Revue de presse du Jeudi 10 Juin 2021

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Une partie du Sénégal enregistre ses premières pluies

https://www.xibaaru.sn Il a plu hier nuit dans plusieurs localités de la région de Kolda sans dégâts enregistrés. A Vélingara commune, la station météo a enregistré 17, 0 millimètres. Dans le département de Kolda, Santé Bidji a reçu 19 mm à Sossoto. Ces pluies sont aussi enregistrées dans plusieurs villages du département de Médina Yoro Foulah.
Ziguinchor, Kaolack et plusieurs localités ont aussi reçu leurs premières pluies. Malgré le vent fort qui accompagnait ces gouttes d’eau aucun dégât n’est enregistré.

PREMIÈRES PLUIES À KOLDA

Kolda, 9 juin (APS) – La région de Kolda (Sud) a enregistré ses premières pluies dans la nuit de mardi à mercredi, a constaté l’APS.
Pour l’instant du côté des agriculteurs, l’heure est à la préparation des champs en attendant la mise en place totale des semences.
Les premières pluies tombées avec des quantités moins importantes ont atténué la canicule qui régnait dans la région ces dernières semaines.
L’agence nationale de la météo annonce qu’un ciel ensoleillé à passagèrement nuageux prédominera sur le pays au cours des prochaines 36h. 
L’ANACIM fait état de ’’risques de pluies sur les régions Sud et Centre-Sud du pays’’.
A partir du mercredi soir jusqu’au jeudi, les conditions deviendront progressivement favorables à des pluies et orages sur les régions Sud (Kédougou, Kolda, Ziguinchor, Sédhiou) et Centre-est (Tambacounda, Bakel, Koungheul, Kaffrine et probablement Nioro et Kaolack), indique le bulletin météo reçu à l’APS.MG/OID/AS

MESMIN KOULET-VICKOT (REPRESENTANT RESIDENT DU FMI A DAKAR) : ‘’Une annulation de la dette des Etats vis-à-vis du Fmi est possible si…’’

https://www.enqueteplus.com Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (Fmi) a approuvé, ce lundi, la 3e revue du programme appuyé par l’Instrument de coordination des politiques économiques (ICPE) du Sénégal. Dans la foulée, un financement d’un montant de plus 350 milliards de francs CFA sur 18 mois a été alloué au pays. Dans cette interview accordée au EnQuête, le Représentant résident du Fonds Monétaire International (Fmi) pour le Sénégal et la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao), Mesmin Koulet-Vickot, pour sa première sortie médiatique, après 7 mois à Dakar, revient sur les détails de ce financement, les récentes actualités économiques, notamment, le débat sur l’annulation de la dette, le niveau d’endettement du Sénégal, et le débat sur l’opération de rétrocession des réserves de change de la Bceao.

Le Conseil d’administration du Fmi vient d’approuver la 3e revue du programme appuyé par l’Instrument de coordination des politiques économiques (ICPE) et la requête du gouvernement du Sénégal d’un accord de financement sur 18 mois.  Qu’est-ce que concrètement cela signifie ? Pourquoi un accord de financement ?

Ces décisions du Conseil d’administration du Fmi signifient que les résultats obtenus par le Sénégal par rapport aux objectifs fixés pour fin décembre 2020 ont été jugés globalement satisfaisants et que le programme reste sur la bonne voie. Malgré le contexte difficile, tous les objectifs budgétaires révisés pour fin 2020 portant sur les recettes, les dépenses et leur composition, le déficit et l’endettement ont été atteints, et la plupart des réformes structurelles ont été mises en œuvre. Le Conseil d’administration du Fmi a également pris note de l’engagement du gouvernement à respecter le plafond de la part des marchés publics passés en entente directe.
Comme vous le savez, l’ICPE est un instrument pour les pays n’ayant pas de besoin immédiat ou prévisible de financement du Fmi et voulant transmettre un signal fort quant à la solidité de leur situation macroéconomique et à la qualité de leurs politiques publiques. Après l’approbation de l’Accord l’ICPE, en janvier 2020, le Sénégal, comme le reste du monde, a été secoué par le choc de la pandémie de Covid-19 qui a généré un besoin inattendu de balance des paiements. Cela a conduit le Conseil d’administration du Fmi à approuver, en avril 2020, la requête du gouvernement d’un financement d’urgence de l’ordre de 263 milliards de FCFA, pour soutenir le plan de résilience économique et sociale (PRES) du gouvernement. L’approbation, le lundi 7 juin 2021, d’un nouvel accord de financement de l’ordre de 350 milliards de FCFA répond à des besoins de financement nouveaux et additionnels, de court terme, liés à la persistance de la pandémie de Covid-19 et à la hausse des cours des produits de base importés par le Sénégal. Cet Accord de financement va s’exécuter parallèlement au programme soutenu par l’ICPE dont les objectifs de réforme restent pertinents.

Quelles sont les modalités de ce nouvel accord de financement ? Ce prêt est-il concessionnel ?

Ce nouvel accord de financement est de dix-huit mois. Il donnera lieu à quatre décaissables, dont le premier de près de 100 milliards de FCFA interviendra, dans les prochaines semaines. Les autres décaissements seront effectués à la conclusion de la première revue en décembre de cette année, et des deux autres revues en juin et décembre 2022. Les termes de ce prêt sont, bien entendu, concessionnels.  Plus précisément, le taux d’intérêt est nul (0%) sur un tiers des 350 milliards de FCFA, soit environ 117 milliards, car une partie des ressources prêtées proviennent du fonds fiduciaire pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC). Cette partie du prêt à une maturité de dix ans, dont une période de grâce de cinq ans et demi. Le taux d’intérêt sur les deux tiers des 350 milliards de FCFA, soit environ 233 milliards de FCFA, est de l’ordre de 1, 06 % actuellement, car les ressources de cette partie sont tirées du compte des ressources générales du Fmi. L’échéance maximale de remboursement est de cinq ans.

Quelles sont les conditionnalités liées à ce nouvel accord de financement avec le Fmi ?

Le gouvernement a pris des engagements précis qui lui sont propres pour accroître les recettes fiscales, renforcer la gestion des finances publiques, accélérer le développement du secteur privé et préparer un cadre pour une gestion soutenable et transparente du secteur des hydrocarbures. Cet agenda de réformes est en phase avec le Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (PAP2A) qui vise notamment à accroître la résilience de l’économie. Comme vous le voyez, les réformes qui sont adossées à cet accord de financement sont, dans l’ensemble, identiques à celles de l’ICPE. En effet, bâtir une économie résiliente implique des finances publiques solides, un secteur privé développé et des ressources d’hydrocarbures bien gérées.

L’objectif d’accroître les recettes fiscales ne va-t-il à l’encontre de celui de développer le secteur privé ? Comment réconciliez-vous ces deux objectifs ?

Il n’y a pas de contradiction entre ces deux objectifs. Nous voyons plutôt une complémentarité. Le Sénégal a besoin d’augmenter ses recettes fiscales, afin d’investir dans les infrastructures de développement qui sont nécessaires à l’essor du secteur privé. Le gouvernement l’a compris en adoptant une stratégie de mobilisation de recettes à moyen (SRMT) pour porter le taux de pression fiscale à 20 % du Produit intérieur brut (Pib), en 2023, contre près de 17 % du Pib, actuellement. Pour y parvenir, la priorité est à l’élargissement de l’assiette des impôts existants et non une hausse des taux d’imposition, car moins du quart des contribuables potentiels sont immatriculés à la Direction générale des impôts et seule une petite minorité paie régulièrement l’impôt. La question de mobilisation des recettes fiscales est un axe majeur pour bâtir une économie résiliente. Le Conseil d’administration du Fmi invite le gouvernement à accélérer la mise en œuvre vigoureuse de la SRMT. Le Fmi se tient prêt à apporter son appui technique pour la mise en œuvre de cette stratégie.

Quelle est l’opinion du Fmi sur le projet de loi de finances rectificative qui a été approuvé, la semaine dernière, par le Conseil des ministres ?

Nous notons que le projet de loi de finances rectificative 2021 est en ligne avec les objectifs du programme. Il tient compte de l’environnement économique moins favorable qu’anticipé lors de l’adoption de la loi de finances initiale, du fait de la persistance de la pandémie de Covid-19 et de la hausse des cours des produits de base importés. Il intègre également les priorités nouvelles liées à la campagne de vaccination contre la Covid-19 et le programme de soutien à l’emploi des jeunes et des femmes. Il continue enfin à s’inscrire dans une trajectoire de consolidation budgétaire à moyen terme, grâce notamment à de nouvelles mesures fiscales crédibles pour combler partiellement le manque-à-gagner projeté des recettes, et des économies budgétaires sur certaines lignes de dépenses.

Récemment, le chef de l’Etat a été critiqué pour avoir acheté un avion présidentiel en période de crise. Quelle est l’appréciation du Fmi sur cette question ?

Le gouvernement a indiqué que le contrat d’achat de l’avion présidentiel, classé secret défense, a été passé en 2019, avant la crise de Covid-19 et qu’il a été soumis au contrôle a priori de la Direction centrale des marchés publics (DCMP). Il a également souligné que les paiements, qui représentent au total environ 0, 2 % du PIB, ont été effectués en plusieurs fois au travers de crédits budgétaires inscrits dans les lois de finances de 2019, 2020 et dans une très faible partie, en 2021. Il a enfin expliqué que cet achat est justifié par des raisons sécuritaires ; notamment la sécurité du président de la République et financière ; les coûts élevés d’entretien et de maintenance de l’ancien avion et de location. Au Fmi, nous prenons acte de cette clarification.  Je voudrais profiter de l’occasion pour préciser que le dialogue que nous avons avec le gouvernement sur le budget porte, pour l’essentiel, sur ses grands paramètres. Nous ne discutons pas de chaque ligne de dépense, encore moins des dépenses classées ‘’secrets défenses’’, sauf si cette ligne a un impact significatif sur l’équilibre budgétaire

Certains économistes pensent que le Sénégal, comme la plupart des pays de l’UEMOA, est surendetté. Comment jugez-vous la situation d’endettement du pays ?

Selon nos projections, la dette publique totale du Sénégal, y compris les entreprises et entités publiques, passerait de 69 % du Produit intérieur brut (Pib) en 2020 à près de 71 % du Pib en 2021, avant de graduellement baisser à la faveur de la consolidation de la croissance économique. Le service de la dette publique totale absorberait près de 24 % des recettes et dons, dans les prochaines années. Voilà pour les chiffres.  Les résultats de l’analyse de viabilité de dette que nous avons menée montre que la dette du Sénégal demeure viable, c’est-à-dire que le Sénégal a la capacité de continuer à rembourser sa dette. Le risque de surendettement est modéré, avec des marges limitées à court terme pour absorber les chocs. C’est la raison pour laquelle nous recommandons de réduire graduellement le déficit budgétaire, de mobiliser davantage les recettes fiscales et de privilégier les prêts concessionnels.

Pourquoi le Sénégal a-t-il alors procédé à l’émission d’un eurobond qui est à un taux de marché, c’est-à-dire non-concessionnel ?

Comme le ministère des Finances et du budget l’a indiqué dans son communiqué, les fonds levés dans le cadre de l’eurobond sont destinés exclusivement, d’une part au reprofilage de la dette à travers le rachat de près de 70 % de l’eurobond de 2014 (500 millions de dollars à un taux de 6, 25 %) libellé en dollars et arrivant à maturité en 2024 et, d’autre part, au financement de la participation du Sénégal dans les projets pétroliers et gaziers via Petrosen. L’eurobond 2021 contribue à améliorer le profil de la dette extérieure du Sénégal, en allongeant la maturité, car étant de 16 ans, en réduisant le risque de refinancement. C’est-à-dire un remboursement du principal d’environ 1, 8 % du Pib était attendu en 2024 ; et aussi le risque de change car étant libellé en euro.

Le Sénégal demande l’annulation de la dette publique des pays africains et récemment la Directrice du Fmi a révélé, lors d’une interview avec France 24, qu’il y a certains pays africains qui sont contre cette annulation. Pourquoi certains pays seraient-ils contre l’annulation de leur dette ?

Certains pays africains ont en effet annoncé qu’ils ne sont donc pas dans l’incapacité de rembourser leur dette. En procédant de la sorte, ils signalent qu’ils ne veulent pas perdre la confiance des investisseurs qui ont acheté les titres de leurs dettes publiques. Ils craignent qu’une annulation de leur dette risquerait de nuire à leur notation financière et d’entamer la confiance des investisseurs.

Le Fmi envisage-t-il réellement d’effacer la dette des pays africains, sachant que jusque-là, il n’a accordé que des moratoires?

Grâce au fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes, le Fmi s’est joint aux efforts internationaux pour accorder des moratoires du service de la dette à 29 pays à faible revenu éligibles. Une annulation de la dette des Etats vis-à-vis du Fmi est possible, s’il y a des ressources suffisantes dans ce fonds fiduciaire et que les créanciers officiels du pays y participent. Elle dépend aussi de la sévérité de l’impact de la pandémie et du poids de la dette du pays.

Qu’en est-il du Sénégal ?

Le Sénégal a bénéficié en 2020 d’un moratoire sur une partie de sa dette, dans le cadre de l’Initiative de suspension du service de la dette (ISSD) du G-20. Cela a permis de dégager des marges budgétaires de 30 milliards de F CFA pour financer le Plan de résilience économique et sociale (PRES). La prorogation de l’Initiative du G-20 jusqu’à fin 2021 devrait se traduire par une suspension supplémentaire du service de la dette de l’ordre de 91 milliards de FCFA. Le Sénégal n’a en revanche pas bénéficié de moratoire sur sa dette au titre du fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes, du fait que son revenu par habitant est supérieur au seuil opérationnel d’admissibilité de l’IDA fixé actuellement à 1 175 dollars.

Quelles conclusions peut-on tirer de l’analyse des indicateurs macroéconomiques du Sénégal ?

La pandémie de Covid-19 a porté un coup de frein à plusieurs années de forte croissance économique. Le Sénégal a relativement bien résisté aux conséquences immédiates de la pandémie, grâce notamment à sa rapide riposte sanitaire et à l’appui du gouvernement aux secteurs économiques et aux populations les plus touchés. Mais cette crise a révélé et exacerbé certaines vulnérabilités. Nous partageons l’objectif du Plan d’Actions Prioritaires ajusté et accéléré (PAP2A) du gouvernement de bâtir une économie résiliente. A cette fin, il est essentiel de renforcer la solidité des finances publiques par une plus grande mobilisation des recettes intérieures, de promouvoir le développement du secteur privé par des réformes pour améliorer le climat des affaires et de renforcer le système de protection sociale. Au Fmi, nous estimons que des finances publiques solides, un secteur privé plus développé et un système de protection sociale renforcé contribueraient à renforcer la résilience.

Le chef de l’Etat Macky Sall plaide pour la révision des critères de convergence de l’Uemoa. Est-ce que vous pensez, comme lui, que ces critères sont ‘’caduques’’ ?

Il convient de rappeler que, dans une union monétaire, avec un régime de taux de change fixe comme c’est le cas de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), un déficit budgétaire excessif d’un Etat membre a des effets négatifs sur les autres pays membres, notamment, parce qu’il contribue à un amenuisement des réserves de change communes et une hausse des taux d’intérêt. Cet amenuisement serait d’autant plus significatif que le pays dont l’Etat aurait un déficit excessif représente une part importante de l’économie de l’Union. Les critères de convergence, ou plus généralement le cadre de surveillance multilatérale des politiques économiques, visent justement à assurer que tous les pays-membres participent à la préservation, et le cas échéant à la consolidation, des réserves de change communes de l’Union. Sans cela, chaque Etat membre serait d’autant plus enclin à succomber à un certain laxisme budgétaire que les coûts d’une telle politique seraient partagés dans toute l’Union.
Dans tous les cas, la stabilité interne et externe de l’Uemoa risquerait d’être compromise, si les Etats des deux plus grandes économies de la région, que sont la Côte d’Ivoire et le Sénégal, ont des déficits budgétaires excessifs de façon prolongée. Cela dit, je ne crois pas que le principe même d’avoir des critères de convergence soit remis en cause. Je pense que le débat porte plutôt sur le niveau de ces critères et sur la relative rigidité du dispositif actuel. La Commission de l’Uemoa est en train de se pencher sur la question à la demande des autorités de l’Union. Au FMI, nous analysons aussi ces questions, en vue de formuler des propositions au cours de la prochaine consultation régionale prévue pour le quatrième trimestre.

Pourquoi le Fmi a-t-il décidé d’allouer les DTS à tous ses pays membres ? Quelle est la règle de répartition ? Quelle est la quote-part de l’Afrique et notamment du Sénégal ?Cette allocation ne risque-t-elle pas d’alourdir la dette des pays africains ?

La décision formelle d’allocation des Droits de tirages spéciaux (DTS) n’est pas encore prise. Elle relève du conseil d’administration du Fmi. Cette décision est attendue, dans les prochains mois, suivie d’une ratification par le Conseil des gouverneurs avant son entrée en vigueur.

La France a rétrocédé, en début d’année, à la Bceao les réserves de change qu’elle détenait. Certains économistes préconisent que la Bceao investisse ces réserves de change dans les économies de ses pays membres.  Quel est votre avis ?

Cette préconisation me semble peu fondée, pour trois raisons principales. D’abord, l’opération de rétrocession par la France est équivalente à celle d’un banquier qui permettrait à un client de transférer ses avoirs vers une autre banque. Une telle opération ne génère donc pas de réserves de changes additionnelles. Les réserves de change précédemment logées dans un compte auprès du Trésor français ont toujours été la propriété de la Bceao qui pouvait les utiliser librement pour satisfaire les besoins en devises des agents économiques de l’Uemoa ; ces réserves n’étaient pas confisquées par la France. Ensuite, toutes les réserves de change détenues par la Bceao ont déjà leur contrepartie en Francs CFA, dans la masse monétaire de la région. Autrement dit, elles ont déjà été injectées ou investies dans les économies des Etats membres de la Bceao. Enfin, les réserves de change, que la Bceao a pour mandat de détenir et gérer, servent au règlement des transactions extérieures, notamment les importations et le service de la dette extérieure. Elles sont donc essentielles pour garantir la stabilité du régime de change.MARIAMA DIEME

De la fin de la Démocratie représentative : une gifle au président Par Aguibou Diallo

“Il est parfaitement exact de dire, et toute l’expérience historique le confirme, que l’on aurait jamais pu atteindre le possible, si dans le monde on ne s’était pas toujours et sans cesse attaqué à l’impossible. Mais l’homme qui est de pareil effort doit être un chef, et non pas seulement un chef, mais encore un héros, dans le sens le plus simple du mot. Et même ceux ne sont ni l’un, ni l’autre  sont obligés de s’armer de cette force d’âme qui leur permettra de surmonter le naufrage de tous leurs espoirs. ” Max Weber
Malcolm X avait cher payé de ce qui semblait être une apathie, un crime de lèse-
majesté,   pour n’avoir trouvé de meilleur commentaire, devant le crime ou le meurtre de Kennedy, bel homme,   charismatique, ayant le monde a ses pieds, que : la poule est rentrée aux poulaillers.
Qui oserait s’aventurer à dire que la gifle faite à  Macron, par-delà l’incivisme dont son auteur est coupable,   en appelle à une lecture des signes, signaux et symboles, sans passer pour apôtre de la violence ou un prophète venu des ténèbres ?
En effet, le monde s’était endeuillé pour le meurtre perpétré contre Kennedy, mais trouvait banal que la CIA et les officines du régime colonial pro-occidental, dans le contexte de la guerre froide d’alors, aient commendité et exécuté Patrice Lumbuba.  Jadis premier ministre du Congo Belge  tout fraîchement indépendant.
Ernst Kantorowicz, l’auteur des deux corps du Roi, historien émérite,   trouverait ici de quoi enrichir son champ conceptuel échafaudé autour du triptyque : imaginaire, réel et symbolique.  Dont les imbrications complexifient la compréhension de l’ordre politique établi.
De la grille d’analyse de l’historien, par-delà la gifle faite à Macron, qui le soir de son élection, rompant avec les usages habituels des soirs de victoire électorale, avait choisi la pyramide du Louvre,   pour parler à la France et au monde. Symbole qui, en sus de la distance qu’il établit aussi bien avec la gauche qu’avec  la droite,   n’est pas sans réinstaller la royauté au cœur de la République.
L’on se rappelle de sa longue marche entre le parvis du musée et la grande cour où la tribune avait été installée, symbole s’il en est monarchique, tel un Roi qui répondrait de ses sujets. Macron qui disait s’engager à mettre le peuple français aux petits soins, de lustrer les institutions, si rudement abîmées la vieille pratique,   et de gommer au surplus les inégalités sociales. Il concluait sa logorrhée par “je ne vous trahirai jamais”.
Or, s’il y a bien un espace, un champ ou un territoire où le discours, la posture et la gestuelle investissent totalement la triple dimension symbolique, imaginaire et réaliste, c’est bien ce ceux-là.
 
Roland Barthès dira que ” parler et, a plus forte raison discourir, ce n’est pas communiquer, c’est assujettir”. Sous ce rapport,   ne peut on pas ou n’est-on pas en droit de questionner la gifle, ici symbolique, au peuple faite par Macron, depuis ce discours du Louvre ?
Pour un récipiendaire du suffrage électoral,   n’a-t-il pas investi le pouvoir politique d’une rémanence royale ? Pour un peuple qui a décapité son Roi, et qui, en dépit de ses travers colonialistes et ses prétentions universalistes, n’a-t-il pas essuyé des claques, au terme d’une gouvernance à la lisière de l’autoritarisme ?
N’est ce là le double rendez-vous manqué entre un peuple assoiffé de liberté et d’égalité et un président reconverti en VRP d’une tyrannie d’un Marché ostracisant et liberticide ?
Partant comment s’étonner de cette résurgence des idées d’un courant politique, l’extrême droite,   que l’on croyait cautérisées par les situres d’une organisation internationale comme l’ONU ?
Plus de soixante dix après sa création, sa mission de maintien de la paix et de veille pour le respect des droits humains inaliénables sont devenues sinon lettres mortes, du moins des pétitions de principes. Au point que le sociologue français Raymond Aron en dira, Essai sur les libertés, que ” l’égalitarisme doctrinaire s’efforce vainement de contraindre la nature,   biologique et sociale,   il ne parvient pas à l’égalité mais à la tyrannie “.
Qui aujourd’hui peut nier la tyrannie du Marché sur l’ordre politique et social dans le monde ?
Et parce qu’il y a connivence avec les Marché que les régimes politiques, des systèmes dit démocratiques, dressent les marqueurs antagoniques autour des questions raciales, religieuses,   voire maintenant cosmogoniques.
Au demeurant,   pour incivique que soit classée cette gifle à la légalité représentative,   elle subodore une crise de légitimité représentative qui questionne le fonctionnement de la Démocratie représentative.
D’autant que la fracture sociale s’est épaissie à l’aune d’une crise sanitaire et économique, au sortir de laquelle les dividendes du grand Capital, portion congrue de l’humanité, se sont démultipliés par milliards,   quant le rang des misérables s’allonge.
Pour parler comme Malcolm,   Macron subit le retour de bâton de toute la violence physique et symbolique dont sa gouvernance est le nom de la France, au Tchad,   en passant par le Mali.

Dakar, une place financière qui se consolide

https://www.sikafinance.com/ Deuxième pays où l’on dénombre le plus grand nombre de banques derrière la Côte d’Ivoire, le Sénégal est de plus en plus convoité par les groupes bancaires. La récente implantation de la Banque du Mali en est une illustration. Analyse des facteurs explicatifs de cette attractivité avec Ismaël Diouf spécialiste des questions bancaires, par ailleurs, CEO du cabinet P&C.
Après l’obtention de son autorisation d’installation au Sénégal en 2019, la Banque de développement du Mali s’est déployée à Dakar fin avril 2021. Il est également annoncée l’ouverture prochaine d’une succursale de Bridge Bank Group Côte d’Ivoire dans la capitale sénégalaise. Cette forte ruée de ces établissements de crédit pousse à s’interroger sur les raisons de l’attractivité de la place financière de Dakar, mais aussi de l’impact de l’implantation de ces nombreuses banques sur le financement de l’économie réelle. En effet, le dernier rapport de la BCEAO consacré au paysage bancaire de l’UEMOA montre qu’à la date du 31 décembre 2020, le Sénégal comptait 26 banques dont 22 filiales et 4 succursales derrière la Côte d’Ivoire où l’on dénombre à la même période 29 banques dont 26 filiales et 3 succursales.
L’expert en droit bancaire et avocat, Ismaël Diouf, analyse les raisons du dynamisme de la place financière. Il dit noter de réels atouts de la capitale sénégalaise caractérisés par la présence sur son sol de sièges d’institutions financières dont l’autorité de régulation que constitue la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Banque Européenne d’Investissement, de filiales de grands groupes internationaux, et la présence d’intermédiaires financiers tels que des banques, des professions de services comme des sociétés d’audit, d’avocats, d’informaticiens. M. Diouf évoque également une relative stabilité politique et sociale qui tranche avec le contexte sous régional, un climat des affaires (création récente des tribunaux de commerce) de confiance et le renforcement de l’échange des informations entre les établissements bancaires par la création des bureaux d’information du crédit. Toutefois, nuance Ismaël Diouf, cette attractivité est à relativiser si l’on se réfère à la situation des autres pays comme le Maroc où il est noté une dynamique bancaire plus perceptible.
D’après lui, il est prématuré de faire de Dakar un hub des affaires parce que la présence importante d’établissements bancaires ne peut pas servir à elle seule de baromètre pour définir une place financière. Il explique que rien que la prise en compte du taux d’inclusion financière – 18, 98 % de la population active (Source BCEAO) –  et son corollaire, une faible épargne, ruinerait toute velléité en ce sens. Pire, observe-t-il, le nombre d’entreprises de droit sénégalais présentes à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières n’excédait pas jusque récemment trois unités, ce qui laisse deviner la faible taille du tissu économique sénégalais composé majoritairement de PME plus ou moins formalisées et un marché des produits dérivés réservé à des initiés du monde des affaires, l’offre bancaire étant par ailleurs très peu novatrice.

L’équation du financement de l’économie et de l’accès aux crédits

Le constat est presque unanime, l’accès aux financements demeure une sempiternelle problématique pour les agents économiques dans l’économie sénégalaise. En effet, l’on constate que malgré la présence d’une panoplie de banques, l’équation de l’accès aux crédit reste entière. Les derniers chiffres disponibles situeraient le taux de bancarisation aux environs de 20%. Un taux jugé faible comparé à celui des autres pays de l’Union comme le Togo (25, 1%), Bénin (24, 8%), Burkina (23, 2%).
” Il faut balayer l’idée selon laquelle plus il y a de banques, plus la concurrence entraîne une baisse du coût du crédit et par conséquent l’économie domestique devient plus prospère “, analyse Ismaël Diouf. Il appelle à élargir le spectre et à s’interroger sur la véritable capacité des banques de la zone UMOA à financer seules des projets structurants de 30 milliards de FCFA au regard des normes prudentielles qui interdisent aux établissements de crédit de détenir sur une seule signature des engagements supérieurs à 65% de ses fonds propres de base. A son avis, tous les indicateurs révèlent un sous financement de l’économie, la mobilisation des crédits bancaires pour le financement de l’économie atteignant à peine 30% des financements disponibles (pour exemple au Maroc, le taux est de 115 %).
Le spécialiste des questions bancaires constate également que l’analyse structurelle des crédits laisse ressortir que plus de 80% des crédits bénéficie principalement aux grandes entreprises et à l’Etat (même si la part de l’Etat du Sénégal a considérablement chuté dans le crédit domestique suite à l’émission de l’eurobond de 2, 2 milliards de dollars en 2018), laissant ainsi en rade les PME. Par ricochet, avance-t-il, seuls 500 milliards de francs CFA de la commande publique sur un total de 2 000 milliards de francs CFA sont exécutés par les PME sénégalaises.
Une solution et non des moindres qui reste à explorer, selon Ismaël Diouf, est le patriotisme économique qui devrait être la sève nourricière du système économique sénégalais et cela devra nécessairement passer par la création d’une ou de plusieurs banques à capitaux sénégalais mues par la quête de souveraineté économique. Un doux idéal.
Cependant, il convient de mentionner qu’à la date du 7 avril 2021, les emplois du système bancaire sénégalais se sont inscrits en hausse de 843, 0 milliards (+12, 5%) en variation annuelle pour s’établir à 7 609, 3 milliards, sous l’effet principalement de l’augmentation substantielle des concours à l’Administration Centrale et à ses démembrements, sous forme de crédits ou de souscription à des titres publics et, dans une moindre mesure, des crédits au secteur privé.Ibrahim WANE, Dakar

Légère hausse de +1, 3% de l’inflation en mai 2021

https://www.sikafinance.com/ Au Sénégal, les prix à la consommation connaissent une progression relativement faible depuis le début de l’année. Cette tendance s’est confirmée durant le mois de mai 2021 où l’inflation n’a enregistré qu’une légère hausse de +1, 3% en glissement annuel, après l’augmentation de 0, 3% du mois précédent.
Cette évolution a été essentiellement portée par les “produits alimentaires et boissons non alcoolisées” et les “services de restauration et hôtels” et les “meubles, articles de ménages et entretien courant du foyer” dont les prix ont respectivement progressé de +1, 6% ; +2% et +2, 4% en mai 2021, en rythme annuel.
Ce niveau général des prix a également été renforcé par la hausse des prix de +1, 6% des services d’enseignement, en dépit de la baisse conjuguée des services de communication (-1, 6%) et des articles d’habillement et chaussures (-0, 3%).
Les prix des services de transport, quant à eux, sont restés quasiment stables sur la période sous revue.
Avec des hausses respectives de +1, 1% et +0, 8%, les prix des produits locaux et des produits importés ont par ailleurs soutenu cette moindre appréciation des prix à la consommation au Sénégal durant le mois mai.
Enfin, l’inflation sous-jacente, obtenue en dehors des phénomènes de perturbation que subissent généralement les prix des produits saisonniers et énergétiques, est ressortie à +1, 5% sur la période.Dr Ange Ponou

477 milliards FCFA d’encours de crédits accordés par les Systèmes financiers décentralisés au premier trimestre 2021

https://www.financialafrik.com L’encours des crédits accordés par les systèmes financiers décentralisés (SFD) au Sénégal à leur clientèle s’est établi à 477, 271 milliards de FCFA (715, 907 millions d’euros) au premier trimestre 2021, selon les données établies par la Direction de la réglementation et de la surveillance des SFD (DRS/SFD).
Par rapport à la même période de 2020 où il s’élevait à 429, 089 milliards de FCFA, cet encours de crédits connait une progression de 11, 2%. S’agissant de l’encours des dépôts effectués au niveau des SFD par la clientèle, ils ont augmenté de 8, 89% à 395, 364 milliards de FCFA contre 363, 081milliards de FCFA à fin mars 2020.
Concernant la qualité du portefeuille des SFD, elle s’est dégradée à fin mars 2021. C’est ainsi que le taux de créances en souffrance a augmenté de 3, 24 points de pourcentage, passant de 6, 29% en mars 2020 à 9, 53% en mars 2021. Il reste au-dessus de la norme maximale de 3% (portefeuille à risque à 90 jours) édictée par le dispositif prudentiel. Au 31 mars 2021, les systèmes financiers décentralisés comptaient un sociétariat  de 3 413 260 contre 3 474 360 au 31 mars 2020, soit un léger repli de 1, 75%. Indexé à la population sénégalaise, le taux de pénétration des SFD s’est établi à 21, 1%, soit 0, 4 point de moins par rapport à fin mars 2020.  Albert Savana

DER-FJ/Nano crédit : plus de 12 milliards de Francs Cfa attribués au produit dans la loi de finance rectificative 2021

https://www.dakaractu.com Une belle histoire est en train de s’écrire au Marché Central au Poisson de Pikine, grâce à la Délégation générale à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ). La structure y a déroulé plusieurs actions pour une amélioration considérable des conditions de travail des acteurs de ce marché. Entre la mise à disposition de camions frigorifiques, de chambres froides, l’usine de glace ou le guichet de nano crédit, les réalisations de la DER/FJ dans ce centre névralgique de l’activité économique sont multiples. Ces réalisations ont permis de booster la vitalité économique au sein de ce marché.
Le Dr Abdoulaye Dieng, Président du Conseil d’orientation de la DER/FJ et quelques membres du Conseil d’orientation de la DER/FJ, en l’occurrence M. Ndongo Ndiaye, représentant de la Présidence de la République, M. Gorgui Ndiaye, Directeur de Cabinet du Ministre de l’Emploi, M. Khadim Talla représentant du Conseil national de la Jeunesse et M. Abou Mbaye, Directeur du Marché au Poisson de Pikine, également représentant du Ministère de la Pêche, ont effectué une visite au Marché Central au Poisson de Pikine pour constater les réalisations de la DER/FJ au profit de ces milliers d’acteurs de la pêche.
Sur place, le nano-crédit est une véritable attraction. Près de 1.500 femmes y ont adhéré.
Avec 1 million de francs financés pour la première journée, la DER/FJ a un an plus tard octroyé 1 milliard de CFA de financement sur le Nano-crédit rien qu’au marché au Poisson de Pikine.
Le franc succès de ce produit d’autonomisation des femmes a encouragé la DER/FJ à dupliquer ce modèle dans d’autres espaces et lieux de commerce au niveau national. Il s’agit notamment des bureaux nano-crédit au Quai de pêche de Yoff, à Kaffrine, Tambacounda, Kédougou, Podor à partir de cette semaine, Matam, Ourossogui et bien d’autres localités. Cette territorialisation du déploiement des bureaux nano-crédit par la DER/FJ entre en droite ligne avec les orientations du Chef de l’État Macky Sall qui souhaite rendre plus accessible le financement pour les femmes.
D’ailleurs, le nano-crédit a été inscrit dans le programme d’urgence pour l’emploi et l’insertion socio-professionnelle des femmes et des jeunes et une ligne de plus de 12 milliards de Francs CFA a été attribuée au nano-crédit dans la loi de finance rectificative 2021.
« Le guichet pilote de nano crédit a eu des performances qui ont été portées à la connaissance du Chef de l’État M. Macky Sall. Il s’en est approprié et a demandé à la DER/FJ d’implanter cet outil dans tous les marchés au poisson du pays et au-delà dans tous les marchés du Sénégal, pour rendre l’accès au crédit facile pour tous les acteurs du secteur informel », a indiqué le Président du Conseil de Surveillance de la DER/FJ.
Pour sa part, Adja Fatou Touré, Présidente de la Fédération des femmes mareyeuses du Marché central au Poisson de Pikine a expliqué les conditions difficiles dans lesquelles elles travaillaient et le soulagement qu’elles ont eu avec l’ouverture du bureau nano-crédit de la DER/FJ.
Le Nano crédit est un service financier de proximité pour les couches les plus vulnérables. Il est destiné à accompagner les activités courantes des auto-entrepreneurs, en particulier «informels » qui n’ont pas accès au système financier classique. Le financement va de 10.000 à 300.000 Francs avec une durée de remboursement de 1 à 3 mois

Transport urbain : le Brt livré en décembre 2022

http://lesoleil.sn Le Ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Mansour Faye, a visité, mardi 8 juin, le chantier du projet Bus rapid transit (Brt). Il s’est réjoui de l’avancement des travaux « d’une infrastructure impressionnante » qui, dit-il, sera livrée en décembre 2022.
Sur le tracé du Bus rapid transit (Brt), les travaux vont bon train. Devant la préfecture de Guédiawaye, point de départ du projet, plusieurs dizaines d’ouvriers, retranchés dans un linéaire de 200 mètres, creusent les fosses de fondation des trames. D’autres, suant à grosses gouttes du fait de la canicule, sont munis de rouleaux en fer et de planches pour le coffrage des poteaux de près de deux mètres. L’infrastructure prévue sur cet axe est l’une des 23 stations. « Nous sommes en train de procéder à la fondation des trames. Les travaux avancent bien. La station pôle d’échange est installée dans les points à forte mobilité comme Guédiawaye. Divers services, tels que la zone billettique et les espaces commerciaux, sont prévus », informe le chef de projet, Khadim Niang.
Grand Médine abrite également une station. À l’intérieur d’un périmètre sécuritaire isolé grâce aux plateaux en zinc, des équipes, au fond des creux, positionnent les buses d’assainissement en ciment au moment où certains de leurs collègues, à l’ombre d’un camion, rabotent le fer.
À Liberté VI, à côté de la ferveur des activités commerciales, des ouvriers, propulsés par des grues, achèvent les élévations.
Point phare du Brt, le rond-point Jvc de Sacré-Cœur connaît d’importantes avancées. Après une couche de fondation, la voie, déjà dégagée, attend une deuxième couche de béton armé.
Les travaux avancent bien, selon le Ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement. Mansour Faye était en visite sur le terrain mardi 8 juin. À l’en croire, la livraison de cette infrastructure « impressionnante » en décembre 2022 permettra de renforcer la mobilité entre Dakar et Guédiawaye. « Ce projet emblématique entre dans le cadre du Pse. Nous avons tous constaté l’état d’avancement des travaux. C’est un chantier majeur qui dessert les villes de Dakar et de Guédiawaye en traversant plus d’une dizaine de communes sur un linéaire de 18 km pour transporter, à terme, 300 000 passagers par jour », a déclaré M. Faye. Poursuivant, il a souligné qu’en articulation avec le Train express régional (Ter), le Brt « va considérablement améliorer la mobilité à Dakar ».
Ayant pris part à la visite, les Maires des villes de Dakar et de Guédiawaye, respectivement Soham Wardini et Aliou Sall, se sont félicités d’un projet qui, d’après eux, va radicalement transformer les deux villes et faciliter le déplacement de milliers de personnes.Demba DIENG

Augmentation des frais de transferts par les prestataires : Sos Consommateurs dit non

L’association sénégalaise de défense des consommateurs dit non à l’augmentation des frais de transferts par les prestataires.
Dans un communiqué dont Seneweb a reçu copie, l’association condamne avec la dernière énergie : “la violente réaction des prestataires-intermédiaires de transferts d’argent qui ont décidé d’instituer leur propre barème de frais en plus des coûts actuels est surprenante et inacceptable”.
Le document signé par Me Massokhna Kane demande à l’État d’empêcher cette “délinquance économique”.
“Nous demandons également aux prestataires de se ressaisir et de trouver les moyens de s’adapter à cette compétition des tarifs”, lit-on dans le communiqué.
A défaut, il demande aux consommateurs de “boycotter ces intermédiaires et de s’efforcer à faire leurs transferts directement dans les seuls points de service des opérateurs en attendant que l’État ramène ces prestataires à la raison”.

Environnement…l’île de Ngor veut un modèle éco-responsable

https://www.xibaaru.sn L’Association « les Amis de l’Ile de Ngor » organise le 20 juin 2021 la journée de l’environnement de l’île. Cette journée a pour objectif de célébrer l’engagement de l’île de Ngor.
En effet, face à la pollution de leur cadre de vie, les insulaires souhaitent développer un modèle d’île éco-responsable inspirant pour le Sénégal. Véritable laboratoire à ciel ouvert, l’île de Ngor innove dans la réduction des déchets plastiques, la gestion et la valorisation des ordures et le développement de l’énergie solaire.

DES PRESTATAIRES DE SENELEC ESPÈRENT CRÉER JUSQU’À 100.000 EMPLOIS À L’HORIZON 2025

Dakar, 9 juin (APS) – Les prestataires agréés par la SENELEC pourraient créer à l’horizon 2025 entre 75.000 et 100.000 emplois avec la perspective de l’accès universel à l’électricité et de l’exploitation du pétrole et du gaz, a indiqué, mercredi, à Dakar, leur coordonnateur national, Birima Fall.
“Nous sommes entre 6.000 et 8.000 prestataires. Si chacun emploie 10 personnes, c’est important comme chiffre. En perspective de l’accès universel à l’électricité et l’exploitation du gaz et du pétrole, le secteur sera plus ouvert. A cet effet, nous espérons aller jusqu’à 75.000 voire 100.000 emplois à l’horizon 2025”, a-t-il indiqué.
Il faisait le point d’une tournée nationale qu’il a effectuée récemment pour mettre en place les bureaux régionaux de l’amicale des prestataires agréés par la SENELEC
Celle-ci revendique entre 6.000 et 8.000 prestataires qui emploient des centaines de travailleurs dans l’ensemble du pays. 
Lors de cette tournée, le collectif des prestataires agréés par la SENELEC a installé ses bureaux de Touba, Kaolack, Thiès et Saint-Louis. Il poursuivra par Ziguinchor, la mise en place des cellules dans les autres régions en vue de couvrir tout le territoire national.
Birima Fall assure que ces prestataires sont “disposés à accompagner les pouvoirs publics, pour la satisfaction des consommateurs”. 
“Nous sommes en phase avec SENELEC que nous accompagnons dans ses travaux de terrain, sous la supervision de ses agents”, souligné Birima Fall.
Il a annoncé que les prestataires agréés par la SENELEC préparent actuellement des actions en perspective des grandes fêtes religieuses, dont le Magal de Touba, le Gamou, mais aussi des activités pré-hivernales.
Il a rappelé que la mission du collectif va consister notamment à convaincre le gouvernement de l’aider à diligenter les procédures administratives.
Dans le cadre de sa mission, souligne-t-il, le collectif va travailler dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant avec la Senelec pour développer le secteur de l’énergie au Sénégal.
“Ce partenariat va permettre de tirer vers le haut l’émergence du pays, en appuyant les missions de la Senelec qui a su être résiliente dans ce contexte de pandémie de Covid-19”, a poursuivi Birima Fall.SG/ASG/BK

Keur Samba Kane : une dispute autour de la conquête de 50 hectares a failli virer au drame

https://actusen.sn Une dispute autour de la conquête de 50 hectares, à Keur Samba Kane, a failli virer au drame. ‘’SourceA’’ dans sa parution de ce jeudi informe qu’un paysan, Ifra Sow, par ailleurs l’imam de Mabour 1, a été mis KO. Tandis qu’Omar Sow, un autre paysan, a eu le crâne fracassé.
Ce, au détour d’une altercation avec des gros bras qui accompagnaient le premier adjoint au maire, son géomètre, ainsi qu’un certain Cheikh Ba présenté comme un homme d’affaires. D’après le journal, les victimes tentaient de s’opposer, avec d’autres membres de leurs familles, à la séance de délimitation du terrain, objet du litige.
Nos confrères annonce qu’une plainte est déposée à la Gendarmerie de Ngayes suite à cette agression survenue en pleine brousse, où se trouvaient, au moment des faits, le premier adjoint au maire de Keur Samba Kane, le principal intéressé qui revendique les 50 hectares, le géomètre, ainsi que les trois gros bras accusés d’avoir violenté les pauvres.

Les Etats-Unis alertent leurs citoyens sur les coupeurs de route…en Casamance

https://www.xibaaru.sn L’intrusion de bandes armés et coupeurs de route en Casamance ne laisse pas indifférent le département d’Etat américain. Par le biais de son ambassade à Dakar, il appelle ses citoyens à la vigilance et à éviter d’emprunter certains axes routiers pour des raisons de sécurité. L’alerte est destinée à tout citoyen ou employé du gouvernement américain évoluant dans le sud du Sénégal, la Casamance en particulier.
Ainsi, le gouvernement américain, à travers une note, interdit à ses ressortissants de voyager par la route nationale 4 au sud de Ziguinchor, la route 20 entre Ziguinchor et Cap-Skirring et leur déconseille également de rouler sans escorte sur les routes non goudronnées. Dans le même document, le gouvernement américain déconseille à ses citoyens de voyager la nuit dans cette zone.

Le COUD dénonce les saccages et annonce des sanctions

http://www.walf-groupe.com Les scènes de pillages perpétrées lundi dernier dans le restaurant Argentin et sur certains édifices du campus social de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ne resteront pas impunies.
Dans un communiqué rendu public, la Direction du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) rappelle que suite à la publication des résultats de l’élection de renouvellement de l’amicale de la Faculté des sciences juridiques et politiques dans l’après-midi de la journée du lundi 7 juin 2021, «un groupe d’étudiants a perpétré des scènes de pillage dans les campus sociaux de la grande cité et de l’Ecole supérieure polytechnique (Esp)». Parce qu’il n’est pas partie prenante des élections de renouvellement des amicales d’étudiants, la Direction du Coud trouve «injuste, incompréhensible et inacceptable» que son patrimoine fasse l’objet «d’attaques, de saccages et de destructions de biens dont les étudiants sont les seuls bénéficiaires».
Pour la direction du Coud, ce comportement ressemble à du sabotage au regard des nombreux efforts consentis pour améliorer les conditions et le cadre de vie des étudiants. «Des efforts constatables aussi bien par les étudiants que tous les usagers des campus sociaux. En conséquence, la Direction du Centre des œuvres universitaires de Dakar ne saurait laisser de tels actes impunis et se réserve le droit de faire toutes les investigations nécessaires pour identifier les auteurs afin de porter l’affaire devant les autorités judiciaires et académiques compétentes», annonce la direction du Coud dans le document. Samba BARRY

Résurgence de la poliomyélite : 17 cas notifiés au Sénégal depuis le début de l’année

http://lesoleil.sn Le Sénégal fait face, depuis le début de l’année, à une épidémie de poliomyélite. Au total, 17 cas ont été notifiés. Pour cette raison, à partir du 17 juin 2021, des journées de rattrapage seront organisées pour vacciner tous les enfants en retard dans leur calendrier vaccinal. 
Des cas de poliomyélite font leur réapparition au Sénégal, après 11 ans de disparition. Les derniers notifiés remontent à 2010. Mais de janvier 2021 à nos jours, 17 cas sont déjà recensés dans notre pays, dont 12 humains et 5 cas environnementaux. L’information a été donnée, hier, à Dakar, par le Dr Boly Diop, chef de la Division de surveillance et riposte vaccinale au Ministère de la Santé et de l’Action sociale. C’était lors d’une rencontre qui a réuni des chefs religieux, des journalistes et des techniciens de la santé. L’objectif était de trouver une solution à cette nouvelle épidémie.
Selon  Boly Diop, ces cas sont répartis entre les districts sanitaires de Touba (6), Diourbel (2). Tivaouane, Thiès, Sokone et Mbao ont chacun 1 cas humain de poliomyélite. À cela, s’ajoutent les 5 cas de poliomyélite « environnementaux » identifiés à la station d’épuration de Cambérène (3 cas) et 2 dans le district sanitaire de Pikine. Dr Boly Diop a précisé que les cas dits environnementaux sont prélevés dans les eaux usées. « Si l’on trouve le virus dans ces zones, cela veut dire qu’il a quitté l’homme pour l’espace environnemental. Par contre, la surveillance du côté des hommes se fait depuis longtemps. C’est ce que nous appelons les cas de poliomyélite humaine », a expliqué Dr Diop.
Pour faire face à cette épidémie, le Ministère de la Santé et de l’Action sociale, à travers le Programme élargi de vaccination (Pev), va organiser, les 17, 18 et 19 juin 2021, sur l’ensemble territoire national, les journées de rattrapage de vaccination en proposant aux enfants de 3 à 5 ans le vaccin inactivé (injectable). D’après le Dr Ousseynou Badiane, coordonnateur du Pev, la souche vaccinale qui circule au Sénégal est couverte par ce vaccin inactivé. « Tous les enfants qui ont développé la maladie n’étaient pas vaccinés. Il faut, dans l’urgence,   organiser ces journées de rattrapage », a-t-il insisté. Selon lui, « si les résultats de cette campagne sont satisfaisants, la surveillance se poursuivra ». Par contre, « si le Sénégal ne parvient pas à contenir l’épidémie, nous serons obligés de passer aux journées nationales de vaccination en utilisant un autre type de vaccin anti-poliomyélite », a informé le Dr Badiane. Il a ajouté que le Sénégal s’est préparé à la réapparition des cas de polio, parce que le virus circule dans la sous-région depuis 5 ans.

Le taux de vaccination contre la polio tourne autour de 90%

Au Sénégal, le taux de vaccination contre la poliomyélite tourne autour de 90%, avec des disparités entre les districts sanitaires. « Malgré ce taux, il y a toujours des enfants en retard dans leur vaccination. Quand ces retards s’accumulent pendant 5 ans, il y aura une masse critique d’enfants susceptibles de développer la maladie », a expliqué le Dr Ousseynou Badiane, coordonnateur du Programme élargi de vaccination (Pev).Eugène KALY 

UN APPUI AMÉRICAIN DE 3 MILLIARDS CFA POUR LA LUTTE CONTRE LE PALUDISME

Dakar, 9 juin (APS) – Le Sénégal a bénéficié de l’Initiative du président des Etats-Unis contre le paludisme (PMI), un appui d’environ 3 milliards de francs CFA, soit 5, 5 millions de dollars américains, pour la mise en œuvre de campagne d’aspersion intra-domiciliaire (AID) d’insecticide dans ses régions à forte prévalence de paludisme, a-t-on appris de la partie américaine.
“Le gouvernement américain, à travers l’Initiative du Président des États-Unis contre le paludisme (PMI), appuie la vaste campagne d’aspersion intra-domiciliaire (AID) d’insecticide à effet rémanent dans les régions du Sénégal à forte prévalence de paludisme”, souligne un communiqué de l’ambassade des Etats-Unis à Dakar. 
Selon le communiqué, le PMI a dans cette perspective “débloqué une enveloppe d’environ 3 milliards de F CFA (5, 5 millions de dollars US) pour appuyer cette campagne lancée au début de ce mois de juin, et menée en étroite collaboration avec le ministère de la Santé et de l’Action Sociale et le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP)”. 
Il rappelle que l’aspersion intra-domiciliaire “consiste à pulvériser une substance insecticide sur les murs intérieurs des maisons pour tuer les moustiques vecteurs du paludisme et protéger ainsi les habitants pendant 4 à 6 mois”. 
La campagne d’AID est l’un des principaux moyens utilisés pour empêcher la propagation du paludisme au Sénégal et réduire le nombre de décès liés à cette maladie, en particulier chez les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans, indique la même source. 
Elle précise que pour cette année, l’Initiative du président des Etats-Unis contre le paludisme (PMI) “appuie la campagne d’AID dans les districts médicaux de Kédougou (région de Kédougou), Koungheul (région de Kaffrine), Koumpentoum et Makacolibantang (région de Tambacounda)”. 

La partie américaine signale que cette campagne “fait partie d’un dispositif élargi de soutien mis en place par le PMI pour améliorer la santé publique au Sénégal, dont le montant varie entre environ 12 et 13 milliards de F CFA (22, 5 et 25 millions de dollars US), chaque année”. 

Elle note que le PMI travaille avec le PNLP dans le cadre d’activités relevant de son plan stratégique, avec récemment l’achat et la distribution de 4 millions de tests de diagnostic rapide et de plus de 2 millions de moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) à longue durée d’action.
S’y ajoute l’achat d’un million de traitements antipaludéens, de plus de 4 millions de traitements chimio-préventifs saisonniers et la prise en charge des coûts opérationnels y afférents, ainsi que le renforcement des capacités du système de santé. 
“Depuis plus de 15 ans, le Sénégal fait partie des pays cibles de l’initiative PMI”, laquelle a injecté au Sénégal “environ 137, 5 milliards de francs CFA (plus de 250 millions de dollars US)” depuis 2005, “réduisant ainsi, de manière considérable, le fardeau du paludisme et rapprochant le pays de son objectif d’élimination de la maladie”. 
Le PMI est une initiative mise en œuvre conjointement par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) et le Centre de contrôle et de prévention des maladies des Etats-Unis (CDC). Elle est présente dans 24 pays dans le monde dont le Sénégal.
Le gouvernement des États-Unis se veut “depuis six décennies, un acteur clé du développement au Sénégal où il travaille de concert avec les citoyens, les communautés et les pouvoirs publics pour améliorer les conditions de vie au quotidien”. 
Les ressources dont le secteur de la santé du Sénégal a bénéficié de sa part s’élèvent annuellement à “plus de 30 milliards de francs CFA (60 millions de dollars US) par l’intermédiaire de l’USAID”, selon le communiqué. BK/ASG

Macky Sall, compétiteur… «locales» !

NETTALI.COM – Six mois nous séparent des prochaines échéances électorales. Mais force est de reconnaitre que nous sommes en plein dans la fièvre des locales. Et ce n’est pas Macky Sall qui dira le contraire, lui qui a déjà enfourché son cheval pour galoper avant que les autres écuries ne se réveillent. Une atmosphère qui n’est pas d’ailleurs pour déplaire aux médias qui trouvent là une aubaine, une belle occasion de doper leurs canards et d’animer des émissions sur le sujet.
Les tournées économiques de Macky Sall ont bien repris. Et les présences récentes de ce dernier à Kaffrine avec l’inauguration de l’hôpital de la localité et à Kédougou, sont vues comme une campagne électorale avant l’heure. Une manière de battre le rappel des troupes en direction des locales. Janvier 2022 n’est plus très loin. Des élections toutefois analysées par des observateurs de la scène politique comme des joutes qui vont préfigurer les résultats de la présidentielle de 2024. Si Macky Sall est bien sûr candidat. De quoi  créer chez lui une forte émuler et le doper. Il est à fond sur cette élection. Il ne lâche rien. Il s’active sur le terrain, inaugure des édifices, s’offre des bains de foule, tâte le pouls du Sénégal profond et effectue quelques réglages au passage. On ne change pas une recette qui fonctionne, diront certains. La preuve, le chef de Benno Bokk Yakaar agit méthodiquement. Un déploiement sur le terrain qui s’est déroulé en quelques étapes bien planifiées.
D’abord, il fixe par décret, la date du scrutin pour le renouvellement général du mandat des conseillers départementaux et municipaux au dimanche 23 janvier 2022. Ensuite, dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Abdoulaye Diome, informe, à son tour, que, conformément aux dispositions de l’article 1er de la loi n° 2021-24 du 12 avril 2021 portant report des élections territoriales, le président de la République, Macky Sall «a, par décret n° 2021 – 562 du 10 mai 2021, fixé la date du prochain scrutin pour le renouvellement général du mandat des conseillers départementaux et municipaux au dimanche 23 janvier 2022».
Aussitôt après, le chef de l’Etat qui n’est pas, à vrai dire concerné par ces élections, renoue avec les tournées économiques. Première étape, pendant la période du 29 mai au 2 juin, il pose ses baluchons dans les régions de Kaffrine et Kédougou. Du 12 au 19 juin, il fera cap sur le Nord du Sénégal (régions de Saint-Louis et de Matam) avant d’y présider un Conseil présidentiel et un Conseil des ministres à Matam.
Mardi 5 juin,  Le Soleil dans un «Dossier Exclusif» anticipe déjà sur la visite du Président Sall en faisant un «point sur 10 ans d’investissements énormes» avec comme titre «Comment Macky Sall a changé le Nord» et annonce 400, 2 milliards de F CFa investis dans 34 projets majeurs achevés pour «doter les régions de Saint-Louis  et de Matam, d’infrastructures routières (routes, ponts, voiries, pistes), scolaires , sanitaires, d’ouvrages d’art  et hydrauliques» et «336, 7 milliards de F Cfa prévus entre 2021 et 2024 pour achever la modernisation du Fouta et du Walo». Signe que la machine électorale est bien lancée, et Macky Sall en est le directeur de campagne !
Si le chef de l’Etat agit ainsi, c’est bien parce qu’il ne veut, en aucun cas abandonner sa stratégie payante, celle qui l’avait portée au pouvoir en 2012. Mais surtout parce que les tentatives de mobilisation de ses militants, suite aux évènements violents, n’avaient pas produit de bons résultats à part soulever des critiques. Macky Sall sait bien aussi que le gain politique que peut lui apporter le contact permanent avec les populations de l’intérieur du pays. C’est pourquoi, avant son accession à la magistrature suprême, il avait sillonné à plusieurs reprises le pays. Lors de la campagne électorale présidentielle de 2012, il avait patiemment et stoïquement visité toutes les régions du pays, de l’Ouest à l’Est, du Nord au Sud pour terminer au centre et enfin revenir à Dakar pour son meeting de clôture.

Une vieille recette remise au goût du jour  : 115 localités visitées, 62 meetings organisés

Sur les 21 jours de la campagne, il n’est en réalité resté à Dakar que trois matinées et trois nuits. Il avait ainsi parcouru plus de 115 localités et tenu 62 meetings au total. Des meetings qui avaient eu lieu parfois jusqu’à 4 heures du matin. Partout où il était passé, il avait drainé des foules. Il avait même noyé, l’on se le rappelle, Souleymane Ndéné Ndiaye, Directeur de cabinet d’alors et Premier ministre d’Abdoulaye Wade, dans son fief de Guinguinéo, le jour de la visite de l’ex-président Wade dans cette localité pour les besoins de sa campagne. A Tambacounda chez Khouraïchi Thiam, il avait aussi réussi une mobilisation exceptionnelle. Chez Abdoulaye Baldé à Ziguinchor, il avait également été assailli par une horde de personnes, l’obligeant à y passer une nuit supplémentaire. A Kédougou, même succès, le chef de l’Apr avait rallié les populations à sa cause, enrôlant au passage deux anciens ministres de Wade, Mamadou Sidibé et Mamadou Makalou qui avaient d’ailleurs fini par quitter la barque libérale et déposer leurs baluchons à l’Alliance pour la République (Apr).
Et même à Thiès, fief réputé indéboulonnable, Macky Sall avait titillé Idrissa Seck, et même osé aller à l’assaut de la promenade des Thiessois, endroit réputé difficile à remplir. A Mbacké, la forte affluence aurait pu virer au drame si sa sécurité n’avait pas anticipé pour l’exfiltrer avant de le faire revenir au moment où certaines populations, croyant qu’il est parti, étaient rentrées. Au Fouta, il avait fait une razzia, poussant le chef de l’Etat de l’époque, Abdoulaye Wade à l’accuser de jouer la carte ethniciste, avec à la clef une victoire à la présidentielle de 2012. Macky Sall avait, en effet, durant sa campagne, visité la quasi-totalité des localités peulh, s’exprimant dans la même langue, expliquant au passage son programme «yoonou yokkute» (le chemin du développement), tout en exhibant à chaque fois, son bulletin de vote reconnaissable par la tête de cheval et la couleur marron. A Fatick, localité dont il était le maire, il s’était adressé aux populations en wolof et en français et chanté en sérère, déclenchant une hystérie collective.  En Casamance, il était allé jusqu’aux bastions rebelles pour promettre le règlement de la crise casamançaise, si jamais il venait à accéder à la magistrature suprême.
Son marathon électoral, Macky Sall l’avait couplé avec une série de visites de courtoisie, surtout dans les foyers religieux et coutumiers. Partout où il était passé, il avait sollicité et obtenu des prières. Du khalife général des mourides au Khalife des layènes, en passant par le guide des khadres, de Léona niassène, de Taïf, de Darou Mousty, l’évêque de Ziguinchor, le roi d’Oussouye…, il avait été partout reçu avec les honneurs par ces différents guides.  Une stratégie qui s’était avérée payante au regard des résultats obtenus.

Macky face à ses obligations pour des élections nickel

Sachant que seul le terrain paie, Macky Sall ne veut donc en aucun cas être celui qui se laissera distancer par ses adversaires politiques. Il cherche à garder les cartes en main et décidera en dernier ressort de ce qu’il compte faire. Toutefois, en tant que leader d’une coalition, personne ne peut lui reprocher sa stratégie politique, mais en tant que chef de l’Etat, il a l’obligation de veiller à ce que tous les moyens soient mis à disposition pour les Sénégalais puissent sacrifier à leur devoir citoyen. Il a pris un décret pour fixer la date des élections, il devra aussi en faire autant pour fixer la période de révision des listes afin de permettre aux primo-votants (qui viennent d’avoir 18 ans, l’âge légal pour pouvoir voter) de figurer sur les listes ; mais aussi à ceux qui veulent changer de lieux de vote, avec les nouveaux découpages administratifs qu’il a initiés, de le faire. Last but not least, il doit veiller à ce que l’information soit portée à la connaissance du public afin d’éviter une rupture d’égalité des citoyens devant la loi.
On le sait, le président de la République a récemment acté un découpage de plusieurs localités avec notamment Keur Massar, devenu un département. A partir de ce moment, une nouvelle carte électorale se dessine et le chef de l’Etat devra prendre un nouveau décret portant carte électorale dans ce sens. A la suite de cela, il devra sortir un décret portant révision des listes électorales en application des dispositions du code électoral pour permettre justement aux populations de ces localités touchées par le découpage, de changer de circonscriptions et de bureaux de vote. Cela permettra aussi aux primo-votants de s’inscrire, mais aussi à ceux qui sont détenteurs de la carte nationale d’identité depuis belle lurette, mais qui ne figurent pas sur les listes électorales (ils sont nombreux) de pouvoir y figurer. De même, le chef de l’Etat a l’obligation morale de concrétiser, comme il s’y était engagé, les propositions de la commission politique du dialogue national. Il a été ainsi proposé que les maires soient élus au suffrage universel direct (comme c’est le cas pour la présidentielle et les législatives) pour mieux prendre en compte la volonté des votants. Macky Sall devra donc proposer un projet de révision du code électoral dans ce sens afin que cette volonté affichée soit traduite en acte.
Bref, une somme de devoirs auxquels, il devra sacrifier au moment où des recommandations ont été faites par la société civile dans le but de corriger les failles du fichier. La mise à l’écart du ministre de l’Intérieur comme arbitre des élections, est aussi réclamée par la même organisation. Lors d’un récent atelier de partage du mardi 1er juin, Doudou Gningue, un porte-parole du collectif d’organisations de la société civile, a évoqué la nécessité pour la Direction générale des élections de «s’affranchir du joug politique de sa tutelle (le ministère de l’Intérieur) et (…) de se tenir à équidistance des parties prenantes des processus électoraux». Mais toujours est-il qu’il y a eu dans les actes posés par Macky Sall comme un subterfuge pour prendre de vitesse l’opposition avec pour objectif de le mettre devant le fait accompli, notamment sur la question du découpage électoral et du fichier.

Macky face aux frondes

Mais Macky Sall a un grand écueil devant lui depuis qu’il a demandé à ses partenaires politiques de la coalition et de son parti d’attendre ses décisions dans les différentes localités en vue d’organiser le choix des candidats en vue des locales de janvier 2022. Des directives que beaucoup ne sont toutefois pas prêts à entendre, estimant que la validation des candidatures doivent rester une émanation des populations qui connaissent mieux la réalité de leurs localités.
Et même si beaucoup ont ressenti ces directives comme mal venues,  à Kaffrine, le chef de file Macky Sall a usé de la carte diplomatique pour tenter de faire passer la pilule du calme. On voit bien qu’il fait allusion à la rivalité Abdoulaye Sow et Abdoulaye Wilane e qui avait poussé ce dernier à faire des sorties un peu musclées avant de mettre de l’eau dans son vin à Déclic sur la Tfm en se déclarant se référer à l’autorité. A ses militants du Ndoukoumane, Macky Sall a en tout cas ordonné : «Il ne faut pas vous quereller pour des postes, si vous croyez en moi. Ce qui est important, ce n’est pas qui sera maire ou président du Conseil départemental. Ce n’est pas important pour le Sénégal. L’essentiel est de m’écouter, le moment venu, pour que je vous indique le chemin à prendre…». Se faisant on ne peut plus clair, le président de la République a lancé dans une allusion assez édifiante : «Si nous sommes unis, je suis sûr que nous allons gagner à 100% les communes dans cette région. N’écoutez pas les visiteurs du soir qui vont essayer de vous monter contre votre parti ou votre coalition, en vous faisant croire qu’on ne vous respecte pas. Ce sont des gens qui sont persuadés qu’ils ne peuvent rien gagner et qui veulent juste vous utiliser pour espérer compter. Il faut leur dire de garder leurs récépissés. Nous, on ira sous la bannière de Benno Bokk Yaakaar. Aucun militant ne prendra une autre liste. Je tenais à le dire…» Un discours qui semble tomber dans l’oreille d’un sourd car beaucoup ne l’entendent pas ainsi.
A l’émission «Edition du Soir» de Walf Tv, animée par Moustapha Diop, il a été question du thème «Vent de révolte à Benno». Et c’est le focus qui a été fait sur certaines rivalités dans certaines localités. Présent sur le plateau, Bocar Diongue de l’Alliance pour la république (Apr) a menacé au cas où Macky Sall viendrait à désigner Moussa Sy aux Parcelles Assainies, ils ne le supporteraient pas. Une manière de dire qu’il roule pour Amadou Ba qui est le bon candidat, selon lui, pour Parcelles et Dakar. Un avis que ne partage pas le journaliste Mame Birame Wathie, alors que son collègue sur le plateau semblait confirmer accréditer cette thèse affirmant que Benno a gagné Dakar depuis qu’Amadou Ba y milite. Pour Wathie, la victoire d’Amadou Ba n’a jamais été clairement établie au regard de l’heure très tardive à laquelle ont été annoncés les résultats. Ce qui augure, d’après lui, d’âpres rivalités d’autant plus que Georges Nesta Diop pense que Moussa Sy est candidat à sa propre succession.
Le quotidien “Enquête”, dans un large dossier de ce mardi 8 juin, sur le thème, rappelle ! «L’exemple de Malick Gakou étant encore frais dans les mémoires, le “coordonnateur’’ de Benno a intérêt à s’affirmer, lors des prochaines joutes électorales». «En effet, en 2014,  croit savoir notre source,  Malick Gakou, présenté comme favori, avait accepté de jouer les seconds rôles, au profit du frère du Président, Aliou Sall, dans son fief même à Guédiawaye. Depuis lors, ce dernier a renforcé sa notoriété politique et cumule les victoires dans cette localité de la banlieue. Pour éviter de subir le même sort que l’ancien numéro 2 de l’Afp, l’ancien ministre des Finances va devoir se peser aux locales. C’est en tout cas la conviction de ses partisans, pour qui, Amadou Ba est le prochain Président de la République. Il suffit de faire un tour dans les différentes plateformes de communication du ministre pour s’en convaincre. Mais pour y parvenir, il faudra trancher le débat entre lui, Moussa Sy et Mbaye Ndiaye. Qui va défendre les couleurs de l’Alliance pour la République et de Benno aux Parcelles assainies ?».
Ce sont en effet des dissensions similaires qui ont vu le jour dans plusieurs localités. A Saint-Louis, face à Mansour Faye, Mary Teuw Niane déclare sa «candidature irréversible» dans «L’Observateur» de ce lundi 7 juin, arguant que ce sont les citoyens qui décident de leur maire et non une autre personne. Pendant ce temps, le quotidien «Dakar Times» de ce lundi 7 juin annonce des élections à risques pour Mansour Faye, après avoir évoqué son élection contestée sans oublier «ses échecs dans sa gouvernance locale». A Grand-Yoff, Adama Faye, le frère de la première dame, responsable politique dans cette localité, déclare sa candidature aux élections locales de 2022 et défie Macky Sall de diriger une liste parallèle, si jamais il choisit quelqu’un d’autre pour diriger la liste de l’Alliance pour la république (Apr) dans cette localité. Et sans gants, dans une lettre aux allures de défis et d’attaques, celui-ci révèle son état d’âme et sa volonté de se rebeller s’il venait à l’idée du président d’imposer un candidat. «Monsieur le président, grande fut ma peine de vous entendre demander à vos partenaires politiques de la coalition Benno Bokk Yaakaar et à vos frères et sœurs du parti Apr de vous écouter et d’attendre vos décisions dans les différentes localités pour les élections locales de Janvier 2022. Attention ! (…) À la question nationale concernant vos mandats, vous avez eu la liberté de répondre par un ni oui ni non. (…) Monsieur le président, attendez-vous à ce que l’on ne soit pas toujours d’accord avec vous et ce, en toute liberté. (…) Tant que c’est à huis clos cela peut ne pas déranger, mais votre excès de pouvoir et votre comportement de dictateur ou de monarque inquiètent plus d’un. Ma liberté de porter ma candidature et de la proposer non pas à vous, mais à mes concitoyens, ceux de ma commune qui auront l’éclectisme et la liberté de porter ou non leur espoir en moi (…) Monsieur le président tout cela pour marteler hic et nunc que moi Adama Faye, membre fondateur du parti APR, je déclare ma candidature aux prochaines locales de janvier 2022 dans ma commune, Grand-Yoff. Il va s’en dire que si je ne bénéficie pas de l’accord de mon parti ou plutôt je dirais de votre décision, je présenterai si Dieu le Veut, une liste parallèle et concurrente quel que soit le mode de scrutin choisi, in fine, ma liberté aura été affirmée jusqu’au bout. Advienne que pourra.»
Une sortie que les médias ne pouvaient rater puisqu’elle est reprise par quelques supports de la presse quotidienne qui prédisent un  clash à venir entre le beau-frère et le président, là où un journal comme «Les Echos », barre à sa une  : «Adama Faye crache du feu sur Macky». Des salves qui lui ont valu des retours de flammes notamment de Lat Diop qui a qualifié d’indigne la sortie de Faye. Ce qui a amené Mame Birame Wathie dans «Edition du soir» de Walf TV à se demander s’il ne s’agirait pas là d’un cas de chantage car cela faisait longtemps qu’Adama Faye n’avait pas pris la parole. Une sortie qui n’est toutefois pas une première car récemment, le beau-frère s’était distingué par d’autres attaques. Ce qui repose la question de l’invasion familiale au cœur du pouvoir. Un fait que relate le journal « Exclusif » qui a barré à sa une de ce jeudi 10 juin : « ces frères de Marième Faye qui « insultent » impunément Macky », citant Adama Faye et Ibrahima Faye, le président du mouvement « Aar sa reew » ; ce qui a aussi interpellé “Direct news “qui se demande ce « qu’attend pour le sanctionner ? ». Il parle bien sûr d’Adama Faye.
A sa une de ce jeudi 10 juin, Walf Quotidien est revenu sur la rivalité Amadou Ba et Abdoulaye Diouf Sarr et la question du choix du candidat de Bennoo de Dakar. Et c’est pour titrer  : « les germes d’une débâcle » en évoquant les forces et les faiblesses de chacun des prétendants.
A Guédiawaye Bougazely invite à des investitures de Benno Bokk Yaakaar «dans les règles de l’art». Le responsable apériste entend ainsi défier Aliou Sall, même s’il dit n’avoir «aucun problème» avec ce dernier. L’ancien député, en liberté provisoire, suite à l’affaire des faux billets, annonce sa candidature et son soutien à Lat Diop pour la mairie de Golf Sud. De quoi augurer de lendemains incertains.
Et même si Me Wade a mis en place une task force pour ne pas se faire surprendre et éviter en même temps de reproduire son erreur en appelant au boycott de l’élection présidentielle de 2019, il reste aussi que l’opposition n’a pas dit son dernier mot sur la question du découpage, de l’inscription sur les listes électorales pour les primo-votants, la révision des listes et l’arbitrage des élections par le ministre de l’Intérieur. Aura-t-elle finalement le temps de régler toutes ces questions ? En tout cas, le temps paraît compté au regard même des questions de candidature pas encore réglées dans les différents états-majors.
De son côté, Macky Sall sait que les listes parallèles ne peuvent mener qu’à la débâcle. En 2017, il avait promis de ne pardonner aucune défiance, même si la politique du bâton n’a jamais été appliquée à tout le monde. D’autres ont pu bénéficier de plus de souplesse. Le patron de l’Apr a dû réconcilier ses lieutenants dans certaines localités capitales pour la victoire.  Constituer une liste pour des élections locales ou législatives, n’est pas chose aisée pour la coalition au pouvoir. Ce sera d’autant plus compliqué pour les élections à venir que la tête de liste va devenir directement maire si le code électoral est changé et que le suffrage universel direct consacré. Il sera donc bien difficile pour des tractations de nuit entre concurrents sur fond de corruption. Ainsi, ceux qui croient véritablement en leurs étoiles, n’auront d’autres choix que de s’émanciper de la liste présidentielle, en cas de non investiture. Mais à leurs risques et périls ! Et cela, Macky Sall le sait bien, le fin politicien qu’il est.

Yakham Mbaye touché par les visites de Guy Marius Sagna et Dame Mbodj durant sa maladie

XALIMANEWS : Face à Maimouna Ndour Faye, Yakham Mbaye est revenu sur les moments difficiles traversés dernièrement. Gravement malade, il révèle avoir reçu la visite de Guy Marius Sagna et Dame Mbodj. Un geste qui l’a énormément touché.

Une pirogue transportant 150 Sénégalais chavire au Maroc, 79 rescapés rapatriés

IGFM- 79 Sénégalais jeunes Sénégalais dont la pirogue a échoué au Maroc viennent d’être ramenés à l’aéroport international Blaise Diagne. Ils ont été accueilli par le Directeur des Sénégalais de l’extérieur, Amadou François Gaye, qui a essayé de les sermonner.
Ils étaient plus de 150 dans une pirogue qui a chaviré dans les eaux du Maroc. Plusieurs d’entre eux sont morts. Seuls 79 s’en sont sortis indemnes.
Selon des sources de Igfm, leur pirogue avait quitté Mbour, il y a une quinzaine de jours. Ils se sont égarés sur la route d’Espagne. Les vagues les ont entraînées à Dakhla ( Maroc) ce mardi. C’est alors que les Marocains ont saisi le Sénégal pour les informer de la situation. Après recensement, ils ont été embarqués dans un avion de la Royal Air Maroc (RAM). Le directeur des Sénégalais de l’extérieur, Amadou François Gaye, est allé les accueillir à leur descente d’avion.
Après leur avoir remonté le moral, il a décidé de les rencontrer dans les jours à venir. Il promet de leur faire bénéficier de financements.

ENCORE UNE SAISIE RECORD  : La Douane intercepte 4, 5 tonnes de faux médicaments entre Mballing et Thiaroye

L’opération « Bouclage du littoral » déclenchée en vue de renforcer la sécurisation du territoire douanier a permis aux Unités fluviomaritimes d’effectuer d’importantes saisies. Ce sont d’abord les agents de la Brigade maritime de Mbour qui ont intercepté un véhicule suspect de type Renault Master sur la plage de Mballing le jeudi 03 juin vers 22h 30. À première vue, ledit véhicule transportait du foin. Mais le foin était en réalité un moyen de cache. En effet, une importante quantité de faux médicaments avait été dissimulée sous les sacs de foin. Il s’agit au total de 2000 boites de divers médicaments. L’arrestation du chauffeur et une enquête approfondie ont permis de démanteler un réseau de trafic demédicaments dont les cerveaux étaient basés à Thiaroye.
Une opération de livraison surveillée au marché de Thiaroye a été organisée par la Brigade  maritime de Mbour le vendredi 04 juin avec l’appui des éléments de la Brigade maritime des Douanes de Rufisque et ceux de la Brigade Haute mer sous la coordination du Chef de la Subdivision maritime.
C’est ainsi que les douaniers ont procédé à l’arrestation du destinataire et à la découverte d’une grosse quantité de médicaments dans une maison délabrée située aux environs du marché de Thiaroye.
Cette double opération a permis à la Douane de mettre la main sur 4, 5 tonnes de faux médicaments. L’écor et l’évaluation des produits saisis ont été effectués en collaboration avec des pharmaciens  agréés.
Il s’agit principalement : d’antibiotiques ; d’anti-inflammatoires, d’orexigènes / fortifiants, d’antiparasitaires, d’anti-rhumes, d’antalgiques, d’antiallergiques, d’aphrodisiaques, de sérums  antitétaniques et de solutés pour une valeur totale de 518 317 816 francs CFA. Deux individus sont à ce jour appréhendés et l’enquête suit son cours.
Cette importante saisie de médicament fait suite à celle effectuée à Keur-Ayip dont la valeur dépassait un milliard et demi de francs CFA. Il faut rappeler que dans la même veine, la Subdivision des Douanes du Port de Dakar a récemment déjoué une tentative de déversement sur le territoire national de plus de 580 tonnes de déchets plastiques convoyées par un navire étranger.

GUY MARIUS SAGNA  : “Les postes de police, de vrais cimetières”

“Abdoulaye Faye déclaré pendu au commissariat central.
Elimane Touré, mort dans le poste de police du port de Dakar. Il est dit qu’il s’est suicidé.
Pape Sarr brûlé vif dans un commissariat. Telle une momie il mourra dans ses bandages à l’hôpital.
Seck Ndiaye, bastonné jusqu’à la mort dans sa chambre par 5 policiers.
Abdoulaye Timera, renversé par une voiture de police roulant en sens inverse qui le fracture. Il mourra quelques heures plus tard.
Pour tous ces cas, c’est : police partout justice nulle part! Déni de justice total!
Nous banalisons les violences policières jusqu’au jour où nous en sommes victimes.
Cela fait des années que nous disons à l’État néocolonial du Sénégal que l’impunité fonctionne comme un permis de tuer, comme un encouragement à assassiner.
Il faut décoloniser la police sénégalaise qui se comporte comme une police d’occupation.
L’État ne nous écoute pas pour l’instant trop occupé qu’il est à convaincre les mauvais policiers et mauvais gendarmes qu’ils peuvent casser du manifestant impunément.
Voilà pourquoi, nous ne cesserons jamais de rendre hommage aux policiers, gendarmes qui refusent d’être inutilement violents envers le peuple.
DES GIFLES CONTRE LE SYSTÈME
Les joues du président Macky Sall n’intéressent pas le peuple. Ce peuple qui a giflé ses options politiques en février et mars dernier. Préparons nos gifles pour les élections locales. Mobilisons-nous pour la gifle contre la 3e candidature.
Tous les jours giflons les spoliateurs fonciers, les voleurs de deniers publics, les valets de l’impérialisme que sont Macky Sall, Ouattara, Talon, Faure, Bongo…
Plus que des gifles, envoyons leur un gros coup de balai. Ils doivent dégager. LUTTONS !REFUSONS !RÉSISTONS !ORGANIZE, DON’T AGONIZE !RÉSISTANCE !GMS”.

Me Abdoulaye Babou suspendu provisoirement

https://www.xibaaru.sn Me Abdoulaye Babou est suspendu provisoire par l’ordre des avocats. Une décision prise avec effet immédiat, ce mercredi 9 juin,   dans l’attente du décision disciplinaire.
« Le Conseil de l’ordre des avocats, réuni le 09 juin 2021, à la Maison de l’Avocat, a pris connaissance de l’instruction disciplinaire décidée par Monsieur le Bâtonnier Papa Laïty Ndiaye, à la suite  de l’incident survenu  à l’audience correctionnelle du 1er juin 2021 du tribunal de Grande Instance de Diourbel, entre Me Abdoulaye Babou, avocat à la cour et Monsieur  Mamadou Saïdou Diallo, substitut du Procureur de la République près ledit tribunal.
Le conseil, après en avoir délibéré, a, en application de l’article 19 du règlement n°05 /CM/UEMOA relatif à l’harmonisation des règles régissant la profession d’avocat dans l’espace UEMOA, et l’article 57 du Règlement intérieur de l’Ordre des avocats du Sénégal, prononce la suspension provisoire, avec effet immédiat, de Me Abdoulaye Babou dans l’attente d’une décision disciplinaire », lit-on dans le communiqué

Remaniement : Les consultations secrètes de Macky…

https://www.xibaaru.sn Après les émeutes du mois de mars, le président Macky Sall avait déclaré dans son discours du 08 mars 2021, avoir compris la jeunesse. Et tout le monde s’attendait à de grands changements comme un remaniement. Après le Conseil présidentiel sur l’emploi et l’insertion des jeunes du 22 avril qui avait donné beaucoup d’espoirs aux jeunes, tous les observateurs de la scène politique s’attendaient au remaniement qui devait être l’apothéose du grand changement attendu…
Trois mois après les émeutes, aucun remaniement en vue. Les investitures pour les élections Locales ont pris le dessus et la bataille politique dans les états-majors ont mis aux oubliettes le remaniement. Et le président de la république ayant repris ses tournées politiques, plus rien ne faisait penser encore à un quelconque réaménagement du gouvernement. Et pourtant certaines sources pensent bien le contraire. Pour ces fins fouineurs de la chose politique, Macky Sall cache bien son jeu…
Selon nos sources le président de la république n’a pas oublié son idée de changer en profondeur son gouvernement. Plusieurs rencontres confidentielles ont eu lieu loin des regardes indiscrets et à des heures tardives à Mermoz, dans la résidence privée du président. Et ces rencontres qui n’ont rien d’une réunion collective ressemblent plutôt à des tête-à-tête. Le président rencontre individuellement ses hôtes. La dernière en date fut Mimi Touré, l’ancienne présidente du CESE.
Les analystes politiques sont formels : « des rencontres présentées sous ce format ressemblent fortement à des consultations ; comme lorsque le président ou son chef de gouvernement consulte pour vous annoncer la décision du président de nommer à tel poste ». Et ce qui est encore plus frappant ce sont les personnalités qui sont reçues à Mermoz. 2 anciens premiers ministres dont Mimi Touré, 2 anciens ministres, un président d’une institution, 2 DG et 3 hauts fonctionnaires…une configuration qui ressemble une consultation de haut niveau.
Sommes-nous proches d’un remaniement ? Les personnalités reçues à Mermoz ont-elles été consultées en vue d’un nouveau gouvernement ? En l’absence d’un premier ministre qui consulte les futurs ministres, le président de la République doit jouer lui-même ce rôle. Et pour éviter les fuites au niveau de la président de la République, le chef de l’état a déplacé ses entrevues confidentielles dans son bunker de Mermoz.
Le président Macky Sall prépare depuis le mois de Mai ce remaniement qui verra le départ de plusieurs personnalités qui seront libérées pour aller se frotter aux locales et prouver leur force politique. Pour les observateurs politiques, le président a besoin des plusieurs fortes têtes dans son gouvernement. Et selon nos sources, plusieurs ministères de souveraineté vont changer de locataires et les ministres impliqués dans des scandales seront remerciés…

LE SENEGAL SOUS LA MENACE DU PROTOCOLE DE LA CEDEAO

http://www.sudonline.sn Le gouvernement n’a toujours pas entrepris des initiatives législatives dans le sens de la modification du code électoral pour notamment supprimer le parrainage et/ou encore légiférer sur le suffrage universel à un seul tour pour les élections des maires
Le 26 août 2020 dernier le président du Dialogue national, Famara Ibrahima Sagna avait officiellement remis au Président de la République le rapport partiel de la commission cellulaire du dialogue politique. Dix (10) mois après, le gouvernement n’a toujours pas entrepris des initiatives législatives dans le sens de la modification du code électoral pour notamment supprimer le parrainage et/ou encore légiférer sur le suffrage universel à un seul tour pour les élections des maires et présidents de conseil départemental. Une situation qui fait déjà monter la tension sur l’agenda du processus d’organisation des prochaines élections locales prévues le 23 janvier 2022 prochain et suscite des interrogations sur les réelles intentions du régime
Le 26 août 2020 dernier, le président du Dialogue national, Famara Ibrahima Sagna remettait au chef de l’Etat, Macky Sall le premier rapport de la Commission politique du Dialogue national. Réalisé par l’équipe de feu le Général Mamadou Niang, président de la commission cellulaire du dialogue politique, ce dit document fait le point sur les «questions qui ont fait l’objet de consensus, celles qui doivent être rediscutées et celles qui n’ont pas encore été abordées à la date du 26 août» de cette même année. Il s’agit notamment de 23 points de consensus, 2 désaccords et 6 questions en suspens. Les 23 points d’accords concernent entre autres, le troisième report des élections locales qui devaient se tenir le 1er décembre 2019, l’audit du fichier électoral par des experts indépendants, l’évaluation du processus électoral de la refonte partielle de 2016 à la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de 2019 prévue sur une période de cent vingt jours (120) jours au maximum par des experts indépendants.
L’élection au suffrage universel direct des maires et des présidents de conseil départemental, tête de liste majoritaire; l’harmonisation du pourcentage de la répartition des sièges des élections départementales avec les élections municipales (45% au scrutin de liste majoritaire et 55% au scrutin de liste proportionnelle) ; l’adoption d’un projet de Règlement intérieur du Conseil pour le bon fonctionnement des conseils municipaux et départementaux à soumettre aux élus locaux et  la restauration de la liste proportionnelle de ville de même que la suppression du parrainage aux élections locales pour ne citer que ceux-là. La prochaine étape devait consister à l’adoption en Conseil des ministres puis à l’Assemblée nationale d’un projet de Loi incluant tous ces points d’accords en vue de leurs inscriptions dans le code électoral.
Seulement, dix (10) mois, aujourd’hui, après cette remise officielle du rapport partiel de la commission cellulaire du dialogue politique au président de la République par le président du Dialogue national, aucune initiative législative n’a été prise dans le sens de la modification du code électoral du coté de l’exécutif sénégalais. Et ce, nonobstant l’engagement de mettre en œuvre tous les points de consensus issus du dialogue politique pris par le président de la République quand il lançait son appel au dialogue. Cette situation est d’autant plus inquiétante qu’on est pratiquement dans le dernier tournant avant la fin de la période de six mois fixée par le protocole de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance du 21 décembre 2001, et la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance du 30 janvier 2007.
Les élections Locales étant prévues le 23 janvier 2022, le Sénégal ne disposerait désormais que moins de deux mois pour procéder aux changements de la loi électorale. Sinon, un consensus serait obligatoire. Autant dire que cette inertie des autorités en place par rapport à l’application des points d’accords pourrait avoir des répercussions négatives sur l’agenda du processus d’organisation des prochaines élections municipales et départementales prévues pour le 23 janvier 2022. Sauf si elle est savamment orchestrée pour maintenir le parrainage jusqu’après les Locales afin de freiner les ambitions de certains leaders de l’APR, qui affichent déjà leur ambition de se présenter avec ou sans l’accord de leur chef, Macky Sall. Le parrainage étant un filtre qui a bloqué des candidats d’envergure nationale lors de l’élection présidentielle, il pourrait encore servir au régime en place.
Quid du suffrage universel direct pour l’élection des maires et autres présidents des conseils départementaux, il reste un mode d’élection devant mettre un terme à la corruption mais aussi un gros inconnu qui pourrait déboucher sur des surprises désagréables.

MACKY AMORCE LA RECONSTITUTION DE SA MACHINE

https://www.seneplus.com -L’As-En politique, il ne faut jamais dire jamais. Et il est clair que chez les politiciens, les ennemis d’hier peuvent devenir les amis d’aujourd’hui, et vice-versa.
Parfum de dégel à l’Apr. Macky Sall a décidé de reconstituer la machine de l’Apr. Après ses retrouvailles avec son ancien Premier ministre Aminata Touré, « L’As » a appris que le Président de la République va recevoir les jours à venir d’autres ancien pontes entrés en disgrâce. On parle d’entrevues imminentes avec Me ABC, Boune Dionne, après bien sûr les retrouvailles déjà actées avec Aly Ngouille Ndiaye et Amadou Ba.
En politique, il ne faut jamais dire jamais. Et il est clair que chez les politiciens, les ennemis d’hier peuvent devenir les amis d’aujourd’hui, et vice-versa. En effet, dans leur livraison d’hier, nos confrères du journal «Le Quotidien» ont révélé que Macky Sall et son ancienne Première ministre Aminata Touré ont eu lundi dernier «un-tête-à-tête de 2 heures environ» dans la résidence privée du chef de l’Etat, sise à Mermoz.
Une rencontre qui «s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de cordialité et de bonne humeur, qui a permis d’aplanir les différends qui auraient pu ternir la belle relation». Ainsi, «L’As» a essayé d’en savoir un peu plus à propos de cette information qui a surpris beaucoup d’observateurs du landernau politique sénégalais et les citoyens lambda.
D’après nos investigations, il semble qu’au-delà de la real politique qui a prévalu, Médina Baye y a joué un rôle déterminant. Car c’est un secret de Polichinelle Mimi Touré est très proche du Khalife de Medina Baye. C’est sans doute pourquoi l’autorité religieuse a joué les bons offices pour permettre la réconciliation entre le président de la République et son ancienne envoyée spéciale. D’ailleurs, selon des sources concordantes, c’est lors du passage de Macky Sall dans la cité religieuse, après sa tournée économique à Kaffrine, Kédougou et Tambacounda, que le patron de l’Apr a donné son accord de retrouver son égérie qui était entré dans le maquis depuis sa défenestration spectaculaire de la présidence du Cese au profit de Idrissa Seck.
Cette nouvelle entente entre le locataire du Palais et l’ex-ministre de la Justice va constituer sans doute un nouveau départ. Elle devrait également mettre fin à l’absence de l’ancienne Première ministre dans les réunions de l’Alliance pour la République (Apr). Mais certains se demandent si le leader de Benno Bokk Yaakaar (BBY) va soutenir Mimi Touré pour briguer la mairie de Kaolack. En tout cas, c’est tout bénef pour les deux, d’autant que Mimi Touré aurait du mal à se mouvoir dans une opposition qu’elle a flétrie à tout vent. Aussi, faut-il souligner que la dernière crise de mars dernier a dû faire entendre raison les deux hommes politiques. Il est évident qu’affaiblir Macky Sall, c’est renforcer Sonko dont l’arrivée au pouvoir serait fatale pour beaucoup d’entre eux. Qui plus est, Macky Sall a senti un vide autour de lui à l’occasion des émeutes.
C’est sans doute, conscient de tout cela que le chef de l’Etat a entrepris les réconciliations tous azimuts pour reconstituer la dream team qui s’était formée autour de lui et qui l’a mené au pouvoir.
Après Aly Ngouille Ndiaye et Amadou Ba qu’il a reçus dans un passé récent, et Mimi Touré lundi dernier, « L’As » a appris que le prochain devrait être le médiateur ABC qui s’était montré virulent contre « son frère ». On annonce également d’autres anciens pontes de l’Apr qui s’étaient éloignés à l’image de Boune Dionne mais aussi Omar Youm. Tous devraient rentrer dans les rangs en perspective des Locales et des Législatives qui se profilent à l’horizon. C’est dire donc la politique, c’est l’art du réel. Et le réel commande les alliances et mésalliances … Quid alors du troisième mandat ? El Hadji Fallilou FALL  

Retrouvailles Macky/Mimi : à Kaolack des apéristes applaudissent et avertissent les faucons…

https://www.lactuacho.com Le rapprochement annoncé entre le Président de la République Macky Sall et son ancienne cheftaine du gouvernement sont très bien appréciées dans la capitale du Saloum
A Kaolack, cette (re)prise de langue entre les deux complices est la bienvenue car elle va permettre de sauver le parti présidentiel en déroute du fait du choc des ambitions. Du moins, si l’on en croit Khalifa Wade : «C’est avec beaucoup de satisfaction que nous avons accueilli les retrouvailles entre le Président de la République son Excellence Monsieur Macky Sall et son ancien Premier Ministre Madame Aminata Touré dite Mimi. Nous félicitons et encourageons les deux autorités pour ce geste de grandeur. Cependant, nous avertissons les empêcheurs du tour en rond et autres faucons. Que ces gens-là cessent de chercher des poux là ils ne sont pas. Le duo Macky /Mimi ne peut que renforcer et perpétuer la dynamique de victoire de l’Alliance Pour la République», a-t-il fait savoir
Il poursuit : «Acceptons de voir la vérité en face : l’APR de Kaolack et sa coalition ont besoin de Mimi ; le Saloum dans son entièreté a aussi besoin de cette dame digne, cette femme de valeur. A travers cette réconciliation, c’est nous qui devons afficher le sourire.
Les élections locales arrivent à grands pas alors que le jeu politique est embruni au niveau de tout Kaolack. Chacun se réclame chef. Alors nous demandons au Président Macky de faire de Mimi la tête de liste du Benno pour aboutir à la victoire finale.
Tous ceux qui s’agitent ne valent rien. Elle est la seule, l’unique et vraie solution pour garder intacte cette chasse-gardée du Président Macky. Quant aux saboteurs, rien ne sera de trop pour leur faire face», tonne M. Wade.24 heures

Elections Locales…Wade a désigné le représentant de son parti

https://www.xibaaru.sn En direction des élections locales prévues le 23 janvier 2022, et conformément aux textes en vigueur, le Secrétaire Général National, Me Abdoulaye Wade a désigné le Dr Cheikh Dieng, Secrétaire général national adjoint chargé des élections comme mandataire général du Parti Démocratique Sénégalais (PDS). Dr Cheikh Dieng représentera le PDS auprès de l’administration centrale pour toutes les opérations relatives à l’organisation des élections territoriales.
Le Secrétaire Général National, Me Abdoulaye Wade a également demandé aux fédérations et aux sections, conformément aux dispositions du code électoral qui prévoit la mise en place de commissions administratives et de comités électoraux dans tout le territoire national, de lui proposer les représentants du parti au sein de ces structures respectives puisque les travaux vont bientôt démarrer.
Chaque section et chaque fédération du parti devra proposer des représentants (un titulaire et un suppléant) avant le16 juin 2021. Elles devront communiquer la copie de la pièce d’identité et les coordonnées téléphoniques des personnes choisies et les déposer auprès du secrétariat général national en charge des élections sis à la permanence nationale, Oumar Lamine Badji pour transmission au Secrétaire Général National afin d’assurer au parti une présence effective et permanente au sein de toutes les commissions et tous les comités.
Enfin le Secrétaire Général National, Me Abdoulaye Wade tirant les conséquences du nouveau découpage administratif a pris un une décision portant nomination d’un groupe de coordonnateurs pour la nouvelle fédération de Keur Massar.
Il s’agit de  : Fatou Sow, Massamba Gueye , Ibnou Gueye, Bara Gaye, Mame Penda Sall, Adji Cisse, Ma Ndiaye Mbaye, Moustapha Gueye, Mademba Ndiaye, Mounirou Kane , Assane Sow, Marie Aw, Aliou Dia, Lala Aicha Diarra, Abdourahmane Dia, Ousseynou Sow-Mayoro Faye, SGNA,  chargé de la communication

CANDIDATURE AUX PROCHAINES ELECTIONS LOCALES : Apr Médina porte son choix sur Cheikh Tidiane Ba

L’horizon vers les locales s’éclaircit de plus en plus et les ambitions se dessinent davantage. Au niveau de la coalition présidentielle, les «masques» continuent de tomber. Hier, c’était à l’Apr de la Médina d’officialiser leur choix pour la candidature des élections locales. En effet, Adama Fall et d’autres responsables de la zone disent porter leur choix sur la personne de Cheikh Ahmed Tidiane Ba,   au détriment de Seydou Guèye qui a déjà eu sa chance.
Si le dernier mot leur revient, Cheikh Ahmed Tidiane Ba sera le candidat de la coalition Benno Bokk Yakaar Médina. Selon les responsables de l’Apr de la Médina, s’il y a une personne qui peut amener Benno Bokk Yakaar à la victoire dans cette commune, c’est bien le Directeur général de la Caisse de dépôts et de consignation, Cheikh Tidiane Ba. Pour justifier leur choix, Adama Fall et Cie soutiennent que pour éviter de répéter les mêmes erreurs que lors des précédentes élections locales, avec une pléthore de listes et un mauvais profil, l’Apr Médina a décidé de prendre les devants en désignant son choix. «Il y a deux candidatures qui se sont élevées à savoir celle de Cheikh Ahmed Tidiane Ba et celle de Seydou Guèye au sein de la coalition Benno Bokk Yakaar Médina. Nous avons alors écouté toutes les deux parties, nous avons vu les orientations et l’apport de tout un chacun par rapport à la coalition au niveau de la Médina et nous avons jugé nécessaire de prendre position», a fait savoir Adama Fall, selon qui l’historique des résultats de la coalition Benno Bokk Yakaar a été un élément très déterminant dans leur choix. «Il se trouve que depuis la création de l’Apr de la Médina, la barre des 5000 voix n’a pu être dépassée. C’est avec l’apport de Cheikh Tidiane Ba que nous avons pu atteindre les 8000 voix et depuis lors, nous sommes en mode croissance et en 2019, nous avons atteint plus de 15.000 voix, c’est inédit à la Médina. C’est grâce à Cheikh Ahmed Tidiane Ba et son mouvement», explique-t-il.

Cheikh Ba le meilleur profil

Poursuivant, ils affirment  : «puisque notre ambition, c’est de gagner la mairie, nous responsables apéristes avons jugé nécessaire de prendre position en choisissant le meilleur profil pour porter notre candidature et nous avons porté notre choix sur la personne de Cheikh Ahmed Tidiane Ba». Aussi,  Adama Fall et Cie lancent ainsi un appel aux autres partis de la coalition pour qu’ils accompagnent la candidature de Cheikh Tidiane Ba.
Moustapha Mbaye, quand a lui, interpelle directement leur chef de parti. «Le Président doit savoir que s’il y a une personne qui travaille à l’émergence du parti à la Médina, c’est Cheikh Tidiane Ba, qui a accepté de descendre dans la base avec une générosité extraordinaire. C’est un fils de la Médina, contrairement à ce maire aux abois»,   explique M. Mbaye.

«Seydou Guèye a déjà eu sa chance, nous ne pouvons pas courir le risque de récolter une troisième défaite devant Bamba Fall»

Interpellés sur la position de Seydou Guèye par rapport à leur choix, ces responsables apéristes soutiennent qu’elle n’est pas très importante pour eux, parce que leur principale préoccupation, c’est la victoire de Benno Bokk Yakaar et c’est avec Cheikh Ba qu’ils y arriveront. «Seydou Guèye a perdu les élections locales à deux reprises ; alors nous considérons qu’il a eu sa chance. Nous l’invitons à se joindre à son jeune frère pour l’épauler. Nous ne sommes pas près d’essuyer une troisième défaite, ce serait une humiliation», précisent-ils.  Ndèye Khady DIOUF

MORCELLEMENT DE LA BANDE DE FILAOS : Abdoul Mbaye tacle Macky Sall

https://toutinfo.net/ L’ancien Premier ministre devenu opposant irréductible ne lâche pas Macky Sall d’un centimètre. Sur son compte twitter, Abdoul Mbaye a commenté le décret présidentiel portant morcellement de la bande de filaos de Guédiawaye, commune que dirige son jeune frère Aliou Sall. Un lien que le leader de l’alliance pour la citoyenneté et le travail (Act) met en avant. «Pour Guédiawaye du petit-frère, Macky Sall prévoit par décret 2021-701 de violer la Constitution et la loi en prévoyant en son article 4 de confisquer sans dédommagement des titres fonciers privés», cogne-t-il.

Les homos sénégalais veulent s’exiler en France


https://www.xibaaru.sn Plus de 150 homosexuels sénégalais demandent l’aide de la France pour les sauver.
Le magazine Valeurs actuelles qui fait le bilan des homosexuels malmenés dernièrement au Sénégal, renseigne que ces derniers qui se sentent persécutés cherchent désormais de l’aide.
« Nous avons reçu ces trois dernières semaines plus de 150 appels à l’aide d’homosexuels persécutés au Sénégal, un record », déclare Alexandre Marcel, président du Comité Idaho France et secrétaire du réseau AOS Afrique Occident Solidaire.
A en croire le magazine français, “plusieurs personnalités d’origine sénégalaise, comme l’acteur français Omar SY,  ont d’ailleurs été contactées pour leur venir en aide”. A noter que certains jeunes se déclarent gays ou lesbiennes pour pouvoir bénéficier d’une aide leur permettant souvent de quitter le Sénégal. (Avec Walf)

Macky-Mimi, un compagnonnage en dents de scie

https://www.pressafrik.com/ Après un peu près de huit mois d’éloignement l’un de l’autre — pour ne pas dire de brouille —, le président de la République Macky Sall et son ancienne Première ministre Aminata Touré dite Mimi se sont retrouvés lundi dernier. Le Quotidien, qui avait donné l’information, renseigne que la rencontre s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de cordialité et de bonne humeur.
Bien que forte, la relation entre l’ancienne Présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et le président de la République est en dents de scie. En 2010, Mimi Touré, qui s’était engagée auprès de Macky Sall, poussé à démissionner de la présidence de l’Assemblée nationale, avait été choisi par ce dernier pour être sa directrice de campagne. C’était lors de la présidentielle de 2012. Et lorsqu’il a été élu président de la République, Macky Sall a fait d’elle son ministre de la Justice avant de la promouvoir Premier ministre un peu plus d’un an après.
Femme de devoir, « Mimi » s’était toujours comportée en inconditionnelle et défenseure acharnée de son « patron » dont elle se voulait le bouclier blindé. Pourtant, malgré les résultats assez flatteurs qu’elle a obtenus à la tête du Gouvernement, le président de la République n’a pas hésité à la limoger de la Primature en 2014 pour avoir perdu les élections locales devant Khalifa Sall dans la commune de Grand Yoff. En vraie « roc », Mimi prend ses distances avec Macky et son parti l’Apr. Sans pour autant démissionner de la formation marron-beige.

Entre nominations et remerciements…

Une position de Mimi qui constituait une équation pour Macky Sall et les dirigeants de l’Apr. Surtout que, plutôt que de se mettre dans son coin à ruminer ses frustrations, l’ancien Premier ministre, elle, multipliait les visites de proximité auprès de ses militants qui l’accueillaient partout à bras ouverts. Une stratégie payante pour Mme Aminata Touré qui avait réussi habilement à transformer les conséquences de son revers électoral en atout.
Le 10 février 2015, elle revient aux affaires en tant qu’Envoyée Spéciale du président de la République. Ce dernier la désignera par la suite coordinatrice du Pôle parrainage de la campagne de collecte de parrains pour l’élection présidentielle de 2019. Sans ménager sa peine, l’ancien Premier ministre s’engage à fond sur le terrain de la collecte de signatures.
En décembre 2018, lors des dépôts des dossiers de candidature devant le Conseil constitutionnel, Mme Touré n’a pas hésité à engager une confrontation physique avec des mandataires — hommes ! — d’ l’opposition. D’ailleurs, les images de son exfiltration par ses gardes du corps -avaient fait le tour de la Toile à l’époque. Lors de la campagne pour la présidentielle du 24 février 2019, elle est encore nommée par Macky directrice de son cabinet de campagne. Durant cette période, elle s’est donnée à fond pour que son candidat gagne les élections. Ce qui fût fait haut la main.
Au lendemain de sa réélection, Mimi récolte les fruits de sa patience, sa fidélité, son engagement politique. Le 14 mai 2019, elle est nommée présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese) par décret numéro 2019-905 du 14 mai 2019. Aussitôt nommée, plutôt que de se suffire de cette fonction et manger son fromage, elle a donné un contenu à sa mission et secoué une institution qui ronronnait jusque-là en la rendant plus visible. Trop visible ? En tout cas, des faucons du Palais se sont mis à attirer l’attention du président de la République sur « l’activisme » supposé Mimi qui voudrait sa place.
Une accusation qui, dans le « Macky », est passible de la peine capitale… Politiquement aussi, elle continue de se mettre au front pour défendre son « ami ». Elle marque à la culotte, notamment, son prédécesseur à la Primature, Abdoul Mbaye, et un autre ancien Premier ministre, Idrissa Seck, qu’elle tacle sévèrement à chacune de leurs sorties. Idrissa Seck à qui le président de la République fera appel pour lui succéder — et mieux l’humilier — à la tête du CESE. Mimi décidément bien mal payée en retour !
En effet, durant la pandémie de Covid-19, pendant que ses camarades de parti se terraient, elle était montée courageusement au front pour défendre le plan de sauvetage gouvernemental. Elle s’est exposée, a reçu des coups, mais rien ne l’a empêchée de défendre son champion. Sa ligne de conduite : fidélité et loyauté au président Sall. À chaque fois que ce dernier était attaqué par « l’ennemi », elle est montée au front pour le défendre quand d’autres se cachaient vautrés dans leur confort.
Dans tous les moments où le chef de l’Etat a été acculée de toutes parts, la « pank » Mimi montait au créneau toutes griffes dehors, le défendant bec et ongles et s’érigeant en bouclier. Elle investissait les plateaux de télés et les studios de radios pour défendre les mesures prises par Macky Sall. Elle le faisait avec des concepts forts et une grande rigueur intellectuelle.
Pourtant, malgré son engagement, sa loyauté et ses idées percutantes, Macky Sall l’a fait remplacer par… celui que Mimi n’hésitait pas à remettre à sa place à chaque fois qu’il l’attaquait, Idrissa Seck pour ne pas le citer. C’était le 01 novembre 2020. Le jour de la Toussaint ! Comme pour mieux enterrer la brave et fidèle Aminata Touré.
Après son limogeage humiliant de la tête du Conseil économique social et environnemental (Cese), confié par le président Macky Sall à son ancien opposant le plus farouche, Mimi Touré coupe les ponts avec le leader de l’Alliance pour la République. Et mène ses actions en dehors de ce parti. Notamment à l’international où elle est invitée à de nombreuses conférences prestigieuses.

Son absence lors des manifestations de mars dernier s’est fait sentir…

En marge — pour ne pas dire en réserve — de la République après sa décapitation du Cese, Aminata Touré suivra les événements consécutifs à l’affaire Ousmane Sonko-Adji Sarr dans son soin, certainement meurtrie de ne pas pouvoir défendre son champion Macky Sall. Son absence s’était, en effet, fait sentir jusqu’au plus haut niveau de l’Apr dans la mesure où elle ne rechignait jamais à monter en première ligne lorsque le président de la République Macky Sall était visé.
Mais, même si elle avait pris ses distances et n’avait pas défendu Macky Sall, Mimi Touré s’était prononcée sur la tension qui cristallisait le Sénégal depuis l’arrestation de Ousmane Sonko. « La paix prime sur tout. Et ces derniers jours de violences en sont une illustration. L’essentiel est d’exercer la justice de manière transparente et impartiale », moralisait-elle. Pour ce faire, poursuivait-elle, il faut créer les conditions de préserver les personnes et leurs biens. «Et là, la voix du Président est prépondérante pour faire baisser la tension afin que la justice puisse s’exercer normalement», conseillait Mme Touré.
Silencieux depuis l’éclatement des violentes manifestations consécutives à l’arrestation de Ousmane Sonko, le Président, qui semblait attendre la voix de son ancienne Première ministre, a pris la parole dans la soirée du lundi 8 mars 2021 pour appeler au calme et à la sérénité. La suite, on la connaît…

Pr Moussa Diaw, analyste : «Mimi et Macky sont deux personnalités de caractère politique différent»

Seules les montagnes ne se rencontrent pas et Macky et Mimi se sont donc retrouvés lundi dernier. Pour le Pr en sciences politiques à l’UGB, Moussa Diaw, cette relation en dents de scie s’explique par le fait que le président de la République et son ancien Premier ministre sont deux personnalités de caractères politiques différents.
« Je ne connais pas le fond de leur relation mais je sais qu’il y a une différence de points de vues et de caractères entre les deux personnalités. Mimi Touré semble avoir une forte personnalité politique qui impose le respect. Elle n’a pas l’habitude de courber l’échine. C’est pourquoi, ses rapports avec le président sont très difficiles. Dans les actes qu’elle pose, on voit qu’elle refuse d’être traitée comme certains autres politiciens. Ceci explique aussi ses rapports en dents de scie avec le Président », analyse l’enseignant chercheur en politique Moussa Diaw.
A la question de savoir à qui profiteront les retrouvailles entre Macky et Mimi, Pr Diaw pense que c’est à Macky Sall. Il s’explique en ces termes : « C’est un jeu de yoyo entre les deux mais il faut reconnaître que ces retrouvailles profitent plus au président de la République dans la mesure où il sait que Mimi est une personnalité importante dans le jeu politique. Donc, mieux vaut l’avoir à ses côtés qu’en face. Mais, Mme Aminata Touré peut aussi beaucoup gagner dans ces retrouvailles. Elle peut espérer bénéficier du soutien du président de la République pour la mairie de Kaolack. Si elle bénéficie du soutien du président de la République et qu’elle gagne cette mairie, ça serait une sorte de relance pour elle en vue des prochaines échéances législatives et présidentielles. Mme Aminata Touré est une personnalité qui compte dans la mouvance présidentielle » conclut le Pr Moussa Diaw.Le Témoin

Arrestation

https://www.enqueteplus.com Hier mercredi, lors de la marche non-autorisée de l’Amicale des travailleurs de la Senelec à Kaolack, l’activiste Kilifeu a été arrêté par la police. Son arrestation a été précédée par une vive altercation entre lui et une des autorités des forces de l’ordre.
‘’Le camarade Kilifeu vient d’être arrêté par la police à Kaolack. Il a actuellement l’épaule déboîtée à cause de la brutalité de son interpellation injustifiée. Pour rappel, il participait, au nom de Y en a marre, à la marche organisée par l’Amicale des travailleurs de l’électricité de la Senelec composée de prestataires qui réclament des contrats de travail’’, a informé le mouvement sur sa page Facebook.

Cette opération coup de poing impromptue montre combien, les Dakarois sont en plein dans l’insécurité Par Mandiaye Gaye

« Opération coup de poing à l’ancienne piste : 873 personnes interpellées, tout un arsenal découvert »

Voici véritablement, un type d’opération qu’il faut vivement saluer, encourager et que les forces de sécurité et de défense doivent pérenniser non seulement à Dakar, mais dans tout le pays. Car ces nids ou plutôt refuges de malfrats pullulent dans plusieurs quartiers de Dakar, même dans tout le pays et particulièrement dans les villes. De telles opérations devraient être initiées et systématisées depuis fort longtemps pour ne pas laisser à ces bandes de malfaiteurs le temps de s’organiser. Comme l’on dit, pour éradiquer un mal, il faut le tuer à la racine ou source.
Les images que nous avons vues avec le nombre de personnes recensées, au total 873 dans ce quartier dit ancienne piste et enfoui dans les garages de mécaniciens montre suffisamment la gravité de l’insécurité publique qui appelle une solution radicale urgente et permanente à Dakar et dans tout le pays. Cela dit, le déploiement des forces de sécurité et de défense doit être revu et mis effectivement au service et pour la protection des populations et leurs biens jour et nuit, parce que ceci fait partie de leur mission fondamentale. Pour arriver à remplir cette mission primordiale, il faut faire la conjonction des forces de police et de gendarmerie
Mais l’État doit aussi chercher les causes de la naissance de ce phénomène grave et comportement antisocial de ce genre d’individu. En tout cas l’une, des principales causes parmi toutes, est le désoeuvrement ou chômage qui pousse ces individus vers l’armée du lumpenprolétariat prête à tous les sales besognes ou se mettre au service de certains possédants ou gens influents dans la société contre une poignée de sous.
Cette opération révèle et confirme combien la sécurité des personnes et des biens est gravement menacée à cause de la présence, des bandes de malfaiteurs qui sont planquées un peu partout à Dakar. Et en général, dans tout le pays à cause de l’absence notoire de suffisamment de forces de sécurité pour surveiller en permanence les bandes de malfrats, détecter leur refuge et les supprimer. En fait, ces malfaiteurs se constituent en bandes armées avec des moyens pour attaquer les populations aux mains nues, troubler leur quiétude et les dépouiller de leurs biens.
Oui, l’aggravation de l’insécurité au Sénégal a commencé précisément, depuis l’époque de Diouf et empirait chaque jour plus avec la réduction des effectifs et moyens, cela inversement proportionnel à l’augmentation de la population du Sénégal. N’est-ce pas une aberration et un non-sens ! Et en plus la traque des malfrats et les opérations coup de poing contre eux n’étaient pas systématiques et permanentes pour la sécurisation publique adéquate. Il est évident qu’une telle insécurité aussi grave et vaste ne peut se résoudre uniquement par des opérations coup de poing exceptionnel.
Par conséquent, les opérations de traque des bandes de malfaiteurs doivent être permanentes avec des moyens matériels et humains suffisantes pour ne pas leur laisser de répit. Autrement dit, les forces de sécurité doivent alors mener des rondes nocturnes permanentes pour ne pas laisser aux malfaiteurs le temps de s’organiser pour troubler la tranquillité des populations. C’est cela en vérité le véritable rôle primordial des forces de sécurité pour assurer et garantir aux populations leur sécurité mais aussi la sécurité publique globalement. Cela dit, l’État doit revoir et réviser son système de sécurisation publique de façon plus globale en tenant compte de tous les paramètres de la société, notamment la protection des populations et leurs biens qui relève de sa responsabilité régalienne. Il faut nécessairement donc, au-delà de l’augmentation générale de tous les moyens, élargir et rationaliser  l’utilisation des forces de sécurité qui ne se cantonnent actuellement qu’à veiller à la sécurité des autorités étatiques et leur concentration au centre-ville de Dakar en abandonnant les populations de la périphérie et des banlieues à la merci des bandes de malfaiteurs. C’est un crime ou en tout cas de la non-assistance à des populations en danger.
Par ailleurs, l’État doit interdire systématiquement de façon absolument le port de tenues militaires, gendarmes, police, etc. qui une usurpation de fonction et sème la confusion au sein des populations. L’interdiction concerne surtout ces agences de sécurité et autres vigiles qui se permettent d’avoir des galons. Tout fait partie des mesures de sécurité que l’État doit absolument prendre rapidement sans tarder. Un État est un veilleur qui doit agir en amont et prévenir et d’être un médecin après la mort. Le résultat alarmant de l’opération coup de poing ainsi que le rapport détaillé de la gendarmerie constituent des données suffisantes d’alerte qui interpellent le président de la République, la hiérarchie militaire et l’ensemble des forces nationales de sécurité. L’épineux problème de sécurité du peuple sénégalais vaut parfaitement la peine afin que l’ensemble de toutes ces entités citées se penche sérieusement sur le problème de la sécurité des populations sénégalaises, puisque sans elles, il n’y a pas véritablement de Sénégal. Au demeurant, rien n’est plus important, plus urgent et utile que d’assurer et de garantir la paix et la sécurité de son peuple.
Et l’exemple de ce qui se passe actuellement au Burkina Fao, au Mali, au Niger et Nigeria est très édifiant pour montrer l’importance et la place de la sécurité au sein de la nation. Et voici que, dans les pays nommes, des bandes armées tuent des centaines de populations innocentes devant l’impuissance de leurs forces nationales de sécurité, cela devrait bien attirer notre attention et nous suffire comme alerte aussi pour prendre les devants avant qu’il ne soit tard. Hé oui, un feu de brousse dévastateur n’est pourtant allumé que par une simple étincelle. « Xeeb nga xaal ci ndaga té moonte moy tal day » A bon entendeur salut !Le 08/06/2021-Mandiaye Gaye, mandiaye15@gmail.com

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 10/06/2021

Retour de parquet pour les trois gardes pénitentiaires

Le sort des trois gardes pénitentiaires soupçonnés d’avoir participé à l’évasion de Baye Modou Fall alias Boy Djinné est entre les mains du juge d’instruction du 8e cabinet du tribunal hors classe de Dakar. Djibril Ciss, Amade Ndong et Idrissa Diop, poursuivis pour association de malfaiteurs et complicité d’évasion, ont été déférés au parquet hier par la Section de Recherches de la gendarmerie. Le parquet a confié le dossier au juge du 8e cabinet qui n’a pas pu entendre les trois matons. D’où leur retour de parquet. Par ailleurs, il nous revient que l’arrestation de ces trois surveillants chef a suscité une grosse colère au sein de l’administration pénitentiaire. En dehors de l’arrestation jugée arbitraire de leurs collègues crédités d’un bon état de service de 16 ans, c’est le déplacement du directeur général de l’administration pénitentiaire, le colonel Jean Bertrand Bocandé, en compagnie du député Abdou Mbow, sur les lieux juste après l’évasion de «boy djinné» qui a mis le feu aux poudres. Les dossiers des complices de Boy Djnné, en l’occurrence Dame Sy et Cheikh Ndiaye, sont également transmis au juge du 8e cabinet. A l’instar des matons, ils ont bénéficié d’un retour de parquet.

L’immeuble Hyundai vendu

L’immeuble Hyundai, situé sur la VDN de Dakar, a été vendu aux enchères, à 03 milliards 700 millions, à la Bank Of Africa (BOA), la banque créancière. C’est le tribunal hors classe de Dakar, dans sa séance du 8 juin dernier, qui en a décidé ainsi. L’immeuble appartenait à Mamadou Sow de Matforce et Ecobank qui avait acheté la créance à Mamadou Sow. Finalement, il y a eu défaut et le tribunal a autorisé la vente. Et la banque créancière se l’est adjugé à trois milliards 700 millions.

Deux juges sur le départ au Conseil constitutionnel

Le Président Macky Sall est sans doute en train de voir comment nommer de nouveaux juges au Conseil constitutionnel pour éviter que la marche de l’institution ne soit paralysée à partir du 30 juin. En effet, d’après des sources de «L’As », les mandats de Ndiaw Diouf et Mandiogou Ndiaye, nommés en 2015, vont expirer à partir de cette fin du mois. Ils vont boucler leurs six ans au sein des sages et la loi ne prévoit pas le renouvellement de leurs mandats. Mais ce ne sont pas les seuls juges que le chef de l’Etat devra remplacer. Le locataire du Palais va devoir aussi trouver un remplaçant à Bousso Diaw  Fall, décédée récemment. Quant à l’actuel président du Conseil constitutionnel, Pape Oumar Sakho, il doit quitter l’institution l’année prochaine, en 2022.

Me Babou suspendu du barreau

Me Abdoulaye Babou est de plus en plus seul dans sa croisade contre le procureur Mamadou Saïdou Diao, suite à l’incident regrettable qui s’est produit au Tribunal de Grande Instance de Diourbel, le 1er juin dernier. Après la vague de soutiens des internautes sénégalais et de certains dignitaires mourides à l’endroit du procureur, Me Abdoulaye Babou vient être désavoué par ses pairs. Le Conseil de 1’Ordre des avocats a décidé de le suspendre. La décision a été prise, d’après un communiqué parvenu hier à «L’As», à la suite d’une réunion tenue hier à la Maison de l’Avocat. Le Bâtonnier Papa Laity Ndiaye et ses collègues se sont basés sur l’article 19-13 du Règlement N°05/CM/Uemoa relatif à l’harmonisation des règles régissant la profession d’avocat dans l’espace Uemoa, et 57 du Règlement Intérieur de l’ordre des avocats du Sénégal. Ainsi, dans l’attente de la décision disciplinaire, Me Babou range provisoirement sa toge.

250 kg de chanvre indien saisis par l’Ocrtis

Les éléments de la brigade régionale de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (Ocrtis) de Thiès ont saisi mardi dernier à Mbour plus de 240 kg de chanvre indien, après l’exploitation d’un renseignement. Les policiers ont pisté une voiture de marque Renault avant de tenter de l’intercepter. Le chauffeur, craignant d’être arrêté, a donc pris la fuite, abandonnant le véhicule sur place. Les limiers ont donc mis la main sur la voiture et la marchandise prohibée qu’ils ont acheminées au commissariat urbain de Saly. Cette énième saisie montre que le département de Mbour est devenu une véritable plaque tournante de la drogue où ses plages servent de lieu de débarquement, et la traversée du corridor Dakar-Bamako un moyen pour faire transiter la drogue vers la capitale sénégalaise. Malgré le manque de moyens, les limiers qui ne disposent que d’un seul véhicule abattent un excellent travail.

Kilifeu et la Police à Kaolack…

La marche de l’Amicale des Travailleurs de l’Electricité de Senelec (ATE), soutenue par le mouvement Y en a marre, à Kaolack a avorté. Il s’agit de 499 prestataires de la Senelec qui réclament des contrats de travail. Pour cause, le Préfet de Kaolack a interdit la procession. Mais les initiateurs, accompagnés par Kilifeu de Y en a marre, ont défié l’autorité préfectorale. Vêtus de tee-shirts blancs et arborant des foulards rouges, les marcheurs se sont heurtés aux barricades érigées par la police. Et la situation a rapidement dégénéré après un échange houleux entre Kilifeu et des policiers. Le membre fondateur de Y en a marre est aussitôt interpellé par un groupe de policiers avant d’être embarqué de force dans le véhicule. Les grenades lacrymogènes ont tonné et des manifestants ont été appréhendés. Le mouvement Y en a marre informe que l’épaule de Kilifeu s’est déboitée à cause de la brutalité lors de son interpellation injustifiée. Il s’est opposé à son interpellation défiant même les policiers.

C’est l’incertitude encore sur la tenue du HADJ 2021

C’est le flou total sur l’organisation de l’édition du Hadj 2021. A moins de deux moins du plus grand évènement religieux chez les musulmans, la Délégation Générale au Pèlerinage (Dgp) du Sénégal n’a reçu aucune information officielle concernant le Hadj 2021. Le délégué général au pèlerinage, Abdoul Aziz Kébé, qui constate la circulation de beaucoup d’informations sur la tenue du hadj, précise que la seule voie qui soit nette est celle qui engage l’Etat. S’agissant des informations relatives aux préparatifs des pays de la sous-région, elles restent ce qu’elles sont, dit-il. Ainsi, leDélégué général au pèlerinage demande aux acteurs de rester exemplaires, comme y invite, à tout moment, le président de la République.Il demande aux voyagistes privés de ne pas s’exposer à des contentieux en enregistrant des candidats au pèlerinage et en encaissant leur argent, tant que l’Etat n’aura pas donné l’autorisation.

Grève des étudiants de l’Université de Thiès

Les étudiants de l’université Iba Der Thiam de Thiès (UIDT) ont boudé hier les amphithéâtres. A l’origine de cela, le blocage des bourses, la menace d’expulsion des membres de l’amicale et le non-achèvement des chantiers de l’université. Les étudiants ont décrété un mot d’ordre de 24 heures renouvelable avant d’improviser un sit-in devant le rectorat de Thiès. Ils interpellent le chef de l’Etat pour décanter la situation. Puisque les nombreuses visites des chantiers des autorités ministérielles n’ont servi à rien. D’ailleurs, ils promettent de faire monter d’un cran la lutte si l’administration universitaire n’arrête pas de faire la pression sur les membres de l’amicale.

 Malick Gakou reprend sa tournée nationale aujourd’hui

Le leader du Grand Parti reprend sa tournée nationale qu’il avait suspendue à cause de la pandémie de covid-19. A la tête d’une forte délégation, El hadji Malick Gakou est attendu dans le Saloum, plus précisément dans les départements de Kaolack et de Nioro. Le leader du Grand Parti va rencontrer ses militants de Kaolack commune aujourd’hui, avant de se rendre demain dans le département deNioro, notamment dans les communes de Ndramé Escale, Keur Mandingo et Keur Madiabel. El hadji Malick Gakou boucle sa tournée par des rencontres dans le département de Kaolack et à Kahone.

Moussa Sy tient le 2e conseil de son mouvement

C’est la remobilisation des partis et mouvements politiques en perspective des prochaines élections locales. Le maire des Parcelles Assainies et président du mouvement Appel national pour la citoyenneté (Anc)/Wooté Deug n’est pas en reste. Moussa Sy bat le rappel des troupes à partir de vendredi prochain pour un «VSD» politique. Il tient le 2e conseil de son mouvement. Il indique que ce sera l’occasion pour lui de réitérer son compagnonnage avec le Président Macky Sall et la coalition Benno Bokk Yaakaar (Bby). Les manifestations vont se tenir aux Parcelles Assainies et au Grand Théâtre. Il va réunir les délégués venus de 28 départements du Sénégal pour partager le programme du mouvement et évaluer leur compagnonnage avec le Président Sall. Moussa Sy qui réaffirme son engagement et son ancrage à Bby se dit déterminé à mettre en œuvre la vision du chef de l’Etat.

Premières pluies à Fatick

Comme un peu partout au Sénégal, la région de Fatick a reçu hier ses premières précipitations. De fortes pluies accompagnées de vent dans la quasi-totalité de la région. Cependant, ces premières pluies n’annoncent guerre le début de l’hivernage. Joint au téléphone, le Directeur régional du Développement Rural (DRDR) invite les paysans à faire preuve de patience. A en croire Mamadou Badiane, ces pluies ne sont favorables qu’au semis de mil.

Dr Cheikh Dieng désigné mandataire général du Pds

Le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) prépare activement les prochaines élections territoriales. A ce propos, le secrétaire général national, Me Abdoulaye Wade, a désigné Dr Cheikh Dieng, secrétaire général national adjoint chargé des élections, comme mandataire général du parti. Ainsi, Dr Cheikh Dieng représentera le Pds auprès de l’administration centrale pour toutes les opérations relatives à l’organisation des élections territoriales. Dans le même sillage, Me Wade a également demandé aux fédérations et aux sections de lui proposer des représentants du parti pour siéger aux commissions administratives et de comités électoraux dans tout le territoire national. A cet effet, chaque section ainsi que chaque fédération du parti devront proposer un titulaire et un suppléant avant le 16 juin 2021. Selon le pape du Sopi, c’est une manière d’assurer au parti une présence effective et permanente au sein de toutes les commissions et tous les comités.

Nomination de 16 coordonnateurs du Pds à Keur Massar

Restons avec le secrétaire général national du Pds qui, tirant les conséquences du nouveau découpage administratif de Dakar, a nommé un groupe de coordonnateurs pour la nouvelle fédération de Keur Massar. Il s’agit de 16 responsables libéraux.

Division de l’Apr à Ndiarème Limamou Laye

Les militants de l’Alliance pour la République (Apr) sont déjà divisés sur les potentiels candidats pressentis pour diriger les listes de Benno bokk Yaakaar à Ndiarème Limamou Laye, lors des prochaines élections municipales. La candidature du maire Baïdy Sèye divise les militants qui se crêpent le chignon.

L’EDITO DE NETTALI.COM – FACE À L’INCURIE DES DIRIGEANTS DU SPORT SÉNÉGALAIS !

NETTALI.COM – S’il y a un secteur dont on ne parle pas assez, sur le plan du management et des résultats, c’est bien celui du sport. Il semble voué à l’immobilisme, si son niveau re recule pas sans cesse d’ailleurs. Est-il vraiment utile d’avoir un ministère des sports, s’il n’y a pas de politique sportive digne de ce nom ? Matar Ba est qualifié de ministre sympa, accessible avec une cote chez bon nombre de journalistes sportifs et communicateurs traditionnels, son travail est-il pour autant efficace et fructueux ? Qu’on ne nous parle surtout pas de l’opinion des communicateurs, ils ne sont pas des baromètres fiables sur ce plan là.
La vérité est que le management du sport sénégalais ressemble à bien des égards, à du pilotage à vue, tant il donne l’impression d’être limité au football, à la lutte et quelque peu au basket. Et même dans ces disciplines précités, le football en particulier, sport adopté par la majorité des Sénégalais, il est circonscrit à des campagnes liées à la Coupe d’Afrique et à la coupe du monde. Des évènements privilégiés avec souvent à la clef, des problèmes de primes, de logistique et de frais de déplacement.
Et pourtant une politique sportive bien réfléchie et planifiée, en plus d’être adossée à une stratégie claire, aurait pu englober des volets formation, infrastructures, compétitions en fonction des catégories, etc. Mais à l’arrivée, certaines disciplines existent plus sur le papier que sur le terrain si on les envisage du point de vue de l’engouement et de l’attraction dont il aurait dû faire l’objet. On peut citer le tennis, l’athlétisme, le volleyball, le rugby, le handball, etc.
Au risque d’être traité de rêveurs, nous Sénégalais, devrions peut-être songer à revoir nos prétentions à la baisse lors des compétitions internationales. Ce n’est que par miracle que l’on gagne des médailles. L’astuce aurait pu être, à défaut d’embrasser toutes les disciplines, de se focaliser sur les sports plus à la portée des budgets disponibles et qui nous valent ou nous ont valu des satisfactions, tout en tentant de développer progressivement d’autres disciplines, étant entendu que les moyens et l’engouement ne suivent pas. L’athlétisme semble aux abois depuis les périodes où l’on avait étrenné les médailles des Amadou Dia Ba et Amy Mbacké Thiam. Le judo aussi avec Ankiling Diabone, triple champion d’Afrique (1982 au Caire, 1983 à Dakar, 1986 à Casablanca) et médaillé d’or aux jeux africains de Tunis en 1987 ; avec également Lansana Coly, champion du monde militaire. N’oublions pas le tennis avec Abou Berthé, etc
Mais dans la réalité, ceux qui pratiquent certains sports, quoique proches du football, ne sont point encouragés. L’équipe nationale du Sénégal vient de remporter la 10ème finale de Can de Beach soccer. Et précision importante, c’est le 3ème titre d’affilée et le 6ème de leur histoire que les Lions dans ce domaine, décrochent. Et pourtant aucun engouement n’a été ressenti et aucune fête organisée à leur honneur ! Auraient-ils moins de mérite que ces Lions du football qui courent derrière le titre continental depuis leur existence ? L’envergure n’est peut-être pas la même, mais ce sont des compétiteurs qui agissent pour le compte du Sénégal et qui auraient mérité un peu plus de considération, de reconnaissance et d’égard.
Mais heureusement que Macky Sall, comme s’il avait lu notre complainte (Edito publié ce lundi 7 juin au matin), a sauvé la mise en remettant 10 millions de francs Cfa à chaque “Lion” du Beach soccer, après les avoir reçus ce lundi 7 juin, dans l’après midi, au palais de la République. La cérémonie riche en couleurs s’est déroulée à la salle des banquets. Les membres du staff technique vont également recevoir 10 millions de francs chacun. C’est en effet la première fois que les “Lions” du Beach soccer reçoivent une telle récompense. Le chef de l’Etat a aussi promis aux “Lions” une place de choix au musée des sports Pape Bouba Diop. Alseyni Ndiaye et ses coéquipiers ont aussi été élevés au rang de chevalier de l’ordre national du Lion. Le Président Macky Sall a également promis d’accompagner davantage le Beach soccer.
Les Lions de la Téranga sont battus en finale contre l’Algérie, ils sont accueillis en héros par une foule en liesse. Une finale qu’elle aurait d’ailleurs dû gagner si la sélection nationale avait bénéficié d’un coaching approprié. Une situation qui semble être du deux poids deux mesures. Pour ce qui est du beach soccer, ces victoires d’affilée projettent sans aucun doute l’image du Sénégal en Afrique et même au-delà, dans le concert des nations. Le sport est un vecteur d’image important pour toute nation, personne ne dira le contraire. Pourquoi ne pas y investir alors ?
Si l’on prend la cas du football, la vérité est que ses dirigeants semblent ne penser qu’à leur promotion personnelle. Sinon la tentation de rempiler pour un 4ème mandat n’existerait certainement pas dans la tête d’Augustin Senghor, qui, pourtant avait déclaré en 2017 qu’il ne se représenterait pas. Il convient juste de rappeler que le patron du football sénégalais a été élu premier vice-président de la Confédération africaine de football (Caf), le 12 mars dernier. Il occupe de même, la présidence de la commission juridique et des associations de l’instance dirigeante du football dont il assure par ailleurs la vice-présidence de la commission d’organisation de la Can.
N’oublions pas aussi que récemment, sur le plateau de la 2 STV, Abdoulaye Sow, le 2e vice-président de la Fédération sénégalaise de Football avait évoqué son intention de convaincre Saër Seck d’accompagner Augustin Senghor pour un 4ème mandat à la tête de la Fédération. Celui ne souhaitait ni plus, ni moins qu’il y ait un consensus autour d’un candidat à l’élection de la FSF prévue en août prochain. “Je n’aimerais pas que Saër Seck soit candidat devant Augustin (Senghor)“, avait-il savoir. Avant d’ajouter que “Saer, Augustin et moi travaillons ensemble depuis 12 ans et nous avons des projets“, A l’en croire, ces projets doivent aboutir pour le bien de football sénégalais. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il n’imagine pas voir le 1er vice-président, Saer Seck se présenter face à Augustin Senghor, l’actuel président de la FSF qui aurait aspiré à un quatrième mandat bien qu’il avait déclaré, il y a quatre ans qu’il n’allait plus se représenter.
Toujours dans son argumentaire, Abdoulaye Sow soutenait qu’il souhaitait “un consensus” basé sur “des principes qui vont faire avancer le football.” Car argumentait-il, cette discipline ne mérite pas de vivre dans la dislocation à moins d’un an de la Coupe d’Afrique des Nations. Non sans rappeler qu’en tant président de la Ligue amateur, il a son mot à dire dans cette élection ” Je dirige la Ligue amateur qui fait le 3/4 des clubs“, avait-il précisé.
Il convient toutefois de noter qu’au moment de cette sortie, seul Mady Touré, le président de Génération Foot, avait déclaré sa candidature à l’élection prévue en août 2021. Augustin Senghor, Saër Seck, Mbaye Diouf Dia ou encore Louis Lamotte sont attendus. 
Toujours est-il que Saër Seck, actuel président de la Ligue sénégalaise de football professionnel (Lsfp), ne briguera pas un troisième mandat à la tête de cette structure qu’il dirige depuis 2013, ainsi que l’avaient annoncé les quotidiens sportifs « Stades » et « Record ». Ira-t-il ou n’ira-t-il pas à l’assaut de Senghor ? Il est en tout cas temps que l’avocat quitte ce poste où l’on peine à gagner un trophée dans ce sport privilégié où il trône depuis plusieurs années.
Ce qui laisse penser que ce poste si sérieux ne doit pas se résumer à une affaire d’entente entre acteurs et collaborateurs de longue date. Il doit être occupé par un Sénégalais en qui les électeurs devront simplement avoir confiance parce qu’il aura vendu un projet porteur et ambitieux.
Quoi qu’il en soit, le Sénégal a beau être la première nation africaine au classement Fifa, il a du mal à trouver un stade digne de son standing. La preuve, jusqu’à maintenant, aucun des stades du pays n’est homologué par la Confédération africaine de football (Caf). Même pas celui de Thiès recalé,  il y a quelques temps et où les “Lions” reçoivent leurs adversaires depuis de nombreux mois.
La Coupure d’électricité de 30 minutes lors du match de samedi au stade Lat Dior de Thiès, a quelque chose d’inadmissible et de honteux. Elle est sans aucun doute le symbole d’un laxisme et d’un manque de rigueur. Elle a ainsi soulevé l’indignation de Diao Keïta Baldé et de Sadio Mané qui n’ont pas usé de la langue de bois pour déplorer ce fait qui nuit à l’image du pays puisqu’indigne, selon eux, du Sénégal, surtout dans le haut niveau du football. Comment comprendre qu’un simple problème de fuel destiné à approvisionner le groupe électrogène de location, puisse à ce point causer autant de désagréments ?  Que des projecteurs un peu dépassés, trônent encore au dessus du stade Lat  Dior au point d’avoir besoin de refroidir pour pouvoir à nouveau fonctionner ? On croit rêver. Sadio Mané a aussi pointé du doigt l’état de la pelouse qu’il a jugé « catastrophique » et qui gagnerait à être « amélioré ».
De quoi poser l’équation des infrastructures qui souffrent d’un manque criard d’entretien, et par ricochet celui des pelouses. Ce qui a d’ailleurs mis la puce à l’oreille de promoteurs privés qui ont depuis quelques temps, flairé le business que peut constituer la location des pelouses bien entretenues. Cette dernière constitue une réelle demande de la part de bon nombre d’amateurs de football. Elles commencent d’ailleurs à se multiplier dans la capitale : Dakar Sacré-Cœur, Maristes, 4 C, etc. En championnat,  le stade de Pikine est surutilisé à tel point qu’il commence à connaître le même sort que les autres stades.
Comment en sommes-nous arrivés à nous retrouver avec des stades presque tous inutilisables ? Si Thiès fait exception (il se détériore comme l’ont souligné Mané et Baldé),  Demba Diop, Amitié, Iba Mar sont tous fermés depuis belle lurette. Le stade de Pikine, dédié à la lutte, a subi des saccages avec des sièges arrachés lors d’un récent combat de lutte. Ce qui avait choqué une bonne partie de l’opinion. Un stade est en construction à Diamniadio, mais il faut sans doute se demander à quoi il sert de construire des stades si l’on ne peut les entretenir.
Au point où nous en sommes, avec ces résultats au fil du temps et ce déficit d’infrastructures, difficile d’imaginer qu’Augustin Senghor veuille rempiler. Quel bilan présentera-t-il ?  Il est peut-être temps qu’il pense à passer la main, surtout au regard des postes qu’il cumule : avocat, maire de Gorée, vice-président de la Caf, président de la fédé en même temps qu’il assure la vice-présidence de la commission d’organisation de la Can. Matar Ba doit sortir du folklore ambiant qui revient à pavaner dans les médias et à récolter de fleurs de la part de flagorneurs devant l’éternel.  Il gagnerait surtout à nous doter d’une politique sportive, ambitieuse et digne de ce nom. Mais une politique sportive, c’est une stratégie et des choix à faire en fonction du budget dont on dispose, mais aussi de la détermination pour instaurer la rigueur. Et cela l’entretien des infrastructures sportives en fait partie. A défaut, envisager de laisser l’initiative privée dans l’investissement et la gestion des stades, si l’Etat n’est pas apte à assurer cette mission malgré la pléthore  de directeurs nommés lors des conseils des ministres.

Mort d’Abdou FAYE : si l’Etat n’ouvre pas une enquête, Alioune TINE annonce la saisine des juridictions internationales

Walfnet – L’info continue en temps réel L’un des complices de Baye Modou FALL alias Boy Djiné se serait donné la mort au commissariat central de Dakar où  il était en détention.
Cependant pour les organisations de défense des droits de l’homme, cette mort doit être élucidée. En effet, Alioune TINE, président d’Afrika Jom Center, demande  l’ouverture d’une enquête pour connaître les circonstances de la mort d’Abdou FAYE.
« Une personne qui décède en prison ou dans les cellules de la police ou de la Gendarmerie, le premier réflexe, c’est d’ouvrir une enquête pour faire toute la lumière sur cette mort. Il faut que l’enquête permette une autopsie et toute la lumière. A la suite de cela, on en tirera toutes les conséquences de droit », explique Alioune TINE.
L’ancien directeur exécutif de la RADDAHO prévient l’Etat du Sénégal, s’il ne diligente pas cette enquête, il va saisir les juridictions nationales et internationales
« Si l’Etat ne fait pas ce qu’il doit faire conformément à ses obligations internationales par rapport à la Convention des Nations contre la torture, on n’aura pas besoin de saisir les mécanismes régionaux et internationaux pour faire pression sur les autorités publiques », prévient-il.
Il faut noter que de nombreux décès ont été enregistrés dans des commissariats ces dernières années sans qu’une enquête révèle leurs vraies circonstances.


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