Revue de Presse du Jeudi 19 Decembre 2019

Unes de la presse du Jeudi 19 Decembre 2019
Unes de la presse du Jeudi 19 Decembre 2019
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Plus de 105 millards de FCFA d’Appui budgetaire au Senegal :La Banque mondiale soutient le développement énergétique durable et l’économie numérique 

WASHINGTON, 18 décembre 2019 – Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé mercredi un crédit de 180 millions de dollars (105 milliards 871 millions de francs CFA) de l’Association internationale de développement (IDA)* pour, d’une part, soutenir les efforts du Sénégal visant à stimuler la compétitivité des secteurs de l’énergie et des technologies de l’information et de la communication (TIC) et, d’autre part, améliorer l’accès aux services pour les plus vulnérables. Le programme contribuera à réduire le coût de production de l’électricité, à améliorer les performances du service public d’électricité, à élargir la concurrence dans le secteur des TIC et à bâtir une économie numérique durable.
« Des services d’électricité et de TIC fiables, abordables et accessibles sont essentiels à la compétitivité et la transformation économique du Sénégal », a déclaré Nathan Belete, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal.
Cet appui budgétaire a soutenu les efforts du gouvernement au cours des 36 derniers mois pour diversifier ses sources pour son mix énergétique avec une utilisation plus importante du gaz et des énergies renouvelables, tout en élargissant l’accès des plus pauvres à l’électricité. Le programme élargit également l’entrée de nouveaux acteurs dans le secteur des TIC, augmente les investissements du secteur privé et continue de développer les fondements de l’économie numérique. Toutes ces mesures permettront de réduire les coûts et, par conséquent, de faciliter l’accès aux services de base soutenant la croissance économique, avec un accent particulier sur l’amélioration de l’accès à ces services pour les plus pauvres.
Selon le chargé du programme au sein de la Banque mondiale, Mustafa Zakir Hussain« ce sont des réformes profondes et séquentielles qui peuvent aider à transformer le secteur de l’énergie en un secteur abordable pour le pays et à renforcer la structure concurrentielle du secteur des TIC pour améliorer la qualité des services et réduire les prix ». Sur l’économie numérique, « le Sénégal sera le deuxième pays en Afrique à disposer d’une loi exclusivement dédiée aux startups, ce qui traduit le sérieux avec lequel le gouvernement aborde ce domaine de l’économie », a ajouté Hussain.
* L’Association internationale de développement (IDA) est l’institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète. Fondée en 1960, elle accorde des dons et des prêts à faible taux d’intérêt ou sans intérêts en faveur de projets et de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à réduire la pauvreté et à améliorer la vie des plus démunis. L’IDA figure parmi les principaux bailleurs de fonds des 76 pays les plus pauvres de la planète, dont 39 se trouvent en Afrique. Les ressources de l’IDA permettent d’apporter des changements positifs dans la vie de 1,6 milliard de personnes résidant dans les pays éligibles à son aide. Depuis sa création, l’IDA a soutenu des activités dans 113 pays. Le volume annuel des engagements est en constante augmentation et s’est élevé en moyenne à 21 milliards de dollars au cours des trois dernières années, 61 % environ de ce montant étant destinés à l’Afrique

MACKY VEUT ÉPONGER 500 MILLIARDS DE DETTE

http://www.emedia.sn/-Plus de 500 milliards sont en jeu dans le cadre de l’apurement de la dette intérieure, longtemps réclamée par les entreprises sénégalaises. Au Conseil des ministres de ce mercredi, 18 décembre 2019, le chef de l’Etat a instruit le ministre des Finances et du Budget d’accélérer le processus de paiement de cette dette. Ce qui sera sans doute un ouf de soulagement pour le secteur privé.
Les entreprises privées sénégalaises n’ont cessé de taper du poing sur la table pour réclamer à l’Etat leur dû. Rien que pour le secteur des BTP, le montant réclamé est estimé à plus de 200 milliards FCFA.

Plus de quotas pour les gros producteurs en 2020

iGFM – (Dakar) – Après les révélations fracassantes de Cissé lo sur « une mafia » de producteurs et revendeurs d’intrants agricoles qui se sucrent sur le dos des paysans, le ministre de l’agriculture annonce qu’en 2020 il n’y aura plus de quotas pour les gros producteurs. Selon le ministre Moussa Baldé qui s’est confié à la Rts hier, désormais, tout le monde devra aller chercher ses intrants au niveau des commissions.
Face aux parlementaires, le député Moustapha Cissé Lo avait clairement déclaré qu’« il y a une mafia dans le secteur agricole, dirigée par des élus ». Sidy Ba, le secrétaire Général du cadre de concertation des producteurs d’arachide (CCPA), dans une entretien accordé à Vox Populi a défendu ces propos du parlementaire: « Moustapha Cissé Lo dit tou haut ce que les producteurs et les honnêtes ont toujours dénoncé tout bas. Une bonne partie des subventions semences et engrais n’est jamais arrivée dans l’escarcelle des producteurs que nous sommes. Nous n’avons jamais été écoutés par les pouvoirs publics »,a-t-il-assuré.IGFM

CASAMANCE: PLUS DE 43 MILLIONS D’EUROS DE LA BAD POUR L’AGROPOLE SUD

Dakar, 19 déc (APS) – Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, jeudi, à Abidjan (Côte d’Ivoire), un financement de 43,1 millions d’euros (plus de 28 milliards FCA) en faveur du Projet de zone de transformation agro-industrielle (PZTA-Sud), dénommé Agropole Sud, a appris l’APS.
Le PZTA-Sud, dédié à la région naturelle de Casamance, est un projet pilote d’une durée de cinq ans et d’un coût total hors taxes d’environ 87,75 millions d’euros.
Il fait intervenir d’autres parties prenantes, comme la Banque islamique de développement (27,85 millions d’euros) et l’Etat sénégalais (16,8 millions d’euros), selon un communiqué de presse.
Ses trois composantes sont l’appui à la mise en place d’un écosystème des affaires favorable à l’investissement privé dans l’agro-industrie, l’amélioration durable des capacités des producteurs des filières agro-industrielles, ainsi que la coordination, la gestion et le suivi-évaluation.
Parmi les résultats attendus figurent la création d’environ 14.500 emplois directs ainsi que de 35.000 emplois indirects ciblant les femmes et les jeunes (dont 50% femmes et 60% jeunes), précise la même source.

Le projet touchera globalement, selon les prévisions, 65.000 ménages, soit environ 365.000 personnes

Il devrait aider à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des bénéficiaires et de leurs revenus, grâce à un meilleur accès aux marchés, aux intrants agricoles, et aux services.
Pour arriver à cela, souligne le communiqué, le projet prévoit un accroissement de l’investissement privé, grâce aux facilités prévues : écosystème des affaires plus favorable, construction d’un parc agro-industriel central (à Adéane) de 3 modules régionaux (à Bignona, Sédhiou et Kolda) et de 5 plateformes d’agrégation et de services.
Il prévoit également le renforcement des capacités des acteurs des chaînes de valeur des filières agro-industrielles parmi lesquelles la mangue, l’anacarde, le maïs et les produits forestiers non-ligneux.
“Le projet agropole Sud aidera au développement du secteur agricole dans cette zone riche de la Casamance et contribuera ainsi à l’inclusion économique et sociale. C’est un projet très important pour valoriser les potentialités agricoles de la zone ciblée, augmenter le taux de transformation industrielle des produits agricoles et améliorer la qualité de vie des populations de la Casamance”, a souligné Atsuko Toda, directrice du financement agricole et développement rural de la BAD.
Le PZTA-Sud s’inscrit dans le cadre du Plan Sénégal émergent (PSE), notamment en son pilier I relatif à la “transformation structurelle de l’économie et à la croissance”, partie intégrante du volet industriel du PSE, lequel prévoit notamment la mise en place de “trois agropoles intégrées et compétitives”
Le Sénégal a noué un partenariat stratégique avec la Banque africaine de développement pour leur mise en œuvre.
Le portefeuille actif de la BAD au Sénégal comprend 33 opérations, avec un engagement d’environ 1,86 milliard d’euros, soit 1.224 milliards FCFA. Il est composé de projets du secteur public national, de projets régionaux et d’opérations financées sur le guichet secteur privé.PON/ASG/BK

LA BOAD OCTROIE 2,9 MILLIARDS DE FRANCS CFA À UN FABRIQUANT DE PRODUITS PHARMACEUTIQUES AU SÉNÉGAL

Dakar, 19 déc (APS) – La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) va octroyer un financement de 2,9 milliards de francs CFA à la société Parenterus SA basée à Bayakh, dans la région de Thiès (ouest), pour l’aider à augmenter sa production.
D’un coût de neuf milliards de francs CFA, l’usine Parenterus, spécialisée dans la fabrication de produits pharmaceutiques, a été inaugurée en janvier dernier par le Premier ministre Mahammed Boun Abdallah Dionne.
Cette industrie pharmaceutique, qui s’étend sur une superficie de 2.500 mètres carrés, est en mesure de produire ‘’2.000 flacons de perfusion par jour, soit en moyenne 12 millions de flacons dans l’année’’, selon son promoteur, le docteur Ibrahima Ka.
Réuni mercredi à Dakar pour sa 115e session, le conseil d’administration de la BOAD a ‘’approuvé la proposition de réaménagement des conditions du prêt de la banque pour le financement partiel du projet d’implantation d’une unité industrielle de production de solutés injectables’’ par cette société.
‘’L’objectif actualisé du projet est de passer d’une production de 1.984.320 unités en année 1 à 7.275.840 unités en année 2, pour atteindre 10.913.760 unités à partir de l’année 3, soit respectivement 17%, 61% et 91% de la capacité installée de l’usine’’, précise un communiqué reçu à l’APS. Selon le texte, le montant de l’opération est de ‘’2,9 milliards de francs CFA’’.ASG/ESF

UNE MIELLERIE D’UN COÛT DE 30 MILLIONS INAUGURÉE À FIMELA

Fimela, 19 déc (APS) – La commune de Fimela, dans la région de Fatick, vient de se doter d’une nouvelle miellerie d’un coût de 30 millions de francs CFA pour une capacité de production de 2000 tonnes par campagne.
La nouvelle unité a été inaugurée mercredi par la gouverneure de la région de Fatick, Seynabou Guèye, en présence du maire de Fimela Karim Sène, de plusieurs autorités locales et de représentants des populations.
Elle a été réalisée grâce à l’appui technique et financier du Programme multinational de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel (P2RS), avec l’accompagnement des autorités locales de la commune de Fimela.
Le projet consistant à construire cette unité de miellerie fait suite à une étude diagnostique de la chaîne de valeur miel dans la région de Fatick, a expliqué le coordonnateur zonal du P2RS, Mamadou Camara.
“L’étude a révélé qu’au niveau de la région, il y avait une production de miel assez importante dans la commune de Toubacouta (Foundiougne) et au niveau de la zone de Fimela, où nous sommes. Une coopérative d’apiculteurs s’activait déjà dans la production de miel pour approvisionner les localités de l’arrondissement de Fimela”, a-t-il relevé.
Le projet s’est appuyé sur ces acteurs locaux pour “réaliser le bâtiment destiné à abriter cette unité en quatre mois pour un coût financier d’une vingtaine de millions de francs CFA”, a-t-il indiqué.
Ce total ne prend pas en compte les équipements “évalués entre 6 à 10 millions de francs CFA, mais globalement on peut dire que le coût va tourner autour de 30 millions de francs CFA”, a-t-il indiqué.
En termes de production, il est selon lui attendu de cette unité “au moins 2000 tonnes de miel par campagne”, un objectif qui représente un challenge “très faisable compte tenu de la dynamique en place déjà mais aussi de l’accompagnement des autorités locales”.
“Donc, a poursuivi le coordonnateur zonal du Programme multinational de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel, nous pensons que d’ici un an et demi, on trouvera dans les rayons des supermarchés du miel de Fimela”.
La gouverneure de Fatick, Seynabou Guèye, a remercié le P2RS pour “le travail remarquable” accompli durant toutes ces années dans la région.
“Nous nous félicitons de ce travail et souhaitons que ces réalisations soient profitables aux populations, jeunes et femmes, principaux bénéficiaires, qu’ils profitent d’un lendemain meilleur même avec le retrait de ce projet (P2RS) qui prend fin dans quelques mois”, a ajouté la cheffe de l’exécutif régional.
Un peu plutôt, la délégation régionale conduite par le gouverneur avait visité d’autres réalisations du P2RS dont la ferme aquacole de Ndiaye Ndiaye, dans la commune de Fatick, le chantier de la digue antisel de Ndoss et la mare pastorale de Pakom, dans la commune de Niakhar.
Elle a également visité dans la commune de Fimela, deux autres grandes réalisations du P2RS, notamment un magasin d’aliment de bétail et la ferme “natangué” d’un jeune du terroir, une façon d’inciter les jeunes à s’adonner à l’agriculture.
Lancé en 2016, le P2RS prend fin en juin 2020. Il a pris la suite du Projet d’appui à la petite irrigation locale (PAPIL) dans la région de Fatick.AB/BK/ASG

Finances publiques: Macky Sall finalise son plan d’austérité

http://actunet.net/-Nouveau cheval de bataille du chef de l’État, la rationalisation des finances publiques figurait en bonne place au menu du Conseil des ministres qui s’est tenu hier. Une occasion pour Macky Sall de décliner un plan de rigueur à ses collaborateurs, et d’insister sur la nécessité de mobiliser davantage de ressources pour mener à bien son fameux cinq trois cinq arrimé au Pse. Ainsi le président a rappelé, dans le cadre de la bonne gouvernance, la nécessité de maîtriser les dépenses de fonctionnement de l’État et d’orienter les ressources publiques, en priorité, vers l’investissement productif et les dépenses sociales indispensables pour le bien-être des populations. Il a, à ce titre, exhorté le gouvernement à veiller à l’efficacité de la dépense publique et au recouvrement optimal des ressources publiques par la consolidation des performances des administrations financières de l’État.
Le communiqué du Conseil des ministres précise que le chef de l’État a, dans cette dynamique, souligné l’urgence d’élargir l’assiette fiscale ; de réviser le cadre des exonérations ; et d’assurer la mise en place opérationnelle et globale du cadastre fiscal. Il a, enfin, demandé au ministre des Finances et du budget d’accélérer l’apurement de la dette intérieure.
Dans un autre registre, Macky Sall a abordé la plateforme revendicative du Syndicat des médecins, pharmaciens et chirurgiens du Sénégal (Sames) et la situation des internes des hôpitaux. Il a, sur ces questions, demandé au gouvernement de prendre toutes les mesures appropriées afin d’assurer la stabilité sociale dans le secteur de la santé. Il a également demandé au ministre de la Santé d’engager le processus de modernisation des statuts et d’amélioration des conditions de recrutement et d’exercice des internes des hôpitaux. La même source laisse entendre, au sujet du fonctionnement des universités, que le président exhorte le gouvernement, le ministre de l’Enseignement supérieur ainsi que le ministre des Finances et du budget et le ministre de la Fonction publique en particulier, de procéder au règlement urgent des diligences sociales et académiques

Volume des droits de propriété littéraire et artistique: Une hausse de 300 millions de francs Cfa en 4 ans

https://www.lejecos.com/-La Revue annuelle conjointe (Rac) 2019 du Plan Sénégal émergent(Pse) relève une hausse de 324 millions 500 mille de francs Cfa sur le volume des droits de propriété littéraire et artistique entre 2104 et 2018. Le document note également, que la Sodav est confrontée à un certain nombre de difficultés.
 «Dans le cadre de l’amélioration du potentiel économique de la culture, le volume des droits de propriété littéraire et artistique perçus a enregistré une hausse de 324,5 millions entre 2014 et 2018», lit-on dans la Revue annuelle conjointe.
Cette performance enregistrée s’explique d’après le document, principalement par la mise en place des antennes régionales pour étendre et faciliter le recouvrement au niveau des régions.
En dépit de ce résultat jugé «satisfaisant», le rapport évaluant les réalisations annuelles dans le cadre du Pse souligne que «la Sodav est confrontée à des difficultés liées au refus de paiement des usagers, au manque de moyens tant matériel que financier et au déficit de ressources humaines pour assurer la collecte».
La Rac 2019 fait savoir, par ailleurs, que pour une mise en œuvre efficace du programme de la valorisation du potentiel économique, le budget du Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (Fopica) a été porté à 2 millions de francs Cfa, afin de mieux soutenir des activités de production, d’exposition et de promotion cinématographiques et audiovisuelles.
Cependant, note le rapport, les crédits alloués au Fopica pour la gestion 2018 ne sont pas mobilisés. Il informe tout de même, que 27 entreprises cinématographiques ont été subventionnées à l’occasion des festivals et pour des appuis lors des participations à des manifestations internationales ainsi que 4 productions cinématographiques sur un objectif de 25, sous forme d’avance à régulariser dès la mise en place des crédits en 2019.Bassirou MBAYE

Réduction des risques climatiques et de l’insécurité alimentaire: Focus sur le village climato-intelligent de Daga Birame

https://www.lequotidien.sn/Pour s’adapter au changement climatique et être résilient, le village de Daga Birame a expérimenté différentes technologies, pratiques et approches agricoles qui ont permis à ce village climato-intelligent d’être recouvert d’un couvert végétal, d’avoir de meilleurs rendements agricoles et une variété de fruits et légumes. Une visite d’une équipe de la Fao effectuée dans le village, situé dans la commune rurale de Ndiognick, à 10 km de la capitale régionale Kaffrine, a permis de constater de visu les expérimentations culturales réussies.
Daga Birame est l’un des villages les plus vulnérables au changement climatique, selon le diagnostic de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), réalisé dans plusieurs pays en Afrique de l’Ouest. C’est aussi un village d’une pauvreté extrême, d’après toujours la Fao, où les défis à relever sont énormes dans la lutte contre la pauvreté. Situé dans la commune rurale de Ndiognick, à 10 kilomètres de la capitale régionale Kaffrine, centre du pays, Daga Birame fait partie des 10 villages où le Programme changement climatique, l’agriculture et la sécurité alimentaire pour la zone Afrique, (Ccafs, acronyme en anglais) de la Fao teste l’approche de village climato-intelligent. Lancé en 2012, le programme y fait reculer pas à pas l’insécurité alimentaire, grâce au recours à différentes technologies et pratiques agricoles, mais aussi des politiques qui permettent aux villageois de s’adapter dans le domaine de l’agriculture et de la sécurité alimentaire.

Paquet de technologies

Le paquet de technologies expérimenté à Daga Birame inclut l’utilisation de l’information météo dans le choix des variétés et la conduite des itinéraires techniques, la pratique de la Régénération naturelle assistée (Rna), l’apport d’engrais organiques par micro-dose, le grattage, les semences certifiées avec l’information climatique, un cahier de charge. S’y ajoutent la diversification des cultures dans un même champ, la prise en charge des prévisions saisonnières. Il s’agit d’un paquet d’informations technologiques et climatiques qui permet aux paysans de prendre des décisions en fonction des risques liés à la variabilité pluviométrique.

La mise en défend

La mise en défend est une autre technologie développée dans le village. Elle a permis à la communauté de sauvegarder près de 128 hectares et de les exploiter de manière plus rationnelle. Le feu et la coupe abusive de bois sont interdits. Par contre, les animaux sont admis dans le périmètre pour le fourrage. Ce système a permis de préserver l’écosystème, mais en même temps d’améliorer le couvert végétal de la zone. «D’ici, on pouvait voir le village voisin. Ce qui n’est plus le cas. En plus, le couvert végétal nous permet d’avoir beaucoup plus de pluies. Ici nous avions des pluies pendant qu’il y avait une pause pluviométrie ailleurs», témoigne un habitant. «Il n’y avait pas d’arbres ici ni d’arbres fruitiers. On souffrait beaucoup de la poussière à l’approche de la saison des pluies. Cette poussière qu’on respirait nous rendait malade. Depuis l’accompagnement de la Fao et l’Isra, il n’y en a beaucoup dans le village, dans les champs», renchérit Rokhya Mbengue, présidente de l’association des femmes transformatrice. Toutes les espèces végétales sont protégées à Daga Birame. Dans ce village climato-intelligent, une croix rouge imprimée sur un arbre signifie qu’il est interdit de le couper. Les agents des Eaux et forêts sont aussi des acteurs importants dans ce village, eux qui accompagnent la technique de mise en défend.
«Aujourd’hui, 27 espèces d’arbres sont protégées depuis cinq ans», renseigne Mor Talla Cissé, président du comité de surveillance de la mise en défend. Son comité validé par l’agent des Eaux et forêts est approuvé par le sous-préfet à qui il rend compte en cas d’infraction.

Le champ école de Daga Birame

Cap sur la zone de maraîchage de la parcelle communautaire de domestication. Grâce à l’introduction du système agro-forestier sur une superficie de cinq hectares, des variétés d’arbres fruitiers locaux et greffés portent des fruits, malgré leur jeune âge. «Nous avons deux variétés de baobab, quatre variétés de jujubier, quatre variétés de tamarinier», explique Mouhamadou Diop, interprète du jour.
La parcelle communautaire est un véritable champ d’école ; sa mise en place, un véritable parcours du combattant. Adama Cissé, chargé du suivi de la parcelle raconte : «D’abord on puisait dans une mare située à 2 km du champ. Quand cette mare s’est tarie, on tirait avec le cheval l’eau d’un puits d’une profondeur de 45 mètres. Du village, on transportait des bidons de vingt litres à l’aide de deux ânes pour arroger des plans.» Ce dispositif était renouvelé chaque trois jour. Ce qui était très fastidieux. Ensuite, les horticulteurs ont eu l’ingénieuse idée de remplir le bidon de 20 litres, de trouer le couvercle et d’incliner le récipient sur le pied de la plante. Autrement dit, du goutte-à-goutte local. Le container pouvait faire 15 jours avant de se vider, soit deux semaines de repos au lieu de trois jours. C’est par la suite qu’ils ont eu l’accompagnement de la Banque mondiale qui leur a fourni un forage pour soulager leur peine. «Des arbres fruitiers qui non seulement augmentent le couvercle végétal dans le village, mais également donnent des produits qui peuvent être transformés pour générer des revenus, mais aussi améliorer la nutrition dans le village», a dit Dr Robert Zougmoré, coordonnateur du programme de recherche sur le Ccafs.
Avec l’appui des partenaires, le périmètre maraîcher est doté d’un puits, d’un forage et même d’une pompe solaire. Ce qui facilite aux villageois l’activité maraîchère. De la tomate au gombo, en passant par les autres légumes, ce champ qui promeut des technologies aussi endogènes qu’exogènes contribue à améliorer la nutrition des villageois.

L’expérience de Ousmane Thiall, jeune paysan

La diversité culturale est une autre révolution dans ce village climato-intelligent. Au lieu d’ensemencer un grand espace alors qu’ils ne disposent pas suffisamment de moyens pour l’entretien, les agriculteurs réduisent leur superficie et sèment au moins trois cultures. «S’il y a une culture qui n’arrive pas à produire comme il le fallait, une autre pourra mieux s’adapter par rapport à la variabilité pluviométrique», explique Ousmane Thiall. Ce jeune cultivateur à Daga Birame a eu un rendement très positif la saison précédente, grâce au recours à l’information climatique. Malgré la réduction de sa surface culturale, la production a dépassé toutes ses attentes. En effet, il a divisé son champ en trois parcelles pour cultiver du mil, de l’arachide et du maïs. Chaque partie a été subdivisée en deux dont une partie pour la pratique paysanne et une autre pour le paquet technologique. La pratique paysanne ne tient pas compte des informations climatiques, de la Rna, mais utilise l’engrais à l’ancienne.
«On a divisé mon champ en deux. 25/50 m2 pour la pratique paysanne et la même superficie pour le paquet technologique et j’ai fait la culture. A la fin de la récolte, le total de la partie pratique paysanne a donné quatre tas d’épis de mil, là où l’espace paquet technologie a produit 17. Le tas du paquet technologique a fait 12 kg de graines de mil contre 4 kg pour la pratique paysanne», a témoigné Ousmane Thiall. Bénéficiaire d’une formation sur l’approche Pisca en mars 2016, Ousmane pose ses actes et prend ses décisions, choisit ses variétés en tenant compte des prévisions météorologiques de l’Anacim. «J’avais décidé la veille de mettre l’engrais dans mon champ. Mais à 19 heures, l’Anacim m’a envoyé un message me disant qu’il allait pleuvoir le lendemain. C’est ainsi que j’ai renoncé à mettre l’engrais parce qu’il allait être lessivé par la pluie, et j’ai mis ça après la pluie», confirme encore M. Thiall.
L’approche Pisca a été expérimentée par une trentaine de producteurs. Et pour la même variété utilisée sur une surface égale et semée la même période, la différence du rendement est notoire.

A nouveau contexte, de nouveaux outils

L’approche de village climato-intelligent est un outil mis en œuvre pour accompagner les communautés à travailler afin de trouver les solutions idoines pour faire face au changement climatique dans le contexte de leur village.
Elle consiste à dérouler diverses techniques dans une approche participative. Les chercheurs proposent différentes étapes aux cultivateurs pour les accompagner à décider de manière informée. Tout commence par la mise en place d’une plateforme d’innovation au niveau du village, des activités de maraîchage et de transformation pour autonomiser les femmes, des tests culturals et des financements.

Autonomisation des femmes

La poudre de baobab fait partie des récépissés du village. Cette poudre dérivée du pain de singe contribue à améliorer la qualité nutritionnelle ; les enfants en raffolent. «Les fruits transformés nous servent beaucoup. Au-delà de la nourriture, on peut avec le pain de singe concocter des remèdes contre la diarrhée et les maux de ventre chez les enfants. C’est aussi efficace pour atténuer la fatigue chez les adultes», a témoigné Rokhaya Mbengue, présidente de l’Association des femmes transformatrice de fruits. Aussi, les femmes du village ont eu un chiffre d’affaires de 180 mille francs Cfa avec la vente de leurs fruits et légumes la dernière saison, alors qu’elles sont dans le balbutiement. «C’est cela qui va assurer l’avenir des enfants que vous voyez-là. Quand une femme arrive à gagner 100 francs et les met dans la sécurité alimentaire de son foyer, de ses enfants, c’est un grand plus et c’est encourageant», s’est réjoui Yapi Asté de la Fao à Accra, partie prenante du projet.

L’approche Picsa

Le point de départ dans l’approche Picsa (Services climatologiques participatifs et intégrés pour l’agriculture) est l’organisation de l’environnement du village de Daga Birame. Cette approche consiste à établir la carte d’allocation des ressources et voir en fonction de cette carte les ressources disponibles dans le terroir aussi bien les champs, les ressources animales… La variabilité pluviométrique d’une année à l’autre est prise en compte dans l’approche Picsa. Avec l’Agence nationale de l’aviation civile (Anacim), les cultivateurs ont essayé de voir comment obtenir des données sur une trentaine d’années qui montrent la variabilité pluviométrique d’une année à l’autre, comment cela fructifie le début et la fin de la saison. Et sur cette base, les différentes options possibles ont été identifiées, mais aussi les options agronomiques, celles de la valorisation des ressources disponibles, l’élevage. Suite à une formation sur l’approche Picsa, les cultivateurs ont planifié les activités qu’ils ont mises en place.

Scandale financier à la Dgp: Les précisions du Délégué général, Abdoul Aziz Kébé

https://www.dakaractu.com/–Le Délégué général au pèlerinage (DGP) à la Mecque a profité de sa visite à la 28e édition de la Foire internationale de Dakar (Fidak) pour apporter des éclairages sur le scandale financier qui a éclaboussé la structure qu’il dirige depuis 2016.
En effet, le ministère des Affaires étrangères, dans son rapport d’audit effectué par son instrument de contrôle à savoir l’Inspection des services, a fait part d’un certain nombre de violations liées notamment, à la surfacturation, l’acquisitions fictives, les fausses certifications de service, le recrutement nébuleux, entre autres, irrégularités.
Au pavillon Brun où est installé la structure qu’il pilote, Abdoul Aziz Kébé a tenu à éclaircir la lanterne des Sénégalais.
« C’est un rapport sur le pèlerinage et non sur le Délégué général » s’est-il justifié. Il renchérit en soulignant que l’ensemble des services qui s’activent autour de la gestion du pèlerinage sont concernés par le document. « La gestion du pèlerinage incombe à la Délégation générale mais démembrée, entre plusieurs structures.
Notamment, la direction de l’administration générale et de l’équipement du ministère des affaires étrangères, le régisseur de la caisse d’avance, le délégué général en tant qu’ordonnateur des dépenses et le chef de la cellule administrative, en tant que gestionnaire de la délégation ».
« C’est l’ensemble de ces personnes qui ont géré le pèlerinage et le rapport interpelle l’ensemble de ces acteurs, chacun dans un secteur donné » confie Dr Abdoul Aziz Kébé qui a précisé que des réponses convaincantes ont été apportées sur ce dossier finalement classé sans suite.

Litige foncier à Sendou: Des dizaines de personnes abusées par un conseiller municipal

https://www.lequotidien.sn/Que tous les expatriés qui croient détenir des terrains à Sendou se rapprochent des autorités compétentes en matière de foncier pour être édifiés ! C’est l’alerte lancée mercredi par un collectif formé de personnes vivant au Sénégal et à l’étranger, et victimes des «agissements frauduleux» d’un conseiller municipal, de surcroît dans cette jeune commune. «J’invite mes frères et sœurs vivant à l’étranger, particulièrement en France, de se rapprocher de leur famille au pays pour vérification sur le terrain. Ils sont nombreux à penser qu’ils disposent de terrains à Sendou alors qu’il n’en est rien. 90% des terrains acquis auprès de lui ne sont pas valables», a averti Moussa Dione, habitant Ouakam. «Sur 15 terrains qu’il m’a cédés, seuls trois sont valables», a laissé entendre M. Dione, ayant acheté des parcelles pour ses fils et amis. «J’ai porté plainte et il m’a ensuite remis un terrain. Quand j’y ai commencé à construire, un autre sieur est venu me dire que j’étais en train de construire sur son terrain. On s’est assis autour d’une table et j’ai vu que son acte était antérieur au mien», a-t-il narré. «Sa stratégie c’est de venir à la mairie où il est conseiller municipal avec des certificats de perte en bonne et due forme avec le cachet de la police où il déclarait avoir perdu les documents de ces personnes. Ce n’était pas les personnes attitrées qui se présentaient, mais toujours lui et il réussissait ainsi à établir un autre document pour ensuite aller vendre le terrain à un autre», a expliqué pour sa part Mamadou Sall, un expatrié rentré depuis quelques années et victime lui aussi. «J’ai acquis 24 terrains pour mon épouse, mes enfants et quelques amis établis en France. Cela fait plus d’une quinzaine d’années et chaque fois que je lui demande de régulariser les papiers, il trouve un moyen de renvoyer à ultérieurement (…). C’est lors d’une rencontre avec l’actuel maire il y a six mois qu’il nous a dit que l’on a été tout simplement arnaqué», a dit Sall, faisant savoir que l’affaire a été portée devant la justice. «Nous avons porté plainte et le monsieur s’est volatilisé pendant un mois avant d’être arrêté par la police. On a été en jugement au mois de juillet et il s’est fait condamné. Moi personnellement, ce qu’il m’avait donné comme gage, c’est une de ses maisons qui était en chantier ici à Sendou», a-t-il fait savoir, s’inquiétant que la maison mise en gage soit en train d’être rénovée présentement. «Ce que nous demandons, c’est que les décisions de justice sortent. Depuis le mois de juillet, ça fait six mois et on ne parvient toujours pas à avoir le document de justice. On voulait demander à un huissier de venir constater la maison donnée en gage qui est actuellement en chantier, mais on n’a pas de document juridique qui nous permet de le faire», a souligné M. Sall, appelant ainsi la justice à les édifier sur l’affaire les opposant au conseiller municipal et promoteur, qui s’est à nouveau volatilisé dans la nature. Le collectif naissant qui a tenu un point de presse sur le site a promis de porter le combat jusqu’à son terme pour éviter à d’autres concitoyens de se faire berner.

PÉTROLE ET GAZ:LE SECTEUR PRIVÉ SÉNÉGALAIS ENCOURAGÉ À S’ADAPTER AUX NORMES

Dakar, 19 déc (APS) – Les activités économiques appelées à se développer autour de l’industrie pétrolière sénégalaise sont une opportunité pour le secteur privé local, qui doit s’adapter aux ‘’exigences, normes et standards très sophistiqués’’ des hydrcarbures, a rappelé, jeudi, à Dakar, le secrétaire permanant adjoint du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du Gaz (COS-Pétrogaz), Mamadou Fall Kane.
Le contenu local des hydrocarbures – c’est-à-dire les activités qui vont se développer autour de l’industrie du pétrole et du gaz – est une ‘’opportunité’’ pour le secteur privé sénégalais, avec lequel les entreprises étrangères sont prêtes à travailler, a assuré M. Kane.
‘’Aujourd’hui, il faut voir le contenu local comme une opportunité parce que les entreprises internationales (les sociétés pétrolières) elles-mêmes veulent travailler avec les entreprises locales. Ça leur permet de baisser les coûts…’’ a-t-il dit lors de l’atelier consacré à l’élaboration de la loi relative au contenu local.
‘’Les entreprises étrangères veulent travailler avec le secteur privé local, qui doit tout faire pour satisfaire aux exigences, normes et standards très sophistiqués du secteur du pétrole et du gaz’’, a ajouté Mamadou Fall Kane.
Il estime que l’Etat du Sénégal a déjà fait preuve de sa ‘’bonne volonté’’ d’aider le secteur privé national à tirer profit de l’industrie pétrolière et gazière dont l’exploitation est prévue à partir de 2021.
Selon M. Kane, l’Etat du Sénégal va aider le secteur privé local à ‘’capter le maximum de revenus’’ dans cette industrie.
Il a annoncé la mise en place d’un ‘’guichet unique’’, qui va permettre aux entreprises privées sénégalaises d’accéder à cette industrie.BHC/ESF/MD

la note A- encore décernée à la Senelec (Wara)

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall –L’agence West Africa Rating Agency (Wara), dans un communiqué reçu jeudi à APA, a attribué pour sa seconde notation datée de décembre 2019 la même note A-, décernée précédemment à la société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec).
« Sur son échelle régionale, WARA assigne à Senelec la notation de long terme de A- , en grade d’investissement, tandis que sa notation de court terme est w-3 », indiquent les responsables de cette agence de notation. Quant à la perspective attachée à ces notations, ils estiment qu’elle reste stable.
Selon Wara, la notation de la Senelec reflète « sa position de monopole de fait dans son secteur, une équipe de direction compétente qui a pris la pleine mesure des défis à relever, une vision stratégique claire appuyée par une très bonne qualité d’exécution, la rentabilité d’exploitation et les ratios d’endettement de l’entreprise qui sont en constante amélioration ».
En revanche, Wara souligne que la notation de Senelec est contrainte notamment par le fait que l’entreprise est encore à la recherche d’une meilleure efficacité opérationnelle, une flexibilité financière qui, bien qu’en nette amélioration, reste en deçà des performances de ses pairs notés dans la même catégorie.
Par ailleurs, les responsables de Wara affirment que la mobilisation de ressources externes pour financer la hausse de son activité et les investissements dans le cadre du Plan Yeesal risquent de peser encore un peu plus sur sa rentabilité financière et son niveau d’endettement.
Selon toujours Wara, une amélioration de la notation de la Senelec est tributaire d’un certain nombre de facteurs comme l’extension de son maillage territorial mesurable par l’évolution du taux d’électrification, le succès de l’exécution de son plan stratégique à horizon 2020, du renforcement de sa rentabilité, subséquent à une amélioration de son efficacité opérationnelle et de la hausse du rendement de sa distribution.
Wara subordonne aussi l’amélioration de la notation à celle significative du contexte macroéconomique et/ou sectoriel sénégalais.
A contrario, les responsables de Wara estiment qu’une détérioration de la notation de Senelec serait la conséquence, entre autres, du reflux de l’Etat du Sénégal quant à sa politique de soutien au secteur de l’électricité, d’une détérioration des résultats de la Senelec en raison de l’affaiblissement de sa performance opérationnelle et/ou financière ou encore de la perte de parts de marché en production sur son marché national.MS/cat/APA

LE MINISTRE D’ÉTAT MBAYE NDIAYE SUR LA HAUSSE DU PRIX DE L’ÉLECTRICITÉ: «JE NE SUIS PAS SUR QUE CETTE MESURE-LA ETAIT LA MEILLEURE…»

http://www.sudonline.sn/–La mesure de la baisse de la subvention de l’Etat pour la Senelec ayant conduit à la hausse du prix de l’électricité aurait été prise par le chef de l’Etat, Macky Sall, sous la pression. L’aveu est du ministre d’Etat, Mbaye Ndiaye, qui trouve que ladite mesure n’était pas la meilleure, même s’il reste convaincu que son mentor trouvera une solution. Il s’exprimait en marge de la conférence de presse organisée par “Les boucliers de la République“ hier, mercredi 18 décembre, devant la préfecture de Dakar
Décidément, les Sénégalais ou plutôt ceux du mouvement citoyen “Nio lank“ ne sont pas les seuls à réprouver la mesure de la hausse du prix de l’électricité occasionnée par la baisse de la subvention que l’Etat du Sénégal accordait à la Senelec. C’est du moins ce que laisse transparaitre le ministre d’Etat, Mbaye Ndiaye, qui s’adressait hier, mercredi 18 décembre, à certains jeunes de Dakar qui se font appeler “Les boucliers de la République“, venus déposer à la préfecture de Dakar une autorisation de marche pour dénoncer le non-respect des institutions.
En effet, donnant des conseils aux jeunes, le Directeur des structures du parti au pouvoir a laissé entendre «qu’il y a beaucoup d’influences autour d’un président de la République». Ne s’en limitant pas là, Mbaye Ndiaye qui reste convaincu que le président Macky Sall «n’est pas un va-t’en-guerre» et «qu’il fait tout pour satisfaire les populations», semble indiquer qu’il n’est pour ladite décision. Il a fait comprendre que «je ne suis pas sûr que cette mesure-là était la meilleure, quelle que soit la pression çà et là». Pour autant, il reste persuadé que son mentor «saura prendre les dispositions pour satisfaire les populations».
Toutefois, il a invité les jeunes à ne pas baisser les bras. Il est d’avis que «ce n’est pas une raison pour qu’on baisse les bras, pour qu’une certaine société civile, une certaine jeunesse non organisée, puisse s’accaparer de la mobilisation pour agiter et déranger l’action du président de la République».
Estimant qu’une mobilisation sans leader est un risque pour la démocratie, il a demandé à ces derniers d’«être conscients et s’opposer». Pour autant, il les invite à le faire dans le respect de la loi. Cela, tout en prévenant toux ceux qui «s’opposent en utilisation l’agitation sans respecter la loi, ils auront la loi devant eux et derrière eux»

Me Massokhna Kane

L’as–Le président de Sos consommateurs, Me Massokhna Kane, ne croit pas à une baisse du prix de l’électricité au premier semestre de 2020 comme semble le dire la présidence de la République. Pour lui, cette annonce est juste de la poudre aux yeux pour saper la mobilisation des populations contre la hausse. Sa préoccupation est l’annulation immédiate de la hausse du prix de l’électricité. Ce qui révulse Me Massokhna Kane, c’est qu’au moment où les populations s’attendaient à une deuxième baisse, on annonce une hausse qui n’est absolument pas justifiée. Le président de Sos Consommateurs estime que ce n’est pas parce que l’État doit de l’argent à la Senelec qu’on doit taper sur les populations. Il réclame aussi l’audit du plan «Yessal» de la Senelec parce que le ministre de l’Energie d’alors avait promis qu’en 2020 l’électricité allait être vendue entre 60 et 80 Fcfa le Kwatt.

CONTRE LA HAUSSE DU COÛT DE L’ÉLECTRICITÉ: SUTELEC ENTRE DANS LA DANSE

http://www.emedia.sn/–Habib Aïdara, le Secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs de l’électricité (SUTELEC) rejette la mesure d’augmentation du prix de l’électricité. « Parce que, motive-t-il, invité de la Matinale Dakar direct d’iRadio, le syndicat, sa ligne de mire, c’est la défense des intérêts des travailleurs. Donc, nous ne devons que regarder les revenus du travailleur et améliorer son pouvoir d’achat. Toute hausse que ce soit le prix des denrées soit (le coût) de l’électricité tend à amoindrir ce pouvoir d’achat. C’est pour cela qu’en tant que syndicat, sur le principe, on est contre toute hausse. »
Le syndicaliste, rappelant que cette hausse est liée à la réduction de la subvention de l’Etat à la SENELEC, signale qu’ « aujourd’hui, la commission de régulation du secteur a décidé d’augmenter le prix en rapport avec l’Etat. » Mais, « en amont, on n’a pas été consultés mais dès que la mesure est tombée, la Direction générale nous a appelés nous informant de la décision du gouvernement de réduire sa part de subvention dans les factures. »
« Maintenant, dit-il, nous allons apprécier parce que nous avons reçu le collectif ’’Ño Lank’’ (nous refusons, ndlr) qui sont venus à notre siège pour une rencontre d’information et de sensibilisation. Nous les avons bien écoutés, nous savons que leur combat est très légitime. Et nous avons dit que nous allons apprécier les informations à travers nos instances pour la suite à donner à ce mouvement. »
Aïdara est dubitatif concernant l’annonce d’une baisse d’électricité en février 2020. Dans ce sens que retient-il, « l’Etat n’a aucun intérêt à augmenter et 2 mois après changer encore d’avis pour diminuer. Donc, si cette information est fondée pourquoi augmenter le tarif pour 2 ou 3 mois et mettre les populations dans cette situation. » D’autant plus que « cette augmentation de 2 mois n’apportera rien à SENELEC. Aujourd’hui, le déficit est de l’ordre de 101 milliards F CFA. L’Etat n’a qu’à chercher les niches pour donner à la SENELEC et laisser le prix de l’électricité tel quel. Comme ça la situation va redevenir stable dans le pays. »
Sur les dettes de l’Etat, estime le syndicaliste, « il y a le montant de la subvention à rembourser. Il y a l’éclairage public qui est une très grande ardoise par rapport à la SENELEC, à côté des établissements publics à autonomie financière (tels que) l’Assemblée nationale, les universités et les hôpitaux, qui doivent énormément d’argent à la SENELEC. Ce sont ces Institutions-là qui nous causent énormément de problèmes, consommant de grosses factures et n’arrivant pas à payer à temps. »
Au-delà de ça, souligne le Secrétaire général de la SUTELEC, « l’administration centrale doit (également) payer. Depuis mars, l’Etat était à jour. A ce jour, l’Etat traîne une ardoise (chiffrée) à plus de 300 milliards, composés de la compense de la subvention, des factures de l’administration centrale et des collectivités locales ».

Hausse du prix de l’électricité: Des centrales syndicales appellent à la mobilisation

https://actusen.sn/-Le front social est en ébullition. Après le Collectif « Nio Lank Nio Bagn », la Coalition des confédérations syndicales de travailleurs du Sénégal (Ccss) se dresse contre la hausse du prix de l’électricité.
L’organisation qui regroupe la Cnts, la Cnts/Fc, l’Unsas, la CSA indique que des avancées ont été notées avec l’augmentation des salaires dans le privé et la signature d’une Convention collective interprofessionnelle, mais des menaces graves pèsent sur le pouvoir d’achat avec cette augmentation du coût de l’électricité.
Dans les colonnes du quotidien LeQuotidien, la Ccss attire l’attention sur « les risques d’anéantissements de ces avancées par les effets néfastes liés à l’augmentation du prix de l’électricité, de certaines denrées et autres matériaux ».
La Ccss qui fustige « les attaques répétées sur les libertés syndicales », appelle « à la mobilisation générale de l’ensemble des syndicats et des secteurs en lutte pour aller à l’assaut des problématiques actuelles ».
Les membres de cette organisation « veulent la baisse du prix de l’électricité et des produits de premiers nécessité, l’indexation des salaires sur l’augmentation du coût de la vie, l’ouverture immédiate de négociations sur le système de rémunération et de gestion des carrières des agents de la Fonction publique ».
Ils demande aussi la « promulgation des textes sur la fonction publique locale, l’extension de la protection sociale aux secteurs et catégories de travailleurs non couverts ».

Un autre front de “NOO LANK” ouvert: Babacar Gaye a refusé de payer sa facture d’électricité

https://www.pressafrik.com/Voila un autre moyen de contester la hausse du prix de l’électricité au Sénégal. Si les forces politiques, démocratiques et citoyennes regroupés au tour du collectif “NOO LANK” opte pour la rue, l’ancien porte-parole du Parti démocratique sénégalais (Pds) Babacar Gaye lui refuse de payer sa facture. Sur sa page Facebook, l’homme a clairement indiqué qu’il a ” fait exprès de laisser passer le délai de règlement de sa facture afin de parler de vive voix aux employés de ce canard boiteux qui, malgré sa mauvaise gestion et ses mensonges répétés, a le toupet de venir couper le courant”.

Voici son message in-extenso !!!

Contraste
Ce matin j’ai reçu deux colis du “Sénégal émergent”.
L’un, un bon de coupure de la Senelec qui a menti aux électeurs pour ensuite flouer ses clients. J’ai fait exprès de laisser passer le délai de règlement de ma facture afin de parler de vive voix aux employés de ce canard boiteux qui, malgré sa mauvaise gestion et ses mensonges répétés, a le toupet de venir couper le courant. Très gêné d’être obligé de faire le sale boulot, l’agent de la Senelec a eu la courtoisie, une écoute très attentive et compris le message que je tenais à faire passer, non pas à l’agence comme on nous le suggère à force de réactions dans les RS, mais in vivo chez moi.
J’ai payé rubis sur ongle tout en disant à cette sangsue: #NOOLÁNK
L’autre est un cadeau, marque d’une attention particulière que me porte un ministre qui me consulte souvent et qui prend en compte mes suggestions et mes fraternels conseils. De la mythique “Place Vendôme”, en fin dandy, il s’est souvenu de mes “Soie tricotée” qui me lient aussi à Jean d’Ormesson. Merci jeune frère pour le Bleu qui contraste avec ton Maron.

Dakar Dem Dikk: «Fouta 3D» En Bouclier Pour Me Moussa Diop

https://www.xibaaru.sn/-L’amicale des ressortissants du Fouta en service à la société nationale de transports Dakar Dem Dikk dénommé Fouta Dakar Dem Dikk (Fouta 3D), s’est énergiquement attaqué à l’intersyndical des travailleurs de la boite. Les camarades de Abdoul Bousso, président de ladite amicale, dénoncent l’attitude des syndicalistes qui selon eux n’approuvent pas la décision de directeur général Me Moussa Diop de lancer le  projet Fouta Dem Dikk.
Face à la presse, ce lundi 16 décembre, au dépôt de Ouakam, les membres de ladite amicale, après avoir salué l’initiative de Dakar Dem Dikk de se lancer dans l’interconnexion des grandes villes du Sénégal pour permettre à «tout Sénégalais de se déplacer en toute sécurité» à bord d’autobus neufs, ont soutenu que ce projet de Fouta Dem Dikk est salué par «tout le peuple» sénégalais, notamment les populations du Fouta. Pour eux, ce projet est un «ouf de soulagement» car, il permettra de désenclaver le Fouta en faisant des navettes de Richard-Toll à Aera lawo.
«Il faut savoir raison garder, chers syndicalistes. Dakar Dem Dikk s’agrandit de jour en jour. Ce, grâce à la vision du président de la République, Macky Sall, que le Directeur général, Me Moussa Diop, matérialise au grand bonheur des Sénégalais. Donc, arrêtez vos positions clairement politiques», a déclaré Abdoul Bousso qui demandent à tous les ressortissants du Fouta de 3D de démissionner de ces syndicats, propos rapportés par Igfm.

Cheikh Oumar Hann: “Les bourses font partie des dépenses de priorité”

https://www.seneweb.com/–Les étudiants ne cessent de manifester pour réclamer le paiement des bourses. Et pourtant, si l’on en croit le ministre de l’Enseignement supérieur, le gouvernement porte une attention particulière à ce sujet.
“Les bourses font partie des dépenses de priorité. Le gouvernement a trois dépenses de priorité. Les salaires, les bourses et le paiement de la dette”, a-t-il révélé, ce jeudi, à l’émission Yonwi de Rfm.
Selon lui, les retards dans le paiement des bourses s’expliquent aussi par les nombreux dysfonctionnements notés dans les universités.

Thèse de Doctorat: mention très honorable pour le Commissaire de Police, Mouhamed Gueye

iGFM-(Dakar) Le bureau des relations publiques de la police nationale a annoncé dans un communiqué que le Commissaire de Police Mouhamed Gueye, a décroché la mention très honorable lors de sa soutenance de thèse de Doctorat, qui a eu lieu, samedi dernier, à l’amphithéâtre de l’ISEG de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.
Ce diplôme est unique Droit Privé du Commissaire de Police Mouhamed Gueye, en service à la Direction de la Sécurité Publique, portant sur le thème : « Les procédures pénales dérogatoires au Sénégal», précise le communiqué, indiquant que M. Gueye a su convaincre le monde universitaire de par la qualité de ses travaux de recherches, devant un jury hautement qualifié, composé de professeurs Agrégés en Droit, de magistrats du Conseil Constitutionnel et de la Cour d’Appel de Dakar.
C’est d’ailleurs ce qui fait que le jury a décerné au Commissaire de Police, le titre de Docteur en Droit privé  avec mention très honorable.
Pour finir, la Police a rappelé que Mouhamed Gueye est le troisième Officier Supérieur,  au sein de la Police Nationale, Docteur en Droit, après les Commissaires de Police Pape GUEYE,  Directeur Général de l’Ecole Nationale de Cybersécuritéà vocation régionale, et Ibrahima SENGHOR, chargé du commissariat spécial de Karang.

Le nœud gordien de la crise du système éducatif sénégalais Par Mamadou SY Albert

Les étudiants et les syndicats des enseignants, singulièrement ceux de l’Enseignement supérieur, protestent énergiquement contre la décision gouvernementale consistant à orienter tous les bacheliers de l’année dernière, dans les Universités publiques. Cette posture de rejet, unanime ou presque, de l’accroissement vertigineux des effectifs des étudiants, par ces deux composantes que sont les étudiants et les enseignants, constitue un indicateur du seuil critique de l’état de dégradation de l’Enseignement supérieur et du système éducatif sénégalais. Les profils du bachelier et du diplômé du supérieur devraient être interrogés et remis en cause pour adapter la formation aux exigences et aux besoins du développement durable.
Ces facteurs d’une crise structurelle de longue durée, se traduisant par les déficits des infrastructures éducatives, du nombre des enseignants et des faibles moyens techniques, financiers de l’accompagnement de l’État, s’enchevêtrent à une question, non moins fondamentale, à savoir : le profil des bacheliers, des étudiants et la cohérence entre les cycles de formation de base et ceux du supérieur, avec le développement durable.
Le rejet de la décision d’orienter tous les nouveaux bacheliers, par les étudiants et les enseignants, est inédit en effet. C’est peut-être une première dans les annales de l’histoire des Universités publiques.
Le contexte dans lequel se meuvent ces deux composantes de la communauté universitaire, constituent certainement l’une des causes de cette posture radicale, par le rejet de l’orientation des nouveaux bacheliers et le refus de les accueillir dans les Universités. Les protestataires de la décision gouvernementale ont toujours défendu, et défendent encore, le droit des jeunes sénégalais à l’éducation pour tous, à la formation et à l’insertion décente dans la société sénégalaise.
Les sureffectifs dans les amphithéâtres et dans les salles de cours de travaux dirigés, sans oublier du reste les taux très élevés des échecs dans les premier et second cycles, peuvent alimenter l’attitude négative des aînés face aux cadets et nouveaux bacheliers. La posture des syndicats des enseignants du supérieur obéit elle aussi aux mêmes conséquences de l’immédiateté de la décision gouvernementale. Déjà qu’ils peinent à enseigner dans des amphis archicombles,  pleins à craquer, et à encadrer ce nombre pléthorique des apprenants…
Ce que l’autorité peine à expliquer, c’est l’état réel des finances publiques. Les moyens financiers des pouvoirs publics ne permettent guère au gouvernement d’envoyer de nouveaux bacheliers dans les Universités privées. Il risque d’aggraver sa dette colossale auprès du secteur éducatif privé, et ses finances, soumis aux nouvelles règles des Contrats de performance des universités, déficitaires à souhait. Le gouvernement a choisi l’option d’envoyer les bacheliers de l’année dernière dans les établissements sous son autorité administrative et politique.
Les moyens d’accompagnement attendront…. Cette fuite en avant de l’État provoque une véritable épreuve force entre le gouvernement et la communauté universitaire.
Au-delà de ces aspects d’une crise structurelle qui dure depuis quelques décennies, il y a lieu d’interroger le profil de l’actuel  bachelier sénégalais, de l’étudiant et la cohérence globale de notre système éducatif.
Être bachelier aujourd’hui n’ouvre à l’élève que le cycle supérieur dans les écoles de formation ou dans les Universités publiques ou privées. À défaut d’entrer dans les écoles de formation professionnelle et technique du secteur public ou privé, le nouveau bachelier est contraint de poursuivre ses études exclusivement dans les Universités publiques. C’est le choix d’ailleurs le mieux partagé, ou forcé, de ceux qui viennent d’obtenir leur premier diplôme universitaire. Les taux des échecs très élevés dans le cycle de la licence, ont des liens étroits avec la trajectoire de l’ancien élève. L’élève a une formation généraliste tout au long des cycles primaire, moyen et secondaire. Ces cycles n’ont pas réellement des liens pédagogiques avec le cycle supérieur.
La formation de l’élève est plus du domaine de la culture générale et du bourrage des crânes que de la formation à des aptitudes et des connaissances professionnalisant. La rupture entre ces cycles inférieurs, trop abstraits, et le cycle supérieur sera brusque, en raison du fait que le cycle supérieur a ses propres exigences : spécialisation, connaissance scientifique, recherche- développement et aptitudes techniques au développement personnel.
Le bachelier de l’école sénégalaise de base n’est guère ainsi préparé à affronter cet univers de l’Enseignement supérieur avec sa rigueur implacable, ses tares et ses missions fondatrices. Le nouveau étudiant va découvrir ce monde barricadé sur lui-même, à ses risques et périls.
Certains s’en sortent. L’écrasante majorité des étudiants subit la loi de la sélection. Elle se retrouve entre la rue publique et l’étranger. Le système éducatif souffre en réalité d’une bonne définition du profil de formation des nouveaux bacheliers et du diplômé du supérieur visé. La possession du parchemin  Baccalauréat et l’ambition d’acquérir d’autres titres et diplômes devraient être interrogées certainement. Car il doit être possible d’adapter la formation des élèves de Terminale à leur profilage universitaire et l’accueil des étudiants nouveaux bacheliers dans les filières de formation aux métiers, par leur préparation aux exigences de l’Enseignement supérieur pour une meilleure harmonisation de l’Enseignement supérieur croisé aux objectifs du développement économique et social : à savoir la génération de ressources humaines de qualité en parfaite adéquation avec la vie active socioprofessionnelle. Le monde du travail. http://actunet.net/

CRIMINALISATION DU VIOL: LES JURISTES SENEGALAISES DECHIRENT LE PROJET DE LOI

http://www.sudonline.sn/–Les juristes sénégalaises ne sont pas contentes des réformes prévues par le projet de loi criminalisant le viol, adopté en Conseil des ministres au mois de novembre dernier. En conférence de presse hier, mercredi 18 décembre, elles ont estimé que les sanctions prévues par la nouvelle loi ne sont pas trop différentes de celles qui existaient auparavant. Ce qu’elles jugent scandaleux
L ’Association des juristes sénégalaises (Ajs) a tenu une conférence de presse hier, mercredi 18 décembre, pour décliner sa position par rapport au projet de loi criminalisant le viol, adopté en Conseil des ministres au mois de novembre. En effet, a dit la présidente d’honneur de l’Ajs, la réforme envisagée par le projet de loi est un «scandale».
Dans son argumentaire, elle soutient que «dans le projet de loi, le viol en lui-même, n’est pas criminalisé dans les domaines de la pédophilie puisque les peines qui s’appliquent aux crimes ne l’ont pas été. On en reste juste au même stade que la loi de 1999, à savoir que le viol est puni d’une peine de 5 à 10 ans d’emprisonnement».
Pour Dior Fall Sow, il s’est juste ajouté à la peine, une amende de 500.000 à 5.000.000 de F CFA. Ce constat de la criminalisation du viol est aussi identique pour la pédophilie, juge-t-elle. «Pour la pédophilie, c’est la même chose: 10 ans d’emprisonnement alors que les peines, en matière criminelle, c’est la réclusion criminelle à perpétuité, la réclusion criminelle à temps, la détention criminelle à temps dans le cadre politique», soutient-elle. Eu égard à ces constats, la présidente d’honneur de l’Ajs pense qu’«il n’y a pas eu, de ce projet de loi, une criminalisation du viol et de la pédophilie». A en croire Dior Fall Sow, réprimer le viol par une condamnation à une réclusion criminelle à la perpétuité ne saurait être limitée à des circonstances aggravantes, comme prévu par le projet de loi.
De l’avis de Dior Fall Sow, la répression intégrale du viol n’a pas été prise en compte dans le projet de loi à cause du refus des magistrats et des avocats qui craignent un encombrement des cabinets d’instruction. Pour l’heure, les juristes sénégalaises comptent engager le combat afin que des modifications soient apportées avant l’adoption de la loi par la Commission des lois de l’Assemblée nationale. «Nous allons, du point de vue juridique, saisir les autorités compétentes, voir avec les parlementaires et la société civile, comment faire pour qu’avant que ce projet de loi passe en commission des lois à l’Assemblée nationale, on puisse faire porter nos amendements pour qu’il y ait un changement et qu’on puisse respecter la parole qui a été donnée par le président de la République à savoir que le viol soit effectivement criminalisé», a soutenu Dior Fall Sow.
Tout en disant que le projet de loi tel qu’il est conçu présentement ne vise pas à mettre un terme aux abus dont sont victimes les femmes et les enfants, Me Ndeye Fatou Touré, souhaite que les recommandations formulées par l’Association des juristes sénégalaises aux autorités, depuis 2005, soient prises en compte. Elle veut également un processus inclusif qui passe nécessairement, dit elle, par l’implication de toutes les associations de défense des droits des femmes et des enfants.

PROJET DE LOI PORTANT CRIMINALISATION DU VIOL: FORCES ET FAIBLESSES DE LA REFORME

http://www.sudonline.sn/-Le projet de loi adopté en Conseil des ministres en novembre dernier ne condamne le viol avec une réclusion criminelle à perpétuité qu’en cas de circonstance aggravante. Le document dont la rédaction a pu se procurer une copie, revient sur les sanctions prévues par la loi
L’exposé des motifs du Décret n°2019-1947 du 2 décembre 2019 montre que derrière la réforme portant répression des infractions à connotation sexuelle date de deux décennies. La loi n°99-05 du 29 janvier 1999 a, entre autres innovations, défini le viol, et durci son régime, notamment quand il est accompagné de certaines circonstances aggravantes. Cependant précise-t-il, cette loi n’en faisait toutefois pas un crime, sauf lorsque le viol est suivi de la mort de la victime. Elle a également élargi la répression aux actes de pédophilie qui n’étaient appréhendés que sous leur forme vague d’attentat à la pudeur, sans violence. C’est pourquoi, ajoutent les rédacteurs du projet de loi criminalisant le viol, les pénalités portées par ces textes, quoique sévères, méritent d’être réactualisées dans le sens de leur durcissement, au regard de la multiplication et de l’intensification des faits d’agressions sexuelles notés ces derniers temps. Mieux, relèvent-ils, la criminalisation des formes les plus graves des délits sexuels s’impose pour, à la fois, dissuader les éventuels auteurs d’agressions sexuelles et les punir très sévèrement en cas de passage à l’acte.
En conséquence, soutiennent ils, le présent projet de loi vise ainsi à durcir la répression du viol et de la pédophilie, avec des sanctions pouvant aller jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité. Et, le plafond des autres peines attachées aux incriminations à caractère sexuel est également relevé, avec notamment l’institution de peines-plancher ou peines fixes pour le délit aggravé, même lorsque le juge retient des circonstances atténuantes au bénéfice de l’auteur des faits. Les peines pour l’attentat à la pudeur avec violence, la pédophilie et le harcèlement sexuel sont durcies. L’attentat à la pudeur sur mineur de 13 ans avec ou sans violence est supprimé. Il est absorbé par l’infraction de pédophilie. Les dispositions relatives à la circonstance d’autorité, d’exclusion du sursis et de la tentative ont été simplifiées et réadaptées.

LE VIOL CONDAMNE A LA PERPETUITE, EN CAS DE CIRCONSTANCES AGGRAVANTES

Le projet de loi prévoit que le viol est puni d’un emprisonnement de cinq à dix ans et d’une amende 500.000 à 5.000.000 de francs Cfa. Si l’infraction a entraîné une mutilation, une infirmité permanente ou est commis par séquestration ou par plusieurs personnes ; si l’infraction est commise sur un enfant audessous de 13 ans ou une personne particulièrement vulnérable en raison de son état de grossesse, de son âge avancé, ou de son état de santé ayant entraîné une déficience physique ou psychique ; si le viol a entraîné la mort, s’il est précédé, accompagné ou suivi de tortures ou d’actes de barbarie, le coupable sera «puni de la réclusion criminelle à perpétuité sans possibilité de réduire la peine au-dessous de vingt ans, nonobstant les dispositions de l’article 432.»

LE HARCELEMENT SEXUEL PUNI

L’article 319 dudit projet de loi, signale que sans préjudice des peines plus graves prévues par les articles 320 et 321 du présent Code (pénal), «sera puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 100.000 à 1.500.000 francs Cfa, quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe. Si l’acte a été commis avec un mineur de dix-huit ans, le maximum de la peine sera toujours prononcé». L’article 319 bis de poursuivre que le fait de «harceler autrui en usant d’ordres, de gestes, de menaces, de paroles, d’écrits ou de contraintes dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle, par une personne abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions, sera puni d’un emprisonnement de deux à cinq ans et d’une amende de 200.000 à 2.000.000 de francs Cfa. En pareille circonstance, lorsque la victime de l’infraction est âgée de moins de seize ans, le maximum de la peine d’emprisonnement sera prononcé». L’article 320 du projet de loi prescrit que «tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol»

L’ATTENTAT A LA PUDEUR PUNI PAR 5 ANS DE PRISON

L’attentat à la pudeur commis avec violence contre un individu de l’un ou l’autre sexe est puni d’un emprisonnement de cinq à dix ans, lit-on dans le projet de loi. Mieux, ajoute le document, si l’attentat à la pudeur, ci-dessus spécifié est commis sur une personne particulièrement vulnérable, en raison de son état de grossesse, de son âge avancé ou de son état de santé ayant entraîné une déficience physique ou psychique, la peine d’emprisonnement de dix ans sera toujours prononcée.
Le document mentionne, par ailleurs, que «l’attentat à la pudeur commis même sans violence sur mineur de plus de seize ans par un ascendant ou toute personne ayant autorité sur la victime est puni d’un emprisonnement de cinq à dix ans. L’article 320 bis du projet de loi, dit que tout geste, attouchement, caresse, manipulation pornographique, utilisation d’images ou de sons par un procédé technique quelconque, à des fins sexuelles sur un mineur de seize ans, de l’un ou l’autre sexe, constitue un acte pédophile puni d’un emprisonnement de cinq à dix ans. Si l’acte a été commis par un ascendant ou une personne ayant autorité sur le mineur ou si la victime est un enfant âgé de moins de treize ans ou une personne particulièrement vulnérable en raison de son état de santé ayant entraîné une déficience physique ou psychique, le double de la peine sera prononcé».
L’article 321 ajoute que «dans les cas prévus aux articles 320/ alinéas 2 et 5 et 320 ter, le maximum de la peine encourue sera prononcé ; si les coupables sont les ascendants de la personne sur laquelle l’infraction a été commise ; s’ils sont de ceux qui ont autorité sur elle, s’ils sont de ceux qui sont chargés de son éducation ou ses serviteurs à gages, ou serviteurs à gages des personnes ci-dessus désignées ; s’ils sont fonctionnaires ou ministres de culte, ou si le coupable, quel qu’il soit, a été aidé dans la commission de l’infraction par une ou plusieurs personnes ; s’il a entraîné une mutilation, une infirmité permanente ou s11 est commis par séquestration ou par plusieurs personnes ; si l’infraction est commise sur un enfant au-dessous de 13 ans ou une personne particulièrement vulnérable en raison de son état de grossesse, de son âge avancé, ou de son état de santé ayant entraîné une déficience physique ou psychique ; si le viol a entraîné la mort, s’il est précédé, accompagné ou suivi de tortures ou d’actes de barbarie, le coupable sera puni de la réclusion criminelle à perpétuité/ sans possibilité de réduire la peine au-dessous de vingt ans/ nonobstant les dispositions de l’article 432».
Selon toujours le texte qui sera soumis à l’appréciation des députés prochainement, «l’attentat à la pudeur commis avec violence contre un individu de l’un ou l’autre sexe est puni d’un emprisonnement de cinq à dix ans. Si l’attentat à la pudeur, ci-dessus spécifié/ est commis sur une personne particulièrement vulnérable en raison de son état de grossesse, de son âge avancé ou de son état de santé ayant entraîné une déficience physique ou psychique, la peine d’emprisonnement de dix ans sera toujours prononcée. L’attentat à la pudeur commis/ même sans violence/ sur mineur de plus de seize ans par un ascendant ou toute personne ayant autorité sur la victime est puni d’un emprisonnement de cinq à dix ans ».
A l’Article 320 bis, il est écrit que «Tout geste, attouchement, caresse, manipulation pornographique, utilisation d’images ou de sons par un procédé technique quelconque, à des fins sexuelles sur un mineur de seize ans, de l’un ou l’autre sexe, constitue un acte pédophile puni d’un emprisonnement de cinq à dix ans. Si l’acte a été commis par un ascendant ou une personne ayant autorité sur le mineur ou si la victime est un enfant âgé de moins de treize ans ou une personne particulièrement vulnérable en raison de son état de santé ayant entraîné une déficience physique ou psychique, le double de la peine sera prononcé ».
Dans l’Article 321, on lit que «Dans les cas prévus aux articles 320/ alinéas 2 et 5 et 320 ter, le maximum de la peine encourue sera prononcé, si les coupables sont les ascendants de la personne sur laquelle l’infraction a été commise s’ils sont de ceux qui ont autorité sur elle, s’ils sont de ceux qui sont chargés de son éducation ou ses serviteurs à gages, ou serviteurs à gages des personnes ci-dessus désignées, s’ils sont fonctionnaires ou ministres de culte, ou si le coupable, quel qu’il soit, a été aidé dans la commission de l’infraction par une ou plusieurs personnes »

Fécondité des adolescentes: Celles âgées de 19 ans constituent la proportion la plus élevée avec 28% selon l’Ansd

https://www.lejecos.com/-L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) en collaboration avec Onu-Femmes, a publié un rapport intitulé «Violences basées sur le genre et pouvoir d’action des femmes ». Dans ce document consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), le rapport revient sur la fécondité des adolescentes, les infections sexuellement transmissibles (Ist).
Concernant la fécondité des femmes, l’Ansd renseignent que les résultats de l’enquête mettent en évidence la fécondité des adolescentes âgées de 15-19 ans. «Sur toutes les modalités, nous constatons une évolution ascendante avec l’âge.
Pour celles qui ont déjà une naissance vivante au moment de l’enquête, les adolescentes âgées de 19 ans constituent la proportion la plus élevée avec 28% et celles âgées de 15 ans la plus faible avec 1,1%. Les adolescentes qui sont enceintes de leur premier enfant représentent 6,2% chez les jeunes femmes âgées de 19 ans et 4,6%,  4,3%, 3,4% et 0,7% respectivement chez celles âgées de 18, 17, 16 et 15 ans », lit-on dans le rapport.
Pour le groupe d’âge 15-17 ans, 5,1% ont une naissance vivante au moment de l’enquête, 2,8% sont enceintes de leur premier enfant et 8% ont déjà commencé leur vie procréative.
Selon le document, l’entrée dans la vie procréative est deux fois plus élevée chez les adolescentes du milieu rural. En effet, quelle que soit la modalité considérée, les adolescentes du milieu rural sont toujours surreprésentées par rapport à leurs homologues du milieu urbain.
Au moment de l’enquête chez les adolescentes âgées de 15-19 ans, celles résidant dans le milieu urbain qui ont une naissance vivante représentent 7,8% contre 17,2% pour celles résidant dans le milieu rural. Les jeunes filles qui sont enceintes de leur premier enfant représentent 2,6% chez  les adolescentes du milieu urbain et 5% chez leurs homologues résidant dans le milieu rural.Adou FAYE

Le Syntocinon en rupture dans les structures sanitaires: le personnel soignant et les femmes enceintes dans la tourmente.

https://www.dakaractu.com/Indispensables dans les salles d’accouchement, le Syntocinon est en rupture depuis quelques jours, voire des semaines. L’alerte a été donnée par le personnel soignant qui est d’autant plus remontée contre cette situation, qu’aucune explication convaincante ne lui a été donnée pour justifier cette pénurie inadmissible.
Le « syntho » comme l’appellent les professionnels de la Santé est utilisé lors des accouchements afin de favoriser la dilatation du col de l’utérus et accélérer le travail dans les accouchements par voie basse. Il est aussi utilisé en cas d’hémorragie suite à un accouchement par voie basse ou par césarienne. Ce qui en fait « le produit phare de la sage-femme ».
«Depuis presque un mois, le Syntocinon est en pénurie. Si tu utilisais 10 unités, aujourd’hui tu ne peux en avoir que 5 et il faut s’organiser pour bien les utiliser », confie à Dakaractu une sage-femme qui officie dans une structure sanitaire moyenne.
Cette pénurie, voire rupture est confirmée par un pharmacien contacté par votre site.
«Je n’en ai pas vendu depuis le 09 décembre », reconnaît le pharmacien qui ajoute qu’il y a une forte demande.
Mais le plus malheureux dans cette situation préoccupante, c’est l’absence ou presque, selon le technicien de « générique » du Syntocinon. « C’est alarmant », conclut-il.
Son cri du cœur est repris par la sage-femme qui milite pour une résolution sans délai de cette équation. « Sinon, nous risquons d’aller vers des situations très difficiles car sans le Syntocinon, les femmes en instance de donner la vie sont confrontées à des risques de complication et de mort maternelle », alerte-t-elle.

Faux Médicaments: Les Médecins Piquent DIOUF SARR Devant Le Khalife Des Mourides

http://www.walf-groupe.com/Le Comité exécutif national du Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) s’est réuni pendant 48h dans la ville sainte de Touba. Une occasion saisie par le SAMES pour sensibiliser le khalife général des mourides sur l’incidence croissante des maladies chroniques comme l’insuffisance rénale, le diabète, l’hypertension artérielle dans la ville sainte pouvant être liée au mauvais usage des médicaments.

Mais également sur les difficultés rencontrées dans le secteur de la santé.

Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (Sames) poursuit son combat pour l’éradication des faux médicaments. C’est tout le sens de sa rencontre avec le Khalife général des mourides. Une rencontre au cours de laquelle, le Sames  a lancé un appel solennel à l’ensemble des chefs religieux pour leur demander de participer à l’effort de sensibilisation de la population sur la consommation des faux médicaments. Mais aussi le respect des programmes de santé publique comme la vaccination, les consultations prénatales, la lutte contre le paludisme qui permet de prévenir les maladies des enfants, des femmes enceintes et de la population en générale.
Selon le communiqué du syndicat, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké a rassuré en déclarant que les populations faisaient beaucoup de choses qui pouvaient nuire à leur santé à cause de l’ignorance. Il a été rappelé que le médicament n’est pas un produit banal, malgré la convoitise dont il fait l’objet par les réseaux mafieux encouragés par la faiblesse des peines encourues et l’importance des gains. Il doit rester une affaire exclusive des pharmaciens qui en assurent la qualité depuis son élaboration jusqu’à son utilisation par les populations.
Le Sames a profité de cette occasion pour dénoncer l’attitude de défiance de certains maires de Dakar et de l’agence de la Couverture maladie universelle (Cmu) qui refusent de payer aux ayants droit l’Indemnité de représentation médicale (Irm) depuis un an. Ce, malgré la publication du décret suivi d’une note de rappel adressée aux gouverneurs par le secrétaire général du ministère de l’Intérieur.
Le Sames fustige également le maintien des médecins dans des contrats précaires au fin fond du Sénégal et le recrutement à leur place de jeunes nouvellement diplômés. Dr Amadou Yéry Camara et ses collègues ont constaté le recul au ministère de la Santé en matière de gestion démocratique du personnel par les affectations arbitraires et la signature de contrats spéciaux répétitifs à des agents à la retraite ainsi que l’envahissement des directions du ministère de la Santé par du personnel politique inutile. «On note des ruptures récurrentes de produits anesthésiques, de diazépam (Valium), de sérum antitétanique et de beaucoup d’autres médicaments d’importance vitale. Le Sames constate également pour le regretter que les directeurs d’Agence, d’Etablissements publics de santé et des ministres s’empêtrent dans des dénégations poussives sur le montant de cette dette de la Cmu et sur la réalité des ruptures au lieu de regarder la vérité en face et proposer des solutions pour mobiliser des ressources suffisantes. Ainsi, le Sames a déposé sa plateforme revendicative et son préavis de grève et se tient prêt à reprendre le combat dont l’Etat sera le seul responsable des conséquences», martèlent-ils.Samba BARRY

Médecins

http://www.enqueteplus.com/Les blouses blanches font bloc, pour faire face à la tutelle. Dans un communiqué, les associations de médecins présentes, l’Association des femmes médecins, le Syndicat des médecins privés, le Sames, le Comes (regroupant les Des), les internes, l’Acps et l’inter ordre ont affiné leurs positions pour soutenir l’ordre
Ceci fait suite au différend intervenu entre les blouses blanches et le département de la Santé dirigé par Abdoulaye Diouf Sarr, sur l’organisation des élections de l’ordre. Il est prévu d’ailleurs une conférence de presse, aujourd’hui, à cet effet.

les badiénou gokh, marraines de sexualité et de proximité

https://toutinfo.net/-SANTE : Au Sénégal, des femmes jouent les intermédiaires dans les quartiers, entre les familles, les femmes, jeunes filles et maris, et les centres de santé. Des femmes de confiance qui conseillent et orientent en matière de vie sexuelle.
Le réseau des femmes sénégalaises pour la promotion de la planification familiale a organisé à Dakar un atelier sur les objectifs affichés par l’État : parvenir à un taux d’utilisation de la contraception de 45% à l’horizon 2020. Les derniers chiffres officiels datent de 2017, ce taux était alors de 26%.
En effet, au Sénégal comme ailleurs, il n’est pas toujours facile pour les jeunes de parler de sexualité et de contraception. Ce rôle est comblé par des femmes : les badiénou gokh.
Dans ce centre de santé de Pikine, en banlieue de Dakar, Mariétou Diaw décrit sa mission, gestes à l’appui : « Il faut de gros yeux pour voir, de grandes oreilles pour écouter, et de grands yeux, mais une petite bouche pour être discrète ».
Choisies au sein du quartier, les badiénou gokh sont à la fois confidentes, conseillères et référentes pour les jeunes filles. « Elles ont peur de leur famille, elles ont honte de dire des choses sexuelles. Par exemple, elles vont faire un espacement des naissances, mais son mari ne veut pas. Je la conseille ou bien je pars avec elle voir son mari. Je dis : « Bon, prenez place, on va causer ». »
Un système bien utile pour Awa, 26 ans, lors d’une infection sexuellement transmissible : « Ici au Sénégal, quand elles ont des complications, les jeunes filles ne peuvent pas aller directement à l’hôpital. Je suis allée la voir, elle m’a demandé de faire une visite, elle m’a mise en confiance pour aller à l’hôpital. Je me suis senti en confiance avec les badiénou ».
Le concept a été mis en place en 2010 par l’ancien président Abdoulaye Wade. Il a fait ses preuves, selon Nafy Dia Diop, responsable du service social du district sanitaire de Pikine. « Dans n’importe quel district, vous allez trouver des badiénou gokh. Ce sont elles vraiment qui nous viennent en appoint par rapport aussi à l’atteinte de nos objectifs. »
Formées par les centres de santé, respectées au sein de leur communauté, les badiénou gokh sont des bénévoles.Toutinfo.net(avec RFI)

Démission annoncée de Niasse: Le plan envisagé par Macky Sall

http://www.dakarmatin.com/-Ça se susurre dans les couloirs du Palais. En effet, des manœuvres sont en train d’être menées pour trouver un remplaçant à Moustapha Niasse qui serait sur le point de démissionner de son poste de président de l’Assemblée nationale.
“Accablé par le poids de l’âge et les critiques acerbes formulées à son encontre, le chef de file des progressistes entend se retirer de la vie politique pour de bon. Nos radars croient dur comme fer que Macky Sall et son entourage immédiat ont fini de jeter leur dévolu sur le Secrétaire général de la présidence de la République Mahammad Boun Abdallah Dionne”, rapporte Rewmi Quotidien.

Occasion d’appliquer la nouvelle loi sur les députés

Le journal d’ajouter : “Pour une première fois, la loi va pouvoir s’appliquer (un député nommé à un autre poste (cf. ministre) peut retrouver son poste à l’Hémicycle après son départ dudit poste). Ainsi, Boun Abdallah Dionne, tête de liste de la Coalition présidentielle Benno Bokk Yakaar aux élections législatives de 2017, qui avait été élu député puis nommé Secrétaire général de la présidence de la République après la dissolution de la Primature, peut retrouver, sans anicroche(s), un juteux fromage juché aux abords de la Place Soweto”.

ADD à l’Intérieur, Aly Ngouille au SG de la Présidence

Toujours à en croire des sources de Remi Quotidien tapies dans les dédales du pouvoir, “Dionne va bénéficier donc des derniers amendements opérés dernièrement au niveau de notre charte fondamentale”. Pour le nom de son remplaçant à la Présidence, l’on évoque, pour le moment, Aly Ngouille Ndiaye, un fidèle parmi les fidèles du chef de l’État. Ce dernier devra cédera son stratégique poste de ministre de l’Intérieur à un autre proche de Macky Sall, en l’occurrence le ministre des Finances et du Budget Abdoulaye Daouda Diallo, qui pourrait ainsi signer son retour au niveau de ce département de souveraineté

Souleymane Ndéné NDIAYE: «Un État Ne Recule Pas, Il Doit Rester Fort Et Mater Ces Rebellions»

http://www.walf-groupe.com/-Si cela ne tenait qu’à l’ancien Premier ministre, le Collectif « Noo Lank » ne manifesterait pas  demain vendredi, à la Place de l’Indépendance pour protester contre la hausse du prix de l’électricité et exiger la libération de Guy Marius SAGNA et Cie.
Selon Souleymane Ndéné NDIAYE, le régime de Macky SALL doit faire face et ne concéder aucune concession.
« Un État ne recule pas, il doit rester fort et mater ces rebellions », a-t-il martelé dans un entretien accordé au journal L’Observateur dans sa parution de ce jeudi.
L’ancien Premier ministre rembobine : « L’arrêté Ousmane NGOM est en vigueur. Si ces gens-là insistent pour manifester sur la Place de l’Indépendance cela veut dire qu’ils choisissent d’être hors-la-loi et s’ils sont hors-la-loi, la loi est là pour se faire respecter. L’État ne doit pas faiblir ».
Pour l’actuel président du conseil d’administration de la compagnie aérienne Air Sénégal, « une reculade de l’État serait d’une extrême gravité et ouvrirait un boulevard à toutes sortes de dérives qui feraient perdre à l’État sa face ».Avec Seneweb

Moustapha Diakhaté: «Honteuse sortie de piste de Souleymane Ndéné NDIAYE…»

XALIMANEWS: L’ex Premier Ministre Souleymane Ndéné Ndiaye sous Wade devenu PCA Air Sénégal sous Macky ne mâche pas ses mots. L’homme de Guinguinéo, dans un entretien accordé à l’Obs a appelé l’Etat à montrer sa puissance au collectif Noo Lank qui veux organiser une manifestation ce vendredi à la place de l’indépendance contre la hausse du Prix de l’électricité.
«Un Etat ne recule pas, il doit rester fort et mâter ces rébellions », a laissé entendre le transhumant Souleymane Ndéné
Jules Ndéné a-t-ll trop dit?
En tout cas sa sortie à mis en colère l’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakk Moustapha Diakhaté, qui le range dans le placard des sorties honteuses.
« Honteuse sortie de piste de Souleymane Ndéné NDIAYE : «l’Etat ne recule pas, il faut mâter ces gens », a-t-il-écrit sur con compte Facebook.
Le 23 juin, quand la population avait montré sa colère, Jules Ndéné PM à l’époque, avait-il oublié cette thèse qu’il défend aujourd’hui?

Seydi Gassama juge “irresponsable” la déclaration de Jules Ndéné et met en garde Macky

https://www.pressafrik.com/Le Directeur exécutif de Amnesty international Sénégal, Seydi Gassama a jugé “irresponsable” la déclaration de l’ancien Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, qui a demandé à l’Etat de ne pas reculer et de mater les manifestations du Collectif NOO LANK, contre la hausse du prix de l’électricité. Le défenseur des droits de l’Homme a aussi invité le président Macky Sall à ne pas tomber sans son piège.
« Cette déclaration est d’une très grande irresponsabilité de la part d’un ancien Premier ministre. Ce n’est pas une attaque armée qui met en danger la sécurité de l’Etat du Sénégal. Ce sont des citoyens qui veulent manifester de façon pacifique à la Place de l’Indépendance. Appeler à les mater est non seulement inacceptable mais aussi irresponsable de la part de quelqu’un qui a occupé de hautes fonctions dans ce pays », a commenté M. Gassama, joint par PressAfrik.
« Le gouvernement que Souleymane Ndéné Ndiaye dirigeait (sous régime de Wade) avait autorisé des manifestations à la Place de l’indépendance. Pourquoi aujourd’hui il pense qu’on ne peut autoriser une telle manifestation. Il dit que l’Etat ne doit pas reculer. Je voudrais lui rappeler que l’Etat avait reculé au moment où il était Premier ministre », a ajouté le défenseur des droits de l’Homme.
M. Gassama a évoqué les événements du 23 juin 2011, qui ont vu l’Etat être obligé d’autoriser une manifestation devant les grilles de l’Assemblée nationale. Ce même Etat qu’il dirigeait était obligé de retirer le projet de loi anti-démocratique qui devait permettre à Abdoulaye Wade d’être réélu avec 25% de suffrages.
Selon lui, l’Etat doit écouter son peuple. Gamassa a, par ailleurs, appelé au calme aussi bien les manifestants de NOO LANK que le gouvernement, invitant le chef de l’Etat Macky Sall à ne pas tomber dans le piège de Souleymane Ndéné Ndiaye.
« Lors de la manifestation de NOO LANK vendredi denier, les gens qui étaient dans la rue, ne sont pas que des activistes. Il y avait des personnes du troisième âge, des mamans, des électeurs de Macky Sall. Ces gens voulaient que la hausse du prix de l’électricité soit retirée, car elle est insupportable pour les Sénégalais », dit-il.
En outre, Gassama a rappelé à Souleymane Ndéné Ndiaye que ces jeunes qu’il appelle à mater, ce sont eux qui avaient fait des sacrifices en 2011 pour qu’il puisse dégager,  même s’il est revenu dans le gouvernement par la porte de derrière.

THIÈS: RASSEMBLEMENT DE AAR LINU BOKK, VENDREDI, CONTRE LA HAUSSE DU COÛT DE L’ÉLECTRICITÉ

Thiès, 18 déc (APS) – La section thiéssoise de la Plateforme Aar Linu Bokk tiendra un rassemblement pacifique vendredi devant l’agence de la Senelec de la cité du rail, pour protester contre la hausse du prix de l’électricité et l’arrestation de personnes qui manifestaient contre cette décision, a annoncé mercredi son coordonnateur Saliou Ndiaye
’’Nous appelons à un grand rassemblement, les forces syndicales, les partis politiques, les mouvements de masse l’association des tailleurs, les acteurs des PME et PMI, les premières cibles de cette hausse’’, a dit Saliou Ndiaye.
La rencontre est prévue à partir de 16 heures dans le jardin public faisant face à l’agence de la Senelec, a précisé le coordonnateur de Aar Linu Bokk Thiès, qui rencontrait la presse à la place Mamadou Dia. Il était en compagnie d’autres membres de la plateforme.
Saliou Ndiaye a rappelé qu’un communiqué avait annoncé que le coût de l’électricité allait ‘’baisser drastiquement en 2020’’. ‘’Arrivé en fin 2019, il augmente à 10 et 6%’’ et un autre communiqué ’’revient annoncer une nouvelle baisse’’, déplore-t-il, estimant que ’’ce n’est pas sérieux’’ de la part de l’Etat.
’’Un gouvernement doit apprendre à dire la vérité à ses populations’’, a dit M. Ndiaye.
Pour lui, l’effectivité ou non de l’augmentation des factures d’électricité dépendra du niveau de la ‘’pression populaire’’ que les Sénégalais vont exercer sur le gouvernement.
La section Aar Linu Bokk de Thiès dit croire que le rassemblement sera autorisé, puisqu’elle s’est conformée à la loi, en déposant une lettre d’information auprès de l’autorité. Ses mandataires ont aussi été entendus par la police.
Les organisateurs disent espérer que le préfet, de son côté, se conformera également à la constitution.
Le point de presse des leaders de la plateforme, prévu initialement au jardin public faisant face à la Senelec, a été interdit par des éléments de la police, trouvés sur les lieux. Ce que le coordonnateur décrit comme une ‘’violation’’ de leurs droits.

Contre-manifestation: Le préfet déclare «irrecevable» la demande des jeunes de l’Apr

https://www.seneweb.com/Seneweb vient d’apprendre que le préfet de Dakar, Alioune Badara Samb, n’a pas donné une suite favorable à la requête des jeunes défenseurs de la République. En plus clair, le chef de l’exécutif départemental a déclaré «irrecevable» leur demande de manifestation pour non-respect du délai.
Ces jeunes de l’Apr, qui voulaient manifester en guise de soutien aux politiques publiques de l’Etat, ont décidé de surseoir à leur activité.
N’empêche, Youssou Niang et Cie se disent plus que mobilisés à «faire face à tout fauteur de trouble».
Ainsi, ils ont annoncé le dépôt d’une autre demande de marche à la Place de la Nation (ex-Place de la  République), dès ce lundi. «Nous sommes des républicains. Nous respectons l’avis du Préfet mais, en même temps, l’arrêt Ousmane Ngom. Nous ne sommes les jeunes de personne sinon, ceux du président de la République. Nous allons nous donner corps et âme pour une réussite totale de son second mandat à la tête du pays», ont-ils déclaré. Non sans tirer sur le coordonnateur de la Cojer, Moussa Sow, qui s’est désolidarisé: «Il n’a pas à nous donner des leçons».
Pour rappel, trois déclarations de manifestations pour ce vendredi à la Place de l’Indépendance, avaient été déposées sur la table du préfet de Dakar, Alioune Badara Samb : Le collectif «Ño Lank», le mouvement «Yonnou Askan Wi» et les jeunes défenseurs de l’Alliance pour la République.
Quid des autres requêtes ? D’après des informations de Seneweb, le préfet de Dakar et ses services sont en train de se pencher sur l’examiner les dossiers. Les arrêtés seront communiqués dans les heures à venir.

La Cojer opte des séances d’explications pour contrer la stratégie de «Gno Lank Gno Bagn»

http://lesoleil.sn/–En perspective de la mobilisation annoncée ce vendredi à la place de l’Indépendance sur appel de la plateforme «Gno Lank Gno Bagn», la Convergence des jeunesses républicaines (Cojer), organisation politique qui regroupe les jeunes militant du parti au pouvoir envisage d’organiser «des séances d’explications, en lieu et place d’une contre-manifestation».
Selon le coordinateur de cette organisation, Moussa Sow «la meilleure réponse consiste à aller vers les populations, pour leur faire comprendre» les tenants et les aboutissants qui ont découlé à la mesure de hausse du prix de l’électricité. Selon M. Sow, une confrontation entre jeunes des deux camps «ne règle absolument rien». M. Sow est persuadé que «c’est une petite partie de la jeunesse qui essaie de dire non à l’augmentation du prix de l’électricité» à travers des manifestations. Il s’exprimait ce 19 décembre, sur les ondes de la Radio Futurs Medias (Rfm).

Contre-manifestation: Les boucliers du régime à l’assaut du collectif Nio Laànk.

https://www.dakaractu.com/–Ce sont des partisans du régime actuel dénonçant une campagne de désinformation et de manipulation de la part de toutes ces organisations regroupées au sein du collectif Nio Laànk, qui préparent une contre-offensive à la manif de demain.
Une réponse sera apportée aux attaques contre le pouvoir mais de manière stratégique.
Une rencontre s’est même tenue hier avec certains responsables politiques du camp du pouvoir dans le but de décliner des stratégies de dissuation des entreprises déclenchées par le collectif Nio Laànk qui s’élargit actuellement avec l’appui de syndicats…

Les Arabisants républicains soutiennent la manifestation de Noo Lank

https://www.pressafrik.com/Le mouvement national des arabisants républicains s’oppose à la contre manifestation de jeunes « Apéristes »prévue ce vendredi, soulignant que le collectif Noo Lank a bien le droit de manifester contre la hausse du prix de l’électricité, selon un de leurs responsables Habib Ndiaye.
« Nous sommes de la mouvance présidentielle, mais je trouve anormal que les jeunes de l’Apr (Alliance pour la République) veuillent manifester au même que celui de Noo Lank. Ces jeunes membres de notre parti devaient être cohérents dans leur démarche en respectant les institutions de notre pays », a dit M. Ndiaye.
Il dit ne trouver aucun problème sur l’itinéraire choisi par les manifestants de Noo Lank (de la Place de l’indépendance au Palais), malgré l’arrêté de l’ancien ministre de l’Intérieur, Ousmane Ngom, interdisant toute manifestation dans cette zone.
Habib Ndiaye estime que ces camarades ne respectent pas Constitution qui donne le droit de manifester. « C’est du sabotage et ils seront responsable de tout ce qui arrivera ce vendredi. Je suis de la mouvance présidentielle, mais il faut dire la vérité quand il faut »,a conclu le jeune dans un entretien avec le RFM.Salif SAKHANOKHO

Attaques entre députés de Benno bokk yaakaar: Aymérou Gningue rappelle à l’ordre Cissé Lô, Farba Ngom et consorts

https://www.lequotidien.sn/-La session budgétaire qui vient de se terminer à l’Assemblée a été marquée par les invectives entre députés de la majorité Benno bokk yaakaar. Dans ce registre, Moustapha Cissé Lô et Farba Ngom se sont illustrés par des attaques réciproques. Dans un communiqué, le groupe parlementaire «condamne les initiatives individuelles intempestives pendant la session et tendant à saper la cohésion et la discipline en son sein». Le président Aymérou Gningue «met en garde leurs auteurs quant aux conséquences qui pourraient en découler».
Par ailleurs, le groupe Bby s’est réjoui de la «présence massive» des députés, particulièrement ceux de la majorité, lors du marathon budgétaire. «C’est le lieu de les féliciter tous, particulièrement ceux de la majorité présidentielle, pour leur engagement, leur loyauté et leur bonne tenue», s’est félicité la majorité parlementaire. Aymé­rou Gningue exhorte ses collègues du groupe à «persévérer dans cette voie pour mériter encore davantage la confiance des Séné­galais». En outre, le groupe Bby «réaffirme son soutien et son engagement sans faille» au président de l’Assem­blée nationale Moustapha Niasse, un «choix» de Macky Sall

Audition dans le fond: Ce que Guy Marius Sagna a dit au juge instructeur

https://www.seneweb.com/Arrêté devant les grilles du palais de la République pour avoir manifesté contre la hausse de l’électricité,  l’activiste Guy Marius  Sagna qui faisait face au juge instructeur  a maintenu les propos qu’il avait avancé face au doyen des juges. Devant le magistrat instructeur, il a qualifié de « doublement illégal » l’arrêté du préfet interdisant leur marche. Toujours selon lui, le préfet fait du deux poids deux mesures puisqu’on aurait laissé des jeunes de l’Apr manifester devant le Palais sans que rien ne leur arrive.

Arrestation de Guy Marius Sagna et Cie: Une demande de mise en liberté sera introduite

http://lesoleil.sn/–Au sorti de l’audition de ses clients ce 18 décembre, Me Moussa Sarr relève que celle-ci s’est bien passée et cela dans d’excellentes conditions. «Nos clients ont répondu à toutes les questions posées par le Doyen des juges d’instruction. Maintenant pour le surplus, les auditions sont couvertes par le sceau du secret de l’instruction. Et, par conséquent, je ne peux pas dévoiler le contenu des échanges», a-t-il notamment dit.
L’avocat se dit optimiste quant au sort qui sera réservé à ses clients arrêtés alors qu’ils prenaient part à une marche non autorisée devant les grilles du palais présidentiel. Ils marchaient contre la hausse annoncée du prix de l’électricité.
«Ils n’ont rien à se reprocher. Ils n’ont fait qu’exercer un droit constitutionnellement garanti. Sur ce rapport, nous sommes optimistes depuis leur arrestation. Et nous continuons à l’être », a dit l’avocat. Me Sarr annonce que le pool des avocats va déposer ce 19 décembre à la fin des auditions une demande de mise en liberté provisoire, pour tous les huit détenus qui sont placés sous mandat de dépôt. La robe noire n’a pas manqué de déplorer le régime réservé à son client. Guy Marius Sagna et compagnie « dans la pratique, lorsque vous êtes en détention provisoire, vous devez être à Rebeuss. Le Camp Penal et le Cap Manuel, c’est pour les détenus qui sont déjà condamnés. Alors qu’eux, ils ne sont pas encore condamnés », a-t-il déploré faisant référence à ses clients.

Guy Marius Sagna est sorti de son audition, ses avocats déposent une demande de liberté provisoire

https://www.dakaractu.com/–C’était sans conteste la séquence la plus attendue de l’audition des marcheurs arrêtés, le 29 novembre dernier. Ce jeudi, Guy Marius Sagna a livré sa version lors de son audition devant le Doyen des juges. L’activiste est soupçonné d’avoir été, selon l’acte d’accusation, la « tête de fil » d’une manifestation contre la hausse de l’électricité, devant les grilles du palais présidentiel
L’audition du leader de « France dégage », ce jeudi, devant le juge d’instruction, a duré un peu plus d’une heure trente minutes. L’activiste est sorti peu avant 14 heures du bureau du Doyen des juges. Il a été entendu dans le cadre de l’enquête préliminaire pour avoir participé à une manifestation non-autorisée.
Les avocats du mis en cause estiment que Guy Marius Sagna et ses co-inculpés présentent des « garanties de représentation en justice » pour s’en acquitter. Les conseils ont ainsi déposé sur la table du Doyen des juges une demande de mise en liberté provisoire.

Camp Pénal: Guy Marius Sagna adresse un message aux sénégalais

Placé sous mandat de dépôt du fait de la manifestation au Palais contre la hausse du coût de l’électricité, l’activiste Guy Marius Sagna a délivré un message au peuple sénégalais depuis sa cellule au Camp pénal.
Je remercie toutes les personnes, jeunes ou du troisième age, qui au Sénégal et dans la Diaspora nous ont témoigné leur solidarité et se sont mobilisées pour dire NON à cette décision injuste et injustifiée.
Chers compatriotes,
Notre objectif doit être de faire adhérer tout le peuple Sénégalais à ce combat à travers le collectif NOO LANK pour la baisse des tarifs de l’électricité.Guy Marius Sagna  Camp Pénal, le 18 Décembre 2019.

L’Etat va-t-il abdiquer sous la pression de la rue ?

http://www.dakarmatin.com/Après avoir relevé le defi de la mobilisation vendredi dernier, le collectif citoyen « Nio Lank » compte transformer la « Place de l’Indépendance » en « Place Tahrir » ce vendredi. Une chose est sûre : sa manifestation monstre de vendredi dernier semble avoir produit ses effets puisque l’Etat s’attelle à libérer Guy Marius Sagna, le Pr Babacar Diop et leurs compagnons de détention… 
Nul ne peut freiner la déferlante populaire ! Cette assertion sous l’effet du plan d’actions que déroule le collectif « Nio lank » pour la libération de Guy Marius Sagna, du Pr Babacar Diop et autres activistes arrêtés lors de la marche contre la hausse du prix de l’électricité de l’autre vendredi. Après avoir réussi à enrôler les sénégalais dans leur cause à travers une grande mobilisation populaire, le collectif « Nio lank » compte poursuivre le combat à travers une autre forme de manifestation : Transformer la « Place de l’Indépendance » en « Place Tahrir », cette dernière étant actuellement le cœur de la révolte en cours des populations irakiennes contre le pouvoir en place dans ce pays arabe. A noter aussi que la place sur laquelle étaient organisées les manifestations qui ont fait tomber l’ancien président égyptien, Hosni Moubarak, s’appelait « Tahrir ! » « Avec ou sans autorisation du préfet de Dakar, le collectif « Nio Lank Nio Bagn » compte tenir son rassemblement vendredi à la Place de l’Indépendance pour dire pour dire non à la hausse du prix de l’électricité » avait déclaré  fermement Aliou Sané, un des coordinateurs de « Nio Lank Nio Bagn » tout en réclamant la libération sans condition de Guy Marius Sagna, Dr Babacar Diop et Cie.
Comme des hérosde la cause sociale
Sans se faire prier, l’Etat qu’incarne le président Macky Sall au- rait décrypté 5/5 le message de la détermination et l’engagement du peuple sénégalais contre cette mesure impopulaire de hausse du prix de l’électricité. Il semble donc déterminé à libérer rapidement les manifestants arrêtés dont le collectif « Nio Lank » exige la libération. Dans cette perspective, le Pr Babacar Diop et trois autres de ses compagnons de détention ont été entendus, hier, dans le fond. Et les auditions vont se poursuivre, aujourd’hui, avec le reste de la bande ayant à leur tête Guy Marius Sagna et consorts arrêtés et placés sous mandat de dépôt pour avoir manifesté devant les grilles du Palais de la République. Une chose est sûre : ces auditions inespérées ont fait bouger les lignes d’une libération immédiate en faveur de ceux que le mouvement « Nio Lank » qualifie d’ « otages ».
A l’analyse, l’Etat est en passe d’abdiquer sous la pression de la rue. Pour ne pas dire qu’il agite le drapeau blanc de la paix sociale. D’ailleurs, le pool des avocats des détenus crie déjà victoire face à ce qui ressemble à une reculade du gouvernement. « Dès demain jeudi, nous envisageons d’introduire une demande de mise en liberté provisoire pour l’ensemble des huit détenus entendus dans le fond. Et rien ne s’opposera à ce qu’ils obtiennent une liberté provisoire conformément aux dispositions du Code pénal » estime joyeusement l’un des avocats des prisonniers de l’électricité. Pendant ce temps, l’activiste Mohamed La- mine Massaly semble vouloir offrir une porte de sortie honorable à l’Etat en demandant clémence au président de la République Macky Sall à travers un communiqué. « Je viens solennellement auprès de vous solliciter votre clémence concernant les cas Guy Marius Sagna, le Professeur Babacar Diop et compagnie éparpillés dans les prisons de Dakar, suite à leur manifestation contre la hausse du prix de l’électricité devant les grilles du Palais » écrit le membre du défunt parti de Me Madické Niang. Selon lui, Guy Marius Sagna, Babacar Diop et leurs camarades emprisonnés sont des combattants de la cause sociale qui croupissent dans les geôles crasseuses de Dakar. « Ce sont des héros de la justice sociale » estime Massaly, histoire de vouloir rattraper le train de la contestation sociale qui s’apprête à entrer triomphalement en gare. Pape NDIAY

Entretien téléphonique avec Karim Wade: Pape Samba Mboup accepte les retrouvailles mais pose trois conditions

https://www.jotaay.net/ «Les Echos» révélait avec force détails dans son édition d’hier l’entretien téléphonique que Pape Samba Mboup a eu avec Karim Wade, pour une réconciliation avec l’ancien Président Wade. Pape Samba Mboup, que nous avons joint au téléphone, a confirmé les informations données par «Les Echos». Et même si Pape Samba Mboup se dit prêt pour des réconciliations, il ne manque pas de préciser que ce souhait de Karim Wade devra d’abord passer par la satisfaction de trois de ses exigences.

Les Echos: Karim Wade vous a appelé pour des retrouvailles avec son père, mais aussi pour une réconciliation avec ce dernier.Fondamentalement, comment cela s’est passé?

Pape Samba Mboup : Il est bien vrai que j’ai eu un entretien téléphonique avec Karim Wade qui a appelé. Nous avons parlé de retrouvailles, de réconciliation avec son papa. Tout le monde sait que j’ai toujours prôné des retrouvailles de la famille libérale. J’ai toujours souhaité me réconcilier avec Abdoulaye Wade. Je ne vais pas refuser une proposition de réconciliation. S’il s’est réconcilié avec le Président Mack Sall, il peut se réconcilier aussi avec moi. J’ai été exclu du parti. Macky Sall m’a demandé de le soutenir et je le soutiens. Rien ne peut altérer cela. Rien ne peut me faire changer d’avis. La réconciliation, c’est bon ; on est ensemble. Il n’y a plus d’animosités entre nous, plus d’injures, on se parle et tout… mais cela ne veut pas dire que je vais renier ce que j’ai dit hier.

Qu’est-ce que vous aviez dit ?

J’avais dit que, moi, je soutiens Macky Sall. Même si je me réconcilie avec Abdoulaye Wade, avec Karim Wade ou n’importe qui, moi, la voie que je me suis tracée, je vais la suivre jusqu’au bout : c’est de soutenir le Président Macky Sall. J’ai dit aussi que je suis d’accord pour la réconciliation. Mais, il y a aussi mon ami Farba Senghor. Lui et moi, nous avons été exclus le même jour. Nous avons été exclus pour les mêmes motifs. Et depuis lors, nous sommes ensemble. On mène le combat ensemble. Nous soutenons le Président Macky Sall. Je ne peux pas me réconcilier sans Farba Senghor. Qu’est-ce que les gens penseraient d’ailleurs de moi ? qu’est-ce qu’ils vont penser de moi ? Que je suis un traitre ? que j’ai abandonné Farba ? que j’ai trahi ? Ça, ce n’est pas dans mes cordes. Farba Senghor, nous sommes ensemble ; je suis avec lui et je ferai tout pour éviter qu’il y ait une cassure entre lui et moi, parce que nous avons cheminé ensemble. Nous avons souffert ensemble. Si réconciliation il doit y avoir, je suis bien d’accord. Il faut bien que cette réconciliation aille au-delà de ma personne, qu’elle aille jusqu’à Farba Senghor aussi. Et pourquoi pas à tous les autres ? Tous les libéraux, c’est mon crédo. Il (Wade) s’est réconcilié avec Macky Sall qui est un libéral. Il peut aussi se réconcilier avec moi, Farba Senghor, Oumar Sarr, Babacar Gaye, Me Sall et les autres…Mon souhait est que toute la famille se réconcilie.

Avec Idrissa Seck aussi ?

Je veux que tous les libéraux soient ensemble. Mais, ce ne sera pas également pour combattre Macky Sall, parce que je ne peux pas être dans une structure qui combatte Macky Sall, parce que je le soutiens.

Certains croient savoir que vous avez déjà rencontré Wade ?

Non, on ne s’est pas encore rencontrés. Je ne l’ai pas rencontré. Ce que je vous dis là, ce sont les discussions que j’ai eues avec son fils, qui souhaite que je me réconcilie avec son père. il m’a dit qu’il est prêt à jouer sa partition pour que je me réconcilie avec son père.

De qui est l’initiative de cet appel? Quelle est la personne qui a coaché tout ça ?

En tout cas, moi, je ne connaissais pas le numéro de Karim Wade. Je ne le connaissais pas. C’est une bonne volonté qui m’a dit qu’il est vraiment temps. Il est temps, m’a-t-elle dit, que tu te réconcilies et je vais jouer ma partition pour que tu te réconcilies. Karim Wade a appelé et il m’a passé l’appel. On s’est parlé au téléphone.

Et vous allez vous rendre chez Wade dans les prochains jours ?

J’ai posé des conditions. Mes conditions, c’est que d’abord je ne peux pas aller seul, parce que je suis avec Farba Senghor. Ensuite, je souhaiterai que cette réconciliation soit élargie à tous les libéraux qui sont partis. Et pour terminer, j’ai dit que cette réconciliation ne peut pas me faire dédire, parce que je suis avec Macky Sall.Propos recueillis par Madou MBODJ

Communiqués du Conseil des Ministres: Ndeye Tické Ndiaye Diop, vous nous fatiguez avec vos fautes

XALIMANEWS: « N’est il pas temps que le Président de la République trouve une autre planque ministérielle à Ndeye Tické Ndiaye Diop, à défaut de lui enlever le titre de
Porte-parole du gouvernement?Parce que « nak », cette dame commence à énerver tout le monde avec les innombrables fautes qu’elle commet dans la rédaction des communiqués du Conseil des Ministres.
Jugez vous-même: dans le communiqué d’hier, elle écrit « Direction général » dans la nomination de Ange Mancouba. Et dans celle de Théophile Édouard Amine, elle écrit « inspecteur principale ».
Même un élève moyen de CM2 ne commet pas ces fautes. Si elle n’a pas le niveau, elle n’a qu’à céder la place. Un communiqué du Conseil des Ministres, c’est du sérieux.Ahhhhh », lit-on dans la publication du jour, du quotidien Les Échos.

Au sanctuaire des ministres les plus éphémères

IGFM – Presque inexistant sous Senghor et Diouf, le phénomène des ministres éphémères a connu une courbe ascendante sous Me Wade et Macky Sall. Plongée dans le sanctuaire des «comètes» du ciel politique sénégalais.
Au panthéon gouvernemental, ils ont offert leur buste au fétichisme de l’histoire, à l’esthétisme du Pouvoir. Témoins de leur passage aux affaires, beaucoup ont les photos encore placardées aux murs des différents ministères du pays où ils charment, dans une infinie exposition, les usagers d’un regard éternellement fixe. Mais si certains de ces rares «privilégiés» parmi les millions de Sénégalais, ont eu à franchir le seuil de la Salle Bruno Diatta (ex-Salle des Banquets) pour siéger à la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres et donner ainsi corps à leur nomination au gouvernement, d’autres ne tiennent leur titre que sur le papier. A la faveur d’un décret qui n’a duré que le temps d’une rose. Rangés aux oubliettes après une retentissante mise en lumière politico-médiatique, ils sont logés dans la fameuse cohorte des «ministres éphémères». Un beau contingent, composé de divers profils – de grands universitaires comme de petits politiciens –  qui ont fait les frais de la signature présidentielle. Et, si de Senghor à Diouf, le phénomène a été presque inexistant, sous Wade et Macky Sall, la courbe de ces nominations, souvent considérées comme des impairs, a connu une trajectoire croissante. Le nombre est tellement important qu’il est difficile d’en avoir le chiffre exact. Même si les raisons elles, de ce phénomène indigne des grandes Républiques où les enquêtes de moralités demeurent de rigueur, sont connues de tous. Ou presque.

«La fonction de ministre a été galvaudée avec Wade»

Pour l’historien et enseignant-chercheur à l’Ecole des bibliothécaires, archivistes et documentalistes (Ebad), Mbaye Thiam, la légèreté et le pilotage à vue sont souvent à l’origine de ces «problèmes» qui mettent en évidence la promotion politique d’hommes et de femmes loin d’avoir le niveau, la compétence, la moralité ou l’expérience souhaitée. «Le régime socialiste avait des systèmes de choix vigoureux avec des critères pour choisir un ministre. Mais ce sont les libéraux qui nous habitueront à des changements de gouvernement rapides. Dans le régime socialiste, la nomination d’un ministre était précédée d’une préparation d’au moins six mois. Il y avait des enquêtes très discrètes et à la fin, on avertissait la personne de se mettre en position pour vérifier sa capacité à tenir l’information. Feu Oumar Ba, ancien directeur de la Sicap, a raté son entrée dans le gouvernement parce que sa nomination avait fuité. On l’a consulté pour lui dire de se préparer, ça a fuité et le jour de la publication de la liste des membres du gouvernement, il a été zappé. Mais, bien après, il intégra le gouvernement», se rappelle l’archiviste. De la mémoire de l’historien, Senghor et Diouf ne jouaient pas avec le respect des règles de l’Administration. D’après l’actuel porte-parole du Recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, avec le Président Abdoulaye Wade, les profils des ministres étaient complétement désincarnés aux fonctions et aux compétences. Mbaye Thiam : «Avec le régime libéral, outre que c’était éphémère, il y a des profils qui ne répondaient à aucune cohérence. Il y avait aussi la démultiplication du titre de ministre d’Etat. Très peu de gens l’ont porté sous le régime socialiste. Sous Wade tout le monde était presque ministre d’Etat. La fonction de ministre d’Etat a été galvaudée». L’ancien président de la République, Abdoulaye Wade a été même un grand croqueur de ministres. Durant les 12 ans passées à la tête de la magistrature suprême, il a connu six Premiers ministres et utilisé plus d’une centaine de ministres.

 Marie Lucienne Tissa Mbengue, Ibrahima Cissé

Sous le régime de Wade, les remaniements se faisaient au gré des humeurs du chef et le jeu de chaise musicale était presque permanent. C’est d’ailleurs sous le règne du Pape du Sopi que les records d’éphémérité au gouvernement ont été battus. La première fausse note intervient lors de la formation du premier gouvernement post-alternance dirigé Moustapha Niasse, avec la nomination de Marie Lucienne Tissa Mbengue à la tête du ministère de l’Education. Institutrice de formation, la nomination de la protégée d’Idrissa Seck (directeur de Cabinet du Président Wade d’alors) secoue la classe politique. On s’émeut face à une telle désinvolture au sommet de l’Etat. 24 H après, des pressions sur le Président Wade auront raison du poste de la dame. La responsable politique du Parti démocratique sénégalais (Pds) de Mboro sera limogée et remplacée au poste par l’ex ministre des Forces armées, Bécaye Diop. «Il arrive qu’une personne pressentie pour occuper des fonctions ministérielles n’ait pas les compétences requises. La dame en question était pressentie pour devenir ministre de l’Education nationale. Ce département, à l’époque, gérait tous les niveaux de l’enseignement, y compris le Supérieur. Or, la personne en question était institutrice. Elle ne pouvait pas diriger des inspecteurs, des professeurs agrégés des Facultés, qui sont plus gradés qu’elle. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs, le plus souvent, le ministre de l’Enseignement supérieur est issu du secteur de l’Enseignement supérieur», se souvient l’ancien Premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, qui n’était pas encore au gouvernement.
Le sort de la malheureuse Thiessoise rappelle celui de Ibrahima Cissé. Nommé dans le gouvernement, à la tête duquel Me Souleymane Ndéné Ndiaye était appelé en remplacement de Cheikh Hadjibou Soumaré, Ibrahima Cissé sera limogé, près de quarante-huit heures après. Ministre de l’Industrie, des Mines et des Pme, il sera remplacé à ce poste par Ousmane Ngom, selon la liste du gouvernement rendue publique le 1er mai 2009. Cissé est un assureur qui revendiquait à l’époque une trentaine d’années d’expérience. Comme son prédécesseur et successeur, il était militant du Pds. Natif de Thiès, il a administré plusieurs groupes d’assurances. Ancien élève du Lycée Maurice Delafosse de Dakar, Ibrahima Cissé a ensuite intégré l’Institut des mines-télécom de Paris où il est sorti maître ès-sciences physiques avant de retourner au bercail.

Moustapha Sourang, Libasse Diop, Mame Moussé Diagne, Christian Sina Diatta,Yaye Kène Gassama

Son passage au département de la Justice a été plus qu’éphémère. Moustapha Sourang n’a même pas eu le temps de s’imprégner des dossiers en tant que Garde des Sceaux. Trois mois seulement à la tête de ce département stratégique, le professeur Moustapha Sourang a été démis de ses fonctions par le Président Abdoulaye Wade. Le Pape du «Sopi» a porté son choix sur l’avocat libéral, Me El Hadji Amadou Sall pour lui confier le ministère de la Justice. L’historienne, Penda Mbow a presque vécu la même chose. Elle occupe une place de choix dans la liste des ministres éphémères sous le régime du Président Abdoulaye Wade. Le Professeur Penda Mbow n’a fait que trois mois à la tête du département de la Culture avant d’être limogée. Tout comme l’ancien Doyen de la Faculté des sciences et techniques (Fst) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Libasse Diop.  Nommé  ministre de l’Enseignement supérieur sous le régime de Me Abdoulaye Wade, il a passé moins de deux mois au poste. Ce responsable de l’Alliance des forces de progrès (Afp) de Moustapha Niasse, souteneur de Me Abdoulaye Wade en 2000, avait remplacé Madior Diouf, premier ministre de l’Enseignement supérieur après l’alternance de 2000. Dans la même liste, on note la présence de Mamoussé Diagne. Le professeur de philosophie a fait un bref passage au ministère de l’Enseignement supérieur sous le régime du Président Abdoulaye Wade. Il a passé quatre mois à la tête de ce département avant d’être limogé. Christian Sina Diatta, lui aussi professeur, a connu le même sort. Il a fait moins d’un mois à la tête du département de la Recherche scientifique et technique, sous Wade, avant que le décret n° 2005-626 ne vienne mettre définitivement fin à ses fonctions de ministre. Yaya Kene Gassama émarge dans le même bataillon. Cette universitaire avait remplacé son collègue professeur Christian Sina Diatta. Elle a été nommée par le Président Abdoulaye Wade à la tête du ministère de la recherche scientifique. Mais, à l’image de son prédécesseur, la spécialiste des biotechnologies n’a pas duré à la tête de ce département.

Mbaye Ndiaye, Abc, ly Coto Ndiaye, Abou Lô, Mata Sy Diallo… quittent les affaires après 7 mois

Comme sous la présidence de son (ex)-mentor politique, Macky Sall a produit aussi son lot de ministres éphémères. Pressenti depuis le mois de septembre après la formation du premier gouvernement d’Abdoul Mbaye à la suite de la deuxième alternance de 2012, un remaniement a lieu le 29 octobre 2012. Un événement qui consacre les départs  de sept ministres du gouvernement, dont des proches collaborateurs du président de la République. Me Alioune Badara Cissé (Affaires étrangères), Mbaye Ndiaye (Intérieur), Mor Ngom (Transports) et Aly Coto Ndiaye (Jeunesse), ainsi qu’Ibrahima Sall (Éducation), Mata Sy Diallo (Commerce) et Abou Lô (Communication) sont tous limogés. Ces changements apportés par Président Macky Sall dans l’attelage gouvernemental, après sept mois d’exercice, ont été guidés par les  «errements» constatés dans la gestion des affaires publiques et dans le respect de la sacralité de l’Etat. Après ce réaménagement, douze nouveaux ministres ont été nommés, portant à trente le nombre de membres du gouvernement et renforçant le poids des alliés de l’Alliance pour la République (Apr) permettant, selon le Premier ministre d’alors Abdoul Mbaye, d’alléger les portefeuilles pour plus d’efficacité dans l’action gouvernementale. Un argument qui n’avait pas à l’époque convaincu grand monde.FALLOU FAYE & SOPHIE BARRO

Sondage-Yacine Bâ Sall, DG de l’Institut BDA: «La RFM et TFM occupent la 1ère place du paysage audiovisuel dakarois»

Yacine Bâ Sall, Directrice générale de l’Institut BDA, ayant réalisé à date récente une étude sur les habitudes de fréquentation des supports du Groupe Futurs Médias, la demande dudit Groupe, révèle la position de leaders, occupée respectivement, par la TFM et la RFM. La Directrice de l’Institut BDA, titulaire d’une maîtrise des Sciences de Gestion de l’Université de Paris IX Dauphine, a travaillé à l’Institut BVA France et BVA Afrique. Munie d’une expérience solide et certifiée, elle s’est engagée avec un associé, pour créer l’Institut BDA qu’elle dirige de main de maître depuis 27 ans. Et dans l’entretien accordé à Leral, elle précise que l’enquête, plaçant la RFM et la TFM, leaders dans le paysage audiovisuel dakarois, a été effectuée dans les quatre départements de la région de Dakar.

Interview Leral…

Leral- Pouvez-vous nous parler des plus grandes enquêtes que vous avez eu à mener au Sénégal ?

L’Institut BDA que je dirige, effectue des sondages et des études de marché. Nous offrons la gamme classique de services des grands Instituts internationaux, c’est-à-dire, des enquêtes quantitatives, des études qualitatives, des recensements et des études documentaires ou sectorielles et des panels. Tout ceci, nous le faisons au Sénégal et dans la sous-région ouest- africaine.
L’Institut BDA a pendant ses 27 années d’existence, effectué de très nombreuses enquêtes dans différents secteurs d’activités. Ce que je retiens comme enquêtes d’envergure, ce sont les enquêtes politiques. Par exemple, nous avons fait de vastes enquêtes sur les intentions de vote aux municipales, législatives et présidentielles. Il s’agissait d’enquêtes nationales sur tous les départements. Nous avons eu à faire des recensements des produits de téléphonie mobile dans tout le pays, des recensements des points de vente de produits de boissons gazeuses. Et, nous sommes également à l’origine du recensement des populations qui résidaient sur le tracé de l’autoroute à péage. C’était avant la construction de l’autoroute pour déplacer ces populations et pouvoir les indemniser.

Revenons à l’étude réalisée dernièrement, pour le compte du Groupe Futurs Médias. Comment l’étude a été faite ?

L’étude a été faite dans la région de Dakar. C’est important de le souligner. Ce n’était pas une enquête nationale, mais, une enquête circonscrite aux quatre départements de la région de Dakar. Nous avons travaillé sur un échantillon représentatif de la population, âgée de plus de 18 ans. Donc, pour ce faire, nous avons utilisé une méthode très connue qui a fait ses preuves. Il s’agit de la méthode des quotas. Cette méthode permet de reproduire fidèlement la structure de la population que vous voulez étudier dans un petit ensemble, appelé échantillon. Nous avons fait appel à 10 enquêteurs et 2 superviseurs expérimentés, sous le contrôle de notre responsable des opérations.
L’enquête s’est déroulée en face-à-face, aux domiciles des personnes à enquêter. Cela veut dire qu’elle ne s’est déroulée ni dans la rue, ni dans un lieu public. Les supports d’enquêtes utilisés ont été des smartphones. Dans ces appareils, on a inséré un formulaire qui correspond au questionnaire.. Simultanément, l’enquêteur enregistre les réponses de l’enquêté et les envoie dans un serveur. Les enquêteurs ont été contrôlés par leurs superviseurs qui retournent sur leurs pas, pour vérifier la véracité de l’enquête qui a été faite. Il y a aussi, des contrôles téléphoniques qui se font. Puisque, nous prenons les numéros téléphoniques des enquêtés. A noter que l’étude a été réalisée sur la période du 28 Août au 15 Septembre 2019.

Quels sont les résultats de l’enquête ?

Ce que donnent les résultats. Que ce soit du côté de la radio et de la télé, RFM et TFM sont leaders. Et, elles devancent leurs suivantes de manière significative.
Du côté de la radio, il y a la RFM qui se place en tête avec un score de taux de pénétration de 70%. Elle est suivie de Zik FM, RFI vient en 3e position, Sud FM en 4e place, Walf1 est cinquième, Iradio occupe la 6e place, Lamp Fall FM est à la 7e place, Vibe Radio est à la 8e place suivie de la RTS. D’autres radios ont été citées mais avec des scores faibles. Donc, le fait majeur, c’est l’arrivée d’Iradio qui se classe en 6e position.
Maintenant du côté de la Télé, la TFM reste leader avec un taux de pénétration de 92%. Elle est suivie de 2STV, Sen TV, RTS1, Walf TV, Novelas, Lamp Fall TV. Toutes les autres chaînes ont de faibles scores.

Quel commentaire sur les scores ?

Globalement, ce qu’il y a à noter, c’est peut-être l’apparition de Novelas dans le top 10, la 2e place de 2STV derrière TFM et la sixième place de Ia radio.
Que donnent les résultats de l’enquête pour le groupe Futurs Médias?
La RFM et TFM sont toutes les deux leaders, chacune de son côté. RFM devance d’au moins 22,8 points ses concurrentes. Et, TFM devance ses concurrentes d’au moins 59,5 points. Au passage, on peut noter que par rapport à la dernière enquête BDA similaire, RFM et TFM ont progressé. 14 points pour RFM et de 11 points pour TFM.
En termes de comportements d’écoute, TFM est essentiellement suivie en soirée. Alors que RFM fait le plein le matin. En termes d’émissions, celle phare, c’est Jakaarlo qui devance de très loin les autres émissions. Jakaarlo est suivie de Kouthia Show, Yéwouleen, Quartier général et de Faram Faccé
Sur RFM, on ne peut pas dire qu’il y ait une émission phare. Mais, plusieurs émissions sont au coude à coude. Il y a Deugantane, Grand Jury, Yoon Wi, RFM Matin et Xalass.
RFM et TFM ont toutes deux, un auditoire fidèle. Fidèle, dans le sens où 90% des auditeurs écoutent quotidiennement la RFM. C’est le cas pour TFM, pour laquelle 92,7% des téléspectateurs suivent cette télé. Donc, je pense c’est ce qui fait la force du Groupe. Non seulement, l’auditoire est fidèle, mais, il est ancien. Près de la moitié des téléspectateurs de TFM, la regarde depuis sa création. Alors que du côté de RFM, 80,6% des auditeurs l’écoutent depuis plus de 4 ans. Fidélité et ancienneté, elles ont toutes les deux, un noyau dur d’auditeurs et de téléspectateurs.

Est-ce facile de cerner les habitudes de fréquentation des supports du Groupe Futurs Médias ?

La réalisation des enquêtes médias ne présente pas globalement, beaucoup de difficultés. S’il s’agit des bases de sondages pour constituer l’échantillon, elles existent et sont parfaites au niveau de l’Agence nationale des Statistiques et de la Démographie. On a les outils de base pour construire nos échantillons. On travaille avec des statisticiens bien formés, des chargés d’études qui le sont aussi.
Du côté du sondé, les choses sont plutôt facilitées par le fait que les Sénégalais aiment les sondages, aiment être sollicités. Que ce soit sur les médias et sur les autres sujets. Les Sénégalais aiment donner leurs avis et il y a très peu de cas de refus de collaborer. Par contre, la seule difficulté toute relative, inhérente aux sondages médias, c’est qu’à un moment donné, on leur demande leurs habitudes d’écoute, heure par heure. Et, ce n’est pas évident. Parce qu’il y a une vingtaine de chaînes et des tranches horaires sur 24 heures. Cela fait appel à la mémoire et, on connaît le rapport des Sénégalais au temps.
Ainsi, il n’est pas évident pour eux, de se souvenir qu’hier, de 18 heures à 19 heures, j’ai écouté telle radio. Mais, nos enquêteurs ont des subterfuges pour contourner cela. Ils demandent à l’enquêté des heures de prière, les heures de descente aux bureaux, etc. Cette approche permet de pallier la difficulté, liée au souvenir des écoutes de radios. Il y a aussi, des cas de confusion. Puisque l’offre des radios et télévisions est plurielle. Et puis, il y a des cas de rémanence : une radio ou une Télé peut ne plus exister et l’enquêté va, vous la citer.

Que pourrait apporter la compréhension des habitudes de fréquentation au Groupe Futurs Médias.

La compréhension des habitudes de fréquentation d’un auditoire est quelque chose d’indispensable dans le pilotage des médias. Que ce soit le Groupe Futurs Médias ou un autre groupe. Elle permet de se jauger par rapport à la concurrence, de savoir ses forces et faiblesses. Une fois que l’on s’est jaugé, il est possible d’améliorer la grille des programmes. Donc, de proposer des programmes plus proches des désirs des auditeurs. Et, elle permet de valoriser la grille existante. Sans des études médias, vous ne pouvez pas arbitrairement, décider que pour passer à Jakaarlo, il faut tel montant par rapport à une publicité. Alors que, si vous faites une étude média, pour chaque émission, vous avez la valeur. Vous pouvez fixer des grilles tarifaires.
Les études médias sont très bénéfiques aux publics qui auront des offres avec de meilleurs contenus, aux medias qui s’améliorent, aux annonceurs qui peuvent faire un choix éclairé entre un média et un autre.Entretien réalisé par OUSSEYNOU WADE & Mariama Kébé

SONDAGE TV-RADIO–E-MEDIA AFFICHE SON LEADERSHIP

NETTALI.COM – Au lendemain de la publication d’une enquête réalisée par Bdv et classant le Groupe Futurs Medias en tête, E-MEDIA Invest affiche ses performances en invoquant, de son côté, les résultats de l’étude menée rondement par l’institut ISOP.
Le groupe E-Media Invest, comme l’ont fait ses concurrents hier, a publié un sondage qui le met en tête des médias ( radio et télé). C’est le quotidien L’As qui rapporte l’information dans sa livraison du jour. Le journal précise que l’enquête d’opinion a été réalisée par l’Institut Sénégalais d’études de l’Opinion (ISOP).
Selon l’étude, le groupe fondé par le triumvirat Mamoudou Ibra Kane, Alassane Samba Diop et Boubacar Diallo (Dj Boub’S) jouit d’un  taux de notoriété de 81,4 %.Cela, un an seulement après le lancement de ses activités.
Mamoudou Ibra Kane d’en déduire  que le Groupe E-Media doit cette précoce réputation à ses équipes mais aussi et surtout à son positionnement stratégique, à ses innovations et à ses options éditoriales claires, opportunes et dépouillées. Mieux, dit l’ex-animateur du Grand Jury sur Rfm, « Iradio reste la révélation en bénéficiant d’un taux de notoriété de 83,9 %. La chaîne iTV recueille un taux de notoriété de 42,3% ».
En ce qui la concerne, la radio Zik Fm n’a pas tardé hier à réagir au classement publié par Futurs Medias. Elle estime que son leadership dépasse le Sénégal et informe qu’Africascop, le leader mondial dans les données, les études et le conseil, vient de publier ses résultats annuels 2019.
Le sondage portant sur D-Media couvre huit pays d’Afrique. Et ces études, confirmerait que Zik Fm est la première chaîne de radio au Sénégal. Il est souligné que ce sondage a porté sur 19,1 millions d’individus âgés de 15 ans et plus.
Pour rappel, l’étude commanditée par Futurs Medias, et qui concerne les quatre départements de la région de Dakar, révèle que la RFM, qui se place en tête avec un score de taux de pénétration de 70%, devance d’au moins 22,8 points ses concurrentes. La radio est quotidiennement suivie par 90% des auditeurs. De son côté, la TFM capitalise sur un taux de pénétration de 92,7  %.
En termes d’émissions phares, Jakaarlo animé par le talentueux journaliste Abdoulaye Der et qui passe en prime time tous les vendredis, caracole en tête avec 64,9 % de taux d’audience. Elle est suivie de Kouthia Show (48%).
Sur la mesure d’audience des télés, la 2 STV arrive en 2ème position suivie de Sen TV, RTS1, Walf TV, Novelas, Lamp Fall TV.
Côté radio, la RFM est 1ère avec  avec un taux de pénétration de 70%, suivie par Zik Fm, RFI, Sud Fm, Walf 1, I Radio à la 6ème place, Lamp fall, Vibe radio suivie de la RTS.
A noter que le sondage a été réalisé par le cabinet BDA dont l’activité porte sur les études de marché et les sondages. L’enquête s’est déroulée en face à face sur une population âgée de plus de 18 ans sur la période du 28 Août au 15 septembre 2019.

LA PERCÉE DU GROUPE E-MÉDIA

http://www.emedia.sn/–Les études d’audiences réalisées au mois d’octobre dernier par l’institut sénégalais d’étude de l’opinion (Isop) révèlent une percée considérable du groupe E-Media.
Lancée en septembre 2018, le groupe E-Media Invest totalise un taux de notoriété de 81,4%, un an après le démarrage de ses activités. Selon les responsables du groupe, E-média doit cette précoce réputation à ses équipes, mais aussi et surtout à son positionnement stratégique, à ses innovations et à ses éditoriales claires, opportunes et dépouillées.
Selon la Direction générale du groupe, l’agrégation des résultats du sondage souligne à grands traits la révélation d’Iradio qui bénéficie de 83,9% de taux de notoriété. La chaîne itv, dont la grille se met en place, recueille un taux de notoriété de 42,3%.
À noter que l’enquête a été menée dans les départements de Dakar, Guédiawaye, Pikine, Rufisque, Thiès, Touba et Mbacké.

A chacun son sondage

L’As-La concurrence entre le Groupe Futurs Médias (Gfm), D-Médias et E-Media fait rage. En quarante huit heures, chacun des trois groupes a sorti le sondage qui classe ses organes de presse premiers par rapport à la concurrence. En effet, Gfm a commandité un sondage à l’Institut BDA pour réaliser une étude sur les habitudes de fréquentation de ses différents supports TFM et RFM. Selon les résultats, les différents supports du groupe de Youssou Ndour restent leaders dans leurs domaines. Ainsi la RFM est écoutée par 83,8% de la population dakaroise avec un taux de pénétration de 70%. Elle devance largement les autres radios. D’après le sondage, plus de 85% des auditeurs écoutent la Radio Futurs Médias depuis plus de 04 ans et se disent motivés par les programmes. Les émissions les plus écoutées, d’après la même source, sont Deguentaan (35%), Grand Jury (33%), Yoon wi (30,9%) et Rfm matin (30,4%). Près de 93% des auditeurs écoutent la RFM au moins une fois par jour. Quant à la Tfm, elle reste aussi leader des chaines de télévision d’après le sondage de l’institut Bda.

A chacun son sondage (bis)

L’As–Le groupe D-Médias a rendu aussi public un sondage réalisé par Kantar, le leader mondial des données, des études et du conseil. Ainsi, les résultats annuels Africascope 2019, qui couvre 8 pays de la sous-région, classent Zik Fm première radio sénégalaise. Selon Bougane Guèye Dany, le sondage classe la Sen Tv deuxième chaîne au Sénégal en termes de parts d’audience. Mais la chaine conserve une très grande marge de progression par rapport à ses chaînes concurrentes.

A chacun son sondage (ter)

L’as–Le Groupe E-Media brandit également le sondage de l’Institut Sénégalais d’études de l’Opinion (ISOP) qui lui affecte un taux de notoriété de 81,4 %, un an après le lancement de ses activités. Selon le Directeur général, le groupe progresse avec assurance vers les sommets. A en croire, Mamoudou Ibra Kane, le Groupe E-Media doit cette précoce réputation à ses équipes mais aussi et surtout à son positionnement stratégique, à ses innovations et à ses options éditoriales claires, opportunes et dépouillées. Mieux, Iradio reste la révélation en bénéficiant d’un taux de notoriété de 83,9 %. La chaîne iTV recueille un taux de notoriété de 42,3%. Ces résultats sont encourageants, aux yeux du Directeur général du Groupe, et ouvrent des perspectives avec une réelle marge de progression face à une concurrence installée de longue date.

La guerre reprend entre Youssou Ndour et Bougane Gueye

http://www.yerimpost.com/Guerre de sondages entre GFM et D-Média ! La radio de Bougane Gueye Dany estime que son leadership dépasse le Sénégal. Zik Fm informe qu’Africascop, leader mondial dans les données, les études et le conseil, vient de publier les résultats annuels 2019. Le sondage couvre huit pays d’Afrique. Et confirme que Zik Fm est la première chaîne de radio au Sénégal.
D-Média ajoute que ce sondage a porté sur 19,1 millions d’individus âgés de 15 ans et plus.
Le Groupe Futurs Médias, a annoncé, de son coté, être numéro 1 dans le pays, présentant les résultats de l’Institut de Sondage BDA. Le Groupe Futurs Médias a sollicité l’institut BDA pour réaliser une étude sur les habitudes de fréquentation de ses différents supports TFM et RFM.

 «Thiat» de ‘’Y en a marre’’ arrêté

http://www.yerimpost.com/–On vient d’apprendre l’arrestation du rappeur Cyril Touré allias Thiat, membre du mouvement Y En A Marre. Il est interpellé, ce matin, par des éléments de la police des Parcelles Assainies, nous apprend notre source qui renseigne que son arrestation serait liée à une affaire de défaut de permis de conduire.
Pour rappel, dans un Live hier sur Facebook, le rappeur, qui dit « s’en ficher de l’arrêté Ousmane Ngom », avait appelé les Sénégalais à venir en masse au sit-in de vendredi sur la Place de l’indépendance.
Du côté des membres de Y En A Marre, l’on confirme à demi-mots, mais l’on s’interroge sur les « véritables raisons » de cette interpellation.

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 19/12/2019
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Le Général dictateur

C’est dur pour un soldat de se départir de son statut. La preuve par le directeur du Centre des hautes études de défense et de sécurité qui a réussi à se mettre à dos une bonne partie des apprenants. Le Général Amadou Anta Guèye n’a trouvé mieux à faire que d’annuler purement et simplement la cérémonie de remise de diplôme prévue aujourd’hui à l’université Cheikh Anta Diop. Composé de hauts cadres évoluant tant dans le public que dans le privé, la promotion avait pris toutes ses dispositions pour faire de cette cérémonie une grande fête. Certains avaient même annulé leur voyage, d’autres avaient quitté l’étranger rien que pour prendre part à la rencontre. Sous prétexte d’une grève de l’Ucad, et contre toute attente, le Général Guèye annule tout et sans même informer les récipiendaires qui avaient mobilisé près d’un million. Lorsqu’il a été joint pour changer de fusil d’épaule, il répond : « J’avais dit aux colonels qu’on tienne la cérémonie à Saint-Louis, ils ont refusé ; donc j’annule tout », dit-il avant de raccrocher au nez son interlocuteur qui s’offusquait sur cette affaire relevant plus d’une affaire d’ego. Les étudiants qui ont câblé « L’As » en sont complètement abasourdis et dénoncent la dictature du Général.

Robert Bourgi et Macky tout miel

Dans sa dernière édition, La Lettre du continent parle d’un coup de froid entre Macky Sall et Robert Bourgi. D’après le journal, le Monsieur Afrique de l’Elysée ne parvient pas à voir le chef de l’Etat. Renseignement pris, «L’As» a appris que Robert Bourgi a été reçu à deux reprises cette semaine par Macky Sall. Ce qui prouve qu’entre les deux hommes, il y a une complicité réelle.

Benoît Sambou

La Commission Nationale du Dialogue des Territoires (CNDT) a tenu hier sa dernière session de l’année 2019.Occasion saisie par le président de l’institution, Benoît Sambou, pour annoncer la formulation et la finalisation de trois projets. Il s’agit du programme de valorisation des ressources des terroirs (PROVART), le projet de Cluster économique et agro-industriel de la Casamance qui vise à promouvoir le Développement économique local (DEL) à travers la valorisation des filières porteuses, et le projet portant plateforme de développement numérique pour l’Emploi et l’Entrepreneuriat économique des Jeunes au Sénégal. Pour ce qui est de son plan d’actions 2020, la CNDT prévoit l’organisation de 56 fora en raison d’un forum par thématique pour chacune des 14 régions. Ainsi un forum sera organisé dans chaque région autour du gouverneur.

Amadou Françoise Gaye

Le nouveau directeur général à l’appui des Sénégalais de l’extérieur est en train de bien prendre ses marques. La preuve par la délocalisation de la Journée Internationale du Migrant qui s’est tenue hier en dehors de Dakar, pour la première fois de son histoire. C’est Sédhiou qui a accueilli la cérémonie présidée par Amadou François Gaye. Les acteurs ont débattu de toutes les thématiques liées au phénomène migratoire. «La Journée internationale des migrants est, pour nous, l’occasion de dissiper les préjugés sur l’émigration et de sensibiliser l’opinion sur la contribution des émigrés dans les domaines économique, culturel et social, au profit tant de leur pays d’origine que de leur pays de destination. La partie médiane de la Casamance correspondant à l’actuelle région de Sédhiou, où l’on se réunit aujourd’hui, est l’une des localités du Sénégal qui connaît la plus forte mobilité humaine en termes d’émigration comme d’immigration. Vous convenez donc que le choix du Pakao est loin d’être fortuit. Y célébrer la Journée Internationale du migrant a tout son sens et cadre parfaitement avec la Vision du Chef de l’Etat qui encourage la territorialisation de la politique migratoire», dit-il. «Notre pays, à travers le Plan Sénégal Emergent, a dressé les orientations pour un développement harmonieux. Cependant, nous sommes interpellés par le phénomène de l’émigration irrégulière qui prend de l’importance, même s’il n’est pratiquement pas impossible de fournir des chiffres exacts sur son ampleur. Cette forme de migration constitue une préoccupation majeure, à cause des drames qu’elle occasionne le long des périples et routes migratoires dangereux», conclut l’ancien responsable des cadres de l’Apr aux Etats-Unis.


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