Revue de presse du Jeudi 03 Septembre 2020

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Club de Paris : 28 pauvres ont déjà bénéficié de 2,1 milliards $ de report de dette dans le cadre de l’ISSD

https://www.sikafinance.com 28 pays en développement ont déjà bénéficié d’un report de dette de 2,1 milliards de dollars dans le cadre de l’initiative sur la suspension de dette (ISSD), indique le Club de Paris dans une note publiée ce 1er septembre.
Ces fonds qui devaient être remboursés au cours de cette année 2020 aux créanciers publics des pays avancés, ont vocation à être utilisés par les bénéficiaires dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.
20 Etats africains font partie de ce premier lot de pays ayant obtenu cette facilité initiée par les institutions de Bretton Woods et les pays du G20 et coordonné par le Club de Paris.

Dans le détail, pour l’ensemble des Etats, le montant total des échéances initialement dues en 2020

– sur la période du 1er mai au 31 décembre 2020 – ainsi différées porte sur environ 1,8 milliard $, et, en y incluant le report d’arriérés préexistants à la mise en œuvre de l’ISSD, l’enveloppe a atteint les 2,1 milliards $ sus-indiqués.
Toutefois, alors que l’ISSD ciblait 77 pays parmi les plus pauvres, ce ne sont que 39 pays qui ont exprimé le besoin d’intégrer le processus au 1er septembre. Ce qui peut interroger sur le manque d’enthousiasme des Etats dans un contexte où il est admis que ces derniers font face à des défis budgétaires majeurs.
Au niveau de l’UEMOA qui cumulait une dette de 2,47 milliards $ envers le Club de Paris à fin 2019, hormis la Guinée-Bissau et le Bénin (ce dernier pays n’en a pas exprimé l’intérêt), les 6 autres Etats ont déjà pu voir un report du remboursement de leur dette.
Par ailleurs, l’organisation qui regroupe 22 pays développés annonce qu’elle va examiner la possibilité de prolonger l’ISSD au-delà de 2020 en vue de soutenir la relance des pays les plus pauvres. Selon certains experts en effet, les répercussions économiques de la crise sanitaire pourraient se faire encore sentir, notamment sur le continent africain, sur les 1 à 2 années à venir et il importe de soutenir plus longtemps la région.
D’après une étude de la Banque mondiale, 11 pays en Afrique de l’ouest (y compris la Mauritanie, en dehors du Nigéria, du Ghana, du Bénin, du Libéria de la Guinée-Bissau) ayant soumis une demande pour bénéficier de l’ISSD, devrait économiser près de 744 millions $ cette année, soit 489 milliards FCFA. Et si l’initiative devait être prolongée en 2021, ce sont 1,05 milliard $, soit 688 milliards FCFA, que ces Etats devraient pouvoir réinvestir dans leurs économies.

Ci-dessous la liste des 28 pays ayant d’ores et déjà bénéficié de l’ISSD  :

l’Angolale Burkina Faso, le Cap-Vert, le Cameroun, les Comores, Congo (République démocratique du), Congo (République du), la Côte d’Ivoire, Djibouti, la Dominique, l’Éthiopie, Grenade, la Guinée, le Kirghizstan, le Mali, la Mauritanie, le Myanmar, le Népal, le Niger, le Pakistan, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, Samoa, Sao Tomé-et-Principe, le Sénégal, la Sierra Leone, le Tchad, le Togo et la Zambie.Jean Mermoz Konand

Le soutien budgétaire multilatéral aux pays africains renforce la liquidité plus que la solvabilité

https://www.financialafrik.com Peu de gouvernements africains disposent de la marge budgétaire nécessaire pour répondre à la Covid-19 au vu de la hausse de leur dette avant la crise. Le soutien mondial soulage les États à court terme, ce qui pourrait améliorer leur solvabilité à long terme.
Les vulnérabilités budgétaires des souverains africains s’étaient déjà accumulées au cours des années précédant la pandémie. Ceci s’explique par des conditions économiques difficiles, des variations défavorables des taux de change et des prix des matières premières, en plus d’emprunts importants – notamment venant du plus grand prêteur bilatéral en Afrique, la Chine – et de l’augmentation des émissions obligataires.
La Covid-19 a plongé la plupart des économies africaines dans la récession et a probablement fait replonger des millions de personnes dans la pauvreté. En 2020, le PIB réel devrait se contracter en moyenne de 2,3 % dans les économies africaines, tandis que les recettes fiscales diminueront et que les dépenses augmenteront fortement.
« Cela exige une réponse politique forte », déclare Thibault Vasse, un analyste chez Scope et co-auteur du rapport. « Le renforcement des systèmes de santé publique, la fourniture de nourriture d’urgence le cas échéant, la mise en place de programmes d’aide pour les personnes vulnérables et le soutien aux secteurs économiques stratégiques et aux PME sont des priorités à court terme, en plus du besoin à long terme de soutenir le développement économique », déclare M. Vasse.
Toutefois, ces mesures ont un coût considérable et de nombreux gouvernements africains n’ont pas la marge de manœuvre budgétaire nécessaire pour mettre en œuvre de tels programmes sans menacer la viabilité de leur dette publique.
Le ratio moyen de la dette publique de l’Afrique est passé de 38,5 % du PIB en 2011 à 62,3 % en 2019, alors que les ratios de dette ont plus que doublé au cours de cette période dans un tiers des 53 économies régionales sur lesquelles Scope dispose de données. Le poids du service de la dette a augmenté en parallèle : les paiements d’intérêts ont doublé en moyenne, passant de 5 % à un peu moins de 10 % des recettes publiques sur la même période.
Les organisations multilatérales ont intensifié leur soutien d’urgence sous forme de prêts et de subventions à hauteur, à ce jour, d’environ 0,6 % du PIB de l’Afrique en 2019, tandis que le G20 a convenu d’une initiative de suspension du service de la dette (DSSI), qui permettrait un gain fiscal moyen de 0,6 % du PIB de 2019.
« Les initiatives internationales peuvent soutenir la solvabilité souveraine en Afrique, bien que l’allègement de la dette via la DSSI conduise à une suspension plutôt qu’à une annulation pure et simple de la dette », déclare Dennis Shen, directeur chez Scope Ratings. « Les programmes de soutien internationaux s’intéressent principalement à la liquidité à court terme plutôt qu’à la solvabilité de long terme », explique M. Shen.
« Une participation du secteur privé à la DSSI pourrait donner lieu temporairement à une note de crédit de reflétant un cas de défaut, ce qui pourrait restreindre l’accès au marché à court terme », explique M. Shen. « Dans ce cas, une telle notation de crédit serait probablement transitoire et l’implication des créanciers du secteur privé dans l’allégement de la dette pourrait être considérée comme positif à long terme, surtout si les problèmes de solvabilité sous-jacents sont résolus. »
Scope considère que les éléments de la DSSI tels que la transparence accrue vis-à-vis de la dette, le contrôle multilatéral et les plafonds d’emprunt sont positifs.
« Les gouvernements devront évaluer les avantages de toute participation dans le DSSI – en particulier de tout élément de participation du secteur privé au renflouement – par rapport aux coûts», déclare M. Shen. « Si une suspension des paiements du coupon et du principal de l’obligation 2020 entraîne une augmentation importante du service de la dette dans les années à venir, cela pourrait être considéré comme négatif d’un point de vue crédit – étant donné la possibilité d’un nouveau surendettement dans les années à venir. »
« Si la viabilité de la dette d’une économie est suffisamment renforcée par la suspension temporaire des paiements de la dette aux créditeurs publics et privés, cela pourrait favoriser un meilleur accès au marché et des taux d’emprunt plus bas à long terme, et par conséquent, une note souveraine potentiellement plus élevée à long terme, » déclare M. Vasse.
L’augmentation du poids de la dette publique a coïncidé avec le passage à un financement de marché pour beaucoup des gouvernements de la région, qui dépendent moins des financements des institutions multilatérales et des prêteurs bilatéraux. Il y a eu un glissement parallèle vers des créanciers non-membres du Club de Paris, dont principalement la Chine. La proportion de financement privé a augmenté et a atteint près de 40 % de la dette publique et garantie par l’État en 2018.
« L’augmentation des émissions d’obligations souveraines peut diversifier la base d’investisseurs d’un pays et soumet les gouvernements à la discipline des marchés financiers, mais elle s’accompagne également de coûts d’emprunt plus élevés que les prêts multilatéraux et bilatéraux et augmente l’exposition à la volatilité des marchés », explique M. Vasse.
« Le soutien financier multilatéral et bilatéral et les initiatives d’allégement de la dette, telles que la DSSI, soutiennent les capacités des gouvernements africains à faire face à la crise économique et de santé publique – ils atténuent les dommages économiques et financiers, réduisent le risque de liquidité immédiat et peuvent améliorer la solvabilité souveraine », déclare M. Vasse.  Albert Savana

Transferts d’argent : 85,7 milliards sortis du Sénégal en 6 mois

https://www.dakarmatin.com http://www.walf-groupe.com Les transferts rapides d’argent effectués par les établissements de crédit du Sénégal vers l’extérieur se sont situés à 85,7 milliards sur les six premiers mois de 2020, diminuant de 14 % par rapport à la même période un an auparavant, selon un rapport de la Direction de la prévention et des études économiques (DPEE).«En glissement annuel, les transferts émis se sont contractés de 23,9 %, au deuxième trimestre 2020, après -1,8 % un trimestre plus tôt», précise la DPEE.Toutefois, ces sorties d’argent ne sont rien comparées aux transferts rapides d’argent venant de l’extérieur. En effet, les établissements de crédit du Sénégal ont reçu 627,6 milliards sur les six premiers mois de 2020, en hausse de 7 % par rapport à la même période de l’année précédente. L’évolution trimestrielle des transferts reçus est marquée par une progression de 10,4 %, au deuxième trimestre 2020, à la faveur de la célébration de la fête de Korité. «En effet, les montants reçus ont atteint 329,3 milliards entre mars et juin 2020 contre 298,3 milliards au cours du premier trimestre. En glissement annuel, les transferts reçus ont augmenté de 8,1 %, au deuxième trimestre 2020, après 5,8 % au trimestre précédent. Toutefois, cette situation contraste avec l’évolution de l’activité dans les principales origines des transferts, notamment la zone euro», souligne le rapport

Finance : Adhésion du Sénégal à la Plateforme internationale sur la finance durable

https://www.financialafrik.com La République du Sénégal vient officiellement d’adhérer à la Plateforme internationale sur la finance durable (PIFD) créée en octobre 2019 dans le cadre des efforts internationaux visant à respecter les engagements de l’accord de Paris, a annoncé ce 2 septembre 2020 le ministère sénégalais des finances et du budget.
Les membres de cette plateforme sont l’Union européenne et les autorités compétentes d’Argentine, du Canada, du Chili, de Chine, d’Inde, d’Indonésie, du Kenya, du Maroc, de la Nouvelle-Zélande, de la Norvège, de Singapour et de la Suisse. On estime que pour atteindre les objectifs de Paris, des milliards d’investissements dans des infrastructures durables seront nécessaires au cours des prochaines décennies. La PIFD apparait ainsi essentielle pour « stimuler les investissements et réorienter les flux de capitaux vers nos objectifs climatiques à l’échelle requise pour la transition économique la plus importante de notre époque », avancent les responsables du ministère sénégalais des finances et du budget. Ils estiment par ailleurs avoir besoin d’une plus grande coopération internationale pour mieux joindre leurs efforts visant à accroître la finance écologiquement durable à l’échelle mondiale et promouvoir l’intégration des marchés des produits financiers verts à l’échelle internationale.
« A cette fin, la PIFD agit comme un forum pour faciliter les échanges et, le cas échéant, coordonner les efforts sur les initiatives et les approches de la finance écologiquement durable ». Elle mettra l’accent sur des initiatives telles que les taxonomies, les normes et labels, et la mise à disposition des informations, qui sont fondamentales pour que les investisseurs identifient et saisissent les opportunités d’investissement vert dans le monde entier.
La PIFD est soutenue par la Banque européenne pour la Reconstruction et le Développement, la Banque européenne d’Investissement, la Coalition des Ministres des Finances pour l’Action climatique, l’Organisation internationale des Commissions de Valeurs, le Réseau pour l’Ecologisation du Système financier, l’Organisation pour la Coopération économique et le Développement ainsi que le Programme des Nations Unies pour l’environnement – Initiative financière dans leur rôle d’observateur. La PIFD est ouverte aux pouvoirs publics qui agissent et souhaitent promouvoir la coopération internationale dans les domaines mentionnés ci-dessus.  Albert Savana

hausse de 1,0% de l’Indice harmonisé des prix à la consommation

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane DialloL’Indice harmonisé des prix à la consommation du mois de juillet 2020 a augmenté de 1,0% comparé à celui du mois précédent, peut-on lire sur le site de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) visité ce mercredi à APA.
Cette évolution résulte principalement d’une hausse des prix des services de communication, des produits alimentaires et boissons non alcoolisées, des services de restaurants et hôtels, ainsi que des articles d’habillement et chaussures, explique l’ANSD.

En variation annuelle, précise l’institution, les prix à la consommation ont progressé de 2,7%, tandis que le taux d’inflation annuel moyen s’est établi à +1,9%.

Plus en détails, l’ANSD souligne que les services de communication se sont renchéris de 2,5% en rythme mensuel, par suite d’un accroissement des prix des services de communication téléphonique (+4,0%). En variation annuelle, ces prix ont augmenté de 1,8%.
Les prix des produits alimentaires et boissons non alcoolisées ont, quant à elles, progressé de 1,8% en juillet 2020, note l’agence, ajoutant que cette évolution est induite principalement par un fort regain des prix des légumes frais, notamment ceux en feuilles (+34,2%), en fruits ou racines (+14,7%), ainsi que des tubercules et plantains (+12,9%).
Egalement, une augmentation des prix des moutons sur pieds (+9,7%) en période de fête de Tabaski, des poissons frais (+1,9%) et des céréales non transformées (+0,9%) a contribué au relèvement de ceux des produits alimentaires et des boissons non alcoolisées. Comparés à la période correspondante en 2019, ils se sont accrus de 3,7%, fait remarquer l’ANSD.
Les prix des services de restaurants et hôtels ont augmenté de 0,5% en juillet 2020. Cette progression résulte de celle des prix des services de restauration en cantines (+2,2%), ainsi que des services de restaurants, cafés et établissements similaires (+0,3%). En variation annuelle, ils se sont bonifiés de 1,8%.
Le relèvement des prix des articles d’habillement et chaussures (+0,3%) est consécutif à celui des prix des vêtements (+0,3%), des services de confection et nettoyage d’habits (+0,4%), ainsi que des services de cordonnerie et réparation d’articles chaussants (+1,3%). En variation annuelle, ils ont haussé de 0,6%.
Les prix des services de santé se sont accélérés de 0,2% en juillet 2020, sous l’effet d’une recrudescence des prix des services hospitaliers (+1,3%), des médicaments traditionnels (+0,6%) et des produits médicaux divers (+0,2%). Par rapport au mois de juillet 2019, ils se sont appréciés de 1,9%.
L’augmentation de 0,1% des prix des services de logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles est imputable à celle des prix des services liés au logement (+0,7%) et des produits pour l’entretien et réparation courante (+0,4%). En variation annuelle, ils ont progressé de 1,0%.
Les prix des meubles, articles de ménage et entretien courant du foyer ont enregistrée une progression de 0,1% en rythme mensuel, tirée essentiellement par une hausse de ceux des petits appareils électroménagers ou ménagers (+1,0%), des articles de ménage en textiles (+0,6%), ainsi que des articles de verrerie, vaisselle et ustensiles de ménage (+0,3%). En variation annuelle, ils se sont accrus de 1,0%.
Les prix des biens et services divers, des services de l’enseignement et de loisirs et culture sont demeurés stables au cours de la période sous revue. Comparés à la période correspondante en 2019, ils se sont renchéris respectivement de 0,8%, 1,0% et 0,1%.
Les prix des boissons alcoolisées, tabacs et stupéfiants ont régressé de 0,1% en juillet 2020, en rapport avec la contraction des prix des bières (-0,6%) et de l’alcool de bouche (-0,2%). En variation annuelle, ils ont progressé de 0,4%.
Les prix des services de transports ont, eux, reculé de 1,7%, en raison d’un repli de ceux des services du transport routier de passagers (-3,7%) avec l’allègement des mesures de restriction pour lutter contre la propagation de la Covid-19. En variation annuelle, les prix des services de transports se sont accrus de 4,3%.
L’inflation sous-jacente a progressé de 0,3% en rythme mensuel et de 1,6% en variation annuelle. Les prix des produits locaux et importés ont rebondi respectivement de 1,3% et 0,4% au mois de juillet 2020 comparativement au mois précédent. En variation annuelle, ils se sont accrus respectivement de 2,8% et 2,2%, conclut l’ANSD.ARD/te/APA

Pôle urbain de Diamniadio : Macky Sall approuve 8 projets pour un investissement global de 357 milliards de FCfa

http://lesoleil.sn La Délégation à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (Dgpu) ouvre ses portes aux promoteurs pour favoriser la croissance économique. Mardi, le Délégué général a présenté au Comité consultatif sur les projets et programmes, en présence du Président de la République, huit projets phare d’un coût global de 357 milliards de FCfa.
La Délégation à la promotion des pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose (Dgpu) a présenté, mardi, au Président de la République huit projets, dont deux pour la construction d’immeubles et de villas  à usage résidentiel et commercial, pour un coût global de 357 milliards de FCfa. Parmi les projets les plus importants, Diène Farba Sarr, Délégué général aux pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose, que nous avons joint au téléphone, cite la construction d’un complexe d’immeubles et de villas à usage commercial et industriel par le groupement S.S Industrial Co. Ltd Sas and Guanxi pour 207 milliards de FCfa. Il est aussi prévu la construction d’un hôtel d’un coût de 20 milliards de FCfa et d’une cité de 480 appartements et 99 villas par Senebati Immo pour un coût global de 57 milliards de FCfa et d’un complexe de trois immeubles mixtes (résidentiel/bureaux/appart-hôtel) et d’un centre commercial de 30 milliards de FCfa par un consortium d’entreprises de la famille Hachem, un Sénégalais d’origine libanaise. Il est également prévu la construction d’un autre hôtel quatre étoiles évalué à 23,3 milliards de FCfa (groupe Azalai).
Selon Diène Farba Sarr, le groupe Ecotra construira  une université des métiers pour 10,4 milliards de FCfa alors que le groupe Tandja érigera une unité de transformation et d’exploitation de papiers d’un coût global de 2,5 milliards de FCfa. Le dernier projet concerne 749 logements sociaux et moyens standing de 6,8 milliards, il sera exécuté par le groupe ivoirien Leslie and Cindy. « C’est le fruit du travail d’une équipe », se réjouit Diène Farba Sarr, remerciant notamment le directeur de l’Aménagement Cheikhou Baldé qui doit rejoindre la Banque africaine de développement (Bad).
De par son ampleur – 12 millions de m2 à réaliser, soit six fois le quartier de la Défense à Paris, et 1 650 immeubles à réaliser d’ici 2035 pour environ 50 milliards de FCfa d’investissement par an –, le pôle urbain de Diamniadio constitue un laboratoire d’innovations urbanistique, architecturale et financière.
« Diamniadio doit être beaucoup plus belle que Dakar. Diamniadio, c’est l’ombre du Président Macky Sall, nous on ne fait qu’exécuter ses directives », commente Diène Farba Sarr. A l’image des autres villes nouvelles, la cité futuriste allie respect des normes de résilience, de sécurité, mais aussi environnementales avec des espaces verts, des routes et un bon réseau d’assainissement (un investissement de 67 milliards de FCfa).Seydou KA

 Papa Demba Thiam : «Bâtir les économies africaines sur leurs forces»

https://www.lepoint.fr/afrique LETTRE ÉCO D’AFRIQUE. Alors que, devant le Medef, le président Macky Sall a appelé à « poser un nouveau regard sur les Africains », voici la preuve que des pistes d’avenir existent.
Alors qu’elle s’apprêtait à célébrer ses 60 ans d’indépendance, l’Afrique a vu la crise sanitaire du Covid-19 révéler de manière crue les grandes insuffisances de son système de santé ainsi que ses faiblesses structurelles sur le plan économique. Le constat est d’autant plus affligeant que certains analystes en avaient fait la nouvelle frontière du développement. Une série de questions s’impose  : qu’est-ce qui, en Afrique, relève du mirage ou de la réalité ? Comment en est-on arrivé là ? Quelles pistes de solutions peuvent être exploitées ? Pour avoir conçu et concrétisé des projets industriels en Afrique comme spécialiste du développement des chaînes de valeur, entrepreneur mais aussi directeur de projets pour les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) en liaison avec l’Union européenne, l’Onudi, le Club du Sahel de l’OCDE et à la Banque mondiale, le Dr Papa Demba Thiam a vu l’envers et l’endroit d’une réalité complexe qu’il a accepté de nous décrypter.

Le Point Afrique : L’Afrique francophone fête ses 60 ans d’indépendance. Quel bilan économique peut-on tirer de cette période ?

Papa Demba Thiam  :  Un bilan contrasté, vu la diversité des économies africaines. La situation d’ensemble s’est détériorée depuis quarante ans avec les programmes de stabilisation et d’ajustement structurel. La désindustrialisation est allée de pair avec l’arrêt des investissements publics dans les infrastructures, l’éducation, la formation, la recherche, les systèmes et structures de santé publique, etc. Mais, une économie étant une universalité de rationalités interdépendantes et en dynamique, elle change de direction et contourne les obstacles. C’est ainsi que l’économie informelle s’est partout développée, contribuant à réduire l’expansion de la pauvreté et à développer la solidarité sociale. Elle représente entre 70 et 90 % de l’économie selon les pays. Les indicateurs officiels de croissance ne peuvent pas mesurer ses performances, et gouvernements et institutions multilatérales la combattent plus qu’ils ne la soutiennent. C’est pourquoi les économies africaines s’étouffent avec un phénomène de plafonnement des activités productives, sans accumulation de capital pour soutenir des changements de structures nécessaires pour bâtir les économies africaines sur leurs forces. Les populations survivent plus qu’elles ne se développent socialement. Le chômage touche même les diplômés, comme en Afrique du Sud, officiellement 2e économie du continent, où 54,5 % des jeunes sont sans emploi. Des bombes sociales à retardement dans un continent où l’âge médian est de 19,7 ans avec 1 milliard de jeunes de moins de 35 ans cette année.

Sur quels points les gouvernements et les institutions multilatérales ont-ils dérapé dans leurs analyses et leurs actions sur le continent ?

La plupart des gouvernements africains n’ont plus de politiques économiques inspirées par les réalités du terrain. Ils dépendent des experts des institutions multilatérales qui leur dictent leurs conduites économiques et financières en contrepartie d’appuis budgétaires. Mais, les instruments conceptuels et d’analyse d’experts ne convenant pas au domaine de définition des économies africaines, les instruments d’intervention imposés aux gouvernements africains ne sont ni cohérents, ni pertinents, ni congruents. Comment peut-on déterminer le taux de croissance d’une économie en ne pouvant mesurer qu’entre 10 et 30 % de ses activités (le secteur formel) ? Parce que c’est ce qui permet de mesurer les revenus des États, leur capacité de remboursement, donc d’endettement. On n’est donc plus dans le développement. C’est pourquoi les institutions multilatérales se sont systématiquement spécialisées dans l’administration des conséquences de la pauvreté. C’est ce qui explique qu’on puisse dire de quelqu’un de très bien payé dans une institution multilatérale de développement qu’il est un « économiste principal ou un spécialiste de la pauvreté ». Tenez, en 1960, c’était l’aide au développement, en 1970, l’assistance technique, en 1980, l’aide humanitaire, en 1990, la lutte contre la pauvreté, en 2000, la réduction de la pauvreté et, depuis 2010, la réduction de l’extrême pauvreté. À chaque décennie d’indépendance, son dégradé d’ambitions pour l’Afrique.

Prometteuse avant la crise du Covid-19, l’Afrique va vivre une forte récession cette année. À quelles conditions vous paraît-elle pouvoir s’en sortir ?

Prometteuse ? Ne vous fiez pas à ces taux de croissance de PIB qui ne veulent rien dire pour le quotidien des masses africaines. Avant la survenue du Covid-19, l’Afrique était structurellement en crise économique, avec de l’endettement intérieur et extérieur souvent insoutenable. Les nouveaux appels à l’annulation-restructuration de la dette en période de Covid-19 suivent les alertes de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, qui ont mis les États africains en garde contre l’endettement insoutenable bien avant la survenue de la pandémie. Il est clair que les efforts des gouvernements pour lutter contre les effets sanitaires du Covid-19 et le ralentissement économique subséquent vont plomber la croissance aussi bien dans les secteurs formel et informel, dans un contexte d’endettement public accru. Mais relancer la machine économique sur les mêmes bases, les mêmes recettes et les mêmes expertises relèverait de l’autisme politique. Pourquoi donc ne pas mobiliser l’expertise africaine pour réinventer les économies du continent plutôt que de s’engager dans des opérations de « branding » de célébrités qui participent d’une certaine forme d’escroquerie intellectuelle ?
Il faudrait éviter le piège de la nouvelle supercherie intellectuelle et institutionnelle qui se monte pour encore capter les ressources de l’aide au développement. Elle pousse les mêmes experts qui ont échoué à s’emparer de concepts qu’ils ne comprennent même pas, comme « changer de paradigme », « relocaliser les chaînes de valeur » ou encore l’« industrialisation ». Les politiques devraient aussi éviter de verser dans des déclarations à caractère populiste et difficiles à traduire en actes. Par exemple, la surenchère des discours sur la relocalisation d’industries souveraines, en réponse aux vulnérabilités structurelles exposées par la situation induite par la pandémie, a été trop bien vendue aux opinions publiques africaines pour ne pas être suivie d’actes concrets. Mais il sera difficile de « décréter » des relocalisations d’industries sans les protéger avec des barrières techniques au commerce faites sur mesure et/ou avec de nouvelles taxes douanières.

Comment, dans un environnement économique international où les cartes sont rebattues, l’Afrique peut-elle se construire un avenir ?

Déjà, ne plus se soumettre au diktat de la pensée unique, telle que le consensus de Washington qui a fabriqué de la pauvreté pour tous, la contamination économique globale du Covid-19 n’en étant qu’un épitome. Il faut plutôt concevoir et mettre en œuvre des stratégies économiques adaptées à chaque environnement, en fonction de ses caractéristiques propres. Il faut bâtir les économies africaines sur leurs forces en considérant au moins deux facteurs  : la disponibilité des ressources et une transition stratégique et inclusive du secteur informel. Il faut mener des politiques de développement fondées sur  : la transformation industrielle des ressources ; des « stratégies d’interface » pour développer des chaînes de valeur qui lient des pôles économiques ; l’intégration des activités informelles dans des chaînes de valeur formelles ; et des partenariats stratégiques publics-privés sur les chaînes de valeur pour créer des centres de croissance multipolaires intégrés, autocentrés, donc plus résilients.  Propos
recueillis par Malick Diawara

CARTES BANCAIRES : SEWACARD INDUSTRIE SA OBTIENT LA CERTIFICATION GIM-UEMOA

Dakar, 2 sept (APS) – Sewacard industrie SA annonce avoir obtenu la Certification GIM-UEMOA pour la production et la personnalisation de Cartes Bancaires EMV CPA à partir du Parc Industriel International de Diamniadio.
Ces cartes ’’sont valables dans tout le réseau monétique interbancaire des 120 banques et institutions financières de l’UEMOA (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo)’’, a indiqué le fabricant dans un communiqué reçu à l’APS.
La même source assure que l’usine de Sewacard industrie ’’est dotée d’équipements ultra-modernes permettant de produire 1.000.000 de cartes par mois dans le strict respect des normes internationales’’.
Elle ajoute qu’avec cette nouvelle infrastructure, le fabricant ’’permet aux institutions financières (banques, microfinance, postes, …) de recevoir leurs commandes de cartes bancaires en moins de 72H à partir du Parc Industriel International de Diamniadio’’.OID/ASB

 LE PRÉSIDENT DE LA CCIAD VEUT PRIVILÉGIER LE DIALOGUE POUR UNE CHAMBRE CONSULAIRE ‘’FORTE’’

Dakar, 2 sept (APS) – La Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (CCIAD) veut renouer le dialogue et la collaboration avec ses partenaires publics et privés, en perspective des réformes devant mener à une chambre consulaire ‘’forte’’, a déclaré son président, Abdoulaye Sow.
‘’Nous voulons une réforme consulaire pour montrer une chambre de commerce forte’’, a réaffirmé M. Sow, mercredi, au cours d’une rencontre avec la presse.
Selon lui, ‘’la chambre doit mettre les moyens, recueillir les avis, appliquer l’esprit de la réforme pour le bien des chambres consulaires’’.

‘’Nous allons organiser des concertations, mieux communiquer sur les missions de la chambre. Nous avons un projet fédérateur, notamment la construction du siège, inscrit dans le programme d’actions prioritaires (PAP2)’’ a-t-il promis.

Cette réforme, qui a fait l’objet d’une loi en 2017, porte sur la création de la chambre nationale de commerce, d’industrie et de services du Sénégal (CCI-SN). Elle sera représentée dans chaque région par une chambre régionale de commerce, d’industrie et de services.
Toutefois, les chambres consulaires existantes continuent de fonctionner à titre transitoire jusqu’à la mise en place des nouvelles assemblées consulaires, résultant de l’application de la présente loi et de ses décrets d’application.
Ainsi, toutes les 14 chambres consulaires du Sénégal sont dans une phase transitoire en attendant les décrets d’application de la loi de 2017.
Le président Sow et les membres du bureau de la CCIAD, qui s’expliquaient sur leur différend avec le président de l’Union nationale des chambres de commerce du Sénégal (UNCCIAS), Serigne Mboup, ont confirmé la suspension de leur participation dans cette structure, jusqu’à nouvel ordre.
‘’Nous restons membres, mais nous ne participons pas aux réunions et activités’’, a précisé le président du CCIAD. Abdoulaye Sow a rappelé que sur instruction de la ministre du Commerce, des élections ont été organisées et les membres élus de l’assemblée de la CCIAD ont voté dans la sérénité pour élire le président de la chambre.
‘’Neuf mois après notre élection, nous nous attelons à traduire en actes le programme de notre mission’’, a indiqué M. Sow, soulignant que la Chambre de commerce de Dakar fonctionne ‘’convenablement’’.
Selon lui, le vote du budget de la CCIAD est une autre illustration de la bonne marche de notre institution. Le budget, dit-il, a été voté le 9 juillet dernier par une écrasante majorité, pour un montant d’1 miiliard 800 millions de francs CFA.
Sur les 60 titulaires, 58 élus l’ont ‘’approuvé’’, a ajouté le président Abdoulaye Sow.SBS//MD/ASG

 BAMAKO, LE NAUFRAGE DÉMOCRATIQUE Par NIOXOR TINE

Le naufrage des institutions maliennes résulte d’une gouvernance catastrophique couplée à une corruption endémique, telle qu’on peut la rencontrer dans la grande majorité des pays de la sous-région ouest-africaine
Le récent putsch survenu au Mali s’inscrit dans une longue tradition remontant au premier coup d’État de 1968, que le général Moussa Traoré organisa pour le compte d’une France hostile aux orientations anti-impérialistes du régime du président Modibo Keïta.
C’est précisément cette militarisation précoce de la vie politique malienne, qui a positionné l’armée malienne dans son rôle d’arbitre du jeu politique, prompt à intervenir, en cas de crise sérieuse. Cet état de fait a inhibé le développement d’une société civile digne de ce nom, sourde aux sirènes de la politique et aux clins d’œil suggestifs des partenaires techniques et financiers. La Grande Muette a voulu s’attribuer le rôle d’une soupape de sécurité, permettant de contenir l’exacerbation des tensions sociopolitiques, dans certaines limites.
C’est ainsi qu’en 1991, un second coup d’État, dirigé par Amadou Toumani Touré, à la faveur d’un soulèvement populaire mit fin à la dictature militaire et institua une transition démocratique marquée par l’instauration du multipartisme, des libertés de presse et d’association.
C’était au lendemain du discours de la Baule, au moment où les conférences nationales étaient en vogue. C’était aussi juste après la chute du mur de Berlin, une période de mutations, caractérisée par l’effondrement du camp socialiste et l’aspiration croissante des peuples du monde à plus de démocratie, avec des répercussions contrastées sur les relations internationales. Il devenait urgent de réaménager les vieilles formes de gouvernance autoritaire, tout en sauvegardant les intérêts des puissances occidentales.

S’ouvrit alors une « parenthèse démocratique » d’une vingtaine d’années, au cours de laquelle Alpha Oumar Konaré et Amadou Toumani Touré se succédèrent au pouvoir, avec deux quinquennats pour chacun d’entre-eux.

Durant ce laps de temps, le peuple malien avait fini de perdre ses dernières illusions sur la démocratie occidentale, surtout durant le magistère d’ATT, l’ancien soldat de la démocratie, auréolé de son prestige de libérateur désintéressé du peuple.
Sa gouvernance calamiteuse a caricaturé, à l’extrême, toutes les tares de la démocratie représentative. Elle a provoqué une nette cassure entre les couches populaires de plus en plus pauvres et une élite mouillée dans de multiples scandales, adepte de l’unanimisme grégaire et jouissant, sans retenue, des avantages du pouvoir et incapable de contenir efficacement les rebellions du Nord revigorées depuis la chute du régime de Kadhafi.
De fait, l’agression contre la Lybie – conséquence de la nouvelle position hégémonique de l’impérialisme occidental – allait avoir des répercussions délétères au Mali et constituer le facteur déclenchant dans la survenue du coup d’État du 22 mars 2012, dirigé par Amadou Haya Sanogo.
C’est dire que l’avènement au pouvoir d’Ibrahima Boubacar Keïta symbolisait un nouvel espoir de remettre les pendules à l‘heure, surtout, dans un contexte de crise sécuritaire exacerbée, que les autorités françaises avaient pris comme prétexte pour lancer l’opération Serval. Hélas, on a plutôt assisté à une aggravation de la situation avec un État malien de plus en plus affaibli, ayant perdu le contrôle de grandes étendues du territoire national face aux avancées des djihadistes.
La mauvaise conduite des politiques publiques en matière de santé, d’éducation, de justice, de gestion du foncier ont poussé plusieurs groupes de populations dans les bras des radicaux djihadistes et exacerbé les tensions interethniques.
Malheureusement, malgré la présence des près de 22 000 militaires sur le sol malien (12 000 casques bleus de l’ONU, 5 100 hommes de la force « Barkhane », et 5 000 soldats africains de la Force conjointe du G5 Sahel), le gouvernement d’IBK n’a pas su apporter les bonnes réponses à la crise sécuritaire.
S’agissant, par exemple, des accords d’Alger, ils se sont révélés jusque-là inefficaces, car faisant la part trop belle aux groupes armés signataires (impunité totale, nomination à des postes de responsabilité, recrutement dans la fonction publique, avantages divers…), ce qui a encouragé d’autres regroupements ethniques à créer leurs propres milices.
Il faut dire que le régime d’IBK, s’abritant derrière l’alibi sécuritaire, a relégué les enjeux démocratiques au second plan. Cela découle du fait que les puissances occidentales placent la lutte contre le terrorisme au sommet de leurs préoccupations au regard de ses conséquences directes sur leurs propres territoires.
Plusieurs entorses aux normes démocratiques seront passées par pertes et profits, comme la manipulation du processus électoral lors des présidentielles de 2018 (intimidation de l’opposition dans les zones rebelles) et les fraudes électorales patentes avec inversion des scores électoraux lors des dernières législatives…).
Ce sont là les ingrédients de la crise politique malienne ayant conduit, dans un contexte de discrédit global de la classe politique, à une cristallisation des forces d’opposition autour de forces religieuses représentées par l’imam Dicko, en alliance avec le mouvement du 5 juin-rassemblement des forces patriotiques (M5-FRP).
Le naufrage des institutions maliennes est à mettre sur le compte d’une gouvernance catastrophique couplée à une corruption endémique, telle qu’on peut la rencontrer dans la grande majorité des pays de la sous-région ouest-africaine. Les dirigeants politiques semblent prendre un malin plaisir à tripatouiller les constitutions pour confisquer des victoires électorales ou s’octroyer des mandats supplémentaires indus !
On peut véritablement parler de régression démocratique et de retour à la case départ, car les régimes tyranniques et mono-partisans des lendemains de nos fausses indépendances octroyées, semblent simplement avoir cédé la place à des autocraties électorales parées d’oripeaux démocratiques, pour les beaux yeux des dirigeants occidentaux.
L’exemple de la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG), montre toutes les difficultés à contraindre nos chefs d’État à s’engager dans la promotion et la protection de la démocratie.
Ici, comme ailleurs, les forces prétendument progressistes ne devraient pas privilégier les raccourcis politiques, que constituent les putschs militaires. Seule une véritable représentativité par le biais d’élections régulières et l’appropriation par les masses populaires d’une plateforme politique concertée permettront de conduire de véritables alternatives sociopolitiques.

LE PROTOCOLE DE LA HONTE PAR PHILIPPE MALICK DIONE AGA BIRAM

https://www.seneplus.com/ Voulant justifier l’importance du projet agricole de la multinationale espagnole PRODUMEL, les partisans du Maire de Nguéniène tentent d’expliquer, avec beaucoup de peines, à l’occasion de leurs sorties ses biens fondés.
Cet exercice est très périlleux pour eux dans la mesure où le protocole d’accord signé en vu de l’exploitation des 100ha affectés par décisionN°27C.NGdu 23Novembre 2016 du Conseil Municipal de Nguéniène (décision approuvée par le Sous-préfet de Sessène en date du 19 Décembre 2016) est vide et sans intérêt pour la Commune et ses populations. Il faut noter que ce protocole, avec tous ses manquements est une avancée notoire. Ne soyez pas étonnés, c’est la triste réalité.
Les 202ha affectés à la même société entre2010et 2015, ne sont guère accompagnés d’un quelconque protocole. Au cas contraire, Monsieur le Maire et ses partisans sont dans l’incapacité de le brandir afin que le droit à l’information des citoyens sur la gestion des ressources naturelles, violé depuis le début de cette question soit respecté. Ce protocole qui ne garantit nullement une exploitation durable des terres et venu d’une part renforcer la marginalisation de la couche agropastorale et d’autres part, développer progressivement la corruption foncière, est l’exemple typique de cette célèbre expression : « mettre les charrues avant les bœufs ».

Le bon sens voudrait que la délibération faisant parti des obligations de la Commune envers PRODUMEL soit faite qu’après signature du protocole. Celle-ci date du 23novembre 2016. Quant au protocole, il est daté du 31 janvier 2019. Quelle aberration !!! Au chapitre 2 dudit protocole, il est défini les obligations de PRODUMEL.

L’article 1 fait mention d’un versement de 15millions de CFA/an au titre de la contribution sociétale de l’entreprise au développement économique, social et culturel de la Commune. L’article 2, indique que la société « s’engage à aménager, à la fin de chacune de ses campagnes maraichères, une superficie de 6ha de Gombo au bénéfice des populations de Guedj et mettre à leur disposition les intrants nécessaires ».
L’article 6 stipule que le « contrat est établi pour une durée de 5ans, est reconduit de façon tacite, tant que PRODUMEL respecte les conditions liées à l’affectation du périmètre et celles contenues dans le présent protocole. » Que des manques à gagner et pour le Conseil Municipal et pour les populations !!!
Pour le Conseil Municipal : Ce dernier fait face à un déficit budgétaire énorme et chronique. Les travaux d’études et de recherches que nous avons menés sur le système de recouvrement des recettes de la Commune ont montré que le taux de recouvrement global annuel ne dépasse pas 40%, ce qui impacte considérable sur le budget de fonctionnement et d’investissement de la Collectivité Territoriale .
Cette dernière gagnerait donc à signer des accords qui lui permettraient de renforcer ses investissements afin d’établir une véritable politique de développement économique et sociale à la base. Comparé à d’autre protocole, celui-ci n’est pas bénéfique. Il ne prend pas en compte certains avantages que sont les taxes municipales et les redevances agricoles.
Pour les populations Cette affectation les prive de leur espace vital pastoral restant où paissent plus de 10 000 têtes de bovins, sans compter les caprins et les ovins. Malheureusement, la décision n’étant pas accompagnée de mesures permettant d’atténuer les impacts négatifs sur l’élevage, va contraindre les pasteurs à la transhumance, à défaut de tuer l’élevage dans la zone.
En outre, l’aménagement d’un espace pour la culture du Gombo comme unique redevance envers les populations, est un manque d’ambitions pour elles et à la limite une insulte. Nos recherches menées dans la zone lors de la rédaction d’un de nos mémoires ont montré que les prix de cette spéculation connaissent une baisse drastique durant l’hivernage. En plus, à quoi servirait cet aménagement, si la commercialisation n’est pas assurée ?
Durant l’hivernage, les produits sont écoulés difficilement. Les villages sont très enclavés et les producteurs n’ont pas d’unités de conservation. Les paysans font face à plusieurs problèmes : matériels rudimentaires, animaux de traite mal nourris, variabilité pluviométrique, sols dégradés, récoltes insuffisantes, manque d’eau, de structures sanitaires, d’écoles. La logique voudrait qu’on les aide à trouver des solutions à ces problèmes avec l’appui des partenaires à travers la modernisation des outils, des programmes de formation aux techniques agricoles, la mise en place d’une chaîne de transformation et de commercialisation des récoltes, la construction d’infrastructures sociales de base; et non de les maintenir dans la dépendance. Par ailleurs, le protocole n’a pas défini ni le mode de recrutement, ni le statut, ni le traitement salarial des ouvriers. Reconduire ce même protocole tous les 5ans, tant que PRODUMEL respecte ses engagements, c’est vraiment manquer d’ambitions.
La contribution à verser est fixe alors que les revenus de la société, sans risque de nous tromper ne feront qu’augmenter d’années en années. Ne devrait on pas fixer un pourcentage en fonction des bénéfices de la société ? Cherche-t-on à enrichir un étranger ? Y’aurait -il par hasard des dessous de table signés sur le dos des pauvres populations ? Tout ce cirque est organisé par des conseillers bien connu du Conseil Municipal ayant induit en erreur le défunt Maire (Paix à son âme), certains conseillers et autorités administratives de bonne foi. Ceux sont ces gens qui aujourd’hui tentent contre vents et marées de défendre l’indéfendable.
À ces « nains intellectuels », nous demandons d’aller se former afin d’être à la hauteur. Dans l’avenir, qu’ils prennent des décisions inclusives. La Commune gagnerait à nouer un partenariat gagnant-gagnant avec les entreprises ayant les moyens. Les protocoles doivent être basés sur la concertation, avec l’implication des Organisations Communautaires de Base (OCB). Ceci permettrait à la Collectivité Territoriale, non seulement de combler son déficit budgétaire, d’augmenter la qualité du niveau des ressources humaines, mais d’améliorer les conditions de vie des paysans et des éleveurs de la localité en vue de contribuer à leur émancipation sociale.
À ces « nains intellectuels », nous faisons part des avantages d’une bonne gouvernance des ressources foncières que sont : prévention des conflits, une bonne croissance économique et des opportunités d’emplois, la préservation de l’environnement, une agriculture et un élevage durables, une bonne gestion publique qui va permettre à l’État et aux Collectivités Territoriales de bénéficier de la taxation foncière.
Par ailleurs, les questions que nous nous posons sont relatives d’une part à la base juridique de ces conventions et d’autre part au statut des terres attribuées aux multinationales ; sans oublier les compétences des Collectivités Territoriales à délibérer sur des terres du domaine national au profit des personnes étrangères. L’article 3 du décret 72-1288 du 27 octobre 1972 proscrit toute transaction sur des terres du domaine national, notamment toute vente ou louage. Quelles sont donc les bases légales de signature de ses conventions ? Les terres affectées aux multinationales, le sont-elles ad vitam æternam ?
Pense-t-on aux générations futures qui doivent avoir un toit, des champs à cultiver, des pâturages ? L’article 18 du décret n°64-573 du 30 Juillet 1964 fixant les conditions d’application de la loi n°64-46 du 17 Juin 1964 relative au domaine national stipule que « Article 18. –Les terres de cultures et de défrichement sont affectées aux membres de la communauté, groupés ou non en associations ou coopératives, en fonction de leur capacité d’assurer directement ou avec l’aide des membres de leur famille, la mise en valeur de ces terres conformément au programme particulier du terroir.» Une réforme foncière s’impose et ceci incombe à l’État qui a l’obligation d’y associer tous les acteurs à la base.
Rappelons-le, la constitution du Sénégal, notamment en son article 25-1 dispose : « Article 25-1. – Les ressources naturelles appartiennent au peuple. Elles sont utilisées pour l’amélioration de ses conditions de vie. L’exploitation et la gestion des ressources naturelles doivent se faire dans la transparence et de façon à générer une croissance économique, à promouvoir le bien-être de la population en général et à être écologiquement durables. L’État et les collectivités territoriales ont l’obligation de veiller à la préservation du patrimoine foncier. »
L’Union des Jeunes Réformistes de la Zone Nord et la « jeunesse » responsable de la Commune, ne sauraient accepter qu’on affecte leurs terres à une société privée non ressortissante de leur terroir, en violation de leurs droits les plus absolus disposés par la constitution. . Philippe Malick Dione Aga Biram

Conflit foncier à Dougar : Le décret de la polémique

https://www.dakarmatin.com Pour se saisir des terres de Dougar et réaliser son expansion, la société Peacock investments a présenté un décret qui porte, lui, sur des terres attribuées à d’autres opérateurs. Sans titre légal, l’entreprise aurait juste opéré un copier-coller sur un autre titre appartenant à autrui.
Les populations de Dougar et environs auront été victimes de toutes sortes d’avanies dès lors qu’il s’est agi de les priver de leurs terres. Il a été dit à plusieurs reprises que la société Peacock investments qui s’est vu attribuer, en 2010, 72 ha tirés du domaine national par le gouvernement du Président Wade, était censée occuper le terrain initialement attribué, à Diamniadio, à un projet malaisien qui a fini par faire long feu.
En effet, le terrain sur lequel les promoteurs malaisiens avaient même érigé des maisons-témoins se trouvait un peu plus au nord, sur la Rn1, à environ deux kilomètres du site que Peacock a fini par exploiter. Il faut dire qu’entre le départ des Malaisiens et l’arrivée de Peacock investments, plusieurs opérations se sont déroulées. Notamment, la Douane sénégalaise a pris possession des villas-témoins et plusieurs promoteurs ont commencé à bâtir sur les terres alentours. Ce qui fait qu’un quelconque déguerpissement aurait ouvert la voie à de nombreux contentieux. Néanmoins, le promoteur ayant un titre en bonne et due forme aurait pu s’en prévaloir pour imposer son droit. On ne sait par quelle magie le décret qui lui attribue le bail de la zone anciennement occupée par les Malaisiens s’est retrouvée agir pour déposséder des villageois de leurs terres de terroir.
Pourtant, il y a plus scandaleux. Dans sa volonté d’extension de ses projets, la société Peacock a pu se procurer un autre titre foncier, immatriculé 8457, et qui, aux dires de ses responsables, cités par les villageois de Dougar, lui accorderait un autre droit sur 86 ha cette fois-ci, et toujours sur les terres occupées par les villageois.

Faux décret

Néanmoins, les représentants des défenseurs des intérêts des paysans, qui se sont procuré une copie du titre en question, en sont arrivés à la conclusion que le document est un faux. D’abord, il y a le fait que le titre foncier est présenté sans aucun décret d’affectation. Ce qui, aux yeux des experts, n’est pas imaginable  :  «Un titre foncier est toujours tiré avec un décret présidentiel d’affectation.» Or dans le cas d’espèce, pour contourner cette difficulté, les promoteurs de Peacock sont allés produire le décret 2014-276 pour justifier leurs prétentions.
Malheureusement, le décret en question porte sur une assiette de 628 ha répartis entre «Zone d’activités de Diamniadio -125 ha, Diamniadio Sud – 113 ha, Diamniadio nord Sn Hlm – 390 ha». Rien à voir donc avec des terres de Dougar. Le copier-coller pouvait passer quand on brandit le document d’assez loin. Mais avec le contentieux et le bruit soulevé par cette affaire, toutes les parties scrutent attentivement les arguments et les documents présentés par leurs adversaires.
Ce faux décret entraîne im­manquablement un gros doute sur la réalité du titre foncier invoqué par la société Peacock. Ce qui fait qu’aujourd’hui, tout le monde se demande comment un faux pareil peut continuer à prospérer au vu et au su de tout le monde. Les représentants des paysans de Dougar s’indignent de ce que toutes les autorités ont été informées de cette affaire, sans que les choses ne bougent et qu’il ne soit mis fin à cette forfaiture. Le plus grave encore dans l’affaire, c’est de se demander pourquoi les fonctionnaires qui ont pu participer à cette manœuvre n’ont pas encore été sanctionnés.SOURCE PROPOS RECUEILLIS PAR MOHAMED GUEYE

Les conflits sur le foncier rural, pourquoi et que faire ?Par Sidy Moctar Cissé

Ndingleer, Bargny, Mbane, le littoral de Dakar et d’autres localités encore. Ces noms évoquent les litiges fonciers entre les populations et les bénéficiaires, qui de baux, qui de titres fonciers dans ces territoires.
Pourquoi donc ces soulèvements des populations contre l’affectation ou l’octroi de terres, parfois de vastes espaces à des sociétés ou individus ?
Comprendre ces conflits demande à revisiter plusieurs décisions prises et lois adoptées dans la gestion des territoires.  A son accès à l’indépendance notre pays le Sénégal se devait de mener une politique de développement économique.  A cet effet, des mesures par le truchement d’une loi furent prises par rapport à la gestion du foncier, la terre étant un outil économique incontournable.  La loi 64-46 du 17 juin 1964 fut adoptée. Cette loi supprimait le droit coutumier du foncier, ce fameux « sama suufu maam » (la terre de mes ancêtres) qui constituait un frein aux investissements tant souhaités pour développer le pays. Avec la loi 64-46 le concept de domaine national, une singularité sénégalaise, apparut.
Toutefois avant l’entrée en vigueur de cette loi le gouvernement eut l’intelligence de lancer une opération d’immatriculation.  Elle consistait à donner la possibilité à toute personne de réclamer les terres qu’elle pensait être les leurs, bien sûr avec des preuves.  Malheureusement, cette opération ne fut pas suffisamment et largement expliquées aux populations surtout les populations rurales. Au finish, aujourd’hui, moins de 3% des terres entrèrent dans le domaine du privé (titre foncier), (Touré et al, 2013). De facto, passée la période d’immatriculation, 95% des terres tombèrent dans le domaine national.  Ce domaine national a la particularité de n’appartenir à personne, pas à l’Etat, pas aux collectivités locales, pas aux individus/usagers.  D’autres lois allaient suivre pour établir le domaine de l’Etat qui appartient à l’Etat et le titre foncier qui relève de la propriété privée.  Ainsi donc les terres du Sénégal sont divisées en ces trois domaines.
La loi sur la décentralisation en 1972 devait corriger les insuffisances de la loi sur le domaine national.  En effet, la gestion du domaine national, notamment les zones des terroirs, devait être confiée aux collectivités locales.  Voilà donc la gestion des zones de terroir qui échoie aux collectivités locales.  Elles ont ainsi le pouvoir d’affectation des terres pour exploitation et impulser le développement économique. Pour rappel la loi fut adoptée dans le souci « de valoriser de façon optimale les potentialités des territoires et de développer la complémentarité des différentes activités de production ».  Seulement, des défis se présentent.

Les vastes espaces mis à la disposition des collectivités sont pratiquement laissées aux exploitations familiales. Or, ces exploitations trainent des faiblesses techniques pour une utilisation optimum des terres.

Les privés qui veulent développer l’agro-business tapent à la porte des collectivités locales pour se faire allouer des espaces.  Les organes délibératifs de ces collectifs pour l’affectation et la désaffectation des terres (les commissions domaniales) n’ont pas en leur sein des personnes suffisamment conscientes et au fait des enjeux. Conséquemment, elles succombent facilement aux millions proposées et à la corruption et manquent de pouvoir allier les deux nécessités de sauvegarder les petites exploitations familiales et accueillir les investisseurs.  (Mbane en est un exemple).
En plus, le principe d’information et d’implication des populations dans le processus d’affectation ou d’allocation des terres n’est pas souvent respecté.
N’oublions pas aussi que ces populations s’en tiennent toujours au droit coutumier parce que la loi sur le domaine national n’a pas été suffisamment expliquée et elles ont raté le train du droit privé sur les terres de leur terroir. Ainsi quand les autorités locales attribuent des terres à ces investisseurs sur le principe de « la mise en valeur » comme évoquée dans la loi, elles se voient « volées » de leur terre.
Nous voyons donc que la politique de gestion du foncier au Sénégal, surtout le foncier rural, contient des germes de conflits.  Les populations considèrent que la terre de leur terroir leur appartient.  Elles ne sont pas consultées dans la gestion de ces terres. Les collectivités locales à qui cette gestion est confiée ne sont pas outillées.  Les investisseurs ont besoin d’outils parmi lesquels le titre foncier, comme levier pour développer leurs activités économiques.
A la lumière de tout cela, il est clair que de réels problèmes de gouvernance des ressources naturelles des terroirs se posent.  Il faudra donc des réformes dans la gestion du foncier.  Ces réformes devraient s’appuyer sur l’existant comme la Loi d’Orientation Agro-Sylvo-Pastorale (LOASP) de 2004.  Elles devraient permettre « l’amélioration de la viabilité des différentes formes d’exploitation des terres dans une perspective de souveraineté alimentaire durable ; l’utilisation du foncier comme un levier permettant de valoriser de façon optimale les potentialités des territoires et de développer la complémentarité des différentes activités de production ».  (Commission Nationale de Réforme Foncière).  En même temps une gouvernance transparente, participative, inclusive et redevable devrait être promue au sein des collectivités locales qui se voient confiées la gestion des ressources naturelles de façon générale.  Ces collectivités locales devraient être dotées d’outils de gestion et leurs capacités renforcées.
On gagnerait aussi à accompagner les populations dans l’exercice de leurs droits de regard sur les ressources naturelles de son terroir que la constitution leur octroie. Sidy Moctar Cissé,Responsable de la Cellule des Cadres de la LD Debout- doxadeem@gmail.com

DÉGÂTS DES TRAVAUX DU TER  : Des habitants de Pikine-Est et de Guinaw Rails Nord haussent le ton


Libération Sénégal online
-Des habitants de Pikine-Est et de Guinaw Rails Nord ont battu le macadam, hier. Ces derniers n’en peuvent plus des travaux du Ter et de leurs conséquences.

 LA DIRECTION DES EAUX ET FORETS ET L’ONCAV SIGNENT UN PROTOCOLE D’ACCORD

https://www.seneplus.com -L’As-Le ministre de l’Environnement et du Développement durable a présidé hier, en présence du Directeur des Eaux et Forêts et du Président de l’ONCAV, une cérémonie de signature d’un Protocole de Collaboration entre la Direction des Eaux et Forêts, Chasses et de la Conservation des Sols et l’Organisation Nationale de Coordination des Activités de Vacances. Cet accord vise à engager davantage les jeunes dans les activités de la campagne nationale de reboisement afin d’atteindre les objectifs fixés dans le cadre du « PSE vert », une initiative du Chef de l’Etat pour la reforestation durable et inclusive du territoire national.
Pour reverdir le Sénégal, les autorités veulent miser sur la capacité de mobilisation de l’Organisation Nationale de Coordination des Activités de Vacances (ONCAV). Pour cela, le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, à travers la Direction des Eaux et Forêts, Chasses et de la Conservation des Sols, a paraphé un protocole de collaboration avec l’ONCAV. Ce partenariat vise, selon Abdou Karim Sall, à impliquer d’une manière pérenne les jeunes dans toutes les activités relatives à la campagne nationale de reboisement afin d’atteindre leur objectif d’un Sénégal Vert. Il vise également à accompagner les associations sportives et culturelles (ASC) ou « A.S.C.E » dans la réalisation d’activités de reboisement.
Mieux, il veut susciter le sens de la citoyenneté à l’endroit des jeunes dans le domaine de gestion de l’environnement et du cadre de vie, et les responsabiliser dans les activités de gestion des ressources forestières et la réussite des réalisations en matière de reboisement en milieu urbain et rural. «J’ai toujours pensé que l’implication de la jeunesse et du mouvement sportif, de manière générale, dans les activités de gestion de l’environnement, reste relativement limitée et confinée, pour le moment, dans des actions ponctuelles. Il est maintenant temps de sortir des sentiers battus pour développer des actions innovantes en faveur du développement du sport et de la protection de l’environnement, dans un but de promouvoir le développement durable », a appelé le ministre en charge de l’Environnement. Et, ajoute-t-il, cela ne passera que par la prise en compte du reboisement, de la reforestation et de la protection de l’environnement dans les activités de l’ONCAV.
Ainsi, fondant beaucoup d’espoir sur les résultats attendus de ce partenariat, Abdou Karim Sall a exhorté toutes les parties prenantes à s’engager pour le bienêtre social. « Nous devons faire en sorte que, comme le dit l’adage, le sport soit un puissant levier pour le développement des valeurs citoyennes et écocitoyennes. Cette écocitoyenneté est la clé pour préserver notre environnement et gérer durablement nos ressources naturelles », invite-t-il.
A ce propos, le président de l’ONCAV a tenté de rassurer le ministre. A en croire Amadou Kane, l’ONCAV s’engage et reste déterminé à travailler d’une manière permanente et en étroite collaboration avec le ministère dans les activités environnementales. « Nous sommes 7 613 ASC réparties dans toute l’étendue du territoire national. Nous avons 660 zones, 45 ODCAV et 14 ORCAV. Donc l’ONCAV est partout représenté. Notre objectif, c’est de faire de manière que chacun de nos différents démembrements ait un espace qu’il surveille et protège. Et en dehors de cela aussi, faire de manière que ces espaces puissent effectivement créer des emplois et nourrir les Sénégalais », a laissé entendre Amadou Kane.
En outre, il a invité le ministre à veiller à la mise en place d’un comité technique qui sera chargé de faire avancer les travaux. Car, insiste-t-il, ce programme ne va pas être lié à la suspension des activités sportives autrement dit « Navétane », en raison de la pandémie de Covid-19. Il s’agit, insiste-t-il, d’une convention pour une durée indéterminée.

 Sidya Ndiaye : «On a l’impression que c’est de la mafia! …»

https://www.dakarmatin.com Scandale ! Les 69 milliards de F CFA débloqués pour soutenir les agents de santé à travers une prime de motivation semblent disparaître des caisses selon Sidya Ndiaye, vice-président de l’association syndicale Asas And Gueusseum.
Scandale ! Les 69 milliards de F CFA débloqués pour soutenir les agents de santé à travers une prime de motivation semblent disparaître des caisses selon Sidya Ndiaye, vice-président de l’association syndicale Asas And Gueusseum. Lors d’une conférence de presse tenue hier, mardi 1er septembre il a parlé «d’une gestion nébuleuse» des services d’Abdoulaye Diouf Sarr et promet ne pas vaciller devant «les faiseurs de malin qui pensent pouvoir disparaître avec les fonds… C’est inacceptable !». Pour acter son plan d’actions, Asas-And Gueusseum, avec plusieurs chefs de service de santé et le maire d’Ouakam, lance l’opération «Gokhi», «aujourd’hui à 15h après un arrêt de service de 10h à 12heures dans les centres de santé».
Est-ce un nouvel épisode de malversation financière qui est sur le point de révéler ses secrets ? Face à la presse hier, mardi 1er septembre, le vice-président de l’association Asas-And Gueusseum, Sidya Ndiaye, a dévoilé une gestion «floue» de 69 milliards de FCFA destinés aux agents de santé en termes de prime de motivation. Chaque agent de santé devrait bénéficier de 50000 francs sur 06 mois. Seulement, révèle le syndicaliste «lorsqu’on a octroyé plus d’une soixantaine de milliards au ministère de la santé, nous avons constaté qu’on n’y faisait pas parti». Or, «en ce qui concerne ces primes, je les avais évoqués avec le président de la République lors de l’audience avec les centrales syndicales, et le président a dit il n’y a pas de soucis, nous allons donner une prime exceptionnelle à tous les agents de la santé ». Face à cette impasse, M. Ndiaye rappelle qu’il «a fallu qu’on se rapproche du ministère de la santé pour qu’on nous demande d’amener une liste des agents ». Et de poursuivre  : « la première liste qui a été validée, a reçu 2 mois sur 6mois de prime et la seconde liste qui avait des problèmes de compte bancaire que nous avons corrigé, n’a rien reçu». Non sans préciser que «la dernière fois, ils ont payé 01 mois. Donc, au final sur 06 mois, seulement 03 mois ont été payés. Ouakam, Ngor, Nabil Choucair, Zone de Captage, un peu partout, il y a des agents de santé qui sont laissés en rade et on ne comprend pas la raison d’un tel oubli».

«OU EST PASSÉ L’ARGENT ? LA TRAÇABILITÉ EST UNE EXIGENCE DÉMOCRATIQUE» 

À présent, les nouvelles venant du ministère de la santé et de l’action sociale au sujet des 69 milliards de francs semblent être de mauvais goût pour les agents de santé. En effet, fait savoir Sidya Ndiaye «on commence à nous dire du côté du ministère de la santé qu’il n’y a pas d’argent. C’est inacceptable !». Et de s’interroger  : «Où est passé l’argent  ? C’est la question à laquelle nous voulions une réponse». Car, le syndicaliste estime que «les agents de santé ont le droit de savoir comment on a géré cet argent au niveau du ministère». Et de rassurer qu’il «n’est pas question que des gens au niveau des bureaux climatisés, prennent tout l’argent pour des séminaires, des tournées, des voyages, des mariages, entre autres».
«La traçabilité est une exigence démocratique ! Parce qu’il y a trop de gestion nébuleuse», indique-t-il. Par ailleurs, dans ce contexte de pandémie du nouveau coronavirus, le syndicaliste soutient qu’Asas-And Gueusseun n’a pas voulu «faire du bruit parce qu’avec la pandémie, tout le monde a des préoccupations liés au fait que nous devons tous être au service des populations». Mais décidément laisse-t-il entendre  «on nous provoque. Les gens se croyant assez malins pensent pouvoir mettre l’argent dans la poche et disparaître… C’est un mensonge ! Cela n’aura pas lieu !»

LANCEMENT DE L’OPÉRATION «GOKHI» 

La hache de guerre est déterrée ! Le Sénégal risque d’aller vers la paralysie de ses structures sanitaires. Selon le vice-président de l’Asas-And Gueusseum, un préavis de grève générale sera déposé et exécuté si l’État ne réagit pas dans l’immédiat. «Nous déroulons un plan d’actions à partir de demain (aujourd’hui, Ndlr). Opération «Gokhi» que nous avons lancé au centre de santé demain (aujourd’hui, Ndlr) à 15h avec le maire d’Ouakam, puisque ce n’est pas acceptable qu’à chaque fois certaines collectivités locales soient laissées en rade. Nous sommes les démembrements de l’État » explique-t-il. Et d’avertir  : «nous allons lutter. Pendant que les agents de santé sont jour et nuit au chevet des malades, d’autres sont contaminés par le virus, Il y en a qui profite pour se la couler douce ou se sucrer sur le dos des travailleurs…
C’est inacceptable. Nous n’hésiterons pas à fermer tous les centres de santé. Malgré la pandémie nous allons agir, parce que c’est injuste. On a l’impression que c’est de la mafia». Et selon ledit plan d’actions, le vice-président de l’Assas-And Gueusseum renseigne que «de 08h à 10h, il y aura une cessation d’activités dans les structures de santé avec le port de brassard rouge. À 15 heures, avec le maire d’Ouakam et plusieurs autres chefs de centre de santé, il y aura le lancement de l’opération «Gokhi» qui signifie «ceux qui ont avalé ces milliards vont les vomir ».
Aussi, Asas-And Gueusseum compte saisir également «la direction des travailleurs et de la sécurité sociale pour demander son arbitrage sur cette question», car poursuit-il «nous serons obligés de remettre les pendules à l’heure. Il y a des gens qui sont dans des bureaux climatisés et qui ont pris l’argent et dilapidé, à travers des frais de missions, des tournées, des séminaires à n’en point finir. Rien ne nous fera reculer».

Les vraies raisons du limogeage de Moussa Diop

https://www.dakarmatin.com Nous en savons un peu plus sur les véritables raisons de Me Moussa Diop de DDD. Le président de AG Jotna s’est jeté dans la gueule du loup, exprès. Il savait qu’il sera sanctionné. Mais, en réalité, c’est ce qu’il cherchait. Car, depuis de longues semaines, ces relations avec le Président n’étaient plus tendres. En fait, il n’y avait plus de relation, révèle Rewmi Quotidien
La preuve, indique le journal, il se plaisait à évoquer le fait que la lettre de demande d’audience adressée au Chef de l‘Etat au nom de Macky 2012 n’a jamais de réponse. Une forme d’humiliation, de manque de considération qu’il a eu du mal à digérer. Pis, il se savait attaqué par rapport à ses responsabilités au niveau de Dakar Dem Dikk par des apéristes qui, pour lui, ne souhaitaient pas le voir à cette station. ‘’Vous voulez mon poste, prenez-le’’, voilà ce qu’il semble leur dire.
Donc, au lieu de démissionner, il a poussé Macky à le limoger en disant ce dont pourquoi les autres avaient été sanctionnés. Autre thèse brandie par Kritik : Moussa Diop a été limogé de Dakar Dem Dikk après été épinglé par un rapport accablant financier.  En effet, selon ce journal, le Chef de l’Etat avait sur sa table des dossiers compromettants liés à sa gestion de Dakar Dem Dikk et au patrimoine de ladite société. Il lui est également reproché la gestion de la vente du siège de l’Apr.

Qui disait que les voyages présidentiels étaient indispensables…

https://www.dakarmatin.com Nos chefs d’Etat et autres officiels ont longtemps fait croire que leurs nombreux voyages sont indispensables pour le pays. Mais, le dernier semestre de 2020 a démontré le contraire.
Véritable globetrotter, son prédécesseur au pouvoir était surnommé «Télé-Tuki-Touba». Mais, une fois à la tête du pays, Macky Sall n’a pas fait moins que lui. Chaque année, il sillonne des dizaines de capitales du globe pour prendre part à des forums, sommets, cérémonies d’investiture, effectuer des voyages officiels, des voyages d’Etat, présenter des condoléances etc. Mais, depuis février 2020, la covid-19 avait décidé de l’arrêt de toutes ces pérégrinations présidentielles.
Officiellement, le chef de l’Etat et l’avion du commandement n’ont pas quitté le pays du 18 février 2020 au 14 juillet 2020. Soit, durant 5 longs mois. Un fait inédit. Car, rien que l’année dernière, qui fut pourtant celle de la présidentielle, le chef de l’Etat avait quand même voyagé à l’étranger 19 fois (Déplacements ayant fait l’objet de communiqué officiel). Aujourd’hui, lui et la «Pointe de Sarène» ne sont sortis du territoire national que deux fois durant les 5 derniers mois.

«Les vols présidentiels ont un cout»

Un bol d’air pour les ressources publiques. Expert en aviation, et ancien cadre d’Air Afrique, Al Hassan Hann explique que le cout opérationnel d’un appareil est toujours déterminé par le type de mission à effectuer : «Les vols présidentiels ont un cout. La destination de l’appareil, l’effectif embarqué, le type de fret embarqué, et la durée du séjour de l’appareil, tout est pris en compte et calculé. Sans compter le carburant, les taxes aéroportuaires et autre. C’est en fonction de cela que le budget alloué à cet effet, à la présidence de la République, est calculé. C’est ce qui se passe en France et partout.»
A cela, il faut ajouter  les frais de mission des membres de la délégation, leur prise en charge complète. Car, selon le décret n° 2004-730 du 16 juin 2004 portant réglementation des déplacements à l’étranger des agents de l’Etat, en son article 3, «les missions effectuées dans le cadre d’une délégation officielle accompagnant le Chef de l’Etat ou le Premier Ministre, donnent toujours droit à une indemnité au taux plein.» C’est donc, de bien précieuses ressources qui sont économisées.

Le traitement de l’avion de commandement

Mais, l’avion présidentielle a besoin, dans ce cas, d’un traitement particulier durant une si longue période d’inactivité. En effet, elle doit subir un traitement spécial pour qu’il ne soit pas dégradé par les éléments. Et ce procédé est appelé «stockage».
Il s’agit d’une «procédure visant à minimiser au maximum les risques de corrosion et autres», explique M. Hann. L’appareil devra subir des inspections périodiques. S’il est immobilisé à Dakar, par exemple, il sera plus ou moins agressé par l’environnement marin. «Il devra donc être soumis à un certain nombre de rinçage pour éliminer tout ce qui est sel marin et autres», explique-t-il.
«Ensuite, devront avoir lieu les opérations d’entretien courants dans la mise en marche des moteurs, et de façon dynamique avec la sollicitation de l’ensemble de la carlingue et des groupes de propulsion, c’est-à-dire. De petits vols d’entrainement et de control pour essayer de maintenir la ligne de navigabilité de l’appareil», explique le spécialiste.
Tout ceci «a un petit cout». Mais, les finances publiques souffrent moins quand l’appareil reste à quai. Surtout que l’avion présidentiel dispose de son local à l’aéroport. «Il est logé dans son hangar, il n’est pas stationné sur le tarmac, donc les couts sont bien moindres», indique M. Hann.

L’opacité des dépenses

Mais aujourd’hui, plus qu’auparavant, le problème des voyages présidentiels, c’est aussi l’opacité qui drape les dépenses. Ce qui est loin d’être le cas dans bien des  pays. En France, il suffit d’aller sur le site de la Cour des comptes pour en avoir les détails. Aux Usa, pareil : Le Government Accountability Office (Gao) rend public les dépenses en voyages de l’homme le plus «puissant» du monde.
En la matière, le Sénégal est à des années lumières de pays africains tels que le Kenya où la «Office control of The Budget» dissèque les dépenses en voyage du chef de l’Etat. En 2015, par exemple, la contrôleuse Agnes Odhiambo avait alerté ses concitoyens que les dépenses pour les voyages du président Kenyatta et des membres du gouvernement avaient cru de 6 milliards de Shillings, soit 30 milliards de Cfa.
Aujourd’hui, la covid-19 a montré que nos chefs d’Etat peuvent bel et bien rester aux côtés de leurs peuples et réduire leurs pérégrinations. La preuve, tous les sommets de la Cedeao, de l’Uemoa ou encore de l’Union africaine ont été tenus et bien assurés par visio conférence.
Même la crise Malienne a été gérée via cette technologie. Pourvu que les autorités tirent les leçons utiles de cette situation pour faire de précieuses économies. Surtout au moment où, dans le pays, des élèves étudient dans des abris provisoires, des enfants font leurs examens les pieds dans les eaux putrides des inondations, faute de plan sérieux d’assainissement etc….Youssouf SANE

 «Un chef de l’opposition avec un budget de 2 milliards» : une vraie forfaiture, selon Mamadou Lamine Diallo

https://www.dakarmatin.com Alors que les acteurs politiques sont divisés sur la question du chef de l’opposition, le président du Mouvement Tekki estime que c’est un non-débat. Pour Mamadou Lamine DIALLO, cela fait partie des méthodes de Macky SALL qui avait promis de réduire l’opposition à sa plus simple expression.
« Ses méthodes sont bien connues, intimidation CREI, IGE, répression et emprisonnement, non inscription sur les listes électorales, transhumance, rencontres nocturnes, promesse de nommer un chef de l’opposition avec un budget de 2 milliards comme je l’avais dit. Une vraie forfaiture », écrit le député.
Ne s’arrêtant pas à cette question, Mamadou Lamine DIALLO trouve que c’est le dialogue même qui est biaisé et la crise sanitaire le prouve. « La Covid 19 a ceci de bien qu’elle a mis à nu le pseudo dialogue politique de Macky Sall. A grand renfort de publicité de la presse domptée par la Famille FAYE-SALL, on a voulu nous faire croire que le victorieux magnanime de la présidentielle parrainée de 2019 est soucieux de l’approfondissement de la démocratie et est prêt à des consensus avec sa classe politique, financés par les fonds publics. Il a « élaboré » son nouveau plan économique sans les dialogueurs et est allé le présenter aux donneurs d’ordre en France », souligne-t-il.
C’est ce contexte morose, estime le député, qui pousse Macky SALL à vouloir torpiller le calendrier républicain. « En vérité, face aux difficultés pour imposer les maires acquis à la cause de l’émirat gazier, le pouvoir de la famille FAYE-SALL jusqu’en 2035 et plus,  Macky SALL a cherché ceci  : obtenir le report des élections locales, éliminer le parrainage impossible à administrer aux locales et aussi élire le maire au suffrage direct. Il l’a obtenu avec les dialogueurs et va couper l’herbe sous les pieds de son opposition interne candidate à la présidentielle prochaine », analyse Mamadou Lamine DIALLO. A l’en croire, assuré de son impopularité, le leader de l’APR attend le moment opportun pour fixer la date des élections.  «Un sondage en cours dans les communes du Sénégal par un cabinet privé l’aidera à affiner ses choix. Selon le résultat de ce sondage autour de la gestion de la covid 19 et du choix du maire, il ajustera le timing des élections locales illégalement fixées au plus tard en fin mars 2021 », explique-t-il.WALFNet

Guy Marius Sagna : il faut réduire le train de vie de l’Etat

https://www.dakarmatin.com Le Sénégal prend de l’eau partout. Partout des sénégalais sont dans l’eau. Et la question est : où sont passés les millions de la lutte contre les inondations ? Regardez bien leurs voitures, leurs cravates et costumes, leurs maisons cossues, leur tourisme médical, et les millions qu’ils donnent si facilement ! Ce sont nos millions qui auraient du servir à lutter contre les inondations, pour un bon réseau d’assainissement pour tous…
Il a préféré sauver des entreprises françaises agonisantes au lieu de sortir des sénégalais de l’eau. En septembre 2012, le président Macky Sall a supprimé le sénat pour lutter contre les inondations qui n’avaient pas tué 20 sénégalais. Aujourd’hui le coronavirus a tué plus de 200 sénégalais et Woyof signature hésite à supprimer. Il y a aujourd’hui encore des inondations. Yolom signature refuse de supprimer Cese, Hcct, Cndt, chargés de mission, salaires des conjoint.e.s d’ambassadeurs?
Qu’attend-il pour réduire le train de vie de l’État ? J’oubliais, notre président Macky Sall n’est fort que dans la réduction des libertés, dans la réduction des souverainetés, dans la réduction des droits des citoyens. Et ça ose s’appeler « républicain » ?! Pour que 100.000 sénégalais vivent dans l’opulence, il faut que les 15.900.000 sénégalais vivent les pieds dans l’eau, avec des hôpitaux malades, une « école fabrique d’échecs »…Nous exigeons la suppression de la commission nationale du dialogue des territoires (Cndt), du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct), du Conseil économique social et environnemental (Cese)…
Voilà pourquoi je propose : – une assemblée nationale avec des députés sans salaire mais qui touchent des indemnités de présence. Les députés absents ne toucheront aucune indemnité.- limitation et contrôle des fonds mis à la disposition du président, du premier ministre, du président de l’Assemblée nationale…- suppression de toutes les instituions, agences…aussi inutiles que budgetivores- réduire le train de vie des cabinets municipaux et départementaux- supprimer les indemnités de session des membres des conseils d’administration des structures de santé- supprimer les salaires des conjoint.e.s des ambassadeurs

«C’est vraiment manquer de respect aux Sénégalais que de prévoir 2 milliards à donner à un éventuel chef de l’opposition»

https://www.dakarmatin.com Le silence d’une certaine opposition sur les questions brulantes de l’heure n’emporte pas l’adhésion du colonel Abdourahim Kébé, qui trouve inopportun le débat sur le statut du chef de l’opposition.
Dans les colonnes du journal ENQUETE ce mercredi, le dissident de Rewmi, colonel Abdourahim Kébé, se veut très clair. Pour lui, une opposition qui n’est pas audible n’en est pas une. Et de s’interroger : “Je me demande bien qui est audible en ce moment ? Est-ce qu’on peut donner ce statut à quelqu’un qui est muet ou un collaborationniste ? Une opposition, on doit la sentir. Elle doit toujours être aux côtés du peuple, s’exprimer quand le peuple est confronté à des problèmes. Une vraie opposition ne peut pas laisser le pouvoir dérouler comme ça sur un tapis rouge sans élever la voix. Le chef de l’opposition doit être véritablement celui qui incarne l’opposition’’.
A l’en croire, le fait que cette question ait été agitée est loin d’être fortuit. “C’est comme un appât. Cela pourrait peut-être expliquer l’attitude de certains responsables, qui ressemble plus à un comportement de collaborationniste que d’opposant. C’est de la diversion et c’est le fort de Macky Sall. Chaque fois, il est en train de trouver quelque chose pour, soit diviser l’opposition, soit faire taire certains de ses membres’’.
En plus du risque de dislocation de l’opposition, les avantages annoncés pour le chef de l’opposition risquent de discréditer, aux yeux de l’opinion, celui qui en serait le bénéficiaire. Il y a de cela quelques mois, il était agité l’idée, selon laquelle un budget de deux milliards F CFA et pas mal d’autres avantages seraient prévus, en sus d’être l’interlocuteur direct du président de la République sur tous les sujets majeurs. Pour le colonel Kébé, ce serait irresponsable, pour un responsable de l’opposition, de prendre deux milliards, au moment où les Sénégalais souffrent de plusieurs maux.
“En ce moment précis où il y a des difficultés de toutes sortes, pendant que les populations manquent presque de tout, c’est vraiment manquer de respect aux Sénégalais, que de prévoir deux milliards à donner pour un éventuel chef de l’opposition. Le Sénégal a d’autres priorités. Cet argent devrait plutôt être injecté dans les secteurs prioritaires comme la santé, l’éducation…’’, dit-il.

Barthélémy Dias : «Macky Sall doit savoir que ce n’est pas Paris qui va avoir le dernier mot (…)Le candidat idéal pour la ville de Dakar…»

https://www.dakaractu.com/ Dans ce nouveau numéro de ‘L’Entretien’ Dakaractu a eu l’appréciation de Barthélémy Dias sur la situation actuelle du pays, notamment, sur la question des élections qui risquent selon lui, de voir l’actuel président Macky Sall se procurer un 3e mandat de manière illégale et anti-démocratique. Sans ambages, Dias-fils reste constant dans sa déclaration visant le gouvernement français qu’il accuse d’avoir la main dans cette situation au Sénégal.
Il abordera entre autres, la question de la ville de Dakar qui aurait comme prétendants des personnalités politiques de la trempe de Amadou Ba ou encore Abdoulaye Diouf Sarr.
Très remonté contre ceux qui se disent de l’opposition tout en faisant des deals sur le dos des sénégalais avec ce soi-disant dialogue politique, le maire de Mermoz/Sacré-Cœur a encore tenu à éclairer l’opinion sur les vraies intentions des dirigeants. Dans l’émission hebdomadaire ‘L’entretien’, le compagnon de l’ancien maire de Dakar a décortiqué cette méthode du président de la République visant à faire valider illégalement, un 3e mandat. « Un dialogue doit se faire si les parties consentent à le faire ensemble sans tricherie. Par ailleurs, on ne peut guère dialoguer avec quelqu’un qui ne pense qu’au pouvoir », précisera Barthélémy Dias.
Ainsi, dans ce premier point abordé au cours de l’entretien d’un peu plus de 30 mn, Barth rappelle sans équivoque cette idée qui hante l’esprit des sénégalais sur ce soi-disant cadre de concertation qui n’est pas sérieux et qui est d’ailleurs en train de manigancer pour instaurer un gouvernement d’union nationale, selon Dias-fils.
En homme politique averti, il indiquera en outre, « que le président de la République, en fin politique, sait très bien que le forcing ne passera pas sur cette histoire de 3e mandat, donc, de toute évidence, il va procéder à d’autres stratégies en laissant le peuple sénégalais dans « un doute suspect » qui est loin de divulguer ses intentions mesquines.
« Le président sénégalais ne convoque pas celui de la France, donc l’inverse ne devrait pas avoir lieu, ce n’est pas normal ». Ainsi, regrettera le collaborateur de Khalifa Sall qui ajoutera que ce qui s’est passé au Mali, ce qui se passe en Guinée, en Côte d’Ivoire et aujourd’hui tout ce qui se passe au sénégal, Paris en est bien informée. Toutefois, le maire de Mermoz/Sacré-Coeur précisant que les Français ne sont pas nos ennemis, conçoit que le pays de Napoléon 1er reste tout de même un partenaire de premier plan.
« La France doit se comporter en tant que responsable parce qu’aujourd’hui, le comportement du gouvernement français en Afrique francophone est décevant de même  qu’Emmanuel Macron. Pour Barthélémy Dias, il ne faut pas pour les Africains, faire partie de cette génération complexée. Donc, il demandera de la part du gouvernement français de faire preuve de plus de responsabilité, d’honnêteté intellectuelle et de courage en ne reconnaissant pas les  gouvernements issus de tripatouillage  constitutionnel. « Mr Macron le doit à l’Afrique, au nom de tout ce qu’il a dit en Afrique. Il ne faut pas nous prendre pour des demeurés car, nous sommes à l’age des réseaux sociaux » ajoutera le compagnon de Khalifa Sall. Dans ce même régistre où le maire Barthélémy Dias s’adresse au gouvernement français, il s’agira de rappeler au président Macky Sall que « ce n’est pas Paris qui va avoir le dernier mot. Paris peut tirer les ficelles ou encore être en diplomatie souterraine, mais il s’en limitera là car, le dernier mot reste au peuple ».
Pour finir, le maire de Mermoz/Sacré-Coeur s’est exprimé sur la bataille de Dakar indiquant au passage que l’ancien directeur des domaines Amadou Ba,ne devrait même pas penser être à la tête de la mairie parce qu’étant, « l’un des plus grands pilleurs de foncier ». Il saluera toutefois la gestion de la pandémie par le ministre Diouf Sarr, même s’il campe sur sa conviction que le candidat idéal pour la ville de Dakar s’avère être Khalifa Sall…

Professeur Moussa Diop, analyste politique : «il y a une ambigüité qui est entretenue pour la simple raison que le président ne veut pas qu’on évoque l’impossibilité d’un 3eme mandat»

https://actusen.sn/ L’analyste politique, Moussa Diop s’est prononcé sur la question du troisième mandat qui dérange le président Macky Sall. Selon le professeur, seuls ceux qui ont évoqué l’impossibilité d’un troisième mandat ont été sanctionnés. Car des responsables politiques comme Mbaye Ndiaye, qui défendent l’éligibilité du chef de l’Etat à un troisième mandant, ne se sont jamais inquiétés.
«Il y a une ambigüité, qui est entretenue pour la simple raison que le président ne veut pas qu’on évoque l’impossibilité d’un 3eme mandat. Ceux qui évoquent la possibilité ne sont pas sanctionnés. Parce qu’on a entendu des gens comme Mbaye Ndiaye et d’autre responsables de l’Alliance Pour la République (Apr) évoquer la possibilité de 3eme mandat et ils n’ont pas été sanctionnés. Mais ceux qui pense que le chef de l’Etat ne peut briguer à nouveau le suffrage des Sénégalais, ce sont ceux-là qui sont sanctionnés», a déclaré l’enseignant-chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, dans les colonnes de SourceA.

 LA DISTRACTION MASSIVE DÉCONFINÉE PAR YORO DIA

Ce retour du débat sur le statut de l’opposition et de son chef est la meilleure preuve que l’avantage comparatif de la stabilité politique n’est pas utilisé à bon escient. Notre démocratie est en train de mourir de cet éternel retour en arrière
En économie, un avantage comparatif, comme son nom l’indique, doit permettre de faire la différence face aux concurrents. En Afrique de l’Ouest, le Sénégal a l’avantage politique d’être le pays le plus stable, mais cet avantage comparatif ne lui sert pas à grand-chose à cause d’une classe politique qui utilise toujours les armes de distraction massive pour éviter les vraies questions.
A la fin des années 90, quand je commençais ma carrière de journaliste à Walf Fm, le président Abdou Diouf avait mandaté le Professeur de Droit El Hadj Mbodj pour être le Médiateur pour la définition du statut du chef de l’opposition et le financement des partis. Le Professeur El Hadji Mbodj, assisté d’Ismaïla Madior Fall qui deviendra ministre de la Justice sous Macky Sall, avait fait un travail remarquable avec des propositions concrètes. Une des conclusions était que le statut de l’opposition et de son chef existait de fait, mais qu’il «fallait le routiniser». Ce que les Sénégalais ont fait depuis longtemps, parce qu’au Sénégal l’opposition qui est au Parlement, dans les médias et dans la rue, est l’un des deux poumons qui permettent à notre démocratie de respirer.
Plus de vingt ans après, malgré deux alternances présidentielles et plusieurs alternances municipales, départementales et régionales, la classe politique utilise encore l’arme de la distraction massive en nous ramenant le débat sur le statut de l’opposition et de son chef qui est comme le débat sur le sexe des anges. Ce retour du débat sur le statut de l’opposition et de son chef est la meilleure preuve que l’avantage comparatif de la stabilité politique n’est pas utilisé à bon escient. A partir du moment où notre pays a réglé la question de la stabilité politique, le cerveau des hommes politiques qui aspirent à nous diriger doit être orienté vers la proposition de solutions pour régler les vraies questions. Notre démocratie est en train de mourir de cet éternel retour en arrière, de cet insupportable éternel recommencement.
La Côte d’Ivoire va s’enfoncer dans la crise, le Mali y est englué depuis 2012, de même que le Niger et le Burkina, sans oublier la Guinée de l’anachronique Condé. Au Sénégal, nous avons la chance d’avoir un Etat, une Administration et des institutions solides. Ces institutions solides que n’ont pas nos voisins auraient dû constituer un avantage comparatif pour nous permettre de creuser la différence et accélérer vers l’émergence qui, malheureusement, risque d’être une Arlésienne aussi longtemps que les brillants cerveaux de nos élites politiques vont continuer à être piratés par la tendance à chercher des solutions à des problèmes artificiels, et notre tendance à vouloir réinventer la roue institutionnelle.
Le Sénégal qui est devenu un îlot de stabilité dans l’océan d’instabilité qu’est l’Afrique de l’Ouest aimerait que la classe politique débatte de sécurité nationale, de lutte contre le terrorisme, des contours de l’économie post Covid-19, de comment faire pour qu’une université sénégalaise puisse enfin accéder au classement de Shanghai, de la privatisation du service public pour des logiques corporatistes et fonctionnalistes, où la fonction et ses avantages priment sur la mission, y compris dans la justice, le seul service de l’Etat qui porte le nom d’une vertu.
La commission du président Famara Ibrahima Sagna, malgré la qualité personnelle de ses membres, est une pure perte de temps, car chargée de trouver des solutions à des problèmes artificiels. Nous voulons que la classe politique s’appuie sur l’avantage comparatif de notre stabilité politique pour débattre des vrais problèmes et baisse enfin les armes de la distraction massive.

DÉCLARATION SUR LE DIALOGUE NATIONAL

Avec la reprise du dialogue national, nous nous acheminons vers une étape décisive dans cet exercice démocratique de très haute portée politique. Le Président de la République attend, en effet, du Comité de pilotage les résultats des travaux dans des délais précis afin qu’il puisse en tirer les conclusions pour le pays.
Dans un contexte mondial caractérisé par une crise manifeste de la démocratie représentative, les expériences sénégalaises de recours systématique aux moyens du dialogue, dans une quête permanente d’un consensus fédérateur, constituent une modalité novatrice d’exercice du pouvoir. Il convient d’en capitaliser les bénéfices pour la paix et la stabilité de notre nation.
Il est établi que l’exercice démocratique représentatif ne suffit plus pour garantir les conditions d’une gouvernance apaisée des nations, y compris dans les pays dits de démocratie avancée.
Cette option de prolonger l’exercice d’une démocratie représentative qui n’a plus aucun secret pour notre pays, par la mise en place de mécanismes permanents de concertation, de consultation, de dialogue avec toutes les forces vives de la nation, marque la manifestation de la volonté de notre leadership politique et social d’expérimenter un modèle innovant de gouvernance.
C’est conscient que la légitimité conquise par les urnes se renforce du concours de tous les acteurs économiques, sociaux et politiques, que le Président de la République a lancé le 28 mai 2019, au lendemain d’une élection calme et paisible, la deuxième édition du dialogue national.

Le but poursuivi est de réaliser des convergences dynamiques, expression de notre quête inclusive du bien-être des populations.

En effet, c’est fort de nos convergences en nos qualités d’acteurs politiques, sociaux, économiques et culturels, que nous fortifions et intensifions nos capacités d’intervention sur la voie de l’émergence et du développement.
Le grand défi, pour nous, ici et maintenant, est de démontrer notre capacité à assumer nos divergences dans le cadre d’une démocratie apaisée.
Le grand défi pour nous, ici et maintenant, est aussi et surtout de démontrer notre capacité à concevoir que le débat notamment politique, âpre et contradictoire, n’est pas incompatible avec le dialogue pour identifier les points de consensus autour des règles du jeu démocratique ainsi que les questions majeures qui transcendent les intérêts particuliers des différents acteurs.
D’un dialogue national réussi, surgira une confiance durable et renouvelée, socle du mécanisme démocratique ponctué par des débats d’idées, de projets et programmes, en lieu et place de confrontations systématiques entre majorités et minorités. Il est la condition nécessaire d’un agir-ensemble pour le Sénégal.
Dans le cadre de l’Initiative Penser Agir, nous, intellectuels, leaders syndicaux, cadres, entrepreneurs, femmes et hommes de culture, militants politiques et de la société civile, sommes animés par la conviction que l’essentiel de la politique, ce sont les aspirations populaires à la justice, au bien-être, à l’emploi, à la santé, à la culture, à l’éducation et la formation, à la paix et à la sécurité.
Le Dialogue national, comme mécanisme interne à la démocratie, accroît également notre puissance politique d’intervention dans un contexte de mondialisation qui a accentué les incertitudes et fait apparaître de nouvelles problématiques et vulnérabilités.
L’on peut citer, entre autres, le terrorisme, la révolution de l’intelligence artificielle, les changements climatiques, l’exigence de plus d’égalité et de justice, la tension vers une démocratie adaptée, les rapports entre nations, la question de la pauvreté, les migrations, la renaissance de l’Afrique, le droit international, la valeur travail, la question des jeunes et femmes, les grands ensembles…
A tout cela, est venue s’ajouter une crise sanitaire sans précédent dans l’histoire de l’humanité avec des impacts redoutables sur l’économie et la société.
La liste des défis est longue, spécialement dans un contexte sous régional marqué par des convulsions qui menacent de saper les fondements de certaines Nations.
Tous ces défis nous dictent absolument la nécessité de convergences minimales mais fortes et bénéfiques pour notre peuple.

Pour l’Initiative PenserAgir

El Hadj Hamidou KASSE, Coordonnateur
Abdou FALL
Cheikh DIOP
El Cantara SARR
Seynabou POUYE
Ibrahima DIA
Tidiane KOUNTA
Alassane DIALLO
Pr Oumar FAYE
Abdourahmane WADE
Dakar, le 02 septembre 2020
Pour toutes informations complémentaires, joindre le contact presse au 77 634 90 96

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LES PIQUES DE L’AS DE CE JEUDI

SenePlus  |   Publication 03/09/2020

Macky demande au Gouvernement un rapport détaillé sur la lutte contre les inondations

Le président de la République a réclamé mercredi au gouvernement ‘’un rapport détaillé’’ de l’exécution du Programme décennal de lutte contre les inondations durant la période 2012-2022. ‘’Le chef de l’Etat a (…) demandé au ministre de l’Eau et de l’Assainissement (…) de lui soumettre un rapport détaillé sur l’état de mise en œuvre du Programme décennal de lutte contre les inondations sur la période 2012-2022’’, lit-on dans le communiqué du conseil des ministres. Selon le texte, Macky Sall a également demandé au même ministre ‘’d’intensifier, à l’échelle du territoire national, l’exécution de la matrice d’actions prioritaires adoptées pour faire face aux inondations au titre de l’année 2020’’. De même a-t-il recommandé aux ministres concernés par les inondations ‘’d’accorder une priorité spéciale à la restructuration et à la rénovation des quartiers inondables, notamment ceux de Kaolack, Saint-Louis, Kaffrine, Ziguinchor, Guédiawaye et Pikine’’. Il veut que cela soit fait ‘’en relation avec les maires des communes’’ concernées.

L’Ofnac a reçu la déclaration du ministre Cheikh Oumar Hann

Depuis l’annonce de la déclaration de patrimoine de 34 ministres sur les 35 membres du gouvernement, tout le monde tente de découvrir l’identité du ministre récalcitrant. Et c’est le nom du ministre de l’Enseignement Supérieur, de la recherche et de l’innovation, Dr Cheikh Oumar Hann qui est agité. Il n’en est rien selon le ministre de l’Enseignement Supérieur himself qui est en convalescence. Dr Cheikh Oumar Hann dément formellement cette info. Il indique avoir fait sa déclaration de patrimoine avant la date indiquée par le Président Macky Sall. Il prend à témoin les agents de l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (Ofnac). A l’en croire, malgré son état de santé, il était en contact avec les agents de l’Ofnac pour déclarer son patrimoine.

TF1 gagne son procès contre Excaf Telecom

Le tribunal de commerce Hors Classe de Dakar a tranché le contentieux opposant la chaine de télévision française TF1 et la société Excaf. En effet, la TF1 Distribution a trainé en justice Excaf Télécom pour diffusion des chaines TF1, TFX et TMC sur son bouquet. Statuant publiquement en référé et en premier ressort, le Tribunal de Commerce a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par Excaf Telecom et sa requête de fin de non recevoir liée au défaut de qualité à agir. Rendant le verdict dans le fond, le tribunal de Commerce a ordonné l’arrêt par la société Excaf Telecom de toute diffusion des chaines TF1, TFX et TMC et ce, sous astreinte de 10.000.000 Fcfa par jour de retard et par chaine.

Barth fait expulser la société 37 cinq SARL

Restons au Tribunal de Commerce pour dire que le divorce est consommé entre la commune de Mermoz Sacré Cœur et son désormais ex-partenaire. Barthelemy Dias a poursuivi en justice la société 37 cinq SARL. Et le tribunal, statuant publiquement lundi dernier en référé et en premier ressort, a constaté la résiliation du bail liant les deux parties. C’est ainsi que le juge a ordonné l’expulsion de la société 37 cinq SARL de l’immeuble formant le lot B à distraire du TF N°21.926/DG situé à Sacré Cœur 3, ce tant de sa personne de ses biens ainsi que de tous occupants de son chef. Le tribunal met les dépens à la charge de la société 37 cinq SARL.

La BIS sommée de créditer le compte de l’Asutic

L’Association des Utilisateurs des Tic défendue par Me Ibrahima Niang a fait condamner la Banque Islamique du Sénégal (BIS). Le tribunal de commerce en son audience du lundi dernier, et statuant en référé commercial et en premier ressort, a ordonné à la BIS de créditer le compte de l’Asutic des montants des virements reçus de ses partenaires étrangers sous astreinte de 200.000 Fcfa par jour de retard à compter de la notification de la décision. Il met les dépens à la charge de la Banque Islamique du Sénégal.

La société Elyseuk Sénégal condamnée au profit de Locafrique

Ne quittons pas le tribunal de Commerce Hors Classe de Dakar sans signaler le contentieux opposant Locafrique et la société Elyseuk Sénégal Sarl. Le juge des référés, statuant en premier ressort, a constaté la résiliation du contrat de créditbail conclu entre les deux parties. A la suite de cela, il a ordonné à la société Elyseuk Sénégal Sarl de restituer à Locafrique S.A le matériel, objet dudit contrat sous astreinte de 500.000 Fcfa par jour de retard à compter de la signification de la présente décision. Toutefois, le tribunal estime qu’il n’y a pas lieu à référé quant à la demande de provision. Par conséquent, il ne trouve pas nécessaire d’ordonner l’exécution provisoire sur minute et avant enregistrement de la présente décision.

La France va participer au financement de la 2e phase du TER

Le Président Macky Sall a informé, hier, le Conseil des ministres de sa participation à Paris le 27 août 2020 à la rencontre des Entrepreneurs de France, en qualité d’invité d’honneur. Il dit s’être entretenu, à cette occasion, avec son homologue français, le Président Emmanuel Macron sur plusieurs questions relatives à la coopération bilatérale. Il a ainsi informé le Conseil de la confirmation de la participation de la France au financement de la deuxième Phase de la ligne du Train Express Régional (TER) Diamniadio-AIBD, aux côtés de la Banque Africaine de Développement (BAD) et de la Banque Islamique de Développement (BID). Au sujet du fonctionnement optimal du Campus universitaire franco-sénégalais, Macky Sall a invité le ministre de l’Enseignement supérieur à parachever avec la partie française la mise en place opérationnelle des organes de direction de l’établissement.

Détails du meurtre à Keur Mbaye Fall

On en sait un peu plus sur l’assassinat de Hamady B tué le 24 août dernier à Keur Mbaye Fall. La brigade de Gendarmerie de la localité qui avait ouvert une enquête avait interpellé Mouhamed S. le présumé meurtrier. Mais qu’est-ce qui a réellement motivé ce crime ? Nos sources renseignent que le sieur Hamady B. et ses acolytes avaient dans la soirée du 23 août intercepté Mouhamed au quartier Darou Salam pour le déposséder de son téléphone portable. Le lendemain, Mohamed qui a reconnu Hamady comme un de ses agresseurs, a décidé de laver l’affront à sa manière. Une vengeance qui va mal tourner. Puisque les deux voisins vont se bagarrer jusqu’à ce que mort s’est ensuivie. Informés, les pandores de Keur Mbaye Fall avaient effectué une descente sur les lieux du drame pour procéder au constat d’usage et interpellé le présumé meurtrier Mouhamed S. Les résultats de l’autopsie font état plaie traumatique pénétrante de la face antérieure de la mine gauche avec section musculaire et vasculaire, hémorragie interne et externe à la suite de coups et blessures volontaires par un objet dur, pointu et tranchant. A l’interrogatoire, Mouhamed S. a nié avoir poignardé la victime. Malgré tout, il a été déferré au parquet pour meurtre.

Le gangster Babacar Mbeur tombe à Keur Mbaye Fall

Réputé être un malfrat dangereux, Babacar B. alias «Mbeur» qui écumait la zone de Keur Mbaye Fall pour agresser d’honnêtes citoyens en compagnie de sa bande, a été mis hors d’état de nuire par les éléments de la brigade de Gendarmerie de la localité. Les pandores qui font des patrouilles permanentes dans la localité ont interpellé le mis en cause au cours d’une opération de sécurisation. Il a été arrêté en état d’ivresse. Nos sources renseignent que le reste de la bande est activement recherché.

Les anciens du lycée Charles De Gaulle rénovent les passerelles

Préoccupés par la situation de leur établissement, les anciens du lycée Charles De Gaulle de Saint Louis ont mis la main à la poche pour rénové les passerelles reliant les différents blocs de l’établissement. Ce qui va faciliter le déplacement des élèves et enseignants en cette période d’examens du baccalauréat. La réhabilitation de cet ouvrage a coûté la somme de 1,5 million Fcfa. Désormais, il est plus d’accéder aux différents bâtiments du lycée sans patauger dans la cour inondée par les eaux de pluie. Le lycée Charles De Gaulle est le plus grand centre d’examen du baccalauréat de la région de Saint-Louis.

Sénégal : Un ancien ministre rwandais décède en prison

Édouard Karemera n’est plus. Selon RFI qui donne l’information, l’ancien ministre rwandais est décédé lundi dernier, à la veille de ses 69 ans. Selon la même source, un de ses avocats sénégalais, Me Félix Sow a étéavisé par la famille du défunt. Et d’après l’autopsie réalisée mardi, la direction de l’administration pénitentiaire a précisé qu’il s’agit d’une mort naturelle. Édouard Karemera a ministre de l’Intérieur dans le gouvernement intérimaire du Rwanda, en avril 1994, mais aussi vice-président de MRND, le Mouvement révolutionnaire national pour le développement, l’ancien parti présidentiel. Il avait été condamné par le Tribunal pénal pour le Rwanda pour son rôle dans le génocide, notamment la mise en place des milices Interahamwe. Édouard Karemera était détenu au Sénégal, à la prison de Sebikotane, depuis décembre 2017, suite à un accord entre les autorités de Dakar et les Nations unies.

Baccalauréat à Pikine et Guédiawaye

A l’instar des autres localités du pays, les épreuves du Baccalauréat général ont débuté hier dans le calme en banlieue. Au total, ce sont 20 295 candidats répartis dans 32 centres et 55 jurys entre les Départements de Pikine et de Guédiawaye qui vont à la recherche de leur premier diplôme universitaire. Les organisateurs ont pris toutes les dispositions avec l’appui des collectivités territoriales pour éviter la contamination des candidats. D’après l’inspecteur d’académie de Pikine-Guédiawaye, Gana Sène qui effectuait une tournée dans certains centres d’examen, le protocole sanitaire a été bien respecté partout où ils sont passés. Il a fait le tour aux centres Mame Yelly Badiane, Banque Islamique de Guédiawaye et au Lycée de Thiaroye. Concernant les canaux pour la délibération, M. Sène a tenu à préciser que ça sera fait par message pour les candidats qui le désirent ou par affichage dans les centres ou à certaines grandes surfaces. Ce, pour éviter les rassemblements dans ce contexte de pandémie de Covid-19.

Contrôle de portables au Lycée de Thiaroye

S’il y a un centre d’examen qui ne badine pas avec le respect strict des mesures barrières et du non usage du téléphone portable, c’est bien celui du Lycée de Thiaroye. Le président du centre, Ansoumana Goudiaby, est ferme sur les directives. Ainsi, dès les premières heures de la matinée, il a préposé des agents équipés de thermo-flashs et de produits antiseptiques à la porte, qui rappellent en même temps aux candidats que le téléphone portable est strictementinterdit. Les candidats sont prévenus que tout téléphone trouvé dans un sac, le propriétaire sera suspendu de l’examen. Un avertissement que les surveillants ont rappelé aux candidats dans les salles où il y avait également des gels antiseptiques.

Le laveur de voiture tombe avec 01 kg de chanvre indien

Le Commissariat central de Ziguinchor a déféré au parquet Abdourahmane.F, un récidiviste condamné à plusieurs reprises pour des faits de trafic de drogue. Le quidam, âgé de 35 ans et présentant comme un laveur de voitures se livrait au trafic de stupéfiants. Il profitait des heures creuses pour mener son business. Malheureusement, Abdourahmane qui revenait de Bignona à bord d’un véhicule de transport est tombé avec 01 kilogramme de chanvre qu’il avait dissimulé dans ses bagages. Il a été arrêté au cours d’une opération de contrôle d’un check point le 30 août dernier aux environs de 13 heures.

BARTHELEMY DIAS SUR LE LIMOGEAGE DE ME MOUSSA DIOP  : « C’est un idiot heureux de moins dans le dispositif »

Libération Sénégal online-«Je félicite le Président Macky Sall ». C’est la réaction de Barthélémy Dias après l’annonce du limogeage du directeur général de Dakar Dem Dikk, Me Moussa Diop. «C’est un idiot de moins dans le dispositif, il n’était pas à sa place. Il n’avait ni l’étoffe, ni le niveau. Je trouve même que son limogeage est intervenu tardivement », a asséné Barthélémy Dias dans un entretien vidéo avec seneweb. Il demande aussi à Macky Sall de faire arrêter la vente du foncier par Dakar Dem Dikk

ME MOUSSA DIOP LIMOGÉ  : «LOYAUTÉ DANS LA DIGNITÉ ET LA VÉRITÉ»

http://www.emedia.sn/ Me Moussa Diop n’est plus le Directeur de Dakar Dem Dikk (DDD). Emedia a appris qu’il a été démis de ses fonctions. « Loyauté dans la dignité et dans la vérité », a-t-il réagi.
Selon certaines indiscrétions, il lui serait reproché de graves fautes de gestion, dont un gap de dix milliards FCFA qu’il ne parviendrait pas à justifier. Il y aurait également l’argent du terrain du siège de l’Alliance pour la République (APR, parti au pouvoir) qui a soulevé une certaine polémique après la bataille judiciaire opposant le Directeur de Dakar Des Dikk au maire de Mermoz Sacré Cœur, Barthelémy Dias.
Sur le plan politique, il s’est dernièrement illustré à travers sa sortie contre un éventuel 3e mandat du chef de l’État, Macky Sall, tandis que ses détracteurs lui reprochent d’avoir été au courant de son limogeage imminent avant de s’engager dans cette voie pour faire croire que ce serait lié à sa position.

BATAILLE DU CNG : UN FAUTEUIL, SIX PRÉTENDANTS

https://www.rewmi.com Le poste de président du CNG Bénin suscite la convoitise. Si officiellement, personne n’a fait acte de candidature, six prétendants sérieux lorgnent le fauteuil d’Alioune Sarr qui arrive en fin de mandat le 31 octobre prochain.
Il s’agit de Cheikh Tidiane Ndiaye, ex 1er vice-président chargé de la lutte avec frappe au Cng.
Le Pr Djibril Seck, ex directeur de l’Inseps. Meissa Ndiaye actuel président du comité régional de gestion de la lutte à Thiès est pressenti à ce poste.
Babacar Diouf, trésorier du Cng et président de la Commission règlement et discipline au Cng, Mouhamed Ndao Tyson et Kéba Kanté fils du ministre en charge du Pse Cheikh Kanté sont également pressentis pour remplace Alioune Sarr.

EDK-OIL proposé au BAC

https://www.rewmi.com/ EDK-OIL était au menu des épreuves du bac de la série Sciences techniques économiques et de gestion, ex Bac G. Dans l’épreuve management des organisations, le groupe EDK Oil (Entreprise Demba Ka) a été cité en exemple face à la concurrence des sociétés françaises sur le marché sénégalais.

Contentieux avec TF : Excaf télécom risque gros

https://www.rewmi.com/ Le tribunal de commerce Hors Classe de Dakar a tranché le contentieux opposant la chaîne de télévision française TF1 et la société Excaf. En effet, la TF1 Distribution a traîné en justice Excaf Télécom pour diffusion des chaînes TF1, TFX et TMC sur son bouquet.
Selon le journal L’AS qui vend la mèche, le Tribunal de Commerce, statuant publiquement en référé et en premier ressort, a rejeté l’exception d’incompétence soulevée par Excaf Telecom et sa requête de fin de non-recevoir liée au défaut de qualité à agir.
Rendant son verdict dans le fond, le Tribunal de Commerce a ordonné l’arrêt par la société Excaf Telecom de toute diffusion des chaînes TF1, TFX et TMC sur son bouquet et ce, sous astreinte de 10 000 000 Fcfa par jour de retard et par chaine.

Déclaration de patrimoine : les précisions de Cheikh Oumar Hann

XALIMANEWS- Depuis l’annonce de la déclaration de patrimoine de 34 ministres sur les 35 membres du gouvernement, tout le monde tente de découvrir l’identité du ministre récalcitrant. Et c’est le nom du ministre de l’Enseignement Supérieur, de la recherche et de l’innovation, Cheikh Oumar Hann qui est agité. Il n’en est rien selon le ministre de l’Enseignement Supérieur himself qui est en convalescence. Selon le journal L’As, Cheikh Oumar Hann dément formellement cette info. Il indique avoir fait sa déclaration de patrimoine avant la date indiquée par le Président Macky Sall. Il prend à témoin les agents de l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (Ofnac). A l’en croire, malgré son état de santé, il était en contact avec les agents de l’Ofnac pour déclarer son patrimoine.

Justice I Un condamné pour génocide au Rwanda meurt à la prison de Sébikotane

http://lesoleil.sn Un ancien haut responsable rwandais condamné par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour son rôle dans le génocide des Tutsi en 1994 est décédé dans une prison sénégalaise où il purgeait sa peine, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
« Je confirme le décès d’Edouard Karemera au Sénégal. La cause nous est encore inconnue », a indiqué à l’AFP Ousman Njikam, porte–parole du Mécanisme de l’ONU pour les Tribunaux pénaux internationaux (MTPI), la structure chargée d’assurer les fonctions résiduelles du TPIR qui a fermé ses portes fin 2015. Selon un ancien ministre rwandais acquitté par le TPIR, M. Karemera, qui était « malade depuis quelques jours », est décédé mardi matin à l’âge de 69 ans.
Il avait été transféré en 2017 au Sénégal et était détenu dans la prison de Sébikotane, en périphérie de Dakar. Edouard Karemera était en 1994 ministre de l’Intérieur et vice-président du Mouvement républicain national pour la démocratie et le développement (MRND) au pouvoir.
M. Karemera avait été jugé par le TPIR conjointement avec l’ex-président du MRND, Matthieu Ngirumpatse. Le 29 septembre 2014, la chambre d’appel du TPIR avait confirmé la peine de perpétuité prononcée à leur encontre en première instance.
La chambre d’appel avait annulé quelques conclusions de la chambre de première instance. Mais elle avait confirmé la culpabilité des deux anciens responsables pour crimes de génocide et crimes contre l’humanité, des crimes perpétrés à travers le pays en 1994 par des membres de leur parti, en particulier les fameux miliciens Interahamwe du MRND qui furent les principaux bras armés du génocide.
Le génocide a fait environ 800.000 morts entre avril et juillet 1994, essentiellement parmi la minorité tutsi, mais aussi chez les Hutu modérés, selon l’ONU.
A l’origine, les deux responsables du MRND étaient jugés avec l’ancien secrétaire général du parti Joseph Nzirorera, et l’ancien ministre de l’Éducation André Rwamakuba, qui était membre d’un parti d’opposition.
Mais M. Rwamakuba a finalement été poursuivi dans un procès séparé qui a conduit à son acquittement le 20 septembre 2006. M. Nzirorera est pour sa part décédé de maladie en juin 2010, en cours de procès.


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