Revue de presse du Jeudi 05 Novembre 2020

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Le solde commercial s’est détérioré de -553,2 milliards de FCFA au 2eme trimestre 2020

https://www.lejecos.com/ Dans sa note sur les évolutions économiques récentes (Neer), l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) révèle qu’au deuxième trimestre de 2020, le solde commercial s’est établi à -553,2 milliards de FCFA contre -531,3 milliards de FCFA au trimestre précédent.
Cette détérioration du solde est essentiellement due au renforcement du déficit vis-à-vis de la Chine (-62,9 milliards de FCFA contre -22,4 milliards de FCFA au trimestre précédent) et de la Russie (-38,5 milliards de FCFA contre -28,5 milliards de FCFA au trimestre précédent) et de la réduction de l’excédent vis-à-vis de la Suisse (+24,7 milliards de FCFA contre +58,7 milliards de FCFA au trimestre précédent). Cependant, la réduction du déficit vis-à-vis du Nigéria (-65,2 milliards de FCFA contre -111,7 milliards de FCFA au trimestre précédent) a atténué cette détérioration du solde commercial.
Les termes de l’échange sont ressortis à 1,15 au deuxième trimestre de 2020. Cette amélioration des termes de l’échange résulte de la bonne tenue, notamment des produits des sections « produits minéraux » (1,20), « peaux, cuirs, pelleteries et ouvrage en ces matières » (1,55), « matières textiles et ouvrages » (1,13) et « chaussures et coiffures » (1,12). Toutefois, la détérioration des termes de l’échange des produits des sections « bois et charbon de bois » (0,86), « métaux communs et ouvrages » (0,83 et « machines et appareils » (0,63) a amoindri la compétitivité des produits exportés au deuxième trimestre de 2020.Adou FAYE

Covid-19 : Une facilité d’urgence 1,5 milliard $ dédiée aux Etats et au secteur privé africains

https://www.sikafinance.com Afreximbank, l’institution panafricaine d’import/export, a pris le lead d’une initiative visant à mettre à la disposition des Etats et entreprises africaines un fonds d’urgence afin de réduire l’impact de la crise de la Covid-19 dans la région.
Dénommée ” Collaborative COVID-19 Pandemic Response Facility (COPREFA) ” l’initiative a mobilisé 1,5 milliard $ destinés à financer l’importation de fournitures médicales ainsi que d’équipements agricoles et d’engrais essentiels pour faire face au déficit urgent de production alimentaire.
Elle est mise en œuvre en partenariat avec l’ITFC, la société internationale islamique de financement du commerce, filiale de la BID (Banque islamique de développement), et la BADEA (Banque arabe pour le développement économique en Afrique).
Il faut en effet relever que face aux chocs multiformes subis par les économies africaines avec comme conséquences la baisse drastique des flux financiers et d’investissements, les besoins de fonds se font largement sentir.
” L’une des principales caractéristiques de la facilité COPREFA est la rapidité avec laquelle l’appui financier peut être fournie par tous les partenaires concernés “, indique le communiqué annonçant le lancement de cette facilité.
” Des critères d’éligibilité standard et un processus d’évaluation des crédits ont été élaborés par les partenaires de la COPREFA afin de faciliter la mise en œuvre du dispositif. Les font seront disponibles sous forme de financement direct, de lignes de crédit, de confirmation et de refinancement de crédits documentaires, de garanties, de swaps de devises et d’autres instruments similaires “, détaille le document.
” L’accord multilatéral (…) stimulera l’activité économique au moment et à l’endroit où elle est le plus nécessaire et aidera de nombreux pays à maintenir leur sécurité alimentaire à un moment où les chaînes d’approvisionnement mondiales en produits de base sont mises à rude épreuve et où les activités d’importation sont fortement réduites ” s’est félicité Hani Salem Sonbol, directeur général de l’ITFC.Jean Mermoz Konandi

La Côte d’Ivoire détient les eurobonds les plus rentables du marché africain

https://www.sikafinance.com Les tensions politiques autour de la présidentielle en Côte d’Ivoire n’ont pas réussi à doucher l’assurance des investisseurs internationaux qui continuent de renouveler leur confiance dans la signature de l’Etat ivoirien.
En effet, selon les données compilées de Bloomberg dévoilées ce 3 novembre, depuis le début du mois d’octobre, les euro-obligations émises par la Côte d’Ivoire sur le marché international ont offert des rendements records de 6,9% aux investisseurs.

Source : Bloomberg
Ce rendement qui est qualifié selon le confrère comme le plus performant en Afrique et le deuxième des marchés émergents positionne les eurobonds du pays comme étant les plus prisées par les investisseurs internationaux.
Notons que sur le marché régional de l’UMOA, les investisseurs avaient d’ores et déjà, au lendemain de l’élection présidentielle, confirmé leur confiance à l’Etat ivoirien. Le 2 novembre dernier, la Côte d’Ivoire avait réussi à lever une bagatelle de 200 milliards FCFA auprès des investisseurs régionaux.Olivia Yao

Nigéria : Le stock de la dette devrait atteindre 102 milliards $ en 2021

https://www.sikafinance.com L’encours total de la dette du Nigéria (dettes extérieures et intérieures) devrait atteindre 102 milliards de dollars, soit 57 000 milliards FCFA, à fin décembre 2021. Pour la fin de l’année 2020, la dette du pays est attendue à près de 86 milliards de dollars.
L’information a été révélée ce 3 novembre par Zainab Ahmed, ministre en charge du budget et des Finances, lors d’une communication devant le sénat dans le cadre de l’approbation du budget 2021.
Par rapport à la période ultérieure à la crise sanitaire de la Covid-19, l’encours de la dette devrait bondir de 20%.
Cette progression pourrait s’expliquer en partie par les emprunts sollicités par le Nigéria auprès des institutions de Bretton Woods dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.
En effet, d’avril à juin, ce sont plus de 6 milliards de dollars qui ont été dégagés par ces institutions en faveur du pays pour renforcer sa résilience économique et faire face aux dépenses de santé liées à la Covid-19.
Cette nouvelle donne risque encore d’alimenter les inquiétudes et les critiques des institutions internationales qui alertaient depuis 2019 sur l’évolution croissante de la dette du Nigéria.Olivia Yao

UMOA : Le Burkina Faso emprunte 40 milliards FCFA sur le marché régional

https://www.sikafinance.com Le Burkina Faso a levé un emprunt de 40,4 milliards FCFA sur le marché des titres publics de l’UMOA.
L’opération qui a consisté à une émission d’Obligations assimilables du trésor (OAT) de maturité 7 ans sur le marché a réuni 23 participants et a été sursouscrite à près de 185%.
Alors que le pays recherchait initialement 40 milliards FCFA, les investisseurs ont proposé 73,9 milliards FCFA.
Les plus importantes soumissions sont venues des investisseurs burkinabés (23 milliards FCFA), togolais (19 milliards FCFA) et béninois (13,45 milliards FCFA).
Au terme de l’adjudication,le prix moyen pondéré de l’obligation est ressorti à 9 992 FCFA et le prix marginal à 9 905 FCFA,en dessous du coût nominal unitaire du titre qui est de 10 000 FCFA.Olivia Yao

UMOA/Bons Covid-19 : Le Bénin lève 133 milliards FCFA ce mercredi

https://www.sikafinance.com Après le Sénégal et la Côte d’Ivoire, le Bénin vient à son tour de lever 133 milliards FCFA, dans le cadre de la troisième vague d’émissions de Bons Covid-19 sur le marché monétaire de l’UMOA.
L’enveloppe a été mobilisée à la suite d’une émission de Bons assimilables du trésor (BAT) de maturité 1 mois ce 4 novembre.
L’opération qui a réuni 10 participants a recueilli une commande de 229 milliards FCFA alors que le pays ne sollicitait initialement 133 milliards FCFA. Le taux de souscription est donc ressorti à 172,18%.
Les investisseurs burkinabés ont proposé 74 milliards FCFA. Ceux de la Côte d’Ivoire ont offert 55 milliards FCFA quand ceux du Mali et du Togo ont proposé respectivement 50 milliards FCFA et 30 milliards FCFA.
Au terme de l’adjudication, le taux moyen pondéré est ressorti à 2,54% et le taux marginal à 2,65%.Olivia Yao

Le Ghana vise une levée de 3 à 5 milliards $ d’eurobonds en 2021

https://www.sikafinance.com Le Ghana confirme à nouveau qu’il a pris ses habitudes sur le marché international de la dette. Après notamment les levées de 2019 et 2020, le pays envisage lever entre 3 et 5 milliards $ d’eurobonds en 2021 en vue d’alimenter son budget.
Le gouvernement a obtenu le quitus du parlement ce mardi à la suite d’une présentation de l’opération par le ministre en charge des Finances, Ken Ofor-Atta, alors que le projet de loi de finance 2021 tablait initialement sur une enveloppe de 3,1 milliards $ à lever sur le marché international de la dette souveraine. Selon les premières informations, la période du premier trimestre est visée pour cette émission.
Selon les spécialistes, il est bien indiqué pour le Ghana d’entrevoir l’opération à un moment où les politiques monétaires accommodantes des banques centrales, dans les pays développés notamment, ont permis d’injecter suffisamment de liquidité pour faire face aux effets économiques de la crise de la Covid-19, et, cela, avant que les taux directeurs ne se remettent à remonter.
L’enjeu ici est de bénéficier de taux d’intérêt bien meilleurs que ceux de cette année. En février dernier, le pays avait levé sur le marché international un eurobond de 3 milliards $ en trois tranches (7 ans, 15 ans et 41 ans) à des taux oscillant entre 6,375% et 8,875%.
D’après la presse locale, une partie l’emprunt à mobiliser début 2021, 3,5 milliards $, devrait servir à refinancer l’encours de la dette, tandis que les 1,5 milliards $ seront destinés à financer en partie le déficit budgétaire.
Toutefois, cette nouvelle levée alimente les craintes autour du taux d’endettement. Le 14 octobre dernier, l’agence Fitch Ratings qui a réconduit la note B du Ghana avec perspective stable, s’est inquiété d’un endettement attendu à 72,8% du PIB fin 2020 et qui devrait continuer de s’accroître jusqu’en 2022.Jean Mermoz Konandi

L’appel des banques pour l’ouverture,le plus rapidement possible, de la campagne arachidière

https://www.dakaractu.com Le lancement de la campagne agricole 2020 est très attendu par les banquiers. Ces derniers se sont d’ailleurs réunis récemment et ont ‘’longuement échangé sur la campagne agricole prochaine’’, a annoncé le directeur national pour le Sénégal de la Bceao, Ahmadou Al Aminou Lo, au cours d’une rencontre tenue il y a quelques jours. ‘’Le Conseil national du crédit a rencontré, il y a quelques jours, les acteurs concernés. Ce que nous demandons de plus pressant, c’est l’ouverture, le plus rapidement possible, de la campagne arachidière’’, a-t-il déclaré.
Une urgence que le patron de l’agence principal de Dakar trouve légitime. ‘’Il nous faut, nous banquiers, avoir toutes les informations nécessaires. Il faudrait également continuer à soutenir la Sonacos. En outre, il existe d’autres filières, c’est le cas pour l’anacarde, le riz, le coton. À ce niveau, la Banque agricole se dit prête à soutenir cette campagne, mais demande cependant de la transparence. Si transparence il y a, elle s’est engagée à appeler les autres structures bancaires à la rescousse’’, a-t-il annoncé en wolof.
M. Lo a auparavant levé, dans son propos liminaire, un coin du voile sur les échanges avec les acteurs bancaires. ‘’Nous avons passé en revue certains secteurs qui sont dans le plan de relance Plan d’actions prioritaires (Pap2 ajusté) de la phase II du Plan Sénégal émergent (Pse). Lequel a lancé comme défi tout ce qui est souveraineté alimentaire. Et qui parle de souveraineté alimentaire parle de l’agriculture et le directeur général de la Banque agricole ainsi que les autres directeurs généraux des banques  ont échangé sur la nécessité d’un financement accru à l’agriculture sous forme de prêt indiqué, sachant qu’il y a des dispositifs sécurisés renforcés qui se mettent en place sur toutes les filières que cela soit les filières émergentes de l’anacarde au sud, du riz au nord, puisqu’il faut l’autosuffisance en riz que cela soit le coton et l’arachide’’.
Et sur l’arachide, il est évident que la bonne campagne hivernale de cette année se transformera, certainement par une production record d’arachide pour laquelle, le Conseil national du crédit qui s’est réuni la semaine dernière, a émis de fortes recommandations. Des recommandations, dit-il, ‘’pour que la campagne puisse ouvrir très tôt ; que les prix aux producteurs puissent être fixés ; que les moyens financiers de la Sonacos puissent lui permettre de collecter les graines. Mais, surtout que cette problématique entre consommation locale pour les huileries et exportation des graines d’arachide, notamment par les Chinois, puisse être prise en charge par l’État…’’

La main tendue de la Bceao au secteur privé en faveur de Petrosen

https://www.dakaractu.com L’exploitation prochaine du pétrole au Sénégal préoccupe la Direction nationale pour le Sénégal de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao). La preuve en est que cette question s’est invitée à la conférence de presse initiée au cours de la semaine dernière animée par Ahmadou Al Aminou Lo, le directeur national qui estime que ‘’l’exploitation du pétrole du Sénégal, c’est une grosse affaire’’.
‘’Nous avons beaucoup insister sur le pétrole. Il faut que le système bancaire au Sénégal s’y intéresse que cela soit en amont qu’en aval. En amont, à travers la Petrosen qui avait des parts aux côtés des grands majors, cette entreprise nationale qui cherche des financements’’, a déclaré M. Lo qui animait une conférence, il y a quelques jours. Ce, à l’issue de la réunion trimestrielle entre la direction nationale de la Bceao pour le Sénégal et l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Sénégal (Apbefs). Il dit alors, avoir ‘’exhorté le système bancaire à s’intéresser au financement de Petrosen pour les phases qui sont là comme pour les phases futures. Parce que, comme vous le savez, il y a du gaz, il y a du pétrole et y’en a pour pouvoir susciter la participation du système bancaire au financement de Petrosen. Il y a également l’aval pétrolier. C’est que l’écosystème des entreprises de sous-traitance sur l’aval c’est-à-dire quand la production démarrera, il y a tout un écosystème qui va se développer et il faut que le système bancaire puisse agir là-dessus’’.
Le directeur national pour le Sénégal de la Bceao a relevé la nécessité pour Petrosen qui représente l’Etat du Sénégal de trouver les ressources nécessaires représentant sa participation dans le cadre de la Joint-venture. Petrosen détient 10% des parts et pourrait revoir son pourcentage en hausse, si possible. Mais comme c’est une société qui doit donner son capital, obligation est faite à Petrosen d’aller le chercher. Nous demandons aux banques d’apporter leur soutien à Petrosen, même s’il se trouve que c’est une importante somme d’argent’.
Selon lui, les Sénégalais, en général et les acteurs des établissements financiers, en particulier, doivent ‘’savoir qu’après l’exploitation du pétrole et sa mise en vente sur le marché, tout cela va générer beaucoup d’emplois dans les environs de Saint Louis et autres avantages’’. A ce titre, il souligne avoir, ses collaborateurs et lui, ‘recommandé aux banques d’aller vers toutes ces petites entreprises qui, au moment de l’exploitation, vont tourner autour, de les assister et de les accompagner, plutôt que d’attendre’’.

Services financiers dans l’Uemoa : Le taux global de pénétration démographique en hausse de 39 points en 2019

https://www.lejecos.com/ La Bceao a publié son rapport annuel sur la situation de l’inclusion financière dans l’Uemoa au titre de l’année 2019. Selon le document, le taux global de pénétration démographique des services financiers (TGPSF) a connu une hausse de 39 points, passant de de 57 points de services pour 10 mille adultes en 2018 à 96 points de services pour 10 mille adultes en 2019.
La Bceao souligne que cette situation s’explique principalement par l’augmentation des infrastructures de distribution des services de monnaie électronique au cours de la période sous revue. En effet, explique l’institution, le taux de pénétration démographique des services de monnaie électronique a augmenté, pour ressortir à 94 points de services pour 10.000 adultes en 2019 contre 55 points de services pour 10.000 adultes en 2018.
La Bceao souligne que les établissements de monnaie électronique utilisent un réseau de distribution de proximité pour offrir leurs services, notamment les boutiques de quartier et les kiosques, qui ne nécessitent pas des investissements lourds. Quant au taux de pénétration démographique des services bancaires, il s’est situé à 1 point de services pour 10.000 adultes, tout comme celui du secteur de la microfinance , affichant ainsi, tous les deux, une stabilité par rapport à 2018. Le taux de pénétration démographique le plus élevé a été observé au Mali, avec 139 points de Services pour 10.000 adultes, suivi de la Côte d’Ivoire (115 points de services pour 10.000 adultes), du Sénégal (113 points de services pour 10.000 adultes), du Bénin (112 points de services pour 10.000 adultes) et du Burkina (110 points de services pour 10.000 adultes).
D’une année à l’autre, la progression la plus significative a été enregistrée au Mali (+83points), suivi du Sénégal (+60points), de la Côte d’ivoire (+55points) et du Burkina (+45points). En revanche, une diminution a été observée au Niger (-5points) et au Bénin (-3 points), du fait d’un repli enregistré au niveau des points de services de monnaie électronique.
Quant au taux global de pénétration géographique des services financiers, il  a également connu une augmentation, pour passer de 111 points de services sur 1.000 km2 en 2018 à 194 points de services sur 1.000 km2 en 2019. Tout comme au niveau du taux de pénétration démographique, cette performance s’explique par les évolutions enregistrées au niveau des réseaux de distribution des services de monnaie électronique. L’analyse par pays fait ressortir une disparité géographique dans la disponibilité des points de services financiers.
Le Bénin, avec 645 points de services sur 1.000 km2 en 2019, enregistre le taux le plus élevé de l’Union. Il est suivi de la Côte d’Ivoire et du Sénégal, dont la répartition géographique des points d’accès ressort respectivement à 574 et 546 points de services financiers sur 1.000 km2. La Guinée-Bissau, avec 6 points de services sur 1.000km2, affiche une faible performance.Adou FAYE

Microfinance Islamique : 47 milliards pour diversifier les sources de financements de projets (PROMISE)

https://www.seneweb.com Le gouvernement du Sénégal en partenariat avec la Banque Islamique de Développement (BID) a mis sur pied le Programme national de Développement de la Microfinance islamique au Sénégal (PROMISE). Ce, pour diversifier les sources de financements de projets des jeunes et des femmes ciblant les secteurs porteurs du PSE surtout en milieu rural.
Le PROMISE a pour objectif général d’améliorer le revenu des bénéficiaires, à travers le renforcement de l’accès durable de la majorité de la population à des services financiers islamiques adaptés sur l’ensemble du territoire national, d’ici à 2025.
Selon la coordonnatrice Yaye Fatou Diagne, ce projet s’élève à un coût global de 47 milliards de FCA étalés sur cinq (5) années renouvelables. Mais sa véritable finalité est de voir la branche de la microfinance islamique devenir performante, inclusive et pérenne au service d’une économie émergente, dans une société solidaire.
Pour y parvenir, poursuit la coordinatrice, le programme ambitionne de, soutenir l’élaboration d’un cadre réglementaire de la microfinance islamique, renforcer les capacités des institutions de micro finance participantes et celles des bénéficiaires cibles, mettre à disposition une ligne de refinancement en microfinance islamique.
L’atteinte de ces objectifs spécifiques permettra toujours selon Yaye Fatou d’installer définitivement la microfinance islamique au Sénégal et de réduire le taux d’exclusion financière des bénéficiaires ainsi que le financement des projets des secteurs prioritaires du Plan Sénégal Emergent (PSE).
« Pour la mise en œuvre du volet consacré au renforcement des capacités des bénéficiaires intermédiaires et finaux, nous avons lancé une importante campagne de sensibilisation et de communication, dont le succès dépend largement des relais que vous êtes, éminents acteurs de la presse, à différents niveaux. Relais incontournables pour atteindre les populations dans les coins les plus reculés du pays. Nous avons jugé nécessaire et utile que les journalistes, que vous êtes, doivent être sensibilisés, formés et accompagnés dans le traitement de l’information dans le domaine de la finance islamique d’une manière générale et de la microfinance islamique en particulier », affirme Mme Diagne.
Au-delà de cet atelier, Yaye Fatou ajoute que leur structure souhaite jeter les bases d’une large et fructueuse collaboration avec la presse pour sa pleine participation à l’éducation financière des populations. D ’après elle, il s’agit de bien expliquer aux populations la nouvelle démarche que ce projet innovant souhaite imprimer pour l’avènement d’une économie réelle basée sur de nouveaux types de rapports entre les détenteurs de capitaux et les personnes qui ont des idées et leur force de travail.
Et pour que cette nouvelle démarche se concrétise, le PROMISE décide d’abord accompagner les SFD à mettre en place les canaux de distribution c’est-à-dire les guichets pour les opérations de caisse. Ensuite de former les futurs bénéficiaires, et enfin de mettre en place les lignes de financements

Le Senegal,3ème producteur africain d’arachides

https://www.agenceecofin.com/ Récemment, nous avons testé les connaissances de nos lecteurs en leur demandant quel est le pays venant en 3ème position sur la liste des plus gros producteurs d’arachides en Afrique. Les réactions ont été nombreuses, et c’est l’heure de la réponse.
Une réponse que beaucoup ont facilement trouvée, à l’image de Yaya Sidibe, Rufin Mihindou, Krisch Mayindou, Fatyme Traore, Sidi Yacouba Hama, Ous Diakho, Archou Tombe, Boris Bondo et bien d’autres, qui ont mentionné le Sénégal.
Le pays de la Téranga est effectivement celui qui produit le plus gros volume d’arachides sur le continent noir, après le Nigéria et le Soudan. En 2019, il a même réussi à exporter jusqu’à 327 000 tonnes de cet oléagineux, pour des recettes de 111,5 milliards FCFA. Une performance qui s’explique entre autres par un accord commercial signé en 2014 avec la Chine, dès lors plus gros marché d’écoulement du Sénégal.

Tentatives d’Orange de consolider son monopole sur le fixe : L’ARTP doit régulariser l’iniquité

Le très haut débit est déjà bien lancé au Sénégal, aussi, des initiatives hardies de grande envergure sont prises par les opérateurs pour être présents dans les localités et les zones les plus rentables pour disposer d’un avantage concurrentiel sur les rivaux sur le marché des télécoms de la fibre optique
La réalité étant que l’opérateur qui déploie en premier son réseau dans une localité ou plus précisément dans une copropriété est assuré d’être le seul à le faire. En effet, le déploiement de la fibre optique dans les bâtiments, préalable nécessaire à la commercialisation de l’internet très haut débit fixe, implique de lourds travaux de génie civil qui génèrent beaucoup de nuisances et de dommages, aussi, ils ne peuvent pas être dupliqués. Dès lors, l’opérateur bénéficie d’un monopole de fait qui lui donne un énorme pouvoir de négociation, voire la possibilité d’empêcher l’entrée dans le marché de la fibre optique d’autres opérateurs et fournisseurs d’accès internet (FAI).
Ainsi, cet avantage de fibrer en premier un immeuble permettrait, ainsi, de brider la concurrence si le marché de la fibre optique n’est pas régulé, ce au moment où le Gouvernement du Sénégal a adopté depuis plusieurs années une stratégie numérique ayant entre autres objectifs le développement d’un environnement concurrentiel au profit des utilisateurs. ­

L’opérateur Orange ayant déjà déployé la fibre optique dans plusieurs grandes villes du Sénégal et bien implanté dans la capitale, semble en position dominante. Si Orange est si pressé d’équiper les habitations, c’est parce que cela lui permet de consolider son monopole sur le réseau filaire.

Aussi, ce déploiement d’énergie d’Orange ne vise qu’à gêner et faire des entraves à la libre concurrence sur le marché de la fibre optique, lourdes de dangers pour les concurrents et les utilisateurs.
D’abord, Orange pourrait ne pas divulguer où se trouvent les points de raccordements, ensuite les boitiers permettant la mutualisation sont à l’intérieur des immeubles, nécessitant une autorisation du propriétaire ou des copropriétaires pour que les concurrents puissent intervenir, en plus d’être difficile à gérer et coûteux. Et enfin, la concurrence ne connaissant pas les immeubles fibrés, n’est pas en mesure de proposer une alternative aux utilisateurs raccordés par Orange. Cette situation pourrait générer des couts importants pour la concurrence, si bien que les offres ses ne seraient pas compétitives.

En réalité, le point de mutualisation ne devrait pas se faire au PRI (point de raccordement immeuble) mais dans le NRO (nœuds de raccordement optique), à l’extérieur des immeubles et non à l’intérieur.

Cette solution permettrait aux opérateurs d’avoir une maîtrise de leur réseau de bout en bout et ne nécessite qu’une seule intervention dans l’immeuble par l’opérateur ayant signé avec le propriétaire ou copropriétaires, lors du raccordement de l’immeuble. Elle offre, ainsi, l’avantage de répondre aux besoins techniques des opérateurs concurrents.
D’où la nécessité d’initier des discussions en ce sens sous l’égide de l’autorité de régulation des télécommunications et des postes ­(ARTP) afin de parvenir à un accord incluant l’ensemble des opérateurs impliqués dans le déploiement de la fibre optique.
La concurrence ne signifie pas seulement la compétition entre plusieurs acteurs, elle implique aussi l’accès au marché dans les mêmes conditions et de bénéficier de la même information.
Or, Orange capitalise et utilise les avantages acquis par la Sonatel lorsqu’elle était en situation de monopole pour bloquer la concurrence sur un marché de la fibre optique en devenir et ainsi maintenir son monopole.
Cependant, malgré toutes les déclarations de bonnes intentions du gouvernement sur l’accès pour tous au très haut débit, aucun cadre règlementaire sur la fibre optique n’est mis en place pour garantir d’abord aux concurrents un accès équitable aux points de mutualisation et ensuite à l’utilisateur le choix de son FAI de très haut débit fixe.
Il y a donc urgence à réguler le marché des télécoms de la fibre optique car il est fondamental que la partie terminale de la fibre soit partagée. Autrement dit, l’emplacement où les différents FAI viendront se connecter au réseau de l’opérateur ayant fibré l’immeuble est à mutualiser.

Ainsi, il est plus que nécessaire que l’ARTP prenne une décision réglementaire à caractère contraignant afin que les conditions d’une concurrence saine et loyale soient mises en place dans le marché de la fibre optique.

Au vu de tous ces éléments, l’Association des Utilisateurs des TIC (ASUTIC) demande à l’autorité de régulation des télécommunications et des postes ­(ARTP) :
D’imposer à Orange la mutualisation du nœud de raccordement optique comme modalité de raccordement par défaut­;
De contraindre Orange et les autres opérateurs à partager leurs informations pour que l’utilisateur puisse bénéficier d’un réel choix de fournisseur de service internet très haut débit fixe­;
De réguler fortement Orange seul opérateur en position dominante qui tente de consolider son monopole sur le fixe.Fait à Dakar, le 05/ 11/ 2020-Le Président Ndiaga Gueye-Email infos@asutic.orgTél­ : +221 77 307 18 18

Retraite

http://www.enqueteplus.com D’après emedia.sn, le président de la République a signé un décret, en application de l’alinéa 3 de l’article L.69 de la loi n°97-17 du 1er décembre 1997 portant Code du travail, relevant l’âge de la retraite de 60 à 65 ans des médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes et docteurs-vétérinaires.
Les ministres des Finances et du Budget, de la Fonction publique et du Renouveau du service public, des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des territoires, du Travail, du Dialogue social et des Relations avec les Institutions sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret transmis au ministre du Travail hier.

 POLITIQUE D’INSTALLATION DES DARAAS MODERNES : 15 milliards pour retirer les enfants de la rue

http://www.enqueteplus.com Le phénomène de la mendicité et de l’errance des enfants est une des préoccupations majeures de la population sénégalaise. La demande sociale de retirer les enfants de la rue fait que cette problématique reste au cœur des politiques publiques de l’Etat sénégalais. En ce sens, une stratégie de retrait des enfants de la rue a été mise en œuvre pour juguler ce problème.  
Les enfants de la rue constituent une problématique majeure dans la politique sociale du gouvernement du Sénégal. ‘’Les enfants particulièrement vulnérables, dont ceux en situation de rue, méritent une attention particulière. C’est dans ce cadre que, sur instruction du président de la République, le gouvernement, sous l’égide du ministre de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants déroule, depuis plusieurs mois, le projet de protection des enfants contre la Covid-19’’, renseigne le secrétaire général du ministère de la Femme, de la Famille, du Genre et de la Protection des enfants
Selon Mame Gor Diouf, le gouvernement du Sénégal s’est engagé, dans le cadre du Plan d’actions prioritaires (Pap) 2, à inscrire un vaste programme de retrait, de retour et de réinsertion des enfants avec un budget prévisionnel de 15 milliards de francs CFA. ‘’Ce programme sera élaboré avec tous les acteurs, pour poursuivre les opérations’’, dit-il.
Il ajoute  : ‘’Il s’agissait non seulement de retirer tous les enfants de la rue, dans le cadre de la Covid-19, mais également de favoriser leur retour en famille. Et, au-delà, leur réinsertion. Ce projet continue avec l’implication des autres ministères sectoriels, mais également avec l’implication décisive des autorités administratives.’’

En attendant, ‘’au moins 5 333 enfants sont retirés de la rue. La majeure partie est retournée en famille et les opérations se poursuivent’’, renseigne Mame Gor Diouf.

Ce dernier lance un appel aux parents, aux familles et aux communautés à se joindre au gouvernement, pour continuer les opérations et retirer tous les enfants de la rue.
Il se prononçait dans le cadre d’un séminaire sur le projet ‘’Investir dans le développement humain au Sénégal’’ logé au ministère de la Famille pour une période de 5 ans (2019-2024), avec un budget global de 42 milliards de francs CFA. Dans ce sens, il renseigne  : ‘’Un an après le lancement de ce projet, nous sommes là pour faire le bilan du premier plan d’action, mais aussi pour anticiper et élaborer le plan d’action de 2021’’.
A en croire le secrétaire général, c’est un projet très important qui vient consolider les efforts de l’Etat pour le développement intégré de la petite enfance et pour assurer la préscolarisation universelle. Dès lors, soutient-il, dans cet atelier, il s’agira de tirer les leçons de la première année d’exécution et de renforcer cette dynamique de performances. ‘’Pour parvenir d’abord, du point de vue de la protection, à assurer l’enregistrement à l’état civil de tous les enfants bénéficiaires du projet au niveau des sept régions d’intervention, d’assurer leur préscolarisation, mais également de leurs garantir des soins et une nutrition nécessaires pour leur développement’’.
Beaucoup de catégories d’enfants vont bénéficier de ce projet. ‘’Dans le domaine de la stimulation par rapport à la croissance, plus de 900 000 enfants vont bénéficier des prestations du projet. Dans le domaine de l’éducation préscolaire, au moins 206 000 enfants vont bénéficier des prestations du projet, à travers la construction de ‘daraas’ modernes, de classes préscolaires au niveau des écoles élémentaires, mais aussi à travers la construction d’autres infrastructures de développement de la petite enfance’’, informe Mame Gor Diouf.
Il faut noter que 200 000 enfants seront enregistrés à l’état civil, dans le cadre de ce projet, selon le SG. ‘’Au-delà de ces actions concrètes, une dimension fondamentale est mise en œuvre dans le cadre de ce projet à la communication, pour un changement de comportement en faveur du développement intégré de la petite enfance. Il est important que les parents, les familles et les communautés connaissent l’importance d’agir et d’intervenir en faveur de la petite enfance. De prendre très tôt en compte les qualités et le potentiel de la petite enfance, surtout durant les 1 000 premiers jours pour prêter, d’abord, attention, protection, affection et éducation à cette catégorie’’, conclut-il.IDRISSA AMINATA NIANG

Grande mosquée Tivaouane : Macky donne 1 milliard Fcfa

https://www.seneweb.com Le président de la République, Macky Sall, a mis la main à la poche.
Selon le quotidien national Le Soleil, il a remis une enveloppe d’un milliard Fcfa pour l’achèvement de la construction de la grande mosquée de Tivaouane.
Outre la participation du président de la République, l’État du Sénégal va prendre en charge les projets de la voirie et de l’assainissement.
À l’heure actuelle, les contributions déjà reçues couvrent 2/5 du budget d’achèvement.

Rentrée scolaire : Les activités pédagogiques démarreront par des séances de consolidation

http://lesoleil.sn/ Une note d’orientation des ministères de l’Education nationale et de la Formation professionnelle relative à la rentrée scolaire, souligne que les enseignements-apprentissages démarreront par des séances de consolidation durant le premier mois.
Les préparatifs vont bon train pour la prochaine rentrée scolaire au Sénégal. Après la longue pause observée dans le système éducatif à cause de la pandémie de la Covid-19, l’Etat et les acteurs de l’école sont en train de mettre les bouchées doubles pour réussir une bonne rentrée. Hier, une note d’orientation des ministères de l’Education nationale et de la Formation professionnelle rappelle que la date du 12 novembre reste maintenue pour la reprise des enseignements-apprentissages aussi bien dans l’élémentaire, le moyen-secondaire que dans la formation professionnelle et technique. Selon le document, «les activités d’enseignements-apprentissages démarreront cette année à cause de la fermeture des classes par des séances de consolidation durant le premier mois». Il est aussi indiqué que «pour une rentrée réussie et adaptée au contexte actuel, un nouveau protocole sanitaire a été adopté en synergie avec le ministère de la Santé et de l’Action sociale». Celui-ci intègre non seulement les avis du comité interministériel de reprise, mais aussi ceux des partenaires sociaux, des organisations de la société civile et des acteurs de l’enseignement privé, indique-t-on.
Comme souligné dans la note d’orientation, le nouveau protocole sanitaire insiste sur le port du masque dans les écoles, le lavage des mains de façon régulière, la prise de la température et le renforcement en moyens et ressources humaines des cellules de veille et d’alerte à travers une implication de la communauté.
La note d’orientation insiste également sur « le maintien de la dynamique partenariale avec l’ensemble des acteurs clés du système éducatif et souligne la nécessité de développer l’utilisation du numérique à tous les niveaux Seydou Prosper SADIO

Le classement des 6 meilleures universités en Afrique subsaharienne francophone

(Agence Ecofin) – En utilisant le Top 200 des universités africaines établi en 2020 par uniRank, une plateforme qui liste, analyse et classe près de 14 000 collèges et établissements d’enseignement supérieur accrédités dans des pays du monde entier, nous avons établi un classement des meilleures universités d’Afrique subsaharienne francophone.
La palme d’or et la 2ème place reviennent au Sénégal, respectivement avec ses universités Cheikh Anta Diop et Gaston Berger. Suivent l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouaga 1 au Burkina, et l’université d’Abomey-Calavi du Bénin. Les universités de Lomé au Togo et de Dschang au Cameroun ferment la marche.
À noter l’assez mauvaise performance des établissements de cette catégorie, étant donné que les 32 premières places du Top 200 africain sont occupées par des universités de pays anglophones, l’Afrique du Sud en tête.

Mensualités vacances Covid-19 : parents d’élèves et Ecoles privées se soumettent à l’arbitrage de l’Etat

https://www.pressafrik.com/ Le feu continue de couver entre des parents d’élèves confrontés à l’obligation de payer des mensualités non épuisées par leurs enfants et des écoles privées. En attendant, les présidents des Associations de parents d’élèves de la Petite école protestante de Dieuppeul, de Wagane Diouf, de Mamw AbdoulayeTounkaraetSaliouMbengueontestiméquelerèglementdudifférendsurlascolaritépeut constituer le déclic d’un schéma de sortie de crise parles autorités.
L ’unique point inscrit à l’ordre du jour concernant l’examen des conditions de reprise des cours en fonction de la pandémie de la Covid-19. Ce fut l’occasion pour les parties prenantes de plancher ‘sur la problématique qui gangrène ces deux établissements et notamment le dialogue de sourds qu’ils vivent avec l’administration de l’école au sujet des trois mois de scolarité non enseignés aux élèves mais réclamés par l’administration des écoles.  Ainsi, « dans le cadre d’un dialogue fécond, pluriel et démocratique, les deux bureaux ont fait le compte rendu de la réunion tripartite qu’ils ont eue avec ladite administration, à la date du 15 octobre 2020 ».
Dans un communiqué conjoint, lesdites associations ont rappelé que l’administration de ces établissements « s’était arrêtée au premier point de l’ordre du jour : Les trois mois réclamés. Car, les parents d’élèves avaient estimé impertinent de poursuivre la rencontre, dès lors qu’ils ne pouvaient s’entendre sur l’essentiel, c’est-à-dire un accord sur l’affaire des trois mois. » « Or, lors de cette réunion, les représentants des parents d’élèves avaient même proposé de couper la poire en deux, ce qui veut dire, payer les 50% de ces mensualités selon un moratoire à définir après les inscriptions.

Contrairement au Comité de gestion de l’école qui exige la totalité de la somme qu’il considérait non négociable, sauf le dernier mois qui pourrait être payé selon un moratoire. Et celle-ci prit fin sans épuisement de l’ordre du jour. »

« Et les deux semaines de réflexion et d’attente que se sont donnés les deux camps n’ont pas permis de trouver un terrain d’entente. Au contraire. Parce qu’à l’issue de la rencontre du samedi 31 Octobre 2020, l’assemblée a démocratiquement décidé de ne pas payer un seul franc de cette somme indûment réclamée », informe le document. Et ce, pour la simple raison que, selon ladite assemblée, « le contrat opposant les deux parties n’ayant pas été respecté. En définitive, l’Assemblée a décidé de saisir l’État du Sénégal pour un arbitrage, afin de trancher cette lancinante question, au regard de l’imminence de l’ouverture des classes et de l’importance de l’éducation dans la vie de la Nation.Kritik’

Alphabétisation : Les efforts du Sénégal magnifiés par les Emirats Arabes Unis  

http://lesoleil.sn/ Le nouvel ambassadeur des Emirats Arabes Unis au Sénégal, le Sultan Ali Alharbi, a effectué, hier, une visite de courtoisie au siège de l’Association en recherche et éducation pour le développement (Ared). Il en a profité pour magnifier les efforts du Sénégal dans ans le domaine de l’alphabétisation.
L’Association en recherche et éducation pour le développement (Ared), une des pionnières dans la promotion des langues nationales au Sénégal, a reçu, hier, Son excellence Sultan Ali Alharbi, le nouvel ambassadeur des Émirats Arabes Unis. Celui-ci a accordé sa première sortie officielle à cette organisation. Il a expliqué ce choix par les travaux importants que l’Ong Ared est en train de faire dans le domaine de l’éducation, particulièrement dans la promotion des langues nationales. «Il s’agit pour moi de magnifier le travail remarquable que Ared et de manière générale, le Sénégal est en train de faire dans le domaine de l’alphabétisation», a souligné le diplomate au terme de sa visite. Il a saisi l’occasion pour réitérer l’engagement de son pays à poursuivre le partenariat avec l’Ared à travers la fondation Dubaï cares. Le partenariat entre les deux organisations a permis à l’Ong Ared de dérouler plusieurs programmes  : d’abord, le programme du bilinguisme, celui de distribution de kits scolaires ainsi que de lecture pour 5 millions d’enfants à travers le monde. «Le partenariat entre Dubai cares et Ared est arrivé à terme, mais au regard de ce que j’ai vu aujourd’hui en termes de résultats et de performances, je ferai dans les meilleurs délais un rapport personnel au gouvernement des Emirats Arabes Unis pour qu’il continue la coopération de façon beaucoup plus importante et  diversifiée», a déclaré Ali Alharbi.
D’après lui, les Emirats Arabes Unis continueront à accorder une attention particulière au secteur de l’éducation au Sénégal.
Pour le directeur général d’Ared, Mamadou Amadou Ly, la visite de courtoisie du diplomate dans leurs locaux constitue une grande fierté et un honneur pour tout le personnel de l’association. «C’est une grande marque de reconnaissance et cela montre que notre organisation est en train de faire un travail très apprécié par tous», a-t-il indiqué. M. Ly a rappelé que la formation, l’éducation ainsi que la promotion des langues nationales restent une priorité pour leur Ong. Pape  Coly NGOME

Jeudi 5 novembre : aucun décès signalé,18 nouveaux cas et 4 en réanimation

https://www.pressafrik.com/ Le ministre de la Santé et de l’action sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19 au Sénégal, ce jeudi 5 novembre. Sur 744 tests effectués, 18 sont revenus positifs. il s’agit de 10  cas contacts suivis par les services sanitaires et 8 issus de la transmission communautaire. Ces derniers sont répartis comme suit :    Maristes  (2), Diamniadio  (1), Ngor  (1), Dieuppeul  (1), Thiés  (1), Richard Toll  (1) et Touba  (1) .
Toutefois, aucun cas importé n’a été signalé lors du point quotidien.
Le Directeur de la Prévention du ministre de la Santé a également annoncé la guérison de 28 patients qui étaient sous traitement et 4 cas graves. Aucun décès lié à la covid19 n’a été enregistré mercredi 4 novembre.
A ce jour le Sénégal compte 15. 668 cas déclarés positifs dont 14. 273  guéris, 326 décès et donc 68 malades sous traitement.

CHARVIREMENT D’UNE PIROGUE AUX ALMADIES : CONFIDENCES DE RESCAPÉS !

http://www.emedia.sn/ Dans la nuit du 25 au 26 octobre dernier, la Division nationale de la lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées en collaboration avec la marine nationale avait intercepté une embarcation de migrants au large des almadies vers 3h. Libération a recueilli, dans sa livraison de ce jour, les témoignages de quelques rescapés.

J’AI SURVÉCU GRÂCE À UN BIDON VIDE

Coura. S, raconte avoir remis à un passeur 300 mille francs CFA pour faire partie du voyage. « J’ai sauté sur l’occasion parce que nous étions confrontés à une situation très difficile à Cayar. Nous avons embarqué vers 1h du matin à la plage de Soumbédioune en direction de l’Espagne. Nous étions environ 70 passagers. Je ne connais pas le nombre de rescapés mais je sais que le nombre de disparus est élevé par rapport au groupe qui est dans les locaux. Lorsque la pirogue a été percutée par le bateau de la Marine, elle s’est renversée et nous sommes tombés dans l’eau. Mon frère Moussa S a nagé vers moi pour m’aider à sortir ma tête de l’eau. Il m’a donné ensuite un bidon vide afin de pouvoir rester hors de l’eau. J’ai pu difficilement embarquer dans le navire espagnol », a-t-elle raconté aux policiers.
Pape Samba F qui a vu le jour en 1996 à Saint-Louis a aussi son histoire. « L’idée de voyager clandestinement vers l’Europe m’a traversé l’esprit suite à mes conversations via Whatshap avec des jeunes de mon quartier, du même âge que moi, qui ont réussi à rallier les Iles Canaries ces derniers temps. La plupart de ces jeunes, malgré le fait de ne pouvoir nager ont réussi quand même à arriver à destination, je me suis dit que c’était l’occasion pour moi qui suis pêcheur de tenter ma chance. J’avais décidé de rejoindre l’Espagne parce que la pêche au Sénégal n’est plus fructueuse ; Je n’envisage pas de e me relancer dans cette aventure. Je suis désorienté et très affecté », dit-il.

NOUVEAU GOUVERNEMENT : Le Crd dénonce une «énième mascarade» et un «attelage éloigné des attentes des Sénégalais»

https://www.jotaay.net/ Le gouvernement formé le 2 novembre dernier est une «mascarade» et un attelage «éloigné des attentes» des populations et, de surcroit, ayant dans ses rangs de nouveaux personnages ayant prouvé par le passé «leur conception de la politique comme simple moyen de s’enrichir et de participer à un festin». Les mots ne sont pas assez durs pour les leaders du Congrès de la renaissance démocratique, qui s’est fendu d’un communiqué hier pour déplorer cette manœuvre de divertissement du chef de l’Etat et ses ses complices qui se faisaient passer pour des opposants, au moment où les jeunes qui ont perdu tout espoir et confiance en leurs dirigeants affrontent l’océan au prix de leur vie.
Thierno Alassane Sall et Cie ouvrent le feu sur Macky Sall et son nouveau gouvernement trompe-l’œil. «Le Crd dénonce avec la plus grande énergie cette énième mascarade sous forme de remaniement consacrant un attelage particulièrement éloigné des attentes des Sénégalais», soutiennent-ils. Et il sont d’autant plus remontés que ce nouveau gouvernement est «essentiellement marqué par le retour aux affaires de personnages ayant prouvé, dans un passé récent, leur conception de la politique comme simple moyen de s’enrichir et de participer à un festin, au prix de perpétuels reniements de paroles».

«Macky

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Spécialiste des coups fourrés»

Pour eux, le chef de l’Etat qu’ils qualifient de «spécialiste des coups fourrés», a usé de cette ruse pour conforter sa mise en œuvre d’une «stratégie» visant à imposer sa conception de la démocratie.
Ne décolérant pas contre le chef de l’Etat et ses nouveaux alliés, le Crd note que «le remaniement opéré le 2 novembre 2020 ne réussira pas à dissimuler le mensonge et l’échec d’une croissance qui aurait été incapable de créer des emplois, encore moins de l’espoir au sein de notre jeunesse», qui aujourd’hui meurt par centaines en mer dans l’espoir de rejoindre l’Europe.
Convaincus que les Sénégalais ne pourront compter sur un tel défaut d’expériences positives pour trouver les solutions urgentes à une reconstruction de notre pays
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, les leaders du Crd rappellent leur «fidélité à une ligne politique reposant sur la priorité accordée aux intérêts du peuple et à l’éthique dans l’action politique, également sur le respect de la parole donnée».Mbaye THIANDOUM

Le nouveau ministre de l’Artisanat se défend : “La vidéo a été sectionnée et mes propos totalement sortis de leur contexte”

https://www.seneweb.com Faisant l’actualité depuis quelques jours à cause d’une vidéo devenue virale, Dr Pape Amadou Ndiaye, nouveau ministre de l’Artisanat et de la Transformation du Secteur informel, a accepté de se prêter à quelques questions de “Les Échos”. Dr Ndiaye dit que ses propos ont été sortis de leur contexte. Ce n’est pas ce qui est montré dans la vidéo qu’il a voulu faire comprendre à ses militants, sympathisants et amis. Selon ses dires, on a coupé la vidéo, sorti ses propos de leur contexte. Il réfute également l’information faisant état de son rappel illico presto à Dakar pour cette affaire.

Les Échos : Vous avez été porté à la tête du ministère de l’Artisanat et de la Transformation du Secteur informel. Qui est Dr Ndiaye ?

Dr Pape Amadou Ndiaye : Je suis gynécologue, accoucheur, avec un cabinet à Thiès et une clinique à Touba. Je suis par ailleurs politique, de Benno Bokk Yakaar, responsable Apr et depuis 2012 j’accompagne le président de la République. J’ai dirigé la liste des locales de 2014 et Dieu a fait que sur 18 centres de vote, nous avons gagné les neuf (9) et Idrissa Seck les neuf (9) autres. Nous avons été départagés par 800 voix de plus pour lui, mais pour ce qui est des centres, nous avions exactement le même nombre de centres. Je travaille également dans le social depuis des années avec les groupements de femmes. Nous faisons aussi des consultations médicales gratuites avec les talibés, depuis plus d’une quinzaine d’années. Chaque année, nous faisons circoncire entre 150 et 200 talibés, sur demande des maîtres coraniques.

Depuis quelques jours, vous faites l’actualité avec une vidéo où vous dites à vos partisans que c’en est fini de leurs problèmes maintenant, puisque vous avez un portefeuille ministériel…

(il coupe) Je voudrais d’abord, pour l’opinion nationale et internationale, éclaircir et préciser ce que j’ai dit. Vous savez bien que quand on est nommé ministre au Sénégal, les voisins, les militants viennent tout le temps vous féliciter et vous encourager. Ce qui est tout à fait naturel dans un pays comme le nôtre. Pour en revenir à votre question, en m’adressant à ces personnes, dans un cadre strictement privé, j’ai voulu leur faire comprendre que le président de la République est un homme qui nous a toujours inculqué des valeurs de sobriété, de gestion transparente. Maintenant, avec notre nouveau statut de ministre de la République, nous ne pouvons plus faire n’importe quoi. Nous nous devons d’être au service exclusif des populations. Ce qui veut dire qu’on ne peut plus faire n’importe quoi. Voilà ce que j’ai voulu expliquer à mes amis, mes militants et mes sympathisants. Mais la vidéo a été sectionnée et mes propos totalement sortis de leur contexte. Voilà ce qui s’est passé et je voudrais aussi profiter de l’occasion pour remercier son Excellence le Président Macky Sall, qui a porté son choix sur notre personne pour diriger le secteur de l’Artisanat et de la Transformation du Secteur informel. Dès notre prise de service, nous allons travailler en rapport avec tous les acteurs du secteur, pour qu’ensemble, nous puissions avoir un secteur organisé et performant aux fins de mettre en œuvre la vision du chef de l’État.

Et qu’en est-il de l’histoire de votre rappel à Dakar par les autorités pour cette affaire ?

Non, c’est totalement faux. Je me suis déplacé à Dakar pour des affaires personnelles, mais pas pour ça. Jamais, je n’ai été convoqué pour cette histoire.

Aujourd’hui (hier), c’est votre première en réunion du Conseil des ministres. Comment l’avez-vous vécue ?

Comme tout le monde, je pense. Nous avons écouté le président de la République très attentivement. Il nous a encore fait un cours magistral, aussi bien sur certaines valeurs comme la bonne gouvernance, l’intégrité, mais et surtout l’engagement aux côtés des populations.

MYSTÈRES LEVÉS AUTOUR DE 02 DÉPARTS/Aly Ngouille décline le S.G.G et un autre ministère… Amadou Bâ voit plus haut que celui qui lui a été proposé…

https://www.dakaractu.com Les défenestrations du gouvernement de Aly Ngouille Ndiaye et de Amadou Bâ auront beaucoup surpris les Sénégalais. Pourtant, cette finalité n’aura été que la résultante d’un choc d’ambitions émises de part et d’autre par les concernés. Une petite enquête de Dakaractu aura permis de savoir que leur depart n’était vraiment pas à l’ordre du jour et qu’il ne devait s’agir que d’une mutation vers d’autres ministères. Malheureusement, tout ne se sera pas passé comme prévu.
En effet, dans la dynamique du Président Macky Sall,  il n’était pas prévu de se séparer de ces deux ténors de son attelage gouvernemental précédent. Pour des raisons de commodité, il prévoyait de leur confier d’autres départements ministériels.

Seulement, c’était sans compter avec l’idée de Amadou Bâ d’occuper un poste à responsabilité et à portefeuille pour ne pas donner l’impression d’avoir été dégradé.

Au vu de tous les efforts qu’il a fournis lors de la dernière élection présidentielle et de toute l’aura qui en a découlé, Amadou Bâ souhaitait être laissé à la tête du même ministère ou être affecté à une station plus ou moins équivalente, Dakar étant un point stratégique sociopoliquement parlant.
Son idée ne recoupant  pas les prévisions du Président de la République, il a été tout bonnement remercié .

Pour le cas de Aly Ngouille Ndiaye, les choses ont été un peu plus compliquées. Contrairement à tous les autres ministres, il aura été consulté à deux reprises.

En effet, invité à quitter le ministère de l’intérieur, le natif de Linguère avait souhaité, au moins subir le même sort que Abdoulaye Daouda Diallo en atterrissant au ministère des Infrastructures. Ce qui ne convenait pas au Chef de L’État. Ce dernier lui aura fait,  en somme, deux propositions dont l’une était de lui confier le Secrétariat Général du Gouvernement. Les deux hommes ne parviendront pas accorder leurs violons.
En fait, si Aly Ngouille Ndiaye n’a pas préféré donner son accord, c’est parce que dans la zone de Linguère, deux situations nouvelles se sont imposées à lui. Il y a d’abord la montée du ministre Samba Ndiobène Kâ qui peut lui faire office de rival dans son parti, mais encore la percée attendue de Aly Saleh Diop, nommé ministre de l’élevage et des productions animales suite à l’entrisme de Remwi dans le gouvernement.
Au vu de ce qui précède, l’on voit clairement qu’entre le Président de la République et ses deux ministres,  le consensus était impossible. Pourtant, malgré ce problème de confiance, l’on se rend compte que l’objectif était, quand-même, pour le maître des lieux de les maintenir au sein de l’attelage gouvernemental.

AMINATA TOURÉ, De protégée à pestiférée

http://www.enqueteplus.com Dans les relations entre le président de la République Macky Sall et son ancien Premier ministre Aminata Touré, c’est un peu les montagnes russes. Cette-fois-ci, il semble y avoir une véritable fracture.
Beaucoup s’en doutaient. Mais peu y croyaient réellement. L’éviction d’Aminata Touré de l’appareil étatique n’était pas une décision facile à prendre pour le président de la République Macky Sall. Après neuf années de compagnonnage politique faites de hauts et de bas, le chef de l’Etat a décidé de dissoudre le gouvernement après la séance du Conseil des ministres du mercredi 28 octobre 2020. Relevant par la même occasion, par un décret, son ancien Premier ministre de ses fonctions de présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese). Une décision qu’expliquent, pour beaucoup observateurs, des ambitions présidentielles prêtées à une Aminata Touré prête à succéder à celui qui l’a propulsée au-devant de la scène politique sénégalaise.

Mais comment celle qui était considérée comme la protégée de Macky Sall a pu devenir une pestiférée du régime en place ? La question est d’autant plus légitime que ce limogeage est accompagné de rumeurs de fautes de gestion à la tête du Cese.

Hier, Aminata Touré a réagi, sur les réseaux sociaux, pour les démentir et se montrer offensive pour y couper court. ‘’Je me réserve, écrit-elle, le droit d’ester en justice contre toute tentative de diffamation ou d’intimidation’’. Elle poursuit  : ‘’Nul ne saurait, à cette étape de ma vie administrative et politique, ternir ma réputation et mon intégrité. (…) J’ai eu à diriger le Conseil économique, social et environnemental pendant 16 mois, en stricte conformité avec les règles et standards de bonne gestion. Les documents de vérification sont en ordre et disponibles au niveau de l’institution, ainsi que ma déclaration de patrimoine déposée à l’Ofnac.’’
Qu’un responsable de sa trempe se retrouve accusée de fautes de gestion est très mauvais signe. Pourtant, tout avait bien commencé, lorsqu’alors en poste au Fonds des Nations Unies pour la population (Fnuap) à New York, Mimi Touré rejoint le candidat Macky Sall. Elle rentre à Dakar, participe à la rédaction du programme de ce dernier et devient sa directrice de campagne.
Élu le 25 mars 2012, Macky Sall lui confie un des plus grands rôles du nouveau gouvernement  : la traque des biens mal acquis. Ministre de la Justice, Mimi se charge de concrétiser les promesses de campagne sur la fin de l’impunité et la lutte contre la corruption.
Elle réactive la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) qui juge et condamne Karim Wade.

La Dame de fer

Rigoureuse, tenace et compétente. Tous ces adjectifs décrivent la personnalité de celle qui est surnommée la Dame de fer. Garde des Sceaux, elle est au centre de l’attention politique et médiatique. Mais ces ‘’qualités’’ ne plaisent pas à tous. Au sein du pouvoir aussi. On lui reproche de prendre trop d’initiatives. De se mêler de choses qui ne la regardent pas.
Les choses commencent à se compliquer avec Macky Sall, lorsqu’elle entreprend de convoquer une réunion de cadres de l’APR sans l’aval du président. Ou quand elle décide d’organiser une tournée en Casamance. ‘’Macky Sall était très remonté contre elle. Il estimait qu’elle prenait trop de libertés’’, rapportait dans la presse, sur ces épisodes, un confident du chef de l’État.
Le temps passe et arrivent les élections municipales de 2014. Macky Sall, devant les tiraillements et chamailleries pour être investis, déclare à tous ses responsables qu’il sanctionnera ceux qui perdront les élections dans leur circonscription. Mimi, passée entre-temps du ministère de la Justice à la primature, en remplacement d’Abdoul Mbaye, est envoyée sur une mission quasi impossible  : défier, dans son fief de Grand-Yoff, le maire de Dakar, Khalifa Sall. Un fiasco retentissant s’ensuit.
Le remaniement ministériel qui s’en est suivi consacre la première grosse claque à la carrière politique de Mimi Touré, débarquée de son poste de Premier ministre.
Malgré le camouflet, elle reste aux côtés du président de la République. Ses compétences restent précieuses pour l’Alliance pour la République (APR) qui manque de cadres de haut standing. En février 2015, elle est nommée par Macky Sall au poste d’Envoyée spéciale du président de la République, pour toutes sortes de missions nationales et internationales.
Sur le parrainage, l’invalidation des candidatures de Karim Wade et de Khalifa Sall, le fichier électoral, le nombre de candidatures acceptées par le Conseil constitutionnel, elle défend les positions du président de la République.
Comme en 2012, ses compétences la place à la tête du directoire de campagne du candidat sortant. Trois mois après sa réélection en 2019, le président Sall la nomme présidente du Conseil économique, social et environnemental. Un poste qui faisait d’Aminata Touré la troisième personnalité de l’État, jusqu’à mercredi dernier.

Hyper activité

Au Cese, Mimi Touré prenait son travail à cœur. Au point qu’elle a fini là aussi par déranger des hauts placés du pouvoir. La convocation de ministres, ses rapports sur des questions d’intérêt public n’ont pas fait l’unanimité. Une fois de plus, son hyper activité est mal vue. Elle entre dans le collimateur des faucons du palais qui actionnent leurs relais dans les médias. D’ailleurs, la question est à ce point sensible qu’en septembre, pendant un séminaire gouvernemental, Macky Sall rappelle à ses ministres que le Cese n’a pas autorité sur eux.
De passage à Paris, le chef de l’État formule également une sèche mise en garde devant des responsables de l’APR  : ‘’Si des ministres ou des cadres ont des ambitions, qu’ils attendent la fin de mon mandat pour se manifester’’, assène-t-il.
Beaucoup y ont vu un rappel à l’ordre adressé à Aminata Touré qui, dans une grande interview accordée au quotidien ‘’Le Soleil’’, le 3 septembre, déclarait que le débat sur la succession du président Macky Sall était prématuré. Il y a un an, dans la presse, elle admettait qu’il ‘’n’y a pas de politicien sans ambition’’, tant que celle-ci est réaliste et qu’elle se pose au moment opportun. Et surtout qu’il ‘’serait bien’’ qu’il y ait enfin une présidente au Sénégal.
Si en politique, il ne faut jurer de rien, il semble difficile, pour la Dame de fer, de se relever de ce nouveau revers. En 2008, elle avait assisté à la montée en puissance de Macky Sall, après sa séparation houleuse avec Abdoulaye Wade avant de fonder l’APR. Empruntera-t-elle cette voie ? Retournera-t-elle dans les grâces du président, d’ici 2024 ?
Ce qui est sûr, c’est qu’Aminata Touré amorce un virage capital de sa carrière politique.Lamine Diouf

Moussa Diaw sur l’entrée d’Idrissa Seck dans le gouvernement : “c’est un fin stratège politique”

https://www.leral.net/ L’enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, Moussa Diaw estime que le leader de Rewmi, drissa Seck est fin politiquement. Il a des expériences et généralement il fait des calculs politiques. Il peut se tromper. Pour lui, maintenant, la question est de savoir si cette alliance va être durable. C’est ça la grande question. Est-ce qu’il pourra avoir une marge de manœuvre pour adopter sa stratégie. Parce que ce qui est visé actuellement, c’est la présidentielle de 2024.
“Compte tenu de la situation, la question du troisième mandat est tournée. Il n’est plus question de parler de troisième mandat. Et donc les logiques politiques voudraient que les rapports de force changent au niveau de la majorité”, affirme Moussa Diaw.
D’après l’enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, Idrissa Seck veut se positionner pour remplacer Macky Sall si jamais il quitte le pouvoir en 2024. Et c’est ça son calcul politique. On verra plus tard comment cela va se passer.
Selon ce dernier, Idrissa Seck est gagnant sur ce coup. Mais comme on est dans une alliance machiavélique, de fins stratèges politiques, on verra qui va gagner et qui va perdre dans ces rapports de force

Me Djibril War Contre Les Détracteurs D’Idrisssa Seck : «Qu’on Le Laisse En Paix»

du pays pour des obligations liées à ses fonctions, l’honorable député de la mouvance présidentielle(APR), Me Djibril War suit avec  une attention particulière l’évolution de  la situation politique au Sénégal. Et c’est depuis la capitale ivoirienne, Abidjan,  que le Directeur de l’école du parti présidentiel, l’Alliance Pour la République (APR) a réagi suite à la mise sur pied du tout nouveau gouvernement. Le parlementaire panafricain qui séjourne  au pays de feu Félix Houphouët Boigny, après s’être félicité de ce nouvel attelage, encourage, tout de même, les  » recalés » à rester toujours  fidèles au Président Macky pour mener davantage le combat de l’émergence socio- économique : « Je félicite les anciens membres du gouvernement mais aussi les nouveaux promus. J’adresse mes plus vives félicitations au nouveau Président du Conseil Économique Social et Environnemental (CESE), Monsieur Idrissa Seck. Je félicite aussi Madame Aminata Touré dite Mimi pour le travail remarquable abattu au niveau de cette institution .Je l’encourage à rester aussi à la disposition du Chef de l’État par ce qu’elle est une dame de valeur. Aujourd’hui, nous devons tous œuvrer ensemble pour accompagner son Excellence Monsieur le Président de la République Macky Sall pour la réussite dans  sa noble mission qui consiste à mener notre très cher pays  vers  l’émergence ce, dans la paix et la concorde nationale », a souligné Me War.

…contre le VAR et en War contre les détracteurs d’Idrissa Seck

Le nouveau Président du Conseil Économique Social et Environnemental ( CESE), M. Idrissa Seck trouve un bon avocat pour faire face à ses détracteurs. Me Djibril War salue et défend la décision responsable et patriotique du patron du parti Rewmi. Le  député apériste invite, sur ces entrefaites, les responsables, militants de son parti et les populations de Thiès à faire bloc derrière leur leader qui leur a tout donné :  » Les pourfendeurs de M. Idrissa Seck, mus uniquement par une idiote et gratuite méchanceté et une jalousie morbide devraient, d’abord , se rendre à l’évidence .Ils sont appelés à bien se regarder avant de juger cet homme et , ensuite, se  comparer à lui .Ils n’ont aucun titre de gloire à leur portée, aucune action à leur actif au niveau de leur localité respective. Idy n’est pas leur égal. Il leur surpasse de très loin. Issu de milieu modeste en terme de parcours académique et combat politique, il a atteint les plus hauts niveaux d’administration et de gestion étatiques : deux fois deuxième (2ème) à la Présidentielle. Je l’encourage à toujours être à côté et à la disposition du Chef de l’État. En terme de réalisations, il a beaucoup fait pour sa région de Thiès et pour son cher pays le Sénégal. Idy a rencontré bon nombre de points d’embûches(prison , éloignement avec sa famille ,ses enfants) , n’empêche, il a brillamment réussi  à s’affirmer sur la scène politique nationale, voire internationale « , s’est expliqué M. War qui, d’inviter :  » Je salue et défends la décision responsable et patriotique du Président Idrissa Seck. Sur ce, j’invite, par la même occasion, les responsables, militants de Rewmi, les Thièsois, notamment, à faire bloc autour de leur leader pour le bien du Sénégal ».
L’idéologue du parti APR et doctrinaire du Libéralisme Social  de dire, au finish :  » Le Président Macky et Idy , ce sont deux dignes fils du Sénégal et de l’Afrique qui , au-delà des contingences et autres turpides de l’histoire et de la politique se sont rapprochés pour la relance économique du Sénégal touché de plein fouet par les effets mondiaux du Covid-19.Ce qui augure de la reconstitution de la grande famille libérale sans exclusion aucune de tous les enfants du père du libéralisme, en l’occurrence, le Président Me Abdoulaye Wade, comme il l’a toujours souhaité. Donc ces hommes et femmes qui n’ont pas de pudeur à toujours remuer et renifler  sans masque dans les poubelles des autres. Qu’ils nous disent ce qu’ils ont apporté à leur pays , leur village et/ ou leur quartier. Qu’on ne prête aucune oreille attentive à ces chroniqueurs insipides, ces fades  analystes et autres faux parangons de la vertu. Ils ne peuvent en aucune façon se mesurer à cet homme car il n’y a vraiment pas photo » , avance le député de la mouvance présidentielle.

Mahmoud Saleh : «un homme d’État émérite au service exclusif du Président Macky Sall » Par Mame Ousmane DIOP

Longtemps auprès du président Macky Sall, Mahmoud Saleh, n’a jamais trahi ni abandonné son patron et fidèle compagnon de longues années. Osons le dire, on ne l’a jamais entendu exiger quoi que ce soit ni directement ni indirectement à la différence de beaucoup d’acteurs politiques qui sont prompts à verser dans le chantage médiatique à la minute où leurs intérêts sont menacés.
Cet homme d’État émérite, travailleur, silencieux, au parcours riche en expérience dérange souvent de par sa rigueur et son abnégation à donner corps et âme à la vision éclairée du président Macky Sall.
Présent dans le champ politique depuis plus de quarante ans, Mahmoud Saleh a très tôt compris le sens de l’expression « président de tous les Sénégalais » pour avoir toujours voulu se mettre au service des opposants à chaque fois que l’intérêt national le commande sans compromette ces derniers.
Sur le plan syndical, au milieu des années 70, il a milité à l’Association Générale des Etudiants Sénégalais (FEAN), en France, pour ensuite au début des années 80, participer à la lutte pour la défense des centrales syndicales autonomes dont l’UDTS et l’UDEN.
Sur le plan politique il a toujours cherché le consensus au point de soutenir le Groupe Ouvrier Révolutionnaire (GOR), la naissance de la Ligue Communiste des Travailleurs (LCT), de l’Union pour le Renouveau Démocratique (URD) ensuite la fondation de l’URD / FAL, du Nouveau Parti (NP) avant d’adhérer à l’Alliance Pour la République (APR).
Sur le plan de l’État, il a été PCA de la Sénégalaise de Réassurances (SEN-RE) puis ministre conseiller auprès du Président de la République sous Wade, ministre Conseiller, ministre d’Etat, directeur de cabinet politique avant de devenir récemment directeur de cabinet du Président sous le magistère du président Macky Sall.
Il a par ailleurs aussi participé à la résolution de crises politiques au plan sous – régional
Robuste tel un robin des bois, le tout nouveau directeur de cabinet du Président de la République reste et demeure à chaque fois  solide dans ses bottes parce que toujours préoccupé essentiellement de sa mission. Les tintamarres médiatiques ne l’ont jamais ébranlé parce que assez aguerrit au point de comprendre que celui qui s’engage dans la politique doit s’attendre à tout y compris les coups et les meurtrissures. Qu’il tonne, qu’il vente ou qu’il pleuve Mahmoud Saleh demeure aussi fidèle en amitié qu’en politique.
Le choix du président Macky Sall de faire de lui son directeur de cabinet n’est pas anodin. On peut l’interpréter de plusieurs manières. Prendre un homme de confiance comme Mahmoud Saleh à ses côtés montre combien ce nouveau remaniement s’inscrit dans une dynamique constructive d’innovations, de transformations, de réalisations et de changements nécessaires à l’accélération de l’émergence du Sénégal dans la paix, la sécurité, la stabilité, et la prospérité. Il y a un grand espoir pour le Sénégal de voir Mahmoud Saleh  dans cette posture.  C’est un homme qui connaît le pays d’abord pour l’avoir parcouru mais aussi pour son long et riche cursus politique. Ce serait trop prétentieux de dire qu’il est celui qui maîtrise le plus l’appareil d’État mais reconnaissons – lui d’être pleinement un homme d’État
In fine, nous prions pour qu’il ait le temps et les moyens nécessaires d’accompagner le Président Macky Sall dans l’accomplissement de sa grande mission pour le Sénégal. Qu’il sache (et il le sait déjà) que les mauvaises langues vont se dénouer ; mais avec la force de caractère qu’on lui connaît, il ne reculera point. Ce patriote en  homme aguerri et courageux qui a traversé le désert avec le président Macky Sall a toujours placé au – dessus de tout l’intérêt supérieur de la nation. Sa patience et son endurance le prouvent. Dans la disette comme dans le succès, Mahmoud Saleh est resté le même : un compagnon fidèle.
Au tout nouveau Directeur de Cabinet, nous disons : Bon succès pour cette nouvelle mission.Mame Ousmane DIOP, Responsable Politique APRemail : emodiop@gmail.com

Macky Sall Met Fin À La Légende De Wade…

Macky Sall  : Le génie de la politique En politique, le Président de la République Macky Sall sait jouer dans la ruse. On peut même dire de lui qu’il est à la politique, ce que Lionnel
Messi est au football. Le Président de la République Macky Sall, malgré les apparences, est un homme déroutant. Fin politicien, alors que personne n’y prenait garde, sentant son clash avec l’ancien Président de la République Me Abdoulaye Wade intervenir, alors qu’il était Président de l’Assemblée nationale, Macky Sall a su protéger ses arrières.
C’est en cette période qu’il a commencé à mener sa longue et interminable campagne, en côtoyant des hommes d’Etat sur le plan international, ainsi qu’à commencer à sillonner le Sénégal des profondeurs. Il avait « avalé » 80.000 km de route du Nord au Sud du Sénégal et d’Est en Ouest…Macky Sall ne s’était offert aucun répit en encaissant sa rupture avec le Président Abdoulaye Wade en tournant définitivement la page du Parti démocratique sénégalais (PDS) pour prendre en mains son propre destin politique. Une stratégie qui s’est avérée payante avec son élection à la tête de la magistrature du pays, lors de l’élection présidentielle de 2012.
Beaucoup ne le voyaient venir. Macky Sall est trop fort. Comme Lionnel Messi au football, Macky Sall a réussi à dribbler tout le monde. Alors que Karim Wade était prédestiné à un destin présidentiel par son père qui voulait faire faire de lui son destin à la tête de la nation, Macky Sall ne s’est pas laissé faire. Il a réussi, une fois, élu à se défaire de Karim Wade, en le faisant poursuivre devant la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) qu’il avait ressuscité rien qu’à l’occasion. Macky Sall a su réussir à envoyer hors du jeu politique Karim Wade qu’il a contraint à un « exil forcé » au Qatar.
Le président Sall a déjoué tous les plans de Me Abdoulaye Wade à qui il a mis fin à la légende politique. Non seulement, il a réussi à isoler Me Abdoulaye Wade, et son PDS devenu appauvri et mourant, mais en empêchant ce parti de participer à la dernière élection présidentielle.
Macky se place en génie politique. Il est le « Messi » de la politique au Sénégal en conduisant le Président Abdoulaye Wade au passé, et en devenant lui, le « seul » présent.La

Gouvernement d’ouverture : Le Club Sénégal émergent salue «le génie et l’intelligence politiques» du Président Sall

http://lesoleil.sn  Le Club Sénégal émergent (Cse) dit avoir accueilli, avec une « grande satisfaction », la mise en place d’une nouvelle équipe gouvernementale qu’il considère comme un gage de stabilité et d’ouverture.
« C’est le lieu de saluer le génie et l’intelligence politiques du Président de la République, Macky Sall, qui, s’appuyant sur un sens patriotique élevé et le souci de l’intérêt national qui transcendent les calculs politiques, a choisi des femmes et des hommes d’horizons politiques divers mais aux profils indiqués pour être à la hauteur des enjeux fondamentaux et des défis prioritaires à relever », ont déclaré Youssou Diallo et ses camarades dans un communiqué. Ce Gouvernement, ajoutent-ils, est « symbole d’un consensus national fort pour assurer la stabilité politique, civile, sociale et institutionnelle [et] constitue certainement une réponse appropriée au regard du contexte mondial si tourmenté, conséquence des ravages provoqués par la pandémie de la Covid-19, et d’un environnement sous-régional traumatisant marqué par plusieurs conflagrations politico-électorales ».
Magnifiant la posture et la position du Président Macky Sall, le Club Sénégal émergent  salue, dans la foulée, « la maturité de la classe politique sénégalaise qui, s’étant déjà manifestée à travers le Dialogue national, l’élan de solidarité dans la lutte contre la pandémie et l’adhésion d’une large frange de patriotes en vue de la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent-Pap2, a décidé de s’impliquer pour apporter des solutions efficaces au chômage des jeunes, juguler les impacts négatifs de la Covid-19, de la pauvreté, du sous-emploi et de l’émigration clandestine, pour renforcer l’espoir chez notre jeunesse ». Il appelle la nouvelle équipe gouvernementale à aller résolument dans le sens du fast-tract, demandant aux ministres et à leurs collaborateurs de se retrousser les manches pour moins de discours et plus d’actes. Aussi a-t-il invité les Sénégalais à « avoir et cultiver des comportements et attitudes de résilience que dictent la situation post-Covid-19 dont les quatre piliers fondamentaux sont le travail,la discipline,la responsabilité et la solidarité ».Salla GUЀYE

CESE : éclairage sur le limogeage d’Abdou Karim Sock, ACP de Mimi touré

https://www.leral.net/ Le limogeage d’Abdou Karim Sock, agent comptable particulier (ACP) du Conseil économique, social et environnemental (CESE), quelques jours avant la décision du Président Macky Sall de débarquer Aminata Touré de la tête de l’institution, fait l’objet de toutes sortes de spéculations ces derniers temps. Les versions servies de part et d’autre contribuent plus à laisser les Sénégalais dans leur faim que d’éclairer l’opinion publique. «L’AS» a fouiné un peu partout pour tenter d’éclairer la lanterne des lecteurs.
Les raisons de la décision du ministère des Finances et du Budget de démettre Abdou Karim Sock de ses fonctions d’agent comptable particulier (ACP) du Conseil économique, social et environnemental (CESE), quelques jours avant le limogeage de la présidente de l’institution, Aminata Touré, sont désormais connues.

Selon des informations de « L’As», il avait refusé de communiquer la liste des personnes embauchées par le CESE à sa tutelle. Officiellement Abdou Karim Sock a été limogé pour insubordination.

Officieusement, il paie pour sa supposée proximité avec Mimi Touré dont la tête est mise à prix depuis quelques jours. D’après les sources du journal, les Finances qui ont eu vent d’un recrutement massif de plus de 500 personnes au Cese lui auraient demandé de fournir la liste. Niet catégorique leur aurait-il lancé sous prétexte qu’il n’est pas Drh.
Une bonne occasion pour les services de Abdoulaye Daouda Diallo opposés à sa nomination depuis le début. Il a d’ailleurs fallu l’arbitrage du chef de l’Etat pour que Mimi Touré puisse disposer de lui comme Acp. Selon toujours ces sources, le refus catégorique d’Abdoulaye Daouda Diallo était motivé par trois raisons
: D’abord, il considérait que le CESE n’avait pas besoin exclusivement d’un ACP, puisque l’Etat avait déjà recruté un agent comptable particulier qui gérait le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT) et le Conseil économique, social et environnemental (CESE) en même temps.
Ensuite, ce qui le sidérait le plus, si l’on se fie toujours à certaines confidences, c’est qu’il y avait quelque chose en Abdou Karim Sock qui gênait certains membres de la mouvance présidentielle : son staff politique à Gandiaye dont il convoite la mairie est composé de proches de Sonko et l’ont soutenu à la présidentielle.
Enfin, le ministère des Finances et du Budget avait opposé son véto pour sa nomination affirmant que M. Sock est Contrôleur des opérations financières (COF) et ne peut en aucun cas être nommé agent comptable particulier (ACP) au CESE parce qu’il n’a pas le profil à l’emploi (Il est sorti du cycle B de l’Ena). Profitant de la disgrâce de Mimi Touré, le ministre des Finances a relevé l’Acp.
Pour se justifier auprès d’Aminata Touré, il aurait invoqué une brouille avec le maire de Gandiaye Pape Songue Diop, trésorier des cadres de l’Apr et Pca du patrimoine bâti.

Contacté par «L’AS», ce dernier s’est dit surpris. «Je n’ai rien à voir avec cela. Si j’avais la capacité de le dégommer, je ne l’aurais pas nommé», a juré Pape Songue Diop qui a la réputation d’être un homme de paix, professionnel et dévoué.

Dès qu’il a été limogé, Abdou Karim Sock, s’est adressé à ses amis et sympathisants pour se défendre. «A mon retour de formation à HEC PARIS, j’ai trouvé sur place un acte du ministre des Finances me relevant de mes fonctions d’Agent comptable du Conseil Economique, social et Environnemental après seulement une année de fonction et sans motif, me dit-on. Dans mes recherches, je n’ai jamais rencontré le cas d’un comptable public relevé de ses fonctions après seulement une année de service, alors qu’aucun rapport de vérification ne l’incrimine. Cette décision est pour moi, un précédent dangereux pour la sécurité des fonctionnaires à leur poste de travail», a-t-il expliqué sur sa page Facebook.
«Si je tiens donc à faire cette publication (après beaucoup d’hésitations), c’est plus pour la couverture des autres fonctionnaires servant l’administration avec compétence, dignité et rigueur mais, qui parfois, souffrent en silence pour avoir refusé que leur dignité soit piétinée.

LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 05/11/2020

Makhtar Cissé passe le témoin aujourd’hui

Les nouveaux ministres ont pris part hier à la réunion hebdomadaire de conseil des ministres avant même de prendre fonction. Mais ils ne vont pas tarder à prendre service. Puisque les cérémonies de passation de services commencent aujourd’hui. L’ex ministre du Pétrole et de l’Energie, Makhtar Cissé, va passer le témoin à sa remplaçante Sophie Gladima Siby. La cérémonie de passation de service qui sera sans folklore se tient aujourd’hui dans l’après-midi.

Seuls 78 malades de covid-19 sous traitement

Le coronavirus circule de moins en moins au Sénégal. Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale, dans son bilan du jour de la pandémie, fait étatde10nouvelles infections à la covid-19 sur 769 tests réalisés, soit un taux de positivité de 1,30%. Il s’agit de 05 cas contacts et 05 cas issus de la transmission communautaire. Ces derniers sont ainsi recensés : 01 cas à Dakar Plateau, 01 cas à Mbao, 01 cas à Liberté-6 et 01 cas au Point-E. Aucun cas importé n’a été enregistré ainsi que de décès. Actuellement 04 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation. Le ministère de la Santé a déclaré 96 malades guéris de la covid-19. A ce jour, le Sénégal a enregistré 15 650 cas positifs dont 15 245 guéris, 326 décès et 78 malades sous traitement.

Rewmi prend acte de son exclusion du FNR

Cela va de soi. La migration du président de Rewmi, Idrissa Seck, à la mouvance présidentielle entraîne d’office l’exclusion de son parti des différentes entités de l’opposition. Rewmi, par la voix de son porte-parole Daouda Ba, prend acte de l’exclusion du parti du Front national de résistance (FNR).Toutefois, il réplique au coordonnateur du Front : «Nos options, même divergentes, devront toutes concourir à l’intérêt de notre pays.».

Un magistrat relativise le phénomène migratoire

Le procureur général près la Cour d’appel de Saint-Louis, Mandiaye Niang, a souligné la nécessité de mieux appréhender le phénomène de l’émigration irrégulière afin d’identifier et différencier les simples candidats au départ et les bandes organisées. Selon lui, le trafic de migrants est une infraction punie par la loi mais aujourd’hui, ce qu’il faut retenir, c’est de voir si on doit regarder ce phénomène comme criminel ou essayer de mieux le comprendre en essayant de savoir si tous ceux qui sont dans ce trafic sont réellement en bande organisée, afin de mieux l’appréhender. Le procureur général près la Cour d’appel de Saint-Louis a expliqué qu’il y a beaucoup d’aspects du phénomène à comprendre s’agissant des jeunes candidats au voyage, lesquels ne sont pas forcément des criminels ou des délinquants aux yeux de la loi. A l’en croire, il s’agit de jeunes en détresse, étant parfois les seuls à faire l’objet d’arrestations quand le voyage tourne mal, a-t-il rappelé, ajoutant que ces jeunes se retrouvent en garde à vue dans les commissariats. Mandiaye Niang a également noté, selon l’APS, qu’à la suite de leur interpellation, ces jeunes sont relâchés, certains d’entre-deux transférés souvent dans les hôpitaux, d’où l’intérêt pour les professionnels de la justice de bien comprendre ce phénomène. Le magistrat intervenait à l’ouverture d’un atelier consacré à la prise en charge judicaire du trafic des migrants.

Doudou Ka se contente de l’AIBD

A défaut de grive, on se contente de merles. Doudou Kâ le désormais ex l’ex-Administrateur général du Fonds de Garantie des Investissements prioritaires (FONGIP) est parachuté à la tête de l’aéroport international Blaise Diagne. Le responsable de l’alliance pour la République (Apr) à Ziguinchor est nommé Directeur général de la Société «Aéroport International Blaise Diagne». Il remplace Abdoulaye Mbodji. Il devra se battre pour endiguer la percée de Rewmi qui risque de remporter les locales dans toute cette partie du sud.

Le maire de Malicounda pour juguler le départ de Youm

Plusieurs noms étaient annoncés pour remplacer Abdoulaye Sow à la direction du Centre des Œuvres universitaires de Dakar (COUD). Finalement, l’administrateur civil Maguette Sène a hérité du poste. Le maire de Malicounda et non moins Directeur du Matériel et du Transit administratif de l’Etat (DMTA) va désormais s’occuper des Œuvres sociales des étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop. Il remplace Abdoulaye Sow qui a été crédité d’un excellent travail. Maguette Sène aura la lourde tâche de juguler une défection éventuelle de Oumar Youm.

Moussa Bocar Thiam devient l’Agent Judicaire de l’Etat

Le départ de Me Moussa Bocar Thiam du Parti socialiste pour rejoindre le parti présidentiel a été payant. Le président Macky Sall a promu le maire de Ourossogui au poste d’agent judiciaire de l’Etat. Me Moussa Bocar THIAM, qui devient maintenant l’avocat de l’Etat du Sénégal, remplace à ce poste le magistrat Antoine Félix Abdoulaye Diome qui est promu à son tour ministre de l’Intérieur. Pour rappel, Me Thiam avait vertement critiqué le maintien des socialistes Serigne Mbaye Thiam et Aminata Mbengue Ndiaye dans le gouvernement installé après la présidentielle. Leporte-parole adjoint avait démissionné parce que le parti n’offre «aucune perspective aux cadres ou leaders politiques de servir leur pays», avait-il dit.

Barth et Guy Marius contournent le Cnra

Barthelemy Dias et Guy Marius Sagna ont contourné le conseil national de régulation de l’audiovisuel (Cnra) qui a interdit leur téléthon pour trouver un toit aux 79 familles expulsées en septembre dernier de Terme Sud. Barthélémy Dias, Guy Marius Sagna et Sonko ont tenu un point de presse conjoint hier, au Centre socioculturel de Sacré-Cœur où sont logées ces familles de militaires, pour annoncer le lancement d’un site internet. Ceci, dans le but de permettre aux personnes de bonne volonté d’apporter leurs contributions afin que ces 79 familles aient des maisons. En attendant l’autorisation du téléthon, Barthelemy Dias et compagnie vont collecter des fonds à travers le site.

Sonko tacle le Cnra

Restons au point de presse pour dire que pour maximiser les contributions, Barthélémy Dias et ses amis s’en sont ouverts au député Ousmane Sonko pour qu’il associe son image à la recherche de fonds. Face aux nombreux journalistes qui voulaient lui arracher un mot sur le remaniement ministériel marqué par l’entrée d’opposants dans le gouvernement, le leader du Pastef a tenu à préciser qu’il avait accepté de participer à cette initiative dans un cadre hautement social. Mais aussi en invocation des valeurs les plus sacrées et culturelles qui renvoient à la solidarité et à l’entraide. Il a, à cet effet, invité les Sénégalais d’ici et de la diaspora et de toutes obédiences à aider ces familles à sortir de cette «tragédie». Le leader de Pastef a dénoncé la décision de Babacar Diagne d’interdire le téléthon qui n’est fondé sur aucune base légale.

Rejet de la liberté provisoire dans l’affaire Boffa Bayotte

Les 25 personnes détenues dans le cadre de la tuerie de Boffa Bayotte vont devoir garder leur mal en patience en prison. Puisque la énième requête introduite par leurs avocats pour l’obtention d’une liberté provisoire a été rejetée par le juge d’instruction près le Tribunal de Grande instance de Ziguinchor. Me Clédor Ciré Ly est loin de se décourager. Il va continuer d’introduire des requêtes pour sortir ses clients de la prison. Depuis leurs arrestations, l’avocat clame l’innocence de ses clients qui avaient accusé les gendarmes de torture.

Des agents des Eaux et Forêts passent leur 10e nuit à la belle étoile

Les sortants du Centre National de Formation des Techniciens des Eaux et Forêts, des Chasses et des Parcs Nationaux de Djibelor sont toujours sur le pied de guerre, pour avoir gain de cause à propos de leur demande de recrutement de 55 Agents Techniques des Eaux et Forêts (ATEF) que leur avait promis le ministère de l’Environnement et du Développement Durable. Ils ont passé hier leur dixième nuit à la belle étoile, devant ce département ministériel dirigé par Abdou Karim Sall, après avoir passé une bonne partie de la journée dans les locaux de la Brigade de Hann. Selon leur avocat Me Khoureychi Ba, depuis qu’ils ont commencé à se radicaliser, le 27 octobre dernier, leur ministre de tutelle passe et repasse devant eux sans pour autant les édifier sur la décision de l’Etat qui, après avoir décidé de recruter 55 ATEF, « a fini par rétro pédaler pour éliminer 14 d’entre eux alors qu’ils sont au nombre de 53 ». Toutefois, ils ont accepté de rompre leur grève de la faim, mais restent déterminés à se battre jusqu’au bout pour leur intégration méritée dans la Fonction Publique, d’après la robe noire.

La gendarmerie démantèle des réseaux de passeurs à Saint-Louis

Dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine, la compagnie de la gendarmerie de Saint-Louis a effectué une opération durant la nuit du 03 au 04 novembre 2020. Cette sortie des pandores a permis le démantèlement d’un réseau de passeurs résidant entre Guet Ndar, Gandiol, Pikine 700 et Sowène dans la partie sud-ouest de la région de Saint-Louis. Ainsi, six individus dont des capitaines, des recruteurs et le propriétaire de la pirogue ont déjà été arrêtés. L’enquête suit son cours à la brigade territoriale de la vieille ville. Depuis quelque temps, le Sénégal a renoué avec l’émigration clandestine qui a provoqué la mort de plusieurs jeunes. Même si des sanctions sont infligées aux convoyeurs et candidats, elles sont loin de les dissuader.

Cheikh Bamba Dièye se démarque d’Idrissa Seck

Les membres de la coalition «Idy 2019» continuent de fuir leur ancien candidat à la dernière élection présidentielle comme la peste. Après Bougane Guèye, Babacar Diop et d’autres responsables de partis politiques, c’est au tour du député Cheikh Bamba Dièye de se démarquer d’Idrissa Seck, après la décision de ce dernier d’aller pieds et mains liés dans la mouvance présidentielle, en acceptant sa nomination à la tête du Conseil économique, social et environnemental(CESE) et en approuvant que deux de ses proches collaborateurs soient nommés ministres dans le gouvernement. Etant surpris par le ralliement de son candidat en 2019 à la mouvance présidentielle, Cheikh Bamba Dièye persiste et signe, dans un communiqué parvenu hier à « L’As », que le FSD-Bj est une formation de l’opposition par conviction et par choix. Par conséquent, il continuera d’œuvrer pour l’avènement d’une alternance crédible qui gommera à jamais les pratiques d’un autre âge qui ont fini de décrédibiliser la classe politique. Rappelant qu’en 2019, de manière souveraine, sa formation politique avait appelé à voter pour le candidat Idrissa Seck dans la continuité de leur engagement à servir le Sénégal, l’ancien maire de Saint-Louis affirme que le FSD-BJ a repris le cours normal de ses activités avec l’autonomie et la liberté de ton qui le caractérisent.

Une Ong sénégalaise intègre le conseil mondial de l’eau L’ONG

Action humaine pour le développement intégré au Sénégal(AHDIS) fait désormais partie du conseil mondial de l’eau. Elle est la 3e entité sénégalaise à rejoindre cette organisation. Elle prendra part aux échanges sur la sécurité de l’eau en 2020. Et dans une note parvenue à «L’AS», l’AHDIS s’est réjouie de son admission au sein de cette prestigieuse organisation qui est l’axe central de la gestion des foras mondiaux de l’eau, dont celui en préparation à Dakar pour l’année 2022. Non sans rappeler que le Conseil mondial de l’eau a été créé en 1996 avec pour mission de porter la voix de l’eau au plus haut niveau politique. A en croire, Amacodou Diouf, président du Conseil d’administration de l’ONG, l’AHDIS a désormais la possibilité de contribuer activement au débat mondial sur la sécurité de l’eau et au travail collectif engagé par le Conseil mondial de l’eau et ses membres.

Assane Diouf interrogé dans le fond ce 10 novembre

Placé sous mandat de dépôt, courant juin, pour provocation à un attroupement armé, outrage à agent dans l’exercice de ses fonctions et rébellion, Assane Diouf est au bout du tunnel. Il sera interrogé dans le fond ce 10 novembre, selon libération Online. Assane Diouf peut valablement espérer une liberté provisoire après l’audition d’autant que la durée de son mandat de dépôt, sauf nouvelle charge, s’épuise en décembre. A cette date, le doyen des juges est obligé de lever le mandat de dépôt valable pour six mois en matière correctionnelle.

EGALITE HOMME ET FEMME : Réalité ou illusion au Sénégal ? 

http://www.sudonline.sn  Le Mouvement citoyen du Pr Penda Mbow et la Fondation Konrad Adenauer ont tenu hier, mercredi novembre 2020, un séminaire sur le thème «La place de la femme dans la politique et l’économie». Pour Mme Mbow, bien qu’il y ait eu des avancées dans la société sénégalaise, avec la loi sur la parité, il reste beaucoup à faire. Car, sur le plan économique, les femmes ont du mal à accéder à la terre et, sur le plan politique, les femmes ne sont pas au commande soit parce qu’elles sont écartées par les hommes ou elles n’ont pas les moyens de faire la politique. Et pour remédier à cette discrimination, il faut une formation des femmes dans les mouvements citoyens, les hisser vers les hautes sphères de décision.
L a situation de la femme sénégalaise a évolué de 1960 à nos jours, il y a eu beaucoup d’avancées. «En l’espace de deux ou trois générations, nous nous sommes retrouvés avec les femmes dans tous les secteurs», affirme le Professeur Penda Mbow, lors de l’atelier co-organisé hier, mercredi 4 novembre 2020, par le Mouvement citoyen et la Fondation Konrad Adenauer sur le thème «La place de la femme dans la politique et l’économie». S’exprimant à l’ouverture de cet atelier de deux jours, qui prend fin ce jeudi 5 novembre, elle a relevé que «l’évolution de la femme sénégalaise va dans tous les sens, sans aller dans une direction ou un mouvement de remise en cause de notre société et de transformation en profondeur de la société».

 «POUR UNE PARITE INSTITUTIONNELLE, IL FAUT UN CHANGEMENT A L’INTERIEUR DE LA SPHERE FAMILIALE»

Pour Pr Penda Mbow, on ne peut pas aller vers une «institutionnalisation de l’égalité» si dans la société elle-même il n’y a pas d’égalité. «Pour une parité institutionnelle, il faut un changement à l’intérieur de la sphère familiale», a fait savoir le professeur. Et d’ajouter : «nous devons réfléchir à notre modèle familial qui doit coller avec la véritable modernisation ; c’est dans la famille que se construisent certaines idées». Selon elle, l’autonomisation de la femme, sur le plan économique, ne peut pas se faire sans l’accès de la femme à la terre. Mais, dans nos familles, on nous enseigne que l’homme a plus besoin de la terre que la femme. Ce qui hypothèque le défi de l’autosuffisance alimentaire. «On ne peut prétendre une autosuffisance alimentaire s’il n’y a pas une implication véritable de la femme dans l’agriculture ; une agriculture modernisée, une agriculture ou les femmes maitrisent l’eau de plus en plus».

«DES FEMMES SE BATTENT EN POLITIQUE, MAIS N’ONT PAS ENCORE LES MOYENS DE DOMINER LA SPHERE POLITIQUE»

S’agissant de la politique, les femmes n’ont pas les commandes. Selon elle, «même si on voit des femmes se battre en politique, il reste qu’elles n’ont pas les moyens de dominer la sphère politique». Le professeur pense que ce sont toujours les hommes qui réutilisent les revendications des femmes pour mieux contrôler leur pouvoir et aller vers une maîtrise de ce qu’ils font. «Nous allons travailler dans les mouvements pour hisser les femmes vers une véritable conquête du pouvoir au Sénégal», assure Mme Mbow, se référant à ce qui s’est passé en Allemagne. La représentante de la Fondation Konrad Adenauer, Mme Ute Gierczynski Bocandé, abonde aussi dans le même sens. «Nous constatons au Sénégal des avancées significatives en ce qui concerne l’accès des femmes aux instances de décisions. Mais nous sommes encore loin de la parité réclamée et votée par l’Assemblée nationale», estime-t-elle.

«DONNER LES MEMES CHANCES AUX FILLES ET AUX GARÇONS, DES LA NAISSANCE»

Pourtant, cette parité semble possible uniquement à travers la formation car une femme bien formée peut accéder aux instances de décision. Parce que «c’est grâce au travail des femmes dites de la base, qui sont dans les groupements d’autopromotions féminins, que beaucoup d’enfants peuvent aller à l’école et accéder aux soins de santé, peuvent évoluer dans des conditions descentes et réussir dans la vie professionnelle», note Mme Bocandé. A titre d’exemple, ce sont les femmes qui réussissent le mieux dans les filières de mutuelles et de microcrédits car initiées à la micro finance, fait-elle savoir. Toutefois, au plus haut niveau des sphères politiques et économiques, les femmes, malgré les avancées, n’ont pas encore la même place que les hommes. «Il suffit de regarder le nombre de femmes au niveau des hautes instances de l’administration, des postes politiques nominatifs de grandes entreprises publiques et privées», relève-telle. A en croire Mme Bocandé, la parité était censé donner une réponse à ce manque de participation des femmes à la gestion de la cité. Cependant elle ne remplit pas ces attentes, souligne-telle. «Il urge de promouvoir l’égalité des genres, l’égalité des sexes, comme la parité peut se décréter et rester lettre morte. Ce qui importe, c’est de donner les mêmes chances aux filles et aux garçons, dès la naissance. Mais aussi analyser la représentation des femmes et des hommes dans les médias».Mariama DIEDHIOU (Stagiaire)


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