Revue de presse du Lundi 05 Avril 2021

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La Mecque dopée au tourisme religieux de masse  : Le hadj, l’autre pétrole des Saoud

https://www.seneplus.com https://www.monde-diplomatique.fr Le pèlerinage à La Mecque, cinquième pilier de l’islam, garantit une manne perpétuelle aux autorités saoudiennes. Pour recevoir un nombre toujours plus important de visiteurs, les dirigeants wahhabites n’hésitent pas à transformer la ville sainte en chantier permanent, quitte à la défigurer. L’ambition d’accueillir toujours plus de pèlerins pose de graves problèmes de sécurité et de santé.
Premier exportateur mondial de pétrole (plus de dix millions de barils par jour), le royaume d’Arabie saoudite est aussi le berceau et le centre névralgique de l’islam. Unique État qui siège aux Nations unies en portant le nom d’une famille (1), il s’attribue l’exclusivité de la chahada,  la profession de foi musulmane, qu’il fait figurer sur son propre drapeau pour bien signifier au 1, 8 milliard de fidèles recensés à travers le monde que ses souverains sont les « serviteurs des lieux saints ». La Mecque, où naquit le prophète Muhammad (Mahomet) — qibla (direction) des cinq prières quotidiennes — et Médine, où il repose, demeurent du ressort exclusif du monarque.
Les moyens financiers colossaux tirés de la manne pétrolière confortent le leadership religieux du royaume sur l’oumma (communauté des croyants), mais la monarchie sait qu’elle doit veiller à préserver sa légitimité de gardienne des lieux saints. D’où ses énormes efforts pour assurer le bon déroulement et la sécurité des pèlerinages qui ont lieu sur son sol. Le défi logistique, sanitaire et sécuritaire est de taille. Deux à trois millions de pèlerins effectuent chaque année le hadj (ou hajj), qui constitue le cinquième et dernier pilier de l’islam. Obligatoire une fois dans la vie pour tout musulman en bonne santé et qui en a les moyens, il s’effectue chaque année en cinq jours au minimum durant le mois de dhou al-hijja,  dernier du calendrier hégirien (lunaire). Il constitue l’apothéose de la vie du croyant et le lave de tous ses péchés. C’est aussi un moment de retrouvailles des musulmans du monde entier, un facteur d’unité et d’échanges.
En moyenne, le hadj rapporte au royaume entre 10 et 15 milliards de dollars par an (2). À cette manne, il faut rajouter 4 à 5 milliards de dollars apportés par les huit millions de pèlerins accomplissant la omra,  un pèlerinage, non obligatoire, à La Mecque qui peut s’effectuer à n’importe quelle date de l’année (en dehors du hadj) et qui atteint un pic pendant le ramadan. Selon la chambre de commerce et d’industrie de La Mecque, 25 % à 30 % des revenus du secteur privé des deux villes saintes dépendent du pèlerinage. Au total, les revenus cumulés du hadj et de la omra constituent le deuxième poste de recettes de l’État saoudien après les ventes d’hydrocarbures. En 2018, Riyad prévoyait que ces deux pèlerinages lui rapporteraient 150 milliards de dollars de revenus au cours des cinq prochaines années. Et le royaume veut plus. Selon les experts ayant rédigé « Vision 2030 », le plan de diversification économique du royaume concocté sous l’égide du prince héritier Mohammed Ben Salman, trente millions de personnes devraient effectuer chaque année la omra d’ici à dix ans. Selon ce document,  « le tourisme religieux est une option durable pour l’Arabie saoudite » à l’heure où le pays semble avoir perdu les moyens d’être l’unique stabilisateur des prix du brut (3).

Enseignes de luxe et fast-foods

Afin que les revenus tirés du pèlerinage augmentent, les milieux d’affaires saoudiens souhaitent la suppression des quotas de pèlerins imposés à chaque État depuis 1988. Si elles n’envisagent pas cette abrogation, les autorités œuvrent en permanence à une augmentation du nombre de pèlerins et aménagent les lieux en conséquence. Le fonds public d’investissement saoudien, qui gère 230 milliards de dollars d’encours, a doté La Mecque d’infrastructures massives pour faire face à la gigantesque marée humaine qui investit la cité sainte. Entre 1950 et 2017, grâce à l’avion, le nombre total de pèlerins (hadj et omra) a bondi de cinquante mille à dix millions, non sans provoquer d’indicibles drames et des milliers de morts (lire « Tragédies en série »).
La Mecque elle-même est transformée. Avec ses cent mille chambres d’hôtel, ses soixante-dix restaurants de standing, ses cinq héliports et ses vastes terrains aménagés pour accueillir les pèlerins les moins fortunés sous des tentes, le lieu est devenu une jungle de béton sans arbres, pavée de marbre et encerclée de grues et de gratte-ciel à l’exemple des « tours de la Demeure [d’Allah] » (Abraj Al-Baït) — encerclant le saint des saints, la Kaaba. Comptant une soixantaine de tunnels de liaison pour rallier les trois autres sites du pèlerinage, la ville sainte ressemble beaucoup plus à « un amalgame de Disneyland et de Las Vegas (4 » qu’à une ville du Proche-Orient. Sa métamorphose « aux grotesques bâtiments de verre et d’acier » est particulièrement laide et « oscille entre le sublime et le cinéma »,  affirme l’anthropologue marocain Abdellah Hammoudi. Autour de la Kaaba et du Masjid Al-Haram — la Grande Mosquée, qui peut accueillir deux millions de fidèles —, il n’y a plus que des hôtels haut de gamme à quarante étages, des enseignes de luxe mais aussi des fast-foods. Aucune place n’a été réservée à la culture et pratiquement aucun vestige du passé de la ville n’a résisté à la furie iconoclaste wahhabite contre l’idolâtrie, dont les premières destructions commencèrent dès la conquête de la ville en 1924 par le roi Abdelaziz Ibn Saoud. Pas même la maison natale du Prophète, transformée en parking, ou celle de sa première épouse Khadija, devenue bloc sanitaire ! L’architecture traditionnelle si adaptée au climat torride avec les moucharabiehs, dispositifs de ventilation naturelle, a été rasée pour laisser place à la laideur du béton et au ronflement des climatiseurs. Dans ce décor, le hadj — un mot qui signifie effort — est vidé de son poids religieux, spirituel et historique et devient une observance mécanique des rituels et une incitation au shopping.
Cette mutation et les incessants aménagements font aussi courir à la ville les risques de crues subites, de contamination de la nappe phréatique et de dégradation environnementale. Conduite lors du pèlerinage de 2012, une étude portant sur les autoroutes, les tunnels et les échangeurs de la ville a montré des niveaux très élevés d’ozone, de monoxyde de carbone, de benzène, de composés organiques volatils toxiques provenant des gaz d’échappement des véhicules et des composés fluorés CFC-12 des climatiseurs (5). Le pèlerin doit ainsi vivre dans ce brouillard photochimique en se déplaçant sur les voies archi-encombrées qui conduisent de la Grande Mosquée aux trois stations obligatoires vers le mont Arafat, à vingt kilomètres à l’est.
« Les cars et les voitures de Mina [lieu rituel obligatoire du hadj, à cinq kilomètres de La Mecque] dégagent chaque jour quatre-vingts tonnes de gaz d’échappement en période de pointe. La plupart des pèlerins passent plus de temps à tousser qu’à prier. Les effets nocifs des gaz d’échappement, de la chaleur et de l’épuisement n’étaient que trop évidents  : j’ai vu des gens s’évanouir et mourir »,  écrit l’écrivain et universitaire anglo-pakistanais Ziauddin Sardar, qui a travaillé durant cinq ans au Centre de recherche sur le pèlerinage à La Mecque (Hajj Research Centre) à Djeddah (6). Sardar a étudié les problèmes logistiques « apocalyptiques » que pose le pèlerinage afin d’y apporter des solutions. Il révèle que les recommandations du centre n’ont jamais été suivies d’effet, même quand il avertit que « les deux qualités propres de la ville sainte, la “beauté” et l’“intemporalité”, disparaîtront sous l’effet de la planification moderne ».
Le hadj est aussi un immense défi financier et logistique pour les non-Saoudiens. D’un coût moyen de 5 000 à 8 000 euros (transport, logement sur place et nourriture), il oblige nombre de pèlerins à consentir de lourds sacrifices financiers (l’islam interdit de s’endetter pour accomplir le pèlerinage). Parfois, les États accordent une partie de cette somme, mais le principal reste à la charge du futur hadj (personne ayant accompli le pèlerinage). Au Nigeria, comme dans bon nombre de pays musulmans, la modicité du salaire minimum (30 à 75 dollars) empêche une grande partie de la population d’envisager le voyage, engendrant frustration et colère à l’encontre des autorités. En Tunisie, critiquant le coût exorbitant du hadj, l’islamologue Badri Madani jugeait en avril 2020 que l’entretien des écoles et des hôpitaux était préférable au pèlerinage, à la omra et à la construction de mosquées (7). En France, où 25 000 personnes en moyenne obtiennent chaque année un visa pour La Mecque, seules une soixantaine d’agences sont accréditées par le ministère saoudien du hadj et de la omra. Elles profitent largement de leur situation de quasi-monopole, tandis que des aigrefins n’hésitent pas à arnaquer des candidats n’ayant pas obtenu leur visa par la voie légale (8).
Le hadj est aussi affaire de tensions diplomatiques. Pour « punir » un pays qui ne partagerait pas ses vues, Riyad peut diminuer de manière unilatérale son quota de pèlerins. Une situation critiquée par la Turquie et l’Iran, voire l’Indonésie et la Malaisie, qui ont eu à subir ce type de rétorsion et qui évoquent régulièrement la création d’une sorte de Vatican musulman échappant à l’oukase saoudien.Mohamed Larbi Bouguerra, Universitaire, membre de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts Beït Al-Hikma (Carthage).
(1) Avec le Liechtenstein.
(2) Paul Cochrane, « The economics of the hajj »,  Accounting and Business Magazine, Glasgow, juillet 2018.
(3) Lire Sadek Boussena, « Pétrole, accord et désaccords »,  Le Monde diplomatique,  juin 2020.
(4) Ziaudddin Sardar, « The destruction of Mecca »,  The New York Times,  30 septembre 2015.
(5) « Air quality in Mecca and surrounding holy places in Saudi Arabia during hajj  : Initial survey »,  Environmental Science & Technology,  n° 48, Washington, DC, 2014.
(6) Ziauddin Sardar,  Histoire de La Mecque. De la naissance d’Abraham au XXIe siècle,  Payot, Paris, 2015.
(7Siyassi.tn (en arabe), 22 avril 2020
(8) « Le grand laisser-faire du marché du hajj en France », Orient XXI, 13 août 2019.

UNE TABLE-RONDE POUR LEVER 732 MILLIARDS POUR L’ACCÈS UNIVERSEL À L’ÉLECTRICITÉ EN 2025

Dakar, 5 avr (APS) – Le gouvernement sénégalais organise mardi et jeudi, par visioconférence, une table ronde dont l’objectif est de mobiliser 732 milliards de francs CFA destinés au financement de projets structurants en milieux rural et péri urbain pour “atteindre l’objectif de l’accès universel à l’électricité en 2025’’.
Cette table-ronde à laquelle vont participer les partenaires techniques et financiers ‘’a pour objectif principal de présenter la stratégie du Gouvernement pour atteindre l’accès universel à une énergie en qualité et en quantité suffisantes, à moindre coût et durable en 2025’’, précise un communiqué.
C’est pour réussir ce pari que le Sénégal a décidé de ‘’recueillir les engagements financiers des partenaires techniques et financiers, du secteur privé pour accompagner sa mise en œuvre’’.
Dans son communiqué, le ministère du Pétrole et des Energies souligne que la table ronde ‘’s’inscrit en droite ligne des actions identifiées pour la mise en œuvre du Plan complémentaire pour l’accès universel à l’électricité’’.
La rencontre sera co-présidée par le ministre du Pétrole et des Energies, Sophie Gladima, et son collègue de l’Economie, du Plan et de la Coopération internationale, Amadou Hott, et verra la participation des institutions publiques, des services techniques de l’Etat, des partenaires au développement et du secteur privé.
Le Sénégal figure parmi les pays ayant réalisé les plus grandes performances en matière d’accès à l’électricité en Afrique de l’Ouest, avec un taux de 76% à l’échelle nationale en fin 2019.
Il existe cependant de ‘’grandes disparités entre populations urbaines et populations rurales’’, dont les taux d’accès à l’électricité s’élèvent respectivement à 94% et 53, 9%.
‘’Ces inégalités sont de nature à impacter les efforts de l’Etat pour un développement équilibré du territoire et, plus généralement, viennent freiner le développement économique et social à l’échelle nationale’’, relève le communiqué.ASG

Baobab+ lève 4 millions d’euros pour renforcer son action en Côte d’Ivoire et au Sénégal

https://www.sikafinance.com Baobab+, spécialisé dans la distribution de système solaire domestique en Afrique de l’Ouest, annonce avoir levé 4 millions d’euros, soit 26, 24 milliards FCFA, pour renforcer son empreinte dans la sous-région.
Cette enveloppe levée auprès des gestionnaires d’investissement Triple Jump et LHGP Asset Management vise précisément à financer l’expansion de ses activités en Côte d’Ivoire et au Sénégal où depuis 2015 il a distribué près de 150 000 produits solaires et numérique via son système “Pay as you go “.
”Ce financement va nous permettre d’étendre notre réseau de distribution de kits solaires dans ces deux pays où environ 50% de la population vivant en milieu rural n’a pas accès à l’énergie ”, a expliqué Alexandre Coster, fondateur et PDG de Baobab+.
Également implanté au Mali et à Madagascar, avec en projet de s’étendre au Nigéria et en RDC, Baobab+ est en outre spécialisé dans la fourniture de produits digitaux notamment dans les domaines de l’agriculture, de la santé et de la finance.Olivia Yao

Dr Abdoul Hamid Fall propose des solutions fiscales face à la pandémie de la Covid-19

https://www.ferloo.com A la fois universitaire et professionnel, actuellement Conseiller technique, chargé
des réflexions stratégiques et des problématiques avancées en matière foncière domaniale, fiscale et cadastrale, M. Abdoul Hamid Fall qui a fréquenté cinq (05
universités au monde dont Paris 1 Sorbonne, l’université de Dakar, Chicago,
London of Schools Economics) est Docteur en droit de l’Université de Toulouse. Il a
également fréquenté des universités professionnelles comme le Centre d’études
financières et professionnelles, le service universitaire de Évreux, à Rouen et
l’Institut des finances publiques de Poitiers. C’est ce brillant esprit qui a, au
compteur, 34.ans d’administration fiscale, après avoir bouclé tous les échelons
possibles qu’un fonctionnaire de la hiérarchie A1 peut accomplir, qui s’est confié à Ferloo.
Lisez…

La crise économique

Dans le monde, il y a une crise générale,  même les pays les plus développés sont en récession à cause de cette fameuse pandémie de la Covid-19, donc il doit y avoir cet accompagnement que les administrations doivent faire pour soutenir la progression des entreprises synonymes de leur survie.
Moi, je suis pour la continuité de la taxation des entreprises, parce que l’État a besoin de ressources pour financer ses missions et services publics comme la lutte contre la pauvreté, l’accompagnement de l’éducation, etc.
Donc au Sénégal, nous avons vécu une période très difficile entre couvre-feu et état d’urgence, et dernièrement les problèmes politiques. Je pense qu’aujourd’hui les choses sont en train de revenir à la normale et les services de l’État doivent jouer les premiers rôles.
Le premier rôle de l’État est de ponctionner le revenu à la source et de le partager, c’est la notion de redistribution en matière d’impôts. Je rappelle qu’il y a trois fonctions  :
– lever mes ressources publiques ;
– corriger les externalités ;
– et redistribuer.
Si l’État n’a pas de ressources, il ne pourra jamais redistribuer et cela va l’engager dans une situation de corruption là où le mal va encore plus gangréner le développement de l’État.
Les conséquences sont néfastes, parce qu’il y a une éviction budgétaire évidente mais l’État a différé le paiement dans les situations de difficultés des entreprises qui aujourd’hui doivent revenir à la normale.

La théorie de niches

La théorie des niches est ma théorie postdoctorale, j’en suis l’inventeur, j’y ai beaucoup travailler aux États-Unis avec le professeur Warren John’s, le professeur Mac Pedge, le professeur Heler et à Marseille avec le professeur Hugg Lefebvre et j’en suis arrivé à la conclusion suivante  : il taxer le secteur informel qui contribue à hauteur de 60% du PIB et qui est taxé à moins de 3% de la recette fiscale sur le PIB, c’est une dichotomie extraordinaire.
Deuxièmement, il faut également que l’État aille chercher la richesse là où elle se trouve. C’est-à-dire dans les grandes entreprises qui gagnent beaucoup d’argent, le dépensent, mais ne paient pas suffisamment d’impôts. C’est pour cela que nous, aux Impôts et Domaines, nous avons créé la direction des grandes entreprises où des garçons merveilleux dont je soutiens le travail sont en train de faire un bon boulot. Cependant, ils ont besoin d’appui politique, car si la volonté politique est absente, la fiscalité ne pourra entrer dans les caisses de l’État.

Publications

J’ai fait beaucoup d’articles dans des journaux de la place et dans le magazine des impôts et domaines du Sénégal
En un moment, j’ai commencé à faire de la recherche et j’ai publié mon premier livre intitulé « le Sénégal à l’épreuve de la réforme fiscale, Tome 1 », préfacé par le professeur Moussa Touré, ancien ministre de l’Economie et des Finances et ancien président de la Commission des Finances de l’Uemoa
Ensuite, j’ai publié le deuxième tome axé sur « l’implémentation de la fiscalité en termes de réformes fiscales et le troisième portant sur la fiscalité dans tous ses états ».
Pour le reste, je suis associé à l’Université de Dakar et j’enseigne également à l’Ucao et en troisième cycle à l’université de Dakar. Je suis également membre associé de beaucoup de cabinets dans la zone Uemoa où j’encadre beaucoup de cadres.
Je pense qu’aujourd’hui dans notre métier, il faut savoir partager, c’est le plus grand mal de mes collègues fiscalistes, ils ne veulent pas enseigner. Ils ne veulent partager, ils veulent rester dans leur giron professionnel.

Actualité politique 

L’actualité politique est très perturbée, parce que la politique a investi les secteurs technocrates de l’État. Les grands cadres font de la politique pour avoir des postes de prédilection. Pour ce qui me concerne, j’ai toujours été un technocrate et je le serai toujours. J’ai collaboré avec le président Abdoulaye Wade, le ministre d’État directeur de cabinet Idrissa Seck et mon ami Abdoulaye Baldé avec qui j’ai vécu des situations très difficiles, mais j’ai su garder ma ligne de technocrate. Je considère qu’aujourd’hui, il faut qu’on revienne à ce qu’on appelle la notion d’État, la régularité des procédures, le climat des affaires, le problème de la lutte contre la corruption et la sanction administrative ou pénale pur ceux qui ont fauté par rapport à l’Etat de droit.

Perspectives

Pour les perspectives, je pense que nous allons vers des élections présidentielles en 2024 où tous les enjeux sont ouverts. Je pense qu’aujourd’hui les pouvoirs publics doivent gérer cette situation. Autrement, nous allons vivre ce que nous avons connu ces dernières semaines, des casses, du vandalisme… Ce qui serait dommage pour nos économies. L’Etat doit prendre en compte les préoccupations des populations

Ousmane Sonko

Ousmane fait partie de ceux qu’on appelle l’émergence de la jeune génération en politique Quand on a vu l’ascension de Emmanuel Macron en France, on peut se dire, mais pourquoi la jeunesse ne pourrait-elle pas investir dans un homme politique. Et c’est ce que représente Ousmane. C’est un ami, je lui en veux parce qu’il doit faire sa thèse en Légistique, mais maintenant il n’a plus de temps à cause de la politique. Je considère qu’aujourd’hui si les règles de jeu sont respectées, il a des chances de faire tourner la balance à son profit.

Relation avec d’autres hommes politiques 

Je vais citer deux noms. Le premier c’est Abdoulaye Baldé qui est un ami et un frère avec qui j’ai fait mon parcours à la présidence. Nous avons été recrutés ensemble, et au passage, je remercie celui qui était à l’époque le ministre d’État directeur de cabinet du président de la République, M. Idrissa Seck qui nous a introduits dans le système présidentiel, pour nous faire ce qu’on appelle le profilage. D’ailleurs, il a tout mon soutien. Pendant la fameuse affaire Sénégal pêche où j’ai failli perdre ma vie, n’eût été mon honnêteté pendant cette affaire ça allait déboucher sur un gros scandale. C’est ma fidélité en amitié qui nous a sortis de cette affaire.
La deuxième personne avec laquelle j’entretiens d’excellentes relations, c’est l’ancien ministre de l’Economie et des Finances et du Plan, M. Amadou Ba, qui a été un excellent ministre, mais aujourd’hui hors du gouvernement. Il garde toutefois toute mon estime et toute mon amitié et toute ma confiance.
Sur le plan professionnel, je citerai un nom pour en terminer. Assane Dianko, ancien directeur général des impôts et des domaines, j’ai toujours dit que je suis un Assane boy, parce que c’est lui qui m’a fabriqué et Amadou Ba m’a donné la confiance.
Last not but least, je ne peux terminer ces échanges, sans rappeler que mon premier stage je l’ai fait à Louga avec feu Souleymane Ndongo et Macodou Sall, un de mes meilleurs amis, très forts en droit foncier et domanial. Et j’ai fait mon stage de recherche à Ziguinchor
Ce sont les seuls postes que j’ai occupés dans les régions, tout le reste de ma carrière a été faite à Dakar
A la sortie de l’ENA, j’ai été affecté comme Inspecteur d’Ifac (Inspection fusionnée d’assiette et de contrôle).
Je l’ai pratiqué pendant 3 ans avant d’aller à Marseille en 1997, pour faire mon troisième cycle de finances d’entreprise pour ensuite enchaîner sur les Usa, ensuite sur Paris Sorbonne. A mon retour, j’ai été affecté à la législation. Et c’est là où pratiquement s’est jouée toute ma carrière avant d’être sélectionné par le président Abdoulaye Wade qui m’a nommé Conseiller fiscal, chargé de la fiscalité et du budget. Et à mon retour de la présidence, j’ai été affecté au bureau de la stratégie des statistiques et du contrôle. Ensuite, je suis revenu à la Direction générale comme Conseiller technique, c’est le poste que j’occupe actuellement.

«Le fagot de ma mémoire» de Souleymane Bachir Diagne l’itinéraire d’un philosophe de l’universel

http://lesoleil.sn L’œuvre de Souleymane Bachir Diagne est une réflexion à la croisée des disciplines et des mondes. Le philosophe incarne ainsi une forme de pensée transculturelle qui traverserait les continents comme les époques en ne cessant de les mettre en relation, de les faire dialoguer. Un positionnement philosophique qui n’est finalement que le résultat de ses origines et de sa trajectoire qu’il évoque dans son dernier ouvrage intitulé  : «Le fagot de ma mémoire» paru chez Philippe Rey.
Depuis quelques années, Souleymane Bachir Diagne interrompt un chantier qui le tient à cœur – un projet de livre sur la traduction – pour répondre à des invitations à écrire des livres à deux voix sur certains sujets  : avec les philosophes Philippe Capelle-Dumont et Rémi Brague sur l’islam et la philosophie, et avec l’anthropologue Jean-Loup Amselle sur le postcolonial et la question de l’universel. On peut dire avec raison. Puisque, à la lecture de ces livres, on se rend compte que ces sujets «s’éclairent mieux» lorsqu’ils sont présentés dans une «disputation». C’est donc presque à contrecœur que le philosophe a cédé à l’insistance d’amis qui se trouvent aussi être ses éditeurs et accepté ainsi de se «retourner,  un moment, sur le chemin où [il] va» et évoquer, dans cette autobiographie intitulée sobrement «Le fagot de ma mémoire» (Philippe Rey, 2021, 160 p.), son histoire personnelle. Au grand bonheur de ses lecteurs. Car, à sa lecture, l’œuvre de Souleymane Bachir Diagne s’éclaire mieux. Évidemment, il a fallu qu’il trouve aussi intérêt pour se livrer au «sot projet de se peindre». Cet intérêt, c’est d’abord de rendre hommage à ses parents. «Évoquer la trajectoire qui a fait de moi le philosophe que je suis devenu est tout naturellement, je le constate, élever ‘’un château à ma mère’’, pour reprendre le titre d’un récit autobiographique de Marcel Pagnol. C’est aussi, pour rester dans le registre de cet auteur, chanter ‘’la gloire de mon père’’», écrit-il.
Dans la lignée d’un Romain Gary («La promesse de l’aube»)… L’essentiel de ce livre aura été écrit pendant que le virus du corona portait la dévastation dans la ville de New York, pendant les interminables semaines où la ville était l’épicentre de la pandémie. Une atmosphère où le sentiment de «mort ambiante était au plus vif» qui l’a fait davantage prendre conscience de ce que la vie a de plus merveilleux, le dialogue et l’enrichissement mutuel. «C’est une expérience singulière que de dessiner en un livre le chemin que l’on a parcouru, et en mesurer alors tout le caractère contingent, improbable, en un temps où c’est l’humanité entière qui vit dans la conscience de sa vulnérabilité et la fragilité de sa demeure  : notre planète-Terre», dit-il.

À cheval entre trois continents

Dans cet ouvrage, le philosophe parle donc de ses origines familiales, mais surtout de son parcours. De Saint-Louis, ville qui l’a vu naître, à New York, en passant par Ziguinchor, Dakar, Paris, Boston, Chicago et New York. Un parcours cosmopolite qui fait de lui un véritable citoyen du monde. Et qui, finalement, se reflète dans son œuvre. S’il n’a vécu que très peu de temps dans sa ville natale, il doit «tout» à sa culture et à sa spiritualité. Il en garde «l’éthos de tolérance et d’ouverture». «C’est de cette tradition que je dois d’avoir été éduqué dans l’idée d’un islam à la fois rationnel et soufi, dans l’idée que le mysticisme n’est pas l’abandon de la raison, mais fleurit au contraire à la fine pointe de celle-ci» (p. 16). Né donc dans une famille où l’érudition est une tradition, c’est tout naturellement que «Jules», comme on l’appelait petit, a hérité le «désir d’école» que ses parents ont manifesté toute leur vie durant. «J’aime à penser que l’élève de l’école des filles Léontine-Gracianet, qui avait pleuré pour y être admise et pleuré quand il avait fallu la quitter, était entrée, avec mois, à Normale sup.», dit-il à propos de cette mère. Quant à son père, Sijh (nom sous lequel il a été inscrit à l’école en lieu et place d’Ahmadou ou Doudou, ses vrais noms), il a été son premier «maître de la lecture», bien avant André Pessel et Jacques Derrida, ses professeurs à Khâgne. C’est de ce père boulimique de la lecture, qui pouvait facilement passer de la lecture du théologien et maître du soufisme Al Gahazali à celle du «Diable et le bon Dieu» de Jean-Paul Sartre, qu’il tient, très tôt, son intérêt pour la philosophie en islam.
Né au Nord, c’est au Sud, en Casamance et la ville de Ziguinchor qu’il a appris à courir, à parler et… à danser. Un sens précoce du rythme. Une facette peu connue du philosophe  : «C’était surtout au cinéma, sur la musique qui devait faire patienter le public avant le début du film que je me donnais en spectacle». C’est aussi à Ziguinchor qu’il découvre (d’abord par le biais d’une jeune cousine de sa mère venue vivre avec eux ; puis l’histoire de la fausse conversion à l’islam d’Alex, un adolescent que ses parents avaient engagé pour être un frère aîné et dont la tâche consistait à l’accompagner à vélo à l’école coranique et française) que les religions pouvaient faire de leur différence un motif d’inimitié et même s’interdire mutuellement le paradis ! Un premier cas de conscience théologique auquel il a dû s’ouvrir à son père. Et une première tragédie familiale  : la mort de son petit frère, que l’on surnommait «Vieux». La mort frappera une deuxième fois, en mars 2001, emportant Sahj. Le temps, pour l’aîné qu’il est «d’apprendre à être plus brave» que son père pour répéter les termes de ce dernier à la mort de «Vieux».
Un dernier souvenir de la Casamance  : une vague image d’enfants debout au bord de la route agitant des drapelets aux couleurs du Sénégal lors de la célébration du 4 avril, la fête d’indépendance. Cap sur Dakar. Aux Sicap, où la famille a élu domicile, il découvre une culture métissée (à la sauce cap-verdienne et vietnamienne), les «boums» et nuits blanches, mais aussi une scolarité brillante, d’abord à l’école primaire de Dieuppeul, ensuite le fameux lycée Van-Vollenhoven. Des années rythmées par les réussites scolaires, les distributions de prix au concours général et la personnalité d’une élève, Rose Dieng qui devait donner au Sénégal sa première polytechnicienne et sa première médaille du Cnrs. Du Mai 68 dakarois, l’adolescent qu’il était alors garde l’odeur des gaz lacrymogènes «mais c’est à peu près tout».
Van Vo, c’est aussi et surtout une première rencontre avec Léopold Sédar Senghor. Il y en aura d’autres. «Je n’ai pas cessé de me considérer anti-senghorien en philosophie et en politique», avoue-t-il, malgré l’amitié qui le liait au président-poète. C’est bien plus tard, après avoir remonté la source bergsonienne de sa pensée qu’il commencera vraiment à lire l’œuvre théorique de Senghor et à le faire dialoguer avec un autre bergsonien, poète également et philosophe  : l’Indien Mohamed Iqbal.

Les années à l’Ens et les trois «caïmans»

«J’ai eu dix-huit ans à Paris». Une phrase qui résume ses années parisiennes, marquées, bien sûr, par le sérieux des études de philosophie, des moments de retraite à la mosquée de Paris, à un jet de pierre du lycée Louis-le-Grand et de l’Ecole normale supérieure (Ens), à prier et à lire le Coran, mais aussi… des soirées dansantes au Palace, la boîte à la mode à l’époque, et un lieu privilégié pour les sorties en soirée de bien des normaliens. Il raconte cette anecdote  : «Il m’est arrivé une fois d’y aller avec dans la poche de ma veste un livre dont j’avais oublié qu’il s’y trouvait. J’ai dû à un moment donné l’en sortir machinalement, ce qui m’a valu d’être chambré aussitôt par mes compagnons et compagnes de sortie». De là est née une légende  : que même en boîte, il ne perdait jamais de vue la préparation de l’agrégation. Le livre en question était «Métaphysique de l’amour, métaphysique de la mort», d’Arthur Schopenhauer. Un talisman qui s’est avéré efficace puisqu’il réussira l’agrégation à sa première tentative. Il faut dire qu’avec le célèbre trio de «caïmans» (Louis Althusser, Bernard Pautrat et Jacques Derrida) comme professeurs, il était entre de bonnes mains. Même si c’est Althusser qui fut son «caïman» préféré, avouera-t-il, Derrida lui aura appris une méthode devenue sa marque de fabrique  : penser ensemble différentes questions et les faire converger. L’agrégation en poche, un premier séjour d’un an aux États-Unis dans le cadre d’un programme d’échange (Harvard, 1979-1980). Un premier contact avec l’Amérique, un premier choc  : le racisme. Mais ce qui devait être juste «une parenthèse vite refermée» deviendra, bien des années après, un séjour de longue durée… qui court toujours…
De retour au Sénégal, en 1982, après dix ans passés en France, le jeune agrégé (à peine 26 ans) entreprend, avec l’équipe qu’il a constituée, de poser les bases de la philosophie et en islam. Une folle aventure marquée par l’aventure qu’a été la publication de l’ouvrage collectif «Gaston Berger, introduction à une philosophie de l’avenir» à l’occasion de l’inauguration de l’Ugb de Saint-Louis. Ce livre, c’est enfin l’évocation de rencontres qui ont eu une influence décisive dans la trajectoire intellectuelle de Souleymane B. Diagne  : Senghor comme évoqué plus haut, les trois «caïmans» de l’Ens, le philosophe béninois Paulain Hountondji (qui le fera participer pour la première fois à une conférence sur la philosophie africaine à Bayreuth, en Allemagne), l’écrivain kényan Ngugi wa Thiong’o, l’historien de l’islam en Afrique John Hunwick appelé «Cheikh John», un pionnier des Timbuktu Studies, et l’anthropologue américaine Jane Guyer qui le fera venir à Northwestern  à Chicago. Le début de la seconde parenthèse américaine de sa vie. «Doors open !» pour reprendre sa fille de trois ans imitant la voix de synthèse dans le métro de Chicago. Une parenthèse qui se poursuit à New York, à l’université Columbia. En vérité, Souleymane Bachir vit entre trois continents  : l’Afrique, l’Europe et l’Amérique. En philosophe de l’universel. Comme l’universelle mère de miséricorde, «Ave Marie», qu’il chantait au jardin d’enfants des Sœurs du Saint-Sacrement à Ziguinchor. Par Seydou KA

Appel respectueux d’un brassard blanc au président Macky Sall Par Amadou Lamine Sall

Le projet du port de Ndayane exproprie, par votre décret n* 2021-19 du 11 janvier 2021, pour 1200 ha , des populations émérites, rase au bulldozer des infrastructures culturelles de renom comme le célèbre théâtre de verdure international de l’écrivain, poète et sculpteur Gérard Chenet aujourd’hui âgé de 94 ans.
Également impactée et rasée la résidence d’écriture du poète Amadou Lamine Sall, l’œuvre de toute une vie acquise depuis 1989. C’est le néant qui s’annonce.
Rasés l’école et les ateliers de Patricia Gomis la tenace et brave Sénégalaise, structures créés avec tant d’années d’efforts et de soutiens internationaux.
Impactée, emmurée, empoisonnée, étouffée, la légendaire École des Sables de notre fierté nationale, la diva Germaine Acogny, tout récemment distinguée par la Biennale de Venise et faisant rayonner tout le Sénégal des arts du Président Macky Sall.
C’est un appel de partage d’humanité et de sauvegarde culturelle et artistique que je vous adresse ici en mon nom, Monsieur le président de la République. Quelque chose peut et doit être fait. Vous portez un immense espoir.
1200 ha pour un port, c’est habiter à la fois la terre et mars. C’est colossal. Unique dans le monde. Mais on ne lutte pas contre l’État. Il faut le dire tout de suite et sans hésiter. C’est ce que l’on m’a appris depuis Senghor.  Pour dire qu’il est malaisé de s’opposer à un projet politique et économique de cette dimension. Mais, il faut savoir raison garder sur la superficie à exproprier. Et nous le disons avec tout le respect qui sied.
Ce n’est pas un hasard si avec une volonté farouche, vous aviez intimé l’ordre à votre administration de ne pas dépasser les 450 ha de terre à exproprier.
Votre posture était admirable, humaine, juste.
Que s’est-il passé, après ?
Nous ne voulons pas sembler être des fossoyeurs d’un projet présidentiel majeur. Ce ne sera pas mon rôle. Jamais avec vous. C’est mon choix.
Nous devons respect à ce projet si avancé, mais nous ne voulons pas aussi mourir sans dire à notre Président de sauver ce qui peut être sauvé.
Bien sûr que nous aurions été fous de bonheur de voir ce port installé sur le littoral vers Saint-Louis où dans le Saloum. Bref, là où tout manque.
Comment Ndayane jusqu’à empiéter sur Toubab-Dialaw, à t-il pu être choisi, sinon, d’après les observations d’experts, qu’il faut prolonger le port de Dakar pas loin. Faciliter également les trajets dès 1200 camions/jour sur Dakar sans des budgets faramineux en carburant.
Tout aurait été bien calculé. Ce qui se sait et ce qui ne se sait pas. Il n y a pas de hasard.
Le port de Bargny-Sendou déjà si problématique ne suffisait-il ? Fallait-il encore, sur le même littoral, à deux jets de pierres, implanter un autre port à containers ? Ces questions ne sont pas inutiles. Elles sont posées avec respect. C’est une demande réfléchie, honnête, patriote.
Nous ne faisons pas partie des « populations » qui ont été invitées par le patron du port de Dakar qui, dans un récent communiqué, dit avoir rencontré « les populations ». Quelles populations ? Celles de son choix ? Libre à lui ! Oui, nous cherchons la paix et le consensus et non l’affrontement. Pas moi, dans tous les cas. Mais il doit être légitime de défendre son bien. C’est le travail de toute une vie.
Toutes les populations ont droit au respect et surtout au respect de la juste information. C’est une question d’éthique.
Perdre nos biens et réalisations par expropriation est douloureux, alors qu’il peut être possible de sauver ce qui peut encore être sauvé. Nous devons faire partie du dialogue. Nous devons être écoutés et non « barbelés » par tous ceux qui ont mission d’accompagner la réalisation imminente de ce projet de port et qui ne veulent avoir en face d’eux aucun son discordant.
Tout, tout ne vous a pas été dit, Monsieur le président de la République !
Il me coûte beaucoup, beaucoup, de m’adresser enfin directement ici à notre Président à tous, pour lui demander d’étudier de très près notre sollicitation sur l’effarante superficie de 1200 ha à exproprier. C’est de la terre à la lune ! D’ailleurs si le décompte des experts est juste, nous sommes précisément à 2400 ha. Nous possédons tous les plans.
Nous vous le demandons avec respect, une immense considération, une sincère et profonde affection de ma part. Vous le savez. Revenez sur ce projet tel qu’il se présente cruellement de nos jours.
Si une chose, une seule, mettait en cause vos projets de développement, je me serais immédiatement retiré, personnellement, de toute entrave à vos nobles missions. Il m’est impossible d’assumer une telle bravade face à un homme pour qui je nourris une sincère et profonde affection. Je refuse de croire, « à me rouler par terre » comme disait mon grand’père, que vous êtes raide et aussi insensible que du bois mort !
Je m’assume ici et maintenant, face à l’histoire. Et je sais ce que cela veut dire. Les mots sont ma maison. Bien sûr, je remercie Dieu et ma maman, de n’être pas tombé en politique. Je suis un homme libre. Mon parti, c’est le Sénégal qui gagne.
Le président de la République est le défenseur des arts et lettres. Et il les défend bien.
Alors, où aller ailleurs que chez vous, auprès de vous, pour ne plus faire face à ceux qui nous fuient, parce que notre action les dérange et qu’ils veulent toujours et toujours plaire au prince en s’installant dans le mensonge et l’irresponsabilité ?
Le maire de Ndayane nous a reçus cordialement. Le pauvre, il est entre la vérité et sa charge politique. Il n’a pas tort. Tout lui échappe. Il doit être compris. Il est dans son rôle comme tous ceux qui refusent de nous recevoir de peur d’être épilogués, parce que nous défendons nos biens et parce que nous demandons de faire attention aux conséquences environnementales d’un tel titanesque projet dont les risques écologiques sont effrayants.
Il faut être prudents. Jusqu’ici les études d’impact environnemental sont introuvables. Ce n’est pas normal. C’est un droit des populations de connaître ces résultats. C’est un devoir pour l’État et DPWORLD de les mener, de les exposer au public.
Les populations ont le droit de tout savoir. Leur santé est en jeu. C’est un respect qu’on leur doit. Rien d’autre. Ce n’est pas une faveur.
En un mot et c’est un cri du cœur au nom de TOUS : SAUVEZ-NOUS, MONSIEUR LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EN RENDANT NOTRE MORT MOINS DOULOUREUSE, MOINS TRAGIQUE. Faites ce qui peut être possible pour que l’histoire demain soit un juge équitable. Excusez de ces adjectifs brûlants.
Nous avons le droit d’avoir confiance en notre Président.
Cet appel enfin personnalisé d’un citoyen, d’un compatriote, d’un poète qui vous aime et qui vous voue une affection qui durera bien loin dans le temps, a été longtemps mûri. Il n’a pas été facile de vous adresser cet appel, en la signant.
Ma famille dont ma vénérée maman chérie m’a toujours prié de ne jamais entendre de ma bouche ou voir de ma plume, un mot, un seul, qui pourrait vous rendre triste. Et je ferais toujours ce que ma maman m’invite à faire. Je n’ai jamais eu à regretter ses conseils. Et je commence à cheminer longtemps avec Dieu et elle, aux bords des 100 ans, pour savoir qu’elle est invincible.
« Qui vous aime et vous respecte, si vous ne le lui rendez pas au centuple, il ne vous reste qu’à en mourir de honte », m’a t-elle confié vis à vis du Président Macky Sall.
Vous-même !
Vous connaissez ce mot d’un des personnages du grand écrivain anglais, Somerset Maugham : « Le chien mordit son maitre. Et c’est le chien qui en mourut ». Bien sûr, entre vous et moi, il n y a ni chien ni maître. Vous ne l’auriez pas accepté. Moi, non plus. Dignité et sang obligent, même si on dit, par ailleurs, que « la noblesse du cœur est supérieure à la noblesse du sang » !
Pour dire ce que ce texte ici adressé à vous m’a coûté en peine et tristesse.
Je ne voudrais que pouvoir vous applaudir pour le solide et énorme travail jusqu’ici accompli. « Il n’existe que Dieu pour tout réussir », confiait toujours Senghor. Soyez fier de ce que vous laisserez.
Le temps passe. Il va passer. Il passe déjà très vite.
Je souhaite ne pas faire partie de ceux qui auront creusé des fossés sur votre chemin, la nuit.
Avant vous, nous devons un respect au peuple qui vous a élu. Il faut respecter celui que le peuple a élu. Quoique cela puisse coûter !  Si demain, nous ne tenons pas cette même ligne avec celles ou ceux qui viendront après vous au sommet de l’État, alors, nous aurons tout perdu. C’est ma posture. C’est ma devise. Mais… désormais, dit-on, même la vérité peut se tromper. Mais là, c’est encore une autre histoire !
Ma vieille et si jolie maman, me dit ceci : “Je prie d’abord pour que Dieu soit épargné. IL a besoin de prières plus que nous. Le monde est devenu terrifiant”. Tout est dit
Sauvez-nous Monsieur le président de la République ! Le port de Ndayane ne doit pas ressembler à une tragédie. Vous seul, par votre charge suprême, pouvez ramener la paix des cœurs et laisser les créateurs vivre, laissez les populations s’épanouir dans l’héritage de leurs pères. Leur prendre et la mer et la terre, toute la terre, est un insupportable exil dans leur propre pays.
Dieu vous garde et qu’IL vous garde longtemps, Monsieur le président de la République !
Nous sommes à votre écoute. Vous ne nous décevrez pas. Vous n’êtes pas de ce rang.Très haut respect, très profonde et sincère affection.

PONT DE DIAMEL A MATAM : Les populations dans la rue pour exiger sa réhabilitation

https://www.enqueteplus.com Les populations du village de Diamel, de la commune de Matam, ont tenu un sit-in bien houleux ce jeudi, pour réclamer la réhabilitation, sans délai, du pont de la localité. Les habitants de tout âge, vêtus de rouge, ont perturbé la circulation des voitures, de part et d’autre du pont. Ils donnent un ultimatum d’un mois au gouvernement. Le délai passé, ils briseront le pont pour se couper du Sénégal.
Le climat était électrique à l’entrée du pont de Diamel, ce jeudi. Les quelques éléments de la police en faction ont eu un mal fou à contenir la foule. Des personnes du 3e âge, des femmes et des jeunes de ce village-quartier de la commune de Matam étaient unis comme un seul homme pour exprimer leur ras-le-bol, face à la lenteur dans le démarrage des travaux de réhabilitation du pont, entre autres doléances.
‘’Cela fait plus de quatre années que nous courrons derrière des autorités pour la construction de ce pont. Elles étaient venues ici ; nous avons filmé à maintes reprises la vétusté du pont. Mais jusqu’à présent, il n’y a pas de satisfaction’’, fulmine Hamady Cissé Diaw, un des initiateurs de la manifestation.
Ce pont qui relie le village-quartier de Diamel à Matam, chef-lieu de commune, est dans un état de délabrement assez avancé. Les grosses poutrelles subissent laborieusement le poids des âges. D’ailleurs, un arrêté préfectoral interdit le passage aux bus et aux gros-porteurs. Mais cette mesure aurait été bafouée, lors du dernier rassemblement des responsables politiques du département de Matam au stade régional. ‘’Ce qui nous fait mal, c’est que les autorités ne respectent même pas la mesure, parce que, lors du meeting qui s’est tenu, il y a quelques jours, les politiciens avaient loué des bus pour transporter les militants au stade. Tous les bus venant du Dande Mayoo sont passés par ce pont. Et vous-même, vous avez constaté l’état de ce pont ; c’est un danger pour nous. Nous exigeons la construction du pont qui, en réalité, va faire l’affaire de tous les autres villages’’, déclare-t-il.
 Abondant dans le même sens, Mansour Boly ajoute que les populations de Diamel ont été bercées de promesses de la part du maire de la commune de Matam. ‘’L’année dernière, le maire était venu ici pour constater l’ampleur des dégâts. Il était même descendu jusqu’en dessous du pont et il nous avait assuré que les travaux allaient être lancés. Il nous a fait des tonnes de promesses. Mais rien n’est fait jusque-là. Aujourd’hui, même le bus qui devait transporter nos élèves du lycée de Matam vers le village, s’arrête à l’entrée du pont pour les laisser faire le reste du trajet à pied. Et nous savons tous qu’il y a des essaims d’abeilles au beau milieu du pont. Ce qui fait que nos enfants sont en danger. Nous aimerions au moins qu’il y ait une dérogation pour permettre au bus de ramener les élèves jusque dans le village’’, lâche-t-il.

Ils menacent de déchirer leurs CNI

Les manifestants le répètent comme un refrain  : cela fait quatre années qu’ils attendent que les autorités tiennent leur promesse. Aujourd’hui, leur patience a expiré. Ils donnent juste un délai d’un mois au chef de l’Etat pour démarrer les travaux, sinon ils couperont le cordon ombilical qui les lie au Sénégal. ‘’A dire vrai, on ne se sent pas sénégalais. Depuis des années, nous crions nos doléances, mais l’Etat continue de faire la sourde oreille. Maintenant, nous sommes excédés et nous donnons juste un délai d’un mois au président Macky Sall. S’il ne fait rien, d’ici là, nous allons tous déchirer nos cartes nationales d’identité pour demander la nationalité mauritanienne. Mais avant, nous allons démolir ce pont pour nous couper du Sénégal’’, menace ce sexagénaire qui a passé plus de 40 ans en France.
Outre cette doléance, les Diamelois exigent la construction d’une digue-route pour protéger les populations des inondations, en période hivernale, mais aussi le bitumage de la route Matam – Diamel. ‘’Dans quelques mois, l’hivernage va s’installer et ce sera la catastrophe pour nous. Nous ne pourrons plus nous déplacer, parce que les petites pirogues que vous apercevez sur les eaux ne peuvent assurer la desserte. Nous exigeons la construction immédiate de ce pont et pour cela, nous nous adressons directement au chef de l’Etat Macky Sall. Nous n’avons pas besoin d’intermédiaires. C’est à lui de donner directement l’ordre pour le démarrage des travaux. Nous avons toujours voté pour Macky. Mais, à chaque fois, il demande aux populations du Fouta de patienter. Nous n’en pouvons plus d’attendre. Nous passerons à la vitesse supérieure et nous sommes prêts à mourir, mais nous voulons que ce pont soit réhabilité’’.
Il faut préciser que c’est ce pont qui relie toute la partie appelée Dande Mayoo du département de Matam à la capitale régionale. Et lors des derniers hivernages, le pont avait été submergé par les eaux, obligeant les populations à faire des détours de plus de 200 km pour rallier Matam. Les jours à venir s’annoncent bien orageux dans une région marquée par de récentes manifestations de frustrations.Djibril Ba

Discours du 4 avril : Macky Sall ne rassure pas encore les jeunes

https://www.rewmi.com Le Président de la République Macky Sall n’a comme pas retenu la leçon. Il avait déjà adressé un discours au peuple sénégalais à la suite des évènements sanglants qui se sont tenus pour dire avoir compris son message. Il n’en est rien. Macky Sall prend du vieux pour créer du neuf. La preuve,  son message qu’il a adressé à la nation à la veille de ce 4 avril. Rien de nouveau dans son message.
Lors de son discours à la nation à l’occasion de la commémoration de l’Indépendance du Sénégal, le Président de la République a encore joué avec la jeunesse. Macky Sall joue même avec le feu, en pensant que la jeunesse peut se montrer si naïve et le croire sur mots après tant de promesses qui ont aiguisé ses appétits, affamée qu’elle est de trouver du travail et de stabilité.
Il dit vouloir créer des « pôles emploi et entreprenariat pour les jeunes et les femmes ». Très bien. Mais avec des démembrements des agences déjà existantes

RECRUTEMENT DE 5000 ENSEIGNANTS : LA PLAIDOIRIE D’ABDOULAYE NDOYE (SG CUSEMS)

http://www.emedia.sn Lors de son adresse à la Nation le 3 avril dernier, le président de la république a annoncé le recrutement de 5000 enseignants. Une annonce très bien appréciée nouvelle bien appréciée par le secrétaire général du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen secondaire (Cusems), Abdoulaye Ndoye. Qui, interrogé, demande au président de la République d’accorder la priorité aux professeurs sortants de la Faculté des sciences et techniques de l’éducation et de la formation (FASTEF), promo 2013 et aux élèves sortants du centre national d’Education Populaire et Sportive (Cneps) qui réclament depuis lors leur recrutement.
« C’est une bonne chose de recruter des enseignants mais, il faut que le président de la République comprenne qu’il y a des enseignants déjà formés qui sont au chômage. Je lui demande d’accorder la priorité à ces derniers », a déclaré Abdoulaye Ndoye. En outre, il a plaidé pour les enseignants.
Selon lui, si on veut maintenir ces derniers dans le système, il faudra améliorer leurs conditions de travail. Ce, en réduisant les effectifs pléthoriques dans les salles de classes, supprimant les abris provisoires et en construisant des toilettes dans les écoles. Il s’y ajoute la motivation des enseignants qui, selon Abdoulaye Ndoye, doit passer par la revalorisation de la fonction enseignante et le respect des accords signés. Aliou DIOUF

ZÉRO DÉCÈS LIÉ À LA COVID 19 EN 48 HEURES !

http://www.emedia.sn Aucun décès liés au Covid-19 n’a été noté ces dernières 48h. En outre, une légère baisse des nouveaux cas a été notée sur le bulletin sanitaire du jour. De 71, hier dimanche, les nouvelles contaminations sont passées à 69, ce lundi 05 avril 2021, sur les 1421 tests qui ont été effectués. Il s’agit de 29 cas contacts et de 40 cas communautaires. La région de Dakar enregistre 27 cas, Mbour et Thiès 3, Kolda 2.
83 nouvelles guérisons ont aussi été annoncées par le ministère de la Santé et de l’Action sociale. Mais 24 patients sont encore dans un état grave.
À ce jour, 39 093 cas ont été déclarés positifs dont 37 767 guéris, 1063 décès et donc 262 patients sous traitement.
Par ailleurs, le ministère de la santé et de l’Action sociale informe qu’au moins 305 364 personnes ont été vaccinées à ce jour, sur l’ensemble territoire national. Babacar FALL

Lutte Dakar Arena archicomble : osons croire que la Covid-19 est derrière nous!

https://www.lactuacho.com La lutte sénégalaise a renoué avec ses grands combats, mais aussi ou évidemment avec ces foules monstres. Hier, avec le grande affiche Eumeu Sène contre Lac de Guiers 2, le stade était plein avec des spectateurs entassés comme des fourmis.
Pourtant, même si une baisse des cas est notée depuis des jours, la pandémie de Covid-19 est toujours là, avec sa deuxième vague plus meurtrière que la première.
A cette idée, voir ces spectateurs dans l’impossibilité de respecter un dixième de la distanciation recommandée, mais aussi majoritairement sans masque, il y a de quoi donner des frissons dans le dos des téléspectateurs, même situés à des centaines de kilomètres de l’arène.
Avec l’Etat  mieux informé que quiconque, mais qui pouvait aussi exiger une réduction de moitié de la contenance de l’arène, osons croire que la Covid-19 est derrière nous !
Sinon c’est une catastrophe inqualifiable qui s’annonce, avec des cas communautaires impossible à estimer.Espérons que dans quinze jours, ces craintes seront dissipées !

LES RECOMMANDATIONS DE SERIGNE MOUNTAKHA MBACKÉ POUR L’HIVERNAGE

http://www.emedia.sn Mountakha Mbacké donne le ton de l’hivernage 2021. Dans une déclaration livrée par un de ses messagers, Serigne Mame Mor Mbacké, le khalife général des mourides, a exhorté les populations aux préparations des travaux champêtres par le défrichage des terres agricoles. Ce, à partir du samedi 10 mars 2021.
Dans son message, Serigne Mountkha Mbacké a exhorté les populations à accorder plus d’importance aux travaux champêtres qui ont une bénédiction divine.
À cet effet, il recommande à tous les paysans et aux pères de famille qui le peuvent, le récital du Coran et des lectures de ’’Xassaïdes’’ avant d’aller aux préparatifs des champs. Babacar FALL

Fête de l’indépendance : le message du secrétaire d’État américain au peuple sénégalais

http://lesoleil.sn Le secrétaire d’État américain, Anthony Blinken, a adressé un message au Sénégal et à son peuple à l’occasion de la célébration du 61e anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Voici l’intégralité du message.
« Au nom du gouvernement des États-Unis d’Amérique, j’adresse mes félicitations au peuple sénégalais à l’occasion de leur fête de l’indépendance.
Notre partenariat étroit avec le Sénégal, qui entre dans sa 61e année, est très enraciné dans nos idéaux communs de démocratie participative, de respect des droits de l’homme et de prospérité inclusive. Les États-Unis magnifient le leadership régional du Sénégal notamment à travers sa contribution aux opérations de maintien de la paix des Nations-Unies. Nous soutenons le Sénégal dans ses efforts visant à faire progresser la tolérance, la paix et la prospérité en Afrique comme nous l’avons toujours fait depuis la fondation de l’État.
L’avenir du Sénégal est radieux. Nous avons hâte de travailler avec le Sénégal pour renforcer ses institutions démocratiques, développer le commerce et les investissements, améliorer la santé publique et lutter contre le réchauffement climatique.
En ce jour anniversaire de l’accession du Sénégal à l’indépendance, je souhaite au peuple sénégalais une bonne fête de l’indépendance. »

4 AVRIL : «CERTAINS GROUPES TERRORISTES VISENT LE SÉNÉGAL»

’’Forces de défense et de sécurité et protection des frontières’’ est le thème de la célébration du 61e anniversaire de l’accession à la souveraineté internationale du Sénégal, ce 4 avril 2021.
Pour rappel, quatre hommes ont été écroués à Dakar le 10 février dernier, suite à leur arrestation à Kidira, point de passage vers le Mali. Ils sont accusés d’association de malfaiteurs et d’actes d’appui au terrorisme. Des images de propagande djihadiste ont été retrouvées dans leurs téléphones portables. Le numéro de l’un des suspects figurerait également dans un groupe WhatsApp lié à la Katiba Macina d’Amadou Koufa, l’une des principales composantes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affiliée à Al-Qaida au Sahel.
Ce qui fait dire au Dr Ousseynou KA, spécialiste des questions de défense et de sécurité, joint par iRadio, que le choix du thème est “une continuité par rapport à ce qui s’est passé à Kidira dernièrement.” D’autant plus qu’appuie, évoquant les manifestations survenues début mars dans la foulée de l’arrestation de l’opposant politique, Ousmane Sonko, “il y a eu la sortie du ministre de l’Intérieur où il parlait de forces occultes et de terroristes. C’est juste pour confirmer qu’il y a une probabilité d’infiltration de terroristes au Sénégal.”

LA POROSITÉ DES FRONTIÈRES, LE VENTRE MOU

L’historien et auteur de travaux sur les questions de sécurité, Mouhamadou Lamine Maïga, va plus loin. “Ces frontières que nous avons hérité de la colonisation sont très difficiles à gérer. Il s’agit d’espaces tampons qui sont aussi des espaces transculturels. Et la porosité de ces frontières-là entraîne beaucoup de défis de type sécuritaire. Parmi eux, nous avons le trafic des armes, de la drogue, la prostitution. Il y a aussi des groupes djihadistes qui essaient d’étendre leurs tentacules un peu partout, en Afrique de l’Ouest. Le Sénégal a été épargné jusqu’ici mais il y a à craindre puisque les informations que l’on reçoit actuellement font état de tentatives d’incursions au niveau de notre pays, de certains groupes terroristes.”
Pour y faire face, un changement d’approche sécuritaire est préconisé. “Comme la question est pesante, l’État du Sénégal doit élaborer une autre stratégie. On a une défense assez sectorielle mais là, il faut aller dans une défense et une stratégie globales. Parce que quand on parle du terrorisme également on parle de menace diffuse”, recommande Dr KA, insistant également sur la formation des contingents surtout du corps spécial face à la menace terroriste.
Maïga insiste sur l’implication des populations qui vivent dans les zones frontières, pour une prévention efficace. “Il va falloir qu’il y ait une synergie entre nos forces de défense et les populations. Parce que ces populations qui vivent au niveau de ces frontières-là, peuvent au moment où on note des activités illicites, qu’elles puissent remonter l’information au niveau des différents postes de contrôle afin qu’il y ait un maillage territorial”. Dié BA

Nouvel élan ou unité de façade à Podor : Comment la coalition au pouvoir masque mal ses dissensions Par Abou Kane

Les responsables de l’Alliance pour la République (APR) et leurs alliés de BBY dans le  département de Podor, ont récemment battu le rappel des troupes, à travers  un grand meeting dans la commune de Boké Dialloubé et un forum sur l’emploi des jeunes tenus dans la commune de Ndioum. Des rassemblements présentés  sous le sceau de l’unité et destinés à  réaffirmer le  soutien « indéfectible » au Président de la République Macky Sall,   ont fait savoir les principaux  organisateurs. En témoigne la belle image affichée des deux principales têtes de file de l’APR départementale de Podor. Les  ministres Abdoulaye Daouda Diallo et Cheikh Oumar Anne sont venus au meeting, la main dans la main, ont commenté des observateurs
 Toutefois, si ces derniers ont cette fois-ci  fait  cause commune pour montrer leur force de frappe et que le département de Podor reste « un titre foncier du  Président  Macky Sall »,   certaines absences combinées à la tenue de meetings localisés peuvent inciter à plus de réflexions  quant à la véritable unité  retrouvée au sein de l’APR et même de BBY. Et pour cause, Abdoulaye Elimane Dia, le maire de la commune de Démette a fait faux bond à ses frères de parti. Ce dernier s’apprête selon certaines sources dignes de bonne foi à organiser lui aussi  un meeting dès  la semaine prochaine c’est-à-dire le 10 Avril de ce mois .Un meeting qui sera même présidé par Aliou SALL le Président de L’AMS , l’association des maires du Sénégal .Une manière pour ce dernier de montrer sa légitimité dans le département et dans  son fief politique de Démette.  Certaines sources ont fait état de son absence du territoire national lors du meeting de Bocké Dialloubé . Mais à la vérité , ce dernier qui n’est plus en odeur de sainteté auprès des têtes de file de l’APR départementale,   serait plus  « occupé » par la promotion de sa nouvelle structure de développement dénommée « Adep ». Du côté des alliés de BBY, Mamadou Racine Sy  président du Mouvement « Alsar » et Me Aissata T. Sall , ces derniers  ont aussi brillé par leur absence lors de ces rendez-vous du 1er et 2 avril derniers. Pour rappel, Mamadou Racine Sy   avait lui aussi organisé à Podor  quelques jours auparavant, un meeting de remobilisation et de soutien à Macky Sall. De même que Moussa Oumar Sow maire de Walaldé par ailleurs Coordonnateur du PUMA avait lui aussi tenu un rassemblement dans son fief de l’ile à morphil.  Ă toutes ces fausses notes, vient s’ajouter la programmation prochainement de la tournée du Directeur de l’AGETIP El hadj Malick Gaye, par ailleurs maire de la commune de Niandane. Même si c’est vrai que ce dernier était bien à Bocké Dialloubé .Au niveau de la commune de Podor aussi, Selon certaines sources proches du ministre des affaires étrangères, Aissata Tall Sall  serait dans la logique d’organiser sous peu le forum des bailleurs
Ce qui fait dire aux  observateurs avisés de la scène politique qu’on assiste au sein de l’APR et de BBY à un jeu de dupes. «  Ă malin, malin et demi et chaque responsable  essaie de tirer son épingle du jeu », précisent-ils.
Nul doute que le Président de la République Macky Sall dont le pouvoir a été ébranlé à la suite des évènements  de mars dernier, a besoin d’être mieux  soutenu .Mais non pas de cette manière. Car cette manière de faire est loin d’aider le Président .Au contraire elle ne fera que fragiliser L’APR. D’autant plus que  l’opposition s’en est retrouvée ragaillardie, après  surtout les dernières manifestations tenues dans les différentes régions du Sénégal. Quand il fallait entendre Ousmane SONKO  dans l’affaire l’opposant à Adji SARR

OUSMANE SONKO  : “Nous rendons un vibrant hommage à tout le peuple senegalais””Un Peuple – Un But – Une Foi

Libération Sénégal online 4 Avril 2021, occasion nous est encore offerte, par la Grâce de Dieu, de renouveler nos voeux à la Nation entière ainsi que nos prières pour un Sénégal de Paix, de Justice, de Cohésion, de Progrès, mais surtout, de SOUVERAINETÉ.
Nous rendons un vibrant hommage à tout le peuple sénégalais. Mention spéciale à nos forces de défense et de sécurité et nos anciens combattants, protecteurs infatigables de notre nation et garants de notre sécurité individuelle et collective.
Saluons enfin la mémoire des victimes des tristes événements récents que nos prières et notre compassion accompagneront pour toujours. Nous ne les oublierons jamais ! Bonne fête nationale! Vive la Patrie !”

GUY MARIUS SAGNA  : “Le plus grand poisson d’avril n’est pas dit le 1er avril mais le 04 avril au Sénégal”

Libération Sénégal online “La seule fête qu’il y a aujourd’hui 04 avril est Pâques. Car le Sénégal est un territoire dépendant dans une Afrique dépendante, dominée d’où sa pauvreté, son “sous-développement”.
Le plus grand poisson d’avril n’est pas dit le 1er avril mais le 04 avril au Sénégal. Le plus grand mensonge qui fait le plus grand mal au Sénégal et aux Sénégalais est celui qui est répété tous les 04 avril depuis 61 ans : le Sénégal est indépendant !
Il n’y a surtout pas d’indépendance à fêter. Le Sénégal est un territoire d’outre-mer (TOM) français. En plus des 12 TOM officiels, la France a 15 autres TOM qui utilisent le franc CFA néocolonial.
Macky Sall n’est pas un président mais un COMMERCIAL. Le commercial de la France, de l’UE, des USA, de la Turquie…au lieu d’être le commercial du Sénégal et de l’Afrique.
Mais depuis quelques années un vent anti-impérialiste souffle en Afrique. Il devient de plus en plus fort au Sénégal, au Mali, au Bénin, au Burkina…
Un spectre hante l’impérialisme : le spectre de l’anti-impérialisme panafricain. Toutes les puissances du vieux monde, de la vieille Afrique, du vieux Sénégal se sont unies en une Sainte-Alliance pour traquer ce spectre anti-impérialiste panafricain : Macky Sall, les dames de compagnie, l’armée française…
Voilà pourquoi au lieu de mobiliser tous ces moyens pour le bonheur des Sénégalais.e.s, ces moyens sont utilisés pour nous traquer, nous persécuter, nous arrêter, nous emprisonner…
Au début, ils ont essayé les garde-à-vue cela n’a pas marché. Ils ont essayé les emprisonnements. Cela ne marche pas. Il ne leur reste que les assassinats. En attendant, ils ont créé un sordide montage juridique et politique qui a fait 14 morts plus connu sous le nom de “Affaire Sonko”. En attendant ils cherchent à nous faire emprisonner – comme ils l’avaient fait à mon cher Imam Ndao – pour terrorisme.
Fier du peuple sénégalais. Merci à vous toutes et tous. Vous avez freiné le processus qui devait faire passer le Sénégal de “dictature rampante” à “dictature debout”. Vous vous rendez compte que des Sénégalais ont été arrêtés à plusieurs reprises pour dépôt de lettre d’information à la préfecture ?! Ils sont allés loin. Très loin!
Les odeurs nauséabondes qui s’échappent de leurs tentatives de manipuler les sentiments ethniques pour diviser le peuple sénégalais et déplacer son attention de l’impérialisme au bouc émissaire wolof, sérère, joola, bassari, peulh…montrent la profondeur de leurs peurs. Mais aussi de ce dont ils sont capables pour maintenir le Sénégal comme “vitrine politique de la Françafric”, la Côte d’Ivoire comme “vitrine économique” de la Françafric…
Ils vont continuer à vouloir nous maintenir dans le néocolonialisme en nous imposant un 3e mandat illégal et illégitime de Macky Sall ou une victoire d’un petit de Macky après s’être arrangés à exclure toute possibilité d’un candidat anti-impérialiste panafricain.
Nous allons continuer à faire face. Nous allons continuer à nous préparer pour chasser Macky et l’impérialisme du Sénégal. C’est le seul moyen de vivre en paix dans un Sénégal multiethnique, multi-religieux, multi-confrérique. C’est le seul moyen de sortir de la pauvreté.
Merci à vous toutes et à vous tous de m’avoir sorti pour la 3e fois en moins de 3 ans de prison. Grâce à vous, je passe Pâques en famille.Merci à vous.La lutte continue !”.

Ibrahima Sène charge Guy Marius Sagna…«C’est un illuminé»

https://www.xibaaru.sn Ma réponse au négationniste Guy Marius Sagna, qui réfute la signification historique du 4 avril pour le peuple sénégalais.
Je savais Guy Marius Sagna, était comme un « désaxé » à la recherche d’un ancrage, mais je viens de découvrir avec ce texte, qu’il est un véritable  » illuminé »!
Il s’est construit un  » fantasme », comme les  » Moulins à vent » de Servantes, pour jouer  » au chevalier » pour les attaquer.
C’est pourquoi il s’est montré incapable, malgré une rhétorique pseudo patriotique et pseudo panafricaniste, de comprendre, la situation socio-économique et géostratégique de son pays d’aujourd’hui, à plus forte raison des anciennes colonies françaises.
Il ne s’est même pas rendu compte du degré avancé d’émancipation économique du Sénégal vis à vis de la France, tant au niveau de ses importations qu’au niveau de ses exportations.
Dans ces deux segments clefs de toutes les économies des pays du monde qui mesurent leur degré de souveraineté, il ignore que le Sénégal dépend plus des autres pays de l’UE que de la France, et qu’il dépend plus du reste du monde que de l’UE.
Continuer dans ce contexte, à ressasser des concepts ronflants d’anti- impérialisme français et d’un panafricanisme vidé de son contenu libérateur et intégrateur, relève d’un  » infantilisme de Gauche » qui a toujours fait le jeu des oppresseurs.
Il devrait se rendre compte, après les émeutes du 3au8 mars, que , s’il est possible d’embarquer, par des discours radicaux, une partie de le jeunesse en manque de repères, le peuple sénégalais, lui, a dépassé depuis la première alternance en 2000, le stade où il était possible de le manipuler.
Il aura beau discourir, mais cela n’arrêtera pas les forces de défense et de sécurité, de continuer à chercher et arrêter les véritables organisateurs de ces émeutes et leurs commanditaires, pour les traduire en justice.
Il n’est pas pas possible de faire avaler au peuple sénégalais les tentatives de lui présenter des djihadistes ou le MFDC, en boucs émissaires, pour empêcher la recherche de ceux qui sont derrière cette tentative destructrice et meurtrière, de renverser le régime du Président Macky Sall, par la rue. l’Afrique et le monde entier doivent être édifiés.Nous le leur devons pour garder notre crédibilité auprès d’eux.Ibrahima Sene PIT/Sénégal-Dubaï le 5 avril 2021.

Remaniement : Le nouveau gouvernement de Macky n’est pas près de voir le jour…

https://www.xibaaru.sn Le Président de la République Macky Sall continue d’agir et donne l’impression comme si rien n’avait été. On est loin de son discours du 08 mars, alors qu’il voulait décanter la situation née des évènements sanglants connus par le Sénégal, il s’exprimait au peuple sénégalais et surtout la jeunesse, pour dire « je vous ai compris ». Qu’a compris réellement le Président de la République Macky Sall ?
Le nouveau gouvernement est de moins en moins présent dans ses paroles. Le Président de la République Macky Sall a fait des promesses et rien que des promesses. Mais rien sur le changement tant attendu par le peuple et surtout la jeunesse. Son « je vous ai compris », s’est transformé en « je vous promets ». C’est comme si finalement, entre son discours du 08 mars et celui du 04 avril, il y avait un énorme fossé.
A quel jeu se livre le Président de la République Macky Sall ? Il ne donne guère l’impression d’apporter des changements dans le sens qu’attend le peuple sénégalais. Tout se passe de travers. Macky Sall a-t-il réellement « compris » le peuple comme il l’avait laissé entendre lors de son discours du 08 mars. Assurément non. Le Président de la République Macky Sall donne plutôt l’impression de quelqu’un qui joue sur l’implication des Chefs religieux si le pays brûle, pour laisser pourrir la situation.
Le peuple sénégalais s’est radicalement exprimé durant les évènements sanglants connus par le Sénégal. Les Sénégalais ont appelé à un changement de comportement de la part de l’équipe dirigeante et ne veulent plus voir dans le gouvernement la présence de ministres incompétents, arrogants et qui ne sont prêts qu’à des actions folkloriques. Visiblement Macky Sall, après des promesses, ne semble pas rouler dans le sens exprimé par le peuple sénégalais.
Au rythme où évoluent les choses, les jeunes ne verront ni changement et le gouvernement tant attendu ne verra jamais le jour car le Président de la République Macky Sall aime gouverner avec les « cancres ». Peu importe s’il y a des « médiocres » dans son entourage qui ne font que lui caresser dans le sens du poil.
Macky Sall joue vraiment avec le feu. Les Sénégalais ne vont plus rester patients. Ils veulent des changements, et ceux-ci, ils le réclament en actes. Ce qui passe forcément par un remaniement du gouvernement.

SÉNÉGAL/GUINÉE/ CELLOU DALEIN DIALLO  : “Il faut qu’on soit mobilisé, parce que Condé n’a aucun égard pour le droit”

Libération Sénégal online Les attaques du Président Alpha Condé contre son homologue sénégalais ne laissent pas de marbre Cellou Dalein Diallo. Alors que le dirigeant guinéen accuse le Sénégal de servir de base arrière à des opposants qui complotent contre la Guinée, le leader de l’UFDG jette la pierre au Chef de l’Etat, l’accusant de créer des conflits avec les pays voisins.
“Alpha Condé ne peut rester sans un conflit (…) il créé des conflits avec ses pays voisins, il ferme les frontières pour dire : vous voulez m’agresser, m’envoyer des mercenaires et des armes, vous êtes en train de soutenir mon opposition”, a réagi Cellou Dalein Diallo, dénonçant la fermeture des frontières.
“Les frontières sont fermées parce que Alpha ne peut pas rester sans conflits. Il faut qu’on soit mobilisé, parce qu’il n’a aucun égard pour le droit, pour la vérité, pour les bonnes pratiques…”, a-t-il lancé.
Cette affaire des frontières n’a pas été occulté par Macky Sall dans son discours à la nation à l’occasion de la fête de l’indépendance du Sénégal, ce 3 avril 2021. «Nos Forces de défense et de sécurité continueront de veiller sur nos frontières en restant fidèles à nos traditions de bon voisinage. Pour nous, la frontière est un trait d’union et un espace de convivialité entre les peuples», a-t-il affirmé.
De son côté, Alpha Condé a assuré de son engagement à œuvrer de concert avec le président du Sénégal pour le renforcement des liens d’amitié et de fraternité unissant Conakry et Dakar.
“Je voudrais vous assurer de ma ferme détermination à œuvrer de concert avec vous pour le renforcement et la diversification de nos liens d’amitié de fraternité, unissant si heureusement nos deux pays”, a écrit Alpha Condé à Macky Sall, à la veille de la fête de l’indépendance du Sénégal.

Pr Kitane : «Si nous ne sommes pas indépendants à qui la faute?»

https://www.xibaaru.snSI NOUS NE SOMMES PAS INDEPENDANTS, A QUI LA FAUTE?
Plus j’avance en âge, davantage je prends conscience du mérite de mes défunts parents. Plus j’avance dans la vie, plus je me rends compte de l’étendue du courage, de l’intelligence et de l’amour que ma mère nous portait. Plus je me bats dans la vie, davantage je me rends compte de la force mentale de mon père. Plus jeune, je ne cessais de les plaindre pour tout ou rien. L’âge m’a permis de comprendre que c’est moi qui étais trop exigeant ; que leurs efforts méritaient plus de reconnaissance. Je ne suis pas en train de prétendre que mes parents étaient meilleurs que ceux des autres ; peut-être même qu’ils n’avaient rien d’exceptionnel. Mais leur histoire m’a permis de relativiser davantage ma perception des choses et, surtout mes jugements sur les œuvres humaines.
Quand j’entends dire que nous sommes encore sous l’autorité de la France, la question préjudicielle que j’ai envie de poser est : qu’avons-nous fait pour couper les chaînes de la servitude ? Il est évidemment plus commode d’imputer la responsabilité de cette situation aux seuls gouvernants, mais le destin d’une société peut-il être logiquement imputé à ses seuls hommes politiques ? Ma conviction est qu’ils ne sont pas tous mauvais ; qu’il y a du bon et du moins bon dans ce qu’ils ont fait, mais dans tous les cas ils méritent notre respect. Les pires mythes sont ceux qui nous maintiennent dans le complexe d’infériorité ou de damnation éternelle : il faut démythifier notre univers mental.
Notre histoire n’est pas plus complexe que celle des autres peuples, mais elle est particulière. La mosaïque d’ethnies qui existent au Sénégal est certes une richesse, mais aussi un handicap : construire une nation homogène dans un tel contexte n’est pas chose aisée. Nous avons été colonisés, brimés, humiliés ; plus graves, nous avons été opposés les uns aux autres, mais nous avons tenu en tant que peuple. Nos cultures ne sont pas mortes, et les pères fondateurs ont eu le mérite de nous avoir transmis un État solide, une république à réaliser et une nation à consolider. Nous n’avons pas à avoir honte des pères des indépendances, il faut certes les critiquer, mais nous n’avons pas le droit de les jeter dans le vide du déshonneur. Ce serait non seulement injuste de notre part, mais aussi l’expression d’une prétention démesurée : occupons-nous plutôt à assumer nos responsabilités.
C’est devenu un leitmotiv pour les jeunes politiques que de casser du sucre sur le dos de la vieille classe politique pour se faire une place au soleil. Cette tactique qui reste une variante de la propagande négative a, entre autres fonctions, celle d’occulter une incapacité à convaincre par un discours propositionnel. Le chauvinisme et le manque d’humilité n’ont jamais fait la grandeur d’un homme politique. Très souvent, c’est la fuite de nos responsabilités qui nous pousse à incriminer les autres.
Ceux qui parlent d’indépendance sont curieusement les premiers à reprocher aux promoteurs de la langue wolof comme langue officielle et d’apprentissage de wolofocentrisme ! Ils préfèrent parler la langue étrangère que celle de leurs propres congénères. Commun peut-on bâtir une indépendance nationale en refusant de sacrifier une parcelle de son identité individuelle ou ethnique ? Au lieu de méditer sur le ciment qu’a été le wolof pour la construction de l’unité nationale, on s’agrippe à des identités linguistiques comme s’il n’est pas possible de garder sa langue tout en parlant celle de ses compatriotes. Il est plus facile pour un sérère d’apprendre et de parler le wolof que de maitriser le français qui, quoiqu’on dise, reste une étrangère.
Qui d’entre nous ne connaît pas un chercher dans les grands instituts qui, au-delà de l’argument du manque de financement, a renoncé à la rigueur de la recherche au profit d’un embourgeoisement inhibiteur ? Le défi du manufacturing n’est pas un choix, c’est une nécessité pour le développement. On ne peut pas avoir une indépendance sans une autosuffisance alimentaire or, qu’avons-nous fait jusqu’ici ? Les gouvernants sont effectivement coupables de n’avoir pas beaucoup de vision, mais nous citoyens aussi sommes trop pressés pour investir dans la durée. Que nous apprend la colère des producteurs de légumes dans la zone des Niayes ?
Cette colère nous révèle un échec collectif : nous n’avons jusqu’ici pas été capables de créer une chaîne de valeur agricole : la Production est déjà problématique ; le Transport est défaillant : le Stockage est quasi nul ; l’industrie de Transformation complètement inexistante et l’Acheteur aléatoire. Où sont les investisseurs nationaux ? Qu’est-ce qui a été proposé par les chercheurs pour que la mangue et les légumes ne pourrissent plus et que l’arachide ne soit plus une simple culture de rente ? La nouvelle manie des politiciens et d’énumérer les ressources naturelles de notre pays pour montrer que notre pays a le potentiel, mais quel est l’enjeu d’un tel pronostic ? A quoi sert l’or si on ne peut ni l’exploiter ni le transformer ? A quoi sert le Zircon si on ne sait même pas l’extraire… ?
La solution ce n’est pas la délation, c’est un changement de modèle économique qui passe par deux vecteurs : changer notre école (car tout développement qui ne passe pas par la science n’est que simple abondance conjoncturelle) et rompre avec le débat politicien (cette vieille et stérile rengaine sur la diabolisation de l’autre). L’indépendance est d’abord un projet de développement qui mobilise et forme des ressources humaines pour qu’elles valorisent les ressources naturelles ; qui promeut la culture pour faire de chacune de ses facettes un vecteur de développement. Quand on compare les productions de Nollywood à nos téléfilms on comprend les racines psychologiques de notre dépendance : eux montrent et valorisent leurs figures historiques et leur patrimoine culturel là où nous faisons de films qui imitent les thèmes et séquences des télénovelas.Alassane K. KITANE

Le peuple se révolte et attend : le président promet et…les ministres dansent

https://www.xibaaru.sn Depuis les évènements sanglants connus par le Sénégal et qui ont donné des insomnies sévères au Président de la République Macky Sall, les populations s’attendaient à des changements rapides de la part du régime. Seulement rien ! Certes, il y a eu deux discours prometteurs du Chef de l’Etat Macky Sall, mais c’est toujours le statu quo. On s’attendait à un changement de comportement de la part de tous les dignitaires du régime, que nenni. Ce sont toujours les mêmes comportements de la part des tenants du pouvoir qui se trouvent coupés des réalités du peuple sénégalais.
Pendant que tout le monde attend les changements tant promus, les ministres continuent toujours à se comporter comme si de rien n’était.
Après s’être honteusement terrés, ayant disparu subitement de la circulation car craignant la vindicte populaire,  les ministres ont comme repris leurs habitudes du passé. Ils n’ont rien compris du message fort lancé par le peuple sénégalais à travers les évènements sanglants.
Les ministres pour jeter la poudre aux yeux du locataire du Palais de la République continuent d’agir comme si rien n’avait été. Ils pensent impressionner les populations en se lançant dans des meetings post-crise,  faisant toutes sortes de promesses dont ils ne sont sûrs de tenir. Comme si les Sénégalais sont vraiment dupes. Tout ceci donne l’impression à des opérations de charme, rien que pour chercher à détourner l’attention du peuple qui dit non à la mal gouvernance.
En réalité, tout ce qui intéresse à ces ministres qui agissent de la sorte, c’est de chercher à sauver leurs postes. Le remaniement ministériel est devenu inévitable. Plus jamais certains comportements. Les Sénégalais sont devenus intransigeants, plus jamais certains actes qui frisent l’insolence, le mépris de la part de certains ministres. Des ministres qui pensent tout le temps tromper le peuple en organisant de temps à temps des rassemblements spectaculaires en distribuant de l’argent, en veux-tu, en voilà, comme si c’est de ça que les Sénégalais attendent d’eux.
Ils se trompent lourdement et veulent tromper le Chef de l’Etat Macky Sall. Ces ministres sont coupés des réalités du peuple sénégalais. Tout ce qui les intéresse c’est de conserver leurs postes. Ils oublient que le peuple s’est exprimé radicalement en disant non à certaines pratiques du passé. Tout ce que le peuple attend du gouvernement, c’est que ses aspirations soient largement prises en compte.

Foutez la paix à Madiambal et à Mamadou Ibra Kane Par Malick Wade Gueye

Aujourd’hui au Sénégal, personne n’ose dire la vérité à cause de menaces de fanatiques, d’hypocrites, de fausses et malhonnêtes gens de mauvaise foi. Le danger est partout et nous guette car une minorité est entrain de passer par les réseaux sociaux pour terroriser la masse et embarquer la jeunesse dans une posture d’agresseurs prêts à toute violence jusqu’à tuer sans hésiter. N’allez vous pas croire que ce fait date de longtemps, non il est tout à fait nouveau à cause des réseaux sociaux, il est nouveau depuis l’entrée de SONKO en politique et un certain Guy Marius SAGNA comme activiste. Tous les deux sudistes, aidés par les ennemis du régime en place. Ils manipulent les jeunes naïfs et leur font croire que rien ne va dans le pays et que c’est la France qui est derrière tout le mal que nous vivons. Lors des récentes manifestations, les lieux saccagés en disent long sur les manipulations. Si certaines communautés profitent des réseaux sociaux pour aller de l’avant, les sénégalais eux, l’utilisent comme armes de destruction entre eux pour des intérêts personnels. En voilà assez pour montrer le degré d’ignorance de la majeure partie des jeunes dont le niveau d’étude est extrêmement faible empêchant d’avoir un esprit critique pour s’adonner à des analyses profondes avant de juger ou d’agir. La culture de l’excellence et de la perfection dans les domaines scientifiques et techniques n’intéresse plus notre société. La jeunesse est la fleur de la société et « on connaît par les fleurs l’excellence du fruit.” Mais on dirait qu’au Sénégal, les bonnes fleurs ont fané. On prône la médiocrité, l’indiscipline et l’ignorance en sapant les fondements de l’éducation à la base. Aujourd’hui, seuls les journalistes de bonne foi peuvent sauver le pays car les sénégalais sont arrivés à un degré émotionnel extraordinaire les poussant à user de manipulations pour arriver à leur fin. L’émotion ne fait pas partie du code de déontologie du journaliste, sinon on va vers la subjectivité : le bon journaliste doit aimer ses interlocuteurs : le peuple et être objectif. Faut-il avoir peur du peuple ? Non, C’est ce que semblent répondre les journalistes Madiambal DIAGNE et Mamadou Ibra KANE. Ils disent tout haut ce que d’autres mijotent tout bas. Les sénégalais de bonne foi savent exactement de quoi il s’agit. Ils ont évoqué des sujets qui dérangent ceux qui ne veulent pas entendre la vérité mais force est de constater que tout ce qu’ils ont évoqué est factuel et étayé par des preuves irréfutables. On a beau leur reprocher cette réserve et la prétendre hors de propos dans nos intérêts éparpillés mais à vrai dire, ce qu’ils ont évoqué mérite d’être analysé. Ousmane SONKO, un opposant radical, manipulateur, menteur et faux dévot soutenu par ses parents DIOLAS, utilisant le slogan ethno ciste « SONKO OLÉLÉ » ( SONKO LE NÔTRE), « Macky n’aime pas la Casamance », « déposez les armes et sortez », les phrases de trop de SONKO; voilà ce que Madiambal a évoqué. Cela n’est il pas un fait grave qui peut mener le Sénégal au chaos ? Quand à Mamadou Ibra KANE, il a, sans le compte indiscret montré qu’il y a un lobbying derrière le groupe composé de repris de justice, d’insulteur et autres minables reçu par le Khalif général des Mourides Sérigne Mountakha MBACKE. Que dire de ceux qui veulent tuer tous les homosexuels ? Ces derniers ne méritent ils pas la clémence de Dieu? Jugez par ce que nous coûte le silence face à un danger qui nous guette. Personne n’a le droit de se taire dans ce pays. Les voix doivent s’élever pour alerter au mieux l’ensemble des sénégalais afin qu’on évite de tomber dans le danger. Certains ont trop d’emportement pour avoir de la prudence face à l’insécurité dans laquelle se trouve le pays. Nous devons vaincre nos passions au lieu de les déguiser par le fanatisme, le mensonge, la rancune et la méchanceté. Sachons analyser ce que disent nos journalistes. Pourquoi la moindre alarme met certains en fureur jusqu’à inventer de vils propos pour discréditer la personne. Madiambal et Mamadou Ibra savent bien ce qu’il disent. Sils se taisent à cause de votre zèle, le Sénégal en pâtira. Foutez leur la paix car vous ne pouvez pas assurer ni nous offrir le bonheur et la paix que nous avons dans le plus profond de notre Foi. J’ai dit.
Malick Wade GUEYE, depuis Marseille.

Thierno Alassane Sall : “Macky Sall confond Pâques et Noël”

https://www.pressafrik.com Réagissant au message à la Nation du Président Macky Sall prononcé à l’occasion du 61ème anniversaire de l’indépendance du Sénégal, le leader de la République des Valeurs, Thierno Alassane Sall, par ailleurs, ancien ministre de l’Énergie, a déclaré que “Macky Sall se trompe de saison et confond Pâques et Noël. Plus personne ne croit encore au Père Noël du palais”.
« Macky Sall se trompe de saison et confond Pâques et Noël. Plus personne ne croit encore au Père Noël du palais », a écrit sur sa page facebook, le leader de la République des valeurs.
Le Yoonu Yokkute (chemin du développement), dit-il « s’est mué en faillite du Sénégal. Le meilleur cadeau qu’il puisse faire au pays, c’est de confirmer publiquement que ce second mandat sera définitivement le dernier ».
L’ancien ministre n’a pas manqué de souhaiter « Bonne fête aux Sénégalaises et aux Sénégalais, en dépit de la pandémie et autres vagues dévastatrices ».

Discours du 4 avril : Macky Sall ne rassure pas encore les jeunes

https://www.rewmi.com Le Président de la République Macky Sall n’a comme pas retenu la leçon. Il avait déjà adressé un discours au peuple sénégalais à la suite des évènements sanglants qui se sont tenus pour dire avoir compris son message. Il n’en est rien. Macky Sall prend du vieux pour créer du neuf. La preuve,  son message qu’il a adressé à la nation à la veille de ce 4 avril. Rien de nouveau dans son message.
Lors de son discours à la nation à l’occasion de la commémoration de l’Indépendance du Sénégal, le Président de la République a encore joué avec la jeunesse. Macky Sall joue même avec le feu, en pensant que la jeunesse peut se montrer si naïve et le croire sur mots après tant de promesses qui ont aiguisé ses appétits, affamée qu’elle est de trouver du travail et de stabilité.
Il dit vouloir créer des « pôles emploi et entreprenariat pour les jeunes et les femmes ». Très bien. Mais avec des démembrements des agences déjà existantes et inefficaces comme la DER/FJ, L’ANPEJ, L’ADPME, LE FONGIP. Des agences qui existent depuis fort longtemps et n’ont jamais intéressé les jeunes.

CLIN D’OEIL À MAMOUDOU IBRA KANE Par Mohamed Ataher, Journaliste malien

http://www.emedia.sn L’espace public par définition est un espace de contradiction par essence. Oui, ici des intérêts de plusieurs ordres s’affrontent. C’est le choc des idées, la force des arguments et non les arguments de la force.
Le journaliste de par son rôle y joue un rôle central. Il est au coeur de L’ espace public mais il n’est pas le centre de L’ espace public. D’où l’humilité en toutes circonstances.
Mamadou Ibra Kane est un journaliste formé à bonne école, major de sa promotion à l’entrée du concours au Cesti. On ne rentre pas au Cesti par hasard. Un concours très sélectif, un enseignement rigoureux.
L’homme est un professionnel qui n’a jamais juré avec ses convictions. Ça peut plaire ou déplaire. Il est resté journaliste.

Oui, le journaliste doit être impertinent, déranger s’il le faut.

Il doit douter et douter de tout. Pas de compromission. Et cela Ibra Kane le fait avec style, méthode et surtout avec art et professionnalisme.
Il est incontestablement l’un des meilleurs journalistes du Sénégal. Sa renommée dépasse les frontières du Sénégal. Il porte le Sénégal dans son coeur, un patriote dans l’âme, il mérite d’être célébré . Et cela , il le fait sans tambour ni trompette.
Intellectuel rigoureux, il force l’admiration par la pertinence et la profondeur de ses analyses.

Sa rigueur professionnelle est connue et reconnue de tous.

Le journaliste faut il le rappeler, dans le cadre de son travail ne reconnaît que la juridiction des pairs, et ce , justement pour lui protéger des émotions et humeurs à rats de pâquerettes de certains citoyens mal inspirés ou qui défendent leur chapelle.
Oui, ils sont malheureusement nombreux ces citoyens ” experts sans expertise ” aucune.
Faut- il rappeler encore , ce grand nom de plume Albert Londres quand il clame et proclame  : ” Notre rôle en tant que journaliste n’est ni de plaire, ni de déplaire. Il est de tremper la plume dans la plaie “. Tout est dit !
Et c’est ce que fait Mamadou Ibra KANE dans ses chroniques. Le journaliste n’est pas dans le conformisme, ni dans la connivence.
Chacun à sa place et les vaches seront bien gardées.Pour ma part, Mamadou ibra kane reste mon mentor, ma référence.C’est mon intime conviction.Pardonnez mon impertinence !Bien à vous mes chers amis !!!Toujours avec le même plaisir !!!

AFFAIRE SONKO/ADJI SARR : LA PLAIDOIRIE DU BÂTONNIER DE L’ORDRE DES AVOCATS

http://www.emedia.sn Le bâtonnier de l’ordre des avocats du Sénégal brise le silence. Me Papa Leyti Ndiaye se prononce sur l’affaire Ousmane Sonko/Adji Sarr qui a installé un malaise au sein du barreau.
Dans un entretien accordé à L’Obs, le bâtonnier a d’emblée invité tous les acteurs à un respect scrupuleux des lois et des règles de la procédure pénale, dans le but de laisser la justice suivre son cours et dans le respect du principe de présomption. Aux juges, il demande le respect des droit de la défense et à ses confrères, il appelle au respect des règles de leur ordre.
S’agissant du malaise qui s’est installé au sein du barreau suite à cette affaire, avec des plaintes d’avocats contre leurs confrères, Me Papa Leyti Ndiaye, a fait savoir qu’il a demandé l’ouverture de procédures disciplinaires, avec désignation de certains membres du Conseil de l’ordre pour déposer des rapports qui seront examinés le moment venu, par la formation disciplinaire.
Mieux, il renseigne que le Conseil de l’ordre a convoqué certains avocats pour leur rappeler que s’ils persistaient dans leurs attitudes, la procédure disciplinaire actuellement en cours pourrait être adjointe à une mesure de suspension provisoire, prise sans formalités particulières et sans recours, sanction prévue par l’article 57 de leur règlement intérieur.
Le bâtonnier s’est également prononcé sur le cas des avocats qui ont été victimes d’agression verbale, de menaces de mort et de saccage de leur domicile (Me El Hadji Diouf). Il s’est indigné de cette situation avant de faire savoir que le Conseil de l’ordre des avocats s’engage à se tenir résolument aux côtés des confrères, pour accompagner toutes les actions entreprises pour identifier et châtier les coupables. Il a par ailleurs regretté l’incident qui a eu lieu devant le bureau du doyen des juges. « Il est effet inadmissible, d’une part, que des avocats se voient interdire l’accès du bureau d’un juge d’instruction, par des forces de l’ordre. C’est sans doute une première dans nos annales judiciaires. D’autre part, pour avoir dûment informé le Doyen des juges d’instruction de leur constitution en faveur de Ousmane Sonko, les avocats de ce dernier ont été, pour le moins, surpris, indignés et l’ordre des avocats avec eux, de constater que leur client avait été reçu, fût-ce pour un simple report, sans qu’ils aient été autorisés à accéder au bureau du juge, pour l’assister », a déclaré le bâtonnier. Aliou DIOUF

DISPARITION : LES TROIS PÊCHEURS RETROUVÉS SAINS ET SAUFS VERS PALMARIN

http://www.emedia.sn Ouf de soulagement pour les populations de Thiaroye sur mer. L’angoisse et la tristesse, qui les hantaient dernièrement, ont cédé la place à la consolation et la tranquillité. En effet,  les trois pêcheurs qui ont été portés disparus depuis quatre jours ont été retrouvés. Ils ont été secourus en haute mer vers Palmarin (Fatick). Ils ont été, informe-t-on, retrouvés sains et saufs.
Les trois pêcheurs saisonniers étaient partis en mer, il y a quatre jours, à bord d’une pirogue en fibre de verre. Et depuis, ils n’avaient pas fait signe de vie. Aliou DIOUF

Après le Sénégal : Le Maroc fête le centenaire du doyen Amadou Mahtar Mbow

Après le Sénégal, c’est au tour du Maroc de célébrer le centenaire du professeur Amadou Mahtar Mbow, du 5 au 7 avril 2021, en marge du sommet de l’Africanité qui a lieu à L’École nationale de commerce et de gestion de Casablanca (ENCG-C). L’hommage à l’illustre diplomate sénégalais, placé sous le haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, symbolise l’étroite coopération culturelle entre Rabat et Dakar et, au delà, les retrouvailles africaines, autour des leaders et des symboles de la renaissance africaine. Pour rappel, le professeur Amadou Mahtar Mbow avait été coopté, dès la fin de son mandat, à la tête de l’UNESCO, comme membre de l’académie royale. Aussi, à l’occasion de cette seconde édition du Sommet de l’Africanité, un « Trophée de l’Africanité » sera remis au premier Directeur africain de l’UNESCO en hommage à son parcours exceptionnel, historique et fort exemplaire.
En outre, lors de ce second sommet, placé sous la thématique « Made In Africa : Parole aux femmes d’Afrique » , la parole sera donnée à des personnalités, des femmes africaines et aux futurs leaders pour parler de leur projet et raconter leur succès. L’objectif du Sommet de l’Africanité est d’accompagner en fédérant la dynamique du leadership des femmes et des jeunes en Afrique, sélectionnés par la Fondation, pour faire connaitre leurs projets immédiats, les encourager et les accompagner dans le financement. Ce Sommet se veut un porte-parole de la femme et de la jeunesse africaine face à la communauté internationale. La Fondation Trophée de l’Africanité, organisatrice de cet évènement, a déjà récompensé plus de 140 personnalités dans le Monde dont 10 Chefs d’État africains.
Mohamed H’Midouche : le nom de Mahtar M’BOW à jamais gravé dans nos mémoires collectives comme un des principaux artisans du nouvel ordre mondial de l’information et de la communication
Dans le cadre de l’hommage rendu à Amadou Mahtar Mbow, voici en substance le discours prononcé par Mohamed H’Midouche, vice-président du cercle d’amitié et de fraternité Sénégal-Maroc (CESEMAF) et, entre autres, Consul honoraire du Cap-Vert au Maroc.
« C’est avec un immense plaisir et une grande joie que j’ai le privilège de prendre la parole ce matin, à la faveur de cette cérémonie officielle d’ouverture de la Deuxième Edition du Sommet de l’Africanité 2021 organisée sous le thème « Made in Africa : Success Story des femmes d’Afrique» et au cours duquel les organisateurs ont décidé de rendre un hommage bien mérité au Pr Amadou Mahtar M’BOW à l’occasion de la célébration de son centenaire qui a été célébré le 20 mars dernier au Musée des Civilisations de Dakar en présence d’éminentes personnalités du monde de la politique, de la culture et de toutes les couches sociales du Sénégal et d’Afrique..
Au nom du Cercle d’Amitié et de Fraternité Sénégal-Maroc que je représente ici en ma qualité de co-fondateur avec le Pr. M’BOW et Vice-Président, je voudrais, en mon nom propre et au nom de tous les membres et amis du CESEMAF, exprimer ma profonde gratitude aux organisateurs de cette importante manifestation panafricaine qui est placée sous le Haut Patronage de notre Auguste Souverain Sa Majesté le Roi Mohammed VI que Dieu l’Assiste afin de rendre un vibrant hommage au Professeur Amadou Mahtar M’BOW. Mes remerciements vont plus particulièrement au très dynamique M. Nasrallah BELKHAYATE, Président de la Fondation Trophée de l’Africanité, à toute son Equipe et aux responsables de l’Ecole Nationale de Commerce et de Gestion de Casablanca relevant de l’Université Hassan II de Casablanca et à leur tête le Pr Aawatif HAYAR, Présidente de l’Université Hassan II et M. Smail KABBAJ, Directeur de l’ENCG de Casablanca.
Comme vous le savez, en Afrique et partout ailleurs, tout le monde reconnait que le Pr. Amadou-Mahtar M’Bow affiche un CV kilométrique dont il est difficile de rendre pleinement compte. Ministre de l’Éducation et de la Culture du Sénégal pendant la période d’autonomie interne (1957-1958), il démissionne pour s’engager dans la lutte pour l’indépendance de son pays qui sera effective en 1960. Celle-ci acquise, il deviendra ministre de l’Éducation nationale (1966-1968), puis de la Culture et de la Jeunesse (1968-1970) et député à l’Assemblée Nationale en 1966 et au Conseil municipal de Saint-Louis. En 1970 il est d’abord été nommé sous-directeur général de l’UNESCO pour l’éducation puis élu en 1974 et réélu en 1980 au poste de directeur général de l’UNESCO jusqu’en 1987. Sous sa direction, la commission dirigée par Sean MacBride (ancien ministre irlandais des Affaires étrangères (1904-1988), fondateur d’Amnesty International (1962), prix Nobel de la Paix (1974) avec le Premier ministre japonais Eisaku Sato et prix Lénine pour la Paix (1977)) et Haut-Commissaire des Nations unies pour la Namibie en 1974) délivre un rapport intitulé « Many Voices, One World » qui présente des recommandations pour établir un nouvel ordre mondial de l’information et de communication, plus équitable, connu sous le sigle NOMIC.
Ainsi le nom de Mahtar M’BOW restera à jamais gravé dans nos mémoires collectives comme un des principaux artisans du nouvel ordre mondial de l’information et de la communication. En 2008, âgé de 87 ans, il accepte de présider les Assises Nationales du Sénégal qui ont réuni pendant près d’un an les principaux partis d’opposition au pouvoir du président Abdoulaye Wade et des dizaines d’organisations diverses. Expérimenté et conscient de ses responsabilités, il avait auparavant rencontré le chef de l’État, les représentants de la société civile, ainsi que les dignitaires religieux.
Après la fin des travaux en mai 2009, il a annoncé son intention de poursuivre la rédaction de ses Mémoires et de reprendre ses conférences. Homme de lettres, il a publié plusieurs ouvrages dont les principaux sont :

  • Le temps des peuples, 1982 (discours)
  • De la concertation au consensus : l’UNESCO et la solidarité des nations, 1979
  • Quel avenir pour l’Afrique ? 1990 (conférence)
  • Collectif, La science et la technologie dans les pays en développement : pour une renaissance scientifique de l’Afrique, 1992 (symposium)
  • Assises nationales. Sénégal, An 50. Bilan et perspectives de refondation, L’Harmattan, Paris, 2012, 298 p. (sous la direction de Amadou Mahtar Mbow).

S’agissant de notre cercle , le CESEMAF, son objectif consiste d’une part, à œuvrer et à consolider les liens de fraternité et d’amitié séculaires qui existent entre nos deux pays frères depuis la nuit du temps, et d’autre part, à promouvoir les relations économiques et culturels entre nos deux pays. Il est animé par des acteurs des deux pays et a été créé en 2005 à Dakar sous l’égide du Roi Mohammed VI et de l’ancien président de la république du Sénégal Maître Abdoulaye Wade qui fut non seulement notre président d’honneur mais aussi un membre actif à part entière.
La présidence de notre Cercle a été confiée au Pr. Amadou Mahtar M’BOW en raison de plusieurs critères dont notamment la probité, l’intégrité, l’immense savoir et l’expérience professionnelle nationale et internationale, sa grande valeur humaine et surtout sa fidélité et ses liens constants et indéfectibles envers le royaume du Maroc dont il est un membre éminent de l’Académie Royale présidée par feu le Roi Hassan II. Il nous gratifiait très souvent de son savoir et sa connaissance profonde des relations internationales et de l’histoire de l’Afrique et le rôle stratégique joué par feux les Rois Mohammed V et Hassan II paix à leur âmes dans la création de l’ancienne Organisation de l’Unité Africaine (OUA) et l’aide multiforme apportée par le Maroc aux mouvements de libération des Etats africains du joug colonial qu’il s’agisse des pays lusophones ou l’ANC d’Afrique du Sud qui luttait contre le régime de l’apartheid.
Parmi les activités phares menées par le CESEMAF sous le leadership du Pr.Amadou Mahtar M’BOW, permettez-moi de mentionner :

  1. a) Au niveau du secteur de la santé

  2. Organisation d’opérations chirurgicales contre la cataracte à titre gracieux au bénéfice de plus de 1.000 patients sénégalais, opérations effectuées par le Pr. Mohamed CHAHBI de la Clinique de l’œil de Casablanca qui opérait 50 cataractes par matinée pendant trois jours au centre de santé de Bopp à Colobane. Ces opérations se sont poursuivies pendant plusieurs années.
    D’ailleurs, c’est à Dakar que fut entrepris le premier projet de clinique Ophtalmologique situé dans la commune de Camberene dans la banlieue de Dakar et qui porte le nom de Mohammed VI. Cette clinique a été financée en 2008 et inaugurée le lundi 18 mars 2013 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président Macky SALL dans le cadre des activités de la Fondation Alaouite pour le développement humain durable qui est présidée par Sa Majesté le Roi. Cette Fondation émane de la volonté propre du Souverain chérifien. Son champ d’action couvre plusieurs secteurs du développement humain durable dans les pays subsahariens. L’élément humain constitue l’axe central de cette action qui porte notamment sur les domaines de la santé, du développement social, de l’éducation, de l’environnement, de l’agriculture, de l’exploitation des ressources naturelles ainsi que de l’apport de l’expertise marocaine. Elle contribue à la lutte contre la pauvreté et la vulnérabilité et l’amélioration des conditions de vie des catégories les plus démunies, dans le cadre de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.
    La clinique Ophtalmologique Mohammed VI est dotée de blocs opératoires, de salles de réanimation et d’équipements modernes pour pratiquer des interventions notamment pour le traitement de la cataracte et des opérations chirurgicales pour des pathologies plus lourdes comme le glaucome ou le décollement rétinien, ce qui constitue une première pour cette région du continent africain.
    Les soins sont dispensés gratuitement et bénéficient à 50.000 malades annuellement dont plus de 2.500 opérations pour le traitement de la cataracte.

  3. b) Assistance aux populations sinistrées suite aux inondations

5- En 2009, le CESEMAF avait organisé l’acheminement et la distribution à partir de la ville de Fès de deux Containers de couvertures destinés aux sinistrés de la Commune de Rufisque suite aux inondations de 2009.

  1. c) Organisation de conférences et de diners-débats

  2. Le CESEMAF a organisé plusieurs conférences et diners-débats notamment sur le rôle joué par le Maroc dans la création de l’ancienne Organisation de l’Unité Africaine avec le Groupe de Casablanca (1961) qui était composé de feu le Roi Mohammed V, Gamal Abdel Nasser l’Egyptien, Kwame Nkrumah du Ghana, Ahmed Sékou Touré de Guinée qui avait dit non au Général De Gaulle en 1958, Modibo Keita du Mali, Ferhat Abbas, le chef du gouvernement algérien en exil. Le Groupe ou Bloc de Casablanca rassemblait des États qui partageaient la même vision du futur de l’Afrique et du panafricanisme.

Excellence, Mesdames, Messieurs,

Je ne saurai terminer mon propos sans rappeler que le Pr Amadou Mahtar M’BOW a constamment œuvré pour le renforcement des relations d’amitié et de fraternité historiques entre le Sénégal et le Maroc. Pour lui, sa fidélité au royaume du Maroc constitue un acte tout à fait naturel car il considère que chaque marocain et chaque sénégalais porte dans son sang un peu de Sénégal et un peu de Maroc. Ayons une pensée spéciale pour lui. Prions Allah le tout puissant de lui accorder longue vie et une bonne santé. Souhaitons aussi au peuple frère du Sénégal une Bonne fête de l’Indépendance qui a été célébrée hier 4 avril 2021. Vive l’amitié et la fraternité entre le Sénégal et le royaume du Maroc ! Je vous remercie.


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