Revue de presse du Lundi 06 Septembre 2021

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Baisse des prix : Les commerçants déchirent l’arrêté d’Assome Diatta

https://www.seneweb.com/ L’arrêté du ministre du Commerce, Aminata Assome Diatta, fixant les nouveaux prix des denrées alimentaires n’est pas encore une réalité sur le marché.
Les commerçants refusent d’appliquer les nouveaux tarifs, soutenant que leur stock n’est pas encore épuisé.
Interrogé par L’Observateur, Alla Dieng, directeur exécutif de l’UNACOIS, prend acte de l’arrêté, mais précise que la baisse des prix ne peut pas être effective au motif que les commerçants se sont approvisionnés avant l’arrêté ministériel.
“Un commerçant peut tout faire, sauf vendre à perte. Nous baisserons les prix à condition d’avoir d’abord écoulé nos stocks”, prévient-il
Même son de cloche chez le directeur exécutif de l’UNACOIS/JAPPO. “La baisse des prix ne sera pas sans difficultés sur le terrain, car le marché est désorganisé”, déclare Ousmane Sy Ndiaye

Flambée des prix : Mody Guiro plaide pour «une suppression de toutes les taxes sur l’importation»

https://actunet.net Le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (Cnts) plaide pour «une suppression de toutes les taxes sur l’importation des denrées de première nécessité».
Ce, pour «soutenir» les ménages qui, selon lui, n’en peuvent plus.
«Je pense que l’Etat, malgré les contraintes liées à l’environnement extérieur qu’on vient de citer, notamment la hausse de certains produits, a l’obligation d’assurer des arbitrages. Dans les arbitrages budgétaires, l’Etat l’a fait plusieurs fois, pas une première fois, plutôt que de mettre des taxes qui sont répercutées sur le consommateur qui sont les populations, l’Etat devrait donc supprimer ces taxes-là et essayer de voir d’autres taxes», a plaidé Mody Guiro, qui était l’invité de l’émission ‘’Grand jury’’ de la Rfm de ce dimanche 5 septembre 2021.
Il ajoute : «Parce que, vous savez, l’assiette fiscale peut être élargie à d’autre niveau pour essayer de soulager les populations. On ne peut pas dire parce qu’au niveau international les prix ont augmenté, il faut devra nécessairement faire la vérité des prix, comme on l’a l’habitude de le dire. Non !»
De l’avis du syndicaliste, les mesures conjoncturelles prises sont bonnes, mais «le plus important, c’est leur répercussion» sur la vie des populations. Et c’est là, dira-t-il, que «revient la responsabilité de l’Etat. Il faudrait que nous puissions réellement palper sur le terrain et par rapport au pouvoir d’achat, que les populations elles-mêmes puissent sentir que ces prix ont baissé. Il ne s’agit pas de renoncer et de permettre encore aux mêmes personnes de (… il a été coupé)», insiste-t-il au micro du ‘’Grand jury’’.
Le secrétaire général de la Cnts demande également à l’Etat de veiller à l’application rigoureuse des dernières mesures prises pour freiner l’inflation des prix des denrées de première nécessité

Mody Guiro : “Cette pénurie de sucre est provoquée et entretenue”

https://senego.com Mody Guiro, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), estime qu’il n’y a jamais eu de pénurie de sucre. “Sur la base des informations que nous avons, cette pénurie est provoquée et entretenue. Le sucre est là et nous l’avons constaté“, a révélé le syndicaliste, ce dimanche, lors de son passage sur la Rfm, dans le Grand Jury. 
Suivie
Face à la colère des populations, suite à la hausse des prix des denrées de première nécessité, l’Etat du Sénégal a annoncé plusieurs mesures. Mais, selon Mody Guiro, ces mesures ne serviront à rien, si elles ne sont pas appliquées à la lettre. “Le fait de dire que l’Etat renonce à des milliards pour soulager les gens ne règle pas, à mon avis, le problème. Il ne s’agit pas de faire de simples déclarations”, a-t-il souligné.
Pour lui, “il faudra veiller à ce que les populations puissent sentir l’effectivité de ces mesures. Et cela, c’est l’Etat qui doit y veiller. Les commerçants, grossistes véreux doivent être dénoncés“.

LES RÉPONSES D’ASSOME AMINATA DIATTA AUX ASSOCIATIONS CONSUMÉRISTES

https://emedia.sn Le Conseil national de la consommation (Cnc) est un organe consultatif. C’est aussi un moment solennel. Pour Assome Aminata Diatta, le Cnc ne doit être convoqué que lorsque c’est nécessaire. Sur des questions ponctuelles. « On le consulte sur des points bien précis. Sur toutes les questions liées aux prix, la réglementation…, le Gouvernement a l’obligation de consulter le Cns », a précisé le ministre du Commerce et des Petites et Moyennes entreprises.
Assome Aminata Diatta répondait aux associations consuméristes qui ont fustigé le fait que le Cnc ait resté longtemps sans se tenir. « Le Cnc s’est réuni durant l’année 2019. Je venais juste d’arriver. Il s’est tenu le 1e août 2019 et le dernier conseil a été organisé le 1e octobre 2019.
Après, c’était la période de la pandémie. Nous avons organisé une réunion beaucoup plus large que le Conseil où on a réuni l’ensemble des acteurs. C’était pour discuter sur l’approvisionnement du marché face à ce contexte de Covid-19.
C’est ensuite qu’un comité de veille sur les grandes consommations a été mis en place. Et ce comité s’est réuni à plusieurs reprises », a-t-elle fait savoir. Poursuivant, le ministre note que  : « la périodicité du Cnc n’est pas obligatoire. On se réuni quand c’est nécessaire. Quel est le sens de réunir le Conseil si l’on n’a pas de matière.
Le Conseil doit toujours aboutir à ses solutions qui seront suivies d’effet. Et les sujets de discussion sont très clairs. Ce sont les prix, la réglementation ou les circuits de distribution. Donc, si l’on n’a pas de problème à ces niveaux, on va se réunir pour discuter de quoi », se pose-t-elle ? Babacar FALL

L’ÉTAT VA SÉVIR CONTRE LES SPÉCULATEURS

https://emedia.sn Les commerçants sont avertis. Les prix homologués sur les produits de consommation comme l’huile, le riz et le sucre feront l’objet d’un strict contrôle sur le marché. Le ministère du Commerce et des Petites et Moyennes entreprises, que dirige Assome Aminata Diatta, ne veut pas laisser du champ à la spéculation sur ces denrées de grande consommation.
Pour y arriver, le ministre a activé ses services. La direction du Commerce intérieur en première ligne. La logistique nécessaire est mise à la disposition des agents pour le contrôle. « Ce vendredi, j’ai réuni l’ensemble du personnel de la Direction du Commerce intérieur pour les sensibiliser sur les objectifs pour qu’ils soient davantage sur le terrain. Ils font le contrôle au quotidien. Mais aujourd’hui, il s’agit pour eux d’être davantage visible sur le terrain.
Et le Gouvernement a voulu accompagner le ministère du Commerce dans le cadre de l’atteinte de cet objectif en allouant 35 véhicules Pick up qui sont répartis sur l’ensemble du territoire national. Il s’agit maintenant pour le ministère du Commerce de mobiliser tous ses agents », a déclaré, à l’émission le Jury du Dimanche, Assome Aminata Diatta Babacar FALL,Abdoulaye SYLLA (Photos)

Aminata Assome Diatta répond à l’Association consumériste : «le Cnc se réunit quand c’est nécessaire»

https://www.pressafrik.com L’Association consumériste a fustigé le non respect du calendrier du Conseil national de la consommation (Cnc), un organe consultatif qui devrait se tenir tous les trois (3) mois. Répondant à ladite association, le ministre du Commerce Aminata Assome Diatta a précisé qu’il n’est pas « obligatoire de consulter le Cnc ».
« La périodicité du Cnc n’est pas obligatoire. On se réunit quand c’est nécessaire. Quel est le sens de réunir le Conseil si l’on n’a pas de matière? », s’est posée le ministre à l’émission Jury du dimanche (Jdd) de I-radio, de ce 5 septembre 2021.
Elle a ajouté : « On le ne consulte sur les points bien précis. Sur toute les questions liées aux prix, la réglementation entre autre ».
A noter que le dernier Conseil national de la consommation s’est tenu mardi dernier, 2 ans après le dernier Conseil, en octobre 2019. La dernière réunion du Cnc a permis au ministère du Commerce et des Petites et Moyennes entreprises de fixer les prix de l’huile de palme raffinée, du sucre cristallisé et du riz brisé non parfumé. Ce, suite à la flambée des denrées de première nécessité qui sévit la population sénégalaise depuis plusieurs mois. Aminata Diouf

Dr Hamid Fall, Fiscaliste : «Il faut qu’on s’intéresse à l’examen de situation fiscale personnelle des milliardaires du pays» «Le solde inexpliqué de la balance de trésorerie vaut un motif de redressement»

Il a la réputation d’être l’un des meilleurs fiscalistes du pays. L’expert qui souffle à l’oreille des grands, des plus grands. Diplômé en Droit public et en Politique économique internationale, Dr Hamid Fall a été ministre correspondant du Président Wade au Sommet des chefs d’Etat du Népad. Dans cette interview accordée à L’Observateur, l’actuel conseiller technique du Directeur général des Impôts et domaines (Dgid), chargé des problématiques avancées en matière fiscale, foncière, domaniale et cadastrale, plaide le toilettage du Code des Impôts pour élargir l’assiette fiscale. En entendant cette nouvelle réforme, Dr Hamid Fall confie que la Dgid va vers un contrôle fiscale tous azimuts pour démasquer les délinquants fiscaux.

Les prix des denrées de première nécessité ont subi de fortes hausses, ces derniers temps. Pour alléger la souffrance des Sénégalais, les autorités ont pris certaines dispositions. Quelle lecture faites-vous de ces mesures prises ?

Le commentaire que je fais de ces nouvelles mesures prises par les autorités est très simple. Il y a deux niveaux. Il y a la taxation supérieure qui s’ajoute aux impôts déjà existants. C’est le cas des bouillons, par exemple. Il y a aussi la crise liée à la pandémie du Covid-19. Sur ce deuxième point, la pandémie induit une baisse des chiffres d’affaires pour les entreprises impactées par le Covid-19. Mais ce qui s’est passé au Sénégal, c’est que l’Etat a voulu réparer la faute induite par la pandémie de Covid-19 par la fiscalité. Ce qui n’est pas, en réalité, le rôle de la fiscalité. Le rôle de la fiscalité est de ponctionner le secteur économique, de détecter les foyers de la matière imposable afin de lever suffisamment de ressources publiques pour financer les missions traditionnelles de l’Etat, en l’occurrence la lutte contre la pauvreté, l’éducation et la croissance. Donc, les règles qui ont été prises pour diminuer les impôts et taxes dus par les grandes entreprises et différer les impositions n’était pas idoines. Pour la hausse des prix des denrées de première nécessité, cela ne concerne en réalité que les bouillons. Il y a une directive de l’Uemoa qui soumet aux assises un certain nombre de produits. Le Sénégal a voulu se conformer, il est tout à fait normal qu’il les taxe. Par contre en matière économique, il est vrai que ça induit une baisse de la compétitivité des entreprises.

Le ministère des Finances et du budget a suspendu, pour une durée de 45 jours, la Taxe conjoncturelle à l’importation (Tci) sur le sucre. Pensez-vous que cela peut avoir un impact significatif ?

Je peux me prononcer sur le concept, mais pas sur les modalités parce que je suis assujetti à ce fameux devoir de réserve qui voudrait qu’un fonctionnaire public ne dise pas ce qu’il est censé connaître, ce qui est censé être dans le secret des dieux, dans une certaine mesure, connu par l’autorité publique qui est son supérieur hiérarchique. Donc, je ne saurais répondre à cette question.

Le Conseil national de la consommation a pris certaines mesures pour contrôler la hausse des prix de certains produits. Cette décision aura-t-elle un impact direct sur le panier de la ménagère ?

La décision ne saurait avoir un impact direct sur le panier de la ménagère, parce que la croissance doit descendre dans le panier de la ménagère. Par contre ça, c’est le rôle de l’Etat qui doit ponctionner les impôts et les mettre à la disposition des acteurs publics et y retirer le bénéfice qu’il doit redistribuer. Maintenant, les consommateurs sont libres de défendre leurs adhérents, ce qui est normal dans le cadre d’une compétitivité administrative, fonctionnelle, juridictionnelle et démocratique.

Au Sénégal, la majeure partie des activités économiques est dans le secteur informel qui est hors de contrôle du fisc. Aujourd’hui, qu’est-ce qu’il faut exactement pour allonger l’assiette fiscale ?

Parlons de deux choses. Il y a d’abord l’état de la fiscalité qui répond totalement aux normes internationales. Maintenant, il y a ce qu’on appelle la gestion de l’impôt et c’est là où le bât blesse. Parce que pour fiscaliser le secteur informel aujourd’hui, nous avons affaire à des gens très puissants qui vont à Touba et ailleurs pour rendre leurs impôts invisibles. Il nous faut de la volonté publique pour contrôler le secteur informel. Nous avons d’excellents vérificateurs qui sont formés à très bonne école, mais qui n’ont besoin que d’un coup de pouce pour y arriver. Ils doivent faire ce qu’on dit, la poussée de la montée en charge pour fiscaliser le secteur informel. En 2004, j’ai créé la contribution globale unique qui se trouve un impôt limité au strict secteur informel. Il y a ce qu’on appelle la théorie de la migration sectorielle. Il est temps que les décideurs publics se reconnaissent une chose  : Il faut pousser les gros informels à entrer dans le giron du secteur formel. C’est ce qu’on appelle, dans le cadre du programme «Yaatal» qui a été très bien administré par Bassirou Samba Niasse, actuel Directeur général des Impôts et Domaines. Il a intégré le programme «Yaatal» qui est très simple et qui ne s’apprend même pas à l’école d’Administration. C’est un élargissement de l’assiette. Quand vous avez une assiette plus large, vous pouvez baisser les taux. Et quand vous avez plus de taux, vous avez plus de revenus et c’est exponentiel. Donc, nous devons travailler sur une migration du secteur informel vers le secteur formel. Et pourquoi pas au système formel à la direction des grandes entreprises !

Quel est l’état de la fiscalité au Sénégal ?

Je parle sous l’oreille du décideur. Le secteur informel nous crée de gros problèmes. Il nous faut une migration immédiate du secteur informel au secteur formel. Il faut aussi travailler à la taxation des grandes entreprises qui génèrent suffisamment de revenus pour cotiser à bon échéant dans le compte du Trésor public. Pour le reste, le système fiscal sénégalais répond totalement aux standards internationaux, y comprise la zone Uemoa.

Mais d’aucuns estiment qu’il y a une forte pression fiscale sur les entreprises. Etes-vous de cet avis ?

J’ai travaillé sur la pression fiscale et j’ai identifié trois niveaux. Il y a le secteur souterrain, le secteur normal structuré qui est le maillon faible du système, et le secteur international. Quand l’entreprise est sous pression fiscale, lorsqu’elle n’a pas de moyens, elle va migrer vers le secteur souterrain là où elle ne paie quasiment pas d’impôts. Quand elle est suffisamment puissante, elle migre dans la station internationale là où les données sont plus complexes et pour les fiscaliser, il faut être très outillé en matière de fiscalité internationale. Donc nous devons maîtriser ces trois niveaux. Il faut donc travailler au toilettage du Code général des Impôts. Il y a encore des efforts à faire, même si beaucoup d’efforts ont été investis. Il faut aussi travailler dans ce qu’on appelle la densification du réseau conventionnel. Le Sénégal doit être capable de lier toutes les conventions fiscales avec les parties prenantes pour gérer la fiscalité internationale là où le bénéfice international se trouve. Et enfin, il faut travailler sur la corruption. Il faut que les agents cessent d’être corrompus et qu’on les paie à bon échéant.

Des citoyens dénoncent aussi l’exonération fiscale pour certains hommes d’affaires…

Il y a ce qu’on appelle, d’un côté, l’exonération fiscale et de l’autre, l’exemption fiscale. Pour ce qui est de l’exemption fiscale, elle est hors du champ d’application des impôts. C’est comme si tu veux fiscaliser à la Tva les salaires ou le secteur agricole. La loi les exclue d’office. Par contre, pour l’exonération, vous êtes non seulement dans le champ, mais on vous permet, suivant certaines conditions, d’en bénéficier. Donc aujourd’hui, il faut travailler sur la rationalisation des dépenses budgétaires. C’est-à-dire les exonérations fiscales. Il y en avait beaucoup à l’époque, aujourd’hui il n’en reste beaucoup moins. Et nous sommes en train d’y travailler.

Mais qu’est-ce qu’il faut faire pour maîtriser les délinquants fiscaux ?

Il faut les contrôler. Aujourd’hui, nous allons inévitable vers un contrôle fiscale tous azimuts. Je suis programmé pour fiscaliser tous les secteurs d’activités sans exception.

Comment le faire ?

Il faut aller rechercher la matière imposable là où elle se trouve. Quand vous avez zéro revenu, vous payez zéro. Quand vous avez un, vous payez 18% de un. Quand vous avez des milliards, vous payez 18% des milliards. On ne vous demande pas trop. On vous demande juste de payer à hauteur de votre contribution. C’est ce qu’on appelle l’équité horizontale. Il y a aussi ce qu’on appelle l’équité verticale. Lorsque ça descend, ça doit payer moins. Et quand ça monte, ça doit payer plus. C’est aussi simple que ça.

Pensez-vous que cela sera possible dans un pays dominé par l’informel ?

L’informel est programmé pour être taxé. Toutes les règles fiscales sont prévues dans le Code général des impôts. Il ne suffit que la volonté publique pour les appliquer.

Aujourd’hui, quelle administration fiscale faut-il au Sénégal pour une fiscalité émergente afin d’atteindre l’émergence en 2035 ?

L’émergence a précédé la fiscalité dans la théorie de la croissance exponentielle. Ils ont posé la charrue avant les bœufs. Maintenant, il y a toujours un moment où on peut se concentrer et se rattraper. Fiscalité de développement veut dire  : la valorisation de la fonction économique de l’impôt. L’unique rôle de l’impôt, c’est de lever des ressources publiques. Une fois les ressources levées, on peut y ajouter d’autres modalités comme par exemple la correction des externalités. Quand on pense par exemple que le piment est très fort pour la santé sénégalaise, on le taxe à 40% pour que ça ne soit pas utilisé. C’est la fiscalité à usage de santé publique. Il faut qu’on travaille aussi sur la migration d’une fiscalité de développement à une fiscalité émergente. La fiscalité émergente, c’est-à-dire que vous êtes suffisamment sous-développés pour prétendre à l’émergence. Et pour l’émergence, il faut un accompagnement de moyens. C’est-à-dire plus d’impôts, plus d’argent public, moins de contentieux et beaucoup plus de contrôle.

Et quels sont les moyens juridiques, matériels et financiers qu’il faut pour faire face ?

Les moyens juridiques, c’est le Code général des impôts. Il faut qu’on fasse un toilettage du Code général des impôts et qu’on l’applique à tous les contribuables sans exception. Ensuite, pour les moyens de contrôle, il est temps qu’au Sénégal, on s’intéresse à l’examen de la situation fiscale personnelle. Par exemple, je prends Monsieur X et je le vérifie. Je regarde ses revenus et ses dépenses, le solde inexpliqué de la balance de trésorerie vaut un motif de redressement. Les gens du secteur informel sont très riches, ce sont des milliardaires et quand tu vas dans leurs bureaux, tu trouves 2 m2. Personne ne voit leurs importations parce qu’ils vendent leurs marchandises au quai. Donc pour les fiscaliser, il faut aller voir ce qu’ils dépensent. L’ancien article 101 du Code général des impôts et l’ancien article 168 du Code général des impôts français voudraient qu’on taxe les gens suivant les éléments de leur train de vie. Sur le contrôle fiscal, il n’y a pas photo. Il faut qu’on vérifie systématiquement toutes les entreprises du Sénégal.

Comment régler le contentieux fiscal à l’épreuve du contrôle de l’impôt ?

Il y a deux contentieux. Il y a le contentieux non juridictionnel, donc administratif, et le contentieux juridictionnel. Sur les deux bases, le fisc est suffisamment outillé pour y travailler. Il ne manque qu’une chose, la reproduction des moyens humains.

Vous avez publié deux ouvrages sur la fiscalité. Quels sont vos autres projets ? 

Mon ancrage professionnel est à la DGID. Pour l’instant, je me mets totalement à la disposition du Directeur général des Impôts et domaines. FALLOU FAYE

TOUBA-L’ACIS se démarque du combat mené contre l’implantation de Auchan dans la cité et parle de la flambée des prix

https://www.dakaractu.com Les commerçants de Touba regroupés dans la structure ACIS ne souhaitent avoir aucune responsabilité dans cette soudaine flambée des prix concernant certaines denrées de consommation massive. Pour eux, c’est à l’État du Sénégal que revient la charge de veiller à ce que les produits concernés soient disponibles sur le marché local en abondance pour éviter les flambées.
Les commerçants dénonceront la concurrence déloyale qui leur est imposée par les multinationales.  Ainsi, ils demanderont que l’État les protège.
Interpellée sur l’arrivée avortée de Auchan à Touba, l’ACIS par la voix de Cheikh Awa Balla Diakhaté, le chargé de communication, dira n’avoir jamais effectué le plus petit geste pour empêcher la multinationale de s’implanter et se démarquera du groupe qui a combattu son implantation. La structure de préciser qu’elle n’a trouver aucun grief à opposer à la firme et s’en remet pleinement  aux décisions du Khalife Général des Mourides..

Port Autonome de Dakar : le Quai 910 du Mole 9 s’affaisse et emporte plusieurs réserves de la société Oryx (Vidéo)

https://www.pressafrik.com Les images sont impressionnantes. Le Quai 910 du Mole 9 du Port Autonome de Dakar est désormais sous l’océan Atlantique. Le grand bâtiment qui servait d’entrepôt à plusieurs entreprises dont la société d’Hydrocarbures Oryx s’est effondré dans la nuit de samedi 04 à dimanche 05 septembre 2021.
D’après un agent qui travaille au Port de Dakar, le bâtiment menaçait ruine depuis plusieurs mois voire années. Les autorités, au courant de cette grosse menace qui pesait sur la vie des milliers d’agents, n’ont rien fait de concret pour réfectionner les lieux où tout simplement entreprendre des travaux de reconstruction. Dans une vidéo prise le 27 juillet dernier, un témoin de PressAfrik, montre la vétusté chronique du Quai 910.

La direction du Port va ouvrir une enquête

L’effondrement de la nuit dernière a emporté avec lui plusieurs réserves en hydrocarbures de la société Oryx. Contacté par PressAfrik, un membre de la cellule de Communication du Port Autonome de Dakar rassure. Selon lui, il s’agit d’un « petit poste de soutage où les bateaux et autres navires viennent s’approvisionner avant le départ du port ».
Notre interlocuteur d’ajouter que ce bâtiment est une installation plus vieille que le Port de Dakar et qui est là depuis plus de 90 ans. Il assure que les autorités du Port avait ordonné des travaux de dragage en 2018. Et que sûrement, il y a eu des problèmes techniques. Le responsable qui s’est confié à la rédaction révèle que la direction du Port Autonome de Dakar va ouvrir une enquête pour situer les responsabilités.
PressAfrik vous montre en exclusivité les images du quai englouti dans les eaux.Regardez!

Vol inaugural Air Sénégal,entre folklore et bamboula

https://afriquemidi.com Depuis plus d’un mois, la compagnie Air Sénégal est en train de faire une campagne de publicité pour le vol inaugural Dakar-Washington. A en croire le dispositif mis en place pour le vol inaugural du 02 septembre, le Sénégalais qui voit le folklore pense que le hub dont rêve le Président Macky Sall est en train de se réaliser.
Dans toutes les compagnies du monde, un vol inaugural doit viser les firmes et organismes internationaux. A la place des forces de vente de la compagnie composée des réseaux de distribution tels que les agences de voyage, agents commerciaux, gestionnaires des firmes de voyage, des ONG et multinationales ce sont des troubadours et folklore qui ont pris place.
Pourtant  ces corporations sont les meilleurs clients des compagnies. Mais à la surprise générale, on a noté l’absence des agences de voyages de renom ,les institutions et des agents du MTTA. Le vol était rempli des troubadours, des chanteurs des promoteurs de lutte, des patrons de presse avec des équipes de plusieurs éléments. Alors ce sont les agro-industriels qui devraient être à la place car ce sont les grands voyageurs qu’il faut fidéliser. Ces firmes ont un budget de voyages très important par an.
Plus grave, la compagnie n’avait pas d’autorisation TCO (Third Country Operator)  pour se poser à Washington, c’est à Baltimore que l’avion a déposé tous les passagers avec une licence de transport aérien délivré pour la compagnie aérienne Portugaise Hi fly spécialisé dans l’affrètement des avions pour pouvoir opérer aux USA.

Amateurisme à bord

La compagnie Air Sénégal n’a pas encore la certification IOSA, elle se cache toujours derrière celle de la compagnie Portugaise que l’ancien DG Phillip Bohn avait négociée. Ce vol va coûter très cher au Sénégal en termes d’investissement. Déjà les passagers de trop et leur prise en charge est un gaspillage.
Si le président Macky Sall qui rêve une compagnie à l’image d’Air Ethiopie, le réveil sera brutal. Le costume qu’il a taillé pour l’actuel Dg n’est pas à sa mesure. Rien ne fonctionne dans l’entreprise et  le seul alibi c’est la pandémie. Les retards des vols s’accumulent de jour en jour rien de marche à la compagnie Air Sénégal. Une dizaine d’employer  convoqués à la gendarmerie pour les fuites dans la presse. A l’interne c’est un marché arabe, la situation est grave. Nous reviendrons sur la maintenance des avions, les redevances  aéroportuaires et d’autres couacs qui risquent  de plomber les ailes de la compagnie air Sénégal.Par Mamadou LY 

APRÈS LES AVOIR LICENCIÉS ABUSIVEMENT : CHEMONICS INTERNATIONAL REFUSENT DE PAYER À SES 93 EX-TRAVAILLEURS LEURS INDEMNISATIONS

https://letemoinweb.sn Les employés de Chemonics International du Programme USAID Lecture Pour Tous licenciés abusivement pour « raisons économiques » réclament le paiement de leurs indemnités de licenciement…
Les employés licenciés abusivement du Programme USAID Lecture Pour Tous s’indignent de l’attitude de l’entreprise Chemonics International qui les a licenciés pour un motif non approuvé par les inspections de travail parce qu’ils avaient signé des Contrats à durée indéterminée (CDI). Le motif économique évoqué par l’employeur Chemonics International a été de fait rejeté par les travailleurs et des négociations entre les deux parties ont été engagées depuis plusieurs mois pour une séparation concertée. Malgré le préjudice subi dans le contexte du Covid, les 93 employés du programme USAID Lecture pour tous ont accepté des propositions d’indemnisation de l’entreprise, même si elle ne les satisfait pas. Ces employés licenciés de Chemonics, qui pour la plupart sont confrontés à des défis liés à un marché de l’emploi rendu encore plus précaire du fait de la pandémie et attendent depuis des mois d’être indemnisés. Malheureusement, par des procédés dilatoires, l’entreprise ne veut pas respecter ses engagements. Chemonics International a décidé de ne pas payer à ses employés licenciés l’indemnité de préavis qui est une indemnité légale et qui fait partie des points d’accord.
Les employés licenciés exigent le respect des engagements pris par Chemonics International et le paiement sans délai de toutes les indemnités retenues dans les accords. Ils interpellent le bailleur à savoir l’USAID, à ce moment critique de financement et de mise œuvre d’une phase de transition de Lecture Pour Tous avec la formation d’enseignants et la dotation de matériel de lecture, alors que des pères et mères de famille qui ont oeuvré pour le succès du programme, eux, ne dorment plus en pensant à leurs enfants pour la rentrée prochaine. Ils déplorent et dénoncent toute cette situation tendue. Ils n’excluent donc pas de passer à la vitesse supérieure en poursuivant le processus judiciaire déjà enclenché et en entreprenant d’autres actions légales, si aucune modification n’est apportée dans de brefs délais…

IMMERSION A TOUBA ET MBACKE : Deux villes en une, à quelques différences..

http://www.sudonline.sn Jadis un peu distante l’une de l’autre, Touba et Mbacké sont deux villes qui font une, aujourd’hui. Du moins géographiquement, du fait d’une urbanisation et d’une démographie galopante et surtout de l’accroissement rapide de la cité religieuse. Elles se confondent en tout ou presque notamment de par la proximité, les habitudes et coutumes des populations, le langage, et le mode de vie, etc. Mieux, les deux villes font une, mais à quelques différences près. Alors qu’à Mbacké c’est la liberté totale, notamment en ce qui concerne le port vestimentaire, surtout pour les filles et les femmes, l’éducation nationale avec des écoles françaises, les loisirs etc., à Touba certains styles d’habillement et l’école «héritée du colon», entre autres, ne sont pas les bienvenues… A quelques semaines du Grand Magal, immersion à Touba et Mbacké, deux villes partageant presque tout… mais différentes
Situé à l’Est de Dakar, dans la région de Diourbel (dans le Baol), Touba est une grande ville du Sénégal. Capitale de la confrérie mouride, dont le fondateur Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké Khadimou Rassoul est l’artisan, son nom sonne régulièrement surtout à l’avènement de manifestations religieuses. Le plus important de ces événements religieux est le Grand Magal qui se tient chaque année, accueillant ainsi un monde fou de fidèles venant de tous les coins du pays et de l’étranger pour commérer le départ en exil au Gabon de ce grand résistant pacifique à la colonisation française.
Distant de Mbacké, la capitale départementale, de12 km près, il faut environ 15 à 20 mn de route, par la principale voie goudronnée et comptent un célèbre un rond-point, pour rallier Touba à partir de cette dernière ville et vice-versa, en temps normal. Même si en période de grandes rencontres religieuses comme le Grand Magal, il arrive que l’on perde plusieurs heures sur ce tronçon à cause des embouteillages monstres. Pourtant, du fait d’une urbanisation et d’une démographie galopante et surtout de l’accroissement exponentiel de la cité religieuse, aucun espace physique ou presque ne sépare Touba et Mbacké. Mieux, les deux villes fond une. Elles se confondent en tout ou presque notamment de par la proximité, les habitudes, le langage, le mode de vie, etc. Une similitude se note également au niveau de l’eau «potable» qui est salée (à cause de sa teneur en fluor). Sauf qu’à Mbacké, les populations payent l’eau  ; ce qui n’est pas le cas à Touba où le liquide précieux est distribué gratuitement aux habitants, conformément à la volonté du Khalifat.

UN SYSTEME EDUCATIF AUX DIMENSIONS MULTIPLES

Pour conserver et perpétuer les enseignements, recommandations et l’idéologie du Cheikh, l’école française classique est bannie à Touba, seules celles franco-arabes, qui sont du domaine du privé, et généralement les «daaras» (écoles coraniques) dominent le système éducatif. Quant-à Mbacké, le système éducatif classique français est bien présent. N’empêche, à l’arrivée, le constat est palpable  : les deux villes, ensemble, affichent un faible taux de scolarité. Pis, ce faible taux de scolarisation englobe un nombre très important, voire une majorité ou presque, qui n’a pas achevé le cycle primaire et élémentaire, une 2e tranche qui concentre quelques braves élèves qui sont allés jusqu’au cycle moyen et un 3e troisième groupe, les plus tenaces, avec quelques rares élèves qui ont atteint un niveau de Terminal.

LES CFP, UNE ALTERNATIVE AU MANQUE D’EDUCATION

Les Centres de formation professionnelle (CFP) sont bien connus des «baol-baols» (habitants/ressortissants de l’ancienne province du Baol). Ils offrent des formations variées à savoir la couture, la restauration, la transformation des fruits et légumes et céréales etc. Ainsi, ils constituent le refuge des jeunes, notamment des filles principalement, qui se sont très tôt détournés de l’école et d’autres qui n’ont pas eu à fréquenter les bancs scolaires.
 En plus de la formation du cycle normale, des ateliers de formation sont souvent organisés et financés par l’Etat, ses démembrements, des partenaires et autres structures étrangères implantées surplaces dans le cadre de la coopération entre leurs pays d’origine et le Sénégal, au sein des CFP. Avec cette fois-ci une cible plus étendue qui permet une participation plus variée en termes d’âges. Aussi des hommes commencent-ils à s’intéresser à ces secteurs d’activité. Cependant, le problème qui se pose souvent, c’est celui de la concrétisation des connaissances acquises au cours de ces formations. Ce que confirme M. Sène, gestionnaire du CFP Mbacké. «Nous formons des cinquantaines de personnes à la transformation des fruits et légumes. Mais, au final, on se retrouve avec moins de 10 personnes qui poursuivent l’œuvre, pour en faire leur activité. D’ailleurs, on a eu un congélateur des produits transformés par les producteurs qui ont été formées ici. Et depuis, ils ne disent rien d’une continuité de cette entreprise». Un manque de motivation qu’Ousmane, un relais communautaire, justifie par «le manque de fonds et de locaux qui permettent d’assurer une production significative, d’une part, mais aussi l’indécision des bénéficiaires», de l’autre. Obtenir un meilleur développement économique et social passe par une participation communautaire qui suppose de la volonté, de la collaboration, de l’information et de la disponibilité des ressources. En attendant, il faut noter que certaines ont trouvé une alternative aux manque de moyens, à travers une activité bien connu des Sénégalais et majoritairement exercée par les femmes  : les «natte» ou «tontines», une solution pour résoudre des problèmes d’ordre économique. Estimé à des millions de francs, les femmes trouvent ici un moyen de se tirer d’affaire, pour faire leurs business.

LES «MBACKE-TOUBA», UN MOYEN DE TRANSPORT ROI SUR LE MARCHE

En plus des charrettes tirées par des ânes qui sont plus fréquentes, proposant 50 F CFA comme tarif pour un trajet d’environ un km, les charrettes «tractées» par des chevaux (calèches et autres), plus visibles durant les grands événements religieux comme le Grand Magal sont aussi présentes. D’ailleurs l’une des particularités qui marquent nombres de pèlerins, durant le Magal, c’est les nombreux embouteillages de charrettes qui s’étendent souvent sur des km sur des voies dédiées. C’est aussi le propre de Touba où le Magal constituent souvent une période de traite pour tous ou nombre de détenteurs de charrettes à traction animale dans le Baol qui convergent vers la cité religieuses pour le transport de passagers et de marchandises. Des régions voisines et mêmes de charretiers du Baol exerçant à Dakar n’- hésitent à rappliquer sur la capitale du Mouridisme, à cette occasion. Quid des moyens de transport conventionnels (cars, taxis, minibus, bus) quittant d’autres régions qui investissent ce marché, en plus des taxis-clandos ? Ils se frotter les mains et rivalisent, quelques fois, avec les rares Tatas locaux, les «MbackéTouba» qui constituent le moyen de transport qui concentre le plus d’usagers.
A l’image des «cars rapides» à Dakar, les Mbacké-Touba constituent un moyen de transport en commun roi ici, avec des «apprentis» qui encaissent les frais de voyage et demandent l’arrêt, en fonction de la destination ou du lieu de descente du client. Taxant les clients à 50 F CFA pour le trajet entre Mbacké et Touba, c’est au niveau du rondpoint que commence la variation du prix transport, pour atteindre les 100 F CFA.

TOUBA ET MBACKE, ENTRE DIFFERENCES, INTERDITS ET PERMIS !

Après que les Mbacké-Touba nous mènent de parts et d’autres, de Touba à Mbacké et vice-versa, on arrive à distinguer la différence qui existe entre les deux espaces. Celle-ci se situe au niveau de l’accoutrement, un fait marquant. Surtout du côté des filles et femmes. Si à Mbacké, porter le jean, le décolleté, les mèches sur la tête ou encore sortir ou marcher tête nue sont permis, à Touba, mieux vaut ne pas essayer ; c’est interdit. D’ailleurs, face à des «dérives», le Khalife général de Mourides est monté au créneau pour appeler à l’ordre. A travers une sortie faite ces derniers temps, il a formulé des recommandations tout en rappelant les interdits dans la ville religieuse notamment tout ce qui est contraire à l’Islam. Et il suffit de lever la tête pour s’en apercevoir  : foulards à la tête, aucune femme ne laisse apparaitre les cheveux ou tout autre atour qui les accompagne. Toujours pour confirmer cette réalité, on voit, de partout, des salons de coiffures qui fleurissent à Mbacké. Tandis qu’à Touba, voire un salon de coiffure est d’une rareté réelle. Pourquoi  ? «C’est interdit», nous répondent à chœur des habitants. Un salon de coiffure à Touba aurait comme local la maison dans laquelle il est bien niché (clandestinement), bien loin des regards, pour «éviter d’enfreindre les ‘’lois’’ de la cité religieuse»

UNE MICROALGUE TOXINE DÉCOUVERTE PAR DES CHERCHEURS DE L’IRD SUR LES PLAGES DE NGOR, À DAKAR

Dakar, 5 sept (APS) – La représentation de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) au Sénégal vient de découvrir une microalgue toxique sur les plages de la commune de Ngor, à Dakar, alerte un chercheur de l’institution.
Cette découverte date d’août-septembre, a signalé Patrice Brehmer, samedi, au cours d’un point de presse conjoint de l’IRD et de certains de ses partenaires comme le Centre de recherches océanographiques de Dakar-Thiaroye (CRODT).
“Nous avons découvert cette microalgue toxique cet été au sud de la presqu’île des Almadies. La première fois c’était au site de la Baie des carpes”, dans la commune de Ngor, a déclaré le chercheur.
Les chercheurs suspectaient “la présence de ces algues depuis de nombreuses années”, sur la base notamment d’interpellations des habitants de Ngor, qui exprimaient régulièrement, “en début d’hivernage”, “un souci récurrent” relatif à la présence de cette algue.
Après des analyses en laboratoire, les chercheurs ont “réussi à identifier beaucoup de choses (…)’’ au niveau microbiologique, dont la présence de “métaux lourds, de micro-plastiques, une certaine micro toxicité des sédiments”.
“Les symptômes après contact, s’apparentaient à la grippe saisonnière”, a précisé Patrice Brehmer, selon qui les eaux usées “sont une bonne source d’apport en nutriments pour le développement de ces algues toxiques”.
Sans qu’on sache réellement l’origine de cette microalgue toxique, des enquêtes sociales ont selon lui montré un décalage entre la perception de la pollution plastique par les populations et la réalité scientifique de la pollution marine.
“Nous avons suspecté du déterminisme de cette microalgue toxique quand les eaux se réchauffent, et qu’il y a une présence d’eaux usées non traitées”, a indiqué le chercheur, faisant état de symptômes “très caractéristiques ressemblant à la grippe saisonnière”, sachant qu’ils “touchent les gens qui sont en contact mais également en dehors hors de l’eau”.
Une fois sur le terrain, après une collecte de ces algues et d’oursins, s’en est suivi un travail de laboratoire, avec des spécialistes en la matière qui ont confirmé que c’est une microalgue toxique du genre ostreopsis et de la famille dinoflagellé, a-t-il indiqué.
“Ces micro algues toxiques, non mortelles, sont présente dans des milieux marins calmes et chaudes. Cependant, il y a une efflorescence massive quand les eaux sont calmes et très chaudes. Elles vont se développer au fond de la mer, dans les zones de petits fonds entre 0 et 2 mètres”, a-t-il expliqué.
“Cela va tapisser tout le fond à travers des biofilms autour des algues et oursins. De fait, quand les conditions environnementales sont défavorables notamment un coup de vent ou la présence de vagues remettant en suspension tout cela, et visualisant l’apparition d’une fleur d’eau très caractéristique, des agrégats marrons apparaissent en surface”, a poursuivi le chercheur.
Il note qu’à partir de ce moment, “le vent va transporter toute cette toxine sur le rivage pouvant toucher des personnes sans qu’elles ne soient en contact avec la mer. C’est ce qui fait l’originalité de la toxine associée à cette algue, appelée palytoxine”.
“Sa propagation se fait par le vent. Si le vent part de la mer vers la terre, cela va plus toucher les gens que dans le cas contraire. Elle se manifeste sur l’humain assez brutalement, c’est-à-dire quelques heures après un contact. Le nez qui pique et coule, des éternuements, des odeurs nauséabondes des maux de gorge, des fièvres et fatigues, entre autres”, a souligné Patrice Brehmer.
Il observe que la présence de la toxine “est très forte pendant 48 heures, après, sa concentration baisse très rapidement jusqu’à une absence de symptômes”.
Les chercheurs émettent des recommandations pour face à ce phénomène qui doit être suivi au niveau scientifique et biologique afin de mieux caractériser les efflorescences algales.
Ils suggèrent ainsi des enquêtes socio-anthropologiques sur les maladies des professionnels de la mer (acteurs et riverains), pouvant inclure cette microalgue toxique et d’autres types.
De même, invitent-ils les autorités “à suivre ce phénomène et de voir ses implications sur la santé humaine et sur l’écosystème et voir sur les activités industrielles, si on souhaite développer l’aquaculture marine au Sénégal””Il y a des microalgues marines de cette famille qui peuvent causer d’autres problèmes”, préviennent-ils.
Selon Patrice Brehmer, une note politique est en train d’être finalisée qui sera envoyée à plusieurs départements ministériels ainsi qu’à la Haute autorité chargé de la coordination de la sécurité maritime, de la sûreté maritime et de la protection de l’environnement marin (HASSMAR).
“Nous allons aussi restituer toutes ces informations aux comités locaux de la pêche artisanales (CLPA) de Ouakam, Ngor et Yoff, a dit le chercheur.SBS/BK

L’UNION AFRICAINE CONDAMNE TOUTE PRISE DE POUVOIR PAR LA FORCE ET DEMANDE LA LIBÉRATION D’ALPHA CONDÉ

https://emedia.sn Dans un communiqué conjoint sur le coup d’État en Guinée, le président en exercice de l’Union Africaine, Félix Tshisekedi, et celui de la commission de l’Union africaine (UA) condamnent “toute prise de pouvoir par la force” et demandent “la libération immédiate du président Alpha Condé.”
Le document parcouru par Emedia invite, par ailleurs, le Conseil de sécurité de l’UA, à se réunir “d’urgence” pour examiner la nouvelle situation en Guinée, et pour prendre les mesures “appropriées” aux circonstances.
Mamady Doumbouya, lieutenant-colonel de son état, appartenant à l’ethnie malinké de la région de Kankan, est à la tête du Groupement des Forces spéciales qui est à l’origine du coup d’État opéré ce dimanche dans ce pays frontalier au Sénégal.
Le putschiste, annonçant la détention du président Alpha Condé, a indiqué qu’il était bien portant. Dié BA

La Cedeao exige la libération de Condé et le retour à l’ordre constitutionnel «sous peine de sanctions»

https://www.seneweb.com À l’instar du secrétaire général des nations unies, António Guterres, la Cedeao « condamne avec la plus grande fermeté » le coup d’état de ce dimanche 5 Septembre 2021 en Guinée.
Dans un communiqué parcouru par Seneweb, le président en exercice de la Cedeao, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo exige « le respect de l’intégrité physique du président de la République, le Pr Alpha Condé et sa libération immédiate et sans conditions ainsi celle de toutes les personnes arrêtées ».
En réponse à la décision des putschistes de dissoudre aussi bien la constitution que les institutions républicaines, la Cedeao brandit des sanctions. En effet, elle exige « le retour à l’ordre constitutionnel sous peine de sanctions ».
Réaffirmant ainsi sa désapprobation de tout changement politique anticonstitutionnelle, la Cedeao « demande aux forces de défense et de sécurité de demeurer dans une posture républicaine ». .

OUSMANE SONKO SUR LE COUP D’ÉTAT EN GUINÉE  : “Prions enfin que ces évènements malheureux servent à assagir les candidats à un troisième mandat suicidaire”

“Il y a un an à peine, j’avais alerté, face à la boulimie des ogres politiques qui s’agrippent au pouvoir en Afrique, surtout francophone.
Je suis triste pour l’Afrique, pour ces peuples braves et résilients qui ne méritent pas ces leaders.
Le pire est que souvent, après l’euphorie et les jubilations qui accompagnent la chute d’un potentat, les citoyens déchantent, une fois qu’ils se rendent compte qu’ils sont revenus au point de départ : les nouveaux maîtres du jeu apparaissent rapidement comme de parfaites répliques des déchus, parrainés par les mêmes intérêts hostiles à la libération et l’épanouissement de l’Afrique.
Espérons et prions qu’il n’en soit pas ainsi pour les pays frères de Guinée, Mali et Tchad…
Prions enfin que ces évènements malheureux servent à assagir les candidats à un troisième mandat suicidaire.Solidarité avec le peuple de Guinée !”.

COUP D’ÉTAT EN GUINÉE/LE FRONT NATIONAL POUR LA DÉFENSE DE LA CONSTITUTION

“Ce régime, qui était dirigé par le dictateur Alpha Condé, était illégitime et anticonstitutionnel”
“Ce dimanche 05 septembre 2021, l’armée guinéenne à travers le Comité National du Rassemblement et du Développement (CNRD) a annoncé l’arrestation du dictateur Alpha Condé.
Le FNDC observe cette situation qui prévaut actuellement dans notre pays et prend acte, notamment, de la déclaration faite par ce Comité militaire annonçant la dissolution de la « constitution » du 3ème mandat et de toutes les institutions issues du coup d’État constitutionnel imposé au peuple de Guinée à travers la répression et un simulacre d’élections le 22 mars 2020.
Le FNDC rappelle que ce régime qui était dirigé par le dictateur Alpha Condé était illégitime et anticonstitutionnel.
La Coordination Nationale du FNDC informe de la tenue urgente d’une réunion entre les acteurs sociaux et politiques autour de la situation. L’opinion nationale et internationale sera informée des conclusions de cette rencontre.Ensemble unis et solidaires, nous vaincrons !Conakry, le 05 septembre 2020,La coordination nationale du FNDC”

Coup d’Etat en Guinée : Des leaders politiques sénégalais se prononcent

iGFM – (Dakar) Des acteurs politiques sénégalais se sont exprimés sur la situation qui prévaut actuellement en Guinée, où le régime de Alpha Condé a été renversé par des militaires. Certains ont profité de cette situation pour faire passer un message subliminal.

“Que des pouvoiristes” (Thierno Bocoum)

Un coup d’état militaire qui balaie un coup d’Etat institutionnel. On n’est pas encore sorti de l’auberge. Le civil et le militaire se relaient en bafouant les principes sacro-saints de la démocratie : Que des pouvoiristes. Comme une incroyable ritournelle, l’histoire bégaie. L’Afrique vaut mieux que ça, sachons-le ! Sachons croire que nous finirons par avoir des dirigeants conscients, au service exclusif de leur peuple.

“Tant mieux pour le vaillant peuple” (Mamadou L. Diallo)

“Les forces spéciales de Guinée auraient déposé le dictateur Alpha Condé. Tant mieux pour le vaillant peuple qui s’est vu imposer un troisième mandat dans la violence malgré une résistance héroïque. Que ceci soit le point de départ d’une gouvernance démocratique et patriotique. Nous demandons aux militaires de libérer les prisonniers politiques en particulier notre compagnon Oumar Sylla.”

“Toutes les dictatures finissent par tomber” (Abdoul Mbaye)

“Toutes les dictatures finissent par tomber. Y compris celles qui se cachent derrière des constitutions et lois parodies de démocratie. Le temps du réveil africain se poursuit. Certains y restent pourtant encore sourds et aveugles.”

“Le retour des coups d’etat militaires” (Alioune Tine)

“Le retour des coups d’etat militaires, des autoritarismes et les impasses politiques partout est un indicateur de la deteriorisation de la situation politique et sociale en Afrique de l’Ouest.”

“victimes de leurs propres méfaits” (Thierno A. Sall)

“Un coup d’État n’est jamais une bonne nouvelle. Nous nous réjouissons quand la République est forte et debout. Mais il y a une leçon à tirer : ceux qui dévoient la démocratie et abîment les Institutions sont souvent victimes de leurs propres méfaits.”

“Une abomination à condamner” (Moustapha Diakhaté)

“Le Coup d’Etat de Guinée Conakry : une abomination à condamner. Je condamne avec la dernière énergie la prise du pouvoir, en Guinée, par des militaires. J’invite le Président de la République du Sénégal et l’Union africaine à faire montre de fermeté et de ne pas reconnaître le régime mis en place par les putschistes de Conakry. La place des militaires se trouve dans les casernes et aux frontières pour protéger l’intégrité territoriale de leur pays et non dans une présidence de la République.”

Bougane Gueye Dani sur le putsch en Guinée : “Que ça serve de leçons aux apprentis dictateurs”!

https://www.seneweb.com Le journaliste et homme politique, Bougane Gueye Dani, a lui aussi réagi sur le coup d’Etat perpétré, ce dimanche, en Guinée  Conakry contre le Président Alpha Condé.
Sur sa page Facebook, le leader du mouvement  “Gueum Sa Bop” assimile cette situation à la manifestation du “pouvoir peuple”, priant ainsi qu’elle “serve de leçons aux apprentis dictateurs”
“Coup d’Etat en Guinée : le pouvoir au peuple. Que Dieu protège la République sœur de Guinée. Vivement que ça serve de leçons aux apprentis dictateurs”, a-t-il posté dans la soirée.

Moustapha Diakhaté : «J’invite Macky Sall à ne pas reconnaître le régime des putschistes de Conakry»

https://www.seneweb.com L’ancien président du groupe parlementaire de la mouvance présidentielle, Moustapha Diakhaté est formel : «Le coup d’Etat de Guinée Conakry est une abomination à condamner». Dans un post sur Facebook, ce dimanche 5 septembre, il condamne avec la dernière énergie la prise du pouvoir, en Guinée, par des militaires.
«J’invite le Président de la République du Sénégal et l’Union africaine à faire montre de fermeté et de ne pas reconnaître le régime mis en place par les putschistes de Conakry.La place des militaires se trouve dans les casernes et aux frontières pour protéger l’intégrité territoriale de leur pays et non dans une présidence de la République », a-t-il indiqué.
Avant de poursuivre : Il n’y a pas de bons coups d’Etat. Ils n’ouvrent aucune de perspective de transformation  sociale ni de consolidation de la démocratie. En Afrique l’élection libre, transparente et démocratique doit être l’unique moyen pour l’accession au pouvoir».

ABDOULAYE BATHILY APPELAIT, EN OCTOBRE 2019, SON AMI ET CAMARADE ALPHA CONDE A RENONCER A BRIGUER UN TROISIEME MANDAT

“Le peuple de Guinée a trop souffert, trop de sang, de larmes, de déplacements forcés, trop de citoyens ont subi un séjour carcéral pour des raisons politiques qui auraient dû être évitées depuis toujours.
Cette tragédie vous pouvez y mettre un terme aujourd’hui même en annonçant le retrait de ce projet de nouvelle Constitution en faveur d’une concertation nationale sur la base d’un engagement solennel à ne pas briguer un troisième mandat.
Une telle décision vous grandirait, vous donnerait une place exceptionnelle dans l’histoire de la Guinée martyre.
L’Afrique vous serait reconnaissante en cette période particulièrement décisive pour l’avenir de nos peuples pour lesquels vous, nous et d’autres camarades se sont engagés depuis plus de cinq décennies.
C’est à mon avis la meilleure voie pour une transition apaisée et durable. Sentiments fraternels renouvelés ”

Coup d’état en Guinée : La France appelle à la libération immédiate du président Condé

https://www.dakaractu.com La France vient de se prononcer sur la situation qui sévit actuellement en Guinée. En effet, suite au coup d’état du Président Alpha Condé, le pays de la liberté, de l’égalité et de la fraternité a lancé un communiqué qui semble être un appel à la démocratie.
« La France se joint à l’appel de la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), pour condamner la tentative de prise de pouvoir par la force survenue le 5 septembre, demander le retour à l’ordre constitutionnel et appeler à la libération immédiate et sans condition du Président Condé », a déclaré le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères dans son communiqué lu à Dakaractu.
« La France est en contact étroit avec ses partenaires africains et internationaux », peut-on également lire dans ledit communiqué.

DECLARATION du Comité National du Rassemblement et du Développement (CNRD)

Chers compatriotes, 

Le geste que nous posons aujourd’hui n’est pas un coup d’Etat mais une action inaugurale permettant de créer les conditions d’un Etat. Plus précisément un Etat droit. Car l’histoire politique de notre pays, marqué par des violences, des injustices et inégalités, prouve qu’en Guinée la volonté́ du plus fort a toujours supplanté le droit, et donc que depuis l’accession à l’indépendance l’esprit autoritaire a triomphé sur l’esprit du juste et du raisonnable. Et c’est d’ailleurs parce que nous jugeons cette situation profondément anormale et injustifiable que nous avons décidé́ d’agir, de poser un geste autour duquel nous voulons mobiliser toutes les bonnes consciences afin de sortir notre pays de la malédiction politique.

Chers compatriotes,

Notre action n’a rien d’un coup d’Etat. Il traduit seulement l’aspiration légitime des personnes à vouloir vivre dans un environnement où les besoins humains de base peuvent être satisfaits ; où il est possible à chacun, sans crainte, de jouir de la vie, d’étudier, de se soigner, de travailler humblement sans être soumis aux contraintes de réseaux informels ; où enfin le pouvoir est responsable de sa population. Nous ainsi réconcilier la politique et l’humain. Notre geste donc n’est rien d’autre que l’expression de notre désir de dignité́ que certainement vous partagez avec nous. Or, c’est parce que le respect de notre dignité́ est bafoué depuis 1958 par une minorité qui confisque le pouvoir et ses avantages économiques que nous avons pris l’initiative, convoqués par le sens du devoir, de créer les conditions d’un nouveau départ politique et social. L’action que nous accomplissons aujourd’hui se veut par ce fait même un premier pas.  Un moment inaugural.

Chers compatriotes

Nous n’avons aucune mission prophétique. Ce n’est pas le peuple de Guinée que nous voulons sauver, mais la Guinée avant tout. Car un peuple ne peut pas être sauvé alors que l’espace dans lequel il vit est un enfer. Il faut éteindre le feu d’abord. C’est ce rôle de pompier que nous avons voulu assumer. Notre pays ne souffre pas d’un manque de ressources humaines, moins encore est-il victime d’une précarité des ressources naturelles. Non : nos maux se nomment manque de courage politique ; tyrannie de l’argent ; extraversion ; absence de moralité collective. Ce dont nous manquons et que nous avons manqué, ce sont des hommes capables de traduire politiquement et économiquement cette richesse qu’est la Guinée. Notre problème, ce n’est même pas l’absence de démocratie, mais le manque de vision, de valeur politique et sociale. C’est pour mettre fin à cet aveuglement volontaire, qui a rendu misérable la vie du Guinéen, que nous décidons aujourd’hui d’assumer notre responsabilité. Pour que nous autres guinéens accédions enfin à la lucidité, celle qu’exige justement l’état de droit.
Aux partenaires extérieurs de la Guinée, nous ne demandons pas forcément un soutien financier, mais une compréhension de votre part. Avant de brandir l’idée de restauration de l’État, demandez-vous avant s’il n’a jamais existé un État en Guinée. Avant de brandir des sanctions, cherchez à savoir si la sanction n’a toujours pas été le lot infernal des Guinéens, de Sékou Touré à Alpha Condé. Nous, nous contestons notre condition injuste ; nous jugeons que notre situation politique n’est pas acceptable et est humaine condamnable. Nous espérons de votre part donc un soutien moral.
Nous invitons tous les responsables de la société civile et les différents partis politiques a une rencontre d’urgence pour que collectivement nous sortions de ce moment inaugural et amorcer la seconde étape, celle d’organiser la société guinéenne sous les principes de l’État de droit. Ce qui inclura essentiellement une réorganisation de l’armée afin de mettre un terme à sa longue et tragique politisation.
Le CNRD informe la communauté nationale et internationale que l’intégrité physique et morale de l’ancien président n’est pas engagée.
Toutes les mesures sont prises pour qu’il ait accès aux soins de santé et être en contact avec ses médecins.Colonel Mamady Doumbouya,Fait à Conakry le 5 septembre 2021

COUP D’ETAT EN GUINÉE  : Comment Alpha Condé est tombé

Depuis le début de la matinée, le quartier du palais présidentiel était le théâtre de tirs nourris. Ce putsch est mené par le Groupement des forces spéciales, dirigé par Mamady Doumbouya.
Entouré de militaires en treillis, masqués et les armes à la main, Alpha Condé apparaît sur un canapé du palais présidentiel. Le président guinéen est comme sonné, la chemise entre-ouverte, les pieds nus. « Est-ce qu’on a touché à un seul de vos cheveux ? On vous a brutalisé, Excellence? » lui demande un militaire dans une vidéo tournée à Sékoutoureya. Alpha Condé, 83 ans, semble aller bien mais reste silencieux. Il n’aura fallu que quelques heures aux pustchistes pour se saisir de celui qui dirigeait le pays depuis onze ans.
Tout est allé très vite. Cette journée folle à Conakry a débuté aux alentours de 8h. Des tirs nourris et à l’arme lourde ont été entendus tout au long de la matinée aux abords de Sékoutoureya, le palais présidentiel où se trouvait alors le chef de l’État. Selon des photos, il aurait depuis été emmené hors du palais présidentiel.
À la mi-journée, une déclaration de Mamady Doumbouya, un Malinké originaire de la région de Kankan, a circulé sur les réseaux sociaux. Selon les informations de Jeune Afrique, c’est ce lieutenant-colonel et ses hommes du Groupement des forces spéciales (GPS), une unité d’élite de l’armée aussi bien entrainée qu’équipée, qui sont à l’origine du coup d’État.
Dans cette vidéo, béret rouge sur la tête et lunette de soleil sur le nez, entouré de deux militaires, Mamady Doumbouya annonce que « la situation socio-politique et économique du pays, le dysfonctionnement des institutions républicaines, l’instrumentalisation de la justice, le piétinement des droits des citoyens, la gabegie financière […] ont amené l’armée républicaine à prendre ses responsabilités vis-à-vis du peuple de Guinée. »
Il annonce aussi la dissolution de la Constitution, du gouvernement, des institutions et la fermeture des frontières. Enfin, il annonce qu’un « Comité national du rassemblement et du développement, CNRD » a pris le pouvoir.

Alpha Condé aux mains des putschistes.

Ancien légionnaire de l’armée française, Mamady Doumbouya avait été rappelé en Guinée pour prendre la tête du GPS en 2018. Ces derniers mois, sa volonté d’autonomiser le GPS par rapport au ministère de la Défense avait suscité la méfiance du pouvoir de Conakry. En mai, des rumeurs infondées faisant part de sa possible arrestation avaient même circulé dans la capitale guinéenne.
Celui qui apparaît aujourd’hui comme le chef des putschistes a appelé ses « frères d’armes à l’unité » et à rester dans leurs casernes. C’est bien l’interrogation majeure à cette heure : les hommes du GPS vont-ils être suivis par le reste de l’armée ? « Les forces fidèles à Alpha Condé n’ont pas dit leur dernier mot, mais le président est bel et bien entre les mains des putschistes », a affirmé à Jeune Afrique un proche du chef de l’État.
Arrivé au pouvoir en 2010, Alpha Condé a été réélu en 2020 pour un troisième mandat après une révision de la Constitution controversée.Avec Jeune Afrique

UNE GÉOPOLIQUE SOUS-RÉGIONALE ÉBRANLÉE

https://emedia.sn La République de Guinée, encore appelée Guinée-Conakry, est sans président, à la suite d’un coup d’État perpétré tôt ce dimanche, 5 septembre. Alpha Condé en exercice depuis octobre 2020 après sa réélection à l’âge de 82 ans pour un 3e mandat, est entre les mains des forces spéciales dirigées par le colonel Mamady Doumbouya. Prétexte pour la rédaction d’emedia.sn de s’intéresser à ce pays. Dans ce jet, il est question de la géopolitique et les rapports entre la Guinée avec la sous-région dont le Sénégal.
La Guinée est un pays d’Afrique Occidentale d’une superficie de 242 857 km2. Elle est limitée au Nord-Ouest, par la Guinée-Bissau ; au Nord, par le Sénégal ; au Nord-Est, par le Mali ; au Sud-Ouest, par la Sierra-Leone ; au Sud, par le Liberia et au Sud-Est, par la Côte-d’Ivoire.
Pour un pays de taille très moyenne, partager des frontières (compte non tenu de la façade maritime) avec 06 États, peut s’avérer une source potentielle de difficultés géopolitiques. Le constat est fait déjà en 2010, dans un contexte sous-régional ambiant dominé par la conflictualité de forte amplitude, par l’étude et analyse stratégiques et géopolitiques de la situation de la République de Guinée, mesurant les impacts de la situation géopolitique oust-africaine. De fait, la Guinée est intégrée dans « la dorsale forestière de feu » en Afrique Occidentale, selon le rapport.
Plus grave encore, singulièrement durant les conflits en Sierra – Leone et au Liberia, la Guinée fut, de fait, impliquée, militairement dans les combats, en raison des nombreuses incursions, menées, tant par les Armées régulières que par les rébellions, en territoire guinéen (obligation de poursuite pour les premières, disposition de base de repli, pour les secondes). Pays de la ligne de front, avant de devenir, en de multiples occasions, pays engagé, la Guinée vit la pénétration considérable d’armes légères sur son territoire. Situation qui déboucha sur la naissance de groupes armés versant dans des milices fortement armées et promptes à servir de mercenaires à des factions internes impliquées dans la lutte pour le pouvoir à Conakry. Ce fut durant ces conflits, que la Guinée fut l’un des terreaux pour le trafic des enfants et des femmes.
Chronique d’un dérèglement géopolitique qui caractérise l’Afrique Occidentale
Longtemps durant, le pays a subi les contrecoups des conflits qui ont miné certains de ses voisins, notamment la Sierra-Leone, la Guinée-Bissau et le Liberia, ensanglantés, entre le début des années 80 du 20ème Siècle et le début des années 2000, par de meurtrières guerres civiles. D’ailleurs, entre 1989 et 2002, la Guinée a abrité plus de 200.000 réfugiés Sierra-Léonais et Libériens fuyant les ravages prévalant dans leurs pays.
L’afflux massif de réfugiés dans un pays aussi pauvre que la Guinée, ne manqua pas d’aggraver les difficultés intérieures, malgré l’accompagnement substantiel du HCR. Ainsi, tout le long des régions guinéennes frontalières à ces pays en conflit, l’on a assisté à des exodes massifs de population (plus 130.000) vers l’intérieur du pays en général, vers les villes en particulier, voire vers le Sénégal.
Le Sénégal, une terre d’accueil bien aimée par les Guinéens. Illustration à la rue marchande de Sandiniéry, en plein centre-ville, à Dakar, où nos équipes étaient allées à la rencontre des commerçants guinéens, lors de la dernière présidentielle en Guinée. Certains y résident depuis bien avant les indépendances, en 1955, même au plus fort de la crise opposant politiques Guinéens et Sénégalais. En effet, cet exemple d’intégration réussie est souvent pollué par l’opposition des dirigeants politiques.

La tension reste vive sur l’axe Conakry-Dakar, nourrie par des dirigeants qui font tout pour s’opposer

C’est un secret de polichinelle que les présidents Condé et Macky Sall ne se piffent pas. Aux dernières nouvelles, les tractations étaient d’ailleurs en cours pour tenter de recoller les morceaux après plusieurs mois de fermeture de la frontière.
Le dimanche 28 mars, Alpha Condé avait, en substance, déclaré que le Sénégal servait de base arrière de déstabilisation de la Guinée. « Ceux qui voulaient que la Guinée brûle, nous tous voyons ce qui se passe chez eux. Ce qui veut dire que Dieu ne dort pas. Moi, je ne me querelle avec personne, pas un seul jour depuis que j’ai été élu président, aucun opposant n’est venu à Conakry pour diffamer le gouvernement. Ça, je ne l’accepte pas. Mais tout le monde sait, tous ceux qui nous insultent, tous ces cris de ’’la Guinée va brûler’’, tout se fait à Dakar. Tout le monde le sait, mais Dieu est là », avait de façon explicite et sans détour accusé Alpha Condé.
Sous Wade déjà, le même climat délétère régnait. Sékouba Konaté, président de la République de Guinée, par intérim de janvier à décembre 2010, ne sollicitait pas l’avis du Sénégal, et ne faisait pas de l’axe Dakar-Conakry, une priorité de sa politique sous régionale.
Bien avant et plus globalement, l’opposition historique entre « Politiques » guinéens et sénégalais remonte à la tumultueuse rivalité pré et post-indépendance opposant Sékou Touré et Léopold Sédar Senghor alors députés à l’Assemblée nationale de l’empire colonial français. Bref, c’est l’histoire de deux peuples voisins dont les dirigeants font tout pour opposer alors qu’en réalité, tout les rapproche tant dans la proximité que sur le plan sociologique.
Par ailleurs, la même tension de suspicion règne entre Alpha Condé et Umaru Emballo, le président de la Guinée-Bissau dont les frontières étaient également fermées avec la Guinée sur décision du président guinéen.
La Guinée et la Côte d’Ivoire ont organisé des élections présidentielles en octobre dernier, dans des contextes politiques tendus, marquées par des années de crise. Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire avec 83,6% des voix, et Alpha Condé en Guinée avec 57,8%. Les résultats issus des urnes très souvent contestés, ces pays gagneraient à une remise à plat rapide des dispositifs électoraux.
La tentative du 3e mandat est souvent l’élément catalyseur. Dié BA

SEYDINA OUMAR TOURÉ SUR LE COUP D’ÉTAT EN GUINÉE : “Les coups d’Etat militaire au 21e siècle sont à condamner mais que faire face aux dirigeants qui perdent la tête une fois au pouvoir?”

Libération Sénégal online “Pour analyser la situation en Guinée, certains vont user de termes journalistiques ou géopolitiques tirés de Larousse et du Robert pour épater leur audience. Mais nul besoin de regarder loin, il fallait s’y attendre car nous avons tous observé le comportement arrogant du Président CONDE ces dernières années.
Opposant politique depuis (étudiant) 1960 le Président Alpha CONDE a subit tout sorte d’injustice au cours de sa carrière politique. Il fut condamné à mort en 1970 par contumace par le régime de Séckou TOURE et à 05 ans de prison ferme par celui du général KONTE. Malgré cela il est resté persévérant jusqu’à son accession au pouvoir suite à une élection certes injustement remportée mais méritée vue le parcours de l’homme.
Après avoir connu une telle trajectoire rythmée d’injustice l’homme a vite oublié et s’est mis lui aussi dans l’injustice justifiée.
Pour une personne qui échappe à une condamnation à mort, à mon avis, être devenu président est une bénédiction et une réparation divine.
Nous avons tous pensé qu’il allait apprendre du passé mais malheureusement âgé de plus de 80 ans , il s’est cru indispensable dans un pays de plus de 10 millions d’habitants où la moitié à moins de 50 ans.
Professeur Alpha CONDE vous auriez pu entrer dans l’histoire par la grande porte. Comme celui qui a restauré la démocratie dans votre pays mais désormais vous apparaîtrez comme l’homme qui a créé le désordre par sa soif de pouvoir.
Une partie des intellectuels classiques africains vont condamner l’armée guinéenne. Mais cette armée est elle réellement responsable de cette situation. Non, le principal responsable c’est le Président Alpha CONDE qui comme personne en Guinée, a un parcours politique exceptionnel digne d’un dinosaure politique mais a ouvert une brèche à un retour en arrière en tripatouillant la constitution. En Afrique l’âge avancé est synonyme de sagesse mais il faut croire que ce principe ne vaut pas pour tous apparemment. L’autre responsable c’est la CEDEAO qui malheureusement a observé le Président CONDE tuer et mettre en prison pour arriver à ses fins. Cette même CEDEAO va vouloir dans les jours à venir, fermer les frontières pour affamer le peuple guinéen.

Le peuple africain, toujours victime depuis l’esclavage jusqu’aujourd’hui.

Quel dommage. Comme si les putschistes vont ressentir ces soit disant sanctions économiques!!!! Je prie pour vous, peuple de Guinée. Les coups d’Etat militaire au 21e siècle sont à condamner mais que faire face aux dirigeants qui perdent la tête une fois au pouvoir? “Celui qui n’a pas le courage de se rebeller n’a pas le droit de se lamenter”, Ernesto Che GUEVARA. !!!!!Lorsque Dieu vous rend justice soyez justes!!!!!”

LE POUVOIR LOCAL CONFISQUÉ PAR UNE PLOUTOCRATIE EN GESTATION

La situation politique au Sénégal, se caractérise par l’approfondissement du fossé entre des élites, de tous bords, obnubilées par leurs ambitions électoralistes et les masses populaires confrontées à une détérioration sans précédent de leurs conditions de vie.
Notre pays subit une flambée de COVID-19 due au variant delta réputé être fortement contagieux. Entre le 1er juillet et le 31 août 2021, les statistiques officielles font état de 29657 nouveaux cas et plus de 606 décès, des chiffres très nettement sous-évalués à cause du sous-dépistage et de la non-maîtrise des causes de décès. Cette troisième vague, particulièrement meurtrière n’a épargné aucune famille de ce pays, même si elle a été plus durement ressentie par les couches socialement vulnérables, qui rencontrent le plus de difficultés à accéder à des soins adéquats.
La faute en revient aussi à une gestion technocratique inefficace et gabegique de la crise sanitaire.  Àcela il faut ajouter le discrédit de la parole du président et sa désinvolture durant sa prétendue “tournée économique”, qui a montré qu’en dehors de ses intérêts politiciens, le pouvoir n’a aucune autre préoccupation
Comble de malheur ! À la pandémie est venue se greffer une hausse vertigineuse des prix des denrées de première nécessité due, indépendamment de l’environnement international défavorable, aux errements des politiques publiques du pouvoir de Macky Sall. C’est ainsi que les dépenses inconsidérées relatives au TER, au BRT, à la rénovation nébuleuse du building administratif, au nouvel avion présidentiel, etc., ont occasionné un surendettement, qu’on essaie de résorber par la multiplication des taxes sur les produits et biens de première nécessité.
Comme si cela ne suffisait pas, les populations de certains quartiers de la banlieue dakaroise, de la grande agglomération de Touba et d’autres localités sont prises au piège dans leurs maisons complètement inondées, laissées en rade par un gouvernement, qui n’ayant même pas encore évalué la première phase du plan décennal de lutte contre les inondations, qui a englouti des centaines de milliards, envisage d’enchaîner avec une deuxième.
Il y a plutôt lieu de repenser globalement nos cadres de vie face à la boulimie foncière et au changement climatique. Il est maintenant avéré, que nos villes et notamment les quartiers populaires ne sont pas à l’abri de catastrophes, dès lors qu’il tombe quelques gouttes de pluies.
C’est précisément ce bilan désastreux, qui explique le climat social délétère, qui règne dans notre pays et que certains alliés du régime, ont tôt fait d’assimiler à un agenda pro-insurrectionnel de l’Opposition, confondant ainsi causes et effets.
C’est également ce sentiment d’échec permanent, qui habite la grande coalition Benno Bokk Yakaar, qui les empêche de mener à bien, un véritable dialogue avec les forces vives de la Nation.
Le président de l’APR, passé maître dans l’art de la roublardise et du complot, a compris, qu’il est minoritaire dans le pays, use toujours de manigances et de combines, pour évincer arbitrairement ses rivaux des joutes politiques en manipulant, entre autres, le fichier électoral.
Cette fois-ci également, en perspective des futures élections locales, il a usé méthodes déloyales, lors de la publication du décret sur la révision exceptionnelle des listes électorales, pour lier l’inscription de jeunes primo-votants, qu’il soupçonne d’être hostiles à son pouvoir, depuis les émeutes de mars 2021, à l’obtention d’une carte d’identité biométrique.
Dans le même temps, les pontes de son parti, candidats potentiels aux prochaines locales, procèdent, sous l’œil bienveillant des autorités administratives, à des transferts irréguliers et massifs d’électeurs.
Mais les deux mesures les plus caractéristiques de la régression démocratique, que notre pays est en train vivre, depuis la deuxième alternance de 2012 sont :
-la sélection par l’argent des candidats, par le biais d’une caution exorbitante de 15 millions de francs pour chacun des 2 types d’élection (communes, départements) et
-l’élection au suffrage universel des maires et présidents de conseils départementaux, qui, dans un contexte clientéliste, favorise les candidats les plus riches et induit un déséquilibre de légitimité, ce qui est préjudiciable à l’esprit d’équipe au sein du conseil de la collectivité territoriale.
Cela est d’autant plus regrettable que ces mesures, que les partis d’opposition ont cautionnées – tout au moins dans le principe – en plus d’être un jalon dans la mise en place d’une ploutocratie, sont en porte-à-faux avec les principes d’une citoyenneté participative, gage d’une bonne gouvernance locale, telle qu’elle avait été fortement plébiscitée par les Assises Nationales.
Elles constituent également une barrière contre les collectifs citoyens animés du seul désir de servir leurs localités et qui auront du mal à réunir de telles sommes.
Enfin, elles ouvrent la voie au parrainage et au financement de certains candidats par des puissances d’argent, déjà à l’œuvre dans l’appropriation des terres paysannes et qui convoitent nos ressources pétrolières et gazières.
Si nos “camarades” de la CDS ne comptent que sur la générosité du “Grand Timonier de l’APR“ pour grappiller quelques strapontins dans les collectivités territoriales, ils devront vite déchanter.
Ces élections, prévues le 23 janvier 2022, ouvrent un cycle de consultations électorales, dont on espère qu’elles conduiront notre peuple vers une véritable alternative sociopolitique qualitativement supérieure à nos 2 premières alternances.
Mais cela se produira, non pas par l’entente, au sommet, d’états-majors de partis politiques, mais par le rassemblement de forces au niveau des collectivités et communautés de base, autour de valeurs telles que la défense intransigeante des intérêts des couches populaires, une gouvernance irréprochable grâce à la promotion de la participation citoyenne et plus globalement, à une responsabilisation pleine et entière des masses populaires.Dakar, le 04 septembre 2021,Le Comité pour la plate-forme de Réflexions  “Dooleel PIT-Sénégal ngir defaraat reewmi” (CPR)

L’éthique de la parole donnée est plus forte que la parole éphémère des courtisans ! Par Mary Teuw Niane

La chute du Président Alpha Condé de Guinée prouve encore que le pouvoir en Afrique est un château de cartes surtout s’il ne repose pas sur le respect des promesses faites au peuple pour se faire élire, s’il n’améliore pas les conditions de vie des populations, s’il s’impose par la corruption, l’arrogance et l’autoritarisme.
Le pouvoir présidentiel est un contrat entre un homme, une femme et son peuple. Ce contrat repose sur la parole donnée. La parole donnée au peuple est d’or, elle est un engagement, un serment, la dénouer est une trahison dans nos traditions et coutumes africaines.
Lorsque les courtisans et les laudateurs, comme des abeilles sur du miel, prennent pieds au Palais, bouchent les allées du Pouvoir, chantent, conseillent et obstruent les oreilles du Président, tout lui semble possible. Renier la parole donnée, marcher sur les principes jadis proclamés et, avec une bénédiction toujours contingente des anciennes puissances coloniales, marcher à pas de course, sous les rythmes d’une fanfare assourdissante, vers un troisième mandat jadis combattu. Même si les institutions le légitime, l’Homme africain digne, ayant la main et l’esprit sur la Charte du Kourougan Fouga, fut-il Président, se ressaisit toujours, car il sait que l’éthique de la parole donnée est plus forte que le chant mielleux mais éphémère des courtisans.
L’après Pouvoir est le plus important! J’admire la sagesse de Nelson Mandela. Oui, après l’exercice du Pouvoir, pouvoir goûter au bonheur de regarder ses concitoyens la tête haute, les yeux dans les yeux. N’est-ce pas le défi de tout élu! Messieurs les Présidents, l’Afrique d’aujourd’hui compte sur vous, relever courageusement le défi!Unis et engagés nous vaincronsParis, le 6 septembre 2021

Décevante coalition «Yewwi » Par Samuel Sarr

L’un fond sous le poids du stresse face à ses démêlés judiciaires dans l’affaire Adji Sarr révélatrice de la «nuisette rouge» à la Cité Keur Gorgui, mais aussi des génuflexions articulaires, autour du jacuzzi à Sweet Beauty. Tandis que l’autre se soucie de son avenir politique qui ne peut être relancé qu’au lendemain d’une amnistie votée à l’Assemblée nationale, suite à une condamnation dans l’affaire de la «Caisse d’avance»
Le p’tit Sonko et Khalifa Sall n’ont-ils pas bien raison, alors de lancer leur coalition «Yeewi» (libération) pour se libérer des cordes (dossiers judiciaires) attachées autour de leur coup dont ils sont les seuls responsables ?
Leur maladresse, c’est de vouloir transformer leur problème personnel :
«affaire Adji Sarr» et «Caisse d’avance», à une problématique politique nationale qui doit être portée par «Askan wi » (le peuple).
Aujourd’hui, ces opposants prient pour que la justice libère (Yewwi), p’tit Sonko dans l’affaire Adji Sarr, Barthélémy Dias dans l’affaire Ndiaga Diouf et Khalifa Sall dans l’affaire de la «Caisse d’avance». Alors, en quoi, ces affaires concernent-elles le commun des sénégalais ? Rusés qu’ils sont, Khalifa, p’tit Sonko et Barthélémy ont réussi à embarquer dans leur schéma, plusieurs autres acteurs politiques de l’opposition qui ont répondu présent, à l’invitation, oreilles bouchées et yeux bandés. Il fallait les voir se bousculer devant les caméras comme des nouveau-nés qui viennent de découvrir la magie du miroir.
En cette circonstance, cette coalition «Yewwi Adji Sarr-Caisse d’Avance-Ndiaga Diouf» (Yewwi AS-CA-N/Wi), ne saurait capter l’adhésion des sénégalais conscients et aussi intelligents ou plus, que ses fondateurs. Derrière cette coalition se cachent 03 dossiers judiciaires qui impliquent Khalifa, Dias et p’tit Sonko. Si Khalifa veut exercer une pression politique sur le pouvoir pour bénéficier d’une amnistie, p’tit Sonko lui se servira de cette coalition pour éviter d’affronter le regard d’Adji Sarr devant le juge, tandis que Barthélémy espère un différé du verdict de son appel. C’est cela la trame de fond de cette coalition, et tous les autres leaders enrôlés dans le schéma, n’y sont que pour le décor et l’amusement.
Cette coalition est un outil politique exclusivement crée par et pour ce trio. Ils ont rédigé la charte, choisi les couleurs, confectionné le logo, payé la salle, avant d’inviter le reste de la troupe, les benni oui oui, uniquement pour donner des couleurs à l’événement. Ces suivistes ont été mis devant les faits accomplis, trainés du bout des pieds sur la chaussée bien chauffée puis livrés à leurs mentors. Bougane Gueye Dani qui a bien compris le jeu et les manœuvres sournoises de Khalifa Sall et p’tit Sonko, n’a pas étouffé son désaccord qu’il a manifesté au bon moment et au bel endroit.
Après plusieurs semaines de tapages médiatiques et de discussions nocturnes, la montagne a accouché d’une souris, car les ténors de l’Opposition n’ont pas accepté de s’aligner derrière un néophyte apprenti politique. Peut-on espérer grand-chose, sur une coalition sans le Pds, premier parti de l’opposition ? En 2009, le Ps plus grand parti de l’opposition était la colonne vertébrale de la coalition Benno Siggil Senegal qui avait porté Khalifa Sall à la tête de la Mairie de Dakar. C’est cela la logique électorale. Mais, il est difficile de noyer la déception des sénégalais mais surtout des Dakarois, en voyant l’ancien député, l’ancien Ministre, l’ancien Maire de Dakar, grand responsable du grand Parti socialiste du Sénégal, Khalifa SALL, tenir le sac à main, la natte et les babouches du p’tit Sonko, tel un chambellan en quête de reconnaissance de son nouveau maître.
Khalifa Sall est la déception de cette coalition de l’opposition. Après avoir été la marionnette de Bamba Fall, le jouet de Barthélémy Dias et des ados socialistes de Dakar, le voilà s’offrir à son neveu p’tit Sonko qui n’était pas encore né, lorsqu’il dirigeait la délégation des jeunes socialistes lors d’un séjour en Corée du Sud. Que vaut Khalifa Sall aujourd’hui en termes d’image et de notoriété politique après son acte d’allégeance devant son neveu p’tit Sonko ?
Khalifa Sall semble renoncer à toute ambition pour Dakar et pour le Sénégal, se contentant désormais de jouer les seconds rôles dans la cour des petits. L’ancien Maire de Dakar est tombé dans le piège de Pastef car p’tit Sonko et ses proches se sont servis de lui pour donner un peu de crédit à leur démarche vers la mise en place de cette coalition de survie. D’ailleurs, lorsque l’ancien Maire de Dakar s’empressait à mettre sur pied sa coalition, un proche de p’tit Sonko (E-M-N) avait confié ceci à un de ses amis : «Khalifa essaie de dribbler Sonko, mais on le laisse faire, car à la fin, Pastef va tout récupérer ». P’tit Sonko, malgré sa débilité, vient de réussir sa stratégie en s’appuyant sur les épaules de Khalifa Sall dont l’intelligence était en mode «off», durant tout le processus de mise en œuvre de cette coalition. Jadis fin acteur politique, cette fois-ci, l’élève de Diouf s’est glissé dans les caniveaux de Grand Yoff.
On est submergé par un sentiment de pitié et d’amertume profond, en voyant Khalifa Sall user ses pantalons sur les chaises de la permanence de Pastef, s’accompagner de jeunes qui ont l’âge de ses enfants, sans avoir la poigne et l’autorité pour prendre les choses en main, afin d’indiquer le chemin à suivre à cette jeunesse de l’opposition.
Ceux qui savent lire, comprennent que cette coalition est le prolongement de la coalition Jotna qui avait porté la candidature du p’tit Sonko en 2019. D’ailleurs, après son départ de Jotna, il avait annoncé la mise sur pied d’un nouveau cadre dont l’ossature sera Pastef. Alors, on y est. Il faut voir les couleurs de «Yeewi» pour se rendre compte qu’il s’agit bien de Pastef en taille patron, sauf que p’tit Sonko va bientôt terminer ses deux mandats à la tête de son parti. Il sera alors appelé à quitter la présidence de Pastef pour céder la place à un responsable selon les statuts de cette formation politique.
Lorsque Khalifa Sall planifie un deal sur le dos de Barthélémy Dias en faveur de Soam Wardini, le leader de Pastef lui tente de rassurer le Maire de Sacré-Cœur/Mermoz tout en souhaitant dans un silence sournois, que ce dernier soit écarté par son procès en appel dans l’affaire Ndiaga DIOUF. Voilà pourquoi, ne soyez pas surpris de voir, une femme de Pastef investie comme adjointe de Barthélémy, car ce parti pourrait miser sur sa condamnation en appel, ainsi, la «Pastefienne» se succédera à lui. Et, en cas de victoire, Pastef prendra la Mairie de Dakar.

Yewwi est un cartel d’acteurs politiques sans projet de société. Leur dénominateur commun c’est la haine qu’il nourrit contre le président de la République mais aussi leur incapacité à pouvoir égaler son bilan si positif et la confiance des bailleurs, malgré l’impact de la Covid- 19.

Lors de la cérémonie de lancement de la coalition, un intervenant a déclaré : «l’objectif de Yeewi, c’est de faire partir Macky Sall», comme s’ils étaient à la veille de la présidentielle de 2024. Il faudra passer d’abord par les Elections locales avant la prochaine présidentielle. Pensez alors, à sensibiliser vos électeurs pour une inscription massive sur les listes électorales.
Aujourd’hui, les opposants ont abdiqué les commissions d’inscription préférant griller leur temps dans des salons et les restaurants dakarois. Or, ce n’est pas de cette manière que l’on gagne une élection à moins qu’ils soient conscients de leur défaite et qu’ils cherchent à crier à la fraude comme ils savent bien le faire depuis 2012.
Voici, les opposants de Macky Sall. C’est le choc des ambitions lorsqu’ils se retrouvent seuls, entre quatre murs. Car, ils ne s’entendent que lorsqu’il s’agit de dénigrer leur pays. Leur souhait, leur rêve jamais réalisés, c’est que Macky Sall échoue ! Ils s’investissent pour que le pays sombre dans une calamité et que tout s’écroule sur la tête du président, mais Allah en décide autrement. Les succès du président Macky Sall réveillent leur tristesse.
Ces opposants prient pour que les inondations engloutissent toute la banlieue
Ils esquivent de somptueux pas de danse lorsque Keur Massar patauge dans les eaux
Des opposants heureux lorsque le vent ravage les récoltes des paysans
Des opposants satisfaits lorsque les eaux de pluies envahissent mosquées et églises
Des opposants contents lorsque les jeunes manifestent dans les rues, cassent et brûlent
Des opposants souriants lorsque des jeunes meurent dans l’océan
Des opposants en colère lorsque des partenaires financent des projets dans leur propre pays
Des opposants déçus lorsque le Chef de l’Etat lance le recrutement de 65.000 jeunes
Des opposants tristes lorsque le président octroie des financements aux femmes
Des opposants déçus lorsque la Météo annonce un bel hivernage
Des opposants qui n’ont aucune réponse face à la pertinence des programmes comme : PUDC, PUMA, PROMOVILLES, PACASEN, PACASEN RURAL etc.)
Des opposants frustrés lorsque les Lions de foot se qualifient à la CAN ou au mondial
Ils tombent dans une colère noire lorsque Sadio MANE marque un but parce qu’ils oublient que l’équipe nationale n’appartient pas à Macky SALL
Ils s’investissent pour que les Lions du Basket échouent à l’Afribasket
Quelle est leur réponse face aux programme “XËYU NDAW ÑI”, doté de 450 milliards de FCFA, sur la période 2021-2023 lancé par le président de la République ?
Les débats sérieux manquent dans ce pays. Une opposition sans idéologie frappée par une carence de vision et de projet de développement, dans un monde secoué par la pandémie provoquant même la hausse des prix des matières premières. Qu’en pensent- ils? Ont-ils une solution alternative face à cette situation qui n’épargne aucune économie dans ce monde.
Le Sénégal ne mérite pas cette opposition. Et c’est dommage pour notre pays.Samuel SARR,Président du Parti Libéral Social Sénégalais

Terrorisme : Révélations explosives sur le professeur d’arabe arrêté à l’AIBD

https://www.seneweb.com Abdoulaye Diop Fall, professeur d’arabe au lycée de Barkedji (Linguère), a été arrêté, le 20 août dernier, à l’AIBD, pour terrorisme. Depuis trois mois, il était filé par la Section de Recherches.
D’après Libération, il était en contact direct avec le groupe Asai Ahl Alhaq fondé en 2006 et avec Abu Mustapha, un agent des services secrets sous Saddam Hussein, recherché pour terrorisme.
Il avait reçu de fortes sommes d’argent d’un fameux «Mahdi» en provenance de l’Irak. Fall, qui détient une licence en arabe, devait recruter des candidats pour le jihad.
Après son retour au Sénégal il est reparti en Irak, aux frais de «Mahdi», pour un séjour de 25 jours.
De là-bas, il s’était rendu à Beyrouth pour participer à un entraînement militaire sur comment se comporter au cours d’un “interrogatoire”, “infiltration”, “déguisement” et “filature”.
Il disposait de plusieurs millions Fcfa dans un compte logé au niveau d’une banque de la place. Ancien étudiant à la FASTEF, il a construit une belle villa à Barkedji.
Déféré au parquet vendredi dernier, le parquet a requis l’ouverture d’une information judiciaire contre lui pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, blanchiment de capitaux. Il sera fixé sur son sort ce lundi.

Violences au Ps

https://www.enqueteplus.com Le secrétaire national à la vie politique, secrétaire général de la 11e coordination B du Parti socialiste aux Parcelles-Assainies, Mamadou Wane, dit ‘’être victime de violences physiques et verbales de la part d’éléments de la sécurité du camarade Alioune Ndoye’’. Il a fait la dénonciation à travers un communiqué de presse parvenu à la rédaction d’’’EnQuête’’. Il signale qu’il était venu répondre à la convocation du Secrétariat exécutif national, le jeudi 2 septembre 2021.
‘’ Après être sorti de mon véhicule seul, j’ai fait l’objet d’attaques d’individus bien identifiés, travaillant à la mairie de Dakar-Plateau et qui étaient en nombre dans la cour de la maison du Parti socialiste. Ils m’ont copieusement insulté et se sont rués sur moi, avec une intention claire de m’agresser physiquement’’, fait-il part. N’eût été, retrace la note, la vigilance du garde du corps
Mamadou Traoré dit ‘’Tra’’ et de l’adjudant Badji, tous deux témoins des faits, ‘’ces individus malintentionnés seraient passés à l’acte et cela dans l’enceinte de la maison du parti.
Ils ont proféré des injures et m’ont menacé de mort. Disant  : Si jamais je ne laissais pas Alioune Ndoye tranquille… Ces menaces, dit-il, et injures ont repris, à la fin de la réunion, devant le portail d’accès de la maison du Parti socialiste où étaient postés les mêmes individus ainsi qu’un cortège de scooters.
Devant ces faits qui lui rappellent tristement les malheureux événements du 5 mars 2016, il interpelle la direction du parti, pour qu’une telle situation ne se reproduise plus. Prenant ces menaces très au sérieux, il a décidé de prendre toutes les mesures nécessaires, en vue d’assurer sa propre sécurité et se réserve aussi le droit de porter plainte contre les auteurs de cette tentative d’agression injustifiée.

Serigne Modou Kara : «Le PVD et Diwanou Bamba Fepp ont pris l’engagement de soutenir le président Macky Sall»

https://www.dakaractu.com Serigne Modou Kara s’est réuni ce dimanche avec ses disciples devant son domicile à Mermoz Firdawsi pour faire une déclaration. À cette occasion, le guide religieux a fait part de son « engagement de soutenir le président Macky Sall ». Il lui a manifesté son soutien.
« Le PVD et Diwanou Bamba Fepp ont pris l’engagement de soutenir le président Macky Sall », a annoncé le leader du Parti de la vérité pour le développement. Il souhaiterait que le chef de l’État « conserve sa majorité durant tout son magistère ».
« Concernant le président Macky Sall, n’ayant pas le choix, je suis dans l’obligation de le soutenir du fait du slogan Dieureudieuf Serigne Touba, qui me lie à toute personne le prononçant. Je lui apporterai ce soutien personnel à ma façon », a assuré le marabout de Darou Mousty.
Si l’on en croit ce dernier, le Chef de l’État a accepté le principe de « se référer au réalisme africain ». Cela, dit-il, est une idéologie endogène inspirée de l’œuvre inédite de Cheikh Ahmadou Bamba.
« Mon devoir est de défendre et d’honorer tous mes concitoyens, sans exception ni distinction, hommes et femmes, jeunes et personnes âgées. J’ai pour obligation de les soutenir et de les accompagner dans leurs actions pour le bien de la communauté », a-t-il ajouté

TRANFERT D’ÉLECTEURS : Barthélémy Diaz et Cie accusent un ministre et tirent sur le sous-préfet

https://toutinfo.net « Le Sous-préfet n’a pas le droit d’exclure leur représentant de la commission d’inscription sur les listes électorale et la prochaine fois qu’il le fera, c’est lui-même qui sera exclus de ladite commission. » L’avertissement et de Barthelémy Diaz qui, avec  ses camarades de la coalition Yeewu, ont fait une descente musclée à la sous-préfecture de Grand-Dakar, où il ont tiré à boulets rouges sur le sous-préfet, l’accusant de cautionner un transfert d’électeurs « fait par un responsable de l’Apr et ministre ». 
Ça a chauffé samedi à la sous-préfecture de Grand Dakar. Et pour cause, Barthelémy Diaz et ses camarades de la coalition Taxawu Senegal et Yewwi ont fait une descente musclée sur les lieux. Cela pour dire, « les yeux dans les yeux », leurs vérités au Sous-préfet, qui avait exclu la veille leur représentant de la commission d’inscription sur les listes électorales. Et c’est après une épreuve de force avec les policiers que le maire de Mermoz Sacré cœur et ses compagnons ont pu accéder aux locaux de l’exécutif local. «Il y a des moments où nous sommes obligés de descendre sur le terrain pour faire comprendre à l’autorité, qu’il n’a pas le monopole de la bêtise. Aucune autorité, aucun sous-préfet, aucun préfet, aucun gouverneur n’est habilité à mettre à la porte de la commission, un représentant d’un parti politique ou d’une coalition», affirme-t-il d’emblée.  Non sans souligner que leur représentant exclu la veille est bien retourné  à son travail. «Je suis avec Abass Fall de la coalition Yewwi et responsable départemental de Pastef. Nous sommes rentrés à l’intérieur et nous avons vu un autorisé au téléphone, en train d’attendre des instructions. Mais ce qui est constant, notre représentant exclu hier est retourné à l’intérieur et il va continuer à siéger par la force. Ce n’est pas à négocier ou à prier qui que ce soit. C’est ce que dit la loi», assène-t-il.  Et de menacer : «Aujourd’hui (samedi), le sous-préfet s’est permis, comme dans une garderie d’enfants, d’exclure le représentant de notre coalition, en disant que c’est lui qui décide à titre personnel. (…). Je répète, je persiste et je signe qu’il n’y a aucune autorité déconcentrée dans ce pays, qui a le droit de violer la loi. Quiconque viole la loi, on lui montrera qu’il n’a pas le droit avec lui. C’est ce que nous sommes venus démontrer aujourd’hui à cette autorité. Il faut que ça soit bien dit et clairement entendu, si on est appelé à revenir ici, parce que  le sous-préfet aura exclu notre représentant, c’est le sous- préfet lui-même qui sera exclu de la commission».

«Il n’est pas une autorité mais un autorisé»

Poursuivant, Barthelémy Diaz dénonce le transfert d’électeurs qui a été à la base de l’exclusion de leur représentant de la commission et qu’ils ne comptent pas laisser passer. «Les transferts d’électeurs qui ont été faits hier (vendredi) par un responsable de l’Apr de surcroit ministre du gouvernement, ne passeront pas. On ne l’acceptera pas. Nous l’avons constaté par voie d’huissier, nous allons le prendre en compte dans le contentieux», martèle le leader local de taxawu Senegal. Qui ne se prive pas de jeter une dernière pierre dans le jardin de l’autorité administrative locale. «Ce transfert d’électeurs a été cautionné par le sous-préfet de Grand-Dakar qui n’est pas une autorité mais un autorisé», dit-il.

Présidentielle prochaine en Gambie : Alliance entre Adama Barrow et la formation de l’ancien Président Yahya Jammey

https://www.dakaractu.com Qui disait qu’en politique, il ne faut jamais dire “jamais”. Une nouvelle qui a surpris plus d’un en Gambie. En effet, comme annoncé, par l’exécutif de l’Alliance Patriotique pour la Réorientation et la Construction (APRC), la formation de l’ancien dictateur gambien Yahya Jammeh, vient d’officialiser son soutien au président sortant Adama Barrow en vue de la présidentielle du 4 décembre prochain.
Une alliance avalisée par l’ancien Président gambien Yahya Jammeh en exil en Guinée Équatoriale. Sans doute, l’ex homme fort de Banjul espère  marquer son retour si le président sortant se fait réélire…

Macky Sall ne devrait pas trop craindre de l’alliance Sonko-Khalifa Par Madiambal DIAGNE

La nouvelle alliance politique, en vue des prochaines élections locales, entre principalement Khalifa Ababacar Sall, Ousmane Sonko et Serigne Moustapha Sy, a été scellée à la va-vite. Les discussions et les concertations n’avaient pu être terminées. Les parties n’ont pas eu le temps de s’accorder sur les modalités de leur alliance ou sur des projets de gouvernance locale, encore moins sur les noms des personnes à investir à la tête des mairies qu’elles espèrent gagner. Mais Ousmane Sonko et Barthélemy Dias ont, en quelque sorte, imposé un agenda à l’ancien édile de la capitale, leader de Taxawu Senegaal, pour l’empêcher d’aller plus loin dans ses flirts avec le Président Macky Sall. En effet, ils ont voulu couper l’herbe sous le pied à Khalifa Sall, en lui faisant signer publiquement un accord politique. Les autres protagonistes éventuels de cette alliance, comme le Parti démocratique sénégalais ou les autres mouvements citoyens, ne pouvaient qu’être mis devant le fait accompli. Il fallait parer au plus pressé, d’autant qu’il y avait un risque certain de voir Khalifa Sall se rapprocher davantage du camp de Macky Sall. Ils sont, en effet, nombreux parmi ses compagnons, à œuvrer pour un rapprochement politique avec le Président Macky Sall. C’était un secret de polichinelle que Khalifa Sall entretenait des contacts suivis et réguliers avec le camp du Président Macky Sall. Mieux, des schémas ont même pu être envisagés. Des proches de Khalifa Sall travaillaient par exemple pour faire garder à Soham El Wardini son fauteuil de maire de Dakar, mais l’offre politique du camp de Macky Sall se limitait à lui tailler un poste d’adjointe au maire avec, à la clé, la mairie de Mermoz Sacré-Cœur qu’elle arracherait justement des mains de Barthélemy Dias. L’objectif personnel de Khalifa Sall dans cette dynamique de retrouvailles avec le Président Macky Sall était de pouvoir revenir dans le jeu politique par le biais d’une loi d’amnistie. On voit bien qu’une telle perspective ne serait ni à l’avantage de Barthélemy Dias, qui se voit déjà le candidat à la mairie de la Ville de Dakar et «khalife» à la place de khalifa, ni à l’avantage d’un Ousmane Sonko qui cherche lui aussi à hériter des troupes encore fidèles à Khalifa Sall. C’est dire que, comme nous le voyions venir, dans une chronique du 14 décembre 2020, Khalifa Sall avait tout à perdre dans une alliance avec Ousmane Sonko. Mais malheureusement, c’est connu, l’homme se laisse mener par le bout du nez, «Khalifa Sall laisse toujours les gens décider à sa place…». Khalifa Sall se montre si naïf, jusqu’à accorder encore du crédit à des paroles de Serigne Moustapha Sy à son endroit. On ne peut franchement pas croire que Khalifa Sall serait si puéril pour se rapprocher de Ousmane Sonko et de Serigne Moustapha Sy pour espérer par ce biais mettre une pression quelconque sur Macky Sall !

L’opposition va rater «son référendum» du 23 janvier 2022

L’alliance Yewwi askan wi (Yaw) est assez bancale. Elle est née avec des tares congénitales qui vont provoquer sa mort prématurée ou, à tout le moins, révéler de gros handicaps qui impacteront fatalement sa viabilité. Déjà que certains responsables politiques qui en sont membres dénoncent, sur tous les tons, les conditions de sa gestation. Les promoteurs étalent donc publiquement leurs réserves pour ne pas dire quelques légitimes suspicions. On assiste ainsi à un simple conglomérat de leaders, qui ne sont liés par aucune base d’un programme ou un projet de gouvernance locale au profit des populations. La grande faiblesse de l’alliance est qu’elle ne présente pas d’offre politique autre que celle de «dégager le régime de Macky Sall». Ainsi, se trompe-t-on d’élections car présenter les joutes électorales du 23 janvier 2022 comme un référendum contre le régime de Macky Sall est une grave erreur d’appréciation pour Ousmane Sonko et ses alliés de circonstance. Les élections municipales constituent des élections de proximité par essence et force est de dire qu’une certaine notoriété par exemple sur les réseaux sociaux ne traduirait pas forcément une adhésion au niveau de la base électorale. Il y aurait sans doute aussi, des électeurs toujours favorables au Président Macky Sall mais qui auraient pu être séduits par la pertinence ou la lisibilité d’un programme de candidats à la mairie de leur localité qui permettrait de sanctionner la gestion d’une équipe municipale sortante qui aurait déçu les populations. Un électeur peut aimer Macky Sall et détester le maire de sa localité. On ne dira jamais assez que vouloir enjamber les élections locales de janvier 2022 pour en faire un référendum ou une question d’appareils politiques rend incohérent le combat que l’opposition avait mené, depuis de longues années, pour une plus grande visibilité sur le choix des maires, pour que la tête de liste gagnante soit élue automatiquement maire. Une telle revendication voulait que le coefficient personnel des candidats-maires devait être placé au-dessus des logiques d’appareils politiques partisans. Quelle serait la logique de privilégier l’appartenance politique au détriment des compétences quant aux choix des futurs édiles ? Macky Sall serait de son côté assez inspiré de faire le contraire, c’est-à-dire en cherchant, pour une fois, à privilégier les compétences pour le choix des maires de sa coalition. L’exercice ne sera sans doute pas aisé mais ce serait un éloquent signe de rupture.
De toute façon, la dynamique unitaire de l’opposition va forcément induire un resserrement des rangs dans le camp du Président Macky Sall, notamment dans son alliance Benno bokk yaakaar (Bby) qui s’est renforcée avec l’arrivée des fidèles à Idrissa Seck. Le parti présidentiel, l’Alliance pour la République (Apr), s’est comporté comme le propre adversaire de Bby ou même que l’Apr lui-même était l’adversaire de l’Apr du fait des querelles entre ses responsables qui pouvaient se montrer plus durs contre leurs camarades que ne le feraient des opposants extrémistes. Seulement, il ne saurait être envisageable que les opposants, que tout divise par ailleurs, arriveraient à s’entendre et que le Président Sall n’arriverait pas de son côté à rassembler ses troupes et à les mettre en ordre de bataille. Sur un autre registre, il sera loisible au pouvoir politique de travailler à détricoter l’alliance de l’opposition par des offres politiques ou par d’autres moyens ou procédés. Le temps jouerait ainsi contre l’opposition. Il s’y ajoute que les chocs des ego ou des ambitions qui font jour, dès la cérémonie de lancement de l’alliance Yaw, seront un autre grand facteur de déstabilisation. Chaque composante de l’alliance cherchant déjà à tirer la couverture de son côté ou que les uns est les autres, notamment Malick Gakou du Grand parti, sont accusés d’avoir rejoint l’alliance comme des agents infiltrés envoyés par le camp de Macky Sall. Tout cela renseigne sur le degré de confiance entre ces partenaires politiques !

Ousmane Sonko, sera-t-il le Général qui va laisser ses troupes aller seules au front ?

En nouant une alliance électorale avec des acteurs politiques qu’il avait férocement pourfendus comme étant des suppôts du «système», Ousmane Sonko vide de toute sa substance son discours politique sur la moralité et l’éthique. Aussi, Ousmane Sonko et ses alliés devraient avoir beaucoup à craindre d’un travail de sape des autres formations politiques de l’opposition. Les leaders qui ont été laissés en rade fulminent vertement contre les méthodes cavalières par lesquelles ils ont été écartés de l’alliance Yaw. Les opposants laissés au bord de la route (Pape Diop, Abdoul Mbaye, Diop Decroix, Thierno Alassane Sall, Mamadou Lamine Diallo entre autres) ne semblent pas vouloir se laisser faire ou se résigner à rester comme de simples spectateurs, confinés dans une posture de devoir compter les coups des autres. Ils travaillent à mettre en place leur propre alliance électorale. L’éparpillement des voix de l’opposition profitera au camp de Bby, avec le système électoral qui laisse une place dominante au scrutin majoritaire.
Nous avons vu que le choix des têtes de liste dans de nombreuses circonscriptions électorales va se révéler délicat pour les responsables de Yaw. Tout le monde sera-t-il prêt à de difficiles renoncements ? On attend de voir mais il demeure que les principaux leaders devraient se sentir bien obligés de se jeter dans la bataille électorale, ils devront descendre dans la fosse aux lions, à leurs risques et périls. Il serait absurde que Ousmane Sonko par exemple ne soit pas candidat pour briguer une circonscription électorale surtout celle de la ville de Ziguinchor, où il avait voté au quartier de Néma lors de la dernière élection présidentielle. Le leader de Pastef n’a pas procédé à un transfert de son vote vers une autre circonscription électorale et donc sera logiquement candidat à Ziguinchor où il devrait faire face à une coalition dirigée par Abdoulaye Baldé, le maire sortant. Ousmane Sonko préférera-t-il laisser un de ses poulains (Djibril Sonko, Malick Mansal, Seydou Mandiang, Lamine Sagna) aller à l’assaut de la mairie de Ziguinchor ? C’est un truisme que de dire que seule la candidature personnelle de Ousmane Sonko ferait consensus. Les querelles internes au sein de Pastef sont très vives déjà dans la ville de Ziguinchor comme dans de nombreuses autres localités. En tout cas, un revers de Ousmane Sonko, essuyé dans son fief politique, serait une grosse tache noire dans sa carrière politique, surtout face à un challenger qui nourrirait les mêmes ambitions nationales. Ousmane Sonko verserait-il dans une certaine forme de lâcheté politique en s’abstenant de participer aux élections locales et se réserver pour la Présidentielle de 2024 ? Le cas échéant, il sera tout aussi incompréhensible qu’il cherchera à briguer le renouvellement de son mandat de député aux prochaines élections législatives. De même, El Hadji Malick Gakou devrait être candidat à Guédiawaye. Un revers électoral de plus, face à Aliou Sall, risque de sonner le glas de sa carrière politique, encore qu’il aura besoin de se faire accepter par de nombreux autres candidats apotentiels inscrits dans la coalition Yaw. Qui sera le candidat de Yaw au niveau de la ville de Dakar ? L’évidence politique voudrait que ce candidat provienne du camp de Khalifa Sall mais en raison de l’inéligibilité de ce dernier, pour cause de condamnation judiciaire, qui entre Barthélemy Dias ou Soham El Wardini ou les autres seraient placés à la tête des troupes ? Il reste une ombre sur la candidature de Barthélemy Dias du fait des procédures judiciaires pendantes dont l’issue pourrait sonner le glas pour lui. Il s’y ajoute que des responsables de Pastef, dont quelques jeunes loups aux dents longues (Maïmouna Dièye, Abass Fall), brûlent d’envie de diriger la liste ou qu’un Bougane Gueye Dany du mouvement Gëm sa bop se croirait être «l’homme de la situation». De même, une candidature à la mairie de Tivaouane qu’aura choisie Serigne Moustapha Sy butera sur l’obstacle des contentieux personnels et familiaux entretenus par le guide des Moustarchidines avec des autorités religieuses de la ville. Une alliance composée de Khalifa Sall, Mansour Sy Jamil et Moustapha Sy n’aurait-elle pas l’air d’une «Zawiya» qui n’arrive pas à prospérer à Tivaouane et qu’on voudrait transposer à Dakar ? La situation des investitures sera tout aussi délicate à Saint-Louis. Cheikh Bamba Dièye se voit déjà porte-étendard de Yaw. Quelles seraient ses chances dans une triangulaire avec le maire sortant Mansour Faye et Mary Teuw Niane qui a, lui aussi, déclaré sa candidature ? Quelle sera la place de Dethié Fall, autre membre de l’alliance Yaw ?
Yaw sera donc confronté à de grosses difficultés pour ses investitures et les appétits de ses composantes ne laisseront même pas de la place à des personnalités, éventuellement déçues par les investitures de Bby. Il sera utopique de croire du reste que les déçus de Bby accepteront pour Yaw ce qu’ils auront refusé pour leur propre camp politique, à savoir leur apporter un soutien politique désintéressé. En outre, la bouderie du Pds de l’alliance Yaw pourra laisser au Président Macky Sall des marges de manœuvres pour chercher à rallier de grands pans de l’électorat traditionnellement fidèle à Me Abdoulaye Wade.
Au demeurant, le régime du Président Sall aura fort besoin de calmer la tension sociale consécutive à une subite éruption des prix des denrées de base et des désagréments provoqués par les fortes pluies des dernières semaines. L’opposition s’évertuera opportunément à en faire un thème majeur de campagne, d’autant plus que les réponses du gouvernement ne sont pas très audibles.


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