Revue de Presse du Jeudi 21 Fevrier 2019

actualite dakar senegal pesidentielle
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La BCEAO dézingue Kako Nubukpo qui veut porter plainte (le verbatim)

https://www.financialafrik.com A Lomé, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) a répondu le 19 février 2019 aux “détracteurs” du franc CFA depuis les locaux de sa direction nationale. A commencer par le Togolais Kako Nubukpo, ancien ministre de la prospective et de l’évaluation des politiques publiques, qui se « donne le droit d’attaquer le directeur national de la BCEAO pour diffamation ».

Tout est parti d’une question de Financial Afrik aux responsables de la BCEAO qui étaient face à la presse à Lomé. Elle est ainsi libellée : « dans une tribune publiée en juillet 2017 et intitulée Mon combat sur le franc CFA, Kako Nubukpo disait ceci : ‘ comment leur [nos enfants] expliquer demain que nous avons laissé faire ? Que nous avons nourri les caisses du Trésor Public français ? Tandis que les réserves qu’il nous impose avec notre pleine allégeance pourraient être réinjectées dans nos économies pour construire des écoles, des dispensaires, pour électrifier les zones rurales, construire des infrastructures modernes, dignes du 21e siècle, permettre aux jeunes d’accéder au crédit bancaire et financer des activités génératrices de revenus’Mais la BCEAO soutient que les réserves de change lui appartiennent. Pourquoi ne pas organiser un débat avec ce pourfendeur reconnu comme tel de la monnaie que vous émettez pour situer l’opinion ? ».

 ‘‘ Populisme ’’

« C’est ça le danger des discours des populistes. Quand il dit qu’on nourrit les caisses l’Etat français. Voyez la taille de la France et de nos pays ; est-ce que vous croyez vraiment que c’est avec ces 5 mois de réserves de change dont on a parlé, que la France a besoin de nous pour se nourrir ? », a répondu Danielle Benoist, la conseillère en communication du gouverneur Koné.

« C’est créer inutilement du ressentiment là où on n’en a pas besoin. On souffre de beaucoup de choses dans nos pays, c’est vrai (…). Au bout d’un moment, peut dire que la monnaie est responsable de tous nos maux. Mais, pourquoi les autres pays qui ont leur propre monnaie ne s’en sortent pas mieux ? Et c’est ça le problème des populistes ; ils activent l’émotionnel. Et une fois que l’émotionnel est activé, le discernement recule. On réagit, on ne réfléchit plus ».

« Le problème, c’est qu’on est en train d’amener le débat dans le domaine du racial, du ressentis envers l’autre. Beaucoup de français sont nos amis. Donc, je ne comprends pas d’où est venu ce réveil de la colonisation (…). Qu’est ce qui nous arrive autant d’années après les indépendances à ramener ce débat ? C’est le populisme qui active ça parce qu’ils savent que c’est un passé qui est récent, qui est encore douloureux. Et en l’activant, on se créé des amis. »

« Aujourd’hui, la BCEAO est un bouc-émissaire. Les populistes nous font passer pour des gens qui n’ont rien compris et qui desservent leur pays. J’aimerais bien qu’on soit aussi bêtes, qu’on soit des asservis volontaires. Mais on est trop nombreux pour l’être tous.

« Le problème qui se pose, c’est que depuis longtemps on veut réagir ; mais il y a ce que appelle le devoir de réserve. Tu ne peux pas tout dire. Les gens nous accusent de ne rien dire, alors que nous ne sommes ni les gouvernements, ni les autorités monétaires. On ne peut pas parler à leur place. Mais les pourfendeurs n’ont pas ce droit de réserves, ils disent tout ce qui bon leur semble et ils passent tout leur temps à travestir tous les faits. (…) Il faut à un moment que les gens qui nous insultent nous respectent. On ne peut pas être si bêtes aussi depuis longtemps ».

« La création de richesse et la monnaie, ça fait deux. L’ambition, on la trouve partout. Mais si on veut dormir et être riche, ce n’est pas possible. Si on veut toujours désigner des faux coupables pour ce qui ne va pas chez nous, ça ne va jamais se construire. Pour soigner son mal, il faut le nommer. C’est trop facile de désigner la France comme la mère de tous nos maux. »

« Kako sait que quand les gens ont faim, tout ce qu’on leur dit, ils avalent. Il sait que quand on leur dit que pendant que vous êtes là, vous avez faim, on nourrit les caisses de l’Etat français, ils croiront. Ça, c’est absolument ignoble de dire parce que c’est créer du ressentiment là où on n’a pas besoin de le mettre. »

« Jusqu’ici ça ne l’arrangeait pas qu’on soit sur le même plateau que lui. Sinon, nous, on en demande [le débat contradictoire]. (…) Il fut un temps, les banquiers centraux étaient persuadés qu’il ne faut même pas qu’ils s’aventurent dans ce débat. Mais avec le temps, on s’est rendu compte que malheureusement l’intox a pris vraiment des proportions qui deviennent alarmantes. Ça devient de la xénophobie parfois.»

« Le discours qu’il véhicule quand on est là et quand on n’est pas là est tellement opposé que je ne comprends pas son obsession sur le franc CFA. »

Aminata Fall Niang, directeur général de l’organisation et des systèmes d’information de la BCEAO : « dépassons la colonisation »

« Nous nous sommes sentis très atteint pas tout ce qui se dit et qui ne tiennent pas, le plus souvent, la route. Ce que nous sommes en train de vous avancer est vérifiable par toute personne mue par une volonté de connaitre la vérité, de connaitre comment on fonctionne, quels sont les mécanismes de gestion de la monnaie de la manière la plus objective qui soit. »

« Monsieur Nubukpo dont vous parlez sait très bien de quoi on parle, c’est un ancien fonctionnaire de la BCEAO. Nous tairons comment il a quitté, ce qui s’est passé, ce n’est pas important. Ce qui est important, c’est simplement que nous, nous sommes prêts à tout débat technique sur la question. Si on nous amène sur des débats techniques sur la monnaie et comment la faire évoluer, et faire progresser notre zone, nous sommes totalement preneurs. C’est là qu’on l’attend. Sans passion, sans d’autres éléments derrière la tête. De manière professionnelle, qu’il vienne nous dire voilà ce qui pourrait faire progresser le franc CFA et je tiens à ce que la banque centrale débatte avec moi. Si ce faisant, nous ne venons pas, là, on aurait compris. »

« Cette question d’héritage coloniale, c’est vrai et on ne peut pas renier notre histoire. Je pense que c’est à la limite dégradant pour nous-mêmes que de remuer notre histoire. Elle est là, on ne peut pas l’effacer (…). Ce que disent les activistes, c’est que c’est une monnaie héritée de la colonisation. C’est la seule chose de vrai. Mais après cela, non. Dépassons la colonisation. On a passé ce temps depuis longtemps, les accords monétaires ont été révisés ».

Le directeur national de la BCEAO,Kossi Tenou,dénonce une «mauvaise foi»

« Par rapport à la citation de Kako, on va essayer d’apporter une réponse technique. Mais il faut qu’on garde à l’esprit une chose. Sur le franc CFA, ce que nous essayons de faire, c’est de vous expliquer de façon concrète, le mécanisme. Et nous pensons que vous êtes de bonne foi. Sur le sujet, je pense que si quelqu’un est de mauvaise foi, nous, on ne peut rien. Il faut qu’on soit clair dessus. Monsieur Kako, avec tout le respect que j’ai pour lui, nous avons eu personnellement à échanger avec lui chaque fois qu’il dit, excusez-moi l’expression, des contre-vérités sur le franc CFA. Et à chaque fois, Monsieur Kako dit ‘grand-frère, vous avez raison, je ne savais pas. Je vous remercie’. Mais quand il sort, il répète les mêmes choses. C’est comme quelqu’un qui dit 1 + 1 = 3. Vous l’appelez, vous lui dites que non, ça fait 2, et il vous dit ‘ah, merci. Vraiment. Je ne savais pas’ ; mais il sort, il répète encore que 1 + 1 = 3. Vous appelez ça comment ? C’est la mauvaise foi. Mieux, nous avons échangé avec lui. Le gouverneur de la banque centrale, quand il a pris fonction, l’ayant écouté à plusieurs reprises pensait que c’est quelqu’un de bonne foi mais qui peut-être ne connaissait pas le bon fonctionnement du franc CFA. Le gouverneur l’a appelé. Ils ont discuté. A la fin, il a remercié le gouverneur de lui avoir expliqué les choses. Mais ça n’a pas empêché qu’il sorte et répète les mêmes choses ».

« Il faut que demain, lui il puisse expliquer à ses enfants comment il a pu être de mauvaise foi pendant longtemps. C’est ça la vérité. En réalité, ce sujet est devenu un fonds de commerce pour lui. Il a tellement dit de contre-vérités qu’il ne peut plus revenir en arrière. C’est devenu son fonds de commerce. La monnaie est une chose sérieuse et il faut qu’on comprenne bien le fonctionnement. »

« Que Monsieur Kako dit qu’on peut rapatrier les réserves de changes, nous nous disons que ce n’est pas un économiste. Nous nous disons que c’est des âneries. Ça fait partie du B A BA qu’on enseigne aux étudiants de première année de sciences économiques. On ne crée par de la monnaie comme ça. Elle est créée en contrepartie de quelque chose. Soit des avoirs extérieurs nets, c’est-à-dire des réserves de change, ou des crédits. C’est ça la réalité des choses. Quand quelqu’un dit ça, on se dit mais, il a fait ses études où, et qui ont été ses professeurs. »

« Les réserves de change sont à nous. Toute banque centrale au monde a des banques correspondantes dans des pays avec lesquels on entretient beaucoup plus de relations commerciales. La Banque centrale a son compte d’opération au niveau du trésor (français). On aurait pu ne pas avoir ce compte d’opération là, mais on aurait obligatoirement ouvert un compte ailleurs pour faire nos opérations. »

« Les montants dans ces comptes sont à nous. La France nous offre une garantie. Elle nous dit que si jamais il nous arrive que nous n’ayons plus de réserves de change, elle se porte garante pour nous fournir la quantité désirée de réserves de change. Bien entendu, ce n’est pas gratuit. Mais il n’y aura pas de discontinuité dans les paiements. Le temps qu’on puisse procéder à des ajustements. Gardons à l’esprit que par rapport à cette garantie, la seule condition, la France nous dit qu’il faut déposer 50 % des réserves de change sur ce compte. C’est des écritures. Des dépôts qu’on peut encore retirer. C’est comme une banque qui vous demande de virer 50% de votre salaire sur votre compte et vous obtiendrez du crédit quand vous le désiriez. A tout moment, vous pourrez retirer les 50%. C’est à vous. Seulement qu’il y a un jeu d’écriture. C’est tout ».

« Il ne faut pas que quelqu’un vous raconte des histoires. Kako n’a qu’à aller expliquer à ses propres enfants comment il peut dire des bêtises pendant des années (…). Il y a certains soi-disant intellectuels qui discutent de la monnaie ; mais il va y avoir, si jamais on veut les suivre, un impact considérable sur des milliers de personnes. La monnaie est une chose sérieuse qu’il faut laisser aux spécialistes. »

Réponse écrite de Kako Nubukpo avec qui notre rédaction est entrée en contact tôt ce mercredi

« J’ai appris tout ce que Tenou a dit en ce qui me concerne et je peux vous assurer que c’est entièrement faux. Je ne l’ai jamais rencontré dans son bureau à la BCEAO depuis qu’il a pris fonctions à Lomé. J’ai eu à croiser le gouverneur lors d’événements internationaux mais il ne m’a jamais reçu dans son bureau à Dakar. Je proposerai un débat contradictoire à Tenou et s’il en est d’accord, ce débat sera télévisé et radiodiffusé. Ce débat peut avoir lieu à l’endroit qu’il souhaite. Et même avec le Gouverneur de la Bceao s’il accepte. Je nie donc formellement avoir rencontré le directeur national et le gouverneur de la BCEAO dans leurs bureaux respectifs. Il m’est, en revanche, arrivé de croiser le gouverneur de la Bceao lors des assemblées annuelles du FMI et de la banque mondiale à Washington mais jamais dans un cadre formel. Je me donne le droit d’attaquer le directeur national de la BCEAO pour diffamation suite aux propos qu’il a tenus à mon endroit hier lors de la conférence de presse ». Nephthali Messanh Ledy

Appel de Bamako sur le CFA:Initiative des Etats généraux du franc CFA et des alternatives : Bilan du Franc CFA

– Cette monnaie n’a pas permis la transformation structurelle des économies qui l’utilisent et les échanges intra-communautaires dans les zones CFA demeurent de l’ordre de 15 % contre plus de 60% dans la zone euro
– Arrimée à l’euro, elle est trop forte pour les économies qui l’utilisent car elle agit comme une taxe sur les exportations et une subvention sur les importations
– Elle nourrit la double répression monétaire et financière, du fait de la prééminence de l’objectif de défense du taux de change fixe avec l’euro, au détriment du financement de l’économie intérieure en zone franc.
– Les réserves de change déposées au Trésor public français, censées en théorie assurer la stabilité du système, empêchent les Etats de réinvestir dans leurs propres économies dont nombre sont défaillantes. Ainsi, les pays qui utilisent le franc CFA sont aujourd’hui en queue de peloton des indicateurs de développement humain (IDH) même si certains pays affichent des taux de croissance au-delà des 5%
– Les billets et pièces CFA sont fabriqués exclusivement en France, nourrissant ainsi la persistance d’une sujétion vis-à-vis de l’ancienne puissance coloniale qui réduit fortement l’indépendance de facto des Etats qui utilisent cette monnaie
– La décision du Conseil de l’Europe du 23 novembre 1998, exigeant d’être informé par la France de toute modification substantielle intervenant au sein de la zone franc, ajoute à la tutelle française, celle de l’Europe et rend pratiquement impossible l’aboutissement heureux de toute initiative africaine en matière de gestion du dispositif monétaire relatif au franc CFA
– La convertibilité du franc CFA avec le seul euro favorise les entreprises européennes, notamment les grands groupes français au détriment d’autres entreprises qui souhaiteraient investir en Afrique, ce qui en soi constitue un frein à la concurrence libre et non faussée dont se targue pourtant régulièrement la Commission de Bruxelles
– Enfin cette convertibilité permet à une classe de nantis africains de déposer leurs pécules amassés plus ou moins légitimement dans des banques européennes, sans réinvestir dans l’économie de leur propre pays, trahissant un manque de confiance dans l’avenir de leur pays tout en se préparant, en catimini, un parachute doré dans des pays occidentaux. C’est ce qui a pu être appelé à juste titre : la servitude volontaire.
Le franc CFA n’est pas le seul frein au développement des pays qui l’utilisent. D’autres obstacles peuvent être identifiés. Sa suppression ne mettra pas un terme à l’ensemble des difficultés que ces 14 pays rencontrent. Et en l’espèce il ne saurait y avoir de grand soir. Néanmoins nous souhaitons pouvoir disposer d’un droit régalien souverain légitime et subséquemment être en capacité de décider des politiques publiques à mener pour le bien-être des populations, sans tendre la sébile tandis que des réserves demeurent disponibles dans les caisses du Trésor public français.

De la nécessité des Etats généraux : modus operandi

Au regard de la pauvreté endémique des 14 pays utilisant, aujourd’hui encore, le franc CFA, au regard du sang qui a coulé des héros africains qui se sont insurgés contre cette monnaie servile, au regard de la jeunesse qui s’embrase de Lomé à Douala, en passant par Dakar, Bamako, ou Abidjan, le temps est venu de se réunir et d’établir un bilan sérieux de cette monnaie.
Afin que les débats contradictoires soient féconds, nous invitons les économistes, les historiens, les membres de la société civile et les politiques, qui auront le courage, de nous rejoindre à la table des négociations. Chacun a sa part de responsabilité. Nous appelons toutes les bonnes volontés afin d’élaborer dans un premier temps, une méthodologie rigoureuse, puis dans un second temps différents scenarii prospectifs permettant d’évaluer quel dispositif monétaire pourrait se révéler demain le plus pertinent, pour décider du nom de cette nouvelle monnaie, ainsi que des différentes étapes à suivre en établissant un échéancier précis pour sortir progressivement mais sûrement de l’ornière de cette monnaie qui nous tire vers le bas afin d’envisager rationnellement un changement des paradigmes économiques au niveau régional.
Nul doute que certains craindront une déstabilisation de nos économies déjà fragiles, mais vu notre niveau de développement actuel et la gabegie observée pourquoi ne pas oser le pari de l’avenir : une monnaie par et pour les Africains, gage de maîtrise de notre destinée.
Vu les différentes raisons évoquées, les problèmes soulevés, les désirs d’avenir qui s’expriment ici et là, nous en appelons à Bamako ce 16 février 2019, au rassemblement en faveur d’un projet ambitieux : les états généraux du franc CFA et des alternatives.
Nous, universitaires, chercheurs, militants, acteurs de la société civile, responsables politiques, citoyens africains et du monde entier, nous engageons dans cette entreprise vertueuse par la création et l’impulsion de comités locaux inclusifs et d’un comité de coordination. Ces comités auront la responsabilité de faire un état des lieux exhaustif du franc CFA afin d’identifier les leviers d’une réforme monétaire profonde pour tous les pays concernés et de définir les alternatives idoines, sans à priori et dans le seul but de l’intérêt général.Fait à Bamako ce 16 février 2019,Le Comité provisoire de coordination :Aminata Dramane Traoré (Mali),Kako Nubukpo (Togo),Mamadou Koulibaly (Côte d’Ivoire),Demba Moussa Dembélé (Sénégal),Issa Ndiaye (Mali),Martial Zé Belinga (Cameroun),Louis Magloire Keumayou (Cameroun),Taoufik Ben Abdallah (Tunisie)

Les ressources de l‘Etat estimées à 2383 milliards f cfa

APA-Dakar Par Massamba Sall-Les ressources globales mobilisées par l’Etat du Sénégal en 2018 sont estimées à 2383 milliards de FCFA (environ 4,051 milliards de dollars), selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

Par rapport à leur niveau de 2017, ces ressources ont légèrement augmenté de 0,3% du fait d’un accroissement modéré de 0,5% des recettes budgétaires et d’une baisse de 3% des dons.

Elles sont ainsi composées de recettes budgétaires (2091,5 milliards), de dons (256,5 milliards) et des ressources du fonds de soutien au secteur de l’énergie (FSE) pour 35 milliards.

« La hausse modérée des recettes traduit une progression de l’impôt sur le revenu, des droits de douane et de la TVA intérieure hors pétrole, contrebalancée par la baisse de l’impôt sur les sociétés, du fonds de sécurisation des importations des produits pétroliers (FSIPP) et des recettes non fiscales », explique la DPEE.

Cette structure avance par ailleurs qu’en 2018, l’impôt sur le revenu (347,6 milliards) et les droits de douane (694,5 milliards) ont respectivement progressé de 14,3% et 7% alors que les droits de douane mobilisés ont porté sur la TVA à l’importation, les droits de porte et la nouvelle taxe sur les exportations d’hydrocarbures en soutes pour des montants respectifs de 404,1 milliards, 289 milliards et 1,4 milliards.

S’agissant à la TVA intérieure, elle s’est renforcée de 10,3 milliards de FCFA pour s’établir à 298 milliards (montant net des certificats de détaxe estimés à 42,3 milliards en 2018, soit le double du montant observé en 2017).

Par ailleurs, les droits d’enregistrement (53,2 milliards) et les taxes sur les activités financières (62,5 milliards) se sont respectivement consolidés de 9,1% et 12,9%.

En revanche, les recettes non fiscales, l’impôt sur les sociétés et le fonds de sécurisation de l’importation des produits pétroliers (FSIPP) se sont inscrites en baisses respectives de 39,5%, 1,6% et 34,2% pour se situer à 143,2 milliards, 188,6 milliards et 17,3 milliards.

« Le repli des recettes non fiscales est attribuable aux dividendes et les autres recettes diverses tandis que la contreperformance de l’impôt sur les sociétés est liée les importants programmes d’investissements mis en œuvre dans les secteurs des télécommunications et minier », note la DPEE.MS/te/APA

légère hausse du secteur tertiaire en décembre

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-Le secteur tertiaire au Sénégal a légèrement progressé de 2,0%, en variation mensuelle, au mois de décembre 2018comparé au mois précédent, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

Selon la DPEE, cette situation est particulièrement attribuable aux services financiers (plus 14,0%), d’hébergement et restauration (plus 5,4%) et immobiliers (plus 1,4%).

En glissement annuel, une croissance plus soutenue de 6,7% est notée dans le secteur tertiaire en décembre 2018, portée par les transports et télécommunications (plus 6,8%), le commerce (plus 3,2%), les services financiers (plus 8,9%), les activités immobilières (plus 16,8%) et les services d’hébergement et de restauration (plus 15,5%).MS/te/APA

Augmentation de 19.564 tonnes des débarquements de la pêche

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba SallLes débarquements de la pêche au Sénégal au terme de l’année 2018 ont enregistré une augmentation de 19.564 tonnes en valeur absolue comparés à l’année 2017, selon les données établies par la Direction de la pêche maritime (DPM).

Le cumul de ces débarquements s’est établi à 545.631 contre 531.076 tonnes en 2017, soit une progression de 3,7% en valeur relative.

La hausse est le fait principal de la pêche industrielle avec des prises évoluant de 25,3% à 165.462 tonnes en 2018 contre 132.031 tonnes en 2017.

Quant à la pêche artisanale, ses débarquements se sont repliés de 3,5% à 380.169 tonnes contre 394.036 tonnes en 2017.

Cependant, il faut signaler que l’augmentation des débarquements est beaucoup plus importante durant la période 2016-2017, avec 28.565 tonnes enregistrées.MS/te/APA

Production arachidière:Une augmentation de 114% entre 2014 et 2018

https://www.lejecos.com La filière arachidière a connu une forte expansion entre 2014 et 2018. Selon un rapport du Bureau opérationnel de suivi du Pse, au cours de cette période, la production a connu une augmentation de 114%.

«L’ambition du Plan Sénégal émergent pour la filière arachidière a été de relancer la production en augmentant les rendements de 50% et en renforçant la commercialisation à l’intérieur du pays, mais aussi les exportations. Un objectif largement réalisé avec une production qui a plus que doublé (augmentation de 114%) entre 2014 et 2018, passant de 669 329 tonnes à 1 432 086 tonnes. En 2017, le rendement moyen à l’hectare était de 1,1 tonne sur un objectif de 1,3 tonne à l’hectare (soit une hausse de 38% par rapport à 2016). Cet objectif est réalisé à hauteur 86,6% »,  rappelle un rapport rendu   public par le Bureau opérationnel de suivi (BOS) du Plan Sénégal émergent sur la mise en œuvre des projets et réformes phares du Pse sur la période 2014-2018.

Le rapport souligne que pour atteindre de tels résultats, le gouvernement a mis à la disposition des producteurs 55 000 tonnes de semences certifiées issues du programme national de reconstitution du capital semencier, soit 137,5% par rapport à l’objectif de 40 000 tonnes fixé.

«Grâce aux activités conduites par l’Institut sénégalais des recherches agricoles (Isra), le gouvernement a également introduit 10 nouvelles semences très performantes. Une subvention de 4,9 milliards fCfA a été mobilisée pour les intrants et le matériel agricole. Ces performances sont d’autant plus importantes que les deux tiers de la population rurale tirent leurs moyens de subsistance de la culture d’arachide qui couvre la moitié des superficies emblavées », renseigne la même source. En outre, précise-t-on, le Programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise (Pracas) vient en appui pour consolider les acquis en améliorant la reconstitution du capital semencier, la fertilité des sols, les systèmes de culture et de mécanisation.

Concernant l’élevage, le Bos du Pse note un développement accéléré. «Le gouvernement a initié le projet phare « 100 à 150 projets » d’agrégation ciblés sur les filières Hva (haute valeur ajoutée) », qui dans son volet élevage ambitionne le développement accéléré les filières laitière et avicole avec pour objectif de satisfaire la demande nationale’, renseigne le rapport. Pour la composante « lait », l’ambition est de faire passer la part de la production locale dans l’offre nationale de 51% en 2016 à 80% en 2025 et d’amener la consommation par habitant à 40 litres en 2025 contre 30 litres en 2014.

Les progrès réalisés (atteinte de 88 % des objectifs en 2018) par la filière laitière sont assez satisfaisants entre 2014 et 2018 avec une augmentation de 12% de la production qui s’établit à 244 millions de litres en 2018. En d’autres termes, entre 2014 et 2018, la production a augmenté chaque année en moyenne de 6,8 millions de litres », informe le Bos.

A ce stade, poursuit-il, l’objectif 2025 fixé à 555 millions de litres est réalisé à hauteur de 44%. Concernant l’aviculture industrielle, le Bos rappelle que l’ambition du Pse est de porter la production de viande à 116 000 tonnes et celle d’œufs de consommation à 1,2 milliards d’unités en 2025. «Cette ambition est en bonne voie de réalisation puisque, les productions de l’aviculture industrielle sont passées de 44 897 tonnes à 70 036 tonnes pour la viande et de 631 millions d’unités d’œufs de consommation à 706 millions d’unités, soit une augmentation, respectivement, de 56% et de 12% », lit-on dans le rapport. Adou FAYE

Crd sur la construction de l’usine de dessalement de l’eau de mer : RECHERCHE DE SOLUTIONS POUR REDUIRE LES IMPACTS NEGATIFS

https://www.seneplus.com -LeQuotidien-Des impacts négatifs seront causés par les travaux de construction de l’usine de dessalement de l’eau de mer aux Mamelles, qui vont démarrer dans le courant du second semestre. Et pour mieux réduire les dégâts qu’ils vont engendrer, des acteurs se sont réunis hier pour voir comment procéder.

Les travaux de construction de l’usine de dessalement de l’eau de mer aux Mamelles vont démarrer dans le courant du second semestre. Et beaucoup d’impacts négatifs seront causés. Des acteurs se sont ainsi rencontrés hier, afin de trouver des solutions. Le cadre d’échange et de partage était un prétexte pour impliquer davantage les services techniques de l’Etat dans la mise en œuvre de ce projet. La rencontre a été initiée également dans le but de mettre en place un cadre de collaboration des parties prenantes, de désigner des points focaux, etc. «La spécificité de ces travaux, les zones d’intervention étant pour l’essentiel des servitudes d’usage public, combinées aussi à la présence de nombreux réseaux appartenant à d’autres concessionnaires, commandent une approche concertée avec toutes les parties prenantes pour mieux circonscrire les gênes que pourrait engendrer leur mise en œuvre. La présente rencontre est apparue nécessaire pour la Sones pour cette raison», a expliqué le coordonnateur technique de la Société nationale des eaux du Sénégal, Abdoul Niang. L’usine de dessalement d’eau de mer aux Mamelles est d’une capacité de production de 50 mille m3 par jour dès 2021, extensible à 100 mille m3 par jour en 2026. Son coût global est évalué à 137 milliards de francs CFA. Le financement est assuré par l’Agence de coopération internationale du Japon (Jica).

La durée des travaux est de 2 ans et demi.

El Hadj Ada Ndao, directeur du projet au niveau de la Sones, estime que les anciennes conduites de Dakar, devant être renouvelées «pour environ 442 km, ont presqu’au moins 50 ans et il y a lieu aujourd’hui, pour assurer une correcte alimentation en eau potable au niveau de Dakar, de procéder à leur renouvellement».Cette usine permettra, selon lui, d’avoir une nouvelle source de production d’eau dans la région de Dakar, de renforcer l’eau potable, d’améliorer la pression du réseau de distribution de l’eau potable, ainsi que de réduire des pertes d’eau… Les collectivités locales n’ont pas assisté à la rencontre d’hier. Cette situation a provoqué l’ire de Modou Ndiaye, adjoint au gouverneur de Dakar. «Ce qu’il faut déplorer, c’est l’absence des collectivités locales. Je pense que le contexte est dû à la situation actuelle, mais ce n’est pas une excuse pour ces élus de ne pas venir participer aux différentes activités que la gouvernance organise pour leur bénéfice exclusif», déplore-t-il. Il ajoute : «Comme vous le savez, la zone d’intervention de tout projet, c’est au niveau des collectivités territoriales. Si elles s’absentent à des séances de travail de cette nature, ça pose un problème.» Mame Fatou KEBE

MARGUERITE GOMIS ICP DE MPACK : «Pendant la nuit, j’assiste les femmes en accouchement avec la lumière de mon téléphone portable»

https://actusen.sn Le village de Mpack, situé à la lisière de la frontière avec la Guinée Bissau, manque de tout. Même son poste de santé, qui polarise plusieurs villages de la commune de Boutoupa Camaracounda, peine à prendre en charge tous les patients qui le fréquentent chaque jour. Du coup, l’infirmière de poste éprouve beaucoup de difficultés pour exercer son métier, surtout pendant la nuit. «A cause du manque d’électricité dans le poste de santé, je rencontre d’énormes difficultés. Surtout, pour les femmes en procréation la nuit, je les assiste avec la lumière de mon téléphone portable », a t-elle fait savoir.Malang FATY

Trafic de faux médicaments : la Police de la Médina fait une saisie Record

https://actusen.sn L’ordre des Pharmaciens du Sénégal de même que les nombreux citoyens victimes des faux médicaments, peuvent pousser un ouf de soulagement. Le Commissaire de Police de la Médina vient de procéder à une saisie record hier mardi à travers un réseau qui écoulait les produits par le canal des bus “horaires”. Sauf pressions venant de sa hiérarchie, le Commissaire Daouda Mbodj et ses hommes devront bientôt remettre ces produits au service National d’Hygiène pour destruction.

C’est à la suite de longues investigations que les limiers du commissariat de la Médina ont réussi à mettre le grappin sur des individus qui s’adonnaient au trafic de faux médicaments entre l’intérieur du pays et Dakar.En effet, les policiers avaient des informations depuis quelques mois sur certains bus “horaires” qui approvisionnaient Dakar en faux médicament. De fil en aiguille, le commissaire Mbodji qui jouit d’une longue expérience d’investigation, avait décidé d’infiltrer le réseau à travers un élément de la police judiciaire qui faisait le “coxeur”.

Finalement, après avoir rassemblé le maximum de preuves, les policiers sont passés à l’acte en attendant le bus qui revenait de Dakar à son garage vers Sahm. A peine le bus immobilisé, les policiers ont interpellé le chauffeur ainsi que des apprentis avant de demander l’ouverture des soutes à bagages. une véritable caverne d’Ali Baba, selon l’un des policiers présents sur place qui nous confie que les médicaments étaient emballés dans des sacs “Fouta ari” et des caisses. Selon notre source, d’autres colis étaient également bien cachés sur le porte-bagages à coté de ceux des autres clients.

Cette énième saisie de faux médicaments au Sénégal constitue une alerte sérieuse pour les autorités sur l’installation d’une plaque tournante des faux médicaments au niveau de la capitale sénégalaise. Aujourd’hui encore plus qu’hier, Dakar doit intégrer Médicrime qui est la première Convention de traité international contre la falsification de produits médicaux et de crimes similaires. Elle offre un cadre juridique pour la coopération mondiale dans la poursuite des crimes pharmaceutiques offrant une menace mondiale pour la santé publique. Ouverte à signature et ratification depuis octobre 2011 à tous les pays du monde, la Convention MEDICRIME compte à ce jour : 27 pays signataires (Etats membres et non membres) et 10 pays l’ont ratifié.

A ce jour, plusieurs pays de l’Afrique de l’ouest qui sont les plus touchés par le trafic de faux médicaments, ont signé ladite Convention. Mais, le Sénégal continue toujours de traîner les pieds malgré l’important flux de faux médicaments écoulé au Sénégal.Pape Sané

Les jeunes de Ndiakhirate tirent sur Oumar Guèye et réclament leurs terrains.

https://www.dakaractu.com Des habitants de Ndiakhirate, membres du mouvement Vision alternative, aimeraient être édifiés sur les 150 parcelles destinées à l’extension de leur localité qui peine à être effective.

« Depuis 2009 les jeunes de Ndiakhirate tardent  à recevoir les 150 terrains entrant dans le cadre d’un projet extension du village validé par les autorités », a déploré samedi  Pape Malick Seck, membre du dit mouvement au micro de nos confrères de AloRufisque.com. La requête est d’autant plus légitime selon lui que Sangalkam et Noflaye, les deux autres villages de la commune, ont reçu leurs terrains.

« Les jeunes de Sangalkam ont eu leurs terrains ceux de Noflaye aussi. Alors nous ne comprenons pas que le maire Omar Guèye et son équipe retiennent par leur simple volonté ce programme auquel ont droit nos jeunes », a poursuivi M. Seck, accusant même l’équipe municipale de concussion sur le foncier.

« Les conseillers ont vendu la totalité de l’espace à des fins personnelles », a-t-il clamé. Vision alternative a profité de sa rencontre avec la presse pour peindre un sombre tableau de la gestion du maire Oumar Guèye.

« Les 5 km de pavage sont limités à Sangalkam plus particulièrement sur les artères menant vers le domicile du maire Oumar Guèye  et du premier adjoint laissant en rade Ndiakhirate et Noflaye », a-t-il dit en évoquant les seuls travaux de voirie à l’actif de l’équipe.

« Pour cette équipe, le sport se limite aux navétanes. Aucune politique sportive. Un stade qui n’existe que dans la tête d’Oumar Guèye 4 ans après la pose de la première pierre », ont étalé les membres de Vision alternative dans le propos liminaire.

Ils ont aussi déploré « un plateau médical inqualifiable et indigne d’une commune ayant un maire ministre ». Autant de raisons qui ont poussé les membres du mouvement à sanctionner Oumar Guèye et son leader Macky Sall par un vote massif au profit des candidats de l’opposition…

Interdiction Sunu débat par le CNRA : Le Pr. Ngouda Mboup remet Babacar Diagne à sa place

https://www.leral.net Après avoir bloqué l’initiative Sunu Débat entre les candidats de la Présidentielle de 2019, Babacar Diagne et le  Conseil National de Régulation de l’audiovisuel (CNRA) ont tout simplement débordé de leur sphère de compétence, en méconnaissant d’une part leurs prérogatives et en commettant d’autre part, un abus d’autorité, en interdisant l’organisation d’un débat juste pour satisfaire les caprices du candidat Macky Sall.  C’est du moins l’avis du professeur d’Université Mouhamadou Ngouda Mboup.

Mouhamadou Ngouda Mboup dénonce le terrorisme intellectuel et la dictature des idées de Babacar Diagne et le CNRA.

« Le CNRA méconnaît ses prérogatives et commet un abus d’autorité en interdisant l’organisation d’un débat juste pour satisfaire les caprices d’un candidat. A ce propos, le CNRA viole la loi et la liberté des autres candidats. Par ailleurs, il viole les droits des éditeurs de programmes de radio ou de télévision privée, qui ont la possibilité d’organiser des débats dans le respect de l’égalité des candidats », précise le professeur d’Université.

«Le CNRA devait prendre acte de la défection de Macky Sall»

Pour ce débat avorté, « le CNRA confond communiqué et décision », martèle le Professeur, qui va encore plus loin en déclarant que « face au refus d’un candidat et l’accord de tous les autres, le CNRA devait prendre acte de la défection du candidat concerné et autoriser la tenue du débat entre les candidats ayant donné leur accord. C’est pourquoi dans sa précipitation à interdire le tenue d’un tel débat, le CNRA confond communiqué et décision ».

Poursuivant son argumentation, le Professeur Ngouda Mboup estime que « il est bien de préciser que s’agissant de l’élection présidentielle, le communiqué du CNRA est à distinguer des décisions qu’il est appelé à rendre pour fixer les modalités de production, de programmation et de diffusion des émissions de la campagne dite officielle, c’est-à-dire des émissions réalisées avec des moyens publics et non privés. »

« À la différence des décisions qu’il prend pour organiser la campagne officielle, le CNRA s’adresse, dans ses communiqués, à l’ensemble des services de radiotélévision (et non pas seulement aux chaînes publiques). De même, le communiqué couvre une période plus longue que la campagne audiovisuelle officielle. Enfin, il porte autant sur des aspects qualitatifs (tels que la tonalité des commentaires des journalistes ou la présentation à l’écran des images d’archives) que quantitatifs (équité, puis égalité des temps de parole) ».

« S’agissant de l’aspect quantitatif, le CNRA doit juste se fonder sur des décomptes réguliers des temps de parole relevés par ses services ou transmis systématiquement par les éditeurs de programmes de radio ou de télévision. Dans une compétition, il faut apprendre à respecter ses adversaires ! »

Rappelons que Le CNRA a bloqué l’initiative Sunu Déba, voire l’organisation d’un débat télévisé entre les candidats à l’élection présidentielle du 24 février 2019 diffusé dans certains médias nationaux et internationaux.

Babacar Diagne a invoqué tout simplement l’article LO.130 du Code électoral ainsi que l’article 8 de la loi n° 2006-04 du 04 janvier 2006 portant création du CNRA.

Aly Ngouille Ndiaye : « Il n’est plus possible de truquer des élections au Sénégal »

https://www.dakaractu.com En marge de la rencontre avec les observateurs nationaux et internationaux qui vont superviser les élections présidentielles, Aly Ngouille Ndiaye a levé tout équivoque sur le caractère transparent de ces joutes. Selon le ministre de l’Intérieur, toutes les dispositions ont été prises par les organisateurs pour une bonne tenue du scrutin. Ce qui fait dire à Aly Ngouille Ndiaye qu’un trucage n’est pas possible.

la présidentielle aura lieu dans «des conditions optimales» (ministre)

APA – Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo –Le scrutin présidentiel du 24 février 2019, soit le onzième du genre au Sénégal post-indépendant, se déroulera dans « des conditions optimales », a déclaré, mercredi à Dakar, le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, arguant que la bonne organisation des élections est inscrite dans l’histoire démocratique du pays.

« Les dispositions relatives à l’encadrement juridique ainsi que celles régissant la mise en œuvre des opérations préparatoires sont exécutées dans le respect strict des délais légaux, conformément à la législation en la matière », a rassuré, le ministre qui s’exprimait à l’occasion d’une rencontre avec les observateurs électoraux.

Dans ce même ordre d’idées, Aly Ngouille Ndiaye a indiqué que, conformément aux instructions du président de la République, les acteurs concernés par l’organisation du scrutin sont invités à une application rigoureuse des instructions reçues et à rendre compte sans délai de toute difficulté rencontrée dans leur mission.

Revenant sur « les crispations » observées au cours de la campagne électorale, le ministre de l’Intérieur a souligné que le Sénégal a toujours su, par le passé, transcender les anomalies inhérentes à tout processus électoral.

D’où, a-t-il, martelé, « je puis vous garantir que cette élection-là se fera dans la transparence et dans le respect des droits de tous les candidats avec une application rigoureuse de la législation électorale ».ARD/cat/APA

La Cena plongée dans la déche, Doudou Ndir invité à «élever la voix»

IGFM- A J-4 du scrutin présidentiel, la Commission électorale nationale autonome (Cena) est plongée dans un manque de moyens criant. C’est l’édition de Enquête du jour qui donne l’information. D’après des sources approchées par le canard du Point E, l’instance chargée du contrôle et de la supervision du processus électoral n’a, jusqu’à présent, reçu que la moitié du budget électoral. Lequel est estimé à 4 milliards 589 millions francs Cfa pour l’exercice en cours.

Pour ne rien arranger aux choses, le budget de fonctionnement connait le même sort. Et, entre autres conséquences, la Cena se débat avec un parc automobile vieux, les véhicules les plus neufs datent de 2011. Ce qui fait que beaucoup d’entre eux sont en panne. Face à cette situation de plus en plus inquiétante, un membre de la Decena de France estime que le président de l’institution, en l’occurrence le magistrat à la retraite Doudou Ndir, devrait élever la voix.

“Ce n’est pas normal’’, soupire notre interlocuteur. Chargée du contrôle et de la supervision de l’ensemble des opérations électorales et référendaires, la Cena veille, en particulier, à leur bonne organisation matérielle et y apporte les correctifs nécessaires à tout dysfonctionnement constaté. Elle a des démembrements dans les départements (Ceda) et à l’étranger (Decena).

La présidentielle sénégalaise en chiffres

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane DialloLe nombre de bureaux de vote (BV) appelés a accueillir les citoyens sénégalais pour le premier tour de la présidentielle de dimanche s’élève au total a 15.397, a déclaré, mercredi à Dakar, le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye.

Selon Aly Ngouille Ndiaye qui rencontrait les observateurs électoraux, Il y a dans le détail 14.651 bureaux qui seront ouverts sur l’ensemble du territoire national et 746 bureaux dédiés aux Sénégalais de l’extérieur.

Le nombre total de lieux de vote est de 6919 et le nombre total d’électeurs est de 6.683.043 (6.373.451 à l’intérieur et 306.592 à l’extérieur). Les bulletins imprimés sont au nombre de 40.100.000, soit 8.020.000 par candidat.

Trois membres de l’Administration siègeront dans chaque bureau de vote, soit un total de 46.191. La commission électorale nationale autonome (Cena) a, quant à elle, désigné 15.397 contrôleurs (un par BV), là où 76.985 mandataires représenteront les candidats dans tous les bureaux, soit un représentant par candidat et par bureau de vote.ARD/te/APA

l’OIF lance une mission d’information et de contacts

APA-Dakar (Sénégal) Par Ibrahima Dione –L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), dans un communiqué reçu mercredi à APA, annonce que sa Secrétaire générale, Louise Mushikiwabo, a dépêché une mission d’information et de contacts au Sénégal pour le premier tour de l’élection présidentielle du 24 février 2019.

« Conduite par l’ancien Premier ministre de Sao Tomé et Principe, Patrice Emery Trovoada, et composée d’un parlementaire, de personnalités politiques et d’experts de haut niveau, provenant de pays membres de la Francophonie, la mission séjournera au Sénégal du 19 au 26 février 2019 », renseigne le communiqué.

Pour bien effectuer leur travail, les membres de la mission de l’OIF s’entretiendront avec les autorités nationales, les candidats, les organes de gestion et de contrôle des élections, les organisations de la société civile ainsi qu’avec les missions électorales présentes sur le terrain et les partenaires internationaux accrédités au Sénégal.

« Les constats et observations recueillis sur le terrain permettront à la mission de la Francophonie de recenser les bonnes pratiques électorales développées à cette occasion et pouvant faire l’objet d’échanges de bonnes expériences dans d’autres États de l’espace francophone », indique le document.

Le cas échéant, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) envisage de formuler « des recommandations visant à renforcer et à consolider les acquis et les avancées démocratiques au Sénégal ».

Le Sénégal fait partie des 54 membres de l’OIF auxquels s’ajoutent 7 membres associés et 27 observateurs.ID/cat/APA

«Pour le maintien d’un internet ouvert et sécurisé durant la présidentielle»

Des organisations de la Société civile, des acteurs du secteur et des journalistes ont signé une déclaration conjointe pour demander «le maintien d’un internet ouvert et sécurisé durant la présidentielle du 24 février 2019».  Cette sortie fait suite aux informations selon lesquelles, l’État serait sur le point de restreindre, voire couper, l’accès à internet le jour du scrutin. Nous vous proposons la déclaration en intégralité.

Nous, la COALITION POUR UN INTERNET LIBRE ET OUVERT (ARTICLE 19, AccessNow, #KeepItOn, ASUTIC, AFRICTIVISTES…) :

Réaffirmons­ que­ l’internet­ ouvert,­ accessible­ et­ sécurisé,­ en­ particulier­ durant­ les élections, facilite la libre circulation et l’accès à l’information, et la liberté d’expression en ligne et hors ligne.­

Nos organisations sont préoccupées par le fait que la récente tendance d’interférences illégitimes dans les communications en ligne, la déclaration menaçante d’agents publics et­ des­ services­ de­ sécurité,­ ainsi que­ l’adoption­ d’une­ loi sur­ les­ communications électroniques­ datant de­ 2018, peuvent­ être considérées­ comme­ une tentative majeure de­ faire­ taire­ les­ voix­ critiques­ en­ ligne­ et­ de­ limiter­ ainsi­ la­ liberté­ d’expression.­

Le contrôle excessif des médias publics, l’influence et la pression indirecte exercée par le gouvernement et ses alliés sur de nombreux médias traditionnels, ainsi que les récents actes de violence à l’encontre de journalistes affaiblissent le processus démocratique au Sénégal.

Nous demandons d’urgence à toutes les parties prenantes, notamment les fournisseurs de­ services­ téléphoniques­ et­ internet, d’assurer la stabilité et l’accessibilité d’internet avant,­ pendant­ et­ après­ la­ prochaine­ élection­ présidentielle­ du­ 24­ février­ 2019­ au Sénégal. Au nom de plus de 170 organisations provenant de plus de 60 pays qui forment la coalition #KeepItOn, nous vous demandons de garder l’internet ouvert.

Les coupures d’internet violent les droits humains et l’économie

Les recherches montrent que les coupures affectent la libre circulation de l’information et mettent le voile sur les violations des droits humains. En particulier durant les élections, les journalistes et les professionnels des médias ne peuvent pas contacter des sources, rassembler­ des­ informations­ ou­ archiver­ des­ articles­ sans­ outils de­ communication numériques. Aussi les citoyens n’ont pas un accès instantanés aux informations critiques, notamment concernant les bureaux de vote et les résultats des élections.

Un­ internet­ ouvert­ favorise­ la­ créativité,­ l’innovation,­ l’accès­ à­ l’information­ et­ à­ des opportunités­ sociales,­ économiques,­ culturelles­ et­ politiques.­ Les­ moyens­ techniques utilisés pour bloquer l’accès à l’information en ligne compromettent souvent de manière dangereuse la stabilité et la résilience d’internet. Les coupures d’internet ne doivent jamais devenir une normalité.

Au Sénégal, l’extension de l’accès à l’internet global demeure un facteur clé pour la réduction­ des­ fractures­ numériques­ et­ pour­ la­ concrétisation­ des­ engagements­ du gouvernement­ envers­ sa­ stratégie­ Sénégal­ numérique­ 2016-2025­ et­ les­ Objectifs­ De Développement­­ Durable­­ (ODD). Nous­ estimons­ que­ les­ coupures­ d’internet coûteront au Sénégal près de 3 400 000 $ US, soit environ 1 870 000 000 CFA par jour­ en­ coûts­ économiques­ directs,­ en­ plus­ de­ ralentir­ la­ réalisation­ des­ droits économiques, sociaux et culturels dans son ensemble.

Les coupures d’internet violent les engagements internationaux.Un nombre croissant de constatations et de conclusions indiquent que des perturbations intentionnelles de l’internet constituent une violation du droit international. Le Conseil des droits­ de­ l’homme­ des­ Nations­ Unies­ et­ l’Assemblée­ générale­ des­ Nations­ Unies­ ont adopté­ par­ consensus­ de­ nombreuses­ résolutions­ condamnant­ sans­ ambiguïté­ les coupures­ d’internet­ et­ les­ restrictions­ similaires­ à­ la­ liberté­ d’expression­ en­ ligne.

Par exemple, le­ Conseil­ des­ droits­ de­ l’homme­ des­ Nations­ Unies­ dans­ sa­ résolution A/HRC/RES/32/13 : «Condamne­­ sans équivoque­­ les­­ mesures­­ visant­­ à­­ empêcher­­ ou­­ à­­ perturber intentionnellement­ l’accès­ ou­ la­ diffusion­ d’information­ en­ ligne, en­ violation des­ Droits humains­ protégés­ internationalement,­ et­ appelle­ tous­ les­ États­ à­ s’abstenir­ et­ cesser d’utiliser de telles pratiques.»

En­ novembre­ 2016,­ la­ Commission­ africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP)­ a­ adopté­ une­ résolution­ sur­ le­ droit­ à­ la­ liberté­ d’information­ et­ d’expression pour l’internet en Afrique, exprimant sa préoccupation face à «une pratique émergente des­ États­ d’interrompre­ ou­ de­ limiter­ l’accès­ aux­ services­ de­ télécommunication­ tels qu’internet, les médias sociaux et les services de messagerie, pratique de plus en plus courante durant les élections». CADHP/Rés.362 (LIX).

Nous demandons aux autorités sénégalaises de :

  • Déclarer publiquement leur engagement à conserver l’internet ouvert et à informer le public de toute perturbation;
  • Veiller à ce que l’internet, y compris les médias sociaux, demeure actif et accessible.

Ont signé :

ARTICLE19 Sénégal Afrique de l’Ouest,AccessNow,#KeepItOn,ASUTIC,AFRICTIVISTES,CONGAD,FORUM CIVIL,RADDHO,LSDH,APPEL,Paradigm Inititiavive Francophone Africa Team,Human Rights Centre Somaliland,African Freedom of Expression Exchange,(AFEX),Collectif Sassoufit,NetBlocks,ARTICLE 19 Afrique de l’Est,African Development Solution Lab-Experts (ADSL-E),Modibo DIOP -Euratrade SA,Fatou DIOUF -FAWE/SN,Bacary Domingo MANE –Journaliste,Moussa Fara DIOP -Jeune Chambre Internationale,Assane DIENG Etudiant –Chercheur,Ibrahima NDOYE Directeur de Pub www. Sene24.com,Ibra Seck CASSIS -Senegal Vote,Moussa TALL–AIESEC,Balkissa Idé Siddo-Public policy Manager facebook,Magueye SOW -Atlas Network,Alioune NDIAYE –president rzd,Emmanuelle M. FAYE –Journaliste,Oumy Régina SAMBOU –Journaliste

LA GOUVERNANCE AU CŒUR DU DISCOURS DES CANDIDATS (CABINET D’ÉTUDES).

Dakar, 20 fév (APS) – La gouvernance est la thématique la plus abordée par les candidats à l’élection présidentielle durant les 14 premiers jours de la campagne électorale, selon SYNCHRONIX, un cabinet d’études et de sondages.

L’approche méthodologique de cette étude repose sur les passages officiels des candidats au journal de la campagne sur la RTS1.

« Ce choix a répondu à trois raisons principalement : Le temps de passage est le même pour tous les candidats (7 minutes environ) ; Le contenu des éléments qui passent pendant le journal de la campagne sont choisis et validés par les mandataires des différents candidats ; Le contenu est supervisé par le CNRA », explique le cabinet.

« Plusieurs thématiques ont été abordées par les cinq candidats durant cette campagne électorale. Cependant, la thématique la plus évoquée est la gouvernance (17,8%) », souligne le cabinet dans cette étude transmise à l’APS, mercredi alors que la campagne électorale s’achève ce vendredi.

Les thématiques abordées se présentent comme suit : gouvernance (17, 8%), offres économiques (15, 8%), Accès aux services sociaux de base (13, 6%), formation et emploi des jeunes (8,9%), Séparation et équilibre des pouvoirs (8,7%), performances économiques (7,2%), paix (5, 9%), amélioration des services sociaux de base (4,5%), Sécurité (4,2%).

Suivent citoyenneté, patriotisme et valeurs (3,7%), diplomatie (2,7%), environnement (2,2%), violences (1,7%), réforme de l’enseignement secondaire (1,5%), amélioration des conditions de vie des couches vulnérables (1,2%) et sport (0,2%).

La thématique de la gouvernance « a été abordée à 98% par les candidats de l’opposition qui ont relevé une mal gouvernance sous plusieurs formes (absence de reddition des comptes, corruption, détournement, mauvaise gestion des ressources naturelles, etc.) ».

Selon le cabinet, « cette thématique apparaît principalement dans les discours de Madické Niang, Idrissa Seck et Ousmane Sonko ».

« Sur la question de la gouvernance, les candidats Ousmane Sonko (28%), Madické Niang (27,8%) et Idrissa Seck (26,4%) ont été les plus prolixes, dénonçant de manière acerbe, toutes les fautes de gestion dans plusieurs secteurs de la vie socioéconomique », lit-on dans le document.

Le candidat Issa Sall (13,9%) a bien évoqué la gouvernance dans la première semaine de campagne avant de voir l’occurrence avec laquelle il faisait référence à cette thématique décliner au fur et à mesure, rapporte l’étude.

Selon Sonchronix, « Macky Sall a peu parlé de gouvernance. Il a évoqué de nombreuses performances dans plusieurs secteurs mais est resté presque muet à ce sujet. Les rares fois où il a fait référence à la gouvernance, il en a parlé de façon plus ou moins laconique ».

Une autre thématique sur laquelle les candidats ont insisté est l’économie, selon l’étude, soulignant que « dans l’opposition, cette thématique a été abordée en termes d’offres économiques (15,8%) ».

Le candidat Macky sall a mis l’accent sur les performances atteintes en matière économique (7,2%) avec un taux de croissance en hausse, des infrastructures, l’amélioration de l’environnement économique ayant eu comme impact l’attrait de nombreux investisseurs, etc.., relève Sonchronix.

L’étude note que la dernière thématique du trio de tête concerne les services sociaux de base.

Concernant les services sociaux de base, le candidat Macky Sall « est le plus prolifique de tous les candidats réunis avec 24,7% ». Il a fait état d’un ensemble d’améliorations dans ce domaine que ses services compétents ont réalisées.

Arrivent ensuite Madické Niang (23,3%), Ousmane Sonko (21,9%) et Idrissa Seck (21,9%).

Sonchronix constate encore que « la séparation et l’équilibre du pouvoir est une question lancinante qui a été au cœur des assises nationales dont les propositions devraient, en toute vraisemblance, permettre de résoudre ce problème ».

« Un pouvoir législatif et un pouvoir judiciaire sous le joug de l’Exécutif, une justice instrumentalisée, l’absence d’indépendance de la magistrature, tels sont les principaux arguments avancés par les candidats de l’opposition, Issa Sall (32,4%) et Idrissa Seck (32,4%) notamment, pour justifier la nécessité de séparer et d’équilibrer les pouvoirs », lit-on dans le texte.

Sonchronix note que le candidat Macky Sall « est resté aphone à ce sujet ».

L’étude relève aussi que « les autres candidats ont abordé la question de l’économie en procédant par des constats et en formulant des offres, sous forme de solutions aux problèmes économiques rencontrées ».

Ainsi, Ousmane Sonko est, après Macky Sall, le candidat qui a le plus parlé d’économie (21,5%), suivi par Madické et Issa Sall (18,3%). Idrissa Seck est le candidat dont le discours regorge le moins de propos renvoyant à l’économie, d’après l’étude.

Concernant la thématique Patriotisme et valeurs, le candidat Ousmane Sonko obtient 44% du total des propos des candidats y renvoyant, souligne l’étude.

« Entre révision et renégociation des contrats, bonne gestion des ressources naturelles et préférence nationale, entre autres, le candidat de la Coalition Sonko Président a beaucoup insisté sur le patriotisme », lit-on dans le document.

Le texte note que le candidat Issa Sall « a insisté sur les valeurs en mettant sur l’éducation comme socle qui doit sous-tendre toutes les valeurs à inculquer aux hommes et aux femmes pour une société juste, paisible et valeureuse ».

« Dans des proportions moins importantes, Idrissa Seck (11%), Macky Sall (11%) et Madické Niang (11%) ont aussi abordé le patriotisme et/ou les valeurs, durant les 14 premiers jours de campagne électorale ».

Dans la perspective d’une industrialisation souhaitée par tous les candidats, la formation et l’emploi des jeunes ont été abordées par les différents protagonistes, notamment Ousmane Sonko (30%), Madické (26,7%) et Macky Sall (23,3%), mentionne encore Sonchronix.OID/ASB

Présidentielle 2019 : Je vote bulletin nul! Par Cheikh Oumar Tall,

En 1959 à Saint Louis, le Président Senghor, en manipulant l’Assemblée constituante et sous la dictée des colonisateurs français avait fait voter la première constitution laïque de l’Etat du Sénégal. Le coup de force de Senghor qui voulait à tout prix imposer la laïcité au Sénégal n’avait pas plu au député Ibrahima Seydou Ndaw de Kaolack, ce qui avait poussé ce dernier à bouder l’Assemblée constituante.

Senghor, chrétien catholique, en devenant le 1erPrésident du Sénégal majoritairement musulman à 95%, avait maintenu la laïcité de l’Etat, de 1960 à 1981, date de son départ à la tête du pays, dans une option fluctuante, pas  stable et pas bien ancrée dans le pays et qui pourrait être remise en cause à tout moment. D’ailleurs, c’est la brèche par laquelle le président Wade avait tenté de s’engouffrer pour supprimer la laïcité de l’Etat dans la constitution en 2001 dès qu’il a accédé au pouvoir. Malheureusement, il avait été influencé et découragé par Moustapha Niasse, son premier ministre d’alors et ancien élève très assidu de Senghor.
Senghor, connaissant bien l’origine, l’objectif, les visées et la définition de la laïcité importée de France et qui avait même eu l’audace de promettre au Pape Jean XXIII de Rome, dans les années 60, je cite : «Je ne pourrai faire des Sénégalais des chrétiens, mais je ferais en sorte qu’ils soient de mauvais pratiquants musulmans».
Toujours dans sa logique de combat contre l’islam, Senghor était encore parvenu à imposer en 1972 le code laïc de la famille malgré le refus du député socialiste (Parti unique)feu Me Assane Dia de Tivaouane, avocat à la cour et l’opposition systématique des grands chefs religieux musulmans tels que El Hadji Ibrahima Niasse de Kaolack, El Hadji Abdou Aziz Sy, Serigne Cheikh Mbacké Gaïndé Fatma, El Hadji Seydou Nourou Tall et le Khalife général des Layènes entre autres…
Tout ce rappel historique pour démontrer le caractère contradictoire des lois laïques par rapport aux codes civil et pénal(lois islamiques  – Charia). Car l’Islam a ses lois et règlements qui régissent la famille musulmane dans les cours et tribunaux, comme c’est le cas en République islamique d’Iran où des chrétiens et juifs iraniens vivent sans être persécutés et qui vivent pleinement leur religion et pratiquent leurs cultes sous la protection de l’Etat islamique iranien.
Le Coran  dit : « *Quiconque ne juge pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, eh bien voilà les mécréants…, les pervers…, les prévaricateurs» Sourate 5, Versets 44 – 45 – 47.
Tous les Présidents qui ont succédé à Senghor, à savoir Diouf et Wade, avaient quand même maintenu la laïcité dans la constitution du Sénégal malgré son caractère fluctuant, instable et pas bien ancré dans les esprits, sans pour autant essayer de le rendre intangible, irréversible et éternel comme l’a fait le Président Macky Sall lors de son référendum de février 2016 au cours duquel j’avais battu campagne et voté «Non». Considérant que l’acte de rendre intangible la laïcité dans notre pays et qui a frustré beaucoup de musulmans sénégalais était contraire aux convictions religieuses des musulmans, j’ai décidé cette fois-ci encore de voter bulletin nul (2 bulletins de 2 différents candidats dans une même enveloppe). Ce vote nul ne sera pas comptabilisé pour un quelconque candidat, n’empêchera pas non plus l’élection d’un candidat, mais ce vote nul apparaîtra au moins dans les résultats définitifs à l’élection présidentielle de 2019.
Ce vote nul permettra aussi de montrer à l’opinion nationale et internationale que certains Sénégalais avertis ont un engagement politique pour l’Islam car, armés d’une forte conscience sur les grandes questions de l’heure qui agitent le monde musulman, ils refusent, de manière pacifique mais sans équivoque de participer à l’immolation de l’Islam qui est avant tout un pouvoir d’Etat, un système de vie socio-économique ne séparant pas le temporel du spirituel comme dans l’Etat islamique de Médine du temps du Prophète Mouhamad (PSL).
Mon vote nul se justifie surtout par le fait que le Président Macky Sall ne s’est pas contenté du caractère laïc de la constitution, mais il l’a rendu irréversible, éternel et intangible lors de son référendum de février 2016.
Seul un coup d’Etat militaire ou soulèvement populaire à l’instar du Printemps Arabe pourrait supprimer l’intangibilité de la laïcité de l’Etat et refonder un Etat démocratique basé sur la justice et sur les convictions des Sénégalais.
Pour rappel, nous avons relevé dans le quotidien national gouvernemental, le Soleil n° 5859 du 14 mars 1993, un aveu et une déclaration de taille d’un éminent membre de la franc-maçonnerie. Je cite : «Le Sénégal est un pays à majorité musulmane ; et surtout à cause de la pression familiale que les franc-maçons sénégalais tapis dans l’ombre exercent sur l’Etat. Mais il affirme qu’ils font du bon travail et plusieurs lois sociales instaurées au Sénégal ont été discutées et cogitées dans les loges, et par leurs cogitations ils se débrouillent pour que les conclusions de leurs cogitations atteignent la table du gouvernement, de même ils ont des membres à l’Assemblée Nationale qui répercutent les opinions de la loge… Le crédo de la franc-maçonnerie réside dans la laïcité de l’EtatNotre symbolisme se veut universaliste et nous rêvons qu’un jour, tous les hommes du monde soient franc-maçons. Et puis, il y a beaucoup de Sénégalais dont certains maitrisent parfaitement l’arabe qui sont membres des loges maçonniques sénégalaises».
Chers compatriotes musulmans sénégalais, vous êtes maintenant avertis des enjeux. Vos cartes d’électeurs sont vos armes, ne les donnez pas n’importe comment. Allez aux urnes dans la paix, la discipline et la dignité qui caractérisent l’Islam. A bon entendeur, salut !Cheikh Oumar Tall,Directeur du journal mensuel «Le Jour – Al Yawmou» Téléphone : 00 (221) 77 519 40 26.

Abdou Aziz Kébé : «Le vote du 24 février ne doit pas être un vote confrérique, régional ou ethnique»

http://www.seneweb.com Un appel à l’apaisement a été lancé ce mercredi à Thiès par le Délégué général au pèlerinage à la Mecque, Abdou Aziz Kébé qui invite les citoyens sénégalais à faire leur choix dans la paix le 24 février prochain.

A l’invitation du Forum citoyen pour l’émergence, et l’Alliance pour le développement des valeurs éternelles et spirituelles, entre autres organisations, l’islamologue et délégué général au pèlerinage a donné une conférence à Thiès sur le thème : «La cohésion sociale dans le coran», avant de faire face à la presse pour rappeler le rôle de régulateurs sociaux que sont les confréries. L’occasion pour lui de déplorer ce qu’il considère comme des manipulations confrériques dans les réseaux sociaux.

« Lorsque nous sentons que dans un moment important et grave, qui est un moment de choix, de renouvellement de confiance, ou de retrait de confiance pour donner cette confiance à une autre personne, dans un moment aussi grave, les programmes, les projets, les candidats ainsi que ceux qui les supportent doivent respecter l’unité et la stabilité de notre pays. Et ne pas se hasarder à prendre les cercles qui nous réunissent et à les transformer en cercles d’exclusion ».

La diversité ne doit pas faire ressortir nos différences mais constitue une richesse, selon lui. «Notre pays repose sur un socle, sur des piliers et des ressorts qui amortissent les chocs, qui nous permettent de rester solides. Parmi ces piliers, la religion en est une, mais il y a les confréries. Nous nous réclamons de l’héritage de toutes les confréries, de Cheikhoul Khadim, de Cheikh El Hadji Malick Sy. Nous en sommes les porteurs mais nous en sommes les continuateurs», insiste Abdou Aziz Kébé.

« Cheikh Ahmed Tidiane Sy et Serigne Abdou Lahad Mbacké, rappelle-t-il, nous ont montré le chemin en un moment où le Sénégal était sur les bords d’une fracture confrérique : ils se sont levés, ils se sont parlés et ils ont montré le chemin aux disciples ».

Il y a quelques mois de cela, poursuit l’islamologue, « Serigne Abdou Aziz Sy Al amine et Cheikh Sidy Mbacké nous ont montré le chemin en unissant leurs efforts, leurs visions, leurs disciples et leurs propres investissements humains. Ils ont montré l’image d’un Sénégal uni, l’image de deux confréries qui sont deux entités qui travaillent pour le même élan, pour le même pays, pour la même finalité : l’agrément d’Allah ».

Enfin, déconseille-t-il de faire de l’appartenance confrérique une motivation pour choisir un candidat à la présidentielle du 24 février. Il fustige « La manipulation dans les réseaux sociaux de ces confréries, de l’appartenance confrérique pour en faire un vote pour ou un vote contre. La démocratie doit respecter notre unité : un peuple un but, une foi. Le vote du 24 février doit refléter ce que nous sommes. Il ne doit pas être un vote confrérique, régional, ethnique, d’aucune identité remarquable. Mais un vote pour la patrie, pour le Sénégal », conclut le délégué général au pèlerinage

REBELLION EN GESTATION AU PDS: des responsables libéraux et Karimistes dénoncent Wade, le dénigrent et l’accusent de privilégier sa famille au détriment du parti

https://www.jotaay.net Le 24 février prochain, Me Wade, qui appelle à empêcher la tenue du scrutin, risque de se retrouver tout seul ou avec juste certains de ses proches. En effet, un groupe de membres du Comité directeur et de responsables Karimistes ne compte pas le suivre dans cette logique. Et ils appellent leur frères à ne servir de chair à canon à personne, si Karim Wade ne vient pas lui-même donner le ton, en brûlant les bureaux de son centre au Point E. N’ayant aucune lisibilité sur les véritables intentions de Wade, qui a suspendu ses activités à son retour de Guinée, ces «rebelles» lui reprochent de privilégier les intérêts de sa famille, au détriment de ceux du parti et de ses responsables.

Les lignes de la rébellion bougent au Pds. Me Abdoulaye Wade, qui se faisait obéir au doigt et à l’œil, risque d’être esseulé dans sa volonté de semer la pagaille le jour du scrutin présidentiel. Un groupe de hauts responsables du parti, tous membres du Comité directeur, ainsi que des responsables de mouvements Karimistes, ne compte pas le suivre dans ce combat à l’air d’un baroud d’honneur. Ils se démarquent nettement des «propos incendiaires et antidémocratiques» de leur Sg national. A en croire ces derniers, c’est «la première fois que Me Wade est minoritaire dans le Pds ; puisque l’essentiel des responsables de la direction du parti, ainsi que des structures, se sont démarqués de ces propos». Pour eux, il est hors de questions d’aller brûler des bureaux ou bulletins de vote, ou faire quoi que ça soit du genre.

«Un appel à ne sévir de chair à canon à qui que soit et d’aller voter le jour du scrutin»

Décidés à tenir tête à Wade, ces responsables libéraux et de mouvements affiliés pensent que l’exemple devrait venir de celui qui a été désigné candidat du parti et qui a été finalement recalé. Ainsi, ils invitent Karim Wade «à prendre son courage à deux mains en rentrant pour diriger les opérations, en commençant lui-même par brûler les bureaux de vote de la circonscription du Point E». Sans quoi, ces responsables, qui attendent le moment venu pour agir à visage découvert, lancent «un appel à tous les responsables du parti, particulièrement les jeunes, à ne sévir de chair à canon à qui que soit et d’aller voter le jour du scrutin».

Wade accusé de privilégier «les intérêts de sa famille» sur ceux du parti 

Les critiques ne s’arrêtent pas seulement à la posture guerrière de Wade, qui invite à mettre le feu à la présidentielle. Ils dénoncent aussi ses tractations actuelles, à propos desquelles le Pds n’a aucune visibilité et qui ne semblent nullement le concerner. Dès lors, avec le déplacement récent de Me Wade en Guinée, ces responsables libéraux «dénoncent avec la dernière énergie la manière de faire du Sg national du parti, qui privilégie les intérêts de sa famille au détriment de ceux des membres et responsables du Pds». Cela est si vrai, pour eux, que la mise en veilleuse, au dernier moment, de ses activités au niveau national, est suspecte. «Qu’il nous dise les vraies raisons de l’annulation subite de toutes ses activités dont sa tournée dans le Nord», interrogent-ils. En effet, hier, Me Wade devait démarrer son plan d’action de lutte contre la tenue de la présidentielle, par un déplacement au nord du pays. Une sortie qui n’a finalement pas eu lieu.Mbaye THIANDOUM

YEN A MARRE DONNE SA CONSIGNE DE VOTE

http://www.emedia.sn Le mouvement Y’en a Marre a pris position pour le 24 février prochain. En conférence de presse ce mercredi, à la Maison de la Culture Douta Seck, la bande à Thiat a demandé aux Sénégalais de ne pas suivre la consigne de l’ancien président Abdoulaye Wade, qui appelle à s’opposer à la tenue du scrutin. « Nous sommes contre le boycott. Je pense que les sénégalais sont assez responsables. Ils sont conscients, et avertis de l’urgence qu’il y a aujourd’hui. Sur ce, nous appelons les sénégalais, surtout les jeunes, à aller voter massivement et à sécuriser le vote. Nous voulons que cette élection rentre dans l’histoire du Sénégal. Il ne faut pas écouter X ou Z. Il ne faut pas être paresseux, il faut être un sénégalais patriote », a déclaré Thiat, avant d’annoncer leur conférence « Wallu Askan Wi » qui se tiendra demain, jeudi 21 février.

« Babacar Diagne a déçu »

La rencontre sera un échange interactif entre les cinq (5) candidats et les citoyens. Pour le secrétaire exécutif du mouvement Aliou Sané, « c’est une tribune offerte aux citoyens, pour enfin d’exposer ce qui est problématique dans le quotidien des sénégalais et ce qu’il y a comme solution envisageable ».

Fadel Barro, administrateur du mouvement, qui appelle à préserver la stabilité du pays, a pour sa part sévèrement critiqué le Conseil national de régulation (Cnra), qui a interdit le « Sunu Débat » initié par des internautes sénégalais. « Dans ce pays, des gens comme Babacar Diagne devrait être progressiste, encourager à aller vers les conquêtes démocratiques. Ce M. Diagne, le pays lui a tout donné et il revient presque de la retraite. Mais, aujourd’hui, il a déçu. On attendait de lui qu’il soit progressiste. Il n’a pas pris ses responsabilités. Il reste dans une logique restreinte, c’est-à-dire, on ne permet pas la tenue d’un tel débat. C’est vraiment dommage.

Nous prenons acte », regrette Fadel Barro. Thierno Malick NDIAYE

Thiat soupçonne un deal avec Macky

http://www.rewmi.com Thiat, du Mouvement Yen a marre,  s’en prend à Abdoulaye Wade. Il ne comprend pas sa position par rapport à la présidentielle et dénonce un deal entre Wade et Macky. « C’est un discours très irresponsable. Nous pensons que toute personne qui appelle au boycott, d’une manière ou d’une autre, est en train de soutenir le président sortant Macky Sall», a-t-il déclaré hier lors d’une conférence de presse organisée par le Mouvement Yen a marre dans le cadre de leur initiative «Wallu Askan wi (voler au secours du peuple)».

Sécurisation de l’élection:l’opposition donne carte blanche à Mamadou Diop « Decroix »

https://www.pressafrik.com L’opposition n’a confiance qu’en elle-même pour ce qui s’agit du contrôle et de la sécurisation des opérations de vote le 24 février 2019. Les quarte candidats ont laissé de côté la Plateforme opérationnelle de sécurisation des élections (Pose) à laquelle ils avaient tous adhéré derrière Me Mame Adama Gueye. Ils ont mis sur pied leur propre Pôle pour contrôler le scrutin de dimanche prochain. Cette nouvelle plateforme sera coordonnée par Mamadou Diop « Decroix » , qui sera assisté par les mandataires des différents candidats de l’opposition à savoir : Ass Babacar Gueye de la coalition IDY 2019, Ibra Diouf Niokhobaye de Madické 2019, Adiouma Sow de Sonko Président et Amadou Cissé du PUR.

« Nous, le pôle des 04 Candidats de l’opposition, sommes réunis ce jour 18 février 2019 dans le cadre de la mutualisation des nos actions pour le contrôle des opérations de vote. A l’issue de la rencontre, nous demandons à tous nos Responsables et Représentants d’engager immédiatement les actions suivantes :
1. A chaque Plénipotentiaire, de rendre visite aux Sous-Préfets pour vérifier l’effectivité de la disponibilité du matériel électoral et des Bulletins de vote de chaque Candidat
2. A chaque Mandataire, de visiter les Centres de Vote et de s’assurer de la disponibilité de TOUT le matériel électoral (Bulletins, Urnes, Isoloirs, Encre, et tous les accessoires)
3. Aux Responsables de Départements et de Communes, d’organiser des rencontres entre les représentants des 04 Candidats afin de mutualiser nos forces à tous les niveaux (Bureaux de vote, Centres de vote et alentours, Commissions Départementales de recensement). Nous recommandons de tenir ces rencontres à l’échelle Départementale et Communale.
4. Aux Représentants dans les Commissions de recensement, de mettre en place un dispositif contradictoire de décompte des voix afin de veiller à une bonne consolidation des résultats », peut-on lire dans la circulaire parvenue à PressAfrik.
Ledit Pôle rejette toute présence d’un représentant du ministère de l’Intérieur dans les Commissions de recensement des votes. « Ce dispositif n’est nullement prévu dans l’article L0138 du Code Electoral et nous n’acceptons aucune forme de dictat dans la consolidation des résultats », disent-ils.AYOBA FAYE

Les révélations d’Ismael Madior Fall qui affolent la toile : Birahim Seck parle « d’amateurisme d’Etat ou de gangstérisme politique »

https://www.pressafrik.com Les propos du ministre de la Justice, Garde des sceaux tenus lors d’une interview dans le magazine «Jeune Afrique» affolent la toile. Birahim Seck, coordonnateur du Forum civil descend en flammes Ismaela Madior Fall. Il est repris par Cheikh Tidiane Dieye et Ibrahima Diop du Sénégal s’y met aussi. Sur Facebook, cela fait partie des sujets qui passionnent actuellement.

« Des membres du parti au pouvoir ont aussi été condamnés, et d’autres épinglés par la Cour des comptes. Ils remboursent aujourd’hui les sommes en cause. Personne ne parle d’eux car ils ne sont pas candidats à la présidentielle ». Sur une relance de nos confrères : Qui sont-ils ? Le ministre de la Justice rétorque : « je ne révélerai pas leur nom, inutile de les vilipender ». Voilà textuellement ce que le Garde des sceaux a dit dans le magazine panafricain édité depuis Paris.

Des déclarations que le coordonnateur général du Forum civil, Birahim seck considère « d’amateurisme d’Etat ou de gangstérisme politique ». Il a surtout fait comprendre que « le ministre, Ismaela Madior Fall ne doit pas ignorer que le Sénégal n’est pas une garderie d’enfants et que les ministres de la République ne sont pas nos tuteurs pour nous cacher l’origine et/ou la destination de nos deniers publics. Cette sortie relève d’un amateurisme d’Etat ou d’un gangstérisme politique ».

Birahim Seck interpelle directement le Ministre de la Justice. Pour lui, «il doit édifier les sénégalais sur les décisions de justice qui ont consacrées les condamnations, sources de «remboursements». En l’absence de preuve des sommes dites remboursées, précise-t-il, nous assisterons à un « détournement de deniers publics organisé ».

Le coordonnateur du Forum Civil, la section sénégalaise de Transparence internationale rappelle que « l’argent public doit être retracé dans une loi de finances (initiale ou rectificative) où l’on peut vérifier l’existence des sommes évoquées. La bonne gouvernance est d’abord un état d’esprit ».

Il est repris en cœur par Cheikh Tidiane Dièye et Ibrahima Diop du Sénégal qui estiment que « lorsqu’on a fini de dire cela, on est totalement discrédité pour parler de justice et de bonne gouvernance. Voilà l’une des facettes du système que nous combattons ».

MADICKE NIANG AUX THIESSOIS : «Macky Sall Samba allaar laa, il privilégie les intérêts des firmes françaises au détriment de celles sénégalaises»

https://www.jotaay.net Dans la capitale du Rail où le candidat de «Madické 2019» a tenu, hier, son meeting, à la place de France, Mamadou Lamine Massaly a réussi sa mobilisation. Au cours de sa prise de parole, Madické Niang a fustigé le régime du Président sortant. «Macky Sall Samba allaar laa», lâche-t-il. Parce que, selon lui, il privilégie les intérêts des firmes françaises au détriment de celles sénégalaises. La preuve selon Madické Niang, Thiès a été lésée du fait du Train express régional. De ce fait, il compte dit-il réhabiliter le chemin de fer afin que ladite ville profite des retombées.  

Dans le fief du président de Rewmi où il a tenu son meeting, hier, à la place de France, Me Madické Niang a réussi son pari. La capitale du Rail est restée des années fidèle à son fils Idrissa Seck, mais, le lieutenant de Madické Niang, Mamadou Lamine Massaly, a montré ce qu’il valait vraiment. Car, une forte affluence arborant des pancartes et des tee-shirts à l’effigie du candidat de «Madické 2019» était venue répondre à l’appel de ce dernier. Et lors de sa prise de parole, Me Madické Niang a encore tapé fort sur le régime du président sortant Macky Sall. «Macky Sall Samba allaar laa», martèle-t-il. Me Niang de s’expliquer : «il privilégie les intérêts des firmes françaises au détriment de celles sénégalaises». Madické Niang, qui salue le partenariat entre le Sénégal et la France, souligne qu’il voudrait le réorienter. «Je veux que le partenariat soit gagnant-gagnant. Un partenariat dans lequel le Sénégal trouvera son intérêt. La France est un partenaire privilégié et je salue tout le soutien qu’elle nous apporte. Mais, je suis convaincu que nous pouvons sceller une coopération qui prendra en compte de manière beaucoup plus profonde les attentes des populations sénégalaises», déclare-t-il.
Toujours, dans le même registre, Madické Niang explique qu’il voudrait faire de sorte que l’aide au développement bénéfice aux Sénégalais. Ce faisant, dit-il, il compte mettre en place des projets porteurs d’emplois, de richesses et d’infrastructures. Partant de cette base, dit-il, il créera un Sénégal nouveau. Par ailleurs, Madické Niang s’est indigné de l’approche diplomatique de Macky Sall, qui n’est pas à son avis adéquate. Ainsi, il a fustigé l’échec de la candidature du professeur Abdoulaye Bathily à l’Union Africaine. «Je compte donner un contenu hautement appréciable à cette diplomatie de proximité. Le développement de l’Union africaine devra passer par celui des régions et sous-régions», précise-t-il. Pour ses projets pour la capitale du Rail, Madické Niang prévoit de réhabiliter le chemin de fer qui a été abandonné. «Thiès va renaitre avec Madické Niang. Il ne faut pas oublier que la grève des cheminots a contribué à notre autonomie. Pour leur dignité, ils ont dit non, ils ont revendiqué leurs droits. A Thiès est né un syndicalisme patriotique. A Thiès est né un syndicalisme capable de faire face aux multinationales. Thiès est une ville martyre, une ville que nous respectons. C’est la raison pour laquelle je vais faire renaître le chemin de fer. Dans le seul but de léser Thiès, Macky Sall a limité le Ter à Diamniadio».  Fatou D. DIONE(Envoyée spéciale dans la caravane)

Le RASEF soutient la candidature de Macky Sall

http://www.lactuacho.com A quelques jours de la présidentielle, le candidat sortant M. Macky Sall vient de bénéficier d’un soutien de taille avec le Réseau Africain pour le Soutien à l’Entreprenariat Féminin (Rasef) et le groupement ARAFAT Nouvelle génération qui entendent l’accompagner pour sa réélection.

Les femmes entrepreneurs l’ont fait savoir au cours de leur rencontre tenue le mardi 19 février à leur siège.

« Nous faisons une déclaration pour dire que le Rasef s’associe à ARAFAT nouvelle génération, pour évidement campagne électorale oblige pour porter un soutien au président de la République M. Macky Sall. Nous sommes pris en compte par le PSE, on s’y retrouve. ARAFAT, étant membre entière du RASEF, on ne associer les deux pour soutenir le Président. Au niveau du Rasef, on est 65000 membres répartis dans les 14 régions du Sénégal », souligne Mme Fatou Mboup, secrétaire exécutif du Rasef et membre d’ARAFAT.
Elles ont tenu à remercier le Président Macky Sall, d’avoir fait le déplacement pour présenter ses condoléances suit au rappel à Dieu de la fondatrice du Rasef, feue Adja Dior Diop.
Les femmes estiment que les élections vont se passer dans le calme car leur candidat, à savoir M. Macky Sall est un démocrate.

Affluence record à Pikine : fallait le voir pour le croire

De cette foule immense étalée comme du Nutella sur des artères en forme de baguette, le gros bus de campagne peinait à sortir, prenant subitement une taille minuscule. Pikine a envahi ses artères, rues et ruelles, tendu sa foule immense comme deux bras pour accueillir Macky Sall. Le bus géant au toit aménagé dans lequel s’est engouffré le candidat de Benno semble minuscule, englouti par une masse compacte qui le contient et freine son avancée. Elle  semble le porter au-dessus du sol sablonneux là, à la station Texaco, où le virage à gauche semble impossible. La foule domine tout et impose son rythme à cette mécanique sophistiquée. De son hublot géant, le candidat de Benno semble lui-même dépassé dans ses rêves, la main parfois tendu, le regard souvent livide, capté par un sourire, les hurlements de joie de cette spetuagenaire qui tente de s’arracher des gros bras qui la tiennent debout. Elle a les mains accrochés sur son poster géant. Cet homme porté à califourchon, chancelant de tout son poids, déterminé à faire voir l’effigie de son maire Pape Ndong, lui-même vautré à l’avant du bus.

Les balcons des immeubles n’en sont pas moins occupés : de femmes, de jeunes, le regard en plongée sur des vaillants athlètes engagés dans une course à pied, comme si une histoire nouvelle s’écrivait là, sous leurs yeux.

De Cité Lobat Fall à Mbao en passant par Keur Massar, Yeumbeul, Petit Mbao et Grand Mbao, le Président sortant a été adulé et acclamé. Il a été reçu avec honneur et dévouement par des citoyens décidés à le maintenir à la magistrature suprême. Cette procession carnavalesque s’est achevée au stade Alassane Djigo, où les Pikinois, avec enthousiasme et engagement, ont fait la fête avec Leur leader. Macky Sall, visiblement touché par l’accueil populaire qui lui a été réservé, a affirmé que «Pikine a détrôné Thiès, Fatick, Diourbel, Rufisque…En attendant de voir Guédiawaye et Dakar. Vous m’avez démontré votre attachement et je vous le revaudrais en renforçant et en accélérant la modernisation de votre ville».

Le Président Macky Sall, durant son septennat, a réalisé de grandes œuvres pour Pikine. Il ne manque d’ailleurs pas de le rappeler en indiquant qu’en 2012 «des dizaines de milliers de personnes du département étaient dans la rue à cause des inondations. Grâce au plan décennal de lutte contre les inondations, le problème a définitivement été résolu».

Pour autant, il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Car précise-t-il, «Pikine ne doit pas être une cité dortoir». Aujourd’hui, le TER dont la réception a eu lieu le mois dernier, place le département à douze minutes de Dakar, pendant que 262 milliards FCfa ont été investis dans le BRT pour faciliter la mobilité urbaine. En plus de 250 bus qui renforceront le parking de Dakar Dem Dikk. Macky Sall veut faire de Pikine, «le fer de lance du développement du Sénégal». Sur son ambitieux programme de 50 000 lampadaires, il est prévu d’installer les cinq mille dans le périmètre départemental de Pikine. Mieux, «les déchets de la décharge de Mbeubeuss seront traités et transformés». Sans oublier l’ouverture de «12 commissariats de police entre Pikine et Guédiawaye pour lutter davantage contre l’insécurité et le banditisme».

De 2012 à nos jours, le gouvernement du Président a créé 491 000 emplois compte non tenu du secteur informel et des emplois liés à l’agriculture. Une fois réélu, le chef de l’Etat vise 1 million d’emploi en s’appuyant sur des leviers comme la valorisation de l’agriculture et l’entreprenariat des jeunes et des femmes. Il y avait de quoi battre un record. Quelqu’un s’est exclamé, hilare, « aujourd’hui, même les Djins sont sortis ». Vont-ils voter ?

DER à l’écoute : Bilan positif selon ses bénéficiaires et partenaires

https://www.dakaractu.com/ Un an après sa mise en service, la délégation à l’entrepreneuriat rapide s’est penchée sur son bilan. Une rencontre à laquelle ont pris part différents directeurs de société et d’agence. Ces derniers l’ont défendu lors de leurs interventions, tout en mettant en exergue les réalisations dans leur secteur d’activité.

Amadou Ba, l’invité d’honneur de cette séance, a rappelé le contexte dans lequel le président Macky Sall a été élu avant de revenir sur son bilan durant les 7ans de pouvoir.

Ainsi, le ministre de l’économie et des finances en a profité pour annoncer à l’assemblée que le président a décidé de porter le financement de la DER à hauteur de 100 milliards de francs CFA. Une annonce magnifiée par le délégué général de la DER, Papa Amadou Sarr.

Les temps forts de la J18 de la campagne de Macky Sall entre Parcelles et Guédiawaye

https://www.dakaractu.com Sur la ligne droite, se trouvent de nos jours tous les candidats en lice, ayant engagé une course vers le Palais présidentiel. Du nombre des 5 candidats qui briguent le pouvoir, Macky Sall consacre ses derniers jours de campagne à Dakar. Ce mercredi 20 février 2019, le jocker de la coalition Benno bokk yaakaar a drainé du monde au cours de sa caravane. Une caravane qui a été aux Parcelles Assainies, à Cambérène avant de mettre pied à Guédiawaye. Le site qui, tous les jeudis, accueille le marché hebdomadaire a abrité le grand meeting du candidat Macky Sall.

Séduit par la foule immense, il a fait des promesses mirobolantes aux populations de Guédiawaye, dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la formation, mais aussi de la sécurité et du transport public. Ce jeudi, avant dernier jour de campagne des candidats, Macky Sall va circonscrire ses déplacements dans le département de Dakar

L’aveu de taille de Macky Sall aux populations de Guédiawaye : »Je suis incapable de…»

https://www.dakaractu.com Le président Macky Sall, qui est dans la dernière ligne droite de sa campagne, a fait un aveu de taille aux populations de Guédiawaye. Accueilli par une marée humaine, ce mercredi 20 février 2019 dans la banlieue dakaroise après Rufisque et Pikine, ces quarante dernières heures, il leur a reconnu ses limites.

Seulement, il a promis d’exaucer l’un des vœux les plus chers aux populations de Guédiawaye : l’obtention d’un cimetière.

‘’Sachez que pour les cimetières, cela est déjà réglé. Vous avez 8 hectares pour le cimetière musulman et 4 hectares pour celui des chrétiens. Des sites dont les murs sont en train d’être réalisés’’, a assuré le candidat de la coalition Benno bokk yakaar.

La construction de nouveaux commissariats dont le démarrage des travaux est prévu pour bientôt a été aussi promise par Macky Sall. Ce, pour dit-il renforcer la sécurité dans ledit département

Les déflatés des sociétés comme Ama Sénégal, Sotrac, Soadip, ente autres n’ont pas été oubliés. Macky Sall a annoncé sa volonté de les accompagner à travers un plan social.

Macky Sall à Guédiawaye: “Vous aurez un autre pôle de l’Ucad qui sera dénommé Ucad4” 

https://actusen.sn Le candidat de la majorité présidentielle s’est rendu à Guédiawaye pour son méga meeting. Macky Sall, envisage de faire du département une ville émergente avec un autre pôle dénommé Ucad4. Accueilli par une foule en liesse, dans cette localité de la banlieue, dirigée par son frère Aliou Sall, il enchaine : “ce que j’ai vu aujourd’hui, je me rends compte que j’ai parlé très tôt. C’est très difficile de départager Pikine et Guédiawaye. Vraiment Guédiawaye, vous avez gagné. La cause est entendue et Guédiawaye vient de démontrer par cette mobilisation populaire qu’il n’y aura pas de combat dans cette localité”.

Le candidat de Benno Bokk Yaakaar a également déclaré que le département est bien pris en compte dans sa politique pour l’éducation. “Vous aurez un autre pôle de l’Ucad qui sera dénommé l’Ucad4, qui sera un pôle de recherche et d’innovation, un Centre de formation professionnelle, entre autres”, a-t-il fait savoir.Adji Ousseynou Diop, Envoyée

Des conseillers de Bamba Fall lui jurent fidélité et rejoignent le camp de Cheikh Ba pour la réélection de Macky Sall

https://www.leral.net Ils sont au nombre de quatre conseillers municipaux de la Médina à rejoindre le camp présidentiel. Gora Mbaye, 1er adjoint au maire, Abdoul Aziz Sow, Mamadou Diouf et Ousmane Fall tous conseillers, ont décidé de ne pas suivre l’appel du Maire Bamba Fall à la neutralité.

Ces responsables ont pris la ferme option de renforcer la Coalition BBY. Un choix mûrement réfléchi et qui vise à sauvegarder les intérêts de Khalifa Sall en prison. Selon eux, donner un second mandat est plus avantageux pour l’ancien Maire de Dakar, Khalifa Sall. Ces derniers jurent fidélité à Bamba fall mais soutiennent Cheikh Ba pour la réélection du candidat Macky Sall .

Issa Sall:«Avec Pur100, c’est fini le chômage !»

iGFM – (Dakar) Le meeting du Parti de l’Unité et du rassemblement à l’entrée de Thiès a refusé du monde. Les jeunes étudiants Thièssois, militants et sympathisants, étaient de la partie. Le candidat Issa Sall a fait son discours pour mieux sensibiliser les populations.

«Dans ma tendre jeunesse, je pensais que Thiès est Saint-Louis, je ne savais pas de qu’il y avait des voitures qui quittaient Thiès pour Saint-Louis parce que je ne connaissais que le train. Je vais refaire les rails qui passeront à Dakar, Thiès, Saint-Louis, Guinguineo et Matam, Tambacounda, Kidira, Mali, Kédougou, Casamance. Je vais construire des hôpitaux dans chaque département, c’est-à-dire dans les 45 départements. Parce qu’à Guinguinéo, ils ont un seule poste de santé et c’est inadmissible. Une fois élu, je vais remédier à cela. On ne peut pas développer un pays sans l’éducation. L’université de Thiès ne marche pas parce qu’ils signent des contrats par copinage donc, s’il y a des failles, ils ferment les yeux sur ça pour ne pas frustrer», dit-il.

Il n’a pas manqué d’égratigner Macky Sall. «A quelques mois des élections, le candidat Macky Sall ne faisait qu’inaugurer ses projets inachevés pour impressionner les populations. C’est le cas du Ter, de l’université du Sine-Saloum… Le Sénégal n’a pas de bonne routes. A Matam, Tamba, Kidira, il n’y a que de la latérite. Je mettrais des routes dans chaque commune qui vont relier directement sur la route nationale. Des lycées dans chaque commune, de la 6e à la terminale. Et je ferai une nouvelle réforme qui va permettre au Sénégal de décoller. Je vais supprimer le concours baccalauréat général, il n’y aura pas de Baccalauréat L ou S. Si ça ne dépend que des blancs, le Sénégal ne va pas se développer. On apprend pour acquérir le savoir. Donc, le travail est diamétralement opposé avec le savoir. Le mieux, c’est d’acquérir le savoir ensuite travailler. C’est au Sénégal que tu vois des docteurs qui chôment, alors qu’on a des problèmes de personnel dans les hôpitaux. Je vous rassure qu’avec Pur100, c’est fini le chômage. Je vais créer des emplois pour les jeunes et les former. J’ai aussi un programme pour la santé. Je vous demande, vous populations de Thiès, de faire en sorte que je gagne les élections à Thiès au soir du 24 février prochain», dit-il.

Idrissa à Fatick : « Je vais doter l’hôpital d’équipements et de personnels adéquats »

https://www.pressafrik.com Le candidat de la coalition « Idy 2019 », Idrissa Seck s’est engagé mercredi soir à Fatick, ville natale du candidat sortant Macky Sall, de doter de l’hôpital de la région, d’équipements et de personnels adéquats. Ce sera l’une des priorités du premier gouvernement qu’il mettra en place, une fois élu président de la République du Sénégal le 24 février 2019. « Je suis venu à Fatick pour vous annoncer qu’au cœur de mes préoccupations, l’une des priorités de l’action du premier gouvernement que je mettrai en place sera de doter enfin l’hôpital de Fatick d’équipements et de personnels adéquats », a promis le candidat lors d’un meeting.
 » Je sais qu’il y a beaucoup d’autres priorités, mais celle-ci ne peut plus attendre. Il n’est pas normal que cet hôpital soit dans son état actuel. D’équipements délabrés et de personnels insuffisants », a-t-il ajouté.

Pendant que Idrissa Seck s’exprimait des populations  scandaient « Fouta Fouta ». Selon eux, lorsque Macky Sall va quitter le pouvoir au soir du 24 février 2019, il doit aller au Fouta, (origine de ses parents.) au nord du pays et non venir à Fatick. Parlant d’éclairage public, Idrissa Seck dit avoir noté qu’hormis l’axe principal, certains quartiers sont dans l’obscurité. « Ce qui me frappe le plus, c’est que l’indice de pauvreté de la région de Fatick soit encore à ce niveau-là, après 7 ans. Ce n’est pas normal « .

« La détermination que vous avez montré, comme partout où nous sommes passés, cela montre que dès le premier tour, le 24 février, Fatick choisira le changement, au même titre que le reste du Sénégal », a déclaré l’opposant, avant de féliciter les cadres locaux de sa coalition.Salif SAKHANOKHO

 Oumar Sarr,l’appel de Wade, Idy et Sonko

http://www.seneweb.com Accueilli triomphalement à l’étape de Dagana par le Secrétaire général national adjoint du Parti démocratique sénégalais (Pds) Oumar Sarr, Idrissa Seck avait magnifié la forte mobilisation de ses frères libéraux et rendu un vibrant hommage aux « Khalifistes » présents.

Dans la même veine, Ousmane Sonko a salué, hier, selon Rewmi Quotidien, la dignité du numéro 2 du Pds qui n’a pas transhumé comme d’autres ainsi que sa fidélité et sa loyauté à Me Abdoulaye Wade, aussi bien dans l’opposition, au pouvoir et après sa perte en mars 2012.

D’incessants appels du pied à l’ancien tout-puissant ministre d’État sous la première alternance et indéboulonnable maire de Dagana, depuis les élections locales de 1996, qui poussent certains observateurs à se poser une question : que fera Oumar Sarr le 24 février prochain ?

Touba : Idrissa Seck dans un mausolée à 4h du matin

Seneweb.comLe candidat Idrissa Seck s’est rendu la nuit dernière au mausolée de Serigne Mbacké Soxna Lo pour se recueillir.

Le leader de Ia coalition idy2019 a effectué le déplacement sur Taïf vers 4 h du matin.

C’est avec une délégation très réduite que l’ancien maire de Thies s’est déplacé pour ces moments de prières.

A rappeler que dans la soirée d’hier après son meeting exceptionnel de Mbacké, le Président idrissa Seck a rendu visite au Khalife de Darou Khoudouss, Serigne Ahmadou Moctar, à Serigne Abo Fallilou, au Khalife général des bayes Fall, à Serigne Cheikh Ibn Serigne Abdou khadr, à Serigne Cheikh Anta Mbacké de Darou Salam et plusieurs autres dignitaires de Touba.A noter que ce mercredi, Idrissa Seck sera en caravane à Diourbel, Fatick et Mbour.

MBACKÉ : IDY ÉVOQUE UNE VICTOIRE AU 1ER TOUR

http://www.emedia.sn La campagne électorale est dans sa dernière ligne droite. Et les candidats affichent de plus en plus confiance après plus de deux semaines au contact des électeurs dans le Sénégal des profondeurs. À Mbacké où il était, ce mardi, pour un meeting de clôture après deux jours de campagne dans ce département, le leader de la Coalition « Idy2019 » se dit rassuré quant à une victoire au premier tour. La foule nombreuse venue écouter son discours y a certainement joué un rôle. La réponse à la question qu’un journaliste étranger résume tout son enthousiasme et sa conviction ferme à franchir les marches du Palais après le 24 février prochain.

« En l’état actuel des choses, qu’est-ce que vous avez retenu ? Une victoire au premier ou au second tour ? », lui aurait demandé notre confrère. Même s’il n’a pas révélé au grand public la réponse formelle qu’il a servie à ce journaliste, il est établi que l’ancien Premier ministre pense que la victoire finale à cette présidentielle lui est acquise. Ce qui justifie les annonces faites sur les chantiers majeurs qui l’attendent après la victoire. « La première mission, pour reconstruire notre pays, est de retrouver notre souveraineté », renseigne le candidat de la Coalition Idy2019. Accompagné de Malick Gakou, Cheikh Adjibou Soumaré, Pape Diop, Bougane Gueye Dani, Thierno Bocoum ou encore Moussa Tine, Idrissa Seck annonce que le changement du Sénégal se fera avec les ressources naturelles et humaines dont le pays dispose. « L’utilisation de toutes ces compétences au service exclusif de la nation », a-t-il noté. À y voir de près, le challenger de Macky Sall faisait référence à sa vision programmatique dénommée : « 1 – 3 – 15 -44 : Sénégal First ! ». BABACAR FALL

Idy annonce la reprise du chemin de fer

iGfm- (Diourbel) Le candidat de la coalition Idy2019, Idrissa Seck a promis ce mercredi à Diourbel, la reprise du chemin de fer pour faire revivre la capitale du Diambour.

« Ce qui peut faire revivre Diourbel, Tamba et Kidira c’est la reprise du chemin de fer Dakar-Bamako. Un chemin de fer pour que ces villes puissent retrouver leurs lustres d’antan » a promis Idrissa Seck aux populations de Diourbel.

Auparavant, il a dit aux Diourbelois qu’il a compris leur message qui est le même partout au Sénégal. Ce désir de changement radical dès le premier tour.

« Ce qui est important et le monde entier peut en témoigner, c’est le désir de changement que portent les Sénégalais. Cela demande qu’on l’attende, le gere avec sérénité calme et qu’il sen aille tranquillement sans tenter quoique ce ce soit » dit-il.

Pour cela, soutient Idrissa Seck, « il faut aller voter tôt, bien le sécuriser, proclamer tôt notre victoire dès le premier tour ».

Car, soutient-il : « la détermination et la volonté de changement que j’ai vu, personne ne peut l’arrêter. Qu’il parte en paix, c’est la seule qui garantir la stabilité du pays.

Parce que les réformes qu’on va mettre en place nécessitent la paix, la sécurité et la stabilité.

Par ailleurs, il dit avoir bien noté le message des populations pour l’environnement, l’assainissement et votre université. Nous allons tout mettre en oeuvre pour leur réalisation.

Pour cela, il nous des ressources humaines de qualité. Ce qui demande une bonne formation,une bonne santé,une bonne hygiène de vie.Harouna Fall

IDRISSA SECK ANNONCE UN PROGRAMME DE REDRESSEMENT NATIONAL

Diourbel, 20 fév (APS) – Le candidat de la coalition « Idy2019’’, Idrissa Seck, a annoncé mercredi à Diourbel un programme de redressement national en vue de faire face au « vaste chantier’’ qui « attend le Sénégal dans tous les domaines’’.  

« Un vaste chantier attend le Sénégal dans tous les domaines et au soir du 24 février, nous entamerons le programme de redressement national », a-t-il promis au cours d’une caravane à la fin de laquelle il s’est adressé à ses militants et sympathisants.

Il a appelé au calme et à la vigilance et à gérer le scrutin « avec sérénité, pour qu’il n’y ait « pas de fausse note » lors du scrutin de dimanche.

« Un gros travail attend le Sénégal dans tous les domaines. Nous avons dans un premier temps besoin de paix, de tranquillité, de sérénité, pour que les réformes puissent être déroulées sans aucune perturbation », a-t-il dit.

Idrissa Seck estime que les mobilisations autour de sa candidature témoignent du désir de changement du peuple sénégalais.

« J’ai entendu votre message que vous partagez avec tous les Sénégalais, c’est-à-dire qu’on opère un changement radical dès le premier tour », a-t-il déclaré.

Il a néanmoins invité les citoyens à se rendre « très tôt dans les centres’’ de vote, pour « voter et faire le dépouillement afin de pouvoir proclamer tôt les résultats pour que [Macky Sall] dégage ».

« Qu’il n’essaie pas de truquer les résultats parce que la détermination et la volonté de changement qui j’ai vues, le mieux, c’est qu’il quitte en toute tranquillité dès le premier tour », a lancé le candidat de la coalition « Idy 2019 ».FD/ASG/BK

Campagne électorale : Idy enrôle la mairesse libérale de la commune de Guinguinéo

La décision du Parti démocratique sénégalais (Pds) de boycotter la présidentielle de 2019, n’enchante pas la mairesse de la commune de Guinguinéo. Daba Diouf de son vrai nom, a décidé de soutenir le candidat Idrissa Seck. ”Nous n’allons pas boycotter la Présidentielle. Si on le fait, nous pourrons perdre notre base. Nous allons soutenir le candidat Idrissa Seck”, a déclaré la députée, ce mercredi à Guinguinéo, devant Idy.Ousmane THIANE

La coalition « Idy 2019 » appelle à la sécurisation du vote

https://www.dakaractu.com Face à la presse ce mercredi, les femmes leaders de la coalition « Idy 2019 » sont revenues en détails sur le programme politique du candidat Idrissa Seck. Une rencontre à laquelle ont pris part El Hadj Malick Gakou, Hadjibou Soumaré et Amsatou Sow Sidibé eux aussi membres de ladite coalition. Ces derniers sont revenus sur leur choix porté sur Idrissa Seck. Ainsi, ils lancent un appel pour la sécurisation du vote du 24 février prochain.

MOR DIENG (Ancien candidat Présidentielle 2012):«Idy battra Macky…Macky doit être sanctionné pour avoir fait 7 ans nommé son frère,mis le parti avant la patrie…Des cartes d’électeur sont confisquées!»

https://www.dakaractu.com Ancien candidat à la Présidentielle de 2012 et désormais souteneur patenté du candidat Idrissa Seck pour cette Présidentielle, Mor Dieng qui a reçu Dakaractu chez lui à Mbacké, a tenu à faire certaines précisions de taille sur la mobilisation exceptionnelle qui a été enregistrée hier dans la commune. Ayant pour sa part drainé des foules, Mor Dieng précisera que les populations sont venues spontanément remplir l’espace du boulevard très redouté par les hommes politiques du fait de son importance en terme de volume.

Mor Dieng de marteler que les populations de Touba et de Mbacké ont définitivement choisi Idrissa Seck. Et elles attendent de lui qu’il trouve des solutions pour ce pays qui est  »malade à tous les niveaux et principalement dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’élevage, de l’agriculture, au plan des infrastructures etc… »

Parlant de Mbacké, Mor Dieng fera état du déficit de structures hospitalières, bancaires et de tous ordres, ce qui prouve à suffisance que  »Mbacké ne veut plus de Macky Sall et qu’elle s’en débarrassera très vite… »

Mor Dieng de dénicher, dans la foulée, les engagements  »jamais respectés du Président Macky Sall qui a préféré mettre le parti avant la patrie, nommé son jeune frère alors qu’il avait déclaré ne jamais le faire, bouclé un mandat de 7 ans alors qu’il avait juré de ne passer que 5 ans au pouvoir pour ce mandat et donné à son gouvernement une taille au-delà de ce qu’il avait dit… »

Mor Dieng de terminer son réquisitoire en signalant que le Président sortant a passé  »  l’essentiel de son mandat à procéder à des règlements de comptes, à emprisonner des opposants politiques et à préparer sa réélection de manière anti démocratique. » Ainsi suggère-t-il que les bureaux de vote soient sécurisés dans des localités de Touba et Mbacké où sa défaite sera, selon lui, extrêmement lourde. Signalons pour l’occasion, que Mor Dieng a réalisé une mobilisation exceptionnelle dans une ville où il avait installé son quartier général en 2012 lorsqu’il briguait les suffrages des Sénégalais…

«Pensez-vous que les Niasse,les Tanor,etc…peuvent être l’avenir du Sénégal?»(Ousmane Sonko)

https://www.dakaractu.com Devant les étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, Ousmane Sonko a soulevé les vrais enjeux qui doivent faire l’objet de débats dans cette élection présidentielle. Il considère ainsi que ce sont les jeunes qui peuvent changer le cours des choses à l’heure où nous sommes et que ces « dinausores politiques » de la classe de Niasse et Tanor doivent déposer les armes et donner de la chance aux plus jeunes.

Ousmane Sonko gagne le cœur des étudiants de l’UGB

iGFM-(Dakar) Pour ses derniers jours de campagne électorale, Ousmane Sonko avait donné rendez-vous aux populations du Nord. Après Ourossogui, Podor, Dagana et Richard-Toll où il a promis de privilégier les enfants du pays dans la recherche de l’emploi à la CSS, le candidat de la coalition « Sonko Président » s’est rendu, à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, mardi soir. Un déplacement qui vaut de l’or puisque Sonko a su gagner le cœur des étudiants en leur rappelant qu’il a fait ses études universitaires à l’UGB

Ousmane Sonko charge la société de Mimran :«La CSS ne respecte pas la responsabilité sociétale des entreprises (RSE)»

https://www.dakaractu.com Ousmane Sonko était dans le walo et a procédé à une grande caravane dans la ville industrielle de Richard Toll. Devant un public sorti nombreux, il n’a pas manqué de mentionner le pillage des terres des paysans par la compagnie sucrière sénégalaise. Le candidat de la coalition « Sonko président » précise aussi que la population de Richard Toll est oubliée par la société de Mimran dans la responsabilité sociétale d’entreprise

SONKO PROMET DE REBAPTISER LES LIEUX ET ÉDIFICES PUBLICS

http://www.emedia.sn/ « Pourquoi devons-nous continuer à donner les noms de nos édifices, rues et places publiques à nos anciens oppresseurs alors que nous avons des références comme Aline Sitoé, Ndaté Yalla, Cheikh Ahmadou Bamba, Monseigneur Thiandoum », s’est interrogé Ousmane Sonko, en meeting, hier mardi, à la Place Faidherbe de Saint-Louis.

Le candidat de la coalition « Sonko Président » a insisté sur l’importance de la culture en tant que socle de la société. « La domination culturelle ouvre la voie à toutes les autres dominations », insiste-t-il, ajoutant que « le Sénégal, c’est la richesse dans la diversité ». Dans le cadre du volet « réconcilier nos identités » de son programme, Sonko compte remédier à cette situation.

Dans son discours lors du meeting organisé à la Place Faidherbe, Ousmane Sonko a abordé les problématiques de l’avancée de la mer, de la modernisation de la pêche, l’avancée du désert, la salinisation des terres, entre autres. Ibrahima NDIAYE

Sonko à Ngaye : « Il n’y aura plus d’exportation de peau »

http://www.seneweb.com  (Ngaye, envoyé spécial) – Le secteur de l’artisanat, combiné au tourisme, participe grandement au développement d’un pays. Cette conviction, le candidat Ousmane Sonko l’a exprimée ce mercredi à Ngaye. Le patron du Pastef a déclaré que Ngaye symbolise l’artisanat du pays, puisque même pour un produit fabriqué en Casamance, on dira que ça vient de Ngaye.

Cependant, regrette-t-il, l’activité a du mal à se développer. D’abord, parce que les artisans n’ont pas les intrants nécessaires pour leur travail. Sur ce point,  Sonko promet une mesure radicale. « Nous avons dit qu’il n’y aura plus d’exportation de peaux au Sénégal. Mais ce qui est plus important, c’est qu’il y aura des unités de transformation et de traitement pour des peaux de qualité », promet-il.

Ensuite, les frontières sont ouvertes, imposant aux produits locaux une concurrence insupportable et fatale aux acteurs. « Celui qui ouvre les frontières au point que ce qui est vendu à 1 000 ou 2 000 par l’artisan est cédé à 500 par le Chinois, détournant ainsi les Sénégalais, c’est celui-là qui a tué l’artisanat du pays », souligne-t-il. »

Le numéro un des Patriotes promet d’accompagner les artisans par un mécanisme de financement déjà arrêté. Sonko de préciser que l’artisanat est plus large que ce qui se fait à Ngaye, puisque la couture, la teinture, la peinture, la coiffure en font partie.

Après tout cela, pour ne pas les laisser à la merci des grandes puissances, il s’engage à protéger les frontières au point qu’un produit importé ne puisse pas être vendu moins cher au Sénégal qu’un produit local.

Cheikh Guèye fait la leçon à Bamba Fall, écoutez

http://www.rewmi.com La sortie de Bamba Fall n’est pas du goùt de beaucoup de frères, alliés et proches de l’ex-maire de la ville de Dakar, Khalifa Sall, qui soutient Idrissa Seck.
Cheikh Guèye, maire de la commune de Dieupeul Derkélé face à Ndèye Dimet Ndao, sur Zik fm, a déploré la décision de Bamba Fall. Pour Cheikh Guèye, les Médinois sont tous avec Khalifa et le suivront sur sa décision.

«Birima conduit une Mercedes à 165 millions et dispose d’une maison à 120 millions»

http://www.rewmi.com « Birima est quelqu’un qu’on recrute, quand on a un dossier ou des problèmes, pour qu’il le défende à la Tfm, en faisant du mensonge une vérité ou d’une vérité un mensonge« , a déclaré le fils de Moustapha Cissé Lô, Pape Lô. Ce, suite aux attaques du chroniqueur de l’émission « Jakaarlo » de la Tfm contre son père.Dans une vidéo publiée sur le Net, le Fils de Cissé n’a pas aussi manqué de signaler que  » Birima conduit une Mercedes à 165 millions et dispose d’une maison à 120 millions » chose qui ne serait pas a son portée selon pape lo

SONKO EST DANGEREUX PAR DAME BABOU

La première marque de fabrique des mouvements salafistes est l’embrigadement de forces vives qui ont la naïveté de croire qu’elles sont au service d’une cause moralement supérieure à toutes les autres

A la suite de mon « post » dans Facebook sur le candidat Ousmane Sonko, un certain nombre d’amis, de personnes qui me sont chères et des compatriotes qui sont tout au plus de simples penseurs raisonnables et impartiaux ont pensé que j’ai été excessif. J’en tiens compte. J’allais même accepter ces remarques et revenir à un ton plus mesuré.

Mais les réactions des partisans du candidat Sonko m’ont, tout de suite, conforté dans mon analyse comme quoi nous sommes en face d’un dangereux mouvement d’inspiration salafiste.
La première marque de fabrique des mouvements de ce type est l’embrigadement de forces vives qui ont la naïveté de croire qu’elles sont au service d’une cause moralement supérieure à toutes les autres.

Une fois cet embrigadement et le conditionnement achevés, les dirigeants démagogues, et sans encrage moral, utilisent les troupes comme des brutes pour attaquer, sans réfléchir, ceux qui ont une vision du monde autre que celle du « gourou ». Les pauvres jeunes, très patriotes, et pensant être prêts à tous les sacrifices pour l’avenir de leur pays, ne se rendent pas compte que si l’entreprise au service de laquelle ils sont embarqués réussissait, elle mènera à la catastrophe comme celle survenue en Algérie qui a fini par coûter à la grande puissance de l’Afrique du nord 200.000 morts. J’y reviendrai plus loin.

Avez-vous lu un seul des soutiens du candidat Sonko tenter de répondre sur la substance de mon post sur la proposition de congés de maternité d’une durée de six mois? En grande partie, on a eu droit à des insultes, à l’image des réponses que le candidat Sonko avait balancées à Madiambal Diagne à la tribune d’un des ses meetings à Dakar. On se rappelle qu’à la place d’une réponse sur les accusations, Madiambal eut droit un « yaa ñàkk jom! ». Et il passe à autre chose.

Tout observateur averti qui a suivi ces réactions doit avoir froid dans le dos. Posez-vous la question de savoir ce qui allait arriver si ces « fanatisés » étaient aujourd’hui en position de pouvoir avec l’accès aux « Kalachnikovs. Ousmane Sonko est le seul des cinq candidats à appeler au rétablissement de la peine de mort dans notre code pénal. Il a profité d’une situation de choc émotionnel subi par les Sénégalais, à la suite de crimes crapuleux de rapt d’enfants, pour glisser sa proposition.

D’ailleurs, c’est la spécialité des autocrates et populistes.

C’est lui qui dit être à l’aise avec des exécutions extra judiciaires parce que « du am bakkaar ». C’est encore lui qui propose un critère non vérifiable pour soi-disant restreindre les pouvoirs exorbitants du Président de la République. Interpellé lors de la présentation de son livre « Solutions » sur ce sujet, il dit, d’abord que le Président de République « dafa wara nekk nit ku ragal Yalla ». Qui a le pouvoir de vérifier le degré de religiosité d’une personne ? Si c’était possible, il n’y aurait pas de « Naafeq » en société. C’est toujours la notion de « Supériorité morales » qui donne droit à tous les abus et folies qui est encore mise en avant ici.

Si je dis qu’il est dangereux, je ne le dis pas avec plaisir. J’aurais souhaité avoir tort. M Sonko est un cadre sénégalais sur qui le pays a investi énormément, comme il l’a fait pour des millions de ses enfants.

Un autre trait de caractère des autocrates et populistes, ou même des dictateurs, réels ou potentiels, comme le sont tous les Salafistes, est l’acceptation œcuménique du mensonge et de la dissimulation. N’avions-nous pas entendu M. Sonko dire à ses militants que « si vous passez par la Gambie ne portez pas les atours de Pasteef ; vous pouvez même vous habiller aux couleurs de l’APR pour ne pas être identifiés » ?

Al Qaida avaient instruit les auteurs du 11 septembre de se comporter en imposteurs dans leurs communautés, en pratiquant, en public, tous les interdits de l’Islam pour ne pas se faire détecter. Si l’audio sur les fameux 94 milliards évoqués par M Sonko est authentique, on a entendu l’actuel candidat parler des chances de dégoter le pactole, dire que « ça va marcher, parce que ce n’est simplement une question légale ; dafa feneen fuma leen jàpp. »

Si nécessaire, je reviendrai sur les techniques d’utilisation du vraisemblable pour fabriquer un mensonge grossier. Qui avait commencé par dire que les députés ne payaient d’impôts ? Parce qu’il savait, de par sa position professionnelle, que l’Assemblée Nation, comme beaucoup d’organismes au Sénégal, connaissait de grands retards dans le reversement des retenus sur salaires aux services fiscaux. Comment un fiscaliste peut-il demander à  un fonctionnaire d’aller payer ses impôts tout en sachant que ces contributions sont retenues à la source ?

Deux autres toutes petites raisons pour dire qu’il est dangereux : 1) avant même le démarrage de la campagne électorale, il jette les germes d’un conflit armé avec notre voisin la Mauritanie. Sans aucune possibilité scientifique et technologique, à l’état actuel, d’évaluer les quantités d’hydrocarbures d’un côté ou de l’autre de la frontière entre les deux pays, il affirme que le Sénégal a perdu au change dans les négociations. 2) Depuis que les colonialistes français et anglais avait dépecé la Sénégambie pour se la partager, nous n’étions plus jamais en si bonne position pour effacer toutes tensions entre les membres d’un même peuple, que dans la situation actuelle. Et M. Sonko vient nous parler d’une dette que le président Gambien aurait vis-à-vis de Macky qui le pousserait à l’aider à frauder une élection. Les relations entre les frères et sœurs de la Sénégambie devaient faire l’objet de consensus pour les extraire des contingences politiques d’un scrutin présidentiel.
En attendant de revenir, avec plus de détails, sur ces dangers que le populisme pose à notre devenir, je vous propose quelques extraits de la présentation faite par Wikipédia du Front Islamique du Salut (FIS) qui a presque démantelé la puissante Algérie et qui est arrivé à installer le terrorisme dans l’ensemble de la zone du Sahel et pour longtemps encore. Par la même technique de dissimulation, ce groupe s’était présenté au peuple algérien au départ comme une simple ONG d’œuvres de bienfaisance.
N’oublions pas que Hitler était élu à la suite d’une élection démocratique. Cette méprise du peuple allemand a failli faire disparaitre notre espèce de la terre.

Voici les extraits de la description Wikipédia :    

D’abord cantonné à certains milieux universitaires, le mouvement islamiste élabore une stratégie avec comme corollaire, la conquête du pouvoir et l’instauration d’un État théocratique et totalitaire……
Pour ce faire, il eut recours à des actions de bienfaisance et de lutte contre la pauvreté dans le but ultime de gagner la sympathie des masses populaires….
Lors des élections locales de 1990, premières élections libres en Algérie, le FIS avait remporté 853 communes sur 1 539 et 32 wilayas (provinces) sur 48.
Le 26 décembre 1991 a eu lieu le premier tour des élections législatives. Le FIS obtient 188 sièges sur 231, le FFS 25 sièges et le FLN 15 sièges, les candidats indépendants remportent 3 sièges.
Prenant acte de la situation qui prévalait, l’armée décide le 11 janvier 1992 de pousser le président Chadli Bendjedid à la démission, et interrompt juste après les élections, de même les communes détenues par le FIS sont dissoutes et ses militants emprisonnés. Le FIS s’engage alors dans des activités terroristes contre l’État algérien et les civils qui le soutiennent, au travers de sa branche armée l’AIS (Armée islamique du salut), c’est ainsi que les premières victimes du terrorisme en Algérie furent les agents de l’État ainsi que les intellectuels et les journalistes

SENEGAMBIE,L’HISTOIRE D’UN PONT PAR CAROLINE ROUSSY

EXCLUSIF SENEPLUS #Enjeux2019 – L’infrastructure peut être considérée comme un symbole réussi d’intégration régionale – Néanmoins, il ne doit pas être un moyen d’absorption de la Gambie, tant les concitoyens de ce pays restent attachés à leur souveraineté

#Enjeux2019 – Le 21 janvier 2019 fera date dans les livres d’histoire. Elle marque l’inauguration du pont transgambien, ouvrage de 18 mètres de hauteur et de 12 mètres de largeur permettant de relier les deux rives du fleuve Gambie et, incidemment, de faciliter sa traversée par les Gambiens et surtout les Sénégalais entravés dans leurs déplacements par un territoire divisé par la présence de la Gambie en son sein ; legs colonial du 19e siècle. Le président Macky Sall peut savourer son triomphe. Il a réussi là où tous ses prédécesseurs ont échoué des décennies durant. Attention toutefois, à ne pas verser dans un triomphalisme aveugle et à se croire en Gambie en pays conquis. Les oppositions à l’endroit des Sénégalais y demeurent vives tout autant que les stigmates de la période confédérale.

Longtemps, l’annonce sans lendemains de la construction de ce pont suscita des espoirs déçus parmi les populations trépignantes entre impatience, résiliences et « tracasseries », selon leurs propres mots tandis qu’ils subissaient la longueur des distances : soit des dizaines d’heures parfois pour rejoindre Dakar ou Ziguinchor par la route, moyen de transport à portée des petites bourses. Par-delà ces tracasseries du quotidien entre deux peuples « amis » se jouait un enjeu diplomatique entre les gouvernants sénégalais et gambien. Ces derniers ayant tôt fait de comprendre que la traversée de leur pays pouvait se révéler un levier de négociations diplomatiques avec leur « grand voisin », usant et abusant d’une asymétrie supposée au regard de sa taille et de sa démographie.

Le Sénégal devait payer sa condescendance. Peu le savent mais après l’ouverture de la route transgambienne en 1957, les Français tout à leur soudaine boulimie de constructions, ouverture d’universités, etc. proposèrent un projet de pont. Il était trop tard. Les Gambiens étaient sur leur quant à soi, craignant une absorption de leur pays par le Sénégal. Une mission onusienne diligentée en 1963 plaida en faveur d’une Gambie indépendante, et de la Grande-Bretagne et du Sénégal, base d’une négociation concertée entre les deux pays pouvant évoluer vers une entente, une association ou une formule fédérale. Il faut avouer que les Gambiens leur avaient tout du long de cette mission, affirmée avec vigueur « we want a change of status not of masters », « we don’t want to be ruled from Dakar », « experts or no experts we can live on our own ». Le pays acquit son indépendance le 18 février 1965 et entendait faire respecter sa souveraineté nonobstant les récriminations du ministre des Finances sénégalais Jean Collin qui, dès 1969, plaida en faveur d’une politique dite du « no » return avec pour objectif de mettre la Gambie à genou et de forcer le verrou de l’intégration économique et douanière. Il estimait que la contrebande organisée depuis la Gambie grèvait le budget national à hauteur de quelque 1 milliard 500 millions de Francs CFA.

– Relations en dents de scie –

S’ensuivirent jusqu’en 1975 des relations à fleuret moucheté dont il serait difficile d’évaluer, dans ce jeu d’échecs tant les économies étaient imbriquées, qui fut gagnant. Revenu dans de meilleures dispositions, les deux pays signèrent, en 1975, une série d’accords scellant un réchauffement des relations diplomatiques. Les médias officiels de l’époque furent inondés de photographies aux sourires compassés : c’était le temps des retrouvailles mais chacun demeurait sur son quant à soi. Deux chantiers furent décidés : la délimitation de la portion orientale de la frontière de Gambie au niveau de Yarboutenda, projet cosmétique, s’il en est, tant cette zone n’avait jamais été le cœur névralgique de la contrebande même s’il s’agissait d’asseoir clairement l’étatisation des espaces contigus. Le second plus audacieux concernait la construction du pont transgambien. Sa réalisation devenait nécessaire en raison de la motorisation des sociétés et des goulots d’étranglement au niveau du bac de Farafenni.

L’accord sembla emporter l’adhésion des deux gouvernements. Ayant fait le choix de l’ambition, ils ajoutèrent au projet la construction de deux barrages hydrauliques au niveau de Kekreti et de Sambagalou. Malgré un programme plutôt appétant, Jawara fit bientôt savoir qu’il refusait de partager tout droit de propriété sur cet ouvrage, qui ne pouvait être conçu que comme gambien et non comme sénégambien. En haut lieu sénégalais cette décision crispa d’autant que le Sénégal avait l’impression de faire cavalier seul dans la recherche de financements internationaux. Selon Assane Seck, alors ministre des Affaires étrangères, Jawara proposa en 1977, de coupler le projet de pont et celui de barrages en un seul et même projet qu’eût été la construction d’un pont-barrage. Cette nouvelle requête fut interprétée par les Sénégalais comme une énième tentative de procrastination masquant à peine une collaboration plus que vaine. Dans ces conditions, Senghor décida de suspendre les négociations et de construire une rocade routière contournant la Gambie et reliant Dakar-Kaolack-Tambacounda- Kolda- Ziguinchor. Malgré de nombreuses tentatives, jouant sur la fibre nationaliste pour convaincre les usagers d’emprunter cette nouvelle route, le projet ne séduit guère. Longue de quelque 864 kilomètres, elle pouvait difficilement rivaliser avec l’axe Dakar- Kaolack-Farafenni-Ziguinchor qui ne faisait alors que 450 kilomètres.

Durant la période confédérale, le projet ne fut guère abordé, tant la priorité était à un accord économique et douanier. L’objectif principal restait de mettre un terme à la contrebande organisée depuis la Gambie. Et du reste les troupes sénégalaises, depuis 1981 et la tentative de coup d’Etat contre Jawara, étaient stationnées en Gambie. Ils quadrillaient le territoire, selon leur bon vouloir et l’utilisait comme base arrière pour mener des offensives dans une Casamance entrée en sédition contre le pouvoir central. En Casamance, cela laissa aussi des traces…

– Avènement de Barrow et le déclic –

Jammeh arrivé au pouvoir, à la suite d’un coup d’état en 1994 où il resta 22 ans, mena durant toute cette période une politique pour le moins imprévisible et à soubresauts, tantôt il s’imposa comme médiateur dans le conflit casamançais, tantôt il donna refuge aux rebelles de ladite Casamance. Dans la même veine à plusieurs reprises, il signa des accords en faveur de la construction du pont transgambien (en 2013 les fonds étaient réunis par la BAD) tout en augmentant épisodiquement les frais de traversée du bac afin de réaffirmer chaque fois son pouvoir à l’égard de son voisin.

Dans ces conditions le pont était devenu un rêve remisé, laissant les populations harassées et indignées face à la dégradation du bac mettant leur vie en péril. Puis tout changea. Accélération de l’Histoire. Adama Barrow remporta les élections face à celui qui semblait indétrônable Yayah Jammeh. Peu enclin à abandonner aussi facilement le pouvoir, il tergiversa de longues semaines, laissant craindre un embrasement de la situation. Barrow trouva refuge au Sénégal et y fut intronisé président à l’ambassade de Gambie. Protégé, il devint l’obligé de Macky Sall et signa de nombreux accords dont celui qui permettait la construction du pont, quelque 60 ans après que le projet eut émis.

Facilitant désormais légitimement les déplacements à l’intérieur du Sénégal, ce pont aura indéniablement une incidence pratique dans la vie quotidienne des populations et leur manière de se mouvoir dans l’espace sénégambien. A ce titre, il peut être considéré comme un symbole réussi de l’intégration régionale. Néanmoins, il ne doit pas être une première étape en vue de l’absorption de la Gambie, tant les concitoyens de ce pays restent attachés à leur souveraineté pleine et entière.

#Enjeux2019

Caroline Roussy est Docteure en Histoire de l’Afrique contemporaine. Elle a notamment travaillé dans sa thèse, sur la frontière entre le Sénégal et la Gambie.

REPENSER LA DIPLOMATIE PAR MAYECOR SAR

EXCLUSIF SENEPLUS #Enjeux2019 – Il va falloir que Dakar passe d’un réalisme défensif à un réalisme offensif modéré, ce qui nécessite des actions préemptives pour accroître son influence régionale et pratiquer un équilibrisme stratégique

#Enjeux2019 – Après la « diplomatie de rupture » d’Abdoulaye Wade qui fût profondément internationaliste de par son ancrage panafricain, Macky Sall, 4ème président de la République du Sénégal, s’est évertué à faire renaître le réalisme dans la politique étrangère de son pays. Son programme de campagne en 2012, le « Yonu Yokkuté » et ses premiers pas sur la scène internationale dessinaient les contours d’une diplomatie sénégalaise moins démonstrative que celle de son prédécesseur et qui replace la rationalité au cœur des actions de l’exécutif sénégalais.

Le « contrat avec le monde » de Macky Sall en politique étrangère est un retour aux fondamentaux de la politique Sénégalaise en matière de relations internationales reposant sur ce que des intellectuels tels que Hans Morgenthau, Edward Carr et John Mearsheimer, ont théorisé comme du réalisme : la consolidation de la souveraineté nationale et la préservation de intérêts internes.

 – Politique de bon voisinage : entre rapport de force et apaisement –

Dans le grand concert des nations, l’influence de Dakar est sans équivoque et il est celui qui porte la voix africaine. Aujourd’hui encore, le Sénégal se pose, avec l’onction de l’Europe et des Etats-Unis, en « gendarme » régional des valeurs universelles de paix, de stabilité, de démocratie et de respect des droits de l’homme. Le caractère anarchique de l’Afrique Occidentale et l’instabilité chronique qui prévaut dans la majorité des pays lui imposent une politique de « zone tampon » avec ses voisins. L’objectif étant d’éviter que les crises frappant les pays frontaliers ne le contaminent et ne fragilisent la cohésion nationale.

S’inscrivant dans la tradition réaliste de ses prédécesseurs, le président Sall a, dans ses relations avec ses voisins, alterné entre le rapport de force et la diplomatie d’apaisement. Tout le monde garde à l’esprit la fermeté avec laquelle Dakar a pris la décision de clôturer ses frontières afin d’éviter la propagation du virus Ebola sur son territoire ou encore le rôle joué par le Sénégal dans la sortie de crise de la Guinée Bissau qui a abouti à la nomination d’un Premier Ministre de « consensus ».

Mais on ne saurait parler de politique de voisinage sans revenir sur ce qui est probablement le plus grand succès du septennat du président Macky Sall, à savoir l’intervention en Gambie. Sentant une opportunité historique à travers la tentative de se maintenir au pouvoir du président Gambien, Yaya Jammeh, Macky Sall utilise l’impératif du maintien de l’ordre et de la démocratie pour rentrer chez son voisin et y installer Adama Barrow comme nouveau président. Aujourd’hui le pont de Farafenni, qui désenclave la Casamance, fait renaître l’espoir d’une paix durable dans cette région affligée par un conflit vieux de près de 40 ans.

Alors qu’avec la Mauritanie, face aux questions sensibles des zones de pêche, de la transhumance qui obéraient et fragilisaient le développement d’une diplomatie de bon voisinage, le Sénégal a su négocier des contrats de pêche ainsi qu’un accord sur le partage des ressources pétrolières et gazières qui permettront enfin aux deux pays de jouir pleinement de la richesse de la zone frontalière.

– Une diplomatie d’influence au service du développement économique –

Son intégrité territoriale protégée, le Sénégal a également su transformer son influence dans les organismes internationaux en vraie stratégie de développement économique. En effet, ayant conscience de l’importance grandissante de l’Afrique pour les grandes puissances mondiales, le président Sénégalais a travaillé à renforcer l’influence de son pays dans les instances auxquelles il appartient (CEDEAO, UEMOA, OCI, ONU…) afin de se rendre incontournable dans les stratégies économiques des investisseurs et des bailleurs.

C’est ainsi que le Sénégal a retrouvé pour la troisième fois de son histoire une place de membre non permanent au conseil de sécurité de l’ONU et a pu jouer un rôle essentiel dans la majorité des opérations de maintien de la paix en Afrique. Cette réputation de pays stable, démocratique et de bonne gouvernance a permis au Sénégal d’être bénéficiaire du second compact du Millennium Challenge Account (MCA) dont le financement est axé sur la modernisation de l’accès à l’électricité, un des projets prioritaires de développement du Sénégal.

L’exercice du pouvoir ayant renforcé la familiarité de Macky Sall avec les affaires internationales, la maîtrise des jeux de rôles avec les nations, la diplomatie d’influence du Sénégal a pris une certaine envergure. L’Etat d’Israël qui avait rappelé son ambassadeur et gelé ses relations diplomatiques avec le Sénégal suite à un vote à l’ONU contre la colonisation Palestinienne, a, quelques années plus tard, annoncé dans un communiqué conjoint entre Macky Sall et Benyamin Netanyahu, la décision de rétablir les liens entre les deux pays. La CEDEAO étant une région importante dans la stratégie commerciale d’Israël en Afrique, le Premier Ministre Israélien avait besoin de l’incontournable diplomatie Sénégalaise pour arriver à ses objectifs.

Dans le même sens, risque a été pris de s’attirer la foudre de Pékin en soutenant les Rohingyas musulmans persécutés en Birmanie, un pays allié de la Chine. Mais dans sa stratégie « belt and road » en Afrique de l’Ouest, le Sénégal est un pion essentiel et les nombreux accords commerciaux avec le gouvernement chinois et la visite du président Xi Jinping au Sénégal en Juillet 2018 le confirment.

Les relations étroites que le Sénégal entretient avec la Turquie est un autre exemple de la politique réaliste de Dakar. En effet, malgré les protestations de ses alliés traditionnels tels que la France et l’Union Européenne, Ankara étant le plus offrant, a réalisé de nombreux projets d’infrastructures au Sénégal, dont le Centre de Conférence de Diamniadio et le nouvel Aéroport international Blaise-Diagne.

– Du réalisme défensif vers un réalisme offensif –

Dans l’ensemble, la politique étrangère Sénégalaise a été une des grandes satisfactions du septennat du président Macky Sall.

Cependant, l’action extérieure de Dakar peut être décrite comme ce que Kenneth Waltz appelle le réalisme défensif qui consiste à réagir à des menaces apparentes et agir pour préserver ses intérêts. Or ce principe organisateur pour un pays comme le Sénégal a pu fonctionner jusqu’à présent, mais dans un monde qui devient davantage multipolaire et anarchique, le Sénégal aura besoin d’être encore plus stratégique pour préserver son intégrité territoriale et de continuer à agir au service de ses intérêts dans le monde.

En effet, à en croire la théorie du « Piège de Thucydide » qui prévoit l’entrée en guerre de la puissance dominante avec une puissance émergente, les Etats-Unis et la Chine sont prédestinés à un conflit. La Russie, les États du golfe et les puissances Européennes sont également engagés dans une lutte pour retrouver leurs places historiques d’hégémonies régionales.

Dans ce contexte, il va falloir que Dakar passe d’un réalisme défensif à un réalisme offensif modéré, ce qui nécessite des actions préemptives et mesurées pour accroître son influence régionale et pratiquer un équilibrisme stratégique face aux aspirations des grandes puissances qui voient finalement l’Afrique comme une zone d’influence potentielle.

Quid de l’après 2019, avec une continuation de Macky Sall ou l’arrivée d’un de ses concurrents ? La diplomatie sénégalaise va-t-elle changer de cap ou persister dans la voie qui est la sienne depuis 2012 ? La diplomatie est le sujet absent de cette campagne, car elle n’est pas d’un enjeu « électoral » aussi important que l’agriculture ou l’énergie auprès du grand public. Ce qui génère un manque de lisibilité de la part des spécialistes sur l’orientation de chacun des candidats en matière de politique étrangère, surtout de la part des quatre candidats de l’opposition.

Quelle diplomatie chacun d’entre eux dessine-t-il pour notre pays dans un avenir rempli d’incertitudes et de convulsions géopolitiques et géostratégiques ?

#Enjeux2019

Mayecor Sar est expert en politiques publiques, spécialiste des questions liées à l’économie politique, la gouvernance et les relations internationales. Il a été désigné Millennium Fellow au Atlantic Council et Emerging Leader au German Marshall Fund. Ancien élève de la Lee Kuan Yew School of Public Policy de Singapour (National University of Singapore), il est également diplômé en sciences politiques, philosophie et économie (PPE) de l’université de York en Grande Bretagne.

SALIF SADIO,L’AUTRE MAQUIS LA CHRONIQUE HEBDO D’ELGAS

EXCLUSIF SENEPLUS – L’homme n’a pas changé – Son vœu initial est improbable, il lui reste une sortie digne de la scène, qu’il fera avec des facéties et de l’honneur, dans un mélange hélas tragique

– INVENTAIRE DES IDOLES-

Dans les ruelles poussiéreuses de Diouloulou, bourgade dynamique dans le ventre de la Casamance, on se souvient bien du petit Salif. Têtu et bagarreur, celui à qui on prête des talents en arts martiaux et qui en use au besoin pour jouer aux gros bras. Jamais le dernier à mener une fronde contre l’autorité, du genre à chahuter les aînés avec le culot qu’il faut, et une rigidité précocement militaire. Les vieux sages en parlent avec l’amertume de la nostalgie d’un temps heureux et la mélancolie d’une situation actuelle déchirante. Tout le monde connaît ainsi l’histoire du petit sur qui pleuvent commentaires et anecdotes bavardes. Qu’est-ce qui pouvait bien destiner un enfant, un jeune homme, certes velléitaire mais sans histoires, à épouser les bras d’un conflit armé jusqu’à en devenir l’icône, l’acteur ayant le mauvais rôle ? Salif Sadio était allé à l’école, il en est sorti en classe de troisième, frondeur précoce, pour rejoindre la rébellion en 84. Engagé primal et meneur convaincu, il ne fut ni excellent, ni médiocre, mais développa très rapidement un goût pour la défiance et une conscience de lutte que le sens de la camaraderie, la chaleur d’être ensemble, la proximité villageoise et la fièvre virile ont raffermi.

En Casamance, la cohabitation ethnique, dans l’arc qui va de la Gambie à la Guinée Bissau, est un fait social majeur. Baïnounks, habitants historiques, Joolas, Mandingues, Peulhs, Peepels, Balantes, Mancagnes, vivent en harmonie avec la seule providence de cette zone : une terre, mouillée abondamment l’hivernage, des entrailles desquelles naissent les ressources de vie. Sadio est à la fois un prénom et un patronyme. Prénom fréquent des enfants qui suivent des jumeaux et patronyme Balante qui va de l’axe du Pakao jusqu’aux abords de la basse Casamance. Plusieurs croyances anciennes s’y mêlent, avec en socle commun un animisme résistant, que ni le christianisme ni l’islam n’ont su désinstaller.

Il se dit souvent que les Joolas, ont été nommés ainsi par les Mandingues parce que c’est un peuple revanchard. Joo signifie se venger en effet en Mandinca. L’anecdote pourrait avoir du vrai. Mais le corps commun de toutes ces ethnies, c’est un certain goût pour le fait guerrier, le fait de résistance, que de huttes en cases, de langues différentes en idéaux communs, les individus cultivent. En Casamance, nombreuses sont les familles qui parlent plusieurs langues : la langue du voisin devient comme la seconde langue naturelle. Le travail agricole et les efforts communs ont créé comme une forme de famille, parfois en proie à des conflits usuriers, mais globalement dressée comme un seul homme face à l’ennemi.

C’est dans cette configuration que l’Histoire a fait pénétrer son venin de la division. Les causes du conflit ont été abondamment documentées, chez Jean-Claude Marut (voir son livre) notamment. Mais il reste à établir une sociologie fine et qualitative du ressenti des populations du Sud, sur les spoliations et les humiliations subies qui ont éternisé le conflit en ravivant la rancune. Cette fibre, très sensible mais aussi solide, d’une résistance dans toutes circonstances, pour recouvrer un idéal passé, est l’élément du conflit que les vœux de paix n’ont jamais interrogé. Tout ce que les accords ont esquivé, les émissaires, oublié, les conciliants du MFDC, minoré ; c’est ce sentiment irréductible chez encore une poignée de rebelles, dont l’indépendance est l’objectif ivre, point non négociale sur lequel s’articulent leurs luttes. Salif Sadio a toujours été leur pape, leur guide, parfois même le gourou qui, avec un quarteron de fidèles et un millier d’hommes dévoués, campe le rôle d’un Che Guevara tropical qui suscite de l’admiration, quand bien même on ne partage pas son combat.

Ce mythe Salif Sadio a été nourri par plusieurs faits épiques. Si le premier MFDC, des Emile Badiane, Assane Seck, dans les années 50, avait eu ce tropisme intellectuel qui survécut d’ailleurs jusque dans la réinvention du mouvement politique en mouvement rebelle, avec l’éclosion des figures comme Diamacoune, un conflit bénin a toujours fissuré le mouvement entre intellos et maquisards. Chacun avait bien son domaine et son rôle. Aux paperasses, à la bataille des idées, des influences, étaient affectés les lettrés et une partie de l’aile extérieure qui pourvoyait aussi aux ressources financières. Mais c’est dans le maquis que la réputation de combattant, l’étiquette de héros, le culte du résistant, se fabriquaient. Le prestige était ainsi inégalement réparti entre le ministère de la parole et le ministère de la guerre.

La guerre raflait tout. C’est elle qui avait donné aux forêts de Casamance une vie clandestine et un statut de maquis. C’est elle qui avait soudé, dans le martyre, les hommes des mêmes cases et des mêmes conditions, unis par une lutte qu’ils estimaient en défense de leur trésor, de leur cœur patrimonial. Et en seigneur de la guerre, c’est l’enfant rebelle de Diouloulou qui a raflé la mise. Très tôt il a gravi les échelons, développant une mystique religieuse terrifiante qui le conduisit même à l’opposition avec Léopold Sagna, l’autre grand chef historique du maquis, qui était lui catholique. Mais cette querelle religieuse, déclenchée par l’intégrisme naissant de Salif Sadio, sera tue rapidement.

On connaissait bien d’autres leaders militaires, Sidi Badji, Kamoughé Diatta, le souffrant César Atoute Badiate etc. Mais celui qui reste la terreur du Maquis, c’est bien Salif Sadio. En grandissant, tous ces prémisses précoces d’un leadership ont basculé dans une forme de totalitarisme guerrier. La légende prête à Salif Sadio plusieurs renaissances. Donné pour mort d’innombrables fois, il était toujours apparu, narquois et moqueur, jouant avec ses ennemis comme avec des enfants dans un jeu de cache-cache. Il avait développé, dans une  portion réduite, une stratégie militaire redoutable, faite de retrait ponctuel, de dissémination et de dissimulation. Parfait pour les guet-apens, et les attaques surprises, Salif Sadio est le responsable des plus grosses pertes de l’armée sénégalaise en Casamance.

Il ajoutait à tout cela, une forme de tyrannie, insensible à la violence de la mort. Interdisant alcool, débauche, à ses troupes au nom du coran, il avait cette allure d’émir noir craint et redouté. Boucher impitoyable, il appliquait cette insensibilité jusque chez ses proches et partisans dont il se méfiait. Ce mélange de terreur, avec des plages d’humanité, ce sentiment de se battre pour une cause juste, le jusqu’au-boutisme de la lutte, auront fédéré contre lui une armée d’ennemis. Mais, curieusement, aussi une armée d’admirateurs. Il savait séduire avec sa réputation, que la légende locale avait tissé et fait prospérer, il avait su, dans le silence des nuits et des périodes d’accalmies, se construire un réseau, local et international, jusqu’en Gambie, surfant sur la fraternité des luttes pour l’indépendance dont le PAIGC sous-régional d’Amilcar Cabral avait été le chef d’œuvre.

Son niveau intellectuel modeste, un temps motif de complexe chez lui, s’est corrigé progressivement. Il a enrichi ses périodes de luttes de phases d’apprentissage, comme un autodidacte, conscient qu’il lui fallait, avec la disparition de Diamacoune, émerger non seulement comme chef mais aussi comme interlocuteur. C’est ce Salif Sadio new-lookque les téléspectateurs ont découvert avec le ravissement des démineurs, affable et souriant, montant en épingle son geste comme un acte de bienveillance constructeur, et rappelant son désir de paix avec la componction ironique que savait employer l’abbé Diamacoune. Le faible écho du conflit, rentré en rétraction depuis quelques années, a montré l’étendue des fissures entre factions du MFDC, entre ralliements à la volonté de paix instiguée par le gouvernement, mais aussi résistance de faible intensité. Salif Sadio n’est toujours pas trahi. Il croit toujours à l’indépendance. Cette constance reste son honneur et son énergie vitale. Il lui reste des fidèles et des moyens de semer le trouble.

Les longs silences et les longues accalmies ont toujours été des moyens de se remplumer en forces diverses. L’homme n’a pas changé. Il se sait en position de force. Il soigne même son allure. Finie la figure de dur à cuire, de caïd post-adolescent, maintenant il faut offrir ce visage de père de famille, affable, en boubou, loin des treillis, une chéchia, et quelques bijoux mystiques à l’image de ce miroir minuscule qui orne son front. Il n’est plus majoritaire dans les échos d’une Casamance qui a opéré une mue depuis 30 ans et qui voit se mêler toutes les ethnies, dans une démographie nouvelle qui méconnait presque tout du conflit. La transmission de la fibre rebelle de famille en famille est en train d’être vaincue par le temps, même s’il reste des portions de territoires durs, toujours plus radicaux. Les moyens de nuisance ne sont pas les moyens de transformation, Salif Sadio le sait. Son vœu initial est improbable, il lui reste une sortie digne de la scène, qu’il fera avec des facéties et de l’honneur, dans un mélange hélas tragique.

Depuis peu, il se promène, à l’instar de Yaya Jammeh, dont il fut un visiteur du soir apprécié, avec un Coran. Il a connu une montée en religion encore plus forte récemment. Il l’impose à ses fidèles. Toujours à l’affût des transformations et des tendances qui peuvent lui être favorables, il regarde ce qui se fait dans le monde et s’adapte. C’est peut-être la plus grande crainte, que l’hydre rebelle ne rencontre par mégarde l’hydre Djihadiste, si habile à trouver des failles géopolitiques pour métastaser définitivement. Plusieurs sources ont indiqué des mouvements suspects, et souvent religieux, entre la Gambie, la Casamance et la Guinée. Territoires affectés durablement, ils sont dragués par des forces qui sous-couvert d’humanitaire font prospérer un lit religieux en douceur.

Au cœur de l’université Assane Seck de Ziguinchor, historique intellectuel du premier MFDC, les distributions d’une association iranienne se font au fond de la cour du bâtiment, et des nécessiteux s’y pressent dans un spectacle parfois déchirant. La plus grande crainte c’est que la jonction sous-régionale ne se fasse, entre des rebellions opportunistes qui se cherchent un ennemi commun. On se radicalise souvent davantage quand l’étau se resserre pour de bon et qu’on n’a plus d’issue. Ce que l’on sait de la vie de l’enfant de Diouloulou, c’est l’histoire d’un chef militaire prêt à tout. C’est un chef enfermé dans une illusion de grandeur que lui récite un carré de proches. C’est l’histoire, presque d’un autre Maquis, l’apprentissage de l’autorité, et de l’autoritarisme dans l’illusion d’une toute-puissance. C’est à surveiller, à minima.

Ps : Quelques anecdotes de ce portrait ont été recueillies auprès de mon oncle Ibrahima Gassama, observateur de ce conflit qu’il a couvert comme journaliste.

 


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