Revue de presse du Dimanche 27 Septembre 2020

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2 nouveaux décès,13 patients en réanimation et 40 tests positifs

Les résultats des examens virologiques enregistrés dans le communiqué numéro 210 sont toujours rassurants. Sauf que l’on constate depuis quelques jours le retour en force des cas communautaires. Ce qui risque d’augmenter le nombre de nouvelles contaminations au Sénégal si rien est fait.

En fait, ce dimanche 27 septembre, sur 1295 tests effectués, 40 sont revenus positifs soit un taux de positivité de 3,09%.

Selon le Directeur de la Prévention, El Hadji Mamadou Ndiaye, au cours du point journalier sur l’évolution de la pandémie Covid-19, ces patients proviennent de 10 cas contacts suivis par les services du ministère de la Santé et de l’Action sociale et d’un (1) cas importé signalé à l’Aéroport international de Blaise Diagne (Aibd).

Les 29 autres malades sont issus de la transmission communautaire et sont répartis entre Thiès (4), Tivaouane (4), Mamelles (2), Yoff (2), Castors (1), Dakar Plateau (1), Diamniadio (1) , Diourbel(1), Grand-Yoff (1), Guédiawaye (1), Diourbel (1), Kédougou (1), Liberté 6, Mbao (1), Médina (1) , Ouest Foire(1), Richard-Toll (1), Saraya (1), Scat Urbam (1),Tambacounda (1), Touba (1) et Zone de Captage (1).

Actuellement 13 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation. Là où, 2 nouveaux décès liés à la Covid-19 ont été enregistrés dans « nos structures hospitalières », hier samedi 26 septembre.

En outre, renseigne le porte-parole du ministère de la Santé et de l’Action sociale, Dr El Hadji Mamadou Ndiaye 85 patients ont été contrôlés négatifs, donc déclarés guéris Ce, avant d’affirmer que l’état de santé des autres malades hospitalisés est stable.

Depuis le 2 mars dernier, le Sénégal a enregistré 14909 cas positifs au coronavirus. Ils sont 12113 personnes guéries, 308 décédés, 1 évacué (finalement décédé en France) et 2487 patients sous traitement.

Le Directeur de la Prévention d’exhorter les populations au respect au respect strict des mesures de prévention individuelles et collectives à savoir le port correct du masque, la distanciation physique ainsi que le lavage des mains avec des gels hydro-alcooliques de bonne qualité.

Bédié, ou la tentation du boycott Par Moriba Magassouba

https://www.jeuneafrique.com En appelant à la « désobéissance civile » contre la candidature d’Alassane Ouattara à un troisième mandat, Henri Konan Bédié suscite des interrogations sur ses intentions réelles.
« Face à la forfaiture, un seul mot d’ordre irréversible  : la désobéissance civile dans l’unité d’action et la bonne programmation. » Débités sur ce ton monocorde qu’on lui connaît, les propos de l’ancien président Henri Konan Bédié sont couverts par une véritable bronca qui fait trembler les murs de la vénérable bâtisse de Cocody qui sert de siège, au Parti démocratique  de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), la plus vieille formation politique du pays.
Entouré des membres de la « Conférence  des présidents  de la coalition pour la réconciliation, la démocratie et la paix » (CRDP) qui regroupe essentiellement des responsables de partis politiques, d’organisations syndicales et de la Société civile opposés à la candidature du chef de l’État sortant Alassane Ouattara à un troisième mandat, Bédié plastronne littéralement, dans une salle chauffée à blanc et totalement acquise à sa cause.

Appel incendiaire
À 86 ans bien tassés, l’ancien président, qui est sorti de ce mutisme précautionneux qui le caractérise et qui lui a valu le surnom de « Sphinx de Daoukro » (du nom de son fief situé dans le Centre, en pays baoulé), se livre à une attaque d’une rare violence contre celui qui, jusqu’en juin 2018, était son plus fidèle allié et avec lequel il avait, sept années durant, pratiquement partagé la gestion du pays.
Dans la déclaration conjointe qui a sanctionné la rencontre, lue par Patrice Saraka, secrétaire général du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (COJEP) de Charles Blé Goudé, le CRDP exige notamment le retrait  de la candidature d’Alassane Ouattara, la dissolution de la CEI, l’audit de la liste électorale, la libération des prisonniers civils et militaires et le retour des exilés, dont Laurent Gbagbo, Guillaume Soro, Charles Blé Goudé et Akossi Bendjo. Rien de moins !
L’appel incendiaire d’Henri Konan Bédié suscite moult interrogations sur les intentions réelles de l’ancien président, qui n’aura jamais autant mérité le sobriquet de « sphinx » dont on l’affuble. L’homme, qui se présente désormais comme le rassembleur de toute  l’opposition, s’efforce ainsi de remettre au goût du jour le fameux TSO (« Tout sauf Ouattara ») qui avait fait flores en l’an 2000 !

Flou artistique
La perplexité des Ivoiriens s’est nourrie de l’absence, jeudi 17 septembre, du PDCI-RDA à la cérémonie de prestation de serment devant le Conseil constitutionnel des représentants des partis politiques à la Commission électorale indépendante (CEI). Perplexité renforcée par les  déclarations tonitruantes, depuis son exil parisien, de Guillaume Soro qui assure qu’il s’est pratiquement entendu avec Bédié pour que celui-ci se retire de la course à la présidentielle.
Si les propos de l’ancien président de l’Assemblée nationale et ex-chef de la rébellion des Forces nouvelles, qui soutient sans sourciller que « Bédié est d’accord. Il l’a écrit, je l’ai eu au téléphone », n’ont été corroborés par aucun officiel du PDCI, il n’en demeure pas moins qu’ils n’ont fait l’objet d’aucun démenti, entretenant ainsi un flou artistique sur les intentions réelles de l’ancien président.
Si l’on en croit les affirmations de Soro qui prétend avoir contacté l’ancien Premier ministre Pascal  Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI) qui, soit dit en passant, n’avait pas été convié à la rencontre de dimanche, et Mabri Toikeuse Abdallah, ancien ministre de l’Enseignement supérieur du président Ouattara et leader de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI), tout serait en place pour un boycott du scrutin présidentiel par l’ensemble de l’opposition, à la notable exception de Kouadio Konan Bertin dit KKB.
Mais dans sa volonté de passer pour le fédérateur attitré de l’opposition ivoirienne, Henri Konan Bédié, qui avait délibérément exclu l’ancien Premier ministre de Gbagbo de la rencontre de dimanche pour éviter un face-à-face gênant avec les GOR (Gbagbo ou rien) a fini par rencontrer, mardi 22 septembre, le proscrit Pascal Affi Nguessan qui, le même jour, a indiqué qu’il renoncerait à participer au scrutin si certaines conditions n’étaient pas remplies avant le premier tour.

Un RHDP en ordre de bataille
Pour certains membres du camp présidentiel, il ne fait aucun doute que le président du PDCI, conscient du fait qu’il ne peut pas l’emporter face au chef de l’État sortant qui a mis en branle ce véritable rouleau compresseur qu’est le RHDP déjà en ordre de bataille, s’apprête à se retirer de la compétition et à installer « la chienlit » ! Du côté des autorités, on multiplie volontiers les mises en garde et les appels au calme et à la retenue dans la perspective d’une consultation électorale que d’aucuns jugent à hauts risques, en dépit des assurances qu’elles donnent.
Le Premier ministre Hamed Bakayoko, qui s’est déjà rendu dans les quatre localités du pays où s’étaient produits les troubles les plus graves, en août, à l’annonce de la candidature du chef de l’État, n’est pas en reste, enchaînant meetings, inaugurations et rencontres avec les populations ou les corps constitués. « Il y a des gens qui souhaitent le pire à la Côte d’Ivoire, ils ont envie de voir la Côte d’Ivoire brûler, ils ont envie de voir la Côte d’Ivoire à feu et à sang. Il faut leur dire que la Côte d’Ivoire sera en paix. », a-t-il notamment lancé devant une foule de plusieurs milliers de jeunes rassemblés au stade de Yopougon, commune considérée comme l’un des fiefs électoraux de Laurent Gbagbo qui est tombée dans l’escarcelle du RHDP lors des élections locales d’octobre 2018.
En visite d’État dans la région du Moronou située dans le centre du pays, ce vendredi 11 septembre, le chef de l’État sortant avait donné le ton : « Nous devons faire en sorte que les prochaines élections ne soient pas des sources de violence, mais plutôt l’occasion pour chaque candidat d’expliquer ce qu’il entend faire pour nos populations en termes de cohésion sociale et de développement. »

Un remake de 1995 ?
Henri Konan Bédié va-t-il finir par se retirer de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, ouvrant ainsi  la voie à son principal adversaire qui sera élu sans coup férir, mais dans un contexte qui pourrait être marqué par une crise post électorale sans précédent ? L’histoire va-t-elle jouer aux Ivoiriens, un quart de siècle plus tard, un remake de la présidentielle du 22 octobre 1995, marquée par le « boycott actif » du Front républicain, constitué alors par le FPI de Laurent Gbagbo et le RDR de Djeny Kobena, qui soutenait la candidature d’Alassane Ouattara face au président Bédié, avec les mêmes protagonistes mais dans des positions et des rôles différents ?
Si tel devait être le cas, de nombreux Ivoiriens pourrait s’amuser de voir Laurent Gbagbo faire la courte échelle à celui qui, en 2010, n’hésitait pas à qualifier son régime de « satanique ». À condition, bien entendu, que la présidentielle du 31 octobre ne tourne pas à la chronique d’une catastrophe annoncée. Moriba Magassouba, historien, journaliste et écrivain sénégalais. Ancien rédacteur en chef à Demain l’Afrique et à Africa international. Auteur de « L’islam au Sénégal, demain les mollahs? », édition Karthala, Paris 1987.

Mali : le poste très convoité de Premier ministre de la transition

https://www.rfi.fr/fr Après la cérémonie de prestation de serment vendredi du président de transition Bah N’Daw , le Mali attend toujours la désignation de son Premier ministre civil, une condition fixée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao). Les consultations sont en cours, mais les candidats sont très nombreux.
Le poste de Premier ministre de transition est très convoité. Rien que dans les rangs du M5, le mouvement de contestation qui a contribué à la chute du président IBK, on compte 14 candidats déclarés, dont une femme.
Les membres de ce regroupement politique n’a pas pu s’entendre sur le nom d’un candidat de consensus. Un responsable du M5 s’est donc rendu à Kati, fief de la junte, pour remettre tous les dossiers de candidature.
Mais certains s’interrogent : pourquoi déposer les dossiers à Kati, alors que c’est le président de transition Bah N’Daw qui est censé nommer le futur Premier ministre ? La réponse est simple : la junte est pour le moment toujours incontournable.
Il y a également des candidats en dehors du M5 pour le poste de la Primature. Parmi eux, on parle d’un financier, d’un banquier, ou encore d’un ancien ministre des Affaires étrangères. Les Maliens attendent impatiemment le nom du futur chef du gouvernement, mais également la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ouest, afin de lever l’embargo qui pèse sur le Mali. Avec notre correspondant à Bamako, Serge Daniel

MALI/CEDEAO  : Les sanctions levées après la nomination d’un Pm civil

Libération Sénégal online -Un président et un vice-président de la transition nommés, la Cedeao annonce qu’elle lèvera ses sanctions contre le Mali après la désignation d’un premier ministre civil. C’est ce qui ressort d’un communiqué faisant suite à la mission de la Cedeao au Mali. Par ailleurs, le comité de suivi de la situation au Mali, décidé par la conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement a été installé. Ce Comité  comprend le médiateur de la Cedeao au Mali, Goodluck EbeleJonathan ; le président en exercice du conseil des ministres de la Cedeao ; le président de la commission de la Cedeao ; le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies au Mali, Chef de la Minusma, entre autres.

Baisse de la croissance économique de l’UEMOA au deuxième trimestre 2020

https://www.financialafrik.com L’activité économique a reculé dans l’UEMOA au deuxième trimestre 2020 avec une baisse de 2% du PIB en glissement annuel, selon les données contenues dans le bulletin trimestriel de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO). D’après l’institut d’émission régional basé à Dakar (Sénégal), cette régression est surtout imprimée par le secteur tertiaire, dont la contribution s’est établie à -2 points de pourcentage, en repli de 3,8 points par rapport au trimestre précédent.
Pour sa part, la contribution du secteur secondaire est ressortie à -0,7 point de pourcentage, en baisse d’un point de pourcentage par rapport à celle enregistrée entre janvier et mars 2020. « L’apport du secteur primaire à la croissance a été de +0,7 point de pourcentage, stable par rapport aux réalisations du trimestre précédent », précise le rapport de la BCEAO. Cette baisse de la croissance économique en lien avec la pandémie de la Covid-19 intervient après un trimestre ayant enregistré une hausse de 3,2% en glissement annuel.
Au titre de l’année, le taux de croissance moyen dans l’espace est attendu à environ 2,7% contre 6,6% initialement prévu. En avril dernier, le président ivoirien Alassane Ouattara, président de la Conférence des chefs d’Etat de la région avait prévenu que la poursuite de la pandémie « jusqu’en fin d’année » pourrait conduire les économies de la zone à « entrer en récession et réduire ainsi de façon significative la capacité des différents États à lutter contre la pauvreté et le terrorisme »  Nephthali Messanh Ledy

Burkina Faso : 907 milliards FCFA mobilisés auprès des partenaires au développement en 2019

https://www.sikafinance.com En 2019, le Burkina Faso a mobilisé 907 milliards FCFA d’aide, soit 1 549 millions de dollars, auprès de ses partenaires techniques et financiers pour le financement de ses projets de développement, a indiqué ce 25 septembre le ministère en charge de l’Economie
En augmentation de 4% par rapport à 2018, cette enveloppe qui est composée à 65,6% de dons a été principalement orientée vers les secteurs de la santé, de la production agro-sylvo-pastorale, de l’eau et de l’assainissement, de l’éducation et de l’environnement ainsi que du secteur privé.
Selon le ministère, la Banque mondiale, le Système des nations unies, les États-Unis, le fonds mondial, l’UE, la BID, la BAD, la France, l’Allemagne et la Suède sont les 10 premiers partenaires ayant le plus décaissé en 2019.Olivia Yao

UEMOA : 560 milliards FCFA de déficit commercial au 2ème trimestre 2020

https://www.sikafinance.com Le déficit commercial de l’UEMOA s’est établi à 562,9 milliards FCFA au deuxième trimestre 2020, en détérioration de 151 milliards FCFA par rapport à la même période de l’année précédente, selon les données officielles.
Cette contreperformance du commerce extérieur de l’Union s’explique par une baisse des exportations (-16,3% à 3 585,3 milliards FCFA) plus prononcée que celle des importations (-11,6% 4 880,3 milliards FCFA).
Le repli des exportations est imprimé par le recul des ventes des produits pétroliers (-69,6% à 156,6 milliards FCFA), du coton (-57,2% à 140,6 milliards FCFA), l’anacarde (-45,6% à 251 milliards FCFA), ainsi que des produits du cacao (-2,7% à 487,5 milliards FCFA), en dépit de la hausse de +15,8% à 1 012,7 milliards FCFA de la vente du principal produit d’exportation qu’est l’or.
Les exportations de caoutchouc, d’uranium et de café ne sont ressorties qu’à 85,4 milliards FCFA, 37,5 milliards FCFA et 23,7 milliards FCFA, respectivement.
S’agissant des importations, leur contraction est expliquée par la réduction des achats de produits énergétiques (-48,7% à 563,7 milliards FCFA), des biens intermédiaires (-11,8% à 762,8 milliards FCFA) et des biens d’équipement (-8% à 719,2 milliards FCFA).
En revanche, les produits alimentaires ont continué de dominer les importations de l’Union en ayant enregistré une légère progression de +2,3% à 1 218,5 milliards FCFA à fin juin 2020.Dr Ange Ponou

Sénégal : Eveline Tall nommée PCA de CGF Bourse

https://www.financialafrik.com Le Conseil d’administration, lors de sa réunion du 21 septembre 2020, a procédé à la nomination de Madame Eveline Tall comme Président du Conseil d’Administration de CGF Bourse. Mme Tall a rendu un vibrant hommage à Feu Gabriel Fal, fondateur de CGF Bourse et de CGF Gestion pour son parcours exemplaire dans la Finance d’abord en tant que banquier puis dans les activités du marché financier. Elle a remercié tous les administrateurs ainsi que les actionnaires et félicité la Direction Générale de CGF Bourse pour leur leadership.
Eveline Tall totalise une expérience professionnelle de plus de 35 ans dans le domaine de la Banque et de la Finance avec des compétences en leadership stratégique et opérationnel. Elle a une expertise reconnue dans les domaines du Développement des entreprises et de la Gouvernance. Mme Tall a eu à travailler, avec compétence, dans des environnements complexes et volatiles.
Dirigeante d’entreprises, Mme Tall a commencé sa carrière à la Citibank Dakar où elle a occupé plusieurs postes de responsabilité pendant 16 ans. Elle a ensuite rejoint une banque Pan Africaine, Ecobank, présente dans trente-quatre (34) pays d’Afrique Subsaharienne et a contribué à sa croissance pendant 19 ans. Elle y a, entre autres, occupé les fonctions de Directeur Général des filiales bancaires d’Ecobank au Mali puis au Sénégal, Directeur Régional UMOA pour le Groupe. Mme Tall a quitté le Groupe Ecobank en 2017 comme Directeur Général Adjoint du Groupe, ayant supervisé pendant six (6) ans les Directeurs Généraux de trente-trois (33) filiales bancaires d’Ecobank en Afrique ainsi que le Contrôle Interne et la Conformité du Groupe, et les Relations avec les Superviseurs.
Dans le cadre de ses différentes fonctions dans le Goupe Ecobank, Mme Eveline Tall a été pendant douze (12) ans administrateur représentant la holding Ecobank Transnational Incorporated (ETI) dans ses filiales en Afrique de l’Ouest, au Cameroun, au Kenya, au Nigéria, au Ghana et au Zimbabwe. Mme Tall siège actuellement au Conseil d’Administration de deux holdings de banques pan africaines (BGFI Holding et Coris Holding) et de cinq autres sociétés ou organismes internationaux. Elle a siégé au Conseil Economique et Social du Sénégal comme Présidente de la Commission Economie, Commerce et Perspectives de 2010 à 2013. Eveline TALL est très impliquée dans l’amélioration du climat des Affaires en Afrique, l’inclusion financière et l’intégration économique des Femmes. Eveline Tall a été distinguée Chevalier de l’Ordre National du Lion du Sénégal.
Pour rappel, CGF Bourse est une Société de Gestion et d’Intermédiation (SGI) au capital de 1,5 milliard de FCFA, agréée depuis 1998. Elle intervient dans le courtage, le Conseil, la tenue de compte titres, la gestion sous-mandat mais également la gestion collective & l’épargne salariale. CGF BOURSE apporte des services à forte valeurs ajoutée, tels que la gestion & la restructuration de la dette, les financements structurés, les levées de fonds sur les marchés financiers et les syndications bancaires ainsi que le conseil en ingénierie financière. Cette année 2020, CGF Bourse a obtenu deux nouveaux agréments en tant que listing sponsor pour l’accès des PME au 3e compartiment de la BRVM et l’agrément d’exercice de bourse en ligne. CGF Bourse est notée QSG-1 5 Etoiles de l’agence de notation WARA depuis 2018 en qualité de gestion et est certifiée ISO depuis 2005.

Aboubacry Ciré Sy (Conseiller spécial du Président) : «L’effacement de la dette est une condition sine qua non pour relancer les économies du monde»

https://www.dakaractu.com Dans ce contexte de pandémie Covid-19, marqué par la volonté  des autorités étatiques de relancer l’économie, l’effacement de la dette constitue un facteur non négligeable pour assurer une bonne relance de l’économie des pays du monde. C’est du moins l’avis de Aboubacry Ciré Sy, conseiller spécial du Président de la République.
« On ne peut pas traîner avec un boulet aux pieds et vouloir réussir une course de vitesse. La relance économique doit impérativement passer par l’effacement de la dette. Cet effacement de la dette permettra à tous les pays frappés par la Covid-19 de se relancer à  partir de leurs propres potentialités avant de faire appel à  la coopération financière internationale », a précisé le conseiller spécial du président.
Pour Aboubacry Ciré Sy, il n’est plus question de croiser les bras sous prétexte  que la pandémie Covid-19 est là.
« Dans le cadre de la riposte, l’État a construit un programme d’information d’éducation et de sensibilisation aux populations  pour qu’elles puissent faire face à la pandémie. Donc tout le monde doit se mobiliser pour la relance de l’économie. Et il n’est plus question de croiser les bras sous prétexte que la pandémie Covid-19 est là », laissera entendre le conseiller spécial à la présidence de la République…

Et si le nouveau décret sur les conditions d’affectation des terres du domaine national était entaché d’illégalité!Par  Kader Fanta NGOM 

https://www.dakaractu.com/Ce décret a été pris sans un travail préalable de mise en harmonie avec la loi 2013-10 portant code général des collectivités territoriales (CGCT). Le nouveau décret confie au gouverneur le pouvoir d’approbation de délibérations foncières que ce code ne lui reconnait pas.
Selon ce nouveau décret, ‘’au-delà de 50 ha, la délibération ne peut être approuvée que par le gouverneur de région territorialement compétent par acte réglementaire (…)’’. Le pouvoir d’approbation entre dans le cadre de l’exercice d’un contrôle de légalité.
Or, le gouverneur n’est pas habilité à exercer un tel contrôle au regard de l’article 270 du CGCT qui renvoie aux conditions dans lesquelles, les représentants de l’Etat doivent exercer le contrôle de légalité. La principale condition est donnée par l’article 243 du CGCT qui identifie les représentants de l’Etat compétents pour exercer ce contrôle de légalité sur chaque niveau de collectivité territoriale.
Selon cet article, ‘’les actes pris par les collectivités territoriales sont transmis au représentant de l’Etat auprès, du département ou de la commune (…)’’. Et l’article 271 précise clairement le représentant de l’Etat compétent auprès de chaque échelle de collectivité territoriale et le gouverneur n’est nulle part cité parmi ces autorités.
L’article 271 souligne que ‘’le préfet représente l’Etat auprès du département, de la ville, de la commune chef-lieu de département et de toutes autres communes qui lui seront rattachées par décret. Le sous- préfet représente l’Etat auprès des autres communes de son arrondissement’’. Le gouverneur n’est pas cité parmi les représentants de l’Etat devant exercer le contrôle de légalité sur les actes pris par les collectivités territoriales.
Le 16 septembre 2020, Son Excellence Monsieur le Président de la République a signé le décret n° 2020-1773 modifiant le décret n° 72-1288 du 27 octobre 1972 relatif aux conditions d’affectation des terres du domaine national comprises dans les communes.
De même, le Préfet, selon les dispositions de cet article 271, n’a pas une compétence d’approbation sur toutes les communes de son département.
Conformément à la hiérarchie des normes, ce nouveau décret ne peut pas ranger la loi mais doit se ranger derrière la loi. Pour donner au gouverneur le pouvoir d’exercer ce contrôle, la loi 2013-10 portant CGCT devra au préalable être révisée en vue de le désigner parmi les autorités habilitées à exercer un pouvoir d’approbation sur les délibérations notamment foncières.
Dans le cas contraire, tout acte administratif qu’il prendra ne serait pas valable. Un acte administratif doit être signé par l’autorité compétente. Or le gouverneur n’est pas compétent pour prendre de tels actes d’approbation. Un décret ne peut pas lui attribuer ce pouvoir, il peut juste organiser ce pouvoir que lui a déjà confié la loi.
L’exemple le plus illustratif nous a été donné par l’ancien code des collectivités locales (loi n° 96-06 du 22 mars 1996).

Lorsque cette loi avait attribué au gouverneur 

le pouvoir de contrôle de l’égalité sur les régions, le décret 72-636 du 29 mai 1972 relatif aux attributions des chefs de circonscriptions administratives, a automatiquement été modifié pour le conformer à cette loi et à son décret d’application (96-228 du 22 mars 1996). C’est cette démarche qui est bonne et qui devait être adoptée dans ce cas d’espèce. Il fallait d’abord reformer la loi avant de préciser les détails dans un décret.
Si un gouverneur signe un arrêté pour approuver une délibération sur la base de ce décret n° 2020-1773, il aurait commis une incompétence ratione materiae, c’est-à-dire l’inaptitude légale à prendre un acte dans un domaine qui n’est pas le sien, dans une matière qui ne relève pas de ses attributions. Il aurait empiété en tant qu’autorité supérieure sur les compétences d’un de ses subordonnés (préfet ou sous-préfet). Le texte de base (code général des collectivités territoriales) a clairement procédé à la répartition exclusive des compétences d’approbation entre le
préfet et le sous-préfet.
Dans la jurisprudence, la violation des règles de compétence est sévèrement sanctionnée par le juge administratif. En effet, il s’agit de règles d’ordre public, ce qui signifie que l’incompétence de l’auteur de l’acte contesté est un moyen d’annulation qui doit être soulevé d’office par le juge et cela même si les parties ne l’ont pas invoqué. En conclusion, pour que ce décret soit légal, il faudra en amont modifier l’article 271 de la loi 2013-10 portant Code Général des Collectivités Territoriales dans le sens d’une part d’intégrer le gouverneur parmi les représentants de l’Etat exerçant le contrôle de légalité sur les actes des collectivités territoriales et d’autre part permettre au Préfet d’étendre, le cas échéant, son pouvoir d’approbation sur toutes les autres communes de son département.
Enfin, ce nouveau décret ne vise que l’article 2 du décret 72-1288 sur les conditions d’affectation et garde un silence sur les conditions de désaffectation. Or pour maintenir le parallélisme des formes, l’article 8 du décret 72-1288 devra aussi être modifié. Cet article dispose que la délibération de désaffectation n’est exécutoire qu’après avoir été approuvée par le sous-préfet.Conseil Juridique

’’LE JOOLA’ : DÉPÔT D’UNE GERBE DE FLEURS ET MINUTE DE SILENCE À MBAO

Mbao, 26 sept (APS) – La cérémonie de commémoration du 18ème anniversaire du naufrage du navire ’’Le Joola’’ a été marquée, samedi, aux cimetières de Mbao, dans la banlieue dakaroise, par le dépôt d’une gerbe de fleurs et une minute de silence.
C’est à 12 heures précises que deux jeunes dont une fille vêtue de noir ont marché quelques mètres pour déposer une gerbe de fleurs sur l’une des 135 tombes, a constaté l’APS.
Ce geste a été suivi d’une minute de silence en hommage à toutes les victimes de cet accident maritime qui a fait près de 2 000 morts, il y a 18 ans.
« Cette minute de silence est observée en même temps à Ziguinchor, aux cimetières Saint-Lazard et partout ailleurs où des victimes du naufrage ont été enterrées », a expliqué la chargée de l’organisation, Martine Diatta.
Pour cause de crise sanitaire liée au coronavirus, les cérémonies ont été restreintes contrairement aux commémorations précédentes.
Les organisateurs ont tenu aussi à faire respecter les gestes barrières comme le port de masque.
Des proches et amis des victimes sont venus se recueillir et prier. Bon nombre d’entre eux ne savent même pas si leurs proches ont été enterrés sur le site de Mbao.
« Je ne sais pas où mon fils a été enterré, je ne sais même pas s’il est sorti de l’eau. Mais je viens
ici chaque année pour me recueillir et prier pour lui », a dit Maimouna Kanté.
Pour Justine Sagna qui a perdu sa mère dans cet accident maritime, « le plus dur est de perdre une maman sans savoir où elle a été enterrée ».
Le bateau Le Joola qui assurait la liaison maritime Ziguinchor-Dakar a fait naufrage le 26
septembre 2002 au large des côtes gambiennes faisant 1863 morts et 64 rescapés, selon un bilan officiel.

REFLEXIONS SUR LA TRAGEDIE DU JOOLA PAR DJIBRIL SAMB

https://www.seneplus.com -L’As-La pouvoir politique fit tout pour clore le dossier au plus vite en lieu et place de la justice qui manqua une occasion de prouver sa dignité et son impartialité

26 septembre 2017

Voilà quinze, le 26 septembre 2002, le Sénégal vivait l’une des grandes tragédies maritimes de l’histoire du monde. Le bateau Le Joola coulait dans les eaux de l’Atlantique. Ce naufrage fit, selon les chiffres officiels avancés par les autorités gouvernementales, 1863 victimes. C’est donc la plus grande tragédie du Sénégal, dépassant le sinistre bilan du Titanic (1912) qui s’établit autour de 1500 morts.
Mais les causes de ces deux naufrages sont apparemment sans commune mesure. Le RSM Titanic coula après avoir heurté un iceberg, tandis que Le Joola, dont la capacité d’embarquement est de 550 personnes, en transportait plus de deux mille. Dans le cas du Joola, il y a probablement une chaîne de responsabilités allant du commandant de bord au sommet de la hiérarchie gouvernementale.
Un commandant de bord tant soit peu responsable n’accepterait jamais de piloter un bateau avec le quadruple de sa charge autorisée, soit 550 personnes. La chose reste incompréhensible. Si le commandant ne se montre pas regardant, du moins l’autorité chargée de la sûreté du bateau doit-elle, avant chaque départ, effectuer un contrôle élémentaire et prendre toutes dispositions utiles pour rétablir les normes minimales de sécurité. Un tel contrôle était d’autant plus nécessaire en raison de la durée du voyage, soit treize heures.
Aux échelons supérieurs, il ne semble pas que qui ce soit ait été intéressé par le respect des normes de sécurité et de sûreté par le plus important moyen de transport d’êtres humains du Sénégal en cette année 2002. Lorsque le naufrage eut lieu, vers 23h, en raison du nombre exorbitant de personnes en surcharge, en dehors de deux canots ouverts à grand peine, les naufragés ne reçurent aucun secours avant le lendemain matin. Ce furent des pêcheurs privés. Il fallut attendre la fin de l’après-midi du 27 septembre pour apercevoir l’ombre des premiers secours officiels. Ce dernier aspect en lui-même est une indication manifeste tout à la fois de l’incurie, de l’irresponsabilité et de l’incompétence des autorités gouvernementales. Mais l’extrême irresponsabilité des autorités gouvernementales de l’époque et, plus particulièrement, du chef de l’exécutif, dépasse tout entendement. L’enquête fut bâclée selon toute apparence.
La justice officielle ne se montra guère curieuse. La pouvoir politique fit tout pour clore le dossier au plus vite en lieu et place de la justice qui manqua une occasion de prouver sa dignité et son impartialité. Il n’y eut ni procès ni sanction. Il n’y eut qu’un seul coupable, le commandant, qui ne pouvait même pas être interrogé parce qu’il avait disparu dans le naufrage, comme si, en droit, il pouvait y avoir un coupable sans procès. Pour le reste, l’injuste prince de ce temps, à son habitude, pensa qu’avec un chèque de dix millions pour chaque famille d’ayants-droit, le problème du Joola passerait par pertes et profits et serait définitivement oublié.
L’historien de la navigation maritime au Sénégal s’attachera à analyser minutieusement le moindre détail de cet épisode tragique. L’historien de la gouvernance, lui, étudiera dans ses moindres aspects la gestion politique de cette affaire, qui défie la vertu et la justice. Malgré la demande insistante des familles et de nombreux citoyens soucieux de bienséance, le gouvernement s’arcbouta dans son refus de procéder au renflouement du Joola.

27 septembre 2017

Le renflouement du Joola est demandé depuis quinze ans, avec insistance, par les familles des disparus. C’est une condition essentielle, à leurs yeux, pour pouvoir faire dignement le deuil de leurs parents et proches disparus. Si l’on connaît bien l’anthropologie africaine et, en particulier, la place des défunts dans la communauté des vivants, on comprendra aisément l’inquiétude, la douleur et la souffrance des familles, qui ne cesseront de s’accroître avec le temps. Tant que le Joola ne sera pas renfloué, les familles ne retrouveront pas leur tranquillité d’esprit. On ne gouverne pas un peuple si l’on méconnaît les ressorts de son âme et de sa culture.
A l’évidence, malgré les facilités et les appuis proposés par des nations amies, les autorités gouvernementales de l’époque, pour des raisons qui m’échappent, ne voulaient pas procéder au renflouement du Joola. Cette attitude fut peu digne. Mais qu’ attendent les autorités gouvernementales actuelles ? Elles ont le devoir de réparer la grave faute de leurs prédécesseurs et de faire procéder au renflouement du Joola. De même, elles doivent aider la justice à reprendre la main dans ce dossier. Au-delà des familles, c’est le pays tout entier qui a besoin que cette affaire fasse l’objet d’un vrai traitement judiciaire, comme cela doit se faire dans une société civilisée.
La profondeur du problème et son extrême importance doivent être expliquées au président de la République de qui on espère des décisions salutaires, notamment en ce qui concerne l’obligation, pour l’État, de veiller, en bon père de famille, sur les orphelins laissés par les victimes du Joola. Ces enfants sont, à n’en pas douter, des pupilles de la nation. L’État doit veiller sur eux, tel un tuteur plein d’affection et d’attention, leur garantir l’instruction et l’éducation, leur fournir toute l’assistance nécessaire jusqu’à ce qu’ils atteignent la majorité et deviennent des citoyens vaillants.
Enfin, il faudra, tôt ou tard, bâtir un mémorial au Port autonome de Dakar où figureraient les noms de tous ceux qui ont été identifiés avec une seule phrase : « Le bateau Le Joola a coulé le 26 septembre 2002, occasionnant 1863 décès d’hommes et de femmes parce qu’il a dépassé sa charge autorisée qui était de 550personnes et que personne n’a rien dit. »
Djibril Samb, L’heur de philosopher la nuit et le jour (2017), tome 3 : Quand philosopher, c’est vivre, L’Harmattan-Sénégal, Dakar, 2019, pp.269-272.

Naufrage du « Joola » : «1.280 orphelins sont laissés en rade par l’Etat…»

https://www.dakarmatin.com Le président de l’ANFV/Joola, Boubacar Ba a révélé ce samedi matin, à Ziguinchor, à l’occasion de la commémoration du 18ème anniversaire du naufrage du «Joola », que, «certains points essentiels mériteraient d’être revisités.
Il s’agit des 1.280 orphelins laissés en rades par l’Etat à travers le décret d’application de 2009, la prise en charge psychosociale des familles, l’entretien des cimetières, la justice et la vérité sur le naufrage», a dit Boubacar Ba. Poursuivant, «le thème de ce 18e anniversaire, centré autour du «Renflouement de l’épave du Joola» est une opportunité pour répondre à l’appel assourdissant de nos parents, à travers le deuil, la sépulture descente aux victimes, le respect de la dignité humaine, la lutte contre le traumatisme chronique, le devoir de mémoire et d’introspection, mais aussi, pour éviter de privilégier la piste de la souffrance éternelle pour nous familles des victimes.
S’il est trop tard pour nos victimes, c’est en leur noms que nous nous battons, pour sauvegarder leurs mémoires et leurs dignités, la vie de milliers de sénégalais et de tous les citoyens du monde, car le «Joola» n’est pas une histoire de résilience, mais de combat de tous les jours, pour nous, pour toute la nation et pour l’humanité toute entière », a conclu M. Ba.
Pour rappel, le bateau qui assurait la liaison maritime entre Ziguinchor et Dakar, a coulé le 26 septembre 2002, à 23 heures au large des côtes gambiennes. Plus de 2.000 morts selon les familles des victimes et officiellement 1863 et 64 rescapés. Ce qui est considéré comme une des plus grandes catastrophes maritimes au monde. Il effectuait en même temps deux rotations par semaine entre Dakar et Ziguinchor, avec une escale à l’île de Karabane.

’’LE JOOLA’’ : TOUS LES ORPHELINS ’’LAISSÉS EN RADE’’ SERONT PRIS EN CHARGE PAR L’ETAT (MINISTRE)

Ziguinchor, 26 sept (APS) – Le ministre des Forces Armées Sidiki Kaba a assuré samedi à Ziguinchor (sud) que l’Etat est en train de prendre ’’les dispositions idoines’’ pour la prise en compte de tous les orphelins de l’accident du navire ’’Le Joola’’ dans le cadre de la politique des pupilles de la Nation.
’’En ce qui concerne les préoccupations légitimes relatives à la prise en charge des orphelins, l’Etat est en train de prendre les dispositions idoines pour intégrer les autres orphelins dans le cadre des pupilles de la Nation avec notamment une prise en charge correcte dans les domaines sanitaire et scolaire’’, a promis Sidiki Kaba
Le ministre des Forces armées, à la tête de la délégation officielle du gouvernement, était à Ziguinchor pour les besoins de la commémoration du 18eme anniversaire du naufrage du bateau Le Joola. M. Kaba était accompagné du ministre du Commerce et des PME Aminata Assome Diatta et de son collègue de la Culture et de la Communication Abdoulaye Diop.
La délégation a été accueillie à 9 heures à l’aéroport de Ziguinchor par les autorités administratives et locales.
Elle s’est dirigée ensuite au cimetière de Kantène à la sortie de Ziguinchor sur la route de Mpack (Guinée Bissau) où reposent plusieurs victimes du naufrage survenu le 26 septembre au large de la Gambie, faisant près de 2000 morts.

Les autorités ont procédé au dépôt d’une gerbe de fleurs avant d’assister à une séance de prières et de recueillements dirigée par l’Imam Ratib de Ziguinchor, Ismaila Haidara, et l’Evêque de Ziguinchor Paul Abel Mbamba.

Le cortège s’est ensuite ébranlé vers le port de Ziguinchor, site symbolique, pour avoir été le lieu d’embarquement du navire, où une foule importante attendait la délégation officielle.
Une gerbe de fleurs a été déposée sur les rives du fleuve Casamance avant l’ouverture d’une longue série d’allocutions.
’’En ce qui concerne les préoccupations légitimes relatives à la prise en charge des orphelins, l’Etat est en train de prendre les dispositions idoines pour intégrer les autres orphelins dans le cadre des pupilles de la Nation avec notamment une prise en charge correcte dans les domaines sanitaire et scolaire’’, a promis Sidiki Kaba.
Auparavant le président de l’Association nationale des familles des victimes Boubacar Ba avait plaidé pour l’intégration des autres orphelins dans la politique de prise en charge
’’Certains points essentiels mériteraient d’être revisités. Il s’agit des 1280 orphelins laissés en rade par le décret d’application de 2009’’, a déclaré Boubacar Ba avant d’énumérer les autres points de revendication.

Il a notamment cité ’’la prise en charge psychosociale des familles, l’entretien des cimetières, la justice et la vérité sur le naufrage’’.

Suzanne Immaculée Diatta, présidente de l’Association des orphelins du Joola, a insisté sur le renflouement de l’épave du bateau, retenu d’ailleurs comme le thème de ces commémorations.
’’Le renflouement du bateau est un point essentiel pour les orphelins. Nous sommes toujours perdus face à l’immensité de l’océan imaginant nos parents au fond des abysses. L’on se demande tout le temps à quoi ressembleraient nos vies si nos parents étaient encore parmi nous ?’’, s’est-elle interrogée avant de s’écrouler sous le coup de l’émotion.
Le maire de la commune de Ziguinchor Abdoulaye Baldé qui a ouvert le bal des allocutions a insisté sur le traumatisme vécu par la ville de Ziguinchor qui avait enregistré à elle seule un total de 971 victimes sur les 1863 morts officiellement reconnus.
’’Note ville a été frappée de plein fouet, payant le plus lourd tribut. Au-delà, le pays entier a été secoué et des familles entières vivent encore dans le désarroi. Nous plaidons encore pour une meilleure prise en charge des orphelins, ainsi que le renflouement du bateau et l’achèvement du mémorial’’, a dit M. Baldé.

Le bateau « Le Joola » qui assurait la liaison Ziguinchor-Dakar a fait naufrage au large des côtes gambiennes, dans la nuit du 26 au 27 septembre 2002. Le drame a fait 1863 morts et 65 rescapés, selon un bilan officiel. 

Suite à ce drame, 600 enfants reconnus pupilles de la nation sont pris en charge par l’Etat, certains descendants des victimes ne sont pas toutefois pris en compte du fait de problèmes administratifs.
Les familles des victimes continuent par ailleurs de réclamer le renflouement du bateau pour faire leur deuil, ce qui inclut la construction d’un « mémorial du Joola ».
Elles réclament de même une meilleure prise en charge psychosociale en raison des graves traumatismes créés par ce drame à propos duquel certains représentants de victimes continuent de réclamer « justice et vérité », pour que les responsabilités soient situées dans cette affaire.
La justice sénégalaise a conclu à la seule responsabilité du commandant de bord, disparu dans le naufrage, ce qui fait que le volet judiciaire de cette affaire a été enterré dès 2003.
Les familles des victimes s’étaient alors tournées vers la justice française, dix-huit Français faisant partie des victimes.
En août 2003, une information judiciaire a été ouverte, en France, pour homicides involontaires.
Mais en 2016, la cour d’appel de Paris a confirmé le non-lieu que la justice française avait rendu en première instance, en 2014 MTN/OID

Naufrage du «Joola» : Le Ministre des Forces Armées rassure les familles des victimes et rescapés

https://www.dakarmatin.com Sidiki Kaba, le Ministre des Forces Armées a rassuré, ce samedi matin à Ziguinchor, les familles des victimes et rescapés du naufrage du bateau le « Joola ». Il s’exprimait à l’occasion de la cérémonie du 18ème anniversaire de l’une des plus grandes catastrophes maritimes au monde.
Se trouvant ce samedi matin à Ziguinchor avec une émotion infinie au nom du Président de la République Macky Sall, le ministre des Forces Armées a déclaré que, «ce jour restera plus que jamais graver dans la mémoire de tous les sénégalais.»

« L’Etat est en train de prendre toutes les dispositions »

A l’en croire toujours, «le Chef de l’Etat Macky Sall a toujours porté une attention particulière sur ce dossier douloureux», a ajouté Me Sikidi Kaba qui n’a pas manqué de vanter les réalisations du Président de la République et de son Gouvernement en Casamance.  » l’Etat est en train de prendre toutes les dispositions pour prendre en charge les pupilles laissés en rade. Je peux vous assurer que la célébration de ce 18ème  anniversaire du naufrage du « Joola » sera marquée par des décisions importantes qui seront prises par le Président de la République allant dans le sens de la réalisation et de la satisfaction des préoccupations des familles des victimes et des rescapés du «Joola », a conclu M. Kaba.
Pour rappel, le bateau qui assurait la liaison maritime entre Ziguinchor et Dakar, a coulé à 23 heures au large des côtes gambiennes. Plus de 2.000 morts selon les familles des victimes et officiellement 1863 et 64 rescapés. Ce qui est considéré comme une des plus grandes catastrophes maritimes au monde. Il effectuait en même temps deux rotations par semaine entre Dakar et Ziguinchor, avec une escale à l’île de Karabane.

JOOLA, 18 ANS DÉJÀ PAR AWA MBENGUE & FLORIAN BOBIN

https://www.seneplus.com/ Le 26 septembre 2002 survenait l’une des pires catastrophes maritimes de l’Histoire. Le deuil est amer, mais nous avons le devoir de ne laisser aucune place à l’oubli. Conversation sur ce drame et ses enseignements
26 septembre 2002. Il y a 18 ans déjà, le Joola – bateau assurant la navette entre Ziguinchor et Dakar – chavirait au large des côtes gambiennes. L’une des pires catastrophes maritimes de l’Histoire. Le deuil est amer, mais nous avons le devoir de ne laisser aucune place à l’oubli. Une conversation entre Awa Mbengue et Florian Bobin à écouter ici.
Florian – Allô ? Awa, nakamu ? Tu sais, aujourd’hui on est le 26 septembre.
Awa – Oui… et demain, on sera le 27.
F. – Mais rappelle-toi… le 26 septembre 2002. Tu t’en souviens ?
A. – Si si, je me rappelle. Mais je ne veux pas m’en souvenir, c’est le passé.
F. – Tu sais, ce qui est passé n’est pas effacé. L’Histoire demeure, il est seulement question de savoir ce qu’on en fait.
A. – Et donc, on en fait quoi ?
F. – On décide de s’en souvenir, de ne laisser aucune place à l’oubli.
A. – Mmh. Je m’en souviens oui. Le 26 septembre 2002… C’était un jeudi.
F. – En fin de semaine… Les gens voulaient seulement se déplacer pour le week-end.
A. – Et en plus, ça faisait un an que le trajet Dakar-Ziguinchor par la mer était bloqué. Donc c’était un nouveau départ, pour éviter la route, trop longue, et les airs, trop couteux.
F. – Mmh, un nouveau départ… Ça a pressé tout le monde. Les commerçants avaient maintenant une nouvelle voie pour acheminer leurs produits.
A. – Le fret était fixé à 550 tonnes. Dès le début, on a commencé à laisser passer. Comme si on ne s’en rendrait pas compte.
F. – La rentrée scolaire était à quelques jours, aussi.
A. – Beaucoup de familles vivant à Dakar ont décidé de faire le chemin par le bateau.
F. – Et l’hivernage dans tout ça.
A. – Tu sais, la pluie quand elle tombe, c’est des torrents. Et les routes sont forcément affectées. En plus, le voyage en voiture était rendu dangereux, une attaque était survenue plus tôt dans la journée.
F. – Commerçants, familles, passagers fréquents, météo défavorable, insécurité ; ça fait beaucoup quand même. Forcément, tout le monde voulait prendre le bateau.
A. – Oui, mais ça ne veut pas dire que tu laisses tout le monde rentrer. Les gens parleront, mais au moins on ne leur enlèvera pas la capacité de se plaindre le lendemain.
F. – C’est difficile d’empêcher les gens d’entrer, aussi…
A. – Difficile, mais nécessaire. Pour quelques millions de Francs CFA de profit en plus, tu risques la vie des gens ?
F. – Mais le bateau pouvait accueillir combien de personnes ?
A. – La capacité était de 552 personnes.
F. – Et combien ont été acceptées ?
A. – Après le départ de Ziguinchor à 13h30 et l’escale à Karabane à 17h00, plus du triple si ce n’est le quadruple de la capacité du bateau.
F. – Sheuteuteu…
A. – Dès 18h00, la pluie s’est renforcée.
F. – Et quand tu es sur les eaux, tu ne peux pas juste faire marche-arrière. Surtout que le soleil commence à se coucher.
A. – Le navire tanguait déjà. A 22h45, la mer était houleuse et les passagers ont commencé à paniquer. Le mouvement de foule et des marchandises en soute a intensifié le déséquilibre du bateau.
F. – Et après…
A. – Le navire s’est renversé. En juste quelques minutes, le Joola est devenu une épave.
F. – Pendant des heures, les passagers toujours en vie étaient bloqués sous la carcasse.
A. – La Marine nationale sénégalaise est arrivée à 18h, presque 24h après le drame.
F. – On a compté 64 rescapés. 1863 morts. Enfin, c’est ce qu’on dit. Ça pourrait être bien plus.
A. – Des vies résumées à des chiffres.
F. – Awa, comment se défaire de ces images ?
A. – Des vies arrachées, pour rien.
F. – Le petit Jean-Pierre Manga n’avait même pas 1 an…
A. – Et quand tu penses aux familles en Casamance, qui ne pouvaient se douter qu’ils ne reverraient plus leurs proches. Les familles qui attendaient l’arrivée à Dakar. Les orphelins. Les veuves, les veufs. Les parents meurtris. Les villages endeuillés. Les rescapés qui ont perdu leurs proches, et qui ne pourront jamais effacer ce qu’ils ont vu et vécu.
F. – Tu vois, c’est pour eux, et tous les autres qui n’ont rien demandé, qu’on s’en souvient. Qu’on ne laisse pas place à l’oubli. Et tu sais, quand tu as dit que le lendemain du 26, c’était le 27, on y est encore. On est toujours le 27. Le deuil est incomplet, car il est amer. Il est rempli d’interrogations, d’incompréhensions.
A. – Le Joola est l’une des pires catastrophes maritimes de l’Histoire et c’est une réalité maintenant. On ne peut pas la changer, mais nous avons le devoir de ne jamais oublier. Et ce qu’on peut refuser, c’est un deuxième Joola.
F. – Malheureusement, il y en a des petits tous les jours. Les accidents maritimes, routiers ou aériens, les feux de marché, les inondations intempestives.
A. – En ce 26 septembre, et tout au long de nos vies, ne nous laissons pas déconsidérer l’humain. Ne laissons pas les victimes de ce drame, dont les corps ont été retrouvés ou sont encore sous les eaux, mourir une seconde fois.
F. – Que la Terre leur soit légère.
A. – Yalla na suuf sedd seen kaaw.

Commémoration des 18 ans du Joola : la député Coumba Ndiaye Kane fait le link entre la rébellion et le naufrage et demande à Macky de venir à Ziguinchor assister à la cérémonie

https://www.pressafrik.com La députée Coumba Ndiaye Kane était ce samedi matin à la Place du souvenir où s’est tenue une commémoration très sobre du 18ème anniversaire du naufrage du Joola. Elle est revenue sur le contexte dans lequel cette tragédie a eu lieu et fait un link entre l’insécurité qui régnait sur les routes et la ruée des populations vers le bateau qui reliait la Casamance à Dakar. Elle a également appelé le chef de l’Etat à se déplacer à Ziguinchor pour assister une fois à la cérémonie d’hommage rendu aux victimes.
Le président du Comité d’Initiative du Mémorial pour les victimes Samsidine Aidara s’est également dit déçu que 18 ans après on soit là à parler du renflouement du navire. Regardez !

«IL NOUS FAUT RENFLOUER LE BATEAU LE JOOLA», PRÉSIDENTE ASSOCIATION DES ORPHELINS

http://www.emedia.sn Dix-huit (18) ans après le naufrage du bateau le Joola, les doléances des familles des victimes restent les mêmes. Le renflouement du bateau, la prise en charges des orphelins et orphelines qui ont perdu leurs proches dans cette tragédie qui a fait presque 2000 morts, dans la nuit du 25 au 26 septembre 2002, sont les deux principales revendications.
« Il nous faut le renflouement du bateau. Notre regard est perdu dans le grand océan. Que serions-nous si nos parents étaient encore en vie avec nous », s’est posée, ce matin, la présidente de l’Association des orphelins et orphelines. Le ministre des Forces Armées, à la tête d’une forte délégation, a représenté le chef de l’Etat au cérémonial de cette année, en Casamance.
À cet effet, Me Sidiki Kaba a souligné les efforts de l’Etat pour faire oublier aux parents des victimes ce douloureux événement. Il a plaidé la pérennisation et le renforcement de ces efforts. « Le temps n’altèrera jamais notre indicible douleur. Mais il devra être le témoin de notre engagement à honorer la mémoire de nos proches disparus. Il s’agira à travers notre volonté commune de continuer la prise ne charge des préoccupations de leurs, la symbolique d’un espace de recueillement et de souvenir ainsi que le développement social et économique de la Casamance dans la paix et sécurité », a déclaré le ministre des Forces armées. Babacar FALL

Frontières Sénégal-Gambie : Le plaidoyer de Seydi Gassama

https://directnewsinfo.com La fermeture des frontières terrestres entre le Sénégal et la Gambie pour lutter contre la pandémie de Covid-19 n’a que trop duré. C’est en tout cas, le sentiment de Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty Sénégal.
« Le Sénégal et la Gambie doivent ouvrir leurs frontières à Kër Ayib et à Sénoba pour soulager les souffrances des voyageurs en provenance et à destination de Casamance. Les véhicules SN peuvent parcourir le couloir gambien, long d’une trentaine de km sans stationnement », fait-il remarquer

BODÉ,LIEUX DE GERMINATION DES IDÉAUX DE LA RÉVOLUTION TOROODO

https://www.seneplus.com lESoleil –Patelin situé au cœur du Fuuta, dans le département de Podor, Bodé a vu naître Thierno Souleymane Baal. Cet éminent érudit est le concepteur des percepts de l’almamiyat, nouvelle forme d’Etat instaurée, dans le Fuuta Toro, en 1776
C’est un matin calme. Tout le long d’une voie goudronnée circulent peu de véhicules. Des villages apparemment paisibles défilent devant les yeux du visiteur novice, séduit par le cadre bucolique. La voiture roule à vive allure et les tableaux d’indication dévoilent des dénominations de contrées : Ndioum, Gamadji Saré, Dodel…Halte. Bienvenue à Bodé ! Un village situé, administrativement, dans la région de Saint-Louis, département de Podor. Mais, sur le plan historique, sociologique et culturel, on est bien dans le Fuuta.
Au premier abord, le visiteur a l’impression d’aller à l’aventure. Les lieux dégagent un paysage inachevé presqu’inhabité. Seule la mairie, située à l’entrée de la localité, tient debout sur un espace désespérément vide de tout habitat. Devant le bâtiment de la représentation municipale, un homme, en tenue d’Agence de sécurité de proximité, tee-shirt bleu, casquette et pantalon noirs. Après les salutations d’usage et la déclinaison du but de la mission, nous voici édifiés. Il faut parcourir encore un kilomètre avant de voir se dévoiler, à l’horizon, les premières demeures de Bodé.
Le temps est caniculaire. La plupart des habitants sont cloîtrés chez eux. Partout où elle passe, la voiture blanche à bord de laquelle se trouvent des «étrangers masqués» reçoit un curieux et discret coup d’œil. Les concessions ne sont pas espacées. La délimitation des maisons est étroite, s’alignant le long des voies argileuses exigües.
Au centre du village se ploient de gros arbres qui libèrent une précieuse ombre, dans un milieu conquis par une forte chaleur. Moutons, chèvres et bœufs, bien gavés, paissent aux alentours des concessions. L’herbe est abondante, en cette période pluviale. Des poules repues sautillent entre les demeures. Des enfants encore à l’âge de l’insouciance s’adonnent à un jeu de cache-cache.
La chaleur de plomb n’enfreint point leur bonne humeur.
Deux minarets imposants trônent fièrement dans la cité. Ici, se côtoient des cases en pisé et quelques maisons construites en dur. Voilà Bodé, lieu de naissance, vers 1720, de Thierno Souleymane Baal, personnage emblématique de l’histoire du Sénégal, de manière générale, plus particulièrement de celle du Fuuta. Il est l’une des figures principales de la révolution foutanké, communément appelée «Révolution toroodo», intervenue en 1776.
Sur indication d’autochtones, nous atterrissons dans la demeure des Dia. Un groupe de jeunes sirotent tranquillement le thé préparé autour d’un fourneau rempli de charbons de bois. Rien que l’évocation du nom de Thierno Souleymane Baal captive toutes les attentions. Pour cause, à Bodé, on est fier de compter parmi ses fils, le leader du mouvement théocratique qui a mis en place, dans la Moyenne vallée, un Etat fondé sur des principes de démocratie, de justice et d’équité. Débarrassant ainsi le Fuuta de la dynastie des Deniyanké dont le pouvoir s’était délité face aux invasions maures.

Thierno Souleymane Baal, le visionnaire

Tout le monde connaît l’histoire de cette «fierté du terroir, un visionnaire sans commune mesure», indique Alassane Dia, la trentaine. Trouvé au milieu de la concession familiale, cet étudiant à Sup de Co, tout comme les autres jeunes autour de la théière, fait montre d’une disponibilité et d’une chaleur dans l’accueil qu’on ne voit que dans les villages. Dia accepte de partager gracieusement avec nous les pans qu’il maîtrise de l’histoire de Souleymane Baal avant de nous conduire dans la demeure familiale du leader de la Révolution Toroodo. Des descendants de l’illustre homme habitent encore la concession. L’accueil est avenant. Des membres de la famille, arrière-petits-enfants de Thierno Souleymane Baal, s’affairent autour d’une marmite au milieu de la cour familiale.
Dans cet immense espace, un lieu est jalousement entouré d’une rangée de briques formant un cercle. L’endroit est dépouillé. Seuls quelques vestiges de mur affaissé témoignent, qu’autrefois, ce lieu fut le centre d’activités humaines, un espace porteur de sens. Il s’agit, selon les explications d’Abou Aliou Djigo, conseiller municipal et proche de la famille, «de l’endroit où Thierno Souleymane Baal enseignait le Coran à ses disciples, appelés ‘’doudal’’ en pulaar».Un de ses descendants, Hamdou Raabi Baal, a repris le flambeau de la vocation enseignante de son prestigieux aïeul. «Quand il revient au village, c’est sur cette même place qu’il regroupe ses disciples le soir pour l’apprentissage du Coran, d’où ces traces de cendres récentes que vous voyez», ajoute Aïssata Djigo, épouse du grand-frère de Hamdou Raabi qui, lui, est devenu un florissant commerçant établi à Aéré Lao, la grande agglomération voisine de Bodé.
Non loin de là, trois canaris d’eau sont superposés. C’est là qu’était autrefois érigée la chambre du saint homme, indique Aliou Djigo. «Il enseignait ici le jour avant d’effectuer son retrait spirituel, la nuit, dans sa chambre», précise-t-il. Pour qui connaît un peu la dimension et l’apport de cet illustre homme, se retrouver dans pareil emplacement procure un sentiment ineffable. «On peut dire que c’est ici qu’il a pensé, prôné, enseigné avant de mettre en place un mode de gouvernance démocratique inédit basé sur la bonne gouvernance, la justice et la liberté», souligne, avec fierté, Alassane Dia.
Aujourd’hui, l’endroit a des allures ordinaires, mais hier, ce fut le lieu de germination des idéaux qui ont conduit à la chute du régime mis en place par Koli Tenguela deux siècles et demi plus tôt. Nous sommes en 1776, lorsque celui qui autrefois avait occupé ces lieux devenus décombres, ruines, débris, invitait les Foutanké à prendre pour chef un imam savant, scrupuleux et honnête. Il conviait ce même peuple, une fois qu’il aura consciencieusement choisi son dirigeant, de révoquer ce dernier sans ménagement s’il s’enrichissait sur son dos. Le trône n’est point héréditaire, leur disait-il. «Elisez un homme de science et d’action de n’importe quelle origine sociale. Ne laissez pas le trône comme monopole d’une même tribu. Que quiconque le mérite devienne votre roi», ainsi parlait et agissait Thierno Souleymane Baal, rappelle Abdou Aliou Djigo.
Devant la charge historique de ce lieu, les ressortissants de Bodé invitent les autorités à l’ériger en «patrimoine classé». Cette invite s’adresse également à tout individu ou bonne volonté qui seraient dans les dispositions de contribuer à l’érection de cet endroit en un lieu symbolique. «Notre appel s’adresse en premier au Président de la République, défenseur du patrimoine et des lieux de culte de l’histoire du Sénégal», insiste Alassane Dia.

Appel pour réhabiliter la mosquée de Bodé

Sous l’ère du premier Almamy du Fouta, Elimane Abdoul Kader Kane(1776-1807), plusieurs mosquées ont vu le jour dans le Fuuta. Les dignitaires de l’époque choisirent, à la suite d’une réunion tenue à Appé Sakhobé, différentes localités pour y ériger les premiers édifices. Dans un premier temps, sept mosquées ont été construites à Orkadiéré, Horéfondé, Mbolo Birane, Seno Palel, Ogo, Kobilo et Fanaye.
Sept années s’écoulèrent et d’autres lieux de culte sont érigés, cette fois-ci à Nabadji Civol, Kanel, Diaba, DoumgaWouro Thierno, Pété, Bodé et Aéré-Lao. D’autres mosquées seront édifiées sous l’almamiyat d’Abdoul Kader Kane. Au total, le nombre varie entre trente et quarante, souligne le Professeur Mamadou Youry Sall, auteur d’ouvrages sur le parcours de Thierno Souleymane Baal, leader de la révolution du Fuuta Toro.
La mosquée de Bodé fait donc partie des premiers lieux de culte édifiés au Sénégal. Des années sont passées, l’édifice tient encore debout. Toutefois, il est frappé par le poids de l’âge. Devant les agressions du temps, ce lieu hautement symbolique requiert quelques travaux de réhabilitation. «Nous lançons un appel à l’ensemble de la Oumma, pour une contribution collective, dans la réhabilitation de cette mosquée située dans la localité d’origine de Thierno Souleymane Baal», lance Mamadou Djigo, conseiller municipal à Bodé et proche de la famille Baal. «C’est avec joie et fierté que nous avons vu l’érection de la moquée Thierno Souleymane Baal de Guédiawaye, mais nous serions plus heureux si la mosquée où priait quotidiennement Thierno Souleymane est réhabilitée », dit-il. En plus d’être un lieu de culte ouvert à tous les musulmans, cette mosquée porte les marques de l’histoire de la propagation de l’Islam au Sénégal. Elhadji Ibrahima Thiam et Oumar Ba, Pape Seydi

Saint-Louis : la place Faidherbe débaptisée …

https://www.ndarinfo.com Les conseillers municipaux de Saint-Louis se sont accordés, samedi, sur la décision de débaptisation de place Faidherbe suite aux appels incessants d’activistes, d’organisations de la société civile et de l’opposition politique.
La place porte désormais le nom de « baya NDAR ». Elle reprend ainsi la désignation qu’elle a toujours connue en langue locale. Une option prise par une commission créée à cet effet  après avoir évalué plusieurs propositions de noms
La statue du Gouverneur Faidherbe qui trônait au milieu de cet espace sera-t-il maintenue au musée du Centre de Recherches et de Documentation de Saint-Louis (CRDS) ? C’est la grande question que l’on se pose.

Réinstallation de la statue de Faidherbe : les précisions de Mansour FAYE (vidéo)

https://www.ndarinfo.com Le maire de Saint-Louis a justifié, samedi, la pertinence du nom « Baya NDAR » donné à l’ancienne place Faidherbe par une commission créée à cet effet. « La question de la statue n’a pas été évoquée. Elle a été renvoyée pour des discussions ultérieures », a-t-il par ailleurs indiqué au terme d’une session du conseil municipal. Mansour FAYE signale que la réinstallation de la statue du Gouverneur colon dépendra de l’orientation prise par les conseillers municipaux sur la question. « Si le conseil décide du déplacement, à l’issue de concertations à l’échelle de la commune, on le fera », a soutenu l’édile.

MATAM-CAMPAGNE DE REBOISEMENT : 6 000 plants reboisés en 48 heures

http://www.enqueteplus.com La campagne de reboisement initiée par le ministère de l’Environnement bat son plein dans la région de Matam où, en 48 heures, près de 6 000 arbres ont été plantés. La tournée de trois jours, qui a démarré dans la commune d’Agnam, jeudi dernier, a vu la forte mobilisation de la jeunesse locale, à travers l’implication de 55 associations sportives et culturelles.
Le ministre de l’Environnement et du Développement durable est dans le nord du pays. C’est dans le cadre de la campagne nationale de reboisement lancée depuis quelques semaines. A cette occasion, les pépinières de l’inspection régionale des eaux et forêts sont fortement mises à contribution. Les localités d’Agnam, de Thilogne et de Dabia, et celles de Matam, Ourossogui et Kanel ont rivalisé d’ardeur dans le reboisement, mercredi et jeudi. Des initiatives qui ont été encadrées et soutenues par des autorités, comme l’a constaté Abdou Karim Sall.
‘’C’est une satisfaction, au vu de l’engagement que j’ai noté des autorités administratives, des chefs de service, des maires et les populations qui ont bien compris la territorialisation des politiques publiques fortement recommandée par Son Excellence, le Président de la République’’, s’est-il félicité devant un parterre d’autorités locales avec, à leur tête, le gouverneur Mouhamadou Moctar Watt.
Ce sentiment de satisfaction s’est renforcé au fil de sa visite dans différentes localités. A Agnam Goly, village de la commune d’Agnam Civol située à 60 km au nord de Ourossogui, le maire, Farba Ngom, avait mobilisé jeunes et femmes pour donner un cachet particulier à la cérémonie d’ouverture de la campagne de reboisement dans la région. ‘’Si le choix s’est porté sur Agnam Goly, c’est parce que les jeunes du village sont venus nous présenter un ambitieux projet visant à renouer avec les bonnes habitudes de plantations’’, a fait savoir le député-maire à la délégation.
Un honneur plongé dans les schémas de la réciprocité, puisque le ministre a profité de la cérémonie pour faire une annonce qui fera plaisir aux amis de la nature. ‘’C’est un honneur, un plaisir de l’annoncer ici à Agnam-Goly, ce village situé dans la commune des Agnams, parce que c’est un programme historique et c’est la première fois, depuis les indépendances, qu’un président élu exprime autant d’ambition dans le cadre du reverdissement du Sénégal. Le chef de l’Etat a pris la décision de classer, dans les jours à venir, 75 000 hectares de forêts dont 32 000 dans la région de Matam’’, a-t-il révélé.
La délégation, après avoir planté des arbres dans le village hôte de la cérémonie de lancement, s’est rendue à la pépinière de Thilogne. Dans cette commune pilote, les porteurs du projet ‘’Thilogne ville verte’’ ont soutenu avoir planté 2 165 arbres depuis la mise sur pied du projet en 2016 dont 865 fruitiers. Une prouesse remarquée par le ministre de l’Environnement. Lequel a vivement félicité les initiateurs du projet ‘’Thilogne ville verte’’ avant de l‘ériger en exemple dans la région de Matam.
Les autorités religieuses ont exprimé une nette approbation de la revitalisation de la nature. Elles promettent d’accompagner la campagne de reboisement. A l’étape d’Ourossogui, le marabout de la ville s’est joint à la délégation pour planter son arbre. ‘’Nous ne sommes pas loin de 6 000 arbres plantés depuis hier dans la région. Les choses sont en train de se dérouler dans d’excellentes conditions. Les populations sont en train de faire des demandes de plants au niveau des pépinières existantes dans la région. Je suis satisfait de voir les populations soutenir la vision du chef de l’Etat’’, s’est réjoui Abdou Karim Sall.
Sur l’axe Ourossogui – Matam, le maire de la ville a déjà entamé le reboisement des rebords de la route. La campagne de reboisement se poursuivra ce samedi dans le département de Kanel et sera clôturée dans la commune natale du ministre de l’Environnement.Djibril Ba

Navetane de la propreté : le Ministère de l’Urbanisme arme les ASC

https://www.seneweb.com  La mairie de Dakar Plateau a abrité, ce mardi 22 septembre, une cérémonie de signature de convention de partenariat entre le Ministère de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique et L’Organisme national de Coordination des Activités de Vacance (ONCAV).
Le Ministre Abdou Karim Fofana était représenté par le Directeur Général du Cadre de Vie et de l’Hygiène publique, Oumar Ba qui a animé l’activité en compagnie du Président de l’ONCAV, Amadou Kane.
Ce partenariat vise à impliquer les ASC dans l’amélioration et la préservation du cadre de vie dans les quartiers, en ces temps où, à cause des restrictions liées au Covid19, les compétitions sportives sont suspendues.
Les 25 ASC des zones 1 et 2 de Dakar impliquées dans cette première phase s’engage ainsi à travers une charte d’engagement de 13 points
Parmi ces associations, quatre seront primées à l’issue de la compétition qui sera lancée le 27 septembre pour une durée de 15 jours.

AUCUNE CERTITUDE SUR LES LIGNES D’HORIZON DE LA COVID

https://www.seneplus.com -L’As-A quand la fin de la Covid-19 dans le pays ? Cette question taraude l’esprit de beaucoup de Sénégalais. Et les études réalisées en la matière ne rassurent aucunement sur la fin de l’épidémie
Le bureau de prospective économique (Bpe) a publié une analyse prospective de la Covid-19 sept mois (le 20 septembre) après l’apparition du premier cas le 2 mars 2020. Le Directeur général de la structure logée au secrétariat général du gouvernement, Moubarak Lo et Cie ont ainsi fait l’état des lieux de la maladie au Sénégal avant d’étudier ses évolutions globales et sa sévérité. Le rapport ne rassure pas cependant sur la fin de l’épidémie dans le pays non sans donner les différents scénarii possibles concernant sa progression.
A quand la fin de la Covid-19 dans le pays ? Cette question taraude l’esprit de beaucoup de Sénégalais. Et les études réalisées en la matière ne rassurent aucunement sur la fin de l’épidémie. L’analyse prospective de la maladie effectuée par le bureau de prospective économique (BPE) est assez édifiante.
Selon Moubarack Lo et Cie, en termes de perspectives, les dynamiques de changements en cours ne permettent pas de définir avec certitude les lignes d’horizon de la maladie de Covid-19 au Sénégal. Ainsi, disent-ils, trois types de pics potentiels doivent être considérés pour la Covid-19. «Un premier pic est déjà apparu et découle de la politique de ‘’confinement partiel’’ décidée par les Autorités du Sénégal en fin mars. Un deuxième autre Pic est à scruter et correspondrait à la poursuite de la politique actuelle de tests effectués dans un environnement de levée substantielle des restrictions.
Un troisième Pic devrait être considéré si la stratégie de tests évolue », prévention dans le document produit par Moubarack Lo et Cie. Qui estiment dans la foulée que devant cette situation plus qu’incertaine, un travail prospectif d’expertise a été mené pour comprendre les transformations en cours et anticiper les futurs possibles sous forme de scénarii argumentés et chiffrés, sur un horizon de 4 mois. Il aboutit, précisent-ils, à la construction de trois scénarios obtenus par la combinaison d’hypothèses prospectives cohérentes entre elles à partir des dynamiques de changements déclinées en tendances lourdes, en incertitudes majeures et en signaux faibles. «Un chiffrage de chaque scenario est proposé grâce à une approche du BPE qui consiste à estimer d’une part le nombre de contacts prévus pour la semaine et d’autre part le nombre de cas communautaires prévus pour la même semaine », lit-on dans le document du BPE.
Cela étant, il est envisagé dans le scenario 1 que la Covid-19 soit rapidement vaincue au Sénégal. «Pendant une période prolongée, le pays ne compte plus de nouveaux cas, exceptés les cas importés qui sont détectés dès leur arrivée ou pendant leur période de confinement obligatoire et pris en charge. Avec ce scénario, on n’aura plus de nouveaux cas contacts à la fin de la première quinzaine du mois d’avril 2021 et le cumul des cas infectés sera de 38 349 à la fin du mois de novembre », indique le rapport du BPE.
Dans le scénario 2, les experts considèrent que la Covid19 s’estompe lentement. «Le rythme des infections journalières sur tous les segments (communautaire, contact, importé) est stable pendant une période prolongée. Avec le scénario jaune, les nouveaux cas infectés vont passer de 19 703 à la fin du mois de septembre à 28 935 à la fin du mois d’octobre et 39 048 cas à la fin du mois de novembre. Donc avec ce scénario, on aura un cumul de 39 048 cas infectés à la fin du mois de novembre », relève le document. Enfin, dans le scénario 3, la Covid-19 s’installe durablement sans vaccin. Et le rythme des infections journalières sur tous les segments (communautaire, contact, importé) ne cesse d’augmenter pour atteindre 42 155 en fin novembre, laissent entrevoir les experts.

DU 14 SEPTEMBRE AU 20 SEPTEMBRE 2020 : MOINS DE 18 CAS COMMUNAUTAIRES PAR JOUR

Il faut dire par ailleurs que l’analyse des évolutions globales de la covid-19 au Sénégal permet de tirer plusieurs enseignements. Et dans le document, il est souligné que les cas de Covid-19 ont augmenté continuellement, au Sénégal, au cours des sept derniers mois, avec des rythmes d’évolution variables. Cependant, relativise-t-on, le mois de septembre est principalement marqué par une forte baisse de la sévérité de la covid-19 due au ratio élevé du nombre de guéris sur le nombre d’infectés par jour. Il est précisé aussi dans le rapport que les régions de Dakar, de Diourbel et de Thiès concentrent 86,33% des cas confirmés de Covid-19 au Sénégal.
Et que l’évolution des cas communautaires depuis le début de la pandémie jusqu’au 20 septembre 2020 a connu trois phases : «La première phase correspond à une évolution lente mais progressive sur la période du 02 mars au 06 août 2020 avec en moyenne 11 cas par jour. La deuxième phase qui correspond à une très forte évolution des cas communautaires est observée entre la période du 07 août au 15 août 2020 avec en moyenne 83 cas par jour. Après cette période vient enfin la troisième phase qui correspond à une baisse du nombre de cas communautaires jusqu’à obtenir une moyenne de 32 cas par jour et moins de 18 cas par jour sur la semaine du 14 septembre au 20 septembre 2020.»Toujours d’après l’analyse du BPE, depuis avril, le taux de guérison a connu successivement une baisse suivie d’une période de stabilité puis d’une hausse récemment.
Les experts soutiennent également que le degré de sévérité de la Covid-19 a évolué, au Sénégal, en dents de scie entre avril et août mais devient quasiment stable depuis le début du mois de septembre 2020. Le score du Sénégal dans l’indice de sévérité conçu par le BPE est ainsi passé de 0,90 le 14 avril à 0,65 le 10 mai et à 0,92 le 20 septembre, soit une évolution moyenne de 0,89 point en 5 mois. Aussi, le nombre de tests réalisés a fortement augmenté entre avril et septembre, sans pour autant générer une augmentation sensible du taux de positivité. Et à en croire en définitive Moubarack Lo et Cie, les taux de décès et les flux de nouveaux décès (relativement aux nouveaux cas) sont très faibles sur toute la période d’avril à septembre. Seydina Bilal DIALLO

’’LE COMPORTEMENT HUMAIN,RESPONSABLE DE 40 % DES CANCERS’’’ (SPÉCIALISTE)

Dakar, 26 sept (APS) – Le comportement humain est responsable de 40 % des cancers, a soutenu, samedi, le gynécologue et cancérologue, Docteur Amadou Tidiane Diarra, estimant que ’’ce n’est pas négligeable’’.
’’Nous sommes responsables à 40% des cancers, je veux dire le comportement humain. Ce n’est pas négligeable’’, a souligné Docteur Amadou Tidiane Diarra, gynécologue et cancérologue à l’hôpital Aristide Le Dantec.
Dr Diarra faisait une communication sur ’’Le cancer c’est quoi ?’’ lors d’une session d’information et de renforcement de capacités des journalistes spécialisés en santé sur le cancer organisé par l’Association Cancer du Sein Sénégal en prélude du mois de sensibilisation ’’Octobre Rose’’.

’’Le cancer du col par exemple, on peut dire que les facteurs sont la précocité des rapports sexuels, les partenaires multiples et l’absence de dépistage. Pour le cancer de la peau, il y a la dépigmentation, pour le cancer du poumon, il y a le tabac, la pollution industrielle. Donc, 40% des cancers sont le fruit du comportement de l’homme’’, a t-il souligné.

Il a expliqué le cancer comme ’’la transformation’’ de la cellule d’une personne qui va chercher de la force en recrutant d’autres cellules dans son corps pour l’anéantir.
Le spécialiste a cité des facteurs de risque qui peuvent découler ’’des infections, de l’alimentation, de l’environnement, des traumatismes entre autres’’.
Pour le cancérologue, ’’il ya aussi des familles à cancers, mais cela ne veut pas dire que tout le monde fera un cancer’’.
’’Votre mère peut avoir un cancer et que la fille ne fasse pas un cancer. Mais s’il y a plusieurs cas dans une famille ou qu’une personne développe un cancer avant l’âge de 35 ans, il faut aller dépister’’, a expliqué Dr Diarra.

Le dépistage peut, selon lui, ’’diminuer de 50% la mortalité due aux cancers’’.

D’autres thèmes comme les soins palliatifs, l’imagerie et le rôle de l’anatomologiste dans la prise en charge des cancers ont été abordés durant cette journée.
L’Association Cancer du sein Sénégal a été créée en 2013. Elle a pour objectif, d’une part, de sensibiliser sur l’importance du dépistage précoce, d’accompagner et soutenir, d’autre part, les malades du cancer sur le parcours de soins, a expliqué sa présidente Mame Diarra Gueye.SKS/OID

Conséquences de la Covid-19-Le nombre d’avortements a augmenté au Sénégal

https://www.leral.net Manifestement, la Covid-19 a fortement impacté le système de santé au sénégal, notamment sur le plan de la contraception, selon Dr Abdoulaye Diop, gynécologue. en effet, il a révélé que la pandémie a augmenté le nombre d’avortements dans le pays.
Après l’économie qui est durement touchée, le secteur sanitaire semble être aussi en berne si l’on se fie aux propos du gynécologue et obstétricien Dr AbdoulayeDiop. «Partout dans le monde, la pandémie a fait des ravages et a eu des effets collatéraux sur le système de santé. Au Sénégal, nous avons remarqué une augmentation drastique du nombre d’avortements », a révélé ce vendredi Dr Diop dans l’émission Priorité Santé sur RFI, à l’occasion de la journée internationale de la contraception.

A l’en croire, ces avortements sont des avortements spontanés durant des périodes où en théorie il n’y a pas beaucoup d’avortements. Parce que, insiste le médecin, que ça soit pour les avortements ou pour les grossesses, ce sont des accouchements qui sont assez cycliques.

« Nous savons par exemple que le mois de janvier, c’est le mois où il y a le plus d’avortements au Sénégal. Mais avec les collègues, on s’est rendu compte récemment qu’il y avait un grand nombre d’avortements spontanés qui ont eu lieu durant ces deux derniers mois qui ont suivi le confinement, souligne l’obstétricien. Donnant les raisons de cette augmentation, le patron de la clinique Neste a estimé qu’il y eu beaucoup de patientes qui n’ont pas dû avoir leurs contraceptifs et qui ont pris des grossesses qui sont se soldées spontanément par des avortements. De l’avis de Dr Diop, il y a probablement dans ce lot d’avortements spontanés des avortements clandestins qui ont été faits. « L’accès aux structures de santé a été aussi très diminué ; partant aussi, l’accès à la contraception », renseigne le spécialiste.

12.000 avortements clandestins par an

Restant dans le même sillage, il s’est désolé en outre du fait que les avortements clandestins perdurent encore au Sénégal. Il indique par ailleurs qu’il y a 12 000 avortements clandestins chaque année dans le pays. « Ces avortements ont leurs lots de conséquences comme des hémorragies et des décès. Dans le top 10 des décès des patients dans le premier trimestre de grossesse, il y a les avortements clandestins », soutient Dr Abdoulaye qui ajoute que c’est une grande source de mortalité. Par ailleurs, le gynécologue a rappelé que le taux de mortalité maternelle au Sénégal
est à 365 décès pour 100 mille naissances.
« Ce qui nous fait 5 décès maternels par jour. Et sur ces 5, les 2 sont des grossesses qui ont été rapprochées, contractées alors que la patiente a accouché il y a moins d’un an », constate Dr Abdoulaye Diop.

L’Armée se renforce

https://www.rewmi.com L’armée sénégalaise renforce son parc automobile avec la réception de véhicules de transport de troupes et de combat.
Le Ministre des Forces armées, Me Sidiki Kaba, accompagné du CEMGA Birame Diop, a réceptionné, hier, a la Direction du matériel un lot de 208 véhicules utilitaires et de combat et des armes lourdes à longue portée de type 14.7
Ce parc permettra d’augmenter le potentiel opérationnel des unités sur le terrain en Casamance et dans la sous-région.

AFFAIRE TELIKO  : L’Ums internationalise son combat

Libération Sénégal online Le bureau de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums) s’est réuni hier pour examiner la situation de l’institution, suite à la convocation du président à l’Igaj. Dans un compte rendu envoyé aux magistrats et dont Libération online a obtenu copie, le bureau renseigne avoir écouté le rapport du juge Téliko sur son audition par les inspecteurs, lequel a révélé que les questions qui lui ont été posées portaient exclusivement sur des propos tenus lors de l’émission « Jury du dimanche » du 12 juillet 2020 et consistant en une appréciation technique qu’il avait faite sur une décision rendue par la Cour de justice de la Cedeao dans le cadre de l’affaire Khalifa Sall.
Le bureau, « qui dénonce et désapprouve totalement cette manœuvre flagrante orchestrée pour décapiter l’association, de pair avec la campagne effrénée de dénigrement par des attaques personnelles et mensongères à l’encontre du président, accusé gratuitement d’avoir une double nationalité et des ambitions politiques, a décidé de saisir l’Union internationale des magistrats (Uim) de la question, qui prend de plus en plus de l’ampleur », selon la note.

Pape Diop à Touba sur le 3ème mandat : «Le concerné n’ayant pas encore défini une position…»

https://www.dakaractu.com À Touba où il était venu remettre au Khalife Général des Mourides son lot de masques en réponse à son appel dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus de la covid19 en cette veille de Magal, Pape Diop n’aura pu esquiver cette interpellation sur la question du troisième mandat.
Seulement, l’ancien Président de l’Assemblée nationale se plaira de suspendre sa position à celle du Président Macky Sall. « C’est la constitution qui régit les lois et les règlements de ce pays. Je me limite à cela. Le concerné n’ayant pas encore défini une position par rapport au troisième mandat, je ne pourrai m’aventurer à en parler », dira-t-il aux journalistes.
Pape Diop regrettera, en passant, le calvaire enduré par les populations à cause du phénomène des inondations.  » Nous, Africains, on accorde pas d’importance à l’assainissement alors qu’elle est une priorité et un investissement de santé publique « . Le patron de Bokk Gis-Gis d’espérer que le prochain Président de la République accordera une importante capitale à ce volet
Par rapport à la question relative au chef de l’opposition, il dira suivre le débat non sans signaler qu’il est loin d’être une priorité pour le Sénégal…

Pape Diop : «Le statut de chef de l’opposition n’est pas une priorité ….»

https://www.dakarmatin.com Le défilé des hommes politiques à Touba se poursuit dans le cadre des préparatifs du  Grand magal. Le leader du parti Bokk Gis Gis a été reçu par Serigne Mountakha Mbacké ce samedi en compagnie d’une forte délégation dont les députés Cheikh Mbacké Bara Dolly et Fatou Kiné Mbaye.
L’hôte du khalife général des mourides lui a apporté sa contribution pour permettre aux pèlerins de passer un magal à l’abri de la Covid-19.
» J’ai apporté une modeste contribution qui se chiffre à 100.000 masques et 1000 bouteilles de gels hydraualcooliques. Serigne Mountakha Mbacké a prié pour moi et l’ensemble des Sénégalais « , a-t-il listé devant la presse.
Interpellé sur le débat du 3ème mandat, le leader du parti Bokk Gis Gis a précisé que c’est la constitution qui régit les lois et les règlements du pays. Selon l’ancien maire de Dakar, le concerné (le président Macky Sall) n’entend pas pour le moment définir une position par rapport à cela, il ne pourrait pas s’aventurer à parler du  3ème mandat.
Pour lui, son parti n’a aucun mot à dire sur le statut du chef de l’opposition. Pape Diop a clos le débat  en révélant que ce n’est pas une priorité pour le Sénégal. Les gens n’ont pas de quoi manger, les inondations sont là, il y a des problèmes beaucoup plus cruels que nous devons chercher à résoudre, dit-il.

Vacances agricoles patriotiques : «Notre objectif est de pouvoir faire 2500 voire 4000 ha l’année prochaine»(Ousmane Sonko)

https://www.pressafrik.com Le leader de Pastef -Les Patriotes, Ousmane Sonko, était hier dans les champs de ses partisans à Louga et à Kébémer dans le cadre de son appel à la jeunesse pour ’’un retour à l’agriculture’’.
’’C’était une visite de proximité, de supervision, de constatation de ce qui a été fait par les militants de Pastef consécutivement à mon appel au retour à l’agriculture, dans le cadre du concept Vacances agricoles patriotiques (VAP). Le concept allie trois mots : vacances, agriculture et patriotisme’’, a-t-il déclaré à la fin de sa visite dans les champs du village de Keur samba dans le département de Louga.

Pour Ousmane Sonko, ’’c’est un gâchis de laisser tous ces jeunes qui sont en pleine possession de leurs moyens physiques et intellectuels inoccupés ou n’avoir comme occupation que des activités culturelles et sportives’’ pendant la période des vacances.

’’Et, c’est pour cela que nous avions lancé cet appel à cette jeunesse à se mobiliser et retourner vers l‘agriculture. L’agriculture est l’essence même ou la base de tout système économique. Même pour faire de l’industrie, vous avez besoin d’un secteur agricole performant parce que l’essentiel de ce qui est transformé y est prélevé’’, a-t-il dit.
’’Les champs que nous avons visités ont été une initiative spontanée. Les jeunes se sont cotisés et se sont organisés. Et cela s’est fait dans presque tous les départements du pays. C’est le sens du pacte et du contrat que nous voulions avoir avec eux. Le don de soi pour la patrie’’, a soutenu le leader du Pastef.
Il estime que ’’c’est le sacrifice que chacun de nous est prêt à consentir pour être sur les rails du progrès’’. ’’Nous voulons contractualiser dès maintenant avec cette jeunesse, les orienter vers des activités qui servent à leurs parents, à eux et à la population. Ce concept a été suivi largement par les jeunes et les femmes’’, s’est-il réjoui.
L’initiative des Vap est ’’à l’année zéro’’, selon le député, soulignant que la première année va démarrer en 2021.  ’’Cette première phase s’étend sur trois ans. Nous allons tirer expérience de tout ce qui s’est passé cette année pour travailler les huit mois à venir afin de tout mettre en place en terme de matériel agricole, de semences et d’engrais pour multiplier par 10 les superficies qui ont été cultivées’’, a-t-il expliqué.
Il a évalué à près de 450 ha, les surfaces de riz, de maïs, de mil de sorgho, d’oseille et de pastèques cultivées par ses sympathisants à travers tout le pays. ’’Notre objectif est de pouvoir faire 2500 voire 4000 ha l’année prochaine’’, a-t-il déclaré, promettant de continuer avec les cultures de contre-saison.
’’Nous allons aussi lancer l’apiculture, la pisciculture et l’agriculture urbaine. Nous allons lancer ce concept et mettre en compétition les communes pour voir qui va faire plus et mieux’’, a-t-il promis.
Le leader du Pastef a démarré sa tournée nationale dans la région de Louga, jeudi, à Darou Mousty (Kébémer). Il a poursuivit, ce samedi, ses visites à Saint-LouisAvec Aps

Sonko à Louga : “Il veut leurrer les populations. Il n’a qu’à rester tranquille”,Mberry Sylla

https://www.dakarmatin.com À peine la tournée économique du chef de l’Etat, Macky Sall terminée, Ousmane Sonko, lui aussi, a entamé la sienne. Ce jeudi 24 septembre, il était à Louga pour visiter les champs des patriotes dénommés “Toolu pastef”, dans le cadre des Vacances Agricoles patriotiques (VAP). Une démarche qui n’a pas plu aux responsables apéristes de la localité, dont le député Mberry Sylla qui n’a pas raté le “Patriote”.
Le président Ousmane Sonko compte sillonner l’ensemble de leurs champs. Ce, afin de constater de lui-même le travail qu’ils ont abattu depuis le début de l’hivernage. Un “concept inédit et historique“, d’après les patriotes. Et jeudi dernier, il était à Louga. D’où cette réaction du responsable apériste de ladite localité, Mberry Sylla.
‘Louga est déjà acquis et c’est une chasse gardée du Président Macky Sall. Je suis l’opposant des opposants. Il vient constater des récoltes de même pas 01 hectare de terres. Il veut leurrer les populations. Il n’a qu’à rester tranquille. Il ne pourra jamais diriger le pays, a fortiori obtenir quelque chose des Lougatois. J’ai vu des gens qui étaient avec lui, qui n’ont même pas répondu à son appel. Nous avons en face de nous une opposition très nulle. Leur point fort, c’est la désinformation et l’intoxication“, a regretté le parlementaire.
Avant de poursuivre : “Et le chef de cette désinformation et de cette intoxication, c’est Sonko. Dans cette opposition, il y a des émetteurs non contrôlés comme lui qui ne comprennent pas de quoi il s’agit. Ils pensent que c’est ça la politique. Ils se trompent lourdement. Ils n’ont aucune idée de développement. Et comme je l’ai dit, Louga est une chasse gardée de l’Apr.

“Surtout qu’il n’a aucun droit de critiquer le système qui l’a façonné. Il a grandi dans le système. Parce qu’élevé par le système, formé par le système, recruté par le système, payé par le système et j’en passe. Il doit demander pardon aux sénégalais, rien que pour avoir critiquer ce système“, souligne-t-il.

Parmi les pays qui ont su bien gérer la pandémie de la Covid-19 dans le monde, le Sénégal a été classé en deuxième position. Une position saluée partout dans le monde, constate Mberry Sylla. Toutefois, l’apériste de Louga regrette qu’”aucun opposant n’ai pipé mot là-dessus, ne serait-ce que  pour féliciter le Président Macky Sall. Avec ça, ils disent qu’ils aiment le Sénégal.
Ce qui les intéressent, c’est seulement les critiques. Qu’ils disent la vérité s’ils prétendent aimer le pays. Il n’est pas interdit de critiquer. Mais si on fait un bon résultat, au moins, il faut le  reconnaître. Mais rien! Ce sont des gens malhonnêtes“.Senego

«On a bien l’impression qu’il y a une sorte de printemps de l’Afrique de l’ouest»

iGFM – (Dakar) Pour Abdoul Mbaye, c’est une sorte de printemps sahélien qui est en train de se produire. il en a fait la déclaration ce samedi, après avoir été reçu par le khalife général des mourides avec les autres membres du Congrès de la renaissance démocratique.
«Nous avons demandé des prières pour le Sénégal, pour la réussite du Magal qui est l’un des événements importants du Sénégal. Mais également des prières pour l’ensemble de la sous-région.
Car on a bien l’impression qu’il y a une sorte de printemps sahélien, de l’Afrique de l’ouest qui semble se dessiner dans la mesure où les peuples sont en train de prendre conscience de la nécessité de réclamer et d’obtenir de leurs dirigeants une gouvernance allant dans le sens de leurs intérêts, plus de justice et avec de la dignité.
Nos dirigeants doivent être respectueux de leur parole. Mais donner l’image, à l’international, d’hommes et de femmes qui ne savent pas respecter leur parole, qui se dédisent, cela est une indignité qui, malheureusement se répercute sur l’ensemble des africains sur nous tous.
C’est pour l’ensemble de ces raisons là que nous avons considéré que des prières étaient nécessaires pour amener ces dirigeants à la raison, à respecter les engagements qu’ils ont pris, à respecter les constitutions qu’eux-mêmes ont initié et fait voter et les engagements qu’ils ont pris à l’égard de leur peuple.»

Fatick : Rivalité entre Matar Ba et Biram Faye en vue des Locales

https://www.dakarmatin.com A Fatick, la bataille pour le leadership au sein de l’Alliance pour la République (Apr),  avec en toile de fond le fauteuil du maire, se joue désormais entre Matar Ba et Biram Faye. Ces deux hommes politiques ont donné aux observateurs de la scène politique locale l’occasion d’en faire le constat samedi dernier à travers leur forte mobilisation teintée d’une certaine rivalité, pour accueillir le chef de l’Etat Macky Sall en tournée agricole dans le Sine-Saloum.
Le passage du chef de l’Etat Macky Sall à Fatick le week-end dernier lors de sa tournée agricole dans le Sine Saloum est plein d’enseignements. Entre autres, il aura sans doute permis au patron de l’Alliance pour la République (Apr) de constater de visu la bataille sans merci que ses poulains sont en train de se livrer pour le leadership local en perspective notamment des prochaines élections municipales. Mais dans ce combat de gladiateurs, les deux figures qui se sont le plus illustrées samedi dernier à l’accueil de leur mentor aux portes de Fatick, sont Matar Ba, ministre des Sports et maire de Fatick, et Biram Faye, Directeur général de l’agence nationale d’Assistance à la sécurité de proximité (Asp). Ces deux personnalités, par militants interposés, ont, en effet, mené une véritable guerre de pancartes. Chaque camp essayant, par tous les moyens, de montrer à Macky Sall que son leader est le plus représentatif dans la capitale du Sine. Des témoins racontent même qu’il y a eu quelques échauffourées entre ces deux camps qui ont fait montre d’une rivalité inouïe. Et quelques instants seulement après que le président de la République a pris congé de sa ville natale en direction de Kaolack, le Dg de l’Asp que ses partisans surnomment «Monsieur emplois», comme pour célébrer une victoire électorale, a improvisé une caravane à travers les artères de la cité de Mame Mindiss en guise de remerciement aux populations qui ont bien voulu se mobiliser à ses côtés pour accueillir chaleureusement le chef de l’Etat.

De leur côté, les militants du «Puma du Sine» ont aussi jubilé pour avoir eu l’occasion de démontrer leur force de frappe en termes de mobilisation.

Après le terrain, les inconditionnels de Matar Ba et de Biram Faye ont investi les réseaux sociaux pour mener une autre bataille  : celle de la communication.
Ainsi, dans un camp comme dans l’autre, on s’évertue, à travers des photos, vidéos et autres, à mettre en exergue la forte mobilisation que le chef de file est parvenu à réussir. On se plait également à exhiber des photos que le leader a prises en compagnie du «Grand boss», dans le véhicule de ce dernier. Une façon de prouver une certaine complicité ou proximité entre les deux hommes. L’on ne s’est pas privé non plus de distiller çà et là des propos que Macky Sall aurait tenus à l’endroit de chacun de ces deux camarades dont la rivalité est devenue un secret de polichinelle. Ainsi, le patron de l’Apr aurait apostrophé Matar Ba en ces termes  :  «je suis fier de toi, tu as mobilisé aussi bien à l’aller qu’au retour» et à Biram Faye, il aurait confié le compliment suivant  : «Tu es l’avenir du Sine, je te félicite pour cette belle mobilisation.»

3 scenarii pour Biram Faye

Ce spectacle auquel les Fatickois ont eu droit préfigure déjà de ce que pourrait être la prochaine campagne pour l’élection du maire de Fatick. Un poste qui ne laisserait pas Biram Faye indifférent, au regard de l’acte qu’il vient de poser. Mais sa marge de manœuvre est assez étroite pour qu’il puisse prétendre être le prochain édile de Fatick. Trois scenarii se présentent à lui. Soit Macky Sall le choisit pour diriger la liste de la coalition Benno bokk yaakaar (Bby) et lui ouvre ainsi un grand boulevard. Soit il entre en dissidence, ce qui paraît illusoire vu son degré d’engagement aux côtés de Macky Sall, comme l’avait du reste fait le président de la Convention des cadres républicains (Ccr) de Fatick, Mame Adama Ndour, lors des élections municipales de 2014. Ce faisant, il pourrait se coaliser avec quelqu’un comme Sory Kaba, l’un des plus grands pourfendeurs de la gestion de l’actuelle équipe municipale et qui ne cache pas son ambition de vouloir succéder à Matar Ba. Le troisième scénario est que, si Macky Sall venait à porter encore son choix sur Matar Ba, comme c’était le cas en 2012 et 2014, pour continuer à présider aux destinées de la capitale du Sine, Biram Faye accepte de se mettre dans les rangs et attende patiemment que son heure arrive.
Pour l’instant, Matar Ba semble être déjà prêt pour la confrontation avec ses contempteurs. Raison pour laquelle, jeudi dernier, lors de la réunion du Conseil municipal consacrée au vote du Compte administratif pour l’année 2019, il a demandé avec insistance à ses collègues conseillers de défendre vaillamment le bilan de l’équipe municipale auprès de leurs mandants.
En dehors de la commune de Fatick se dessine un autre duel à Diarrère, entre l’édile et non moins Directrice générale de l’Agence nationale de la Petite enfance et de la case des tout-petits, Thérèse Faye Diouf, et le secrétaire d’Etat en charge des Sénégalais de l’extérieur, Moïse Diar Diégane Sarr. Jadis très proches, ces deux responsables se regardent depuis quelques temps en chiens de faïence et chacun, sans en donner l’air, affûte tranquillement ses armes en direction des prochaines élections municipales. Et la visite du chef de l’Etat leur a donné, eux-aussi, l’occasion d’expérimenter leur cote de popularité. D’aucuns estiment d’ailleurs qu’en promouvant Moïse Sarr au poste de secrétaire d’Etat, Macky Sall chercherait quelque part à éclipser Thérèse Faye Diouf qui ne serait pas en odeur de sainteté auprès de la Première dame Marième Faye Sall.
Non loin de Diarrère, à Niakhar plus précisément, un autre duel devant opposer le maire, Macodou Sène, et le Directeur général de la Société nationale de recouvrement (Snr), Me Bassirou Ngom, est très attendu. Ici comme ailleurs, seul un arbitrage du patron de la maison beige-marron pourrait empêcher l’implosion de l’Apr lors des prochaines joutes électorales. Cela, au regard des grandes ambitions qu’affichent les uns et les autres.SOURCE PAR DIOUMACOR NDONG

AND JËFF, LE POTENTIEL D’ALORS (4/10) PAR SIRÉ SY

EXCLUSIF SENEPLUS – Le modus operandi de l’époque à And Jeff, était de rendre possible la double stratégie de l’encerclement et de la jonction. Encerclement, par le biais de la production et de l’autosuffisance alimentaire dans les zones rurales
Le 21 Septembre dernier, à la Maison de la Culture Douta Seck, l’ex Xarébi/And Jëff- Mouvement Révolutionnaire pour une Démocratie Nouvelle (MRDN) – la gauche communiste sénégalaise d’obédience maoiste – mouvement qui est devenu maintenant And Jëff Parti Africain pour la Démocratie et le Socialiste (And Jëff/PADS), a organisé une journée de souvenirs dédiée à ses membres disparus. Prétexte pour le feuilleton managérial ‘’La Gauche sénégalaise, une histoire explicative’’, de revenir sur le ‘’And Jëff’’ du MRDN jusqu’au PADS, sur son potentiel d’alors.
En 1973, Landing Savané va créer un mouvement politique dénommé ‘’Reenu-Rew’’ qui sera à l’origine de la création du mouvement révolutionnaire et clandestin, And-Jëf/Mouvement révolutionnaire pour la démocratie nouvelle (MRDN), créé en 1974 lors d’un congrès. En 1975 la plupart des dirigeants, y compris le premier d’entre eux, Landing Savané, sont jetés en prison puis libérés en 1976. En mars 1980, And-Jëf lance la publication du mensuel Jaay Doolé Bi (Le Prolétaire). En juillet 1981 ‘’les révolutionnaires sénégalais marxistes-léninistes armés de la pensée de Mao’’ obtiennent la reconnaissance légale en tant que parti politique, sous le nom de And-Jëf/MRDN. En 1991, And-Jëf/MRDN sera l’un des membres fondateurs d’And-Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (AJ/PADS), né de la fusion entre OST (Organisation socialiste des travailleurs), UDP (Union pour la démocratie populaire), Cercle de lecteurs de Suxxuba.

Volonté de rupture avec l’ancienne gauche sénégalaise

Si, les ”soviétiques sénégalais” de la LDMPT (Ligue Démocratique/Mouvement pour le Parti du Travail) et du PIT (Parti de l’Indépendance et du Travail), sont des ‘’sécessionnistes’’ (rires) qui ont pris armes et bagages pour partir du PAI (Parti Africain de l’Indépendance), par contre, ‘’les chinois sénégalais” d’And Jêff et ses révolutionnaires, n’ont jamais milité au PAI, ni d’ailleurs dans aucun parti politique sénégalais de l’époque. Tout est parti en 1970 avec la création du Mouvement des Jeunes Marxistes-Léninistes (MJML) qui se voulait être l’expression d’une rupture avec l’ancienne gauche radicale sénégalaise (PAI, LD, PIT). Malheureusement, il y eut une scission au sein du MJML dès 1972, avec la création par Landing Savané, d’une nouvelle organisation clandestine dénommée ‘’Reenu Réew mi’’ qui se fixa pour objectif de  »dépasser le révolutionnarisme petit-bourgeois et se lier aux masses fondamentales ».

Anti-hégémonique, anti-impérialiste et anti-féodal

And Jëff, à sa création en 1973 dans la plus grande des clandestinités, regroupait de jeunes étudiants sénégalais qui venaient de terminer leurs études dans les différentes universités françaises et qui s’apprêtaient à rentrer définitivement au pays pour s’engager pleinement dans la vie politique, avec des idées révolutionnaires : lutter contre la bourgeoisie nationale (féodalités religieuses, coutumières et politico-bureaucratiques) et la bourgeoisie comprador (commerçante et marchande), afin d’infléchir l’exploitation des masses populaires par les élites et libérer le peuple. Surtout la paysannerie (agriculteurs, éleveurs, pêcheurs) et les travailleurs (syndicalistes). Le modus operandi de l’époque à And Jeff, était de rendre possible la double stratégie de l’encerclement et de la jonction. Encerclement, par le biais de la production et de l’autosuffisance alimentaire dans les zones rurales et ravitailler les centres en denrées alimentaires. Jonction, en rendant possible la rencontre des masses fondamentales des villes et des campagnes et encadrée par une unité d’actions entre les mouvements syndicaux et étudiants, afin d’occuper le terrain et sonner la révolte. Pour ce faire, And Jêff va s’appuyer sur deux leviers : sa jeunesse et ses femmes.
Par la jeunesse, And Jëff mettra en place le Mouvement National Révolutionnaire (MRN) et un Mouvement des Femmes dénommé ‘’Yéwwu Yéwwi’’ (1984).

Les têtes de pont : des révolutionnaires patriotes et démocrates sincères

C’est ainsi que depuis la France, And Jëff sera un des influenceurs des événements de Mai 68 à
Dakar. C’est la génération des Landing Savané, Mamadou Diop Decroix, Eugénie Aw, Marie
Angélique Savané, Eva Marie Col Seck, Fatoumata Sow, Babacar Fall ‘Becker », Alié Diène Dramé,
Amadou Sow, feu Hamidou Dia, Bougouma Mbaye, Amadou Kane, Mazid Ndiaye, Amadou
Bocoum, Kounta, les frères TOP, les frères Diack, Amadou Guiro, Cheikh Tidiane Gadio, Moussa
Kane, Abdou Sow, feu Babacar Touré, pour n’en citer que ceux et celles-là. Du côté des jeunes
révolutionnaires de l’époque, ils étaient les Hamidou Kassé, Racine Talla, Sidiki Daff, Mame
Thierno Diagne, Mansour Aw, Alpha Sall et un certain…. Macky Sall. Une belle palette. Un beau
potentiel, qui autorisait toutes les promesses. Le potentiel d’And Jëff était tel que les  »marxistes
léninistes sénégalais, armés de la pensée de Mao Tsé Toung’’’, avait fini d’avoir une haute
mainmise et de ‘’contrôler’’ au Sénégal, sur la période 1970-2000, le mouvement paysan
sénégalais avec Mazid Ndiaye ; le mouvement sportif séngalais avec Joe Diop et feu Mawade
Wade. And Jëff était aussi au cœur du mouvement syndical de l’enseignement supérieur avec
Babacar Diop dit Buuba au Saes (Syndicat autonome de l’enseignement supérieur) créé en
1985, après que Mamadou Ndoye ‘’Mendoza’’, membre éminent de la LD (Ligue
Démocratiquel), ait refusé de quitter à la tête du Sudes (Syndicat unique des enseignants du
supérieur) créé en 1975. And Jëff était aussi au cœur du mouvement étudiant avec l’Unapes
(Union nationale patriotique des étudiants du Sénégal) créée en mars 1979. And Jêff était également au cœur du monde du travail avec l’UTLS-Front (Union des travailleurs libres du Sénégal).
C’est à partir de 1992, que va commencer une toute autre histoire pour et à And Jëff.
A suivre…Siré Sy est fondateur du Think Tank www.africaworldwidegroup.org

ABDOU NDÉNÉ SALL : L’HOMME QUI TRANSFORME LES PIERRES EN PAIN  : 7A de M=52A de SDW. Par Alassane K. KITANE

Vous êtes enseignant, vous êtes mal payé (c’est une tautologie !), mais si vous croyez à la prestidigitation, votre problème peut être miraculeusement résolu. Je vous recommande de vous attacher les services de l’invité de l’édition du soir de Walfs TV de ce jeudi 24 septembre 2020. 7A de M=52A de SDW. Pour ceux qui ont horreur des formules mathématiques, c’est la modélisation comique de  : « les sept ans de Macky valent 3 fois les cinquante deux ans des Présidents Senghor, Diouf et Wade ». Je me demande ce que les pays africains attendent pour se fédérer rapidement afin de confier le destin des Africains à son excellence Macky puissance trois. Plus le mensonge est gros, plus il a l’air d’être vraisemblable  : c’est la nouvelle doctrine des tenants du pouvoir.
Et comme illustration, de sa prestation d’envoûtement du soir, l’invité de Walf donne le chiffre de 32000 lits pour les étudiants. Vous vous rendez compte ! Abdou Diouf a construit UGB, Wade UADB, UASZ, etc., pendant ce temps, Macky en est encore à la construction de l’UAMM de Diamniadio et UCIN de Kaolack. De qui se moque ce monsieur ? Nos universités n’ont plus de professeurs, les abris provisoires sont désormais dans les grandes villes, le nombre d’étudiants suit la courbe démographique, et le monsieur ose parler de 32000 lits. Lits, vous avez bien lu ! Abdou Ndené lits.
Il prétend que le TER va désengorger Dakar, car il va desservir Thiès, Mbour.. Pourquoi ne pas faire plus simple (financièrement) et plus efficace par la modernisation du chemin de fer et la création d’une nouvelle capitale à l’intérieur du pays ? Quelle cécité politique et intellectuelle ! Il ajoute que si on créait une nouvelle ville à l’intérieur du pays ça ne servirait à rien car on ne pourrait pas obliger les gens à quitter la capitale. Quelle vision borgne mon dieu !
À la place du TER un train performant, a grand écartement reliant Dakar Ziguinchor en passant par Tamba ou par un pont sur le fleuve Gambie était plus efficient. Les fruits pourrissent à Ziguinchor ; les camions maliens auraient pu enlever leurs marchandises au port de Kaolack si ce qui devrait être fait avait été fait ; Diamniadio étouffera bientôt la capitale ; Diourbel est la capitale du monde de la débrouillardise et de l’informel ; Matam, Podor et Tamba ne sont pas encore entrées dans l’ère du franc cfa (l’euro y marche comme à Paris)…
Ce monsieur ne sait pas que c’est parce que l’intérieur du pays est économiquement désertique qu’il y a une ruée vers Dakar. Créer des opportunités à l’intérieur du pays, c’est y fixer les jeunes. Il prétend que les pistes de production faites par le PUDC ont révolutionné la commercialisation des produits agricoles ! Je viens de Sindian, à 16 km de Bignona. Eh bien, pour faire le trajet on perd au bas mot une heure de temps. Et là, c’est quand on est chanceux car les sentiers sont constamment rendus impraticables à la moindre pluie. Il n’y a pas de route entre Ségré et Makka dans le Saloum. Bref chaque édition du soir de Walf TV dément ce monsieur, car les populations dans tous les recoins du pays se plaignent des mêmes mots. La rhétorique des chiffres permet certes de tromper, mais jamais de transformer le réel. Et ce, quel que soit le talent du prestidigitateur en scène.

Présidentielles 2024 : Sougou Disqualifie Macky !

Présidentielles 2024  : la disqualification de Macky Sall est irréversible
« 2019 sera mon second et dernier mandat » – le terrible aveu de Macky Sall à la page 165 de son livre intitulé : Le Sénégal à cœur
L’alinéa 2 de l’article 27 de la Constitution sénégalaise qui dispose que « nul ne peut faire plus de 2 mandats consécutifs » est extrêmement clair et ne laisse place à aucune interprétation, même pour les exégètes les plus passionnés. Pour un élève du cycle primaire, la définition du terme consécutif est relativement simple et signifie « qui se suit, sans interruption dans le temps.. ».

 Le terme consécutif s’attache à la personne et non à la durée du mandat (peu importe, la durée des mandats consécutifs, 7 ans + 5 ans ou 5 ans + 5 ans ; nul ne peut en faire plus de 2 consécutifs). Il faut faire la distinction entre la durée du mandat et le nombre de mandats consécutifs. En français, « nul ne peut faire plus de 2 mandats consécutifs » signifie qu’une 3éme candidature, de Macky Sall après 2 mandats consécutifs (2012-2019 ; 2019-2024) est totalement irrecevable. Lorsqu’on ne peut pas faire plus de 2 mandats consécutifs, on ne peut en aucun être candidat, qui signifie être en situation de pouvoir briguer un 3éme mandat.
Puisqu’on a l’habitude de dire que l’aveu est la reine des preuves, nous apportons la preuve définitive que Macky Sall est disqualifié pour les présidentielles de 2024. Cette preuve inédite, officielle et écrite a été donnée par Macky Sall himself, dans son ouvrage intitulé « Le Sénégal au cœur » publié par la maison d’édition « le Cherche Midi » à la veille des présidentielles de 2019. A la page 165 de l’ouvrage, Macky Sall écrit « Et me voici de nouveau, devant vous en vue de solliciter votre confiance pour un second et dernier mandat ». Oui, vous avez bien lu, Macky Sall précise que c’est son « second et dernier mandat ». C’est clair, net, et précis.
Jusqu’à présent, nous disposions de support audio ou vidéo de Macky Sall où il affirmait clairement qu’il ne pouvait briguer un 3éme mandat. Cette fois-ci, nous disposons d’un support officiel (écrit). Le débat est clos  :  en 2024, Macky Sall qui épuisera ses 2 mandats consécutifs sera disqualifié des présidentielles, une disqualification irréversible. Nous demandons aux citoyens et aux médias, d’assurer une large diffusion de la page 165 de son livre indigeste et dénué d’intérêt ; dans lequel il s’auto-exclut des présidentielles de 2024 (le seul élément qui nous intéresse).
Nota bene  : nous avons procédé à l’achat de 5 exemplaires de l’ouvrage de Macky Sall  :

  1. Un ouvrage sera envoyé à l’Elysée (Président français),
  2. Un ouvrage est destiné au Département d’Etat américain,
  3. Un ouvrage sera adressé aux Chefs d’état de la CEDEAO,
  4. Un ouvrage sera transmis au Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’homme qui avait été saisi par Macky Sall en 2011, qui dénonçait la 3éme candidature d’Abdoulaye Wade.

Si Macky Sall tente le diable et s’obstine à vouloir présenter sa candidature aux présidentielles de 2024, il aura droit à une humiliation planétaire (le peuple lui fera face). Au niveau de la diaspora, Il est prévu, le moment opportun, en cas de tentative de coup d’état constitutionnel en 2024, la création de comités contre un 3éme mandat rassemblant des sénégalais de tous bords. Ces comités seront créés en France, aux Etats Unis, en Italie, en Espagne, et au Canada (liste non exhaustive). Que Macky Sall se le tienne pour dit  : la Constitution sénégalaise n’est pas un torchon qu’on manipule à sa guise.

« Harcelé » par Babacar Fall sur la question du 3e mandat, le ministre Mansour Faye esquive par tous les moyens

https://www.pressafrik.com A-t-il peur de se faire viré par son beau-frère et chef de l’Etat Macky Sall ? Invité de l’émission Grand Jury diffusée ce dimanche sur la Radio futures médias (Rfm), le ministre du Développement communautaire et de l’Equité sociale, Mansour Faye a fui le débat sur le 3e mandat de Macky Sall. La question posée plusieurs fois par le journaliste est restée sans réponse concrète
A la question de savoir si le président Sall sera candidat en 2024, Mansour Faye de demander au journaliste de poser la question au Conseil constitutionnel, estimant que c’est le juge constitutionnel qui va dire c’est X mandat ou Y mandat. Il a ajouté que sa conviction sur le 3e mandat est très simple.
« Ma conviction est très simple. Monsieur le Président a été élu en 2019 pour effectuer le contrat de mandature qu’il a signé avec les Sénégalais. C’est ça qui m’intéresse », a-t-il dit. Relancé par le journaliste qui lui a demandé de s’exprimer de manière simple, le beau-frère du chef de l’Etat d’ajouter  :  « apporter des réponses  par rapport aux préoccupations des Sénégalais. Il s’est engagé suivant un contrat bien défini  :  Plan Sénégal Emergent, PAP2…L’histoire de mandat, quand ça va arriver, le Conseil constitutionnel va le dire ».
Et le journaliste de le relancer encore. Cela veut dire que Macky Sall se présentera une 3e fois en 2014 ? Mansour Faye de répondre. « Ça, je ne sais pas. Il faut poser ça à Dieu. Je ne suis pas devin », dira-t-il avant de s’esclaffer de rire.
Déterminé à avoir une réponse claire, le journaliste Babacar Fall ne lâche pas le morceau. Cette fois-ci, il demande au ministre la position des uns et de autres au sein de la belle-famille sur la question du 3e mandat.
« Il n’y pas de position. Ce qui nous intéresse, c’est ce qui se passe aujourd’hui. Comment accompagner Monsieur le président à réussir son mandat et on œuvre à ce qu’il réussisse et à apporter des solutions aux problèmes des Sénégalais », a-t-il déclaré au micro de la RFM.

« Si on part aux élections aujourd’hui, le Président Macky Sall va gagner »

Mansour Faye est convaincu que si aujourd’hui il y a élection, le président Macky Sall va encore gagner l’opposition à plus de 60%. Une déclaration qui a fait dire au journaliste si ce sera valable pour 2024. Le ministre de clarifier les choses. « Moi, je dis aujourd’hui, si le président va aux élections, il va les gagner, puisque ce qui est important, c’est ce que les Sénégalais attendent de ce qu’il fait ».
Interrogé sur la question du dauphinat au sein de l’Alliance pour la République (Apr, parti au pourvoir), le beau-frère du chef de l’Etat continue d’évoquer cette question avec beaucoup de prudence. Tout en rigolant, il répond au journaliste,  « Babacar arrête de me fatiguer avec 2024 ».
Il ajoute  :  « il n’y pas de dauphin. Ce n’est pas une question de dauphin ou non. Nous n’en sommes pas encore là. Nous sommes en début de mandat et ce n’est pas encore à l’ordre du jour. Nous sommes en train de parler du Plan d’actions prioritaire, c’est-à-dire réactualiser après la crise sanitaire. Comment développer ou mécaniser davantage l’agriculture et redémarrer les infrastructures et créer de la croissance. C’est ça l’actualité ».
Se voulant plus direct, le journaliste de lui dire, on comprend, vous ne voulez pas être viré par votre beau-frère. Mansour Faye rétorque  :  « Virer ou pas virer, je fais mon travail comme il se doit et c’est le président qui choisit les personnes à qui il a confiance ».
Au Sénégal, le constat montre que le président Macky Sall vire tout ses proches collaborateurs qui soutiennent dans les médias qu’il ne peut pas se présenter pour un 3e mandat, pendant que ceux qui sont pour sa candidature en 2024 sont épargnés.
Sorry Kaba, directeur des Sénégalais de l’extérieur, Moustapha Diakhaté, chef de cabinet et Me Moussa Diop, Directeur de la compagnie de transport national Dakar Dem Dikk, ont été virés de leurs postes respectifs, après avoir soutenu publiquement que Macky Sall ne peut pas se présenter pour la 3e fois en 2024.
Par contre, l’ancien Premier ministre, Boun Abdallah Dionne, le député poussé à la démission, car impliqué dans une affaire de faux billets de banque, Seydina Fall alias Bougazelli, et l’actuel ministre d’Etat sans portefeuille, Mbaye Ndiaye, ont été épargnés, car, ayant soutenu la candidature de Macky Sall en 2024.Salif SAKHANOKHO

Mansour Faye : « Si l’Ofnac me convoque, je n’irai pas »

https://www.seneweb.com Visé par une plainte auprès de l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac) pour sa gestion jugée nébuleuse de l’aide alimentaire d’urgence au bénéfice des couches vulnérables dans le contexte de Covid-19, Mansour Faye semble ne pas s’inquiéter.
Le ministre du Développement communautaire et de l’équité territoriale n’entend pas déférer à une convocation de l’organe de contrôle.
« Si l’Ofnac me convoque, je n’irai pas. L’Ofnac n’a pas vocation à convoquer un ministre. Ça ne fait pas partie de ses compétences. En tant que ministre, je ne répondrai pas », a déclaré sur Rfm le beau-frère du chef de l’Etat Macky Sall.
Pourtant, la structure dirigée par Seynabou Ndiaye Diakhaté a déjà entendu les deux plaignants, à savoir l’activiste Guy Marius Sagna et l’opposant Babacar Diop.

Mansour Faye : «Je n’ai pas de compte à rendre à Force Covid-19»

https://www.seneweb.com Le ministre Mansour Faye tarde toujours à rendre compte de sa gestion des 69 milliards Fcfa destinés à l’achat de vivres pour les populations, dans le cadre du Programme de résilience économique et sociale (PRES), au Comité de suivi dirigé par le Général François Ndiaye.
Jusqu’à présent, aucune pièce justificative des dépenses engagées sur les 69 milliards n’est disponible. Interrogé sur cette affaire, Mansour Faye déclare qu’il n’a pas de compte à rendre au Général François Ndiaye et à Force Covid-19.
«Tout ce qui ressort de nos obligations, on l’a fait. On doit seulement rendre compte à l’autorité qu’est le Président Macky Sall», a-t-il martelé, ce dimanche, à l’émission Grand Jury.
L’invité de la Rfm de rembobiner : «Force Covid-19 n’est pas un cabinet d’audit. Tout ce qu’ils ont demandé, nous le leur avons fourni. Mais, nous n’avons pas de compte à leur rendre».

MLD : «Le Magal est un moment de libération du peuple africain»

iGFM – (Dakar) Les membres du Congrès de la renaissance démocratique ont été reçus ce samedi par le khalife général des mourides. A leur sortie d’audience, le leader du mouvement Tekki, Mamadou Lamine Diallo a révélé le contenu des discussions.
«Nous sommes venus saluer le Khalife général des mourides et apporter notre modeste contribution pour appuyer le respect des mesures barrières qu’ils a demandé que nous tous nous respections. Nous sommes aussi venus réaffirmer le caractère africain du Magal qui est un moment de libération du peuple noir, du peuple africain. Il faut le dire», a-t-il déclaré.
Les membres du Crd ont aussi demandé au khalife de prier pour une paix durable dans nos pays. Car durant cette période, la tension couve dans plusieurs Etats de la sous-région  : «Nous avons aussi demandé au Khalife général de prier pour la Justice, et la paix en Afrique l’ouest, particulièrement au  Mali, en Côte d’Ivoire, en la Guinée. parce que la malgouvernance conduit toujours à des situations dramatiques», dit-il.

 APR…Un Responsable Appelle À La Refondation Du Parti

Oui, Monsieur le Président (APR), vous avez raison de taper sur la table.
Voilà huit années que L’APR est au pouvoir, mais de Dakar à Tambacounda, de Saint Louis à Kolda, les militants sont très remontés contre les responsables du Parti, qui ne mènent plus un travail à la base.
Face à une opposition en ordre de bataille, préparant activement les futures échéances électorales, l’APR a vraiment besoin d’une refondation, pour déjouer la déroute annoncée par nos adversaires
Monsieur le Président de l’APR, l’apparition de nouvelles formations politiques et de leaders « hors système » doit nous inviter à méditer, sur les faibles performances politiques de cette caste de responsables, qui s’est progressivement mise en place, depuis 2012 et même pas capable de s’acquitter de ses cotisations.
Oui ! Cette caste de leaders, évoluant en vase clos, s’éloigne de plus en plus de la base et ne défend que ses privilèges et ses prérogatives.
La refondation de notre parti, ne se fera pas sans les jeunes. En effet, notre parti regorge de jeunes loups, aux dents longues, capables d’apporter la réplique, aux plus téméraires des chefs de partis politiques en face, parce qu’ayant déjà administré à l’opposition une de ces défaites, dont elle se remémorera pendant longtemps.
Aliou SALL, Maire de la ville de Guédiawaye. Ville, qu’il gère avec intelligence.
Un homme qui irrite par ses ambitions.
Le Président de L’AMS, victime de son lien de parenté avec le Président de la République, demeure une valeur sûre de la génération actuelle.
Ses fidèles militants et ses amis souffrent le martyr, car convaincus que les qualités de l’homme, ne se sont pas encore exprimées à fond.
Néné Fatoumata Tall a mené une des plus belles batailles électorales, aux côtés du Maire Aliou Sall à Guédiawaye.
Méconnu du grand public, Abdou Karim Fofana, la force tranquille, est l’une des figures montantes de L’APR à Dakar.
Cheikh Mbagnick Ndiaye, digne représentant de l’APR dans le Saloum, a joué un grand rôle dans le retentissant succès de notre parti en 2019.
Et bien d’autres comme Cheikh Issa Sall Borome Mbour, Madiagne Seck l’homme fort de Gossas, Issakha Diop Maire de Pikine Est, Birame Faye Sine, Adama Adus Fall à la Médina ou encore Makhtar Diop à Touba,  Thiaye Diaby au fond du Fouta et Cheikh Dethie Law l’homme fort du département de Kaffrine…. etc,,,Pape Fall,Responsable Politique APR/Guédiawaye

Interdiction de célébrer le Magal 2020 à Touba : Sokhna Aida réagit et fait des recommandations à ses talibés

https://www.pressafrik.com La troisième épouse du feu Cheikh Béthio Thioune, guide religieux des Thiantacounes, réagit suite à l’interdiction de célébrer le Magal 2020 à Ngabou. À travers son porte-parole Boubacar Konaté, Sokhna Aïda Diallo dit se « conformer sans réserve aux recommandations du khalife général des mourides et exhorte ses talibés à faire de même ». Ecoutez!

MAIRIE DES HLM  : Ce qu’on sait de la plainte déposée à l’Ofnac

Libération Sénégal online Le collectif des conseillers de la mairie des Hlm fera face à la presse demain pour « dénoncer la gestion nébuleuse du maire et de son équipe à la tête de la localité depuis 2014 ». Le collectif, qui a déjà entrepris des actions, a saisi la présidente de l’Office national de lutte contre la corruption (Ofnac), madame Seynabou Ndiaye Diakhaté, d’une lettre plainte pour dénoncer « ce scandale ». Parmi les points « nébuleux », à l’origine de la plainte, le collectif cite l’octroi d’un espace (Lot N° 9814/GR EX 2196/DG) à un prometteur pour la construction d’un centre commercial « sans délibération du conseil d’administration de la mairie ni appel d’offres dans les règles de l’art » ; la construction d’un stade confié à Socabeg «qui n’avance plus depuis plusieurs années alors que l’entrepreneur continue de construire des cantines aux alentours » ; «l’affectation de tout le budget au fonctionnement », une «défaillance dans la distribution des subventions allouées aux Asc, postes et Centre de santé » mais aussi un montant de deux cent vingt (220) millions attribué à la gestion du Covid19 dont la bonne répartition reste inconnu ». Selon le collectif, « des bons de kits alimentaires ont été distribués à une partie de la population et jusqu’à présent certaines personnes détenteurs de bons ne parviennent pas à recevoir leurs dons après plusieurs va-et-vient ».
Du côté de la mairie, on parle d’agitation politique dans un contexte où la tenue des locales devrait être annoncée.

L’hommage Appuyé De Mandiaye Gaye À Son Camarade…Ibnou 

Ibnou Mbaye mécène et révolutionnaire vient de tirer sa révérence ce 24/09/2020. Cet homme qui vient de nous quitter était un Seigneur dans le vrai sens du terme. Il était un homme multidimensionnel par ses qualités intrinsèques faites de conviction, générosité et solidarité agissante envers non seulement ses parents, amis, camarades mais aussi à tous ses voisins socialement démunis. Ibnou Mbaye, sans en donner l’air, était un révolutionnaire tranquille, perspicace, pragmatique, efficace et très courageux à travers sa contribution effective à la lutte pour l’indépendance et à tous les combats pour les libertés politiques, syndicales et légalité sociale de tous les citoyens dans son pays. Ibnou Mbaye, un militant de la première heure du P A I depuis son Saint-Louis natal, a poursuivi son militantisme à Mbour et puis à Dakar et dans le P I T de la première période.
Oui, le camarade Ibnou fut de tous les combats d’émancipation et de progrès économique, social, culturel et sportif de son pays. Il était un militant politique, syndical, sportif, associatif à caractère social, le tout allant toujours dans le sens du progrès et bien-être de ses concitoyens. Il était dirigeant, parce que membre du comité central aussi bien du PAI Sénégal que du PIT Sénégal, mais en retrait des manifestations populaires. Voilà pourquoi il n’était pas connu par tous les militants du parti et cela par humilité, mais aussi discrétion, ce qui est une exigence fondamentale en période de clandestinité. En vérité, le camarade n’aimait pas qu’on parle de lui et moins encore de son apport de solidarité envers le parti et les permanents nécessiteux.
Pendant toute la dure période de clandestinité et de vaches maigres, le camarade s’était totalement investi sur tous les fronts pour aider le parti à s’en sortir. C’est ainsi, qu’il avait pris en charge le logement de quelques permanents et à d’autres de leur trouver du travail, même après la sortie de la clandestinité. Alors, pour accomplir efficacement son rôle éminent de mécène, il devait réduire à un nombre très restreint ses relations avec les responsables au-delà du secrétaire Général Seydou Cissokho et moi. Et je peux bien révéler aujourd’hui un secret puisqu’il n’est plus. Le camarade Ibnou était, dans la plus grande discrétion, le donateur des premières cautions de participation du P I T aux élections législatives sans pour autant être candidat. Il était très sensible et un homme attentif à son environnement et toujours à l’écoute des gens qui peinent à joindre les deux bouts pour vivre.
Ibnou Mbaye était un self made Man, car il s’est fait tout seul avec ses propres moyens qui furent très modestes au départ. Mais en homme de conviction qui sait que le succès est au bout de l’effort, il a travaillé durement pour surmonter tous les obstacles dressés sur son chemin, avant de réussir à monter son entreprise personnelle qui a prospéré. Et, Quincaillerie de la Mosquée était sa marque déposée avec ses produits de qualité très prisés par les utilisateurs. Il était à la fois chimiste technicien fabricant et commercial pour la promotion de ses produits.
Au plan social et politique le camarade Ibnou, en homme avisé, démocrate et tolérant, avait fait de sa maison, dans les années 80, un abri provisoire d’un microcosme composé, au-delà de ses frères, sœurs et leurs amis, de militants maoïstes, camarades de ses jeunes frères et ses camarades militants PIT que les premiers taxaient de pro-soviétiques révisionnistes. Mais Ibnou a pu malgré tout et l’on ne sait par quel tact gérer tout cela avec maîtrise en permettant à tous de développer en toute liberté leurs thèses. Et, ce n’était pas tout, puisque le maître des lieux offrait en plus à tous la restauration gratuite. Au demeurant, il fallait vraiment être un homme exceptionnel de la trempe d’Ibnou et tolérant, comme lui pour gérer une telle situation qui était à l’époque, très conflictuelle.
Ibnou Mbaye un homme de fidélité il est en conséquence, fidèle en amitié et la considère comme une chose sacrée. Ibnou, c’est connu, est toujours au service de ses amis surtout, lorsque  ces derniers sont en difficulté. Un fait marquant et acte remarquable à savoir chez Ibnou. En effet, il avait l’habitude à l’occasion des fêtes religieuses musulmanes, de donner à toutes les veuves de ses amis disparus une enveloppe sous forme d’aide et d’assistance, ce que les veuves pourraient bien témoigner. Certains pourraient tenter de croire que ce témoignage sur Ibnou Mbaye est une légende tellement qu’il leur paraît invraisemblable, mais Dieu m’est témoin que tout cela est vrai.
Ibnou Mbaye était fervent musulman loin de tout fanatisme déviationniste. Il connaissait parfaitement et maitrisait sa religion et pratique dans les règles de l’art édictées par le Coran et la Suna du Prophète (PSL). Il était l’un des rares musulmans à respecter strictement les règles du zakat sur la fortune et comprendre la solidarité envers ses frères démunis. Comme l’imam de sa mosquée l’a si bien souligné dans son témoignage à la prière mortuaire. lbnou était un infatigable bienfaiteur musulman envers sa mosquée, les serviteurs de Dieu honnêtes et sincères de l’islam. Il est, dans sa pratique religieuse au Sénégal, un exemple à suivre, parce que simple et sans phare, comme il l’est naturellement.
Avec la perte d’Ibnou Mbaye, un ami, frère et camarade, mais aussi un conseiller très avisé et modèle, je perds un compagnon de 60 ans sans nuages.
Nous prions Dieu de t’accueillir dans son paradis le plus élevé, Firdawsi.  Je garde en mémoire tes leçons et sages et précieux conseils.À Dieu Ibnou et que la terre de Yoff te soit légère ! Aamine ! Mandiaye15@gmail.com.


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