Revue de presse du Jeudi 12 Novembre 2020

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Le déficit budgétaire a plus que doublé à 1 200 milliards FCFA au 3ème trimestre 2020

https://www.sikafinance.com Les craintes d’un important déséquilibre budgétaire en raison de la pandémie de la Covid-19, sont confirmées au Sénégal sur les neuf premiers mois de l’année 2020. En effet, le déficit budgétaire de la seconde économie de l’UEMOA, est passé de 562,2 milliards FCFA (857 millions d’euros) à fin septembre 2019 à 1 195,4 milliards FCFA (1,8 milliard d’euros) à fin septembre 2020, soit une forte détérioration de 112,63%, d’après les données de la Direction de la prévision et des études économiques du ministère sénégalais en charge de l’Economie et des Finances.
Cette situation est la résultante d’une forte augmentation des dépenses publiques par rapport aux recettes publiques.
Ainsi, comme anticipé, cette crise sanitaire a fait resurgir de nouvelles urgences qui ont causé un accroissement substantiel des dépenses du pays qui se sont établies à 3 092,4 milliards FCFA au troisième trimestre 2020, contre 2 496,3 milliards FCFA au troisième trimestre 2019, soit une hausse de +23,9%.
Si cette progression est portée à la fois par les dépenses d’investissement (+26,1%) et des dépenses courantes (+22,6%), elle l’est surtout en particulier grâce à la forte expansion des dépenses consacrées aux transferts et subventions (+77% à 839,6 milliards FCFA), en lien avec les prises en charge des dépenses dans le cadre du plan de contingence de la pandémie.
Toutefois, cette orientation est atténuée par la réduction des intérêts payés sur la dette qui se sont repliés de 11,2 milliards FCFA à 237,6 milliards FCFA.
S’agissant des recettes publiques, elles ont légèrement fléchi de 1,9% pour s’établir à 1 897 milliards FCFA à fin septembre 2020, en liaison avec une baisse des recettes budgétaires (-5,1% à 1 717,5 milliards FCFA), atténuée par une hausse des dons (+28,9% à 159,3 milliards FCFA).
Pour financer ce déficit, le Sénégal a mobilisé 839 milliards FCFA sur le marché monétaire régional durant la période sous revue.Dr Ange Ponou

Le Sénégal obtient un prêt de 11 milliards FCFA auprès du fonds OPEP

https://www.sikafinance.com Le Fonds OPEP pour le développement international a accordé un prêt de 20 millions de dollars, soit 11,12 milliards FCFA, au Sénégal.
Ce prêt qui a été acté la semaine dernière permettra de soutenir un projet – notamment cofinancé par la BAD et le FIDA – dont l’objectif est de renforcer la sécurité alimentaire au Sénégal.
Plus spécifiquement, cette enveloppe permettra de financer la construction d’infrastructures de production et de commercialisation agricoles pour améliorer la gestion des ressources naturelles dans le pays.
Selon les détails, à terme ce projet dont le nom n’a pas été spécifié générera environ 28 000 nouveaux emplois ruraux, dont 30% pour les femmes et 40% pour les jeunes, et améliorera les revenus d’environ 300 000 personnes vivant au Sénégal.
 » L’agriculture (…) continue d’être une source importante d’emplois pour une grande partie de la population rurale. Ce projet aidera les communautés agricoles à atteindre leur plein potentiel en offrant un meilleur accès aux infrastructures et aux opportunités d’entrepreneuriat rural « , a déclaré Abdulhamid Alkhalifa, directeur général du Fonds OPEP.Olivia Yao

Amadou Hott : «Le défi le plus urgent est celui de la mobilisation de ressources financières»

https://www.seneweb.com Le Sénégal a plus que jamais besoin d’argent pour financer son économie, à l’instar des autres pays africains. Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération ne s’en cache pas.
« Aujourd’hui, le défi le plus urgent à relever est celui de la mobilisation de ressources financières adéquates pour accompagner la relance des économies africaines », a déclaré Amadou Hott, lors d’une intervention, ce mercredi, à l’ouverture de la 8ème conférence panafricaine sur les flux financiers illicites et la fiscalité.
Le thème de cette conférence porte sur les industries extractives. Un secteur qui, selon le ministre, représentent environ 3% du Pub au Sénégal. Un apport qu’il juge modeste dans les ressources budgétaires du pays.
« L’ambition du Sénégal est de renforcer cette contribution au Pib. Cela passe d’abord par un cadre juridique qui assure la transparence, la bonne gouvernance et la sécurité des flux. Notre pays va finaliser très prochainement le cadre légal pour la gestion et la répartition des recettes issues de l’exploitation des hydrocarbures », annonce Amadou Hott.
En outre, le Sénégal se fixe comme objectif de mobiliser des ressources internes dans tous les secteurs. Et à cet effet, Dakar mise « sur le recours aux instruments innovants, comme les partenariats publics privés pour élargir la base productive »

le secteur agricole bénéficiera d’un budget de 171 milliards Fcfa en 2021

(Agence Ecofin) – Au Sénégal, l’exécutif renforce son soutien à l’agriculture. Le secteur bénéficiera d’un budget de 171 milliards Fcfa, soit une hausse de 12,5 % par rapport à l’année dernière. Un coup de pouce financier qui devrait renforcer sa contribution à l’économie du pays.
Au Sénégal, le gouvernement a alloué environ 171 milliards Fcfa (308,6 millions $) à l’agriculture durant l’année fiscale 2021. Ce montant marque une hausse de 12,5 % par rapport à l’enveloppe accordée un an plus tôt (152,4 milliards Fcfa).
D’après un communiqué du ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural (MAER) relayé par l’APS, ce montant sera réparti sur 4 axes. Il s’agit notamment du volet « production, diversification et valorisation des produits agricoles » qui bénéficiera de près de 108 milliards Fcfa, soit 63 % du total de la somme allouée.
A cela, s’ajoute « la sécurisation de la base productive et le développement des infrastructures rurales » qui profitera d’un financement de 52,3 milliards Fcfa, environ 30 % du budget total. L’exécutif prévoit également de consacrer 71,3 milliards Fcfa pour l’accompagnement de la production, de la recherche, de la formation et de l’appui-conseil.
Globalement, cette enveloppe en hausse devrait permettre de consolider les performances du secteur agricole pour qu’il joue pleinement son rôle dans la reprise de l’économie attendue par les autorités d’ici le prochain semestre.
L’agriculture fournit des moyens de subsistance à plus de 60 % de la population du Sénégal.

Energy Resources Senegal s’allie avec CFM pour construire 30 MW de solaire doté de stockage à Niakhar

(Agence Ecofin) – Au Sénégal, Energy Resources Senegal a obtenu l’appui financier de Climate Fund Managers (CFM) pour la mise en place d’une centrale solaire de 30 MW à Niakhar. L’infrastructure sera également dotée d’une capacité de stockage.
Energy Resources Senegal (ERS) vient de signer un accord avec Climate Fund Managers (CFM) pour le codéveloppement d’une centrale solaire hybride dotée de capacités de stockage à Niakhar au Sénégal. Le projet associera une centrale de 30 MW à un système de batterie d’une capacité de 15MW/45 MWh. Selon l’investisseur, il s’agira de la première infrastructure de cette taille dans le pays.
Selon l’accord signé entre les deux entités, ERS sera le promoteur de l’infrastructure. Avec CFM, il développera, construira et exploitera la centrale. « Nous sommes très heureux d’être partenaires avec ERS et de mettre en place la première solution d’énergie de ce type sur le marché énergétique sénégalais. L’équipe d’ERS a un portefeuille ambitieux de projets en accord avec nos objectifs. Ce premier projet avec ERS fournira de l’énergie propre à plus de 150 000 personnes », a affirmé Sebastian Surie, le directeur régional de CFM pour l’Afrique.
ERS ambitionne de mettre en place 500 MW de capacités de ce type d’énergie d’ici à 2025.Gwladys Johnson Akinocho

Ndeye Marième Ndoye prend les rênes de la Sar

http://www.lasnews.info/ Après avoir signé deux lignes de crédit de plusieurs milliards, le Directeur Général de la Société. Africaine de Raffinage (Sar), Serigne Mboup qui avait pour mission de relancer la Sar vient de terminer sa mission. En effet, Mme Marième Ndoye Decreaene, un pur produit de l’École Polytechnique de Thiès où elle est sortie diplômée Ingénieur de conception en génie civil succède à Serigne Mboup à la tête de la Société Africaine de raffinage (SAR).
«Cela entre dans le cadre du rajeunissement de l’appareil étatique lancé par le président lors du dernier remaniement », a confié le Dg sortant Serigne Mboup joint au téléphone par l’As news. En revanche d’autres sources syndicales croient savoir que l’éviction de Serigne est la conséquence de la dernière décision de la cour d’appel dans l’affaire opposant Khadim Ba à son père dans l’affaire Locafrique ou la direction est revenue à Khadim Ba. Pour rappel Locafrique détient 34% des actions et l’Etat les 46%

Pétrole et gaz sénégalais : Far Limited a vendu ses parts

https://www.seneweb.com C’est une nouvelle transaction dans le secteur pétro-gazier sénégalais. Far Limited qui détient 15% dans le contrat de partage de production pour les Blocs offshore (profond) de Rufisque et Sangomar a décidé de vendre ses parts à une société indienne dénommée ONGC Videsh Vankorneft.
Dans un communiqué du 11 novembre, la multinationale australienne annonce avoir cédé l’intégralité de sa participation à cette filiale de la plus grande entreprise pétrolière en Inde.
« En contrepartie de la vente (la «Transaction»), ONGC a accepté de payer à FAR 45 millions de dollars US (25 milliards F Cfa : Ndlr) à la fin. En outre, ONGC a accepté de rembourser la part du fonds de roulement des FAR pour le projet RSSD à partir du 1er janvier 2020, totalisant 66,58 millions de dollars américains (37 milliards), payables à l’achèvement », indique la note.
Far estime que cette offre est la meilleure dans ce contexte de Pandémie de Covid-19 marqué par la faiblesse du financement et de la vente d’actifs.
La page sénégalaise ayant été close après 14 ans, le géant australien se tourne désormais du côté de deux autres pays frontaliers du Sénégal.
« FAR s’attend à disposer environ de 130 millions de dollars américains en espèces à la clôture de cette transaction, qui seront utilisés pour reconstruire la société et développer nos autres prospections ouest-africaines au large de la Gambie et de la Guinée-Bissau », a indiqué la directrice générale Cath Norman.

Shearwater remporte un contrat de traitement d’imagerie 3D de Total sur le bloc offshore UDO

(Agence Ecofin) – Le géophysicien Shearwater a annoncé qu’il a obtenu un contrat de traitement d’imagerie 3D de Total, sur le bloc UDO situé au large du Sénégal. Cette acquisition renforcera la viabilité de ses actifs dans le pays.
La firme norvégienne Shearwater GeoServices a remporté un projet de traitement d’imagerie 3D de Total sur le bloc offshore UDO au Sénégal. Les analyses démarreront à la fin de cette année et dureront environ deux mois.
Le projet d’exploration couvre 5 000 km2 et l’acquisition des données sera effectuée par le SW Empress à l’aide d’une configuration Flexisource à remorquage ultra-large ainsi que d’un traitement Fast Track à l’aide du logiciel Reveal, propriété de Shearwater.
« Nous sommes heureux d’avoir obtenu ce contrat de Total en Afrique du Nord-Ouest, qui nous permet d’effectuer un travail consécutif pour l’un de nos navires. L’un des éléments clés de notre stratégie consiste à tirer parti de notre solide flotte géographiquement dispersée pour réaliser des gains d’efficacité, réduire les temps de transit, et ainsi créer des avantages commerciaux et environnementaux pour nos clients », a déclaré Irene Waage Basili, PDG de la société.
Shearwater GeoServices a mené de récentes activités en Afrique de l’Ouest dont la dernière en date est relative à l’acquisition d’un contrat de relevés sismiques 3D attribué par Total en Mauritanie.Lorianne Biaou

Fusion en vue entre la canadienne Endeavour et Teranga Gold


Figure 1 – Map of Teranga’s Sabodala Gold Mine and Barrick’s Massawa Gold Project (Senegal, West Africa) (CNW Group/Teranga Gold Corporation)

La société minière multinationale Endeavour Mining a annoncé des pourparlers en vue d’une fusion avec sa rivale d’Afrique de l’Ouest, Teranga Gold, au moment où les prix de l’or refuge ont augmenté grâce à la relance mondiale pour protéger les économies des retombées de la pandémie COVID-19.

A travers une fusion dite de «style égal», le mineur canadien envisage un achat entièrement en actions et pourrait offrir une faible prime pour Teranga cotée à Toronto. Endeavour, qui est détenue à 24,12% par la famille égyptienne Sawiris, est sur la piste d’acquisitions cette année alors que les prix de l’or ont augmenté grâce à la relance mondiale.
En mars dernier, Endeavour Mining a acquis Semafo pour devenir le plus grand producteur d’or du Burkina Faso, l’un des 15 plus grands producteurs d’or au monde et le plus grand d’Afrique de l’Ouest. Si l’opération aboutit, Endeavour disposera d’une autre mine en exploitation – Wahgnion, en plus des quatre mines existantes d’Endeavour au Burkina Faso, à savoir Boungou (acquise à SEMAFO); Karma; Mana; et Hounde et lui donnera également une exposition au Sénégal.
Pour sa part, Teranga a acheté l’année dernière la participation de 90% de Barrick Gold dans le projet sénégalais Massawa au Sénégal dans le cadre d’une transaction de 430 millions de dollars. La société reste concentrée sur le développement de son portefeuille d’actifs à forte croissance, alors que la société renforce sa position en tant que producteur d’or de niveau intermédiaire à faible coût en Afrique de l’Ouest. La stratégie de Teranga est de maximiser la valeur pour les actionnaires en augmentant les flux de trésorerie disponibles à long terme via la diversification et la croissance tout en restant prudente sur le plan budgétaire.  Amadjiguéne Ndoye https://www.financialafrik.com

Partage juste et équitable des ressources naturelles : Gorée Institute implique les communautés de Kédougou,Matam et Thiès sur la question des bénéfices

https://www.pressafrik.com Depuis 2014, le Sénégal recèle des gisements de classe mondiale de pétrole et de gaz avec des réserves estimées aujourd’hui à plus de 600 millions de barils pour le pétrole et 420 milliards de mètres cubes de gaz qu’il partage avec la Mauritanie.
La possession ou l’existence de ressources minérales est considérée comme un privilège avec de réelles perspectives économiques et de développement. Mais, si ces richesses sont censées contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations, plus particulièrement celles des zones d’extraction, leur exploitation est souvent source de perturbations considérables sur la santé des populations, mais aussi sur l’environnement. D’où l’importance de favoriser le dialogue et d’ouvrir le débat avec les communautés vivant dans les zones d’exploitation, notamment sur la question des bénéfices générés par cette exploitation.
Depuis 2018, le Centre pour la Démocratie, le Développement et la Culture en Afrique déroule son Projet « Gouvernance des ressources minérales » en vue de favoriser le partage juste et équitable des revenus tirés des ressources minérales et pétrolières au Sénégal. En effet, un an après avoir mesuré l’impact de l’exploitation des ressources minières, gazières et pétrolières dans les régions de Thiès, Matam et Kédougou, à travers un monitoring de la perception des populations, Gorée Institute poursuit sa dynamique d’identification de l’impact négatif de l’exploitation des ressources afin de le réduire et d’optimiser son impact positif aussi bien pour l’État que pour les populations locales.
C’est dans cette optique de faire valoir la part des populations dans l’exploitation que l’Institut panafricain, en collaboration avec le Forum civil, prévoit de rencontrer les communautés vivant dans les zones d’exploitation à Thiès, Matam et Kédougou. Du 15 au 22 novembre 2020, des causeries et débats communautaires se tiendront dans ces trois (3) régions dans lesquelles le monitoring de la perception des populations a été mené en 2019.
Par cette initiative, le Gorée Institute cherche à faciliter l’accès à l’information et à ouvrir le débat avec les communautés sur la question des bénéfices de l’exploitation. L’Institut Gorée va partager les différentes productions de son Projet « Gouvernance des ressources minérales » avec les communautés pour ainsi favoriser l’accès à la bonne information via la diffusion des films documentaires, mais aussi la dissémination des résultats du monitoring via le partage des motions design (vidéos animées). Ces causeries permettront, en plus d’ouvrir le débat avec les communautés sur le partage juste et équitable des ressources, de relever les attentes des populations en termes de bénéfices et d’autres attentes liées à l’exploitation des ressources minérales.
Les causeries communautaires réuniront les autorités locales et administratives (gouverneur, préfet, sous-préfet, Conseil rural, Mairie), les chefs de villages, les groupements de femmes et de jeunes des zones d’exploitation et tous les acteurs évoluant dans des activités déroulées dans ces zones (agriculteurs, pêcheurs, éleveurs) ou dans les industries d’exploitation.Matar SENE

Trafic aérien au Sénégal : Hausse du nombre de passagers et des mouvements d’aéronefs au mois d’août

https://www.lejecos.com Une augmentation du nombre de passagers et des mouvements d’aéronefs en rythme mensuel a été notée au niveau du trafic aérien au Sénégal en juillet dernier. Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd), comparativement au mois de juillet 2019, le nombre de passagers, les mouvements d’aéronefs et le fret ont connu une chute qui serait liée à la Covid-19.
Le trafic aérien s’est illustré, au mois d’août 2020, par l’augmentation du nombre de passagers (+69,0%), et des mouvements d’aéronefs (+26,4%) en rythme mensuel, déclare l’Asnd dans sa publication dénommée « repères statistiques ». Selon laquelle, une hausse de 2,9% a également au niveau du fret. Selon ladite source, comparativement au mois d’août 2019, le nombre de passagers(-68,4%), les mouvements d’aéronefs (-55,1%) et le fret (-4,4%) ont connu une chute en relation avec la pandémie du coronavirus.
En détails, l’Ansd souligne que 1 264 mouvements d’aéronefs ont été enregistrés au Sénégal au mois d’août dernier contre 1000 le mois précédent soit une hausse de 26,4% en variation mensuelle. Par rapport à la même période de l’année 2019 où il y avait 2 813 mouvements d’aéronefs, il est noté une baisse de 55,1%.
Dans le même sillage, l’agence fait savoir qu’il y avait 78 785 passagers enregistrés pour l’usage de la voie aérienne au Sénégal contre 46 623 au mois de juin. Ceci représente une progression de 69,0% sur le nombre de passagers. Comparé au mois d’août 2019 où le nombre de passagers avait atteint 249 290, il est noté une baisse de 68,4%.
Concernant le fret, l’agence confie que 2 448 tonnes de bagages ont été enregistrées au mois sous- revue contre 2 379 un mois auparavant, traduisant une hausse de 2,9% en variation mensuelle. Par rapport à la période correspondante de l’année 2019, il est enfin relevé un repli de 4,4% en passant de 2 562 tonnes à 2 448 tonnes.Bassirou MBAYE

Taux de bancarisation : Le Sénégal a atteint 120 mille comptes bancaires

https://www.lequotidien.sn Au Sénégal, il n’existe que 120 mille comptes bancaires. L’information a été donnée hier par Dr Cheikh Amadou Bamba Diagne. L’économiste intervenait à l’Université des dirigeants organisée par le Pa­mecas. Dr Diagne, qui analysait le taux de remboursement des sociétaires aux institutions de microfinance, a plaidé pour le renforcement de celles-ci afin d’amorcer le développement du Sénégal. Pamecas à elle seule compte plus de 850 mille sociétaires en 25 ans d’existence, selon son directeur général. «Les banques préférèrent acheter les bons du Trésor, avec pratiquement pas de risque et un bon taux, plutôt que de prêter à des personnes de petites sommes (…). La banque ne connaît pas de petit commerçant. Si vous êtes un ambulant, allez prendre un coup de clim à la banque quand il fait chaud et repartez, car c’est seulement cela que la banque peut vous offrir», a ironisé l’économiste. Dans un entretien accordé au journal Le Quotidien, publié le 29 septembre dernier, le Délégué général à l’entreprenariat rapide pour les femmes et les jeunes (Der/Fj), Papa Amadou Sarr, déclarait : «Nous sommes à environ 80 mille comptes bancaires créés à travers les banques et les Sfd. L’ouverture de ces comptes bancaires et de ces comptes Sfd permet aux femmes et aux jeunes d’avoir accès à l’instrument financière qu’est la bancarisation.» Une manière de démontrer que si le taux de bancarisation en est arrivé à 120 mille, le programme de la Der semble avoir joué un rôle non négligeable.

MUTUELLES–Baisse des taux d’intérêt : Les acteurs souhaitent un guichet dédié à la Bceao

https://www.lequotidien.sn Pour aider à faire baisser le niveau des taux d’intérêt des institutions de microfinance jugé élevé, la création d’un guichet de financement à la Banque centrale est la solution prônée. Malick Diop, directeur général de Pamecas, l’a expliqué hier en marge de l’Université des dirigeants, organisée par sa structure.
Le Sénégal compte 10 millions de personnes actives. Sur ce chiffre, seuls 400 mille sont salariées dont 250 mille dans le privé et 150 mille dans le public. Dès lors, il apparaît clairement que le secteur informel joue un rôle essentiel dans le tissu économique du pays.  Sachant qu’une croissance dite inclusive doit être le résultat d’un investissement privé, l’accès au crédit devrait être facilité. Seulement, le constat est là : Les institutions de microfinance appliquent des taux d’intérêt élevés. Pour Malick Diop, directeur général de Pamecas, la mise sur pied d’un guichet dédié à la microfinance à la Bceao est la solution. «Dans la réflexion, on oublie que le Sfd est une entreprise avec des charges. On oublie aussi que le Sfd est assujetti à des taxes. On oublie que le Sfd se fait refinancer par les banques commerciales. Nous n’avons pas accès au guichet de financement de la Banque centrale. En passant par les banques, le refinancement nous revient un peu plus cher. Cela interpelle la Banque centrale. Il faut que l’Etat, la Banque centrale et les acteurs se mettent autour d’une table pour réfléchir sur la solution. Si le refinancement est disponible au guichet de la Banque centrale, nous allons résoudre la question», a déclaré ce dirigeant hier lors de l’Université des dirigeants organisée par le Pamecas.
Cette série d’ateliers organisés sur 5 jours est présentée comme une plateforme qui réunit des dirigeants élus et les cadres autour de thèmes de réflexion à fortes propensions économiques, organisationnelles et sociales, pour préparer la relève, l’avenir du réseau et l’héritage à léguer aux générations futures. L’évé­nement réunit chaque année une communauté apprenante de près de 200 dirigeants issus des 28 mutuelles de base du réseau Pamecas sur l’étendue du territoire national. L’Uni­versité des dirigeants vise notamment à renforcer les capacités, créer les conditions d’un dialogue, en vue de prévenir les crises de gouvernance, valoriser et reconnaître le bénévolat et le temps donné à la communauté. L’édition 2020, la première du genre, est organisée en partenariat avec Bem management school et a pour thème «Les enjeux de la transformation digitale pour les institutions de microfinance, la gestion des risques et création de valeurs dans le contexte du Covid-19», ainsi que divers sujets de réflexion stratégique relatifs au modèle de financement de la croissance du réseau, à la prévention des crises de gouvernance et à l’optimisation des actions sociales du réseau.
Le réseau Pamecas a fait un chiffre d’affaires de 50 milliards Cfa en finançant 100 mille personnes dont 55% de femmes en 2019. En 2020, malgré la crise sanitaire du coronavirus, cette performance devrait être renouvelée, a assuré son directeur général. L’institution de microfinance comprend plus de 850 mille sociétaires et est membre d’une confédération présente au Sénégal, au Mali, au Burkina Faso, au Bénin et au Togo. Pamecas a maintenant 25 ans d’existence

Recherche-développement : L’Isra coincé par un budget insuffisant

https://www.lequotidien.sn Le 2e congrès ordinaire du Syndicat autonome de la recherche agricole et agroalimentaire (Saraa), de l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra), a servi de cadre pour dénoncer la faiblesse du budget annuel dudit institut. Dr Tamsir Mbaye, secrétaire général sortant, révèle que «les difficultés que rencontre notre institut sont récurrentes et durent depuis 4 ans». Lesquelles difficultés se traduisent, selon lui, «par des retards dans le paiement des salaires, une faible prise en charge médicale des agents de l’Isra, mais aussi et surtout la suspension de plusieurs acquis sociaux qui avaient été octroyés aux travailleurs de l’institution». Et d’après lui, «tout cela est engendré par la faiblesse du budget de transfert que l’Isra reçoit an­nuellement de l’Etat du Sénégal, à savoir 4,5 milliards francs Cfa depuis près de 15 ans».
Pendant ce temps, s’offusque le syndicaliste, «les besoins augmentent et, ce budget stagnant, il va sans dire que les problèmes vont être de plus en plus cruciaux. Malheureusement, l’Isra ayant une place centrale dans le développement agricole du Sénégal, les chercheurs qui travaillent en amont à la mise en place d’innovations pour les producteurs vont à la longue quitter le navire et aller vers les universités». Dr Mbaye se désole : «C’est une saignée à laquelle nous assistons. Beaucoup de camarades commencent à quitter pour aller voir ailleurs, parce qu’à grade égal, nos collègues universitaires ont des salaires beaucoup plus consistants.» Le syndicaliste d’insister pour déplorer que «le budget ne permet plus de prendre en compte les charges fixes comme les salaires, les factures d’électricité et de téléphone, alors que l’Isra ne fait même pas 100 chercheurs pour couvrir tous les besoins en termes d’innovation du secteur agricole».
C’est d’ailleurs, dit-il, la raison des difficultés notées dans le recrutement des étudiants «que nous formons au Master et au Doctorat, car nous n’avons pas de budget pour assurer notre masse salariale. Comme si en haut lieu les gens ne savent pas le rôle que joue l’Isra dans la chaîne de production agricole. Parce que quand il n’y a pas une recherche performante, on ne peut avoir une production agricole de qualité». Surtout que, note-t-il, «les changements et la variabilité climatiques font qu’il y a un besoin continu de recherches sur des variétés adaptées et un besoin continu d’évaluation des ressources halieutiques». Dans ce chapitre, le chercheur indique que «la pêche a pendant longtemps été une mamelle importante de l’économie sénégalaise et l’Isra a en son sein le Crodt, qui est chargé de l’évaluation de ces recherches. Mais l’institut n’a pas les moyens». Conséquence : «Aujourd’hui, les acteurs de la pêche sont en train de braver les océans à la recherche d’un hypothétique Eldorado, car ce sont ces évaluations qui permettent à l’Etat de mieux négocier ses accords de pêche. Quand on leur dit qu’il n’y a pas assez de ressources, l’Etat ne doit pas en principe signer d’accords.»

Le Nigeria,premier marché d’Afrique,ratifie la zone de libre échange continentale

http://lesoleil.sn Le Nigeria, premier marché d’Afrique avec près de 200 millions d’habitants, a ratifié mercredi la zone de libre-échange continentale africaine (Zlec), censée devenir l’espace commercial le plus peuplé du monde, a annoncé son gouvernement sur Twitter.
Ce marché commun ambitionne de faire progresser les échanges intra-africains pour doper les économies du continent le moins développé.
Sur les 55 pays africains, 54 (sauf l’Érythrée) ont déjà signé cet accord lancé officiellement en juillet 2019. Tous ne l’ont pas encore ratifié.
Initialement, le marché devait être actif dès le 1er juillet 2020. Mais la fermeture de la plupart des frontières à cause de la pandémie de coronavirus a repoussé cette date au 1er janvier 2021.
Cette nouvelle échéance reste toutefois hypothétique, voir « improbable », selon les experts. A cause de l’épidémie, mais aussi car « des différences importantes persistent encore entre les pays mais aussi entre les différents blocs régionaux », selon Ikemesit Effiong, de l’institut SBM Intelligence. « Il n’y a tout simplement pas assez de temps pour conclure les négociations à temps », selon lui.

Au-delà de la pandémie qui bloque les échanges, la réalisation effective de la Zlec reste encore nébuleuse.

Les frontières du Nigeria, qui vient de ratifier l’accord, sont toujours fermées avec ses voisins et partenaires économiques. Bien avant le coronavirus, en août 2019, le géant africain avait pris unilatéralement cette mesure ultra-protectionniste pour endiguer le commerce de contrebande et stimuler son économie nationale.
Cette fermeture viole d’ailleurs l’accord de libre-échange de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), dont fait partie le Nigeria.
Le commerce intra-africain ne représente que 15% des échanges totaux du continent, contre 70% pour l’Union européenne.
L’objectif des négociations est la disparition des taxes douanières pour 97% des produits d’ici 15 ans, avec une application graduelle pour les pays les moins développés.
Cette libéralisation entraînerait une augmentation d’environ 16% du commerce intra-africain, selon les calculs du Fonds monétaire international (FMI).
Pour beaucoup, il faut aller plus loin : en supprimant les obstacles non tarifaires, comme la médiocrité des infrastructures de transport, de logistique, de communication et l’harmonisation des systèmes de paiement.
L’accord ne fait toutefois pas l’unanimité, ses détracteurs évoquent le manque de complémentarité des économies africaines et craignent que des importations bon marché ne portent préjudice aux petits producteurs agricoles et industriels.

Maissa Babou  : NOUS MANQUONS TERRIBLEMENT D’UN SECTEUR INDUSTRIEL QUI PERMETTRAIT A BEAUCOUP DE PERSONNES DE TROUVER DU TRAVAIL

LeTemoin-Même s’il faut reconnaitre que l’Etat, qui avait promis un million d’emplois à Pikine, a mis quand même en place des stratégies pour pallier à ces difficultés. On peut citer des projet comme PRODAC, les formations comme l’Onfp », selon Maissa Babou
« Les services du secteur tertiaire comme les banques et les assurances ou la téléphonie ne peuvent pas quand même pas absorber 50 à 100 mille jeunes qui arrivent tous les ans sur le marché du travail. C’est donc pour cette jeunesse-là des situations exécrables. Même s’il faut reconnaitre que l’Etat, qui avait promis un million d’emplois à Pikine, a mis quand même en place des stratégies pour pallier à ces difficultés. On peut citer des projet comme PRODAC, les formations comme l’Onfp etc. » a indiqué Pr Maissa Babou.

Les raisons de l’échec de la politique de l’employabilité des jeunes

Toutefois, l’économiste dit ne pas comprendre le fait que ceux qui sont formés ne puissent pas trouver d’emplois par la mise en place de ces structures comme une réponse sociale. « Le souci économique sénégalais n’engendre pas d’emploi. Cela dit, nous manquons terriblement de l’existence d’un secteur industriel qui permettrait à beaucoup de personnes de trouver du travail. Il faut noter non seulement le dysfonctionnement des entités, la non coordination et l’échec fatal au tour des scandales de PRODAC et de la Der. On peut aussi ne pas comprendre que ceux qui sont formés ne trouvent pas d’emplois à travers ces structures. Il y a une chaine que l’Etat n’a pas sécurisée avec l’ensemble de ces agences-là qui coûtent énormément et qui, dans le fond, ne sont pas efficaces. Parce qu’il fallait lier les formations aux financements. Et donner des financements à un organe qui les mettrait à la disposition des projets porteurs. Si on était dans cette dynamique-là, on pourrait même faire des projets locaux de développement dans les départements et essayer de retenir tout ce monde qui rêve de migrer vers les pays occidentaux. Mais les jeunes n’y croient plus. Parce que les politiciens ne font que parler. Quand l’Oit dit que nous avons 48 % de chômeurs, je crois que ceci peut expliquer cela. Donc il y a un échec des politiques mises en place par le régime et qu’il faudrait forcément rectifier pour essayer de retenir ces gosses à la maison » a-t-il-ajouté.

«Il fallait miser sur le développement agricole local pour produire des emplois»

D’après Maïssa Babou, la croissance économique du Sénégal est fondée sur le secteur tertiaire qui est saturé, incapable de produire un stage. A l’en croire, le système financier, les banques ne financent pas. Ces dernières demandent des garanties que personne ne peut donner quelle que soit la pertinence du projet « L’emploi ne se décrète pas. L’emploi est corrélativement un maillon du dynamisme économique. S’il y a un mouvement économique, s’il y a de l’animation économique, s’il y a une croissance inclusive, on devrait pouvoir sentir ce mouvement social en même temps que le mouvement économique. Malheureusement, notre croissance ne produit même pas un stage. Parque c’est une croissance fondée sur des services qui sont saturés comme les banques, assurances et téléphone. Nous ne disposons pas d’un agro-business, c’est-à-dire une production agricole à grande échelle. C’est ce que le PRODAC devait faire et qu’il n’a pas fait. Si on avait ce développement agricole au niveau régional, on pourrait peut-être enclencher sur de l’agro-industrie. Parce que s’il y a une grande production, ça favorise une transformation locale. Ce qui permettrait de générer beaucoup d’emplois » a conclu l’économiste Pr Maïssa Badou. Silèye MBODJI

Procès Yaya Birame Wane contre la CCIAD : L’absence de Abdoulaye Sow décriée, les prévenus déstabilisés par le président de la Cour

https://www.jotaay.net Le procès qui oppose Yaya Birame Wane et le Cndes contre la chambre de commerce de Dakar a enfin eu lieu hier. Et c’est une vérité de Lapalisse de dire que c’était chaud hier entre les avocats des deux parties à propos de l’absence du président de la Chambre de commerce de Dakar, Abdoulaye Sow, poursuivi avec les membres du bureau actuel, pour manœuvres frauduleuses, escroquerie au service, faux et usage de faux, illégitimité… Mieux, même le Président Macky Sall a été cité lors du procès. Les prévenus Abdel Kader Ndiaye, Mbargou Badiane, Abdoulaye Sow sauront dans quelle sauce ils seront mangés le 24 novembre prochain.
Ça a chauffé hier au tribunal lors du procès opposant Yaya Birame Wane à la chambre de commerce de Dakar. Dès l’ouverture des débats, Me El Hadji Diouf a ouvert les hostilités en regrettant la «conduite peu honorable du président de la Chambre de commerce de de Dakar, Abdoulaye Sow, qui refuse de se présenter devant la barre». Selon lui, cette absence traduit le mépris de Abdoulaye Sow pour la justice de son pays. Ce que le tonitruant avocat explique par «l’immaturité et le niveau très faible de Abdoulaye Sow». Leur client traîné dans la boue, les conseils de Abdoulaye Sow ont porté la réplique avec fermeté en rappelant à Me El Hadj Diouf qu’il n’a pas la police de l’audience. Des échanges épiques entre avocats. Il aura fallu que le rappel à l’ordre du juge pour que les avocats se calment.
Le calme revenu, l’un des prévenus interrogé, a expliqué qu’en réalité, ils administrent la chambre, mais qu’ils ne la gèrent pas. «Deux fonctions différentes puisqu’il y a différence entre administrer et gérer. Nous n’avons pas pouvoir de signature et nous ne gérons de comptes bancaires», lâche-t-il. Des explications alambiquées qui ont poussé le président de la Cour à lui demander  : «Donc en tant qu’élu, quel est votre rôle au sein de la chambre ?».
Acculé, le prévenu Abdel Kader Ndiaye a voulu poser une question au juge. Niet catégorique de ce dernier qui lui jette à la figure  : «je ne suis pas là pour répondre à des questions, mais poser des questions, prendre note et en tirer les conséquences. C’est vous qui êtes interpellé, et le Tribunal répondra à ces interpellations par une décision».
A propos des accusations d’illégitimité, de faux et usage de faux, Abdel Kader Ndiaye a révélé que c’est le président Macky Sall qui avait, dans son bureau, à l’époque, convoqué les deux parties, Feu Lamine Niang et Ibrahima Lô, pour trancher. Il a coupé la poire en deux en décidant de laisser Lamine Niang continuer son mandat, et de faire nommer son protagoniste au Conseil économique, social et environnemental. Conséquence  : les tensions ont été apaisées.

Yaya Birame Wane déchire tout

Une entente cordiale que la partie civile Yaya Birame Wane,  récusé. Selon lui, ce sont par des manœuvres frauduleuses que s’est tenue l’assemblée générale qualifiée d’élection, d’autant plus que sur les neufs sous-sections qui composent le bureau de la Chambre de commerce, trois (03) ont été annulées par la Cour d’appel, et deux (02) par la Cour suprême «parce que le constat a été fait que des personnes qui n’en avaient pas droit ont voté ; et on a même fait voter des morts». Pour lui, les prévenus «ont menti en saisissant le gouverneur de Dakar, en saisissant aussi le ministre du Commerce pour leur dire que c’était le président de la République qui avait cautionné l’organisation de ces élections, sans tenir compte des arrêts rendus et par l’assemblée des chambres réunies de la Cour d’appel et de la Cour suprême. Lui emboitant le pas, son avocat Me El Hadji Diouf lancera  :  «pour vous le Tribunal n’est pas important, dès l’instant qu’il y a entente dans le bureau du chef de l’Etat, les décisions rendues par le Tribunal ne sont plus importantes». Très en verve, l’avocat poursuivra pour se demander «comment celui (Ndlr  : Abdoulaye Sow) dont l’élection au niveau de sa sous-section a été annulée, peut-il se retrouver président de la Chambre de commerce de Dakar » ? Délibéré le 24 novembre prochain.Alassane DRAME

Les impactés du TER annoncent une marche le 18 décembre prochain

https://www.beut7.com Pour exiger de l’Apix le respect des directives du président de la République, Macky Sall, les impactés du Train express régional (TER) comptent encore battre le macadam, le 18 décembre prochain. Il s’agit, selon l’AS, de viabiliser et aménager des sites de recasement, ériger des passerelles et le payer les indemnités pour certains. La gare de Dakar est retenue pour être le point départ des protestataires.

Les Etats-Unis vont allouer 30 millions $ supplémentaires à la lutte antiterroriste en Afrique de l’Ouest et au Sahel

(Agence Ecofin) – Washington a décidé d’accroître sa contribution financière à la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest et au Sahel. L’annonce a été faite, lundi, par le nouvel envoyé spécial des Etats-Unis auprès de la Coalition internationale contre l’Etat islamique, l’ambassadeur Nathan Sales.
Les Etats-Unis vont allouer plus de 30 millions $ supplémentaires afin d’appuyer la lutte antiterroriste en Afrique de l’Ouest et au Sahel en 2021, a révélé le lundi 10 novembre, le nouvel envoyé spécial des Etats-Unis auprès de la Coalition internationale contre l’Etat islamique, l’ambassadeur Nathan Sales.
« En signe de notre engagement à soutenir les partenaires dans la lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest […] je suis heureux de souligner que les Etats-Unis prévoient de verser plus de 30 millions de dollars en soutien à la lutte contre le terrorisme dans cette région au cours de la prochaine année », a déclaré Nathan Sales, au cours d’une réunion virtuelle de la Coalition, axée sur l’Afrique de l’Ouest et co-organisée par les Etats-Unis et le Nigeria.
Cette rencontre avait pour objectif de présenter la menace de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest et d’analyser les moyens par lesquels la Coalition, composée de 82 pays dans le monde, peut « renforcer son approche collective dans des domaines spécifiques, tels que les preuves de champs de bataille et la sécurité des frontières ».
La contribution annoncée par les Etats-Unis viendra ainsi s’ajouter aux 114 millions $ investis depuis 2017 par Washington « dans l’assistance antiterroriste dans l’ensemble de la région englobant le G5 Sahel et le bassin du lac Tchad ».
L’armée américaine joue, par ailleurs, un rôle crucial dans le soutien logistique à l’opération Barkhane, même si elle intervient peu, directement, dans les affrontements au Sahel contre les djihadistes. Les drones américains frappent essentiellement en Libye contre les forces djihadistes.
En janvier 2020, l’annonce d’une réduction des effectifs sur le continent, faite par le chef d’état-major du Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), avait suscité l’inquiétude des dirigeants du G5 Sahel.
Apparu en Afrique de l’Ouest en 2015, après la déclaration d’allégeance de Boko Haram, l’Etat islamique, qui compte désormais plusieurs branches dans la région, est particulièrement actif dans le nord-est du Nigeria, le sud-est du Niger et l’Extrême-Nord du Cameroun.
Une autre branche, l’Etat islamique dans le Grand Sahara, est active dans le nord-est du Mali, le nord du Burkina Faso et l’ouest du Niger.Borgia Kobri

L’Afrique ne doit pas attendre grand-chose de l’élection de Biden Par Abdou DIAW,

Comme à l’accoutumée, à chaque élection présidentielle américaine, l’on se met à s’interroger sur les attentes du continent africain. Du moins, c’était le leitmotiv au cours des trois derniers scrutins de Bush fils à Donald Trump en passant par Barack Obama. Le destin de l’Afrique serait-il lié à l’élection américaine. Avec l’élection de Joe Biden à la tête de la première puissance économique du monde, à l’issue du scrutin du 3 novembre 2020, l’on continue à se demander ce que réserve le candidat démocrate à l’Afrique. On a l’impression qu’aucune leçon n’a été tirée du règne de Barack Obama. L’arrivée de ce dernier avait suscité des intérêts, créé des fantasmes et fait miroiter aux populations africaines beaucoup d’espoir pensant que c’est la fin de leurs soucis. Au finish, beaucoup se sont détrompés et se sont rendu compte que Obama, même s’il a des origines africaines, de par son père, n’était pas élu par les Africains, mais plutôt par les électeurs américains. Par conséquent, il s’est mis, d’abord au service de son peuple afin de trouver des solutions à ses préoccupations.
Certes, les relations étaient plus ou moins raffermies et huilées entre l’Afrique et les Usa sous Obama. Les visites de travail effectuées par ce dernier dans certains pays, dont le Sénégal, en témoignent. L’espoir des Africains n’avait jamais été aussi grand sous le règne du premier président noir des États-Unis. Mais l’on a semblé attendre moins avec l’élection spectaculaire de son successeur, Donald Trump, à la Maison Blanche qui avait bien prévenu le monde en théorisant «America first» (Amérique d’abord). Ceux qui avaient fondé de l’espoir sur le futur ex-locataire de la White House ont vite déchanté. Les préoccupations du continent, notamment au plan économique, semblent être le cadet de ses soucis. En lieu et place d’un renforcement de la coopération avec les pays du continent, ceux-ci ont plutôt récolté des injures. Il aurait qualifié ces pays de « m… ». Une sortie qui a été partout condamnée mais sans une réponse du continent à la hauteur de cette bourde. Le fait que Trump n’ait jamais mis les pieds en terre africaine constitue également une preuve du peu d’intérêt accordé à l’Afrique contrairement aux autres régions du monde telles que l’Asie, l’Europe. Peut-on s’attendre à des relations économiques et commerciales beaucoup plus renforcées et densifiées entre l’Afrique et les Usa avec l’accession de Joe Biden à la magistrature suprême ? L’Afrique gagnerait-elle plus sous le règne du nouveau président américain ? Mystère et boule de gomme.
Quoi qu’il soit, Joe Biden accède au pouvoir dans un contexte tout à fait particulier marqué par la pandémie de Covid-19 qui a fini de mettre en difficulté les grandes puissances économiques, y compris les Usa, pays le plus touché en termes de contaminations. Cette crise sanitaire aurait pesé de tout son poids sur la victoire de Joe Biden. Sa première priorité consistera, sans nul doute, à vaincre le virus et de remettre les Usa sur les rampes de la relance économique. L’autre chantier, c’est de rassembler les Américains autour d’un même idéal et d’une cohésion sociale. Joe Biden aura des urgences beaucoup plus pressantes. Que l’on fasse l’effort de déconstruire le discours sur la place de l’Afrique dans les politiques publiques américaines à chaque période d’élection. Engageons-nous à miser et à compter d’abord sur nos propres forces productives avant de solliciter l’extérieur. Au moment où toutes les cases prennent feu avec la pandémie de Covid-19, chacun cherche à sauver la sienne. La crise sanitaire a certes mis à nu notre dépendance au marché extérieur, mais elle a, en même temps, exposé notre capacité de résilience et d’adaptation face aux chocs exogènes.
Aujourd’hui, chacune des grandes puissances, qu’il s’agisse de l’Europe, des Usa, de l’Asie, cherche à tracer les voies d’une relance afin de retrouver sa place d’antan sur l’échiquier économique et financier mondial. L’Afrique ne devrait pas adopter une posture de spectateur. Toutefois, l’on ne peut nier les initiatives entreprises par les précédents présidents à l’endroit du continent, même s’il reste encore des efforts à faire. On peut citer l’Agoa (Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique) avec plus de 6 500 produits (pétroliers, agricoles…) qui sont exemptés de droits de douanes ; le plan d’aide pour favoriser l’accès à la santé initiée, à l’époque par Bush fils, le Millénium challenge account et le projet «Power Africa», vaste plan d’électrification de l’Afrique, l’initiative Young African Leaders Initiative (Yali). Journaliste économique (Le Soleil)

Samuel Eto’o était au Sénégal pour le lancement de la start-up Bag’Ô

(Agence Ecofin) – Depuis qu’il a pris sa retraite footballistique en 2019, Samuel Eto’o Fils se montre plutôt actif, entre reprise de ses études universitaires et reconversion en homme d’affaires. Des affaires qui l’ont récemment mené à Dakar au Sénégal où il a, avec des partenaires locaux, lancé les activités de Bag’Ô.
Bag’Ô est une start-up opérant dans le fret aérien à petite échelle. Elle propose aux voyageurs de vendre leur excédent inutilisé en franchise bagage à des personnes qui en ont besoin pour envoyer ou recevoir des objets. Ce modèle de consommation collaborative se veut plus rapide et aussi fiable que les habituelles options de fret, et permet de faire des économies substantielles.
L’ancien capitaine des lions indomptables a procédé aux signatures nécessaires en compagnie du Directeur de Air Sénégal, Ibrahima Kane, et du DG de Bag’Ô, Pape Mouhamadou Touré. Il en a profité pour passer un message à la jeunesse africaine  : « Quand les Africains se mettent ensemble, ils peuvent faire mieux que les autres », a-t-il déclaré.

Tirailleurs sénégalais : un parcours dans la République

https://www.lepoint.fr/afrique HISTOIRE. Tombés par milliers lors de l’offensive d’avril 1917 du Chemin des Dames, les tirailleurs avaient été recrutés dans les anciennes colonies françaises.
C’est peu de dire que les tirailleurs sénégalais ont payé un lourd tribut à la Grande Guerre. Au moment où cette première déflagration militaire est commémorée, en France, avec l’inauguration du Monument aux héros de l’Armée noire, il y a lieu de se rappeler que, rien que le premier jour de la bataille, 1 400 d’entre eux sont morts. Le général Charles Mangin, commandant de la sixième armée, en tirera le surnom de « boucher des Noirs », et pour cause, au total, ce sont près de 6 000 tirailleurs qui ont péri dans cette bataille, dans l’Aisne.

Tout commence en 1857

Les tirailleurs ont intégré les rangs de l’armée française en 1857 sur une initiative du gouverneur du Sénégal, Louis Faidherbe, et ce jusqu’au début des années 1960. Le premier contingent de « tirailleurs » (de « tir » et « ailleurs »), ainsi appelé par raillerie parce que ratant souvent leur cible, est composé d’engagés du territoire du Sénégal. Mais les régions ayant fourni les plus gros contingents correspondraient pour les pays actuels au Mali, au Burkina Faso et à la Guinée. Ils ont participé à toutes les phases de la conquête coloniale en Afrique puis à celle de Madagascar, vers 1890, et à ce qu’on a appelé la « pacification » du Maroc, à partir de la fin du XIXe siècle. On recensa plus de 200 000 tirailleurs lors de la Première Guerre mondiale, 150 000 pour la Seconde, 60 000 en Indochine, selon l’historien Julien Fargettas, auteur d’un ouvrage sur le sujet, cité par l’AFP. Ils ont servi l’armée française dans ses pages les plus glorieuses  : la libération de Toulon, le débarquement de Provence. Mais aussi dans des moments plus sombres, comme la répression du soulèvement du Constantinois en Algérie en mai 1945 ou la répression à Madagascar en 1947.

Des prisonniers de guerre à part

« Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands choisissent de maintenir leurs prisonniers africains en France pour des questions de “pureté raciale”. Les tirailleurs ont donc été envoyés dans des fermes, des usines, des exploitations forestières, vivant quasiment au sein de la société française. Les habitants connaissent très peu les Noirs à l’époque. Ce fut une découverte mutuelle avec de très nombreuses amitiés, des liaisons, des mariages, des naissances », raconte Julien Fargettas.

Entre hommage et réappropriation

Avant le Monument inauguré à Reims par les présidents français (Macron) et malien (Keïta), des monuments jumeaux rendant hommage aux tirailleurs sénégalais ont été inaugurés en 1924 à Bamako et à Reims, ville de la Marne qui fut défendue par ces soldats en 1918. Détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, l’œuvre originale a été remplacée en 2013 par une reproduction. À partir des années 2000, les Africains ont commencé à se réapproprier cette histoire et surtout à voir ces tirailleurs différemment de leurs aînés qui ont pu les considérer, aux indépendances, comme des collaborateurs de l’État colonial, explique M. Fargettas. En décembre 2016, le président François Hollande s’était engagé à faciliter l’octroi de la nationalité française à ces hommes, pour réparer une « injustice ». Le 15 avril 2017, lors d’une première cérémonie à l’Élysée, 28 anciens tirailleurs nés dans les années 1930 ont ainsi été « réintégrés » dans la nationalité qu’ils avaient perdue à l’indépendance des colonies africaines.

Tirailleurs : l’hommage d’«Adama»,chef-d’œuvre d’animation 

https://www.lepoint.fr/afrique ÉVOCATION. À travers l’odyssée d’Adama dans les tranchées, c’est toute la mémoire des soldats africains de la Grande Guerre qui est réveillée.
Rendre compte du sort des tirailleurs sénégalais durant le carnage de la Première Guerre mondiale dans un film d’animation pour grands et surtout pour petits n’est pas une chose aisée. C’est pourtant le pari qu’a tenté et réussi en 2015 le le jeune réalisateur Simon Rouby. Pour son premier long métrage, entièrement conçu sur l’île de La Réunion par une cinquantaine de personnes pour un budget de quatre millions d’euros, il a su frapper un grand coup. D’ailleurs, son film labellisé par la Mission du Centenaire avait déjà participé à une trentaine de festivals aux quatre coins du monde, du Festival international du film d’animation d’Annecy au Children Film Festival Chicago en passant par le Film Africa London. Ce conte moderne, à mille lieues des blockbusters aseptisés de Disney, a reçu en guest-star le rappeur Oxmo Puccino qui non seulement prête sa voix à l’un des personnages du film mais a aussi composé le titre phare de la bande originale.

Une intrigue simple et efficace

L’aventure est menée tambour battant par un enfant en 1916. Du haut de ses douze ans, Adama décide seul de braver l’interdit des anciens en quittant son village d’Afrique de l’Ouest à la recherche de son frère aîné Samba. Ce dernier s’est enfui pour se faire enrôler au sein de l’armée française dans une ville portuaire. Naïf mais obstiné, Adama part au péril de sa vie sur ses traces en France pour tenter de le ramener, car « le village est un endroit encore préservé, surtout aux yeux d’Adama, qui au début du film y vit comme dans un jardin d’Eden et n’a pas conscience de l’avancée inexorable du monde extérieur. Pourtant, ce monde colonial et guerrier est en marche et le village ne pourra pas rester intact », explique le réalisateur. Sous les yeux enfantins du héros se dévoile la brutalité de l’enrôlement des tirailleurs sénégalais comme la tragédie subie par tous les soldats, blancs ou noirs, dans les tranchées de Verdun. « Si le film peut avoir comme impact de changer notre regard sur notre histoire, d’aider à comprendre que nos destins au Sud comme au Nord sont inexorablement liés, il aura fait œuvre utile », précise-t-il.

Le film s’inspire de la vie d’Abdoulaye N’Diaye

Dernier survivant de la Force Noire envoyée par la France sur les champs de bataille de la Première Guerre mondiale, Abdoulaye N’Diaye allait enfin recevoir la Légion d’honneur en 1998 lors de la célébration des 80 ans de la victoire de 1918. Hélas, le 11 novembre, veille de la cérémonie d’honneur, Abdoulaye N’Diaye s’est éteint à 104 ans dans son village de Thiowor au nord de Dakar. Par chance, son petit-fils avait pu recueillir juste à temps les confidences de son aïeul, celles d’un homme contraint de quitter son village pour combattre dans un monde étranger. Le petit-fils les rapporta quelque temps plus tard à Julien Lilti, alors étudiant, qui deviendra coauteur du film Hippocrate, long-métrage nominé aux derniers Césars, et qui se rendra compte du potentiel du récit.

Du graffiti à la réalisation de film d’animation

Ce n’est que lorsque Julien Litli rencontre Simon Rouby en 2007 que l’aventure prend forme. Ce jeune réalisateur, passé par l’école des Gobelins à Paris et CalArts à Los Angeles, n’a alors que deux courts-métrages à son actif. Son univers mêle graffiti, peinture, sculpture et hip-hop  : tous les deux sont sur la même longueur d’onde. « Profondément marqués par nos expériences en Afrique, nous nous sommes entendus sur le fait que, pour nous, étaient centrales les notions de regard, d’initiation, de rencontre. Rencontre entre deux civilisations  : l’Afrique et l’Europe. » Pour imaginer le monde d’Adama, Simon Rouby avoue que « les inspirations sont venues d’une synthèse de cultures, dont une influence forte de la culture Dogon avec la falaise de Bandiagara, la cérémonie du Sigui ou encore les films de l’ethnologue Jean Rouch. Cependant, la cosmogonie du village est une construction née avec le scénario, liée à la croyance en un Esprit des falaises. Les scarifications appliquées aux tempes sont, elles, inspirées de la culture Peule ».

Un film d’une beauté époustouflante

Simon Rouby et son équipe ont su inventer un nouveau langage visuel. « Travailler en mélangeant sans tabou les techniques est une des lignes de force de mon parcours », confie-t-il. Les décors du film ont été peints et agrémentés d’effets 3D, tandis que les visages des personnages ont d’abord été sculptés dans l’argile, pour la qualité expressive et spontanée, avant d’être scannés et travaillés sur ordinateur. Les manipulations d’aimants, les liquides magnétiques et les mélanges d’encres aléatoires ont permis d’animer les explosions du champ de bataille final. Le spectateur se laisse volontiers emporter tant par les effets spéciaux que par la bande originale envoûtante, associant instruments africains, flûte traversière peule et kalimba entre autres, avec un orchestre à cordes. L’originalité du film tient également à l’alliance entre la tradition picturale africaine et les références à l’art moderne  : les falaises chères à Paul Cézanne, le visage hagard d’un officier français rappelant Edvard Munch, les visions crépusculaires des tranchées d’Otto Dix. Le réalisateur signe là un film aux influences multiples  : « de Tarkowski en passant par les 400 coups de Truffaut, ou encore Miyazaki et Hamadou Hampâte Bâ, nous avons puisé notre inspiration dans toutes les œuvres qui nous paraissaient faire écho avec Adama, et il se trouve que le film ouvre potentiellement sur un grand nombre de sujets, allant de la guerre au colonialisme, de la fraternité à l’enfance, de la clandestinité à l’identité. »  Par Roger Maveau
ÉCOUTEZ, REGARDEZ Oxmo Puccino interpréter la BO du film d’animation Adama

Tirailleurs sénégalais : un livre bouleverse les clichés

https://www.lepoint.fr/afrique EN IMAGES. L’ouvrage « With a Weapon and a Grin » rend compte des stéréotypes et des préjugés sur les Africains lors de la Première Guerre mondiale. À lire.
Créé par Napoléon III en 1857, le corps des tirailleurs sénégalais incluait aussi des Guinéens et des Maliens. De nombreux portraits stylisés les montraient avec des casques allemands. © Schiffer Publishing
L’invincibilité du tirailleur sénégalais mis en évidence avec la capture des deux responsables du déclenchement de la guerre en 1914 : le Kaiser Guillaume II et François-Joseph 1er d’Autriche. © Schiffer Publishing
Du côté allemand, rare carte réaliste d’un soldat noir capturé. Après la courageuse résistance de l’infanterie sénégalaise à Reims en juin 1918, la propagande allemande les présentait comme de stupides soûlards insultant la civilisation allemande. © Schiffer Publishing
Photos ou dessins, les cartes postales arrivaient parfois à dévoiler des portraits réalistes et dignes de militaires africains. © Schiffer Publishing
Certaines cartes postales dévoilaient néanmoins un des fantasmes récurrents au sein de l’opinion publique, celui sur la sexualité des militaires africains.  © Schiffer Publishing
Des cartes postales de soldats africains blessés renforçaient l’image du sacrifice consenti par ces hommes. Ils étaient réconfortés par des femmes ou des infirmières avant de reprendre le combat. © Schiffer Publishing
Cette carte postale révèle la désillusion de la guerre et l’hypocrisie des nations européennes du point de vue des peuples colonisés. Ici, un Africain du Nord, un Sénégalais et un Indien. © Schiffer Publishing
Le slogan de Banania est repris sur cette carte postale. L’image de l’Antillaise souriante de 1912 a été remplacée par le sourire enfantin du tirailleur sénégalais en 1915. Le slogan sera abandonné en 1977. © Schiffer Publishing
Lors du 14 juillet 1919, une parade victorieuse s’est tenue sur l’avenue des Champs-Élysées avec les maréchaux Joffre, Foch et Pétain. Alors que les tirailleurs sénégalais y ont défilé, l’armée américaine a interdit aux soldats afro-américains d’y participer. © Schiffer Publishing
Les cartes montraient de nombreuses scènes de vie, à la guerre, à l’hôpital ou au repos. Dans la réalité, les contacts entre soldats africains et population civile, en particulier les femmes, étaient réduites au minimum. © Schiffer Publishin
Un prisonnier allemand désigné comme sauvage par un tirailleur sénégalais enfantin, façon Gavroche, qui reçoit l’admiration de sa petite amie…. restée toute nue. © Schiffer Publishing
Une carte postale avec de nombreuses caricatures des tirailleurs sénégalais avec une scène de cannibalisme comme se l’imaginaient de nombreux civils. © Schiffer Publishing
À l’ombre des Invalides et de l’Arc de Triomphe, symboles de victoires militaires, les militaires africains deviennent des enfants de la France : le devoir de la population française est de les accepter et de les soutenir. © Schiffer Publishing
Un vétéran de la Première Guerre mondiale avec des médailles identifié certes comme Moktar Sow, mais sans aucune indication géographique ou ethnique. Le terme vieux serviteur a été préféré à celui d’ancien combattant pour insister sur sa fidélité. © Schiffer Publishing

PAR ROGER MAVEAU

De nombreux vacanciers écrivent des cartes postales même si d’année en année leur nombre diminue irrémédiablement, au grand dam de la Poste. Pourtant, de simples cartes postales peuvent nous renseigner sur la « grande histoire ». Comme celles contenues dans un livre passionnant, sorti ce printemps, With a Weapon and a Grin (avec une arme et un sourire) de Stephan Likosky. Édité par l’américain Schiffer Publishing, ce livre offre un panorama de la représentation des Africains au début du XXe siècle sur d’anciennes cartes postales et la réorientation de leur image lors de la Der des Der. En effet, dès la guerre de Crimée en 1854-1856, presque la moitié de l’armée française était d’origine africaine. Les contingents africains ont participé à l’expédition du Mexique en 1860, à la guerre franco-prussienne de 1870 et à la conquête de l’Afrique. Néanmoins, les Africains étaient dépeints comme des sauvages en attente de la lumière civilisatrice. En préparation d’une possible guerre avec l’Allemagne, le général Charles Mangin a établi dès 1910 la Force noire en arguant que les recrues africaines avaient des prédispositions naturelles  : la capacité à porter des poids sur de longues distances, un système nerveux moins développé qui permettait de mieux supporter la souffrance, plus obéissants et venant d’un continent où le combat était une seconde nature… Plus de 140 000 Africains ont été ainsi enrôlés par l’armée française, au prix de milliers de désertions, voire de suicides, et plus de 30 000 n’en revinrent pas.

L’histoire par l’image

Pour apaiser les peurs de cette présence dans l’opinion publique, des campagnes de propagande ont infantilisé les soldats africains en de grands enfants, au sourire radieux et au caractère naïf. « L’image du mâle africain non civilisé et menaçant nécessitait d’être modifié en combattant farouche, loyal à la mère patrie et sans danger pour ses citoyens », note Stephan Likosky. En parallèle de ces millions de cartes postales éditées durant la guerre, des cartes satiriques sur l’hypocrisie et les contradictions de la civilisation occidentale du point de vue des militaires africains existaient également. Avec la guerre, le barbare n’était plus l’Africain que l’on apercevait auparavant dans les zoos humains, mais le soldat allemand, comparé volontiers aux Huns. Scandalisés par l’utilisation de troupes africaines sur le sol européen, les Allemands ont renforcé l’image de l’Africain comme sauvage et cannibale dans leur propre propagande avec des cartes postales intitulées l’invasion de la Ruhr. « Lors de l’occupation de la Rhénanie après la guerre, parmi les soldats français, 5 000 Africains ont été déployés. Humiliés, les Allemands ont utilisé le terme de honte noire et Hitler, dans Mein Kampf, en parlait comme d’une pollution et d’une négrification de la population française », précise l’auteur. Malgré le racisme et le nationalisme qui prévalaient, des unions entre Africains et Allemandes ont eu lieu et leurs enfants appelés bâtards de Rhénanie ont dû subir un programme de stérilisation forcée sous le régime nazi.

Élaboration de la stratégie de sécurité nationale : L’État envoie le Cheds à l’intérieur du pays

https://www.seneweb.com Faire du Sénégal un pays sécurisé, stable, prospère et émergent : c’est l’une des préoccupations de l’Etat, qui a dépêché à l’intérieur du pays une commission pour recueillir les préoccupations sécuritaires des populations et des autorités de défense.
Dans une démarche de prévention face aux menaces, des stratégies de sécurité sectorielles sont en train d’être peaufinées  afin d’apporter une plus-value à la rédaction du Document de Stratégie de Sécurité Nationale.
C’est dans ce cadre que le département de Mbour a reçu une commission de membres du Centre des Hautes Etudes de Défense et de Sécurité (Cheds).
« L’ensemble des forces de défense et de sécurité sans langue de bois ont eu à mettre le doigt sur les menaces, les vulnérabilités, les difficultés en matière de sécurité de la localité. Nous avons recueilli les préoccupations, les opportunités qui pouvaient permettre de faire face à ces menaces-là. Un ensemble de préoccupations que nous avons répertoriées, j’avoue que nous sommes satisfaits de la collaboration et de la participation de tous », affirme le magistrat El Hadji Babacar Diop, directeur adjoint à la direction des services judiciaires du ministère de la Justice.
La protection civile (absence de bouche d’incendie dans les marchés, irrégularité de l’installation des commerçants, feux de brousse), le développement durable, l’emploi des jeunes, l’émigration clandestine, le terrorisme, le littoral, la ville touristique de Saly… sont autant de problématiques qui ont été répertoriées par la commission, au cours de cette réunion de Comité de développement départemental (Cdd).
Ainsi, le renforcement de la sécurité reste un défi majeur pour asseoir un état de droit d’où la nécessité de l’élaboration d’un document inclusif de la Stratégie de sécurité Nationale (Ssn) pouvant permettre  » la constitution de la matrice de la prise en compte effective des préoccupations sécuritaires des populations ».

Le Sénégal pêche dans la non-transparence

https://www.lequotidien.sn Malgré l’engagement manifesté par le Président Macky Sall en février 2016, le Sénégal ne gère pas ses ressources halieutiques selon les normes Fiti. Résultats  : le pays dispose de peu de données fiables dans le secteur de la pêche.
La pêche sénégalaise nage dans des eaux troubles. C’était le sentiment le mieux partagé hier au cours de l’atelier de sensibilisation des journalistes sur les standards Fisheries transparency initiatives (Fiti), organisé par le Forum civil et le Partenariat régional pour la conservation de la zone côtière et marine en Afrique de l’Ouest (Prcm). L’engagement public fait par le Président Macky Sall en février 2016 à Nouakchott est le seul acte posé par le pays pour adhérer aux normes Fiti. Depuis, le pays bute sur la désignation du ministère de tutelle de la Fiti. «Il suffit juste d’un décret. Mais depuis 2 ans, on bute sur cette désignation du ministère de tutelle de la Fiti. Que l’Etat nous dise si c’est le ministère de la Pêche, le ministère de l’Econo­mie ou de la Justice», a exhorté Mansour Ndour, Point focal en Afrique de l’Ouest de la Fiti.
Au Sénégal, la disponibilité d’informations crédibles, complètes et accessibles est un véritable problème. La Fiti a été créée pour améliorer la durabilité des pêches par la transparence et la production d’informations fiables et publiquement accessibles. Les pays engagés dans la Fiti sont soumis de respecter 12 exigences tendant à faire des publications dans le secteur de la pêche. Le Sénégal qui ne respecte que 2 critères d’adhésion ris­que de le perdre. «Si le Sénégal ne respecte pas tous les critères, la Fiti peut annuler son engagement public. Donc le Sénégal a intérêt à accélérer le processus», a prévenu Birahime Seck, coordonnateur du Forum civil.
Le processus est en cours, assure Mamadou Hamidou Diagne, conseiller technique du ministre des Pêches et de l’économie maritime. «Le ministère suit bien l’ensemble des initiatives qui se font dans le domaine de transparence. Le Sénégal s’organise à mettre le processus pour adhérer à Fiti», a rassuré M. Diagne. La pêche emploie officiellement 600 mille personnes. Des chiffres mis en doute par le président de l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs de la pêche artisanale maritime (Aprapam). «Ces chiffres de 600 mille emplois datent de 1981. En 2020, l’Etat ne peut pas nous dire combien de personnes s’activent dans la pêche», regrette Gaoussou Guèye.

«Les données du Port et du ministère sont différentes»

Pour le responsable régional des standards Fiti en Afrique, le Sénégal doit faire des efforts en publiant des données fiables sur la pêche. «Au Sénégal, les données du Port sont différentes des chiffres du ministère en matière de débarquement. Il y a des divergences alors que nous sommes dans un même pays. Il est difficile de faire une analyse fiable sur la pêche. De plus, il y a une courbe croissante dans les chiffres du ministère alors que tous les acteurs constatent une rareté de la ressource», déplore Mansour Ndour.
Ainsi, l’Etat n’a pas répertorié le nombre de pirogues, de navires, d’accords et de licences de pêche. «Si le Sénégal adopte les standards Fiti, tous les problèmes seront réglés. Nous ne voulons que la transparence avec la publication des informations sur les bateaux, les licences de pêche, les accords de pêche, etc.», a appelé Fatou Niang Ndiaye, vice-présidente du Groupement des armateurs et industriels de la pêche (Gaipes).

Pillage ressources halieutiques : l’UE veut un nouveau partenariat de 10.000 tonnes de poisson par an

https://www.leral.net L’Union Européenne veut un nouveau partenariat sur dix mille tonnes de poisson par an avec le Sénégal. Mais ce ryhtme, les eaux sénégalaises seraient de plus en plus pillées.
L’Union européenne veut aussi l’ouverture des eaux sénégalaises à vinht huit (28) thonniers senneurs congélateurs, dix (10) canneurs et cinq (5) palangiers d’Espagne, du Portugal et de la France.
Elle veut aussi des possibilités de pêche au merlu noir, pour deux (2) chalutiers espagnols.
Au moment où les pêcheurs sénégalais crient à la raréfaction des produits halieutiques dans les eaux, ce nouveau partenariat, qui a des chances d’aboutir, va appauvrir davantage la mer. D’où aussi la vague déferlante des pêcheurs en route vers l’Espagne vers des voyages incertains et pleins de risques.

ENTREPRENEURIAT ET EMPLOYABILITE DES JEUNES  : Le Projet Defi-Archipelago cible 450 jeunes

http://www.sudonline.sn La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad), en collaboration avec les chambres sœurs de Kolda, Louga et Diourbel participe activement à la lutte contre l’émigration clandestine par le développement de l’entrepreneuriat et l’employabilité des jeunes. Ce, en lançant hier, mardi, à ladite institution consulaire le projet Defi-Archipelago qui va toucher à terme 450 jeunes
Le chômage et le sous-emploi font fuir de nombreux jeunes vers l’Europe, surtout en cette période de pandémie à coronavirus, où ils sont nombreux à braver la mer pour rejoindre la cocagne. Mais, cette aventure leur est lourdement fatale avec d’importants morts ou de portés disparus. En réponse à cette mort programmée, le projet Defi-Archipelago des gouvernements de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Wallonie sur demande de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad) est mis en route pour augmenter les opportunités d’emplois pour les jeunes chômeurs et migrants de retour dans les régions de Dakar, Diourbel, Kolda et Louga.
Ledit projet vise à renforcer les compétences techniques et l’employabilité des jeunes bénéficiaires dans les secteurs du bâtiment/travaux publics (Btp), de l’eau para-agricole et de la transformation des produits agroalimentaires, en vue d’améliorer leur insertion sur le marché du travail. Ce projet cible 450 jeunes chômeurs, femmes, jeunes déscolarisés et jeunes migrants de retour âgés de 16 à 40 ans, et issus des 4 régions d’intervention, des Chambres de commerces et centres de formation des 4 régions d’intervention, des entreprises (Pme) et branches professionnelles.

AUGMENTATION DU QUOTA DES REGIONS SOUHAITEE

A terme, 450 jeunes des régions concernées seront formés et les entreprises partenaires verront aussi leurs capacités renforcées. Egalement, un accent particulier sera mis sur la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes et des femmes. A cet égard, «150 bénéficiaires y seront formés avec un accompagnement à la création d’entreprises», a dit le ministre du commerce et des Pme Assome Aminata Diatta.
Compte tenu des retours positifs et très encourageants des acteurs dans les régions qui ont saisi l’intérêt du projet et dans un contexte de retour des tentatives d’émigration clandestine, «il me parait important que les quotas du nombre de jeunes formés alloués à chaque région soient augmentés», en a ainsi-t-elle demandé à l’Union européenne et le partenaire Apéfé de Belgique, aux partenaires techniques et financiers et chambres consulaires.
Abdoulaye Sow, président de la chambre consulaire de Dakar a pour sa part salué la solidarité active entre «les chambres de commerce régionales pour faire face à l’émigration clandestine en prenant en compte les articulations des points de convergences entre les problématiques de l’émigration, de l’emploi et de la compétitivité des entreprises dans le cadre de la formation viable…».
Stephan Plumat, directeur Apefe Bruxelles et Paolo Baldan, coordonnateur du programme Archipelago (Sequa) par vidéoconférence ont salué les efforts du gouvernement du Sénégal et s’engagent à l’accompagner. Tout comme la cheffe de coopération de la délégation de l’Ue au Sénégal Cecile TassinPelzer.Jean Pierre MALOU

« DANS MON PAYS,ILS NE MEURENT PAS DE COVID,ILS SE JETENT À LA MER » PAR GORGUI WADE NDOYE

Tristesse absolue. Alors que la Suisse doit se prononcer sur initiative pour des « multinationales responsables », en étant confrontée à une deuxième vague de la #Covid19 aux conséquences humaines et économique incertaines, au Sénégal, l’un des meilleurs élèves au monde dans son combat contre la pandémie, la dure réalité de la crise sanitaire se surmonte avec la résurgence mortelle de l’émigration clandestine. Une partie de la jeunesse, notamment au nord du pays, depuis quelques jours, est atteinte d’une « folie » contagieuse de quitter coûte que coûte le pays, alors que l’Europe s’est plus qu’emmurée !
Une centaine de morts, selon des organisations de la société civile. Le gouvernement sénégalais, parle d’une dizaine ! La marine nationale a, quant à elle, intercepté, en mer, près de 400 voyageurs sans visas pour l’Europe. Une odyssée mortelle impliquant des pères et mères de famille autant que de jeunes enfants sacrifiés ainsi par leurs propres familles.
Des jeunes prennent des bateaux de fortune et s’élancent dans un horizon incertain de quête de l’eldorado européen (j’espère que l’Europe l’a été et ou l’est encore). Cette Europe qui dit Démocratie et avalise l’existence de Multinationales irresponsables qui exploitent sans honte nos ressources et réduisent sous un doux manteau nos enfants à l’esclavage moderne. Cette Europe qui n’a aucune forme d’éthique à avaliser la corruption à haute échelle d’élites locales tant que l’argent et les ressources lui reviennent ! Pendant ce temps les nouveaux amis de la Chine font de même.

J’ai envie dire qui sont les responsables ?

Les parents absents, irresponsables, fatigués par un capitalisme inhumain, nos Etats africains et autres plus enclins à chercher des médailles de leurs copains européens et chinois que de hisser le niveau de développement humain et durable de leurs pays, l’Occident qui dit bien « la voie droite et qui chemine sur des sentiers obliques » ?
Au delà de nos consciences, c’est l’Avenir de tout l’Homme et de son présent qui nous interpellent. Et l’Histoire nous somme d’y répondre, et d’y répondre de manière très urgente.
El Hadji Gorgui Wade Ndoye- Journaliste accrédité à l’ONU (Genève) -Directeur du magazine panafricain ContinentPremier.Com

#Whatshappeninginsenegal : quand le drame des migrants passe au second plan Par  Ousseynou Nar Guèye, Éditorialiste sénégalais, fondateur du site Tract.sn

Après le naufrage de 140 migrants au large du Sénégal, le président Macky Sall aurait pu décréter un deuil national. La nomination du nouveau gouvernement a au contraire chassé ce drame des priorités. Et la colère gronde sur les réseaux sociaux.
Le 29 octobre, la très sérieuse Organisation internationale pour les migrations (OIM) a rapporté qu’au moins 140 migrants avaient perdu la vie dans le naufrage de leur bateau au large du Sénégal. Le plus lourd bilan de l’année 2020 pour le pays. Mais le ministère sénégalais de l’Intérieur a démenti les chiffres de l’OIM, sans toutefois convaincre. Le 25 octobre, le président Macky Sall a bien tweeté ses condoléances, mais seulement pour une « dizaine de jeunes » victimes.
Les chiffres de l’État et ceux des experts de l’OIM – qui estimaient au 24 octobre 2020 que 414 sénégalais étaient morts en Méditerranée cette année, contre 210 sur l’ensemble de 2019 – ne concordent donc pas. Dissonance cognitive. L’émigration clandestine est la mauvaise conscience du Sénégal et de son État. Celle d’une réalité de la désespérance qui ne concorde pas avec l’enthousiaste « volonté politique »  des différents gouvernements.

« Responsable mais pas coupable » ?

Fin août dernier, à l’université d’été du Medef, le président Macky Sall vantait encore devant le patronat français l’Afrique (et donc le Sénégal) comme terre d’opportunités infinies. « L’Afrique émergente est loin des stéréotypes qui la présentent comme la face obscure de l’humanité », affirmait Macky Sall. Mais son credo du « fast track » ou les chantiers d’un engageant Plan Sénégal Emergent ne suffisent pas à convaincre certains jeunes Sénégalais de renoncer à un quasi-suicide en mer et d’espérer un meilleur avenir au Sénégal.
« Barça ou Barsakh ! » (« Atteindre Barcelone ou rejoindre l’au-delà », en wolof) : le cri de ralliement et d’audace désabusée de cette jeunesse tentée par un périlleux exil économique est un défi au bon sens. Mais aussi une expression de défi lancée à tous ceux qui seraient tentés de les arrêter ou de les raisonner. Au premier plan desquels, l’État.

MACKY SALL EST PASSÉ À DES CHOSES «PLUS SÉRIEUSES» : L’ANNONCE DE SON NOUVEAU GOUVERNEMENT

Le gouvernement, « responsable mais pas coupable » ? Le 26 octobre dernier, Ndèye Tické Ndiaye Diop, alors encore porte-parole du gouvernement, déclarait que ce dernier constatait « avec regret (sic) la recrudescence de l’émigration clandestine par voie maritime ». Et un haut responsable d’un ministère tançait les parents « fautifs d’encourager leurs enfants à se jeter sur le chemin de l’émigration vers le supposé Eldorado européen avec des moyens périlleux ».
Devant tant de victimes, décédées de façon si tragique, le président Sall n’aurait-il pas dû décréter un deuil national ? Une bonne partie de l’opinion pense que si. La fête (chrétienne) des morts, le 31 octobre, était un signe, même si le pays est à 95 % musulman…

Au second plan

Sauf que le président Sall est passé « à des choses plus sérieuses », pour reprendre l’expression tristement célèbre employée par un présentateur de JT français après l’annonce du décès de la princesse Grace de Monaco :  il a dissous son gouvernement le 28 novembre, mis à l’arrêt tout le pays pendant trois jours, avant d’annoncer un nouveau gouvernement le 1er novembre.
La composition de ce nouvel attelage gouvernemental, avec l’entrée surprise de grandes figures de l’opposition, a remisé au second ou au troisième plan dans l’actualité, dans le débat public et dans les discussions des citoyens le problème, pourtant lancinant, des victimes de l’émigration clandestine.
Macky Sall a toutefois indiqué qu’un programme de sensibilisation destiné aux jeunes et à leurs parents sera mis en place et que la DER/FJ (Délégation générale à l’entreprenariat rapide pour les femmes et les jeunes) mettra en place en priorité des projets en faveur des jeunes tentés par ou rescapés de l’émigration clandestine.

LE POLITIQUE DOIT POUVOIR AGIR SUR LA RÉALITÉ ET « CHANGER LA VIE »

La solution réside certainement aussi dans la négociation de quotas d’émigration économique légale avec les pays occidentaux. En décembre 2018, alors qu’il présentait son livre Le Sénégal au cœur, Macky Sall invitait le vieux continent à faire preuve de générosité au lieu de se barricader : « Il faut éviter une gestion répressive de l’émigration, avec les Frontex et autres ».

Hommage numérique

Quelles responsabilités (partagées ?) et quelles solutions pérennes face à ce « phénomène » ? L’ancien opposant El Hadj Amadou Sall, nouvel allié du président Sall, met tous les dirigeants du Sénégal depuis 1960 dans le même panier : « C’est un échec de nos différentes politiques depuis l’indépendance », a-t-il déclaré le 10 novembre. Un fatalisme qui fait écho à celui de ces jeunes et moins jeunes qui partent à l’assaut des vagues de l’Atlantique.
Le politique doit pourtant pouvoir agir sur la réalité et « changer la vie ». Les internautes sénégalais ont de leur côté décidé de compenser le manque de compassion de leurs gouvernants avec les hashtags #Whatshappeninginsenegal (« Que se passe-t-il au Sénégal ? ») et #DeuilNationalSN. Ils ont ainsi massivement décidé de décréter ce vendredi 13 novembre comme journée de deuil national numérique en hommage aux clandestins morts en mer.

Des étudiants de l’Université Alioune Diop entament une marche vers Dakar

https://www.seneweb.com Après la marche avortée des étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint Louis, place aux étudiants de l’Université Assane DIOP de Bambey. Après avoir décrété 96 heures de grèves, les étudiants de l’UADB sont passés à l’étape supérieure.
En effet, ils ont entrepris une marche de Bambey vers Diamniadio (Dakar) pour rencontrer les autorités du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (Mesri).
Selon nos confrères de Actu221, les apprenants réclament l’achèvement du restaurant du campus 2, le démarrage des travaux de construction de l’amphithéâtre de 600 places, la réfection des salles et l’ouverture d’un master en développement durable, entre autres.
Partis hier dans la matinée, poursuivent nos confrères, ils ont déjà parcouru plusieurs kilomètres et sont parvenus à arriver dans la capitale du Rail. D’ailleurs, disent-ils, les « marcheurs » ont passé la nuit à l’université de Thiès.
Ainsi, ce mercredi, tôt dans la matinée, un groupe de 12 étudiants est parti en direction de Dakar. Mais, ils ont été interceptés par des éléments de la gendarmerie au niveau de Pout avant d’être «rapatriés» à l’Université de Bambey.

Jeudi 12 novembre : 9 nouveaux cas, 31 malades sous traitement dont 2 graves

https://www.pressafrik.com Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19 ce jeudi 12 novembre 2020.Sur 713 tests effectués, 9 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 1,26%.
Il s’agit de 1cas contact suivi et 8 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Diamniadio (1), Liberté 6 (1), Mbao (1), Mbour (1), Mermoz (1), Podor (1), Saint-Louis (1), et Thiès (1).
Le Directeur de la prévention Docteur Mamadou Ndiaye a informé qu’aucun patient n’a été déclaré guéri. Il a annoncé 2 cas graves admis en réanimation et 0 décès.
A ce jour, le Sénégal compte 15.744 cas confirmés, dont 15.386 guéris, 326 décédés, et donc 31 malades sous traitement.

Kit test rapide Covid-19 : L’Institut Pasteur fait une annonce de taille

https://www.seneweb.com C’est sur CNN que l’administrateur général de l’Institut Pasteur de Dakar, le Docteur Amadou Sall en a fait la révélation. Le kit de test rapide pour diagnostiquer la Covid-19 sera disponible en début d’année prochaine et coutera peu cher.
L’Institut Pasteur de Dakar est sur le point de rendre disponible un kit de test de diagnostic de Covid-19 portable et abordable selon la déclaration à CNN de l’administrateur général de l’Institut Pasteur de Dakar, le Docteur Amadou Sall, rapporte la Rfm.
Il explique que c’est une technologie très simple comme un test de grossesse qui peut être utilisée partout au niveau communautaire. Docteur Sall estime que ce dispositif est important pour l’Afrique et son coût ne va pas dépasser un (1) Dollar.
« Les Kits de tests rapides de Covid-19 vont être disponibles sur le continent par le billet des gouvernements et des organisations de santé. Pour le moment, l’accent est mis sur la santé publique. D’ici février 2021, l’objectif de l’Institut Pasteur est de délivrer 5 à 10 millions de kits et le continent africain sera le premier servi », indique toujours la source.
Le Docteur Amadou Sall de rappeler que ce prototype de kit a été testé en juin après avoir collecté des fonds auprès de donateurs tels que l’Organisation à but non lucratif britannique Trust et le gouvernement britannique.

Confiscation de ses biens : Tahibou Ndiaye attaque l’arrêt de la cour suprême

https://www.dakarmatin.com L’ancien directeur du Cadastre condamné par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) conteste toujours les faits. Et l’arrêt de la Cour suprême rendu le 16 janvier dernier confirmant celui de la Crei et par lequel il a été ordonné la confiscation de ses biens ne le convainc pas non plus.
Tahibou Ndiaye a donc fait un recours contre l’arrêt de la Chambre criminelle de la Cour suprême, espérant que les Chambres réunies vont lui donner gain de cause. Selon Les Echos, ce sont les vacances judiciaires qui ont un peu retardé le dossier, mais ce dernier recours est dans le circuit au niveau de la Haute juridiction. A ce stade de la procédure, les conseils sont en phase d’écritures. C’est à la suite de tout cela que le rapporteur va faire le résumé et l’affaire sera ensuite enrôlée. Tahibou Ndiaye peut donc égrener son chapelet et prier.

Éclatement coalition Jotna : Fatou Blondin révèle la véritable cause

https://www.seneweb.com Membre de la plateforme avenir Sénégal Biiñu Bëgg, qui a récemment démissionné de la coalition Jotna, Fatou Blondin Diop indique « qu’il y avait beaucoup de soupçons au sein de la coalition. C’est ce qui explique les départs massifs notés ces derniers temps ». L’ancienne ministre des Télécoms était l’invité de Tolluwaay.

LAMINE BA, PRESIDENT FNCL : ‘’Des mercenaires politiques s’étaient emparés de l’homme Wade pour l’éloigner du peuple sénégalais’

http://www.enqueteplus.com Permanence Omar Lamine Badji, ce vendredi, le parc, autrefois garni de grosses bolides, est presque vide. Des vitres cassées, des voitures en panne, des herbes sauvages qui poussent à tous les coins, quelques tas d’ordure… Nous sommes bien loin des périodes fastes du tout puissant parti démocratique sénégalais. Sur place, seule une poignée de militants, encore fidèles à l’ancien régime, veillent au grain. Ici, on respire politique. Remaniement, Abdoulaye Wade, ses hommes de confiance restent les sujets majeurs de discussion. Loin de ces ressentis de militants de second rang, le président de la Fédération nationale des cadres libéraux, Lamine Ba, parle avec EnQuête de la vie du parti, ses déchirures, ses trahisons, ses reniements, les deals supposés avec le pouvoir…. Militant convaincu, Lamine Ba revient également sur l’actualité brulante de ces derniers jours.

Une discussion à bâtons rompus !

On voit que le siège n’est plus ce qu’il était autrefois. Quelque part, est-ce que vous n’avez pas la nostalgie du pouvoir ?

C’est vrai que le pouvoir donne toujours des envies. Mais notre conception du pouvoir ne rime pas avec l’idée que vous vous faites de la nostalgie. Au contraire, nous tirons les leçons de notre passage au pouvoir, en tant que parti qui aspire à diriger ce pays, à soulager la souffrance des Sénégalais, à sortir notre pays de la pauvreté, en tant que parti qui rêve de créer les conditions d’une démocratie stable et solide. Je pense que nous nous devons surtout de tirer les leçons de notre gouvernance, situer nos erreurs commises, essayer de revoir les points intéressants et importants que nous avons développés pour réfléchir sur une nouvelle offre politique. Nous travaillons dans cet optique, nous sommes très loin des ressentiments et des émotions, parce que la politique ce n’est ni les ressentiments ni les émotions. C’est une question d’état d’esprit.

En regardant dans le rétroviseur, quelles sont les choses dont vous êtes peu fiers, au regard du bilan que vous avez laissé au Sénégal ?

Vous savez, moi je suis un croyant. Je pense que, dans la vie, on ne peut jamais arriver à faire tout ce qu’on veut. Il faut quand même reconnaitre que nous avons beaucoup fait dans ce pays. D’abord, il y a le bilan immatériel qui ne peut pas être évalué. Le fait d’avoir donné ce nouveau souffle au Sénégal, ce nouveau visage, d’avoir permis aux Sénégalais de pouvoir appréhender autrement le monde… Cela n’a pas de valeur. Maintenant, pour le bilan matériel, si aujourd’hui nous parlons de Sénégal émergent, de politiques publiques, c’est sur la base de ce qui a été fait par notre régime. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Tout ce que Macky Sall a réussi, c’est de désintégrer les projets que nous avions laissés sur place. Ce qui nous a valu un retard qui a un impact économique.
Macky Sall aura également réussi à désintégrer les programmes pour mettre en place des projets de prestige qui n’ont pas d’emprise sur le vécu des Sénégalais. Prenez le cas de Diamniadio, vous allez dans le programme du Président Abdoulaye Wade en 2007, Diamniadio la ville nouvelle y figure. Et Macky Sall était son directeur de campagne. Cette ville devait permettre de désengorger Dakar. Au-delà de la sphère ministérielle installée, il était aussi prévu une zone économique spéciale, l’université du futur africain… En dehors des projets que nous prévoyions, qu’est-ce que Macky Sall a fait de nouveau, sinon le Centre de conférence Abdou Diouf qui nous a couté des milliards, dans des conditions nébuleuses. Nous tirons les leçons de tout cela pour essayer d’envisager des solutions durables pour les Sénégalais. C’est ce qui devra être le défi de l’équipe qui sera, demain, aux affaires.

Demain, c’est maintenant. Mais on a comme l’impression que la machine PDS s’est un peu grippée. Travaillez-vous véritablement pour une nouvelle offre à présenter aux Sénégalais ?

Mais vous savez, l’offre il faut toujours la réadapter, il faut toujours la dépoussiérer, la revoir… Nous n’avons pas de doute là-dessus et comme je vous l’ai dit : nous y travaillons. Maintenant, comme vous le savez, nous sommes une organisation qui a vécu beaucoup de difficultés, de tracasseries. Vous ne pouvez pas oublier toute cette traversée du désert, empreinte d’acharnement gratuit sur le parti, ses dignitaires, empreinte de volonté de déstabilisation du parti. Tout le monde se souvient de la réactivation de la Cour de répression de l’enrichissement illicite, dont le seul objectif était d’empêcher notre candidat de se présenter à des élections.
A l’époque, on nous parlait d’une liste de 25 personnes. Où sont les 24 autres visées par la Crei ? Cela n’a jamais été une affaire de reddition des comptes. Surtout qu’il n’y a pas un rapport d’un corps de contrôle de ce pays qui avait mis en cause la gestion de Karim Wade. Aujourd’hui, nous avons vécu ce qu’aucun parti n’a jamais vécu depuis 1960. Malgré tout ce qu’on a reproché au parti socialiste, qui était révulsif à toute opposition, ils n’ont pas vécu ce que le PDS a vécu. Je pense que tout Sénégalais honnête doit savoir que nous avons tenu bon et nous avons fait face. Parce que comme l’avait théorisé notre secrétaire général, nous sommes dans une ère de résistance. C’est un choix que nous avons assumé avec responsabilité et dignité. Malgré les départs, malgré les agressions du pouvoir en place, malgré les trahisons, le PDS reste serein, le PDS reste zen, froidement concentré sur son objectif qui est de sortir le Sénégal de la pauvreté et d’instaurer une démocratie moderne…

Justement, parlons de ces départs, ils sont quand même nombreux, y’en a-t-il qui vous ont particulièrement surpris ?

Le PDS n’est pas un parti d’exception dans un Sénégal de plus de 400 partis politiques. Ce n’est pas une particularité du PDS. Pour moi, la question véritable, c’est par rapport à l’engagement politique, par rapport à la responsabilité des hommes politiques. Ce que je peux dire, c’est que c’est un constat d’une incapacité d’un personnel politique, à valoriser ce qui leur a donné vie, mieux, ce qui aurait pu permettre au Sénégal et à l’Afrique de régler définitivement certaines questions.
Tout le monde sait que les solutions de la gouvernance du monde, c’est les idées. Et les idées, nous ne pouvons pas en laisser sous le pied, avec un homme comme Wade, et vouloir le trouver chez un de ses talibés. Pour moi, il y a un problème de sincérité dans l’engagement, un problème de sens de la responsabilité, qui a fait que des mercenaires politiques, des professionnels de la politique, s’étaient emparés de l’homme Wade pendant sa gestion du pouvoir, pour l’éloigner du peuple sénégalais. Mieux, pour le vampiriser et partir sans remords ni état d’âme. Je pense que ce n’est pas ça la politique qui est engagement dans la noblesse, qui est sacrifice pour son pays.

De l’extérieur, Wade a toujours semblé donner les airs de quelqu’un qui n’est pas du tout ébranlé, malgré ces départs de ses plus proches collaborateurs. Comment le trouvez-vous, après toutes ces défections ?

Wade est quelqu’un qui n’a pas peur de la solitude dans ses idées. C’est quelqu’un qui croit profondément en ses idées. C’est fondamental. Voilà quand même quelqu’un qui a gouverné ce pays pendant 12 ans et qui reste là, et qui accepte de se battre pour son parti. Ce n’est pas pour des hommes, mais pour la cause démocratique qui l’a toujours animé. C’est pour la transformation du Sénégal et de l’Afrique. Je pense que personne n’a plus de mérite que lui dans ce pays. Ceux qui doivent avoir un problème, c’est ce conglomérat élitiste, pseudo libéral, qui ont vampirisé Wade et qui, aujourd’hui, tous migrent vers les prairies plus moissonneuses, vers la satisfaction d’intérêts immédiats et égoïstes.

Parlez-nous de votre engagement aux côtés du pape du Sopi ?

La bénédiction que j’ai dans le parti, c’est de n’avoir jamais été sous la coupole d’un quelconque responsable politique, si ce n’est de mon secrétaire général national Abdoulaye Wade. Quant à Karim Wade, il est un ami, un frère dont je reconnais le mérite, les qualités et le talent. Ce qui m’a poussé à ficeler une relation assez particulière avec lui. Mais politiquement, mon patron s’appelle Abdoulaye Wade. Et je suis avec lui pour les idées, pour les combats qu’il mène, pour cet amour qu’il a pour le Sénégal, pour l’Afrique. C’est le plus important pour moi. Moi je suis un homme qui a rencontré Wade par hasard et qui l’ai suivi par passion et par conviction, pour paraphraser un grand auteur qui parlait de Giscard. Dans une Afrique qui n’a pas de leader, je pense que les idées de Wade sont fondamentales pour servir de boussole.

Revenez un peu sur les circonstances de votre rencontre avec l’homme Wade ?

Moi je l’ai rencontré en France, après mes études. C’était par le biais du doyen Abdoulaye Faye, qui m’avait invité lors d’une cérémonie que le Président devait présider à l’ambassade, avec de jeunes cadres de la diaspora, avec qui il devait discuter de ses projets pour le Sénégal et de son ambition. Par la suite, on a eu d’autres rencontres à sa résidence à Paris et à l’ambassade… Il m’a invité à Dakar pour venir l’accompagner dans la réalisation de ses projets es qualité de professionnel de la Communication. Pour moi, c’était une aubaine de travailler avec lui, de servir mon pays. En le côtoyant, j’ai été séduit par sa modernité, ses idées, son patriotisme… J’ai alors décidé de m’engager, pas dans le parti directement, mais à travers la Génération du concret. Cette dernière était justement mise en place pour accueillir ces nombreux jeunes sénégalais revenus au pays pour aider le Président, mais qui n’avaient pas de place dans le PDS. Nous pensions que nous pouvions apporter quelque chose au candidat Wade en étant avec Karim. Je suis donc retourné à Nioro, à la base dans ce cadre.

Aujourd’hui, que reste-t-il de cette Génération du concret ? 

Vous savez, moi j’ai une expérience qui me laisse souvent pantois devant certaines situations. Je considère le réel qui est le plus important. Je considère que quelle que soit la situation, je dois assumer ma responsabilité. Les idées généreuses ne perdent jamais leur âme, si ce n’est que les particules qui les entourent. La Génération du concret était une idée généreuse qui visait juste à renforcer le parti. Ce n’était pas un parti dans le parti. C’étaient des amis, des gens qui avaient une certaine complicité intellectuelle avec Karim, qui partageaient une vision pour l’Afrique et le Sénégal. Vous avez vu que les plus grands détracteurs de la Génération du concret étaient des gens du partis qui ont été les premiers à lâcher le parti. Cela veut tout dire.

A quand le retour de votre candidat ? 

Vous savez le retour ne dépend pas forcément du PDS ou de Karim Wade. Tout le monde sait ce qui l’a mené vers le Qatar. C’est donc une situation qui nous a été imposée par le président de la République, malgré les décisions de justice sur le plan international. Nous sommes en train de nous battre pour le faire revenir.

Pour quelqu’un qui aspire à diriger ce pays, est-ce que la moindre des choses ne serait pas d’imposer son retour quels qu’en soient les risques ? 

Nous n’en sommes pas encore là. Ce que je peux dire, c’est que nous sommes dans un combat qui peut s’arrêter demain qui peut se prolonger. Il faut juste retenir que le PDS ne se lassera jamais de continuer le combat sous la direction éclairée de son SG Abdoulaye Wade et en collaboration avec Karim Wade et ses avocats. C’était difficile, surtout avec des gens qui vous infiltrent, qui nous sont envoyés de l’extérieur comme de l’intérieur. Mais aujourd’hui, tout se clarifie. Le temps est le meilleur juge.

Certains se demandent si Karim n’a pas tout simplement renoncé à ses ambitions politiques ?

Ça il faut le lui demander. Je ne le pense toutefois pas. Les gens doivent savoir que Karim n’a pas une ambition extraordinaire. Il est un Sénégalais comme tout le monde. Quel mal commettrait-il en ayant une ambition pour son pays ? Je rappelle que la place de Karim, c’est une place qui lui a été proposée et demandée par ces anciens ténors qui l’accusent aujourd’hui. Ce sont les mêmes qui lui ont demandé, alors même qu’il était en prison, d’être le candidat du parti, parce qu’ils pensaient qu’il était le meilleur profil, celui qui disposait des meilleures compétences, du meilleur carnet d’adresse, le mieux placé pour porter les couleurs du parti. Une demande qu’il avait acceptée avec honneur. A part ça, il est resté un militant du parti, un militant très discipliné, un militant très engagé, très disponible, sans bruit ni tintamarre.

Après le dégel noté depuis la rencontre de Masalikul jinaane, où en sont les relations entre Wade et Macky ?

Ce que je peux dire, c’est que le PDS n’a aucun contact avec l’APR. Comme vous l’avez vu, le PDS n’a même pas été au dialogue national. On n’a aucun contact ni avec Macky Sall ni avec l’APR. Maintenant, Abdoulaye Wade est un ancien président de la République, même s’il est en même temps notre chef de parti. Tout le monde sait l’anormalité de ses relations avec son successeur. Grâce à Masalikul jinaane, les deux se sont retrouvés et se sont promis des visites. Wade a été le voir. Macky avait promis de faire pareil. S’il ne l’a pas fait, ça n’engage que lui. Mais ça, cela n’a rien à voir avec ce que le PDS fait et décide en tant que parti politique. On ne peut, à partir de ça, parler de retrouvailles entre le PDS et l’APR. Même si Wade dirige le parti, a la confiance des militants pour conduire le parti et rendre compte, je pense que l’ancrage du PDS dans l’opposition ne peut souffrir d’aucun doute. De toute façon, quand on parle de retrouvailles, c’est pour des gens qui ont été ensemble. Nous, depuis 2012, on n’a jamais été en alliance Macky Sall. On s’oppose et lui gouverne.

Quand même le PDS est accusé d’être en négociation avec le régime…Qu’en dites-vous ?

Au Sénégal, l’accusation est devenue la règle. Cela ne nous fait ni chaud ni froid. On reste concentré sur l’objectif. Les faits sont têtus. Ceux qui nous accusaient où sont-ils aujourd’hui ? Ce remaniement a au moins permis de fixer les lignes. Le débat est clos pour moi.

Est-ce à dire qu’une entrée du PDS dans le gouvernement n’est pas envisageable ?

Mais nous, on ne gouverne pas le pays. Nous sommes un parti d’opposition engagé pour la restauration de la démocratie et de l’Etat de droit. Je pense que j’ai été suffisamment clair. Nous sommes très loin de ces genres de tractations. Le seul combat qui vaille pour le PDS, c’est celui de la restauration de notre démocratie, celui du développement. Constatez avec moi que ceux qui acceptent d’aller à la table du Président sont ceux qui refusaient de le féliciter. Nous, nous travaillons à corriger toutes ces anomalies de la gouvernance actuelle du pays.

Pourquoi le PDS n’est pas suffisamment présent dans le débat public ?

Je ne pense pas qu’il y ait un parti plus présent que nous sur le débat public. Sur toutes les questions qui interpellent le pays, sur la démocratie, la gouvernance, nous avons été les premiers… Arcelor Mittal, la gestion des hydrocarbures… Nous n’avons des leçons à apprendre de personne sur ce plan.

Quelle lecture faites-vous du nouveau gouvernement ? 

D’abord, c’est un gouvernement éminemment politique. Tout est calculé à la lettre et ça montre qu’au moment où le Président Macky Sall est dans une logique de politique-politicienne, son pays patauge dans les eaux ; son système éducatif est à genoux, son système sanitaire a montré ses limites, avec un budget de plus de 1000 milliards, rien de concret n’a été fait…

Ce remaniement intervient aussi dans un contexte marqué par la reprise de l’émigration clandestine avec son lot de morts. Que pensez-vous de ce phénomène migratoire ?

Ces jeunes sont constitués en majorité de pêcheurs. c’est parce que nos côtes n’ont plus de poissons. Cela dit, je pense qu’il faut une véritable vision de la question migratoire. On parle de nos jeunes qui quittent nos côtes, mais ils ne représentent pas grand-chose face à tous ceux qui quittent les pays asiatiques, du moyen orient pour regagner l’Europe. On ne parle pas de tous ceux-là. A la place, on préfère caricaturer les Africains.
On ne peut vivre sans un monde de change, d’échange, de libre circulation. Nous devrions être à l’heure de la citoyenneté universelle. C’est parce que les frontières sont cloisonnées, les libertés étouffées, que les gens mettent leur vie en danger, pour aller chercher le mieux-être. C’est partant de ce constat que Wade parlait de l’émigration concertée, à l’opposé de l’émigration choisie que défendait le Président Sarkozy. Cela permettait aux jeunes de partir, d’avoir une expérience professionnelle et de l’argent, pour revenir
investir. Voilà la vision. Aujourd’hui, il n’y a aucune vision de la politique migratoire. Nous sommes dans une situation de dénonciation et même parfois de culpabilité. Ce qui s’est passé récemment avec un bateau de la marine me fend le cœur. Cela montre que ceux qui ont en charge la sécurité de nos côtes ne disposent pas de matériels appropriés pour faire face à ce phénomène. Cela se serait passé dans les côtes espagnoles ou françaises, on allait ouvrir des enquêtes, les élus allaient en parler et les auteurs de cet acte allaient être condamnés. Je pense que c’est la moindre des choses.
C’est aussi l’occasion d’auditer toutes les politiques publiques mises en œuvre par l’Etat depuis 2012. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités et offrir à la jeunesse de véritables opportunités d’emplois. Sans cela, si nous continuons à signer des accords de pêche qui ne tiennent pas compte de nos intérêts économiques, à brader  nos terres au profit des multinationales étrangères… nous serons les seuls responsables de ce qui adviendra.

Suite au remaniement, des leaders avec lesquels vous étiez en bisbille dans le Front de résistance nationale ont été exclus. Quelle appréciation en faites-vous ?

Je rappelle que depuis 2012, il n’y a pas une coalition politique réelle qui s’est créée sans nous. Nous avons été à l’origine de toutes les coalitions politiques de l’opposition. Sachant que tous n’avaient pas le même niveau d’engagement et de conviction. Mais c’est cela la politique. Seul le temps et l’histoire jugera. Nous avons donc créé toutes les coalitions, jusqu’à récemment quand nous avons constaté des dysfonctionnements et un comportement de grands responsables du front de résistance nationale. Ce qui nous a amené à demander la suspension de nos activités dans ce front. Depuis cette date, ce qu’ils font ne nous concernent plus. Vous savez, pour le PDS et son secrétaire général, dans notre doctrine, il y a une évidence : la solitude dans la vérité ne saurait jamais être un vain chemin. On n’a donc pas peur d’être seul dans le chemin de la vérité.

Après les 12 ans de Wade, 12 autres pour Macky Sall, peut-on considérer que la prophétie de Wade consistant au règne du libéralisme sur le Sénégal pendant au moins 50 ans est toujours en cours de réalisation ; à moins que vous ne pensiez que Macky Sall est une parenthèse ?

Moi je pense que Macky Sall est une parenthèse. Sinon, cette prophétie, je la perçois autrement. D’abord, c’était dans une démarche de comparaison avec le régime socialiste qui a fait 60 ans de surplace dans ce pays. C’était une façon de montrer que c’en est fini de ce régime rétrograde… D’autre part, il voulait montrer à sa famille politique que les idées qu’il nous laisse, la vision qu’il a tracée, les solutions qu’il préconise, dans ses écrits et dans ses futurs mémoires, pourront toujours porter les germes des véritables voies vers l’émergence et le développement. Je pense qu’au-delà même de 50ans, les idées de Wade vont continuer à illuminer le Sénégal.

Quelle est la place du PDS dans la reconfiguration de l’espace politique ?

L’avenir et le destin politiques du PDS ne sont qu’entre les mains de ses militants. Nous ne sommes pas naïfs, pour confier notre destin à qui que ce soit. Nous allons analyser l’environnement convenablement, en fonction de nos ambitions, nos objectifs et convictions, pour mettre en place une véritable opposition au Sénégal, pour prendre en charge les véritables enjeux de l’heure. Et s’il y a des forces qui pensent que notre combat est le leur, nous les inviterons à travailler ensemble pour le bien du Sénégal.

Pensez-vous que l’organisation des locales à date échue est possible (au plus tard en mars 2021 selon la loi portant report du scrutin) ?

Comme je l’ai déjà dit, le PDS est dans le combat de la restauration de la démocratie qui a été reconfigurée par Macky Sall. L’exemple le plus éloquent est l’organisation de ces élections. Ce qui se passe est ahurissant. Personne ne peut dire la date des élections. Nous nous employons à corriger tout ça.

Y-a-t-il aujourd’hui un cas Balla Gaye au PDS ?

Je ne saurais le dire. Je n’ai participé à aucune réunion où on a évoqué un cas Bara Gaye. Ce que je sais, c’est qu’on a organisé une activité de mise en place d’une commission nationale de vente et de placement des cartes. Lors de cette rencontre, des jeunes et des nervis, identifiés et non identifiés, ont fait irruption avec des pompes à gaz, des armes, des bars de fer pour semer le bordel et attaquer le parti dans sa chair. Ces mêmes gens ont évoqué le nom de Bara Gaye. Le parti s’est saisi de cette affaire qu’il a directement vécue. Je n’ai pas une appréciation. Je me réfère simplement aux propos du secrétaire national en charge des conflits, Doudou Wade, qui disait, dans une interview, qu’il est en train de travailler pour la prise en compte de cette affaire. Ce qu’il faut aussi retenir, c’est qu’ils n’ont pu empêcher la poursuite de la réunion jusqu’à son terme. Mor AMAR

Un responsable de l’APR déclenche la bataille contre le 3e mandat de Macky Sall

https://www.pressafrik.com Les balbutiements d’une vague de rébellion commencent à prendre corps au sein de l’Alliance pour la république APR. La question du troisième mandat continue foncièrement de diviser les militants du parti présidentiel. C’est ainsi que le coordinateur du mouvement « Macky moniou Doyy » Mouhamet Ngoty Thiam soutient qu’il est temps de dire la vérité au chef du parti APR et président de la république Macky Sall qu’il ne doit pas se présenter pour la troisième fois.
Apparemment la colère est de taille dans les rangs de l’Alliance pour la république APR. « Je lance un appel au président de la République Macky Sall de laisser son projet de troisième mandat car il n’a nullement le droit de tuer la démocratie. Il y a des hommes dignes et respectueux dans les rangs du parti, l’ancien ministre des Affaires étrangères et responsable du parti Amadou Ba peut porter le combat. Nous invitons maitre Alioune Badara Cissé, Moustapha Cissé Lo, Moustapha Diakhaté, Thierno Alassane Sall et Aminata Touré de revenir car le parti a besoin d’eux. Le président doit tenir à sa parole. Le problème, c’est que le président n’a aucun respect pour le parti. J’en profite pour magnifier la venue du leader politique Idrissa Seck ».
Ces mots rapportés par le jounal Le Témoin,  sont d’emblée de Mouhamet Ngoty Thiam responsable APR et coordinateur du mouvement politique « Macky moniou doyy » horizon 2019 ex chargé de mission de l’Assemblée nationale. La destitution de certains ministres qui surfaient sur les vagues du parti au profit des nouveaux venus qui sont d’une autre obédience politique a provoqué la colère noire du coordinateur du mouvement politique qui revient à la charge. « Le troisième mandat, c’est mon combat personnel. Il est grand temps de mettre fin à ce débat de troisième mandat qui est à la limite honteux pour la démocratie. Sinon le président Macky Sall va sacrifier le parti en 2024. Il faut combattre ce mal déjà à présent. Le parti n’appartient pas à Macky Sall, même s’il est le chef du parti. Nous allons avoir notre candidat en 2024. Amadou Ba est respecté dans le parti et au sein du mouvement nous voulons lui signifier qu’il est notre choix » indique l’interlocuteur du journal Le Témoin.
Décidemment Mouhamet Ngoty Thiam est prêt à découdre et à défier les théoriciens du troisième mandat. Il va plus loin. « Les jeunes du parti doivent savoir que le président Macky Sall ne doit nullement se présenter pour une troisième fois. Le choix du candidat revient aux militants et aux sympathisants du parti » souligne le responsable apériste de la première heure de la commune de Biscuiterie, oublié par la direction du parti, qui estime que l’APR ne souffre pas de l’absence de grands hommes politiques comme Amadou Ba, l’ancien ministre des Affaires étrangères qui est bien outillé pour se mettre au-dessus du galop. Le Témoin

GOUVERNANCE SOCIALE, ECONOMIQUE ET POLITIQUE : Abdoul Mbaye liste les impasses du «Macky»

http://www.sudonline.sn Abdoul Mbaye, le patron de l’Act et ancien Premier ministre est formel. « En ce mois de Novembre 2020, dans son second mandat et sa neuvième année d’exercice de la magistrature suprême au Sénégal, Macky Sall fait face à de nombreux échecs sans qu’il ne soit possible de lui reconnaître un secteur majeur de sa pratique politicienne ou de sa politique économique et sociale qui pourrait cacher de réels progrès et avancées parce qu’utiles au Peuple ». De la croissance à l’Etat de droit, en passant par l’agriculture, la santé, l’enseignement, l’exploitation des ressources du sous-sol, l’industrie, c’est un véritable réquisitoire qui est ainsi servi par l’ancien chef de gouvernement contre la gouvernance de Macky Sall et de ses alliés
Dans une large déclaration dont nous avons copie hier, mardi, l’ancien chef de gouvernement cite parmi ces impasses la croissance globale du Sénégal. Aussi dira-t-il que « Des taux de croissance exceptionnels, étonnants par leur accélération, ne correspondant à aucune amélioration perceptible du niveau de vie des Sénégalais, ont servi de prétexte depuis 2016 pour justifier la qualité de la gouvernance économique globale du régime en place. Cette belle série statistique s’arrête en 2020 avec une régression économique pour l’instant annoncée à -0,7% ».
De suite, après éléments d’argumentaire, Abdul Mbaye dira dans son texte que « Les faits sont ceux d’une croissance qui sera en berne, et d’un déficit accru des finances publiques. Le respect de la cible de 3% du déficit public par rapport au PIB est devenu impossible. Les marges budgétaires pouvant permettre de quitter un taux supérieur à 6% en 2020 n’existent plus  : l’augmentation du coût de l’électricité et des produits à la pompe a déjà condamné les gains de productivité nécessaires à une reprise économique. L’augmentation de la charge fiscale imposée aux entreprises et aux ménages est une voie sans issue ». L’autre impasse, selon Abdou Mbaye, est l’agriculture.
Pour l’ancien Pm  : « Les productions et rendements des cultures n’ont jamais atteint les niveaux annoncés. Les rendements n’ont pu évoluer dès lors que la démarche engagée en 2012 consistant à revenir à des distributions et ventes de semences certifiées (comme cela était le cas avant l’an 2000) a été brisée pour préserver le système mafieux de graines dites sélectionnées permettant à des opérateurs semenciers choisis d’engranger des marges aux frais de l’État sous forme de subventions ». Conséquence  : «  La production de graines d’arachide s’est donc effondrée malgré des mensonges lourds de conséquences qui attestaient de niveaux de production jamais atteints depuis l’indépendance et qui auraient culminé en 2018 à 1 400 000 tonnes.
Les quantités de riz produites n’ont que très peu augmenté au regard de l’évolution des quantités importées ». Pour ne rien arranger, conclut le larder de l’Act, « Le mensonge d’une autosuffisance en riz décrétée pour fin 2017 puis reportée à fin 2018 n’a servi que des objectifs politiciens ».
L’exploitation des ressources du sous-sol figure également, selon Abdoul Mbaye, dans le lot des impasses de la gouvernance de Macky Sall en 2020. Pour lui, « Ce secteur peut être résumé par l’absence durant les mandats d’une stratégie volontariste de transformation locale, totale ou partielle de nos ressources minières. La recherche de valeur ajoutée par la création d’industries de transformation des matières premières en produits semi-finis ou finis est totalement absente.
En outre les scandales de corruption, tels celui de Petrotim, ont révélé le souci des dirigeants du Sénégal de plutôt à chaque fois privilégier leurs intérêts personnels à ceux de l’État et de la Nation lors des négociations avec les entreprises étrangères auxquelles ils lient notre pays pour de nombreuses décennies ».
Abdoul Mbaye ne s’en limitera pas là. Aussi engagera-t-il un véritable réquisitoire contre l’industrialisation du Sénégal qui «reste invisible », alors qu’ « Elle devait reposer sur des gains de compétitivité qui seraient venus d’un abaissement du coût de l’énergie » ; le tourisme ; la demande intérieure ; la santé dont « L’échec de la politique a été mis à nu à la faveur de la pandémie Covid-19 » ; l’enseignement ; les inondations ; les attentes sur le franc CFA ; la démocratie et le fonctionnement de l’État ; la jeunesse. En somme, Abdoul Mbaye servira dans son texte un véritable procès contre la gouvernance du Président Macky Sall qui ne devrait surtout pas se sentir à l’abri du fameux …«effet Pangolin ».M DIENG

LANCEMENT DU PARTI DES LIBERAUX ET DEMOCRATES PLD/ AND SUQALI : Oumar Sarr et Cie «clonent» le Pds

http://www.sudonline.sn Quelques jours à peine après sa nomination dans le gouvernement comme ministre des Mines et de la géologie, l’ancien numéro 2 du Pds et édile de Dagana, Oumar Sarr, lance son parti sur la scène politique. Le Parti des Libéraux et Démocrates/ And suqali fait irruption dans le landerneau politique avec comme «forces de frappe» Babacar Gaye (ancien porte-voix du Pds), Me El Hadj Amadou Sall  (ancien Garde libéral des sceaux), Bamba Ndiaye (ex-ministre libéral du culte) et autre Bakhao Ndiongue. Comme en une sorte de clone du Pds, d’où ils ont été bannis par…Me Wade !
La cérémonie de lancement du Parti des Libéraux et Démocrates/ And suqali s’est tenue hier, mardi 10 novembre 2020, à Dakar. Après de vives salutations et de remerciements pour la réponse de leurs invitations, Mamadou Bamba Ndiaye, porte-parole du parti, a présenté la composition du nouveau parti ainsi que les fonctions des différents leaders  : « le parti est provisoirement administré par un directoire et un bureau permanent ainsi composé du président 0umar Sarr, du vice-président en charge de l’orientation de l’idéologie et des affaires administratives, Babacar Gaye, du vice-président en charge de la parité Mbenda Ndiaye, de la vice-présidente en charge des syndicats et des mouvements sociaux Ndeye Bakhaw Diongue, et du vice-président en charge des relations internationales et des affaires financières Elhadij Amadou Sall ».
Ainsi, en proclamant l’option de faire du citoyen l’acteur et de le mettre au cœur des finalités du développement, Babacar Guèye, vice-président en charge de l’orientation de l’idéologie et des affaires administratives, est revenu sur le programme politique du PLD/ and suqali, lequel repose sur deux piliers qui sont le renouveau de la gouvernance institutionnelle et celui de la gouvernance économique, sociale et diplomatique.
En vue de la consolidation des libertés et de l’Etat de droit, le PLD/ and suqali s’engage ainsi à promouvoir un renouveau de la gouvernance institutionnelle à travers quartes 4 principaux axes à savoir  : la justice et le droit citoyen, la décentralisation et le développement territorial, le renforcement du parlement et la sécurisation des élections, la transparence et la recevabilité. En ce qui concerne le renouveau de la gouvernance économique et sociale, l’activité économique sera fondée sur la libre entreprise, le travail, l’innovation et l’épargne nationale.
Ainsi, elle s’articulera autour de quatre axes majeurs  : économie libérale et solidaire-patriotisme économique, mise à niveau des infrastructures, l’éducation santé-bien-être durable pour tous et enfin la construction panafricaine. Chacun de ces axes sera décliné, selon Babacar Gaye et Cie, dans une loi d’orientation et fera l’objet de mesures législatives.
Pour rappel, dans le processus de lancement de leur parti des libéraux et démocrates (PLD)/And Suqali, Oumar Sarr, Me Amadou Sall, et Babacar Gaye avaient déposé en début septembre, à la préfecture de Dakar, le dossier pour l’enregistrement et la reconnaissance de leur formation politique. Consécutivement à «  l’Assemblée générale constitutive du Parti des libéraux et démocrates/And Suqali (Pld/As) tenue le 31 août 2020 », comme l’avaient précisé Oumar Sarr et Cie.Saliou YADE

Touba : Idy Rend Visite Au Khalife Des Mourides

https://www.xibaaru.sn Après sa première sortie officielle dans la matinée d’hier, au camp Dial Diop de Dakar, ou il a pris part à la Journée des Forces armées célébrée en présence du chef de l’Etat Macky Sall, le nouveau président du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) s’est rendu hier à Touba, rapporte l’Observateur dans sa parution de ce mercredi.

Nouveau Président du CESE

Accompagné du député Déthié Fall et Moustapha Mbaye (responsable de Rewmi à Diourbel), Idrissa Seck a été l’hôte du Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, hier, à Touba plus précisément à Darou Salam Typ, à une vingtaine de kilomètre au sud de la cité religieuse.
Après les salamalecs d’usage, le Khalife, visiblement satisfait de l’acte du patron de Rewmi, n’a pas manqué de lui signifier. « Je suis très satisfait de votre démarche. Ceux-là qui ignorent royalement Dieu et les enseignements de l’Islam sont difficilement cernable. Par contre, ceux qui en sont imbus sont faciles de commencer. Vous faites partie de cette dernière catégorie et vous ne cessez de l’incarner. », a dit Serigne Mountakha à son hôte.
Très touché par les propos du Khalife, Idy renseigne qu’ils sont allés à Touba pour témoigner au khalife leur gratitude pour le succès obtenu. Ce, après avoir scrupuleusement respecté tous les conseils prodigués de Serigne Mountakha.
Sur la route, le tout nouveau Président du CESE, Idrissa Seck a fait d’abord une escale à Diourbel, chez son marabout et ami, Serigne Moussa Nawel Mbacké où un entretien privé s’est tenu entre les deux hommes.Fatou Boundaw Manga

Mandiaye Gaye à l’opposition : «quand on s’oppose on s’oppose même si on est reçu 100 fois par le Présent»

Xalimanews : La stratégie politique du président Sall semble bien fonctionner. Après les autres formations politiques, c’est au tour de la coalition Jotna d’éclater avec le retrait de Pastef les patriotes de Ousmane Sonko et la plateforme « Senegal Avenir Bunu Begg ». L’analyste politique Mandiaye Gaye trouve sue, pour remédier à celà, « c’est pas la peine de faire une coalition qui ne dure que le temps d’une rose. il faut des coalition sérieuses qui se fassent confiance sinon cela va à la perte du Sénégal ». Pour lui ce sont des gens qui ont les mêmes convictions qui peuvent s’associer et pas une coalition « soupe kandjia » comme Jotna. Les leaders politiques doivent faire dans la transparence et l’honnêteté, estime l’analyste politique. Mandiaye Gaye à l’opposition, « Quand on s’oppose, on s’oppose même si on est reçu 1000fois par le Président. » Dans la foulée, Mandiaye Gaye soutiendra : « Idrissa Seck n’est pas un exemple, rien ne me surprend venant de lui ».
Et pour ce qui concerne la recomposition de la famille libérale, il se dit optimiste et trouve que les libéraux peuvent former une opposition forte face à Macky, a t-il déclaré sur les ondes de la Sud Fm.

Mouth Bane : ” Sonko a reçu 10 millions Fcfa de la part de Karim Wade et 195 000 dollars pour appuyer sa campagne en 2019″

https://actunet.net Ousmane Sonko s’ est encore mêlé dans de nombreux scandales financiers concernant la République. Pourtant, à chaque fois, il aime toujours se montrer blanc-neige. Dans la plupart des scandales financiers dont il se trouve finalement accusé, il se montre le premier à les dévoiler. C’est comme si, en fin politicien, il aime toujours prendre les devants de la scène, dès qu’il sait que le pouvoir, au courant de certaines magouilles dont lui-même est trempé, pourrait toujours les dévoiler. Ousmane Sonko, au fil de certains scandales, se révèle comme un salafiste escroc qui ne croit en rien.
L’homme est un véritable « Picsou » qui aime toujours sans scrupule profiter de la situation pour remplir ses poches, devient un habitué de scandales financiers.
Dans l’affaire Mamour Diallo, l’ancien directeur des Domaines, Ousmane Sonko a été le premier à monter au créneau pour vilipender celui-ci. D’après des informations, dans cette affaire, il s’avère qu’Ousmane Sonko n’y est pas blanc comme neige. Des documents ont démontré que c’est l’ancien inspecteur des impôts qui a tenté de plumer les héritiers du titre foncier 1451/R, une partie de l’héritage dans cette affaire. Des documents attestent que c’est lui-même qui a créé des sociétés fictives pour parvenir ainsi à ses fins.
L’on évoque également toujours concernant Ousmane Sonko, les 195 000 dollars reçus d’une société britannique pour soutenir cette dernière concernant la prise de contrôle d’une compagnie minière. Ce n’est pas trop ! Ousmane Sonko est plongé dans un autre scandale.
Le journaliste Mouth Bane se montre clair. Il révèle qu’Ousmane Sonko, pendant qu’il insultait les Présidents de la République qui ont été en exercice au Sénégal ainsi que leurs familles, avait reçu pourtant en douceur 10 millions FCFA de la part de Karim Wade pour appuyer sa campagne à l’élection présidentielle de 2019.
Le leader du Pastef, salafiste de surcroît, est-il réellement celui qu’il fait croire à ses militants. Selon les affirmations de notre confrère Mouth Bane, il ne fait pas de doute. l’opposant radical qui se veut blanc comme neige, a bien reçu des sous de Karim Wade, l’exilé.

BALISES–Élections et leçons d’Amérique Par Yoro Dia

https://www.lequotidien.sn Aussi paradoxal que cela puisse être, au pays de Google, de Microsoft, d’Apple, de Facebook et du Nasdaq, c’est la Poste (United states postal service) qui a été au centre de l’élection avec le vote par correspondance. Naturellement, cela paraît archaïque et anachronique en 2020, dans un pays qui a inventé internet et qui est à la pointe de l’innovation, de nouvelles technologies et qui a donné au monde le plus de prix Nobel. Comment la Poste, qui dépérit partout depuis l’avènement d’internet, peut-elle être encore au cœur des élections américaines ? La raison est simple. C’était une façon traditionnelle de voter dans ce pays immense, où les pères fondateurs ont compris que toute institution humaine est imparfaite, mais s’approche de la perfection, avec le temps qui finit par sacraliser des pratiques et des règles. Avec le temps, des institutions imparfaites deviennent sacrées et donc presque parfaites, parce que les hommes s’y adaptent et les adaptent à la conjoncture politique du moment, comme les modifications constitutionnelles sur le troisième mandat. Si les Américains n’avaient pas sacralisé leurs traditions démocratiques, Trump aurait franchi le Rubicon en supprimant le vote par correspondance qu’il savait dangereux pour lui. C’est cette capacité à donner le temps long de l’histoire aux institutions qui fait de la Constitution américaine une vieille dame sacrée, âgée de plus de 2 siècles et qui a réponse à tout, même aux questions que l’on se pose en 2020.
Au Sénégal, C’est ce temps long que nous sommes incapables de donner à nos institutions, qu’on triture tout le temps. En 60 ans, nous avons fait plus de modifications constitutionnelles que les Etats-Unis en plus de 2 siècles. C’est pourquoi les Etats-Unis ont des traditions démocratiques comme (le vote par la Poste, le système des grands électeurs, Caucus, Convention, le système bipartisan), alors qu’au Sénégal, même si on vote depuis plus d’un siècle avec les quatre communes, nous n’avons pas des traditions électorales, parce que les institutions et les règles du jeu changent à chaque élection. Le système électoral américain est sans doute le plus compliqué au monde, car certaines règles et pratiques conçues au temps des 13 colonies et des Pères fondateurs y subsistent encore. Avec le temps, ces institutions sont devenues sacrées, car hors de portée des humeurs et des intérêts politiciens du moment. Notre système électoral est aussi très compliqué, parce qu’étant le résumé de 26 ans de lutte de l’opposant Wade contre la fraude. Ce système électoral qui a fini de faire de l’alternance la «respiration naturelle de notre démocratie» et qui nous permet d’avoir les résultats le jour de l’élection, contrairement aux Etats-Unis, n’est naturellement pas parfait, mais il est très bon. Il nous faut lui donner le temps de la sacralisation et refuser de suivre les rentiers de la tension électorale et politique qui sont toujours en quête de création d’institutions. Je suis les élections au Sénégal depuis les Législatives de 1998, et ce sont toujours les mêmes fonctionnaires qui organisent les élections sans état d’âme, et quels qu’en soient les résultats. Avec les alternances, les régimes passent, les Présidents passent, les ministres de l’Intérieur passent, mais l’Administration électorale demeure. C’est une tradition administrative qu’il faut aussi sacraliser. C’est cette technostructure impersonnelle, incarnée par des visages comme Bruno Diatta ou le colonel Cissokho (Aide de camp de Wade et chef d’état-major particulier de Macky)…, qui nous différencie de la Guinée ou de la Côte d’Ivoire, et qui est le socle de notre stabilité.
Quant à Joe Biden qui prône l’unité des Américains après les fractures Trump, il aura besoin du courage de Lincoln (Républicain) qui, comme Biden, avait hérité d’un pays fragmenté par des divisions politiques et raciales, mais aussi de l’optimisme de Frank Delano Roosevelt (démocrate), arrivé au pouvoir lors d’une des crises économiques les plus graves de l’histoire et merveilleusement décrite par John Steinbeck dans Les raisins de la colère. Biden hérite d’une Amérique des raisins de la colère sur le plan économique et de la Case de l’Oncle Tom, avec la résurgence de la question raciale.

Je n’ai pas rencontré le Président Macky Sall et je ne suis pas au courant d’un tel projet!

https://www.dakarmatin.com Le journaliste M. Babacar Ndione a dit dans l’émission « 90m Ensemble » diffusée sur la 2STV ce mercredi ce qui suit « mon ami Cheikh Tidiane Dieye devrait être reçu par le Président Macky Sall ». Je lui ai envoyé, séance tenante, un message pour démentir cette information et lui demander de la rectifier avant la fin de l’émission. Il a fait ce démenti en lisant mon message en direct. J’en prends acte. Je voudrais dire, de la manière la plus claire et la plus formelle, que je n’ai pas été reçu par le Président. Si le Président avait cette intention, je le prie, avec respect, d’y renoncer.

COALITION JOTNA  : Encore un départ

Après le Pcs/Jengu de Boubacar Camara, le Pastef d’Ousmane Sonko, la coalition Jotna enregistre un nouveau départ. En effet, le Mouvement de la réforme pour le développement social (Mrds) a adressé, ce mercredi, sa lettre de démission à Bruno d’Enerville, le président de la coalition. Un départ qui intervient au moment où la coalition Jotna- ou ce qui en reste- annonce une conférence de presse pour ce vendredi.

Cour suprême : Souleymane Téliko et le rapporteur, deux visions opposées du droit

https://actusen.sn Le rapporteur, qui a été choisi par le premier président de la Cour suprême pour auditionner le juge Souleymane Téliko a terminé son travail. C’est ce qu’a annoncé ce jeudi le journal dans sa parution du jour. D’après nos confrères, Assane Ndiaye, président de la Cour d’appel de Ziguinchor, a estimé que les charges imputées au président de l’Ums sont fondées. Il pense, en effet, que le président de l’Ums a discrédité ses collègues et porté atteinte à l’honorabilité de la Justice sénégalaise.
Alors que le mis en cause a affirmé que représentant de sa corporation, il n’avait guère le choix que de dire la vérité, lorsque la question relative au non-respect des droits de Khalifa Sall notamment lui a été posée.
Aussi du côté de la défense, ajoute la même source, on estime que c’est l’Ums, elle-même, qui est attaquée, sachant que c’est son président qui est poursuivi, alors que, d’après les magistrats, le prévenu Téliko porte le mandat et la voix de ses électeurs et est censé poser des débats pour  faire avancer le droit.

Affaire CREI : “Oumar Sarr ment aux Sénégalais”,selon Moustapaha Diakhaté

https://senego.com Moustapha Diakhaté s’est fendu d’un  post ce jeudi 12 novembre pour démentir Oumar Sarr. Ce dans l’affaire dite de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI). Selon l’ancien président du groupe parlementaire “Benno Bokk Yakkar”, le président du parti des libéraux et démocrates(PLD) et actuel ministre des Mines et de la géologie, a bel et bien été inquiété par l’institution, “contrairement” à ce qu’il a dit.
Je n’ai jamais été inquiété par la Crei “ : Omar Sarr ment aux Sénégalais. Ainsi s’intitule le court post de Moustapha Diakhaté. Et d’enchaîner : “Contrairement à ce qu’il a dit Monsieur Omar a bel et bien été inquiété par la Crei“.

Rétrospective

Selon l’ex député, la Cour de répression de l’enrichissement illicite avait demandé et obtenu la levée de l’immunité parlementaire d’Oumar Sarr dans le cadre de la traque des biens mal acquis.
Il s’y ajoute qu’il était aussi frappé, à l’instar d’autres libéraux suspectés d’enrichissement illicite, d’une mesure d’interdiction de sortie du territoire sénégalais. fatte xaju fi !“, a martelé sans ambages, M. Diakhaté.

Oumar Sarr

C’est au cours de leur point de presse qui a suivi l’inauguration de la permanence du parti des libéraux démocrates, que l’actuel ministre Oumar Sarr a tenu à faire des précisions concernant son lien avec la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI). A noter que le président du PLD/Suxali Sénégal faisait partie de la première liste qui ciblait certains hommes politiques, les soupçonnant de détournement de deniers publics. ” Je n’ai jamais été inquiété par la Crei. Il n’y a pas donc de raison particulière de me reprocher quoi que ce soit. Nous partons d’une analyse froide pour voir comment faire pour que le Sénégal puisse sortir de certaines difficultés contextuelles“, fera savoir le leader de Suxali.

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 12/11/2020

Silence la gendarmerie de Gouloumbou torture des disciples de Gounass

Les organisations de défense des droits de l’Homme devraient faire un tour dans le monde rural où les forces de l’ordre ont érigé la torture en norme. La preuve par le nouveau Commandant de la brigade de gendarmerie de Gouloumbou qui a humilié et torturé moralement des citoyens sénégalais en provenance de Médina Gounass où ils étaient allés prendre part aux récoltes des champs du Khalife Thierno Amadou Tidiane Bâ. D’après des témoins, cela s’est passé aux environs de 17 heures ce mercredi lorsque les pandores ont immobilisé le car à bord duquel étaient les populations. Alors que le chauffeur discutait avec les pandores, certains sont descendus pour acheter des bananes. Jusque-là rien de grave. Mais lorsqu’ils ont jeté les peaux de bananes par terre, ils ont suscité la colère du commandant qui les a mis dans une chambre avant de leur demander de se gifler l’un après l’autre. Cela est d’autant plus humiliant que l’un des fils du khalife de Bidiancoto s’est fait gifler par son propre neveu. Une extrême humiliation qui ne devrait pas rester impunie, surtout que le ministre des Forces Armées Sidiki Kaba est un défenseur acharné des droits humains. En voilà un comportement qui n’honore pas la Maréchaussée dont le professionnalisme est pourtant de notoriété publique. Lorsque nous avons joint la division communication de la Gendarmerie pour obtenir un commentaire sur ce banditisme, il leur était impossible d’y répondre d’autant que l’information ne leur était pas encore parvenue.

La cité religieuse de Medina Gounass très fâchée

Mais à Gounass où l’information est tombée dans la soirée, on ne décolère pas contre la gendarmerie de Gouloumbou qui a surtout humilié leurs disciples qui rentraient après des journées de dur labeur. Joint au téléphone, un des fils du Khalife en a perdu le verbe. «On se croirait au Moyen Âge. Comment ont-il osé ça ? », s’est-il interrogé. Quant au Khalife de Bidiancoto, Thierno Amadou Sow, il se demande comment il pourra encore mobiliser les Boundoukés pour aller aux champs du marabout de Medina Gounass, la peur au ventre. Le chef religieux était vert de colère.

Les Généraux gambiens Umpa Mendy et Ansumana Tamba radiés

Les deux Généraux qui étaient partis avec l’ancien président Yahya Jammeh en Guinée Equatoriale sont radiés de l’armée gambienne, d’après Fatu Network. Le Général Umpa Mendy était le principal garde du corps de l’ancien chef de l’Etat de Gambie tandis que le général Ansumana Tamba était le commandant du bataillon de la garde présidentielle. Après leur brouille avec Jammeh, les deux Généraux ont pris le risque de rentrer en Gambie. Mais ils ont été mis aux arrêts dès qu’ils ont mis les pieds en Gambie et traduits en justice pour désertion. Mais la cour martiale générale les a acquittés des accusations de désertion pour absence de preuves. Ils ont été libérés, a confié le porte-parole de l’armée, le major Lamin K Sanyang, à Fatu Network.

Respect du protocole sanitaire à l’école

S’il y a une chose qui doit être prise au sérieux par les autorités éducatives pour cette rentrée scolaire 2020-2021, c’est le protocole sanitaire. Car les effectifs pléthoriques pourraient faciliter la propagation du coronavirus qui est presque maîtrisée. Ainsi, il serait très difficile voire impossible de faire respecter la distanciation sociale.

Le Collège Sacré Cœur fait de la rétention des bulletins de notes

Restons dans le milieu scolaire pour dire que les écoles privées laïques, à l’instar du privé catholique, exigent aux parents d’élèves le paiement des trois mois de scolarité. Au collège Sacré-Cœur, la remise des bulletins du dernier semestre est conditionnée au paiement de ces mois. Les parents d’élèves qui tentent d’inscrire leurs enfants dans d’autres écoles pour échapper au paiement de ces trois mois se heurtent à l’obstacle des bulletins de notes. D’où la colère de certains qui n’excluent pas de saisir la justice.

Deux étudiantes de BEM écrasent un garçon de 3 ans avec leur voiture !

Deux étudiantes de BEM ont fauché un enfant de 3 ans qui a succombé une heure après l’accident. L’enfant était coincé sous le véhicule à l’arrivée des pompiers qui n’ont fait que constater le drame. D’après nos sources, la fille qui conduisait n’avait pas de permis et a perdu le contrôle de la voiture avant de broyer l’enfant. A sacré Cœur 3 non loin l’Ecole appartenant à Madické Diop, l’émotion est à son comble. Sur place, on nous informe que les parents de l’enfant ont été choqués par cette tragédie au point que le père s’est évanoui et la mère a été évacuée aux urgences. Les deux jeunes dames ont été conduites sous bonne escorte par la Police.

Me Moussa Diop quitte Benno et Macky 2012

Le président de Agir Jotna a rompu définitivement les amarres avec la mouvance présidentielle. Invité de l’émission «Faram Facce» de Tfm, l’ancien Directeur général de la société DakarDem Dikk a annoncé sa démission aussi bien de la coalition Macky 2012 que de Benno Bokk Yaakaar. Très critique contre le pouvoir depuis son limogeage, Me Moussa Diop a jugé opportun de quitter ces coalitions parce que, dit-il, ses positions dérangent la mouvance présidentielle. A peine a-t-il annoncé sa démission que la conférence des leaders de la coalition Macky 2012 a pris acte. Désormais, l’intérim sera assuré conformément à la charte. Les leaders félicitent par ailleurs le Président Macky Sall, pour l’ouverture de son gouvernement à des compétences nouvelles.

Défection à Rewmi de Diamniadio

Le rapprochement entre Idrissa Seck et le Président Macky Sall est diversement apprécie au niveau du parti Rewmi. Si la coalition Idy 2019 a déjà volé en éclats, on note une cascade de démissions au parti de l’actuel président du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE). En fait, le coordonnateur communal de Rewmi de Diamniadio, Adama Mohamed Mbaye, commissaires aux enquêtes économique de formation, a quitté le navire. Dans une lettre adressée au leader du parti Idrissa Seck, il y explique ce qui motive sa décision.

Marche des impactés du TER

Les impactés du Train express régional (Ter) comptent encore battre le macadam le 18 décembre prochain pour exiger de l’Apix le respect des directives du Chef de l’Etat, à savoir la viabilisation et l’aménagement des sites de recasement, l’érection de passerelles et le paiement des indemnités pour certains. Cette fois-ci, la gare de Dakar sera le point départ des protestataires.

Hadjibou Soumaré

Le chef de la mission d’observation de la CEDEAO à l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, Cheikh Hadjibou Soumaré, s’est félicité des retrouvailles entre le Président Alassane Ouattara et le leader de l’opposition ivoirienne Henri Konan Bédié. Dans une lettre adressée aux deux, l’ancien Premier ministre du Sénégal leur dira : «Avec ce que vous venez de faire, en vous rencontrant pour discuter des problèmes de la Côte d’Ivoire avec respect et mesure, compte tenu de vos responsabilités antérieures et celles d’aujourd’hui, vous venez de donner une grande leçon d’humilité aux générations présentes et futures d’hommes politiques de notre sous-région CEDEAO et de notre continent en général». Selon M. Soumaré, le jour est bien choisi, avec tous les espoirs qui annoncent des lendemains meilleurs dans la lutte contre la pandémie qui a secoué l’humanité depuis presque une année. Il espère que les échanges seront poursuivis pour lever les incompréhensions inhérentes à toute action politique. Il les encourage à persévérer dans leur démarche, mais aussi à aller très vite dans la prise de décision pour épargner des vies humaines et l’éventuelle fracture dans la société ivoirienne, qui ne fera que l’affaire des ennemis de la Côte d’Ivoire.

Opération contre les convoyeurs d’émigrants

L’opération contre les convoyeurs des candidats à l’émigration commence à porter ses fruits. Depuis quelque temps, c’est la chasse aux convoyeurs à Mbour. La brigade de recherche de la gendarmerie et la police, ont entamé une opération pour les arrêter. Selon notre source, au moins depuis le début de l’opération, plus d’une dizaine de convoyeurs ont été arrêtés et déférés au parquet. Actuellement, 20 personnes soupçonnées d’en faire partie sont mises en filature par les forces de défense et de sécurité. D’ailleurs c’est grâce à une dénonciation que Mamadou Lamine Faye a été arrêté hier par les éléments de la brigade de recherche de la gendarmerie de Mbour, vers 11h, pour homicide involontaire. Ce vieux avait confié son fils à un passeur moyennant 250 mille francs. Après 6 jours de voyage en mer pour rejoindre l’Espagne, ils ont épuisé leurs nourritures et les passagers étaient obligés de boire l’eau de mer. C’est dans ces conditions que Doudou Faye est tombé malade avant de perdre la vie.

Condoléances de Dr Babacar Diop

Dr Babacar Diop était à Saint-Louis hier pour exprimer sa compassion aux différentes familles qui ont perdu des proches sur le chemin de l’émigration clandestine. Le leader de FDS/Les Guelwaars a visité Pikine et Guet-Ndar, les deux quartiers qui comptent le plus de victimes de cette tragédie de «Barça ou Barsax». Dr Diop a saisi l’occasion pour lancer un appel aux populations pour dissuader les jeunes qui sont encore tentés par l’émigration clandestine. Selon lui, l’aventure périlleuse en mer ne saurait être une solution au problème d’emploi qui frappe la jeunesse. Non plus Dr Babacar Diop n’a pas manqué d’inviter l’Etat à tout mettre en œuvre pour soutenir les familles des victimes qui sont, pour la plupart, abandonnées à leur triste sort. Par ailleurs, le secrétaire général de FDS/Les Guelwaars a fait un détour à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis où il a été reçu par le bureau de la coordination des étudiants de Saint-Louis (CESL). Il a manifesté sa solidarité au président de la coordination blessé par les forces de l’ordre lors des derniers incidents survenus à l’Université. L’universitaire a encouragé les étudiants à continuer de représenter dignement leurs camarades sans négliger leurs études.

101 émigrants rapatriés hier d’Espagne

C’est le cauchemar pour ces candidats à l’émigration clandestine. Des compatriotes qui ont rejoint l’Espagne par la mer ont été rapatriés hier dans deux vols de la compagnie aérienne royale air Maroc. L’avion a foulé le tarmac de l’aéroport international Blaise Diagne de Diass en début d’après-midi. Selon une source de «L’As», ce sont au total 101 candidats à l’émigration clandestine qui ont été arrêtés dans les camps des réfugiés et ramenés au pays. Deux vols sont attendus aujourd’hui et deux autres demain à l’aéroport.

22 malades de covid19 sous traitement

Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a recensé hier 15 nouveaux cas positifs sur 738 tests réalisés, soit un taux de positivité de 2,03%. Il s’agit de 12 cas issus de la transmission communautaire répartis entre Maristes 02 cas, Bambey 01 cas, Cité Ipress 01 cas, Kaolack 01 cas, Ouakam 01 cas, Ouest Foire 01 cas, Parcelles Assainies 01 cas, Rufisque 01 cas, Scat Urbam 01 cas, Touba 01 cas et Yoff 01 cas. Trois cas contacts sont enregistrés et un cas grave est pris en charge dans les services de réanimation. 20 patients hospitalisés sont déclarés guéris. A ce jour, le Sénégal a enregistré 15 735 cas positifs dont 15 386 guéris, 326 décédés, et donc 22 sous traitement.

Le Président Macky Sall à Paris

Le Président Macky Sall est en France depuis hier, pour prendre part au Forum de Paris sur la paix. Selon laPrésidence de laRépublique, quelques heures après son arrivée à Paris, le chef de l’Etat a eu un dîner privé avec le président du Conseil Européen, Charles Michel. Il faut rappeler que le forum servira de tribune au Chef de l’Etat pour redéfinir une nouvelle dynamique de partenariat mondial. Il s’agira également de mettre en place de nouveaux mécanismes de solidarité internationale dans les relations internationales. La question de l’annulation de la dette africaine sera également au menu des échanges pour une meilleure gestion de l’après covid-19.


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