Revue de Presse du Dimanche 29 decembre 2019

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«Eco Uemoa et Eco Cedeao:Deux processus complémentaires»,selon Amadou BA

https://senego.com/–Qui, mieux que Amadou Ba, pour éclairer la lanterne sur la lancinante question liée au passage du F CFA à l’ECO ? Invité de l’émission « Le Jury du dimanche », l’ancien ministre de l’Economie et des finances, aujourd’hui ministre des Affaires étrangères du Sénégal s’est prononcé sur cette polémique.
« L’Eco est un processus qui a démarré il y a longtemps […]. Nous avons tenu hier une réunion de l’Uemoa et des décisions ont été prises. Le processus de rapatriement des fonds de réserves des comptes d’opération qui ne fonctionneront plus, est en cours. Il n’y aura plus d’étrangers au niveau des instances de l’Uemoa, même si j’avoue que moi je n’en ai jamais vu », a rappelé Amadou BA qui salue cette mesure.

Sur la collision entre l’Eco de l’Uemoa et l’Eco de la Cedeao

Revenant sur la collision entre l’Eco de l’Uemoa et l’Eco de la Cedeao, Amadou Ba de révéler qu’il « s’agit de deux processus complémentaires »« Nous sommes en présence de deux processus complémentaires qui se menaient parallèlement depuis longtemps. Au niveau de la zone Uemoa, les huit (8) pays qui ont quand même des politiques de convergence et une monnaie unique, avaient décidé de faire bouger les choses et les chefs d’Etat avaient donné mandat au président Ouattara, en sa qualité de président en exercice de l’Uemoa de rendre publiques des décisions qui ont été prises par les Chefs d’Etat des autres pays membres », a rappelé Amadou BA, contredisant ceux qui pensent que le président ivoirien aurait tout seul décidé de changé le CFA à l’Eco, téléguidé par la France.

La présence de Macron à l’annonce de la fin du F CFA

Sur la présence du président Macron lors de l’annonce de ce virement du  CFA à l’ECO, Amadou explique que ceci est simplement dû au fait que la France est encore la partie garante du F CFA.
« L’Uemoa c’est deux choses : une union entre les pays et une relation de coopération avec la France. Entre pays, nous avons décidé d’avoir une monnaie unique, une monnaie qui va avoir une parité fixe et nous avons défini les règles. La France a accepté d’être garante sous certaines conditions. Maintenant il s’agit de renégocier les termes de cet accord et ça, les Etats le font depuis très, très longtemps. Aujourd’hui, on est à la phase d’achèvement », a indiqué le ministre.
« La monnaie de l’Uemoa va s’appeler ECO tout comme la monnaie de la Cedeao va s’appeler Eco. Cela va rendre plus facile le processus d’intégration et il y aura in fine une seule monnaie qui s’appellera toujours ECO car il n’y a pas encore ECO Cedeao », a clarifié Amadou Ba qui rappelle que techniquement, il sera difficile de mettre en place une monnaie commune pour toute l’Afrique de l’Ouest, sans oublier de préciser que pour le cas de ECO Uemoa, le processus du passage du CFA à l’ECO, est déjà enclenché et c’est presque chose faite.

Sur le silence de Macky SALL

Répondant sur le présumé silence de Macky Sall face à cette grande réforme monétaire sur la zone Uemoa, Amadou BA a fait savoir qu’il n’y a aucun silence du côté du président Macky Sall car tout ce que fait Alassane Ouattara, il le fait en accord avec ses homologues de la zone Uemoa. « Nous sommes la deuxième économie de l’Uemoa et la voix du président Macky Sall compte beaucoup… », dixit Amadou BA.

De la grande crainte d’une dévaluation et des assurances de Amadou BA

Abordant la parité entre l’ECO et l’Euro, Amadou BA de rassurer. En outre, rien ne permet un changement de parité, donc il n’y aura pas dévaluation, comme indiqué par certains sceptiques.
« Aujourd’hui, les conditions économiques sont telles qu’il n’y a pas lieu de craindre une dévaluation. Notre économie est bien portée est sur les rails et bien portée par le Sénégal et la Côte d’ivoire, deux pays stables sur le plan macroéconomique… », a rassuré l’ancien argentier du Sénégal sous MACKY1.

Passage de CFA à l’Eco: Le Ghana applaudit la mesure et promet de rallier

https://senego.com/-Par une déclaration publiée sur le site officiel du gouvernement ghanéen visité, ce dimanche, par senego, Accra a fait savoir que le passage du F CFA à l’Eco était une décision bienvenue que le Ghana applaudit chaleureusement.
Ici, in extenso, la déclaration du gouvernement de la République du Ghana sur l’adoption de l’ECO par l’UEMOA
Le gouvernement du Ghana a pris note de la récente déclaration faite le samedi 21 décembre 2019 par le président de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Son Excellence Alassane Ouattara, président de la République de Côte d’Ivoire , sur la décision prise par les huit (8) États membres ouest-africains de l’UEMOA de cesser l’utilisation du franc CFA, en faveur de la nouvelle monnaie commune proposée de la CEDEAO, l’OCE, à partir de 2020.
Il s’agit d’une décision bienvenue, que le Ghana applaudit chaleureusement. C’est un bon témoignage de l’importance qui est attachée non seulement à la mise en place d’une union monétaire, mais aussi au programme plus large de l’intégration ouest-africaine.
Au Ghana, nous sommes déterminés à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour nous permettre de rejoindre les États membres de l’UEMOA, bientôt, dans l’utilisation de l’ECO, car, selon nous, cela aidera à éliminer les barrières commerciales et monétaires, à réduire les coûts de transaction, à stimuler l’activité économique et élever le niveau de vie de nos populations.
Le Ghana exhorte les autres États membres de la CEDEAO à travailler rapidement à la mise en œuvre des décisions des autorités de la CEDEAO, notamment en adoptant un régime de taux de change flexible, en instituant un système fédéral pour la Banque centrale de la CEDEAO et d’autres critères de convergence convenus connexes, afin de garantir que nous atteindre les objectifs monétaires de la CEDEAO, dans les meilleurs délais, pour tous les États membres.
Nous avons une occasion historique de créer une nouvelle réalité pour les peuples de la CEDEAO, une réalité de prospérité générale et de progrès. Alors, saisissons-le.Eugene Arhin,Directeur des communications

Réformes du FCFA: le conseil des ministres de l’UMOA «prend note» et «adopte» une stratégie de communication

https://www.lejecos.com/–Le conseil des ministres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA) s’est tenu en session extraordinaire à Abidjan, le vendredi 27 décembre 2019 sous la présidence de Romuald Wadagni, ministre béninois de l’Economie et des Finances, président en exercice du conseil des ministres et ses homologues.
Selon le communiqué final sanctionnant la fin de cette rencontre, « les ministres ont pris note du profond réaménagement des accords de coopération monétaire entre les Etats de l’Union et la France annoncé le 21 Décembre par le Président de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union, son excellence Alassane Dramane Ouattara, au nom de ses pairs, et le Président de la République Française, son excellence Emmanuel Macron. »
Ils indiquent que cette réforme a pour objet de préparer les économies de l’Union à l’avènement de l’Eco, monnaie unique de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao).
En outre, le conseil des ministres rappelle que les principaux éléments de la réforme sont : le changement du nom de la monnaie Franc CFA en ECO, lorsque les pays de l’Uemoa intégreront la nouvelle Zone ECO de la Cedeao ; l’arrêt de la centralisation des réserves de change au trésor Français, la fermeture du compte d’opérations et le transfert dans les comptes de la Bceao des ressources disponibles dans le compte ; le retrait des représentants Français des organes de décision et de gestion de l’Union(Conseil d’administration, Comité de Politique monétaire et Commission bancaire) ; le maintien du taux de change fixe par rapport à l’Euro(qui assure la parité actuelle) ; et la garantie de convertibilité illimitée de la monnaie par la France.
Enfin, les ministres de l’Umoa se félicitent des avancées historiques et adoptent une stratégie de communication en vue de permettre une information complète et appropriée des opérateurs économiques ainsi que des populations de l’Union.Oumar Nourou

Passage du CFA à l’Eco: La contre-offensive de la France a commencé!Par   Ibrahima SENE  PIT.SENEGAL

Depuis que le Président Macron s’est engagé à « garantir l’Eco » comme la France s’y était engagée avec le CFA, les gens ont perdu de vue que les autorités françaises tablent désormais sur d’éventuelles difficultés dans les pays de l’UEMOA, pour revenir dans la gestion de notre nommée et remettre en cause la mise en place de notre monnaie commune le 1er juillet 2020 avec la création d’une Banque Centrale Fédérale de la CEDEAO.
Cette menace sous-jacente à cette « garantie »  est passée inaperçue à nos détracteurs, comme l’est le  risque  qu’encourent  les entreprises françaises confortablement établies dans les Economies de l’UEMOA, en l’absence de cette « garantie », suite à la crise économique et sociale que vont  entraîner le déclenchement d’une spirale inflationniste, et la fuite massive de capitaux, toute choses, qui seraient aussi fatales à la mise en œuvre du projet CEDEAO de monnaie commune à partir du 1er juillet 2020 !
D’ailleurs, est- il raisonnable de refuser une « garantie » qui ne te coûte rien et qui n’entraîne pas une immixtion dans tes prises de décisions ?
En outre, le maintien de la parité fixe avec l’Euro, comme ce fut le cas avec le CFA,  a amené des gens à ne pas voir son caractère provisoire, en attendant que la Banque Centrale Fédérale en gestion puisse être créée,  pour définir un panier de devises auquel l’Eco serait arrimé avec un taux de change flexible tel qu’en ont décidé les Chefs d’Etat de la CEDEAO !
Pis encore, des Economistes et des Universitaires attribuent à la fixité du taux de change du CFA que l’Eco a hérité, comme la cause du  «  libre transfert des bénéfices et des capitaux », et même de «  l’évasion fiscale »  des entreprises étrangères, dont françaises notamment !
Ce faisant, ils occultent le fait que le «  libre transfert des bénéfices », la «  libre circulation des capitaux » et « l’évasion fiscale », sévissent  indifféremment, partout où les détenteurs de capitaux investissent, que leurs taux de change soit fixe ou flexible ! 
C’est pour cela l’on retrouve ces  mêmes phénomènes partout en Afrique, dans les pays de la Zone Franc où le taux de change est fixe, comme dans les autres pays à taux de change flexible !
Un tel amalgame de la part de ces spécialistes contribuant ainsi à discréditer ce passage du CFA à l’Eco,  ne peut donc être anodin, dans un contexte où seule la France en a intérêt  dans son espoir de retour au  statut quo. 
Même malgré le communiqué très clair des Chefs d’Etat de la CEDEAO du 21 Décembre 2019 à Abuja disant que cette réforme du CFA «  va faciliter l’entrée des pays de l’UEMOA dans la monnaie commune » qu’ils ont officiellement baptisée  ECO, nos adversaires continuent à jeter le doute sur la portée historique des acquis des Présidents de l’UEMOA qui sont parvenus à récupérer leurs réserves qu’ils vont confier, en attendant, à la BCEAO, à faire sortir les représentants français des organes de gouvernance de notre monnaie, et à changer son appellation en ECO par anticipation, sans heurter la France, et éviter de jeter nos Economies dans la tourmente.
Ainsi,  ils ont fait la prouesse de récupérer  leurs réserves du Trésor Français ;  ce que les pays comme la  Guinée, sous Sécou Touré, et le Mali, sous Modibo Keïta, n’ont pas pu faire en quittant la Zone Franc.
C’est à ce dilemme auquel le Président Abdou Diouf faisait face lorsque le FMI était tombé d’accord avec la France pour dévaluer le CFA.
Le Président Diouf y était contre, non pas par caprice, mais bien en voulant que la France respecte ses engagements de «  garantie » en cas de coup dur, pour éviter d’être obligé d’aller devant le FMI, dont les conditions pour donner son concours financier est bien connu.
Mais puisqu’il était seul dans cette exigence, il était mis devant l’obligation de céder à la dévaluation, ou de sortir seul de la Zone franc, sans pouvoir obtenir ses réserves, tout en dévaluant de 100% sa nouvelle monnaie souveraine que même ses partenaires de l’UEMOA, n’auraient pas reconnue.
Il se résolut donc, le cœur défendant, à accepter une dévaluation de 50% tout en ne perdant pas ses réserves.
D’ailleurs, c’est ce  même risque que le Président Abdoulaye Wade avait évité lorsqu’il revendiquait la restitution de nos réserves, en s’apercevant, par la suite,  qu’il était le seul Chef d’Etat à les réclamer !
Il s’est ainsi résigné de ne pas quitter  individuellement la Zone Franc, pour ne pas  perdre les  réserves de son pays,  tout en plongeant le pays dans une grave crise économique et sociale.
 Face à la solidarité affichée des Chefs d’Etat de l’UEMOA sur l’amorce de la transition du CFA vers l’ECO, la France ne peut donc revenir au statut quo anté dans l’UEMOA, que lorsqu’échoue cette  transition  au 1er juillet 2020  qui est amorcée ce 21 Décembre 2019 à Abidjan.
Ainsi, tous ceux qui jettent le doute sur cette transition, contribuent, consciemment ou non, à démobiliser l’opinion des peuples de l’UEMOA, le peuple Français, et faciliter la contre- offensive que mènent  les Autorités  françaises  pour empêcher la réalisation du projet de monnaie commune CEDEAO !
Ils essayent même d’instrumentaliser  les susceptibilités historiques et préjugés entre francophones et anglophones que la France a su cultiver, des décennies durant, en Afrique de l’Ouest, depuis l’échec de son projet de partition du Nigéria à travers une sanglante guerre civile pour la création d’un Biafra indépendant dans le territoire de l’Etat du Nigéria.
Ils ne renoncent même pas à opposer l’UEMOA au Nigéria, en présentant celui-ci comme un «  monstre économique » qui veut avaler nos pays, et la France, comme le bouclier de nos peuples!
Tous ces discours devraient  être combattus sans quartier,  puisqu’ils s’inscrivent dans un projet global pour  mettre en échec le projet  de faire de la CEDEAO, dotée de Tarif Extérieur Commun (TEC) et d’une monnaie Commune, (ECO),  une puissance sous régionale, en mesure de tenir tête à l’UE et aux USA, pour s’ouvrir aux grandes puissantes émergentes, afin de mieux assurer la souveraineté de ses peuples, et participer activement au succès de la « Zone de Libre Echange Economique Africaine », (ZLECAF) .
Tous les panafricanistes, au pouvoir et dans l’opposition,  dans les organisations patronales, syndicales et de la société civile,  de toutes obédiences,  sont interpelés par l’Histoire, pour se mobiliser autour de nos Chefs d’Etat, pour la réussite de la Transition du CFA vers l’ECO !La contre –offensive des Autorités Françaises ne devrait pas prospérer ! Le monde entier nous regarde !

CHRONIQUE: Du Cfa à l’Eco: et les populations?

http://lesoleil.sn/Les autorités en charge de la politique monétaire de l’Union ont le devoir d’expliquer aux populations l’agenda de mise en œuvre de la nouvelle monnaie unique au sein de l’espace communautaire pour éviter toutes spéculations inutiles.
L’information a fait le tour du monde le temps du week-end. Les sorties d’Emmanuel Macron et d’Alassane Ouattara, liées aux réformes de la coopération monétaire avec la France et l’adoption de la monnaie unique, Eco, ont secoué la toile et bousculé les programmes des médias. Les débats autour du FCfa repartent de belle. Et ce n’est pas demain qu’elle va s‘estomper. Depuis l’annonce de ces réformes par les Présidents français et ivoirien, presque seule la voix des économistes est entendue sur la question. Même nos hommes politiques, enclins à occuper l’espace médiatique pour épiloguer, restent muets sur cette question monétaire. Bien évidemment, ici, on est loin du terrain politique où règnent en maître la spéculation, la prédiction, les calculs et les combines. Ce débat met à nu leur manque d’attention sur les sujets aussi sérieux que ceux liés à l’économie et aux finances.
Leur silence, du moins, pour la plupart d’entre eux, montre également qu’ils ont préféré s’attarder sur des sujets de 3ème mandat, de fichier électoral au détriment des débats économiques. Quant à la société civile, elle est quasi absente dans les discussions, mis à part quelques uns de ses membres qui essaient de jouer le rôle d’avant-gardiste. La presse, après avoir assuré le relai des annonces d’Abidjan, semble, elle aussi, retrouver ses sujets de prédilection. Toutes ces catégories de leaders d’opinion étaient censées porter la voix des populations. Ces dernières ne semblent pas trop préoccupées par les séries de réformes qui devront intervenir au courant de 2020 au regard du degré de réaction de la grande masse. Dans les débats et discussions informels dans les rues ou sur les réseaux sociaux, les plus curieux restent préoccupés par l’avenir du FCFA.
Des citoyens se montrent plus angoissés avec l’annonce de l’avènement de l’Eco. Un sentiment d’incertitudes accentué surtout par la publication de certaines informations selon lesquelles, derrière cette réforme se cache une dévaluation qui ne dit pas son nom. Des gens plus audacieux vont même jusqu’à attribuer une valeur à la monnaie unique en faisant croire à l’opinion qu’un Euro serait équivalent à 1200 Ecos ; ce qui est tout à fait erroné. Jusque-là, les autorités monétaires n’ont donné aucune valeur à l’Eco par rapport à une quelconque devise. La diffusion de telles informations peut semer, le doute, la confusion et installer une panique injustifiée au sein des populations enclines à adopter des comportements d’anticipation économique. L’économiste John Maynard Keynes Keynes est considéré comme l’un des premiers auteurs ayant mis l’accent sur le rôle des anticipations des agents, dans un contexte d’« incertitude radicale ». Il estime que les décisions d’aujourd’hui dépendent de la situation de demain et des constats tirés du passé. Ceci repose le débat sur la nécessité de bien filtrer les messages que nous diffusions sur les différents supports d’information et de communication relatif aux questions monétaires. Les consommateurs ont cette tendance à se réfugier dans une attitude anticipative pour parer toute éventualité. Chacun parmi nous doit être conscient de la portée de ses communications écrites et orales afin de garder un climat stable et serein.
De même, les autorités en charge de la politique monétaire de l’Union ont le devoir d’expliquer aux populations l’agenda de mise en œuvre de la nouvelle monnaie unique au sein de l’espace communautaire pour éviter toutes spéculations inutiles. A ce titre, il faut saluer le jalon posé, mardi, par la Bceao qui s’est fendu d’un communiqué pour se prononcer sur les réformes. Dans son texte, l’institution émettrice tient à rassurer que les décisions actées le 21 décembre 2019 à Abidjan, «représentent un tournant majeur vers la mise en place de l’Eco et n’affectent en rien l’usage quotidien du F Cfa par les populations et les entreprises de l’Uemoa». Ceci est gage de confiance.Abdou Diaw

Pourquoi l’Eco sera pire que le FCFA Par Loup Viallet 

Pour que la future monnaie unique soit réellement au service des économies africaines, il faut que la future union monétaire corresponde à un marché commun ouest-africain –
Mais depuis 25 ans, l’intégration régionale s’est essoufflée.
On dit que c’est une réforme historique. Annoncée samedi 21 décembre dernier depuis Abidjan par les présidents Français et Ivoirien, la création de l’éco dès l’année prochaine en remplacement du sulfureux franc CFA semble constituer un nouveau moment fort de la coopération monétaire franco-africaine. Soixante-quatorze ans après sa création sous la période coloniale et 25 ans après la dernière grande réforme de son fonctionnement, le franc CFA n’a pas suffi à sortir du sous-développement les économies qui l’ont en partage. Malgré bien des évolutions, sa permanence dans les relations franco-africaines depuis la colonisation alimente des ressentiments et des soupçons à l’endroit de l’ancienne métropole, en Afrique comme en France.
Au-delà du changement de nom de la monnaie africaine, la réforme de la coopération monétaire franco-africaine portant création de l’éco est-elle à la veille de transformer les relations entre la France et ses anciennes colonies ? Les mesures portées par Emmanuel Macron et Alassane Ouattara sont-elles de nature à accroître l’autonomie des États-membres de la future union monétaire ?

Pourquoi les décisions avancées par les présidents Macron et Ouattara ne permettront pas l’autonomie de la politique monétaire de la future zone éco ?   

D’abord, le rapatriement dans la Banque Centrale d’Afrique de l’Ouest des devises centralisées à Paris ne signifie pas qu’avec la création de l’éco, les autorités africaines vont pouvoir déterminer librement le taux de change de leur nouvelle monnaie. En réalité les États-membres de la future union monétaire seront encore très loin d’avoir parachevé leur autonomie financière.
En effet, le recouvrement de leurs devises placées en garantie à Paris (environ 5 milliards d’euros) ne correspond pas à une valeur telle qu’ils disposeront d’une capacité financière suffisante pour protéger leur nouvelle monnaie des variations fortes issues des diverses pressions que leurs économies traversent déjà, c’est-à-dire les conséquences du réchauffement climatique, l’appréciation ou la dépréciation du dollar, les crises politiques et militaires, la crise de la demande ou de l’offre. Ce sont d’ailleurs ces éléments qui rendent vulnérable et aléatoire la valeur des autres devises du continent africain, qui ne bénéficient pas d’un cours fixe accroché à celui d’une grande monnaie internationale.
Ensuite parce que le Conseil des Gouverneurs de la Banque centrale peut choisir de maintenir, en période de croissance forte, une politique monétaire restrictive et donc de ne pas utiliser cette nouvelle manne comme un moyen de relance mais plutôt comme une manière de maîtriser l’inflation. On observait déjà cette tendance à la thésaurisation en 2014, lorsque le niveau des réserves légales détenues par la BCEAO était de 30% supérieur à celui exigé par les traités. Il y a donc fort à parier que cet afflux (limité) de devises dans les comptes d’opérations de la Banque Centrale des États d’Afrique de l’Ouest n’aura pas un effet substantiel sur le financement des économies de la zone éco. De ce point de vue, le problème en Afrique subsaharienne ne se situe d’ailleurs pas tant du côté de la monnaie ou des réserves disponibles que du côté de la solvabilité des demandeurs de prêts et du manque de confiance des institutions financières à leur égard, ce que la réforme éco ne réglera pas.
Au même titre que la centralisation d’une partie des réserves en devises des États de la zone franc dans les livres de comptes du trésor français, la présence de représentants français dans les conseils d’administrations de la monnaie africaine constitue une contrepartie à la garantie de convertibilité du franc CFA en euros par la France dans le système actuel. Cette participation, sans pouvoir de veto pour les représentants français depuis la réforme de 2010, pouvait être perçue comme un héritage colonial, mais aussi comme un gage de crédibilité et de transparence. La réforme de l’éco entend les supprimer définitivement plutôt que d’accroître la présence d’experts internationaux (et pas seulement Français) dans les institutions monétaires africaines ainsi que le proposait récemment le président Béninois Patrice Talon.

Pourquoi la création de l’éco ne constitue pas le meilleur chemin pour faire progresser l’autonomie financière et l’autonomie politique des États d’Afrique de l’Ouest ?    

Le système de l’éco va donc accorder une autonomie factice à la nouvelle monnaie africaine puisque, malgré la disparition du compte d’opérations, la stabilité de l’éco sera encore assurée par l’extérieur. Cependant, cette fois, la garantie française sera accordée sans contreparties du côté africain. Le nouveau système monétaire ne permettra donc pas de régler l’un des plus grands défauts du système précédent, soit la « servitude volontaire » (NUBUKPO) ou « l’état d’esprit de facilité et d’irresponsabilité » (DIARRA) de certains décideurs de la zone franc, qui se reposent sur l’assurance de convertibilité illimitée de leur monnaie pour ne pas chercher à équilibrer leurs balances extérieures ou conduire les réformes nécessaires au parachèvement de leur intégration économique régionale.
Or, pour que la future monnaie commune « éco » soit réellement un instrument au service des économies africaines, il faut que la future union monétaire corresponde à un marché commun ouest-africain. C’était le projet de l’UEMOA, fondée en 1994 entre les huit pays d’Afrique de l’Ouest concernés aujourd’hui par l’éco, sur le constat qu’il fallait doubler l’union monétaire ouest-africaine d’une union économique qui permette la création d’un marché commun unifié dans lequel la monnaie pourrait agir comme moteur. Mais force est de constater que depuis vingt-cinq ans, la construction de l’UEMOA a montré ses limites et l’intégration régionale s’est essoufflée considérablement pendant la dernière décennie : son budget communautaire et  ses politiques régionales sont en baisse, sa TVA régionale est un échec, son union douanière a été remplacée par celle de la CEDEAO, ses échanges intra-communautaires stagnent en volume et en valeur. Dans ce contexte, la perspective d’un élargissement de la zone monétaire actuelle à d’autres États-membres, présentée comme une condition de la création de l’éco, risque de compromettre sérieusement un processus d’intégration déjà à la peine à huit États.

Une réforme précipitée, qui supprime les symboles de la contestation du système actuel mais en amplifie les défauts.    

La garantie française peut constituer un avantage comparatif si elle permet aux États qui en bénéficient de l’utiliser comme une assurance de stabilité monétaire et de sécurité économique le temps de construire leur propre autonomie financière, jusqu’à pouvoir enfin s’en passer. Ce n’est pas la direction que prend la coopération franco-africaine avec la création de l’éco, qui plutôt que de renforcer leur unité, va accélérer le morcellement économique des États d’Afrique de l’Ouest, tout en développant leur dépendance financière envers la France, qui se trouvera plus que jamais garante de leurs déficits et soupçonnée de contribuer à nouveau à l’affaiblissement d’une partie de l’Afrique.
Les présidents Français et Ivoirien pensent peut-être tenir, avec la réforme de l’éco, une victoire politique à même de servir leurs intérêts respectifs. D’un côté, cette annonce pourrait constituer un argument électoral massif pour le président Ouattara à dix mois des élections présidentielles ivoiriennes. De l’autre, le président Macron veut sans doute réussir la double prouesse de faire tomber un symbole anti-Français sans rompre la coopération monétaire franco-africaine. Il semble pourtant que la création de l’éco ne soit pas la meilleure réponse possible et constitue même un compromis pire que le précédent : la disparition des symboles gênants liés au franc CFA ne suffira pas à combler les graves défauts de la nouvelle coopération monétaire. La victoire sera de courte durée.Loup Viallet est spécialiste de l’économie politique de l’Afrique contemporaine. Rédacteur du blog “Questions africaines” : https://questionsafricaines.wordpress.com. Il contribue régulièrement dans Les Echos, Mondafrique, Les Yeux du Monde, Conflits.
Ses analyses ont donné lieu à des conférences en France (à l’ESSEC) et en Côte d’Ivoire (à l’École Supérieure de Commerce et des Affaires de Côte d’Ivoire ainsi qu’à l’Institut de Formation Sainte-Marie d’Abidjan).

Zlecaf: les premiers jalons d’un marché commun africain

APA-Dakar (Sénégal) Par Oumar Dembélé-Si des pays de l’Afrique de l’ouest se réjouissent de l’arrivée prochaine de la monnaie Eco en remplacement du franc CFA, le continent peut le faire plus généralement sur la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), entrée en vigueur le 30 mai 2019 et qui devrait permettre de faire « progresser de 33% » le commerce intra-africain.
Ce projet de l’Union africaine (UA) a posé ses premiers jalons à Kigali, capitale du Rwanda, avec la signature de 44 pays lors d’un sommet en mars 2018. C’est aussi à Kigali que Paul Kagamé, alors président en exercice de cette institution, a salué la ratification par la Gambie, qui a permis l’atteinte du quorum de 22 Etats.
Ce « pas important en avant » voulait dire que les pays africains « sont prêts » pour la mise en œuvre immédiate de la Zlecaf, avait confié à APA le chef d’Etat rwandais, en marge de la commémoration du 25e anniversaire du génocide contre les Tutsis.
Malgré cet optimisme, le retard dans la ratification par le géant nigérian laissait planer encore quelques doutes sur la solidité de l’accord. Mais depuis le 7 juillet 2019, la première économie du continent, qui nourrissait depuis longtemps des réserves, l’a finalement ratifié lors du sommet de l’UA à Niamey, au Niger, par le biais de son président Muhammadu Buhari.
Dans cette lancée, l’Algérie est devenue depuis le 15 décembre 2019 le 29e pays à avoir ratifié cet accord que les pays du continent ont déjà signé à l’exception de l’Erythrée.
« L’entrée en vigueur de la Zlecaf est l’événement le plus important dans la vie de notre continent depuis la création de l’OUA (Organisation de l’unité africaine) en 1963 et sa transformation en Union africaine », a affirmé en ouverture du sommet extraordinaire de l’UA l’hôte nigérien, le président Mahamadou Issoufou, un des plus ardents promoteurs de la zone.

La Zlecaf active en 2020

« Jalon historique » et « vieux rêve », ce marché devrait être actif à partir de juillet 2020, soit un an après son entrée en vigueur. « Il faut donner un calendrier pour que tout le monde puisse jouer son rôle dans la préparation du marché (unique) », a expliqué le commissaire au Commerce et à l’Industrie de l’UA, Albert Muchanga.
Dans son rapport 2019 sur l’Afrique publié en juin, la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (CNUCED) a fait des projections d’un avenir prometteur du continent. Avec la Zlecaf, le commerce intra-africain devrait progresser de 33% après la suppression complète des droits de douane, selon le document de 250 pages de la CNUCED. En Afrique, les échanges internes ne représentent aujourd’hui qu’entre 15 et 17%, contre 47% en Amérique, 61% en Asie et 67% en Europe.
Par ailleurs, indique le Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport d’avril 2019 sur les perspectives économiques en Afrique subsaharienne, la Zlecaf aura d’importants effets sur la situation macroéconomique et la répartition des revenus.
« Elle pourrait considérablement stimuler les échanges commerciaux intra-africains, en particulier si les pays s’emploient à lever les goulots d’étranglement non tarifaires, comme les infrastructures physiques, les coûts logistiques et d’autres obstacles à la facilitation des échanges », a noté le Chef de division des études régionales au Département Afrique du FMI, le Sénégalais Papa Ndiaye.
Mais à en croire son compatriote Ndongo Samba Sylla, la Zlecaf est « un pari risqué pour les pays africains ». Interrogé par APA, l’économiste note qu’ils « auraient dû passer en revue la théorie économique, regarder les faits historiques et situer tout cela par rapport aux caractéristiques du continent ».
Même si l’Eco est annoncée en 2020 en zone Uemoa, M. Sylla regrette que l’Afrique se soit lancée dans le libre-échange sans avoir une monnaie de commerce alors qu’une unité de compte (différente de la monnaie unique) aurait servi dans les transactions pour se libérer de la dépendance vis-à-vis du dollar.ODL/dng/te/APA

Mamadou L.Diallo: «Le régime doit être transparent sur ses statistiques»

https://senego.com/–« Le régime doit être transparent sur ses statistiques de production agricole, arachide, riz notamment, sur l’ampleur de la dette, y compris les offres spontanées et autres lettres de confort« , soutient le député Mamadou Lamine Diallo.
« Il est temps d’en finir… »
Selon Mamadou Lamine Diallo, il est temps d’en finir avec les rentes annuelles de l’engrais et des semences et autres produits distribués aux copains du régime de Macky Sall, une affaire de 50 milliards par an.
Besoin…
» Je ne suis pas convaincu qu’un Sénégal sans premier ministre et avec un ministère en charge des finances divisé pourra s’en sortir « , déclare M. Diallo. Pour lui, le Sénégal, plus que jamais,  a besoin de la gouvernance démocratique du gaz naturel pour, d’une part produire de l’électricité à prix compétitif et engager l’industrialisation et d’autre part, maximiser ses ressources en devises et soutenir une politique monétaire crédible.
Réformes…
D’après le député, les réformes monétaires engagées par les autorités de l’UEMOA mettent Macky Sall devant ses responsabilités. Et le gaz naturel doit être arraché des griffes de Franck Timis pour aider la jeunesse sénégalaise qui a besoin d’emplois utiles par l’industrialisation.

Gestion et exploitation de l’eau en zone urbaine et périurbaine: La Sde passe le témoin à Suez le 30 prochain

https://www.ferloo.com/Le ministre de l’Eau et de l’Assainissement Serigne Mbaye Thiam procédera à la signature du contrat et au lancement des travaux de la nouvelle société de gestion et d’exploitation du service public de l’eau potable en zone urbaine et périurbaine au Sénégal, le 30 décembre 2019 dans un hôtel de la place.

PERSPECTIVES: «VERS DE GRANDS PROBLÈMES SOCIAUX EN 2020»

http://www.emedia.sn/Le dernier numéro de l’année de LR DU TEMPS, émission d’Alassane Samba Diop sur iRadio et Itv, ce dimanche 29 décembre, tire le bilan de 2019. Avant de dresser les perspectives pour 2020.
L’un des invités, Amath Soumaré, le président du Centre africain de la nouvelle économie (CANE) -Exécutive, et président de la commission intelligence artificielle du MEDS, prédit de « grands mouvements sociaux en 2020. »

« Vers de grands problèmes sociaux »

Il dit : « Les tendances 2020 de l’économie du monde, c’est qu’on n’est plus dans le libéralisme pur et dur. Le libéralisme tend vers le social aujourd’hui. C’est pourquoi, les perspectives 2020, il y aura de grands problèmes sociaux qui vont se poser, pas seulement au Sénégal, mais dans le monde entier. Parce qu’on voit, comme si on reculait, on a, après la perestroïka, le communisme et le socialisme. Mais dans les tendances à venir, c’est comme si c’est le socialisme qui revient. Parce que, quand vous voyez les grands mouvements sociaux, les gilets jaunes et autres, c’est la révolte du prolétariat qui revient sur le socialisme. Et ça s’étend au niveau des Etats-Unis, de l’Europe et du Proche Orient. Donc, cette tendance de revoir ces problèmes sociaux mis en avant. Ces problèmes sociaux vont avoir beaucoup d’impact sur 2020. En 2020, il y aura beaucoup de révoltes sociales, entre les riches et les pauvres. »

Qu’est-ce qu’on peut retenir de l’année 2019 ?

Des tensions sociales nourries par des problèmes économiques, déjà en 2019. En effet, sur le plan économique, son co-débatteur, Baye Ibrahima Diagne, spécialiste en management, et membre du CNP, retient 2 indicateurs. D’abord, « en termes de projection, on est à 6,7% de croissance pour l’année 2019, ce qui est quand même appréciable. Ensuite, ce qu’on peut retenir d’autres, en tout cas au niveau du secteur privé, ce qu’on a le plus senti, c’est, en termes de liquidité, beaucoup d’entreprises surtout au niveau des PME, PMI, et mêmes des grandes, ont beaucoup souffert sur les délais de paiement surtout les marchés avec l’Etat. »
Amath Soumaré va plus loin, pointant le manque de liquidité : « C’est vrai quand il y a une dette intérieure dans un pays, ça pose problème. Parce que la monnaie soit on la fait circuler soit on la thésaurise. Etant donné que ce sont des agents économiques qui doivent travailler pour faire circuler l’argent, si l’argent ne rentre pas, on ne peut pas faire circuler la monnaie, c’est tout à fait normal avec toutes les implications que ça a au niveau économique, des investissements, social et autres. » Pire, poursuit-il : « Quand l’argent n’est pas là, l’investissement (non plus), il n’y a donc pas d’emplois. C’est donc tout à fait normal qu’on se retrouve dans une situation où des entreprises qui devaient avoir l’argent pour investir ne l’ont pas. On fait de l’économie avec du cash, de l’argent des investissements. »

« Sentir (enfin) le taux de croissance »

S’agissant du taux de croissance surtout avec les Sénégalais qui disent ne pas la sentir, Diagne explique qu’« au Sénégal, nous avons une croissance qui n’est pas inclusive, lorsqu’une économie crée des richesses, on doit se poser des questions sur les secteurs qui créent cette croissance-là. Aujourd’hui, quand on regarde le Sénégal, il y a le BTP, l’Agriculture, etc. En plus, nous avons une économie extravertie, la richesse créée compte tenu qu’on n’a pas d’industries, une économie qui transforme, tout cet argent va à l’étranger. Les revenus des ménages servent à payer la consommation. Les gens ne voient pas l’argent parce qu’il ne circule pas. »
Dans les perspectives, conclut-il, « ce qui est constant, dans notre économie, c’est qu’il faut carrément changer de paradigmes, de sorte que cette croissance serve à la création de PME et PMI pour déjà être dans une logique d’industrialisation ». Il relève, par ailleurs, la nécessité de « mutualiser les moyens pour s’occuper de l’emploi ». Parce que, dit-il pour s’en désoler, « on n’a pas une vision claire de la définition de la politique de l’emploi ».

« Trop d’indiscipline »

D’un tout autre avis, Amath Soumaré indique, lui, que « le problème, c’est qu’on est de plus en plus nombreux, et on est dans une société où on a de plus en plus de besoins. » Avant de marteler : « Aujourd’hui, on devait être à 10 ou 11%. Parce qu’on a tellement d’indiscipline dans ce pays et ça nous bouffe au minimum 3 à 4 points de PIB par année. Ce sont des choses qu’on perd dans la circulation, (par exemple). Tous les pays qui ont des taux de croissance (supérieurs), c’est des gens qui travaillent. L’exemple du Rwanda dont on parle, les gens sont disciplinés et travaillent. Quand on travaille et qu’on est discipliné, on fait des résultats. »
Concernant ce point précis, c’est à l’Etat de donner l’exemple, réplique son vis-à-vis. « Le Sénégalais de 2035 se construit maintenant », motive-t-il.
Toutefois, Baye Ibrahima Diagne déclare que « les perspectives peuvent être bonnes parce que l’économie, ce n’est pas que la trésorerie », faisant référence à la livraison prochaine des travaux du Train express régional (TER), entre autres chantiers dans le cadre du Plan Sénégal Émergent (PSE) notamment avec la création d’emplois attendue. Pourvu aussi que « l’Etat règle le problème de la dette intérieure ».
Abordant la politique, les deux invités sont loin d’être convaincus par le dialogue politique. « Ils font leurs affaires sur notre dos », tranchent-ils. Dié BA & Abdoulaye SYLLA (Photo)

SONACOS-Commercialisation de l’arachide: LES TRAVAILLEURS ÉGRÈNENT LEURS GRIEFS–«Nous en sommes à 500t,alors qu’on devrait être à 15 mille t en ce moment» «Sans graines, il y aura 1 800 emplois de perdus»

https://www.lequotidien.sn/Près de 20 jours après le lancement de la campagne de commercialisation de l’arachide, les travailleurs de la Sonacos alertent de nouveau sur la situation qui prévaut au niveau de leur entreprise. Ils sont passés hier à la vitesse supérieure avec un sit-in tenu devant les locaux de l’usine de Diourbel.
L’ambiance n’est pas bonne à la Sonacos de Diourbel. Une partie des travailleurs a observé hier un mouvement d’humeur devant les locaux de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos) pour exprimer leurs inquiétudes par rapport au fonctionnement de l’usine. A l’instar des autres unités du pays, l’antenne de Diourbel n’a guère une meilleure situation. Ils jugent catastrophique la situation qui prévaut au niveau du Baol, comme l’expriment leurs pancartes sur lesquelles on pouvait lire «Suppression des taxes égale soutien aux exportateurs», «L’industrie locale est en danger», «Sans graines, 1 800 emplois perdus». Le porte-parole des travailleurs, par ailleurs secrétaire général adjoint national du Syndicat des corps gras de la Sonacos, explique : «Nous avons organisé ce rassemblement pour nous faire entendre. Nous réclamons notre droit le plus élémentaire qui est le droit au travail.» Thié Mbaye Ndiaye poursuit pour montrer la situation qui prévaut au Baol, bassin arachidier : «La campagne est ouverte depuis presqu’un mois et nous n’avons pas assez de graines. Cela ne peut pas prospérer. Les règles de la campagne ne sont pas respectées alors que nos jeunes doivent travailler.» D’après M. Mbaye, la situation des achats de graines est catastrophique. «D’autant plus que, dit-il, nous avons un objectif de 150 mille tonnes et Diourbel devrait avoir 25 mille tonnes dans cet ensemble. Aujourd’hui, on devrait être à 15 mille tonnes au moment où nous n’avons que 500 tonnes.» Selon lui, «le peu de graines fournies devrait être donné aux industries pour créer de la valeur ajoutée et du travail pour les jeunes». A l’en croire, «les paysans refusent d’amener leurs graines à la Sonacos à cause de la mauvaise organisation de la campagne. Si la campagne était bien organisée, les paysans y trouveraient leur compte et nous aussi». Thié Mbaye Ndiaye alerte l’Etat sur certaines pratiques : «C’est inacceptable que l’Etat donne des graines subventionnées, des engrais subventionnés, du matériel agricole subventionné et que des gens viennent prendre ces graines et les amènent chez eux et donnent du travail à leurs jeunes et nous laissent au chômage. Nous n’allons pas l’accepter. C’est un déséquilibre qui dérègle tout le jeu que nous sommes en train de faire. Ce qui fait que nous ne pouvons pas accéder aux graines.» M. Ndiaye rappelle que «l’Etat devrait mettre une taxe, puis bloquer le peu de graines qui existent afin de pouvoir réserver les semences pour l’année prochaine».

«A Diourbel, nous n’avons que la Sonacos»

Une situation qui entraînera sans doute une hausse du chômage dans la région. D’après le porte-parole des travailleurs, la direction avait déjà recruté une centaine de jeunes parmi les 300 «qui devraient être recrutés cette année. Or la direction envisage de donner des préavis pour arrêter les contrats. Non seulement ceux qui travaillaient vont arrêter dans quelques jours, mais les 200 saisonniers qui devaient être recrutés ne viendront plus. Alors que l’année dernière à pareille époque, la Sonacos avait recruté 1 800 saisonniers. Donc, tout ce nombre va aller au chômage». Que faire ? «Le gouvernement, après avoir fait de gros efforts pour restructurer la Sonacos, a le devoir de travailler davantage pour la survie de l’industrie», insiste le syndicaliste qui signale «qu’ils vont continuer à organiser des marches, car il faut que l’Etat réagisse afin que les règles soient respectées». Il faut savoir que dans cette ville, la quasi-totalité des jeunes et pères de famille à la retraite avaient des contrats de saisonnier dans l’usine à chaque période de la campagne arachidière. «A Diourbel, nous n’avons que la Sonacos. Nous avons vraiment besoin d’aide», lâche Amadou Ngom qui regrette le temps des vaches grasses.

KAOLACK: LES TRAVAILLEURS DE LA SONACOS DÉNONCENT LA MISE EN ARRÊT DE TRAVAIL DE 347 SAISONNIERS

Kaolack, 27 déc (APS) – Les membres de la section syndicale des travailleurs de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (SONACOS) ont tenu un sit-in, vendredi, pour protester contre la mise en arrêt de travail de 347 saisonniers en raison d’une insuffisance de graines collectées, a constaté l’APS.
“Hier, les responsables de la SONACOS nous ont appelés pour nous faire part de la mise en fin de contrat de 347 saisonniers, ce qui est inadmissible car ces saisonniers ont commencé le travail le 03 décembre passé. Et tout cela parce qu’il n’y a plus de matière première”, a protesté Amadou Athie, secrétaire général de la section syndicale de la SONACOS de Kaolack.
“Nous nous sommes regroupés aujourd’hui pour donner l’alerte et dire aux autorités de ce pays le problème qui gangrène autour des industriels et des huiliers depuis le début de la campagne de commercialisation des graines d’arachide”, ajoute-t-il.
“Tout le monde sait qu’il n’y a pas de graines au Sénégal cette année. La production nationale ne peut pas dépasser 600.000 tonnes et à notre grande surprise, nous faisons face à une concurrence déloyale”, a-t-il dénoncé.
En 24 jours de commercialisation de l’arachide, la quantité collectée est de 1000 tonnes, souligne M. Athie, indiquant qu’auparavant, cette quantité correspondait en une journée de collecte. Selon lui, sur un objectif de collecte de 65.000 tonnes, le taux de réalisation est actuellement de 1%.
“C’est notre deuxième alerte et si nous ne nous trouvons pas de solution, nous passerons à la vitesse supérieure”, a-t-il averti. AFD/AMD/MD

Rien ne va plus à la Sonacos !

http://www.dakarmatin.com/–A cause de “la mauvaise organisation de la campagne’’ et du “refus des paysans d’amener leurs graines à la Sonacos’’, 1 800 travailleurs risquent de se retrouver au chômage. Afin de parer à pareille situation, les employés de l’usine de Diourbel ont observé, hier, un arrêt de travail. La situation est catastrophique, à la Sonacos de Diourbel. Faute de graines d’arachides qui constituent sa matière première, la boîte risque de mettre la clé sous le paillasson. Pour ne pas connaître une telle tragédie, les travailleurs étaient, hier, dans la rue. Ils ont, pendant une trentaine de minutes, bloqué la circulation. Les véhicules en provenance de Bambey et ceux qui devaient faire le sens inverse ont été obligés de bifurquer et d’emprunter d’autres voies. Les travailleurs arborant des brassards rouges avec des pancartes où ils invitent, entre autres slogans, les autorités étatiques à préserver les emplois, à donner la priorité à l’industrie avant tout, etc., ont voulu tiré la sonnette d’alarme avant qu’il ne soit trop tard.
S’exprimant au nom de ses pairs travailleurs, Thiembaye Ndiaye, Secrétaire général adjoint national du Syndicat des corps gras et Secrétaire général de la section de la Sonacos de Diourbel (Seib) a déclaré : “Nous sommes en train de réclamer notre droit le plus élémentaire : le droit au travail. Les règles de la campagne ne sont pas respectées. Nous avons des jeunes à faire travailler et, actuellement, leurs emplois sont menacés. Il n’est pas question d’accepter une telle situation. La direction avait déjà recruté une centaine de jeunes parmi les trois cents qui devraient être recrutés cette année et pour faire les travaux de fin de campagne. La direction envisage de donner des préavis pour arrêter les contrats. Non seulement la centaine qui travaillait va arrêter dans quelques jours, mais les 200 saisonniers qui devaient venir ne viendront plus. Si vous y ajoutez que la Sonacos, l’année dernière, avait recruté 1 800 saisonniers. Donc, ils vont tous aller en chômage.’’
Selon Thiembaye Ndiaye, à l’heure actuelle, la situation des achats est catastrophique, dans la mesure où la Sonacos a un objectif de 150 mille tonnes, mais que Diourbel, qui doit avoir 25 mille tonnes de cette quantité, n’a collecté que 500 t, après 24 jours de campagne, alors qu’à pareille époque, l’usine collectait 15 000 t.
“Il y a un manque de graines par rapport à cette campagne, mais sur- tout, le peu de graines qu’on a est laissé à l’exportation, c’est-à-dire à l’exportation des emplois, de la matière première, et il n’est pas question que nous l’acceptions’’, fulmine-t-il. Les conséquences d’une telle situation, de l’avis du syndicaliste, sont incalculables et grosses de danger. Il s’en explique : “Le peu de graines qu’on a, on doit le laisser aux industries pour que ça crée de la valeur ajoutée et du travail pour les jeunes”.

Mauvaise organisation de la campagne’’

Pour expliquer ce manque de graines noté à la Sonacos, Thiembaye Ndiaye indexe “les paysans (qui) refusent d’amener leurs graines à la Sonacos, à cause de la mauvaise organisation de la campagne’’. “Si la campagne était bien organisée, pour- suit-il, les paysans auraient pu trou- ver leur compte et nous aussi’’.
Avec les autres travailleurs, il demande le retour de la taxe de 40 F Cfa que l’Etat a supprimée. “Aujourd’hui, dit-il, ceux qui exportent les graines devaient payer une taxe de 40 F Cfa par kilo. Actuellement, cette taxe a été enlevée. Ce sont ces 40 F Cfa que les exportateurs utilisent pour augmenter le prix, de sorte que nous ne pouvons y accéder. C’est un déséquilibre qui dérègle tout le jeu. Tout cela fait aussi que l’on ne peut pas avoir de graines’’.
Compte tenu de tout cela, il demande à l’Etat, en arbitre, de mettre une taxe, dans un premier temps. Ensuite, de bloquer le peu de graines qui existe, pour préserver les semences de l’année prochaine et, enfin, fournir des graines à l’industrie, avant de songer à l’exportation.
“Il est inacceptable que l’Etat donne des graines subventionnées, des engrais subventionnés, du matériel agricole subventionné et que des gens viennent prendre ces graines, les amènent chez eux et donnent du travail à leurs jeunes et nous laissent en chômage. Nous n’allons pas l’accepter’’.

“Les Chinois sont allés acheter les graines dans les champs’’

Très en colère, le syndicaliste fustige le comportement de certains acteurs qui dérèglent le marché. Ce qui se passe relève-t-il d’un sabotage ? Pour les travailleurs, c’est tout comme. Ils en veulent pour preuve, le fait qu’à la fin de l’opération de restructuration, il soit impossible, à la Sonacos, d’avoir des graines d’arachides. “Le gouverne- ment du Sénégal, après avoir fait de gros efforts pour restructurer la Sonacos, parce que là le Conseil d’administration vient de finir la restructuration financière de la boite, ne fait rien pour nous permettre de disposer de graines d’arachides. A la fin de cette année, la Sonacos sera juridiquement valable. C’est ce moment qu’on choisit pour nous empêcher d’avoir des graines. C’est incompréhensible, dans la mesure où, cette année, la Sonacos devrait être viable et créer de bénéfices. Aujourd’hui, la campagne telle qu’elle se déroule ne présage rien de bon’’.
Ces travailleurs vont donc continuer à organiser des marches et “tout ce qu’on devra faire pour arrêter cela’’, poursuit le syndicaliste. “Il faut arrêter l’exportation, parce que, quand on doit exporter, il faut qu’on ait un surplus. Mais quand on a un manque de production, comment on peut se permettre d’exporter ce qui donne du travail aux jeunes ?’’. ENQUETE

Commerce intra Uemoa: les importations du Sénégal sont en baisse

https://www.lejecos.com/Selon la Direction de la prévision et des études économiques (Dpee), en provenance des pays de l’UEMOA, les importations de biens du Sénégal sont évaluées à 5,6 milliards au mois d’octobre 2019 contre 5,7 milliards le mois précédent.
Elles ont, ainsi, représenté 1,5% de la valeur totale des importations de biens du mois d’octobre 2019 contre 1,6% un mois auparavant. La même source indique que la Côte d’Ivoire demeure le principal fournisseur du Sénégal au sein de la zone, avec une part évaluée à 91,8% en octobre 2019.
Les achats en provenance de ce pays ont principalement porté sur les « fruits et légumes comestibles », les « bois et ouvrages » les « matières plastiques artificielles » et les « produits des industries para chimiques ».Oumar Nourou

Serigne Babacar Sy Mansour: «Au delà de la SENELEC, plusieurs phénomènes sont à redresser dans ce pays»

XALIMANEWS : Al’occasion du Gamou annuel de Saint-Louis qui s’est tenu ce vendredi 27 décembre 2019, le khalif General des Tidianes n’a pas manqué de formuler des prières à l’endroit de la SENELEC pour la réussite de sa mission, dans l’intérêt de tous les citoyens sénégalais. Selon le Khalife des Tidianes, il existe dans ce pays d’autres phénomènes encore très graves, à prendre en charge dans le lot des choses à redresser dans ce pays

HAUSSE DU PRIX DE L’ELECTRICITE : Les clients domestiques épargnés

http://www.enqueteplus.com/La Société sénégalaise d’électricité (Senelec) a reçu, hier, les associations de consommateurs. Elle les assure que les clients domestiques sont épargnés de la hausse du prix.
Hier, les consuméristes de 10 associations ont affiché un large sourire, à la sortie de leur rencontre avec la direction de la Société sénégalaise d’électricité (Senelec). En fait, ladite société a levé les équivoques liées au changement du prix de l’électricité. ‘’C’est un réajustement qui n’est ni intégral ni total. Parce que ne concernant pas l’ensemble de la clientèle et ne s’applique pas sur l’intégralité des tarifs’’, a expliqué le directeur général de la Senelec, Pape Demba Bitèye.
En fait, si l’on se réfère à la grille tarifaire de la société qui a été projetée, plus de 53 % des consommateurs domestiques ne sont pas concernés par le réajustement tarifaire. Et, en moyenne, 94 % des clients domestiques impactés ne ressentiront la hausse qu’à hauteur de 1 200 F Cfa par bimestre, soit 600 F Cfa par mois.
Des explications qui ont rassuré les consuméristes.  ‘’Aujourd’hui, beaucoup de gens sont inquiets, pensant que les prix vont flamber, alors que ce n’est pas tout à fait le cas’’, a déclaré le président de l’Association des consommateurs sénégalais (Ascosen). Momar Ndao d’ajouter : ‘’Les gens parlent d’augmentation, alors qu’on n’a même pas encore reçu les factures concernées par la variation tarifaire. Et il faut savoir qu’on est à un niveau plus faible que celui d’avant, puisqu’on avait obtenu une baisse de 10 % (en 2017).”
Depuis l’annonce du changement du prix de l’électricité, des vagues d’indignations se font ressentir au sein de la société sénégalaise. Pour Pape Bitèye qui mise sur la sensibilisation, ‘’les gens contestent, parce que n’ayant pas la bonne information’’. D’ailleurs, il considère que cette affaire est politisée. ‘’Il y a de la politique dernière toutes ces manifestations, alors que c’est un problème social. Il faut que les Sénégalais sachent que la Senelec leur appartient. C’est avec leur argent que la Senelec fonctionne’’, a martelé M. Ndao.
Sans oublier de s’adresser à la clientèle dite ‘’Haute tension’’ : ‘’Quand il y a eu la baisse, aucune industrie n’a baissé ses tarifs. Donc, que personne ne nous parle de répercussion tarifaire.’’

POURQUOI LA SENELEC S’EST PRONONCEE TARDIVEMENT ?La réponse de Bitèye

‘’Nous avons un règlement de service qui nous impose un code de conduite. Ce n’est pas la Senelec qui fixe les tarifs ; c’est le régulateur. On ne peut pas, sur la base de l’euphorie, donner une information qui n’est pas maîtrisée. Mais l’obligation que nous avons vis-à-vis de ces consommateurs, c’est qu’avant la facturation, qu’on puisse partager avec eux les informations. Je rappelle que cette rencontre est la deuxième de l’année. Parce qu’au mois de janvier, nous avions tenu une rencontre avec ces mêmes associations de consommateurs pour parler du nouveau système d’information que nous avons.’’  BABACAR SY SEYE
vHausse du prix de l’électricité: «ce sont les professionnels de l’agitation qui manifestent»,selon Alioune Fallhttps://www.leral.net/–Le ministre conseiller Alioune Fall estime que « la hausse du prix de l’électricité est tout à fait normale et naturelle ».
Invité de l’émission Grand Jury de la RFM, ce dimanche, l’ancien journaliste a soutenu que « ce sont les professionnels de l’agitation qui manifestent. Je ne pense pas qu’il y ait une quelconque tension sociale ».
Selon Alioune Fall, « les fluctuations des prix de l’électricité sont naturelles. Il y a une institutionnalisation d’un système de réajustement des pris tous les 3 mois et c’est la première hausse des prix depuis 2012 que Macky Sall est au pouvoir ».

CAFOUILLAGE ET TATONNEMENT DANS LE TOP MANAGEMENT :Air Sénégal en zone de turbulences

http://www.enqueteplus.com/Tombée dans les travers de l’overbooking, la nouvelle compagnie aérienne sénégalaise, Air Sénégal Sa, laisse ses passagers à quai. En l’espace d’une semaine, la compagnie dirigée par Ibrahima Kane a abandonné près de 150 passagers à Barcelone et à Madrid, avant d’affréter d’autres appareils ou de faire recours à d’autres compagnies pour rattraper le coup. Un ensemble d’impairs imputable à une direction qui tatonne et occasionne d’énormes pertes.
La nouvelle compagnie aérienne sénégalaise Air Sénégal Sa traverse des moments pénibles. Ce bébé de 3 ans à peine se rapproche du précipice, si les mesures idoines ne sont pas prises. En effet, il est noté des irrégularités dans son top management qui font tâche. Selon des sources dignes de foi, l’entreprise ne respecte presque plus ses engagements de transporter tous ses clients sur toutes les lignes ouvertes. Résultat des courses : beaucoup d’irrégularités et d’impairs qui font que les passagers trinquent.
Pas plus tard que samedi dernier, 75 passagers d’Air Sénégal Sa ont été laissés à quai, à Barcelone, pour cause de surbooking. La direction générale, pour rattraper le coup et respecter ses engagements a dû envoyer un A319 pour aller les chercher. Mais elle a récidivé cinq jours plus tard. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, Air Sénégal Sa est encore tombée dans les mêmes travers de l’overbooking. Et c’est le même vol que la dernière fois, le Hc405 Dss-Mrs-Bcn-Dss en l’occurrence, qui a laissé derrière lui 33 passagers à Marseille et 35 autres à Barcelone, pour un total de 68 passagers laissés à quai. Pour aller les chercher, Air Sénégal Sa a fait appel à une autre compagnie qu’elle a affrétée. Ces impairs de gestion ne sont, en effet, que la face visible de l’Iceberg.

Cafouillage

Le cafouillage et le tâtonnement notés au plus haut niveau de la direction générale pèsent sur les orientations et causent beaucoup de désagréments et de pertes énormes. Habituée à mettre la charrue avant les bœufs, l’équipe directionnelle a ouvert une ligne sur le Nigeria. Alors que les lignes vers Abuja et Lagos ont commencé à être vendues depuis 3 mois, la direction générale n’a même pas encore pris la précaution d’attendre d’avoir l’autorisation. Conséquence : le Nigeria a refusé de donner les droits pendant 10 jours et quand ses autorités ont consenti à le faire, elles ont refusé la 5e liberté à la compagnie Air Sénégal Sa. Ce qui fait que ses vols s’arrêtent à Accra. De là, elle affrète chaque jour une compagnie nigériane, Arik notamment, pour convoyer ses passagers sur Lagos. Déjà, plus de 150 000 $ sont payés, rien que pour les affrètements. ‘’Il y a tellement d’incongruités, d’anomalies au niveau commercial et exploitation, qu’il faut arrêter cela et très vite’’, fulminent des sources.
Pourtant, jusqu’à un passé récent, tout semblait aller dans le meilleur des mondes possibles dans cette entreprise. Récemment, la compagnie aérienne sénégalaise a signé un protocole d’accord (MoU) pour 8 Airbus de type A220-300 à Dubaï. ‘’De nouveaux appareils qui viendront en remplacement progressif des ‘‘avions monocouloirs actuellement utilisés dans le réseau ouest-africain de la compagnie et seront parfaitement adaptés pour certaines routes européennes’’, annonçait un communiqué parvenu à ‘’EnQuête’’.
‘’Ces nouveaux A220 vont contribuer à améliorer notre compétitivité, grâce aux économies de carburant et d’ouvrir, de manière rentable, de nouvelles routes vers l’Europe et l’Afrique de l’Ouest. Tout en offrant à nos passagers une expérience et un confort exceptionnels’’, avait déclaré le directeur général de la compagnie, Ibrahima Kane, lors de la signature de ce MoU qui s’est tenue en présence du ministre du Tourisme et des Transports aériens Alioune Sarr, d’Ibrahima Sory Sylla, Ambassadeur du Sénégal aux Emirats arabes unis, et du directeur commercial de la compagnie Airbus, Christian Scherrer.ASSANE MBAYE

ASSANE SAMBE, DIRECTEUR COMMERCIAL ET MARKETING D’AIR SENEGAL

http://www.enqueteplus.com/Contactés, hier, pour répondre des dysfonctionnements notés, ces derniers temps, dans la marche d’Air Sénégal, les responsables de la boite nous ont demandé de suivre le chat en direct sur Facebook du directeur commercial et marketing, Assane Sambe, qui s’est expliqué sur les difficultés notées.
Hub
‘’Aujourd’hui, le business model d’Air Sénégal est accès sur le développement de son hub. Ce business model existe et a déjà fait ses preuves dans d’autres compagnies africaines dont je ne citerai pas les noms. Nous nous sommes lancés dans ce même trajet pour réussir à implanter ce hub-là et à le pérenniser dans le temps. Quand on parle hub de façon très terre-à-terre, c’est qu’on a une base où on regroupe tout. On a une base dans la sous-région, pour ramener les passagers sur notre base et après pouvoir les dispatcher un peu partout. Le souci est que, quand on est une compagnie jeune comme Air Sénégal, et qu’on met en place un hub, il y a quelques contraintes. L’une des contraintes, c’est notre jeunesse et notre parc d’avions. Aujourd’hui, Air Sénégal n’a pas cette capacité à réagir aussi rapidement qu’une compagnie qui est à 70 ou 80 ans d’expérience avec des flottes de 100 à 120 avions.
Avec le business model qu’on a, avec ce hub qui est mis en place, une autre contrainte qu’on a est que, quand l’un de nos avions tombe en panne – ce qui arrive, parce que c’est des machines – automatiquement, cela a un impact sur tout le réseau. Parce que chaque vol est connecté à d’autres. Donc, dès qu’un vol tombe en panne, automatiquement, cela chamboule tout le réseau. Certaines compagnies ne le ressentent pas ou le ressentent de façon très faible par rapport à Air Sénégal. La différence est très simple : ces compagnies ont une centaine d’avions. Donc, quand un avion est en panne, en 2 heures ou moins, on peut le remplacer.’’

Dysfonctionnements

‘’Aujourd’hui, nous avons une série de dysfonctionnements répétitifs, ces dernières 48 heures. Qui ont impacté beaucoup nos consommateurs. Les sources de ces dysfonctionnements sont nombreuses. Aujourd’hui, par exemple, on a un aéro-jet sur Paris, c’est-à-dire notre avion ‘La Casamance’ est tombé en panne sur Paris. Pour cet avion qui tombe en panne, nous n’avons pas une flotte qui nous permet de réagir en moins d’une heure pour le remplacer. Donc, il nous faut consulter les loueurs d’avions, en louer un et tout cela le faire en un laps de temps pour ne pas impacter nos clients.
Pour le dysfonctionnement de notre système, le fournisseur de ce système est en train de travailler d’arrache-pied pour régler ce problème, identifier qu’est-ce qui s’est passé, afin qu’on puisse mettre des actions correctives. On risque d’être impacté jusqu’en début d’année. Parce qu’on va vers l’excellence opérationnelle.
On a parlé du fait qu’on avait vendu plus de billets que ce que notre avion pouvait contenir sur Marseille et Barcelone. Effectivement, on a eu un dysfonctionnement de notre système de réservation, ces derniers temps. Ce qui a eu des conséquences. La première, c’est qu’on a vendu plus que la capacité de notre avion. Mais malgré ce qui s’est passé, aucun passager n’a été laissé en rade. Nous avons, dans ce cadre-là, toujours pour protéger nos passagers et essayer de les impacter le moins possible, organisé deux vols charters qui sont déjà partis et qui ont ramené des passagers de Marseille et de Barcelone. Il reste encore quelques passagers à Marseille et il y a un troisième charter qui va partir, dans quelques heures, pour les chercher. Il ne reste plus de passagers à Barcelone. On a ramené tout le monde. On est dans cette logique que, s’il y a des problèmes, on les prend à bras le corps pour essayer de les résoudre, afin d’impacter le moins possible nos passagers.
Il est important que nos compatriotes sénégalais sachent qu’Air Sénégal est amené à devenir la fierté des Sénégalais. Aujourd’hui, nous avons 350 employés qui se battent au quotidien pour mériter la confiance des Sénégalais. Air Sénégal reste jeune et perfectible. Elle a besoin des Sénégalais. Elle ne peut pas se développer sans l’aide et le soutien de tous les Sénégalais.
Nous ne voulons pas et nous ne cherchons pas à impacter nos clients. De temps en temps, il arrive qu’on les impacte pour des raisons opérationnelles. Ce sont des choses qui arrivent. Et si ceci se passe, on s’excuse et on essaie toujours de trouver une solution qui impactera le moins nos passagers. Et j’insiste : on apprend de nos erreurs. On reste perfectible, avec une marge de progression et d’amélioration qui est extrêmement importante. Air Sénégal est jeune et perfectible. Air Sénégal n’a que 19 mois d’existence, en termes opérationnel. Nous n’avons pas l’expérience, le vécu des compagnies aériennes de 80 ou 90 ans d’existence. Nous restons jeunes. Nous allons de temps en temps tituber. Par contre, nous allons toujours nous relever, apprendre de nos erreurs pour rectifier le tir. La chose la plus importante, à nos yeux, c’est la satisfaction de nos clients.’’

Coût de leasing

‘’Par rapport aux coûts de leasing, tout dépend des négociations avec les loueurs d’avions de la période. Sur une période, s’il y a une forte demande, forcément, les coûts de leasing sont beaucoup plus élevés qu’une période en basse saison. Ce qui est important, quand un dysfonctionnement comme ce qu’on est en train de vivre se produit, c’est de prendre en charge nos passagers. Parce que nos passagers restent notre priorité absolue. Aujourd’hui, on est en train d’affréter un avion qui va prendre tous les passagers qui sont actuellement en attente sur Paris. On les a pris en charge. Chez Air Sénégal, quand il y a un problème, nous nous efforçons de prendre en charge nos passagers. La première action qui a été mise en place, c’est l’hébergement de tous ces passagers, en proposant des collations froides, chaudes, le temps d’attendre que la situation se débloque et en affrétant aussi des avions.’’ RECUEILLIS PAR MARIAMA DIEME

Partenariat entre la Cies et le Cnp: Synergie sénégalo-européenne pour l’investissement

https://www.lequotidien.sn/Un partenariat entre les organisations patronales européennes et sénégalaises pour améliorer l’environnement des affaires et attirer plus d’investissements afin de développer l’emploi et offrir plus d’opportunités à la jeunesse sénégalaise : C’est ainsi qu’a été présenté le protocole qui lie désormais le Cnp à la Chambre des investisseurs européens au Sénégal (Cies).
La Chambre des investisseurs européens au Sénégal (Cies), représentée par son président Gérard Senac, et le Conseil national du patronat (Cnp), dirigé par Baïdy Agne, ont signé avant-hier, jeudi, un protocole de partenariat qui a pour but de leur permettre de travailler de concert pour améliorer l’environnement des affaires au Sénégal, en développant des partenariats d’affaires entre investisseurs sénégalais et européens. Le protocole de partenariat facilitera, pour des entreprises dont la majorité se connaît déjà et a l’habitude de travailler ensemble, de développer l’échange d’informations et la concertation.
Le président du Cnp a justifié l’accord par le fait que les entreprises de l’Union européenne, dans leur ensemble, sont les premiers investisseurs dans ce pays. Et dans ces conditions, dira M. Agne : «Ce que nous avons matérialisé aujourd’hui définit un cadre qui nous permet d’intervenir auprès des entités de l’Union européenne ainsi que d’autres pays pour l’objectif de pousser à plus d’investissements, plus d’emplois.»
De son côté, Gérard Senac a indiqué que ce protocole aurait dû être signé depuis au moins dix mois, tellement les entreprises membres des deux entités ont l’habitude de travailler ensemble sur différentes plateformes et dans plusieurs chantiers. La différence est pour lui que «ce protocole met en place la force de deux entités pour développer des compétences locales, créer plus d’emplois pour les jeunes». Il permet, dans le cadre de gros marchés qui ne peuvent pas être exécutés par une seule entreprise, de favoriser le partenariat entre Sénégalais et Européens. Même si, comme l’a finement souligné Gérard Senac qui, en passant, avait la nationalité sénégalaise depuis une trentaine d’années, «la Cies est à près de 100% composée d’entreprises sénégalaises».
Interpellé sur la question de savoir si ce partenariat avec des entreprises européennes n’était pas en contradiction avec la demande faite par les organisations patronales sénégalaises, dont la sienne notamment, de donner la priorité à l’investissement local, le président du Cnp a tenu à clarifier : «Cela n’est nullement en contradiction avec l’investissement direct étranger. En réalité, le patriotisme économique est une demande d’augmentation de nos capacités en tant qu’entreprises sénégalaises. C’est aussi une demande à plus d’accès au marché. Et je pense que, par ce protocole, nous définissons un cadre par lequel nous pourrons non seulement promouvoir le patriotisme économique, promouvoir le partenariat avec nos partenaires de l’Union européenne, attirer plus d’investissements pour plus d’intérêt national.»
Le combat de ce partenariat n’est pas que pour l’emploi, Gérard Senac l’a souligné. Il est aussi pour la promotion de la culture par les entreprises, comme la sienne et d’autres ont eu à le faire depuis quelques années. Il est aussi pour la promotion du sport, et Baïdy Agne, en tant que membre du Cnoss et président d’une fédération sportive, ne pouvait le contredire sur ce point.

«Importuné par les Banques»: Bocar Samba Dièye brandit des documents et rappelle la vraie histoire des 103 bateaux…

https://www.dakaractu.com/Cette histoire remonte à 2008. Voilà maintenant 11 ans que cette situation qui repose sur « une traite » dit-on, opposé l’opérateur économique Bocar Samba Dièye à l’institution financière CBAO.
L’Opérateur économique est revenu de manière plus détaillée sur l’histoire qui, selon lui « est loin d’être tirée au clair ». Pour Bocar Samba Dièye, « ces gens ont naturellement profité de lui, abusé de lui. Dans cette vidéo, l’homme d’affaires et grand importateur de riz relate les véritables raisons à travers des documents qui sont écrit noir sur blanc, les vraies origines de son différend avec la banque CBAO…

Affaire Bocar Samba Dièye: Dénonçant des signatures imitées,des fraudes,l’ACSIF entre en scène et interpelle l’OFNAC…

https://www.dakaractu.com/-En tant que force d’alerte, de proposition et de dénonciation, l’association des clients et sociétaires des institutions financières estime qu’il est clair qu’un problème d’éthique et de déontologie est bien noté dans le comportement de la CBAO.
Après avoir analysé tous les points relatifs au dossier opposant le célèbre opérateur économique à la première institution financière (de l’époque…), l’Acsif demande l’aide des autorités étatiques et bancaires pour la restitution des titres ou le remboursement sans délai de l’intégralité de la somme de 5 milliards, 650.000.000 FCFA ainsi que le montant de 1 milliard 518.538.217 millions de FCFA facturé en agios et commissions imputés au débit du compte de Bocar Samba Dièye conséquemment au débit injuste et injustifié.
L’ACSIF estime être important de porter ce combat contre ces arnaques de certaines institutions financières en impliquant le royaume du Maroc, le gouverneur de la banque centrale, l’association des professionnels de banques et établissements financiers sans oublier l’OFNAC pour ainsi dénoncer cette fraude de la banque en question.

Tribunal des référés: SONATEL et ECOBANK condamnés

http://www.dakarmatin.com/–Le juge du tribunal des référés a, ce vendredi, rendu des décisions sévères à l’encontre de la Sonatel et de Ecobank qui devront payer de fortes sommes au risque de voir leurs comptes bancaires saisis.
Selon Libération, à la suite d’une plainte de Youssoupha Diallo et de 144 autres travailleurs, le juge des référés a déclaré la Sonatel débitrice des causes de la saisie attribution de créances pratiquées le 16 avril 2019 sur ses comptes par exploit de maitre Fatma Haris Diop, huissier de justice. Aussi, informe Libération, l’opérateur de téléphonie devra débourser la somme de 404,5 millions de francs CFA pour les plaignants. Dans la foulée, renseigne le journal, les juges ont ordonné l’exécution provisoire sur minute et avant enregistrement de la décision.
En clair, les comptes de la Sonatel peuvent être vidés de la somme indiquée à tout moment. C’est, d’après la même source, le même risque qui pèse sur Ecobank après une décision rendue le même jour par le juge des référés siégeant en matière de contestation de saisies. En effet, à la suite d’une plainte, la banque a été condamnée à payer 202,4 millions de francs CFA à la société Agrophytex Sa au titre des causes de la saisie attribution de créances du 30 septembre 2019 de Me Abdoulaye Ba.
Ecobank devra, outre cette somme, verser 5 millions de francs CFA de dommages et intérêts à Agrophytex Sa. De même, les juges ont rejeté la demande reconventionnelle de la banque qui se trouve ainsi dans une mauvaise posture

Scandale au ministère de l’éducation: Le siège du Cnre vendu

L’Etat du Sénégal a offert un drôle de cadeau de fin d’année aux fonctionnaires du Centre national de ressources éducationnelles (Cnre) sis à Mermoz Pyrotechnie. Ces derniers ont été délogés, hier, par des gendarmes munis d’une ordonnance d’expulsion. L’immeuble a été cédé à un certain Abdoul Abass par la Société nationale de recouvrement (Snr) par acte notarié.
Munis d’une ordonnance, les gendarmes ont demandé au personnel de vider les lieux le plus vite, avant de commencer à jeter le matériel dehors, selon un employé. Ainsi, des dizaines de livres, du mobilier de bureau et des enregistrements audio et vidéo ont été jetés dehors. Au même moment, un séminaire sur l’alphabétisation se tenait dans les locaux du Cnre. Une source nous informe qu’il a fallu l’intervention du ministère des Forces Armées pour que les gendarmes arrêtent leur opération. En effet, les agents ont saisi le ministre de l’Education nationale qui, à son tour,  a saisi le ministre des Forces armées qui a instruit ses éléments de suspendre provisoirement la procédure d’expulsion.
Pourtant, le Cnre est un service directement rattaché au cabinet du ministre de l’Education nationale et les locaux, qui ont été construits par la coopération canadienne, appartiennent désormais à l’Etat du Sénégal.

Lancement du projet «Dakar ville propre »: Soham El Wardini révèle sa mission

https://www.vivafrik.com/-Le projet « Dakar ville propre », initié depuis un an a été officiellement lancé vendredi 27 décembre 2019 à la Place de la Nation par la maire de la capitale sénégalaise Soham El Wardini. Le projet sensé régler la problématique de l’insalubrité à Dakar n’a pas encore donné satisfaction. Le constat est sans équivoque, la capitale du Sénégal « reste toujours sale ». Suffisant pour l’édile de Dakar de se fixer pour mission de la « rendre propre ».
« Nous devons rendre à Dakar son lustre d’antan. Dakar ville verte est devenue Dakar ville béton, s’est désolé. Un tel programme vise juste pour le bien être de la population. Dakar est sale et ma mission est de la rendre propre. Et jusqu’à la fin de mon mandat, Dakar ville propre sera ma priorité. Il nous faudra beaucoup sensibiliser pour réussir ce pari. Nettoyer c’est bien mais ne pas salir est mieux ».
Le projet « Dakar ville propre » doté d’un budget évalué à près de 500 000 000 F CFA va œuvrer notamment sur le désencombrement, le pavage, le fleurissement, etc.
Mme El Wardini est par contre consciente que la réalisation de ce projet ne sera pas chose aisée pour elle. C’est ainsi qu’elle a réclamé le durcissement des peines à l’encontre des récalcitrants. Un projet qui tient à cœur le successeur de Khalifa Sall à la municipalité de Dakar.
« Les autorités judiciaires doivent nous aider dans notre mission. Il faut que les peines soient durcies afin de dissuader les fautifs. La municipalité a dépensé beaucoup de millions pour rendre Dakar propre mais jusqu’à présent Dakar reste sale », a déploré le maire de la capitale sénégalaise, Soham El Wardini
Un document transmis à la presse renseigne que « les acteurs culturels de la Ville de Dakar se sont mobilisés pour élaborer un plan d’action en appui aux efforts considérables » du maire. « Avec le développement des réseaux sociaux et la globalisation, une partie des populations et certaines autorités ont résolument pris conscience de la nécessité de prendre en charge cette problématique de l’insalubrité dans la ville », a ajouté le texte.
Qui a conclu que « des bonnes volontés parmi les citoyens s’engagent à nettoyer et entretenir leurs cadres de vie par le biais de Challenges largement relayés par les réseaux sociaux et internet ».Moctar FICOU

Données personnelles

http://www.enqueteplus.com/La Commission des données personnelles rendait hier son quatrième rapport trimestriel public. Le dernier en 2019 et dont ‘’EnQuête’’ détient une copie.
Il est y est indiqué que la Cdp a traité trente dossiers en tout dont vingt déclarations et dix demandes d’autorisation.
Elle a auditionné deux structures. En outre, il est indiqué qu’à l’issue de la session pleinière du dernier trimestre de 2019, la Cdp a délivré dix-neuf récépissés de déclaration et huit autorisations.
‘’La commission a, également, émis des appels à déclaration et prononcé des mises en demeure’’, renseigne le rapport. Sept appels à déclaration ont été fait. Douze plaintes ont été reçues, deux demandes d’avis, deux refus d’autorisation, une demande d’homologation et deux mises en demeure.

Marche du collectif des enseignants de la Fastef: les manifestants exigent le recrutement de 150 professeurs

https://www.leral.net/–Le collectif des enseignants de la Fastef a organisé une marche ce samedi, de la Place de l’Obélisque à la RTS. Les manifestants protestent ainsi en faveur du recrutement de 150 professeurs dans l’enseignement comme, ont-ils rappelé, l’avait promis le chef de l’Etat lors d’une réunion du Conseil des ministres en janvier 2014.
Le collectif regrette que malgré les directives du président de la République, seuls 368 professeurs ont été recrutés sur plus de 450 et que les 150 autres attendent toujours depuis 6 ans maintenant.
Ils ont exigé le recrutement intégral des professeurs dans les meilleurs délais, sans quoi, ils ont promis de dérouler un plan d’actions dans les prochains jours

Macky Sall promet une motivation financière aux “badiènou gokh”

https://www.jotaay.net/–Le chef de l’Etat a demandé vendredi au ministre de la Santé et de l’Action sociale, d’offrir “une motivation financière” aux “badiènou gokh”, les femmes auxiliaires de santé chargées depuis 2008, de prêter main-forte aux professionnels du secteur.
Présentes partout au Sénégal, parfois dans des endroits très lointains, elles exercent leur travail en faisant de multiples sacrifices“, a dit Macky Sall, soulignant que les “badiènou gokh” sont devenues “un maillon essentiel de notre système de santé“.
Le président de la République, prenant part au Forum national des “badiènou gokh”, à Dakar, a promis de renforcer les ressources financières allouées à ces femmes, qui servent d’intermédiaires entre les populations et les établissements de santé.
Macky Sall dit attendre “les conclusions” du forum et les propositions du ministère de la Santé et de l’Action sociale, pour leur garantir “une motivation financière“.
Ces femmes actives dans la promotion de la santé de la mère et de l’enfant, “méritent une grande attention et notre soutien“, a dit le président Sall devant de nombreux participants au forum.
L’expérience des +badiènou gokh+ i[est unique en Afrique. C’est un bel exemple de don de soi de la part [de ces] marraines de quartier ou de village, pour [l’amélioration] des services de santé offerts à la mère, à l’enfant et aux adolescents]i”, a souligné le chef de l’Etat.
Avec vous, je suis persuadé que nous atteindrons plus vite nos objectifs de couverture sanitaire universelle“, a-t-il assuré.
Macky Sall a demandé au ministère de la Santé et de l’Action sociale de prendre en charge la cotisation annuelle à verser par les 8.000 “badiènou gokh” du pays aux mutuelles de santé, afin qu’elles bénéficient d’une couverture maladie.
Il souhaite que le ministère du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale contribue aussi à la prise en charge de la cotisation à verser aux mutuelles de santé, au profit des femmes servant de personnel d’appoint aux professionnels de la santé.
De même appelle-t-il les élus locaux à soutenir le programme par lequel l’Etat associe les “badiènou gokh” au système de santé.
Adhérez massivement aux mutuelles de santé et continuez à sensibiliser les populations“, a-t-il conseillé à ces femmes auxiliaires de santé choisies dans les quartiers et les villages et formées par les professionnels de la santé.
Les “badiènou gokh” sont chargées d’assister les femmes enceintes, veillant à ce qu’elles fassent régulièrement leurs consultations prénatales. Elles veillent aussi à ce que les femmes enceintes soient assistées d’un professionnel de santé lors de l’accouchement.
En 2017, Macky Sall a décidé d’impliquer davantage les “badiènou gokh” dans la lutte contre la mortalité maternelle et infantile, dans l’identification et le traitement médical des femmes porteuses de fistules, et la déclaration des nouveau-nés à l’état-civil.
La présidente du Conseil économique, social et environnemental, Aminata Touré, celle du Haut Conseil des collectivités territoriales, Aminata Mbengue Ndiaye, et la ministre de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire, Zahra Iyane Thiam, ont été désignées “badiènou gokh” d’honneur par les femmes auxiliaires de santé, dont certaines ont reçu des distinctions en remerciement des services qu’elles rendent aux populations.

LES CHIFFRES DU VIOL: 706 VICTIMES ENTRE 2017 ET 2018

https://www.jotaay.net/Selon les chiffres du Comité de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants « entre 2017 et 2018, 706 femmes et filles ont été victimes de viol au Sénégal ».
Selon « Le Soleil », la plupart de ces agressions ont été suivies de meurtres. D’après la directrice de la Famille, Fatou Ndiaye Dème, sur les 6289 cas de violences basées sur le genre enregistrés en 2018 dans les boutiques de droit, 1321 portent sur les violences sexuelles. « Durant l’année judiciaire 2017-2018, 565 dossiers liés aux infractions sexuelles ont été traités selon la cellule de traitement des affaires criminelles du ministère de la Justice », a-t-elle déclaré

FECONDITE DES FEMMES: Le niveau de fécondité plus élevé en milieu rural et chez les analphabètes

https://www.jotaay.net/La fécondité des femmes varie selon qu’elles se trouvent en zone urbaine ou rurale. Elle dépend aussi de leur niveau d’instruction. En effet, celles qui n’ont aucune instruction occupent les niveaux de fécondité les plus élevés avec 23,9% qui ont donné une naissance vivante. Celles qui ont le niveau primaire représentent 12,3% et celles qui ont le niveau moyen, secondaire ou plus 7%. Les femmes sont également les plus exposées aux infections sexuellement transmissibles. Chez les adolescentes, 6,1% des filles ont déjà eu leurs premiers rapports sexuels avant 15 ans contre 4,4% chez les garçons.
L’enquête réalisée par Onu-femmes en partenariat avec l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) sur les violences basées sur le genre (Vbg) a également abordé la vie et la santé sexuelle des adolescentes âgées entre 15-19 ans. Dans cette tranche d’âge, l’enquête révèle que les filles de 19 ans représentent 28% des adolescentes qui ont déjà donné une naissance vivante, alors que celles âgées de 15 ans représentent 1,1%. Les adolescentes qui sont enceintes de leur premier enfant représentent 6,2% chez les jeunes femmes âgées de 19 ans et 4,6%, 4,3%, 3,4% et 0,7% respectivement chez celles âgées de 18, 17, 16 et 15 ans. Pour le groupe d’âge 15-17 ans, 5,1% ont une naissance vivante au moment de l’enquête (2017); 2,8% sont enceintes de leur premier enfant et 8% ont déjà commencé leur vie procréative. L’enquête a aussi révélé que l’entrée dans la vie procréative est deux fois plus élevée chez les adolescentes du milieu rural que du milieu urbain. En effet, les adolescentes résidant dans le milieu urbain qui ont donné une naissance vivante représentent 7,8% contre 17,2% pour celles résidant dans le milieu rural. Les jeunes filles qui sont enceintes de leur premier enfant représentent 2,6% chez les adolescentes du milieu urbain et 5% chez leurs homologues résidant dans le milieu rural.

Fécondité des adolescentes et région de résidence

En considérant les adolescentes qui ont déjà une naissance vivante, celles qui résident dans les régions de Kédougou, Tambacounda, Kolda, Kaffrine et Sédhiou occupent en termes de pourcentage les niveaux les plus élevés, avec respectivement 33,6%, 25,5%, 22,5%, 20,2% et 19,8%. Les régions de Dakar, Saint-Louis et Thiès ont les pourcentages les plus faibles avec dans l’ordre 6,7%, 8,3% et 8,4%. S’agissant des adolescentes qui sont enceintes de leur premier enfant, celles qui habitent dans les régions de Kolda, Matam et Kaffrine ont les pourcentages les plus élevés avec 7,3%, 6,6% et 5,9%. Celles des régions de Ziguinchor, Dakar, Thiès et Louga représentent les proportions les plus faibles parmi celles qui sont déjà enceintes de leur premier enfant. Concernant les adolescentes qui ont déjà commencé leur vie procréative, celles qui résident dans les régions de Kédougou, de Tambacounda, de Kolda, de Kaffrine, de Matam et de Kaolack dépassent de loin leurs homologues des autres régions avec respectivement 38,5%, 30,1%, 29,8%, 26,1%, 22,4% et 19,5%.

6,1% des adolescentes ont une vie sexuelle avant 15 ans

L’enquête révèle également que les femmes qui n’ont aucun niveau d’instruction occupent les niveaux de fécondité les plus élevés dans les trois catégories. Parmi les femmes qui ont donné une naissance vivante, 23,9% d’entre-elles n’ont aucun niveau; viennent ensuite celles qui ont atteint le niveau primaire avec 12,3%. Celles qui ont atteint le niveau moyen/secondaire ou plus représentent 7%. En effet, sur les femmes qui ont commencé leur vie procréative, celles qui n’ont aucun niveau d’instruction représentent 30,1% ; celles qui ont le niveau primaire 16,3% et 9,5% celles qui ont le niveau moyen, secondaire ou plus. Sur le comportement sexuel entre les hommes et les femmes avant 15 ans, il ressort de l’enquête que 6,1% des adolescentes avaient déjà eu des rapports sexuels avant l’âge de 15 ans contre 4,4% chez les garçons. Chez les filles, 5,7% ont été mariées avant l’âge de 15 ans alors qu’à cet âge aucun garçon n’est encore marié.

Infections sexuelles: les femmes sont les plus touchées

Il résulte de cette enquête que les femmes sont généralement plus touchées que les hommes par les infections sexuellement transmissibles (Ist). Parmi les femmes, la prévalence des Ist est plus élevée chez les jeunes filles et les femmes âgées. Les tranches d’âge les plus touchées sont celles de 25 à 29 ans avec 3,7% de prévalence, celles âgées de 30 à 39 ans ont une prévalence de 3,6% et 3,5% de prévalence pour la tranche d’âge de 20 à 24 ans. Contrairement à la gent masculine âgée de 15 à 49 où la prévalence est inférieure à 1%. Pour autant, la prévalence la plus élevée est notée dans les tranches d’âges 15-19 ans et 30-39 ans. Les Ist au cours des 12 derniers mois sont plus fréquentes chez les femmes de la région de Diourbel (60%), de Fatick (56%), de Thiès (55%) et de Saint-Louis (45%) alors que pour celles des régions de Sédhiou et de Dakar, le taux ne dépasse pas 25%. Pour les régions de Kolda et de Tambacounda, le pourcentage des Ist est très faible chez les femmes. A noter que dans les régions de Dakar, de Ziguinchor, de Diourbel, de Kaolack et de Sédhiou, seules les femmes souffrent de maladie sexuellement transmissible.

Zéro cas d’Ist à Kédougou

En ce qui concerne les hommes, ceux vivant dans la région de Matam (46%) sont plus touchés, viennent ensuite ceux de la région de Saint-Louis (25%) alors que leurs homologues des régions de Kolda, Kaffrine, Louga et de Tambacounda sont touchés à des proportions inférieures à 16%. La région de Kédougou fait exception puisqu’il n’y a pas eu de cas d’Ist au cours des 12 derniers mois aussi bien chez les hommes que chez les femmes.M. CISS

SN-APS :Les craintes des parlementaires de l’opposition

http://www.enqueteplus.com/Tous les députés présents, hier, à l’Assemblée nationale, adoptaient unanimement le projet de loi portant création de la Société nationale Agence de presse sénégalaise. Des parlementaires, malgré leur vote favorable, ont émis quelques craintes.
Il est rare de voir un projet de loi voter à l’unanimité, à l’Assemblée nationale. Donc, pas impossible et c’est ce à quoi on assistait hier. Le jeu en valait la chandelle, pour ne pas dire que l’Agence de presse sénégalaise et son personnel le valent peut-être bien. Tous les députés se sont accordés sur la nécessité et l’urgence de sauver cette entreprise de presse. Tous ont donc favorablement voté le projet de loi n°11/2019 autorisant la création de la Société nationale-Agence de presse sénégalaise (Sn-Aps). Même si certains d’entre eux ont émis quelques inquiétudes.
‘’Je risque de surprendre beaucoup de mes collègues, aujourd’hui. Je vais voter oui pour l’adoption de ce projet de loi, parce que je considère que l’Aps en a besoin. J’espère juste que dans un an, à l’heure du bilan, je n’aurai pas de remord ou de regret d’avoir voté favorablement’’, a dit Marie Sow Ndiaye. Son collègue de l’opposition, Nago Seck, a presque dit la même chose. Les deux parlementaires craignent, à travers cette volonté de faire de l’Aps une société nationale, que l’Etat ne cherche à en faire une ‘’arme de guerre’’, selon les termes de Marie Sow Ndiaye. Inquiétude fondée sur le fait que la Rts et ‘’Le Soleil’’, accusent des députés, sont à la solde du pouvoir en place.
‘’Le journal de 20 h de la Rts, 20 minutes y sont consacrées au président Macky Sall, 30 aux services de communication des ministères et le reste au sport’’, a dénoncé Nago Seck. Mamadou Diop Decroix s’est voulu plus clair, en regrettant que l’opposition n’ait aucune plage qui lui est consacrée dans le programme de la télévision nationale. ‘’Accompagner les structures étatiques en vulgarisant leurs réalisations et actions, fait partie des missions de l’Aps. Ce qui n’est toutefois pas constitutif d’une vulgarisation ou d’une diffusion d’informations partisanes ou à connotation politique’’, a défendu le ministre de la Culture et de la Communication Abdoulaye Diop, lors de la présentation du rapport aux commissions concernées.
Les députés de la majorité, cela va de soi, sont de cet avis, contrairement à ceux de l’opposition.
La seule chose sur laquelle les deux parties se sont entendues, est la nécessité de doter la nouvelle société de moyens conséquents. Cela commencerait par un siège digne de ce nom. L’ancienne journaliste à la télévision nationale, Sokhna Dieng, a plaidé la cause des agenciers dans ce sens. Pour elle, mettre en place une nouvelle société implique l’attribution d’un siège. Les bureaux actuels, provisoirement attribués et sis à la Maison de la presse, s’avèrent étroits.
Il faut également, selon Adji Diarra Mbergane, des moyens logistiques pour permettre aux journalistes de travailler correctement. Avant tout cela, le recrutement de ressources humaines suffisantes et de qualité s’impose. Il faut que l’Aps puisse avoir des correspondants partout, au Sénégal et à l’étranger. Mais également, il lui faudrait assez de finances pour couvrir les grands évènements à l’international. D’où la crainte de certains dont Marie Sow Ndiaye sur l’investissement qui sera fait.
‘’On est dans le budget programme. Une rubrique est dédiée à l’Agence de presse sénégalaise et non à la Sn-Aps. Comment faire pour que ce budget soit en adéquation avec le nouveau statut de l’agence’’ ? Le ministre de la Culture et de la Communication a assuré que le moment opportun, avec son collègue des Finances, ils trouveront la formule adéquate pour résorber cet écueil. Car, a-t-il indiqué, ‘’pour toutes ces réformes, les budgets sont disponibles et un montant de 18 milliards est déjà prévu dans le budget de l’année 2020, dont une part importante sera destinée à l’Aps’’.BIGUE BOB

Déclarations de fin d’année du chef de l’Etat: Ce sera un discours et une conférence de presse

IGFM – Le Président Macky Sall va respecter la tradition en prononçant le 31 décembre à 20 heures son discours de nouvel an. Attendu sur plusieurs questions d’actualité, le chef de l’Etat ne devrait pas se contenter de ce discours. Un face-à-face avec la presse est notamment prévu.
Généralement c’est un discours d’une vingtaine de minutes environ que le Président Macky Sall prononce le 31 décembre. Histoire de formuler des vœux pour ses concitoyens, mais aussi évoquer certaines grandes questions d’actualité. Le président de la République en profite également pour annoncer des mesures à prendre pour le nouvel an. C’était le cas au début de son premier mandat avec l’annonce de la baisse de l’impôt sur les salaires, mais aussi des mesures prises contre la cherté du loyer. Le chef de l’Etat en avait également fait de même le 31 décembre 2017 quand il a annoncé la baisse des tarifs de l’électricité.
Dans un contexte marqué par une vive polémique née de la hausse du prix de l’électricité, Macky Sall va devoir s’expliquer. Lui qui avait fait de 2019 une année sociale.
Toutefois, le chef de l’Etat ne se contentera pas, cette année, d’un simple discours d’une vingtaine de minutes. Puisqu’il est prévu un face-à-face avec la presse nationale. Le grand oral est prévu ce mardi à 21 heures. Il durera le temps d’un match de football, c’est-à-dire 90 minutes.
Ce «débat présidentiel» ne devrait toutefois pas être ouvert à tous les journalistes. D’après nos sources, toute la presse est invitée à couvrir le face-à-face, «mais un groupe de journalistes a été ciblé pour interroger le chef de l’Etat». Les mêmes sources citent Babacar Fall de la Rfm, Moustapha Diop de Walf, Antoine Diouf de Emedia, Cheikh Diaby de la 2Stv, Maïmouna Ndour Faye de la 7Tv, Pape Alé Niang de D-media, Arame Ndao de la Rts…
Ces derniers auront la latitude d’interroger Macky Sall sur des questions économiques, sociales, politiques, géopolitiques… Mais ils ne seront pas les seuls à poser des questions au chef de l’Etat. La communication de la présidence de la République prévoit également de donner la parole aux citoyens qui pourront poser leurs questions à travers un micro-trottoir, mais aussi par le biais des réseaux sociaux.

Jury du dimanche: Amadou Bâ réaffirme sa loyauté au Président Macky Sall,détruit ceux qui disent que le Pse a échoué, dément avoir financé Sonko et considère indécent le débat sur la succession. 

https://www.dakaractu.com/Son silence a étonné. Mais Amadou Bâ reconnait et avoue que c’est plus une habitude qu’une volonté. C’est en tout cas, ce qu’il a dit dans le Jury du dimanche. “Je ne suis pas très présent au niveau des médias. Cela est lié à mon éducation et à ma formation de haut fonctionnaire”. Passé ce petit éclaircissement,  le ministre des Affaires étrangères a tenu à faire certaines précisions sur une supposée  brouille avec le Président Macky Sall suite à la décision de ce dernier de l’enlever du ministère des finances pour lui confier la diplomatie.
Pour lui, c’est mal comprendre le fonctionnement d’un gouvernement que de verser dans de telles considérations. Mais fixera-t-il, pour de bon ce qui suit : “Le peuple a choisi le Président Macky Sall avec toute la légitimité. Il ne m’aurait pas fait ministres des Affaires étrangères s’il ne me faisait pas confiance. Le ministre des Affaires étrangères est par excellence toujours avec le Président de la République. Je pense souvent quand les gens soulèvent certaines préoccupations, c’est plutôt par méconnaissance et j’en ris… Je devais être plus utile aujourd’hui au ministère  des Affaires étrangères. Il n’y a aucun brin de nuage entre le Président Macky Sall et moi, et l’une des caractéristiques d’un haut fonctionnaire c’est d’être loyal en toute situation. Je crois avoir le privilège d’être l’une des personnes les plus proches du Président.  J’ai plusieurs raisons de soutenir le Président Macky Sall. Quand il est venu au pouvoir, il m’a laissé directeur des Impôts et des domaines pendant 18 mois. Il m’a ensuite fait l’honneur de m’appeler à ses côtés comme ministre des finances.”
Quant à l’attribut collé au Président Macky Sall  de conduire son bateau comme un chef, Amadou Bâ dément. “Je lui dis ce que je pense et le Président permet à tous ses ministres de lui dire ce qu’ils pensent.” Maintenant, précise-t-il, “Il n’est pas décent pour un haut fonctionnaire de dire que son chef l’écoute”.

SUCCESSION

Interpellé sur la succession du Président Macky Sall, Amadou Bâ se voudra ferme. Pour lui, c’est l’indécence dans toutes ses tares que ce débat montre. ” Il y a des questions qui par décence ne sont pas des questions qu’il faut  aborder de cette manière. Personnellement, je pense que ce débat est indécent”. Il trouvera qu’ il y a énormément de questions qui devraient susciter plus d’attrait de la part des débatteurs que de discuter autour d’une succession alors que le mandat en cours n’a même pas encore fait 9 mois.” On ne peut pas être dans un gouvernement et faire dans la déloyauté.” Concernant la défenestration de l’ancien Directeur des Sénégalais de l’extérieur qui avait commis l’erreur d’en parler en des proportions caractérisées, Amadou Bâ fera encore quelques remarques. ” Je ne l’ai jamais reçu dans mon bureau. Une administration c’est une verticalité.  On n’a jamais parlé, même pas au téléphone. ”

FINANCEMENT SONKO

Par rapport à la rumeur qui le donnait souteneur d’Ousmane Sonko, l’ancien argentier de l’État fera part de toute son amertume de savoir que certains Sénégalais ont essayé de distiller ces faussetés. ” J’ai été vraiment touché et choqué d’entendre certaines accusations faisant état  que Amadou Bâ finançait Ousmane Sonko. La première chose qu’on disait c’est que le parti de Sonko appartenait à Amadou Bâ. Au moins, maintenant, vous pouvez témoigner que ce parti ne m’appartenait pas .On est collègue. On a eu des relations très difficiles d’ailleurs. Cela m’a fait très mal. Je dois l’avouer, j’ai été particulièrement atteint. Je suis un haut fonctionnaire. Je pense connaître l’Etat. La loyauté est une vertu sur laquelle je ne transige pas. Je ne peux pas être dans un parti, être membre du secrétariat exécutif d’un parti, avoir la confiance du chef du parti, travailler pour sa réélection, et en même temps mettre en œuvre une politique contraire pour donner des moyens ou des ressources à quelqu’un qui cherche à détruire le système.”

PSE,UN ÉCHEC ?

La première partie du débat concernant  la santé financière du Sénégal aura servi de  transition à Amadou Bâ pour démolir ceux qui disent que le Président Macky Sall et son plan ont lamentable échoué, estimant que ces derniers manquent d’être objectifs dans leurs analyses. “Quand Macky est arrivé au pouvoir,  il a estimè devoir approfondir le Yoonu Yokkute.  En 2014, le PSE a été validé en interne par le Président de la République. Lorsqu’on parle d’une perspective à l’horizon 2035, on voit que le Président ne le fait pas pour lui. Nous avions un gap de 1 800 milliards et la communauté internationale a mis à la disposition du Sénégal  3 700 milliards. Ceux qui disent que le plan a été un échec, ce sont des personnes qui ne sont pas objectives. ” L’ invité du Jury du dimanche  sur Iradio de rappeler que sous la présidence de Macky Sall 1 362 kms de routes ont été faites (soit deux fois qu’avant) pendant que 16 hôpitaux,  23 centres de santé, 213 postes, 9 centres de dialyse et 10.360 salles de classe ont été construits. Il citera aussi les 500 000 cartes d’égalité des chances, les 316 000 familles qui ont accès aux bourses de sécurité familiale comme autres données significatives à retenir.
Loin de ceux qui martèlent que la croissance ne se mange pas, Amadou Bâ confiera qu’il , y a eu quand même 6% de croissance durant les 5 ans avant de se réjouir du fait que près de 7000 milliards ont été accordés au pays par la communauté internationale. Pour lui, “fouler au pied tous ces acquis, c’est manquer de respect aux Sénégalais.”
Quant à la hausse notée sur la tarification de l’électricité, Amadou Bâ fera quelques mises au point en signalant que les ménages à  consommation réduite ont tous été épargnés  et qu’ils continuent de bénéficier de la réduction de 10% enregistrée en 2016 non sans dégager en touche toute idée de réajustement. “On n’est pas sous ajustement structurel. La subvention est devenue insupportable”.

AMADOU BÂ SUR CISSÉ LÔ: “Si je lui fais le privilège de le recevoir sans audience,c’est…Je suis plus proche de Farba…Je lui ai dit qu’il y a des limites à ne pas dépasser “

https://www.dakaractu.com/Amadou Bâ ami de Moustaoha Cissé Lô ? Le ministre des Affaires étrangères veut bien mais..
En effet, dans le Jury du dimanche de ce dimanche,  l’ancien ministre des finances a clairement dit qu’il y avait un “mais” dans ses relations tant médiatisées avec le Prochain ex président du parlement de la Cedeao.  Interpellé sur les gros différends qui ont émergé au sein du triumvirat Farba Ngom-  Moustapha Cissé Lô- Yakham Mbaye, il fera la remarque suivante. ” Le hasard a fait que tous sont mes amis. Moustapha Cisse Lô se prévaut d’une amitié.  Il a beaucoup de respect pour moi et je le lui rends bien”.
Néanmoins, martèle Amadou Bâ, cette proximité ne l’a pas empêché de lui donner son avis “sur les attaques répétées qu’il ne cessait de faire à l’encontre du Président Macky Sall et de quelques personnalités politiques de l’Apr et de Bby… ” Et, poursuit Amadou  Bâ, c’est ce qui fait, il y a quelques jours (quand il est venu le voir, quand bien même je ne le vois pas beaucoup et qu’on échange assez ) de lui donner mon point de vue sur son comportement actuel. Je lui ai dit que je ne partageais pas sa manière de faire quand on est dans un parti. Ça c’est la première chose.  Il ne faut pas qu’il le fasse. Je le lui ai dit, devant témoin. La seconde chose que je lui ai dite, c’est que je connais l’affection qu’il a pour le Président Macky Sall et en tant que Président de notre parti mais aussi en tant qu’institution, il y a des limites à ne pas dépasser.  Ça aussi j’ai tenu à le lui dire.  La troisième chose que je lui ai dite c’est que si moi, Amadou  Bâ ou un autre ministre lui accorde le privilège de le recevoir même sans audience, pour les échanges que nous avons, je le fais pour le compte du Président Macky Sall. Donc, il ne faut pas…”

Et quand Moustapha Cissé Lô dit que quiconque veut atteindre Amadou Bâ, il faudra passer sur moi, le ministre des Affaires étrangères se limitera à fulminer ce qui suit. ” Ça, ça l’engage ! “

Il précisera en passant son affinité particulière avec le maire de Agnam Siwôl. ” Je suis beaucoup plus proche de Farba. On se voit régulièrement, nos familles se connaissent. Mais il a la liberté d’avoir son appréciation. Tout comme Yakham, c’est un jeune frère.  Son grand frère a été un de mes collaborateurs pendant 6 ans. Il faut qu’on puisse dissocier les relations personnelles que les uns et les autres peuvent avoir des relations de nature politique.”  Amadou Bâ de rappeler, en passant,   sa loyauté sans faille, au Président Macky Sall.  “J’ai été ministre sans avoir la carte d’aucun parti. Le Président Macky Sall m’a mis ministre des finances à ses côtés. Au moment où j’étais  nommé directeur des impôts et domaines, je ne connaissais pas le Président Wade. Aujourd’hui je travaille pour la mise en oeuvre du Sénégal émergent”, insinuant que son meilleur ami reste le Président Macky Sall en toutes circonstances.

Sermonné par Serigne Mountakha: Cissé Lô annonce sa retraite politique

Moustapha Cissé Lô a annoncé sa retraite politique. Ayant reçu un conseil du Khalife général des mourides,  Serigne Mountakha Mbacké, il a décidé de mettre un terme à sa vie politique.
Respect au « ndigël » de Serigne Mountakha
Comme il l’a fait avec Madické Niang, Serigne Mountakha a demandé à Moustapha Cissé Lô d’arrêter la politique. « Ndigël » que le président du parlement de la CEDEAO a décidé de suivre. A cet effet, il affirme qu’il ne sera plus dans des querelles médiatiques à connotation politique.
Une nouvelle posture de conseiller
Le président du  parlement de la Cedao ajoute qu’il ne souhaite plus occuper aucun poste politique venant du président Macky Sall. Le remerciant pour tout ce qu’il a fait pour lui, il ajoute souhaite pouvoir le rencontrer et lui faire part de sa vision sur la marche du pays.Regardez: https://senego.com/sermonne-par-serigne-mountakha-cisse-lo-annonce-sa-retraite-politique_1022680.html

3e mandat de Macky: Alioune Fall (aussi) esquive le débat

https://www.seneweb.com/–Le moins que l’on puisse dire est que le débat sur le troisième mandat fait peur au sein de la coalition présidentielle. Le journaliste Alioune Fall, invité à réagir sur la sortie de Tiken Jah Fakoly, qui s’oppose à un 3e mandat de Macky Sall et en appelle à la résistance, fait lui aussi profil bas.
«Je n’ai aucune réponse à apporter à ce débat. c’est une question qui n’est pas d’actualité. Ce n’est pas un débat d’intérêt pour nous et nous préférons ne pas en parler», tranche le ministre conseiller qui était, ce dimanche, invité de l’émission Grand Jury de la Rfm.

3e Mandat: Teken Jah Fakoly disqualifie Macky Sall, Alassane Ouattara et Alpha Condé

http://www.dakarmatin.com/-« Macky Sall, Alassane Ouattara et Alpha Condé, aucun de ces trois chefs d’état africains ne doit briguer un troisième mandat », a plaidé l’icône ivoirienne du reggae, Tiken Jah Fakoly dans l’émission Grand Jury de la RFM. Défini par certains observateurs comme un justicier des temps moderne, l’activiste se dit prêt à mené ce combat auprès des populations concernées. Au Sénégal, prévient-il, Y en a marre n’acceptera jamais un 3e mandat de Macky Sall. «Et, nous allons nous battre contre les Présidents qui ont décidé de faire un 3e mandat. Nous allons venir au Sénégal pour barrer la route à Macky Sall s’il se représente pour un 3e mandat », a-t-il martelé, dans un entretien téléphonique depuis Abidjan.

Louga: la marche contre la hausse du prix de l’électricité a eu lieu

http://www.lactuacho.com/–Une marche « pacifique et citoyenne » contre la hausse du prix de l’électricité a eu lieu vendredi à Louga (nord-ouest), à l’initiative d’organisations de la société civile.
Les manifestants sont partis des alentours de la gare de Louga vers 16 h 30 pour la mairie, point de chute de la marche qui a duré un peu moins de deux heures, rapporte l’APS.
Ils ont dénoncé, tout au long du trajet, « la hausse des factures’’ d’électricité, brandissant des pancartes, des brassards rouges, signe de leur mécontentement, aux bras.
Guèye dit lancer un appel aux pouvoirs publics, au nom du mouvement FRAPP/France dégage, en soutenant que « la population n’a pas consommé cette énergie qu’on lui fait payer ».
A son avis, un audit pourrait apporter des solutions aux problèmes à cause desquels la Société nationale d’électricité (SENELEC) a décidé d’augmenter le prix de l’électricité. L’Etat pourrait, par exemple, puiser ailleurs des ressources destinées à la SENELEC, selon M. Guèye.
Les organisateurs de la manifestation prévoient d’en tenir une autre en janvier, annonce-t-il. ’’Et personne ne pourra nous empêcher d’organiser cette marche », a-t-il prévenu.
Cheikhou Oumar Guèye a rappelé que le droit à la marche est garanti par la Constitution sénégalaise. La mobilisation de ce vendredi vaut moins par le nombre que par le message que les organisateurs veulent lancer, a-t-il précisé.
Baye Dame Khoulé, coordonnateur du mouvement « Walu Goor », estime que « si personne ne paie sa facture d’électricité, l’Etat ne pourra pas faire le tour des maisons pour couper le courant ».

Moustapha Diakhaté recadre Ñoo Lank

http://www.dakarmatin.com/Moustapha Diakhaté qui soutient les manifestations du Collectif «Ñoo Lank» contre la hausse du prix de l’électricité met en garde. Il demande aux membres de ce collectif d’éviter la politisation du combat.
L’ancien chef de cabinet du Président Macky Sall exhorte le Collectif à axer sa communication et son combat sur l’électricité. Car, soutient-il, les propos relatifs au dialogue national tenus par M. Bentaleb Sow sur les ondes d’une radio au nom du Collectif «Ñoo lank» dénaturent dangereusement le sens et la portée de la lutte contre la hausse du prix de l’électricité.
Pour lui, l’annulation de la hausse et la libération de Guy Marius doivent être les seuls axes du combat du Collectif. Puisque, dit-il, de cela dépendent la crédibilité et le caractère trans-partisan, inclusif et d’intérêt national des actions et acteurs du Collectif Ñoo Lank

Scandale immobilier au Port : L’Ige et la Cour des comptes sur la piste d’Ababacar Sadikh Bèye

http://actunet.net/–Fort de révélations circonstanciées sur l’actuelle gestion du Port de Dakar, le maire de Ndoulo, Mamadou Kani Bèye, met l’Inspection générale d’Etat et la Cour des comptes sur la piste du directeur général Ababacar SAdikh Bèye. Mamadou Kani Bèye fait cas, dans les colonnes de La Tribune, d’une gestion nébuleuse du Port, assortie à une gabegie sur les questions immobilières.  « Ce qui est malheureux c’est qu’après le passage de Cheikh Kanté émaillée de beaucoup de bruit, de mauvaise gestion on s’attendait à des changements avec le nouveau directeur général du Port. Mais malheureusement la gestion du Port va de mal en pis. Le nouveau directeur général du port, au lieu de rester dans les locaux qu’occupaient ses prédécesseurs, a loué un immeuble  entier sis à côté du collège Saint Michel pour ses bureaux et paie à chaque fin du mois des millions qui auraient dû servir à d’autres fins. En plus de cela il a acheté un immeuble de plusieurs milliards, environ 5 milliards avec l’homme d’affaire opérateur économique Bamba Ndiaye et compte y installer à l’avenir la direction du port. Je connais bien cet immeuble qui lui a été vendu par l’ancien directeur général du port Bara Sady.  Je maitrise parfaitement ce dossier. La gestion est scandaleuse. Pourquoi le nouveau directeur ne peut pas faire comme ses prédécesseurs ? Pourquoi il ne peut pas faire comme ses prédécesseurs et occuper le siège de la direction générale du port où il y a toutes les commodités. C’est du gaspillage et il faut se demander à qui profite cette situation nébuleuse » déplore Mkb. Sur ce, il demande au président Macky SAll d’instruire l’Inspection générale d’Etat et la Cour des comptes pour qu’ils puissent aller vérifier la gestion d’Ababacar SAdikh Bèye parce qu’elle est nébuleuse. « Au lieu de réduire les charges de l’Etat il verse dans la gabegie, c’est extrêmement grave. Si Macky Sall veut vraiment une gestion sobre et vertueuse il faut vérifier la gestion d’Ababacar Sadikh Bèye » préconise-t-il.

« Sureffectifs dans l’administration publique »

Le maire de Ndoulo dénonce aussi les recrutements massifs dans l’administration sénégalaise qui concourent à pomper le Trésor public. « Je demande également au président Macky Sall,  s’il veut vraiment diminuer le train de vie de l’Etat, de veiller au grain auprès de certaines directions générales des départements ministériels. Il y a de nombreux cas et c’est ce que j’appelle personnellement sureffectifs d’agents de l’Etat.  En commençant par la direction générale de la Sénélec.  Makhtar Cissé a recruté plus d’une centaine de personnes, au niveau de l’Université de Thiès Moustapha Guèye a recruté beaucoup de personnes et au niveau du Coud c’est la même chose. Je crois que s’ils veulent vraiment instaurer une politique de réduction du train de vie de l’Etat il faut éviter ces sureffectifs, ces recrutements basés sur le clientélisme politique, sans nécessité de services, sans besoin administratif, sans aucune logique étatique. Matar Cissé, Cheikh Oumar Hann et Ciré Dia ont battu le record. Moi qui vous parle, rien que dans ma commune de Ndoulo, Ciré Dia l’ancien directeur général de La Poste a recruté plusieurs personnes sans aucune nécessité de service. C’est du gaspillage » tonne-t-il.

«Le rapprochement entre le Pds et Taxawu Senegal est une réalité»

Dans un autre registre, Mamadou Kani Bèye, qui était membre de la délégation de Khalifa Sall qui a rendu visite jeudi dernier à Me Abdoulaye Wade, annonce un rapprochement politique entre les deux hommes. « Nous avons rencontré le président Abdoulaye Wade qui nous a vraiment réservé un accueil exceptionnel, il a abordé beaucoup de sujets avec Khalifa Sall à huis clos et ce que je peux vous dire c’est que le rapprochement entre Abdoulaye Wade et Khalifa Sall, entre le Pds et Taxawu Senegal est une réalité qui se concrétise » assure le maire de Ndoulo. Il jette, en conclusion, le discrédit sur l’installation du comité de pilotage du dialogue national par Macky Sall. « Moi je ne crois pas du tout au dialogue. Je pense que c’est du bluff. Après l’élection présidentielle et tout le processus scandaleux auquel on a assisté il fallait trouver une solution pour calmer l’ardeur du peuple sénégalais alors il a proposé un dialogue mais moi je n’y crois pas du tout. S’il y a la bonne gouvernance, un Etat de droit et le respect absolu des normes de la démocratie il n’y a pas besoin de dialogue. Si vous respectez l’Etat de droit, la bonne gouvernance et les normes de la démocratie il n’est pas besoin de convoquer un dialogue. En plus la personne à qui on a confié le dialogue n’est pas habilitée à le faire » laisse-t-il entendre.

Accusations contre Cheikh Bâ: Adama Fall recadre Bamba Fall

http://actunet.net/–Du point de vue de la plateforme de soutien à la candidature de Cheikh Bâ  à la mairie de la Médina, ce dernier a des arguments de taille à faire valoir, politiquement parlant, pour succéder à Bamba Fall. Une précampagne larvée se profile d’ailleurs entre eux, et il est attendu qu’ils croisent le fer lors des prochaines élections locales. Adama Fall, de l’Alliance pour la République, estime que l’actuel maire de la Médina, conscient de la montée en puissance du directeur de la Caisse des Dépôts et Consignations, tente de lui barrer la route, notamment en tentant de le dénigrer. Invité de l’émission Kinkéliba, sur la Rts, Bamba Fall  a laissé entendre que le contrat entre Auchan et sa commune a été gelé par Cheikh Bâ. Il n’en est rien selon la plateforme de soutien à sa candidature qui réplique avec des arguments circonstanciés. « Bamba Fall a une peur bleue de Cheikh Bâ parce que  ce dernier est dans les dispositions, avec la représentativité qu’il a au niveau de la commune, pour remporter ces élections locales. N’ayant aucune arme à sa disposition il travaille pour discréditer un honnête citoyen, un honnête digne fils de la commune. Il veut peindre en noir l’image que la Médina a de son fils en l’accusant d’être dans du sabotage. C’est la raison pour laquelle nous, plateforme pour le soutien  de  la candidature de Cheikh Ahmed Tidiane Bâ condamnons jusqu’à  la dernière énergie la sortie de Bamba Fall par rapport  au niveau de l’émission kinkéliba de la Rts. Ce que nous disons, c’est que contrairement à ses allégations c’est lui qu’on doit poursuivre pour malversations financières, pour gestion gabegique au niveau de la commune, pour détournement de deniers public…  Cheikh Bâ n’a pas le pouvoir d’annuler un contrat signé entre Auchan et la mairie de la Medina on lui demande d’aller prendre des cours en gestion immobilière. Ces raisons doivent pousser les gens à le démettre. Cheikh Bâ n’a pas ces pouvoirs là, il travaille pour la Médina. C’est le moment de tirer au clair les liens entre Auchan  et la mairie de la Médina, quels sont les soubassements de ce contrat là ? Ce contrat était nébuleux et les gens avaient battu le macadam pour demander des éclaircissements… » assène Adama Fall.

Alioune Fall: «Abdoul Mbaye a un problème de discernement manifeste»

https://www.leral.net/Le ministre conseiller Alioune Fall a répondu à l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye qui a annoncé des perspectives catastrophiques pour le Sénégal en 2020.
« Abdoul Mbaye nous a déjà dit qu’il a été trompé quand il a signé des contrats dans le secteur du pétrole, alors qu’il était Premier ministre. Il a nous avait dit qu’une personne avait été tuée lors d’une manifestation, avant de revenir nous dire qu’il a été trompé. Et certainement qu’il reviendra nous dire qu’il a été trompé sur les chiffres de la production agricole. Abdoul Mbaye a un problème de discernement manifeste », a dit Alioune Fall dans l’émission Grand Jury de ce dimanche.

Abdoulaye Diouf Sarr: «Abdoul Mbaye est incapable de faire une quelconque prédiction»

http://www.dakarmatin.com/–Le ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr n’a pas perdu de temps pour répondre à l’ancien Premier ministre, Abdoul Mbaye. Ce dernier, en conférence de presse, vendredi dernier, a annoncé des nuages sombres à l’horizon 2020. Selon lui, l’ancien Premier ministre a fait des prévisions qui ne sont fondées sur aucune analyse scientifique. « J’ai été étonné d’entendre Abdoul Mbaye tenir de tels propos.
Il a été nommé Premier ministre alors qu’il ne faisait pas de la politique. Il a été parachuté par le président de la République. Il ne connait pas le Sénégal des profondeurs, il ignore la réalité opérationnelle du terrain. Il ne sait pas ce qui se passe dans le monde rural donc, il est incapable de faire une quelconque prédiction », a déclaré Abdoulaye Diouf Sarr.
Pour le coordonnateur des cadres de l’Alliance pour la république, le vœu de Abdoul Mbaye c’est de voir l’économie sénégalaise sombrer mais, prévient-il, c’est peine perdue. Ce, d’autant que le président de la République s’est engagé à transformer l’économie de manière structurelle.
C’est la raison pour laquelle il a réorienté l’activité économique vers l’agriculture. « Les résultats sont satisfaisants. La production agricole a pris son envol. Mais, le résultat n’est pas seulement la production, il y a également la commercialisation qui est une réussite. Comment on peut ainsi prédire un Sénégal catastrophique en 2020 », s’est interrogé le ministre

Dialogue national: Noo Lank lance un appel aux acteurs qui y prennent part “pour poser la libération immédiate de Guy Marius Sagna et Cie”

https://actusen.sn/–Le collectif Noo Lank lance un appel aux acteurs qui prennent part au dialogue national «pour poser la libération immédiate de Guy Marius Sagna, Fallou Galass Seck et Ousmane Sarr». «Rien ne peut expliquer de dialoguer comme si de rien n’était, avec un Président qui dénie aux citoyens le droit de s’exprimer librement par la parole, l’image, la plume, la marche, que leur confère la Constitution», déclare-t-il dans un communiqué.
«Notant que le Président a déjà usé de cette même violence contre les leaders des principales organisations politiques participant au dialogue, nous n’avons certainement pas besoin de prêcher des acteurs déjà convaincus de la nécessité de mettre en pratique une solidarité agissante contre ce régime de violences. Les prochaines rencontres avec ces organisations et leurs responsables permettront de recueillir directement leur avis et positions sur la libération de nos camarades comme préalable à la suite du dialogue national», indique le Collectif Noo Lank.

Birame Waltako Ndiaye, Analyste politique: «La force de +nuisance+ de Macky reste intacte»

Le landernau politique est marqué par des soubresauts liés à une guéguerre au sein du parti présidentiel. Pendant ce temps, le thermomètre social affiche les maxima de température alors que l’opposition garde le silence sur les sujets majeurs. Et pour ne rien arranger, Cissé Lô, un des protagonistes de la guérilla interne à l’Apr se signale chez Wade. Le tout sur fond d’une bataille de succession. Autant de faits, de gestes et de comportements que Birame Waltako Ndiaye, analyste politique, décrypte.
Walf Quotidien : Dix mois après sa réélection, Macky Sall fait face à une guérilla interne avec des responsables de premier plan qui s’étripent par presse interposée. N’avez-vous pas l’impression qu’il a perdu le contrôle de ses troupes ?
Birame Waltacko NDIAYE : Pas du tout ! Les élections législatives et municipales lui servent encore de leviers de contrôle des responsables de l’Apr et même de ceux des formations alliées. Il en est de même de ses pouvoirs de nomination. Sa force de «nuisance» reste intacte.
Et pourtant, il a maintes fois été annoncé que Macky allait siffler la fin de la récréation. Mais, un coup de sifflet qui tarde tout de même à retentir…
Il en a pourtant fait montre avec déjà quelques limogeages notamment liés au débat sur le troisième mandat. Somme toute, les tiraillements ou ce qui en a l’air ne sont que le fait de deux ou trois personnes, pas plus. D’ailleurs, ces dernières, le plus souvent, ménagent sa susceptibilité dans leur discours en se faisant passer pour conseillers avisés, adeptes et pratiquants de «qui aime bien, châtie bien».
Si vous aviez un conseil à lui donner dans le sens de remettre de l’ordre dans ses rangs, quel serait-il ?
C’est de jouer franc jeu. Lorsqu’il aura épuisé ses cartouches de nomination et de désignation, épées de Damoclès, les amarres seront libérées de toute façon. Dès lors, il n’aura pas grand-chose à perdre à moins qu’il ait réellement l’intention de briguer un troisième mandat. Néanmoins, pour l’intérêt de son parti et de la coalition, il doit clarifier le jeu politique malgré les risques d’externalités négatives d’une course au leadership. C’est, en tout cas, la démocratie qui le veut.
Est-ce que l’interdiction faite aux militants et responsables de discuter du mandat voire de la succession de Macky couplée à la léthargie des instances de l’Apr n’est pas à la base de cette situation ?
Cette interdiction insécurise l’opposition, les ambitieux de l’Apr et leurs fidèles. Mais elle est à effet nul parce que le débat sur la succession aurait fait davantage de désordre.
D’aucuns décèlent des symptômes d’une fin de règne inéluctable. Partagez-vous ce sentiment ?
C’est, au contraire, annonciateur de renouveau. Macky Sall prend, comme d’habitude, de l’avance sur ses adversaires et ses dauphins potentiels. S’il veut se faire réélire, il aura coupé très tôt l’herbe sous les pieds des fractionnistes. S’il est seulement animé d’une volonté de maintenir le cap sur les politiques publiques, il aura anticipé sur les manœuvres de gestion claniques, un tant soit peu.
Mercredi dernier, Moustapha Cissé Lô a rendu visite à l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade. Comment décrypter cette visite surprise ?
Abdoulaye Wade a compris mieux que quiconque que des mécontents veulent se servir de lui pour faire peur à Macky Sall. Le message qu’ils envoient à ce dernier en approchant Wade, c’est : fais gaffe parce qu’il y a possibilité d’aller renforcer le principal camp adverse.
Cissé Lô dit que la visite rentre dans le cadre global du dialogue politique. Etes-vous convaincu par cet argument ?
Nous sommes encore dans la logique des échappatoires destinées à ménager la susceptibilité du chef. C’est dire que Macky Sall a encore et le statut et les moyens de contrôle sur tous ses éléments.
Parallèlement, Cissé Lô a fait des appels de phare à Amadou Bâ, potentiel prétendant à la succession. Serait-ce un positionnement stratégique ?
Il faut bien s’aménager des remparts de défense. Amadou Bâ s’est tout de même préparé au point d’être intouchable ou à tout le moins difficilement atteignable. Cissé Lô comprend bien qu’en faisant montre d’une proximité avec Amadou Bâ, il fait passer toute attaque qui lui serait destinée comme ciblant également ce dernier. Il s’agit d’abri plutôt que de positionnement.
Le second mandat avait démarré avec la suppression du poste de Premier ministre et un renforcement des pouvoirs présidentiels pour, officiellement, supprimer les goulots d’étranglement. Près d’un an après, pensez-vous que ce résultat a été atteint ?
En tous les cas, rien n’a changé dans la perception quant à la marche du pays. Pour ce qui concerne les pouvoirs présidentiels, ils restent les mêmes. Le Premier ministre était tout de même de l’Exécutif, nommé par le président de la République.
Pouvez-vous nous dresser le portrait-robot de ceux qui peuvent prétendre à la succession de Macky Sall ?
Dans l’Apr, pour que l’éventuel successeur puisse profiter de manière optimale du bassin électoral, il lui faut essentiellement être rassembleur. Pour ce faire, il doit envisager, une fois élu, une sorte de gestion «collégiale» du pouvoir. C’est ainsi que l’électorat hal pulaar et celui de l’axe Dakar-Djolof pourra être conservé.
Depuis la rencontre Wade-Macky, le Pds est quasi absent du débat politique. N’avez-vous pas l’impression que quelque chose se trame ?
Quelque chose se trame. Malheur à la main tremblante !
Que gagne le Pds dans cette entente ?
C’est une entente qui pourrait arrêter l’hémorragie en ouvrant de nouvelles perspectives prometteuses. A cela s’ajoute la réhabilitation de Karim Wade en particulier et du Pds par ricochet. L’avenir du fils de Wade et celui du Pds sont intimement liés. A présent, les karimistes font quasiment le Pds.
Depuis quelques temps, on remarque une absence de l’opposition du terrain de la contestation sociale, notamment la hausse du prix de l’électricité. Comment interpréter cette indifférence ? 
L’opposition s’est essoufflée à force d’appels et d’accusations. Depuis 2012, elle essuie des défaites. Son discours et ses activités ne sont jusque-là pas parvenues à convaincre de la nécessité de changement. L’échéance des prochaines élections étant lointaine, cette opposition n’a pas d’intérêt immédiat à dépenser ses ressources pour des mobilisations dont les rendements politiques sont non seulement incertains, mais inopérants à court terme.(Walf Quotidien)

Pr Malick Ndiaye sur le dialogue national: «Je n’ai pas confiance en Macky Sall»

XALIMANEWS : Le professeur Malick Ndiaye va rejeter toute conclusion qui sortira du dialogue national initié par le président de la République. Selon lui, ce n’était pas à Macky Sall de désigner les membres .
« Je n’ai pas pas confiance en Macky Sall. Il a mis des gens du Pds dans ce dialogue, sans consulter le Pds. Il a également mis des représentants des enseignants sans consulter les enseignants. Je dis que cette méthode des tailleurs de la constitution a piégé le dialogue… Il a mis des gens qui ne sont pas représentatifs dans leur milieu et leur secteur. Ce n’était pas à Macky Sall de désigner les membres du comité de pilotage du dialogue, mais plutôt le président de ce comité, Famara Ibrahima Sagna », a-t-il dit.

Massaly: «Je Ne Suis Pas Avec Macky Sall»

https://www.xibaaru.sn/Mamadou Massaly, membre du Front de résistance nationale était l’invité de la dernière émission Face2Face de la TFM animée par la talentueuse Aïssatou Diop Fall Niang. Il a répondu à la question de savoir s’il soutenait le régime de Macky sall : « Je ne suis pas avec Macky Sall à qui on me prête un certain rapprochement. Je suis fier de répondre à cette question. Je ne suis pas avec Macky Sall. Si j’étais avec lui, je l’aurais clamé haut et fort et je le défendrais publiquement. Il n’y a pas de deal avec le pouvoir et on n’a pas intérêt à enflammer le pays qui nous appartient. Macky Sall n’a qu’à tout augmenter. J’ai fait un diagnostic de la situation et le constat est que les mouvements citoyens ne répondent pas à nos invitations. J’ai beaucoup de respect pour eux et j’ai des amis comme Thiat mais je ne cautionne pas leur attitude »

Mamadou Massaly: «Idy Est Le Chef De L’opposition»

https://www.xibaaru.sn/Mamadou Massaly, ancien responsable libéral à Thiès et membre du Front de résistance nationale était l’invité de la dernière émission Face2Face de l’année 2019. Selon lui, le leadership de l’opposition revient au leader du Rewmi : « Le président Idrissa Seck doit être installer à la tête de l’opposition pour avoir terminé deuxième lors de la dernière présidentielle. On ne peut pas s’abstenir d’une élection et réclamer le statut de l’opposition »

Affaire Karim-séjour carcéral: les terribles révélations de Massaly

https://www.seneweb.com/Mohamed Lamine Massaly se dit toujours déçu par le comportement des Wade vis-à-vis de son leader, Me Madické Niang, qui a été diabolisé à ses yeux, par le Pds.
Pour lui, ce comportement est indigne, au vu des nombreux sacrifices consentis par Me Niang et lui-même pour Me Wade et Karim Wade particulièrement.
“J’étais sur le point d’organiser une insurrection à la prison de Rebeuss, si Karim était condamné. Il y aurait pu avoir des morts et j’en ferais sans doute partie.
Je m’en suis ouvert à Karim Wade à travers une lettre, mais un garde pénitentiaire, s’en est saisi. C’est ce qui a désamorcé la bombe”, révèle l’invité de Aissatou Diop Fall.
Il ajoute avoir même reçu à la maison d’arrêt de Rebeuss, “du pain avec du chanvre indien à l’intérieur”.
Des faits que Massaly met au compte des sacrifices qu’il dit avoir consentis pour le fils de Me Wade.

LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 28/12/2019
https://www.seneplus.com/sites/default/files/styles/thumbnail/public/logo%20AS.jpg?itok=LAp3nMjx

Plainte d’une présentatrice de télévision à la CDP

Mme R. S. F, présentatrice de télévision, se plaint de l’utilisation de sa photo à des fins de dénigrement et de diffamation sur les réseaux sociaux. Elle a saisi la Commission de Protection des Données personnelles (CDP) d’une plainte contre x pour publication de sa photo, propos diffamatoires et dénigrements à son endroit, sur les réseaux sociaux. Selon la Cdp, cette publication a été reprise par les sites d’information en ligne dakarxibar, senedirect, purpeople, sunubuzzsn. La présidente de la Cdp, Awa Ndiaye, n’a pas tardé à saisir les sites d’information en ligne qui ont repris la publication. Elle a demandé aux propriétaires des portails web de supprimer intégralement les données personnelles de la plaignante. Ils se sont exécutés en retirant les articles, ainsi que les photos des sites. Et pour mettre la main sur l’auteur de la publication fallacieuse des photos, Awa Ndiaye a recommandé à la plaignante de porter plainte auprès du procureur de la République.

Le Cnts collecte de données relatives à l’appartenance ethnique

Restons avec la Commission de protection des données personnelles (CDP) à laquelle il a été signalé la faiblesse des mesures de sécurité et de collecte de données personnelles relatives à l’appartenance ethnique au Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS). En charge de la protection des données à caractère personnel, la CDP a requis des explications au CNTS sur la pertinence de la collecte de l’information relative à l’appartenance ethnique dans le formulaire à remplir par un donneur de sang et sur les mesures prises pour garantir la sécurité et la confidentialité des dossiers médicaux. Mais le CNTS tarde à donner sa réponse.

La Direction des bourses partage les données des étudiants

Un étudiant, qui craint que les données personnelles de ses camarades se retrouvent entre les mains de n’importe qui, a alerté la Commission de protection des données personnelles (CDP). Il a constaté que des fichiers Excel contenant des données personnelles des étudiants étaient partagés par la Direction des bourses avec l’ensemble des délégués des universités. Et ces informations se retrouvent entre les mains d’autres étudiants non habilités à les recevoir. A ce propos, la présidente de la Commission de protection des données personnelles (CDP) a envoyé une demande à la Direction des Bourses, aux fins d’explication sur les mesures prises pour assurer la sécurité et la confidentialité de ces fichiers partagés. Toutefois, la Direction des Bourses n’a pas encore daigné envoyer sa réponse à la commission.

Fuite de données personnelles au Consulat de Casablanca

La Commission de protection des données personnelles (CDP) a été informée également de la fuite de données personnelles au Consulat Général du Sénégal à Casablanca. La présidente Awa Ndiaye a vite réagi en transmettant un courrier au ministère des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur. Dans la note, la CDP recommande au Consulat de Casablanca de renforcer sa politique de sécurité et d’effectuer périodiquement une analyse des risques de son système d’information.

Mody Guiro et les 50 ans de la Cnts

La Confédération Nationale des Travailleurs de Sénégal(CNTS) a célébré hier ses 50 ans d’existence. A cette occasion, s’est tenu un atelier sur le thème : «Analyse comparative des systèmes de protection sociale en Afrique». Le secrétaire général de la Cnts, Mody Guiro, a déclaré que la protection sociale est devenue un enjeu majeur. Car, dit-il, la majorité de la population est laissée en rade, sans aucune protection, malgré les efforts consentis par les gouvernements. Par rapport à l’existant, souligne Mody Guiro, il y a des risques réels de maintenir ces engagements financiers .Il estime que le plus grand défi que la Cnts doit relever est le renforcement de la protection sociale, puisque moins de 10 % de la population bénéficient de la protection sociale. Le leader de la Cnts pense qu’il faut élargir cela et réfléchir sur comment financer et définir des stratégies afin de permettre aux Sénégalais d’avoir accès à la santé, à une pension de retraite et une prise en charge prénatale pour les femmes qui s’activent dans l’informel.

Abdou Karim Fofana, Sicap et SN Hlm

Le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique a effectué hier une visite aux directions générales de Sn Hlm et de la Sicap. Abdou Karim Fofana s’est entretenu avec les responsables de ces deux structures immobilières publiques (Mamadou Diagne Sy et Mamadou Kassé) au sujet du programme de construction de 100.000 logements. Il a réitéré que les principaux bénéficiaires seront les personnes à revenu faible et celles qui gravitent autour du secteur informel. En effet, au sortir de ses échanges avec les promoteurs publics, le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique a annoncé la construction de 40.000 logements par la Sn Hlm et la Sicap dans un délai de cinq ans. La Sonacos porte plainte contre des paysans Alors que le débat fait rage sur les réseaux sociaux sur la page de l’entreprise « Fada-Sonacos» où certains parlent de patrimonialisation en vue du Dg Modou Diagne Fada, «L’As » a appris que des paysans du bassin arachidier (Kaolack et Kaffrine) ont été attraits jeudi dernier devant la barre, à la suite d’une plainte de la Sonacos SA. Pour cause, ces derniers ainsi que des organisations paysannes et des maires qui avaient signé des contrats avec Sonacos, ont refusé de respecter les clauses desdits contrats. En effet, la Sonacos, qui a l’habitude d’allouer chaque année des semences à certains paysans et organisations paysannes, a buté sur le refus de ces producteurs de rembourser mais aussi de vendre le reste de leurs productions à l’unité industrielle. D’après nos confrères de «dakaractu.com», les producteurs ont sonné la mobilisation au tribunal. Mais le juge en charge du dossier a décidé de renvoyer l’affaire à la date du 2 janvier 2020.

L’Ordre des avocats reçu au Palais

Le Président Macky Sall a reçu hier une délégation de l’Ordre des avocats dirigé par le bâtonnier, Me Papa Laïty Ndiaye qui se trouve être un de ses meilleurs amis. Ce dernier a saisi l’occasion pour exposer son programme au chef de l’État qui a été réceptif aux préoccupations de l’Ordre et entend donner aux avocats les moyens de leurs actions.

Bientôt un TGI pour Pikine

Les populations de Pikine qui réclament depuis longtemps un Tribunal de Grande Instance (TGI) seront bientôt satisfaites. Les travaux de l’édifice ne vont pas tarder à démarrer. L’annonce a été faite hier par le Directeur de l’Administration Générale et de l’Equipement (Dage) du Ministère de la Justice, Abdoulaye Sy. C’était à l’occasion d’une cérémonie de réception d’un bus et du matériel informatique pour le Centre de sauvegarde de Pikine Guédiawaye. M. Sy a indiqué qu’un site a été déjà identifié et que les financements sont bouclés. A l’en croire, il ne reste plus que quelques réglages techniques pour le démarrage des travaux. Pour ce qui est du don, le représentant du ministre de la Justice explique que celui-ci s’inscrit dans la logique de la prise en charge efficiente de la question de la protection de l’enfance à travers des programmes. Une œuvre de bienfaisance réalisée grâce au concours du Président Macky Sall pour le bus et de l’Unicef pour le matériel informatique et les motos.

Retard de l’orientation des bacheliers

La situation des bacheliers non orientés préoccupe beaucoup l’Union Nationale des Parents d’Elèves et d’Etudiants du Sénégal (Unapees). Selon son président, Abdoulaye Fané, l’Etat, par la voix de son ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Omar Hann, avait déclaré que des mesures idoines avaient été prises pour orienter tous les étudiants dans les universités publiques. Une promesse qui tarde à être respectée par l’Etat qui risque d’hypothéquer l’avenir des enfants et de plomber le système éducatif avec des perturbations cycliques. Il regrette aussi le dialogue de sourds entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants.

Menaces des ex-travailleurs de sociétés liquidées

Ils sont maintenant du troisième âge, mais ils sont plus que jamais déterminés à se battre pour rentrer dans leurs fonds. Il s’agit des travailleurs de sociétés parapubliques qui sont tombées en faillite ou liquidées par l’Etat. Ils vivent des conditions très difficiles. Ils attendent toujours leurs indemnisations. Regroupés en collectif, ces vieux issus d’une dizaine de sociétés comptent descendre dans la rue à partir du 31 décembre pour se faire entendre. Ils interpellent le Président Macky Sall pour trouver une solution à leur problème.


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