Revue de presse du Dimanche 30 Août 2020

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100 nouveaux cas testés positifs au coronavirus, 155 nouveaux guéris, 2 nouveaux décès et 36 cas graves en réanimation.

https://www.dakaractu.com Sur 1276 tests réalisés, 100 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 7,84 %. Il s’agit de 60 cas contacts suivis, 2 cas importés (AIBD) et 38 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit :
155 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
36 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
2 nouveaux décès liés à la Covid-19, enregistrés.
A ce jour, le Sénégal compte 13456 cas positifs dont 9233 guéris, 284 décès et 3940 encore sous traitement.

Mali : dans la chute de IBK, Paris a t-il laissé faire ?Par Rodrigue Fénélon Massala Kengue, grand reporter.

https://www.financialafrik.com La chute du président Ibrahim Boubacar Keita dit IBK à partir de la journée  du mardi 18 août et dans les premières heures du mercredi 19 août, livre peu à peu ses secrets. Contesté par la rue malienne et cible d’un rapport onusien distillé la veille, le président IBK n’était plus en odeur de sainteté auprès de ses soutiens internes et externes..
Pour  cerner les enjeux de  la crise socio-politique malienne qui a conduit au putsch, il est important de prendre en compte le fait qu’elle résulte, non pas d’une crise post- électorale, mais de la difficulté du Président Ibrahima Boubacar Keita (IBK) de gérer les problèmes sécuritaires que vit son pays depuis l’occupation, sous l’ère de son prédécesseur, Amadou Toumani Touré, de la zone Nord par des nébuleuses islamiques et terroristes alliées à certains groupe séparatistes.
L’ avènement du président IBK  au pouvoir en 2013, suite à une éclatante victoire dans les urnes, avait été le fruit de la combinaison de plusieurs circonstances. D’abord, le soutien de la France dirigée à l’époque par François Hollande, membre tout comme lui de l’internationale socialiste.

Ensuite  le soutien du Conseil islamique du Mali dirigé par un certain imam Mahmoud Dicko et, enfin, le soutien des communautés touarégues du Nord.

L’on se souvient d’ailleurs qu’IBK avait été le seul candidat en 2013 à battre, symboliquement s’entend, campagne à Kidal, ville occupée par les séparatistes du  Mouvement National de Libération de l’Azawad, MNLA, branche francophile des groupuscules touaregues qui porte encore en elle, à travers ses membres, très à l’aise dans les boulevards parisiens, les réflexes surannés des lauréats des écoles d’otages de William Ponty et d’ailleurs.
Avec l’avènement du président Emmanuel Macron au pouvoir en France, en mai 2017, le langage entre l’Elysée et Bamako avait évolué. La nomination de Soumailou Boubeye Maïga, sur recommandation express des réseaux français, à la primature constituait une sorte de courroie de transmission entre la colline de Koulouba et le palais de l’Elysée.
Formé à l’école régionale de journalisme de Dakar (le CESTI) Soumeylou Boubé Maïga est un ancien chef des services des renseignements maliens qui avait conservé ses liens avec les réseaux des renseignements généraux français. D’abord ministre de la Défense en septembre 2013, Soumeylou démissionnera avec force et fracas en mai 2014, au lendemain de la cuisante défaite de l’armée malienne à Kidal non sans avoir essayé de faire ratifier l’accord de défense franco malien. Peu avant la défaite qui laissera 50 corps des FAMA sur le champ de bataille, le premier ministre malien de l’époque, Moussa Mara, aux antipodes de Soymeylou, effectuera une visite controversée à Kidal, le 17 mai et manquera de peu de tomber entre les mains rebelles n’eut été l’intervention des forces de la MINUSMA et les éléments de Serval.
Le mois de mai 2014 a sonné le glas du premier mandat du président IBK discrédité par la suite par une série de scandales de surfacturation et de zones d’ombre sur l’achat des équipements militaires et de l’avion présidentiel. Plusieurs personnalités sont mouillées dans cette affaire encore pendante devant la Justice malienne. Certains protagonistes de cette affaire ont obtenu des promotions dans les organisations sous régionales.
Les casseroles du régimeIBK pousseront les partenaires technico -financiers, déjà attiédis par la rutilance de la carrosserie de la délégation malienne lors de la table ronde sur le pays organisée à Bruxelles, suspendront brièvement leurs concours exigeant de la transparence. Dans le même temps, des enregistrements du président malien en conversation avec le roi corse des casinos, Michel Tomi, viendront encore affaiblir l’image d’un président, amateur de costumes, qui ne faisait plus rêver.

Le pacte avec Paris

A l’approche de la présidentielle de 2018, Paris qui voyait d’un mauvais oeil l’arrivée éventuelle de Soumaila Cissé au pouvoir aurait conditionné son soutien à IBK pour un second mandat à la cooptation de Soumeylou Boubeye Maïga au poste de premier ministre durant tout son mandat afin de faire de ce dernier son dauphin. Si le président IBK a accédé à cette demande, il sera vite confronté à la montée en force de l’Imam Mahmoud Dicko qui ne ménagera aucun effort jusqu’à obtenir le départ du premier ministre au grand dam des Français.
Aux yeux de l’allié historique du Mali, ce départ arrangeait IBK qui n’a pas pu dissuader son partenaire religieux et allié. Donc, vu de Paris, le départ de Soumeylou de la primature était considéré comme un non respect des engagements pris par IBK vis-à-vis du département Afrique de l”Élysée.
La nomination d’un nouveau Premier ministre, l’impopularité du fils du président, Karim Keita, député, qui dirigeait la juteuse Commission Défense du parlement, l’enlèvement de l’opposant Soumaïla Cissé, le 25 mars au centre du Mali et la crise née des dernières législatives ont vidé la légalité de la présidence d’IBK de la légitimité sans laquelle tout pouvoir ne peut s’exercer. Depuis le 5 juin, le pays est paralysé. L’imam Mahmoud Dicko, figure de proue des contestations anti-IBK, a fragilisé le pouvoir en plusieurs manifestations poussant à celui-ci à la bavure lors des manifestations du 10 juillet dernier.

L’OPA amicale de l’armée malienne

Face à l’impasse, et devant les exigences de la rue, l’armée malienne a fini par prendre fait et cause en faveur du peuple qui occupait la place de l’indépendance. Dans la journée de mardi 18 août, Emmanuel Macron qui a mis sur pied une cellule de crise a joint 3 chefs d’État pour analyser la situation, à savoir Mouhamadou Issoufou du Niger, Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire et Macky Sall du Sénégal. Pendant ce temps, les choses évoluaient en défaveur de IBK sur le terrain. Plusieurs de ses collaborateurs sont mis aux arrêts dont le chef d’état-major , le ministre des Finances…La situation devenait tendue. Selon nos sources, Alassane Ouattara demandera à Macron l’intervention de l’armée Française stationnée au Mali dans le cadre de l’opération Barkhane. Le français opposera  une fin de non-recevoir en déclarant à son interlocuteur au bout du fil que “ce n’est pas notre rôle de nous substituer à la souveraineté du Mali”.
De son côté, IBK tente de faire en vain  le rappel des troupes. Trop tard, le président est coupé de son commandement militaire. Alors qu’il était à la dure évaluation du terrain, son premier ministre, Boubou Cissé, débarque avec de mauvaises nouvelles. Il aurait quitté sa maison de justesse cinq minutes avant l’arrivée de ceux qu’on désignait toujours par “mutins”.
En ce moment, IBK tente de joindre le commandant des forces spéciales, le Colonel Goita qui se révélera être le véritable cerveau de l’opération de neutralisation de Bamako et des institutions. La rue s’impatiente. Les mutins s’organisent à faire une descente à la résidence du président IBK suspendu au téléphone avec les chefs d’État de la région.
C’est dans ce contexte que plusieurs groupes de jeunes mutins se rendent au domicile du désormais ex-président du Mali afin de l’arrêter et de le contraindre à la démission. Informé de l’arrivée d’un détachement à son domicile qui avait déjà été pris d’assaut par les manifestants, le président, selon une source sécuritaire malienne, croyait que ce détachement militaire était venu pour assurer sa sécurité.Il a demandé à son ministre de la défense de sortir pour s’enquérir de la situation, ce dernier a été mis de côté et placé immédiatement en “sécurité” selon le jargon des putschistes.
Ensuite les jeunes mutins ont pris calmement d’assaut le contrôle de la résidence du président sans aucune résistance de sa garde. Le président IBK n’oppose aucune résistance et accepte d’être conduit dans la garnison de Kati (située à 15 kilomètres de Bamako) en compagnie de son chef de gouvernement.  Après plusieurs heures de tractations, le chef de l’État accepte finalement de s’adresser à la nation :   ‘’Je voudrais en ce moment précis tout en remerciant le peuple malien de son accompagnement au long de ses nombreuses années et de la chaleur de son affection vous dire ma décision de quitter mes fonctions, toutes mes fonctions, à partir de ce moment et avec toutes les conséquences de droit, à savoir, la dissolution de l’assemblée nationale et celle du gouvernement”.
Face à la rapidité des événements, la CEDEAO a tenté de réactiver le mécanisme d”alerte précoce” en convoquant de toute urgence un sommet extraordinaire par visioconférence. Selon une source diplomatique, 24 heures avant la tenue de ce sommet, le Quai d’Orsay avait fait parvenir à certains chefs d’État de la CEDEAO une note dans laquelle la France faisait remarquer aux dirigeants de la région, notamment aux voisins du Mali, que le rétablissement de IBK au pouvoir était “irréaliste et dangereux”. Du realpolitik.

Le mauvais diagnostic de La CEDEAO

 
La CEDEAO, en réduisant les difficultés du Mali à une «crise électorale», a fait des recommandations ajoutant à la crise sécuritaire et sociopolitique du Mali une crise institutionnelle. En atteste la demande de démission de députés, pourtant élus au suffrage universel direct, avec validation par la Cour constitutionnelle, alors que la même CEDEAO considérait illégitime l’exigence de l’opposition malienne de démission du Président Ibrahima Boubacar Keita, au motif que ce dernier est élu au suffrage universel direct.
Une incohérence qui ne traduit pas que l’ampleur de la crise au Mali mais révèle aussi l’embarras des chefs d’Etat de la sous-région. Toutefois le médiateur désigné par la CEDEAO, l’ex président du Nigeria, Goodluck Jonathan, avait bel bien cerné le problème Malien qui était entre autres un problème de gouvernance mais n’a pas eu assez de marge de manoeuvre dans les premières heures de sa médiation.
Globalement, à la suite de la France, la CEDEAO, l’Union Africaine, l’Union Européenne et l’ONU considèrent que le Mali est victime du terrorisme djihadiste international. Un terrorisme qu’il faut éradiquer pour sauver l’Afrique sahélienne et préserver la sécurité de l’Europe, étant donné leur proximité géographique. Mais, derrière ce bel engagement de solidarité, se cachent de gros intérêts économiques et géostratégiques de la France soutenue par l’Union Européenne (UE) et les Etats Unis.

Intérêts économiques et géostratégiques de la France

Bien avant l’éclatement de la crise au Nord Mali, la France a été confrontée à la fin de la décennie 2000-2010, au Niger, à un puissant mouvement citoyen s’opposant à des contrats léonins dans l’exploitation de l’uranium du pays. Pays le plus pauvre au monde selon le classement IDH, le Niger n’en contribue pas moins à hauteur de 40% dans la couverture des besoins en électricité de la France, faisant de celle-ci une puissance militaire nucléaire de rang mondial.
A cette contestation civile, qui déstabilisait dangereusement le Niger, s’était ajoutée une vague d’arrestations et de prises d’otages de travailleurs français et européens d’Areva (devenu aujourd’hui Orano), la société qui exploite l’uranium nigérien. Une situation qui n’a pas manqué de faire réagir l’opinion française et à l’adoption d’une double stratégie : d’une part, le Gouvernement français, recourant à l’intermédiation des Présidents du Mali et du Burkina Faso de l’époque, Amadou Toumani Touré (ATT) et Blaise Compaoré, a, de façon récurrente, cédé aux pressions des groupes armés, souvent djihadistes, en leur versant des rançons dans le but d’obtenir la libération des otages et,  d’autre part, pour rassurer son opinion publique, a déployé des «troupes spéciales» dont les interventions musclées ont causé des dégâts collatéraux avec mort de soldats que l’opinion  publique française  a du mal à supporter.
C’est bien ce qui avait motivé le Président français d’alors, Nicolas Sarkozy, à faire les «yeux doux» au Président libyen de l’époque, Mouammar Khadafi. Il s’agissait d’obtenir le soutien de celui-ci contre les groupes armés preneurs d’otages, d’avoir un plus grand accès au pétrole libyen et de faire adouber le projet de «l’Union des Peuples du Pourtour Méditerranéen», UPM, morte de sa belle torpeur, au détriment du projet américain du grand Moyen-Orient institutionnalisé par le groupement des pays d’Afrique du Nord et du Moyen Orient, appelé «Middle East North Africa» (MENA) par la Banque mondiale et le FMI.
Ne parvenant pas à embarquer Khadafi dans ses projets, (notons que celui-ci s’opposait à toute tentative française ou américaine de détacher l’Afrique du Nord du reste de l’Afrique et s’attelait  à matérialiser l’unité économique et monétaire des pays africains regroupés dans « l’Union Africaine »(l’UA)), Sarkozy vit un changement de donne avec le “Printemps Arabe”. Les résolutions onusiennes conjuguées aux forces de l’Otan et aux manifestations intérieures emportèrent le régime de Kadhafi. La Libye devient une bombe à retardement, un foyer de déstabilisation pour toute la zone Sahel.
Concomitamment à l’effondrement de la Libye, le Nord Mali éclata rapidement. Le Mouvement de libération du Nord Mali, dénommé «Mouvement National de Libération de l’AZAWAD » (MNLA), en alliance avec des groupes armés islamistes, attaque des garnisons de l’armée malienne, et proclame depuis Paris, «l’indépendance de l’AZAWAD» !
C’est ainsi qu’une crise sécuritaire s’est déclenchée au Mali avec, il faut bien en convenir, la complicité du président ATT du Mali. En effet, c’est bien ce dernier qui a permis l’entrée à Kidal de Touaregs lourdement armés, même si ce fut sous la férule pleine et entière de la France, dans sa stratégie de défense de ses intérêts économiques au Niger et géostratégiques au Sahel.
Malheureusement pour Sarkozy, le partage du nouveau pouvoir à Kidal conduisit à un affrontement entre les groupes islamistes et le MNLA, le dernier nommé finissant du reste  par être contraint à s’exiler au Burkina Faso après avoir subi de lourdes pertes en hommes et en matériels.
Malheureusement, face au massacre de ses soldats, à la débâcle de ses troupes au nord de son pays et aux exactions perpétrées contre de paisibles citoyens, en lieu et place de mobiliser le peuple et toutes les ressources de l’Etat pour libérer le Nord Mali, ATT a préféré se consacrer aux préparatifs de l’élection présidentielle pour s’assurer une succession tranquille, encouragé en cela par la France, l’UE et les Etats Unis. Contre tout bon sens, ATT semblait obnubilé par la conservation du titre de «Président démocrate» que les puissances occidentales lui avaient conféré…
C’est dans ces circonstances, à moins de 45 jours de la fin de son mandat que de jeunes officiers, devant ce qu’ils ont qualifié de «haute trahison» ont décidé de renverser pour mettre le pays en état de faire face aux groupes armés qui décimaient le Nord du pays. Ce qui a été interprété par Sarkozy comme une menace contre les projets de la France au Nord Mali, par de jeunes officiers ouvertement nationalistes, et l’a amené à exiger leur départ sans délai, sous couvert du «rétablissement de la légalité républicaine».
C’est d’ailleurs fort de cet argument que la France est parvenue à faire bloquer, par la BCEAO, les avoirs de l’Etat du Mali et à faire mettre ce même pays sous embargo, par la CEDEAO. Dans ce contexte, les militaires furent contraints de négocier, avec la CEDEAO, les conditions de passation du pouvoir aux civils, sous l’égide du Président du Faso, Blaise Compaoré, désigné comme «médiateur» en dépit du fait qu’il ait accueilli chez lui, les rescapés indépendantistes du MNLA à l’origine du déclenchement de la crise sécuritaire au Nord Mali entrainant la crise politique dans ce pays.
Il faut dire que le rôle principal que les militaires attendaient de ce pouvoir intérimaire était de réunir les conditions nécessaires à la libération du Nord, alors que, pour la France, il s’agissait de reprendre les préparatifs, interrompus, de la tenue de l’élection présidentielle. Une France qui est parvenue à faire endosser sa position à l’UEMOA avec à sa tête les Présidents Ouattara, Compaoré et Wade, puis à la CEDEAO, à l’UA, à l’UE, et à l’ONU, aux dépens de la lutte pour la libération du Nord Mali.
Le Gouvernement  de transition co-dirigé par Dionkounda Traoré et Cheick Modibo Diarra fut ainsi pris en tenaille entre ces deux orientations paralysant l’action gouvernementale et donnant le temps aux mouvements armés islamistes parvenus par ce biais à consolider leur pouvoir à Kidal et de l’étendre à Gao et Tombouctou.
Ce n’est qu’avec la chute de Sarkozy et l’arrivée de François Hollande au pouvoir que le sacro-saint principe de « tenue de l’élection présidentielle avant la libération du Nord Mali » fut abandonné par la France, compte étant tenu des velléités des groupes djihadistes de descendre sur Bamako. Ce qui fut davantage remarquable, c’est l’adhésion quasi instantanée à ce revirement stratégique de la France par tous les Chefs d’Etat d’Afrique, de l’Europe et de l’ONU, alors qu’ils s’y étaient opposés farouchement lorsque les militaires maliens prônaient une telle démarche.

Les accords d’Alger, une partition de facto

Ibrahima Boubacar Keita, fortement soutenu par les militaires, les partis politiques, la société civile et religieuse attendant tous de lui la restauration de l’autorité de l’Etat à Kidal, avançait ses pions. Mais, sous la pression de la France, au lieu d’exiger le désarmement du MNLA et la restauration de l’autorité de l’Etat à Kidal, IBK a accepté l’ouverture de négociations de paix à Alger avec ce mouvement, sous le parrainage conjoint de la France et de l’Algérie, en lieu et place de la CEDEAO et de l’UA. En perspective de ces négociations, le MNLA s’allia de nouveau avec des groupes armés issus des djihadistes et créa la «Coordination des Mouvements de l’AZAWAD», (CMA)!
Les accords auxquels ces négociations ont abouti ont été signés après leur validation par la base de la CMA,sans que le gouvernement Malien ne les ait soumis,au préalable,à l’Assemblée nationale du pays.
Ainsi, ceux qui ont porté IBK au pouvoir n’ont eu que leurs yeux pour pleurer en prenant connaissance, par la suite, du contenu des «Accords d’Alger». Des accords qui, de fait, jettent les bases de la partition du Mali en concédant une «autonomie» aux régions du Nord sous le contrôle de la CMA, et leur balise la voie à l’auto-détermination, avec l’obligation de leur verser 40 % des ressources budgétaires de l’Etat, l’obligation de les consulter pour tout projet d’exploitation minière dans ces régions, et, cerise sur le gâteau, la recomposition des forces de défense et de sécurité au Nord Mali, dans lesquelles l’Etat Malien ne disposerait que du tiers des effectifs.
Il a fallu à IBK, pour conserver son pouvoir, tout en se livrant   à de telles négociations et accepter ces «Accords d’Alger», procéder à l’arrestation, sous pression de la France, des officiers qui ont largement contribué à son élection, en les accusant de «crimes» lors de leur prise du pouvoir des mains d’ATT. Le même IBK, à cause d’une puissante résistance à la fois populaire   et au sein de l’Armée malienne, ne fut jamais en mesure d’organiser un référendum pour changer la Constitution et rendre applicables les «Accords d’Alger», pas plus qu’il n’a pu juger les officiers arrêtés.
Ainsi, face à cette résistance qui exerce une forte pression sur Kidal où l’Etat malien est interdit de revenir par la CMA soutenue par la France, les «Accords de paix d’Alger» se révèlent de plus en plus inapplicables aux yeux des autres partenaires du pays.

Le G5 Sahel ou l’extension de la crise du Mali au Sahel

Le Président Emmanuel Macron, qui a succédé au Président Hollande, créa alors le «G5 SAHEL» pour   impliquer dans sa lutte contre les djihadistes, le Burkina, le Niger, la Mauritanie et le Tchad, aux côtés du Mali, jetant ainsi les bases de l’extension de la crise sécuritaire du nord Mali, au centre du pays et à ses frontières. Le retour de l’autorité de l’Etat à Kidal cessait ainsi d’être la préoccupation de la Communauté internationale, mais continuait, pour les forces vives du Mali, d’être l’épicentre de la crise sécuritaire de leur pays et le principal vecteur de sa partition.
C’est sur cette toile de fond de crise que l’élection présidentielle de 2018 a permis à IBK d’obtenir un second mandat. Un mandat que dans un premier temps l’opposition a contesté vainement devant la Cour Constitutionnelle qui l’a validé puis, dans un deuxième temps, a vigoureusement combattu dans la rue, ajoutant ainsi à la crise sécuritaire et politique, une crise sociopolitique.
L’ampleur de cette crise politique peut être mesurée à l’aune des nombreuses tentatives de son règlement pacifique qui ont abouti à la tenue d’un «Dialogue National Inclusif» (DNI) qui a adopté un «Programme de sortie de crise». Celui-ci recommande, entre autres, une «relecture des Accords d’Alger» pour revoir les dispositions que l’opposition et la société civile considèrent contraires à la Constitution du Mali et «l’ouverture de négociations avec les groupes armés, conformément aux recommandations faites antérieurement par la «Conférence Nationale de Réconciliation et de Paix». Autant de pistes de solution contrariant la stratégie de lutte de la France contre les groupes armés qu’elle considère comme des «djihadistes».
IBK n’a pas pu  mettre en œuvre ces recommandations. Entre autres, en raison de l’hostilité de la France à toute «remise en cause des Accords d’Alger» et à «toute négociation avec les groupes armés ». Cette attitude de la France est perçue par les forces vives du Mali, comme le principal obstacle à la «réconciliation nationale, à la paix » et au «recouvrement, par l’Etat malien, de l’intégralité de son territoire, pour permettre à son peuple d’y exercer légitimement sa «souveraineté pleine et entière».
C’est cette perception de l’attitude de la France qui a provoqué un vaste mouvement populaire qui réclame l’aide militaire de la Russie, à l’image de l’appui de celle-ci à la République Centre Africaine, et exige le départ des troupes françaises du Mali, dont les Généraux occupent des fonctions stratégiques dans l’Etat- Major de l’armée malienne et dans le Commandement de la force onusienne (MINUSMA).
Le peuple Malien a la conviction que la «France fait partie du problème et non de sa solution», d’autant qu’en dépit de ses positions stratégiques dans la gouvernance de la MINUSMA, Kidal reste un «sanctuaire» interdit aux autorités de l’Etat, et que la CMA, au lieu d’être désarmée, est plutôt parvenue à se doter d’un puissant arsenal de guerre. De même, malgré les fortes positions françaises dans l’Etat-Major de l’armée malienne et en dépit de «l’Opération Barkhane», les soldats maliens, mal équipées, sous encadrés et démoralisés, continuent d’être massacrés du Nord au Centre du Mali où, dans le même temps, l’insécurité règne jusqu’à atteindre des pays limitrophes.
C’est dans ce contexte que se sont tenues les élections législatives au Mali à la fin mars et début avril 2020. L’opposition et la société civile, malgré toutes leurs réserves quant au système électoral et à l’impartialité de la Cour constitutionnelle, espéraient l’emporter pour imposer à IBK la mise en œuvre des «Recommandations du DNI», et, à l’image du Parlement Irakien avec les Américains, «voter une motion pour le départ des Forces Armées françaises du Mali».
IBK, pour ne donner aucune chance de prospérer à cette éventualité, a instrumentalisé la cour constitutionnelle. Une cour qui a été prise en flagrant délit de falsification des résultats de certaines communes dont l’objectif était de donner au Président malien la majorité parlementaire. Cette entreprise a définitivement discrédité la cour constitutionnelle faisant de sa dissolution, fortement demandée par l’opposition, une exigence populaire pour sauver la démocratie et l’indépendance du Pouvoir judiciaire qui en est la garantie.

En définitive, c’est bien ce «coup de force électoral» qui apparait comme l’étincelle mettant le feu dans la poudrière qu’est devenu le Mali.

Au  terme d notre analyse et après avoir fait le tour de la question, il semble peu contestable qu’IBK avait ait atteint ses limites sociales et que son maintien en tant que Président de la République  risquait de précipiter le Mali dans un gouffre insondable. L’entêtement dont il fait montre ne fera qu’enfoncer davantage le Mali dans la crise sécuritaire et sociopolitique, avec tous les risques de déstabilisation des pays du Sahel que cela comporte.
La crise sécuritaire et sociopolitique en cours au Mali illustre   parfaitement cet état de fait qui prévaut dans le continent et auquel le M5 a été le fer de lance  qui a permis in fine la chute de IBK avec le raliement de l’armée a la cause du peuple. L’armée malienne refuse de considérer  la chute de IBK comme un coup d’Éta, au contraire de la CEDEAO. Devrait-on en conclure que quand un civil utilise l’armée pour réprimer le peuple et pour se maintenir au pouvoir c’est démocratique mais quand le peuple prend le risque d’utiliser l’armée pour faire abdiquer un tyran c’est anticonstitutionnel ?

MALI/IMAM DICKO  : « Les militaires doivent tenir parole… »


Libération Sénégal online
-L’imam Mahmoud Dicko, figure centrale de la crise politique au Mali, a mis en garde sans ménagement hier les militaires qui viennent de prendre le pouvoir, les pressant de tenir la promesse du changement et refusant de leur donner « carte blanche ».
« J’ai demandé à tout le monde de se réunir autour du Mali. Je le demande toujours mais cela ne veut pas dire que les militaires ont carte blanche », a déclaré cette éminente personnalité publique devant des centaines de personnes, quelques jours après le putsch qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta.

« On ne délivrera de chèque en blanc à personne pour la gestion de ce pays, ça, c’est fini », a insisté l’imam rigoriste et patriote, reprochant aux nouveaux maîtres de Bamako de s’enfermer dans leur quartier général et de se couper des forces vives.

L’imam, figure nationale à la croisée du religieux et du politique, pourfendeur de la corruption et chantre d’un Mali « refondé » sur ses valeurs religieuses et sociales, est un acteur primordial de la crise politique qui secoue depuis plusieurs mois le pays par ailleurs en proie aux attaques jihadistes et aux violences intercommunautaires.
C’est autour de lui que s’est agrégé en avril un mouvement de contestation civile qui a mobilisé pendant des mois pour le départ du président Keïta, avant qu’un groupe d’officiers ne dépose le chef de l’Etat le 18 août.
L’imam a signifié à la junte qu’elle n’avait fait que récolter les fruits de l’action de ce mouvement, dit du 5-Juin.
« Nous avons mené le combat, des gens sont morts, les militaires qui sont venus parachever (ce combat) doivent tenir parole », a-t-il dit lors d’une cérémonie d’hommage aux victimes de troubles en juillet.
Le 10 juillet, une manifestation à l’appel du Mouvement du 5 juin avait dégénéré en trois jours de troubles civils, les plus graves à Bamako depuis 2012. Le gouvernement avait fait état de onze morts, l’opposition parlant de 23.
La contestation a irrémédiablement déstabilisé le président Keïta, à la tête du pays depuis 2013 avec le soutien de la communauté internationale dans le combat contre les jihadistes.Par contraste, le coup d’Etat qui l’a fait tomber a été mené au prix de quelques coups de feu et de quelques arrestations, dont celle de M. Keïta.
Le putsch a posé la question du rôle qui serait dévolu au Mouvement du 5 juin. La junte a promis une transition pour des élections dans un délai « raisonnable » et un retour des civils au pouvoir.
Après la première rencontre formelle avec les colonels mercredi, les responsables du mouvement, sans M. Dicko qui n’en fait pas officiellement partie, avaient clairement dit que la junte devait collaborer avec lui.

Or, les militaires « s’enferment » dans le camp de Kati, où ils ont établi leur quartier général à une quinzaine de kilomètres de Bamako, a critiqué M. Dicko. « Ils doivent s’asseoir avec le (Mouvement du 5-Juin) et toutes les forces vives »; « ils ne doivent pas être des problèmes, il faut qu’ils soient des solutions », a-t-il dit.

La junte a invité ce samedi les partis politiques et les organisations de la société civile à des « échanges sur la transition ».Avec Tv5

Le M5-RFP décline l’invitation des militaires

https://www.dakarmatin.com Le Mouvement du 5 Juin-Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP) ne participera pas aux discussions sur l’architecture de la transition qui s’ouvrent, ce samedi, et auxquelles le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) a invité la société civile et les partis politiques, sans nommer précisément le M5, a appris l’AMAP, vendredi, de source officielle.
Dans un communiqué, publié vendredi dans la nuit, « le M5-RFP regrette de n’avoir pas été invité à ladite rencontre », et a rappelé que les Forces armées et de sécurité ont parachevée, le 18 août 2020, « la lutte patriotique du Peuple malien à travers les manifestations publiques durant plusieurs mois dans le but de contribuer à l’émergence d’un Mali nouveau».
« A ce titre, le M5-RFP est et demeure un acteur majeur de ce changement voulu et doit être associé au premier plan à la conception de l’architecture de la Transition avec l’ensemble des forces vives de la Nation », poursuit le mouvement dans son communiqué.
En conséquence, le M5-RFP invite le CNSP à une “concertation urgente” entre les deux forces principales du changement « comme cela avait été souhaité lors de la rencontre de prise de contact du 26 août 2020 ».
Le M5-RFP appelle le CNSP à privilégier le dialogue et le partenariat « nécessaires pour la réussite d’une Transition stable et apaisée, afin de préserver la vision et les impératifs de changement » qui sont à la base du mouvement de protestation enclenché, le 5 juin 2020,  contre le régime déchu.
Cette concertation intervient après la démission forcée du président de la République Ibrahim Boubacar Keita laissant le pouvoir aux mains de militaires regroupés dans un Comité national pour le salut du peuple.
Au terme d’un sommet des chefs d’Etat, tenu vendredi, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui a imposé des sanctions économiques au Mali, a exigé une transition civile et a invité les militaires à regagner les casernes

REPORT DE LA RENCONTRE AU SOMMET : LA PLACE DU M5 D’IMAM DICKO EN QUESTIONS

http://www.emedia.sn Au Mali, les discussions après le renversement du régime d’Ibrahim Boubacar Keita ne sont aussi simples que l’on pourrait imaginer. Initialement prévue ce samedi, la rencontre entre les leaders de la junte militaire et les organisations socio-politiques a finalement été reportée. Officiellement, selon un communiqué du Colonel Assimi Goita, président de la CNSP et qui fait office de président de la République pendant la transition, c’est pour des « raisons d’ordre organisationnel » que la rencontre a été reportée à une date ultérieure.
Ainsi, la « Journée » est déjà terminée avant d’avoir débuté. Selon certaines informations obtenues par Emedia, les Colonels Ismaila Wagué et Malick Diaw, deux vice-présidents de Goita, se seraient rendus hier soir chez Imam Dicko, leader du M5, le mouvement contestataire qui réclamait le départ d’IBK du pouvoir. La raison de ce déplacement particulier  : convaincre Imam Dicko à participer à la rencontre de ce samedi. Mais ce dernier aurait dit niet, « au motif que le M5 ne peut pas être traité sur un pied d’égalité que les autres regroupements. »
Depuis le putsch du 18 août, se pose, au Mali, la question du rôle qui sera imparti au Mouvement du 5-juin – Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP), dans la perspective d’une transition. Les responsables du M5 estiment que les militaires « ont parachevé » une lutte qu’ils ont entamée.
Mercredi dernier, Choguel Maïga, un des responsables du M5 déclarait que ledit mouvement devrait être le principal interlocuteur de la junte militaire. « Il doit être acté que les deux acteurs majeurs de la transition pour le changement tant attendu par le peuple malien » sont le M5-RFP et le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) mis sur pied par les militaires pour gouverner »

 Mauritanie : l’ancien président menace de déballer Par Samba Camara

https://www.financialafrik.com L’ex-président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, chef de l’Etat de 2008 à 2019, soupçonné de détournements de biens publics, de corruption et actuellement sous contrôle judiciaire, a déclaré en substance lors de sa conférence de presse, jeudi 27 août, que le détournement, ne serait-ce que d’une Ouguiya, ne peut-être prouvé contre lui.
Aziz qui a présenté son bilan à la tête du pays (redressement d’une institution militaire sous- équipée avant son accession au pouvoir, réalisations de routes et des gros projets électrique, redressement du secteur de laSanté), positif sur tous les plans, estime que la corruption est le fait du régime de Ghazouani en place à partir d’août 2019. Le fait qu’il n’y a eu aucune inspection de l’IGE depuis un an en est la preuve patente selon le Général.
Aux yeux du lauréat de l’académie royale de Meknès (Maroc), le régime en place est responsable de la paupérisation des Mauritaniens. L’enquête parlementaire sur sa gouvernance serait une machination, une chasse aux sorcières orchestrée par le régime en place en s’appuyant sur des parlementaires bénéficiaires d’une augmentation conséquente de salaires. A-t-il raison sur ce point ? En tous cas, l’idée de la création d’enquête parlementaire sur la gouvernance de Mohamed Ould Aziz qui couvre la période 2008/2019 émise par des parlementaires de l’opposition n’a reçu l’adhésion des parlementaires de la majorité présidentielle que lorsqu’Aziz a manifesté sa volonté de s’imposer comme référence idéologique du parti-Etat l’Union pour la République (UPR) dont il est le fondateur.
L’ex-président Aziz a dénoncé l’implication des cabinets d’experts étrangers dans le travail de la Commission d’enquête parlementaire sur sa gouvernance. Aziz- qui vient de voir le Parti unioniste socialiste démocrate (PUSD), formation qu’il comptait intégrer pour en faire son cheval de bataille, interdit d’activités pour trois mois – a dénoncé un recul de la démocratie.L’ancien président a dénoncé sa garde à vue qui a duré sept jours eten contravention avec la constitution du pays selon l’interprétation qu’il en fait de celle-ci. Quid donc de cette sombre histoire de fausse monnaie où son nom a été cité par la presse locale ? A en croire l’ex-président, l’histoire en question est montée de toutes pièces. D’après l’ancien chef d’Etat, Oumar Mahmoud alias Oumar le Yéménite – présenté par la presse locale comme l’intermédiaire entre Aziz et des faussaires basés à Accra au Ghana – fait partie d’un groupe de «6 délinquants notoires» qui l’ont arnaqué, lui Mohamed Ould Abdel Aziz et l’actuel président, Mohamed Ghazouani, à hauteur de 400 milles $ en 2006 et qui ont été arrêtés à l’étranger, transférés à Nouakchott où ils ont épongé leur dette.
En clair la version que donne Aziz par rapport au Ghanagate que la presse locale présente comme une histoire de fausse monnaie en s’appuyant sur des enregistrements audios soulève de nouvelles questions. Comment le dépositaire du pouvoir légitime peut-il se faire rouler dans la farine aussi facilement dans une histoire qui mélange “compassion religieuse” et argent ? Au delà des détails croustillants de cette affaire , la conférence de presse de ce jeudi 27 août était organisée dans un but unique : adresser un message aux autorités mauritaniennes qui l’accusent de corruption de détournements de deniers publics. Comme quoi si elles tirent trop sur la corde, lui Aziz balance tout, et comme ça c’est tout le monde qui en va prendre pour son grade.

Côte d’Ivoire : d’une mauvaise Constitution à l’autre

https://www.lepoint.fr/afrique ANALYSE. Depuis l’annonce, jeudi 6 août, du président Ouattara de se présenter à un troisième mandat, le pays a ­enregistré des violences et des tensions.
Voilà, c’est fait, Alassane Ouattara a été investi le 22 août 2020 en tant que candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). À moins d’un revirement de situation, il se présentera à l’élection présidentielle du 31 octobre prochain, briguant ainsi un troisième mandat très controversé. Pourtant, tout avait relativement bien commencé. Alassane Ouattara avait annoncé à ses compatriotes et au monde entier qu’il partirait à la fin de ses dix années à la tête de l’État, comme le veut la Constitution. Pour preuve, Amadou Gon Coulibaly, son collaborateur le plus fidèle, avait été désigné comme dauphin. Mais le décès subit de celui-ci, le 8 juillet dernier a rebattu les cartes. Le président est revenu sur sa décision dans son adresse à la nation, le 6 août, lors des fêtes de l’indépendance, pour des raisons de force majeure et afin de préserver les acquis de sa gouvernance. L’annonce a provoqué un tollé général dans l’opposition et a entraîné plusieurs manifestations à travers le pays. On compte déjà entre six à huit morts, de nombreux blessés et près d’une centaine d’arrestations. En réaction à ces mouvements de protestations, le gouvernement a interdit les manifestations publiques et mis en garde la population contre toute atteinte à l’ordre.

La question est de savoir si Alassane Ouattara est dans son droit.

Selon le RHDP, tout cela est légal, conformément à la nouvelle Constitution de 2016 qui remet les compteurs à zéro puisqu’elle annule la précédente datant de 2000 et institue l’avènement de la Troisième République. Légitimité donc, selon le principe de la non-rétroactivité des lois.
Ces détracteurs assurent qu’il n’en est rien. La nouvelle Constitution ayant reconduit les termes de l’ancienne Constitution qui consacre le principe de la limitation du nombre de mandats présidentiels. L’article 55 est clair à ce sujet  : « Le président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n’est rééligible qu’une fois. » Et cela n’a pas changé dans la nouvelle Constitution.

Le président a-t-il le droit d’en briguer un troisième ?

Il est du ressort du Conseil constitutionnel de trancher définitivement sur la question du troisième mandat, en même temps qu’il se penchera sur la recevabilité des autres candidatures en lice. Le problème est que peu de personnes croient encore en l’impartialité de cette institution de la République. Le président du Conseil constitutionnel, Mamadou Koné, a été nommé le 12 mars 2015 par Alassane Ouattara lui-même. Il en va de même pour les six autres conseillers actifs qui y siègent. Leur impartialité est sérieusement en doute.
Dans de telles conditions, beaucoup d’observateurs estiment que les jeux sont faits. Or, par une cruelle ironie du sort, pendant la crise postélectorale de 2010-2011, les deux candidats, Laurent Gbagbo, président sortant et reconnu par le Conseil constitutionnel, et Alassane Ouattara, reconnu par la Commission électorale indépendante et la communauté internationale, revendiquèrent chacun la victoire. Le bras de fer entraîna une guerre civile qui a coûté la vie à 3 000 personnes. Ce fut le début de la présidence d’Alassane Ouattara. Aujourd’hui, le Conseil constitutionnel est de nouveau sous le feu des projecteurs. Sauf que l’histoire s’est inversée.

La Constitution comme garantie juridique

C’est le moment de s’interroger sur les changements de Constitutions dans la région ouest-africaine d’une manière générale. Dans le cas de la Côte d’Ivoire, le pays est tombé de Charybde en Scylla. Certes, la Constitution de 2000 a donné lieu à des modifications importantes. Là où l’ancien texte imposait qu’un candidat soit « exclusivement de nationalité ivoirienne, né de père et de mère eux-mêmes ivoiriens d’origine », la nouvelle Constitution remplace cette condition par « nés de père ou de mère ». Un seul des parents d’un candidat présidentiel a maintenant besoin de posséder la nationalité ivoirienne de naissance. Par ailleurs, le fait d’avoir détenu une autre nationalité ne l’empêche plus d’être candidat. Il doit cependant y renoncer avant de soumettre son nom. Autres changements de taille, un poste de vice-président a été créé, ainsi qu’un Sénat. Cependant, le fait que la limite d’âge pour se présenter, auparavant fixée à 75 ans, ait été supprimée – et que l’âge minimal ait été abaissé à 35 ans – représente un recul indéniable. En effet, cette modification permet aujourd’hui à Henri Konan Bédié, le candidat du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), âgé de 86 ans, de se présenter à la magistrature suprême !
Dans un pays, dont près de la moitié de la population est analphabète et où une infime minorité se donne la peine de lire les textes de loi pour en comprendre les enjeux, la responsabilité de la société civile est grande. Malheureusement, ce qui manque cruellement à la Côte d’Ivoire, c’est une société civile neutre. Celle-ci n’existe pratiquement pas, car trop souvent, elle est infiltrée par des partis liés aux mouvements de l’opposition du moment. Pour cette raison, beaucoup de personnes hésitent à répondre à ses mots d’ordre de crainte d’être prises en otage par un camp. Pendant ce temps-là, la bourgeoisie ivoirienne est paralysée par son désir de préserver la stabilité à tout prix. Pourtant, elle est bien placée pour faire pression sur l’élite politique avec laquelle elle entretient des liens de parenté et d’alliance. Mais elle n’a pas encore compris que son inaction ne peut que réactiver le terrible cycle de l’instabilité, justement.

Ne pas se tromper de combat

Ne nous y trompons pas, la jeunesse va encore une fois faire les frais d’une rivalité entre hommes politiques qui ressemble plus à une vendetta qu’autre chose. Une jeunesse qui monte au créneau pendant que ses dirigeants tirent les ficelles en lui faisant miroiter des promesses qu’ils ne tiendront pas. Une jeunesse à laquelle on a coupé les ailes et qui ne sait pas dire « Non aux anciens ! ».
Le silence de l’Union africaine(UA), de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), de l’Organisation des Nations unies (ONU), de l’Union européenne (UE) et de la France, est assourdissant sur la question du troisième mandat d’Alassane Ouattara. Mais fermer les yeux sur cette dérive politique, c’est être complice. C’est tuer la démocratie. Non seulement en Côte d’Ivoire, mais dans le reste de l’Afrique également.
Envers et contre tout, la Cour constitutionnelle doit trouver le courage d’assumer l’énorme responsabilité historique qui est la sienne.

Il n’est pas trop tard.

Il existe des Ivoiriens compétents, engagés et prêts à construire la nation. Il faut leur donner la possibilité d’utiliser leur expertise. L’ancienne génération, celle qui est au pouvoir d’une manière ou d’une autre depuis le décès de Félix Houphouët-Boigny en 1993, est arrivée à son terme. Les Ivoiriens sont fatigués d’attendre des lendemains plus heureux et de vivre la peur au ventre à chaque nouvelle élection. Par Véronique Tadjo*

 France : Danièle Obono caricaturée en esclave, collier au cou…Par Albert Savana

https://www.financialafrik.com Le journal français d’extrême droite Valeurs Actuelles a représenté la députée noire Danièle Obono en esclave dans son roman estival. Une caricature représentant l’élue deLa France Insoumise (LFI), collier en fer au cou, apparaît dans le journal, soulevant une vague d’indignations dans la classe politique française.
“Aujourd’hui, j’ai mal à la République, j’ai mal à la France. C’est une insulte à mes ancêtres, une insulte à la république”, a réagi la députée au micro de BFMTV.
La députée a reçu samedi un appel du président français, Emmanuel Macron, lui témoignant de son soutien. Le premier ministre Jean Castex s’est lui exprimé dans les réseaux sociaux : “Cette publication révoltante appelle une condamnation sans ambiguïté […] La lutte contre le racisme transcendera, toujours, tous nos clivages». En réaction, la députée a déclaré : “j’apprécie les réactions de soutien de la république. J’attends des actes”.
Le magazine se défend en précisant qu’«il s’agit d’une fiction mettant en scène les horreurs de l’esclavage organisé par des Africains au XVIIIème siècle […] terrible vérité que les indigénistes ne veulent pas voir”. Journal d’extrême droite, Valeurs Actuelle n’en est pas à son premier coup d’essai, défendant sa thèse d’une responsabilité partagée entre africains et européens dans la traite transatlantique, en invoquant la liberté d’expression et en dénonçant la dictature du politiquement correct. A ce jour, aucune loi contre le révisionnisme ne frappe le déni de l’esclavage en France. L’Union Européenne vient à peine de reconnaître cette vaste entreprise étalée sur 4 siècles comme crime contre l’humanité. Du côté de la société civile, l’association SOS Racisme a indiqué dans un communiqué étudier «les suites judiciaires envisageables»

États-Unis : ces républicains qui espèrent la défaite de Donald Trump

https://www.rfi.fr/fr/ Derrière l’unité affichée des républicains lors de leur convention, cette semaine, il existe pourtant des opposants à Donald Trump au sein même de son parti. Ils sont même virulents, et bien visibles sur les réseaux sociaux.
Si vous êtes sur Twitter, vous avez dû les voir passer ! Efficaces, les publicités du Lincoln Project ont été vues et partagées des millions de fois. Elles prêtent à sourire, comme celle-ci  :

Elles sont agressives comme celle-là  :

Ou elles sont inattendues comme celle-là, où l’on voit l’ancien président Ronald Reagan, le champion républicain, en héraut contre le candidat du parti  : Donald Trump.
« Les vidéos que nous produisons sont tellement puissantes qu’elles deviennent virales »  : Jacob Monty est un avocat. Républicain depuis toujours, il fait partie de l’équipe dirigeante du Lincoln Project au Texas. « En plus, le conservateur en moi est séduit par leur faible coût, à peine 5 à 10 000 dollars. Et ensuite pas besoin d’en faire la publicité, les réseaux sociaux le font pour nous ». Le Lincoln Project a été lancé en décembre dernier par une tribune dans le New York Times au titre sans équivoque  : « Nous sommes républicains et nous voulons la défaite de Trump ».
En neuf mois, ce comité d’action publique (un PAC qui finance des campagnes ou, comme dans leur cas, qui attaque un candidat) a levé 19,4 millions et dépensé pour l’instant 8 millions en publicités et vidéos contre Donald Trump. Ces républicains anti-trump (Never Trumper comme les appelle Donald Trump) font partie de la vielle garde du parti. Celle qui ne se reconnaît plus dans ce qu’est devenu le parti républicain sous Donald Trump et que le parti n’a d’ailleurs pas invité lors de la convention républicaine. Beaucoup ont travaillé avec George H. W. Bush et George W. Bush (qui a annoncé qu’il ne voterait pas pour Donald Trump) et avec le sénateur John McCain (dont la veuve s’est engagée pour Joe Biden). Pour Jacob Monty, « il y a beaucoup de républicains qui vont se distancer de Trump. Ils ne seront peut-être pas aussi francs que moi, mais dans l’intimité des urnes, ils sont dégoûtés par Trump ».
Mais la stratégie du Lincoln Project questionne les démocrates. Sur Twitter, les publicités ont peu de chance de toucher les républicains indécis. Le Lincoln Project répond  : leur cible est avant tout Donald Trump lui-même, sur son média de prédilection. Et les publicités sont conçues pour l’énerver. Comme l’explique Steve Schmidt, un des cofondateurs du Lincoln Project, dans une interview au Washington Post, « ces vidéos servent à utiliser l’infirmité mentale de Donald Trump et sa dépendance à la télévision pour le paralyser et le manipuler ». En d’autres termes, si les publicités du Lincoln Project peuvent servir à distraire le président et à l’empêcher de se concentrer sur autre chose, cela vaut déjà la peine.
On leur doit ainsi cette vidéo #TrumpIsNotWell qui a fait la Une des médias américains et a atteint Donald Trump au point qu’il a pris près de dix minutes pour essayer de la démonter lors de son meeting de Tusla, le 20 juin dernier.
Au sein du Lincoln Project, on s’attribue aussi l’éviction du directeur de campagne de Donald Trump, à la mi-juillet après qu’il ai vu une vidéo suggérant que Brad Pascale était devenu millionnaire sur son dos. Donald Trump lui a demandé d’expliquer des détails de cette vidéo.
C’est peut-être la publicité qui a instillé le doute dans l’esprit du président américain, et scellé son sort (combiné avec le fiasco du meeting à moitié vide de Tulsa que Brad Pascale avait organisé). Mais cette stratégie de l’attaque ad hominem met aussi mal à l’aise les démocrates. C’est exactement celle que Donald Trump et son équipe avait utilisé contre Hilary Clinton en 2016.
Les publicités politiques alarmistes existent depuis de nombreuses campagnes électorales américaines. Elles ont notamment été utilisées par les Bush père et fils en 1988 et 2004. Deux campagnes où la plupart des fondateurs du Lincoln Project ont été très actifs, et où leurs discours étaient du Trump avant l’heure. N’ont-ils pas alors contribué à faire du parti républicain ce qu’il est devenu, alors qu’ils auraient pu l’en empêcher ? s’interrogent leurs détracteurs.

Les démocrates sont plus à l’aise avec un autre groupe, les « Électeurs républicains contre Donald Trump » qui a d’abord investi plusieurs millions de dollars pour recueillir les témoignage de 100 électeurs républicains déçus.

Désormais leur site regorge de vidéos tournées depuis des téléphones portables, des ordinateurs ou Zoom.Comme Cindy de Houston,ou Mike de Pennsylvannie,
Plus de 500 citoyens lambda qui parlent directement aux autres électeurs républicains ,État par État. Car l’élection présidentielle de novembre prochain va aussi se jouer localement, et en particulier dans les États-pivots. REUTERS/Tom Brenner

Syrie : Le jihadiste franco-sénégalais Omar Omsen encore arrêté par HTS

https://www.dakaractu.com Le recruteur franco-sénégalais Omar Diaby dit Omsen a été arrêté une nouvelle fois par Hayat Tahrir as Sham (HTS). L’information a été relayée par Wassim Nasr, journaliste à FRANCE24.
Trois autres jihadistes français ont connu le même sort, rapporte le journaliste.
L’arrestation a eu lieu ce samedi 29 août à midi lors d’une réunion avec des membres du Parti Islamique du Turkestan pour régler un conflit mineur.
À la tête de Firqatoul Ghuaraba, un groupe de jihadistes français installé à Idlib, dans le nord ouest de la Syrie, Omar Omsen est dans le viseur de Hayat Tahrir As Sham qui l’a déjà mis en prison dans un passé récent.

Barrage sur le Nil : toujours pas d’accord entre l’Éthiopie, l’Égypte et le Soudan

https://www.lepoint.fr/afrique/ Après un nouvel échec des négociations pour aboutir à un accord sur la construction du barrage de la Renaissance, Washington menace de Addis-Abeba de sanctions.
Les États-Unis vont-ils réduire une partie de leur aide financière à l’Éthiopie après ce nouvel échec des pourparlers sur le barrage du Nil avec les voisins du Soudan et de l’Égypte ? Selon plusieurs médias qui font référence à un rapport du département d’État, le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, serait à la manœuvre pour couper jusqu’à 130 millions de dollars d’aide à l’Éthiopie. L’an dernier, les États-Unis étaient impliqués dans les négociations en tant que médiateur aux côtés de la Banque mondiale. À l’issue d’une réunion à Washington en novembre, les trois pays s’étaient donné jusqu’au 15 janvier pour trouver un accord, mais les dernières discussions tripartites avaient une nouvelle fois achoppé sur une des questions les plus épineuses  : la vitesse de remplissage du réservoir. C’est dans ce contexte que l’Afrique du Sud, dont le chef d’État, Cyril Ramaphosa, assure la présidence tournante de l’Union africaine, a pris en main les négociations.

Aucun accord

Si Washington concrétise sa menace, ce serait un coup dur pour la position de l’Éthiopie qui a pris la décision de remplir et d’exploiter le barrage sans parvenir d’abord à un accord avec ses voisins. L’Éthiopie et l’Égypte sont dans une impasse sur la façon dont le barrage sur un affluent du Nil sera géré. L’Égypte, qui dépend du Nil pour la plupart de ses besoins en eau douce, est opposée à tout développement qui, selon elle, aura un impact sur le débit en aval – une position reprise par le Soudan. L’Éthiopie est en train de développer une centrale électrique de 6 000 mégawatts au barrage et a affirmé le droit d’utiliser la ressource pour son développement.
Dans tous les cas, après des semaines de négociations, les trois pays ont échoué à se mettre d’accord sur un texte commun concernant la gestion du mégabarrage construit par Addis-Abeba sur le Nil, a annoncé vendredi 28 août le ministre soudanais de l’Irrigation. « Après (…) un examen des travaux des groupes d’experts au cours des derniers jours, il est devenu clair que le processus de fusion des trois projets est au point mort », a déclaré dans un communiqué le ministre soudanais Yasser Abbas à l’issue d’une visioconférence avec ses collègues égyptien et éthiopien sous les auspices de l’Union africaine.
Durant dix jours, les experts des trois pays ont cherché en vain à fusionner les projets d’accord préparés par les trois pays. Vendredi, ils ont présenté aux ministres de l’Irrigation et de l’Eau un rapport sur leurs travaux sans aboutir à un accord unifié.

Négociations au plus haut niveau

Ces tractations, entamées il y a plusieurs mois, ont été suspendues deux semaines à la suite de l’exigence par Addis-Abeba de lier la gestion du barrage à une renégociation sur le partage des eaux du Nil Bleu. Le Soudan et Égypte insistent également sur le fait qu’un accord « doit inclure un mécanisme pour résoudre les disputes qui pourraient surgir » entre les trois pays.
Jusqu’à présent Addis-Abeba refuse un éventuel mécanisme, considérant que le barrage – dont la construction a commencé en 2011 – lui appartient. « Parvenir à un accord exige une volonté politique », a dit vendredi le ministre soudanais, soulignant que la « poursuite des négociations dans leur forme actuelle ne conduira pas à des résultats pratiques ». Il s’est toutefois dit prêt à reprendre les négociations à tout moment.
« Le Soudan pense que la réunion au niveau des ministres ne peut pas résoudre les problèmes en suspens et que cela doit se faire au niveau des dirigeants des trois pays », a déclaré à la presse Yasser Abbas. « La manière de négocier doit elle aussi changer afin que les observateurs de l’Union européenne (UE) et des Etats-Unis deviennent des médiateurs sous les auspices de l’Union africaine (UA) », a-t-il ajouté.

LES PME PÂTISSENT DE LA COVID

https://www.seneplus.com http://www.sudonline.sn/ Près d’une entreprise sur deux (44%) a décidé l’arrêt ou la suspension de ses activités pour faire face à la crise. 35% ont dû réduire leur effectif par chômage partiel ou licenciement. 32% des entreprises ont sollicité une institution financière
La covid-19 a impacté 90% des Petites et moyennes entreprises (Pme). Dans une enquête provisoire réalisée par l’Adepme en mai dernier, 44% ont suspendu leurs activités, 40% mises aux normes sanitaires, et 37% ont réduit leurs effectifs. De ces statistiques, 73% avouent avoir peu ou pas connu les mesures de soutien de l’Etat, de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao), des banques dans le cadre de la riposte contre la covid-19.
Une enquête de l’Agence de développement et d’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme) menée auprès de 830 entreprises couvrant de larges pans de l’activité économique et répartis sur l’ensemble des 14 régions du pays renseigne qu’environ 90% des Pme sont impactées négativement par la crise. Selon l’étude menée du 05 au 29 mai, visant à mesurer l’impact de la crise covid-19 sur le tissu productif national, les mesures prises par le gouvernement relatives entre autres, à l’interdiction des déplacements interrégionaux, la fermeture des frontières et l’interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes, ont durement impacté l’activité des entreprises. Conséquence, près d’une entreprise sur deux (44%) a décidé l’arrêt ou la suspension de ses activités pour faire face à la crise. Et l’enquête de révéler que 35% ont dû réduire leur effectif par chômage partiel ou licenciement.
Toujours selon l’enquête intitulée : «Aar Sunu Kom Kom » ou «sauvons nos Pme», 32% des entreprises ont sollicité une institution financière (If) pour faire face aux effets de la crise et parmi cellesci seulement 18% ont eu une solution adaptée (R4a). S’agissant des mesures de soutien prises par le gouvernement dans le cadre de la résilience et de la relance économique, l’enquête révèle qu’«environ 74% des entreprises affirment ne pas connaître les mesures de financement et de soutien décidées par le gouvernement, la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao) et les banques».
Ces mesures d’appui prises par le gouvernement pour atténuer les impacts n’ont pas été appréhendées par les entrepreneurs qui en ont bien pâti, en ce sens qu’ «environ 94% des entreprises pensent qu’un accompagnement est utile pour bénéficier des mesures existantes». Pour ce qui est de la reprise normale de leurs activités, l’enquête montre qu’«un quart seulement des répondants pense à un retour à la normale de son activité d’ici moins de 3 mois». Quant aux mesures d’assistance technique, l’étude souligne le manque de promotion commerciale et l’accès à du conseil/expertise comptable.
A noter que 30% souhaitent accéder à des informations de la veille et du réseautage et ¼ souhaitent un accès à des outils de digitalisation. Il en est de même des mesures d’assistance financière relatives au financement du besoin en fonds de roulement et le financement d’investissement. Pour ce qui est des mesures d’assistance fiscale, sociale ou d’intermédiation les entrepreneurs avaient souhaité le report/ remise des impôts et taxes ou des factures auprès de la Senelec ou Sen’eau.

 Toujours selon l’étude, 32% des entrepreneurs ont une confiance relativement faible aux capacités des institutions financières à les soutenir mais 82% n’ont pas eu une solution adaptée. Pour les besoins en financements 78%) ont exprimés leur besoin et 74% investissement équipement de base.

Pour ce qui est du besoin en accompagnement, jugé très utile pour bénéficier des diverses mesures est de 93% et parmi les premiers besoins en assistance technique attendus, ils se chiffrent à 61% derrière la promotion commerciale qui est 62%.
Les Pme bénéficiant ou ayant déjà bénéficié d’un accompagnement technique ou financier principalement de l’Adepme et/ou de ses partenaires sont majoritairement satisfaites à 79%. JEAN PIERRE MALOU

UN « PACKAGE ABORDABLE » PROPOSÉ POUR DÉVELOPPER LE TOURISME DOMESTIQUE

Cap-Skrring, 29 août (APS) – Air Sénégal, la compagnie aérienne nationale du Sénégal, a signé une convention de partenariat avec l’Agence sénégalaise de promotion touristique (ASPT) et un réceptif hôtelier basé à Cap-Skrring (Ziguinchor, sud), en vue d’offrir « un package abordable » de nature à encourager les Sénégalais à pratiquer le tourisme domestique.
« Nous avons procédé à la signature d’un partenariat entre Air Sénégal, l’ASPT et un réceptif hôtelier basé dans la zone de Cap-Skrring pour établir une offre packagée avec le billet d’avion, les frais de séjour au Cap-Skrring en vue d’encourager le tourisme local », a indiqué le ministre du Tourisme et des Transports aériens.
Alioune Sarr a présidé la cérémonie de signature de ce partenariat, dans le cadre de la tournée qu’il a effectuée vendredi dans les sites touristiques de la Casamance, pour les besoins de la promotion du tourisme domestique.
Le ministre, accompagné des responsables de l’Agence sénégalaise de promotion touristique, de la SAPCO (société d’aménagement et de promotion des zones touristiques), des autorités administratives et locales ainsi que d’autres acteurs du secteur.
Alioune Sarr a notamment visité l’île de Karabane, celle des oiseaux et l’île d’Efrane, qui font partie des destinations touristiques les plus attractives de la Casamance.

Plusieurs réceptifs hôteliers ont été également visité dans la zone de Cap-Skrring, mais aussi à Ziguinchor où le ministre du Tourisme a échangé avec les artisans, les guides touristiques et d’autres acteurs de la chaine de valeur touristique.

Il a appelé les hôteliers sénégalais à s’inspirer de ce partenariat « pour que nous puissions disposer dans toutes les destinations touristiques du pays d’offres comprenant le billet d’avion et les frais de séjour ».
« J’ai sensibilisé tous les hôteliers de Cap-Skrring pour qu’ils puissent faire partie de ce partenariat. Le tourisme domestique est une voie obligée pour l’ensemble des acteurs. La maladie du Covid-19 nous a enseignés que chaque pays doit compter sur ses propres forces et ressources internes », a indiqué Alioune Sarr.
« Nous invitons tous les compatriotes à venir au secours du secteur touristique. Les Sénégalais gagneraient même à visiter les sites touristiques du pays pour bénéficier de la qualité culturelle qu’offrent nos sites historiques », a-t-il plaidé.MTN/BK

KMS3 : Le Dg de la Sones «rassuré» pour la mise en service de l’usine avant fin 2020

https://www.seneweb.com  (Keur Momar Sarr, envoyés spéciaux) – La Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) ne ménage aucun effort pour que la troisième usine de traitement et de pompage d’eau potable de Keur Momar Sarr (KMS3) soit réceptionnée avant la fin de l’année 2020. Elle est a pied d’œuvre pour atteindre cet objectif. C’est pourquoi, depuis le démarrage des travaux, elle se rend chaque mois sur le site du projet pour s’enquérir de l’état d’avancement des chantiers.Et la dernière visite date de ce vendredi 28 août.

Tous les chantiers visités un à un

Sur place, le Directeur général de la Sones, Charles Fall, accompagné de son équipe, de Lucien Haddad, Directeur général du Consortium d’entreprises (CDE) en charge des travaux, et ses collaborateurs, le directeur régional de production du Lac de Guiers de Sen’eau, Socé Fall Touré, entre autres, a visité, étape par étape, l’ensemble des chantiers de cette nouvelle usine d’eau potable. Il s’agit, des ouvrages de prise d’eau au Lac de Guiers ; du bâtiment qui abritera des groupes électrogènes pour assurer le fonctionnement de l’usine en cas de coupure d’électricité ou d’incident sur la ligne de Haute tension (Ht) ; de la Galerie des filtres d’eau (ozonation, décantation, etc.) ; du bâtiment électrique où seront installés tous les branchements et câbles électriques de la ligne de Ht pour assurer une bonne alimentation en électricité de l’usine ; du site de stockage d’eau traitée ; du bâtiment chlore ; du local des produits chimiques, et enfin, du bâtiment administratif.
Ici, tous les gros œuvres et les travaux de génie civil sont presque terminés. Il ne reste que l’installation des équipement dont les travaux sont en cours.

«Ce que nous avons vu aujourd’hui, rassure»

A l’issue de sa visite, le Dg de la Sones s’est dit «rassuré». «Ce que nous avons vu aujourd’hui, rassure que nous sommes sur le bon chemin, étant entendu que l’objectif est de délivrer l’ouvrage avant 2021», a-t-il souligné.
Selon Charles Fall, l’ambition des autorités étatiques, c’est d’avoir des ouvrages de qualité à travers ce grand projet structurant du Chef de l’État Macky Sall, qui vise à «contribuer à la sécurisation» de l’alimentation en eau potable des populations sénégalaises, particulièrement de celles traversées par le projet, à savoir : Louga, Ndande, Guéoul, Kébémer, Tivaouane, Pire, Thiès, et Dakar et sa banlieue, intégrant Rufisque, Bargny, et l’ensemble des pôles urbains.
En plus de ces localités, le patron de la Sones renseigne que cette nouvelle usine d’eau va alimenter la Petite côte également.

L’objectif fixé sera «atteint»

La même assurance a été exprimée par le Dg de l’entreprise CDE. Lequel, après avoir rappelé que son groupement d’entreprises a déjà réalisé plusieurs stations de traitement d’eau potable au Sénégal dont Ngnith, Keur Momar Sarr 1 et 2, a soutenu que, par rapport à KMS3, son entreprise est sur la «bonne voie».
De l’avis de Lucien Haddad, l’objectif fixé par la Sones et qui consiste à finir les travaux de KMS3 d’ici la fin de l’année 2020, sera atteint. Ce, malgré les nombreuses contraintes auxquelles l’entreprise fait face, notamment la pandémie du nouveau coronavirus.

274 milliards mobilisés pour un volume additionnel de 200 000 m3/jour

Pour rappel, les travaux de KMS3 ont été lancés en décembre 2017 par le Président Macky Sall. Le coût global du projet est estimé à 274 milliards de francs Cfa. Son objectif global est de «couvrir, à l’horizon 2035, les besoins en eau potable des populations de la région de Dakar, des localités traversées par la nouvelle conduite d’eau
Selon la Sones, cette nouvelle usine de traitement et de pompage d’eau potable va produire 100 000 m3/jour dans sa première phase et 200 000 m3/jour dans la deuxième phase. Et les couches vulnérables auront à leur disposition 85 000 branchements sociaux pour accéder au liquide précieux.

Alimentation en eau potable : Des ingénieurs hydrologues apprécient le niveau d’exécution des travaux de KMS3

https://www.seneweb.com  (Keur Momar Sarr, envoyés spéciaux) La troisième usine de traitement et de pompage d’eau potable de Keur Momar Sarr (KMS3) est aujourd’hui en phase de réception. Ses différents chantiers ont connu un avancement significatif. C’est du moins l’appréciation faite par des ingénieurs et techniciens hydrologues de la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) qui sont à pied d’œuvre pour boucler les travaux avant la fin de cette année.

Les 4/5 du chemin à parcourir sont déjà réalisés

Trouvés sur place lors d’une visite d’évaluation d’étape que le Directeur général de la Sones, Charles Fall, a effectuée ce vendredi 28 août 2020, pour constater l’état d’avancement des chantiers, ces ingénieurs et techniciens hydrologue ont tous exprimé leur satisfaction par rapport à au niveau d’exécution des travaux.
Babou Ngom est le chargé de projet à l’Unité de gestion de KMS3. Il travaille sur trois composantes du projet qui sont extrêmement importants, à savoir : la station de traitement et de pompage de l’eau, la ligne Haute tension (Ht) de 9O KW qui doit être acheminée sur le site du projet pour alimenter l’usine en haute tension, et enfin, le surpresseur de Mékhé. Selon lui, les travaux avancent «bien» et ont atteint un niveau d’exécution «très satisfaisant».
A l’en croire, les 4/5 du chemin à parcourir sont déjà réalisés et les travaux de ces trois composantes sont à 80% de réalisation, et ceux du génie civil ont atteint un taux d’exécution estimé à 81%.
Babou Ngom ajoute que les équipements sont en cours de montage et leur niveau d’exécution est à 57%. Et aujourd’hui, les techniciens se préparent à la phase de mise en service des équipements.

500 personnes travaillent sur le site

Ici, malgré la pandémie de Covid-19, les chantiers n’ont jamais connu d’arrêt depuis le démarrage du projet en décembre 2017. Selon toujours le chargé de projet à l’Unité de gestion de KMS3, 500 personnes travaillent sur le site. Ingénieurs et techniciens hydrauliques internationaux comme nationaux, électriciens, maçons, ouvriers, bref tous ceux intervient dans la réalisation d’une usine de traitement et de pompage d’eau potable moderne sont à pied d’œuvre, jour comme nuit, pour boucler les travaux et réceptionner les ouvrages. Ce, au grand bonheur des populations. Tout le travail se fait dans les règles de l’art, à savoir : le respect strict des standards internationaux notamment, de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) en termes de normes et de qualité d’une eau potable. Car, la Sones, maître d’œuvre de ce grand projet structurant de l’État, veille au grain et supervise chaque étape. C’est pourquoi, chaque mois, elle se rend sur le site pour constater de visu et apprécier ce qui a été fait.

«Le projet a connu un avancement de 90% sur les travaux»

Le coordonnateur de l’Unité de gestion du projet KMS3, Abdoul Niang, pour sa part, après avoir rappelé que l’objectif est d’alimenter 610 000 personnes supplémentaires à travers 85 000 branchements sociaux, et les différentes composantes du projet, a renseigné qu’aujourd’hui, tous les ouvrages ont été construits. Il ne reste qu’à les connecter.
Pour ce coordonnateur technique de la Sones, à ce jour, les réservoirs de Thiès sont terminés et mis en service, les 216 kilomètres de canalisation ont été posés et essayés. Ici, il ne reste que le lavage de cette canalisation.
Abdoul Niang signale que globalement, le projet KMS3 a connu un avancement de 90% sur les travaux. Et aujourd’hui, il est question de travailler avec la Sen’eau qui doit prendre l’ouvrage avant la mise en service.

Satisfaction de l’exploitant pour la prise en compte de ses observations dans la réalisation du projet

L’exploitant ou l’opérateur chargé de la distribution de l’eau potable en milieu urbain et péri-urbain est associé de manière active dans les différents projets de la Sones. Et pour le cas de KMS3, Socé Fall Touré, directeur régional de production du Lac de Guiers de Sen’eau, chargé de la gestion des usines des eaux du Lac de Guiers, de Ngnith, l’usine de Keur Momar Sarr et le surpresseur de Mékhé, a noté que depuis le départ, le distributeur a fait part de ses observations. Lesquelles, selon lui, sont «basées sur un retour d’expérience d’exploitation d’usines de plusieurs années».
Précisant que «toutes les observations de l’exploitant, peut-être, ne peuvent pas être prises en compte ou ne peuvent pas être intégrées de manière systématique par la Sones ou par l’entreprise en charge des travaux, le technicien de Sen’eau renseigne que dans tous les cas, le coordonnateur ainsi que le chef du projet KMS3 partagent avec lui le «maximum d’éléments, et tiennent compte de leurs différentes observations». Ce qui est «essentiel» pour lui.

LE PROJET D’ASSAINISSEMENT DE KAOLACK « EXÉCUTÉ A 60% » (MINISTRE)

Kaolack, 29 août (APS) – Le projet d’assainissement de la ville de Kaolack (centre), en cours de mise en œuvre, a atteint un niveau d’exécution de 60%, a-t-on appris du ministre de l’Eau et de l’Assainissement, Serigne Mbaye Thiam.
Ce « projet important de 15 milliards de FCFA tout axe compris, qui est en train d’être déroulé à Kaolack, dans le cadre du programme d’assainissement » de 10 villes sénégalaises, « est déjà exécuté à 60% et cela a permis d’améliorer la situation des inondations » dans la capitale du Saloum, a-t-il indiqué
Serigne Mbaye Thiam s’entretenait avec des journalistes, vendredi, au terme d’une visite d’évaluation des chantiers de ce projet dans les zones inondées de la ville de Kaolack.
Selon M. Thiam, il s’agit d’investissements structurels couvrant 9 quartiers sont en cours au niveau de la ville de Kaolack, lesquels devraient permettre de soulager les populations dans les zones inondables. Il prévoit la fin des travaux en juin 2021, avant la prochaine saison des pluies.
Au cours de son déplacement, le ministre de l’Eau et de l’Assainissement a « visité les trois sites les plus difficiles notamment khakhoum, où un ouvrage est en train d’être construit, Thiofack et les Parcelles assainies où la Brigade nationale des sapeurs-pompiers a installé des dispositifs de pompage qui fonctionnent ».
Les désagréments causés aux populations sont dus soutient-il à « un hivernage exceptionnellement pluvieux’’, mais les investissements réalisés et le dispositif mis en place avant la saison des pluies a permis d’atténuer les difficultés.
« Au mois d’avril, nous avons reçu les prévisions météohydrologiques qui indiquaient que la zone soudano-saharienne connaîtra un hivernage exceptionnellement pluvieux, et cela s’est confirmé aussi bien dans le Sénégal que dans les autres pays soudano-sahariens », a souligné le ministre.
« A la date du 20 août 2020, a-t-il signalé, on était à un cumul de 392 millimètres de pluie comparé à l’année 2019 à la même période où on était à 142 millimètres ».
« On est dans une situation où la pluviométrie de 2019 est multipliée presque par trois », a noté le ministre de l’Eau et de l’Assainissement.AFD/BK

La Commune de Thiamène Pass éclaboussée par un sombre litige foncier : à l’origine, 04 hectares

https://actusen.sn On n’en a pas encore fini avec les litiges fonciers au Sénégal. En effet, dans la Commune de Thiamène Pass, dans le département de Linguère, un individu du nom de Magatte Seck reproche aux autorités locales d’avoir fait main basse sur 02 hectares de sa parcelle. Or, la Commune lui avait attribué 04 hectares dans les règles de l’art. Suite à ses accusations, l’équipe municipale fait le mort et le sous-préfet de Sagatta botte en touche la version du plaignant.
Comme des bombes à retardement, les litiges fonciers continuent d’alimenter l’actualité. Les uns plus graves que les autres. Le dernier dossier, qui a atterri à la Rédaction de ‘’Source A’’ est celui qui oppose une personne nommée Magatte Seck aux autorités locales de Thiamène-Pass, une Commune du département de Linguère. En effet, en atteste l’attestation d’attribution signée par le maire Moussa Ndiaye, Maguette Seck a bénéficié d’une parcelle d’une superficie d’environ 04 hectares, pour usage agricole. Ce, à la suite d’une délibération de la Mairie, dont l’attestation d’attribution lui a été délivrée par le maire Moussa Ndiaye en 2017.

Maguette Seck paie au Trésor public des frais de bornage de 4 hectares, mais se retrouve avec 2 hectares

A sa grande surprise, Maguette Seck s’est retrouvé avec 02 hectares, seulement, se plaint-il. Pourtant, avec des documents à l’appui, il dispose de tous les papiers requis allant de la quittance de paiement des frais de bornage, qui se chiffrent 120 000 F Cfa, au plan cadastral délivré par le chef du Bureau du Cadastre de Louga.
Pour élucider cette nébuleuse affaire, ‘’Source A’’ a essayé d’entrer en contact avec les autorités municipales. Mais ses nombreux coups de fil ont atterri sur la boîte vocale de l’édile de la ville. C’est ainsi que votre journal a joint la secrétaire municipale de Thiamène-Pass, Aïda Niang, qui après nous avoir informé de sa maîtrise du dossier, nous a demandé, d’un ton sec, de joindre le maire, avant de raccrocher brusquement son téléphone. Mais, jusque-là, pas grave. Car cette attitude discourtoise lui colle à la peau.
Contrairement à la secrétaire municipale de Thiamène-Pass, le sous-préfet de Sagatta a pris la peine de donner sa version des faits, sur les accusations de Magatte, Seck, qui lui reproche de n’avoir pas pris ses responsabilités, pour exécuter les ordres de l’ancien préfet de Linguère, Mbassa Sène, qui lui avait demandé de tout mettre en œuvre, pour qu’on lui restitue ses deux autres hectares.
«Magatte est allé rencontrer le préfet. Quand le préfet m’instruit, moi, je dois rendre compte au préfet de ce qui se passe. Maintenant, c’est à lui d’aller rencontrer le préfet pour savoir la suite qu’on a donnée à l’affaire. Quand il est allé voir le préfet, il sait ce que le préfet lui a dit», affirme-t-il.

Le sous-préfet de Sagatta Djolof, Yankhouba Sow : «il avait fait une demande en bonne et due forme adressée au Conseil rural d’alors pour solliciter 02 hectares. Mais au moment de payer la quittance, Maguette Seck est allé payer une valeur de 04 hectares»

«Je me suis rendu sur les lieux avec lui, avec la gendarmerie, avec la Commission domaniale, avec le gars avec qui il est contentieux. Le dossier de Magatte Seck est très simple. Il date d’avant moi. Il avait fait une demande en bonne et due forme adressée au Conseil rural d’alors pour solliciter 02 hectares. Il disait que les terres appartenaient à son grand-père. Mais au moment de payer la quittance, il est allé payer une valeur de 04 hectares.», explique le sous-préfet de Sagatta Djolof.
Ce dernier d’ajouter : «après, Maguette Seck a dit comme il a payé 04 hectares, il faut qu’on lui donne 04 hectares. Après discussion, le maire a demandé qu’on lui donne les 04 hectares. Ce qui a été fait. Mais le problème, c’est la zone qu’on lui a attribuée, qui ne l’arrange pas. Il veut des terrains proches de la route. Il est allé au Tribunal, on l’a débouté. J’ai tous les dossiers. On lui a donné ses 04 hectares», explique-t-il.

L’attestation d’attribution signée par le maire Moussa Ndiaye, le 03/5/2017, établit que Maguette Seck est bel et bien attributaire de la parcelle à usage agricole N°04BA sise à l’Est de la base d’alerte DPV de Dahra, derrière la parcelle de la famille Ndao

Le sous-préfet laisse entendre l’idée, selon laquelle Maguette Seck avait fait une demande de deux hectares, mais a payé au Trésor un montant équivalant à une superficie de 4 hectares, Sauf que l’attestation d’attribution signée par le maire Moussa Ndiaye, le 03/5/2017, établit que Maguette Seck est bel et bien attributaire de la parcelle à usage agricole N°04BA sise à l’Est de la base d’alerte DPV de Dahra, derrière la parcelle de la famille Ndao. Le document signé par l’édile de Thiamène-Pass précise que le plaignant est bien en règle avec le registre foncier de la Commune de Thiamène-Pass (Régularisation par délibération N° 03 2016 CTP/CM en date du 02 juillet 2016.Ndèye Aminata Sagar DIAHAM (SourceA)

Babacar Mbaye Ngaraf sur les inondations au Sénégal : «il faut un audit sans delà et sans complaisance du Plan décennal de lutte contre les inondations»

https://actusen.sn Les fortes pluies enregistrées ces derniers jours ont affecté plusieurs quartiers dans la région de Dakar. Et les populations pataugent dans les populations eaux. Une situation inquiétante qui a fait réagir Babacar Mbaye Ngaraf. Dans une déclaration parvenue à la Rédaction d’Actusen.sn, le leader de l’Alliance sauver le Sénégal (Ass) demande à ce que le Plan décennal de lutte contre les inondations soit audité pour déceler les failles et les insuffisances.
«L’hivernage 2020 a à nouveau replongé les populations dans le calvaire des inondations auxquelles on ne pouvait pas du tout s’attendre au regard des 700 milliards budgétisés pour le plan décennal de lutte contre les inondations lancé en grande pompe par le Président Macky Sall dès son installation à la tête du pays. Cette situation est inacceptable si on se rappelle des avancées significatives dont  le Président  Macky a hérité du régime d’Abdoulaye Wade en termes de lutte contre les inondations. Il faut  aujourd’hui un Audit sans delà et sans complaisance du Plan décennal de lutte contre les inondations afin de déceler les failles, les insuffisances et les couacs pour dépasser ces résultats disproportionnels aux moyens investis et temps déjà  consommés ( 7 années déjà sur les Dix)», a-t-il souhaité.

KANEL : Le pont bricolé emporté par les eaux

http://www.enqueteplus.com Le pont situé à Diamouguel, dans la commune d’Aouré, n’a pas résisté à la force des eaux de ruissellement issues des pluies enregistrées ce mercredi. Il a cédé, coupant ainsi en deux la route nationale, dans le département de Kanel. Les populations pointent l’entreprise togolaise en charge des travaux, les corps de contrôle et l’Etat qui a choisi une ‘’entreprise douteuse’’.
Les saisons de pluies passent et se ressemblent dans le département de Kanel. L’année dernière, à pareille époque, la déviation à hauteur du pont de Sinthiou Garba avait été engloutie par les eaux, obligeant les travailleurs de la société chinoise à user de grues pour transporter de part et d’autre les passagers. Cette année, la route nationale est encore coupée en deux, dans le même département, mais cette fois dans la commune d’Aouré.
Le pont du tronçon, dont les travaux de réhabilitation avaient été confiés à une société togolaise, s’est affaissé dans la nuit du mercredi au jeudi matin. Les voyageurs en provenance de Bakel et ceux en partance vers Tambacounda ont été bloqués durant de longues heures à Diamouguel.
Les images du pont complètement désintégré par les eaux sont terrifiantes. Elles laissent penser que cet effondrement aurait pu coûter la vie à plusieurs personnes et causer beaucoup de dégâts matériels. Heureusement que les désagréments se sont limités à une impraticabilité de la route. Les autorités, alertées, ont fait appel aux engins de la société chinoise pour colmater une piste de déviation, afin de permettre aux véhicules de circuler. La piste de fortune, faite pour résoudre un problème ponctuel, sera détruite sans difficulté par la prochaine pluie, prédit un jeune homme du village de Diamouguel. ‘’Cette piste était la seule solution pour permettre à la longue file de voitures de continuer le voyage. Mais je peux vous dire qu’à la prochaine pluie, le même problème va se poser, car cette piste de déviation ne pourra pas résister aux ruissellements des eaux. Vous avez vu la dimension du ravin ? C’est beaucoup d’eau en provenance du Diery qui passe par ici. Les autorités doivent rappeler les ingénieurs de la société qui ont construit cette route, pour qu’ils la reprennent. Parce que cette piste en latérite n’existera plus après la prochaine pluie’’, prédit cet habitant de Diamouguel.

La qualité de l’ouvrage pointé du doigt

La destruction de ce pont par les eaux suscite moult interrogations auprès des populations. Les stigmates sur l’ouvrage sont d’autant plus spectaculaires que les travaux ont été terminés, il y a à peine une année. L’entreprise togolaise en charge des travaux est pointée du doigt pour la qualité de ses prestations.
Employé comme manœuvre par l’entreprise en cause, Thiamou confie  : ‘’Je redoutais cette situation depuis longtemps. Sans vraiment être un expert dans le domaine, je savais tout de même que les choses se faisaient dans la précipitation. On ne prenait pas le temps le nécessaire pour laisser le ciment se durcir, lors des coffrages.’’
En fait, selon une voix autorisée qui a préféré s’exprimer sous le couvert de l’anonymat, le pont détruit par les eaux pluviales n’a pas été refait par l’entreprise. ‘’En réalité, l’entreprise togolaise a trouvé le pont existant. Les ingénieurs n’ont pas jugé utile de le refaire. Ils ont préféré poser la couche de goudron dessus. C’est une faute grave, car l’entreprise a été payée pour réhabiliter la route nationale sur tout le tronçon. Ils auraient dû détruire tous les ponts existants pour les reprendre avec leur expertise. C’est dommage qu’en moins d’une année, les ouvrages soient détruits. Cela montre que les choses ne sont pas faites avec tout le sérieux requis.’’
Il remet en question la qualité des autres ouvrages. ‘’Qu’est-ce qui nous garantit que les autres ponts vont résister aux assauts des ruissellements ? Nous n’avons aucune garantie. Aujourd’hui, nous sommes en danger, car nous roulons sur ces ponts, en sachant qu’ils peuvent céder à tout moment. Et vous savez parfaitement que cette route est jalonnée de points de passage des eaux de pluie. Alors, le danger est présent à chaque pont. L’idéal serait de demander à l’entreprise de reprendre tous les ponts, mais nous savons tous que nous sommes au Sénégal. Et nous savons comment ça marche. On manque de rigueur, même sur des questions aussi vitales’’.
Les populations, visiblement mécontentes, commencent à s’organiser à travers les réseaux sociaux pour fustiger ce qu’elles considèrent comme ‘’un manque de respect notoire de la part de Macky Sall’’. ‘’Toutes ces situations montrent que le président de la République ne respecte pas le Fouta. S’il nous respectait, les choses ne se passeraient pas ainsi. Sinon, comment expliquer des ponts détruits après moins d’une année de leur réhabilitation ? C’est parce que c’est le Fouta que des entreprises douteuses sont choisies pour réaliser des travaux.
Nous méritons des ouvrages de qualité comme ceux qui sont faits dans les autres régions. Cette injustice doit cesser’’, lance Moussa Camara.
Si les populations s’en prennent déjà à l’entreprise togolaise, certaines, plus avisées, trouvent que la grande responsabilité de ces dégâts incombe aux services des missions de contrôle. Abdoulaye, professeur d’histoire et de géographie, est formel.
‘’Avant de critiquer l’entreprise, il faut penser à ceux qui contrôlaient les travaux. Il faut savoir que lorsque l’Etat attribue un marché, il désigne un organe de contrôle qui a pour mission de superviser les travaux, de vérifier la conformité des travaux avec le cahier des charges. Alors, j’estime que les véritables fautifs de cette situation, ce sont les corps de contrôle. Ils sont grassement payés pour, en fin de compte, faillir à leur mission. Ce pont qui a cédé est peut-être un mal pour un bien. Je pense qu’il permettra à tout le monde de savoir que les travaux qui sont réalisés dans les régions périphériques sont le plus souvent bâclés. Regardez bien le nombre d’infrastructures réalisées récemment et qui sont déjà en état de délabrement. La vérité est que personne ne contrôle les travaux’’, conclut-il avec un brin de dépit.
Le pont de Diamouguel emporté par les eaux n’est, en réalité, que la partie visible de l’iceberg, car non loin de la route nationale, les populations du Dandé Mayoo sont quasiment coupées du monde. La seule piste qui les relie au reste de la région est entrecoupée par les eaux de pluie. Les jours à venir risquent d’être particulièrement électriques et la pluviométrie abondante est loin d’arranger la situation.Djibril Ba

Sur les traces de la Covid : «il faut un véritable engagement communautaire qui va au-delà des interventions policières»(Dr.Bouna Sall,MCD/Diamniadio)

https://www.dakaractu.com Le district sanitaire de Diamniadio, à l’instar des autres districts du pays, a connu également des difficultés dues à la nouveauté de la maladie et dont tout le monde ignorait l’origine et le traitement spécifique. Selon le médecin Chef du District sanitaire de Diamniadio, Dr. Bouna Sall, « c’était une nouvelle maladie que personne ne connaissait donc dans un premier temps, on a manqué d’informations. Mais au fur et à mesure, la situation s’est améliorée ». Le Dr Sall d’ajouter que la plus grande difficulté pour eux c’est le comportement des populations. Il estime qu’il faut un véritable engagement communautaire qui va au-delà des interventions policières, il faudrait que la communauté elle-même porte cette lutte contre la covid-19. C’est seulement en respectant les mesures barrières qu’on pourra briser la chaîne de transmission, poursuit-il. Le personnel de santé a été confronté souvent à des résistances de la part de la population, comme ce fut le cas à Bargny. Mais selon le MCD « nous plaçons cela dans le cadre des incompréhensions et de l’insuffisance dans la communication. D’ailleurs, nous ne rencontrons plus ce problème à Bargny qui était la zone la plus touchée du district. Depuis la fin de la Tabaski, on enregistre de moins en moins de cas grâce aux activités qui ont été menées contre la pandémie dans cette commune. »

MOINS DE CAS COMMUNAUTAIRES, PLUS DE GUÉRIS : LA TENDANCE BAISSIÈRE SE CONFIRME

http://www.emedia.sn Ce samedi, 29 aouts 2020, 72 nouveaux cas ont été enregistrés sur un échantillon de 1328 tests réalisés, soit, un taux de positivité de 5,42%. Le constat de ce jour, c’est la baisse des cas communautaires et la hausse des patients qui ont été déclarés guéris.
En effet selon le Directeur de la prévention, El Hadji Mamadou Ndiaye, 144 patients ont été contrôlés négatifs et déclarés guéris. Ce qui porte le nombre total de patients guéris à 9233. Dans le même temps, pour confirmer la tendance baissière de ces derniers jours, le nombre de lits actuellement occupés est descendu sous la barre des 4000.
Faisant le point du jour, il a également annoncé 39 cas contacts suivis, 1 cas importé à l’aéroport Blaise Diagne de Diass et 32 cas issus de la transmission communautaire. Ils sont répartis entre Saint-Louis, Grand Dakar, Guédiawaye, Kaolack, Kédougou, Keur Massar, Tivaouane Sicap Amitié 3, Bignona, Hlm Grand Yoff, Khombole, Kolda, Médina, Patte d’Oie, Rufisque, Sacré Cœur, Vélingara
Malheureusement, 3 décès supplémentaires ont été enregistrés, allongeant ainsi la liste macabre qui affiche un total de 282 décès.
Depuis l’apparition de la maladie, il y a eu, au total, 13456 déclarés positifs dont 3940 patients encore sous traitement. Le ministère de la Santé et de l’Action sociale exhorte les Sénégalais à respecter les mesures barrières. Aliou DIOUF

COVID-19  : Encore 2 décès à Kaolack

Libération Sénégal online « Ce 29 août 2020, la région de Kaolack a reçu 34 résultats de prélèvements dont 5 se sont révélés positifs au coronavirus, en plus de 2 décès enregistrés », informe la région médicale dans son communiqué journalier. A ce jour, la région de Kaolack a totalisé 218 cas positifs au coronavirus et 22 décès liés à cette maladie.

Enquête sur la Covid à Dakar : 38,3% des personnes pour une application plus stricte des gestes barrières… 39% non satisfaites des mesures Gouvernementales

https://www.dakaractu.com  Dans une enquête effectuée par le Bureau de Prospective Economique (BPE) du Sénégal, sur la stratégie de réponse contre la maladie à coronavirus (Covid-19) au Sénégal auprès d’un échantillon de 2.045 personnes sélectionnées, 38,3% sont pour une application plus stricte des gestes barrières. En effet, lit-on dans le document parmi les populations enquêtées qui confirment des changements d’attitudes et de comportements, avec la multiplication des cas communautaires, 38,3% « optent pour une application plus stricte des gestes barrières ; 22,4% pour une plus grande limitation des déplacements ; 10% ont décidé d’un arrêt de toute activité non essentielle et de tout rassemblement (mariages, baptêmes, décès…) ; 4,1% pour un arrêt des activités professionnelles et 4,9% pour un auto-confinement »
S’agissant de l’opinion des sondés selon la même source sur les nouvelles mesures de restriction pour lutter contre la Covid-19 prises par les Autorités, « 93,5% des personnes interviewées approuvent la mesure d’interdiction de rassemblement au niveau des plages, des terrains de sports, des espaces publics et des salles de spectacles ; 94,9% approuvent la mesure d’interdiction de toute manifestation sur la place publique spécialement dans la région de Dakar; 93,2% déclarent approuver la mesure rendant obligatoire le port du masque dans les services de l’Administration et du Privé, dans les commerce, et dans les transports ; et 93,5% disent approuver la mesure faisant état du respect scrupuleux du nombre de places autorisé dans les transports en commun ».
L’enquête a visé l’ensemble des individus âgés de 18 ans ou plus, des 52 communes de la région de Dakar, appartenant à̀ un ménage ordinaire. Presque la totalité des personnes interrogées (99,4%) disent utiliser les masques pour se protéger du coronavirus et parmi les personnes interviewées qui confirment utiliser les masques pour se protéger du coronavirus, 89,8% l’utilisent constamment lorsqu’elles sont à bord des véhicules avec d’autres passagers ; 89,6% lorsqu’elles se rendent au marché ou dans les grandes surfaces ; 77,2% lorsqu’elles sont dans les lieux de travail ; 75,7% lorsqu’elles sont dans la rue ; et 70,8% lorsqu’elles sont dans les mosquées et autres lieux de culte. Néanmoins, elles ne sont que 10,5% des personnes de notre échantillon à porter des masques de protection à la maison.
Sur les conséquences du coronavirus les plus redoutées dans les mois à venir, 42,8% des personnes interrogées disent craindre une augmentation du nombre de cas et de décès ; 15,4% une baisse de la croissance économique du Sénégal ; 11,8% un débordement des structures sanitaires ; 9,1% une baisse de leurs revenus ; 7,4% une perte totale d’activité ; 6% une augmentation du chômage ; 3,1% un risque de report ou d’annulation des grands événements religieux (Magal – Gamou…) ; 2,3% la renonciation à des soins de santé (soins pour d’autres pathologies)…
Enfin, 61% des personnes interrogées se déclarent satisfaites, concernant la gestion de la pandémie Covid-19 par le Gouvernement, contre 39% qui se disent non satisfaites.

RACINE TALLA À TOUBA : «L’État a dégagé 23 milliards depuis 2013. On est à la veille du basculement vers la TNT mais au Sénégal, le service internet est un problème».

https://www.dakaractu.com Revenant sur les temps forts de sa tournée nationale qui a échoué à Touba et sanctionné par un entretien avec le porte-parole du Khalife  Général des Mourides, le Directeur général de la Rts a signalé avoir fait 13 régions durant 09 jours.  » Nous avons fait le pays, travailler nuit et jour parce que la distance ne permettait pas des jonctions diurnes ». La tournée, dira-t-il, lui aura permis de voir le niveau d’équipement atteint par les stations régionales et de se rendre compte que les investissements ont été consistants.
« C’est 20 miliards qui ont été consentis depuis 2013 par le Chef de l’État et son gouvernement sur fonds propres, via le budget de l’État pour relever le niveau d’équipement de la Rts. »
Le directeur de la Rts dira avoir remarqué, le long de son périple, que toutes les stations étaient dotées d’équipements de dernière génération. « Chacune d’entre elles est dotée d’un véhicule neuf. Toutes les télévisions ont des plate-formes numériques. Nous avons mis à contribution le digital pour ce qui est du stockage et de la production ».
Avec en ligne de mire la création de Rts Matam, la Rts a comme objectif de compléter le maillage du territoire en radios nationales.  « Au total, la Rts peut se prévaloir de disposer d’un réseau radiophonique de 17 chaînes.
4 chaines de télévision, avec une plate-forme digitale qui commence à véritablement s’imposer dans le paysage. Pour preuves, nos directs sur Facebook, nos vidéos en demande etc… », ajoutera-t-il.

QUAND INTERNET N’AIDE PAS

Face à la presse, Racine Talla confiera toutefois, que les ambitions de la Rts sont bloquées par deux difficultés majeures dont la mauvaise qualité de l’internet « 2013 a été une période forte de mutations technologiques. On avait en perspective le basculement en TNT. La Rts a voulu être apte à accepter ces mutations… Le manque d’informations a pour conséquence l’isolement de populations. Il y’a  malheureusement des problèmes dont l’insuffisance de puissance de nos émetteurs et la qualité du service d’internet « .
Racine Talla d’insister : « Le service internet au Sénégal est un problème. On est à la veille du basculement de la TNT. Mais vous vous rendez compte que notre pays n’est pas suffisamment couvert par internet. Lorsque internet est défaillant, il y’a problème. Cette fracture est visible dès qu’on sort des grandes agglomérations. On est en train d’investir énormément d’argent, mais … »
L’hôte de la cité de signaler qu’il figure dans ses ambitions de donner plus d’autonomie aux stations régionales et renforcer en terme de qualité, le personnel qui y officie. Il rappelera que le service public n’a pas vocation commerciale, mais plus programmatique et qu’il daudra travailler dans le sens de disposer de programmes éducatifs, d’information, de distraction, dans le respect des réalités culturelles, ethniques. » Nous avons vu que les réalistes ethno-mingustoques ne sont pas prises en compte , conclura-t-il…

Moustapha Diakhaté détourne l’Apr : «Alliance des petits ruminants»

https://www.lequotidien.sn Le sigle Apr peut aussi signifier Alliance pour les petits ruminants. C’est comme cela que Moustapha Diakhaté voit le parti de Macky Sall aujourd’hui dont il dit être encore membre, malgré son exclusion. Le leader du mouvement Mankoo taxawu sunu Apr prévient, par ailleurs, contre toutes velléités du Président Sall de poursuivre TAS après la parution de son livre.
En janvier dernier, la Commission de discipline de l’Apr, «à l’unanimité», avait prononcé «l’exclusion définitive de Moustapha Diakhaté des rangs de l’Alliance pour la Répu­blique». Mais l’homme se considère toujours comme membre du parti présidentiel. Invité de l’émission Rfm Matin, l’animateur du mouvement Mankoo taxawu sunu Apr défie les apéristes. «Je suis encore de l’Apr (Alliance pour la République), celle-là qui a porté le Président Macky Sall au pouvoir. Mais pas de l’autre Apr (Alliance pour les petits ruminants)», attaque-t-il d’abord. S’il admet que sur le plan politique entre Macky Sall et lui, «c’est une page tournée», Diakhaté martèle que le parti n’appartient pas à Macky Sall. «Il n’est pas dans sa déclaration de patrimoine. Arrêtez de mettre dans la tête des gens qu’un parti est un patrimoine personnel», a-t-il répondu aux journalistes de la Rfm.

«Le Président ne doit pas écouter ceux qui lui conseillent de poursuivre TAS»

L’actualité du Protocole de l’Elysée, livre de Thierno Alassane Sall, était aussi au menu. Et l’ancien président du groupe parlementaire Benno bokk yaakaar trouve «évident» que le contrat de Total est un «scandale». «Le seul fait que ce soit un ambassadeur de la France qui l’informe qu’il doit signer deux contrats est déjà inadmissible. Thierno Alassane Sall est quand même ministre de l’Energie et, normalement, c’est le Premier ministre du Sénégal qui devait l’en informer. La démarche est déjà suspecte. Mieux, sur 6 candidats qui ont soumissionné, Total était le 5ème. On a laissé le 1er, le 2ème, le 3ème et le 4ème pour l’attribuer au 5ème. Si cela n’est pas un scandale, alors il n’y a jamais eu de scandale dans ce pays», s’est-il indigné. Non sans rappeler qu’il avait dit que Macky Sall ne devait pas attribuer à Frank Timis un permis d’exploitation alors qu’il était dans son cabinet. Il explique  : «Parce que la société ne remplissait pas les conditions du Code pétrolier du Sénégal mais aussi parce que son frère, Aliou Sall, travaillait pour cette société. Donc, je n’ai pas attendu de quitter (Macky Sall) pour dénoncer ces contrats.» Moustapha Diakhaté estime que le Président Sall doit «reconnaître ses erreurs» et corriger toutes les «irrégularités» qui sont notées. Mais il semble nourrir des craintes pour la suite qui sera réservée à ce brûlot de l’ancien ministre de l’Energie. «J’invite le Président à ne pas écouter les mauvaises langues qui pourraient lui conseiller de déclencher des poursuites judiciaires contre Thierno Alassane Sall. Je sais de quoi je parle parce que quand Abdou Latif Coulibaly a publié Abdoualye Wade  : un opposant au pouvoir, l’alternance piégée, certains poussaient Wade à envoyer le journaliste en prison. Et certains d’entre eux sont aujourd’hui avec Macky Sall», révèle Diakhaté.

PODOR–Réforme territoriale de 2008 : Un moyen de caser des responsables politiques

https://www.lequotidien.sn Le Sénégal, pour renforcer sa politique de décentralisation, a connu plusieurs réformes territoriales. Il y a eu d’abord la réforme de 1972 portant création des communautés rurales et considérée comme l’Acte 1 de la décentralisation. Plus de 20 ans après, plus précisément en 1996, l’on a assisté à la régionalisation et à l’érection des communes d’arrondissement. C’est justement cet Acte 2 de la décentralisation qui a donné au département de Podor sa troisième commune urbaine, Golléré, après Podor et Ndioum. Et en 2002, avec la création de celle de Ndiandane, le département compte 4 communes urbaines et un peu plus de 10 communautés rurales. C’est finalement la réforme de 2008 qui installe une pléthore de communes urbaines et de communautés rurales. Ce qui ressemblerait à une stratégie politique aussi du régime de Wade de faire taire les rivalités entre des responsables du parti démocratique sénégalais alors que l’on se dirigeait vers les Locales de mars 2009. L’enjeu était gros pour le parti au pouvoir puisque ces élections devraient être un test pour la Présidentielle de 2012. Le décret n° 2008-748 du 10 juillet 2008 élargit la liste des communes-villes avec celles de Mboumba, Guédé Chantier, Démette et Galoya Toucouleur. Quelques semaines plus tard, un autre décret crée les communes suivantes  : Aéré Lao, Walaldé et Bodé Lao. Le département de Podor voit donc le nombre de communes et de communautés rurales s’accroître. Pour la plupart ce sont des chefs-lieux de communautés rurales qui ont été érigés en communes engendrant la création de nouvelles communautés rurales. Ainsi, l’ancienne communauté rurale de Aéré Lao devient les communes de Aéré Lao, Bodé Lao, la communauté rurale de Doumga Lao. Galoya Toucouleur se détache pour donner naissance à la communauté rurale de Mbolo Birane de même que Pété avec la communauté rurale de Boké Dialloubé et l’érection de Mboumba en commune urbaine permet la création de la communauté rurale de Méry.
La carte des collectivités locales s’agrandit mais plusieurs de ces communes et communautés rurales sont sans ressources. Les communes-villes de Galoya Toucouleur et Pété, pour ne citer que celles-là, sont cernées respectivement par les communautés rurales de Mbolo Birane et de Boké Dialloubé. La situation géographique de certaines communes urbaines au Fouta a montré leur superficie réduite et leur espace quasi inexistant. Si ce morcellement du département en plusieurs communes et communautés rurales visait le développement local, certains avaient vu dans cette réforme des soubassements. La commune de Galoya Toucouleur aurait vu le jour pour l’installation de la base d’un ténor du mouvement de la Génération du concret et très proche de Karim Wade, Abdoulaye Racine Kane, qui est devenu maire en 2009. De la même manière, pour mettre à l’aise deux responsables libéraux, Sileymane Sow et Djiby Mbaye, Pété a été scindée en deux  : commune de Pété et communauté rurale de Boké Dialloubé. Aux élections locales de 2009, Djiby Mbaye devient le premier maire de Pété et Sileymane Sow le dernier président du Conseil rural de Pété et le premier et le seul président du Conseil rural de Boké Dialloubé. Dans sa stratégie de contrôler le département de Podor, d’autres libéraux se sont constitué une base. Ce serait d’ailleurs Alioune Diop, alors conseiller du Président Wade, qui a insisté pour que, à côté de Aéré Lao, que Bodé Lao, son fief, soit érigé en commune. Tout comme Moussa Sow en a profité pour que Walaldé fasse partie de la liste des localités promues.
La réforme territoriale de 2008 a certes permis au Pds de taire ses querelles intestines dans le département de Podor, mais elle a aussi bouleversé la vie des populations liées par l’histoire et la géographie. Des communes et communautés rurales qui ne dépendent que de la Coopération et des fonds de dotation pour survivre. L’Acte 3 de la décentralisation qui consacre la communalisation universelle n’a pas encore pu régler les difficultés financières des collectivités territoriales et booster le développement local. Et la seconde phase de cette réforme est très attendue.

Foncier bâti : La collecte de la taxe,un casse-tête à Rufisque

https://www.lequotidien.sn La collecte de la taxe sur le foncier bâti est un casse-tête pour la mairie Ville qui bénéficie d’un faible apport à ce registre. Amadou Sène Niang, porte- parole du maire et par ailleurs président de la commission de la fiscalité à la Ville, s’en est fortement désolé mercredi. «Le constat est que le foncier bâti n’est pas payé à Rufisque.  Nous n’avons pas 200 millions de francs», a-t-il fait savoir. A titre d’illustration de la faiblesse de la collecte,  il a servi les chiffres de Dakar gravitant entre «5 et 7 milliards» sur le foncier bâti. «On ne peut pas  réclamer à la municipalité des réalisations sans pour autant participer à l’effort de financement du développement local», a-t-il estimé, mettant devant leur responsabilité les imposables non payeurs. «Sur les trois  principales recettes dont nous disposons, il y a la  coopération qui fait moins de 200 millions, les transferts étatiques aussi  moins de 200 millions et les recettes fiscales qui constituent près de 3,7 milliards ; ce qui est largement insuffisant par rapport aux besoins», a-t-il déploré.
C’est justement pour améliorer les recettes que la Direction générale des impôts (Dgid) a organisé une session de formation à l’intention des membres de la commission fiscale locale.  «Le Code général des impôts a consacré la commission de fiscalité locale qui est une structure chargée de tout ce qui est recensement de l’immobilier dans les collectivités. Ces structures méritent une formation, c’est ce que nous faisons aujourd’hui», a fait savoir, en marge de la session de deux jours, Mamadou Lamine Diallo, chef du bureau des collectivités territoriales de la Dgid. «Il est extrêmement important aujourd’hui, que nous puissions développer les actions nécessaires à la mobilisation des ressources (…) Il existe un potentiel et il faut aller le chercher. Les besoins et les attentes sont immenses au niveau des populations, nous devons les satisfaire», a noté M. Diallo.
Sur la question des récriminations faites par certaines collectivités dont Rufisque qui fustigent les apports modiques de certaines entreprises implantées dans leur terroir, le chef du bureau des collectivités territoriales à la Dgid s’est montré rassurant. «Ça concerne Rufisque, Bargny et d’autres collectivités.  Ce sont des questions qui nous sont remontées aussi bien au niveau de la Dgid que du ministère et des études sont en cours pour pouvoir assainir ce cadre-là et afin de permettre à chacun de pouvoir prendre ce qui lui revient», a-t-il expliqué. «Pas plus tard que la semaine dernière, une note a été faite au niveau de la Dgid pour apporter un certain nombre d’orientations par rapport aux changements que nous devons faire sur le décret de répartition de la contribution économique locale valeur ajoutée. Le ministère a pris en compte cette question et bientôt des solutions vont être apportées», a-t-il ainsi promis.

L’Achoura, une fête longtemps victime de ses pratiques païennes

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumou Khary Fall–Pour cette année marquée par la Covid-19, les autorités déconseillent certaines attitudes qui pourraient favoriser la circulation du virus.
Ce samedi soir, la communauté musulmane du Sénégal va célébrer l’Achoura ou « Tamxarit ». Une fête ayant tendance à perdre de son faste d’antan à cause, surtout, de la charge des islamologues qui ne cessent de lui reprocher son côté païen.
À bien y réfléchir, ils n’ont pas tort, dans la mesure où l’Achoura, qui correspond au dixième jour de l’année musulmane, est le prétexte à beaucoup de pratiques fantaisistes nées dont on ne sait de quelle imagination. Toujours est-il qu’il est de coutume de manger le soir du couscous à la viande jusqu’à …s’étouffer.
Si on n’est pas rassasié, on risque deux choses, selon la tradition : se faire tirer par les jambes jusqu’à tomber du lit par les aïeux non contents de votre ventre vide ou, pire, on va passer l’année à avoir une faim insatiable.
Partant de là, le couscous du « Tamxarit » est l’objet de toutes les attentions de la part des femmes qui ne reculent devant aucun ingrédient susceptible de relever son goût. Partant, d’aiguiser à vif l’appétit des gourmands.
Au sujet de ce couscous, Marième Ndiaye, 72 ans, rappelle que durant sa jeunesse, le mets se cuisinait avec sept graines d’arachide, du niébé et des tubercules comme le « yomb » (courge) et le « gang », censées conférer longue vie. Marième n’oublie pas également la viande qui va avec et qui nécessairement provenait du « tong tong » (partage) du bœuf acheté par les dirigeants de la mosquée du coin grâce aux cotisations des pères de famille.
Aujourd’hui, ces atours du couscous sont remplacés par d’autres plus modernes et moins conviviaux. Ainsi, le bœuf a cédé la place au poulet acheté dans les marchés, supermarchés ou auprès des aviculteurs du dimanche là où les tubercules de grand-mère, réputées donner longue vie, sont oubliées au profit du beurre, du sucre, des raisins et autres produits industriels qui donnent au couscous un meilleur goût.

Très répandue de nos jours, cette manière d’apprêter le couscous de la « Tamxarit » fait se dresser les cheveux des nutritionnistes qui avertissent contre le diabète et l’hypertension mais qu’importe : le « bomb céré » a encore de beaux jours au Sénégal.

Dans l’un de ses sermons, l’imam de la mosquée de Mermoz, quartier à la périphérie du centre-ville de Dakar, a assuré avoir vu de ses propres yeux trois personnes mourir le soir d’une Achoura, après avoir abondamment mangé du couscous apprêté suivant la recette de nos jours.
De tels témoignages devraient ramener à la raison les Sénégalais qui, dans leur grande majorité, ont cessé de faire du « Tadjaboon ».
Une des pratiques les plus décriées de la «Tamxarit ». Elle consiste à se déguiser en hommes pour les femmes et vice-versa avant d’aller demander des étrennes dans des processions rythmées de chants et de battements de tams-tams, de castagnettes ou de tout autre ustensile susceptible de faire un bruit du tonnerre. Et pour cause, il faut forcer la main à la personne sollicitée pour qu’elle donne de l’argent ou des vivres.
Gare au réticent ou à l’avare : il risque de se faire voler un de ses biens. Ce, sans un quelconque remords, car la tradition veut que le bon Dieu pardonne durant cette nuit tous les mauvais actes, prémédités ou non.
S’étranglant presque de rage à l’énoncé du mot « Tadjaboon », l’arabisant Oustaz Fall, martèle qu’il s’agit là d’« une pratique interdite par l’Islam ».
A la place de tous ces us et coutumes de l’Achoura qu’il assimile à du paganisme, Oustaz Fall renseigne qu’il faut, au lendemain du 10e jour de l’année, « jeûner, se couper les ongles, caresser la tête d’un enfant et passer son temps à lire le Coran ».
On est vraiment loin du « Tadjaboon » et de cette autre pratique traditionnelle consistant à se mettre du khôl autour des yeux pour, au sortir du lit, scruter le ciel où la tradition enseigne qu’on peut y voir la fille du Prophète de l’Islam (PSL), Fatoumata Binetou, décrocher prestement d’un séchoir les vêtements de son linge annuel…OKF/id/cat/te/APA

 LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 29/08/2020

Me Malick Sall met fin à la grève du Sytjust

Le ministre de la Justice, Me Malick Sall et le Syndicat des travailleurs de la Justice (Sytjust) ont trouvé un accord hier, à l’occasion d’une rencontre où ont pris part des facilitateurs comme Me Doudou Ndoye, Me Ousmane Thiam représentant les jeunes avocats, Pr Ogo Seck, Mademba Sock , Innocence Ntap Ndiaye etc. Le Garde des Sceaux stoppe une grève qui a duré plus de deux mois. En fait, le ministre de la Justice a demandé aux travailleurs de la justice de lui accorder un délai jusqu’à la fin du mois de septembre pour mettre en œuvre les accords déjà signés notamment les paiements des primes . En revanche certains points lié fonds commun devraient faire l’objet de négociations. En tout cas, Me Malick Sall s’est montré très flexible et souple. Il s’est dit disposé à respecter les acquis des travailleurs de la justice. Ainsi le Sytjust suspend son mot d’ordre jusqu’en fin septembre pour voir si le Garde des Sceaux va matérialiser les accords signés. D’après nos sources, Madiambal Diagne, ancien greffier et ancien patron du journal Le Quotidien a aussi joué un rôle de facilitateur dans le dénouement de cette crise.

Macky Sall de retour à Dakar

Malgré son absence du Sénégal, le Président Macky Sall a pris part hier au sommet extraordinaire de la CEDEAO sur le Mali, vendredi, par vidéoconférence. Le chef de l’Etat a salué les conclusions consensuelles du sommet sur le processus devant mener au retour à l’ordre constitutionnel. La Cedeao a accordé à la junte malienne une période de transition d’un mois. le chef de l’Etat qui était à Paris à l’université du Medef est rentré à Dakar hier.
Pr Falilou Mbacké Sambe, nouveau Directeur de l’ESP
Professeur Falilou Mbacké Sambe est le nouveau Directeur de l’École Supérieure Polytechnique de Dakar. Il était jusque-là chef du département Génie chimique et Biologie appliquée. Selon une note de l’école, M. Sambe, maître de conférences avec le grade de professeur assimilé, est également un scientifique émérite de renommée mondiale, qui a à son actif plusieurs dizaines de travaux et d’études scientifiques qui font aujourd’hui référence dans le monde. Par ailleurs, la reprise des enseignements en présentiel à l’Ecole Supérieure polytechnique (ESP) est prévue pour le 1er septembre 2020.

Le policier suicidaire repose à Diakhao

Sémou, le jeune policier en service au bureau des passeports, qui s’est suicidé d’une balle dans la tête, a été inhumé hier dans son village natal à Diakhao. Ses collègues désemparés ne s’expliquent toujours pas ce qui a poussé ce flic bon viveur à écourter son séjour sur terre. D’après certaines informations, il a travaillé jusqu’au 14 août. Mais il avait informé son chef de service qu’il était malade. Depuis lors, il ne s’est plus pointé au bureau. Lorsque certains de ses collègues l’appelaient, il leur faisait comprendre « qu’il était un guerrier et qu’il allait reprendre lundi ». Il aurait commis son acte dans sa chambre aux Parcelles Assainies où il vit avec sa mère, ses frères et leurs épouses. Lui Sémou était célibataire même s’il laisse derrière lui une fillette.

Restructuration de certains quartiers de Saint-Louis

Les fortes précipitations qui ont été enregistrées ces dernières 48 heures à Saint-Louis ont plongé beaucoup de populations de la ville dans le désarroi. Elles ont fait planer le spectre des inondations. Une situation qui a poussé hier (vendredi 28 août) le maire de Saint-Louis Mansour Faye à monter au créneau pour souligner «l’urgence d’une restructuration» des quartiers construits dans des zones non aedificandi en proie aux inondations pendant l’hivernage. Selon Mansour Faye, c’est la seule solution pour sortir les populations de l’eau qui tombe à chaque hivernage. Très sensible au sort de ses administrés, il a appelé son beaufrère de Président Macky Sall à accompagner sa commune pour que «certains quartiers dont les populations vivent une situation très difficile trouvent des réponses structurelles par rapport aux inondations récurrentes». En attendant, dit-il, les solutions provisoires sont la mise en place du matériel de pompage des eaux et l’accompagnement des sapeurs-pompiers.

Les mises en garde de Préfet de Dakar pour la Tamxarit

En perspective de la fête de la Tamxarit qui est célébrée ce samedi, le préfet du département de Dakar Alioune Badara Samb a tenu à rappeler aux populations la nécessité de se conformer à certaines directives. Il leur a demandé de respecter les différentes interdictions en matière de rassemblement ainsi que les mesures barrières édictées contre la Covid-19, notamment sur les lieux de vente, de distribution ou de partage solidaire de viande (tong-tong). Il en est également des séances de «Taajaboon» au cours desquelles les jeunes se déguisent pour faire l’aumône de maison en maison, au son des tam-tams, en faisant beaucoup de bruit.

Saisie de 19 kg de chanvre indien à Mballing

Les éléments de la brigade régionale de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (Ocrtis) de Thiès ont saisi du chanvre indien à Mballing. Les limiers qui sont décidés à nettoyer le secteur de Mbour ont encore frappé pour la deuxième fois consécutive dans le même village. En effet, cette fois-ci c’est un nommé A. Diallo qui avait de la drogue sur son scooter qui est tombé dans les filets des éléments de l’Ocrtis avec une quantité de 19 kg. Pris avec l’herbe prohibée, A. Diallo a été gardé à vue avant d’être déféré au parquet. Sans doute, le procureur lui a délivré le ticket gratis pour la prison.

La Douane de Fatick a saisi 456 kilos de yamba en 24h

En plus de la lutte contre la fraude, la Douane est en croisade contre le trafic de drogue. Ses unités de Fatick ont mené deux opérations dans le département de Foundiougne qui se sont révélées fructueuses. La première opération a été réalisée, mardi dernier, par la brigade des Douanes de Karang, à l’orée de la forêt de Fathala, derrière la localité de Samé. Les gabelous étaient en embuscade pour alpaguer des trafiquants dénommés «porteurs» qui auraient convoyé la drogue par pirogue avant de débarquer dans les environs de Missira pour poursuivre leur chemin à pied vers l’intérieur de la région de Fatick. Mais c’était méprendre la puissance des renseignements douaniers. Ainsi pour déjouer la surveillance des gabelous, «les porteurs de colis» procèdent à des pauses de trajet pendant lesquelles ils dissimulent la marchandise frauduleuse dans la brousse, regagnent les localités pour revenir chercher le produit à une heure avancée de la nuit et reprendre ainsi la route à travers des voies détournées. Mais la stratégie des douaniers a été payante. Ils effectuent régulièrement un ratissage de la forêt de Fathala. Ce qui a permis aux agents engagés dans l’opération de découvrir la cache dans laquelle, 10 colis de chanvre indien d’un poids total de 246 kilos ont été dissimulés.

La Douane de Fatick saisit 456 kilos de yamba en 24h (bis)

Restons avec les gabelous qui ne donnent aucune chance aux trafiquants de drogue ainsi que les fraudeurs. Les éléments de Fatick ont effectué une deuxième opération à la suite de la première saisie de drogue dans la forêt de Fathala. L’opération a été conduite par la brigade maritime des douanes de Toubacouta. Ils cherchaient à étouffer le trafic de drogue par voie maritime et fluviale et de barrer la route aux porteurs et aux trafiquants équipés de moyens roulants. L’opération a été un succès, puisque les douaniers ont intercepté dans la nuit du mardi 25 un attelage de cheval transportant 06 colis de chanvre indien pour un poids total de 210 kilos. La saisie a eu lieu à quelques encablures du village de Nioro Alassane Tall, sur la piste reliant Keur Saloum Diané et Toubacout.

La police gâche un anniversaire encensé de drogue à la Cité Mixta

Les limiers des Parcelles Assainies ont gâché un anniversaire encensé de chanvre indien à la Cité Mixta. Les policiers du commissariat des Parcelles assainies ont effectué une descente inopinée sur les lieux vers 03h du matin. Ils ont procédé à l’interpellation des 06 fêtards qui avaientloué une maison à la Cité Mixta pour fêter l’anniversaire d’un de leurs amis. Ainsi Alpha S, Th. Gomis, Ch. Fall, Ahmet. D., Th. Sidibé et Modou Nd ont été mis dans le panier à salade avant d’être conduits au commissariat. De concert, touteå la bande a refusé de donner le nom du propriétaire et la provenance de la drogue. Chacun s’est disculpé. Au terme de l’audition, les enquêteurs ont déféré au parquet les mis en cause.

La BPI accorde 17,645 milliards pour la pré-exploitation du TER

Alors que l’on s’indignait de la manne financière injectée dans le projet du Train Express Régional (TER) qui peine à bouger, la dette augmente. Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, a signé hier avec le Directeur Exécutif en charge de l’export à la Banque Publique d’Investissement(BPI), Pedro Novo, un contrat de financement pour la pré-exploitation du TER en France. Le coût du financement est à hauteur de 26,9 millions d’Euros environ 17,645 milliards CFA. Avec ce budget le Sénégal pourra mettre en place les services nécessaires à une bonne exploitation du TER, par la Société d’Exploitation-maintenance du TER (SETER). Pour le ministre Franck Riester ce projet est un symbole du dynamisme de la coopération économique franco-sénégalaise. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de ministre Délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité de la France, Franck Riester. Selon le ministre Hott, le début d’exploitation du TER est prévu pour 2021. A terme, il reliera le centre-ville de Dakar à l’aéroport International Blaise Diagne situé à 55km, en 30 à 45 minutes. A souligner que pour le moment, seul le financement sur le tronçon Dakar Diamniadio est disponible.

Rencontre sur la surimposition des rappels

Les syndicats d’enseignants continuent de dénoncer ce qu’ils qualifient de surimposition sur les rappels. Le ministère des Finances et du Budget veut trouver une solution à ce problème qui commence à agacer les enseignants. Pour ce faire, le directeur de la Solde a convié les différents acteurs, notamment les syndicats à une séance de travail et de partage sur le sujet mardi prochain. Pour rappel, une commission a été mise en place pour se pencher sur la question.

«AAR LINIOU BOOK» CHARGE LA GENDARMERIE

https://www.seneplus.com L’as-L’attitude des éléments de la brigade de gendarmerie deTivaouane contre les populations de Tobène révolte les membres de la plateforme «Arr Li Ni Bokk». Selon les activistes, les pandores ont violenté injustement les populations de Tobène.
La gendarmerie s’est-elle transformée en milice privée ? C’est la question que se posentles membres de la plateforme «Arr Li Ni Bokk» après les agissements éléments de la brigade de Tivaouane contre des habitants de Tobène. «La gendarmerie a violenté les habitants de Tobène, de Kër Maguèye et de Maka Dieng. Elle a gazé des paysans. Elle a violenté des femmes», dénoncent avec la dernière énergie les activistes dans un communiqué.
Très remontés, ils expriment toute leur solidarité à leur camarade Ardo Gning qui, selon eux, a été a torturé par la gendarmerie. «Notre camarade Ardo Gningue a été arrêté et gardé à vue pendant 72 heures à la brigade de gendarmerie de Tivaouane. Il y a subi des coups et blessures volontaires. Ce traitement inhumain et dégradant lui a occasionné un traumatisme moral et psychologique», s’indignent les membres de «Aar Li Ni Bokk».
Ils ont tenu à rappeler que la torture est un crime en vertu de la convention de New York de 1984. «C’est sur cette base qu’un ancien chef d’État d’un autre pays a été jugé sur la terre sénégalaise dans le cadre des Chambres Africaines et envoyé en prison. Donc Il est inadmissible qu’en 2020, des forces de l’ordre s’adonnent dans les brigades de gendarmerie à des pratiques dignes des maisons d’esclaves dans notre pays avec tous ces acquis», assènent les responsables de la section Tivaouane de «Aar Li Ni Bokk».
 Ils assimilent cette attitude de la gendarmerie à une violation grave des dispositions de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, du Pacte International relatifs aux Droits Civils et Politiques des Nations Unies et de la Convention contre la Torture et les peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Particulièrement furieux contre la gendarmerie, ils estiment que les forces de sécurité ne doivent pas inspirer la peur à ceux qu’ils ont pour mission de sécuriser. «Une telle attitude est un cinglant échec de leur mission de sécuriser la population. Si la Gendarmerie a torturé Ardo Gningue pour lui faire avouer des faits imaginaires pour accuser les membres de Aar Linu Bokk Tivaouane c’est juste qu’Aar Li Nu Bokk Tivaouane dérange », tranchent-ils. Mais ils avertissent que c’est peine perdue. «Car cette violence aveugle n’a fait que renforcer la détermination de celles ou ceux pour qui la défense des intérêts et des ressources du pays est devenue une mission citoyenne», soulignent-ils.

GUY MARIUS SAGNA ENFONCE LES PANDORES

Les relations entre la Gendarmerie nationale et Guy Marius sont exécrables. La dernière sortie du leader du Frapp France-Dégage contre les pandores qu’il accuse d’avoir torturé son camarade et activiste Ardo Gningue ne fait qu’envenimer les choses, d’autant plus qu’il les a qualifiés de voyous.
Dans un post virulent, l’activiste suggère qu’il est dans le viseur de la maréchaussée. Il dit avoir été contacté au téléphone « par un certain commandant Faye » qui se trouve être le patron de la division communication de la gendarmerie. D’après lui, ce dernier lui aurait ordonné de venir le voir. Une convocation à laquelle il n’a pas voulu déférer en demandant à ce dernier de se déplacer au siège du Frapp pour le rencontrer.
En effet, continuant à dénoncer vigoureusement la torture exercée par la gendarmerie sur son camarade et sur des populations désarmées, Guy Marius Sagna persiste et signe que « certains, revêtus de la tenue de gendarmerie, ne sont en réalité que des voyous et des sauvages». C’est pour cela, estime-t-il, qu’au lieu de chercher à l’intimider, « la gendarmerie devrait ouvrir une enquête en interne pour traquer les voyous en son sein et les sanctionner. Et enfin, l’activiste a interpellé les autorités sur les actes posés par les forces de l’ordre». Mamadou Mbakhé NDIAYE


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