Revue de presse du Dimanche 25 Octobre 2020

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Flash météo

« Au courant des prochaines 24 heures, le temps sera globalement ensoleillé sur l’ensemble du territoire. La forte sensation de chaleur sera davantage ressentie sur le pays avec des températures maximales qui varieront entre 32° C à Dakar et 43° C à Louga et Saint-Louis.
Les visibilités seront généralement bonnes, toutefois elles pourraient être réduites par une suspension de poussière à partir de cet après-midi jusqu’en fin d’échéance surtout sur les 3⁄4 Nord du pays. En mer (au large) : houle dangereuse pouvant atteindre ou dépasser 2.5m de hauteur, présente au large Nord des côtes sénégalaises jusqu’au lundi 26 octobre 2020 à 06h ».Source : Anacim

Croissance 2020 : Le Sénégal pourrait se retrouver avec un taux de plus de 2% (ministre)

https://www.seneweb.com Le Sénégal a de fortes chances d’éviter la récession qui a été antérieurement annoncée pour 2020. Notre pays pourrait même se retrouver avec une croissance positive qui avoisinerait les 2%. L’annonce a été faite par le ministre des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, qui faisait face aux députés réunis autour d’un séminaire de partage sur les lois de finance tenu ce samedi.
«Les récoltes record qui sont attendues cette année au niveau de l’agriculture, il y a des chances effectivement que nous ne soyons pas dans la récession telle qu’il a été arrêté. On sera même à un niveau quand même disons de croissance qui dépasserait les 2%», a-t-il annoncé au micro de la Rts.
Pour rappel, le Sénégal s’attendait à un taux de croissance de moins 0,7% cette année à cause des effets de la pandémie de la Covid-19 qui a durement frappé tous les secteurs de l’économie du pays.

Vers le sommet Finance en Commun : mobiliser les Banques Publiques de Développement ouest-africaines

 (BOAD ) – A l’initiative de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), de l’Agence française de développement (AFD) et du Secrétariat général du Sommet Finance en Commun, les banques et institutions de financement du développement opérant dans la région Afrique de l’Ouest ont été réunies à l’occasion d’un workshop virtuel.
L’atelier, tenu autour du thème « Les banques de développement face à la crise  : réponse contracyclique et relance durable », intervient en prélude au premier sommet mondial réunissant les Banques Publiques de Développement, prévu du 10 au 12 novembre 2020 à Paris, et organisé en partenariat avec le Forum de Paris sur la Paix.
Le pré-sommet de ce 22 octobre constitue un rendez-vous important dans le contexte particulier post Covid-19. Il visait à identifier les principaux sujets d’intérêt, les attentes et propositions concernant le rôle des banques de développement et d’envisager les évolutions souhaitables.  Il aura notamment permis de mettre en évidence la capacité d’action contracyclique des banques de développement en période de crises (comme celle de la COVID-19) et de définir la banque de développement de demain, qui pourra accompagner les transitions écologiques et sociales de nos sociétés. Les conclusions serviront d’apports essentiels pour le Sommet Finance en Commun.
Outre les représentants et partenaires de la BOAD et de l’AFD opérant en Afrique de l’Ouest, l’atelier a réuni des parties prenantes clés  : les ministères des finances de plusieurs pays de la région,  la Banque Centrale des Etats d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), l’Association des Institutions Africaines de Financement de Développement (AIAFD), la Commission de l’ UEMOA et des banques publiques de développement telles que la Banque d’Investissement et de Développement de CEDEAO (BIDC) et la Banque Nationale pour le  Développement Economique (BNDE) du Sénégal.
« Ce pré-sommet est un moment important pour nous. Il offre à la région ouest-africaine une tribune pour alimenter la réflexion autour d’un mouvement de « finance en commun » dont l’objectif majeur est d’embarquer tous les acteurs de la finance vers des investissements compatibles avec la lutte contre le dérèglement climatique, les inégalités et plus généralement les Objectifs de développement durable (ODD). L’Afrique de l’Ouest et les banques publiques de développement de la région, qui affichent un dynamisme certain, sont justement très attendues au Sommet Finance en Commun de novembre prochain. D’autant qu’elles ont l’expérience de réponses contracycliques réussies notamment face aux crises alimentaires et énergétiques des années 2000. »Rémy Rioux, Directeur général de l’Agence française de développement (AFD) et Président de l’International Development Finance Club (IDFC).
« Je voudrais saisir l’occasion de cette tribune pour appeler au renforcement de l’additionnalité et de la complémentarité entre nos institutions nationales et régionales qui semblent plutôt se concurrencer dans nos aires géographiques de compétence. »Serge Ekué, Président de la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD).

A propos de l’Agence française de développement

Le groupe Agence française de développement (AFD) est un établissement public qui finance, accompagne et accélère les transitions vers un monde plus juste et durable. Plateforme française d’aide publique au développement et d’investissement de développement durable, nous construisons avec nos partenaires des solutions partagées, avec et pour les populations du Sud.
Nos équipes sont engagées dans plus de 4 000 projets sur le terrain, dans les Outre-mer et dans 115 pays, pour les biens communs de l’humanité – le climat, la biodiversité, la paix, l’égalité femmes-hommes, l’éducation ou encore la santé. Nous contribuons ainsi à l’engagement de la France et des Français en faveur des Objectifs de développement durable. Pour un monde en commun. www.afd.fr

A propos de la Banque Ouest Africaine de développement

La Banque Ouest Africaine de Développement est l’institution de financement du développement des États membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).  Créée en 1973, son actionnariat regroupe, à date, les huit États membres de l’UEMOA, leur Banque centrale (la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest-BCEAO), et plusieurs institutions internationales et États non régionaux, notamment, la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque Européenne d’Investissement (BEI), la KFW, la France, la Belgique, la Chine, l’Inde, et le Maroc, etc.  Son siège se situe à Lomé, au Togo.
Fidèle à sa vocation, la BOAD joue un rôle de premier plan dans l’intégration économique et financière des Etats de l’UEMOA.

A propos d’IDFC

L’International Development Finance Club (IDFC), créé en 2011, est le principal groupe de 26 banques de développement nationales et régionales du monde, principalement actives sur les marchés émergents. IDFC est le plus grand pourvoyeur mondial de financements publics pour le développement et le climat, avec des actifs cumulés s’élevant à 4 000 milliards de dollars américains et des engagements annuels supérieurs à 600 milliards de dollars américains, dont en moyenne 150 milliards de dollars américains par an de finance climat. Les membres d’IDFC ont la fonction unique de soutenir les politiques nationales tout en transférant les priorités internationales dans leurs propres circonscriptions. Les membres d’IDFC sont unis et travaillent ensemble pour s’aligner avec et réaliser les objectifs de développement durable (ODD) et les engagements de l’Accord de Paris sur le climat. Grâce à IDFC et en partenariat étroit avec d’autres réseaux de banques de développement, les membres s’unissent pour constituer une plate-forme destinée à promouvoir et à exploiter les investissements solidaires de développement à travers le monde. L’IDFC est présidé depuis octobre 2017 par l’Agence française de développement (AFD), où le secrétariat d’IDFC est hébergé à Paris, en France. Pour en savoir plus sur IDFC merci de consulter notre site internet ou de nous suivre sur TwitterLinkedIn.

A propos du Sommet Finance en Commun

Le premier rassemblement mondial des banques publiques de développement – le Sommet Finance en Commun – traduit comment les banques publiques peuvent entraîner le monde de la finance pour mieux protéger la planète et les sociétés. Le Sommet sera organisé en partenariat avec le Forum de Paris sur la Paix, et contribue à la « Décennie d’Action » initiée par les Nations Unies, en amont du G20 à Riyadh (21-22 Novembre) et du 5è anniversaire de l’Accord de Paris et la COP21.

Caricatures de Mahomet : les produits français boycottés

https://www.financialafrik.com Rendant homme à l’enseignant Samuel  Paty, décapité pour avoir montré dans son cours les caricatures de Charlie Hebdo représentant le prophète Mahomet, le président Emmanuel Français a déclaré lors d’un discours dans la cour de la Sorbonne, lieu symbolique de l’esprit des Lumières et de l’enseignement : «nous ne renoncerons pas aux caricatures, aux dessins, même si d’autres reculent », précisant que Samuel Paty a été assassine «parce qu’il incarnait la République».
Des propos mal accueillis dans les pays musulmans où la représentation du prophète est interdite. Ainsi , l’Organisation de coopération islamique, qui réunit les pays musulmans, a déploré « les propos de certains responsables français (…) susceptibles de nuire aux relations franco-musulmanes ». Sur Twitter, le hashtag “#BoycottLes produitsfrançais” était en tête des tendances samedi.
Au Qatar, les chaînes de distribution Al-Meera et Souq al-Baladi ont annoncé qu’elles « retireraient » les produits français des magasins jusqu’à nouvel ordre. L’Université du Qatar a annoncé vendredi sur Twitter le report de la semaine culturelle française à la suite de « l’atteinte délibérée à l’islam et ses symboles ».
Une soixantaine de sociétés coopératives, qui sont de grands distributeurs au Koweït, ont annoncé un boycott des produits français, a précisé à l’AFP le vice-président de la Fédération des coopératives, Khaled al-Otaibi. Il a expliqué :
« Nous avons retiré tous les produits français, qà savoir les fromages, crèmes et cosmétiques des rayons et les avons restitués aux agents agréés de ces marques au Koweït ». En Jordanie, le Front d’action islamique, un parti d’opposition, a appelé les citoyens à boycotter les produits français.  Albert Savana

Aboubacry Sow (DG SAED) : «L’autosuffisance en riz sera atteinte en 2023 (…) Déjà plus de 60 mille hectares ont été cultivés pour la contre-saison 2020»

https://www.dakaractu.com Invité de l’émission ACTU-DÉBAT de cette semaine, le directeur général de la société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres de la vallée du fleuve Sénégal, du Delta et de la Falémé (SAED), Aboubacry Sow, se félicite des efforts considérables qui sont en train d’être consentis dans l’agriculture, tant sur l’aménagement et l’exploitation que la modernisation.
Ce qui a engendré d’importants résultats pour la contre-saison 2020 avec plus de 50 mille hectares cultivés dans la vallée du fleuve Sénégal, selon Aboubacry Sow. « Pour la contre-saison 2020, plus de 60 mille  hectares ont été cultivés. Pour les récoltes, nous nous attendons à plus de 300.000 tonnes de riz », a souligné le directeur général de la SAED.
Dans ce contexte marqué par la relance de l’économie, Aboubacry Sow reste convaincu que l’autosuffisance en sera atteinte en 2023. « Au total, c’est plus d’un million deux cent mille tonnes de riz qui sont cultivées au Sénégal. Pour atteindre l’autosuffisance en riz nous avons un objectif d’un million six cent mille tonnes, et il ne nous reste que quatre cent mille tonnes pour atteindre cet objectif. Et nous osons espérer qu’en 2023 nous allons atteindre l’autosuffisance en riz avec les efforts qui sont en train d’être consentis sur le terrain par les cultivateurs et les moyens conséquents déjà mis en place… »

PROJET ÉNERGIE DE L’OMVG : Le poste de Tanaf livré en mars 2021

http://www.sudonline.sn Le poste de transformation et d’interconnexion électrique de Tanaf actuellement en chantier dans le cadre du projet énergie de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg) pourrait être la première infrastructure réceptionnée par les responsables de ce projet. S’exprimant hier, vendredi 23 octobre, en marge de la visite de presse organisée par les responsables de l’Omvg Sénégal, les responsables de ce chantier évaluant le niveau actuel des travaux à 70% ont fixé le délai de livraison de cette infrastructure au mois de mars prochain.
Après les régions de Kaolack, Kaffrine, Tamba et Kédougou, c’est au tour de l’ancienne capitale de la Casamance, Sédhiou, d’accueillir hier, vendredi 23 octobre, la visite de presse des chantiers du projet énergie organisée par les responsables de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (Omvg).
En compagnie du sous-préfet de Simbandi Brassou, Ousmane Sané, la délégation s’est rendue sur le site de construction du poste de transformation et d’interconnexion de Tanaf non loin de la Rn 6. Sur place, la délégation a pu constater l’état d’avancement des travaux dont le niveau est estimé par les responsables du chantier à 70%. D’ailleurs, prenant la parole pour faire la présentation du chantier, André Badara Sène, un des responsables de l’entreprise Aecom, ingénieur conseil dans le cadre de ce projet énergie de l’Omvg, a fixé la date de livraison du poste au plus tard au mois de mars 2021. Une nouvelle qui n’a pas laissé indifférents le sous-préfet et le maire de la commune Simbandine Brassou, Malamine Cissé.
Prenant la parole à la suite du responsable de l’Aecom, le chef de l’exécutif dans cet arrondissement, Ousmane Sané, a jugé « impressionnant » le rythme de travail en dépit des perturbations liées à la pandémie de la Covid-19 mais aussi aux fortes pluies enregistrées cette année dans la localité. « Nous avons été vraiment impressionnés par la rapidité avec laquelle les entreprises travaillent sur ce site. Je rappelle que l’année dernière, lors de notre visite, au mois de septembre, il n’y avait rien sinon quelques cavités et des matériels destinés à ce poste. Avec ce que nous avons vu aujourd’hui, je peux vous dire que nous avons bon espoir que les délais seront respectés pour le grand bonheur des habitants de cette localité», a estimé le sous-préfet.
Pour ce qui est de l’impact, le démarrage de ce poste va non seulement booster l’économie locale par des nouvelles activités comme la menuiserie métallique et aussi d’autres activités nécessitant d’une forte tension électrique». Mais aussi contribuer au renforcement de la sécurité surtout la lutte contre le vol du bétail, « un véritable fléau dans la localité ».
Abondant dans le même sens, le maire Malamine Cissé, tout en se félicitant lui aussi de l’état d’évolution du chantier de ce poste, a toutefois invité les responsables du chantier à ne pas baisser de rythme de travail. Mieux, il les a même exhortés à augmenter la cadence du travail de ce poste qui va donner de nouvelles perspectives à ses administrés. Sur le site, nous avons trouvé effectivement un paysage qui s’est radicalement métamorphosé. Sur le terrain de quatre (04) hectares de terrain nu que nous avons laissé lors de notre visite au mois de septembre de l’année 2019, des bâtiments et des équipements usuels électriques dont des réacteurs, des transformateurs se disputent l’espace.

PROJET ENERGIE DE L’OMVG A TANAF : Ousmane Sané tance les entreprises sur le non-respect de la Rse

S’exprimant également hier, vendredi 23 octobre, en marge de la visite de presse organisée par les responsables de l’Omvg sur les chantiers de construction du poste de transformation et d’interconnexion électrique de Tanaf, le sous-préfet de l’arrondissement de Simbandi Brassou n’a pas été tendre avec les responsables des entreprises engagées sur ce lieu. Ousmane Sané accuse en effet ces derniers de ne pas s’acquitter de leur devoir de responsabilité sociétale vis-à-vis des administrés de son arrondissement. Il a ainsi déploré l’absence de l’ensemble des entreprises intervenant dans le cadre de ce projet de l’Omvg dans sa localité dans l’effort de guerre contre la Covid-19.
Poursuivant son propos, il a rappelé à ces derniers de s’acquitter de leur devoir de responsabilité sociétale. « Je suis au courant de tout ce qui se fait dans le cadre de ce projet au niveau des autres localités bénéficiaires. Je tiens à dire de vive voix qu’ici, on n’a pas le même traitement qu’ailleurs. La responsabilité sociétale de l’entreprise est un devoir pour toute entreprise. Cela doit donc être une de vos priorités, il faut que la population locale sente votre présence. Mais cela n’est pas encore le cas. Même durant la période d’organisation de la riposte contre la Covid19, je n’ai pas senti l’engagement des entreprises intervenant sur ce site aux côtés de la population locale. Je suis le président du comité local d’organisation de la riposte mais, je n’ai vu aucune action venant d’une des entreprises. Il fallait que je le dise ici pour être franc avec moi-même mais aussi avec les populations locales dont nous sommes dépositaires des revendications ». Prenant la parole à la suite, Dior Dia, responsable de la communication de l’Omvg Sénégal a promis une solution en concertation avec les responsables des entreprises.Par Nando Cabral GOMIS

UN PLAN DE RELANCE DITES-VOUS ! PAR ERIC NDOUR

Le dangereux Pap2A qui nous a été servi par les tenants du pouvoir risque d’être un plat mortel pour notre économie qui est déjà au bord de la dépression. Il faut d’emblée signaler qu’il ne s’agit nullement d’un plan de relance, mais plutôt d’un plan de soutien avec des travaux à faire. Un plan de relance vise principalement à stimuler la croissance inclusive et le développement endogène et s’appuie sur les moteurs de l’activité économique, particulièrement sur les secteurs à haute intensité de main d’œuvre et les secteurs qui ont un effet multiplicateur sur la croissance.
En outre, son efficacité dépendra de l’affectation des fonds par ordre de grandeur et de priorité et de la profondeur des réformes structurelles. Un projet touchant tous les segments de la société devrait au moins épouser l’approche participative avec une consultation plus large de l’ensemble des acteurs politiques. La démarche solitaire du gouvernement montre à suffisance une tentative de saupoudrage.
Lancer 14712 milliards sur 3 ans sans perspectives à long terme ne sert techniquement à rien. A moins que l’Etat pense pouvoir régler tous nos problèmes avec les flux financiers issus de l’exploitation du pétrole à partir de 2023. Le Sénégal étant en déficit public quasi chronique, il ressort que ce Pap2A sera financé par des emprunts. Le taux de surendettement est déjà à un niveau de détresse et s’établira à plus 100% de notre Pib.
Cette stratégie politique pose particulièrement problème sur le bon diagnostic et l’efficacité des réponses apportées. Il faut juste rappeler que malgré les 1000 milliards d’apport pour lutter contre le Covid-19, le Sénégal reste très impacté, contrairement à la moyenne de la zone Uemoa où le taux de croissance attendu pour 2020 est de 1,3% contre 1,8% pour la Côte d’Ivoire et seulement – 0,7% pour le Sénégal. Je rappelle que le taux de mobilisation de nos recettes fiscales n’est que de 17% du Pib. Si les cash-flows attendus en 2023 ne sont pas au rendez-vous, le pays ne sera ni solvable ni liquide et sa capacité de remboursement sera terriblement faible.
Pire, la dette qui sera contractée pour financer ce fameux plan ne sera pas viable au grand dam des générations futures. Le constat est très amer : le Sénégal est extrêmement vulnérable en matière de dette intérieure publique et dette extérieure privée. Les effets pervers dus à l’augmentation de la dette et de la pression fiscale seront fatals à notre économie. Je rappelle que ce que le Sénégal dépense aujourd’hui, ce n’est pas de l’argent qu’il possède mais le peu de crédibilité qui lui reste. A l’heure actuelle, le pays est impécunieux. Hélas ! L’Etat est en train de trouver des excuses bidon pour faire ses dépenses courantes. Un appel du pied a été fait au secteur privé national pour une contribution à hauteur de 33% de ce plan.
Seulement ce secteur privé national n’a pas les moyens de lever ces montants colossaux sans l’appui de partenaires financiers. Il faudra obligatoirement une implication des banques nationales pour les accompagner. Le seul bémol est qu’il faudra être très attentif à la dette intérieure et de son niveau de remboursement. Le schéma de financement du Pap2A relève d’une escroquerie intellectuelle frauduleusement volontaire. Les prévisions irréalistes et utopiques dignes d’un marchand d’illusions meublent le contenu.
L’exemple le plus patent est la projection du taux de croissance à 13% alors que l’échec du Pse est toujours frais dans nos mémoires, surtout concernant l’objectif de la transformation structurelle de notre économie marquée par un taux de croissance totalement extraverti qui a fini de montrer ses limites dans ce contexte de Covid-19. La rigueur et la prudence auraient commandé de poser une hypothèse de Down case avec des estimations sur le taux de croissance hors pétrole qui représente l’économie réelle.

Les conséquences que pourrait engendrer ce plan sont multiples :

1. L’effet boule de neige avec un creusement continu et soutenu de notre déficit budgétaire sur une très longue période
2. L’effet d’éviction avec des risques probables de détournements
3. Nous avons une économie ouverte au reste du monde et nos entreprises locales ne peuvent pas «compétir» avec les multinationales si elles ne bénéficient pas d’une discrimination positive de la part de l’Etat à travers les commandes publiques, ou les contrats de sous-traitance.
4. Le déséquilibre de notre balance commerciale provoquée par une augmentation des importations, freinant ainsi le concept du «consommer local».
L’accélération de la souveraineté alimentaire exprimée par le gouvernement sonne comme un slogan creux au regard de la tenue de nos finances. Il faut souligner qu’entre 2019 et 2020, les importations de produits alimentaires (riz, sucre, produits laitiers, etc.) représentent 189,7 milliards de franc Cfa, soit 3,8% des importations. Il est le troisième poste d’importation après les biens d’équipements (4,4%) et les produits pétroliers. Les importations de produits alimentaires représentent 64,7% des recettes externes du budget (LFI2020).
Selon la Lfi de 2020, les recettes externes du budget (tirage sur don en capital et dons budgétaires) sont projetées à 293,5 milliards. Ce qui signifie que sur les dons en capital et dons budgétaires reçus de nos partenaires extérieures, il y a une ristourne de 64,7% à travers nos importations de produits alimentaires. Il est important de faire remarquer que le montant de nos importations en produits alimentaires (189,7 milliards de franc Cfa), c’est plus que le budget du ministère de la Justice (à peu près 102 milliards de franc Cfa), le budget du ministère du Développement industriel et de la petite et moyenne industrie (à peu près 116 milliards de franc Cfa), le budget du ministère de la Culture et de la communication (à peu près 60 milliards de franc Cfa), le budget du ministère de la Jeunesse (à peu près 105 milliards de franc Cfa), etc.
L’économie doit être tenue à bout de bras par les Pme et le secteur primaire, sinon elle
s’effondre. Malheureusement, le gouvernement manque d’ambition et est trop frileux sur la
stratégie d’accompagnement des Pme. Il urge de mettre en œuvre un «dispositif qui comporte
quatre principaux axes, à savoir la promotion des Pme et l’amélioration de l’encadrement de ces entreprises, le refinancement des créances bancaires sur les Pme et enfin, la diversification des instruments financiers adaptés à leur financement».Eric NDOUR,Analyste financier Cadre de banque,Secrétaire national adjoint à la jeunesse de Rewm

Doing business : Le dernier rapport a été bloqué par les Etats-Unis

https://www.seneweb.com Le rapport Doing business de la Banque mondiale ne passionne pas uniquement les autorités sénégalaises, prêtes à tout pour que Dakar y figure en bonne place. Les Etats-Unis, superpuissance, semblent aussi sensibles à ce classement.
En fait, si l’on en croit Financial Afrik, c’est Washington qui a bloqué le dernier rapport Doing business. Selon le site d’information économique, la Chine a été classée devant les Etats-Unis, ce que l’administration Trump considère comme une humiliation face au grand rival. Elle a donc mis son veto, surtout dans ce contexte électoral.
Une ‘’exclusivité’’ du site qui vient contredire la version officielle de la suspension du rapport selon laquelle des irrégularités ont été notées dans les données des rapports 2018 et 2020, publiés respectivement en 2017 et 2019.

Paiement de frais de magasinage «injustifiés» à Dp World : Des acteurs portuaires menacent d’aller en grève de 72 heures à partir de mercredi

http://lesoleil.sn Les associations des commerçants, transitaires et transporteurs veulent en finir avec les « frais de magasinage payés injustement au manutentionnaire Dp World ». En conférence de presse hier, ces acteurs économiques se sont dit lassés par les tracasseries qui ralentissent leurs activités et occasionnent « d’importantes pertes ». Ainsi, ils ont menacé d’aller en grève mercredi, jeudi et vendredi prochains si l’État et les autorités portuaires n’engagent pas les démarches nécessaires pour mettre fin à « ce calvaire ». « Les opérations d’enlèvement de conteneurs qui étaient finalisées en 72 heures sont, aujourd’hui, rallongées à près de 15 jours ; ce qui nous contraint à payer  des taxes de magasinage injustifiées  pour les 12 jours supplémentaires. Nous procédons toujours à des paiements injustes au manutentionnaire Dp World sans parvenir à récupérer nos conteneurs. Nos activités sont au ralenti », a déploré le secrétaire exécutif de l’Association des commerçants et industriels du Sénégal (Acis), Oumar Cissé. Sa camarade Fatou Sèye a abondé dans le même sens, regrettant « leur impuissance devant la dictature de Dp World ». « Depuis le 29 septembre, je paie, tous les jours, des frais de magasinage alors que les marchandises devaient sortir depuis longtemps. J’ai même demandé à mes collaborateurs établis à l’étranger de ne plus charger mes conteneurs », a-t-elle dit, amère.Demba DIENG

NITRATE D’AMMONIUM : LE MINISTÈRE DE L’ENVIRONNEMENT RENVOIE LA PATATE CHAUDE AU PORT

http://www.emedia.sn Dans le communiqué du Conseil des ministres qui vient, à l’instant d’être rendu public, le président de la République « a demandé au Ministre de l’Intérieur, de mettre en œuvre, en rapport avec le Ministre de l’Environnement, un Plan national de recensement, d’audit et de sécurisation des dépôts de produits chimiques dangereux. » Les deux ministres ont déjà, sur la table, une patate chaude à gérer.
En effet, alors que l’on spécule depuis hier, sur la grande quantité de nitrate d’ammonium présente au Port de Dakar, dans la zone Mali, une autre révélation risque de faire l’effet d’une déflagration auprès de l’opinion. Contrairement aux déclarations du Haut Commandant du Port autonome de Dakar, lors de la visite organisée pour la presse (voir vidéo), le ministère de l’environnement n’a pas été saisie à temps pour autoriser l’entreposage du produit dangereux dans un site qui serait identifié à Diamniadio.
Selon le Directeur de l’Environnement et des Établissements Classés (DEEC), M. Baba Dramé, contacté par Emedia, ce n’est qu’hier, donc après la déclaration du responsable portuaire, que le ministère de l’Environnement a été officiellement saisi d’une demande d’autorisation. Qui a été refusée, sur toute l’étendue du territoire national. Pour faire simple, les 3000 tonnes de nitrate d’ammonium, arrivées sans que les services de l’Environnement ne soient avertis, devra quitter le sol dans les meilleurs délais.
Problème  : le pays de destination, le Mali, est actuellement mis sous embargo par la CEDEAO en raison de la crise politique qui y sévit, avec le coup d’État militaire survenu hier, mardi. Que faire donc du produit qui fait tant peur ? Pour la DEEC, c’est au Port de s’en occuper…

 Entretien

M. Dramé, une importante quantité de nitrate d’ammonium, plus importante que celle qui a causé la double explosion à Beyrouth, est stockée présentement au Port de Dakar et le propriétaire travaillerait de concert avec les services du ministère de l’Environnement pour obtenir un agrément afin de pouvoir stocker le produit dans un site identifié à Diamniadio. Pouvez-vous dire ce qu’il en est et, éventuellement, où êtes-vous avec cette procédure ?

« Il faut savoir que le nitrate d’ammonium est une substance chimique dangereuse et toutes les substances chimiques dangereuses sont réglementées par le code de l’environnement. La nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement qui est le document de référence pour l’autorisation des installations classées pour la protection de l’environnement prévoit que, pour le nitrate d’ammonium, dès l’instant que l’on doit stocker une quantité supérieure à trois tonnes, on doit avoir une autorisation. Maintenant de 3 à 30 tonnes, il faudrait une déclaration. De 30 à 300 tonnes, il faudrait une autorisation avec une étude d’impact environnemental initiale. Lorsque la quantité stockée est supérieure à 300 tonnes, il faudrait une étude d’impact environnemental approfondie avec une autorisation du ministère en charge de l’Environnement et du Développement durable. »

En l’espèce, on est sur une quantité dix fois plus importante que le niveau maximal. Est-ce que toute cette procédure a été respectée ?

« Ce qui se passe pour le nitrate d’ammonium que l’on a stocké au niveau du port avec la société X-LOGS, c’est que le ministère de l’Environnement a reçu, hier, le 18 août 2020, à 16h15, une demande d’exploitation d’une aire de stockage de nitrate d’ammonium. Dans cette lettre, ils nous demandent une autorisation pour stocker du nitrate d’ammonium au niveau de Diamniadio, dans leur site d’une superficie de 600 m², et qu’après ils vont faire ensuite toute la procédure nécessaire en mettant à notre disposition les plans, faire ensuite une approche environnementale, etc. Nous leur avons dit non, ce n’est pas ce que prévoit la réglementation. Nous ne pouvons pas instruire un dossier qui concerne des substances dangereuses en moins de 24h. Déjà, pour l’étude d’impact environnemental et social, le délai que nous donnons pour sa réalisation, c’est 90 jours. Dans ce cas précis, en plus de l’étude d’impact environnemental et social, il faudrait faire, ce que l’on appelle une étude danger pour prévoir, en cas de déflagration, les cibles potentielles qui pourraient être impactées. Après cela, il faudrait déclencher la procédure de toutes les autorisations d’ouverture et d’exploitation d’une installation classée pour la protection de l’environnement. Vous conviendrez avec moi qu’il n’est pas possible de faire cela en moins d’une journée. »

Du coup, plus de 3000 tonnes sont stockées dans que vous ne soyez avertis ? Que fera-t-on du site qui serait identifié à Diamniadio après votre refus de délivrer cet agrément ?

« L’information que nous avons vue à travers les médias est qu’il y a une quantité de 3050 tonnes qui sont stockées au niveau des entrepôts de EMASE, (les entrepôts malien au Sénégal). Nous n’autorisons pas l’importation de ces produits. Nous autorisons le transport et le stockage de ces substances chimiques. Parce que, le stockage est une installation classée. Nous sommes la direction de l’environnement et des établissements classées et c’est pourquoi nous délivrons les autorisations pour les stockages. La plupart du temps, ces nitrates d’ammonium sont utilisés pour fabriquer des explosifs qui sont utilisés pour l’exploitation minière. Partout à travers le monde où il y a de l’exploitation minière, ces produits sont utilisés. Quand il s’agit d’exploitation minière, c’est le ministre en charge des Mines qui l’autorise. Mais d’habitude, le ministère des Mines met en ampliation le ministère de l’Environnement à travers la Direction de l’environnement. Mais dans ce cas précis, nous sommes un peu mis devant le fait accompli. D’après les informations que nous avons, ce produit était juste en transit et devrait être acheminé vers les mines du Mali. Mais normalement, l’on devrait nous informer quand ces produits sont importés et stockés au Sénégal. Mais ces produits en questions étaient en transit au niveau du port de Dakar. Et quand nous avons reçu la demande, nous avons répondu à X-LOGS pour leur faire comprendre que les délais ne sont pas respectés. Le ministre autorise toujours sur la base des études qui sont faites par les experts. Donc, nous ne sommes pas dans les délais. Dès lors, le ministère de l’Environnement ne pas prendre la responsabilité de l’entreposage de ce produit dans quelque endroit que ce soit au Sénégal. Et cette information, nous l’avons notifiée à X-LOGS. Le ministère de l’Environnement a reçu les responsables de X-LOGS pour leur notifier cela. »

Quel délai a été donné au propriétaire du produit pour l’acheminer hors du territoire national ?

« Nous ne leur avons pas donné de délai. Nous leur avons dit de le faire immédiatement. Pour le moment, le produit est au niveau du Port autonome de Dakar. L’endroit où il est stocké n’est pas du ressort du ministère de l’Environnement. Il appartient au Port de voir dans quelle mesure il pourrait accompagner X-LOGS pour que ces produits soient acheminés vers leur destination finale. »

Sauf que la destination finale, c’est le Mali, qui est actuellement dans une situation assez tendue, avec en plus, une décision de la CEDEAO, de fermer toutes les frontières avec le pays…

« Nous souhaitons que cette situation au Mali se règle très vite. Mais ce n’est avec gaieté de cœur que nous leur demandons d’évacuer ce produit et de ne pas autoriser son stockage dès l’instant où les conditions ne sont pas remplies. L’importation de ces produits, sans pour autant aviser le ministère de l’Environnent, c’est là où se situe le problème. Si l’information était obtenue à l’avance, on aurait pu entreprendre les démarches nécessaires. Mais, on est devant le fait accompli et devant une telle situation, c’est très difficile d’autant plus que nous sommes dans une logique de prévention. Tout ce que l’on fait en matière d’évaluation environnementale et de gestion écologiquement rationnelle des produits chimiques, c’est dans la prévention des risques liés à ces produits. » BNF

Règlement de police et d’exploitation des autoroutes à péage : Avis favorable de la Cdp

https://www.lequotidien.sn Le ministère des Infras­tructures, des transports et du désenclavement a le feu vert de la Commission de protection des données personnelles (Cdp) qui a émis un avis favorable sur le projet de décret portant règlement de police et d’exploitation des autoroutes à péage. Le ministère avait requis un avis de la Cdp concernant la conformité de l’installation sur les autoroutes à péage d’un dispositif de vidéosurveillance, ou de tout système de prise de vue, avec la loi 2008-12 portant sur la protection des données à caractère personnel.
Dans son avis pour le troisième trimestre 2020, la Cdp considère que la «finalité d’un tel dispositif est légitime». Elle rappelle toutefois au ministère des Infrastruc­tures, des transports et du désenclavement que les exploitants des autoroutes devront se conformer aux formalités déclaratives des systèmes de vidéosurveillance auprès d’elle

UN PEU PLUS D’UN MOIS APRES SON DECLENCHEMENT : Orsec «patauge» toujours dans les eaux de pluies

http://www.sudonline.sn L’hivernage 2020, conformément aux prévisions météorologiques, a été très pluvieux en Afrique de l’Ouest et particulièrement au Sénégal. Dans notre pays, les fortes pluies enregistrées le week-end du samedi 5 au dimanche 6 septembre dernier ont semé tristesse et désolation avec leurs lots d’inondations, de dégâts matériels et infrastructurels couronnés par des pertes en vies humaines dans plusieurs localités. Face à l’ampleur de la catastrophe, le président de la République, Macky Sall, a donné instruction au ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, chargé de la Sécurité publique, de déclencher le Plan national d’organisation des secours (Plan Orsec). Une enveloppe de 10 milliards de FCFA a été annoncée, dans l’immédiat, pour venir à bout de ces inondations, dont une somme de 3 milliards destinée à l’appui direct aux victimes, sous le rapport des autorités au niveau des différentes localités, et 7 autres pour accompagner les services de l’ONAS, d’Ageroute et des Sapeurs-pompiers sur le terrain. Un peu plus d’un mois après, force est de constater que le Plan Orsec peine à soulager effectivement des sinistrés qui sont encore nombreux à attendre de voir la couleur de l’argent des «cash transferts» promis après leur recensement. Retour sur les zones inondées à Keur Massar, Saint-Louis, Diourbel et Ziguinchor.

PLAN ORSEC A KEUR MASSAR : L’Opération «Fendi» pas encore effective dans les Parcelles Assainies

Quelques jours après le déclenchement du Plan Orsec, le gouverneur de Dakar, Al Hassan Sall, a lancé l’Opération «Fendi» pour assécher les zones inondées de la capitale qui comptait déjà 7 300 déclarations de sinistre dans sa base de données, le lundi 21 septembre 2020. Doté d’un budget de 300 millions de F CFA, ce budget est évolutif, «Fendi» avait pour finalité d’évacuer rapidement les eaux des zones sinistrées, notamment à Keur Massar. Seulement, un mois après, dans cette dernière localité plus affectée par les inondations dans la banlieue, les dernières pluies du 13 octobre ont réduit à néant tous les efforts consentis jusque-là et ayant permis la libération auparavant de 228 maisons inondées entre Unité 3 et Camille Basse ; compromettant du coup le retour programmé de 2300 personnes chez eux.
L ’Etat du Sénégal a déployé des moyens pour lutter contre les inondations dans la zone de Keur Massar, commune la plus sinistrée par les fortes pluies, avec la mise en œuvre du Programme de gestion des eaux pluviales, mais ces ouvrages n’ont pas pu contenir le trop plein des eaux de ruissellement cette année. Il y a des zones qui sont dépourvues d’ouvrage de drainage des eaux de pluie, c’est le cas des Parcelles Assainies vendues par la Société nationale des habitations à loyer modéré (SN-HLM), sans assainissement des cités. Une situation qui a accentué le calvaire des populations qui continuent de pointer du doigt la SN-HLM qui «est responsable» de tous leurs maux. Le lancement du Plan Orsec, suite aux fortes pluies du week-end du samedi 5 au dimanche 6 septembre, a suscité beaucoup d’espoir chez les populations de la commune de Keur Massar où plusieurs maisons ont été envahies par les eaux. Quelques quartiers sont tirés des eaux ; par contre beaucoup d’autres familles et ménages sinistrés continuent de vivre le calvaire des eaux de pluie.

DES SINISTRES QUI REFUSENT DE QUITTER LEURS MAISONS DE PEUR D’ETRE CAMBRIOLES A LEUR INSU

Les autorités administratives ont procédé, avec l’appui des délégués de quartiers, au recensement des personnes qui veulent quitter de leur propre gré leur maison dans le but de regagner le camp de sinistrés créé pour la circonstance. Plusieurs rotations ont été effectuées par les zodiaques pour extirper les plus vulnérables au fond des cités (Camille Basse, PA-Unité 3…) submergées par les eaux qui peuvent atteindre 1,50 m pour les ramener au rivage. Des tentes ont été érigées à Jaxaay et à l’arrêt 54 de Keur Massar, devant abriter les sinistrés. Par contre, bons nombre de sinistrés, plus sceptiques, ont opté de rester et de vivre avec les eaux dans leurs maisons. Pour les maisons en étages, les habitants quittent le rez-de-chaussée pour aller s’entasser dans les niveaux supérieurs. «On ne peut pas quitter nos étages et aller dans les tentes en laissant nos meubles et autres bagages dans la maison, sans sécurité. On préfère rester dans les eaux pour surveiller nos bagages car on ne peut pas les déplacer. Il y a des voleurs qui peuvent démonter le matériel la nuit ; on vole les compteurs électriques en ces situations», à laisser entendre un père de famille sinistré qui évoque le problème des zones inondées et des sinistrés. Cette situation, les populations de la banlieue submergée par les eaux de pluie l’ont vécu dans certaines zones où les voleurs profitaient du calvaire des populations délogées pour démonter les disjoncteurs, des ardoises et autres poutres qu’ils revendaient sur le marché. Il arrive qu’on déplore des cas d’électrocutions de voleurs dans des maisons inondées. Le déplacement des personnes qui n’ont pas regagnées les sites de recasement se faisait avec l’aide des zodiaques, des fois des radeaux de fortune.

LA PREMIERE PHASE DE POMPAGE REUSSIE

Avec près de 62 hectares occupées par des eaux de pluie, les autorités ont déployé des moyens pour le pompage. Avec une électropompe de 3000 m3/heure installée entre Camille Basse et l’Unité 3, qui constitue l’épicentre des inondations causé par sa position de bas fond, même si l’Unité a bénéficié de 3 circuits d’ouvrage pour drainer les eaux vers le versant de la forêt classée de Mbao, on a noté une petite accalmie, dans la première (1ère)phase de pompage. Il ne restait plus qu’à lancer une deuxième (2e) opération qui consistait à installer de petites motopompes dans les différents quartiers pour évacuer les petites flaques d’eau pour ensuite pouvoir progresser dans les quartiers des autres unités, distants de plus de 2 km à l’intérieur. Après avoir constaté et apprécié l’effort des Sapeurs-pompiers, avant la période du 13 octobre, le délégué de quartier a soutenu : «on a libéré le poste électrique, deux (2) écoles privées, deux (2) daaras, les 228 maisons inondées qui abritait 2300 habitants. Et il était possible de circuler librement, les populations pouvaient vaquer à leurs occupations et la vie avait repris. Le niveau des eaux qui étaient de 150 cm est descendu jusqu’à 10 cm. On a pompé 930.000 m3 d’eau à l’unité 3», a indiqué El Hadj Daouda Mbaye, le délégué de quartier de l’Unité 3 de Parcelles Assainies de Keur Massar. Mais cette victoire sur les eaux de pluies occupant les concessions ne sera que de courte durée.

LES AVERSES DU 13 OCTOBRE ANNIHILENT LES EFFORTS DE POMPAGE

Dans la nuit du 12 au 13 octobre, alors que ces populations pensaient avoir fini avec l’hivernage à Dakar, les fortes pluies qui se sont abattues dans la banlieue ont plombé tous les efforts consentis pour le pompage ; les opéra tions de retours programmés sont vouées à l’échec. Tous les quartiers environnants de l’Unité 3 sont devenus des réservoirs d’eau. La pluie a complètement bouleversé la donne dans ces quartiers où le retour des sinistrés se préparait. L’Unité 3 a renoué avec «sa vocation» de réceptacles des eaux de pluies des autres localités comme Aladji Pathé, Cité Serigne Mansour Sy, Keur Madiabel, les Unités 9 ; 14 ; 25 ; 27 ; 5 et 6 des Parcelles Assainies. De même, les Sapeurs-pompiers, qui avaient commencé à plier bagages, ont redéployé le dispositif d’antan pour tenter d’assécher les zones impactées. De l’avis du délégué de quartier, M. Mbaye, les efforts ne concernent qu’une partie de la commune. «Le pompage se limite à Aladji Pathé, Unité 3. Aucune motopompe n’est opérationnelle au niveau de l’Unité 15 ; on a juste pré-positionné quelques camions hydro cureurs qui sont impuissant devant ce tropplein d’eau. Au niveau des Unités 25 ; 23, etc. c’est la même situation», déplore ce dernier qui renseigne que seules les unités qui font face à la route principales sont concernées par le pompage à savoir les Unités 3 et 9. La situation est loin d’être gérée comme il le faut. Pis, actuellement, dans ces zones, les populations commencent à être infestées par les eaux stagnantes.

LA DEMOGRAPHIE GALOPANTE ET L’EVOLUTION DES CONSTRUCTIONS, LES AUTRES RACINES DU MAL

La situation de l’expansion démographique de la commune de Keur Massar est remise sur la table. Avec une population qui avoisine les 590.000 habitants (hbts), sur une superficie de 25 km2 pour 133 quartiers, Keur Massar a une densité qui dépasse de loin celle de la capitale, avec 23.600 hbts/km2 alors que la région de Dakar fait 6000 hbts/km2. La démographie galopante et l’évolution des constructions causent de sérieux problèmes de pénétration des eaux pluviales au niveau de la nappe. Le ruissellement dépasse de loin l’infiltration, ce qui est un facteur accentuant les inondations. «Il urge de créer des systèmes de canalisations sans quoi cette localité vivra difficilement dans les années à venir. On sollicite beaucoup du Programme décennal de lutte contre les inondations et nous comptons sur le démarrage du Projet de canalisation des phases 2 et 3 du Progep (Programme de gestion des eaux de pluie, ndlr) qui sont les seuls issues pour sauver les populations de cette importante banlieue qui tend à être érigé en département», a indiqué le délégué de l’Unité 3.Moussa THIAM

L’UCAD SE VIDE DE SES PROFESSEURS DE RANG A

https://www.seneplus.com/-Le Soleil-Depuis une décennie, l’institution connait une vague de retraites qui clouent à domicile des agents qui jouent un rôle majeur dans l’encadrement pédagogique. Au département d’Histoire ou en Langue ancienne, la situation a fini de semer la hantise

Le dépeuplement des professeurs de rang A, noté à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), a fini de prendre des proportions inquiétantes dans le système d’encadrement. Au département d’Histoire comme en Langue ancienne où le phénomène se fait le plus sentir, des enseignants tirent la sonnette d’alarme et préconisent des solutions comme l’éméritat, à l’image de ce qui se fait dans d’autres pays.

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), à l’image de certaines structures de formation, est en train de faire face à un phénomène qui mérite une attention  : le dépeuplement de ses effectifs d’encadrement dû au départ à la retraite des enseignants de rang A. En effet, depuis une décennie, l’institution connait une vague de retraites qui clouent à domicile des agents qui jouent un rôle majeur dans l’encadrement pédagogique. Cela conduit des professeurs titulaires de chaire à tirer la sonnette d’alarme. Le phénomène, comme le souligne, dans un entretien, le professeur Aboubacry Moussa Lam, égyptologue, est beaucoup plus visible aujourd’hui, dans des facultés comme celle des Sciences humaines. Il risque de s’étendre même dans toutes les facultés de cette institution de renommée mondiale (48ème dans le dernier classement africain). Au département d’Histoire ou en Langue ancienne, la retraite des professeurs de rang A a fini de semer la hantise.  «La situation est devenue même préoccupante», déclare le professeur Lam. «On risque même d’aller vers une régression dans le système d’encadrement à l’Ucad, et ce sont les étudiants qui vont en pâtir», avertit l’égyptologue.
Celui-ci craint même la disparition de l’Ecole de Cheikh Anta Diop (Egyptologie) à cause du manque de renouvellement du corps des professeurs de rang A. Dans cette section d’histoire ancienne, des professeurs comme Babacar Sall et Aboubacry Moussa Lam lui-même sont partis à la retraite depuis 2018. «C’est aussi le cas au niveau des Lettres et Langues anciennes où les professeurs Babacar Diop, Mame Sow et Pierre Sarr ont fini de faire valoir leurs droits à une pension de retraite», renseigne le Pr Lam.

L’éméritat, une piste de solution

Pour faire face au phénomène, le Président de la République, Macky Sall, avait préconisé, depuis deux ans, la prolongation, sous forme de contrats, des professeurs de chaire qui partent à la retraite. Cependant, le Pr Lam propose une alternative qui, selon lui, semble beaucoup plus crédible que les contrats. Il s’agit de l’éméritat. «Le titre de professeur émérite constitue une très haute distinction et il est purement honorifique. Ce sont des professeurs qui, au cours de leur carrière, se sont distingués tant sur le plan de l’enseignement, de la recherche et de leur participation au développement ou au rayonnement de l’Université que par leurs qualités professionnelles et leurs réalisations», explique-t-il. Pour lui, le Sénégal peut copier sur les autres universités du monde qui gardent leurs professeurs de façon éternelle.
«Dans la plupart des pays du monde, on laisse les professeurs continuer, moyennant des aménagements, selon un certain nombre de conventions. Avec ce système, les professeurs de rang A enseignent tant qu’ils le souhaitent. L’éméritat existe dans toutes les grandes universités du monde. Cela se fait aux Usa, en Allemagne et dans certains pays africains comme le Bénin ou encore au Mali», affirme le Pr Lam. A son avis, une telle mesure n’influerait pas beaucoup sur le budget de l’Université car, d’après lui, le professeur, déjà parti à la retraite, ne garde que la moitié de son salaire avec ces contrats. L’éméritat permet aussi de magnifier la carrière d’un enseignant-chercheur, justifie-t-il. Seydou Prosper Sadio

PROCHAINE RENTRÉE SCOLAIRE  : LE SAEMS INTERPELLE L’ÉTAT SUR DEUX POINTS

http://www.emedia.sn Le Syndicat autonome des enseignants du moyen et du secondaire du Sénégal (Saems) prépare la prochaine rentrée scolaire, prévue le 12 novembre prochain. En réunion de commission administrative, ce samedi, le syndicat a interpellé l’Etat sur deux points essentiels pour un bon déroulement de l’année académique. Il s’agit essentiellement, du protocole sanitaire exigé dans le contexte de pandémie et les questions qui concernent les mises en position de stage de ses membres.
Sur le premier point, le Secrétaire général du SAEMS, Saourou Sène, estime que les moyens sanitaires doivent être renforcés dans les établissements. Il a interpellé dans ce sens l’Etat et les Collectivités locales. « Le protocole sanitaire doit être revu. Tout ce qu’il y avait comme moyens pour encadrer la reprise du 25 (juin), je crois que le Gouvernement est conscient qu’ils doivent être multipliés par N. Cette fois ci, il s’agit pas d’encadrer 51 000, mais 4 millions d’élèves », a fait savoir M. Sène.
Sur la même lancée, il a interpellé les autorités académiques sur les questions qui concernent les mises en position de stage des enseignants. « Jusqu’à présent, l’enseignement supérieur ne nous dit pas exactement qu’est-ce que nous allons faire », a-t-il déploré. Babacar FALL

Le Covid Organics de Madagascar recalé au Sénégal ?

https://www.financialafrik.com Figurant parmi la cinquantaine de médicaments en cours d’essais dans le traitement du nouveau coronavirus (Covid-19), le Covid Organics malgache aurait-il raté son examen de passage au Sénégal? Officiellement, le médicament élaboré à base de l’Artemisia est toujours dans l’attente d’une autorisation de la part du Comité national d’éthique pour la recherche en santé (CNERS) et d’autres organes scientifiques.
Dans ce cadre, le remède malgache a subi un protocole comprenant des essais pré-cliniques. Les résultats sont pour le moment secrets. «Ces examens ont été menés, mais il reste encore des informations additionnelles pour que cela puisse faire l’objet d’un protocole d’essai clinique. On est très exigeant là-dessus. C’est ce qui fait que le covid organics n’est encore utilisé ni en essai clinique ni utilisé », estimait récemment Samba Cor Sarr, secrétaire permanent de cet organe technique en marge d’un colloque à Thiès.
Pour sa part, le professeur Moussa Seydi, qui a démenti avoir qualifié le médicament malgache de toxique (propos prêtés par un quotidien sénégalais), a précisé que l’examen du médicament a bien eu lieu : “Nous nous sommes contentés de faire un rapport scientifique qui a été remis aux autorités de manière confidentielle il y a bien longtemps”. Reste à savoir si oui ou non, l’Artmesia a été admis ou recalé.  Albert Savana

Covid-19 : Moins de 1000 personnes sous traitement au Sénégal

iGFM-(Dakar) Le ministère de la santé et de l’action sociale a annoncé ce dimanche 25 octobre 2020 que le Sénégal a enregistré 8 nouveaux cas de contamination à la Covid-19 dont 5 issus de la transmission communautaire. Le ministère a également précisé que 93 patients sont déclarés guéris. Seulement 975 personnes patients sont encore sous traitement.
«Sur plus de 1017  tests réalisés, 8 sont revenus positifs. Il s’agit de 3 cas contacts suivis par les services du ministère de la santé, 5 cas issus de la transmission communautaire, 0 cas importé. Par ailleurs, 93 patients sont testés négatifs et déclarés guéris. 4 cas graves sont également pris en charge dans les services de réanimation de l’hôpital de Fann et de l’hôpital principal de Dakar. Aucun décès lié à la covid-19 n’a été enregistré ce samedi 24 octobre. L’état de santé des patients hospitalisés dans les hôpitaux évolue positivement », a déclaré le directeur de la prévention du ministère de la santé, El Hadji Mamadou Ndiaye.
Le porte parole du ministère de la santé a également souligné qu’à ce jour, le Sénégal a enregistré 15 551 cas positifs à la covid-19 dont 14 254 guéris, 321 morts, 1 évacué et 975 personnes sont encore sous traitement.

Dimanche 25 octobre 2020 : aucun décès enregistré, 08 nouveaux cas, le nombre de malade sous traitement sous la barre des 1000

Le ministère de la Santé a fait le point de la situation de Covid-19 de ce dimanche 25 octobre 2020. La première information est que le Sénégal revient sous la barre des 1000 malades sous traitement.
Sur 1017 tests effectués, 08 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 0,79%. Il s’agit de 03 cas contacts et de 05 cas issus de la transmission communautaire. Ces derniers sont répertoriés comme suit : Dakar Plateau (1), Guediawaye (1), Ouest-Foire (1), Thiès (1), Tivaouane (1).
Aucun décès n’a été signalé dans les centres de traitements hie samedi. Aussi 93 patients ont été déclarés guéris et 04 autres dans les services de réanimation.
À ce jour, le Sénégal compte 15 551 cas confirmés de covid-19. Dont 14 254 guéris, 321 décès et donc 975 malades sous traitement. La tendance baissière de la pandémie continue au Sénégal.

Samedi 24 octobre 2020 : aucun décès enregistré, 18 nouveaux cas, zéro cas importé,79 guéris et 4 en réanimation

Le ministre de la Santé et de l’Action Sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19 ce samedi 24 octobre…Sur 937 tests effectués,  18 sont revenus positifs. Il s’agit de 06 cas contacts suivis  par les services sanitaires et 12 cas Issus de la transmission communautaire.
Ces derniers sont répartis comme suit : Dakar Plateau (3), Fann Residence (2), Almadies (1), Hlm (1), Keur Massar (1), Liberté6 (1), Nioro (1)
Ouagou Niaye (1) et Pikine (1).
Le Directeur de la Prévention du ministre de la Santé a également annoncé la guérison de 79 patients qui étaient sous traitement, 4 cas graves et aucun décès lié à la covid19 n’a été enregistré hier-vendredi 23 octobre 2020.
A ce jour le Sénégal compte 15. 543 cas déclarés positifs dont 14. 161 guéris, 321 décédés et donc 1. 060 sous traitement.

Plan d’investissement 2020-2024 : Le Sénégal pour relever son système de santé (ministre)

https://www.pressafrik.com Le ministère de la Santé  compte bien finaliser le Plan d’investissement et de réforme 2020-2024, selon Abdoulaye Diouf Sarr. Ce plan, conformément aux souhaits du chef de l’État contribuera à renforcer  le système de santé et d’action sociale, en vue de le rendre plus résilient et de lui permettre de faire face à d’éventuels chocs sanitaires. Soumis à l’appréciation, ce plan  ambitionne de doter le Sénégal d’infrastructures et d’équipements modernes, mais aussi de ressources humaines suffisantes et de qualité dans le domaine de la santé et de l’action sociale.
Une ambition qui voit large, parce que d’importantes réformes accompagneront la mise en œuvre de ce plan d’investissement. « Ces réformes sont nécessaires voire impératives, puisque nous ne pouvons pas l’économie d’apporter des changements profonds portant, entre autres, sur la gouvernance du secteur, la gestion hospitalière, le développement de l’industrie pharmaceutique, la santé digitale, la gestion des effectifs, la promotion de l’investissement privé », a  déclaré Diouf Sarr, dans des propos rapportés par Dakaractu.
Selon le ministre de la Santé, cette rencontre avec les représentants des élus locaux, du secteur privé de la santé, de la société et des partenaires sociaux s’inscrit en droite ligne dans la logique de poursuivre les échanges pour de pertinentes observations pour relever les défis du secteur.
En effet, il ressort de la rencontre que l’épidémie de COVID-19 a secoué les systèmes sanitaires mondiaux. Ainsi aucun pays n’a échappé à ses conséquences économiques et sociales, sans compter les nombreuses pertes en vies humaines.
Au Sénégal, notre système, à chaque phase de la riposte, a su mettre en œuvre des mesures idoines pour faire face à l’épidémie. Le Sénégal au chapitre bilan a enregistré des résultats encourageants dans la lutte conte la COVID-19. « Le fait que nous soyons cités en exemple dans le monde nous confère une grande responsabilité. Nous disposons d’atouts considérables pour assumer cette responsabilité et vaincre l’épidémie ».
« Il n’en demeure pas moins que cette crise sanitaire a mis à nu certaines de nos limites, confrontant ainsi notre système de santé et d’action sociale à des défis liés au renforcement durable de nos capacités humaines, matérielles et financières ».
La mise en œuvre de ces réformes en soutien aux investissements vise l’atteinte des objectifs du Plan national de Développement sanitaire et social et l’amélioration durable de notre système de santé et d’action sociale.Salif SAKHANOKHO

2400 nouveaux cas de cancers gynécologiques chaque année au Sénégal : Barthimée fait le diagnostic

https://www.lequotidien.sn Le Sénégal enregistre 1600 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus et 800 du sein chaque année, selon l’Organisation mondiale de la santé (Oms), indique Noé Ndil Mbaye. Le président de la Nouvelle génération pour le développement de l’Afrique (Nogeba), qui présidait un atelier de formation sur les cancers gynécologiques en partenariat avec l’hôpital Barthimée de Thiès, note que c’est fort de ce constat que «nous avons mis en place un projet que l’on appelle  : «Nogeda Rose» pour pouvoir aider au diagnostic et à la prise en charge des cancers de ce type au niveau du Sénégal». Une pathologie qui, selon Noé Ndil Mbaye, nous «concerne nous tous». Parce qu’en effet, relève-t-il, «si ce n’est pas une sœur, une tante, une mère, ça pourrait être une amie». Et donc, «il est important de pouvoir aider les femmes en les sensibilisant, en les formant afin de pouvoir se prémunir de cette maladie». C’est d’ailleurs tout le sens de l’atelier de sensibilisation dont l’objectif «est de former les femmes leaders des groupements venant différentes localités de la région de Thiès, qui vont à leur tour en former ou sensibiliser d’autres femmes par rapport aux mesures de prévention des cancers gynécologiques comme l’autopalpation des seins». Ceci, dit-il, «pour assurer la continuité de cette sensibilisation afin que le maximum de femmes soient sensibilisées sur ces deux cancers».
Il a aussi insisté sur la nécessité d’informer les femmes «sur les moyens de prise en charge et de diagnostic sur cette pathologie au niveau du Sénégal». D’où la pertinence de l’atelier, selon le directeur de l’hôpital Barthimée de Thiès, Abdou Salam Ly, qui dit que «c’est pour «capaciter» davantage les femmes pour qu’elles puissent à leur tour servir de relais auprès des communautés». Parce que, fera-t-il remarquer, «le cancer du col de l’utérus et le cancer du sein font beaucoup de dégâts en ce moment au Sénégal, plus particulièrement avec les femmes les plus démunies». Et à l’en croire, «la mission de l’hôpital Barthimée est d’accompagner les populations les plus démunies, c’est pourquoi nous avons pensé organiser cette sensibilisation».
Très sensible à la situation inquiétante du cancer au Sénégal, Abdou Salam Ly plaide pour que l’Etat du Sénégal, qui «a déjà fait des efforts dans ce sens», «facilite la mammographie pour permettre aux femmes de faire le dépistage très tôt». D’autant plus que, pour lui, «si on dépiste très tôt, facilement on pourra avoir une bonne prise en charge». A ce titre, il annonce une journée de dépistage gratuit au niveau du centre hospitalier le 26 octobre prochain avec son partenaire de Nogeda. Ceci, «pour aider les populations à détecter très tôt la maladie pour une bonne prise en charge».

Dr Doudou Sène,coordonnateur du Pnlp sur l’éradication : «Il faut éteindre les foyers dans la zone Sud» définitive du paludisme

https://www.lequotidien.sn Si des efforts ont été consentis ces dernières années pour arriver à une élimination définitive du paludisme au Sénégal en 2030, des foyers persistent toujours. Désormais, les autorités sanitaires ont décidé de procéder à une distribution en masse de médicaments, en plus de la chimio-prévention saisonnière.
C’est un combat qui se poursuit. Le Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp) est en train de développer une nouvelle stratégie pour arriver à définitivement l’éliminer du pays. Mais la cartographie de la maladie montre qu’il y a des efforts à faire pour arriver à concrétiser cet objectif. «Seulement, malgré les nombreuses stratégies développées, la maladie persiste encore dans les régions du Sud comme Tambacounda, Kolda et Kédougou. Elles constituent les principaux foyers de la maladie avec un taux de prévalence palustre qui dépasse les 80%. Et c’est pourquoi il faut, pour arriver à l’élimination d’ici 2030, réussir à éteindre ces foyers», explique le coordonnateur du Pnlp Dr Doudou Sène. Mais son élimination à 2030 reste l’objectif fondamental du Pnlp. «Jus­que-là, beaucoup de stratégies ont été développées. Il a été initié les Aspersions intra domiciliaires (Aid), la chimio-prévention saisonnière, la distribution en masse de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action, entre autres actions», note Dr Sène qui partageait la nouvelle stratégie de lutte mise en place avec les équipes cadres des districts sanitaires et de la région médicale de Tambacounda où il a insisté sur le travail abattu par l’Etat du Sénégal. Mais il faut multiplier les efforts. «La maladie est encore là, présente. Les dernières statistiques de 2019 attestent que 81% de la charge de morbidité se trouvent dans ces trois régions sus nommées. Le rendez-vous de 2030 ne pourra pas être atteint tant que ces foyers de la maladie ne sont pas éteints», dit Dr Sène.
Cette année, la maladie risque de persister avec les fortes précipitations enregistrées. «C’est pourquoi nous envisageons mettre en place un nouvel outil de lutte. Avec celui-ci, nous espérons enfin pouvoir arriver à l’élimination définitive», note le coordonnateur du Pnlp. Que faire ? «Il s’agit d’un projet de distribution de médicaments de masse à une échelle beaucoup plus large. Concrètement, le projet va démarrer au mois de mars. Aujourd’hui, il est question de faire le plaidoyer et de partager avec les acteurs, notamment la région médicale, les infirmiers-chefs de poste, les expériences de cette nouvelle stratégie. D’ailleurs, nous en fondons beaucoup d’espoir et pensons qu’à l’issue il nous permettra d’atteindre enfin l’élimination définitive du paludisme dans le pays», dit-il. Il ajoute : «Ce nouvel outil a certes des similitudes avec la chimio-prévention saisonnière. Seulement, il a des cibles beaucoup plus élargies, car si la Cps ciblait les enfants de la tranche d’âge 0-120 mois, ici ce sont toutes les personnes qui seront concernées.» Jean Louis Ndiaye, enseignant-chercheur à l’Ufr santé de Thiès, précise : «L‘objectif fondamental est que l’administration de masse de médicaments va permettre de mieux circonscrire la transmission. Ce sont des médicaments très efficaces qui non seulement traitent la maladie, mais aussi diminuent l’infectivité. Le paludisme va être réduit de manière drastique. Déjà, 30 villages seront choisis pour recevoir le traitement de masse contre 30 autres qui vont continuer à être traités par la Cps. Nous allons ensuite les suivre sur 2 ans, comparer les résultats et voir ce que ça va donner pour mieux prouver à la communauté scientifique l’efficacité de la stratégie.»

REPRISE PROGRESSIVE DU CULTE : L’Eglise rouvre ses portes à partir de ce 1er novembre 

http://www.enqueteplus.com La reprise progressive du culte dans les diocèses, au Sénégal, est prévue à partir du 1er novembre prochain, après environ 7 mois de fermeture à cause de la propagation de la Covid-19. L’annonce a été faite, hier, par l’archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye, lors d’une déclaration en ligne.
Après 7 mois de fermeture de leurs lieux de culte à cause l’expansion de la Covid-19 au Sénégal, les fidèles catholiques peuvent à nouveau faire leurs prières dans les églises, à partir du mois de novembre prochain. C’est ce qu’a déclaré, hier, dans une vidéo, l’archevêque de Dakar, Monseigneur Benjamin Ndiaye.
‘’A présent, considérant avec intérêt la tendance à la baisse de la courbe des contaminations dans notre pays depuis plus d’un mois, les avis de médecins de la communauté et d’autres personnes ressources, l’engagement responsable et déterminé des communautés diocésaines et paroissiales à mettre en place un dispositif de sécurité sanitaire approprié et répondant aux normes édictées par les services du ministère de la Santé et de l’Action sociale et devant la faim de l’Eucharistie qu’éprouvent les fidèles, membres de nos communautés, fidèles privés de messes depuis des mois, nous, vos pères évêques du Sénégal, dans une attitude de prière confiante au Dieu de toute miséricorde et de toute protection, assurés de l’intercession puissante de la Bienheureuse Vierge Marie, Notre Dame du Rosaire, Reine de tous les Saints, sommes favorables, à partir du 1er novembre 2020, à la reprise progressive du culte dans nos diocèses, suivant l’appréciation des pasteurs du lieu et des conditions de faisabilité’’, annonce l’archevêque.
S’agissant de la traditionnelle commémoration de leurs fidèles défunts, lors de la Toussaint, Mgr Benjamin Ndiaye indique qu’ils préconisent, pour les raisons qu’ils connaissent, ‘’une démarche individuelle et familiale’’ des visites aux cimetières, en dehors de toutes cérémonies officielles et de prières communautaires organisées. ‘’Chers fidèles du Christ, vous comprenez que ces nouvelles orientations n’entament en rien notre ferme détermination à toujours chercher à préserver la santé et la vie de nos concitoyens. C’est pourquoi, conscients de la réalité de la maladie qui éprouve nos communautés et nos familles, nous continuons à vous exhorter à la prudence et à la responsabilité personnelle et collective.
Vivons dans le strict respect des normes sanitaires édictées par les services compétents. Demeurons à l’écoute de nos pasteurs, évêques et prêtres, dans un esprit de communion et de sauvegarde de la vie humaine qui est notre bien commun le plus cher’’, renchérit Mgr Ndiaye.
Ainsi, il a appelé les fidèles à ne pas ignorer que, sur le plan mondial, la situation actuelle de la pandémie est encore ‘’délicate’’.  L’archevêque de Dakar souligne que c’est d’ailleurs la raison pour laquelle certains pays reviennent à des mesures restrictives, concernant la mobilité des personnes. ‘’C’est pourquoi nous vous demandons de garder toujours à l’esprit, entre autres, les mesures sanitaires suivantes dans nos assemblées : la limitation du nombre de participants aux offices liturgiques, le respect de la distanciation physique, la mise en place d’un dispositif de lavage des mains au savon ou au gel hydro-alcoolique, le port obligatoire du masque, les modalités d’hygiène pour l’offrande de la quête, la désinfection des lieux avant et après chaque célébration, le respect des consignes données par les membres du service d’ordre, lors des célébrations, à l’entrée des églises comme à l’intérieur et à la sortie’’, dit-il.
Par ailleurs, les pères et évêques du Sénégal sollicitent, particulièrement des prêtres, leurs proches collaborateurs, une ‘’démultiplication des messes’’, surtout dominicales. Ceci pour offrir à beaucoup plus de fidèles la possibilité de participer à la Sainte-Eucharistie, tout en évitant les grandes affluences.
Monseigneur Benjamin Ndiaye a rappelé que depuis le mois de mars 2020, avec l’apparition de la pandémie du coronavirus au Sénégal, l’Eglise a pris un certain nombre de mesures pour participer à la lutte contre l’expansion de la maladie. En date du 17 mars 2020, les pères, évêques du Sénégal ont procédé à la suspension des offices religieux, avec présence de l’assemblée, pour répondre aux normes et exigences de la lutte contre cette maladie de la Covid-19. D’après lui, durant tout ce temps d’épreuves, non seulement les fidèles ont développé et apprécié la valeur de la prière personnelle et en famille, mais les pasteurs, prêtres et évêques aussi, n’ont cessé de célébrer l’Eucharistie et les saints mystères en communion avec eux et pour eux.MARIAMA DIEME

OPERATION FRONTEX AUX LARGES DE DAKAR ET MBOUR : 162 migrants clandestins interceptés à bord de 2 pirogues

http://www.sudonline.sn L’envie de rejoindre l’Europe clandestinement par la mer ne faiblit pas chez les jeunes, malgré les risques. Deux patrouilles de la Marine nationale ont intercepté deux pirogues de migrantes et secouru 51 personnes hier, vendredi 23 octobre 2020, informe un communiqué de la Direction de l’information et des relations publiques des Armées (DIRPA)
«Dans le cadre de l’opération Frontex, la Marine nationale a intercepté deux pirogues de migrants clandestins, le vendredi 23 octobre 2020. La première pirogue, dénommée Khoury Ndiaye, a été interceptée vers 05H00 du matin par le patrouilleur Ferlo, à une cinquantaine de km au large de Dakar, avec 111 migrants clandestins à bord, tous des hommes dont plusieurs mineurs, qui ont été débarqués à la Base navale et remis à la Police nationale», lit-on dans le document.
Et la source de préciser que «la seconde pirogue dont l’identité n’est pas encore connue, a été découverte à 09H30 par un patrouilleur espagnol qui se trouvait dans la zone, à 80 km environ au large de Mbour, suite à un incendie qui s’est déclaré à bord de la pirogue. Le patrouilleur a porté les premiers secours et informé la Marine nationale.
La vedette Anambé et le patrouilleur Ferlo de la Marine nationale sénégalaise se sont portés sur les lieux et ont pu ainsi secourir 51 personnes. D’autres pirogues présentes sur les lieux ont également récupéré et transporté à terre des rescapés. Leur nombre n’est pas encore connu», note le texte. Selon la DIRPA, les patrouilleurs de la Marine nationale ont poursuivi les recherches sur la zone, mais n’ont pas trouvés de corps sans vie.
Et les 51 rescapés ont été acheminés à la Base navales Amiral Faye Gassama de Dakar où ils sont arrivés en début de soirée, hier vendredi. «Les enquêtes de Police pourront déterminer avec précision le nombre initial de personnes à bord de la seconde pirogue, l’identité des migrants et des rescapés ainsi que les commanditaires», conclut la même source. Ce qui fait en tout 162 migrants clandestins interceptés à bord de deux pirogues.Mariama DIEDHIOU

Émigration clandestine : une pirogue avec a son bord 200 migrants explose en haute mer

https://www.pressafrik.com Deux embarcations convoyant environs 300 migrants, en provenance des côtes de Mbour, à l’ouest du Sénégal, ont été interceptées en haute mer vendredi par la marine nationale sénégalaise et espagnole. Cela fait suite à l’explosion d’une des pirogues faisant 59 rescapés et plus dune centaine de disparus, selon L’Observateur.
Le journal qui a établi son bilan total provisoire évoque 170 secourus et acheminé à Dakar par la marine nationale. Et 111 personnes qui se trouvaient à bord de la première pirogue ont été secourues et acheminées au Port de Dakar.
L’opération de secours de la seconde qui a pris feu, est sanctionnée par le sauvetage de 51 personnes, également acheminées au Port de Dakar.
« La cause de l’explosion est que l’un des moteurs est tombé en panne. Les membres de l’équipage s’affairent pour le mettre en marche. C’est là que le moteur a pris feu. Il s’en est suivi une panique indescriptible », ont confié des rescapés à nos confrères.Salif SAKHANOKHO

Quartier Pikine de Saint-Louis : au moins 20 jeunes ont péri en mer en essayant de rejoindre l’Europe

https://www.pressafrik.com L’information est tombée en début de soirée plongeant  toute la ville de Saint-Louis dans l’émoi total. Au moins 20 jeunes qui voulaient rejoindre l’El Dorado européen ont péri dans l’océan, a appris PressAfrik de sources concordantes.
Toutes les victimes habitent au quartier Pikine de Saint-Louis.
La ruée vers l’Europe par les « Pirogues de la mort »connaît une recrudescence ces dernières semaines au Sénégal. Pas plus tard que vendredi, la Marine nationale et un patrouilleur espagnol ont intercepté au moins 164 candidats à l’émigration clandestine entre Dakar et Mbour. Ils avaient embarqué dans deux pirogues dont l’une a pris feu en plein voyage dans l’océan. Il y a eu 51 rescapés et certainement des portés disparus.
Au Sénégal, le manque d’emploi et opportunités de réussite des jeunes a réellement encouragé le retour du phénomène de l’émigration clandestine. Le taux de chômage très élevé révèle un gros échec de la politique de l’emploi du régime en place.
Le chef de l’Etat, alors candidat à sa propre succession en 2019, avait promis un million d’emplois aux jeunes, lors de la campagne présidentielle.AYOBA FAYE

Émigration clandestine la police démantèle la plus grande bande de trafiquants de migrants à Mbour

https://www.pressafrik.com Une opération planifiée depuis des jours par le Commissariat central de Mbour, a procédé samedi à l’interpellation du nommé Sadibou Niang, trafiquant de migrants réputé, et trois de ses acolytes, rapporte Dakaractu.
Ils ont été interpellés au quartier Zone Sonatel devant le domicile du dénommé Sadibou Niang en train de se préparer pour l’émigration clandestine.
Une perquisition effectuée dans ledit domicile a permis de découvrir des matériels constitués de :  -02 moteurs hors bord dont un tout neuf, 01 réservoir d’essence vide, des ustensiles de cuisine , 5 sacs de voyage (1 cornet de chanvre indien découvert dans l’un des sacs), et 03 combinaisons en mer en bâche
Une somme d’un million quatre cent vingt quatre mille huit cent (1.424.800 FCFA) encaissée sur des candidats à l’émigration clandestine a été saisie sur le nommé Sadibou.
Une voiture de marque 308, chargée de convoyer les migrants a été également saisie. De sources sûres, le nommé Sadibou Niang a déjà envoyé une ses pirogues en Espagne et une autre pirogue devait quitter samedi Mbour vers l’Europe. L’enquête suit son cours.Salif SAKHANOKHO

L’ambassadeur de France à Dakar sur la réponse à l’émigration clandestine : «Offrir aux jeunes la possibilité de ne pas s’exposer à des tentations mortifères»

https://www.lequotidien.sn Le phénomène de l’émigration clandestine a été évoqué par l’ambassadeur de France au Sénégal. Philippe Lalliot, lors de l’inauguration hier à Kaolack du campus nouvel espace Campus France, a insisté sur l’importance de la multiplication des projets de développement qui auront certainement des impacts directs sur le phénomène de l’émigration clandestine. «Il faut offrir localement aux jeunes des terroirs la possibilité de vivre au pays, de travailler au pays et de réussir au pays mais surtout de ne pas s’exposer à des tentations qui sont mortifères. C’est pathétique de regarder cette jeunesse mourir en mer», a déclaré l’ambassadeur de France à Dakar.
L’ambassadeur de France au Sénégal, Phillippe  Lalliot, présidait donc ce vendredi à Kaolack, la cérémonie d’ouverture d’un  nouvel  espace Campus France, de la salle E-sport et de l’espace d’incubation des start-up à l’Alliance française de Kaolack. Accompagné d’une très forte délégation, M. Lalliot a profité de son séjour dans la capitale du Bassin arachidier pour magnifier la coopération bilatérale qui existe entre le Sénégal et la France. «La relation est au beau fixe. Elle a cette caractéristique qu’on retrouve dans peu de relations bilatérales entre deux pays couvrant à peu près tous les domaines», a fait savoir l’ambassadeur qui a souligné que ces relations sont très régulières comme en atteste la dernière visite à Paris du Président Macky Sall.

A l’en croire, tous les domaines sont couverts par cette coopération, notamment la défense, la sécurité, la coopération économique, le sport, la culture…

Phillippe Lalliot n’a pas manqué d’aborder la question de l’éducation qui, aujourd’hui, demeure un secteur-clé de cette coopération, compte tenu du nombre d’étudiants sénégalais en France. «Ce nouvel espace Campus France sera d’une grande utilité pour les étudiants sénégalais qui souhaiteraient continuer leurs études  en France.
Aujourd’hui près de 12 400 étudiants sénégalais sont en France pour poursuivre leurs études. Quand on regarde ce chiffre, on saura que les 2/3 des étudiants sénégalais qui veulent aller étudier hors du Sénégal choisissent la France», a-t-il souligné.

Alpha Condé passe au premier tour avec 59,49 % des voix (Ceni)

Libération Sénégal online La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) vient de déclarer Alpha Condé victorieux de l’élection présidentielle en Guinée. Selon l’instance qui a annoncé les résultats provisoires globaux, le Président sortant est élu au premier tour avec 59,49% des voix. La même source « donne » 33,50 % à Cellou Dalein Diallo qui s’était autoproclamé vainqueur.

RÉACTION/ ALPHA CONDÉ  : « La victoire de la Guinée… »

Libération Sénégal online Sa réélection au premier tour annoncée par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Alpha Condé se signale malgré la contestation qui prend de l’ampleur avec son lot de morts. Sur sa page facebook consulté par Libération online, il écrit : « La victoire de la Guinée. Main dans la main pour aller à l’essentiel : le bien-être des populations dans la paix et la concorde ». La réaction de Cellou Dalein Diallo est très attendue. Hier déjà, dans un entretien accordé à l’Afp, le leader de l’Ufdg déclarait que la Ceni avait fabriqué de faux résultats pour offrir la victoire à Condé.

CELLOU DALEIN DIALLO  : « Nous refusons les faux résultats… »

Libération Sénégal online Après la direction nationale de son parti, l’Ufdg, Cellou Dalein Diallo vient de réagir aux résultats donnant Alpha Condé vainqueur de la Présidentielle en Guinée, dès le premier tour. Sur sa page facebook, consulté par Libération online, il écrit : « Nous refusons les faux résultats proclamés par la Ceni et continuons les manifestations pour protester contre le hold-up en cours et exiger la vérité des urnes.
Dans ce combat, évitons de suivre Alpha Condé dans l’ethnicisation du conflit qui n’est que politique. Le droit et la victoire sont de notre côté ! »

L’Afrique de l’Ouest brûlée par des pouvoiristes

https://www.financialafrik.com L’actualité du  continent se conjugue sous le prisme de la violence. De la Côte d’Ivoire en Guinée en passant par le Mali et le Nigeria, l’Afrique se consume et se détruit avec au centre de la trame, des « pouvoiristes » opposés à l’éveil  républicain.
Vague de contestations et soulèvements populaires. Manifestations de colère. Destruction et pillage des biens. Affrontements entre forces de l’ordre et manifestants. Assassinats…Ce sont là quelques clichés familiers que se partagent plusieurs pays du continent et dont l’Afrique de l’Ouest semble malheureusement incarner depuis quelque temps les fleurs du mal.
Une Afrique de l’Ouest, pourtant considérée comme « le laboratoire de la démocratie en Afrique » à la faveur du retour au multipartisme dans les années 1990. A travers des élections libres et transparentes, le message était si fort et plein d’espoir surtout que pendant les trois décennies  qui ont suivi les indépendances, cette région du continent était plutôt l’épicentre des putschs militaires.
Trente ans après le retour au processus démocratique que reste-t-il de l’Afrique de l’Ouest où l’on avait enregistré le plus grand nombre d’alternances démocratiques au terme des processus électoraux généralement consensuels ? Selon toute vraisemblance, faute de voir cette mutation démocratique se répandre dans tout le continent, et las d’attendre une hypothétique prime pour cette démocratisation, les mauvaises habitudes visiblement mises en hibernation ont rejailli en surface.
En somme, il fallait copier « les mauvais élèves », serait-on tenté de dire, en référence notamment à l’Afrique centrale si proche, mais qui, en dehors de quelques éclaircis,  a pu contourner l’alternance démocratique par des subterfuges et la ruse.
Conséquence, le jadis laboratoire de la démocratie en Afrique a tôt fait de revêtir les habits des autocrates. La parade est vite trouvée. Modification de la Constitution et verrouillage du système électoral pour s’éterniser au pouvoir. Comme si on les avait obligés ou par mimétisme, ces pays avaient quasiment tous limités à deux, le mandat présidentiel. Cités en exemple par la communauté internationale et les partenaires au développement, beaucoup d’Africains en étaient fier. C’était malheureusement sans compter avec l’ivresse du pouvoir qui caractérise la plupart des dirigeants ou ceux qui l’aspirent à le conquérir.
Voilà où nous en sommes. En dépit de quelques différences sur le mode opérationnel, les violences actuelles en Côte d’Ivoire, Guinée, Mali et Nigeria sont dues pour des raisons pré ou post électorales. Des morts se comptent par dizaines, voire par centaines, tant dis que l’outil de production est détruit sans que cela n’émeuve les autocrates et leurs affidés, décidés de conquérir ou de conserver le pouvoir par tous les moyens.
Au regard de ce qui précède, l’on est en droit de se demander si le Burkina Faso, le Bénin, le Ghana, le Niger, le Sénégal, le Togo …, qui ont également rendez-vous avec les urnes ne vont pas aussi connaître des actes similaires pour les mêmes raisons.
La quasi institutionnalisation de la mal gouvernance est dramatique pour le peuple qui naturellement croule sous la misère et la pauvreté. C’est encore plus regrettable que des ressources qui auraient pu contribuer à la réalisation des projets de développement et concourir au bien-être de tous sont mises au service de quelques individus pour sauvegarder ou conquérir le trône. Dieu sait combien de temps il faudra et quels efforts consentir pour réparer les dégâts.
Il est en ressort que le peuple que ces pouvoiristes disent défendre lui sert seulement de marche pied pour assouvir leurs desseins inavoués. Seul un véritable éveil républicain des Africains permettra de renverser cette tendance.  Achille Mbog Pibasso

OUSMANE SONKO  : « Honte aux dirigeants de la Cedeao… « 

Libération Sénégal online « Nous ne nous prononcerons pas sur les détails de processus électoraux que nous ne maîtrisons pas. Cependant, notre position sur la Guinée et la Côte d’Ivoire reste sans équivoque. En effet, dès lors que Alpha Condé et Alassane Ouattara n’ont pas droit à un troisième mandat, ils sont les seuls responsables de tout ce qui découlera de leur forcing. C’est pourquoi, nous condamnons fermement les pertes en vies humaines et déplorons le silence prémonitoire de Macky Sall qui, pour rappel, n’avait pas hésité à engager la vie de nos soldats en Gambie et en Côte d’ivoire suite aux élections dans ces pays.
Honte aux dirigeants de la Cedeao et soutien absolu aux peuples guinéen et ivoirien », écrit le leader de Pastef sur sa page facebook

Limitation de mandats / L’ancien président Abdou Diouf se prononce : « 2 mandats suffisent largement… »

https://www.dakaractu.com La question du 3e mandat qui est aujourd’hui, l’une des plus débattues en Afrique de l’Ouest, continue de faire rage. Cette fois-ci, c’est au tour de l’ancien président du Sénégal, Abdou Diouf, de se  prononcer sur Tv5 Monde.
S’adressant à son interlocuteur, Abdou Diouf rappelle : « Il ne faut pas perdre de vue que la constitution du Sénégal, prévoyait qu’on pouvait la modifier. D’ailleurs, en revisitant l’histoire politique du Sénégal, il faut se rappeler que j’avais convoqué toutes les forces politiques en 1991-1992 ». Il fera également savoir qu’entre autres  conclusions, ces rencontres avaient abouti à la limitation de mandats à 2.
Pour le prédécesseur de Abdoulaye Wade, « à la tête d’un État, 2 mandats suffisent largement ».
Ainsi, 19 ans après avoir quitté le pouvoir, entre regrets et réalité politique actuelle, Abdou Diouf est catégorique pour cette limitation de mandat à deux.

RÉPRESSION SANGLANTE EN GUINÉE  : Les terribles révélations d’Amnesty

Libération Sénégal online Amnesty International a pu identifier et analyser des balles et des douilles photographiées à Labé (région de Labé), où des militaires ont été déployés, selon plusieurs témoignages et vidéos. L’analyse montre qu’il s’agit de munitions de type 7.62x39mm, dont le calibre correspond aux armes de type AK/PMAK. Des vidéos filmées ces derniers jours et les mois précédents montrent que ces armes sont portées fréquemment par des membres des forces de défense et de sécurité guinéennes, ce que les autorités ont toujours nié. Le 21 octobre, le ministère de la Sécurité a annoncé la mort de neuf personnes dont deux policiers. L’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG, opposition), a annoncé le 23 octobre que 27 personnes avaient été tuées par balle depuis le 19 octobre, dont 18 à Conakry, trois à Manéah, trois à Labé, une à Mamou, une à Télimélé et une à Pita, et que plus de cent personnes ont été blessées par balle. Le domicile de Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG et candidat à l’élection présidentielle, est encerclé depuis le 20 octobre. La veille, il s’était proclamé vainqueur du scrutin sans attendre l’annonce officielle des résultats par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), que l’opposition estime phagocytée par le pouvoir.
Amnesty International est en train d’analyser les informations en sa possession, mais n’est pas encore en mesure d’établir un bilan exhaustif, compte-tenu de l’ampleur des morts et des blessés présumés, et des perturbations du réseau internet et des lignes téléphoniques.
L’organisation a néanmoins pu communiquer avec différentes sources qui ont confirmé la mort d’au moins neuf personnes, essentiellement tuées par balle, depuis le 19 octobre. Des informations recueillies jusqu’à présent sur d’autres victimes présumées, sur la situation dans certaines structures de santé, ainsi que les chiffres et les informations rapportés par les médias guinéens, laissent penser que plusieurs dizaines de personnes pourraient avoir été tuées.

Par ailleurs, rien que dans deux structures de santé de la capitale Conakry, Amnesty International a pu comptabiliser au moins 29 blessés les 19 et 21 octobre, dont plusieurs par armes à feu et armes blanches. Un chiffre là-encore non exhaustif.

El Hadj Yacouba Diallo, 67 ans, a été tué par une foule le 23 octobre, et son domicile situé à Enta-marché (Conakry) a été incendié, selon des témoignages recueillis par Amnesty International.
« El Hadj Yacouba Diallo vivait ici depuis très longtemps. En milieu de journée, des jeunes de la mouvance présidentielle sont venus, armés de bâtons, de pierres et d’autres armes. Quand ils sont arrivés, la victime a d’abord tiré des coups d’armes à feu, puis s’est réfugiée dans sa maison. Ils l’ont fait sortir et l’ont lapidé, bastonné à mort. Les concessions voisines de la sienne ont été caillassées et vandalisées », a déclaré un témoin à Amnesty International.
Abdoulaye « Diomba » Diallo, 18 ans, a été tué par balle le 19 octobre à Hamdallaye (Conakry), à proximité du carrefour Concasseur, selon les témoignages recueillis par Amnesty International auprès d’un membre de sa famille et d’un ami présent sur les lieux, appuyés par une vidéo authentifiée par l’organisation. D’après ces témoignages, cinq véhicules de la gendarmerie et un véhicule d’une Compagnie mobile d’intervention et de sécurité (CMIS) étaient présents sur les lieux.
La vidéo de 20 secondes montre des groupes de jeunes hommes marcher sur la chaussée où des pneus ont été placés. Des nuages formés par des gaz lacrymogènes sont visibles en arrière-plan, à l’endroit supposé où se trouvent les forces de défense et de sécurité. La fin de la vidéo montre certains jeunes se presser en sens inverse, et Abdoulaye Diallo s’effondrer à terre, de dos, au moment où un tir retentit. Les vêtements de la victime, visibles sur la vidéo, correspondent à ceux visibles sur les photos du corps de la victime, consultées par Amnesty International.
Un ami d’Abdoulaye l’a porté sur son dos jusqu’au moment où des éléments d’un Point Appui (PA) – des unités installées de façon permanente dans certains quartiers de Conakry et composées de forces mixtes dont des militaires – ont jeté des gaz lacrymogènes, l’empêchant de continuer. « J’ai laissé Abdoulaye à terre et j’ai dû m’enfuir », a-t-il déclaré à Amnesty International.
Boubacar Baldé, coordinateur du Front national de défense de la constitution (FNDC), a été tué le 21 octobre après avoir été atteint par balle à la cuisse. Selon le témoignage d’un membre de sa famille, ses amis l’ont amené dans un centre de santé avant de tenter de le conduire dans un hôpital. Le blocage des routes a ralenti son évacuation et il est décédé en cours de route.
Salimatou Bah, stagiaire infirmière dans un centre de santé du quartier Cimenterie (Conakry), est morte le 20 octobre après avoir reçu une cartouche de gaz lacrymogène à Bailobayo (Conakry), alors qu’elle rentrait chez elle. « Elle a été enterrée le 21 octobre », a raconté un proche de la victime à Amnesty International.

Alioune Tine : «Tous les opposants que j’ai défendus ont trahi»

https://www.dakarmatin.com Alioune Tine, ancien patron de la Raddho, nourrit-il des regrets pour avoir défendu certains acteurs politiques aujourd’hui au pouvoir ? En tout cas, son constat est inquiétant.
« Tous les opposants que j’ai bien défendus et qui sont devenus présidents ont tous trahi les principes pour lesquels on a lutté ensemble et ont déçu l’opinion africaine », regrette Alioune Tine sur son compte Twitter.
Le Consultant à l’Onu, par ailleurs fondateur du Think Thank AfrikaJom pense même que certains parmi ses anciens camarades de lutte ont atteint des limites insoupçonnables. « Certains veulent garder le pouvoir quitte à marcher sur des cadavres. Il faut que ça cesse », s’exclame-t-il.
Un message qui fait référence sans doute à Alpha Condé, président de la Guinée, qui vient juste d’être réélu à un troisième mandat très contesté avec son lot de morts.

«Tous les présidents qui cherchent un troisième mandat sont des idiots»

https://www.dakarmatin.com Me El Hadji Diouf a encore fait parler de lui. Avocat du candidat à la présidentielle guinéenne Cellou Dalein Diallo, l’avocat n’a pas épargné les chefs d’Etats qui essayent par tous les moyens à briguer un troisième mandat.
« Tous les présidents comme lui qui veulent un troisième mandat, je les considère comme des idiots », a d’entrée déclaré Me El Hadji Diouf. Pour lui, Cellou Dalein Diallo devait être président de la Guinée depuis 2010. « À l’époque, il avait récolté 51% des suffrages. Ils sont restés pendant 4 mois avant d’organiser un second tour d’une élection qui était remportée par un candidat », a rappelé la robe noire.
Selon Me El Hadji Diouf, Cellou Dalein Diallo est victime d’un complot. Il n’a pas raté la Cedeao, jusque-là aphone.  « Il est victime d’un complot international. Un général Malien envoyé par l’Oif a été porté à la tête de la Ceni. J’ai suivi une déclaration des gens corrompus de la Cedeao qui disent déplorer la déclaration de Cellou Dalein. Il faut savoir qu’ils ont été surpris dans un hôtel en train de se partager de l’argent. Ils sont corrompus c’est des menteurs », a-t-il révélé.
Et pour faire face à ce qu’il appelle les dérives de Condé, Me El Hadji Diouf affirme que l’Ufdg a pris ses dispositions. « Cette fois-ci, Cellou Dalein a pris toutes les dispositions pour éviter un hold-up -électoral. Avec un logiciel performant et près de 800 experts en informatique pour suivre le processus. (…). Les Guinéens ne se laisseront pas faire. Ils sont prêts à accompagner leur président jusqu’au palais », a-t-il ajouté.

Soutien au peuple Guinéen : Moustapha Diakhaté sera à la marche du vendredi 30 octobre 2020

https://www.dakarmatin.com “Je serai à la marche du vendredi 30 octobre 2020“, a annoncé Moustapha Diakhaté sur sa page Facebook. L’ancien président du Groupe parlementaire de BBY soutien, à cet effet, les “peuples frères” de la Guinée et de la Côte-d’Ivoire pour l’annulation de la présidentielle guinéenne et l’invalidation de la candidature de Monsieur Ouattara.Pour Moustapha Diakhaté, “l’Union africaine et la Cedeao sont aussi responsables que les Présidents Ouattara et Condé des drames guinéens et ivoiriens en refusant d’exiger le respect de leurs propres textes, que ce soit le protocole additionnel de la Cedeao, ou la Charte de l’Union africaine qui sont très limpides en matière d’élections et de démocratie“.
L’Union africaine et la Cedeao ont aussi également fui leur responsabilité en n’imposant pas à la Côte-d’Ivoire l’application des décisions de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, qui avait ordonné au gouvernement ivoirien de réintégrer l’ancien Président Laurent Gbagbo et l’opposant Guillaume Soro sur les listes électorales afin qu’ils puissent voter et être candidats“, regrette-t-il.

Mutisme de nos chefs d’Etat

Il poursuit : “C’est aussi le mutisme total de nos Chefs d’Etat sur la situation de Monsieur Laurent Gbagbo, qui, malgré ses demandes officielles, n’a toujours pas obtenu son passeport, en violation de la Constitution ivoirienne, qui précise en son article 12 qu’aucun de ses concitoyens ne peut être contraint à l’exil. La digue du 3ème mandat en Afrique de l’Ouest vient de sauter avec la participation anticonstitutionnelle de Monsieur Alpha Condé à l’élection présidentielle guinéenne“.

L’exemple Yaya Jammeh

C’est à nous de la reconstruire. L’Onu, l’Ua et la Cedeao encore moins nos Chefs d’Etats ne le feront pas à notre place. Hélas nous sommes loin du temps où la Cedeao, sous la houlette de Monsieur Macky Sall, n’avait pas hésité à envoyer des troupes d’Ecomog pour chasser Yaya Diamé du pouvoir et installer le Président démocratiquement élu. De même tout récemment après le coup d’État, l’Ua et la Cedeao avaient suspendu le Mali de leurs instances respectives avec en prime l’imposition de sanctions commerciales, financières et la fermeture des frontières“, rappelle M. Diakhaté.

Détermination…

Désormais il doit être clair pour tous que les démocrates Ouest africains ne peuvent compter que sur leur propre détermination pour imposer le respect du protocole additionnel de la Cedeao, de la Charte de l’Union africaine, des Constitutions de nos pays et des calendriers électoraux. Vive la lutte des Peuples guinéen et ivoirien“, conclut-il.

Khalifa Sall : “Pourquoi mon silence”

https://www.dakarmatin.com Khalifa Sall justife son mutisme depuis son élargissement de prison. L’ex maire de Dakar clame qu’il ne peut pas rester silencieux pendant quarante mois (son emprisonnement) et revenir parler de la baisse du prix du riz ou de l’électricité ». Aux Sénégalais, surtout aux jeunes, il lance cette directive : « Que ceux qui savent parler, parlent…, que ceux qui savent écrire, écrivent ! ». Il prépare activement les prochaines élections locales prévues en mars 2021, sauf report. Selon Walfadjri, le patron de Taxawu Sénégal initie une tournée nationale après le Gamou.

Présidentielle ivoirienne : Madiambal Diagne et Seydou Nourou Bâ désignés membres de la mission d’observation de la Cedeao

https://www.seneweb.com Le journaliste et éditeur de presse, Madiambal Diagne, a été coopté parmi les membres de la Mission de la Cedeao pour l’observation de l’élection présidentielle prévue le 31 octobre prochain en Côte d’Ivoire. Il en est de même pour Seydou Nourou Bâ, ancien Ambassadeur et président du Dialogue politique au Sénégal.
La mission qui entre dans le cadre du Protocole de la Cedeao relatif au mécanisme de prévention, de gestion, de règlement des conflits, de maintien de la paix et de la sécurité et au Protocole additionnel sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance, « a pour objet de contribuer à la poursuite normale du processus électoral et à la tenue de l’élection présidentielle du 31 octobre prochain dans une atmosphère apaisée », lit-on sur le site de l’organisation sous-régionale.
La délégation de cette mission est composée de Mme Shirley Ayorkor Botchwey, ministre des Affaires Etrangères et de l’Intégration Régionale du Ghana et Présidente du Conseil des ministres de la Cedeao, Chef de mission et du Général Francis Behanzin, le Commissaire aux Affaires Politiques, Paix et Sécurité de la Cedeao.

SERIGNE MANSOUR SY DJAMIL  : « MACKY N’A PAS DROIT À UN 3E MANDAT »

http://www.emedia.sn Macky Sall n’a pas droit à un 3ème mandat. La constitution ne lui en donne pas le droit. C’est la position du leader de « Bes Du Niakk », Serigne Mansour Sy Djamil, qui commentait, à l’émission JDD, l’actualité en Afrique de l’Ouest avec le problème du 3e mandat qui mine pas mal de pays au niveau de la sous-région.
Même s’il milite pour un septennat, renouvelable, au lieu d’un quinquennat, le marabout parlementaire note que les présidents africains doivent avoir la culture du respect de la charte fondamentale de leur pays. « Ce que je constate au niveau des dirigeants africains, c’est le mépris le plus total envers leur peuple. S’ils n’ont pas le droit d’avoir un 3ème mandat, ils créent des conditions en tripatouillant leur constitution pour l’avoir », a-t-il déploré.
Toutefois, il reconnait que ce débat de 3e mandat est prématuré au Sénégal puisque les élections sont prévues en 2024. Pour lui, les sujets de discussions devaient porter sur l’économie, la santé et les questions sur les ressources naturelles du pays. Babacar FALL

SERIGNE MANSOUR SY DJAMIL : «IL N’Y A PAS DE DIVISION AU SEIN DE LA FAMILLE SY »

http://www.emedia.sn La division notée au sein de la communauté musulmane sur la célébration, en présentiel, de la naissance du Prophète n’émeut pas Serigne Mansour Sy Djamil. À Tivaouane, où il est issu, la famille de Seydi Elhadji Malick Sy ne compte pas fêter de la même manière l’édition de cette année du Maouloud. Le Khalife Serigne Babacar Sy Mansour a annulé le Gamou en présentiel. Alors que le Responsable Moral des Moustarchidines, Serigne Moustapha Sy, décide de célébrer la nuit du prophète comme à l’accoutumée. D’ailleurs, aux champs de course de Tivaouane, la cellule d’organisation du Dahiratoul Moustarchidine Wal Moustarchidaty (DMWM) est en plein préparatif.
Interpellé sur la position de Serigne Moustapha Sy, à l’émission le Jury du Dimanche (JDD), dont il est l’invité, ce 25 octobre, Serigne Mansour Sy Djamil a rappelé le principe qui a toujours prévalu au sein de la famille de Sy de Tivaouane. « Il n’y a pas division. C’est une question de structuration. Dans la famille Tidiane et surtout celle de Seydi El Hadji Malick Sy, il n’y a pas d’hiérarchie. Il y a une polyarchie qui est l’éclatement des centres de décision », renseigne le marabout.
Pour Serigne Mansour Sy Djamil, ceux qui parlent de rupture à cause de l’annulation du Gamou n’ont rien compris. À l’en croire, le khalife s’est parfaitement inspiré des enseignements de son grand père, Maodo, initiateur de l’évènement. « Quand il y avait la pandémie en 1919, Seydi Elhadji Malick Sy avait dit à ses fidèles  : « faites ce que vous disent les médecins », a-t-il rappelé. Rapporter au contexte actuel, avec l’interdiction de rassemblement par les spécialistes, Djamil estime que le khalife n’avait pas tort. D’autant plus qu’en recommandant l’organisation du Maouloud, Maodo disait  : « célébrer la naissance du prophète si celle-ci ne va pas dans le sens de quelque chose d’interdite ». En l’espèce, Serigne Mansour Sy Djmail reconnaît ce qui est interdit, ce sont les rassemblements. Babacar FALL & Abdoulaye SYLLA (Photo)

3e mandat : Moussa Tine dit Pourquoi Macky ne pourra pas se présenter en 2024

iGFM-(Dakar) Le président Macky Sall ne pourra pas être candidat pour la présidentielle de 2024 ». C’est la conviction du Président de l’Alliance Démocratique PÉNCÓO, Moussa Tine qui évoque la rétroactivité de la loi.
«En Droit, lorsque la signification d’un texte n’est pas très claire, on s’emploie à aller voir la volonté du législateur au moment de la rédaction du texte. Il faut voir ce que les rédacteurs du texte ont voulu dire à travers les dispositions du texte. En d’autres termes, on fait l’exégèse d’un texte. C’est une technique d’interprétation juridique. Ici, dans le discours du président Macky Sall qui a été l’inspirateur de la constitution, celui du rédacteur qui a conduit les travaux (ministre de la justice), et celui du secrétaire général du gouvernement, disent clairement que dans la disposition : nul ne peut exercer plus de 2 mandat consécutif, on entend une disposition permanente qui rétroagissait et qui concernait le président Macky Sall», a-t-il expliqué dans l’émission Grand Jury de la RFM.

«Ismaïla Madior Fall est la première victime du débat sur le 3e mandat…

iGFM-(Dakar) Le Président de l’Alliance Démocratique PÉNCÓO, Moussa Tine estime que «le Professeur Ismaïla Madior Fall, constitutionnaliste est la première victime de Macky Sall sur le débat de son éventuel troisième mandat».
«Le Pr Ismaïla Madior Fall, constitutionnaliste est la première victime de Macky Sall sur le débat de son éventuel troisième mandat. Le constitutionnel avait une position très tranchée sur cette question. D’ailleurs, il avait laissé entendre que tous ceux qui parlent d’un 3e mandat de Macky Sall, n’ont pas bien lu la Constitution», a soutenu Moussine dans l’émission Grand Jury de la RFM.
Il ajoute  : «c’est suite à cette sortie que le professeur Ismaila Madior Fall n’a pas été reconduit dans le gouvernement. C’est-à-dire limogé de son poste de ministre de la Justice, Garde des Sceaux».

Moussa Tine annonce sa candidature à la mairie de Thiès

https://www.pressafrik.com Le leader de l’Alliance démocratique Penco (opposition), Moussa Tine a annoncé  dimanche sa candidature à la mairie de Thiès, une située à 70km de l’est de Dakar, lors de l’émission Grand Jury sur la Rfm. Il va donc affronter Talla Sylla, l’actuel maire, lors de locales de mars 2021.
« J’entends particulier à l’élection à Thiès. Si je n’avais pas participé aux élections précédentes, c’est parce que je n’ai pas voulu gêner mes amis qui y étaient. Maintenant c’est le moment d’aller à Thiès. C’est à dire tout ce qu’on a pu glaner comme expérience en termes de gestion. Je pense qu’il est temps que j’apporte ma pierre à l’édifice », a dit M. Taye.
Ce proche de Khalifa Sall a précisé qu’il n’ira pas pour compétir, mais il y va pour participer, car considérant qu’il est possible d’avoir l’ambition de faire de Thiès, une ville vert. « Elle est déjà verte par ses nombreux arbres et le boisement qu’il y a sur place. Je pense qu’il y a aujourd’hui la possibilité de renforcer Thiès en tant que ville verte, mais aussi de mener des politiques ».
A la question de savoir s’il sera candidat, il répond : « Je ferai la bataille de Thiès. J’en ai la ferme volonté. J’en ai aussi l’ambition ». Moussa Tine entend « mener des discussions avec Idrissa Seck pour voir dans quelle mesure ils peuvent ensemble créer une synergie au service des Thiéssois ».Salif SAKHANOKHO

3e MANDAT : LA CEDEAO DE NOUVEAU INTERPELLÉE

http://www.emedia.sn Concernant la question du 3e mandat, en Afrique de l’Ouest, René Massiga Diouf, Dr en Sciences politiques et journaliste, charge la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), arguant que c’est l’organisation sous régionale qui doit régler la situation.
« Mais pas comme la CEDEAO qu’on voit actuellement avec à la tête des chefs d’État qui se soutiennent mutuellement au lieu de s’occuper des questions et des intérêts des populations. Je crois que la CEDEAO doit veiller à trouver une entité indépendante qui puisse lui permettre un peu de prendre en charge cette question », argumente l’un des invités de Lr du temps, sur iRadio et Itv, ce dimanche, 25 octobre.
Son co-débatteur, El Hadji Souleymane Gassama dit Elgas, écrivain et docteur en Sociologie, lui, parle d’immaturité démocratique chronique dans la plupart des pays du continent dont la Guinée qui sort d’une présidentielle endeuillée et dont les résultats (Alpha Condé réélu au premier tour avec près de 60% des voix) sont contestés.
« La démocratie très souvent quand on en parle, en Afrique, c’est juste pour parler des élections. Or, les élections ne sont pas constitutives ou exclusivement caractéristiques de la démocratie. La démocratie, c’est tous les segments de la société, et énormément de choses qu’on ne voit pas dans beaucoup de pays africains. Parce qu’il ne faut pas généraliser parce qu’il y a des pays qui s’en sortent mieux que d’autres. C’est pourquoi j’ai parlé d’immaturité démocratique chronique, en Guinée et extensible à d’autres pays africains. »
Après la Guinée (Conakry), le 18 octobre dernier, ce sera le tour de la Côte d’Ivoire où la présidentielle est prévue le 31 octobre prochain. La situation pré-électorale est ensanglantée avec plus d’une dizaine de morts déjà dénombrée à une semaine du scrutin. Dié BA & Pape D. DIALLO (Photo)

Litige foncier opposant Farba Ngom à la famille Ndoye / Les conseils juridiques du député brandissent des documents… Farba disposé à céder la parcelle si…

https://www.dakaractu.com C’est peut-être parti pour être un long feuilleton entre Farba Ngom et la famille de Feu Alassane Ndoye. Cette dernière accuse, clairement, le député de Agnam d’avoir utilisé ses positions politiques occupées depuis 2012 pour s’accaparer de leur parcelle de terre.
Des accusations que les conseils juridiques de l’incriminé ont tenu à vite balayer d’un revers de main, brandissant des documents.
Dans l’un des documents en question,  il est surtout mis en relief la date d’acquisition de la parcelle ciblée. En effet,  en parcourant le libellé de la notification d’attribution de parcelle signée par le directeur de l’Enregistrement des Domaines et du Timbre, il est précisé que la commission de contrôle des opérations domaniales qui s’était réunie le 03/ 07/ 2008 avait effectivement émis, à cette date, un avis favortable à l’attribution par voie de bail au profit de Mouhamadou Ngom ( plus connu sous le sobriquet de Farba) d’une parcelle de terrain d’une superficie de 180 mètres-carrés environ formant le lot n 03 du lotissement de Ouakam à détacher TF 10.940/ DG. Ce fut un bail donné par Amadou Tidiane Ndoye, gouverneur de la région de Dakar, ajoute-t-on.
Au delà du volet informatif du document sur le régime juridique de la parcelle, les conseils juridiques du député ont aussi voulu montrer que leur client a acquis celle-ci en 2008 et non en 2012. Autrement dit, celui-ci n’a jamais utilisé ses positions d’homme politique, responsable au niveau du parti présidentiel, pour s’accaparer d’un bien appartenant à autrui.
En sus de ce document, d’autres ont été fournis. C’est le cas notamment d’un récépissé de dépôt, d’une quittance de versement en numéraire dont la date de versement est le 06 juillet 2020, d’un arrêté dans lequel  il est  autorisé à leur client d’effectuer les travaux de construction d’un batiment à rez-de-chaussée + trois étages à usage d’habitation, sur bail numéro  03 TF 15.815/ NGA situé à Ouakam derrière l’hôpital et dans la commune de Ouakam, conformément au dossier qu’il a déposé le 09/06 /2020.
Toutefois,  l’on nous confiera que le député est disposé à céder la parcelle à la famille Ndoye si jamais celle-ci parvenait à fournir un seul document attestant qu’il s’agit bien de sa propriété. Affaire à suivre…

Remaniement…Ces Ministres Qui Menacent Macky Et Sa Coalition

Remaniement  : Macky Sall face à l’équation des ministres incompétents des partis alliés
https://www.xibaaru.sn Le Président de la République Macky Sall et ses alliés face au remaniement. La Coalition Benno Bokk Yaakar (BBY) survivra-t-elle au prochain remaniement à l’horizon ? Le Président de la République Macky Sall compte composer un gouvernement où il fera le vide en se débarrassant de tous les ministres incompétents. La prochaine équipe gouvernementale devra être d’attaque pour répondre aux nombreuses préoccupations des populations sénégalaise.
Le prochain gouvernement aura un défi à relever, celui de relancer notre économie nationale fortement éprouvée par la Covid-19. Des ministres membres de l’Alliance pour la République (APR) qui se sont montrés peu efficaces à la tête de leur département ou qui sont impliqués dans des scandales vont devoir passer à la trappe. Mais, le Président de la République Macky Sall doit-il faire du deux poids, deux mesures ? Se limiter simplement à virer du prochain gouvernement les seuls ministres de l’APR incompétents ou impliqués dans des scandales, et ne pas débarrasser de ceux des partis alliés membres de son équipe actuelle et qui présentent des insuffisances de résultats.
Tous les Sénégalais peuvent le constater. Le ministre Serigne Mbaye Thiam, membre du Bureau politique du Parti socialiste (PS) a fini d’étaler toutes ses limites. Au département de l’Education nationale où il avait été, Serigne Mbaye Thiam a créé plus de problèmes qu’il n’en a résolu. Le résultat s’avère plus catastrophique lorsqu’il a quitté l’Education nationale pour devenir ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement. Serigne Mbaye Thiam ne peut prétendre à un poste ministériel au sein du prochain gouvernement.
L’autre ministre socialiste avec qui, il siège dans le gouvernement actuel ne laisse jusqu’ici pas une bonne impression aux Sénégalais. Ministre de la Pêche, Alioune Ndoye n’est pas en bons termes avec nombre d’acteurs du secteur de la pêche. Constamment en conflits avec ces derniers, Alioune Ndoye est incapable de protéger les ressources halieutiques de nos côtes, avec les nombreux bateaux notamment chinois qui sont en train de les piller. Alioune Ndoye ne cesse de monter que sa place ne peut se trouver dans le gouvernement.
Un autre ministre d’un parti allié qui se manifeste plus par ses insuffisances de résultats, c’est le ministre Alioune Sarr. Le ministre du Tourisme et des Transports aériens, membre de l’Alliance des Forces de progrès (AFP) se distingue par son inactivité. C’est pourquoi, il se trouve tout le temps dépassé par les évènements. Comme cela se manifeste avec la crise que traverse les secteurs du Tourisme et des Transports aériens dont il ne peut jusqu’ici prendre les mesures idoines pour les permettre de sortir de leurs passes actuelles.La rédaction de

2024…Ce Candidat-Surprise Issu Du Rewmi De Idrissa Seck

EXCLUSIVITÉShttps://www.xibaaru.sn L’élection présidentielle de 2024 se prépare activement. Cette élection aiguise bien des appétits. Bien des hommes politiques et des membres de la société civile sont en train de se préparer pour entrer dans la compétition le moment venu. Des sources de Xibaaru nous apprennent qu’un ancien membre de Rewmi qui était un lieutenant très proche d’Idrissa Seck, se prépare activement pour se lancer dans la course pour la présidentielle de 2024.
Il ne s’agit, ni de Thierno Bocoum, ni du colonel Abdourahmane Kébé. Il s’agit du polytechnicien ancien Directeur exécutif du Club des investisseurs du Sénégal (CIS) de Babacar Ngom. Un homme qui a le profil de l’emploi.

Election présidentielle de 2024  : Abdourahmane Diouf, le candidat-surprise

Dr Abdourahmane Diouf ancien Ancien Porte-Parole de Rewmi, Coordonnateur de la Cellule des Cadres de Rewmi, Responsable du Département de Rufisque
Dr Abdourahmane Diouf, du temps où il était membre en vue du parti Rewmi, s’était montré comme un véritable débatteur politique. Et, il s’était toujours montré pertinent pour défendre ses points de vue.
Sa prochaine candidature peut cependant pousser à certaines interrogations. Avec quelle machine électorale, Dr Abdourahmane Diouf compte-t-il s’appuyer pour briguer le suffrage des Sénégalais ? Va-t-il fragiliser le parti d’Idrissa Seck en débauchant des militants et cadres de Rewmi qui avec des éléments venus d’autres horizons divers vont justement constituer cette machine électorale ?
Quoi qu’il en soit, Abdourahmane Diouf risque de grignoter sur une bonne partie de l’électorat de Rewmi. C’est le parti de Idrissa Seck qui va être donc le premier à pâtir d’une candidature de Dr Abdourahmane Diouf. D’autres qui risquent d’en pâtir, ce sont les rigolos de la scène politique nationale, c’est-à-dire la bande des trois  : Mamadou Lamine Diallo, Abdoul Mbaye et Thierno Alassane Sall. Ce dernier pourra les doubler aisément en 2024, si sa candidature se confirme. Donc, Abdourahmane Diouf a bien des atouts pour entrer dans cour des grands en 2024.La rédaction de Xibaaru

AÏSSATOU CISSOKHO, DÉPUTÉE SOCIALISTE MEMBRE DU SEN : «L’intérêt supérieur du Parti socialiste doit transcender nos intérêts personnels»

https://www.jotaay.net Depuis la sortie de Serigne Mbaye Thiam affichant son ambition de diriger le Parti socialiste, les répliques et commentaires vont bon train. Si certains responsables prennent parti dans ce conflit qui oppose Aminata Mbengue Ndiaye et Serigne Mbaye Thiam, la députée responsable socialiste de Diamaguène Sicap Mbao opte pour un retour au calme. Aïssatou Cissokho invite les deux principaux concernés à privilégier les intérêts du parti.
Plus d’un an après la disparition de Ousmane Tanor Dieng, les ambitions se dessinent au Parti socialiste. Bien que Aminata Mbengue Ndiaye soit à la tête de cette formation politique, Serigne Mbaye Thiam assume pleinement son désir d’être aux commandes. Une sortie qui continue de susciter beaucoup de commentaires au sein du parti. Aïssatou Cissokho, elle, estime que ce débat est inapproprié. L’heure est à l’union des forces pour une remobilisation des bases. «L’intérêt supérieur du Parti socialiste doit transcender nos intérêts personnels, si réellement nous voulons léguer un parti fort à la jeune génération», défend-elle. Selon la députée socialiste, beaucoup de personnes avaient prédit un avenir incertain pour le Parti socialiste, au lendemain de la disparition de Ousmane Tanor Dieng. «Malgré tout, nous avons pu ensemble, responsables, militants et sympathisants, relever les défis. Mieux, nous sommes parvenus jusque-là à taire nos divergences, et nous garder de céder à nos ambitions pour penser à l’avenir de ce grand parti», souligne la responsable des femmes socialistes de Diamaguène Sicap Mbao.

«Évitons de nous donner en spectacle…»

Aïssatou Cissokho pense qu’il incombe à la Secrétaire générale Aminata Mbengue Ndiaye, au camarade Serigne Mbaye Thiam, mais aussi a tous les autres membres des instances dirigeantes du parti et aux militants et sympathisants de veiller à la stabilité de leur formation politique et à son bon fonctionnement. «Chacun d’entre nous a mis de côté ses intérêts personnels pour notre intérêt commun. Cette dynamique unitaire doit se poursuivre», dit-elle tout en reconnaissant à tout un chacun son droit d’avoir des ambitions et de les manifester. «Nous devons cependant privilégier le dialogue et la concertation. Notre parti a toujours fonctionné de manière démocratique», déclare Mme Cissokho. Elle invite donc tous les responsables à la table de concertation pour discuter des renouvellements et de la tenue du prochain congrès qui doivent élire un secrétaire général, entre autres responsables. «Évitons de nous donner en spectacle. Car, cela ne fera que nous fragiliser davantage», conclut-elle.Ndèye Khady DIOUF

Gestion de la Sodav : Abdoulaye Guissé charge la famille Ndour

https://www.seneweb.com/La polémique autour de la gestion de la Société sénégalaise du droit d’auteur et des droits voisins (Sodav) est loin de s’estomper. Lors d’une conférence de presse vendredi dernier, le Conseil d’administration avait accusé certains acteurs culturels d’être des taupes de personnes mal intentionnées.
Abdoulaye Mamadou Guissé, président de l’Observatoire de la musique et des arts du Sénégal (Omart), se sentant sans doute concerné, a réagi pour s’en prendre à ceux qu’il accuse de vivre de la Sodav.

« La présidente du Conseil d’administration, Ngoné Ndour, est la directrice de la société de production Prince Art, fondée par Youssou Ndour. Un véritable conflit d’intérêts. Les artistes de Prince Art sont plus servis à la Sodav que les autres », accuse Guissé dans une déclaration rendue publique.

Si l’on en croit Abdoulaye Guissé, la Pca Ngoné Ndour exerce aussi les fonctions de directrice-gérante, réduisant du coup Aly Bathily à un ‘’faire-valoir indigne d’un juriste’’. Guissé regrette surtout que des personnes compétentes soient évincées au profit du clan Ndour. C’est le cas, dit-il, de l’ancienne présidente du Conseil d’administration, Angèle Diabang.
« Le très compétent Bouna Manel Fall, ancien directeur-gérant, au terme d’un appel à candidature, a été écarté car victime d’un complot orchestré par Aziz Dieng et la famille Ndour. C’est Youssou Ndour qui parraine la gestion orientée et nébuleuse de la Sodav », charge-t-il.
Selon lui, depuis 4 ans, la Sodav refuse de faire fonctionner l’organe de contrôle alors que des entités comme la Commission Copie privée, ou la commission Rémunération équitable sont fonctionnelles. En plus, ajoute-t-il, aucun ayant-droit n’a sa carte membre jusqu’ici.
« Quelle catastrophe, exclame-t-il. Comment peut-on savoir le nombre de membres de la Sodav? Combien reçoivent leurs droits d’auteurs ou droits voisins, leurs redevances? Personne ne sait. C’est ça la gestion nébuleuse », s’indigne-t-il.
Entre autres faits de gestion pointés du doigt par Guissé, il y a la subvention, d’après lui, accordée par la Sodav à un conseiller du président de la République. Il s’y ajoute aussi l’immeuble loué au prix fort par la société à la Cité Keur Gorgui et dont-il se demande qui en est le propriétaire. « La plupart des festivals et activités culturelles soutenus financièrement par la SODAV sont organisés par des membres du Conseil d’Administration », renchérit-il.
Autant de faits qui l’amènent à encourager le chef de l’Etat à persister dans sa demande d’audit de la Sodav.
Abdoulaye Mamadou Guissé se dit, par ailleurs, prêt à se mettre à la disposition de la commission de contrôle pour apporter les preuves de toutes ses allégations.

QUELQUES FAUTES FRÉQUENTES DANS LES MÉDIAS Par Mamadou AMAT

Contrairement à ce que certains prétendent, les journalistes ne sont pas les seuls à massacrer la langue de Victor Hugo. Qu’ils en donnent pourtant l’impression relève du fait qu’ils parlent et écrivent plus que les autres. Ils sont plus présents dans les médias, donc plus exposés. Mais chez les professionnels des autres branches issues de l’école française  : médecins, avocats, magistrats, enseignants (eh oui !), etc., les abus de langage (pour rester poli) abondent. Et puis il y a des expressions, on ne les entend ou ne les lit qu’au pays de Senghor ! En voici un petit florilège.

A bord.

 
La locution à bord s’utilise surtout pour une embarcation. Les deux côtés d’un navire sont tribord pour la droite et bâbord pour la gauche. Voilà sans doute pourquoi je n’ai pas du tout compris lorsqu’on m’a dit (ou j’ai lu) que les deux malfaiteurs qui ont agressé une pauvre femme se sont enfuis « à bord d’une moto ». Il aurait mieux valu dire qu’ils sont arrivés, qu’ils circulaient, qu’ils se déplaçaient à moto (et non en moto). Donc, la locution à bord ne doit s’utiliser que lorsque le sujet dont il est question se trouve à l’intérieur d’un habitacle  : à bord d’une voiture, d’un avion ou du futur… train à grande vitesse.

Adversité.

 
Généralement au singulier avec l’article défini, le mot adversité s’explique ainsi qu’il suit  :  « Sort contraire, circonstances malheureuses (deuil, revers de fortune, etc.) s’imposant comme une épreuve à subir ou à surmonter ». Donc il est tout à fait incorrect de l’utiliser comme on le fait de plus en plus dans notre pays, y compris de la part de grands intellectuels. On ne doit pas dire « adversité politique », mais peut-être « rivalité politique »« antagonisme »« compétition »« bataille »« concurrence », voire « inimitié »

Baccalauréat ou bac.

Le baccalauréat, en abrégé bac, est le premier grade universitaire obtenu à la suite d’un examen qui termine les études du second degré, et qui confère le titre de bachelier. C’est un substantif masculin ou, si vous préférez, un nom commun. Voilà pourquoi aucun puriste de ma connaissance ne comprend pourquoi la plupart de nos journaux l’écrivent avec un B majuscule, même à l’intérieur d’une phrase. D’autres préfèrent l’abréger, mais, en croyant avoir à faire à un sigle ou un acronyme, ils écrivent le Bac, voire le BAC ! C’est à se demander si les auteurs de ces entorses ont le baccalauréat (ou bac).

Calendrier républicain.

Le calendrier républicain (ou calendrier révolutionnaire pour la France) a été créé pendant la Révolution française et utilisé entre 1792 et 1806, mais aussi brièvement durant la Commune de Paris. Il entre en vigueur le jour de proclamation de la République, déclaré premier jour de l’« ère des Français ». Il est fréquent d’entendre nos responsables politiques, lorsque des consultations populaires sont en vue, « exiger le respect du calendrier républicain », alors qu’ils auraient mieux fait de réclamer le respect du calendrier électoral.

Cimetière. 

Qui n’a jamais entendu et/ou lu dans les médias sénégalais qu’un enterrement aura (ou a eu) lieu « aux cimetières de Yoff », ou que tel endroit est situé en face « des cimetières Saint-Lazare » ? Le dictionnaire définit le cimetière ainsi qu’il suit  :  « Terrain généralement bénit, le plus souvent clos de murs, dans lequel on enterre les morts. » Alors, pourquoi certaines personnes croient devoir toujours mettre le mot au pluriel ? Ne seraient-elles pas influencées par la langue wolof où le mot « sëg » est toujours utilisé au pluriel ? En attendant les doctes explications du premier sociolinguiste venu, retenons tous qu’il a beau être extrêmement étendu et manifestement insatiable, le cimetière de Yoff, comme celui de Madoki, à Thiès, est un et doit, par conséquent, se décliner exclusivement au singulier.

Débuter.

Le verbe débuter signifie à peu près la même chose que commencer, démarrer, entamer, initier, initialiser… Seulement, il a une particularité par rapport à ses synonymes. En effet, contrairement au verbe commencer, par exemple, débuter ne peut pas être suivi d’un complément d’objet direct. Quelques exemples  :  Untel a débuté comme simple stagiaire ; la saison des pluies débutera bientôt ; son discours a débuté par une citation de Senghor. On ne dira pas  :  il a débuté son discours par une citation de Senghor, mais on pourrait dire  :  il a commencé son discours par une citation de Senghor.

Déguerpir.

 
De nos jours, ce verbe est surtout employé dans sa forme intransitive et veut dire  :  « Abandonner un lieu en se sauvant (souvent par crainte). On lit souvent  :  « Les habitants ont été déguerpis ». Il serait plus simple et moins fautif de dire  :  « les habitants ont été chassés »« ont quitté les lieux »« sont partis »« se sont enfuis »« ont plié bagage » ou, simplement, « ont déguerpi ».

Indexer.

 
Voilà un autre mot qui semble poser problème, en tout cas qui s’utilise ainsi qu’il ne faudrait pas. En effet, c’est « mettre un index sur une fiche » ou « constituer un index à références multiples », ou bien « rédiger une notice bibliographique plus ou moins détaillée…», ou encore « rendre une valeur économique solidaire ou dépendante de la valeur d’un élément de référence ». Par exemple, dans le dernier cas, indexer les salaires sur le coût de la vie. Les expressions correctes sont, entre autres, « désigner de l’index »« mettre à l’index »« désigner du doigt »« pointer du doigt », etc. Et pas « indexer quelqu’un ou quelque chose », comme c’est souvent utilisé dans le pays.

Limier. 

Contrairement à ce que j’ai pu lire ici ou là, n’est pas un limier le policier de la circulation, ni le flic qui intervient pour interpeller un récalcitrant. De son premier sens, le limier est un « chien dressé pour quêter et pour lancer le gibier », d’où l’expression avoir un flair de limier. De là découle l’extension vers ces policiers enquêteurs et autres détectives dotés d’un flair et d’une ténacité qui les amènent à dénouer parfois les mystères les plus complexes. Le mot limier peut donc définir un policier chargé de retrouver et d’arrêter les personnes recherchées.

Pandémie ou épidémie de la Covid-19.

Je ne vais pas vous raser avec des définitions, car vous savez sûrement ce que signifient pandémie et épidémie. Je ne m’attarderai pas davantage sur le genre de l’acronyme covid qui, comme préconisé par l’Académie française, doit être au féminin. Mais deux camps s’affrontent à ce sujet et c’est à chacun selon son ressenti. Ce que j’ai du mal à comprendre, moi, c’est pourquoi certains, voire beaucoup, écrivent ou disent « pandémie de la covid-19 » ou « épidémie du covid-19 ». Les prépositions du et de la sont superflues ici. Puisqu’on dit « épidémie de variole » ou « pandémie de choléra », la simple logique devrait nous inciter à dire « pandémie ou épidémie de covid-19 ».

S’accaparer de.

Beaucoup se trompent en disant ou écrivant que des individus riches voulant s’enrichir plus s’accaparent des terrains de pauvres villageois. C’est incorrect, car ils devraient dire qu’ils accaparent les terres des paysans. Accaparer signifie, en gros, prendre possession de valeurs ou de propriétés de première nécessité. La forme pronominale qui lui est souvent attribuée doit découler de sa proximité de sens avec s’emparer de.
Il existe beaucoup d’autres tournures ou expressions qui ne sont pas utilisées à bon escient, mais ce petit exercice n’avait aucune prétention à l’exhaustivité. Je voudrais juste le terminer avec les pléonasmes, dont beaucoup sonnent parfois tellement bien à l’oreille qu’il nous arrive de les utiliser sans hésiter. Entre autres, apanage exclusif, s’approcher près de, s’avérer exact ou s’avérer vrai, cohabiter ensemble, complémentaire l’un de l’autre, dune de sable, constellé d’étoiles, à partir de dorénavant, s’entraider mutuellement, surprendre à l’improviste, prévoir à l’avance, répéter la même chose, reporter à plus tard, se succéder les uns après les autres, tri sélectifprincipal protagoniste (surtout au pluriel), etc.
Il y a également beaucoup à dire au sujet des sigles et acronymes, ainsi que du mauvais usage de la majuscule. Certains d’entre nous sont influencés par les anglophones, qui écrivent les noms de jours, de mois et de nationalités, par exemple, avec une initiale en majuscule alors que chez nous autres francophones, c’est normalement une minuscule qui s’impose. Enfin je vois très souvent écrit chef d’Etat major alors qu’il est plus correct d’écrire chef d’état-major, car non seulement le trait d’union est obligatoire entre état et major, mais, en outre, le mot état sécrit avec une minuscule. Ce n’est pas comme quand on veut parler de Lansana Conté ou Macky Sall. Là, on écrira le chef de l’Etat, Etat avec E majuscule.
Promis, si je trouve de l’inspiration un de ces quatre matins, j’y reviendrai avec des exemples précis tirés de nos journaux et sites d’informations. Ce qui n’exonère en rien les télés et radios où l’on note souvent de ces outrages à la langue française susceptibles de nous réveiller un grammairien qui dort !

« Bonbons LGBT» : Mame Makhtar Guèye Descend Le Directeur Du Commerce Intérieur

De qui se moque le directeur du commerce intérieur, Oumar Diallo ? » (Jamra)
« Interrogé par la reporter du journal L’Obs, de ce jeudi 22/10/2020, il fulmine : « Cette marchandise n’est jamais entrée dans le marché sénégalais. Qui l’a vu ? Nous sommes 16 millions de Sénégalais. Mes équipes ont fait le tour du Sénégal, le tour de toutes les boutiques et des marchés y compris ceux (ndlr : marché Petersen) que dénonce Jamra, on n’a pas vu un seul échantillon de ce jouet.Je suis un agent assermenté,je parle sous serment».
Un petit tour au marché Médina et Pertersen (extrait du reportage de L’Obs, du même jour). « Chimère, un commerçant, avoue avoir vendu ces bonbons, à présent interdits par les autorités : « J’en vendais. Mais j’ai réussi à les écouler avant l’interdiction ».
Il révèle s’en être procuré au marché Petersen de Dakar : « J’avais acheté 5 (cinq) paquets chez mon fournisseur, au marché Petersen, il y a deux semaines ».

À Petersen, le demi-grossiste, Idrissa Baldé, confie à la reporter de L’Obs, Aicha Goudiaby : «J’en ai vendu à plusieurs détaillants. Ces produits viennent de Chine. J’ai heureusement réussi à tout écouler ».

Contrairement à son collègue commerçant, Seydou Diallo, qui révèle : « Je m’en étais procuré une cinquantaine, de ces bonbons prohibés. Mais toute ma réserve a été saisie par la police »
Conclusion : Peut-être que tous ces commerçants, demi-grossistes, détaillants, ces policiers qui ont opéré des saisies du produit prohibé, cette brave reporter de L’Obs, qui est allée à leur rencontre, sur le terrain, ne vivent pas sur la même planète que le directeur (« assermenté », insiste-t-il) du Commerce intérieur. On ne s’est jamais ! Il se pourrait aussi qu’ils s’agissent de commerçants-fantômes et de policiers-zombies, qui se sont spécialement réincarnés pour jouer un mauvais tour à Jamra. Au point que « monsieur l’assermenté », se soit arrogé le droit de nous administrer cette haute leçon de morale : «La logique voudrait qu’on ait des preuves de ce que l’on dénonce. Surtout quand on est un leader d’opinion ».
Moralité (et questionnement majeur de l’histoire) : Monsieur le directeur du Commerce intérieur, Oumar Diallo, aurait-il donc rédigée, signée et publiée sa fameuse « note-circulaire», qu’il a envoyé à toute la presse, pour interdire un produit qui n’existe pas ! Thiey Sénégal… Le combat continue !Mame Makhtar Guèye pour Jamra

LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 24/10/2020

Réouverture des Eglises au Sénégal

L’Église catholique qui avait maintenu la suspension de ses célébrations publiques, malgré la décision de l’Etat de rouvrir les lieux de culte en mai dernier, va reprendre ses activités le 1ernovembre prochain. Selon un communiqué signé par Monseigneur Benjamin Ndiaye, la reprise progressive du Culte dans les Diocèses se fera suivant l’appréciation des pasteurs du lieu et des conditions de faisabilité. Cette mesure se justifie par la tendance baissière du nombre de cas de coronavirus dans notre pays depuis plus d’un mois, les avis de médecins, l’engagement responsable et déterminé des communautés diocésaines et paroissiales à mettre en place un dispositif de sécurité sanitaire approprié et répondant aux normes édictées par les services du ministère de la Santé et de l’Action Sociale. La reprise va être accompagnée d’un certain nombre de précautions : la limitation du nombre de participants aux Offices liturgiques, le respect de la distanciation physique, la mise en place d’un dispositif de lavage des mains au savon ou au gel hydro alcoolique, le port obligatoire du masque, les modalités d’hygiène pour l’offrande de la quête, la désinfection des lieux avant et après chaque célébration, le respect des consignes données par les membres du service d’ordre lors des célébrations, à l’entrée des églises comme à l’intérieur, et à la sortie. Les prêtres sont aussi invités à démultiplier les messes, surtout dominicales, pour offrir à beaucoup plus de fidèles la possibilité de participer à la Sainte Eucharistie, tout en évitant les grandes affluences.

La Senelec s’investit à Ndiassane et Thiénaba

Le Directeur Général de la Senelec, Papa Mademba Bitèye, s’est rendu hier à Ndiassane et Thiénaba, des cités religieuses qui préparent activement la célébration du Maouloud. Selon M. Bitèye, l’objectif n’est plus de venir dire que la Senelec est en mesure de satisfaire la demande. A l’en croire, la Senelec a dépassé cette étape, car aujourd’hui il y a suffisamment de production. Il estime que le réseau est correctement alimenté et il a été mis suffisamment de postes de distribution pour satisfaire toute la demande. Le but de sa visite est juste de rassurer les khalifes que les requêtes qui ont été formulées en termes d’extension de réseau et d’amélioration de la qualité de service, ont été prises en charge. La Senelec s’investit à Ndiassane et Thiénaba (bis) Restons avec le Dg Pape Demba Bitèye qui soutient que la Senelec a sacrifié à cette tradition, parce qu’elle a une mission de service public. Et de ce point de vue, il était normal de venir s’assurer que toutes les dispositions sont prises lors d’événements de cette nature, qui regroupent des millions de Sénégalais. Serigne Abdourahim Seck, khalife général de Thiénaba a demandé l’électrification du village de Thioty et selon Papa Mademba Bitèye, des études ont été entamées pour satisfaire correctement l’électrification de cette zone. C’est pour dire que le programme d’accès universel à l’électricité est en cours d’exécution et il a demandé simplement aux populations d’être patientes. Il dit à ce propos : «Tous les programmes sont établis, les budgets vont être mobilisés, mais nous n’avons pas suffisamment d’entreprises pour tout réaliser en une année. Cela nécessite une programmation. Nous sollicitons leur compréhension d’autant que le programme d’accès universel à l’électricité à l’horizon 2025 est en cours et nous allons y arriver inchAllah.»

Des jeunes apéristes de Pikine marchent le 02 Novembre

Contre toute attente, des jeunes de l’Alliance pour la République (Apr) de Pikine mécontents de l’attitude de certaines autorités étatiques et leurs responsables locaux dont le maire de Pikine, Abdoulaye Thimbo, organisent une marche le 02Novembre prochain dans les rues de Pikine. Regroupés autour de «Apr Pikine rouge», ces jeunes républicains frustrés dénoncent également la mauvaise gestion de leur parti par le coordonnateur départemental Abdoulaye Thimbo non moins maire de la Ville de Pikine. Ils ont d’ailleurs déposé hier, une demande d’autorisation de marcher à la Préfecture de Pikine. Selon le coordonnateur de ces jeunes, Ibrahima Ngom, l’objectif de la procession est d’exprimer l’ensemble des doléances des jeunes de Pikine que sont entre autres le chômage, l’absence de formation et de financement.

Décès du ministre ivoirien, Sidiki Diakité

Le président Alassane Ouattara a perdu deux membres de son gouvernement en l’espace de quelques mois. Après le décès de son Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, son ministre de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, Sidiki Diakité est rappelé à Dieu hier. Sur sa page Facebook, le président Ouattara dira que c’est avec une immense tristesse qu’il apprend le décès du ministre Sidiki Diakité, un grand serviteur de l’Etat. Ainsi il a décrété un deuil national de trois jours à la mémoire du ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation. Le défunt ministre a eu à occuper plusieurs portefeuilles dans le gouvernement ivoirien. Sidiki Diakité, un administrateur de profession, fut ministre de l’Intérieur et de la Sécurité avant d’atterrir à la tête du département l’Administration du territoire et de la Décentralisation.

Le maire Cheikh Dieng perd son procès contre des conseillers

L’édile de Djidah Thiaroye Kaw, Cheikh Dieng, perd une manche dans l’affaire qui l’oppose à certains conseillers municipaux. Il avait exclu sept conseillers municipaux pour absentéisme. Ces derniers, qui dénoncent la décision, avaient saisi la Chambre administrative de la Cour Suprême pour abus de pouvoir. La Cour a tranché en faveur des conseillers et demandé au maire libéral de Djidah Thiaroye Kaw de les réhabiliter. Sans doute va-t-on vers des réunions houleuses au Conseil Municipal. Puisque ces conseillers vont toujours s’opposer aux délibérations du Conseil. Affaire à suivre.

Maison des handicapés de Ndiarème Limamou Laye

Les personnes handicapées demeurant à Ndiarème Limamou Laye peuvent désormais pousser un ouf de soulagement. Car le maire Mamadou Baïdy Sèye, par ailleurs membre du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (Hcct), a livré à ses administrés vulnérables une maison clé en main d’une valeur de 30 millions Fcfa, en vue de promouvoir leurs activités. Une manière, selon l’édile de Ndiarème Limamou Laye, de promouvoir l’inclusion sociale.

Nianing reprend son ambulance

L’association «Jog Jotna» qui lutte pour la transparence et la communalisation de Malicounda Sud vient au chevet du poste de santé de Nianing. L’ambulance qui était en panne depuis plusieurs mois a été enfin dépannée. A cet effet, un appel a été lancé sur les réseaux sociaux pour solliciter un soutien.

Guy Marius intrigué par le silence de Macky sur la Guinée

Le responsable du mouvement Frapp France-Dégage ne comprend pas l’aphonie de Macky Sall au sujet des évènements inquiétants qui se déroulent actuellement en Guinée Conakry. Guy Marius Sagna estime que si le chef de l’Etat s’impose un silence radio sur cette affaire, c’est peut-être qu’il tient toujours à l’idée de son troisième mandat. Parce que, selon lui, tout le monde sait que le candidat de Macky Sall en Guinée c’est Cellou Dalein Diallo. Pour lui, si Macky Sall se tait sur le « mandat-virus» d’Alpha Condé, c’est tout simplement parce qu’il a compris une chose : «Vous avez le droit de garder le silence. Tout ce que vous direz pourra être retenu contre vous.» A l’en croire, tout ce que Macky dira contre Condé sera retenu contre lui par les Sénégalais qui résistent à son projet de 3e mandat, même s’il n’a pas encore craché le morceau. En Guinée, il ne s’agit pas d’être pour ou contre un des deux protagonistes, mais de rejeter vigoureusement le «mandat-virus».

Dethié Faye préoccupé par le cas de la Guinée

La Convergence pour la Démocratie et la République/Fonk sa Kaddu (C.D.R/FSK) est préoccupée par les tensions et les violences postélectorales en Guinée. Dans une déclaration parvenue hier «L’As», Déthié Faye et ses camarades invitent les acteurs politiques guinéens à comprendre et accepter que leur maintien et leur accession au pouvoir ne méritent pas des pertes en vies humaines. Ils expliquent que les candidats qui ont accepté de prendre part à l’élection présidentielle doivent se soumettre aux dispositions organisant les élections dans ce pays et qu’aucune manœuvre ou manipulation tendant à s’attribuer une victoire non issue du suffrage du peuple souverain ne doit être tolérée. Pour trouver une solution rapide à cette situation, ils demandent une intervention rapide et ferme de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest(Cedeao) auprès des protagonistes pour les inviter à la sérénité en s’abstenant de toute initiative ou déclaration susceptibles de conduire la Guinée à un embrasement. Ils exhortent également la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) à prendre ses responsabilités et veiller à ce que les résultats publiés soient ceux issus des urnes.

«And suxxali Cayor» se lance dans l’agriculture

 Le président du Mouvement «And Suxxali Cayor» vient de lancer son programme destiné à l’agriculture, dénommé «And Suxxali sunu Mbày». Pour lui, un retour à la terre est indispensable. «Ce projet vise à promouvoir l’agriculture en mobilisant les jeunes à la recherche d’emplois afin de leur montrer qu’ils peuvent réussir ici au Sénégal en s’investissant dans le domaine agricole. C’est un projet qui vient à son heure surtout si l’on sait qu’au cours du mois d’octobre, près de 405 jeunes Sénégalais ont été interpellés par les forces de sécurité alors qu’ils tentaient de braver les dures conditions de l’océan pour regagner l’Espagne», a soutenu M. Diallo chef du service Cadastre de Saint-Louis. Il dit répondre à l’invite du Chef de l’Etat qui demande à nos jeunes compatriotes d’oser entreprendre pour assurer leur réussite.

Me Youm à l’Assemblée nationale

Le ministre des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement a fait face aux députés hier en inter commissions des Finances, du contrôle budgétaire et de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme, des Infrastructures et des Transports pour présenter le projet de loi portant création du Fonds d’entretien routier autonome (FERA). Après 12 ans d’existence, le FERA a montré ses limites structurelles et affiche des contre-performances qui rendent nécessaires sa réforme et sa mutation institutionnelle. Ainsi le nouveau Fonds disposera de plus de ressources financières. Selon le ministre Oumar Youm, il sera plus conforme aux dispositions de la directive de l’UEMOA portant harmonisation des stratégies d’entretien routier


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