Revue de Presse du Lundi 04 Mai 2020

Unes de la Presse du Lundi 04 Mai 2020
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Dettes Africaines: Donald Trump dit “niet” aux DTS

https://www.rewmi.com/L’administration Donald Trump freine des quatre quant à l’éventualité discutée entre les grands actionnaires du FMI de permettre au fonds d’émettre de nouveaux DTS (droit de tirage spécial) en faveur des pays pauvres. Le fonds a besoin de l’accord d’une majorité de ses membres pour attribuer des DTS supplémentaires, donc de possibilités de plus de prêts au titre des ressources propres, relève le dernier rapport Coface.

Dette africaine: la part chinoise à 40 %,mythe ou réalité? Par Thierry Pairault*

https://www.lepoint.fr/afrique/–ANALYSE. Une véritable querelle de statistiques amène à s’interroger sur le poids de la Chine dans la dette africaine. Qu’en est-il vraiment ?
Dans une belle unanimité forcée par les circonstances, le FMI et la Banque mondiale, le G20 et même le pape François se sont prononcés pour un allégement de la dette des pays africains, la Chine faisant plus ou moins figure d’accusée. Mais à combien se monte réellement la dette africaine à l’égard de la Chine ?
Depuis quelque temps, les médias français annoncent que 40 % de la dette africaine serait due à la Chine. Dans le même temps, Deborah Bräutigam avance le chiffre de 17 % dans un article paru le 15 avril 2020 dans The Diplomat intitulé « Chinese Debt Relief. Fact and Fiction ». J’ai donc essayé de comprendre d’où venait ce chiffre 40 %, car celui de Deborah Bräutigam résultait d’une exploitation des données accessibles par tous sur la base de données statistique de la Banque mondiale et d’une lecture de l’édition 2019 de son rapport International Debt Statistics 2018.

Et si le poids donné à la Chine était exagéré

L’enchaînement des faits semble clair. Tout serait parti, d’un communiqué de Reuters en date du 7 avril, rapportant une déclaration du ministre ghanéen des Finances qui, lors d’une discussion avec le président d’un think tank de Washington, aurait indiqué que « la dette africaine à l’égard de la Chine s’élèverait à 145 milliards de dollars environ ». Il semblerait qu’un éditorialiste de RFI dans une de ses chroniques ait voulu mettre ce chiffre en perspective et le comparer au chiffre de l’endettement total, il aurait retenu le chiffre de 365 milliards de dollars (145/365 = 40 %). Par la suite, ce calcul a été repris dans toute la presse française et francophone. Or, ce calcul pose problème.
-Le ministre ghanéen ne dit pas de quel type de dette il s’agit (totale, publique ou privée, à court terme, à long terme ou totale, garantie par les États ou non, en quelle année…).
-Le chiffre de 365 milliards de dollars fait strictement référence aux dettes publiques à long terme garanties par les États en 2018 ; de surcroît, elle ne concerne pas l’Afrique, mais l’Afrique subsaharienne.

Elle laisse donc de côté 53 % de la dette africaine totale en 2018.

-Si nous prenons le chiffre du ministre ghanéen au sens strict de son énoncé, le taux d’endettement ne serait plus que de 19 % (145/774) en 2018.
Un autre aspect doit encore être pris en compte. Ce chiffre de 145 milliards de dollars a sans doute été repris (en l’arrondissant) sur le site du CARI (China-Africa Research Initiative de l’université Johns-Hopkins) ; or il s’agit du montant des prêts effectivement octroyés par la Chine entre 2000 et 2017. Ce même chiffre a été recalculé pour la période 2000-2018 et s’élèverait désormais à 152 milliards de dollars (voir l’article de Deborah Bräutigam cité supra). En vérité, cette somme ne correspond pas au montant de la dette africaine envers la Chine : certains prêts ont d’ores et déjà été remboursés quand d’autres sont en cours de remboursement. Si nous pouvions véritablement évaluer la dette, nous ne connaîtrions pas encore le poids exact que peut représenter cette dette pour les pays africains, car il faudrait pouvoir estimer le service de la dette, c’est-à-dire l’ensemble des remboursements du principal et du paiement des intérêts.
J’ai repris avec Deborah Bräutigam les calculs qu’elle avait menés également à partir des données de la Banque mondiale, mais pour 2017. Elle annonçait que 17 % des dettes publiques à long terme en Afrique subsaharienne résultaient de prêts chinois en 2017, ce que j’ai pu avérer avec la base de données de la Banque mondiale.

Derrière les chiffres, des arrière-pensées politiques

Bref, si le continent africain est lourdement endetté à l’égard de la Chine, c’est dans des proportions bien moindres que ce qui a pu être proclamé et repris avec des arrière-pensées plus politiques. Ainsi, dans les colonnes du Monde dans sa livraison du 29 avril 2020, l’ex-président du Bénin, Thomas Boni Yayi, reprend ce chiffre de 40 % et affirme que : « La question est de savoir si un pays comme la Chine, membre du G20, est prêt à annuler sa créance sur le continent, soit 40 % de la dette africaine qui se situerait autour de 360 milliards de dollars. »
L’économiste américain Minxin Pei a fait paraître le 1er mai dans le Nikkei Asian Review un article sous le titre de « China’s expensive bet on Africa has failed » dans lequel il témoigne de ses positions anti-chinoises que l’on peut qualifier de trumpiennes en dénaturant les données chiffrées disponibles. Dans le passage qu’il consacre à la dette, il cite le chiffre de 152 milliards de dollars de prêts qu’il attribue au CARI alors que cet institut n’a pas encore publié ce chiffre ; or ce chiffre a été énoncé qu’une seule fois par Deborah Bräutigam dans son article paru dans The Diplomat déjà cité qui de fait remet en cause toute l’argumentation de Minxin Pei.
En citant le CARI et non Deborah Bräutigam, Minxin Pei s’approprie un chiffre et la caution du CARI passant outre aux critiques contenues dans l’article. Les autres chiffres sont également discutables. La Banque mondiale n’a jamais donné le chiffre de 64 milliards de dollars avancés par Minxin Pei ; quant au pourcentage de 60 %, il est celui du montant des prêts bilatéraux chinois à long terme et publiquement garantis en 2017, c’est-à-dire environ 13 % de l’endettement africain total en 2017 ou encore 17 % de l’endettement garanti que calcule Deborah Bräutigam. Il est clair que faire résonner le chiffre de 60 % en détournant l’attention du lecteur « démontre » mieux qu’un exposé circonstancié concluant à chiffre moindre.

Pendant ce temps, que dit-on en Chine ?

Une question se pose. Que disent les dirigeants et chercheurs chinois pendant ce temps ? Pour commencer, je noterai que certains communiqués récents (10 et 14 avril) du ministère chinois du Commerce (MOFCOM) se sont contentés de rapporter assez exactement des propos parus dans la presse occidentale sans tenter d’argumenter, ce qui n’est généralement pas le cas des responsables qui s’expriment.
Rappelons que Ning Jizhe, directeur adjoint de la Commission nationale du développement et de la réforme, affirmait que ce n’était pas la faute de la Chine si certains pays africains étaient endettés. Ils avaient déjà des dettes auprès d’autres pays avant que la Chine ne leur octroie un prêt. Un argument sorti tout droit du fond d’une cour de récréation : « M’dame, cé pa moi ka commencé ! »
Les chercheurs ne sont pas énormément intéressés à la question de la dette africaine ni au rôle éventuel de la Chine dans sa constitution. En consultant la base chinoise de données bibliographiques du China National Knowledge Infrastructure (CNKI), le plus important agrégateur et dispensateur chinois de ressources scientifiques numérisées (accès en ligne à plus de dix mille revues scientifiques chinoises et plus de soixante-trois millions d’articles), je n’ai relevé que quatre articles abordant ce sujet, dont deux parus en ce début d’année 2020 dans la revue Asie occidentale et Afrique de l’Académie des sciences sociales de Chine.
Ces articles ne produisent aucune statistique chinoise permettant de faire un bilan des prêts, sauf quelques chiffres ponctuels se référant à des prêts bonifiés alors que ceux-ci sont l’exception à partir desquels les auteurs se livrent à une généralisation. Sinon, ces auteurs utilisent les chiffres de la Banque mondiale pour prouver la mauvaise foi des analystes occidentaux et montrer que la dette africaine due à la Chine serait très faible par comparaison « aux 38 % dus aux banques commerciales [occidentales, NDLR], aux 36 % dus aux prêteurs multilatéraux et aux 26 % aux prêteurs bilatéraux, dont la Chine qui n’en finance qu’une faible partie ».

Comparaison biaisée

Les termes de cette comparaison sont biaisés, aucune banque commerciale seule, aucun prêteur bilatéral seul, ne détient une part aussi grande que celle détenue par la seule Chine (17 %, selon Deborah Bräutgiam) ; quant à la Banque mondiale et les autres institutions multilatérales, elles prennent des décisions auxquelles la Chine participe activement. Fondamentalement, ce que l’on doit comprendre serait que la Chine ne disposerait pas de statistiques lui permettant d’argumenter solidement et doit se réfugier dans une argumentation qui relève plus de l’apagogie ou du syllogisme politique.
Enfin, qu’il s’agisse ou non du chiffre de 17 %, calculé par Deborah Bräutigam, il ne faut pas oublier que ce sont des chiffres moyens qui peuvent être très éloignés de la situation propre à chacun des pays endettés à l’égard de la Chine. En fait, dans le contexte actuel, ces chiffres mesurent plutôt la « punition » que le G20 aurait voulu imposer à la Chine pour son interventionnisme en Afrique. C’est pourquoi le chiffre de 40 % a tant retenu l’attention en France du moins, car ailleurs d’autres prennent le relais.

UEMOA: Eco retardée par le Coronavirus?

https://www.rewmi.com/En se basant sur les chiffres, on constate que le continent africain est un peu plus épargné par la pandémie du Coronavirus que le reste du monde. Il n’en reste pas moins que le continent doit faire face à de multiples défis face à la crise sanitaire provoquée par le Coronavirus. Il faut dire que le système sanitaire de la majeure partie des pays africains est obsolète. C’est souvent avec les moyens du bord que le personnel soignant, en première ligne dans plusieurs pays africains, mène une lutte acharnée contre la maladie.
Le Covid-19 a également de lourdes répercussions sur l’ensemble de l’économie africaine. Les pays de la zone ouest-africaine sont notamment très exposés car leurs économies devaient déjà faire face à de multiples défis bien avant l’avènement du Covid-19. Les différentes mesures draconiennes qui ont été prises pour enrayer la propagation de la pandémie ont des répercussions sur l’économie de ces pays. C’est dans ce contexte inédit, que les chefs d’État de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) se sont rencontrés par visioconférence pour mettre en place des stratégies communautaires afin d’amortir les différents chocs de cette crise sanitaire

Un sommet extraordinaire pour des mesures urgentes

Les présidents du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Niger, du Sénégal et du Togo veulent ainsi mettre en place des stratégies communes pour limiter les effets du Covid-19 sur l’économie des pays membres. Pour cela, les chefs d’État ont dû procéder à des réaménagements qui vont bouleverser la feuille de route de l’UEMOA notamment en ce qui concerne la création d’une nouvelle monnaie. Au cours de la rencontre, les présidents ont décidé de suspendre le pacte de convergence qui était l’élément moteur vers le projet de création d’une nouvelle monnaie.

Sauver l’économie

La priorité est de permettre la survie des économies des pays de l’UEMOA pendant et après le Coronavirus. Suspendre le plan de Convergence qui avait été enclenché va ralentir la processus de création de la monnaie unique qui devait s’appuyer sur ce critère. Pour rappel, la création d’une monnaie unique avait été plusieurs fois reportée par les chefs d’états de la sous région. Ces dernières années le dossier est revenu sur la table et l’année 2020 devait connaître la naissance de la monnaie dont le nom avait été dévoilé récemment. Nul ne sait quand est ce que la pandémie sera maîtrisée totalement. Se dirige t-on vers un scénario où l’UEMOA va mobiliser toutes les ressources afin de soutenir les Etats Membres dans la lutte contre le Coronavirus?
Durant la visioconférence, les chefs d’Etats ont indiqué que les mesures urgentes et les plans de riposte sont évalués à environ 5 285 milliards de francs CFA (8 milliards d’euros) pour l’ensemble des 08 pays membres de l’UEMOA. Selon les représentants de la partie ivoirienne, ce fond d’urgence est destiné à limiter l’impact de la crise sanitaire sur les populations, l’emploi et le secteur productif.

Controverse Bénin-Sénégal sur la dette: la renaissance du débat africain Par Kako Nubukpo

https://www.jeuneafrique.com/pays/senegal/–Si la pandémie du coronavirus n’avait qu’une seule vertu, ce serait la renaissance du débat africain qu’elle provoque à l’heure actuelle. En effet, rarement les décideurs et intellectuels africains se sont autant exprimés par voie de tribunes, d’articles, d’appels divers et variés.
Dans la foison de contributions plus stimulantes les unes que les autres générée par la pandémie de Covid-19, la passe d’armes récente entre le ministre béninois de l’Économie et des Finances, Romuald Wadagni, et le ministre sénégalais des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, autour de la question de l’annulation de la dette africaine, mérite d’être soulignée à plus d’un titre.
En effet, dans une tribune publiée le 23 avril, Romuald Wadagni a exprimé son hostilité au moratoire et a fortiori à l’annulation de la dette africaine, au motif du signal négatif que cette annulation enverrait aux marchés financiers, engendrant de facto une hausse de la prime de risque et donc des taux d’intérêts exigés par les créanciers pour acquérir les dettes africaines futures.
En réponse à cette prise de position, son homologue sénégalais des Finances a publié le 28 avril une tribune intitulée : « Annuler la dette des pays africains est vertueux et bien fondé », dans laquelle il fait explicitement référence à celle de son collègue du Bénin pour la contrer point par point.

LA TRIBUNE DE ROMUALD WADAGNI APPARAÎT COMME UNE CONTESTATION À UN LEADERSHIP SÉNÉGALAIS EN CONSTRUCTION

Trois raisons justifient l’importance et le caractère singulier de ce combat à fleurets mouchetés :
Sur le plan politique, une guerre de succession pour le leadership ouest-africain francophone est ouverte, depuis l’annonce du prochain départ de la présidence ivoirienne d’Alassane Ouattarra, véritable mentor de la relation entre la France et l’Afrique de l’Ouest. En se posant comme le primus inter pares de la croisade pour l’annulation de la dette africaine, le président sénégalais Macky Sall prendrait un avantage décisif sur ses pairs.
La tribune du ministre béninois des Finances, qui n’a pu être publiée sans l’aval de son chef d’État, apparaît dès lors comme la contestation de ce leadership sénégalais en construction et la réponse du ministre sénégalais des finances, comme une « commande » présidentielle.

L’APPARITION DE « NOUVEAUX ACTEURS » VENUS DU MONDE DE LA FINANCE INTERNATIONALE SORT LES MINISTRES AFRICAINS DE LEUR TORPEUR

Sur le plan diplomatique, les tribunes des deux ministres s’inscrivent dans un contexte où le président en exercice de l’Union africaine, le Sud-africain Cyril Ramaphosa, vient de désigner quatre personnalités emblématiques d’une Afrique mondialisée pour négocier, au nom de l’Afrique, les moratoires et/ou annulations des dettes africaines.
La tête de file de ce quatuor, Tidjane Thiam, ancien ministre, assureur et banquier franco-ivoirien internationalement connu et reconnu, a d’ailleurs répondu au ministre béninois des Finances sur la chaîne de télévision francophone TV5, en des termes fort peu amènes : « personne n’oblige un État à accepter un moratoire ou une annulation de sa dette ». On a connu des technocrates plus respectueux des ministres et des chefs d’États en exercice…
De fait, l’apparition de « nouveaux acteurs » venus du monde de la finance internationale, mais sans responsabilité exécutive à l’heure actuelle, sort de leur torpeur les ministres africains, généralement peu diserts en matière de partage de leurs convictions théoriques et empiriques.
Ces contestations – celle « par le haut » de la compétence des ministres africains en exercice dans leur capacité à représenter le continent dans les enceintes internationales et celle des commissaires de l’Union africaine (après tout, ils sont payés pour cela) – créent un nouvel espace de jeux et d’enjeux autour du leadership sur la représentation africaine sur le plan international et vient compléter la contestation « par le bas » portée par les organisations de la société civile africaine.

IL CONVIENT DE SOULIGNER L’ABSENCE DANS LES DEUX CONTRIBUTIONS MINISTÉRIELLES DES CAUSES STRUCTURELLES DES DETTES AFRICAINES

Sur le plan économique, les deux ministres des Finances semblent opter pour deux niveaux distincts de l’analyse économique : le ministre béninois est clairement dans une logique microéconomique, plus précisément dans l’économie du risque, de l’incertain et dans la théorie des jeux répétés. Son raisonnement consiste à dire qu’une suspension ou une annulation de la dette africaine provoquerait dans le jeu répété qui a cours entre débiteurs et créanciers, une perte de confiance de ces derniers engendrant une dégradation de la réputation et de la crédibilité des premiers, dont le coût cumulé sur longue période sera plus élevé que le gain immédiat.
Ce résultat bien connu de la théorie dite des « incitations », produit de la nouvelle économie institutionnelle, plaide en faveur du marché qui serait le meilleur allocataire des ressources en dépit de son caractère d’optimum de « second rang ». Au contraire, le ministre sénégalais opte pour une approche d’emblée macroéconomique, plus étatiste, ciblée sur la nécessité d’obtenir des marges de manœuvres budgétaires additionnelles pour faire face à la pandémie du Covid-19. De ce point de vue, il élargit l’espace d’appréhension de la crédibilité du débiteur en mobilisant l’Etat sénégalais qui aurait « un profil d’émetteur souverain de référence ».
Dans la mesure où en théorie, l’État est le meilleur débiteur par excellence car doté d’une durée de vie infinie, le tour est joué. En s’inscrivant au fond dans la nouvelle macroéconomie keynésienne, il pourrait revendiquer l’incomplétude et l’imperfection des marchés financiers pour justifier sur le plan pratique un moratoire ou même une annulation de la dette africaine.
Pour finir, il convient de souligner l’absence dans les deux contributions ministérielles des causes structurelles des dettes africaines, notamment l’étroitesse de la base productive et l’absence d’une souveraineté monétaire pouvant permettre la monétisation de la dette à l’instar de la pratique actuelle de tous les pays riches et émergents de la planète.

LA DEMANDE AFRICAINE POURRAIT ÊTRE ASSURÉE POUR L’ESSENTIEL PAR L’OFFRE AFRICAINE DE BIENS ET SERVICES

En effet, pour sortir du cercle vicieux de la dette africaine, il faudrait augmenter et orienter le crédit public et privé (bancaire et non bancaire) vers l’investissement productif et la création de capacités additionnelles de production. De fait, la demande africaine pourrait être assurée pour l’essentiel par l’offre africaine de biens et services, avec à la clé une réduction des importations et donc du solde courant de la balance des paiements.
Le processus de production africaine permettrait, pour sa part, de créer de nouveaux emplois, d’engendrer des revenus additionnels et de payer des impôts supplémentaires indispensables à une résorption pérenne des déficits budgétaires récurrents et donc la réduction drastique des stocks de dette extérieure.
La reconquête par l’Afrique de ses instruments de souveraineté politique, diplomatique et économique est la condition permettant de ne plus apporter des réponses conjoncturelles à une question structurelle et de sortir par le haut du débat salutaire entre le Bénin et le Sénégal sur les dettes africaines.https://www.jeuneafrique.com/

Accord sur le mode d’emploi des 200 milliards de soutien financier aux entreprises

http://lesoleil.sn/Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, et le président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Sénégal, Amadou Bocar Sy, ont signé, le 29 avril dernier, l’accord-cadre relatif à la mise en place d’un mécanisme de financement de 200 milliards de FCfa pour soutenir les entreprises affectées par la pandémie de Covid-19.
Dans le Programme de résilience économique et sociale (Pres), le Chef de l’État, Macky Sall, avait annoncé, le 3 avril, la création d’un mécanisme de financement d’un montant de 200 milliards de FCfa en soutien au secteur privé, sous forme de crédits de trésorerie ou d’investissement, en partenariat avec les établissements de crédit. Pour matérialiser cette mesure, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, et le président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Sénégal, Amadou Bocar Sy, ont signé, le 29 avril dernier, l’accord-cadre définissant les modalités d’octroi des financements. Dans l’accord que nous avons parcouru, les deux parties fixent les conditions dans lesquelles elles sont disposées à créer un partenariat relatif à la mise en place d’une ligne de financement d’un montant de 200 milliards de FCfa. L’article premier dudit accord précise que les entreprises bénéficiaires sont celles intervenant dans des secteurs affectés qui avaient de l’activité, des flux, une situation saine ou un potentiel de développement avant la pandémie de coronavirus et rencontrant des difficultés.
Pour la mise en œuvre du mécanisme de financement, deux guichets de 100 milliards de FCfa chacun sont prévus : un pour les Pme et un autre pour les Grandes entreprises. S’agissant des Pme, l’État et ses partenaires mettront à la disposition des banques, sous forme de dépôts numéraires et non rémunérés, une enveloppe de 50 milliards de FCfa. Ces dépôts qui seront nantis au profit des banques participant au mécanisme de financement serviront également de garantie.

Deux guichets de 100 milliards créés

L’accord-cadre note qu’en cas de décision favorable sur les demandes qui leur seront soumises, les banques s’engagent à injecter deux fois le montant déposé sous forme de crédit en faveur des Pme visées à l’abri des montants déposés en garantie. À cet effet, la part de garantie de l’État pour cette tranche dédiée aux Pme sera fixée à 50 % des impayés. Pour ce qui est du guichet dédié aux grandes entreprises, une enveloppe de 20 milliards, sous forme de dépôts non rémunérés, sera placée par l’État auprès des banques pour servir de garantie.
Même approche avec les Pme. En cas de décision favorable sur les demandes qui leur seront soumises, les banques s’engagent à octroyer 100 milliards de FCfa de crédit en faveur des grandes entreprises visées à l’abri des montants déposés. La quotité (part) de garantie de l’État sera de 20 % des impayés pour cette catégorie d’entreprises. Les Très petites entreprises (Tpe) ne sont pas en reste, car celle qui a un chiffre d’affaires inférieur à 100 millions et domiciliée dans une banque ou un système financier décentralisé de la place sera couverte par un mécanisme géré par le Fongip.

Rôle de l’État et de l’Apbefs

Concernant le rôle des deux parties dans cet accord, l’État s’engagera à faciliter les conditions de formalisation des garanties, à prendre des mesures fiscales incitatives, à solliciter le support de la Bceao pour examiner la possibilité de soutenir ce dispositif de financement. Quant à l’Apbefs, elle veillera à suivre et à encourager les actions des banques pour l’accompagnement des entreprises cibles. Elle devra aussi octroyer les crédits visés dans le cadre du présent accord dans les conditions prévues par les deux parties et mettre en place, dans les meilleurs délais, les crédits pour soutenir les entreprises affectées par la pandémie. Les crédits seront accordés avec les conditions suivantes : taux de sortie pour les entreprises bénéficiaires de cette ligne de financement à 3,5 % hors taxe par an ; une maturité comprise entre trois et six ans ; un différé de paiement d’un an. L’autre condition est que pour la première phase d’accompagnement dans le cadre de la résilience, les prêts seront plafonnés à un montant représentant la masse salariale brute trimestrielle par entreprise.Abdou DIAW

Le groupe Sonatel réalise un chiffre d’affaires de 274,1 milliards de francs CFA au 1er trimestre 2020

https://www.lejecos.com/Le groupe Sonatel indique que le nombre de clients Fixes, Mobiles, Internet (FMI) est égal à 33.1 millions au 1er trimestre 2020 contre 30,6 millions au 1er trimestre 2019 soit une hausse de 8,6%.
A travers son rapport d’activité trimestriel, il fait savoir que concernant le produit Orange Money le groupe a enrôlé 7 millions de clients contre 5,9 millions un an auparavant soit une hausse de 18,9%. Pour les Mobiles (Voix + sms + Sva) le résultat est de 32,7 millions de clients contre 30,1 millions au 31 mars 2019, soit une hausse de 9%.
En outre, le produit Data Internet mobile connait un nombre de 12 millions de clients contre 11,2 millions au 1er trimestre 2019, soit une hausse de 13%, selon le groupe qui note ainsi la reprise de la croissance du parc grâce à la bonne dynamique de recrutements dans tous les pays, au Mali en particulier.
Il est également indiqué dans le rapport une bonne progression du nombre d’utilisateurs des services très haut débit (fibre, 3G, 4G, 4G+) et financiers mobiles (Orange Money).
Par ailleurs, le document fait état d’un chiffre d’affaires du groupe estimé à 274,1 milliards de francs Cfa contre 270 ,1 milliards au 31 mars 2019, soit une hausse de 1,5% tandis que l’Ebitda (revenu avant intérêts, impôts et taxes, amortissements et provisions) ressort à 120.2 milliards au 31 mars 2020 contre 117,6 milliards au 31 mars 2019, représentant une progression de 2,2%.
Aussi, faut-il noter, d’après le rapport, que le résultat net du groupe est de 46,4 milliards de FCFA au 1er trimestre 2020 contre 49,8 milliards au 31 mars 2019, soit une baisse de 6,8% au moment où les revenus connaissent une solide croissance en comparaison au 1er trimestre 2019 (+4 Milliards FCFA) grâce à un accroissement significatif des revenus domestiques autour des usages data et Orange Money, particulièrement en Guinée et au Mali.Bassirou MBAYE

Sonatel évalue ses parts de marché à 54,4% au 31 mars 2020

https://www.lejecos.com/Au Sénégal, l’entreprise de télécommunication Sonatel évalue ses parts de marché à 54,4% en hausse de 1,6 point à la fin du 1er trimestre 2020.
Au niveau du marché et de la compétition, Sonatel note le processus d’acquisition de fréquences 4G par Expresso finalisé et dont le lancement commercial a été reporté suite crise à la crise du Covid-19. Dans la même dynamique, Sonatel souligne l’allégement de tarification et la gratuité certains services financiers mobiles en soutien au dispositif de lutte Covid-19.
L’entreprise de télécommunication n’a pas non plus oublié les effets induits du ralentissement économique sur les opérations (Orange Money, recrutements mobiles, consommations telco).
Concernant les taxes et régulations, elle rappelle l’allègement des règles de promo par le régulateur (Notification le 31 Mars), la mise en place d’un dispositif de report des échéances fiscales (TVA, IS 2019,) et les mesures fiscales incitatives pour la contribution au fonds spécial de lutte contre le Covid-19.
Dans le cadre de la riposte au Covid-19, les actions de Responsabilité sociétal d’entreprise (Rse) d’envergure précise-t-on, sont nombreuses. Il y a une série d’initiatives en faveur de l’Etat du Sénégal chiffrées à 2 milliards FCFA ; offres et promos spécifiques ; aménagements de certaines offres sur le marché entreprises (hôtellerie).  Il y a aussi l’application stricte des mesures de lutte édictées par les autorités (télétravail, distanciation sociale, réaménagement accueils et dispositifs commerciaux, la poursuite de la dynamique de conquête malgré le contexte de crise.Adou FAYE

Une hausse de l’électricité en février

https://www.rewmi.com/La production brute d’électricité de la Senelec, l’activité d’extraction minière,  l’activité du Port Autonome de Dakar ont  enregistré des hausses contrairement aux autres secteurs  comme le trafic aérien,  l’activité du secteur tertiaire, entre autres qui ont connu une  chute. Il s’agir d’une hausse de 9,3% en février 2020 par rapport au mois précédent. C’est ce qui ressort des repères statistiques de  février  2020  de l’Agence nationale  de la statistique et de la démographie (ANSD).

CAMPAGNE AGRICOLE 2020: 15 MILLIARDS FCFA DE PLUS POUR LA SUBVENTION DES INTRANTS

http://www.emedia.sn/Comme presque tous les secteurs, celui de l’Agriculture est touché par la pandémie à Covid-19. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la crise sanitaire est venue au mauvais moment. En Afrique de l’Ouest, face à la crise humanitaire dans le Sahel central, une région qui inclue le Burkina Faso, le Mali et le Niger, depuis le mois d’avril, plus de 11 millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire immédiate – essentiellement à cause des conflits. Et leur nombre est destiné à augmenter jusqu’à atteindre les 17 millions lors de la saison maigre (juin-août) si une réponse rapide n’est pas apportée.
Au Sénégal, des agriculteurs sont confrontés à des problèmes de mévente, entre autres. C’est ainsi que le gouvernement a pris une batterie de mesures. L’une d’elles porte sur une augmentation de l’enveloppe dédiée à la subvention des intrants agricoles (engrais, semences, matériel agricole, etc.)
« Le chef de l’État, Macky Sall, a pris des mesures fortes pour qu’on est une campagne agricole des plus réussie. En Conseil des ministres, il a demandé de renforcer le programme national d’autosuffisance en riz. Sur la préparation de la campagne, il a également demandé au gouvernement de prendre des mesures pour le financement de la campagne, et de faire des projections en faveur du secteur », a expliqué le Directeur de l’Agriculture, Oumar Sané.
C’est ainsi qu’a-t-il indiqué : « Cette année, pour cette campagne, le budget de 39 milliards pour la subvention des intrants a été augmenté de 15 milliards. Aujourd’hui, on tourne autour de 60 milliards F CFA. C’est un signal fort pour dire que le président de la République est conscient que le secteur agricole est touché. Et, il faut des mesures d’accompagnement pour qu’on puisse produire et bien produire pour cette campagne. » Ce, d’autant plus qu’a-t-il appuyé « les prévisions pluviométriques sont dans une hypothèse favorable. »
« Nous travaillons en collaboration avec les autres ministères pour le convoyage de ces intrants. Au niveau régional, c’est le gouverneur qui supervise tout ce processus-là », a-t-il précisé, interpellé sur l’état d’urgence instauré jusqu’en juillet prochain. Sané s’exprimait en marge d’une cérémonie de remise de masques à la population de Madina Gounass et de Djeddah-Thiaroye Kao, en banlieue dakaroise, ce dimanche, 3 mai. DIÉ BÂ

SAINT-LOUIS- CAMPAGNE DE SAISON SÈCHE CHAUDE 2020 :Une production record attendue, sous crainte de Covid-19

http://www.sudonline.sn/-Les producteurs ont emblavé cette année en campagne de saison sèche chaude plus de 49.000 hectares, soit plus de 3000 hectares de plus que l’année dernière. Une production record est attendue sous peu, selon les producteurs qui l’estiment à 300.000 tonnes de paddy. Mais face aujourd’hui à la pandémie de Covid-19, le Directeur Général de la Saed a rappelé l’urgence pour le pays d’atteindre la souveraineté alimentaire
Selon Aboubacry Sow, un travail est en train d’être fait avec l’accompagnement de la Saed pour cultiver le maximum possible à la prochaine campagne hivernale. Toutefois, les producteurs affichent des craintes qui sont liées au contexte de cette pandémie de Covid-19 en plus aussi de l’invasion des oiseaux granivores.
“La crise sanitaire causée par la pandémie de Covid-19 et qui a surpris tout le monde montre à suffisance qu’il faudrait aujourd’hui que les pays africains soient autonomes du point de vue de leur alimentation”. C’est du moins le point de vue du Directeur Général de la Société nationale d’aménagement et d’exploitation des Terres du Delta du Fleuve et des Vallées du Fleuve et de la Falémé (Saed) qui a rappelé l’urgence pour ces derniers d’atteindre la souveraineté alimentaire. Aboubacry Sow a tenu à rassurer les populations quant à la sécurité alimentaire qui reste, d’après lui, un défi pour les pouvoirs publics. “Le Sénégal s’est engagé depuis 2012 dans cette perspective en mettant en place le Programme national d’autosuffisance en riz (Pnar), ainsi que le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (PRACAS).
Également, le Président Macky Sall a, lors du dernier Conseil des ministres du mercredi 29 avril, donné des instructions pour “aller vers cette souveraineté alimentaire et ce, pour toutes productions agricoles notamment rizicoles, horticoles et céréalières”. Aboubacry Sall de soutenir aussi que cette souveraineté alimentaire est la seule voie de salut pour le pays pour faire face aux événements imprévisibles tels que l’actuelle pandémie de Covid-19. Ainsi, à la date du samedi 02 mai 2020, les superficies ayant fait l’objet d’une mise en culture portent globalement à environ 49.500 hectares en ce qui concerne la campagne de contre saison sèche chaude, pour reprendre les propos du Directeur Général de la Saed.
En tournée dans la Vallée, Aboubacry Sow s’est réjoui de l’engagement dont les producteurs riz ont fait montre cette année. “49.500 hectares, rapportés aux objectifs que nous nous sommes fixés, on est à peu près autour de 99,4% de taux d’emblavures. Donc, on peut dire que l’objectif a été atteint. Alors, avec cette superficie comparée à celle des années passées, on voit quand-même qu’on a fait un bond extrêmement important de presque 4000 hectares. Et cela est important car, je pense que, dans l’histoire de la mise en valeur dans la Vallée du Fleuve Sénégal, surtout pour les campagnes de saison sèche chaude, c’est la première fois que nous avons eu à obtenir une superficie aussi importante”, a dit le patron de la Saed
Pour sa part, Ousseynou Ndiaye, Président du Comité interprofessionnel riz (Ciriz), a indiqué qu’avec “ un rendement de 06 tonnes à l’hectare, les producteurs de la vallée peuvent s’attendre à une production de 300.000 tonnes de paddy.”
Selon Aboubacry Sow de la Saed, cela a été rendu possible grâce à la conjonction de plusieurs activités qui ont été menées avec les partenaires financiers tels que la Banque Agricole (ex-Cncas) qui a investi presque 09 milliards FCFA pour financer cette campagne de contre saison sèche chaude en plus aussi des autres partenaires.“
Globalement, on a un financement qui dépasse les 09 milliards FCFA pour cette campagne. Cela est extrêmement important et je pense aussi que c’est un record de financement. Il y a eu aussi cet engagement et cet engouement des producteurs. Une volonté ferme pour aller vers cette campagne de saison sèche chaude. Aboubacry Sow a également signalé qu’un Comité régional a été mis en place en vue de la prise en charge de la programmation et le suivi-évaluation de la campagne agricole. Il a aussi salué les travaux de maintenance, l’enlèvement du typha et des autres plantes aquatiques envahissantes. De leur côté, les producteurs ont plaidé pour la mise à leur disposition à temps du matériel pour la récolte, notamment les moissonneuses-batteuses. Cela leur permettra d’aller très tôt en campagne hivernale

 «Le secteur agricole est touché…» (Directeur de l’agriculture)

https://actunet.net/La pandémie du coronavirus n’épargne aucun secteur. Plusieurs secteurs sont impactés, d’autres sont frappés de plein fouet par le covid-19. Le secteur de l’agriculture n’est pas en reste. Les problèmes de mévente de l’oignon, les récurrents appels de détresse des maraîchers, en sont une parfaite illustration. Le Fonds des Nations Unies pour l’Agriculture et l’alimentation (Fao), a tiré la sonnette d’alarme, quant à une probable famine qui guetterait des millions de personnes dans le monde après la pandémie du covid-19.
Mais, selon le directeur de l’Agriculture, le Président Macky Sall a pris des mesures fortes pour une campagne agricole des meilleures. «Lors du dernier conseil des ministres, le chef de l’Etat a appelé à renforcer le Programme national de résilience en riz. Il a aussi donné des instructions fermes sur la préparation de la campagne agricole», explique Oumar Sané. À l’en croire, le président ne s’est pas limité à ça. Il a aussi revu en hausse le budget alloué à la subvention des intrants. «Le budget était de 39 milliards. Le président de la République a rajouté 15 milliards. C’est pour accompagner les producteurs dans l’acquisition d’intrants agricoles. Tout ceci pour vous dire qu’il accorde un intérêt particulier au secteur agricole», soutient M Sané.
S’exprimant lors d’une cérémonie de distribution de masques aux populations de Médina Gounass, le directeur de l’Agriculture rassure les producteurs que toutes les dispositions seront prises pour une bonne distribution des intrants et à temps. «Les notifications vont démarrer, il y a des opérateurs qui connaissent leur point de chute», ajoute-t-il. Le directeur de l’Agriculture, responsable politique de l’Apr dans la banlieue, a profité d’une distribution de 3000 masques pour inviter les populations à respecter les gestes-barrières et porter des masques. «Chacun de nous doit faire en sorte que le virus ne passe pas cgez lui pour se propager», conseille M. Sané. Par Younoussa BALDÉ

Approvisionnement du marché en produits alimentaires: au-delà de trois mois, aucune garantie

https://actusen.sn/Dans ce contexte marqué par la propagation du coronavirus au Sénégal, nombreux sont ceux qui se demandent si réellement le stock pourra tenir longtemps. Une question que des acteurs du commerce tentent de répondre dans le journal SourceA de ce lundi.
Ces derniers d’après nos confrères ne peuvent pas dire, avec certitude, que le Sénégal est à l’abri d’une pénurie. La seule assurance que peuvent donner l’Unacois Jappo, l’Unacois Yeessal ou encore la Direction du Commerce intérieur, c’est que le Sénégal est à l’abri pour, au moins, trois mois.

Régulation au niveau des marchés: Les commerçants et industriels dénoncent une mesure impopulaire

https://www.dakaractu.com/L’Association des commerçants et industriels du Sénégal (Acis) n’a pas approuvé la mesure préfectorale visant à réguler le fonctionnement des lieux de commerce dans le contexte du Covid-19. Elle trouve que cette mesure préfectorale qui fixe les jours où les commerçants spécialisés dans la vente de produits alimentaires ont l’autorisation d’exercer est une décision qui n’arrange à personne, a révélé Oumar Cissé, membre du Comité directeur de l’Acis, par ailleurs, adjoint du président de la Commission scientifique et technique.
‘’À la limite, l’État devrait nous laisser travailler du lundi au jeudi, au moins, pour nous permettre de mener convenablement nos activités. Parce que aussi, 80% des commerçants des Sénégalais sont des ‘’goorgorlou’’ comme tout le monde. Nous avons plus de charges que tout le monde, alors que nul ne nous a pris en compte dans ces mesures d’accompagnement. On ne nous autorise à vendre que 8 jours par mois, cela est anormal. Nous pensons qu’il existe une meilleure stratégie pour freiner cette propagation sans nous empêcher de travailler’’, note-t-il.
Cette décision tendant à fermer les marchés les week-end, est d’ailleurs, ce que l’Acis, à travers ses membres disent condamner fermement…

Fermeture des marchés à Dakar: Les consuméristes dénoncent la discrimination du gouvernement

http://yerimpost.com/Selon Massokhna Kane, la décision des autorités de fermer les marchés grand public et laisser fonctionner les supermarchés comme Auchan, Carrefour, Casino et autres, est une discrimination qui ne dit pas son nom. Pour le président de S.o.s consommateurs, il n’est pas judicieux de laisser «en l’état» les grandes surfaces ouvrir tous les jours, «vendre toute sorte de denrées, et dire que dans les marchés on va sérier ceux qui vont vendre tel jour et d’autres parce que les populations n’ont pas assez d’argent pour acheter pour une semaine par exemple ».

Hausse de 339.500 tonnes des embarquements de marchandises au Port de Dakar

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-Les embarquements de marchandises au Port autonome de Dakar (PAD) durant les deux premiers mois de 2020 ont connu une augmentation de 339.500 tonnes comparés à la même période de l’année 2019, a appris APA auprès de l’entreprise portuaire.
Ces embarquements se sont établis à 1.178.000 tonnes contre 838.500 tonnes au terme des deux premiers mois de 2019, soit une progression de 40,48% en valeur relative.
Cette situation est essentiellement due aux phosphates et aux produits de la mer.
Les embarquements de phosphates ont en effet enregistré une forte progression de 50,62%, passant de 92.300 tonnes en 2019 à 139.030 tonnes un an plus tard. Quant aux produits de la mer, ils ont cru de 4,73% à 48.700 tonnes contre 46.500 tonnes en 2019.
En revanche, les marchandises diverses ont connu une baisse de 19,72% à 561.670 tonnes contre 699.700 tonnes à fin février 2019.
Concernant les débarquements de marchandises, ils ont enregistré une hausse de 4,21%, passant de 2.415.200 tonnes à fin février 2019 à 2.516.900 tonnes un an plus tard. Cette situation est occasionnée principalement par les produits de la mer, les hydrocarbures raffinées et dans une moindre mesure les marchandises diverses.
Concernant les produits de la mer, ils augmenté de 16,83%, passant de 46.000 tonnes au terme des deux premiers mois de 2019 à 61.300 tonnes un an plus tard.
De leur côté, les débarquements d’hydrocarbures raffinés ont progressé de 12,05% à 245.750 tonnes contre 219.320 tonnes à fin février 2019.
Quant aux débarquements de marchandises diverses, ils ont augmenté de seulement 2,97% à 2.081.950 tonnes contre 2.021.820 tonnes en 2019.
En revanche, les débarquements de pétrole brut se sont établis à 127.930 tonnes contre 128.140 tonnes en février 2019, soit un léger repli de 0,16%.MS/te/APA

La polémique entre ministère des Pêches et de l’Economie maritime et acteurs du secteur est un débat d’ordre national (APRAPAM)

https://www.lejecos.com/La polémique qui alimente, ces derniers jours, l’actualité nationale au Sénégal, entre le ministère des Pêches et de l’Economie maritime et certains acteurs du secteur parmi lesquels le Groupement des armateurs et industriels de la pêche au Sénégal (GAIPES), est d’ordre national, puisque l’enjeu de cette passe d’arme, c’est la gestion durable des ressources halieutiques, particulièrement les petits pélagiques dont la gestion nécessite la transparence et la bonne gouvernance. C’est du moins, l’avis de l’Association pour la promotion et de la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale maritime (APRAPAM) qui mène une campagne d’information et de sensibilisation des acteurs de ce secteur névralgique de l’économie sénégalaise.
Les acteurs de la pêche membres de l’APRAPAM soutiennent que le patriotisme voudrait que tout citoyen pense d’abord à l’intérêt général et non à celui d’une personne, d’un groupe d’individus ou d’une seule communauté. Il devrait prévaloir en tout temps et en toutes circonstances, invite surtout le ministère des Pêches et de l’Economie maritime à impulser une véritable politique de pêche qui s’adosse sur le code de la pêche, la lettre de politique sectorielle pour la pêche et l’aquaculture et sur le Plan Sénégal émergent (PSE).
Seulement, leur président, Gaoussou Guèye et compagnie pensent que le dernier acte posé par le ministre, Alioune Ndoye, n’est pas pour apaiser le climat entre les différentes parties. ‘’Il ne s’agit pas d’une affaire crypto-personnelle ou une affaire entre le ministère en charge des Pêches et certains industriels. A mon avis, c’est un problème d’ordre national qui nous inquiète à plus d’un titre’’, a-t-il insisté
Selon l’APRAPAM, le Comité consultatif d’attribution des licences de pêche (CCALP), dont les membres devaient statuer sur l’octroi ou non d’une quelconque licence de pêche à des navires, a été sollicité pour une ‘’réunion à distance’’, à cause de la maladie au coronavirus.
L’APRAPAM se désole de constater qu’à la place du CCALP, on convoque, lundi dernier, des acteurs professionnels de la pêche artisanale dans une salle de réunion au ministère pour discuter de l‘octroi des licences de pêche.
‘’Ce qui nous inquiète, c’est qu’on nous dit qu’on ne peut pas convoquer la commission d’attribution des licences à cause de la pandémie du COVID-19 en nous demandant de donner notre avis par voie électronique. C’est contradictoire !’’, martèle Gaoussou Guèye qui ne comprend toujours pas qu’on puisse convoquer une délégation de 11 à 12 personnes constituant la délégation des professionnelles de la pêche artisanale alors que le CCALP ne fait même pas 15 membres.
‘’Ce qui est beaucoup plus inquiétant, c’est qu’il y a une délégation qui a quitté Mbour pour assister à l’audience avec le ministre alors qu’on interdit les déplacements entre les régions pour freiner la propagation du COVID-19.  ‘’Comment ont-ils fait pour aller assister à la réunion d’autant plus qu’on a donné des directives pour que les gens ne voyagent plus d’une région à une autre avec la maladie qui commence à prendre des proportions inquiétantes surtout avec les contacts communautaires ?’’, s’est encore interrogé le président de l’APRAPAM.
‘’Comment peut-on refuser de convoquer le CCALP et, en même temps, convier les acteurs de la pêche artisanale pour parler avec eux de cette question d’attribution ou non de licences à des navires chinois ou russes?» se demande Gaoussou Guèye qui estime que l’urgence, aujourd’hui, c’est de faire l’évaluation des ressources halieutiques disponibles au Sénégal, d’une manière à disposer de données fiables, avec une forte implication des chercheurs du Centre régional océanographique Dakar-Thiaroye (CRODT) qui regorge de scientifiques de renom capables d’effectuer ce travail de recherche.
Certaines pratiques de pêche qui ne respectent aucune norme constituent une ‘’menace extrêmement grave’’ qui va occasionner la perte d’emplois, dérégler la chaine alimentaire et menacer la stabilité sociale du pays, a alerté Gaoussou Guèye, selon qui la question n’est pas d’octroyer ou ne pas d’octroyer de licences.
‘’Tous les scientifiques du monde y compris le CRODT, unanimement, sont d’avis que ces ressources sont surexploitées. Et pire, depuis 2015 le CRODT n’a pas fait d’évaluation’’, s’est désolé M. Gueye, qui suggère, au ministère des Pêches et de l’Economie maritime d’appuyer le CRODT, afin qu’il puisse faire une évaluation qui servira de boussole dans les politiques de pêche et prendre des décisions vis-à-vis des ressources halieutiques pour une bonne gouvernance et une transparence absolue des ressources halieutiques.
Invitant les uns et les autres à apaiser les esprits et d’aller vers un sursaut national, le président de l’APRAPAM a indiqué que le Sénégal a tous les instruments qu’il faut pour régler cette question, notamment le code de la pêche, son décret d’application, la lettre de politique sectorielle pêche et aquaculture, le PSE ainsi que les autres instruments internationaux qui peuvent servir de référence pour régler l’octroi des licences de pêche.
‘’Il faut que les gens fassent attention, surtout quand on nous dit qu’on a débarqué 400 mille tonnes de poisson. Il faut faire la part des choses entre le produit débarqué au Sénégal et celui capturé dans ce pays. Du poisson peut bien être capturé dans l’un des pays limitrophes et être débarqué au Sénégal. D’où la pertinence de plaider pour le renforcement des ressources du CRODT qui est une référence en Afrique et dans le reste du monde’’, a-t-il souligné.
En d’autres termes, Gaoussou Guèye soutient que les chercheurs du CRODT ont l’obligation et le devoir moral de donner leurs avis sur la gestion des pêcheries.Serigne Makhtar Fall

Réouverture des classes: Une équation a N inconnues Par Mamadou Lamine DIANTÉ

La pandémie du covid-19, apparue officiellement dans notre pays le 02 mars 2020, poursuit sa progression fulgurante. Le Sénégal a franchi la barre symbolique des mille (1000) cas de contamination au nouveau coronavirus en moins de deux mois.
Dans le cadre du plan de riposte contre le covid-19, plusieurs mesures ont été prises par Monsieur le Président de la République, afin de rompre la chaîne de transmission du virus hautement transmissible. L’apparition du premier cas importé enregistré le 05 mars à Touba a créé une psychose dans la population, jusque dans des établissements scolaires de Mbacké qui accueillent des membres de la famille du patient. Ce qui n’a pas manqué de provoquer des remous dans ces écoles. Et pour éviter que les établissements scolaires et universitaires ne deviennent des foyers de propagation du nouveau coronavirus, Monsieur le Président de la République a décidé, le 14 mars, de les fermer jusqu’au 06 avril 2020. L’évolution de la pandémie dans notre pays a obligé les autorités à prolonger cette fermeture jusqu’au 04 mai. Il revenait dès lors aux ministres en charge de l’Éducation et de la Formation de mener des «concertations urgentes avec les partenaires sociaux en vue d’évaluer l’impact global du covid-19 sur le secteur éducatif» ; d’élaborer une feuille de route pour la poursuite des enseignements, de même qu’un agenda des évaluations (examens et concours), tout en tenant compte aussi de l’impact sur les établissements d’enseignement privé.
Entretemps, l’état d’urgence assorti d’un couvre-feu de 20h à 06h du matin a été décrété. Dans le même ordre d’idée, la nécessité du respect de la distanciation sociale dans les transports publics a fait l’objet d’une nouvelle réglementation, limitant le nombre de passagers dans les véhicules de transports en commun. En outre, de nouveaux horaires ont vu le jour dans l’administration, où la journée de travail s’étend désormais entre 09h et 15h. Le port de masque est devenu obligatoire dans les lieux publics, etc.
Au moment où l’on constate avec M. le Ministre de la santé que «la maladie ne faiblit pas, le nombre de cas a plus que quadruplé», le gouvernement a arrêté, au cours du Conseil des ministres du 29 avril, la date de reprise des cours, «à compter du 02 juin 2020 pour les élèves en classe d’examen». Les modalités de reprise globale des enseignements dans la période du 02 au 14 juin seront étudiées au niveau des académies. Toutefois, un certain nombre d’inconnues subsistent :
1° L’état d’évolution de la maladie à coronavirus : À moins que le gouvernement soit dans le secret de la propagation du covid-19 au Sénégal, on ne peut raisonnablement présager de l’état d’évolution de la pandémie à la date du 02 juin 2020. Et si la tendance actuelle venait à se maintenir ou se renforcer ?
2° L’état psychologique des acteurs : Avec la propagation fulgurante de la pandémie, comment les élèves, les parents et les enseignants vont-ils aborder cette échéance ? Seront-ils dans les dispositions psychologiques et mentales pour une reprise normale des cours, du fait de la psychose engendrée par le covid-19 et sa folie meurtrière à travers le monde ?
3° La reconfiguration des classes pédagogiques : Les établissements scolaires et universitaires se caractérisent par un déficit criard en infrastructures, caractérisé par un nombre de salles de classe ou d’amphithéâtres très limité. Dans ces conditions, comment réduire la taille des groupes pédagogiques en vue de respecter la distanciation sociale dans les salles de classe ?
4° Les zones à forte densité d’abris provisoires : Ce type d’infrastructure faisant office de salles de classe ou de bloc administratif font encore légion dans les régions du sud et sud-est, où l’hivernage s’installe précocement, souvent dès le mois de mai. Comment ces abris provisoires, qui sont même souvent en nombre insuffisant, pourront-ils permettre une reprise de cours dans un contexte de covid-19 ?
5° Le retour des acteurs dans leurs établissements : La première décision de fermer les établissements scolaires et universitaires a coïncidé, à une semaine près, avec les vacances du deuxième trimestre, communément appelées ‟vacances de pâques” ou encore ‟quinzaine de la jeunesse”. Ce qui a fait que la quasi-totalité des étudiants ont été convoyés chez eux ; de nombreux élèves et enseignants ont aussi rejoint leurs familles. Dans un contexte d’interdiction des transports interurbains, comment organiser le retour de tout ce beau monde ? Comment s’y prendre si certains se trouvent dans des localités mises en quarantaine ? Comment prévenir les risques de propagation du nouveau coronavirus et la prolifération des cas communautaires, dans ces conditions ? Quelle est la date de reprise des activités pour l’administration scolaire et universitaire, et les enseignants ?
6° Les conditions de transports des acteurs : Avec la nouvelle réglementation dans les transports publics, comment assurer le déplacement régulier des acteurs scolaires et universitaires dans le respect de la distanciation sociale ?
7° Les contraintes en cas prolongation du couvre-feu Les acteurs n’auront pas le droit d’être dehors ni avant 06h, ni après 20h. Les aléas de la circulation dans des agglomérations comme Dakar, combinés à la limitation du nombre de places dans les véhicules de transports en commun, permettront-ils aux acteurs scolaires et universitaires de respecter le couvre-feu en vigueur ?
8° La confection des nouveaux emplois du temps Elle doit obéir à divers facteurs tels que les nouveaux horaires dans l’administration et les services publics, la réduction de la taille des groupes pédagogiques, la disponibilité des salles physiques, l’exigence de respect de la distanciation sociale dans les salles de classe et la cour de récréation. Par quelle alchimie va-t-on essayer de permettre à la mayonnaise de faire semblant de prendre ?
9° La conduite des cours d’EPS L’éducation physique et sportive est pratiquée dans nos établissements. En fonction des risques encourus par les élèves, va-t-on les obliger à courir avec les masques, en faire des séances individuelles ou simplement suspendre ces cours ?
10° Les cours de philosophie : La philosophie fait partie, avec les mathématiques, l’espagnol, etc. ; des disciplines dites ‟en péril”, du fait d’un déficit d’enseignants dans ces matières. Il est très fréquent de trouver un seul professeur de philosophie dans un lycée à trois ou quatre classes de terminale, ou qui est à cheval entre plusieurs lycées. Avec une taille moyenne des groupes pédagogiques de 60 élèves, comment organiser les cours de philosophie ?
11° Le respect des mesures barrières dans les établissements Au-delà de la distanciation sociale dans les salles de classe et dans la cour, les acteurs doivent être équipés en masques et les établissements en dispositifs de lavage des mains. Selon les instructions des autorités sanitaires, le lavage des mains doit se faire au minimum toutes les heures ; et les masques doivent être changés toutes les trois heures. Ainsi, pour une durée de séjour quotidien de six heures dans les établissements, chaque acteur doit au moins se laver les mains 6 fois et changer de masque 2 fois par jour au sein de l’institution. En outre, il serait d’un bon ton de désinfecter les cartables et matériels scolaires à l’arrivée et à la sortie des scolaires et étudiants. Quelle garantie a-t-on que ces dispositions idoines seront prises ?
12° Le dispositif «apprendre à la maison» : Pour assurer la «continuité pédagogique», les ministères en charge de l’Éducation et de la Formation avaient annoncé un dispositif d’enseignement-apprentissage qui devait palier les cours habituels. S’est-on ravisé face à l’impréparation des acteurs par rapport à ce dispositif, et par rapport à ses propres limites ? Toujours est-il que le processus doit poursuivre sa maturation, pour le bien des acteurs. Par ailleurs, quelles qu’en soient ses performances, ce dispositif continuera de traîner une grosse lacune que constitue l’apprentissage de la sociabilité, essentiel dans les processus d’enseignement-apprentissage.
13° Le choix des acteurs : Selon le Pr Moussa Seydi, «laisser le covid-19 circuler pourrait mener à une catastrophe» au Sénégal. Dans un contexte de prolifération des cas issus de la transmission communautaire, qui sera exacerbée par le retour des acteurs qui étaient dans d’autres contrées, les élèves, étudiants et enseignants vont-ils devoir choisir entre la poursuite des enseignements-apprentissages et le covid-19 ? Les parents seront-ils contraints à choisir entre les études et la santé (ou la vie) de leurs enfants ? En tous cas, le sérieux des effets néfastes du covid-19 et la faiblesse de nos moyens médico-sanitaires ne laissent aucune place au tâtonnement, encore moins au faire-semblant dangereusement hasardeux.
Et pourtant, notre pays a une longue tradition en matière de ‟sauver l’année” et regorge de techniciens de l’éducation capables de proposer des schémas adéquats de réaménagement du calendrier scolaire et universitaire. Nous avons aussi les exemples de 2007 et 2012 qui peuvent servir de jurisprudence. Là où le Sénégal a réussi à sauver des années pendant qu’il était seul en situation, en faire autant ou mieux dans ce contexte inédit où il se trouve pratiquement au même niveau que tous les pays du monde, ne sera pas impossible. Par conséquent, attendre que la situation du covid-19 le permette est la décision la plus sage. Nul ne doit être sacrifié sur l’autel des pré-inscriptions ou des voyages d’études de quelques privilégiés.

Covid-19: le Sénégal enregistre son 10é décès

http://www.dakarmatin.com/-La nouvelle vient de tomber. Le Sénégal enregistre ce lundi, son 10ème décès lié au coronavirus. Il s’agit d’un homme âge de 58 ans et qui était interné à l’hôpital Fann de Dakar

POURQUOI Pr MOUSSA SEYDI NE VALIDE PAS L’ARTEMISIA DANS LE TRAITEMENT

http://www.emedia.sn/-Annoncée par le président de Madagascar, Andriy Rajoelina, comme comme un remède efficace contre le Covid-19, la boisson Covid Organics à base d’Artemisia annua fait polémique à propos de son utilisation dans le traitement du nouveau coronavirus. Si plusieurs Etats africains, dont le Sénégal, ont décidé de passer une commande auprès de Madagascar, ce n’est pas pour autant que son utilisation sera validée par les médecins traitants.
C’est le cas notamment du Professeur Moussa Seydi, qui ne valide pas l’utilisation de ce médicament dans son protocole de traitement. Selon lui, l’Artemisia agit sur certains virus, mais on ne sait pas s’il agit sur le coronavirus. Le chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Fann estime qu’il y a certains préalables qui ne sont pas encore acquis pour qu’il puisse utiliser l’artemisia dans son protocole.
« Moi, en tant que médecin, je ne l’utiliserai pas. En tant que chercheur, il faut que le médicament puisse agir au niveau du laboratoire, mais également que ce médicament puisse agir aussi chez l’être humain avant que je ne puisse prendre de décision. C’est ce que j’ai fait avec l’hydroxychloroquine et l’azithromycine. En laboratoire, on sait depuis longtemps, que ça agit sur des virus. Les Chinois l’avaient démontré d’ailleurs. On sait que ça peut agir chez l’être humain à partir d’une étude préliminaire avec toutes ses imperfections. Mais là (avec l’Artemisia), je n’ai pas tous les éléments. Je ne peux pas l’utiliser comme ça. Il me faut une étude, avec des tests réalisés sur des êtres humains », explique-t-il.
Pour le chef de file de l’équipe de traitement du coronavirus au Sénégal, les normes requises ne sont pas encore disponibles pour qu’il puisse s’engager à l’utiliser chez ses patients, malgré la commande faite par le chef de l’Etat du Sénégal, Macky Sall. Pr Seydi consent juste que cela peut être considéré comme un complément alimentaire et dans ce cas, il n’y voit pas d’inconvénient d’autant qu’il n’y a pas besoin d’une prescription médicale pour en prendre. « Quelqu’un qui n’est pas dans ma position a le droit de le considérer comme un complément alimentaire et de l’utiliser, argumente-t-il. Un complément alimentaire ne nécessite pas forcément une ordonnance. Je n’ai pas le droit de donner comme ça un médicament à un patient, il faut que les gens le comprennent. La rigueur de mon métier ne me permet pas d’agir ainsi. Si je le fais, j’emprunte une autre voie différente à celle de la médecine ».
Connue en Occident sous le nom d’Artemisia annua, la plante dont est issue l’artémisinine appartient à la famille des armoises. C’est aussi de ce végétal utilisé traditionnellement en décoction, que des chercheurs chinois avaient pu extraire, dans les années 1970, un principe actif, dénommé « Qing hao su ».
En 2001, l’OMS aussi avait annoncé que le plus grand espoir mondial de fournir un traitement au paludisme vient de Chine en parlant du « Coartem », première bithérapie comportant de l’artémisinine qui avait rejoint la liste des médicaments essentiels même si cela n’avait été que d’une courte durée. Aliou DIOUF

Pr SEYDI: “LES MASQUES NE SUFFISENT PAS,IL FAUT AUSSI PORTER DES LUNETTES”

http://www.emedia.sn/Partout dans le monde, les masques sont utilisés pour se prémunir du coronavirus. Au Sénégal, le port du masque est devenu obligatoire dans les services publics et privés, dans les lieux de commerces et des moyens de transport. Mais, d’après le professeur Moussa Seydi, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital de Fann, le port du masque uniquement ne nous épargne pas de la maladie.
Invité à la matinale d’Iradio, il a révélé qu’en plus du masque, les gens doivent porter de bonnes lunettes pour éviter d’attraper la maladie. « Si vous portez un masque et que vous ne portez pas des lunettes, vous n’êtes pas totalement protégés parce que le virus passe également par les mycoses des yeux. Donc, le port du masque ne suffit pas. En plus du masque, il faut porter aussi des lunettes pour se protéger contre cette maladie », a déclaré Pr Seydi, à l’endroit de ceux qui ne peuvent pas ne se rendre dans des lieux publics. Il conseille toutefois d’utiliser des lunettes de qualité pour éviter d’endommager les structures oculaires. Aliou DIOUF

Chiffres du Covid 19: le Sénégal va vers une phase importante

XALIMANEWS- Dans 10 jours tout au plus, le Sénégal va atteindre son pic de contamination au coronavirus. Selon la Directrice générale de la santé publique, Dr Marie Khemesse Ngom Ndiaye, il s’agit d’une phase importante.
« Je ne peux dire maintenant que (le Sénégal a atteint son pic de contamination) parce que nous venons de mettre en place un logiciel qui est un instrument de gestion de données. A l’heure où je vous parle, il y a des formations qui se font avec les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Déjà les documents de toutes les régions sont disponibles.  Peut-être qu’en ce moment avec le lot d’informations qu’on aura, nous pourrons vous dire de façon exacte quand est-ce qu’on aura le pic », a déclaré Marie Khemesse Ngom Ndiaye lors d’une émission à la RFM.
Pour elle, il est primordial d’atteindre cette étape dont tous les indicateurs semblent être à l’ordre du jour. « On l’a approximativement, mais veuillez attendre dans maximum une semaine à 10 jours. Nous sommes dans une phase ascendante. On souhaite atteindre le pic parce que comme vous le savez quand on est dans le pic, après c’est une descente. Et on aimerait bien que cette descente soit bien maîtrisée », espère-t-elle

Dr Abdoulaye Bousso sur la situation de la covid-19: «Le nombre de cas et le nombre de guéris sont multipliés par six »

http://www.lactuacho.com/Nous sommes aujourd’hui à 1 115 cas. Si on va par rapport au dernier point du 02 avril, le nombre de cas déclarés positifs est multiplié par six (6). Le nombre de guéris est également multiplié par six (6), a constaté Dr Abdoulaye Bousso, Directeur du Centre des opérations d’urgences sanitaires (Cous). Selon lui, même si l’épidémie est en train de se propager dans tout le pays, notre combat aujourd’hui c’est de réduire le nombre de nouveaux cas. « Le focus c’est surtout le nombre de nouveaux cas. Et notre combat c’est de le réduire », a-t-il déclaré. Dr Bousso faisait une intervention lors du bilan mensuel sur la situation de la pandémie de Covid-19 apparue au Sénégal il y a deux mois (02 mars au 02 mai).
Par rapport à la létalité, ce dernier a fait part que le nombre de décès qui était à un quart le mois dernier, est passé à +8 en avril. « Pendant le mois d’avril, nous avons eu à enregistrer 8 décès supplémentaires. Ce qui nous permet de passer +8 », a expliqué le Directeur du Cous.
Dr Bousso a profité de ce point de presse mensuel, pour annoncer la mise en place d’un Système de prise en charge extrahospitalière des cas de Covid-19 pour les personnes asymptomatiques. « Le nombre de cas augmente de plus en plus. Et notre objectif aujourd’hui, c’est de pas perturber nos structures de santé, de ne pas faire de nos hôpitaux des structures de Covid-19 pouvant porter préjudice aux autres maladies », a-t-il dit. Avant de préciser : « Cette prise en charge extrahospitalière concerne les cas peu symptomatiques qui sont asymptomatiques, car certains patients pensent même qu’ils ne sont pas malades, parce que ne développant pas des pathologies.
Pour cela, note-t-il, « 20 sites de prise en charge des malades du Covid-19 » ont été répertoriés dans « huit (8) régions du Sénégal ». Il s’agit pour Dakar, le Service des maladies infectieuses, la réanimation de l’Hôpital de Fann, le Centre hospitalier de Malte, l’Hôpital Dalal Jamm, l’Hôpital de Diamniadio, l’Hôpital principal de Dakar, l’Hôpital Psychiatrique de Thiaroye, l’Hôpital général Idrissa Pouye de Grand-Yoff, à Le Dantec et la Clinique du Golf. Pour les régions, il y a les deux sites de Touba dont celui de Darou Marnan, Saint-Louis, Sédhiou, Kolda, Ziguinchor, Tambacounda, Kaolack, Louga et Thiès, bien qu’il n’a pas encore reçu de malades.

Lutte contre la pandémie de Covid-19: Abdoulaye Diouf Sarr appelle à un engagement des communautés

http://www.lactuacho.com/Le ministre de la Santé et de l’action Sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, a appelé ce samedi à un engagement plus marqué, surtout celui des communautés, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 apparue il y a deux mois au Sénégal.
« Le constat que nous avons fait est que la maladie ne faiblit, avec un nombre de cas positifs qui a quintuplé ces trente (30) derniers jours », a-t-il fait savoir. Selon lui, « le nombre de cas est passé de 190 cas à 1024 entre le 02 avril et aujourd’hui, où 91 nouvelles contaminations au covid-19 ont été rapportées ce samedi, portant à 1115 le nombre total de personnes infectées depuis l’apparition de la maladie dans ce pays.
Ce dernier a profité du point mensuel sur la situation de l’épidémie pour parler de l’augmentation inquiétante des cas dits communautaires.
De l’avis du ministre de la Santé, « seule une application rigoureuse des mesures », tirée d’une « grande discipline individuelle collective », peut nous permettre de vaincre le virus à corona et de mettre fin à ses ravages sur notre société. Il a salué aussi le courage et le professionnalisme des travailleurs de la santé, surtout au lendemain de la fête internationale du travail. « Les personnels de santé et de l’action sociale, toutes professions confondues, partout sur le territoire, dans le public comme dans le privé, sont mobilisés et déterminés à freiner la propagation du virus’ », a-t-il magnifié. Avant d’ajouter : « Leur professionnalisme et leur courage est sans commune mesure, sans oublier les autres acteurs impliqués dans la riposte ».
La Directrice de la Santé, Marie Khemesse Ngom Ndiaye, le Directeur du centre des opérations d’urgence, Docteur Abdoulaye Bousso, le Pr Moussa Seydi, Coordonnateur national de la prise en charge médicale des patients, ainsi que le Directeur de l’Institut Pasteur et celui du Samu national ont pris part à ce point de presse mensuel.

Covid-19 au Sénégal: le pic attendu la semaine prochaine par Assane Samb

’Nous atteindrons peut-être le pic dans une semaine’’. Voilà le cri d’espoir que le Dr Marie Khémèsse Ngom Ndiaye a lancé hier à la RFM, invitée qu’elle était de l’émission Grand Jury.
Le pic correspondrait au cas où l’on va atteindre le « nombre maximum de gens admis à l’hôpital et en réanimation pour l’épidémie de Covid », explique le Dr Gérald Kierzek, médecin urgentiste interrogé par Doctissimo.
Il explique qu’une fois ce pic atteint, il devrait être suivi d’une réduction du nombre de contaminations. De ce fait, la courbe de l’épidémie s’infléchit et entame sa décroissance.
Donc, d’après les estimations du Ministère de la Santé, le nombre de cas testés positifs donc d’hospitalisation devrait baisser à partir de la semaine prochaine.
Bien sûr, une situation qui ne veut nullement dire la fin de l’épidémie. Car, elle avertit que cela pourrait durer un an.
En tout état de cause, comme elle a tenu à le préciser, nous sommes dans une phase ascensionnelle. Ce qui veut dire que les cas augmentent. Et ce qui inquiète, c’est l’augmentation des cas communautaires. Hier seulement, on en a eu quatre.
Donc, rien, jusqu’ici ne présage de la diminution des cas sauf à observer strictement les nouvelles mesures édictées en plus de celles déjà en vigueur dans le cadre de l’état d’urgence prorogé jusqu’au 02 juin.
Les sanctions seront plus dures pour les chauffeurs et conducteurs de motos qui vont convoyer des gens par le truchement de pistes de contournement. Les commerces ne seront plus ouverts tous les jours à Dakar. A partir d’aujourd’hui, ceux s’occupant de produits alimentaires pourront ouvrir les lundis, les mercredis et les vendredis. Et les autres, le mardi et le jeudi.
Le port du masque est rendu obligatoire dans les lieux publics et le couvre-feu est maintenu.
A ces mesures, s’ajoutent le fait qu’en général, en Afrique, la pandémie sévit moins vite que dans le reste du monde.
Dans une analyse consacrée à la question, Jeuneafrique constate que le continent ne compte aujourd’hui qu’un peu plus de 37 000 cas recensés (y compris les personnes déjà guéries) et 1 600 décès, contre plus de 3,2 millions de malades et plus de 228 000 morts dans le monde.
L’hebdomadaire parle ‘’statistiquement d’anomalie’’. Car, ‘’L’Afrique, qui représente 17 % de la population du globe, n’héberge que 1,1 % des malades et 0,7 % des morts. Mieux : avec déjà plus de 12 000 guérisons, elle semble résister bien mieux que les autres au coronavirus’’.
Bien sûr, il n’y a pas encore d’études sérieuses et de certitudes sur l’explication de cette ‘’exception africaine’’ par rapport à un danger planétaire, mais on avance déjà plusieurs raisons : la jeunesse de sa population, le climat, un système immunitaire qui pourrait être plus renforcé, un habitat moins dense, des déplacements plus limités, l’expérience des épidémies, une vraie solidarité transfrontalière, la protection indirecte d’autres traitements,une immunité ‘’génétique’’,une autre version du virus, etc.
Le constat est fait dans tous les cas qu’il y a, pour le moment, moins de dégâts en Afrique alors que toutes les conditions sont aussi réunies pour que ça explose.

C’est pourquoi, il nous est possible, dans les prochaines semaines, de connaitre soit le pire, soit le meilleur.

Le pire parce que le virus pourrait gagner en ampleur, accélérer son mode de propagation malgré les mesures prises du fait justement de données que nous ne maîtrisons pas et surtout du laxisme et de l’insouciance de certains de nos compatriotes.
A contrario, le scénario inverse n’est pas à exclure comme le prédit, avec prudence, le Ministère de la Santé. Et même dans ce cas, nous ne pouvons pas nous permettre de baisser la garde.
Car, beaucoup de spécialistes redoutent une seconde vague qui est toujours possible car, même des personnes guéries ont eu à rechuter.

ACQUISITION DE MASQUES CHARLOTTES, THERMO FLASHS, EPI, CASAQUES, GANTS:Suspicions sur les commandes

http://www.sudonline.sn/Deux commandes pour les mêmes produits. C’est ce à quoi, on assiste dans la lutte contre la propagation du coronavirus entre le Ministère de la Santé et de l’Action sociale et la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna). Alors que dans un communiqué supposé envoyé par l’intersyndicale de la PNA, ce dernier crie au “scandale”, le département de la santé s’emmêle les pinceaux dans ses réponses. Dans le même temps, la directrice de la PNA affiche la capacité de sa structure à honorer ses engagements sur toutes les commandes. Ce qui installe encore une suspicion au sein de ce département qui est déjà empêtré dans une autre commande de matériel livré en 48 heures
L ’Intersyndicale de la Pharmacie nationale d’approvisionnement dénonce une «nébuleuse» dans la commande passée par le ministère de la Santé et de l’Action sociale pour l’acquisition de masques, de charlottes, de thermoflashs, Epi, de casaques et de gants pour une valeur de 2 milliards de F CFA dont une première cargaison a été déjà livrée. C’est ce que révèle le site seneweb.com que nous avons visité. La même source d’ajouter : «notre surprise est d’autant plus grande que la Direction de l’administration générale et de l’équipement (DAGE) du ministère a commandé les produits sans aucune harmonisation avec la Pna qui, a déjà lancé une commande pour ces mêmes produits sur instruction du ministère de la Santé». Une situation qui a installé un malaise entre les deux entités. Car, selon les professionnels du secteur de la Pna «la commande du ministère de la Santé a été faite par le biais d’un privé (une gérante d’agence de voyage, Ndlr), à qui on a donné les moyens de l’État sans aucun respect des règles et procédures». Et de poursuivre : «ce choix, sans aucun doute, va causer des difficultés énormes à la Pna qui a déjà passé plus de cinq milliards de commande sur la base d’expression de besoins faite par les services techniques du ministère de la santé et de l’action sociale. Un stock d’une valeur d’un milliard est déjà dans les magasins de la Pna et deux milliards sont en cours de réception».

L’INTERSYNDICALE NIE LA PATERNITÉ DU COMMUNIQUÉ

Selon des responsables de l’intersyndicale de la PNA, notamment des membres du bureau exécutif, joints au téléphone, le communiqué publié par Seneweb.com n’émanerait pas de leur entité. «Si vous êtes en possession du communiqué publié par Seneweb, vous verrez qu’il n’a pas été signé. De ce fait, on ne peut pas nous imputer la paternité de ces propos». Et de poursuivre : «si c’était le cas, la presse l’aurait en sa possession».
Toutefois, d’autres sources ont bien confirmé l’information en précisant qu’il s’agissait même d’une lapalissade. «Les deux commandes sont une réalité. Aucune des deux parties ne va le démentir. Le ministère de la Santé a fait l’annonce de la réception d’un premier lot qui n’est pas celui de la Pna. Maintenant, reste à savoir où se trouve le problème. Qu’est ce qui explique ce doublon ?». A la question de savoir, si la commande de tels produits devrait relever de la compétence exclusive de la Pharmacie nationale d’approvisionnement, des sources de la Pna confirment et soutiennent : «en dehors des médicaments, la Pna assure l’acquisition de matériels essentiels aux structures sanitaires publiques mais aussi le stockage, la distribution et le suivi des produits de santé».

LE DOUBLE DISCOURS DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ

Au ministère de la Santé et de l’Action sociale, on ne nie pas cette commande faite pour une «meilleure prise en charge» de son personnel sanitaire. Selon des sources de ce département, le ministère n’a pas obligé de passer par la Pna. «Il n’y a pas de scandale dans cette affaire, c’est une question de responsabilité et ils le savent très bien. La commande a été faite dans la plus grande transparence (sic) et dans la plus grande légalité et ce n’est pas la première fois que la tutelle procède à l’achat des équipements pour le compte des agents de la santé». Une affirmation qui est en porte-à-faux avec des propos tenus par le ministre de la Santé et de l’action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr chez nos confrères de la 7TV, au début de la pandémie de Covid 19 au Sénégal. Il avait déclaré : «C’est la pharmacie nationale d’approvisionnement qui effectue les provisions en matériels essentiels comme les gels et autres et cela passe par des procédures très claires»

LA RÉPONSE DE LA DIRECTION DE LA PNA

La direction de la Pharmacie nationale d’approvisionnement a refusé de verser dans la polémique. Docteur Annette Seck Ndiaye que nous avons joint confie : «nous avons honoré toutes nos commandes et avons assuré la livraison dans les établissements publics de santé (EPS), les régions médicales et les centres épidémiologiques et des hôpitaux. Nous embarquons les commandes et le transfert de chaque région jusqu’à Tambacounda. Nous faisons de notre mieux pour assurer une couverture et une disponibilité des produits essentiels ». Sur la commande parallèle faite par le ministère de la santé et de l’action sociale, le docteur Annette Seck Ndiaye répond, «s’il y a des commandes faites ailleurs, on ne s’en occupe pas. Ce que je peux vous dire, c’est que nous sommes capables d’- honorer nos engagements».

Covid-19: De la qualité de la communication! Par Abdou Latif Coulibaly

En ayant suivi pendant quelques minutes une émission sur les antennes d’une chaîne de télévision privée, j’ai eu la désagréable surprise de tomber sur la prise de parole de quelqu’un qui a été identifié par l’animateur comme un communicant.
Désagréable surprise, tant le communicant de service s’est montré très peu humble, certain de ne pas se tromper dans ses affirmations, très peu étayées du reste, en clouant avec force au pilori la communication supposée « nulle » de l’Etat sur le Covid-19.
À entendre « l’expert » en communication, il semble y avoir un décalage entre la perception des populations de l’action gouvernementale sur le covid-19, notamment sur le volet sensibilisation. Tout porte à croire que le gouvernement ne communique pas efficacement avec les populations ; qu’il ne s’emploierait pas d’une part, à mieux appréhender les opinions et aspirations profondes des populations et d’autre part, à expliquer et à faire comprendre les actions de lutte contre le covid-19 afin qu’elles soient bien comprises.
Même agacé par son ton péremptoire et ses certitudes, je n’ai pas manqué de le remercier, car aussitôt après avoir zappé, j’ai composé le numéro de Moubarak Lô. Je rappelle à certains et informe d’autres que ce dernier opère l’une des rares structures, parmi les cabinets d’expertise et de prospective existant au Sénégal, qui consacre un travail quotidien digne d’intérêt sur le Covid-19.
Un travail basé sur une analyse qualitative et quantitative fine des données du jour, publiées sur la maladie par le Ministère de la Santé. Les publications proposées par ce cabinet traduisent par des schémas graphiques assez parlant l’évolution de la maladie, en utilisant une démarche de modélisation statistique qui, à mon humble avis, permet de mieux comprendre tous les jours ce qui se joue à travers les chiffres déclinés chaque matin depuis le ministère de la Santé et de l’Action Sociale

Le but de mon appel participait d’un souci d’en savoir plus sur la qualité de la communication faite autour du Covid-19,depuis son apparition le 2 mars 2020 au Sénégal.

Seulement, cette fois-ci, j’ai voulu comprendre, à la faveur d’une démarche scientifique d’enquête de type psychologique, en collectant des données statistiques fiables sur la question. Affable et courtois, il l’est par nature. Moubarak accepte sans réfléchir ma proposition. Il me proposa de m’associer à la tâche utile pour concevoir un questionnaire et à en évaluer sa consistance interne et externe. Sans hésiter, j’ai accepté son offre. Il tenait à faire participer un communicant au travail.
Après avoir réalisé le questionnaire, nous avons convenu de l’administrer dans les deux zones les plus infectées par le virus, à savoir les régions de Dakar et de Diourbel.
Seulement, pour l’instant, ne sont disponibles que les résultats de Diourbel. Aux fins de conduire l’étude, l’économiste statisticien a proposé la méthodologie suivante : une enquête téléphonique réalisée auprès d’un échantillon de 320 personnes à Diourbel. Des personnes sélectionnées selon la méthode des quotas. Les variables de quotas utilisées sont : le sexe, l’âge et le niveau de formation.
Ainsi, dans la région de Diourbel précisément, l’univers de l’enquête (ou population cible) étant constitué de l’ensemble des individus âgés de 18 ans ou plus, des communes de MBACKE et TOUBA, appartenant à un ménage ordinaire.
L’enquête a été réalisée par téléphone, le 2 mai 2020, en wolof ou en français, sur la base d’un questionnaire préétabli, avec une répartition en deux sous-échantillons homogènes par commune (dispersion géographique et contraintes méthodologiques identiques).
En attendant que le cabinet agrège toutes les données, celles de Diourbel et Dakar, afin de publier l’intégralité des résultats de l’étude, ses responsables m’ont autorisé, pour les besoins de la rédaction de cette tribune, à extraire quelques données majeures du travail effectué par le Bureau de Prospective Économique (BPE) du Sénégal, sous la direction de Moubarak Lo.
Quand on considère les résultats de l’enquête sur Diourbel déjà disponibles, en observant les réponses données par les populations enquêtées, on note que celles-ci ont été bien sensibilisées, afin de comprendre ce qu’est la maladie, ce qu’il faut éviter, dans une proportion de l’ordre de 98,70%, aussi bien dans les villes de Mbacké que de Touba.
Par exemple, quand on leur demande comment perçoivent-elles et apprécient-elles la gravité du Covid, les taux de citation : « la maladie est très grave sont de l’ordre de 79,60% et grave 19%. Les personnes enquêtées sont capables de citer au moins quatre des symptômes de la maladie, avec en tête une forte fièvre (79,60%), toux sèche (7%), maux de tête (3%), gorge irritée (0,6%).
C’est la télévision qui a sensibilisé et informé, dans une large proportion de 99% les populations de Touba, concernant la réalité de la maladie, sa gravité et sur les gestes barrières. Alors que la radio dans certaines zones est citée à 88,80%, concernant ce même item. Constat majeur : plus de 85% des personnes enquêtées disent qu’elles n’ont  pas été du tout informées et sensibilisés par les médias sociaux, non plus par internet de manière générale. Ils font confiance aux média classiques de manière générale et à la communication de proximité pour en savoir sur le Covid 19.
En résumé, les populations ont été bien sensibilisées et bien informées par les différentes actions de communication initiées, différemment naturellement, selon les canaux de communication utilisés. La communication dirigée vers la télévision et la radio ont été cependant plus efficaces. Les autres types de communication : communication personnelle de proximité, presse écrite et autres ont aussi joué un rôle important. L’efficacité des actions de communication est incontestablement établie.
Plusieurs facteurs, autre que la qualité, peuvent expliquer une inefficience globale ou très partielle dans la mise en œuvre d’une action de communication : barrières culturelles, l’indiscipline ; la défiance voulue et organisée parfois. Tenant compte de l’ensemble de ces facteurs, on devrait parfois se garder de nous montrer trop péremptoire dans notre façon de juger la communication engagée autour du Covid-19.
Le gouvernement fait à la fois dans la communication institutionnelle et dans la communication sociale destinée au grand public dans son extrême diversité et sensibilité. Cette communication est portée par les institutions, les secteurs fortement impactés par le covid-19 : la santé, l’éducation, le transport, le tourisme et l’hôtellerie, le commerce, la culture, l’artisanat, l’agriculture, l’élevage, l’environnement, la gouvernance territoriale.
Parallèlement, trois catégories de professionnels ont beaucoup pris la parole dans les médias ces temps derniers – lutte contre le Covid-19 oblige -, je veux parler des médecins, des communicants et des journalistes. Généralement ces médecins, à une notable exception près, se sont montrés très prudents dans leur prise de parole, en s’évertuant à faire comprendre aux populations ce qu’est la pandémie, à leur détailler les systèmes mis en place pour y faire face, et enfin, à donner du sens aux gestes barrières, en leur expliquant le pourquoi et le comment de toutes les mesures arrêtées dans le cadre de la lutte contre le Covid 19.
Quant au travail des journalistes professionnels, il a été  plus que correct dans l’ensemble, vu les réponses des personnes enquêtées. C’est à leur honneur, surtout en cette journée du 3 mai 2020, consacrant la journée internationale de la Liberté de presse. Pour en revenir à la radio et à la télévision, on signalera, à l’appui, cette fois-ci, de constats empiriques, des exceptions qui confirment la règle de bonne tenue de ces canaux. On note en effet, pour s’en désoler, ces cas de plateaux de télévision et « shows » diffusés à la radio et dans lesquels on enregistre la présence de journalistes et qui ont beaucoup fait dans la confusion de genre dommageable. Il y a parfois beaucoup de brouillage de messages et de confusions préjudiciables à la communication sur le Covid 19 dans ces programmes de radio et plateaux de télévisions. Ici, se mêlent souvent des pratiques de talk-show, des éléments de téléréalité, marqués par des désirs individuels d’exister par la seule grâce du seul canal, la télévision en particulier, qui portent en effet des préjudices notables à la communication sur le Covid-19.
Ces confusions sont parfois entretenues par la diffusion d’opinions ne reposant sur aucun fait tangible. Les professionnels, les journalistes je veux dire, sont souvent restés dans la collecte primaire et la diffusion de l’information factuelle, en expliquant et en s’appuyant sur des points de vue documentés, émanant souvent de spécialistes. Quant à certains communicants, il m’est parfois apparu beaucoup d’audace et de l’imprudence dans les propos de certains d’entre eux. J’en ai eu parfois le profond sentiment. Cela a été le cas, quand certains d’entre eux ont décrété urbi et orbi, en affichant en apparence de fortes certitudes, que la communication proposée par les autorités engagées en première ligne dans la lutte n’était pas bonne, pour ne pas dire qu’elle était mauvaise.

IDIOVISUEL–LE COMPLOT PERMANENT ! 

NETTALI.COM – On l’avait perdu de vue ce cher Mademba Sock. Le mémorable syndicaliste qui inspira ce fameux morceau « Mademba », sur lequel Youssou Ndour lui conseillait d’arrêter d’interrompre la fourniture du courant parce que les appareils des consommateurs s’en trouvaient endommagés. Si notre attention a été retenue par le speech du personnage, c’est bien parce que ce retraité qui siège désormais dans des conseils d’administration de sociétés publiques, a été un acteur historique de la lutte syndicale à Senelec. Un combat bien épique a eu lieu entre lui et l’Etat du Sénégal. Mais depuis, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts.
Vendredi dernier, Mademba Sock est réapparu sur « Grand Plateau » de Sen TV pour nous livrer sa part de vérité sur le contrat Senelec-Akilee qui soulève pas mal de polémiques et de passions. L’on a eu droit à sa lecture du contrat et ses commentaires, à savoir que « le contrat est blindé » et que « pour le dénoncer, il faut se tourner du côté d’Abidjan ».  Le syndicaliste nous a par exemple appris que « la durée de 10 ans est longue et que la commande de 2 700 000 compteurs est lourde ». Il nous a aussi rappelé qu’il a été signé en février 2019 et qu’Amadou Ly, qu’il appelle le « conseiller de Makhtar Cissé », travaillait dans un cabinet dénommé KPMG avant de démissionner par la suite.
Des investigations à l’intérieur de Senelec ont toutefois permis d’entendre des sons de cloche différents du sien sur le plateau de Sen TV où il n’avait pas eu en face, un contradicteur digne de ce nom. Après tout l’information, c’est aussi une affaire d’équilibre. On aurait par exemple aimé avoir un autre syndicaliste maison tel que Souleymane Souaré du syndicat Satel ou Matar Sarr du syndicat Syntes favorables au projet Akilee. Mais c’est tout à l’honneur de la Sen Tv  d’avoir tenté d’informer l’opinion sur un sujet qui prête à beaucoup d’interprétations et de confusions.
Dans cette affaire en effet, ce sont quatre syndicats maisons qui s’opposent deux à deux : les deux premiers cités et les deux autres Sutelec et Sudeten qui ont exprimé des réserves sur le contrat. Et un 5ème syndicat, celui des cadres, neutre.
M. Sock a tenté de nous en dire un peu sur Amadou Ly. Mais, Ce dernier en question n’a jamais été conseiller de Makhtar Cissé d’après des sources internes. Il est arrivé à la Senelec sous Pape Dieng en février 2015, suite à l’appel d’offres international de la Banque mondiale pour la mission d’audit organisationnel et managérial de Senelec, qui, souligne-t-on, n’a jamais rien eu à voir avec un audit des pertes. Une information de taille puisqu’il y a, comme qui dirait, une tentative de lier ces pertes de courant (liées en grande partie au vol d’électricité et aux pannes du réseau) à la mission d’Amadou Ly, comme pour montrer que c’est suite à celle-ci et des connaissances acquises, qu’Akilee a été créée. Nous apprenons en réalité que ces pertes en question sont dans le domaine public et figurent dans tous les rapports de Senelec. Pour en juger, ajoutent ces mêmes sources, il suffit d’aller voir sur le site de Senelec, les rapports d’activités. De plus, Amadou Ly a préparé sa thèse de Doctorat chez Electricité de France (EDF) et y a travaillé comme ingénieur avant de démissionner pour rentrer au Sénégal, devenant ainsi le gérant de la société iNES qu’il a créée en février 2013. C’est cette société qui est développeur du projet AKILEE qu’il a effectivement débuté en 2014.
Le terrain où il est en tout cas bien difficile de suivre Mademba Sock, c’est certainement celui des intérêts de Senelec qu’il semble conseiller de mettre en avant. Enfin, quelle évidence ! L’on nous a aura appris qu’il a à son actif plusieurs postes qu’il cumule : Président du Conseil d’Administration (PCA) de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) et administrateur aussi bien de la Caisse de sécurité sociale que de l’Institut de prévoyance des retraites (Ipres).
L’on nous a informé aussi qu’il aurait été la cause de la scission du syndicat Sutelec qui a donné naissance au Sudeten qui contestait la légitimité d’un Sock voulant continuer à présider aux destinées du syndicat, tout en étant à la retraite.
De plus s’interrogent certaines sources en interne,  Mademba Sock, n’était-il pas là au moment où  Simelec signait un contrat de 10 ans d’exclusivité (2003-2013) sur les compteurs avec une participation de 34% de Senelec, sans toutefois jamais réussir à honorer correctement ses engagements vis-à-vis de la société d’électricité ? Comment un contrat qu’on n’a pas dénoncé, il y a quelques années, peut-il se retrouver tout d’un coup problématique, alors qu’une autre société en bénéficie ? Akilee a en effet l’avantage d’être à jour sur ses engagements, en plus de combattre les pertes de courant en grande partie liées au vol d’électricité. Réaliser 500 milliards d’économie sur les pertes sur 10 ans, c’est cela la vocation première d’Akilee. De même, Sock, n’était-il pas le secrétaire général de ce si dynamique syndicat de l’époque, Sutelec ?
Mademba Sock nous a également appris que « leur objectif n’est pas d’annuler le contrat Akilee pour le remplacer par le contrat israélien (powercom)». Tout au plus, nous a-t-il renseigné, qu’ils vont « renégocier le contrat pour que Senelec puisse y être plus confortable ». « Ils ont d’ailleurs commencé », a-t-il ajouté avant de préciser que si le contrat n’est pas prolongé, il faut des compteurs pour cette période, faisant remarquer qu’il n’y a pas eu d’appel d’offres et que semblerait-il, la commande des 45 000 compteurs israéliens a apparemment été autorisée par l’Armp.
Et c’est justement là où on peut se poser des questions. Pourquoi vouloir passer un autre marché alors que le contrat avec Akilee peut être normalement exécuté en plus d’être moins onéreux, sans parler d’une opération nébuleuse relevée par beaucoup de supports de la place ? Akilee se défend et estime être en règle, d’autant plus qu’une commande est disponible, tandis qu’une autre est en mer.
Sur un autre plan, M. Sock a la certitude qu’il n’y a pas de cabale comme certains semblent vouloir le faire croire dans l’affaire Akilee. Il pense tout au plus que le ministre de l’Energie qui s’occupe de politique du secteur, n’est pas le patron du DG, précisant au passage que la tutelle n’est pas un pouvoir hiérarchique. Pour le syndicaliste, c’est le DG qui a le pouvoir et est sous l’autorité du Conseil d’administration. A l’en croire toujours, il ne peut pas y avoir de guéguerre qui puisse créer de problème. Les contradictions font partie du jeu, mais s’empresse-t-il de préciser, il y a des limites.
Un argumentaire qu’il est toutefois difficile de faire prospérer pour une raison simple, c’est que les problèmes doivent se gérer dans l’intimité des bureaux, selon les règles établies par la gestion et non dans la rue. Comment ce dossier Akilee a-t-il pu atterrir dans les médias ? Il a bien fallu qu’on l’y transporte. Si tant est que celui qui dénonce le contrat est mû par un simple intérêt de revoir certains aspects, il aurait juste fallu interroger les clauses et ce qu’elles prévoient. Que l’on sache, les contrats prévoient presque toujours un accord à l’amiable avant d’arriver au contentieux.
Comble de la coïncidence, le dossier Akilee est connecté à de supposées nominations dans lesquelles, l’on semble vouloir faire voir la main du ministre du Pétrole. Une employée de Petrosen a en effet fait une sortie sur les réseaux sociaux pour dénoncer de supposés parachutages. Pourquoi Petrosen qui a été filialisée à travers (Petrosen E&P et Petrosen T&S), cherchant à renforcer ses capacités, se priverait-elle de ressources aussi expérimentées que celles de Senelec  et de surcroît inutilisées ? Celles-ci ne devraient-elles pas migrer vers des structures où exercer la plénitude de leurs talents ? On aurait trouvé à redire si des procédures de recrutement n’avaient pas été engagées, en toute transparence !
Tout ce brouhaha en réalité ne semble viser selon certains observateurs bien plus avisés qu’à entacher l’image d’un ministre qui a fait la preuve de sa compétence. Autrement, pourquoi aurait-il été félicité publiquement par Macky Sall himself et promu à ce ministère si lourd et aux enjeux déterminants pour le Sénégal ? Le président est bien plus renseigné que quiconque sur quelques agissements que ce soit au cœur de la République. Comment un marché que l’on présente en termes de centaines de milliards, aurait-il pu échapper à sa vigilance ? A celle de Papa Mademba Bitèye, alors membre du Conseil d’administration (dès que cela dépasse 500 millions, cela passe au Conseil) ou à Moussa Dièye, actuel secrétaire général de Senelec en 1ère ligne lors des négociations ayant duré 2 ans avec Akilee. Ces 186 milliards ne sont même pas en réalité une manne financière remise à Akilee pour acheter des compteurs. Ce montant correspond à l’achat des compteurs, aux interventions sur les compteurs et autres accessoires. Ils se résument en des besoins exprimés par les directions de Senelec sur 10 ans ;  soit une dette de 18 milliards par an pour la fourniture des compteurs, leur pose et leur exploitation avec un système développé et appartenant à Akilee pour une société qui fait un chiffre d’affaires de plus de 500 milliards par an et pour laquelle ces mêmes prestations coûtent aujourd’hui plus de 20 milliards par an. De plus, Akilee a la lourde tâche d’assumer le risque financier et d’être payé sur chaque livraison, 4 ans après. Ce qui correspond au finish à 14 ans au lieu des 10 ans fixés.
L’on ne peut manquer de se demander si Akilee n’est pas en réalité qu’un prétexte pour entacher l’image de l’ancien DG de Senelec ? Comme à la Douane, notamment avec Gaïndé et la dématérialisation, l’usage du papier ayant été considérablement réduit sous le magistère de celui-ci, les recettes ont fait un grand bond. Cissé quittera la Douane, le système restera. Mais que n’a-t-on pas dit sur l’homme accusé à tort d’avoir avec karim Wade, des intérêts cachés dans Gaïndé. A Senelec, avec l’aide de la technologie et Akilee, il a certainement vu un moyen de réduire les vols d’électricité et autres magouilles avec à la clef, une économie de l’ordre de 500 milliards.
Mais comme d’aucuns le pensent Makhtar Cissé subit aussi le destin de tout homme crédité d’une bonne image ou d’un certain poids politique qu’il faut salir à n’importe quel prix. Demandez à Amadou Bâ ou à Aminata Touré qui ont déjà eu à faire à tort ou à raison, les frais de ces assauts : le premier avec le fameux assaut des Parcelles Assainies ; la seconde avec l’histoire du recrutement des 72 chargés de mission et conseillers et celle des voitures de fonction.
Fabriquer des scandales, n’est-ce pas le film qui semble se jouer sous nos yeux ? Peu importe la vérité pour leurs acteurs. Il s’agira de faire des raccourcis, de fabriquer des histoires et de présenter de faux scandales.
Makhtar Cissé semble ainsi se retrouver comme une cible de l’Acte 2 de la cabale. L’Acte 1 de cette comédie incomplète ayant été la hausse du prix de l’électricité. Avec tout le compagnonnage qu’il a partagé avec Macky Sall et tout le poids qu’il a su apporter à sa réélection, comment faudrait-il qu’il arrive à afficher sa loyauté à une personne ? Si ces signes ne suffisent, on ne voit pas ce qu’il faudrait afficher d’autres.
L’électricité, c’est bel et bien une science, elle ne saurait point mentir. Makhtar Cissé ne peut pas avoir trompé tout son monde et réussir ce qu’il a réussi.

UN AUTRE SCANDALE DÉCOUVERT À LA SENELEC: Makhtar Cissé a signé un autre contrat d’une centrale électrique virtuelle à Akilee sur 10 ans

https://www.jotaay.net/A la Senelec, les scandales à milliards se suivent et ne se ressemblent pas. Et ils portent tous la signature de l’ancien Directeur général devenu ministre du Pétrole et de l’Énergie, Mouhamadou Makhtar Cissé. Alors même qu’on n’en a pas encore terminé avec le contrat de 186 milliards avec Akilee, un autre contrat, aussi léonin, a été découvert. Il a été accordé par Makhtar Cissé à la même société… Akilee. Il porte sur une «centrale électrique virtuelle» qui pourrait rapporter quelque… 9 milliards par an à… Akilee. Comme l’autre, ce contrat a été signé pour une durée de 10 ans. Et comme l’autre, il a été signé à quelques jours de la Présidentielle de 2019. Et, s’il vous plaît, les deux contrats ne sont espacés l’un de l’autre que… d’une semaine jour pour jour. En effet, si le contrat à 186 milliards a été signé le 11 février 2019 pour une durée de 10 ans, celui découvert par nos sources, il y a peu, a été conclu le 18 février de la même année pour une durée de 10 ans.
Le Directeur général de Senelec, Pape Demba Bitèye, avait catégoriquement refusé d’auditer la gestion de son prédécesseur Makhtar Cissé, mais au rythme où fusent les informations, les unes plus scandaleuses que les autres, le peuple doit exiger une fouille minutieuse de la gestion de l’actuel ministre du Pétrole et de l’Énergie quand il était à la tête de la Société nationale d’électricité. En effet, alors que le scandale concernant le contrat puis le bon de commande de 186 milliards signé au profit de Akilee, sans appel d’offres, fait rage, voilà qu’une autre affaire, tout aussi révoltante fait grand bruit dans les couloirs de la Rue Vincens.

2 contrats de 10 ans chacun signés en une semaine en pleine campagne électorale

Ce nouveau contrat découvert (il n’est pas si nouveau que ça) est, à tous points de vue, une poule aux œufs d’or offerte à Akilee. D’abord le timing. Il a été signé moins d’une semaine avant l’élection présidentielle du 24 février 2019. En fait, si le contrat des 186 milliards a été signé le 11 février 2019, celui-ci a été signé le 18 février 2019, soit une semaine jour pour jour après. Mieux, comme l’autre contrat des 186 milliards, celui-ci a été signé pour une période de… 10 ans.

Une centrale électrique virtuelle qui peut rapporter 9 milliards

Cet autre contrat accordé à Akilee lui permet de créer une… centrale électrique virtuelle. Qu’est-ce que cela signifie dans la réalité. Akilee achète des batteries qu’elle met à la disposition des clients qui ont des installations solaires. Ces derniers, évidemment, ne paient pas l’électricité, mais en retour, le surplus d’électricité produite par l’installation solaire va être injecté dans le réseau de Senelec qui va payer à Akilee environ 64 francs Cfa/kilowattheure.

Un business à 9 milliards par an environ

Nos sources qui ont eu vent de ce contrat sont tellement révulsées qu’elles manquent de mots pour exprimer leur colère. Selon eux, avec ces deux contrats, c’est le commercial même de Senelec qui est touché. Et cela ouvre la porte à tout. Et selon nos sources, c’est un business de 9 milliards par an environ. Samba THIAM

CONTRAT ENTRE SENELEC ET AKILEE: Mademba Sock met à nu les points noirs du contrat

Ancien secrétaire général du tout puissant Syndicat des travailleurs de l’électricité (Sutelec), Mademba Sock a expliqué sur Sen Tv, les différents points qui désavantagent la Senelec dans ce contrat qui le lie à la société Akilee sur une période de 10 ans. Outre la durée trop longue du contrat, il révèle que la Senelec devra rembourser l’investissement de Akilee dans le cadre de l’exécution du contrat. En cas de bénéfice également, poursuit Sock dans ses révélations, Akilee devra en empocher les 40%. Mais, prévient-il, même si le contrat a été «verrouillé», il y a décelé des vices de forme.
La polémique née du contrat léonin relatif au redéploiement de compteurs intelligents signé entre la Société nationale d’électricité (Senelec) et Akilee SA en février 2019 ne cesse d’enfler. Ainsi, à la suite des syndicats les plus représentatifs du secteur qui ont dénoncé ce contrat, c’est au tour de l’ancien secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs de l’électricité (Sutelec), Mademba Sock, invité ce vendredi dernier de l’émission «Grand Plateau» sur la Sen Tv, de faire de grosses révélations. En effet, le syndicaliste qui a percé le mystère de ce contrat est d’avis que la Senelec a été flouée dans cette affaire. Revenant sur l’exposé des motifs du contrat en question – qui a été passé sans appel d’offres-, Mademba Sock déniche un certain nombre de problèmes. Il s’agit de la durée du contrat qui est, à ses yeux, trop longue : 10 ans, avec à la clé 2 millions 700 mille compteurs. «C’est trop pour la société Akilee et ce n’est pas normal», relève M. Sock. L’autre problème, ajoute-t-il, c’est qu’il est mentionné dans le cadre de l’exécution de ce contrat que l’investissement de Akilee sera remboursé par la Senelec. Le contrat prévoit, enfin, lorsqu’il y a bénéfice, que les 40% reviennent à la société Akilee. Ce qui fait dire à l’ancien homme fort du Sutelec que la rédaction de ce contrat pose problème. Pire, Mademba Sock assure que les gens ont voulu verrouiller le contrat.

«On doit aller vers la renégociation et rectifier le tir»

Même si Mademba Sock estime que le contrat a été verrouillé, il y a une chance pour les avocats, note-t-il, de le remettre en cause. En effet, même s’il s’est gardé de mettre à nu les failles du contrat, il révèle y avoir décelé des vices de forme. «Akilee est un Sénégalais qui a signé un contrat avec la Senelec. L’actuel Directeur peut dire qu’il va renégocier le contrat, l’ancien Directeur peut croire que c’est sa personne qui est visée ; mais ce n’est pas le cas. C’est une affaire de structure et non de personne. C’est Senelec et l’Etat du Sénégal, parce que c’est notre argent, l’argent du contribuable et lorsqu’on luttait pour la Senelec, eux tous n’étaient pas là. Donc, on doit aller vers la renégociation et rectifier le tir», indique l’ancien patron du Sutelec. Ce qui est important, soutient-il, c’est de faire en sorte que l’électricité ne connaisse pas de hausse et que la population ait de l’électricité à temps plein. En attendant, il précise, comme le révélait «Les Echos», que les parties, par l’intermédiaire de leurs avocats, ont déjà entamé les négociations. Cependant, au cas où ces négociations n’aboutiraient pas, l’Etat sera obligé de se rabattre sur Israël avec une commande de 45.000 compteurs déjà autorisée par l’Armp.

«C’est même dangereux d’accepter qu’un externe ait accès à l’exploitation de la Senelec»

En tout état de cause, ce qui est important dans ce contrat, précise Mademba Sock, c’est que la Société nationale d’électricité puisse en profiter. «C’est la Senelec qui doit garder le monopole. Ce n’est pas souhaitable de tout externaliser ; c’est même dangereux d’accepter qu’un externe ait accès à l’exploitation de la Senelec», martèle le syndicaliste. A l’en croire, même si les compteurs intelligents servent à réduire les pertes non techniques, certains, dit-il, lorsqu’ils ont accès à l’exploitation, en profitent pour vendre frauduleusement l’électricité.Moussa CISS

Qui Se Cache Derrière Le DG De La Senelec…?

https://www.xibaaru.sn/Qui se cache derrière Biteye, le DG de la senelec ? Je sais qu’ au Cœur du Macky quand on veut se séparer d’un collaborateur bonjour les Salissures…
J’ai vu un cas similaire entre Madické Niang, Ministre de l’Energie et Samuel Sarr (décidément il ne veut pas s’éloigner de notre énergie) directeur de la Senelec mais Abdoulaye Wade en bon républicain avait tranché en faveur de Madické Ministre.
Avec aussitôt Macky Sall ancien Pm et Aminata Tall, Wade avait aussi respecté la hiérarchie. Comment expliquer un Biteye Dg de la Senelec avec des journalistes mercenaires se mettent à attaquer son ministre de tutelle par voie de presse, contestant tout le travail qu’il avait fait jusque-là comme Directeur général sans que personne ne le rappelle à l’ordre ?
Depuis qu’il a été nommé à la tête de la Senelec, ce gars ne fait que remettre en cause le travail de son prédécesseur et ça on veut me faire comprendre que le Président de la République n’est pas au courant.
Comment un simple directeur général peut remettre voire casser un contrat pour être plus précis le contrat de Senelec-Akilee sans pour autant passer par son Ministre de tutelle qui doit à son tour rendre compte au Président de la république ?
Je commence à croire à ce que Biteye crie sur tous les toits « je suis en mission commandité » Je suis désolé mais que les amis et souteneurs de Matar Cissé se préparent cette histoire de Akilee est la porte d’entrée du colosse pour un mortel combat de gladiateur… Toutes personnes à qui on prête des ambitions où qui a le profil d’un présidentiable verra sa tête mise à prix au cœur du Macky à bon entendeur.Diagne Soya « Dakarois »

Senelec: Samuel Sarr cité dans un deal à plusieurs milliards

http://www.dakarmatin.com/Les scandales s’enchaînent à la Senelec. Le dernier en date est une grosse affaire de milliards dans laquelle est cité Samuel Sarr, ancien ministre de l’Énergie sous Wade et non moins ex-Directeur général de la Senelec.
Selon Vox Populi, l’actuel DG de la Senelec, Pape Mademba Bitèye, envisage d’accorder à Samuel Sarr “le plus grand contrat d’achat d’énergie pour réaliser la plus grande centrale électrique du Sénégal”.
Cette centrale, d’une capacité de 300 W, sera gérée par la société West African Energy (WAE) appartenant à Samuel Sarr. WAE, qui doit gagner ce marché de 25 ans, ne peut revendiquer aucune référence.
D’après le journal, le marché, qui risque d’être passé sans appel d’offre, est estimé à 3516 milliards, soit 140 milliards par an, dans l’hypothèse d’un fonctionnementcontinu en base ou semi-base.

Vive tensions entre le ministre Cheikh Oumar Hanne et l’assureur Amsa

Nous revenons sur François Bakou et sa société d’assurances, Amsa pour dire qu’il est en conflit ouvert avec le ministère de l’enseignement supérieur dirigé par Cheikh Oumar Hanne. En effet, à la suite de la signature avec l’Etat d’un contrat de location-vente de plusieurs pavillons universitaires à l’UCAD, les autorités lui ont demandé de délocaliser 5000 lits au niveau de l’Université Amadou Moctar Mbow de Diamniadio. Ainsi, le cadastre et l’urbanisme octroie un bail de 10 hectares à la filiale Amsa Realty, la branche immobilière de l’homme d’affaires ivoirien. Les travaux commencent rapidement. Les fondations sont terminées et le gros oeuvre étaient en cours quand subitement la tutelle, le ministère de l’Enseignement supérieur, déplore la la proximité du campus avec les sphères ministérielles et arrête le projet. Le problème, c’est qu’Amsa avait déjà dépensé la somme de 3 milliards dans les travaux. Depuis plusieurs semaines, François Bakou remue ciel et terre pour être dédommagé quitte à abandonner le marché qui représente près de 37 milliards. Le ministre a fermé toutes les portes à l’ivoirien qui ne sait plus à quelle autorité se vouer. En embuscade, il y a une société marocaine qui manoeuvre pour s’emparer de l’affaire. Certains jugeant dans les allées du pouvoir, que le sieur Bakou a déjà gagné beaucoup d’argent avec les résidences universitaires

Couvre-feu à Thiaroye: des policiers sauvagement agressés par des jeunes

https://www.pressafrik.com/Les éléments de la police de Thiaroye, dans la banlieue dakaroise, ont été victime d’agression dans la nuit vendredi 1er au samedi 2 mai 2020. Des jeunes de Nietty Mbar, qui ont décidé de braver le couvre-feu, ont sauvagement agressé et blessé les policiers venus mettre de l’ordre dans leur zone.
Tout est parti lorsque la patronne de service du commissariat de Thiaroye, Khadidiatou Sall, a été alertée des agissements des récalcitrants qui jouaient au Foot-ball (petits camps) sur la place publique.
Selon le journal « Les Echos », les jeunes garçons ont pris la poudre d’escampette lors qu’ils ont aperçu les véhicules de la police. Mais, les flics en civil, qui ont décidé d’en découdre avec eux, ont sauté de leur fourgonnette, se fondent dans le quartier. S’en est suivie une course-poursuite.
Les agents de police L. Diouf et son collègue A. Faye, ont tracé un des récalcitrants, O. Guingue, 22 ans enseignant franco-arabe, et veulent l’appréhender. Mais d’abord, ils décident de parler au chef de famille, un imam de la localité.
A peine entré dans la maison, le policier Diouf, reçoit un violent jet de pierre à la tête. Il titube et se retrouve avec une grave blessure crânienne. Venus à son secours, ses collègues ont fait face à la résistance des membres de la famille qui se sont opposés à l’arrestation de O.Guingue.
Finalement, ils ont réussi à mettre la main sur le récalcitrant. Les agents de police I. Diouf  et A. Faye, blessés à la tête et à l’avant bras, ont été conduits au dispensaire Dominique de Pikine.

SITUATION POLITIQUE EN CONTEXTE DE CORONAVIRUS: Une accalmie piégée !

http://www.sudonline.sn/Le constat semble unanime. Avec la situation pandémique du Covid-19, tous les grands leaders politiques, à l’image d’Idrissa Seck de Rewmi, de Khalifa Sall de Taxawu Senegaal, de Me Abdoulaye Wade du Parti démocratique sénégalais (Pds) et autres se retrouvent aux abonnés absents dans l’animation du débat politique, la fidélisation de leur base électorale et/ou la mobilisation politique. L’Assemblée nationale, autre sphère de confrontation et/ou d’existence politique, est elle-aussi «confinée», après le vote de la loi d’habilitation. Que dire du dialogue politique, dont la reprise est incertaine ? Par conséquent, seul le président Macky Sall et son gouvernement sont en train de dérouler, sommes-nous tentés de dire. Cette situation n’avantage t-elle pas plus le pouvoir en place que l’opposition? Macky Sall n’est-il pas, politiquement parlant, en train de tirer profit de cette situation de Covid19, surtout avec la distribution de l’aide alimentaire aux familles vulnérables? Si le président Macky Sall parvenait à bien gérer la crise, cela ne pourrait-il pas être une sorte de plus-value politique, si jamais il songeait au troisième mandat ? Autant de questions que Sud quotidien a soumis, dans un entretien croisé, à des Enseignants Chercheurs, notamment Jean Charles Biagui de la Faculté des sciences juridiques et politiques de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar, et Maurice Soudieck Dione, Docteur en Science politique à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis
Peut-on dire que seuls le président Macky Sall et son gouvernement sont en train de dérouler, contexte de Covid-19 obligeant ?
Jean Charles Biagui : « Nous sommes dans un contexte politique unidirectionnel. Autrement dit, une situation dans laquelle l’initiative et l’activité politiques sont monopolisées par les mêmes acteurs, plus précisément par l’Exécutif. Les acteurs politiques de l’opposition et ceux de la société civile estiment à tort que le Covid-19 est incompatible avec des propos contestataires et le pluralisme des idées. Certains parmi ceux qui se réclament de la société civile sont d’ailleurs beaucoup plus préoccupés par les strapontins octroyés généreusement par le pouvoir. Ce n’est pas la mission de la société civile d’intégrer les institutions étatiques…Lorsque les partis politiques n’occupent plus l’espace public, lorsque ceux qui se revendiquent de la société civile s’inscrivent dans une course aux postes dans l’appareil d’État ou estiment que leur rôle est de suppléer l’Etat au lieu de chercher à l’influencer, lorsque le parlement ne contrôle pas les gouvernants et ne prend aucune initiative, l’Exécutif n’a plus aucune contrainte. Le Covid-19 a conduit à la mise en place d’un contexte de pensée quasi unique. Les seules controverses semblent pour le moment ne concerner que la distribution des denrées alimentaires. Sur le plan de la gestion sanitaire de la crise, il existe malheureusement très peu de débats. Les opposants se sont emmurés dans un silence qui ne se justifie pas… et sont en train de commettre une erreur de communication politique.
Maurice Soudieck Dione : « Naturellement, c’est le Président Sall qui déroule avec son Gouvernement. Mais il faut comprendre le terme «dérouler» au sens figuré sous l’angle de cordonner et d’organiser la lutte contre le Covid-19, qui est une bataille de toute la Nation contre un fléau ; et non pas «dérouler» dans le sens d’une lutte avec des adversaires politiques roulés dans la farine ou dans la poussière ».
Cette situation n’avantage t-elle pas plus le pouvoir en place que l’opposition ?
Jean Charles Biagui : 
« C’est surtout l’avenir qui nous le dira. Pour le moment, le pouvoir semble être en position de force. Mais à moyen et à long terme, tout dépendra de la gestion de la crise par le gouvernement. Si les mesures sur le plan sanitaire et social ne permettent pas de normaliser rapidement la situation, le pouvoir pourrait beaucoup perdre de sa crédibilité actuelle déjà mise à rude épreuve par une stratégie sanitaire qui n’a pas encore porté ses fruits et par les supposés scandales concernant les marchés des denrées alimentaires. Il s’y ajoute que la distribution de ces dernières risque aussi de ternir l’image du gouvernement si les véritables bénéficiaires sont écartés au profit de la clientèle politique. A ce titre, le contexte actuel ressemble à une perche tendue à l’opposition. Elle peut et elle doit la saisir pour revenir dans le jeu politique qu’elle n’aurait jamais dû abandonner.
Maurice Soudieck Dione : « En fait, il faut dire que dans la situation actuelle, il y a comme une sorte de brouillage voire de gommage des aspérités, contradictions et clivages politiques, notamment en ce qui concerne cette distinction/différenciation entre une majorité qui gouverne et une opposition qui s’oppose, en ces temps particuliers qui nécessitent la mobilisation de toutes les énergies, de tous les moyens et de tous les efforts. Il y a aussi un impératif catégorique à conserver un état mental et psychologique de qualité pour combattre la maladie et travailler tous ensemble à sortir de la crise sanitaire. Ce devoir impérieux d’unité et de solidarité exige des acteurs le sens du dépassement au profit des intérêts supérieurs et transcendants de toute la collectivité nationale. Il faut encore préciser à ce niveau que les opposants qui s’aventureraient à critiquer avec virulence le régime dans ces moments extrêmement difficiles que traverse le pays, pourraient être désavoués et déconsidérés comme n’étant mus que par des intérêts personnels et partisans, et donc frappés d’une incapacité certaine à s’élever à la dimension des enjeux et de la gravité de l’heure.
Macky Sall n’est-il pas, politiquement parlant, en train de tirer profit de cette situation de Covid19, surtout avec l’aide alimentaire ?
Jean Charles Biagui : 
« La stratégie visant à distribuer une aide alimentaire a aussi des effets négatifs en termes de communication. Elle révèle à la face du monde un pays où la faim est loin d’être vaincue. Dans une certaine mesure, elle bat en brèche l’idée d’une société en émergence, l’idée d’un pays autosuffisant en riz. Les slogans du gouvernement sénégalais apparaissent ainsi au grand jour sans réelle consistance. L’aide alimentaire d’urgence est quelque part un aveu d’échec des politiques publiques de ces dernières années. Elle montre l’image d’un pays ou deux sacs de riz constituent une aubaine et un enjeu pour la plupart des ménages. Dans le même ordre d’idées, la demande d’annulation de la dette adressée aux bailleurs est un autre aveu de taille. Le gouvernement souligne par cet acte le caractère insoutenable de la dette et plus grave il semble nous dire que les dollars empruntés à notre nom n’ont pas permis de prendre en charge nos préoccupations sociétales. Au lieu de rompre avec le cycle infernal de l’endettement, nos gouvernants veulent saisir l’opportunité que leur offre le Covid-19 pour s’inscrire dans un autre cycle d’endettement.
Maurice Soudieck Dione : Le Président Sall tire naturellement profit de la situation en termes d’affirmation de son leadership sur le plan national et même international. Sur le plan national, il se pose et s’impose comme le chef principal autour de qui tous sont mobilisés pour les besoins de cette lutte contre l’épidémie. Le Président Sall bénéficie également d’un effet de solidarité grégaire, qui fait que face à un péril extérieur, la société a tendance à se souder, à faire montre de cohésion pour affronter le danger. Mais ces dividendes politiques engrangés peuvent être vite dissipés au sortir de la crise ; en ce moment, les difficultés économiques et sociales vont retomber sur le régime. Car il faut dire aussi que le Covid-19 a mis en évidence les carences et insuffisances du régime à bien des égards. Sur l’endettement à outrance du pays, surla négligence du service public de la santé, sur les questions relatives à l’utilisation pertinente des ressources publiques pour financer des investissements prioritaires et productifs. En ce sens, les infrastructures de prestige comme le TER, les infrastructures sportives coûteuses, le Centre international de conférence Abdou Diouf presque tout le temps fermé, après avoir englouti 53 milliards, pendant que les universités Amadou Makhtar Mbow et du Sine-Saloum sont en chantier depuis plusieurs années, en sont quelques illustrations… Au plan communicationnel, par rapport à la distribution de l’aide alimentaire d’urgence, on a vu le Président Sall défiler au port et passer en revue les tonnes de riz à distribuer ! Il y a là une politisation et une personnalisation de l’aide, comme s’il s’agissait d’une aumône qui dépendait du bon vouloir du Président et comme si les ressources utilisées lui appartenaient. De ce point de vue, on retrouve à travers une lecture sémiologique les tares de notre système politique, à savoir d’une part l’hyper-présidentialisation, autrement dit la concentration excessive et pernicieuse de tous les pouvoirs entre les mains du président de la République, et le néo-patrimonialisme, c’est-à-dire une confusion entre ressources publiques et ressources privées sous la férule d’un chef autoritaire qui en use et en abuse. Il faut également mettre en évidence les soupçons de scandales dans l’attribution des marchés des denrées et du transport ; ce qui est de nature à entacher l’image du régime surtout dans un contexte pareil de crise.
Si le président Macky Sall parvenait à bien gérer la crise, cela ne pourrait-il pas être une sorte de plus-value politique, en cas de… tentative de troisième mandat ?
Jean Charles Biagui : 
« La question du troisième mandat est une question d’ordre constitutionnel. Dans la lettre et dans l’esprit de la charte fondamentale, il n’est pas possible de faire plus de deux mandats consécutifs. Par conséquent, la gestion de la crise actuelle ne peut pas servir d’instrument de légitimation à une impossible candidature sur le plan juridique et politique. Si les stratégies de gestion de la crise portent leurs fruits, il est clair que le pouvoir pourrait en tirer un grand profit. Pour l’heure, nous n’en sommes pas encore là. Au contraire, la crise s’intensifie. Le nombre de personnes infectées du Covid-19 est en constante augmentation. Les cas communautaires se multiplient. L’économie est affectée. Les écoles, les universités et les lieux de culte sont fermés sans que le gouvernement ne puisse nous dire la date effective de leur réouverture. Le pouvoir joue sa crédibilité avec cette crise. Celle-ci montre, s’il en était encore besoin, le grand dénuement des installations hospitalières surtout à l’intérieur du pays. Le personnel médical qui fait aujourd’hui l’objet de toutes les attentions bénéficie d’un traitement salarial qui a longtemps fini de les démotiver. Tout cela était déjà connu des Sénégalais, mais le coronavirus a davantage mis en exergue cette réalité qu’il est impossible de cacher.
Maurice Soudieck Dione : « Je ne pense pas que cela puisse servir le Président Sall dans la perspective d’une troisième candidature. Il faut préciser qu’il y a depuis la Constitution du 22 janvier 2001, une constante dans la limitation des mandats à deux. Dans la controverse de 2011-2012 sur la troisième candidature du Président Wade, le principe de la limitation des mandats à deux n’était pas en cause, car le problème juridique était de savoir si le premier mandat du Président Wade (2000-2007) obtenu sous l’empire de la Constitution du 7 mars 1963 devait être comptabilisé ou non dans le nombre de mandats exécutés. Le peuple sénégalais a écarté vigoureusement cette hypothèse de troisième mandat en sanctionnant lourdement par les urnes le Président Wade et son régime en 2012. Avec un lourd tribut en pertes de vies humaines dans une élection de fortes tensions, qui a porté le Président Sall au pinacle ; celui-là même qui a initié le référendum de 2016. Cette consultation populaire n’a pas changé totalement l’ordre constitutionnel, mais a simplement réformé la Charte fondamentale en vigueur, notamment en son article 27, duquel il appert que « Nul ne peut exercer plus de deux mandats successifs ». Benno Bokk Yaakaar, la coalition qui soutient le Président Sall a fait campagne en 2016 au référendum pour faire voter oui. Le Président Sall lui-même a affirmé le 31 décembre 2018, alors qu’il était en quête de réélection, qu’il lui restait un seul et dernier mandat si le peuple portait son choix sur lui en 2019, avant de revenir le 31 décembre de la même année répondre par «ni oui ni non » sur la question de la troisième candidature. En définitive, tordre cette règle de la limitation des mandats à deux peut être de nature à installer l’instabilité et ouvrir des lendemains incertains pour le pays. Il y a aussi qu’une troisième candidature ne débouche pas inéluctablement sur un troisième mandat. Or, la manière dont les dirigeants quittent le pouvoir est cruciale pour leur vie après le pouvoir. Créer une confrontation à l’issue de laquelle on risque de sortir par la petite porte en mobilisant une majorité du peuple contre soi, n’est pas une manière judicieuse de se libérer du pouvoir encore moins de rentrer dans l’histoire

LIBRE CIRCULATION DES JOURNALISTES, ENCORE UNE EXCEPTION SENEGALAISE! PAR HENRIETTE NIANG KANDÉ

http://www.sudonline.sn/Sénégal, notre beau pays, terre de paradoxes par excellence et terreau d’intrigantes « innovations», où rien ne se passe comme ailleurs! Prenons l’exemple des télévisions qui s’étaient vues sommer de faire porter des masques sur leurs plateaux
Sénégal, notre beau pays, terre de paradoxes par excellence et terreau d’intrigantes « innovations», où rien ne se passe comme ailleurs! Prenons l’exemple des télévisions qui s’étaient vues sommer de faire porter des masques aux journalistes, animateurs et invités sur leurs plateaux. Du jamais vu nulle part ailleurs dans le monde, y compris dans les pays à très fort taux d’infection et de mortalité.
Des émissions sont produites à domicile, et via des supports technologiques permettant à des intervenants d’y participer en toute sécurité. Les émissions de plateau, enregistrées ou en direct, respectent la distanciation et les gestes barrières recommandés, sans que les participants ne s’exhibent masqués. Il aura fallu la réaction combinée du président du Conseil des Editeurs et Diffuseurs de Presse du Sénégal (CDEPS) et du président du Conseil National de Régulation de l’Audiovisuel (CNRA), pour amener les autorités à condescendre….
L’épisode de l’exclusion des journalistes des catégories professionnelles bénéficiaires d’un coup fil par arrêté ministériel, leur permettant de circuler sans restrictions par ces temps d’état d’urgence et de couvre-feu se prolonge, avec «l’innovation» du ministère de l’Intérieur, consistant à numériser les données à fournir par les journalistes, afin de pouvoir disposer d’une autorisation de circuler électronique. La mesure suscite crainte et appréhension chez les professionnels, notamment l’éventualité d’être repérables, traçables et localisables à tout moment. Hormis le risque d’intrusion dans la vie privée, c’est au plan professionnel que se pose la question d’une possible interférence de Big Brother. Imaginez un(e) journaliste, travaillant sur un sujet sensible avec des sources, des contacts requérant anonymat et protection, pour diverses raisons. Quelles garanties peuvent lui être données que « l’œil de Moscou » ne suivra pas ses moindres déplacements, faits et gestes?
La «fatwa» contre la télé, outre la méprise qu’elle surligne, renseigne subrepticement sur le profil psychologique de certains des dirigeants et fonctionnaires de l’Etat, avec une conception et une pratique étriquées des attributs et prérogatives de la puissance publique, ne retenant que le monopole de la contrainte qui lui est attachée, au détriment de la doctrine de service public qui lui est opposable à juste titre.
D’un point de vue purement administratif, il incombe à l’Etat moderne de garantir et sécuriser le droit à l’information des citoyens, en s’assurant de l’effectivité des conditions et modalités de jouissance de cette liberté fondamentale, fondatrice de la liberté de la presse, et du recours à différents outils disponibles pour la défense et l’illustration de cette disposition universelle, normée et codifiée. Notre pays est-il si exceptionnel au point de se signaler aussi singulièrement à la face du monde, à travers des mesures régressives voire répressives ? Qu’avons-nous que le reste du monde n’a pas, pour justifier une certaine idée de «l’exception sénégalaise » galvaudée et ressassée à souhait? Le plus curieux dans cette histoire de «télévision masquée », anxiogène, c’est que les rédactions des radios, journaux et presse en ligne, sont superbement exclues du champ de ce contrôle rigoriste. La magie de la télévision sans doute ! Le débat sur le rôle et la fonction des médias dans la société est d’une actualité et d’une acuité brûlantes.
En rappeler les termes pourrait permettre d’en cerner les contours, les enjeux d’aujourd’hui et de demain, dans une perspective sociétale globale. « La radio annonce, la télévision montre, la presse explique », pontifiait-on à l’ère d’Emerc, l’Homme Emetteur-Récepteur, pour les familiers de l’approche théorique de la communication du Canadien Jean Cloutier. La presse écrite, qui a donné son nom devenu générique à l’activité de collecte, de traitement (production) et de diffusion de masse d’informations, de sujets éducatifs, de thématiques, de divertissement, tous moyens confondus, est sommé de se numériser, en s’inscrivant -en s’inclinant selon les puristes de l’écriture graphique- dans la dynamique de la convergence numérique qui permet de produire, d’aspirer et de diffuser sur un même canal, internet, satellite et tout réseau répondant aux normes du protocole IP.
Ainsi les différentes fonctions des médias classiques et des nouveaux médias peuvent-elles être agrégées dans des plateformes numériques, qui proposent une offre globale et pluraliste tout en respectant la segmentation des besoins dans l’espace numérique intégré. Les évolutions actuelles et futures des besoins en information et de la constellation d’offres de toutes natures, de toutes origines, obligent à d’autres rapports sociaux, à commencer par une redéfinition de la conception et de l’expression des missions régaliennes des détenteurs de pouvoir, au regard de l’irruption d’une nouvelle citoyenneté biberonnée à la conscience discursive et à la conscience critique. Les citoyens ne sont plus assimilables à des masses populaires à « gérer » par la contrainte, mais des agents à la fois proactifs et interactifs, détenteurs d’un pouvoir de légitimation voire d’habilitation.
C’est fort d’une telle compréhension du mouvement qui dessine des trajectoires à vitesse grand V que les médiations doivent être appréhendées, dès lors qu’elles intègrent en les dépassant, la simple fonction de relais ou pourvoyeurs de contenus. La problématique d’une citoyenneté s’exprimant par l’action individuelle et collective d’agents compétents, engagés dans la recherche et dans la production de sens est à envisager aussi bien par les professionnels des médias, que par les acteurs politiques et sociaux, «The Powers That Be», (les pouvoirs établis, institutionnels, économiques, spirituels, occultes, etc.).
Alors dialoguons pour développer des acquis à même d’intégrer les dynamiques qui travaillent nos sociétés interpellées et potentiellement solubles dans une société globale de l’information qui nous laissera encore sur les bords de ses autoroutes que nous devons pourtant impérativement emprunter avec pour bagages notre part d’humanité, d’innovation et de créativité. C’est là tout notre défi.

Touba: le Commandant de la Brigade de gendarmerie et certains de ses éléments mis aux arrêts

https://actusen.sn/C’est le journal Enquête qui donne l’information dans sa livraison de ce lundi. Le commandant de la Brigade de gendarmerie de Touba et certains de ses éléments de Touba Bélel ont été mis aux arrêts de rigueur et sont actuellement détenus à Dakar.
Selon nos confrères, l’ordre a été donné par le Haut commandant de la gendarmerie nationale et Directeur de la justice militaire, le Général de division Jean Baptiste Tine.
Le commandant est accusé d’avoir facilité le transport de certains voyageurs, en violation flagrante des mesures d’interdiction du trafic interurbain dans le cadre de la lutte contre la propagation du Coronavirus.
Il lui est également reproché, si l’on en croit toujours le journal, de ne pas être à la hauteur du différend entre le policier et le gendarme qui avaient battu ce dernier pour un conflit de compétence.

Keur Massar: Le nouveau-né volé samedi retrouvé à Yeumbeul par la gendarmerie

https://www.seneweb.com/Seneweb vous informait, hier, de l’enlèvement d’un nouveau-né de sexe féminin à Keur Massar. Le nourrisson, disparu depuis samedi dernier, a été retrouvé, hier, à Yeumbeul, un quartier de la banlieue de Dakar, par la gendarmerie.
L’enquête se poursuit pour mettre la main sur l’auteur de cet enlèvement, renseigne la Rfm. Pour rappel, le nouveau-né a été enlevé dans une structure sanitaire de Keur Massar.

Affaire des licences de pêche: Ce qu’Alioune Ndoye réclame au journal Le Témoin

https://www.seneweb.com/Le ministre de la Pêche, Alioune Ndoye, qui réclamait un demi-milliard de F cfa au journal Le Témoin et sa suspension pour 3 mois, met la pédale douce.
Selon Les Échos, le maire de Dakar-Plateau ne demande plus que le franc symbolique mais exige la demande en réparation pour laver son honneur.
Le responsable socialiste reproche au journal d’avoir publié “des informations diffamatoires” dans l’affaire des 52 licences de pêche accordées à des navires chinois.

Covid-19 De l’exception sénégalaise à la déception sénégalaise Par MARVEL NDOYE

Cette « exception sénégalaise » criée sur tous les toits il y’a un mois se révèle être en réalité de la duperie comme il fallait s’y attendre. En effet, au 1er Mai 2020, nous constatons que partout dans le monde, les nouvelles contaminations par jour ont baissé de 5 à 10 fois, le nombre de morts par jour et de cas graves a été divisé par 4 ou 5. Par contre un seul pays de la planète connait enregistre au même moment un rythme totalement inverse, c’est le Sénégal.
Si l’on considère les 2 dernières semaines de Avril comme référence, il y’a eu plus de morts que les 6 semaines qui les ont précédées, le nombre de nouvelles contaminations et de cas graves a été multiplié par 5. Et comme si cela ne suffisait pas, le nombre de guérisons par jour se compte sur les doigts de la main, bloqués à moins de 400 au total, là où d’autres pays ont déjà guéri entre 20 000 et 140 000.
Cette situation du Sénégal n’est pas étonnante. C’est parce que l’on a assisté depuis 2 mois à une véritable arnaque sanitaire, perpétrée par des politiciens et dealers qui ne s’arrêtent jamais, même en période de catastrophe.
Les sénégalais n’y sont pour rien dans cette soudaine multiplication du nombre de contaminations et de décès. C’est Macky Sall et son équipe qui en sont les seuls responsables, d’étant obstinés à cacher la vérité depuis le début, refusant de prendre au sérieux la lutte contre le Covid-19, préférant profiter de la situation pour s’offrir des chèques en blanc, pour prendre des mesures destinées à museler l’opinion, mater la population, et s’enrichir davantage.
1° Pendant que les pays du monde entier mettaient en place de vrais moyens pour lutter contre la pandémie, les gouvernants sénégalais s’affairaient dans des deals avec les maigres moyens dégagés ou offerts par les bonnes volontés
2° Pendant que les pays du monde entier mettaient en place des mesures sérieuses d’accompagnement pouvant permettre à la population à limiter ses déplacements, Macky Sall n’a trouvé que la force, la répression, la destruction comme méthode
3° Alors que partout dans le monde les mesures sanitaires prises ont permis un ralentissement de la vitesse de propagation du virus, les mesures politiciennes, avec des arrières pensées cyniques de Macky Sall n’ont eu que des effets désastreux
4° Pendant que les pays du monde entier effectuaient dès le départ des milliers de tests Covid-19 par jour, le Sénégal se limitait délibérément à une centaine de tests, sachant pertinemment que le nombre de cas positifs qui en ressortira sera tout aussi ridicule
5° Pendant que des pays guérissaient 10 000 à 100 000 patients sans tambour ni trompette, le Sénégal était le seul qui bombait le torse pour avoir guéri 200 patients, poussant le ridicule jusqu’à parler d’exception sénégalaise et proposant de partager son expérience avec d’autres
6° Pendant que le rythme des guérisons s’accélère partout dans le monde, les guérisons deviennent une exception au Sénégal
7° Pendant tous les présidents africains assumaient leurs responsabilités, prenaient des décisions adaptées à leurs réalités locales, Macky Sall se cantonne encore et toujours à calquer la France et Macron
8° Aujourd’hui le monde entier rit au nez du Sénégal dont le Président faisait le tour des télévisions il y’a un mois pour vanter les résultats du Sénégal montés de toutes pièces, sur fonds de deals.
Avec tout cela, au lieu d’assumer sa responsabilité pleine et entière dans cette situation pitoyable, le Président accuse plutôt les sénégalais, et demande de façon cynique à durcir les sanctions contre de simples gorgorlous qui ne sont que victimes de sa politique désastreuse.
Ses ministres (Oumar Youm – Aly Ngouille Ndiaye – Malick Sall, Diouf Sarr, entre autres) s’exécutent de façon tout aussi cynique, sachant pertinemment qu’ils sont en réalité les véritables coupables de cet échec et de ses conséquences.
D’ailleurs il faut être vil et haineux pour imaginer comme sanction la destruction du véhicule d’un gorgorlou, l’annulation à vie de son permis de conduire, son emprisonnement entre 1 et 5 ans, etc…., simplement parce qu’il cherche à survivre face à des mesures iniques qui lui sont imposées par un Président et son Gouvernement qui peinent à masquer leur profonde incurie.
Comme disait l’autre, « Macky Sall est le vrai bénéficiaire du Covid-19 ». Lui et ses hommes. Il a tout intérêt à ce que cette tragédie du Covid-19 se prolonge, à faire trainer le dépistage, à étendre la durée de l’état d’urgence qui n’a rien de sanitaire en réalité, mais simplement politique pour s’arroger les pleins pouvoirs, réprimer, et se passer de toute transparence de gestion.
Mais toute chose a une fin, une fin qui sera très dure pour les fossoyeurs du Corona-Business.MARVEL NDOYE,E-mail : marvel@hotmail.fr

A SON EXCELLENCE MACKY SALL Par Boubacar SADIO

Avouer avoir mis sous le coude des dossiers pour soustraire des délinquants financiers de toute poursuite judiciaire, c’est se rendre coupable du délit de recel de malfaiteurs.
Monsieur le Président de la Républiquepermettez à ma très modeste personne et à l’humble citoyen que je suis, de vous souhaiter, à vous et à l’ensemble des Sénégalais, un mois de ramadan dans les meilleures conditions de santé. Qu’ALLAH Le Tout-Puissant, Maitre de l’univers et de nos fragiles destins d’êtres insignifiants et ignorants, nous Couvre de Sa Grace éternelle et qu’Il Agrée tous nos actes de dévotion. Puisse-t-il répandre sa miséricorde infinie sur nos familles et nous préserver de la malédiction du Covid-19 qui a fini de plonger l’humanité entière dans un désarroi et une angoisse, certes, prégnants et difficilement supportables, mais tout aussi salutaires, parce que nous ramenant à la vérité et à la réalité de la puissance divine et surtout et par-dessus tout, à reconsidérer notre condition humaine. Dans son expression et sa manifestation démocratiques, rarement observées, le Covid-19 ignore les frontières physiques des pays, les classes sociales, les tranches d’ âges, les statuts, les fortunes et toutes les autres considérations que les hommes ont artificiellement créées pour une différenciation dont la vanité et l’inanité sont étalées au grand jour.
Monsieur le Président de la République, dans le cadre de la lutte contre le covid-19, vous avez créé un comité de suivi et nommé à la tête le brillantissime Général François Ndiaye. Permettez-moi d’exprimer un sentiment ambivalent par rapport à cette initiative. D’abord, j’adresse mes très vives et très sincères félicitations au général François Ndiaye, un militaire de grande valeur et pétri d’extraordinaires qualités professionnelles, comme tous les généraux de notre vaillante armée. Son parcours, sa carrière et son profil forcent l’admiration ; toutes choses qui imposent le respect et lui attribuent, quels que soient les postes occupés et les responsabilités qui lui sont confiées, une forte présomption d’efficacité toujours confirmée et un très large indice de confiance.
Monsieur le Président de la République, permettez-moi de vous signifier, qu’une fois encore, alors que nous traversons une période difficile et pénible de notre histoire, vous vous êtes offert le luxe incongru de ne pas respecter, votre parole, une parole véritablement instable. N’aviez – vous pas promis de mettre immédiatement en place un comité de pilotage national et inclusif qui aura en charge toute la gestion des fonds de la Force covid-19 ? Cette déclaration faite solennellement, devant l’opinion nationale et la communauté internationale très attentive à tout ce qui rapporte à la pandémie, avait suscité un immense espoir. Mais malheureusement, comme à l’accoutumé et comme vous en avez la très mauvaise habitude, vous vous êtes délié de votre engagement et avez foulé au pied votre promesse.
Monsieur le Président de la République, la désinvolture et la légèreté que vous imprimez à vos propos sont d’une gravité extrême. A la limite, on pourrait, à juste raison, considérer un tel comportement, une telle attitude comme la manifestation récurrente d’un mépris inexplicable à l’endroit des Sénégalais dont la grande majorité a de vous l’image, non point d’un fieffé menteur, ce serait impertinent, très désobligeant et irrespectueux de leur part, mais d’un bonimenteur parfaitement abouti, c’est-à-dire au summum de son art. A cause de votre parole fluctuante, voilà qui sans consistance, des sénégalais pensent que vous êtes moralement disqualifié pour présider aux destinées de notre pays. Soyez plus sérieux, respectez-vous et faites l’effort, peut-être pas facile de votre part, je l’admets, de donner du sens et un sens, donc de la valeur, à votre parole qui a perdu toute crédibilité.
Monsieur le Président de la République,
 la création d’un comité de suivi à la place du comité de pilotage initialement annoncé, a été vue et interprétée par beaucoup de vos compatriotes dont moi-même, comme une réponse urgente et précipitée pour dissiper le tollé provoqué par les turpitudes pour ne pas dire les graves et non moins indécentes forfaitures de votre charmant beau-frère Mansour Faye. Avec des éléments plus que probants, il est accusé d’avoir octroyé des marchés sur des denrées alimentaires, notamment le riz, le sucre et l’huile, dans l’opacité la plus totale sur la base de considérations amicales, parentales, claniques, politiciennes, avec de forts soupçons de rétro commissions. Nous savons tous comment cela se passe dans notre pays. Comme avec votre petit frère Aliou Sall, éclaboussé dans le gravissime et inoubliable scandale du pétrole et du gaz, vous vous êtes évertué à assurer, en bon avocat des intérêts du clan, la défense de votre beau-frère Mansour Faye, le frère de Marième Faye. C’est peine perdue que de réclamer des sanctions ou une quelconque enquête, tout simplement, parce qu’il ne vous viendra jamais à l’esprit, un seul instant, d’effaroucher la Première dame, et pour cause.
Monsieur le Président de la République, la présence du général François Ndiaye peut conférer une forte présomption de confiance mais jamais une certitude encore moins une véritable garantie de transparence. Ce n’est pas une affaire de personne ni d’individu, c’est un problème éminemment systémique. Le général agit, évolue, exerce, pratique, pense et réfléchit en référence permanente au code militaire qui est aux antipodes du code de conduite des politiciens, dont vous êtes le parangon et le prototype achevé. Les politiciens se meuvent avec aisance dans la faune des carnivores, des chacals, des hyènes ; ils se complaisent dans le mensonge, la duperie, la fourberie, l’hypocrisie, la supercherie, la tromperie et ils se nourrissent de lâcheté, de trahison et de compromissions. Le grand handicap du général François Ndiaye réside au niveau de son statut de militaire en activité, donc sous votre double commandement, en votre qualité de Président de la République et de Chef suprême des armées. Le général est formaté dans le respect strict de la hiérarchie, dans l’obéissance totale au supérieur, dans l’exécution des ordres sans murmures ; les militaires sont astreints à la discipline la plus rigoureuse, c’est, d’ailleurs ce qui fait leur force. Pourra-t-il déroger aux règles intangibles de son crédo professionnel ? Osera-t-il passer outre vos ordres, quand bien même les circonstances l’exigeraient ? Il ne faudrait surtout pas que l’utilisation des hommes de tenue serve malicieusement ou pernicieusement à atteindre des objectifs et à réaliser des desseins sournoisement cachés.
Monsieur le Président de la République,
 vous avez bien voulu définir les prérogatives du Comité de suivi en lui assignant des missions essentiellement proactives ; c’est louable certes, mais vous auriez dû et pu lui donner, entre autres missions de vérifier toutes les opérations qui ont été faites en amont ou des centaines de milliards ont été distribuées et des marchés octroyés dans des conditions de très grande opacité, sans aucune transparence, en violation totale et flagrante des règles et principes élémentaires de gestion des fonds publics . Votre responsabilité, ne serait-ce que du point de vue moral est totalement, pleinement, entièrement et absolument engagée. Aucun ministre du gouvernement, surtout qu’il n’y a plus de Premier ministre, n’ose engager de l’argent public portant sur des milliards sans votre accord préalable, c’est impensable ; pour tout simplement dire que vous n’ignorez rien, absolument rien de tout ce qui se passe. Vous êtes l’unique responsable de tous les scandales commis sous votre magistère ; si vous n’en êtes pas l’auteur direct, vous les avez couverts, encouragés voire favorisés par votre silence approbateur. Vous avez publiquement reconnu et avoué avoir mis sous le coude des dizaines de dossiers qui, normalement auraient dû valoir aux personnes incriminées des poursuites judiciaires. Votre aveu est grave et scandaleux ; par cette déclaration vous reconnaissez avoir soustrait des délinquants des griffes de la justice, d’avoir entravé le bon fonctionnement de celle-ci et de vous etre rendu coupable du délit de recel de malfaiteur.
Monsieur le Président de la République
, vous avez opportunément mis à profit la pandémie du Covid-19 pour enfourcher la bataille portant sur l’annulation de la dette des pays pauvres, particulièrement africains. Vous vous en êtes fait le héraut et le héros, évoquant le sujet à tout bout de champ, mettant à contribution les relais médiatiques occidentaux. Des voix de différentes personnalités, notamment celle du Pape, se sont jointes à vos pathétiques et émouvantes adjurations. Par contre, certains citoyens avertis des pays occidentaux, notamment les Français, ont manifesté leur opposition à la posture officielle de leurs gouvernants ; ils ont déclaré ne plus supporter que l’argent du contribuable serve à entretenir les classes dirigeantes corrompues des pays africains.
Monsieur le Président de la République,
 qu’avez-vous fait de ces centaines de milliards empruntés au nom du peuple ? Quelle a été leur destination finale ? Votre ministre de l’économie a déclaré récemment que c’est vertueux et bien fondé de demander l’annulation de la dette. Je pense le contraire et ne milite pas pour l’annulation d’une dette colossale qui, en réalité, n’a servi qu’à remplir les comptes bancaires de nos dirigeants et à réaliser des éléphants blancs improductifs qui ne sont ni utiles socialement ni rentables économiquement. De l’argent jeté par la fenêtre pour des réalisations de prestige. Vous avez lamentablement échoué dans vos choix stratégiques ; aujourd’hui vous êtes rattrapé par vos erreurs et vos tâtonnements, en somme votre manque criard de vision.
Monsieur le Président de la République, cette manne financière que vous avez dilapidée aurait pu permettre la construction d’hôpitaux de niveau 1 dans toutes les capitales régionales, les équiper d’un plateau médical ultra moderne et d’écoles qui feraient disparaitre les abris provisoires de la honte, d’améliorer substantiellement les conditions de travail et d’existence des enseignants et des personnels de santé. Ces deux catégories de travailleurs sont toujours en première ligne pour doter notre pays de ressources humaines de qualité, parce que bien formées et bien portantes. Le covid-19 a mis à nu votre incompétence, votre absence totale de vision sur le choix des priorités de développement ; tous les secteurs sont en crise plus exactement en décrépitude.
Monsieur le Président de la République, en quémandant, toute honte bue, sans dignité aucune ni fierté patriotique ou personnelle, que vos maitres blancs procèdent à l’annulation de vos dettes, vous ne donnez pas une image reluisante de notre pays. Vous donnez à notre pays l’image d’un peuple de mendiants voire de gueux affamés et assoiffés, plus préoccupés à se remplir le ventre qu’à se soucier de la pandémie ; sont restées gravées dans nos rétines ces images vous montrant «  passant en revue » des sacs de riz. Vous vous trompez largement d’orientation ; le problème n’est pas alimentaire, il est fondamentalement sanitaire. Il faut consacrer le tiers des fonds de la Force covid-19 à l’équipement d’urgence des structures de santé, à la motivation des personnels de santé exposés en permanence, à l’achat de gants et de produits désinfectants pour leur mis à disposition massive et facile au profit des populations. Le Professeur Seydi n’a-t-il pas déploré et dénoncé la situation qui prévaut à Ziguinchor ? C’est le même tableau à travers tout le pays.
Monsieur le Président de la République, je ne saurais terminer mon propos sans évoquer la situation à la fois tragique et dramatique de nos compatriotes de la diaspora qui, présentement, se sentent abandonnés et totalement délaissés par leurs plus hautes autorités, en pleine déréliction loin des leurs. Non seulement ils vivent le spleen induit par l’éloignement du pays, de la famille, mais les voilà, pour la plupart, confinés dans leurs modestes appartements, augmentant à un niveau élevé leur sentiment d’isolement. Et votre absurde et incompréhensible décision d’interdire le retour au pays des corps des défunts morts du covid-19 vient brutalement en rajouter à leur peine. Votre décision ne s’explique pas, elle ne se justifie ni du point sanitaire ni du point de vue juridique ; aucune norme technique vous interdit de rapatrier les corps de vos ressortissants décédés du covid-19 à l’étranger.
Monsieur le Président de la République
, suprême humiliation, vous avez cru devoir dégager un certain montant pour l’achat de sépultures ou ils seront inhumés ; et voilà que vous les traitez comme des pestiférés. Vous semblez vous vanter et vous satisfaire de leur avoir offert gracieusement douze milliards, en faisant semblant d’ignorer que c’est leur argent, l’argent de tous les contribuables sénégalais. Que valent douze milliards comparés aux mille deux cent milliards que nos braves et valeureux compatriotes de la diaspora transfèrent au pays ? Sans leurs apports des milliers de familles sénégalaises vivraient dans une impécuniosité totale et permanente. Les Sénégalais de la diaspora, ayant comme références et principes axiologiques nos valeurs inamissibles de dignité, d’honnêteté, de solidarité et d’amour du terroir, méritent plus de respect, de considération et d’égard de votre part. Ils n’ont guère besoin d’aide alimentaire mais veulent tout simplement que soit sauvegardé leur honneur, préservée leur dignité et reconnue leur valeur.
Monsieur le Président de la République, vous-même avez déclaré sur un ton grave que l’heure est grave ; et quand l’heure est grave le Général, commandant des troupes, normalement, ne devrait pas se donner du bon temps pour s’adonner à des divertissements ludiques, tout son esprit doit etre concentré sur le défi à relever et toutes ses pensées orientées sur le sort de ses compatriotes, plus particulièrement ceux de la diaspora ; mais enfin ! Se permettre de jouer au Ludo en ces moments pénibles et difficiles où les populations sont étrillées par l’angoisse, l’inquiétude et la peur, c’est faire preuve d’un manque d’esprit de solidarité et d’une absence totale du sens des responsabilités. Votre attitude ne fait que traduire au grand jour votre paresse légendaire et votre manque de rigueur notoire dans tout ce que vous entreprenez. L’avion présidentiel ne vous appartient pas, c’est la propriété de la république, du pays, de la nation, du peuple. Il n’y a aucune raison qu’il soit en stationnement ; mettez-le en service et au service de vos compatriotes, notamment ceux de la diaspora qui rendent un immense service au pays. Qu’il aille chercher les corps de nos défunts bloqués à l’étranger pour les rapatrier afin qu’ils soient inhumés conformément à leurs dernières volontés, qui à Touba, qui à Tivaouane, tel autre ailleurs. C’est le strict minimum que  vous leur devez.Le pouvoir au peuple, les servitudes aux dirigeants. TERMINUS 2024.Dakar le 02 Mai  2020.BoubacarSADIO,Commissaire divisionnaire de police de classe exceptionnelle à la retraite


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