Revue de presse du Lundi 07 Juin 2021

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Impôt : chute drastique des recettes fiscales et hausse du déficit commercial en mars

http://www.topnews.sn Les recettes totales du mois de mars 2021 ont enregistré un fléchissement de 20, 6%, par rapport au mois précédent, selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd).
 Cette situation est en liaison avec la baisse des recettes fiscales (-20, 5%) et des recettes non fiscales (-30, 2%). Les recettes totales de l’Etat se sont également repliées de 8, 7% en glissement annuel.
Dans la même période, le solde commercial du Sénégal, au mois de mars 2021, est ressorti à -151, 4 milliards de FCFA contre -128, 1 milliards de FCFA le mois précédent, soit une dégradation de 23, 3 milliards de FCFA en valeur absolue.

Dette : Qu’a-t-on fait des 1200 milliards de mars 2018

http://www.topnews.sn Le gouvernement s’enorgueilli d’avoir réussi à lever, avec succès, 508 milliards de Fcfa. Alors que les bailleurs proposaient plus de 3000 milliards de Fcfa de souscription. Ce qui montre que la signature du Sénégal reste toujours crédible sur le marché financier international.
Mais la question que tout le monde se pose  : est la suivante  : qu’a-t-on fait des 1200 milliards de francs Cfa contractés en mars 2018.
«Maintenant le fait d’utiliser les 70% de ce montant pour payer une dette qui arrive à maturité en 2024 n’est pas un vrai problème s’il y en a il faudrait le chercher du côté de l’utilisation des fonds », affirme l’économiste Mor Gassama.
Autrement dit, poursuit-il, si ces font ont été utilisés pour financer des projets d’investissement ce serait intéressant. Dans le cas contraire, ça devrait nous inquiéter, vu  que l’impact sur le développement économique et social serait très faible. Selon lui, le plus important c’est ce qu’on a pu faire avec la première dette contractée.

ACCORD SUR UN IMPÔT MONDIAL MINIMUM : MACKY SALL SALUE ’’LA DÉCISION HISTORIQUE’’ DU G7

Dakar, 6 juin (APS) – Le président sénégalais a salué ‘’la décision historique’’ du G7 de fixer un impôt minimum de 15% pour les multinationales.
’’Je salue la décision historique du G7 de fixer un impôt minimum de 15% pour les Multinationales. C’est un geste d’équité et de solidarité mondiale. Bravo’’, a twitté Macky Sall.
Réunis samedi à Londres, les ministres des Finances du G7 (Royaume-Uni, France, Italie, Canada, Japon, Allemagne, Etats-Unis) se sont engagés sur l’objectif d’un taux d’impôt minimal mondial sur les sociétés d’au moins 15 %.
Ils se sont notamment mis d’accord sur le principe d’un ’’impôt minimum mondial sur les sociétés’’ pour les grandes entreprises, au taux fixé à ’’au moins 15%’’.
Les discussions sur cet impôt minimum vont se poursuivre lors de la réunion des ministres des Finances du G20 prévue en juillet à Venise (Italie).OID

La pêche illégale met en évidence le rôle de la durabilité

https://www.rewmi.com Ce 5 juin, la Journée internationale de lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée renforce le message selon lequel les efforts internationaux visant à assurer la durabilité des pêcheries régulières ont été sérieusement compromis.
L’observation a été proclamée en 2017 dans une résolution de l’Assemblée générale. Le document déclare également que 2022 sera l’Année internationale de la pêche et de l’aquaculture artisanales.
L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), estime que les actions de pêche illicite, non déclarée et non réglementée entraînent des pertes de 11 à 26 millions de tonnes de poisson chaque année. Les pertes économiques se situent entre 10 et 23 milliards de dollars.
Une activité considérée comme une source vitale de nourriture, d’emploi, de loisirs, de commerce et de bien-être économique souffre de pratiques illicites dans un monde où la population augmente et où la faim persiste. Le poisson est considéré comme un produit de base important pour assurer la sécurité alimentaire.
La FAO estime que la production mondiale a atteint environ 179 millions de tonnes en 2018. Les secteurs de la pêche et de l’aquaculture se sont considérablement développés au cours des dernières décennies.
Pour marquer cette date, la FAO promeut l’événement virtuel «Tightening the net on illegal, unreported and unregulated fishing ».
Les consommateurs, les experts et les amoureux des océans du monde entier doivent décourager les pratiques illégales.
L’Objectif 14 de l’Agenda 2030 pour le développement durable vise notamment à réglementer efficacement les prises, de mettre fin à la surpêche et à la pêche illégale, non déclarée et non réglementée, ainsi qu’aux pratiques destructrices qui ont cours dans ce secteur.

150 HA DE LA BANDE LITTORALE DÉCLASSÉE, LA SOCIÉTÉ CIVILE DANS TOUS SES ÉTATS

http://www.emedia.sn Par décret n°2021-701 signé hier vendredi, 4 juin, le chef de l’État, Macky Sall, vient de déclasser la bande de filaos située dans la Commune de Wakhinane Nimzath, à Guédiawaye. Le Plan d’urbanisme de détails (PUD) concerne une superficie de 150, 58 hectares. D’après le document parcouru par Emedia, il est fait mention de “la réalisation de diverses infrastructures et équipements ainsi que la construction de logements selon la répartition suivante  : 43, 92% réservés à l’habitat, 21, 01% aux voieries et réseaux divers, et 35% aux équipements.”
Michel Mendy, membre du Forum civil section Guédiawaye, est dans tous ses états. “Pour le déclassement des 150 hectares situés dans la zone des Niayes, département de Guédiawaye, sur la bande des filaos, notre position reste échangée, a-t-il réagi, joint par Emedia. Nous disons que cette bande a besoin d’être restaurée, d’être sauvegardée, et d’être protégée au bénéfice des populations. Ceci pour des raisons écologiques, environnementales, économiques mais aussi sanitaires. Parce que vous n’êtes pas sans savoir qu’aujourd’hui, de plus en plus, nous assistons à un réchauffement de la planète. Et que si nous avons la chance d’avoir cette belle bande, ce poumon vert, le mieux serait de le conserver.”
Poursuivant, il a déploré la prédation foncière. “Malheureusement, a-t-il appuyé, nous avons des politiciens qui ont jeté leur dévolu sur cette bande et depuis, ils ne cessent de la convoiter. Parce que Guédiawaye est confrontée à une surpression foncière, les populations n’ont plus de zones d’habitation et que la démographie croit. De ce fait, il n’y a que cette bande-là qui puisse constituer un débouché”.

“LES POPULATIONS JAMAIS ASSOCIÉES”

Il constate que les populations n’ont jamais été conviées aux projets. “De façon globale, la loi voudrait que les populations soient associées à des concertations citoyennes. Ce qui s’est passé, c’est que la ville de Guédiawaye a délocalisé une réunion à Saly, à laquelle elle avait convié deux ou trois personnes issues de la société civile mais jamais les organisations de la société civile, les populations n’ont, à l’intérieur des frontières de Guédiawaye, participé à aucune consultations citoyennes dans le but d’élaborer un plan d’aménagement concerté de cette bande de filaos”.
Puis, le reproche est fait aux élus locaux. “Tous les maires notamment celui de la ville (Aliou Sall), qui ont une frange côtière sur cette bande, avaient lors des Conseils municipaux, promis aux conseillers, s’ils votaient une délibération pour l’aménagement de la bande, de se battre pour qu’ils puissent aussi disposer de terrains à usage d’habitations, ce qu’ils appelaient des cités municipales. Ils ont déjà voté les délibérations et d’ailleurs ils (conseillers municipaux) ne cessent de rappeler aux maires l’exécution de cette promesse-là. Nous disons que c’est dommage d’en arriver là. Demain, ceux qui ont pris ces actes-là notamment le président de la République, le maire de la ville de Guédiawaye, et tous les maires qui sont en exercice aujourd’hui, à Guédiawaye et tous les responsables qui ont participé à cette prise de décision, sont responsables devant l’histoire. Ce qui va se passer, on dira que c’est de leur faute.”

LES MAIRES POINTÉS DU DOIGT”

“Maintenant, a-t-embrayé, il faut dire qu’il y a 19 hectares qui sont prévus par le décret comme des zones de reboisement et d’aménagements paysagers, des zones protégées. Il faut le faire. L’histoire ne doit pas se répéter. Quand la VDN 3 passait ici on avait promis de reboiser l’autre frange côtière, et jamais cette promesse n’a été tenue. Autre chose, il y a 43 % qui sont à usage d’habitation.
Mendy de poursuivre  : “aujourd’hui, qu’est-ce qui peut garantir aux populations qu’elles seront prises en compte dans l’octroi de ces terres-là ? Est-ce que les conseillers municipaux qui ont voté les délibérations dans les différentes instances ne vont pas être privilégiés par rapport aux citoyens lamda ? Ce n’est pas parce qu’on est maire ou conseiller municipal qu’on peut se prévaloir d’un droit sur un citoyen lamda. Donc, nous continuons à dénoncer cela parce que pour nous cette bande est très importante. Il faut la sauvegarder, il faut la restaurer, nous ne cesserons jamais de le dire. Nous veillerons au grain pour que tout ce qui est espace d’aménagement soit respecté et que ces espaces-là soient reboisés, et dans l’affectation des terres que les populations de Guédiawaye soient prises en compte”.
Sur ce dossier, des organisations citoyennes à l’instar du “collectif Aar Sunu Suff – Aar Sunu littoral’’, ont saisi Macky Sall, pour faire annuler l’octroi des quatre hectares aux magistrats sur la bande littorale de Guédiawaye. Dié BÂ

Diamniadio/Dougar : “Ceux qui ont encaissé les pots de vin de Peacock Investment n’ont qu’à se déclarer!” (Diop Ndour Ndiaye/ mandataire)

https://www.dakaractu.com L’affaire opposant l’Entreprise Marocaine Peacock et les populations de Dougar est maintenant pendante devant la justice Sénégalaise. Selon Mme Diop Ndour Ndiaye, le mandataire, « ceux qui ont encaissé les pots de vin de Peacock Investment n’ont qu’à se déclarer car l’affaire est maintenant devant les tribunaux. La vérité va éclater car cette entreprise va devoir sortir le décret qui lui permet de mener des activités dans ce site et le journal officiel où ce décret a été publié. Nous sommes confiants et je sais que cette société immobilière va devoir suspendre ses activités. On est convoqué demain lundi 7 juin et on sera au rendez-vous… », a-t-elle annoncé lors de son allocution à la marche pacifique tenue ce 6 juin dans les artères de la commune de Diamniadio. Ainsi les populations de Dougar refusent tout compromis avec Peacock Investment. Elles ont manifesté leur détermination à travers des slogans, appuyé par les activistes de Y’en a marre représentés par Kilifeu de Keur Gui et Guy Marius Sagna de Frapp France Dégage.
« Ils n’ont qu’à arrêter leurs magouilles. Ce sont des bandits fonciers ces gens… » , a déclaré M. Sagna en indexant le chef de l’État Macky Sall et le maire de la Commune de Diamniadio.

KOLDA : la révolution agricole en marche…

https://www.dakaractu.com À Kolda, la révolution agricole est en marche car on assiste à la formalisation de plus en plus du secteur. À preuve, la coopérative de Sinthiang Mangal qui vient d’être mise en place ce samedi 05 mai sous la présence effective du ministre de l’agriculture. Celle-ci compte deux mille membres. Avec la prochaine campagne agricole, ces derniers pensent doubler, voire tripler leur production.
Mais également, la coopérative de Saré Mamady sous la houlette du khalife de la famille chérifienne dudit village, Chérif Léheib Aïdara, a procédé aujourd’hui au lancement de sa première campagne agricole.
Et selon eux, avec cette formalisation, les producteurs pourront bénéficier d’engrais, de semences et de matériel agricole. Aujourd’hui, la révolution agricole doit passer par la formalisation des acteurs. Et cela doit débuter à la base, à savoir dans le monde rural.
Selon Aïssatou Bobo Baldé et les notables, « aucun ministre n’est jamais venu dans cette zone. C’est pourquoi, cette visite du ministre Moussa Baldé constitue un réel encouragement  pour les populations ».
Cette zone est très enclavée, et c’est pourquoi la population réclame l’accès à l’eau potable, des pistes de production pour écouler leurs produits, une structure de santé et l’électricité entre autres.
C’est dans ce même sens que le Khalife de la famille chérifienne de Saré Mamady Chérif Léheib Aïdara, conscient des enjeux, a mis en place une coopérative dénommée (Union des forces agricoles de Kolda). D’ailleurs, aujourd’hui est la journée de lancement de la première campagne agricole de la coopérative.
Le ministre de l’agriculture s’est félicité de ces initiatives qui vont participer à révolutionner l’agriculture au Fouladou aussi bien à Sinthiang Manga qu’à Saré Mamady.
Ainsi, à Sinthiang Mangal, il a octroyé un moulin à mil aux femmes, avant de rappeler : « un Sénégal de tous, pour tous, la route de Fafacourou à Médina Yoro Foula va être goudronnée pour désenclaver cette zone. Et je suis prêt à vous accompagner pour le développement de cette zone… »

REHABILITATION DES SITES D’EXPLOITATION MINIERE Quand la faiblesse de la loi contribue à la dégradation de l’environnement et à la pollution

https://jotaay.net En dépit d’un fonds de réhabilitation des sites miniers alimenté par tous les titulaires de permis miniers, cette réhabilitation pose toujours problème. C’est le cas à Sabodala où, sur une superficie 1518 ha exploitée, seulement une surface de 92 ha a fait l’objet de réhabilitation. Ce qui fait dire à l’ingénieur géologue Alioune Badara Paye qu’il se pose une faiblesse des capacités d’application de la loi. Or, ces sites abandonnés et pollués peuvent poser des problèmes de santé pour les communautés riveraines.
Dans son exposé sur la réhabilitation des sites d’exploitation minière, l’ingénieur géologue Pape Alioune Badara Paye est revenu sur le cadre juridique et règlementaire de la réhabilitation. Le Code minier inclut l’obligation de remettre les sites miniers en état. Comme le prévoit l’article 82, tous les détenteurs de permis doivent réhabiliter le site de la mine au moment de l’expiration du titre minier, à l’exception des zones qui continuent d’être couvertes par un titre d’exploitation minière. L’une des innovations du nouveau Code minier (actuellement en examen) concerne l’extension de l’obligation d’élaborer un plan de réhabilitation pendant la phase exploratoire aux situations où l’entité minière choisirait de ne pas passer à l’exploitation. En effet, la réhabilitation, de l’avis du secrétaire permanent adjoint du Comité national de l’Itie, a pour but d’aider un écosystème à retrouver ses fonctions et à redonner au sol ses caractéristiques productives. C’est pourquoi, dit-il, le code de 2016 avait prévu un fonds de réhabilitation des sites miniers alimenté par tous les titulaires de permis miniers. Ce compte alimenté par les détenteurs de titres miniers est logé dans une banque commerciale au Sénégal et destiné à la constitution d’un fonds pour couvrir les coûts de la mise en œuvre du plan de gestion environnemental.

Une superficie de 1425 ha exploitée et non encore restaurée par Sabodala

Revenant sur le cas de Sabodala, concernant la réhabilitation des sites exploités, Pape Alioune Badara Paye annonce que sur 29 zones perturbées en 2019, 15 zones ont été restaurées ; et sur une superficie totale de 1518 ha exploitée, la superficie totale non encore restaurée est de 1425 ha contre 92 ha de surface restaurée. Pour la restauration, il a relevé que 52.000 plants ont été produits pour la réhabilitation progressive à Sabodala. Cependant, il reste encore une superficie de 1100 ha qui jusqu’ici n’a pas encore été exploitée par l’exploitant de Sabodala.S’agissant de Diogo, les dépenses
environnementales payées et les dépenses de réhabilitation ont été seulement de 443, 1 millions francs Cfa au titre de l’année 2019 sur 47 milliards. Un montant dérisoire, selon l’ingénieur géologue qui fait remarquer que la réhabilitation est source d’emploi pour les jeunes, notamment au moment où le gouvernement parle du programme «Xéyu Ndaw Ni». Au-delà de l’aspect réhabilitation, souligne l’ingénieur géologue, la ré-exploitation des rejets miniers, notamment les silex, le sable etc., est un aspect important pour une économie circulaire au niveau local.

Risques de santé sur les sites abandonnés pollués

Cependant, pour Pape Alioune Badara Paye, la faiblesse des capacités d’application de la loi contribue à une dégradation significative de l’environnement et aux problèmes de pollution dans les zones d’exploitation aurifère artisanale et informelle.
D’autant plus que ces zones, dit-il, connaissent une déforestation et leurs eaux et sols sont pollués du fait des produits chimiques utilisés pour le traitement de l’or. «La population, les crustacés et les poissons présentent de fortes concentrations de mercure dans la région de Kédougou», se désole de constater M. Paye qui fait noter, dans la foulée, que ces sites miniers qui ne sont assujettis à aucune gestion ou réhabilitation formelle de l’environnement, qui sont abandonnés et pollués peuvent poser des risques à longterme pour la santé des communautés locales. En effet, les capacités environnementales de ces communautés restent faibles ; les mineurs artisanaux choisissent généralement les moyens les plus simples et les moins chers de traiter l’or en utilisant généralement du mercure au détriment des préoccupations sanitaires et environnementales.Moussa CISS

L’éditorial de Dr. Cheikh Kanté, Envoyé Spécial du Président de la République du Sénégal

Le Sénégal, dans un nouvel horizon égalitaire à visée universelle

Evaluation externe indépendante  de la trajectoire du premier Plan d’Actions Prioritaires (PAP) :

1)   – L’impact des politiques publiques sur le vécu des populations ;
2-) Les effets et impacts de la pandémie dans la mise en œuvre des dits projets dans les 14 régions du Sénégal.
Les disparités statuaires, arbitraires, despotiques et rigides, fondamentalement étudiées par les sociologies universelles, sans aucun doute, ont toujours été à la base des inégalités et de la pauvreté, particulièrement en Afrique. Plusieurs logiques de confrontations intellectuelles, et politiques, sont la source de dynamiques politico-idéologiques qui ont engendré des discours, des attitudes et des combats politiques multiples. Les approches occidentalo-centrées ont souvent conduit à plusieurs définitions de la pauvreté, ainsi qu’à des modèles de structures sociales tenant compte des dimensions à la fois politiques, sociales et économiques.
En réalité, ces tentatives d’apporter des réponses cohérentes à des questionnements multiples et d’extrême importance, portant sur l’organisation de nos sociétés, ont donné naissance aux idéologies. Cependant, aucune idéologie n’a pu l’emporter définitivement sur l’autre, d’une manière pleine et entière, dans la mesure où chaque individu se fait sa propre opinion de ces questions existentielles, aussi imprécise et insatisfaisante soit-elle. En effet, les questions qui se posent naturellement à chacun d’entre nous renvoient au régime politique et aux différentes formes de possession. Les régimes politiques incarnent la somme des règles décrivant les contours de la communauté dans  son périmètre territorial, les processus de décisions collectives ou individuelles de ses membres, les élections, les droits et rôle des citoyens, des assemblées, des rois, des présidents, des courtisans, et des ministres, entre autres.
Les formes de possession, quant à elles, renvoient aux différentes règles de propriétés ou de possessions existantes, et aux mesures légales prévues afin d’y accéder, pour les individus et groupes sociaux vivant dans le périmètre géographique considéré. D’une manière générale, ces possessions peuvent englober la propriété immobilière, l’accès à la terre, aux finances, les possessions matérielles, immatérielles, et minières, les possessions entre nobles et paysans, maîtres et esclaves, salariés et patrons, etc. Par conséquent, chaque régime, quoique inégalitaire, est la conséquence de réponses cohérentes, apportées à la pérennisation d’un régime politique particulier et à son corollaire en terme de régime de propriété.
Les modèles économiques, qui naissent de l’interaction de ces deux variables, engendrent, en général, des dispositifs institutionnels, intellectuels, et éducatifs qui organisent les transmissions cognitives et spirituelles au sein de la communauté sociale, même si chaque segment collectif peut avoir son identité particulière. Ces règles communes régulent les familles et les groupes sociaux, les orientations religieuses ( islamique, catholique, protestante, juive ou animiste, entre autres). C’est pourquoi on peut être en accord avec un régime politique, sans accepter son régime de propriété, comme on peut être en phase avec  un système fiscal ou éducatif, sans adhérer à une politique publique de répartition de la richesse au sein de la communauté.
Cette réalité, même si elle donne l’illusion d’un consensus majoritaire pour une transformation sociétale basée sur une recherche d’équilibre et d’équité, susceptible de garantir la stabilité du pouvoir politique, est souvent la base et la source de conflits idéologiques multidimensionnels. (C’est le cas dans notre pays où le Dialogue National, appelé par le Chef de l’Etat, réunit la presque totalité des courants idéologiques, afin de trouver des solutions communes aux questions qui interpellent la Nation). Il est très difficile d’analyser les transformations historiques vécues au fur et mesure de la marche des sociétés. Le sujet est, en effet, complexe. Cet éditorial se propose de mesurer les avancées  réalisées par notre pays, depuis la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE), qui est la traduction de la vision du Président Macky Sall pour un Sénégal émergent à l’orée de l’année 2035.
Déjà en 2017, tout juste nommé ministre auprès du Président de la République, en charge du suivi du PSE, mon premier réflexe fut  de mesurer l’impact des progrès économiques et sociaux, suite au début  d’exécution des différents programmes du premier Plan d’Action Prioritaire (PAP) du PSE. L’initiative avait pour objectif fondamental d’apprécier la qualité de vie des populations, à travers des enquêtes d’opinions recueillies auprès d’une palette d’habitants. Il s’agissait de confronter les investissements réalisés par les différents gouvernements avec la perception des citoyens sénégalais, afin de mieux comprendre leurs attentes et leurs priorités, et d’obtenir des informations précieuses pour l’élaboration et l’évaluation des politiques publiques.

L’étude avait quatre buts principaux :

 1)mesurer les effets des politiques publiques, et plus particulièrement du PSE, sur l’amélioration de la qualité de vie des Sénégalais ; 2) mettre en évidence la perception que les Sénégalais ont de leur qualité de vie sous différents aspects( matériel, financier et éducatif) ; 3) identifier les secteurs contribuant le plus au bien-être des Sénégalais et ceux qui y contribuent le moins ; 4) éclairer les décideurs publics sur les actions à envisager de manière prioritaire, au regard des besoins exprimés par les populations sénégalaises.
Réalisée entre le 20 novembre et le 06 décembre 2017, cette étude avait porté sur un échantillon très représentatif de 7619 Sénégalais, issus de toutes les régions du pays.
L’option avait été faite sur la méthode des quotas qui avait permis de reproduire, dans l’échantillon final, la structure de la population, selon des critères que l’on juge pertinents et opérationnalisables. Les quotas avaient été définis selon la région, le genre et les tranches d’âge, au regard des derniers chiffres de l’Agence Sénégalaise de la Statistiques et de la Démographie (ANSD). Au niveau régional, le choix avait été fait d’interroger un nombre suffisamment important de personnes, y compris dans les régions moins peuplées. Cela avait permis de procéder à des analyses régionales approfondies. L’enquête ciblait  tout citoyen sénégalais en âge de voter. Les personnes avaient été interrogées en face à face.
Les résultats de cette étude ont montré que les Sénégalais interrogés ont, dans leur grande majorité, souligné le sentiment d’une nette amélioration de leur qualité de vie, comparé à la période d’avant 2012,   c’est à dire avant la mise en œuvre du PSE. La métamorphose du Sénégal, dans tous les secteurs, était en effet visible. Certains marqueurs sociaux comme le PUDC, la couverture maladie universelle, les bourses de sécurité familiale, PUMA, PROMOVILLE, et la réalisation de multiples infrastructures, avaient commencé à influer positivement sur la qualité de vie des populations.
La mise en œuvre du premier PAP avait permis, au cours des années 2014-2018, d’avoir une moyenne de croissance inclusive de 6, 2%, couplée à une restauration des équilibres macro-économiques, très positivement  appréciée par les partenaires techniques et financiers. Ces bons résultats avaient évidemment permis d’aborder le second Plan d’Action Prioritaire (PAP2) avec beaucoup d’optimisme, et des objectifs clairs  de croissance, d’accès universel aux services sociaux de base, d’emplois des jeunes, d’autosuffisance alimentaire, d’éducation et de formation, de santé, de lutte contre le changement climatique, d’économie numérique et d’industrialisation. Pour 2020, la croissance de 6, 8% qui était projetée, avait finalement fléchi à 1, 1%, du fait de la pandémie de la Covid 19. Le programme de résilience économique et social (PRES), aussitôt mis en place par le Président Macky Sall, a permis d’atténuer les conséquences économiques et sociales graves de cette crise sanitaire inédite, qui n’a épargné aucun pays au monde.
Pour évaluer d’une part, l’impact des politiques publiques sur le vécu des populations, à travers la mise en œuvre des projets et réformes phares, mais également  les effets et impacts de la pandémie dans la mise en œuvre des dits projets dans les 14 régions du Sénégal, j’ai senti la nécessité de faire une évaluation externe indépendante de la trajectoire du premier PAP. Je voudrais, à ce titre, remercier vivement Monsieur Masakatsu KOMORI, Représentant Résident de l’Agence Japonaise de Coopération Internationale (JICA), à qui j’ai exposé l’idée, et qui y a tout de suite adhéré. Le Cabinet Mor Dieng a été choisi, après un appel d’offres lancé sous la supervision de la JICA. Deux approches combinées ont été retenues : une macroéconomique et une microéconomique.
La démarche macroéconomique consistait en une analyse du niveau d’atteinte des objectifs de la mise en œuvre du premier PAP, et proposait une simulation de l’impact de la COVID sur l’économie. L’approche microéconomique consistait à : 1) mener une enquête auprès des ménages, des groupements de femmes et de jeunes, d’acteurs du transport, de responsables des communes et services publics régionaux ; 2) mettre en place un modèle d’appariement des scores de propension. L’objectif principal était de réaliser une analyse empirique sur les projets phares du PSE dans la mise en œuvre de sa première phase et de mesurer l’impact de la pandémie sur lesdits projets.
Les objectifs spécifiques étaient d’évaluer l’impact de la pandémie dans la mise en œuvre des projets du PSE ; de mesurer l’impact des projets PSE dans les 14 régions ; d’analyser le niveau de pauvreté des ménages dans les 14 régions du Sénégal, en milieu urbain et rural ; d’analyser la sécurité alimentaire des populations ; d’analyser l’éducation des enfants, la santé des femmes et des enfants, le temps et les coûts de déplacement par moyens de transport. L’analyse de la pauvreté a été faite en appréciant  l’évolution du niveau de bien-être des populations sur la période 2014-2018. Pour ce faire, les dépenses de consommation des ménages ont été évaluées sur la période 2001-2018, et les indicateurs de pauvreté, sur la période 2014 à 2018.
Deux approches de la pauvreté ont été utilisées : pauvreté monétaire et non monétaire. La pauvreté monétaire est définie comme l’état d’une personne ne disposant pas de ressources suffisantes pour subvenir à ses besoins essentiels. Pour la mesurer, un indicateur de bien-être et un seuil de pauvreté ont été définis. En 2011, l’indicateur de bien-être est relatif aux dépenses par adulte, et le seuil de pauvreté a été élaboré par la méthode des coûts de base. L’analyse sur la pauvreté objective porte sur l’année 2011. Cependant, pour la perception de la pauvreté ou pauvreté non monétaire, les résultats portent sur la période 2014-2018.
Avant d’aller plus loin, je voudrais repréciser le concept de calcul du taux de pauvreté, qui est égal à la différence entre le seuil de pauvreté absolue et le seuil de pauvreté relative. Le taux de pauvreté, exprimé en pourcentage de la population totale, correspond à la proportion d’individus dont le revenu disponible est inférieur au seuil national de pauvreté, pour une année donnée. La définition relative à la pauvreté variant considérablement selon les instituts statistiques, les comparaisons entre les Etats doivent être opérées avec précaution. En effet, le calcul du taux de pauvreté dépend de la définition du seuil de pauvreté retenue.
Le seuil de pauvreté absolue est défini selon le panier annuel de consommation minimale nécessaire à un individu pour satisfaire ses besoins essentiels, par exemple : kcal/jour dans le périmètre d’un Etat déterminé. Cette méthode est notamment employée pour étudier les Etats en développement, bien que certains Etats développés l’utilisent également dans leurs publications statistiques officielles. Par exemple, pour l’ensemble des pays étudiés, la Banque Mondiale retient un seuil de pauvreté absolue de 1, 90 USD / jour en 2015, contre 1, 25 USD/ jour en 2005. Ce seuil est réévalué chaque année, tenant compte de la parité pouvoir d’achat, permettant de faire des comparaisons entre les Etats, indépendamment de leurs monnaies respectives. Le seuil de pauvreté relative est défini selon un pourcentage du revenu médian national avant impôts, par unité de consommation. Cette méthode est employée par l’Union Européenne, notamment Eurostat.
Par convention, le seuil de 60% du revenu médian représente le taux de pauvreté par défaut, et celui de 40%, celui de très grande pauvreté. Cette logique part du postulat que si le revenu de l’ensemble de la population augmente de 10%, alors le revenu correspondant au seuil de pauvreté augmente de 10%. Or, les revenus d’une population n’évoluent jamais d’une manière uniforme. Par exemple pour Eurostat, le seuil de pauvreté relative apparait davantage comme un point de comparaison des bas revenus par rapport aux revenus des autres habitants d’un pays donné, et ne peut, en aucun cas, être considéré comme un indicateur de richesse ou de pauvreté. C’est pourquoi, il faut noter qu’il n’existe pas de méthodologie statistique unique du taux de pauvreté recouvrant l’intégralité des Etats du monde, puisque le seuil de pauvreté absolue traite exclusivement des pays en développement, et le seuil de pauvreté relative est généralement appliqué pour les seuls pays développés, USA et Canada mis à part.
Plusieurs méthodes sont souvent utilisées pour mesurer la pauvreté. Entre autres, nous pouvons citer la détermination de «la courbe de l’éléphant», qui indique la croissance du revenu moyen d’un percentile donné entre deux dates, étant entendu qu’un même percentile ne regroupe pas les mêmes personnes aux deux dates, compte tenu de la mobilité individuelle ascendante ou descendante, et des décès et des naissances. Le coefficient de Gini, qui mesure la distribution de la richesse dans un territoire déterminé, est inventé par l’économiste statisticien Italien Corrado Gini. Son compatriote Vilfredo Pareto, qui a conceptualisé la «loi Pareto», avait matérialisé une vision des inégalités et de leur caractère permanent.
La méthodologie utilisée pour cette étude nous paraît pertinente, en ce qu’elle est simple, sans complexifications majeures pouvant faire l’objet de commentaires divergents, selon l’appartenance à telle ou telle école statistique. Elle a consisté, dans un premier temps, à passer en revue un certain nombre d’indicateurs, afin de déterminer les objectifs visés en 2018, puis dans un second temps, elle a analysé l’impact de la COVID-19 sur l’économie sénégalaise et sur la mise en œuvre du PSE. Au plan microéconomique, l’étude a reposé sur une enquête de suivi-évaluation des impacts socioéconomiques des projets PSE dans les 14 régions, auprès d’un échantillonnage de 2010 ménages, 174 groupements de jeunes, 210 groupements de femmes, 170 responsables de communes, et 474 unités de transport.

Les déterminants de l’étude peuvent être résumés sommairement selon les axes ci-après :

Une forte progression du PIB réel avec une moyenne de 6, 2%, entre 2014 et 2018, soit un taux de réalisation de 78%, par rapport à l’objectif initial de 8%. Le PIB nominal devrait chuter à 1079 milliards de FCFA à cause de la pandémie ;
Le taux d’investissement est passé de 25, 7% en 2014, à 32, 5% en 2018, soit un dépassement de 4, 2 points par rapport à l’objectif initial ;
L’inclusion financière a connu une augmentation de 24% du nombre de SFD, entre 2014 et 2018, en passant de 2 230 484 à 2766 711 ;
Une abondance céréalière qui s’est traduite par une augmentation de 1, 588 millions de tonnes, passant de 1, 251 millions de tonnes en 2014 à 2, 839 de tonnes en 2018 ;
Un déficit budgétaire global de 3, 7%, pour un objectif de 3, 9% ;
Une production laitière, qui a augmenté en volume et en qualité de 244 millions de litres en 2018, soit un niveau d’atteinte de 46% par rapport à l’objectif de 525 millions de litres ;
Un accroissement du nombre de touristes, qui a atteint un nombre de 1 500 000 visiteurs en 2018, soit un taux de réalisation de 68%, sur un objectif de 2 200 000 visiteurs ;
Une amélioration de la sécurité alimentaire, avec 90, 3% des ménages dont le niveau de consommation a nettement augmenté, soit une hausse de 7, 2 points de pourcentage, par rapport à 2016 où la proportion était de 83, 1% ;
Les routes et les pistes de production ont beaucoup augmentées : entre 2012 et 2018, 2800 km de pistes ont été réalisés, soit une progression de plus de 800 km par rapport à l’objectif de 2500 km. Pour ce qui concerne les routes, 1362 km linaires ont été réalisés, soit 763 km de moins par rapport à l’objectif de 2125 km ;
Le taux de perception de la pauvreté des ménages a diminué de 4, 3% sur la période 2014-2018, passant de 56, 6% à 52, 3%. Il faut rappeler que l’ANSD avait réalisé, en 2014, une étude sur la pauvreté au sein des ménages : l’enquête «  listening to Sénégal » (L2S) estimait le taux de pauvreté à 56, 6% ;
Entre 2011 et 2018, les dépenses de consommation annuelle par tête de ménage sont passées de 362 063 FCFA à 507 350 FCFA, soit une hausse de 145 287 FCFA en valeur absolue, et de 40, 1% en valeur relative ;
Cette amélioration du niveau de vie des populations sur cette période est imputable aux différentes réalisations du Gouvernement du Sénégal, rendues possible par la mise en œuvre des programmes du PSE.
Ainsi, la perception des ménages sur le niveau attendu et espéré de la pauvreté dans leur environnement  s’est révélée très optimiste.
En effet, une part très importante des ménages, au niveau national, estime que, dans les cinq prochaines années, la pauvreté va diminuer ou rester stable dans leur communauté : 47, 3%, selon les résultats de cette dernière étude, contre 40, 4% selon les résultats de l’enquête  de suivi de la pauvreté au Sénégal de l’ANSD de 2011 ;
Notre étude montre que plus de sept ménages sur dix (70, 3%) ont accès à l’électricité en 2020, soit une hausse de 7, 9 points de pourcentage par rapport à l’année 2014. Ce taux était estimé à environ 62, 4%, selon l’enquête de l’ANSD (L2S) de 2014 ;
Pour l’eau et l’assainissement, l’étude montre que neuf ménages sur dix, soit 88, 7%, consomment de l’eau provenant d’une source d’approvisionnement considérée comme améliorée, soit un accroissement de 6, 9%, comparé à l’année 2016 où le pourcentage ne dépassait pas 81, 8%, selon l’enquête de démographie et de santé continue (EDS continue 2016) de l’ANSD ;
Sur la période 2011-2020, le niveau d’accès à un système d’évacuation des eaux usées s’est amélioré de 7, 9% pour les ménages dirigés par les hommes, et de 16 % pour les ménages dirigés par les femmes ;
Sur l’éducation des enfants de 6 à 16 ans, les résultats montrent que 71, 7% sont à l’école primaire, 20, 2% sont dans le moyen secondaire, et 8, 3% n’ont aucun niveau d’instruction.
L’écart d’instruction entre filles et garçons est mis en évidence en faveur les femmes. En effet, 9, 6% des garçons, contre 8, 2% des filles, n’ont aucun niveau d’instruction. 71, 7% des filles, contre 70, 4% des garçons, ont atteint le niveau primaire, et environ 20% ont le niveau moyen, quel que soit le sexe de l’enfant ;
Pour le transport et le déplacement, les résultats de l’étude montrent qu’au niveau national, plus de neuf ménages sur dix (98, 10%) dépensent moins de mille (1000) FCFA pour se rendre à l’école. La proportion pour se rendre à l’hôpital est de 92, 78%, et de 98, 68% pour aller au marché. Par ailleurs, 97, 41% des répondants déclarent mettre moins de 15 minutes pour se rendre à l’école. Cette proportion est la même pour se rendre au marché, et à l’hôpital ou service de santé le plus proche. Cependant, moins d’un ménage met plus de 45 minutes pour se rendre au niveau des services de base susmentionnés.
Les dirigeants des groupements de jeunes estiment que les projets PSE ont tous été d’un apport certain, et à différents niveaux.
En effet, ils sont 54% à juger que les projets ont été d’un très grand apport, 31% d’un bon apport, et 15% d’un apport moyen. Les projets de l’Etat sont estimés pertinents par 49% des dirigeants des groupements de jeunes, voire très pertinents par 4% des dirigeants. Cependant, 45% les trouvent non pertinents pour leurs localités ;
Le niveau d’appréciation des groupements de femmes des projets PSE sont plus ou moins différents des groupements des jeunes. En effet, pour 4% des femmes, les projets ont été d’un grand apport, 47% d’un bon apport, 12% d’un apport moyen, 20%  de faible apport, et 18% sans aucun apport. Il ressort de leur appréciation que 55% des dirigeants estiment que les projets ne sont pas pertinents, 40% qu’ils sont pertinents, et 5% très pertinents ;
45, 6% des responsables communaux du Sénégal considèrent avoir bénéficié du programme «service universel de l’énergie ». Ils estiment à 2 357 le nombre de villages ou de quartiers bénéficiaires, et le nombre de personnes bénéficiaires à 2 563 394, soit 16, 3% de la population en 2018. Le taux de couverture de  l’éclairage public, par rapport aux besoins, est inférieur à 25%, dans 43, 8% des communes, et supérieur à 75%, dans 7, 2% d’entre elles. Il est compris entre 50% et 75% dans 15, 1% des communes, et entre 25% et 50% dans 33, 9% des communes ;
Il ressort aussi des résultats de l’enquête que 19, 5% des communes ont bénéficié du projet de « 150-200 » micro-projets de soutien à l’agriculture familiale, 21, 0% du projet de mise en place de « 100-150» projets  d’agrégation cibles sur les filières HVA et élevage, et 46, 4% du projet de construction ou de réhabilitation des routes, pistes et ponts ;
Les projets en cours se déroulent normalement pour 56, 5% des responsables communaux. Ils sont 32, 2% à estimer qu’ils se déroulent normalement, 8, 9% à penser qu’ils sont en arrêt momentané, et 1, 0% en arrêt définitif. Concernant les raisons de l’arrêt des projets, la pandémie n’est évoquée que par 1% des responsables communaux. En revanche, un responsable sur 2 (50, 3%) et un responsable sur 10 (9, 1%)  estiment que la pandémie aura un grand impact et un très grand impact sur les capacités d’intervention de sa commune ;
La programmation annuelle des activités devrait être fortement perturbée par la pandémie, selon 55, 6% des responsables communaux, qui pensent qu’elle aura un grand impact sur cette programmation. Pour ce qui est des ressources propres, elles devraient aussi être grandement affectées, selon 56, 7% des responsables communaux, en raison des mesures de confinement.
D’une manière générale, l’étude renseigne que les trois priorités des ménages restent l’approvisionnement en eau potable, la construction de centres de santé et l’emploi des jeunes. Les projets prioritaires pour les groupements de jeunes sont d’abord l’agriculture,   l’élevage et la pêche, ensuite la transformation des céréales, de fruits et légumes, et enfin le tourisme. Pour les groupements de femmes, c’est plutôt la transformation des céréales, des fruits et légumes, ensuite l’agriculture, l’élevage et la pêche, et enfin l’habitat social et l’artisanat. Les priorités des responsables communaux sont l’emploi des jeunes (25, 3%), le désenclavement (11, 9%), l’assainissement (9, 9%), la lutte contre la violence et l’insécurité (4, 3%).
Les recommandations issues de l’étude, et qui tiennent compte des priorités exprimées par les ménages, ont fait ressortir les défis du Gouvernement, largement  pris en compte dans la stratégie post COVID. Les préoccupations des populations sont ainsi en parfaite adéquation avec les objectifs du PAP2.
Le niveau de respect du contrat social et le degré de satisfaction des populations sont, assurément, le meilleur gage de la qualité de la relation qui doivent exister entre l’Etat et la Société. A ce titre, le Président Sall est, sans nul doute, à l’écoute attentive des préoccupations du peuple sénégalais.
Ce pacte social qui lie l’Etat aux populations, à travers un engagement  volontaire et réciproque, doit être simultané et irréversible. Le non-respect d’une des  parties d’une parcelle de cet engagement peut être source de déséquilibre du système économique et social.
Le contrat social, projet à long terme, repose sur le respect des engagements pris par chaque partie et il doit se traduire par une résultante de choix collectifs issus d’un processus démocratique. Il repose ainsi sur des paradigmes nombreux et importants : stabilité politique, confiance dans les institutions publiques, solidarité dans les liens sociaux.
Les résultats obtenus, dans le cadre de la mise en œuvre du premier PAP, ont permis au Sénégal d’être considéré comme l’un des pays à croissance rapide de l’Afrique subsaharienne. L’amélioration de plusieurs indicateurs confirme les progrès importants réalisés en matière de bien-être , même si, comme le dit si bien le Chef de l’Etat, ce qui reste à faire est beaucoup plus important que ce qui a été réalisé.
La pandémie pourrait ralentir la réalisation de plusieurs projets, en raison de liquidités financières insuffisantes pour financer les priorités post-covid. Cette réalité  n’est pas spécifique à notre pays, mais représente un défi pour tous les pays du Continent.
Les perspectives offertes par le « New deal», déclinées durant le dernier Sommet de Paris, pourraient constituer une réponse aux urgences qui se posent aux pays africains.  Cependant, il est encore temps que les Africains prennent conscience qu’ils doivent au mieux compter sur eux même, et mettre en œuvre l’Agenda 2063. Il nous faut, en effet, réaliser nos grands chantiers économiques et monétaires, qui pourraient seuls nous sortir de la pauvreté institutionnelle que nous vivons.
Cette pauvreté qui rejoint quelque part la définition du philosophe Français Michel Onfray, dans son ouvrage « Politique rebelle, Traité de résistance et d’insoumission », Paris Grasset 1997. Onfray distingue trois cercles de pauvreté : le premier qui correspond à celui des damnés (la tribu des mendiants qui ne survit que grâce à l’ aumône) ; le second cercle correspond à celui des éprouvés (les malades, délinquants, clandestins et réfugiés); enfin le dernier cercle correspond à celui des exploités (les déplacés, prolétaires et paysans sans terre ou éleveurs sans troupeaux, emplois précaires).
L’Afrique a les moyens et le potentiel, pour aller au-delà de cette pauvreté, afin de l’éradiquer du Continent si, forte de ses innombrables richesses et consciente de l’intelligence de ses filles et de ses fils, elle se défaisait des liens qui l’étranglent, et instaurait un ère nouvelle, susceptible de rééquilibrer des coopérations et des relations qui profitent à la fois au Continent, et à ses Partenaires.

LE DG DE CHOCOTOGO VEUT ÉLARGIR SES TENTACULES AU SÉNÉGAL

http://www.emedia.sn S’imposer en Afrique et être leader dans la fabrication du chocolat, c’est l’objectif du jeune entrepreneur, Erick Agbokou. Le Directeur général de Chocotogo compte s’investir dans la transformation des matières premières africaines. Le cacao est son domaine de prédilection. Avec ce produit, il est parvenu à mettre en place une entreprise de fabrication de chocolat 100% naturel.
Après avoir conquis le marché togolais, M. Agbokou va se déployer sur le marché Sénégalais. Ce qui justifie sa présence au pays de la Téranga pour explorer des pistes d’exploitation de son produit. « Je pense que nous avons un fort marché à Dakar. Nous allons l’explorer. Mais avant, il nous faut étudier la tendance de la consommation. Je vais voir avec les académiciens, quel est l’état actuel de cette consommation ? Quelles sont les études à faire pour que l’on puisse implanter l’entreprise ici ? », a-t-il fait savoir.
Sa présence au Sénégal n’est pas le fait du hasard. M. Agbokou a fait des études à Dakar dans les années 2000 après avoir bénéficié d’une bourse à l’ISM (Institit supérieur de management). D’ailleurs, parmi ses activités à Dakar, il a pris part à une séance de partage d’idées avec les étudiants de cet établissement pour les inciter à entreprendre. « Je voudrais dire à tous les Sénégalais et les jeunes africains en général que nous avons de grandes potentialités. Nous avons, les matières premières, nous avons la connaissance et la technologie, mais ce qui nous manque souvent, c’est le courage d’oser. Le courage d’entreprendre quelque chose », a-t-il déploré.
De passage au groupe E Media-Invest qui, selon lui, est un projet de jeunes, il exhorte la jeunesse à s’inspirer de son exemple. « Quand nous avons lancé le plan de fabrication du chocolat, beaucoup de gens ne nous croyaient pas. La plupart des gens se moquaient, on disait qu’on était fous », a-t-il révélé. Babacar FALL

Accord entre l’Institut Pasteur de Dakar et le groupe belge Univercells : le Sénégal producteur de vaccins anti COVID-19 dès 2022

https://www.lactuacho.com Après l’accord signé en avril dernier entre l’Institut Pasteur de Dakar et le groupe belge Univercells, le Sénégal pourrait commencer à produire des vaccins COVID-19 l’année prochaine.
Selon une information partagée, en vertu de l’accord, l’Institut Pasteur utiliserait la technologie de production de vaccins développée par Univercells pour fournir des vaccins COVID-19 aux pays d’Afrique de l’Ouest.
L’institut commencerait dans un premier temps à conditionner et à distribuer les vaccins produits par Univercells en Belgique au début de l’année prochaine, selon Reuters.
Univercells va aussi transférer sa chaîne de production complète au Sénégal au cours du second semestre 2022.
Selon toujours Reuters, si on ne sait pas encore quel vaccin sera fourni au Sénégal, mais le site en Belgique serait en mesure de fabriquer une catégorie de vaccins dits vecteurs viraux tels que ceux développés par Johnson & Johnson (JNJ.N) , AstraZeneca (AZN.L), le russe Spoutnik V et le chinois Cansino.
A noter qu’Univercells possède également son propre candidat vaccin COVID-19, en cours de développement avec l’allemand Leukocare et la société italienne ReiThera, qui a terminé les essais de phase II. Elle recherche un financement pour réaliser la phase III, que le gouvernement italien s’est dit prêt à financer. Un appel de l’institut pour un financement initial de 10 millions de dollars a été sursouscrit, a indiqué Reuters.
Selon une analyse des coûts financée du gouvernement britannique menée pour l’Institut Pasteur, le projet coûterait environ 200 millions de dollars, sur la base de son objectif de produire 300 millions de doses de vaccin COVID-19 d’ici la fin de l’année prochaine.
L’Union européenne a déclaré en mai dernier qu’elle investirait au moins 1 milliard d’euros pour construire des centres de fabrication en Afrique, avec le Sénégal, l’Afrique du Sud, le Rwanda, le Maroc et l’Égypte parmi les principaux candidats.

Maladie dite mystérieuse à Kayar : 74 cas détectés en l’espace de 28 heures au district sanitaire

https://www.pressafrik.com Une maladie dite mystérieuse sévit actuellement à Kayar, localité située dans la région de Thiès. Les personnes touchées sont atteintes de diarrhée et de vomissements. De plus, la progression de la maladie inquiète.
Selon des informations de Libération,  74 cas ont été détectés en l’espace de 48 heures au niveau du district sanitaire. L’infirmier-chef de poste a effectué des prélèvements pour analyse, mais les résultats étaient encore attendus hier dimanche.Salif SAKHANOKHO

29ème  Festival de Jazz de Saint-Louis : Un cocktail musical, du 18 au 20 juin 2021

http://lesoleil.sn Le Secrétaire général de l’Association Saint-Louis Jazz, Idriss Bengeloune, au nom du président de cette structure, Me Ibrahima Diop, a annoncé l’organisation de la 29ème édition du festival international de jazz de Saint-Louis, qui se déroulera à l’Institut français de la capitale du Nord, du 18 au 20 juin 2021. 
«Nous avons, après réflexion et plusieurs échanges, décidé de tenir la cérémonie de lancement, initialement prévue à Dakar, à Saint-Louis, le samedi 12 juin 2021, sur le bateau Bou EL Mogdad ». Cette conférence de presse sera animée par la Troupe Fanal de Saint-Louis « Big-Band ».
A  cet effet, a Idriss Bengeloune souligné, «Saint-Louis/Jazz  convie tous ses partenaires privilégiés à cette  cérémonie au cours de laquelle, elle compte présenter et remercier devant la presse nationale et internationale tous ceux qui l’accompagnent dans ce projet qui rendra  hommage à Feu Golbert Diagne, homme de culture,   fervent supporter, jusqu’à sa mort, de  Saint-Louis Jazz et de Saint-Louis en général ».
Dans la Programmation des scènes du « In », les concerts seront animés par Awa Ly (Duo sénégalais), Jamm Jazz (Septet Sénégalais), Vieux Farka Touré (Trio malien), Baaba Maal (Acoustic-Band), Missal (Septet sénégalais). Le spectacle intitulé « Autour de Minuit » sera assuré par le célèbre koriste de jazz sénégalais, Ablaye Cissoko.
Dans la partie Off (autour du festival), il est prévu une organisation de Master Class au Prytanée Militaire de Saint-Louis (Pms), un défilé du club Auto-Retro, avec animations et jeux de faux-lion, des prestations de grands percussionnistes (avec la participation de Saint-Louis/Handicap).
Des processions « Diversités culturelles », un carnaval, la prestation de la Fanfare, des randonnées de sensibilisation avec des artistes, les populations, la prestation des Tambour-major de Saint-Louis, une foire artisanale et commerciale, agrémenteront cet événement culturel de grande envergure. Mbagnick Kharachi DIAGNE 

LES TRAVAUX DU MÉMORIAL DAKAR-GORÉE-ALMADIE LANCÉS BIENTÔT (MINISTRE)

Saint-Louis, 6 juin (APS) – Le ministre de la Culture et de la Communication Abdoulaye Diop a annoncé que les travaux du mémorial Dakar-Gorée-Almadie seront bientôt lancés pour boucler une série d’infrastructures qui renseignent sur les ambitions du président Macky Sall dans le domaine culturel.
Il procédait dimanche en compagnie du maire Mansour Faye à l’ouverture du vernissage de l’exposition dénommée ’’les itinéraires artistiques de Saint-Louis’’ initiée par l’artiste Abdou Karim Fall sous le label Ndar création avec la participation d’une trentaine d’artistes peintres sénégalais et mauritaniens.
’’Après le Musée des civilisations noires, nous allons bientôt procéder au lancement du mémorial Dakar-Gorée-Almadie qui va boucler une série d’infrastructures qui renseignent sur les ambitions et la politique culturelle du président Macky’’, a notamment dit M. Diop.
Le ministre a aussi félicité le jeune artistique Abdou Karim Fall dont le talent ainsi que celui des autres ’’constituent le premier atout touristique du Sénégal’’.
Il note que cet évènement ’’inscrit à l’agenda culturel national fait partie des grand-rendez-vous de l’année dans ce secteur qu’il compte accompagner encore davantage’’.
Diop a salué l’esprit d’ouverture des populations saint-louisiennes qui ’’reçoivent des artistes des autres régions et de la Mauritanie’’
Le maire de Saint-Louis s’est dit ’’mal à l’aise un peu’’ en apprenant la tenue de cet évènement par l’intermédiaire du ministre de la Culture et de la Communication.
Il promet de se rectifier en accompagnant davantage cette activité qui ’’est un label pour la ville de Saint-Louis’’.
’’Si le ministre de la Culture a tenu à effectuer le déplacement, cela veut dire qu’il porte un grand estime à Karim qui est un grand talent’’, a dit M. Faye, soucieux ’’de rassurer’’ sur son engament à ’’faire plus pour les itinéraires artistiques et la culture’’.
L’organisateur Abdou Karim Fall a remercié les autorités pour cette présence qui rehausse l’évènement.
Pour cette septième édition, qui se tient au Centre de documentation et de recherches de Saint-Louis (CRDS) jusqu’au 30,  il note comme innovations la création d’un site internet où les œuvres seront exposées et la vente possible.
La directrice du CRDS Fatima Fall a dit sa satisfaction d’accueillir des ’’valeurs sûres’’ de l’art sénégalais et mauritanien.AMD/OID

DÉBAT SUR LA LAÏCITÉ : «LA RELIGION PEUT ÊTRE ACTEUR DE LA GOUVERNANCE»

http://www.emedia.sn Mouhamadou Mounirou Sy est pour une laïcité à l’africaine. Pas une laïcité à la française. Son idée rejoint celle d’une nouvelle Afrique reconstruite sur ses valeurs qu’il a défendue dans son récent ouvrage intitulé  : ’’Les Sirènes de Gao’’. Pour lui, « la laïcité, qui voudrait que la religion soit écartée de la gestion des affaires publiques, n’est pas africaine. Elle est copiée de l’Occident. »
À la question de savoir s’il remettait en cause la laïcité, l’Enseignant chercheur répond de façon nuancée  : « Ça dépend. Parce que, la laïcité ne signifie pas le rejet de la religion dans l’espace public. Le gouvernement le plus laïc, c’était celui de Médine, sous le règne du prophète de l’islam. Je vous renvoie à l’histoire de l’islam. En 630, deux ans avant son décès, le prophète avait nommé un gouverneur juif en Syrie, Jahfar Ibn Mansour. On lui a dit pourquoi, le prophète a répondu, c’est parce qu’il est honnête. Le prophète avait instauré dans sa République, la possibilité de collaborer avec des non musulmans », a-t-il rappelé.
Pour lui, la religion pourrait être un élément central dans la gestion des affaires publiques. C’est ainsi que, dans la ’’nouvelle Afrique’’ qu’il théorise, M. Sy n’a pas manqué de suggérer l’intégration de la religion dans l’espace public. « La laïcité dont je parle n’est pas celle française. Il faut remonter à la laïcité à l’époque du prophète de l’Islam. C’est à dire, pas un système qui rejette complètement la religion, mais un système infra et intra religieux. On peut gouverner en ayant la religion comme élément acteur de la gouvernance. Or l’Occident, surtout la France, avec Jules Ferry et la loi 1902 – 1905, écartait le religieux dans l’espace étatique. D’ailleurs, je le défends dans l’un de mes anciens livres », détaille l’invité du JDD de ce dimanche, 6 juin.
Face à Mamoudou Ibra Kane, Mounirou Sy a estimé que « la laïcité, c’est comme un triangle. La base serait la reconnaissance de toutes les religions dans l’espace public. L’hypothénuse serait la neutralité de l’État par rapport aux religions et la hauteur serait l’égalité des religions dans l’espace public. C’est ça la réalité. Mais la laïcité ne signifie pas le rejet des religieux dans l’espace public ». Babacar FALL

NOUVEAU CONTRAT DE CONFECTION DE CARTES D’IDENTITE ET CARTES D’ELECTEUR Macky accorde une rallonge de 10 milliards aux Malaisiens

https://jotaay.net Iris Corporation Sdn Bhd a annoncé la signature d’une prolongation de contrat avec le ministère de l’Intérieur pour la fourniture et la production de trois millions de nouvelles cartes nationales d’identité à puce biométriques et cartes d’électeur. Ainsi la rondelette somme de 10, 5 milliards sera ajoutée à la première manne financière du contrat signé en 2017 d’un montant de 50 milliards.
Et voilà une nouvelle polémique qui vient s’ajouter à l’achat de l’avion présidentiel ! Le gouvernement du Sénégal vient de prolonger le fameux contrat de Iris Corporation Sdn Bhd. C’est la société malaisienne qui a elle-même vendu la mèche en annonçant une signature de prolongation de contrat avec le ministère de l’Intérieur pour la fourniture et la production de trois millions de nouvelles cartes nationales d’identité à puce biométriques et cartes d’électeur. «Le contrat est d’une durée de deux ans, du 3 mai 2021 au 3 mai 2023, avec un montant total du contrat de 10, 5 milliards de F Cfa», fait savoir Iris Corporation.
Iris reconnaît qu’il existe des facteurs de risque à prendre en compte, mais assure que la société prendra les mesures appropriées pour minimiser ces risques. «Les facteurs de risque affectant le contrat comprennent les changements dans l’environnement économique, politique et réglementaire et les risques opérationnels tels que le risque d’achèvement et la pénurie de matériaux et de main-d’œuvre qualifiée dont Iris prendrait les mesures appropriées pour les minimiser». Selon toujours la société malaisienne, «le contrat peut également être soumis à des facteurs de risque externes tels que la crise économique ou sanitaire mondiale, régionale ou nationale».  Iris poursuit  : «le Conseil d’administration, après avoir pris en considération tous les aspects du contrat, est d’avis que le contrat est dans le meilleur intérêt d’Iris et de ses actionnaires».
Pour rappel, le gouvernement du Sénégal avait déjà signé un contrat scellé entre les Malaisiens de Iris Corp Bhd avec le ministère de l’Intérieur du Sénégal pour produire et fournir 10 millions de nouvelles cartes d’identité multi-applications ; à savoir des cartes biométriques basées sur la technologie de puce sans contact avec 10 empreintes digitales biométriques.
Le montant total du contrat était estimé à 50 milliards de F Cfa.
En septembre 2007, Iris Corp Bhd avait déjà remporté un contrat d’une durée de 20 ans pour mettre en œuvre un système de passeport numérique au Sénégal. C’était sous le magistère d’Abdoulaye Wade avec Ousmane Ngom au ministère de l’Intérieur.Samba THIAM

GUY MARIUS SAGNA A DOUGAR  : ” L’Etat du Sénégal veut prendre des terres et les donner à des Marocains au détriment des populations”

“Nous étions aujourd’hui à Dougar (commune de Diamniadio, département de Rufisque) pour manifester avec les populations. L’Etat du Sénégal veut prendre des terres et les donner à des Marocains au détriment des populations. Cela fait 10 ans que ces braves populations se battent. Ailleurs, c’est pour déshabiller des Sénégalais de leurs terres pour habiller des Français, des Chinois, des Italiens, des membres et amis de l’Apr. À ces populations, l’Etat reproche leur jonction avec Y’en à marre et le Frapp dans leur lutte contre les bandits fonciers, les voyous fonciers, les gangsters fonciers.
Si l’Etat ne veut pas voir Y’en à marre et le Frapp auprès des populations, il n’a qu’à rendre aux populations leurs terres.
Plus les élections locales approchent et plus Macky Sall et sa bande ont faim de terres pour financer leur campagne électorale et s’enrichir.
A toutes celles et tous ceux qui ont fait le pari d’être aux côtés des voyous fonciers contre les populations et qui tirent sur nous, un conseil : allez dire à son excellence monsieur Macky Sall, Président de la république du Sénégal d’arrêter de parrainer, d’encourager, de protéger les voyous fonciers. En réalité, le premier gangster foncier au Sénégal s’appelle Macky Sall.
Spoliations foncières à Dougar
Spoliations foncières à Nianing
Spoliations foncières à Médina Wandifa
Spoliations foncières à Niaguiss
Spoliations foncières à Bambilor
Spoliations foncières à Keur Moussa
Spoliations foncières à Ndiael
Spoliations foncières à Guereo
Spoliations foncières à Kignabour 2
Spoliations foncières à Tivaouane peulh
Spoliations foncières à Ballabougou
Spoliations foncières à Pakour
Spoliations foncières à Bignona
Spoliations foncières à Yoff
Spoliations foncières à…
SUNU SUUF SUNU BAKKAN!NOTRE TERRE NOTRE VIE! LUTTONS !REFUSONS !RÉSISTONS !ORGANIZE, DON’T AGONIZE ! GMS”

MOUNIROU SY VOTE POUR UN SEPTENNAT UNIQUE

http://www.emedia.sn Un septennat non renouvelable ! C’est la proposition de Mouhamadou Mounirou Sy. Enseignement-chercheur, constitutionnaliste reconnu, M. Sy estime qu’un seul et unique mandat de sept (07) suffit aux candidats à la magistrature suprême.
Cette option va permettre aux présidents élus de pouvoir travailler sans aucune pression. « Ainsi dès que le président arrive, ce qui l’intéresse, ce sont les résultats. Cela va permettre d’aller vers la dépolitisation de l’administration. On va plus aller vers le gaspillage des deniers publics pour des raisons politiques. On va aller vers la fin du clientélisme. Éviter le tripatouillage… », a-t-il laissé entendre à l’émission JDD, ce dimanche.
Par rapport à l’actualité politique au Sénégal, Mounirou Sy note qu’il y a « une politisation chronique et éternelle de l’Etat ». L’occupation de l’espace public par les acteurs politiques en est une parfaite illustration. « On ne peut pas organiser tous les deux ans une élection et on va vers cela. C’est la raison pour laquelle il est temps de s’arrêter pour éviter la démocrature. Le respect de la parole donnée doit être sacrée chez les politiques », déclare M. Sy.
Concernant les élections locales, il accuse l’opposition. Pour lui, en 2019, ce sont les opposants qui n’étaient prêts à aller aux élections. Ce qui est à l’origine cet énième report. « S’il y a report des élections, c’est à cause de l’opposition qui ne voulait pas aller aux élections sans la révision du fichier. Ce qu’il faut faire c’est de rebâtir un consensus et de respecter les délais. Que les élections se tiennent à date échue », plaidé le Constitutionnaliste Babacar FALL et Abdoulaye SYLLA (photos)

Macky-Idy-Niasse…Le grand parti présidentiel se précise

https://www.xibaaru.sn Ceux qui attendaient le président Macky Sall rappeler auprès de lui les ministres défenestrés et les républicains bannis pour relancer l’Alliance Pour la République (APR) d’origine, vont déchanter. Leur patron leur concocte une autre chose. Une chose qui marquera définitivement la rupture entre lui et ses responsables déchus. Le président veut aller de l’avant et plus loin avec de nouveaux alliés dans un nouveau cadre.
Macky Sall pense sérieusement à son « Horizon 2035 » qui n’est pas une utopie mais une réalité. « Le Sénégal poursuit résolument sa voie vers l’objectif d’émergence à l’horizon 2035, avec le Plan Sénégal Emergent. » a dit le président Macky Sall à la 74e session de l’Assemblée générale des Nations Unies. Et pour être encore au pouvoir jusqu’à cette date, Macky a besoin d’une nouvelle alliance présidentielle qui regroupera des alliés dont il n’aura pas à se plaindre. Selon nos sources, la grande alliance qui devra conduire les projets de Macky jusqu’à l’horizon 2035 se fera avec l’AFP de Moustapha Niasse et le Rewmi de Idrissa Seck.
Les ministres, les DG, les PCA et les tous les soutiens de Macky sall évoque souvent dans leur discours « l’Horizon 2035 ». Et la question qui vient souvent à l’esprit est « seront-ils encore là en 2035 ? ». 2035, c’est dans 14 ans. Et Macky Sall n’a pas donné cette date pour rien. Car il va se donner les moyens d’y arriver en tant que président de la République ou président du grand parti présidentiel qu’il s’apprête à fonder avec des alliés…très politiques.
Moustapha Niasse de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP) et Idrissa Seck du parti Rewmi sont des politiciens endurcis et expérimentés ; Niasse est sur la scène politique depuis Senghor. Et Idrissa Seck est né et grandi dans le PDS de Wade. Ils ont tous les deux, étés baptisés dans la politique pure ; et ce sont eux que Macky Sall a choisis pour mener son grand projet de « l’horizon 2035 ». Avec une formation politique jamais vue au Sénégal depuis le multipartisme intégral accordé par le deuxième président du Sénégal, Abdou Diouf.
L’APR, le Rewmi et l’AFP vont créer un monstre politique capable de résister jusqu’en 2035 à toutes forme d’opposition. Comme l’UMP qui a porté Sarkozy au pouvoir en 2007, Macky, Niasse et Idrissa Seck veulent aussi créer une grande formation dont le but serait de rester le plus longtemps au pouvoir avec des alternance internes. Cette grande formation qui verra le jour avant les législatives remplacera la coalition Benno Bokk Yaakar qui est arrivé à son terme après la mort d’un des pères fondateurs, Feu Ousmane Tanor Dieng du Parti socialiste.
Pourquoi l’AFP de Moustapha Niasse n’a pas renouvelé ses instances depuis plusieurs années ? Et pourquoi le Rewmi de Idrissa Seck se débarrasse de ses irréductibles responsables ? L’AFP et le Rewmi font le nettoyage interne avant la fusion avec l’APR de Macky Sall qui s’est aussi débarrassé de ses fortes têtes. Et aujourd’hui, Macky Sall, Moustapha Niasse et Idrissa Seck, leaders incontestés dans leurs partis respectifs peuvent sans contradiction aller vers la GRANDE FUSION.
Le grand parti présidentiel aura pour président, Macky Sall. Moustapha Niasse et Idrissa Seck en seront les vice-présidents. Et quand Macky aura épuisé ses mandats, Idrissa Seck prendra la relève ; un système de rotation calqué sur le tandem « Poutine-Medvedev » en Russie. Aucune opposition ne pourra faire face à ce grand parti politique qui est en train d’être créé par les derniers « monstres » de la politique Sénégalaise. Karim Wade, Khalifa Sall et Ousmane Sonko pourront-ils faire face aux monstres ?La rédaction de xibaaru

Locales à Grand-Yoff : Adama Faye défie Macky et menace de présenter une liste parallèle

https://directnewsinfo.com Depuis l’annonce de la tenue des élections locales, les appétits s’aiguisent, particulièrement chez les compagnons du leader de la Coalition Benno Bokk Yakaar (BBY). C’est désormais la bataille de positionnement. Même si “Le Boss” avait fait part de son souhait que ses alliés taisent leurs ambitions, du moins, le temps qu’il décide de l’avenir de ceux qui figureront sur les listes. Son beau frère, Adama Faye, responsable Apr de Grand-Yoff, ne l’entend pas de cette oreille.
Et, “grande” fut sa “peine” d’ “entendre (le Président Macky) demander” à ses “partenaires politiques” de la coalition Benno Bokk Yaakaar et à ses “frères et sœurs du parti Apr” de l’écouter et d’attendre ses “décisions dans les différentes localités pour les élections locales de Janvier 2022“.
Attention ! Non seulement trop de pouvoir tue le pouvoir, mais aussi le vôtre est temporaire. Le linge sale se lave en famille, dit-on certes, mais il faudrait déjà que le chef de famille puisse accepter que dans la cour de la maison vivent plusieurs fils et filles aux caractères et objectifs différents voire divergents. Votre liberté est celle de celui qui pense autrement“, souligne Adama Faye à Senego.
Avant de poursuivre : “À la question nationale concernant vos mandats, vous avez eu la liberté de répondre par un ni oui ni non. En cette période de crise sanitaire où le Sénégal traverse ses pires moments d’instabilité sociale et affronte d’énormes difficultés financières, vous avez eu la liberté d’acheter un avion à coups de milliards et j’ose espérer que vous aurez la même liberté de le rentabiliser“.
Sans oublier le fait de changer de casquette, à votre guise, de président de la république ou de chef de parti devant la patrie, vous vous donnez non seulement la liberté de nommer ou de démettre sans tenir compte des compétences mais aussi celle de laisser des personnes retraitées depuis belle lurette à des postes de responsabilités. Votre liberté qui vous permet d’appliquer la justice sélective n’a pas droit sur celle des uns et des autres. Monsieur le président, attendez-vous à ce que l’on ne soit pas toujours d’accord avec vous et ce, en toute liberté. De par votre expérience, vous devriez être le meilleur président que le Sénégal ait connu. Vous avez changé positivement la vitrine physique du Sénégal, mais qu’en est-il de la vignette morale, éthique et déontologique de notre pays“, s’interroge Adama Faye.
Pour l’Apériste de Grand Yoff, “tant que c’est à huis clos cela peut ne pas déranger mais votre excès de pouvoir et votre comportement de dictateur ou de monarque inquiètent plus d’un. Au-delà du fait que le sang royal ne coule guerre dans vos veines, je vous rappelle que le Sénégal n’est point un royaume, mais une république que vous dirigez, vous mon président, mon leader, vous qui êtes né sous l’ère de la liberté, après l’indépendance sans aucune contrainte coloniale. Ma liberté comme celle de plusieurs citoyens qui n’osent le dire est d’avoir le libre arbitre. Ma liberté de porter ma candidature et de la proposer non pas à vous, mais à mes concitoyens, ceux de ma commune qui auront l’éclectisme et la liberté de porter ou non leur espoir en moi“.
Monsieur le président tout cela pour marteler hic et nunc que moi Adama Faye, membre fondateur du parti Apr, je déclare ma candidature aux prochaines locales de janvier 2022 dans ma commune, Grand Yoff. Il va s’en dire que si je ne bénéficie pas de l’accord de mon parti ou plutôt je dirais de votre décision, je présenterai si Dieu le Veut, une liste parallèle et concurrente quelque soit le mode de scrutin choisi, in fine, ma liberté aura été affirmée jusqu’au bout. Advienne que pourra“, conclut Adama Faye, responsable politique APR, Grand Yoff.

MARY TEUW NIANE NIANE TACLE SÉVÈREMENT MANSOUR FAYE «Je ne me glorifie jamais d’un travail mal fait. J’aime la perfection. Je veux le meilleur pour Saint-Louis»

https://jotaay.net Les mises en garde de leur chef de parti n’y feront rien  : la bataille des apéristes de Saint-Louis aura bien lieu. Invité sur radio Zik/FmNdar, l’ancien recteur de l’Université Gaston Berger ne s’est pas du tout gêné pour fustiger le bilan du beau-frère du Président Sall.
Décidément, le professeur Mary Teuw Niane tient beaucoup à sacandidature à la mairie de Saint-Louis aux prochaines locales. Sa dernière sortie est une parfaite illustrationde sa détermination à se présenter contre Mansour Faye, cela, malgré les appels du Président Macky Sall à l’unité.Invité à la radio Zik/Fm Ndar, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche dit tenir à cœur sa candidature à la ville de Saint-Louis.Pour lui, le maire Mansour Faye a fini de «montrer ses limites de par son bilan négatif».
Se démarquant complètement du bilan du Mansour Faye, l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur a jeté des pierres dans le jardin de ce dernier.«Je ne me glorifie jamais d’un travail mal fait. J’aime la perfection. Je veux le meilleur pour Saint-Louis», a-t-il fait savoir à travers les ondes de la radio Zik/Fm Ndar.
«Les anciens maires ont beaucoup fait pour Saint-Louis sans nourrir d’appétences foncières grotesques, contrairement à ce maire qui s’agrippe à la moindre parcelle libre»
Pour enfoncer davantage le clou, l’ancien recteur de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis asalué le travail consenti par les anciens maires de Saint-Louis, tout enlançant quelques piques à Mansour Faye. «Les anciens maires de Saint-Louis ont beaucoup fait sans nourrir des appétences foncières grotesques. Contrairement à un maire qui s’agrippe à la moindre parcelle libre, qui s’adonne à toutes formes de quête de profit allant jusqu’à vendre du lait», déplore Mary Teuw Niane.
Revenant sur les financements octroyés aux jeunes par le maire Mansour Faye, Mary Teuw Niane demandeà ces derniersde ne pas se gêner, parce que l’argent leur appartient. «Prenez l’argent, il vous appartient, mais dans le silence des urnes, choisissez ce qui est bon pour Saint-Louis», dit-il.Ndèye Khady DIOUF

MédinaBamba Fall déclare la guerre aux “apéristes” et se range aux côtés de Sonko et Khalifa

https://www.pressafrik.com Le maire de la Médina, localité située au cœur de la capitale sénégalaise et les responsables de la majorité présidentielle au niveau de sa zone, ne parlent plus le même langage. Bamba Fall qui leur a déclaré la guerre, annonce qu’il sera à partir de cette semaine dans une opposition radicale au régime, aux côtés de Khalifa Sall et d’Ousmane Sonko.
 « J’ai toujours observé une opposition d’opposant républicain. Mais je crois que cela commence à trop faire », a déclaré Bamba Fall, samedi dernier, en marge d’un meeting de Sagarl à la place Santhiaba.
Très remonté contre les tenants du pouvoir au niveau de la localité qu’il accuse d’avoir bloqué ses activités et projets, le maire de la Médina a annoncé qu’il va rejoindre très prochainement ses anciens camarades de l’opposition radicale. « A partir de cette semaine, je verserai dans l’opposition radicale et j’y serai avec Ousmane Sonko et Khalifa Ababacar Sall. Désormais, c’est à la guerre comme à la guerre ».
Revenant sur l’affaire du terrain Jaraaf, objet de son désaccord avec une partie de ses administrés, M. Fall a tenu à préciser que la marie a rien fait d’anormal. « C’est un besoin exprimé par les Asc  et le Conseil municipal s’est réuni et l’a voté à l’unanimité devant le préfet qui a approuvé », a-t-il soutenu.
Mais, s’est-il désolé : « sachant qu’on va les battre lors des prochaines locales, ils ont commencé à créer des problèmes (…) ».  Aminata Diouf

ELECTIONS LOCALES DU 23 JANVIER 2022 Zahra Iyane Thiam Diop déclare sa candidature pour la mairie de Sicap-Liberté

https://jotaay.net Au fur et à mesure que les joutes locales se pointent à l’horizon, les candidatures au poste de maire se signalent. Hier, le ministre de la Microfinance, de l’Economie sociale et solidaire a annoncésa candidature pour le compte de la mairie de Sicap Liberté que dirige le progressiste Santy Agne.
Zahra Iyane Thiam Diop veut briguer le mandat des populations de la mairie de Sicap-Liberté. Elle a fait cette déclaration dimanche lors de l’inauguration du siège de son parti l’Apr de ladite commune. «Nous réaffirmons notre engagement au président de la République dans la mise en œuvre des politiques publiques pour le bien des populations. Mes ambitions demeurent intactes, je suis candidate à tout ce qui fera avancer la vision du président de la République», soutient le ministre qui avait vu les membres du parti, la Cojer, les mouvements féminins et les cadres porter leur choix sur sa personne.
Consciente des enjeux pour les élections locales, elle lance un message aux membres de son parti et en général de la coalition à retrousser les manches pour battre campagne. Car, fait-elle savoir, l’heure n’est plus à l’immobilisme mais à la descente sur le terrain politique pour entamer la précampagne. «Maintenant que nous nous acheminons vers des échéances locales, aucun militant n’a le droit de se reposer, si ce n’est qu’au soir du  janvier 2022 nous puissions apporter une victoire éclatante à notre coalition. Les structures ont affirmé leur engagement et je suis fière d’inaugurer un siège de notre parti au niveau de notre commune Sicap-Liberté. L’inaugurer, c’est réaffirmer l’expression de notre militantisme», a affiché Zahra Iyane Thiam.Baye Modou SARR

MAIRIE DE GUEDIAWAYE : Boughazelly défie Aliou Sall

https://toutinfo.net Dopé par la forte mobilisation de ses partisans lors de son meeting organisé, samedi, dans son quartier Fith-Mith, commune de Golf-Sud, l’ancien député de l’Apr, Seydina Fall alias Boughazelly, a déclaré sa candidature à la ville de Guédiawaye.
Les partisans, sympathisants, amis, proches et soutiens de Seydina Fall, entouré des coordonnateurs des différentes communes de Guédiawaye, ont réussi la mobilisation des grands jours, lors du meeting tenu samedi, à son fief. Une mobilisation exceptionnelle qui prouve que le responsable politique de l’APR, contrairement à ce que soutiennent ses détracteurs, n’est pas politiquement mort, mais est bien debout et combattif dans l’arène politique de Guédiawaye. ‘’Ne suis-je pas un fils de Golf ? Ne suis-je pas un fils de Guédiawaye ?’’, lance-t-il d’emblée. Et la réponse du publique coule de source. ‘’Vous l’avez dit vous-même. (…).  Moi, je suis un fils du terroir. Je ne suis pas un étranger à Guédiawaye. Je suis un fils de Guédiawaye, donc je suis candidat à la mairie de la ville pour les prochaines élections locales’’, enchaîne-t-il. Non sans dénoncé le traitement dont lui et les siens sont victimes. ‘’Depuis 2012, je suis l’objet d’un ostracisme gratuit dans le parti. Depuis cette période, je n’ai reçu d’appui ni pour moi-même ni pour mes compagnons qui ont souffert le martyre pour Macky Sall, pour avoir fait le choix historique de cheminer avec lui contre vents et marées jusqu’à cette date fatidique du 25 mars 2012’’, martèle-t-il. Très amer, il enfonce le clou  : ‘’On ne m’a jamais associé à quoi que ce soit. C’est toujours un groupuscule de personnes qui, sur la base de copinage, font main basse sur les appuis du parti destinés aux militants. Tout ce que mes militants ont eu provient de ma propre poche’’.

Soutien à Lat Diop contre Aïda Sow Diawara

Se réclamant fils de Guédiawaye, Boughazelly soutient un autre fils de la localité, Lat Diop, qui ambitionne de diriger la mairie de Golf Sud, entre les mains de leur alliée socialiste, Aïda Sow Diawara. ‘’Pour ce qui concerne la commune de Golf Sud, je soutiens la candidature de Lat Diop. C’est un soutien désintéressé, indéfectible et irréversible. Voilà un homme dont l’amour et l’utilité pour Guédiawaye ne souffrent d’aucune ambigüité. Il a toutes les aptitudes nécessaires pour remplacer la mairesse dont le bilan se résume à des constructions tous azimuts de cantines’’, soutient-il. Dans sa sortie, l’ancien député s’en est pris aussi à l’opposition, notamment Pastef d’Ousmane Sonko. ‘’l’histoire a démontré que Pastef est un cadre d’expression de gens violents, subversifs et nihilistes, prêts à mettre le Sénégal sens dessus dessous pour des intérêts particuliers. Les ‘’apréristes’’ qui combattent d’autres ‘’apéristes’’ en ont pris aussi pour leur grade. L’info

Locales de 2022-Les personnes handicapées pour une bonne position sur les listes…

iGFM – (Dakar)   Ils étaient en conclave ce samedi au siège de l’APR pour étudier les voies et moyens d’occuper une bonne position sur les listes électorales, afin de sortir comme conseillers municipaux au soir des locales de 2022.
Longtemps sur la touche, Les handicapés de la coalition Bby entendent changer la donne pour ne plus jouer le rôle de remplisseurs inutiles de listes. Les fortes recommandations issues de leur rencontre témoignent éloquemment de leur détermination à prouver qu’ils sont capables, malgré leur handicap, de relever les défis d’une gestion rigoureuse de nos collectivités territoriales.
Comment envisager une participation honorable des personnes handicapées aux prochaines élections locales ? Ceci a été le thème qui a réuni le mouvement des handicapés de l’APR et ceux des partis alliés de la coalition présidentielle, avec pour seul objectif, de figurer en pôle position sur les listes. « Nous avons dépassé l’étape d’inscription des personnes handicapées sur les potentiels conseillers, nous exigeons de figurer en pôle position sur les listes afin d’être élus à la fin du scrutin. Il est temps qu’on nous considère comme de véritables acteurs capables de prendre les destinées de nos communes en main », clament Toumany Camara, Cheikh Ndiaye, Abdou Kogna Diop, accompagnés des femmes du mouvement.
D’ailleurs, fait comprendre le chargé de communication, « nous n’allons pas soutenir les listes où les handicapés n’occupent pas les 10 premières positions, mais, nous allons en même temps et sans délai, occuper le terrain et inscrire les primo votants pour une participation massive des personnes handicapées, comme cela n’a jamais été le cas ».
En effet, poursuit-il, « il y a une grande majorité de personnes handicapées qui ont désormais l’âge de voter et qui ne sont pas encore inscrites sur les listes électorales. D’où le travail de sensibilisation du mouvement et ceux de Benno Bokk Yakaar pour capitaliser ce fort potentiel d’électeurs ».
Décidés à en engranger le maximum, les personnes handicapées de l’APR et Benno comptent jouer dans un autre volet de sensibilisation qui consiste, cette fois, à informer ceux qui ne votent pas parce que leur lieu de vote est éloigné du lieu de résidence. « Ils doivent savoir qu’il y a des modifications à apporter sur les listes afin de changer son lieu de vote et pouvoir exercer son devoir civique », font-ils savoir dans les recommandations issues de leur rencontre.

Me Abdoulaye Babou : «Macky Sall peut faire un 2e mandat de 5 ans, donc un 3e mandat»

https://directnewsinfo.com Me Abdoulaye Babou, avocat et homme politique a fait comprendre que le président « Macky Sall peut faire un 2e mandat de 5 ans » et donc un 3e mandat, lors de l’émission Grand Jury, diffusée ce dimanche, sur la RFM
« Il y a quelques lignes directrices. Le mandat du président est ramené de 7 ans à 5 ans. Néanmoins, Macky a fait 7 ans : 2012-2019. Pourquoi on ne se pose pas la question de savoir pourquoi il a fait 7 ans. Parceque le Conseil constitutionnel a dit que le mandat du peuple donné à Macky Sall est de 7 ans puisque c’est la volonté populaire, je n’y touche pas», a déclaré le juriste.
Ceci, selon la robe noire est un « raisonnement inattaquable ». Donc, poursuit-il, Macky a fait 7 ans. Venons-en maintenant au reste. Sur ce fameux article qui pose problème ou on dit que le mandat du président désormais est de 5 ans. Nul ne peut faire plus de deux mandats successifs. A partir du moment où, la Constitution de 2016 entre vigueur, on commence par zéro. Cela veut dire que Macky peut faire un mandat de 5 ans, un 2e mandat de 5 ans, mais plus jamais », a-t-il fait comprendre.
Par ailleurs, l’homme politique a soutenu qu’il se retire de la vie politique, et plaidant pour la suppression du parrainage.

Elections locales : Les leaders de Bby à Podor affûtent leurs armes…

https://senego.com Des leaders de Podor se sont réunis ce dimanche 06 juin 2021 au Cices. Une rencontre qui vise une “nouvelle démarche politique” pour les élections locales à venir. Il s’agit de Moussa SOW, maire de Walaldé, Ablaye Elimane Dia dit Keladio, maire Demette, Ibrahima NGUETT, député, entre autres leaders de ladite localité. 
Ces leaders de Podor ont ainsi lancé leur Coalition “gagnante” qui regroupe beaucoup de responsables politiques du département. Les initiateurs sont, entre autres Ibrahima Abou Ngueth de l’IPD et membre de la coalition BBY, Abdoulaye Élimane Dia, maire de Demeth et Moussa Sow, maire de Walalde.

Nous sommes conscients d’une chose…

Nous avons constaté que depuis deux ans, la suprématie du président de la République dans le département de Podor aux dernières élections est en train de connaître des soubresauts. Des soubresauts, des frustrés, surtout au niveau des jeunes qui reprocheraient aux dirigeants de la coalition ou de l’Apr dans le département leur gestion… Et nous, nous sommes conscients d’une chose : nous ne sommes associés à aucune activité“, a tenu à préciser Moussa Sow.

Sauveur…

Qui poursuit : “Alors, qu’il s’agit quand même de responsables qui ont derrière eux des milliers et des milliers de militants… Ces frustrés et toute cette léthargie qui a été constatée mérite quand même une correction. Et nous nous sommes érigés en sauveurs pour essayer, quand même, de recueillir à la base, avec ces militants, toutes les aspirations qui sont en train de gagner du terrain, surtout dans l’électorat jeune. Et c’est pourquoi nous avons créé cette coalition. Et dans les prochains jours, après cette assemblée générale de lancement, c’est-à-dire une semaine avant l’arrivée du chef de l’Etat dans le département de Podor, nous allons tenir une assemblée générale qui va réunir les 22 collectivités territoriales départementales“.

Préparation…

Il s’agit, d’après toujours le maire de Walaldé, “de préparer l’arrivée du président de la République, de lancer un appel à toute la population, à tous les acteurs pour un accueil triomphal du chef de l’Etat qui a beaucoup fait pour le département de Podor, notamment l’île à Morphil qui, aujourd’hui, est totalement désenclavé avec des investissements dans le domaine socio-économique, celui du développement. Des infrastructures qui font aujourd’hui la fierté de ces populations. On va vers des élections locales et si rien n’est fait, on va vers un éparpillement de cet électorat. Ce qui sera préjudiciable à la coalition Benno Bokk Yaakar (BBY)“.

La nouvelle déclaration de Macky_SALL : «Tant que je serai président, l’homosexualité ne sera pas légalisée au Sénégal…»

https://directnewsinfo.com Réagissant aux manifestations, remous et indignations suite à un examen blanc à Rufisque portant sur l’homosexualité, le Président Macky Sall a non seulement tenu à rassurer, mais aussi réaffirmé sa fermeté.«Tant que je serai en vie et président de la République, l’homosexualité ne sera pas légalisée au Sénégal ! » Vidéo

Cheikh Bamba Dièye : «Je ne peux pas me résoudre à voir Saint-Louis réduite à une succursale familiale, pour satisfaire l’ego d’un beau-frère »

XALIMANEWS : L’ancien maire de la veille ville veut revenir aux affaires et l’a fait savoir.
Dans les colonnes de Vox Populi, Cheikh Bamba Dièye, fait part de son ‘’obsession de vouloir changer les choses’’ dans sa ville natale.
‘’Ma candidature à la mairie est un sacerdoce. Je ne peux pas me résoudre à voir Saint-Louis réduite à une succursale familiale, pour satisfaire l’ego d’un beau-frère’’, y déclare-t-il en faisant notamment allusion au maire sortant, Mansour Faye, frère Marième Faye Sall, épouse du chef de l’Etat.

Presse et Politique : Collusion fatale à la démocratie Par Alassane K. KITANE

Georges Orwell a dit  : « Quand un écrivain s’engage dans la politique, il doit le faire en tant que citoyen, en tant qu’être humain, et non pas en tant qu’écrivain. ». Que dire alors de l’engagement politique du journaliste ? La liberté de la presse est aujourd’hui en péril dans ce pays et ce, non parce que la censure et le totalitarisme sévissent au Sénégal, mais parce que la presse s’est laissée elle-même apprivoisée par deux fléaux  : l’argent et la partialité.
La presse a toujours revendiqué son statut de contre-pouvoir, mais peut-elle continuer à incarner cet impératif au regard des postures partisanes notées en son sein depuis quelques années ? C’est vrai que presse et politique ont toujours entretenu des relations complexes pour ne pas dire de promiscuité, mais des organes de presse des partis politiques au phénomène du courtage médiatique, il y a de graves métamorphoses.
Quand la presse devient une rente que vaut sa liberté ? Quand elle est absorbée par des taupes au service des forces politiques (pouvoir et opposition) que valent ses analyses ? Quand l’accès à la publicité venant du pouvoir est conditionné à la politique éditoriale de la presse, que vaut l’audience ?
L’information et l’analyse ont cédé la place à la communication, à la publicité, et donc, à la manipulation. La force d’une presse c’est la qualité de ses analyses, de sa capacité à former le citoyen par la qualité des informations qu’elle livre. Une presse doit cultiver l’expertise, l’investigation pointue. C’est quand même incroyable qu’une presse aussi vieille que celle sénégalaise n’ait pas jusqu’ici réussi à avoir dans les rédactions des docteurs en économie, en droit, en sciences politiques, etc.
Un journaliste a le droit de s’engager en politique, mais n’est-il pas plus juste de sa part de quitter les salles de rédaction (surtout pour la presse en ligne) pour exercer sa vocation politique ? Ce que l’on voit aujourd’hui ressemble plutôt à une théâtralisation de la presse  : la presse ne nous apprend rien, elle déforme notre perception de ce que nous voyons et vivons !

Fara Michel Dièye offre 100 000 F FCFA à M. Bamba Ndiaye, PDG du groupe Bamba Ndiaye SA. : Sa lettre ouverte au Président Macky Sall

Dakar le 6 juin 2021

Lettre ouverte au Président Macky Sall

Monsieur le Président

Après mon licenciement jugé abusif, j’ai offert 100 000 francs à M. Bamba Ndiaye, PDG du groupe Bamba Ndiaye S A. Sur les faits et le pourquoi de ce geste et de cette lettre, il y a un peu moins de deux ans, moi Fara Michel Dièye, un journaliste de « Soleil Business Magazine », reversé à la Rédaction centrale du quotidien « Le Soleil », j’ai été abusivement licencié (Décision du tribunal), après une série d’incongruités dans mon passage sous administration du DG Yakham Mbaye.
Faisant confiance en Dame Justice, par le billet de mon avocat Me Bamar Faye, nous avons suivi un long processus, (alourdi par la pandémie COVID-19), la décision est tombée finalement le 20 Janvier 2021 condamnant l’acte abusif posé DG de la SSPP, « Le Soleil » énième du genre depuis son « accession à son trône », nous allouant une somme symbolique.
Du début à la fin de ce processus, nulle part, même sur les réseaux sociaux ou ailleurs,   nous n’avons cherché à « porter presse », demandant même à des confrères, amis et proches (que nous remercions au passage), qui voulaient porter ce combat face à une injustice flagrante, de laisser Dame Justice trancher.
Mais pour des liens de famille, d’amitié et bien d’autres, lourd est le secret que je voulais sauvegarder, car indéniablement il y a des dessous  dans ce licenciement abusif que je me garde de livrer en public, sauf pour réagir face à un « empereur-répondeur automatique ». Car tout est né d’un « malentendu » entre l’homme d’affaire Bamba Ndiaye et moi, malentendu qui a été transformé en un scénario programmé visant à me renvoyer discrètement du lieu où je gagnais ma vie : Le quotidien « Le Soleil »
A vous, Monsieur le Chef de l’état,  Macky Sall, qui en 2012 avait promis de « réparer les injustices et corriger des inégalités », je lance un appel pour écouter l’autre version, la mienne, (des lettres à l’appui) face ceux que j’indexe,   sur le pourquoi de ce licenciement jugé abusif par le tribunal du travail. Afin selon votre conscience ou votre engagement, réparer ou non cette injustice.
Il y a un mois, j’ai écrit une lettre, accompagnée de la somme de 100 000 (cent mille francs)  à l’homme d’affaire, aujourd’hui multimilliardaire Bamba Ndiaye, avec qui j’avais de très solides liens durant notre jeunesse, lui disant  :
« Par devoir, je me dois et j’ai commencé à informer quelques proches sur le pourquoi de cet acte injuste, mais surtout en réaction que je me dois en tant que simple citoyen, de  dénoncer ici-bas une injustice, (d’informer qui de droit), en attendant la VAR divine du jour du Jugement.
DIEU n’est-il pas LE MEILLEUR des juges ? , nous demande le Saint Coran. Moi Fara Michel Dièye, Fervent Croyant Musulman, j’en atteste que Si ! ».
Un des proches de Bamba Ndiaye, m’avaient informé qu’en grande méforme, pour ne pas dire très malade, il suit des traitements en France. Je lui avais souhaité un prompt rétablissement, comme il est conseillé aux musulmans de le faire à ses semblables.
Mais peu après le dépôt de la modique somme offerte au milliardaire et la lettre qui l’accompagne,  la voix virulente que j’ai reconnue et qui m’a apostrophé depuis un numéro international, sur ton qu’on n’adresse généralement qu’à ses « sujets », me donne l’espoir que l’homme va beaucoup mieux. DIEU Merci !
C’est d’ailleurs le pourquoi de cette lettre. Premier acte de ma réaction annoncée face à une injustice !
Dans l’attente et l’espoir d’une réaction favorable, veuillez agréer Monsieur Le Président  l’expression de mes salutations respectueuses.Fara Michel Dieye, Journaliste, Sénégalais Lambda
N.B  :  A mes confrères et à l’Opinion publique que je prends à témoin à travers ce message, je souligne qu’ayant fait appel au Chef de l’état à travers cette lettre ouverte pour qu’une injustice avec ses dessous soit réparée, (conformément à son engagement), je ne saurais piper un mot de plus, pour le moment…
Sauf face à une éventuelle réaction ou guerre médiatique de « l’Empereur du Soleil » ou alors de cet homme d’affaire amnésique d’un passé où, par la Grâce de DIEU, il sollicitait souvent et bénéficiait toujours du soutien financier et moral d’un « Fara » qui a la chance de travailler très tôt, avant de naviguer des années durant dans les zones de turbulences.   « Gorr réka soone » dit un adage wolof…Merci de comprendre

PR MOUHAMADOU MAOULOUD DIAKHATE, AFP : ‘’Moustapha Niasse n’a plus aucune ambition nationale’’

https://toutinfo.net Les jours de Moustapha Niasse à la tête de l’Afp sont comptés et le compte à rebours a été même déclenché lors du dernier séminaire de l’Afp sur les élections locales. Selon le directeur de l’école dudit parti, le leader progressiste n’a plus aucune ambition politique. Le Pr Mouhamadou Maouloud Diakhaté, dans cet entretien avec l’info, passe au crible le dernier remembrement administratif, les élections locales et l’actif du Hcct dont il est membre. Entretien.

Le président de la République rentre d’une tournée économique au centre et au sud-est du pays. Pour beaucoup, c’est plutôt une tournée politique pour remobiliser ses bases en perspective des locales. Qu’en pensez-vous ? 

Remobiliser ses troupes dans la perspective des élections locales, je pense que c’est assez tôt. Les élections locales se tiennent dans 7 mois. Il aurait pu le faire trois mois avant les locales, lorsque les équipes se seront composées et les candidats-maires déclarés. C’est le moment idéal pour entamer une tournée maquillée comme on dit. Mais cette tournée n’est pas maquillée. Elle rentre dans l’exercice de l’agenda ordinaire du président de la République. Il avait fait des promesses qu’il a tenues, il va inaugurer. Et les travaux qui sont en cours, il va les visiter. Pendant trois jours, il a effectué une tournée à Kaffrine, Kaolack, Tambacounda et Kédougou pour inaugurer des infrastructures qui sont extrêmement importantes pour la capacitation des territoires de l’intérieur. La route Kaffrine-Nganda est une vieille demande, l’hôpital Amath Dansokho de Kédougou est venue à son heure. Il y a aussi la mise en service d’un système d’alimentation en eau potable et tous les travaux qui concernent l’électrification rural qui correspondent avec le lancement de la phase 2 du Pudc. Ceci est extrêmement important pour ces gens qui accèdent à l’électricité. Ces personnes peuvent justement participer au développement local, parce que l’énergie est un argument de taille pour fixer les populations, pour leur permettre d’avoir des activités et de se développer. Ce sont ces actions, loin de la capitale, qui ont une portée symbolique et qui permet de dire que le président de la République est au diapason des populations.

A propos des locales, votre parti l’Afp compte y aller sous la bannière de BBY. N’a-t-elle plus à y perdre qu’à y gagner comme ce fut le cas en 2014 ?

Nous sortons d’un séminaire politique où l’Afp a réaffirmé ses principes de base. Nous sommes un parti organisé et structuré. Nous sommes un parti, qui lorsque le temps politique nous l’impose, nous prenons nos responsabilités. Bien des observateurs s’interrogeaient de la vitalité du parti, de son existence, est ce que l’Afp n’a pas fondu dans l’Apr, etc. Non ! Nous sommes un parti mûr et majeur. L’Afp réclame aujourd’hui 22 années d’existence, et à ce titre, opère des choix et sait comment le faire. Dans ce monde idéal, il aurait fallu que tous les partis de l’échiquier politique sénégalais, en tout cas, les partis qui se respectent, aillent seuls aux élections locales. Mais il y a une réalité qui s’est imposée aux partis de la majorité présidentielle, c’est Benno bokk yaakaar. Tout le monde prédisait, à l’avènement de cette coalition, sa mort prochaine, du fait de contradictions internes entre les leaders. Mais échéance après échéance, on s’est rendu compte que BBY s’est fortifiée et est devenue un instrument politique majeur. Nonobstant, pour des élections locales, les querelles qu’il peut y avoir, parce que ces joutes sont des ‘’Navétanes’’ (championnat local de football’’ où ce sont les leaders locaux qui expriment leurs ambitions). C’est une reconnaissance locale de l’action d’un leader local et à cet égard,  ces élections ne sauraient souffrir de parachutage, qu’un parti impose un candidat qui n’est pas consensuel.

Votre parti a-t-il intérêt à y aller avec BBY ?

Notre intérêt est très clairement  : là où nous sommes très forts, que nous soyons les meneurs de la locomotive. L’Afp a plusieurs dizaines de communes qu’elle dirige. C’est un impératif catégorique pour nous, de conserver ces communes, parce que nous y sommes majoritaires. Et tout le monde réfléchit de la même façon. Nous sommes solidaires de BBY, nous allons rester à l’écoute de son président qui est le Président Macky Sall. Au plus haut niveau, les leaders vont se parler. Mais j’espère qu’ils auront aussi le pouvoir de discipline qu’a notre parti, de discipliner les troupes. Le cas échéant, ce sera extrêmement difficile de canaliser les énergies.

Au cours de ce séminaire dont vous parlez, Moustapha Niasse a demandé à la jeunesse de son parti de prendre de la place pour assurer la relève. Mais est ce que les conditions sont réunies ?

L’Afp a des instruments internes de formation, de capacitation des jeunes. Dans notre parti, on est capable de sortir dans toutes les régions du Sénégal, des programmes de développement territorial, parce que nous avons fait des monographies à n’en plus finir, des études thématiques, des conférences, etc. Nos jeunes ont été formés pour être des militants structurés, disciplinés et solidaires de la décision du parti. On arrive à un point où le président Moustapha Niasse n’a plus aucune ambition nationale et a atteint un âge canonique qui fait de lui un sage. Il nous prépare depuis plusieurs années en nous disant qu’un parti, ce n’est pas uniquement des moyens, c’est une adhésion autour d’un idéal partagé. Vous en faites même une foi. Et dans la devise de l’Afp, il y a la foi et la solidarité. Une fois que ceci arrive à maturation, moi je pourrais prendre mon chapelet, prier pour vous et vous accompagner par mes idées, financièrement et matériellement, et mettre mon réseau à votre disposition.

Est-ce à dire qu’il va donc prendre sa retraite politique ?

Il ne prendra jamais sa retraite politique, parce qu’il ne veut pas faire de nous des orphelins. Mais, lâcher des responsabilités pour que les jeunes les assument, il va le faire. Nous attendons le prochain congrès qui va survenir dans quelques mois. On est dans la phase de la vente des cartes. Ça va certainement être ralenti par les élections territoriales, mais la machine sera immédiatement relancée, pour que le personnel de l’Afp soit renouvelé et que le parti ait une cure de jouvence.

Peut-on donc s’attendre à un nouveau Secrétaire général de l’Afp ?

Tout à fait ! On peut s’attendre à un nouveau Sg de l’Afp.

Les jeunes sont-ils aujourd’hui suffisamment préparés pour prendre la relève ?

L’un des problèmes de l’Afp, c’est d’avoir, peut-être quelque part, trop éduqué, je dirai même trop bridé ses jeunes. Le parti tient les jeunes. J’aurais envie qu’il y ait, comme le disait le Président Mao Tsé-toung, que 100 fleurs éclosent, que ces jeunes sortent, qu’on les voit. Sur le plan de la communication, nous avons des figures que tout le monde connait, c’est une orientation du parti pour ne pas polluer l’espace politique. On a fait le choix sur trois à quatre personnes qui, régulièrement, prennent les médias. Il y a une réserve de qualité qui est là.

Votre parti a quand même connu beaucoup de départs avec l’exclusion récente de 16 cadres lors de la fronde dirigée par Malick Gakou. Est-ce que finalement votre compagnonnage avec BBY ne vous a pas couté l’unité, la cohésion et le dynamisme de votre parti ?

Ce dynamisme est toujours là. L’Afp, dans ses grands bastions, est un parti qui est assis. J’allais dire les gens qui sont partis et qui sont revenus. C’est comme dans une famille. Beaucoup parmi les gens qui sont partis sont revenus à la maison du père. Le Sg Moustapha Niasse étant un homme de mesure, il n’a pas voulu faire de la publicité ou un coup politique sur ces retours. Cela ne m’empêche pas de dire pour autant, qu’il y a eu une crise politique mais que nous avons largement dépassé. Cette crise a été atténuée et le temps a permis d’effacer les morsures. Et que maintenant, lorsque nous nous croisons dans la rue, nous sympathisons, nous communions et les gens avouent leurs regrets. Mais comme on dit, en politique, l’impossible n’existe pas. Si nos amis voudraient rentrer définitivement au bercail, les portes leur sont grandement ouvertes.

Quelle appréciation faites-vous, de la départementalisation de Keur Massar ?

Il faut dire qu’avant-hier, un décret est tombé. C’est le décret 2021-687 du 28 mai 2021 qui acte la volonté du chef de l’Etat, de faire de Keur Massar un département. C’est une promesse faite au lendemain des grandes inondations du 17 septembre 2020, de départementaliser ce territoire qui présente beaucoup d’opportunités, mais qui aussi, parallèlement, avait présenté beaucoup de contraintes. Donc c’est un remembrement politique et cela se passe régulièrement, parce que le Sénégal n’en est pas à sa première expérience. L’histoire de notre décentralisation est une histoire de découpage et de redécoupage du territoire. Cela, en fonction de l’évolution démographique, économique, sociologique du territoire. Les différents chefs d’Etat ont, chacun en ce qui le concerne, à un moment donné, repris l’architecture du territoire national. Je ne vais pas remonter jusqu’en 63 ou 72 qui sont des grandes dates, 96 avec le décret 96-06 du 22 mars 1996 qui consacre ce qu’on appelle communément l’Acte2 de la décentralisation. Cet acte fort a donné beaucoup de pouvoirs en décentralisant 9 domaines de compétence. Et le président Macky Sall est dans ce sillage, parce qu’en 2013, il a proposé l’Acte3 de la décentralisation qui est en train de se dérouler.

Oui, mais quelle est aujourd’hui l’opportunité de cette réforme ?

Un découpage obéit à plusieurs critères. Il faut qu’il y ait des urgences démographiques, économiques, administratives et même d’ordre sociologiques ou religieuses. Keur Massar est l’un des points les plus densément peuplés de la région de Dakar. A ce titre, il est traversé par plusieurs dynamiques qui ont fait qu’il commençait à étouffer dans son architecture institutionnelle, et avait besoin d’être réhabilité et repris administrativement pour pouvoir bénéficier de la territorialisation des politiques publiques. Parce que l’échelle du département va accroitre ses responsabilités, parce que subdivisé en arrondissement. À ce titre, il doit bénéficier de beaucoup plus d’investissements de l’Etat que s’il était dans son état antérieur.

Ce découpage se fait au détriment de Bambilor qui perd cinq de ses villages. N’y a-t-il pas, selon vous, des visées politiques vu l’inimitié qu’il y a toujours eu entre Ndiagne Diop et Oumar Guéye ? 

C’est une appréciation politique. Moi je voudrais rester dans le domaine technique pour dire qu’effectivement, le territoire sénégalais mérite des corrections profondes. Il y a des contraintes pratiquement dans la majorité des communes. Ce sont des communes qui évoluent et qui ne sont pas à la taille idéale, parce que ce qu’on appelle en aménagement du territoire qui, avec la décentralisation vont de pair, il faut que la commune ait une taille idéale type, pour pouvoir porter le développement. Or ce qu’a annoncé le président de la République et c’est sa politique, des communes viables, compétitives et porteuses de développement durable, il faut tailler des communes pour pouvoir supporter et avancer dans le cadre de ce défi.

Justement, le Sénégal compte 557 communes et avec ce remembrement, ce chiffre va accroire. Est-ce que cet émiettement joue en faveur de la viabilité des communes ?

On doit se poser la question. Parce que c’est un décret pour un remembrement politique, économique et social. Mais rappelez vous du décret 2008-749 du 10 juillet 2008, qui avait créé d’un coup, 50 communautés rurales. Vous voyez les rapports de proportion. Là il s’agit d’un rééquilibrage, parce qu’on connait tous ce qu’avait vécu Sangalkam en 2011, qui a été vraiment délesté de son territoire. Et Sangalkam en l’état, ne représentait absolument rien. Vous parlez de 557 communes. Je crois que ça doit être le point de départ d’une reconsidération de l’architecture spatiale et administrative de notre pays.

Devrons-nous dans ce cas, aller vers une rationalisation des collectivités ?

Effectivement et je vais vous en donner les raisons. Vous savez que la région de Dakar fait 547km2. A coté il y a la région de Tambacounda qui fait 42.564km2, qui est 77 fois plus grand que la région de Dakar. Le département de Guédiawaye fait 12km2. A côté, il y a d’autres départements moins importants en termes de populations et qui sont x fois plus grands. La commune la plus petite c’est Darou Nahime, dans la région de Diourbel. Darou Nahime fait 35km2. Comparativement, la commune de Oudalaye qui est dans la région de Matam fait presque 10.000 km2. On demande à ces communes, d’avoir la possibilité, la potentialité et l’ambition d’être des communes viables et compétitives alors qu’elles sont parfois surdimensionnées, à d’autres moments, elles ont des superficies très étriquées. Et on se demande, en matière d’aménagement du territoire et de développement territorial, comment faire pour que ces communes soient repositionnées pour pouvoir être attractives et porteuses de développement local. Il faut qu’il y ait des regroupements de communes et qu’il y ait, pour les communes qui sont surdimensionnées, une scission pour les partager pour un meilleur équilibre.

Comment corriger aujourd’hui les incohérences territoriales ?

Cela procède d’une volonté politique. Il faut que politiquement, que nous soyons à mesure d’avancer à ce niveau et que les tenants des collectivités territoriales sachent que ce sont des délégataires de pouvoir, que ce découpage du territoire a commencé il n’y a pas longtemps. En fait, on a une histoire de décentralisation ou de communalisation qui est récente. Rien que le fait de considérer Dakar, Pikine, Guédiawaye, c’est une volonté d’il n’y a pas 20 ans. Et maintenant les gens pensent que c’est quelque chose qui est acquise. Aujourd’hui si on demandait à des communes du département de Dakar, de fusionner, ça va créer un tollé énorme. Or c’est une nécessité. 19 communes dans le département de Dakar, c’est énorme.

Cette fusion existait quand même, avant l’acte3 de la décentralisation en 2013, tout était centralisé au niveau de la ville de Dakar !

Non, cette fusion a cessé d’exister en 1996, lorsque pour des raisons politiques et on l’avait reproché au Parti socialiste, Dakar a été subdivisé en 19 communes d’arrondissement, correspondant aux coordinations, peu ou prou, du Ps. Un découpage, effectivement, n’est jamais innocent. Vous connaissez l’histoire du gouverneur Elbridge Gerry du Massachusetts, d’où vient le Gerrymandering, c’est pour des raisons électorales qu’il avait découpé le territoire de Massachusetts et a décidé presque une sorte de salamandre et il était sûr que sur le territoire qu’il avait découpé, il était lui-même majoritaire. Mais il a perdu les élections de 1812. Donc le fait de découper le territoire, n’est pas obligatoirement gage de succès. Moi je suis un militant du redécoupage économique du territoire pour mobiliser les forces vives autour des ressources, des potentialités de l’économie, pour créer de véritables points d’accroche dans les communes.

Où en est aujourd’hui la deuxième phase de l’Acte3 de la décentralisation ?

Il fallait épuiser la première phase et les corrections qu’il faut, sont en train d’arriver. Malheureusement il y a des agendas qui se chevauchent au Sénégal. Il y a l’agenda politique et les rendez-vous électoraux et l’agenda du développement. Qu’est-ce qu’il faut privilégier ? Parfois, il faut que nous sachions lâcher du lest concernant notre agenda politique, et capaciter les territoires pour nous-mêmes. Parce que c’est comme ça que nous allons nous développer. Je suis sûr que si le chef de l’Etat continue dans cette politique, concernant la phase2 de l’Acte3, il y aura partout des cris d’orfraie, des gens qui vont manifester, on nous découpe nos terres, etc., alors que la terre appartient à tous les Sénégalais. Le chef de l’Etat a la légitimité politique de pouvoir nous proposer une orientation pour gérer nos territoires. La phase2 de l’Acte3 de la décentralisation avait même prévu d’augmenter les domaines de compétence qui sont de neuf actuellement, avec le tourisme, l’hydraulique rurale, l’agriculture, etc., des domaines qui sont extrêmement importants. Mais convenez avec moi, qu’il me semble difficile d’aller vers l’augmentation des compétences des communes alors que les neuf domaines transférés ne sont pas pleinement exercés dans pratiquement la majorité des communes. Parce qu’il se pose le problème des moyens. Il y a beaucoup de communes qui n’ont pas 20% de budget d’investissement de leur richesse totale. 90% de leur richesse totale servent au fonctionnement et 10% aux investissement. Beaucoup de communes, malheureusement, parle de la coopération décentralisée. Je regrette mais ce n’est pas celle-ci qui va nous développer. C’est nous-mêmes et par nous-mêmes, nos ressources avec des mécanismes de mutualisation, d’intercommunalité ou d’entente, qui nous permettront de pouvoir créer des solidarités et de développer vraiment les territoires, en fonction maintenant de leurs potentialités. On a des territoires qui ont de très grandes potentialités, mais on ne les exploite pas suffisamment, parce que beaucoup de nos maires, s’en tiennent uniquement à détenir tout simplement un document de planification qu’ils appellent Plan de développement communal ou Plan local de développement. Armés de ce plan, ils font les pieds de grue chez les bailleurs pour pouvoir être financés, alors qu’ils devraient trouver eux-mêmes les mécanismes de financement de leur développement. Il y a quelques exemples qui nous montrent que lorsque les communes se mettent ensemble et qu’elles coopèrent autour d’une intercommunalité, de projet par exemple, cela créé des ressources et leur permet d’avancer et de se développer.

Quel est aujourd’hui l’actif du HCCT après quelques années d’existence de cette institution que des Sénégalais décrient sous prétexte qu’elle est budgétivore ?

A travers cette question, je rends hommage au sénégalais moyen qui a un sens critique. Lorsqu’une nouvelle institution, fut-elle constitutionnelle, surgit, il faut s’interroger. C’est légitime. Le HCCT a tout entendu. Mais le Sénégal a agi en fonction d’une recommandation de l’UA et du Gouvernement et Cités locaux unis, qui avaient recommandé la décentralisation à tous les Etats, y compris les Etats européens. Même la France s’y s’est essayée en créant un Haut conseil des collectivités territoriales pour servir d’interface entre l’Etat central et les collectivités. Parce qu’il n’est pas facile que les deux entités se parlent. Ils ont des intérêts qui sont presque divergents. Le HCCT a été créé pour être une institution de conseil dédié uniquement au président de la République, pour la décentralisation et l’aménagement du territoire. Et au fil des années, on a vu que le HCCT qui va d’ailleurs bientôt déposer ses rapports, a soulevé des sujets extrêmement importants concernant les collectivités territoriales, a travaillé dans le silence que lui impose la constitution, a requis l’intelligence à la fois d’experts sénégalais, d’hommes de terrain, auditionné les ministères et les directions générales, pour mettre le doigt sur les incohérences, les dysfonctionnements, les incongruités, et sur les problèmes qui se posent aux territoires, aussi bien dans leur fonctionnement, que dans leurs besoins, soit de capacitation ou de recherche de fonds de financement. Le HCCT a beaucoup fait et le chef de l’Etat s’est approprié de beaucoup de nos conseils. Il va organiser des journées portes ouvertes pour pouvoir mettre son bilan sur la rue, pour que nul n’en ignore. Nous avons constaté que même la société civile que l’on invite de temps en temps pour participer à nos plénières, s’étonne de la vitalité de l’institution et de la haute portée des conseils que nous prodiguons au chef de l’Etat et qui lui a permis, pour beaucoup de dossiers, de les gérer et de les avancer.

Pape Maël Thiam livre ses vérités

https://www.rewmi.com L’administrateur de l’Alliance pour la République (Apr) et par ailleurs premier vice-président du haut conseil des collectivités territoriales ( hcct) a été, ce samedi, l’invité du Grand Oral. Sur les ondes de la 97.5 Rewmi Fm, Maël Thiam, est revenu sur la tournée économique du chef de l’Etat, la non structuration de l’Apr, entre autres, sujets. Morceaux choisis.

Le président Macky Sall a récemment fait une tournée économique que d’aucuns qualifient de campagne électorale. Quel enseignement tirez-vous de ce qui a été dit et de ce qui a été fait?

Moi je commencerai d’abord par faciliter le président de la République et toutes les populations qui se sont mobilisées pour lui réserver un accueil. Dire qu’il s’agit d’une opération politique bon ça dépend de celui qui parle. Mais, je ne pense pas les populations qui ont bénéficié de l’inauguration de la route Fatick-Kaolack puissent interpréter cette tournée sous cet angle-là. Il s’agit de quoi? Il s’agit d’un président de la République qui avait dès le début de sa magistrature entamé des conseils de ministre décentralisés, qui avait, après avoir diagnostiqué la situation de certaines localités, fait des promesses par la suite a élaboré des projets qui ont été mis en œuvre, qui ont été réalisés. Je pense qu’il est important pour lui de voir l’état de ces réalisations. Maintenant qu’on l’interprète comme une campagne déguisée ça dépend de celui qui parle. Je pense que les populations ont manifesté leur fierté, leur satisfaction. On ne peut pas empêcher les populations de venir accueillir leur président. Pour nous c’est une grande fierté. Figurez-vous si rien n’avait été fait dans ces localités là mais il y aurait pas du tout cette foule immense qui a tenu à manifester sa joie à l’endroit du président Macky Sall. Vous savez au Sénégal les élections se succèdent et je me demande à quel moment le président de la République pourra effectuer une tournée sans que ça soit à l’approche d’une élection. Donc, soit le président ignore totalement l’intérieur du pays en restant confiné au palais. Des critiques beaucoup plus acerbes seraient adressées à son endroit ou alors il va à la rencontre des populations et je pense que ça n’a fait que créer de la joie.

Le sujet politique a été abordé à Kaffrine où le président Macky Sall a invité les populations à voter massivement pour lui et à ses collaborateurs de travailler main dans la main ?

Vous savez ça me fait penser à une chose. Une fois lorsque j’étais directeur général du programme canadien d’appui aux entreprises, nous avons un conseil d’administration qui est composé d’entrepreneurs. Et donc, il s’était produit une situation où un entrepreneur était obligé d’abandonner les activités au profit de celles de son entreprise. Les autres le critiquaient mais il leur a rétorqué que s’il est membre du conseil d’administration c’est parce qu’il a une entreprise. Pour répondre à votre question mais le président de la République c’est aussi le président de l’Apr et de Benno Bokk  Yakaar (BBY). Aujourd’hui, nous nous appuyons sur sa clairvoyance pour pouvoir poursuivre le déploiement de l’Apr et de BBY. Aujourd’hui nous avons l’ambition de remporter si ce n’est la totalité des localités à l’occasion des prochaines élections locales ou au moins une majorité écrasante. Et lui étant notre chef de guerre, il n’y a rien qui lui interdit d’appeler à la cohésion derrière BBY qui est son bras armé politique. Donc, l’annonce ce n’est pas gênant et ce qui est important c’est ce qu’il est allé faire. Et ce qu’il est allé faire c’est ça qu’attendent les populations c’est-à-dire inaugurer des hôpitaux à Kaffrine et à Kédougou. Ce qui ne pouvait même pas être du domaine du rêve parce que quand on regarde la cartographie sanitaire du Sénégal ce sont des régions qui ont été laissées pour compte. Je crois que c’est ça qui est le plus important et je pense que c’est ce que les populations ont plus retenus.

On va vers une implosion de BBY lors des prochaines élections locales. A cause des investitures certains ont déclaré leurs candidatures et d’autres s’y apprêtent. Est-ce que vous avez des craintes pour cette coalition et votre parti qui n’est pas encore structuré ?

Je vais répondre en considérant qu’il s’agit de deux questions. Une éventuelle implosion de BBY et la structuration de l’Apr. S’agissant des investitures, je pense que c’est l’histoire qui se répète même si les contextes ne sont pas les mêmes. Et je rappelle que les contextes ne font qu’interpeller notre capacité à déployer une stratégie adéquate. Mais, nous avons la même configuration. C’est normal parce que nous avons une organisation humaine et pas des ordinateurs. Nous sommes une organisation humaine avec des femmes et des hommes qui, étant dans la même structure ont le droit d’avoir des ambitions. Et ces ambitions qui habitent les uns et les autres sont plus ou moins traités en fonction de la capacité de chacun de savoir gérer ses émotions. Donc, les remous que nous voyons sont tout à fait normaux dans une organisation humaine. Au contraire pour moi à chaque fois qu’il y’a des situations comme ça je suis content parce que je me dis que c’est la preuve de la vitalité de notre organisation. Jamais dans l’histoire du Sénégal une coalition n’a fait autant de temps, 8 ans. Et à chaque fois qu’on s’approche des élections il est tout à fait normal maintenant ce qui est important c’est notre capacité à transcender ces petites divergences. Et nous avons suffisamment d’expertise et d’expérience pour transcender ces divergences (…).

Comment analysez-vous les menaces du président Sall contre ceux qui désirent partir avec une liste parallèle à celle BBY?

C’est tout à fait normal parce que quand on fait partie d’une organisation qui est régie par des statuts et règlement intérieur, on a l’obligation de se plier aux directives indiquées conformément aux statuts et règlement intérieur. Et pour moi ce ne sont pas des menaces mais un rappel au respect des statuts et règlement intérieur. (…) les décisions du président de la République sont des décisions très complexes. Maintenant on peut les analyser contextuellement et dire que c’est une sanction à la suite d’élections ou pas. Mais je pense que le président est dessus de ces aspects-là. Il prend des décisions en fonction de la demande populaire, en fonction des exigences de développement.

Et pour l’aspect de la structuration de l’alliance pour la République ?

Cette question est souvent évoquée et j’interpelle surtout les experts, les politologues mais surtout les étudiants en science politique. Nous avons pour la première au Sénégal une organisation politique inédite sans précédent dans son format mais également dans son histoire et également dans son historicité. Un parti à peine créé dans sa phase de croissance très proche de sa phase de lancement accède au pouvoir. Qui est-ce qui se passe ? Vous savez que le pouvoir va créer de l’attraction. Donc, la massification se fait de manière très accélérée. Alors question purement stratégique. Est-ce qu’il faut dès son lancement procéder à une structuration verticale, imposer quelque part des personnalités dans des localités tout en sachant qu’on n’a pas atteint un seuil critique de massification avec le risque de créer de la réticence d’autres personnalités politiques avec une bonne assise politique et qui seraient tentées de nous rejoindre du fait de l’attractivité du pouvoir et de s’exposer à une limite de notre déploiement sociologique. C’est un choix que nous avons fait. Nous avons dit que dans ce contexte là mais également combiné au constat que tous les partis politiques qui ont commencé leur structuration verticale au Sénégal ont tout de suite enclenché leur déclin. C’est pourquoi nous avons opté pour une stratégie très intelligente de massification horizontale qui a marché mais aussi en nous focalisant sur des stratégies gagnantes pour les élections. Et aujourd’hui notre stratégie marche et maintenant que nous avons atteint notre phase de “maturité” nous sommes en train de réfléchir sur quelle stratégie correspond le mieux à ce stade du cycle de vie de notre organisation. Et c’est normal dans ces conditions qu’il ait des divergences parce que chacun se dit qu’il est le patron de sa localité mais au tout cela se fait au sein du parti et au sein de BBY et tant que ça ne pose pas de problème en terme d’abandon ce qui nous revient nous le faisons très bien avec la clairvoyance du chef de l’Etat et nous gagnons toutes les élections auxquelles nous participons.

Go : Mais où est donc passé «Soow Piire» ?

https://www.rewmi.com En matière de lait et de petit lait, on connaissait  le “niwe”, le “mbanik”, le “kathie”,     etc. Est-ce à  dire que  le  “soowe Piire ” n’existait  pas ? Si. Mais il était réservé  à  d’autres usages. Jusqu’à ce qu’Idy le chercheur   scientifique infatigable  de Thiès, découvre qu’en l’associant  avec du bon pain  sérère de Fatick, on pouvait avoir un repas consistant et très riche en ingénierie politicienne. C’est là qu’est née l’idée du “mbourou ak soow” très  nutritif,   mais également très  dangereux ‘ car une fois le dosage raté,   on court de grands  dangers.
Parfois mortels, comme  pour les champignons,   si on ne sait pas choisir les bons. Ne serait-il pas  alors arrivé quelque chose au petit chercheur du Cayor qu’on ne voit plus au bureau  que pour toucher ses indemnités?  Que pense-t-il des petits scandales  quotidiens qui nous assaillent, même  s’il semble avoir  cessé  de penser depuis qu’il a été reçu au CESE avec mention spéciale ?
Divertir  pour divertir, voilà peut-être un nouvel os opportun  à  jeter en pâture aux sénégalais’  qui ne demandent  pas mieux que de passer la journée à discuter  du sexe des anges, comme on le leur a appris.

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 07/06/2021

Macky Sall chez Diagna Ndiaye

La ronde des personnalités se poursuit chez Diagna Ndiaye après le décès de son frère la semaine écoulée. Ce week-end, le chef de l’Etat s’est rendu au domicile de M. Ndiaye pour présenter ses condoléances. Le Président Macky Sall n’a pas tari d’éloges à l’endroit du président du Comité national olympique et sportif du Sénégal (CNOSS) qu’il qualifie de discret et efficace. Auparavant, il y a eu un ballet de personnalités de l’opposition, notamment le leader du Grand Parti, El hadji Malick Gakou, Pr Abdoulaye Bathily puis celle des ministres. «L’As» y a aperçu le ministre des Finances, Abdoulaye Daouda Diallo, ses collègues des Forces Armées, Me Sidiki Kaba et des Affaires Etrangères, Me Aïssata Tall Sall mais aussi et surtout l’ancien Premier ministre Mohammad Boun Abdallah Dionne qui est sorti de l’ombre pour aller présenter ses condoléances à son ami. Il faut aussi signaler la présence de dignitaires de Touba et de Tivaouane chez DiagnaNdiaye. C’est aussi cela le Sénégal…

Une sœur de boy djinné en garde à vue à la SU

Alors qu’on n’a pas encore fini d’épiloguer sur l’évasion spectaculaire de Boy Djinné suivie de son arrestation à Missirah sur la route de Kédougou à 32 kilomètres de Tamba, «L’As» a appris de sources concordantes qu’une sœur de Baye Modou Fall, alias «boy djinné» est en garde à vue au commissariat central de Dakar depuis avant-hier. Pour cause, elle s’est faufilée entre les véhicules sur l’avenue Léopold Sédar Senghor avant de forcer le passage vers le Palais de la République. Mais la dame a été stoppée net par les forces de l’ordre à l’affût. Elle a été arrêtée et remise à la Sûreté urbaine qui a ouvert une enquête pour savoir les véritables raisons de son acte.

Le bureau du maire de Sinthiou Malem prend feu

Le bureau du maire de Sinthiou Malem (Département de Tambacounda) est parti en fumée. Un incendie s’est déclaré dans la mairie, plus précisément au bureau de l’édile, dans la nuit du vendredi au samedi, consumant tous les dossiers sur la table ainsi que le mobilier et le climatiseur. Le maire de Sinthiou Malem, Mamadou Saliou Ba est convaincu qu’il s’agit d’un incendie criminel surtout qu’il esttrès contesté. Il annonce qu’il va porter plainte contre X.

Réception d’équipements pour les daara modernes

Le ministère de l’Education national a réceptionné des équipements administratifs destinés aux daara modernes. Le coordonnateur du programme d’appui à la modernisation des Daara modernes (PAMOD), Mamadou Mbodj Diouf, a effectué, du 31 mai au 5 juin, une mission de réception des équipements des Daara modernes publics comme privés dans les inspections d’académie de Louga et de Diourbel. Le matériel est constitué de bureaux, de fauteuils, de chaises, de fauteuils semi confort, de chaises métalliques, de stores, de tables de conférence, de tables périphériques, de chaises du maître, de rangements en ossature, de moquettes, de plinthes en tapis, de tables-bancs et de supports de lecture de Coran. Au total, ce sont 10 daara qui ont été équipés dans les deux académies dont 4 publics et 6 privés. Le coordonnateur a pu constater aussi l’état des bâtiments et le démarrage des enseignements apprentissages qui sont effectifs dans plusieurs daara dont celui de Linguère. Mamadou Mbodj Diouf était accompagné par un inspecteur des Daara, un représentant de la direction des constructions scolaires, de la direction des Équipements scolaires et de l’AGETIP.

 La Marine saisit du haschisch

La Marine nationale a compris que les grands trafiquants de drogue passent par la mer pour livrer leurs marchandises. Il nous revient de sources sécuritaires que la Marine sénégalaise a saisi une importante quantité de haschisch dans la nuit du samedi au dimanche. La saisie a été effectuée au large de Dakar, à 140 km. L’opération a été conduite par les patrouilleurs Kédougou et Anambé et les forces spéciales de la Marine, avec le soutien aérien de l’avion de patrouille maritime de l’armée de l’air. Une enquête est ouverte pour déterminer la quantité exacte, l’origine et la destination de la cargaison de drogue ainsi que les commanditaires. Les membres de l’équipage sont tous arrêtés. Il s’agit de 4 Indiens, un Mauritanien, un Syrien et un Lybien.

La gendarmerie interpelle 87 personnes

La gendarmerie a nettoyé le quartier dénommé Ancienne Piste à Mermoz et Ouakam qui est un nid de bandits, selon le colonel Abdou Mbengue, commandant de la légion Ouest de la gendarmerie. La descente musclée des pandores a été motivée par les nombreux cas d’agressions perpétrées dans la zone entre 19h et 07h du matin. Le colonel Mbengue avait fait recours au groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), au Cyno groupe et à la Légion de gendarmerie d’Intervention (LGI). L’opération, bien planifiée, les pandores ont effectué une descente sur les lieux qui accueillent des mécaniciens et autres, le samedi vers 06h du matin. Ainsi, 873 personnes sont interpellées dont 496 hommes 314 femmes et 63 enfants. Parmi ces derniers, 22 sont des talibés qui ont été mis à la disposition du centre Guindi. Tout ce beau monde est conduit dans les locaux de la gendarmerie pour audition. Il nous revient de sources concordantes que parmi les 873 personnes interpellées, 12 sont déjà placées en garde à vue. Les hommes en bleu ont collecté 02, 4 millions d’amendes forfaitaires. Parmi les individus appréhendés, il y a un bon nombre d’étrangers. Les pandores ont également saisi 08 cornets de chanvre indien, des poignards, des cisailles, des burins, des marteaux, des rase-clous, des machettes, deux uniformes militaires, 03 motos scooters retrouvés chez un délinquant notoire. L’opération a aussi permis le démantèlement d’un débit clandestin de boisson alcoolisée et 03 dépôts de reconditionnement de diluant et d’acide cellulosique. Les 12 personnes placées en garde à vue ne vont pas tarder à être déférées au parquet.

Baïla : les restes d’un enfant retrouvés 7 mois après sa disparition

Samedi dernier, des jeunes du village de Baïla (département de Bignona), qui étaient partis à la chasse ont fait une découverte macabre. Ils ont retrouvé les restes d’un enfant 7 mois après sa disparition. Âgée de 6 ans, Rokhaya Julie Traoré, qui vivait avec ses grands parents à Kalolaye (quartier de Baïla), a été portée disparue depuis le 23 novembre 2020. Tout le village s’était alors mobilisé pour sa recherche. Mais celle-ci n’avait pas produit de résultat. Selon une source proche de la famille, même le lieu où les restes ont été retrouvés avait été fouillé par les populations sans résultat. C’est la robe qu’elle portait le jour de sa disparition qui a permis de l’identifier. Ses restes sont remis à la famille pour les besoins de l’inhumation, après le constat de la gendarmerie.

Keur Massar félicite le chef de l’Etat

Les habitants de Keur Massar village applaudissent des deux mains l’érection de la commune en département et la prise en compte de leurs doléances dans le tracé géographique des communes. Ils ont tenu hier un rassemblement pour remercier le Chef de l’Etat Macky Sall, mais aussi étaler quelques doléances. Selon le notable Seyni Pathé Ndour, le chef de l’Etat a répondu favorablement à une vieille doléance des populations de Keur Massar village. Cette décision traduit, à ses yeux, une volonté de mettre en place une gouvernance de proximité pour une meilleure prise en charge des préoccupations des populations. Le village est rattaché à la commune de Keur Massar Nord. Le Jaraaf de Keur Massar, Matar Diop, se réjouit de la décision du chef de l’Etat de maintenir intact le village traditionnel en y rajoutant même d’autres quartiers. Toutefois, ils réclament des mesures d’accompagnement, notamment la construction d’une caserne des sapeurs-pompiers, un palais de justice, un stade et un service des impôts et domaines.

Senelec regrette les désagréments

Les désagréments causés par la coupure d’électricité lors du match Sénégal – Zambie sont vivement regrettés par la Senelec. Les responsables de la boite se sont fendus d’un communiqué pour promettre l’ouverture d’une enquête par des experts afin de déterminer les causes de cette défaillance.

Un accident fait 3 morts à Kaolack

La route a décimé une famille, samedi dernier, vers Keur Socé. Trois membres d’une même famille sont décédés sur le coup après une collision entre un véhicule particulier et une voiture de type «7 places». Le conducteur du véhicule particulier qui a tenté de dépasser une moto s’est retrouvé en face de la voiture «7 places». Il s’en est suivi un choc violent. En plus des trois décès, plusieurs blessés sont dénombrés


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