Revue de presse du Lundi 03 Mai 2021

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Franc CFA : la France va restituer 5 milliards d’euros de réserves à la BCEAO

https://www.seneweb.com Jeune-Afrique – Jeune Afrique | Selon nos informations, ce processus s’inscrit dans le cadre de la réforme du franc CFA, entamée en décembre 2019.
La France a entamé le processus de transfert de 5 milliards d’euros vers les comptes de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). La décision de Paris intervient dans le cadre de la réforme du Franc CFA, appelé à devenir l’eco.

Application des accords de décembre 2019

Les ressources en question sont les réserves de change domiciliées dans les livres de la Banque de France pour couvrir les importations des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).
En visite à Abidjan du 29 au 30 avril, Bruno Le Maire, le ministre français de l’Économie et des Finances, a rassuré le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara sur l’exécution dans toute leur globalité des accords de réforme du franc CFA approuvés en décembre 2019.
Ces accords avalisaient la fin de la centralisation de la moitié des réserves de change de la BCEAO dans les livres de la Banque de France. La Banque centrale ouest-africaine est désormais censée les investir à son gré au sein des institutions et instruments financiers de sa préférence.
« La France transféra les fonds de réserves. Cela faisait partie des accords dans le cadre de l’eco, dont l’acte de fermeture des comptes de reserves à la Banque de France », a confié à Jeune Afrique une source haut placée à la présidence ivoirienne.

Panier de devises

Malgré la multiplicité de points à éclaircir au sein des pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sur l’arrimage de l’éco sur la monnaie européenne (l’euro), du côté des officiels à Abidjan, on insiste sur l’engagement des pays africains à poursuivre le processus de la monnaie, en dépit du changement du calendrier initial.
Selon nos informations, la présidence ivoirienne poursuivra les discussions avec les homologues du président Ouattara exprimant encore des réserves vis-à-vis de la transformation du franc CFA en eco. Parmi les dirigeants à convaincre : Muhammadu Buhari du Nigeria, Nana Akufo Addo du Ghana ainsi que Alpha Condé de la Guinée.
À Abidjan, on rappelle qu’à terme, la nouvelle monnaie devra être arrimée à un panier de devises internationales comprenant l’euro, le dollar americain, le yen chinois ou encore le yuan japonais.

Situation économique en période de Covid-19 : Le patronat sort petit à petit la tête de l’eau

http://lesoleil.sn Face à une situation qui n’épargne aucun secteur de l’économie, le patronat a dû faire preuve de sacrifices, d’ajustement pour sortir la tête de l’eau. Pour Hamidou Diop, Secrétaire général du Conseil national du patronat (Cnp), il était nécessaire que les employeurs fassent preuve d’une grande solidarité nationale non seulement en préservant autant que possible les emplois, mais aussi en contribuant à la Force Covid pour des dizaines de milliards de FCfa. Des efforts qui cachent bien une situation très compliquée.
« L’Organisation internationale du travail (Oit) nous précise qu’il s’agit de 8, 8% d’heures de travail perdues et plus de 255 millions de pertes d’emplois à temps plein, c’est-à-dire un nombre quatre fois plus élevé que celui des heures perdues pendant la crise financière mondiale de 2009. Et, en plus, il y a globalement une baisse de 8, 3% des revenus du travail, donc un pouvoir d’achat des travailleurs fortement impacté et cela correspond à 3.700 milliards de dollars, soit 4, 4% du Pib mondial », révèle M Diop.
Et si l’on en le Sg du Cnp, ce n’est pas encore le bout du tunnel. Car dit-il, « pour l’année 2021, les prévisions les plus pessimistes indiquent une tendance à la baisse des heures de travail de 4, 6% et les plus optimistes de 1, 3% ».

16.517 travailleurs en chômage technique

Dans le détail des chiffres, il révèle qu’au Sénégal, 658 conflits individuels de travail liés à la pandémie dont principalement 36% dans le secteur de l’hôtellerie, et 17 conflits collectifs dont 52% aussi dans l’hôtellerie ont été résolus.
« Quand on sait que ce secteur a été le plus impacté par la Covid-19, nous ne pouvons que nous réjouir de cette grande solidarité de plus de 1.100 professionnels du tourisme et de la qualité du dialogue social dans les entreprises avec leurs milliers de travailleurs », salue-t-il.
Quid du chômage technique ? Le Sg du Cnp tire un bilan positif. Non seulement les emplois ont été préservés, mais il y a eu seulement 428 entreprises tous secteurs confondus qui ont eu à mettre au chômage technique 16.517 travailleurs. Même dans l’inactivité totale ou substantielle, les ¾ au moins des salaires ont été payés, poursuit le Sg.

Soutenir les entreprises en difficulté

Au cœur de toutes les réunions sociales tripartites convoquées par le Ministère du Travail, le Cnp estime qu’il est important que les entreprises en difficulté soient soutenues pour la préservation des emplois dans lesdites entreprises. « Le Cnp partage leurs préoccupations et leurs doléances formulées portant sur la réforme du code des investissements pour rendre plus attractive l’investissement privé et la création d’emplois, sur le maintien du statut des Entreprises franches d’exportation (Efe) sur la concurrence déloyale d’importations touchant notre secteur industriel et génératrice de pertes d’emplois, sur cette urgence de sauvegarder notre industrie arachidière », a-t-il détaillé.

Le Cnp plaide également pour a ratification des conventions de l’Oit votée lors de la Conférence internationale du travail.

Par ailleurs, dans le cadre de la relance économique du PAP2A, au « Savoir-faire, Produire et Consommer Sénégalais », le SG du Cnp estime qu’il est important de valoriser l’expertise locale. « Chaque produit importé que nous consommons, consolide ou crée des milliers d’emplois à l’étranger, et engendre en contrepartie des milliers de pertes d’emplois sénégalais ou à créer dans notre pays. Bien entendu, il nous faut aussi veiller à une bonne régulation prix/qualité au regard du pouvoir d’achat des travailleurs et des populations », a-t-il déclaré.  Oumar FEDIOR

5, 6 MILLIARDS FCFA POUR LA RÉNOVATION COMPLÈTE DE 5 NAVIRES

http://www.emedia.sn Le ministre des Pêches a annoncé qu’en plus de l’achat d’un avion, 5, 6 milliards de francs CFA ont été mobilisés pour la rénovation complète de cinq navettes pour la surveillance de nos côtes. Il espère, rapporte Le Soleil, que cette flottille va participer activement aux opérations de secours des pêcheurs en détresse en attendant l’effectivité de la géolocalisation chez ces derniers.
Par ailleurs, le journal informe que le ministre Alioune Ndoye a inauguré le port de pêche de Boudody, dans la commune de Ziguinchor, conjointement financé par l’Etat du Sénégal et le Royaume des Pays-Bas à hauteur de 2, 617 milliards de francs CFA. A cette occasion, il a rappelé que les travaux de réhabilitation du port de commerce de Ziguinchor vont être engagés sans délai.

DIRECTION DE LA SOLDE : UN TAUX DE SATISFACTION DE 85 % CHEZ LES USAGERS

Thiès, 2 mai (APS) – La Direction de la solde est aujourd’hui plébiscitée par 85 % de ses usagers, grâce à un paquet d’innovations liées surtout à la dématérialisation de ses services, alors qu’elle avait enregistré un taux d’insatisfaction de 80 % en 2018,  a révélé samedi à Thiès son chef, Charles Abou Ciss.
Invité à une rencontre d’échanges par l’Alliance nationale des travailleurs du Sénégal (ANTS), à l’occasion de la célébration de la fête internationale du travail, M. Ciss a largement revisité le travail de dématérialisation entamé depuis 2018 par ses services.
Créée depuis trois mois, l’ANTS, qui regroupe des travailleurs de divers horizons, a choisi d’inviter le directeur de la solde pour le lancement de ses activités lors de la fête du 1-er mai.
L’une des innovations phares, à savoir l’application E-solde, plébiscitée par les fonctionnaires, notamment les enseignants, permet de disposer de ses bulletins de salaires, en ligne, et de les imprimer, sans avoir à faire la queue dans les banques. 
La Solde, qui avait des procédures très ‘’centralisées’’, avait déployé le 1-er février 2018 l’application E-solde dans les régions et lancé la déconcentration des prestations familiales. Pour une première année d’utilisation, elle avait permis de traiter 70.000 dossiers, dont 50.000 dans les régions. 

L’application a coûté ‘’zéro franc’’ à la Direction de la solde, puisqu’elle a été développée par des Sénégalais, a rassuré M. Ciss. 

A cela s’ajoute le Call center lancé depuis le 23 décembre 2020 et qui reçoit aujourd’hui ‘’300 à 1000 requêtes par jour’’,  venant de banques, de services de santé, d’agents divers, selon le responsable.
Axé sur le principe d’égal accès aux services de l’administration, cet outil a comme avantages de garantit un ‘’gain de temps’’,  plus de sécurité sanitaire, notamment dans un contexte de pandémie, a dit M. Ciss.
Il s’inscrit dans le programme de modernisation de l’administration lancé en août 2019 par le chef de l’Etat, Macky Sall.
En outre, la Solde a mis en service pleine pandémie, un service de messagerie, largement été utilisé pour communiquer par SMS avec les 153.000 agents de l’Etat, afin de leur notifier par exemple la disponibilité de leur bulletin.
‘’Depuis février 2018, l’information n’est plus à chercher, elle est disponible sur nos plateformes’’, dont une page Facebook, a relevé le directeur de la solde.
Oumar Seck, à l’instar d’autres enseignants qui prenaient part à la rencontre, dans un hôtel de Thiès, a qualifié de ‘’révolution’’ l’application E-solde qui a beaucoup changé dans la gestion de la carrière des agents de l’Etat. 
La direction n’en est pas à sa dernière innovation, puisqu’elle travaille à la réalisation d’un sous-module traçabilité des réclamations, afin de permettre aux agents qui font des requêtes, de suivre leur dossier à distance.
Une enquête de satisfaction est menée chaque année auprès des usagers, dont le résultat détermine les innovations à venir, a dit Charles Abou Ciss.ADI/ASG

100 milliards de bénéfices en 3 ans : Ce que demandent les travailleurs à la direction des ICS

https://www.seneweb.com Le collège des travailleurs des Industries chimiques du Sénégal (ICS) a marqué encore la célébration de la fête internationale du travail. Les travailleurs des ICS se sont d’abord félicités du travail abattu par l’ensemble du personnel y compris la direction générale. En effet cette dernière, reconnaît le collège, est en train de faire des efforts. Mais, peut mieux faire, estime Cheikh Amadou Diéne, secrétaire général du collège des travailleurs.
” Depuis 3 ans nous avons fait un bénéfice de plus de 100 milliards de FCFA, donc les travailleurs attendent leur part. Nous avons eu à faire des correspondances au conseil d’administration avec copie à notre ministre de tutelle Moustapha Diop dont nous déplorons le mutisme. Depuis 2ans, nous avons fait plusieurs demandes d’audience mais sans succès et cela a un effet sur l’entreprise. Depuis 2019, nous avons perdu 40.000 tonnes de production et une perte de 80.000 tonnes en 2020; nous tirons sur la sonnette d’alarme. Il y a un problème de management dans l’entreprise. Nous avons également un manque de personnel. Car des postes permanents sont en train d’être remplacés par des non-permanents. Alors que la loi dit qu’un principal poste permanent doit être occupé par un permanent. Si on le supprime, ça pose problème », explique Cheikh Amadou Tidiane Diène.
Diène et ses camarades demande à l’État de poursuivre la collaboration avec les personnel des ICS pour l’un des fleurons du PIB sénégalais.
« Nous appelons l’Etat à reprendre la collaboration. En ce qui concerne les attentes des salaires des travailleurs, cela traîne toujours. Nous avons connu deux crises de 2006 à 2008 et une autre de 2013 à 2014. Cela à touché les travailleurs. La direction a fait un geste mais ça ne suffit pas. Il nous faut des choses concrètes et durables”, insiste le secrétaire général du collègue de travailleurs des Industries chimiques du Sénégal. Il faisait face à la presse à la Chambre de commerce et d’agriculture de Thiès.

CHEIKH DIOP : «IL N’Y A PAS EU D’ÉQUILIBRE DANS L’ÉLABORATION DE POLITIQUES PUBLIQUES»

Le 3 avril dernier, le président de la République, Macky Sall déclarait qu’il va, dès le mois de mai, allouer 80 milliards de F CFA pour recrutement de 65 mille jeunes sur l’ensemble du territoire national, dans les activités d’éducation, de reforestation, de reboisement, d’hygiène publique, de sécurité, d’entretien routier et de pavage des villes, entre autres. Mieux, le chef de l’Etat ajoutait qu’un quota spécial sera réservé au recrutement de 5 000 enseignants pour le préscolaire, le primaire, le moyen et le secondaire, y compris les daaras modernes et l’enseignement arabe. Ce recrutement, très attendu, est selon Cheikh Diop très apprécié. Pour lui, le chef de l’Etat a eu des politiques publiques qu’aucun militant du progrès ne peut véritablement critiquer avec raison. Mais malheureusement, regrette-t-il  : « il n’y a pas eu d’équilibre dans l’élaboration de politiques publiques. Il a plus mis l’accent sur les politiques publiques d’intégrité sociale, territoriale, la mise en place des infrastructures. Mais, il faut l’équilibrer avec le recrutement des jeunes, avec la consolidation de l’emploi existant ». Il constate, pour le déplorer, les nombreuses violations qui, à son avis, ne consolident pas l’emploi existant. Donc, « il y a un équilibre à opérer dans les politiques publiques en mettant l’accent sur l’emploi des jeunes ».

« LE RECRUTEMENT DOIT PRIORISER CEUX QUI ÉTAIENT LÀ ET ATTENDENT »

Par ailleurs, Cheikh Diop pense que le recrutement des 65 mille jeunes doit se faire par ordre de priorité. Pour lui, le Gouvernement doit d’abord, porter son choix, sur ceux qui sont formés et qui peinent à trouver un travail. « Le recrutement doit prioriser ceux qui étaient là et qui attendent. Par exemple, si on doit recruter des enseignants, il faut penser aux sortants de la FASTEF qui sont formés et attendent d’être recrutés.
De même, Cheikh Diop a plaidé pour la préservation et la consolidation de l’emploi existant. C’est cela qui fait une économie forte. On ne peut pas avoir toutes ces ambitions et laisser les employeurs faire ce qu’ils veulent de notre législation. « Les violations font légion dans le monde du travail. Il y a lieu de mettre de l’ordre dans les violations des droits des travailleurs pour aller vers l’émergence. La flexibilité obéit à des conditions sans lesquelles il y aura une machine de chômage. Le premier critère de la flexibilité, c’est l’intégrité de la protection sociale. Il faut une protection sociale intégrale qui tient compte de l’économie informelle », a expliqué l’invité du jury du dimanche. Aliou DIOUF & Pape D. DIALLO (photo)

CHEIKH DIOP : «NOUS DEVONS INTÉGRER LES ÉLÉMENTS PERTURBATEURS POUR STABILISER LE PAYS»

http://www.emedia.sn Invité du Jury du dimanche, Cheikh Diop, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal – Forces du changement (CNTS-FC) a évoqué la remise des cahiers de doléances, devenue un rituel. Il faudrait, de l’avis de M. Diop, que l’opinion comprenne le sens de la remise des cahiers de doléances. « On ne remet pas des cahiers de revendications, on remet des cahiers de doléances. Il y a une petite nuance. La revendication se défend débout, ferme et maintenant, si c’est nécessaire. Les cahiers de doléances regroupent les demandes sociales y compris les revendications », a-t-il d’emblée précisé. Avant d’ajouter  : « Nous devons intégrer les éléments perturbateurs dans notre dialogue pour stabiliser le pays parce que toutes les conditions sont réunies pour avoir un dialogue social qui cadre avec nos ambitions économiques de l’émergence ».
Cependant, Cheikh Diop indique qu’un cahier de doléances constitue, pour un Gouvernement responsable, une banque de données pour l’élaboration des politiques publiques qui doit absorber la demande sociale. Les cahiers de doléances de l’année dernière, poursuit-il, ont été revus, discutés et échangés. Cela ne veut pas dire que toutes les revendications ont été satisfaites mais, certaines parmi elles ont été prises en compte. En guise d’exemple, il évoque la convention nationale interprofessionnelle qui a été revue. Donc, soutient-il  : « nous arrivons à régler des revendications mais pour autant la situation du dialogue social pose problème. Le passif social recouvre beaucoup de secteurs.
C’est ce qu’on appelle les accords signés et qui ne sont pas respectés. Nous pensons que la prochaine conférence sociale doit avoir comme thème le passif social ». Aliou DIOUF & Pape D. DIALLO (Photo)

Insécurité alimentaire : 305 000 Sénégalais touchés;Matam, Podor…dans la zone rouge

Seneweb News – Seneweb.com | Selon une étude du Programme alimentaire mondiale (PAM) menée en mars 2021, quelque 305 136 Sénégalais se trouvent dans “une situation d’insécurité alimentaire” au Sénégal.
Selon L’Observateur, Près de 488 048 personnes seront en phase 3-4 pendant la période de soudure (juin-août).
D’après le rapport, Matam, Podor, Ranérou, Saraya et Salémata sont dans la zone rouge, car présentant les niveaux d’insécurité alimentaire les plus élevés.
Au-delà de l’insécurité alimentaire, il y a un réel problème de malnutrition. Au total, 4908 enfants, âgés de 6 à 59 mois, souffrent de malnutrition.

Covid-19 : 31 cas positifs, 18 communautaires, 01 décès, 414 229 vaccinés (Ministère Santé)

Le ministère de la Santé et de l’action sociale a fait le point sur la situation journalière de l’évolution de la Covid-19 au Sénégal, ce lundi 03 mai 2021.
Sur 968 tests réalisés, le Sénégal a enregistré 31 nouveaux cas de coronavirus. Les cas positifs sont répartis comme suit : 13 cas contacts, aucun importé et 18 issus de la transmission communautaire…

Patients guéris

34 patients hospitalisés ont été contrôlés négatifs et déclarés guéris.

Cas graves

12 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation des hôpitaux.

Décès

01 décès a été enregistré ce dimanche 02 avril 2021. L’état de santé des autres patients reste stable.

Cas recensés

A ce jour, 40 464 cas ont été déclarés positifs, dont 39 192 guéris, 1 111 décédés et 160 patients sous traitement.

Vaccination…

Depuis le début de la campagne de vaccination contre la Covid-19 sur l’étendue du territoire, 416 229 personnes ont été vaccinées.

QUAND LA DECLASSIFICATION DEVIENT UN IMPERATIF

http://www.sudonline.sn/ Des irrégularités sont tout le temps constatées dans la gestion des entités ou institutions de la République par les organes de contrôle de l’Etat dans leurs rapports. Ils sont donc nombreux, les directeurs généraux, les maires et les ministres à être épinglés. Toutefois, il n’y a presque pas de poursuites contre les proches du pouvoir contrairement aux opposants dont certains ont eu à être condamnés par la justice. Ce qui pose la question de la nécessité de déclassifier les rapports des organes de contrôle notamment ceux de l’Inspection Générale d’Etat pour une gestion transparente des ressources.
Deux déclarations ont marqué le régime du Président de la République, Macky Sall concernant l’absence de poursuites judiciaires contre certains responsables politiques épinglés par les organes de contrôle de l’Etat tels que l’Inspection Générale d’Etat (IGE), l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARMP), l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC) ou encore la Cour des Comptes dans leurs rapports qui lui sont remis régulièrement. Le première est relative à la traque des biens mal acquis  : «Il n’y a pas d’acharnement, sur qui que ce soit. Vous seriez surpris par le nombre de dossiers auxquels je n’ai pas donné suite».
La deuxième prononcée lors de son «Grand Entretien» avec la presse le 31 décembre dernier est  : «Le Procureur peut être dans un dilemme qui peut l’amener à demander l’avis du ministre s’il doit arrêter ou non cette personne. Et le ministre remonte l’information au président de la République. Si le Président estime que l’arrestation de cette personne peut conduire à un désastre, il pourrait amener à étudier d’autres conditions à appliquer à cette personne pour régler son cas». Par ces propos, Macky Sall avoue avoir gardé sous le coude des rapports des organes de contrôle pour soustraire des responsables politiques proches du pouvoir ou des «transhumants» accusés de mal gouvernance, de détournements de fonds ou de mauvaises passations de marchés de toutes poursuites judiciaires.
Pis, ces «délinquants financiers» sont parfois mêmes promus à des postes de responsabilités encore plus hautes. Toutefois, il n’hésite pas à mettre en branle la machine judiciaire quand il s’agit d’opposants politiques épinglés par les rapports. C’est le cas de l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall condamné suite à un rapport de l’IGE relatif à la caisse d’avance de la municipalité et le responsable libéral, Karim Wade condamné par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) pour fautes de gestion, quand il était aux affaires. C’est pourquoi d’ailleurs les souteneurs et autres inconditionnels de l’ancien maire de Dakar maintiennent, à tort où à raison, que c’est son choix politique qui serait la cause de ses démêlés judiciaires et continuent de demander la déclassification du rapport de l’Inspection Générale d’Etat.
Selon eux, l’IGE n’a jamais demandé de poursuivre Khalifa Sall. Concernant la gestion des responsables du régime d’Abdoulaye Wade, le rapport du FESMAN organisé en 2010 avait fait l’objet de recommandations mais aucune suite n’a été donnée à cela. Pour cause, selon Macky Sall, « il ne pouvait pas admettre que l’on envoie en prison en même temps Sindiély Wade et Karim Wade ». Aujourd’hui, les rapports sont exploités à la seule volonté de l’autorité publique qui décide souverainement de leur sort. Le traitement réservé aux adversaires politiques semble différent à celui réservé aux proches du pouvoir tels que Cheikh Oumar Anne, Siré Dia, Cheikh Kanté, entre autres, épinglés par les rapports des organes de contrôle de l’Etat. Ce qui favorise la mal gouvernance, l’opacité, l’absence de transparence ou encore de laxisme dans la gestion des entités et institutions de la République. D’où la nécessité de déclassifier les rapports des organes de contrôle notamment ceux de l’IGE, selon certains, pour mettre fin à la «démarche incohérente à la politique de bonne gouvernance». Cela permettra ainsi de lutter contre l’impunité, favoriser la transparence dans la gestion mais aussi cesser l’utilisation de ces rapports à des fins politiques et politiciennes, comme le soutiennent certaines personnes. Sans oublier le droit à l’information des populations sur la gestion des biens publics d’autant plus qu’il est constitutionnalisé au Sénégal.

TROIS QUESTIONS A SENGHANE SENGHOR, CHARGE DES AFFAIRES JURIDIQUES ET DE LA PROTECTION A LA RADDHO : «Il est temps que tous les rapports soient partagés avec le Parlement, la société civile, la presse et même certains partenaires»

Quelle est la nécessité de déclassifier les rapports des organes de contrôle de l’Etat?

Lorsqu’on parle de nécessité de déclassifier les rapports des organes de contrôle, il faut penser principalement à l’Inspection Générale d’Etat dont les rapports sont exclusivement destinés au Chef de l’Etat, «qui en fait ce qu’il veut». Cette exclusivité que la loi organise au profit de l’autorité suprême est devenue très discutable. Elle semble avoir été utilisée récemment dans un procès expéditif, non équitable pour abattre un adversaire politique. Dans l’affaire dite Khalifa Sall, le contrôle effectué par l’IGE a servi de base de poursuites sans que l’opinion n’ait à disposition tous les arguments alors que la déclassification nous aurait permis de comparer les résultats issus des différentes administrations contrôlées et de mieux apprécier la justesse des poursuites judiciaires engagées contre le maire Khalifa Sall et ses collaborateurs.

Une telle déclassification participe-t-elle à renforcer la lutte contre l’impunité et la mal gouvernance ?

Au Sénégal, c’est le Préambule de la Constitution de 2001, modifiée, qui affirme l’attachement à la transparence dans la conduite et la gestion des affaires publiques ainsi qu’au principe de bonne gouvernance. Cette logique d’ouverture doit se retrouver dans le fonctionnement des organes de contrôle car les avancées démocratiques doivent davantage favoriser une meilleure information des citoyens. La déclassification des rapports produits par l’IGE est un moyen d’accès à l’information de qualité pour les citoyens. Dans la procédure dirigée contre Khalifa Sall et les autres, le Procureur a visé le rapport de l’IGE qui reste jusqu’à ce jour secret. En bonne logique, et pour plus de transparence et d’équité, le Président de la République devait déclassifier le rapport pour permettre à l’opinion d’y voir plus clair et d’apprécier les autres gestions contrôlées dans le même rapport. Je précise que dans l’affaire des chantiers de Thiès, le Président Abdoulaye Wade avait, par décret n°2005- 671 en date du 22 juillet 2005, déclassifié les rapports n°02-2005 et n°14-2005, de l’Inspection Générale d’Etat.

D’aucuns pensent que le Chef de l’Etat utilise les rapports des organes de contrôle à des fins politiques. Qu’est-ce que vous en pensez?

Au Sénégal, le Président de la République est chef de parti et décide librement du sort à réserver à certains rapports. En outre, il peut influencer par des décisions la suite à donner à des rapports de contrôle. Ainsi, il accable ou absout les ordonnateurs de dépenses en fonction de ses intérêts politiques. Le président WADE a largement utilisé les résultats obtenus à la suite des contrôles menés dans la gestion des Socialistes pour faire transhumer beaucoup d’entre eux au point de dégarnir leurs rangs. Son successeur, le Président Macky Sall est dans la même logique d’utilisation des rapports à des fins politiques. L’OFNAC semblait être une avancée majeure mais reste inefficace en matière de sanctions du fait de l’inertie du Procureur qui dépend de l’Exécutif. Mais faut-il continuer à faire fonctionner des organes de contrôle qui peuvent être neutralisés par la simple volonté du chef de l’Exécutif qui décide seul du sort à réserver à leurs conclusions et recommandations ? A notre humble avis, les aspirations démocratiques, la nécessité de transparence et le besoin d’efficacité interpellent le Président de la République et l’obligent à engager des réformes. Il est temps que tous les rapports soient partagés avec le Parlement, la société civile, la presse et même certains partenaires. Enfin, si nous avons la volonté de combattre les fléaux liés à la délinquance économique, l’autorité doit impérativement arrêter d’utiliser les organes de contrôle de manière partisane pour neutraliser des adversaires politiques. Mariame DJIGO

RETRAITE A 65 ANS, BAISSE DE LA FISCALITE SUR LES SALAIRES, PRIX FORFAITAIRES SUR L’EAU ET L’ELECTRICITE : Macky Sall dit niet

Samedi 1er mai, comme à l’occasion de chaque fête du travail, la traditionnelle cérémonie de remise des cahiers de doléances des centrales syndicales au Président de la République a eu lieu au Palais de la République. Occasion pour les syndicalistes de revenir sur les conséquences désastreuses de la Covid-19 sur le monde du travail et d’inviter au maintien et à la sauvegarde des emplois. Pour sa part, Macky Sall qui a appelé à la préservation de l’outil de travail, a carrément indiqué l’impossibilité de satisfaire certaines doléances des syndicalistes. Il s’agit notamment de l’augmentation de l’âge de la retraite, de la baisse de la fiscalité sur les salaires des secteurs les plus touchés par la pandémie et des prix forfaitaires sur l’eau et l’électricité.
Le Président de la République, Macky Sall, n’y est pas allé par quatre chemins pour dire non à la doléance du secrétaire général de la FGTS (Fédération générale des travailleurs du Sénégal), Sidya Ndiaye, concernant l’allongement de l’âge de la retraite de 60 à 65 ans. «Je ne suis pas favorable pour une bonne et simple raison  : 77 % de la population a moins de 35 ans et donc, on ne peut pas continuer à gérer les séniors, à toujours prolonger leur âge, donc à retarder l’arrivée sur le marché du travail de cette jeunesse », a soutenu Macky Sall. Poursuivant son propos, il ajoute  : « rallonger l’âge de la retraite à 65 ans, c’est au moins 5 ans pendant lesquelles vous auriez pu recruter tous ceux qui partent  ».
Selon lui, même si les « gens vieillissent moins vite maintenant  » et qu’ils peuvent travailler, « il faut qu’on aménage les codes et les statuts ». Car, dira-t-il, « on ne peut pas toujours garder les avantages de la fonction publique et vouloir les perpétuer à vie ».
Sur la baisse de la fiscalité sur les salaires des secteurs les plus touchés par la pandémie demandée par le secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes (CSA), Elimane Diouf, le Président de la République embouchera la même trompette. «  Non seulement nous avions, nous Etat, fait beaucoup d’efforts l’année dernière. Déjà, sur la loi de finances initiale 2021, celle qui est en cours tout comme celle de l’année dernière, les entreprises du secteur du tourisme, du transport aérien, de la restauration, de la presse et aujourd’hui, ces efforts ont été étendus aux agences de voyage et aux guides touristiques, tout ça a été exonéré d’impôts et de taxes », a rappelé Macky Sall.
Et d’ajouter  : «  des exonérations ont été faites parce que c’est le contexte mais quant à la baisse de la fiscalité sur les salaires au moment où on nous demande d’augmenter presque les salaires, toutes les charges, l’Etat n’a que l’impôt pour pouvoir faire tout cela et nous ne sommes pas nombreux au Sénégal à payer les impôts ».
Selon Macky Sall, l’Etat ne peut pas passer tout son temps à augmenter les salaires, à revoir la grille salariale, le système de rémunération pour près de 154 mille Sénégalais travailleurs dans l’administration alors que d’autres priorités et impératifs sont là.
A l’en croire, « il faut qu’il y ait de la modulation et surtout une prise de conscience collective ». «  Je suis très ouvert sur les conditions de travail mais aussi le pouvoir d’achat mais il y a des limites que l’Etat ne peut pas franchir au risque d’être complètement à défaut dans ses propres engagements et de perdre sa crédibilité et ses capacités même de se faire financer parce qu’il aura dérapé dans ses équilibres qu’il faut surveiller de façon permanente », a expliqué le Chef de l’Etat.
Par rapport à la revendication de secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), Mody Guiro relative aux prix forfaitaires sur l’eau et l’électricité, la réponse de Macky Sall est catégorique. « Non, je ne m’engage pas sur ça parce que nous avons un accès universel que nous recherchons. Aujourd’hui, c’est ça le combat. Il faut que tous les Sénégalais aient accès à l’eau et à l’électricité. C’est énormément de ressources. C’est plus de 1000 milliards qu’il faut faire d’ici 2024 pour que l’électricité et l’eau soient partout. Donc, si on veut commencer par baisser les prix de l’eau, de l’électricité, on ne s’en sortira pas», a indiqué le Président de la République.

«NOUS AVONS L’OBLIGATION D’ETRE LES GARDIENS VIGILANTS DE L’OUTIL DE TRAVAIL»

En effet, le Chef de l’Etat a appelé à une responsabilité individuelle et collective pour la préservation de l’outil de travail. « Détruire ou fragiliser l’outil de travail sous quelque forme que ce soit n‘est pas acceptable parce que c’est porter atteinte aux moyens d’existence des travailleurs et les réduire à l’inactivité. En tout lieu et en toute circonstance, Etat, patronat, travailleurs et citoyens, nous avons l’obligation d’être les gardiens vigilants de l’outil de travail. C’est une exigence citoyenne, une responsabilité sociétale et une attitude de bon sens », a dit Macky Sall. Il a rappelé par suite que « la problématique de l’emploi et de l’employabilité des jeunes est au cœur des tâches permanentes » qu’il a assignées au gouvernement.

Liberté de la presse menacée : Le monstre sous d’autres formats

Le Sénégal célèbre ce 3 mai, avec l’ensemble des pays du monde, la journée internationale de la liberté de la presse. C’est l’occasion, pour les acteurs des médias sénégalais, réunis au sein de la Coordination des Associations de Presse (CAP), de faire l’état des lieux en matière de liberté de la presse au Sénégal.
Malheureusement, beaucoup d’atteintes à la liberté de presse ont eu lieu au Sénégal ces derniers temps, notamment au mois de mars 2021, lors des évènements de l’affaire Ousmane Sonko – Adji Sarr. En quelques jours, les menaces, les attaques, violences exacerbées et atteintes à l’endroit des journalistes, techniciens et maisons de presse se sont enchainées et se sont présentées sous différentes formes.
Le Préfet de Dakar a donné l’ordre aux forces de défense et de sécurité de charger les journalistes et techniciens des médias, qui couvraient le cortège du député Ousmane Sonko, en route pour répondre à une convocation du juge d’instruction. Cet acte de violence physique, ordonné par une autorité administrative à l’encontre de journalistes et techniciens des médias, est une grave atteinte à la liberté de presse, en voulant empêcher aux journalistes de faire leur travail.
De la même manière, la presse a été interdite d’accès à l’Assemblée nationale pour la couverture de la session parlementaire sur la levée de l’immunité du député Ousmane Sonko. C’est là aussi une violation flagrante de la liberté de la presse, quand les débats de la représentation nationale se font à l’insu des citoyens qu’ils sont censés représenter.
Le summum des violations de la liberté de la presse a été atteint avec la décision illégale du CNRA de couper le signal des télévisions privées Sen-TV et Walf-TV, alors que la procédure prévue en la matière n’a pas été respectée. L’organe de régulation de l’audiovisuel a violé les textes qui le régissent, qui encadrent et organisent l’exercice du métier de journalisme au Sénégal.
Ce terrible mois de mars pour la liberté de la presse a aussi vu des menaces proférées contre des journalistes, des destructions de matériels des femmes et hommes des médias, des saccages des maisons de presse. Le monde des médias a vécu des jours sombres avec un monstre qui s’est démultiplié et s’est présenté sous plusieurs pour intimider, museler tout un secteur.
Toutes ces violations de la liberté de la presse se font en toute impunité sans qu’aucune enquête ne soit jamais diligentée, encore moins des poursuites ou la traduction de ces fossoyeurs de la démocratie devant les tribunaux. A l’exception des nervis qui ont attaqué et vandalisé les locaux du journal «Les Échos» le 3 août 2020 qui sont actuellement dans les liens de la détention.
Cette situation de la liberté de la presse n’honore pas notre pays et cela représente une grave et forte menace pour notre démocratie. Elle va encore, malheureusement, impacter fortement la position du Sénégal dans le prochain classement de Reporters Sans Frontière (RSF). Déjà dans l’édition 2020, notre pays a perdu deux places en chutant de la 47 à la 49e place.
Par ailleurs, c’est tout le sens du sit-in que nous organisons en guise d’alertes, en cette journée internationale de la liberté de la presse.

L’émergence d’un État de droit au Sénégal ne saurait s’accommoder des violations de la liberté de la presse.

Nous, acteurs des médias, nous en appelons à tous les Sénégalais, pour préserver une presse libre et indépendante, dans le strict respect de la loi. Une presse libre et indépendante est le garant d’une stabilité politique et sociale qui a toujours prévalu au Sénégal. C’est cette presse libre et indépendante qui nous a valu deux alternances politiques en 2000 et 2012.
Autant les atteintes à la liberté de la presse sont une menace pour la démocratie sénégalaise, autant la crise économique et sociale aigüe en est une autre. C’est pourquoi nous lançons un appel au président de la République pour l’adoption de tous les textes d’application du Code de la presse, sans lesquels les conditions d’une presse économiquement viable ne sont pas assurées. Plusieurs lois essentielles ne sont toujours pas adoptées sur : la publicité ; le nouvel organe de régulation défini par le Code de la presse, la Haute Autorité de Régulation de la Communication audiovisuelle (HARCA) ; le financement de l’audiovisuel public ; loi sur l’accès à l’information…
Préservons la liberté de la presse. Créons les conditions d’une presse économiquement viable. Sauvegardons les conditions pour une presse libre et indépendante, gage de pluralisme politique.La presse sénégalaise.

HOMOSEXUALITÉ AU SÉNÉGAL : LA FATWA DU RASSEMBLEMENT ISLAMIQUE DU SÉNÉGAL

http://www.emedia.sn Le rassemblement islamique du Sénégal (RIS) a tenu, ce dimanche, son 3e congrès ordinaire. Une occasion saisie pour dénoncer les dépravations des mœurs au Sénégal. Et le Rassemblement islamique du Sénégal se refuse d’être complice d’un projet de dégradation de nos valeurs religieuses, sociales et culturelles. Il constate, pour le regretter, que le phénomène de l’homosexualité prend de l’ampleur au Sénégal ces dernières années. Pis, il fait l’objet d’une banalisation qui se manifeste à travers l’insertion de l’orientation sexuelle dans certaines séries, le port vestimentaire indécent et obscène, l’utilisation et l’instrumentalisation des célébrités pour véhiculer des images ou messages exaltant l’homosexualité. « Face à un agenda mondial qui soutient l’homosexualité, sous couvert de la promotion des droits humains, il faut impérativement se recentrer sur les valeurs cultuelles et culturelles nationales. Partant de ces constats, le RIS AL WAHDA, fidèle à ses missions de promotion d’un Islam du juste milieu, condamne avec énergie et vigueur toute tentative de promotion l’homosexualité au Sénégal », soutient le RIS. Lequel exhorte l’État du Sénégal à plus de vigilance sur le contenu des projets et programmes proposés par certaines ONG et bailleurs.
De même, il appelle à une communauté de valeurs qui transcende toute appartenance religieuse pour préserver le Sénégal en général et la jeunesse en particulier contre ce fléau. De même, l’organisation islamique invite le peuple sénégalais épris de justice sociale à s’ériger en bouclier contre ce phénomène et toutes ses manifestations non sans appeler les musulmans à préserver l’héritage cultuel et culturel des principaux guides religieux du pays. Aliou DIOUF

Macky Sall a un gros problème avec les Sénégalais

https://www.xibaaru.sn Le Président de la République, Macky Sall, semble avoir du mal à communiquer en public. Le chef de l’Etat ne manque aucune occasion pour faire parler de lui lors de ces sorties publiques. Le locataire du Palais ne fait pas dans la dentelle quand il s’agit de bourde communicationnelle. Sa dernière « erreur » il l’a fait le 1er mai, lors de la remise des cahiers de doléances des travailleurs du Sénégal. Une sortie que les sénégalais ont toujours du mal à digérer. Cette mauvaise communication risque d’envoyer le président Sall au fond du gouffre.
Les sénégalais sont unanimes  : « le président Macky Sall doit revoir sa manière de communiquer ». Les prises de parole du chef de l’Etat ne manquent pas de sujets à débattre. Les mots qui sortent de sa « bouche » sont tout simplement « catastrophiques ». Sa dernière sortie sur l’autoroute à péage, lors de la présentation des doléances des travailleurs, a outrée plus d’un. Une sortie qui risque de lui couter chère auprès de ses souteneurs.

La mauvaise communication va « tuer » Macky politiquement !

Sa dernière sortie montre littéralement que le Chef de l’Etat ne se soucie pas des problèmes que rencontrent les sénégalais. « Si vous ne voulez pas payer, il y a une route alternative à côté. On fait toujours des routes alternatives pour ceux qui ne veulent pas prendre l’autoroute. Oui, c’est comme ça! Parce que tu ne peux pas ! Mais si tu veux rouler en toute sécurité, sans trous, il y a un prix ». Cette déclaration du Président Macky Sall qui passe mal chez certains citoyens est doublement un échec pour lui.
La première chose que l’on découvre dans le discours du Président Macky Sall c’est qu’il est au courant des problèmes que rencontrent les sénégalais sur la route nationale. « Macky Sall, donc il sait qu’il y’a des trous sur les routes nationales, que la sécurité des automobilistes n’est pas assurée mais après tout ce n’est pas son problème. Il n’est pas élu pour gérer ces question », lance un internaute sur Twitter. Comme quoi le chef de l’Etat sait ce qui passe sur nos routes mais ne fait rien pour y remédier.
La seconde faille de ce discours réside au niveau de l’épineux problème des tarifs sur le péage. Les tarifs sur l’autoroute à péage sont jugés trop exorbitants. Au lieu de leur trouver une solution, Macky envoie les usagers à l’abattoir. Le Chef de l’Etat se réjouit même du fait que le Sénégal va entrer à hauteur de 25 % dans le capital de la Société Eiffage de la Concession de l’Autoroute de l’Avenir (SECAA SA). Décidément on aura tout vu !
La communication ce n’est pas le point fort du Président Macky Sall. Et les sénégalais ont unanimement fait ce constat. Les propos qu’il a tenus après avoir reçu sa première dose de vaccin font toujours débat. « Si vous ne prenez pas les vaccins, je vais les donner à d’autres pays africains qui en ont besoin », déclarait Macky. Une communication d’enfant. Le chef de l’Etat semble toujours s’adresser à des gamins. Mais il oublie qu’il parle à toute une nation.
Le Président et sa cellule de communication devraient savoir que le plus important chez un homme d’Etat, c’est sa manière de communiquer. Ces erreurs risquent de le noyer dans la colère des sénégalais qui commencent à mal supporter de plus en plus ses sorties catastrophiques. Le locataire du palais doit vraiment remédier à tout cela car un bon président c’est avant tout un bon communiquant.Aliou Niakaar Ngom

Abdoulaye Wilane tacle Macky Sall et lui demande de “discipliner ses ministres et fonctionnaires”

https://yerimpost.com C’est une sortie qui risque d’inaugurer l’ère des dissidences au sein de ce que certains avaient jusque-là présenté comme le “Benno d’en haut”. En effet, Abdoulaye Wilane, maire de Kaffrine et porte-parole du Parti socialiste, a fait samedi une sortie qui risque de laisser des fissures dans le compagnonnage entre l’Apr et le Ps.
Prenant part à une activité politique organisée par les jeunes membres du Parti socialiste dans la capitale du Ndoucoumane, le député-maire de Kaffrine en a profité pour dire ses quatre vérités.
“Trop, c’est trop. Macky Sall ne se comporte plus comme un chef d’Etat, mais il se comporte désormais comme le chef de son parti et rien d’autre. Et, en ce qui nous concerne, il ne saurait être question d’accepter une telle chose. Parce que nous avons porté Macky Sall au pouvoir. Donc, nous n’avons à remercier qui que ce soit pour quoi que ce soit. Nous n’allons donc pas accepter que ces gens de l’Apr qui passent leur temps à se crêper le chignon nous marchent dessus. C’est regrettable de constater qu’après tout ce que nous avons fait, il ait décidé de mettre le parti avant la patrie”, a déclaré Abdoulaye Wilane. Avant d’ajouter : “Si être dans un régime implique une solidarité, cela doit être réciproque”.
Pour Wilane, il est inadmissible qu’après que le président Sall a fait savoir à tous que “les maires sont patrons de la coalition Bby dans les communes”, des ministres foulent au pied cette logique. Faisant allusion au ministre de l’Urbanisme et patron de l’Apr à Kaffrrine Abdoulaye Saydou Sow, Wilane dira à Macky Sall de “discipliner ses ministres et fonctionnaires”.
Sans le citer, Wilane déplore que celui-ci ait décidé d’entreprendre à Kaffrine des travaux d’aménagement, de pavage et d’embellissement, notamment à travers le nettoiement, sans l’en tenir informé en sa qualité de maire de la ville. “Comment peut-on initier des travaux à même d’impacter les populations locales de la commune sans en informer le maire de la ville ?”, se demande Abdoulaye Wilane.

SONKO ET ABDOUL MBAYE CHARGENT MACKY

http://www.emedia.sn/ « Si vous ne voulez pas payer, il y a une route alternative. On veille toujours à ce qu’il y ait une route pour ceux qui ne veulent pas prendre l’autoroute » ! Telles ont été en substance les déclarations de Macky Sall demandant, ce 1 mai, à l’occasion de la cérémonie de remise des cahiers de doléances des organisations syndicales, à ceux qui déplorent la cherté du péage de prendre la route de Rufisque. Ces propos du chef de l’Etat n’ont pas été bien appréciés par ses adversaires politiques. Ousmane Sonko, dans une lettre titrée « UN LION ÉGARÉ EN PLEINE SAVANE ! » ne l’a pas raté. « Tristes propos sortis de la bouche d’un homme « élu » par un peuple pour assurer une offre de biens et services publics satisfaisante et équilibrée à tous. Au-delà de la forme, déplorable comme souvent, monsieur Macky Sall a totalement faux dans le fond », a écrit le leader de Pastef les Patriotes.
Selon lui, il est tout à fait admis qu’un péage soit la rémunération, la contrepartie d’un investissement public ou privé offrant un gain de temps à l’usager. Sauf, précise Ousmane Sonko  : « une autoroute n’est pas forcément payante car partout dans le monde, il existe des réseaux gratuits de qualité à côté des péages ». De l’avis de Sonko, ce que le chef de l’Etat ignore, c’est que les concessions d’autoroutes n’exonèrent pas les pouvoirs publics (États et collectivités locales) de leurs responsabilités par ailleurs, mais au contraire, doivent leur permettre de mieux se consacrer à l’amélioration des infrastructures secondaires. A son avis, pour le cas de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio, il s’agit d’une grosse arnaque contre le citoyen sénégalais. Revenant sur le financement, il le répartit ainsi  : « État du Sénégal 181 500 000 000, (49, 39%), Banque Mondiale  : 52 500 000 000, (14, 29%) BAD  : 33 200 000 000, (9, 03%) AFD  : 39 300 000 000, (10, 69%) EIFFAGE  : 61 000 000 000, (16, 6%) ».
Sur ce, il signale que les chiffres montrent que le contribuable sénégalais, usager ou pas, supporte en réalité presque la moitié de l’investissement (49, 39%). Il révèle ensuite que l’usager, supposé rembourser les prêts (34, 1%) et la participation du concessionnaire (16, 6% seulement), supporte-lui les 50, 7% du coût de l’infrastructure », a souligné Ousmane Sonko avant de rappeler que les 16, 6% du concessionnaire EIFFAGE ressortent du montage financier suivant, que tout consortium national aurait pu mobiliser avec le soutien de l’État. « Le peuple sénégalais ne mérite pas ce président », souligne-t-il. Il exige la publication des contrats, initial et complémentaire, ainsi que celui renégocié ; la confirmation de l’existence (ou non) d’un protocole d’accord qui porte sur plusieurs points dont l’augmentation de 5 ans de la durée de la concession de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio-Aibd et la fusion des deux contrats.
A l’instar de Ousmane Sonko, Abdoul Mbaye leader de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail a répondu au chef de l’Etat. « Le Président Macky Sall n’a pas encore compris que le péage en autoroute n’est pas le choix de la qualité mais rémunère un investissement privé qui propose un gain de temps », a dit l’ancien Premier ministre. Et d’ajouter  : « L’État normal continue de devoir des routes bien construites et bien entretenues aux usagers. Les routes avec des trous mettent en cause la sécurité routière provoquant parfois des morts. C’est l’option que Macky Sall réserve à ceux qui ne peuvent payer le péage. Pauvre SENEGAL ! Où est donc passé l’Etat protecteur ? ». Aliou DIOUF

Affaire autoroute à péage : Sonko traite Macky de “lion égaré en pleine 

savane”

https://senego.com Le leader du parti Pastef/Les Patriotes, s’est fendu d’un post, ce dimanche, pour réagir à la sortie du président de la République sur l’autoroute à péage. Dans un post sur compte facebook, Ousmane Sonko qui traite Macky Sall de “lion égaré en pleine savane” estime que ce dernier a tout faux dans le fond. L’opposant a saisi l’occasion pour faire des révélations sur le financement de l’infrastructure.

Texte in extenso 

Les Partisans du président légal et illégitime du Sénégal doivent certainement s’arracher le cheveux chaque fois que leur champion s’éloigne du texte préparé par ses officines pour improviser un discours.
Après avoir menacé la population dubitative d’aller faire don de leurs vaccins contre la Covid-19 à d’autres pays, voilà que monsieur Macky Sall frappe à nouveau ! Cette fois-ci, il renvoie tout simplement ses administrés, qui n’auraient pas les moyens d’honorer les tarifs exorbitants de l’autoroute à péage, à leur situation de «misérables damnés de la République», tout juste bons à endurer les secousses éreintantes des routes «alternatives» périlleuses qui, si l’on suit sa logique, ne méritent aucune attention de l’État.
Tristes propos sortis de la bouche d’un homme « élu » par un peuple pour assurer une offre de biens et services publics satisfaisante et équilibrée à tous.
Au-delà de la forme, déplorable comme souvent, monsieur Macky Sall a totalement faux dans le fond.
Certes, il est tout à fait admis qu’un péage soit la rémunération, la contrepartie d’un investissement public ou privé offrant un gain de temps à l’usager. Sauf qu’une autoroute n’est pas forcément payante car partout dans le monde, il existe des réseaux gratuits de qualité à côté des péages. Ce que monsieur Macky Sall ignore, c’est que les concessions d’autoroutes n’exonèrent pas les pouvoirs publics (États et collectivités locales) de leurs responsabilités par ailleurs, mais au contraire, doivent leur permettre de mieux se consacrer à l’amélioration des infrastructures secondaires. La réalisation d’une autoroute à péage peut prendre la forme d’une concession, par laquelle l’État délègue à un concessionnaire la charge totale de l’infrastructure (financement, construction, exploitation et entretien) évitant ainsi au contribuable de payer impôts et taxes.

Autoroute à péage Dakar-Diamniadio, “une grosse arnaque”

Pour le cas de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio, il s’agit d’une grosse arnaque contre le citoyen sénégalais. Son financement se répartit selon les éléments ci-après (Origine du financement, montants en FCFA, (Pourcentage de participation), [Part réelle de l’État/Eiffage]) :
État du Sénégal 181 500 000 000, (49, 39%), [83, 40%];
Banque Mondiale : 52 500 000 000, (14, 29%)
BAD : 33 200 000 000, (9, 03%)
AFD : 39 300 000 000, (10, 69%)
EIFFAGE : 61 000 000 000, (16, 6%), [16, 6%]
TOTAL : 367 500 000 000, (100, 00%), [100%]
Ces chiffres montrent que le contribuable sénégalais, usager ou pas, supporte en réalité presque la moitié de l’investissement (49, 39%). Il révèle ensuite que l’usager, supposé rembourser les prêts (34, 1%) et la participation du concessionnaire (16, 6% seulement), supporte lui les 50, 7% du coût de l’infrastructure.
À rappeler que les 16, 6% du concessionnaire EIFFAGE ressortent du montage financier suivant, que tout consortium national aurait pu mobiliser avec le soutien de l’État :
− 20, 8 milliards de Eiffage Sénégal
− 15 milliards de la BOAD
− 13, 4 milliards de IFC
− 6, 8 milliards de la BAD
− 5 milliards de la CBAO)
(Voir graphique)

Autre constat

En dépit de cette configurationn du financement :
– l’usager-citoyen-contribuable, qui a financé cette autoroute par ses impôts, son péage ou ses redevances, subit une facturation exorbitante qui ne se justifie point.
Ainsi, il est obligé de payer, pour 32 kilomètres seulement, 1 400 F CFA pour les voitures et taxis, 800 F CFA pour les motos, 2 000 F CFA pour les ”cars rapides” et minibus, 2 700 F pour les autobus et camions. À titre de comparaison, l’usager de l’autoroute Casablanca-Rabat, exploitée par la Société Nationale des Autoroutes du Maroc sur 95km (le triple du trajet Dakar-Diamniadio), paye un tarif de 21 dirham, soit 1050 F CFA ; largement en deçà des tarifs du concessionnaire SENAC S.A. ».
-Le concessionnaire se taille la part du lion dans la répartition du tarif de 1 000 francs payé par l’usager, qui est réparti comme suit : 31% pour les impôts et taxes, 25% pour l’exploitation, l’entretien et le renouvellement et 44% pour l’amortissement de l’investissement.
Le plus triste est que lorsque des citoyens s’organisent pour combattre cette usure et exiger la transparence dans les revenus générés par cette autoroute, leur président « élu », coléreux, adepte des menaces futiles contre son peuple dont il n’est jamais capable de défendre les intérêts, n’a que mépris et dédain à opposer.
Le peuple sénégalais ne mérite pas ce président ! À monsieur Macky Sall, nous exigeons :

– la publication des contrats, initial et complémentaire, ainsi que celui renégocié ;

– la confirmation de l’existence (ou non) d’un protocole d’accord qui porte sur plusieurs points dont l’augmentation de 5 ans de la durée de la concession de l’autoroute à péage Dakar-Diamniadio-Aibd et la fusion des deux contrats.
Enfin, je ne saurais terminer sans rappeler que Macky Sall, qui se glorifie aujourd’hui de la hausse de la redevance domaniale de 1000 à 800 000 000 FCFA, est le principal responsable de ce pillage organisé depuis une décennie car il est signataire du contrat initial (en tant que premier ministre en 2009) et du contrat complémentaire (en tant que Président 2014).

Samuel Sarr répond à Ousmane Sonko

https://senego.com “Tais-toi p’tit Sonko !” C’est en ces termes que Samuel SARR a entamé sa note à l’endroit de leader de Pastef/Les Patriotes. Le président du Parti Libéral Social Sénégalais a réagi suite à la sortie du “Patriote” qui s’en prenait au Président Sall.

In extenso, la note de Samuel Sarr adressée à Sonko :

A chaque fois qu’il prend la plume ou qu’il ouvre sa bouche, Ousmane Sonko révèle son manque d’expérience et étale toute son ignorance du fonctionnement d’un Etat.
On ne peut pas s’attendre à une surprise pour quelqu’un qui n’a jamais assumé de hautes fonctions dans l’Administration sénégalaise.
Il vient encore une fois de dévoiler toute sa carence à travers sa contribution consacrée aux propos tenus, avec un sourire aux lèvres, par le président de la République Macky Sall, sur les tarifs du péage.
En plus d’être ignorant, le p’tit Sonko est paresseux. L’honnêteté intellectuelle voudrait qu’il cite les sources des chiffres qu’il a puisés du site de l’Apix.
Rien de nouveau : le montage financier, les fonds décaissés, les partenaires techniques etc… toutes ces informations sont disponibles sur le net. Et, il s’en sert à satiété, sans avoir l’honnêteté de citer ses sources. Jugez-en ! Le plagiat c’est du vol.
Et il n’est pas à son premier coup d’essai.
Le leader de Pastef gagnerait à faire une mise à jour de ses connaissances, dans la mesure où, ce débat autour de l’autoroute à péage, est dépassé. En plus, toutes les suggestions faites par des sénégalais experts sérieux, aux savoirs reconnus en la matière, ont été prises en compte, lors des renégociations du contrat avec les autorités de Eiffage.
Mais, lorsqu’on manque de sujet du fait, de l’effondrement de sa petite crédibilité entachée dans une sale affaire, on divague, on se cherche, on ronge ses ongles pour trouver des moyens de rebondir.
La diversion ne passera pas, p’tit Sonko !
L’actualité fraiche, ce sont les importantes décisions prises par le Fmi pour notre pays, lors de la troisième revue du programme appuyé par l’instrument de coordination de la politique économique.
Rappelons que «les services du FMI ont conclu avec les autorités sénégalaises un accord concernant les mesures économiques et financières qui pourraient permettre l’approbation de la troisième revue du programme appuyé par l’instrument de coordination de la politique économique (ICPE) et soutenir un accord de financement sur dix-huit mois au titre de la facilité de crédit de confirmation (FCC) et du mécanisme d’accord de confirmation, pour un montant total de 350 milliards de FCFA) ».
Si le Fmi a validé cette mesure, c’est grâce à la bonne tenue des finances publiques mais aussi à la pertinence des réponses proposées par le président de la République pour la relance économique et la lutte contre la pandémie.
D’ailleurs, Monsieur Charles Reviens, journaliste au prestigieux site d’information «Atlantico», a publié un article intitulé : «Covid-19 : la jolie réussite sénégalaise».
Dans son texte, il écrit : «Le Sénégal, pays de 16 millions d’habitants, présente effectivement des donnée statistiques impressionnantes par rapport à la plupart des pays occidentaux et à l’Afrique du Sud dans le continent africain, avec au total à date 40 344 cas et 1 107 décès covid ».
Monsieur Reviens a rappelé «qu’il y a eu une petite second vague au Sénégal, mais sans commune mesure avec ce qui s’est passé en Afrique du Sud qui a été dans une situation dramatique de décembre 2020 à février 2021 ».
Selon lui, «les données du Sénégal sont très comparables à ce qu’on trouve en Asie du Sud et en Océanie. L’explication du faible impact final de la pandémie mondiale covid-19 sur le Sénégal est nécessairement multifactorielle ».
A la suite du Fmi et à la Banque mondiale, Charles Reviens vient de magnifier les efforts immenses consentis par les autorités sénégalaises pour combattre la Covid-19. La stratégie sénégalaise est l’une des meilleures en Afrique pour ne pas dire au monde.

UN LEADERSHIP NE S’IMPROVISE PAS

Le président Macky Sall est un leader africain qui inspire la confiance et impose le respect auprès de ses pairs mais aussi chez les partenaires au développement.
Nous avons tous remarqué que le Président Macky Sall a toujours inscrit son œuvre dans la construction d’une Nation sans couture dans l’entente et la cohésion sociale.
Grâce à son esprit alerte, sa maitrise du fonctionnement de l’Etat, le Sénégal a réussi à stabiliser les finances publiques et à engager avec succès la relance.
Le président Macky Sall, comprend son peuple et il agit toujours en tant qu’humble serviteur de ce dernier.
Le président s’adresse à ses compatriotes, avec des mots teintés d’honnêteté, affichant toute sa volonté d’apporter, dans les plus brefs délais et avec un engagement inoxydable, une solution aux préoccupations nationales.
Le recadrage du Plan de Relance Économique et Social (PRES), va permettre de prendre en charge les besoins urgents des sénégalais. C’est ce que les partenaires techniques notamment, le Fmi ont bien compris.
Ce PRES lancé pour améliorer le niveau de vie des populations, en dépit des conséquences difficiles nées de la Covid-19, son plaidoyer retentissant à la CEDEAO, à l’Union Africaine dont les échos ont été entendus par le G20, pour l’annulation de la dette africaine, l’acquisition de ces millions de vaccins pour son pays le Sénégal, le choix porté sur sa personne pour diriger l’Union Africaine, témoignent de l’engagement du président Macky Sall à œuvrer pour la défense des grandes causes.
Voilà, les combats qui méritent d’être menés.
Alors p’tit Sonko, tais-toi. Tu n’es pas dans l’eau tiède du jacuzzi de «Sweet beauty » !* Samuel A SARR, Ancien Ministre d’Etat, Président du Parti Libéral Social Sénégalais

Guy Marius Sagna : “Macky avoue qu’il y a une route pour les pauvres et une autre pour les riches”

https://senego.com Guy Marius Sagna déplore les propos tenus par le chef de l’Etat concernant l’autoroute à péage. Selon l’activiste, le président  Macky Sall a avoué qu’au Sénégal,   il y a une route pour les pauvres sénégalais et une autre pour les riches.

Indignation

“Après avoir volé l’argent du Sénégal et laissé l’impérialisme piller nos ressources, c’est normal que les routes du peuple sénégalais – quand ce peuple en a – soient trouées et sans sécurité. De manière décomplexée, le Président Macky Sall vient de nous avouer qu’au Sénégal, il y a des routes à deux vitesses. Une pour les pauvres sénégalais et une autre pour les riches et les voleurs du peuple Sénégalais. De même qu’il y a deux écoles, deux universités, deux hôpitaux, deux justices…C’est maintenant officiel! La devise du Sénégal n’est pas “Un peuple, un but, une foi” mais “Deux peuples, deux buts, deux fois”, a répliqué l’activiste sur sa page Facebook.

Rappel

“Si vous ne voulez pas payer, il y a une route alternative à côté. On fait toujours des routes alternatives pour ceux qui ne veulent pas prendre l’autoroute. Oui, c’est comme ça! Parce que tu ne peux pas! Mais si tu veux rouler en toute sécurité, sans trous, il y a un prix”, a répondu Macky Sall à une interpellation de Mademba Sock, SG du Sutsas, au cours de la cérémonie de remise des Cahiers de doléances, ce 1er Mai, au Palais de la République.

“Thiompal”, complètement à côté de la plaque

https://actusen.sn “Thiompal” ne sait pas parler à son peuple. Cela, on l’a souvent remarqué. Seulement, notre président s’enfonce dans l’erreur. Pour dire qu’il refuse de se remettre en question. En atteste sa dernière sortie sur l’autoroute à péage. En fait, le chef de file des prairies marron beige est passé à côté de la plaque, affirmant que ceux qui veulent voyager en sécurité sur les routes sans aucune tracasserie doivent mettre la main à la poche. C’est un aveu d’échec.
En tenant de tels propos, “Buur Fatick” reconnaît que les routes sénégalaises sont insécures. Aussi, il semble n’accorder aucun respect à “Goorgorlu” à qui il parle à chaque fois avec mépris, alors que les pauvres chefs de familles ont le droit d’exiger que les routes nationales soient en bon état. Mais bon, sauf que, avec le temps, il n’y aura plus de quoi fouetter un chat. Le peuple commence à s’y habituer. Il se souvient encore des vaccins que “Waccacca” voulait offrir à la Gambie, sous le coup de la colère.Maam Sagar (Billet SourceA)

Régularisation des réseaux sociaux : “Macky fait tout pour provoquer une seconde vague de violence..”

https://senego.com “Après des menaces imminentes contre les internautes sénégalais, Macky Sall en plein délire paranoïaque, estime que le recul monumental du Sénégal au classement de la liberté, est dû au climat de terreur instauré par Sonko et Pastef aux médias, après les événements du mois de mars“, selon Amadou Ba, membre du mouvement national des Cadres de Pastef.

Illégalité…

D’après Amadou Ba, le président de la République, Macky Sall oublie volontairement avoir coupé le signal de Sen Tv et Walf, sans préavis et en toute illégalité. “Ce type est ‘anormal’…“, déclare-t-il.

Violence…

Pour le membre de Pastef, le chef de l’Etat fait tout pour provoquer une seconde vague de violence qu’il pense pouvoir réprimer avec les nouveaux équipements en chars et blindés des forces de l’ordre et le recrutement de 6 000 auxiliaires de police et gendarmerie.

Arrêt de la CEDEAO et la régulation des réseau sociaux : La réaction du collectif Noo Lank

https://senego.com Noo lank, dans une note parvenue à Senego, dit avoir pris acte de l’arrêt de la cour de justice de la CEDEAO qui a invalidé le dispositif de parrainage en place au Sénégal. “Par cet arrêt, le président Macky Sall est rattrapé par sa turpitude et ses tripatouillages de la loi“, selon les activistes. Le collectif a, aussi donné son avis sur la dernière sortie du Président Macky Sall, le 1er mai, sur la régulation des réseaux sociaux…

In extenso, la réaction du Collectif Noo Lank :

En toute conséquence, son élection est désormais entachée de vice et donne raison à tous les sénégalais, opposants politiques et acteurs de la société civile qui s’étaient opposés á son forcing avec l’aide d’une assemblée nationale soumise et sous haute protection policière pour faire adopter sa forfaiture par la force comme il est habitué á le faire. Le conseil constitutionnel saisi, avait préféré déclarer son incompétence et ainsi failli á arrêter l’application du parrainage.
Dans ce contexte, l’arrêt de la cour de la CEDEAO, qui ne peut être soupçonnée de parti pris dans cette affaire, vient remettre les choses à l’endroit. Sa décision est sans appel et doit être respectée par l’Etat du Sénégal, peu importe la critique que les béni oui oui de Macky Sall en font pour lui plaire.
Noo lank considère que la tenue d’élections anticipées devrait être considérée, comme le suggère l’USL de Abdoulaye Tine, pour corriger cette situation exceptionnelle qui n’a été causée que par le forcing de Macky Sall, alors que le consensus politique pour changer les règles du jeu est un principe fort dans notre système démocratique.
Ce rattrapage de la réalité sur ses actes passés est par ailleurs le fait marquant de ce second mandat mal acquis, qui révèle de plus en plus la vacuité de ses prétentions économiques, le délitement de ses ruses et fagots de promesses qui ont pour nom gestion sobre et vertueuse, la patrie avant le parti, acte 3 de la décentralisation, le Sénégal émergent, le fast track et finalement Xeeyu Ndaw Ni. Les sénégalais, dans leur grande majorité, ont pu constater que tous ces slogans ne sont que des faux discours d’un faux président. Son génie manifeste est dans les slogans creux et le mackillage de ses résultats économiques et politiques, malgré sa longue expérience de l’Etat qui ne lui a servi que pour de telles entreprises de fausses représentations.
Sa perte de légitimité manifestée par les événements récents, son manque de vision et sa faiblesse notoire à exécuter son propre PSE, malgré l’appui massif des partenaires techniques et financiers, les conditions climatiques favorables, le contrôle de tous les leviers institutionnels, la stabilité du Sénégal et la découverte des nouvelles richesses naturelles, sont autant d’éléments qui prouvent que c’est lui Macky Sall qui est le problème n°1, le plus grand problème dont souffre le Sénégal actuellement. Il est le maillon faible principal.
Dans ce contexte, il serait irresponsable et contre l’intérêt national, de subir son incompétence et ses slogans creux jusqu’en 2024, prolongeant ainsi les souffrances économiques de 16 millions de sénégalais pour encore 3 ans. C’est pourquoi l’arrêt de la CEDEAO offre l’occasion de remettre en question le mandat actuel de Macky Sall pour sauver le pays d’une quasi certitude sur son échec économique et social. S’il gagne les nouvelles élections, il aura la légitimité de continuer son régime de slogans comme politique économique.

Noo Lank conteste la volonté de Macky Sall de réguler les réseaux sociaux.

Sa préoccupation obsessionnelle sur cette question montre son manque de sens des priorités et sa volonté malsaine de limiter la liberté d’expression des senegalais. Il n’a d’autre objectif que de travailler à supprimer les espaces de libertés virtuels qui permettent aussi de mobiliser les jeunes contre ses fausses promesses et discours trompeurs. Ses mesures seront vaines. Un régime transparent n’aurait aucun mal à s’accommoder de l’expression publique. Seuls les prévaricateurs et dirigeants aux méthodes opaques craignent les réseaux sociaux qui peuvent informer rapidement et amplifier les dénonciations de leurs méfaits.

Rejet du parrainage par la Cour de justice de la Cedeao : “Le Sénégal doit changer…”

https://senego.com Alioune Tine, ancien président du Comité Sénégalais des Droits de l’Homme et fondateur d’Afrikajom Center pense que les élites politiques du Sénégal doivent respecter le droit et les institutions communautaires. Selon lui, ça aussi c’est l’état de droit.

Incompétences…

D’après Alioune Tine, c’est la justice sénégalaise qui doit être réformée pour combler ses incompétences. A l’en croire, la Cour de justice de la Cedeao, c’est notre Cour de justice, avec des juges sénégalais que sont Moustapha Tall, Alioune Sall et des experts comme Daouda Fall. Des juges recrutés des bases rigoureuses et qui échappent au contrôle des États. Le Sénégal doit prendre acte et changer.

Suppression…

Pour rappel, la cour de justice de la Cedeao a ordonné la suppression de la très controversée loi sur le parrainage. Ce, suite au recours introduit par l’Union sociale libérale de l’avocat Abdoulaye Tine.

Manifestants maintenus en prison : Le M2D accuse Macky Sall et alerte les autorités religieuses

https://senego.com Après sa sortie la semaine dernière pour déplore la posture du chef de l’Etat sur la situation des jeunes détenus lors des récentes manifestations, le Mouvement pour la Défense de la Démocratie est à nouveau monté au créneau ce dimanche 2 mai.
Dans un communiqué rendu public, le M2D accuse Macky Sall d’avoir trahi son engagement pris devant Serigne Mountakha qui était de libérer tous les détenus arrêtés arbitrairement durant les derniers événements. Au moins, 25 persopnnes sont toujours écrouées.

Texte in extenso 

Conformément d’une part aux engagements pris suite à la médiation des chefs religieux du pays et en particulier le khalife Serigne Mountakha Mbacke et d’autre part de son engagement pris auprès du peuple sénégalais d’informer l’opinion sur la situation des jeunes encore injustement détenus dans les prisons, le M2D tient à attirer l’attention de tous et en particuliers les chefs religieux, sur le non-respect des engagements pris par Macky Sall et les lenteurs inacceptables notées dans le dossier des détenus.
En effet, après avoir libéré les premiers prisonniers sous la pression de la rue et grâce à la médiation des leaders religieux, Macky Sall décide à nouveaux de trahir son engagement pris devant Serigne Mountakha qui était de libérer tous les détenus arrêtés arbitrairement durant les derniers événements. Il refuse de les libérer en traînant les pieds, en jouant au dilatoire voire à la provocation. Aucun signe d’empressement à libérer ces jeunes n’est donné. Au contraire tout porte à croire qu’il cherche à les garder encore longtemps en prison, peu importe ses engagements pris.

Situation

Voici comment se présente la situation à date :
• À Ziguinchor, les 4 détenus ont été entendus au fond et les avocats ont introduit les demandes de liberté provisoire.
• À Diourbel, les 21 détenus ont été entendus et les avocats ont aussi introduit les demandes de liberté provisoire. Sur le cas spécifique du 22ème détenu de Diourbel, Ndongo DIOP, le juge suspend son audition à une enquête complémentaire que la DIC devrait mener. Cependant, cette dernière ne semble pas, pour le moment, faire preuve de diligence.

Interrogation

Le M2D s’interroge sur les raisons qui peuvent justifier des enquêtes supplémentaires de la DIC quand on sait que Ndongo Diop a été arrêté dans les mêmes conditions que tous les autres. Voudrait-on le sanctionner pour dissuader d’autres activistes sur les réseaux sociaux et limiter les critiques de plus en plus puissantes contre le régime?

Macky Sall invité à respecter ses engagements 

Le M2D invite le Président Macky Sall à respecter ses engagements pris suite à la médiation du Khalife Serigne Mountakha en particulier et à libérer ces jeunes qui n’ont plus rien à faire dans les prisons.  Le M2D invite aussi le Président Macky Sall à respecter les autres exigences contenues dans le mémorandum en dix points remis par le M2D aux émissaires du Khalife Serigne Mountakha.

Elections locales 

Le M2D l’invite, notamment, à prendre toutes les dispositions idoines pour l’organisation des élections locales avant la fin de l’année 2021, rétablir les droits des candidats Khalifa Sall et Karim Wade, et déclarer publiquement l’impossibilité pour lui de se présenter à un troisième mandat.

Lutte pour la libération totale des otages

Le M2D tient à informer l’opinion, afin que nul n’en ignore, qu’il ne ménagera aucun effort pour obtenir la libération totale des otages et le respect de ses exigences.

Maodo Malick Mbaye à Mame Mbaye Niang : “Ce genre de pratique doit cesser…”

https://senego.com Maodo Malick Mbaye était, ce dimanche, invité à la Rfm dans l’émission “Grand Jury”. Le directeur général de l’Agence nationale de la Maison de l’outil (Anamo) a réagi sur une des sorties de Mame Mbaye Niang qui s’en prenait à certains ministres qu’il a qualifié d’ “incompétents”.
Cadres au sein de l’Alliance pour la République (Arp), Maodo Malick Mbaye a ainsi condamné, et sans réserve cette attitude de son jeune frère, le ministre Mame Mbaye Niang.

Eviter de juger ses semblables…

Pour lui, “cette attitude doit cesser ou arrêter. Quand vous avez le privilège quasi-suprême, dans une république, d’avoir accès directement au président de la République, jusqu’à en être un de ses plus proches collaborateurs, c’est-à-dire d’en être le chef de Cabinet, vous êtes obligés, même si vous avez mal, même si vous n’êtes pas d’accord, d’éviter de juger vos semblables vos camarades qui sont dans le gouvernement au moment des faits et publiquement“.

Conseil…

Il trouve, “inacceptable” cette attitude de son camarade de parti. Pense-t-il que “ce genre de pratique doit cesser. Parce que si ça continue, cela va donner une idée qui n’honorerait pas la République ni notre mouvance… C’est une attitude qui me révulse complètement“.

Attaque contre Macky Sall : Cheikh Ibrahima Diallo tire à boulets rouges sur Mody Niang

https://senego.com L’inspecteur en retraite, et ancien collaborateur de Mme Nafi Ngom Keita à l’Ofnac, n’a pas été tendre avec le président de la République lors de sa dernière contribution.
Comme à son habitude, l’enseignant à la plume acérée a énuméré les scandales et autres dossiers du régime qui n’ont pas connu de suites judiciaires avant de clouer le chef de l’État au pilori. Un exercice qui n’a pas tout plu à certains alliés qui trouvent qu’il en fait trop et manque d’élégance.
« Une autorité en pleine exercice mériterait d’être encouragée, au lieu d’énumérer continuellement des griefs imaginaires, Mody Niang gagnerait à puiser dans sa sagesse des propositions pour améliorer la gestion car la critique aérienne, loin des réalités de l’exercice du pouvoir est aisée » , lance la tête de file du Pjd, Cheikh Diallo, sur sa page Facebook.
« C’est la bourse et le marché qui donnent le tempo, tous les pays sont ouverts aux capitaux étrangers, l’état providence est une relique du passé, les investissements d’où qu’elles viennent sont désirables, l’essentiel est de veiller à la régulation et aux intérêts nationaux, tout le reste n’est que discours idéaliste »,  martèle-t-il encore.
« Mais si les buts des attaques du vieux déchu de l’Ofnac ont des visées politiciennes, si elles ne sont mues que par l’objectif de bannir aux yeux de son peuple, la réponse sera à la hauteur de l’audace. L’objectif visé par Mody Niang ne sera jamais atteint car la population est mûre et réfléchie, capable d’assurer sa souveraineté nationale, et ses choix ne seront dictés par personne. S’il veut un troisième mandat, nous le lui donnerons, que ça te déplaise ou non » , conclut-il.

Suppression de la loi sur le parrainage  : Diouf Sarr et ses amis de la Ccr déchirent l’arrêt de la Cedeao

https://actusen.sn Abordant l’actualité politique nationale, la Convergence des Cadres Républicains (Ccr) a indiqué que la décision rendue par la Cour de justice de la Cedeao, ordonnant à l’Etat du Sénégal de supprimer la loi sur le parrainage, dans un délai de 06 mois est anachronique.
Dans un communiqué de presse parvenu à la Rédaction de ‘’Actusen’’, les cadres du régime en place remettent en cause et contestent avec vigueur une telle décision car, estiment-t-ils, la Cour de justice de la Cedeao a non seulement outrepassé ses compétences, mais elle a surtout porté atteinte à la souveraineté du Sénégal.
«En effet, ladite Cour ne peut pas se substituer aux juridictions nationales encore moins aux lois que les peuples ont librement adoptées. En l’espèce, il est bon de rappeler que la loi sur le parrainage est une matérialisation de l’une des réformes innovantes contenues dans le projet de révision constitutionnelle du 05 avril 2016, adopté par référendum et qui donnait une priorité absolue à la modernisation du rôle des partis politiques dans le système démocratique. Un bon moyen de prévenir les candidatures fantaisistes par un filtrage citoyen, compte tenu des enjeux liés aux découvertes de gisements de pétrole et de gaz dans notre pays, pouvant susciter des convoitises exacerbées», a fait savoir le Ccr.
Selon Abdoulaye Diouf Sarr et ses camarades, la décision de la cour de justice souffre donc particulièrement d’un défaut de motivation, en sus de la pauvreté et des contradictions notées dans son argumentaire. Pour eux, cette loi sur le parrainage ne peut aucunement porter atteinte à la libre participation aux élections. Au contraire, estiment-t-ils, elle renforce le pouvoir du peuple en lui permettant d’avoir plus de lisibilité dans le choix des candidats rationalisés.Saly SAGNE

Dr Abdourahmane Diouf : «C’est le système de parrainage à la sénégalaise qui est invalidé»

https://directnewsinfo.com Dans un entretien accordé au journal « Enquête », Dr Abdourahmane Diouf, juriste international apporte des éclairages sur la décision rendue par la Cour de Justice de la CEDEAO demandant à l’Etat du Sénégal de supprimer la loi sur le parrainage. Selon lui, la Cour s’est prononcée sur des questions de forme et de fond qui lui avaient été posées. Les réponses ne sont pas équivoques et peuvent donner satisfaction aux deux parties en fonction de la spécificité de la question soulevée. « On a contesté une loi devant la cour. Elle s’est prononcée pour la suppression d’un système. Le principe du parrainage n’est donc pas contesté par la Cour. C’est le système de parrainage à la sénégalaise qui est invalidé », a fait savoir Dr Abdourahmane Diouf. Poursuivant, il ajoute  : « corriger les imperfections de ce système pourrait permettre au Sénégal de maintenir le principe du parrainage, en restant conforme à la décision de la Cour ».
D’après lui, pour la clarté du débat, il est important de savoir que la Cour ne s’autosaisit pas. Ses décisions sont exécutoires. Elle statue sur la base d’une saisine effective, en l’occurrence ici celle de l’Union sociale libérale. Suite à cette saisine, la Cour s’est d’abord prononcée sur un certain nombre de préalables avant d’aller dans le fond du dossier.

LES PIQUES DE L’AS DE CE LUNDI

SenePlus  |   Publication 03/05/2021

Un policier sème la panique à Thiès

Une scène pour le moins surréaliste s’est produite au quartier Mbour 3 de Thiès ce samedi, juste après la rupture du jeûne. En effet, un policier y a semé la panique en tirant deux coups de feu. Tout est parti d’une altercation qu’il a eue avec un des jeunes qui distribuent gratuitement le «ndogu» au bord de la route. Les esprits se sont échauffés, note notre source, et le policier est parti mais pour revenir quelques minutes après avec son arme.Il n’a pas hésité à tirer, provoquant une débandade. Mais des jeunes lui ont opposé une résistance malgré son arme. C’est ainsi qu’il a passé un sale quart d’heure entre leurs mains et au finish, son arme a disparu. C’est la police qui est venue le chercher dans la maison où il a été sécurisé par d’autres jeunes du quartier. D’ailleurs, notre source révèle que la gendarmerie a également fait une descente sur les lieux pour aller à la recherche de l’arme. C’est dire que le policier tireur risque gros.

Le député et l’emploi des jeunes à Touba Toul

«La majorité des jeunes qui manifestaient à Dakar sont du monde rural qu’ils ont quitté temporairement pour aller à la quête de travail dans la capitale. C’est parce que tout simplement, ils n’ont pas les bonnes informations concernant toutes les opportunités mises à disposition par le Président Macky Sall, dans le cadre de la prise en charge de l’emploi des jeunes. » C’est l’avis de Fatou Sène député à l’Assemblée Nationale. C’est pourquoi elle a pris l’initiative de rassembler les jeunes, les femmes de la commune de Touba Toul, devant des experts de la Délégation Générale à l’entrepreneuriatRapide des femmes et des jeunes (DER), qui a déjà injecté 38 millions de Fcfa à Touba Toul, pour financer 170 personnes, notamment dans le commerce, l’élevage et l’agriculture, mais aussi de l’Agence Nationale pour l’Emploi des Jeunes (ANPEJ) et de l’Agence Nationale de la Maison de l’Outil (ANAMO). C’était pour les besoins d’une formation afin de créer les conditions qui puissent leur permettre de saisir toutes les opportunités d’emplois portées par les programmes du gouvernement en la matière.

Bourses en master

Le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a fait machine arrière sur les nouvelles modalités d’attribution de bourses en master. Cette décision des autorités avait suscité une levée de boucliers chez les étudiants, surtout ceux de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. La coordination des étudiants de Saint-Louis, en mouvement d’humeur, a décidé samedi de suspendre la grève. Le président de la séance de la coordination des étudiants de Saint-Louis, Sambarou Kandé, informe ses camarades que désormais, la bourse sera octroyée à tout étudiant sélectionné en master sur la base de critères académiques et remplissant les conditions d’attribution de bourses.

Arnaque à l’UVS

La direction l’Université virtuelle du Sénégal (UVS) alerte les étudiants sur des tentatives d’arnaque. Dans un communiqué parvenu à «L’As», l’Université virtuelle du Sénégal (UVS) indique des individus mal intentionnés se font passer pour les services de l’Université à travers les réseaux sociaux pour proposer la remise d’outils de travail (ordinateurs et clés de connexion) moyennant le paiement de frais sur un compte de mobile money. La direction de l’Uvs précise qu’il s’agit d’une fausse information qui n’émane pas de ses services. Ainsi l’institution met-elle en garde tous les étudiants et particulièrement ceux de la promotion 8 contre ces agissements, car les outils de travail que l’UVS met à leur disposition par le biais du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ont toujours été gratuits.

Abdoul Mbaye

L’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye pense que le chef de l’Etat n’a pas encore compris que le péage en autoroute n’est pas le choix de la qualité mais rémunère un investissement privé qui propose un gain de temps. Selon lui, l’Etat normal continue de devoir des routes bien construites et bien entretenues aux usagers. Hélas ! regrette Abdoul Mbaye, les routes avec des trous mettent en cause la sécurité routière, provoquant parfois des morts. C’est l’option que Macky Sall réserve à ceux qui ne peuvent payer le péage. Le président de l’ACT se demande où l’Etat protecteur est donc passé.

Malick Mbaye recadre Mame Mbaye Niang

On pensait que le chef de cabinet du président de la République était intouchable. Depuis ses attaques contre le gouvernement, aucun membre du gouvernement ni un responsable de la mouvance présidentielle n’a levé le petit doigt pour demander à Mame Mbaye Niang d’arrêter. C’est finalement le directeur de l’Agence nationale de la maison des outils (Anamo) qui est monté au créneau pour rappeler à l’ordre le chef de cabinet du Président Macky Sall. Invité de l’émission grand jury de la Rfm, Maodo Malick Mbayecondamne sans réserve l’attitude de Mame MbayeNiang. Avant de l’inviter à arrêter ses attaques contre le gouvernement. Pour Maodo Malick Mbaye, le privilège de Mame Mbaye Niang d’être un poche collaborateur du président de la République lui impose une certaine réserve. C’est inacceptable et ces attaques doivent cesser, dixit M. Mbaye. Il se dit révulsé par le comportement de Mame Mbaye Niang.

Gora Khouma appelle à une grève générale

La remise des cahiers de doléances au chef de l’Etat estfutile. C’est du moins la conviction du secrétaire général de l’Union des routiers du Sénégal (Urs), Gora Khouma. Selon lui, les cahiers de doléances sont déposés le matin et le lendemain ils se retrouvent à Mbeubeuss. C’est pourquoi le syndicaliste pense que les centrales syndicales doivent revoir cette pratique. Ce qui vaille aujourd’hui, selon Gora Khouma, c’est de rompre avec le pacte de stabilité sociale et d’aller en grève générale pour la satisfaction des revendications des travailleurs qui vivent dans la misère. C’est la raison pour laquelle le secrétaire général de l’Union des routiers du Sénégal (Urs) a préféré ne pas transmettre ses doléances à sa centrale syndicale.

Boycott de la remise des cahiers de doléances

Comme son camarade Gora Khouma, le secrétaire général du syndicat national des travailleurs des transports routiers du Sénégal, Alassane Ndoye, a joint également «L’As» au téléphone pour l’informer que son syndicat n’a pas non plus transmis ses doléances au secrétaire général de la Cnts, Mody Guiro, depuis plus de trois ans. Pour cause, dit-il, les revendications du secteur du transport routier ne sont toujours pas satisfaites par les autorités. Il dénonce l’attitude des autorités qui ne parlent du secteur du transport routier que lorsqu’il y a un accident, sans se soucier des problèmes des acteurs qui peinent actuellement à joindre les deux bouts.

Keur Massar en ébullition

La commune de Keur Massar est en ébullition. Pour cause, des vagues de contestations liées à la question foncière.Outre la colère des populations contre l’encombrement anarchique béni par le maire, il y a les liti ges fonciers qui risquent de brûler la localité. Au quartier Tawfekh extension de Keur Massar, les populations dénoncent les agissements d’un promoteur qui veut les exproprier de leurs terrains et faire disparaître le lac. Elles promettent de s’y opposer farouchement. Ces populations soutiennent que si le lac est remblayé, elles risquent de renouer avec les inondations.

Dettes aux entreprises publiques

L’Etat ne doit rien aux entreprises publiques. L’assurance est du Directeur général de la Comptabilité Publique et du Trésor, Cheikh Tidiane Diop qui célébrait la fête du travail avec les membres du syndicat unique des travailleurs du Trésor dirigé par Bamba Cissé. «Il n’y a aucun arriéré de paiement dans les livres du Trésor public. Maintenant, que quelqu’un ne soit pas payé pour d’autres considérations en amont du Trésor, c’est possible. Mais je confirme ici solennellement que dans les livres du Trésor, il n’y a aucun arriéré de paiement», a déclaré Cheikh Tidiane Diop.

Dette extérieure du Sénégal

Restons avec le Directeur général de la Comptabilité Publique et du Trésor, Cheikh Tidiane Diop qui a profité de la rencontre pour également évoquer la situation de la dette extérieure. Et c’est pour donner des gages aux populations. «Nous sommes dans les normes pour ce qui est de l’endettement extérieur du Sénégal. La norme communautaire est de 70% du PIB. Le Sénégal aujourd’hui est autour de 62%. Il faut qu’on démystifie le débat sur la dette. On a tendance à dire que la dette est lourde. Nous sommes à un bon niveau», rassure Cheikh Tidiane Diop.

Colère à Thiaroye sur mer

Les populations de Thiaroye sur mer sont montées au créneau pour dénoncer les désagréments causés par les pipe-lines de la Société africaine de raffinage (SAR), l’insécurité due à l’absence d’éclairage public et d’une brigade de Gendarmerie. Elles s’offusquent aussi de l’absence de concertations avant le démarrage des travaux de la baie de Hann. Un sit-in a été tenu pour alerter les autorités.

Le SAEMSS sur le pied de guerre

Le syndicat autonome des enseignants du moyen et du secondaire du Sénégal (Saemss) déterre la hache de guerre. Saourou Sène et ses camarades en ont décidé ainsi hier, à l’issue de la réunion de la commission administrative du syndicat. Le syndicat, constatant un lourd passif social, des lenteurs administratives, des surimpositions et l’injustice liée au système de rémunération des agents de l’État, décide d’engager la lutte syndicale pour exiger la matérialisation de tous les accords signés le 30 avril 2028. En plus, le Saemss va redynamiser l’alliance au sein du G7 afin de lutter ensemble. Par ailleurs, le secrétaire national à la presse et communication du Saemss, Tamsir Bakhoum, renseigne que des bureaux de sous sections syndicales d’académie ont été réaménagés. Ainsi Babayel Ba a été élu au poste de Secrétaire général de la Sous-section syndicale académique de Kébémer. La commission administrative recommande de poursuivre le processus pour le poste du Secrétaire général de la section syndicale académique (régionale) de Louga dans les meilleurs délais. A l’issue de la session ordinaire, la Commission administrative a adopté le rapport financier du trésorier général national sous réserve d’inclure les observations de la commission de Contrôle.

Les femmes de Thiès célèbrent deux figures de proue de l’APR

A travers la journée de solidarité tenue ce week-end, à l’initiative de Seynabou Ndiéguène, le directoire départemental des femmes de la coalition Benno Bokk Yaakaar de Thiès a voulu sceller une nouvelle dynamique en direction des prochaines échéances électorales, notamment les élections municipales. Cette initiative a été pour les femmes l’occasion de s’offrir en exemples, dans le cadre de la recherche d’une unité dans les rangs, pour mieux asseoir les acquis, d’autant plus que le bourreau électoral d’hier, en l’occurrence le Rewmi, a également rejoint la mouvance présidentielle. Pour mieux huiler cette dynamique, les femmes de BBY ont célébré deux figures de proue de l’Alliance pour la République (APR) et de BBY à Thiès, en l’occurrence Abdou Mbow et Ndèye Soukèye Guèye. C’était en présence de Ndèye Saly Diop Dieng, ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des Enfants, Augustin Tine Directeur de cabinet politique du chef de l’Etat et du 2e questeur Awa Niang. Pour Augustin Tine, c’est cette dynamique unitaire que le président Macky Sall attend de tous les responsables. Et le député Abdou Mbow de rappeler que Idrissa Seck fait partie de ceux qui ont élu le Président Macky Sall en 2012, avant que n’interviennent des malentendus. Ces malentendus ayant été dissipés, dit-il, des retrouvailles ont été scellées.

Les lundis de Madiambal : Le Sénégal obligé de désobéir à la Cedeao

Ils ont sans doute été nombreux à tenir à voir l’arrêt du 28 avril 2021 de la Cour de justice de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), prescrivant au Sénégal d’annuler les dispositions de sa loi électorale qui instaure le parrainage citoyen pour les candidatures à l’élection présidentielle. La décision est parue bien osée. En effet, en faisant une intrusion dans les conditions de fixation des règles d’éligibilité édictées par un Etat souverain ou en jugeant de la licéité de telle ou telle de ces règles, la Cour de justice aurait outrepassé ses compétences et se donnerait les attributs d’un juge constitutionnel national. Dans une posture pareille, la Cour de la Cedeao se donnerait ipso facto le rôle d’un «constitutionnaliste régional ou communautaire» ; ce que le protocole de 1991 portant création de cette Cour, ou encore le protocole additionnel de 2005 ne lui permettraient pas.

La Cour de la Cedeao ne saurait se substituer au juge constitutionnel national

D’ailleurs la Cour avait si bien compris les limites de ses pouvoirs et compétences quand, en février 2012, elle avait opposé une fin de non-recevoir à une requête de l’Ong la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho) qui demandait le report de l’élection présidentielle au Sénégal et la disqualification de la candidature de Abdoulaye Wade à un nouveau mandat de président de la République. Les juges de la Cedeao n’avaient pas moins estimé que la question restait de la compétence exclusive du juge constitutionnel national du Sénégal qui avait d’ailleurs fini, le 27 janvier 2012, d’apprécier et de trancher l’équation de la validité de ladite candidature. C’est véritablement une question de souveraineté des Etats qui se pose en l’espèce. C’est entre autres la raison pour laquelle le Burkina Faso avait refusé en 2015 d’obtempérer à une injonction de la Cour de justice de la Cedeao dans ce qui semblait révéler un revirement de jurisprudence en la matière. On doit rappeler que la loi électorale avait été modifiée le 7 avril 2015 pour prévoir notamment une nouvelle disposition qui proscrit l’éligibilité comme Président du Faso de «toutes les personnes ayant soutenu un changement anticonstitutionnel qui porte atteinte au principe de l’alternance démocratique, notamment au principe de la limitation du nombre de mandats présidentiels ayant conduit à une insurrection ou toute autre forme de soulèvement». Ces dispositions sont une reprise de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance du 30 janvier 2007. Seulement, saisie le 21 mai 2015 par les partisans de l’ancien Président Blaise Compaoré contre l’Etat du Burkina Faso, la Cour, qui siège à Abuja (Nigeria), avait rendu un verdict ambivalent dans le sens où chacune des parties pouvait s’estimer avoir obtenu gain de cause. La Cour avait ouvert «une boîte de Pandore» en matière d’interprétation par les différentes parties. On pouvait voir que l’arrêt de la Cour n’interdit pas les restrictions au droit à la libre participation aux élections. La Cour reconnaît dans son raisonnement «qu’il peut arriver que dans des conjonctures particulières, la législation d’un pays institue des possibilités d’accéder à des fonctions électives à l’encontre de certains citoyens ou de certaines organisations». Elle ajoute même qu’en l’espèce, «il ne s’agit donc pas de nier que les autorités actuelles du Burkina Faso aient, en principe, le droit de restreindre l’accès au suffrage […]». Elle admet ainsi, au moins dans le principe, l’argument du gouvernement burkinabè, selon lequel le droit de participer à des élections n’est pas un droit de caractère absolu et qu’un Etat peut y apporter des restrictions. Malgré la certitude concernant la possibilité de restreindre le droit d’accès au suffrage, des divergences entourent le caractère et les modalités de cette restriction. C’est sur ce terrain que l’interprétation de la Cour a conduit à la condamnation de l’Etat burkinabè, qui n’aurait pas respecté les modalités exigées, notamment l’obligation d’individualisation. La Cour constitutionnelle du Burkina Faso avait refusé de suivre les injonctions de la Cour de la Cedeao et elle a été encouragée en cela par les autorités politiques du pays. L’arrêt de la Cour de justice a finalement eu peu d’impact sur les acteurs politiques burkinabè, du fait du refus du juge constitutionnel d’en tirer les conséquences. Il ne porte pas moins atteinte à l’autonomie constitutionnelle et politique des Etats et semble conférer une primauté aux instruments régionaux de protection des droits fondamentaux dans les pays. La décision a pu apparaître comme portant atteinte à l’autonomie constitutionnelle et politique des Etats, «entendue comme la latitude de déterminer le régime et les institutions politiques de leur choix, et d’adopter les lois qu’ils veulent […]». Les modalités de l’élection se situent au cœur de l’autonomie politique et constitutionnelle, qui s’exprime en partie à travers le libre choix de leurs dirigeants.
C’est justement là où le bât blesse, avec la nouvelle décision de la Cour qui invalide la loi instituant le parrainage citoyen au Sénégal. On ne le dira jamais assez, chaque Etat souverain définit les conditions de participation à des élections selon ses propres procédures régulières. C’est ainsi que de telles règles ne sauraient être uniformes à l’échelle de tous les pays appartenant au même espace géographique, culturel ou linguistique. A titre d’exemple, les conditions et règles de participation à des élections nationales en France sont différentes de celles fixées en Allemagne, en Espagne, en Bulgarie, en Italie ou ailleurs dans l’espace de l’Union européenne. Dans l’espace de la Cedeao, de nombreux pays comme le Sénégal, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso, le Niger, le Liberia, entre autres, ont instauré des règles de parrainage tandis que d’autres n’ont pas senti la nécessité de procéder de la sorte. Et encore que les modalités du parrainage ne sont pas identiques, car quand certains pays pratiquent la règle du parrainage citoyen, d’autres pratiquent celle du parrainage par des élus. Aussi, de nombreux pays ont fixé d’autres règles supplémentaires de participation à des élections qui pourraient apparaître comme plus censitaires.

La ploutocratie serait-elle préférable au parrainage des électeurs?

C’est par exemple la règle de l’exigence de résidence discontinue, pendant un temps déterminé, dans le pays (Gambie, Togo) avant la date du scrutin. Une autre entrave à certaines candidatures se trouve dans les limitations de l’âge pour pouvoir participer à certaines élections. Des pays fixent l’âge pour être candidat entre 35 et 75 ans, tandis que d’autres le situent à partir de 40 ans, sans aucune limite supérieure, et d’autres pays fixent d’autres âges. La caution exigée des candidats constitue aussi un autre moyen très sélectif pour les candidatures politiques. Par exemple, un pays comme le Bénin exige, en plus du parrainage des élus, le versement d’une caution financière de l’ordre de 250 millions de francs Cfa pour pouvoir être candidat à l’élection présidentielle. Cette façon de faire donne l’air de l’instauration d’une ploutocratie, c’est-à-dire une démocratie des riches. Ainsi, comme le soulignait Thierry Amougou, de l’Université catholique du Louvain (Belgique), dans le magazine Jeune Afrique : «Lorsque la caution présidentielle se chiffre à 30 millions de F Cfa au Cameroun, à 65 millions de F Cfa au Sénégal, à 100 mille dollars en République Démocratique du Congo et à 250 millions de F Cfa au Bénin, on se rend compte qu’être candidat à l’élection présidentielle en Afrique subsaharienne est moins une affaire de jouissance de sa citoyenneté politique que de démonstration de sa richesse. Les pauvres peuvent-ils encore prétendre à la fonction présidentielle si le prix à payer pour faire acte de candidature devient rédhibitoire au point de constituer une barrière à l’entrée pour la majeure partie de la population ?»

L’argument spécieux du secret du vote

La Cour de justice de la Cedeao a également jugé que les modalités du parrainage citoyen seraient en porte-à-faux avec le principe du respect du secret du vote. Elle précise dans son arrêt que «la loi sur le parrainage viole le secret du vote et comporte d’énormes risques pour les électeurs dans la mesure où cet acte présume leur intention de vote et que l’utilisation du fichier ainsi compilé peut engendrer de nombreux abus et même des représailles». Un tel argument apparaît on ne peut plus spécieux, car peut-on se demander ce qui permettrait à la Cour de pouvoir dire d’emblée que les personnes qui apporteraient un parrainage exprimeraient par anticipation un vote. Dans de nombreux pays, on a pu voir par exemple des élus politiques apporter un parrainage à des candidats dans le seul esprit de promouvoir une pluralité politique et une compétition électorale ouverte. Mieux, la loi électorale au Sénégal n’exige, au plus, que 1% du fichier électoral. Alors quel serait le candidat qui pourrait être élu président de la République avec 1% des inscrits sur la liste électorale ?

Freiner l’élan du «gouvernement des juges»

Toutes choses égales par ailleurs, si elle était saisie, la Cour devrait invalider les dispositions limitatives de la participation aux élections portant sur l’âge, la résidence ou le cautionnement, ou on ne sait quelle autre condition d’éligibilité. Les juridictions communautaires africaines peuvent avoir le péché mignon de se payer la tête des chefs d’Etat. En quelque sorte, on peut constater qu’elles sont souvent enclines à rendre des verdicts allant dans le sens de contrecarrer systématiquement les têtes couronnées. Cela faisait dire à un célèbre avocat de la place de Paris que «pour gagner un procès mettant en scène des protagonistes politiques en Afrique, il faudrait veiller à faire percevoir aux juges que leur opinion publique les observe et qu’il leur faudrait le courage d’aller à l’encontre des demandes des pouvoirs publics pour être vu comme un vertueux, un courageux, un juge indépendant». De nombreuses décisions ont pu donner l’air, en raison de la faiblesse pour ne pas dire de la vacuité de leur motivation, que certains juges communautaires ont obstinément tendance à faire un pied de nez aux autorités politiques. Seulement, une telle fâcheuse tendance va à terme affaiblir ces juridictions. C’est notamment le cas de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples, qui essuie des attitudes de défiance de la part des Etats dont la liste commence à s’allonger. On retiendra que la Côte d’Ivoire s’est retirée de la Cour africaine des droits de l’Homme, consécutivement à la décision de la Cour d’annuler un mandat d’arrêt international émis par la justice ivoirienne contre Guillaume Soro. La Côte d’Ivoire estime que son retrait «fait suite aux graves et intolérables agissements que la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples s’est autorisée dans ses actions, et qui non seulement portent atteinte à la souveraineté de l’Etat de Côte d’Ivoire, mais sont aussi de nature à entraîner une grave perturbation de l’ordre juridique interne des Etats et à saper les bases de l’Etat de droit, par l’instauration d’une véritable insécurité juridique».
Dans le cas du Bénin, la Cour africaine demandait la suspension des élections communales prévues le 17 mai 2020 à la suite de la plainte de l’opposant Sébastien Adjavon sur l’impossibilité de son parti de présenter des candidats.
Pour le Rwanda, c’est le processus de révision de la Constitution qui a permis au président Paul Kagamé de briguer un 3ème mandat qui a été contesté devant la Cour africaine.
La Tanzanie, où se trouve le siège de la Cour africaine, est l’Etat le plus visé par les décisions de la Cour africaine. Les autorités du pays dénoncent un «tsunami judiciaire».
Un éventuel retrait de la Cour ne changerait pas le visage du Sénégal
Dans l’espace communautaire de la Cedeao, seul le Togo arrive encore à appliquer les décisions de la Cour de justice de la Cedeao, sur un total de 15 Etats membres. Devant ce péril encouru par les juridictions internationales africaines, Marcel de Souza, alors président de la Commission de la Cedeao, tirait la sonnette d’alarme le 19 mai 2017 à Abuja, déclarant que : «La Cedeao et ses Etats membres doivent honorer leurs engagements, en exécutant toutes les décisions prises à leur encontre par la Cour de justice communautaire. A quoi serviront les décisions de la Cour de justice de la Cedeao ou de l’Uemoa, si nos institutions et nos Etats ne les honorent ou ne les appliquent pas eux-mêmes.» Et la responsabilité propre des magistrats de ces Cours ? Les différentes motivations d’arrêts montrent que ces Etats retirent leur déclaration de compétence à ces Cours par défiance et en guise de représailles. On a bien pu voir que les décisions de retrait n’ont pas pour autant changé le visage des différents pays qui franchissent le pas. Le Sénégal, qui se voit ainsi contraint de refuser presque toujours d’appliquer les décisions de cette Cour de justice de la Cedeao, ira-t-il jusqu’à dénoncer le protocole de la Cedeao, instituant la Cour de justice ? La récurrence des décisions défavorables finit par faire du Sénégal le parfait «coupable désigné» et ne peut manquer de pousser à réfléchir à une pareille éventualité, d’autant que le Sénégal peut avoir le sentiment d’être le dindon de la farce. Depuis de nombreuses années, après la fin du mandat du juge Mansour Tall, le Sénégal n’arrive plus à placer un juge au niveau de cette juridiction. Mieux, en ne reconnaissant pas une Cour de justice internationale que l’on présume manifestement hostile à son pays, un Etat s’épargnerait d’être déféré devant elle et ne risquerait plus d’y compter les revers. Un tel pays ne serait jeté en pâture qu’une fois pour toutes, alors qu’à chaque revers, il donnerait l’image hideuse du pire régime politique. On ne voit pas comment la Cour pourrait forcer un Etat à appliquer une décision. Au demeurant, le Sénégal aura toujours la latitude de juger de l’opportunité de réviser ou de supprimer la loi sur le parrainage à l’aune de son appréciation propre et non sur l’injonction de la Cour de la Cedeao.Par Madiambal DIAGNE – mdiagne@lequotidien.sn

Exécution de la décision de la Cour de la Cedeao : Macky Sall contraint par les dispositions 96 et 98 de la Constitution Par Seybani Sougou

Suite au cinglant désaveu infligé par la Cour de Justice de la CEDEAO au régime de Macky Sall sur le parrainage, des membres du régime s’épanchent dans les médias, pour invoquer à hue et à dia, la « souveraineté » du Sénégal ; un concept dont ils ne maitrisent ni les tenants, ni les aboutissants.
En effet, aussi invraisemblable que cela puisse paraître, ces ignares ne savent pas que la Constitution sénégalaise a prévu « un abandon partiel ou total de souveraineté » pour la réalisation de l’unité africaine.

Article 96 de la Constitution  : la souveraineté nationale s’efface devant l’impératif de l’unité africaine

Le dernier alinéa de l’article 96 de la charte suprême dispose que « la République du Sénégal peut conclure avec tout état africain des accords d’association ou de communauté comprenant un abandon partiel ou total de souveraineté en vue de réaliser l’unité africaine ».
La Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a été créée en vertu de l’article premier du Traité de Lagos du 28 mai 1975 pour promouvoir l’intégration socio-économique des Etats membres. Le Préambule du traité de la CEDEAO précise que l’intégration peut requérir la mise en commun partielle et progressive de leur souveraineté nationale au profit de la Communauté. La Cour de Justice de la CEDEAO a été créée conformément aux dispositions des articles 6 et 15 du traité révisé de la CEDEAO. L’article 76.2 du Traité révisé dispose que la décision de la Cour de justice communautaire est exécutoire et sans appel.
Avec l’article 96 de la Constitution, la notion de souveraineté brandie comme un porte étendard par les illuminés du régime pour soustraire notre pays de ses engagements internationaux vole en éclats. On aurait pu s’en limiter là. Mais puisqu’il faut porter l’estocade finale aux thuriféraires du régime, il convient de leur rafraichir la mémoire avec les dispositions de l’article 98 de la Constitution.

Article 98 de la Constitution  : les traités ratifiés et publiés ont une autorité supérieure aux lois

« Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés, ont dès leur publication, une autorité supérieure aux lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie ». C’est clair, net et précis  : les traités ratifiés ont une autorité supérieure aux lois. Avec les articles 96 et 98 de la Constitution, la messe est dite  : aucun partisan du régime ne saurait désormais invoquer la notion de souveraineté et nier que l’arrêt de la Cour de Justice du 28 avril 2021 s’impose au Sénégal. Afin que nul n’en ignore, nous diffusons la page 22 de la Constitution relative aux articles 96 et 98 de la Constitution.
Pour approfondir la connaissance des ignares du régime qui agitent la notion de souveraineté, nous invitons ces derniers à lire attentivement la décision du Conseil Constitutionnel n°3-c-93 du 16 décembre 1993 ; une jurisprudence inédite qui consacre la primauté du droit harmonisé des affaires (OHADA) sur le droit interne.
Pour mémoire, le traité OHADA (connu sous le nom de traité de Port Louis du 17 octobre 1993 relatif à l’harmonisation du droit des affaires) a institué une Cour Commune de Justice et d’Arbitrage, une juridiction supranationale dont les décisions ont l’autorité de la chose jugée et la force exécutoire sur le territoire de chacun des Etats.

Avec le traité OHADA, les Cours suprêmes et Cours de cassation nationales sont dessaisies partiellement, lorsque l’application du Droit des affaires est en cause.

Saisi d’une requête du Président Abdou Diouf, en date du 29 novembre 1993, pour statuer sur la conformité à la Constitution, des articles 14 à 16 du Traité Port Louis relatif à l’harmonisation du Droit des affaires à la Constitution, les Juges Constitutionnels ont précisé qu’un engagement international par lequel le Sénégal consentirait à abandonner sa souveraineté pour la réalisation de l’unité africaine serait conforme à la Constitution ; le Conseil Constitutionnel précisant que les articles 14, 15, 16 qui prescrivent une limitation de compétence dans le but d’accomplir de nouveaux progrès sur la voie de l’unité africaine ne sont pas contraires à la Constitution et concluant que « même si les articles soumis à l’examen du Conseil Constitutionnel avaient prescrit un véritable abandon de souveraineté ; ils ne seraient pas inconstitutionnels ».
Les carottes sont cuites  : l’argument de la souveraineté brandie pour ne pas respecter la décision de la Cour de Justice de la CEDEAO du 28 avril 2021 s’effondre comme un château de cartes. La Constitution sénégalaise est très claire  : la souveraineté nationale s’efface devant l’impératif de l’unité africaine. L’état du Sénégal (un Etat délinquant sous le magistère de Macky Sall) dispose de 6 mois à compter de la notification de la décision de la Cour de Justice de la CEDEAO pour se conformer à la législation communautaire (la suppression du parrainage intégral).


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