Revue de presse du Jeudi 16 Septembre 2021

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LES PME AGROALIMENTAIRES,FER DE LANCE DU PROJET BD4FS

https://www.seneplus.com L’As-Un atelier de partage a porté sur le projet Business Drives for Food Safety (BD4FS) qui vise à booster les Pme.
La sécurité sanitaire des aliments préoccupe fortement dirigeants étatiques et consommateurs. D’où l’importance de l’atelier de renforcement de capacités des Pme agroalimentaires ayant un potentiel de croissance qui a été tenu hier. L’atelier de partage a porté sur le projet Business Drives for Food Safety (BD4FS) qui vise à booster les Pme.
Ayant pour but de promouvoir et renforcer le dialogue public privé sur la sécurité sanitaire des aliments, cette rencontre vise à aider les Pme agroalimentaires à adopter des pratiques et des technologies de sécurité sanitaire qui réduiront le risque de contamination des aliments par des agents pathogènes d’origine alimentaire. «En effet, il est montré que l’on consomme des denrées contaminés fréquemment dans les pays pauvres. Ces questions sont d’actualité et posent beaucoup de problèmes avec des mortalités très importantes surtout chez les enfants de bas âge», renseigne le professeur en toxicologie, Abdou Diouf. Il ajoute qu’il n’y a pas de sécurité alimentaire sans sécurité sanitaire des aliments. «Il y a des dangers, qu’ils soient introduits dans l’alimentation pour des raisons justifiées, technologiques ou bien pour protéger la denrée. Mais dans tous les cas, ces produits toxiques peuvent rester dans la denrée. Celle-ci peut aussi être contaminée. C’est pour ces raisons que les services compétents doivent garantir que les produits de consommation ne renferment pas ces dangers. On ne doit pas distribuer des aliments sans l’assurance qu’ils sont sans danger pour les consommateurs. Parler de la sécurité alimentaire sans inclure la sécurité interne des aliments ne sert à rien», souligne le président du Comité national codex alimentaire (CNCA).
Lors des échanges, les intervenants ont insisté sur la nécessité pour les Pme de se conformer aux standards internationaux afin d’être compétitives sur le marché extérieur. Car au niveau international, tous les pays s’accordent sur des normes après les travaux des scientifiques indépendants. Et c’est à partir du moment où la norme est adoptée qu’elle sert de référence. «Dès lors, au Sénégal, on essaie de la mettre dans la législation. Néanmoins, la norme Codex est la seule référence. La preuve, on nous renvoie des conteneurs qui ont des teneurs élevées de pesticides. La norme permet de protéger les populations autochtones», explique Pr Diouf. Le défi, selon le toxicologue, c’est la normalisation de tous les aliments que les populations consomment au quotidien. D’autant que les normes internationales ne concernent que les produits internationaux tels que l’arachide. Une tâche confiée à l’Association sénégalaise de normalisation (ASN) qui assure depuis 30 ans le contrôle qualité. Les plans de suivi qu’elle ont mis sur pied lui ont permis de faire le contrôle de cinq structures dont les données recueillies démontrent qu’il y a des problèmes dans les produits halieutiques fumés qui sont sur le marché national.
Les préoccupations sanitaires sont particulièrement marquées pour les produits issus des Pme agro-alimentaires Directrice du projet Feed the future Sénégal (BD4FS), Mariama Samb révèle que les préoccupations sanitaires sont particulièrement marquées pour les produits issus des Pme agro-alimentaires. «L’objectif est de travailler à ce que les entreprises partenaires augmentent le niveau de conformité aux normes nationales et internationales. Ces Pme, qu’elles soient formelles ou informelles, s’activent tous les jours à mettre sur le marché des produits de consommation. Il est important pour ce projet BD4FS que tout produit issu de ces Petites et Moyennes Entreprises respectent les normes édictées par nos cadres de gouvernance nationale», souligne la directrice du projet Business Drives for Food Safety (BD4FS). Sitapha BADJI

COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES  DU MERCREDI 15 SEPTEMBRE 2021

Le Président de la République, Son Excellence Macky SALL a présidé le Conseil des Ministres, ce mercredi 15 septembre 2021, au Palais de la République.
A l’entame de sa communication, le Chef de l’Etat est revenu sur la préparation du Grand Magal de Touba qui sera célébré le 26 septembre 2021.
Dans cette optique, le Président de la République demande au Gouvernement de prendre toutes les dispositions sanitaires, sécuritaires, logistiques, hydrauliques, électriques et d’assainissement requises, en vue du déroulement satisfaisant de cet événement international, qui rassemble des populations venues de l’intérieur du pays, de la sous-région et du reste du monde.
Dans le contexte de pandémie de Covid-19, le Chef de l’Etat invite, le Ministre de la Santé et de l’Action sociale, à déployer sur le terrain, en relation avec les Autorités religieuses et le Comité d’organisation, un dispositif avancé de sensibilisation et de dotation de masques aux populations ; à renforcer notamment le personnel de santé, les équipements et la dotation en médicaments des structures sanitaires de la Région de Diourbel.
Le Président de la République a informé le Conseil, qu’il se rendra à Touba, le Samedi 18 septembre 2021, pour une visite de courtoisie au Khalife général des Mourides et procéder par la même occasion, à l’inauguration de l’Hôpital de niveau 3 de Touba qui compte 300 lits.
Le Chef de l’Etat a indiqué que la réalisation de cet établissement sanitaire de dernière génération, un modèle en Afrique, illustre son ambition de doter Touba et son agglomération d’infrastructures multisectorielles de grande envergure, au regard du développement urbain et du rayonnement religieux de la localité.
Abordant la question liée à l’intensification de la modernisation des structures et services de santé, le Président de la République a rappelé que la pandémie de Covid-19 a révélé l’urgence de poursuivre l’exécution d’un plan cohérent d’investissement dans le secteur de la santé, soutenu par la mobilisation de ressources humaines de qualité.
Le Chef de l’Etat indique, dans cette perspective, après la réalisation de quatre (04) nouveaux hôpitaux (Kaffrine, Kédougou, Sedhiou et Touba), la construction en cours de l’hôpital de Matam, à Ourossogui et le lancement prochain des travaux de la Polyclinique de l’Hôpital principal de Dakar, l’urgence de finaliser le programme spécial de reconstruction et de modernisation des établissements de santé. 
Le Président de la République invite, dès lors, le Ministre de la Santé et de l’Action sociale, à lui proposer, avant la fin du mois d’octobre 2021, un nouveau dispositif de gouvernance (Conseil d’Administration et organigramme des directions) et de renforcement des performances des hôpitaux et structures de santé.
Poursuivant sa communication, le Chef de l’Etat a rappelé l’importance primordiale qu’il accorde à l’accélération du déploiement des financements destinés aux jeunes et aux femmes, dans le cadre du Programme d’urgence pour l’insertion socio-économique et l’emploi des jeunes “XËYU NDAW ÑI”. Ce programme inclusif consacre “la territorialisation équitable des financements par département et par commune.
Le Président de la République exhorte, à cet égard, le Ministre des Finances et du Budget, les Ministres sectoriels et le Délégué général à l’Entreprenariat rapide des femmes et des jeunes, à lancer sans délai, au niveau national, les opérations de financement, sur la base des nouvelles requêtes émanant des Pôles Emploi et entreprenariat des jeunes (via les comités de crédits locaux).
Dans cet élan, le Chef de l’Etat signale l’urgence du financement prioritaire des artisans du Sénégal avec le concours de leurs organisations professionnelles et des chambres des métiers.
Sur le projet de construction des Maisons de la Jeunesse et de la Citoyenneté, le Président de la République signale qu’il constitue une priorité pour l’action gouvernementale et demande, à ce propos, aux membres du Gouvernement impliqués dans le projet, de mettre en œuvre toutes les diligences requises, en vue d’accélérer les travaux prévus dans les huit (08) premiers départements ciblés ((Pikine, Guédiawaye, Fatick, Kaolack, Goudiry, Vélingara, Matam et Podor).
Sur le climat social, la gestion et le suivi des affaires intérieures, le Chef de l’Etat a insisté sur les points suivants  :
1-la commémoration de l’anniversaire du bateau le “Joola” qui sera célébrée le 26 septembre 2021  : à ce propos, il est demandé (i) au Gouvernement de prendre toutes les dispositions habituelles, en rapport avec les autorités territoriales et les familles des victimes, en vue de la bonne organisation des cérémonies d’hommage à Dakar et à Ziguinchor, (ii) au Ministre en charge de la Culture, la nécessité d’accélérer les travaux d’édification du Mémorial-Musée dédié aux disparus, (iii) au Ministre en charge des Finances de renforcer significativement les ressources allouées à l’Office des Pupilles de la Nation ;
2-le contenu des programmes audiovisuels et le nécessaire contrôle des messages publicitaires  : sur ce point, le Président de la République, constatant la récurrence de la diffusion d’émissions et de films, dont les contenus heurtent nos valeurs culturelles républicaines, et la publication des messages publicitaires qui remettent en cause l’image de nos institutions, l’autorité de l’Etat, l’unité nationale et la stabilité sociale, demande au Ministre en charge de la communication et au CNRA de dérouler les mesures législatives et réglementaires appropriées, afin de renforcer l’encadrement strict des contenus et programmes audiovisuels, conformément aux principes et valeurs de la République.
Sur le suivi de la coopération et des partenariats, le Chef de l’Etat est revenu sur la cérémonie qu’il a présidée, le 09 septembre 2021, marquant l’entrée en vigueur du MCA Sénégal II, qui donne ainsi le coup d’envoi de l’exécution des travaux sur cinq (05) ans, de cet important projet consacré entièrement au secteur de l’électricité et financé à hauteur de 550 millions de dollars US, soit 330 milliards de FCFA, sous forme de don du Gouvernement américain  avec une contribution sénégalaise de 50 millions de dollars US, environs 25 milliards de FCFA.
Le Président de la République a renouvelé ses chaleureux remerciements au Gouvernement américain et exhorte tous les services de l’Etat concernés, à travailler en mode Fast track, pour l’exécution intégrale du projet, dans les délais impartis.
Revenant sur la participation du Sénégal à l’Exposition Universelle de “Dubaï 2020”, le Chef de l’Etat a indiqué que cette exposition représente, à la fois une vitrine et une opportunité pour consolider l’attractivité et le rayonnement international du Sénégal.
Le Président de la République demande, à cet égard, au Ministre en charge du Commerce de prendre toutes les dispositions nécessaires en liaison avec l’APIX  pour un succès du Forum économique du Sénégal à Dubaï, prévu les 13 et 14 octobre 2021. Il indique que ce Forum devra mobiliser les grands investisseurs privés internationaux et asseoir le dynamisme ainsi que la crédibilité du Plan Sénégal Emergent.
Le Chef de l’Etat a clos sa communication par son agenda diplomatique.

  AU TITRE DES COMMUNICATIONS

 – Le Ministre, Secrétaire général de la Présidence de la République a fait le point sur le suivi des directives présidentielles;
 – Le Ministre des Finances et du Budget a fait une communication sur l’exécution budgétaire 2021.
 – Le Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur a fait une communication sur la situation internationale;
 – Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait une communication sur le dispositif sanitaire mis en place pour le Grand Magal de Touba;
 – Le Ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural a fait une communication sur la situation pluviométrique et la campagne agricole 2021-2022 ;
 – Le Ministre de l’Eau et de l’Assainissement a fait une communication sur l’évaluation de la réforme de l’hydraulique rural ;
 – Le Ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions a fait une communication sur la préparation de la 3ème conférence sociale.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté  :
– Le projet de décret portant dénomination de la sphère ministérielle « SPHERE » du 2ème arrondissement de Diamniadio  : « Sphère ministérielle Habib Thiam ».
– Le projet de décret abrogeant et remplaçant le décret n°2017-170 du 27 janvier 2017 portant partie réglementaire du Code électoral ;
– Le projet de décret portant application de la loi n° 2021-23 du 02 mars 2021 relative aux contrats de partenariat public-privé ;
– Le projet de décret portant création et fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Lycée d’Excellence Mariama BA de Gorée.

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :
Monsieur Baye Moctar DIOP, Conseiller des Affaires étrangères principal, précédemment Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal en République fédérale démocratique d’Ethiopie et Ambassadeur, Représentant permanent auprès de l’Union Africaine à Addis-Abeba, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Sa Majesté Philippe, Roi des Belges, avec résidence à Bruxelles, en remplacement de l’Ambassadeur Amadou DIOP, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.
Monsieur Mohamed Lamine THIAW, Conseiller des Affaires étrangères principal, précédemment Ministre – Conseiller à l’Ambassade du Sénégal au Japon, est nommé Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Sénégal auprès de Son Excellence Madame Sahle-Work Zewde, Président de la République fédérale démocratique d’Ethiopie, et Ambassadeur, Représentant permanent auprès de l’Union Africaine à Addis-Abeba, en remplacement de Monsieur Baye Moctar DIOP, appelé à d’autres fonctions.
Monsieur Youssoupha DIOP, Professeur d’Enseignement moyen principal, est nommé Consul général de la République du Sénégal à Casablanca (Royaume du Maroc), en remplacement de Monsieur Massamba SARR, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.
Monsieur Babou SENE, Chancelier des Affaires étrangères principal de classe exceptionnelle, est nommé Consul général de la République du Sénégal à Dakhla (Royaume du Maroc).
Monsieur Abdoulaye SY, Ingénieur technologue en génie électromécanique, est nommé Directeur des Equipements scolaires au Ministère de l’Education nationale, poste vacant
Le Président de la République a également procédé à la nomination de Professeurs titulaires et de Professeurs assimilés au niveau des Facultés et des Ecoles de l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar.  Fait à Dakar, le 15 septembre 2021,Le Ministre des Collectivités Territoriales,du Développement et de l’Aménagement des  Territoires, Porte-Parole du Gouvernement Oumar GUEYE

Stabilisation prix des denrées : quand l’arrêté imprécis du ministre du Commerce plombe les opérations de contrôle

https://www.pressafrik.com Le 03 septembre 2021, le ministre du Commerce, Mme Assoma Aminata Diatta, a publié un arrêté portant administration ou stabilisation des prix de l’huile de palme raffinée, du sucre cristallisé et du riz brisé non parfumé. Pour le cas du litre d’huile (1.200 cfa), l’Etat a ciblé les fûts en vrac qui, malheureusement, ne sont pratiquement plus utilisés dans les boutiques. D’où les interprétations très élastiques que permet le communiqué confus et laconique du ministre du Commerce. Un arrêté qui plombe sur le terrain le travail des contrôleurs des prix.
Depuis quelques semaines, les consommateurs subissent une hausse brutale et exagérée des prix des denrées alimentaires. C’est comme si les boutiquiers se sont passés le mot d’ordre puisque le litre d’huile raffinée en bouteille qui doit normalement coûter 1.200 cfa est partout vendu à 1.500 cfa voire 1600 cfa. Soit une hausse de 300 à 400 francs par litre ! Quant à la dosette d’huile (250 ml), elle est vendue à 400 cfa alors pourtant que son prix est officiellement plafonné à 350 cfa.
La bouteille de gaz butane (6 kg) n’est pas épargnée par les commerçants véreux. Bien que son prix soit fixé à 2885 cfa par l’Etat, elle ne peut pas être obtenue à moins de 3.000 cfa etc. Sans oublier le riz ordinaire, le sucre cristallisé etc. Face à ces hausses exagérées qui font monter la colère sociale, le ministère du Commerce a rendu public un arrêté portant administration voire stabilisation des prix de l’huile de palme raffinée, du sucre cristallisé et du riz brisé non parfumé.
Des prix applicables dans la région de Dakar et qui se présentent comme suit : Prix du riz brisé non parfumé : 300 Fcfa/Kg ; Huile de palme raffinée : 1200 Fcfa/litre ; Dosette de 250 ml : 350 Fcfa/dosette ; Sucre cristallisé : 600 Fcfa / Kg ; Gaz butane 2,7 kg : 1270 Fcfa en prix grossiste et 1305 Fcfa en détail ; Gaz butane 6 kg : 2885 Fcfa en détail etc.
Toujours dans son communiqué, le ministre du Commerce, Mme Assoma Aminata Diatta, a tenu à préciser que les commerçants détaillants doivent publier les prix ainsi fixés de façon visible et lisible pour les consommateurs par tout moyen approprié notamment le marquage, l’étiquetage et l’affichage. « Les infractions au présent arrêté sont sanctionnées conformément aux dispositions de la loi n° 2021-25 du 25 avril 2021 sur les prix et la protection du consommateur. Le Directeur du Commerce intérieur et les Gouverneurs de région, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent arrêté qui sera publié partout où besoin il y en a » lit-on dans l’arrêté ministériel.

La défiance des commerçants

Dès le lendemain de la publication de ce texte, les contrôleurs des prix ont investi les boutiques et marchés de la région de Dakar pour faire exécuter l’arrêté ministériel. Et surtout pour traquer les commerçants récalcitrants pour leur faire rendre gorge. Une semaine après le début des opérations de contrôle des tarifs, des agents du Contrôle économique contactés par « Le Témoin » s’accordent à déplorer que la montagne de stabilisation des prix tant annoncée par le ministre du Commerce ait malheureusement accouché d’une souris.
Pis, une souris qui continue encore de grignoter le panier de la ménagère. Au banc des accusé, un arrêté ministériel jugé confus et laconique aux multiples interprétations qui ne s’accorde pas avec la réalité des rayons. Selon un contrôleur des prix, le litre d’huile en vrac dont parle le ministère du Commerce ne se vend plus dans les boutiques de Dakar et d’ailleurs — ce que nous avons pu vérifier du reste.
« Mme le ministre a dû oublier que les fûts en vrac de 200 litres de la Sonacos dotés d’une pompe de mesure n’existent plus dans les boutiques. Elles y étaient dans les années 70 et 80 ! Aujourd’hui, les huiles alimentaires raffinées sont reconditionnées dans des bouteilles et revendues entre 1.500 et 1.600 cfa/litre. Donc, ce sont les huiles en bouteilles plastiques de grande consommation que l’arrêté ministériel devait cibler dans sa politique de stabilisation contre la hausse. L’arrêté du ministre devait préciser clairement huile en vrac et huile en bouteilles. Même si l’huile en vrac ne se vend plus depuis belle lurette ! », explique un contrôleur des prix.
L’interlocuteur du journal Le Témoin déplore un communiqué aux termes vagues derrière lequel se refugient les boutiquiers véreux pour continuer à vendre plus cher la bouteille d’huile entre 1.500 cfa/litre et 1.600 cfa/litre alors qu’elle est officiellement fixée à 1.200 cfa. « Nous avons procédé à d’importantes saisies de bonbonnes de gaz butane pour hausse mais seule l’huile nous pose problème et freine nos opérations de contrôle et de saisie » confie un autre agent du Contrôle économique.
Comme le faisait le président gabonais Ali Bongo Ondimba à Libreville, le président Macky Sall doit faire des visites inopinées dans les boutiques et commerces de Dakar afin de vérifier si sa politique de stabilisation des prix des denrées alimentaires a connu ou pas un impact global. Il se rendrait alors compte que les consommateurs sénégalais sont pris en otages tarifaires par les boutiquiers de leurs quartiers.
Dans ces conditions, évidemment, la colère sociale qui pousse des mouvements citoyens à manifester contre la cherté de la vie serait parfaitement justifiée. Car malheureusement, l’arrêté du ministre du Commerce, Mme Assoma Aminata Diatta, n’a pas contribué à clarifier les choses ! Au contraire, de par son caractère imprécis, il fait l’affaire des commerçants véreux… Le Témoin

MAGAL TOUBA : Unacois/Yessal met en garde les commerçants contre les produits illicites

https://toutinfo.net En perspective du grand Magal de Touba prévu le 26 septembre prochain, l’Union nationale des associations de commerçants, opérateurs et industriels du Sénégal (Unacois/Yessal) met en garde ses membres contre la vente de produits illicites impropres à la consommation. 
Alla Dieng et Cie ne badinent pas avec les produits impropres à la consommation. En conférence de presse hier, le directeur exécutif de l’Union nationale des associations de commerçants, opérateurs et industriels du Sénégal (Unacois/Yessal) a averti ses membres tentés de faire écouler des marchandises périmées lors du grand Magal de Touba prévu le 26 septembre prochain. ‘’S’agissant du Magal de Touba qui est un événement exceptionnel, l’Unacois/Yessal demande à ses membres et, d’une manière générale à tous les commerçants et distributeurs, d’éviter de vendre des produits prohibés, d’écouler des produits à date de péremption échue, de vendre des produits frauduleux, et de faire de la rétention de stocks’’, a alerté Alla Dieng lors d’un point de presse tenu hier à Dakar.
Pour ce qui est du Grand Magal de Touba prévu le 26 septembre 2021, Alla Dieng et Cie rassurent qu’il y aura des produits en quantité et surtout de qualité. ‘’Nous pouvons vous rassurer qu’il n’y aura pas de pénuries pour tous les produits à grande consommation et que les prix seront abordables’’, assure M. Dieng, par ailleurs, porte-parole du jour, admettant que le Magal et le Gamou sont des périodes de grande consommation pour les Sénégalais, mais surtout des moments de prières, de recueillements et de solidarité nationale.
Par ailleurs, l’Unacois/Yessal a saisi l’occasion pour féliciter le gouvernement qui a renoncé à 47 milliards de francs CFA de recettes en vue de préserver le pouvoir d’achat des Sénégalais, tout en encourageant la transformation et la promotion des produits locaux et le programme d’autosuffisance dans certains produits qui sont, à ses yeux, les meilleures issues pour un développement harmonieux de notre pays

HAUSSE DES TAXES : Entre ‘’illégalité’’ et paradoxes

https://www.enqueteplus.com Pendant que le gouvernement communique, à grand renfort médiatique, sur la suspension de certaines taxes pour alléger le coût de la vie, d’autres mesures fiscales étaient en gestation et risquent d’impacter sévèrement les importateurs et, par ricochet, le consommateur.
Certains choix de l’Etat suscitent pas mal de controverses et de l’incompréhension chez certains spécialistes du droit et autres agents des régies financières. Pendant que le gouvernement était en train de communiquer, à grand renfort médiatique, sur certaines mesures prises pour alléger le coût de la vie aux Sénégalais, la douane, elle, travaillait à chercher des sous sur le dos des commerçants, importateurs et, par ricochet, des contribuables. Ce qui n’est ni juste ni légal, pensent beaucoup de spécialistes du secteur.
Inspecteur des douanes, Docteur en droit, Ndiaga Soumaré n’a pas hésité à prendre son courage à deux mains pour exprimer son désaccord. Dans un post intitulé ‘’Pourquoi je désavoue le prélèvement pour le programme de modernisation de l’Administration des douanes (Promad) et la taxe pour le Conseil sénégalais des chargeurs (Cosec)’’, publié sur Facebook, il peste  : ‘’Aux termes de la Constitution, article 67, la loi fixe les règles concernant l’assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impositions de toute nature… Les taxes et prélèvements sont, dans une République, créés par la loi et non par décret. Le constat malheureux est qu’aujourd’hui, ce sont des décrets qui ont créé les taxes dénommées Promad et Cosec.’’

En effet, en ce qui concerne le Promad, objet d’une note de service de la douane en date du 23 août, il est prévu par le décret n°2021-928 du 8 juillet instituant un prélèvement pour la modernisation de l’Administration des douanes. Dans la même veine, l’arrêté n°027307/MFB/DGD a été élaboré pour fixer les taux, tarifs et assiette du Promad.

De l’avis de M. Soumaré, il revient aux contribuables visés par de telles mesures de se faire justice devant les organes judiciaires compétents, en l’espèce la Cour suprême, en sa Chambre administrative. ‘’Conformément à cette disposition constitutionnelle (l’article 67), je répondais aux collègues et transitaires qui m’ont interpellé à ce sujet que ces décrets sont illégaux et devraient être attaqués devant la Cour suprême’’.
Et d’ajouter  : ‘’On ne saurait être plus royaliste que le roi, en termes de recours pour excès de pouvoir… Je laisse donc aux contribuables le soin de juger de l’opportunité de porter le combat contre ces taxes arbitraires et dangereuses. En effet, le processus coloré d’imperium de création desdites taxes est aux antipodes des valeurs d’une République. Et si chaque Administration créait une taxe par décret pour sa soi-disant modernisation ?’’, finit-il par se demander.
Si l’inspecteur des douanes s’est exprimé sur sa page Facebook, d’autres ont également joint ‘’EnQuête’’ pour fustiger la dernière mesure du gouvernement relative au Promad. Il en est ainsi de ce fonctionnaire des régies financières qui dénonce  : ‘’Il faut savoir que la douane a déjà des dotations budgétaires et un fonds d’équipement à milliards. Je me demande donc pourquoi cette taxe, qui plus est, n’est pas passée par l’Assemblée nationale. Il faut que la douane réponde aux questions suivantes  : Comment vas se passer la gestion ? Qui pour contrôler la gestion ? L’Assemblée nationale est-elle impliquée dans son élaboration, conformément aux dispositions constitutionnelles ?’’
Pire, renchérit notre interlocuteur, la taxe va plutôt grever le chiffre d’affaires des entreprises et des commerçants, dans un contexte où l’Etat renonce à des taxes pour alléger le coût de la vie aux Sénégalais, dans un contexte où l’on parle de relance des activités économiques. ‘’Cela pose véritablement un problème de cohérence’’, insiste le fonctionnaire. Embouchant la même trompette, Ousmane Gaye, déclarant en douane, fustige, dans une contribution parvenue à ‘’EnQuête’’  : ‘’Le consommateur n’est pas usager des services de la douane. C’est plutôt son commissionnaire transitaire. Le fameux TSC (Travail supplémentaire commercial), taxé même 10 h, alors qu’il est censé être payé en dehors des heures de travail légalement prévues et le PID (Prestation informatique douanière) rémunérant l’usage du système informatique douanier constituent, en fait, des charges d’exploitation pour le transitaire.’’

Une augmentation de l’ordre de 17 à 20 % sur les produits concernés

Selon lui, en instituant le Promad pour se substituer à ces deux frais (et pourquoi pas l’escorte ?), c’est le transitaire qui est soulagé, mais en faisant du Promad un prélèvement ad valorem, ce sont les droits et taxes payés par l’importateur qui augmentent de 3 %.
‘’Par contre, fait-il remarquer, l’importateur pourrait ne pas ressentir ce prélèvement, lorsque les marchandises ne sont pas taxées ad valorem, mais plutôt forfaitairement ou au conteneur (c’est le cas des conteneurs de pneus, des conteneurs dit fourre-tout ou des conteneurs de carreaux). Dans ces cas, les droits liquidés sont répartis en tenant compte désormais du PCF et du Promad, ce qui induira pour l’Etat, par exemple, une perte de TVA’’.
L’expert ne s’en limite pas. Il fait une simulation pour démontrer l’incidence de cette nouvelle taxe. Il déclare  : ‘’Faisons une simple simulation pour apprécier la portée de ce prélèvement. Pour une valeur déclarée de 10 000 000 F CFA d’un produit non soumis à l’escorte, le Promad prélève désormais 300 000 F CFA, alors qu’au titre du PID (9 500 F CFA) et du TSC (3 000+9 000 F CFA), le transitaire payait juste 21 500 F CFA. Par ailleurs, pour une même valeur en douane, les contributions du Sénégal pour le fonctionnement des institutions telles que l’UEMOA et la CEDEAO sont respectivement de 80 000 et de 50 000 F CFA, soit 0,8 % et 0,5 %’’.
De l’avis du spécialiste, tout ceci risque d’être répercuté sur le consommateur qui se verra ainsi dans la situation de payer des pots qu’il n’a pas cassés.
‘’En somme, dit-il, les prélèvements institués par la DGID et la DGD auront pour effet d’enfoncer encore le consommateur par le report de l’augmentation de 17 à 20 % environ des droits et taxes à l’importation’’. Aussi, signale-t-il, il convient de s’interroger sur la durée du Promad. ‘’De combien l’Administration douanière a besoin pour se moderniser ? Le Promad ne s’éternisera-t-il pas, à l’instar du prélèvement pour le Cosec à son niveau actuel ?’’, s’interroge le spécialiste.

L’Etat trait le secteur informel, mais c’est le consommateur qui trinque

Par ailleurs, le déclarant en douane a aussi invoqué le prélèvement de conformité fiscale, objet d’une note de service en date du 6 septembre, au cœur même des tractations pour la suspension de certaines taxes. Il s’interroge  : ‘’Quelle est alors la pertinence de telles décisions (celles prises par l’Etat pour alléger le coût de la vie) ? Et comment ces décisions affecteront-elles le pouvoir d’achat des consommateurs ? Ce prélèvement, d’après M. Gaye qui cite la note de service, s’applique aux importations de marchandises effectuées par les personnes physiques ou morales qui ne sont pas en règle avec le service des impôts. Ces mêmes acteurs, constate-t-il pour s’en désoler, sont pourtant les cibles de l’acompte sur l’impôt assis sur les bénéfices industriels et commerciaux appelé communément BIC.
En analysant la liste des marchandises soumises au PCF, à l’annexe de la note de service, il parvient à la conclusion suivante  : ‘’On peut, sans risque de se tromper, affirmer que le PCF, tout comme le BIC, s’applique aux acteurs du secteur dit informel.’’ Comme dans le cadre du BIC, note-t-il, les assujettis auront le même comportement et le même geste, c’est-à-dire répercuter le prélèvement sur le prix de vente de leurs marchandises.
‘’Le PCF, conclut le déclarant en douane, est doublement exorbitant de par son taux fixé à 12 % et de par son assiette composée de la valeur en douane majorée des droits de porte (droits de douane et redevance statistique). Aux allures d’une taxe intérieure, il induira à sa liquidation effective une hausse des droits et taxes de 14,52 % ou de 16,32 % selon la catégorie du produit importé’’MOR AMAR

CHOMAGE, OISIVETE…Dakar, la pauvreté gagne du terrain

http://www.sudonline.sn Après les polémiques et autres interprétations consécutives des résultats de l’enquête de la ANSD (Agence nationale de la statistique et de la démographie), le Ministre de l’économie a fait une sortie pour apporter des éclaircissements sur l’interprétation des chiffres qui selon lui sont mal lus. Pourtant, en se focalisant sur le vécu quotidien des ménages, les propos du ministre ne riment pas avec la condition de vie des populations harmonisée sur les conditions de vie des ménages. Ce qui a poussé le très réservé Ministre de l’économie, du Plan et de la Coopération Internationale, Amadou Hott a effectué une sortie pour donner une meilleure lisibilité des résultats de l’enquête qui, d’après plusieurs interprétations et exploitations notamment de la presse, le traduisent par une augmentation de la pauvreté. Pourtant les ménages ne prennent pas le contrepied de l’ANSD. Au contraire !
Les personnes interrogées affirment que leurs conditions de vie sont de plus en plus difficiles. Ce, nonobstant les efforts fournis par l’Etat avec notamment les bourses familiales. Entre les trois repas, la prise en charge des enfants, le loyer, la vie chère entre autres, les chefs de famille peinent à subvenir à tous les besoins. Philippe. B soutien de famille et par ailleurs, tradipraticien nous confie que «il n’y a pas d’avancement, la vie est très difficile. Les gens n’ont pas de travail. Ici, dans cette maison, nous sommes 8 hommes et seul mon neveu et moi travaillons».
Avec son statut qui le met en contact avec différentes personnes, il poursuit «beaucoup de gens viennent vers moi pour me demander de les aider à avoir un travail. J’en ai eu tellement de cas, et avoir un travail reste la plus grande préoccupation des populations». Un autre constat est que dans beaucoup de familles, les femmes s’occupent des dépenses. C’est ce qui les pousse à faire de petits commerces, des travaux de ménage. C’est le cas de cette dame d’une soixantaine T. S, de blanc vêtue trouvée sous le soleil en train de séparer à l’aide d’un tamis des bétons destinés à la construction du sol. Avec un sourire forcé elle confie : «la vie est très dure. Je fais ce travail pour venir en aide à ma famille. J’ai des enfants qui ont fini d’étudier et qui n’ont toujours pas trouvé un travail».
Si les uns mettent l’accent sur le manque de travail, Amy Séne, elle, se plaint de la vie chère. «Tout est cher. La viande et l’huile ont augmenté. J’ai peur que nous en venons à un stade où manger deviendrait un luxe. En plus, les riches s’entraident entre eux, les pauvres deviennent de plus en plus pauvres. Il n’y a pas assez de solidarité alors que ces conditions devraient nous encourager davantage à plus de solidarité», lance-t-elle.
Parler de la réalité de la pauvreté pourrait se justifier par l’incapacité d’assurer les trois repas habituellement servis notamment le diner où désormais chacun se débrouille à sa façon, selon plusieurs témoignages. Sans occulter la transformation des céréales pour préparer et vendre de la bouillie dans différents quartiers de Dakar. Même dans certains quartiers dits résidentiels où des vendeuses de coucous ont fini par élire domicile. Ces plats jadis utilisés comme désert, sont en passe de devenir le diner dans beaucoup de familles.
A cet effet, Siga Sène vendeuse de couscous nous apprend d’ailleurs que la demande est très forte et qu’elle ne parvient plus à satisfaire tous ses clients. En témoigne les longues files d’attente d’une clientèle composée de toutes les couches sociales. «Des femmes accompagnées de leurs enfants et /ou de leurs maris achètent le couscous avec une sauce de leur choix. J’ai des fois envie de leur dire aller préparer pour leur famille mais vu la situation économique et les activités qu’elles se donnent pour vivre décemment, préparer le diner devient difficile et presque impossible», confie-t-elle

PR MEISSA BABOU ECONOMISTE : «Il y a un échec des politiques sociales du gouvernement»

http://www.sudonline.sn/ «Il y a un échec des politiques sociales du gouvernement. Ce que le Ministre de l’économie et de la coopération, Amadou Hott refuse de comprendre». Ces propos sont de l’économiste Meïssa Babou. Il réagissait hier, mercredi 15 septembre sur les ondes de la radio Sud Fm sur la polémique autour de l’enquête de l’Ansd qui a révélé une augmentation de la pauvreté au Sénégal
 «Les résultats de l’enquête confirment que malgré les efforts et toutes les politiques sociales mises en place par l’Etat, il y a un problème au niveau de l’efficience de ces politiques. Donc, le gouvernement doit revoir sa copie. Parce que d’une part, on peut indexer la baisse des revenus des sénégalais, mais d’autre part aussi, il y a le fait que les prix depuis 2011 ont un grimpé», a-t-il indiqué.
Pour renverser la tendance, l’économiste pense qu’il faut changer de paradigme. Car, pour lui, les politiques sociales comme la bourse de sécurité familiale, la Cmu, les microfinances et la Der, qui sont des politiques de financement, n’ont pas produit des résultats. Aussi, ajoute-t-il, il faut que le secteur primaire soit mis en contribution de façon nette notamment les domaines comme l’agriculture, la pêche et l’artisanat, parce que 70% des sénégalais s’activent dans ce secteur.
Pour terminer, M. Babou demande à l’Etat de revoir l’approche qui a été faite jusqu’à présent et qui n’a pas malheureusement produite de bons résultats.

La digitalisation des paiements en ligne : une passerelle vers l’inclusion financière en Afrique Par Basile NIANE

Avec l’avènement des réseaux sociaux et le boom de l’utilisation des smartphones mixé par la croissance du commerce électronique, le continent africain a pris son envol vers un développement accéléré de son économie grâce à la digitalisation des paiements en ligne, un concept, selon la BCEAO, qui « consiste à̀ automatiser ses services ou opérations et à numériser de bout-en- bout ses processus métiers, de manière à les rendre accessibles en ligne et en temps réel ».
Acheter ou vendre en ligne devient de plus en plus banal en Afrique particulièrement dans la zone subsaharienne dont les ventes en ligne devraient atteindre plus de 29 milliards de dollars selon la GSMA.
Même si le taux d’accès à internet est en pleine croissance, il faut reconnaître qu’il reste encore d’énormes efforts à faire dans certains pays dominés par un manque drastique d’infrastructures pouvant améliorer les conditions d’accès à internet.  Actuellement, plus de 800 millions d’Africains sont encore à la recherche d’internet à cause du niveau très faible de la couverture, le principal obstacle.

 Le mobile, facteur de croissance

L’Afrique est le continent leader en matière de détention de mobile. Cette situation favorise et facilite l’accélération des moyens de paiement, les transactions financières des petites entreprises et banques dans le continent.
A titre d’exemple, depuis 2012, le taux de pénétration de la téléphonie mobile ne fait que grimper passant de 1 % en 2000 à 54 %.
L’Afrique subsaharienne comptera plus de 600 millions d’abonnés uniques d’ici 2025 d’après la GSMA qui souligne que « près de 9 comptes d’argent mobile sur 10 se trouvent enregistrés en Afrique orientale et occidentale ».
Dans son rapport portant sur l’économie mobile en Afrique subsaharienne, l’association souligne que la région a enregistré en 2018 un nombre record de 395,7 millions de comptes d’argent mobile, ce qui représente près de la moitié du total des comptes d’argent mobile au niveau mondial.
En plus de cela, 1,7 millions directement employés par cet écosystème du mobile, sont des employés informels, travaillant dans la distribution et la vente au détail de services de la téléphonie portable.
Plusieurs pays, dont les Seychelles, la Tunisie, le Maroc et le Ghana, le Kenya affichent un taux de pénétration qui dépasse 100 %. Avec ce boom du mobile, la contribution de l’industrie mobile atteindra près de 185 milliards de dollars en 2023. En Tunisie par exemple, le nombre de téléphones est supérieur au nombre d’habitants. Le Sénégal dispose de 18 000 000 de mobiles actifs dans le pays, comptant 16 millions d’habitants selon le dernier rapport 2020 de Hootsuite.

Mobile banking : une aubaine pour les   fintech

Avec cette bonne position de l’Afrique dans le domaine des réseaux mobiles, les moyens de paiement explosent. Le Kenya reste la référence avec son  système de transfert de fonds par SMS, M-pesa,   qui déplace quotidiennement plus de 24 millions de dollars, et environ 8,8 milliards par année (soit 40 % du PIB national) grâce à son réseau de 17 millions d’utilisateurs.
La plate-forme EcoCash au Zimbabwe lancée en 2011  collecte  plus de  200 millions de dollars par mois selon  le cabinet de conseil international, Global Strategic Marketing Alliance.
Au Sénégal, Orange Money dont les transferts intermédiaires ont atteint plus de 2,6 milliards d’euros en 2020, domine toujours le marché du Mobile banking même si l’opérateur est talonné par Wave, le nouveau venu ayant bouleversé le secteur en levant des fonds de plus de 200 millions de dollars.
Cette course au paiement a donné naissance à de nouvelles fintech qui font leur apparition afin de participer de façons diverses, à l’émancipation de l’inclusion financière.
C’est le cas de Cinetpay, une solution de paiement et de transfert d’argent en ligne sécurisée certifiée Pci/Dss qui permet aux entreprises et institutions d’Afrique Francophone d’accepter les paiements par portefeuilles électroniques, mobiles money et cartes bancaires (Visa, Mastercard).
Même si le marché sénégalais n’est pas vierge, la plateforme a diversifié ses offres comme le paiement des factures, le paiement des salaires, l’encaissement par Tpe etc. … pour en occuper une place de choix.
Cinetpay est par exemple aujourd’hui la première fintech au Sénégal à proposer la dématérialisation des procédures de paiement des frais d’inscriptions et de scolarités dans les écoles et universités d’Afrique de l’Ouest, couvrant un marché  de plus de 85 millions de porte-monnaie électroniques.
Cinetpay a été citée  par la   GSMA comme faisant partie des futures fintech de paiement  qui feront l’avenir de l’Afrique dans le domaine des services financiers.
Elle devra se lancer davantage dans « l’interopérabilité́ qui consiste à̀ mettre en œuvre des solutions innovantes pour intégrer les plateformes d’argent mobile à l’écosystème financier au sens large du terme » et de se distinguer à l’égard des pays comme la Tanzanie, Kenya, le Rwanda, le Nigeria et le Ghana, leader dans ce domaine.
En Afrique, la digitalisation des paiements est également reconnue par la BCEAO qui dans un guide adressé à ses membres citait en exemple l’Afrique du Sud et le Rwanda, considérés comme les champions sur le continent.
En effet, l’Agence sud-africaine de sécurité́ sociale (SASSA) qui avait instauré́ un système biométrique de paiement des prestations d’aide sociale a fait passer le taux d’inclusion financière de 67% en 2011 à 75% en 2013. En 2014, 10,8 millions de la population relevant des catégories les plus défavorisées avaient accès aux services bancaires.
A cet égard, un accord de partenariat a été́ signé avec MasterCard pour limiter les transactions en espèces et numériser les services de l’Etat, à travers le projet « SIKASHI ».
Citant le Rwanda, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) dans ses expériences de digitalisation   soutient que le pays de Paul Kagamé a mené une série d’actions pour améliorer son inclusion financière, avec des résultats manifestes. De 72% en 2012, le taux d’inclusion de la population est désormais de 93%, selon le rapport FINSCOPE 2020. Le gouvernement rwandais a décidé́ depuis 2016 de migrer tous les modes de paiement gouvernementaux vers des plateformes numériques.
Ainsi, des politiques ont été́ mises en place pour encourager la numérisation des paiements et inciter le secteur privé, en particulier les institutions financières, à recourir aux technologies de l’information et de la communication pour renforcer l’inclusion financière des populations.Basile NIANE,Journaliste IT/Consultant,Directeur Général de Social Net Link

Focus sur le classement des banques sénégalaises en 2020

https://www.lejecos.com Pour effectuer le classement des banques sénégalaises en 2020, nous avons retenu principalement deux critères clés : la part de marché (% des actifs) et la taille des ressources.

La CBAO, la SGS et la BHS arrivent au peloton de tête pour les actifs

Le secteur bancaire sénégalais occupe la deuxième place au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA), après celui de la Côte d’ivoire avec plus de 25 % des actifs du système financier de l’Union. Les emplois du système bancaire se sont établis 7 790,0 milliards de FCFA à fin décembre 2020 contre 6 948,3 milliards de FCFA, soit un rythme annuel de progression de 12,1%. La structure reste principalement dominée par les crédits nets à la clientèle (5 247, 3 milliards de FCFA), des titres de placement 1555,7 milliards de FCFA, des titres d’investissement (384,3 milliards de FCFA), des autres immobilisations (328, 2 milliards), des titres de transaction (40,4 milliards de FCFA), tandis que les immobilisations financières, les divers emplois se situent respectivement à 9, 6 milliards. Le graphique ci-dessous donne le classement des banques sénégalaises en 2020, en fonction du total de leurs actifs (emplois). On peut ainsi observer que le groupe bancaire CBAO arrive en tête et conforte ainsi sa position de première banque avec 707,925 milliards de FCFA, soit 13,9% de part de marché. Elle est suivie de la Société Générale au Sénégal (SGSN) qui polarise 644,3 milliards des actifs du secteur avec une proportion de 12,6%. La BHS se positionne en troisième position avec des emplois qui se s’établissent à 367, 308 milliards de FCFA (7,2% du marché). Ces trois banques susévoquées se caractérisent par leur ancienneté sur le marché, une expertise confortable dans les activités de détail et des réseaux d’agences étendus. La BIS (355,7 milliards ; 13,24%) et la filiale ECOBANK Sénégal (6,8%) viennent respectivement en quatrième et cinquième positions en termes d’actifs du marché sénégalais. La BICIS arrive en sixième position avec une part de 6,1% des actifs totaux du marché (313,2 milliards de FCFA). Les banques BOA (281,9 milliards ; 5,5%), LBA (275,1 milliards ; 5,4%), ORABANK (258,4 milliards ; 5,1%) et BAS (256,8 milliards ; 5,0%) occupent respectivement les septième, huitième, neuvième et deuxième places du classement.

La CBAO, la Société Générale et ECOBANK affichent une bonne assise financière

La robustesse des ressources est une composante stratégique dans l’activité des banques. En effet, durant les périodes de crise comme celle que nous traversons aujourd’hui, ce sont les banques les mieux capitalisées qui seront les mieux armées pour faire face aux différents enjeux du système bancaire, notamment la montée des risques ou encore le ralentissement de la distribution des crédits. Les ressources du secteur bancaire se sont situées à 7 264, 8 milliards à fin décembre 2020 contre 6 661,1 milliards de FCFA en 2019, soit une hausse de 9,1%. Ce renforcement continu des ressources a permis aux banques sénégalaises de faire face aux différentes contraintes réglementaires.
Les ressources bancaires se décomposent en dépôts et emprunts (6 112,9 milliards), des capitaux propres et ressources assimilées (786, 5 milliards) et des autres ressources (365, 4 milliards). Les dépôts et emprunts sont composés de dépôts à vue (3 475, 9 milliards) et de dépôts à terme (2 636, 9 milliards). Le classement des banques selon la taille des ressources montre que la CBAO, la Société Générale et la filiale ECOBANK Sénégal détiennent les plus importantes parts de marché avec respectivement 15,1%, 13,3% et 8,0%. Leur performance pourrait s’expliquer entre autres facteurs par la densité du réseau, la force commerciale, l’augmentation du nombre de comptes ainsi qu’à l’évolution croissante du volume des dépôts clientèle.

275 Appartements haut de gamme, 550 Appartements grand standing et une Tour de 100 mètres Envol Immobilier lance son quartier chic à Diamniadio.

https://www.xalimasn.com Connu pour sa vision innovatrice dans le but de doter l’Afrique de grandes infrastructures
« Sublimer le potentiel de développement d’un continent riche en ressources, telle est la vision du groupe Envol Immobilier à travers le programme Envol City ».
D’après le Groupe Envole Immobilier, « situé à 30 km de Dakar, au sein du pôle urbain de Diamniadio, Envol City, le « Quartier Chic de Diamniadio », est plus qu’un programme immobilier : c’est une vision de l’Afrique du futur, basée sur l’excellence et l’innovation ». Etant un acteur majeur de cette transformation urbaine, « le Groupe Envol Immobilier a contribué à donner corps à cette vision. Le programme de la Maison des Nations-Unies constituera, après la livraison des premières sphères Ministérielles, un autre jalon important posé par le Groupe dans l’érection de cette nouvelle ville », affirme le groupe
Les objectif de programme Envol City selon le groupe Envol Immobilier sont :
« Créer une partie de la Ville Nouvelle de Diamniadio : le Quartier Chic de Diamniadio
Offrir des résidences uniques dans un cadre enchanteur au staff des Nations Unies
Créer des opportunités très avantageuses pour les futurs investisseurs
Répondre aux futurs besoins en hébergement hôtelier en vue des grands événements internationaux à l’horizon 2026 (Forums mondiaux, Jeux Olympiques de la Jeunesse….)
Favoriser le transfert progressif des familles souhaitant garder leur standing de vie loin des perturbations de la Capitale ». « Au total, près de 3000 employés des Nations Unies sont attendus », précise le groupe.
Il explique ainsi de quoi sera composé le projet Envol City, « Envol City nait et se distingue par une promenade urbaine de plus d’un kilomètre qui relie les trois espaces urbains composant le programme :
Espace Dakar : zone résidentielle haut de gamme qui allie modernité, tradition et respect de l’environnement. Entre verdure et air pur, la qualité de vie est une réalité
Espace Tombouctou : antre du Savoir par excellence avec l’école bilingue internationale pensée par un grand groupe scolaire.
Espace Lagos : symbole de l’ouverture vers l’Afrique du futur avec des immeubles de grande hauteur offrant des appartements grand standing. La tour iconique dénommée KIGALI est un bijou architectural qui changera définitivement le visage de Diamniadio et le placera parmi les villes africaines les plus citées. La tour Kigali s’élèvera sur plus de 100 mètres et comprendra un Appart’Hôtel de plus de 140 appartements grand standing, espaces de bien-être, bureaux, piscine, restaurants gastronomiques.
Espace Lagos prévoit aussi des centres sportifs et aquatique entièrement équipés et un centre commercial de dernière génération hébergeant une halle gourmande, véritable lieu d’expériences culinaires dont les habitants du quartier et les visiteurs pourront profiter ».

Accord entre DCS et FGTS : Dangote Cement Senegal va recruter 333 travailleurs intérimaires

https://www.dakaractu.com En plus de ses nombreux actes posés dans le cadre de la Responsabilité sociétale d’entreprise au sein des différentes communes la jouxtant (Pout, Keur-Moussa, Montrolland et Diass), Dangote Cement Senegal (DCS) vient de franchir un autre pas afin de maintenir de manière durable ses activités économiques au Sénégal.
Dans un communiqué dont Dakaractu détient copie, l’entreprise annonce s’engager à embaucher plus de 300 travailleurs intérimaires.  “Le 7 septembre 2021 restera une date-repère dans la jeune histoire de Dangote Cement Senegal (DCS). La cimenterie vient de sceller à Dakar avec la Fédération générale des Travailleurs du Sénégal/B (FGTS/B), un protocole d’accord historique relatif au recrutement de 333 travailleurs mis à la disposition de Dangote Cement Senegal par la société d’intérim C2K STAFFING”, informe le document. Ces 333 employés ne sont pas réintégrés dans le personnel de l’entreprise en vertu dudit accord, tel que le laissent entendre certains articles parus dans la presse. “Ils sont déjà en service au sein de l’entreprise depuis 2016 et bénéficient de contrats de travail en bonne et due forme de C2K STAFFING”, explique le communiqué.
L’entreprise a décidé de recruter via un quota annuel au cours des deux prochaines années. “Dangote Cement Senegal s’engage à recruter à travers des Contrats à durée indéterminée (CDI), un total de 333 travailleurs intérimaires sur la base d’un quota annuel réparti sur 2 ans. Preuve de sa bonne volonté dans l’application du protocole d’accord, l’entreprise a décidé, à compter du 1 er septembre 2021, d’accompagner cette transition en leur octroyant un certain nombre d’avantages tels qu’une prime de quart à ceux qui sont soumis au régime de quart, une indemnité de transport ainsi qu’une subvention sur le prix d’un repas.

La mesure est très importante au regard de la situation économique.     

‘’Ce protocole d’accord revêt tout simplement un caractère exceptionnel au regard du contexte économique de la filière ciment au Sénégal et des capacités financières de l’entreprise qui, ne l’oublions point, n’en est qu’à sa sixième année d’activités opérationnelles. Elle a d’ailleurs atteint sa capacité maximale de production depuis 2020″, indique le communiqué.
D’ailleurs, fait remarquer Luk Haelterman, Directeur général de Dangote Cement Senegal, signataire de l’accord pour le compte de l’entreprise “nous nous félicitons de cet accord obtenu grâce à la volonté et au sens élevé des responsabilités des différentes parties, mais aussi et surtout, grâce aux efforts exceptionnels consentis par l’entreprise et le groupe”.
Dangote Cement Senegal adresse également ses vifs remerciements à la présidente du Haut conseil du dialogue social (HCDS), Innocence Ntap Ndiaye, pour son implication personnelle et décisive dans l’obtention de cet accord. “Ce résultat fort appréciable est un grand succès du Dialogue social. De nouvelles bases seront jetées dans les relations professionnelles entre les deux parties que j’invite à s’approprier davantage la Déclaration de principes tripartites de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) sur les entreprises multinationales et la politique sociale”, a ajouté la Présidente du HCDS.
Le Secrétaire général de la FGTS/B Sidya Ndiaye a représenté le Collège des délégués du personnel de C2K STAFFING. Selon toujours le communiqué “à travers cette importante mesure contribuant à la lutte contre le chômage, à l’amélioration des conditions de travail et à la promotion d’emplois de qualité, Dangote Cement Senegal va continuer à étendre cette mesure à l’ensemble des travailleurs intérimaires à sa disposition”.

Déclassification de la forêt de Diass au profit de l’Apix : Les populations battent le macadam et donnent un ultimatum

https://www.dakaractu.com À Diass, une commune située dans le département de Mbour, la déclassification de la forêt locale au profit de l’Apix a semé les graines de la violence à Sakirack, quartier le plus proche du périmètre octroyé à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd).
Dans cette localité, ce mercredi, les populations, comme un seul homme, ont initié des manifestations pour exprimer leur désaccord relativement à cette décision présidentielle de mettre les terres à la disposition de ladite agence. D’avis que cette zone demeure le seul espace à même de permettre l’extension de leur village, ils sont montés au créneau pour se faire entendre. Elles ont barré la route et brûlé des pneus pour attirer l’attention des autorités. Une initiative motivée par la descente musclée d’un chapelet de véhicules remplis de gendarmes sur le site concerné.
Porte-parole des populations, Pape Daouda Faye et ses camarades ont exprimé leur fortement leur opposition  aux travaux entamés sur le site. ‘’Nous sommes réunis pour dénoncer avec la dernière énergie, le manque de considération et le souhait des autorités étatiques de faire disparaître l’ethnie Saafi. Nous sommes quotidiennement menacés de tous bords par les projets de l’État et des prédateurs fonciers. En effet, depuis 48 heures, un homme décidé à occuper le site destiné à l’extension du quartier de Sakirack est en train d’aménager le site accompagné par une forte présence des forces de l’ordre. Ce que nous déplorons parce que nous estimons que les travaux entrepris sur le site sans le consentement des populations, sont frappés d’illégalité’’, a-t-il confié.
À l’en croire, les habitants de Sakirack sont d’avis que le site offert à l’Apix sur un plateau ‘’doit revenir légitimement aux populations dont l’habitat est étouffé de tous bords par les projets de l’État. Ce qui fait qu’elles ne disposent d’aucun espace pour une éventuelle extension de leur zone d’habitation’’.
Concernant ce site d’une superficie de 31 hectares, il représente, selon Pape Daouda Faye, ‘’l’espoir de toute une population qui a accepté de céder des milliers d’hectares au bénéfice de l’État du Sénégal’’. Rappel est fait, à ce titre des sacrifices consentis par Diass. ‘’La commune de Diass a cédé à l’Aibd plus de 75% de ses terres sans aucune indemnisation’’. Aujourd’hui, ses voisins et lui, dit-il, regrettent la monnaie que l’État tente de leur rendre. ‘’À travers la Zone économique spéciale intégrée (Zesi), l’État et ses partenaires veulent réduire à néant, l’existence de toute une communauté. Ce qui est inadmissible et inacceptable’’, tonne le porte-parole des populations.

D’avis que les projets de l’État doivent prendre en compte les préoccupations des autochtones, il dit regretter l’attitude des autorités qui, malheureusement, pour eux, semblent ignorer ‘’complètement le mot Intégrer qu’ils veulent substituer par le mot Éliminer’’.

Son camarade Abdoulaye Faye, a quant à lui, rappelé tout ce qui a été fait par les autorités locales pour la régularisation du site. ‘’La population a mené le combat depuis 2009 sans violence pour le viabiliser. C’est ce qui fait qu’elle dispose d’un plan d’urbanisme délivré par les autorités, d’un permis d’occuper délivré par les Eaux et Forêts et d’une délibération par la mairie. La population est donc légalement, propriétaire de ce site’’. Une situation qui fait que Abdoulaye Faye et Cie disent, déplorer ‘’l’insuffisance d’informations concernant le démarrage des travaux entrepris sur le site. Ainsi que la descente musclée des forces de l’ordre dans la localité et les intimidations dont font l’objet les populations locales’’.
Pour un retour au calme, dans la zone, les populations réclament ‘’l’arrêt des travaux engagés sur le site, dans un délai de 24 heures’’. À défaut, les populations disent ne pas exclure de prendre leurs responsabilités et d’aller déloger et son occupant et les forces de l’ordre. Dans leur élan, elles ont fait appel à l’équipe municipale. ‘’Nous demandons aux autorités municipales de nous accompagner dans ce combat parce que c’est un combat communautaire. La population est déterminée à combattre par tous les moyens. Donc d’ici vendredi, le propriétaire et les forces de l’ordre n’ont qu’à quitter le site’’.

  1. Faye de sonner l’alerte. ‘’La gendarmerie est en train d’effectuer des patrouilles dans le village pour intimider les habitants, mais nous allons faire face parce que la population est déterminée. Nous interpellons et prenons à témoin le Président Sall. D’ici 24 heures, si rien n’est fait, nous irons récupérer le site destiné à l’extension du quartier. Donc qu’il prenne ses responsabilités.

Nous avons constaté ce jour, une présence massive de forces de l’ordre dans la localité. Ce qui nous intrigue car si des forces de l’ordre viennent encadrer des travaux, c’est grave. Cela montre tout simplement que le processus d’attribution du site ne s’est pas fait dans les règles de l’art. Et la population s’est levée aujourd’hui pour parler de la même voix.
Le quartier de Sakirack où se trouve le site controversé est étouffé de tous bords. L’aéroport, la route nationale et l’usine Kirène empêchent le quartier qui est l’un des plus grands de Diass, de s’agrandir et permettre à ses habitants d’avoir des parcelles où habiter. On leur avait donc affecté un site à l’entrée de Diass pour les besoins de l’extension du quartier. Les Eaux et Forêts ont octroyé des permis de coupe et la Mairie a délivré des permis aux attributaires. Mais au nom de quoi, l’État octroie donc ces terres à un tiers au détriment des populations ?, s’interroge-t-il. Et ce avant de signaler que plus de 7 à 10 véhicules font chaque jour la navette

ORIENTATION DES BACHELIERS, DETTE AUX ETABLISSEMENTS PRIVES, OPPOSITION…Cheikh Oumar Anne rassure et cogne

https://toutinfo.net Toutes les dispositions sont prises pour une bonne rentrée universitaire et les bacheliers qui le souhaitent seront tous orientés dans les établissements publics. L’assurance est du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Invité de «Sen Show», sur la SEN TV, Cheikh Oumar Anne s’est défoulé également sur les opposants, brulant leurs différentes coalitions, pour adouber BBY.
Le ministre de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’Innovation rassure que toutes les dispositions sont prises pour une bonne rentrée universitaire. Mieux, Cheikh Oumar Anne souligne par la même occasion que tous les nouveaux bacheliers le désirant, seront orientés. ‘’Tous les bacheliers qui en exprimeront la demande, seront orientés dans les établissements publics. Il y a des efforts à faire, mais tout le monde pourra être orienté. Je n’ai pas de doute là-dessus. La commission est en train d’y travailler. A la fin de ses travaux, elle me transmettra ses conclusions’’, déclare Cheikh Oumar Anne. Selon lui, il y a 68 500 nouveaux bacheliers, dont les 8% ont une mention. En outre, il soutient qu’avec la décision d’orienter tous les bacheliers dans les établissements publics, ‘’beaucoup d’efforts ont été consentis pour améliorer les conditions dans les universités, beaucoup d’infrastructures ont été construites et d’autres sont en cours d’exécution. D’ailleurs, il annonce un projet d’équipement de 53 milliards qui a été validé.
A propos des dettes dues aux établissements privés, il affirme que le paiement de ces créances est assujetti à la présentation de preuves formelles. ‘’Nous sommes même prêts à aller en justice pour régler ce problème. Il y a trop de bruits autour de cette dette. Quand je suis venu à la tête du ministère, j’ai trouvé un plan de résorption que nous sommes en train d’appliquer. Nous avons des preuves que ce ne sont pas tous les étudiants orientés dans les établissements privés, qui suivent les cours. Mais, nous avons prévu de payer 3 milliards à des établissements privés. C’est un grand effort du gouvernement. Le gouvernement a pris l’engagement de payer toute la dette, mais nous ferons tous les contrôles qu’il faudra’’, fulmine-t-il. Et de marteler à propos de ces établissements privés, ‘’qu’aucun d’entre eux n’a le droit de retenir le diplôme d’un étudiant, parce que l’Etat n’a pas payé’’.

‘’Yewwi Askan Wi est un mot d’ordre politique communiste. Cela signifie révolution populaire’’

Maire de Ndioum et responsable de BBY, Cheikh Oumar Anne ne s’est pas privé de tirer sur l’opposition. Selon l’apériste, les leaders de la coalition Yewwi Askan Wi doivent dire la vérité aux Sénégalais. ‘’Yewwi Askan Wi est un mot d’ordre politique communiste. Cela signifie révolution populaire’’, persifle-t-il. Avant de s’en prendre vertement à Barthélémy Dias. ‘’J’ai entendu Barthélemy Dias dire qu’il veut briguer la mairie de Dakar. Mais les Dakarois ne lui feront jamais confiance. Même Taxawu Dakar ne lui fait pas confiance. Quand il s’est agi de remplacer Khalifa Sall, on lui a préféré à un autre membre de la coalition. Barthélemy Dias doit savoir raison garder’’, assène-t-il. Et de jeter des pierres aux autres coalitions de l’opposition. ‘’L’autre coalition est truffée de contradictions. Abdoul Mbaye et Mamadou Lamine Diallo n’ont jamais brigué des mairies. Leur objectif a toujours été d’avoir des conseillers. En 2014, lorsque nous étions en alliance avec eux, ils m’appelaient sans cesse pour qu’ils aient des conseillers au niveau de Podor. Quant au PDS et Pape Diop, leur projet n’a pas changé. C’est toujours la dévolution monarchique du pouvoir. Ils travaillent pour Karim Wade. Cette coalition est même en train d’imploser avec des désistements’’, cogne le maire de Ndioum. Qui, à l’opposé, encense la coalition au pouvoir. ‘’La coalition Benno Bokk Yakaar est sereine. Elle n’a perdu aucune élection depuis 2012. C’est légitime que les responsables aient des ambitions. Mais nous avons l’expérience des élections. Nous avons les capacités pour gérer nos contradictions’’, dit-il. Non sans brocarder Kilifeu et Cie. ‘’Des gens qui se sont érigés en donneurs de leçons, aient été épinglés dans des choses pas du tout catholiques. Pendant que nous travaillons, d’autres passent leur temps à palabrer et à raconter des contrevérités alors qu’ils traînent des casseroles’’, persifle le ministre de l’Enseignement supérieur.

RENTREE SCOLAIRE 2021-2022 : La Cosydep met à nu un gap de 40.000 enseignants

https://toutinfo.net A quelques semaines de la prochaine rentrée scolaire, la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) met à nu un gap de 40.000 enseignants. Son directeur exécutif Cheikh Mbow invite les autorités en charge de l’éducation, à sécuriser en amont, l’environnement scolaire. La Cosydep demande en outre, de mettre à profit, la pandémie du coronavirus, pour identifier les maux dont souffre l’école sénégalaise afin de les solutionner avant la rentrée scolaire 2021-2022. 
Le Directeur exécutif de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) a invité hier les acteurs du système éducation à tirer les conséquences des dysfonctionnements causés par la pandémie du coronavirus pour bâtir une école résiliente et performante au service de la communauté. Certes la Covid a bouleversé les enseignements-apprentissage, mais selon Cheikh Mbow, elle a laissé nettement apparaitre les difficultés qui gangrènent le secteur de l’éducation. ‘’Nous voulons avoir un système éducatif résiliant et inclusif qui ne laisse personne en rade, notamment les filles et les enfants vivant avec un handicap. Mais non un système éducatif en lien avec le développement de ce pays’’, déclare-t-il. Pour le Directeur exécutif de la Cosydep, les performances du système éducatif vont au-delà de la classe. C’est la raison pour laquelle il souhaite voir un environnement sécurisé des apprentissages en termes d’assainissement dans les écoles. ‘’Si vous avez encore 40% des écoles qui sont sans bloc sanitaire, 2/3 qui ont un problème d’eau potable, 1 école sur 2 qui n’est pas sécurisée, cela pose un sérieux problème. Nous avons toutes les raisons de nous mobiliser et de faire en sorte que l’environnement des apprentissages puisse être approprié’’, a recommandé Cheikh Mbow.

Un gap de 40.000 enseignants à combler

Évoquant les effets de la Covid-19 sur le système éducatif, le Directeur exécutif de la Cosydep pense que celle-ci a permis aux acteurs de savoir qu’ils doivent faire plus d’efforts pour avoir des effectifs moins pléthoriques afin d’aller au-delà d’enseigner chaque élève. Ainsi, pour redresser les effectifs, la Cosydep a plaidé pour l’augmentation des salles de classe, l’élargissement de la carte scolaire et le recrutement de plus d’enseignants. ‘’Il faut avoir plus d’enseignants. Nous devons avoir un dispositif qui nous permet de résorber le gap en enseignant que nous avons évalué à plus de 40.000 enseignants’’, a renseigné Cheikh Mbow. Sur la base de ce constat, il plaide pour la mobilisation de toutes les couches de la société pour faire en sorte que l’école de la communauté soit une réalité dans ce pays. ‘’Nous allons avoir une école ouverte qui laisse de la place à la communauté et qui réponde aux besoins de la communauté et qui essaye de les satisfaire. Chaque acteur a un rôle important à jouer et à prendre pleinement ses responsabilité’’, soutient Cheikh Mbow.
Le Directeur Exécutif de la Cosydep s’exprimait avant-hier lors du lancement de la campagne ‘’Nos vacances pour l’école’’. Axée sur 4 thématiques, ladite campagne vise non seulement à créer un cadre d’échanges entre les différents acteurs de l’éducation, mais aussi à identifier les difficultés en vue d’anticiper sur la recherche de solutions avant la rentrée scolaire 2021-2022.

Recrutement de 5000 enseignants : de faux diplômes enregistrés

http://www.walf-groupe.com Le recrutement des 5000 enseignants dans le cadre du programme d’urgence pour l’emploi et la réinsertion des jeunes suscite des polémiques.
En effet, selon le quotidien Rewmi, des postulants au recrutement se sont inscrits avec de faux diplômes.
Selon le Directeur de la Communication et de la Formation et porte-parole du ministère de l’Education nationale, Mouhamadou Moustapha DIAGNE, « de nombreux candidats ont introduit leurs dossiers avec de faux diplômes ». A cet effet, il estime que ceux qui se sentent lésés peuvent déposer un recours au niveau du ministère mais doivent prendre leur précaution car ceux qui n’ont pas de diplômes authentiques peuvent être poursuivis.
Par ailleurs, apportant des éclairages sur le quota d’enseignants octroyé à des militants du ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar ANNE, Mouhamadou Moustapha DIAGNE dément l’information et déclare que « le recrutement s’est fait sur la base de critères précis, concis …»

«Les Tests de diagnostic rapide positifs sont royalement ignorés dans le décompte journalier du ministère de la Santé», (Docteur)

https://www.pressafrik.com La baisse des cas observée ces derniers jours est une réalité. Mais les chiffres annoncés dans le bulletin épidémiologique quotidien du ministère de la Santé ne reflèteraient pas la réalité du terrain, d’après notre consultant en santé, Dr El Hadj Ndiaye Diop de l’hôpital Ndamatou de Touba. Pour lui, le système de suivi des cas devrait être mis à jour dès lors que les tests de diagnostic rapide ont remplacé presque un peu partout les PCR, jusque même dans les postes de santé.
«La troisième vague est dans sa phase descendante, c’est sûr et certain. Mais la situation n’est pas aussi belle que semble le montrer le nombre de cas positifs. Aujourd’hui, les tests de diagnostic rapide (Tdr) ont remplacé presque un peu partout les PCR. On teste même au niveau des postes de santé. Bizarrement, les Tdr (Test de diagnostic rapide) positifs sont royalement ignorés dans le décompte journalier qui ne s’intéresse qu’aux PCR positifs.
«Seul le Tdr négatif infirmé par un PCR positif chez un cas suspect peut se retrouver dans ce décompte. C’est l’exemple d’une notification des cas de paludisme avec une goutte épaisse positive, en ignorant les Tdr palu positifs. Sachant qu’une goutte épaisse n’est pas disponible partout et en plus de la GE (goutte épaisse) qui n’est pas exigée quand le Tdr est positif. Les Cte sont loin de désemplir. La réalité est tout autre. Le système de suivi doit être mis à jour.
«Aujourd’hui, les Tdr sont disponibles partout. Ce qui est une grande évolution dans le dépistage précoce. Ce sont les TDR qu’on utilise maintenant comme outil de dépistage. Cela devrait nous permettre de détecter plus de cas. Les nouvelles contaminations dans cette troisième vague ont diminué mais pas au point où on le dit. La période dans laquelle nous sommes est un peu similaire à la deuxième vague en nombre de cas positifs et de décès. S’il n’y avait pas les Tdr, les chiffres officiels seraient un peu plus élevés par rapport aux chiffres donnés ces derniers jours.
«Aujourd’hui, il y a les Tdr pour que les gens puissent avoir accès au dépistage. Mais les Tdr positifs ne sont pas pris en compte dans les chiffres officiels. C’est un problème de notification. Les responsables devraient préciser qu’on a introduit entretemps des tests de diagnostic rapide (Tdr) dans les stratégies de riposte. Aujourd’hui, les gens trouvent bizarre le fait que les cas ont significativement baissé alors qu’il y a en parallèle un nombre important de décès et de cas graves.
«Les autorités devraient donc préciser que les chiffres, c’est les Pcr positifs. Que ce ne sont pas les Tdr. C’est le mode de notification qui a changé. En réalité, et avec l’évolution d’une épidémie, c’est tout qui doit baisser en même temps et les Cte fermés. Respecter les mesures barrières et aller se faire vacciner sont plus que nécessaires. Le virus circule bien et cause encore des souffrances», a confié le Docteur El Hadj Ndiaye Diop de l’hôpital Ndamatou de Touba au journal Le Témoin

Sy et Felwine Sarr dans le top 100 du Time

https://www.rewmi.com L’acteur d’origine sénégalaise, Oumar Sy et le Pr Felwine Sarr figurent dans la liste des 100 personnalités les plus influentes de 2021 du magazine américain, Time.
Sur la liste figure également le Sénégalais Felwine Sarr. Sa contribution au débat sur la restitution du patrimoine africain lui vaut d’être dans le Time 100.

Mairie de Rufisque/Le Conseil des notables Lébou du grand Cap-Vert vote Ismaïla Madior Fall

https://www.dakaractu.com Les dignitaires lébou de Rufisque ont décidé de jouer leur partition dans les prochaines joutes électorales. Ils ont opté d’écouter les candidats et leurs programmes respectifs avant de porter leur choix sur la personne qui leur paraît le plus apte pour occuper le fauteuil municipal.
Après avoir reçu différents candidats à la mairie de Rufisque, le Conseil des notables Lébou de Rufisque,  à travers les voix de son Président, le grand Saltigué Maodo Malick Ngom, des Jaraaf et des Ndèye Ji Rew, a rappelé ses relations avec le ministre d’État qui les accompagne depuis leur création.
Après l’avoir remercié pour sa constante présence à leurs côtés, les notables de la vieille cité ont considéré que le ministre d’État Ismaïla Madior Fall a le meilleur profil pour être le futur maire et impulser une nouvelle gouvernance municipale.
Ce dernier les a remerciés pour avoir porté leur choix sur sa modeste personne. Il a décliné quelques axes de son programme pour un nouveau Rufisque…

Rufisque : des notables lébous désignent Boubacar Albé Ndoye

https://www.pressafrik.com Des dignitaires Lébous, imams et délégués de quartier de Rufisque ont porté ce dimanche la candidature du maire Boubacar Albé Ndoye pour la conquête de la ville de Rufisque. Un choix porté sur le maire de Rufisque-Est par ailleurs 1er adjoint à la Ville après un diagnostic sur les différents profils des candidats en place.
Nous soutenons la candidature de monsieur Boubacar Albé Ndoye pour sa proximité, son ancrage et son attachement aux populations. Sa gouvernance sobre dans la gestion de la collectivité s’est traduite par d’excellentes performances. Il a été primé au Brésil où il a reçu la certification citoyenne de bonne gouvernance territoriale », a clamé l’imam Abdou Rahmane Thiaw Laye.
De l’avis de ces autorités religieuses et coutumières, la gestion du maire de Rufisque Est vient conforter leur adhésion massive à ses côtés. Ils n’ont pas manqué d’ailleurs d’égratigner le Pr Ismaïla Madior Fall qui, selon eux, est à la recherche d’une base politique depuis sa nomination à des fonctions ministérielles. Ce plaidoyer des Imams est aussi porté par les gardiens du temple de la cité de Mame Coumba Lamb. « Au regard de la situation actuelle, Boubacar Albé Ndoye est l’homme de la situation. Nous avons décidé de le soutenir pour la conquête de la mairie de ville », a dit le Lamane Maguette Wone qui suit les traces de dignitaires du Cap-Vert.
« A l’image des notables Lébous de Dakar, nous soutenons la personne de Boubacar Ndoye Albé qui est un fils de Rufisque », martèle le notable. Les orateurs ont invité le président Macky Sall à prendre en compte tous ces aspects dans l’arbitrage qu’il rendra pour la ville de Rufisque. Dans la perspective des élections, il est prévu dans les jours à venir le lancement d’un vaste mouvement de soutien à la candidature du maire Boubacar Albé Ndoye.

Le Pit invite Benno à repérer le meilleur profil

Bien que n’ayant pas de candidat, la coordination départementale du Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT) de Rufisque appelle à des discussions en interne avec ses alliés pour décliner le « meilleur profil » pour la ville de Rufisque. Une précision des camarades du ministre Samba Sy « pour faire taire une rumeur » persistante alimentée par une certaine presse qui fait état de leur adhésion à un camp de la mouvance présidentielle.
« Nous n’avons mandaté personne pour des discussions au sein d’une quelconque coalition. Nous avons délégué certes un mandataire dans le cadre du suivi du fichier électoral mais nous n’avons pas encore pris l’option de soutenir un candidat. Nous n’assistons présentement qu’à des déclarations de candidature », a précisé ce week-end Pape Toby Gaye.Lors de ce point de presse, les camarades du secrétaire général national Samba Sy ont soutenu qu’ils ne dérogeront pas à la tradition de concertations reconnue au PIT. Ainsi, les ex-communistes entendent privilégier le dialogue pour faire tomber la ville dans l’escarcelle de la coalition Bby. « Nous allons, à l’intérieur de chacune de ces entités, nous employer au repérage des meilleurs profils pour soumettre nos propositions », a ajouté M. Gaye, président de la coordination départementale du PIT à Rufisque.
Lui et ses camarades demandent la convocation de l’ensemble des parties prenantes aux fins de réfléchir le plus positivement possible sur les échéances du 23 janvier prochain. A noter que le président du conseil départemental Souleymane Ndoye a déclaré ouvertement sa candidature pour la candidature à la ville de Rufisque. Un exercice auquel le Pr Ismaïla Madior Fall s’est déjà soumis. Boubacar Albé Ndoye, un autre cadre de la mouvance présidentielle, est aussi pressenti à la ville où il est l’adjoint de l’actuel maire Daouda Niang, rapporte le correspondant du journal Le Témoin à Rufisque

Dr Babacar MAR sur «Yewwi Askan WI» : «Ils ont tous peur de…»

https://www.xalimasn.com « Je ne parlerai pas trop de Ousmane Sonko, car quand quelqu’un se jette dans une poubelle, il n’y a pas lieu de parler de lui. C’est lui-même qui avait dit s’il se coalisait avec cette partie de l’opposition, il sera pire qu’eux », a assèné Dr Babacar Mar ( APR) sur le plateau de 7tv à propos de la coalition Yewwi Askan Wi. Il estime que les vraies forces de l’opposition à savoir le PDS, Bokk Guiss-Guiss et AJ ne sont pas dans cette coalitions. Donc cette coalition est un mort-né politiquement.

Rivalité avec Ousmane Sonko : Bougane crache ses vérités

Xalimanews- Accusé d’être l’opposant qui s’oppose à l’opposition au lieu de l’état, Bougane gueye se lave à grand eau et interroge l’histoire, au temps de Wade et Macky, où l’actuel Président de la République était vu par certains comme la taupe de Wade. Bougane dit ne pas être dans la même posture.
Ceci, pour revenir sur sa relation avec Ousmane Sonko, qui d’après lui est son grand frère et non son ennemi.
Cependant il dit être une personne entière qui ne triche pas, c’est ce qui explique souvent des sorties farouches pour exprimer ses désaccords

COMMUNE DE HANN-BEL-AIR : Babacar Mbengue confiant pour un 3ème mandat

https://toutinfo.net Maire de la commune de Hann/Bel-Air depuis les élections municipales du 22 mars 2009, Babacar Mbengue, veut rempiler lors des prochaines élections municipales du 23 janvier 2022. Progressiste allié de Khalifa Sall depuis 10 ans, le maire sortant qui brandit un «bilan intéressant» garde le cap au sein de la coalition Yewwi askan wi. S’offusquant du montant élevé de la caution, il trouve cependant que ça va permettre de limiter les candidatures fantaisistes et d’apporter plus de lisibilité et de sérénité dans le scrutin, avec moins de listes.
Les élections municipales et départementales du 23 janvier 2021 sont parties pour être âprement disputées à Hann Bel-Air. Mais elles se joueront avec le maire sortant, Babacar Mbengue en poste depuis mars 2009. ‘’Je serais évidemment candidat’’, confirme-t-il. Et il compte bien y aller aux côtés de son allié de toujours, Khalifa Sall, dans le cadre de la nouvelle coalition Yewwi askan wi.
Interpellé sur le montant de la caution qui a fait débat, le maire sortant trouve qu’il est exagéré. ‘’Je suis d’accord pour la caution, mais pas avec la somme. 15 millions, c’est assez élevé. Il faudrait pouvoir laisser la possibilité à chaque citoyen de solliciter le suffrage des populations de sa localité’’, déclare-t-il. Mais sous un autre angle, il est d’accord avec la somme qui va permettre de réduire le nombre de listes. ‘’Dans un bureau de vote, si on se retrouve avec 20 à 25 bulletins de vote, à la limite, la personne n’a même pas une idée nette de la représentativité d’un candidat et ça va créer tout un désordre’’, soutient-il.

‘’Yewwi est une grande coalition, bien organisée, avec de la cohésion et de la démocratie’’

En dépit du montant de la caution qu’il juge élevé, Babacar Mbengue ne crache pour autant sur la décision. Etant donné que cette fois ci, il estime qu’il n’y aura pas plus de six listes dans les lieux de vote, du fait de la caution élevée qui sera un blocage pour beaucoup de potentiels candidats. Revenant sur la création de l’entité articulée autour de Khalifa Sall et de Ousmane Sonko, Mbengue soutient que c’est une grande coalition bien organisée et bien faite. ‘’Il y a de la cohésion et de la démocratie également’’, dit-il. Convaincu qu’il peut rempiler facilement, le maire sortant met en avant son bilan et son encrage social dans sa commune et sa population. ‘’Je suis un maire proche de la population. Je suis pratiquement plus sur le terrain qu’à mon bureau, et cela depuis 2014. Je suis à Yarakh, aux Maristes, au quai de pêche, avec les sportifs, les dahiras, les associations de femmes, bref… je suis dans toutes les activités de la commune du 1er janvier au 31 décembre’’, soutient-il. Soulignant être activement en campagne depuis longtemps pour les prochaines élections, Babacar Mbengue brandit son bilan. ‘’Nous avons un bilan intéressant et diversifié car nous avons investi pratiquement dans tous les secteurs d’activités à tout point de vue’’, affirme le maire sortant.

«En somme, nous avons un bilan qui fait que les différents secteurs s’identifient ou se retrouvent dans la mairie»

Le responsable progressiste met à son actif, le renforcement de la qualité des services, que ce soit au niveau de l’état civil, du centre de santé, de l’éducation, des activités sportives, du cadre de vie avec le pavage…Idem pour les inondations qui étaient un gros souci à Yarakh, mais qui ne sont plus un problème majeur dans la commune. Sauf, souligne-t-il, au niveau des Maristes où il reste ‘’des problèmes à régler’’. Des problèmes, qui précise-t-il, s’’ont surtout liés aux eaux usées et sont du ressort de l’Onas’’, son réseau connaissant un dysfonctionnement. ‘’Des équipes de la mairie ont été envoyées sur les lieux pour lutter contre les inondations au niveau des zones envahies par les eaux’’, note-t-il. ‘’En somme, nous avons un bilan qui fait que les différents secteurs s’identifient ou se retrouvent dans la mairie’’, conclut-il. Ne se faisant pas trop de soucis pour les locales, Babacar Mbengue et son camp restent cependant vigilants. ‘’Je suis très optimiste pour les locales, si les choses se déroulent normalement. Nous serons plus alertes cette fois-ci et ne toléreront aucune magouille ou manigance’’, prévient le responsable de de la coalition Yewwi de l’opposition.

INVESTITURES DE BENNO AUX TERRITORIALES : Les socialistes de dakar fixent leur régles

https://www.jotaay.net Le Parti socialiste du Département de Dakar a fini de dire son souhait pour les investitures. En effet, Jean Baptiste Diouf, Alioune Ndoye et Cie veulent que la coalition Benno Bokk Yakaar leur laisse les mairies qui avaient été gagnées à Dakar. C’est un point non négociable, rapportent des sources qui étaient à la rencontre présidée hier par Aminata Mbengue Ndiaye et à laquelle avaient pris part beaucoup de responsables.
«Les Echos» annonçait une rencontre importante des socialistes du département de Dakar avec la secrétaire générale Aminata Mbengue Ndiaye, qui devait se tenir hier mercredi. La rencontre a bien eu lieu et elle a tenu toutes ses promesses. Pour dire d’ailleurs combien elle était importante, la réunion a démarré à 11 heures dans la matinée pour se terminer aux environs de 17 heures. Et ce ne sont des arguments qui ont manqué. Selon nos informations, la plupart des intervenants se sont félicité de l’ancrage de leur formation politique dans la grande coalition présidentielle. Aussi, ils ont plaidé pour que le Ps continue son compagnonnage avec Benno Bokk Yakaar.

Les exigences du PS

Abordant la question des élections territoriales, les socialistes du Département de Dakar ont insisté sur leur «droit de préemption» sur les mairies qu’ils avaient gagné lors des Locales de 2014. Pour ces intervenants, la majorité doit laisser aux responsables socialistes toutes les collectivités gagnées lors des élections de 2014. «Aucune forme de partage ou de marchandage n’est envisageable», disent-ils.
Ils citent en guise d’exemple les communes de Dakar-Plateau avec Alioune Ndoye à sa tête, la mairie de Patte d’Oie avec Banda Diop, celle de Grand-Dakar avec Jean Baptiste Diouf ou Cambérène avec Amadou Samba, qui, revendiquent-ils, doivent revenir aux socialistes.
Un intervenant a même dit que le Parti socialiste doit se préparer à d’autres alternatives si la coalition Benno Bokk Yaakaar n’est pas d’accord avec eux et veut leur reprendre ce qui «leur revient de droit».

Le cas Alioune Ndoye-Jean Baptiste Diouf

Le différend qui oppose le ministre Alioune Ndoye au Député-maire Jean Baptiste Diouf pour diriger le Département de Dakar s’était aussi invité dans les débats. Mais il semble que la situation est en train d’être réglée. En effet, nos sources indiquent que la secrétaire générale Aminata Mbengue Ndiaye les a reçus et les difficultés sont en train d’être planifiées. En réponse aux innombrables complaintes de militants qui ne savent pas vers quel responsable s’orienter, Alioune Ndoye et Jean Baptiste Diouf ont promis d’aller à l’essentiel et de travailler pour le triomphe du Parti socialiste à Dakar.
Les jeunes ont aussi, à l’occasion de cette rencontre, défendu leur chapelle. Certains d’entre eux ont clairement fait comprendre à leurs responsables leur quota de 30% pour les investitures doit être respectés. Pour eux, cela est non négociable.
Prenant la parole, la secrétaire générale du Parti socialiste et présidente du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) a déclaré que les socialistes ont deux défis majeurs : d’abord celui de conserver ce qu’ils ont obtenu au bout d’âpres luttes pour gérer des mairies, mais de veiller aussi à ce qui va entrainer une cassure de Benno ne vienne pas du Parti socialiste. Aussi, Aminata Mbengue Ndiaye a appelé les socialistes à faire bloc.
La seule fausse note, si on peut l’appeler ainsi, c’est l’attitude de Mamadou Wane des Parcelles Assainies. Il n’a pas assisté à la fin de la réunion, parce que la présidente des femmes de sa coordination était en train de balancer grave sur lui. Ne pouvant pas supporter les critiques à son encontre, il a lu une motion avant de quitter la salle. C’est dire que le problème des socialistes au niveau de la commune des Parcelles Assainies reste encore une actualité.Madou Mbodj

LE PROFESSEUR MOMAR SAMB SUR LES LOCALES DE 2022 : ‘’La question de la stabilité et de la paix pour construire notre pays dépend de ces élections’’

https://www.enqueteplus.com Les élections locales arrivent à grands pas, dans un contexte continental marqué par une tension politique et sociale dans la sous-région ouest-africaine. Selon le professeur Momar Samb, au-delà de leur statut de primaires pour les Législatives et la Présidentielle prochaines, ces élections portent un enjeu capital qui est une garantie de la stabilité et de la paix dans le Sénégal.
Au moment où la majorité de la population sénégalaise voit dans les élections locales de janvier 2022 le moyen de changer le visage de leurs localités respectives, le professeur Momar Samb livre une autre lecture des enjeux de ces joutes électorales. ‘’Il faut que les Sénégalais comprennent que l’enjeu stratégique, à travers ces élections, c’est de ne pas ouvrir de brèches aux forces d’instabilité, aux forces de guerre, aux forces émeutières, aux forces insurrectionnelles. Leur offrir une brèche, c’est l’offrir aux ennemis de la république. Et ceux-là se couvrent de forces internes pour faire aboutir leur plan diabolique par la subversion et l’instabilité’’, a soutenu le coordonnateur du RTA/S, parti allié à la mouvance présidentielle.
Sur cette lancée, le représentant de la grande majorité présidentielle à cette cérémonie d’inauguration précise  : ‘’Cela signifie qu’au-delà de nos localités, de nos maires, de nos conseils départementaux, il faut également voir la stabilité, la paix du Sénégal  : celle-là qui permet de pouvoir véritablement construire le développement du pays selon les orientations du président de la République Macky Sall. Il s’agit de ces politiques publiques qui bonifient la personne.’’
Allant dans le même sens, le professeur ajoute  : ‘’Sans stabilité, on ne peut pas construire le développement. Sans paix, on ne peut pas construire le développement. Si on regarde ce qui se passe autour de nous, on doit être convaincus de nous réunir autour du président Macky Sall pour une victoire éclatante qui exprime notre majorité, parce que ces élections préparent celles de demain, les Législatives. Elles préparent les élections de 2024. La question de la stabilité, de la paix dépend, en grande partie, de ces élections.’’
Il rappelle, dans la foulée, qu’en Afrique, ‘’tous les pays producteurs de pétrole ont été incendiés par des puissances étrangères. Et c’est par l’instabilité que se permettent ces puissances d’entrer en jeu, de subvertir le pays et pouvoir mettre leurs mains sur nos richesses’’.
À l’en croire, cette seule raison devrait pousser les Sénégalais à barrer la route à l’instabilité et à maintenir la cote de stabilité dont jouit, actuellement, le Sénégal.    IDRISSA AMINATA NIANG

El Hadj Malick Gackou du Grand Parti : «Notre objectif commun est d’empêcher Macky de rêver de la perspective d’un 3e mandat»

https://www.enqueteplus.com Pour le leader du Grand parti (GP), El Hadj Malick Gackou, l’opposition doit impérativement s’unir et gagner les prochaines élections locales, pour empêcher Macky Sall de penser à un 3e mandat.
‘’ Nous devrons être unis au sein de l’opposition, car nous avons un objectif commun qui est d’empêcher le président Macky Sall de rêver de la perspective d’un 3e mandat. Et pour cela, la victoire de l’opposition doit être éclatante, auréolée de l’enthousiasme, de la mobilisation et de la détermination de la jeunesse. A Guédiawaye, la phase Aliou est dépassée. Nous allons ici démarrer la chute de BBY avec cette forte mobilisation’’.
Cette déclaration est du leader du Grand parti (GP). El Hadj Malick Gackou présidait l’Assemblée générale de la Convention des jeunes du Grand parti à Guédiawaye.
Selon lui, la coalition Yewwi Askan Wi (Yaw) est la plus grande coalition de l’opposition.
Leur objectif sans conteste est de venir à bout de la coalition BBY, au soir du 23 janvier 2022. ‘’Ce qui demeure constant est que le mal vivre des Sénégalais est manifeste. Ils sont fatigués. La jeunesse est fatiguée.
Elle porte le message de Yaw qui est de ne ménager aucun effort afin que le triomphe de l’idéal que nous voulons incarner au Sénégal soit manifeste et soit sans conteste, au soir des élections locales prochaines, par une victoire de l’opposition et particulièrement des listes de Yaw sur l’ensemble du territoire national. Ce qui demeure important aujourd’hui, c’est le message du peuple sénégalais. Ces derniers vont accueillir les différentes coalitions.
Je suis convaincu qu’au soir des élections, notre mobilisation, détermination, engagement et la claire conscience des populations des enjeux que nous allons soulever pour satisfaire les désirs de développement économique et social, vont les pousser à voter utile, qui sera de voter pour la coalition Yaw pour la grande victoire’’, promet-il.
Sur sa candidature pour briguer la mairie de Guédiawaye, il a maintenu le suspense. Selon lui, sa candidature ou de qui que ce soit, dans le cadre des règles qui seront définies par la coalition Yaw, seront établies au sein de la coalition. Il appartiendra à la coalition de désigner le profil et le candidat idéal. Ce qui est important, c’est que dans l’unité, dans la mobilisation et dans l’engagement, ils ne vont ménager aucun effort pour renverser BBY à Guédiawaye.
‘’Le mot d’ordre que nous avons, c’est de libérer Guédiawaye de BBY, de donner à cette ville la force et la puissance à un enfant de la localité à la tête de cette mairie. Nous allons nous mobiliser avec tous les enfants de Guédiawaye pour qu’ensemble, tout ce qui s’est passé ces dernières années soit un mauvais souvenir. Il s’agissait d’un mauvais souvenir, puisque c’est dans la division que Guédiawaye a perdu son propre pouvoir.
Nous allons nous rassembler dans la cohésion et dans l’inclusion pour remettre Guédiawaye entre les mains d’un de ses fils. Il est entre les mains d’un étranger. Nous allons tout faire pour que le pouvoir local puisse revenir aux enfants de la ville pour qu’ensemble, nous puissions construire cet avenir de Guédiawaye dont nous rêvons depuis tous les jours’’, poursuit-il avec aisance.
Par ailleurs, il a soutenu n’avoir jamais laissé le terrain à qui que ce soit. Si les populations de Guédiawaye veulent de Malick Gackou, précise-t-il, c’est parce qu’il est fils de cette localité. Parce que simplement, sans avoir de poste d’Etat ni dans un gouvernement ou directeur de quoi que ce soit, il s’est mobilisé avec toute son énergie, de concert avec ses amis, pour faire de cette jeunesse de Guédiawaye ce qu’elle est devenue aujourd’hui.
‘’Si, aujourd’hui, on parle de Guédiawaye, on ne peut ne pas parler de Gackou. Il faut être honnête pour le reconnaitre. Aujourd’hui, il est très bon de dire qu’on est de Guédiawaye, qu’on est de la banlieue.
Mais souvenez-vous, il y a 20 ans, qui pouvait le dire. Si la fierté de la banlieue est criée de partout, c’est parce que nous avons beaucoup fait dans ce sens. Avec nos anciens, nous avons construit la banlieue qui nous a permis d’être fiers d’être ses enfants. Si la population de Guédiawaye est avec nous, cela ne doit étonner personne. C’est le contraire qui aurait étonné’’, a conclu l’ancien ministre.EnQuete

DR IBRAHIMA MENDY : ‘’Macky Sall a fait baisser la pauvreté’’

https://touti La pauvreté n’a pas augmenté sous Macky Sall, mais a plutôt diminué grâce à la mise en œuvre du Pse et ses projets et programmes phares. C’est la conviction du Dr Ibrahima Mendy, réagissant à la publication de l’enquête de l’Ansd sur la question. 
S’il y a une hausse de la pauvreté au Sénégal, ce n’est pas sous Macky Sall. C’est l’avis du Dr Ibrahima Mendy qui a réagi à la publication du rapport de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie sur la pauvreté au Sénégal. ‘’Une analyse de l’étude effectuée par l’ANSD portant sur la pauvreté au Sénégal me permet de relever les éléments suivants  : le taux de pauvreté est passé de 42,8% en 2011 à 37,8% en 2018, soit une baisse du taux de pauvreté de 5% ; la période 2011-2018 correspond à l’accession du Président Macky Sall au pouvoir et de la mise en œuvre du PSE avec ses programmes phares de lutte contre la pauvreté notamment le PUDC, la Bourse de sécurité familiale, la CMU, le PRACAS…’’ explique le Directeur de l’analyse, de la prévision et des statistiques agricoles (Dapsa) au ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural. Pour lui, par ses politiques, projets et programmes dans le cadre du Pse, le chef de l’Etat a plutôt réduit la pauvreté dans le pays.
‘’La mise en œuvre efficace de la politique économique et sociale (PSE) du Président Macky Sall a fait baisser la pauvreté’’ ; insiste-t-il.
Avant-hier, l’Ansd a publié une enquête qui conclut entre autres, que le nombre de pauvres a augmenté entre 2011 et 2018 au Sénégal, passant de 5,8 millions à plus 6 millions, alors que le taux de pauvreté monétaire a enregistré une baisse de cinq points sur la même période. L’enquête note que 50,9% des Sénégalais se considèrent comme pauvres, (42,9% pauvres et 8 % très pauvres). Il apparait aussi dans le document, que «les régions de Sédhiou (65,7%), Kédougou (61,9%), Tambacounda (61,9%), Kolda (56,6%), Kaffrine (53,0%) et Ziguinchor (51,1%) sont les plus touchées’’ par la pauvreté.

Mor Talla Gaye publie : «Idrissa Seck : l’ombre du passé»

https://www.jotaay.net En voilà un livre qui devrait s’acheter comme de petits pains. Notre brillant confrère Mor Talla Gaye, après son excellent ouvrage intitulé «Traits sénégalais», vient de publier chez l’Harmattan un autre livre. Il est intitulé «Idrissa Seck  : l’ombre du passé». Selon une présentation qui en est faite, cet ouvrage sur le président du Conseil économique social et environnemental (Cese) est un portrait grand format d’un homme politique qui a longtemps cristallisé les rêves, les ambitions et une certaine vision de faire de la politique. L’homme a très tôt crevé l’écran par ses versets coraniques et son bagout, lui qui à 29 ans est devenu le directeur de campagne de l’opposant Me Wade. En 1995, il devient le ministre du Commerce dans le gouvernement de majorité élargie sous le régime de Diouf. Il a longtemps accompagné Me Abdoulaye Wade dans sa longue conquête du pouvoir et de lutte pour l’approfondissement de la démocratie. En 2000, il a joué un rôle de premier plan à l’avènement de Me Abdoulaye Wade au pouvoir. Ce fut ensuite le partage du gâteau. Idrissa Seck va hériter du poste névralgique de ministre d’Etat, Directeur de cabinet du président de la République, ensuite Premier ministre au lendemain du drame national du Joola. Un Premier ministre qui théorisa «Goorgoorlu» et «Ndjoublang» avant de se faire rattraper par le collet par les chantiers de Thiès où on l’accusa d’avoir détourné de l’argent. S’ensuit une descente aux enfers. Idrissa Seck a été traqué, traité de tous les noms d’oiseaux, ses proches intimidés et l’on parla à l’époque de «Déseckisation». Ce sera par la suite, une machine judiciaire qui s’emballe, la prison jusqu’à ce non-lieu de la justice sénégalaise. Déterminé à ne pas se laisser enterrer, il crée Rewmi qui phagocyte une bonne partie de l’électorat libéral. Il va aux élections locales et s’empare de Thiès son fief.

L’ÉDITO DE MAMOUDOU WANE : Jeu de dupes

https://www.enqueteplus.com/ ‘’La démocratie plus que l’absolutisme consolide la domination. Avoir le droit d’élire les maîtres, ne supprime ni les maîtres, ni les esclaves’’ – Herbert Marcuse, L’homme unidimensionnel
Il y a huit jours que le Président Alpha Condé se réveillait groggy au milieu de putschistes. Chemise mal boutonnée, sous-vêtement blanc qui déborde, pantalon jean et surtout mine déconfite. Au jeune soldat qui lui demande  : ‘’excellence, est-ce qu’on a touché à un seul de vos cheveux ?’’, Alpha Condé répond par un regard entre mépris et impuissance. L’image est violente. Elle a fait le tour du monde. En même temps que celles le montrant dans une 4X4 traversant la ville sous les injures et huées des populations de quartiers populaires de Conakry. Ces images rappellent, à bien des égards, une autre vidéo d’Abidjan, postée sur la Toile, le lundi 11 avril 2011.
Les forces fidèles à l’actuel président Alassane Dramane Ouattara, aidées par la Licorne et l’Onuci, s’emparent du Palais, délogent le couple présidentiel. Mais elles n’oublient surtout pas de filmer la scène outrageante et de la poster sur Internet. Ces images sont toujours là, comme si elles avaient été prises, hier, alors que Laurent Gbagbo, à l’époque, ‘’diable aux mille cornes’’, a été acquitté, le 30 mars 2021, de toutes les charges retenues contre lui par la Cour pénale internationale (CPI). 10 ans après, le voilà comme un sou neuf. L’accusation était pourtant lourde  : crimes de guerre et de crimes contre l’humanité durant la crise postélectorale de 2010-2011 qui avait fait plus de 3 000 morts.
Comment oublier les dernières heures du Colonel Kadafi, abattu après lynchage, à Misrata, jeté sur un vieux matelas, torse nu, couvert de balafres et d’ecchymoses, entouré de son fils Moatassem et d’Abou Bakr, son chef de la sécurité, tous deux encore plus mutilés. Les images avaient été prises par des portables sortis des treillis des combattants. La suite est connue, la Libye a aujourd’hui encore, du mal à marcher sur ses deux jambes ; alors que les excroissances de cette crise créée par les Occidentaux sont visibles jusqu’à nos frontières.
On peut allonger à souhait la liste des Présidents africains qui se font humilier dans leur chute par les nouveaux maîtres, de ‘’petits diables’’, toujours drapés de la toge blanche de Colombe.
Il serait intéressant de comparer le traitement administré aux présidents africains ‘’déviants’’ à celui réservé à quelqu’un comme Donald Trump par exemple. Après avoir inspiré le siège du symbole de la démocratie américaine, le Capitole, créé un traumatisme national et indirectement donc responsable de la mort d’Américains dans l’enceinte même de ce ‘’sanctuaire’’, Donald Trump est encore libre de ses mouvements et de sa parole. Au point d’ailleurs qu’il s’invite aujourd’hui dans le débat sur le retrait précipité des forces américaines d’Afghanistan et pousse la galanterie jusqu’à traiter son successeur d’incompétent. Les Etats-Unis et d’une manière générale, les pays occidentaux protègent bien leurs anciens chefs d’Etat, même lorsqu’ils ont commis les pires crimes dans l’exercice de leurs fonctions. On peut bien sûr poser le débat sur la justice et les comptes qu’il faut rendre, lorsqu’on assure la magistrature suprême, mais cette réflexion devrait-elle pour autant occulter la stabilité, lorsque des concessions réfléchies permettent d’assurer une certaine pérennité de l’Etat. L’humiliation crée toujours des rancœurs qui prennent du temps à se cicatriser. Au finish, elle crée plus de dégâts qu’elle n’en règle et entretient un désir de vengeance au prix fort.
Et pour le cas de la Guinée, il serait tout à fait puéril de penser qu’Alpha Condé est le concentré de tous les maux de ce pays. Il suffit de faire un bond en arrière sur 11 ans, pour voir, très clairement que la situation de ce pays, était beaucoup plus anarchique qu’elle ne l’est aujourd’hui. Les mémoires s’effilochent sans doute très vite et on en oublie que Dadis Camara a existé. Qu’il s’était autoproclamé Président du Conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), après la mort de Lansana Conté, le 24 décembre 2008. Présenté comme le messie durant les premiers mois, il se révélera comme un des plus grands guignols l’histoire politique de l’Afrique qui ne quittera le pouvoir qu’après avoir échappé à la mort. Blessé, il se soignera au Maroc avant de s’exiler au Burkina Faso. Attention donc !
L’histoire de la Guinée est un film de fragilités dont la genèse remonte sans doute aux choix idéologiques et politiques de Sékou Touré. Et si les équilibres y sont très fragiles, cela découle sans doute de multiples agressions que le jeune Etat a eu à subir, depuis le début des années 60. Sékou Touré a pu dire au Général De Gaulle que la Guinée voulait, non seulement, l’indépendance immédiatement, dès 1958, mais aussi, que son peuple préférait la liberté à l’opulence. ‘’Nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l’esclavage’’. De Gaulle de répondre  : ‘’l’indépendance est à la disposition de la Guinée […] la métropole en tirera, bien sûr, des conséquences’’. Sans doute le ‘’syndicaliste’’ Sékou Touré aurait pu négocier un virage plus lucide, qui aurait donné un autre visage à la Guinée. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis. Mais, les intérêts des pays du Nord et de la Chine restent tenaces.
Le bon fil d’Ariane pour lire ce qui se passe en Guinée n’est assurément pas le tissu de faits divers qu’on nous sert à longueur de journée sur les raisons de la chute de Condé. Il a bien sûr commis des erreurs. Sans doute aurait-il pu se passer d’un troisième mandat, comme le lui ont conseillé ses fidèles amis. Il aurait aussi pu se passer d’un certain discours à la lisière de l’ethnicisme qu’il a pu tenir, sans doute par opportunisme politique. On peut raisonnablement lui reprocher tout cela. Fustiger aussi ses excès de langage, fruit, à notre avis, de la perte de lucidité liée à son âge. Mais il est loin d’être le Diable qu’on décrit. Les officines de la manipulation sont à l’œuvre…
Car si le  pays de Sékou Touré intéresse tant, c’est qu’il est devenu aussi le terrain d’une lutte des puissances étrangères pour le contrôle de son sous-sol insolemment riche. Signe que les enjeux dépassent la personne d’Alpha Condé, le théâtre de la lutte féroce qui se mène sur le théâtre du  Sud-est guinéen, sur les hauteurs de la chaine de colline de Simandou qui s’étale sur 110 kilomètres dans les régions de Nzérékoré et Kankan où l’on retrouve le plus important gisement de minerai de fer au monde (2,4 milliards de tonnes selon les estimations des spécialistes). On sait que le puissant groupe BSRG de l’homme d’affaires franco-israélien Beny Steinmetz a été évincé du projet d’exploitation de ce gisement au profit des Chinois prêts à casser la tirelire pour désenclaver la zone avec plus de 600 km de voie ferrée. La Chine qui a un fort besoin de fer, dépend aujourd’hui totalement de l’Australie. Les Occidentaux sont donc fortement intéressés, du fait des intérêts géostratégiques liés.
On peut citer un autre ‘’mortal’’ minerai, dont la Guinée est le premier exportateur mondial. Il s’agit de la bauxite, un minerai d’aluminium. En 2020, 82,4 millions de tonnes ont été exportées, selon le quotidien économique américain, Wall Street journal, qui indiquait en même temps un affolement de la bourse, suite au coup d’Etat en Guinée. Le puissant groupe minier russe Rusal exploite Friguia, y assurant une production annuelle de 2100 tonnes et gardant aussi une main de fer sur le célèbre complexe Dian-Dian, le plus grand gisement de bauxite au monde.
Or, diamant, manganèse, zinc, cobalt, nickel, uranium etc, le sous-sol guinéen est d’une insolente richesse. Et il serait bien puéril de ne lire les évènements qui se passent dans ce si beau pays, sous le simple prisme de la violation de la loi fondamentale et des libertés des Guinéens. Qui pour encore croire au Père Noël ?

L’Apr investit Seydou Guèye, Cheikh Ba attend : Bby se déchire à la Médina

https://lequotidien.sn/ Le porte-parole de l’Apr a été investi, lundi, candidat à la candidature de Bby à la Médina par ses camarades de parti. Mais Seydou Guèye aura la réponse de Cheikh Ahmed Tidiane Ba jeudi, lors d’une conférence de presse. C’est parti pour une guerre inter-Apéristes en attendant le choix de Macky Sall
– Ça s’emballe à la Médina pour l’Alliance pour la Ré­publique (Apr). Avant la bataille entre la majorité et l’opposition, c’est d’abord celle de la candidature de Benno bokk yaakaar qui ne sera pas de tout repos pour Macky Sall. Un communiqué informe qu’une «Assemblée générale de l’Apr de la Médina a investi par acclamation Seydou Guè­ye, le coordonnateur du Parti dans la commune, candidat à la candidature de Benno bokk yaakaar Médina ce lundi 13 septembre». Une réunion qui s’est tenue au siège du Parti «Keur Macky» avec «une présence massive des responsables, jeunes, femmes, cadres et du troisième âge». Le document indique que le parti présidentiel dans cette commune a adopté cette résolution en se fondant sur sa qualité de «candidat naturel». Et d’ajouter  : «Cette résolution vient endosser la déclaration personnelle du ministre porte-parole et coordonnateur de la communication de la présidence de la République déjà annoncée par lui-même dans les médias». Dans un entretien avec Walf Quotidien, mi-août dernier, le porte-parole de l’Apr déclarait  : «Plusieurs voix se sont élevées pour porter ma candidature. Je pense donc que c’est naturel, car très attendue et sollicitée.»
Seydou Guèye, qui appelle alors ses camarades à «la mobilisation» et «l’unité des forces du camp présidentiel», devra faire face à son camarade de parti Cheikh Ahmed Tidiane Ba qui, lui aussi, veut succéder à Bamba Fall. Ce sera d’ailleurs une guerre des déclarations de candidature à la mairie de la Médina. En effet, au lendemain de l’investiture de Seydou Guè­ye, une conférence de presse de la Cellule d’appui pour le triomphe du Benno (Catb) présidée par Cheikh Ahmed Tidiane Ba est annoncée pour le jeudi 16 septembre. Et ce sont «les conseillers municipaux de Mé­dina, plus connus sous le nom de ‘’Elus de valeurs et de principe’’» qui comptent soutenir la candidature du Directeur général de la Caisse des dépôts et consignations. Tout indique que ce sera une cérémonie d’investiture de celui qui, dans un entretien avec Le Quotidien, le 6 janvier 2021, clamait ses ambitions  : «Je suis candidat pour les Médinois que je veux servir. Je l’ai déjà dit, je suis candidat à la candidature. Je dis cela parce que nous évoluons au sein d’une coalition, Bby, qui polarise beaucoup de leaders locaux et je suis dans la ‘’discipline politique’’. Cela signifie que nous engagerons le débat dans le Bby, mais que nous resterons extrêmement vigilants. Dans un système d’élection directe du maire, toute erreur de casting risque d’être fatale.» Tous les deux sont des adversaires déclarés du sortant Bamba Fall. A la fin, et lorsque Macky Sall aura fait son choix, il n’en restera qu’un seul. Par Hamath KANEhamath@lequotidien.sn

Des députés veulent bloquer la levée de l’immunité parlementaire de leurs collègues cités dans l’affaire des passeports diplomatiques

https://actunet.net L’affaire des passeports diplomatiques dans laquelle des députés de BBY, Mamadou Sall et Boubacar Biaye sont cités est diversement appréciée par les élus du peuple. En effet, il y en a qui pensent que leurs collègues impliqués dans ce dossier sont innocents jusqu’à la preuve du contraire.
C’est pourquoi la levée de l’immunité parlementaire de ces députés de BBY, risque de capoter. La preuve, explique ‘’SourceA’’ dans sa livraison de ce mercredi, des parlementaires appellent leurs collègues par téléphone pour leur demander de s’opposer à une probable levée de l’immunité parlementaire de Mamadou Sall et Boubacar Biaye
Une manière de fustiger le comportement du régime qui, d’après certains députés, ne protège pas assez les élus qui sont innocents jusqu’à la preuve du contraire.

“KILIFEU” ET SIMON SOUS MANDAT DE DÉPÔT : Les révélations de Me Cheikh Koureïssi Ba

“Alors qu’en toute logique les deux artistes et leur accusateur THIERNO AMADOU DIALLO s’acheminaient ce lundi vers leur comparution directe devant le Tribunal des flagrants délits, le Procureur a brusquement rétro pédalé et ouvert une information. Les préventions mineures retenues au départ ont muté de manière inattendue en un déluge d’infractions dont la seule énumération est déjà un exercice rébarbatif :
-Association de malfaiteurs,
-corruption
-tentative de faux dans un document administratif
-tentative de trafic contren Kilifeu et X,
-complicité de corruption
-complicité de tentative de faux
-usage de faux document administratif et complicité de trafic de migrants contre Thierno Amadou DIALLO
-tentative de trafic de migrants et complicité d’usage de faux contre Simon Kouka… OUF !
Déjà désigné il y a deux jours pour instruire le dossier de trafic présumé des passeports diplomatiques impliquant un nombre encore indéterminé de membres de l’Assemblée Nationale, le juge du 2ème Cabinet d’instruction du TGi H-C de Dakar ABDOULAYE THIOUNE a également hérité de ce dossier.
Après avoir inculpé et placé en détention le sieur Thierno DIALLO (les scandales sont inévitables mais malheur à celui par qui le scandale arrive [Luc,17]), le magistrat a entendu les deux rappeurs qui ont pris tout leur temps pour faire leurs objections face au réquisitoire du substitut BENOIT FAYE.
Ensuite le juge a laissé les conseils s’exprimer librement sur la procédure et les lourdes charges retenues, ainsi que sur l’opportunité et la nécessité du placement sous mandat de dépôt.
Tour à tour Maîtres Abdoulaye TALL, Seyba DANFAKHA, Omar FATY, Bamba CISSÉ, Moussa SARR, votre serviteur et Ciré Clédor LY ont tenté de saper l’édifice laborieusement construit par le Procureur pour étayer les charges pesant sur les trois personnes poursuivies et X, personne non définie, non identifiée et que l’information déterminera chemin faisant, ce X risquant d’être un cas contact ou peut-être un cas communautaire dans ce dossier sous forme, qui sait?, de la personne de l’excellentissime Consul de France.
En convoquant intempestivement le délit de corruption dans ce dossier apparemment simple, le parquet expose à un retour de flammes le juge en charge du dossier en l’obligeant à investiguer vaille que vaille pour déterminer qui est le corrupteur et qui est le corrompu. Tant mieux si, à force de chercher, la main droite attrape la main gauche! Cette affaire aurait au moins le mérite de lever un coin de voile sur les pratiques usitées dans certains cénacles diplomatiques pour satisfaire l’appétit immodéré des Sénégalais pour les voyages en Europe. La licéité ainsi que le caractère frauduleux des modes de preuve utilisés en dehors de tout esprit chevaleresque pour déclencher des poursuites en dehors de toute plainte provenant d’une prétendue victime ont puissamment interpellé les juristes réunis autour de ce dossier en mettant en exergue la collecte des données et leur diffusion absolument illégales que la
jurisprudence et la loi (431 du Code Pénal) condamnent au moment où la loi sur le trafic de migrants (article 8 in fine) les déclare recevables en subordonnant néanmoins cette recevabilité au pouvoir souverain d’appréciation du juge (article 415 du Code de Procédure Pénale). Ce débat incontournable se devait d’être campé puisque de toute évidence le revirement procédural opéré in extremis par le parquet procède du désir irrépressible de faire payer aux artistes cette plainte de Kilifeu contre Thierno DIALLO et le site LERAL auprès de l’unité spéciale de police chargée de la lutte contre la cybercriminalité. En refusant les demandes pressantes de la défense de laisser les inculpés en liberté au besoin sous contrôle judiciaire, le juge THIOUNE a argué que les faits ont gravement troublé l’ordre public, que ce trouble demeure persistant et que pour éviter toute collusion frauduleuse et tout risque de réitération des faits il convenait de les placer, fut-ce temporairement, sous mandat de dépôt. Les faits n’étant fort heureusement pas criminels, l’instruction sera en conséquence bouclée dans les six mois. Avec à la clef un renvoi devant la juridiction de jugement, si mieux n’aime le juge THIOUNE ordonner le non-lieu en leur faveur”.

L’immunité n’est pas l’impunité

https://www.rewmi.com Kilifeu et Simon, seraient, depuis hier, sous mandat de dépôt pour divers délits qui tournent autour de tentatives de trafics de migrants et de documents, de complicité d’usage de faux et autres.
Précisons qu’en droit pénal, la tentative est punissable s’il y a commencement d’exécution et non simples actes préparatoires. Et qu’en l’espèce, le maitre des poursuites reproche ainsi un certain nombre d’actes concrets à Simon et à Kilifeu qui, à ses yeux, constituent, des commencements d’exécution qui, s’ils étaient arrivés à terme, auraient constitué le délit.
D’ailleurs, la tentative est dans ce cas punie au même titre que l’acte parce que l’intention criminelle est clairement établie. Et que le suspect a juste été arrêté avant l’exécution.
Donc, les deux Y’en a maristes devront être soumis à une procédure d’instruction et renvoyé, éventuellement à un tribunal pour jugement.
Mais, c’est le sort des députés qui  suscite des interrogations. Certains se demandent si leur immunité sera un prétexte à leur impunité. Que nenni.
Car, la loi est égale pour tous. Elle est générale et impersonnelle. Et ce n’est pas parce que l’on est couvert par l’immunité parlementaire que l’on ne sera pas poursuivi.
Outre la possibilité de poursuivre le député en flagrant délit sans la levée de son immunité, l’instruction peut aisément permettre de convoquer un parlementaire qui peut librement décider de s’y rendre pour répondre aux questions des enquêteurs ou du juge d’instruction.
Cependant, pour l’arrêter ou le juger dans le cadre d’une enquête préliminaire, il faudrait lever son immunité. Or, même si l’Assemblée est libre et que la majorité des députés peut refuser de voter la levée, il ne nous semble pas que ce sera l’option de ces derniers dans le cas d’espèce.
Car, ne l’oublions pas, la particularité de notre Assemblée, c’est la toute-puissance du groupe parlementaire de la majorité qui reçoit, manifestement, des mots d’ordre qui viennent du Palais.
Et que les députés de la majorité vont ainsi suivre ce que les plus hautes autorités de l’Etat auront décidé dans cette affaire.
Or, si celles-ci voulaient étouffer l’affaire, il n’y aurait pas, dès le début, ces ‘’fuites calculées’’ dans la presse à propos de ces députés de Benno Bokk Yakaar.
Donc, il ne fait pas de doute que l’Assemblée prendra toutes ses responsabilités au moment opportun pour lever l’immunité de tout député impliqué pour permettre à la Justice de faire son travail.
Les lenteurs sont certainement dues à deux facteurs qui peuvent être combinés  : Le premier est le fait que la lourdeur des procédures administratives ne permet pas à une Assemblée hors session, de se réunir vite pour examiner certaines questions.
Et en plus, il n’est pas sûr que le maître des poursuites qui aurait dans son collimateur d’autres députés, d’après certaines sources, ait déjà saisi le Ministère de la Justice pour une saisine de l’Assemblée nationale.
Notre conviction est que la Justice a son agenda et l’Assemblée le sien. Et que les hommes et les femmes qui y travaillent vont faire le nécessaire pour faire éclore la vérité. Et ceci d’autant plus que les députés en question nient toute implication.
Ne serait-ce que pour leur permettre de s’expliquer et de se justifier, l’Assemblée à laquelle ils appartiennent doit tout faire pour ne pas essayer de les protéger. Car, ce serait un précédent dangereux et la meilleure façon de jeter le doute sur leur innocence et surtout d’avaliser, à jamais l’existence d’une Justice à deux vitesses. Le Parlement, va-t-il prendre ce risque ?

Banque islamique du Sénégal : 2 agents pompaient les comptes des clients

https://www.seneweb.com Un scandale éclabousse la Banque islamique du Sénégal (BIS). Le scénario était réglé au MILLIMÈTRE et le mode opératoire parfaitement rodé.
Bounama Senghor, responsable des opérations de l’agence Bis VDN, et Babacar Seck, chargé des opérations de la Bis de Saint-Louis, pillaient les comptes des clients à l’aide de faux relevés bancaires.
Le montant provisoire volé est estimé à plus de 30 millions Fcfa, rapporte le quotidien Libération dans sa livraison de ce jeudi.
Babacar a été arrêté en même temps que la cliente Ndèye Ngoné Dimé et le vigile de la banque, Younouss Dahaba.
Ces deux derniers cités recevaient les sommes volées dans les comptes.
Bounama Senghor, responsable des opérations de l’agence Bis VDN, qui a pris la fuite, est sous le coup d’un mandat d’arrêt.
Les agents mis en cause siphonnaient plusieurs comptes en faisant des virements frauduleux vers celui de Ndèye Ndimé avec le consentement de cette dernière, cliente de la banque.
Des virements sont effectués dans le compte du vigile Dahaba qui faisait ensuite des retraits pour remettre du cash à Bounama Senghor, moyennant des commissions.


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