Revue de presse du Jeudi 10 Septembre 2020

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48 nouveaux cas testés positifs au coronavirus, 31 nouveaux guéris, aucun nouveau décès et 34 cas graves en réanimation.

https://www.dakaractu.com Sur 933 tests réalisés, 48 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 5,14 %. Il s’agit de 27 cas contacts suivis, 1 cas importé (AIBD) et 20 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit :
31 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
34 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
Aucun nouveau décès lié à la Covid-19, n’a été enregistré.
A ce jour, le Sénégal compte 14150 cas positifs dont 10207 guéris, 293 décès et 3649 encore sous traitement.

Donald Trump : “J’emmerde Mandela. Il n’était pas un leader»

https://www.financialafrik.com A quelques mois des présidentielles américaines, les révélations se succèdent. Dans ses mémoires publiées le 8 septembre et qui occupent les médias américains, l’ancien avocat de Donald Trump, Michael Cohen, accuse le président américain de remarques racistes à l’égard de plusieurs dirigeants noirs, notamment son prédécesseur Barack Obama, mais aussi l’icône de la lutte anti-apartheid, Nelson Mandela.
Michael Cohen rapporte qu’après la mort de Nelson Mandela en 2013, Donald Trump aurait fait l’éloge de l’apartheid et lui aurait demandé : « Cite moi un président noir qui n’est pas un trou du cul ? » Et le président américain aurait ajouté « Mandela a foutu le pays en l’air. J’emmerde Mandela. Il n’était pas un leader. »
Le Washington Post s’est procuré des extraits de cet ouvrage dans lequel l’auteur cite Donald Trump affirmant que Mandela “n’est pas un vrai leader” et le décrit “faisant l’éloge de l’apartheid”. La réaction du Congrès National Africain (ANC), parti de Mandela, qui a mis à genoux, le régime Apartheid, a été immédiate. Le parti au pouvoir en Afrique du Sud relève “le contraste saisissant” entre Donald Trump et Nelson Mandela, prix Nobel de la paix, qui comprenait la valeur des amitiés internationales sans comparaison possible avec un homme (Donald Trump) t clivant, misogyne et irrespectueux”.
De son côté la Maison Blanche dément et estime que Michael Cohen est un « menteur qui veut se faire de la publicité ». Nelson Mandela a été élu président en 1994 après près de trois décennies passées en prison pour son combat contre le régime raciste de l’apartheid. Le prix Nobel s’était retiré de la vie politique cinq ans plus tard. Il est mort en 2013 à l’âge de 95 ans.  Albert Savana

L’Allemagne décaisse 37 milliards FCFA en faveur du Bénin

https://www.sikafinance.com La république fédérale d’Allemagne dans le cadre de la dynamisation de la coopération bénino-allemande a accordé un financement global de 36,8 milliards FCFA, soit 56 millions d’euros, en faveur du Bénin. Deux accords de coopération technique et financière ont à cet effet été signé ce 8 septembre entre les deux parties.
Ce financement permettra d’appuyer six projets à fort potentiel environnemental, économique et social notamment dans les domaines de la  » Bonne gouvernance  » et de  » l’Agriculture « .
Dans les détails, une enveloppe de 8,3 milliards FCFA sera destinée au projet d’appui à la réforme des finances publiques pour l’atteinte des ODD (Objectifs du développement durable) et le renforcement de la mobilisation des recettes de l’Etat.
Le projet  » Promotion de l’Agriculture (ProAgri IV)  » qui vise à faire la promotion des filières noix de cajou, riz, karité, soja, bénéficiera de 5,9 milliards FCFA de cet appui financier global.
Un financement de 3,9 milliards FCFA sera également accordé au Fonds d’investissement d’Agriculture  » FIAgri IV » dont l’objectif est de contribuer à accroître et diversifier la production agricole par l’augmentation de l’utilisation du potentiel hydro-agricole aménagé dans la région de l’Atacora et Donga au nord-ouest du Bénin.
Le programme de renforcement des structures centrales de gouvernance  » PRSCG II » et le projet d’Appui à la décentralisation et au développement communal « FADEC V  » bénéficieront respectivement d’un soutien financier de 6,1 milliards FCFA et 6,5 milliards de FCFA.
Enfin, une enveloppe de 6,1 milliards FCFA sera destinée à l’appui de la phase 3 du programme d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement des zones périurbaines.Olivia Yao

UEMOA : Le Bénin va émettre des Obligations pour solliciter 25 milliards FCFA sur le marché monétaire

https://www.sikafinance.com Le Bénin sollicitera ce jeudi 10 septembre le marché monétaire de l’UEMOA pour une levée de 25 milliards FCFA, soit 38,1 millions d’euros
Le pays émettra à cet effet des Obligations assimilables du trésor (OAT) de maturité 5 ans et 7 ans d’un coût nominale unitaire de 10 000 FCFA sur le marché
 » Le remboursement de ces obligations se fera le premier jour ouvrable suivant la date d’échéance (remboursement In Fine) et le paiement des intérêts se fera à un taux d’intérêt de 6% et 6,4% l’an dès la première année « , indique l’agence UMOA-Titres
L’opération est ouverte à tous les investisseurs de l’UEMOA et hors UEMOA. Les dépôts de soumissions se feront via l’application SAGETIL-UMOA à 10h30mn TU.Olivia Yao

Momar Nguer : «Créer des coentreprises qui seront des championnes à l’échelle de l’Afrique»

LETTRE ÉCO D’AFRIQUE. Quel contenu demain pour les relations entre entreprises françaises et africaines ? L’éclairage de Momar Nguer, président du Comité Afrique de Medef International.
C’est peu de dire que la relation entre la France et les pays africains se trouve à un tournant. Cela se vérifie sur tous les champs, politique, monétaire, culturel et économique. Ainsi de la volonté de briser la logique de la Françafrique, de la dynamique mise en place pour mettre fin à la tutelle française sur le franc CFA, de la prise de parole que va constituer la Saison Africa 2020 où, pour paraphraser sa commissaire N’Goné Fall  : « l’Afrique va parler d’elle-même », enfin, de la prise de conscience de plus en plus partagée de la nécessité d’introduire de nouveaux paradigmes dans les échanges économiques et commerciaux entre la France et l’Afrique. Prise en étau par la pression, entre autres, du nouveau grand concurrent qu’est la Chine et la nouvelle donne que va inéluctablement provoquer la crise du Covid-19, la France se doit de réadapter ses stratégies d’approche et d’actions à l’endroit de l’Afrique.

Quel est le cadre actuel ?

Selon le rapport 2020 du Conseil français des investisseurs en Afrique, l’Hexagone a enregistré un déficit commercial de 1,8 milliard d’euros en 2018 contre un excédent de 2,8 en 2017. Les exportations françaises hors Maghreb ont accusé de fortes chutes « dans une conjoncture marquée par la crise des matières premières ». Sur le Nigeria, son premier partenaire commercial en Afrique subsaharienne, à 4,5 milliards d’euros, sur l’Afrique du Sud, l’Angola et le Congo aussi. La tendance est la même avec la Côte d’Ivoire, son troisième partenaire en Afrique subsaharienne, vers laquelle les exportations ont baissé de 7 % en 2018, même si la France a quand même dégagé un excédent de 281 millions d’euros. Exception rassurante  : le Sénégal. La France y a conforté sa place de premier fournisseur devant la Chine, le Nigeria, l’Inde et la Turquie en augmentant ses exportations de 8,1 % et en dégageant un excédent de 729 millions d’euros. Emblématiques, les relations entre la France et les pays du Maghreb que sont le Maroc, l’Algérie et la Tunisie le sont à plusieurs égards. Si dans ces pays la France réalise plus de 50 % de ses échanges avec l’Afrique, trustant la position de principal client et principal fournisseur, elle accentue son déficit commercial avec la zone. Entre 2017 et 2018, celui-ci est passé de 55 à 951 millions d’euros. Consolation  : elle a vu ses exportations progresser de 1,6 % vers la Tunisie et son excédent commercial avec l’Algérie atteindre 1,106 milliard d’euros en 2018. Autant d’éléments qui illustrent combien la France doit être vigilante sur une zone où, malgré des fulgurances ponctuelles, elle perd du terrain. Cela dit, bien que sous pression, l’Hexagone se défend en demeurant dans le peloton des investisseurs majeurs en Afrique. En 2018, il a investi la bagatelle de 5,5 milliards de dollars américains, multipliant par cinq ses engagements de 2017 dans « un contexte de stabilité des investissements directs étrangers sur le continent par rapport à 2017 », indique dans son baromètre 2019 de l’attractivité de l’Afrique le cabinet EY.
Selon le rapport 2020 du CIAN, de 2014 à 2018 la France a été le deuxième investisseur en termes de projets (329), derrière les États-Unis (463) et devant le Royaume-Uni (286). Ceux-ci sont majoritairement implantés dans les pays francophones (51 %). « En termes de capital investi, poursuit-il, la France est juste derrière la Chine (72,235 milliards de dollars), et devant les États-Unis (30,855) avec 34,172 milliards de dollars américains engagés majoritairement dans les services (74,3 %), l’industrie (15,4 %) et les industries extractives (10,3 %).
Avec la crise du Covid-19, l’architecture du commerce international se trouve bouleversée. L’une des questions posées est de savoir comment désormais rebâtir des échanges économiques solides entre la France et l’Afrique. Pour nous éclairer, Momar Nguer, président du Comité Afrique de Medef International, a accepté de répondre au Point Afrique. Ex-directeur général de la branche Marketing & Services et membre du comité exécutif de Total où il a passé 36 ans, Momar Nguer maîtrise à la perfection les arcanes des écosystèmes d’un continent dont il est natif.

Entretien.

Le Point Afrique  : Alors que la crise sanitaire du Covid-19 continue à fortement impacter dans le sens d’une certaine récession toutes les économies de la planète, quel regard les entreprises françaises posent-elles sur l’Afrique ?

Momar Nguer  :  Les entreprises françaises ont été impactées comme les économies dans lesquelles elles évoluent. Le choc a été rude, en particulier dans les secteurs des services et des exportations de produits transformés.
Nos entreprises ont été impressionnées par la rapidité de la prise de décision et la mise en œuvre des mesures difficiles que les gouvernements ont dû mettre en place, comme les couvre-feux et les restrictions de circulation entre régions d’un même pays. Elles l’ont été également par la mobilisation des autorités sanitaires et la montée en régime des systèmes de santé. Au final, la catastrophe que d’aucuns craignaient ne s’est pas produite, et c’est très bien ainsi.

L’heure est à la relance pour retrouver le niveau d’avant le Covid-19 et pour conquérir de nouveaux marchés. Quelle place l’Afrique occupe-t-elle dans le redéploiement des entreprises françaises ?

L’Afrique doit faire partie des zones où des entreprises françaises et européennes devraient pouvoir se développer. Les préoccupations sont les mêmes partout dans le monde. Les questions sur la souveraineté économique et sanitaire resteront vives pendant un certain temps. Dans ce nouveau monde qui commence, où il s’agit de produire plus près de chez soi et de ne pas dépendre, pour ce qui est vital, de partenaires ou de fournisseurs géographiquement et culturellement trop éloignés, il est évident que nos entreprises, en particulier nos PME et nos ETI en partenariat avec des acteurs locaux ou régionaux, ont un rôle important à jouer.

Quels atouts pensez-vous que les entreprises françaises doivent mettre en avant pour raffermir leurs positions en Afrique et améliorer leur présence dans le tissu économique africain ?

Nos atouts sont nombreux. C’est d’abord la proximité géographique. C’est ensuite la présence de longue date de beaucoup d’entreprises sur le continent. Certaines sont plus que centenaires. Cette longue présence a permis à beaucoup d’entreprises de mettre en place des mécanismes qui permettent à des Africains de jouer un rôle important au sein des directions de sociétés installées en Afrique. Par ailleurs, le fait que beaucoup de nos sociétés s’installent durablement dans les pays, et non pas uniquement pour réaliser des projets, contribue à en faire des acteurs locaux qui y sont solidement ancrés.

Pour conjuguer soft power et french touch, la France dispose d’un atout  : la formation d’Africains dans ses écoles de commerce et d’ingénieurs. Comment la renforcer ?

C’est en effet un atout important. Je trouve que nous ne l’utilisons pas assez. Dans les pays, nous ne développons pas assez les réseaux locaux d’amicale d’anciens élèves par exemple. Ce travail devrait en vérité commencer dès que les jeunes entrent en école d’ingénieurs ou de commerce ou en faculté. Nous devons les accompagner, les aider à trouver des stages, des contrats d’alternance. C’est comme cela qu’on obtient une forme de reconnaissance de leur part.
Le Medef International a l’intention de lancer une grande initiative dans ce domaine afin d’aider les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur africain à trouver leurs premiers stages longs et leur mettre le pied à l’étrier. La crise sanitaire nous a amenés à la reporter, mais dès que les conditions le permettront nous en reparlerons entre nous pour voir comment faire avancer cette grande cause.

D’aucuns mettent en avant une dégradation de l’image de la France comme un nouvel obstacle à gérer. Selon vous, cela est-il réel ? Quelles conséquences cela a-t-il sur les affaires des entreprises françaises en Afrique ?

Je ne sais pas s’il y a une dégradation de l’image de la France. Il se trouve que nous vivons une époque où la société, de manière générale, demande beaucoup aux entreprises. Elle veut qu’elles montrent le chemin pour ce qui est de la transition écologique, elle veut qu’elles règlent le problème de l’emploi. Elle veut que le gâteau soit réparti différemment entre travailleurs actionnaires et salariés, etc.
Pour ce qui est de l’Afrique, et parce que les entreprises françaises y sont installées depuis longtemps, la société qui pose à chacun la question du sens de sa mission nous la pose aussi. En quoi vous nous êtes utile ? Nous devons apprendre à répondre à ces questions. Lorsque la question nous est posée de tel marché remporté par une entreprise française, expliquer la part de contenu local dans les travaux, citer les entreprises partenaires, leur donner la parole. Il ne suffit plus seulement de faire, il faut aussi faire savoir ce qui a été fait. Cela permet aux populations et aux différentes parties prenantes de comparer de manière utile l’apport de chacun dans la croissance de son pays. C’est d’un immense travail de pédagogie qu’il s’agit. Je n’aime pas le mot de guerre économique, mais nous avons des concurrents. Il ne faut jamais l’oublier.

Beaucoup parlent de la nécessité de changer de paradigme avec l’Afrique. Comment et sur quels points vous paraît-il pertinent de le faire ?

Il y a d’abord un paradoxe, parfois savamment entretenu par certains des deux côtés. D’aucuns en Afrique continuent à vous parler de domination économique et de rapports inéquitables. D’autres en France vous ressortent le vieux cliché de la Corrèze avant le Zambèze.
L’Afrique est le partenaire naturel de l’Afrique et la France y a de belles parts de marché. Il est temps d’arrêter de ne parler de l’Afrique que pour mesurer l’aide qui lui est apportée par l’Europe. Il est temps de raconter l’histoire des entreprises françaises qui investissent en Afrique et y réussissent.
Par ailleurs, des mécanismes devraient être trouvés au niveau de l’Europe pour appuyer davantage ses entreprises lorsqu’elles sont sur de grands appels d’offres. Il est paradoxal qu’on interpelle l’Europe sur l’aide publique au développement et les appuis budgétaires possibles et qu’à d’autres on ne parle que des travaux préfinancés que leurs pays pourraient faire, en amenant ses entreprises pour les exécuter.

Pour tirer avantage de l’Afrique en termes de proximité et de compétitivité du coût du travail, les entreprises françaises ont intérêt à favoriser des transferts de connaissances, de savoir-faire et de technologie. Jusqu’à quel point ce chantier est-il engagé et comment ?

Il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine et je vois de nouvelles opportunités pour l’Afrique dans le monde nouveau dans lequel nous allons entrer. Celui du télétravail à grande échelle. Des milliers d’entreprises reprendront leurs activités avec une partie importante de leur personnel travaillant à domicile. À condition que les transferts de technologie et les accompagnements nécessaires soient mis en place, nous avons la possibilité sur des études, des projets de faire travailler depuis Casablanca, Dakar ou Abidjan, des compétences formées dans nos écoles. Je suis convaincu que nous entrons dans une nouvelle ère. De manière massive le lieu où s’effectue le travail – et donc celui où se crée une partie de la valeur ajoutée – va changer.

Comment voyez-vous l’avenir des relations et des échanges entre les entreprises françaises et leurs homologues africaines ?

Je crois que les entreprises africaines et européennes, surtout nos PME et ETI, pourraient mieux collaborer. Dans un partenariat entre égaux où l’un peut apporter sa technologie, ses brevets et ses procédés, et l’autre sa connaissance des marchés. Cela permettrait à nombre d’entreprises en Afrique de changer d’échelle et contribuerait à « dérisquer » pour les entreprises européennes leurs premiers pas sur ce continent, qui est celui de l’avenir. Ce chemin doit être pris dès à présent, car le continent africain, même si certains trouvent le pas un peu lent, va vers une intégration économique. Il s’agit de créer des coentreprises qui seront demain des championnes à l’échelle de l’Afrique. Voilà le chemin.  Propos recueillis par Malick Diawara et Viviane Forson

Du franc CFA à l’éco : changer les billets et l’état d’esprit !

https://www.lepoint.fr/afrique TRIBUNE. Sortir les irritants politiques que sont les symboles hérités du colonialisme, c’est bien. Refonder une coopération plus égalitaire avec l’Afrique, c’est mieux !
La commission des Finances de l’Assemblée nationale examine aujourd’hui une réforme de l’accord avec les États membres de l’Union monétaire ouest-africaine (Uemoa) qui supprime deux caractéristiques du régime actuel de garantie de parité à l’euro. La banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest n’aura plus l’obligation de déposer 50 % de ses réserves sur un compte du Trésor et il est mis fin à la présence de représentants français dans les instances de gouvernance de l’Union monétaire. Comme l’indiquaient les hauts fonctionnaires du Trésor auditionnés par notre commission en février dernier, cette réforme vise à « sortir les irritants politiques », c’est-à-dire des symboles hérités du contexte colonial, comme la dénomination du « franc CFA ».
Cependant, sur le fond, l’accord monétaire demeure inchangé. Cette réforme pose des questions sur ses conséquences directes, opérationnelles, pour nos partenaires africains, et en second lieu, sur notre coopération non pas seulement monétaire mais aussi économique avec les États ouest-africains. Ainsi, il ne devrait plus y avoir de représentant français au sein des instances de gouvernance de la Banque centrale ouest-africaine. Cependant l’article 4 du traité prévoit que le conseil des ministres de l’Uemoa nommera au Comité de politique monétaire de la BCEAO une personnalité qualifiée en concertation avec la République française. Cette personne est censée apporter une expertise sur la politique monétaire de la zone euro. En la matière, gardons-nous bien d’adresser un mauvais signal qui donnerait l’impression de rétablir, de façon subreptice, une nouvelle forme de tutelle  : l’Afrique de l’Ouest ne manque pas de profils bons connaisseurs des échanges avec la zone euro pour apporter, en toute indépendance, l’expertise et le regard critique dont la BCEAO aura besoin.
Sur le plan technique à nouveau, l’étude d’impact jointe au projet de loi ne fait pas mystère du fait que les dépôts obligatoires de la BCEAO sur un compte du Trésor sont bien mieux rémunérés que les autres dépôts à vue en banque centrale. Il en résulte une « surrémunération » et un versement annuel d’environ 40 millions d’euros du budget de l’État vers la BCEAO, et le montant est d’environ 15 millions d’euros pour la Banque des États d’Afrique centrale non concernée, à ce stade, par une réforme. Il s’agit là de montants très importants pour nos partenaires africains, qui couvrent une bonne partie des charges de fonctionnement de ces banques centrales, et que le Trésor ne sera plus dans l’obligation de verser. Il est donc nécessaire de s’enquérir auprès des responsables de la BCEAO de la façon dont ils vont faire face à cette baisse brutale de leurs ressources et une compensation de l’État français pourrait être envisagée. En septembre 2005, une précédente réforme qui avait réduit la quotité de centralisation obligatoire de 65 % à 50 % avait déjà occasionné une économie pour la France. En contrepartie, le versement d’une enveloppe d’aide publique au développement spécifique avait été inscrit en loi de finances.
Compte tenu des effets encore plus significatifs de la réforme proposée cette fois-ci, il faudra veiller à ce que ce soit encore le cas dans le projet de loi de finances pour 2021. En effet, les États de l’Union monétaire ouest-africaine centralisent leurs propres dépôts auprès de la BCEAO, car il ne s’agit pas d’un système décentralisé comme le Système européen de banques centrales. En cas de difficultés dans le fonctionnement de cette institution publique commune, la solidarité des différents États membres pourrait être mise à mal, alors que plusieurs de ces États sont confrontés à des crises politiques. Par ailleurs, ce que nous donnons aujourd’hui d’une main à la BCEAO nous revient finalement d’une autre. En effet, les banques centrales de l’actuelle zone franc sont les deux principaux clients hors zone euro de la Banque de France pour la fabrication de billets, et c’est plus de 50 % de l’activité de l’imprimerie de Chamalières. Pour la BCEAO, les dépenses dites « d’entretien de la circulation fiduciaire », c’est-à-dire l’achat de billets de banque fabriqués en France, leur transport et leur assurance, représentent un coût moyen de 45 millions d’euros par an. Même si la numérisation accélérée des économies africaines devrait permettre de restreindre les besoins de monnaie papier, il reste tout de même regrettable qu’après soixante années de coopération monétaire, les banques centrales africaines de la zone Franc soient dépendantes d’approvisionnements extérieurs, alors que leurs pays exportent le coton, matière première des billets de banque.
Le préambule de l’accord prévoit expressément le changement de dénomination du franc CFA, et on peut donc en déduire qu’il faudra, à brève échéance, émettre de nouveaux billets de banque avec une nouvelle dénomination. Ainsi, il me semble que cela doit être l’occasion de revoir rapidement les accords opérationnels de la Banque de France avec la BCEAO afin d’assurer un véritable transfert de compétences vers nos partenaires africains. La question des effets économiques de notre coopération monétaire en Afrique de l’Ouest fait l’objet de vives controverses, qui vont au-delà des échanges entre experts et trouvent une forte résonance dans les jeunes générations africaines.
Les griefs contre le franc CFA sont nombreux, parfois contradictoires, mais ils ne peuvent pas être écartés d’un revers de main. En effet la stabilité du franc CFA ne vient pas d’abord d’une garantie de la France ou d’un risque que la France accepterait d’assumer… elle découle directement du fait que la politique monétaire de la BCEAO suit celle de la zone euro, qui a une inflation faible. Le franc CFA, et demain l’éco, constituent donc une déclinaison de l’euro, tout comme avant 1999, il s’agissait d’une déclinaison du franc français. Or, il est difficile de considérer aujourd’hui, en 2020, que cette parité fixe est parfaitement adaptée aux besoins de développement d’État d’Afrique de l’Ouest, dont les démographies et les économies diffèrent tant de celles de la zone euro. Pas plus que l’aide au développement ne saurait, de l’extérieur, se substituer aux États au risque de les vider de leur substance, l’ancrage sur une devise extérieure ne constitue l’alpha et l’oméga du développement économique qui repose, d’abord, sur les ressources internes d’un pays et sur sa population.
La parité fixe à l’euro peut représenter des avantages, mais elle a aussi des inconvénients et il existe d’autres moyens de contrôler l’inflation tout en évitant un ancrage monétaire inadapté. Les bons taux de croissance en Afrique de l’Ouest constatés ces dernières années ont résulté de la croissance mondiale, mais aussi de la dépréciation de l’euro, donc du franc CFA, face au dollar. Inversement, la forte appréciation de l’euro face au dollar tout au long de la décennie 2000 avait fragilisé les économies de la zone, et déstabilisé, par exemple, la filière du coton au Burkina Faso.
J’invite donc à la plus grande prudence concernant le bilan économique du franc CFA  : 60 ans après les indépendances et 75 ans après la création, dans les deux zones, de monnaies uniques ancrées sur le franc, les pays concernés sont tous des pays pauvres. La Côte d’Ivoire a aujourd’hui un revenu par habitant inférieur de 30 % au pic historique qui remonte à 1978. Le Sénégal n’a retrouvé qu’en 2015 le niveau de PIB réel par habitant qui datait de 1961. La dégradation du contexte politique dans les différents États de l’Uemoa constitue un révélateur implacable des difficultés économiques de longue durée. Concernant l’ancrage à l’euro, ne sommes-nous pas, nous Français, un peu juge et partie puisque les premiers bénéficiaires directs d’une garantie de parité sont les investisseurs étrangers déjà sur place, que la stabilité monétaire prémunit du risque de perte de change ? La dynamique d’apport de nouveaux investissements étrangers peut certes être favorisée par le cadre monétaire, mais elle dépend en premier lieu des perspectives économiques réelles  : voisin de la Côte d’Ivoire et non membre de la zone franc CFA, un pays comme le Ghana vit sous un régime de changes flottants et accueille des volumes d’investissements directs à l’étranger beaucoup plus importants… Malgré notre coopération monétaire, les nouveaux flux d’investissements directs français vers l’Afrique sont majoritairement orientés en dehors de la zone CFA qui représente moins de 4 % de notre stock d’investissements à l’étranger. Ce constat avait poussé le président de la République à proclamer, il y a trois ans, la priorité africaine de la diplomatie française et ce chantier est encore largement devant nous. L’accord monétaire me paraît donc constituer une toute première étape, qui devra être complétée par une véritable réorientation de nos échanges commerciaux et financiers, dans le cadre d’une coopération refondée.  Par Vincent Ledoux*

Trafic Maritime : baisse de 424.500 tonnes des embarquements de marchandises au Port de Dakar

https://www.financialafrik.com Les embarquements de marchandises au Port autonome de Dakar (PAD) au terme du premier semestre 2020 ont connu une baisse de 424.500 tonnes comparés à la même période de l’année 2019, selon les données établies par cette entreprise portuaire basée à Dakar.
Ces embarquements se sont établis à 2.276.400 tonnes durant la période sous revue contre 2.700.900 tonnes au terme du premier semestre 2019, soit un repli de 15,71% en valeur relative. Cette situation est essentiellement due aux marchandises diverses qui ont connu une forte baisse de 56,91% à 1.513.750 tonnes contre 2.192.300 tonnes au premier semestre 2019. La baisse des embarquements de marchandises au PAD a été toutefois atténuée par les phosphates qui ont enregistré une augmentation de 239.380 tonnes passant de 341.900 tonnes durant le premier semestre 2019 à 581.280 tonnes un an plus tard.
Quant aux produits de la mer, leur embarquement s’est accru de 14.600 tonnes à 181.400 tonnes contre 166.800 tonnes en 2019. Du côté des débarquements de marchandises, les données du PAD indiquent une légère hausse de 1,54%, passant de 7.616.000 tonnes au premier semestre 2019 à 7.733.900 tonnes un an plus tard. Cette situation est consécutive à la hausse des débarquements de pétrole brut, des produits de la mer et des hydrocarbures raffinées. Les débarquements de pétrole brut se sont ainsi établis à 640.700 tonnes contre 383.980 tonnes au premier semestre 2019, soit une hausse de 66,85%.
Concernant les produits de la mer, ils augmenté de 26,58%, passant de 72.600 tonnes au terme du premier trimestre 2019 à 91.900 tonnes un an plus tard. De leur côté, les débarquements d’hydrocarbures raffinés ont progressé de 11,43% à 761.300 tonnes contre 683.180 tonnes à fin juin 2019. En ce qui les concerne, les marchandises diverses ont enregistré une régression de 4,12% avec des débarquements se situant à 6.135.590 tonnes contre 6.399.300 tonnes au premier semestre 2019.  Albert Savana

Energie : La production a progressé de 6,4% au deuxième trimestre 2020

https://www.lejecos.com/ Dans sa Note de conjoncture pour le deuxième trimestre 2020, la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee) s’est intéressée également au secteur de l’énergie. Dans le document, elle renseigne que la production d’énergie du deuxième trimestre 2020 a progressé de 6,4% en rythme trimestriel, du fait principalement des ventes d’électricité (+9,5%).
Selon la Dpee, la consommation d’électricité a été boostée par les ventes en basse tension (+14,0%) et en moyenne tension (+2,5%); celles en haute tension ayant baissé de 5,1%. La « production et distribution d’eau, assainissement et traitement des déchets » est, quant à elle, ressortie en légère hausse de 0,9% sur la période.
Sur un an, ajoute la Dpee,  l’activité de la branche énergie a progressé de 12,5% et 8,6% respectivement au deuxième trimestre et en cumul sur le premier semestre de 2020. La Dpee  souligne que ce regain est attribuable, en partie, aux ventes d’électricité qui augmenté de 7,2% en glissement annuel et de 11,3% en cumul.
La consommation d’électricité est tirée par les ventes en basse tension (+25,2% en glissement et 16, 6% en cumul), en liaison avec l’accroissement de 30,2% du parc des abonnés Woyofal (186 975 abonnés à fin juin 2020) sur la période.
Concernant l’activité de raffinage, la Dpee  ajoute qu’elle a diminué de 16,4%, en variation trimestrielle, au deuxième trimestre 2020. Cette situation est corroborée par la baisse de 33,3% des importations d’huiles brutes de pétrole sur la période. En glissement annuel et sur les six premiers mois de l’année, l’activité de raffinage a respectivement baissé de 11% et 10,8%, du fait de la contraction de la demande en produits pétroliers finis sur fond de crise de la pandémie de la covid-19.Adou FAYE

 SENELEC CONFINE SES ABONNES DANS LES TRANCHES D’ACHAT

https://www.seneplus.com http://www.sudonline.sn La Senelec rassure sa clientèle en rejetant en bloc les interpellations sur les différences constatées entre les montants de crédits Woyofal achetés et les consommations d’énergies correspondantes.
La Senelec rassure sa clientèle en rejetant en bloc les interpellations sur les différences constatées entre les montants de crédits Woyofal achetés et les consommations d’énergies correspondantes. Ce, en les renvoyant aux tarifs publics de vente d’électricité appliqués depuis la décision du 1er décembre 2019 par la Commission de régulation du secteur de l’énergie (Crse).
Par ces temps qui courent, les clients woyofal de la Senelec n’agréent pas sans récriminations les services qui leur sont offerts. En effet, ils disent constater des différences entre les montants de crédits woyofal achetés et les énergies correspondantes.
Face à ces interpellations, la Senelec convoque les tarifs publics de vente d’électricité appliqués depuis le 1er décembre 2019 sur décision de la Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse) qui indique que les tarifs appliqués varient en fonction de trois tranches de consommation de l’énergie délivrée à chaque achat, laquelle dépend de la quantité d’énergie cumulée achetée dans le mois. Ainsi, les prix hors taxes du Kwh pour chaque tranche sont répartis comme suit. Pour la première tranche, le tarif est appliqué lorsque le cumul mensuel des achats est inférieur à 150 Kwh.
Pour la deuxième tranche, le tarif est appliqué lorsque le cumul mensuel des achats d’électricité est compris entre 150 et 250 kwh. Et pour la troisième tranche, celui-ci (tarif) est appliqué lorsque le cumul mensuel des achats d’électricité dépasse 250 kwh. Pour les catégories tarifaires, les prix de l’énergie hors taxes en FCFA/Kwh pour la 1ère tranche correspond à 91,17 pour domestique petite puissance, 112,5 pour la 2ème tranche et 112,5 pour la 3ème tranche.
Toutefois, pour ces tarifs d’énergie woyofal à usage domestique petite puissance, la Senelec a rappelé que l’achat de ces énergies subit des taxes et redevances appliquées sur les achats de crédits. Sur les taxes, la taxe communale (Tco) de 2,5% sur les tarifs pour toutes les trois tranches de consommation, la Taxe sur la valeur (Tva) de 18% uniquement sur les tarifs de la troisième tranche. Et sur la redevance, un somme de 429 francs hors taxes est automatiquement déduite une seule fois lors du premier achat de chaque mois. Mais lorsque le client reste plusieurs fois sans acheter de crédits, le montant cumulé de la redevance sera déduit lors du prochain achat.
Les tarifs toutes taxes comprises (Ttc) du Kwh par la tranche d’achat dans le mois à usage domestique petite puissance (Dpp) sont libellés comme suit : tranches d’achats cumulés par mois en Kwh comprises entre 0 et 150 kwh pour la 1ère tranche, de 151 à 250 kwh pour la 2ème tranche et plus de 250 kwh pour la 3ème tranche.
S’agissant des tranches d’achats cumulés par mois en FCFA, elles sont de 0 à 14 100 pour la 1ère tranche, de 14  100 à 25  631 pour la 2ème tranche et plus de 25 632 pour la 3ème tranche. Enfin, le tarif Ttc en FCFA/Kwh est de 93,45 pour la 1ère tranche, 115,31 pour la 2ème tranche et 136,07 pour la troisième tranche. Jean Pierre MALOU

PSE : PRÈS DE 29.000 EMPLOIS CRÉÉS GRÂCE AU SOUTIEN DE LA BAD, SELON UNE ÉTUDE

Dakar, 9 sept (APS) – Le Sénégal a créé 28.852 emplois en quatre ans, grâce à l’aide apportée par la Banque africaine de développement (BAD) à la mise en œuvre de la première phase (2014-2018) du Plan Sénégal émergent (PSE), selon une étude publiée le 1er septembre dernier.
‘’Selon cette étude menée par l’Etat sénégalais et la Banque (la BAD), le Sénégal a investi 235 millions d’euros (environ 154,1 milliards de francs CFA) dans les secteurs prioritaires marchands, sur la période 2014-2018’’, souligne un communiqué publié sur le site de l’institution financière panafricaine.
La contribution de la Banque africaine de développement à cet investissement se chiffre à 103,5 millions d’euros (près de 70 milliards de francs CFA), soit ‘’quelque 44% du coût des investissements’’.
L’étude relève que ‘’l’agriculture et l’agro-industrie sont les secteurs les plus pourvoyeurs d’emplois, permettant la réduction de la pauvreté et l’accroissement des classes moyennes’’.
Les investissements dans les secteurs prioritaires, dans le cadre de ce plan, ont permis de créer 186.932 emplois directs et indirects, dans le secteur des services surtout, où on a enregistré la plus forte création d’emplois.

‘’La contribution de la Banque à ces créations d’emplois est de 15%, soit 28.852 emplois créés, dont 35% occupés par des femmes et 54% par des jeunes. Toutefois, ces emplois demeurent majoritairement non qualifiés’’, relève l’étude.

Elle explique que 73,22% des emplois dus à l’apport de la BAD sont occupés par des travailleurs non qualifiés, contre seulement 3,54% pour les diplômés de l’enseignement supérieur (du bac+2 au doctorat). La tendance devrait s’inverser au cours des prochaines années, le PSE prévoyant la création de 600.000 emplois à l’horizon 2024.
Pour atteindre cet objectif, un scénario dit ‘’réaliste’’ est envisagé par l’étude. Celle-ci ‘’consisterait à ce que la Banque solde le décaissement de la période précédente et décaisse seulement 50% de ses nouveaux engagements’’. Selon le rapport, ‘’les impacts directs et indirects du scénario sont de 101.703 emplois’’.
Les infrastructures représentent le secteur dont la part d’emplois adressée aux jeunes est la plus élevée. Elles sont suivies de l’agriculture. De façon relative, les mines et l’industrie, ainsi que l’agriculture et l’agro-industrie sont les secteurs dans lesquels des investissements généreront le plus d’emplois pour les jeunes et les femmes.
‘’Dans le scénario plus réaliste, la création d’emplois par les investissements de la Banque africaine de développement est estimée à 51.863 emplois directs et indirects’’, prévoit l’étude.
Durant la première phase de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent, le taux de croissance économique du pays est passé de 6,6% en 2014 à 7,15% en 2017 et 7% en 2018, soit un taux moyen de 6,92% sur la période 2014-2018.
‘’Ce dynamisme économique est tiré par la croissance du secteur primaire de 7,8%, grâce à l’agriculture et aux activités connexes. Le secteur secondaire enregistre une croissance de 6,9%, due principalement aux sous-secteurs des industries extractives, de l’agroalimentaire et du bâtiment. Pour sa part, la croissance du secteur tertiaire atteint 6,7%, notamment grâce au commerce de détail.’’ASG/ESF

UEMOA : LES INSTITUTIONS INVITÉES À SOUTENIR LES ETATS DANS LA MOBILISATION DE RESSOURCES

Dakar, 9 sept (APS) – Le conseil des ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) encourage les institutions de ses pays membres à ‘’assister les Etats dans leurs efforts de mobilisation effective des ressources extérieures’’.
Réunis en session extraordinaire, le 3 septembre dernier, les membres du conseil ont relevé, concernant cette question, que des réflexions sont en cours au sein de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), l’institution chargée du financement du développement des Etats de l’UEMOA.
Le conseil a également exhorté les institutions à soutenir les Etats dans la mobilisation de ressources internes, selon un communiqué reçu à l’APS à la suite de la session extraordinaire par visioconférence du 3 septembre.
Les membres du conseil des ministres de l’UEMOA ont discuté des mesures de riposte et de relance mises en œuvre par les Etats membres, les organes et les institutions communautaires pour ‘’atténuer les effets négatifs de la pandémie de Covid-19 sur les populations et les économies de l’Union’’.

Ils se sont réjouis ‘’des actions opportunes prises et des résultats déjà enregistrés’’.

L’examen de la situation économique des pays de l’UEMOA faisait partie des questions abordées, ‘’en lien avec la progression de la pandémie de Covid-19 dans le monde et dans la sous-région, ainsi que les problèmes sécuritaires’’, selon le texte.
‘’Cette situation, qui exerce des pressions sur les finances publiques par l’effet conjugué de la baisse des ressources budgétaires et la hausse des dépenses pour y faire face, requiert une réévaluation de la viabilité des finances publiques’’, indique le communiqué.
A cet égard, la commission de l’UEMOA soumettra au conseil des ministres un nouveau projet de pacte de convergence en décembre 2020.
Les ministres chargés des finances des pays de l’UEMOA ont été informés des mesures prises en application des décisions des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique et de l’Ouest et de l’Union relatives à la situation sociopolitique au Mali.
Ont pris part à la rencontre virtuelle, le ministre de l’Economie et des Finances du Togo, président en exercice Sani Yaya, le président de la commission de l’UEMOA, Abdallah Boureima, le gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Tiémoko Meyliet Koné, le président de la BOAD, Serge Ekue, et le président du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers, Mamadou Ndiaye.ADL/ASG/ESF

Covid-19 : la course au vaccin

https://www.financialafrik.com/wp-content/uploads/2020/09/Vaccins-Covid-19.png Figure de Statista montrant la course au vaccin Covid-19 dans ses différentes phases.
Au 4 septembre 2020, aucun vaccin n’était encore mis sur le marché.
Cela bien que la Russie ait annoncé, avant même la fin de l’étude de phase III, le lancement de son vaccin Spoutnik V à partir de janvier 20201. En fait, 9 vaccins contre le SARS-CoV-2 sont en ce moment dans cette phase 3, dernière étape avant le lancement. Dans cette phase, rappelle Statista, les essais portent sur des groupes de
centaines voire milliers de personnes et ont pour but de définir le
rapport bénéfices/risques du vaccin afin d’obtenir son autorisation
de mise sur le marché.
Comme le montre l’infographie de Statista ci-dessus, basée sur le recensement de l’OMS analysé par The Guardian, plus de 170 équipes de recherche à travers le monde planchent actuellement sur l’élaboration d’un vaccin contre le SARS-CoV-2. D’après les dernières données disponibles en date du 4 septembre, 18 laboratoires étaient engagés dans la deuxième phase des essais cliniques et 9 projets avaient atteint la troisième phase, c’est à dire les essais à grande échelle.
Parmi ces derniers, Spoutnik V, le vaccin développé par la Russie, dont les tests
cliniques ne sont pas encore terminés mais qui a déjà reçu une autorisation de
commercialisation dans le pays pour le 1er janvier 2021, ainsi que le projet actuellementà l’arrêt du laboratoire AstraZeneca.  Albert Savana https://www.financialafrik.com/

Covid-19-Contingent sénégalais de retour de Gambie – Près de 300 militaires testés positifs

https://www.leral.net Le virus fend les rangs du contingent sénégalais de retour de la Gambie et selon Kritik, près de trois cents militaires sont testés positifs.
Sur les six cents (600) éléments du 3ème Contingent Sénégalais de Mission de la CEDEAO en Gambie (MICEGA, arrivés au Sénégal depuis le 02 septembre dernier et bloqués à Toubacouta pour des raisons de test au Covid-19, près de trois cents (300) sont positifs.
Pour rappel, la Gambie fait face à une flambée de cas positifs et a atteint la barre des 100 morts.

Les bonnes pratiques en matière de planning familial doivent être maintenues pour limiter les effets de la crise sanitaire Par Amy Sakho

http://www.enqueteplus.com La santé de la reproduction et la planification familiale font partie des priorités du Dossier d’investissement du Sénégal dans le cadre du Mécanisme de Financement Mondial (Global Financing Facility). Cela démontre la détermination de l’État du Sénégal à avancer sur ces problématiques.
En effet, le gouvernement du Sénégal montre un engagement ferme afin que plus aucune femme ne meure en donnant la vie et qu’il n’y ait plus de morbidité infantile ou infanto-juvénile évitable. Un grand pan de cette démarche est inscrit dans la stratégie nationale pour la Planification Familiale.
Le Sénégal, grâce à son taux de prévalence contraceptive satisfaisant 25,4℅1 -même s’il reste en deçà de certains pays de la sous-région (au Burkina Faso 26% pour l’ensemble des femmes et 30,3% pour les femmes mariées)2 peut compter sur le dispositif d’accompagnement mis en place au niveau de la chaîne d’approvisionnement (JEGGE SI NA–AKSI NA assuré par la Pharmacie Nationale d’approvisionnement, Pharmacie Régionale d’approvisionnement) 3 avec l’objectif qu’aucune femme, en zone urbaine ou rurale, ne soit privée des médicaments adaptés à ses besoins en matière de contraception. Le contraste est fait avec le suivi des grossesses ; les dispositifs de prise en charge garantissent un accompagnement à terme au profit des nouvelles mamans et de leurs nouveau-nés.
Ces mesures ne sauraient être retardées par l’avènement de la pandémie au Sénégal en Mars 2020. Les services de santé néonatale et de planification familiale doivent être séparés de ceux prenant en charge les cas de Covid-19 afin de garantir la sécurité des patientes. Ainsi, en suivant les dispositions mises en pratique pour l’endiguement de la pandémie, les femmes peuvent se procurer les contraceptifs au poste de santé le plus proche, munies de leurs masques. Dans les structures médicales, toutes les mesures barrières doivent être respectées : se laver les mains avant l’entrée (mise à disposition de matériels de lavage), respecter la distanciation sociale de 1m entre chaque femme, tousser dans le creux du coude, etc.
Tout en réduisant les déplacements inutiles, les femmes doivent continuer à assurer leurs occupations quotidiennes au sein de leurs foyers. Avec le soutien de leurs conjoints, elles peuvent se rendre au poste de santé en toute sécurité afin que le principe du choix puisse être respecté. Les professionnels de santé, notamment les pharmaciens, doivent prendre en charge les besoins des jeunes et des femmes en contraceptifs de qualité, dans le respect de l’anonymat, favorisé par le port du masque.
Du côté du secteur privé, les industriels fournisseurs de produits contraceptifs de qualité doivent veiller à ce que l’approvisionnement ne soit jamais interrompu en cette période de crise, en faisant adopter le strict respect des mesures de lutte contre le Covid-19 tout au long de la chaîne de valeurs. De même, pour maintenir un bon niveau d’accès à une information de qualité sur la santé de la reproduction et la planification familiale, les fournisseurs de service doivent mettre en place des dispositifs de télé-animation pour les animatrices des centres d’appels (Lydia Call Center, Adama Call, etc.) afin de respecter les mesures de distanciation sociale.
1 Enquête Démographique de Santé/ Continue 2018 (EDSc)
2 Site du partenariat de Ouagadougou et track20.org
3 Je suis proche, je suis là
Finalement, toutes ces dispositions sanitaires ont le même objectif : permettre aux femmes et aux jeunes de pouvoir assurer le respect de leurs droits sexuels et reproductifs. C’est seulement lorsqu’ils pourront réellement décider par eux-mêmes du “qui”, du “quand” et du “où” que nous pouvons espérer des générations futures plus épanouies.Amy Sakho, Chargée de Programme et de communication,AJS (Association des JuristesSénégalaises),Coordonnatrice du comité de plaidoyer pourl’accès à l’avortement médicalisé en cas de viol et d’inceste

L’ex-patron de l’IGE Francois Collin nommé SG-adjoint à la présidence

https://www.dakarmatin.com François Robert Lat Collin, qui a occupé le poste de Vérificateur général de l’Inspection générale d’État (IGE) pendant sept (07) ans, a été nommé Secrétaire général adjoint à la présidence de la République.
Selon Libération qui vend la mèche dans sa parution de ce mercredi, le fils de Jean Collin, l’ancien homme fort du Palais sous Abdou Diouf, devient ainsi l’adjoint de Mahammed Boun Abdallah Dionne.

FLEUVE SÉNÉGAL : L’OMVS LANCE UNE ALERTE À LA CRUE

Dakar, 8 sept (APS) – L’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a lancé l’alerte à la crue en perspective d’éventuels débordements du fleuve.
Dans un communiqué, l’OMVS appelle les populations riveraines de la vallée et du delta du fleuve à ’’rester vigilantes au passage de l’onde de crue, à et à prendre toutes les dispositions nécessaires pour faire face à d’éventuels débordements du fleuve’’.
Le communiqué parvenu à l’APS, ajoute qu’en amont, le barrage de Manantali continue à stocker l’eau et écrêter la crue du Bafing.
L’OMVS rappelle qu’à ’’l’atteinte de la côte d’alerte, des débordements de fleuve peuvent subvenir notamment en cas de nouveaux épisodes pluvieux dans la zone’’.
’’L’hivernage s’est bien installée dans le bassin du fleuve Sénégal et une pluviométrie importante a été enregistrée durant le mois d’août et le début du mois de septembre dans la vallée du fleuve Sénégal’’, selon l’organisation.
Elle souligne que ’’ces pluies couplées aux apports des affluents non contrôlés ont engendré une montée des eaux à Bakel et Matam où les cotes d’alerte sont susceptibles d’être atteintes dans les prochains jours’’.SBS/OID/AKS

Financement Des Risques De Catastrophes : Depuis 2014, L’Etat Du Sénégal A Encaissé Plus De 22 Milliards F CFA De L’ARC

Le Groupe African Risk Capacity (ARC), mutuelle panafricaine de gestion des risques, dont le rôle consiste en la mise en œuvre d’un mécanisme de financement des risques de catastrophes, a accordé au Sénégal des indemnités de l’ordre de 40 millions de dollars depuis 2014, pour le compte de 7 contrats d’assurance, soit plus de 22 milliards de francs CFA, a-t-on appris de ses responsables.
Le Sénégal a versé depuis 2014 quelque 22,2 millions de dollars de primes d’assurance et reçu des indemnités de l’ordre de 40 millions de dollars, a indiqué le nouveau directeur général de la mutuelle panafricaine, le Sénégalais Ibrahima Cheikh Diong, mercredi à Dakar, au cours d’une conférence de presse.
Sur la base de son profil de risque, le Sénégal a versé 3 millions de dollars tous les ans depuis 2014, recevant en retour 40 millions de dollars, 16 millions en 2014 et 23 millions en 2019, a détaillé Massamba Diop, coordinateur de l’ARC pour le Sénégal.
La mutuelle panafricaine de gestion des risques, créée en 2012 par l’Union africaine, est une agence spécialisée qui a pour but d’aider les pays africains à bien anticiper et gérer les catastrophes naturelles.
L’ARC se présente ainsi comme « une solution africaine qui permet de répondre aux impacts des évènements climatiques extrêmes. Cette solution consiste en la mise en œuvre d’un mécanisme de financement des risques de catastrophes aidant les États membres à améliorer leur capacité de planification, de préparation et de réponse face aux changements climatiques, protégeant ainsi la sécurité alimentaire de leurs populations les plus vulnérables’’, selon un communiqué.
« C’est une offre intégrée, holistique et elle consiste, outre les réponses financières, à offrir un appui technique qui permet à nos Etats d’avoir une meilleure visibilité sur leur profil de risque en rapport avec les changements climatiques, de renforcer leurs capacités et à être prêts une fois que la catastrophe a lieu », selon son nouveau directeur général.
M. Diong, élu à l’unanimité des membres de la conférence des parties de l’ARC en juin 2020, en remplacement du Guinéen Mohamed Béavogui, précise que l’ARC « n’offre pas que des polices d’assurances mais plutôt des services intégrés » à l’endroit de ses pays membres.

A travers sa filiale financière ARC Limited (Ltd), la mutuelle panafricaine permet à ses pays membres d’avoir suffisamment de ressources financières de telle sorte que les premières aides qu’on apporte aux populations en cas de catastrophes proviennent de l’Etat et de l’assurance souveraine qu’offre l’ARC.

« De 2014 à ce jour, 62 contrats d’assurance ont été signés par les États membres représentant 101.7 millions USD de primes versées pour une couverture d’assurance totale de 722 millions USD en vue de la protection de 72 millions de personnes vulnérables dans les pays participants », a révélé Lesley Ndlovu, directeur exécutif de ARC Limited.
Outre la couverture d’assurance qu’elle offre, l’ARC prévoit également de lancer en 2021 un nouveau produit destiné à aider les pays membres à lutter contre les inondations.
Ce produit est déjà en phase pilote en Côte d’Ivoire, au Ghana, en Gambie et au Togo et sera disponible pour tous les Etats membres, selon les responsables de l’ARC.
De même, l’ARC, en collaboration avec le Centre africain pour le contrôle et la prévention des maladies (Africa CDC) est en train de travailler sur des outils de modélisation COVID-19 pour l’Afrique afin de permettre à ses membres de mieux gérer cette pandémie et de venir en aides aux populations qui en ont le plus besoin, ajoutent-ils.
La question liée au genre dans un contexte de gestion des risques de catastrophes est aussi une des thématiques phares de l’institution.
Aussi la mutuelle panafricaine intègre-t-elle « systématiquement une perspective de genre dans ses opérations et politiques dans le but de transformer les approches de gestion des risques de catastrophes pour garantir l’égalité entre les femmes et les hommes vulnérables dans les États membres de l’ARC ».APS

Thiès/Inondations : Aly Ngouille Ndiaye promet de donner réponse par des actes.

https://www.dakaractu.com/ À cause des dégâts causés par les fortes pluies de ces derniers jours, le ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye a procédé à une tournée au niveau des points critiques, mais aussi des différents dalots de la cité du rail pour cerner le noeud gordien du problème. Une visite écourtée par la pluie et lors de laquelle, le ministre de l’intérieur était accompagné du gouverneur de région, Mouhamadou Moustapha Ndao, du maire de ville, Talla Sylla et de l’honorable député, Abdou Mbow. Après constat, le ministre de l’intérieur compte, dans la mesure du possible, dispatcher les tâches en mettant, dans le cadre du plan de lutte contre les inondations, une partie dans le plan Orsec et les autres points critiques dans le programme décennal de gestion des inondations.

Audit des 750 Milliards Fcfa : Ousmane Sonko crache sur l’ouverture probable d’une enquête parlementaire.

https://www.dakaractu.com/ « Tant que Macky Sall sera à la présidence, rien ne sera transparent », a soutenu Ousmane Sonko alors qu’il se prononçait sur l’audit des 750 milliards FCFA du plan décennal de lutte contre les inondations. Sur les propositions d’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire, l’opposant botte en touche et donne ses raisons. « Il n’y a pas d’Assemblée nationale pour songer auditer les 750 milliards FCFA. Ce sont des escrocs et des blanchisseurs d’escrocs », a-t-il qualifié les députés de la majorité. Sur un autre registre, il s’est appesanti sur une éventuelle candidature du président Macky Sall qu’il juge impossible. « On doit emprisonner tous ces alliés qui défendent cette thèse », a-t-il laissé entendre. Ousmane Sonko se prononçait à l’issue d’une visite auprès des sinistrés des inondations à Keur Massar.

Résumé de la conférence de presse de Ousmane Sonko

http://yerimpost.com Nous avons convié la presse à cette rencontre qui été précédée par une visite sur des sites inondés, visite que nous comptons réitérer si possible. Le spectacle de ces populations obligées de vivre dans des conditions de confort et d’hygiène quasi inhumaines était triste et désolant.
Nous aimerions avant tout exprimer toute notre sympathie à chaque Sénégalais touché par les inondations qui paralysent une large part du pays.

Nous aurions souhaité pouvoir rendre visite à chacun d’eux et lui apporter notre réconfort et notre soutien.

Cependant, le temps et les moyens ne nous le permettent pas. Qu’ils sachent néanmoins que nous sommes de tout cœur avec eux et que nos prières les accompagnent, pour que cette situation soit rapidement réglée avant qu’elle n’engendre plus de dommages.
Les services météorologiques annoncent plus de pluie à venir, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi. La pluie comporte en effet des bienfaits innombrables, si on pense aux animaux et aux agriculteurs. Malheureusement, nos services publics ont failli à prémunir les populations contre les désagréments de la pluie.
Nous présentons nos condoléances aux familles des victimes et invitons la population à faire preuve de prudence. En effet, au-delà de l’inconfort et des dangers immédiats, les inondations et autres flaques d’eau peuvent être source de maladies hivernales très dangereuses. Nous magnifions les actes de solidarités qui sont enregistrés un peu partout et appelons ainsi chaque Sénégalais à prêter main forte aux sinistrés dans la mesure de ses moyens et capacités. C’est en ces moments que les peuples forts montrent leur solidarité et leur résilience pour en sortir grandis et encore plus forts. Nous appelons de nouveau nos militants à répondre de la même manière qu’ils ont répondu au don de sang et aux VAP, aujourd’hui le peuple a plus que jamais besoin de leur sens du don de soi pour assister les populations.
Cette situation qui a plus que duré est loin d’être une fatalité. Bien au contraire ! Plusieurs pays enregistrent bien plus de pluies que le Sénégal, sans pour autant subir des inondations qui perdurent. Ces inondations qui font subir le pire supplice aux populations ne sont pas dues à une pluviométrie extraordinaire ou au débordement de cours d’eau. En vérité la majorité des localités affectées ont été rendues vulnérables par l’inexistence de politiques publiques d’aménagement, d’assainissement, de VRD (Voirie et Réseau Divers). Des personnages véreux ont pu, avec la complicité de ceux qui nous gouvernent, procéder au morcellement sauvage du sol, sans aucun égard pour les règles d’urbanisation les plus rudimentaires.
La situation a été exacerbée par la boulimie, l’insatiabilité, mais surtout, l’implacabilité d’un gouvernement qui crée inlassablement des prétextes pour entamer des travaux infrastructurels, aussi onéreux qu’impertinents et ridicules, pour s’enrichir ainsi que ses proches et amis, faisant fi des besoins élémentaires de ses administrés. Un gouvernement insensible aux larmes et aux souffrances d’une population à laquelle tous les services sociaux de base font défaut. Un gouvernement incompétent et incapable de diagnostiquer les problèmes, d’évaluer et de catégoriser les besoins, de prioriser et coordonner l’action publique. Un gouvernement enfermé dans son univers et qui n’est là que pour lui-même.
Le Président Macky Sall déroule les priorités de ses bailleurs qui cherchent des débouchés pour leurs entreprises. L’argent qui aurait dû assainir nos villes est enseveli à Diamniadio, sous le ter, sacrifié sur l’autel de l’incompétence et de l’absence de vision du président.
Une faible vision qui se limite à des infrastructures à Dakar. Il n’a même pas mentionné les inondations dans les localités autres que Dakar.
Hier soir nous avons assisté à un show présidentiel, voulant mettre les souffrances actuelles qu’ils infligent aux populations sur le dos des changements climatiques. Cette souffrance des populations relève de la responsabilité personnelle et exclusive du président Macky Sall et son gouvernement de milliardaires. Un gouvernement qui s’est enrichi au lieu de s’occuper des populations. Un gouvernement qui affame son peuple, avant d’envoyer la 1e dame lui donner des miettes pour lui baliser le chemin pour qu’il vienne bluffer de nouveau les pauvres Sénégalais.
Qu’en est-il du programme de + ou – 750 milliards qu’il prétend avoir injectés et avec lesquels il aurait réglé la question des inondations ? La vérité est qu’ils ont à peine réalisé le 10e de ce qu’ils ont annoncé. La question de l’assainissement a été abandonné depuis 2014, tandis que les moyens ont été détournés.

Leur programme décennal d’investissement prioritaire 2012-2022 pour mettre fin aux inondations sur l’ensemble du Sénégal devait s’étaler sur 3 phases :

un plan d’urgence 2012-2013 de 69,6 milliards
un programme à court terme 2014-2017 de 339,6 milliards
un programme à moyen long terme 2017–2019 et 2019-2022 de 336,6 milliards.
Et voilà que le président nous parle de plan d’urgence, une étape qui aurait dû être bouclée depuis 2013.Il sait bel et bien que les montants sus cités n’ont pas été investis où de droit. Il a cru tirer avantage de la faible pluviométrie des années subséquentes pour déclarer mission accomplie. L’intelligence aurait voulu qu’il profite de cette accalmie pour faire les travaux d’assainissement nécessaires. Raison pour laquelle la coalition JOTNA exige un audit des fonds prévus pour le plan décennal d’investissement prioritaire. D’aucuns pensent malheureusement à une commission parlementaire.
Malheureusement, nous n’avons pas une assemblée nationale capable de mettre sur place une commission d’enquête. Notre assemblée est juste une usine de blanchiment de détourneurs de fonds publics, quel que soit l’organe ou la personne qui les a épinglés.
L’incurie de Macky Sall et de son gouvernement est mis à nu par l’absence de proactivité à la suite de la publication, le 27 avril 2020, du communiqué final Prévisions Saisonnières des caractéristiques Agro-hydro-climatiques de la saison des pluies pour les zones Soudanienne et Sahélienne (PRSEASS – 2020), par plusieurs organisations, en collaboration avec l’Organisation météorologique mondiale.
Ce document avertissait clairement sur des « quantités de pluies supérieures à équivalentes aux moyennes saisonnières 1981-2010 sont attendues sur toute la bande sahélienne. Un démarrage précoce à normal, une fin tardive à normale ».
Ces organisations ont également annoncé un risque d’incursion d’essaims de criquets pèlerins et enjoignent les gouvernements de prendre les mesures préventives. Quelles mesures le gouvernement a-t-il prises ? J’appelle le gouvernement à suivre immédiatement ces recommandations, plutôt que d’attendre le dernier moment pour dire que « le président est entré dans une colère noire » soi-disant.
Nous exigeons du Président Macky Sall qu’il nous débarrasse d’organes budgétivores et inutiles (CESE, HCCT, Haut Conseil du Dialogue social, etc.). Le Président Macky SALL doit avoir pitié de la population et fermer ses structures pour utiliser l’argent pour améliorer le bien-être des populations. Qu’il arrête de distribuer l’argent du peuple dans des postes bidons et vides et autres caisses noires.
Vu la situation actuelle du pays, il est indécent de prétendre allouer 2 milliards à un chef de l’opposition. Et il est encore plus indécent de parler de 3e mandat pour un président qui, après 9 ans à un bilan quasi nul, en plus d’être éliminé d’office sans nulle équivoque de la course par la constitution.
Nous rappelons à Macky Sall qu’au soir de l’élection présidentielle de 2024, il ne sera plus président et il devra rendre compte. D’aucuns me diront qu’il faut plutôt négocier, le rassurer. Nous leur répondons que nous ne sommes pas là pour négocier avec qui que ce soit, ni pour rassurer qui que ce soit. Nous ne négocierons rien et avec personne sur le dos du peuple.

PASTEF LES PATRIOTES réaffirme sa posture d’opposition radicale n’acceptant aucun compromis et n’ayant en vue que l’intérêt du peuple,

Nous rappelons à Macky Sall, racine de tous les maux actuels du peuple sénégalais, qu’en 2024 par tous les moyens, le peuple souverain lui fera quitter le pouvoir.
Nous en profitons enfin pour exiger le respect du calendrier républicain. Que le bilan des élus soit fait et que le peuple sanctionne positivement ou négativement par à travers les urnes. Repousser les locales, soi-disant pour rationaliser les élections, ne vise in fine que le report des présidentielles.
La rationalisation souhaitée pourra avoir lieu après le départ tant souhaité de Macky Sall au lendemain des élections présidentielles de 2024.Ousmane SONKO Dakar, le 09 Septembre 2020

MALICK GAKOU, PRESIDENT DU GRAND PARTI : «Il m’est difficile de parler d’échec mais je ne peux pas parler de réussite en voyant les conséquences des inondations»

https://www.jotaay.net Le président du Grand Parti, Malick Gackou, en tournée sociale dans le pays a profité de sa présence dans la commune de Ndiarème Limamoulaye pour se prononcer pour la première fois sur les pluies diluviennes enregistrées ces derniers jours dans le pays.
Devant ses militants, Malick Gackou a d’abord rappelé le téléthon qu’il avait initié lorsqu’il était aux manettes. «Lorsque j’étais président du Conseil régional de Dakar, j’avais initié un téléthon pour permettre de venir en soutien à la population de la banlieue. Ce téléthon nous avait permis de récolter 100 millions de F Cfa que nous avons utilisés pour acheter des pompes et d’autres matériaux pour lutter contre les inondations.
Et le résultat, tout le monde le sait», rappelle Malick Gakou.
En ce qui concerne le plan Orsec et les 750 milliards du Plan décennal, Malick Gakou est catégorique. «Les inondations, c’est une problématique complexe et difficile. Dans la banlieue et partout au Sénégal, nous avons une urbanisation sauvage qui agresse la possibilité de créer les conditions d’une ville à la hauteur de l’ambition que nous avons», fait-il savoir. A la question de savoir si le plan est un échec ou non, il répond  : «il m’est difficile de parler d’échec, parce que je ne sais pas les fondamentaux de ce plan Orsec, mais je ne peux pas parler de réussite en voyant les conséquences des inondations, particulièrement dans la banlieue. Ce qui importe pour moi, c’est de nous mobiliser pour arriver à bout des difficultés que vivent les populations», conclut le président du Grand Parti.

Inondations à Yoff : Diouf Sarr au chevet des populations

https://www.beut7.com Lors de son discours adressé à la nation, le président Macky Sall a demandé aux autorités étatiques d’être aux côtés des populations en cette période où les inondations sont en train de faire des dégâts. Pour sa part, le ministre de la santé et de l’action sociale par ailleurs maire de la commune de Yoff a déployé de gros moyens pour soulager ses administrés. Il a envoyé 2 citernes, 10 motopompes, des milliers de masques de protection, des bottes et du carburant. Diouf Sarr a aussi annoncé que : “un projet communautaire en cours pour sortir définitivement du calvaire des inondations”.

Inondations 2020 : ThiernoAlassane Sall indexe la responsabilité de l’Etat et de ses collectivités locales !

https://www.dakarmatin.com L’ancien ministre de l’Energie, Thierno Alassane Sall, n’accorde aucun répit au régime auquel il a appartenu. Dans un entretien accordé à Dakaractu, le patron du « Républiques des Valeurs » indexe la part de responsabilité du gouvernement et des collectivités locales sur les fortes pluies tombées le week-end dernier. Des précipitations qui ont occasionné des inondations dans de nombreuses localités du pays.
Le leader du parti « Républiques des Valeurs », Thierno Alassane Sall, n’est pas resté insensible au sort des populations sinistrées après les pluies diluviennes du week-end dernier. L’ancien ministre de l’Energie a dit compatir à leurs souffrances. « C’est terrible de voir les images des cimetières envahis par les eaux. Même nos morts ne peuvent pas reposer en toute quiétude. C’est terrible de voir des maisons envahies, des voitures complètement noyées dans des eaux. Ce sont des images absolument terribles qui n’auraient dû plus jamais exister. Mais c’est le résultat du tableau clinique de l’échec patent du système à éradiquer. Les inondations sont un problème dont il (ndlr : le président Macky Sall) avait fait une priorité et qui était déjà là au moment de son arrivée » a indiqué à nos confrères de Dakaractu le président du parti « République des Valeurs », Thierno Alassane Sall.
L’ancien ministre de l’Energie et auparavant des Infrastructures — indexe la responsabilité de l’Etat et celle de ses collectivités locales dans ces inondations qui ont causé d’énormes dégâts sur l’étendue du territoire national. « Force est de constater que le gouvernement a une grosse part de responsabilité et beaucoup de collectivités locales, de mairies ont une grosse part de responsabilité dans ce qui est arrivé. Parce que le débat qu’on a eu récemment sur l’occupation des terres, des jardins publics, le découpage anarchique des rares réserves foncières qui existaient et qui ont été bâties et vendues dans des conditions opaques, tout ça contribue à réduire les espaces d’écoulement des eaux sans que des infrastructures adaptées ne soient mises en place parallèlement. Donc l’État est ses démembrements au niveau des collectivités locales ont une grosse part de responsabilité dans ce qui nous arrive actuellement » a taclé le natif de la capitale du Rail.
A l’en croire, le président de la République et ses hommes sont obnubilés par la question du troisième mandat ou pas, le statut du chef de l’opposition qui continue de déchirer l’opposition depuis le début de la reprise du Dialogue politique. « Nous sommes déjà à près de dix ans de gouvernance de Macky Sall, on voit bien quelles sont ses priorités et celles de son gouvernement. Tout le débat, ces derniers temps, c’était sur le Dialogue politique,sur le troisième mandat, sur le statut du chef de l’opposition, alors que le peuple est dans des abris provisoires, alors que tout le monde voyait venir cette pluviométrie importante. Heureusement qu’elle s’est déversée après le baccalauréat. Donc le plan ORSEC, c’est un acte de désespoir quasiment » a conclu l’auteur du livre, « Protocole de l’Elysée » qui a mis dans tous ses états le parti présidentiel.

LA SOCIETE CIVILE EXIGE UNE ENQUETE PARLEMENTAIRE

https://www.seneplus.com http://www.sudonline.sn Le Programme décennal de lutte contre les inondations (Pdli), d’un coût global de 767 milliards FCFA, continue de susciter des réactions, surtout avec les dégâts causés par les fortes pluies du week-end dernier
Le Programme décennal de lutte contre les inondations (Pdli), d’un coût global de 767 milliards FCFA, continue de susciter des réactions, surtout avec les dégâts causés par les fortes pluies du week-end dernier. La société civile, en l’occurrence Birahim Seck, coordonnateur du Forum civil, Amacodou Diouf, Président du conseil d’administration (Pca) d’action Humaine pour le Développement Intégré au Sénégal (Ahdis), et Guy Marius Sagna de FRAPP restent unanimes sur la nécessité de mener une enquête parlementaire pour faire la lumière sur cette importante manne financière dépensée dans le cadre de ce plan contre les inondations.

AMACODOU DIOUF, PCA AHDIS  : «J’ose espérer que l’Assemblée nationale prendra ses responsabilités pour mettre en place une commission d’enquête»

S’il s’avère vrai que cette enveloppe a été dégagée sans effets substantiels dans la lutte contre les inondations, il faut chercher à situer les responsabilités et prendre des mesures idoines (au nom du peuple et au nom de la sauvegarde des principes de reddition des comptes..). Pour se faire, le président devrait instruire les organes de contrôle à en faire un rapport exhaustif pour informer les Sénégalais. J’ose espérer que l’Assemblée nationale prendra ses responsabilités pour mettre en place une commission d’enquête si dans ce pays, ces gens se fient aux populations. Quid du contraire ? Les Sénégalais comptabiliseront ce fait dans le registre des frustrations et en conséquence prendront leurs responsabilités tôt ou tard. Seule une évaluation exhaustive et fidèle aux faits pourra nous conduire vers des conclusions sérieuses. Il faut l’exiger. Le président de la République peut voyager là où bon lui semble et n’importe quand. Cela va de son degré d’appréciation de la situation de crise et convoquer un conseil présidentiel sur les inondations ou au moins un conseil ministériel, y compris avec les impacts.

«JE NE CROIS PAS AU PLAN ORSEC»

Je ne crois pas au plan Orsec. Par conséquent, je ne pense pas que son déclenchement pourra aider à résoudre le problème. Aucun plan Orsec n’a sauvé ce genre de situation dans l’histoire de ce pays. Je profite de l’occasion pour marquer ma solidarité à l’endroit des impactés en milieu urbain et rural (des habitations et des ponts se sont effondrés en campagne), lancer un appel à l’endroit du secteur privé ainsi que des associations de la société civile humanitaires pour un appui conséquent pour sauver des vies humaines qui pataugent dans les eaux de pluies, exhorter le gouvernement à clarifier globalement la question du financement des inondations de 2013 à maintenant et de prendre les mesures idoines pour informer les Sénégalais d’une manière claire et pour sanctionner au besoin. Je rappele au gouvernement que dans pareilles circonstances, l’approche la plus convaincante est la tenue de sessions de haut niveau pour des mesures technico-politiques et de suivi des décisions au profit des populations»

GUY MARIUS SAGNA, FRAPP  : «CES QUESTIONNEMENTS AUSSI POSENT L’EXIGENCE DE LA NECESSITE D’UNE ENQUETE PARLEMENTAIRE…»

«Vraisemblablement, quand on voit la somme annoncée pour lutter contre les inondations et la réalité du nombre de localités affectées, 8 ans après l’accession du président Macky Sall au pouvoir, ça peut vouloir dire beaucoup de choses à la fois. Premièrement, ça peut vouloir dire qu’en réalité, ce n’est pas ce montant qui a été injecté dans la lutte contre les inondations. Que le budget alloué a été détourné, a fait l’objet d’une mauvaise gestion. Ça peut vouloir dire qu’en fait techniquement, ce qui a été utilisé pour lutter contre les inondations n’est pas adapté. Mais tous ces questionnements là posent la nécessité et, au niveau du FRAPP, nous l’avons affirmé et nous le réaffirmons d’un audit de la gestion de la lutte contre les inondations, d’un audit de la gestion des fonds annoncés et qui ont effectivement étaient utilisés. Le FRAPP exige que le programme de lutte contre les inondations soit audité. Deuxièmement, ces questionnements aussi posent l’exigence, si tenté que nous sommes en république, si tenté que nous sommes en démocraties, de la nécessité d’une enquête parlementaire au sujet de ce plan décennal de lutte contre les inondations au Sénégal. Nous ne demandons pas de mise sur pied de commission d’enquête parlementaire en fait opaque. Nous parlons de commission parlementaire réelle, forte, sérieuse. Pas d’une commission d’enquête qui ne soit sérieuse, qui soit politicienne. Donc nous pensons que cette question pose en tout cas cette nécessité d’une enquête parlementaire. Maintenant, ça va vouloir dire une troisième chose, que l’argent injecté dans la lutte contre les inondations n’était pas suffisant. Cela, en fait, nous amène à remettre sur la table une des revendications du FRAPP, à savoir une situation où le peuple sénégalais fait face à la pandémie du coronavirus mais également à une autre pandémie qu’on appelle inondation. Le FRAPP persiste et signe à dire qu’il est aujourd’hui nécessaire de supprimer le HCCT, de supprimer le CESE, de supprimer le CNDT, d’autant plus que le FRAPP a beaucoup plus fondé à poser ces revendications que je vous rappelle qu’en 2012, quand le président Macky Sall avait été élu, dès le mois de septembre, il avait décidé de supprimer le Sénat et quand on lui avait demandé pourquoi il supprimer le Sénat, il avait dit qu’il voulait utiliser les 8 milliards de budget du Sénat pour lutter contre les inondations. Or, les inondations de 2020 sont plus importantes que celles de 2012 ».

«MACKY SALL N’AVAIT PAS A VOYAGER»

« Le FRAPP pense que la grande majorité de la classe politique sénégalaise, avec à sa tête le président Macky Sall, manque d’empathie pour le peuple sénégalais qui souffre. Qui souffre sur le plan de la santé, qui souffre sur le plan de l’éducation, qui souffre sur le plan de la sécurité, qui souffre sur le plan du chômage, qui souffre sur le plan de l’analphabétisme, qui souffre sur le plan des inondations aujourd’hui. Parce que nous pouvons dire que nous sommes effectivement dans une période de guerre sanitaire mais également une période où nos populations sont les pieds dans l’eau. Donc, cette situation-là devait exiger du président qu’il reste avec son peuple, qu’il fasse corps avec son peuple. Et non qu’il se mette à voyager. Donc, nous pensons qu’effectivement le président Macky Sall n’avait pas à voyager. Mais, cela confirme tout simplement s’il en était encore besoin que le président Macky Sall est à des années-lumière des priorités et des préoccupations du peuple sénégalais. Lui, sa préoccupation, c’est de voir comment sanctionner le peuple malien qui a osé dire «IBK, dégage». Sa préoccupation, c’est de voir comment éviter que le Mali ne contamine la Côte d’ivoire, la Guinée et le Sénégal. Or, la préoccupation de nos autorités aurait dû être le peuple sénégalais qui est en train de souffrir. Et aux souffrances du peuple sénégalais est venue s’ajouter une autre souffrance qui s’appelle les inondations».

BIRAHIM SECK, FORUM CIVIL « Une Assemblée nationale à la hauteur de ses responsabilités…devrait convoquer les Ministres en charge de la lutte contre les inondations ».

«Une Assemblée nationale à la hauteur de ses responsabilités de représentation du peuple devrait immédiatement convoquer les Ministres en charge de la lutte contre les inondations. Sept cent cinquante (750) milliards de FCFA pour récolter ces scènes de désolation. Une faillite réelle de la politique d’infrastructures de prévention contre les intempéries. La reddition des comptes était pourtant un engagement fort du Président de la République». Jean Michel DIATTA

Inondations,statut du chef de l’opposition et la magistrature : Birahime Seck alerte sur un réel danger pour la population…

https://www.dakaractu.com Dans cet entretien avec Dakaractu, le coordinateur du Forum Civil, Birahime Seck est largement revenu sur les différentes questions de l’actualité à savoir les inondations, le statut du chef de l’opposition et l’indépendance de la justice.
Pour le coordinateur du Forum Civil, l’État a manqué de bonnes stratégies pour sortir la population de ces problèmes récurrents des inondations.
À cet effet, il invite à un audit de tous les responsables qui sont liés à cette question.
Pour la question du statut du chef de l’opposition, Birahime Seck de souligner que c’est un débat inopportun sans fondement surtout dans ce contexte marqué par une pauvreté extrême un peu partout dans le pays.
Birahime Seck alerte également sur les dangers qui peuvent découler de la loi portant sur l’âge de la retraite des magistrats au Sénégal…

Inondations à Kaolack : Mimi Touré remet son appui aux populations au Préfet et gouverneur

https://directnewsinfo.com La ville de Kaolack particulièrement vulnérable aux inondations a également beaucoup souffert de la pluviométrie exceptionnelle qui s’abat sur le pays. Mimi Touré native de la ville de Mbossé a envoyé quelques uns de ses collaborateurs remettre sa contribution matérielle directement au gouverneur et au préfet de Kaolack.  Selon son représentant Macodou Diop, le gouverneur et le préfet agissent pour le compte de la population, pour l’interêt général et ils en feront un usage équitable et non partisan.

 Gestions des inondations : «Les populations n’ont pas senti les 750 milliards investis dans la gestion des inondations» (Ya Fatou Coulibaly)

https://www.dakaractu.com/ La série d’inondations qui a frappé plusieurs localités du pays n’a pas épargné Grand Médine, un quartier situé dans la commune de la Patte d’Oie. En effet, plusieurs maisons de ce dit quartier sont sous les eaux pluviales. Ce que déplore Ya Fatou Coulibaly, présidente du mouvement Bokk Gueum-Gueum qui appelle à plus de rigueur dans la gestion des inondations surtout dans ce quartier de la capitale.
« Le quartier de Grand Médine est très touché par les inondations mais on peut dire que cette situation ne date pas d’aujourd’hui. Chaque année des inondations sont enregistrées  dans cette partie de la commune de la Patte d’Oie. En 2012 nous avions vécu la même situation. J’avoue que si les autorités avaient accordé beaucoup plus  d’importance à ce problème, nous ne serions pas dans ce calvaire que nous vivons aujourd’hui », déplore la responsable politique.
Pour Ya Fatou Coulibaly, les populations n’ont pas senti les 750 milliards investis par les autorités dans la gestion des inondations comme l’ont annoncé les autorités. « Quand l’Etat dit que 750 milliards sont investis dans le plan décennal  de gestion des inondations  ça pose problème car les populations ne l’ont pas senti. Et en tant que population si nous ne l’avons pas senti, c’est parce que les ouvrages nécessaires pour la lutte contre les inondations n’ont pas été réalisés les zones inondables ».
À cet effet, Ya Fatou Coulibaly appelle les autorités à revoir la gestion  des fonds destinés à la gestion des inondations. Elle appelle également le chef de l’État à revoir l’assainissement des grandes villes du pays. « Nous appelons les autorités à mieux revoir la gestion de ces fonds, car il y a des incohérences par rapport à la réalité sur le terrain. Nous invitons également le président de la République à revoir l’assainissement des grandes villes du pays car les populations sont fatiguées ».

Le Colonel Abdourahim Kébé sur les inondations à Saint-Louis : «C’est un aveu d’échec du maire et de son beau-frère»

https://www.dakaractu.com/ Pour le colonel Abdourahim Kébé, les inondations qui ont frappé une grande partie de Saint-Louis prouvent à suffisance que le maire Mansour Faye et son beau-frère, le président Macky Sall, ont échoué dans la gestion du pays et de la ville de Saint-Louis en particulier.
« Il (Mansour Faye), s’est exprimé comme un opposant. Ce qui est incohérent par rapport à sa position. Sa requête, genoux à terre, prouve que son beau frère, le président de la république, a échoué », souligne l’homme  politique au terme d’une visite effectuée auprès des familles victimes des inondations.
Le colonel Abdourahim Kébé dénonce également la demande de restructuration des quartiers inondés de la ville faite par Mansour Faye à l’endroit du président Macky Sall, avant  d’inviter les autorités à distribuer « les stocks restants de l’aide alimentaire aux victimes des inondations. « Il ne faut pas qu’ils attendent les prochaines échéances électorales pour les distribuer. Nous sommes dans une situation d’urgence. Ces denrées doivent être mises rapidement à la disposition des populations sinistrées ».

SONKO : «TOUS CEUX QUI PARLENT DE 3E MANDAT MÉRITENT LA PRISON»

http://www.emedia.sn Ousmane Sonko est intransigeant. Il ne veut pas entendre parler de troisième mandat. Car, pour lui, le président de la République est en train d’exercer son deuxième mandat et qu’il quittera le fauteuil présidentiel, qu’il le veuille ou pas. Il a fait ce discours musclé lors de son face à face avec la presse après qu’il a visité les zones inondées de la banlieue de Dakar. « Nous considérons que la décence interdit dans ce pays que les gens osent parler de troisième mandat. Tous ceux qui parlent de troisième mandat méritent la prison parce que ce sont des pyromanes. Nul ne peut faire deux mandats consécutifs. C’est du français ». Foncièrement contre ce débat sur la question du troisième mandat, Ousmane Sonko estime que même si la constitution permettrait à Macky Sall de se présenter pour une troisième fois il devrait le refuser d’autant plus qu’il n’a présenté aucun bilan qui milite en sa faveur. « Il a fait 7 ans dans ce pays et, son bilan, est zéro. A part emprisonner et radier des opposants, il n’a rien réalisé d’autres », a déclaré Ousmane Sonko. Et d’ajouter  : « il n’y a pas de bilan dans le secteur de l’emploi, pas de bilan dans le secteur de l’assainissement encore moins dans le secteur de la Santé. L’Education, n’en parlons pas. Aucune des universités du Sénégal ne fonctionne. Ce pays n’appartient pas à ceux qui parlent de troisième mandat. Ils ne l’ont pas hérité ».
D’après Ousmane Sonko, que Macky Sall prépare ses valises car il ne lui reste que 3 ans au pouvoir. « Qu’il se le tienne pour dit. Au soir de l’élection présidentielle de 2024, il ne sera plus président. Après, il va rendre compte, lui et tous ceux qui sont autour de lui », prévient-il.

Les incohérences de Mr SONKO Par Aly Nguer Faye

Mr SONKO, comme à son habitude, mélange détresse, calamité et opportunisme politique. L’heure n’est pas aux actes populistes, mais a la recherche de vraies solutions.
Durant sa conférence de presse, je m’attendais à ce qu’il nous donne sa solution ou sa formule, mais pas nous servir du déjà entendu, déjà connu, déjà vu de tous, bref un réchauffement non climatique mais politique. La dissolution du HCCT, DU CESE, de Haut conseil du dialogue sociale, est un dénominateur commun de tous les sénégalais.
La république kléptocratique dans laquelle nous vivons depuis 8 ans n’est pas une nouveauté.
Par contre je suis déçu par les incohérences dont il a fait montre.
Dire que Macky Sall en justifiant les inondations par un changement climatique relève de la farce, et revenir 3 minutes plus tard affirmer que les fortes pluies ont été causées par l’avènement d’un nouveau cycle pluviométrique, comme si l’entrée dans un nouveau cycle n’est pas un changement climatique me cause problème.
Montrer son indifférence sur la question du statut du chef de l’opposition et faire son choix sur Abdoulaye WADE comme chef de l’opposition, est une autre incohérence.
Dire que nous ne participons pas au dialogue nationale et avoir un représentant dans les négociations en vue d’un consensus en la personne de Aldiouma Sow est une autre incohérence.
Bref voilà quelqu’un qui as passé 1h de temps à critiquer sans apporter la moindre solution.
Parce qu’il n’en a pas !
J’ai parcouru les 234 pages de son livre SOLUTIONS et je n’y ai trouvé aucune page ou il parle de résolution des inondations, dans le chapitre 11 intitulé Protéger le Sénégal et les sénégalais il ne parle aucunement de la gestion ni de cadre de vie ni d’aménagement urbain,
Par conséquent attendez-vous que Monsieur SONKO soit lui-même surpris comme Macky Sall par l’ampleur du désastre causé par les inondations, s’il était accidentellement élu.
Aly Nguer Faye membre du secrétariat national à la jeunesse chargée de structuration et la vie politique

L’opposition Dort…Sonko Se Réveille Et Impose Son Style

https://www.xibaaru.sn Les populations dans la souffrance  : Une partie de l’opposition dort, Ousmane Sonko se remue
Les populations sénégalaises se trouvent dans le désarroi avec les dégâts causés par les inondations. Elles sont désarmées et ne savent plus quoi faire face aux intempéries. Elles se sentent lâchées de partout. L’opposition est devenue inexistante pour leur apporter son soutien. Le Parti démocratique sénégalais (PDS) se signale par son inertie depuis que son appareil est confisqué par les partisans de Karim Wade, et que l’ancien Président de la République Me Abdoulaye Wade, son secrétaire général national est dans son confinement avec la covid-19.
Le parti Rewmi est devenu inexistant. Son leader Idrissa Seck se trouve toujours plongé dans son silence. Même attitude observée du côté de And Taxaawu Sénégal dirigé par Khalifa Sall. Ce dernier, depuis sa sortie de prison, a abandonné le champ politique. Afin de se signaler, le PDS ainsi que l’ACT à travers son bureau politique se contentent d’un communiqué de presse très lapide.
Un seul leader de l’opposition est en train de se signaler. C’est le leader de Pastef Ousmane Sonko qui ose partout apporter son soutien aux populations. Ousmane Sonko est dans les eaux, il se montre au front et c’est lui seul, le seul opposant à être à l’attaque. Ousmane Sonko s’érige comme étant le véritable patron de l’opposition au Sénégal à l’heure actuelle.
Ousmane Sonko se retrouve à l’heure actuelle sur les traces de Me Abdoulaye Wade qui fut farouche opposant du régime socialiste sous le Président Abdou Diouf. Il est le seul à investir le champ politique national, pendant que les autres membres de l’opposition deviennent inexistants. Ousmane Sonko en est à même d’imposer son style, et à se montrer comme l’alternative au régime du Président Macky Sall.
Ousmane Sonko a vraiment le champ libre pour s’ériger enfin en véritable leader de l’opposition.

«Nio Lank» Pour Une Fusion Des Plateformes Engagées Dans La Lutte Citoyenne

http://www.walf-groupe.com Dakar est sous les eaux depuis le début du mois de septembre. Il y a des inondations qui ont coûté la vie à des Sénégalais sans compter les dégâts matériels.
Peinée par cette situation, la Société civile, à travers la plateforme Nio Lank «appelle l’Etat à mobiliser, sans délai, tous les moyens nécessaires pour secourir les familles touchées par les inondations et trouver une solution définitive à ce problème dont il est le seul responsable». Elle a lancé, cet appel, depuis le siège du Frapp, hier. La Société civile a saisi l’occasion pour annoncer l’arrivée de nouveaux adhérents dans ses rangs. «La rencontre a servi de cadre pour renouveler les instances dirigeantes du collectif et préparer un projet de fusion avec les autres plateformes engagées dans la lutte citoyenne. Ainsi, deux nouveaux co-coordonnateurs ont été portés à la tête du collectif. Il s’agit de Pape Abdoulaye Touré, membre du mouvement ‘Sénégal Notre Priorité’ (Snp), Mourtalla Seck, membre du mouvement ‘Génération Forces Citoyennes des Valeurs’ (Gfcv)», annoncent-ils.
Les amis de Guy Marius Sagna ont en outre exprimé le besoin d’être plus efficaces dans la lutte. «Considérant que la multiplicité des plateformes fragilise la lutte citoyenne,  l’Assemblée Générale de Nio Lank appelle toute les forces vives de la Nation à agir dans une dynamique unitaire pour prendre en charge, avec plus d’efficacité, les revendications sociales et démocratiques des Sénégalais. C’est ainsi qu’elle a donné mandat aux deux nouveaux co-coordonnateurs de prendre contact avec les responsables des autres plateformes citoyennes en vue d’une fusion», lancent-ils.
D’après la nouvelle équipe, le nouveau front aura pour missions essentielles de «veiller à une gestion saine et transparente de nos ressources naturelles, de combattre la vie chère et la spoliation foncière, de sauvegarder la démocratie contre toute forme d’agression par le régime en place». Mais en attendant, le groupe a tenu à manifester sa solidarité à toutes les victimes des inondations.Émile DASYLVA

Dialogue politique : 23 accords,2 désaccords et 5 points en suspens

https://www.dakarmatin.com La Commission politique du Dialogue national dirigée par le général Mamadou Niang a clôturé, hier, la première phase de ses travaux, à l’issue desquels 23 points ont fait l’objet de consensus.
Selon L’AS, il s’agit, entre autres, de l’élection du maire et du président de conseil départemental au suffrage universel direct, tête de liste majoritaire, de l’harmonisation du pourcentage de la répartition des sièges des élections départementales, du principe de financement des partis politiques…
Il y a eu deux points de désaccord dont la question du cumul de la fonction du chef de l’État et chef de parti et le statut du chef de l’opposition.
Cinq questions restent en suspens. Les  conclusions seront synthétisées dans un rapport définitif, mercredi prochain, avant d’être transmis au président de la République.

L’ARRÊTÉ OUSMANE NGOM ABROGÉ !

http://www.emedia.sn Les points consensuels de la commission politique du dialogue national qui seront bientôt envoyés à l’Assemblée nationale seront adjoints au projet de loi abrogeant l’arrêté Ousmane Ngom. C’est le quotidien l’As qui donne l’information.
Désormais, ce sera une loi qui instituera les périmètres de sécurité qui doivent régir les manifestations publiques à Dakar Plateau. Par ailleurs, ajoute le journal, les acteurs politiques sont d’accord sur un délai de 36h imparti à la Cour suprême pour statuer sur les requêtes introduites en cas de rejet d’une demande de manifestation publique. Quant à la question de l’audit du fichier électoral, et de la revue du processus, ce sera bientôt fait. Les travaux de l’audit, signale le journal, seront lancés et prendront au moins 5 mois.

Malick Gakou à Guédiawaye : «Chaque 5 heures au Sénégal, une femme meurt en donnant la vie»

https://www.dakaractu.com/ Le président de la Fondation Maternité Solidaire était hier dans la commune de Ndiarème Limoulaye. Cette visite s’inscrit dans le cadre d’une tournée nationale initiée par Malick Gakou pour assister les femmes et leur offrir des kits d’accouchement afin de les préserver des mortalités maternelles.
L’objectif de cette tournée, « c’est d’éradiquer la mortalité maternelle à l’accouchement » a indiqué Malick Gakou. Car dira-t-il, le taux de mortalité maternelle à l’accouchement est inacceptable et le taux de mortalité infanto-juvénile est exponentiel au Sénégal. C’est pourquoi depuis la mise en place de la fondation, des efforts sont consentis pour lutter contre ce fléau. Ainsi la fondation a remis au maire de la commune de Ndiarème Limamou Lahi, plus de 2500 kits d’accouchement pour préserver les femmes et sauver les enfants.
Cependant pour mieux venir en aide à la population, Malick Gakou annonce « la grande initiative de parrainage aux femmes en grossesse et aux femmes en difficulté pendant la grossesse… »
Malick Gakou de révéler qu’au Sénégal, plus de 3000 femmes meurent par an en donnant la vie. En moyenne, chaque 5 heures ou 6 heures, une femme meurt en donnant la vie. Une situation que Malick Gakou décrit comme inacceptable et se bat tous les jours pour éradiquer ce phénomène.
Une mission que Malick Gakou et Cie comptent accomplir en collaboration avec l’Etat, avec les collectivités territoriales et les bonnes volontés.

FORFAITURE EN VUE

L’éventuel report des élections législatives et la récurrente controverse sur le statut de l’opposition sont destinés à tromper la vigilance du peuple

COMMUNIQUÉ DE L’AD/PENCOO

SenePlus publie ci-dessous, le communiqué de l’AD/Pencoo, daté du 8 septembre 2020, relatif à l’actualité sociopolitique nationale.
« Face aux velléités de report ou couplage des élections, l’AD/Pencoo se démarque et désapprouve la proposition de la majorité présidentielle relative à une supposée rationalisation du calendrier républicain. L’AD/Pencoo regrette la nouvelle tournure du dialogue politique vers une couverture d’atteintes graves de la Constitution et des lois en vigueur.
Deux questions d’actualité interpellent les consciences citoyennes en ce qu’elles soulèvent des risques plausibles de manipulation de l’opinion et de violation de la Constitution. L’éventuel report des élections législatives et la récurrente controverse sur le statut de l’opposition sont destinés à tromper la vigilance du peuple. Nous nous objectons sans ambages à toute forfaiture, d’où elle provient.
En effet, une réorganisation du calendrier électoral est envisagée par l’APR et ses alliés sous le prétexte de la rationalisation. Concrètement, il s’agit entre autres du couplage des élections législatives et présidentielles. Ceci aurait pour retombée immédiate de renvoyer les prochaines échéances de 2022 à 2024. En vérité, Macky Sall trouve ainsi le moyen d’éviter à sa clique et à ses courtisans de se retrouver minoritaires à l’Assemblée nationale avant la fin de présent mandat présidentiel.
L’alibi, qui consiste à réduire les scrutins et les budgets d’organisation, ne résiste pas à l’impérative conformité aux textes et à la nécessité de stabiliser les rendez-vous des consultations populaires.
Par ailleurs, le chef de l’opposition, c’est aussi et surtout l’affaire de l’APR et de ses alliés. Ainsi la tendance insidieuse à alimenter des querelles de clocher est destinée à braquer les opposants, les uns aux autres et à les détourner des véritables préoccupations de la majorité.
Certes, la désignation du chef de l’opposition est une exigence constitutionnelle. Pour autant, elle relève de l’accessoire dans l’ordonnancement des enjeux de transparence du processus électoral et d’assainissement de la vie publique.

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 10/09/2020
Ousmane Mbaye éjecté, Omar Diallo nouveau Dci
Le glaive s’est enfin abattu sur le directeur du commerce intérieur (Dci) Ousmane Mbaye dont la gestion est des plus controversées. On se rappelle l’histoire du ciment et du pain où ses compétences avaient été fortement remises en cause. Aminata Assome Diatta a porté son choix sur Oumar Diallo. Le désormais ex chef du service régional du commerce de Dakar est quand à lui, un homme du sérail très bien respecté par ses collègues commissaires aux enquêtes économiques. Il était de tous les fronts dans les médias pour expliquer des décisions et défendre des consommateurs.

Mbour : Apr sans siège

L’Alliance pour la république ne dispose plus de siège dans le département de Mbour. Après la Présidentielle, les responsables ont refusé de payer la location des deux permanences qui symbolisaient les deux tendances qui rivalisaient dans le département. Aujourd’hui, faute de paiement de loyer, ils ont tous été chassés de leurs locaux. Jusque-là, l’ensemble des responsables du parti au pouvoir dans le département de Mbour ne veut pas encore chercher un nouveau local malgré le cri du cœur des jeunes aperistes. Même si le département compte deux ministres, un député, des directeurs généraux, des PCA, des membres du HCCT et CESE, tout ce monde opte pour l’omerta.

Le Sénégal dépasse la barre des dix mille guérisons

Alors qu’une tendance baissière du nombre de cas positifs de coronavirus est notée, la courbe des guérisons devient exponentielle. Hier, le Sénégal a dépassé la barre des dix mille guérisons. D’après le ministère de la Santé et de l’Action Sociale, sur 14 102 cas déclarés positifs 10 176 sont guéris contre 293 décédés. Aussi les cas sous traitement ont connu une baisse. Le Sénégal qui avait atteint la barre des quatre mille est désormais à 3 632 cas sous traitement. Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a, par ailleurs, indiqué hier que sur les 1 317 tests réalisés, 58 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 4,40 %. Il s’agit de 21 cas issus de la transmission communautaire répartis entre Kaolack 02 cas, Almadies 01 cas, Bignona 01 cas, Dakar Plateau 01 cas, Diamniadio 01 cas, Maristes 01 cas, Mbour 01 cas, Niary Tally 01 cas, Nord-Foire 01 cas, Mbao 01 cas, Ouakam 01 cas, Ouest-Foire 01 cas, Richard-Toll 01 cas, Rufisque 01 cas, Saint-Louis 01 cas, Sangalkam 01 cas, Thiès 01 cas, Yeumbeul 01 cas, Yoff 01 cas et Ziguinchor 01 cas. Les autorités sanitaires ont aussi recensé 36 cas contacts et 01 cas importé enregistré à l’aéroport. Elles ont déclarés 88 patients hospitalisés guéris. Seulement 34 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation et un décès est déploré.

Alphabétisation

C’est officiel. La caravane de sensibilisation et de distribution de matériels de riposte contre la Covid-19, prévue le samedi 12 septembre 2020, dans le cadre de la célébration de la 45ème Semaine nationale de l’Alphabétisation et des Langues nationales, est annulée. Pour cause, à en croire une note signée par la Directrice de l’Alphabétisation et des Langues nationales du Ministère de l’Education Nationale : les inondations créées par les dernières pluies et la situation difficile qu’elles ont provoquée chez certains de nos citoyens. Par ailleurs, selon certaines indiscrétions glanées par «L’As», l’annulation de la caravane résulte de la dénonciation par certains acteurs du caractère folklorique de la Journée.

Guy Marius Sagna

L’activiste Guy Marius Sagna a été reçu hier par les travailleurs de l’usine de fabrication de carreaux sise à Sindia. Sur la demande des ouvriers, une rencontre d’information a été tenue pour expliquer au détail près les conditions « inhumaines » que la direction de Twyford inflige aux ouvriers. Dans les prochains jours, une action commune avec le coordinateur national de Frapp France dégage par ailleurs coordonnateur national du mouvement Aar liñu bokk est envisagée, pour exiger de l’entrepreneur chinois qu’il respecte le code de travail.

Aly Ngouille Ndiaye

Aly Ngouille Ndiaye, ministre de l’Intérieur, a visité hier 4 des 6 points critiques de Thiès, qui ont été très touchés par les inondations occasionnées par les dernières pluies. Selon lui, des solutions rapides peuvent être trouvées dans certains cas techniquement pas difficiles à prendre en charge. « Nous allons voir ce qui peut être mis dans le cadre du plan orsec pour le faire rapidement et pour le reste, il sera pris en charge dans le cadre du plan décennal de lutte contre les inondations », a-t-il souligné. Compte tenu des dégâts notés à Thiès, il a promis qu’une partie de l’enveloppe des 3 milliards de Fcfa reviendra à des populations sinistrées de la capitale du Rail.

Pr Alioune Sané traîné en justice pour escroquerie

Alors qu’il ne dispose même pas d’agrément pour ouvrir une école de formation, Pr Sané a encaissé les mensualités de 6 étudiants d’un montant de 2 millions 25 mille francs. Conséquence, ces derniers ont été privés d’examen final du Bep. Pour ce motif, ils l’ont attrait devant le Tribunal de Grande Instance de Dakar pour escroquerie. En effet, après deux ans de formation en restauration, les 6 étudiants en l’occurrence Fatou Mbacké, Saly, Moussa Guèye, Nicole Bass, Adama Sané et Maguette Yop n’ont pas pu faire leur BEP du fait que l’établissement n’avait pas un agrément de l’Etat. Sachant qu’ils ont été roulés dans la farine par leur directeur, ils l’ont traduit en justice pour rentrer dans leurs fonds. Devant le prétoire, le prévenu Alioune Sané a reconnu les faits sans ambages. « J’ai ouvert une école sans avoir une autorisation. C’est par la suite que j’ai commencé à faire des démarches. Mais il y a eu un retard. Les étudiants ne savaient pas que l’école n’était pas fonctionnelle. Leur filière n’était pas autorisée. J’ai déposé la demande d’autorisation le 2 mars 2020. Sachez qu’il y a d’autres branches dans l’école. Mais c’est le rajout de cette branche qui a posé problème », a-t-il expliqué. Prenant la parole, les victimes ont à l’unanimité réclamé le remboursement de leurs mensualités des deux années de formation. L’avocat de la défense quant à lui prétend que le prévenu est de bonne foi. Il a plaidé une application bienveillante de la loi en sa faveur. Au finish, le tribunal a condamné Alioune Sané à 3 mois assortis du sursis. En sus de la peine, il devra allouer aux parties civiles la somme de 2 millions 25 mille francs CFA

Suicide au Sénéga : 12 cas depuis juin,10 morts, des causes souvent inconnues et une grande négligence des personnes dépressives

https://www.pressafrik.com/ Au regard de la mortalité générale dans le monde, le suicide reste une cause importante avec un taux de 6,1 % pour 100.000 habitants, selon le dernier rapport de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), en 2019. Au Sénégal, on assiste aujourd’hui à une recrudescence de ce phénomène. Douze (12) cas de suicide ont été répertoriés entre juin et août 2020 dont 10 ont abouti à la mort. Sous diverses formes, des Sénégalais ont mis ou tenté de mettre un terme à leur vie ici-bas. De l’empoisonnement volontaire à la pendaison, en passant par le fait de se jeter dans un puits ou dans la mer…
Une analyse des données collectées depuis juin, par PressAfrik, a également permis de constater que les hommes se suicident plus fréquemment que les femmes (7 sur les 12 cas de suicide). Les victimes résident le plus souvent en zone périurbaine. Et la pendaison reste le moyen le plus utilisé.
PressAfrik, qui a tenté d’en savoir plus, a d’abord répertorié les cas de suicide durant ces trois derniers mois avant de donner la parole à un psychologue, Khalifa Diagne, pour plus de détails.

Situation des 12 cas de suicide et tentatives de suicide enregistrés entre juin et août 2020 

Douze (12) individus ont tenté de se suicider au Sénégal depuis juin. Les dix (10) sont morts. Les deux autres ont pu être sauvés de justesse par le personnel médical du pays. Il s’agit d’un vieil homme de 70 ans qui a attenté à sa vie en se tranchant la gorge et d’une jeune fille âgée de 19 ans qui a voulu mettre fin à ses jours en buvant de l’eau de javel.
Les « victimes » répertoriées depuis juin sont âgées entre 17 et 70 ans. Les causes pour lesquelles certaines d’entre elles ont décidé de mettre un terme à leur vie, restent jusqu’à présent inconnues. Dans d’autres cas, les familles des défunts écartent la thèse du suicide et relèvent des zones d’ombre.

3 cas de suicide en juin 

Un Sénégalais du nom de Ahmed Coly, est mort au Maroc par immolation. Il s’est donné la mort le samedi 27 juin dans son appartement, selon les informations recueillies. Les raisons du suicide de ce natif du département de Rufisque ne sont pas pour le moment, élucidées.
Le mercredi 10 juin, le corps sans vie d’un homme âgé de 18 ans a été retrouvé, pendu dans le village de Keur Gamou dans la commune de Darou Salam, département de Nioro (centre du Sénégal). Il s’agit du dénommé Aliou Bakhoum qui a mis fin à ses jours par pendaison à l’aide d’une corde.
À Podor, plus précisément au village de Fediobé, dans la commune de Mboula, une fille âgée de 13 ans y a été retrouvée morte pendue à un arbre à l’aide d’une corde. La victime répondant au nom d’Adama Kâ était élève en classe de 6e. Le drame s’est produit dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 juin vers minuit. Dans cette histoire, Khardiata Ka, grand-mère de la défunte, a été arrêtée. Elle est poursuivie pour avoir donné sa petite-fille mineure en mariage à un individu du même village.

Un décès et une tentative de suicide non aboutie enregistrés en juillet

Le mois de juillet a été moins mortel avec 2 décès et une tentative de suicide qui. Les victimes sont deux hommes âgés de 70 et 63 ans.
Le mardi 7 juillet, un vieux âgé de 70 ans environ a tenté de mettre fin à ses jours à l’aide d’un couteau. S.M. Ndiaye, comme c’est de lui qu’il s’agit, a pratiquement tranché sa gorge, vers les coups de 13 heures. Mais il a été finalement sauvé de la mort. Les faits ont eu lieu au quartier Tally bu Bess à Touba (Est du Sénégal).
Un autre drame a frappé la ville sainte de Touba le mardi 14 juillet. Selon L’AS, un homme de 63 ans, répondant au nom de Ndiaye Diop s’est donné la mort. Le drame est survenu à Touba-Ndindy où le défunt a été retrouvé pendu.

6 décès et une tentative de suicide qui n’a pas abouti en août 

Les cas de décès par suicide ont connu une hausse au cours du mois d’août. Sept (7) personnes soit 4 femmes et 3 hommes, ont tenté de mettre fin à leur vie. Six (6) sont morts et un autre sauvé. Si pour certains de ces suicidés, les raisons ont été plus ou moins connues comme le cas de Nicolas Mané, directeur de l’école élémentaire de Kounayang (Sédhiou) qui s’est suicidé pour mettre fin à sa souffrance suite à une maladie qui l’a cloué au lit pendant trois ans. Pour les autres, les causes de leurs actes désespérés restent un mystère.
Au village de Wassou Massel, à Potou, dans la région de Louga, un drame s’est produit dans la nuit du 1er au 2 août. S. K., fraîchement mariée, elle a mis fin à ses jours, en se jetant dans la mer. Elle était âgée d’une vingtaine d’années.
Le 17 août, une dame du nom de M. Ndione, établie au village de Ndolor (sur les bergers du fleuve Saloum) s’est donnée la mort en se jetant nuitamment dans un puits. Après des heures de recherche, ses parents ont aperçu ses sandales devant ledit puits. Les sapeurs-pompiers de Mbour ont repêché le corps sans vie de la dame qui laisse deux enfants orphelins.
Dans la même zone, une fille de 14 ans, O. K. B. Diallo, s’est suicidée le 19 août, à l’aide des rideaux de sa chambre à Saly Station, à Mbour. Selon nos confrères de Seneweb, la victime était une élève en classe de 4ème et vivait avec sa mère.
À Tivaouane, dans la région de Thiès, trois (3) membres de la famille Kane ont été retrouvés morts le dimanche 23 août. Cheikh Kane, la vingtaine, a tué sa femme, Penda Ba et leur fille de moins de deux ans, avant de se suicider par pendaison.
À Dakar, Mame Sémou Diouf, agent de police en service à la direction de la Police des étrangers et des Titres de voyage, a mis fin à ses jours. Il s’est tiré une balle à la tête le 26 août.
Des zones d’ombres ont été relevées autour des conditions de la mort du policier. Sa famille, qui soutient que le défunt n’avait aucune raison de mettre un terme à sa vie, écarte la thèse du suicide.
Nicolas Mané, directeur de l’école élémentaire de Kounayang, située dans la commune de Djibanar (département de Goudomp, région de Sédhiou) a été retrouvé pendu et mort, samedi 29 août, au domicile de ses parents, sis à Tiléne, dans la région de Ziguinchor. Cet homme d’une quarantaine d’années, natif de Simbandi Balante, a laissé une lettre d’adieu qui a été trouvée sur les lieux de ce qu’il est convenu d’appeler un suicide, en attendant les conclusions de l’enquête ouverte par la gendarmerie.
Mame M. D., 19 ans, a tenté de mettre fin à ses jours. Elle a voulu se suicider en buvant de l’eau de javel. Selon Les Échos qui vend la mèche, les faits remontent à la nuit du Tamkharit (28 août) et ont eu lieu au rond-point de Gadaye (Dakar). Elle a été sauvée de justesse.

800.000 personnes se suicident chaque année dans le monde, selon l’Oms

Le suicide, devenu une urgence sanitaire mondiale depuis plus d’une décennie, a poussé l’OMS à le retenir comme thème de la Journée Mondiale de la Santé Mentale le 10 octobre 2019. Huit cent mille (800.000) personnes se suicident chaque année dans le monde, soit 1 décès toutes les 40 secondes, selon les études de l’OMS.
Joint par PressAfrik, le psychologue Khalifa Diagne informe que « le suicide est la seconde cause de mortalité chez les 15- 29 ans en 2012 dans le monde. Ce taux est de 4.1 pour 100.000 habitants au Sénégal en 2016 ».
« Chez les 30-49 ans, ce taux est de 6.9 pour 100.000 habitants en 2016 », a-t-il ajouté donnant l’exemple de France Telecom où « près de 30 agents s’étaient suicidés il y a 15 ans ».

Il y a une grande négligence de la maladie mentale au Sénégal

S’agissant de la recrudescence des cas de suicide notée ces derniers temps Sénégal, avec 12 cas entre juin et août, M. Diagne est d’avis qu’ « il y a lieu de soutenir que ces faits relatés ne seraient pas étrangers à des problèmes comportementaux. Lesquels problèmes sont exacerbés par une grande négligence de la maladie mentale au Sénégal. Il suffit tout simplement de visiter les hôpitaux psychiatriques au Sénégal pour s’en rendre compte ».
Les gens font recours au suicide pour diverses raisons, si l’on en croit au psychologue qui emprunte la pensée de l’ancien président sénégalais, Léopold Sédar Senghor pour expliquer un tel acte. « Senghor disait que le suicide, c’est l’exigence dernière de l’honneur. C’est pour dire que le suicide comme acte peut avoir un soubassement sociétal. Un déshonneur avec lequel on ne peut plus vivre, une situation qu’on ne peut pas supporter, une déception sur une question dont l’enjeu pour le sujet était une question de vie ou de mort… », a soutenu M. Diagne. Avant d’indiquer que « tout ça doit être relié à l’état psychologique fragile de la personne. Il est par exemple fréquent de soupçonner des tendances suicidaires chez les patients qui souffrent de dépression ».

Les signes annonciateurs peuvent être verbaux ou gestuels en termes d’agressivité

Des signes peuvent être apparents chez une personne qui a l’intention de se suicider. Ils peuvent être verbaux ou gestuels, « en termes d’agressivité, d’isolement ou de distanciation sociale, ce qui n’a rien à voir avec celle préconisée dans la lutte contre la Covid-19 », a déclaré notre interlocuteur qui les relie pour la plupart « à certaines pathologies mentales comme la dépression ».

Eviter de stigmatiser les personnes dépressives

Les tentatives de suicide mettent en danger la vie des personnes qui souffrent de dépression. Il s’agit d’une blessure auto-infligée ayant pour but d’affaiblir le corps et ses capacités de résistance. Ces personnes peuvent être aidées selon M. Diagne. Pour ce faire, il nécessite « un traitement et un suivi psychiatrique à temps suivi ».
« Le patient, une fois en situation de relative stabilité psychologique, doit bénéficier d’une psychothérapie de soutien, être amené à comprendre et vivre avec sa maladie. Car un peu partout dans le monde, des personnes insoupçonnées de toutes les catégories socioprofessionnelles qui bénéficient d’un suivi médical approprié vit avec leur maladie mentale», a informé notre interlocuteur.
Khalifa Diagne invite l’entourage ou la famille de personne dépressive à éviter la stigmatisation ». « L’essentiel, c’est de bien suivre son traitement et de respecter ses rendez-vous. Pour ce faire, le soutien de l’entourage familial est capital. Mais dans cet accompagnement, la stigmatisation doit être évitée », a-t-il conclu.
Selon l’OMS cité par Africa Check, la dépression constitue un trouble mental courant, caractérisé par la tristesse, le sentiment de culpabilité ou de faible estime de soi, les troubles du sommeil ou de l’appétit, la sensation de fatigue, le manque de concentration, ainsi que la perte d’intérêt ou de plaisir. La dépression est également une affection courante dans le monde et touche 300 millions de personnes.
PressAfrik est entré en contact avec des familles dont un membre s’est suicidé. Mais les stigmates de la douleur sont toujours présents dans l’esprit et le coeur des parents et proches. Par exemple, le frère de Nicolas Mané, ce directeur de l’école élémentaire de Kounayang, qui s’est donné la mort samedi 29 août, a prétexté le deuil récent pour différer son témoignage sur le sujet. « Cela n’a pas encore fait une semaine. Pour le moment, je suis encore en deuil. Je pourrais vous parler mais pas tout de suite ».Aminata Diouf

Un sénégalais tué par balle en Libye !

GFM – (Dakar) Un de nos concitoyens a perdu la vie en Libye. Son meurtrier l’a abattu avec une arme à feu, à bout portant.
Abdoulaye Baldé, un de nos concitoyens a été tué  par balle en Libye. Le jeune sénégalais âgé de 29 ans travaillait dans une station à essence, quand il a eu une altercation avec un client sur les tarifs. Il sera abattu par ce dernier.
«Il vendait dans une station quand un Monsieur est venu acheter de l’essence. Le gars lui a dit que  le prix n’était pas le bon, mais Abdoulaye lui a rétorqué que c’est à ce prix que son patron lui a demandé de vendre. Le gars  a dit que non, lui il ne va pas parler avec un noir qui le contredit. Il a sorti une arme et lui a tiré dessus», a expliqué Baldé Boiro, à la Rfm. Un proche du défunt.
Le corps sans vie est actuellement entre les mains des  hommes de tenue. Ces derniers ont déclaré qu’ils ne le mettraient à la disposition des proches qu’au bout de 3 jours. De plus, la dépouille ne serait pas autorisée au rapatriement, expliquent toujours les proches du défunt.

Synpics 

http://www.enqueteplus.com La Fédération internationale des journalistes (FIJ) se joint au Synpics, son affilié au Sénégal, pour condamner avec la plus grande fermeté ‘’la menace de mort proférée à l’encontre du SG Bamba Kassé’’. Cela fait suite au communiqué de presse du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) du 3 septembre à propos des harcèlements de femmes journalistes au Sénégal.
Et après la publication de ce communiqué, le directeur général du journal ‘’Le Soleil’’, Yakham Mbaye, aurait adressé ce SMS à Bamba Kassé, le secrétaire général du Synpics, l’affilié de la FIJ : ‘’J’agis de manière indiquée avec le genre de ton espèce qui n’hésite pas à souiller l’honneur des gens. J’ai des ressources et de la condition pour te mener la guerre jusqu’à ce que tu crèves.
Et absolument rien ne m’en dissuadera.’’ La FIJ déplore en ce sens ‘’des messages indignes d’un éditeur de presse’’ et appelle la justice à se saisir de l’affaire. ‘’Ces menaces de mort adressées au secrétaire général du Synpics, à notre ami Bamba Kassé, contrevient à toutes les formes de civilité, de décence et de respect de la vie humaine.
Ces paroles sont inacceptables, indignes et, compte tenu du nombre d’assassinats de journalistes que la FIJ déplore chaque année dans le monde, ces menaces ne peuvent être prises à la légère et doivent être traitées avec tout le sérieux qu’elles méritent. La police sénégalaise doit se saisir d’urgence de cette affaire et assurer immédiatement la protection de notre confrère. La FIJ, première organisation mondiale de la profession, se portera aux côtés de Bamba Kassé, dans le cas d’une action en justice‘’, a déclaré son secrétaire général Anthony Bellanger dans un communiqué.

Bac 2020 / fraude à Goudiry : 13 candidats et 2 étudiants arrêtés et déférés au tribunal de grande instance de Tambacounda

https://actusen.sn Malgré toutes les mesures prises par les autorités de l’Office du Baccalauréat pour sécuriser cet examen et éviter des cas de fraudes dans son déroulement, des candidats sont parvenus à les contourner.
Ainsi 13 candidats du jury 1203 du Centre du Lycée de Goudiry, aidés par 2 étudiants,  ont été déférés au tribunal de grande instance de Tambacounda. Ils sont accusés de fraude durant le déroulement de cet examen au 2e jour lors des épreuves de Mathématiques.
En effet, c’est une candidate qui a d’abord été surprise par le surveillant en flagrant délit de tricherie avec son téléphone portable à partir duquel elle recevait de l’extérieur les corrigés des épreuves. Mais c’était sans compter avec la vigilance de la surveillante qui avait tous ses yeux rivés sur elle. Prise en flagrant délit, la candidate a été arrêtée avant d’être expulsée de la salle.
Alertée, la gendarmerie de Goudiry a vite ouvert une enquête. Durant son édition, la fille en question a fait savoir que c’est un groupe whatshApp qui a été créé et administré par deux étudiants qui reçoivent les sujets et les traitent immédiatement pour après renvoyer la correction aux 13 candidats dont un candidat libre, deux filles et 11 garçons.
Ces fraudeurs et leurs acolytes étudiants ont tous été appréhendés et remis au maitre des poursuites. D’ailleurs 7 d’entre eux ont déjà été déclarés admissibles pour le second tour qui démarre ce jeudi 10 septembre 2020.Mamadou Samoura,,Correspondant à Tambacounda

Nouvelle plainte contre l’État du Sénégal : Pape Diédhiou revient à la charge, réclame plus de 1,3 milliard et cite Wade, Macky, Atepa, Birima Mangara…

https://www.jotaay.net Révélé en exclusivité par «Les Échos», le contentieux judiciaire opposant l’État du Sénégal à l’architecte Pape Diédhiou n’a pas fini de faire jaser. Et pour cause, alors que les autorités sénégalaises refusent encore de communiquer sur la question, Diédhiou est plus que jamais décidé à mener la lutte pour entrer dans ses fonds. Désormais, ce n’est plus un million de dollars que l’architecte et son avocat réclament à l’État du Sénégal. Ils affirment dorénavant, après comptabilisation de toutes les factures, que le gouvernement du Sénégal doit 2,4 millions dollars (plus de 1,3 milliard de F Cfa) d’honoraires impayés pour des travaux sur le développement d’une tour, qui avait été envisagée comme un centre diplomatique. L’avocat de Diédhiou, qui s’est entretenu en exclusivité avec «Les Échos», a révélé que le Président Macky Sall a été saisi de cette affaire, mais n’a jamais répondu.
L’État du Sénégal continue de payer son tâtonnement dans ses investissements. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il le paye très cher. Et les choses ne risquent pas de s’arranger de sitôt, puisque l’État du Sénégal, quelques mois seulement après avoir payé 25 millions de dollars pour l’achat d’un condo dans une tour controversée de Midtown qu’il a développé, risque une condamnation à payer une forte somme d’argent à l’architecte sénégalais basé aux États-Unis, Pape Diédhiou. Ce dernier affirme que le pays lui doit des millions de dollars en frais impayés.
Pape Diédhiou, qui est basé à New York, réclame 2,4 millions de dollars après un effort de plusieurs années pour percevoir le paiement de son dû, affirme-t-il. Avec la plainte déposée devant le tribunal fédéral de New York, c’est la deuxième fois que le Sénégal fait face à une action en justice pour cette affaire.

Pape Diédhiou réclame désormais 2,4 millions de dollars à l’Etat du Sénégal

Diédhiou a été le représentant du Sénégal dans le projet «la Maison du Sénégal», un projet de développement d’une tour en plein New York, devant servir de centre diplomatique au Sénégal. C’est à partir de 2007, alors que le pays se préparait à acquérir la propriété située au 235 East 44th Street, selon les archives et les documents judiciaires, que Diédhiou a commencé à représenter le Sénégal dans le projet, effectuant plusieurs dépenses de sa poche. Il a été nommé à ce poste par Paul Badji, alors représentant permanent du Sénégal auprès des Nations-Unies, selon un accord qu’il a déposé au tribunal.
Selon le procès, Diédhiou a déclaré que son travail sur le projet, entre 2008 et 2014, comprenait des services de design d’intérieur et d’architecture, en plus de gérer les approbations, les paiements d’impôts et d’autres questions financières. Au fil des ans, il affirme avoir payé un total de près de 130.000 dollars en dépenses personnelles pour des éléments tels que les assurances, les frais juridiques et les voyages d’affaires pour rencontrer des responsables sénégalais à Dakar et à Paris. L’ancien ministre des Affaires étrangères Alioune Badara Cissé a également rencontré Pape Diédhiou dans le cadre de ce projet.

La fameuse lettre de Pierre Goudiaby Atepa

Toujours dans cette affaire, l’architecte Pierre Goudiaby Atepa est aussi cité. Dans une lettre en date du 10 août 2016, l’Ambassadeur et Représentant permanent du Sénégal à New York informait M. Diédhiou avoir reçu, suite à sa demande, une lettre de Pierre Goudiaby dans le cadre de cette affaire. «Dans sa lettre, Monsieur Goudiaby confirme que l’Etat du Sénégal a respecté et payé tous les engagements et que lui cherche à vous joindre pour que la part de vos émoluments vous soit versée au prorata», a écrit le diplomate. Qui ajoute : «je note aussi qu’il demande que vos revendications soient redirigées vers le cabinet Pierre Goudiaby Atepa, y compris toute action juridique éventuelle que vous envisageriez d’entreprendre».
Bien que Diédhiou admette qu’il n’a jamais eu de contrat écrit, il note qu’il a rendu ses services à certains hauts fonctionnaires du pays. Parmi ceux-ci figuraient l’ancien président Abdoulaye Wade et son épouse Viviane ; avec un conseiller spécial du président et trois anciens ministres.

Me JR Skrabanek, avocat de Diédhiou, va plus loin

L’avocat Me JR Skrabanek, qui représente Diédhiou dans le procès, a fait valoir qu’une obligation légale avait été établie au cours de plusieurs réunions et des années de travail que l’architecte avait effectuées. Les représentants du Sénégal au plus haut niveau ont dit «à plusieurs reprises» à Diédhiou qu’il serait payé, a déclaré Skrabanek dans une interview. «Il demande à être payé depuis longtemps et ils l’ont simplement repoussé pour toujours», a-t-il déclaré. Contactés par la presse américaine, les responsables sénégalais aux États-Unis n’ont pas répondu aux demandes de commentaires.
Interrogé en exclusivité par «Les Échos», l’avocat américain de Diédhiou, Me Skrabanek, n’y est pas allé par quatre chemins. À la question de savoir ce qui lie son client à l’Etat du Sénégal. Il répond : «mon client a grandement aidé le Sénégal pendant plusieurs années à développer le projet « Senegal House » situé au 227-235 E. 44th Street, New York, New York 10017. M. Badji et autres, dont l’ancien Président Abdoulaye Wade, l’ancienne Première Dame Viviane Wade, l’ancien ministre de l’Énergie Samuel Sarr, le ministre du Budget Birima Mangara et le ministre des Affaires étrangères Alioune Badara Cissé, ont chacun demandé à mon client de l’aider à développer la propriété de différentes manières», assure l’avocat. Qui ajoute que son client a travaillé pendant de nombreuses années et s’attendait à être payé. Pour lui, le Sénégal savait qu’il s’attendait à être payé, mais personne ne lui a jamais rien payé pour son travail.

Pape Diédhiou ne poursuit pas Fodé Seck ni aucune personne individuelle, mais…

Ainsi, dit-il, en vertu de la loi américaine, le Sénégal est responsable envers M. Diédhiou pour «rupture de contrat» et «enrichissement sans cause» parce que le gouvernement a directement bénéficié des services de M. Diédhiou mais ne l’a jamais payé. «M. Diédhiou ne poursuit pas M. Seck (Ndlr : Fodé Seck) ni aucune personne individuelle. Il ne poursuit que le gouvernement de la République du Sénégal. Cependant, même s’il ne poursuit pas directement M. Seck, en vertu de la loi américaine, le pays est obligé de payer mon client pour les actes de M. Seck, M. Wade et Mme Wade, ainsi que d’autres fonctionnaires du gouvernement depuis qu’ils ont demandé à mon client l’aide au nom du gouvernement, et le gouvernement en a certainement bénéficié», dit-il encore, indiquant qu’en vertu de la loi américaine, le Sénégal n’est pas à l’abri de poursuites devant les tribunaux américains pour les actes dont se plaint M. Diédhiou.

Macky Sall a pourtant été saisi…

Et de finir par une révélation : «une autre chose que vous devez savoir : nous avons contacté de nombreux représentants du gouvernement, y compris le Président Macky Sall, avant de porter plainte pour tenter de faire en sorte que M. Diédhiou reçoive un paiement approprié. Personne n’a jamais répondu. S’il souhaite ne pas avoir à intenter de poursuites, le gouvernement sénégalais ne lui laisse pas le choix».

Les détails du projet

La tour de Manhattan de 19 étages, située à quelques pâtés de maisons des Nations-Unies et achevée en 2016, a été conçue comme une plaque tournante des efforts diplomatiques du Sénégal à New York, selon Diédhiou. La moitié du bâtiment, surnommée «Maison du Sénégal» (l’autre moitié devant être louée pour produire des fonds), devait être utilisée pour accueillir des dignitaires étrangers dans des installations comprenant des bureaux, des espaces de divertissement et des auditoriums. Le pays louerait également environ la moitié du bâtiment en tant qu’espace de bureaux, gagnant de l’argent et en tant que lieu d’événements, a rappelé Diédhiou par l’intermédiaire de son avocat. Les étages supérieurs du bâtiment comprenaient des résidences pour diplomates, et un somptueux triplex, appelé la suite présidentielle, était prévu pour le haut du bâtiment, selon les plans préparés par Diédhiou en 2010 et déposés dans le cadre de sa poursuite.
Les choses étaient sur la bonne voie, quand Me Abdoulaye Wade, qui visait un troisième mandat, a perdu l’élection présidentielle de 2012. Son successeur, Macky Sall, a poursuivi le projet Midtown, qui s’est heurté à des problèmes juridiques à New York l’année suivante. Au printemps 2013, Glacier Global Partners a poursuivi le pays pour avoir prétendument renoncé à une coentreprise pour développer la tour et avoir opté pour un autre partenaire. Selon le journal américain «therealdeal», la poursuite a été abandonnée dans les six semaines et le dossier classé sans suite. Au printemps dernier, le Sénégal a racheté environ les deux tiers du bâtiment – qui a été divisé en blocs de condos commerciaux et résidentiels – à son partenaire de développement, Pride Builders, pour un total de près de 25 millions de dollars.
Sur la base des plans d’étage du bâtiment, il semble que la «Maison Sénégal» ne s’est pas concrétisée et ce qui est construit est loin de ce que Diédhiou avait prévu. Au lieu de cela, la tour a été convertie en appartements locatifs avec un espace commercial de deux étages à la base de la tour. La suite présidentielle projetée est désormais un espace de loisirs pour les locataires. Les loyers demandés varient de 2700 $ à plus de 6000 $ par mois, selon StreetEasy.Sidy Djimby NDAO – Les Échos


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