragiques. Certains de ses écrits lui valent la prison sous le régime de Sékou Touré, puis l’obligent à l’exil au Sénégal dans les années 1970” renseigne-t-on.Djibril Tamsir Niane est le père du défunt mannequin Katoucha Niane.

Sonko dans le bureau du doyen des juges

Libération Sénégal online Au moment où ces lignes sont écrites, Ousmane Sonko est dans le bureau du doyen des juges en compagnie de ses avocats. Il est juste entendu sur l’affaire “Sweet beauté” pour le moment comme l’a indiqué Rfm. Il ne s’agit pas d’une audition dans le fond mais d’une audience de première comparution. Le juge va lire les incriminations, les notifier à Ousmane Sonko, lui demander s’il reconnaît ou non les faits avant de prendre sa décision.

Des diplomates étrangers au Sénégal expriment leur préoccupation et appellent à la retenue

http://www.walf-groupe.com Des ambassadeurs et officiels des corps diplomatiques officiant au Sénégal ont fait une déclaration conjointe pour déplorer les manifestations violentes notées ces derniers jours au Sénégal. En effet, les Ambassades de l’Union européenne et de ses Etats membres, Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, France, Grèce, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, du Canada, de la Corée du Sud, des Etats-Unis, du Japon, du Royaume-Uni et de la Suisse expriment leurs préoccupations et appellent à la retenue.
Le Sénégal a une longue histoire d’Etat de droit, de démocratie participative, de tolérance et de respect des droits humains, autant de valeurs que nous partageons.
Nous, en tant qu’amis et partenaires de longue date du Sénégal, observons avec préoccupation les incidents de violence dont nous avons été témoins ces derniers jours dans le pays. Nous déplorons les victimes et exprimons nos condoléances à leurs familles et à leurs proches.
Nous appelons à la retenue, à éviter la violence, à la protection des personnes et des biens ainsi qu’à une restauration pacifique du calme et du dialogue

ME WADE À MACKY SALL  : “Certains magistrats tentent de deviner ce qui peut faire plaisir au Président…”

“Dans l’affaire Sonko mon parti s’est déjà prononcé et pris la défense de Sonko en proclamant notre solidarité agissante et en s’opposant à la levée de son immunité parlementaire.
Sonko a été appelé par le Doyen des juges d’instructions dont il peut sortir du cabinet avec un non-lieu, un mandat de dépôt ou une mise en liberté provisoire, ou encore une mise en liberté surveillée.
Étant donné la tension qui règne dans le pays et la volonté des deux parties d’en découdre, mon devoir de patriarche est de lancer un appel au calme et d’aider à ce que cette question soit résolue de manière démocratique dans le respect de la présomption d’innocence.
C’est pourquoi je demande au Président Macky Sall de faire respecter la loi qui prescrit que tout citoyen est présumé innocent jusqu’à ce qu’il soit déclaré coupable par un tribunal équitable, à travers un procès public, contradictoire dans le respect absolu des droits du prévenu et ceux de la défense.
Je lui rappelle que plusieurs fois dans ma vie d’opposant mon adversaire le Président Abdou Diouf a eu la possibilité de me détruire parce que les jusqu’au boutistes qui l’entouraient ne connaissent que la force et le poussaient à me détruire pour m’empêcher à jamais de lui ravir le pouvoir dans des élections démocratiques.
S’il est vrai qu’Abdou Diouf m’a plusieurs fois arrêté et mis en prison, il n’a jamais voulu me détruire ; il a toujours refusé de suivre ses jusqu’au boutistes qui, avec l’ivresse du pouvoir, sont en général incapables de gagner honnêtement leur vie par le travail et ont choisi de profiter du pouvoir pour s’enrichir.
Je peux citer feu Mody Coumba Bâ qui a refusé d’exécuter la volonté du pouvoir de me condamner de sorte que, Président du tribunal, il m’a purement et simplement acquitté. A l’époque les marches devaient être autorisées et c’est moi qui, arrivé au pouvoir, ai fait adopter une loi déclarant que la marche pacifique participait du droit de la liberté d’expression et qu’elle n’avait pas besoin d’autorisation. J’ai supprimé l’autorisation de marche pour la remplacer par la liberté de marche qui avait tout juste besoin de la déclaration auprès du Préfet afin de permettre à l’exécutif de prendre les dispositions pour l’encadrer, non seulement prévenir les débordements mais aussi empêcher que des adversaires intolérants n’attaquent les marcheurs qui exerçaient un droit reconnu par la Constitution.
Monsieur le Président Macky Sall, vous avez aussi autour de vous des jusqu’au boutistes comme il en existe toujours autour de tous les Présidents. Vous avez le devoir de les écouter mais ne les suivez pas car eux, ils n’ont rien à perdre ; dès que ça va chauffer ils vous trahiront et se rendront à l’adversaire pour sauvegarder des intérêts.
N’écoutez pas des magistrats couchés comme Antoine Felix Diome dans l’affaire de Karim Wade. Certains magistrats tentent de deviner ce qui peut faire plaisir au Président et le font avec zèle mais ils manquent de sincérité. Abdou Diouf avait refusé de suivre ses conseillers qui voulaient me détruire. Moi-même j’ai refusé d’arrêter Abdou Diouf comme certains me l’ont conseillé. Dans le passé, des magistrats ont fait leur devoir en refusant de suivre l’exécutif pour arrêter des opposants. Je peux citer feu Mody Coumba Bâ, Président du tribunal a refusé d’exécuter la volonté de certains du pouvoir de me condamner. Il m’a purement et simplement acquitté.
J’espère être suivi par les deux parties qui, au-delà des prises de position passionnelles, auront à cœur, je l’espère, de privilégier le droit et d’éviter la confrontation avec son cortège de morts, de destructions de biens de l’Etat et de patrimoines de paisibles citoyens.
Vous aurez permis à notre pays de réussir une passe difficile et de montrer une fois de plus qu’il sait surmonter les épreuves les plus difficiles, notamment celles qui résultent de la passion de l’adversité politique. Abdoulaye Wade, Ancien Président de la République, Chef du Parti Démocratique Sénégalais, libéral”.

SEDHIOU – BLOCUS DE LA RN°4 PAR LES FEMMES DU BOIS SACRE ET LES VILLAGES DE L’AXE : La libération de Sonko et l’Etat de droit exigés !

http://www.sudonline.sn Le trafic est sérieusement perturbé sur la route nationale N°4 depuis hier, dimanche 7 mars. Ainsi en ont décidé les femmes du bois sacré et les villageois établis le long de l’axe en signe de protestation contre l’emprisonnement du député et opposant Ousmane Sonko. Ils exigent sa libération pure et simple ainsi que le retour de l’état de droit. Chants, incantations et autres rites traditionnels sont en cours d’exécution contre le président Macky Sal
Les femmes de plusieurs villages de la commune de Diacounda dans le département de Bounkiling occupent la route nationale N°4 qu’elles ont barré en signe de protestation contre l’arrestation du député Ousmane Sonko. «Nous sommes en colère depuis l’arrestation de Ousmane Sonko car nous trouvons cela injuste et constituant un recul démocratique dans notre pays. Nous sommes déterminées à nous faire entendre et par tous les moyens et de jour comme de nuit», a dit l’une d’elle sous couvert de l’anonymat. Ces femmes se réclamant du bois sacré formulent des incantations rythmées de chants traditionnels en signe de malédiction dirigées contre le président Macky Sall qui, selon les manifestants, «a engagé le pays dans une impasse politique et sociale».
«Pendant que le monde entier se préoccupe de la pandémie à coronavirus, lui nous traine dans une sale affaire de viol tout simplement pour salir la réputation de Ousmane Sonko», ajoutent les manifestantes cristallisées sur leurs rites traditionnels. Depuis hier après-midi dimanche 7 mars, le trafic est régulièrement bloqué sur cet axe routier et la journée de ce lundi s’annonce plus difficile pour les usagers car déjà, beaucoup d’autres villages situés le long de la route nationale N°4 ont imposé un blocus sur la chaussée au moyen de troncs d’arbre et de pneus allumés. Les forces de l’ordre, notamment l’armée en poste dans la zone intervient souvent pour éviter des débordements préjudiciables

Le Comité « Dooleel PIT-Sénégal ngiir defaraat reewmi » exige la tenue d’une concertation nationale délibérative

Le Sénégal vit des moments porteurs de graves dangers. La paix civile et la stabilité sont menacées à la faveur d’un fait divers devenu une affaire d’État. Depuis le mercredi 3 mars 2021, sur toute l’étendue du territoire national, des foules manifestent pour exprimer de la colère et des revendications. Les dispositifs sécuritaires (Police, Gendarmerie et parfois Armée) destinés à faire appliquer les directives gouvernementales sont largement débordés. La violence est partout ! On dénombre des morts, des blessés en déplorant la destruction de biens matériels. Plusieurs mairies, tribunaux et bâtiments publics et domiciles privés ont été saccagés. Des supermarchés pillés et des stations-service vandalisées ! C’est le chaos !
L’excès de violence que nous vivons survient dans un contexte socio-économique et politique particulier. La pandémie de la COVID-19 est à sa deuxième vague. Elle fait de nombreuses victimes et les mesures prises récemment (campagne de vaccination) n’ont pas encore eu leurs effets sur la courbe épidémique. Le couvre-feu, les interdictions des rassemblements ont mis à rude épreuve la résilience des classes populaires. De nombreux secteurs de la vie économique sont sinistrés et des centaines de milliers de travailleurs sont privés de leurs sources de revenus. Sur le plan politique, depuis plus d’un mois, la plainte visant le président du parti Pastef les patriotes, le député Ousmane Sonko, fait l’objet de fortes crispations et tensions. La gestion catastrophique de cette affaire par le pouvoir a fini de convaincre les plus sceptiques que, comme avec Khalifa Ababacar Sall, Karim Wade, l’institution judiciaire est une variable d’ajustement politique. Sur des bases fallacieuses, des militants politiques et associatifs (Guy Marius Sagna, Birame Soulèye Diop etc.) sont inculpés et écroués. Ces atteintes graves aux droits humains traduisent une gouvernance tyrannique, qui est la marque de fabrique du régime hyperprésidentialiste de Macky Sall depuis 2012. Ces pratiques violent la Charte de Gouvernance démocratique des Assises nationales, qu’il avait pourtant signée.
Le Sénégal est à la croisée des chemins, les patriotes, les démocrates notamment les forces de gauche ont le devoir de se mobiliser. Il faut sauver notre pays avant qu’il ne sombre dans l’abime !

Libération de Sonko : Le message fort de l’Ordre des médecins aux manifestants

https://www.seneweb.com L’Ordre national des médecins du Sénégal attire l’attention des manifestants pour la libération de Sonko sur les conséquences des saccages de structures sanitaires. Son président, Dr Boly Diop, constate, pour le regretter, des cas de dégradation dans certaines localités du territoire national d’ambulances médicalisées, de structures sanitaires publiques ou privées et le saccage du domicile d’un médecin.
Selon L’AS, Dr Boly Diop rappelle aux populations que ces pratiques mettent en danger la vie du personnel sanitaire déjà éprouvé par la longue lutte contre la Covid-19 et constituent de graves entraves au fonctionnement du système de santé. Pourtant, ajoute-t-il, le personnel de santé œuvre de façon quotidienne à la préservation de la santé et du bien-être des citoyens.
Le président de l’Ordre national des médecins du Sénégal, qui souligne la nécessité de sauvegarder l’intégrité physique du personnel de santé, en appelle au sens civique de la population pour que de telles dérives soient évitées. Dr Boly Diop, qui s’incline devant la mémoire des victimes, lance un appel aux autorités à œuvrer pour un retour au calme, gage d’une stabilité sociale et d’une paix durable.

Le Comité pour la Plate-forme de Réflexions « Dooleel PIT-Sénégal ngir defaraat reewmi » :

Présente ses condoléances aux familles des personnes décédées, à la Nation et souhaite un prompt rétablissement aux blessés ;
Lance un appel solennel au calme et demande la cessation de toutes les violences ;
Salue la détermination avec laquelle le peuple sénégalais et en particulier sa valeureuse jeunesse s’oppose à la volonté de Macky Sall de saper les bases de notre démocratie, de nos libertés individuelles et collectives et de notre État de droit ;
Exige la libération d’Ousmane Sonko, de tous les détenus politiques et des manifestants arrêtés durant ces évènements ;
Dénonce avec la plus grande énergie les discours bellicistes et complotistes du ministre de l’Intérieur, de ses collègues du Gouvernement et des Membres de la coalition BBY ;
Dénonce vigoureusement le recours par le pouvoir à des nervis armés aux côtés des forces de l’ordre pour réprimer les manifestants ;
Exige l’arrêt des attaques contre la presse et dénonce la censure d’un autre âge que le CNRA exerce sur les médias ;
Remercie la Commission de la CEDEAO, l’Union africaine et l’ONU pour l’expression de leur émoi sur la situation que traverse notre pays et leur interpellation du gouvernement sur la nécessité de respecter le droit à manifester ;
Demande au gouvernement de respecter le droit constitutionnel des Sénégalais à manifester pacifiquement ;
Exhorte le Président de la République Macky Sall à créer les conditions d’un apaisement général en s’adressant à la nation. Il est de sa responsabilité d’appeler au calme et de prendre les mesures idoines pour un exercice souverain et respectueux des normes constitutionnelles de toutes les institutions en particulier la Justice ;
Invite le Président de la République Macky Sall à convoquer dans les meilleurs délais une concertation nationale délibérative des forces vives pour trouver des solutions de sortie de crise. Cette initiative devra être transparente, inclusive avec comme objectif la réactualisation des conclusions des Assises nationales et des recommandations de la Commission Nationale de Réforme des Institutions.
Dans un souci de décrispation, le Président de la République Macky Sall est invité à déclarer solennellement qu’il ne sera pas candidat à un troisième mandat conformément à l’esprit et à la lettre de la Constitution.Dakar, le 7 mars 2021

ME CHEIKH KOUREYSSI BA  : “Sonko est toujours à la Sr…”

“À supposer que la levée de la garde à vue de Ousmane Sonko à la cloche de bois soit vraie, quel est le résultat sur sa liberté ? Il est toujours à la Sr, contrairement à ses gardes du corps parce que faisant, lui, l’objet d’un mandat d’amener non encore exécuté. Me Bamba Cissé vient de le confirmer sur une télé et Me Ciré Clédor Ly est sur les lieux”, informe Me Cheikh Koureyssi Ba

Gass Ezzedine n’est plus

Ces intimes le surnommaient «monsieur le maire du Plateau », tant il était proche de la population et surtout des couches défavorisées. Un homme d’une générosité sans pareil.Malade et évacué à Paris depuis plusieurs semaines, Gass Ezzeddine est décédé ce dimanche. Libération online s’incline devant la mémoire de ce «soldat de l’humanitaire »

TRIBUNAL DE DAKAR : L’AUDITION DE SONKO A DÉMARRÉ

http://www.emedia.sn Comme prévu, c’est à 11 heures que le député, convoqué par le juge d’instruction du premier cabinet, Samba Sall, est entré dans le bureau de ce dernier, en compagnie de tous ses avocats. Il sera auditionné dans le cadre du dossier de plainte pour viols répétés et menaces de mort.
La plaignante, Adji Sarr, une masseuse âgée de 20 ans, avait déjà été entendue une première fois par le juge d’instruction du 8e cabinet, Mamadou Seck, qui avait en charge le dossier avant de s’en dessaisir. Le juge Seck avait également entendu d’autres acteurs du dossier, notamment Ndèye Khady Ndiaye, propriétaire du salon de massage “Sweet Beauté” où se seraient déroulés les faits. Elle a été auditionnée jeudi dernier, en présence de son époux et de son enfant né le 31 décembre dernier. Les ennuis de santé du bébé auraient pesé sur la balance en sa faveur puisqu’elle a finalement été inculpée des faits de complicité de viol et mise sous contrôle judiciaire par le juge Seck alors que le procureur avait requis le mandat de dépôt contre elle.
D’autres personnes ont également été entendues, mais à titre de témoins. BNF & Aliou DIOUF

VENT D’APAISEMENT/Vers la libération imminente de plusieurs manifestants arrêtés vendredi.

https://www.dakaractu.com Les bonnes volontés sont montées au créneau ces dernières heures, pour jouer les bons offices, afin que reviennent calme et sérénité dans le pays. Ces médiations commencent visiblement à porter leurs fruits, car quelques minutes après la levée de la garde-à-vue du caméraman et du garde du corps de Ousmane Sonko, l’on file droit vers une libération à grande échelle de la majeure partie des manifestants qui avaient été arrêtés vendredi lors des mouvements de masse ayant occasionné saccages, pillages et violences de diverses natures.
Une source de Dakaractu précise, toutefois, que seules les personnes concernées par l’interdiction de manifestation seront élargies. Cette décision à venir sonne comme un vent d’apaisement quelques heures après que Dakar et les autres localités du pays ont connu des scènes de barbarie inouïe.
Ousmane Sonko quant à lui, malgré la fin de sa garde-à-vue, reste au moins pour cette nuit du dimanche au lundi, entre les mains des enquêteurs à cause du mandat d’amener qui plane au dessus de sa tête. Il devra faire face au juge à 11 heures. Affaire à suivre…

Sénégal : la tension à son comble

https://www.lepoint.fr/afrique DILEMME. Alors que la décision du juge à l’encontre de Sonko sera déterminante pour la suite, la pression est forte sur le président Macky Sall, dont on attend la parole.
Le Sénégal est-il au bord du précipice ? La question mérite d’être posée alors que le pays vient de connaître les émeutes les plus importantes depuis bien des années. Pour le moment, le bilan fait état d’au moins cinq morts, mais la colère de la rue est à un niveau tel qu’il y a fort à redouter que une semaine d’extrême tension avec les manifestations auxquelles a appelé le Mouvement de défense de la démocratie (M2D) regroupant le parti de Sonko, des partis d’opposition et des éléments de la société civile. Le M2D réclame, d’une part, la libération des prisonniers « arbitrairement » détenus, d’autre part, l’ouverture d’une enquête sur les événements, allant même jusqu’à remettre en question la légitimité du président.

L’avertissement du médiateur de la République

À percevoir comme un avertissement sans frais aux autorités, il y a les déclarations du médiateur de la République censé recueillir les doléances contre l’État. Alioune Badara Cissé a dressé un état des lieux sombre du Sénégal et évoqué les béantes inégalités sociales qui se font jour ici et là à travers le pays. Faisant référence à la tragédie des migrants qui tentent de rallier l’Europe, il a fait allusion à la jeunesse « qui traverse les océans sans bouée de sauvetage et qui sert d’aliment aux poissons en haute mer ». N’hésitant pas à interpeller le président Macky Sall, il l’a pressé de sortir de son silence et de s’adresser aux jeunes pour faire baisser la pression. Les Sénégalais “veulent vous entendre », a-t-il dit interrogeant  : « Mais pourquoi diable ne leur parlerez-vous pas ? » Et de poursuivre  : « Faites-le avant qu’il ne soit trop tard », avant de conclure  : « Il était prévisible qu’il arriverait un moment où le couvercle sauterait. »

Ces faits qui secouent le pays

Justement, au cœur de la marmite sociale qui vient d’exploser, il y a Ousmane Sonko, arrivé troisième de la présidentielle de 2019. Avec le ralliement, certains diraient la transhumance d’Idrissa Seck, un ancien du Parti démocratique sénégalais (PDS) d’Abdoulaye Wade et actuel chef du parti Rewmi, au groupe des alliés du président Macky Sall, Ousmane Sonko, chef du Pastef (Parti du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité) est pressenti comme l’un des principaux concurrents, si ce n’est le principal challenger pour la présidentielle de 2024. Quelle place va occuper Idrissa Seck, devenu quatrième personnage de l’État avec son titre de président du Conseil économique, social et environnemental ? À ce jour, nul ne sait vraiment ce qui va se passer puisque la question du troisième mandat de Macky Sall est sur la table. Toutes choses égales par ailleurs, le Sénégal se trouve aujourd’hui dans une situation semblable à celle de la Côte d’Ivoire d’Alassane Ouattara à la dernière présidentielle, c’était en octobre 2020. Le débat est ouvert quant à la légalité ou pas d’un troisième mandat au regard du changement constitutionnel qui a eu lieu pendant le premier mandat de Macky Sall. Quelle interprétation va l’emporter ? Celle qui lui permet de se représenter ou une autre qui le conduirait à se retirer ? La question est posée et occupe bien des esprits de constitutionnalistes du Sénégal et d’ailleurs.
En tout cas, c’est alors qu’il se rendait en cortège au tribunal où il était convoqué pour répondre à des accusations de viol portées contre lui par Adji S., une employée d’un salon de beauté dans lequel Ousmane Sonko allait se faire masser pour, dit-il, soulager ses maux de dos, qu’il a été interpellé pour trouble à l’ordre public. Placé en garde à vue, Ousmane Sonko a refusé de parler. Au moment où ces lignes sont écrites, cette personnalité au profil antisystème assumé a vu sa garde à vue levée pour le motif lié à l’ordre public, mais il est attendu ce lundi devant le juge pour l’affaire de viol que le député, qui, entre-temps, a perdu son immunité, considère comme un complot ourdi par le président lui-même pour l’écarter de la prochaine présidentielle. Inutile de dire que la décision qui sera prise par le juge ce lundi de le relâcher ou de l’écrouer s’annonce lourde de conséquences pour la suite des événements. Elle sera à placer dans un contexte économique et social où l’exaspération, née des suites de la pandémie de Covid-19 en 2020, des conditions de vie dans le pays en butte à une pauvreté de plus en plus importante, alimente la furie de populations qui ont l’impression de se voir déposséder de leurs droits économiques et politiques par des politiciens prompts à s’entendre sur leur dos.

Des appels à la retenue et à la médiation

Celle-ci inquiète beaucoup de chancelleries. Cela a conduit les ambassades de l’Union européenne et de ses États membres, mais aussi du Royaume-Uni, de la Suisse, des États-Unis, du Canada, de la Corée du Sud, et du Japon, à exprimer leur « préoccupation » et à appeler à « une restauration pacifique du calme et du dialogue », soulignant que « le Sénégal a une longue histoire d’État de droit, de démocratie participative, de tolérance et de respect des droits humains ». Dans la même logique, la commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a appelé « au calme et à la retenue » quant au risque de dérapage à la suite des manifestations programmées cette semaine par le Mouvement de défense de la démocratie. En interne, les chefs religieux ont appelé à calmer la situation par une médiation. Une donnée de taille dans un pays où les confréries jouent un rôle très important.

L’école temporairement fermée

C’est d’ailleurs cette crainte qui a conduit les autorités à suspendre l’école sur tout le territoire pour la semaine, « afin de protéger les élèves, les enseignants et l’administration scolaire » des heurts redoutés. Il faut dire que de nombreux enfants et adolescents ont pris part aux manifestations. Aussi, pour éviter qu’ils ne soient pris au piège des événements, les autorités ont fortement « recommandé aux parents d’élèves de garder un œil vigilant sur leurs enfants », pour citer un observateur de l’AFP. Vaste tâche dans un pays qui, selon l’Unesco, affichait en 2019 un taux de scolarisation en primaire voisin de 80 % et où, en réalité, beaucoup d’enfants échappent à la vigilance familiale.
Au regard de tous ces éléments, c’est peu de dire que, dans ce contexte explosif, la parole du président Macky Sall est attendue. Quand va-t-il la délivrer ? Que va-t-il dire ? Impatientes, les populations sont à l’écoute, car, à n’en pas douter, la démocratie sénégalaise est à un tournant. Par Malick Diawara

SITUATION NATIONALE : Les avocats dénoncent et alertent

http://www.sudonline.sn/ Le Conseil de l’Ordre des avocats du Sénégal, après une réunion hier, dimanche 7 mars, regrette les agressions contre les personnes, les pertes en vies humaines, les atteintes et restrictions aux libertés, les actes de vandalisme, les pillages, les incendies volontaires commis sur des biens publics et privés, les attaques et saccages d’édifices publics
Le barreau déplore aussi l’attaque des Palais de Justice et l’incendie du domicile familial de Me El Hadji Diouf. Les insultes sur les réseaux sociaux de magistrats ainsi que les menaces d’atteinte à leur vie, sont aussi dénoncées par les avocats. Le barreau dénonce également le fait que des avocats en exercice de leur fonction et revêtus de leur costume professionnel, aient été empêchés d’accéder au bureau d’un juge par les Forces de l’ordre.
Le Conseil de l’Ordre des avocats souligne, dans la note publiée, que de tels faits et actes qui violent les droits de la défense et les règles d’un procès équitable, tout comme les exigences d’un Etat de droit, ne sauraient être acceptés. Jugeant qu’une telle situation ne peut pas perdurer sans, à la fois, menacer gravement les fondements de la République et provoquer des préjudices irréparables sur le tissu économique et social.
Le conseil appelle les pouvoirs publics à un respect scrupuleux des droits et libertés, en particulier des droits de la défense. En outre, les robes noires appellent le peuple sénégalais à la retenue, au calme et au respect des institutions républicaines en particulier la justice qui est saisie de l’affaire. Les autorités religieuses et coutumières, les acteurs politiques, la société civile et les décideurs à quelque niveau qu’ils se situent, sont invités à œuvrer à la décrispation

Le député Girassy demande à l’Assemblée la suspension des poursuites contre Ousmane Sonko

https://www.seneweb.com Le député Moustapha Guirassy a fait une proposition de sortie de crise. Laquelle consiste à tenir une plénière à l’Assemblée nationale pour voter une suspension des poursuites contre Ousmane Sonko.
“Nous avons introduit au niveau du conseil constitutionnel un recours suspensif” rappelle le parlementaire qui fait face à la presse.
Il demande à l’Assemblée un vote en mode fast track et que la majorité sorte des consignes de vote et de parti.

«Le Sénégal au cœur»! Et le cœur à l’ouvrage ? Par Dr Abdourahmane Diouf

  1. le Président,

Comme à l’accoutumée, vous ne nous parlez pas ! Quand bien même nous gémissons de la douleur profonde de voir défiler l’une des pires troubles de notre jeune pays, nous ne vous entendons pas. Notre pays bascule et nous sommes à la recherche de notre pater familias. Vous ne nous fixez pas de ligne de conduite. Vous ne nous indiquez pas de direction. Vous ne nous donnez pas de consignes. Vous ne nous donnez pas des explications. Vous nous sevrez d’instructions pendant que votre famille se déchire. À plusieurs reprises qu’il nous est donné de faire face à des malheurs de dimension nationale, nous subissons la double peine de devoir souffrir dans nos chairs et de gérer la frustration de ne pas vous entendre murmurer à nos oreilles. Vous vous auto-confinez dans un silence profond, au-delà des exigences de votre mission qui est aussi de nous rassurer.

  1. le Président,

Les conflictualités croisées que nous subissons ne sont ni un simple petit tourment à surmonter, ni des fulgurances colériques avec un effet de bulles de savon, encore moins de simples bravaches de salon. C’est la substantifique moelle de notre nation et de la démocratie corollaire que nous voulons bâtir qui sont en jeu. Ce scénario de l’horreur ne s’accommode pas d’un quant à soi présidentiel de très mauvais aloi. Cette distance du père serait-elle de l’indifférence ? Avez-vous encore le cœur à l’ouvrage ? Les pouvoirs qui vous sont conférés par notre Constitution font de vous le premier d’entre nous. A l’échelle de l’Etat, vous pouvez tout savoir. Vous pouvez tout. Mais en retour, vous nous devez tout. Le prestige, les privilèges et le pouvoir exorbitant attachés à vos fonctions sont assortis de sujétions compensatrices. Votre pouvoir émane des tréfonds de nos êtres. Il ne vous est pas intrinsèque. Vous devez nous aimer, nous dorloter et nous protéger.
Vous ne pouvez pas nous ignorer ou nous mépriser. Vous devez gérer nos frustrations. C’est un devoir !

  1. le Président,

Nos morts ne sont pas fictifs. Ils sont connus et identifiés. Certains ont déjà une sépulture. Ils auraient mérité un tweet, un mot, un égard, une compassion. Ils sont de votre famille et méritent le deuil de la nation que vous incarnez. Ils ont récemment été des centaines à se noyer au fond des océans. Un pudique silence d’Etat a semblé accompagner les larmes de leurs familles. Tous décédés qu’ils sont, quelles que soient la forme et les circonstances, auraient mérité un peu plus d’empathie de la nation qu’ils avaient choisi de servir, sous votre conduite. Sans jeu de substitution malsain, je présente mes condoléances à mes compatriotes et aux familles des disparus. À vous M. le Président, je vous présente mes condoléances les plus attristées en espérant ne pas avoir à les réitérer les prochains jours.

  1. le Président,

Quand nos jeunes déversent leur trop plein de frustration dans la rue, ils ne vous défient pas, ils vous appellent au secours. Quand nos forces de sécurité tentent de maintenir un minimum d’ordre dans la rue, ils sont loyaux à la République que vous incarnez. Quand ces jeunes et ces forces de l’ordre s’embrassent sous des effluves d’émotion, ils vous font un clin d’œil. Ils demandent à avoir un intercesseur institutionnel, vous en l’occurrence, pour leur rendre la fierté de leur stabilité nationale perdue. Nos jeunes sont frustrés. Ils n’ont pas de réponse à leurs problèmes. Ils ne comprennent pas les inégalités sociales grandissantes. Ils vous ont fait confiance. Leur énergie débordante doit être canalisée, par vous ! Leurs frustrations doivent être encadrées, par vous ! Et même leurs irresponsabilités ponctuelles, nées des atermoiements d’un tourbillon infini d’incertitudes doivent être prises en charge, par vous ! Cette jeunesse qui se trémousse dans la rue depuis quelques jours n’est pas dans la défiance gratuite de votre autorité. Elle vous demande de changer de cap vers une gouvernance plus inclusive, moins partisane. Elle vous exhorte à transcender nos différences et à rassembler votre famille. Elle vous rappelle que les 2.555.426 sénégalais qui vous ont élu ne doivent avoir aucune prise exclusiviste sur l’institution que vous incarnez. Elle vous rappelle que la prise en compte des minorités est un impératif d’une gouvernance éthique et juste. Elle vous rappelle qu’il faut honorer les aspirations des vaincus, pans entiers de la famille qu’il ne faut surtout pas marginaliser. Elle vous rappelle que vous avez l’obligation d’organiser nos pluralités pour assouvir notre dessein commun.

  1. le Président,

Quand des femmes, mères de famille, sœurs, cousines, tantes, sont embastillées pour délit de militantisme et négation d’un simple droit à l’expression, l’autorité qui les brime et qui puise sa force du même corpus constitutionnel qui nous oriente tous met en danger son impartialité et trace les sillons de l’arbitraire. C’est votre responsabilité ! La flamme de ces femmes n’est pas à éteindre. C’est le socle de notre fierté nationale. C’est la puissance de notre nation. Elles sont les dignes sœurs des femmes casamançaises qui, dans la même séquence temporelle, ont administré au monde entier une belle leçon de patriotisme et de responsabilité, en marchant pacifiquement et en chantant l’hymne de l’amour. Elles sont toutes de la lignée des femmes de Nder que nous célébrons aujourd’hui. Vous devez les honorez !

  1. le Président,

Notre démocratie procède d’une quête perpétuelle. Elle est de jour en jour affinée et la presse de notre pays y joue un rôle majeur. Elle a besoin de respect et de considération. Vous devez la valoriser en en faisant votre interlocutrice privilégiée. Elle n’est pas moins glorieuse que la presse internationale qui semble avoir vos faveurs. Elle est digne, en progression continue, et a besoin d’être soutenue. Elle ne mérite pas vos foudres, comme elle ne mérite pas aussi celles des hordes déchainées de pilleurs qui les caillassent et les incendient. Maintenez la debout et vous aurez la reconnaissance du peuple. Rallumez les signaux ! Laissez émettre les fréquences ! Veillez à ce que nos connexions internet et nos réseaux sociaux ne souffrent d’aucune restriction. Laissez votre peuple s’exprimer, y compris pour vous manifester ses désaccords. Veillez à ne pas les jeter dans la rue. À défaut, vous aurez tout perdu d’avoir gagné.

  1. le Président,

Notre pays vit des transitions économiques douloureuses au-delà de la normale. La Covid-19 nous impacte tous au-delà des prévisions. Et ce n’est pas encore fini. Les efforts faits par l’Etat sont très en deçà des attentes et votre gouvernement semble ne pas avoir compris les subtils décrochages socio-économiques qui nous vexent au quotidien. L’Etat ne semble pas avoir bien cerné les méandres de sa responsabilité, sans faute certes, mais responsabilité quand même dans la profonde précarité de ses citoyens. Nous subissons des dures conditions économiques par amour de la patrie, par solidarité à notre Etat dans des circonstances exceptionnelles et de force majeure sanitaire. Nous subissons des dures dégradations sociales par patriotisme en nous laissant administrer par des règles contradictoires qui se superposent à l’infini. Acceptez que nous puissions être inquiets et que nous vous demandions des comptes. Nos misères économiques, fines ou criardes, demandent à être contenues. À défaut, elles se muent en frustrations et se déversent dans la rue, sans pillages ni actes de banditisme qu’aucun patriote ne saurait cautionner.

  1. le Président,

Depuis 2012 au moins, la gestion de la compétition électorale dans notre pays cristallise des frustrations aigues. Vous ne les percevez sûrement pas, tant vous avez le privilège de fixer les règles du jeu, à votre convenance, et d’être du camp des vainqueurs. Nous aurions aimé avoir une palette large de choix de profils à qui confier nos destins. Cela n’a pas été le cas. Nous avons été aiguillonnés à notre corps défendant. Nous aurions aimé que le corps électoral s’exprimât dans son entièreté. Il a été mutilé de sa partie jeune, électeurs potentiels sans possibilité d’exprimer leur choix. Cette frustration se déverse aujourd’hui dans la rue. Ce double rétrécissement du corps électoral et des profils de présidentiables sont les ferments d’une légitimité tronquée qui s’exprimera tant qu’ils ne seront pas corrigés. C’est la même situation dans la gouvernance de nos collectivités locales. Il arrive que les gouvernés s’accommodent des errements de leurs gouvernants, avec la jubilation intérieure de pouvoir opérer les changements voulus à date échue. La dépossession de cet agenda, en l’occurrence par les forces du pouvoir central, est une frustration qui se déverse aussi dans la rue.

  1. le Président,

Comme nous l’enseigne la doxa démocratique, « Nemo Natus Ad Imperieum, Nul n’est né pour commander » ! Vous non plus ! Nos frustrations viennent aussi du manque de prévisibilité de la prochaine élection présidentielle. Ce pays et son peuple sont las de devoir mener les mêmes batailles, faire les mêmes sacrifices et verser régulièrement des larmes et du sang, à intervalles réguliers, juste pour se choisir leur serviteur suprême. Ce pays est malade de n’avoir pas de conscience historique qui lui serve à capitaliser ses expériences. Ce pays est malade de devoir toujours assumer des leçons non sues. Par-delà notre Constitution avec ses clauses d’éternité d’une fugacité inquiétante. Par-delà notre justice constitutionnelle seule habilitée à examiner et à déclarer la liste des candidats à l’élection présidentielle. Par-delà les éternels jeux électoraux, égotiques et partisans, vous devez vous déterminer quant à votre candidature, ou pas, à la prochaine élection présidentielle. Mieux, vous avez le devoir moral de vous déterminer dans le sens d’une non-candidature. Vous avez le devoir d’éviter à notre pays le scénario d’horreur des années 2011/2012. Vous devez démêler tous les écheveaux politiques et nous préparer à une passation fluide du pouvoir le 3 Avril 2024, dans 1122 jours précisément. Vous n’avez plus la possibilité de vous représenter. Vous êtes un Président sortant. Et les sortants ont vocation à sortir ! Vous rendrez alors un grand service à ce pays qui vous a tant donné et vous entrerez dans l’histoire avec le mérite d’avoir balisé un chemin à votre successeur. Et vous élargirez le champ des possibles à votre peuple ! Et nous vous en serons éternellement reconnaissants.

  1. le Président,

Vous vous essayez à des réformes économiques, parfois heureuses, d’autres fois malheureuses. Vous semblez accorder beaucoup de crédit aux investisseurs étrangers, à juste titre. L’image que nous leur projetons n’est cependant pas reluisante. Elle va contribuer à rendre vains tous vos efforts. Plus que jamais, notre pays fait l’objet de fortes convoitises. Il doit gérer des transitions commerciales, pétrolières, gazières. Il devra subir les assauts de la réalité de paradigmes géopolitiques qui nous laissent peu de marges. Notre salut viendra du bloc de granit que nous devons constituer, cimenté par des forces internes, avec un capitaine d’équipe inébranlable. Ce bloc national pourrait vaciller si les ajustements internes nécessaires ne sont pas opérés, pour que cette situation de chaos cesse le plus rapidement. Cela relève de votre responsabilité !

  1. le Président,

Je vous prie de remercier de notre part nos forces de défense et de sécurité qui gèrent nos frustrations pendant que nous restons à macérer nos rancunes et nos rancœurs bien sénégalaises. Nos forces de sécurité et de défense sont républicaines. Elles ont été loyales à Senghor, à Diouf, à Wade et aujourd’hui à vous. Elles seront loyales au cinquième président, et au sixième et au septième. C’est leur culture, leur âme, leur rôle et leur devoir. Elles n’y dérogeront pas. Nous n’attendons pas d’eux une rupture de la légalité constitutionnelle. Elles le savent et elles ne failliront pas. Nos espoirs sont en elles. Elles sauront nous protéger. Pour que le Sénégal vive !

  1. le Président,

Nous sommes un peuple uni. Nous sommes un peuple ingénieux. Nous sommes un peuple qui a toujours su déjouer les pièges de l’histoire. Nous avons beaucoup de difficultés, mais nous tendons vers le meilleur avec la certitude d’y arriver. Nous aspirons à un avenir radieux pour nos enfants. C’est pour cela que nous pensons que la raison va prévaloir. Nous savons que ce pays ne sera jamais jeté en pâtures. Nous sommes responsables et patriotes. Et nous vous avons confié notre destin. C’est de votre responsabilité de nous protéger !
Que la paix soit avec nous et que Dieu préserve le Sénégal !Dakar le 7 Mars 2021, El Hadji Abdourahmane DIOUF, Citoyen sénégalais !

La LD rappelle son “opposition à tout recours à la violence” (Nicolas Ndiaye)

https://www.seneweb.com La Ligue démocratique (LD) s’est exprimée sur la situation nationale et appelle au calme. Dans leur déclaration dont copie bois est parvenue, Nicolas Ndiaye et Cie rappellent l’opposition de la LD “à tout recours à la violence “.
Notre pays, le Sénégal, traverse une phase, des plus sombres, de son histoire moderne du fait du refus d’un citoyen de déférer à la convocation d’un juge, suite à la plainte pour viol d’une citoyenne. A propos de cette affaire privée qui oppose deux citoyens d’égale dignité devant la loi, la Ligue Démocratique exige la tenue d’un procès public équitable qui préserve les droits de toutes les parties prenantes.
L’enchainement de réactions irresponsables depuis l’éclatement de cette affaire, dont en particulier les appels à l’insurrection et à la défiance des institutions ont valu à notre pays d’enregistrer de violentes manifestations. Elles ont abouti quelques fois à des morts d’hommes, des jeunes qui plus est ! Ce qui a prolongé la liste des gâchis énormes enregistrés par la Nation.
La patrie que nous chérissons tant ne mérite pas que le ciel lui tombe sur la tête de cette façon, à un moment où l’émergence en cours a connu un frein dû à la pandémie de la Covid-19.
Dans un contexte où l’Etat du Sénégal, avec à sa tête le Président de la République, cherche et trouve des solutions, il ressort d’une attitude criminelle que des enfants soient entraînés dans des manifestations violentes où ils risquent leurs vies.
Il convient également de fustiger l’attitude des soi-disant politiques qui, en bonne connaissance de cause, entreprennent de fragiliser notre pays et ses institutions dans un contexte régional et international gros de menaces comme le terrorisme. Cette attitude ne doit pas rester impunie.
Personne n’a le droit d’anéantir les efforts des citoyens sénégalais pour accéder au bien-être.
C’est pourquoi, la Ligue Démocratique condamne, d’une part, fermement les actes de violence, les voies de fait et les pillages des biens publics et privés, et d’autre part, invite le gouvernement à tout mettre en œuvre pour assurer la sécurité des personnes et des biens partout sur le territoire national.
D’ores et déjà, la LD salue le professionnalisme des forces de l’ordre et de sécurité qui ont su gérer ces évènements dramatiques avec esprit de responsabilité.
Compte tenu des menaces réelles sur la stabilité du pays, la Ligue Démocratique, après avoir rappelé son opposition à tout recours à la violence, appelle toutes les parties prenantes au calme et à la sérénité pour préserver les acquis démocratiques conquis de haute lutte. Tout en exprimant son soutien au gouvernement, la LD l’exhorte à tout mettre en œuvre pour apaiser la situation actuelle afin de poursuivre les politiques publiques en cours dans l’intérêt exclusif des populations.
La Ligue Démocratique s’incline pieusement devant la mémoire des victimes et présente les condoléances de toutes les militantes et de tous les militants aux familles éplorées.Vive le Sénégal !Fait à Dakar le 07 mars 2021, Pour la Ligue Démocratique, Le Secrétaire GénéralHonorable député Nicolas Ndiaye

Affaire Ousmane Sonko  : Macky Sall seul, sans fusible ni défenseurs

https://www.xibaaru.sn Le Président de la République Macky Sall devrait s’interroger. Où se trouvent ceux censés le défendre, alors qu’il se retrouve cité en première ligne dans l’affaire Ousmane Sonko. Macky Sall est sans défenseur. Le Président de la République Macky Sall a humilié tous ceux qui étaient ses défenseurs. Ceux-là que l’on pouvait qualifier de sentinelles de la première ligne et de gardiens du temple. C’est pourquoi, face à une jeunesse déchaînée et une opposition siphonneuse et opportuniste, Macky Sall se retrouve sans fusible et sans défenseurs
Où sont les Moustapha Cissé Lô, Moustapha Diakhaté, Youssou Touré, Ameth Suzanne Kamara…, ces répondeurs automatiques qui allaient au charbon sans rechigner, car étant d’ardents défenseurs du Chef de l’Etat Macky Sall. Ils sont là devenus silencieux, parce que le Président de la République Macky Sall n’écoute plus aujourd’hui que ceux qui sont les faucons du Palais.
Prompts à s’en prendre à leurs propres camarades de parti, aujourd’hui où se trouvent ceux qui s’en prenaient grossièrement et ouvertement à Aminata Touré, Amadou Bâ, Mouhamadou Makhtar Cissé, Oumar Youm…qui ne rechignaient jamais à entrer en première ligne lorsque le Président de la République Macky Sall était visé. On peut tous les regretter. De la même manière qu’un jeune comme Abdou Karim Fofana. Ils étaient tous là avec des arguments, réponses techniques à l’appui pour défendre le Président de la République Macky Sall.
Aujourd’hui, ce sont les faucons du Palais devenus les yeux et les oreilles du Chef de l’Etat qui règnent en maîtres. Ce sont eux qui dictent au Président de la République tout ce qu’il doit faire, qui doivent être ses amis. Seulement, ils ont beau être des comploteurs, on ne les voit jamais entrer en première ligne dans des situations, comme celle que le Sénégal est en train de vivre. Des peureux qui se terrent en ce moment. Pourtant, ils avaient même monté une équipe en place chargée de réagir dès les premières heures pour défendre le Président de la République et sa politique. Une équipe…trop silencieuse.
Certainement, le Président de la République Macky Sall doit tirer des enseignements après cette situation. C’est-à-dire, se séparer de tous les comploteurs autour de lui qui au fond ne défendent que leurs intérêts, mais pas ceux du Chef de l’Etat. Le Président de la République est aujourd’hui vraiment seul. Tous ceux qui n’hésitaient pas à monter au créneau dans les moments difficiles pour le défendre, il les a chassés. Il les a mis hors d’état de nuire.

Macky Sall face à un dilemme : Ne doit-il pas limoger tout son gouvernement ?

https://www.xibaaru.sn Que doit faire le Président de la République Macky Sall face à la situation actuelle que traverse le pays ? Le Chef de l’Etat est attendu par tous les Sénégalais. Il se doit de poser des actes forts, permettant de rassurer le peuple. Son gouvernement a lamentablement failli. Où se trouve son ministre de la Jeunesse qui a tout simplement fui.
Dans tout pays républicain au monde, quand une jeunesse se révolte, et que des jeunes, des tout-petits se mettent à lancer des pierres contre les symboles de la République, qui plus est alors en premier lieu que le ministre de la Jeunesse qui doit s’adresser à eux. Et cela, il doit le faire, car disposant de plusieurs canaux, notamment les comités régionaux…Il existe, à n’en pas douter plusieurs canaux comme le Conseil National de la Jeunesse du Sénégal.
Outre le ministre de la Jeunesse, tous ses pairs du gouvernement doivent se mettre au charbon, chacun en ce qui le concerne, doit s’activer pour calmer le jeu. Mais, on n’a vu personne. Chacun se cache. En dehors du discours musclé du ministre de l’Intérieur qui a été fortement décrié, tous les ministres se trouvent terrés, comme s’ils voulait éviter d’être la cible des jeunes qui manifestent. Ils ont tous la trouille au ventre.
Le Président de la République doit en tirer des enchaînements. Et, lorsqu’il s’agit d’actes forts, c’est de se débarrasser de son gouvernement. Le gouvernement mis en place par le Président de la République a lamentablement échoué. Le Président de la République Macky Sall doit mettre en place une nouvelle équipe gouvernementale. Un remaniement s’avère plus que jamais nécessaire.
Et Macky Sall, il est temps pour lui, doit reconnaître certaines de ses erreurs. Fondamentalement, il doit faire revenir le poste de Premier ministre. Il doit nommer un Premier ministre prêt à aller au charbon, de se montrer partout en première ligne pour le défendre. Comme le faisait naguère Aminata Touré ou alors Mohammad Boune Abdallah Dionne. Macky Sall est vraiment seul. Et, il doit s’inquiéter pour cela.
Le gouvernement actuel a montré toutes ses limites. Les ministres ne songent qu’à défendre en ce moment leurs propres intérêts plutôt que de servir le Président de la République qui les a nommés. Tous doivent être limogés.
En limogeant le gouvernement actuel, et en se débarrassant des faucons du Palais de la République, le Chef de l’Etat Macky Sall pourra alors rassurer le peuple dans sa volonté à aller de l’avant. Et surtout de répondre à certaines attentes du peuple qui est vraiment déçu.

Sonko est au tribunal depuis 5 h du matin

http://www.emedia.sn Le leader de Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko, se trouve actuellement au Palais de Justice. Il doit faire face au Doyen des juges. L’info est donnée par son avocat Me Khoureyssi Ba, sur la Rfm . « Pour des raisons de sécurité et pour éviter des débordements, Ousmane Sonko a quitté la section de Recherches plutôt. Son cortège s’est ébranlé depuis  depuis 5h 24 mn », a-t-il déclaré.

Série de Manifs : Le cri de cœur de Souleymane Niang

Je profite de ce qui pourrait être les dernières heures de notre vieille démocratie et des libertés qu’elle nous a données pour lancer un cri du cœur, un appel à la raison. Je profite de ce qui pourrait s’avérer être le dernier souffle de ce qui fut, pendant de belles années, l’exception sénégalaise, ce havre de paix dans une sous-région turbulente, afin d’inviter les sénégalais à un dernier sursaut avant que l’irréparable se produise. Je l’avoue ; j’ai peur. J’ai ce nœud au ventre qui augure d’un malheur imminent. Ce sentiment inexplicable qui monte de façon irrépressible et qui oblige élever la voix.
Ne voyons-nous pas que nous courrons tous vers le précipice, têtes baissées ? Ne sommes-nous pas plus intelligents que cela ? Ne sommes-nous plus ce peuple génial, béni de Dieu et loué par les autres nations. Cette terre immunisée des fléaux de notre temps, protégée par nos saints et imbibées des libations de nos sages ancêtres ? N’entendons-nous pas le sinistre présage, dans ce silence si assourdissant et flippant à la fois ?
Fermons les yeux, juste un moment, et laissons-nous guider par ces dons que le Seigneur a exclusivement faits à la meilleure de ses créations : la capacité de s’élever au-dessus de son esprit et de visualiser ce qui n’est pas encore advenu. Imaginons. Imaginons le pire. Voyez-vous le feu et le sang qui squattent nos rues. Sentez-vous l’odeur de la mort ? Entendez-vous les hurlements de nos enfants et les cris stridents de nos femmes. Percevez-vous les crépitements des armes ? Voyez-vous ces avions dans le ciel, ces navires amarrés et chargés de forces étrangères venues protéger – soi disant – leurs ressortissants et leurs intérêts vitaux ? Entendez-vous les ricanements et les quolibets des ennemis ?
Où sont les pyromanes qui ont mis le feu aux poudres ? Où sont les « durs » qui murmuraient leurs sinistres conseils aux oreilles des uns et des autres ? Où sont les « chroniqueurs » qui soufflaient sur les braises ? Où sont voix autorisées qui ont préféré garder le silence quand la parole était un devoir ? Terrés chez eux ? Enfuis vers d’autres cieux plus paisibles ? Morts ? Vivants ? Morts-vivants ?
A présent, examinons les scenarii envisageables et les options possibles pour éviter à notre beau pays de sombrer dans le chaos.

Hypothèse optimiste :

Dans un accès de lucidité, le président Macky Sall se défait de l’étau qui l’enserre dans son illusion d’invulnérabilité et, peut-être, d’infaillibilité. Il se hisse au dessus de la mêlée et déploie tout l’arsenal juridique, règlementaire et institutionnel que recèle l’Etat du Sénégal, tout le génie sénégalais pour arrêter le rouleau compresseur qui fonce sur Ousmane Sonko. L’affaire du viol présumé est renvoyée aux calendes grecques et, à l’heure des comptes, passée par pertes et profits. Adji Sarr ne perd toutefois pas au change. A la faveur de son désistement, elle bénéficie de toute la protection et les compensations qu’il plaira à l’Etat de lui octroyer.
Le chef de l’Etat qu’il est sort de son mutisme et de son autisme politique. Il nous parle. Il nous rassure sur ses intentions nobles de ne rien faire qui viole la constitution du Sénégal jusqu’à la fin de son mandat ; pas seulement de ne pas se présenter à un troisième mandat. Il fait amende honorable de tous les actes qui, même à son insu et contre sa volonté, ont heurté les consciences et révolté le peuple. Nul n’est parfait. Le Sénégalais est indulgent. Il pardonne à qui se repent.
De son côté, Ousmane Sonko, désormais libre de ses mouvements mais humble dans le triomphe, appelle ses militants, sympathisants et alliés au calme. Il renonce à toute action judiciaire à l’encontre d’Adji Sarr et de ses éventuels complices ou commanditaires, le cas échéant. Il poursuit ses activités politiques, le plus normalement du monde, sans aucune contrainte.
Un dialogue national sincère et inclusif s’engage, qui ira aussi loin que la refondation de la démocratie sénégalaise l’exigera : redimensionnement des pouvoirs du président de la République, assainissement et rationalisation des institutions, y compris le reprofilage du gouvernement, la recomposition de l’Assemblée nationale avec des députés compétents et représentant vraiment et exclusivement le peuple ainsi que le renforcement de l’indépendance de la justice ; la dépolitisation de la fonction publique et le rétablissement de la neutralité de l’administration ; l’établissement d’un pacte citoyen qui engage la société civile et les forces sociales du pays ; etc.
Il ne s’agirait pas de réinventer la roue, mais de capitaliser toutes les réflexions et propositions existantes : assises nationales, CNRI, CNRF, dialogue national en cours, conseils présidentiels, etc. Afin d’éviter de futures dérives autoritaires et autres manipulations des textes, la constitution est réécrite de façon a sanctuariser certaines dispositions telles que la nature de l’Etat, la durée et le nombre de mandats présidentiels, les institutions de la République, etc.

Hypothèse moyennement pessimiste :

Ousmane Sonko, gardé dans les liens de la détention ne peut ni parler à ses militants et sympathisants, ni demander à ses porte-parole de la faire.
Les leaders d’opinion, au devant desquels les chefs religieux, las d’être éconduits et ignorés, laissent faire. Les forces politiques et sociales réunies investissent la rue. Elles manifestent pour la libération d’Ousmane Sonko et pour la chute du gouvernement. Des forces du mal infiltrées dans la foule saccagent, pillent et agressent.
le président de la République, Macky Sall, imbu de la toute puissance du président de la République, sûr de la force de l’Etat et étourdi par les gazouillis de conseillers incompétents, s’entête. A la gravité de la situation, il oppose un orgueil dérisoire. Il remporte la partie, avec l’aide des forces de défense et de sécurité nationales et, peut-être étrangères basées au Sénégal et dans la sous-région. Une victoire à la Pyrrhus !
Ou alors, le parti et les alliés d’Ousmane Sonko prévalent sur les forces de répression, sur le terrain, et contraignent les tenants du pouvoir à la démission. L’armée, assurée de la continuité des institutions, veille au grain sans s’immiscer dans le jeu politique. Comme le prévoit la constitution, le président de l’Assemblée nationale assure l’intérim du président démissionnaire ou empêché, en vue d’organiser une élection présidentielle dans quelques mois, sans possibilité d’être candidat.

Pour le reste, je n’ose pas envisager le scenario du pire.

Que Dieu veille sur le Sénégal : Un peuple, un but, une foi

Président Mélenchon, il faut écouter avant d’entendre ! Par Mamadou Bamba NDIAYE

Monsieur le Président, je fais partie de ceux qui souhaitent que les Français aient la lucidité de vous choisir à l’occasion de la prochaine élection présidentielle. Sans doute la France y gagnerait-elle une réconciliation avec elle-même, c’est-à-dire une acceptation de son identité composite lui permettant d’éloigner les menaces d’affrontements intercommunautaires qui pointent à son horizon.
Je comprends que mon vœu est celui d’un homme formaté en « ami de la France » depuis son plus tendre âge. Sans l’avoir choisi. La colonisation nous a rendus « presque » Français, contrairement à nos enfants qui apprennent la langue chinoise ou savourent les séries sud-coréennes. La fraction scolarisée de notre génération – ultra minoritaire il est vrai– a milité dans toutes les sensibilités et nuances de la gauche française. Et le 10 mai, j’étais à La Bastille. Comme vous, j’imagine.
Mais, étant devenu comme vous « patriote et internationaliste », je n’ignore pas que, si vous pouvez être un meilleur président pour la France, vous pourriez, pour nous autres des colonies – ou semi colonies ou néo colonies, c’est strictement pareil – n’être qu’un président français comme les autres.
Quelques passages de votre texte le font craindre. Pour l’histoire, retenez qu’aucun député sénégalais n’était présent aux États-Généraux de 1789. Juste un cahier de doléances envoyé par quelques esclavagistes de Saint-Louis qui râlaient contre l’abolition de la Traite des Nègres. Comment pouvez-vous appeler à « assumer tranquillement » une histoire faite d’esclavage et de colonisation ? Pourquoi ne pas simplement dénoncer ces crimes contre l’humanité ? Pour autant, nul ne vous réclamerait des excuses ou des indemnités. Sauf pour rire bien sûr.
Monsieur le Président, le discours macroniste avait rendu nos chefs d’État coupables et punissables de l’existence d’un « sentiment antifrançais » dans nos pays. Vous, vous avez corsé l’addition en parlant de « haine antifrançaise ». Qu’est-ce qui vous fait parler de haine ? Les Auchan que l’on pille ?
Apprenez en passant qu’ici Auchan ne symbolise pas la vie chère, comme vous le dites, mais plutôt le contraire, la baisse des prix comme technique de dumping permettant d’asphyxier à mort le petit commerce local. Les propriétaires d’Auchan, Total, Orange, Eiffage, etc., ne perdent pas un sou avec les pillages. Ils pourraient en gagner en grugeant les assurances. Ces propriétaires ne sont peut-être même plus des Français aujourd’hui. Pensez-vous vraiment que, comme vous l’écrivez, ils « aiment le Sénégal non pour le piller mais comme on peut aimer un lieu et une population » ? En réalité, Auchan symbolise simplement la perception d’une présence étouffante, insatiable et appauvrissante du colonisateur.
Si vous écoutez le saccage des Auchan, vous entendrez un cri de douleur qui n’est même pas de la haine. Nos jeunes – à qui personne n’a inculqué à coup de trique que « nos ancêtres les Gaulois avaient les cheveux blonds et les yeux bleus » – s’en moquent éperdument. Ils ne se définissent plus par rapport à la France, ni pour la haïr, ni pour l’aimer, encore moins pour se faire traiter gentiment de « pays phare de la Francophonie », comme vous l’avez écrit. Écoutez ce proverbe d’ici : « Préférer mes intérêts aux vôtres ne signifie pas que je vous hais ».
Nos jeunes ont quitté le 20ème siècle. Mais vous, pas encore. La France s’accroche encore aux facilités du parasitisme colonial. Elle refuse de consentir les reconversions déchirantes qu’elle aurait dû engager depuis la seconde guerre mondiale. Elle pense qu’elle pourra vivre éternellement du siphonage des économies « francophones » captives. C’est une illusion. Il lui faudra apprendre à vivre autrement que sur le dos des autres. Par exemple apprendre à se passer du Franc CFA qui est déjà irréversiblement condamné par l’histoire. Votre collègue Lecoq a dénoncé à la tribune du Palais Bourbon « une fausse réforme du franc CFA faite pour mieux maintenir les intérêts économiques français en Afrique de l’Ouest ». Sur ce sujet crucial, nous vous avons écouté mais à peine entendu.
Vous dites vrai, Monsieur le Président. Les vents mauvais qui soufflent sur le Sénégal en ce début mars .sont porteurs de messages très puissants. Ils nous parlent d’abord à nous-mêmes, Sénégalais. Ce sont des messages sur les changements profonds que nous devons apporter dans tous les domaines de la gouvernance de notre pays. Nous les entendons.
C’est pourquoi nous ne pouvons entendre que vous sembliez réduire la crise sociale que nous traversons au dossier judiciaire concernant un opposant accusé de viol par une jeune fille qu’il reconnaît avoir fréquentée. Dites-moi, comment réagissez-vous en France quand un député est accusé de viol ? Vous dites que c’est un complot politique ? Vous faites des émeutes pour obliger le Président de la République à enterrer le dossier judiciaire ?

Je précise que, pour ma part, je reste totalement neutre par rapport au fond du dossier. Je ne sais ni ne peux savoir ce qui s’est réellement passé entre ce député et cette fille. J’attends que la justice sénégalaise, qui n’est ni plus parfaite ni plus pourrie qu’une autre, se prononce.

Je sais cependant que le député en question ne joue pas dans nos folles « journées de mars » un rôle plus important que celui du fameux pope Gapone qui a déclenché tout seul la révolution russe de 1905 avant de s’éclipser poliment de la scène de l’histoire.
La tragédie que vous vivons présentement au Sénégal pourrait bien n’être qu’un prologue de l’ère nouvelle ouverte par la durée inhabituelle de la pandémie, par l’étendue des désastres économiques et sociaux qu’elle provoque et par l’entêtement des puissants qui font passer leur volonté d’enrichissement devant l’exigence de soulager la détresse humaine. Les vents mauvais pourraient demain souffler ailleurs. Comme si nous revenions à l’époque de l’imminence de la révolution.
Nos pays sont pris au piège. Nous y avons nos propres responsabilités. Le nier nous rendrait incapables de rectifier et progresser. Mais la meilleure gouvernance du monde serait sans effet significatif tant que subsisterait le nœud coulant que représente le Franc CFA. Le nœud coulant que représente cette abjecte dette extérieure que, malgré toutes les promesses faites ces derniers mois, on refuse d’annuler. Le nœud coulant du chantage exercé par les institutions financières internationales au nom des multinationales capitalistes. Les nœuds coulants qui nous étranglent jusqu’à l’explosion.
Nous sommes payés pour le savoir : l’éradication de la pauvreté est impossible « dans un seul pays ». Elle requiert l’action conjointe de forces dépassant largement le cadre étriqué de nos micro États ouest-africains. Cette observation laisse cependant entière notre responsabilité d’imaginer les solutions rationnelles pouvant nous permettre de survivre ici et maintenant. Comme par exemple mettre un bémol à nos stériles déchirements autour du pouvoir d’État afin de protéger notre pays de la destruction totale, à l’heure où des géo-stratèges de tout acabit estiment qu’il est temps d’en finir avec le « verrou » de la stabilité politique de l’Ouest-africain que représente le Sénégal. Et tant pis si des pyromanes nous collent l’épithète de « transhumants » !Mamadou Bamba NDIAYE, Ancien député à l’Assemblée nationale du Sénégal

Mamadou Lamine DIALLO : «Après avoir échoué dans le révisionnisme coranique, voilà qu’Idy plonge dans la technique du complot»

http://www.walf-groupe.com La sortie de l’ancien Premier ministre est très peu appréciée par ses anciens alliés de l’opposition. Après Malick GAKOU qui n’a pas été tendre avec le leader de Rewmi, c’est au tour du Président du mouvement Tekki de tancer Idy.
« Idrissa SECK, qui vient de trahir l’opposition démocratique pour rejoindre les dames de compagnie de Macky SALL, se présente à nouveau en expert devant le peuple sénégalais.
Après avoir échoué dans le révisionnisme coranique, voilà qu’il plonge dans la technique du complot et propose ses services.
Le peuple n’a que faire de sa prétendue expertise. Il demande à Macky SALL de constater l’échec de sa gouvernance prédatrice, corrompue et d’engager la transition avec les forces vives », écrit Mamadou Lamine DIALLO sur sa page Facebook.
Avant le député, ce sont les internautes qui ont tiré à boulets rouges sur Idy, lui rappelant ses déclarations d’hier.

Mame Diarra FAM pilonne Idy : «Lâchez nous les caleçons, libérez ce pays et sans conditions»

http://www.walf-groupe.com Le leader de Rewmi a demandé à SONKO, s’il estime être victime d’un complot contre sa personne, de s’inspirer de lui en déclarant qu’aucune preuve ne pourrait être trouvé contre lui, jusqu’à l’extinction du soleil, en référence à sa fameuse déclaration lors des accusations sur le dossier des chantiers de Thiès, en 2004.
«Lâchez nous les caleçons, libérez ce pays et sans conditions»,  poursuit Mame Diarra FAM, député du PDS qui demande à Idy de garder ses conseils pour lui-même. «Il nous fait les éloges de son nouveau mentor. Tenez vos leçons, nous avons tous compris. Personne ne fera aucune déclaration. Libérez les candidats politiques. Démissionnez! Organisez des élections libres et transparentes», écrit Mame Diarra FAM, sur sa page Facebook. «Idrissa SECK, qui vient de trahir l’opposition démocratique pour rejoindre les dames de compagnie de Macky SALL, se présente à nouveau en expert devant le peuple sénégalais.

Les familles religieuses prêchent l’apaisement, la RTS les zappe

http://www.walf-groupe.com Les violentes manifestations notées ces derniers jours à Dakar et dans les autres régions suivies de saccages de biens publics et privés depuis l’arrestation du leader du parti Pastef/Les Patriotes pour «trouble à l’ordre public» ont fait réagir les familles religieuses.
Après avoir rencontré le Président Macky Sall pour lui faire part du message des guides religieux, les émissaires des familles religieuses ont fait face à la presse, hier, pour transmettre aux populations la missive des sages religieux. «Les chefs religieux nous ont envoyé auprès du chef de l’Etat pour porter leur message. Le président de la République nous a écoutés et il a pris bonne note du massage des Khalifes généraux. Il a indiqué qu’il ne trahira jamais le pays. Je précise ici, qu’au Sénégal le peuple est souverain mais il doit l’exercer avec de l’assiduité et en toute responsabilité», déclare Mouhamadou Mansour Sy Dabakh, porte-parole des émissaires entouré par ses collègues.
Pour ce dernier, chacun a le droit de dire ce qu’il pense de la situation du pays mais sans insulter ni s’adonner à des actes de vandalisme et de pillages. De son avis, il faut que tout un chacun sache raison garder. Et selon lui, chaque citoyen de ce pays a la responsabilité d’alerter et de prêcher la bonne parole et d’inviter les autres à œuvrer dans ce sens. Et éviter dit-il tout ce qui peut faire basculer ce pays dans la violence. «L’heure nous demande de nous interpeller nous-mêmes. Nous demandons au président de la République de parler à son gouvernement et à tous les élus, mais aussi au peuple sénégalais, à l’administration, etc. Nous devons nous demander pardon tous et ouvrir une nouvelle page. Il faut que nous soyons nous-mêmes sans aucun complexe. Soyons sérieux dans nos paroles, nos actes et nos intentions. Il faut qu’il ait la sincérité entre nous, la fidélité et la loyauté pour notre chère patrie qui est le Sénégal», indique Mouhamadou Mansour Sy Dabakh.
Seulement, ce qui a intrigué beaucoup de Sénégalais, notamment Serigne Bara Dolly MBACKE qui s’en est offusqué sur les ondes de WalfFM, c’est la non diffusion de la déclaration des chefs religieux par la RTS. En effet, alors que toutes les chaînes, même celles qui sont suspendues, se bousculaient pour retransmettre le message de paix, la RTS était aux abonnés absents. Suffisant pour inciter le député à se demander si Macky SALL accorde du crédit à la démarche des religieux.Samba BARRY

LE TROIS MARS DE MACKY SALL PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, ALYMANA BATHILY

EXCLUSIF SENEPLUS – Ce qui fait la singularité des acteurs du soulèvement en cours, c’est leur désarroi qui frise le désespoir face à l’insignifiance de leur vie. Le président doit sans tarder parler au peuple et lui proposer un « nouveau deal » politique
Le président Macky Sall est-il un patriote ? Est-il capable de placer effectivement la patrie avant le parti comme il l’a proclamé naguère ? De placer les intérêts de ce pays, c’est-à-dire sa stabilité, son intégrité et sa sécurité au-dessus de sa propre personne et des intérêts de sa famille, de son clan et de ses partisans ?
Le président Macky Sall est-il un homme d’État ? Et pas seulement un homme politique qui pense au-delà des prochaines élections, aux générations futures, selon le bon mot d’Abraham Lincoln ? Qui est préoccupé avant tout par la pérennité de l’État dont le peuple sénégalais lui a confié la charge pendant un laps de temps déterminé !

Le président Macky Sall réalise-t-il que le 3 mars 2021 marque un tournant décisif dans l’histoire de ce pays ? Non pas que ce pays n’ait jamais connu des soulèvements populaires !

Depuis l’indépendance de ce pays, les Sénégalais se sont soulevés à plusieurs reprises contre la carence de souveraineté, le déficit de démocratie et la patrimonialisation de l’État.
Ainsi, du mouvement d’étudiants, d’élèves et de travailleurs, du « Mouvement de mai 68 » face au président Senghor. Ainsi des luttes des années 1975 à 2000 pour le multipartisme, la reconnaissance des libertés démocratiques, le pluralisme de l’information et l’adoption d’un système électoral transparent.
Il y a eu aussi en 2011 « le Mouvement du 23 juin » contre le projet de troisième mandat et de ticket présidentiel du président Abdoulaye Wade.
Cependant, le soulèvement populaire qui a commencé ce 3 Mars et qui se poursuit encore est particulier du fait à la fois du contexte historique dans lequel il s’inscrit et du profil singulier de ses acteurs.
Le contexte historique, c’est celui du désenchantement de la jeunesse de ce pays, à l’instar de celle de tous les pays d’Afrique, face à la situation de dépendance politique, économique et culturelle dans lequel notre pays se trouve soixante ans après son indépendance.
Ce qui fait la singularité des acteurs du soulèvement en cours, c’est leur désarroi, qui frise souvent le désespoir, face au chômage chronique et à l’insignifiance de leur vie quotidienne pour lequel il n’entrevoyait jusqu’à présent d’autre solution que l’émigration à tout prix. Au prix même de leur vie ainsi qu’en témoigne leur slogan « Barça am Barzakh ».

Le président Macky Sall comprend-il que pour cette jeunesse, à tort ou à raison, M. Ousmane Sonko apparait tel un Messie, comme l’unique espoir de vivre enfin un jour prochain des vies dignes d’être vécues ?

Si le président Macky est un vrai patriote, un homme d’État préoccupé avant tout par le destin de ce pays, qui apprécie donc lucidement le contexte géopolitique dans lequel le Sénégal se trouve, qui sait les écueils qui menacent plus que jamais notre fragile esquif Sunugal, qu’il agisse donc rapidement avant qu’il ne soit trop tard !
Il doit sans tarder parler au peuple sénégalais sans fard et lui proposer un « nouveau deal » politique. Il s’agit de faire libérer toutes les personnes accusées de délits politiques, mais également Ousmane Sonko, en précisant qu’en ce qui concerne l’accusation de viol dont il fait l’objet, la justice poursuivra son action sans entrave et sans pression. D’appeler à l’organisation d’élections législatives anticipées couplées aux élections municipales et départementales initialement prévues en juin 2019 et reportées au 28 mars 2021.
Le président de la République indiquera également au cours de cette adresse que le parti vainqueur des prochaines élections législatives désignera au président de la République le Premier ministre qui lui proposera les membres du prochain gouvernement, avec lequel il cohabitera jusqu’à la fin de son mandat en 2024. Il indiquera bien entendu qu’il respectera les dispositions constitutionnelles actuelles et ne sera pas candidat à un troisième mandat.
Le président Macky Sall annoncera dans les jours qui suivront cette adresse à la nation un remaniement ministériel qui verra la nomination d’un officier supérieur de l’Armée comme ministre de l’Intérieur en charge de l’organisation des élections, comme le président Abdou Diouf l’avait fait à la veille des élections présidentielles de février 2000. Il annoncera également les mesures appropriées pour établir et garantir l’indépendance de la Justice par rapport à l’Exécutif.

Ceci est-il de la politique-fiction ?

Le président Macky Sall est-il capable de se libérer des lobbies et des « tasks forces » qui pèsent sur lui et de prendre ces mesures hardies qui pour parler comme M. Abdou Diouf sembleraient scier la branche sur laquelle il est assis ?
Je voudrais croire que comme le général de Gaulle, qui après la grave crise de Mai 1968 avait organisé un référendum pour rélégitimiser la fonction de président de la République et l’ayant perdu avait démissionné tout en laissant à la France des institutions revigorées, M. Macky Sall mettra en avant les intérêts supérieurs du pays pour le sortir d’une crise qui pourrait le handicaper durablement.
S’il adoptait cette stature d’homme d’État, le président Macky Sall se donnerait une dimension qui lui voudra surement l’immunité quelque soient les forfaits et même les crimes dont il se serait coupable au cours de sa présidence.
Par contre s’il s’enfermait dans cette attitude de mépris du peuple et continuait de vouloir réprimer l’insurrection dans le sang, comme le récent discours de son ministre de l’Intérieur le laisse entendre, alors le nom de ce président restera dans l’histoire comme celui qui aura détruit cet ersatz de démocratie et cette Téranga pour la construction desquels des générations d’hommes et de femmes de ce pays ont lutté.
Les Sénégalais se souviendront de lui, comme les Somaliens se souviennent sans doute de Syad Barré et les Burkinabè de Blaise Compaoré, comme celui par qui la descente aux enfers du pays a été amorcée.
Il se fait tard monsieur le président de la République  : déjà au moins cinq personnes ont été tuées et chaque jour désormais fera son lot de morts et de destructions abathily@seneplus.com

LE KHALIFE DE MÉDINA BAYE RÉITÈRE SON APPEL À LA PAIX

Médina Baye, 7 mars (APS) – le khalife général de Médina Baye, dans la commune de Kaolack (centre), Cheikh Mahi Ibrahima Niass, a réitéré dimanche son appel à la ‘’paix’’, à la suite des violentes manifestations.
Dans un communiqué reçu dimanche à l’APS, le chef religieux appelle ‘’les acteurs de tous bords à adopter une attitude qui incite à la paix, à l’apaisement, à la stabilité nationale et à la cohésion sociale’’.
‘’Cheikh Mahi Ibrahima Niass a condamné les casses et les actes de vandalisme’’, ajoute le texte, selon lequel le khalife a été ‘’affligé par les pertes en vies humaines et la désolante série de destructions de biens privés et publics’’.
Il lance un appel à l’arrêt des violences qui ‘’ne font que plonger le pays dans une spirale de pauvreté et de sous-emploi déjà endémiques’’.
Cheikh Mahi Ibrahima Niass souligne ‘’la stricte nécessité de veiller au respect des institutions du pays et d’éviter de précipiter notre cher Sénégal dans une anarchie où tout le monde sera perdant’’.
Il conseille aux autorités gouvernementales à enseigner à la jeunesse ‘’la culture de la citoyenneté’’, afin qu’elle ait la ‘’conscience des enjeux qui l’interpellent’’.
Le khalife de Médina Baye invite le chef de l’Etat à une meilleure prise en charge des préoccupations des populations.
Le chef religieux déplore qu’une déclaration qu’il a faite samedi sur les violentes manifestations ait été l’objet d’un traitement ‘’qui la dénude de son sens’’, dans la presse et les réseaux sociaux.
‘’Certains montages et exploitations laissent croire à une prise de position affirmée en faveur (…) d’un camp donné’’, affirme-t-il dans le communiqué, faisant part de son souci d’‘’impartialité’’ entre les acteurs politiques.ADF/MNF/ESF

LES IBADOU RAHMANE LANCENT UN APPEL À LA RETENUE

Dakar, 7 mars (APS) – Le mouvement islamique Jama’atou Ibadou rahmane (JIR) a invité dimanche le peuple sénégalais à ‘’faire preuve de retenue’’ dans ‘’l’exercice de son droit légitime de lutte politique’’, afin d’‘’éviter un basculement dans le chaos’’.
‘’Nous appelons le peuple sénégalais (…) à faire preuve de retenue (…) face à ce qu’il considère comme une injustice. Nous l’appelons également à faire preuve de responsabilité dans l’exercice de son droit légitime de lutte politique, pour éviter un basculement dans le chaos, quelles qu’en soient les raisons’’, écrit la JIR dans un communiqué.
Elle exhorte ceux qui sont ‘’réputés sages à jouer le rôle de médiateurs entre les parties en conflit, pour qu’Allah le Tout-Puissant nous accorde une issue heureuse, pour la stabilité et le bien-être du pays’’.
Le mouvement islamique rappelle au gouvernement sénégalais son ‘’devoir de gérer les affaires publiques avec justice, transparence et honnêteté’’.
De même l’invite-t-il à ‘’supporter les contradictions, d’où qu’elles viennent, de l’opposition politique ou d’un simple citoyen, car le débat contradictoire est un pilier fondamental pour la vitalité de la démocratie’’.
Les partis politiques doivent, de leurs côtés, ‘’respecter les divergences et les règles du jeu démocratique’’, ainsi que ‘’l’exercice du droit constitutionnel de lutte politique’’, selon la JIR.
‘’Nous exhortons les chefs religieux des confréries, ainsi que les responsables des associations islamiques à jouer pleinement leur rôle en conseillant le gouvernement et les partis politiques, en guidant le peuple sénégalais vers l’harmonie sociale, le progrès, la prospérité, la sécurité et la stabilité’’, ajoute le communiqué.BHC/ESF

Assemblée nationale : dépôt d’une résolution portant suspension des poursuites contre Sonko

https://www.pressafrik.com Les députés de l’opposition ont déposé ce lundi matin une résolution portant suspension des poursuites contre le député Ousmane Sonko auprès du président Moustapha Niasse. Un point de Presse est organisé à 10h devant l’Assemblée nationale, informe la cellule communication des députés de l’opposition.
Visé par une plainte pour « viols et menaces de mort avec arme à feu », le principal opposant à Macky Sall fait l’objet de plusieurs autres infractions  :  « appel à l’insurrection, trouble à l’ordre public et participation à une manifestation non autorisée ».
Le procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye a lève ce dimanche soir, la garde à vue de l’opposant Ousmane  Sonko, de son caméraman et son garde du corps. Les deux derniers cités sont libres. Ousmane Sonko reste pour répondre au mandat d’amener du juge lundi. Sa libération ou non va dépendre de son face à face avec le Doyen des juges.Salif SAKHANOKHO

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 08/03/2021

JEUX DE CARTES – Des discours en attendant des actes…

La déclaration sur un ton martial du ministre de l’Intérieur, le 5 février 2021, a été particulièrement riche en “révélations” catastrophistes. Conspiration, terrorisme, banditisme, ont été entre autres les substantifs utilisés par Antoine Félix Mamadou Diome. Un discours qui a attisé les passions mais qui n’a fait que confirmer les éléments de langage des partisans du régime. Dès lors, la déclaration du ministère des Affaires étrangères sur France 24 suit une logique bien réfléchie : essayer de montrer à la communauté internationale que les victimes présentes et peut-être à venir s’expliqueraient par la détermination des “forces étrangères” pour “déstabiliser le pays”. Le propos d’Idrissa Seck entre aussi dans ce cadre mais il a été fortement brouillé par une volonté de positionnement très maladroite. Ce qui amenuise ses chances de “médiateur” et rétrécit davantage son capital crédit déjà gravement abîmé. Autre discours : celui du médiateur de la République. Alioune Badara Cissé a fait passer un message puissant à la jeunesse et a mis le président de la République devant ses responsabilités historiques. ABC, en plus de son statut officiel, est un compagnon de Macky Sall durant la traversée du désert. Il a beaucoup participé à son triomphe en 2012, avant de se brouiller avec lui. Après la réconciliation, les relations n’étaient plus les mêmes. Hier, il était très à l’aise. Même si sa déclaration a souffert des généralités, il a été à la hauteur de sa stature. On peut comprendre sa volonté de ne pas attaquer inutilement un Chef d’État en situation de crise inédite. Il a subtilement fait le procès de sa gouvernance. Et cette sortie des chefs religieux ? Une volonté d’apaiser la situation. Mais ô que c’était laborieux et comme ça a tiré en longueur ! Difficile de retenir quelque chose de précis. Sont -ils écoutés par des jeunes en furie ? Dans tous les cas, c’est à Macky Sall de répondre aux appels. Pour nous aider, s’aider, sauver ce qui peut encore l’être et ne pas suivre des gens qui semblent être sous l’emprise de “forces occultes”.

Miim Reew

L’armée bunkérise le centre-ville

Les autorités bunkérisent le Plateau pour éviter toute surprise de la part des manifestations, surtout avec l’audition ce jour d’Ousmane Sonko par le doyen des juges d’instruction. L’armée a été réquisitionnée pour une seconde fois en quelques jours pour venir en appui au dispositif sécuritaire de la police et de la gendarmerie. Ainsi, les soldats ont installé leur dispositif depuis hier dans les différents axes stratégiques de la commune de Dakar Plateau et devant toutes les institutions. Des blindés sont visibles sur certaines rues.

Petit Palais de Popenguine

Dans la journée du samedi, un feu de brousse s’est déclaré dans la réserve du petit palais sise à Popenguine (département de Mbour). Selon nos sources, les sapeurs-pompiers de Mbour ont fait le déplacement pour maîtriser les flammes. Il y a eu plus de peur que de mal puisque les habitations n’ont pas été touchées par la furie des flammes. Jusque-là l’origine de l’incendie reste inconnue.

Thiadiaye Défection dans les rangs du parti présidentiel.

Dans un communiqué que le coordonnateur de la convergence de la jeunesse républicaine (Cojer) a publié sur la page Facebook de Thiadiaye info, les jeunes ont quitté Me Omar Youm et le parti au pouvoir. Selon le secrétaire général de la COJER communale, Ibrahima Niang qui est un proche de l’ancien ministre Omar Youm par ailleurs coordonnateur départemental de l’APR Mbour, «l’histoire que traverse notre pays montre la fin du régime». Poursuivant son propos, il dénonce le chômage endémique dans le pays qui entraîne le désespoir de la jeunesse. A en croire Ibrahima Niang, la mal gouvernance est érigée en règle. Pour ces problèmes, les jeunes de la cojer communale de Thiadiaye décident désormais de rejoindre les Patriotes dans la résistance pour un Sénégal d’équité, de stabilité et de prospérité, fait savoir le désormais ex-coordonnateur communal de la COJER.

Thierno Alassane Sall

Alors que le Sénégal fait face ces derniers jours à ses pires manifestations, l’ancien ministre de l’Energie Thierno Alassane Sall a, après observation des scènes de chaos qui secouent le pays, appelé au respect strict des droits des citoyens, à la garantie de la liberté d’expression et d’opinion, à la cessation immédiate de toutes les manœuvres liberticides et antidémocratiques, au respect de la loi et des institutions, au bon sens des forces de sécurité et de défense. Thierno Alassane Sall appelle au calme dans le but d’éviter que le Sénégal ne devienne une poudrière au vu de la fragilité de notre démocratie ainsi que des crises multiformes qui agitent la sous-région.

Aliou Sané

Le mouvement Y en a marre dénonce la traque de son coordonnateur, Aliou Sané. Depuis samedi dans la soirée, des policiers en civil sont à la recherche d’Aliou Sané. D’après un communiqué dudit mouvement, les limiers intimident les riverains pour obtenir des informations sur lui.Il s’agit ainsi d’une véritable chasse à l’homme, fustigent les camarades d’Aliou Sané. A les en croire, le coordonnateur de Y en marre a juste appelé à manifester comme la Constitution le lui permet. Avant d’appeler à la résistance. La population Sénégalaise exerce depuis le mercredi 03 mars, partout au Sénégal, son droit de manifester qui lui est garanti par la Constitution. Une manifestation motivée par la volonté de demander la restauration de l’État de droit, d’une justice indépendante et de la démocratie dans le pays.

Y en a marre

Restons avec le mouvement Y en a marre qui constate pour le déplorer, que depuis l’avènement de cette résistance, des responsables du Mouvement reçoivent des menaces de mort et des intimidations venant de la police, d’autorités étatiques ou des milices du régime. D’où les répressions injustifiées, des pressions et menaces en direction des «y en a marristes». Landing Mbessane Seck (Kilifeu) et Malal Almay Talla (Fou malade) et d’autres membres du mouvement à Kaolack, Kaffrine, … sont menacés de mort. Le mouvement Y en a Marre dénonce ces actes lâches et irresponsables et rappelle à ses auteurs qu’ils sont plus que jamais déterminés à poursuivre la résistance au prix de leurs vies. Le mouvement tient le Président Macky Sall et son régime pour responsables de tout ce qui arrivera à ces membres du mouvement citoyen Y en a marre. Il prend à témoin l’opinion nationale et internationale, l’Union Africaine, la CEDEAO, les organisations de défense des droits humains, les représentations diplomatiques au Sénégal.

Babacar Diop

Dr Babacar Diop, Secrétaire général des Forces démocratiques du Sénégal (FDS-Les Guelwaars), est également victime de menaces de violence et de mort de la part d’un individu non encore identifié. Selon son parti, ces menaces sont liées à son engagement indéfectible pour la libération du leader du Pastef, Ousmane Sonko, injustement détenu sur la base d’accusations fallacieuses et en violation flagrante de ses droits. Les FDS-Les Guelwaars dénoncent ces menaces qu’il qualifie de lâches menaces contre son secrétaire général. L’universitaire a commis un huissier pour constater les menaces envoyées sur son numéro WhatsApp. Il a saisi son avocat, Me Moussa Sarr qui déposera aujourd’hui une plainte à la Division des investigations criminelles (DIC). Dr Diop avait également déposé une plainte qui est restée sans suite après son agression sauvage en décembre 2019 par des agents pénitentiaires de Rebeuss. Les FDS-Les Guelwaars rassurent que ces menaces et intimidations n’ébranlent aucunement Dr Babacar Diop qui va poursuivre son combat avec les forces de l’opposition jusqu’à la libération d’Ousmane Sonko etla restauration totale de l’Etat de droit et des principes de la démocratie au Sénégal.

Dr Bacar Dia à Macky

L’Ancien ministre Bacar Dia et leader du Front populaire, lui aussi est monté au créneau pour dénoncer la série d’arrestations d’opposants et d’activistes et la coupure du signal des télévisions Walf Tv et Sen Tv. Selon lui, Macky Sall ne doit pas faire moins que Wade et il doit s’inscrire dans une logique de maintien de la cohésion sociale nationale. Il demande au chef de l’Etat de libérer Ousmane Sonko, Birame Soulèye Diop, Assane Diouf, Guy Marius Sagna et tous les prisonniers politiques et les femmes emprisonnées en cette veille de fête du 08 mars, ainsi que le rétablissement du signal deWalfTv et de Sen TV. Bacar Dia qui regrette les pertes en vies humaines lors des manifestations invite le Chef de l’Etat à écouter son peuple qui avait bravé la mort en le portant au pouvoir. A l’en croire, le message du peuple est de trouver une solution au chômage des jeunes, à la pauvreté galopante, aux abris provisoires et à la Covid-19. Mais en lieu et place de solutions, il veut voir ces enfants emprisonnés et ces jeunes tués, regrette Dr Dia.

Gakou

Le leader du Grand Parti, Malick Gakou, tacle sévèrement son candidat à la dernière Présidentielle. Selon lui, Idrissa Seck a perdu une belle occasion de garder le silence absolu. Il dira au président du Conseil Economique, social et environnemental (CESE) que quand le peuple gronde sa souffrance, les grands dirigeants agissent en apaisant les cœurs par la paix etle dialogue qui sont les vertus cardinales de notre société. Il regrette que l’arrogance du pouvoir rende insensible à ce cri de détresse des populations. Il prévient Idrissa Seck et le pouvoir en place que le Sénégal, avec son grand peuple, restera toujours debout, avec fierté, pour toujours grandir dans l’honneur et la dignité. Le Président du Grand Parti était pourtant annoncé au palais. Visiblement, ça a coincé et l’ancien ministre des Sports s’est radicalisé et a repris sa position de coordonnateur de l’opposition de fait.

L’Ordre des Médecins

L’Ordre National des Médecins du Sénégal attire l’attention des manifestations sur les conséquences de saccages de structures sanitaires. Le président de l’ordre, Dr Boly Diop, constate pour le regretter, lors des manifestations dans certaines localités du territoire national, des cas de dégradation d’ambulances médicalisées, de structures sanitaires publiques ou privées et le saccage du domicile d’un médecin. Dr Diop rappelle aux populations que ces pratiques mettent en danger la vie du personnel sanitaire déjà éprouvé par la longue lutte contre la Covid-19 et constituent des graves entraves au fonctionnement du système de santé. Pourtant, ajoute-t-il, le personnel de santé œuvre de façon quotidienne à la préservation de la santé et du bien-être des citoyens. Le président de l’OrdreNational des Médecins du Sénégal souligne la nécessité de sauvegarder l’intégrité physique du personnel de santé et en appelle au sens civique de la population pour que de telles dérives soient évitées. Par ailleurs, Dr Boly Diop lance un appel aux autorités à œuvrer pour un retour au calme, gage d’une stabilité sociale et d’une paix durable.Avant de s’incliner devant la mémoire des victimes.

Moussa Baldé

Le Réseau des Universitaires Républicains (RUR) constate avec désolation ces manifestations regrettables, avec leurs corollaires de décès, de blessés, de saccages et pillages, d’agressions… qui n’honorent pas les Sénégalais réputés réfléchis et pondérés. Le coordonnateur dudit réseau, Pr Moussa Baldé, déplore et condamne ces manifestions qui ouvrent la porte à toutes sortes dérives qui peuvent être récupérées par des hommes dontle seul dessein est de semer le chaos dans les pays en émergence. Ces universitaires de l’Alliance pour la République (APR) exhortent la jeunesse à ne pas faire écho aux sirènes de la haine déversées à longueur de journée via les réseaux sociaux par des inconnus dont l’attachement au Sénégal est parfois douteux. Pr Moussa Baldé et compagnie saluent par ailleurs les nouvelles acquisitions de vaccins, la poursuite des opérations de vaccination, la perspective de l’allégement du couvre-feu, la relance de la machine économique avec la préparation active de la campagne agricole etc. En plus des universitaires, les jeunes de la mouvance présidentielle aussi ont dénoncé l’agissement de l’opposition qui attise le feu

Thierno Bocoum : «la violation de l’État de catastrophe sanitaire, un argument phare du pouvoir dans l’affaire Sonko»

https://directnewsinfo.com La violation de l’Etat de catastrophe sanitaire a été un des arguments phares du ministre de l’intérieur et des tenants du pouvoirs dans l’affaire Ousmane Sonko et ses dégâts collatéraux. Tout se joue à ce niveau et tout s’expliquera par ce fait.
Quand nous dénoncions cette loi, nous savions pourquoi.
Les grands combats patriotiques se gagnent en commençant par ne négliger aucun combat de principe. Aujourd’hui le Président peut tout se permettre et ses ministres de même, par délégation et au nom de la loi.Restons mobilisés

INTRUSION DE NERVIS : LE GRADEC EXIGE L’OUVERTURE D’UNE ENQUÊTE

http://www.emedia.sn La situation actuelle du Sénégal préoccupe les acteurs politiques mais aussi les organisations de la Société civile. Après le Grand Parti, le PDS entre autres, c’est maintenant au tour du Gradec de se prononcer sur le sujet. Le groupe de recherche et d’appui à la démocratie participative et à la bonne gouvernance (Gradec) qui « condamne les saccages, les actes de violences perpétrés contre des citoyens, des membres des forces de sécurité ainsi que les arrestations tout azimuts déplore l’utilisation de nervis armés dans des tâches de maintien de l’ordre et exige que des enquêtes soient menées pour identifier et sanctionner ces nervis ainsi que les auteurs des tueries. »
Pour apaiser la situation et sauvegarder la paix et la cohésion nationale, le Gradec appelle l’Etat ainsi que toutes les parties engagées dans ce conflit à prendre des mesures. Pour ce faire, il recommande la libération d’Ousmane Sonko et toutes les personnes arrêtées. Mais aussi, l’arrêt de toutes les poursuites ainsi que la violence perpétrée contre les citoyens d’où qu’elle vienne, la garantie des droits de toutes les parties concernées par ce conflit dans le respect de l’indépendance de la justice et de l’état de droit. Adjoua Rokhia BASSÈNE

FATOU BLONDIN DIOP : «DIARY SOW N’A PAS ÉTÉ BIEN PRÉPARÉE À AFFRONTER LA VIE»

http://www.emedia.sn La disparition de Diary Sow avait, pendant des semaines, tenu les sénégalais en haleine. Cette histoire a été éclipsée par l’affaire de viols et de menaces de mort opposant Ousmane Sonko, leader du parti Pastef Les Patriotes à une jeune masseuse répondant au nom de Adji Sarr.
Devant le Jury du dimanche, Ndèye Fatou Ndiaye Blondin Diop est revenue sur l’histoire malheureuse, à Paris, de celle qui, deux années successives, a été consacrée meilleure élève du Sénégal.
Pour elle, l’ancienne pensionnaire du Lycée scientifique de Diourbel n’a pas été bien préparée pour affronter la vie à l’étranger. « C’est vrai que les grandes écoles sont difficiles et Diary Sow a été très peu préparée. Une fille sénégalaise qui a fait l’école sénégalaise connaît les grèves, connait le retour en famille. En plus, elle a été surmédiatisée au Sénégal. Il fallait gérer tout cela. La parachuter directement en France après l’obtention du Bac sans préparation est difficile. De la surmédiatisation jusqu’à une vie d’ermite pour réussir, il n’y avait pas de préparation », a regretté la coordonnatrice de la plateforme « Avenir Sénégal Bi Niou Beug ». Elle estime, tout de même que Diary Sow, peut se relever de cette mésaventure. Donc, elle ne devrait pas perdre d’espoir.
« Perdre une année, ce n’est pas grave. On rebondit. Si on n’a pas réussi par les concours, il y a d’autres formes pour arriver à faire sa vie, Il faut se relever. Les combats forgent la personnalité. Les échecs nous permettent de devenir meilleur et de comprendre, une fois qu’on ce cherche, quelle est sa valeur et d’en faire bon usage. Et il vaut mieux subir cela quand on est jeune que plus tard. Donc, ce qui lui arrive, ce n’est qu’un petit écueil sur un chemin où elle peut rebondir, revenir et comprendre les conséquences de la médiatisation et comprendre les conséquences de ces grandes écoles et faire le bon choix », conseille-t-elle.
Mieux, elle ajoute qu’elle aurait bien aimé que Diary Sow reprenne ses études au Sénégal parce que, justifie-t-elle  : « Quand on a grandi ici et qu’on a le Bac à 17 ans, ce n’est pas très judicieux d’aller vivre seule une vie complètement différente ». Aliou DIOUF

Jets de grenades lacrymogènes à l’Université de Dakar

https://www.seneweb.com La tension est vive à l’Université de Dakar (Ucad) où les forces de l’ordre font actuellement face aux étudiants. Des jets de grenades lacrymogènes sont notés présentement dans le temple du savoir.Nous y 

reviendrons.

APR : DES MEMBRES DE LA COJER DÉCRÈTENT LA «FIN DU RÉGIME» ET REJOIGNENT PASTEF

https://www.seneweb.com Dans un communiqué que le coordonnateur de la Convergence de la jeunesse républicaine (COJER) a publié sur la page Facebook de Thiadiaye Info, les jeunes ont quitté Me Oumar Youm et le parti au pouvoir. Selon le secrétaire général de la COJER communale, Ibrahima Niang, qui est un proche de l’ancien ministre Oumar Youm, par ailleurs coordonnateur départemental de l’APR Mbour, «l’histoire que traverse notre pays montre la fin du régime».
Poursuivant son propos, rapporte L’AS, Ibrahima Niang dénonce «le chômage endémique dans le pays qui entraîne le désespoir de la jeunesse». D’après lui, «la mal gouvernance est érigée en règle». Pour «tous ces problèmes», les jeunes de la COJER communale de Thiadiaye décident de «rejoindre les Patriotes dans la résistance pour un Sénégal d’équité, de stabilité et de prospérité», fait savoir le désormais ex-coordonnateur communal de la COJER.

Manifestations aux Parceilles Assainies : Un jeune reçoit une balle dans la tête et meurt sur le coup.

https://www.dakaractu.com La scène s’est passée il y’a quelques minutes aux Parcelles Assainies devant la Sonatel. Un des jeunes manifestants a reçu une balle en pleine tête avant de tomber et de mourir sur le coup. Ses camarades sont venus l’envelopper avec le drapeau du Sénégal avant de mettre son corps à l’abris car il était étalé sur la route. Nous y reviendrons…

LE M2D MAINTIENT LA PRESSION SUR MACKY SALL

https://www.seneplus.com/ On assiste à un vrai dialogue de sourds. Malgré un contexte marqué par des violences inouïes dans le pays à cause de l’arrestation du député Ousmane Sonko, aucun des protagonistes ne veut lâcher du lest.
Malgré les violentes manifestations qui sévissent dans le pays ces derniers jours, la plateforme Mouvement de Défense de la Démocratie (M2D) appelle à réitérer les rassemblements ces trois jours à venir. En effet, selon ce groupement de plusieurs membres de l’opposition et de la société civile, le chef l’Etat a mis en exergue son incapacité à écouter les aspirations du peuple.
On assiste à un vrai dialogue de sourds. Malgré un contexte marqué par des violences inouïes dans le pays à cause de l’arrestation du député Ousmane Sonko, aucun des protagonistes ne veut lâcher du lest. Ainsi, si la voix du président de la République Macky Sall est très attendue dans ce qui ce passe dans le pays, les membres de l’opposition regroupés dans la plateforme M2D quant à eux maintiennent la pression à 100 degrés. «Le M2D appelle le peuple sénégalais à descendre massivement dans les rues de Dakar et dans les régions, départements, communes et villages pendant 3 jours à compter du lundi 8 mars, jour de lutte et d’affirmation des droits des femmes, qui seront invitées à sortir et à marcher aux côtés de leurs petits-enfants et enfants pour les aider dans leur quête d’un avenir meilleur», a soutenu la plateforme dans une déclaration rendue publique. Donnant les causes de cette insistance, les camarades du député Ousmane Sonko, Dr Cheikh Tidiane Dièye, Y en a marre et autres politiques pensent qu’une immense contestation a déferlé sur toute l’entendue du territoire sénégalais, désavouant publiquement Macky Sall et son gouvernement devenus condescendants devant le peuple.
A les en croire, malgré cette répression aveugle et disproportionnée qui a occasionné la mort de plusieurs sénégalais froidement abattus, incapable de sentir et comprendre les pulsions profondes de cette jeunesse désemparée, parce que trahie par son gouvernement corrompu et inapte, Macky Sall s’est caché derrière son ministre de l’Intérieur Antoine Diome. Pour, insistent-ils, insulter tout le peuple sénégalais en taxant cette vaillante jeunesse de terroristes pour faire plaisir à certains de ses parrains étrangers. «Le propos belliqueux, le ton martial et la rhétorique guerrière employés par ce ministre cachent pourtant mal son profond désarroi et sa peur panique qui transparaissaient, à vue d’œil, sur son visage, sa gestuelle et son langage corporel», fulminent-ils dans le communiqué.
Revenant en outre sur les actes de pillages notés durant ces manifestations, la plateforme affirme : «Le M2D voudrait attirer l’attention des sénégalais et de la communauté internationale sur le fait que les actes de pillage et de saccage de biens publics et privés, quoique condamnables et regrettables, sont la résultante de deux facteurs : d’une part, c’est un réflexe de survie d’une population affamée, humiliée et frustrée de voir les richesses de la Nation confisquées par une minorité. En second lieu, une partie des pilleurs pourrait parfaitement être des éléments des nervis et des casseurs recrutés et payés par le régime de Macky Sall et ses alliés pour commettre des forfaits afin de les attribuer aux défenseurs de la démocratie, dans le but de ternir leur image et discréditer la lutte. Mais c’est peine perdue car nul ne se trompe plus sur le véritable visage de Macky Sall». Dans la foulée, elle invite le Haut Commandement de la Gendarmerie nationale à refuser que cette institution prestigieuse et respectée, qui fait la fierté de tout le peuple sénégalais, ne soit manipulée et utilisée contre le peuple.
Faisant part par ailleurs de leurs exigences, les membres de la plateforme déclarent : «La libération immédiate de tous les prisonniers politiques illégalement et arbitrairement détenus dans les prisons de Macky Sall, le rétablissement immédiat des signaux des télévisions Walf et SenTV, la reconnaissance et le respect du droits des citoyens à la manifestation pacifique conformément à la Constitution.» Elle demande aussi l’ouverture d’une enquête pour identifier, juger et condamner tous les individus mêlés de près ou de loin au complot sordide ayant conduit notre pays dans cette crise grave et dangereuse. Mamadou Mbakhé NDIAYE

L’HEURE EST À L’APAISEMENT POUR RAISON D’ÉTAT PAR ABDOURAHMANE SARR

Macky Sall, s’il doit rester au pouvoir jusqu’en 2024 par respect à la Constitution devrait le faire dans le cadre d’un gouvernement d’union nationale y compris avec l’opposition radicale tout en annonçant clairement qu’il ne sera pas candidat en 2024
Il semble que le Sénégal opère une rupture tous les 20 ans environ au premier trimestre de l’année marquant cette étape (1960-1980, 1980-2000, 2000-2020). L’année 2021 ne fera pas exception et la rupture nécessaire est entre les mains du président Macky Sall pour une renaissance dans une nouvelle direction. Il peut encore honorer son contrat moral avec les Sénégalais en organisant des élections présidentielles en 2022. Ces élections seraient suivies de législatives déjà prévues la même année pour confirmer le choix des électeurs.
Au-delà du respect de la parole donnée, la transmission du pouvoir après 10 ans entre d’autres mains (2 mandats de 5 ans maximum) permet à un pays d’avancer et d’éviter de passer 20 années dans une mauvaise direction potentielle avec les mêmes personnes qui se proposent de corriger leurs erreurs humaines. Ceci nous est arrivé de 1960 à 1980 (socialisme démocratique à la Senghor sans tous les instruments de gestion macroéconomique) 20 ans de Diouf 1980-2000 (ajustement, libéralisation et ou socio-libéralisme toujours sans tous les instruments de gestion macroéconomique) 20 ans de la même chose 2000-2020 (plan après plan de libéralisme social) toujours sans les instruments et dilapidant toujours nos marges d’endettement après que nous les ayons reconstituées par ajustements ou annulations de dette ou revalorisation de PIB. Le Sénégal a été dans la continuité entre 2000 et 2020 suivie d’un dialogue entre socialisants et l’endettement en devises en échange d’infrastructures.
Pour la stabilité du pays, l’opposant Ousmane Sonko et tous les détenus suite aux récentes tensions doivent être libérés, L’affaire Adji Sarr et ses ambiguités devrait désormais être enterrée pour raison d’Etat. Le président Macky Sall, s’il doit rester au pouvoir jusqu’en 2024 par respect à la Constitution devrait le faire dans le cadre d’un gouvernement d’union nationale y compris avec l’opposition radicale tout en annonçant clairement qu’il ne sera pas candidat en 2024. Le leadership de cette opposition est désormais clarifié. C’est le prix à payer pour l’apaisement du climat politique et social.Librement


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*