Revue de presse du Jeudi 15 Juillet 2021

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Covid-19 : Le Sénégal enregistre 6 décès et 674 nouvelles infections ces dernières 24 heures

https://senego.com/ Le Sénégal a enregistré 6 décès et 674 nouvelles infections liés à la pandémie du coronavirus, a annoncé ce jeudi 15 juillet, le ministère de la Santé et de l’action sociale dans son bilan quotidien. 417 cas sont issus de la transmission communautaire.
Sur 2 617 tests, 674 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 25,75 %. Les cas positifs sont répartis comme suit : 257 cas contacts suivis par les services du ministère de la Santé.  Aucun cas importé n’a été enregistré au niveau des frontières. 417 cas sont issus de la transmission communautaire.

Patients guéris

158 patients hospitalisés ont été contrôlés négatifs et déclarés guéris.

Cas graves

23 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation des hôpitaux. 6 décès ont été enregistrés ce mercredi 14 juillet. L’état de santé des autres patients hospitalisés est stable.

Cas recensés…

A ce jour, 48 270 cas ont été déclarés positifs, dont 42 843 guéris et 1 209 décédés. 4217 patients sont sous traitement.

Vaccination

4 881 ont été vaccinées le mercredi 14 juillet, portant le nombre total à 595 850 depuis l’arrivée des vaccins.

COVID-19 : LA BARRE DES 48 000 CAS DÉPASSÉE, UN TAUX DE POSITIVITÉ DE 25,75%

Après un record de 733 nouvelles contaminations, le Sénégal enchaine avec 674 nouveaux cas ce jeudi, 15 juillet, sur 2 617 échantillons, soit un taux de positivité de 25,75% contre 25,68% hier.
La barre des 48 000 cas positifs est dépassée en l’espace de quelques jours seulement.
Le bulletin épidémiologique du jour rapporte 257 cas contacts et 417 issus de la transmission communautaire, contre 483 hier. Sur les 330 cas dans la capitale sénégalaise, le département de Dakar, épicentre de la pandémie, en recense 169 contre 66 pour Rufisque, 44 pour Keur Massar, 26 pour Guédiawaye et 25 pour Pikine.
Les régions en comptent 87 dont 15 à Touba, 09 à Dahra, 08 à Thiès, 07 à Tivaouane, 06 à Popenguine, 03 à Kaolack, à Mboro, à Mbour, à Podor et à Saraya, 02 à Bambey, à Diourbel, à Fatick, à Louga, à Matam, à Sakal et à Saly, 01 à Aéré Lao, à Dagana, à Darou Mousty, à Guinguinéo, à Kédougou, à Richard-Toll, à Sokone, à Tamba et à Ziguinchor.
158 patients suivis ont été contrôlés négatifs et déclarés guéris contre 23 cas graves pris en charge en réanimation.
Le bilan macabre s’est alourdi, avec six décès supplémentaires ces dernières 24 heures.
A ce jour, 48 270 cas ont été déclarés positifs, au Sénégal, depuis le 2 mars 2020, dont 42 843 guéris, 1 209 décédés et donc 4 217 sous traitement.
Par contre, hier mercredi, 14 juillet, 4 881 personnes ont été vaccinées, portant le nombre total à 595 850.
Attendu pour des mesures draconiennes, le gouvernement a insisté sur le respect des gestes barrières, en Conseil des ministres tenu hier. Dié BA

Productions agricoles : «Il nous faut faire mieux …C’est notre rapport à l’agriculture même qu’il nous faudra changer» (Macky Sall)

https://www.dakaractu.com Le Chef de l’Etat lors de la cérémonie de remise de matériel agricole à des producteurs sénégalais, a réaffirmé le devoir de « faire mieux dans ce domaine » en énumérant plusieurs paradigmes à prendre à compte.
Foncièrement, dira le Président Macky Sall, « c’est notre rapport à l’agriculture même qu’il nous faudra changer et de ne plus considérer l’agriculture comme une activité pratiquée par défaut. Il nous faut tourner nos esprits vers l’agro-business et rompre avec les vieilles pratiques », a-t-il aussi prôné…

OIGNONS & POMMES DE TERRE : UN RECORD DE PRODUCTION POUR LA TABASKI

https://emedia.sn Les populations peuvent être rassurées. À moins d’une semaine de la Tabaski, le marché est bien approvisionné en oignons et pommes de terre. C’est le constat fait par l’Association des consommateurs du Sénégal (Ascosen). Selon son vice-président, Momath Cissé, le stock des producteurs pour ces produits cités va dépasser même la période de Tabaski. « Nous avons connu une année où la production abondante, que ça soit pour l’oignon, ou la pomme de terre. Nous pouvons même dire qu’il y a une surproduction sur l’oignon », a déclaré Cissé. Ses propos sont confirmés par le chef de service régional de Kaolack. Selon Mamadou Camara, les populations peuvent dormir tranquille. Parce que, a-t-il expliqué, le marché est bien rempli en oignons et pommes de terres. « Pour ce qui est de l’oignon et de la pomme de terre, cette année nous avons un record de production. Nous avons même quelques problèmes par rapport à l’écoulement de la marchandise. La tabaski sera une aubaine pour les producteurs qui veulent commercialiser leurs produits. A ce jour, le marché est bien approvisionné. Et les prix sont stables », a-t-il fait savoir.
Par rapport aux prix, le Vice-président de l’Ascosen exhorte les commerçants à se conformer avec les producteurs. Pour Cissé, dans champs, les producteurs vendent le kilogramme de l’oignon à 150 F CFA. Mais au niveau des marchés, les commerçants vendent le kilogramme à 300 ou 400 F CFA. À l’en croire, il y a au moins 44 mille tonnes d’oignons en stock dans les chambres froides. Une production qui pourrait servir trois mois de plus après la tabaski. Babacar FALL

EXPORTATIONS HORTICOLES : LE SÉNÉGAL INVITÉ À PLUS D’EFFORTS FACE À SES CONCURRENTS MENAÇANTS

Notto Gouye Diama, 14 juil (APS) – L’ancien coordonnateur de la Conférence des ministres de l’Agriculture de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (CMA/AOC), Baba Dioum, a invité les pouvoirs publics et les différents acteurs de la filière mangue à redoubler d’efforts pour répondre aux exigences du marché européen, au risque de se voir dépasser par d’autres concurrents, dont le Pérou, le Mexique et Israël.
“L’agriculture est une opportunité pour l’employabilité des jeunes. Aujourd’hui, dans la filière mangue, nous avons l’une des meilleures qualités sur le marché de l’Union européenne, mais il y a le Pérou, le Mexique et Israël qui sont de sérieux concurrents sur ce marché. Alors, nous devons redoubler d’efforts, conserver cette qualité, répondre aux normes, pour ne pas être dépassés”, a-t-il alerté.
Ancien conseiller technique au ministère de l’Agriculture, Baba Dioum s’entretenait avec des journalistes, mardi, lors d’une visite du directeur de la protection des végétaux (DPV) dans des périmètres horticoles du département de Rufisque et dans la région de Thiès. Il a effectué cette visiste en compagnie d’experts et de spécialistes.
A 84 ans, M. Dioum, un ancien expert du NEPAD en charge des infrastructures agricoles, exploite désormais un vaste périmètre dans la commune de Notto Gouye Diama, à travers son entreprise dénommée Conseil africain pour le développement de l’agriculture (CAD).
L’ancien directeur des Eaux-et-forêts estime sur la base de son expérience, que ceux qui se lancent dans l’agriculture, doivent “bien aimer” ce secteur, “l’apprécier, pour mieux le pratiquer en maîtrisant surtout” les circuits, de la production jusqu’à la commercialisation.
Selon le chef de la division législation phytosanitaire à la Direction de la protection des végétaux (DPV), Abdoulaye Ndiaye, la production de mangues en Casamance (sud), dans la zone centre et dans celle de la Grande Niayes génère 12.000 emplois et un revenu annuel d’exportation de plus de 16 milliards de francs CFA.
“La filière mangue assure 12.000 emplois pour un revenu annuel d’exportation de plus de 16 milliards de FCFA”, a-t-il indiqué lors de cette visite.
Abdoulaye Ndiaye a rappelé que le Sénégal parmi les premiers pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à avoir présenté avec “satisfaction” un dossier intégrant les mesures de contrôle et des éléments garantissant l’absence des mouches des fruits dans ses mangues, conformément à la nouvelle réglementation européenne.
Sans ces mesures, dit-il, il “n’aurait pas pu exporter, cette année, sur le marché européen, alors qu’il bat depuis trois ans des records d’exportation de mangue pour 17 mille tonnes en 2017, 21 mille tonnes en 2018, 19,5 mille tonnes en 2019 et près de 15 mille tonnes en 2020 dans le contexte de la Covid-19”, a expliqué l’expert.

LA FILIÈRE MANGUE GÉNÈRE 12.000 EMPLOIS ET 16 MILLIARDS CFA DE REVENU ANNUEL D’EXPORTATION

Montrolland (Thiès), 14 juil (APS) – La production de mangues en Casamance (sud), dans la zone centre et celle de la Grande Niayes génère 12.000 emplois et un revenu annuel d’exportation de plus de 16 milliards de francs CFA, a révélé le chef de la division législation phytosanitaire à la Direction de la protection des végétaux (DPV), Abdoulaye Ndiaye.
“La filière mangue assure 12.000 emplois pour un revenu annuel d’exportation de plus de 16 milliards de FCFA”, a-t-il indiqué, mardi, lors d’une visite du directeur de la protection des végétaux dans des périmètres d’exploitation horticoles du département de Rufisque et de la région de Thiès.
Abdoulaye Ndiaye a rappelé que le Sénégal fait partie des premiers pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à avoir présenté avec “satisfaction” un dossier intégrant les mesures de contrôle et des éléments garantissant l’absence des mouches des fruits dans ses mangues, conformément à la nouvelle réglementation européenne.
Sans ces mesures, dit-il, il “n’aurait pas pu exporter, cette année, sur le marché européen, alors qu’il bat depuis trois ans des records d’exportation de mangue pour 17 mille tonnes en 2017, 21 mille tonnes en 2018, 19,5 mille tonnes en 2019 et près de 15 mille tonnes en 2020 dans le contexte de la Covid-19”, a expliqué l’expert.
Il a assuré que pour la résilience du système de contrôle et la continuité des activités, un guide des bonnes pratiques d’hygiène destiné à prévenir la propagation du coronavirus dans le sous- secteur horticole a été élaboré et validé par la Direction générale de la santé, puis diffusé largement.
Selon lui, les dispositions du guide sont d’application obligatoire pour bénéficier d’une inspection et d’une certification des produits.
“A mi-parcours de la campagne export 2021, on constate une tendance haussière aussi bien en termes de volumes exportés que de la qualité sanitaire et phytosanitaire”, a-t-il assuré.
Plusieurs exploitants et promoteurs ont vanté le potentiel économique du seceur horticole et les opportunités qu’il génère en termes de création d’emplois
De nombreux spécialistes et experts de la Direction de la protection des végétaux ainsi que des acteurs et partenaires du secteur horticole ont pris part à cette visite. SG/ASG/BK

LA DPV RASSURÉE PAR LES PRODUCTEURS HORTICOLES DE LA GRANDE NIAYES

Notto Gouye Diama, 14 juil (APS) – L’espoir est permis pour de bonnes performances dans l’horticulture, notamment en ce qui concerne la production de mangues, au regard de l’engagement des producteurs de fruits et légumes des Niayes, a assuré le directeur de la protection des végétaux (DPV), Saliou Ngom.
Il a dit avoir consté l’avancement des récoltes dans le département de Rufisque et la région de Thiès en particulier, au terme d’une visite de périmètres d’exploitation de fruits et légumes dans les zones concernées.
“Nous avons visité des exploitations de fruits et légumes. Nous sommes optimistes. Ce que nous avons vu, nous rassure et nous donne bon espoir pour réaliser des performances, des productions records dans ce secteur”, a-t-il notamment indiqué.
Il s’entretenait avec des journalistes, mardi soir, pour faire le point du déplacement qu’il a effectué dans les périmètres maraîchers concernés, en compagnie de plusieurs experts de la Direction de la protection des végétaux (DPV) et des spécialistes du secteur.
“Sur place, a-t-il dit, nous avons vu l’engagement des travailleurs et des différents acteurs qui ont compris la mission que nous attendons d’eux pour cette filière pourvoyeuse d’emplois et de ressources. Des milliers de personnes travaillent dans ce secteur”.
Il a assuré aux acteurs de cette filière, de son engagement à les accompagner pour mieux répondre aux exigences du marché de l’Union européenne, principal destinataire de la mangue, filière presque dominante dans les exportations des sites visités vers l’UE.
Selon lui, la Direction de la protection des végétaux dispose d’un système d’alerte précoce et envoie régulièrement sur le terrain des équipes de spécialistes, pour suivre tout le circuit de la production, du conditionnement jusqu’à l’exportation.
“Aujourd’hui, nous pouvons compter sur la filière mangue. Nous sommes actuellement à 20.000 tonnes par année. Nous estimons que nous pouvons atteindre les 30.000 si nous nous y mettons”, a-t-il ajouté.
Lors de la visite, plusieurs exploitants et promoteurs ont vanté le potentiel économique du secteur des fruits et légumes et les opportunités qu’il peut générer en termes de création d’emplois, si on y met de la volonté politique.
“Le Sénégal peut produire plus, mais il faut une volonté politique, et le principal souci demeure le foncier”, a déclaré Mounir Filfili, directeur général de la Société africaine, industrielle et agricole (SAFINA), une structure spécialisée dans la production de mangues basée dans la commune de Sébikotane (département de Rufisque).
“Il y a un réel engouement, un déclenchement. Les gens ont compris l’opportunité de produire des mangues”, a-t-il ajouté.
A Montrolland, dans le département de Tivaouane, le directeur général de la société “Qualité fruits du Sénégal”, l’ingénieur agronome Souleymane Bassoum, ne cache pas sa satisfaction.
“Nous exploitons 350 hectares, avec un investissement de 10 milliards CFA sur fonds propres, et nous sommes dans l’horticulture. Notre commerce est positif, car nous maîtrisons les circuits de la vente. Ici, nous estimons que nous devons et pouvons concurrencer les meilleurs”, a-t-il poursuivi.
Bassoum précise que sa société emploie actuellement 1.350 personnes pour une masse salariale de 115 millions CFA par mois, avec des salaires compris entre 87.500 et plus d’un million de francs CFA.
Le patron du CAD (Conseil africain pour le développement de l’agriculture), l’ancien coordonnateur de la Conférence des ministres de l’Agriculture de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Baba Dioum, invite les différents acteurs lancés dans l’agriculture, à bien aimer le secteur, et surtout, maîtriser les circuits, de la production à la commercialisation.
Il a dit avoir formé plusieurs jeunes et recyclé d’autres, notamment des étudiants, de manière à les inciter à se lancer dans ce secteur qui, selon lui, peut générer plusieurs emplois et des ressources économiques conséquentes.SG/ASG/BK

Le FIDA lance un programme de financement des exploitations familiales

APA-Dakar (Sénégal)–Le programme s’inscrit dans le cadre de l’action menée par le Fonds international de développement agricole (FIDA) contre l’aggravation de la faim et de la pauvreté dans les pays les plus pauvres.
Les entreprises rurales, qui jouent un rôle essentiel dans la transformation des systèmes alimentaires, vont bénéficier d’une aide précieuse grâce à un nouveau programme de financement ambitieux lancé ce 14 juillet 2021.
Le Programme de participation du secteur privé au financement (PPSPF) vise à accroître les investissements privés dont ont besoin les petites et moyennes entreprises (PME), les organisations paysannes ainsi que les intermédiaires financiers qui fournissent des services aux petits exploitants, lesquels sont trop souvent négligés par les investisseurs.
Le Programme offrira plusieurs outils : prêts, instruments de gestion des risques (garanties, par exemple) et prises de participation, rapporte le FIDA dans un communiqué de presse.
« Nous pouvons éliminer la faim et la pauvreté ! Mais, pour y parvenir, nous devons de toute urgence mobiliser auprès du secteur privé davantage d’investissements en faveur des zones rurales, et libérer l’immense potentiel entrepreneurial de millions de PME et de petits producteurs ruraux », a déclaré le Président du FIDA, Gilbert F. Houngbo.
Selon lui, en accédant à des financements, ces acteurs pourront attirer davantage d’investisseurs et de partenaires, développer leur entreprise et créer des emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.
À l’occasion du lancement du PPSPF, il a été annoncé qu’un premier prêt, d’un montant de cinq millions de dollars US, serait octroyé à Babban Gona, une entreprise nigériane à impact social qui aide les petits exploitants à passer d’un modèle de subsistance à un modèle davantage tourné vers le marché et possède dans ce domaine une solide expérience.
Le FIDA indique que face au manque de financement et d’accès aux services financiers, les PME rurales et les petits exploitants ne sont pas en mesure de tirer parti des possibilités offertes par la demande croissante de denrées alimentaires plus diversifiées et plus nutritives partout dans le monde.
Or les PME qui participent à la transformation, au conditionnement, au transport et à la commercialisation des denrées alimentaires sont des partenaires essentiels pour les petits exploitants. Elles leur fournissent en effet des services, des intrants et des débouchés qui leur permettent d’accroître leurs revenus et de créer des emplois.
Avant même la pandémie de Covid-19, les prestataires de services financiers n’apportaient qu’environ 30% des 240 milliards de dollars US nécessaires pour répondre à la demande de financement des ménages ruraux. En outre, dans la seule Afrique subsaharienne, le déficit de prêts en faveur des PME agricoles s’élevait à environ 100 milliards d’USD par an.
« Face à l’aggravation de la faim et de la pauvreté et à la nécessité urgente de rendre les systèmes alimentaires plus durables et plus équitables, il faut sortir des sentiers battus. Nous devons innover et trouver du nouveau, sans plus attendre », a expliqué Gilbert F. Houngbo.TE/AP

AASIYA GAYE (RESPONSABLE CHAÎNES DE VALEUR À LA DER/FJ) : «La filière anacarde risquait de subir un choc sans précédent…»

http://www.sudonline.sn C’est pour éviter le pire à la filière anacarde confrontée à la crise sanitaire due à la Covid-19 que la Délégation pour l’entreprenariat rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) a injecté dans le secteur environ 12 milliards de francs Cfa, révèle Aasiya Gaye, Responsable structuration des chaînes de valeur dans cet organisme public

Qu’est-ce qui explique le choix porté sur la filière de l’anacarde?

Dans le cadre de sa stratégie d’intervention d’appui au financement de l’entreprenariat, la DER/FJ s’est engagée dans la structuration des chaînes de valeur qui constitue un de ses trois guichets de financements. Dans cette démarche, la Délégation priorise les filières porteuses, à fort potentiel et dont la transformation et la valorisation restent des problématiques entières. C’est dans ce cadre que nous nous sommes engagés dans le financement de la filière anacarde dans les régions de Ziguinchor, Kolda et Sédhiou qui, risquait de subir un choc sans précédent, face au repli des acteurs étrangers qui en étaient les principaux investisseurs dans le contexte de la COVID-19. A cet effet, la DER/FJ, avec ses institutions financières partenaires (BNDE, La Banque Agricole, CMS et PAMECAS), a mis à la disposition des acteurs une ligne de financement de 12 milliards de FCFA pour favoriser l’exportation et la transformation de la noix de cajou par des opérateurs sénégalais.

Pourquoi avoir financé seulement les commerçants exportateurs et non les producteurs et transformateurs?

Les commerçants exportateurs ne représentent qu’une catégorie d’acteurs parmi ceux que nous avons accompagnés. La DER/FJ est impliquée dans le financement de l’ensemble des maillons de la chaîne de valeur, de la production à la transformation et à l’export. Ainsi des GIE et autres entrepreneurs individuels intervenant dans la transformation ont aussi été accompagnés dans le cadre de cette campagne. C’est le cas du GIE de Camaracounda dont l’unité de transformation a été réhabilitée pour leur permettre de passer à l’échelle, mais aussi d’autres unités de transformation entièrement mises en place dans la région naturelle de la Casamance mais aussi à Sokone. La transformation sur site de nos produits locaux est au cœur de l’intervention de la DER/FJ car elle permet de créer de la valeur ajoutée. (…) Ainsi, trois projets d’unités de transformation industrielles dans le Sud sont en cours de traitement par nos équipes en plus des unités de transformation dans les autres filières telles que le lait dans les autres zones agro-écologiques. De même pour accompagner les efforts de production, il est aussi prévu des hangars de stockage afin de limiter les pertes et de mitiger les risques de spéculations sur le prix des produits.

Sur quelle base s’est fait le dispatching des 12 milliards de francs Cfa?

Les acteurs ont été organisés en association ou groupement afin de bénéficier des financements conformément aux procédures de traitement en vigueur à la DER/FJ, à savoir les analyses techniques et financières, les visites de terrain et la présentation des dossiers en comité d’investissement. Pour le cas précis des financements à l’exportation, les procédures de nos banques partenaires ont aussi été appliquées dans le cadre des opérations de cofinancement.

Quels sont les produits de financement proposés aux commerçants exportateurs et à quels taux d’intérêt?

Pour les commerçants exportateurs, nous avons mis en place des lignes de financement en cofinancement avec les institutions financières partenaires susmentionnées. La cible est bien connue de ces institutions mais le concours de la DER/FJ leur a facilité l’accès au crédit à des conditions soutenables. En effet, le taux d’intérêt est plafonné à 8% du taux effectif global (TEG) sur ce produit.

La DER/FJ poursuivra-t-elle son appui au secteur de l’anacarde pour la campagne 2021/2022?

Avec la mise en œuvre du Projet d’Appui et de valorisation des initiatives entrepreneuriales (PAVIE), la DER/FJ a un programme plus large pour 2021/2022 pour la filière oléagineuse, avec notamment le financement de producteurs et d’exportateurs d’anacarde et la mise en place d’unités de transformation de la pomme et de la noix de cajou. Par ces investissements, la DER/FJ souhaite renforcer les capacités de production et de commercialisation des PME sénégalaises pour favoriser la transformation de nos produits locaux sur notre territoire et promouvoir le label du «Made in Sénégal» dans les chaînes agroalimentaires

ZIGUINCHOR,MOTEUR DES EXPORTATIONS SENEGALAISES D’ANACARDE MALGRE LA COVID-19

http://www.sudonline.sn Le chiffre est précis : 39 477 tonnes de noix de cajou ont été exportées à partir du port de Ziguinchor durant la campagne commerciale de l’anacarde 2020-2021.
Au titre de la campagne commerciale de l’anacarde 2020–2021, la zone Sud du pays a exporté à partir du port de Ziguinchor presque 40.000 tonnes de noix d’acajou, en baisse de 28,62%par rapport aux chiffres de la campagne 2019-2020. Un niveau d’exportation impacté par la crise sanitaire de la Covid-19 mais jugé satisfaisant par les commerçants exportateurs de noix de cajou appuyés par la Délégation de l’entrepreneuriat rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ). Néanmoins, le secteur souffre d’une absence de statistiques globales et fiables pour une meilleure structuration.
Le chiffre est précis : 39 477 tonnes de noix de cajou ont été exportées à partir du port de Ziguinchor durant la campagne commerciale de l’anacarde 2020-2021. Selon Ousmane Kâ, chef du Service régional du commerce de Ziguinchor joint au téléphone par Sud Calame, il y a baisse des productions exportées par rapport à la campagne 2019- 2020. «Pour 2019, la quantité exportée est évaluée à 55.311 tonnes, soit une valeur financière d’environ 27 milliards 182 millions de Francs CFA», a-t-il indiqué. Un recul en valeur relative de 28,62%. Les statistiques concernant les quantités exportées au niveau national ne sont pas disponibles ou n’ont pas été encore publiées, a-t-il précisé.
D’après le commissaire Kâ, la fermeture des frontières, la non prise en compte du tonnage habituel provenant de la Guinée Bissau et la faible présence des acheteurs asiatiques, Indiens et Thaïlandais surtout, sont les principales causes de la chute des exportations.
Toutefois, la campagne actuelle enregistre des résultats meilleurs que celle de 2018-2019, l’année d’entrée en vigueur de l’interdiction de l’exportation des noix de cajou par la voie terrestre. «En 2018, quand la mesure est entrée en vigueur, on était à 31.871 tonnes», renseigne M. Ka. Jusqu’en 2017, la quasi-totalité des noix destinées à l’exportation à partir des régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor passaient par le port de Banjul, en Gambie.
Par exemple, en 2017, seules 56 tonnes ont transité à partir du port de Ziguinchor, révèle notre interlocuteur. Une situation déplorée par les acteurs de la filière qui, dans le but d’augmenter le flux au port de Ziguinchor pour générer des emplois au niveau local, ont sollicité et obtenu de l’Etat, l’interdiction de l’exportation de noix de cajou par la voie terrestre, pour favoriser celle fluviomaritime entrée en vigueur, dès 2018. Ainsi donc, malgré le contexte de pandémie de la Covid-19, avec son corolaire de dégâts dans de nombreux secteurs d’activités, la filière anacarde dans la zone Sud du pays semble avoir tiré son épingle du jeu, se réjouit Ousmane Kâ. «En tant que chef du Service régional du commerce de Ziguinchor, j’étais pessimiste au début. Je me réjouissais de pouvoir atteindre la barre des 25.000 tonnes exportées. Avec 40 000 tonnes, c’était inespéré», souligne-t-il.

LA DER, PREMIER SOUTIEN DES COMMERÇANTS

Les appréhensions des acteurs de la filière anacarde nées de la fermeture des frontières liée à la pandémie de la Covid-19 ont été levées grâce aux mécanismes d’accompagnement et de financement mis à disposition par l’Etat. «Grâce à l’appui de certaines structures comme la Délégation à l’entrepreneuriat rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ), une somme de 12 milliards de francs Cfa a été débloquée pour accompagner les acteurs locaux de la filière, mais aussi pour permettre un bon déroulement de la campagne de commercialisation des noix de cajou, malgré le contexte de Covid-19», renseigne le Commissaire Kâ. Selon le président des commerçants exportateurs d’anacarde, Boubacar Konta, cet appui de la DER/FJ d’un montant de 7,6 milliards de francs CFA via différentes banques de la place a été une aubaine pour combler le vide créé par le retard de participation des Indiens et des Thaïlandais. Ceux-ci avaient l’habitude de préfinancer la collecte de noix en divers endroits du pays. de leurs partenaires sénégalais. «Avant l’intervention de la DER/FJ, le prix du kilo d’anacarde dans le monde rural se situait entre 200 et 250 francs Cfa. Après l’arrivée du financement, on a pu acheter le kilo jusqu’à 500 et 550 francs Cfa directement chez les producteurs. On pouvait donc craindre une chute drastique du prix au kilo sans le soutien de l’Etat», se réjouit Boubacar
Konta.

COMPTES ET COMPLAINTES DES ACTEURS

En dépit du soutien multiforme de l’Etat, une difficulté particulière a mis en colère des acteurs de la filière. «Nous avions signé des contrats stipulant des quantités précises à exporter. Au final, nos différents partenaires ont révisé à la baisse ces quantités. En plus de la chute du cours du dollar, cela a impacté nos calculs et nos prévisions», se plaint Boubacar Konta. Les producteurs, maillon important de la chaîne de valeur de la filière, étalent eux aussi leurs complaintes et pestent d’avoir été laissés en rade, notamment dans le financement débloqué par l’Etat. «Pour la campagne passée, le prix au kilo n’était pas fixe. Nous avons donc pu vendre nos récoltes de 350 à 500 francs Cfa le kilo. Mais ce prix de 500 francs n’a tenu qu’une semaine… L’accompagnement de l’Etat nous a fait défaut. Aujourd’hui, je me prépare à défricher mon champ d’anacarde en espérant que quelqu’un pourrait me prêter une somme que je rembourserai dès que j’aurais écoulé ma production », se lamente Jean Coly, producteur d’anacarde joint au téléphone par Sud Calame. Point-focal des producteurs dans la zone de Bankaoulé proche de Dieubeneu, à quelques encablures de l’aéroport de Ziguinchor, Jean Coly fait part de ses échecs à obtenir une aide des structures de l’Etat comme le Fonds de garantie des investissements prioritaires (FONGIP). Son objectif était de réfectionner le vieux château d’eau qui se trouve dans son verger de 4 hectares, pour le raccorder au puits qu’il entend creuser en cas de financement.

LES UNITES DE TRANSFORMATION, ESPOIR DE LA FILIERE

La création et le développement d’unités de transformation dans la région sud du pays préfigurent des lendemains prometteurs pour la filière anacarde, espère le chef du Service régional de commerce de Ziguinchor. «Avant 2020, une seule industrie de transformation était fonctionnelle, la Société de commercialisation des produits locaux (SCPL). Elle a fait passer sa capacité de transformation de 240 à près de 4.000 tonnes par an. Trois autres unités ont été créées au cours de l’année dernière, elles évoluent toutes dans le maillon de la transformation», se réjouit Ousmane Kâ. «Tout le monde est conscient que seule une politique de valorisation de la transformation permettra de créer non seulement de la richesse mais aussi et surtout des emplois», ajoute-t-il. Avec, cependant, un grand mystère sur les quantités de noix de cajou transformées par ces nouvelles unités.

UNE FILIERE SANS DONNEES STATISTIQUES NATIONALES

L’absence de données fiables sur la production nationale d’anacarde, les quantités transformées dans les unités industrielles, les chiffres d’affaires générés, les emplois directs et indirects sur toute la chaîne de valeur, est un véritable talon d’Achille pour la filière. «Seules les quantités exportées à partir du port de Ziguinchor sont fiables. Mais entre les services régionaux de commerce et les Directions régionales de développement rural (DRDR) de Sédhiou, Kolda et Ziguinchor, aucune structure ne pourra vous donner les chiffres exacts au niveau national», prévient Ousmane Kâ. Le seul travail d’enquête exhaustif sur la filière anacarde aurait été publié en décembre 2016 par le Programme d’appui au développement économique de la Casamance (PADEC) en collaboration avec l’Institut de recherche pour le développement (IRD) de la France et le concours des 3 DRDR de la zone Sud. Et en plus, «les données de référence de ce document datent de 2013 et 2014», précise Commissaire Ka. Cette réalité d’un secteur dépourvu de statistiques nationales est soutenue par le Dr Seydina Oumar Sèye, enseignant-chercheur à la Faculté des sciences économiques et de gestion (FASEG) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. «Nos pays travaillent le plus souvent avec des données secondaires. Ça veut dire que l’information dont nous disposions à l’instant T est désuète ou dépassée», déplore-t-il. «Les données statistiques, surtout sans biais, c’est-à-dire fiables, permettent aux autorités d’avoir une lecture pour mener des politiques économiques à partir de projections».
Cette carence en données statistiques n’est pas propre à la filière de l’anacarde, elle se retrouve dans toute l’agriculture sénégalaise, note l’agroéconomiste Idrissa Wade. «Comment renseigner de vraies politiques agricoles si on n’a pas les données nécessaires pour le faire ? Ce sont les données qui permettent d’avoir les évidences et les politiques doivent se baser sur les évidences. Si on n’a pas les évidences, quelle est la fiabilité de ces politiques», s’interroge cet enseignant- chercheur à l’Université de Thiès ?

Produits agricoles : Le ministère et L’OR-SRE s’activent dans la commercialisation

https://www.rewmi.com Le ministre du commerce a présidé, hier, le conseil National de commercialisation des produits agricoles avec la présence de tous les acteurs de ce secteur dont l’organe De Régulation du Système de Récépissé et D’entrepôt (OR-SRE) qui joue un rôle cruciale dans le domaine agricole au Sénégal. Une occasion de discuter des problèmes de la production et de la commercialisation.
Comme chaque année, chaque ministère procède a des réunions nationales pour analyser les perspectives et objectifs de son secteur ou dans lequel il intervient. Déjà lancée depuis quelques semaines, la campagne agricole du Sénégal est en plein œuvre avec l’installation de la saison pluviale. Connu comme l’un des acteurs importants du secteur agricole, OR-SRE a participer a cette reunion sous la houlette de son Directeur Général Monsieur Driss Diallo qui a par ailleurs participer à la première session du comité national de commercialisation des produits agricoles CNCPA, ce lundi 12 juillet 2021 au CICES sous la Présidence effective de madame le ministre du commerce et des PME, Assome Diatta, Ministre du Commerce et des PME.
Après plusieurs discussions, le DG de l’OR-SRE a soutenu que la suite des travaux a montré toute la pertinence de la création du Système de Récépissé d’Entrepôt SRE et des besoins de constructions D’Entrepôts modernes sur tout le territoire national.
D’ailleurs ce cadre stratégique de haut niveau de notre pays à vu la participation de tous les gouverneurs de région ainsi que des représentants de la présidence de la République et du gouvernement, sans oublier les chefs de services régionaux de commerce. Il ya eu 3 présentations, celle de l’ARM, du professeur américain MOUGOUÉ.
A travers cette rencontre, Driss Diallo estime que les discussions leurs ont permis d’échanger, de partager des réflexions et connaissances pour davantage mieux soutenir la production, la commercialisation des produits agricoles, à mieux les conserver et permettre un meilleur accès des producteurs aux financements par le SRE, outil innovant du secteur financier en développement.
À rappeler que le Récépissé d’Entrepôt RE est un TITRE DE PROPRIÉTÉ endossable salon son propriétaire et peut-être refinancer jusqu’à 80% de sa valeur du jour par les banques et mutuelles SFD partenaires. Mais aussi sur la réponse du ministre concernant les boulangers qui menacent d’aller en grève.

Plus de 1 000 milliards FCFA de ressources budgétaires mobilisées à fin mai 2021

https://www.sikafinance.com En vue d’assurer une bonne exécution de son budget 2021, l’Etat sénégalais a pu mobilier des ressources financières à hauteur de 1 005,4 milliards FCFA sur les 5 premiers mois de l’année 2021, un montant en légère hausse de +0,4% par rapport au niveau de la même période de l’année précédente, selon les données officielles consultées par Sika Finance.
Cette évolution s’explique par la bonne performance des régies financières sénégalaises, matérialisée par une augmentation aussi bien des recettes fiscales (+3,1%) que des recettes non fiscales (+12,4%), en dépit de la baisse de 15,8% à 51 milliards FCFA des dons sur la période.
L’accroissement en particulier des recettes fiscales essentiellement de celui du Fonds de sécurisation des importations de produits pétroliers (FSIPP) et des droits d’enregistrement et timbre qui ont enregistré des hausses respectives de +303,3% à 50,3 milliards FCFA et +51,8% à 39,8 milliards FCFA.
Parallèlement, les droits et taxes mobilisés par la douane, notamment la TVA à l’import (+7,2% à 162,1 milliards FCFA) et les droits de porte (+6,5% à 103,7 milliards FCFA), ont suivi la même tendance.
La progression des recettes fiscales a toutefois été atténuée par le repli de l’impôt sur les sociétés (-4 milliards FCFA à 120,5 milliards FCFA) et de celui de la TVA intérieure hors pétrole (-31,5 milliards FCFA à 108,8 milliards FCFA) à fin mai 2021.
S’agissant de la consolidation des recettes non fiscales, elle est essentiellement drivée par la bonne orientation de la mobilisation des dividendes et produits financiers dont le montant global est passé de 21,6 milliards FCFA fin mai 2020 à 40,9 milliards FCFA fin mai 2021, soit une hausse de +89,5% en rythme annuel.Dr Ange Ponou

Agéroute : Le budget consolidé définitif est de 354 843 709 702 FCFA au 31 décembre 2020

Le budget consolidé définitif de l’Ageroute, à la date du 31 décembre 2020, est de 354 843 709 702 FCFA.
Selon le rapport d’activités de l’année 2020, le montant total des dépenses d’investissement s’élève à 282,4 milliards FCFA au 31 décembre 2020, soit un taux d’exécution de 81%. Ainsi, les montants décomptés et engagés sur le Bci sont de 62 milliards FCFA, soit 88% des prévisions. Les dépenses d’investissement des Ptfs à la fin de l’année 2020 (163,2 milliards FCFA) représentent 58% du montant total réalisé pour les investissements et 77% des prévisions de dépenses des Partenaires Techniques et Financiers.
Un montant de 28,2 milliards FCFA a été engagé pour l’exécution du PERA.
Pour la part Chèque Trésor, un montant de 19,1 milliards FCFA a été exécuté, soit 68% des prévisions. Dans le document, Ageroute informe que l’État continue à allouer au sous-secteur routier des dotations sur ressources internes relativement importantes, même si les mobilisations dans le compte de dépôt ne suivent pas les budgets votés et approuvés par les organes de contrôle et les autorités de tutelles (Bci : 82% – Pera : 71%).
Cette situation conduira à un traitement en priorité de la dette contractée sur le budget de l’année 2021, avec une incidence sur la programmation des dépenses. Cependant, les investissements programmés pour les infrastructures routières dépendent beaucoup des concours consentis au Sénégal par les Partenaires techniques et financiers (Ptfs). En effet, ajoute la même source, les apports des Ptfs,  ont représenté 58% des réalisations en 2020. «Il apparait donc que les apports des Ptfs sont essentiels pour la promotion des inves-tissements dans le sous-secteur routier en raison de sa forte demande en capitaux par rapport aux autres secteurs », précise-t-on.Adou Faye

Infrastructures routières : Agéroute fait le bilan de ses activités pour l’année 2020

https://www.lejecos.com Ageroute (Agence des travaux et de gestion des routes) a publié son rapport d’activités 2020. Dans le document consulté par le Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), la structure qui dépend du ministère des Infrastructures fait le bilan pour cette année
Selon le document, l’année 2020 a été marquée par l’une des pires crises sanitaires à laquelle la communauté mondiale a fait face avec l’avènement de la Covid-19. Cette pandémie représente un défi sans précédent pour le Sénégal et, au-delà, pour tout le Continent. Le Gouvernement est intervenu rapidement pour atténuer les conséquences économiques, sociales et budgétaires entrainées par la pandémie avec la mise en place du Programme de résilience économique et sociale (Pres), financé par le fonds Force Covid-19 doté de 1000 milliards de FCfa. A la suite du Pres, le Plan d’actions prioritaires du Pse a été revu et ajusté avec des stratégies de relance privilégiant l’investissement public et privé destinées à soutenir la reprise économique à court et à moyen terme et à rétablir la trajectoire initiale du PSE.
«En dépit de ce contexte particulièrement défavorable, le sous-secteur des infrastructures routières a maintenu le cap quant à ses engagements, sa vision et a poursuivi sa mission fondamentale de faciliter un meilleur accès aux personnes, biens et services à des infrastructures de qualité », renseigne Ageroute. Dans cette perspective, explique-t-on, plusieurs projets ont été achevés et mis en service. Il s’agit des autoponts de Keur Gorgui, Saint Lazare et rond-point Yoff et des axes routiers sur la Nationale 2 et dans l’Ile à Morphile. En outre, la stratégie nationale de développement en matière d’infrastructures routières et de développement urbain se poursuit. «Au total, un nombre important de projets est en cours d’exécution, ce qui démontre la vitalité du sous-secteur. Le portefeuille s’est focalisé sur le développement et la promotion des autoroutes et des corridors routiers. Ces projets viennent renforcer les actions opérationnelles autour des priorités stratégiques du Pse, en assurant les liaisons entre les principales villes et en facilitant le passage aux frontières à travers un réseau routier de bonne qualité de nature à renforcer les efforts d’intégration régionale », révèle Ageroute.
Le développement urbain global occupe aussi une place prépondérante dans le développement des infrastructures avec une contribution appréciable apportée à l’amélioration de la mobilité urbaine à travers le Programme de construction de ponts et d’autoponts et le Bus rapid transit (Brt) dans la région de Dakar. L’extension du réseau routier constitue également une priorité de développement.
C’est pourquoi le Gouvernement a entrepris, en 2020, l’important programme de désenclavement des zones de production agricole et minière (Pdzam) dont l’objectif principal est d’appuyer l’accélération de la souveraineté alimentaire, sanitaire et pharmaceutique, un nouveau défi identifié dans le cadre du Pap2A.Adou Faye

PROGEP 2 À KEUR MASSAR : Micmac autour de la phase d’urgence

http://www.sudonline.sn Plusieurs quartiers de Keur Massar étaient sous les eaux l’année dernière, conséquence d’un bon hivernage. Lors d’une visite sur les zones inondées de cette commune de la banlieue de Dakar, en septembre 2020, le président Macky Sall, avait décidé du lancement du plan d’urgence de 15 milliards. Des infrastructures devraient être construites dans les quartiers impactés et qui souffrent d’un manque de systèmes d’assainissement. A l’heure où Dakar attend ses premières fortes pluies, certaines zones à Keur Massar se réjouissent des installations réalisées dans le cadre de la phase d’urgence du Progep 2 ; alors que d’autres qui n’ont pas été touchées, vivent sous la hantise d’inondations dès les premières pluies
Le jeudi 8 juillet 2021, le ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des territoires, Oumar Gueye, en visite à Keur Massar, s’est réjoui du dispositif de pompage «opérationnel» mais aussi, du fait que tous les points critiques ont été pris en compte. «Nous avons visité tous les sites, sans exception. Nous pouvons dire, sans risque de nous tromper, que tous les points critiques sont à l’heure actuelle tous équipés et quasiment opérationnels. Il y a quelques coffrets à installer et ça va l’être dans les trois, quatre jours à venir», avait-il indiqué.
A Keur Massar, ces installations réalisées dans la phase d’urgence de la deuxième phase du Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (Progep 2), a suscité un espoir dans des quartiers impactés. Une situation qui n’est pas partagée ailleurs car, surtout aux Parcelles Assainies de Keur Massar, où aucun dispositif donnant un signe d’un plan de riposte contre les inondations n’a été installé pour le moment. Au grand dam des populations. Lundi 12 décembre, le soleil hivernal dicte sa loi et darde ses rayons ardant sur terre. Keur Massar, le nouveau département très peuplé, étale ses habitants, juste à son entrée. Ses routes encombrées par les installations anarchiques, comme partout dans la capitale sénégalaise, sont exigües pour les incessants va-et-vient des piétons qui disputent avec les moutons de tabaski les petites parties «des trottoirs» laissées embourbées dans les embouteillages. La poussière se soulève à la moindre secousse sur les routes, goudronnées ou non couvertes. L’ensablement de toutes les chaussées est passé par là.
Sur les deux voies qui mènent au Plan Jaxaay et traversant la cité Camille Basse et l’Unité 3 des Parcelles Assainies, des ouvriers s’activent au curage des canaux d’évacuation des eaux de pluie. A côté d’un grand supermarché, des tuyaux ensevelis, d’autres en attente de l’être, témoignent de la continuité des travaux initiés dans le cadre de la phase d’urgence du Progep 2. La situation est identique à quelques mètres de là. Les travaux sur le réseau d’interconnexions derrière la cité municipale continuent toujours. De vagues creux de sable forment les sillons dans lesquels passeront les eaux à évacuer. Un bassin de rétention, réceptacle des eaux, sert de zone de baignade à d’insouciants bambins qui y pataugent, torses nus, loin du regard parental.
A l’Unité 3, le décor qui laisse apercevoir l’humidité des lieux est assez évocateur. L’épicentre des inondations de septembre de l’année dernière à Keur Massar garde encore les séquelles des eaux. Les typhas grandissent, les herbes sauvages aussi. Les animaux y trouvent leur compte. Ils broutent aisément sur «la prairie verte». Le dispositif de pompage, fait de tuyaux de grande dimension, communément appelés «anaconda», est visible juste derrière la demeure du chef de quartier, El Hadji Daouda Mbaye. L’humidité de Keur Massar se note aussi derrière l’un de ses lycées dont le terrain de sport et de foot est complément occupé par les eaux.

LUEUR D’ESPOIR DANS LES PARTIES TOUCHÉES

A l’Unité 3 des Parcelles Assainies, quartier fortement impacté l’année dernière, l’espoir de passer un hivernage sans inondation renait. El Hadji Daouda Mbaye, le délégué de quartier, par ailleurs président de la Commission de développement stratégique des délégués de quartier de Keur Massar explique. «Le système de pompage de l’Unité 3 est raccordé aux ouvrages de Camille Basse. Ce travail va complétement changer la donne. Depuis qu’on est là, la SnHlm s’était déclarée incompétente pour créer ce canal. Comme c’est en phase test, il reste à prier pour que tout le dispositif fonctionne», prie-t-il. Son bonheur, c’est aussi le fait que son quartier soit pris en compte dans la phase d’urgence du Progep 2. «La première phase du Progep a duré de 2013 à 2017.
La phase 2 devait concerner les Parcelles Assainies de Malika (Keur Massar). Imaginez, si on prenait le même temps, la phase 2 ne serait pas achevée en ce moment. Et nous, c’est la phase 3 qui nous concernait. C’est pourquoi, quand il a été décidé du jumelage des phases 2 et 3, on s’est est réjoui.» Tout de même, il s’inquiète. «Après l’autoroute à péage, vers Mbao, dans la forêt, il y’a une accumulation d’eau verte. L’eau ne s’évapore pas et c’est là-bas le point de chute du système de pompage», alerte El Hadji Daouda Mbaye. Angoissé, le délégué de quartier se demande si l’eau de pluie pourrait être contenue par les bassins ? Des installations sont notées à Aladji Pathé (autre quartier de Keur Massar) où les raccordements sont effectués.

FRUSTRATION ET DÉSESPOIR AUX PARCELLES ASSAINIES DE MALIKA

 Un peu plus loin de l’Unité 3, l’Unité 14 qui se trouve derrière le terminus de plusieurs lignes des minibus Tata, vit sous la hantise des inondations. Son délégué de quartier est dans le désarroi. «Nous sommes très inquiets. Nous sommes tous dans la même situation. La situation est plus que compliquée. Il y avait partout de l’eau. Beaucoup de maisons ont été désertées. Les habitants ne pouvaient pas cohabiter avec les grenouilles et les eaux stagnantes. La première école des Parcelles Assainies de Malika a été complètement envahie par les eaux et cela risque de se produire», se désole Diagily Diallo. Il est aussi le président des délégués de quartiers de Keur Massar-Malika.
Pour Diagily Diallo, aucune réalisation n’a été faite dans son quartier et ses environs, des zones qui sont pourtant ciblées par la deuxième phase du Progep. «Au départ, on avait dit qu’il va commencer vers l’Unité 5. Après, ils avaient dit la deuxième phase, c’était de l’Unité 11 à Boune. Ils ne l’ont pas respecté. L’année passée, avec les inondations de Camille Basse, Unité 3, c’était la zone la plus médiatisée. On avait vu même des barques, alors que la situation était partout identique. Par la suite, on nous a dit qu’il n’y aura pas de deuxième ou de troisième, il y aura des phases cumulées. Mais, je ne sais pas ce qui a détourné ce truc-là maintenant. Si j’entends le ministre (en charges des Collectivités territoriales, Oumar Guèye, ndlr) dire qu’il n’y aura pas d’inondations à Keur Massar, je me demande où est-ce qu’il s’est basé pour faire cette déclaration. Nous étions dans le planning de la seconde phase du Progep» Bénéficier d’infrastructures dans cette phase d’urgence est un mirage. «Les travaux du Progep, je n’y crois plus. Actuellement, nous sommes au mois de juillet. Il n’y a rien, que des paroles», se désole-t-il.
 A défaut d’installations, le souhait est, signale-t-il, «d’avoir au moins des machines (motopompes, ndlr), des tuyaux et un personnel affecté dans le quartier, surtout les Sapeurs-pompiers». Et de poursuive : «rien qu’avec la pluie de ces semaines derrières, le quartier était inondé». Le manque d’infrastructures, c’est un constat partagé par les Unités 13, 14, 15, 16, 12, 11 et 16 de Parcelles Assainies de Keur Massar. Le délégué de quartier de la dernière unité nommée, est lui aussi dans une grosse angoisse. Gora Ndao, puisque c’est de lui qu’il s’agit, dresse une situation peu reluisante de l’Unité 16. «Le Progep 2 devrait commencer dans ces Parcelles Assainies de Malika, notamment de l’Unité à 11 jusqu’à Boune. Et ça englobait les Unités 11, 17, 16, 15, 14, 13 et 12 ; mais, à un moment, on nous a expliqué que le plaidoyer a été fait pour que la seconde et la troisième phase soient cumulées. Or, il n’a jamais été question de phase 3».
A part des promesses, rien n’a été fait pour le moment. «On nous a convoqués (les délégués de quartiers) il y’a de cela quelques jours pour nous annoncer qu’étant donné que les travaux sont concentrés vers l’Unité 3, on mettra à notre disposition des tuyaux appelés «anaconda». Ce dispositif permettra d’évacuer les eaux rapidement, en cas de pluie. Mais, jusqu’à présent, on n’a rien vu», fustige Gora Ndao. L’Unité 16 n’est pas moins impactée que les autres quartiers. «L’année dernière, dès la première pluie, l’école, en plus de 6 maisons environnantes, avait été prise par les eaux. L’école était même une zone de pêche. La situation va se reproduire, s’il y a une pluie aussi importante que celle de l’année dernière, à l’origine des inondations. La situation sera aussi catastrophique», prévient-t-il.

OUMAR GUEYE SUR LE TERRAIN

La présence du ministre Oumar Guèye dans des quartiers inondables de Keur Massar est fréquente. Un des habitants de l’Unité 3, rencontré devant son domicile, soutient que l’assurance donnée par Oumar Gueye a suscité un espoir chez-eux. Mieux, a-t-il ajouté, «il a tenu à faire le tour de plusieurs quartiers pour constater les réalisations effectuées». D’ailleurs, Oumar Gueye a eu à mettre la pression sur les entreprises chargées de la réalisation des travaux pour que le délai soit revu à la baisse.

 60 HA INONDÉS EN 2020

En septembre 2020, le président Macky Sall a décidé d’injecter 15 milliards de francs Cfa pour un programme d’urgence à Keur Massar. Ce projet qui fait partie du Progep est confié à l’Agence de développement municipal (Adm). Selon le maire de Keur Massar, Moustapha Mbengue, qui s’exprimait lors de la visite du président Macky Sall, les pluies de l’année dernière ont touché plus de 100 quartiers non pris en charge par le Programme décennal de lutte contre les inondations. Conséquence, 60 ha ont été engloutis par les eaux de pluie et plus de 58 quartiers impactés, 2985 familles affectées, des écoles impactées dont 19 publiques et 48 privées et 3 postes de santé ont été inondés. Le Progep constitue une des composantes du Plan Décennal de Lutte contre les Inondations (Pdli).

UNE “RÉSOLUTION ACCÉLÉRÉE” DES CONTENTIEUX OPPOSANT LES BANQUES À LEURS CLIENTS RECOMMANDÉE

Dakar, 15 juil (APS) – La Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a convenu avec les directeurs généraux d’établissements de crédit de “l’impérieuse nécessité” d’une résolution accélérée des contentieux avec la clientèle, en vue de permettre au système bancaire d’assurer plus efficacement le rôle d’intermédiation financière qui lui est dévolu, a appris l’APS
Les deux parties ont convenu de ce point le 8 juillet dernier, à l’issue d’une discussion portant sur divers points dont la problématique des dossiers de crédits bancaires de la clientèle en contentieux, indique un communiqué.
La réunion s’est tenue par visioconférence en présence des membres de l’Association des professionnels des banques et établissements financiers du Sénégal (APBEFS).
Au cours de leurs échanges, la BCEAO et les directeurs généraux de crédit “ont souligné l’impérieuse nécessité d’une résolution accélérée des contentieux avec la clientèle, en vue de permettre au système bancaire d’assurer avec plus d’efficacité et de profondeur, son rôle d’intermédiation financière”, peut-on lire.
Selon le communiqué, “cette nécessité de résoudre les contentieux entre structures bancaires et clients découle des nombreux différends notés” et opposant les usagers aux banques.
D’après un recensement statistique, il en ressort notamment qu’en nombre, près de 70% des dossiers sont réglés à l’amiable, représentant environ 30% de l’encours total brut des dossiers bancaires en contentieux chiffré à 513 milliards de FCFA, relève le communiqué.
“Les dossiers en contentieux judiciaire (environ 340 milliards de FCFA) se répartissent, en termes d’encours, entre le Tribunal de commerce (41%) et les Tribunaux d’instance (59%)”.
“En termes de délai, 29% de l’encours total du contentieux bancaire est en résolution depuis plus de cinq (5) ans et 27% sur une durée comprise entre deux (2) et cinq (5) ans”, renseigne la même source.
Elle ajoutent que les directeurs généraux de crédit ont signalé, au cours de la rencontre, que l’Association des professionnels des banques et établissements financiers du Sénégal (APBEFS) “s’est penchée sur les recommandations pertinentes à formuler à cet égard, en vue d’une meilleure protection juridique et judiciaire des intérêts des déposants, des actionnaires et des dirigeants des établissements de crédit”.
Le communiqué note que la situation du système bancaire a été marquée, au cours du premier trimestre de l’année 2021, par la poursuite de la progression des emplois bancaires (+189,1 milliards de FCFA ; +2,5%) pour se situer à 7.796,1 milliards de FCFA à fin mars 2021, tirés principalement par l’activité de portefeuille sur les titres publics (+124,7 milliards de FCFA ; +6,3%).
“Pour leur part, les crédits se sont redressés (+52,7 milliards de FCFA ; +1,0 %) à la faveur d’un allongement des maturités. Les crédits au secteur privé se sont inscrits en hausse de 41,1 milliards de FCFA (+1,0%) comparativement au trimestre précédent”, souligne la source.
Une hausse en rythme trimestriel de 276.1 milliards de francs CFA (+3,9%) a été notée sur les ressources des établissements de crédit, qui se sont établies à 7 399, 5 milliards de francs CFA, indique le communiqué.
Cette progression, ajoute le document, est soutenue principalement par l’accroissement des dépôts et emprunts (+222 milliards de FCFA ; +3,7%) ainsi que des capitaux propres et ressources assimilées (+33,6 milliards de FCFA ; +4,4%).
Concernant la conformité des établissements de crédit vis-à-vis du dispositif prudentiel, “les échanges ont porté essentiellement sur la nécessité pour les établissements de crédit de diversifier davantage leurs emplois, notamment en faveur de la cible PME/PMI, en tirant profit des actions structurantes déjà mises en œuvre”.
Cette perspective doit se faire en relation avec l’Etat du Sénégal, au titre du dispositif de promotion du financement des PME-PMI mis en place par la BCEAO, souligne le communiqué.AT/BK

UEMOA : Fortes progressions des indicateurs de l’activité économique en mai

https://www.financialafrik.com Les indicateurs de l’activité économique dans les pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) ont enregistré de fortes progressions au mois de mai 2021 par rapport à la même période de l’année 2020, marquée par l’impact de la crise sanitaire, selon les données de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) basée à Dakar.
L’institut d’émission explique cette situation par << les effets de rattrapage>>. L’indice du chiffre d’affaires dans le commerce a ainsi augmenté de 21,1% (-20,7% en mai 2020) sur un an, en mai 2021 contre une hausse de 21,8% au mois d’avril 2021.
De même, l’indice du chiffre d’affaires dans les services marchands s’est accru de 18,7% au cours de la période sous revue (contre -5,0%), après une augmentation de 20,2% un mois plus tôt.
Concernant la production industrielle, les services de la BCEAO indiquent que l’indice a progressé de 11,9% en rythme annuel, au cours du mois sous revue (-7,4% en mai 2020), contre une hausse de 15,6% en avril 2021.
Quant au taux d’inflation, la banque centrale souligne, sur la base des données officielles, qu’il s’est établi à 3,3% à fin mai 2021 par rapport à la même période de l’année passée, après une réalisation de 3,1% le mois précédent. L’accélération du rythme de progression des prix est essentiellement imprimée par les composantes Alimentation et Logement.
Selon l’institut d’émission, la hausse de la composante Alimentation est en lien avec le renchérissement des prix des fruits et légumes, des tubercules et plantains ainsi que des produits de la pêche dans la plupart des pays. Celle du transport est liée au renchérissement du charbon de bois, notamment au Burkina, en Côte d’Ivoire et au Togo, ainsi qu’au relèvement des prix du gaz et du pétrole lampant au Burkina, dans le sillage de la remontée des cours du pétrole brut. Par ailleurs, signale la BCEAO, il est noté une hausse du loyer en Côte d’Ivoire (+7,7%) et au Sénégal (+6,2%) ainsi qu’une progression de 5,5% du prix des produits d’entretien et de réparation des logements en Côte d’Ivoire, principalement du ciment (+11,1%). Albert Savana

L’Africa Business Heroes (ABH) rassemble plus de 1 600 délégués à l’occasion de son premier sommet annuel

Investisseurs, partenaires et entrepreneurs de tous les secteurs et marchés se sont réunis pour discuter de questions urgentes et d’idées de collaboration
ACCRA, Ghana, 15 juillet 2021/ — L’ABH (www.AfricaBusinessHeroes.org/fr) a également dévoilé son premier rapport annuel, qui met en lumière les réalisations des initiatives et l’impact qu’elles ont eu ; Investisseurs, partenaires et entrepreneurs de tous les secteurs et marchés se sont réunis pour discuter de questions urgentes et d’idées de collaboration ; Les candidatures pour l’édition de cette année du concours sont en cours d’examen et le Top 50 2021 sera annoncé dans les semaines à venir.
Le prix  concours Africa’s Business Heroes (ABH), le programme philanthropique phare établi par la Fondation Jack Ma pour aider à promouvoir un écosystème entrepreneurial panafricain inclusif, a tenu son tout premier sommet annuel dans un format entièrement virtuel, rassemblant plus de 1 600 participants de toute l’Afrique. Le sommet, qui consistait en une conférence en ligne et d’ateliers d’une demi-journée, a permis à la communauté ABH de se connecter, de s’engager et d’écouter certains des plus grands esprits du monde des affaires, de la technologie et du marketing.
Lors du sommet, Jason Pau, directeur exécutif (international) de la Fondation Jack Ma, a lancé le tout premier rapport annuel de l’ABH (https://bit.ly/2U4u57T), qui retrace le parcours de l’ABH à ce jour et l’impact qu’il a créé pour les participants et les communautés. “L’équipe a cherché sans relâche à regarder au-delà de l’horizon, à innover et à avoir un impact plus important grâce à notre programme. Nous nous concentrons sur la construction d’une communauté entrepreneuriale panafricaine inclusive, et nos réalisations ne sont possibles que grâce au soutien de nos partenaires, juges, bénévoles, amis et communautés à travers l’Afrique et aux quatre coins du monde.”
Le rapport note que depuis qu’ils ont été désignés finalistes de l’ABH, les 10 premiers de 2019 et 2020 ont au total soutenu plus de 8 300 emplois directs et indirects, et créé 455 nouveaux emplois directs. Nombre d’entre eux se sont trouvés en première ligne face à l’épidémie COVID-19, mettant à profit leur entreprise pour fournir du sang, de l’oxygène, des EPI et d’autres services essentiels à ceux qui en ont le plus besoin. En outre, plusieurs entreprises ont vu leur croissance doubler, voire tripler, et ont levé des millions de dollars de fonds, grâce à l’exposition et aux connexions acquises au cours de leur expérience à l’ABH. En outre, 43 000 entrepreneurs de toute l’Afrique, qui étaient d’anciens candidats, ont pu accéder à des formations, des apprentissages et des possibilités de mise en réseau inégalés
Tout au long du sommet, les participants ont discuté du thème central du concours de cette année, “It’s African Time”. Bogolo Kenewendo, économiste mondial et ancien ministre de l’investissement, du commerce et de l’industrie du Botswana, et conseiller spécial de l’ABH, a souligné le rôle clé que les entrepreneurs peuvent jouer pour libérer le potentiel économique du continent : “Le potentiel pour les entreprises est immense. L’Afrique est l’une des régions du monde qui connaît la croissance la plus rapide depuis dix ans, avec environ 6 700 milliards de dollars de dépenses de consommation et d’affaires, plusieurs opportunités sont perçues comme étant des défis et des problèmes. Nous avons besoin de fonds pour soutenir la résolution des problèmes et l’innovation sur le continent. Ce n’est pas de la charité, c’est du business. Les défis auxquels nous sommes confrontés sont de grandes opportunités. Les possibilités de croissance sont plus importantes en Afrique que dans le reste du monde.”
Les participants ont également partagé la même passion pour fournir des solutions. Lors d’un sondage réalisé pendant le sommet, 93 % des personnes interrogées ont déclaré qu’un problème à résoudre et une excellente idée commerciale étaient les raisons pour lesquelles elles avaient choisi de devenir entrepreneur. Seuls 5 % ont déclaré qu’ils étaient principalement mus par le gain économique.
L’événement a également réuni un panel d’intervenants africains et internationaux de haut niveau dans le but d’impliquer et interagir avec le public sur un certain nombre de sujets cruciaux, notamment l’investissement, la technologie, le marketing et la formation des talents. Les participants étaient unanimes pour dire qu’il s’agit d’une période très excitante et pleine de défis pour l’entrepreneuriat et la création d’entreprises en Afrique, mais que l’avenir s’annonce prometteur  :
Moulaye Tabouré, fondateur et directeur général d’Afrikrea et l’un des dix premiers finalistes en 2019, a commenté : ” La crise est un excellent moyen de se concentrer. En 2020, nous avons augmenté le volume de 2,5 fois et le revenu de 5 fois. C’était éprouvant mais ça a marché.”
Fred Swaniker, fondateur de l’African Leadership Group, a déclaré que le passage au travail à distance permet aux entrepreneurs d’accéder à de nouveaux talents, par-delà les frontières, ce qui fait d’aujourd’hui un excellent moment pour se développer. Il a ajouté : “Ignorez la technologie à vos risques et périls. Arrêtez de considérer la technologie comme un élément secondaire, pensez-y comme un élément central de tout. Si vous le faites, c’est un moment phénoménal pour être un entrepreneur.”
“La croissance de l’accès au capital en Afrique est incroyable”, a déclaré Charlie Graham-Brown, directeur des investissements et associé de Seedstars. “2020 a vu une baisse de volume, mais le nombre de transactions a augmenté de 44%. Pour les entrepreneurs qui ont besoin de lever des capitaux, c’est une période brillante.”
Les inscriptions au prix concours ABH 2021 ont récemment été clôturées et des juges experts examinent actuellement des milliers de candidatures afin de sélectionner les 50 meilleures, qui seront annoncées dans le courant du mois. Les 54 pays africains sont représentés dans le groupe de candidats de cette année et dans une variété de secteurs, l’agriculture dominant avec 22 %, suivie par les TIC avec 9 % et le commerce, l’éducation et la fabrication avec 8 % chacun. Un tiers de tous les participants sont des femmes, dont 15 % proviennent de pays francophones.
CNBC Africa, Star Times et 11 chaînes de télévision nationales diffuseront en juillet une série de quatre épisodes sur le parcours des “Africa’s Business Heroes” de 2020. Les détails complets de la diffusion seront disponibles dans les listings locaux. Pour suivre les prochaines phases d’ABH et toutes les mises à jour, veuillez consulter le site :  www.AfricaBusinessHeroes.org/fr et suivez-nous sur Twitter (https://bit.ly/3kkucXB), LinkedIn (https://bit.ly/2TfTFpY), Instagram (https://bit.ly/3rigzcL) et Facebook (https://bit.ly/3eDKOGb).
Distribué par APO Group pour Africa’s Business Heroes (ABH).

Contacts presse :

Holly Zhao
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Miriam Forte
(+44)7534247780
m.forte@alibaba-inc.com

À propos du concours « Africa’s Business Heroes » :

Le concours « Africa’s Business Heroes » est l’initiative philanthropique phare introduite par la Fondation Jack Ma, visant à soutenir et à inspirer la prochaine génération d’entrepreneurs africains, tous secteurs confondus, et ceux qui bâtissent une économie plus durable et inclusive pour l’avenir du continent. Sur une période de 10 ans, ABH récompensera 100 entrepreneurs africains, leur offrant des dons financiers, des programmes de formation, et un soutien pour le développement d’un écosystème entrepreneurial. Chaque année, le concours et le programme télévisuel ABH mettront à l’honneur 10 finalistes qui se verront offrir l’occasion de raconter leur entreprise pour une chance de remporter une part de la cagnotte allouée au programme et s’élevant à 1,5 million de dollars. Le concours, créé par Jack Ma, fondateur du groupe Alibaba et de Fondation Jack Ma, a été décidé suite à la première visite de l’homme d’affaires en Afrique en 2017, après avoir été impressionné et enthousiasmé par la passion et le talent des entrepreneurs locaux qu’il avait rencontrés

SOURCE

Africa’s Business Heroes (ABH)

PROJET DES 100 000 LOGEMENTS : LES MEMBRES DU GUICHET UNIQUE INSTALLÉS

https://emedia.sn Les ministres des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, en compagnie de son collègue de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, Abdoulaye Saydou Sow, ont procédé hier mardi, 13 juillet, à l’installation des membres du guichet unique pour le projet des 100 000 logements.
Le guichet unique a pour mission de simplifier et de raccourcir les procédures d’obtention de documents et actes administratifs nécessaires à la réalisation du projet. Lequel connait ainsi un coup d’accélérateur après le vœu exprimé en août 2020, par le chef de l’État, Macky Sall, à l’occasion du Conseil présidentiel sur le Logement, de doter les Sénégalais, d’ici et de la diaspora, d’un toit à moindre coût.
L’installation du guichet unique, une doléance des promoteurs et des coopératives, est effective. “Il vient compléter le dispositif technique sur des supports destinés à donner corps aux comités de suivi du fonds de l’habitat social, la Société d’aménagement et de rénovation urbaine, le régime fiscal des douaniers dérogatoire de droit commun pour les promoteurs immobiliers engagés dans un programme de construction d’immeubles à usage d’habitation agréé par l’État”, a relevé Abdoulaye Daouda Diallo.
Une dynamique qui va se suivre, a-t-il appuyé, avec la réunion prochaine de la commission d’agrément et de contrôle du respect de l’engagement chargée de statuer sur les demandes d’agrément des promoteurs engagés dans ce programme.
“Il en sera de même dans le domaine du financement du projet des 100 000 logements, avec un plan d’actions triennal d’investissement prenant en compte l’accompagnement des promoteurs immobiliers, la redynamisation des coopératives, le mécanisme innovant de financement tel que la location-vente, un autre mécanisme de l’industrialisation de la construction”, a-t-il expliqué Dié BA

Grève des concessionnaires du nettoiement : une Tabaski sous les ordures

http://www.walf-groupe.com Après les boulangers qui menacent de boycotter la fête de tabaski en ne produisant pas de pain, les concessionnaires de nettoiement ont embouché la même trompette.
En effet, les techniciens de surface ont annoncé le boycott du ramassage des ordures sur l’étendue du territoire à partir de ce lundi 19 juillet si l’Unité de Coordination et de Gestion des ordures (UCG) ne leur paie pas le montant des factures des 6 derniers mois.
Estimé entre 5 et 6 milliards de F CFA, le personnel de nettoiement demande à l’UCG de leur permettre d’entrer  dans ces fonds avant la fête de la Tabaski* au risque de sentir les odeurs nauséabondes.
Par ailleurs, les concessionnaires se disent désolés d’avance « des éventuels désagréments qui seront causés par la grève ».

“DISPARTIONS” DE BAGAGES À L’AÉROPORT : Aibd Sa annonce l’ouverture d’une enquête

Libération Sénégal online « Il a été constaté, ces derniers temps, dans la presse et sur les réseaux sociaux, que des passagers se plaignent avec véhémence de vol, rapine ou spoliation de leurs bagages à leur arrivée à l’Aéroport international Blaise Diagne. En pareil cas, l’aéroport final de destination est le plus souvent incriminé, même si au cours du trajet, ces bagages ont transité parfois par plusieurs autres aéroports », précise d’emblée Aibd Sa dans un communiqué reçu par Libération online. Pour autant, la direction générale d’Aibd Sa, ainsi que l’ensemble des autorités aéroportuaires concernées notamment le gestionnaire de l’aéroport, Las, ainsi que les compagnies aériennes, «expriment ses regrets et se désolent que de telles forfaitures soient de nature à ternir l’image de marque de ce nouvel aéroport, vitrine de la Téranga sénégalaise ».
Il convient toutefois, selon elle, de préciser que le processus d’acheminement des bagages au niveau de l’Aéroport International Blaise Diagne, du débarquement à la livraison, est transparent et normé. « Premièrement, les compagnies aériennes positionnent toujours des agents de sureté au niveau des soutes et les bagages sont escortés jusqu’à leur déchargement. Deuxièmement, la distance entre le parking-avion et la zone de livraison des bagages est relativement assez courte et l’itinéraire parsemé de caméras de surveillance qui fonctionnent 24h/24 », fait remarquer Aibd Sa.
N’empêche, «Aibd Sa , prenant acte de ces différentes récriminations, a engagé toutes les structures concernées, notamment le gestionnaire, la société d’assistance au sol, la société responsable de la sûreté aéroportuaire, les compagnies aériennes, les forces de défense et de sécurité et la Haute autorité des Aéroports du Sénégal, pour ouvrir une enquête afin de faire la lumière sur ces accusations prises très au sérieux et qui sont de nature à saper les efforts réalisés au quotidien ainsi que les importants investissements de modernisation en cours pour renforcer la sécurité des biens et des passagers de notre aéroport », annonce Aibd Sa.

Le Sénégal se noie dans la troisième vague : entre l’impossible restauration de l’état d’urgence et l’absence de quantité suffisante de vaccins,que faire?

https://www.dakaractu.com La propagation du coronavirus est à sa vitesse de croisière au Sénégal. Ce mercredi 14 juillet, un autre record a été battu. Celui des infections enregistrées par jour. Sur 2.854 tests réalisés, 733 cas sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 25,68 %, rapporte le ministère de la Santé. Le doute n’est plus permis. La troisième vague est là !
Paradoxalement, personne ne s’émeut de cette situation. Hormis les appels à la « responsabilité » et au « respect des mesures barrières », aucune mesure n’est envisagée du côté des décideurs. En tout cas pas pour l’heure. La question qui jaillit est de savoir si les autorités vont laisser la situation pourrir ? Vont-elles continuer à faire la sourde oreille face à ce qui s’annonce comme une hécatombe même si pour l’heure 1.203 personnes sont officiellement décédées du coronavirus dans nos murs?
En tant que décideurs, il appartient au Président de la République et à ses collaborateurs de déterminer la marche à suivre. C’est ce qu’ils ont fait jusqu’à une certaine période.
Après l’apparition du coronavirus au Sénégal le 02 mars 2020, les autorités ont pris les décisions idoines pour combattre cet ennemi invisible. Les cas suspects sont systématiquement isolés et testés alors que ceux d’entre eux qui se sont révélés positifs sont pris en charge dans des CTE. À côté de cette prise en charge sanitaire, des mesures dites non sanitaires sont mises en œuvre à l’image de l’état d’urgence assorti d’un couvre-feu décrété à partir du 24 mars. Même les lieux de culte ont été fermés pour mettre hors d’état de nuire le virus. Mais au bout de quelques mois, les restrictions se sont révélées très nuisibles pour l’économie nationale. D’ailleurs, les populations n’ont pas tardé à le faire savoir en défiant les forces de sécurité chargé de faire respecter le couvre-feu aux allures d’un semi-confinement. Lundi 29 juin, le chef de l’État annonce la levée de l’état d’urgence et le couvre-feu y afférent.
Il n’empêche, lorsqu’une deuxième vague s’est déclarée au Sénégal, le président de la République a une nouvelle fois pris ses responsabilités et a réinstauré l’état d’urgence accompagné d’un couvre-feu dans deux régions. Dakar et Thiès. Mais ce semi-confinement entériné alors que le pays venait de dépasser 20.000 cas pour 438 décès passe difficilement auprès des populations de ces deux régions. Les affrontements du début vont céder la place à une émeute lorsque l’opposant Ousmane Sonko, accusé de viol par une jeune femme est menacé d’emprisonnement. La situation s’envenime. Prenant la mesure de la donne qui risquait d’empirer, le président de la République allège le couvre-feu qui passe de minuit à 5 heures du matin au lieu de 21 heures à 5 heures. Le 19 mars, l’état d’urgence qui a été renouvelé une fois connaît son épilogue. Les Dakarois et Thiessois sont enfin « libérés » et peuvent vaquer à leurs occupations. Pourtant, l’épidémie n’avait pas été déclarée terminée. Seulement, le pays avait déjà commencé sa campagne de vaccination depuis le 23 février avec 200 000 doses de Sinopharm, comptait sur les doses attendues de l’Initiative Covax pour immuniser les cibles prioritaires, à savoir 3 millions de sénégalais. Notre pays déclarait 36.195 cas et 935 décès.
Détecté pour la première fois en Inde, le variant Delta, 60 % plus contagieux que le variant Alpha arrive au Sénégal. L’Institut Pasteur de Dakar et l’Institut de recherche en santé, de surveillance épidémiologique et de formation (IRESSEF) le retrouvent dans les échantillons séquencés.
Au regard de cette remontée de la pente jamais connue, le gouvernement du Sénégal semble dans le tâtonnement alors que cette situation appelle des décisions fermes. À défaut de décréter un couvre-feu qui risquerait de mettre de nouveau le Sénégal à feu et à sang, les rassemblements doivent être interdits. C’est d’ailleurs ce à quoi invite le syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) les autorités pour « freiner cette vague de contamination ». Ces professionnels de la Santé redoutent une tension de lits dans les structures sanitaires si rien n’est fait pour mettre un terme à cette avancée spectaculaire du virus.
Lors d’une émission télévisée, Abdoulaye Diouf Sarr et les directeurs des services décentralisés ont tenté, vainement de donner des assurances quant à la disponibilité de l’oxygène dans les CTE. Aujourd’hui, la situation n’a jamais été aussi alarmante. Elle l’aurait été moins si le Sénégal avait suffisamment de doses pour vacciner sa population.
À l’heure actuelle, 590.969 doses ont été administrées. Or l’objectif, était d’atteindre au minimum 3 millions de personnes avant la fin de l’année. Pour rassurer les candidats à la deuxième dose et les non encore vaccinés, le directeur de la Prévention a annoncé l’arrivée prochaine de 5 millions de doses de Johnson et Johnson, 6 697 000 de doses de l’initiative Covax, 2 millions de doses de Moderna. Il ajoutait : « dans les prochains jours, nous allons recevoir 168 000 doses de Johnson et Johnson. Une commande est aussi en instance pour plus de 200 000 autres doses prochaines ».
Le vaccin Janssen de Johnson et Johnson ne nécessite qu’une dose. Mais jusque-là, ce ne sont que des annonces. Or, la guerre contre le coronavirus nécessite des actes que les autorités étatiques ont du mal à poser depuis le début de la troisième vague.

Covid-19–Hausse des contaminations–L’Etat anesthésié : Absence de stratégie de riposte – Pas de mesures restrictives aux rassemblements

https://lequotidien.sn Avec 733 cas positifs enregistrés hier, le Sénégal se retrouve dans le creux de la vague alors qu’aucune stratégie n’est encore définie et l’observance des gestes barrières reste une règle jetée aux corbeilles. En Conseil des ministres hier, le Président Sall demande à intensifier la remise à niveau des Centres de traitement des épidémies (Cte), à procéder à la relance du Comité national de gestion des épidémies.
– Que dire ? On est dans une situation qui mène à l’apocalypse avec une explosion des cas positifs et des décès dus au Covid-19. Evidemment, le pays reste dans le creux de la troisième vague, qui risque d’être fatale. Hier, le Sénégal a enregistré 733 nouvelles contaminations sur un échantillon de 2854 tests. Soit un taux de positivité de 25, 68%. Une première depuis le recensement du premier malade du Covid-19 en mars 2020.
Dans les détails, il s’agit de 250 contacts et 483 cas issus de la transmission communautaire. Pour ces derniers, la région de Dakar à elle seule concentre 373 personnes touchées dont 222 dans le département de Dakar, 66 dans le département de Rufisque, 49 à Pikine, 18 à Guédiawaye et 18 à Keur Massar. Ces données confirment la tendance de toujours, à savoir la capitale reste l’épicentre de la pandémie. Il faut noter par contre que 138 patients ont été déclarés guéris. Alors que 19 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation et 2 malades ont perdu la vie des suites de la maladie.
Ce n’est pas une surprise tant les derniers bulletins épidémiologiques annonçaient des jours compliqués avec la multiplication des rassemblements, les masques sont jetés, les distanciations physiques oubliées. Alors qu’aucune nouvelle stratégie de lutte n’a été rendue publique pour ramener les citoyens sur le droit chemin. S’il n’est pas envisagé de remettre la vis, c’est-à-dire le rétablissement du couvre-feu, il devient évidemment urgent de penser à une nouvelle stratégie pour endiguer la pandémie. Mais, la marge semble faible pour le gouvernement et les citoyens qui sont en convalescence économique après une année chaotique marquée par la perte d’emplois provoquant l’érosion du pouvoir d’achat des Sénégalais. Que faire pour casser la contamination ? Pris dans le tourbillon des préparatifs de la Tabaski, qui va entraîner un mouvement de foule à l’intérieur du pays dans les prochains jours, les citoyens restent à l’écoute des autorités politiques et médicales.

Remise à niveau des Cte

En Conseil des ministres hier, le Président a insisté auprès «des populations, sur l’impératif de respecter les mesures barrières, le port systématique du masque, la limitation des rassemblements et déplacements au regard de la multiplication fulgurante, aux plans mondial, continental et national, des infections du Covid-19». Il demande au ministre de la Santé et de l’action sociale, «d’intensifier la remise à niveau des Centres de traitement des épidémies (Cte), à poursuivre la dotation des structures sanitaires et des services spécialisés en intrants et équipements de première nécessité, mais également, à mobiliser l’ensemble des personnels de santé afin d’asseoir la maîtrise rapide de cette nouvelle poussée de la pandémie».
Vu le contexte de propagation du virus, Macky Sall insiste sur la «sensibilisation des populations, mais surtout d’accélérer le déploiement de la campagne de vaccination de proximité avec l’acquisition effective de nouvelles doses de vaccins par l’Etat» avec surtout le contexte des préparatifs de la Tabaski, des vacances scolaires et des déplacements qui en découlent, l’urgence d’impliquer les relais communautaires et les acteurs sociaux dans la campagne. «Poursuivant sa communication, le chef de l’Etat invite, durant cette période de recrudescence de la pandémie, les gouverneurs de région, à relancer les actions des comités régionaux de gestion des épidémies. Le président de la République demande également au ministre de la Santé et de l’action sociale, de renforcer la veille sanitaire en accentuant la communication et la présence sur le terrain et de présider, chaque semaine, le Comité national de gestion des épidémies (Cnge), avec la participation de toutes les parties prenantes», explique le Conseil des ministres.
A ce jour, 47 mille 596 ont été déclarés positifs dont 42 mille 685 guéris, 1203 décès et 3 mille 707 patients encore sous traitement dans les différents centres hospitaliers. En attendant, 590 mille 969 personnes ont été vaccinées depuis le lancement de la campagne vaccinale en février dernier. Or le Sénégal a épuisé son stock en attendant l’arrivée dans les prochaines semaines, de 5 millions de doses de Johnson et Johnson, 6 697 000 de doses de l’initiative Covax, 2 millions de doses de Moderna. Face à la recrudescence fulgurante de la pandémie, le ministère de la Santé exhorte les populations au respect strict des mesures barrières afin d’endiguer la progression de la maladie. Par Justin GOMIS justin@lequotidien.sn

TRANSPLANTATION D’ORGANES : LE CRI DU CŒUR D’UN NÉPHROLOGUE

https://emedia.sn Tout faire pour que le programme de transplantation démarre au Sénégal. C’est le cri du cœur du Pr Abdou Niang, coordonnateur du nouveau centre de dialyse Saliou Fall, logé derrière l’hôpital Général Idrissa Pouye de Grand-Yoff. D’après les estimations du néphrologue, 750 000 personnes souffrent de maladies rénales chroniques, au Sénégal. “Dans ce nombre, il y a, chaque année, 1 000 à 2 000 qui arrivent au stade terminal. Ces derniers auront besoin de la dialyse”, a-t-il alerté.
“En traitement, nous avons des sujets jeunes qui sont dialysés avec une moyenne d’âge de 40 ans”, a-t-il, par ailleurs, justifié, dans des propos repris par Le Soleil, tout en rappelant que la mise en place du programme national de transplantation rénale, au Sénégal, remonte à 2007.
Poursuivant, l’enseignant-chercheur à l’UCAD ajoute  : “il y a des jalons importants qui ont été posés avec la mise en place du Conseil national de transplantation d’organes. Ce conseil travaille sur la validation des projets afin d’accréditer des hôpitaux.”
Selon lui, la greffe rénale et la prise en charge du patient peuvent coûter dix millions F CFA.
Pr Niang s’exprimait, hier, à l’occasion de la réception de 45 générateurs pour la dialyse, par le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr. Les machines, acquises, à hauteur d’un milliard F CFA, sont destinées au nouveau centre qui va démarrer ses activités en fin d’année, a expliqué la tutelle.
Profitant de l’occasion, le ministre a annoncé que le chef de l’État, Macky Sall, est train de préparer un conseil présidentiel sur la transplantation. Des questions liées à la maladie rénale jusqu’à la transplantation, a-t-il précisé. D’ailleurs, des instructions ont été données à son département afin de préparer un dossier sur le sujet.
La loi n°2015-22 du 8 décembre 2015 relative au don, au prélèvement et à la transplantation d’organes et aux greffes des tissus humains a été adoptée au Sénégal, afin de répondre aux besoins.

«Il y a trop de décès dus à l’utilisation d’aphrodisiaques»(Dr Mouhamadou Sow,Téranga-Pharma)

https://www.dakaractu.com Le Directeur Général de Téranga Pharma s’est exprimé ce matin lors du salon du Pharmacien organisé par la 59ème promotion sortante de la Faculté de Médecine, Pharmacie et Ontologie de l’UCAD.
Suite à un discours de bon sens, il est revenu sur les conséquences de la vente illicite de médicaments et la circulation de faux médicaments sur le marché sénégalais.
En outre, il rappelle que ces médicaments au-delà de causer des dégâts non-négligeables est en effet la source de plusieurs décès soutenant à ce titre que « beaucoup de décès sont liés à l’utilisation d’aphrodisiaques ». 
Par ailleurs, il estime qu’une ratification de la loi criminalisant la vente de faux médicaments pourrait-être l’ultime solution à ce phénomène qui dérange de plus en plus.

“Terrorisme : La fin des frontières ?”, Un nouvel ouvrage au coeur des complexités du phénomène terroriste au Sahel

https://www.dakaractu.com Ce nouvel ouvrage de l’Inspecteur principal des Douanes, Amadou Tidiane Cissé, vient en son heure pour partager aussi bien ses interrogations que ses pistes de réflexions prospectives sur la transnationalité du phénomène terroriste au Sahel. Son intitulé complet “Terrorisme : La fin des frontières  ? Nouveaux enjeux de la coopération douanière en matière de sécurité au Sahel” (Editions Harmattan, Juillet 2021) nous plonge au coeur des récentes dynamiques sécuritaires dans la région où tous les pays peuvent devenir soient terrain d’opération ou zones de repli stratégique pour des groupes terroristes qui, au même titre que la globalisation des échanges économiques, ont, eux-aussi, depuis longtemps, aboli les frontières.
Sans nul doute que le soldat de l’économie a aussi répondu au devoir patriotique d’instruire et de partage d’expériences pour consolider le rôle de la douane dans cette guerre asymétrique.
Par souci de pédagogie, au fil de cet ouvrage de 242 pages, sur un sujet éminemment complexe et sensible, Amadou Tidiane Cissé nous invite, progressivement, à revisiter les dernières évolutions régionales dans un style accessible alliant, en enquêteur chevronné, souci de précision et rigueur dans le croisement des sources.
En parcourant, cet ouvrage qui vient à son heure, les spécialistes ou experts pourraient avoir l’impression d’un effort de description de situations et de mécanismes auxquels ils seraient familiers (groupes terroristes, acteurs et réseaux), mais le véritable apport de Amadou Tidiane Cissé est, surtout, d’avoir jeté un regard nouveau, parfois surprenant, sur un phénomène lisible sous plusieurs angles.
Le regard méticuleux du douanier pouvant aller au-delà des horizons et des frontières que nous fixent l’habitude et la fausse impression de maîtrise d’une réalité aussi changeante, complexe qu’évolutive a permis à l’auteur de nous guider dans l’univers sahélien des menaces asymétriques auxquelles seule une approche transdisciplinaire permettrait de faire dûment face.
Traitant de la question « djihadiste » au Sahel en passant en revue les différents acteurs (nébuleuses, groupes d’autodéfense), Amadou Tidiane Cissé a pu revenir sur les sources internes comme externes de financement du terrorisme avec le regard de l’enquêteur qui élargit les perspectives. L’analyse qu’il fait de l’origine des armes en retraçant les circuits renseigne sur l’étendue d’une culture douanière ouverte sur les dimensions sécuritaires au point de brosser une analyse exhaustive des modes opératoires faisant de cet ouvrage, un outil précieux aussi bien pour les chercheurs que les praticiens.
La maîtrise incontestée des instruments juridiques régionaux et internationaux décelée à travers leur approche comparative et complémentaire a certainement permis à l’auteur de faire constamment le lien entre les principes généraux, la palette des outils existants et les diverses contraintes du terrain et des réalités avec lesquelles l’administration douanière est amenée à composer.
En plus d’avoir sciemment permis le croisement des méthodologies d’analyses invitant à une désormais inévitable interdisciplinarité dans l’approche du fait terrorisme dans le Sahel, l’ouvrage de Amadou Tidiane Cissé est une courageuse invite à une certaine mitigation des paradigmes du tout-sécuritaire face à la mesure nécessaire entre gestion des urgences sécuritaires et enjeux de la prévention et de la prospective.
En parcourant cet ouvrage, même s’il ne faudrait pas totalement donner raison à un certain Frédéric Dard qui soutenait dans Les aventures du commissaire San Antonio qu’ « il n’y a que les douaniers qui sachent formuler des questions », il ne serait pas étonnant que certains lecteurs en arrivent à accorder, in fine, à Amadou Tidiane Cissé, la prouesse de nous instruire tout en nous questionnant.
Il est clair qu’au-delà des questionnements légitimes sur la viabilité de nos systèmes de sécurité face aux menaces émergentes et du rôle constructif de la douane dans la prévention et la lutte contre le terrorisme, de sérieuses pistes sont déjà dessinées quant à la pertinence d’une meilleure coopération entre les Etats de la région et  les administrations douanières.
Par ailleurs, en refermant cet ouvrage, il devient évident pour les acteurs et observateurs que les défis posés par le terrorisme et l’ensemble des menaces sécuritaires requièrent, plus que jamais, une sérieuse mutualisation des efforts et des compétences au sein des Etats et entre eux de même qu’ils rendent, désormais, caduques toute forme d’exclusivité disciplinaire ou de cloisonnement des spécialités.
Par ce livre, Amadou Tidiane Cissé offre aux novices une pure délectation intellectuelle en termes de vulgarisation, une boîte à outils opérationnels pour les professionnels de la sécurité mais aussi une source d’inspiration pour les pouvoirs publics de la région confrontés à la gestion des urgences sécuritaires et la montée des périls dans une région en pleine mutation.Note de lecture préparée par Dr. Bakary Sambe Directeur du Timbuktu Institute

LA CENA S’APPRÊTE À ASSURER LE CONTRÔLE ET LA SUPERVISION DES ÉLECTIONS TERRITORIALES (COMMUNIQUÉ)

Dakar, 14 juil (APS) – La Commission électorale nationale autonome (CENA) a indiqué mercredi qu’elle s’apprête à assurer le contrôle et la supervision des différentes opérations liées aux élections territoriales du 23 janvier 2022.
’’En perspective des élections territoriales prévues le dimanche 23 janvier 2022 au Sénégal, la CENA s’apprête, avec l’ensemble de ses démembrements présents dans les quarante-six (46) départements du pays, à assurer le contrôle et la supervision des différentes opérations liées au scrutin’’, selon un communiqué transmis à l’APS.
La même source rappelle l’article L.5 du Code électoral qui dispose ’’la CENA contrôle et supervise l’ensemble des opérations électorales et référendaires. Elle veille, en particulier, à leur bonne organisation matérielle et apporte les correctifs nécessaires à tout dysfonctionnement constaté’’.
’’La CENA fait respecter la loi électorale de manière à assurer la régularité, la transparence, la sincérité des scrutins en garantissant aux électeurs, ainsi qu’aux candidats en présence, le libre exercice de leurs droits’’, selon le même texte.
Le communiqué signale aussi qu’en vertu de ces dispositions pertinentes de la loi électorale, ’’la CENA a réactivé les quarante-cinq commissions électorales départementales (CEDA) déjà existantes et pris les arrêtés de nomination des membres et des personnels en service dans ces structures’’.
La CENA a, en outre, créé une nouvelle CEDA dans le nouveau département de Keur Massar, dans la région de Dakar, et prévu tous les moyens nécessaires au bon fonctionnement de cette structure.
Le communiqué rappelle l’article L.8 du Code électoral qui dispose, en effet que ’’la CENA met en place dans les départements (…) des structures correspondantes dont la composition et le fonctionnement sont déterminés par décret sur proposition de la CENA’’.
La CENA assure qu’elle ’’est prête à accompagner, en le contrôlant et en le supervisant, l’ensemble du processus électoral, puisqu’étant +obligatoirement présente à tous les niveaux de conception, d’organisation, de prise de décision et d’exécution, depuis l’inscription sur les listes électorales jusqu’à la proclamation provisoire des résultats+’’ conformément à l’article L.6 du Code électoral. AT/OID

ALLIANCE MACKY SALL ET IDRISSA SECK : Karim Wade, plutôt cheveu dans la soupe que ‘’Gloria’’ 

https://www.enqueteplus.com/nod Depuis son exil qatari, Karim Wade, Secrétaire général adjoint du PDS, est au cœur de toutes les rumeurs attestant d’un possible rapprochement avec le camp présidentiel autour de la nouvelle coalition ‘’Mburu ak Soow’’. Après le démenti de Khalifa Sall pressenti pour accompagner la nouvelle alliance Macky-Idy, les lieutenants de Karim Wade indiquent que leur leader n’aspire qu’à un seul rapprochement  : celui avec le peuple sénégalais dont il veut assurer la destinée en 2024.
Après le démenti de Khalifa Sall qui a battu en brèche toute éventualité d’un futur rapprochement avec Macky Sall, nouveau leader de la coalition “Mburu ak Soow”, (NDLR  : dénomination du compagnonnage entre les anciens frères ennemis Macky Sall et Idrissa Seck), tous les regards se tournent vers Karim Wade, actuel leader du Parti démocratique sénégalais (PDS). L’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall, a lâché, le week-end dernier  : ‘’Je suis allergique au lactose”, pour couper court aux rumeurs l’envoyant dans la galaxie Benno Bokk Yaakaar (BBY).
D’aucuns y voient un pied-de-nez à tout le ‘’Macky’’ qui espérait en faire le ‘’Gloria’’ devant accompagner la nouvelle alliance ‘’Mburu ak Soow’’.
Si, depuis son exil à Doha, l’ancien ministre d’Etat ne laisse rien paraitre sur ses intentions, ses lieutenants balisent petit à petit le terrain pour un éventuel retour dan le jeu politique sénégalais. Condamné en 2015 à six ans de prison pour enrichissement illicite par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei), l’ancien ministre d’Etat multiplie les signes laissant entrevoir un possible retour au Sénégal et, en filigrane, sur la scène politique sénégalaise. Pour cela, l’ancien trader de la City de Londres, que l’on dit très actif dans les pays du Golfe, doit donner des gages à la majorité présidentielle qui le considère comme un sérieux challenger pour le pouvoir en 2024.
Les quelques rumeurs qui l’envoient en séjour régulier dans plusieurs capitales africaines, principalement à Kigali et toute visite de plénipotentiaires qataris relancent les rumeurs ou bruits sur de prétendues tractations entre le secrétaire général adjoint du PDS et le régime actuel. La scission du Parti des libéraux et démocrates/And Suqali (PLD/AS), avec le départ des barons libéraux Oumar Sarr, Babacar Gaye et Maitre Amadou Sall qui ont rejoint la majorité présidentielle, vient alimenter cette thèse de possibles grandes retrouvailles de la famille libérale.  Les échanges entre le ‘’Pape du Sopi’’ et Macky Sall au palais présidentiel, au lendemain de leur réconciliation qui a eu lieu lors de l’inauguration de la mosquée Massilikoul Djinane, en septembre 2019, semblaient aussi aller dans ce sens.
A cela s’ajoute le rapprochement spectaculaire entre Macky Sall et Idrissa Seck, au bout d’une année de pourparlers secrets, qui laisse envisager d’éventuels bouleversements dans les rapports qu’entretiennent l’ancien Premier ministre sous Wade et Karim Wade.

Discussions entre Macky et Karim ?

  ‘’Non, rassurez-vous, il n’y a pas une once de rapprochement entre Karim Wade et le régime actuel’’, souffle d’entrée Mayoro Faye, porte-parole du PDS, au bout du fil. ‘’Notre but, au PDS, est de travailler pour présenter monsieur Karim Wade comme candidat à la Présidentielle de 2024 et de faire appliquer les recommandations du Groupe de travail de l’ONU qui a déclaré illégale la Crei qui l’a condamné’’, poursuit-il.
De son coté, Moussa Diaw, enseignant-chercheur en sciences politiques à l’UGB, se veut plus prudent, dans l’optique d’un rapprochement entre les héritiers d’Abdoulaye Wade. ‘’En politique, il ne faut jamais dire jamais. Tout est négociable en politique, en Afrique. Il y a toujours des évolutions possibles dans un sens comme dans l’autre. Les relations politiques, ce sont d’abord des relations humaines et sociales’’, s’exclame-t-il.
Il pourrait ne pas avoir tort, puisque, malgré les démentis des Libéraux, il y aurait bel et bien, selon nos informations, des discussions entre le Président de la République et Karim Wade. Ce qui pourrait augurer d’un profond bouleversement de la configuration politique actuelle, avec une méga structure libérale au pouvoir.
En attendant d’y arriver, peut-être, l’universitaire souligne que la conjoncture politique au Sénégal, dans les deux prochaines années, a un vecteur central qu’est la possibilité d’un troisième mandat de Macky Sall.  De ces incertitudes autour de cette situation pourraient découler d’innombrables renversements dans la classe politique sénégalaise. ‘’On a noté des prémices d’un rapprochement entre Macky et Abdoulaye Wade, dans la foulée de l’inauguration de la mosquée de Massalikoul Jinane, en septembre 2019. Mais il n’y a pas eu d’avancées, comme l’espérait Wade.  Les discussions n’ont pas abouti, car je crois ça butait sur le dossier de Karim Wade qui était au cœur des négociations. Je pense que, compte tenu des agendas et des programmes, il n’y a pas eu convergence entre les deux parties. A mon avis, l’élément central autour duquel tout l’avenir politique sénégalais tourne, au cours des deux prochaines années, reste la question du troisième mandat. Cette question sera déclencheuse de beaucoup d’éléments dans la classe politique sénégalaise’’, affirme-t-il avec force.
La perspective d’une éventuelle amnistie votée par l’Assemblée nationale pourrait-elle pousser les responsables libéraux à revoir leurs positions sur la question de la reconfiguration de la majorité présidentielle ?
Selon Assane Ba, membre du Bureau politique du PDS, le parti libéral reste l’unique maitre de son destin, avec comme capitaine à la barre Karim Wade, appelé à défendre les couleurs de la formation bleue en 2024.  ‘’Karim Wade a été légitimement élu par toutes les instances, lors du Congrès du parti en 2019. Nous n’avons pas besoin d’amnistie, car Karim Wade n’a jamais fait d’erreurs de gestion. Aucun corps de contrôle de l’Etat ne l’a jamais épinglé. Le pouvoir a déterré la Crei pour faire disparaitre le PDS, mais ce dessein a échoué’’, déclare le responsable libéral de Ouakam.
Toutefois, selon beaucoup d’observateurs, la perspective d’une amnistie pour l’ancien ministre du ‘’Ciel et de la Terre’’ pourrait rabattre les cartes, en direction de 2024.

Possible ‘’cordon sanitaire’’ libéral autour d’Ousmane Sonko, en 2024

La montée de l’opposition autour d’Ousmane Sonko pourrait pousser le régime actuel à constituer un cordon ‘’sanitaire’’ autour du leader du Pastef/Les patriotes. Ainsi, la grande alliance libérale pourrait contrebalancer le discours antisystème et nationaliste du leader des patriotes.
En effet, cet assemblage hétéroclite (APR, Rewmi, PDS, PLD/AS…) de toute la grande famille libérale viendrait conforter le vœu pieux de Me Abdoulaye Wade qui a émis le vœu de voir le PDS assurer la destinée du Sénégal pendant 50 ans.
Ce scénario ne saurait être privilégié par les faucons du pouvoir qui ne verraient pas d’un bon œil la remise sur pied du PDS autour du duo Wade père et fils.  Une force de frappe capable de chambouler le landerneau politique monopolisé par les batailles de succession de Macky Sall ou de son possible troisième mandat. Le PDS garde toujours une capacité de nuisance et ce retour en grâce de ‘’Ndiomborton’’ (NDLR  : levraut) viendrait aussi perturber la campagne de détricotage du parti libéral qui a connu des saignées massives, depuis 2012.
Tous ces scénarios risquent de se heurter à l’intransigeance de Dame Justice et des nouvelles dispositions du nouveau Code électoral.  Le flou autour d’une possible candidature pour le scrutin est renforcé par le vote du nouveau Code électoral, le 12 juillet 2021. Les articles L30 et L31 comportent, dans leurs dispositions, des restrictions à l’encontre de personnes ayant eu des condamnations pour divers types de crime passibles d’une peine allant de 1 mois à 5 ans.
Dans la même foulée, le gouvernement se défend de toute volonté d’exclure toute candidature, notamment celle de Karim Wade.
D’après le ministre de l’Intérieur Antoine Felix Abdoulaye Diome, les articles L30 et L31 incriminés n’ont pas connu de changement. Ces articles, assure-t-il, dont la fusion a donné l’article L29 dans le présent Code de loi, existaient déjà dans le Code consensuel de 1992 sous les numéros 3 et 4. “On a voulu faire croire qu’il y a une nouvelle disposition, affectant un mois de sursis pour parler d’un autre texte. En tout cas, pour le texte soumis à votre amendement, il n’y a pas de modifications ; ce sont les mêmes dispositions qui existent. Elles ont fait l’objet de discussions, mais n’ont pas fait l’objet d’un point d’accord. Et tous les points, dans cette situation, ont été mis de côté’’, souligne le ministre.
Une position que ne partage pas Assane Ba, membre du Bureau politique du PDS, qui parle de poudre aux yeux pour détourner l’opinion publique des vrais enjeux autour de l’article L57. ‘’Ces articles (L30 et L31) ne collent pas aux standards internationaux en matière de lois électorales. Pour moi, c’est un peu de la poudre aux yeux, car le vrai piège se trouve dans l’article L57 qui indique que, pour être candidat, il faut être inscrit sur les listes électorales. Cela a empêché Karim Wade de pouvoir présenter sa candidature en 2019. Nous disons que Karim va s’inscrire, de gré ou de force, car nous pensons que cette disposition de l’article 57 est liberticide’’, clame-t-il.

CUMUL DES MANDAT : Entre incompatibilité et mal gouvernance

http://www.sudonline.sn La question de la limitation de mandat élective avec des fonctions nominatives par personne est sans doute l’une des réformes majeures passées sous silence par le dernier dialogue politique. En effet, au-delà de la question de cumul de fonction de président de la République et de chef de l’Etat au cœur du désaccord du dernier dialogue politique qui a réuni au sein de la Commission cellulaire une grande partie de la classe politique regroupée autour de trois pôles : majorité, opposition et non-inscrits, la problématique de cumul de mandats électifs locaux ou nationaux électifs avec des fonctions nominatives pose au réel soucis de gouvernance au Sénégal avec des élus locaux qui gouvernent par procuration
Tel un serpent de mer qui refait surface à la veille de chaque processus électoral local ou législatif, le débat sur la nécessité de limitation de mandat électif avec des fonctions nominatives par personne occupe de plus en plus la sphère politique sénégalaise au fur et à mesure qu’on s’approche de la date du 23 janvier 2022, retenue pour la tenue des élections municipales et départementales.
En effet, au-delà de la question de cumul de fonction de président de la République et de chef de l’Etat au cœur du désaccord du dernier dialogue politique qui a réuni au sein de la Commission cellulaire une grande partie de la classe politique regroupée autour de trois pôles : majorité, opposition et non-inscrits, la problématique de cumul de mandats électifs locaux ou nationaux électifs avec des fonctions nominatives pose au réel souci de gouvernance au Sénégal. Au niveau des557communes et 45 départements (avant réforme 2021 instituant le département de Keur Massar), ils sont nombreux les chefs des exécutifs locaux qui sont aujourd’hui dans une situation de cumul de mandats.
«Ministre – maire », « ministre- président du Conseil départemental », « député-maire », « président du Conseil d’administration (Pca) de société nationale maire » ou encore maire – Directeur général (Dg). Parmi les personnalités politiques qui sont concernées par cette situation de cumul de mandat, on peut citer entre autres, l’actuel président du Conseil économique social et environnemental (Cese), Idrissa Seck.
Nommé à la tête de cette institution de la République en la faveur du remaniement ministériel de novembre 2019, le président du parti Rewmi cumule aujourd’hui sa fonction de troisième personnalité de l’Etat comme président du Cese avec celui de président du Conseil départemental de Thiès.
Fait le plus insolite, son 1er vice-président, Yankhoba Diattara qui le suppléé a été également promu en même temps que lui dans le gouvernement lors de ce remaniement ministériel. Résultat, cette institution locale se trouve aujourd’hui orphelin de ses deux principaux manageurs. D’autres personnalités du régime en place se trouvent également dans cette situation de cumul de fonctions.
Il s’agit entre autres, de l’actuel ministre de l’Agriculture, le professeur Moussa Baldé, par ailleurs, président du Conseil départemental de Kolda, ou encore Me Moussa Bocar Thiam, maire de Ourossogui et Agent judiciaire de l’Etat et Racine Talla, maire de Wakhinane et directeur de la RTS pour ne citer que ceux-là. Il faut dire que le cas de ces deux dernières personnalités suscite quand même des interrogations du fait de l’existence d’un réel problème de conflit d’intérêts entre leur poste nominatif et leur fonction d’élu. La preuve, depuis sa nomination à la direction générale de la Radiodiffusion télévision sénégalaise, l’actuel Dg n’a jamais ménagé d’efforts pour faire couvrir les activités de sa municipalité par les supports médiatiques de la Rts.
Et ce, pendant que d’autres collègues maires peinent à bénéficier un petit temps d’antenne dans ce même médiat public. Pour ce qui est du cas du maire de Ourossogui, Me Moussa Bocar Thiam, même s’il a toujours clamé qu’«aucun texte ne prévoit une incompatibilité entre la fonction de maire et celle d’Agent judiciaire de l’Etat», sa nomination à ce poste stratégique pose un réel problème de bonne gouvernance.
Et pour cause, en tant qu’Agence judiciaire l’Etat, il a pour mission de défendre les intérêts de l’Etat central y compris contre sa propre commune parla saisine des parquets compétents pour les infractions commises au préjudice de l’Etat notamment en matière de détournement de deniers publics, vol et escroquerie. Aujourd’hui, en cas de conflit entre sa commune et l’Etat, on se demande qui Me Thiam va défendre. Donc, même si au plan légal, rien n’empêche à un membre du gouvernement, voire un député de cumuler sa fonction avec celle de maire ou de président de Conseil départemental dans la mesure où les dispositions de la loi 2013-10 du 28 Décembre 2013 portant Code Général des Collectivités Locales fait seulement mention de l’interdiction du cumul des mandats de maire avec celui de président de Conseil Départemental et de Député à l’Assemblée nationale, il faut dire qu’au niveau local, ce cumul de mandats pose un sérieux problème de disponibilité des élus par rapport à leur collectivité locale, de conflit d’intérêts et de promotion de l’emploi en général.
En effet, très souvent les personnalités politiques concernées par ce cumul de poste ont tendance à privilégier leur fonction nominative au détriment de leur engagement électif auprès de leurs administrés. Une situation qui les oblige à recourir à la gestion par procuration de leur charge de maire ou de président de Conseil départemental via des adjoints ou directeur de cabinet à cause de leurs absences prolongées de leur localité.
Résultats : leurs administrés peuvent ainsi rester plusieurs semaines voire des mois sans pouvoir les croiser dans leur localité. Une situation terrible dans la mesure où le but de la création des administrations locales dans le cadre de la politique de la décentration initiée par l’Etat du Sénégal depuis 1972 est justement de rapprocher les populations de leurs administrateurs pour favoriser les conditions d’un développement endogène. Il faut dire que cet idéal est aujourd’hui fortement remis en question par cette quête effrénée de pouvoir et de privilèges des hommes politiques.
En France par exemple, cette question de cumule des mandats a été définitivement réglée depuis 2014 avec la Loi organique n° 2014-125 du 14 février 2014 interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur. Selon le site d’information « www.vie-publique.fr », l’entrée en vigueur de cette loi promulguée le 14 février 2014 a «eu un impact important sur le renouvellement du personnel politique en 2017» avec notamment plus de 38% des députés qui ont dû cesser leur mandat exécutif local mais aussi le renforcement de l’effectif des femmes au Parlement avec des «pourcentages jamais atteints jusqu’ici» en raison de 38,82% de femmes à l’Assemblée nationale et 32% au Sénat

Ousmane SONKO : «l’argent de 15 millions de Sénégalais est volé par une poignée de personnes»»

http://www.walf-groupe.com  La confirmation par la chambre d’accusation d’appel de l’ordonnance de refus d’informer sur les 94 milliards francs Cfa n’a pas été une surprise chez Ousmane Sonko. En réponse à la décision des juges de ladite chambre, ce dernier révèle que tous les ingrédients étaient réunis pour que cette affaire ne puisse pas prospérer.  De Louga où il participait à un forum, Mamour Diallo a réagi à cette affaire.
Le leader de Pastef/Les Patriotes, Ousmane Sonko n’est pas surpris par la décision rendue, avant-hier, par la chambre d’accusation d’appel de Dakar sur les 94 milliards. Dans une ordonnance, les juges de ladite chambre ont confirmé le refus de communiquer du parquet et du juge d’instruction sous prétexte que le parlementaire n’a pas droit à agir.  «Feu le doyen des juges m’avait avoué devant mes avocats et son greffier, lors de notre dernier face-à-face le 3 mars 2021, qu’il s’était fait taper sur les doigts par toute la hiérarchie étatique pour m’avoir simplement entendu en 2019 en qualité de partie civile», a révèle Ousmane Sonko sur sa page Facebook. Avant d’ajouter  :  «Nous considérons avoir largement rempli notre rôle de citoyen et de vigie dans cette affaire. Toutefois, pour épuiser la procédure, et sans illusion aucune, nous avons demandé à nos avocats de saisir la Cour de Cassation».
Accusant la justice de complicité d’une vaste entreprise d’escroquerie, Sonko renseigne qu’il avait déposé une série de plaintes et de dénonciations pour «escroquerie» portant sur des deniers publics auprès du procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, du doyen des juges, de l’Ofnac, de l’Inspection générale d’État. Et que L’Ofnac, soutient-il, a établi un rapport d’enquête n°03/2019, transmis au procureur de la République depuis octobre 2019. Dans ce rapport, informe Ousmane Sonko, l’institution de lutte contre la corruption recommande l’ouverture de poursuites judiciaires contre les mis en cause pour des délits d’«association de malfaiteurs», fait prévu et réprimé par les articles 238 à 240 du Code Pénal, «escroquerie portant sur des deniers publics», fait prévu et réprimé par les articles 152 à154 du Code Pénal, «tentative d’escroquerie portant sur le montant résiduel et de complicité de ces faits»«L’Ofnac ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Il a mis en lumière 26 autres dossiers qui se présentent de la même manière et qui ont permis aux mêmes acteurs de siphonner des dizaines et des dizaines de milliards du Trésor public», renseigne Ousmane Sonko.
Selon le parlementaire, le procureur qui a sur sa table sa plainte datée de 2017 et le rapport de l’Ofnac de 2019, refuse de lever le plus petit doigt pour la simple raison que les «escrocs sont affiliés à l’Apr et qu’il s’agit d’un butin partagé à plusieurs niveaux par le biais des ristournes». «Rien de vraiment étonnant avec cet homme», dénonce-t-il. Quant à feu Samba Sall, Doyen des juges, Ousmane Sonko soutient qu’après avoir enregistré sa plainte et l’entendu, «a préféré refuser d’informer arguant que nous n’avions pas qualité à agir lorsque l’argent de 15 millions de Sénégalais est volé par une poignée de personnes». «Rien de surprenant là aussi», estime-t-il. Avant d’ajouter :  «La chambre d’accusation, avec un zèle et une précipitation inexplicables, vient de confirmer ce refus d’informer. On n’en attendait pas plus de ce juge. Quand on est pressenti au remplacement du procureur de Macky Sall, il faut bien donner des gages à ce dernier qui considère que les postes de procureur, doyen des juges, présidents du Conseil constitutionnel et de la Cour suprême, entre autres, lui appartiennent et leurs occupants lui doivent docilité et obéissance. À surveiller dans les semaines à venir».Salif KA 

Mamour DIALLO : «Le leader de PASTEF devrait plutôt se concentrer sur son affaire de viol»

http://www.walf-groupe.com Mamour Diallo et Ousmane Sonko devant les tribunaux-L’ex-directeur des Domaines, Mamour Diallo, a profité du forum sur l’emploi, la formation et l’insertion des jeunes qui s’est tenu, hier, au Centre départemental de l’éducation populaire et sportive (Cdeps) de Louga pour réagir après la décision de la Cour d’appel rejetant le recours de Ousmane Sonko sur l’affaire des 94 milliards de F Cfa.
Et c’est pour se défausser sur le leader du Pastef à qui il a conseillé d’aller répondre à la justice sur son affaire de viol. «Pour l’affaire des 94 milliards de F Cfa, je pense que les Sénégalais ont constaté qu’il m’est arrivé rarement de me prononcer sur cette question. Vous avez indiqué effectivement que la Cour d’appel a pris une décision qui a débouté les avocats de monsieur Ousmane Sonko. Je n’en dirai pas plus pour une décision de justice», commente l’ex-patron des Domaines.  Qui, toute de même, tient à se laver de tout soupçon. «J’ai dit une fois que jusqu’au dernier souffle de vie sur terre, aucun tribunal ne pourra démontrer que Mamour Diallo a soustrait dans le budget de l’Etat 94 milliards de F Cfa». Chargeant Ousmane Sonko, sans le nommer, Mamour Diallo pense que leader de Pastef devrait  plutôt se concentrer sur l’affaire de viol qui le poursuit et qui intéresse les Sénégalais. Parce que, selon lui, «c’est la première fois dans l’histoire politique de ce pays qu’un candidat à la magistrature suprême a été accusé d’une chose aussi grave que le viol par une jeune fille d’une vingtaine d’années». Sur ce, Mamour Diallo dira que Sonko ferait mieux d’aller répondre au tribunal, éviter «le dilatoire, les sorties intempestives par rapport auxquelles les Sénégalais sont, aujourd’hui, lassés. Parce qu’ils ne l’écoutent plus».

«Solennellement candidat…

«Je pense que si j’ai un conseil à lui donner, ce serait celui-là. Et je dois dire que les Sénégalais n’accepteront jamais d’élire à la tête de ce pays, un homme politique accusé d’une chose aussi grave. Et vous verrez dans les prochaines semaines au Pastef – où d’ailleurs j’ai beaucoup d’amis de valeurs même si on ne partage pas la même vision politique – on assistera à des défections massives. Parce que ces hommes de valeur n’accepteront pas d’être commandés par ce monsieur-là», cogne Mamour Diallo. S’agissant des élections locales prochaines, l’ancien patron des domaines rappelle qu’il lui a été toujours prêté des intentions de briguer les suffrages des Lougatois. Mais pour lui,  il y a toujours un temps pour parler et un temps pour se taire. Et le moment est venu de son avis, d’exprimer ses ambitions pour la ville de Louga. «Je pense qu’aujourd’hui, effectivement, il est temps que je l’exprime. La question de la candidature de Mamour Diallo à la mairie de Louga est devenue une demande sociale. Partout où je passe les Lougatois s’intéressent à ma candidature. Des voix se sont élevées, hier, comme avant-hier et ailleurs pour réclamer cette candidature. Et je vous dis mesdames et messieurs, ce jour 14 juillet 2021, je déclare solennellement ma candidature à la mairie de Louga», annonce Mamour Diallo devant ses militants et sympathisants surexcités.
Revenant sur l’objet de la rencontre, l’ex-directeur des Domaines rappelle que, récemment, le président de la République a tenu un conseil présidentiel sur la problématique de l’Emploi et de la formation des jeunes. Et lui, en tant que citoyen lougatois, il a estimé nécessaire de faire bénéficier à la jeunesse de Louga de cette politique. C’est ainsi que des structures ont été conviées à ce forum pour discuter de questions d’emploi et d’entrepreneuriat des jeunes. Et permettre par la même occasion à la jeunesse lougatoise «qui n’a rien à envier aux autres de bénéficier de ces instruments».Oumar KAIRE (Walf Fm)

Ousmane Tanor Dieng,2 ans après : flashback sur le parcours d’une icône de la politique sénégalaise  

http://lesoleil.sn Décédé le 15 juillet 2019 à Bordeaux en France, Ousmane Tanor Dieng a été un grand homme politique sénégalais. Ce jeudi, sera célébré l’an II de son décès. Une occasion pour revenir sur le parcours du défunt secrétaire général du Parti socialiste.
Il y a deux ans jour pour jour, Ousmane Tanor Dieng tirait sa révérence à Bordeaux (France), plongeant le Sénégal dans une tristesse indescriptible. Ce jeudi, est jour de commémoration de l’an 2 de sa disparition. Le Sénégal continue de pleurer un grand homme d’Etat. Une icône de la politique sénégalaise. Né le 2 janvier 1947 à Nguéniène, Ousmane Tanor Dieng a été au cœur de l’Etat pendant plus d’une trentaine d’années et assumé de hautes charges dans ce pays. Ayant intégré l’administration sénégalaise en 1976, il a eu à occuper successivement les fonctions de conseiller chargé des affaires internationales au ministère des Affaires étrangères (1976-78), conseiller diplomatique auprès du Président Léopold Sédar Senghor (1978-81), puis auprès du Président Abdou Diouf (1981-88). En 1988, il a été nommé directeur de cabinet, puis ministre-directeur de cabinet toujours sous le président Diouf. Poste qu’il a eu à gérer jusqu’en 1993, année où il a été nommé ministre d’État, ministre des services et des affaires présidentielles.
« Il a accompli son devoir. Il a fait ce qu’il avait à faire. C’est un grand homme d’Etat. Il savait beaucoup de choses dans ce pays. Il a eu à être le premier collaborateur du président Abdou Diouf. Il avait une position stratégique qui lui permettait de recevoir toutes sortes d’informations. Mais, on n’a jamais entendu Ousmane Tanor Dieng déflorer un secret pour parler de choses qu’il ne devrait pas dire », témoignait lors de son décès, l’historienne Penda Mbow qui avait salué, dans la foulée, la discrétion, le calme et la sérénité de l’homme. Me Madické Niang ajoutait : « en homme d’Etat accompli, il a toujours su garder dans son tréfonds les socles de la République. Au nom du devoir de réserve, il les aura gardés jusqu’au bout, sans faillir et jamais un seul d’entre eux n’a pu échapper à son mutisme légendaire ».
Diplômé de l’École nationale d’administration (Enam), option Diplomatie, et de l’École supérieure des travaux publics (Estp), Ousmane Tanor Dieng a marqué aussi le Parti socialiste. Il a été nommé, en mars 1996, premier secrétaire de cette formation politique et secrétaire national aux relations internationales. Membre du bureau politique dès 1988, il a été sept ans plus tard, c’est-à-dire en 1995, secrétaire général de la coordination départementale de Mbour, de l’union des coordinations de Mbour et de l’union régionale de Thiès. Quand le Parti socialiste a quitté le pouvoir en 2000, il est resté pour tenir le parti. C’est ainsi qu’il en a été le candidat aux présidentielles de 2007 et de 2012. D’ailleurs en 2012, au second tour, il avait appelé à voter pour Macky Sall contre Abdoulaye Wade.
En octobre 2016, Ousmane Tanor Dieng est nommé Président du Haut Conseil des collectivités territoriales. Ceux qui l’ont connu et côtoyé le décrivent comme un homme sincère, honnête et loyal. « Il n’a jamais eu un écart de comportement. On a cheminé ensemble dans le respect et la considération. Il avait pris l’engagement de me soutenir dans ma mission. Il n’a jamais failli à ses engagements. Il a toujours été loyal », témoignait le Président de la République Macky Sall pour dire que le défunt était une personnalité politique à cheval sur les principes républicains.Aliou DIOUF    

REGROUPEMENT EN DANS SEULE ENTITE : Quand Macky scelle l’unité de l’opposition

https://toutinfo.net Sans le vouloir certainement, le président de la République, Macky Sall est en train de sceller l’unité de l’opposition sénégalaise à travers son offensive à outrance. Celle-ci dont tous les segments ont décidé de se mettre ensemble dans une seule entité, veut contrer la machine Bennoo bokk yaakaar, en perspective des futures batailles électorales et démocratiques.
L’opposition sénégalaise s’organise au fur et à mesure qu’on amorce le dernier virage du deuxième et dernier mandat du président de la République, Macky Sall. Réduite à sa plus simple expression depuis l’avènement du président de la République, Macky Sall à la tête du pays et maintenue dans une atonie depuis lors, l’opposition sénégalaise se rebiffe et se ragaillardit au fur et à mesure qu’elle s’enfonce dans le bras de fer qu’elle a engagé avec le régime depuis quelques temps. Requinquée par les tumultes qui ont secoué le pays en début mars dernier, l’opposition sénégalaise surfe sur la vague d’indignation populaire pour se refaire une nouvelle santé politique et se restructurer en perspective des échéances futures. De plus en plus, celle-ci s’organise au gré des circonstances. Et cette organisation s’accélère depuis un certain temps. Pour faire face à la machine Benno bokk yaakaar qui se montre de plus en plus intraitable lorsqu’il s’agit de légiférer en faisant valoir sa majorité mécanique, l’opposition est en train de recoller ses morceaux, de panser ses blessures et de reprendre du poil de la bête à travers une unité qui prend de plus en plus forme. Récemment, l’ensemble des segments de l’opposition ont scellé leurs retrouvailles et ont décidé de joindre leurs forces dans une seule entité pour mieux prendre en charge le combat entamé contre le régime de Macky Sall. Un combat dont la pierre angulaire est la sauvegarde de l’état de droit, la défense des libertés et des intérêts des populations; mais aussi et surtout, le refus, d’une troisième candidature du président Sall à la présidentielle de 2024.

Jonction dangereuse du FRN, du M2D, de la CDC et de JOTNA 

Déjà en ordre de bataille depuis le passage au forceps de la loi portant modification du Code pénal et du Code de procédure pénale que l’opposition juge scélérate et liberticide est destiné à casser des opposants, le Front de résistance nationale (FRN), le Mouvement pour la défense de la démocratie (M2D), le Congrès de la renaissance démocratique (CRD) et la coalition Jotna ont décidé tout récemment de joindre leurs forces dans le but de combattre ce qui est retenu dans le code électoral, comme conclusion du dialogue nationale qui a pris presque deux ans, et pour lequel, la partie de l’opposition qui y a pris part se sent trahie. Au-delà de ce combat ponctuel, ces différentes factions de l’opposition comptent maintenir cette dynamique unitaire jusqu’aux prochaines joutes électorales à travers une large coalition annoncée tout récemment par l’ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall. Déjà, au sein de l’opposition, il est de plus en plus question de listes communes pour les prochaines élections municipales et départementales du 23 janvier 2022. Que ce soit à Dakar ou dans les autres localités du pays, elle entend y aller unie pour maximiser ses chances et se défaire du rouleau compresseur de la coalition Benno bokk yaakaar. En effet, dans beaucoup de localités, notamment à Dakar qui est le plus grand enjeu, l’opposition unie peut bien s’en sortir contre le régime qui y a toujours été faible. Pour autant, ce n’est pas gagné d’avance. Et pour cause, de multiples tentatives de regroupement de l’opposition se sont soldées par des échecs patents.

L’Ied, Pencum askan wi, Fippou jogg jotna, Fsd/Mws, Fpdr, Gor ca wax ja…, aux oubliettes 

De 2012 à maintenant, plus d’une dizaine de coalitions et de cadres unitaires ont été créés par l’opposition. Ces initiatives qui sont toujours lancées au gré des circonstances comme le M2D et la coalition ‘’Le Peuple’’, sont aujourd’hui rangées aux oubliettes. C’est le cas de la coalition ‘’Fipou, Jog Jotna’’, lancée le 9 avril 2018 à Thiès dans la capitale du rail. A l’initiative du Mouvement Y en a marre, elle regroupait en son sein le Parti démocratique sénégalais, le Rewmi d’Idrissa Seck, la Convergence libérale démocratique/Bokk gis gis (Cld/Bgg) de Pape Diop, ainsi que le mouvement Bès du niakk de Serigne Mansour Sy Djamil, de la République des valeurs de Thierno Alassane Sall, du Grand parti de Malick Gakou, Pastef de Ousmane Sonko et Gueum sa bop de Bougane Guéye Dani, entre autres. Moins d’une semaine seulement avant le lancement de cette coalition, une autre plateforme a été portée sur les fonts baptismaux. Cette fois ci, à l’initiative de la Commission orientations et stratégies du Mouvement du 23 juin (Cos/M23). ‘’Pencum askan wi’’ (l’Assemblée du peuple) était paradoxalement composée des mêmes forces politiques et citoyennes que ‘’Fipou, Jog Jotna’’ et avait les mêmes objectifs de combattre le régime de Macky Sall. Elle n’ira pas loin dans le bras de fer contre le pouvoir. Elle disparait comme les différentes plateformes qui l’ont précédées parmi lesquelles, l’Initiatives pour des élections transparentes (IED), lancée le 28 décembre 2018. A peine créée, cette plateforme n’aura le temps d’organiser aucune initiative. Constatant un nouvel échec, les leaders proposent un nouveau cadre de lutte mieux organisé et une nouvelle stratégie, permettant d’impliquer l’ensemble des citoyens conscients de la nécessité de s’approprier le combat contre le régime.

Coalitions mort-nées

Auparavant toutes les tentatives d’unité depuis 2012n avaient échoué. C’est le cas du Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr). Porté sur les fonts baptismaux en aout 2014, il avait fait de son principal cheval de bataille, la libération de Karim Wade, incarcéré dans le cadre de la traque des biens supposés mal acquis. C’est ce qui fait que très tôt, beaucoup de partis politiques dont la Convergence libérale démocratique/Bokk gis gis, le Rewmi entre autres, avaient pris leur distance avec ce front. Ainsi, en réalité, il n’y avait que le Parti démocratique sénégalais et And Jëf/Pads de Mamadou Diop Decroix, alliés traditionnel des libéraux. Le manque d’attraction de ce cadre était d’autant plus réel que les libéraux et leurs alliés, à la veille du référendum de mars 2016, avaient rejoint la coalition du Non ; «Gor ca wax ja», aux côtés d’autres forces de l’opposition. Mais tout comme le Fpdr, cette plateforme a très vite disparu de la scène politique juste après le référendum pour céder la place au Front pour la défense du Sénégal/Mankoo wattu Senegaal. A la différence des autres plateformes initiées par l’opposition, celle-ci paraissait plus costaud parce que composée par le Parti démocratique sénégalais, le Rewmi, l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (ACT) de l’ancien Premier ministre de Macky Sall, Abdoul Mbaye, le Grand parti (GP) de Malick Gakou, Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF) d’Ousmane Sonko, ainsi que les autres partis membres du FPDR coordonné par Mamadou Diop Decroix, par ailleurs Secrétaire général d’And Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (AJ/PADS) et d’autres mouvements citoyens, des syndicats et des personnalités indépendantes. Cette plateforme avait de nobles ambitions, résolue à lutter contre ce qu’elle considérait comme ‘’une dictature à visage découvert qui s’installe dans notre pays, l’asservissement par l’exécutif de tous les pouvoirs notamment le Législatif et le Judiciaire, les tentatives de division des Sénégalais, la gestion patrimoniale et familiale des richesses du pays et la corruption généralisée’’, cette plateforme espérait à travers cette lutte, participer à l’approfondissement et à la consolidation de la démocratie sénégalaise et à la défense des valeurs. Ses leaders se disaient conscients de la ‘’dégradation accélérée de la situation économique et sociale du pays, des graves menaces pesant sur son système démocratique et du pillage au bénéfice de quelques personnes, des ressources publiques (pétrole, gaz, mine, foncier) mené à grande échelle et au grand jour, au sommet de l’Etat’’. C’est pourquoi ils avaient décidé d’engager toutes leurs forces vives du pays. Mais hélas, cette nouvelle proposition des leaders de l’opposition sonnait en effet comme un aveu d’échec. Comme ça a été le cas avec les plateformes précédente.  Espérons que celle en gestation aura un tout autre destin. Car l’opposition est condamnée aujourd’hui à s’unir, si elle veut faire face  efficacement au régime, qui se renforce de jour en jour en débauchant ses membres. L’info

JAMRA ET MBAAN GACCE DÉNONCENT UNE RENCONTRE MAÇONNIQUE PRÉVUE À DAKAR

https://emedia.sn Jamra et Mbaan Gacce tirent encore la sonnette d’alarme. Selon les deux organisations religieuses, une rencontre maçonnique se prépare dans la capitale sénégalaise. Cette conclave de la Grande Loge est prévue du 16 au 30 juillet 2021 dans la commune de Ngor. « C’est finalement en leur Temple de Ngor que se déroulent leur travaux maçonniques », alertent les bureaux exécutifs de ces deux organisations. Mame Matar Guèye et ses camarades appellent ainsi à l’intensification du combat contre ces ’’ bouffeurs de curé’’.
Pour eux, il y a une volonté manifeste de bafouer les mœurs socio religieuses par des stratégies et des manœuvres multiformes. « Les stratégies se précisent chaque jour davantage, tantôt sous la forme de diktat maçonnique néo-colonial, porté par le Grand Orient de France, ou sous les apparences d’une propagande insidieuse de lobbies LGBT français, dans l’espace public sénégalais », dénoncent Mame Makhtar Gueye et Cie. Babacar FALL

POLICE & GENDARMERIE-DU MOUVEMENT DANS LA HAUTE HIÉRARCHIE

https://emedia.sn C’était prévu, dans la foulée du changement de boss à la Police et à la Gendarmerie, consécutif aux événements de mars dernier. Le jeu de chaises musicales a démarré au sein de la haute hiérarchie des forces de l’ordre.
Dans le sillage de la nomination de Daouda Diop, ex gouverneur du Palais, d’autres nouvelles nominations ont été opérées à la gendarmerie et à la police, selon des informations obtenues par Emedia.
Le Colonel Maissa Cellé Ndiaye (militaire commando), qui fut aide de camp du Président Macky Sall, a été promu Général. Il avait remplacé le colonel Bara Cissokho qui avait été nommé, à l’époque, aide de camp du président de la République, Me Abdoulaye Wade.
L’autre nomination concerne le général de Brigade Thiaka Thiaw, qui a fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours. Jusqu’ici Commandant de la gendarmerie mobile, le général Thiaw devient Haut Commandant en second de la Gendarmerie. Il est remplacé par le nouveau général, Daouda Diop, qui gère désormais la gendarmerie mobile.
Du côté de la Police, dans ce lot de nominations, figure le nouveau directeur de l’école de police, un poste qui était vacant. Il est désormais occupé par le commissaire Alassane Niane, actuel Directeur adjoint de la sécurité publique. Commissaire de Police Divisionnaire et ancien Chef du Service régional de Sécurité publique et Commissaire central de Tambacounda, Commissaire Niane règne désormais à la tête de l’établissement qui forme les officiers de police.
L’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS) a également un patron. Le poste vacant revient à Ndiarra Sène, un commissaire divisionnaire qui était en détachement à la MONUSCO (Mission de l’Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo). Babacar Fall

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 15/07/2021

Examen des contrats extractifs à l’Assemblée nationale

Des organisations de la société civile veulent plus de transparence dans les contrats d’exploitation des ressources naturelles et extractives. A cet effet, elles ont commencé le plaidoyer pour la validation des contrats extractifs par l’Assemblée nationale. C’est dans ce sens que l’Ong 3D, en partenariat avec Oxfam, a organisé une rencontre de consultation avec les membres du réseau des parlementaires pour la bonne gouvernance des ressources minérales. Les deux parties ont posé les jalons d’un plaidoyer commun pour le passage des contrats extractifs à l’Assemblée nationale, en vue de conjuguer leurs efforts dans le sens d’une plus grande efficacité pour la transparence de leurs actions en matière de gestion des ressources naturelles, particulièrement, les ressources extractives.

Khalifa Sarr nommé Directeur de Cabinet de Hott

Le ministre Amadou Hott apporte des changements dans son cabinet. Conseiller Technique au ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Khalifa Sarr est nommé directeur de cabinet dudit département. Il avait intégré le ministère en juin 2019 en tant que conseiller technique, poste qu’il a occupé jusqu’à cette nouvelle nomination. D’après une note du ministère, Khalifa Sarr a été au cœur de tous les programmes et projets phares du département à travers le Pres, le Pap2A, le programme d’urgence pour l’emploi et d’insertion des jeunes, les levées de fonds pour des projets phares, etc. Il capitalise une solide expérience dans l’investissement, la structuration et la levée de fonds, notamment dans les secteurs de l’énergie et des infrastructures. Selon la même source, M. Sarr est diplômé de l’école centrale de Paris en énergie fossile, stratégie et finance. Il a suivi un programme de fusion-acquisition, mines et métaux au Cacib à Paris, puis a occupé les postes de chargé d’investissements au Fonsis et de Business Developer dans l’équipe M&A Afrique de Contour Global.

Gambie : Yankuba Touray condamné à mort par pendaison

La Haute Cour de justice de Banjul a reconnu Yankuba Touray coupable du meurtre de l’ancien ministre des Finances de Gambie, Ousman Koro Ceesay en 1995, dans sa résidence au quartier Kololi. Il est condamné à mort par pendaison. Proche de l’ancien Président Jammeh, Yankuba Touray était ministre du Gouvernement local et des Terres. Le juge a déclaré que Yankuba Touray avait comploté avec l’ex-capitaine Edward Singhatey, l’ex-capitaine Peter Singhatey, Tumbul Tamba,BKJatta, PaAlieu Gomez et Alagie Kanyi pour assassiner Ousman Koro Ceesay. Selon l’acte d’accusation, les assassins auraient utilisé un gourdin pour tuer l’ancien ministre. Le juge Jaiteh a estimé que l’élément de preuve présenté par l’accusation prouve que Yankuba Touray est le principal commanditaire du meurtre d’Ousman Koro Ceesay. Mais, l’accusé a nié les faits qui lui sont reprochés.

Colère de l’artiste Ouza Diallo contre le gouvernement

Le leader du mouvement «Jotna africa», l’artiste Ouza Diallo est remonté contre certains membres du gouvernement. A l’en croire, ils sont inaccessibles des citoyens et ne travaillent pas pour le chef de l’Etat. Selon l’artiste, les évènements du mois de mars ayant enregistré des morts d’hommes restent une illustration de leurs attitudes à l’endroit des populations. Il demande au Président Macky Sall de revoir son entourage. Pour Ouza Diallo, il y a des ministres arrogants et incompétents. Par ailleurs, l’artiste déplore l’immixtion de nervis dans le champ politique. Toutefois, il salue les actes posés par Fatou Ndiaye du mouvement « Fouta tampi ». Auparavant, Ouza Diallo a procédé à la remise de chèques à certains membres de son mouvement. Avant de dénoncer la boulimie foncière des autorités, surtout sur le littoral.

Ce que le défunt Doyen des juges avait confié à Sonko

https://www.rewmi.com Ousmane Sonko fait des révélations sur le défunt Doyen des juges Samba Sall. Le leader de Pastef qui reparle de l’affaire des 94 milliards pour laquelle il a été débouté par la chambre d’accusation de la Cour d’appel, rappelle que feu le doyen des juges, Samba Sall l’avait avoué devant ses avocats et son greffier, lors de son dernier face à face le 3 mars 2021, qu’il s’était fait taper sur les doigts par toute la hiérarchie étatique pour l’avoir simplement entendu en 2019 en qualité de partie civile. Ce refus d’informer de la chambre d’accusation, ne surprend guère Sonko. ‘’On n’en attendait pas plus de ce juge. Quand on est pressenti au remplacement du procureur de Macky Sall, il faut bien donner des gages à ce dernier qui considère que les postes de procureur, doyen des juges, présidents du Conseil constitutionnel et de la Cour suprême, entre autres, lui appartiennent et leurs occupants lui doivent docilité et obéissance’’, fustige-t-il. Toutefois, Sonko signale avoir largement rempli son ‘’rôle de citoyen et de vigie dans cette affaire’’.


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