Revue de presse du Lundi 07 Septembre 2020

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27 nouveaux cas testés positifs au coronavirus, 115 nouveaux guéris, 1 nouveau décès et 36 cas graves en réanimation.

https://www.dakaractu.com Sur 1052 tests réalisés, 27 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 2,57 %. Il s’agit de 12 cas contacts suivis et 15 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit :
115 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
36 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
1 nouveau décès lié à la Covid-19, enregistré.
A ce jour, le Sénégal compte 14014 cas positifs dont 10037 guéris, 291 décès et 3685 encore sous traitement.

Sénégal : les exportations d’arachides non grillées ont rapporté 111,5 milliards Fcfa en 2019

 (Agence Ecofin) – Au Sénégal, les exportations d’arachides non grillées ont atteint un niveau record en 2019. Grâce à la forte demande chinoise, les expéditions de l’oléagineux se sont élevées à 327 000 tonnes pour des recettes d’environ 111,5 milliards Fcfa.
Au Sénégal, la filière arachide a réalisé une belle performance à l’export en 2019.
Les exportations d’arachides non grillées ont en effet atteint environ 327 000 tonnes pour des recettes de 111,5 milliards Fcfa. C’est ce qu’indique l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) dans sa dernière note d’analyse sur le commerce extérieur (édition 2019).
Ces chiffres traduisent une importante hausse aussi bien en volume qu’en valeur des exportations comparativement à l’année dernière où un stock de 110 000 tonnes a été écoulé pour 39,5 milliards Fcfa.
Cette performance s’explique surtout par le dynamisme de la demande de son principal débouché, à savoir la Chine sur ces dernières années en particulier de la part des industries de broyage pour l’obtention d’huile et de tourteaux entrant dans la composition d’aliments pour animaux.
Le pays asiatique devrait ainsi s’imposer en 2019/2020 comme le premier importateur mondial d’arachides devant l’Union européenne (UE) avec des achats de 1,4 million de tonnes d’oléagineux, soit le tiers du commerce mondial.
La Chine a notamment absorbé en 2019 plus de 97 % des exportations sénégalaises d’arachides et est suivie par de nouveaux pays importateurs comme le Kenya, l’Afrique du Sud et le Ghana.
Pour rappel, le Sénégal profite d’un accès au marché chinois grâce au protocole d’accord relatif aux exigences phytosanitaires pour l’exportation des graines d’arachide, signé en 2014L’arachide non grillée est le 5e produit d’exportation du pays. Espoir Olodo

Les importations évaluées à 328,6 milliards de FCFA au mois de juillet

https://www.lejecos.com Les importations du mois de juillet 2020 sont ressorties à 328,6 milliards de FCfa contre 330,9 milliards de FCfa au mois précédent, soit un repli de 0,7%. L’information est donnée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) dans son bulletin mensuel des statistiques de juillet 2020.
L’Ansd souligne que cette baisse est imputable à celle des achats à l’extérieur de riz (-61,0%), d’huile brute de pétrole (-27,8%), de produits pétroliers finis (-24,9%) et d’autres machines et appareils (-11,2%). Cependant, cette contraction des importations a été modérée par la hausse des importations de sucres bruts et raffinés (11,5 milliards de Fcfa contre 1,8 milliard de FCfa au mois précédent) et de produits pharmaceutiques (+47,4%).
Comparées au mois de juillet 2019, les importations ont connu une contraction de 26,0%. Leur cumul à fin juillet 2020, renseigne l’Ansd,   s’est établi à 2435,7 milliards de FCfa contre 2427,4 milliards de FCfa pour la période correspondante en 2019, soit un relèvement de 0,3%.
Les principaux produits importés, au cours de la période sous revue, sont les autres machines et appareils (33,4 milliards de FCfa) les produits pétroliers finis (25,7 milliards de FCfa), l’huile brute de pétrole (21,5 milliards de FCfa), les métaux communs (17,3 milliards de FCfa) et les  produits pharmaceutiques (12,5 milliards de FCfa).
Les principaux fournisseurs du Sénégal ont été la France (17,1%), la Chine (10,0%), le Nigéria (6,9%), le Brésil (5,0%) et la Russie (3,7%).
Selon l’Ansd, le solde commercial s’est établi à -159,3 milliards de FCfa au mois de juillet 2020, contre -174,5 milliards de FCfa au mois précédent. Cette amélioration du solde est expliquée par le renforcement de l’excédent vis-à-vis de l’Australie (+24,6 milliards de FCfa contre +10,6 milliards de FCfa au mois précédent), de la Suisse (+22,9 milliards de FCfa contre +10,7 milliards de FCfa au mois précédent) et de la réduction du déficit vis-à-vis du Nigéria (-22,0 milliards de FCfa contre -29,3 milliards de FCfa à la période précédente).Adou FAYE

Exportations du Sénégal : Une hausse de 8,3% enregistrée en juillet 2020

https://www.lejecos.com L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) dans son bulletin mensuel de juillet 2020, renseigne qu’en juillet 2020, les exportations du Sénégal sont évaluées à 169,4 milliards de FCfa contre 156,4 milliards de FCfa au mois précédent, soit une hausse de 8,3%.
Selon  l’Ansd, ce relèvement est essentiellement dû à l’augmentation des expéditions de produits pétroliers (10,0 milliards de FCfa contre 4,9 milliards de FCfa), de titane (7,1 milliards de FCfa contre 0,4 milliard de FCFA au mois précédent), d’or non monétaire (+86,8%) et de crustacés, mollusques et coquillages (+42,5%). Toutefois, le repli des exportations d’acide phosphorique (-60,7%) et de poissons frais de mer (-21,0%) a amoindri cette progression.
Comparées au mois de juillet 2019, les expéditions se sont repliées de 8,0%. Leur cumul à fin juillet 2020 s’est établi à 1191,4 milliards de FCfa contre 1216,9 milliards de FCfa pour la période correspondante en 2019, soit une contraction de 2,1%.
Les principaux produits exportés, au cours du mois de juillet 2020, sont l’or non monétaire (53,2 milliards de FCfa), les poissons frais de mer (18,1 milliards de FCfa), les produits pétroliers (10,0 milliards de FCfa), le titane (7,1 milliards de FCfa) et le ciment hydraulique (6,4 milliards de FCfa).
Les principaux clients du Sénégal ont été la Suisse (15,1%), l’Australie (15,0%), le Mali (9,5%), l’Inde (7,0%) et la Côte d’Ivoire (5,0%).Adou FAYE

KAFFRINE : LES EMBLAVURES DE RIZ SONT PASSÉES DE 200 À 500 HA CETTE ANNÉE (MINISTRE)

Niagnéne (Kaffrine), 6 sept (APS) – Les emblavures de riz ont augmenté cette année dans la région de Kaffrine (centre), passant de 200 hectares en 2019 à 500 hectares en 2020, a affirmé, dimanche, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, Moussa Baldé.
‘’Dans la région de Kaffrine, les emblavures de riz ont doublé. Donc, Kaffrine doit se positionner aussi comme un centre où qui doit participer à l’autosuffisance en riz. En plus d’être une grande région de mil et d’arachide, Kaffrine est en train de devenir une zone de production de riz ‘’, s’est réjoui le ministre de l’agriculture.
Moussa Baldé s’entretenait avec des journalistes, après avoir visité des exploitations agricoles de la région de Kaffrine (centre), en présence de l’adjoint au gouverneur de Kaffrine chargé des affaires administratives, Abou Bâ, des élus locaux de la région de Kaffrine, et du directeur général du centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD), Abdoulaye Seydou Sow.
‘’Nous remarquons de façon général au Sénégal que cette année les emblavures ont augmenté de façon substantielle’’, a-t-il fait savoir, évoquant ’’des efforts considérables’’ par rapport aux intrants.
‘’Les intrants sont venus à temps et ils sont de qualité. Cette année, nous avions annulé 33 agréments pour prendre des décisions justes pour l’agriculture sénégalaise’’, a fait valoir le ministre de l’agriculture et de l’équipement rural.

Selon lui, ‘’dans le cadre du PAP2 ajusté, accéléré, la souveraineté alimentaire est le projet numéro un du Sénégal.

‘’Le ministère de l’agriculture a déjà fait un programme agricole dans ce sens cette année. Mais, il est clair que d’ici 2023, il faut que le Sénégal assure définitivement sa souveraineté alimentaire’’, a soutenu M. Baldé.
Pour Moussa Baldé, ‘’ le programme agricole de son ministère, qui consistait à augmenter la production céréalière d’au moins 20% et à augmenter de façon raisonnable de 10% la production arachidière, est un programme qui était réaliste et que nous sommes en phase de réussir’’.
Dans le cadre de cette tournée de suivi de la campagne agricole dans le Ndoucoumane, le ministre de l’agriculture et de l’Equipement rural s’est tour à tour rendu dans la commune de Kahi (département de Kaffrine) et Nawel, un village du département de Birkelane.

Moussa Baldé a visité les exploitations de Eladji Babou Diané, un paysan de la commune de Kahi, dans le département de Kaffrine.

Cet exploitant a emblavé au total 25 ha d’arachide, 16 ha de mil et 3 ha de maïs.
Il s’est entretenu avec Sett Diagne, un exploitant agricole qui a emblavé au total 81 ha dont 48 ha d’arachide, 18 ha de mil, 8 ha de maïs et 7 ha de pastèques.
Lors de cette visite, ces exploitants ont reconnu avoir reçu cette année assez d’engrais et des semences de qualité. Ils ont également réclamé des tracteurs.MNF/MD

Fuite sur la conduite d’alimentation en eau potable de l’île de Gorée : des mesures d’urgence concertées pour un rapide retour à la normale

Ce dimanche 06 septembre 2020, une fuite a été constatée sur une conduite sous-marine d’alimentation en eau potable de Gorée dans un contexte marqué par une montée de la houle en mer. Cet incident a privé l’île d’eau potable.
SEN’EAU et la SONES, en relation avec les Autorités Administratives de Dakar et le Maire de Gorée, ont retenu, avec l’autorisation de l’Inspection d’Académie, d’utiliser la réserve d’environ 400.000 litres d’eau du Lycée d’Excellence Mariama Bâ pour assurer provisoirement l’alimentation en eau potable des populations de Gorée. Cette eau présente des garanties de qualité parce qu’elle est chlorée. Dans la même dynamique de solutions urgentes, SEN’EAU va ouvrir, si nécessaire, des points d’eau complémentaires.
SEN’EAU a immédiatement recruté un prestataire spécialisé en diagnostic et réparation sous-marins. Ce prestataire démarrera les investigations à compter de ce lundi en raison de la houle notée en mer ce dimanche. D’autres dispositions sont envisagées pour servir en cas de nécessité.
SEN’EAU et la SONES réaffirment leur détermination à œuvrer pour un service d’eau potable de qualité et témoignent de leur gratitude aux Autorités administratives, à la Mairie de Gorée, au Port de Dakar et au Lycée d’Excellence Mariama Bâ pour leur collaboration.
POUR D’AUTRES INFORMATIONS CONTACTER LE   800 00 11 11 (APPEL GRATUIT)Communiqué conjoint

Forum mondial de l’eau à Dakar : Le Comité d’organisation cherche des projets socioéconomiques

https://www.lejecos.com Le 9e Forum mondial de l’eau qui se tiendra à Dakar, au Sénégal du 22 au 27 mars 2021, est surnommé le «Forum des réponses» grâce à sa recherche continue de résultats solides avec des solutions pour les communautés du monde entier. Le forum de Dakar sera l’occasion de valider et soutenir des projets d’impact économique, social et environnemental sur la vie des populations.
En ce sens, le comité d’organisation de cet important événement a mis en place « l’Initiative Dakar 2021 » qui, selon le World water council (Conseil mondial de l’eau), vise à collecter, soutenir et mettre en valeur des projets du monde entier qui créent un réel impact économique, social et environnemental sur la vie des populations.
Ledit Conseil indique dans la foulée qu’ainsi, il a été convenu que le Forum « Dakar 2021» est une belle opportunité et un tournant pour donner une nouvelle direction du Forum mondial de l’eau avec un processus renouvelé et structuré autour de quatre thèmes prioritaires, notamment la sécurité de l’eau, la coopération, l’eau pour le développement rural et les outils et moyens.
Dans le même ordre d’idées, l’institution universelle de l’eau souligne que si l’alignement des objectifs du projet sur les quatre priorités du Forum est un critère important, il doit également contribuer à la réalisation des Odd, en particulier l’Odd 6 lié à garantir l’accès de tous à des services d’alimentation en eau et d’assainissement gérés de façon durable.
A en croire le texte du World water council, les projets labellisés «Initiative Dakar 2021» bénéficieront d’une visibilité internationale, de partenariats et éventuellement d’un financement des institutions partenaires du Forum. « Les particuliers, gouvernements ou organisations non gouvernementales, collectivités locales ou institutions porteuses d’un projet jugé qualifié, peuvent déposer leur candidature afin de bénéficier du label «Initiative Dakar 2021», confie enfin le Conseil mondial de l’eau.Bassirou MBAYE

ABOUBACAR SEDIKH BÈYE : ”LE PORT SE PORTE BIEN MAIS…”

NETTALI. COM– Même si le Port de Dakar affiche de bons chiffres, tout son potentiel n’est pas exploité. C’est ce qu’a laissé entendre son Directeur général, Aboubacar Sedikh Bèye qui mise beaucoup sur une transformation.
” Les chiffres disent que le Port se porte mieux mais ils disent surtout qu’on effleure à peine le potentiel du port”, a déclaré Aboubacar Sedikh Bèye, à l’émission Jury du dimanche de I-radio. Avec des chiffres à l’appui, le DG du port renseigne sur les trois dernières années, le cumul des impôts payés aux services de la DGID, dépasse ce qui a été payé durant les dix dernières années. ” C’est la première fois que le Port paie des dividendes et cette année, nous en avons versé 12 milliards de francs CFA”, relève M. Bèye tout en soulignant que le Port aussi, en termes de droit de porte, c’est 95 % de ce que la Douane fait rentrer dans la trésorerie de l’Etat, qui est autour de 800 milliards de francs CFA.
Toutefois, le Dg estime qu’on peut aller beaucoup plus loin. ” Peut être qu’on exploite le potentiel du Port qu’au tiers. Cela veut dire qu’il y a une bonne partie du potentiel qui est là, qui est à prendre”, soutient-il. Et c’est pour cela, explique M. Bèye, la vision implantée dans le cadre du plan de transformation, parle de port moteur de l’émergence. ” Notre ambition c’est véritablement de nous inscrire au cœur de l’action du Plan Sénégal Emergent qui parle de transformation structurelle de notre économie nationale. Notre vision, c’est d’ouvrir le Sénégal davantage au commerce international dans lequel l’Afrique est encore très faible, près de 3% seulement du commerce international et le même pourcentage sur les investissements directs étrangers”, mise le Dg.
Et ce dernier de déduire : ” c’est le challenge d’aller sur 10% et l’activité portuaire devrait porter cette ambition”.
Pour y arriver, il faut de l’investissement. A cet effet, l’un des projets phares c’est la gestion des flux de camions qui va démarrer le 15 septembre 2020.

Le Port pas trop impacté par la Covid-19

Quid de la pandémie du Coronavirus qui a affecté plusieurs secteurs d’activité? ” Nous vivons cette pandémie comme tous les Sénégalais avec, peut-être, l’avantage d’avoir, très tôt, mesuré les conséquences et déjà le 30 janvier le service des mouvements du haut commandement du port avait réuni les acteurs pour préparer”, s’est réjoui le DG. Il a indiqué qu’ils ont évité que le port soit un vecteur, une porte d’entrée du virus. ” On s’en sort bien. Il n’y a pas une recrudescence qui est due à l’activité du port bien que 95% des produits transitent par le port. Nous avons pris le taureau par les cornes depuis le début. On n’a pas été trop négativement impacté”, se félicite Aboubacar Sedikh Bèye.

Renouvellement : La vive réaction des acteurs des transports routiers contre Oumar Youm.

https://www.dakaractu.com L’État qui s’est lancé dans une dynamique de renouvellement du matériel roulant et d’amélioration du secteur du transport terrestre, s’est mis à dos beaucoup de transporteurs.
Outre les prises de décision impactant leur secteur, selon eux, sans leur implication, c’est l’attitude du ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Oumar Youm, qui les a le plus mis en colère, a indiqué Mor Sourang, le coordonnateur du Collectif des acteurs des transports routiers du Sénégal (Catrs).
La cause de cet état d’humeur des transporteurs résulte des propos tenus par le ministre lors d’une rencontre où les acteurs clés du secteur du transport, selon M. Sourang, étaient laissés en rade.
Rencontre au cours de laquelle celui-ci avait évoqué « un manque d’interlocuteur crédible » dans leurs rangs, avant d’annoncer des mesures prises sans les consulter. « Je voulais juste apporter quelques éclaircissements. On lui (Me Oumar Youm) reconnait un mérite, c’est celui d’avoir déclaré récemment que le secteur du transport était confronté à des difficultés et qu’il est désarticulé. Ce qu’il avait dit était une pure vérité et nous étions en phase avec lui. Mais, il se trouve que nous, en tant qu’acteurs, nous avons toujours demandé à l’État d’évaluer ce qu’il a déjà fait dans le secteur et l’impact de ses actions au profit dudit secteur pour voir si c’était positif ou non. Mais, en tant que ministre de tutelle, s’il a dit que le secteur est désarticulé et qu’on devrait procéder à son organisation, vu qu’on tend vers une loi d’orientation, j’estime que ses propos montrent qu’il n’est plus nécessaire de procéder à une évaluation. Et que tout ce qu’a pu faire l’État n’a pas produit les résultats escomptés et qu’au contraire cela n’a fait qu’accentuer les difficultés auxquelles nous sommes confrontés. »

« Si nous entendons des propos qui sont offensants …»

« Si le ministre dit que l’État n’a pas un interlocuteur crédible dans notre secteur, je m’interroge. On l’a rencontré quand on a créé le Catrs. Il avait échangé avec nous. Et cela nous avait poussé à lever le mot d’ordre (grève des transporteurs au mois de janvier dernier). Est-ce dire donc que nous ne sommes pas un interlocuteur crédible ? Mais, si l’Etat veut nous contourner et parler à d’autres acteurs, c’est lui qui cherche à nous décrédibiliser. Jamais un membre du Catrs n’a contesté mon autorité.
Toutes ces tentatives de division sont le fait d’acteurs du transport qui jouent le double jeu. L’État n’est pas un adversaire. Il est un partenaire. On doit travailler dans la dignité et la transparence. Aujourd’hui, nous attendons de voir. Si l’État créé ce Conseil national du transport routier et cette Agence de la sécurité routière, et nous demande notre avis, nous le lui donnerons’’, a déclaré M. Sourang. Et c’est pour ensuite avertir l’État de la nécessité de rendre indépendantes ces deux structures nées avec cette loi d’orientation. « Que les autorités étatiques sachent que le Conseil national que nous attendons, ne doit pas être un département du ministère du transport. Nous le voulons indépendant et autonome. Une entité libre de donner son appréciation sur des propositions de loi qui lui seront soumises, mais qui soit capable de donner des avis sur ce que les acteurs voudraient soumettre comme proposition de loi. Parce que je pense qu’on ne doit pas intégrer cette entité pour dormir, mais ça doit être un cadre qui doit permettre aux acteurs de mener des discussions et de faire des propositions. »
Le Coordonnateur de ce collectif de transporteurs fort d’une dizaine d’organisations et d’acteurs du secteur du transport terrestre, regrette que l’attitude de la tutelle qui ne les a pas écouté plus tôt. « Ce que je dis ici n’est qu’un éclaircissement. Le ministre des transports terrestres est notre partenaire. Nous devons travailler la main dans la main. Mais si nous entendons des propos qui, à nos oreilles, sont offensants, nous nous donnons la peine de réagir. Les rivalités dans nos rangs, c’est l’État qui les organise. C’est cela la vérité! »

« Les rivalités dans nos rangs, c’est l’État qui les organise »

M. Sourang d’en profiter pour annoncer que des initiatives identiques avaient été prises, il y a une décennie. « Je me dois de lui rappeler que depuis 2010, parce que je voudrais que l’on sache que les transporteurs ne dorment pas sur leurs lauriers, si l’Etat nous avait suivi depuis le début, aujourd’hui nous n’en serions pas là. Quand le président Macky Sall venait d’être élu, nous avions créé la Cptrs (Coordination des professionnels des transports routiers du Sénégal). Lors de la création de cette entité, c’est le ministre Mansour Élimane Kane qui avait en charge le transport routier. La création de la Cptrs était née après le constat qu’il y avait une floraison de syndicats dans le secteur, nous nous sommes dit qu’il fallait regrouper tous les acteurs du transport. C’était une bonne décision… »

EDITO DE NETTALI.COM–VISION, AVONS-NOUS DIT !

NETTALI.COM – Ils ont tellement parlé de la vision du chef de l’Etat qu’ils ont fini par croire qu’il en a une. Eux, ce sont évidemment ces flagorneurs et autres inconditionnels du Président Sall tellement aveuglés par la crainte de la « constante » qu’ils en oublient de le conseiller dans le bon sens, voire de critiquer ses actes. Moustapha Diakhaté qui a tenté l’aventure, s’est vite rendu à l’évidence que si l’on veut critiquer le prince, il valait mieux le faire loin des lambris dorés du palais. Sory Kaba l’a appris à ses dépens, même s’il a récemment adouci son discours, en reniant au passage, tout ce qu’il avait dit sur le 3ème mandat.
Dans l’exercice du pouvoir par Macky Sall, les nombreux slogans et formules récurrentes scandés à la gloire du patron, ont en effet fini par prendre le dessus sur la réalité.  Une réalité qui est dans beaucoup de cas bien différente de celle vécue par les Sénégalais. Mais pour qui connait le pouvoir et son effet grisant sur ses détenteurs, il finit souvent par les enfermer dans une bulle et leur faire croire que tout ce qu’ils touchent, devient de l’or. C’est ce syndrome qui semble avoir atteint le président Sall. C’est une vision en tout cas tant déclamée par ses partisans qui ne cadrerait pas, mais alors pas du tout avec le vécu des populations.
Vision certainement idyllique à beaucoup d’égards, car les inondations de ce week-end du 5 et 6 septembre nous ont ramené à une réalité cauchemardesque du Sénégal plongé dans les eaux. Comment réussir le développement si les montants colossaux engloutis dans l’édification des routes, finissent par fondre comme neige au soleil, la plupart d’entre elles étant mal exécutées ? Allez savoir pourquoi ! La conséquence est qu’elles sont très vite rongées par les eaux qui dévorent tout sur leur passage, créant des nids de poule incessants sur les routes et ruinant de fait les investissements des pauvres automobilistes. Aucun pan du territoire où il a plu, n’a été épargné. Imaginez un peu les conséquences en termes de pertes pour l’économie du fait des embouteillages et des problèmes de déplacements ! Imaginez quelques secondes la galère extrême et le désarroi des populations qui se résolues à dormir à la belle étoile, à la merci des moustiques et cible de choix des malfaiteurs . Si des habitations ont été implantées dans des zones inondables, c’est parce qu’on les y a autorisées. Si les canaux d’évacuation sont en permanence obstrués, c’est bien parce qu’on a laissé les populations en faire des dépotoirs d’ordures. Il revient dans tous les cas à l’Etat d’exercer son autorité, en sensibilisant, en déplaçant des populations si nécessaire et en sévissant en cas d’infraction à la loi.

Ces inondations de ce week-end, ont livré un spectacle désolant, celui du Sénégal qui fait du surplace depuis plusieurs années.

L’on nous a en effet annoncé 750 milliards investis dans un plan décennal. Mais pour quels résultats, devrait-on demander ? Un chiffre contesté d’ailleurs par Abdoul Mbaye, 1er ministre au moment des faits, suite au rapport demandé par Macky Sall en conseil des ministres.  M. Mbaye a soutenu que cette lutte a cessé d’être une priorité depuis son départ du gouvernement. « Mais de qui se moque-t-on ? Le plan de lutte contre les inondations a été intentionnellement abandonné. Les 750 milliards FCFA n’ont jamais été dépensés. Les inondations ont cessé d’être une priorité après mon départ du gouvernement. Tels sont les faits« , a affirmé l’ancien Premier ministre avant d’ajouter  : « les instructions données lors du dernier Conseil des ministres sont des répétitions de celles de 2012. La souffrance des populations face aux inondations a cessé d’être une priorité. Le choix a été celui de grandes dépenses vers de grands projets comme le Train express régional (TER) ou ces nombreux avions inutiles d’Air Sénégal ».
Dépensés ou pas, la réalité ne semble pas accréditer l’investissement de ces 750 milliards puisque toutes les artères de la capitale où il a plu, ont été transformées en fleuves. Nous n’évoquerons même pas la banlieue dakaroise, Thiès, Kaolack, Saint-Louis, etc .

Une vision ne peut se suffire d’infrastructures et de moyens de transports modernes

Avec le Plan Sénégal Emergent (PSE), le document de pilotage des politiques publiques certes critiqué pour des insuffisances relevées, Macky Sall a pris l’option de mettre l’accent sur une politique d’infrastructures, notamment l’érection d’édifices, tels que la nouvelle ville de Diamniadio, son site industriel, des autoponts chargés de fluidifier la circulation urbaine. Il s’est également orienté vers la modernisation des moyens de transport avec notamment, le TER, le BRT avec des investissements massifs à la clef. Sauf qu’à l’arrivée, Diamniadio n’attire pas pour le moment grand monde, même si certains ministères y sont logés, question de désengorger Dakar et d’inverser la logique d’habitation et d’implantation des populations. Une orientation qui lui a d’ailleurs valu certaines phrases assassines de la part d’opposants qui ont fini par limiter sa vision à Diamniadio.  Mais que de milliards investis dans ces infrastructures avec la multiplication d’avenants !
Comment comprendre que le tracé du TER ne soit limité qu’à Diamniadio dans sa première phase, alors qu’il aurait pu tout simplement être étendu à l’Aéroport Blaise Diagne ? Comment concevoir que le projet n’ait pas pu intégrer une logique complète de maillage du réseau national de chemin de fer ? Comment n’avoir pas pu intégrer la logique de transport maritime qu’avait semblé entamer Me Wade ? Tenez le building administratif par exemple et les milliards engloutis dans ce qui ne peut être considéré que comme de la réfection, était-il vraiment nécessaire d’arriver à un tel coût pour uniquement cela ? Le comble, c’est qu’à l’arrivée, ce ne sont que quelques rares ministères qui y sont logés.
De véritables gouffres à milliards en somme dont on se demande si leur investissement a valu la peine. Pour l’heure, le TER est toujours à terre, et un nouvel avenant est prévu pour son exploitation. Macky Sall a signé à cet effet, un accord portant sur un montant de 17 milliards, lors de son périple en France, suite à l’invitation des patrons français, plutôt soucieux de la « renaissance des entreprises françaises ». Cette renaissance, ils comptent l’opérer entre autres, au Sénégal, un de leur chasse gardée en Afrique. Et même s’il a semblé se rebeller quelque peu en demandant des rapports plus justes et plus équitables, Macky Sall leur a rappelé qu’il a besoin d’eux pour investir dans son pays et dans des secteurs prioritaires. Ces entreprises françaises, ne sont-elles pas plus intéressées par les infrastructures et autres grands travaux qui vont leur permettre de rafler automatiquement les marchés en mettant des capitaux sur la table ?
Le temps de la pandémie du coronavirus, le président Sall se sera vite rendu compte que le cheval des infrastructures est certes bon à enfourcher, mais qu’il n’est pas le meilleur. Deux visions qui risquent donc de ne pas se rencontrer  : celle française et celle de Macky Sall. Le président de la République, en version plus humble, a préconisé «de repenser » le modèle de développement, d’apprendre de nos erreurs, de redéfinir l’ordre des priorités et de redonner sens à l’économie réelle, en investissant plus et mieux dans l’agriculture, l’énergie durable, les infrastructures, la santé, l’éducation et la formation, afin de réaliser un développement compatible avec le bien-être de l’homme intégral».
La vérité, c’est que depuis son accession au pouvoir, l’investissement lourd à long terme a été massivement mis en avant en reléguant au second plan, les nécessités qui peuvent impacter positivement les populations, ainsi que les secteurs primaire et secondaire.  Ce qui n’est pas sans conséquence sur la vie et le bien-être des populations. N’est-ce pas ce qui compte au fond ?
Mais lorsqu’on est au pouvoir depuis 2012, soit environ 8 ans pour 4 ans restants, peut-on décider de changer si subitement de fusil d’épaule et espérer se draper d’un ni oui, ni non pour encore rempiler ? Il n’est certes jamais trop tard pour corriger ses erreurs, mais lorsque certaines sont commises, même les reconnaître, peuvent ne point suffire. Les pays africains dans leur globalité souffrent des méfaits de la pauvreté que les taux de croissance tant affichés et vantés, n’ont pas permis d’impacter qualitativement leur vie. Ils ne sont en réalité significatifs ces taux qu’aux yeux des Européens et autres étrangers qui ont raflé tous les marchés afférents aux grands travaux de l’Etat ; au détriment d’un privé national que l’on cherche parfois à tromper avec des sucettes, tout en relevant à chaque fois que possible, son incapacité à lever des fonds et à livrer dans les délais. De quoi anesthésier des entrepreneurs qui ne demandent pourtant qu’à être soutenus et à voir leurs capacités renforcées dans des actionnariats et partenariats avec des étrangers et que la loi pourrait permettre de concrétiser.
Il convient de se rendre à l’évidence que le développement ne peut se faire sans la valorisation de ses nationaux, le capital humain le plus précieux qui soit. Cette valorisation passe indéniablement par des Sénégalais en bonne santé, bien formés et soutenus par leur président. L’éducation y compris la formation universitaire et professionnelle et évidemment la recherche sans oublier la santé, sont également d’autres armes puissantes pour des citoyens prêts à la lutte contre la pauvreté. Une formation qui s’orienterait vers les métiers basés sur de la matière grise (informatique, numérique, intelligence artificielle) et qui ne nécessitent pas des capitaux aussi énormes que l’industrie classique sacrifiée en nommant un certain Moustapha Diop, à la tête du département ministériel dédié. Quel signal veut-on donner en faisant cela ?
La Covid 19 est ainsi venue enseigner à Macky Sall qu’il est temps de changer de paradigme. Ce qui prouve à souhait que ce Plan Sénégal Emergent (PSE), adossé à sa vision, si tant est qu’elle en est une, risque d’être remis en cause, surtout qu’il a remplacé le « Yoonu Yokkute », avant d’être enrichi au niveau local, jusqu’à l’étape Covid pendant laquelle, Macky Sall daigne enfin reconnaître avoir négligé certains domaines.
Nous espérons juste qu’il ne nous sorte pas, comme d’un coup de baguette magique, un autre programme retoqué. Il est certain qu’à force de gouverner avec des slogans qui ne recoupent pas la réalité, l’on finit par s’enfermer dans son propre piège avec des réveils brutaux. Et parfois, il est bien trop tard pour recoller les morceaux.

La solidité des institutions : une sur-priorité  

Là, ne sont certainement pas les seuls chantiers à achever. Celui des institutions compte plus que jamais, puisque c’est sur ce socle que doivent reposer tous les actes à poser dans la gouvernance. Asseoir une justice indépendante, est un grand défi dans un contexte où se posent des questions d’affectation de magistrats à leur insu, d’accusations de corruption entre magistrats et d’inféodation du pouvoir judiciaire à l’exécutif.  De même la justice doit davantage être la garante de la sécurité des affaires dans un environnement où les investisseurs doivent être mieux protégés.
L’inutilité prouvée des institutions budgétivores, est un autre fléau à combattre dans un contexte de raréfaction des ressources. Pourquoi ne pas supprimer le Conseil Economique, social et Environnemental (Cese) et le Haut Conseil des Collectivités territoriales (HCCT), la commission du dialogue des territoires dont l’utilité et l’efficacité n’ont jamais été jusqu’ici prouvées, si ce n’est dans le recasement de la clientèle politique ?
Un débat que l’on pouvait nous épargner à l’heure où la vitalité démocratique devrait être de mise, c’est celui lié au choix du chef de l’opposition et sur lequel les partis ne semblent pas beaucoup s’accorder. N’a-t-il pas au fond comme soubassement  de distraire le peuple et de permettre de nouer des arrangements entre politiciens, au détriment du peuple. Un débat ô combien stérile et si peu intéressant pour le commun des Sénégalais. Qu’est-ce que cela va apporter de plus ? Désigner un chef de l’opposition, permettrait-il de ranger les autres opposants derrière ? Cela ne viserait-il pas à anesthésier une certaine opposition ?
Autant de questions intéressantes à se poser. D’autant qu’on est à un moment charnière où l’on se dirige vers de chaudes empoignades. Ils sont bien nombreux ces partis politiques et Dieu sait que la question de leur réduction et de leur représentativité, aurait pu être posée de manière à réduire leur nombre et instaurer un système de financement en rapport avec leur vitalité et dynamisme. Leur multiplication n’a pour effet que de développer une culture de chantage et d’accès aux ressources grâce au jeu des alliances et des soutiens, quand bien même un parti se limiterait à son chef, quelques amis et la famille. Pour être plus précis, il s’agit de ces partis que l’on désigne sous le sobriquet de « partis cabines téléphoniques ».
Ce que les inondations viennent de révéler, c’est que le Sénégal est bien loin de l’émergence qui reste toutefois un objectif. Mais que l’on ne se trompe pas de lunettes, le spectacle qu’il a été donné de voir, est plus proche d’un champ de ruines qu’une société évoluée, proche de l’émergence. Les explications et justifications tous azimuts invoquant des efforts du gouvernement dans une logique d’atténuation de sa responsabilité, ne peut trouver grâce aux yeux de la population dans le désarroi et la galère. Il faudra pour réussir à combattre les inondations revoir la politique d’urbanisation qui devrait reposer sur un  assainissement fondé sur une approche globale et non par quartiers ou localités. Mais tout ceci, bien évidemment doit être soutenu par un souci d’organisation, de rigueur, d’action, de contrôle mais plus spécifiquement de planification, de suivi et d’évaluation des projets. Des conditions sans lesquelles, aucune émergence n’est possible. Du courage, il en faut beaucoup pour l’Etat dans une logique d’organiser les zones habitables et non habitables.  Il est peut-être  grand temps d’arrêter de jouer avec la naïveté du peuple et d’essayer d’œuvrer pour son bénéfice exclusif. Car ce qui s’est passé ce week-end là, est un naufrage de la gouvernance. Pardon collectif. Partir d’un plan décennal de 750 milliards pour finir par un Plan Orsec. C’est comme qui dirait, monter dans un avion et atterrir sur une charrette.

Météo : L’Anacim prévient sur des pluies d’intensité variable, les prochaines 24h.

https://www.dakaractu.com Les pluies d’intensité variable parfois accompagnées d’orages, continueront à intéresser le pays, particulièrement sur les localités nord du pays, notamment à Saint-Louis, Linguère entre autres, ont indiqué à travers le bulletin de prévision à très courte échéance les services prévision et risques de l’l’Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie (Anacim).
Ces informations valables pour les prochaines 24h (du 06 septembre à 21h au 07 septembre à 21h), renseignent que ces pluies se maintiendront au courant de la nuit.
Les conditions resteront beaucoup plus favorables à des manifestations pluvio-orageuses sur la façade ouest notamment, le centre-ouest, le nord-ouest et le sud-ouest du territoire national dans la journée du lundi 07 septembre, précise l’Anacim.

Pluies diluviennes : Le phénomène est dû aux ondes tropicales,explique l’ANACIM qui alerte sur d’autres pluies.

https://www.dakaractu.com Les abondantes pluies qui se sont abattues sur plusieurs localités du territoire national causant des dégâts considérables, sont dues aux ondes tropicales qui se sont déplacées sur le Mali et pour aborder le Sénégal par l’Est. C’est un phénomène rare, explique les services de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie (ANACIM).
Selon le prévisionniste Abdoulaye Diouf du service prévision et réduction des risques, joint par Dakaractu, des phénomènes extrêmes peuvent survenir à un moment donné, occasionnant des pluies assez rares avec un impact sensible qui engendre des conséquences.
Ces ondes tropicales correspondent en effet à des zones de convergence où vient s’agglutiner l’activité orageuse et donc prévient l’expert, « il va encore pleuvoir dans certains localités du pays ». « Le phénomène est en train d’être évacué en mer. La situation devrait revenir au calme le mardi », a indiqué Abdoulaye Diouf.
Les ondes tropicales sont typiquement orientées Nord-Sud, et se déplacent d’Est en Ouest, avec parfois une légère composante Nord en suivant les alizés, par conséquent il faudra encore s’attendre à des pluies dans d’autres zones du territoire national. « Le centre du pays a enregistré ce dimanche des pluies et même dans certaines localités de Dakar », confie le prévionniste qui alerte sur le déplacement de ces ondes tropicales. « Elles aborderont l’Ouest du pays à partir du 9 septembre et toucheront le reste du pays à partir du 10 septembre ».
Interpellé sur le rôle de l’Anacim dans le dispositif du plan Orsec déclenché par le ministre de l’intérieur à la demande du chef de l’Etat, l’expert en météorologie a confié que l’agence travaille de concert avec les services compétents, notamment ceux de la direction de la protection civile. « L’Anacim est un centre régional de prévisions et réalise des prévisions pour la sous-région, notamment l’Afrique de l’Ouest et sa mission est fondamentale; c’est ce qui a expliqué la participation du directeur de l’exploitation météorologique à la réunion d’urgence du plan Orsec », a aussi renseigné Abdoulaye Diouf

Inondations : Le CILSS avait alerté le Sénégal

https://kewoulo.info Selon Seneweb le Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS), avait prévenu les autorités sénégalaises d’un hivernage 2020 qui s’annonce globalement pluvieux avec des quantités totales des précipitations supérieures à la moyenne dans la bande sahélienne.
Dans son bulletin de juillet 2020 parcouru par L’Observateur, le CILSS avait alerté sur l’arrivée d’écoulements dans les bassins fluviaux supérieurs ou équivalents à la moyenne, des séquences sèches en début et vers la fin de saison importantes et une date de fin de saison tardive émises en avril.
« Des quantités de pluies globalement supérieures aux cumuls moyens de la période 1981-2010 sont attendues sur la bande sahélienne et soudanienne allant du Tchad à la façade Atlantique, notamment sur la partie Sud du Tchad, la bande agricole du Niger, le Burkina Faso, la partie agricole du Mali, le Sud de la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie, la Guinée Bissau, le Cap-Vert, le Nord de la Guinée, les parties extrême Nord de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo, du Bénin et du Nigéria », alertait le CILSS.
Alors, au regard des cumuls de pluies globalement supérieurs à la moyenne attendue sur la bande sahélienne, les risques d’inondations sont élevés, selon l’institution.
Pour atténuer ces risques, le CILSS recommandait de suivre de près les seuils d’alerte dans les différents sites à haut risque d’inondation, prévenir l’occupation anarchique des zones inondables, en particulier dans les zones urbaines, renforcer la veille et les capacités d’intervention des agences en charge du suivi des inondations, de la réduction des risques de catastrophes et des aides humanitaires, assurer le curage régulier des caniveaux d’assainissement…

Inondations : Les autorités étaient alertées depuis avril Par Assane Samb

Dakar et beaucoup de villes ainsi que certaines localités de l’intérieur du pays pataugent dans les eaux. Les fortes pluies de ce week-end qui se poursuivent actuellement ont fini d’inonder de nombreux quartiers et ruelles au grand dam des familles et des automobilistes qui sont justement submergés par une réalité qu’ils croyaient derrière eux.
Et si cette tendance se poursuivait, beaucoup de plus de ménages allaient en pâtir. La situation pourrait être beaucoup plus catastrophique qu’on ne le pense.
Une situation qui n’a cependant rien de surprenant. Contrairement à une vraie catastrophe naturelle qui survient de façon brutale et inattendue, les autorités étatiques étaient alertées depuis ce mois d’avril sur les fortes pluies attendues et ‘’le très fort risque d’inondation’’ subséquent.
Les experts de l’Agence nationale de l’Aviation civile et de la Météorologie (ANACIM)   et du   Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (CILSS) avaient, au cours de leur rencontre annuelle qui s’est tenue au mois d’avril, alerté sur une pluviométrie qui sera abondante cette année et ‘’le fort risque d’inondations’’.

Alors, il fallait anticiper et se préparer en conséquence.

Malheureusement, du fait peut-être de l’effet de la Covid-19 qui a focalisé toutes les attentions, aucun débat sur la question n’a été enregistré. Et le Sénégal est entré dans l’hivernage en concentrant ses efforts sur la pandémie.
Bien sûr, un plan était en cours lequel devrait courir jusqu’en 2022. Et le plus étonnant, c’est que ce sont 750 milliards qui ont été mobilisés pour des résultats plus qu’insuffisants.
Le Programme Décennal de Gestion des Inondations (PDGI)mis sur pied pour la période 2012-2022 devrait, à terme, venir à bout de ce phénomène.
D’ailleurs, il est étonnant que selon certaines sources, le Sénégal en est à plus de 64% d’exécution financière et à 84% d’exécution technique. Des chiffres qui peuvent étonner si l’on en juge par la réalité du terrain. Notre pays est loin de sortir des eaux et les inondations sont réapparues surtout dans la banlieue de Dakar.
La preuve, le président Sall aurait demandé un rapport sur l’état d’exécution des finances lié à la matérialisation de ce plan. Et le Ministre Serigne Mbaye Thiam devrait s’exécuter incessamment.
En tout état de cause, gouverner, c’est prévoir. Et apparemment, encore une fois, l’anticipation nécessaire n’a pas été observée pour prendre les devants.
Bien sûr, la situation est plus que compliquée pour certaines localités où les populations vivent dans des zones non-aedificandi.
C’est pourquoi, il faudra aussi des solution structurelles de fond comme le Plan Jaxaay au temps de l’ancien Président Wade qui avait permis la délocalisation de certaines populations et leur réinstallation dans d’autres sites.
Il fallait poursuivre cette expérience heureuse après en avoir fait le bilan et tiré toutes les leçons pour ne pas répéter les mêmes erreurs.

A ce propos, les pôles urbains de Diamnadio et du Lac Rose qui sont tout près de Dakar pourraient permettre de réussir ces opérations.

Mieux, en mettant en plan le programme des 100 milles logements, l’Etat devrait penser aux sinistrés des inondations avec des facilitations qu’ils seront les seuls à avoir.
Malheureusement, Dakar est toujours engorgée ; elle étouffe même. Et aucune solution viable ne saurait être mise en œuvre si l’on ne tient pas compte de cette nécessité de décentraliser la capitale en créant, pourquoi pas, une capitale administrative à Thiès, Diourbel ou ailleurs.
Et ce n’est pas tout. Du fait que les pluies pourraient continuer à tomber jusqu’en fin octobre et début novembre, selon les prévisions, les récoltes pourraient être largement affectées ce qui aurait un impact négatif sur les rendements. Car, les cultures arrivant à la phase de récoltes, si celles-ci s’exécutent en plein hivernage, cela aurait forcément des répercussions négatives sur le rendement.
D’ailleurs, cette situation s’observe déjà pour ce qui concerne certains champs de riz de la Vallée où on a entendu les agriculteurs tirer la sonnette d’alarme.
En clair, après la Covid-19, le Sénégal devra faire face à un autre péril, les inondations. Et nous ne sommes pas sûrs qu’il y ait assez de moyens pour faire face.

Sénégal : au moins six (6) morts des suites de pluies diluviennes

https://www.pressafrik.com Au mois 6 personnes sont mortes ce week-end au Sénégal, des suites de pluies diluviennes qui se sont abattues sur l’étendue du territoire national. Des blessés et des dégâts matériels ont été aussi enregistrés.
A Kaolack, au centre du pays, le corps sans vie d’un jeune homme de 22 ans a été repêché dimanche par les sapeurs-pompiers dans le village de Tawa Mboudaye dans la commune de Ndiaffate. Alors qu’un berger transhumant, N. Tine, âgé de 08 ans, s’est noyé dans un marigot dans la commune de Vélingara Ferlo.
Le sud du pays non plus n’est pas épargné. A Sédhiou au village de Soumboundou Pakao situé dans la commune d’Oudoucar, un mur en banco s’est effondré sur un groupe d’enfants, tuant une fillette de 2 ans et blessant son grand frère de 18 ans.
Toujours dans le sud, dans la commune de Faoun, village de Touba Mouride (département de Bounkiling), un mort a été enregistré et trois blessés après que le toit d’une maison s’est effondré sur les occupants.
A Dakar, dans le quartier populeux de Grand-Yoff, un bébé de 2 ans a succombé à ses blessures suite à l’affaiblissement d’un mur. A noter également qu’un corps sans vie a été retrouvé sous les eaux au niveau du tunnel de Guinaw Rails Sud. Le jeune homme âgé de 20 ans serait mort noyé.

750 milliards contre les inondations : 7 des 10 points du programme ne sont pas exécutés

https://www.seneweb.com Le Programme décennal de lutte contre les inondations, qui a englouti 750 milliards Fcfa, se décline en 10 points. Parmi ces 10 points, 7 n’ont pas été exécutés, révèle l’ancien député Abou Sané dans les colonnes du quotidien L’Observateur.
Pour le dernier point, explique ce géographe-environnementaliste, il était question de mettre en place un observatoire en charge du suivi de la lutte contre les inondations composé d’universitaires, d’experts, d’élus locaux… Mais, il n’y a pas eu de suite et on n’en parle plus.

INONDATIONS : « OÙ SONT PASSÉS LES 750 MILLIARDS FCFA ? »

http://www.emedia.sn Actualité oblige, le magazine d’informations, La Totale, de ce dimanche, 6 septembre, s’est intéressé aux inondations constatées dans le pays après les fortes pluies d’avant-hier samedi. « Où sont passés les 750 milliards de F CFA qui auraient été investis pour lutter contre les inondations ? » s’interrogent les Sénégalais.
Serigne Mbaye Thiam, le ministre de l’Assainissement et de l’Hydraulique, a rappelé qu’un rapport est en train d’être fait sur instruction du chef de l’État, Macky Sall. Ledit document, a-t-il précisé  : « indiquera, rubrique par rubrique, comment ça a été dépensé. Le plan décennal des inondations était de plus de mille milliards à peu prés. Les logements qui ont été faits à Tawfekh, ce n’est pas quelque chose qu’on imagine. Je ne dis pas que ça prend les 750 milliards mais cela fait partie de ce plan décennal. Les gens peuvent constater que c’est du réel qui a été fait. Il y a des bassins qui ont été faits dans des localités. »
Face à la catastrophe actuelle, il soutient que « dans tous les pays du monde lorsqu’on programme des infrastructures d’assainissement, d’hydraulique et de transport, on les dimensionne selon les besoins du moment. Ici au Sénégal, par exemple, ces infrastructures de lutte contre les inondations, on les programme sur ce qu’on appelle la pluie décennale, la pluie la plus forte observée au cours d’une décennie. Si vous avez maintenant, une pluie qui dépasse cette décennale-là, en ce moment-là, vous avez des difficultés. Il y a des pays qui ont des moyens, qui programment selon une centennale. Je vous donne simplement l’exemple de Thiès, l’année dernière, la saison des pluies 2019, entre le début et le 31 août, sur trois mois, on avait en tout 120 mm d’eau. Rien que la journée d’hier, j’ai les dernières statistiques de Thiès au cours de la réunion par l’ANACIM, c’est 126,9 mm ».

« Les 750 milliards n’ont pas été mobilisés « 

Un autre intervenant, Cheikh Gueye, expert en développement, a, d’emblée, souligné, qu’ « en annonçant 750 milliards, il n’était pas évident que l’Etat atteindrait cette somme sur les dix ans. C’était, d’abord, une annonce. Ensuite, dans le cadre du plan d’urgence, l’Etat avait réussi à mobiliser d’abord 66 milliards et l’a dépensé pour des grandes infrastructures notamment autour de l’hôpital Maguilène Senghor, de la Foire, et de certains projets au niveau de la banlieue, en continuité de la politique mise en place par le président Wade (plan Jaxay, etc). En dehors de ce plan d’urgence, l’Etat a pu mobiliser à peu près 120 milliards avec les différents bailleurs autour d’une table ronde, qu’il a complété aussi au fur et à mesures avec, à chaque fois, dix, vingt milliards depuis lors. Donc cet argent-là n’a pas été totalement consacré disons à réduire les inondations ici et maintenant. C’était de l’argent qui devait aussi servir à mettre en place un plan national d’aménagement du territoire, des études, et d’autres mécanismes qui pouvaient permettre à moyen et long terme de réduire les inondations. »
Selon le chargé de prospective et stratégie à Enda Tiers Monde, « le fait même que le président n’ait pas de visibilité à travers un mécanisme de suivi de la dépense de cet argent, et que le ministre (Serigne Mbaye Thiam) ne puisse pas l’affirmer, montrer qu’il y a déjà un défaut de mobilisation autour de cette question des inondations. » Et « malheureusement, c’est une politique un peu spectacle. C’est-à-dire qu’à chaque fois qu’il y a des inondations, on fait des annonces, et après quand il n’y a pas de pluie décennale ou centennale, on n’en parle pas beaucoup alors que cela doit être un thème transversal aux différents ministères, et un domaine dans lequel la mobilisation doit être permanente et anticipatrice », a-t-il conclu.

« L’engagement des communautés »

Entre autres solutions structurelles qui devraient être envisagées, Gueye a listé « les plans directeurs d’urbanisme et d’aménagement du territoire. Qui doivent permettre vraiment de mettre les inondations comme une priorité notamment en mettant en place un plan de drainage des eaux pluviales », et « l’engagement des communautés dans la réduction des risques d’inondations, comme pour la Covid-19 ».
Mais en attendant, dans le cadre du plan Orsec déclenché par le chef de l’État, afin de permettre une synergie plus opérationnelle de tous les services de l’Etat en cas de catastrophe, les 14 gouverneurs de région ont envoyé, chacun son rapport, au niveau central. Et ces rapports seront utiles dans la mobilisation des moyens dont le montant reste à déterminer.
Déjà, assure le ministre, « on n’a pas attendu le plan Orsec. Dans la mesure où, au cours de la (réunion au ministère de l’Intérieur), la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers a expliqué que 185 motopompes et électro-pompes étaient déjà opérationnelles depuis le démarrage de la saison des pluies mais qu’il faut renforcer parce que la quantité d’eau demande qu’on renforce le cubage d’évacuation. Et c’est ça qui est en train d’être fait avec ces moyens supplémentaires. »
Ainsi, il est formel  : « Ce n’est pas tout le territoire qui est inondé. Parce que même au sein des régions, ce n’est pas tous les départements et toutes les localités qui sont inondés. La zone qui a reçu une quantité plus importante de pluie, c’est les régions de Fatick, Thiès, Kaolack, Kaffrine et Dakar, qui sont les plus problématiques. Dans les autres régions, nous avons des poches quelques fois. » Dié BÂ

DIOURBEL : PLUS DE 200 MÉNAGES ET UNE VINGTAINE DE SITES ENVAHIS PAR LES EAUX

Diourbel, 6 sept ( APS) – Les fortes précipitations qui se sont abattues dans la commune de Diourbel samedi et dimanche ont causé beaucoup de dégâts et désagréments aux populations, qui sont sous les eaux dans plus d’une vingtaine de sites.
‘’Samedi, nous avons eu à enregistrer de fortes précipitations dans la commune de Diourbel. On parle même de 134, 8 mm dans la commune de Diourbel’’, a dit le préfet du département de Diourbel, Ibrahima Fall.

Il faisait face à la presse au terme d’une visite de terrain pour s’enquérir de la situation et échanger avec les populations impactées.

Il a visité, en compagnie du maire de la commune et des services techniques, les sites névralgiques de la commune à savoir Thierno Kandji, Ngolombit, Keur cheikh, HLM route de Gossas, Médinatoul, Ndar gou ndaw, Mboudaye, Cheikh Anta, marché Ndoumbé diop, grand Diourbel, la rue d’Avignon.
Certains services comme l’IEF et la gendarmerie ont aussi été envahis par les eaux.
Selon lui, ‘’l’objectif de cette mission, c’était d’abord d’apprécier la situation sur le terrain mais également identifier les mesures qu’il faudrait prendre pour faire face de manière urgente aux problèmes des inondations mais également compatir avec les populations qui sont sous les eaux’’.
Le préfet et ses services ont pu identifier une vingtaine de sites où des opérations de pompage doivent être effectuées pour évacuer les eaux pluviales.
‘’A l’issue de cette mission, nous avons pu constater que dans la commune de Diourbel une vingtaine de sites inondés et à chaque site également, des mesures ont été préconisées ‘’, a estimé M. Fall.
Toutefois, il sollicite davantage de matériel pour aider les sapeurs-pompiers à bien mener les activités de pompage des eaux pluviales dans la commune.
‘’Il faudrait de manière générale, un renforcement en moyens logistiques des sapeurs-pompiers, en motos-pompes mais aussi avec l’installation d’une descente électrique sur certains points avec des électro-pompes’’, à plaidé le préfet du département de Diourbel.

A cela s’ajoute la mise à leur disposition d’ hydro-cureurs qui permettront d’assainir certains points qui ne sont pas raccordés au réseau d’assainissement.

Pour les sinistrés, M. Fall affirme que plus de 200 familles ont déjà été ciblées même si un recensement plus exhaustif sera fait par les délégués de quartiers et les forces de l’ordre.
Pour sa part, le maire Malick Fall a informé que la municipalité va tenir une réunion lundi pour statuer sur problème du curage
‘’On va tenir une réunion demain (lundi) avec l’agent de la voirie pour trouver rapidement une solution. D’ores et déjà, l’ONAS va dès lundi nous envoyer un hydro-cureur pour régler le problème’’.
‘’Nous sommes en train de travailler pour évaluer combien Diourbel a besoin dans le plan ORSEC. Je dois d’ailleurs dire que l’état du Sénégal a fait beaucoup d’efforts dans la lutte contre les inondations. Bien évidemment, cela demande beaucoup de moyens’’, assure le ministre de l’Emploi, de la Formation professionnelle et de l’Artisanat, Dame Diop.
Il a par ailleurs salué l’élan de solidarité des populations non impactées vis-à-vis des sinistrées qui ont quasiment tout perdu dans les eaux.FD/MD

KOLDA : Les pluies diluviennes ont causé des inondations et des dégâts dans toute la région.

https://www.dakaractu.com Après la pluie, c’est le beau temps a-t-on coutume de dire, mais avec les dernières pluies diluviennes, c’est le mauvais temps, entraînant inondations et sinistres.
À Kolda, au quartier Gadapara, à Sikilo nord, à la Cité régionale ou à Saré Moussa barrage partout c’est la désolation, même si la pluie fait
le bonheur du monde rural et des paysans.
La situation est presque la même dans toute la région de Kolda en passant par Vélingara, Médina Yoro Foula.

Inondations à Rufisque : Les populations de Sant Yalla se disent déçues par le chef de l’État.

https://www.dakarmatin.com Les populations du quartier populaire de Santa Yalla ne savent plus à quel saint se vouer. Fortement touchées par les dernières pluies qui se sont abattues sur Dakar, les populations de cette localité de Rufisque, tirent la sonnette d’alarme. Selon, Mbaye Sembène, « nous avions tous voté massivement pour Macky Sall. Parce que nous pensions que lui au moins allait résoudre nos problèmes. Nous lui demandons d’envoyer les équipes pour une étude de faisabilité. Nous sommes des sénégalais et nous voulons bénéficier d’un système d’assainissement », a dit M. Sembène. En outre, les populations se demandent « où sont passés les 70 milliards supposés avoir été injectés à Rufisque », a dit Pape Gningue

INONDATIONS : Dakar Dem Dikk suspend ses lignes dans la banlieue…

https://www.dakarmatin.com Les fortes pluies du week-end ont fait d’énormes dégâts et poussent les autorités à prendre des décisions face aux inondations. Après le déclenchement du plan ORSEC par le chef de l’État hier, la société de transport Dakar Dem Dikk (DDD) a décidé de suspendre ses lignes dans la banlieue dakaroise. Dans un communiqué posté sur sa page Facebook, la société de transport précise :  » en raison des fortes pluies qui se sont abattues hier occasionnant des inondations, toutes nos lignes de banlieue sont suspendues jusqu’à nouvel ordre. Nous nous excusons de ce désagrément et de tout inconvénient qui pourrait en découler ». A noter que cette décision est prise de façon provisoire

Inondation : Le district sanitaire de Guédiawaye Hamo 5 inondé, Aliou Sall jeté en pâture.

https://www.dakaractu.com Le maire de Guédiawaye est, aujourd’hui, pointé du doigt par des agents de santé qui lui en veulent terriblement.
Aliou Sall s’est attiré les foudres de ces personnels à cause de son inertie face au calvaire de l’Infirmier chef de poste (Icp) de la structure de santé de Hamo 5. Une situation née des dégâts causés par les eaux de pluie de ce samedi et qui n’ont épargné ni le logement de l’Icp, ni le matériel médical encore moins les salles de soin.
Certains agents de ladite structure de santé trouvés sur les lieux sont en rage contre le maire de Guédiawaye. Lui reprochant de ne s’être même pas déployé encore moins d’envoyer un émissaire venir faire le constat des lieux ou même de leur apporter le moindre soutien.
Les éléments de la Brigade nationale de Sapeurs-pompiers contactés n’ont, eux aussi, donné signe de vie qu’après plusieurs heures. Une sorte de laxisme qui a mis en rogne le personnel et certains acteurs de la localité. Sokhna Camara, l’un d’entre eux, pour sa part a dénoncé vivement l’attitude du maire qui a fait le mort.
‘’Le maire de Guédiawaye aurait dû voler au secours de l’Icp qui a tout perdu dans les eaux. Le maire aurait mieux fait d’être attentif à tout ce qui accable ses administrés. Le logement de l’Infirmier chef de poste (Icp) a été envahi par les eaux pluviales. Tous les habits de sa famille et mêmes les diplômes des enfants ont été détruits par les eaux pluviales’’, peste la dame qui appelle les autorités à tendre la perche à l’Infirmier chef de poste, en difficulté…

INONDATIONS–PAPE DIOP POUR LA SUPPRESSION D’INSTITUTIONS

NETTALI. COM- Le Plan Orsec doit être accompagné de mesures fortes comme la suppression de l’une ou des institutions de l’État. C’est ce que préconise Pape Diop, leader de la Convergence Libérale et Démocratique Bok Gis Gis.
La Convergence Libérale et Démocratique “Bok Gis Gis” exprime sa compassion à l’endroit des populations affectées par les pluies diluviennes de ces dernières 48 heures qui ont causé d’énormes dégâts sur toute l’étendue du territoire. ” En ces moments difficiles, je tiens à dire à ces compatriotes affectés que je suis de tout coeur avec eux et que je partage leur souffrance”, compatit Pape Diop.
Au delà de la compassion, il invite le président de la République qui a lancé le Plan ORSEC, à l’accompagner ” d’actions fortes”.  ” A l’image de ce qu’il avait fait en 2012, à savoir la dissolution du Sénat dont j’étais le Président et le redéploiement de son budget aux opérations de secours et à l’assistance aux populations sinistrées”, rappelle Pape Diop.
Par conséquent, celui-ci pense que ” la dissolution d’une ou de plusieurs Institutions comme le Haut conseil des collectivités territoriales, le Conseil économique social et environnemental et la Commission pour le dialogue des territoires, entre autres, doit être envisagée“. Ceci, d’autant qu’argue-t-il, ” la situation actuelle est, à tout point de vue, beaucoup plus difficile et complexe que celle de 2012 qui l’avait amené à dissoudre le Sénat “. “En effet, cette fois-ci, le drame des inondations vient s’ajouter à la pandémie à Coronavirus avec ses effets dévastateurs sur l’économie nationale et les conditions de vie des Sénégalais“, constate avec regret M. Diop.
Aussi encourage-t-il ” vivement le président de la République à aller dans ce sens afin de soulager les populations sinistrées et d’abréger la souffrance des Sénégalais de manière générale“.

PERSISTANCE DRAMATIQUE DES INONDATIONS  : Nous sommes tous coupables ! Par Aly Fall, Journaliste et sinistré

C’est avec beaucoup de peine qu’on ressasse encore nos misères causées par des années d’inondations au Sénégal. Le week-end a, en effet, été particulièrement douloureux pour des milliers de familles. Des maisons englouties dans les eaux, du matériel électroménager perdu, du mobilier endommagé, bref plusieurs biens sont partis dans les effluves pluviaux. De quoi nous rappeler encore et encore nos multiples échecs dans les ripostes nationales contre les inondations. Depuis les années 2000 en effet, des centaines et des centaines de milliards de francs CFA ont été mobilisés par le Trésor public, pour développer une réponse appropriée aux eaux de pluie enregistrées entre les mois d’août et de septembre de chaque année.
Hélas nos légèretés ne cessent de nous rattraper et surtout de nous convaincre de nos propres incompétences. Dernièrement le chef de l’Etat a demandé un rapport détaillant les 750 milliards de Francs CFA, mobilisés entre 2012 et maintenant dans le cadre de la lutte contre les inondations. Peut-être déjà qu’il est informé de plusieurs errements dans cette lutte au point de vouloir en savoir davantage sur la gestion de ce phénomène naturel au Sénégal.
En tant que reporter du journal Le Quotidien entre les années 2006 et 2009, nous avions vécu, pour ne pas dire assisté, à des tragédies multiformes en banlieue. Des centaines de maisons englouties dans les eaux entre Pikine, Guédiawaye, Yeumbeul et Diamaguène, des drames humains avec la noyade d’enfants ou encore le décès de plusieurs autres personnes électrocutées par des fils de courant oubliés dans les eaux.
Ces moments extrêmement douloureux avaient poussé le chef de l’Etat d’alors à déclencher des «Plans Orsec» au point même de devoir repousser des échéances électorales. Des centaines de milliards de Francs CFA avaient été engagées durant cette période, pour nous faire oublier les affres des eaux de pluie. On se rappelle encore amèrement du « Plan Jaxaay », avec ses plus de 60 milliards de Francs CFA mobilisés. Mais sa détestable gestion avait amené la Justice à mettre la main sur des caciques du parti de Abdoulaye Wade et dont certains, qui flirtent aujourd’hui avec le régime de Macky Sall.

Le malheur des uns fait le bonheur des …. voraces.

En fait, c’est à croire que les inondations au Sénégal constituent du pain béni pour certains. Si des milliers de familles en souffrent, une portion congrue de voraces en profite à travers les marchés octroyés dans le cadre du « Plan Orsec ». C’est encore leur traite et on en voit déjà qui danse dans leur bureau. Ils n’en auront jamais assez ! Tant qu’ils pourront toujours et en toute impunité, louer des motopompes trois ou quatre fois le prix normal, tant qu’ils pourront se saouler sans retenue avec le carburant, ils prieront toujours pour qu’il y’ait des «Plans Orsec» au Sénégal. Tant pis pour le Trésor public et au Diable les sinistrés. On s’entendra toujours dire que, c’est le système qui veut ça. Quel maudit système !
Les inondations de 2020 nous ouvrent encore les yeux : le Sénégal n’en est pas encore fini avec les eaux de pluie. Malgré les centaines de milliards jusque-là investies dans la gestion, les résultats sont très loin d’être satisfaisants. Les entreprises choisies pour effectuer les travaux sur les sites se partagent des milliards de Francs CFA naturellement avec leurs parrains de l’administration sans que la qualité ne suive. C’est un éternel recommencement, tel Sisyphe !

Preuve de l’incompétence des maires.

La clameur publique accable nos ingénieurs qui seraient soit nuls, soit insouciants devant le calvaire des sinistrés. Nous estimons qu’ils sont à la fois incompétents et inconscients et ils s’en-foutent pas mal du droit du citoyen de disposer d’un cadre bien assaini et aménagé. Il suffit de voir comment les Dakarois particulièrement, se débattent dans les eaux nauséabondes des inondations, pour s’en convaincre : nous ne sommes pas encore sortis de l’auberge !
Mais ce à quoi nous assistons aujourd’hui interpelle également les maires de nos différentes communes. C’est à la limite s’ils ne méritent pas la guillotine, comme du reste, tous ceux qui ont élaboré et exécuté jusque-là, les plans nationaux de lutte contre les inondations depuis les Indépendances. Nos maires, pour revenir à eux, ne sont même pas capables de mettre à la disposition de leurs administrés des motopompes pour les aider à évacuer les eaux de pluie qui ont assiégé leurs quartiers et maisons. Pour beaucoup, ils disparaissent pendant l’hivernage, pour ne pas subir la furie de leurs administrés. A quelques exceptions près, il y en a qui prennent la peine de se retrousser les pantalons pour faire le tour de leurs quartiers engloutis, histoire de témoigner de leur solidarité à leurs sinistrés. La grande majorité elle, reste aphone et introuvable pendant que leurs concitoyens broient du noir.
Les « fonds de soutien à… » pullulent dans les budgets des mairies, qui sont paradoxalement incapables de doter de moyens de riposte aux inondations à leurs pauvres administrés. C’est triste. Ce, d’autant plus que des quartiers entiers ne sont pas éclairés la nuit, obligeant leurs habitants à vivre dans l’obscurité et dans les inondations pendant tout le temps que dure l’hivernage. Sans exagération aucune, plus de 90 des Sénégalais vivent le même calvaire depuis des décennies, sans fin. Mais qui pour changer les choses ?
La question est d’autant plus prégnante que les plans nationaux occultent souvent la réponse communautaire et l’implication des communautés dans le contrôle des travaux effectués dans le cadre des inondations. Plus que jamais, les communautés doivent se lever et se décider à exercer un contrôle citoyen de tous travaux publics sur leurs terroirs pour s’assurer de la qualité des ouvrages. Ce contrôle leur permettra également de sensibiliser les habitants des quartiers à participer à la préservation des ouvrages d’assainissement mis en place. Il ne sert à rien également de construire des ouvrages pour prévenir les inondations et que les plus inconscients parmi nous les sabotent ou les volent pour de maigres francs CFA.
Aujourd’hui, rien que le désensablement nous coûte en tant que contribuables, des milliards de francs CFA par année compte non tenu de l’entretien des égouts et autres édifices publics destinés à l’assainissement. Si en retour, les communautés ne veillent pas à leur entretien, la spirale de dépenses avec les deniers publics ne s’estompera jamais. Et c’est justement le meilleur moyen de rendre service aux voraces qui vivent encore et encore des marchés publics sans aucune once de scrupule.Aly Fall,Journaliste et sinistré

Inondations : Le gouvernement se tire une balle dans le pied Par Madiambal DIAGNE

Les pluies tombées ces derniers jours sont fortes et ont provoqué des inondations dans de nombreuses localités. La météo annonce des précipitations continues, durant plusieurs jours encore, ce qui voudrait dire que les populations vont continuer de vivre les pieds trempés, avec tous les désagréments. Une telle situation peut excéder de nombreux citoyens notamment des jeunes, qui ont eu à faire éclater leur colère en s’en prenant à quelques symboles du pouvoir politique. La situation de cette pluviométrie exceptionnelle ne saurait être une surprise. Depuis plusieurs mois, les services compétents de l’Etat et particulièrement les structures internationales qui ont pour mission de s’intéresser aux questions climatiques, avaient annoncé des bouleversements qui devraient fatalement provoquer de fortes pluies dans la région d’Afrique de l’Ouest. L’Agence nationale pour l’aviation civile et la météorologie (Anacim) et le Comité inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel (Cilss), le centre Agrimet sont unanimes avec le Groupe international pour l’environnement et le climat (Giec) qui indiquait, dès février 2020, qu’il ne fait « aucun doute qu’en Afrique de l’Ouest, particulièrement dans six pays (Sénégal, Mauritanie, Mali, Niger, Burkina et Côte d’Ivoire), on risque de relever de fortes pluies et des inondations sans précédent». Mieux, on avait déjà, depuis quelques semaines, observé des précipitations exceptionnelles dans des pays comme le Niger avec un bilan humain lourd de 45 personnes décédées et plus de 200 milles personnes déplacées. Les inondations de la semaine dernière au Mali ont provoqué 15 morts à Bamako. Au Bénin, les villes de Cotonou et Abomey-Calavi sont sous les eaux. La Côte d’Ivoire a connu des pluies hors saison avec de dégâts matériels et humains importants. Le Sénégal ne saurait donc être en reste. Malheureusement, le gouvernement a manqué d’anticipation et de réactivité pour se préparer à une meilleure prise en charge de cette pluviométrie exceptionnelle. Les sinistres auraient été plus ou moins bien compris, pour ne pas dire acceptés, si l’Etat avait communiqué en direction des populations, avertissant sur les risques de précipitations exceptionnelles et surtout si un dispositif opérationnel avait été mis en place en amont.

 Le gouvernement a crié victoire un peu trop tôt

Il nous revient que le problème de la pluviométrie exceptionnelle cette année avait été évoquée en Conseil des ministres mercredi dernier, 2 septembre 2020. Le ministre de l’Agriculture et de l’équipement rural, Moussa Baldé, avait fait une communication en relevant le fort excédent de pluviométrie enregistré à cette période de l’année et qui augurait de bonnes récoltes agricoles. Le Chef de l’Etat s’en était réjoui et avait tenu à souligner, à l’endroit du ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam, la nécessité de préparer une communication gouvernementale, afin de mettre en exergue les réalisations du Plan décennal de lutte contre les inondations (2012-2022). Ce programme initié par Macky Sall a permis de sauver les populations des cruelles inondations connues dans le passé. Macky Sall pouvait se dire satisfait des réalisations de son gouvernement et tenait à le faire savoir. Il est incontestable qu’un répit salutaire avait été observé sur la question des inondations. D’ailleurs, cette prouesse avait participé positivement à la campagne de Macky Sall pour sa réélection en 2019.
Cette ambiance jure donc d’avec les révélations faites dans la presse qui voudraient faire croire que le Chef de l’Etat aurait piqué une colère noire en Conseil des ministres du fait des inondations.  La réalité était tout autre mercredi dernier. En effet, les situations de grosses inondations ont été enregistrées postérieurement. Des personnes qui ne veulent pas que du bien au ministre Serigne Mbaye Thiam, ont certainement cherché à manipuler les médias et à faire de la désinformation. Au demeurant, il faudrait faire justice à Serigne Mbaye Thiam qui n’aurait véritablement pas été le principal comptable d’éventuels ratés sur le programme décennal de lutte contre les inondations. Il n’a hérité de ce portefeuille qu’après la présidentielle de 2019. Il reste qu’on pourrait reprocher au gouvernement d’avoir crié victoire un peu trop tôt. Les sols qui ont reçu de fortes précipitations, en de courtes périodes, ont pu être engorgés d’eau et la nappe phréatique a pu remonter dans certaines zones, favorisant une recrudescence des inondations. Il n’en demeure pas moins que si le gouvernement, encore une fois, avait anticipé, dans une communication proactive, pour alerter sur le caractère exceptionnel des pluies de cette année et surtout indiquer se préparer à faire face à d’éventuels dégâts en déroulant par exemple des mesures préparatoires, les populations auraient dans doute étaient plus indulgentes ou, à tout le moins, compréhensives.

La tendance de gouverner par Twitter

On va relever également que le gouvernement a manqué de réactivité devant ce spectacle, affiché sur tous les écrans de télévision, avec des images désolantes des habitations gagnées par la furie des eaux de pluie dans des quartiers de Dakar, de sa banlieue et dans certaines autres localités comme Thiès, Mbour,  Saint-Louis entre autres. Malgré la détresse des populations qui laissent éclater leur colère aux micros des journalistes ou dans la rue, aucune autorité de l’Etat, d’un rang gouvernemental ou même un directeur d’une structure publique ayant pour mission de lutter contre les inondations ou pour protéger ou améliorer le cadre de vie des populations, n’a estimé devoir mettre des bottes pour se déplacer, aller se montrer aux côtés des sinistrés. Une présence physique aurait certainement rassuré, calmé des populations éplorées. Il a fallu un «tweet» du Président Macky Sall, – en partance pour Niamey pour prendre part au Sommet des chefs d’Etats de la Cedeao-, qui disait sa compassion à l’endroit des populations sinistrées, pour que des responsables de l’Etat rivalisèrent d’ardeur en réagissant dans la foulée, partageant ce tweet présidentiel. On peut deviner qu’ils étaient bien calfeutrés dans leur canapé douillet. On a observé que personne n’a estimé devoir monter au créneau pour prendre la parole sur les émissions talk-shows ou sur les plateaux télés, dans le sens de chercher à expliquer les efforts et les réalisations du gouvernement pour juguler les inondations avec les nombreux ouvrages de drainage des eaux pluviales réalisés depuis 2012. Tout le grand monde du régime de Macky Sall se cacherait des médias ! Il faut le dire, l’impression générale laissée alors est que le gouvernement aurait fait preuve de gabegie dans la gestion des crédits alloués au programme décennal de lutte contre les inondations. C’est comme si rien n’aurait été fait et que toute la bagatelle de 750 milliards de francs Cfa, qu’on déclare avoir été investie dans l’assainissement, ces huit dernières années, aurait été détournée sans vergogne. En outre, il aurait été opportun pour le gouvernement de voir des responsables politiques et gouvernementaux prendre la parole, participer à témoigner de la solidarité à l’endroit des populations en détresse. Tout le monde semble s’être mis à l’abri des gouttes de pluies et autres éclaboussures. Cette ambiance au sein du gouvernement semble même se refléter dans la sémantique du dernier tweet présidentiel.  Le président Macky Sall y annonce avoir instruit le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique à déclencher le Plan «Orsec». Aly Ngouille Ndiaye aurait-il besoin d‘attendre des instructions présidentielles pour déclencher le Plan Orsec, un acte de gouvernement, assez normal et naturel, relevant de ses prérogatives en cas de sinistre ? Est ce la frilosité qui inhibe toute initiative de la part des membres du gouvernement ou un souci d’éviter de porter une communication désavantageuse ? Quelle honte ou supplice y aurait-il à dire aux populations que le gouvernement a eu à consentir de gros efforts pour lutter contre les inondations et continuera inlassablement de le faire, mais que les bouleversements climatiques avec leur corollaire de phénomènes naturels imprévisibles ont pu prendre à défaut de nombreux pays, y compris le nôtre ?

Le devoir d’une vigilance accrue

La recrudescence des inondations révèlent les limites des actions dans le secteur de l’assainissement. Les acteurs sont nombreux allant de l’Office national de l‘assainissement du Sénégal (Onas) à l’Agence de développement municipal (ADM), ou au programme de gestion des eaux pluviales (PROGEP) financé par la Banque mondiale, ou à l’Agetip ou l’Apix ou encore le ministère de l’Eau et de l’Assainissement. Peut être qu’on en oublie ! Des sommes importantes y sont englouties, il s’avère nécessaire de procéder à l’évaluation des actions pour non seulement optimiser les interventions mais aussi assurer une certaine transparence. Le Sénégal doit s’épargner de retomber dans les travers de la mauvaise gestion du Plan Jaxaay qui était destiné à régler définitivement le fléau des inondations dans Dakar et sa banlieue et qui se révéla en fin de compte comme un modèle de la mal gouvernance du régime de Abdoulaye Wade. Il conviendrait également d’évaluer l’impact de certains ouvrages d’infrastructures routières ou ferroviaires dans la survenue d’inondations dans des zones traversées. Quelle est la part des actes d’incivisme des populations dans le bouchage de certaines conduites et collecteurs ? Les travaux de curage des canaux sont-ils réalisés dans les normes par les services publics préposés à cette tâche ? De même qu’il faudrait se faire violence pour engager des actions fortes pour déguerpir ou déplacer des populations installées sur des lits inondables. C’est aussi un courage politique pour un homme d’Etat de prendre des mesures du genre. Il y a quelques jours de cela, je me plaisais à inviter des autorités gouvernementales à suivre un documentaire sur une chaine de télévision étrangère qui présentait comment le Baron Haussman et l’Empereur Napoléon III avaient osé casser les taudis de Paris pour faire de cette ville ce qu’elle est devenue aujourd’hui.
Par ailleurs, les quelques situations de début d’émeutes notées dans certains quartiers doivent également interpeller la politique sécuritaire de l’Etat. La furie des jeunes de Cambérène qui ont saccagé le siège du parti du président Macky Sall au quartier des Parcelles assainies, conforte une observation. En effet, on a pu constater que toutes les velléités d’émeutes populaires déclenchées ces derniers mois pour protester contre les mesures d’application de l’état d’urgence sanitaire suite à la pandémie du Covid-19 (couvre-feu et/ou interdiction de rassemblements dans les lieux de culte) ont pris naissance à partir de foyers religieux comme à Cambérène, Médina Gounass, Touba ou Léona Niassène. Cela traduirait-il une défiance de foyers religieux qui chercheraient à en découdre avec le pouvoir politique ou illustrait-il un malaise social ou des querelles ou problèmes internes à ces foyers religieux ? Dans tous les cas, il appartient à l’Etat du Sénégal de prendre la mesure de la situation et de veiller au grain afin d’éviter des situations fâcheuses préjudiciables à la paix civile.

Moustapha DIAKHATE Sur Le Plan ORSEC : «Les Braconniers De La Détresse Des Sénégalais Vont Encore Capturer Les Deniers Publics …»

http://www.walf-groupe.com Moustapha Diakhaté ne rate jamais une occasion de descendre en flammes Macky Sall. Et cette fois-ci c’est le plan Orsec annoncé par le chef de l’Etat pour soulager les familles victimes des inondations qui a fait sortir l’ancien président du Groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (Bby) de sa réserve.
Sur sa page Facebook, l’ex-député à l’Assemblée nationale soutient que les plans Orsec et programmes de lutte contre les inondations sont une aubaine à milliards de francs CFA pour la mafia de la misère. «Les braconniers de la détresse des Sénégalais vont encore capturer les deniers publics pour rien comme d’habitude. Il urge de sortir de plusieurs décennies d’erreurs et des sentiers battus ! Les faramineuses dépenses de plus de 1 000 milliards de Francs Cfa pour des résultats aussi médiocres plaident en faveur d’un changement de structures, d’hommes, de politiques et de méthodes. Depuis le début du 21e siècle, le Sénégal a consenti d’énormes sacrifices budgétaires dans sa croisade contre les inondations. Malheureusement, force est de constater que les résultats sont en deçà des dépenses affectées à la recherche de solutions idoines. Ce paradoxe justifie la pertinence de l’audit des infrastructures d’assainissement», déclare M. Diakhaté.
Pour lui, il relève de l’évidence que c’est toute la politique de lutte contre les inondations entreprise par les gouvernements sénégalais depuis l’indépendance, qu’il faut diagnostiquer sans complaisance et réformer en profondeur. Mieux indique-t-il, les deniers publics consacrés à la lutte contre les inondations n’ont, manifestement, pas été judicieusement utilisés. C’est pourquoi, en attendant, l’audit et ses résultats, il urge dit-il, désormais de confier les opérations de cette année au génie militaire et d’écarter tous ceux qui ont été associés, dans le passé, à la gestion des inondations : administration centrale, opérateurs économiques et toutes les inondations phages pompeusement désignés sous le respectable vocable d’expert. «La misère, la détresse des populations ne doivent être une aubaine, une occasion pour des personnes sans foi ni loi de s’enrichir sur le dos du contribuable sénégalais. Au Sénégal comme ailleurs, les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. C’est un cheval qui gagne qu’on garde, mais pas un tocard perdant», lance l’ancien ministre conseiller de Macky Sall.Samba BARRY

Inondations : Lansana Gagny Sakho…Une Incompétence Coupable Et Dangereuse

https://www.xibaaru.sn Le Sénégal en inondation ; Lansana Gagny Sakho doit dégager de la tête de l’ONAS
Le Sénégal tout entier, depuis 72 heures, est débordé par les eaux. C’est tout simplement incroyable. La goutte de pluie qui fait déborder le Sénégal tout entier.  Les images montrent que le Sénégal n’avait aucun programme d’assainissement. Pourtant, dès son accession au pouvoir pour lutter définitivement contre les inondations, le Président de la République Macky Sall avait eu l’idée généreuse de faire doter le Sénégal d’un Plan décennal de gestion des inondations estimé à 750 milliards FCFA.
Huit ans déjà que le Pan décennal de gestion des inondations est mis sur pied. Un plan qui doit prendre fin en 2022, et l’on avait prédit qu’au fur et à mesure de son exécution, le Sénégal sortirait petit à petit des eaux. Seulement voilà, depuis rien n’est fait.
Mansour Faye, ensuite Serigne Mbaye Thiam à la tête du ministère de l’Assainissement successivement, ainsi que le directeur général de l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS) Lansana Gagny Sakho doivent des comptes au peuple sénégalais. Comme s’il voyait venir alors que le Sénégal n’était pas englouti par les eaux, le Président de la République Macky Sall avait même exigé qu’un rapport d’évaluation lui soit fait par rapport à l’exécution de ce plan.
Une exigence qui est la preuve que les différents responsables chargés dans ce domaine ont failli. Ils doivent tous des comptes au Président de la République ainsi qu’à l’ensemble du peuple sénégalais. Un acte criminel vient d’être commis.
On parle de plus de cinq morts causés par ces inondations durant ces 72 heures. Le bilan pourrait s’alourdir. Pourtant, en dehors du budget de 750 milliards FCFA mis en place, Lansana Gagny Sakho, à la tête de l’ONAS depuis le 11 septembre 2017, dispose de milliards de FCFA, rien que pour l’assainissement. C’est scandaleux. Lansana Gagny Sakho, ingénieur en génie électrique qui fut directeur général de l’ofor (office des forages ruraux) montre toutes ses limites. Il doit dégager de son poste. Car, ce qui se passe demeure impardonnable.
Depuis qu’il est à la tête de l’ONAS, il ne se passe une seule saison des pluies sans que le Sénégal ne soit englouti par les eaux qui causent des morts. Comme Me Moussa Diop l’a été à la tête de Dakar Dem Dikk (DDD) où il vient de se faire virer, Lansana Gagny Sakho étale toute son incompétence malgré les milliards qu’il dispose à la tête de l’ONAS.
A quoi sert Lansana Gagny Sakho ? A rien, sauf comme l’autre incompétent viré de DDD Me Moussa Diop, il passe tout son temps à envahir les médias pour sortir des discours creux, alors qu’il fait souffrir le peuple sénégalais. Lansana Gagny Sakho doit dégager de son poste.La rédaction de Xibaar

Doudou Wade : «Mansour Faye est incapable de fournir des factures authentiques»

https://directnewsinfo.com Invité à l’émission « Ndoubelane » de Sen TV, Doudou Wade est d’avis que le beau frère du Chef de l’Etat en charge de la distribution de l’aide alimentaire destinés aux sénégalais impactés par la covid-19 serait incapable de fournir des factures authentiques. Selon lui, Mansour Faye est en train de préparer de fausses  factures.

l’Etat invité à consacrer 3% du budget à l’alphabétisation

APA-Dakar (Sénégal) Par Édouard TouréUn collectif de la société civile sénégalaise a invité, dimanche à Dakar, le Gouvernement à investir 3% de son budget dans l’alphabétisation, conformément à l’engagement pris par les États lors de la Conférence régionale africaine sur l’alphabétisation dans le monde tenue du 10 au 12 septembre 2007 à Bamako, au Mali.
« Treize ans après l’engagement pris par les États à Bamako d’investir 3% des budgets dans l’alphabétisation, le Sénégal peine toujours à consacrer 1% de son budget à l’alphabétisation. C’est pourquoi, nous lui demandons de respecter son engagement d’autant plus cinq millions de Sénégalais sont analphabètes », a dit Cheikh Mbow, Directeur exécutif de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de d’éducation publique (Cosydep), membre dudit colletif tout comme Alphadev, Cendreao, Cneap et l’Ong DEFI.
Il prenait part à un point de presse de lancement de la Semaine nationale de l’alphabétisation prévue du 8 au 14 septembre 2020 sous le thème :

« L’alphabétisation et son enseignement pendant et après la crise de la Covid-19 ».

Dans sa déclaration dont APA a obtenu copie, le collectif de la société civile sénégalaise oeuvrant pour l’alphabétisation a souligné que la pandémie de la Covid-19 a amplifié les défis existants en matière d’alphabétisation,  affectant profondément les possibilités de scolarisation et d’apprentissage tout au long de la vie, y compris pour les jeunes et les adultes.
« C’est pourquoi, a dit Mor Diakhaté, Directeur exécutif de l’Ong Alphadev et porte-parole du jour, dans la perspective de reprise et de renforcement de la résilience, il est important que l’alphabétisation soit intégrée dans les plans mondiaux et nationaux d’intervention et de relèvement afin de garantir la continuité de l’apprentissage, l’amélioration de l’offre mais aussi la mise en place de systèmesd’apprentissage tout au long de la vie mieux adaptés et plus inclusifs ».
S’agissant du Sénégal, il invite l’Etat à éradiquer l’analphabétisme et promouvoir les langues nationales à travers un environnement lettré de qualité, à assurer le financement soutenu du Plan d’accélération de l’alphabétisation au Sénégal (Pass), à développer des initiatives intersectorielles en alphabitisant chaque année plus de 500.000 citoyens, à développer une politique linguistique cohérente, à restaurer le Centre national des ressources éducationnelles  (Cnre) et le Centre des ressources éducationnelles polyvalents pour adultes (Crepa), et à établir un bilan complet en vue d’apprécier le comportement des flux des bénéficiaires dans le formel.TE/APA

LE MAGAZINE FOREIGN POLICY SUR LA GESTION DU COVID-19 : Le Sénégal classé 2ème sur 36 pays devant la France et les USA

https://www.leral.net Les résultats du test COVID-19 reviennent dans les 24 heures – voire plus rapidement. Les hôtels ont été transformés en unités de quarantaine. Les scientifiques s’empressent de développer un ventilateur de pointe à faible coût.
Ce n’est pas la réponse à la pandémie en Corée du Sud, en Nouvelle-Zélande ou dans un autre pays présentée comme un modèle de réussite de l’endiguement des coronavirus. C’est le Sénégal, un pays d’Afrique de l’Ouest avec un système de santé fragile, une pénurie de lits d’hôpitaux et environ sept médecins pour 100 000 habitants. Et pourtant, le Sénégal, avec une population de 16 millions d’habitants, s’est attaqué au COVID-19 de manière agressive et, jusqu’à présent, efficacement. Plus de six mois après le début de la pandémie, le pays compte environ 14 000 cas et 284 décès.
« Vous voyez le Sénégal évoluer sur tous les fronts : suivre la science, agir rapidement, travailler le côté communication de l’équation, puis réfléchir à l’innovation », a déclaré Judd Devermont, Directeur du programme Afrique au Centre d’études stratégiques et internationales, un groupe de réflexion non partisan sur la politique étrangère.
Le Sénégal mérite « d’être dans le panthéon des pays qui ont … bien réagi à cette crise, même compte tenu de sa faible base de ressources », a déclaré Devermont. Le Sénégal a décroché la deuxième place dans une analyse récente sur la manière dont 36 pays ont géré la pandémie. Les États-Unis ont atterri vers le bas : 31 des 36 pays examinés par le magazine Foreign Policy , qui comprenait un mélange de pays riches, à revenu intermédiaire et en développement.
Le Sénégal a reçu de bonnes notes pour « un degré élevé de préparation et une confiance dans les faits et la science », tandis que les États-Unis ont été ternis pour la mauvaise qualité des messages de santé publique, les tests limités et d’autres lacunes. Devermont et d’autres disent que le succès discret du Sénégal est dû à une combinaison d’action rapide, de communication claire et de son expérience lors de l’épidémie d’Ebola de 2014.

Au cours de cette crise sanitaire, le Sénégal a confirmé son premier cas le 02 mars. Les responsables ont immédiatement identifié 74 autres personnes avec lesquelles le patient avait été en contact et ont commencé à les surveiller et à les tester.

« Les tests ont été rapides et fiables; tous les résultats étaient négatifs », a déclaré l’Organisation mondiale de la santé en déclarant l’épidémie quelques mois plus tard. « Avec des épidémies qui sévissaient juste à travers ses frontières, le Sénégal était bien préparé, avec un plan de réponse détaillé en place dès mars.
Lorsque le nouveau coronavirus est apparu, le Dr Abdoulaye Bousso, directeur du Centre d’opérations d’urgence sanitaire du Sénégal, a déclaré que le gouvernement avait commencé à élaborer un plan d’urgence dès que l’Organisation mondiale de la santé avait déclaré une urgence de santé publique internationale le 30 janvier.
Lorsque le pays a eu son premier cas positif deux mois plus tard, le président Macky Sall a immédiatement imposé un couvre-feu et limité les déplacements entre les 14 régions du Sénégal. Le pays a rapidement augmenté sa capacité de test, créant des laboratoires mobiles capables de renvoyer les résultats dans les 24 heures – ou aussi rapidement que deux heures dans certains cas, a déclaré Bousso.
Le gouvernement de Sall a également fait une promesse dramatique : toute personne dont le test est positif aurait un lit de traitement, qu’elle ait des symptômes ou non. Cela a éloigné les patients de chez eux, où ils pourraient transmettre le virus aux membres de leur famille. « Nous avons vu au début que si vous faites cela, nous pouvons très rapidement arrêter la transmission », a déclaré Bousso.
Une autre étape, petite mais significative : chaque jour, un fonctionnaire du ministère de la Santé fait une mise à jour sombre, révélant le nombre de nouvelles infections, le nombre de personnes guéries et le nombre de morts. « Si nous avons six personnes décédées, nous le disons. Si nous avons une personne, nous le disons », a déclaré Bousso. L’objectif est d’être totalement transparent, de garder les gens mobilisés et de contrer toute suggestion selon laquelle le virus n’est pas une menace sérieuse, a-t-il expliqué.
Shannon Underwood, une avocate en droit de l’immigration de Seattle qui a déménagé au Sénégal avec sa famille il y a deux ans, a déclaré que la réponse du gouvernement avait été impressionnante, voire parfaite. Underwood a déclaré que c’était « bizarre » de regarder la réponse américaine de loin, ajoutant qu’elle préférerait de loin vivre à Dakar. « Il n’y a pas eu un moment où ma famille a pensé. Oh, nous aurions dû évacuer. Nous avons toujours pensé qu’être ici était le meilleur choix », a déclaré Underwood.
Ses amis sénégalais sont sidérés que les Américains se disputent pour savoir s’il faut porter des masques et que certains remettent en question la gravité du virus. « Les gens ici nous demandent : Ce n’est pas vrai, non ? », a déclaré Underwood. « La façon dont la société et la culture sont ici … il est inimaginable qu’une personne refuse de porter un masque pour protéger les gens autour d’elle. » Elle et d’autres se sont habitués à la nouvelle norme au Sénégal, qui comprend des contrôles de température et une giclée de désinfectant pour les mains chaque fois qu’ils s’aventurent pour la nourriture ou d’autres nécessités.
Dans chaque épicerie, restaurant et autre établissement, « il y a un gardien de sécurité debout à la porte avec un thermomètre frontal thermique et une bouteille de désinfectant », dit-elle. Tout le monde se conforme sans problème, a-t-elle dit, travaillant « ensemble en tant que communauté … pour se maintenir mutuellement en bonne santé ».

Devermont a déclaré que le succès du Sénégal dans la lutte contre Ebola leur a donné un plan pour répondre au COVID « dès le départ ». Et il a noté que Sall jouit d’une grande confiance dans tout le Sénégal, s’assurant que les gens prennent ses avertissements et les restrictions gouvernementales au sérieux.

Il a noté que Sall a également montré l’exemple en décidant de s’auto-isoler après avoir été exposé au virus, même s’il a été testé négatif. « Le Sénégal n’est pas sorti du bois », a déclaré Devermont, soulignant qu’il pourrait y avoir des lacunes dans les tests et d’autres incertitudes sur la façon dont le virus progressera là-bas. Mais jusqu’à présent, le pays a montré qu’il ne fallait pas un système de santé de classe mondiale et des tonnes d’argent pour contrôler le virus.
« Votre niveau de préparation est extrêmement important et la base de ressources dont vous disposez est importante », a déclaré Devermont. « Mais le leadership l’emporte sur tout cela. … Et je pense que Macky Sall et son gouvernement ont fait preuve d’un leadership extraordinaire. » Bousso a convenu que le Sénégal ne pouvait pas encore dire qu’il avait le virus sous contrôle. « Mais nous sommes optimistes que si nous continuons notre chemin, nous pourrons arrêter cette épidémie dans le pays », a-t-il ajouté.

Bonne gestion Covid-19 – Le Sénégal 2ème mondial, plus « fort » que les Etats-Unis

https://www.leral.net Des résultats de tests Covid disponibles en 24 heures ou moins, des hôtels réquisitionnés pour mettre en quarantaine les patients Covid ; une communication transparente sur les cas d’infections au coronavirus : le pays de la téranga a géré mieux que les États-Unis la crise sanitaire liée au coronavirus, selon le journal USA Today.
En effet, avec son système de santé précaire, un déficit de lits d’hôpitaux avec 7 médecins pour 100.000 habitants, le Sénégal a géré la crise du Covid-19 avec célérité et efficacité. Car six mois après l’apparition du premier cas répertorié sur le territoire, le pays ne compte qu’environ 14.000 patients infectés et 284 décès (au 1er septembre 2020), relève dans ses colonnes USA Today.
À la lumière de ces résultats, le journal américain estime que le Sénégal mérite de figurer dans le lot des pays qui ont bien géré la crise sanitaire, malgré leurs ressources limitées, a soutenu Judd Devermont, directeur du program Afrique au Center des études Strategic et International Studies, un think tank non partisan, spécialisée en politique étrangère »
Une étude récente classe le Sénégal deuxième sur 36 pays qui ont bien géré la pandémie. Alors que les Etats-Unis arrivent largement derrière à la 31e place selon le Forein Policy magazine qui prenne en compte dans le classement un mix de pays riches, pays émergents et en voie de développement.
Ce succès du Sénégal qui s’explique par une combinaison de plusieurs facteurs que sont la réactivité dans la prise en charge, une communication transparente et l’expérience de la gestion réussie de la crise Ebola en 2014, souligne le confrère. Qui rapporte les propos tenus par le Dr Bousso sur la transparence dans la communication du ministère de la Santé notamment sur le nombre de nouveaux cas, de décès et de guérisons lu à la télé chaque jour.

MLD : Macky Sall«est rattrapé par les inondations. Sans Premier ministre, il ne réussira pas »

https://www.dakaractu.com C’est une double crise qui est maintenant vécue par le Sénégal qui se retrouve avec des inondations sui viennent s’ajouter au coronavirus.
Mamadou Lamine Diallo, le leader de Tekki qui était l’invité du Grand Jury sur la Rfm, s’est dit déçu de la gestion des inondations par le régime en place, qu’il estime manquer de vision. « Il faut savoir que le président Macky Sall sans Premier ministre, ne parviendra pas à faire une bonne coordination », certifie le député de l’opposition.
Pour MLD, « le problème peut être résolu si on appréciait les choses sur le plan décennal. Analyser ces difficultés sur une dizaine d’années ».
Selon lui toujours, il y’a deux problèmes qui se posent au niveau de l’exécution des urgences par le gouvernement du Sénégal : d’abord, le problème d’efficacité dans le travail car, avec Macky Sall sans Premier ministre, le travail ne marche pas. Il soulignera que les activités de beaucoup de ministres sont au ralenti.
« Ils ne prennent pas de décisions, ils sont en contact avec le président qui est obligé de prendre les décisions qui auraient pu s’élargir avec la présence d’un Premier ministre » déplore MLD.
La deuxième remarque est qu’il y’a un problème de priorité et d’orientation réelle de ce qu’il faut faire. En définitive, c’est le chaos qui s’installe lorsque ces difficultés talonnent la gouvernance. Il faudra donc, selon le député agir et de manière subtile…

Chef de l’opposition : «Macky Sall nous a averti qu’il allait réduire l’opposition à sa plus simple expression» (MLD)

https://www.dakaractu.com Le sujet sur le statut et le chef de l’opposition est loin de convaincre le député Mamadou Lamine Diallo dans les conditions où les concertations au sein du dialogue politique manquent de sérieux. « Le dialogue politique, national, ne nous intéresse pas », ce sont les premiers mots de Mamadou Lamine Diallo après la question sur la pertinence de ces concertations au lendemain de la réelection de Macky Sall.
Le président du parti de l’émergence citoyenne TEKKI qui était l’invité ce matin du Grand Jury, s’est exprimé sans équivoque sur cette question et estime assumer ses responsabilités  de ne pas participer à ce qu’il considère comme un leurre qui empêche l’opposition d’accomplir sa mission. Pour lui, il est temps de se rappeler des mots du président de la République. « Nous avions été avertis par le président de la République qui nous avait dit qu’il allait réduire l’opposition à sa plus simple expression. Donc pourquoi s’attarder sur ces pseudo questions de Dialogue qui n’ont point de sens », rappellera le député.
À l’en croire, « Macky Sall est dans la ruse et tout ce qui l’intéresse, c’est de procéder à des manigances pour affaiblir l’opposition. »
Ainsi, il n’a jamais été pour lui, MLD, de parler de ces questions de chef de l’opposition car, n’étant pas engagé dans cette discussion qui plombe la marche des activités de l’opposition. Dans plusieurs pays du monde, il y’a certes un chef de l’opposition, mais Mamadou Lamine Diallo estime que c’est pas la panacée pour la gouvernance démocratique. Toutefois, il estime qu’il pourrait être déterminé par l’Assemblée nationale qui est la représentation du peuple…

BABA WONE DRESSE LE PORTRAIT ROBOT DU FUTUR CHEF DE L’OPPOSITION

http://www.emedia.sn Le statut du chef de l’opposition reste le point d’achoppement du dialogue politique. Un consensus n’est pas encore trouvé sur celui qui doit incarner institutionnellement le leader de l’opposition. Invité à l’émission Lr Du Temps, ce dimanche, l’ancien ministre de la Culture, Amadou Tidiane Wone dit Baba Wone, a dressé le portrait rebot de celui qui devrait incarner ce statut. Pour lui, un chef de l’opposition devrait avoir une certaine légitimité auprès du peuple. « Le statut du chef de l’opposition, ça doit être une conquête. Ça se conquiert. Ça se gagne soit à travers les urnes soit à travers un combat politique qui vous donne les grades nécessaires. Ensuite, il faut, par la pertinence de ses propositions, par la rigueur dans son engagement, par le respect que l’on acquiert auprès des populations, s’imposer comme le leader incontournable des préoccupations du peuple. Mais un chef de l’opposition ne se décrète pas. Surtout quand ce décret porte la signature de celui que vous voulez remplacer », a signalé M. Wone. Pour lui, les avantages mis en exergue pour parler du chef de l’opposition a fini de polluer ce débat qui, du moins, est une bonne cause pour la démocratie. « Je ne comprends comment les gens de l’opposition peuvent entrer dans cette aventure surréaliste où on met en avance les avantages matériels et financiers dont bénéficierait le futur chef de l’opposition. Si ce n’est pas de la corruption d’Etat, ça y ressemble. En tous les cas, c’est une prime à la paresse », argue-t-il. Babacar FALL

«UN SOMMET DE LA CEDEAO RÉSERVÉ À LA LIMITATION DES MANDATS PRÉSIDENTIELS»

http://www.emedia.sn Afrikajom Center plaide pour l’organisation d’un sommet de la CEDEAO réservé à la limitation des mandats présidentiels à deux pour tous les Etats membres de la sous-région. « La CEDEAO peut aller loin concernant la question de la limitation des mandats présidentiels à deux. Dans pratiquement tous les pays de la CEDEAO, les constitutions reconnaissent la limitation de mandats à deux. Il est temps aujourd’hui qu’un sommet entérine cet état de fait en intégrant dans le Protocole additionnel sur la gouvernance et la démocratie une disposition limitant le mandat présidentiel à deux pour tous les pays de la CEDEAO avec application immédiate. Ces décisions pourraient contribuer à consolider l’Etat de droit, la démocratie, la paix, la stabilité et la justice », tranche le rapport du think tank créé par Alioune Tine, analysant à la loupe l’ensemble des pays d’Afrique de l’Ouest.
Lequel document souligne, dans ses conclusions, que « certains pays africains qui ont signé et ratifié la Charte africaine de la démocratie, de la Gouvernance et des Élections, sont encore tentés par le syndrome togolais du troisième mandat ou de la présidence à vie. » Ce qui « se manifeste à travers les réformes constitutionnelles qui suscitent beaucoup de tensions politiques, beaucoup de violences et d’instabilités dans les pays, de plus en plus d’élections contestées, des mécanismes de régulation délégitimés, mais aussi des acteurs politiques et de la société civile en détention arbitraire. »
Ainsi, « sur les quinze (15) pays de la CEDEAO, la plupart des pays connaissent des problèmes avec l’élection présidentielle de plus en plus contestée et des élus de moins en moins reconnus (Mali, Guinée-Bissau, Togo, Sénégal). En Guinée, les élections législatives et le référendum sont boycottés par l’opposition. Au Bénin les élections législatives également boycottées par l’opposition. Quant au Niger, le processus électoral se manifeste par un climat de plus en plus tendu avec l’arrestation et la détention de plusieurs acteurs de la société civile. »
De ce fait, ajoute le document  : « ce n’est pas un hasard si de plus en plus les décisions des cours de justice de la CEDEAO ou de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples sont de plus en plus contestées par les Etats qui souvent refusent de les mettre en oeuvre. Cela vient en partie du fait de la nature du pouvoir dans certains pays africains, qui est souvent un pouvoir illimité, un pouvoir sans contrôle, un pouvoir sans contre-pouvoir réel, ni national, ni régional, ni international. Car, aujourd’hui, le contexte mondial de montée du populisme, de l’affaiblissement de l’État de droit, de la démocratie et des droits humains ne confère plus aux États occidentaux l’autorité politique et morale requise pour donner des leçons ou « punir » certains États africains. Nous vivons également sur le continent comme ailleurs une espèce de désidéologisation, et de désémantisation des visions et des valeurs politiques sans contenu. Ce qui réduit souvent l’action gouvernementale à un exercice consistant à se partager les postes, les ressources et en ignorant totalement les normes de fonctionnement de la démocratie, de la gouvernance et de la justice, avec la montée d’un absolutisme qui tue les institutions démocratiques ». Non sans aborder « la convoitise des ressources par les groupes armés djihadistes qui sont en train de déstabiliser tout le Sahel. »
« Il faut saisir l’opportunité des politiques d’union nationale pour réinventer une démocratie africaine apaisée qui réconcilie la démocratie électorale et le suffrage universel à la contre-démocratie des acteurs de la société civile et hors institutions et de la majorité sociologique. Il faut réinventer une démocratie du débat public, de l’équité et de la justice. Et Réinventer un consensus démocratique fondé sur la défense de l’intérêt général et de la morale publique, réinventer ce nouvel en-commun comme programme de l’après COVID-19 », recommande, par ailleurs, le rapport.
Préciser que le document a été produit avant le retournement de situation observé en Côte d’Ivoire avec le président Alassane Ouattara qui s’est finalement déclaré candidat à sa propre succession pour un 3e mandat, et le coup d’Etat survenu au Mali, le 18 août dernier. Die BA

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 07/09/2020

Affaire Batiplus : Alex Rabih Kfoury confondu devant le Dji

Rebondissement dans l’affaire Batiplus. Les commission rogatoires du doyen des juges ont littéralement démasqué le fiancé de Rachelle Sleylati Alex Rabih Kfoury vendredi dernier. D’après de sources dignes de foi, les enquêteurs se sont rendus compte que ses déclarations devant les pandores de la Section Recherche n’ont rien à voir avec ce qu’ils ont trouvé dans la réalité. Par exemple, il leur disait ne disposer ni de terrain encore moins d’appartement dans le pays. Or, la commission prouve qu’il en a un au Plateau et est en passe d’acheter un autre en copropriété avec sa fiancée. À ce titre sur les huit cent millions, un acompte de cinq cent millions a été fait. Cerise sur le gâteau, les 95 millions sont en espèce. Au surplus, les enquêteurs qui se sont intéressés aux deux sociétés ( Platinium et Pingouin) ont découvert qu’elles n’ont pas généré dix millions de bénéfice ces 4 dernières années. Qui plus est, il est établi qu’il y a eu des mouvements de fonds entre les comptes de Rabih Kfoury et sa fiancée dont le compte personnel avait 40 millions FCfA pour quelqu’un qui a un salaire mensuel de 1 million. En définitive, les faits accablent le couple Alex-Rachelle, puisque leurs revenus cumulés ne permettent pas tous ces versements. Mais une question reste en suspens. Pourquoi seule la jeune dame est en prison ? si tant est que la complicité est bien établie pourquoi seule Rachelle est en prison pendant que son fiancé se la coule douce? En tout état de cause, le doyen des juges a de quoi désormais prendre son ordonnance de renvoi devant le tribunal dans cette affaire rocambolesque où on parle de 2,5 milliards détournés au préjudice des Fares, propriétaire de Batiplus.

Une femme perd la vie en accouchant

Dans le village de Aga, situé sur l’axe Thiadiaye-Ngueniene, une dame répondant au nom de Khady Maronne y a perdu la vie avant-hier samedi. Mariée et mère de 5 enfants, la dame était en dernière phase pour donner une nouvelle vie. Hélas ! Dans ce village lointain où la case de santé est gérée par une «badianoi gokh» faute d’agents de santé, elle ne pouvait rien faire alors que la situation de Khady Maronne était critique. Ainsi, elle a été évacuée au district de Thiadiaye. Mais vu les complications, Khady Maronne a été ensuite évacuée au centre de Santé de Mbour. Après la césarienne, son nouveau-né n’a pas survécu. Quelques minutes plus tard, Khady Maronne a succombé. Tous les deux ont été enterrés à Aga, le même jour.

Sidiki Kaba distribue 1000 moustiquaires à Tambacounda

Le ministre des Forces Armées joue sur le terrain social. Son mouvement Actions pour le développement du Sénégal oriental a distribué samedi de nombreuses moustiquaires dans les quartiers périphériques de la commune de Tambacounda. Selon la note parvenue à « L’As », cette action initiée par les femmes favorables à Me Sidiki Kaba entre dans le cadre de la lutte contre le paludisme. Elles ont été assistées dans leur action par les «badjénou Gox» de la ville. Toujours à la recherche du bienêtre des populations, ADESOR a jugé important d’offrir de moustiquaires puisque la forte pluviométrie accélère la prolifération des moustiques, vecteurs d’une autre maladie tout aussi mortelle que dangereuse, le paludisme. D’ailleurs, selon les études du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), 33 844 cas de paludisme confirmés au niveau communautaire y sont dépistés en 2019. Une tendance à renverser pour placer la région dans le vert. En cette période de pandémie liée à la Covid-19, l’attention doit aussi être accordée à cette tueuse silencieuse qui fait des ravages dans les zones de Tamba et Kolda.

Colère des populations de Pata et environs

L’espoir s’est fondu comme du beurre au soleil. Les populations de Pata et de Médina Yoro Foulah qui espéraient que le président Macky Sall allait tenir sa promesse de désenclaver le département en bitumant la route, sont rouges de colère. L’arrêt des travaux et le démantèlement des bases de Pata et de Niaming de l’entreprise qui s’occupait des axes routiers Pata-MYF-Fafoucourou-Dabo, ont fait monté au créneau les jeunes de Pata. Face à la presse hier, les jeunes considèrent le départ de l’entreprise comme un mépris du gouvernement à l’endroit des citoyens de cette partie de la région de Kolda qui tarde à avoir un mètre de route bitumée. En plus du bitumage, le responsable des jeunes de Pata, Chérif Baldé souligne qu’une seule commune du département de MYF est électrifiée, le centre de Santé de MYF n’est que de nom et les jeunes sont au chômage. Ainsi, les populations de Pata et environ exigent du gouvernement le redémarrage immédiat et sans condition des travaux de bitumage, l’électrification des communes de Pata, Kéréwane, Niaming, Ndorna etc., la transformation du poste de santé de Pata en centre de santé et la construction d’un centre de formation.

Macky Sall au Sommet de la Cedeao

Après une longue pause à cause de la pandémie du coronavirus, les sommets en présentiel ont repris. La Cedeao tient sa 57e session ordinaire. Le Président Macky Sall a quitté Dakar hier pour prendre part à la 57e session ordinaire du Sommet de la Cedeao prévue aujourd’hui à Niamey au Niger. Les chefs d’Etat de la Cedeao vont se pencher sur la situation politique, économique et sociale de la sous région ainsi que sur les questions liées au fonctionnement de l’Organisation. Le Président Sall revient aussitôt après la fin du sommet. Mais déjà il fait l’objet de vives critiques.

L’élève décédé en plein examen à Kounkané admis au Bac

Les résultats de l’examen du baccalauréat de leur fils vont réveiller la douleur. Le candidat auBac, Djiby Sadio du Lycée de Kounkané, décédé lors de la dernière épreuve, a été déclaré admis d’office par le président du jury 1011. Il est classé 21e sur les 24 candidats admis d’office. Pourtant, Djiby Sadio n’a pas terminé l’épreuve de Sciences de la vie et de la terre (SVT) puisqu’il était en série L2. Ses parents se chargeront de récupérer son premier diplôme universitaire qu’il ne verra jamais. Pour rappel, sur 152 candidats du jury 1011, 24 sont admis d’office et 52 admissibles au second tour.

Les dégâts collatéraux des pluies diluviennes à Thiès

Les dégâts collatéraux des pluies diluviennes du week-end ont été insoutenables dans plusieurs quartiers de Thiès où des familles ont même été privées de repas de midi, à cause des inondations. Les populations de Sampathé, Kawsara, Takhikao, Nguinth et Keur Mame El Hadji ont été prises de court par les eaux de ruissellement.Il suffit de jeter un coup d’œil sur l’état actuel du poste de santé de Nguinth, qui se trouve sur un point bas, donc point de convergence des eaux de ruissellement, pour se rendre compte de la gravité de la situation. Du côté de la Chambre de commerce, les lieux ressemblaient à un grand lac, ce qui a endommagé plusieurs véhicules. Pour l’heure, les populations sont dans le désarroi et restent à l’écoute des maires, ne serait-ce que pour les soulager.

Frapp demande la dissolution du HCCT, CESE et CNDT

Une délégation de Frapp conduite par Guy Marius Sagna s’est rendue dans la banlieue pour réclamer la dissolution de certaines institutions de la République afin de résoudre le problème inondations. Selon les activistes, Macky Sall a le devoir aujourd’hui de supprimer le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT), la commission nationale du dialogue des territoires (CNDT) … pour mettre l’argent dans les préoccupations premières des populations. Frapp pense que ces institutions inutiles et budgétivores ne sont pas la priorité des populations. Ils réclament l’audit du plan décennal de lutte contre les inondations. Les activistes ont été gazés dimanche par la police alors qu’ils prenaient part à une marche spontanée des populations des Parcelles Assainies de Keur Massar de Rufisque qui sont inondées depuis 2012. Ces populations sont soutenues par le collectif zéro inondation. A les en croire, la police a lancé 09 grenades lacrymogènes pour disperser les manifestants. Pourtant d’après Frapp, ces populations ont donné chacune 500.000 pour l’assainissement. Frapp demande où sont passés les 767 milliards du plan de lutte contre les inondations.

Pape Diop réclame la suppression du CESE et HCCT

Restons avec les inondations pour dire que la dissolution de certaines institutions de laRépublique est sur toutes les lèvres. Le leader de Bokk Gis Gis qui est d’avis que ces pluies diluviennes causant d’énormes dégâts sur toute l’étendue du territoire, replongent plusieurs localités du pays dans le spectre des inondations. Pape Diop invite le président de la République, qui vient de lancer le Plan Orsec, à l’accompagner d’actions fortes à l’image de ce qu’il avait fait en 2012, à savoir la dissolution du Senat et le redéploiement de son budget aux opérations de secours et à l’assistance aux populations sinistrées. Le leader de Bok Gis Gis pense que la dissolution d’une ou de plusieurs institutions comme le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) et la Commission pour le Dialogue des Territoires (CNDT) entre autres, doit être envisagée. D’autant que, dit-il, la situation actuelle est, à tout point de vue, beaucoup plus difficile et complexe que celle de 2012 qui l’avait amené à dissoudre le Senat. A l’en croire, le drame des inondations vient s’ajouter à la pandémie à coronavirus avec ses effets dévastateurs sur l’économie nationale et les conditions de vie des Sénégalais.

Arrestation de trois Kankourang à Mbour

Dans une audio, le commissaire central de Mbour met en garde les gens qui s’aventurent à sortir le Kankourang. Le chef de la police locale a mis d’ailleurs aux arrêts et déféré trois Kankourang. Mieux, le commissaire de Mbour a interdit le «diambadong» (Ndlr, danse avec les circoncis) jusqu’à ce que le Préfet donne son aval. Au quartier Mbour Sérère, les limiers ont déjà identifié des jeunes qui veulent sortir le kankourang. Dans un discours limpide, le commissaire Mandjibou Lèye prévient qu’il ne fera pas de compromission et que toute personne qui sera arrêtée sera déférée auprès du procureur. Ainsi Lèye exhorte les jeunes de à respecter la loi avant qu’elle ne s’applique contre eux. «Pour une ample diffusion, le commissaire central demande que cette audio soit partagée au maximum au sein de la collectivité mandingue».

DDD suspend ses lignes de la banlieue

La société Dakar Dem Dikk accentue le calvaire des populations. En plus du supplice des inondations, les banlieusards vont devoir faire face aux difficultés de déplacements. Puisque la direction de Dakar Dem Dikk a décidé l’arrêt provisoire de ses lignes de la banlieue en raison des fortes pluies qui se sont abattues ce week-end occasionnant des inondations. Ainsi, toutes les lignes de banlieue sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.

Assises de la commission nationale consultative de mutation des enseignants

Le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla va présider aujourd’hui la cérémonie de clôture de l’édition 2020 des assises de la commission nationale consultative de mutation des personnels enseignants. Plus d’une cinquantaine d’acteurs de l’éducation nationale étaient en conclave à Mbour pour arrêter de manière consensuelle les critères pour la mutation des enseignants du primaire au secondaire et programmes d’éducation préscolaire, d’enseignement élémentaire et du corps de contrôle. Pour l’année 2020, le ministère de l’Education Nationale a reçu 19.904 dossiers de candidature, soit 18%de l’effectif total des enseignants. Ces demandes sont réparties entre le ministère de l’Education nationale pour 18.490 et celui de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et de l’Artisanat pour 604.

Viol : Le mari de la responsable BBY mouille un homme politique

https://www.rewmi.com I. Fall, l’époux de la responsable de Benno Bokk Yakaar (Bby) à Touba accusé d’avoir violé à plusieurs reprises la sœur de son épouse, parle. Et c’est pour faire des révélations accablantes sur sa femme et un homme politique. Selon Source A, il a confié aux enquêteurs qu’un leader politique a conseillé à sa femme de divorcer avant de lui promettre de l’épouser et de lui trouver un visa pour qu’elle parte à l’étranger.

Les aboyeurs et leurs maîtres

https://actusen.sn Les chiens ont beau être le meilleur ami de l’homme. Mais, en fin de compte, le genre humain ne gère que ses intérêts du moment. Si cela nécessite le fait d’euthanasier  un compagnon qui lui a toujours montré une loyauté sans faille, rares sont ceux qui prennent, réellement, le temps de réfléchir, avant de passer à l’acte. Et, les canidés de ce genre, ce n’est pas ce qui manque. Il y en a dans tous les coins de rue. Ils ne cherchent qu’une chose, un maître qui veuille les adopter et leur assurer une vie paisible. Tant que le compte y est, ils sont prêts à aboyer de toutes leurs forces. Dans ces conditions, pourquoi s’encombrer d’une certaine race de ces carnivores qui ont subitement une conscience qui fait qu’ils n’obéissent plus à leur maître.Mame Sagaar (Billet SourceA)

Macky Sall Est Mal Barré…Ça Se Gâte Partout

https://www.xibaaru.sn Malgré les milliards qu’il met à leur disposition  : Macky Sall face à l’incompétence de certains responsables
A qui doit se fier le Président de la République Macky Sall ?
Le Chef de l’Etat, Macky Sall, n’a vraiment pas de chance. Il débloque des milliards pour contenir les maladies et gérer les inondations, mais finalement tous ses efforts ne servent à rien. Parce que tout simplement, les personnes qui ont à charge ces programmes, sont tout simplement incompétentes.
Finalement, il ne sert à rien pour le Président Macky Sall de nommer à des postes sensibles des personnages qui passent tout leur temps à mener de la politique politicienne pour divertir les Sénégalais et masquer leurs incompétences, alors qu’il y a des technocrates efficaces à même de mener tous les programmes qu’il a pour le Sénégal.
A la tête de Dakar Dem Dikk (DDD), Me Moussa Diop finalement viré (un ouf de soulagement) a pompé l’air à tous les Sénégalais. Au lieu de se pencher correctement sur la mission à lui confiée à la tête de DDD, Me Moussa Diop a plus passé son temps à faire de la politique politicienne et a exhiber ses diplômes pour masquer son incompétence.
Sur les traces de Me Moussa Diop, se trouve Lansana Gagny Sakho, le directeur général de l’Office national de l’assainissement au Sénégal (ONAS). Lansana Gagny Sakho tout comme Me Moussa Diop est un homme particulier. Lansana Gagny Sako s’occupe d’une direction sensible. Le Sénégal est confronté à un sérieux problème d’assainissement. Chaque année, ce sont des milliards mis à la disposition de l’ONAS. Pendant ce temps, que fait Lansana Gagny Sakho. Rien que sauf pour masquer son incompétence, il s’illustre dans la politique politicienne. Pour un rien, on le voit occuper les médias comme pour se montrer en défenseur du Président de la République, Macky Sall, alors que sa mission est autre.
Il n’y a pas que les directeurs généraux incompétents pour se mettre à narguer les Sénégalais. Chez les ministres, on en trouve. Tout le monde peut constater l’impuissance du ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr qui depuis qu’il a été nommé à son poste, est incapable de faire bouger ce secteur. Les problèmes s’empirent dans le secteur de la santé, surtout avec l’apparition de la pandémie à covid-19. Pendant ce temps, monsieur se distingue par son folklorisme à travers sa politique politicienne.
Quant au ministre de l’Environnement et du Développement durable Abdou Karim Sall, le « mangeur de gazelles oryx », il cherche tout pour défier le peuple en menant une politique politicienne. Méprisant tout le Sénégal, Abdou Karim Sall fait comme si de rien n’était.
Et Cheikh Oumar Hanne, le ministre de l’Enseignement supérieur dans tout ça ? Le secteur de l’enseignement supérieur est empêtré dans de nombreuses difficultés. Il préfère faire abstraction de tout cela et se distinguer dans le terrain de la politique politicienne.
Voilà des autorités qui ne servent rien à la République ni au Chef de l’Etat Macky Sall qu’ils ne font que couper du peuple, rien que pour leurs prestiges. Au Président de la République d’en tirer les leçons et de donner un coup de balai et se débarrasser de ces individus incompétents qui ne peuvent même pas amuser la galerie, tant ils sont tristement célèbres. Le Sénégal est face à une pandémie redoutable, à des inondations meurtrières, et ce sont des politiciens incompétents et nuisibles à la commande des secteurs de la santé et de l’assainissement.La rédaction de Xibaaru


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