Revue de presse du Jeudi 27 Août 2020

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2 décès supplémentaires, 108 nouveaux cas contre 122 guéris

https://www.pressafrik.com Le ministère de la Santé et de l’Action sociale fait le point sur la situation de l’épidémie de Covid-19 au Sénégal, de ce jeudi 27 août 2020…Sur 1242 tests effectués, 108 sont revenus positifs soit un taux de positivité de 8,70%. Il s’agit de 59 cas contacts déjà suivis et 49 cas issus de la transmission communautaire.
Le Directeur de Prévention du ministre de la Santé, Dr Mamadou Ndiaye, a également annoncé la guérison de 122 patients qui étaient sous traitement, 43 cas graves et 2 décès liés à la Covid ont été enregistrés.
A ce jour le Sénégal compte 13 .291 cas déclarés positifs dont 8.974 guéris, 277 décédés et donc 4.042 sous traitement.

’’ECHANGES APPROFONDIS ET POSITIFS’’ ENTRE SALL ET MACRON SUR DES SUJETS D’INTÉRÊT COMMUN

Dakar, 25 août (APS) – Le chef de l’Etat sénégalais et son homologue français Emmanuel Macron ont eu, mercredi, à Paris ‘’des échanges approfondis et positifs sur des sujets d’intérêt commun bilatéraux et d’actualité africaine et internationale’’.
’’J’ai eu un déjeuner de travail très convivial avec le président Emmanuel Macron. Nous avons eu des échanges approfondis et positifs sur des sujets d’intérêt commun bilatéraux et d’actualité africaine et internationale’’, a twitté le président Macky Sall.
Le chef de l’Etat a reçu le Directeur général de l’Agence française de développement (AFD) qui l’a remercié pour son soutien à l’initiative Finance en commun et s’est dit ’’impressionné par les performances du Sénégal face au Covid-19’’.

’’Merci au président @Macky_Sallpour sa confiance et son soutien à l’initiative @financeincommon pour mobiliser toutes les banques publiques de développement, yc les #PDBs du Sénégal, dans cette crise et pour les #SDGs. Impressionné par les performances du Sénégal face au COVID19 !’’, a twitté Rémy Rioux.

Le sommet Finance en commun aura lieu pendant le Forum de Paris sur la paix en novembre 2020.
Dans le contexte de la pandémie de Covid-19 et de la crise socio-économique qui en découle, le sommet mettra l’accent sur le rôle crucial des Banques publiques de développement (BPD) dans la réconciliation entre les réponses contracycliques à court terme et les mesures de reprise durables qui auront un impact à long terme sur la planète et les sociétés.
Le président sénégalais est en déplacement à Paris où il est l’invité d’honneur de la Rencontre des entrepreneurs de France ouverte mercredi dans la capitale française.

La rencontre à l’initiative du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) sera axée sur le thème de la Renaissance des entreprises de France.

L’évènement porte notamment sur les enjeux économiques, sociaux et sociétaux de l’après-Covid, en relation avec la souveraineté économique, l’urgence de la transition écologique et la préservation de la biodiversité, des nouveaux modes de consommation et de l’évolution du travail.
La participation du président Sall à cette rencontre répond à un souhait du patronat français ‘’d’entendre le point de vue d’un dirigeant africain sur ces enjeux’’, fait savoir la Présidence sénégalaise.
Le retour du chef de l’Etat à Dakar est prévu vendredi.
Le MEDEF tiendra son événement de rentrée à l’Hippodrome Paris Longchamp, rebaptisée pour l’occasion Renaissance des entreprises de France (REF).OID/AKS

Pr Mounirou Ndiaye : «Le discours de vérité que le Président doit tenir devant le privé français»

iGFM – (Dakar) Ce jeudi, le chef de l’Etat va prendre part à l’Université d’été du mouvement des entreprises de France. Il fera une importante communication devant cette palette d’investisseurs. Mais quel message doit-il vraiment y délivrer, au moment où, l’essentiel des gros marchés publics et autres concessions du pays sont déjà captés par ces entreprises hexagonales. Economiste et enseignant-chercheur, Elhadj Mounirou Ndiaye répond à cette question dans ce bref entretien.

Devant le privé français, qui remporte la plupart des grands marchés de l’Etat du Sénégal, qui détient des participations ou des entreprises dans les secteurs stratégiques de l’économie sénégalaise, quel doit être le discours du chef de l’Etat ?

Un discours de vérité, un discours sans complaisance.  Un discours qui leur rappel tous leurs intérêts qu’ils ont dans notre pays. Un discours qui leur rappelle la clémence, la cordialité, l’hospitalité que le Sénégal leur a toujours offertes pour investir au point de représenter aujourd’hui 20 à 25% des créations de valeur ajoutée au Sénégal. Ce sont des liens assez forts qui méritent respect, déférence, un bon traitement de la part de l’Etat français et de son secteur privé. Le président de la République a la balle dans son camp.
C’est le moment pour le président Sall de tenir un discours véridique, qui fasse allusion à l’amertume, aux craintes et à la colère qui bouillonne dans le cœur des peuples africains.
La situation actuelle justifie ce discours parce que nous sommes partis de très loin. Récemment les africains s’offusquaient du discours du président français par rapport au Mali et au Sahel, quand il menaçait les présidents et leur demandait de clarifier leur discours. C’est le moment pour le président Sall de tenir un discours véridique, qui fasse allusion à l’amertume, aux craintes et à la colère qui bouillonne dans le cœur des peuples africains. Avec la covid-19, les frontières européennes ont été fermées aux pays africains  alors, que rien que pour le Sénégal, les intérêts européens représentent 30% des créations de valeur ajoutée. Nous méritons plus de respect et un meilleur traitement.

Peut-il en profiter pour insuffler un nouveau paradigme d’intervention du privé français au Sénégal, qui puisse limiter cet aspect extraverti de l’économie sénégalaise ?

Je pense que l’investissement étranger, que ce soit l’investissement français, Turque ou Chinois, c’est un investissement qui vient en appoint à l’économie sénégalaise. Ce n’est pas une fin en soi, mais il vient en appoint. C’est un atout important. Nous n’entendons pas proposer à ce que ce soit limité. Toute opportunité d’investissement pouvant être valorisée, venant de l’étranger, doit être valorisée. Et l’Etat même est clair dessus. Et le climat des affaires est taillé sur la mesure de ses ambitions. Mais il faudrait quand même, à partir de maintenant, mettre en avant le privé sénégalais.
Le France est publiquement accusée, sur le plan international, d’affaiblir ses anciennes colonies
Il faut que le gouvernement cristallise ses efforts sur le privé sénégalais. Nous avons suffisamment aménagé le climat des affaires pour offrir les facilités nécessaires pour favoriser l’installation d’ entreprises étrangères. Le fait que 30% de la valeur ajoutée soit créée par des entreprises européennes montre que l’économie formelle est en très grande partie occupée par les entreprises étrangère, en plus de la part de la Chine etc. Il faut inverser la tendance aujourd’hui, tout en maintenant cet acquis. Il y a toute une symbiose à trouver pour permettre au privé national de développer ses tentacules à l’étranger tout en restant fort à interne.

Qui gagne vraiment dans la coopération entre les deux pays au vu du volume important de marchés remportés par des entreprises françaises au Sénégal ?

Même ce système-là est démasqué. Nous savons que c’est une forme de colonialisme qui a existé à ce niveau et c’est comme si nos présidents ont peur d’agir. Le France est publiquement accusée, sur le plan international, d’affaiblir ses anciennes colonies. A chaque fois, on vous dit que les colonies anglophones sont mieux loties. Et quand on parle d’émergence en Afrique on vous parle du Kenya, du Ghana, du Nigéria mais aucun pays francophone. Il est temps de développer une coopération gagnant-gagnant dans laquelle le Sénégal pourra tirer son épingle du jeu. Mais cette situation-là ne pourra pas continuer. Ce sont les jeunesses africaines, les populations africaines qui réclament la justice à ce niveau.

Que faire alors ?

Il est temps, maintenant de nous occuper de nous-mêmes, développer ce secteur privé sénégalais en lui permettant de gagner la part la plus importante des marchés publics. Ceci est à notre portée. Ce qui permettra au Sénégal d’être résilient face à des situations pareilles. Avec cette pandémie, ce sont les pays qui ont un secteur privé debout qui font face. Malheureusement, nous n’avons pas un secteur privé performant. Ce qui fait que nous éprouvons énormément de difficultés pour être résilient et faire face à la situation. Donc cap sur le privé sénégalais. Propos recueillis par Youssouf SANE

PARTENARIAT ENTRE LE CNP ET LE MEDEF : L’enveloppe de leur collaboration estimée à plus de 1 834 milliards de F CFA

http://www.enqueteplus.com L’enveloppe du financement découlant du partenariat public-privé, entre le Conseil national du patronat (CNP) et le Mouvement des entreprises françaises (Medef) est estimée à plus de 1 834 milliards de F CFA. C’est ce qui ressort du dossier de presse transmis hier à ‘’EnQuête’’, dans le cadre de la participation du président Macky Sall à l’université d’été du Medef.
Le partenariat entre le Conseil national du patronat (CNP) et le Mouvement des entreprises françaises (Medef) entre dans le cadre de la mise en œuvre du deuxième Plan d’actions prioritaires (PAP2) du Plan Sénégal émergent (PSE). D’après le dossier de presse du Bureau d’information gouvernementale (Big) transmis, hier, à ‘’EnQuête’’, il permet, entre autres, aux investisseurs français comme sénégalais d’ouvrir des entreprises de droit au Sénégal, d’avoir des ressources humaines sénégalaises. Et de créer des entreprises connues devant servir de hub pour occuper le marché régional et faciliter l’exportation.
‘’Le partenariat entre le CNP et le Medef est une collaboration équilibrée entre les entreprises sénégalaises et françaises qui doit évoluer selon un modèle de co-investissement, de co-entreprises avec comme priorité la création de richesses et d’emplois au niveau national. L’enveloppe du financement de ce partenariat public-privé innovant est estimée à plus de 1 834 milliards de F CFA (2,8 milliards d’euros). Une partie sera couverte par l’investisseur sénégalais et une autre partie par l’investissement direct étranger’’, informe le document de la présidence sénégalaise publié en prélude à la participation du président Macky Sall à l’université d’été du Medef qui s’ouvre aujourd’hui.

Il convient de noter aussi que du 23 au 25 septembre 2019, 45 entreprises françaises membres du Medef ont noué un partenariat avec le CNP sénégalais.

La même source renseigne que les relations entre le Sénégal et la France sont ‘’étroites et multiformes’’, et les rencontres entre les autorités des deux pays fréquentes. ‘’Le Sénégal est le seul pays d’Afrique subsaharienne avec lequel la France tient régulièrement un séminaire intergouvernemental (alternativement à Dakar et à Paris). La 4e édition du séminaire gouvernemental entre les deux pays s’est déroulée à Dakar le 17 novembre 2019. Quatre feuilles de route ont été adoptées à cette occasion : émergence du Sénégal. La première feuille de route met l’accent sur l’appui au secteur privé, la responsabilité sociale des entreprises, la création d’emplois locaux et la formation professionnelle’’, lit-on dans le communiqué.
Ainsi, la présidence souligne que la première feuille de route ouvre également des perspectives sur la ville durable, avec notamment le train express régional (Ter) et de nombreux autres projets dans des secteurs comme celui des énergies renouvelables. Le développement rural, via la structuration des filières locales ou la recherche agronomique, reste aussi un axe prioritaire. Les financements français, du Trésor et de l’Agence française de développement (AFD) ainsi que l’expertise de l’AFD, du Cirad et de l’IRD accompagnent la coopération dans ces secteurs.
Le volet ‘’Education, formation, santé, sports et culture’’ qui entre dans le cadre de la deuxième feuille de route s’articule, entre autres, autour de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). En outre, le Campus franco- sénégalais a lancé ses 15 premières formations, avec déjà près de 400 étudiants. La deuxième phase de ce projet phare est prévue à la rentrée prochaine, notamment en y associant plus étroitement encore les entreprises. ‘’Les deux pays se sont également engagés à renforcer la coopération entre les musées et à soutenir le secteur du cinéma, autour de la future Cité du cinéma à Dakar. L’action française dans le domaine du sport est montée en puissance, dans la perspective des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar (initialement prévus en 2022 et reportés à 2026) et la coopération avec Paris-2024’’, poursuit le texte.
Pour ce qui est de la mobilité et la migration, la troisième feuille de route, vise la gestion concertée des flux migratoires, y compris la lutte contre les trafics, et le renforcement des mobilités, en favorisant notamment les échanges de jeunes et de talents. Et par rapport à la sécurité et la défense, la 4e feuille de route porte sur la défense et la sécurité à travers notamment la fourniture d’équipements. Les forces de sécurité des deux pays travaillent également au renforcement de la stabilité régionale, à la lutte contre le terrorisme et à la cyber-sécurité. ‘’La France est un des tout premiers partenaires stratégiques du Sénégal. Les entreprises françaises évoluent dans de nombreux secteurs d’activités dans notre pays. Il s’agit, entre autres, de l’agriculture et l’agro-industrie, des mines, en particulier le ciment, des BTP, des hydrocarbures, des infrastructures, de la logistique et du transport aérien, du tourisme, des télécommunications, des banques, des assurances’’, précise le dossier.

Macky Sall invité d’honneur du Medef

Cette année, pour célébrer ses activités, le Medef a choisi le président Macky Sall comme invité d’honneur à la rencontre des entrepreneurs de France qui sera organisée à Paris les 26 et 27 août 2020. ‘’Sous le thème de la renaissance des entreprises de France, l’événement portera cette année sur les enjeux économiques, sociaux et sociétaux de l’après-Covid, en relation avec la souveraineté économique, l’urgence de la transition écologique et de la préservation de la biodiversité, des nouveaux modes de consommation et l’évolution du travail’’, informe le dossier de presse. Leur objectifs à travers ce choix est ‘’d’entendre’’ le point de vue d’un dirigeant africain sur ces enjeux.
Le document de la présidence relève qu’au cours de son séjour, le président Sall aura aussi un entretien avec son homologue français Emmanuel Macron. Et le jeudi 27 août 2020 à 10 h 30 mn, Il interviendra lors d’une Keynote spéciale au cours de laquelle il sera notamment interrogé par des chefs d’entreprise sur l’impact de la Covid-19 en Afrique et sur l’attractivité du territoire.
‘’Conscient de la gravité de la menace pour l’économie du continent africain, le président Macky Sall avait lancé, au mois d’avril, l’Appel de Dakar pour, notamment, l’annulation de la dette publique africaine et le réaménagement de sa dette privée et une meilleure capitalisation des expertises africaines dans la phase post pandémie Covid-19’’, rappelle le Big.Le retour du chef de l’Etat est prévu le 28 août 2020.MARIAMA DIEME

Présidence de la Bad : Akinwumi Adesina dresse son bilan

https://www.lejecos.com/ Lors de son discours à l’ouverture des Assemblées annuelles de la Bad, le président Akinwumi Adesina a fait le bilan de son action depuis son élection en 2015. «Il y a cinq ans, ici même à Abidjan, vous m’avez élu président de la Banque africaine de développement.
Ce fut un si grand honneur et une si grande responsabilité placée sur mes épaules. J’avais promis que je travaillerai d’arrache-pied pour accélérer le développement de l’Afrique. Ma vision axée sur les High 5 était mon engagement, ma promesse, ma boussole ! »,  a  déclaré  M. Adesina.

« Le temps est passé si vite. Mais nous avons vite fait également d’obtenir des résultats au cours de ces cinq années passées au service de l’Afrique : 18 millions de personnes supplémentaires ont désormais accès à l’électricité. 141 millions de personnes ont bénéficié de technologies agricoles plus avancées favorisant la sécurité alimentaire. 15 millions de personnes ont eu accès à un financement. 101 millions de personnes ont désormais accès à des transports améliorés.

Et 60 millions de personnes ont reçu un accès à l’eau et à l’assainissement », a-t-il révélé. Il n’a pas oublié «la plus grande augmentation de capital de l’histoire de la Banque » — une augmentation de 115 milliards de dollars des Etats-Unis.  Il cite aussi une augmentation de 35 % des ressources du Fonds africain de développement — «un financement particulièrement important pour les pays à faible revenu et les États fragiles ».
Il a saisi cette occasion pour appeler en ensemble, à aller de l’avant et trouver ce qu’il faut pour aider l’Afrique à accélérer son développement, en tirant parti de nos réalisations collectives, en comblant nos lacunes et en ayant plus d’impact sur le terrain.
Akinwumi Adesina a  confié  aux gouverneurs que  ces Assemblées annuelles sont pour lui l’occasion de leur offrir à nouveau ses services et de briguer un second mandat à la présidence de la Banque africaine de développement.
«Je le fais, avec humilité. Je le fais avec un sens aigu du devoir et de l’engagement. Je le fais pour servir l’Afrique et notre Banque, de manière désintéressée, au mieux des capacités que Dieu m’a données. Je le fais avec confiance, car je crois en la puissance de notre mission, en la grandeur de notre vision, et en la force de notre solidarité»,a souligné le  président sortant  de la Bad. Il est le seul candidat à la présidence de  la Bad.Adou FAYE

Akinwumi Adesina président de la Bad : Nous devons aider le continent à se relever du Covid-19 avec audace,intelligence»

https://www.lejecos.com Lors de son discours à l’occasion de l’ouverture des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (Bad), le président Akinwumi Adesina a évoqué les conséquences du Covid-19 en Afrique. Selon le président de la Bad, à cause de la pandémie, l’Afrique a perdu plus d’une décennie des gains réalisés en matière de croissance économique.
« La reprise sera longue et difficile pour l’Afrique. Nous devons maintenant aider le continent à se relever, avec audace, mais aussi avec intelligence, en accordant une plus grande attention à une croissance de qualité : la santé, le climat et l’environnement »,  a déclaré M.  Adesina.
Il a souligné que même en ces temps difficiles, le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement s’est mobilisé pour soutenir l’Afrique. «La Banque a mis en place une facilité de réponse à la Covid-19 de 10 milliards d’USD pour soutenir les pays africains. Nous avons lancé un emprunt social de 3 milliards d’USD sur le marché mondial — l’emprunt social le plus important au monde, libellé en dollars américains », a-t-il dit.
Ces actions, ajoute-t-il, témoignent de notre ambition, de notre engagement inébranlable et de notre responsabilité indéfectible à soutenir, stabiliser et renforcer les économies africaines. Selon lui, tout en stabilisant les nations, nous devons également stabiliser la Banque – notre institution.
Rappelant les difficultés rencontrées par la banque ces derniers mois, Akinwumi Adesina se  dit fier de la Banque africaine de développement et de la robustesse de nos systèmes de gouvernance.
«Je suis fier de chacun des actionnaires de la Banque qui nous a mis au défi, nous rendant tous meilleurs. Notre expérience nous a rendus meilleurs et plus forts. Nos défis, bien que difficiles, sont devenus des atouts.  Toutefois, cela n’a pas été facile… Je viendrai vers vous… Je m’engagerai… Nous nous en remettrons… », a martelé le président de  la  Bad. Il affirme que l’Afrique a besoin d’une Banque africaine de développement forte et stable pour la soutenir tout au long de cette pandémie et pour permettre à ses économies de rebondir afin d’offrir à ses populations une vie et des moyens de subsistance meilleurs et plus sains.Adou FAYE

Banque africaine de développement : les enjeux d’une élection

https://www.lepoint.fr/afrique Réunis du 26 au 27 août, les 80 gouverneurs de la BAD devraient élire le président de l’institution dans un contexte de lutte d’influences entre plusieurs puissances.
Ce n’était jamais arrivé dans l’histoire de la Banque africaine de développement depuis sa création en 1964. Pour la première fois, la principale institution de financement du continent africain tient du mercredi 26 au jeudi 27 août ses assemblées annuelles sur le mode virtuel à cause de la pandémie du Covid-19. Exit donc les bruits de couloirs, les rumeurs de l’hôtel Ivoire-Sofitel où s’est tenue la dernière réunion des gouverneurs à Abidjan en 2015. Après avoir porté, à la surprise générale, leur choix sur le Nigérian Akinwumi Adesina parmi huit candidats en lice, les décideurs n’auront pas beaucoup d’intrigues à démêler, car l’actuel président de la banque panafricaine est le seul candidat en lice pour un deuxième mandat de cinq ans après avoir été blanchi de toutes les allégations d’abus de pouvoir et de corruption dont il était la cible par un panel indépendant.
Ces accusations ont cependant terni l’image du flamboyant président de la BAD, dont la réélection semblait assurée au début de l’année, avec le soutien de l’Union africaine, de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), et après une augmentation de capital géante de 115 milliards de dollars réussie en octobre 2019. Les réunions annuelles devaient se tenir à la fin mai, elles ont été reportées en raison de la propagation du coronavirus.

Akinwumi Adesina, de la consécration à la tourmente

Ce feuilleton médiatico-financier qui dure depuis avril, lorsque les accusations ont fuité dans les médias, a déstabilisé l’institution panafricaine de développement, et particulièrement son président. Adesina, 60 ans, ancien ministre de l’Agriculture du Nigeria, s’est, dès le début, vigoureusement défendu, rejetant en bloc toutes les accusations et clamant son « innocence ».
Le panel, dirigé par Mme Robinson, avocate de profession qui a aussi été haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme de 1997 à 2002, a considéré que les seize accusations qui visaient cet économiste spécialiste de l’agriculture et du développement avaient été correctement examinées par le comité d’éthique de la BAD, au regard des règlements et procédures internes de la banque, considérant notamment que les lanceurs d’alerte n’avaient pas apporté de preuves.
Mais Mme Robinson et les deux autres experts, le magistrat gambien Hassan B. Jallow et le Sud-Africain Leonard F. McCarthy, ancien vice-président pour l’intégrité à la Banque mondiale, n’ont pas enquêté sur les accusations elles-mêmes, ce qui n’était pas leur mandat.

Les États-Unis, deuxième actionnaire de la BAD après le Nigeria, avaient exigé, fin mai, le lancement d’une enquête indépendante sur ces accusations, remettant en cause le travail du comité d’éthique qui avait disculpé le Nigérian quelques semaines plus tôt. Avant de se ranger à la position du conseil des gouverneurs de la BAD, favorable à une simple « revue ».

Les lanceurs d’alerte, qui se présentaient comme des « employés préoccupés de la BAD », accusaient Akinwumi Adesina d’enrichissement personnel, de favoritisme dans de nombreuses nominations de hauts responsables, en particulier de compatriotes nigérians, d’avoir nommé ou promu des personnes soupçonnées ou reconnues coupables de fraude ou de corruption, ou encore de leur avoir accordé de confortables indemnités de départ sans les sanctionner.
Charismatique, beau parleur, anglophone mais parfaitement à l’aise en français, cet excellent communicateur, toujours élégamment habillé de costumes et nœuds papillon, a en effet donné une visibilité internationale à l’institution panafricaine de développement, attirant les capitaux et multipliant les annonces de financements de projets sur le continent.
En interne, sa gestion du personnel a causé des remous depuis cinq ans, entraînant le départ de nombreux cadres. Il compte également un adversaire de poids à sa réélection, les États-Unis, suivis par les pays de la zone euro et les pays scandinaves, selon des observateurs.

Le Nigeria a presque doublé ses droits de vote

Si l’élection du président de la BAD constitue le principal enjeu de ce rendez-vous, le Nigeria, pays dont est originaire Adesina, a fait preuve d’une certaine anticipation en doublant presque ses droits de vote au sein de l’institution multilatérale africaine à 16,8 % avant l’assemblée générale annuelle. Selon une information donnée par l’agence Bloomberg, un mémorandum envoyé au conseil des gouverneurs de la BAD indique que le Nigeria est devenu le plus grand détenteur de droits, suivi des membres non régionaux, l’Allemagne avec 7,4 % et les États-Unis 5,5 %. « La disculpation d’Akinwumi Adesina de toutes les allégations contre lui confirme sa compétence et son intégrité à la tête de la BAD […]. Le Nigeria le soutient pleinement » pour un second mandat, avait réagi le président nigérian Muhammadu Buhari.

Comment est élu le président de la BAD ?

Créée en 1964, la BAD compte 80 pays actionnaires (54 pays africains et 26 non africains, d’Europe, d’Amérique et d’Asie), d’où le nombre de gouverneurs qu’on appelle communément les « faiseurs de rois ». Elle est la seule institution africaine cotée triple A par les agences de notation financière. Le président élu doit avoir recueilli la majorité des suffrages exprimés. Soit 58,8 % des pouvoirs de vote des membres africains et 41 % des membres non africains. Cette nouvelle évolution du pouvoir nigérian pourrait garantir à Adesina un autre mandat à la tête de la BAD. En effet, plus un pays souscrit au capital de la banque, plus il pèse au moment du scrutin. Le Nigeria a toujours été le seul pays africain à être aussi influent au sein du conseil des gouverneurs.
Habituellement, le suspense débute dès le premier tour puisque chaque gouverneur est appelé à voter pour l’un des candidats en lice. Après chaque tour, le candidat ayant reçu le moins de voix se retire. Mais il peut arriver qu’aucun ne remporte le scrutin. Cela s’est déjà produit en 1995, lors de l’élection du Marocain Omar Kabbaj et, en 2005, pour le premier mandat de Donald Kaberuka.
Reste à savoir si les gouverneurs tiendront compte des efforts déployés par la banque pour contrer la pandémie du Covid-19 sur le continent. Depuis que la pandémie de Covid-19 a frappé les côtes du continent début mars, plus d’un million de cas confirmés de virus ont été enregistrés en Afrique. Elle a durement frappé les économies de la région à la suite de la chute des prix des produits de base et des mesures de confinement prises par les gouvernements qui ont conduit à des fermetures de pays. Au mois d’avril, la Banque a mis en place un plan de riposte de 10 milliards de dollars. Elle a également levé un montant de 3 milliards de dollars grâce à une obligation sociale Covid-19 introduite à la Bourse de Londres.

Suite du Coup d’Etat au Mali : report d’une émission de 30 milliards FCFA d’obligations du trésor

https://www.financialafrik.com L’Agence UMOA-Titres a annoncé le 25 août 2020 aux investisseurs de l’Union monétaire ouest africain (UMOA), que l’”Etat du Mali” a décidé de reporter à une date ultérieure, l’émission simultanée d’obligations assimilables du trésor (OAT), de maturité trois ans et cinq ans et d’un montant de 30 milliards de FCFA (45 millions d’euros), initialement prévue ce mercredi 26 aout 2020. Cette annonce a été signée par le Directeur de l’Agence basée à Dakar.
Ce qui est troublant dans cette annonce c’est l’expression « l’Etat du Mali». Renvoie-t-elle au pouvoir confisqué du président Ibrahima Boubacar Keita ou à celui non reconnu de la junte ? C’est un secret de polichinelle que depuis le 18 août 2020, date du coup d’Etat militaire au Mali, il n’y a plus d’Etat dans ce pays, ni un gouvernement transitoire, les négociations entre la junte militaire et les envoyés de la CEDEAO n’ayant encore rien donné. A noter que la BCEAO a annoncé hier avoir rouvert ses guichets au Mali et rendu le système de compense de nouveau disponible pour les banques.
Le Trésor malien a recours fréquemment aux émissions d’obligations et de bons du trésor surtout avec la pandémie de la Covid-19 et les difficultés financières de l’Etat malien. Pour le mois d’août 2020, les intentions d’émissions de titres publics du Mali se chiffrent à 60 milliards de FCFA. Le trésor public malien a déjà levé 33 milliards de FCFA le 12 août. A cela, s’est ajouté 55 milliards de FCFA de bons Social Covid-19 levé le 4 août. C’est dire les difficultés financières qui pointent à l’horizon dans les jours ou semaines à venir au Mali,à moins qu’une solution heureuse ne soit trouvée.Albert Savana

MALI/CAMP DE KATI  : Ballet diplomatique « chez » le colonel Assimi Goïta

Libération Sénégal online-C’est le défilé des diplomates au camp de Kati où le Comité national pour le salut du peuple (Cnsp) a élu ses quartiers depuis le renversement du Président IBK. Selon malijet, le président du Cnsp, le colonel Assimi Goïta, a déjà reçu l’ambassadeur de Russie au Mali, Igor Gromyko, ainsi que celui de la France, Joël Meyer, accompagné du commandant de la force française Barkhane, le général Marc Conruyt. Il s’est aussi entretenu avec l’ambassadeur des États-Unis au Mali, Dennis B. Hankins et celui de l’Algérie, Boualem Chebihi. Selon les informations de nos confrères, les différents entretiens ont porté sur la coopération bilatérale. C’est dire que la page IBK est définitivement tournée.

Mali : reçu par la junte,le M5 se dit «disposé» à accompagner le processus de transition

https://www.rfi.fr/fr Les premiers ont réclamé la démission du président malien pendant des semaines, les seconds ont forcé Ibrahim Boubacar Keïta à démissionner. Ce mercredi 26 août au Mali, pour la première fois, les opposants du M5 ont été reçus de manière formelle par les militaires qui ont pris le pouvoir la semaine dernière.
Nombre de ténors de l’opposition se sont déplacés pour cette rencontre à Kati, au quartier général de la junte, comme Soguel Maïga, Issa Kaou Djim, l’ancien Premier ministre Modibo Sidibé ou encore Me Mountaga Tall.
À leur sortie, plusieurs membres de la délégation du M5 ont déclaré à la presse qu’il s’agissait d’une réunion de prise de contact. Et cette prise de contact officielle « s’est bien passée », a assuré Modibo Koné. « Nous sommes disposés à accompagner le processus [de transition]a déclaré un autre membre de la délégation. Nous avons été édifiés et rassurés. »
« On a tenu un dialogue fraternel entre nous, on a tenu à dire au comité que très prochainement, il faudrait qu’il y ait une rencontre fraternelle pour aller à certaines décisions, parce que nous sommes les deux acteurs principaux du changement qui est intervenu au Mali », a expliqué Modibo Koné, président Mali Kanou et membre du comité stratégique du M5.

L’opposition insiste donc désormais pour être considéré comme l’un des deux acteurs du changement. Très prochainement, le couple junte/M5 se réunira pour parler des sujets de fond, notamment de la transition politique.

« On doit se retrouver pour faire cette séance de travail, a assuré Adama Ben Diarra, membre du comité stratégique du M5. A l’issue de cela, les deux acteurs clé auront une vision claire, un programme précis par rapport à tout ça. Car nous devons réussir cette transition ensemble. »
La rencontre importante aura lieu ce samedi.
Il faut rappeler également que la junte a reçu, pour une prise de contact là encore, une délégation de la majorité, mais cela s’est passé à Bamako, au ministère de la Défense. Avec notre correspondant à Bamako, Serge Daniel

Tournée suivi-agricole à Kolda : «Ce que nous avons vu dans les trois départements visités nous rassure…d’ailleurs, nous pensons que d’ici quelques semaines les paysans vont commencer à …»(Moussa Baldé)

https://www.dakaractu.com Après les vallées et bas-fonds, le ministre de l’agriculture a fait cap sur les plateaux d’arachide, de mil, de maïs y compris la vallée d’Anambé de la région de Kolda, ce mercredi 26 août.
Cette visite a été entamée dans les départements de Médina Yoro Foula (Bourouco), en passant par Kolda (Diankancounda) avant de se terminer par Vélingara (saré dembélé et vallée de l’anambé). Dans tous ces trois départements les cultures se portent bien.
D’ailleurs, par certains endroits le maïs et le mil sont à maturation tout comme l’arachide.
Mamadou Cissé grand producteur semencier de déclarer : « je me réjouis de la visite du ministre dans mon champ d’arachide de 36 hectares. Mais également je le remercie d’avoir choisi de visiter mes champs en tant que leader dans la production de rente et semencière certifiée. Cette année, suite aux directives du chef de l’État, nous avons décidé de produire plus pour lutter contre la covid-19. C’est pourquoi, je me suis dit que je vais travailler plus en faisant de sorte que le ministre vienne visiter mes champs. J’ai cultivé 20 hectares de maïs mais aussi nous avons fait 260 hectares de riz. Et tout ceci n’a été possible que grâce aux semences de qualité et de l’engrais que nous avons reçus à temps accompagnés par l’expertise des techniciens du ministère de l’agriculture, comme la Sodagri. Nous allons dépasser les espérances cette année en terme de rendements », assure-t-il.
Partout où le ministre de l’agriculture est passé, le constat est le même, les cultures se portent bien et les producteurs ont le sourire aux lèvres.
Approché au milieu des champs, le ministre de l’agriculture Moussa Baldé de se réjouir : « ce que nous avons vu dans les trois départements visités nous rassure car toutes les spéculations se portent bien. D’ailleurs, nous pensons que d’ici quelques semaines les paysans vont commencer à récolter. C’est pourquoi, nous espérons avoir de bons rendements car toutes les conditions climatiques sont réunies pour espérer. »
Ensuite, la délégation s’est rendue à Diankancounda Oguel où le ministre a visité la coopérative villageoise de 25 hectares dont le président est Souleymane Baldé. Ce dernier après avoir magnifié, la campagne de l’hivernage, a décliné quelques doléances comme l’augmentation de la mécanisation, les financements entre autres.
Arrivé sous la pluie à Saré Dembélé et dans le bassin de l’Anambé (Vélingara), le ministre a tenu à visiter les champs des producteurs malgré une forte pluie. Pour cette étape, le même constat est fait dans les champs d’arachide aussi bien que dans les parcelles de riz du bassin de l’Anambé.
Depuis sa nomination, le ministre de l’agriculture est dans une dynamique de mécanisation et de modernisation du secteur. À ce titre, il pense qu’on ne peut arriver à l’autosuffisance alimentaire qu’avec la mécanisation de l’agriculture.
D’ailleurs, au début de la présente campagne agricole il a remis du matériel agricole lourd dans les vallées du fleuve Sénégal et de l’Anambé y compris le petit matériel léger pour les autres producteurs…

Doudou Gnagna Diop : «AUJOURD’HUI, DES ENTREPRISES SONT AU BORD DE LA FAILLITE ET VONT BIENTOT FERMER»

https://www.seneplus.com/ Le président de l’Organisation Nationale pour l’Intégration du Tourisme Sénégalais (Onits) et par ailleurs fondateur du Front Social du Tourisme (Fst), Doudou Gnagna Diop, diagnostique les maux du tourisme sénégalais
Le président de l’Organisation Nationale pour l’Intégration du Tourisme Sénégalais (Onits) et par ailleurs fondateur du Front Social du Tourisme (Fst), Doudou Gnagna Diop, diagnostique les maux du tourisme sénégalais qui se sont compliqués avec la pandémie de la Covid-19. Deux mois après la levée de l’état d’urgence, il revient dans cette interview pour faire l’état des lieux. Mais à l’en croire, les choses ne se portent pas à merveille.

«L’AS» : Comment se porte le secteur du tourisme depuis la levée de l’état d’urgence?

Doudou Gnagna Diop : Les choses ne se sont pas améliorées. Tout de suite après, il y a eu le coup de l’Union Européenne qui fait que les touristes ne peuvent pas se déplacer. Il y a aussi un problème psychologique global et mondial dans la tête des personnes qui voyagent, les visiteurs touristes. Et cela risque de prendre du temps avant de s’atténuer. Aujourd’hui, il n’y a aucun pays en Afrique où le tourisme a décollé. Et les grands hôtels sont restés au point mort. Même si certains marchent, les prix sont cassés. Et ce sont souvent les Sénégalais qui y vont le week-end ou pour une semaine de repos. C’est ce qu’on appelle le tourisme intérieur qui commence à se déployer un peu, mais timidement. Même parmi les Sénégalais qui avaient l’habitude de partir en week-end dans les hôtels, il y en a beaucoup qui sont très frileux. Ils hésitent parce qu’ils se disent qu’il y a des personnes infectés de Covid-19 qui étaient logées dans certaines chambres. Or, cela ne devrait pas être le cas parce que les chambres sont carrément aseptisées. Je pense aussi que l’Etat doit faire des allègements.(…)Je voudrais aussi attirer l’attention sur le fait qu’on n’entend pas l’Etat comme le patronat. Les gens font comme si tout allait bien alors que ce n’est pas le cas. Aujourd’hui, il y a des entreprises qui sont au bord de la faillite et qui vont bientôt fermer. Et là, ce serait dramatique, parce que pour recréer l’espace de l’industrie touristique au Sénégal, il nous faudra encore des années. Il faut des formulations et des méthodologies pour le développement du tourisme intérieur. Maintenant, est-ce que ceux qui nous dirigent dans les bureaux aujourd’hui ont cette compétence ? J’en doute.

Que pensez des mesures de réciprocité appliquées par l’Etat du Sénégal notamment envers les pays de l’espace Schengen qui refusent l’entrée aux Sénégalais ?

(…) Il faut savoir que notre industrie touristique pèse lourd dans la balance commerciale. Elle pèse très lourd sur le PIB. Cela absorbe le chômage et réduit la pauvreté.(…) Mais il faut aussi se mettre tout le temps dans la peau de l’autre. Aujourd’hui, l’Europe a intérêt que sa population reste sur place parce que le tissu industriel de l’hôtellerie, du Tourisme, de la restauration de la culture, des théâtres s’est affaissé d’un seul coup. Donc pour eux, l’intérêt est de ne pas laisser échapper leur population vers d’autres destinations en dehors de l’Europe. Je pense qu’il faut réfléchir beaucoup plus loin que de dire : on nous donne un coup, on répond par un coup. Je ne suis pas trop partant pour cela. Parce que nous pouvons aussi négocier. On a des emplois à sauver, des pères et des mères de famille qui sont là égarés, qui n’ont aucun soutien ni moral ni financier et il va falloir trouver une solution. Et le fonds Force Covid-19 ne devrait-il amoindrir le choc. En d’autres, termes, est-ce que la répartition était juste ? Je ne peux pas en dire grand-chose, parce qu’ils sont venus me démarcher mais je leur avais dit d’aller aider les jeunes qui venaient de créer leurs structures. Nous avons 45 ans d’expertise. Je crois que ce sont les jeunes qui ont l’avenir du tourisme entre leurs mains qui le méritent plus que nous. J’ai constaté qu’ils ont subventionné les grands hôtels. Et tout le monde sait qu’au Sénégal, les grands hôtels sont des multinationales. Tous ces hôtels ont des capitaux venant de l’extérieur, un capital étranger. Ils les ont subventionnés ; c’est très bien. Mais il faut voir là, qu’est-ce que nous aurons comme indicateur de performance pour notre économie nationale. Ce sont des questions qu’il va falloir se poser. Mais malheureusement dans notre pays, vous savez comment cela se passe. Si quelque chose est bien, cinq ans après on oublie. Si c’est mauvais aussi, cinq ans après on oublie. On ne va pas revenir en arrière faire un diagnostic, scruter les impacts négatifs ou positifs de ce qu’on a fait. On passe dessus. On a une pléthore de ministres qui passent souvent sans résultats. Tout au contraire, ils appauvrissent le secteur. Mais quand ils quittent le ministère du Tourisme, ils sont nommés dans d’autres sphères. Le tourisme, c’est une industrie et il faut avoir des compétences.

Concrètement, de quoi le secteur a-t-il le plus besoin aujourd’hui venant du gouvernement et des agences du Tourisme?

Je vais commencer par dire concrètement ce dont le secteur n’a pas besoin. Il n’a pas besoin de séminaires, de réunions dans des salles avec les phrases toujours habituelles. Il n’a pas besoin du «m’as-tu vu ?». Il y a des problèmes sociaux. Il y a des gens qui perdent leur boulot, leur pouvoir d’achat et ce sont des pères et mères de famille. Aussi, il y a des Sénégalais qui ont économisé, qui sont rentrés d’Europe qui ont fait des Infrastructures et aujourd’hui, ils risquent de mettre la clé sous le paillasson. Donc, il va falloir agir concrètement pour avoir des clients dans les hôtels. Les Européens ne sont pas prêts à venir maintenant. Et ce qui reste à faire, c’est faire venir les Sénégalais et développer ce tourisme intérieur que je clame depuis quarante ans. C’est transférer les compétences du tourisme dans les localités pour que ça bouge. On ne peut pas centraliser les compétences et les recettes du Tourisme au trésor public à Dakar et laisser la petite auberge qui se trouve à Matam sous la dalle. Ce n’est pas possible, cela ne marchera pas. Et pour développer ce tourisme intérieur, il faut aussi alléger les charges des hôtels restaurants en faisant peut-être comme certains pays qui ont ramené leur TVA de 18% à 5%. Il faut que le gouvernement baisse la TVA, la tarification de l’électricité et de l’eau pour un certain temps (facturation spéciale tourisme et hôtels). Je pense que l’Etat doit aussi faire quelque chose en réduisant les charges sociales sur les salaires en négociation avec le patronat. Pour le reste, c’est à l’hôtelier de faire des efforts pour remonter la pente. Seydina Bilal DIALLO

Emirates Airlines va reprendre ses vols vers le Sénégal dès ce 3 septembre

https://www.sikafinance.com La compagnie aérienne Emirates Airlines basée à Dubaï annonce la reprise de ses vols vers le Sénégal et la Guinée Conakry dès le 3 septembre prochain.
 »Les vols de Dubaï à Conakry et Dakar seront des services liés, opérant deux fois par semaine, à l’aide d’un Boeing 777-300ER d’Emirates », indiquent plusieurs sources.
La reprise de ces vols portera à 8 le nombre de destination d’Emirates Airlines en Afrique sur les 19 que comptait initialement la compagnie dans la région avant la suspension de ses services en mars dernier à la suite de la propagation rapide de la pandémie de la Covid-19.
Comptant plus de 70 destinations à travers le monde, l’on relève par ailleurs qu’Emirates Airlines s’est engagée à couvrir gratuitement les frais médicaux des passagers au cas où ceux- ci seraient testés positifs à la Covid-19, après un voyage sur Emirates.Olivia Yao

Télécoms : La première cotation de l’emprunt Sonatel fixée au 15 septembre 2020

https://www.financialafrik.com La première cotation de l’emprunt de la Société nationale des télécommunications du Sénégal (Sonatel) dénommé « Sonatel 6,50% 2020-2027 »  sur le compartiment des obligations de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), aura lieu  le 15 septembre 2020, ont annoncé les responsables de la BRVM.
En vue de financer son plan d’investissement 2020 lié à ses opérations au Sénégal (son principal marché), cette société de téléphonie avait lancé sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) un emprunt obligataire par appel public à l’épargne pour un montant de 100 milliards de FCFA.
L’opération, qui s’est déroulée du 7 au 15 juillet 2020, a été un franc succès avec la souscription de 10 millions d’obligations au prix de 10.000 FCFA l’une.
La cotation de l’emprunt Sonatel 6,50% 2020-2027 permettra aux investisseurs qui n’avaient pu le faire à temps, d’acquérir le titre. Elle permettra également aux autres investisseurs de renforcer leur portefeuille de titres dont la jouissance est acquise depuis le 16 juillet 2020.
Selon les responsables de la BRVM, la procédure d’introduction retenue pour la première journée de cotation est la procédure ordinaire avec un cours de référence fixé à 10.000 FCFA. Le premier cours de négociation sera déterminé par la confrontation des ordres d’achat et de vente. Albert Savana

HAUSSE DÉGUISÉE DE SES TARIFS  : Orange revoit ses offres (Dg Artp)

Libération Sénégal online La mobilisation a été payante. L’opérateur Orange a revu ses « offres » tant décriées. La révélation a été faite par le directeur général de l’Artp, Abdoul Ly, qui faisait face à la presse. Voici ses explications : « Les résultats de notre intervention peuvent se résumer comme suit :
Sur l’ensemble des offres lancées sur le marché par Sonatel , deux cristallisent la réaction des associations de consommateurs : l’offre illimix mois 1900 Fcfa qui, selon elles, a migré vers une offre illimix mois à 4500 Fcfa et l’offre illimix mois 5900 Fcfa qui a migré vers une offre illimix mois 7500 Fcfa . D’après les associations de consommateurs, ces deux offres ont donc connu une évolution de leurs contenus et de leurs prix ;

Les autres offres ne posent pas de problèmes majeurs ;

La Sonatel a soutenu que l’usage de certains services dégradent fortement la qualité de service (QoS).
Tenant compte de l’injonction relative à la suspension à titre temporaire des offres décriées, Sonatel a proposé l’introduction sur le marché de nouvelles offres alternatives dont une à dominante voix à 2200 Fcfa et une autre à dominante data à 5500 Fcfa.
Il est important de rappeler, qu’au profit du consommateur, les prix des deux offres décriées sont passées, pendant la période de l’instruction des plaintes, respectivement :
De 1900 Fcfa à 4500 Fcfa et finalement à 2200 Fcfa pour l’offre à dominante voix avec 50 mn de communications voix tous réseaux en sus et une baisse du volume data.
De 5900 Fcfa à 7500 Fcfa et à 5500 Fcfa pour l’offre à dominante data avec 3Go de data en sus et une baisse du volume de communications voix.

L’ensemble de ces mesures devraient permettre :

– Aux consommateurs de disposer d’une large palette d’offres lui permettant d’exercer un libre choix en fonction de ses usages et de son budget ;
– À l’opérateur de réajuster ses offres en tenant compte des préoccupations du grand public tout en conservant la liberté de suivre la dynamique concurrentielle du marché et en veillant à la qualité des services fournis ;
– Au secteur des télécommunications de préserver la valeur du marché, principal atout pour poursuivre les investissements nécessaires au développement technologique et à la promotion de l’innovation dans les services numériques de qualité et adaptés aux besoins de toutes les couches de la population sénégalaise.
Je voudrais aussi vous rappeler que, même si la loi confère aux opérateurs la liberté de fixer librement leurs offres et le prix de celles-ci, l’ARTP exerce un encadrement spécifique sur le marché de détail des télécommunications ».

LE DG DE L’ARTP ÉVOQUE LES CONDITIONS D’UN « MARCHÉ PERTINENT DES TÉLÉCOMS’’

Dakar, 26 août (APS) – La Sonatel, opérateur historique des télécoms au Sénégal, a accepté de revoir les prix de ses dernières offres décriées par de nombreux groupes de consommateurs, a annoncé, mercredi, à Dakar, le directeur général de l’Autorité des télécommunications et des postes (ARTP), Abdoul Ly, insistant sur la nécessité d’imposer des obligations notamment d’encadrement pour ’’un marché pertinent’’ des télécoms.
S’exprimant lors d’une conférence de presse, le DG de l’ARTP est revenu sur l’injonction faite à la Société nationale des télécommunications (SONATEL) de suspendre, à titre temporaire au besoin, ses dernières offres (appels téléphoniques et connexion à Internet) en matière de services de communication.
L’opérateur a accepté d’introduire de « nouvelles offres alternatives » dont une à dominante voix (50 mn de communication tous réseaux) à 2200 FCFA et une autre à dominante data (3 Go d’Internet à 5500FCFA), a indiqué Abdoul Ly.
’’Il est important de rappeler, qu’au profit du consommateur, les prix des deux offres décriées ont été revus pendant la période de l’instruction des plaintes’’, a relevé le directeur général de l’ARTP.
Il a déclaré, à ce sujet, qu’un « marché pertinent des télécommunications » nécessite l’imposition d’obligations particulières telles que l’encadrement des prix.
Selon lui, ’’les marchés pertinents doivent être déterminés et fixés par la décision de l’autorité de régulation ». Or, en l’état actuel des choses, le marché de détail est régi par les règles de la concurrence, suivant lesquelles les opérateurs fixent librement leurs offres et les tarifs y afférents.
De cette manière, les opérateurs sont soumis à une sanction positive ou négative du consommateur, a indiqué M. Ly, selon qui ’’les prérogatives de l’ARTP en matière de régulation tarifaire sont circonscrites au marché de gros ou marché de l’interconnexion qui régit les interactions entre différents opérateurs de télécommunications’’.
Selon Abdoul Ly, cela devrait permettre ’’aux consommateurs de disposer d’une large palette d’offres lui permettant d’exercer un libre choix en fonction de ses usages et de son budget.’’
L’opérateur sera ainsi amené à « réajuster ses offres en tenant compte des préoccupations du grand public tout en conservant la liberté de suivre la dynamique concurrentielle’’ et en veillant à la qualité des services fournis, a souligné le DG de l’ARTP.SMD/BK/ASG

Fadel BARRO : «Orange France Exige Des Marges De Bénéfices Jusqu’à 55% En Afrique»

http://www.walf-groupe.com Au moment où le Directeur général de l’ARTP faisait face à la presse, le Mouvement « Y’en a marre » s’adressait également aux journalistes.
Deux points de presse qui tournent autour des nouvelles offres d’Orange mais qui n’ont absolument rien à voir. Alors que le DG de l’ARTP parlait de révision des prix, le mouvement citoyen concoctait un plan de boycott des produits Orange.
Ainsi, ledit mouvement demande aux citoyens de se tenir prêts aujourd’hui plus que jamais à maintenir le boycott.  « Si sur les 10 millions de clients, 2 millions parviennent à boycotter, cela impacterait négativement sur les chiffres d’affaires de la boîte », estime Thiaat. Raison pour laquelle, indique-t-il, à partir du 1 er septembre, le mouvement, qui a initié « Talatay orange »,  demande une mobilisation pacifique des citoyens  tous les mardis devant les différentes agences de l’opérateur pour les pousser à fléchir.
Même son de cloche pour Fadel BARRO qui pour sa part demande le boycott systématique des services d’Orange. « Le diktat qu’il exerce sur le peuple est inadmissible. La vérité sur la hausse des tarifs c’est qu’Orange France exige des marges de bénéfices jusqu’à 55% en Afrique parce que nous acceptons tout », déclare l’ancien coordonnateur du mouvement.

Scandale À La SENELEC : Habib Aïdara Désavoué,La Sous-Section SUTELEC De Bel-Air Réclame Des Comptes À Pape Mademba Bitèye

https://www.xibaaru.sn/ Que se passe-t-il à la SENELEC ? Il ne se passe plus un instant, sans que des scandales ne soient dénoncés sur la manière dont est gérée cette société nationale par son directeur général, Pape Mademba Bitèye. L’on n’assite à un véritable retour de bâton à la SENELEC contre Pape Mademba Bitèye qui alors, qu’il s’est évertué pendant de longs mois à monter et à mener toute une campagne de dénigrement et de dénonciation du contrat liant sa boîte à la société d’électricité qu’il a fini par rompre pour nouer un autre marché de gré à gré au profit de la société israélienne Powdercom, gardait bien des cafards dans son bureau.
Et c’est la sous-section du Syndicat des travailleurs uniques de l’électricité (SUTELEC) de Bel-Air qui vient en rajouter une couche, après avoir exprimé des revendications à propos de la situation des travailleurs à la SENELEC. La sous-section du SUTELEC de Bel-Air, outre des revendications d’ordre corporatiste, exige que toute la lumière soit faite « la lumière sur les contrats signés avec EXCELLEC et KARPOWERSHIP (centrale barge). » Le contrat autour de la barge est remis encore au-devant de la scène. Et cette fois, c’est un acteur pas des moindres qui revient sur cette affaire.
Le SUTELEC, c’est le syndicat-maison dont le secrétaire général Habib Aïdara s’est transformé en véritable laudateur de Pape Mademba Bitèye durant tout le temps où était menée la campagne de dénigrement pour déchirer le contrat qui liait SENELEC à AKILEE. Que la sous-section de ce syndicat de Bel-Air en vienne jusqu’à réclamer que la lumière soit faite sur un marché dont tous les observateurs dénoncent un scandale, sonne comme un désaveu pour le secrétaire général du SUTELEC dont l’acharnement avec lequel, il a tenu à défendre jusqu’ici Pape Mademba Bitèye, est douteux.

Le scandale autour du marché de la barge

Finalement, il en est à se demander si lorsque, Habib Aïdara se permettait de défendre Pape Mademba Bitèye au plus fort de la polémique sur le contrat avec AKILEE, il avait le soutien de tous les militants du SUTELEC. D’ailleurs, selon certaines indiscrétions, au SUTELEC, Habib Aïdara ne prend certaines positions qu’après concertations avec un groupe restreint de ses camarades.
La sous-section SUTELEC de Bel-Air veut des clarifications sur la barge. Elle exige des comptes à la Direction générale de la SENELEC. Il ne fait l’objet d’aucun doute que cette barge est devenue une nébuleuse, et personne ne peut dire avec exactitude le coût réel de sa location. En réalité, Pape Mademba Bitèye doit aujourd’hui bien des explications à l’opinion sur cette affaire. Surtout que c’est lui-même qui réclamait la transparence autour du contrat liant SENELEC à AKILEE et, dont l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), après avoir été saisi par des syndicats de la société nationale, vient de rendre un rapport soulignant que celui-ci avait été signé de façon transparente et ne comportait aucune irrégularité.
Pour rappel, la barge est l’origine du conflit actuel de la SENELEC avec la Centrale de Bargny arrêtée pour cause de panne. Un arrêt qui crée un déficit pour la SENELEC, d’autant que la capacité de cette centrale est estimée à 125 mégawatts. Pourtant, la barge était partie pour être louée pour quatre mois durant la période chaleur avant que sa durée ne soit prolongée pour cinq ans. Alors que son coût peut construire une centrale pouvant fonctionner pendant au moins 25 ans. Quel sabotage !La rédaction de Xibaaru

SYNDICAT UNIQUE DES TRAVAILLEURS DE L’ELECTRICITE  SOUS SECTION SUTELEC DE BEL AIR FAIRE DE NOS VALEURS DES PRINCIPES DE GESTION PLUS QU’UN SLOGAN

Vu le code du travail,
Vu la convention collective nationale interprofessionnelle,
Vu le règlement intérieur de Senelec :
✓ Considérant le népotisme dans la gestion des affaires de la Direction Principale de la Production,
✓ Constatant la violation persistante des textes et règlements qui altère le dialogue social à la Direction Principale de la Production,
✓ Constatant le dilatoire de la DAPA sur l’application des accords avec les délégués du personnel,
✓ Constatant le forcing de DRH pour l’exigence de la note d’évaluation de 75/100 contraire aux différentes notes de direction réglementant les avancements et promotions annuels,
✓ Constatant le dilatoire de la Direction Générale sur la décision de la commission mixte paritaire N°001048/MTDSRI/DGTSS/DRTOP/DNRP du 10 Décembre 2019 portant augmentation généralisée des salaires,
✓ Constatant le mutisme de la Direction Générale sur la retraite à 65 ans,
✓ Constatant le manque de volonté de la Direction Générale de payer la prime d’intéressement due aux travailleurs sur le bénéfice de l’année 2019 conformément au contrat de performances,

La sous-section SUTELEC de Bel-Air dénonce vigoureusement :

La violation flagrante de l’égalité de traitement des travailleurs sur les récents avancements et promotions de la DPP et la position partisane dans le règlement des conflits au niveau des O&M (des larbins promus et des managers émérites poussés à la démission).
Le refus inexplicable du Directeur Principal de la Production d’appliquer les accords du protocole tripartite DPCRH, DPP et la coordination des sous sections de Bel Air et du Cap des Biches.

Et exige :

-Le Pourvoi, par voie de promotion interne, du poste de chef de service entretien général et l’application des accords entre le DAPA et les délégués du personnel ;
– Le respect des notes de direction sur les avancements et promotions annuels ;
-L’application immédiate de l’augmentation des salaires avec effet rétroactif à partir de Janvier 2020
-L’ouverture immédiate des négociations sur la retraite à 65 ans ; Le paiement immédiat de la prime d’intéressement
La sous-section de Bel Air demande à la Direction Générale de mettre à la disposition des partenaires sociaux les contrats d’assurances (Complémentaire retraite, Indemnités de fin de carrière, capital décès) et de faire la lumière sur les contrats signés avec EXCELLEC et KARPOWERSHIP (centrale barge).
La sous-section SUTELEC de Bel-Air appelle les travailleurs à se mobiliser autour de la CSTS aux fins de combattre l’injustice, d’instaurer la bonne gouvernance et de contraindre les décideurs à faire preuve d’équité dans tous les actes de gestion.
Enfin, la sous-section rappelle au personnel le respect strict des mesures barrières édictées par les autorités sanitaires pour vaincre la Covid 19.UNIS, NOUS VAINCRONS !Fait à BEL AIR, le 24 Août 2020

Financements fantômes des jeunes et des femmes : Cuisant échec de «Pape» à la DER

https://directnewsinfo.com Avec 30 milliards dès la première année, c’est près de 100 milliards de nos francs que la DER  « semble » avoir injectés en 2 ans pour permettre à des jeunes et des femmes d’améliorer leurs conditions de vie selon les souhaits du Chef de l’État Macky SALL. À l’heure du bilan, il est triste de voir que le « Pape de la DER » aura réussi à berner son monde à coup de com’ car le Sénégal n’a jamais compté autant d’ »ambulants » dans les rues de la capitale et le système financier décentralisé (SFD) reste encore et toujours le maitre du jeu dans la distribution de crédits à des taux presque usuriers, surtout chez nos braves femmes.
Comment les autorités se sont laissé prendre dans le jeu de Pape Amadou Sarr depuis tout ce temps? Mieux, les informations distillées par le Délégué Général sur de prétendus financements pour soulager les populations dans cette crise liée à la Covid-19 ont été portées dans le discours du Chef de l’État annonçant la reprise de notre vie économique. Pourtant, la sortie du ministre Zahra Iyane Thiam devait sonner comme une alerte, elle qui avait réfuté l’annonce du Délégué Général de la Der sur un financement qu’elle aurait reçu au nom de son organisation. Alors combien sont-ils les Sénégalais qui ont fait l’objet de vrais-faux financements sur les registres de la DER ?

Soumettre la DER à un audit

Il importe à cet effet d’appeler la DER à se soumettre à un audit pour faire l’état des financements et l’impact réel de ses activités dans la baisse du chômage des jeunes et dans la prise en charge des besoins de financement des femmes. À la faveur de la crise, la DER a voulu nous refiler un « vaccin » contre le coronavirus en se présentant sur tous les fronts distribuant des appuis financiers à quasiment tous les secteurs de notre vie économique feignant surtout d’aller vers ceux impactés réellement par la Covid-19. Une belle manière de faire, qui aura conduit la DER à mettre en place un espace de vente de moutons plutôt que d’avoir à financer la filière, alors que ses 12 milliards ont été annoncés pour le secteur de l’élevage et de l’agriculture.
Par ailleurs, la situation des jeunes qui indispose le Chef de l’État au point d’encourager le gouvernement à accélérer la mise en œuvre des projets structurants à forte demande de main d’œuvre et le recrutement des volontaires de l’Agence de la Reforestation et de la grande muraille verte, suffisent à expliquer l’échec de la Der et de son Pape. Car entre le dernier trimestre de 2018 et les premiers mois de 2019, la Der a sillonné le Sénégal pour distribuer une enveloppe de 30 milliards. À Pikine et Guédiawaye, la DER a déclaré avoir financé 8 000 personnes pour une enveloppe de 2 milliards 600 millions, tandis qu’à Rufisque 3 523 bénéficiaires se sont vus accordés 1 milliard 130 millions, soit près de 4 milliards distribués en janvier 2019 dans trois des 4 départements de la région de Dakar. Une manne financière qui n’a pas pu empêcher de connaitre des affrontements récurrents entre agents municipaux et « ambulants » sur l’occupation anarchique des rues…. Avec 4 milliards,  la vie de milliers de jeunes et de femmes issus de ces départements aurait littéralement changé. Pour aller encore plus loin et juger de façon empirique en confrontant les montants déclarés à la réalité du terrain, l’enveloppe de 791 333 1999 pour 2 471 bénéficiaires au niveau de la région de Matam pourraient faire sourire plus d’un, mais ce n’est rien aux 556 millions que Pape Sarr et ses ouailles prétendent avoir injecté dans la région de Kédougou. En tout état de cause, les financements de la DER n’ont véritablement pas laissé de trace dans les 45 départements du Sénégal, dans lesquels selon certains, l’impact de la Bourse de sécurité familiale est plus ressenti que tout autre projet. Mais comme le ridicule tue moins que le nouveau coronavirus en ces temps de pandémie, le Délégué Général, Pape Amadou Sarr tente de mettre en scène dans un ultime show médiatique, au niveau de Diamniadio dans des installations qui échappent à ses financements, un dernier baroud d’honneur pour tenter de nous vendre ses masques.Pape D. Faye

LICENCIEMENTS MASSIFS ET PROBLÉMATIQUE FONCIÈRE : LE SECTEUR EXTRACTIF LOCAL AU BANC DES RÉCUSÉS : S’il vous plaît, monsieur le président ! Par Ndiaga NDIAYE, Président de MBORO DEBOUT

http://www.enqueteplus.com/ Le 23 septembre 2014 alors que vous veniez à peine de faire deux ans à la tête du pays, je vous interpellais comme Danièle Gilbert l’avait fait du reste au Président de la République française d’alors, Monsieur Jacques Chirac. Dans un livre publié en 1996 intitulé « S’il vous plaît, Monsieur le Président », l’ex speakerine se plaçait ainsi dans la posture d’un tribun sur « les principales préoccupations de l’heure » du peuple français dans un genre épistolaire interpellatif assez persuasif. Aujourd’hui, 24 ans après, je m’autorise à en faire autant sur deux « préoccupations de l’heure » dans le 1er département minier du Sénégal.
D’abord, pour implorer votre intercession, Votre Excellence, contre cette fâcheuse décision de la Direction Générale de la GCO de licencier 22 agents dans des circonstances particulièrement troubles et ensuite, sur le problème foncier de la Commune de MBORO dont le premier magistrat a habitué sa population d’une crise de désinvolture morale qu’aucun élu de l’Arrondissement de Méouane n’est capable de rivaliser.
Le lundi 17 août dernier, Monsieur le Président, la nuit fut très longue pour ces 22 pères de famille, agents de la GCO, à qui l’huissier de justice, Maître Abou Sall, venait de remettre leurs lettres de licenciements pour avoir participé à une « incitation à une révolte, et à une perturbation dans l’exécution du travail au sein de l’entreprise » et/ou « via un Groupe WhatsApp ». À l’origine, la longue grève de CIS, prestataire au restaurant de l’entreprise, au début du mois de juillet passé. Je ne doute pas, Monsieur le Président, que les bulletins et autres rapports qui vous sont déjà parvenus ont immanquablement rendu fidèlement les faits. Cependant, permettez que j’en mette une couche sans retouches subjectives. En vérité, il s’agit d’un mouvement d’humeur d’agents de la GCO lorsque le repreneur (CIS) a décidé de ne plus assurer la restauration du personnel « confiné » dont le nombre avait, arguait-il, grossi à cause des mesures de quarantaine prises par la Direction.
Qui n’aurait pas prêté une oreille attentive ou aura mis trop de temps à réagir face aux multiples complaintes des agents et du restaurateur qui l’invitait à renégocier le contrat qui les liait. En effet, le Comité de riposte contre la pandémie de la GCO avait assujetti tout le personnel à un strict protocole sanitaire. Lequel plaçait en quarantaine dans une zone barricadée au sein de l’entreprise tout agent qui revenait de repos.
Le 16 juillet dernier, n’ayant pas apprécié le rassemblement à l’improviste d’agents aux ventres affamés à qui l’entreprise (non le restaurateur) venait d’offrir des sandwiches impropres à la consommation car préparés par des agents avec aucune qualité culinaire, la main du Directeur Général de la GCO, Monsieur Michel Privé, fut excessivement lourde, Monsieur le Président, au regard du contexte (COVID-19) durant lequel « l’Afrique du Sud et l’Inde ont suspendu temporairement leurs activités minières et métallurgiques » à cause d’un avenir incertain lié à la pandémie, informait Mme Christel Bories, PDG du Groupe Eramet propriétaire de Tizir qui contrôle la GCO à 90%.
Sa sanction disproportionnée n’épargnera même pas des agents dont la « faute grave » commise est leurs propos tenus dans un Groupe WhatsApp. Des propos mis au conditionnel que Monsieur Privé lira comme des manquements aux dispositions du « règlement intérieur en ses articles 8 et 9 » sans également tenir compte de la gravité du préjudice sanitaire subi par le personnel. Pour tout bonnement décider de les placer dans la précarité avec tous les dommages collatéraux qu’implique sa rigueur inutile qui se désolidarise du Plan de solidarité exceptionnel mis sur place par le Groupe Eramet depuis la pandémie du Coronavirus.
S’il vous plaît Monsieur le Président, intercédez en faveur de ces braves pères de famille, faites-le aussi pour leurs femmes, leurs enfants et leurs parents. Bref, pour toutes ces nombreuses personnes dont le bien-être est suspendu au travail de ces 22 hommes. Monsieur le Président, je quémande votre intervention et vous supplie de faire reprendre ces 22 pères de famille dont la démarche contestable aurait dû bénéficier tout de même de circonstances atténuantes. Je vous dispense de toutes ces preuves qui auraient pu mieux vous convaincre des manquements de la Direction sur les conditions d’hébergements et de restauration de tous ses agents confinés au mépris des Priorités du Groupe Eramet contenues dans son Communiqué du 27 mars 2020 qui dit  : « mettre en place et faire respecter toutes les mesures strictes de sécurité sanitaire… les mesures pour le respect des consignes de distanciation et d’hygiène pour protéger la santé de nos collaborateurs, sous-traitants, prestataires et fournisseurs, qui poursuivent leurs activités ».
Affamés et piégés par les eaux jusque dans leurs « chambres », ces 22 travailleurs n’auront, selon le Directeur Général, jamais raison d’avoir exigé de meilleures conditions de restauration sous la menace de mettre fin au « confinement volontaire ». En effet, Monsieur le Président, rappelez au Directeur Général de la GCO que Madame Christel Bories, PDG du Groupe Eramet dont la GCO est la filiale sénégalaise, annonçait récemment qu’au « Sénégal, la production des sables minéralisés a été maintenue en continu grâce au confinement volontaire des équipes de notre mine ». Et d’ajouter que : « les ventes ont augmenté de 13% au 1er semestre reflétant la bonne demande en produits de notre filiale, la GCO ». Question  : de quel article contenu dans le Règlement Intérieur de la GCO se prévaudra son Directeur Général pour refuser la demande de déconfinement du personnel comme Mme Bories l’a clairement exprimé, à savoir que le confinement est volontaire ?
En Novembre 2010, la Direction des ICS avait pris la même terrible décision contre 43 travailleurs pour avoir disait-elle abandonné leurs postes suite à un rassemblement du Syndicat dont ils étaient affiliés. Ce fut un licenciement massif douloureux définitif pour 41 agents dont certains étaient à moins d’une année de la retraite. Coordonnateur du Collectif des Étudiants de Mboro à l’époque, nous avions été rencontrer des imams et le clergé à l’effet d’initier une médiation, infructueuse au finish. Je passerai sous silence le drame social dont je suis témoin dans de nombreuses familles. Des couples séparés et de nombreux enfants dont la scolarisation et le développement psychoaffectif ont été fortement perturbés. Et dans la dignité, d’autres auront plus ou moins mieux survécu à cette perte brusque d’emplois.
Toutefois, Monsieur le Président, aucun don de paralogisme ne peut vous peindre ce tableau morne, laid et sans âmes d’honnêtes mineurs et d’innocents mineurs. Le volume de larmes versées durant ce licenciement massif au cours duquel plus d’une quarantaine de mineurs se sont subitement retrouvés sans emplois aurait pu déborder le trop sec Lac Tanma. C’est la raison pour laquelle, lorsque la nouvelle du licenciement de ses 22 agents de la GCO me fut parvenue dans la nuit du lundi 17 août dernier, je ne fus point capable de gestes ni de paroles. Je fus atteint et éteint.
J’eus aussitôt une pensée affligée pour les familles de ces pauvres agents dont le seul tort aura été la réclamation de l’arrêt de la mesure de « confinement volontaire » après que la société ait failli à ses engagements basiques pendant plusieurs jours. Monsieur le Président, je ne doute pas que vous laisserez parler votre humanisme pour que plusieurs dizaines d’enfants et d’épouses puissent retrouver le sourire. Rien n’égale un drame social ! Et bien entendu, rien n’égalera votre bénévolence qui, seule, semble pouvoir l’anéantir! S’IL VOUS PLAÎT, MONSIEUR LE PRÉSIDENT ! Des bonnes volontés dont Monsieur Magor Kâne, Honorable Haut-Conseiller et Maire de la Commune de Darou Khoudoss, n’ont pas perdu de temps pour tenter de faire revenir la Direction de l’entreprise sur sa décision manifestement trop sévère et aux ramifications lourdes de conséquences sociales dramatiques.

(Première partie)

Parlons foncier ! À la base un découpage foncièrement injuste, indigeste, incohérent et affreusement désastreux pour la Commune de Mboro. Au regard du caractère essentiel de cette « préoccupation de l’heure » à Mboro, il est possible que je déplaise en tentant de refléter la profondeur du mal. Mais, je vous garantis que je m’efforcerai à puiser dans mon répertoire lexique le phrasé plus fidèle possible. En effet, à côté des rapports d’informations administratives, de bien nombreuses sorties médiatiques et de fortes mobilisations sociales ont pu mieux vous sensibiliser sur cette terrible incohérence territoriale que votre Acte 3 avait promis de corriger. Grâce particulièrement aux initiatives de la Plateforme MBORO SOS, les autorités administratives l’ont aussi été mieux sur la nécessité de procéder à un nouveau découpage grâce à un plaidoyer citoyen fort médiatisé. Je puis tout de même reconnaître que les premières démarches pour la correction des limites de notre Commune avaient démarré avec le premier maire de Mboro dont on pense l’illettrisme être la cause principale de ce fameux découpage.
Cette opinion n’est pas très proche de la réalité, avouez-le Monsieur le Président ! Et j’estime l’avoir assez clairement démontré, à plusieurs reprises, à chaque accusateur qui, de bonne foi, aura placé le facilitateur de cette opération de morcellement sur le dos du pauvre. Comment peut-on évoquer la responsabilité d’un maire sur un découpage intervenu le 21 février 2002 avant son élection qui a eu lieu le 12 mai 2002 ? Tout comme l’ex PM, Monsieur Idrissa Seck, à qui l’on a prêté un rôle dans le sens de dénuder Mboro pour costumer Darou Khoudoss? Peut-être que oui. Peut-être, non. Nonobstant son influence indiscutable au moment des faits, Monsieur Idrissa Seck en sa qualité de Directeur de Cabinet du président de la République d’alors que je sache, n’avait pas cette prérogative. Le Président, oui !
En toute logique, ce triste découpage qui a dépossédé la Commune de Mboro de toute sa superficie d’antan ne pouvait espérer la bénédiction d’un fils du terroir en connaissance de cause. Pour avoir été partisan d’un tel crime en tant que fils de Mboro, il fallait ignorer les enjeux de la décentralisation et les perspectives de développement de la nouvelle Commune urbaine. Monsieur le Président, je reste alors convaincu que quelques détails de ce découpage que vous tardez à corriger vous échappe. L’État aurait dû laisser à Mboro une superficie conséquente afin de lui permettre de mieux garantir ses impératifs de développement social et économique ; au lieu de créer la Commune la plus vaste du Sénégal (Darou Khoudoss) à partir de la Commune de la moins vaste (Mboro). Quand nous nous mettons dans un exercice de comparaison entre les deux communes, on s’étonnera davantage des incohérences qui ont toujours résisté à nos nombreuses complaintes. Mais, pour ce papier, j’ai décidé d’étudier le problème à l’aune des concessions minières.
La Commune de Darou Khoudoss est composée de 68 villages en plus d’une centaine de hameaux sur une superficie de 520 km² avec une population de plus de 66 601 habitants (ANSD). Pendant ce temps, Mboro qui est à plus de 50 000 habitants, a une superficie de moins de 4km² pour un taux annuel de croissance démographique de près de 10%. Toutefois, Monsieur le Président de la République, sur les 520km² de superficie, il est important de vous rappeler que la Commune de Darou Khoudoss n’en dispose que moins de la moitié. Première commune minière du Sénégal en termes d’implantation et de production, la concession minière y a fortement entamé ses ressources foncières avec des territoires concédés cumulés de l’ordre de 229,43 km². Il s’agit en tout, des ICS qui sont implantées sur un domaine de 101,27 km² tandis que la GCO s’est installée sur 113,22 km², Africa Energy (6,91 km²), la Centrale Électrique (3,53 km²) et l’Industrie Africaine de Verres (IAV-SA) sur 4,5 km². Les zones classées sont de 222,58 km², pour un total de périmètre de restauration de 168,68 km² rien que dans la Commune de Darou Khoudoss.
Le dynamisme inhérent au secteur extractif marqué par une progression boulimique se moque du patrimoine foncier dont « l’État et les Collectivités Territoriales ont l’obligation de veiller à la préservation ». Dans un tel contexte, observer les ICS tenter de prendre aux paysans de Tobène leurs champs sans satisfaire à leurs exigences minimales ne fait que renforcer la suspicion d’accaparements de terres par les grandes compagnies sur fond de forcing préjudiciable à la cohésion sociale. S’il vous plaît Monsieur le Président, revoyez tout ce désordre.
Aussi, votre Projet de décret modifiant la Loi N° 72-1288 du 27 octobre 1972 sorti le mercredi 12 août 2020 relatif aux conditions d’affectation et de désaffectation des terres du domaine national comprises dans les communes vient-il à son heure. Saviez-vous que les ICS ont une concession de 30 000 hectares ? Et que la GCO s’étend sur un domaine de 44 500 hectares ? Pensez-vous, Monsieur le Président, laisser encore Mboro s’étouffer dans sa piètre superficie de 310 hectares et les autres communes de la zone dans cette situation aussi injuste au mépris de la cohérence territoriale à laquelle vous avez appelé ? Sur la base de ce Projet de décret, je vous rappelle la nécessité de déclasser le périmètre de restauration des Niayes (45 000 hectares) dont l’arrêté est signé le 04 avril 1957 par Auguste Michel Marie Pierre Lami, Administrateur colonial du Sénégal (Gouverneur), au profit des communes qui ceinturent les concessions.
Dans ce contexte de conflits fonciers marqués par les 6 hectares litigieux entre Tobène et les ICS, la dépossession des terres des paysans de Ndingler par le milliardaire sénégalais, Monsieur Babacar Ngom de la SEDIMA et plus globalement sur l’affaire du « bradage du littoral dakarois », l’imam aux publications controversées, Amadou Makhtar Kanté, avait laissé un commentaire que j’avais trouvé pertinent sur l’affaire SEDIMA-NDINGLER. Dans son commentaire, l’imam avait ainsi donc prôné une meilleure implication des populations avec des consultations locales afin de mieux motiver les délibérations des Conseils municipaux.
Sa préoccupation qui obéissait à un souci de transparence foncière est aussi exigible dans cette partie de la zone des Niayes où la question foncière plomb l’atteinte des ODD, aiguise aussi des appétits et autres enjeux spéculatifs. De tout temps, nous avons constaté que la gestion du foncier y pose plus de problèmes qu’elle n’en résout avec des démarches spéculatives et des suspicions d’accaparements légitimement grandissantes. La principale cause serait sans nul doute l’épuisement des réserves foncières. Par exemple, sur les 310 hectares de superficie de Mboro, Monsieur le Président, les 280 hectares qui étaient réservés à l’habitat sont totalement épuisés à la suite d’un morcellement aux attributions injustes et irréguliers intervenues il y a juste quelques mois. Devant ce tableau surréaliste et lugubre, dire que Mboro étouffe relève de l’euphémisme.
S’il vous plaît, Monsieur le Président ! Pensez corriger cette incohérence avec une implication lucide des acteurs issus des communes dont les maires ont l’obligation et la possibilité de mieux appréhender le principe de l’Entente Intercommunale (EIC). Le dynamisme de la société civile locale fait qu’il a été maladroit de se passer d’elle lorsque le Préfet, avait convoqué une réunion afin de discuter des possibilités d’extension de la Commune de Mboro. Le « consentement libre et motivé » des populations sur toutes les questions foncières est un préalable indispensable comme recommandée par l’association LEGS-Africa dans sa déclaration du 13 juin 2020 suite à la même affaire du « bradage du littoral » de Dakar en particulier et des accaparements de terres constatés un peu partout dans le pays. Votre audit foncier à travers la CNRF vous oblige à assumer toutes les conséquences de ladite étude. J’espère aussi, Monsieur le Président, que ce travail à la fois pénible et périlleux devra impérativement vous aider à mettre à notre disposition toute la cartographie foncière avec la ferme volonté de déposséder toute attribution incriminée de fraude. S’il vous plaît, Monsieur le Président !
PS  : J’aurai pu y ajouter cette autre lancinante question qu’est la distribution de l’eau marquée par une gestion anachronique de la société Aquatech-Sénégal. Cependant, puisque vous avez déjà donné des directives au Ministre de tutelle lors du Conseil des ministres tenu le 05 août 2020, j’ai pu comprendre que le cri de détresse vous est parvenu et me suis résigné à l’occulter pour avoir compris qu’une suite sera donnée à cette requête unanimement portée par la population de Mboro  : le départ de cette société qui aurait été attributaire de la concession au détriment de seize autres soumissionnaires. Sauf votre respect, Monsieur le Président, il y a fraude sur la marchandise hydraulique que vous vous êtes fait livrer par le Canada. Faites résilier ce contrat, s’il vous plaît ! (suite et fin)Ndiaga NDIAYE,Président de MBORO DEBOUT,Membre fondateur de la Plateforme MBORO SOS,Membre du THINK TANK Panafricain, LEGS-Africa.

Litige foncier à Tivaouane Peulh : La justice tranche en faveur du milliardaire El Hadj Abdoulaye Dia propriétaire de Senico.

https://www.dakaractu.com Les habitants de la Cité Darou Salam 2 extension ont perdu ce matin, la première manche du bras de fer judiciaire engagé contre le propriétaire de Senico (la Sénégalaise d’industrie et de commerce), El Hadj Abdoulaye Dia.
Le Tribunal de Pikine qui a hérité de ce dossier, a tranché ce matin en faveur dudit milliardaire. Le juge a donné raison à la partie adverse qui avait engagé les poursuites pour solliciter du tribunal le droit d’expulser et de procéder à la démolition de plus de 253 maisons.
C’est ce qu’elle avait demandé dans l’assignation en référé aux fins d’expulsion émise par Me Richard S. Diatta, huissier de Justice, une requête de la Sci Darou Salam, contre près de 1 000 personnes occupant 243 maisons construites sur les parcelles établies sur le Tf 11847/Dp sis à Keur Massar, Route des Niayes. Et le tribunal dans sa délibération de ce matin, a accédé à sa demande.
En conséquence, il est attendu, à moins d’un revirement de dernière minute, le passage des bulldozers pour la destruction de ces maisons majoritairement habitées. Une Assemblée générale des populations est d’ailleurs prévue ce dimanche matin sur le site objet du litige, afin de discuter de l’impact d’une telle décision de justice. De grandes décisions sont attendues à l’issue de cette rencontre…

Procès Tobène/ ICS : Le juge relaxe les prévenus au bénéfice du doute et renvoie la poursuite du chef d’incitation à la rébellion par le biais d’un système informatique.

https://www.dakaractu.com Le tribunal de grande instance de Thiès qui statuait en matière de flagrant délit sur l’affaire opposant les Industries Chimiques du Sénégal et les populations de Tobène, Maka Dieng et Keur Maguèye,  a rendu son verdict. En effet, les prévenus ont écopé d’une relaxe au bénéfice du doute et d’un renvoi des prévenus des fins de la poursuite pour incitation à la rébellion par le biais d’un système informatique.
« Nous avons un sentiment de soulagement et de satisfaction sur la décision de la justice. Mais nous allons continuer de mener le combat contre les ICS jusqu’à l’obtention d’une victoire », a confié Cheikh Top, porte-parole des populations de Tobène. Cependant, Me Cheikh Khoureychi Fall n’est pas satisfait car, explique-t-il, même les oiseaux qui survolent l’espace aérien de Tobène savent ce qui s’est passé. « Ils devaient être relaxés purement et simplement car tout le monde sait ce que font  les ICS, estime-t-il.
La nuit du mardi au mercredi 12 août 2020, trois bataillons de forces de l’ordre avaient été dépêchés à Tobène pour permettre au géomètre de mesurer les 6 hectares de terres. C’est sur ces entrefaites que plusieurs des fils de Tobene ont été arrêtés.
Devant le juge, le procureur avait requis la requalification des faits pour Cheikh Fall et une peine d’apaisement pour les 21 prévenus dont 4 mineurs.
Les prévenus étaient retenus pour incitation à la rébellion, attroupement illégal, violences sur agents dans l’exercice de leurs fonction entre autres…

Dépollution baie de Hann : Reçu par Macky Sall,le président de Pfeiffer annonce le démarrage prochain des travaux

https://www.seneweb.com La face hideuse de la baie de hann ne sera plus, bientôt, qu’un très mauvais souvenir. L’assurance a été donnée par le président du groupe Pfeiffer, Ludwic Pfeiffer qui a été reçu ce mercredi par le président de la République en marge de la réunion du MEDEF en France.
Le groupe en charge du projet de dépollution de la baie de Hann informe que les travaux vont démarrer à la fin du mois de septembre au grand bonheur des populations Hann et de la ville de Dakar.
Jadis une des plus belles places de Dakar, la baie de Hann a atteint un niveau de dégradation très avancée en raison de rejets directs d’effluents industriels et domestiques.

Le Sytjust observe une trêve de 96 hrs

Libération Sénégal online-En grève depuis plusieurs mois, le Syndicat des travailleurs de la Justice (Sytjust), observera une trêve de 96 heures couvrant les jeudi 27, vendredi 28, lundi 31 août et mardi 1er septembre 2020 pour continuer les discussions entamées avec le ministre de la Justice. Cette trêve sera, à terme, commutée en suspension de plus longue durée, s’il y a lieu.
Le travail reprend donc dès demain dans toutes les Juridictions et les directions de l’administration centrale de la Justice. Pour le bonheur des justiciables qui n’en pouvaient plus de cette situation !

Poesie  : Amadou Elimane Kane

http://www.enqueteplus.com Le nouveau recueil poétique de l’écrivain sénégalais Amadou Elimane Kane, intitulé ‘’Parfum de tamariniers’’, publié par les éditions Lettres de Renaissances, est paru. D’après une note de la maison d’éditions transmise hier à ‘’EnQuête’’, le nouveau recueil d’Amadou Elimane Kane, ‘’magnifiquement intitulé ‘Parfum de tamariniers’’’, possède des accents poétiques essentiels qui vont puiser à la source d’une inspiration fortement marquée par la cosmogonie africaine, à l’écoute de toute sa splendeur naturelle. Pour mettre les lecteurs au parfum de cet ouvrage, la maison d’éditions cite dans son communiqué quelques passages.
‘’Oh ! Sama Yacine ! Ton corps a comme une odeur De parfum de tamarinier. À mon regard arc-en-ciel Qui accueille la chair palpitante du tamarin. Des aurores de fête sans fin. Pour repenser notre monde Le monde’’, lit-on dans le texte.
…Dans la préface, le Pr. Mamadou Ba de l’Ucad ajoute  : ‘’Telle est alors la valeur épiphanique de cette poésie, à laquelle s’attache une puissance de sublimation et d’ostentation lumineuse par laquelle elle vient étoiler le ciel de l’histoire et de la destinée humaine en y inscrivant à la fois de l’originaire et de l’espérance. Amadou Elimane Kane a superlativement accompli la fonction que Victor Hugo assignait au poète, faire flamboyer l’avenir.’’ D’après le Pr. Mamadou Kalidou Ba de l’université de Nouakchott, le ‘’Parfum de tamariniers’’ est une composition poétique ‘’incandescente’’ qui rappelle ce qui a été détruit dans l’environnement naturel, métaphysique et symbolique de la terre africaine.
‘’La plume d’Amadou Elimane Kane refuse le silence et combat toute forme de renoncement, avec la force d’une esthétique qui lui est propre et qui, dans le même temps, renouvelle le chant poétique africain contemporain’’, témoigne-t-il. ‘’’Parfum de tamariniers’ nous emmène dans un voyage d’espoir, d’espérance, de résistance, de solidarité, d’humanité. Écrire, c’est recréer le monde, c’est un legs, c’est vivre’’, témoigne l’auteure et députée honoraire bruxelloise Fatoumata Sidibé.

Migrants : sur la Méditerranée, une situation «intenable» et «mortelle»

https://www.rfi.fr/fr Sur fond d’inquiétudes et de lutte contre le Covid-19, les pays du pourtour méditerranéen se désengagent de plus en plus de la Méditerranée et de la gestion des traversées clandestines, voire même durcissent leur politique migratoire.
Arrivé au large de la Libye le 22 juillet, le SeaWatch 4, un navire d’une soixantaine de mètres battant pavillon allemand n’a pas eu à ratisser les flots pour commencer ses opérations en mer. Mercredi 26 juillet, après 3 sauvetages en 3 jours, plus de 200 personnes – dont des dizaines de mineurs – sont à bord du navire affrété par l’ONG homonyme et Médecins sans frontières (MSF).
Une situation qui rappelle « à quel point la route est dangereuse, mortelle et à quel point les migrants, réfugiés et demandeurs d’asile continuent d’arriver en Europe en traversant la Méditerranée », estime Hassiba Hadj Sahraoui, chargée des questions humanitaires chez MSF. Depuis le début de l’année, « plus de 17 000 personnes sont arrivées en Italie et à Malte » en provenance des côtes libyennes et tunisiennes, soit trois fois plus qu’en 2019, selon le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR).
Mais ces chiffres rappellent surtout le danger mortel que représente cette traversée. Au moins 303 migrants ont péri sur la route migratoire de la Méditerranée centrale, estime l’agence onusienne. Le 19 août dernier, 45 personnes, dont 5 enfants, ont perdu la vie dans le naufrage le plus meurtrier de 2020. Entassées avec 37 autres migrants – ceux qui ont pu être secourus – sur un bateau pneumatique précaire, elles sont décédées après l’explosion du moteur de l’embarcation au large de Zwara, en Libye.

Entrave au travail des ONG

« Le nombre estimé actuel de décès est probablement beaucoup plus élevé », alerte le HCR et l’IOM (Organisation internationale pour les migrations) qui appellent à « une action urgente » des États méditerranéens. Sauf que depuis fin juin, avant l’arrivée du Sea Watch 4 dans la zone il y a quelques jours, plus aucun bateau de secours n’était présent pour les opérations de sauvetage. Tous étaient en détention administrative dans des ports italiens. Par exemple, l’Ocean Viking, navire de l’ONG SOS Méditerranée est bloqué en Sicile depuis plus d’un mois, tout comme trois autres navires.
« Un certain nombre d’États européens restent très frileux sur la possibilité de laisser les ONG opérer un service de sauvetage en mer qu’ils n’assurent eux-mêmes plus en Méditerranée centrale », explique à RFI Vincent Cochetel, envoyé spécial du HCR pour la Méditerranée. Laissant ainsi le sauvetage aux gardes-côtes libyens, qui débarquent les réfugiés dans ce pays où ils risquent d’être enfermés, livrés à des trafiquants ou même tués. De ce fait, « deux migrants d’origine soudanaise ont été tués et trois autres blessés dans une fusillade au point de débarquement de Khums en Libye » en tentant de s’échapper après avoir été ramenés en Libye par les gardes-côtes, fin juillet, rapporte l’IOM qui, comme la totalité des ONG, tient à rappeler que la Libye n’est pas un pays sûr.
La situation pour les ONG est devenue « intenable », estime la responsable de MSF. Les inquiétudes d’une résurgence de l’épidémie de Covid-19 ont mis en branle l’accord de Malte, le mécanisme de répartition des migrants adopté entre la France, l’Allemagne, l’Italie, la Finlance et Malte. En effet, les fermetures de frontières et craintes d’apport du Covid-19 à travers les flux migratoires ont poussé les pays à réduire l’accueil des migrants. « Les États européens, pas que l’Italie et Malte, essayent de se désengager complétement de la Méditerranée. Et l’obligation de porter secours aux personnes en détresse en mer est de plus en plus érodée par les États », regrette la représentante de MSF.

« La situation pandémique a exacerbé ces tensions »

« Ce qu’il n’était pas possible de faire avec des motifs de lutte contre les migrations illégales devient maintenant possible au motif de la lutte contre la pandémie », regrette Hassiba Hadj Sahraoui. Phénomène constaté depuis quelques semaines maintenant, l’augmentation des cas de coronavirus au sein des groupes de migrants arrivant sur les côtes européennes a d’autant plus accentué le durcissement de la politique migratoire des pays d’accueil, poussé par les inquiétudes de la population locale.
En Sicile par exemple, le président de la région a indiqué dimanche 23 août vouloir fermer tous les centres d’accueil pour migrants, accusés de favoriser la propagation du virus. Un défi directement lancé au gouvernement italien qui a balayé la décision d’un revers de main, arguant qu’il s’agissait d’une compétence de l’État, et non de la région.
De telles tensions sont palpables en Grèce. « Il y avait déjà des tensions très fortes entre la population locale et le gouvernement à cause des camps surpeuplés et la situation pandémique a exacerbé ces tensions », explique à RFI Philippe Leclerc, représentant du HCR en Grèce.
Une entrave au travail des ONG qui a aussi pour conséquence de rendre difficiles les actions de sauvetage réalisées par les bateaux commerciaux qui arpentent la Méditerranée. De peur d’être mis en quarantaine ou de ne pas pouvoir débarquer les migrants secourus, les bateaux commerciaux ne s’arrêtent plus apporter leur aide aux embarcations. Certains offrent tout de même eau et nourriture aux personnes qui tentent la traversée mais sans les faire monter à bord, selon de nombreux témoignages.
Le Covid-19 est également responsable du départ non-prévu de centaines de personnes sur les routes migratoires. Pour le seul cas de la Tunisie, la hausse est de 462% par rapport à l’année dernière, selon le HCR. Poussé par les difficultés économiques engendrées par la crise sanitaire, ils sont nombreux à quitter l’Afrique du Nord pour tenter leur chance en Europe.
« Beaucoup n’avaient pas du tout l’intention de (traverser la mer) précédemment », mais avec la crise, les réfugiés des pays comme la Tunisie, durement touchée économiquement, « ont perdu leur travail dans leur pays de premier asile et se sont retrouvés sans emploi et sans logement », justifie Vincent Cochetel.
Même si la pandémie a fait bondir le nombre de personnes sur les routes migratoires de la Méditerranée centrale, la situation est loin des chiffres des années les plus fortes de la crise migratoire qui a débutée en 2015. « Les situations sont gérables », assure l’envoyé spécial du HCR. À condition qu’au niveau européen, et ce malgré la pandémie, il y ait une plus forte solidarité « dans la répartition des réfugiés » et ne plus laisser seul l’Italie et Malte face à l’afflux de demandeurs d’asile. « Il ne faut plus des négociations à l’arrivée de chaque bateau .». Mais pour cela, faut-il déjà qu’ils naviguent.

CORONAVIRUS/AFRIQUE  : Diminution des cas au Sénégal, en Algérie, au Kenya, au Ghana et en Afrique du Sud (Oms)

Libération Sénégal online Sur le continent africain, le nombre de cas positifs au Covid-19 et de décès signalés a diminué de 8% et 11% respectivement, au cours de la semaine dernière. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, cette tendance est due « principalement à une diminution des cas signalés en Algérie, au Kenya, au Ghana, au Sénégal et en Afrique du Sud ». Malgré la diminution globale du nombre de cas dans la région Afrique de l’Oms, l’Ouganda a enregistré une augmentation de plus de 300%. L’agence onusienne l’explique par une transmission communautaire intensive, qui a été signalée dans la capitale Kampala, en particulier dans les zones de Makindye, Nakawa et Kawempe.
A l’image de Kampala, l’Éthiopie a continué à faire état d’une augmentation du nombre de cas et de décès. De même, la Namibie et le Nigéria ont fait état d’une augmentation de 55% et de 19% du nombre de cas respectivement. « Après 22 jours sans cas, Maurice a signalé deux nouveaux cas chez des rapatriés », selon l’Oms

La Direction des établissements publics de Santé demande l’arrêt des baptêmes dans les hôpitaux.

https://www.dakaractu.com La Direction des établissements publics de Santé (EPS) a pris des mesures fortes, conformément à celles prises par le ministre de l’Intérieur, le vendredi 7 août 2020.
La structure dirigée par Ousmane Dia réclame la suspension de toute manifestation publique au sein des hôpitaux.
En clair, l’interdiction des cérémonies de levée de corps et de baptême, se déroulant occasionnellement dans les structures de santé, a été décidée.
« Ainsi, les cérémonies de levée de corps, de baptême et autres se déroulant occasionnellement dans vos structures sont interdites et réduites au strict nécessaire jusqu’à nouvel ordre », lit-on dans la note adressée à tous les directeur d’EPS.
Cette mesure entre dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus. « A ce titre, je vous demande de prendre les dispositions nécessaires autour des périmètres hospitaliers pour éviter les rassemblements et autres événements pouvant occasionner des attroupements », poursuit la note..

Ziguinchor/Les chiffres et les données désastreux de la santé de l’hôpital régional.

https://www.dakaractu.com Le centre hospitalier régional de Ziguinchor qui est un hôpital de niveau 2 souffre en silence depuis des décennies.
Les autorités étatiques sont bel et bien courant et « malheureusement rien n’est fait et la situation s’empire au fil des ans », rouspète Siméon Faye Sg de la Sous-Section Cnts.
Le premier problème évoqué par le syndicaliste est la situation désastreuse des agents. Joint par téléphone, le représentant de Mody Guiro informe que « les agents du centre hospitalier régional de Ziguinchor recrutés en 2003 dans le décret 74-347 n’ont jamais bénéficié d’avancement dans leurs carrières. La majeure partie des 85 stagiaires sont dans la structure depuis 10 ans grâce à un mois de break qui permet à l’administration de les utiliser de manière continue. »

La thérapie des ressources humaines, malades de tous bords.

La situation des ressources humaines du centre hospitalier de Ziguinchor se dessine telle un malade qui sollicite la prise en charge d’un spécialiste. Selon Siméon Faye « au total l’Etat a recruté 87 agents et 187 sont des contractuels de l’hôpital », fait-il savoir.
De façon détaillé, il poursuit : « pour les agents de l’Etat : 16 médecins, le personnel paramédical 52 agents et le personnel administratif d’appoint c’est 19» et « pour les contractuels : 12 médecins, 95 agents pour le personnel paramédical et 80 agents pour le personnel administratif d’appoint », fait-il savoir.
Il souligne que « l’hôpital n’est pas en mesure de prendre en charge tout le personnel car les recettes sont infimes et cela est dû à la pauvreté de la population appauvrie par la crise trentenaire. C’est pourquoi l’hôpital a les tarifs les plus faibles au Sénégal. Ce qui ne permet pas à la structure de faire des recettes à la hauteur des dépenses », regrette Siméon qui impute la responsabilité à l’Etat qui, dit-il, a abandonné la direction et l’hôpital.
Il enfonce le clou pour dire que «depuis quelques années, l’hôpital manque de médecin spécialiste surtout un cardiologue en cette période de pandémie de Covid-19.
L’un était affecté à Diamniadio et depuis le décès de l’autre, personne n’a été réaffecté. On n’a pas un médecin réanimateur depuis des années. Celui qui est là est un stagiaire.
Depuis trois ans, l’hôpital n’a pas de médecin anesthésiste. Le ministère le sait et fait la sourde oreille. On a que des techniciens en anesthésie. Dans le service d’accueil des Urgences, aucun n’est urgentiste parmi les médecins.
La garde séniorale n’est pas respectée, on n’a pas assez de médecins. La plupart des médecins qui se relaient à la garde sont des étudiants de l’université Assane Seck de Ziguinchor. Aucun médecin sénior n’accompagne ces jeunes la nuit.Le centre de néphrologie est géré lui aussi par un stagiaire.»

Les dettes risquent de précipiter la structure dans le gouffre.

La situation des créances de la structure est énorme. Les dettes de l’hôpital qui est une référence dans la partie méridionale et même en la Guinée Bissau, sont énormes. Le syndicaliste de faire le point : « Le centre hospitalier régional de Ziguinchor n’a pas d’Ipm depuis sa création. Ce qui fait que le personnel contractuel est dépourvu de prise en charge médicale adéquate. La dette s’élève à plus de 140.000.000 francs Cfa. La prise en charge médicale des fonctionnaires de l’Etat dépasse les 200.000.000.
Le plan Sésame de l’Etat s’élève à 123.656.381 francs Cfa et celui de l’Ipres est à plus de 64.000.000 francs Cfa. Les frais de césarienne avoisine les 200.000.000f Cfa, plus de 60.000.000f Cfa pour l’hémodialyse et la dette de l’Etat est estimée à 724.811.942 francs Cfa », explique Siméon Faye qui ajoute que la dette de l’Ipres jusqu’à la date du 01 juin 2020, a atteint la barre de 181.876.989f Cfa.
L’Ipres n’est pas en mesure de verser leurs pensions aux retraités et aux agents qui sont décédés dans l’exercice de leurs fonctions pour défaut de cotisation.

Des médecins stagiaires aux manettes des spécialités très sensibles.

Au-delà de ce que le syndicaliste a indiqué à Dakaractu, nos sources concordantes nous ont signifiés que soixante-dix-huit agents parmi les contractuels ne bénéficient pas de la motivation exceptionnelle appelée Nepad.
Les heures supplémentaires sont payées annuellement à hauteur de moins de 50.000f par agent. Le centre n’a pas de cardiologue. Le seul qui y était est décédé et jusque-là pas de remplaçant, il manque de médecin anesthésiste, de médecin réanimateur, celui qui est là est en stage pour six mois. Malgré l’implantation du centre de dialyse de Ziguinchor, le centre n’a pas connu l’affectation d’un néphrologue. C’est un médecin en stage rural qui fait office de spécialiste en la matière. Il a rempilé son stage au mois d’août qui était de six mois vu l’absence du prestataire de service à qui le centre a signé un contrat. Il n’y a pas de médecin urgentiste. Le manque criard d’ambulance médicalisée d’où nos difficultés d’évacuer nos malades…

ANNONCE DE L’ARCC  : L’Afrique a vaincu le poliovirus

Libération Sénégal online L’Afrique a vaincu le poliovirus sauvage, a déclaré ce mardi la Commission africaine de certification de l’éradication de la poliomyélite (Arcc), l’organisme indépendant chargé de suivre et de superviser le processus de certification sur le continent. Cette déclaration marque l’éradication d’un deuxième virus sur le continent après celle de l’élimination de la variole il y a 40 ans. « Cette journée s’inscrit en lettres d’or dans l’histoire de l’Afrique. La Commission africaine de certification de l’éradication de la poliomyélite est heureuse d’annoncer que la région a satisfait aux critères de certification de l’éradication du poliovirus sauvage, aucun cas n’ayant été notifié dans la région africaine depuis quatre ans », a confirmé la professeure Rose Gana Fomban Leke, présidente de l’Arcc. Le dernier cas de poliovirus sauvage détecté dans la région a été notifié au Nigéria en 2016.

Corruption dans la justice : Le Forum civil demande au procureur général près la Cour Suprême de s’autosaisir

https://www.seneweb.com La magistrature sénégalaise est traversée par une profonde crise sur fond de déballage et d’accusation de corruption entre les juges Yaya Amadou Dia et Ousmane Kane. Au-delà de l’enquête interne confiée à l’inspection générale de l’administration judiciaire (IGAJ), le Forum Civil demande au procureur près la Cour Suprême de s’autosaisir de l’affaire.
Ce, en exigeant, par ailleurs, du ministère de la justice, une enquête (interne) sérieuse dépouillée de toute entrave. « Au garde des sceaux, le forum civil demande de garantir la crédibilité de l’enquête qu’il a commandité et confiée à l’Inspection Générale de l’Administration de la Justice (IGAJ), de ne pas faire obstacle à la dimension judiciaire de l’affaire opposant les juges Kane et Dia par un refus d’autorisation de poursuivre », martèle, dans un communiqué, le bureau exécutif de la section sénégalaise de Transparency international.
Pour « préserver la confiance des citoyens en leur justice », le Forum civil a fait plusieurs recommandations de nature à rétablir l’équilibre de la balance judiciaire. Au président de la république, le forum civil recommande : « d’engager une réflexion pour une révision de la loi relative au relèvement de l’âge de la retraite concernant les magistrats, dans le sens de restaurer l’équité et l’égalité entre les magistrats afin d’éviter l’exacerbation des frustrations nées du sentiment de discrimination engendrée ».

TOUBA : LE MAGAL SERA ORGANISÉ DANS LE RESPECT DES MESURES BARRIÈRES (PORTE-PAROLE)

Diourbel, 26 août (APS) – Le Grand Magal de Touba, manifestation religieuse commémorant le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur de la confrérie mouride, sera organisé dans le respect strict des mesures de prévention contre le nouveau coronavirus, a assuré mercredi Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké, porte-parole du guide suprême de la confrérie.
L’édition 2020 du Magal de Touba prévue au mois d’octobre va se tenir dans le respect strict des mesures barrières pour freiner la propagation du Coronavirus, a notamment déclaré le porte-parole de Serigne Mountakha Mbacké, Khalife général des mourides.
Il s’adressait à des journalistes à l’issue d’un comité régional de développement (CRD) consacré aux préparatifs de l’évènement. La réunion s’est ténue à la gouvernance de Diourbel en présence des autorités administratives, des représentants des forces de sécurité et de services techniques intervenant dans l’organisation de l’évènement qui draine habituellement des centaines de milliers de personnes.

’’Le Khalife est quelqu’un de responsable. Il avait déjà donné l’exemple avec le port du masque qui doit être un devoir pour chacun. Ceux qui ne peuvent pas mettre le masque pour une raison ou une autre, doivent utiliser un foulard’’, a souligné Serigne Bassirou Abdou Khadre Mbacké.

Des voix s’étaient récemment élevées pour réclamer l’annulation de cette manifestation religieuse en invoquant des risques de propagation à grande échelle de la maladie à coronavirus qui a déjà infecté plus 13.000 personnes et tué 275 autres bien qu’environ 8000 patients ont recouvré la santé depuis l’apparition du virus dans le pays, le 2 mars.
’’Le Khalife général ne veut pas que la maladie se propage davantage et c’est pour cela qu’il ne cesse d’exhorter les gens à bannir les comportements pouvant répandre la maladie. Conscient que chacun doit contribuer à l’effort de guerre, il avait déjà au début de l’épidémie remis une somme d’argent aux autorités étatiques’’, a fait valoir son porte-parole.
’’A Touba, depuis le début de l’épidémie, les gens ne cessent de poser des actes allant dans le sens du respect des recommandations notamment la distanciation physique dans les mosquées. Si tout cela ne dépendait que de Serigne Mountakha, tout le peuple sénégalais serait en bonne santé’’, a insisté le religieux.
Il a ainsi annoncé une distribution massive de masques lors du Magal à Touba dont va se charger le Dahira Moukhadd Matoul khidma.

Le médecin-chef de la région médicale de Diourbel, le docteur Mamadou Dieng, a de son côté insisté sur le fait que toutes les dispositions allaient être prises pour prévenir une propagation de la maladie lors du Magal.

Il a par exemple indiqué que du gel hydro alcoolique allait être distribué aux pèlerins, alors que les alentours de la Grande Mosquée de Touba seront débarrassés des commerces et autres emprises favorisant des embouteillages.
Le docteur Dieng a dans le cadre de la couverture sanitaire de l’évènement religieux fait savoir que 150 postes médicaux avancés allaient être installés à Touba et à ses environs.FD/AKS/OID

 Locales : La caution maintenue à 20 millions

https://www.rewmi.com Si le parrainage a sauté pour les élections locales à venir, le montant de la caution est fixé à 20 millions (10 millions pour les élections municipales et 10 millions pour les élections départementales). L’argent sera versé à la Caisse de dépôts et consignations par le mandataire au nom d’un parti politique légalement constitué, d’une coalition de partis politiques légalement constitués ou d’une entité regroupant des personnes indépendantes.
L’AS qui donne l’information renseigne que les acteurs politiques, réunis autour de la commission du dialogue politique, se sont accordés sur un autre point  : la tête de liste majoritaire de la coalition victorieuse devient patron de la collectivité locale

Déclaration de patrimoine : les membres du gouvernement se bousculent devant l’Ofnac

https://www.dakarmatin.com  A quelques jours de l’ultimatum donné par le président Macky Sall aux membres du gouvernement; pour la déclaration de leurs patrimoines, c’est la bousculade l’Office National de lutte contre la Fraude et la Corruption (Ofnac). Les assujetties font le déplacement en masse devant la présidente Seynabou Ndiaye Diakhaté pour mettre sur la table toutes les informations relatives aux biens meubles et immeubles, ainsi que les actifs dont ils sont détenteurs.
D’après des sources à la Rfm, la sortie du Président Macky Sall, en date du 13 juillet 2020, a agi comme un « électrochoc ». La loi n°2014-17 du 02 avril 2014 relative à la déclaration de patrimoine a confié à l’OFNAC la responsabilité de recevoir les déclarations de patrimoine des personnes assujetties.
Depuis la réélection du président Sall en 2012, ces dernières ont refusé de le faire. Suffisant pour le chef de l’Etat de leur donner, lors du Conseil des ministres du 13 juillet dernier, un délai d’un mois (avant fin août) pour passer devant l’Ofnac.
En ce qui concerne les assujetties, il s’agit du président de l’Assemblée nationale, le Premier Questeur de l’Assemblée nationale, les ministres, le président du Conseil économique, social et environnemental, tous les administrateurs de crédits, les ordonnateurs de recettes et de dépenses, les comptables publics effectuant des opérations portant sur un total annuel supérieur ou égal à un milliard (1.000.000.000) de francs CFA, lit-on sur le site de l’OFNAC

«Le 3e mandat appartient aux Sénégalais…ce qui appartient à Macky Sall,c’est une candidature»,dixit Fadel Barro

https://www.pressafrik.com Fadel Barro, le cofondateur de Y’en a marre qui s’exprimait sur la crise malienne, ce mercredi lors d’une conférence de presse s’est également prononcé sur la question du troisième mandat au Sénégal qui n’est pas toujours claire dans la tête des Sénégalais. Macky Sall interpellé sur la question n’avait répondu  »ni oui ni non ». À entendre Fadel Barro, le 3e mandat appartient aux Sénégalais. Il précise que Macky Sall ce qui lui appartient, c’est une candidature.
« Le 3e mandat appartient aux Sénégalais. Avant de parler de premier ou de deuxième, le mandat seulement, appartient au Sénégalais. Macky Sall ce qui lui appartient, c’est une candidature. Laisser ceux qui parlent, parler de la candidature de qui ils veulent. Mais nous les Sénégalais seront prêts au moment venu pour savoir et décider qui fera un premier, un deuxième ou un troisième mandat », a déclaré Fadel Barro.
Il ajoute dans le même lancé : « Laisser Y’en a marre faire se travail de fourmilière. D’aller petit à petit trouver les populations-là où ils sont discutés avec eux, hormis du spectacle des médias. Ce qui nous import, c’est les Sénégalais qui sont en train de mourir à cause du Covid-19 ».

Dialogue politique : Les dossiers «explosifs» au menu

https://www.seneweb.com La commission cellulaire a mis les dernières retouches sur le rapport d’étape compilant les accords obtenus par les acteurs, au terme de plusieurs mois de dialogue interrompu pendant cinq mois par la Covid-19. Hier, Cheikh Sarr et Cie ont validé le document remis au président du Comité de pilotage du Dialogue national qui devrait le transmettre au chef de l’Etat, présentement en France, au plus tard le 31 août prochain.
Mais, à en croire L’AS, les acteurs politiques sont déjà de plain-pied dans le dialogue. Après le compromis sur le parrainage, ils vont poursuivre à partir de ce matin en entamant les sujets chauds. Il s’agit d’abord de la question relative à la suppléance et la vacance de pouvoir du maire et du président du conseil départemental désormais élus au suffrage universel direct. Un sujet sur lequel les avis sont partagés.
Comme du reste l’épineux point relatif au cumul de postes de secrétaire général de parti avec celui de chef de l’Etat. Surtout que la majorité reste cramponnée à la position de son chef qui tient à son poste de président de parti comme à la prunelle de ses yeux. Alors que l’opposition, conduite par Déthié Fall de Rewmi, n’y est pas favorable.
Le Dialogue va aussi aborder la question en stand-by relative au statut de l’opposition qui, quoique constitutionnalisée, demeure en l’état à cause de divergences de lecture entre ceux qui pensent que le leader de l’opposition parlementaire doit être consacré, et ceux qui votent pour la désignation du candidat arrivé deuxième à la présidentielle. Quoi qu’il en soit, la commission politique a décidé d’accélérer pour boucler ses travaux le plus tôt possible et engager l’audit du fichier électoral.

Les interdictions de marche désormais notifiées 72h avant

https://www.seneweb.com/ Le rapport de la Commission politique sera remis ce jeudi 27 août 2020 au président du Comité de pilotage du Dialogue national Famara Ibrahima Sagna.
Dans le document parcouru par Les Échos, il est stipulé que les interdictions de marche seront, désormais, notifiées 72h avant.Autrement dit, il n’est plus question pour le préfet d’attendre le jour J pour interdire la manifestation

Dialogue National Sans Le PDS…L’erreur Politique Des Wade

https://www.xibaaru.sn/ Refus du Pds de participer au dialogue politique  : Me Abdoulaye Wade n’a-t-il pas raté le coche ?Me Abdoulaye Wade doit-il regretter de refuser la participation du Parti
démocratique sénégalais (PDS) au dialogue politique national. Dès que l’idée du dialogue politique national, le secrétaire général national du PDS au plus fort de la tension de ses relations avec le Président de la République Macky Sall, avait signifié le refus de son parti d’y participer. Ceci a même coûté des déchirements au sein du PDS où des responsables de premier plan avaient répondu à l’appel du Président de la République Macky Sall.
C’est ainsi que, Oumar Sarr, Me Amadou Sall, Babacar Gaye se sont vus rétrograder au sein de la hiérarchie du PDS au profit de proches de Karim Wade. Le fils du secrétaire général national du PDS dont le père a décidé qu’il va être son successeur à la tête du PDS.
Par la suite, des événements inattendus sont survenus. C’est ainsi qu’il y a eu la rencontre entre Me Abdoulaye Wade et le Président Macky Sall lors de l’inauguration de la mosquée mouride de Dakar sous la bénédiction du khalife général. Voilà pourquoi, tous les observateurs s’attendaient à ce que le PDS revienne à sa position de boycotter le dialogue national.
Toutefois, Me Abdoulaye Wade est resté campé sur sa position, attendant après sa rencontre avec le Président de la République Macky Sall plus, c’est-à-dire que toutes les poursuites à l’encontre de son fils Karim Wade soient levées. Stratégie bonne ou mauvaise ? Certains pensent que le PDS aurait gagné plus en participant à ce dialogue national, notamment en posant certaines questions sur la table dont celle de Karim Wade.
Déjà que l’on note une avancée notable sur les travaux du dialogue politique national, avec la suppression du parrainage aux élections locales. D’autres pourraient être notées avec l’instauration du bulletin unique, et tant d’autres revendications de l’opposition sur l’organisation des élections.
Au point où avancent les travaux du dialogue politique, l’on en est à se demander si Me Abdoulaye Wade n’a pas raté le coche en refusant d’y participer. Car, sa participation aurait pu permettre de régler définitivement le cas de Karim Wade.La rédaction de Xibaaru

 Le Dialogue Politique A Oublié Karim Wade Et Khalifa Sall

https://www.xibaaru.sn Décrispation de la scène politique nationale  : Permettre à Karim Wade et Khalifa Sall de participer aux prochaines élections locales
Le dialogue politique national dont les travaux avaient été suspendus par la pandémie de la covid-19 reprend ses droits. Et plusieurs questions politiques restent sur la table des participants à ce dialogue. Des questions politiques qui se trouvent en suspens, et auxquelles il va falloir apporter des solutions. Le parrainage et les cas Karim Wade et Khalifa Ababacar Sall.
Le Comité national du Dialogue politique (CNDP) a décidé hier mardi 25 août 2020, de supprimer les Parrainages pour les candidats qui vont briguer un mandat de maire lors des prochaines élections locales.
Karim Wade et Khalifa Ababacar Sall, du fait de leurs condamnations par la justice, se trouvent temporairement écartés de toute participation à des élections.
Karim Wade et Khalifa Ababacar Sall, deux poids lourds de la politique nationale.
Karim Wade, depuis qu’il a été gracié par le Président de la République Macky Sall, vit en « exil forcé » au Qatar. Karim Wade, malgré tous les efforts et démarches entrepris auprès du Président de la République Macky Sall par des bonnes volontés pour que soit obtenue l’amnistie des faits qui lui sont reprochés, reste loin de sa famille et de son parti politique.
Une amnistie des faits permettrait à Karim Wade sous le coup d’une amende de 138 milliards de FCFA, à participer à des élections. Lui qui a vu sa candidature à la dernière élection présidentielle de 2019 être invalidée par le Conseil constitutionnel.
L’ancien maire de la ville de Dakar Khalifa Ababacar Sall, lui aussi sous le coup d’une condamnation, malgré la grâce présidentielle obtenue, ne peut participer aux prochaines élections locales à venir. Lui aussi, avait vu sa candidature à la dernière élection présidentielle, être rejetée.
Le Président de la République Macky Sall avait appelé au dialogue national pour parvenir à la décrispation de la situation politique. Pour que cette décrispation devienne une réalité, le Président de la République Macky Sall doit tout faire afin de permettre que les cas Karim Wade, Khalifa Ababacar Sall soient examinés par les participants au dialogue national et qu’ils puissent retrouver leurs droits civiques et s’aligner aux prochaines élections locales.

Me Ousmane Sèye : « Alpha Condé doit quitter le pouvoir à la fin de son mandat ainsi que Ouattara…Mais pour le cas de Macky Sall…»

https://www.dakaractu.com Invité de l’émission Actu-Débat de la semaine, le président de la Coalition Pour l’émergence, Maître Ousmane Sèye, est catégorique sur ce qui se passe en Afrique de l’Ouest et qui doit réveiller les consciences des peuples noirs pour plus de démocratie dans ce vieux continent.
Pour l’avocat inscrit au barreau du Sénégal, la démocratie ne cautionne nullement le troisième mandat ce qui veut dire que tous les chefs d’État qui sont en fin de mandat doivent quitter le pouvoir dès la fin de leur mandat sans tambour ni trompette. « Je ne cautionne jamais un coup d’État par ce que je suis un démocrate. L’armée ne gère pas la destinée politique d’un pays mais plutôt la stabilité sociale du pays. Ceci dit, le coup est déjà parti au Mali, donc la junte militaire doit assurer une transition civile et politique dans la plus grande démocratie », souligne Me Ousmane Sèye qui poursuit toujours :  » Je ne suis pas d’accord que la constitution de la Guinée soit modifiée par le président. Pourquoi vouloir modifier la constitution pour un troisième mandat.
Condé doit quitter le pouvoir à la fin de son mandat. Car quand on parle d’élections, il faut un bon fichier électoral, mais en Guinée le fichier électoral n’est pas bon. Il faut revoir le fichier d’abord avant de parler d’élections démocratiques.
Pour le cas de Alassane Ouattara, il avait déjà  dit qu’il n’est pas candidat, son candidat a été rappelé à Dieu, qu’il  organise un autre congrès pour choisir son candidat, mais il ne peut plus briguer un autre mandat.
Pour le cas de Macky Sall, il faut attendre jusqu’à 2024 pour en parler, et en ce moment je vous dirais ferment ce qui doit être », a précisé Me Ousmane Sèye, coordinateur de la coalition pour l’émergence.
L’avocat entre autres sujets abordés, a déploré  la situation que traverse le système judiciaire et invite les autorités, notamment la tutelle, à sévir pour mettre un terme à ces conflits internes qui n’honorent pas la justice.

Y’en a Marre avertit en cas de troisième candidature de Macky Sall, : «il y aura du spectacle, le moment venu»

https://actusen.sn/ Que le Président de la République Macky Sall se le tienne pour dit ! En effet il a intérêt à bien réfléchir, avant de songer à une candidature à l’élection présidentielle de 2024. Sinon il risque de se frotter au mouvement Y’en a Marre. Selon Fadel Barro, qui promet une spectacle, le moment venu», les activistes se chargeront de porter le combat. Sur la question du parrainage l’activiste a averti que cette disposition risque d’être la source de l’implosion du Sénégal.Seynabou FALL

 Alioune Tine dans ‘L’Entretien’ : «l’Afrique souffre d’une crise de la fonction présidentielle…L’héritage démocratique du Sénégal peut nous préserver du mal… »

https://www.dakaractu.com/ Sans équivoque, le fondateur de AFRIKAJOM CENTER a montré qu’il fait évidemment partie des défenseurs des droits de l’homme qui ont beaucoup contribué à donner des solutions surtout en cette période où la crise malienne est l’une des actualités qui marquent le monde. Alioune Tine est aujourd’hui une personne bien placée pour donner quelques éléments de réponse dans le but de mieux informer sur la situation qui prévaut depuis que le coup d’État a été opéré le 18 Août passé par les putschistes.
L’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme au Mali, proposera sans ambages, de repenser à instaurer le vrai État de droit qui devra passer nécessairement par certaines étapes. D’abord, la fonction  présidentielle est en crise dans beaucoup de pays. « C’est pas d’ailleurs seulement dans nos pays africains, mais si vous allez aux États Unis, elle pose problème, en France avec le phénomène des gilets jaunes, là également la problématique de la fonction présidentielle pose problème », avancera Alioune Tine qui ajoute aussi que le modèle démocratique dans lequel nous vivons, est même en crise.
La justice aussi, qui est un des leviers très importants qui doit contribuer à la régulation de tensions qui pourraient intervenir sous des formes diverses. Ainsi, un régulateur de tension ne serait pas indispensable si nous voulons bâtir une justice forte, capable de discerner certains soubassements et opter pour des mécanismes utiles pour faire face à de potentielles violences.

Un autre point important pour qu’un État de droit puisse être instauré sans difficulté c’est le parlement. Pour le fondateur de AFRIKAJOM CENTER,  « nous devons aussi rendre fort notre parlement qui parle en nos noms ».Ces facteurs indispensables à un État de droit, doivent être renforcés et bien préservés.

Sur la question spécifique au Mali avec le coup d’État du 18 août 2020, l’expert indépendant des Nations Unies au Mali estime qu’en faisant une analyse scientifique, en se demandant, « le pourquoi de cette révolte ». Au delà des principes et prises de positions mécaniques, Alioune Tine opta pour une posture qui tente de voir les problèmes qui ont abouti à ces résultats. Il salue le travail que la CEDEAO a abattu dans cette phase de négociation et d’apaisement de la situation. Une justice et reconnaissance sont aussi, selon l’ancien président de la RADDHO, à tenir en compte face à cette institution. Toutefois, ces contradictions notées au sein de la CEDEAO sont même salutaires car, c’est ce qui nourrit la démocratie. D’où l’importance de «la communauté des citoyens de l’Afrique de l’Ouest ».
Dans un autre sujet concernant les chefs d’État qui « s’agrippent » au pouvoir, le droit de l’hommiste souligne que « dans un état où on tend en permanence à des aspirations démocratiques, il nous faut avoir des changements, mais dans une démarche sérieuse, favorisant l’expertise et le savoir-faire ».
Dans cet entretien, le fondateur de AFRIKAJOM CENTER n’a pas oublié de souligner le cas de Alassane Ouattara qui a récemment déposé sa candidature pour un 3e mandat tant contesté. Selon Alioune Tine, « non seulement le président Ivoirien a atteint un âge avancé, mais également, il faut savoir respecter sa parole donnée car, elle est sacrée. C’est vrai qu’il a beaucoup fait pour le pays, même s’il n’a pas réussi à unir le peuple Ivoirien », renchérit t-il.
Il manifestera son inquiétude sur cette ère où le pays se trouve actuellement et demande par ailleurs que la Guinée ou encore la Côte d’Ivoire, puissent reporter leurs élections et se retrouver autour de la table pour discuter des questions électorales comme le fait le Sénégal, pour que la paix et la stabilité regagnent de nouveau ces pays.

 «Scandale au cœur de laRépublique» : Cheikh Oumar Hann réclame 10 milliards à Pape Alé Niang

https://www.dakarmatin.com C’est hier, tard dans la soirée, que le dossier opposant le journaliste Pape Alé Niang et Mody Niang à l’ancien directeur général du Centre des œuvres universitaires de Dakar (COUD), Cheikh Oumar Hann a été appelé à la barre du tribunal correctionnel de Dakar.
Selon « Les Echos », Pape Alé Niang et Mody Niang ont assumé les faits. Là où, le plaignant a réclamé la rondelette somme de 10 milliards de FCFA à titre de dommages et intérêts. L’ancien DG du Coud devenu ministre de l’Enseignement supérieur a été défendu par « les ténors du barreau qui se sont défoulés » sur les prévenus.
Pape Alé Niang a déclaré face au juge n’avoir repris dans son livre intitulé « Scandale au cœur de la République : le dossier du Coud » que le rapport de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) dirigé à l’époque par Nafy Ngom Keïta. Ce qui lui a fait dire que « si diffamation, il y a, c’est le rapport qui est diffamatoire ».
Pour sa part, Mody Niang dira : « Je prends sur ma responsabilité de dire qu’il y a malversations sur la gestion au niveau du Coud ».
La source de se demander si « L’Etat n’aurait-il pas lâcher Cheikh Oumar Hann ». Ce, dans la mesure où, le parquet n’a rien requis contre Pape Alé Niang. En effet, le Substitut du procureur s’en est rapporté à la sagesse du tribunal.
Pour sa part, Nafy Ngom Keïte a adressé une lettre de dispense de comparution.
Le délibéré sur cette affaire est attendu au 13 octobre prochain. En attendant, les avocats du journaliste ont plaidé la relaxe pure et simple.
L’ancien directeur du COUD avait porté plainte contre le journaliste Pape Alé Niang qui l’accusait de malversations financières dans la gestion du COUD dans son livre.

Foncier/Différend l’opposant à un émigré : Me Assane Dioma Ndiaye brise le silence, documents à l’appui

https://www.seneweb.com L’avocat Me Assane Dioma Ndiaye a tenu à apporter des précisions suite à la publication d’un article sur Seneweb, au sujet d’un différend relatif au foncier qui l’oppose au sieur Falilou Diop, un émigré établi en France.
Selon Ama Faye, coordonnateur du cabinet de Me Assane Dioma Ndiaye, l’avocat a acquis le terrain à la date du 23 avril 2004 et un bail a été constaté par l’Etat le 28 octobre 2016. Et c’est en 2017 que Falilou Diop est venu avec des camions pour construire une villa sur le terrain de Me Assane, on l’a sommé de ne pas construire. On a saisi la Dscos qui l’a sommé d’arrêter les travaux,mais il en a fait fi, explique-t-il.
Ensuite, « On a porté plainte devant le procureur de la république près le Tribunal de grande instance de Mbour. Le procureur a ordonné à la gendarmerie de faire une enquête et a arrêté les travaux La procédure a été annulée pour la violation de l’article 5 de l’Uemoa », insiste-t-il.
« On est parti au civil, on lui a servi une assignation en expulsion et en démolition pour occupation illégale d’un terrain appartenant à autrui. Il nous a dit que le terrain a été vendu en 2017. Il a continué les travaux, on l’a sommé d’arrêter jusqu’à ce que le tribunal statue là-dessus. Le commandant  de Dscos a finalement servi le service des impôts et domaines pour la délivrance, le 21 janvier 2020, d’un état de délivrance de droit réel, exclusivement au nom de Assane Dioma Ndiaye. Ce qui a été fait. A l’heure actuelle, le dossier est pendant devant le tribunal de grande instance pour l’affaire civil », défend-il brandissant des documents à l’appui, a savoir : un certificat administratif en date du 23 avril 2004 ; un Bail consenti par l’Etat du Sénégal le 28 octobre 2016 ; un certificat d’inscription ; deux Etats de droits réels (ci-joints).

VOL À MAIN ARMÉE CHEZ BOY KAÏRÉ  : 4 assaillants arrêtés

Libération Sénégal online Les éléments de la Brigade de Gendarmerie de Sangalkam ont, dans la nuit du 25 août, procédé à l’arrestation de quatre (04) des présumés voleurs de cinq (05) moutons de race Ladoum au domicile de Meissa Diao alias Boy Kaïré (voir photo). En effet, les faits ont eu lieu dans la nuit du 18 au 19 août 2020 à Keur Ndiaye Lo dans la commune de Bambilor. Le domicile de l’ancien lutteur a fait l’objet d’un vol à main armée perpétré par six (06) individus. Ils ont tenu en respect les membres de la famille avant de commettre leur forfait. Pour couvrir leur retraite et éviter toute poursuite, ils ont tiré plusieurs coups de fusil avant de s’enfuir.
L’enquête de proximité a permis d’arrêter quatre (04) des présumés malfaiteurs actuellement gardés à vue à l’unité en attendant leur présentation au Procureur, selon les informations de Libération online. Les investigations se poursuivent pour retrouver les moutons et le reste de la bande.

Ma note de lecture de l’ouvrage protocole de l’Elysée  de TAS Par Mor Talla Gaye

iGFM-(Dakar) L’ouvrage de 500 pages de Thierno Alassane Sall, « Le protocole de L’Elysée », surfe entre la mer agitée de la confession et la douce colère. C’est la confession ou les confidences d’un ancien ministre Sénégalais, d’un homme politique qui rend des comptes, épluche des faits, inventorie ses actes et qui livre ses doutes et ses appréhensions face à un système redoutable de prébendes, de magouilles, de prévarications…C’est une colère légitime ou pas, c’est selon d’un citoyen, devenu cadre, puis ministre de la République, qui explorant les coulisses d’un régime, ses secrets, ses mensonges, ses sms se surprend à affronter la terreur d’un système qui ne lui a pas laissé le choix de se taire, de se nourrir après sa démission du 2 mai 2017 du ministère de l’Energie de son devoir de réserve. Puisque l’Etat raconte-t-il dés la première page du livre, a fait divulguer des faits particulièrement graves. Puisque « le 27 mai 2017, un journal Le Quotidien livra une synthèse du rapport 95/2012 de l’Inspection générale d’Etat (IGE) portant sur les permis de recherche d’hydrocarbures attribués à Petro-Tim(…) la divulgation de ce rapport eut sur moi l’impact d’un tremblement de terre de magnitude exceptionnelle. Alors que lui ministre ne l’a jamais su ». Il découvrit pour la première fois l’existence d’une mission conduite cinq ans auparavant par un corps d’élite en matière d’audit des entités administratives sur ordre du Président de la République et tutti quanti.
Il ne s’agit pas dans ce livre de secrets d’Etat divulgués (en matière de ressources pétrolières il n y a plus de secrets les ressources appartiennent au peuple depuis le référendum de Macky de 2016), de promesses trahies, de colères refoulées mais ce livre nous interpelle sur nos rapports avec nous-mêmes, sur le miroir de nos actes, nos consciences interpellées par la vérité d’un homme qui pouvait se contenter de bénéficier encore des avantages d’un pouvoir qui offre toutes les aisances matérielles à une résistance face aux valeurs, face à l’éthique chevillée au corps d’un homme qu’on a voulu présenter comme un obstiné, une tête brûlée qui ne fait pas de contorsions avec ses convictions. « Lorsque se taire participe à trahir le pays. Parler devient un impératif », écrit l’auteur.
Ce livre met à nu le système de nos gouvernants de Me Wade à Macky Sall. Un systéme où les courtisans concurrencent les militants, où les fidélités, le favoritisme priment sur l’éthique, l’argent mal acquis justifie toutes les bassesses…Mais quand l’auteur Thierno Alassane Sall fait part de tout cela, c’est l’homme politique qui parle : avec le langage qui va avec, la part d’angélisme et de promesses des bonnes fleurs qui escortent ses arguments.
C’est là où se trouve le piège. Parce que Thierno Alassane Sall n’est pas un homme parfait. Un redresseur de torts descendu ex-nihilo ou venu de la cuisse de Jupiter pour d’une baguette magique changée le Sénégal de ses oripeaux dégradants.
Ce livre commence par Me Wade et son élément hors du commun Farba Senghor, en égratignant subtilement Idrissa Seck qu’il ne cite pas.Mais, il dit quand Wade et les siens pensaient que l’Asecna disposaient de coffres regorgeant de liquidités, ce qui aiguisait leur appétit au point de menacer la survie d’une communauté de 17 Etats africains, en plus de la France. Étaient en jeu, non pas des principes mais dirait un ancien premier ministre de Wade « le partage d’un butin ». Bien sûr, l’allusion est faite à Idrissa Seck, terminant l’ouvrage avec Macky Sall.
Dans sa tirade pour parler de ses confidences d’un ancien Premier ministre, l’auteur pouvait nous épargner les cours d’histoire sur le Sénégal indépendant (voire chapitre ceux qui dirent non à l’indépendance, page 77)…C’est dans le chapitre A nouveau l’Espoir (page118) que l’on lit toute la déception de l’auteur qui fondait de réels espoirs en Macky, le Président qui se prit par la suite pour un demi-dieu avec comme de gouvernance, regrette l’auteur ses reniements.
Dans son ouvrage, la presse n’est pas épargnée par les diatribes de Tas. Puisqu’il raconte que l’entourage proche de Macky Sall grouille d’un nombre de journalistes à faire saliver la rédaction de n’importe quel organe de presse du Sénégal. Tout ce beau monde fait partie du lobby orchestré depuis le palais pour surveiller la presse, l’inonder d’informations favorables ou désamorcer les investigations toxiques(…) certains journalistes se sont défroqués avec l’accession de Macky Sall au pouvoir ( pages124-125).
L’auteur a été estomaqué par le partage de l’hyéne à l’Artp, le népotisme ambiant, bien sûr on pourra discuter de la longueur de ses chapitres de 136 à184 pages. Même si le livre respecte la chronologie des événements, rien n’empêchait à l’auteur de commencer par les parties les plus actuelles, récentes du livre qui part de sa nomination au poste de ministre des Infrastructures et des Transports (page 204) à la fin au traité au palais de l’ancien gouverneur(page 443).
Au ministère de l’Energie, après 6 mois à la tête du ministère il trouve que c’est un miracle qu’il reste encore au poste tant les divergences de vue avec le Président sont grandes…Dans ce chapitre il détaille tout le processus, l’implication du Président de la République qui au nom d’une nouvelle religion nommée « Urgence » fait avaliser à ses ouailles tous ses désirs. L’auteur y dénonce « les tarifs léonins qui trouvent leurs origines dans la manière dont les marchés ont été « noués »ou encore l’opérateur qui « à l’image d’un baron dans sa seigneurie » baptise l’autoroute de son propre nom de famille Senac, non sans se comporter comme à l’époque où les seigneurs faisaient payer, suivant leur seul bon vouloir, l’usage des voies dans leur fiefs ».
C’est à la page 290 du livre que l’on sent suinter le plaidoyer de l’auteur pour un changement de paradigme. Quand Thierno dit : « l’engagement politique désintéressé est rendu difficile par l’indigence généralisée qui fragilise l’introuvable classe moyenne. Un rien peut plonger dans une impécuniosité durable des personnes habituées à un confort relatif. Les actifs, particulièrement les salariés portent sur leurs épaules trois générations, leurs vieux parents, leurs enfants et eux-mêmes. L’incurie des services publics d’enseignement, de santé, de sécurité etc les oblige à recourir à des prestations privées onéreuses. La rareté de l’emploi pousse les parents à rechercher des connexions dans le monde politique pour caser leur progéniture. Les politiques qui ont une grande part de responsabilité dans cette précarité globale, exploitent les faiblesses des populations pour mieux les enserrer dans les mailles de la dépendance. Un homme politique qui a connu les salaires confortables, des voitures officielles, des voyages en business classe et de la relative accalmie dans les tracasseries quotidiennes y renonce difficilement. »Tout est dit.
Puis, s’ouvrirent à travers les pages du livre, les révélations sur l’affaire Timis, son rôle de vigie et de protecteur des ressources qui a manqué parfois de tact comme ce fut le cas avec le vice-président de Total, à qui il a carrément cloué le bec en raison de sa condescendance. L’auteur estime que Cosmos avait fait une offre de bonus de 25 millions de dollars et Total 5 millions de dollars. Mieux il ne s’arrête pas pour faire une comparaison, il développe sur les arguments contestables du Président de la République arguant de l’aide de la France au lendemain de sa prise de pouvoir avec les aides cumulées de Nicolas Sarkozy, François Hollande…de nos relations historiques avec l’ancienne colonie etc.
L’enseignement que l’auteur tire des affaires Petro-tim et Total, c’est que ces scandales ne renseignent pas seulement sur la corruption d’un système mais le renoncement d’une partie des intellectuels et de la société civile. Il déplore que que la poursuite du bonheur individuel et de la réalisation personnelle a pris le pas sur les grands idéaux qui font d’une foule un peuple, d’un peuple une nation.
Certains se demandent en toute légitimité si l’auteur ne cherche pas à redorer son blason? Veut-il mener des combats à la Sonko pour gagner la sympathie des Sénégalais? Des questions qui chantent plus qu’elles ne parlent. Le livre de Thierno Alassane Sall invite chaque sénégalais en tout cas à faire face devant son miroir, tout en usant de bonne foi et s’armant d’une once de vérité avec la conscience tranquille de servir le peuple et faire abstraction de ses intérêts parfois les plus vils. Le livre ouvre le débat par les idées. Je ne partage pas tout le contenu du livre. Mais je salue la prééminence des idées développées par l’auteur son désintérêt des choses matérielles. Plein succés. MT.

Au-delà des contrevérités et des omissions délibérées, si Thierno Alassane Sall nous parlait du Pacte de Houston ? Par Oumar Khatab FALL

L’ancien ministre Thierno Alassane Sall tombe dans la basse calomnie. Il apparaît comme quelqu’un qui dit tout sur tout et sur tous. Il offre un spectacle nauséeux et cela suscite forcément de l’intérêt pour tous ceux qui sont friands de ce genre de mise en scène mélangeant lâcheté, mauvaise foi et perfidie.
À la vérité, l’homme ne dit pas des exactitudes et ne dit pas tout. Il raconte une histoire tronquée très loin de la réalité. Depuis son départ du gouvernement dans des conditions particulièrement humiliantes, il la claque sans cesse. Mais dans l’histoire qu’il déballe à répétition telle une rengaine, il s’accorde beaucoup de libertés, manipulant des faits, censurant d’autres. Le sens de l’intérêt national qu’il agite a été le dernier de ses soucis. Il a voulu privilégier ses propres intérêts et ceux de ses amis au détriment des intérêts du Sénégal qui seuls inspirent le Président Macky Sall ; c’est la source de la rupture.
La Francophobie qu’il professe n’est qu’un instrument opportuniste de valorisation de son combat aux motivations peu honorables. Au début de l’histoire, les termes du choix opposaient le major Total, un des géants mondiaux du secteur, dont la seule présence est un facteur de crédibilité pour notre pays et une modeste compagnie indépendante qui était déjà titulaire de droits sur un site prometteur où d’ailleurs il a dû céder une partie de ses intérêts à un autre géant de la catégorie de Total, pour pouvoir assurer l’exploitation. Si on avait attribué le permis de recherche à cette compagnie indépendante défendue par Thierno Alassane Sall, il est fort probable qu’en cas de découvertes, elle aurait encore procédé comme elle l’a fait dans le nord du pays  : vendre des parts à un géant qui aurait pu être Total pour disposer d’un partenaire capable de mobiliser les lourds financements que nécessite l’exploitation d’hydrocarbures. C’est dans ce plan que s’était inscrit celui qui était alors ministre de l’Énergie. Le Président Macky Sall n’a pas voulu suivre. Pour des raisons stratégiques, celui-ci a prôné dès le départ la diversification de nos partenariats dans la gestion des ressources d’hydrocarbures. Par conséquent, dans ce contexte où le Sénégal était devenu attractif en la matière, on ne saurait envisager d’accumuler les concessions entre les mains d’une seule compagnie qui plus est, aurait toujours besoin de faire appel à plus balèze qu’elle s’il y avait des découvertes à exploiter. C’est d’ailleurs la principale critique qui a été formulée contre l’attribution d’un permis de recherches à Frank Timis, sauf qu’à l’époque, le Sénégal n’avait encore rien révélé et ne présentait pas beaucoup d’intérêt pour les grandes compagnies.
L’attention particulière de Thierno Alassane Sall pour les intérêts de la compagnie indépendante a commencé à se manifester à la suite d’un voyage qu’il a effectué à Houston, métropole pétrolifère américaine où il a été invité et reçu par celle-ci. Malgré le mystère qu’il a tenté d’entretenir autour de ce voyage, l’on sait que c’est à cette occasion qu’est née la collusion d’intérêts qui l’a converti à une nouvelle religion. Et vu la radicalité avec laquelle il s’est érigé ensuite en représentant de ceux qui l’avaient invité, on peut comprendre aisément qu’ils ont dû se montrer particulièrement persuasifs. Pour quelqu’un qui a toujours attaché le plus grand soin au vernis de valeurs qui enrobait son image, la véhémence avec laquelle il en est arrivé aujourd’hui à brocarder une gestion qu’il a naguère défendue, ne reculant ni devant la contrevérité, ni devant l’incohérence encore moins devant le reniement ni même le ridicule, on est fondé à penser que son activisme n’est certainement pas destinée à l’opinion nationale, mais à ceux avec qui il avait pactisé et à qui il tient à faire comprendre clairement qu’il n’a pas trahi son serment, que c’est plutôt l’échelon supérieur qui a fait des choix dont il se démarque fermement.
Dans la défense des intérêts de ses amis, Thierno Alassane Sall, en tant que ministre de l’Énergie, est descendu bien bas. Après avoir pris connaissance des termes de l’offre du géant Total sur un site jusque-là jamais exploré, il est entré en scène en faisant état d’une offre concurrente qu’il s’est attelé à embellir et à rendre attractive autant que possible, avec des relents de délit d’initié.
Face à la fermeté du Président de la République, il s’est retrouvé désorienté d’autant plus que, de toute évidence, il s’était déjà enchaîné. Il y a lieu de préciser que, contrairement à ce qu’il laisse entendre aujourd’hui, il n’a jamais dit au Chef de l’État qu’il refuserait de signer le contrat avec Total. Le simple bon sens permet d’ailleurs d’appréhender cette réalité. Il a été viré du gouvernement à une heure très matinale alors qu’il s’était présenté au Palais accompagné de deux de ses collaborateurs pour cette cérémonie de signature à laquelle le Président Macky Sall voulait assister avant de décoller aux environs de 9 heures vers l’Afrique du Sud. En tant que ministre, s’il avait clairement déclaré auparavant qu’il ne signerait pas le contrat, il est évident que son limogeage survenu sur les lieux de la cérémonie aurait été acté bien avant et des mesures auraient été prises pour le faire remplacer à temps.
Cette signature ne l’enthousiasmait pas trop mais il gardait l’espoir de parvenir à la compromettre au dernier moment, pour les intérêts de ses amis. Il était loin d’envisager son départ du gouvernement ce jour-même car il n’avait pas suffisamment anticipé la réaction du Président de la République. Celui-ci, face aux louvoiements de son ministre qu’il a perçus comme de la défiance, a posé un acte fort d’autorité en le chassant du Palais en des termes particulièrement durs non sans lui préciser qu’à partir de cet instant, il n’était plus membre du gouvernement. C’est comme ça que cela s’est passé et tous ceux qui étaient présents ce jour-là, y compris ses deux collaborateurs qui l’accompagnaient, peuvent en témoigner. Pendant que le ministre déchu quittait les lieux la tête basse, le Président de la République donnait ses instructions au secrétaire général de la Présidence pour l’élaboration des décrets formalisant ce changement impromptu dans la composition du gouvernement.
Une fois dehors, Thierno Alassane Sall, dans une fuite en avant désespérée, va se mettre à appeler les médias pour prétendre qu’il venait de démissionner de ses fonctions, une démission sans lettre ni la moindre trace. Pour ceux qui connaissent l’égo surdimensionné de cet individu dont le regard ne quitte jamais le nombril, on peut bien comprendre qu’il soit particulièrement affligé par l’humiliation cauchemardesque qu’il venait de vivre. Mais là aussi, un minimum de bon sens clarifie aisément le flou qu’il tente d’entretenir sur l’initiative de la rupture. S’il était dans des dispositions de démissionner plutôt que de signer le contrat, aurait-il eu besoin de se présenter à cette heure matinale à la cérémonie de signature au Palais ? Que serait-il venu y faire donc ? N’aurait-il pas été plus cohérent pour lui de s’abstenir de se présenter sur les lieux où était prévue la signature et où rien d’autre que la signature n’était prévue ? A défaut, ne se serait-il pas muni d’une lettre de démission prête à être déposée pour matérialiser sa volonté et son acte ? La vérité est qu’il n’a jamais pensé à une démission et ne s’attendait pas à être viré.
Des voix autorisées ont laissé entendre plus tard qu’il était bien venu avec le projet de contrat devant lier l’État à Total, mais aussi avec la forte pression que faisait peser sur lui le pacte qu’il avait scellé ailleurs. Avec le narcissisme qui le caractérise, il avait pensé qu’un report de la cérémonie était plus envisageable que son exclusion brutale du gouvernement. Ce qui l’avait incité à tenter de recourir au dilatoire dans un contexte qui ne s’y prêtait pas. Il a fait les frais de son erreur d’appréciation. Brisé dans son égo, il ne lui restait qu’à assouvir ses instincts revanchards, ce à quoi il s’attèle depuis lors sans s’encombrer de considérations morales. Il est simplement en train de s’enfoncer dans la faillite et la déchéance humaines.
Le contrat a été signé avec Total qui, à l’occasion, a mis sur la table 5 milliards de francs destinés au financement de l’Institut du pétrole créé par le Président Macky Sall et qui est un outil essentiel de sa gestion des ressources d’hydrocarbures au bénéfice du Sénégal. C’était la première fois dans l’histoire de notre pays que la délivrance d’un permis de recherche rapportait de l’argent à l’État, la gratuité ayant toujours prévalu en la matière jusqu’à ce jour. La compagnie a ensuite investi 100 millions de dollars dans des recherches qui ont abouti à un résultat négatif, aucune trace de pétrole ou de gaz n’ayant été trouvée sur le site. Qu’est-ce que le Sénégal a perdu dans cette opération ? D’où vient et où se trouve donc le pétrole sénégalais qui, d’après Thierno Alassane Sall, aurait été complaisamment livré à la France ?Oumar Khatab FALL, Expert en marketing et management des projets

Les dépouilles des 5 victimes de l’incendie de Denver sont bien arrivées à Dakar.

https://www.dakaractu.com Au moment où ces lignes sont écrites, les dépouilles des 5 victimes de l’incendie de Denver sont bien arrivées à Dakar comme prévu aux environs de 21h30.
La famille Ndiol, les proches et le Directeur des Sénégalais de l’extérieur François Amadou Gaye, représentant l’État du Sénégal, sont à l’accueil.
Le tout dans un climat très sobre. Après 21 jours d’attente, dans la tristesse et la douleur, les dépouilles de Djibril Diol, de son épouse et de leur bébé, tout comme celles de Coumba et sa fille sont enfin livrées à leur famille qui pourra désormais faire son deuil.
Pour rappel, l’enterrement est prévu demain au cimetière de Yoff après la levée du corps à l’hôpital Principal de Dakar

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 27/08/2020

L’Etat masque les bacheliers

Le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a doté l’office du baccalauréat de matériel de protection et de lutte contre la propagation de la COVID-19 pour les besoins de l’examen du baccalauréat 2020 qui démarre la semaine prochaine. Le Directeur de l’office du baccalauréat, Pr Sosse Ndiaye a reçu le matériel des mains du directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement Supérieur, Pr Mamadou Samba Kah à la sphère ministérielle de Diamniadio.

Inondations à Kaolack

À Médina Mbaba, la population est complètement désemparée à cause des fortes pluies qui ne cessent de s’abattre depuis hier nuit sur la commune de Kaolack. Les deux ponts séparant Dialagne et Médina Mbaba envahis par les eaux, ont fini par déverser leur trop plein dans les maisons. D’ailleurs, certaines familles ont dû quitter provisoirement leurs domiciles tandis que d’autres décident de passer la nuit à la belle étoile. Lesdits ponts qui ont été construits pour faciliter le ruissellement des eaux pluviales sont à ciel ouvert. À Fass Cheikh Tidiane, la situation est presque identique de même que dans d’autres quartiers de la commune.

La vérité sur la viande de cheval saisie à Yarakh

https://www.seneweb.com/ L’Observateur fait de nouvelles révélations sur le réseau de vendeurs de viande de cheval démantelé à Yarakh par la gendarmerie.
Deux bouchers ont été interpellés en flagrant délit. Une grande quantité de viande du même équidé a été trouvée dans un congélateur.
Deux têtes de cheval, de couleur blanche, gardées au frais dans un second réfrigérateur, ont été découverts par les pandores.
L’un des mis cause, T. Ndiaye, aurait confié que la viande était destinée aux animaux sauvages dans la réserve de Bandia. Une déclaration utilisée par ses avocats pour le faire libérer.
Tout le contraire de son ami, A. Niang alias Ndiol, dont il avait requis les services pour dépecer le cheval. D’après Ndiol, les deux têtes de cheval blanc étaient une commande d’un grand marabout.
Ressortissant d’un grand pays de la sous-région, ce marabout, qui séjournait au Sénégal pour une cérémonie religieuse, en avait besoin pour une utilisation mystique.


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