Revue de Presse du Jeudi 28 Mars 2019

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Centre du Mali : des experts de l’ONU mettent en garde contre une aggravation du conflit à caractère ethnique

Deux experts des Nations Unies ont lancé jeudi une mise en garde au gouvernement malien et à la communauté internationale leur demandant de s’attaquer immédiatement à la grave montée de violence à caractère ethnique qui sévit actuellement au centre du Mali.

Le Conseiller spécial pour la prévention du génocide, Adama Dieng, et l’Expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Mali, Alioune Tine, se sont dit profondément inquiets de l’attaque, le 23 mars 2019, du village d’Ogossagou, dans la région de Mopti, durant laquelle au moins 134 civils ont été tués et au moins 55 autres personnes blessées.

Il s’agit de la quatrième attaque majeure depuis le début de l’année contre des villages Fulani/Peulhs dans le cercle de Bankass.

Le Bureau du Conseiller spécial a dit avoir reçu des informations faisant état d’une grave recrudescence de la violence intercommunautaire ainsi que de l’impact négatif des opérations de lutte contre le terrorisme menées par des groupes armés à base communautaire sur la population civile de la région.

Un conflit à caractère ethnique

« Le conflit dans le centre du Mali a un caractère ethnique qui va en s’accentuant, résultant en des communautés entières stigmatisées comme terroristes ou comme affiliées à des groupes armés », a dénoncé Adama Dieng dans un communiqué de presse.

Selon lui, cette dynamique n’est pas suffisamment reconnue ni par les autorités nationales ni par la communauté internationale, qui se focalisent principalement sur le processus de paix dans le nord et sur la menace posée par les mouvements djihadistes.

« Ces derniers mois, la violence a atteint un niveau sans précédent avec de violentes représailles et de graves violations des droits de l’homme dans le centre du Mali, affectant toutes les communautés. A moins qu’une réponse ne soit immédiatement apportée à cette situation préoccupante, il y aura un risque élevé que la situation se détériore ultérieurement et que des atrocités criminelles puissent être commises », a déclaré M. Dieng.

Pour prévenir une nouvelle escalade de la violence, le Conseiller spécial exhorte le gouvernement malien, avec le soutien de la communauté internationale, y compris la Mission des Nations Unies (MINUSMA), à s’attaquer immédiatement à la grave montée de violence qui sévit actuellement au centre du Mali et à assurer, sans délai, la protection ainsi que l’assistance nécessaire aux populations vulnérables.

« J’appelle le gouvernement malien à enquêter de toute urgence et à poursuivre en justice les auteurs des récentes attaques ainsi que les responsables de graves violations des droits de l’homme », a déclaré M. Dieng.

Le Conseiller spécial a également appelé les autorités et tous les Maliens à empêcher et à prévenir la stigmatisation des communautés. Il a dit que son bureau était prêt à apporter son soutien aux processus de réconciliation locale et de dialogue intercommunautaire, dans le but de promouvoir l’inclusion, le renforcement de la résilience et la cohésion sociale.

Appel à un sommet de l’Union africaine et de la CEDEAO

L’expert indépendant Alioune Tine a également estimé que la recrudescence de la violence communautaire au Mali doit être suivie d’une nouvelle action internationale pour mettre fin à l’effusion de sang.

« La protection de la vie et le bien-être des civils sont en jeu. J’appelle toutes les forces de sécurité sur le terrain, ainsi que les forces armées maliennes et la force des Nations Unies MINUSMA, à redoubler d’efforts pour protéger les civils », a dit M. Tine dans un communiqué de presse.

L’expert s’est dit préoccupé par la création de groupes armés d’autodéfense dans les communautés dans la région. « L’augmentation du nombre de ces groupes au cours des quatre dernières années, dont certains violents et extrémistes, ainsi que la destruction des systèmes traditionnels de résolution des conflits et la présence limitée de l’État malien ont entraîné la détérioration de la situation sécuritaire, qui a nui à la jouissance des droits fondamentaux par les habitants de la région », a-t-il noté.

Dans ce contexte, M. Tine estime qu’il « est essentiel que ces tensions intercommunautaires soient résolues de toute urgence si l’on veut éviter le risque de crimes contre l’humanité ».

« J’appelle l’Union africaine et la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à organiser un sommet pour tenter de trouver des solutions », a-t-il conclu. Un.org

CONTRAT D’AFFERMAGE : Les cadres de la Sde appellent les autorités «à la clairvoyance»

http://www.seneweb.com/L’Union des cadres de la Sénégalaise des eaux (Udc/Sde), appréciant la situation actuelle qui prévaut au niveau du sous-secteur de l’hydraulique urbaine marqué notamment par l’appel d’offres international relatif à la sélection d’un opérateur pour la gestion du service public de production et de distribution d’eau potable en zone urbaine et péri-urbaine au Sénégal, a appelé les autorités compétentes à la clairvoyance.

Réunie en Comité directeur, ce mercredi 27 mars 2019, «l’Udc en appelle à la clairvoyance des plus hautes autorités, en les exhortant à instruire, dans les meilleurs délais, les conditions de transparence et d’équité dans l’aboutissement de ce processus pour l’intérêt supérieur du secteur et des populations», lit-on dans un communiqué de presse parvenu à la rédaction de «Seneweb».

D’ailleurs, relève la même source, «l’Union des cadres entend pleinement exercer son rôle de sentinelle par rapport à la suite du processus et réaffirme son attachement indéfectible aux principes de bonne gouvernance et à l’exigence de transparence. En effet, si l’attitude de neutralité et de non interprétation des décisions issues des différentes étapes de l’appel d’offres par principe et devoir de réserve a jusqu’ici été de mise, il n’en demeure pas moins que l’Union des cadres entend rester ferme sur les questions de transparence, d’équité et de justice».

«L’accès à l’eau est un droit universel» Appréciant, en effet, la décision N°027/19/ARMP/CRD/DEF de la Commission de règlement des différends (Crd) de l’Armp sur le recours introduit par la Sde ordonnant l’annulation de l’attribution provisoire à Suez et la reprise de l’évaluation, l’Union des cadres de la Sénégalaise des eaux fait remarquer qu’il «est absolument regrettable et préoccupant de maintenir pareille léthargie pour un secteur aussi stratégique et sensible que celui de l’eau potable».

«L’accès à l’eau, denrée vitale, est un droit universel qui transcende les positions de quelques parties du processus que ce soit et que ces incertitudes ne doivent pas plonger le secteur dans une situation de vulnérabilité préjudiciable», relève le communiqué. Ces cadres de rappeler qu’au niveau international, le Sénégal a pris des engagements forts pour assumer un leadership dans la gouvernance mondiale de l’eau se traduisant par l’organisation du Forum mondial de l’eau en 2021.

«De cet engagement, découle l’impérieuse nécessité de sortir rapidement le secteur de cette zone d’incertitudes et de placer les sociétés en charge des missions assignées dans le cadre de la réforme sur des horizons à long terme», ont-ils fait comprendre.

LES BANQUES SE SONT ADAPTÉES AUX NORMES INTERNATIONALES D’APPRÉHENSION DES RISQUES (ACTEUR)

Dakar, 28 mars (APS) – Les banques basées au Sénégal se sont rapidement adaptées aux normes Bâle, dispositif prudentiel destiné à mieux appréhender les risques bancaires, a assuré jeudi, François Sène, directeur de l’Agence principale de la BCEAO à Dakar.

« Le dispositif Bâle II et Bâle III est mis en place depuis le 1er janvier 2018 et cela fait déjà un an que nous l’exploitons mais je peux vous dire que les banques se sont très vite adaptées à ce dispositif qui ne demande qu’un renforcement des fonds propres des banques », a-t-il dit lors d’un panel consacré à ces normes bancaires.

Les normes Bâle II (le second accord de Bâle) constituent un dispositif prudentiel destiné à mieux appréhender les risques bancaires et principalement le risque de crédit ou de contrepartie et les exigences, pour garantir un niveau minimum de capitaux propres, afin d’assurer la solidité financière.

Ces directives ont été préparées depuis 1988 par le Comité de Bâle, sous l’égide de la Banque des règlements internationaux et ont abouti à la publication de la Directive CRD.

’’Bâle ll et Bâle III, c’est davantage de sophistication pour intégrer les nouveaux risques de contrepartie auxquels les banques peuvent être confrontées en accordant un crédit à un client qui démarre une activité », a souligné François Sène.

« C’est un écosystème qui va se créer et qui permettra de garantir un financement adéquat de nos économies », a-t-il indiqué, assurant au passage qu’il n’existait pas une crise de liquidité du secteur bancaire au Sénégal’’.

De son côté, le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar, Daouda Thiam a rappelé l’importance des dits dispositifs dont l’application est désormais exigée par l’autorité de régulation.

’’On demande aux banques d’avoir plus de fonds propres pour pouvoir mieux couvrir les engagements qu’elles prennent. Si les banques ont plus de fonds propres, elles pourront davantage prêter, au bénéfice de l’économie’’, a-t-il fait remarquer.DS/AKS/OID

ABDOUL MBAYE PLAIDE POUR AIR SÉNÉGAL

http://www.emedia.sn/Abdoul Mbaye opte pour Air Senegal. L’ancien Premier exhorte les Sénégalais en faire de même pour aider la nouvelle compagnie nationale à décoller. Il y a de quoi. Parce que, a-t-il estimé, on retrouve l’essentiel d’une commodité pour une compagnie débutante. « Au plan de la qualité de service, j’ai apprécié l’accueil au sol, les décollages sans retard, la convivialité et le confort de la cabine d’un aéronef présenté comme de dernière génération : c’est là l’essentiel pour un voyage en avion », a-t-il posté sur sa page après avoir effectué un voyage en Europe au bord de la nouvelle compagnie aérienne sénégalaise.

Même s’il admet que de petites améliorations sont à combler, Abdoul Mbaye pense que les Sénégalais doivent s’approprier d’Air Senegal. Patriotisme exige ! « Sénégalaises, Sénégalais, nous n’avons pas le droit de ne pas absolument privilégier notre compagnie nationale lorsque nous nous déplaçons par avion. Résidant au Sénégal ou vivant à l’étranger, recherchons d’abord les possibilités de vols offerts par Air Sénégal avant tout autre choix. Efforçons nous par une préférence nationale de rendre notre compagnie bénéficiaire puis exigeons une qualité de service et une gouvernance conformes à nos souhaits en réponse à notre attitude patriotique », suggère l’ancien Premier ministre devenu un farouche opposant du régime actuel. Babacar FALL

KAOLACK : DES ACTEURS SALUENT LE BON DÉROULEMENT DE LA COMMERCIALISATION DE L’ARACHIDE

Kaolack, 27 mars (APS) – Des responsables d’huileries basées à Kaolack (centre) ont fait part mercredi à l’APS de leur satisfaction quant au déroulement de la campagne de commercialisation des graines d’arachide.
’’La campagne de commercialisation de l’arachide se déroule très bien au niveau de SONACOS (Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal). A ce jour, nous avons collecté 34.800 tonnes sur un objectif de 80.000 tonnes’’, a ainsi indiqué son directeur Samba Gaddji.
’’Nous n’avons jusque-là relevé de contraintes ou de réclamations émanant des producteurs. La somme de 8, 3 milliards prévue dans un premier temps a été presque bouclée et toutes les graines facturées ont déjà été payées’’, a-t-il fait savoir.
Il a néanmoins pointé du doigt la hausse enregistrée sur le prix de cession dans la localité de Touba. Cela fait que depuis quelques jours les camions de graines convergent vers cette destination, selon Gaddji.
Le directeur local de SONACOS a par ailleurs salué la bonne qualité des graines résultant d’un bon processus de sélection des variétés de semences et de l’encadrement à la récolte. Il en veut pour preuve, la hausse des exportations du produit constatée cette année sans donner de chiffres.
Il a recommandé aux acteurs de la filière de travailler à l’avenir l’élaboration d’une solution pour que ’’le stock de sécurité des huiliers soit livré quel que soit le déroulement de la campagne. »
’’’A la date d’hier, nous avons pu collecter plus de 59.373 tonnes sur un objectif de 76.000 au niveau de la COPEOL’’, a de son côté affirmé Abdou Aziz Lo, responsable de la collecte, chargé de l’administration de cette usine.
Il a assuré que toutes les graines collectées avaient été entièrement
payées. ’’A ce jour, nous ne devons rien aux producteurs. Il n’existe pas de bons impayés à notre niveau’’, a-t-il insisté.
« La campagne agricole se déroule très bien. Avec l’appui de l’Etat, nous avons pu vendre nos graines sans difficulté. Les huiliers ont payé à temps et d’énormes progrès ont été notés dans le déroulement de commercialisation’’, s’est pour sa part réjoui Ibrahima Badiane, président de l’Association des agriculteurs du bassin arachidier.AFD/AMD/AKS/OID

le 4ème Salon des professionnels de l’économie numérique s’ouvre le 16 avril

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard TouréLa 4ème édition du Salon International des Professionnels de l’Economie Numérique (SIPEN) aura lieu les 16 et 17 avril 2019 à Dakar, rapporte un communiqué reçu mercredi de ses organisateurs.

Cette année, la rencontre va porter sur le thème : « La transformation digitale, accélération de l’émergence Africaine ».

Organisé par l’Organisation des Professionnels des Technologies de l’Information et de la Communication (OPTIC) en partenariat avec le Conseil National du Patronat(CNP) et la Fondation Konrad Adenauer, le SIPEN a pour objectif principal « promouvoir l’innovation IT et développer des partenariats d’affaires », précise le communiqué.

Il souligne que « pendant deux jours, Dakar sera au rendez-vous du numérique pour accueillir les professionnels exposants nationaux et internationaux comme les Pays de l’UEMOA dont la Cote d’ivoire et le Burkina Faso invités d’honneur sans oublier les Organisations Professionnelles du Numérique d’Europe, d’Afrique et du Maghreb ».

« Au menu, poursuit notre source, un forum des affaires, un forum des Start Up, un forum de l’Innovation et le Forum Institutionnel », expliquent l’OPTIC dans son communiqué.

Pour son président Antoine Ngom, « la transformation digitale est considérée comme étant un socle de la 4ème révolution industrielle en Afrique ».TE/APA

Le ministre français de l’Economie attendu vendredi à Dakar

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré-Le ministre de l’Economie et des Finances de la France, Bruno Le Maire est attendu au Sénégal vendredi, où il participera au lancement de l’initiative « Choose Africa », informe un communiqué de l’ambassade française à Dakar.

« Après un passage au Niger le jeudi 28 mars pour la réunion des ministres des Finances de la Zone Franc, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances de la France, se rendra au Sénégal le vendredi 29 mars », indique le communiqué.

Il souligne que cette visite de Le Maire fait suite à celle du président de la République en février 2018 et permettra de concrétiser l’engagement pris par la France à Ouagadougou d’accompagner la révolution de l’entrepreneuriat et de l’innovation en Afrique, en particulier avec le lancement de l’initiative « Choose Africa ».

« Plus de 2,5 milliards d’euros seront consacrés au financement et à l’accompagnement des start-up, TPE et PME sur le continent africain d’ici 2022. Près de 10 000 entreprises africaines pourront ainsi être accompagnées au cours de cette période », note notre source.

Elle considère le Sénégal comme un partenaire économique important de la France et précise que ce déplacement sera l’opportunité d’approfondir la relation économique bilatérale déjà riche entre les deux pays.

Au terme du lancement de « Choose Africa » vendredi, Bruno Le Maire animera une conférence de presse conjointe avec son homologue Sénégalais, Amadou Bâ.TE/APA

CARREFOUR, AUCHAN : Comment les Français tuent à petit feu les commerçants sénégalais

Depuis 12 mois, le Collectif Auchan dégage et le FRAPP FRANCE DEGAGE luttent contre l’invasion des grandes surfaces (Auchan 18e mondial, Carrefour 9e mondial…) qui va entrainer la mise à mort des commerces locaux.

Des aveux mêmes du ministre du commerce, « (…) se posent de réels problèmes de cohabitation entre ces formes de distribution. », « (…) une coexistence de systèmes de distribution disposant de  d’organisations et de moyens disproportionnés avec des conséquences sur l’équilibre et la loyauté de la concurrence. ». Dans cette perspective, un décret suivi d’un arrêté ont été pris.

Le FRAPP constate que le ministre du commerce et le président de la république se moquent des commerçants.

Le ministre du commerce, qui sert les intérêts des distributeurs mondiaux et non ceux des commerçant.e.s sénégalais.e.s, a de manière unilatérale décidé que la distance minimale à vol d’oiseau entre deux magasins de grande distribution était de 800m et que la distance minimale à vol d’oiseau entre les magasins de grande distribution et les marchés locaux était de 1000m. Pire le ministre du commerce ajoute : « toutefois pour des raisons d’équilibre de la concurrence ou de sauvegarde des intérêts des consommateurs, une dérogation peut-être accordée, par rapport aux distances ci-dessus ». Les membres du FRAPP disent  que ces 1.000m et 800m ainsi que cette boite de Pandore qu’est la « dérogation » sont de la haute trahison.

Le président de la république, dans son décret 2018-1888, de dispenser les magasins de grandes distributions implantés avant le 03 octobre 2018  d’autorisation préalable, des 800m et 1.000m du ministre du commerce.
Le FRAPP FRANCEDEGAGE n’est d’accord ni avec la peste du ministre du commerce ni avec le choléra du président de la république. Le FRAPP ne peut accepter ni les 800 et 1.000m du ministre du commerce ni les 324,54m entre Auchan Castor et le Marché de Castor, ni les 750,71m entre Auchan Amitié et le marché de Fass, ni les distances entre Auchan Pikine et le marché syndicat, ni entre Auchan Parcelles Assainies et le marché Gueule tapée, ni entre Auchan Gibraltar et le marché Tilène.

C’est pourquoi demain, le FRAPP FRANCE DEGAGE sera devant le ministère du commerce pour :
– protester contre  les intérêts des commerçantes et commerçants sénégalais sacrifiés par le gouvernement du Sénégal au profit des intérêts des magasins de grande surface (Auchan, Carrefour…)
– protester contre  la perte de la souveraineté du Sénégal sur son commerce intérieur au profit des  multinationales de la distribution
– protester contre  un processus de prise en otage, à terme,  des consommateurs et fournisseurs sénégalais par les magasins impérialistes
– demander l’amendement du décret et de l’arrêté relatif à l’organisation de la grande distribution au Sénégal
– l’organisation des assises de la distribution nationale
– la réalisation d’études d’impact de l’implantation des magasins de grande distribution au Sénégal,Dakar, le 26 mars 2019,Le comité de coordination nationale

CENTRALE A CHARBON DE BARGNY : Le Rapen annonce une plainte contre l’Etat du Sénégal

http://www.enqueteplus.com/Les populations de Bargny ne comptent pas être amenées à une mort lente et certaine, avec la centrale à charbon. Hier encore, lors d’une conférence de presse, elles ont franchi un nouveau palier, en rejetant le plan d’action et les recommandations proposées par les institutions financières (Bad, Boad, Fmo) ayant participé au financement de la centrale. Elles vont porter plainte contre l’Etat.

Après une plainte déposée en 2016 par le Réseau des associations pour la protection de l’environnement et de la nature (Rapen) et les communautés impactées, la Banque africaine de développement (Bad), la Banque ouest-africaine de développement (Boad) et le Fmo (Financierings Maatschnappijvooro Ntwikkelingslanden), une banque néerlandaise, avaient tenté de corriger, voire juguler les malaises environnementaux, économiques et sociaux causés par l’ouvrage. Malheureusement, signale Fadel Wade, le coordonnateur du Rapen, ‘’lors de la collecte des propositions, nous n’avions pas été associés et ces banques ont continué à décaisser de l’argent pour la finition et la marche de la centrale’’.

Pis, révèle l’environnementaliste, ‘’ces banques se sont basées essentiellement sur de fausses informations du maire de Bargny et de la Compagnie d’électricité du Sénégal (Ces) qui excluent la communauté et les requérants du processus d’élaboration et de consultation’’. D’ailleurs, poursuit-il, ‘’les tests effectués sur les lieux révèlent que les habitants de la zone sont sous la menace d’une mort lente que procurent l’oxyde de carbone, le mercure, le plomb et la poussière cancérigène. Des fléaux notés dans l’exploitation du charbon par la centrale’’. C’est ce qui explique, à l’en croire, la présence de nouvelles pathologies chez les nourrissons et chez les enfants dans les maisons avoisinantes.

Les femmes des sites de transformation des produits halieutiques ne sont pas épargnées. En effet, dit-il, ‘’elles vivent un extrême stress permanent à cause de leurs produits qui courent les risques de contamination par les éléments toxiques et résidus provenant des eaux de déversement de la centrale. Même l’accès au cours d’eau de Khouloup est de plus en plus menacé’’.

C’est ce que, explique Fadel Wade, les banques ont tenté de rectifier. Car, précise-t-il, ‘’les banques n’ont pas le droit de financer des projets qui, sur les plans social, environnemental et économique, ont des impacts très négatifs. Nous avons su prouver que les financements de ces banques ont des répercutions très désagréables sur les communautés. Les eaux usées déversées sur les sites des femmes transformatrices contiennent des métaux lourds et des produits polluants’’.

Les Bargnois ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Ils comptent, selon le coordonnateur du Réseau des associations pour la protection de l’environnement et de la nature (Rapen), passer à la vitesse supérieure en portant plainte contre l’Etat du Sénégal. ‘’Maintenant, nous sommes en train de voir avec nos conseillers juridiques pour déposer bientôt une autre plainte, cette fois-ci contre l’Etat du Sénégal, parce que nous avons assez de preuves concernant les dégâts de la centrale’’.

En attendant, face à ce qu’elles appellent des agressions, les communautés impactées par la centrale à charbon de Bargny réclament l’arbitrage du président de la République qui est, selon elles, le ‘’garant de la souveraineté nationale, de la survie et de la santé’’. PAPE MOUSSAGUEYE

Les changements climatiques affectent profondément les grands équilibres écologiques (Officiel)

APA-Dakar (Sénégal) Par Edouard Touré-Le phénomène des changements climatiques qui n’épargne aucune région du monde affecte profondément les grands équilibres écologiques, a affirmé, mercredi à Dakar, Cheikh Dieng, Directeur de cabinet du ministre de l’Environnement et du Développement durable (MEDD) du Sénégal.

« Les changements climatiques affectent profondément les grands équilibres écologiques engendrant des pressions accrues sur les ressources naturelles, et une baisse des productions agro-sylvo-pastorales, autant d’indicateurs d’un processus quasi inexorable de  dégradation des conditions de vie des populations et en particulier des couches les plus vulnérables que sont entre autres, les femmes et les jeunes », a notamment dit Cheikh Dieng dans son discours à l’ouverture du 3ème Forum de l’Alliance pour une Agriculture Intelligente face au Climat en Afrique, dont APA a obtenu une copie.

Cette rencontre est organisée par le ministère de l’Environnement et du Développement durable en collaboration avec l’Agence de Développement de l’Union Africaine (AUDA-NEPAD).

Selon Cheikh Dieng, malgré les efforts consentis, ainsi que quelques réussites ponctuelles enregistrées, les résultats, en termes d’efficience et de durabilité des stratégies et programmes mis en œuvre, demeurent en deçà des attentes, compte tenu des enjeux et défis à relever.

« De nombreuses initiatives aussi bien régionales, que nationales telles que l’Initiative de la Grande Muraille Verte, l’Initiative 3S (Sécurité, Stabilité, Soutenabilité), l’Initiative du Programme détaillé de Développement de l’Agriculture africaine (PDDAA) rentrent dans ce cadre et devront contribuer de façon significative à la réalisation des engagements contenus dans les contributions déterminées au niveau national (CDN) », a-t-il indiqué.

Il a ajouté : « Nous sommes, en effet, obligés de démultiplier nos efforts et donner le maximum de nous-mêmes pour la sauvegarde de nos terres, au profit des générations futures ainsi que la promotion de modes de production et de consommation durables. Les derniers développements des négociations et des connaissances sur le Climat et l’Agriculture requièrent, de notre part, davantage d’innovations et d’anticipations dans nos politiques agricoles et environnementales ».TE/APA

PRÉVENTION DES FEUX DE BROUSSE : 103 kilomètres aménagés dans le Ferlo

http://www.lesoleil.sn/Le Programme d’appui au développement agricole et à l’entreprenariat rural a aménagé au total 103 kilomètres de pare-feux dans le Ferlo, dans la région de Matam, a déclaré, mercredi, à Ranérou, le chef d’antenne du Padaer, Mountaga Kandé. Il prenait part à la caravane d’échange et de partage des bonnes pratiques agricoles entre producteurs, initiée par le Fndasp.

Le volet pastoral a bénéficié d’une attention particulière dans la mise en œuvre du Programme d’appui au développement agricole et à l’entreprenariat rural (Padaer). Dans le ferlo Ranérou, une localité située dans le département de Matam, au Nord du Sénégal, où il intervient depuis 2013, le programme s’est investi dans la protection du bétail en mettant en place des pare-feux sur 103 kilomètres pour lutter contre les feux de brousse, a déclaré son chef d’antenne, Mountaga Kandé, lors d’une visite de terrain effectuée dans le cadre de la caravane d’apprentissage initiée par le Fonds national de développement agro-sylvo-pastoral (Fndasp) pour faciliter le partage d’expérience entre acteurs du monde rural.

Financé dans le cadre du don alloué par le Fonds international de développement agricole (Fida) cette initiative a permis aux pasteurs de la zone du ferlo de magnifier les efforts entrepris par l’Etat du Sénégal et ses partenaires pour le développement de l’élevage. « Outre les unités pastorales aménagées dans la zone, le Padaer a pris en compte les feux de brousse en mettant en place des pare-feux », a affirmé, Abou Raby Bâ, président de la fédération des unités pastorales de Matam, à Wénoumaka, une bourge du département de Ranérou perdue au cœur du ferlo.

Comme l’a indiqué Mountaga Kandé, ces pare-feux vont contribuer à protéger non seulement le cheptel mais aussi les espèces fourragères dans cette région où le pastoralisme demeure la principale activité. Outre les éleveurs sénégalais, des pasteurs venus du Mali, du Niger et de la Mauritanie y séjournent régulièrement avec leur bétail.Envoyé spécial, Seydou Prosper SADIO

La pauvreté gagne du terrain : 6 millions de Sénégalais touchés

http://actunet.net/Selon le dernier rapport du Registre National Unique, ils sont près de 6 millions de Sénégalais à  être touchés par la pauvreté.

La pauvreté gagne du terrain au Sénégal. Selon  le rapport du Registre National Unique rendu public mardi, 5, 7 millions de Sénégalais vivent la dèche quotidienne. En terme de pourcentage par rapport au nombre total de Sénégalais et de Sénégalaises recensés, ça fait près de 30% de pauvres disséminés dans le pays.  Le seuil est critique pour un pays qui veut atteindre l’auto -suffisance alimentaire. En clair, ce rapport est la preuve que la pauvreté ne diminue pas au Sénégal. Au contraire, elle augmente et prend des proportions ide nature à remettre en cause l’efficacité des politiques publiques mises en place pour l’éradiquer.  En effet, si dans un pays de 14 millions d’habitants, les 6 millions sont pauvres, cela veut que ce pays n’enregistre pas d’avancées en  matière de lutte contre la pauvreté
Pour rappel, le

Registre National Unique (Rnu) permet au gouvernement de cibler les priorités qui lui permettent d’asseoir une bonne politique sociale en directions des populations

Autrement dit, au Sénégal, le Registre  National Unique est au service de la  sécurité alimentaire. Face à cette pauvreté ambiante, le commissariat à la sécurité alimentaire a a été obligé de mener des actions de sécurisation alimentaire  dans le Sénégal oriental notamment à Tamba et  Goudiry. Les mêmes actions ont été accomplies pour le compte de populations pauvres  à  Matam, Kanel,  Podor et à Rénérou Ferl.
Selon le Dr Ousseynou Diop, qui préside aux destinées du RNU, il admet que  les 5, 7 millions de pauvres dénombrés au Sénégal sont des ménages vulnérables. De son côté,  Anta Sarr Diacko, Déléguée générale à la protection sociale, admet que des programmes de lutte contre la pauvreté existent mais n’ont pas les effets escomptés.
En attendant que le gouvernement trouve une solution à la pauvreté qui gagne du terrain, l’on peut dire
à plus long terme, que sa diminution dépendra pour une grande partie de l’emploi et de ses conditio ns. Autrement dit, de la façon dont sera partagée la richesse du pays.
Ce sont toujours les personnes et les populations les plus pauvres qui payent le plus cher le prix des crises alimentaires, financières et économique.  Si dans un pays,  on constate que la situation d’un certain nombre de personnes s’est améliorée dans tel ou tel domaine, on doit aussi s’efforcer de comprendre pourquoi elle ne s’est pas améliorée pour les autres. Car c’est probablement comme cela qu’on pourra améliorer les politiques mises en œuvre pour que personne ne soit laissée de côté.Ndiogou CISSE.

IQV : Le Sénégal légèrement en dessous de la barre des 50

http://www.rewmi.com/Le Bureau de Prospective Economique de la Primature a publié un indice national de la qualité de vie (IQV) au Sénégal. Le rapport piloté par Moubarack Lô et Amaye Sy et qui couvre la période 2005-2015 révèle que  le Sénégal est légèrement en dessous de la barre des 50.

L’Indice de Qualité de Vie (plus c’est mieux) est une estimation de la qualité de vie globale en utilisant une formule empirique qui prend en compte l’indice de pouvoir d’achat (plus grand c’est mieux), l’indice de pollution (moins c’est mieux), le prix de l’immobilier par rapport au revenu (moins c’est mieux), l’indice du coût de la vie (moins c’est mieux), l’indice de sécurité (plus c’est mieux), l’indice des soins de santé (plus c’est mieux), l’indice du temps de déplacement (moins c’est mieux) et l’indice du climat (plus c’est mieux).

Pour cela, 11 dimensions de la qualité de vie déclinées en 32 sous-dimensions et en 70 indicateurs ont été sélectionnées par le BPE. La sélection des indicateurs est basée sur leur importance, leur pertinence dans la dimension considérée et la disponibilité de données chronologiques. Les données utilisées pour le calcul couvrent la période 2005-2015. Elles proviennent de sources officielles : ANSD, directions nationales, agences de l’Etat, organisations internationales. Ainsi, l’indice de qualité de vie agrège les informations contenues dans les indicateurs sélectionnés.

Afin de permettre la comparaison des indicateurs et donc d’éviter le problème d’hétérogénéité de leurs unités de mesure, une transformation leur a été appliquée. Chaque indicateur a ainsi été divisé par une valeur de référence qui représente un niveau cible. Selon la disponibilité de la donnée, une référence est fixée prioritairement comme une valeur cible des Objectifs de Développement Durable (ODD), une norme minimale fixée par une organisation internationale ou la moyenne de l’indicateur au sein du groupe des pays à revenu intermédiaire supérieur selon la classification de la Banque Mondiale. Ainsi, l’indice vaut 100 si tous les indicateurs considérés sont égaux à leurs cibles ODD de 2030.

À partir des choix réalisés, un indice composite de qualité de vie (IQV) permettant de mesurer la qualité de vie des Sénégalais a été construit. Il ne cherche pas à mesurer un niveau de qualité de vie en tant que tel, mais bien son évolution dans le temps. Toutefois, la méthode de normalisation des indicateurs retenue permet d’apprécier le chemin qui reste à parcourir pour l’atteinte des cibles. L’indice est calculé en 2005, 2010, 2014 et 2015.

Le Sénégal à mi-parcours du chemin dans l’atteinte des ODD

L’analyse du résultat révèle qu’en 2015, globalement, le pays est légèrement en dessous de la barre des 50, correspondant à la moitié du chemin dans l’atteinte des ODD inclus dans l’indice. Au niveau des dimensions, seuls les sous indices de deux composantes, « Logement, environnement, cadre de vie » et « connectivité », sur onze, ont franchi cette barre de 50 sur 100. En évolution, la qualité de vie est en hausse durant toute la période 2010 à 2015. Une accélération significative apparait entre 2010 et 2015 comparée aux cinq années précédentes. En effet, l’indice global a gagné 5,6 points entre 2010 et 2015 tandis qu’une hausse de 3,5 points est enregistrée entre 2005 et 2010.

La dimension « santé, nutrition » est la composante qui contribue le plus à la hausse de la qualité de vie durant la période 2010-2015, suivie  des dimensions « Revenu », « Transports » et « Travail ».

L’étude fait également la comparaison de la dynamique de l’IQV avec celles d’indicateurs de référence qui mesurent partiellement la qualité de vie. Il est ainsi comparé à deux indices de pauvreté utilisés au Sénégal: l’indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM) et les indicateurs de bien-être comme le PIB par tête ou la consommation par tête..

La dynamique globale de l’IPM correspond à celle de l’IQV sur toute la période, tandis que l’accélération de l’IQV entre 2010 et 2015 ne se reflète pas dans la perception des ménages qui s’est à l’inverse dégradée sur cette demi-période. La comparaison avec les indicateurs de bien-être économique que sont le PIB par habitant et la consommation par habitant révèle que les évolutions de ces deux indicateurs sont conformes à celle de l’IQV.

Cependant ces indicateurs utilisés à des fins de comparaison ne sont pas des indicateurs de la qualité de vie et l’IQV amène de ce fait une réelle valeur ajoutée. En effet, grâce au nombre de ses dimensions et de ses indicateurs, l’IQV couvre de multiples aspects de la qualité de vie. Il est complémentaire aux indicateurs économiques qui se limitent, quant à eux, à mesurer le bien-être des Sénégalais à partir de leurs seules ressources financières. Il a de plus l’avantage d’être transparent, décomposable et facilement communicable.

Malgré tout, l’indicateur se cantonne à mesurer l’évolution de la qualité de vie pour un Sénégalais « moyen ». Il convient donc de poursuivre les recherches afin d’améliorer la mesure de la qualité de vie au Sénégal. Ainsi, une enquête sera menée dans les prochains mois, avec pour objectif d’incorporer plus d’indicateurs et d’aborder la question des inégalités. Ceci permettra de construire des indices de qualité de vie spécifiques à certains groupes de la population sénégalaise ou aux régions et départements du pays. Ce qui facilitera les choix de politiques publiques d’investissement au niveau local.

Seul bémol ! Dans le classement mondial 2019 de l’indice de qualité de vie par pays, visité par Rewmi Quotidien (site fr.numbeo.com/), le Sénégal ne figure pas dans le top 100. Seule l’Afrique du Sud, qui pointe à la 40 place et l’Egypte (71e) figurent dans ce classement.BA

LES POUVOIRS PUBLICS SÉNÉGALAIS INVITÉ À APPUYER LES PLANS D’INVESTISSEMENT DES HÔPITAUX

Gran Canaria (Espagne), 28 mars (APS) – La directrice de l’Hôpital pour enfants de Diamniadio (HED), docteur Fatou Mbaye Sylla Fall, invite les autorités sénégalaises à appuyer les plans d’investissement des hôpitaux qu’elle juge « extrêmement important ».
« Ce qui nous manque, c’est l’investissement qui est important en matière de santé, parce que la technologie change tous les ans et la formation doit être faite régulièrement », a-t-elle souligné.

Fatou Mbaye Sylla Fall juge nécessaire le renforcement des capacités du personnel soignant et des médecins dont un volet doit être pris en charge par les établissements sanitaires pour arriver à « un bon plan de formation ».

« Il s’agit d’un plan stratégique à décliner chaque année pour l’ensemble du personnel (management, médicaux et paramédicaux) », a-t-elle expliqué à des journalistes, en marge d’une visite de de l’Association sénégalaise des administrateurs des services de santé (ASASS) à l’hôpital San Roque Maspalomas, à Grand Canaria (Espagne).

L’ASASS séjourne dans les Iles Canaries depuis lundi, dans le cadre d’un partenariat avec l’association Gran Canaria Spa, Wellness and Health.

Les hôpitaux au Sénégal ne sont « pas suffisamment autonomes » pouvoir investir comme il se doit, domaine relevant essentiellement de l’Etat, a souligné docteur Fatou Mbaye Sylla Fall.

« Tout ce que nous sommes en train de payer en termes de prise en charge, de frais médicaux pour les fonctionnaires et autres transferts, on peut largement le faire au Sénégal », a-t-elle dit.

Elle affirme que « techniquement, les médecins sénégalais sont compétents », mais en revanche, le niveau du plateau technique et de l’équipement fait que le système sanitaire sénégalais n’est pas aussi compétitif qu’il pourrait l’être.

« Je crois qu’avec l’appui de l’Etat, il serait bon, dans les 5 prochaines années, de faire une planification avec une vision sur le court, moyen et long terme », a-t-elle suggéré, en insistant sur le fait que le Sénégal « regorge de ressources humaines de qualité à tous les niveaux » dans ce domaine, qu’il s’agisse du personnel médical ou d’appui.LTF/BK

Fabricant d’armes « made in Sénégal » : Le combat de l’ingénieur électro mécanicien Serigne Mactar Bâ pour sauver son entreprise.

https://www.dakaractu.com/Seul sénégalais connu dans l’industrie de l’armement, Serigne Mactar Bâ est en train de voir rouge. L’ingénieur électro mécanicien qui est formé à bonne école, est en train de se battre pour sauver son projet. Celui de fabriquer pour l’armée sénégalaise des blindés. Pourtant, tout était bien parti. Il a tapé dans l’œil des autorités sénégalaises en 2008, sous le magistère de Wade. Cette bonne impression ne se dissipera pas avec l’arrivée de Macky Sall. Mieux, il parvient à avoir un contrat qui lie aussi bien l’armée que le ministère de la recherche scientifique et de l’Innovation. Mais depuis quelques temps, ledit département, selon Serigne Mactar Bâ, peine à jouer pleinement sa partition pour que le complexe militaro-industriel soit une réalité sous nos cieux. “Appauvri” par cette situation à laquelle il n’était pas préparé puisque croyant qu’il pouvait compter sur les autorités, il a du revoir sa copie. Pour lui, le ministère de la recherche scientifique fait preuve de mauvaise foi dans ce dossier puisqu’on lui envoie toute sorte d’excuses pour ne pas respecter leur part du contrat tripartite. Poussé à bout, Serigne Mactar Bâ qui a tenté à plusieurs reprises de contacter le président de la République n’exclut pas d’ester en justice pour obtenir réparation, surtout que le contrat ne le lui interdit pas. Pour lui, il n’est pas question d’abandonner ou d’accepter d’autres offres. “Je compte rester au Sénégal et je ne reste pas pour être pauvre”, jure le jeune ingénieur interviewé chez lui par Dakaractu. Nos tentatives d’avoir la version du ministère incriminé se sont révélées sans succès.

Massacre des Peuls au Mali : Alioune Tine demande la tenue d’un sommet UA-Cedeao

http://www.seneweb.com/Le massacre d’au moins 160 peuls dans la région de Mopti au Mali fait réagir l’expert indépendant des nations unies, Alioune Tine qui demande la tenue d’un sommet de l’Union africaine (UA) et de la Cedeao sur la question. Regrettant « ces massacres qui interviennent dans le contexte des violences sur fond de tensions communautaires », l’ancien secrétaire général de la Raddho,dans un document exploité par le Quotidien, pointe du doigt l’installation progressive des groupes armés et des groupes violents extrémistes dans ces localités depuis 2015, la destruction des systèmes traditionnels de résolution des conflits, et le retrait de l’Etat malien, qui selon lui, ont entraîné la dégradation de la situation sécuritaire, et des droits de l’homme, dans la région.

Dans son analyse, il estime que « les membres de la communauté peule sont abusivement assimilés aux groupes extrémistes violents, ou tout du moins complices, alors que ceux de la communauté dogon sont assimilés aux dozos (chasseurs traditionnels à la solde de l’Etat) ». L’expert des Nations unies réclame d’urgence la tenue d’un sommet sur la question, ainsi que des enquêtes pour situer les responsabilités des uns et des autres.

Aux autorités maliennes, demande-t-il de « diligenter des enquêtes approfondies, promptes et impartiales sur les cas de violations et abus des droits de l’homme qui auraient été commis et de traduire en justice leurs auteurs ».

Ucad FM bientôt sur les ondes pour promouvoir l’Université

http://www.emedia.sn/L’inauguration de la radio de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar est prévue le 20 avril prochain. La radio qui est « un instrument d’éducation, de dialogue d’information pour la paix sociale » doit contribuer à mieux faire connaître l’université, un « espace du débat, de discussion et d’échanges », a expliqué le recteur Ibrahima Thioub.

Selon lui, les quelques 77.000 étudiants de 61 nationalités, le millier d’enseignants et le personnel administratif et technique « ont besoin de communiquer entre eux car il se trouve que l’image qui est véhiculée de notre université n’est véritablement pas sa vraie image ou en tout cas ce n’est pas la totalité de son image ». Ucad FM émet sur la fréquence 94.7. Ibrahima NDIAYE

Hajj 2019 : le package du pèlerinage maintenu à 2,6 millions de FCfa

http://www.enqueteplus.com/D’une quarantaine de voyagistes privés, l’année dernière, le nombre est passé à 30, pour cette édition du hajj. Le gouvernement veut ramener ce chiffre à 20, pour la prise en charge des pèlerins. L’annonce a été faite hier par son porte-parole Seydou Guèye, à la sortie d’un Conseil interministériel pour les préparatifs du pèlerinage 2019 à La Mecque.

De façon unanime, sur l’évaluation de l’édition 2018, voyagistes privés, associations consuméristes et gouvernement du Sénégal ont bien noté le ‘’bon déroulement’’ du hajj. C’est ce qu’a affirmé le porte-parole du gouvernement, Seydou Guèye, hier, à la sortie d’un Conseil interministériel sur le sujet. Selon M. Guèye, le processus était parti sur des paramètres ‘’très simples’’. Il s’agit d’un prix du package qui était à 2,6 millions de francs Cfa, un prix plafond qui était fixé pour les voyagistes privés, sous réserve d’une autorisation de la Délégation générale au pèlerinage, en cas de dépassement. Les privés ont convoyé 10 860 pèlerins. La délégation avait en charge 2 000 pèlerins et le nombre de missionnaires était fixé à 35.

‘’Cette logique de rationalisation a permis, aujourd’hui, d’arriver à un regroupement des voyagistes. L’objectif est d’avoir un nombre beaucoup plus limité de 20 voyagistes. Cette année, nous passons d’une quarantaine à une trentaine’’, annonce Seydou Guèye.

Pour le porte-parole du gouvernement, une autre innovation est la mise en ligne d’un portail électronique national qui sert de système d’information et de façon interactive. Une logique d’anticipation en amont et en aval du pèlerinage. ‘’C’est sur la base de ces éléments que le Premier ministre a validé un certain nombre de points. Le plus essentiel, c’est le maintien du prix du package à 2,6 millions de francs Cfa. Ceci, avec comme modalité de mise en œuvre une mission qui doit aller sans délai en Arabie saoudite pour ouvrir les conversations avec la compagnie saoudienne Flynas. Mais également engager les voyagistes privés à faire voyager le maximum de leurs pèlerins par cette compagnie’’, poursuit Seydou Guèye.

Le premier vol fixé au 28 juillet

Ainsi, les dates ont été validées. La première, c’est celle du 8 avril qui correspond à l’ouverture officielle, avec le démarrage des opérations telles que les visites médicales, etc. Le premier vol est fixé au 28 juillet et le dernier au 22 août 2019. La répartition est faite. Les privés auront en charge le convoyage de 11 000 pèlerins et la Délégation générale devra prendre en charge 1 860 personnes. La durée de séjour à optimiser est de 21 jours, qui devrait permettre d’accomplir toutes les formalités et rituels de cet acte ‘’important’’ de la vie d’un musulman.

Interpellé sur le cas d’Air Sénégal pour convoyer les pèlerins, Seydou Guèye souligne que c’est une compagnie nationale qui vient de démarrer ses activités, avec des aéronefs de standard pratiquement ‘’inédits’’. ‘’Puisque ce sont les premiers avions Airbus A360 néo qui sont en exploitation dans la sous-région. Mais quand il est évident que pour bien s’organiser un plan de développement et le mettre en œuvre, il est souvent plus recommandé de ne pas surcharger ce plan et de laisser la compagnie se développer sur une rationalisation d’exploitation commerciale’’, dit-il. Ceci, d’après lui, plutôt que de prendre en charge immédiatement des pèlerins, ‘’sans avoir spécifiquement les moyens’’ d’une telle charge. Le porte-parole du gouvernement estime que ça pourrait ‘’peut-être mettre en question’’ sa norme de développement. ‘’Ce qui est évident, c’est qu’avec le temps, toutes les dispositions seront prises pour que l’édition 2020 du pèlerinage soit portée et prise en charge par la compagnie Air Sénégal’’, conclut Seydou Guèye.

PALLA MBENGUE (VOYAGISTE PRIVE)‘’Regrouper les voyagistes privés ne va pas résoudre la situation’’

‘’Le pèlerinage à La Mecque est une question sérieuse. Son organisation nécessite plus qu’un conseil interministériel. Il faut qu’on tienne les assises du pèlerinage. Parce qu’au Sénégal, on a 95 % de musulmans. Donc, on doit prendre plus au sérieux cette question. Je demande au président de la République d’organiser les assises du pèlerinage à La Mecque. Car, le problème, ce n’est ni le privé ni l’Etat, c’est celui du management. Les critères d’une bonne organisation ne dépendent pas de la maitrise de l’arabe ou des moyens financiers. Le premier élément à prendre en considération, c’est l’avion. Aucun voyagiste privé ne peut dire qu’il a un contrat de location avec une compagnie aérienne. C’est ce que devait souligner, d’abord, Seydou Guèye. Aujourd’hui, le package ne peut pas être à moins de 3 millions de francs Cfa. Sinon, on ne fera pas un bon service. Pour cela, il faut au minimum 3,5 millions. L’Etat a pris environ 2 000 pèlerins.

Avec ce nombre, si on va négocier un hôtel ou louer un avion, on n’aura pas les mêmes privilèges que celui qui a 500 pèlerins. Aujourd’hui, aucun privé n’a 500 pèlerins. Je propose qu’on limite la durée du séjour à 15 jours. Qu’on commence d’abord par La Mecque pour terminer les rituels à Médine. En 12 jours, on peut emmener tous les pèlerins sénégalais. Au Sénégal, tout le monde veut aller à La Mecque ; il serait préférable que le prix du package soit plus abordable. Ce qui est possible, si nous prenons les dispositions qu’il faut. Regrouper les voyagistes privés ne va pas résoudre la situation.

Parce que tous les regroupements ont des problèmes. Ils n’ont qu’à mettre en place un bon cahier des charges et non pas une circulaire. En Arabie saoudite, les taxes qu’on paie sont estimées à peu près 1,7 million de francs Cfa. Pour la compagnie Flynas, les prix sont passés de 1,085 million de francs Cfa à 1,290 million de francs. Pour la banque, le coût d’un rial était à 153 et aujourd’hui à 157, sans compter les frais bancaires. Il y a également la prise en charge des médecins, des guides religieux, encadreurs, administratifs, etc. Ce qui est indispensable. Il ne faut pas oublier que nous sommes des saisonniers. Tout ce que nous gagnons, c’est pendant une période bien déterminée de l’année.’’ MARIAMA DIEME

le pèlerinage catholique prévu du 24 août au 13 septembre

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo-L’édition 2019 du pèlerinage aux lieux saints de la chrétienté, placée sous le thème : Pèlerins de l’annonciation : « Je suis la servante du Seigneur », aura lieu du 24 aout au 13 septembre a annoncé, mardi à Dakar, le président du Comité Interdiocésain National des Pèlerinages Catholiques (CINPEC), Mgr Paul Abel Memba.

Durant ce périple de trois semaines, les fidèles chrétiens passeront 10 jours en terre sainte d’Israël, soit cinq jours dans la région de Jérusalem et cinq jours dans la région de Nazareth, a indiqué Mgr Memba, soulignant que ce trajet, encore appelé, ‘’le cinquième évangile’’ « aide les chrétiens à vivre le mystère de la personne du Christ ».

L’étape d’Israël sera suivie de celle de Rome qui durera également cinq jours et sera centrée sur l’Eglise universelle, a ajouté le président du CINPEC qui s’exprimait lors d’un point de presse dédié à ce voyage spirituel.

« C’est à cette occasion que les pèlerins sont reçus en audience avec d’autres chrétiens par le Pape François où il leur délivre un message sur ce qu’il attend de tous les chrétiens du monde », a expliqué le prêtre.

Après l’étape de la capitale italienne, les pèlerins vont se rendre au sanctuaire de Lourdes, dédié à la Vierge Marie. « C’est la dimension mariale de pèlerinage (…) où les chrétiens participeront à la messe internationale où tous les pèlerins de toutes les nationalités vont communier avec l’eucharistie », a-t-il.

Pour participer au pèlerinage, les fidèles chrétiens doivent remplir les conditions suivantes : être baptisé, être apte physiquement et avoir moins de 70 ans sinon disposé d’une certification médicale, s’inscrire en bonne et due forme et verser un montant de 2.700.000 F CFA tous frais confondus.

Ce montant, précise Mgr Memba, prend en compte, sauf l’argent de poche du pèlerin, tous les frais liés au pèlerinage : billet d’avion Dakar-Israël-Rome-Lourdes-Dakar, assurance de voyage, frais d’hébergement, restauration, transport au sol et frais de visa.

Au-delà de la subvention de 300.000 F CFA qu’accorde le CINPEC à chaque pèlerin, l’organisation prend en charge également les billets du personnel d’encadrement des quelque 350 candidats que compte convoyer l’Eglise catholique sénégalaise aux lieux saints de la chrétienté.

Mgr Paul Abel Memba a profité de l’occasion pour demander à l’Etat de leur fournir un local adéquat pour pouvoir accueillir leurs pèlerins et bien préparer leur voyage.

De plus, le prêtre a demandé de permettre aux parents de ceux qui ont déjà effectué le voyage de le faire parce que « le pèlerinage ne doit pas être vu comme du tourisme religieux mais plutôt une occasion pour approfondir sa foi chrétienne pour ensuite la propager auprès des fidèles ».  ARD/te/APA

Ziguinchor : La Cathédrale s’écroule

http://www.dakarmatin.com/ Si rien n’est fait dans les prochains jours, l’église Cathédrale de Ziguinchor Saint Antoine de Padoue, ne verra pas le prochain hivernage. Elle est en train de s’écrouler et une partie est désormais interdite d’accès aux fidèles pour des raisons de sécurité. Telle est l’alerte lancée par son Curé, Abbé Damase Marie Coly.

Après l’alerte de l’Evêque de Ziguinchor, Mgr Paul Abel Mamba, du 2 février dernier par ces  mots : « Notre crainte est que le prochain hivernage finisse par avoir raison sur notre Cathédrale ou l’irréparable advienne ». Depuis lors, les choses  deviennent de plus en plus sérieuses pour  la cathédrale. Un mois plus tard, une partie de la toiture cède et s’écroule. Heureusement, il n’y avait pas d’offices religieux au moment de l’affaissement. « C’est plus précisément le lundi 4 mars 2019 que nous avons constaté les premières chutes qui ont eu lieu dans la nuit du dimanche. L’affaissement de la partie de l’église, située entre la sacristie et le tabernacle, est assez marqué avec des chutes des planches et des ardoises brisant le faux plafond avant d’atteindre l’intérieur de l’église », s’est  confié à  fidespost.com, le Curé de la Cathédrale, Abbé Damase Marie Coly.

A l’en croire,  depuis ce jour-là, l’accès à cette  partie de l’église a été interdit aux fidèles pour des raisons de sécurité. Devant  une telle  situation catastrophique, les autorités administratives se sont (encore) rendues sur les lieux jeudi 21 mars pour diligenter des mesures de sécurité nécessaires. Ainsi informe-t-on, la date exacte de démarrage des travaux de réhabilitation de l’édifice reste inconnue. Si rien n’est fait dans les prochains jours, elle ne verra pas le prochain hivernage, prévu dans quelques  mois.

A cette occasion, l’abbé Bertrand Sagna, vicaire a  laissé entendre : « En attendant, la toiture continue de chuter. Ça tombe toujours. Dimanche dernier 24 mars, on a encore ramassé des planches et des ardoises cassées par terre». En réalité, apprend-on, c’est toute la toiture de la Cathédrale Saint Antoine de Padoue, classée monument historique et patrimoine national qui menace aujourd’hui de s’écrouler à tout moment.

Sur ce, le diocèse de Ziguinchor est sur le point de perdre tout simplement sa Cathédrale, avec tout ce que cela comporte comme valeur sur le plan ecclésial. Quelles sont réellement les conclusions de tous ces rapports faits sur l’état de l’édifice? Qu’est ce qui empêche réellement le démarrage des travaux tant attendus? Pourquoi les autorités laissent-elles encore des fidèles continuer à prier dans un édifice public, classé monument historique et patrimoine national, qui menace de s’écrouler à tout moment ? Qu’attend-on ? La catastrophe ? Ce sont entre autres questions  que se posent les responsables de l’Eglise de cette partie sud  pays. Pour eux, il est grand temps que les autorités prennent leurs responsabilités face à cette situation.Zachari BADJI

Plus de 30 000 enfants-mendiants recensés au Sénégal

http://www.emedia.sn/Les chiffres sont alarmants et donnent froid au dos. Il y a plus de 30 mille enfants-mendiants au Sénégal. L’information est donnée, dans le quotidien « L’As » par Mody Ndiaye, secrétaire permanent de la Cellule nationale de lutte contre la traite des personnes (Cnltp). C’était à l’occasion d’un séminaire portant sur le renforcement des capacités des magistrats et des officiers de la police et de la gendarmerie.

Pour sa part, Aminata Kébé du Commissariat des Nations Unies, l’application de la loi pour lutter contre ce fléau est confrontée à des résistances socioculturelles. A son avis, au Sénégal, la mendicité est un problème réel pour la lutte contre la traite des personnes. Et le diagnostic montre une situation alarmante. Poursuivant, elle indique que ce qui rend difficile la lutte contre cette forme de trafic, c’est que les sénégalais donnent chaque matin de la pitance. « C’est ce qui pousse les convoyeurs des enfants en provenance de la sous-région à privilégier la destination du Sénégal. La question de la mendicité forcée est plus manifeste au Sénégal. Ce pays dépasse de loin tous les pays africains », a-t-elle déclaré

Emigration irrégulière : Le PARERBA pour fixer les jeunes dans leurs terroirs

http://www.emedia.sn/Après une phase test déroulée dans le département de Foundiougne, le Projet d’appui à la réduction de l’émigration rurale dans le bassin arachidier (PARERBA) compte étendre ses activités dans les cinq (5) régions bénéficiaires. L’objectif visé est de fixer davantage les jeunes dans leurs terroirs. Mais pour relever ce défi, le projet veut s’appuyer sur un accès sécurisé et durable du foncier pour les bénéficiaires. C’est pourquoi les communes partenaires, les services de l’Etat et autres programmes sont conviés à Kaolack à un atelier sur la gestion des ressources et la gouvernance des aménagements hydro-agricoles. Pendant deux (2) jours, les participants vont échanger sur ces questions.

Il s’agit, décline Ronan Le Marec, le responsable du PARERBA, de « lutter contre les causes profondes de l’émigration irrégulière et (le projet) est là pour offrir le maximum d’opportunités économiques aux jeunes ruraux des communes du bassin arachidier en ce sens qu’on travaille effectivement sur la création d’emplois dans les filières agro-alimentaires soient dans les activités de production (maraichage essentiellement mais aussi riz et d’autres filières porteuses telles que l’anacarde et la papaye). Puis, on travaille aussi à offrir des opportunités économiques pour les jeunes qui n’ont pas envie de s’adonner à la production mais qui sont plus intéressés par les métiers en amont ou en aval de la production. »

La question centrale, poursuit-il, « a attrait aux ressources critiques à savoir la terre et l’eau, deux (2) questions centrales. (Il faut trouver) comment aujourd’hui, dans le bassin arachidier on peut permettre à des jeunes ruraux qui ont envie de s’installer dans la production d’accéder à la terre irriguée. C’est pour cela qu’on a réuni les vingt (20) communes d’intervention du PARERBA pour discuter avec les autorités en charge de la gestion foncière dans leur territoire et identifier avec elles des solutions pour permettre un accès inclusif aux jeunes ruraux du bassin arachidier. »

Le PARERBA va intervenir dans les régions de Thiès, Kaolack, Fatick, Diourbel et Kaffrine pour une durée de cinq (5) ans. Il est financé par l’Union européenne (UE) pour un montant de dix-huit (18) millions d’euros. Trente-cinq (35) communes en sont bénéficiaires et il va créer six (6) mille emplois chez les jeunes.

L’émigration clandestine est un fléau qui ne profite pas au pays de départ ni au pays d’arrivée, relève Baboucar Moundor Ngom, l’adjoint au gouverneur chargé du développement. Dans ses propos repris par Sud Fm, il indique que « c’est la raison pour laquelle, il faut tout faire pour la pérennisation des projets pour retenir définitivement les candidats. » Il présidait la rencontre pour tenter de trouver des solutions à ce fléau. DIÉ BA

Une Sénégalaise membre d’Amnesty expulsée de la Mauritanie

https://actusen.sn/Notre compatriote Fatou Kiné Diop membre d’Amnesty a été, discrètement, expulsée de la Mauritanie, le 19 mars dernier. La Dame venait de se poser à l’aéroport en compagnie de son collègue François Patuel. Ils ont tous les deux été refoulés à Dakar. Libération qui donne l’information renseigne qu’Amnesty comptait mener en Mauritanie, une enquête sur les “séquelles” de l’esclavage.

Saisie de devises estimées à plus d’un milliard F Cfa à l’Aibd, en pleine campagne électorale

http://www.dakarmatin.com/A peine un mois après l’élection présidentielle, une rocambolesque affaire qui a eu pour cadre l’Aéroport International Blaise Diagne, remonte à la surface. Il s’agit de la saisie d’une importante somme d’argent sur un ressortissant guinéen, dès l’entame de la campagne électorale.
D’après SourceA, ce sont les éléments de la Brigade mixte composée de gendarmes, policiers et douaniers qui ont réussi le coup. A qui était destiné cet argent (1 milliard 900 mille F Cfa) ? Devait-il servir à financer une quelconque opération électorale ?  O.D, l’homme sur qui a été retrouvé ce faramineux montant, a voyagé, ce jour-là, en compagnie d’un ministre d’Alpha Condé. L’argent a été convoyé à bord de TunisAir

Macky Sall : “Le prochain Gouvernement ne sera pas présenté avant le 4 avril”

Le gouvernement dirigé par Mahammed Dionne n’a pas démissionné à l’issue de la dernière réunion du Conseil des ministres du septennat de Macky Sall (2012-2019) tenue hier. Le Premier ministre et son gouvernement vont donc continuer le travail jusqu’à la prestation de serment prévue le 2 avril à Diamniadio. Cependant, une chose est néanmoins sûre. Car, selon le Président Macky Sall, “le prochain Gouvernement ne sera pas présenté avant le 4 avril”.

L’As qui rapporte l’information signale que le Chef de l’Etat a d’ailleurs demandé à Dionne et à son équipe de veiller au bon déroulement des différents défilés prévus le 4 avril sur l’ensemble du territoire nationale.

Gouvernement : Mahammed Dionne démissionne le 5 avril

http://www.seneweb.com/Le Premier ministre, Mahammed Boun Abdallah Dionne, va présenter sa démission et celle de son équipe le 5 avril prochain. Selon Les Échos, Macky Sall a décidé de maintenir son gouvernement jusqu’à son investiture prévue le 2 avril prochain à Diamniadio.

Le chef de l’État souhaite que l’actuel Premier ministre Dionne et son équipe prennent part au défilé du 4 avril marquant le 59e anniversaire de l’indépendance du Sénégal. Mahammed Dionne présentera le lendemain la démission du gouvernement.

Le Président Macky Sall a «grillé» 73 ministres en 7 ans

IGFM-En sept ans de magistère, Macky Sall aura travaillé avec trois Premiers ministres. Le constat est fait par L’Observateur dans son édition du jour. Abdoul Mbaye, Aminata Touré et Mahammad Boun Abdallah Dionne ont été les chefs de gouvernement du régime de Macky Sall. 73 ministres à portefeuille ont été nommés parle Président, dont 16 femmes et 57 hommes. Premier chef du gouvernement de l’ère Macky Sall (il a été nommé 03 avril 2012), Abdoul Mbaye était à la tête d’une équipe de vingt-cinq ministres, comme promis par Macky Sall. Un attelage dominé par l’Alliance pour la République et plus généralement la coalition Macky 2012 (12 ministres), l’Alliance Bennoo Siggil Sénégal de Moustapha Niasse (3 ministres dont 2 de l’Alliance des forces de progrès et 1 de la Ligue démocratique), le Bennoo Ak Tanor d’Ousmane Tanor Dieng (3 ministres dont 2 du Parti socialiste et 1 écologiste), le Rewmi d’Idrissa Seck (2 ministres), le Front pour le socialisme et la démocratie/Benno Jubël(Fsd/Bj) de Cheikh Bamba Dièye (1 ministre) et le Parti de l’indépendance et du travail (Pit), (1 ministre). S’y ajoutent Youssou N’Dour (Fekke Maci Bolle), Amadou Kane et Eva Marie Coll Seck (technocrates). La coalition Bennoo Bokk Yakaar (Bby), avec à sa tête le Président Macky Sall engage ainsi son règne avec 25 ministres.

COMPOSITION DU PROCHAIN GOUVERNEMENT : Les piliers du ‘’Macky’’

http://www.enqueteplus.com/Confronté à un dilemme cornélien, en perspective de la mise en place prochaine du futur gouvernement, Macky Sall devra manœuvrer de fort belle manière pour ne pas frustrer ses alliés de la coalition Benno Bokk Yaakaar et de la grande majorité de la mouvance présidentielle. Toutefois, malgré la complexité de la tâche, le chef de l’Etat nouvellement réélu a des hommes sur qui il peut à tout moment compter pour la conduite des affaires publiques et la réussite de son second et dernier mandat, quoi qu’il advienne.

La mise en place prochaine du futur gouvernement tient en haleine l’opinion publique sénégalaise. Alors que les spéculations vont bon train sur les profils devant composer le prochain gouvernement, le président de la République nouvellement réélu à la tête du pays s’emmure toujours dans un silence assourdissant, en attendant de concocter sa liste qu’il doit rendre publique, après sa prestation de serment. Sa posture, depuis lors, dénote de la complexité de la tâche et des nombreux paramètres à prendre en compte dans ses choix. Avec la configuration de Benno Bokk Yaakaar et, par-delà cette coalition, de la grande majorité de la mouvance présidentielle, le moins que l’on puisse dire, c’est que Macky Sall nage dans des eaux troubles, depuis sa réélection au soir du 24 février 2019, avec 58,26 % des suffrages des Sénégalais.

Seulement, en dépit de la complexité de la tâche, le président Macky Sall a, dans son giron immédiat, des hommes sur qui il compte en toute circonstance, avec lesquels il veut mener à bien son mandat et mettre le pays sur les rampes de l’émergence. Il s’agit, entre autres, de l’actuel Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne ; de son prédécesseur et actuelle Envoyée spéciale du président de la République, Aminata Touré ; du ministre d’Etat Mahmoud Saleh ; du ministre de l’Economie, des Finances et du Plan Amadou Ba ; du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye ; de son prédécesseur et actuel ministre des Transports terrestres Abdoulaye Daouda Diallo ; du griot du président de la République et non moins député à l’Assemblée nationale Farba Ngom et du directeur général de la Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé.

Mahammed Boun Abdallah Dionne : L’exécutant

Son départ de la tête du gouvernement est plus que probable, si le président de la République Macky Sall opte pour un changement de paradigme dans la conduite des affaires publiques. Mais Mouhammed Boun Abdallah Dionne aura été incontestablement le Premier ministre de Macky Sall qui a le plus duré à la tête du gouvernement. Nommé le 6 juillet 2014, en remplacement d’Aminata Touré, Dionne aura passé 5 longues années aux commandes. Précédemment ministre auprès du président de la République, en charge du Suivi de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, Dionne est, à la différence de ses prédécesseurs Abdoul Mbaye et Aminata Touré, un homme effacé qui n’a jamais fait ombrage au chef de l’Etat.

C’est un homme de confiance qui s’acquitte de sa tâche sans trop faire de bruit. Réputé très pragmatique et très compétent, l’actuel Premier ministre s’est forgé au sein des Nations Unies. Son expérience au niveau multilatéral du Système des Nations Unies découle de cinq années de service à l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi), de 2008 à 2014, d’abord au poste de Représentant résident en République algérienne démocratique et populaire et ensuite de Directeur du Bureau Afrique à Vienne (Autriche), Coordonnateur en chef de la coopération industrielle Sud-Sud/Onudi.

Mais il aura débuté sa carrière professionnelle en qualité d’ingénieur technico-commercial à Ibm France (1983-1986) avant d’intégrer, à Dakar, le siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) où il a respectivement occupé les fonctions de Fondé de pouvoir, Sous-Directeur et Directeur de 1986 à 1997. Mis en position de détachement par la Bceao, il occupera le poste de Directeur de l’Industrie du Sénégal de 1997 à 2003. Il servira ensuite pendant un an au sein de la diplomatie sénégalaise comme ministre-conseiller chargé des affaires économiques à l’ambassade du Sénégal à Paris. Dionne reviendra au Sénégal pour travailler comme directeur de cabinet de Macky Sall ; d’abord à la Primature, ensuite à l’Assemblée nationale, de 2004 à 2008.

Aminata Touré : L’Envoyée spéciale du président

Elle aura passé 10 mois et 5 jours seulement à la tête du gouvernement. Malgré tout, elle y a quand même laissé ses empreintes. Mais la station ministérielle qu’elle a le plus marqué demeure le ministère de la Justice. Nommée à ce poste en 2012 dans le premier gouvernement dirigé par l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye, Aminata Touré s’est vite attelée à la réforme du système judiciaire sénégalais avec, en toile de fond, la réduction des délais de détention préventive à l’origine du surpeuplement dans les prisons sénégalaises, le rapprochement des tribunaux avec les citoyens et l’élargissement de la représentativité du Conseil constitutionnel sénégalais. Mais aussi et surtout la lutte contre la corruption et la concussion, avec la fameuse traque des biens mal acquis, à l’origine de l’arrestation, de l’emprisonnement et de la condamnation du fils de l’ancien président de la République, Karim Meïssa Wade, à 6 ans de prison en plus d’une amende de 138 milliards pour enrichissement illicite. Aminata Touré aura joué un rôle crucial dans cette affaire qui va tenir en haleine l’opinion publique sénégalaise pendant plus de deux ans.

Dépeinte comme une dame de fer, Aminata Touré a su se frayer une place non négligeable, non seulement dans l’entourage immédiat du président Macky Sall, mais aussi dans le dispositif de la coalition de la mouvance présidentielle. Sa déchéance de la tête du gouvernement et sa descente aux enfers après sa défaite contre Khalifa Sall aux élections locales de 2014, n’ont, en effet, rien altéré dans les relations amicales et cordiales qu’elle a toujours entretenues avec le chef de l’Etat. D’ailleurs, leurs relations datent d’avant-même l’accession de Macky Sall au pouvoir. Puisqu’elle fait partie des rares personnes à l’origine de la rédaction du programme ‘’Yoonu Yokute’’ en 2010.

Mais elle s’est forgé une personnalité depuis sa prime jeunesse. Militante des Droits de l’homme depuis l’âge de 14 ans, Aminata Touré est active dans les milieux universitaires français de gauche et membre de la Ligue communiste des travailleurs (Lct), futur Mouvement pour le socialisme et l’unité (Msu). Lors de la campagne électorale de 1993, elle est la première Sénégalaise directrice de campagne pour le compte de Landing Savané dont elle rejoint le parti l’année suivante. Aminata Touré devient ensuite directrice des Programmes de l’Association sénégalaise pour le bien-être familial. À partir de 1995, elle travaille pour le Fonds des Nations Unies pour la population (Fnuap), d’abord comme conseillère technique principale au ministère de la Famille et de l’Action sociale du Burkina Faso, puis en qualité de conseillère régionale du Fnuap pour les pays africains francophones et coordinatrice du Programme Genre et Vih en Afrique de l’Ouest pour le Bureau régional du Fonds des Nations Unies pour la femme. En 2003, elle est nommée, à New York, directrice du Département droit humain du Fnuap.

C’est à partir de 2010 qu’elle a quitté le New Jersey pour s’installer au Sénégal. Elle devient alors la directrice de cabinet de Macky Sall, Président de l’Alliance pour la République. Malgré son départ du gouvernement, elle reste aujourd’hui l’une des rares personnes qui chuchotent à l’oreille du président de la République. Pendant la dernière campagne électorale, elle a été de toutes les étapes du périple du candidat Macky Sall effectué à l’intérieur du pays.

En tant qu’envoyée spéciale, c’est elle qui joue les bons offices politiques, éteint les foyers de tension au sein de la coalition Bby et monte au front pour défendre le chef de l’Etat contre les attaques. En quelque sorte, c’est le Premier ministre politique.

Mahmoud Saleh : L’homme de l’ombre

Ancien ministre-conseiller sous le régime d’Abdoulaye Wade, Mahmouth Sall est réputé être un fin stratège politique, tout comme les Moustapha Diakhaté et autres dans l’entourage du président de la République. Il fait partie de ce groupe d’hommes sur qui Macky Sall peut toujours compter dans la définition des stratégies politiques et dans la conduite des affaires publiques du pays. Militant de la vieille gauche sénégalaise, celui qui est présenté comme un trotskiste est très fort dans la définition des stratégies, dans le cadre de la bataille politique pour la conservation du pouvoir.

Cette expérience est, en effet, le fruit d’une longue expérience politique. Puisque Mahmouth Saleh, avant d’atterrir à l’Alliance pour la République, a roulé sa bosse un peu partout. Il a été à l’initiative de la création de plusieurs partis politiques du pays. Fondateur de l’Union pour le socialisme et la démocratie (Usd) reconnue en 1982 sous le régime d’Abdou Diouf, il lance, en 2000, l’Union pour le renouveau démocratique/Front pour l’alternance (Urd/Fal), issue d’une scission d’avec l’Union pour le renouveau démocratique (Urd) de Djibo Leyti Ka qui, entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2000, a décidé d’accorder son soutien à Abdou Diouf. Le 6 août 2006, le parti de Saleh change de dénomination et de symbole, pour devenir le Nouveau parti (Np), dans la mouvance présidentielle. Il démissionne du Np, en 2012, puis rejoint l’Alliance pour la République créée par Macky Sall en 2008.

Aly Ngouille Ndiaye : Le premier flic du pays

Après le président de la République Macky Sall, il est, incontestablement, l’homme le plus informé du pays, par les temps qui courent. Tout le temps récusé par l’opposition, l’actuel ministre de l’Intérieur reste jusqu’ici inamovible. En dépit des récriminations et autres cris d’orfraie, il aura organisé les élections et suivi tout le processus électoral qui a conduit à la réélection du président de la République, candidat à sa propre succession à l’élection présidentielle du 24 février 2019. D’abord ministre de l’Energie sous le règne d’Abdoul Mbaye, il prend du volume avec sa nomination à l’Intérieur, qui est une station non négligeable dans l’attelage gouvernemental.

A la différence des Dionne, Saleh et autres, l’actuel maire de Linguère s’est forgé dans le mouvement associatif. Ce n’est d’ailleurs qu’en 2007 qu’il s’est décidé à descendre dans l’arène politique sénégalaise. Il lance ainsi le Mouvement pour la renaissance du Djolof (Mrd). C’est d’ailleurs sous la bannière de ce mouvement qu’il ira à la conquête de la ville de Linguère, aux élections locales de 2009, et s’empare de la mairie à l’issue de ce scrutin. En 2012, il décide de soutenir le candidat Macky Sall et a beaucoup contribué à son triomphe, surtout dans son fief du Djolof.

Par la force des choses, il est devenu l’un des hommes forts du régime. Ferme dans ses convictions et ne faisant pas de vague, il tient d’une main de fer un département sensible. En témoigne les mesures de sécurité qui ont permis, en amont et en aval du scrutin du 24 février, de tuer dans l’œuf toute velléité subversive. Au final, il aura réussi un test majeur, en organisant un scrutin sans trop de casses.

Mouhamadou Makhtar Cissé : La botte secrète de Macky Sall

Dans l’imaginaire de certains citoyens sénégalais, il est le prochain Premier ministre du Sénégal. D’ailleurs, les supputations sur sa probable nomination à la Primature par le président de la République Macky Sall vont bon train. Mais jusqu’ici rien d’officiel. Ce qui est évident, c’est qu’il a le profil de l’emploi, parce qu’ayant fait ses preuves dans les différentes stations où il est passé, dans sa riche carrière professionnelle. Son exploit réalisé à la Société nationale d’électrification est à l’origine de toute l’estime que les populations sénégalaises ont pour lui. Arrivé à la tête de ladite boite en 2015, dans un contexte national marqué par une crise énergétique sans précédent, il a su stabiliser les choses, en un temps record. Si le régime du président Macky Sall peut se targuer, aujourd’hui, d’avoir régler le problème des coupures d’électricité, c’est grâce à lui.

Directeur des Douanes, il a été promu ministre délégué du Budget puis ministre-directeur de cabinet du président de la République en 2012. En 2015, il est nommé à la Senelec pour régler de manière urgente et définitivement la crise que connaissait la boite et stabiliser la fourniture correcte en électricité.

Expert des douanes, Mouhamadou Makhtar Cissé est diplômé de l’Ecole nationale d’administration (Enam) où il sort avec le diplôme d’Inspecteur des douanes, comme major de la promotion. Il est également titulaire d’une Maîtrise en sciences juridiques, option Droit des affaires, à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Aussi, est-il titulaire d’un Diplôme d’études approfondies en Droit privé, un autre en Sciences politiques et d’un Master en Finance et Gestion publiques. Il a fait ses débuts à l’Inspection générale d’Etat où il a servi pendant 8 ans. Avant d’être directeur général des Douanes, il a tour à tour occupé les fonctions de vérificateur au Bureau des douanes de Dakar Port Sud, assistant du coordonnateur général de la Direction générale des Douanes, cumulativement avec ses fonctions de chargé de l’intérim du chef du Bureau des affaires juridiques et du contentieux ; chargé des poursuites au Bureau des enquêtes et du contentieux de la Direction du renseignement et de la lutte contre la fraude.

Ancien élève du Prytanée militaire de Saint-Louis où il a obtenu les brevets de préparation militaire élémentaire, de préparation militaire supérieure, de parachutiste et le Baccalauréat, Mouhamadou Makhtar Cissé est, parallèlement à ses fonctions, formateur en économie douanière et techniques du commerce international.

Le Dg de Senelec fait partie des hommes de confiance du chef de l’Etat qui le consulte régulièrement. Peu importe ce que lui réserve l’avenir au sein du régime, il est apte à relever le défi.

Abdoulaye Daouda Diallo et Farba Ngom : Traits d’union avec le lobby hal pulaar

Il est, avec Farba Ngom, les portes d’entrée du président de la République Macky Sall dans le Fouta. Ensemble, ils gèrent le lobby hal pulaar très puissant par ces temps qui courent. Ce n’est pas un hasard si le chef de l’Etat a enregistré, lors du scrutin présidentiel du 24 février 2019, ses plus gros dans le Fouta, notamment à Podor, mais plus à Matam. Ils ont abattu un travail colossal dans la zone, malgré leur mésentente due au choc parfois de leurs ambitions personnelles. Mais, quand il s’est agi de réélire le chef de l’Etat pour un second mandat, ils ont mis leurs différends de côté et ont scellé la paix des braves, en attendant que la présidentielle passe.

L’un comme l’autre exercent une influence auprès du président de la République Macky Sall. Dans le Fouta, c’est à croire qu’ils ont un droit de vie et de mort sur les responsables politiques locaux. La plupart d’entre eux ont été nommés sur leur proposition. Frottez-vous à eux et vos jours sont comptés dans l’entourage du président Macky Sall.

Amadou Ba : L’argentier

Sa puissance financière a beaucoup contribué à renverser les tendances à Dakar, dans la capitale sénégalaise. Devant les multiples échecs essuyés d’abord en 2014, puis en 2016 devant le baobab Khalifa Ababacar Sall, il a été le seul responsable de l’Alliance pour la République à réussir là où les Aminata Touré, Abdoulaye Diouf Sarr et autres ont échoué. Il a beaucoup fait parler sa puissance financière durant les deux dernières élections législatives et présidentielle largement remportées à Dakar par la mouvance présidentielle. L’argent, c’est son affaire. Il sait comment l’avoir et comment le fructifier. C’est en septembre 2013, avec le départ d’Abdoul Mbaye et l’arrivée d’Aminata Touré à la Primature, qu’il fait son entrée dans le gouvernement. Il remplace Amadou Kane au ministère de l’Economie et des Finances qu’il dirige depuis lors.

Son ascension dans l’attelage gouvernemental, Amadou Ba le doit d’abord à ses résultats aux Impôts et domaines, mais aussi à son parcours universitaire sans-faute. Après un Baccalauréat technique de gestion en 1980, il décroche une maîtrise ès Sciences économiques, option Gestion des entreprises et un Brevet de l’Enam en 1988, section Impôts et domaines, il est inspecteur stagiaire à Diourbel en 1989, puis inspecteur chef du premier secteur de Taxe sur la valeur ajoutée à la Direction générale des impôts et domaines (Dgid) à Dakar. En 1991, il se perfectionne par deux stages, à l’Institut international d’Administration publique de Paris et à Baltimore. Chef d’inspection à Dakar-Plateau de 1990 à 1992, il est ensuite délégué dans les fonctions de commissaire contrôleur des assurances à la Direction des assurances jusqu’en 1994, puis inspecteur vérificateur à la Direction des vérifications et enquêtes fiscales. Après un stage de formation durant l’été 2001 à l’Ecole nationale des impôts de Clermont-Ferrand, il prend, en 2002, la tête du Centre des grandes entreprises de la Direction des impôts, puis devient directeur des Impôts en 2004 pour un an. En novembre 2006, il est nommé directeur général des Impôts et domaines. Sous sa direction, est mis en œuvre un nouveau Code général des impôts, entré en vigueur en janvier 2013.ASSANE MBAYE

Rencontre au sommet : Que mijotent les 4 vaincus de la présidentielle?

http://www.seneweb.com/Me Madické Niang a convié, hier, à son domicile, les trois autres candidats malheureux de la présidentielle du 24 février. Idrissa Seck, Ousmane Sonko et El Hadji Issa Sall se sont retrouvés chez l’avocat pour discuter de la situation du pays.

Selon L’Observateur, rien n’a filtré de cette rencontre au sommet. Toutefois, le communiqué final mentionne qu' »après avoir apprécié la pertinence de la rencontre, les 4 candidats ont décidé de poursuivre leurs concertations dans les jours à venir ».

Le come-back florissant d’Ali Ngouille Ndiaye

http://www.dakarmatin.com/Il a le triomphe modeste,  ce  grand copain de Macky qui avait juré sur ses grands dieux qu’il allait faire feu de tout bois, pour doter ses camarades de l’APR de tous les documents administratifs nécessaires pour aller voter à la Présidentielle.

Aller voter  à la Présidentielle et faire tout élire « Big Mac » dans les règles de l’art baroque.

Sans tambours ni trompettes, il a tenu parole, l’enfant de Linguère, qui a de faux airs avec Latif Coulibaly, le ministre de la Culture.

Et une fois ses objectifs atteints, il a complètement disparu de la circulation. «Setal lolou… rek », comme aurait dit feu Serigne Cheikh.

Mais à présent que tout cela est derrière nous, Ali revient  doucement à la vie publique. Sans doute, pour reprendre les entrainements à la veille du remaniement attendu de la semaine prochaine, mais aussi pour se rappeler à notre bon souvenir et profiter de quelques chants religieux et «dakas » pour solliciter des prières de reconduction dans le prochain gouvernement.

Il a un peu maigri, nake. Mais si tout se passe bien, il aura assez rapidement l’occasion de reprendre des forces avant les bals de l’indépendance et de Bercy.Il le mérite bien cette année.Cébé

Sénégal: les hommes politiques revendiquent le droit à l’ingratitude

Machiavel a le vent en poupe au Sénégal. Ses disciples se comptent par centaine au sein d’un landerneau politique où la fidélité au camp et aux idéaux est devenue une denrée  rare.

La récente sortie de Bamba Fall Maire de la Médina en est une illustration de plus. Et il est loin d’être seul dans ce qui semble être des volte-face à répétition. Après avoir brocardé Macky et son régime et s’être érigé en ‘’bay fall’’ (défenseur) de Khalifa Sall, Bamba annonce un ‘’retour’’ au Parti socialiste (Ps) qui n’est qu’un détour vers le ‘’Macky’’.

Idem pour le Maire de la Patte d’oie qui est clairement en phase avec Ousmane Tanor Dieng le Secrétaire général du Ps qui, il y a quelques jours, lançait un appel aux retrouvailles entre socialistes.

Là, il semble avoir été bien entendu, ne serait-ce que par certains. Et on comprend mieux alors son appel. Tanor est un redoutable homme politique qui, avant de lancer un appel de ce genre, savait qu’il allait avoir des échos favorables.

Contrairement à Macky dont les appels au dialogue sont lancés sans aucune certitude de réponse favorable d’opposants, Tanor, en lançant le sien, savait à quoi s’en tenir.

Tout indique que le terrain avait été balisé, les contacts pris et les certitudes obtenues.

D’ailleurs, l’appel était une simple formalité destinée à officialiser le retour de certains. Un retour déjà acquis depuis longtemps. Car, ceux qui s’agitent maintenant avaient déjà tourné le dos à Khalifa Sall depuis belle lurette. Il fallait trouver un canal ‘’propre’’ pour avaliser l’opération.

Et il n’a pas eu tort. Parce que le résultat a suivi. Tanor n’a pas prêché dans le vide.

Cependant, c’est Khalifa Sall qui doit se moindre les doigts même si, depuis quelques années, il ne se fait plus d’illusion sur le genre humain, capable du meilleur comme du pire.

L’ancien Maire de Dakar en prison est en train d’expérimenter un des traits de caractère de l’homme, notamment du Sénégalais qui est prompt à revendiquer votre amitié mais aussi, subrepticement, à vous tourner le dos à la première difficulté que vous rencontrez.  Et sur le terrain politique que cette réalité est le plus observable.

Ainsi, les anciens Présidents l’ont surtout vécu. Parfois comme un drame personnel. Diouf, Wade et autres continuent à se poser des questions sur d’anciens compagnons qui leur crachent dessus maintenant et qui, hier, se disaient inconditionnels prêts à y laisser leur vie quand il s’agit de défendre leurs intérêts.

Tanor lui-même l’a reconnu dans une interview qu’ils nous avaient accordée lorsque nous étions au journal ‘’Le Matin’’. Il nous disait à quel point il a appris de la défaite du Ps en 1999 et surtout d’avoir du mal à comprendre certains.

C’est ce qui explique d’ailleurs les 300 partis politiques et la multitude de mouvements : personne ne fait confiance à personne. Et l’ami d’aujourd’hui sera l’ennemi d’hier et vice versa.

Bamba Fall, sans chercher à le défendre, n’a fait que suivre une tendance générale. Les hommes politiques, dans notre pays, revendiquent le droit à l’ingratitude. Ils n’en ont pas honte et affichent leurs défections en public. La fin justifiant les moyens.

Alors, que tous ceux qui ont une parcelle du pouvoir aujourd’hui, s’attendent, demain, à être trahis par de soi-disant fidèles qui les entourent aujourd’hui. Personne n’est à l’abri.

La preuve, les jeunesses de l’alliance pour la république (Apr) parti au pouvoir ne cessent de se crêper le chignon. Hier seulement, ils se sont illustrés à ce propos. Car, pour porter un coup de couteaux à l’autre, l’homme politique n’a même plus besoin qu’ils soient dans un camp opposé.

Les partisans d’un même parti ou d’une même coalition peuvent, publiquement, se donner en spectacle. Et chacun croit, dur comme fer, avoir raison. Car, chacun a justement ses raisons…Assane Samb

MOUSTAPHA DIAKHATE : «La logique du dauphinat, il ne faut pas y aller»

https://www.jotaay.net/A quelques jours de la prestation de serment du chef de l’Etat, Moustapha Diakhaté déniche quelques priorités pour son second mandat. Le ministre-chef de cabinet du chef de l’Etat, qui trouve le dialogue national obligatoire, s’est prononcé sur l’avenir de la coalition Bby, l’organisation et la structuration nécessaires de l’Apr, s’il veut survivre aux mandats de Macky Sall, et continuer à être la locomotive de la coalition présidentielle. Pour les Locales, l’ancien patron des députés de la mouvance présidentielle voudrait que la tête de liste soit d’office élu maire ou président de Conseil départemental, quitte à faire des primaires pour départager les prétendants. Sur sa position concernant la grâce et l’amnistie, qu’il réfute, il ne bouge pas d’un iota.

Les Echos : L’opposition a rejeté l’appel au dialogue du chef de l’Etat. Est-ce que le pouvoir est obligé de dialoguer ? Ne peut-il pas se passer de ce dialogue ? 

Moustapha Diakhaté : Le pouvoir est obligé de dialoguer. Parce que le dialogue est l’un des socles qui supportent la démocratie. Quand on gouverne un pays, on le gouverne au nom des populations. Ce qui fait qu’il est nécessaire que le président de la République puisse dialoguer, avec tous les porteurs d’enjeux. Que ce soit des enjeux politiques, économiques, sociaux avec les syndicats, les confessionnels… Mais ce dialogue doit aller dans le sens de l’intérêt général. Je ne souhaite pas  que ça soit un dialogue politicien, autour de partage de postes et de prébendes. Ça, les Sénégalais ne le veulent pas. Pour ceux qui ont rejeté le dialogue, ils ont tort. L’opposition a triplement tort.  D’abord, le Président a énoncé le principe d’un dialogue, ouvert et constructif. L’opposition devait faire preuve de maturité en l’attendant sur le contenu qu’il donne à ce dialogue. Mais rejeter pour rejeter, ça me semble enfantin. Et malheureusement, depuis 2012, l’opposition brille dans des comportements de ce genre qui lui sont nuisibles.

Il y a beaucoup de supputations quant à l’avenir de Bby. A votre avis, doit-elle survivre au dernier mandant de Macky Sall ?

Absolument, je crois que Bby doit survivre au dernier mandat du Président Macky Sall, pour trois raisons. D’abord, Bby a une plate-forme de développement qui est le Pse. L’autre élément qui doit justifier que Bby survive au second mandat du Président Sall, c’est que Bby est un socle politique très solide, avec des hommes et des femmes qui se sont suffisamment fréquentés pour se connaitre. Enfin, le leadership de Macky Sall est accepté par tout le monde. Aujourd’hui, tout milite pour que Bby continue à s’inspirer du Pse, pour que cette dynamique que nous avons enclenchée depuis 2012, et qui a donné ces résultats, puisse être poursuivie dans l’intérêt des Sénégalais. Nous tous, nous avons intérêt à ce que le Pse devienne notre dénominateur commun, après 2024, autour duquel vont s’agréger l’essentiel des forces, pour l’émergence du Sénégal.

Macky Sall qui est à son dernier mandat est le leader incontesté de l’Apr.  N’est-il pas temps de poser la question du dauphinat au sein du parti ?

Il y a deux présidents de la République qui ont essayé le dauphinat et ils l’ont fait à leur détriment : le Président Abdou Diouf et le Président Wade. Et je crois que le Président Macky Sall n’a pas besoin de chercher un dauphin au niveau de l’Apr. Ce que nous devons faire, c’est organiser le parti, mettre en place des règles claires, qui puissent permettre à l’ensemble des militants de pouvoir choisir les leaders locaux et nationaux. En somme, il s’agit de mettre en œuvre les statuts et le règlement. Depuis sa création, pour plusieurs raisons, le parti n’a pas eu le temps de se structurer et de s’organiser. Aujourd’hui, il est temps qu’on le fasse. Une fois les règles d’une gestion démocratique, d’un choix démocratique des leaders établies, la question du dauphinat ne se posera pas, parce que les militants sauront eux-mêmes qui choisir. La logique du dauphinat-là, il ne faut pas y aller.

Justement, est-ce que cette absence de structuration ne va pas poser problème, au moment de choisir un candidat autre que Macky Sall ?

C’est déjà un problème. Maintenant, puisque le Président est à son deuxième mandat, je pense qu’il a les coudées franches pour accompagner le parti à se structurer, aussi bien au niveau horizontal, qu’au niveau vertical. Et il a intérêt à le faire, parce que l’Apr, c’est lui qui l’a fondée ; c’est l’Apr qui lui a permis d’arriver au pouvoir et de réaliser ce qu’il est en train de faire. Je pense qu’il a intérêt à ce que  l’Apr survive à son 2ème mandat, mais aussi que l’Apr continue à être le poumon  de la coalition Bby.  Mais pour qu’il en soit ainsi, la seule personne du Président Macky Sall ne suffit plus. Il nous faut organiser le parti de la base au sommet. Il faut aussi l’organiser au niveau des catégories socioprofessionnelles, des jeunes, des femmes… Si nous le structurons, le réorganisons, avec des règles claires de dévolution des pouvoirs, des responsabilités, aussi bien au niveau local que national, nous pourrons gérer à l’interne des problèmes qui ne manqueront pas. Parce que nous sommes un parti politique et dans tous les grands partis politiques, il y a nécessairement des luttes de positionnement. Mais ces luttes-là, il faut leur trouver un cadre d’expression clair, accepté par tous, un cadre démocratique et respecté. Il est de l’intérêt du parti, si nous voulons être encore les moteurs de la construction et de l’émergence du Sénégal et du Président, s’il veut que son parti soit le capitaine de cette équipe Bby, que le parti soit organisé.

On va vers des locales. Lors des précédentes, il y a eu à votre niveau des divisions et de listes parallèles. Ne craignez-vous pas le même scénario ?

Oui, on peut craindre ce qui est arrivé en 2017 (législatives) et 2014 (locales), avec des listes parallèles à n’en plus finir. Mais je pense qu’avec le parrainage à ce niveau, ça va un peu adoucir les prétentions. A mon avis, une liste qui n’est pas présente sur les 3/5edu territoire des communes et départements du Sénégal, ne doit pas être acceptée. Ce sont ces genres de mesures-là qui vont nous permettre d’éviter la pléthore de listes, mais aussi des listes à connotation ethnique ou confrérique.  Il faut qu’on corse encore les conditions pour participer aux élections locales et législatives, relativement au parrainage et à la caution.  Ce sont les deux leviers sur lesquels il fait agir, et ça permettra de lutter contre l’anarchie et l’indiscipline, aussi bien pour les partis politiques que les coalitions.  Ce sont des éléments décourageants qui vont pousser les gens à aller de plus en plus dans les grands ensembles.

Et dans votre coalition ? 

Au niveau de Bby, il faut aussi que les règles soient claires et acceptées par tout le monde. Si nous devons passer par des primaires pour choisir nos candidats au niveau de chaque commune, il faut le faire. La démocratie, certes, n’a pas de prix, mais elle a un coût. Bby et même les autres partis doivent se trouver des moyens pour organiser des primaires pour les locales. Et ceux qui seront retenus, pourront compétir. D’autre part, dans cette réforme, il me semble important qu’on en arrive à ce que la tête de liste, dans la commune ou le département, soit d’office le maire ou le président du Conseil départemental. Et cela doit entrainer aussi la suppression de la liste proportionnelle. Que ça soit une élection majoritaire. Maintenant, est-ce que ce sera à un tour ou deux tours ? C’est un autre débat.

Vous êtes contre une amnistie et une grâce pour Karim Wade et Khalifa Sall. Certains de vos camarades ont pris votre contre-pied. Maintenez-vous toujours votre position sur la question ?

Ici dans la République du Sénégal, la justice n’est pas rendue au nom du chef de l’Etat, mais au nom du peuple. Et c’est au nom du peuple sénégalais, pour les intérêts du peuple sénégalais, que des hommes, que ce soit le maire Khalifa Sall ou Karim Wade, ont été arrêtés et condamnés par la justice. Si je suis contre la grâce, c’est par principe. Au nom de la séparation des pouvoirs, je crois qu’il n’appartient pas à l’exécutif d’effacer d’un trait de plume une décision émanant du pouvoir judiciaire. Deuxièmement, nous avons théorisé la nécessité de la reddition des comptes et le peuple y a adhéré. Donc tous ceux qui ont été arrêtés dans ce sens, on n’a pas intérêt à les gracier ou à les amnistier. Mieux, ceux qui aujourd’hui s’agitent, pour qu’il y ait grâce, il y en a qui disent qu’ils ont été arrêtés sur des bases politiques. Prendre le risque de gracier ou d’amnistier, c’est prendre le risque d’être accusé, demain, d’avoir pris en otage des adversaires politiques, pour les libérer après qu’ils ne constituent plus un danger. Aucun militant de l’Apr sérieux ne doit cautionner cela. En politique, je ne suis pas dans la morale. Je suis dans la défense absolue des principes qui ont fondé le magistère de Macky Sall, à savoir :  la gouvernance sobre, surtout la gouvernance vertueuse. Nous devons nous l’appliquer nous-mêmes, mais aussi nous devons l’appliquer à tous ceux qui ont géré des deniers publics.

On vous reproche de protéger ceux des vôtres épinglés par le justice.

A chaque fois que quelqu’un a maille à partir avec la justice, il faut que cette personne-là soit sanctionnée, de quelque bord qu’elle soit. Et il faut qu’on en arrive à sortir la justice du débat politicien. Il faut restaurer davantage le lien de confiance entre la population et la justice, parce que le pouvoir judiciaire, c’est l’édifice essentiel de l’Etat de droit et de la démocratie. S’il s’écroule. Tout le reste va suivre. Nous n’avons aucun intérêt à donner l’impression aux juges que ce sont des faire-valoir. Nous n’avons aucun intérêt à donner l’impression aux populations que nous pouvons utiliser la justice pour régler des questions politiques.  Entretien réalisé par Mbaye THIANDOUM

Avec toutes les casquettes dues à son rang de frangin du Chef de l’Etat : Aliou Sall, un leader par procuration

https://actusen.sn/L’avenir politique du maire de Guédiawaye Aliou Sall est passé à la loupe par SourceA. L’édile occupe beaucoup de postes stratégiques mais il ne pèse pas politiquement. Il est le Maire de la ville de Guédiawaye, Président de l’Union des maires du Sénégal (Ums) et Directeur général de la Caisse des dépôts et consignations (Cdc). Mais, avec toutes ces casquettes dues à son rang de frangin du Président de la République Macky Sall, SourceA indique que le coordonnateur départemental de l’Apr est juste un “responsable par procuration”.

D’ailleurs, les experts en la chose politique interrogés par le canard son unanimes. Primo, pour le Professeur Moussa Diaw de L’Université Gaston Berger de Saint-Louis : «L’avenir politique d’Aliou Sall est étroitement lié à la présence de son frère à la tête de l’Etat. Je ne pense pas dans les perspectives à venir qu’il soit une personnalité à la tête de l’Etat, qu’il succède à son frère».

Abdoulaye Mbow de son côté affirme : «Sans Macky Sall, Aliou Sall n’aura ce poids électorale, il n’aura même pas une promotion politique».

REGROUPEMENT POLITIQUE : Idy2019 À L’épreuve Du Temps

https://www.walf-groupe.com/Idrissa Seck aura fort à faire pour maintenir en vie la coalition électorale et hétéroclite Idy2019. Et pour cause, ses souteneurs qui ont été exclus de la course à la présidentielle voudront présenter leurs propres listes lors de ces locales pour avoir leurs propres élus locaux.

Idrissa Seck était, hier, au mausolée de Sokhna Mame Diarra Bousso de Porokhane en compagnie de ses alliés de la coalition Idy2019. Son service de communication a publié dans les réseaux sociaux une vidéo, où on les voit assis par terre en train de discuter. En outre, lors de sa première déclaration post-présidentielle, Idrissa Seck avait réuni autour de lui tous les candidats recalés par le parrainage et qui l’avaient soutenu. Et lors de cette déclaration, il avait insisté sur la nécessité de maintenir l’unité de la coalition Idy2019. On le voit, le leader du parti Rewmi cherche vaille que vaille à maintenir l’unité de la puissante coalition Idy2019, arrivée deuxième lors de l’élection présidentielle du 24 février dernier. Mais, il aura fort à faire pour maintenir en vie cette coalition électorale et hétéroclite qui a existé tout simplement parce que ceux qui l’ont soutenu ont été écartés de la course à la présidentielle pour insuffisance de parrainages, selon le Conseil constitutionnel, ou parce qu’ils sont inéligibles aux yeux de la loi, comme ce fut le cas pour Khalifa Sall.

En effet, si ses alliés de février 2019 remplissent les critères, ils présenteront à n’en pas douter  leurs propres listes lors des prochaines locales pour avoir leur propres élus locaux qui leur permettront d’avoir un pied et des répondants aux niveaux des collectivités locales, en vue des élections législatives à venir et surtout en perspective de la présidentielle de 2024, surtout en cas du maintien de la loi sur le parrainage.

Car, hormis Khalifa Sall, aucun des alliés d’Idrissa Seck n’a d’élus locaux de premier plan. Aucun leader de la coalition Idy2019 ne trône à la tête d’une collectivité locale. Ni Abdoul Mbaye, ni Adjibou Soumaré, ni Pape Diop, de même que Mamadou Diop Decroix et Amsatou Sow Sidibé, n’ont de maire. C’est pourquoi cette coalition électorale hétéroclite a peu de chance d’avoir ses propres listes. Contrairement à la coalition Benno Bokk Yaakaar qui est devenue une coalition politique, avec à sa tête le Président Macky Sall dont le leadership est reconnu par tous les membres et qui existe depuis 2012, la coalition Idy2019 est une coalition politique de circonstance vouée à disparaître. Toutefois, à défaut de Idy2019, Idrissa Seck peut espérer se maintenir en vie et aller aux locales sous la bannière de  la coalition Taxawu Sénégal constituée essentiellement de son parti Rewmi, du Grand parti de Malick Gakou et de Taxawu Ndakaru de Khalifa Sall. Cette coalition qui existe depuis les dernières élections législatives, est toujours vivante. Ces leaders pourront toujours  adopter la formule qui a fait leur succès lors de ce scrutin.Charles Gaïky DIENE

Aliou Sané, raconte quand Harouna Sy menaçait de les traquer «comme des chiens»

IGFM-«Quand malheureusement un policier a trouvé la mort lors de manifestations, relate Aliou Sané, le nouveau coordonnateur  de «Y’en a marre », Le lendemain, le commissaire Harouna Sy a appelé et nous a dit : «J’ai vu tout le monde à la levée du corps, même des politiciens sont venus, mais je ne vous ai pas vus. Vous vous reprochez des choses. On lui avait répondu : on ne se reproche rien. Mais qu’on n’était pas obligés d’assister à la levée du corps comme lui le souhaitait. Mais on compatissait, parce que c’est un Sénégalais qui était décédé. Un jeune. Nous pension que la meilleure chose à faire était d’aller auprès de sa famille pour présenter nos condoléances. Et il insiste en disant : vous vous reprochez des choses, et je vous traquerai comme des chiens». Il a voulu nous faire porter le décès de ce compatriote-là.»

Nouveau gouvernement, Dieynaba Diop de l’APR Kaolack favorable pour le maintien de Dionne 

https://actusen.sn/Plus que quelques jours à Macky Sall pour dévoiler la liste de son nouveau gouvernement. Une équipe très attendue dans la masure où, elle déclinera clairement la feuille de route voire les nouvelles aspirations et orientations politiques du chef de l’Etat en proie à de nouveaux enjeux et défis.

Pendant que certains analystes écartent de fait, la piste Dionne évoquant de nouveaux challenges, en voilà quelqu’un et pas n’importe qui, qui prend le contre courant de cette thèse. Mme Dieynaba Diop pour ne pas la nommer écarte toute idée de relooking et de renouvellement de l’ancien gouvernement. «On ne change pas une équipe qui gagne», tel est l’état d’esprit de cette femme d’affaires, actrice de développement de surcroît.

Elle s’inscrit alors dans la continuité, non sans louer les qualités de l’ex Premier ministre: «grâce à son engagement sans faille et son dévouement sans commune mesure, Dionne a quasiment battu tous les records de longévité et de fidélité au poste de Premier ministre de la République du Sénégal, mis à part les cas Abdou Diouf et Habib Thiam.

Pour avoir travaillé par moments avec les éléments du gouvernement sortant dans le cadre de ses nombreux projets, la Kaolackoise a salué «l’efficacité, la promptitude et la célérité dont ont toujours fait montre les équipes de Dionne, surtout dans les dossiers d’intérêt national».

Elle demande par conséquent à Macky Sall de rester dans sa dynamique payante en mettant juste en évidence son leadership reconnu et avéré afin que le Sénégal puisse connaître et profiter d’un virage paisible lors du prochain quinquennat.

Outre cette doléance, la bonne dame a lancé un pressant appel au Chef de l’Etat lui indiquant d’élever au rang de priorité la région de Kaolack car pour elle: «Kaolack est une locomotive de développement pour tout le Sénégal de par sa position géographique et ses atouts économiques.

Dans ce même registre, la militante engagée dans le développement local exhorte le prochain gouvernement et incite le président Macky Sall à revoir fortement sa politique industrielle pour rendre plus compétitive et diversifiée notre économie.

«Aujourd’hui, nous importons plus de 445 milliards dans le secteur du riz ce qui à mon sens est exorbitant. Il nous faut recourir à l’industrialisation et la transformation de d’autres filières comme le mil, le maïs et de l’arachide… pour remédier à cela et générer en même temps des emplois», a déclaré Mme Diop.

Elle a enfin tenu à remercier et à féliciter certains responsables de l’Apr qui, d’après elle, abattent un impressionnant travail et l’ont confirmé lors de la dernière présidentielle en contribuant fortement à la réélection du Président Macky Sall dès le premier tour. Entre autres elle à cité : Baba Ndiaye président du conseil départemental de Kaolack, Sory kaba, Diatourou Ndiaye et Bassirou kébé.

Braquage à Nord-Foire : Les assaillants sont des militaires en activité

http://www.seneweb.com/L’agence Wafa Cash de Nord Foire a été braquée, hier, en plein jour. Arrêtés et placés en garde en vue à la gendarmerie de la Foire, les mis en cause ont été identifiés.

Selon L’Observateur, il s’agit de deux militaires en activité à la Base aérienne Mame Andalla Cissé de Ouakam communément appelée Groupement aérien du Sénégal (GAS).

Affaire Médinatoul Salam : Cheikh Béthio et ses 19 co-accusés jugés le 23 avril

http://www.seneweb.com/L’affaire du double meurtre de Médinatoul Salam sera jugée le 23 avril au tribunal de Mbour. Le procès, dont la procédure date de 2012, prendra fin le 2 mai prochain. Il n’y aura pas d’ordonnance de prise de corps. Ce dossier remonte au 22 avril 2012 et concerne Cheikh Béthio Thioune et 19 co-accusés dont plusieurs de ses disciples en détention préventive à la prison de Thiès.

Les Thiantacounes sont poursuivis, renseigne Les Échos, pour les délits suivants : « homicide involontaire avec actes de barbarie, recel de cadavres, non dénonciation de crimes, association de malfaiteurs, détention d’armes à feu sans autorisation administrative, infraction aux lois sur les inhumations ».

Leur guide Cheikh Béthio Thioune est poursuivi, pour sa part, pour complicité d’homicide. Il est en liberté provisoire. Pour rappel, l’affaire Médinatoul Salam remonte à 2012. Il s’agit des meurtres de Bara Sow et d’Ababacar Diagne, deux disciples du Cheikh Béthio Thioune, au cours d’une bagarre.

Cinq ans de travaux forcés requis contre Saër Kébé

https://www.dakaractu.com L’accusé Saër Kébé risque cinq ans de travaux forcés. C’est du moins la réquisition du substitut du procureur. Pour Adji Fatou Diouf, les faits pour lesquels l’élève est poursuivi, sont établis.

Le représentant du ministère public est d’avis qu’en postant des menaces d’attentat sur la page Facebook de l’Ambassade des Etats-Unis et des forces armées israéliennes, Saër Kébé a posé des actes prouvant qu’il veut s’en prendre aux intérêts de ces deux pays au Sénégal.

Pour donc le substitut du procureur, l’acte de terrorisme par menace est établi. De même, Adji Fatou Diouf est convaincue que Saër Kébé est coupable d’apologie du terrorisme.

Accusé d’actes de terrorisme présumés : Imam Dianko fragilisé par son neveu

https://www.dakaractu.comParfois, avec le sourire, l’Imam Dianko a essayé de démontrer qu’il n’a rien d’un jihadiste et que ses liens avec Hamada Ould Mohamed Heirou ne faisaient pas de lui un homme dangereux.

Hamada Ould Mohamed Heirou est un mauritanien porté en 2011 à la tête du Mouvement pour l’Unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest. Ladite organisation a régné de 2012 en 2013 avec Ansar Dine et Aqmi sur trois villes du nord malien avant d’être mis en déroute par l’armée malienne.

“Je n’ai été en connaissance de ses activités jihadistes qu’une fois au Mali”, s’est expliqué l’accusé. Qui dit ignorer qu’en partant du Sénégal, il devait se retrouver dans le nord du Mali. Mais problème, son neveu avec qui il a fait le voyage ne tient pas le même langage.

Appelé à titre de renseignement, Ahmadou Bamba Dianko a soutenu avoir su, dès le début que lui et son oncle devaient aller en Mauritanie puis au Mali. Et ce n’est pas la seule fois où l’élève contredit son maitre. Au sujet de son prétendu désaccord avec l’émir du Mujao, la version de Dianko est aussi fragilisée par son neveu. “Je les ai vus discuter mais je n’avais pas l’impression qu’ils étaient en désaccord”, relate Ahmadou Bamba. Qui prend le contre-pied de son oncle sur la vidéo que les enquêteurs ont retrouvé sur le téléphone de ce dernier. Dianko a soutenu devant la barre que c’est lui qui a fustigé les images de camps jihadistes or, à en croire le neveu, les faits sont tout autre. “C’est moi-même qui lui ai dit que ces images n’étaient pas bien du tout”, a-t-il mis en difficulté son oncle et parrain.

Association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste / Atteinte à la sureté de l’État : Le ministère public requiert les travaux forcés à perpétuité contre l’Imam Dianko

https://www.dakaractu.com/Poursuivi pour actes de terrorisme par association de malfaiteurs et atteinte à la sûreté de l’État en relation avec une entreprise terroriste, l’Imam Boubacar Dianko risque de passer le reste de ses jours en prison. Le ministère public avec qui il est en conflit, a requis les travaux forcés à perpétuité à son encontre. Selon le substitut du procureur qui a revêtu les habits de l’avocat de la société, le sieur Dianko est coupable des faits qui lui sont reprochés. Imam Dianko a plaidé non coupable et a nié avoir rejoint le nord du Mali en connaissance des activités jihadistes qui s’y déroulaient.

Il a cependant reconnu avoir connu le chef du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao).

Appelé devant la barre à titre de renseignement, le neveu de l’accusé a, par moment, enfoncé son oncle qui a soutenu devant le tribunal qu’il ne savait pas qu’il allait à Gao. « Il m’a dit qu’on devait se rendre en Mauritanie puis au Mali », a laissé entendre Ahmadou Bamba Dianko qui met aussi en difficulté la déposition de son oncle sur une vidéo de jihadistes dans le téléphone de ce dernier. « Quand j’ai vu les images sur son téléphone, j’ai désapprouvé ce genre de choses », a déclaré le neveu de l’accusé, tandis que celui-ci soutenait que c’est lui qui a été le premier à décrier la vidéo.

Affaire Saër Kébé : Le jugement rendu le 10 avril

https://www.dakaractu.com/ Saër Kébé sera fixé sur son sort le 10 avril. Le juge Massamba Sène de la chambre criminelle en a décidé ainsi. Ce, au terme des débats d’audience qui auront occupé toute la matinée du mercredi 27 mars.
Poursuivi pour actes de terrorisme et apologie du terrorisme, l’élève Saër Kébé a plaidé non coupable, même s’il reconnaît avoir posté les commentaires qui sont à l’origine de sa comparution. Le 24 avril 2015, il a menacé les États-Unis et Israël de représailles après des bombardements dont la bande Gaza a été victime.
Le substitut du procureur, Adji Fatou Diouf a requis cinq ans de travaux forcés contre l’accusé. Les avocats quant à eux, ont plaidé la relaxe au bénéfice du doute

Poursuivi pour actes de terrorisme et apologie du terrorisme, Saër Kébé se justifie : “J’ai été troublé par des images que j’ai vues sur Internet, mais je regrette mes commentaires”

https://www.dakaractu.com/ L’élève Saër Kébé comparait actuellement devant la chambre criminelle spéciale pour activité terroriste et apologie du terrorisme présumées. Des faits que l’accusé a nié. Vêtu d’une jelabah de couleur blanche, Saër Kébé s’est dit “contre le terrorisme”.

Sur les circonstances dans lesquelles il a posté au moins trois messages dans la journée du 24 avril 2015 pour menacer d’attaques terroristes les États-Unis et Israël, il a affirmé avoir été chargé de faire un exposé sur le rôle des États-Unis dans le conflit israélo-palestinien. “Je devais faire l’exposé le lundi. Ainsi, je me suis rendu sur Internet pour les besoins de ce travail. Sur ces entrefaites, je suis tombé sur des images de femmes enceintes et d’enfants qui sont tués de manière atroce. J’ai été troublé”, argue le jeune militant de la cause palestinienne.
Il a cependant nié vouloir s’en prendre aux intérêts des Etats-Unis et d’Israël au Sénégal. “Les commentaires, je les ai faits par ignorance”, a-t-il voulu faire croire. Des arguments qui ne convainquent pas le juge Massamba Sène. “Ne nous faites pas croire que vous ne suivez pas l’actualité internationale”, a-t-il tenté d’acculer l’accusé. Question à laquelle Saër Kébé a répondu : “Je ne suis pas régulièrement l’actualité internationale”.
Le juge revient à la charge pour savoir si l’accusé tentait d’intimider les nations américaines et israéliennes à travers ses posts. “Je ne visais rien. Je ne voulais intimider personne”, réfute Saër Kébé qui reconnait finalement avoir “voulu dénoncer une injustice”.
S’agissant de la raison du commentaire posté sur la page de West Africa Democracy Radio, l’accusé dément avoir voulu revendiquer un attentat qui devait être perpétré en mai 2015. Dans le même ordre d’idées, Saër Kébé réfute l’accusation selon laquelle, il était en collusion avec d’autres personnes dans un cadre dénommé “les révolutionnaires”.
Il a par ailleurs révélé être un ancien membre du Mouvement des moustarchidine wal Moustarchidaty. “C’est un mouvement qui ne prône pas le radicalisme”, lui rappelle le juge Massamba Sène. Ce que confirmera l’accusé qui avoue avoir commis une erreur. « Mes études ont été compromises et ma famille a trop souffert », regrette l’accusé.

Attaque armée à Goudomp

http://www.rewmi.comDes individus armés ont attaqué le village de Safane, dans la commune de Simbandi Balante, département de Goudomp (Sédhiou). Les malfrats ont emporté tout le cheptel. L’attaque, selon Actusen, est survenue aux environs de midi. Le bétail  volé a été acheminé vers la Guinée Bissau. Les propriétaires qui ne veulent pas se laisser faire, les ont suivis dans la brousse. Il y a quelques mois encore, des individus armés et non identifiés, ont fait irruption dans le village de Djibanar pour  emporter une dizaine de têtes de bœufs

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 28/03/2019

139e édition de l’Appel de Limamou Laye et 78ème édition du Daaka 

Le Président Macky Sall tient à une bonne organisation des manifestations religieuses. Présidant hier la dernière réunion du conseil des ministres de son septennat, le chef de l’Etat a demandé au Gouvernement de mettre en œuvre toutes les mesures d’ordre sécuritaire, sanitaire et logistique, notamment hydraulique, nécessaires au bon déroulement de la 139e édition de l’Appel de Seydina Limamou Laye et de la 78e édition du Daaka de Médina Gounass. Ces deux manifestations religieuses se tiennent respectivement les 5 et 6 avril à Yoff et du 6 au 15 avril à Médina Gounass. Dans le même sillage, il invite le gouvernement à veiller à l’encadrement et au soutien à l’organisation des célébrations du Magal de Porokhane et du Kazzu Rajab.

CRD sur le Daaka de Médina Gounass 

En perspective de la ziarra annuelle du Daaka de Médina Gounass, le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye a présidé un Crd au sein de son ministère hier. Une rencontre avec les religieux et la totalité des acteurs qui devront contribuer à la bonne marche de l’événement. Ainsi, tous les points ont été évoqués comme : La sécurité, l’hygiène, l’approvisionnent en eau et l’aménagement du site. Dès lors, le ministre a pris l’engagement de faire tout le nécessaire pour rendre effectives les mesures qui ont été préconisées de part et d’autre. Ainsi, l’aménagement du site relèvera du domaine de l’Ageroute qui a pris des engagements sur la question. Le volet santé et hygiène ne sera pas en reste, a rassuré le ministre de l’Intérieur qui a annoncé pas moins d’une cinquantaine de toilettes mobiles. Pour ce qui est de la sécurité publique, l’armée, la gendarmerie, et les sapeurspompiers seront déployés en nombre suffisant, promet Aly Ngouille Ndiaye. L’édition 2019 du Daaka de Médina Gounass se tiendra du 6 au 15 avril prochain.

Porokhane bloque Kaolack 

Comme chaque année, le Magal de Porokhane est synonyme d’embouteillages à Kaolack, plus précisément au centreville. Depuis trois jours, la circulation est perturbée dans tout le périmètre du centre-ville de Kaolack. Les chauffeurs urbains, communément appelé taximen, sont obligés d’emprunter des chemins détournés et souvent cahoteux pour déposer leurs clients. Ce qui constitue un vrai manque à gagner pour ces derniers. En revanche, les transporteurs interurbains apprécient positivement le plan de circulation mis en place par la police.

Un camion de l’armée se renverse à Bakel 

A l’instar des tous les chefs lieux de départements, les militaires qui servent à Bakel préparent activement la parade du 4 avril. Mais certains d’entre eux ne prendront pas part au défilé, puisqu’un de leurs véhicules s’est renversé hier dans la matinée. Les soldats à bord partaient pour la répétition générale pour le défilé de la fête de l’indépendance. Plusieurs blessés ont été notés. Ils ont été transférés au centre de santé de la ville.

Les jeunes de Kanel se donnent en spectacle 

Les jeunes de la Cojer départementale de Kanel ont failli en venir aux mains hier lors de la rencontre qu’ils ont tenue à la permanence de l’Apr. A l’origine de leur discorde, le message à faire passer. En effet, selon certains d’entre eux, cette rencontre était prévue pour vilipender les leaders apéristes du département Kanel. Ce qui n’a pas trouvé l’approbation d’une partie des jeunes. Il s’ensuivit des échanges de propos aigres-doux et des menaces, avant que la rencontre ne se termine en queue de poisson.

La Cojer de Kanel se déchire 

Le coordonnateur de la Cojer du département de Kanel, Houdou Dia avait pourtant commencé la lecture du discours. Aussitôt, les autres se sont levés pour manifester leur opposition par rapport aux différents points inscrits. « Nous ne sommes pas d’accord avec ce texte. La jeunesse c’est nous», clament-ils. Selon Adama Seck, membre de la Cojer de Kanel, ce point de presse était destiné à dénoncer l’attitude des responsables apéristes du département de Kanel qui n’ont rien fait pour insérer les jeunes de Kanel. Toutefois, le responsable de la Cojer a plutôt félicité le Président Macky Sall avant de lui soumettre quelques doléances. C’est ainsi que les choses ont dégénéré

Vieillissement de la population 

Les Etats de la Cedeao ne veulent pas que vieillesse rime avec maladie. Les représentants des ministères de la Santé des différents pays de la Cedeao étaient en conclave hier à Dakar pour valider le plan stratégique régional proposé par l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) aux 15 pays membres de l’organisation afin d’agir en synergie. La rencontre qui a porté sur l’analyse de la situation sur le vieillissement en bonne santé dans la sous-région a été présidée par Dr Boubacar Guèye, conseiller technique au ministère de la Santé et de l’Action sociale. Il a été indiqué lors de la rencontre que le vieillissement de l’Afrique de l’Ouest se fera de façon rapide parce que les personnes âgées de 60 ans ou plus vont tripler d’ici 2050, passant ainsi de 16,702 millions à 53,100 millions.

Arrestation de six activistes 

La gendarmerie de Ouakam a arrêté hier six activistes devant le ministère du Commerce. Ces manifestaient contre la forte présence d’entreprises françaises au Sénégal. C’est en scandant «Auchan Dégage !», «Carrefour Dégage !» qu’ils ont été embarqués par les pandores. Il s’agit de Ousmane Wade, Alioune Badara Mboup, Ndiaye Mbollo, Malang Diaboula, Issa Ndiaye, de Malick Biaye qui sont en détention à la gendarmerie de Ouakam.

France : Trois ministres quittent le gouvernement 

Remaniement gouvernemental en France. En attendant de connaître les noms de leurs remplaçants d’ici lundi au plus tard, un ministre et deux secrétaires d’Etat ont quitté le gouvernement de Macron. C’est ainsi que Nathalie Loiseau a officiellement remis son portefeuille des Affaires européennes mercredi à l’issue du conseil des ministres pour prendre la tête de la liste LREM aux élections européennes du 26 mai. Dans la foulée, le président Emmanuel Macron a mis fin aux fonctions de deux autres membres du gouvernement – Benjamin Griveaux et Mounir Mahjoubi -, en vue des élections municipales de mars 2020, cette fois. Benjamin Griveaux était secrétaire d’État auprès du Premier ministre, porte-parole du gouvernement et Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du Numérique.

Barrow nomme deux ministres 

Cela bouge en Gambie. Le Président Adama Barrow qui avait limogé son vice-président et quelques ministres, a procédé hier à la nomination de nouveaux membres du gouvernement. Ainsi le Dr Ahmadou Lamin Samateh devient le ministre de la Santé, un poste qu’occupait jusque-là la nouvelle vice-présidente Dr Toureh. Quant au ministère de l’Agriculture, il est piloté désormais par Mme Amie Fabureh. Le Président Barrow a misé sur des technocrates pour compléter son équipe gouvernementale. Le nouveau ministre de la Santé Dr Ahmadou Lamin Samateh était jusque-là Directeur de l’hôpital d’application Edward Francis. Il fit consultant senior en Chirurgie général et chef du département de Chirurgie dans le même hôpital. Quant à Mme Amie Fabureh, elle travaille au ministère de l’Agriculture depuis plus de trois décennies. Elle est titulaire d’une maîtrise en horticulture d’une Université au Royaume-Uni en 2008.

Dakar ‘’capitale de l’émergence’’, ville désordonnée et bruyante Par Mody Niang

Dans ma précédente contribution, j’annonçais que la suivante, donc celle-ci, serait consacrée à deux autres maux que nous traînons depuis de longues années : l’incivisme et l’indiscipline. Je commencerai par préciser que l’expression ‘’Dakar, capitale de l’émergence’’ n’est pas de moi. Je l’ai empruntée à une affiche géante  de la coalition ‘’Bennoo bokk yaakaar’’ qui était visible à Dakar comme dans nombre d’autres villes du pays, pendant toute la dernière campagne électorale et même plusieurs mois avant. Naturellement, les guillemets de ‘’capitale de l’émergence’’ sont bien de moi. Il suffit de lire ma contribution du 19 mars dernier (‘’WalfQuotidien’’, ‘’L’Exclusif’’ et Dakar-Times’’)  comme celle-ci, pour comprendre aisément pourquoi.
Revenons donc à notre sujet du jour qui m’a toujours préoccupé et auquel j’ai consacré un nombre important de contributions. J’ai été jusqu’à interpeller, dans l’une d’elles, directement et publiquement des autorités chargées de la question. Elle avait pour titre : « Ministère de l’Environnement et autres autorités publiques, où êtes-vous ? » (xalima.com du 9 septembre 2014). J’y faisais remarquer notamment ce qui suit : « Notre capitale nationale mérite d’être secourue. Elle n’est pas seulement défigurée d’ailleurs, loin s’en faut, par les ordures ménagères, les gravats et les branchages. Elle traîne une autre plaie, celle-là aussi béante que les autres : l’indiscipline caractérisée des populations, pratiquement encouragée par la frilosité des autorités publiques, et dont l’ampleur dépasse nos frontières ». Pour illustrer alors mes propos, je me reportais à une de mes contributions  publiée douze (12) ans auparavant, au quotidien ‘’Walfadjri’’ du jeudi 3 octobre 2002, et dont le titre était « Le Sénégal a besoin d’être repris en main ». Deux jours auparavant, soit cinq après le tragique et honteux naufrage du ‘’Joola’’, le Président de la République s’était adressé à la Nation. Cette adresse, de nombreux observateurs l’avaient trouvée « ferme, déterminée et en même temps apaisante », pour les quelques rares rescapés et les familles des disparus. Deux ministres lui avaient présenté leur démission. Le Président de la République reconnaissait très tôt et publiquement « la responsabilité civile de l’Etat » et « les nombreuses négligences, fautes et légèretés » qui se sont accumulées en amont, et expliqueraient pour l’essentiel la tragédie du 26 septembre 2002. Il promettait ensuite des sanctions exemplaires, à la suite des différentes enquêtes qu’il allait ordonner.
Dans ma contribution du 3 octobre 2002, je prenais acte, avec prudence, de la démission des deux ministres et de toutes les mesures prises ou annoncées par le Président de la République. J’attendais surtout la suite qui serait réservée à tout cela car, « je ne perdais quand même pas de vue que nous vivions au Sénégal, où on nous a habitués depuis bientôt quarante huit ans à des commissions créées plus pour nous endormir que pour faire éclater la vérité et situer les véritables responsabilités ». La suite me donnera raison puisque, à l’arrivée, au moins 1800 victimes gisent au fond de l’Océan, sans qu’aucun responsable de cette tragédie n’ait été pénalement sanctionné. Cette absence de sanctions avait amené d’ailleurs la Justice française à mettre en examen de hautes autorités sénégalaises de l’époque dont le Premier Ministre Mame Madior Boye. Elles finiront d’ailleurs par bénéficier de non-lieux.
Je rappelais dans ma contribution du 3 octobre 2002 que ce n’était pas la première fois qu’une tragédie intervenait au Sénégal avec zéro responsable.  En effet, on se souvient encore de la terrible catastrophe de la SONACOS intervenue le mardi 24 mars 1992, et qui avait fait environ 140 morts et des centaines de handicapés dont certains à vie. Les fautes étaient pourtant lourdes. « La citerne qui avait explosé à l’intérieur de l’usine, du laboratoire exactement, était bourrée de 27 tonnes d’ammoniac, pour une capacité de 22 tonnes autorisée. Elle était, en outre, rafistolée en de nombreux endroits », précisais-je alors. Devant la gravité des faits, une commission d’enquête avait été mise en place par les autorités, « plus par simple formalité que par volonté réelle de situer les responsabilités ». Comme cela arrive souvent dans notre pays, la commission fut sans lendemain puisque le rapport, déposé entre les mains du Premier ministre (alors Habib Thiam), n’a jamais été exploité et aucune sanction n’a été prise, surtout pas contre le Président-Directeur général de la SONACOS (alors Abdoulaye Diop). Je signalais dans ma contribution du 3 octobre 2002 qu’il n’y avait rien d’étonnant dans cette absence de sanctions, puisque le Président de la République et le PDG de la SONACOS « étaient très proches, ayant grandi dans la même concession à Louga ».
La tragédie de la nuit du 26 septembre 2002 – pour revenir à elle  –, je m’en étais indigné en ces termes : « Par-delà les centaines de morts qu’elle a entraînées et la douleur indicible qu’elle a engendrée, a été une honte pour notre pays et a porté un coup terrible à son image. Les images peu reluisantes du naufrage du  ‘’Joola’’ ont fait le tour du monde. Elles ont été relayées par de nombreuses télévisions étrangères et principalement françaises, commentées avec par moment des pics qui ne nous honorent pas. Juan Gomes de RFI avait consacré son émission ‘’Appel à l’Actualité’’ des 1er et 2 octobre 2002 au malheureux événement. » Ce n’était pas tout. Un ressortissant français intervenant de Dakar « avait, par-delà le naufrage du “Joola”, pointé un doigt accusateur sur l’indiscipline caractérisée des Sénégalais et principalement sur celle des conducteurs de ‘’cars rapides’’ et de “ Ndiaga Ndiaye” qui sont, selon lui, de véritables bourreaux sur les routes. » Et il avait terminé son intervention par cette terrible assertion : “ Le Sénégal se complet de plus en plus dans la médiocrité et le laisser-aller”.  Une dame, résidant à Paris, ira dans le même sens en regrettant que son pays (le Sénégal), “s’installe de plus en plus dans la culture du laxisme ”.
De ces différentes interventions qui ne nous honoraient point, je tirais la conclusion suivante : « Les Portugais, les Hollandais, les Suisses, les Espagnols, les Belges, etc., dont des ressortissants ont péri dans la catastrophe du 26 septembre, réfléchiront désormais longuement et profondément, avant de se décider à venir au Sénégal qui se révèle de plus en plus comme le champion mondial incontesté de l’indiscipline et de l’incivisme.  Nous nous comportons chaque jour qui passe comme une communauté de singes et d’hyènes adolescentes (que les walaf appellent “ nduulañ ”), communauté sans responsable où chacun fait ce que bon lui  semble et selon son instinct du moment, sans se soucier le moins du monde du tort qu’il peut porter au pays ou à son voisin immédiat. Quarante huit années après l’indépendance (ce n’était donc que ça ?), nous continuons de traîner comme un boulet, les maux que le Président Senghor appelait “ Les maladies infantiles du sous-développement ”, dont les plus courantes aujourd’hui sont l’indiscipline et l’incivisme.»()
Ces plaies béantes nous collent encore à la peau aujourd’hui et se manifestent, notamment, dans les constructions anarchiques qui sont quotidiennement dénoncées et sans succès. Les métastases de ce cancer – c’en est un – n’épargnent pas, non plus, les nombreuses cérémonies familiales et religieuses. Pratiquement, tous les jours, à l’occasion des baptêmes, des mariages, des décès, des retours de pèlerinage des Lieux saints, des tours de famille, des gamous-meetings, etc., des tentes poussent comme des champignons, souvent dans les rues les plus passantes et sans aucune autorisation. On peut regretter ici l’organisation d’un gamou (ou ziaar) annuel par une famille religieuse qui, à l’occasion, dresse une tante gigantesque barrant une rue très fréquentée et abritant de surcroît un terminus de bus, pendant une longue semaine, obligeant ainsi de nombreux automobilistes à faire de grands détours, parfois pour accéder seulement à leurs domiciles. L’islam ne permet à aucun musulman, et quel que soit son rang, de porter préjudice à ses coreligionnaires.
Je ne m’attarde pas sur « les fuurël et autres soirées dansantes et tánn béer organisés à tout bout de champ, en week-ends comme en jours de semaine, avec des baffles ouverts à plein régime et des tam-tams sur lesquels frappent à tue-tête des griots endiablés », ni sur « les appels à la prière de certains muezzins zélés, aux environs de quatre heures du matin, avec des hauts parleurs qui portent leurs voix à des kilomètres à la ronde ».
La politique, telle qu’elle se pratique chez nous, n’est pas en reste. Nous comptons aujourd’hui environ trois cents (300) partis politiques. On parle beaucoup de leur rationalisation, sans s’attarder sur les torts qu’ils portent aux populations, principalement pendant les campagnes électorales, avec leurs meetings et leurs caravanes qui drainent en général beaucoup de monde et participent de la grande confusion de la circulation et du désordre dans les grandes villes. Dans les pays sérieux, les grandes démocraties, ces rencontres se déroulent dans des endroits fermés. Nous avons suffisamment de salles et de stades pour abriter ces meetings, dont nous pourrions d’ailleurs nous passer sans grands dommages.
Un autre aspect des manifestations des partis politiques qui pose problème, ce sont les affichages sauvages pendant les campagnes électorales et même hors de celles-ci. Nos compatriotes, militants de partis politiques ou non, ont la fâcheuse habitude d’afficher et de faire des graffiti n’importe où : sur les murs des bâtiments publics ou privés et même chez de pauvres particuliers qui, parfois, ont à peine fini de peindre leurs maisons. Les tableaux de signalisation (stop, sens interdit, sens giratoire, etc.) qui réglementent la circulation ne sont même pas épargnés, comme d’ailleurs les enseignes payées par différents services publics comme privés. En plus des torts qu’ils portent aux nombreux particuliers, les affiches et les graffiti anarchiques défigurent notre pauvre ‘’capitale de l’émergence’’ et nombre d’autres villes de l’intérieur. Celui qui a remporté et de loin la palme pendant la dernière campagne électorale et bien avant celle-ci, c’est incontestablement le chef de la coalition gouvernante. Ses affiches géantes sont vraiment envahissantes, dérangeantes et rappellent, sur bien des points, Varsovie, Prague, Berlin, Moscou, Budapest, etc., des années 50.
Toutes ces plaies béantes ont la vie particulièrement dure chez nous. Elles sont loin de dater d’aujourd’hui. Le président Senghor – nous l’avons rappelé plus haut  –, les a très tôt stigmatisées. Son successeur aussi qui, dans son message à la Nation au soir du 31 décembre 1999, dénonçait vigoureusement (verbalement tout au moins) l’indiscipline et l’anarchie qui s’installaient dangereusement dans le pays. Ce texte étant déjà long, j’y reviendrai dans une prochaine contribution, pour montrer à quel point autorités (d’abord) et nous citoyens, avons besoin de déployer d’immenses efforts, pour faire de notre pays une République moderne, avec des textes de lois et de règlements qui s’appliquent à tous et à toutes, quel que soit, par ailleurs, le statut des uns et des autres. Dakar, le 27 mars 2019 Mody Niang

HOMMAGE À DIEYNABA DIALLO Par Mandiaye Gaye

Dieynaba Diallo, la pionnière et la militante des premières heures du P. A. I à Saint-Louis, est partie sur la pointe des pieds, arrachée à notre affection brutalement le 26 mars 2019.
Dieynaba ou Diéwo, pour ses intimes, était en particulier pour moi, pour Ibnou Mbaye, pour le défunt Madické Wade et pour son défunt mari, Malick Sow une camarade, une fidèle amie et une conseillère avisée, sans langue de bois, dans les situations difficiles. Sa disparition m’a effondré, parce qu’elle est intervenue, juste 48 heures, après notre entrevue le 24 mars, alors qu’elle ne présentait aucun signe particulier qui pouvait présager cette fin aussi subite et inattendue.
Dieynaba Diallo, exactement, comme dans la tradition de toutes les femmes révolutionnaires de par le monde, était digne, ferme, respectueuse, dotée d’une forte personnalité qui imposait le respect et un franc-parler inégalé, connu de tous. Elle était une femme de refus de l’injustice. Elle était fière d’être une femme, sans aucun complexe d’infériorité envers l’homme dont elle est l’égale, en tant qu’être humain, mais de genre différent. Sans nul doute, ces qualités-là avaient joué, pour beaucoup, sur le fait de s’être engagée, très tôt, dans les rangs d’un Parti révolutionnaire. En effet, à l’époque, il fallait avoir effectivement du  courage, pour militer au Parti africain de l’indépendance, car cela exigeait le sacrifice et le don de soi. C’est ainsi que Dieynaba avec Mame Khar Ndiaye et d’autres femmes, de la même trempe dans le P.A.I à Saint-louis, avaient démontré leur détermination et leur engagement et qu’elles étaient prêtes à en découvre avec le pouvoir local d’alors.
Dieynaba était courageuse et voire téméraire et cela, elle l’a démontré lors des évènements du 31 juillet 1960 à Saint-Louis et pendant la période de clandestinité qui a suivi. Elle a assisté bien des camarades dans des difficultés et son domicile servait de repli pour les camarades. Et tout cela avait été fait, bénévolement et uniquement par conviction militante et pour être utile au parti. Dieynaba disait la vérité quand il fallait, en temps utile et les yeux dans les yeux en tout temps. La médisance, elle ne connaissait pas. Elle ne permettait à personne de lui manquer de respect ou de lui marcher sur les pieds et, qui que tu sois. Ainsi, elle a toujours exigé et obtenu, de ses interlocuteurs, le respect réciproque et quels qu’ils fussent. En outre, Dieynaba ne tolérait pas le mensonge dans ses rapports et ne pouvait donc, s’encombrer de la compagnie de ceux qui en faisaient leur usage habituel. Ce témoignage peut être certifié par ses proches, ses camarades et son entourage immédiat.
Dieynaba se suffisait de son avoir, à savoir ce dont il disposait réellement. Elle ne se plaignait jamais d’avoir manqué le nécessaire et quelle qu’en était la ténacité de la vie. Dieynaba ne tendait jamais la main à qui conque, c’est un geste qu’elle s’interdisait. Une telle dignité et une telle fierté, dans notre pays, sont devenues rares de nos jours, c’est-à-dire à l’ère des pertes de nos valeurs sûres. Oui, Dieynaba a triomphé de toutes ces tentations mondaines. Tentations auxquelles, elle a su opposer, fermement, sa simplicité, son dégoût du luxe insolent, mais avec aussi son savoir vivre de ses moyens propres. Sa vie durant, Dieynaba n’a jamais infortuné son prochain. À ce titre, son exemple de vie humble doit faire école et servir aussi pour les générations présentes et futures.
Ses enfants doivent être fiers d’avoir une mère exemplaire de si grande qualité et dont la vie est empreinte de sobriété, de modestie et d’être au service de ses prochains. Il en va de même pour ses parents, pour ses amis, pour ses camarades et pour ceux qui la connaissaient d’être fiers aussi d’elle.
Pour ma part, je suis fier et honoré d’être parmi les amis et les camarades pour toujours de Dieynaba Diallo. Je me souviendrai toujours de ses sages et avisés conseils ainsi que de son exemplarité de vie modeste qui restera gravée en moi, à jamais. Et ces mots prononcés valent aussi, j’en suis convaincu, pour notre ami commun de longue date, Ibnou Mbaye.
Je présente, à nouveau, mes condoléances les plus émues et attristées, à ses enfants, ses parents et alliés ainsi qu’à tous ses amis. Et, je prie aussi que la terre de Yoff lui soit légère. Je prie Allah, notre Seigneur, de Pardonner à Dieynaba Diallo tous ses péchés et de l’accueillir dans son Paradis, le plus élevé. Amine ! À Dieu, Dieynaba camarade, amie et conseillère pour toujours. Mandiaye Gaye

Affaire des «Machines à sous» à Ziguinchor : le Chinois patron des salles de jeux condamné à 4 mois dont deux ferme

https://actusen.sn/Du nouveau dans l’affaire des «Machines à sous» dans la région de Ziguinchor. En effet, les 22 individus arrêtés dans le cadre de cette affaire par le Commandant Boubacar Badji et ses hommes (Gendarmerie de Diouloulou) ont été jugés. Le Chinois, patron des salles de jeux clandestins et deux de ses complices ont été ainsi condamnés à 4 mois de prison dont deux ferme. Les autres ont écopé de trois mois de prison dont un ferme.

Le juge a également prononcé la saisie des machines et les sommes d’argent trouvées par devers les gérants de Casinos.

Pour rappel dans cette affaire, les personnes arrêtées étaient accusées de tenue de salles de jeu au hasard sans l’autorisation administrative, blanchiment de capitaux et incitation à la débauche.

Les « deux boîtes noires » du hold-up électoral du 24 février 2019 par Alla KANE

Est-il réellement juste de dire que les urnes ont rendu leur verdict de la présidentielle du 24 Février 2019 ? Ou bien la vérité ne voudrait-elle pas qu’on dise qu’on leur a fait rendre un verdict qui a été décidé de longue date et minutieusement conduit dans toutes ses dimensions ?
Notre profonde conviction est que ce verdict traduit un hold-up de la part de ceux qui avaient la charge de la préparation, de l’organisation et de la conduite de l’élection.
En nous inspirant de la méthode de la boîte noire en usage dans la pratique de la navigation aérienne, et en l’appliquant au scrutin du 24 Février, nous interrogeons les faits, et les faits seulement, pour établir la verité du 24 Février 2019.
La boîte noire, appelée encore enregistreur de vol, est un dispositif installé à l’intérieur de l’avion qui sert à enregistrer toutes les informations de l’appareil en vol, de son décollage à son atterrissage. En cas d’accident, c’est l’analyse de cet enregistrement qui permet d’en déterminer les causes.
Dans la pratique, il existe deux types de boîtes noires : les boites enregistreuses phoniques destinées à enregistrer les conversations du Cockpit et celles, dites enregistreuses de paramètres, chargées d’enregistrer les données techniques du vol.
En cas de nécessité, ce sont ces deux boîtes noires qui sont remises aux autorités chargées de la sécurité aérienne pour effectuer leur examen devant conduire à l’explication des causes de l’accident. En France, c’est le Bureau d’Enquêtes et d’Analyse (BEA) qui s’en charge.
En appliquant cette pratique à notre sujet, on peut bien identifier les deux boîtes noires en la personne du président sortant, candidat à sa propre succession et à son ministre de l’Intérieur.
Le président sortant, candidat à sa propre succession incarne la boîte phonique et son ministre de l’Intérieur, celle des paramètres.
Le président sortant, candidat à sa propre succession, a été ministre de l’Intérieur, Premier ministre et grand manager de la campagne électorale de Abdoulaye Wade en 2007 réélu dés le premier tour. Ces propos qu’il a eus à tenir depuis le début de son mandat présidentiel, sont plus que révélateurs de ce qu’il avait comme objectif pour l’échéance du 24 Février 2019 : un second mandat dés le premier tour, comme en 2007.
Sans état d’âme, il prévenait clairement en proclamant :
– « La présidentielle, j’en fais mon affaire »
– « Je ferai tout pour réduire l’opposition à sa plus simple expression »
– « L’opposition doit subir ma politique, que ça plaise ou pas. »
C’est le président de la République qui parle avec toutes les prérogatives que lui donne la Constitution, de surcroît dans le cadre d’un régime présidentiel hypertrophié. Les dispositions constitutionnelles font qu’il détermine la politique de la Nation, préside le Conseil des Ministres, nomme aux emplois civils, est le Chef suprême des Armées et nomme à tous les emplois militaires et dispose de la force armée, il nomme le Premier Ministre et met fin à ses fonctions, sur proposition de ce dernier nomme les ministres, fixe leurs attributions et met fin à leurs fonctions, peut prononcer par décret la dissolution de l’Assemblée nationale. Il préside aussi le Conseil supérieur de la Magistrature.
A cela s’ajoutent, d’une part, un budget annuel que lui vote l’Assemblée nationale, sous forme de loi de Finances, dont celui en cours fait plus de 4000 milliards de francs CFA avec une allocation de 8 milliards à titre de fonds secrets et, d’autre part, un patrimoine foncier, baptisé domaine national, qu’il attribue à la pelle sans justification.
Telles sont les caractéristiques de la première boîte noire du processus électoral, incarné par le président sortant, candidat à sa propre succession.
La seconde boiîe noire sera celui qui à la charge de l’organisation de l’ensemble du processus et qui n’est rien d’autre que le Ministre de l’Intérieur, en la personne de Aly Ngouille Ndiaye, membre de l’Alliance pour la République (APR) parti politique du Président candidat, responsable politique de la coalition Benno Bokk Yakaar du département de Linguère, maire de la ville du même nom.
Répondant aux directives de son camarade président sortant candidat – la boite noire phonique -il se charge des paramètres de la deuxième boite noire.
Sur le plateau de l’émission « Cartes sur table » de la chaine 2STV présentée par Pape Alé Niang le dimanche 25 Février 2018, soit à un an du scrutin du 24 Février 2019, il déclare sans ambages : « J’ai la ferme intention de travailler pour que le Président Macky Sall gagne au premier tour. Pour cela d’abord, je ferai inscrire tous ceux qui veulent voter pour Macky Sall. Je m’emploierai pour qu’ils récupèrent leurs cartes d’électeurs et je les aiderai à aller voter pour Macky Sall. »
C’est clair, limpide comme l’eau de roche. Les mots clés comme ferme intention, travailler, gagner au premier tour, faire inscrire ceux qui veulent voter pour Macky Sall, récupérer les cartes d’électeurs, aider à aller voter pour Macky Sall, sont autant de paramètres qui vont transformer le ministère de l’Intérieur en une usine de fabrique de la victoire dès le premier tour pour Macky Sall. Avec les machines que vont lui donner la Direction de l’administration des fichiers (DAF), la Direction générale des élections (DGE) et le commandement territorial visiblement politisé, placés sous sa responsabilité directe.
Une usine en dehors de tout contrôle extérieur, mise en marche pour fabriquer et faire sortir la marchandise de marque « gagner au premier tour » à livrer au soir du 24 Février 2019, selon la volonté du candidat et sous la haute direction du maître de céans, le ministre de l’Intérieur, avec sa feuille de route clairement définie : « ferme volonté, gagner au premier tour, faire inscrire tous ceux qui veulent voter pour Macky Sall, leur faire récupérer leurs cartes et les aider à aller voter ».
En usant et abusant à satiété des matières premières dont ils détiennent le monopole exclusif sur le marché à savoir : le fichier électoral, les résultats de ses différentes révisions annuelles et la Carte électorale et en s’entourant de garanties par les mesures d’accompagnement prises comme la corruption des structures de supervision et de contrôle du processus tels la DAF, la CENA, la Cour d’Appel et le Conseil constitutionnel, en les transformant en planques de retraités payés à coup de millions ; l’interdiction systématique des manifestations pacifiques de l’opposition en invoquant à chaque fois l’ « arrêté Ousmane Ngom ».
La loi sur le parrainage avec l’utilisation de ses fiches comme des niches de promesses ou d’intentions de vote qui ont servi de guide pour leurs campagnes de proximité et de porte à porte, moments privilégiés de distribution d’enveloppes bourrées d’espèces sonnantes et trébuchantes et de sacs de riz.
L’arbitre du jeu, le ministre de l’Intérieur, l’avait promis avec fermeté et à haute et intelligible voix : Son candidat, le Chef de son parti, président sortant, candidat à sa propre succession, a gagné au premier tour, mais, comme le montrent les révélations des « deux boîtes noires », tout a été fabriqué de main de maître, à l’insu de ceux qui devaient se déplacer le 24 Février pour aller voter.
Les résultats sortis des urnes ont ainsi été préfabriqués, parce que minutieusement préparés et consciemment mis en œuvre. Les manipulations ont été de tous ordres.
Le Cadre de concertation sur le processus électoral, la Mission d’Audit du fichier électoral 2018, la Mission d’observation et d’imprégnation de certaines expériences de parrainages, le Comité national de suivi électoral et les 5000 observateurs, nationaux comme internationaux du jour du scrutin, n’ont vu que du feu.
Quand le processus se déroulait à l’Est, ils ont tous été orientés vers l’ouest. Thomas Boni Yayi, ancien président du Bénin, chef de mission d’observation du jour du scrutin de la présidentielle du 24 Février, vient d’être rattrapé par l’histoire, quand de retour dans son pays, il assiste, impuissant, aux manœuvres tendant à écarter son parti – Les Forces cauris pour un Benin émergent – des élections législatives avant le jour du scrutin, scrutin qui rendra le verdict qu’aura voulu, décidé et officialisé son successeur de président, Patrice Talon.
Quant aux responsables de la majorité présidentielle qui se crêpent le chignon en voulant s’approprier la victoire de leur mentor dans telle ou telle zone, ils gagneraient à faire preuve de beaucoup plus de modestie car ils n’ont servi que de faire valoir. Macky Sall, président sortant candidat à sa propre succession, et son ministre de l’intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, maître d’œuvre de la conduite de tout le processus électoral, savent d’où provient la victoire sortie des urnes et validée par le Conseil constitutionnel.
A tous ceux qui bombent le torse et revendiquent cette victoire, on peut leur opposer ces propos absolument justes de Mame Adama Guèye : « Les chiffres, c’est ce qui ressort du décompte du jour du scrutin, mais c’est le résultat de tout un processus… le jour du scrutin est le processus d’achèvement de tout un dispositif de fraudes, de manipulations, et de tripatouillage pour parachever un hold-up. » L’étude et l’analyse de nos deux boîtes noires le confirment parfaitement. Dakar le 20 Mars 2019 Alla KANE Membre du SP de Yoonu Askan wi/ Mouvement pour l’Autonomie populaire


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