Revue de presse du Dimanche 29 Novembre 2020

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Nous vous proposons de relire  cette célèbre chronique sur les relations entre le temporel et le spirituel ,du Pr  Ousseynou KANE dont la formule «la République couchée» a connu un énorme succès (Walfadjri du Mardi 08 Mai 2001)

La République couchée Par le  Pr Ousseynou Kane

C’est avec une profonde consternation, comme beaucoup d’autres sénégalais d’ailleurs, que l’ai appris la décision du président de la République de conduire les députés de la coalition Sopi à Touba pour “remercier le khalife de ses prières” et lui renouveler sa fidélité. Et j’ai trouvé cette initiative tellement incroyable qu’il m’a fallu attendre de voir les images insoutenables de Ia République couchée, quémandant goulûment des bénédictions à coups de postillons, pour me faire à l’idée que la dernière barrière qui permet de préserver encore dans notre pays une démocratie et une citoyenneté moderne, vient d’être franchie.
Il y a un an, quant au lendemain de sa victoire à la présidentielle, le candidat Wade non encore investi, s’était précipité à Touba, des dizaines de milliers de sénégalais qui depuis des années, voire des décennies, se sont battus, souvent au risque de leur vie, pour bouter le pouvoir de l’UPS/PS hors du pays, se sont senti trahis. En allant avec autant de précipitation et d’ostentation faire acte d’allégeance ailleurs, c’est comme si on volait au peuple, qui seul en était l’artisan, sa victoire, et l’image du futur président accroupi crâne baissé devant le khalife, pour pieuse qu’elle fût, avait choqué jusqu’aux plus croyants. Celui qui n’était encore que le secrétaire général du PDS avait alors expliqué que c’était le talibé, et non le chef de l’État, qui était allé rendre visite à son “serigne”, ramenant son geste à un acte de foi strictement privé. La justification, il est vrai, avait laissé plus d’un sceptique.
Aujourd’hui, c’est bien la République par tout ce qui la symbolise (“plus de trois cents personnes, écrit Le Soleil), le président et ses ministres, l’Assemblée nationale dans sa quasi-totalité (allant même jusqu’à tenir un séminaire sur le rôle du “député nouveau” au siège du Hisbut Tarquiah, en attendant peut-être d’y organiser l’ouverture de la session parlementaire I), l’administration territoriale assurément, gouverneurs et préfets, les forces de l’ordre aussi, gendarmes et policiers, ainsi que toute la cohorte habituelle de courtisans, c’est donc la République qui est allée se prosterner à plat ventre, levant définitivement le masque sur le sens véritable du “pèlerinage” de mars 2000. Même si la presse, autant privée que celle dite gouvernementale, s’est montrée étrangement sobre dans la couverture de l’événement.
Des plans très serrés du Journal télévisé, cherchant manifestement à brider le champ de la caméra, aux photos étriquées dans certains journaux laissant croire à un tête-à-tête entre le disciple Abdoulaye Wade, plus quelques proches, et le khalife (appréciez la légende de la photo en page 3 du Soleil du samedi 5 Mai, parlant du “secrétaire général national du PDS, recevant les bénédictions de son marabout”), partout il y a eu une autocensure évidente des images, comme si le spectacle affligeant de toute la République à genoux était quelque chose que dans leur subconscient les professionnels de l’information, pourtant si friands d’”événements”, ne pouvaient se résoudre à montrer ouvertement.
Car qu’on le veuille ou non, et aussi longtemps que la loi fondamentale qui gouverne les institutions de notre pays n’aura pas été changée, il faudra reconnaître que dans le champ de ses actes publics, il n’y a rien qui soit au-dessus du président de la République, soit-il Dieu, qu’il n’y a aucun symbole devant lequel il doit se plier, si ce n’est le drapeau national, qu’il n’y a aucune loi à laquelle il doit se soumettre si ce n’est celle que le peuple, unique souverain, a votée et dont il est l’ultime garant. Et il en sera ainsi, aussi longtemps que notre Constitution n’aura pas été modifiée et que le peuple, qui est le seul juge, institue s’il le désire, un État islamique ou, pourquoi pas, confrérique. Beaucoup, il est vrai, s’en féliciteront, certains sans doute s’exileront, d’autres encore qui refusent le joug, quelle que soit la main qui l’impose, prendront les armes pour défendre la liberté. Je suis pour ma part étonné de voir avec quel silence l’ensemble de la classe politique a traité cette affaire, à l’exception de Maître Doudou Ndoye, président de l’UPR, et tout aussi inquiet de constater que les chroniqueurs vedettes de nos médias, d’habitude si diserts, ont préféré s’auto bâillonner, les articles de Demba Ndiaye dans Sud Quotidien, de Souleymane Jules Diop et Abou Abdel Thiam dans Wal Fadjri, sauvant à peu près l’honneur.
Il ne faut pourtant pas avoir peur de rappeler au président Abdoulaye Wade que dans le champ strictement politique où se situent les événements actuels, c’est-à-dire celui de la république comme cité des hommes, le double choix de mars 2000 et d’avril 2001 n’est en rien le fait de la volonté de Dieu ou de je ne sais quel démiurge, mais c’est uniquement le fruit de la lutte du peuple sénégalais, de millions d’individus qui, chacun, ont choisi de manifester consciemment, par un acte citoyen réfléchi – le choix délibéré d’un bulletin de vote – leur volonté inébranlable de changement et leur aspiration à plus de liberté et d’équité, indépendamment de toutes les religions, des confréries et de leurs chefs, et si nécessaire contre eux. Maître Abdoulaye Wade lui-même n’a-t-il pas pendant près de trente ans symbolisé pour notre peuple cette volonté-là, en bravant le destin, au prix de souffrances multiples, violence physique, humiliations, emprisonnement à répétition, pour arriver aujourd’hui à la place qu’il occupe ? Alors que, il faut aussi le rappeler, ceux-là même contre qui il se battait, et qui pendant quatre décennies ont été les fossoyeurs de notre nation, bénéficiaient largement de la bénédiction si ce n’est du “ndigueul” maintes fois renouvelé de Touba et de Tivaouane.
Ainsi, je pose la question au président de la République et de la coalition Sopi, en choisissant ostensiblement de ne rendre grâce qu’à une frange seulement du peuple sénégalais, géographiquement et religieusement identifiée, que fait-il vraiment des centaines de milliers d’hommes et de femmes qui partout, dans le Fouta profond, sur les intransigeantes terres omariennes, dans le Guidimakha si fier de son syncrétisme, au cœur du Sine insoumis des pangols, dans le Bignona impénétrables des forêts sacrées, que fait-il encore de la communauté chrétienne des vieux quartiers du Plateau à Ngazobil, si discrète et ardente à la fois, incontestablement nos frères authentiques en Dieu, tous ceux donc qui lui ont apporté leurs voix, sans aucune arrière-pensée d’appartenance ethnique, sociale ou religieuse ? Pour tous ceux-là, le deuxième voyage à Touba est bien une deuxième gifle, la dernière qu’il est de toute façon possible de recevoir, et dont il faudra se souvenir quand sonnera de nouveau l’heure du choix.
A vrai dire, il y a dans l’interprétation que le chef de l’État fait de sa double victoire en l’espace d’un an comme signe d’un acte de transcendance une grossière falsification de la signature du peuple et, à terme, une tentative d’escroquerie politique, visant ouvertement à lier une fois pour toutes le choix des citoyens. Car si Dieu – ou son incarnation ici-bas – “a déjà choisi” comme on l’a entendu de la bouche même du président lors de la visite pré-électorale de la “Coalition Sopi” à Touba, il n’y a vraiment plus lieu de se battre encore ou de dépenser autant d’argent et d’énergie pour les prochaines élections municipales et locales. Nous voilà ainsi installés sans le savoir dans une sorte de république de droit divin, avec comme gourou suprême “Lui”, l’innommé, ombre spectrale qui, hier encore effigie tutélaire, s’est transformée au jour de l’accomplissement en Lumière, au nom créateur du seul Verbe. Akassa !
C’est évident, il faut que cette dérive cesse. Élu pour être au-dessus de la mêlée et instaurer dans notre pays une démocratie apaisée, le président de la République n’a jamais véritablement tenu son rôle et a opté dès le début de son mandat pour une démarche partisane. D’abord en reniant ses engagements vis-à-vis de ses partenaires politiques pour rester à la tête de son parti, disposant pour cela à son gré de la Constitution, il a semé dès lors les germes de mort qui allaient emporter le premier gouvernement de l’alternance car cocher, il a voulu être aussi un des chevaux de l’attelage et tirer ainsi du côté où il espérait trouver le meilleur foin. Et même si son principal allié de l’époque n’est pas exempt d’arrière-pensées, la bataille pour la suprématie à la tête de l’État étant aussi son véritable objectif, beaucoup ont estimé que le président nouvellement élu a manœuvré avec un cynisme machiavélique en laissant un ministre d’État qui n’a aucune prérogative particulière au sein du gouvernement, nouveau Raspoutine des tropiques intriguant dans les couloirs d’un palais dont il rêve d’être le prochain locataire, passer son temps à insulter et  à tourner en dérision le premier ministre nommé, dans le but évident de le pousser comme un malpropre à la sortie avant les législatives. Mais monsieur Abdoulaye Wade a-t-il aussi pris la peine de se demander comme Idrissa Seck a réussi l’exploit d’être plus honni des sénégalais en moins d’un an que Jean Collin et Ousmane Tanor Dieng réunis en près de trente ?  Et si ngoor si, comme il l’appelle lui-même avec condescendance, s’était hasardé à conduire ouvertement la liste de la Coalition sans le paravent protecteur de l’”Ombre”, il aurait appris à ses dépens qu’une grenouille ne peut enfler au point de devenir bœuf du jour au lendemain.
Viennent ensuite l’implication controversée du premier des sénégalais dans la campagne pour les législatives, où l’on a vu l’arbitre jeter son brassard sur la touche et jouer ouvertement dans l’un des camps, donnant à l’occasion des coups que personne ne pouvait plus siffler, ou encore le refus du “gardien de la Constitution” de respecter un arrêt du Conseil constitutionnel, traitant par-dessus le marché son président avec le mépris que l’on sait, et pour finir, son parti pris de violer délibérément la loi pour participer à la bataille pour les législatives, quitte à revêtir de force pour cette étrange besogne le manteau nébuleux de Fantômas sur tous les murs du pays. A l’arrivée, bien entendu, un raz-de-marée inespéré, mais que vaut donc un triomphe, même en politique, quand il est fondé en partie sur la forfaiture ?
En fin de compte, il y a surtout dans le sectarisme impardonnable d’un homme qui occupe les fonctions qui sont les siennes, comme symbole et ciment de l’unité de notre nation, les facteurs de dissensions sociales et ethniques et surtout les germes pernicieux d’une guerre religieuse qu’un pays à quatre-vingt-dix pour cent musulman, qui s’honore d’avoir eu au lendemain de son indépendance et pendant vingt ans un président chrétien, n’a jamais imaginée. Ce sont ces germes-là que des prophètes de malheur ont semés ailleurs, sans que personne n’en prévoit les conséquences désastreuses, au “pays des mille collines” par exemple. Car tous les génocides, l’histoire l’a montré de l’Arménie au Rwanda, commencent toujours par le meurtre d’une idée fondamentale, à savoir l’intime conviction d’individus ou de groupes d’appartenir d’abord à une même nation, donc d’avoir au-delà des différences et des particularismes, les mêmes droits et la même dignité.
Laissons donc les hommes de Dieu en paix, dans la Cité de Dieu, et utilisons toute notre intelligence et nos forces pour construire ensemble cette Cité des hommes pour laquelle nous sommes nés. Au demeurant, le débat sur la laïcité, que  les initiateurs de la nouvelle Constitution ont d’ailleurs tenté de biaiser, n’est pas posé dans notre pays du bon côté. Ce n’est pas toujours le peuple de Dieu qui demande avec insistance l’instauration d’une loi islamique. C’est plutôt une classe de politiciens en mal d’inspiration, incapable de construire pour ce pays le moindre projet crédible, qui s’acharne à vouloir se réfugier derrière la religion pour masquer son extrême indigence. Mais une feuille de vigne ne saurait couvrir la nudité d’un État et les vrais croyants savent que leur avenir ne se construira pas à coups de versets d’ailleurs mal psalmodiés.
A l’inverse, nul n’ignore que le khalife serigne Saliou Mbacké est “saint, saint, saint” comme l’écrivait Pascal du Christ. Personne ne conteste non plus que la communauté mouride, du ramasseur de fourneaux défoncés à l’intrépide capitaine d’industrie, n’a d’autre culte que celui de l’effort et du travail. Tout le contraire de ces colporteurs d’illusions, jouisseurs impénitents et prévaricateurs de tous bords, qui ne se mêlent à la foule des pèlerins que dans l’espoir de continuer à perpétrer impunément leurs forfaits. Et voilà tous ces nouveaux apôtres, souvent usurpateurs du mandat populaire dont ils se travestissent, qui pensent trouver en Touba leur chemin de Damas. Je prie du fond du cœur pour qu’on chasse ces marchands-là du temple sacré, avant qu’ils ne le souillent de leurs mœurs corrompues.
Je rappelle donc à Maître Abdoulaye Wade qu’il ne faut pas, par des actes inconsidérés qu’il se plaît à multiplier, ravaler la dignité de sa charge au rang des attributs d’un président de “dahira”. On peut ne pas lui en vouloir, si c’est cela sa hauteur de vue. Mais en continuant à banaliser ainsi la plus haute fonction de l’État, c’est toute notre démocratie qu’il met aussi en péril. Si par la suite un clown s’installait au palais de la République, personne peut-être n’y trouverait à redire. Jusqu’au jour où, face à un peuple lobotomisé, arrive un Idi Amin Dada ou un Bokassa…
Monsieur le président, vous n’avez pas le droit d’entamer notre fierté légitime d’appartenir à un même peuple, que quarante ans de vicissitudes n’ont pu ébranler.www.rp221.com Ousseynou KANE,Chef du Département de Philosophie, Faculté des Lettres, UCAD(publie dans walfadjri le Mardi 08 mai 2001)

Audit : un nouveau scandale qui ébranle Ernest and Young et le pouvoir des “Big Four”

https://www.financialafrik.com La coupe est pleine. Les quatre géants de l’audit devront voir prochainement leur pouvoir revu et corrigé sur le territoire britannique. A la clé, la séparation des activités d’audit de celles du conseil afin de mettre fin au conflit d’intérêt au sein des cabinets supposés valider les comptes d’entreprise auxquelles ils peuvent fournir des services de conseil en stratégie. Les dernières actualités du secteur militent en tout cas pour une réforme urgente.
Suite à la faillite de Wirecard, Deloitte, EY, KPMG et PWC sont sur leurs petits souliers. Chargé de valider les comptes de la société allemande de paiement électronique Wirecard, qui a fait faillite en juin après qu’il eut été découvert un trou de 2 milliards de dollars, Ernest & Young fait l’objet de plus d’une centaine de plaintes de la part des investisseurs , ce qui n’est pas sans rappeler la mésaventure du cabinet Arthur Anderson, autrefois membre du Big 5, tombé en disgrâce suite à la faillite de Enron, courtier américain en Energie.
Un malheur n’arrivant jamais seul, EY est aussi mis en cause pour ne pas avoir identifié des irrégularités comptables massives dans le groupe d’hôpitaux NMC Health aux Emirats arabes unis, aujourd’hui en dépôt de bilan et dont les administrateurs le poursuivent. Dans un passé récent, la première banque danoise Danske Bank, alors auditée par EY, a fait faillite sans que le cabinet ne puisse déceler des milliards d’euros de transactions douteuses.
En fait, cette cécité volontaire ou involontaire du secteur de l’audit concerne tout le Big Four. De la faillite de la chaîne de magasins BHS en 2016 (PwC), à celle de la société de construction Carillion en 2018 (KPMG) en passant par le voyagiste Thomas Cook en 2019 – (EY), ou encore par l’audit (Deloitte) scandaleux de la société de logiciels Autonomy rachetée par Hewlett-Packard en 2011, il semble que la profession, à défaut d’être sanctionnée, a besoin d’un rappel de ses obligations minimales Albert Savana

Youssou N’Dour,Graça Machel et Akinwumi Adesina débattent de la «reconstruction en mieux» après la Covid-19 

https://www.agenceecofin.com (BANQUE AFRICAINE DE DEVELOPPEMENT) – L’artiste Youssou N’Dour, également homme d’affaires et ancien ministre de la Culture et du Tourisme du Sénégal, a déclaré, jeudi 26 novembre, lors de l’ouverture de l’édition 2020 du Forum de la société civile de la Banque africaine de développement, que « les artistes, compte tenu de leur rôle majeur de communicateurs, devraient se trouver en première ligne de ceux qui œuvrent au développement de l’Afrique. »
Le forum réunissant les organisations de la société civile (OSC), d’une durée de deux jours, se déroule en mode virtuel sur le thème  : « Impliquer la société civile pour reconstruire en mieux après la pandémie de Covid-19.» Cette rencontre a débuté par des allocutions de hauts responsables de la Banque, dont Wambui Gichuri, vice-présidente par intérim chargée de l’Agriculture, du Développement humain et social, Vanessa Moungar, directrice chargée du Genre, de la condition féminine et de la société civile, et le président du Groupe de la Banque africaine de développement lui-même, Akinwumi Adesina, aux côtés de Graça Machel, présidente du Graça Machel Trust, représentant la société civile.
Le président Adesina s’est ensuite entretenu avec Graça Machel et Youssou N’Dour. « Le rôle de la société civile dans le suivi des opérations est primordial pour pouvoir s’assurer que celles-ci sont efficacement menées pour atteindre les populations pauvres et vulnérables, qui sont les plus sinistrées », a-t-il affirmé, tout en ajoutant que la Banque intensifierait ses efforts dans ce domaine. Selon Akinwumi Adesina, le problème essentiel n’est pas le montant des fonds versés par la Banque et les autres organisations, mais à qui ils parviennent, en ajoutant que la transparence et la redevabilité sont également essentielles.
Graça Machel a salué la solide expérience de la Banque en matière de collaboration avec les gouvernements et le secteur privé. Elle a appelé à des financements plus importants de la Banque pour soutenir directement les opérations menées par la société civile pour faire face à l’impact de la pandémie de Covid-19 sur les familles les plus vulnérables et les plus marginalisées. « Ces organisations ont intensifié leurs efforts, souvent avec des ressources limitées et dans des conditions très précaires, pour sauver des vies et redonner leur dignité aux communautés au beau milieu de cette pandémie », a-t-elle expliqué. « Des ressources pour les organisations qui travaillent avec les femmes, les enfants et les personnes handicapées et pour celles qui sont actives dans les zones rurales sont absolument indispensables. »
Graça Machel a souligné que la canalisation des ressources vers le renforcement du secteur de la société civile, au moment où celui-ci doit faire face aux problèmes que l’épidémie de Covid-19 a révélés, permettra d’exploiter son « incroyable potentiel pour accélérer le rythme du changement social à grande échelle (…) Aider les femmes, surtout, aidera à en récolter les dividendes à long terme. »
Pour Youssou N’Dour, les artistes, compte tenu de leur rôle majeur de communicateurs, devraient se trouver en première ligne de ceux qui œuvrent au développement de l’Afrique. « Même dans un endroit où il y a du pétrole, s’il n’y a pas de culture pour expliquer cela aux populations, il y aura la guerre. Après le mandat (du président Adesina), nous devrions être en mesure de dire que la culture a pu participer au développement de l’Afrique », a-t-il affirmé. « Je suis en mesure d’apporter mon aide pour travailler avec mon personnel afin de créer d’autres champions en Afrique, pour faire passer l’action de la Banque africaine de développement à un autre niveau », a ajouté Youssou N’Dour.
Ce forum est l’occasion d’examiner les stratégies rentables et de réfléchir aux meilleures pratiques permettant de renforcer le travail de collaboration entre la Banque et la société civile face à la pandémie de Covid-19.
La seconde journée du forum est consacrée à des sessions animées par des organisations de la société civile, offrant l’opportunité de mener plus en avant des idées novatrices issues des communautés locales.

AMADOU HOTT,MINISTRE DE L’ECONOMIE DU PLAN ET DE LA COOOPERATION : «Notre économie n’est pas extravertie»

http://www.sudonline.sn Le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération est formel : «Notre économie n’est pas extravertie comme on le décrit». Certes, poursuit-il «nous obtenons des financements bilatéraux à travers Exim Bank qui exigent que 40% soit exécuté par leurs entreprises»
Sous ce rapport, «nous n’avons le choix, si nous voulons leurs investissements. Et c’est ce qui se passe souvent, soit on laisse pour ne pas avoir Ila Touba, pas d’autoroute MbourKaolack, pas de route des Niayes… Mais, nous leur exigeons que nos entreprises locales participent en tant que cocontractant et quelque fois en qualité de sous-traitant à la hauteur des entreprises étrangères. C’est ça la réalité», a dit le ministre.
Selon lui : «Dans ce gouvernement on ne fait pas de pilotage à vue», tonne-t-il. Et de persister : «Au ministère de l’Economie, on ne fait pas de pilotage à vue, on fait de la planification. Au ministère des finances et du budget, on exécute pas comme le budget mais sur la base de la planification, sur le cadre macroéconomique».
Refusant d’être qualifié «d’hésitant», Amadou Hott invoque l’industrie pharmaceutique pour convaincre : «Sur l’industrie pharmaceutique, nous avons travaillé avec un cabinet international qui a fait du benchmarking. Et nous nous sommes dits qu’il faut une souveraineté pharmaceutique». Et pour ce faire, fait-t-il savoir : «Il faut investir sur les 18 molécules des médicaments qui sont les plus utilisés au Sénégal avec un objectif d’au moins de 35% de nos besoins exprimés en médicaments soit fabriqué ici au Sénégal d’ici 2030».
Mieux ajoutera-t-il «Nous voyons que l’industrie pharmaceutique est en train de porter ces fruits. Je suis heureux de partager avec vous que la société Parenterus qui a été développée par le Fonsis et des fonds privés exclusivement Sénégalais, implantée à Djindère fabrique 12 millions de flacons de solutés massifs qui a démarré il y a seulement, a déjà vendu 10 mille flacons sur le marché local…», s’est ainsi félicité

SEYDINA NDIAYE,DIRECTEUR DES PME : «LE CONSOMMER LOCAL CREUSE SON SILLON»

https://www.rewmi.com Octobre, décrété «mois du consommer local » par l’Union économique et monétaire ouest Africaine (UEMOA) creuse son sillon au Sénégal, où les  populations s’intéressent aux grandement produits locaux. Interrogé par Rewmi Quotidien, Seydina Aboubacar Sadikh Ndiaye, Directeur des PME est d’avis que la relance de l’économie sénégalaise, durement frappée par la pandémie de Covid-19, doit passer par un changement d’habitude de consommation, en faveur du consommer local.

Entretien !

Vous avez effectué une tournée à travers les 13 régions du Sénégal pour préparer le mois du consommer local. Pouvez-vous nous en dire plus ?  

Je dois dire que le « Mois du consommer local » est une commande du Chef de l’Etat. Sur instruction du Président Macky Sall adressée au Ministre du Commerce, il a demandé au Département de tenir cette activité dans le respect des règles sanitaires. Le Chef de l’Etat tirant les enseignements de la crise sanitaire a donné des instructions pour que le gouvernement puisse dérouler des actions multiformes et pérennes afin de faire triompher un état d’esprit nouveau centré sur la culture du consommer local sénégalais pour l’affirmation de notre souveraineté économique. Et Aujourd’hui, à l’instar des autres pays, je pense qu’on est arrivé à une situation où nous devons produire ce que nous consommons, mais aussi consommer ce que nous produisons. En consommant ce que nous produisons, nous encourageons les producteurs et les transformateurs à entreprendre, nous encourageons aussi l’industrialisation locale et la création d’emplois, en particulier, l’emploi des jeunes et des femmes. C’est la seule voie tracée pour restaurer les dynamiques endogènes d’un développement économique solide. Ainsi, il faut que les sénégalais comprennent en consommant les produits locaux, nous allons assurer notre développement endogène et sécuriser notre croissance. Il s’agit également au secteur privé de produire des biens et des services pour répondre aux besoins des populations et à la demande intérieure en termes de prix et de qualité. Ce mois du consommer local sera un moment fort pour faire connaître le savoir-faire sénégalais. Nous allons faire connaître aux sénégalais les ressources locales ainsi que les produits et services made in senegal  qui existent dans ce pays.

Quel est l’état des lieux des PME au Sénégal ?

Ce qu’il faut noter, c’est que déjà en 2016, il y avait un recensement général qui avait été fait par l’ANSD. Ce recensement a permis de noter qu’au Sénégal, 99,8% du tissu économique est constitué de PME. Et l’essentiel de ces PME évoluent dans le secteur informel, soit 97% du tissu économique. Et si vous analysez toujours ces statistiques en profondeur, 81,8% des PME sont des entrepreneurs individuels. Et les très petites entreprises représentent 16,04%. C’est pour dire que l’essentiel du tissu économique est constitué d’entrepreneurs individuels et également de très petites entreprises ou de micro-entreprises.

Peut-on bâtir une émergence avec le secteur informel ?

Vous savez que les entreprises du secteur informel sont caractérisées par leur faible productivité mais également leur faible compétitivité. Ce sont des entreprises en général qui sont vulnérables de leur environnement. C’est pourquoi je pense que pour aller vers l’émergence, il faut accompagner ces PME vers la formalisation, mais cela nécessite beaucoup d’incitations. C’est pourquoi le gouvernement du Sénégal dans le cadre de la relance de l’économie va mettre en œuvre un programme d’accompagnement des PME à la formalisation à travers des incitations de financement. Mais aussi, nous sommes engagés de voir avec la Direction générale des impôts et Domaines comment intégrer des incitations fiscales. De même aussi avec nos collègues de la Direction du travail et de la protection sociale nous envisageons de voir comment élargir la protection sociale aux entreprenants. Des pays comme le Maroc ont réussi à accélérer la formalisation c’est-à-dire la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle. Ce, en intégrant dans le dispositif d’accompagnement des PME des incitations fortes fiscales, sociales mais également des possibilités de financements. Rester dans le secteur informel souvent empêche la PME de saisir des opportunités. La première opportunité, c’est le financement bancaire. Beaucoup de banques souvent n’acceptent pas de financer simplement parce que la PME ne présente pas des états financiers crédibles. Pour être financé, la banque vous demande de présenter les derniers états financiers au-delà du registre de commerce et du ninea (…). C’est pourquoi j’invite les PME qui ne le sont pas encore de nous rejoindre dans ce programme de l’Etat dans le cadre de la relance pour se formaliser. De même, pour en bénéficier des instruments financiers que nous avons mis en place au niveau de l’ADEPME et au Bureau des Mise à niveau, il faut accepter de se formaliser.

Quelles sont autres les difficultés rencontrées par les PME ?

Parmi les premières difficultés les plus récurrentes,  c’est l’accès au financement bancaire. Mais il y’a aussi d’autres problèmes comme l’écoulement des produits. Durant la tournée que j’ai effectuée dans les 13 régions du pays, j’ai constaté que l’écoulement était un problème récurrent. A Louga par exemple, on nous parle d’excédent de produits laitiers durant certaine période et ce lait-là est versé à même le sol. Les problèmes liés à l’écoulement peuvent être situés au niveau des infrastructures de stockage et de conservation mais aussi les capacités de transformation. Il faut les former à transformer ces produits afin de pouvoir les écouler.

Quelle est la contribution des PME dans le Pib ?

Il y’a une étude qui a été faite par l’ANSD je pense il y’a quelques années et cette étude a montré environ les PME contribuent à hauteur de 30% du PIB. Sur les exportations aussi les statistiques ont montré aujourd’hui que les PME n’ont pu capter que 16% des exportations totales. C’est pour vous dire qu’il y’a une nouvelle stratégie des exportations qui est en train d’être préparée au niveau du gouvernement pour permettre les PME à être beaucoup plus présentes dans certains marchés extérieurs, surtout dans le marché africain avec la mise en œuvre prochaine de l’accord sur la zone de libre échange en Afrique. Il s’agira aussi de travailler pour améliorer la compétitivité de nos PME. Les sénégalais ont constaté que les produits locaux sont souvent chers par rapport aux produits importés. Maintenant ce qu’il faut dire, c’est que nos produits sont des produits de haute qualité. Les recherches montrent que nous avons des produits très compétitifs du point de vue de la qualité. Toutefois, il y’a lieu de discuter pour voir les facteurs qui grèvent les structures de prix.

Que préconisez-vous pour régler les problèmes d’accès aux financements ?

Nous avons un dispositif de re-financement des banques commerciales que la Bceao a institué et que j’ai l’honneur de présider. Ce dispositif a commencé à porter ses fruits parce qu’il s’agit pour la Bceao d’accorder des incitations très fortes aux banques commerciales pour financer les PME. Concrètement, il s’agit, pour tout prêt accordé aux PME, la Bceao refinance à hauteur de 90% de l’encours total accordé à la PME. Mais nous avons tenu une réunion régionale avec l’ensemble des acteurs du dispositif pour voir, au-delà de ces incitations, qui est-ce qu’il faut faire pour améliorer l’accès au financement des PME. Nous allons tenir une réunion très prochainement avec les acteurs, les structures d’appui et d’encadrement, la Bceao, bref tous les services concernés pour voir comment on peut rendre plus opérationnel ce dispositif.

A qui la faute ?

Vous savez que la banque c’est une entreprise à qui on demande financer une autre entreprise. Et si vous devez financer une entreprise informelle vous allez regarder par deux fois avant de la financer. Vous préférez mettre les ressources qu’on vous a confiées entre des mains sûres. C’est pourquoi, la banque regarde, au-delà des problèmes de garanties, ce qu’on appelle en économie, les problèmes liés à la sélection adverse et l’aléa moral. La banque regarde si l’argent qu’on va vous remettre sera utilisé pour le projet que vous avez proposé ou bien si l’argent qu’elle va mettre entre vos mains sera utilisé à bon escient. La banque regarde au-delà même la moralité des gérants de l’entreprise. Et la raison profonde est que les banques sont souvent confrontées à des taux de défaut très élevés, évalués à plus de 30%.

La plupart des PME sont des entreprises mort-nées. Qu’est ce qui est à l’origine ?

Les études ont montré que diverses raisons expliquent pourquoi les entreprises tombent en faillite. Cela est lié déjà à l’environnement de l’entreprise parce que la PME est vulnérable de son environnement. En outre la PME est caractérisée par une faible productivité et un niveau de compétitivité très faible comparée à la grande entreprise formelle. La logique de la PME n’est pas toujours la même que celle de la grande entreprise. La grande entreprise dans la plupart s’inscrit dans une logique d’accumulation, de recherche de profits, d’extension, d’expansion, … Ce n’est pas toujours la logique de la PME. C’est pourquoi nous avons mis en place des instruments pour aider les PME à renforcer et à moderniser leurs équipements, ainsi que des programmes de formation et d’assistance technique. Il existe aussi une cellule d’entreprise en difficulté au niveau de l’ADEPME pour essayer d’apporter des solutions aux difficultés des entreprises.

Quelles sont les innovations apportées par la loi d’orientation ?

Oui la loi d’orientation a été votée par l’Assemblée nationale et promulguée par le chef de l’Etat. Cette loi apporte beaucoup d’innovations, beaucoup d’incitations en faveur de la PME. Ce qui est important de noter c’est que la loi crée déjà un Conseil national des PME qui est un cadre de partenariat, d’échanges, de suivi évaluation des politiques et programmes en faveur des PME. Cette loi a aussi créé le fond national des PME. Le décret est dans le circuit et une fois signé, ce fond national sera doté de budget pour permettre de prendre en charge toutes ces difficultés que j’ai soulevé tantôt. Je vous ai parlé de la formalisation qui a un coût. Il faut aider la PME à avoir une comptabilité selon la norme Syscoa. Cela nécessite des dépenses. De même l’élaboration d’un business, entre autres, difficultés. Ce fond permettra de prendre en charge tout cela.

Le secteur des PME a-t-il été impacté par la Covid-19 ?

Le monde a été frappé par la Covid et aucun pays n’a été épargné. Personne ne s’attendait à cette Covid qui a surpris tout le monde. Si vous regardez les projections de la FMI et de la Banque mondiale, elles montrent que même la zone euro va connaître une forte décroissance, l’Afrique y compris et les USA. C’est vrai que des mesures vigoureuses ont été prises au Sénégal dans le cadre du programme de la résilience économique et la gestion de la pandémie pour soutenir les populations et les entreprises. Mais, on s’attend à une décroissance d’après les statistiques que nous avons reçues de l’ordre de -0,7%. Il paraît même que ces statistiques vont être revues à la hausse pour tenir compte des niveaux de productions satisfaisantes obtenues cette année. Tout cela c’est pour vous dire que globalement la crise continue d’être bien gérée au Sénégal comparé à certains pays qui seront en profonde récession économique.

DEUX MILLIARDS DE FRANCS CFA DE L’ETAT POUR L’ACHAT DE PIROGUES EN FIBRE DE VERRE, DÈS DÉCEMBRE

Mbour, 29 nov (APS) – La Délégation à l’entrepreneuriat rapide des femmes et des jeunes (DER/FJ) va décaisser 2 milliards de francs CFA en décembre prochain pour l’achat de pirogues en fibre de verre destinées aux pêcheurs sénégalais, a annoncé son patron, Pape Amadou Sarr, samedi, à Mbour (ouest).
‘’On a une enveloppe de 2 milliards de francs CFA destinée à l’achat de pirogues en fibre de verre. Les fonds seront disponibles dès le 1er décembre 2020’’, a assuré M. Sarr lors du lancement d’un programme national de renouvellement du parc piroguier.
‘’La balle est dans le camp du directeur général de la Société des infrastructures de réparation navale’’, a-t-il ajouté en présence de ce dernier, qui a remis des pirogues en fibre de verre à des pêcheurs mbourois.
Le gouvernement recommande aux pêcheurs l’achat des pirogues en fibre de verre, plus que aptes à la navigation que les pirogues de fabrication artisanale utilisées au Sénégal.
Pape Amadou Sarr déclare qu’‘’une enveloppe de 100 milliards de francs CFA (…) sera disponible à partir de 1er janvier 2021’’ pour le soutien aux initiatives économiques des jeunes et des femmes.
‘’Nous allons faire de la discrimination positive pour Mbour, Joal-Fadiouth, Cayar (ouest), Saint-Louis (nord) et Kédougou (sud-est)’’, a-t-il dit, ajoutant que ces zones sont les principaux points de départ des migrants sénégalais cherchant par tous les moyens à entrer en Europe pour y travailler.
M. Sarr dit avoir reçu du président de la République la consigne de trouver ‘’des solutions urgentes’’ à l’émigration clandestine, par la création d’emplois et le soutien des initiatives économiques des jeunes et des femmes, avec la collaboration du ministre chargé de la Formation professionnelle.ADE/ESF

Port Autonome de Dakar : Les acteurs planchent sur l’avenir de leur secteur

https://www.seneweb.com  90% des échanges avec l’extérieur passent par le Port Autonome de Dakar. Mieux, 18 millions de tonnes de marchandises y sont traitées par an, générant 95% des recettes douanières et 30% du budget de l’État.
Toutefois, le Port est confronté aux problèmes de congestion, de retard dans la livraison, d’impact de sécurité, de lenteurs dans les procédures et d’absence de dialogue.
Composés de plusieurs maillons essentiels pour son développement, les acteurs estiment que le Port a besoin d’un cadre apaisé pour que chaque partie puisse travailler dans de très bonnes conditions.
Tout le sens de la rencontre de trois jours qui s’est ouverte ce samedi à Saly. “Elle constitue une véritable rampe pour réussir le pari de la transformation structurelle de l’outil portuaire décliné dans notre Plan Stratégique 2019-2023. C’est dans le cadre de la transformation structurelle de l’économie nationale telle que définie dans le Pse”, a assuré Aboubacry Sadikh Beye directeur Général du Port Autonome de Dakar (Pad).

Ainsi, le Pad compte s’appuyer sur quatre objectifs stratégiques : la fluidité,  la satisfaction de la clientèle, l’augmentation du chiffre d’affaires, la rentabilité.

Il s’agira alors de créer un cadre synergique et dynamique “permettant aux acteurs d’être les maîtres des nouveaux enjeux qui se dessinent pour le Port de Dakar. Nous allons procéder à un bilan diagnostic de la situation actuelle du port et définir une stratégie permettant d’apporter des solutions pérennes aux difficultés constatées, notamment dans les opérations d’approche et d’enlèvement des cargaisons”, explique le Dg du Port.
Au sortir de cette rencontre, les acteurs mettront en place un manuel de procédures consensuel définissant le rôle de chaque intervenant.
“Ce rapport est un gage certain pour garantir la stabilité et la compétitivité du secteur portuaire” car le Port Autonome de Dakar veut être le moteur de l’émergence et de la relance économique du pays post-Covid.

UNE QUINZAINE DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION, À PARTIR DU 9 DÉCEMBRE

Dakar, 28 nov (APS) – L’Office nationale de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) va dérouler, du 9 au 23 décembre, dans plusieurs localités du pays, sa ‘’quinzaine nationale de sensibilisation et de mobilisation sociale’’ contre la corruption, selon un communiqué parvenu à l’APS.
Il rappelle que le 9 décembre de chaque année est célébrée la Journée internationale de lutte contre la corruption, un fléau qui ‘’compromet l’émergence de certaines communautés et engendre l’injustice et l’insécurité’’.
‘’Au Sénégal, depuis trois ans, la célébration de la Journée internationale est accompagnée d’une quinzaine nationale de sensibilisation et de mobilisation sociale contre ce fléau’’, rappelle l’OFNAC.
Il promet, pour la célébration de la quinzaine dédiée à la lutte anticorruption, de tenir compte ‘’du contexte de Covid-19’’ et de la ‘’distanciation sociale’’ nécessaire pour la prévention de la maladie à coronavirus.
Les manifestations vont démarrer le 9 décembre, à l’Institut supérieur de management (ISM) de Mbour (ouest). Elles auront pour thème  :  ‘’Les étudiants de l’ISM disent non à la fraude et à la corruption’’.
Le lendemain, jeudi 10 décembre, à l’ISM de Mbour, se tiendra un panel sur la fraude et la corruption, en présence d’acteurs de l’enseignement supérieur.
Le mardi 15 décembre aura lieu un autre panel, sur la fraude et la corruption dans le secteur financier, aux résidences Mamoune, à Dakar. L’Association des clients et sociétaires des institutions financières prendra part à l’organisation de cette rencontre.
Puis, jeudi 17 décembre, au Centre de formation judicaire de Dakar, se tiendra un atelier sur le thème  : ‘’Combattre la corruption grâce à un système judiciaire efficace et performant’’.
Ce sera ‘’une occasion pour les auditeurs de justice et les élèves greffiers de réaffirmer leur ferme engagement aux côtés de l’OFNAC, ‘pour dire non à la corruption’‘’.
Samedi 19 décembre, l’Ecole nationale d’administration (ENA) de Dakar va accueillir un panel sur les mécanismes de lutte contre la corruption. Les élèves du cycle A de l’ENA y prendront part.
Mardi 22 décembre, à l’Ecole des officiers de la gendarmerie nationale, à Dakar, aura lieu un atelier de sensibilisation des élèves officiers de la gendarmerie nationale, sur l’OFNAC et ses missions.
Enfin, mercredi 23 décembre, à l’hôtel Terrou-Bi de Dakar, les manifestations seront bouclées par un atelier sur ‘’la gouvernance du secteur de l’état civil’’.ESF

DIGITALISATION DU CADASTRE : UN MOYEN POUR LUTTER CONTRE LA CORRUPTION DANS L’ADMINISTRATION

http://www.emedia.sn L’Etat du Sénégal a annoncé l’intégration de ses services financiers, à la digitalisation du Cadastre et du livre foncier. Une idée bien appréciée par les invités de l’émission LR du Temps sur, Iradio. Selon eux, cela est un moyen pour lutter contre la corruption dans l’administration sénégalaise. D’après Ibrahima Diop, sociologue et diplômé en sciences politiques, il s’agit d’un processus qui a pris naissance depuis fort longtemps.
A son avis, ce qui est important en cela, c’est le principe de rechercher une meilleure efficacité. « La digitalisation donne une transparence et une visibilité de tout ce qui se fait en matière de financement. Par rapport au Cadastre, il faut dire que le foncier est un élément pour avoir un secteur privé fort. La digitalisation du Cadastre permet de collecter des recettes en élargissant l’action fiscale. Ça permet de corriger les disparités et de montrer comment le foncier est manipulé aujourd’hui. Ça permet une lisibilité sur les choses », a expliqué Ibrahima Diop.

IL FAUT RETOURNER AU RESPECT DES GESTES BARRIÈRES

Daouda Tall, éditorialiste a abondé dans le même sens. Pour lui, on ne peut pas échapper au numérique aujourd’hui. Puisque ça peut aider qu’il ait moins de corruption. Un autre point sur lequel les deux invités ont débattu c’est sur la possibilité de la deuxième vague de la maladie du Coronavirus. Le prétexte, c’est la légère hausse des cas enregistrés ces derniers jours. Sur ce sujet, Daouda Tall pense que la première des choses à faire, de retourner au respect des gestes barrières qui, constate-t-il pour le regretter, ont été délaissés par les populations. Saluant les efforts du gouvernement pour maitriser la maladie, il estime, tout de même qu’il faudrait ouvrir le pays parce qu’on ne peut pas continuer à le fermer à cause des conséquences terribles que cela peut engendrer. Quant à Ibrahima Diop, il a plaidé pour un dépistage massif par rapport à des zones stratégiques afin d’amoindrir les risques de propension de la maladie et de faire baisser davantage cette population atteinte. Car, dit-il, « qui gagne le combat de la Covid-19, gagne le pari de l’économie. Nous pouvons le faire et nous devons le faire ».
Auparavant, les deux invités de LR du Temps se sont prononcés sur la nouvelle stratégie de communication du Gouvernement consistant à faire face à la presse tous les 15 jours. Daouda Tall salue cette façon qu’il considère comme une bonne initiative de s’exprimer, d’expliquer l’action du gouvernement, donner des réponses aux citoyens pour qui le gouvernement mène des politiques publiques.
Toutefois, il pense que la posture des ministres ne doit pas être une posture défensive. « Ce format doit être revu quelque part pour donner la possibilité aux journalistes de pouvoir relancer. L’une des choses importantes c’est de rehausser la qualité du débat. Il faut aller dans les questions de fond », conseille-t-il. A l’instar de M. Tall, Ibrahima Dio pense que, dans le principe, il faut saluer cette démarche qui, toute somme, n’est pas nouvelle car ayant été appliquée sous le régime de Wade. « C’est une marche dans le processus de l’évolution démocratique et cela traduit l’intérêt des questions orales à l’Assemblée. Mais lorsqu’on plonge dans les faits, la posture du gouvernement c’était une posture d’information et d’inclusion par rapport à l’action qu’il mène. Cette posture doit être accompagnée par la posture d’éveil, d’alerte, d’interpellation et d’analyse. Et cette dernière posture doit être jouée par la presse. C’est pourquoi la presse doit davantage s’organiser », soutient-il non sans prôner l’institutionnalisation et la consolidation de cette rencontre. Aliou DIOUF

SANDIARA : Une Cité financière pour soutenir la Zone économique spéciale 

http://www.enqueteplus.com A travers son plan ‘’Sandiara émergent’’, le maire Serigne Guèye Diop a décidé de faire de sa commune un hub économique mondial. Il a créé une Cité financière et a organisé une visite des lieux cette semaine avec les potentiels partenaires de ce projet. 
Le maire de la commune de Sandiara a lancé une Zone économique spéciale dans laquelle est prévue l’installation de plusieurs usines et autres grandes entreprises qui doivent former un hub économique du futur. Cela entre dans le cadre du projet ‘’Sandiara émergent’’.
Pour ce projet de très grande envergure, le maire de la commune, Serigne Guèye Diop, estime qu’il manquait un instrument fondamental à la réussite de ce rêve. ‘’C’est la mise en place d’une cité financière de Sandiara qui est, en réalité, une cité financière départementale, régionale, voire même nationale’’, indique-t-il. Avant de préciser  : ‘’L’objectif était de mettre les industriels à côté des banquiers, de faire en sorte qu’il y ait un écosystème où le banquier qui a besoin d’un milliard ou de 10 milliards F CFA pour construire une usine de lait, d’engrais ou de véhicules, puisse tout de suite trouver dans le même site une banque et des assurances capables de lever ses fonds immédiatement. C’est cela la particularité.’’
Pour le conseiller spécial du président de la République, l’un des freins au développement de l’industrie sénégalaise, des PME, de l’artisanat, de la pêche, en réalité, c’est le problème du financement. Alors qu’avec cette cité, les banques vont également gagner puisqu’elles pourront trouver des emprunteurs auxquels sont destinés leurs crédits, principale source de leur survie.

Eu égard à tous ces avantages et opportunités, Serigne Guèye Diop a lancé, cette semaine, sa future cité financière.

A cet effet, la commune a mis à la disposition du secteur bancaire un terrain industriel d’une superficie de 20 000 mètres carrés pour la construction de trois tours de 10 étages pouvant abriter globalement 100 000 mètres carrés de bureaux. Mais, informe M. Diop, ‘’dans le court terme, nous allons avoir une tour de 10 étages pour 15 000 mètres carrés de bureaux, des salles de conférence, des salles de presse, des restaurants, des hôtels, des supermarchés à l’intérieur, des parkings. Mais, dans la phase 2 qu’on espère dérouler dans les 5 prochaines années, il y aura deux autres tours de 10 étages également et qui vont être une sorte de Trade Center et qui vont permettre d’accueillir des sièges  de société au niveau mondial, des sociétés informatiques, bancaires, des multinationales qui vont essayer d’assurer des fonds pour financer l’économie pas seulement de Sandiara, mais également du port de Ndayane, d’Akon City, des agropoles, etc.’’.
Cette importante réalisation qui, assure le maire, s’inscrit dans le cadre du plan d’émergence locale de sa commune, permettra de financer l’économie sur un même site, à travers la création d’un écosystème financier propice au développement industriel, agricole et logistique.
Pour Serigne Guèye Diop, la finalité de ce grand projet est de faire de Sandiara un centre financier international, à l’image de la City à Londres, de Johannesburg ou de Casablanca, capable de fournir des services financiers, logistiques et industriels aux entreprises installées dans la zone.
Une visite de la zone a été faite à cette occasion avec l’ensemble des institutions financières ciblées, des sociétés d’assurances, des industries déjà installées ou en projet d’installation dans la zone économique spéciale de Sandiara. Les institutions financières présentes ainsi que les structures institutionnelles se sont majoritairement engagées à être actionnaires de ce projet. Des études menées par l’organisation d’un grand forum ‘’Invest in Sandiara’’, qui réunira l’ensemble des bailleurs et investisseurs autour de la question de l’investissement, se termineront dans 3 mois.
A l’en croire, ce forum devra accueillir l’ensemble des ambassades présentes au Sénégal et les investisseurs de ces pays pour lancer officiellement le démarrage de la Zone économiques spéciale et la Cité financière de Sandiara.IDRISSA AMINATA NIANG

Commune des Agnams : Le maire Farba Ngom annonce le lancement prochain des travaux de construction de la route du Dandé longue de 250 kilomètres.

https://www.dakaractu.com Alors qu’il présidait la cérémonie d’inauguration du nouveau bureau du groupe de la Poste à Ndiaffane Sorokoum, village situé dans la commune des Agnams, le maire Farba Ngom s’est félicité du processus de désenclavement des localités les plus reculés du pays.
Pour le député-maire Farba Ngom, le processus de désenclavement du Dandé Mayo est irréversible et plusieurs projets et programmes seront lancés dans ce sens pour mieux assister les populations de cette partie du Fouta.
« Je rappelle que ce processus de désenclavement du Dandé Mayo est irréversible avec la construction de deux lycées au courant de l’année 2021. Et sous peu, nous souhaitons recevoir le président Macky Sall pour le lancement des travaux de la route du Dandé (250 kilomètres), avec la construction et la réhabilitation de 10 ponts tout au long du Fouta », a rassuré le premier magistrat de la ville des Agnams situé dans le département de Matam.
Avec la construction et l’inauguration du nouveau bureau de la Poste à Ndiaffane Sorokoum, Farba Ngom de préciser que c’est une vieille doléance datant de l’indépendance, qui vient d’être satisfaite et permettra aux populations d’être plus proches des services publics, tout cela en parfaite adéquation avec la volonté et la politique du chef de l’État Macky Sall…

ENVIRONNEMENT : Une Zone écologique communautaire ouverte à Ngaparou

http://www.enqueteplus.com Dans le cadre de l’entente intercommunale de la Petite Côte, regroupant les communes de Ngaparou, de Mbour, de Malicounda, de Saly et de la Somone, la commune de Ngaparou a mis en place une Zone écologique communautaire en vue de participer activement à la protection de l’environnement et à la sauvegarde de la nature. Elle a été inaugurée cette semaine.
L’inauguration de la Zone économique de Ngaparou a été un moment phare de la célébration de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Cinq mille mètres carrés sont mis à la disposition des femmes de la commune regroupées au sein du collectif And Suxali Sunu Gox composé de 30 associations de femmes. La création de cette zone entre dans le cadre du Programme de bonne gouvernance écologique de l’Entente intercommunale de la Petite Côte pour une gestion intégrée des zones côtières (EIPC/GIZC) mis en œuvre par l’ONG Enda-Energie, en étroite collaboration avec les populations bénéficiaires et les autorités locales.
Selon le maire de la commune, elle a été initiée par Enda-Energie depuis 2014. Ce projet a deux objectifs  : la gestion des déchets et le changement climatique, notamment l’érosion côtière. A l’en croire, ‘’ce programme consiste à accompagner la transition écologique et économique par le développement d’une culture éco-citoyenneté pour une gouvernance intercommunale et participative des ressources naturelles’’.
Notons que cette réalisation, dont l’objectif est de renforcer les capacités des communes de Mbour, Saly Portudal, Somone, Malicounda et Ngaparou dans l’élaboration d’un Plan climat-énergie-territorial (PCET), est financée par l’UE pour une période de trois ans. Elle prévoit de mettre à leur disposition un portefeuille de projets intercommunaux pour un ‘’développement sobre en carbone et résilient au changement climatique’’.
Dans ce cadre, la Cheffe de la délégation de l’Union européenne (UE) au Sénégal, Irène Mingasson, déclare que ‘’cette Zec est mise à la disposition de ces femmes qui se sont organisées pour prendre en main une partie très importante du défi environnemental que connaît la population de la Petite Côte, par des activités de collecte et de recyclage de déchets’’.
Selon les bénéficiaires, cette réalisation permet de rendre plus autonomes les femmes de la commune qui réfléchissent davantage sur les questions liées à la salubrité, à la valorisation des déchets et à l’économie circulaire.IDRISSA AMINATA NIANG

MAUVAIS DECOUPAGE ADMINISTRATIF DU SENEGAL : L’Etat va apporter des correctifs

http://www.enqueteplus.com Les incohérences territoriales sont nombreuses et problématiques au Sénégal, avec des découpages administratifs qui n’ont obéi qu’à des logiques politiciennes. L’Etat s’engage à rectifier le tir. Jeudi soir, lors du vote du budget du ministère des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des territoires, il a aussi été beaucoup question des fonds de dotation des collectivités territoriales.
Le découpage administratif pose problème, dans certaines localités du Sénégal. Les parlementaires ont interpellé, ce jeudi, le ministre des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des territoires sur la question, à l’occasion du vote du budget de son département.
Déjà en commission, ils ont souligné les ‘’incohérences territoriales, source de multiples litiges liés à la détermination précise des limites communales. Selon eux, cette situation découle principalement des imprécisions des textes sur le découpage administratif’’. Les parlementaires citent quelques localités qui font face à ces difficultés. Il s’agit de Bambilor, Dahra, Diender, Diourbel, Kayar…
Pour Mamadou Diop Decroix, il s’agit, pour la plupart, de ‘’découpage politicien’’ dont les municipalités sont souvent gérées par ‘’des illettrés qui sont appelés à parapher des documents importants’’. Les parlementaires, par conséquent, invitent Oumar Guèye à apporter des correctifs nécessaires pour la construction d’espaces territoriaux cohérents et compétitifs.
Un constat partagé par l’hôte de l’hémicycle. Seulement, pour le maire de Sangalkam, le problème des découpages est antérieur au régime de Macky Sall.  ‘’Il faut dire que, dans le passé, il y a eu des découpages qui n’obéissaient à aucune logique, sinon politicienne. Si nous voulons avoir des territoires viables, compétitifs et porteurs de développement durable, il nous faut absolument revoir certains découpages, rééquilibrer, faire des corrections. Faire des corrections ne signifie pas faire disparaitre des communes ou les fusionner’’, précise, toutefois, le ministre des Collectivités territoriales.
A ses yeux, il est nécessaire d’équilibrer, afin de faire en sorte que les communes puissent avoir des superficies correctes pour pouvoir exister et permettre aux populations d’être plus proches des sièges des collectivités territoriales.  Oumar Guèye rassure, de ce fait, que le chef de l’Etat a donné des instructions au gouvernement, particulièrement à son département, en ce sens. ‘’Nous pouvons dire que ce travail est quasiment terminé. Nous allons donc attendre la validation du président Macky Sall, avant de nous tourner vers les collectivités qui donneront leurs avis par rapport à cette situation’’, renseigne le ministre.
Mais Oumar Guèye prévient  : ‘’C’est un avis qui ne lie pas l’autorité par rapport à ce qui est bon pour le pays.’’ L’ancien membre du parti Rewmi a, en outre, appelé à plus de considération pour les maires qui, dit-il, sont instruits et maitrisent les dossiers qu’ils traitent.

Acquis des collectivités territoriales 

Le ministre des Collectivités territoriales est, par ailleurs, revenu sur quelques acquis de son département, avec l’avènement du régime de Macky Sall. Il a, à ce propos, évoqué le montant des fonds de dotation qui était de l’ordre de 16 milliards, en 2012, alors qu’il s’élève à 25 milliards en 2020. S’agissant des fonds de dotation des collectivités territoriales, Oumar Guèye indique qu’ils sont estimés actuellement à plus de 33 milliards contre 12, 5 milliards en 2012.
Mieux, aux yeux M. Guèye, la Contribution économique locale (CEL) est venue régler les problèmes d’équité territoriale. A l’en croire, les collectivités qui avaient des patentes étaient des privilégiées et il n’y en avait pas beaucoup. ‘’A l’heure actuelle, cette CEL est venue régler la question et cela bénéficie à l’ensemble des collectivités territoriales, c’est-à-dire les 557 communes et villes, et particulièrement les 385 ex-communautés rurales devenues communes’’, fait-il savoir.
Le budget 2021 du ministère des Collectivités territoriales, du Développement et de l’Aménagement des territoires a été arrêté à 129 183 235 305 F CFA en autorisations d’engagement et à 112 975 435 305 F CFA en crédits de paiement.
Mais, jeudi soir, Oumar Guèye n’a pas reçu beaucoup d’interpellations, à cause de l’heure tardive du démarrage des travaux. Ainsi, 7 parlementaires se sont succédé au pupitre pour soulever les problèmes de ce département et les correctifs à apporter. HABIBATOU TRAORE 

Variations Climatiques : Les températures de novembre 2020 ont dépassé la normale

http://lesoleil.sn Le mois de novembre 2020 est anormalement chaud. C’est ce que révèle l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), par la voix de son ingénieur prévisionniste, Cheikh Tidiane Diédhiou.
Les ingénieurs de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim) viennent de confirmer l’hypothèse selon laquelle la persistance de la chaleur au mois de novembre est à la limite de la normale. Si l’on se rapporte à Cheikh Tidiane Diédhiou, ingénieur prévisionniste, à l’Anacim, le mercure était au-dessus de la moyenne observée depuis plusieurs années au Sénégal. «En se référant à la climatologie, le mois de novembre de cette année est anormalement chaud. Les températures observées ont dépassé la moyenne climatologique de novembre», a-t-il affirmé.
La persistance de la chaleur en période de fraîcheur serait due à un retard des descentes d’air froid en provenance des latitudes tempérées et à la présence «du régime de vent d’Est», communiqué appelé harmattan. Toutefois, depuis quelques jours, la bouffée de chaleur est tempérée par une baisse des températures induites justement par une descente d’air froid venant d’Europe. «Depuis quelques jours, les modèles de prévision indiquent une tendance progressive à la baisse de la température, une amorce progressive pour l’installation de la période de fraîcheur», a précisé l’ingénieur prévisionniste.
D’une manière plus générale, l’Anacim a observé que les températures restent plus ou moins élevées sur le pays en période de fraîcheur qui sont de plus en plus rares. «Ce constat pourrait s’expliquer par la hausse notable et progressive des températures dans le contexte actuel du changement climatique», analyse Cheikh Tidiane Diédhiou qui a rappelé qu’il est difficile d’attribuer la persistance de la fraîcheur en novembre au changement climatique qui a une influence sur la perturbation des paramètres climatiques. «Il est vrai que le contexte du changement climatique impacte sur le climat en général, mais il est difficile d’attribuer spécifiquement cette persistance de la chaleur en novembre à un changement climatique», a signifié l’ingénieur prévisionniste.Idrissa SANE

30 MILLIARDS FCFA POUR “AMADOU MAHTAR MBOW” ET “USS EL HADJI IBRAHIMA NIASSE”

http://www.emedia.sn L’Université Amadou Mahtar Mbow (UAM) et l’Université du Sine Saloum El Hadji Ibrahima Niasse (USSEIN) ont bénéficié, chacune, d’un montant de 15 milliards de francs CFA au titre de l’année 2021.
La révélation a été faite, ce samedi, par le ministre de l’Enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation, Cheikh Oumar Anne, venu défendre le projet de son budget. Revenant sur la faiblesse supposée du budget dédié à la Recherches et à l’innovation, le ministre a estimé que les montants alloués sont importants. Puisque, justifie-t-il, « la recherche s’effectue notamment au sein des universités qui bénéficient en 2021, un budget de 71, 483 milliards de francs CFA, soit une augmentation de 3,339 milliards de francs CFA ».
À cela, s’ajoute l’enveloppe de 8,869 milliards de francs CFA dédiée à l’Institut sénégalais de Recherches agricoles ainsi que les crédits alloués aux autres structures de recherches , notamment celles rattachées au ministère de l’Economie numérique et des Télécommunications. Aliou DIOUF

LES PRIVÉS ONT ENCAISSÉ PLUS DE 50 MILLIARDS FCFA DEPUIS 2013

http://www.emedia.sn La question ayant trait à la dette due aux établissements d’Enseignement supérieur privés a été au menu des débats lors du vote du projet de budget du ministère de l’enseignement supérieur.
Le ministre Cheikh Oumar Anne a déclaré qu’en 2021, il est prévu de verser 4,9 milliards de francs CFA aux universités privées, représentant ainsi 50% des facturations reçues.
De même, le ministre a rappelé que depuis 2013, l’Etat a déjà mobilisé plus de 50 milliards de francs CFA pour la prise en charge des étudiants orientés dans les établissements d’enseignement supérieur privés.
Cette enveloppe budgétaire a, de l’avis du ministre, permis à beaucoup d’établissements privés d’améliorer substantiellement leur cadre infrastructurel et de rehausser, par ricochet, la qualité de l’enseignement. Aliou DIOUF

Dette due aux écoles privées : Cheikh Oumar Hann annonce un versement de plus de 4 milliards en 2021

https://actusen.sn Le marathon budgétaire se poursuit à l’Assemblée nationale. Et ce samedi, les députés ont examiné le projet de budget du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Cheikh Oumar Hann qui a défendu ce projet de loi a été interpellé par les parlementaires sur la dette que l’Etat doit aux écoles privées. Mais la réponse du maire de Ndioum a été claire. Selon lui, un versement de plus de 4 milliards F Cfa ets prévu en 2021.
«Au titre de l’’année 2021, il est prévu de verser quatre 4 milliards 900 millions F Cfa aux universités privées, représentant ainsi 50% des facturations reçues», a promis le ministre. Qui a par ailleurs rappelé que dans le cadre du fonds, “Force Covid-19”, 700 millions de Francs CFA ont été  distribués aux établissements privés agrées par L’État.Mansour SYLLA

Cheikh Oumar Anne «c’est une compétition qui prend en compte les critères définis pour l’orientation des bacheliers»

https://actusen.sn Cheikh Oumar Anne s’est prononcé ce samedi à l’Assemblée nationale sur l’orientation des bacheliers de 2020. «Nous avons décidé d’orienter tous les bacheliers qui en feront la demande», dit-il. Mais il précise : «s’ils en font la demande, cela veut dire, ils décident de participer à une compétition où tous les bacheliers seront déclarés admis, à condition qu’ils remplissent les critères. Ce qui fait qu’après la compétition, on entend souvent des bacheliers qui disent qu’ils n’ont pas été orientés».
Le ministre a par ailleurs profité de son face-à-face avec les députés pour annoncer la date du démarrage des orientations. «Cette année on a 72 mille bacheliers et 68 mille ont terminé la procédure d’inscription de demande d’orientation. Pour cette année, nous allons démarrer les orientations lundi prochain et elles vont se dérouler jusqu’au 22 décembre. Nous ouvrons une période contentieuse entre le 22 et le 31 décembre. A cette période-là, les étudiants qui ne seront pas orientés, sont priés de se rapprocher du ministère de l’Enseignement supérieur», rassure-t-il.Mansour SYLLA

Cheikh Oumar Anne : «c’est faux de dire que 1300 bacheliers de 2019 n’ont pas été orientés.On n’a eu que 13 réclamations qui ont été infondées»

https://actusen.sn L’argument selon lequel 1300 bacheliers de l’année 2019 n’ont pas été orientés dans les universités du pays n’est pas avéré. C’est du moins la précision faite, ce samedi, par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Cheikh Oumar Anne qui a été interpellé sur cette question par les parlementaires, lors du projet de budget de son département a été on ne peut plus clair. Selon lui, le ministère n’a reçu que 13 réclamations qui sont toutes infondées.
«C’est faux de dire que 1300 bacheliers n’ont pas été orientés. Nous n’avons pas de base de données qui peut justifier ces chiffres. C’est des informations détenues par certains politiciens qui veulent en parler. On n’a eu que 13 réclamations qui ont été infondées. Parmi elles, les 4 n’avaient pas demandé une orientation. 6 bacheliers aussi avaient entamé la procédure mais n’ont pas terminé. Et les 3 qui restent ont refusé de valider leur orientation», a expliqué l’édile de la commune de Ndioum.Mansour SYLLA

40 ans de carrière : Les artistes célèbrent Kalidou Kassé

https://www.lequotidien.sn C’est aujourd’hui  que le monde artistique va célébrer le plasticien Kalidou Kassé pour avoir réussi la prouesse de totaliser quarante ans  de bons et loyaux services au profit de l’art sénégalais. Du serment échangé avec son père à la visite du défunt milliardaire El Hadji Ndiouga Kébé, le Pinceau du Sahel remonte le temps et égrène 40 années d’une vie dédiée à l’art.
Pour devenir artiste, Kalidou Kassé a dû faire un pari avec son père qui voulait qu’il embrasse une autre carrière. 40 ans après, celui que l’on surnomme le Pinceau du Sahel peut être sûr d’avoir fait un pari gagnant car 40 ans de carrière, ça se fête. Et l’artiste-plasticien Kalidou Kassé a mis les petits plats dans les grands pour célébrer comme il se doit ces 40 années dédiées à l’art plastique. L’événement se déroule au Musées des civilisations noires du 27 novembre au 28 décembre prochain  avec comme point d’orgue l’exposition de 50 œuvres sorties du génie créateur de l’artiste. Intitulé «Guiss guiss bou bess»,  l’exposition donne «la nouvelle vision que l’artiste-plasticien veut qu’elle soit : globale, individuelle et collective pour refaire le monde, redire le monde». «Mon père voulait que je sois un agent des chemins de fer. Je ne voulais pas. Je lui ai dit que je voulais pratiquer l’art et que j’allais réussir. Je lui en avais fait le serment», se souvient Kalidou Kassé qui regrette l’absence de son père qui n’est plus de ce monde. Cela l’aurait rendu fier de le voir à ses côtés durant  la célébration des 40 ans de sa carrière. Il éprouve le même sentiment à l’égard  de sa mère qui l’aurait beaucoup influencé dans son choix d’embrasser une carrière  dans l’art. Il était très charmé par la dextérité de ses  mains versée dans  l‘art de sortir des boubous de son imagination fertile. «Ma mère était couturière, elle cousait des boubous, des draps de lit sans recourir à une machine à coudre», souligne celui qui avait une certaine affinité avec ses parents.  «C’étaient mes amis. J’avais de la compassion pour ma mère qui vivait dans une grande famille de polygame», se souvient Kalidou Kassé qui s’employait pour lui venir en aide dans les tâches qu’elle avait l’habitude de faire à la maison. Kalidou Kassé n’hésitait pas à se rendre  au marché pour lui acheter ce dont elle avait besoin pour faire la cuisine.

L’histoire du pari

Premier Sénégalais à ouvrir une galerie d’art au Point E, Kalidou Kassé a réussi à se forger un look singulier avec son béret sur la tête. «Au début, j’ai porté un torpédo. Mais ça ne me convenait pas, j’ai pris un béret», indique l’artiste qui dit avoir été influencé par son défunt père qui s’affichait avec ce look. «J’ai été influencé par mon père qui portait un  béret qui était très élégant. Il y a très longtemps. Parce qu’il était dans son atelier aux chemins de fer en train de travailler et portant son béret. La position m’a tellement plu  que j’ai décidé de porter un béret. C’est comme ça que c’est venu», se remémore M. Kassé qui reste attaché au  béret noir qui, de loin, reste sa couleur de préférence. «On m’offre beaucoup de bérets rouge, jaune, vert, blanc. Mais  je me sens très bien avec ce béret», note l’artiste-plasticien qui dit  avoir fait entre 300 et 400 expositions dans le monde. Ce petit fils de Salah Kassé a partagé avec sa mère la maison familiale à la Médina durant son enfance.
Comme beaucoup d’artistes, Kalidou Kassé a subi l‘impact de la pandémie du Covid-19 qui a bouleversé son calendrier. L’homme au béret devait exposer à la galerie Picasso du Caire, en Egypte. Contraint d’annuler ce voyage à cause d’un contexte sanitaire assez particulier qui a imposé la fermeture des frontières, l’artiste-plasticien a participé à l’effort de guerre lancé par le gouvernement pour venir en aide aux impactés de la pandémie.

La visite de Ndiouga Kébé

En regardant dans le rétroviseur, Kalidou Kassé se remémore encore la visite que le Président-poète, Léopold Sédar Senghor, avait rendu à la Manufacture des arts décoratifs de Thiès (Msad) où il a eu à faire sa formation d’artiste quelques années plus tard. Faisant remonter la machine du temps, Kalidou Kassé se souvient avoir escorté le Président-poète sur les lieux.  «J’étais jeune. J’avais 7 ans et je faisais partie des élèves qui avaient formé une haie pour accueillir le Président Senghor. J’étais près du caïlcédrat. Je suis retourné là-bas la semaine dernière et j’ai retrou­vé le même caïlcédrat», indique Kalidou Kassé.  «ça m’a projeté 40 ans en arrière», a soutenu l’artiste-plasticien avec une voix étreinte par l’émotion. Continuant à ouvrir les pages de l’album de ses souvenirs, il s’arrête sur celle où est relatée la visite de  l’homme d’affaires sénégalais, feu  El Hadji Ndiouga Kébé, toujours à la Manufacture des arts décoratifs de Thiès. «El Hadji Ndiouga Kébé avait acheté les tapisseries et toute la collection de la salle d’exposition. Ce ne sont pas des choses qu’on voit tous les jours», raconte avec enthousiaste l’artiste-plasticien qui se réjouit d’avoir réussi grâce à l’argent gagné à travers l’art et à réinvestir une  partie dans la création d’une école de formation en art dénommée Atelier du Sahel. Cette école, qui encadre les jeunes dans l’écriture, s’emploie aussi à former des groupements de femmes dans l’artisanat à l’image de ce qui se fait en Tunisie et au Maroc. Mais cette école est utilisée comme un instrument pour aider les jeunes en décrochage scolaire à réussir leur réinsertion socioprofessionnelle.

Angélique M.B.Diène, créatrice de mode établie au Québec : «Je me considère ambassadrice du Sénégal au Canada» 

http://lesoleil.sn/ Retenue parmi une liste de 100 femmes entrepreneures du Québec (Canada), qui «contribuent à la création d’un monde meilleur», Angélique Marguerite Berthe Diéne, a l’opportunité de faire partie d’une vaste campagne panquébécoise mettant en valeur l’entrepreneuriat féminin. Cette native de Fadiouth au Sénégal, et installée depuis 2013 au Québec, a lancé «Cheliel», un concept-store qui propose des pièces uniques de vêtements et d’accessoires de mode faites avec des textiles recyclés ou africains.

Qu’est-ce que cela vous fait d’être placée dans une liste de 100 femmes entrepreneures au Québec pour la campagne «La force de l’impact» présentée par la Banque Royale du Canada ?

C’est une fierté d’être choisie parmi ces 100 femmes qui changent le monde, car c’est une reconnaissance de notre apport dans la création d’un monde meilleur et rappelons qu’il y en a dans cette liste des femmes qui sont en affaires avant même que je sois née. Voir ma candidature être retenue dans un bassin de près de 400 entrepreneures issues de tous les horizons et provenant des 4 coins du Québec me permet de montrer à d’autres femmes, jeunes femmes et filles qu’il faut éradiquer ce syndrome de l’imposteur, car nous sommes toutes capables de faire la différence et d’avoir un impact positif dans la société actuelle. Cette belle reconnaissance met aussi l’emphase sur les raisons d’être de Cheliel qui est qualifiée ainsi de modèle à suivre, d’entreprise se démarquant par son influence positive et ses actions sur cette voie de mise en application de 13 des 17 objectifs de développement durable de l’Onu.
Sur un plan plus personnel, le deuil de mon mentor éternel, mon pilier et mon rempart qui n’est nul autre que mon père a été un moment révélateur, celui durant lequel j’ai pris conscience de l’importance de vivre sa passion, de réaliser ses rêves et de profiter surtout de la vie, car lui, il n’a jamais fait cela ; il a vécu, tout comme ma mère le fait actuellement, pour ses enfants. Avec cette distinction, cela vient donc me conforter dans cette idée qui, au début, paraissait saugrenue pour certaines personnes qui connaissent mon curriculum et essayaient de me faire regretter le salaire qui vient avec mes diplômes.

Qu’attendez-vous de cette distinction ?

«La force de l’impact» est une vaste campagne de communication panquébécoise qui vise à faire rayonner 100 femmes entrepreneures qui contribuent à la création d’un monde meilleur. Avec cette campagne présentée par la Royal Bank of Canada, en collaboration avec Coup de pouce, Tva Publications, Qub radio, Lavery, Janie Duquette & l’Académie du pouvoir féminin, Lazuli marketing conseil, le ministère de l’Économie et de l’Innovation du Québec ainsi que le gouvernement du Canada, Femmessor se positionne non seulement comme une organisation de soutien à l’entrepreneuriat féminin, mais comme leader de changement dans le Québec de demain, en prônant un nouveau modèle économique plus résilient et plus respectueux des humains et de l’environnement. Tout comme les 99 autres femmes inspirantes de la liste, j’ai été nommée dans un communiqué de presse diffusé aux grands médias nationaux ainsi qu’aux médias régionaux. Et depuis, je n’arrête pas de recevoir félicitations et invitations sur les réseaux sociaux, mais également des collaborations pour d’autres organisations et une certaine visibilité pour mon entreprise. Parmi tous ces profils de femmes d’impact, j’en vois certains qui pourraient engendrer de futurs partenariats d’affaires. De plus, le mien sera prochainement sur le site de Femmessor, une vidéo sera diffusée dans les médias sociaux, la possibilité de réaliser des entrevues médiatiques, une page complète dans une édition spéciale de la populaire revue Coup de Pouce et plus encore! Plusieurs actions de communication sont en cours de réalisation depuis l’annonce des 100 et ce, jusqu’en mars 2021.

Parlez-nous de Cheliel, l’entreprise que vous avez lancée avec votre frère…

Cheliel, anciennement connue sous le nom d’A’S de la Perfection (les initiales A-S font allusion à Angélique et son frère Stéphane; mais aussi abréviations d’Art et de Style), est née de la volonté d’aider une association qui œuvre pour les talibés. En tant qu’étudiants à l’époque, nous n’avions forcément pas les moyens financiers pour le faire. Entreprendre -et donc générer des revenus- fut la seule et unique solution qui s’est offerte à nous. Ainsi, c’est, par devoir sociétal, pour aider les adultes de demain que nous avons entrepris de lancer une entreprise dans la mode. De plus, nous avions envie de créer quelque chose à nous, qui nous représente et rend hommage à notre pays, notre continent dont certaines richesses sont méconnues au-delà de ses frontières. Et à partir de là, nous avons choisi la mode et la créativité, des domaines qui nous passionnent, nous font vibrer. Cheliel est une goutte d’eau dans cet élan optimiste. Ce concept-store, soucieux de sa responsabilité sociale et environnementale, prône l’artisanat responsable dans des lieux de travail équitables et propose des pièces uniques de vêtements et d’accessoires faites avec des textiles recyclés ou 100% africains; des coffrets-cadeaux pro-diversité et un magazine d’Arts social, qui va sortir prochainement un recueil (numérique et papier) de textes poétiques, d’écrits à expression libre et d’illustrations, fruit de la collaboration de plusieurs femmes qui choisissent de lutter ensemble contre la xénophobie et le racisme ambiant et qui veulent aider les communautés les plus touchées.

Du Sénégal, vous êtes allée en France, avant de vivre au Québec. Qu’est-ce qui vous fait bouger ? 

Les études supérieures m’ont menée en France où j’ai obtenu des diplômes dans le domaine financier. Par la suite, j’ai essayé de me réinstaller au Sénégal, mais l’appel de l’aventure, de la découverte d’autres cultures, de l’assouvissement de ma curiosité fut plus fort; le chômage aussi (Rires). J’ai donc tenté le Canada que je connaissais un tout petit peu suite à des vacances. Chacun de ces pays même le Sénégal est un défi, une conquête pour moi. J’aime confronter ce que je lis ou vois à une autre réalité. Au Québec, j’ai su faire de mon expérience de femme immigrée une de mes forces. Véritable passionaria de l’essor de l’entrepreneuriat surtout au féminin et de la femme noire (d’où la création, d’ailleurs, d’Afro Women Workshops), en général, mais aussi de la promotion du Sénégal, et dans un sens plus large de l’Afrique (comme avec LekkTukki), je me suis beaucoup engagée dans diverses communautés

Comment se passe l’intégration pour une femme sénégalaise et entrepreneure au Québec ?  

S’intégrer à la culture du Québec et dans le monde des affaires au Québec n’est pas toujours évident et encore moins lorsqu’on est une femme et noire. Je suis arrivée ici en 2013 en pensant que mes diplômes français et sénégalais et mes expériences professionnelles allaient m’ouvrir des portes directement dans le milieu des finances. Mais quelle ne fut ma déception de voir que cela ne suffisait pas ! Il fallait une expérience sur le sol pour pouvoir entrer. Cependant, comment l’obtenir quand on vient d’arriver ? C’est comme impossible. Confrontée donc aux réalités de l’immigration, cumulant des petits boulots, je parviens, à force de détermination et d’audace à fonder la version canadienne de notre entreprise après un séjour préalable de quelques mois au Nicaragua, afin de faire un projet de solidarité internationale et de m’armer de principes en développement durable. L’entrepreneuriat devient alors ma «roue de secours» pour ne pas être inactive vu que la recherche d’emploi dans mon domaine semblait vouloir demeurer infructueuse dans le moyen terme. À cette étape de ma vie, ce fut un choix de carrière bien mûri pour diverses raisons  : créer mon propre emploi, satisfaire mon besoin d’accomplissement personnel, de liberté et de création d’une mode plus consciente et plus écologique et voir bouger les choses…
Chaque jour, avec mon frère Stefdekarda, resté au Sénégal, nous affrontons multiples obstacles en tant qu’autodidactes dans la mode, mais nos chemins sont aussi jalonnés de beaux succès et de doux sourires de nos diverses clientèles (des acheteurs aux enfants des associations que nous aidons). Nous avons été récompensés à plusieurs reprises pour nos qualités de visionnaire et notre esprit d’entrepreneur. Dernièrement, nous avons reçu le prix Africa 35-35 (anciennement Francophonie 3535) qui récompense 35 jeunes Africains âgés de 35 ans et moins et se démarquant dans leurs domaines par la qualité de leurs initiatives. Juste avant cela, nous étions double lauréats des prix Inspiration (dans les catégories Initiative et Personnalité) d’Africa Mondo Canada. Donc, l’aventure entrepreneuriale est fascinante, passionnante et difficile à la fois, mais j’aime relever les défis et je ne recule devant rien ni ne renonce à un projet dont je suis sûre qu’il sera bénéfique à plus d’un. Et si c’était facile, cela n’aurait plus d’impact, je trouve.

Quels sont vos rapports avec le Sénégal ?  

Je suis femme, je suis noire, je suis québécoise, canadienne, mais dès que je parle ou qu’on me voit, je suis Sénégalaise, je suis sérère de Fadiouth et j’aime ça. Je me dédie à parler de mon île aux coquillages de la Petite-Côte, à représenter fièrement dans toutes mes actions un Sénégal plus fort et ouvert sur le monde ou encore à prôner une Afrique contraire à celle dépeinte négativement avec plein de préjugés. C’est dans ce sens que je fais du modeling et m’efforce de prôner la beauté au naturel à travers des réalisations photographiques qui montrent cette «couleur» de peau qui me caractérise et qui dérange ou encore cette chevelure crépue qui «effraie mes semblables» tout en favorisant l’éducation sur le Sénégal et l’Afrique dans mon entreprise. J’ose m’attribuer le rôle d’ambassadrice du Sénégal au Canada et dans ce sens, j’ai à mon actif plusieurs événements qui mettent en valeur les richesses culinaires, culturelles et autres du pays de la Téranga. Je compte, dans un futur très proche, revenir sur les terres sénégalaises afin d’y mener quelques activités notamment en agriculture, autre domaine qui me passionne. Le monde aura encore le tournis en suivant mon parcours (Rires). Propos recueillis par Omar DIOUF 

1 décès supplémentaire, 48 nouveaux cas…la courbe remonte

https://www.pressafrik.com Après une tendance baissière notée depuis quelques mois au Sénégal, le nombre de cas positifs au coronavirus connait une courbe ascendante ces 4 derniers jours. Le ministre de la Santé et de l’Action sociale a fait part ce dimanche de 48 nouvelles contaminations, sur 1.029 tests effectués, soit un taux de positivité de 4, 66%.
Il s’agit de 22 cas contacts suivis et 26 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Dakar Plateau (6), Liberté 6 (3), Médina (2), Ngor (2), Thiès (2), Diourbel (1), Fass (1), Fatick (1),  Kaolack (1) Ouakan (1), Ouest Foire (1) Parcelles assainies(1) Richard Toll (1), Saint-Louis (1) Tivaouane (1) et Yoff (1).
Le Directeur de la prévention Docteur Mamadou Ndiaye a annoncé la guérison de 15 patients qui étaient sous traitement, 5 cas graves admis en réanimation et une personne est décédée samedi.
A ce jour, le Sénégal compte 16.075 cas confirmés, dont 15.597 guéris, 333 décédés, et 144  malades sous traitement.Salif SAKHANOKHO

Éventualité d’une seconde vague de Covid-19 : Le Chef de l’Etat a déjà convoqué un groupe d’experts pour…

https://www.seneweb.com Les autorités étatiques et sanitaires ne négligent pas l’éventualité d’une seconde vague de Covid-19 dont les signes avant-coureurs se font déjà ressentir avec la hausse des cas notamment la contamination communautaire. Le Chef de l’Etat qui s’inquiétait, ce jeudi 26 novembre lors de la deuxième édition du forum du numérique, des effets « insupportables »  que pourraient avoir une seconde vague sur l’économie nationale, a déjà convoqué, depuis hier vendredi 27 novembre, un groupe d’experts qui se penchent sur la question afin d’établir dans les plus brefs délais « un plan d’action ».
L’information a été donnée par le Pr Souleymane Mboup invité de l’édition de 20 heures du journal télévisé de la Rts. « Une deuxième vague n’est pas à écarter. Il y a des raisons qui sont internationales. Le fait que cela existe déjà ailleurs. On a vu une deuxième vague ailleurs. Maintenant au plan national on a commencé à voir une augmentation de cas et il y a certains facteurs comme le suivi des cas indexes qui doit se faire avec beaucoup plus de complétudes, les passagers qui viennent avec de faux certificats. C’est un ensemble de facteurs qui fait que c’est quelque chose qu’il faut sérieusement envisager », indique-t-il.
« Depuis hier, le chef de l’Etat a donné des directives ferme avec le ministre de la Santé et il y a eu une réunion de groupe d’experts qui a commencé à faire un plan d’action », confie Pr Mboup.

Emigration : “Ces jeunes sont des victimes collatérales de la pandémie …”,Ibrahima Sène

https://senego.com/ “Lier l’émigration clandestine aux Accords de pêche avec les puissances étrangères est une abomination“, c’est l’avis de Ibrahima Sène, leader du Parti de l’indépendance et du travail (PIT). Selon lui, face à la résurgence dramatique de l’émigration clandestine des voix pullulent dans les réseaux sociaux pour démontrer que l’émigration clandestine est le résultat du bradage par l’Etat, de nos ressources halieutiques aux entreprises étrangères notamment européennes, chinoises et russes qui ôte du travail à notre pêche artisanale.

Ces jeunes sont des victimes…

D’après le leader du PIT, Ibrahima Sène, le chômage des jeunes pécheurs durant la pandémie de la Covid-19 est ainsi perçue comme la résultante de ce bradage, alors que dans les faits, c’est le “couvre- feu” et la fermeture des quais de pêche et des marchés qui les ont empêché de prendre la mer pour continuer à s’adonner à leur travail. Et ces jeunes sont des victimes collatérales de la pandémie comme les 7000 très petites et petites entreprises qui ont dû fermer définitivement leurs portes.

La diaspora sénégalaise…

Voilà pourquoi, quand ceux de la diaspora sénégalaise qui sont parvenu à s’insérer dans leur pays d’accueil, parlent de ‘l’émigration clandestine’, l’explication qu’ils peuvent donner de ses causes ne peuvent qu’être profondes car, objectivement et subjectivement fondées sur un vécu direct ou indirect“, déclare M. Sène. Pour lui, cet éclairage nécessaire et attendu de nos émigrés qui ont réussi, comme de ceux qui sont encore des “sans- papiers”, mais devrait, cependant, éviter de tomber dans la politique politicienne, pour pouvoir mieux éclairer ceux qui sont tentés de les suivre, sur les dangers et les difficultés qui les attendent.

Raréfaction des poissons…

Selon Ibrahima Sène, il est inexact de réduire la raréfaction des poissons au large des côtes Sénégalaises, aux Accords de pêche du Sénégal avec l’Europe, la Russie et la Chine. “Ce faisant, c’est, d’une part, ignorer l’effet dévastateur du réchauffement climatique et de la pollution marine par les déchets industriels et le plastique, sur les lieux de reproduction des poissons, et, d’autre part, la mobilité des poissons qui fait que c’est une perte pour un pays qui n’en tire aucun profit, s’il n’est pas pêché par ses soins. C’est cette situation du poisson dans nos côtes, qui a amené le Sénégal à signer des Accords de pêche avec la Mauritanie, la Guinée Bissau et même la Sierra Leone, pour permettre à nos pêcheurs traditionnels de suivre et de capturer ces poissons migrateurs qui ne font l’objet d’aucun Accord de pêche avec ces puissances citées“, ajoute-t-il.

Dénoncer ces Accords de pêche

Pour lui, il est donc erroné de vouloir faire croire que ces Accords se font au détriment de la pêche artisanale, alors qu’ils se font bien au détriment de la pêche industrielle sous pavillon sénégalais.
Et c’est d’ailleurs ce patronat regroupé dans le GAIPES, qui monte toujours au créneau pour dénoncer ces Accords de pêche. Et se cacher derrière la pêche artisanale pour mener une bataille d’opinions contre ces Accords de pêche, c’est, non seulement pas éthique, mais c’est surtout défendre le GAIPES, pourtant accusé au Sénégal d’abriter des pavillons de complaisance, pour servir de prête nom à des entreprises de pêche européennes, notamment Françaises, qui ne trouvent pas leur compte dans les Accords de pêche avec l’UE.

Mbour : La Der finance 160 millions pour accompagner les jeunes…

https://www.dakaractu.com Frappé par l’immigration clandestine, le département de Mbour a accueilli l’équipe de la Der. Cette visite de la Der a pour objectif de redonner l’espoir aux jeunes. Ainsi sur instruction du président de la République, la Der a débloqué une somme de 160 millions de francs CFA pour  financer 30 jeunes. Des pirogues en fibre de verre ont été aussi distribuées de même que des gilets. D’autres actions sont prévues par la Der pour maintenir les jeunes,  avec une enveloppe de 100 milliards qui sera disponible au mois de janvier 2021, a souligné le délégué de laDer

Délaissés par l’État…Les pêcheurs exposent leurs problèmes à Abdoul Mbaye

https://www.xibaaru.sn Le président de l’Act s’est déplacé ce samedi à Yoff. Abdoul Mbaye est allé à la rencontre des pêcheurs, qui ces jours-ci, font face à de nombreux problèmes. Profitant de cette visite de proximité, ils ont vidé leur sac.
Délaissés par leurs autorités de tutelle, les pêcheurs ont asséné leurs vérités. « Les pêcheurs et leurs femmes sont fatigués. Macky est une plaie au cœur », assène cette dame très en colère. « L’État n’a rien fait pour nous, que les pêcheurs le sachent tout ce qui est investi par les autorités c’est l’argent de leur cotisation », rembobine ce pêcheur.
Leurs doléances ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd, car Abdoul Mbaye s’est adressé à ces pêcheurs désespérés. « Ils souffrent de l’insuffisance de ressources halieutiques. La raison fondamentale est l’accord de pêche, de concurrence déloyale. Il faut arrêter d’accorder des licences à des navires qui ne respectent pas les accord de pêche », a lancé l’ancien premier ministre.
Selon le leader de l’Act, il est nécessaire d’accompagner les pêcheurs dans le coût de leurs matériels. Et, selon Abdoul Mbaye, ça c’est le rôle de l’Etat. L’ancien premier ministre n’a pas manqué de conseiller aux pêcheurs de s’organiser en coopérative Aliou Ngom pour xibaaru.sn

Jean Baptiste Tine, Haut commandant de la gendarmerie nationale à Kolda : «Nous allons implanter bientôt un escadron de gendarmerie mobile à Kounkané…s’il y a des gendarmes c’est parce qu’il y a des populations»

https://www.dakaractu.com « Nous allons implanter bientôt un escadron de gendarmerie mobile à Kounkané avec une centaine d’hommes pour augmenter notre force de travail dans cette partie du pays. En plus des encouragements apportés à nos personnels, j’ai tenu à faire rappeler les rapports qu’ils doivent entretenir avec nos populations et concitoyens. Ces rapports doivent être de partenariat, de courtoisie et de respect parce que nous devons coproduire la sécurité. S’il y a des gendarmes c’est parce qu’il y a des populations. Nous devons tout faire pour avoir les meilleurs rapports possibles avec nos populations pour mieux les servir. Et ensemble nous développerons notre rôle dans la production de la sécurité », déclare-t-il à Kolda ce samedi 28 novembre lors de sa visite.
Il poursuit sur l’objectif de sa visite au sud : « je suis venu à Kolda pour une visite de travail. Et pour toute cette fin de semaine dans la légion sud pour encourager les unités de gendarmerie pour leur travail abattu quotidiennement. Je souligne aussi que les résultats globaux du service sont positifs malgré des conditions parfois difficiles. Je suis ici encore pour m’enquérir des conditions de travail de nos unités pour mieux les identifier et y apporter des solutions. Le plus gros souci ici demeure les infrastructures de cantonnement. Nous sommes en train d’y apporter des solutions. D’ailleurs, je pense que le cantonnement de Diaobé déjà fonctionnel, indique que nous sommes sur la bonne direction pour mettre nos unités aux normes. »
Dans la foulée, il conclut en s’adressant aux troupes en ces termes : « je rappelle aux hommes la construction d’habitats sociaux notifiée par la coopérative d’habitat qui continue de travailler à leur profit. Ainsi, je leur demande de se préparer à acquérir un toit à travers les programmes que nous mettons en place. En ce sens, chacun devra indiquer le lieu de construction de sa maison pour sa retraite, afin d’orienter le travail de la coopérative… »

C. O. Hann lâche : “Si Macky est candidat en 2024 ce sera pour un 2ème mandat”

iGFM – (Dakar) Macky Sall n’en est qu’à son premier mandat, du point de vue de la constitution. C’est, en tout cas, ce qu’estime le ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar Hann.
La déclaration risque de faire beaucoup jaser. En effet, Cheikh Oumar Hann, le ministre de l’Enseignement supérieur a laissé entendre que le mandat actuel n’est que le premier du chef de l’Etat Macky Sall. Ce qui fait qu’en 2024, si le chef de l’Etat se présente, ce serait pour un second mandat. «Du point de vue de la constitution,  je dis  que c’est un deuxième mandat, ce n’est pas un troisième mandat. Si Macky est candidat en 2024 ce sera un deuxième mandat. Du point de vue de la constitution actuelle c’est un deuxième mandat», a-t-il déclaré lors du Grand jury de la Rfm.
Pour lui, la question du troisième mandat est plus agitée par l’opposition que par le pouvoir : «Ca se dit partout. Le troisième mandat c’est sur la table, mais ce n’est pas porté par l’Apr ni par le camp de Macky Sall. Si aujourd’hui l’opposition dans sa campagne politique de reconstruction articule  sa démarche autour d’un 3ème mandat de Macky Sall c’est eux qui ont peur. Et ils veulent faire  peur au peuple sénégalais. A force d’agiter cela,  c’est le peuple qui  va se lever et dire à Macky Sall venez, venez être président», a-t-il déclaré.

RETROUVAILLES MACKY/IDY : MAHMOUD SALEH CONFIRME LE «DIALOGUE SOUTERRAIN»

http://www.emedia.sn Les pourparlers entre Macky Sall et Idrissa Seck ont repris au lendemain de l’élection présidentielle du 24 février 2019. C’est le ministre d’Etat, directeur de Cabinet Politique du président de la République, Mahmoud Saleh qui le confirme à l’émission Le Jury Du Dimanche (JDD), dont il était l’invité, ce dimanche, 29 novembre 2020. Seulement, les concertations entre ces deux anciens frères ennemis s’étaient matérialisées au dialogue politique. « Il est évident que tout dialogue public est accompagné de concertation souterraine », se justifie M. Saleh.
Justifiant sa réintégration à la mouvance présidentielle, le nouveau président du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Idrissa Seck, déclarait, contre toute attente, que son choix était l’aboutissement de plus de 15 mois de concertation avec Macky Sall. Un aveu de taille qui réconfortait les théoriciens du ’’deal’’ entre ces deux hommes.
Mais pour Mahmoud Saleh, il n’y a aucun deal entre son mentor et le leader du parti Rewmi. En prenant cette option, renseigne-t-il, Idrissa Seck ne fait que participer à une dynamique de poursuite actualisée des efforts de l’Etat pour soulager les populations. Comme le nouveau président du Cese l’a déclaré, Mahmoud Saleh estime que l’entrée de Rewmi dans le gouvernement est motivé, entre autres, par le contexte sous régional d’insécurité, la pandémie de la Covid 19, la recrudescence du phénomène de l’émigration clandestine.

UN COMPAGNONNAGE À L’HORIZON 2035

Lors de son installation à la tête du Cese, Idrissa Seck avait lui-même déclarait avoir pris le train pour l’horizon 2035. Une manière pour l’ancien Premier ministre de déclarer que sa nouvelle alliance avec le chef de l’Etat est partie pour une longue durée. Normale, dixit Mahmoud Saleh. « C’est un retour dans le giron de la majorité présidentielle à laquelle il avait contribué à son installation en 2012. On ne peut que s’en se féliciter. L’accord concerne, comment prendre ensemble les préoccupations des Sénégalais. Mais, si l’action commune nourrit d’envisager une perspective qui va aller au-delà de 2035, ça serait bénéfique », a déclaré Mahmoud Saleh Babacar FALL & Pape D. DIALLO (Photo)

MAHMOUD SALEH ANNONCE LA TENUE DES LOCALES EN FIN 2021

http://www.emedia.sn Les élections locales ne vont pas se tenir en mars 2021. Elles sont envisagées vers la fin de la même année. C’est le directeur de Cabinet politique du chef de l’Etat qui le dit. L’invité du JDD de ce dimanche 29 novembre, estime qu’ « objectivement ces joutes électorales ne pourraient pas se tenir à la date échue compte tenu du fait que le dialogue politique a convenu d’une revue du processus électoral et un audit du fichier ».
Depuis quelques temps, l’incertitude planait sur la tenue des élections locales qui avaient été initialement fixées par l’ancien ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, au plus tard, en mars 2021, après son premier report en juin 2019. Si l’on en croit au ministre d’Etat, Mahmoud Saleh, les conditions ne seront pas réunies avant cette date. Parce qu’a-t-il estimé, le dialogue politique est toujours en cours.
À la question de savoir s’il y aura couplage des Locales et des Législatives, prévues en 2022, Saleh répond par la négative. À l’en croire, ce qui est pour le moment retenu par le pouvoir, c’est le respect du calendrier républicain concernant les élections législatives. « Laissons du temps au temps. Pour le moment, aucun couplage d’élections n’est envisagé. Nous sommes pour le respect du calendrier républicain, jusqu’à ce qu’un évènement puisse venir et modifier cette option. Pour le moment, la question ne se pose pas à notre niveau », précise-t-il. Babacar FALL & Pape D. DIALLO (Photo)

IDRISSA SECK DESTITUE DÉTHIÉ FALL SUITE À SES CRITIQUES À L’ASSEMBLÉE NATIONALE

http://www.emedia.sn Déthié Fall destitué ! Idrissa Seck n’a pas perdu de temps pour matérialiser sa nouvelle orientation de très proche collaborateur du chef de l’État et de membre à part entière de la mouvance présidentielle. Alors, quand la sortie de son lieutenant a comme tonné à contresens, il n’a pas hésité à le sabrer, même si officiellement, la décision a été confiée au Secrétariat national du parti Rewmi, qui s’est réuni ce dimanche à Thiès.
Selon nos informations, suite à ses propos tenus à l’Assemblée nationale, Déthié Fall n’est plus numéro deux du parti Rewmi. Son mentor, nouveau président du Conseil économique, social et environnemental n’a que très peu apprécié les propos et le ton de la sortie de son désormais ex numéro 2.
Vendredi dernier, à l’hémicycle, Déthié Fall avait haussé le ton en évoquant le drame de l’émigration clandestine, estimant qu’il faudrait que la vision des tenants du pouvoir dépasse Diamniadio. Des propos qui rappellent pourtant une sortie ancienne de Idrissa Seck, qui en campagne électorale, assurait que la vision de Macky Sall ne dépassait pas Diamniadio. Mais ça, c’est devenu une histoire ancienne à laquelle s’est substitué une romance aux allures de “mburook soow”…

Sénégal : le destin contrarié de Khalifa Sall

https://www.jeuneafrique.com/pays/senegal Longtemps, une large banderole accrochée à la devanture de l’hôtel de ville de Dakar a indiqué le nombre de jours de détention de Khalifa Sall. Le temps passant, les jours sont devenus des semaines, puis des mois. Quand le maire de la capitale sénégalaise a finalement été gracié par le chef de l’État, le 29 septembre dernier, l’immense compteur affichait 936 jours.
Condamné en appel à cinq ans de prison pour « faux et usage de faux » et « escroquerie portant sur des fonds publics », Khalifa Sall aura donc passé près de trente mois à la maison d’arrêt de Rebeuss. La veille de son incarcération, survenue le 7 mars 2017, il avait prévenu ses équipes : « Ça va être long, très long. Si vous pensez que la situation est terrible, préparez-vous : vous n’avez encore rien vu. »
Mais comment aurait-il pu imaginer que l’incarcération ne l’empêcherait pas d’être élu député en juillet 2017 ? Qu’elle ne le dissuaderait pas non plus, alors qu’on lui avait tant reproché de ne pas assumer ses ambitions du temps où il était libre, de se porter candidat à l’élection présidentielle de février 2019 via un communiqué rédigé derrière les barreaux ?
Depuis sa sortie de prison, l’ancien maire de Dakar rase les murs. Lors de sa seule allocution publique, prononcée trois semaines après sa libération, il s’est dit « sans haine ni rancune », mais son avenir continuera de se conjuguer au conditionnel tant qu’il n’aura pas recouvré l’ensemble de ses droits civiques. Libéré dans le cadre de négociations entre le président Macky Sall et son prédécesseur, Abdoulaye Wade, Khalifa Sall assure n’avoir jamais sollicité de grâce – cela serait revenu à reconnaître les faits pour lesquels il a été condamné.

Années chaotiques

Pour Khalifa Sall, qui a gravi un à un les échelons du Parti socialiste (PS) auquel il a appartenu pendant près de cinquante ans, les trois dernières années ont donc été chaotiques. Procédures en appel, puis en cassation, recours déposé devant la Cour de justice de la Cedeao… Ses avocats auront tout tenté, mais cela n’aura empêché ni sa condamnation, ni sa destitution de ses mandats de maire et de député, ni l’invalidation de sa candidature à la magistrature suprême par le Conseil constitutionnel.
Les premiers mois, l’opposition et une partie du PS lui apportent un large soutien. Puis les appuis ont commencé à se raréfier. « Je sais bien comment ça fonctionne, confiait-il alors à l’un de ses proches. Aujourd’hui nous sommes cinquante, mais bientôt nous serons trente, puis dix. »
« À partir du moment où il a été destitué de sa fonction de maire, en août 2018, les choses ont été plus difficiles, confirme un de ses collaborateurs. Cela a été pareil quand il a perdu son mandat de député. On recevait trente manifestations de solidarité par jour, mais personne ne souhaitait s’afficher publiquement à ses côtés. »
Secrétaire général de l’Association internationale des maires francophones (AIMF), président des Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (CGLUA), il peut encore compter sur l’appui de ses homologues. Depuis Brazzaville, Kinshasa ou Marrakech, Hugues Ngouélondélé, André Kimbuta et Fatima Zahra Mansouri lui apportent également leur soutien. À Paris, c’est Anne Hidalgo, dont il est proche, qui lui manifeste sa sympathie (en 2017, le conseil de la Ville s’engage même à créer un Observatoire international des maires en danger pour protéger les élus locaux « menacés » dans leur pays).

Victime de ses ambitions

Les partisans de Khalifa Sall en sont convaincus : c’est son bilan à la mairie de Dakar, dont il tient les rênes depuis 2009, et ses ambitions politiques – quand bien même il ne les a pas clairement affichées – qui sont à l’origine de ses démêlés judiciaires. « Pour le clan présidentiel, Dakar, c’est énorme, affirme un cacique de l’opposition. Il fallait à tout prix freiner les ardeurs de Khalifa Sall. »
Par deux fois, Khalifa Sall a emporté la mairie de Dakar. A-t-il vu en ses deux victoires successives le signe que les augures lui étaient favorables ? Son premier coup de poker remonte à 2009. Figure du PS, dont il est alors le secrétaire à la vie politique, Khalifa Sall part à la conquête de la capitale en menant la liste de la coalition Benno Siggil Sénégal.
Face au Parti démocratique sénégalais (PDS) d’Abdoulaye Wade, la compétition s’annonce serrée, mais Khalifa Sall et ses alliés savent surfer sur l’opposition montante au président libéral, que les Sénégalais soupçonnent de vouloir imposer son fils, Karim. La stratégie fait mouche. L’opposant entre à l’Hôtel de ville.
Le nouveau maire a l’expérience de la chose publique. À deux reprises, il a été le ministre du président Abdou Diouf. Il rêve de changer le visage de la cité, promet d’en assainir les finances et de mettre en place une gestion plus rationnelle. Et se heurte bien vite, raconte son entourage, aux « croche-pieds » que lui font les membres de majorité présidentielle.
En 2012, Macky Sall succède à Abdoulaye Wade avec le soutien de la coalition à laquelle appartient le PS. « Avec Wade, les choses étaient difficiles, mais au moins, c’était plus franc, tacle un proche de l’ancien maire. Tandis qu’avec Macky Sall… On a très vite compris que la situation deviendrait catastrophique. Aujourd’hui d’ailleurs, tout a été fait pour effacer son héritage. »
Khalifa Sall se lance à nouveau dans la bataille en 2014, mais avec une liste dissidente. Plébiscité par les Dakarois, il porte l’estocade à sa rivale, Aminata Touré, que Macky Sall limoge de son poste de Premier ministre. Les relations entre la mairie et l’État se durcissent. En 2015, un rapport de l’Inspection générale d’État (IGE) s’intéresse à sa gestion de la capitale. La version finale de son rapport, remise en novembre 2016 au procureur de la République, sera à la base de l’enquête diligentée contre lui.
La rupture est définitivement consommée en 2016, lorsque Khalifa Sall décide de soutenir le « non » au référendum portant sur la révision de la Constitution contre l’avis de son propre parti (dont il sera finalement exclu l’année suivante).

Convoqué par les enquêteurs

En 2017, il est convoqué par les enquêteurs, mais l’entourage du chef de l’État assure n’y être pour rien. « Bien avant 2016, il était clair que Khalifa Sall avait choisi de se démarquer du pouvoir. Mais c’est une question qui concernait son parti, le PS. Pour nous, Khalifa Sall n’était pas une obsession, encore moins une menace », affirme un conseiller du président sous couvert d’anonymat. Et d’ajouter : « Le délit d’ambition n’existe pas au Sénégal. N’importe qui peut se présenter aux élections s’il le souhaite. À chaque fois qu’un politicien est pris la main dans le sac, il va crier au complot politique ! Khalifa Sall a été jugé sur la base des textes qui prévoient l’inéligibilité. C’est comme ça dans ce pays : quand vous détournez les ressources publiques, vous perdez vos droits politiques et civiques. »
Après son incarcération, plus d’une année s’écoule pourtant avant que son mandat d’élu local ne soit révoqué. Depuis sa cellule, il continue donc à gérer la mairie, transmettant ses consignes à son équipe et fourbissant ses armes politiques. À la veille des législatives de 2017, il décide de jouer son va-tout. De toute façon, il n’a déjà plus rien à perdre, mais il a beaucoup à gagner, à savoir le soutien d’une opposition qui rêve de mettre Macky Sall en difficulté à l’Assemblée.

Manque de lucidité

Khalifa Sall se prend à rêver d’une immunité parlementaire dont il pense encore qu’elle suffira à le faire sortir de prison. Il espère être la tête de liste de la coalition Manko Wattu Sénégal, qui réunit les adversaires du chef de l’État (Abdoulaye Wade, Idrissa Seck, Malick Gakou…), mais le PDS et certains de ses alliés renâclent. « Parce qu’il avait gagné Dakar, ses partisans s’imaginaient qu’il était la force montante, le prochain président, et ils jugeaient qu’il devait diriger la liste. Ils ont manqué de lucidité et ont été emportés par leurs envies et leurs passions. Ils ont fait l’erreur d’envisager les législatives en pensant déjà à la présidentielle », résume un député proche du PDS.
Les législatives consacrent la victoire sans partage de la majorité présidentielle, qui obtient 125 sièges sur 165. Élu depuis sa cellule malgré la débâcle, Khalifa Sall perd son immunité parlementaire quatre mois plus tard après une séance houleuse à la Chambre basse. « Ils ont piétiné les règles du droit et le règlement de l’Assemblée et ont mené toute cette procédure sans même entendre le concerné, raconte Déthié Fall, député de la coalition Manko Taxawu Sénégal. Dans cette affaire, le droit a eu peu de place : la politique a occupé l’intégralité de la scène. »
Libéré depuis près d’un an, Khalifa Sall reste discret jusqu’à aujourd’hui. Il se montre parfois aux côtés de membres de l’opposition, mais jamais avec ses anciens camarades du PS, dont il a été définitivement exclu fin 2017. Malgré tout, il dit n’avoir aucun regret. « C’est une question de vision, d’histoire politique, a-t-il confié à l’un de ses intimes. Je n’ai pas eu le choix et tant pis si cela fait un peu sacrificiel. »  Pour une fois, on ne peut pas lui reprocher de ne pas assumer son destin.

GUY MARIUS SAGNA : “Je serai heureux de rencontrer Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre”

https://www.dakaractu.com Suite à ses commentaires sous forme de questionnement libellé dans un texte intitulé ” Comment vous dire que vous vous êtes trompé” …et publié en réaction à la déclaration de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, Guy Marius Sagna a tenu à présenter ses excuses au chef religieux et à tous ces Sénégalais qui ont fustigé sa sortie.
Sur le plateau de Sentv,  l’activiste a précisé nourrir beaucoup de respect à l’endroit des chefs religieux de ce pays tout comme envers les  résistants à l’oppression coloniale. “Nous sommes des petits-fils de toutes ces personnalités que le Sénégal a connues”, dira-t-il non sans en citer quelques-unes dont Yacine Boubou, Lat Dior, Baye Niass, Hadj Malick Sy, Mame Boucounta. Il s’attardera aussi avec beaucoup d’égards sur Serigne Touba.
” Nous, Frapp, avons une grande estime vis-à-vis des grands érudits de l’Islam. Ils ont combattu pour leur communauté, pour leur nation. Et nous ne faisons qu’essayer de suivre leurs pas. (…). Le Khalife Général des Mourides est lui, pour tout ce qu’il fait, sur les pas de son grand-père. Nous l’avons vu soutenir les sinistrés de l’incendie du marché Ocass. Nous l’avons vu aussi épauler les parents des victimes de l’émigration clandestine. Lorsque je sortais de prison, j’avais dans mes projets des visites auprès des chefs religieux”.
Guy Marius Sagna de poursuivre, affirmant inscrire dans son agenda des rencontres avec la classe religieuse du Sénégal. “Je serais heureux de rencontrer Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre qui est le porte-parole du Khalife Général des Mourides et même rencontrer Serigne Mountakha lui-même. Nous avons un ami commun. Alla Kâne qui fut un membre du PAI. Serigne Mountakha Mbacké a beaucoup combattu pour que le Sénégal accède à l’indépendance.”
Et pour que nul n’en ignore, il réitérera ses excuses à l’endroit du guide spirituel de ” Darou Salam Héliport ” pour ses commentaires jugés désobligeants. “Je présente mes excuses à toutes les personnes qui ont compris autrement mes propos et à ceux qui n’ont pas la même perception que moi sur cette affaire. Je leur présente mes excuses…”

Convocation du Secrétariat National du Rewmi : la sortie de Déthié Fall aurait-elle précipité sa tenue?

https://www.dakaractu.com Tous les membres du Secrétariat National, ainsi que les coordonnateurs départementaux du parti Rewmi sont convoqués en réunion ce dimanche, 29 Novembre 2020 à 10h, au cyber campus de Thiès. La première réunion de l’Instance de direction du parti après le ralliement au pouvoir des « Orange ». Mais le Rewmi s’est-il vraiment rangé du côté du pouvoir ? La question taraude les esprits après la sortie du Vice-Président du parti Déthié Fall, hier à l’Assemblée nationale, qui semble perturber « la paix des braves » qui s’était installée entre le Chef de l’Etat Macky Sall et son Président du CESE Idrissa Seck.
En effet, lors de sa prise de parole hier vendredi à l’hémicycle, le député Déthié Fall a fustigé la politique agricole du régime. Il avait invité pour que « la vision de Macky Sall quitte Diamniadio pour rejoindre la vallée du fleuve Sénégal pour que les terres de l’Anambé puissent être utilisées ceci afin que le chômage soit impérativement réglé par l’agriculture ».  Il avait poursuivi ses diatribes exhortant le pouvoir à prendre ses responsabilités et en premier chef le président de la République.
Une sortie « incompréhensible » de la part de ce nouvel allié à qui rien n’a été refusé. Et le vote du budget des Institutions avant-hier Jeudi l’a confirmé avec le Conseil économique social et environnemental qui a vu son budget grossir de 6,603 milliards à 7,584 milliards F CFA.
La rencontre qui sera présidée par le Président Idrissa Seck himself sera-t-elle l’occasion de « mobiliser » Déthié Fall pour la cause du pouvoir ? En tout cas, l’intitulé de la convocation est clair en rendant « indispensable » la présence des concernés.

La coalition Macky 2012 s’engage dans le combat contre l’émigration clandestine

https://www.pressafrik.com La Conférence des leaders de la coalition Macky 2012 a décidé de s’engager dans le combat contre l’émigration clandestine. Dans une déclaration parvenue à PressAfrik, les membres annoncent plusieurs actions sur le terrain dont un forum pour réfléchir autour de la problématique.
« La coalition Macky 2012 a élaboré une nouvelle feuille de route pour marquer la rupture, dont la mise en œuvre commence aujourd’hui. Cette feuille de route prévoit plusieurs actions parmi lesquelles on peut citer l’organisation du forum de ce jour qui va réfléchir autour de la problématique de l’émigration clandestine qui touche nos jeunes et nos femmes. Nous en sommes interpellés en tant que PARENTS : Notre souhait c’est de voir nos enfants en vie et grandir dans ce Sénégal !», lit-on dans la note.
D’autres activités telles que les contributions, les visites de terrains et d’échanges, de vulgarisation, des politiques mises en œuvre par le Président de la République sont également prévues. Macky  2012, sera donc désormais, tout en maintenant son rôle de bouclier de son Président, un « laboratoire de propositions pertinentes et objectives, de vulgarisation des réalisations pour contribuer à l’amélioration des politiques publiques».
« Nous avons besoin d’animation à la base. Il nous faut aller vers les populations pour expliquer, encore expliquer et toujours expliquer les programmes initiés par le Président dont le seul but est d’améliorer la qualité de la vie des sénégalais, pour un Sénégal prospère et de progrès»,disent-ils dans le communiqué.Salif SAKHANOKHO

Le ministère des sports promet d’allouer la majeure partie de son budget au programme de développement de la pratique et des infrastructures sportives

https://www.dakaractu.com À l’instar de tous ses collègues, le ministre des Sports Matar Ba a fait face aux députés. Son projet de budget 2021 a été voté à 68,31 milliards.
Pour le Programme de Pilotage, coordination et gestion administrative, les crédits dédiés à ce programme sont arrêtés à 1.724.931.535 FCFA en autorisation d’engagement et a 1.524.931.535 FCFA en crédit de paiement.

La majeure partie du budget sera allouée au programme de développement de la pratique et des infrastructures sportives. Pour ce programme les crédits pour l’exercice 2021 sont arrêtés à 62.129.619.177 FCFA en autorisation d’engagement et a 28.231.464.939 FCFA en crédit de paiement. 

Les crédits du programme Développement des Ressources humaines et de formation sont arrêtés à 4.698.246.780 FCFA en autorisation d’engagement et à 848.246.780 FCFA en crédit de paiement.
Le ministre Matar Ba s’est réjoui de se présenter devant la Représentation Nationale. Pour le ministre, son  département compte essentiellement pour cette année sur l’efficacité des interventions et l’amélioration des différentes formes de pratiques sportives à travers une nouvelle offre en infrastructures sportives et enfin doter le sport sénégalais de ressources humaines suffisantes.
Arrêt des réfections des Stades- Aïda Mbodj à Matar Bâ : «Où est passé l’argent des locations des Stades… ?»
Le manque de stade fonctionnel pour abriter des compétitions internationales dans la région de Dakar reste une préoccupation majeure pour l’honorable Aïda Mbodj. Lors de son intervention à l’hémicycle ce vendredi, Mme Aïda Mbodj a mis l’accent sur l’arrêt inattendu des travaux de réfection des stades comme le Stade Léopold Sédar Senghor, le Stade Demba Diop entre autres. C’est pourquoi, elle a demandé au ministre des Sports de les édifier sur la destination de cet argent. Cette question reste une équation irrésolue pour la députée puisque selon elle, ces fonds pouvaient financer les projets de réfection…

COMMUNICATION GOUVERNEMENTALE, À L’ORIGINE DE LA GRANDE INCOMPRÉHENSION PAR SIRÉ SY

https://www.seneplus.com/C’est incongru de voir des ministres de la République en pleine semaine, déserter leurs bureaux pour faire face à la presse. Macky Sall et son régime sont depuis 2014 dans une logique de communication de campagne électorale
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le gouvernement cherche la formule dans sa communication. Et ceci, depuis 2014. C’est à peu près sûr et certain que si le président Macky Sall n’était pas devenu un ingénieur en pétrole, il aurait opté à pour devenir un journaliste. Tellement le camarade aime la presse et les médias, et ceci, depuis fort longtemps (Il est midi ; Océan FM ; etc.). Et l’amour que notre bien-aimé président porte aux médias est tel que pour lui, ‘’communication mooy médias et média moy communication’’. L’addiction de notre cher président aux médias et aux hommes de médias est telle que, si sous le président Senghor, ce fut l’ère des enseignants, sous le président Abdou Diouf l’ère des administrateurs civils et sous le président Abdoulaye Wade, l’ère des avocats ; on peut dire que sous le président Macky Sall, c’est l’ère des journalistes.
Quand nous sommes et que nous faisons dans le management de la très haute performance, c’est tellement incongru de voir des ministres de la République en plein jour de la semaine, déserter leurs bureaux et leurs dossiers, pour faire face à la presse. Là où les chargés de communication et les attachés de presse étaient largement suffisants pour donner l’information (on n’est pas encore dans le registre de la communication).
Et cette image est contre-communicante. Car lors du premier exercice du ‘’gouvernement face à la presse’’, la mise en scène, la phraséologie, la lexicologie, les éléments de langage, et le jeu d’acteurs, étaient mal adaptés. Au point que le gouvernement aura passé plus de temps à expliquer et à justifier ses échecs et ses contre-performances qu’à faire dans la pédagogie et dans la didactique de ses initiatives prises et de ses actions menées. Il y a dans l’idée et dans la lettre dans l’expression ‘’faire face’’, une attitude défensive et attentiste, alors qu’il faut être sur l’offensive et la proactivité ; une attitude guerrière et polémiste, alors qu’il faut faire dans la pédagogie et dans la didactique. D’ailleurs, pour qui connaît le niveau d’infiltration et de collusion entre presse et pouvoir, on aurait pu dire ‘’le gouvernement dans (et pas face à) la presse’’. Bon bref….

Une empreinte fort vendable

Le président Macky Sall estime que son gouvernement a beaucoup fait pour les populations, en termes de projets montés, de programmes déroulés, de financements libérés et de mécanismes d’accompagnement mis en place. Oui, sur ce plan, le président a raison, comme le confirme ce bref panorama :
Dans le domaine des infrastructures routières, son régime a construit des routes (1 295 km), parachevé les autoroutes (217 km), construit de nouveaux autoponts (12) et réalisé le pont Gambie qui désenclave complètement la Casamance.
Dans le domaine de l’agriculture, le régime du président Macky Sall a relevé très sensiblement le niveau de production agricole (céréalière et horticole) à des niveaux jamais égalés (plus d’un million de tonnes). Même s’il faut se désoler de la tyrannie de l’arachide où tout en consolidant ses niveaux de production, le Sénégal gagnerait à mettre le cap dans la production des fruits et légumes (horticulture), l’autosuffisance en riz et une très grosse production en mil.
Dans le domaine de l’élevage, c’est avec le président Macky Sall que le Sénégal est autosuffisant pour la première fois, en produits avicoles et la production de ‘’poulet du pays’’ et des ‘’œufs du pays’’ couvrent largement la consommation au point que le Sénégal est devenu maintenant un pays exportateur de produits avicoles.
Dans le domaine des énergies, des pas de géant ont été réalisés en l’espace de huit ans relativement à la fourniture correcte d’électricité et dans l’électrification rurale. En termes de coûts, le prix du kilowatt (91,17 FCFA), est dans les cordes des ménages sénégalais et l’innovation techno-électrique qu’est woyofal, est maintenant entrée dans les mœurs sociales. Même s’il faut regretter la gestion de nos blocs pétroliers et gaziers qui ont été du n’importe quoi…. Quand la gestion de l’eau sera une gestion de la rareté tant que KM3 et le projet de dessalement de l’eau de mer ne seront pas opérationnels. Dans le domaine de la pêche ”môme”, xaral ma nopi sax….

Réalisations et impacts, la grande confusion

Premièrement, dans son approche actuelle, le gouvernement informe (la presse) qui est une parmi tant d’autres des fabriques d’opinion, plus qu’il ne communique avec les populations et les consciences collectives. Le président Macky Sall et son régime pensent que s’ils informent et échangent avec la presse, à intervalle de temps réguliers, c’est fini, ils peuvent dormir tranquille. Alors que cette étape qu’est celui de l’information, est le niveau un – étape un – sur une chaîne de valeur en manière de communication. Informer (verticalité, dissémination, amplification) n’est pas communiquer (relation interpersonnelle, plaidoyer et influence).
Deuxièmement, le régime en place confond une communication axée sur les réalisations (communication électorale) et une communication orientée impact (communication politique). Entre ces deux types de communication, les angles d’approche, les éléments de langage et les postures à adopter, diffèrent complètement. Et c’est là le talon d’Achille du président Macky Sall et de son régime, qui sont depuis 2014 dans une logique de communication de campagne électorale (en s’adressant plus à l’opposition et aux détracteurs) que dans une communication politique (consistant à parler aux populations et aux forces vives de la nation, destinataires et bénéficiaires des politiques publiques).
Troisièmement, à l’actuel des doubles enjeux (les réalisations qui sortent de terre, les impacts positifs qui se font de plus en plus sentir) et du ‘’compliqué‘ désir à vouloir croquer le fruit défendu (rires), un schéma opérationnel en termes de communication gouvernementale, ne pouvait-il pas être la désignation dans chaque ministère, d’un porte-parole dont la mission matin, midi, soir, serait d’aller à la rencontre des forces vives de la nation, pour interagir avec elles et surtout être en mode écoute. Quand le chargé de communication (attaché de presse), sera le contact direct de la presse, avec qui au besoin, il peut organiser un entretien-interview entre le ministre et un organe de presse.
Un ministre, c’est un très haut cadre et le temps du très haut cadre devrait être extrêmement minuté. Car, en trois heures de temps de travail d’un très haut cadre, que des mesures prises, de contraintes levées, de pistes balisées, de problèmes solutionner… Alors, huit ministres ‘’branleurs’’ pendant toute une journée, tous les quinze jours, cela fait forcément désordre.Siré Sy est fondateur du Think Tank Africa WorldWide Group

Mahamadou Issoufou appelle la Oumah Islamique à prendre sa part dans l’émergence d’une nouvelle gouvernance mondiale

(Agence Ecofin) – S’exprimant au lancement de la 47e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OCI, qui se déroule en ce moment à Niamey, Issoufou Mahamadou a estimé que la pandémie actuelle a démontré la nécessité d’une nouvelle gouvernance mondiale.
« La COVID 19 a mis à nu les faiblesses de la gouvernance mondiale » a-t-il déclaré. « Des pans entiers de secteurs d’activités connaissent une crise entraînant la faillite et la disparition de plusieurs entreprises. La pauvreté et les inégalités s’accroissent compromettant l’atteinte des objectifs de développement durable fixés par la communauté internationale pour l’horizon 2030 ».
Fidèle à une position adoptée depuis le début de la pandémie du coronavirus, le président a ensuite souhaité l’instauration d’un nouveau modèle économique. « Au moment où on annonce les découvertes de vaccins avec une efficacité avérée, l’heure est à la réflexion sur la réforme de la gouvernance politique et économique mondiale post COVID-19. La Oumah Islamique doit apporter sa contribution à cette réflexion en cours pour l’élaboration d’un nouveau paradigme », a-t-il déclaré à cet effet avant d’appeler à un monde débarrassé de toutes inégalités.
« Ce nouveau paradigme mondial doit adresser les questions essentielles de la pauvreté et des inégalités, que ce soit les inégalités entre les individus ou les inégalités entre les nations ou le climat. Il doit intégrer la nécessaire solidarité entre les humains, entre les générations actuelles et les générations futures, entre les nations riches et les nations pauvres. Il doit intégrer les questions de paix et de sécurité qui sont indispensables à la prospérité humaine. »
Rappelons que ce sommet de l’OCI a enregistré la participation de plus de 400 personnes de 54 nationalités différentes autour du thème « Unis contre le terrorisme pour la paix et le développement ». Mawulolo Ahlijah, pour Niamey et les 2 Jours

LE TCHADIEN HISSEIN BRAHIM TAHA ÉLU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’OCI

Niamey, 28 nov (APS) – Les ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) ont élu le Tchadien Hissein Brahim Taha secrétaire général de ladite institution, en remplacement du Saoudien Yousef bin Ahmed Al-Othaimeen, a constaté l’envoyée spéciale de l’APS, samedi, à Niamey.
M. Al-Othaimeen dirige le secrétariat général de l’OIC depuis la démission de son compatriote Iyad bin Amin Madani, en octobre 2016.
Sa candidature à sa propre succession a été retirée par l’Arabie Saoudite en faveur du candidat tchadien.
Hissein Brahim Taha, désigné candidat des pays africains membres de l’OCI, est âgé de 69 ans. Ancien ministre des Affaires étrangères, il a été ambassadeur de son pays à Taïwan et en France.
Hissein Brahim Taha prendra fonctions le 17 novembre 2021, à la fin du mandat de Yousef bin Ahmed Al-Othaimeen.
Le secrétaire général est le plus haut fonctionnaire de l’Organisation de la coopération islamique. Son mandat, d’une durée de cinq ans, est renouvelable une fois.
Il assure l’exécution des décisions prises et des recommandations faites lors du sommet des chefs d’Etat de l’organisation et du conseil des ministres des Affaires étrangères (CMAE).
Le CMAE, la plus importante instance de l’organisation après le sommet des chefs d’Etat, s’est réuni vendredi et samedi dans la capitale nigérienne.
Les membres de cette instance se rencontrent une fois par an pour étudier les questions critiques concernant le monde musulman. A Niamey, leur 47e session avait pour thème  : ‘’Unis contre le terrorisme, pour la paix et le développement’’.SK/ESF

Le terrorisme a coûté 13 milliards $ à l’Afrique en 2019,soit 49,2% de l’impact économique mondial (Rapport)

(Agence Ecofin) – La part de l’Afrique dans l’impact économique mondial du terrorisme est passée de 3,1% en 2007 à 49,2% en 2019. Le Nigeria, la Libye, la Somalie et le Mali ont subi l’impact le plus important du continent en concentrant, à eux seuls, 86% des dommages économiques causés par le terrorisme.
L’impact économique du terrorisme en Afrique a été de 13 milliards $ en 2019, selon l’édition 2020 du Global Terrorism Index, établi par l’Institute for Economics and Peace, un groupe de réflexion mondial dont le siège est à Sydney, en Australie, en collaboration avec le Consortium national pour l’étude du terrorisme et des réponses au terrorisme (START) de l’Université du Maryland.
Le rapport révèle que l’impact économique du terrorisme en Afrique s’est multiplié par quinze depuis 2007. La part de la région dans l’impact économique mondial du terrorisme est ainsi passée de 3,1% en 2007 à 49,2% en 2019. Au niveau mondial, cet impact est estimé à 26,4 milliards $.
Au cours de la dernière décennie (2007 – 2019), le terrorisme a coûté 171,7 milliards $ au continent africain. Cependant, précise le rapport, « il s’agit d’une estimation très prudente et elle serait beaucoup plus élevée si les coûts de la perte des investissements commerciaux, du tourisme, de l’activité économique informelle perdue, des dépenses de sécurité supplémentaires, de la lutte contre le terrorisme et des réfugiés ou des personnes déplacées à l’intérieur du pays pouvaient être inclus ».
Quatre pays africains considérés comme l’épicentre du terrorisme dans la région ont subi la majorité de l’impact économique entre 2007 et 2019. Il s’agit principalement du Nigeria qui subit l’impact le plus important du continent avec un coût estimé à environ 142 milliards $ au cours de cette période.
Viennent ensuite la Libye (environ 4,9 milliards $), la Somalie (environ 1,16 milliard $), et le Mali (environ 1,13 milliard $).
A eux seuls, ces quatre pays représentent environ 86,8% (contre environ 8,3% pour le reste du continent) de l’impact économique du terrorisme en Afrique sur la période de 2007 à 2019, soit environ 149 milliards $, indique le Global Terrorism Index 2020.Borgia Kobri


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