Revue de presse du Jeudi 15 Octobre 2020

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Tribune «L’Afrique a besoin de nouveaux leaders»

https://www.lepoint.fr/afrique TRIBUNE. À la veille de présidentielles à hauts risques, il convient de se renouveler et de tout mettre en œuvre pour éviter le piège de meurtrières crises électorales.
La situation qui prévaut dans nombre de pays de l’Afrique de l’Ouest à la veille de décisifs scrutins présidentiels est extrêmement préoccupante. Dans quelques jours, si tout se passe comme annoncé, deux élections vont se dérouler sous haute tension. Il s’agit de celles de la Guinée, le 18 octobre, et de la Côte d’Ivoire, le 31 octobre, où les candidatures d’Alpha Condé et d’Alassane Ouattara sont très controversées. En effet, les deux présidents veulent briguer un troisième mandat à la suite d’un changement de leur Constitution. Les arguments invoqués sont truffés de contradictions, les interprétations erronées et le langage utilisé est délibérément trompeur. Nombreux sont les citoyens choqués par le non-respect de leur parole par les dirigeants. Ils sont également révoltés par le refus de reconnaître l’alternance politique pourtant obtenue de haute lutte lors de l’avènement du multipartisme dans les années 1990.

Des coups d’État constitutionnels

Ces deux tentatives d’usurpation du pouvoir s’apparentent à des coups d’État constitutionnels menaçant gravement la stabilité de la sous-région. En Guinée, plusieurs dizaines de personnes ont perdu la vie depuis que la nouvelle Constitution a été promulguée en avril dernier après un référendum biaisé. Il en est de même en Côte d’Ivoire, où la validation de la candidature d’Alassane Ouattara par le Conseil constitutionnel a provoqué une levée de boucliers dans l’opposition et parmi les démocrates. Des manifestations contre son troisième mandat ont déjà causé près d’une quinzaine de morts et de nombreuses arrestations. Le spectre de la crise postélectorale de 2010-2011, issue d’un bras de fer entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, plane sur le pays. Se proclamant tous les deux vainqueurs, leur jusqu’au-boutisme s’est soldé par la défaite de Gbagbo après une guerre civile qui a causé la mort de 3 000 personnes, provoqué un grand nombre de blessés et de déplacés, entraîné des centaines d’arrestations et occasionné de lourds dégâts matériels.

Effondrement du cadre législatif et institutionnel rongé de l’intérieur

La faillite des institutions et juridictions nationales de dernier recours, telles que le Conseil constitutionnel et la Commission électorale (servant à l’établissement des listes électorales), est le résultat de l’effondrement du cadre législatif et institutionnel rongé de l’intérieur et au service du pouvoir. Tout cela anéantit la confiance que les citoyens auraient dû avoir dans les institutions de la République. Il s’ensuit un blocage complet des voies légales alors que les régimes autoritaires interdisent aux citoyens de s’exprimer librement et de manifester de manière non violente en utilisant des méthodes répressives pour faire taire tout mécontentement. Les revendications et manifestations de rue contre les résultats des élections législatives au Mali, par exemple, ont constitué l’étincelle qui a mis le feu aux poudres et provoqué le récent putsch militaire qui a déposé l’ex-président Ibrahim Boubacar Keïta.

Sortir d’une logique du passé

La politique en Afrique reste trop souvent une affaire de personnes s’appuyant sur des appartenances identitaires et non sur des programmes de société. La sphère privée domine les enjeux nationaux au détriment de l’intérêt général. Les populations sont prises en otage pour des raisons personnelles.
L’instabilité grandissante fait surgir un autre danger : la menace terroriste. Les militants d’Al-Qaïda et de l’État islamique opèrent dans la région sahélienne et pourraient profiter du chaos pour étendre leur influence vers la côte.

Appels à la Cedeao et à l’Union africaine

Nous lançons un appel à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Instituée en 1975 par le traité de Lagos, signé par 15 pays anglophones et francophones, elle a pour mission de mutualiser les énergies régionales pour y dynamiser un marché intérieur, mais aussi d’assurer la gestion des conflits et la sécurité collective des pays membres, sans oublier le protocole signé à Dakar en 2001, portant spécifiquement sur la démocratie et la bonne gouvernance. Maintenant que la transition au Mali est sur les rails, nous osons croire que les pays membres vont se pencher urgemment sur le dossier des troisièmes mandats.
Nous lançons un appel à l’Union africaine et à l’Organisation des Nations unies afin que ces institutions adoptent une position ferme pour mettre fin à toute tentative de perversion des principes démocratiques. En Côte d’Ivoire, pour éviter le risque d’un embrasement, il est nécessaire d’amener les acteurs politiques des deux camps à se réunir autour d’une table de négociations afin d’arriver à un consensus qui tracera les lignes d’une élection apaisée et transparente.
Nous vivons une période marquée par des crises sanitaires, sociales, économiques et climatiques ; elle requiert pourtant innovation, courage et vision pour en sortir. Nous pensons que la politique est une affaire trop grave pour être confiée aux seuls politiciens. Il nous faut de nouveaux leaders africains à la hauteur des défis auxquels est confronté le continent.
* Véronique Tadjo (Côte d’Ivoire), écrivaine, professeure invitée à l’université du Witwatersrand, Eugène Ebodé (Cameroun), écrivain, docteur en littératures française et comparée, Tierno Monénembo (Guinée), écrivain, docteur en biochimie, ont rédigé cette tribune.
Les signataires  : Felwine Sarr (Sénégal), écrivain, Professeur à l’université de Duke, Caroline du Nord ; Zakes Mda (Afrique du Sud), écrivain, professeur émérite de littérature anglaise à l’université de l’Ohio ; Makhily Gassama (Sénégal), critique littéraire, ancien Ministre de la culture ; Boualem Sansal (Algérie), écrivain, ingénieur, Dr. en économie ; Juvénal Ngorwanubusa (Burundi), écrivain, ancien Ministre, professeur à l’université du Burundi ; Zukiswa Wanner (Afrique du Sud), journaliste, écrivaine, éditrice ; Lola Shoneyin (Nigeria), poétesse, romancière ; Michèle Rakotoson (Madagascar), écrivaine, Commandeur des Arts et des Lettres Malgaches ; Tochi Onyebuchi (Nigeria, États-Unis), écrivain, ancien avocat spécialisé en droits civiques ; Panashe Chigumadzi (Zimbabwe), journaliste, essayiste, écrivaine ; Bisi Adjapon (Nigeria), écrivaine ; Frédéric Grah Mel (Côte d’Ivoire), biographe, docteur d’État ès Lettres ; Abubakar Adam Ibrahim (Nigeria), écrivain, journaliste ; Amatesiro Dore (Nigeria), écrivain, récipient de la Fondation Wole Soyinka ; Mohamed Mbougar Sarr (Sénégal), écrivain ; Nana Ekua Brew-Hammond (Ghana, États-Unis), écrivaine, poète ; Kola Tubosun (Nigeria), enseignant, écrivain, éditeur ; Maaza Mengiste (Éthiopie, États-Unis), écrivaine, essayiste ; Sindiwe Magona (Afrique du Sud), écrivaine, essayiste, conteuse, actrice.

Covid-19 : La Banque mondiale sollicite 25 milliards $ pour les pays les plus pauvres

https://www.sikafinance.com La Banque mondiale sollicite l’appui des pays du G20 pour mobiliser d’urgence un financement de 25 milliards de dollars ( 13 968  milliards FCFA) en faveur des pays le plus pauvres du monde, informe Reuters qui cite une déclaration faite ce mercredi 14 octobre par David Malpass, le président de l’institution.
Selon le confrère, cet appui qui est attendu au plus tard pour ce mois d’octobre sera alloué à l’Association internationale de développement (IDA), le guichet concessionnel de la banque mondiale dédié au pays pauvres.
Cette demande intervient alors que les tractations ont lieu sur la possibilité du prolongement l’initiative de suspension du service de la dette (ISSD) jusqu’en 2022 afin de permettre aux pays en développement de disposer d’assez de ressources pour faire face à la pandémie et juguler ses effets sur leurs économies.
Impactée par la crise de la Covid-19 et l’effondrement des cours du pétrole dont ses principales économies en sont tributaires, la région de l’Afrique du Subsaharienne qui regroupe la majeure partie des pays les plus pays du monde devrait enregistrer en 2020 une croissance de -3,3%, soit sa pire récession depuis ces 25 dernières années, selon la Banque mondiale.Olivia Yao

Un déficit budgétaire de 1 160 milliards FCFA à fin août 2020, en dégradation de 105%

https://www.sikafinance.com A fin août 2020, le déficit budgétaire de l’Etat sénégalais est ressorti à 1 162,8 milliards FCFA (1,77 milliard d’euros), contre 567 milliards FCFA (864,4 millions d’euros) à la même période de l’année précédente, soit une détérioration de 105,08%.
Cette évolution traduit une forte croissance des dépenses publiques (+26,9% à 2 866,2 milliards FCFA) par rapport à celle des ressources publiques (+0,7% à 1 703,4 milliards FCFA), en lien avec la crise sanitaire sans précédent qui a accru significativement les besoins de l’Etat sénégalais.
A titre d’illustration, les transferts et subventions accordés par les pouvoirs publics sénégalais ont bondi de 79,9% à 804 milliards FCFA à fin août 2020, en liaison avec les prises en charge des dépenses liées au plan de contingence de la pandémie de la Covid-19.
En outre, la masse salariale et les dépenses d’investissement se sont respectivement inscrites en hausse de 13,9% à 547,3 milliards FCFA et 26% à 1 081,8 milliards FCFA.
Toutefois, cette orientation a été atténuée par le repli de 11,7 milliards FCFA à 204,3 milliards FCFA des intérêts sur la dette.
Malgré la forte augmentation de 69,5% à 136,1 milliards FCFA des dons reçus dans le cadre de l’appui des bailleurs à la lutte contre la Covid-19, les ressources publiques sénégalaises n’ont progressé de 0,7%. Une situation qui s’explique par la baisse de 4% à 1 547,1 milliards FCFA des recettes budgétaires composées des recettes fiscales et non fiscales.
A noter que les emprunts contractés par le Sénégal sur le marché financier régional ont contribué à financer ce déficit.Dr Ange Ponou

BRVM clôture : Le marché enregistre son 1er succès de la semaine

https://www.sikafinance.com Après deux baisses d’affilé, le marché financier régional a terminé sa journée de cotation de ce Mercredi 14 Octobre par un rebond de ses principaux indices que sont le BRVM Composite et le BRVM 10.
En effet, portés par un trop grand nombre de valeurs en appréciation par rapport à celles en recule, le BRVM Composite et le BRVM 10 ont respectivement clôturé en hausse de 0,29% à 123,10 points et 0,31% à 114,77 points.
Dans le détail, on dénombre 16 valeurs en hausse dont ECOBANK CI (+7,22% à 2895 FCFA) et ONATEL BF (+6,30% à 2870 FCFA) qui représentent les deux plus grandes progressions de la journée. A l’inverse 9 valeurs se sont repliées dont les plus significatives sont NESTLE CI (-5,77% à 245 FCFA) et BOLLORE (-5,20% à 1185 FCFA).Notons que le volume total des transactions s’élève à 237 millions FCFA.La Rédaction

BRVM : Deux valeurs sollicitées à l’ouverture ce mercredi

https://www.sikafinance.com Le marché financier régional entame sa séance de cotation ce mercredi 14 Octobre sur une note positive.
En effet, son indice phare (le BRVM Composite) a débuté en hausse de 0,02% à 122,77 points contrairement au BRVM 10 qui s’est replié de 0,04% à 114,36 points.
Le marché est porté sur ce premier quart d’heure par la seule progression du titre CIE CI (+4,76% à 1100 FCFA) malgré que BOA Mali (-6,54% à 1000 FCFA), la seule valeur en baisse, tirait le marché vers le bas.
Notons que ce début de séance manque d’intensité au regard du compteur du volume des transactions qui affiche une valeur de 6 millions FCFA et d’une balance des variations qui ne compte que deux valeurs.KOUAKOU Christopher

Entreprenariat des femmes et jeunes : La Der a accordé 57,78 milliards de FCFA de financements depuis sa création

https://www.lejecos.com Le président de la République, revenant sur la transformation de l’économie informelle lors de Conseil des ministres de ce mercredi, afin d’asseoir l’émergence, a signalé au gouvernement, l’urgence de bâtir des stratégies innovantes d’encadrement, de financement et de promotion de l’auto-entreprenariat, l’autonomisation des femmes, afin de préserver durablement les activités économiques et la stabilité sociale globale.
Il  a en ce sens,  rappelé sa décision de mettre en place, depuis 2018, « la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des femmes et des jeunes (Der/Fj) dont les interventions depuis sa création, se situent à 57,78 milliards F Cfa de financements accordés à plus de 105 000 bénéficiaires et 95 000 bénéficiaires indirects ».
Par ailleurs, selon le communiqué dudit Conseil, il a, au chapitre du climat social, de la gestion et du suivi des affaires intérieures, demandé au ministre de la culture de procéder, avec toutes les parties prenantes, à l’évaluation institutionnelle et financière de la Sénégalaise des droits d’auteurs et des droits voisins (Sodav) et à la mise en place, fonctionnelle, de la Commission permanente de contrôle des sociétés de gestion collective.Bassirou MBAYE

REGLES D’ORIGINE : Moins de 10 % des lignes tarifaires en suspens pour l’opérationnalisation de la Zlecaf

http://www.enqueteplus.com Il reste encore moins de 10 % de lignes tarifaires pour lesquelles la question des règles d’origine n’est pas encore réglée, pour l’opérationnalisation de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) prévue en janvier prochain. C’est ce qu’a confié hier, à ‘’EnQuête’’, le conseiller spécial du président de la République, Dr Fallou Samb, à l’occasion d’un forum tenu à Dakar sur la place du privé dans la Zlecaf.
A moins de trois mois de son opérationnalisation, des points restent encore à concrétiser pour que la Zone de libre-échange continentale africaine devienne une réalité. ‘’Actuellement, il reste moins de 10 % de lignes tarifaires pour lesquelles on doit régler les règles d’origine. Mais tout est calé sur le principe et les mécanismes, et cela ne posera pas un problème, surtout avec le nouveau délai du 1er janvier 2021. Au sein de la CEDEAO, les pays y travaillent. Nous avons le Tarif extérieur commun (TEC), une politique commerciale qui appartient à la CEDEAO’’, confie à ‘’EnQuête’’ le conseiller spécial du président de la République.
Docteur Fallou Samb prenait part, hier, au forum de Dakar sur la place du secteur privé dans le cadre de l’opérationnalisation de la Zlecaf. D’après lui, il reste concrètement, pour la mise en œuvre, une partie pour les services, dont 5 services sont prévus pour le démarrage de l’accord. Il s’agit du service professionnel, du tourisme, de la communication, du service financier et du transport. ‘’Ce sera prêt d’ici décembre. Il reste à peu près 10 % pour les règles d’origine et il y aura une deuxième phase qui va concerner les investissements, la concurrence et la propriété intellectuelle’’, ajoute-t-il.
Pour le conseiller spécial de Macky Sall en matière d’investissements, la Zlecaf sera un atout pour le secteur privé sénégalais, surtout dans le commerce. ‘’Dans la structure d’un prix de revient d’un produit importé, les taxes concernent 30 à plus de 50 %. Cela veut dire que l’élément de compétitivité va se faire à ce niveau. D’ici 10 ans maximum, 7 pour certains pays et 15 pour d’autres, 97 % de tous les pays vont être libéralisés. Ils ne feront pas de droits de taxe. Dans les 3 % des produits qui ne seront pas libéralisés, les PME qui les fabriquent ou qui sont impactées par ces produits-là pourront trouver une protection industrielle, tarifaire pour faire leur mise à niveau’’, explique-t-il. Dans le cadre de la gestion de la Covid-19, que ce soit au Sénégal ou ailleurs, le Dr Samb a noté qu’il y a des plans de gestion pour l’après-Covid dans lesquels il y a la capacitation technique, un renflouement sur le plan financier ouverts. Et qu’il est prévu, avec leurs partenaires, une aide multiforme pour les PME, les micro, petites et moyennes entreprises (MPME), surtout celles tenues par les jeunes et les femmes.
Concernant les femmes, la présidente des femmes chefs d’entreprise du Sénégal, Nicole Gackou, a relevé qu’au Sénégal, 32 % des entreprises sont créées par les femmes âgées entre 35 et 54 ans, avec une prédominance du secteur agricole, de la transformation, du textile et de l’artisanat. D’après Mme Gackou, le premier défi que rencontrent les femmes, c’est celui de l’accès à l’information économique, commerciale. Ceci étant entendu que l’accès à la technologie et à l’innovation pour passer à l’échelle est aussi un problème des entreprises des femmes.
‘’Pour une bonne implication des femmes dans la Zlecaf, il faudrait travailler au renforcement du rôle du secteur privé informel des femmes dans la formulation des politiques commerciales, réduire le temps nécessaire pour que les marchandises passent de pays en pays. Mais aussi créer un environnement propice pour que les entreprises de service financier fournissent respectivement des crédits à l’exportation et des garanties. Et également travailler à ce que les femmes puissent détenir les techniques nécessaires pour un réel plaidoyer’’, préconise-t-elle.
Pour sa part, le chef d’équipe Gouvernance et stabilité de la Délégation de l’Union européenne au Sénégal a rappelé que ce sont ces MPME qui sont au cœur de l’économie du Sénégal et de la plupart des pays africains. Elles sont devenues source de développement économique, si l’environnement des affaires est ‘’favorable’’. ‘’Elles peuvent devenir source d’emplois, y compris d’emplois décents pour ces nombreux jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail, avec l’envie de conquérir le monde. Ce sont ces MPME qui ont besoin d’appuis, de se formaliser, de se renforcer et de se développer. Je me permets d’attirer votre attention sur 4 points qu’il faut garder à l’esprit, au cours de vos échanges durant ce forum’’, note Amary Hoste.
Par rapport à ces challenges, le représentant de l’UE estime que, d’abord, il s’agit de l’amélioration constante de l’environnement des affaires. Pour lui, c’est la condition sine qua non pour la création, la formalisation et le développement de l’économie. Deuxièmement, c’est l’adéquation de l’éducation, de la formation professionnelle avec l’emploi afin de favoriser l’employabilité des jeunes, des femmes et des personnes vulnérables.
‘’L’importance que représente l’agroéconomie n’est pas à négliger, à la fois comme élément clé du développement économique, mais aussi comme un enjeu humain capital pour permettre de bien nourrir une population croissante. Et à la suite de la crise liée à la pandémie, il est nécessaire de relancer et de reconstruire l’économie. Mais il faut la reconstruire en mieux. Il ne faut pas reconstruire ce que nous avons. Il y a certes des choses bien, mais il y a des éléments négatifs. Donc, il faut reconstruire de façon durable, en prenant en compte l’environnement et le changement climatique, et en assurant les emplois décents pour tous’’, conclut-il.MARIAMA DIEME

IMPACT DE LA COVID-19 SUR LA COMMANDE PUBLIQUE : Analyse de trois mécanismes juridiques d’ajustement

http://www.enqueteplus.com La COVID-19, crise sanitaire inédite et imprévisible, a tout chamboulé au niveau mondial, entraînant une crise économique et sociale sans précédent.
Quatre mois après son apparition dans notre pays, elle a réussi à bouleverser toutes les prévisions économiques et programmatiques. Le gouvernement du Sénégal a très tôt pris la pleine mesure de la situation et des risques liés à cette maladie sur le rythme de développement du pays dans le court et moyen termes. C’est pourquoi il a rapidement et successivement mis en place une stratégie efficace de lutte contre la maladie, de résilience et de relance économiques.
Déjà, dès son adresse à la Nation le 19 mars 2020, le Président de la République annonçait une panoplie de mesures relatives à la stratégie de riposte  : la fermeture des universités, des écoles, des lieux de culte et la mise en place de mesures barrières à respecter par tout un chacun à travers la distanciation sociale associée à l’instauration de l’état d’urgence assorti d’un couvre-feu. Ensuite, le pays est passé, depuis le 02 juin, à une phase d’assouplissement et de reprise progressive de l’activité économique, et à une vie sociale plus ou moins normalisée. Après trois mois de quasi-arrêt de l’activité économique, s’ouvre une nouvelle phase de relance intégrale, menée par l’Etat dans un contexte où, pour le dernier semestre 2020, les dernières prévisions de la BCEAO tablent sur un taux de croissance économique de moins de 2% contre une prévision initiale de l’ordre de 6,8 %. Cette dégringolade de la croissance économique se fait ressentir dans l’exécution du budget avec la baisse constatée des recettes et la hausse de certaines dépenses entraînant une aggravation du déficit budgétaire. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, dans la phase de résilience, d’innombrables mesures de soutien aux PME/ PMI et TPE ont été décrétées par le Chef de l’Etat et mises en œuvre par le gouvernement, dans l’optique de soulager les entreprises sous relation contractuelle avec les pouvoirs publics, à travers des mécanismes juridiques relatifs à la réglementation de la commande publique.
Alors qu’il y a eu un arrêt quasi-total des grands travaux publics et autres chantiers  engendrant systématiquement des conséquences financières, nous souhaitons amorcer une réflexion sur trois notions de la commande publique (la force majeure, l’imprévision et l’ajournement) et  la jurisprudence à en tirer dans la formulation des contrats dans le futur, notamment sur l’impact financier des retards d’exécution et sur les modalités de reprise des activités des entreprises.

1-de la notion de force majeure dans la commande publique.

A priori, dans la plupart des cas, il y a eu un ordre de service d’interruption d’exécution des marchés publics et contrats de partenariat, en principe, ou des décisions d’ajournement au motif de force majeure et d’imprévision relatifs à la pandémie à COVID-19.
Tout d’abord, concernant la force majeure, en vertu de la jurisprudence administrative, elle correspond à l’hypothèse où des circonstances imprévisibles et extérieures aux parties conduisent à bouleverser définitivement l’équilibre économique du contrat. De ce fait, trois conditions principales doivent être remplies en l’espèce. Primo, nous avons l’imprévisibilité, qui est un critère établi au regard de la catastrophe économique liée à la  COVID-19, en tout cas, concernant les contrats conclus bien avant le 02 mars (date d’enregistrement du premier (1er) cas de coronavirus dans notre pays). Secundo, il y a la condition d’extériorité qui exige que la circonstance soit extérieure aux parties au contrat, qui est également remplie. Et tertio, la condition d’irrésistibilité, signifiant qu’il doit être impossible aux parties (titulaires des marchés publics et autorités contractantes) de respecter leurs obligations contractuelles.
Donc,  une fois la force majeure établie, cap sur les conséquences immédiates qui s’attachent à la qualification de force majeure, dans un contrat administratif. Dès lors, il y a une prolongation des délais d’exécution des contrats publics, sur evidemment demande des titulaires. Pour la simple raison que ces derniers peuvent s’en prévaloir pour justifier l’inexécution des marchés publics et dégager, par voie de conséquence, leurs responsabilités. De la même manière, la force majeure fait obstacle aussi à l’application, par les autorités contractantes, des pénalités aux entreprises. Autrement dit, il est important de noter que la force majeure, en principe, n’ouvre pas droit à indemnisation sauf dans des circonstances très particulières. C’est le cas lorsqu’une entreprise subit un préjudice sous réserve qu’elle ait signalé immédiatement les faits par écrit à son cocontractant et qu’elle puisse démontrer le caractère indemnisable du préjudice subi. Il s’agit, par exemple, de la perte essentiellement de matériels, directement provoquée par la situation de force majeure. En l’espèce, par la détérioration de matériels ou autres, pour arrêt des chantiers sur décision de l’autorité contractante. Par ailleurs, cette démonstration a connu une consécration jurisprudentielle à travers un célèbre arrêt rendu par le Conseil d’Etat Français du 11 décembre 1991.
Aussi, cette thèse est confortée par le Cahier sénégalais des clauses
administratives générales (C.C.G.A) du D.A.O_Travaux Grande taille, en ses articles 19 et suivants.
De ce fait, il ne s’agit pas d’indemniser le manque à gagner des entreprises, ou autres préjudices parallèles, ni les autres pertes qu’elles ont eu à subir pendant toute cette période de catastrophe économique. Mais au-delà de la force majeure, il serait d’une importance capitale d’analyser le mécanisme juridique de l’imprévision.

2. de la notion d’imprévision dans la commande publique.

L’imprévision se définit comme la survenance d’un événement imprévisible bien entendu, qui a pour conséquences le bouleversement, de façon temporaire et non définitive, des conditions initiales d’exécution des contrats publics, conformément aux dispositions pertinentes régissant la commande publique (le Code des obligations de l’Administration (C.O.A), le Code des marchés publics, des délégations de service public et contrats de partenariat).
Ici, la première condition est liée à l’état d’imprévision qui ne peut résulter que d’un événement qui n’était pas prévisible, et nous estimons que la Covid-19 n’était pas prévisible, en tout cas pour les contrats conclus bien avant la prise des mesures de confinement économique. La deuxième condition est relative au bouleversement de l’économie du contrat par la catastrophe sanitaire. Cela veut dire que celle-ci doit aggraver, de manière très significative, les charges pour les titulaires des marchés, donc de sorte à remettre en cause vraiment l’équilibre contractuel. De ce fait, un simple manque à gagner ou un surcoût résiduel ne saurait justifier l’indemnisation des titulaires de contrats publics. Il faut également que l’événement soit extérieur à la volonté des parties et là, la crise sanitaire que nous traversons actuellement remplie cette dernière condition. Donc, les titulaires de contrats publics devront, de ce fait, saisir dès que possible, les autorités contractantes de leurs difficultés, afin de baliser le terrain de la renégociation des contrats pour son juste équilibre. Ainsi, il faut que les titulaires de marchés démontrent, preuve à l’appui, qu’ils soient fortement impactés par la pandémie et qu’ils ne cessent d’exécuter les contrats, tout en ayant aucunement l’intention de les résilier pour la circonstance. D’où l’ajournement, un autre mécanisme juridique, qui aussi mérite d’être évoqué.

3. de la notion d’ajournement dans la commande publique.

L’ajournement est un mécanisme juridique particulier, pouvant faire l’objet d’application, en l’espèce, par les autorités contractantes. Avec l’avènement de la pandémie, le Maître d’ouvrage public peut, dans le cadre de la délégation de service public, décider d’ajourner le contrat. Dans ce cas précis, des dispositions spécifiques sont prévues par le C.C.A.G en ses articles 48 et suivants, pour une indemnisation des entreprises délégataires de service public. C’est le cas, par exemple, des frais de gardiennage, constituant un préjudice subi du fait de l’ajournement.
Ainsi, le titulaire qui conserve la garde du service public bénéficie d’un droit à indemnisation, de frais inhérents à cette garde. En outre, il peut refuser, par un motif légitime, d’assumer la garde du fait de ses difficultés de trésorerie. Il y a donc une réelle possibilité de suspension de l’exécution du contrat, entrainant, de facto, la reprise de la garde par le Maître d’ouvrage. Du coup, le préjudice peut provenir de tous les frais supportés par le délégataire de service public et qui résultent de la décision d’ajournement comme, entre autres, les frais d’immobilisation du matériel et du personnel… La situation de la gare des Baux-maraîchers de Dakar, fortement impactée du fait de l’arrêt systématique du transport interurbain depuis belle lurette, en est une éclatante illustration. C’est d’ailleurs tout le sens de l’article 48 du Cahier des clauses administratives générales C.C.A.G du Sénégal.
Cependant, il est important de retenir, en principe, que les mécanismes juridiques précités profitent uniquement aux entreprises remplissant les conditions. Ainsi, en vertu d’une jurisprudence constante du Conseil d’Etat Français, rendue le 19 mars 1971, dans le contentieux des sieurs Mergui, les autorités contractantes doivent, en leur qualité de Maître d’ouvrage, s’abstenir d’accorder des libéralités à des entreprises privées qui ne sont aucunement à mesure de justifier leur préjudice subi dans l’exécution de leurs contrats.
En d’autres termes, une attention particulière doit être portée sur les demandes d’indemnisation des entreprises, mais aussi et surtout, sur le fondement de la force majeure, de l’ajournement ou de l’imprévision, en cette période de marasme économique lié à la pandémie à coronavirus. Ainsi, les réponses apportées par le gouvernement doivent indéniablement correspondre, de façon proportionnée, à ces difficultés. C’est le cas de la prolongation des délais de procédure ou d’exécution, de l’exonération des pénalités, de l’indemnisation des dépenses engagées ou des dommages subis, qui ne sauraient excéder les durées ou les montants strictement nécessaires pour faire face à la circonstance.
En définitive, accompagner des entreprises sous contrats publics revient à déverrouiller les conditions de versement des avances de démarrage…,. Et qu’en cas de suspension d’un contrat de concession, autoriser les concessionnaires à interrompre tout versement à l’autorité concédante, qu’ils s’agissent des droits d’entrée, de redevance du domaine public ou encore de contributions à l’amortissement des investissements. Du coup, l’autorité concédante pourra, toujours de son côté, accorder des avances sur les sommes qu’elle doit, pour appuyer financièrement les concessionnaires à faire face à leurs besoins urgents.

MARCHE DE COUVERTURE MALADIE DU PERSONNEL DE L’ANPEJ : L’Armp freine Tamsir Faye qui voulait repêcher Cnart Assurances avec un gré à gré au détriment de Amsa Assurances

https://www.jotaay.net A quand l’effectivité de la couverture maladie du personnel de l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) ? En tout cas, ce n’est pas demain la veille. En effet, l’Autorité de régulation des marchés publics vient d’annuler le gré à gré que Tamsir Faye a voulu contracter afin de s’attacher les services de la Cnart Assurances, alors que le marché avait déjà été attribué à Amsa Assurances. Pour une histoire de dette de plus de 48 millions due à Amsa Assurances, Tamsir Faye a voulu conclure un gré à gré avec Cnart Assurances déjà disqualifié pour non production des états financiers des trois dernières années.
L’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (Anpej) avait lancé une demande de renseignement et de prix à compétition ouverte pour la couverture maladie de son personnel. Après dépouillement, le marché est provisoirement attribué à la compagnie Amsa Assurances, pour 44.529.885 F Cfa. Sur ce, les notifications ont été faites à tous les soumissionnaires et l’avis d’attribution provisoire publié. Le 29 mai 2020, l’acte d’engagement est transmis à Amsa Assurances, pour signature. Le 24 juin 2020, une mise en demeure de retourner l’acte d’engagement signé dans les 48 heures est signifiée à la compagnied’assurances  qui,  dès  le  26  juin  2020,  a  donné  suite  aux  injonctions  de  l’autorité contractante. Ainsi par courrier du 29 juin 2020, I’Anpej a saisi la Direction centrale des marchés publics (Dcmp), pour demander l’autorisation de procéder à la substitution d’entreprise, en vertu des dispositions de l’article 136 du Code des marchés publics ou de passer une procédure d’urgence.

L’Anpej doit à Amsa Assurances plus de 48 millions

Pour justifier sa demande, I’Anpej soutient qu’à la lecture de ses échanges avec Amsa Assurances, celle-ci ne voudrait pas exécuter le marché au motif que l’agence lui doit 48.308.277 F Cfa, au titre des primes de réajustement des exercices antérieurs. Ainsi, les services de Tamsir Faye précisent que la réponse que leur a servie la Dcmp ne satisfait pas à leur demande. L’Anpej ajoute que par la suite, dans un souci de trouver un dénouement heureux, les deux parties ont tenu une réunion le 7 août 2020, durant laquelle la compagnie d’assurances a confirmé que l’exécution du marché de la gestion 2020 est subordonnée au paiement des primes de réajustement des exercices antérieurs.

L’Anpej voulait filer le marché à un candidat disqualifié

Aussi, Tamsir Faye, compte tenu de l’urgence du marché qui porte sur l’assurance maladie du personnel dans un contexte de pandémie, de solliciter l’autorisation de contracter directement avec la Cnart Assurances, classée second moins disant avec une offre à 45.520.850 F Cfa, tout en précisant que cette dernière avait été disqualifiée pour non production des états financiers des trois dernières années. Quand le Comité de règlement des différends s’est penché sur cette affaire, il s’avère que sous ce rapport, il apparait que le marché ne peut être attribué à ce dernier. En plus,
la  signature,  depuis  le  24  juin  2020,  des  actes
d’engagement par Amsa Assurances confirme la conclusion du marché.

La Dcmp freine Tamsir Faye

En conséquence, la Dcmp a déclaré que les conditions n’étaient pas réunies pour appliquer les dispositions susvisées de l’article 136.  Dès lors, elle a déclaré non fondée la demande de l’autorité contractante de contracter avec la Cnart Assurances. Ainsi, elle a rejeté la demande de Tamsir Faye.Samba THIAM

Affaire GCO et celle des 55 travailleurs licenciés : Les victimes déplorent le mutisme de l’Etat.

https://www.dakaractu.com La situation des 22 agents de la Grande côte operation (Gco) et des 33 de la Catering International Service (Cis) licenciés inquiète et interpelle toutes les autorités. Voilà plus de 2 mois que 55 pères de famille ont été injustement licenciés par leurs employeurs pour des motifs très légers.
Cela fait quelques semaines que des négociations ont été entamées au niveau de l’Inspection régionale du travail et de la sécurisation sociale. Mais sans succès à cause des propositions indécentes de la Direction de la Gco dont le Directeur général est parti en France après avoir signé les actes de licenciements contre ces agents dont le seul tort aurait été de demander leur déconfinement à cause des manquements graves aux conditions d’hébergement et de restauration au niveau du camp de quarantaine aménagé dans le site.
Un site qui ne répondrait à aucune norme qui respecte la dignité des agents qui ont pourtant permis à l’entreprise de faire une surproduction malgré le contexte de la pandémie. Et sur instruction de l’Inspecteur régional, le déconfinement a été décidé et les responsables de la Gco qui étaient autour de la table de négociation se sont vu rappeler par l’Inspecteur, les manquements par rapport à l’installation de caméras de surveillance sur le site sans autorisation des structures compétentes.
En effet, l’entreprise se serait basée sur ces caméras et d’un groupe WhatsApp pour licencier bon nombre d’agents. S’agissant de la Cis, prestataire au niveau du restaurant, renseigne toujours notre source,  c’est la direction de la Gco qui l’aurait enjoint de se débarrasser de ses agents qui demandaient justement un meilleur traitement.
Une situation délétère que vit le collectif des 55 travailleurs qui se prépare sur tous les fronts avec le soutien total des populations de Mboro et de Darou Khoudoss. Selon notre source, les victimes se disent de plus en plus inquiètes de leur sombre avenir d’autant que l’État ne leur est pas venu en aide.

Covid-19 : Amadou Hott Chiffre Les Pertes Enregistrées Par Les Communes

https://www.xibaaru.sn La Covid-19 a impacté gravement les collectivités territoriales. Selon Enquête, les pertes de recettes hors transferts de l’Etat par environ 70% des communes du Sénégal, se chiffrent à 3,1 milliards de francs CFA, avec globalement les baisses de recettes entre 25 et 70%. L’annonce a été faite par le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, lors de la deuxième session ordinaire de l’année 2020 du Haut conseil des collectivités territoriales.
Selon le ministre, il est donc tout à fait opportun de revisiter l’ensemble de ces instruments d’aide à la mobilisation de financement des collectivités territoriales, mais aussi de penser à de nouvelles techniques plus innovantes qui s’adaptent davantage au contexte actuel. Cet exercice, à son avis, devrait permettre d’engager la relance économique au niveau de chaque collectivité territoriale.

Secours post-inondations : Les États-Unis contribuent pour plus de 56 millions de francs cfa

Les États-Unis ont apporté une aide de plus de 56 millions de francs CFA aux activités de secours menées au Sénégal à la suite d’inondations dévastatrices, qui se sont produites à travers le pays, a-t-on appris de source diplomatique américaine.
« Le gouvernement américain, à travers le bureau d’assistance humanitaire de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), a débloqué une aide plus de 56 millions de francs CFA (100.000 dollars) pour soutenir les activités de secours menées à la suite d’inondations dévastatrices qui se sont produites au Sénégal », rapporte un communiqué de l’ambassade américaine au Sénégal.
« Ce fonds d’urgence, consécutif à une demande d’assistance du gouvernement du Sénégal et annoncé par l’ambassadeur des États-Unis au Sénégal, Dr Tulinabo Mushingi, lors d’une déclaration de catastrophe naturelle au mois de septembre, permettra à la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) de venir en aide aux ménages les plus touchés par les inondations », indique le communiqué.
De même source il est précisé que ce financement est destiné à soutenir « les activités qui seront mises en œuvre au cours des quatre prochains mois, en se concentrant sur les régions du Sénégal ayant les besoins les plus urgents (…) et en complétant les interventions en cours du gouvernement du Sénégal et de la communauté des ONG ».
Des pluies torrentielles survenues en septembre au Sénégal « ont provoqué des inondations sur la quasi-totalité du territoire national, certains endroits enregistrant l’équivalent d’une année de précipitations en seulement vingt-quatre heures », rappelle le communiqué.
Il ajoute que des centaines de familles ont abandonné leurs habitations pour se réfugier chez des amis et proches. Une situation d’urgence qui « compromet leur capacité à respecter les mesures de distanciation physique préconisées pour empêcher la propagation de l’épidémie de Covid-19 ».
Selon le communiqué, cette aide du gouvernement américain « vient s’ajouter à un financement de plus de 184 millions (330.000 dollars) de la FICR déjà engagé pour venir en aide aux familles touchées par les inondations »

Le Sénégal parmi les 10 pays ayant le taux de chômage le plus élevé

https://www.pressafrik.com La rapport de l’Organisation internationale du travail (Oit) révèle que le Sénégal occupe la troisième place des 10 pays qui ont le taux de chômage le plus élevé dans le monde, avec un taux de 48%, derrière le Burkina Faso.
Comme de nombreux pays africains à croissance démographique rapide, le Sénégal est confronté à des défis en matière d’éducation de soins de santé, d’épuisement des ressources et de développement économique, car la croissance démographique dépasse ces indicateurs, fait savoir le rapport.
Le document souligne que le chômage a de nombreux effets négatifs : dépression accrue et autres problèmes de santé mentale, augmentation des taux de criminalité, baisse de la productivité économique et de la consommation dans l’ensemble, baisse des taux de bénévolat et l’érosion des compétences.Salif SAKHANOKHO

Grands Moulins De Dakar : Les syndicalistes dénoncent «les agissements réactionnaires» de la direction générale

https://www.lactuacho.com En réaction à leur participation active à des mouvements de grève organisé par leur syndicat, des travailleurs des Grands Moulins de Dakar font face à des «agisse­ments réactionnaires».
«Les travailleurs des Grands Moulins de Dakar, organisés dans le cadre de l’Intersyndicale CNTS/UNSAS, s’insurgent contre les agissements réactionnaires de la direction générale à l’encontre des délégués du personnel et de tous les travailleurs grévistes en gé­néral», dénonce-t-on dans une déclaration de l’Intersyndicale Cnts/Unsas de cette entreprise.
D’après le document reçu à la rédaction de 24 Heures, «des violences verbales et des sanctions de la part de la direction des grands Moulins de Dakar» continuent d’être servis aux travailleurs grévistes aujourd’hui que le mot d’ordre de grève a été suspendu.
Ainsi, regrette-t-on dans la déclaration «tous les travailleurs grévistes qui étaient nommés chef de bord des cars de transport du personnel ont été demis de leur fonction» et «un délégué, représentant du personnel dignement élu, est interdit d’accès à son poste de travail, et remplacé par un autre délégué choisi parmi les non-grévistes».
«Le collectif des délégués du personnel, après expiration de leur préavis, avaient déclenché une grève pour réclamer de meilleures conditions de vie et de travail. Pour faciliter la médiation, et sur la de­mande de Madame la Présidente du Haut Conseil du Dialogue Social, les travailleurs et leurs délégués ont décidé de suspendre la grève. Mais, c’est avec beaucoup de re­gret et d’amertume, que les délégués et leurs mandants constatent que, depuis la reprise, les travailleurs continuent de subir des violences verbales et des sanc­tions de la part de la direction des grands Moulins de Dakar», explique-t-on.
Les tra­vailleurs des Grands Moulins de Dakar ne comptent pas se laisser faire. «Dans leur écrasante majorité, (ils) se dressent con­tre ces manoeuvres déloyales et restent déterminés à exercer leur droit de grève conformément à la Constitution et aux dispositions de l’article L 273 du Code du travail», prévient-on.
Le texte rappelle que «le Directeur des ressources humaines a fait recours à la main d’oeuvre journalière par l’entremise des agences d’intérim pour parer à la grève, au mépris des dispositions de l’article 12 du décret 2009-412 du 23 décembre 2009 interdisant formellement le recours à des travailleurs temporaires pour suppléer des travailleurs en grève licite».
Dans la lancée, les syndicalistes «interpelle le gouvernement sur sa respon­sabilité de veiller au respect des disposi­tions règlementaires relative au droit des travailleurs par la direction des Grands Moulins de Dakar et l’invite à se préoc­cuper du rétablissement de la paix sociale au sein de cette entreprise».24 heures

COVID-19 : PAIEMENT DES FRAIS DE SCOLARITE INDUE : Entre contrainte et résignation !

http://www.sudonline.sn Pour limiter la propagation de la covid-19 au Sénégal, le Président de la République, Macky Sall avait pris la décision de fermer les écoles depuis le mois de mars dernier. Du coup, les élèves sont restés trois mois sans aller à l’école. Mais des écoles privées obligent les parents d’élèves à s’acquitter des trois mois de vacances forcées dues à la covid-19
A quelques jours de la rentrée scolaire prévue le 12 novembre prochain, Sud Quotidien a effectué une immersion dans quelques écoles privées et parti à la rencontre des parents d’élèves pour s’enquérir des modalités d’inscription pour la nouvelle année.
Il est 9h hier, mardi 13 octobre à l’école «Saint-Louis Marie Grignion» de Malika, des va-et-vient des parents d’élèves venus pour inscrire leurs enfants se font remarquer. Parmi eux, Madame Ba venue pour la réinscription de ses enfants. A l’en croire, elle a été contrainte de payer les scolarités des mois où il n’y a eu école. «J’étais obligée de payer la scolarité de ces mois parce que l’établissement a menacé de ne pas donner aux élèves leurs bulletins de notes. Et sans bulletins, même s’ils quittent l’école, ils seront obligés de reprendre la même classe. Donc, mieux vaut payer que de reprendre toute l’année», abdique Madame Ba.
Si cette dernière a été contrainte de s’acquitter des mensualités de ses enfants, c’est tout à fait le contraire pour ce parent d’élève qui préfère garder l’anonymat. Père de trois enfants inscrits dans une école privée à Dakar, il dit être est en phase avec la décision des écoles privées. «Moi, je paie toute l’année pour mes enfants y compris leur transport et la restauration. Je suis d’accord pour que les parents d’élèves paient les mois précédents mais je pense que pour l’année prochaine, l’école peut retenir les frais de scolarité mais pour le transport et la restauration des mes enfants, je ne dois pas payer pour les trois mois parce que mes enfants ne sont pas allés à l’école», a-t-il fait savoir.
A l’école des «PETITS SOLDATS» de Yeumbeul, quartier situé dans la banlieue dakaroise, des élèves scandent à tue-tête «monsieur ; monsieur». Une technique utilisée pour aller au tableau. Ils sont en plein cours de vacances qui sont obligatoires pour qu’ils puissent être acceptés dans l’établissement pour la prochaine rentrée scolaire.
Dans l’enceinte de l’école, nous avons fait la rencontre de Madame Ndiaye, parent d’élève venue pour réinscrire son fils de 9ans. Selon elle, «la direction de l’école ne l’a pas obligée de payer les mois pendant lesquels son fils n’avait pas fait cours» à cause de la fermeture des écoles liées à la pandémie de la covid-19. Au niveau de la direction, nous y avons trouvé Madame Awidy, Pauline Coly, directrice de l’école des «PETITS SOLDATS». Elle confirme les propos de Madame Ndiaye. «Les parents refusent de payer les scolarités des mois où il n’y a pas eu école à cause de Covid-19 et c’est le problème dans toutes les écoles ; et, effectivement ils ont raison. On a tout fait mais rien. Nous aussi, on les a pas obligés de payer parce qu’on est une école privée et si on le fait, les parents amèneront leurs enfants dans d’autres établissements. Donc, pour ne pas perdre nos élèves nous sommes obligés d’accepter leurs conditions», a fait savoir Madame Awidy.
Par ailleurs, elle a confié que l’Etat ne les a pas indemnisés. «L’Etat avait promis d’indemniser les écoles privées mais jusqu’à présent en tant qu’école, on a rien reçu», dit-elle. En effet, SOS Consommateurs avait dénoncé le paiement des scolarités pour les mois d’avril, mai et de juin réclamées par les établissements privés. Dans un communiqué rendu public, SOS Consommateurs a demandé au ministère de l’Education nationale de «sévir contre cette attitude et de prendre une circulaire pour inviter les inspections d’académie et les inspections de l’éducation et de la formation à mettre un terme à ce qu’il considère comme étant un chantage exercé sur les parents d’élèves alors que l’Etat a octroyé une subvention de trois milliards de F Cfa à ces écoles».Seynabou BA (Stagiaire)

Jeudi 15 octobre : Aucun décès enregistré, 17 nouvelles contaminations et 66 patients guéris

https://www.pressafrik.com Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19 ce jeudi 15 octobre…Sur 1105 tests effectués, 17 sont revenus positifs soit un taux de positivité de 1,54%. Il s’agit de 5 cas contacts suivis par les services sanitaires, 5 cas importés (AIBD) et 7 cas issus de la transmission communautaire.
Ces derniers sont répartis comme suit : Almadies (1), Hlm Grand Yoff (1), Matam (1), Mbao (1), Passy (1), Sud Foire (1), et Zone de Captage (1).
Le Directeur de la Prévention du ministre de la Santé a également annoncé la guérison de 66 patients qui étaient sous traitement, 7 cas graves. Aucun décès n’a été enregistré hier-mercredi 14 octobre 2020.
A ce jour le Sénégal compte 15. 348 cas déclarés positifs dont 13. 637 guéris, 316 décédés et donc 1. 394 sous traitement.

Paris : Le Consulat du Sénégal fermé après un cas positif de Covid-19

https://www.jotaay.net Selon Les Échos, le Consulat du Sénégal à Paris a été fermé après la détection d’un cas positif et de plusieurs autres cas suspects à la Covid-19.
Ainsi, tous les services de passeports et de cartes nationales d’identité resteront fermés jusqu’au vendredi 16 octobre prochain.
À signaler qu’Emmanuel Macron a décrété l’état d’urgence après une nouvelle vague de Covid-19 en France.

Les maladies cardiovasculaires restent un problème préoccupant en Afrique et au Sénégal

http://www.enqueteplus.com Les maladies cardiovasculaires regroupent l’ensemble des maladies du cœur et des vaisseaux sanguins. Elles sont dominées par l’hypertension artérielle, les accidents vasculaires cérébraux et les cardiopathies ischémiques. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité dans le monde. En effet, un décès sur trois est lié aux maladies cardio-vasculaires, et on estime qu’elles causent près de 18 millions de décès par an dans le monde. Les pays à revenu faible ou intermédiaire représentent plus de 75% de ces décès
Au Sénégal, les maladies cardiovasculaires représentent un problème majeur de santé publique où environ deux personnes sur dix en meurent chaque année. Cette situation est la conséquence des changements dans le mode de vie, des habitudes alimentaires tels que l’augmentation des apports caloriques, des aliments riches en lipides et en sel, avec comme corollaires un surpoids ou une obésité, une diminution des activités physiques quotidiennes et une hausse de la sédentarité.
Également, cette situation s’expliquerait par un manque de mise en place et de diffusion de directives nationales de prise en charge, un faible niveau des activités de prévention primaire, un défaut d’implication de la communauté et une irrégularité de la disponibilité des médicaments pour traiter les maladies cardiovasculaires. En 2015, une enquête STEPS faite par le Ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS) a révélé que la prévalence de l’hypertension était de 29,8% chez les personnes de 18 à 65 ans, et seuls 46% étaient conscients de leur statut et 17% sous traitement.
Dans ce contexte, la Fondation Novartis a lancé Better Hearts Better Cities en 2017, une initiative multisectorielle mondiale, pour réduire le fardeau de l’hypertension artérielle et améliorer la santé cardiovasculaire au sein des populations urbaines à Dakar (Sénégal), à Oulan-Bator (Mongolie) et São Paulo (Brésil). A Dakar, la Fondation Novartis a collaboré avec le MSAS, IntraHealth, la Société Sénégalaise de Cardiologie (SOSECAR), PATH, et l’American Heart Association, pour améliorer la prise en charge de l’hypertension dans les structures de soins décentralisées du département de Dakar.
Better Hearts Better Cities a également permis d’intensifier les services de dépistage et la formation des professionnels de santé sur les nouvelles pratiques, non seulement pour le diagnostic mais aussi pour le traitement. Comme souligné par le Directeur de la lutte contre la Maladie du MSAS, Dr. Babacar Gueye :  «Au début du de la mise en œuvre, une analyse situationnelle avait montré un gap de formation des ressources humaines pour la prise en charge de l’hypertension artérielle. Ainsi, l’initiative Better Hearts Better Cities a permis de renforcer le système de santé, en améliorant les capacités des prestataires dans le prise en charge de cette pathologie ».
En outre, Better Hearts Better Cities a permis de mettre en place des algorithmes de prise en charge de l’hypertension artérielle. Elle a également permis de formaliser avec l’accord du MSAS une délégation de tâches dans la prise en charge curative et préventive de l’hypertension artérielle et d’organiser la prise en charge de l’hypertension à risque faible par l’infirmier, ainsi que la pratique du dépistage par les acteurs communautaires de santé. Grâce à un fort soutien et une appropriation locale, l’initiative a eu un impact considérable grâce à ses interventions de renforcement des systèmes de santé :
-Le gouvernement a institué un nouveau changement de politique faisant du dépistage de l’hypertension artérielle une pratique par défaut pour tous les patients de 18 ans et plus visitant les structures sanitaires du département de Dakar ;
-L’implication des acteurs communautaires de santé sur la prévention de l’hypertension artérielle fut un changement majeur. Elle a permis de booster largement le taux de dépistage, ainsi que le suivi et l’amélioration du niveau de connaissance des populations sur l’hypertension artérielle ;
-Dans le suivi d’une cohorte de plus de 7’000 patients hypertendus par les professionnels de santé des centres et postes, il a été constaté que le nombre de patients sous contrôle pour l’hypertension artérielle (avec des niveaux de pression artérielle <140/90 mmg) a augmenté de près de huit fois, grâce aux formations et au modèle de supervision continue des prestataires de soins dans les districts sanitaires ;
-Selon des résultats préliminaires d’impactl’intervention s’est avérée réduire de près de 30% le nombre de maladies coronariennes et d’accidents vasculaires cérébraux sur les deux années de la mise en œuvre de l’initiative.
« Grâce à Better Hearts Better Cities, la lutte contre l’hypertension artérielle dans les communautés, les centres de santé, les lieux de travail, et les écoles a apporté un changement systémique à Dakar qui a contribué à réduire le taux et les complications des maladies cardiovasculaires ». – Dr Jose Maria Ferrer, Director of International Health, American Heart Association.
Pour atteindre les objectifs de l’OMS d’ici 2025, de vastes efforts concertés sont nécessaires pour réduire de 25% les décès prématurés dus aux maladies cardiovasculaires, et il faut intégrer tous les secteurs dans cette lutte. En complément à Better Hearts Better Cities, la Fondation Novartis, en collaboration avec l’Université de Bâle, l’Université Nelson Mandela, le Ministère Sud-Africain de l’Éducation et L’Institut Tropical et de Santé Publique Suisse, ont collaboré à la mise en œuvre de l’initiative KaziBantu – qui se traduit par ‘Des écoles saines pour des communautés saines’.
KaziBantu vise à améliorer la santé cardiovasculaire des écoliers et de leurs enseignants dans les écoles défavorisées de Port Elizabeth pour améliorer les performances scolaires des enfants et réduire le risque de maladies cardiovasculaires. Des recherches menées par l’Université de Bâle et l’Université de Nelson Mandela ont révélé que 23% des écoliers souffraient d’hypertension et 14% étaient en surpoids, ce qui les exposait à un risque accru de développer une maladie cardiovasculaire précoce. Une publication récente du groupe BMJ Open Sport & Exercise Medicine a révélé que 40% des enfants n’atteignaient pas les niveaux d’activité physique recommandés- ils faisaient moins d’une heure d’activité physique modérée à vigoureuse par jour. En outre, les enfants qui ont démontré des niveaux de forme physique plus élevés ont montré des risques cardiovasculaires nettement réduits. Sans équivoque, la réduction du risque de développer une maladie cardiovasculaire commence plus tôt que la plupart ne le pensent. La pandémie du COVID-19 qui a entraîné des confinements affectant les déplacements des personnes dans de nombreux pays pourrait exacerber l’inactivité physique, précipitant une augmentation des cas d’hypertension.
Les pays ne peuvent plus se permettre d’ignorer les maladies cardiovasculaires, qui ont figuré comme facteur de risque primaire du COVID-19, un virus qui a entraîné plus d’un million de décès signalés dans le monde. Il est impératif d’améliorer la qualité des soins de santé en Afrique subsaharienne pour réduire le risque d’événements cardiovasculaires et d’innover dans la prestation des soins pour prévenir en premier lieu les complications de ces maladies. A cet effet, la Fondation Novartis et IntraHealth s’engagent à adresser ce fardeau croissant en Afrique et à encourager les pays à mettre en œuvre les leçons apprises et les meilleures pratiques développées dans les initiatives de Better Hearts Better Cities et Kazibantu.

Tuerie de Boffa : Me Ciré Clédor Ly qualifie l’enquête de la gendarmerie d’arnaque

https://www.dakarmatin.com L’avocat des 22 interpellés sur l’affaire Boffa Bayotte assimile l’enquête réalisé par la gendarmerie sur l’affaire dite «Tuerie de Baffa Bayotte », à une arnaque. Il soutient que  les actes d’investigation qui devaient être faits n’ont pas été faits correctement et convenablement.
« Pour les exigences d’un procès équitable, nous avions demandé au juge d’instruction de procéder à des investigations pouvant établir tous les mensonges qui se trouvaient dans le procès-verbal d’enquête de la gendarmerie. Le juge d’instruction a tout bonnement refusé », déploré la robe noire.
Me Ly a également précisé que certains parmi ceux qui sont détention n’étaient même pas à Ziguinchor au moment des faits.
Par ailleurs, l’avocat a aussi demandé l’audition de l’ancien Directeur général de la station de la RTS à Ziguinchor ainsi que l’actuel chef d’état-major de l’armée qui, à l’époque, pouvait connaitre des faits précis pouvant innocenter des personnes qui sont en prison.
« Aucun acte d’investigation n’a été fait en dehors des auditions. Même la reconstitution des faits n’a pas été faite. Il faut que l’opinion publique nationale et internationale sachent que la paix en Casamance ne peut pas être résumé avec simplement le MFDC. Beaucoup d’innocents ont fait les frais de ces errements, de ces confusions et de ces mensonges. Toutes ces personnes qui sont inculpées ignorent la signification du MFDC », a dénoncé Me Ciré Clédor Ly.
Pour rappel, des exploitants forestiers, essentiellement des jeunes, avaient été pris à partie le 6 janvier 2018 par un groupe d’hommes fortement armés, dans la forêt de Bofa-Bayotte, non loin de la frontière sénégalo-bissau-guinéenne, située dans la commune de Niassya.
Le bilan était lourd : 13 exploitants forestiers assassinés, 7 autres blessés dont 3 évacués à Dakar. Au moins plus de 20 présumés auteurs de cette tuerie ont été arrêtés. Après un séjour carcéral de 2 ans au camp pénal de Liberté 6 et à la maison d’arrêt de Rebeuss, ils ont été transférés à Ziguinchor pour nécessité d’enquête.

Mamadou Seck,ancien Cemga : «il ne faut pas qu’on politise cette affaire»

https://www.dakarmatin.com L’affaire du déguerpissement à Terme-Sud est loin de s’estomper. Elle continue de susciter des réactions. L’ancien chef d’état-major de l’armée, Mamadou Mansour Seck a, ce mercredi 14 octobre 2020, fait face à la presse pour donner sa version des faits.
Selon lui, ces terrains appartiennent à l’armée sénégalaise. Ce sont, poursuit-il, des logements de fonction qu’il faut libérer quand on va à la retraite. « Des gens qui sont atteints par la limite d’âge n’ont pas voulu quitter le logement de service ou de fonction. C’est inadmissible. Il y a aucune armée sérieuse dans le monde où les chefs acceptent cela. On accuse le chef d’état-major actuellement mais, il a trouvé le projet sur place. Il ne l’a pas inventé. Deuxièmement, il a fait appliquer la loi et le règlement. Et, dans l’armée, la première phrase que nous apprenons c’est que la discipline est la force principale des armées », a déclaré l’ancien CEMGA.
Et d’ajouter  : « Un chef de famille, c’est à lui de dire, dans mon travail, ma priorité c’est d’avoir un toit pour ma famille. J’ai entendu les hommes politiques critiquer le Général. Je ne suis pas un homme politique, je n’ai aucun parti politique mais je n’admettrai pas qu’on politise cette affaire ». Estimant que l’armée est victime dans cette affaire, il dénonce le fait que des gens veuillent rester dans les logements de fonction alors qu’ils ont des maisons mises en location ailleurs.

Ecarté du poste de premier Vice-président l’Assemblée nationale : Cissé Lô touche le fond de l’abîme

https://www.dakarmatin.com La descente aux enfers se poursuit pour le député Moustapha Cissé Lo. Exclu de son parti, l’Alliance pour la République (APR), lâché par l’Assemblée nationale, renvoyé de son groupe parlementaire, El Pistoléro a subi mercredi l’estocade, en étant éjecté de son poste de 1er Vice-président de l’Assemblée nationale au profit de Abdou Mbow…
La roue tourne pour Cissé Lô, mais dans un engrenage de difficultés d’ordre politiques. La descente aux enfers se poursuit ainsi pour Moustapha Cissé Lô qui n’est plus, depuis hier, premier vice-président de l’Assemblée nationale. Il a été remplacé par son collègue Abdou Mbow lors du renouvellement du bureau de l’Assemblée nationale. Une sanction qui intervient 3 mois après son exclusion du parti présendentiel et du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakar. Mais tout ceci fait suite à la diffusion, en début juillet, des conversations audio dans lesquelles il accusait l’entourage du chef de l’État de détournements de deniers publics.
Dans cette audio, qui a fait le tour du web, Cissé Lô pointe du doigt des proches du pouvoir qui profiteraient de manière abusive de la distribution de semences. Il dénonce également l’attribution de certains contrats publics en évoquant même la question du narcotrafic et insinue une « Guinée-Bissau drogue Connexion ». Dans son viseur, le directeur général du quotidien national « Le Soleil », Yakham Mbaye, le député Farba Ngom ou encore l’entourage du parlementaire Aymérou Gningue. Ces accusations lui coûteront une plainte et une convocation par les enquêteurs de la Brigade de recherches. Sur le plan politique, il est exclu de l’Alliance pour la République et du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (BBY).
Le 6 juillet 2020, la commission de discipline de l’APR avait prononcé son exclusion de manière unanime lors d’une réunion convoquée en extrême urgence par Macky Sall en tant que président de la formation politique.

« Roi » des insanités et injures

En cause, ce « salmigondis d’insanités, d’injures publiques, de fausses nouvelles et de diffamations » proférées par le député qui, estime l’APR, « entache gravement l’image du parti ». Fustigeant des propos « empreints d’une indécence que récusent la morale et la bienséance sociale », la commission avait conclu sa décision par une menace envers tout camarade » qui s’aviserait d’adopter un comportement similaire.
Le bureau de l’Assemblée nationale, dominée par la coalition présidentielle, s’est empressé, à son tour, de condamner le comportement et les propos du premier vice-président de l’Institution. Un poste dont Moustapha Cissé Lô a, depuis, démissionné. « Les horizons de l’indécence et de l’innommable ont été bousculés », avaient dénoncé les députés qui évoquaient des « dérives indignes d’un représentant du peuple ». « La crudité et la cruauté du discours ont franchi les remparts qui protègent nos valeurs et les règles élémentaires qui fondent la raison d’être des sociétés humaines et des nations », ajoutaient-ils.
A l’instar des parlementaires, ils sont nombreux, les Sénégalais, à avoir réclamé la tête de l’ancien président du parlement de la Cedeao du fait de ses propos indignes et déshonorants pour un responsable de son rang. Mais il ne faudrait pas non plus oublier que le député n’a pas fait qu’insulter copieusement ses anciens camarades de parti. Il a également proféré des accusations tout aussi graves contre de hauts dignitaires de la République. Lesquelles accusations méritent également l’ouverture d’une enquête judiciaire. L’homme a l’habitude de clamer haut et fort : « Lima xam buma ko wakhé aduna touki.Vous allez prendre des bâtons pour aller bastonner vos ministres.»
Cissé Lô n’épargnait personne dans ses injures. Ses bisbilles avec le porte-parole de la famille de Serigne Fallou, Serigne Abdou Fatah Mbacké en 2014 sont encore fraiches dans les mémoires. Moustapha Cissé Lô avait été déclaré « persona non grata » à la cérémonie du Magal de Kazou Rajab édition 2014 suite à une audio dans laquelle il traitait le porte-parole de tous les noms. Malgré la mise en garde de Serigne Abdou Fatah Mbacké qui avait demandé aux autorités étatiques que Cissé Lô ne fasse pas partie de la délégation officielle, ce dernier a quand même défié le marabout en se pointant à la cérémonie.
Furax, le marabout demande l’excommunication de Cissé Lô et invite les disciples à estimer les biens du député à Touba afin de les racheter. El Pistoléro paiera cash son attitude de défiance envers la famille maraboutique. En effet, son domicile et ses voitures furent incendiés le 20 juin 2014 par des disciples mourides en furie. 19 personnes furent arrêtées dont Serigne Assane Mbacké qui avait publiquement revendiqué l’acte. Il a d’ailleurs fallu l’intervention du Président Macky Sall pour éteindre le feu en réconciliant les deux protagonistes lors de la cérémonie du Magal de Touba en novembre 2016.
Les relations de Cissé Lô avec la presse sont aussi heurtées. Bon client pour les journalistes friands de déclarations fracassantes, il n’hésite pas à insulter toute une corporation. Mécontent de la manière dont un incident a été traité et durant lequel il a été dit qu’il a tiré une balle en l’air, Cissé Lô dément et se défausse sur les journalistes. « Ce sont des menteurs qui me poursuivent pour dire du mal de moi et de ma famille. Je fais l’objet de médisance et de calomnie de la part de journalistes qui sont payés par des adversaires politiques ». Il s’adressait ainsi aux correspondants des médias à Touba qu’il avait fait venir chez lui en présence de ses gardes du corps. Même les magistrats en ont pris pour leur grade. « Il n’y a pas de justice au Sénégal. Les magistrats ne jugent pas équitablement et dans leur intime conviction. Ils font n’importe quoi », fulminait-il.

Un point de non-retour…

De fait, les sorties au vitriol étaient devenues une véritable signature politique pour Moustapha Cissé Lô. Et ce, depuis longtemps. Mais si ses saillies ont pu provoquer des frictions avec l’exécutif et au sein du parti présidentiel, jamais elles n’avaient entraîné une scission si franche. Au contraire. Avant d’en être exclu, Cissé Lô était l’un des principaux responsables de l’APR. Comme le chef de l’État, c’est un transfuge du PDS. En 2009, il fut l’un des premiers à rejoindre la nouvelle formation de Macky Sall lorsque celui-ci a été destitué de son poste de président de l’Assemblée nationale. Avec sa défénestration du poste de 1er vice-président, il semble que la relation tumultueuse entre Moustapha Cissé Lô et Macky Sall trouve son point de non-retour. Reste à savoir si El Pistoléro se laissera politiquement sacrifié…Le Témoin

Cissé Lô : “Je suis malade depuis le mois de juillet”

https://www.beut7.com Moustapha Cissé Lô met en « stand-by » ses ambitions pour la Ville de Dakar. Le député et ex vice-président de l’Assemblée nationale n’est pas en bonne santé. « Je ne suis pas en très bonne santé. Je suis malade depuis le mois de juillet dernier. Je ne peux pas parler d’ambitions politiques alors que je suis malade» a-t-il confié dans Les Echos

Cissé Lo sur le renouvellement du Bureau de l’Assemblée  : «je pense que le président a estimé qu’il y a le poids de l’âge qui me pèse. Je soutiens ceux qui ont été choisis par le chef de l’Etat, que je remercie»

https://actusen.sn Ceux qui s’attendaient à voir l’ancien président du Parlement de la Cedeao piquer une colère noire, après qu’il a été éjecté du Bureau de l’Assemblée nationale, vont déchanter. En effet, dans cette interview accordée à ‘’Source A’’, Moustapha Cissé Lo tient à remercier le chef de l’Etat pour lui  avoir renouvelé sa confiance, durant tout ce temps.
«J’ai été vice-président pendant huit années. Je remercie le président de la République qui m’a fait confiance pendant tout ce temps. Lors de la dernière Législature. Maintenant, il a estimé  nécessaire de procéder à des changements. Je prie juste pour que ses attentes ne soient pas déçues et souhaite aussi que le nouveau bureau réussisse la mission qui lui est assignée. C’est le président qui est seul habilité à dire qui peut remplir telle ou telle mission dans le Groupe parlementaire. Je pense qu’il a estimé qu’il y a le poids de l’âge qui me pèse. Et je soutiens ceux qui ont été choisis par le chef de l’Etat, que je remercie», a déclaré El Pistoléro dans les colonnes du journal.

Cissé Lo : «je suis dans le Parti. Je suis dans le Groupe parlementaire. Je n’ai pas encore vu une notification qui peut me faire dire le contraire»

https://actusen.sn Malgré qu’il a été éjecté du Bureau de l’Assemblée nationale, Moustapha Cissé Lo reste toujours membre de l’Alliance pour la République (Apr). Dans une interview accordée à SourceA dans sa parution de ce jeudi, l’ancien président du Parlement de la Cedeao dit être toujours membre de la mouvance présidentielle.
«Je suis dans le Parti. Je suis dans le Groupe parlementaire. Je n’ai pas encore vu une notification qui peut me faire dire le contraire. Donc, je respecte les consignes du Parti. Je soutiens ceux qui ont été choisis par le président», a-t-il dit.
Interpellés par nos confrères sur ses ambitions pour la Mairie de Dakar, Cissé Lo de marteler en ces termes  : «Ma priorité, c’est, d’abord, ma santé. Ce n’est pas le fait d’être maire ou vice-président. Si un jour, j’estime que mon état de santé me permet d’avoir d’autres ambitions, vous serez informé»

Cheikh Issa Sall déballe sur le contenu de l’audience : «Ce que Sonko voulait…»

https://www.dakarmatin.com  Cheikh Issa Sall, qui avait organisé l’audience entre Ousmane Sonko et Mansour Faye, refusait de parler du contenu de leurs discussions. Ce mercredi, le magistrat de formation a levé le voile sur ce pan de la rencontre.
«Ce qu’il voulait, c’est que le président Macky Sall torde la main de la Justice pour que Taïbou Ndiaye soit libéré. C’était durant la traque des biens mal acquis. Et parmi tous ceux qui étaient poursuivis à l’époque, seul Taïbou Ndiaye avait signé un Pv de médiation, même si après il avait récusé. Et donc si Sonko estime qu’il est le meilleur, le plus propre, alors qu’il passe en dessous pour tirer d’affaire quelqu’un qui a accepté de transiger, c’est contraire au visage qu’il présente aux sénégalais», a-t-il déclaré sur Rfm matin.  Mais, M. Sall indique « qu’en vertu de la séparation des pouvoirs, le président ne pouvait pas intervenir sur la procédure pour demander aux magistrats  d’aller dans un sens ou dans un autre. »
Pour rappel, Tahibou Ndiaye était poursuivi dans le cadre de la Traque des bien mal acquis. La Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) avait déclaré coupable l’ancien directeur du Cadastre sous Abdoulaye Wade.  Il avait écopé de 5 ans ferme. Lui, son épouse et ses filles adoptives devaient verser au Trésor public une amende de 2,6 milliards chacun et payer solidairement la somme de 1 milliard de francs Cfa à la partie civile.Youssouf SANE

Macky récompense le vice

https://www.dakarmatin.com  leQuotidien-«On gouverne mieux les hommes par leurs vices que par leur vertu.» Ainsi parlait Napoléon Bonaparte. On a tout à fait l’impression qu’il parlait du Sénégal, ce pays où l’Etat semble gouverner les hommes par leurs vices comme le masla. L’exemple de «Terme Sud» illustre à merveille le mal qui ronge le pays. Des militaires occupent des logements de fonction, ne sont plus en fonction, refusent de quitter les lieux et empêchent ainsi aux ayants droit de jouir de leurs droits, vont en justice, perdent naturellement la partie et par une stratégie de victimisation, parviennent à transformer la victime (l’Armée) en coupable idéal. Le combat classique de David et de Goliath et avec naturellement l’opinion qui se met du côté de David le faible.
En démocratie, la «fabrique de l’opinion», comme dit Loïc Blondiau, et l’avoir avec soi pour qu’elle mette la pression sur le gouvernement afin de le faire reculer, est un b.a.-ba qu’on apprend en communication. Donc, c’est de bonne guerre pour les déguerpis de Terme Sud qui l’ont utilisé. Par contre, ce qui n’est pas bien pour la guerre pour la résurrection de la vertu citoyenne (rampe de lancement de tous les pays émergeants), c’est la décision du chef de l’Etat, chef de l’Armée, de leur octroyer huit cent millions. Cet acte de générosité confirme l’idée qu’on gouverne mieux les hommes par le vice. Par cet acte, le chef de l’Etat sanctionne tous les militaires vertueux qui ont libéré leurs logements de fonction à la fin de leur service, et encourage le vice qui consiste à resquiller un logement de fonction, ou des voitures de fonction. Avec cette décision, l’Etat valide a posteriori une pratique courante chez des ministres, des universitaires, de hauts fonctionnaires à occuper leur logement et garder leur voiture de fonction bien après avoir quitté leurs fonctions. C’est un précèdent dangereux. Et les déguerpis de Terme Sud vont faire des émules dans tous les secteurs et on demandera au Président régler la note.
Avec ce vice, le patrimoine bâti de l’Etat va fondre comme neige au soleil et l’Etat va continuer à dépenser des milliards pour acheter des véhicules de fonction. L’opposition aussi encourage le gouvernement par le vice, dans une surenchère émotionnelle et politicienne avec la majorité. Aussi bien le chef de l’Etat que son opposition se comportent comme s’il n’y avait pas une décision de la Cour suprême, la plus haute juridiction du pays, en encourageant chacun de son côté et à sa manière le vice. Terme Sud permet de comprendre comment le gouvernement, par le vice, est responsable du grand désordre qui sévit dans notre pays, avec la privatisation totale des espaces publics, l’encombrement humain des trottoirs, la privatisation des ronds-points et des terre-pleins. Le désert du désordre ne cesse d’avancer parce que le vice de l’incivisme et de l’incivilité est toléré, et la vertu citoyenne considérée comme un anachronisme ou un comportement de Martien. Parmi les prérequis de l’Emergence, il y a naturellement la stabilité politique, l’Etat de droit, la sécurité juridique et judiciaire, les investissements…, mais il faut y ajouter un bulldozer. Le bulldozer de la vertu qui va raser toutes les citadelles bâties par le vice du fait accompli. L’Etat est souvent mis volontairement devant le fait accompli parce qu’on compte sur le vice du masla pour une tolérance a posteriori. Aujourd’hui, nous avons presque tous les prérequis de l’Emergence. Il ne nous reste que le bulldozer pour raser les zones de non-droit, réminiscences de l’ancien monde.SOURCE YORO DIA

Déclaration d’Aliou Dembori Sow : Serigne Abdou Mbacké interpelle Macky Sall et les guides religieux

https://www.dakarmatin.com Les dérapages verbaux et les écarts de langage sont devenus certes monnaie courante dans le débat politique. Mais jamais on n’a eu à entendre des propos aussi graves que ceux du député de la majorité et président du Conseil départemental de Ranérou, Aliou Dembori Sow. Grand défenseur d’un 3ième mandat pour le Président Macky Sall, il a osé appeler les membres de l’ethnie peulh à laquelle il appartient, à user de leurs machettes, au besoin, pour couper la tête à toute personne qui serait tentée de s’y opposer.
Dans toute l’histoire politique du Sénégal, c’est la première fois que des propos d’une telle gravité sortent de la bouche d’un responsable. C’est à la fois une apologie du crime, une incitation à la haine ethnique et un appel à la violence. Pour bien moins que ça, des compatriotes ont déjà été traînés en justice pour répondre de leurs dérives verbales ou de supposés troubles à l’ordre public.
L’absence de réaction du Procureur de la République qui aurait dû automatiquement s’autosaisir est, de ce point de vue, assez troublante. Or, si jamais une telle sortie reste impunie alors même que le député fautif dit ne rien regretter de ses propos et les assume totalement, ce serait la porte ouverte à tous les excès avec tout ce que cela peut comporter comme menace sur la cohésion nationale.
Toutefois, ce qu’il y a encore de bien plus grave, c’est le silence apparemment consentant de ses collègues de la majorité et surtout celui du chef de l’Etat et Président de l’Apr. Garant de l’unité nationale, le Président Macky Sall a en effet l’obligation de condamner fermement la sortie du député Aliou Dembori Sow et, surtout, de créer les conditions d’une saisine de la justice dans cette affaire. Personne ne comprendrait qu’il continue de garder le silence comme s’il n’avait rien entendu ou que les propos du député Apr n’ont rien de grave à son goût. Certes, l’Apr s’est fendu ce mardi d’un communiqué laconique, regrettant la sortie malheureuse d’Aliou Dembori Sow. Naturellement, cela ne suffit pas pour dédouaner son responsable à Ranérou d’une si lourde faute.

On se rappelle en tout cas qu’il n’avait pas daigné réagir aux propos tout aussi graves de Maître Moussa Diop au lendemain de la présidentielle 2019.

Déplorant les mauvais résultats de Macky Sall à Touba, l’ancien Directeur général de Dakar Dem Dikk s’était permis de lui suggérer publiquement de décaper purement et simplement l’autoroute « Ila Touba » pour en faire un « Ila Fouta » pour récompenser les populations de cette partie du pays des gros scores qu’elles lui ont permis de réaliser.
Cette déclaration de Maître Moussa Diop avait beau être dangereuse, elle ne lui avait valu même pas une simple remontrance de la part du chef de l’Etat.
En revanche, il aura suffi qu’il se prononce contre un 3ième mandat de Macky Sall pour être aussitôt démis de ses fonctions. Comme quoi, le fait de le disqualifier pour un éventuel 3ième mandat est bien plus grave aux yeux de Macky Sall que de stigmatiser toute la population de Touba simplement parce qu’il n’y avait pas réalisé de bons scores.
Auparavant, une autre militante de l’Apr, Penda Bâ, avait elle aussi abreuvé d’injures toute la communauté wolof au prétexte qu’elle serait majoritairement contre le Président Macky Sall. Et ce fut là-aussi sans grandes conséquences pour la militante apériste vis-à-vis de laquelle, la justice s’était montrée étonnamment bienveillante.
La passivité affichée par le Président Macky Sall par rapport à de telles sorties, est en tout cas de nature à donner raison au Président Abdoulaye Wade. Lequel disait à la veille du second tour de la présidentielle 2012 que Macky Sall, une fois élu, aurait la propension de favoriser son ethnie. Une alerte dont les électeurs n’avaient aucunement tenu compte, en accordant massivement leurs suffrages au candidat de Benno Bokk Yaakaar. Il est dès lors inconcevable que le Président Macky Sall donne raison à son prédécesseur en ne mettant pas le holà à ces sorties répétées de membres de sa propre ethnie et qui sont, hélas, de nature à menacer dangereusement l’unité nationale.
De même, l’Assemblée Nationale à laquelle appartient le député Aliou Dembori Sow, doit absolument se désolidariser de lui et condamner avec la dernière vigueur sa sortie irresponsable et très dangereuse.
Il doit en être aussi de même pour nos guides religieux, qu’ils soient musulmans ou chrétiens. Ils ne doivent nullement laisser passer cette occasion de sonner enfin le tocsin et de sommer tous les acteurs politiques à ne pas mettre en péril la paix civile et la concorde nationale. En vérité, le problème, c’est moins ceux qui disent ou font du mal comme Aliou Dembori Sow que ceux qui les regardent faire sans rien dire. En tout cas, il est temps que cela cesse. Et aucune voix autorisée ne devrait se taire face aux agissements d’apprentis pyromanes comme le député Aliou Dembori Sow

Moustapha Niasse : «Personne ne peut dicter à l’Assemblée ce qu’elle doit faire.Nous sommes pleinement conscients de nos missions»

https://www.dakaractu.com Le président de l’Assemblée nationale a haussé le ton à l’occasion de l’ouverture de la session ordinaire de l’Assemblée nationale, marquant ainsi le début des activités des députés dans l’année.
En effet, en faisant sa conclusion, Moustapha Niasse n’a pas manqué de freiner certains qui se permettent de « s’immiscer » dans certaines prérogatives dévolues à la deuxième institution du Sénégal. « Il est temps que ces gens sachent que l’Assemblée Nationale a ses propres missions. Elle en est consciente et les exécutera avec beaucoup de rigueur ».
Ainsi a parlé le président Moustapha Niasse tout en considérant que l’Assemblée nationale ne peut pas se permettre de convoquer des gens sur des questions judiciaires en dehors des procédures qui sont prévues dans le règlement intérieur.
Dans cette même logique et devant tous les parlementaires,  il rappellera à ceux qui  attaquent l’institution de bien s’imprégner des prérogatives de l’Assemblée qui n’a pas en charge de jouer le rôle de l’exécutif ou encore du judiciaire même s’il faut noter qu’ils doivent travailler en parfaite harmonie…

Assemblée nationale : La «Grande» mise au point de Niass !

https://www.igfm.sn Les nombreuses interpellations ont semblé l’avoir irrité. En effet, Moustapha Niasse a tenu à répondre, ce mercredi, à ceux qui qui demandent l’Assemblée nationale de se saisir de question, comme celle des inondations, ou l’affaire Dembourou Sow.

«Au Sénégal,dès qu’il se passe quelque chose,on dit ‘‘qu’est-ce que l’Assemblée attend ?’’» 

«Vous avez tous constaté qu’au Sénégal, dès qu’il se passe quelque chose, on dit ‘‘qu’est-ce que l’Assemblée attend ?’’ l’Assemblée nationale ne peut être la Cour suprême, elle ne peut remplacer le Cosneil constitutionnel. l’assemblée ne peut pas remplacer le gouvernement. L’Assemblée doit respecter  le principe de  séparation des pouvoirs et coopérer avec l’exécutif, les pouvoir judiciaires,  sans remplacer ni l’exécutif, ni le pouvoir judiciaire en aucun cas.
Nous faisons ce que nous faisons,  nous savons ce que  nous devons faire, nous le faisons correctement et nous le faisons avec les méthodes, les objectifs  qui sont ceux que nous considérons comme étant  conformes à nos missions. J’ai tenu à faire cette mise au point.

«L’Assemblée ne peut pas se permettre de convoquer  des gens sur des questions judiciaires»

L’Assemblée ne peut pas se permettre de convoquer  des gens sur des questions judiciaires, en dehors des procédures qui sont prévues dans le règlement intérieur. Nous le ferons toujours quand il le faudra, mais nous ne pouvons pas remplacer le corps judiciaire, nous n’avons pas le droit. Nous ne pouvons pas remplacer le pouvoir exécutif nous n’avons pas le droit.
L’Assemblée nationale sait ce qu’elle doit faire, elle le fera quand elle devra le faire, et personne  ne lui dictera ce qu’elle fait et ce qu’elle doit faire. »

APRÈS LE BUREAU, SECRETAIRES ÉLUS ET QUESTEURS INSTALLÉS

http://www.emedia.sn Pas de changement chez les Secrétaires élus de séance de l’Assemblée nationale. Les mêmes ont été reconduits, après dépouillement, à l’issue du vote. Ce, l’occasion de la session unique ordinaire 2020-2021 convoquée ce mercredi, 14 octobre.

Voici la composition des Secrétaires élus  :

Nicolas NDIAYE
Sira NDIAYE
Mamadou DIAW
Aminata GUEYE
Mouhamed Khouraichi NIASS
Ndèye Fatou DIOUF

QUESTEURS

Chez les questeurs également, les mêmes ont rempilé.
Premier questeur  : Daouda DIA
Second questeur  : Awa NIANG
Préciser que des députés manquent à l’appel, aujourd’hui. Il s’agit pour la plupart des 15 membres de la mission d’informations relative à la gestion du Plan décennal de lutte contre les inondations. Mais ils ont, tous, voté par procuration.

Toussaint Manga sur l’affaire Dembourou Sow : «C’est un signe clair qui montre officieusement que Macky Sall veut faire un 3ème mandat»

https://www.dakaractu.com Après l’installation du nouveau bureau de l’Assemblée nationale, certains parlementaires ont par ailleurs donné leur appréciation sur le cas du député de la coalition Benno Bokk Yakaar, Aliou Dembourou Sow. C’est le cas de Toussaint Manga du groupe parlementaire « Liberté et démocratie » qui s’est indigné de cette affirmation d’un élu du peuple.
Le sécrétaire national de l’UJTL a également estimé que cette note sortie hier par l’Apr dans le sens de manifester des regrets à l’endroit des propos de Aliou Dembourou Sow, est simplement timide. « Il fallait prendre des mesures pour que cela ne se reproduise plus. Mais, à notre grande surprise, cette note ne changera pas grand chose » plaidera le député de l’opposition.
Terminant ses propos, Toussaint Manga a tiré la conclusion selon laquelle, cette sortie de Aliou Dembourou Sow est faite exprès pour baliser le terrain pour un 3e mandat. « Ce que nous retenons, c’est que ce débat du 3e mandat est en cours et on peut affirmer que le président a décidé de le faire », affirmera avec force le parlementaire de l’opposition…

Moustapha Guirassy rejoint le groupe parlementaire «Liberté et démocratie»

https://www.dakaractu.com C’est sans doute un signal fort que le député Moustapha Mamba Guirassy vient de donner en intégrant le groupe parlementaire « Liberté et démocratie » dirigé par le député Serigne Cheikh Mbacké Bara Dolli.
L’annonce a été faite ce matin lors de l’ouverture de la session ordinaire de l’année 2020/2021.
Les parlementaires de l’opposition ont salué cet acte qui les confortent dans leur position de sentinelle et pour mieux faire face aux préocupations du peuple qu’ils représentent avant tout.

Détournement à la mairie de Bambilor : Les conseillers proches du maire démentent et accusent Oumar Guèye

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https://www.dakaractu.com La mairie de Bambilor était au cœur des discussions la semaine dernière avec les accusations proférées par un groupe de conseillers municipaux dirigé par le premier adjoint Landing Mbengue qui avait accusé le maire d’un détournement de 80 millions.
Lors d’un point de presse tenu cet après-midi, les proches du maire par la voix du Docteur El Hadj Moustapha Kane, conseiller municipal à Bambilor, ont balayé en touche et accusé le ministre en charge des collectivités territoriales Oumar Guèye d’être derrière toute cette mise en scène.
« Landing qui est au centre d’un jeu, est manipulé par le ministre qui cherche à installer l’instabilité dans notre commune », a accusé M. Kane. Il a par la suite indiqué que la mairie est prête à donner toutes les explications nécessaires quant à cette affaire soulevée, s’inscrivant ainsi dans la transparence totale. « Si ces accusations étaient confirmées, nous serions les premiers à demander compte au maire », a ajouté le Dr Kane.
Il s’est par ailleurs engouffré dans des explications indiquant que le budget de la commune a été voté et approuvé le 23 Mars 2020. Avec l’apparition de la Covid 19, une somme a été puisée pour soulager la souffrance des populations.
Plus de 59 millions ont été ainsi mis à disposition pour ce faire, a t’il fait savoir. D’autant plus que ce budget a été puisé dans une ligne « qui existait déjà ».
Autant de choses qui ont induit en erreur les conseillers hostiles au maire…

Awa Niang (député) : «Le 3ème mandat est l’affaire du Conseil constitutionnel»

https://www.dakaractu.com S’exprimant sur la question de son collègue Aliou Dembourou Sow, le deuxième questeur de l’Assemblée nationale n’a pas omis de parler du 3e mandat. Selon la responsable politique de Pikine, « c’est le Conseil constitutionnel qui doit se prononcer sur cette question. Et quelle que soit sa décision, nous devons nous y conformer. »Par ailleurs, elle reconnaîtra que les propos de son collègue député n’engagent guère le parti et qu’il n’y aura pas dans ce pays un président qui sera élu avec la violence.

Restructuration du Grand parti : Gakou installe son état-major

https://www.dakarmatin.com Le Grand parti se réorganise, se rajeunit et se remet en selle. Le parti de Malick Gakou, qui s’est réuni en Bureau politique, a mis en place des secrétariats nationaux et mise sur ses responsables régionaux, la jeunesse et les cadres pour la conquête du pouvoir.
C’est presqu’un gouvernement et des départements ministériels. Le Grand parti (Gp) a, en effet, adopté un nouvel organigramme avec la création de secrétaires nationaux. Le Bureau politique qui s’est réuni lundi dernier a mis en place des secrétaires nationaux qui ont pour mission «d’élaborer et de mettre en œuvre des stratégies dans tous les domaines qui intéressent la vie de la Nation». Une sorte de shadow cabinet avec des départements. A l’exception du président Malick Gakou et de la vice-présidente et coordonnatrice nationale des femmes Mata Sy Diallo, c’est une armée à l’assaut du pouvoir. Les élus du Grand parti aussi devront pleinement jouer leur rôle dans cette nouvelle structuration. En ce sens, Aïssatou Sabara va s’occuper de la Solidarité et l’action sociale, Malick Guèye qui quitte la tête des jeunes à cause de la limite d’âge, animera désormais les Structures du parti, alors que Aminata Kanté sera aux côtés de la Famille, du genre et de la petite enfance.

El Hadj Diawara, la voix du Gp

Et c’est peut-être en perspective des échéances les plus proches, les Locales en l’occurrence, que Malick Gakou a confié des responsabilités importantes aux responsables régions du Gp. C’est le cas avec El Hadj Diawara, coordonnateur départemental de Koumpentoum, qui sera au-devant de la scène en tant que nouveau porte-parole du parti, Philippe Seck Ngom de Fatick promu trésorier général, Khadidiatou Dione de Ziguinchor en charge des relations avec les organisations féminines, Mohamed Cissokho de Kédougou pour l’Aménagement du territoire et la décentralisation, Dr Georges Diouf de Ndiaganiao aux Finances, Abdoulaye Cissé de Bakel aux Relations avec les collectivités territoriales ou encore le maire Malamine Cissé qui va gérer les Relations avec les élus. La responsable du Diobass, fief historique de l’Afp, Marie Yvonne Gningue, hérite du secrétariat national en charge de l’Intégrité et de la cohésion sociale, Aziz Diatta de Sédhiou s’empare de l’Artisanat, le professeur Assane Mangane de Kaffrine prend la coordination nationale des enseignants et Jean Daba Ndong de Fadiouth gère désormais la Commission de discipline du parti.

Alternance chez les jeunes, les cadres en bonne place

Les jeunes ont une place importante dans ce schéma. Dans ce dispositif, Mor Diaw succède à Malick Guèye à la tête de la Coordination nationale des jeunes, et Malamine Cissé de Kaolack dirige les élèves et étudiants, tandis que Aminata Ndiaye a en charge les Relations internationales et les Sénégalais de l’extérieur. Chez les «Sages», c’est Wagane Diouf qui reste coordonnateur national des séniors. Le parti dirigé par Malick Gakou souhaite ainsi «s’attacher toutes les compétences internes ou externes au parti en vue de faire des propositions fortes pour le renforcement et la réactualisation du Plan alternatif suxxali senegaal (Pass)». Et c’est pourquoi il mise aussi sur ces cadres à la tête desquels il y a Pape Médoune Sow. Sans compter Pr Serigne Thiam, chargé des Elections et des affaires juridiques, Mamadou Badiane, chargé de l’Agriculture, Pr Amath Kurumah chargé de l’Education et des universitaires dirigés par Pr Mouhamadou Fofana et Badara Diouf. Le Grand parti a confié la direction de l’Ecole du parti au Pr Abdoulaye Sall et la Formation, l’encadrement et les relations avec la société civile à l’activiste Daouda Guèye.

Contre la remise en cause permanente de la parole donnée : Le Gp met en place une charte du militant pour l’éthique politique

C’est une véritable dynamique de consolidation de ce parti et de fidélisation de ses militants qui s’opère puisque le Gp a également adopté une «Charte du militant» qui «repose sur des principes juridiques, politiques, éthiques et moraux», mais aussi qui «se réfère à la vision du Grand parti pour le Sénégal de demain et sur les politiques à mettre en œuvre pour arriver à des progrès importants, favorisant un modèle économique et social qui place l’humain au cœur des décisions pour un développement durable». Le Grand parti d’ajouter : «Celle-ci (la charte) engage, dans ce contexte de remise en cause permanente de la parole donnée, tout militant à placer le Sénégal au-dessus de toute autre ambition et de s’engager à ne jamais trahir les intérêts supérieurs de la Nation, à respecter et faire respecter la Constitution de notre pays et les Statuts et règlement intérieur du Parti.»SOURCE PAR HAMATH KANE

Épinglé pour dépenses de prestige : Un ex maire français cite Macky Sall parmi ceux à qui il a offert des cadeaux

https://www.beut7.com La Chambre régionale des comptes d’Ile-de-France a rendu son rapport concernant la gestion de la ville de Mantes-la-Jolie (Yvelines) pour les exercices de 2014 à 2019. Selon les Échos, l’ex-maire Michel Vialay, qui a été épinglé par le rapport, a cité Macky Sall et ses collaborateurs parmi ceux à qui il a offert des produits de luxe comme cadeau. En effet, Vialay a offert au chef de l’État sénégalais un carré et une étolie de la marque Hermes. L’ex-édile a été aussi épinglé pour des dépenses faramineuses dans des hôtels 5 étoiles et des restaurants chics de Dakar. Il aurait dépensé dans un restaurant à Dakar 197 000 Fcfa pour un repas de langouste à deux. Ses frais de mission au Sénégal et au Maroc pour la période 2014-2018 dépassent 30.000 euros. Son prédécesseur à la mairie de Mante-La-Jolie, Pierre Bédier, qui a été décoré Officier de l’Ordre national du Lion par Macky Sall, a été condamné pour corruption passive et recel d’abus de bien sociaux.

Dr Abdourahmane Diouf démissionne du (CIS)

Je vous informe de mon départ du Club des Investisseurs Sénégalais (CIS). J’y suis resté 15 mois durant lesquels j’ai travaillé à la mise en place d’un secteur privé national fort. De façon professionnelle et respectueuse, nous avons pu trouver, d’un commun accord, les moyens d’une séparation. Je remercie le Président du Conseil d’administration du CIS ainsi que tous les membres de m’avoir donné cette opportunité de travailler au service du secteur privé de mon pays. Je remercie aussi tous les sénégalais qui m’ont accompagné dans cette mission.Je reste, encore et toujours, déterminé à œuvrer pour le Sénégal que nous aimons.Bien cordialement .Abdourahmane

Affaire Teliko : Déclaré persona no grata par les magistrats, Me Malick Sall a-t-il le soutien des avocats?

https://www.leral.net En face à une « rébellion » jamais égalée dans l’histoire de la magistrature sénégalaise, le Garde des Sceaux Me Malick Sall qui est accusé d’avoir « enfreint » la ligne rouge sur l’indépendance de la Justice par l’UMS, est considérée comme une personnalité clivante. S’il ne fait aucun doute que le ministre de la justice bénéficie toujours du « soutien » du chef de l’état, qu’en est-il de ses relations avec sa corporation, les avocats?
JUSTICE – La rupture est consommée entre Me Malick Sall et les magistrats. Le ministre de la Justice, dont la nomination avait suscité moult espoirs dans l’institution judiciaire, est de plus en plus sévèrement contesté par l’union des magistrats du Sénégal, qui sont allés jusqu’à brandir l’exigence de sa démission ou de son départ du ministère. Après la fronde de 2011 qui avait obligé le pouvoir d’alors à brandir la menace de radier plus d’une cinquantaine de magistrats, c’est bien la première fois qu’un tel seuil a été atteint, obligeant le Premier Président de la Cour Suprême à faire une sortie publique diversement appréciée.
La fronde ne décline pas depuis l’ouverture par le ministre, en septembre dernier, d’une enquête administrative sur le Juge Souleymane Teliko par ailleurs, Président de l’UMS. Le pic a été atteint quand après l’audition de Teliko devant l’IGAJ, de convoquer le conseil de discipline pour statuer sur le sort de ce dernier. Assez pour faire sortir les magistrats de leur réserve habituelle et faire bloc autour de leur président pour faire respecter la séparation des pouvoirs mais, surtout l’indépendance de la justice. Car, les propos du Juge Teliko sur l’affaire Khalifa Sall, brandie comme motif pour faire passer à la guillotine leur président, n’est qu’un vulgaire subterfuge, selon les magistrats.
Pour d’aucuns, le ministre a été piégé car, le Premier président de la Cour Suprême est de facto un Inspecteur de la Justice et, à ce titre, pouvait entendre le Juge Teliko et non pousser le ministre à activer l’IGAJ.
Pour de nombreux observateurs de la scène judiciaire, le ministre de la justice en activant l’Inspection Générale de l’Administration Judiciaire est allé trop vite en besogne. Car, nous disent ces derniers, « Il était plus compréhensible que le Premier président de la Cour Suprême qui a la qualité d’un Inspecteur selon la Loi Organique 2017-10 du 17 janvier 2017 portant fonctionnement de la magistrature, pouvait bien entendre le Juge Teliko dans un premier temps.
Mais, il semble qu’il y aurait un agenda caché qui a fait que ça soit le ministre Me Malick Sall qui instruise l’IGAJ. A-t-on délibérément trompé lez Garde des Sceaux en le jetant dans la « gueule » des magistrats? De toutes façons, nous dit notre source, « Avec ce qui passe, il est vraiment temps de mettre fin à la judiciarisation du ministère et d’ouvrier sa gestion administrative à tous les corps de l’état et non seulement à des magistrats ». Et ce dernier de nous apprendre que le « fameux Décret sur les fonds communs des magistrats pris par Me Abdoulaye Wade en 2011 prouve que s’il y’avait un Administrateur civil ou un autre Commis de l’état en poste, il n’y aurait jamais pareille bévue ».

« Comment peut-on accorder aux magistrats un fonds commun sur la base des jugements qu’ils rendent, c’est incompatible et indécent. Il faut d’ores et déjà commencer par appliquer le Décret 2017-313 du 15 février 2017 instituant un Secrétariat général dans les ministères », renseigne notre source.

Si le Chef de l’état veut vraiment aider à désamorcer cette crise qui survient juste après celle des Greffiers qui aura duré plus de 10 semaines, paralysant un pan entier de notre économie, il faut mettre mettre à la judiciarisation du ministère où de sombres intérêts prévalent souvent sur la bonne marche du département et déteignent également sur le fonctionnement de la justice.
En effet, depuis plusieurs années, contrairement à sa mission, il apparaît de plus en plus que le département de la justice est devenu est une chasse gardée des acteurs judiciaires notamment les magistrats qui y occupent tous les postes au détriment des greffiers et autres secrétaires, des administrateurs civils et autres corps de l’administration.
Aujourd’hui, avec la levée de boucliers tout azimuts, il est fait cas d’un soupçon de « corporatisme » des magistrats au moment où les avocats, confrères de l’actuel Garde des Sceaux se font discrets
Si depuis le début d la crise, les magistrats ont déployé une véritable armada dans leur communication avec conférence de presse, tribunes…, les avocats, eux, sont plus discrets. Mais, selon certaines indiscrétions, il n’est pas à écarter de voir une première sortie des avocats. Depuis plusieurs semaines, les magistrats, y compris les deux plus hauts de l’ordre judiciaire, « multiplient les critiques » contre le ministre, accusé de vouloir « casser du magistrat».
Mais, pour un avocat ayant requis l’anonymat, « Plutôt que diviser l’institution judiciaire, nous attendons du ministre de la Justice qu’il entreprenne les réformes qui s’imposent et d’arrêter tous ces conflits inutiles qui le desservent plus ». Pour lui, « Il y a tant à faire, M. le ministre, maintenant qu’il a le pouvoir, devrait agir pour une justice sereine, indépendante et insoupçonnable au service de nos concitoyens »
Comme la plupart des jeunes magistrats en colère, Cheikh Ngom, magistrat à la retraite voit dans la position du ministre un « Une volonté de casser du magistrat » même s’il partage le constat « qu’il faut contrôler les pouvoirs du parquet ». Le maintien du garde des Sceaux, « alors même qu’il venait de porter un sacré coup aux magistrats en voulant traduire devant le Conseil de discipline le président de l’UMS est un drôle de choix qui le met immédiatement en difficulté de même le président Macky Sall.

Pour certains avocats qui ont préféré ne pas se prononcer en attendant l’ordre du Bâtonnier, il ne sert à rien de créer un problème entre avocats et magistrats même si Me Malick Sall est l’un des leurs.

Car derrière les attaques des magistrats, certains y ont vite vu un soupçon de « corporatisme » même si la sortie du Premier président de la Cour Suprême a un peu atténué le malaise et baissé la tension perceptible.. Pour le retraité Cheikh Ngom, il ne s’agit ni plus ni moins que « d’un délit de sale gueule» qui est reproché au président de l’UMS Souleymane Téliko. Car, argue t’il, « Teliko a tenu des positions en tant que citoyen, en tant que président de l’Ums, il serait aujourd’hui illégitime de vouloir lui trouver des poux ».
Il est vrai que l’arrivée d’un avocat à la Chancellerie en avril 2019 avait suscité autant d’étonnement et d’espoir chez les avocats que d’inquiétude chez les magistrats. « Depuis le passage de Madické Niang de 2007 à 2009 et Sidiki Kaba de 2013 à 2017, le profil de l’avocat ministre de la Justice a disparu. Les membres du gouvernement à ce poste sont des hauts fonctionnaires, des professeurs ou des politiques professionnels issus du militantisme ». « Ce phénomène (…) est dû à la montée des passions corporatistes dans l’appareil d’État et à l’idée qu’un garde des Sceaux a avant tout pour mission de porter la parole de la magistrature et de refléter ses intérêts. Un avocat ne serait dès lors, dans cette optique, pas le mieux placé pour exprimer et défendre le point de vue des juges », selon Magor Sarr Juriste.

« Certains magistrats redoutaient Me Malick Sall bien sûr, mais beaucoup l’admiraient aussi », souligne toutefois Magor Sarr, Juriste, qui refuse toute « victimisation » des magistrats. Certains avaient même des accointances intellectuelles avec lui

Tout comme il ne faut pas voir un mouvement uniforme des magistrats, on ne peut faire de Me Malick Sall le ministre des avocats. Mais le nouveau ministre est « arrivé à un moment pas anodin », estime Magor Sarr. « Les choses ont été difficiles, avec la grève des greffiers, les nominations lors du dernier Conseil Supérieur de la magistrature », estime t’il.
Aujourd’hui, il urge de rétablir de bonnes relations entre avocats et magistrats même si, à priori, il n’y a aucun nuage. Le garde des Sceaux n’aurait pas dû faite convoquer le président de l’Ums. Il aurait dû tout de suite se désister ou se déporter », estime également Magor Sarr.
Concernant la traduction de Souleymane Téliko devant le Conseil de discipline, « Difficile d’y voir autre chose qu’une provocation », selon notre interlocuteur, qui estime que cette convocation « n’était pas du tout une urgence ». « Les magistrats l’ont pris comme une marque de défiance », constate aussi notre juriste..Pape Sané

Les confidences bouleversantes de la femme et de la belle-famille du douanier qui a tué sa fille

https://www.seneweb.com L’épouse, le beau-frère et la belle-sœur du colonel des douanes qui avait tué sa fille aux Mamelles brisent le silence.
Et, selon le quotidien Libération qui donne l’information, c’est pour se confier sur la mort atroce de leur fille Mansoura tuée par son père.
N. B. D. S., la femme du colonel Mouhamadou Sall, qui a été internée après le drame, témoigne : « Il est sorti seul de la salle de bain et s’est dirigé vers l’armoire. Il a commencé à sortir ses habits qu’il a jetés dans la salle de bain. Ensuite, il a ouvert la porte du balcon comme s’il parlait à quelqu’un. Il disait : « C’est moi que vous voulez effacer ». Il a répété le mot « effacer » à trois reprises avant de sauter du premier étage. Je ne savais pas en ce moment ce qui venait de se passer. J’ai cherché Mansoura sans la retrouver. J’avais cru que mon mari avait sauté avec elle. Il me parlait de sa réincarnation ».
Des propos confirmés par sa sœur, M. P. D. : « Mouhamadou disait qu’avec ma sœur, ils sont investis d’une mission. Car, dans ce monde actuel, il y a trop de mensonges, trop d’habits indécents… Il disait que mon père est l’incarnation du prophète Souleymane et mon frère celle de Moussa. »
Le beau-frère du colonel d’y aller de ses confessions : « Quand je lui ai demandé ce qui se passait, il m’a dit que je ne pouvais pas comprendre maintenant. Il m’a dit : « Vous m’aimez profondément, mais ça c’est une mission. Moi, je suis le prophète et mon épouse Sokhna Khadija, mais ça vous ne pouvez pas le comprendre » ».

DÉBALLAGE, INSULTES ET AUTRES…Les chiens de garde Par Guimba  KONATE

J’emprunte le titre de cette contribution à Paul NiZAN un philosophe français des années 30 qui, ulcéré par les positions dogmatiques des philosophes de son époque, leur servit un pamphlet acerbe intitulé  : « les chiens de garde » pour dénoncer leur attitude exclusiviste ou sectaire pour tout ce qui était contraire à leurs lignes de pensée.
J’emprunte son titre pour m’indigner fortement et avec la dernière énergie contre les dérives verbales et les violences physiques de plus en plus inacceptables qu’il nous est donné d’observer au sein de la société sénégalaise.
Mais que nous arrive-t-il à Nous sénégalais pour que nous perdions notre sens élevé de l’urbanité, de la fraternité, de la Téranga, du yaar, du teguine et du respect mutuel pour nous complaire de plus en plus dans les fanges putrides de la vindicte, des injures, des philippiques et autres joyeusetés entre nous ? Il faut vraiment s’alarmer de la tournure des relations sociales dans notre pays à l’aune des nouvelles formes d’expressions et des postures qui rebuteraient même certains animaux nécrophiles

Oui ! Il y’a vraiment lieu de s’inquiéter des dérives et autres attitudes d’exclusion et de confrontation qui émaillent de plus en plus de tous les cercles de notre vie sociale.

Quand la magistrature perd son calme et s’étripe dans des pancraces épistolaires dignes des derniers forbans et rue dans les brancards au grand dam des justiciables, il y’a problème.
Quand l’armée, réputée Grande Muette, sort de sa réserve et canonne des militaires pour les expulser sans ménagement de leurs logements créant une césure béante entre des frères d’armes dont on pouvait faire vraiment l’économie avec un tant soit peu de retenue. Il y’a péril. Avoir des Droits ne donne pas TOUS les droits et sur cette affaire l’armée a manqué de sérénité et a failli. On ne tire pas sur des frères d’armes surtout en temps de Paix. Et quand les journaux et autre médias sont inondés de propos salaces, violents, insultants, dégradants et humiliants, proférés par des personnes dites « Responsables » c’est que la déliquescence guette notre pays dans ses fondements les plus solides.  ALARME…
Pourtant des signaux nous avaient alerté sur cette dégénérescence rampante de notre société.
Il y’a eu tout d’abord les insanités débitées par certains compatriotes expatriés comme Ousmane Tounkara et Assane Diouf et relayées par le NET sur les tenants du pouvoir et sur certaines autorités religieuses et coutumières du pays. On a fait le dos rond si on ne s’en est pas rassasié comme pas possible en occultant le côté dégradant des actes posés.
Ensuite il y’a eu la dérive extraordinaire de la sœur peulhe. Penda BA pour ne pas la nommer qui, dans un accès de schizophrénie passagère avait débité des insanités d’une puanteur extrême sur les wolofs. La secousse avait été très forte et beaucoup de réactions épidermiques ont mis à mal la cohésion nationale par des positions partisanes et plus ou moins belliqueuses entre nous et dans Nous. Sur ce point précis j’avais écrit un article intitulé « Affaire Penda BA  : nous sommes TOUS Wolofs » qui avait été publié par les journaux de la place notamment  Le quotidien du 21/9/2017.   Et je disais à l’adresse de cette jeune compatriote qu’elle se trompe de colère et écrivais textuellement  : « Que Penda ait insulté les wolofs, elle s’est insultée elle-même. Car qu’on le veuille ou non « NOUS SOMMES TOUS DES WOLOFS » au Sénégal … Voyagez un peu dans la sou- région et à travers le monde . Dès que vous dites SENEGALAIS, la première phrase qu’on vous lancera pour ceux qui ont un peu connu le Sénégal c’est « Nanga def ? ou Gorgui».
On ne dira jamais « mbadone, ou abegnadi, ou kassoumaye, ou Naffiyo, ou Ibédi ou awoudiam » N’est- ce pas ? Et cela rend fier pourtant le toucouleur, le sérère, le mandingue, le diola , le soninké qui se voit reconnaître comme Sénégalais et donc Wolof. Qu’est- ce à dire ?  Si ce n’est que le Sénégal malgré toute sa diversité ethnique avérée et assumée, est WOLOF. Parce que le WOLOF langue vernaculaire nationale a ceci de particulier qu’elle a fini d’envahir pacifiquement et d’occuper toutes les sphères de la communication dans notre pays. Il y’a trente-quarante ans, on se gargarisait d’être les plus « français d’Afrique » parce que Senghor avec sa francophilie chevillée au corps avait développé en nous le phrasé châtié que nous enviait tous nos voisins d’Afrique et même d’ailleurs. Aujourd’hui, il est patent de constater que le Wolof a fini de bousculer le français dans notre parler au point qu’il devient de plus en plus rare d’entendre parler français dans la rue au Sénégal . Wolof REK… ». Et j’ajoutais  : « Il n’y a aucune honte à accepter d’être taxé de Wolof si on est Sénégalais car c’est la marque « distinctive » du Sénégal .» Fin de citation.
Malheureusement il semble que la leçon n’a pas été retenue car on assiste de plus en plus à une banalisation de l’injure et des insanités à tout bout de champ dans la sphère des relations sociales de notre pays. On a eu Cissé Lo et son glossaire de bordées puantes qui n’a toujours pas fini de révulser les gens simples. Et qui donne à croire qu’on ne peut même plus avoir des relations civilisées entre Nous dans nos échanges, nos discussions, nos contradictions. Rien que des injures, des gros mots, des dénigrements, des scories et même des violences physiques avec agressions et autres.
Si c’est cela la politique, Pauvre de Nous alors. Et dans cet exercice nauséabond de lanceurs d’excréments excelle une certaine catégorie de citoyens qu’on peut taxer de « Chiens de garde » qui se plaisent à aboyer sur tout, de tout  et contre tout. TERRIBLE !!! L’injure c’est comme un boomerang, elle retourne toujours au lanceur. Dès lors, pourquoi certains se croient obligés de se muer en Chiens de garde pour défendre la cause de leur préféré ? Sur ce chapitre, il faut déplorer et condamner avec la dernière énergie l’appel au meurtre ethnique lancé récemment par l’Honorable député de Ranérou. Une dérive inacceptable d’autant plus condamnable que l’auteur malgré tout le tollé soulevé par ses propos, «reste droit dans ses bottes» pour parler comme l’autre des Oryx, n’exprime aucun regret et dit assumer ses dires.
« C’est un scandale » se serait écrié avec force Feu Georges Marchais ancien SG du PC français. La coupe est pleine. Vraiment. Toute cette débauche d’énergie xénophobe a été rendue possible après les salves « nationalistes » lancées par un chroniqueur de la place titillant la supposée double nationalité d’un magistrat. Non seulement l’allusion est perfide mais elle est surtout révélatrice des velléités dormantes des adeptes de l’exclusion sénégalaise qui n’attendraient que l’étincelle pour mettre le pays à feu et à sang. Dieu nous en garde . Mais que les apprentis pyromanes sachent qu’ils seront toujours les premiers à être dévorés par les flammes des incendies qu’ils auront contribué à allumer.
Dans la même chronique qu’on voudrait didactique et alarmiste, l’auteur se pose la question de la double loyauté. En réponse, il pourrait lui être retorqué que la double loyauté fait partie de l’humaine personne . Car on l’oublie souvent mais à la naissance nous avons un PAPA et une Maman à qui nous devons obéissance et respect. N’est ce pas une forme de double loyauté ? Mieux encore, pour Nous les Musulmans,  DIEU lui-même dans Toute Sa Magnificence et par Amour pour son Prophète Mouhamed (Allayhi salam)  n’a-t-il pas autorisé qu’Il soit TOUJOURS cité après LUI, l’Omniscient, dans toutes les formes d’allégeance et dans toutes les prière à Lui, adressées. C’est pourquoi on dit toujours par DIEU et par son Prophète Sallalahou Aleyhi wa salam. Pour dire simplement que la double loyauté existe bel et bien et n’entame en rien l’engagement d’une personne pour une cause.
Dans la vie des hommes ; la nationalité d’origine n’est pas déterminante, c’est la nationalité finale qui est importante. Et sous ce rapport, les exemples « d’étrangers » devenus des nationalistes et des fiertés de leur pays d’accueil sont foison à travers le monde.
Pour rester dans l’allusion perfide aux patronymes qu’on voudrait sénégalais de souche, N’est-ce pas qu’un Ndaw est devenu Président du Mali ? A côté d’un DIAW autre Homme Fort du pays? Un Fall n’a-t-il pas  été premier ministre de Guinée. Un Thiam Ministre ivoirien, un Mbaye Ministre centrafricain, une Yade ministre française ? et tant d’autres qu’il serait fastidieux de citer ici et sans que personne n’y trouve à redire ? Il aura fallu que ce soit au Sénégal, pays le plus multicolore d’Afrique et dont les fils rayonnent partout dans le monde sous d’autres nationalités, qu’on relève de telles inepties sur la Nationalité qui ne sont que des insultes à l’ intelligence des sénégalais.
La volonté de détruite un adversaire ne doit pas pousser à aller fouiner jusque dans les tréfonds des caniveaux pour sortir des arguties qui masquent mal une xénophobie rampante. La gymnastique sémantique n’avait pour but que d’édulcorer l’allusion explicite à la nationalité d’origine du juge pour réveiller les bas instincts des nostalgiques de « l’ivoirité » ou de la radio des mille collines de Kigali. Cela a d’ailleurs commencé à donner des idées mortifères à notre député cité supra qui n’a pas hésité à appeler à sortir les coupe- coupes et autres armes pour trucider tous les anti 3èeme mandat. Pour dire simplement que l’Heure est Grave. Très Grave dans notre pays.
On attendait beaucoup mieux de quelqu’un qui se targue d’être africain dans l’âme jusqu’à faire cas de l’origine guinéenne de son épouse. La première ou la deuxième ? Car il semble que Monsieur soit bigame. Passons.  C’est un jeu dangereux, très dangereux qu’il aurait mieux valu ne jamais essayer de jouer car porteur de malheurs REK pour TOUS.
LA SENSIBILITE de tout ce qui touche à l’Ethnie, à la Religion et à ..la Nationalité est telle qu’il importe de toujours bien mesurer la portée de tout acte tendant à spéculer sur ces domaines assez particuliers au risque d’embraser tout un pays qui n’aspire qu’à la Paix et à…l’EMERGENCE pour ses fils, TOUS SES FILS
On ne le dira jamais assez, ce pays Nous appartient à TOUS. Ceux qui y sont nés et qui y vivent. Ceux qui y sont venus et y sont restés pour y vivre. Nous sommes tous d’égale dignité d’être des sénégalais. N’en déplaise aux Cassandres adeptes de « pureté ethnique» et autres. Dans ce Sénégal à Nous TOUS, Nous vivrons Tous en frères ou nous mourrons tous en IDIOTS pour paraphraser Luther KING. Qu’on se le tienne pour DIT.DIEU Nous garde, garde le Sénégal et garde l’Afrique.Dakar le12/10/2020Guimba  KONATEDAKAR guimba.konate@gmail.com

Train de vie, rémunération, postes : Diomaye Faye étale Cheikh Issa Sall (vidéo)

https://senego.com Bassirou Diomaye Faye n’a pas raté Cheikh Issa Sall après les témoignages sur l’existence d’une rencontre entre Mansour Faye et Ousmane Sonko. Il déclare que Cheikh Issa Sall a été forcé à sortir de son mutisme par Mansour Faye qui détient des informations compromettantes le concernant.
Selon lui, Cheikh Issa Sall n’est pas un témoin crédible. Premièrement, il est hors-la-loi ayant la protection du camp présidentiel. Ensuite, il est partisan et clivé, enfin il n’est pas libre
A l’en croire, le statut des magistrats de la Cour des Comptes interdit à Cheikh Issa Sall de faire de la politique. Il a foulé royalement cette interdiction qui est contraire à son statut et son serment. D’ailleurs, renseigne-t-il, le comité de juridiction de la cour des comptes avait fait un communiqué pour fustiger l’engagement militant de Cheikh Issa Sall…
Il déclare que Cheikh Issa a fait un parjure avec ce faux témoignage sur cette affaire. Il révèle que “Cheikh Issa n’est très net…en plus c’est une marionnette qui n’est même pas à l’aise dans ce qu’il dit…il doit de la loyauté à Mansour Faye qui,sûrement détient des informations contre Cheikh Issa Sall…


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