Revue de Presse du Dimanche 23 Fevrier 2020

Pape Ale Niang
Pape Ale Niang
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Dette plafonnée: quel plan « Sakho-Loum » pour Macky Sall ?

https://oeildumonde.com/-En avril 2000, quand Abdou Diouf quittait le pouvoir, la dette publique du Sénégal s’établissait à 78% (On aurait dit qu’il a dépassé le plafond de 70 % fixé par l’UEMOA). Cet alourdissement de la dette est l’une des causes de la dévaluation intervenue en janvier 1994. Aujourd’hui, on n’est plus loin de cette situation, sur fond de polémiques autour de la création d’une nouvelle monnaie.
Ce passif, qui s’établissait à 2700 milliards F Cfa quand Macky Sall accédait au pouvoir en 2012, a plus que tripler, en atteignant, les 9114 milliards à la date du 31 décembre 2019. Cela, pour un plafond de soutenabilité fixé par le Fonds monétaire international à 9 563 milliards F Cfa.

Tout semble indiquer que le pays de la teranga, qui a connu des largesses au cours des années 2000, avant la reconstitution opérée en 2008, est près du gouffre ?

Le niveau de la dette constaté en 2011 confirme en fait une tendance haussière entamée en 2008 après que le Sénégal a bénéficié d’une remise de dette consistante dans le cadre de la mise en œuvre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (IPPTE) en 2004 et de l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM) en 2006.
A moins que l’argent attendu de la manne pétro-gazière ne vienne contrebalancer cette tendance haussière, il va falloir s’attendre à des lendemains difficiles, pareils à ceux connus durant les années d’ajustement structurel.
Meissa Babou économiste, câblé hier par le site IGFM, est prédisposé à une vision sombre de l’avenir. En plus de relier le fait à l’érection des chantiers sans besoin économique comme le Train express national, le professeur en déduit qu’ ‘’on ne peut plus vivre de grands chantiers’’. Il considère que si le gouvernement continue de s’endetter à ce niveau, on ne va plus payer les salaires et se sera la pire catastrophe que nous allons vivre comme en 1994 sous Abdou Diouf.
L’ancien président socialiste avait fait appel au duo Sakho-Loum, pour tenter d‘endiguer les contrecoups néfastes de cette crise-là. Macky Sall, en ce qui le concerne, semble dépassé par la situation quand présidant un panel des cadres de son parti le samedi 16 novembre dernier, il prévenait, un brin fataliste : « En 2020, il faudra attacher les ceintures parce que ça pourrait tanguer ». « Si on ne fait pas de réformes, il n’y aura pas d’émergence en 2035. Il ne faut pas se voiler la face. Il n’y aura rien et on continuera à être de ces pays sous-développés qui tendent la main. Vraiment, ce n’est pas ça mon ambition », ajoutait-il.
Toute la question est maintenant de savoir comment atteindre à l’émergence à l’horizon projeté si le privé national meurt à petit feu, à cause de cette concurrence que lui infligent les multinationales des puissances étrangères.

LE RISQUE DU SURENDETTEMENT

https://www.seneplus.com/-RFI--Le Fonds Monétaire international recommande de freiner les dépenses publiques et d’accélérer le recouvrement des recettes. Un franc CFA sur dix prévu dans le budget n’est pas arrivé dans les caisses de l’Etat
Le Sénégal s’endette plus rapidement que prévu, estime un rapport du Fonds monétaire international, rédigé en décembre et publié ce mois-ci en français. La dette publique représente près de 64% du Produit intérieur brut, un seuil inquiétant d’après le FMI. Qui a fait passer le Sénégal dans une nouvelle case, celui des pays au risque de surendettement « modéré » et non plus « faible ».
Les graphiques du FMI ne font pas de cadeau à l’Etat du Sénégal. La dette publique totale a presque doublé depuis 2012, au début du premier mandat du président Macky Sall. Un peu plus de 30% du PIB pour atteindre la barre des 60% en 2019 d’après les projections du FMI.
L’institution note plusieurs dépenses importantes liées au Plan Sénégal Emergent, qui vise à construire de nombreuses infrastructures. Ces investissements sont responsables de l’endettement. Responsables aussi ces achats d’avions flambants neufs pour la compagnie Air Sénégal à partir de 2018, tout comme la volonté de subventionner l’électricité. Les déficits de l’opérateur national, la Senelec représentent chaque année près d’1% du PIB.
Le Fonds Monétaire international recommande de freiner les dépenses publiques et d’accélérer le recouvrement des recettes. Un franc CFA sur dix prévu dans le budget n’est pas arrivé dans les caisses de l’Etat. Le président Macky Sall a pris des mesures ces dernières semaines, en augmentant le prix de l’électricité. Ou, plus symbolique ce mercredi, en gelant l’acquisition de véhicules par les administrations. William de Lesseux

 «LE BALLET DIPLOMATIQUE AU SÉNÉGAL N’A PAS PROFITÉ AU SECTEUR PRIVÉ»

http://www.emedia.sn/Nombreux sont ceux qui voient le récent ballet diplomatique au Sénégal comme un avantage. Cela du fait des contrats signés et qui seront bénéfiques pour le Sénégal dans le futur. L’Informaticien, Expert en économie numérique, Amadou Guèye pense le contraire.
Invité d’Alassane Samba Diop, ce dimanche sur Iradio (90.3), à l’émission Lr Du Temps, Guèye déplore le fait que le secteur privé national n’a pas été impliqué à ces rendez-vous alors qu’ils ont fait l’objet de dizaines de contrats signés. « Ce sont des compagnies qui sont venues faire face aux structures publiques et signées des contrats. C’est une situation grave. Parce qu’il y a éviction du secteur privé national. La bonne pratique voudrait que quand un président vient en visite de travail avec son secteur, vous emmenez vous aussi votre secteur privé pour mettre les deux groupes ensemble », a-t-il fait savoir.
Poursuivant, il révèle que : « les contrats signés avec les entreprises étrangères ne sont pas des investissements directs étrangers. C’est de l’endettement ». En plus, regrette l’expert, la plupart de ces contrats signés, comme l’autoroute Thiès- Saint Louis, que les Américains ont décrochée, il n’y a pas d’appel d’offres.
Amadou Guèye partage son sentiment avec son co débatteur, Alassane Seck. Selon le Secrétaire Exécutif de la Ligue Sénégalaise des droits humains, la dette due au secteur privé par l’Etat a fini par les étouffer. « On a ouvert beaucoup de chantiers avec le sentiment de bien faire. C’est ça qui a bloqué les entreprises nationales avec la dette intérieure qui ne cesse de grimper. C’est paradoxale que l’on nous dise que la CDE qui vient de terminer la grande mosquée Massalikoul Jinan est dans des difficultés », pense Seck. Babacar FALL & Abdoulaye SYLLA (Photo)

Hausse de 8,3% du secteur secondaire

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba SallLe secteur secondaire au Sénégal s’est conforté de 8,3%, en variation mensuelle au terme du mois de décembre 2019 par rapport au mois précédent, selon les données de la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).
Selon cette structure, l’ orientation observée est, essentiellement, attribuable aux performances notées dans la fabrication de produits agroalimentaires (+11,3%), la construction (+18,3%), la fabrication de matériels de transport et les activités extractives (+18,6%).
En revanche, les branches de filature, tissage et ennoblissement textile (-15,8%), travail de cuir et fabrication d’articles de voyage et chaussures (-80,1%) et production et distribution d’électricité et de gaz (-4,6%) se sont, notamment, contractées sur la période.
Sur un an, le secteur secondaire a cru de de seulement 0,7% en décembre 2019, principalement porté par la fabrication de matériels de transport (+142,6%), la construction (+8,1%) et la fabrication de produits agroalimentaires (+2,8%).
Néanmoins, de faibles résultats sont observés, notamment, dans les branches de travail de cuir et fabrication d’articles de voyage et chaussures  (-86,3%), raffinage de pétrole et cokéfaction (-49,1%) et production de métallurgie-fonderie et fabrication d’ouvrage en métaux  (-15,8%).MS/te/APA

16 INSTITUTIONS ET 28 EXPOSANTS SÉNÉGALAIS AU SIA DE PARIS

+++De l’envoyé spécial de l’APS : Mohamed Tidiane Ndiaye+++Paris, 22 fév (APS) – Le Sénégal participe à la 57ème édition du Salon international de l’Agriculture de Paris dont la cérémonie d’ouverture officielle a été présidée ce samedi par le chef de l’Etat français Emmanuel Macron au Parc des expositions de Versailles, en présence d’une foule nombreuse, a constaté l’APS.
’’Nous avons une délégation composée de 28 exposants et de 16 institutions aussi bien dans le domaine de l’Agriculture que dans celui dans l’Elevage’’, a expliqué Abdoulaye, Diop commissaire de la participation sénégalaise pour le compte de l’Union nationale des chambres de commerce d’industrie et d’agriculture du Sénégal (UNCCIAS).
’’Toutes les structures d’encadrement et d’accompagnement des secteurs agricole et élevage sont représentés. Parmi les 28 exposants, il y a beaucoup plus de femmes que d’hommes. Les opératrices et actrices du monde rural sont bien représentées’’, a ajouté Dr Ibrahima Mendy commissaire du stand sénégalais pour le compte du Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural.
La délégation sénégalaise est conduite par le ministre de l’Agriculture, Pr Moussa Baldé. Le ministre de l’Environnement Abdou Karim Sall, des députés, des Hauts conseillers, des directeurs généraux, des chefs de projets, ainsi que des opérateurs économiques et actrices de développement à la base font aussi partie de la délégation.
Ouvert du 22 février au 1er mars 2020, le Salon international de l’agriculture de Paris met l’accent sur quatre thèmes majeurs que sont l’Élevage et ses Filières, les Produits des Régions de France, d’Outre-Mer et du Monde, les Cultures et Filières végétales, Jardin et Potager, les Services et Métiers de l’agriculture.
Axé sur le thème général ‘’L’Agriculture vous tend les bras’’, le SIA réunit des éleveurs, producteurs, représentants d’organisations et syndicats professionnels, de ministères et organismes publics ou encore d’instituts de recherche.
Toutes ces composantes visent à présenter les différentes facettes du secteur agricole et agroalimentaire, leurs évolutions et leurs perspectives. Le Sénégal a axé sa participation sur le thème ’’Au Sénégal l’Agriculture cultive l’émergence’’. MTN/OID

LA PRODUCTION RIZICOLE NATIONALE MULTIPLIÉE PAR QUATRE EN CINQ ANNÉES (MINISTRE)

+++De l’envoyé spécial de l’APS : Mohamed Tidiane Ndiaye+++Paris, 22 Fév (APS) – Le Sénégal a multiplié par quatre sa production rizicole entre 2014 et 2019, a indiqué, samedi, le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural Pr Moussa Baldé qui conduit la délégation sénégalaise au Salon international de l’agriculture (SIA) de Paris.
’’Ces dernières années, nous avons multiplié beaucoup de nos spéculations par quatre ou cinq. C’est le cas de l’arachide ou des produits horticoles (…). Pour le riz, le Sénégal a multiplié sa production nationale par quatre entre 2014 et 2019’’, a expliqué M. Baldé après avoir fait le tour du stand du Sénégal au SIA de Paris dont le coup d’envoi a été donné ce samedi.
’’Le Sénégal va maintenir le cap de la marche vers l’autosuffisance en riz. Il suffit de multiplier encore les efforts. Il nous reste qu’à les multiplier encore par deux pour arriver à l’autosuffisance en riz. Nous avons les arguments et le potentiel pour y arriver’’, a assuré Moussa Baldé, agronome de formation.
Devant les exposants sénégalais, il a plaidé pour ‘’une agriculture qui permet d’exporter, qui porte la croissance et qui donne des emplois décents et durables’’.
Au cours de cette journée d’ouverture officielle du Salon international de l’agriculture de Paris, Pr Moussa Baldé a multiplié aussi les rencontres d’échanges avec quelques-uns de ses homologues africains et d’autres partenaires du secteur agricole.
’’J’ai notamment vu le ministre ivoirien de l’Agriculture, ainsi que d’autres partenaires. Le but est de travailler ensemble avec les pays de la sous-région pour relever les défis liés au développement du secteur agricole’’, a-t-il lancé.
Outre le ministre de l’Agriculture, la délégation sénégalaise au SIA de Paris est composée du ministre de l’Environnement Abdou Karim Sall, de députés, des hauts conseillers, du président de l’Union nationale des chambres de commerce, d’industrie et d’agriculture Serigne Mboup, des directeurs généraux, des chefs de projets, ainsi que des opérateurs économiques et actrices de développement à la base.
Ouvert du 22 février au 1er mars 2020, le Salon international de l’agriculture de Paris est axé sur quatre thèmes majeurs que sont l’Élevage et ses Filières, les Produits des Régions de France, d’Outre-Mer et du Monde, les Cultures et Filières végétales, Jardin et Potager, les Services et Métiers de l’agriculture.
Le thème général du SIA est ’’L’Agriculture vous tend les bras’’.Le salon réunit des éleveurs, producteurs, représentants d’organisations et syndicats professionnels, de ministères et organismes publics ou encore d’instituts de recherche.
Toutes ces composantes visent à présenter les différentes facettes du secteur agricole et agroalimentaire, leurs évolutions et de leurs perspectives.
Le Sénégal a axé sa participation sur la thème : ’’Au Sénégal l’Agriculture cultive l’émergence’’. Un partenariat jugé ’’dynamique’’ entre l’UNCCIAS et le ministère de l’Agriculture a permis de booster la participation sénégalaise qui s’agrandit année après année.MTN/OID

INDUSTRIES EXTRACTIVES:DES SERVICES ÉVALUÉS À PRÈS DE 1000 MILLIARDS DE FRANCS CFA (ITIE)

Fatick, 23 fév (APS) – Les services de restauration, d’hébergement ou autres à founir au personnel évoluant dans les insdustries extractives au Sénégal, dans les années à venir, sont évaluées à près de 1000 milliards de francs CFA, a indiqué, la présidente du Comité national d’Initiative pour la transparence dans les industries extractives du Sénégal (CN-ITIE), le Pr Awa Marie Coll Seck.
’’Nous avons évalué les services de restauration, d’hébergement, d’hotellerie ou autres à fournir dans quelques années au personnel évoluant dans les industries extractives à 999 milliards de francs CFA’’, a dit Mme Seck.
Elle s’exprimait vendredi lors d’un atelier régional de partage du rapport de conciliation de l’l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), portant sur les données fiscales de 2018.
’’Ce qui veut dire qu’ il y a de l’argent que les populations, les entreprises nationales ou internationales peuvent capter en offrant différents services’’, a-t-elle ajouté, en présence des autorités administratives de la région et des acteurs de la société civile.
’’C’est pour cela, a-t-elle préconisé, nous devons bien travailler pour nous assurer de cette manne financière. Nous devons encore faire plus d’efforts pour nous conformer aux appels d’offres et cahiers de charge’’.
Elle a indiqué que sur des marchés de plus de 20 milliards de francs CFA attribués par appels d’offres en 2018 par le secteur extratif, un milliard est revenu aux entreprises nationales.
’’C’est dire donc qu’il y a encore un travail de mise à niveau à faire pour permettre à nos entreprises de compétir à l’échelle mondiale et bénéficier de ces marchés’’, a t-elle ajouté
Dans cette perspective, elle a souligné, que la loi sur le contenu local, ’’présente beaucoup d’espoir’’ pour les entreprises’’ puisqu’ aujourd’hui le Sénégal a légiféré en faveur d’ une préférence nationale
Elle a rappelé que le contenu local est la contribution qu’un projet pétrolier, gazier, ou minier apporte à l’économie locale, régionale, ou nationale en plus des revenus versés au gouvernement.
’’Ces contributions peuvent prendre la forme d’emplois, d’achat de biens et de services de formation et de projets sociaux’’, a-t-elle précisé.
La présidente du CN-ITIE a souligné qu’en ce qui concerne la région de Fatick, ’’il y aura du pétrole au niveau du bloc de Sangomar d’ici quelques années’’.
’’Il y a donc de grandes perspectives et nous voulons que les populations se préparent déjà en investissant dans des activités privées pour bénéficier des retombées financières du secteur extractif’’, a lancé l’ancien ministre de la Santé et de l’Action sociale.
L’adjoint au gouverneur de Fatick chargé du développement, Abdou Diop, a de son côté, indiqué que le projet pétrolier Sangomar (Fatick) concentre des réserves de pétrole estimées à plus de 630 millions de barils.
’’La décision finale d’investissements a été entérinée en janvier 2020 marquant ainsi le début d’un projet en plusieurs phases qui devrait générer des revenus pour les décennies à venir et la première production de pétrole est attendue en 2023’’, a ajouté M. Diop.AB/OID

Papergate et corruption en Afrique: la Banque Mondiale se «dédouane» et musèle son économiste

Auteur du rapport de 45 pages, Bob Rijkers, économiste principal à l’Unité du commerce et de l’intégration internationale du Development Research Group de la Banque Mondiale, reste évasif sur le rôle des cadres de son institution dans ce clientélisme mondial.
L’étude intitulée ««La mainmise des élites sur l’aide étrangère. Preuve de comptes bancaires offshore»» sortie des flancs de la Banque Mondiale, mardi 18 février, sous la signature de Bob Rijkers, économiste, et de trois de ses collègues, Jørgen Juel Andersen, Niels Johannesen, Bob Rijkers, lève un coin de voile sur ce phénomène et révèle que 5% de l’aide financière fournie par la banque mondiale à 22 pays est détournée dans des paradis fiscaux. Le rapport porte sur la période 1990-2010.
Constatant que la hausse des cours du pétrole coïncidait à un afflux de capitaux vers les paradis fiscaux, Bob Rijkers pose une hypothèse dont il avait manifestement la réponse: et si l’aide au développement produisait les mêmes effets ? Si oui, les élites captent-elles l’aide au développement ? Le document de 45 pages révèle en effet que «les versements d’aides vers les pays les plus dépendants coïncident avec une augmentation importante de transferts vers des centres financiers offshore connus pour leur opacité et leur gestion privée de fortune». Mais mieux, les chercheurs, qui, par omission, dédouanement leur institution, accusée depuis longtemps d’inefficacité dans ses préceptes appliqués à l’Afrique et dans ses programmes d’assistance économique, parviennent à la conclusion qu’ «une partie de l’aide publique au développement dans les pays pauvres est détournée vers les paradis fiscaux, ce qui représente 5% de l’aide financière fournie par la banque mondiale à 22 pays. Le taux de fuite présumée s’élève en moyenne à 7,5 % » révèle l’étude de la banque mondiale.
La publication de cette étude n’a pas été simple au sein d’une institution qui, elle même, est accusée d’entretenir l’inertie. Le magazine britannique The Economist avait fait des révélations le 13 février dernier selon lesquelles des hauts responsables de la banque mondiale avaient désapprouvé les conclusions de l’étude menée par ses propres cadres et en avaient donc «bloqué» la publication. Faisant le liant entre ce «blocage» et la démission, il y’a quelques jours, de la chef économiste de l’institution, Penny Goldberg, qui aurait jeté l’éponge suite au «blocage», en novembre dernier, de la publication de la sulfureuse étude en question. Ce que rejette en bloc l’intuition financière, justifiant le retard lié à la publication du rapport par un souci d’un «examen approfondi».

L’Afrique à l’index, la Banque Mondiale dédouanée

Aussi, beaucoup s’interroge sur le degré de fidélité de l’étude parue maintenant et les travaux de l’économiste en chef. Dans l’étude publiée le 18 février, l’Afrique est particulièrement concernée. En effet, 19 des 22 pays concernés par l’étude sont situés en Afrique. Fidèle à ses habitudes, l’étude ne met pas l’accent sur la responsabilité des cadres et des mécanismes de la Banque Mondiale dans ce clientèlisme institutionnalisé.
Ce sont ainsi des centaines de millions de dollars qui sont versés dans le cadre de l’aide au développement en Afrique qui finissent dans les paradis fiscaux, note en substance l’étude et relève que ces placements sont le signe de gains illégaux mis discrètement à l’abri. Le taux de fuite de capitaux présumés qui s’élève en moyenne à 7,5 % est proportionnel pour chaque pays à son niveau de dépendance de l’assistance de la Banque Mondiale. Cette part, souligne l’étude, grimpe à 15% pour les 7 pays les plus aidés, quand l’aide de la Banque Mondiale représente au moins 3% du produit intérieur brut (Ouganda, Eythréen Sierra Leone, Mozambique…).
Les conclusions de cette étude placent la banque Mondiale dans une situation inconfortable puisque cela veut dire qu’une partie de l’aide au développement qu’elle alloue nourrit la corruption des pays pauvres au bénéfice des élites africaines corrompues et des places financières occidentales comme la Suisse, le Luxembourg, et Singapour, au profit donc des pays plus riches. Ce qui remet en cause l’efficacité de l’action de la Banque Mondiale.
Enquête : les petits deals de la Banque Mondiale sur les deux rives du Congo
Si les dirigeants de la banque mondiale eux-mêmes dénoncent cet état de fait, Il faut dire que le scandale du «Papergate», à défaut de produire une révolution interne dans son approche de l’aide, en s’assurant de la traçabilité des fonds, risque de précipiter sa chute et celles de plusieurs autres institutions de Bretton woods, déjà réputées inefficace dans leur approche de la lutte contre le sous-développement et la pauvreté. Quelle est la responsabilité des paradis fiscaux (Suisse, Luxembourg, îles Caïmans, les Bahamas, Hong Kong et Singapour) dans ces évasions ?

Le point de vue d’un ancien de la Banque Mondiale

Pour l’ancien fonctionnaire de la Banque Mondiale, Papa Demba Thiam, le scandale du “papergate” de la Banque Mondiale qui défraie la chronique depuis le 18 février 2020 n’est qu’un  épitomé d’un phénomène plus plus grave. La recherche à l’origine du scandale ne porte que sur 22 pays fortement dépendants de l’aide et ne porte que sur l’argent directement déposé sur des comptes étrangers. « Cela veut dire que le papier qui montre quelque chose de tellement grave que la Banque Mondiale a tenté d’en censurer la publication, ne porte en réalité que sur la partie émergée de l’iceberg »,explique Pape Thiam.
Il serait dès lors intéressant, poursuit l’économiste sénégalais de premièrement connaître les résultats des études sur tous les pays Africains logés à la même enseigne dans une généralisation bien brettonwoodienne. Et, deuxièmement, de ne pas se limiter à retracer l’argent détourné et directement déposé sur des comptes étrangers parce l’argent volé est rarement déposé sur des comptes étrangers et encore moins directement. Et puis, fustige celui qui a claqué la porte de l’institution, de quantifier l’argent déboursé qui ne se retrouve pas dans les projets financés.
Dans le cas de cette étude, la Banque Mondiale a été forcée d’en publier les conclusions accablantes simplement parce qu’un des deux chercheurs indépendants auteurs de cette étude s’est rebiffé et l’a publié sur son site web personnel. « Alors, poursuit Pape Thiam, « demandez-vous combien d’études, d’évaluations et de lanceurs d’alerte ont été réduits au silence et/ou discrédités pour couvrir l’étendue de ce désastre ».
Impliquée dans la genèse, la conception, le développement, l’exécution et la supervision du projet, la Banque Mondiale ne peut pas ne pas avoir de responsabilités dans ce scandale. Ou bien les dispositifs fiduciaires pour encadrer ces projets sont inadéquats, ou bien ils sont bons mais sont dévoyés par les cadres de la Banque Mondiale qui le mettent sur le dos des élites africaines.Mamadou Aliou Diallo

ZLECA: le Sénégal évalue ses atouts

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA) renvoie les économies du continent à réévaler leurs avantages comparatifs. Pour le Sénégal, l’équation est simple: 46% des exportations du pays de la Teranga vont sur le continent africain, déclare la ministre du commerce, Aminata Assome Diatta, vendredi 21 février 2020 à Dakar, en marge d’ un point de presse avec les acteurs de l’économie sénégalaise.
Cette rencontre avait pour objectif principal de faire le point sur l’état d’évolution de la ZLECA. Dès cette année, souligne la ministre, le Sénégal mettra en œuvre des projets innovants et de stratégies de développements sur les services. Ainsi, le ministère du commerce, de concert avec les acteurs du secteur, va travailler davantage sur la stratégie nationale consacrée au marché commun.
Les parties prenantes, informe-t-elle, vont développer des offres de service à fort potentiel d’exportation, en mettant le focus sur 5 secteurs de services à libéraliser. Il s’agit du secteur des services financiers, des communications, des transports, des services aux entreprises et du tourisme. Livrant ses chiffres, l’ancienne directrice du ministère du commerce a soutenu que les emplois créés par l’activité économique ont été satisfaisants. Dans le cadre du programme, «Développer l’emploi», plus de 3961 emplois sont attendus dont 652 emplois directs et 363 emplois temporaires.
L’année 2019 a été marquée par une hausse des exportations, un renforcement des PME/PMI et une amélioration du cadre réglementaire des différents secteurs et sous-secteurs, a-t-elle conclu. Pour rappel, un rapport sur l’état d’avancement de la ZLECA a été présenté, le 9 février dernier, à Addis Abeba . C’était en marge de la 33e Session Ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de l’Union Africaine.
Sur ce, les Ministres du Commerce ont demandé à la Commission de l’Union Africaine d’organiser de février à mai 2020, une série de réunions techniques des instances de négociation. Ces concertations permettront aux États membres d’achever les travaux en suspens.  Ibrahima jr Dia

Loi contre les sachets plastiques: les entreprises de vente d’eau en sachets annoncent la perte de 30 000 emplois

https://www.leral.net/-Les entreprises de vente d’eau en sachets n’approuvent pas la nouvelle loi contre les sachets plastiques. Balla Diop, leur porte-parole dénonce une loi qui n’a pas fait l’objet de concertation et fustige l’empressement du ministre de l’environnement pour la mise en application de cette loi.
« Le ministre n’a consulté personne et a fixé un délai de 3 mois pour arrêter la fabrication de ces sachets. Il y a 30 000 emplois qui seront ainsi supprimés avec cette mesure. Il aurait pu au mois laisser le temps à ces entreprises de rentrer dans leurs fonds après les lourds investissements qu’ils ont consentis », a-t-il déclaré sur la Rfm.

Augmentation du prix du pain à Diourbel: Momar Ndao accuse Aminata Assome Diatta,le Directeur du Commerce tempère

https://www.leral.net/-Le président de l’Ascosen, Momar Ndao, a accusé le ministère du Commerce d’être responsable de l’augmentation de la baguette de pain, vendue à 200 francs Cfa à Diourbel, en autorisant le 4ème format de pain.
« C’est une augmentation illégale, mais c’est la faute du ministère du Commerce, qui a autorisé la mise en œuvre du 4ème format. Nous les avions mis en garde, parce qu’on savait que dès que ce 4ème format sera autorisé, les boulangers vont l’utiliser pour augmenter le prix du pain et abandonné les autres formats. Nous appelons maintenant le ministre du Commerce à remettre de l’ordre rapidement dans tout cela », a déclaré Momar Ndao sur la Rfm.
Réagissant sur la même chaine, le Directeur du Commerce, Ousmane Mbaye a tenté de minimiser.
« Ce n’est pas courtois d’accuser comme cela le ministère, d’autant plus que le comité technique et le conseil national de la consommation qui regroupe les boulangers et les associations de consommateurs s’était réuni pour valider le 4ème format. Il faut préciser également que ce 4ème format a été introduit pour élargir le choix des consommateurs en termes de qualité du pain. Maintenant, la vente de ce 4ème format ne peut se faire que de manière encadrée », a-t-il dit.

EFFETS CORONAVIRUS SUR LE COMMERCE SENEGALAIS: Le directeur du Commerce extérieur nie tout impact pour le moment 

http://www.enqueteplus.com/Il est encore ‘’trop tôt’’ pour disserter sur l’impact du coronavirus sur le commerce extérieur sénégalais. C’est ce qu’a estimé, hier, le directeur du Commerce extérieur, Boubacar Mbodj, lors d’une rencontre avec les journalistes, organisée par la tutelle.
Pour le moment, il est difficile de saisir les impacts de l’épidémie de coronavirus qui sévit, depuis janvier, en Chine, sur le commerce extérieur sénégalais, selon le directeur du Commerce extérieur (DEC). ‘’Il est encore trop tôt pour disserter sur l’impact du coronavirus sur le commerce extérieur sénégalais. Il y a certes, actuellement, un net ralentissement de l’activité économique en Chine, il y a des confinements et certaines industries sont à l’arrêt. Nous sommes importateurs nets par rapport à la Chine. Pour ne pas être cynique, je dirai que cet épisode nous permettra, au moins, d’équilibrer un peu la balance commerciale vis-à-vis de la Chine. Mais on nous annonce que, d’ici avril prochain, les autorités chinoises pourraient éradiquer complètement l’épidémie’’.

Boubacar Mbodj intervenait hier, lors d’une rencontre organisée par la tutelle à l’endroit des journalistes.

D’après M. Mbodj, en économie, tant que l’effet ‘’n’est pas durable’’, il y a toujours des effets de rattrapage. Ainsi, il soutient que les industries, dès qu’elles reprendront, pourront fonctionner à plein régime et permettre de satisfaire les commandes qui étaient en souffrance. ‘’Au niveau national, au-delà des dispositifs sanitaires mis en place, il y a un contrôle renforcé aux frontières pour contrôler les mouvements des personnes. Pour les marchandises, il n’y a pas encore de mesures de restriction. Les importations peuvent nous venir de la Chine. Mais ce sont les autorités même qui ont pris des mesures de restriction à ce propos’’, poursuit le directeur en charge du Commerce extérieur.
Cependant, il reconnait que par rapport aux mouvements des personnes, il y a certains pays qui sont très affectés. Car ils dépendaient un peu de la production chinoise.
Il convient de noter que la Chine, c’est 40 % du tourisme mondial. Et concernant la structure touristique sénégalaise, M. Mbodj rassure qu’il ‘’n’y a pas eu de touristes chinois’’. ‘’Donc, en ce moment, il est trop tôt pour parler d’un impact sur l’économie sénégalaise. Si, par hasard, on a des difficultés d’approvisionnement des produits que nous importons de la Chine, on peut les retrouver sur d’autres marchés. Pour ce qui est de nos exportations, c’est vrai que la Chine est notre 7e client à l’exportation ; nous exportons essentiellement des produits de base qui, également, peuvent se vendre sur d’autres marchés. A ce propos, le Sénégal est en train de mettre en place des dispositifs pour promouvoir la transformation locale’’, dit-il.

Une réunion sur le riz prévue lundi prochain

Il faut noter qu’en dehors du coronavirus qui défraie la chronique ces temps-ci, le marché sénégalais a aussi été marqué par une tension sur certaines denrées dont le riz, l’huile, etc. A ce propos, la ministre du Commerce a indiqué que ces problèmes sont ‘’réglés’’ et la tendance est ‘’bonne’’ quant à une baisse des prix. ‘’Cette situation prouve la nécessité de renforcer le dispositif de régulation mis en place, et le 24 février prochain, nous tiendrons une réunion pour ce qui est du secteur du riz. Nous avons noté également que, quand les produits ont un prix beaucoup plus élevé, nous écoulons beaucoup plus facilement nos produits locaux’’, fait savoir Assome Aminata Diatta.
Concernant toujours le riz, on apprend que, durant le premier semestre 2019 et pour la campagne de contre-saison chaude, le tonnage cumulé a été de 11 856 t. Il a été commercialisé pour un montant de 3,2 milliards de francs CFA, dans le cadre de la plateforme de commercialisation du riz local. ‘’Les dispositions de commercialisation et de gel des importations de sucre cristallisé, de l’oignon, de la pomme de terre, du riz, initiées depuis 2012, ont eu un véritable impact positif. En effet, la consommation nationale a été couverte par la production locale pour 222 jours pour l’oignon, 243 jours pour la pomme de terre’’, lit-on dans le dossier de presse.
Egalement, il a été noté, pour l’année 2019, une nette hausse de la couverture des besoins de la consommation nationale par la production locale. L’amplitude de cette couverture varie de 92 jours pour la tomate, à 222 jours pour l’oignon ou 242 jours pour la pomme de terre. Les estimations montrent que ‘’pas moins de 97 milliards de F CFA’’ ont été versés aux producteurs d’oignon. Et 29 milliards aux producteurs de pomme de terre, 4 milliards aux producteurs de carotte et 3 aux producteurs de tomate. Dans le cadre du contrôle de la qualité des produits destinés à la consommation, en 2019, d’importantes quantités de produits ont été saisies et détruites sur l’ensemble du territoire. Ils sont estimés à plus de 200 t pour une valeur initiale de plus 800 millions de francs CFA.
Si les tendances sont confirmées, d’après la ministre du Commerce et des PME Assome Aminata Diatta, 2019 sera une année de ‘’forte hausse’’ des exportations sénégalaises. Car le cumul des exportations à fin décembre 2019 est ainsi ressorti à 1 985,1 milliards de F CFA, contre 1 670,0 milliards de F CFA pour la période correspondante en 2018, soit un relèvement de 18,9 %. ‘’Ce n’est donc pas surprenant que pour le seul mois de décembre 2019, nos exportations de légumes frais ont atteint 4,1 milliards de F CFA’’, se réjouit-elle.
Ainsi, pour renforcer ces résultats et face au nouveau paradigme imposé par la mise en œuvre de la nouvelle Zone de libre échange continentale africaine (Zlecaf), son département, depuis l’année dernière, a mis en place trois stratégies. Il s’agit d’une stratégie nationale Zlecaf, qui a pour principal objectif de conforter sa présence commerciale sur le continent africain, qui est son premier marché et de réaliser pleinement son potentiel de commerce estimé à 306 milliards. La deuxième est celle du développement de l’offre de services à fort potentiel d’exportation, en mettant le focus sur les 5 secteurs de service à libéraliser. Et, en dernier lieu, une stratégie globale en matière de commerce électronique au Sénégal, englobant le développement du e-commerce et sa contribution à la promotion des exportations du Sénégal.

Interconnecter les différentes zones pour commercialiser les produits locaux

Pour la promotion de la commercialisation des produits locaux, la ministre du Commerce et des PME a insisté sur la nécessité, pour les produits sénégalais, d’être d’abord commercialisés au niveau national. ‘’Nous faisons souvent le focus sur les exportations. Nous travaillons à ce qu’il y ait une connectivité entre les différentes localités, de telle sorte que l’oignon de Potou puisse être directement commercialisé à Ziguinchor ou vice-versa. Ce qui va nous permettre d’offrir aux consommateurs des produits à moindre coût. Cela va également aider à mieux connecter nos régions et à développer les capacités commerciales de nos acteurs’’, préconise Assome Aminata Diatta.
D’après la ministre, si les PME sénégalaises ne peuvent pas véritablement faire du commerce sur l’ensemble du territoire national, il leur sera ‘’difficile’’ d’être des champions sur le commerce au niveau international. Il faudrait donc, pour elle, qu’on arrive à relever ce défi. Et c’est dans ce sens que s’inscrit le projet ‘’Connectivité des marchés’’.
Concernant les grandes surfaces, la ministre en charge du Commerce informe qu’en décembre 2019, après avoir eu une séance de formation avec l’ensemble des personnels sur les grandes surfaces, elle a reçu leurs responsables. ‘’Nous avons échangé quant à la leur contribution à l’écoulement des produits locaux. Et nous avons relevé avec eux certaines contraintes. Il y a un travail en cours qui va nous aider à mieux connecter nos PME aux grandes surfaces. Puisque ces dernières peuvent contribuer à l’amélioration des capacités des PME’’, estime-t-elle. Ceci vu que ces entreprises ont un niveau d’exigence ‘’accès élevé’’.
Donc, les PME qui parviennent à pénétrer ces grandes surfaces vont renforcer leurs capacités productives aussi bien au niveau national qu’international. ‘’Car on ne peut avoir un contrat avec ces grandes surfaces sans que nous ayons une capacité productive assez importante en termes de qualité et de quantité. Nous avons eu également beaucoup d’échanges avec certaines PME et nous avons noté qu’elles étaient confrontées à certaines difficultés. Elles n’ont pas la capacité en termes de négociation face à des multinationales’’, renchérit la ministre.
A ce propos, Assome Aminata Diop annonce que son département est en train de travailler pour veiller à ce que les contrats entre les grandes et moyennes surfaces et les PME ne soient pas en défaveur de celles-ci.

81 milliards de F CFA d’investissements approuvés pour les entreprises

Dans le cadre de l’amélioration de la compétitivité des entreprises, la tutelle fait savoir que 90 dossiers d’entreprises ont été approuvés, avec ce programme, sur un objectif global de 85 entreprises à accompagner sur 3 ans. ‘’Les investissements approuvés s’élèvent à 3,515 milliards de francs CFA et 1,386 milliard de primes sont octroyés en contrepartie. A date, 585,872 millions de primes sont décaissés au profit des entreprises bénéficiaires. Ces dernières ont consolidé 155 emplois permanents et 51 emplois temporaires et vont créer 93 emplois à la fin de la mise en œuvre de leurs programmes d’investissement’’, souligne Assome Aminata Diatta.
Avec le programme ‘’Développer l’emploi », ajoute-t-elle, le Copilr a approuvé 50 dossiers d’entreprises sur un objectif annuel de 77 dossiers. Les investissements approuvés pour les 50 dossiers validés par le Copilr s’élèvent à 2,550 milliards F CFA et les primes octroyées en contrepartie s’élèvent à 1,162 milliard de francs CFA. ‘’En résultat cumulé, le nombre total de plans de mise à niveau approuvés, avec ce programme, est de 117 dossiers sur un objectif global de 180. Ce qui équivaut à un montant de 8,150 milliards de francs CFA d’investissements approuvés et 3,520 milliards de francs CFA de primes octroyées dont 765,45 millions déjà versés aux entreprises bénéficiaires’’, poursuit la ministre.
Assome Aminata Diatta signale que le soutien aux entreprises est un élément ‘’particulièrement stratégique’’ de leur politique. ‘’De la vigueur des entreprises sénégalaises dépendent non seulement la résorption du déficit de compétitivité et le dynamisme de la croissance et de l’emploi, mais également le développement harmonieux de l’ensemble des territoires’’, insiste-t-elle.
C’est ainsi que dans le cadre de la pérennisation du Programme de mise à niveau, 150 plans de mise à niveau sont approuvés avec la mise à niveau classique ou globale. Cela représente un montant global de 81 milliards de F CFA d’investissements approuvés et 18 milliards de F CFA de primes octroyées en contrepartie. A date, la ministre précise que ce sont 12,364 milliards de F CFA de primes décaissées au profit des entreprises bénéficiaires.MARIAMA DIEME

PLASTIQUE, ENSEIGNEMENT SUP,TABAC…L’Etat impuissant face aux lobbies et à l’argent

http://www.enqueteplus.com/En principe, nul n’est censé ignorer la loi. En réalité, tout le monde l’ignore. Même le gouvernement qui, quand il s’agit d’élaborer des textes, de ratifier des traités, fait office d’un grand champion en Afrique et même dans le monde. Mais quand il s’agit de les mettre en œuvre, le Sénégal se retrouve à la queue du classement.
Dans la jungle, c’est la loi du plus fort. Dans les sociétés civilisées, c’est plutôt le règne de la règle de droit. Laquelle régit les rapports entre les individus, mais aussi entre l’Etat et ces derniers. Au Sénégal, des lois sont votées à tort et à travers. Mais souvent, elles sont rangées au placard. Face au veto des lobbies religieux, économiques et sociaux, l’Etat, à des fins politiques, voire politiciennes et pour des motifs financiers, renonce à l’application de certaines lois dont les effets positifs ne peuvent souffrir d’aucune contestation sérieuse.

Le ras-le-bol des enseignants du supérieur

Ce n’est pas le chargé de revendications du Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (Saes) qui dira le contraire. Il s’appelle David Célestin Faye. Il est presque au bord de l’effondrement, quand il parle des menaces permanentes de grève dont fait état son organisation. La voix étreinte, il déclare : ‘’Je vous assure hein… Ne croyez pas que nous allons en grève de gaieté de cœur. Bien au contraire !’’ Très dépité et amer, il explique que le dernier préavis du Saes n’a pour finalité, ni plus ni moins, que de demander au gouvernement de respecter, d’appliquer les lois qu’il s’est volontairement dotées. Parmi ces dernières, il y a le décret 2016-1805 abrogeant et remplaçant celui de 2013 relatif à l’orientation et à l’inscription des bacheliers dans les universités publiques et les établissements publics d’enseignement supérieur.
Lequel était motivé par les nouvelles dispositions contenues dans la loi 2015-26 du 28 décembre 2015. Aujourd’hui encore, ni l’un ni l’autre ne sont effectifs. Ce qui eut le mérite de placer les syndicalistes du Saes dans tous les gonds. Ces derniers, qui ne tolèrent pas du tout que l’Etat s’assoie sur ses propres lois, promettent d’être sans état d’âme, car il est hors de question de laisser les pouvoirs publics continuer de violer la législation. ‘’Nous prenons l’opinion publique à témoin. Nous avons tout fait pour amener l’Etat à la raison. Nous discutons depuis 2017, mais l’Etat continue de trainer. Or, c’est lui qui a fait sa proposition, qui l’a fait voter à l’Assemblée nationale par sa majorité, qui a fait prendre le décret. Pourquoi, depuis 2016, on refuse de passer à l’ultime étape qui consiste en son application effective ? Encore une fois, nous ne tirons aucun profit financier de cette loi, mais il y va de la qualité du service de l’enseignement supérieur qui nous intéresse au plus haut point’’, a dénoncé Célestin avec vigueur, le week-end dernier.
Outre le recrutement des recteurs par appel à candidatures, ces textes prévoient que l’orientation des étudiants doit se faire en collaboration avec les services pédagogiques des universités et selon les places disponibles.

Les ravages du péril plastique

Pendant que les enseignants bandent les muscles pour réclamer l’effectivité des lois régissant le secteur de l’éducation, d’autres secteurs pleurent les lois qui leur avaient, pourtant, donné tant d’espoir. Dans le domaine de l’environnement, ils étaient nombreux à applaudir des deux mains l’adoption de la loi 2015-09 du 21 avril 2015, relative à l’interdiction de la production, de l’importation, de la détention, de la distribution, de l’utilisation de sachets plastiques de faible micronnage et à la gestion rationnelle des déchets plastiques.
Si, aux premiers jours de son entrée en vigueur, le 4 janvier 2016, il était devenu difficile de trouver de petits sachets, aujourd’hui, les sachets pullulent comme des champignons, partout à travers le territoire national.
Dans un article du célèbre journal américain ‘’The Gardian’’ intitulé ‘’Where does your plastic go ?’’, repris par Greenpeace, en juillet dernier, il était révélé que le Sénégal était une des destinations privilégiées des déchets plastiques américains. ‘’Le Sénégal aurait, à lui seul, importé mille tonnes de déchets plastiques par mois, au cours des trois premiers mois de cette année. Une décision qui, selon la même source, fait suite à l’interdiction d’entrée des déchets plastiques en provenance des Etats-Unis, par la   Chine’’, dénonçait l’ONG, non sans regretter que cela allait à l’encontre de la volonté affichée par le gouvernement sénégalais.
En outre, si ces dernières années, les échanges entre la Turquie et le Sénégal ont évolué de manière exponentielle, les gouvernements le doivent aussi au plastique qui figure parmi les produits les plus importés avec le fer, les barres en acier, entre autres. Parallèlement aux importations qui augmentent d’année en année, il y a aussi l’industrie nationale qui continue sa production, malgré les vociférations du gouvernement. Dans la même période, l’Etat, qui peine à appliquer sa législation a minima, tente de faire croire qu’il va passer à une vitesse supérieure, en interdisant tout bonnement tous les sachets plastiques, de même que les gobelets, les assiettes à usage unique et des couverts.
Le gouvernement, par le biais de son ministre Abdou Karim Sall, jure d’être ferme sur son application, à partir du 4 avril prochain.

Tabac, la loi impossible à appliquer

Pour leur part, les combattants du tabac risquent, également, de pousser des cheveux blancs, avant d’entrevoir un début d’application de la loi n°2014-14 du 28 mars 2014 relative à la fabrication, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac. Il a fallu trois longues années, après moult plaidoyers auprès d’organismes internationaux et nationaux, notamment les religieux, pour en voir les décrets d’application. Dans ses dispositions, cette loi interdisait, notamment, la vente du produit à 200 m des écoles, universités, centres de formation, structures sanitaires, entre autres. Aussi, prévoyait-elle une autorisation préalable quant à la fabrication et la commercialisation du tabac. Entrée en vigueur le 26 août 2017, la loi n’est toujours pas effective.
Ainsi, le processus d’encadrement de l’usage du tabac, impulsé depuis 2005 avec la ratification, par le Sénégal, de la Convention-cadre de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte anti-tabac, n’a toujours pas produit les résultats escomptés. Cette semaine encore, la Ligue sénégalaise contre le tabac a rué dans les brancards pour rappeler au gouvernement la nécessité d’appliquer cette loi dans toute sa rigueur.

Le mirage des locataires

C’était en 2014. Le gouvernement venait de faire adopter, à grand renfort médiatique, la loi 2014-03 du 22 janvier 2014 portant sur la baisse des prix du loyer. Ce qui était présenté comme une urgence sociale, est plutôt devenu un cauchemar national. Au lieu de faire baisser le loyer, le texte a, dans certains cas, contribué à son renchérissement. Les bailleurs ont profité des failles de la nouvelle législation pour sortir leurs clients et relouer leurs immeubles à des coûts encore plus élevés.
Dans son exposé des motifs, le gouvernement expliquait : ‘’La situation difficile pour les ménages, induite par la cherté des loyers, fait qu’il devient nécessaire, afin de préserver l’ordre public, de procéder à une diminution des taux des loyers en termes de pourcentage. Ceci permettra aux Sénégalais, pour qui la méthode d’évaluation basée sur la surface corrigée est difficile à mettre en œuvre, de pouvoir profiter des baisses induites par la modification des textes régissant la matière.’’
Aujourd’hui, plus que jamais, les locataires du Sénégal souffrent énormément à cause du prix exorbitant de l’immobilier.

Déclaration de patrimoine, cette chimère

Feu Mouhamadou Mbodj ne doit pas être content de son ‘’allié’’, le président de la République Macky Sall. Le Forum civil, son organisation qui avait beaucoup œuvré pour la mise en place de l’Ofnac via la loi 2012-30 du 28 décembre 2012, de la loi sur la déclaration de patrimoine via la loi 2014-17 du 2 avril 2014 et ses décrets d’application, continue encore de se battre pour demander l’effectivité de ces dispositions.
Aux termes de cette législation en vigueur sur la déclaration de patrimoine, tout ordonnateur de recettes et de dépenses, et tout comptable public dont le niveau d’opérations porte sur un total annuel supérieur ou égal à un milliard de francs CFA, doit être assujetti à cette obligation. Depuis son entrée en vigueur, cette loi est confrontée à beaucoup d’obstacles. Tout comme la loi sur l’Ofnac qui ne fait plus rêver, à cause d’une gestion discréditée de ladite institution. Même le respect de la loi par le président de la République a soulevé des vagues, au lendemain de sa réélection à la magistrature suprême.
Macky Sall a-t-il fait sa déclaration de patrimoine ? L’on ne saurait le dire, puisque cette dernière n’a pas été, cette fois, rendue publique, comme en 2012 et conformément aux prescriptions légales.

Pourquoi autant d’insuffisances ?

Entre l’enclume des bailleurs et partenaires internationaux, et le marteau de certains lobbies socioreligieux, l’argent des industriels grands commerçants, l’Etat semble dans un dilemme permanent. Epinglé dans presque tous les rapports de Human Rights Watch et de l’ONUDC, le Sénégal peine à sortir les enfants de la maltraitance. Pourtant, des lois existent depuis les années 2000, pour lutter contre l’exploitation de ces couches vulnérables de la société.
Un autre projet portant sur le statut des ‘’daara’’ dort dans les tiroirs du chef de l’Etat, depuis 2013. Mais ce dernier semble un peu frileux, face au bouclier que constituent les religieux, hostiles à tout bouleversement dans ledit secteur. En attendant que l’Etat prenne son courage à deux mains, les enfants, dans certains ‘’daara’’, continuent de mourir.
Par ailleurs, pour ce qui est des manquements, notamment l’application de la loi sur le tabac, les sachets plastiques, entre autres, l’Etat va devoir non seulement faire face aux lobbies économiques, mais aussi et surtout renoncer aux mannes financières non négligeables qu’il tire de ces produits…Ainsi donc, la violation de la loi s’avère la seule ‘’loi’’ qui ne souffre d’aucune violation. MOR AMAR

SkyVision et son Directeur canadien traînés à la barre pour avoir usé de faux pour licencier des Sénégalais

https://www.pressafrik.com/Une affaire de faux usage et faux, usurpation de fonction et violence et voie de fait secoue la société SkyVision Sénégal.  Le Canadien Claude Church et ses collaborateurs Israéliens Yafit Chayon Laurie Levy et Rahul Sardara sont accusés d’avoir usé de manœuvres frauduleuses pour licencier les responsables sénégalais de SkyVision, un opérateur de télécommunication IP qui offre des solutions via satellite et par système de fibre optique.
SkyVision a plusieurs entités dans divers pays à travers le monde et celle du Sénégal était dirigée par Tidiane Ndiaye jusqu’à son licenciement qui en date le 17 mai 2019.
Estimant injuste son limogeage en sa qualité de Directeur général, le sieur Ndiaye a saisi la Justice, avec une citation directe. Il accuse ses collaborateurs de fraude dans le but de détourner les bénéfices réalisés par la société au courant de l’année 2018 portant sur 447 000 Dollars, soit 262 millions de FCfa. Les prévenus auraient modifié la situation de la société au niveau du registre de commerce et de crédit mobilier.
L’affaire a été évoquée jeudi, par le Tribunal correctionnel de Dakar. Ayant comparu librement, les prévenus ont unanimement réfuté les faits, alléguant « une erreur matérielle qu’à commis un avocat français »
Yafit Chayon, actuelle directrice de SkyVision Sénégal, ajoute : «Je ne savais pas que Tidiane était le Dg de la section Sénégal quand on me nommait Directrice générale de SkyVision Sénégal, lors de l’assemblée tenue en Israël le 20 décembre 2017. J’ai envoyé un mail au personnel pour mettre un terme à leurs contrats de travail», a-t-elle soutenu avant de souligner : «Ma signature sur le procès-verbal de Dakar de la même date est une erreur», argue Mme Chayon. Une  version qui a été confirmée par Rahul Sardana, Directeur financier de la société.
Seulement, leurs déclarations ont été battues en brèche par les  parties civiles. Selon Tidiane Ndiaye, Claude Church, par le biais du responsable financier Rahul Sardara, a fait injonction, à la date du 25 avril 2019, d’enregistrer sur l’exercice déjà clos au 31 janvier 2018 une charge supplémentaire de 447 000 Dollars, soit 262 millions FCfa. A l’en croire, la charge était inventée dans le but de neutraliser le bénéfice avant impôt réalisé par SkyVision Sénégal durant l’année 2018. Ses collègues Mame Balla Diop et Bouna Ndiaye ont abondé dans le même sens.
Relevant que le faux est « grossier », Mes Bamba Cissé, Dior Guèye et Alioune Badara Fall ont sollicité 5 milliards FCfa pour la réparation du préjudice. A la suite du procureur de la République qui a requis l’application de la loi pénale. Me Mbaye Sall a réclamé 200 millions de FCfa pour citation abusive.
L’ avocat de la défense a plaidé la relaxe  de ses clients. L’affaire est mise en délibéré au 19 mars prochain.Fana CiSSE

La mission anti-terroriste en Afrique est-elle prioritaire pour les Etats-Unis?

APA-Dakar (Sénégal) Par Ngagne Diouf–Le Secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, qui vient d’effectuer une tournée dans trois pays africains, a peu abordé la question de la lutte contre le terrorisme.
Alors que l’opération Flintlock 2020 se poursuit en Mauritanie sous le commandement du Centre de planification et des Opérations de l’Etat-major général des Forces armées nationales, l’engagement américain dans la lutte anti-terroriste en Afrique pose cependant débat.
L’opération qui se déroule cette année du 17 au 28 février dans plusieurs localités en Mauritanie (Atar, Kaédi et Nouakchott) et au Sénégal (Thiès) vise notamment à « soutenir les armées africaines, en particulier celles du Sahel dans le domaine de la formation et du renseignement ».
C’est dans ce contexte que le Secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo a effectué une tournée africaine du 15 au 19 février. Seulement, la question sécuritaire n’a pas été au cœur de ses discussions au Sénégal, en Angola ou en Ethiopie.
À Dakar, le diplomate américain a même signifié aux autorités sénégalaises la volonté de Washington de réduire ses effectifs militaires.
« Nous ferons ce qu’il faut, nous ferons ce qu’il faut collectivement, j’en suis convaincu », a rassuré Pompeo lors d’une conférence de presse dimanche dernier dans la capitale sénégalaise.
Pour le ministre sénégalais des Affaires étrangères, Amadou Ba, cette annonce « ne signifie pas le retrait de toutes les forces américaines ».
Le chef de la diplomatie sénégalaise estime que « l’Afrique a besoin des États-Unis d’Amérique, qui sont un allié stratégique pour un retour définitif à la paix et à la stabilité » puisqu’il est « plus que jamais confronté à des défis majeurs liés à l’insécurité et au terrorisme ».
« Les Etats-Unis jouent un rôle important dans le dispositif sécuritaire dans le Sahel » reconnait Gilles Yabi, directeur du think tank ouest africain, Wathi.
Si la réduction annoncée est importante, elle va « fragiliser la lutte anti-terroriste dans le Sahel et notamment les forces françaises qui dépendent de l’appui américain », avertit M. Yabi.
Il estime que « la capacité à identifier les menaces terroristes ne sera pas forte mais tout dépendra de la taille de réduction des effectifs militaires américains ».
C’est pour cette raison d’ailleurs que la France s’investit beaucoup à dissuader le Pentagone à réduire sa présence militaire dans le Sahel. La ministre française des Forces Armées, Florence Parly, a récemment indiqué lors d’une visite à Washington que « l’appui américain est crucial pour notre opération +Barkhane+ ». L’avenir de l’appui logistique dans le Sahel en particulier reste flou, malgré les assurances du Secrétaire américain à la Défense, Mark Esper : « quelle que soit la taille de la réduction, elle ne devrait pas limiter notre efficacité contre le terrorisme ».
Depuis 2013, le Pentagone assure un appui vital aux soldats français de l’opération Barkhane en ravitaillement, logistique et surveillance. Et dans le cadre de Flintlock 2020 qui réunit 34 pays africains, l’échange d’expertise militaire et le renforcement des capacités des armées des pays du Sahel devront faciliter le développement de l’interopérabilité militaire pour une « meilleure collaboration harmonisée dans la lutte contre le terrorisme ».
« Les Etats-Unis peuvent réduire leurs effectifs militaires tout en maintenant l’appui au renseignement et à la surveillance par des drones », suggère le directeur de Wathi.
La question de cette réduction n’est pas nouvelle. Déjà en novembre 2015, le Pentagone annonçait des projets d’orientation des effectifs avec une réduction de 10% des 7200 soldats déployés dans le cadre d’Africa Command qui coordonne toutes les activités militaires et sécuritaires des États-Unis sur le continent.
Compte tenu de leur puissance économique, mais surtout militaire, les Etats-Unis constituent une force indéniable et importante pour l’Afrique de l’ouest et en particulier dans la région sahélienne. Cependant les priorités semblent se trouver ailleurs.
« Les Etats-Unis veulent s’inscrire dans une dynamique plus pragmatique, s’ils réduisent leurs effectifs en Afrique, c’est sans doute pour conforter leur présence au Moyen-Orient qui constitue un enjeu très important », explique Lassina Diarra, expert des questions de terrorisme en Afrique de l’ouest.
L’auteur de « La Cedeao face au terrorisme transnational » soutient par ailleurs que le président américain ne veut porter le dossier de la lutte contre le terrorisme dans le Sahel « comme un caillou dans son soulier ».
Cette méfiance de Trump s’expliquerait, selon M. Diarra, par l’élection présidentielle de novembre 2020 au cours de laquelle ses opposants n’hésiteraient pas à utiliser « tout échec » contre lui.
Au début de son mandat, tout semblait indiquer que le président américain ne faisait pas de la mission anti-terroriste une priorité.
Cependant avec la recrudescence des attaques et les difficultés des pays surtout sahéliens à juguler la menace, « la question terroriste est désormais inscrite dans la politique étrangère de l’Administration Trump », estime M. Diarra.
Si par contre Trump laisse cette brèche, l’expert estime qu’elle sera profitable pour des puissances étrangères rivales comme la Chine et la Russie.
« Donc du coup, l’Administration Trump va procéder à la réévaluation du contexte politique et sécuritaire de l’Afrique de l’ouest pour mieux se repositionner », souligne M. Diarra.Dng/cgd/AP

Saint-Louis: plus de 740 abris provisoires recensés

https://www.leral.net/744 abris provisoires ont été recensés, au total, dans les établissements scolaires, à Saint, selon les autorités académiques. Cela, alors que le taux d’absorption de ces abris provisoires, reste encore très faible, avec 164 abris provisoires, seulement, résorbés au cours de l’année dernière. Une enseignante et son mari et leurs proches, ont d’ailleurs consenti plus de 5 millions de francs Cfa, pour construire une salle de classe, dernièrement à Saint-Louis.

Thiès: le G7 marche pour exiger le respect des accords signés avec le gouvernement

Des enseignants affiliés aux syndicats membres de la plateforme du G7 ont marché, samedi à Thiès, pour réclamer le respect par le gouvernement des accords signés depuis 2018, a constaté l’APS.
Avec à leur tête les sept secrétaires généraux nationaux des syndicats constitutifs du G7, les enseignants, venus de plusieurs régions du pays, ont marché dans le centre-ville de la capitale du rail.
Ils sont partis du portail de l’Inspection d’académie pour se retrouver à la place Mamadou Dia, après un détour par le marché central, en passant devant l’hôtel de ville, la gouvernance et la préfecture.
Certains marcheurs avaient des brassards ou des foulards rouges, d’autres étaient vêtus de tee-shirts de la même couleur. Sur leurs pancartes et banderoles étaient inscrits des points de revendications ayant fait l’objet d’accords avec le gouvernement, dont ils attendent encore l’application.
Il s’agit entre autres du recrutement des sortants du Centre national d’éducation populaire et sportive (CNEPS) de Thiès, de l’institution d’un corps des professeurs d’enseignement moyen général en EPS, de l’alignement de l’indemnité de logement.
’’Sur 11 points de revendication, un seul est respecté, avec un vol organisé’’, a dit Max Sarr, secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal (SELS) à Thiès. Les enseignants assimilent ce qu’ils qualifient de ‘’surimposition’’ des rappels qui leur sont payés, à un ‘’vol organisé’’.
Marchant en rangs, au refrain de ‘’respect des accords !’’, les contestataires ont par endroit détaillé, à travers la sonorisation, leurs doléances à l’intention des passants. Au bout du chemin, les secrétaires généraux des sept syndicats ont tour à tour parlé à leurs membres.
Pour Souleymane Diallo du SELS, les éducateurs ont démontré le contraire des statistiques faisant croire que le mot d’ordre du G7 n’est ‘’pas bien suivi’’. ‘’Nous allons poursuivre cette marche jusqu’à ce que le gouvernement qui donne l’impression d’être en veille, se réveille’’, a dit Diallo.
Il a déploré le ‘’manque de respect total’’ dont a fait preuve le gouvernement qui, depuis l’exécution de leur plan d’action, ne les a pas rencontrés.
’’Voilà un pays où il faut se battre pour arriver à la signature d’un protocole d’accord et (…) engager un autre combat pour le respect de ce protocole’’, a dit Saourou Sène, secrétaire général du SAEMSS, jugeant ‘’inacceptable’’ cette situation.
’’Nous ne sommes pas dans une dynamique de négociation, encore moins de discussion. Nous sommes dans la dynamique du respect des accords signés le 30 avril 2018’’, a-t-il précisé.
Selon lui, le G7 attend le décret créant le corps des professeurs d’EPS, l’organisation du concours des passerelles professionnelles, la révision du système de rémunération des agents de l’Etat qui a fait l’objet d’une étude.
Après Thiès, une évaluation sera faite aux échelles départementale, régionale et du G7 pour engager toutes les autres étapes que va requérir la lutte.
Abdourahmane Guèye de l’UDEN a invité les autres syndicats à se joindre au G7, pour agir ‘’comme un seul homme’’. ‘’Nous avons la responsabilité historique de porter l’école sénégalaise en déliquescence’’, estime pour sa part Amadou Sow, secrétaire général du Syndicat des inspecteurs de l’enseignement (SIENS).
’’Nous n’allons plus marcher à reculons ; nous allons avancer’’, a averti Abdoulaye Ndoye du CUSEMS pour qui, ce combat vise à ‘’sauver l’école sénégalaise’’, frappée par des ‘’classes pléthoriques’’, des ‘’abris provisoires partout’’. ‘’Les enseignants sont ‘’en train de mourir à petit feu’’, a-t-il dit.
Le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SAES) Malick Fall, en tournée nationale, a exprimé sa solidarité au G7, estimant qu’ils sont tous ‘’embarqués’’ dans le même combat.
Il a invité ‘’toutes les forces vives à se donner la main pour exiger du gouvernement qu’il respecte tous les accords auxquels il a souscrits’’.
La prochaine marche nationale est prévue dans une autre capitale régionale, selon les organisateurs.Source Aps

Un plan stratégique de lutte contre les faux médicaments en gestation
https://actusen.sn/Le Sénégal est en train d’élaborer un plan stratégique de lutte contre la vente de faux médicaments, a déclaré, samedi à Louga, docteur Anta Mamadou Seck, pharmacien- logisticien, en charge du département distribution à la Pharmacie nationale d’approvisionnement.
«Nous sommes en train d’élaborer, à la suite des résolutions des chefs d’Etat, au sommet de Lomé (Togo), un plan stratégique qui permettrait de réduire la vente de faux médicaments», a-t-il annoncé lors de l’Assemblée générale de l’Association des dépositaires de médicaments du Sénégal.
L’«Initiative de Lomé» est un accord international qui vise à criminaliser le trafic de faux médicaments, responsable de plus de 100 000 morts par an en Afrique.Actusen.sn avec Aps

DEFICIT PERSONNEL,DETTE, RUPTURE MEDICAMENTS,RECRUTEMENT POLITIQUE: Secteur santé, le patient sénégalais

http://www.enqueteplus.com/Déficit de personnels qualifiés, des hôpitaux qui croulent sous le poids de la dette, des recrutements et affectations à coloration politique, une PNA incapable de fournir du coton à certaines structures. Le Cadre unitaire des syndicats de la santé pour la justice sociale (CUSS/JS) n’en peut plus de cette situation. Ces syndicalistes annoncent une grève de 48 heures, à partir du 25 février, sur l’ensemble du territoire national.  
Le Cadre unitaire des syndicats de la santé pour la justice sociale (CUSS/JS) compte décréter une grève de 48 heures, à partir du 25 février, sur l’ensemble du territoire national, avec le respect du service minimum. Ainsi, tous les programmes opératoires, en dehors des urgences, seront mis aux arrêts. Des services tels que la dialyse, l’analyse médicale, la radiologie, la rééducation fonctionnelle, l’enseignement, les vaccinations, les consultations générales et les consultations prénatales seront toutes fermées.
Les syndicalistes dénoncent, à travers ce mot d’ordre, l’absence de volonté du gouvernement à régler le problème des travailleurs du secteur. Ils ont tenu, hier, une conférence de presse.
Cette décision de bouder les salles, pour 48 heures, a été prise, suite à l’échec des négociations entamées avec les autorités politiques. En effet, ces personnels du secteur sanitaire avaient rencontré leur ministère de tutelle, à travers une réunion présidée par le directeur de cabinet dudit ministère, le 5 février dernier. Les discussions avaient été alors fructueuses et ils se sont donné rendez-vous le 18 courant pour tout finaliser.
Seulement, indiquent-ils, à cette date, le DHR de leur ministère de tutelle chargé de diriger cette deuxième rencontre, a changé, au dernier moment, l’ordre du jour, pour ne discuter que de la question du reclassement des techniciens supérieurs. Une décision irrespectueuse, aux yeux des syndicalistes qui ont tout simplement décidé de prolonger leur deuxième plan d’action, en décrétant 48 heures de cessation de service.
‘’La rencontre du 5 février avec le directeur de cabinet du ministère de la Santé avait suscité des lueurs d’espoir. Après une année sans discussion, le ministère nous avait conviés à une rencontre pour discuter de l’ensemble des points de la plateforme revendicative. Des directives avaient été données pour une seconde rencontre avec la présence des représentants des ministères des Finances, de la Fonction publique, des Collectivités territoriales et de l’Urbanisme. A notre grande surprise, durant cette rencontre, ceux qui avaient mis en place le dispositif de suivi étaient tous absents. On avait l’impression qu’ils voulaient tout remettre en cause’’, s’indigne Dr Cheikh Seck, SG du Cadre unitaire des syndicats de la santé pour la justice sociale (CUSS/JS).
Il ajoute : ‘’Ce qui est plus grave dans cette affaire est que, sous la houlette du directeur des Ressources humaines du ministère de la Santé, on a changé complètement l’ordre du jour de la réunion, en ne voulant discuter que sur un seul point, à savoir le reclassement des techniciens supérieurs. Pire, nous avons constaté qu’il n’y avait pas d’harmonisation, parce que même les techniciens du ministère des Finances avaient reçu une convocation dans laquelle il y avait six autres points inscrits à l’ordre du jour. Ce qui montre qu’ils n’avaient aucun respect à notre endroit.’’

Les points saillants des revendications

Ces travailleurs de la santé réclament des solutions pour le reclassement des infirmiers, sages-femmes et techniciens supérieurs dans la Fonction publique. A les en croire, cette question est d’autant plus urgente que les pays limitrophes l’ont déjà réglée, depuis plus de 10 ans, et que seul le Sénégal traine les pieds. La situation précaire des hôpitaux et le déficit de subvention préoccupent aussi les syndicalistes. ‘’La subvention qu’on donne aux structures hospitalières est trop faible. En plus, les politiques de gratuité et les charges qu’on augmente font que les hôpitaux sont en train de crouler sous le poids de la dette. C’est pourquoi nous demandons une augmentation substantielle des subventions annuelles au niveau des hôpitaux, avec une bonne orientation budgétaire’’, réclame Dr Seck.
Il déplore, en même temps, le déficit de personnels qualifiés dans les structures sanitaires.
Et pire, souligne-t-il, il y a une réduction des quotas de recrutement d’élèves infirmiers à l’Ecole nationale de développement sanitaire et social (ENDSS) et une suspension, depuis deux ans, du recrutement pour la formation des anesthésistes-réanimateurs, des biologistes et des ophtalmologues. ‘’On ne peut pas vouloir la couverture maladie universelle et ouvrir le concours de l’ENDSS pour ne recruter que 5 infirmiers d’Etat en formation. Du côté des anesthésistes-réanimateurs, des biologistes et des ophtalmos, depuis deux ans, on n’a pas ouvert de concours, alors qu’on a un déficit énorme.  Et ce sont ces personnes qui définissent les quotas qui viennent, ensuite, avec leurs enfants, pour envahir nos structures sanitaires’’, regrette le syndicaliste.
Il y a également l’insuffisance de médecins spécialistes dans les zones enclavées du pays, au moment où, indique Dr Seck, l’écrasante majorité des bénéficiaires des bourses de formation de spécialistes à la faculté de Médecine de Dakar ne sont pas sénégalais.
Les syndicalistes dénoncent également ‘’un traitement discriminatoire des agents de la Fonction publique. ‘’Les gens du secteur de la santé font plus de 10 ans sans être intégrés dans la Fonction publique, alors qu’ils ne font même pas le dixième des enseignants. Si l’Etat est parvenu à régulariser les contractuels du secteur de l’éducation, un secteur aussi sensible que la santé devrait réellement en bénéficier. Mais cela ne les arrange pas. Ils préfèrent être dans ces situations pour capter des fonds par l’utilisation abusive des contrats Jica et Cobra. Mais on n’accepte plus, aujourd’hui, qu’on nous utilise pour mendier, et après, cet argent ne revient ni à la population ni aux structures sanitaires’’, martèle-t-il.

Un recrutement politique

Outre la situation précaire des structures sanitaires et des agents, les syndicalistes ont déploré avec vigueur la politique de recrutement clientéliste. ‘’Malheureusement, tout est politique et politique politicienne. Au moment où beaucoup de cadres médecins, de sages-femmes et d’infirmiers d’Etat sont au chômage, on préfère recruter des membres de sa propre famille pour les amener dans les structures de santé, augmentant, du coup, les charges. La plupart de nos hôpitaux sont pilotés à partir du niveau central par un réseau qui a fini de mettre à genoux certaines structures sanitaires’’, regrette le syndicaliste pour qui cette situation est en train de polluer le système sanitaire.
Selon Dr Cheikh Seck, la situation de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA) en est une parfaite illustration. ‘’Nous dénonçons l’affectation par clientélisme politique qui augmente les charges des structures hospitalières. On va même jusqu’à tripatouiller les textes qui régissent la réforme hospitalière, pour pouvoir bénéficier des avantages qu’apportent ces modifications. Cette situation a des conséquences extrêmement graves et a fait que la PNA croule, aujourd’hui, sous une dette de 13 milliards’’, indique-t-il. Avant d’ajouter : ‘’L’autre jour, j’ai eu un message d’un responsable de structure sanitaire qui m’a dit que, dans sa commande, à une certaine période, il n’y avait même pas de coton à la PNA. C’est extrêmement grave. La PNA est une structure qui ne devrait pas avoir des problèmes jusqu’à ce qu’elle ne parvienne même pas à donner du coton aux structures de santé.’’ABBA BA

Livre « Éloge des identités »: quand une méditation sur sa maladie génère une pensée philosophique du Pr Amadou Elimane Kane

https://www.pressafrik.com/-Le Professeur titulaire d’ université, aujourd’hui à la retraite, Abdoulaye Elimane Kane, a procédé, samedi, à la présentation de son ouvrage intitulé « Éloge des identités De l’université et du particulier ».
Composé de 161 pages, ce livre comportant trois parties vient après le recueil des textes intitulés « Penser l’humain » paru en 2015  et « La part africaine » en 2017.  La première partie de l’ouvrage « Éloge des identités De l’université et du particulier » porte sur l’expérience et la signification de la culture locale. La deuxième, réflexion sur la santé et la maladie à la lumière de philosophies différentes, l’auteur s’intéresse au statut du patient individu concret, et concept de « normativité individuelle »  ( Canguillem). Face aux défis de la technologie, l’auteur suggère dans la troisième partie, de rechercher dans la délibération démocratique et dans l’invention d’un Grand Récit les formes de résiliences permettent à l’homme de demeurer « la mesure de toute chose. »
Pour l’auteur, « Il s’agit de montrer que les identités, c’est une question qui nous concerne dans la vie quotidienne. Chacun en a une expérience, mais il y a une crainte pour ce qui est de son usage. Par exemple, il y a des actes de violences, des interprétations idéologiques. Mais j’ai voulu montrer la phase positive des idéologies en les présentant comme une forme de résistance à l’uniformisation aux aspects négatifs de la globalisation », a soutenu l’auteur devant l’assistance.
De la confession, il y en a également dans c’est ouvrage, pour un philosophe qui souffre d’un asthme chronique et aigu abordant les questions sanitaires, exposant ainsi son vécu de tous les jours.
« Oui je me suis référé à des travaux de philosophes qui étaient aussi des médecins en particulier celui qui m’a formé en Sorbonne. Il était un médecin, il n’a pas beaucoup pratiqué mais il a beaucoup de connaissances en médecine et beaucoup écrit sur la maladie, sur la santé. Alors  Je suis parti de mon vécu personnel pour voir un peu ce que la médiation philosophique permet. Et cela m’a permis de comprendre et je l’ai interprété dans le livre. Je propose comme une manière nouvelle de faire de la  philosophie et non d’abandonner les systèmes philosophiques parce que ils nous servent à comprendre l’histoire des idées et surtout de les lier la pratique, l’expérience. Avec la réflexion je pense que c’est un bon truchement pour arriver  à ça »,  s’est exprimé Amadou Elimane Kane, la voix à peine audible, visage frêle, des toux incessants qui lui coupent la parole.
L’auteur de poursuivre après une pause pour expliquer comment la question identitaire est liée à la maladie. « La question identitaire, c’est pour dire que la maladie est expliquée par la loi scientifique et biologique en particulier et ces lois sont valables pour tout le monde mais chacun à une manière de vivre sa maladie et de lui donner un sens. Le philosophe dont je me réclame dans ce livre, qui est Canguilhem, dit qu’il n y a pas de normes générales en matière de santé. Chaque individu crée sa propre norme à partir de son expérience à partir de ses multiples facteurs qui font que dans chaque maladie, nous ressemblons à tous les malades qui souffrent de la même chose. Mais chacun à une manière de vivre cette maladie, d’y résister ou de succomber malheureusement. Et là, la question d’identité est là. Et c’est ce que j’appelle la philosophie du sujet.  La  philosophie du sujet c’est ce qui parcours tout le livre. Sujet vous avez deux sens du terme ; sujet passif, c’est celui qui est dominé, qui se laisse faire et le sujet actif c’est celui qui est capable d’agir, le malade pédant »Fana CiSSE

Processus De Paix En Casamance: Le GRPC Rend Compte Aux Organisations De Jeunesse

https://www.xibaaru.sn/Dans le cadre de sa mission de recherche de la paix en Casamance le Groupe de Réflexion pour la Paix en Casamance (GRPC) a entrepris depuis quelques temps, des rencontres avec les différentes couches de la société. C’est ainsi qu’après les femmes et le collectif des chefs de village, Robert SAGNA et son équipe ont rencontré ce samedi, le conseil Régional de la Jeunesse de Ziguinchor. Ces jeunes issus des différentes localités de la région de Ziguinchor se sont félicités du cadre qui les a permis d’échanger et de partager avec GRPC sur toutes les questions relatives au processus de paix en Casamance.
A l’entame des travaux le coordonnateur du GRPC est revenu largement sur les différentes actions que le groupe a menées, le rôle qu’il joue et les résultats enregistrés dans la recherche de la paix. Des résultats qui ont permis d’aboutir à l’accalmie qui prévaut depuis un certain temps. Un travail salué par les jeunes hérité du conflit qui en ont payé un lourd tribut. Par la voix du président du conseil régional de la jeunesse, Mamadou Talibé Diallo, Ils ont donné leur point de vue sur la question avant de dire tout leur engagement à travailler en étroite collaboration avec le GRPC pour le retour définitif de la paix en Casamance. « Nous sommes nés et grandis dans ce conflit mais nous ne souhaitons pas voir nos enfants grandir dans ce conflit », a laissé entendre M. Diallo. Les jeunes de Ziguinchor. Ils ont crié leur râle de bol de ce conflit qui durée plus de trois décennies et se disent prendre le bâton de pèlerin pour prêcher même dans le maquis pour le retour définitif de la paix en Casamance.DEMBO JUNIOR COLY XIBAARU/ ZIG

Paix en Casamance: le député Yankhoba Coly invite les acteurs à éviter de faire du business avec le conflit

https://www.pressafrik.com/Yankhoba Coly qui porte un plaidoyer, invite les acteurs à plus de coordination dans les interventions des ONG en Casamance, et d’éviter de faire un business avec ce conflit casamançais. Il se prononçait lors du festival initié dans la région par la paroisse notre dame de l’Association Niaguiss. Ce, pour encourager le retour des villages déplacés du fait du conflit.
Beaucoup d’Organisation non-gouvernemental (ONG) interviennent en Casamance dans le cadre du retour de la paix dans cette partie sud du Sénégal. Mais ces interventions ne sont pas très harmonisées, au point que cela impactent sur l’efficacité des actions. Le député Yankhoba Coly plaide pour plus de coordination dans les interventions de ces ONG.
« Ça va dans tous les sens. C’est vrai qu’il y a une coordination. Tout le monde a été choqué par ce qui ce passe et chacun de son coté pense amener sa pierre dans la construction de la paix. Il faut qu’il y ait une cohérence, que les gens aillent dans le même sens, et éviter qu’on en fasse un business avec ce problème de la paix. Et nous pensons qu’aujourd’hui l’Etat est plus regardant. Il travaille dans l’ombre. Et je pense que le processus est en train d’avancer », a indiqué le député Yankhoba Coly
L’Abbé Joseph Gomis, curé de la paroisse notre Dame de Niaguisse d’ajouter: « le retour de la paix dans notre chère Casamance, dans notre Sénégal, le retour de beaucoup de personnes déplacées dans leurs villages pour que les uns et les autres puissent se retrouver. Ce festival, ce que nous voulons célébrer, le retour des gens, la fin de la guerre, la fin des déplacements forcés ».
Plusieurs représentants de ces villages, des déplacés ont pris part à cette cérémonie dédiée à la paix. Ils ont invité l’Etat à accélérer les conditions pour encourager le retour des personnes, rapporte Rfm. Ibrahima Mansaly

Guy Marius se confie: «C’est dur mais je tiens,je suis isolé 21h sur 24»

https://www.seneweb.com/Arrêté  devant les grilles du palais de la République pour avoir manifesté contre la hausse du prix de l’électricité, l’activiste Guy Marius Sagna s’est confié  à la co-coordonnatrice de la plateforme Aar Li niou Bokk. Fatou Ndiaye Blondin.
« C’est dur mais je tiens. Je suis soumis à l’isolement 21h sur 24. Je ne peux donner ni recevoir d’appel téléphonique ; quant aux visites, je n’y ai droit qu’une demi-journée par semaine. Alors, je lis beaucoup ; je n’ai jamais absorbé autant de lignes. Dans un sens, c’est bien. Je me gave aussi des émissions politiques », a rapporté Fatou Ndiaye Blondin.
La co-coordinatrice de la plateforme Aar Li niou Bokk a rapporté d’autres confidences de Guy Marius Sagna. Selon elle, l’activiste a également souligné qu’ en l’emprisonnant dans ces conditions, Macky Sall fait montre de gouvernance par la dictature, comme Xi Jinping. Et La dictature à des limites que la limite ne saurait dépasser.

Tensions politiques: Samba Sy accuse l’opposition d’être à la solde d’intérêts étrangers

https://www.leral.net/–Le ministre du Travail, non moins Secrétaire général du Parti de l’Indépendance et du Travail (PIT), a accusé l’opposition sénégalaise d’être à la solde de forces étrangères et de vouloir brûler le pays. Samba Sy l’a déclaré, hier, lors du 5ème anniversaire du CDS, qui regroupe des partis de gauche, soutenant le président Macky Sall. Il a réitéré, par la même occasion, l’engagement du CDS dans la coalition Benno Bokk Yakkar. Toutefois, interrogé sur une possible candidature du PIT à la présidentielle de 2024, il a soigneusement esquivé la question.

TROISIEME MANDAT–BOUN ABDALLAH DIONNE RELANCE LA POLÉMIQUE

NETTALI.COM – Macky Sall est-il à son dernier mandat ? Nombreux sont les Sénégalais qui se posent cette question. Et les propos tenus ce dimanche par Mouhamad Boun Abdallah Dionne ne risquent pas de les rassurer.
C’est reparti. La polémique sur une éventuelle candidature de Macky Sall à la présidentielle de 2024 va revenir sur le devant de la scène. Et c’est l’ancien Premier ministre Mouhamad Boun Abdallah Dionne qui a relancé la polémique. Présent ce dimanche matin à Guédiawaye où se tient un forum des jeunes de l’Alliance pour la république (Apr), le secrétaire général de la présidence de la République a déclaré que “l’histoire du Président Macky Sall avec les Sénégalais n’est pas terminée”. Doit-on comprendre par là que l’actuel chef de l’Etat va rester au pouvoir au-delà de 2024 ? Boun Abdallah Dionne se garde de le préciser. Toujours est-il que la polémique risque de reprendre.
En fait, le Président Macky Sall et ses partisans ont du mal à trancher définitivement le débat sur le troisième mandat. Si d’éminents constitutionnalistes affirment que la loi ne lui permet de briguer un troisième mandat, le chef de l’Etat, lui, entretient le flou sur ses intentions. “Ni oui ni non”, a-t-il répondu à un journaliste qui l’a interpellé sur la question le 31 décembre dernier.

Interdiction de manifestations: Ngouda Mboup démonte l’arrêté Ousmane Ngom

http://www.dakarmatin.com/ « L’arrêté Ousmane Ngom n’a pas de base légale ». C’est du moins l’avis du Constitutionnaliste, Ngouda Mboup, selon qui, un décret ne peut pas contrevenir à la Constitution. Par conséquent, il dénonce les interdictions de manifestations générales et absolues.
« Il faudrait trouver une formule beaucoup plus légaliste, beaucoup plus propre, souple », a déclaré l’enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), dans l’émission « Objection » de Sud fm de ce dimanche 23 février 2020.
Le Constitutionnaliste est d’avis qu’en matière de police administrative, « il ne saurait exister d’interdiction générale et absolue ». « Par contre, explique-t-il, tout le monde sait que, dans un Etat de droit, on doit protéger les édifices publics, l’ordre public, maintenir le cadre pour que les libertés s’exercent ».
Selon lui, pour qu’il y ait un bon ordre, il faut qu’il y ait des libertés et qu’il y ait l’exercice démocratique des libertés. « Mais étouffer les libertés, ça peut parfaitement porter atteinte au bon ordre », a-t-il souligné.
Pour Ngouda Mboup, l’ordre public, est en réalité un contenu. Avant de rappeler que : « C’était d’abord une trilogie : sécurité, tranquillité, salubrité et aujourd’hui même, on parle de dignité, cela signifie simplement qu’il revient à l’autorité administrative d’apprécier en fonction des circonstances et que l’autorité administrative est soumise à la légalité ».
À l’en croire, il ne suffit pas de dire qu’il y a des institutions au niveau du centre-ville et qu’on ne doit pas y organiser des réunions publiques. « C’est contre la loi, c’est contre la légalité. Parce que la loi ne le dit pas et ne le dit nulle part », a-t-il pesté.
Ce qu’il faut à l’autorité administrative, a avancé M. Mboup, « c’est d’encadrer les itinéraires ». Par exemple, dévier les marcheurs s’ils veulent emprunter un ou un tel itinéraire. « Mais faire des interdictions générales et absolues, ça n’existe nulle part », a-t-il conclu

Mauvaise gouvernance: le régime de Macky Sall est « pire » que celui de Wade,estime Mody Niang

http://www.dakarmatin.com/Inspecteur de l’Education à la retraite, par ancien porte-parole de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), Mody Niang, s’est exprimé dimanche sur la mauvaise gouvernance au Sénégal. En faisant la comparaison entre le régime de Wade et celui de Macky Sall, il s’est demandé si le dernier n’est pas pire que le premier.
« Les deux gouvernances sont superposables. A la limite, je me demande, si la gouvernance de Macky n’est pas pire que celui de Abdoulaye Wade », a répondu à la Rfm, M. Niang, qui est très reconnu à travers les Tribunes qu’il envoie à la presse pour dénoncer la mal gouvernance des deux régimes.
Puis, il s’explique : « Wade parfois, il jouait le jeu, il prenait les membres de son entourage, on les mettait en prison pour quel temps au moins. Mais avec Macky Sall cela ne se passe jamais. Il a, sur sa table, des dizaines de rapports qui mettent gravement en cause de hauts responsables ».
M. Niang a rappelé que quand « le rapport de l’Inspection générale recommande expressément l’ouverture d’information judiciaire contre monsieur tel pour détournement présumé de 10, 15 et 30 milliards, depuis 2012, pas un mot sur ces rapports. On se pose des questions », dira-il, ajoutant que le président Sall « ferme les yeux sur tout, sauf sur une faute commise un opposant ».
Rappelons que dans son discours à la Nation en 2012, le président Macky Sall avait soutenu qu’il  ne protégera personne de ses proches, notamment dans le cadre de la gestion des deniers public.
« A tous ceux qui assument une part de responsabilité dans la gestion des deniers public, je tiens à préciser que je ne protègerai personne. Je dis bien personne ! », avertissait-il. Avant d’indiquer que sa gestion sera toujours guidée par le souci de la transparence et de la responsabilité.
Il assurait aussi qu’il s’engageait à dresser les comptes de la nation et à éclairer l’opinion sur l’état des lieux. «S’agissant de la gouvernance économique, je serai toujours guidé par le souci de transparence et de responsabilité dans la gestion vertueuse des affaires publiques »

Acquisition des véhicules de l’Etat: Mody Niang charge Macky Sall

http://www.dakarmatin.com/Le président de la République, Macky Sall, a pris la décision de suspendre, à compter de ce 20 février 2020, et jusqu’à nouvel ordre, toutes les acquisitions de véhicules de fonction et de service, au nom de l’État, des structures parapubliques et des sociétés nationales. Cette décision du locataire du Palais suscite moult interrogations.
Mody Niang, ancien porte-parole de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac) se dit surpris que le président ait justement attendu 7 ans pour faire une telle déclaration. Mody Niang affirme par ailleurs que c’est au président lui-même qu’il faut imputer les abus déclarés dans l’acquisition des véhicules administratifs.
«On nous dit que l’Etat a dépensé 307 milliards F Cfa pour l’achat de véhicules de 2000 à 2019. Mais qui est responsable de tout cela ? Je lui impute la faute, car il y a un décret qui organise l’achat de ces véhicules. Il est responsable de tout. Tout part de lui. Il y a énormément d’abus depuis le 2 avril 2012 après sa prestation de serment», a-t-il déclaré ce dimanche, au détour de l’émission Grand jury sur la Rfm suivie par ‘Actusen.sn’. Mody Niang soutient par ailleurs qu’il y a beaucoup de non-dits dans le discours du chef de l’Etat par rapport à cette affaire.
«Il reconnait que le règlement qui encadre l’acquisition, l’attribution et l’utilisation des véhicules de l’Etat a été bafoué, mais il ne nous dit pas par qui et comment. Ils ne dénoncent pas les responsables. On a également besoin de savoir combien de véhicules ont été acheté avec près de 310 milliards, les services qui ont bénéficié de ses véhicules», fulmine-t-il.

MODY NIANG RÉVÈLE/Pour le centre international Abdou Diop à 50 millards,un cabinet Sénégalais a été consulté et il ne l’avait évalué qu’à 12 milliards.

https://www.dakaractu.com/-Le coût du centre international Abdou Diouf de Diamniadio réalisé à 50 milliards, serait-il la résultante d’une surfacturation ? Pour Mody Niang, c’est clair. L’ancien porte-parole de l’Ofnac révèle au Grand Jury de ce dimanche, qu’un cabinet Sénégalais avait déjà été consulté et celui-ci avait estimé les travaux à 12 milliards.
Par conséquent, un gap 38 milliards ne se justifierait pas si les études de ce cabinet sont fiables.
Mody Niang de confier, parlant du nouveau star de du Sénégal, que le stade de France a coûté 171 milliards alors que celui d’Abidjan n’a été obtenu qu’avec 50 milliards.
Mody Niang, après avoir reconnu les efforts de rationalisation des dépenses publiques entrepris par le Président Macky Sall, estime toutefois qu’il n’est pas conséquent avec lui-même.
En effet, il s’étonne que le Chef de l’État ait attendu aussi longtemps pour le faire. « Cela m’ étonne qu’il ait attendu 7 ans de gouvernance. Et puis, il ne nous dit pas qui en est responsable. L’achat et l’attribution des véhicules sont réglementés par un décret.
Je me demande combien de véhicules ont été achetés depuis lors ? Dans quelles conditions ont-ils été achetés ? Dans quels services ont ils été repartis ? Il ne suffit pas de vous dire qu’on a perdu énormément d’argent dans l’achat des véhicules. Il faut nous dire qui en est responsable. »
Mody Niang de se faire la religion suivante : « Au Sénégal, tout va du Président et tout vient vers lui. Je lui impute la responsabilité ». Pire, celui qui préfère ne pas être présenté comme ancien porte-parole de l’OFNAC, dit s’émouvoir de constater que le
Président Macky Sall, en sa qualité de Président de la République, dispose de 10 milliards de fonds politiques dont la gestion relève d’un pouvoir discrétionnaire. « En 7 ans, il a grillé 56 milliards. Personne ne peut vous dire comment cet argent a été dépensé. »
Il invitera celui-ci à enlever son coude sur la dizaine de dossiers déposés sur sa table depuis 2010 et sur les lesquels, dit-il, « il ferme les yeux », alors qu’il est prompt à sévir dès que la faute est imputable à un adversaire politique.
Interpellé sur la plainte déposée contre lui par Cheikh Omar Hanne, Mody Niang parlera de  » kasaw-kasaw ».

Mody Niang: «En 7 ans, Macky a grillé 56 milliards de fonds politiques»

http://www.dakarmatin.com/-Le président de la République, Macky Sall, a décidé de rationaliser les dépenses publiques. La dernière mesure prise est la suspension d’acquisition, jusqu’à nouvel ordre, de véhicules administratifs. Mais, selon Mody Niang, qui était, ce dimanche, l’invité de l’émission Grand Jury de la Rfm, le chef de l’Etat doit s’appliquer certaines mesures de restriction. Au motif, dit-il, que «Macky Sall a grillé, en 7 ans, 56 milliards Fcfa».
Cet argent, selon Mody Niang, qui en a fait la révélation, représente les fonds politiques. «Macky Sall les a dépensés avec sa femme et sa famille. Il s’agit d’un budget plus lourd que celui de l’Elysée. Quand il parle d’abus il doit commencer par lui-même», a-t-il martelé. Avant d’ajouter : «Aminata Tall, avec le CESE, a consommé 42 milliards. Pour quel résultat ? Rien. Idem pour le HCCT. S’il y a mal gouvernance, c’est parce qu’il n’y a pas de sanctions. Macky Sall ne nous respecte pas.»

Barthélémy Dias: «Guy Marius Sagna reste en prison parce qu’il est catholique»

http://www.dakarmatin.com/Arrêté le 29 novembre 2019 devant les grilles du Palais de la République lors d’une marche contre la hausse du prix de l’électricité, Guy Marius Sagna est toujours en détention au Camp pénal sis à Liberté 6. Les autres personnes arrêtés en même temps que l’Activiste de Frapp/ France Dégage bénéficient d’une liberté provisoire.
Ainsi, selon le maire de Mermoz Sacrée-Cœur, Barthelemy Dias, si Guy Marius est resté en prison, c’est simplement parce qu’il est catholique. « C’est parce qu’il est catholique qu’on le garde », a-t-il martelé au détour de l’émission Jury du Dimanche sur Iradio. «Il n’a pas posé un acte politique. Il manifestait contre la hausse de l’électricité. Il ne peut être arrêté avec sept (07) ou (08) personnes, on libère tout le monde, sans aucune exception, sauf lui », déplore-t-il.
Barthelemy Dias se dit convaincu que « si Guy Marius Sagna était d’une autre confrérie, on l’aurait relâché ». « On s’apprête à aller rencontrer l’Archevêque de Dakar pour lui exposer la lettre que l’on va envoyer au Vatican », ajoute-t-il

Barthélémy Dias: «On a imposé à Khalifa Sall un combat qu’il n’a pas choisi»

https://www.seneweb.com/Senego- « On a imposé à Khalifa Sall un combat qu’il n’a pas choisi.»Dans la tête de Khalifa Sall, il n’est pas question d’une amnistie, confie le maire de Mermoz/Sacré-Coeur, Barthélemy Dias.
Combat…
Selon Barthélemy Dias, il ne s’agit même pas d’être président de la République ou pas. Et le seul combat de l’ancien maire de Dakar est de restaurer la démocratie, les valeurs et les principes au Sénégal.
Entendre…
« Je peux dire que sous peu de temps, je ne dis même pas qu’ils vont l’entendre ou le voir, mais ils le verront chez eux. Khalifa Sall rentrera dans toutes les maisons. Vous le verrez bientôt. C’est une question de jours. Je ne parle pas de semaines ni de mois », révèle M. Dias.
Liberté…
Pour rappel, depuis dimanche 29 septembre, l’ancien maire de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, hume l’air de la liberté. Il a bénéficié de la grâce présidentielle, après plus de 900 jours d’emprisonnement.

Projet de réforme du statut de la ville de Dakar : Barthélémy Dias qualifie Macky Sall de dictateur et interpelle le Grand Serigne de Dakar.

https://www.dakaractu.com/-Des villes du Sénégal pourraient voir leur fonctionnement connaitre des changements. C’est le cas de la capitale. Le Haut conseil des collectivités territoriales y travaille et devrait donner son avis au président de la République. Mais en face, c’est déjà le branle bas de combat pour tirer la sonnette d’alarme. Barthélémy Dias n’y va pas avec le dos de la cuillère. « Il faudrait qu’on revienne à la raison », a résonné le lieutenant de l’ancien maire de Dakar.
Barthélémy Dias affirme avoir contribué au départ de Wade mais reconnait que le Pape du sopi est « un gentleman ». A l’en croire, malgré sa défaite aux locales de 2009, Wade a laissé Khalifa Sall conduire les affaires de la ville de Dakar comme un démocrate. Une démarche qui n’est pas perceptible chez l’actuel président du Sénégal, souligne-t-il. « Il ne connait pas la démocratie », en conclut-il non sans qualifier Macky Sall de dictateur.
En sus, Barthélémy Dias invite la collectivité léboue à jouer pleinement son rôle pour empêcher l’innommable. « Quand je parle du Grand Serigne de Dakar, je parle de mon père. Mais ici, il est question de la ville de Dakar. On ne permettra à personne de comploter sur notre dos. Encore que personne n’avait levé le plus petit doigt lorsqu’on arrêtait le maire de Dakar », met en garde Barthélémy Dias qui demande formellement au Grand Serigne de Dakar de dire au président Macky Sall que « trop c’est trop ».
Aux populations dakaroises, il leur dira de faire comme les pécheurs de Guet Ndar pour obtenir gain de cause. Le maire de Mermoz Sacré-Coeur prenait part au 3e Penco traditionnel organisé par des habitants de Dakar-Plateau avec la contribution de l’Entente des mouvements et associations de developpements (EMAD)

Statut spécial de Dakar: «Macky comprend ce que veux dire perdre la capitale»

http://www.dakarmatin.com/Barthélémy Dias prend très au sérieux le débat relatif au statut spécial de la ville de Dakar. L’hôte de JDD, de ce dimanche 23 février, 2020, a fait une analyse très politique de cette proposition en étude au niveau du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct).
Selon le maire socialiste de Mermoz Sacré-Cœur, l’idée de statut spécial pour la capitale émane du président Macky Sall et non du Hcct que dirige sa camarade, Aminata Mbengue Ndiaye.
« Il y a moins de 24 mois, le président Macky Sall a dit avoir gagné la capitale. Logiquement, tu ne peux gagner une capitale et refuser à votre famille politique de prétendre à la diriger. Deuxièmement, Macky Sall comprend, en tant qu’ancien ministre de l’Intérieur, ce que veut dire perdre la capitale à 24 ou 36 mois d’une élection présidentielle », a-t-il déclaré. Le poulain de Khalifa Sall conclue sa double lecture politique sur cette question par le fait que le locataire du palais ne veut pas s’exposer au risque de perdre la capitale avant l’élection présidentielle. Seule raison qui pousse Macky Sall à vouloir faire passer cette proposition

Mandats présidentiels,Arrêté Ousmane Ngom: Les vérités de Serigne Mbacké Ndiaye

http://www.dakarmatin.com/Serigne Mbacké Ndiaye ne recule pas d’un iota, sur sa proposition de suppression de la limitation des mandats présidentiels au Sénégal. Pour l’ex porte-parole de Wade, la limitation des mandats nous a été imposée de l’Occident.
Pis, constate-t-il, la limitation des mandats présidentiels est antidémocratique, d’où sa « suppression ». A l’en croire,  cette décision était dictée par deux faits conjoncturels: le discours de la Baule qui imposait aux africains, certains africains devrais-je dire, ‘‘limitez vous à deux mandats’’; le lendemain sombre des élections de 1988 très mouvementées qui poussaient le Président Abdou Diouf à prendre l’initiative d’une concertation avec l’opposition.
C est ainsi qu’est né le code consensuel dénommé Kéba Mbaye. Toutefois, il tient à préciser que la proposition ne vient pas de la majorité présidentielle en tant que telle, encore moins du président Macky Sall mais dans le cadre du dialogue politique. Il est aussi contre l’’idée selon laquelle un Président ne peut pas être chef de parti.
Dans la foulée, Serigne Mbacké Ndiaye est contre la suppression de l’arrêté Ousmane Ngom et de l’article 80 du code pénal Sénégalais relatif à l’offense au chef de l’Etat

Aliou Sow: «Pape Alé Niang Doit Assumer Ses Écrits Avec Des Preuves»

https://www.xibaaru.sn/-Le Professeur Titulaire des Universités d’Études africaines du CAMES, Aliou Sow est l’invité de l’émission Face2Face de la RFM animée par la talentueuse journaliste Aïssatou Diop Fall Niang. Il est invité à plusieurs titres et rangs. Aliou Sow est Haut Conseiller Territorial et Président de la Première Commission du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), la quatrième institution constitutionnelle du Sénégal. Il est aussi Président du Mouvement des Patriotes pour le Développement (MPD/LIGGEEY), ancien membre du Parti démocratique sénégalais (PDS), ancien Ministre sous Wade et ancien Député libéral.

Sur le rapport de la Cour des comptes et les accusations de pape Alé Niang contre Cheikh Oumar Hanne

« La Cour des Comptes ne fait que son travail et a son importance dans la marche d’un pays.
Je n’ai pas encore lu le livre de Pape Alé Niang, On est en démocratie mais il faut assumer ces écrits. S’il on l’appelle pour se défendre, il doit aller répondre à ces écrits. S’il dit la vérité,  on doit le rendre hommage mais au cas échéant il doit répondre ».Abdou Marie Dia pour

Aliou Sow: «J’en Voulais Au Président Macky Sall»

https://www.xibaaru.sn/-Le Professeur Titulaire des Universités d’Études africaines du CAMES, Aliou Sow est l’invité de l’émission Face2Face de la RFM animée par la talentueuse journaliste Aïssatou Diop Fall Niang. Il est invité à plusieurs titres et rangs. Aliou Sow est Haut Conseiller Territorial et Président de la Première Commission du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), la quatrième institution constitutionnelle du Sénégal. Il est aussi Président du Mouvement des Patriotes pour le Développement (MPD/LIGGEEY), ancien membre du Parti démocratique sénégalais (PDS), ancien Ministre sous Wade et ancien Député libéral.

Sur ses rapports avec le président Macky Sall

« J’en voulais au Président Macky Sall car je n’étais pas d’accord sur certaines décisions qu’il prenait. Il est mon aîné et il a aussi la chance d’écouter quand il y a un problème.  Si je ne suis pas en phase sur certaines choses, je prends toujours mes responsabilités. La connaissance et la compétence sont deux choses fondamentales pour toute personne. Seul la reconnaissance et l’estime peuvent m’ébranler. »Abdou Marie Dia pour xibaaru.sn

Aliou Sow Sur Le Statut De Dakar: «Macky N’a Rien Comploté»

https://www.xibaaru.sn/-Le Professeur Titulaire des Universités d’Études africaines du CAMES, Aliou Sow est l’invité de l’émission Face2Face de la RFM animée par la talentueuse journaliste Aïssatou Diop Fall Niang. Il est invité à plusieurs titres et rangs. Aliou Sow est Haut Conseiller Territorial et Président de la Première Commission du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), la quatrième institution constitutionnelle du Sénégal. Il est aussi Président du Mouvement des Patriotes pour le Développement (MPD/LIGGEEY), ancien membre du Parti démocratique sénégalais (PDS), ancien Ministre sous Wade et ancien Député libéral.

« Macky Sall a-t-il commandité ou imposé le débat sur le statut particulier de la ville de Dakar au HCCT » demande Aïssatou Diop Fall

« Quand j’ai entendu des gens parler en accusant d’honnêtes citoyens je pense qu’ils sont de mauvaise foi.
Si vous allez dans le Saloum, les femmes disent qu’une bonne épouse doit marcher en plein jour et qu’une mauvaise femme marche la nuit sous les aboiements des chiens. Juste pour dire que le président Macky Sall n’est pas dans des postures de combines. Ma démarche et ma position m’interdisent de marcher dans des combines. Il me voue une considération qui a trait à mon parcours et mon rang d’ancien ministre et ancien député. Macky Sall ne marche pas dans la combine. Quand il voulait supprimer la primature, il n’est pas allé par quatre chemins. Il l’a dit en plein jour à tous les Sénégalais ».Abdou Marie Dia pour xibaaru.sn

Aliou Sow Est Favorable Au…Statut Particulier De La Ville Dakar

https://www.xibaaru.sn/Le Professeur Titulaire des Universités d’Études africaines du CAMES, Aliou Sow est l’invité de l’émission Face2Face de la RFM animée par la talentueuse journaliste Aïssatou Diop Fall Niang. Il est invité à plusieurs titres et rangs. Aliou Sow est Haut Conseiller Territorial et Président de la Première Commission du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), la quatrième institution constitutionnelle du Sénégal. Il est aussi Président du Mouvement des Patriotes pour le Développement (MPD/LIGGEEY), ancien membre du Parti démocratique sénégalais (PDS), ancien Ministre sous Wade et ancien Député libéral.

Aliou Sow sur…le statut particulier de la Ville de Dakar

« Le Haut Conseil des Collectivités Territoriales est une institution qui a travaillé sur l’équité territoriale dans 14 régions du Sénégal mais les gens ont seulement pris la ville de Dakar.  En réalité on en discute en plénière avant de donner les conclusions au dialogue national.  On a fait une tournée nationale pour recueillir les avis de tout le monde.  Les opposants sont allés trop vite en besogne en parlant du statut spécial de Dakar.  Si on prend le cas de Dakar qui est particulier dans ce pays. Le budget de la ville de Dakar est de plusieurs milliards mais beaucoup de secteurs comme les ordures et l’électricité sont gérés par l’état central.
Il fait penser à des solutions durables. Ce n’est pas nouveau car Maitre Doudou Ndoye avait parlé de cela depuis longtemps.  Ce qui se passe à Abidjan, Kigali, Lagos est valable aussi SÉNÉGAL.
Ce sont les populations qui ont la légitimité de choisir leur dirigeant. L’appellation peut changer mais il n y a rien à mettre sous la dent dans cette situation.  Nous sommes ouverts à toute proposition allant dans le sens de trouver des solutions.
Le président Macky Sall a beaucoup de considération quand il vous confie une mission.  Nous avons fait de l’auto-saisine pour apporter une solution au président. Sur le cas de Dakar, c’est la commission qui a choisi sur plusieurs points le cas de la ville de Dakar. »Abdou Marie Dia 

Aliou Sow Sur Le Statut De Dakar,Tacle… Abdou Mbow

https://www.xibaaru.sn/-Le Professeur Titulaire des Universités d’Études africaines du CAMES, Aliou Sow est l’invité de l’émission Face2Face de la RFM animée par la talentueuse journaliste Aïssatou Diop Fall Niang. Il est invité à plusieurs titres et rangs. Aliou Sow est Haut Conseiller Territorial et Président de la Première Commission du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), la quatrième institution constitutionnelle du Sénégal. Il est aussi Président du Mouvement des Patriotes pour le Développement (MPD/LIGGEEY), ancien membre du Parti démocratique sénégalais (PDS), ancien Ministre sous Wade et ancien Député libéral.
Sur le Statut particulier de Dakar, Aïssatou Diop Niang reviens sur le refus du porte-parole adjoint de l’APR, Abdou Mbow qui rejette totalement le statut particulier de Dakar…
Aliou Sow tacle Abdou Mbow : « il n’y a de porte à faux dans notre démarche car le dialogue est en train de travailler sur cela. Il faut renforcer les pouvoirs d’une collectivité. Seul l’état a le droit d’accompagner les collectivités.  Si on vous donne la dépense que tu gères, c’est différent de quelqu’un qui t’apporte de quoi manger. Seule la politique peut créer la confusion dans la gestion d’une collectivité. Le porte-parole adjoint de l’Apr a parlé en son nom propre, mais pas son parti. Il y a des sommités au sein du Hcct. On n’a pas de leçon à recevoir de qui que ce soit. Mais si une tierce personne se lève pour nous donner des leçons, là, ça ne marche pas. Un régime, un état et une mouvance peuvent parler le même langage.  S’ils persistent dans cet élan, je saisirai à qui de droit. Je suis plus âgé que le député Abdou Mbow »Abdou Marie Dia pour xibaaru.sn

Aliou Sow: «Il Ne Faut Pas Accuser Macky Sall Sur…»

https://www.xibaaru.sn/-Le Professeur Titulaire des Universités d’Études africaines du CAMES, Aliou Sow est l’invité de l’émission Face2Face de la RFM animée par la talentueuse journaliste Aïssatou Diop Fall Niang. Il est invité à plusieurs titres et rangs. Aliou Sow est Haut Conseiller Territorial et Président de la Première Commission du Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), la quatrième institution constitutionnelle du Sénégal. Il est aussi Président du Mouvement des Patriotes pour le Développement (MPD/LIGGEEY), ancien membre du Parti démocratique sénégalais (PDS), ancien Ministre sous Wade et ancien Député libéral.

« L’opposition accuse Macky Sall d’être derrière cette proposition »

« Il ne faut pas accuser le président Macky Sall.  Sur l’éclairage public, cela ne date pas du temps du Président Macky Sall alors que je gérais le département des Collectivités locales.  J’ai discuté avec le Ministre Samuel Sarr et le président Abdoulaye Wade avait proposé de payer les factures d’électricité des mairies quand on a voulu couper leur courant. L’état a la possibilité d’adresser une correspondance à un maire pour lui dire que sa collectivité est sale. Et par conséquent il peut destituer un Maire pour manquement à une obligation de nettoyer une ville. Dakar est plus propre actuellement à cause de la bonne gestion des ordures ménagères avec la création de l’Ucg.
Quelle qu’en soit l’appellation de la structure qui doit gérer le nouveau statut de la ville de Dakar, l’essentiel est de répondre positivement et activement aux besoins des populations. »  dixit Aliou SowAbdou Marie Dia pour xibaaru.sn

Loin Du Sénégal… Karim Wade De Plus En Plus Isolé

https://www.xibaaru.sn/-Son combat, en dehors de certaines instances du Parti démocratique sénégalais (PDS) qu’il a fini de placer sous ses bottes, Karim Wade le mène seul. Le fils de l’ancien Président de la République du Sénégal sorti de l’anonymat que lorsque son père avait accédé au pouvoir, veut le beurre ainsi que l’argent du beurre.
Karim Wade avait été mis en prison dans la cadre de la traque des biens mal acquis. Sorti de prison, à la suite d’une grâce présidentielle très nébuleuse, Karim Wade vit loin du Sénégal. Il se trouve au Qatar où il bénéficie d’un exil vraiment doré. Karim Wade rêve de devenir futur Président de la République du Sénégal. Seulement, il ne veut se retrouver au four. Il attend que le peuple sénégalais se mette au front et combatte à sa place. C’est-à-dire, il attend que le pouvoir lui soit remis sur un plateau d’argent.
A travers de canaux, Karim Wade a maintes fois annoncé son retour au Sénégal. Ce qu’il n’a jamais exécuté. Une attitude qui a fini par écœurer tous ceux qui au début, étaient ses soutiens. Pourtant, des Sénégalais dans leurs couches diverses, ont tout fait pour se sacrifier, rien que pour lui. Pendant, ce temps, Karim Wade ne cherche à lever le moindre petit doigt. Il n’y a que la population qui doit se rendre au front, alors que lui vit dans son exil doré au Qatar.
Aujourd’hui, Karim Wade perd ses principaux soutiens. Pourtant, il bénéficiait de soutiens conséquents, surtout de la part de marabouts mourides dont certains sont entrés ouvertement dans la contestation contre le régime du Président Macky Sall. A l’instar de Serigne Assane Atekh Mbacké qui n’a pas hésité à se faire condamner et à entrer en prison, rien que pour défendre Karim Wade, alors que lui que faisait entretenir faussement l’espoir à ses partisans que son retour au Sénégal pour affronter le pouvoir, était imminent.
Karim Wade continue d’entretenir le silence. Selon certains qui paraissaient comme étant ses inconditionnels, il aurait trahi la volonté du peuple sénégalais en refusant de venir combattre sur le terrain. Karim Wade aurait également menti sur son retour au Sénégal. Voilà pourquoi, il perd tous ceux qui le soutenaient, notamment les jeunes marabouts qui ont ainsi disparu de la circulation. Karim Wade se trouve de plus en plus isolé, à cause de sa stratégie.La rédaction de Xibaaru

Doudou Wade contre la nomination du Premier magistrat de Dakar: «Un maire,ça s’élit»

https://www.dakaractu.com/-L’idée de voir le maire de Dakar être nommé en lieu et place d’une élection rend le secrétaire général adjoint chargé des conflits du Pds, furieux. Doudou Wade qui participait à une discussion sur les réformes en cours sur la ville de Dakar, a fait savoir que c’est de faire des pas en arrière que de vouloir nommer un maire pour la capitale.
L’ancien président du groupe parlementaire libéral a rappelé tous les combats menés pour donner à Dakar un premier magistrat élu. Fort de cet constat, il exhorte les autorités à œuvrer à consolider les acquis. « Un maire, ça s’élit, ça ne se désigne pas », tonne Doudou Wade qui ne veut pas entendre parler de modèle copié à l’extérieur.
Déterminé à mener le combat de la préservation du mode de désignation du maire de Dakar, le SG Adjoint du Parti démocratique sénégalais rappelle que c’est l’affaire de tout dakarois. Car, conscientise-t-il, « si l’on n’y prend garde, on risque de voir un maire de Dakar être enterré à Tamba ». De l’avis du responsable libéral, les initiateurs de cette réforme nourrissent un complexe devant les Dakarois.

APR: UN PARTI, DEUX JEUNESSES

https://www.seneweb.com/-Macky Sall a reçu le 13 février dernier, au palais de la République, certains de ses ouailles autour d’un déjeuner. Sur place, il y avait son chef de cabinet politique Mame Mbaye Niang, maître d’œuvre de la rencontre, l’actuel Secrétaire d’Etat auprès du Ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur Moise Sarr, le Directeur général de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (Asp), Birame Faye, l’administrateur de Maison de la presse Bara Ndiaye, le Directeur Général de l’Anpej Tamsir Faye et le coordonnateur du Meer Abdoulaye Diagne.
Mais, signale le journal L’As dans sa livraison de ce samedi, que certains jeunes responsables influents de l’Alliance pour la République (Apr) ont été zappés à l’image de l’actuel ministre de la Jeunesse, Néné Fatoumata Tall, du député et porte-parole adjoint de l’Apr Abdou Mbow, de l’ancienne coordonnatrice de la Cojer, maire de Diarrère et non moins directrice de la Case des Tout-Petits Thérèse Faye Diouf, du Directeur général de l’Adie et responsable de l’Apr à Grand-Yoff Cheikh Bakhoum… Qui parlait de «camps rivaux» dans le parti du chef de l’Etat ?

Pour Sa Dimension: Le Temps Est Venu De Rendre Hommage À Me Abdoulaye Wade

https://www.xibaaru.sn/-Me Abdoulaye Wade, secrétaire général national du Parti démocratique sénégalais (PDS) et ancien Président de la République mérite tous les honneurs. Tout le monde peut lui reconnaître son parcours infatigable, d’avoir été l’homme qui a combattu partout en Afrique et à travers le monde pour promouvoir la démocratie. Me Abdoulaye Wade peut se targuer en sa qualité d’ancien Président de la République d’avoir ouvert de nombreux chantiers au Sénégal.
C’est grâce à ses projets généreux de placer le Sénégal sur les rampes du développement et de désengorger Dakar qui étouffait qu’ont été érigées les idées de construction de nouvelles autoroutes et d’autres édifices. Me Abdoulaye Wade a eu la générosité de construire un nouvel aéroport international à Diass à la place de celui international Léopold Sédar Senghor à Dakar qui ne présentait plus de garanties de sécurité à cause de l’engorgement qu’il y a à son alentour. Tous les hommages à Me Abdoulaye Wade pour avoir contribué grâce à son combat infatigable à l’avènement de la démocratie et d’une ère nouvelle en Afrique, même si lors de son exercice au pouvoir, la bonne gouvernance n’a toujours pas été au rendez-vous. Rendons toutefois à Me Abdoulaye Wade ce qu’il mérite.
Diamnadio n’aurait jamais été une nouvelle ville, pôle d’attraction et de développement pour le Sénégal, si cela n’avait été une des merveilleuses idées du Président Abdoulaye Wade. Pourquoi avoir l’orgueil de le taire et d’attendre sa disparition dont seul Dieu sait, pour enfin lui rendre l’hommage qu’il mérite. Non, c’est de son vivant que cela doit se faire. La plus grande injustice, la plus grande insulte à l’histoire ne se feront que si Me Abdoulaye Wade ne bénéficie aujourd’hui de tous les hommages dont il mérite. Si Macky Sall pense aujourd’hui construire un stade de football de dimension mondiale à Diamnadio, y édifier d’autres infrastructures, c’est grâce à Me Abdoulaye Wade qui a tracé la voie.
Répétons-le encore une fois, c’est de son vivant que Me Abdoulaye Wade doit être honoré
De son vivant, un monument- à la hauteur de ce grand homme pour le Sénégal, l’Afrique doit porter son homme. Quel joli hommage et quelle belle reconnaissance que le Sénégal lui devra alors. Le Président Macky Sall aurait été bien inspiré, s’il lui parvenait l’idée de baptiser le nom du futur stade olympique de Diamnadio au nom de Me Abdoulaye Wade ou pourquoi pas lui donner le nom de cette nouvelle ville du Sénégal. Une nouvelle ville dont tout le mérite revient à Me Abdoulaye Wade.

Lettre ouverte à tous les responsables et membres de l’APR Par Abdoulaye Diop Coordonnateur Cojer départementale de Kaolack

Cette lettre a pour objet de lancer un appel aux instances,aux organes,aux membres et sympathisants du Parti pour préserver la sérénité et le sang-froid dans nos rangs . Chers camarades,depuis un certain temps,des forces hostiles à l’ascension fulgurante de l’Alliance Pour la République mènent un combat insidieux pour semer le doute et la suspicion dans les esprits.Tout ce qu’ils veulent c’est installer le Parti dans une paranoïa permanente.Ce n’est pas vrai,il n’y a aucun comploteur dans le Parti,cadres et militants sont tous derrière le Président pour le succès du programme 535. Chers camarades,je condamne fermement la calomnie voire la diffamation proférées par certains de nos responsables pour,disent-ils,freiner tout militant ou cadre Apériste qui serait tenté de lorgner le fauteuil présidentiel ce qui est, à mon avis,une erreur grave. Chers camarades,un Parti politique est comme le corps humain et ses membres doivent fonctionner,j’allais dire toutes les cellules.Mais ce qu’on voit dans le Parti est effroyable car tout organe qui fonctionne en vue de massifier ou d’enrôler de nouvelles têtes est qualifié de cellule dormante pour renverser ou déboulonner le régime en place. Chers camarades,il me plaît de vous rappeler une Maxime américaine »Pas d’animation, pas de Parti fort » donc de grâce pensons à fortifier davantage notre chère organisation politique au lieu de disloquer le groupe sur la base de simples suppositions ou d’élimination d’honnêtes gens qui travaillent et défendent aussi le bilan et les projets innovants du Président. Chers camarades,il faut retenir ceci,en politique soit on sert son leader ou on soutient le projet qui l’affaiblit. Chers camarades,notre Parti doit rester au pouvoir aussi longtemps que le Président Macky Sall le souhaite mais ceci n’est possible que si nous restons solidaires,unis comme un seul homme dans le but d’accompagner le Président pour la réussite de son mandat en cours.Chaque jour qui passe Son Excellence M.Macky Sall nous montre la voie à suivre en s’inscrivant dans l’action et non dans la polémique destructrice,de dislocation comme c’est le cas présentement. Chers camarades,faisons la paix des braves si nous voulons servir le Président et ayons la maturité de laver le linge sale en famille car le Parti doit aller très loin.

Macky 2/L’an 1: «Entre un climat social stable et une bonne situation de l’économie nationale»(Abdou Mbow)

https://www.dakaractu.com/-De prime abord, le porte-parole adjoint de l’Alliance pour la République évoque les chantiers entamés lors du premier mandat et qui sont en cours de finition tout comme ceux qui ont démarré avec ce présent mandant. « Ce qui renseigne sur l’état d’avancement de notre pays », déclare Abdou Mbow qui fait également un bilan reluisant de notre économie, qui selon lui, est à un niveau appréciable.
Le président de la commission des affaires étrangères à l’Assemblée Nationale explique sa pensée par la croissance économique qui est de 6% non sans oublier l’inflation écomique chiffré aujourd’hui 1%. Poursuivant son argumentaire, Abdou Mbow affirme que la première des choses à laquelle s’attelle le président de la République est la pacification du climat social, d’où son appel au dialogue social et politique qui est en train de se dérouler.
Pour finir, le responsable de l’Apr à Thiès a  salué les bonnes relations diplomatiques que le Sénégal entretient avec beaucoup pays du monde. Des relations ayant été sanctionnées cette année par la visite de plusieurs chefs d’Etat au Sénégal…

Macky 2/L’an 1: Cheikh Abdou Mbacké Bara Doly parle de violation de la constitution et de flambée des prix.

https://www.dakaractu.com/Pour le Vice-président de la commission des lois à l’Assemblée nationale, le bilan de la première année de gestion du chef de l’État après sa réélection se résume à une violation de la constitution et une flambée des produits de consommation.
Selon le coordonnateur de Bokk Guiss Guiss à Touba, conformément à la constitution, le président se devait de faire une déclaration de patrimoine aussitôt après sa prestation de serment, ce qui n’est malheureusement, pas toujours le cas.
Un fait qui dénote selon lui, d’un manque de respect et de considération des Sénégalais.
Par ailleurs, l’honorable député a déploré le renchérissement des denrées de première nécessité depuis que Macky Sall est réélu, comme en atteste selon lui, le coût de l’electricité, du carburant, du riz de la bonbonne de gaz entre autres produits qu’il a cité dans cet entretien..

Hommage National à OTD: Un Homme aux qualités reconnues unanimement…

https://www.dakaractu.com/-Les grands Hommes ne « meurent » jamais!!! Ousmane Tanor Dieng fait naturellement partie, de ces hommes qui ont marqué l’histoire politique du Sénégal. Ce qui lui a valu, même après sa disparition, la reconnaissance de toute la nation, comme c’est encore vu ce matin, avec cet hommage que lui rendent son Parti et toute la classe politique du Sénégal.
C’est dans un contexte solennel et de recueillement que cet hommage s’est tenu à la maison du Parti socialiste, sous la présence de plusieurs responsables politiques venus des 14 régions du Sénégal. Du côté de l’opposition, il a été noté la présence d’Idrissa Seck, Malick Gakou, Adjibou Soumaré, Issa Sall etc… La mouvance présidentielle était représentée avec Abdoulaye Diouf Sarr, le ministre Serigne Mbaye Thiam, Amadou Hott, Ismaïla Madior Fall, Zahra Iyane Thiam, le ministre du travail Samba Sy.
D’autre part, Serigne Cheikh Gaïndé Fatma qui était très attaché à Ousmane Tanor Dieng était  aussi présent à cet hommage.

Aïda Sow Diawara (Mouvement national des femmes socialistes): «Notre émotion est grande (…),Tanor était un grand défenseur des femmes»

https://www.dakaractu.com/Prenant la parole en qualité de représentante  du mouvement national des femmes socialistes, la députée Aïda Sow Diawara a exprimé son émotion en cette journée de prières et d’hommage rendus à Feu Ousmane Tanor Dieng.
« Notre émotion est grande aujourd’hui, car nous avons toujours apprécié la démarche de Ousmane Dieng », souligne la vice-présidente des femmes socialistes.
Aïda Sow Diawara de poursuivre : « Tanor a pu faire face aux départs dans le parti alors que nous avions perdu le pouvoi d’alors. Et nous avons vécu la dignité avec laquelle Ousmane Tanor a pu gérer le Parti socialiste ».
À travers l’image du défunt président du Haut Conseil des collectivités territoriales, Mme Aïda Sow Diawara voit un grand défenseur des femmes. « Nous pouvons dire que Tanor a été  un grand défenseur des femmes. La parité  politique c’est aussi quelque part l’œuvre de Ousmane Tanor », témoignera la députée, avant de prier à nouveau pour le repos éternel de l’âme de l’ancien secrétaire général national du parti socialiste…

Hommage à Tanor/Maison du Parti: L’heure de la grande retrouvaille entre le pouvoir et ses plus grands opposants?

https://www.dakaractu.com/–L’heure de la grande retrouvaille a-t-elle sonné entre le pouvoir et les plus grands opposants au Sénégal?
En tout cas, c’est ce que semble révéler, ce dimanche 23 février 2020 à la maison du parti socialiste, la cérémonie de prières et d’hommage rendus à feu Ousmane Tanor Dieng, ancien secrétaire général national du parti socialiste.
Une cérémonie exceptionnelle qui a vu la présence de tous les acteurs de la classe politique sénégalaise, notamment Idrissa Seck un des plus grands opposants du régime du président Macky Sall, Doudou Wade du parti démocratique sénégalais, Adjibou Soumaré,  Malick Gakou du grand Parti, Bamba Fall de Taxawu Dakar et des membres de la société civile.
Le président de la République Macky Sall qui a marqué sa présence à cette cérémonie, est allé serrer la main de ses adversaires politiques de l’opposition.
Face à face, le président Macky Sall et Idrissa Seck se sont serrés les mains, sourires aux lèvres, avant d’échanger quelques propos sous les applaudissements des militants qui semblent profondément sensibles au geste fort des deux hommes…

Idy ‘ressuscite’ Tanor: «Ousmane nous a offerts son livre…comme source d’inspiration intarissable»

https://www.dakaractu.com/-« Ousmane Tanor Dieng n’était pas la propriété exclusive du parti socialiste, mais de toute la nation »… Ce sont les premiers mots qu’Idrissa Seck a fait ressortir en parlant d’Ousmane Tanor Dieng.
Le patron de Rewmi a confirmé que l’ancien président du Haut conseil des collectivités territoriales s’est toujours tenu au premier rang, dans la fidélité, la loyauté et la perséverance dans l’action.
Il estimera que l’homme représente pour la jeunesse du pays, de l’Afrique et du monde, un exemple typique d’homme d’État, d’une élégance et d’une sagesse inégalées.
« Oousmane Tanor Dieng n’est pas parti, il est présent car, il nous a offerts son livre qui est aujourd’hui comme une source d’inspiration intarissable », reconnaît le leader du Rewmi.

HOMMAGE A TANOR–POURQUOI KHALIFA ET BARTHÉLEMY ONT BRILLÉ PAR LEUR ABSENCE

NETTALI.COM- Les socialistes ont organisé des cérémonies d’hommage à Ousmane Tanor Dieng à Ngueniène et à Colobane. Invité du Jury du dimanche, Barthélemy Dias a donné les raisons pour lesquelles Khalifa Ababacar Sall et lui ne se sont pas rendus auxdites cérémonies.
Le maire de Mermoz-sacré cœur était, ce dimanche, l’invité de Mamoudou Ibra Kane à l’émission Jury du dimanche. Sur les ondes de Iradio, Barthélemy Dias a été interrogé sur le fait que Khalifa Ababacar Sall et lui ne se sont pas rendus aux cérémonies d’hommage à Ousmane Tanor Dieng. En effet, les Socialistes du Sénégal avaient organisé des cérémonies d’hommage dédiées à leur défunt Secrétaire général à Nguéniéne, sa terre natale et au siège du Ps sis à Colobane. Pour répondre à cette question, l’édile de Mermoz-sacré cœur a tout simplement dit que c’est parce qu’ils ne sont pas invités. « La plupart des gens qui y seront invités ne pourront pas témoigner de l’homme. Vous me demandez pourquoi on attend une invitation pour participer à cette cérémonie d’hommage, puisse que le défunt était notre Secrétaire. Mais je vais vous dire que nous n’avons pas envie d’aller à la maison du parti et qu’il y ait des débordements et que l’on nous les reproche », a dit l’ancien patron des jeunesses socialistes.
Par ailleurs avant sa disparition, l’ancien président du Haut conseil des collectivités territoriales avait formulé un vœu pour les retrouvailles de la grande famille socialiste. Selon Bathélémy Dias, il a fait ce qu’il avait à faire pour le matérialiser mais ses camarades socialistes qui sont du côté de la majorité présidentielle ne veulent pas perdre leurs privilèges. C’est pourquoi, estime-t-il, ils relèguent au second plan la question afférente à ces retrouvailles.

DES NOUVELLES DE KHALIFA SALL

http://www.emedia.sn/-Ceux qui pensent que Khalifa Sall a renoncé au combat politique peuvent déchanter. Après son élargissement de prison, le 29 septembre 2019, le maire déchu de la capitale avait entamé des visites de remerciements auprès de ses illustres soutiens. Mais, depuis lors, pas de nouvelles.
Interpellé sur les activités de son mentor à l’émission JDD, Barthélémy Dias rassure ses camarades. « Je peux dire que sous peu de temps, je ne dis même pas qu’ils vont l’entendre ou le voir, mais ils le verront chez eux. Khalifa Sall rentrera dans toutes les maisons. Vous le verrez bientôt. C’est une question de jour. Je ne parle pas de semaine ni de mois », déclare Dias.
Selon lui, l’ex édile de Dakar est plus que jamais déterminé à mener le combat politique pour la restauration de la démocratie au Sénégal. « On lui a imposé un combat qu’il n’a pas choisi. Dans la tête de khalifa Sall, il n’est pas question d’une amnistie. Il ne s’agit même pas d’être président de la République ou pas. Son seul combat est de restaurer la démocratie, les valeurs et les principes au Sénégal », souligne le maire de Mermoz Sacré-Cœur. Babacar FALL

LA CREI SOUS INFLUENCE POLITIQUE PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, EMMANUEL DESFOURNEAUX

EXCLUSIF SENEPLUS – L’absence de recours était une faille manifeste – Je n’ai jamais dit que ceux qui ont été poursuivis étaient innocents – Il faut rendre immortelles les actions de prévarication –

 ENTRETIEN AVEC ABDOUL MBAYE

Cette interview d’Abdoul Mbaye portant sur la CREI, toujours en pleine actualité, revêt une importance majeure pour trois raisons :
– D’une part, Abdoul Mbaye était Premier Ministre au moment où la traque des biens mal acquis a été lancée.
– D’autre part, Abdoul Mbaye est issu d’une famille dont le père, feu le juge Kéba Mbaye, marqua de son empreinte la justice sénégalaise avec son exigence d’éthique. Ce dernier rappelait souvent l’importance de plus d’éthique et de plus de développement dans l’action politique. Ce n’est pas la politique politicienne qui développe un pays, ajoutait-il.
– Enfin, tandis que des agents publics, hauts-fonctionnaires et ministres se font épingler par les rapports de l’OFNAC, de l’IGE et de la Cour des comptes, l’avis d’Abdoul Mbaye, pour ma part, est essentiel sur les stratégies de lutte contre la corruption. Les questions ont été posées sans concession et les réponses, par conséquent, me semble-t-il, ont été directes.
Cette interview se présente en deux parties : l’une qui se penche sur la période d’Abdoul Mbaye en sa qualité de Premier ministre ; l’autre qui s’intéresse à la pensée d’Abdoul Mbaye indifféremment de sa fonction de Premier ministre. La distinction entre ces deux périodes, entre le Premier ministre qu’il fût et l’opposant qu’il est devenu, permettra au lectorat d’apprécier la constance ou pas de l’ancien Premier ministre sur la CREI.
Cette interview inédite est suivie de mon édito : « La mise en débat de la CREI », à lire ce lundi sur SenePlus. Depuis quelques années, j’ai un regard critique sur cette juridiction d’exception. Je l’ai dénommée « Léviathan judiciaire ». La confrontation des idées, tout particulièrement en démocratie, dans le respect du contexte sénégalais et des personnes, ne pourra qu’enrichir le débat sur la lutte contre la corruption. D’autant plus que les éléments de convergence sont loin d’être négligeables entre les défenseurs et les accusateurs de la CREI.
Interview : Première partie : Abdoul Mbaye, Premier ministre :
Quel rôle avez-vous joué dans la réactivation de la CREI ? Comment les tâches étaient-elles réparties entre Aminata Touré (à qui la paternité de la lutte contre l’enrichissement illicite est attribuée) et vous ?
Abdoul Mbaye : Selon moi, la CREI devait être un recours ultime, et à ce titre ne devait pas disparaître. Pour moi l’objectif principal était de récupérer le maximum de l’argent volé selon la démarche suivante :
• Enquêtes approfondies conduites sous l’égide d’un « board » constitué sous ma présidence avec présence des ministres concernés, de représentants de la société civile et d’experts (avocats spécialisés, président de l’ordre des experts comptables) aussi les chefs de tous les corps de contrôle de l’Etat.
• Appel à un cabinet international spécialisé dans la recherche d’informations financières (Kroll international consulté avait fait des propositions acceptées).
• Négociation avec le concerné sur la base des informations disponibles lui prouvant qu’il se trouve « à découvert ».
• En cas de refus de rendre le maximum des valeurs identifiées comme volées, recours à la douane (on oublie souvent les sanctions prévues par la réglementation des changes avec des amendes pouvant aller jusqu’à 5 fois les montants sortis ou détenus à l’étranger sans autorisation) et à l’administration fiscale avant la CREI. Cette démarche avait fait l’objet d’échanges avec des experts de la Banque mondiale conviés. Ils avaient confirmé qu’elle répondait davantage au souci d’efficacité consistant à récupérer des sommes importantes qui auraient été détournées. Cette démarche a finalement été rejetée, toute responsabilité dans le recouvrement des biens mal acquis m’a également été niée. Cela préparait le traitement politique de la question. C’est ce qui explique ma décision de totale non-implication dans ces dossiers.
N’avez-vous jamais eu de doutes sur le caractère politique de la traque des biens mal acquis ?
La CREI n’a finalement répondu qu’à une logique politique. Voir ci-dessus. La seule fois où j’ai soutenu le Ministre de la justice, c’est lorsque l’opposition en crainte « globale » a choisi de me viser comme bouc émissaire avec cette motion de censure portant sur les soi-disant milliards de Habré. Le Gouvernement est un organe collégial. Par principe, ce soutien était nécessaire dans une démarche où, contre la nouvelle opposition, il me fallait prouver que les voleurs c’étaient eux. Nous étions d’ailleurs au début de la liste et des actions de poursuite, et je ne pouvais imaginer que celles engagées seraient à ce point sélectives.
N’avez-vous jamais vu les imperfections de la CREI telles que l’absence de recours ?
L’absence de recours était une réalité. Bien entendu que cette faille était manifeste. D’où une démarche proposée au Chef de l’Etat visant à éviter la CREI comme je viens de vous le souligner. Mais cependant le refus d’être associé à une démarche politisée de lutte contre les biens mal acquis suffisait sans que je ne me mette à contester l’existence même de la CREI. Cela n’aurait pas eu de sens politique et même éthique. Je n ‘ai en effet jamais partagé l’idée selon laquelle : à défaut de les poursuivre tous, ne poursuivons personne. Je n’ai jamais dit que ceux qui ont été poursuivis étaient innocents. Je dis plutôt que la vraie justice doit être impartiale en sus de sévir contre des présumés coupables dument identifiés. Toute notre justice est d’ailleurs concernée.
Avez-vous eu une pensée pour Karim Wade lorsqu’il fut arrêté ? Notamment en pensant aux paroles de Me Abdoulaye Wade lors de la cérémonie d’hommage à votre père où le Président avait déclaré à votre endroit que vous étiez son enfant.
Je dis aussi que A. Wade est mon père, et cela est sincère en moi. Mais j’ajoute toujours : « même si nous n’avons pas la même conception de la gouvernance de la chose publique ». Pour le reste, ceux qui me connaissent savent que même si mon frère de sang avait agi comme certains, s’enrichissant au détriment du peuple, j’aurais demandé des poursuites contre lui. Où pensez-vous que l’attitude d’un gouvernant chargé d’appliquer la justice devrait d’abord être guidé par le lien familial ? La seule ligne de défense que j’ai trouvée à ce jour en faveur de ceux choisis pour être poursuivis avec l’objectif de les faire entrer au sein de la majorité ou tuer leur influence politique : la justice inégale est injustice. Cela dit, au-delà de cette concession, les criminels en col blanc doivent tous être poursuivis. J’ai d’ailleurs soutenu le candidat Macky Sall en partie à cause de cette partie de son programme. Je n’ai pas fait un choix de famille.
Deuxième partie : Abdoul Mbaye au-delà de la primature
Quelle est l’influence de votre père dans votre position de maintenir la CREI ? Pensez-vous que la CREI n’est-elle pas une sorte de consécration indirecte de son concept de droit au développement ? Comment aurait réagi votre père sur la réactivation de la CREI ? Sa position n’aurait-elle pas été mitigée ? A la fois une nécessité pour l’éthique politique mais des questionnements autour du respect des droits de l’homme (il ne récusait par l’universalisme des droits de l’homme) qui, malgré leurs générations, sont indivisibles et interdépendants (Art.6 2 de la Déclaration sur le droit au développement des Nations unies du 4/12/1986).
Il n’est un mystère pour personne que mon père était contre la CREI. Parce qu’il était contre le principe des juridictions d’exception. Je pense qu’il pressentait également son usage à des fins politiques. Cependant, il n’a jamais été pour le vol des ressources publiques. Cela le révulsait au plus haut point (voir sa leçon inaugurale à l’UCAD sur l’Ethique au Sénégal). Je suis personnellement pour le maintien-réaménagement (ajout du recours) de la CREI (plutôt cela que rien comme le souhaitent certains). Une autre solution pourrait être la désignation dans le dispositif « normal » de procureurs spécialisés dans la lutte contre la corruption, comme ailleurs des procureurs sont spécialisés dans la lutte anti-terroriste.
Pouvez-vous préciser en quoi le renversement de la charge de la preuve ne porte pas atteinte à la présomption d’innocence (La France ne consacre pas l’infraction d’enrichissement illicite au regard de son incompatibilité avec la présomption d’innocence et pourtant des ministres et autres sont épinglés) ? 
Que fait-on lorsque l’on prend quelqu’un avec une valise pleine d’argent dont il déclare être propriétaire et dont il est incapable de prouver l’origine ? Où est la preuve à rechercher ? S’agit-il du constat d’un argent mal acquis (et donc déjà une preuve) sauf précision de sa source, ou faut-il la preuve de sa source précise par le poursuivant ? Savez-vous qu’une valise contenant des produits de contrebande au-dessus de votre tête dans un train, même si elle ne vous appartient pas, vous fait coupable de contrebande ? Le grand tort que fait la corruption au développement de l’Afrique, les milliers de morts par la faim, les morts évitables par un minimum de soins de santé, etc. appellent de toutes façons des mesures particulières pour lutter contre. Une comptabilité mal établie, non équilibrée, conduisant à des pertes pour l’actionnaire et un enrichissement du comptable aboutit à de l’abus de biens sociaux. La logique de la CREI est une logique de « comptabilité individualisée ». Elle ne me dérange pas. N’oublions pas non plus que la décision finale en matière de justice est également affaire d’intime conviction de jurés ou de juges. Dans le cas d’enrichissement illicite, vous semblez retenir avec cette fiction d’inversion de charge de la preuve que le silence du prévenu le protégerait, car il adopterait l’attitude suivante : « il y a certes différence entre mes revenus et mon patrimoine mais je me tais et à vous de prouver que la différence est de l’argent mal acquis ». A quoi servirait alors tous les dispositifs de déclaration de patrimoine à travers le monde ?
Ne pensez-vous pas que l’affaire de Karim Wade a discrédité à tout jamais la CREI ? Et qu’il faudrait penser à d’autres pistes pour poursuivre le même objectif tout en tirant les leçons de dysfonctionnement de cette juridiction d’exception ?
Que faites-vous des autres manipulations de la justice ? Faut-il à chaque fois supprimer la cour concernée ou réformer et se battre pour corriger des imperfections. Moins d’ailleurs pour ne pas punir des innocents, c’est plutôt un combat pour que personne ne puisse passer au travers des mailles du filet.
Tous les cas de corruption cités par l’OFNAC, la Cour des comptes et l’IGE, ne peuvent-ils pas recevoir un autre traitement judiciaire en dehors de la CREI ? C’est-à-dire l’intervention de juridictions répressives ordinaires.
Mais c’est bien le cas ! Plusieurs des dossiers sont chez le Procureur de la République qui refuse de poursuivre parce qu’il s’agit de responsables politiques de la majorité. Le problème n’est pas dans la juridiction traitante. Il est dans le traitement politique des dossiers.
L’identification du patrimoine ne pose-t-il pas problème dans le cadre de la CREI ? A l’exemple de Karim Wade – pour établir l’enrichissement, peut-on attribuer toutes sortes de biens sans preuves tangibles ? N’est-ce pas là le danger de la CREI et du renversement de la preuve appliquée semble-t-il aussi à l’identification de la richesse supposée ?
La possibilité d’un recours permet d’éviter ce genre de choses. Mais là encore, en Cour d’appel, un jugement récent me condamne en précisant que je reconnais avoir acquis une villa à Fann Résidence. Cela est complètement faux. Parmi 6 autres mensonges, l’objectif est, dans le cadre d’une procédure de divorce, de me condamner au pénal pour me priver de mes droits civiques et me rendre non-électeur et non éligible. La réponse n’est certainement pas dans la suppression des Cours d’appel !!
Après avoir déclaré « l’origine de l’argent du politicien est très rarement licite », avez-vous pris les mêmes précautions concernant Habré ?
Oui. En interrogeant directement mon collègue du groupe BIAO à Niamey. Je connais de manière très précise l’origine de cet argent (250 millions FCFA dans la banque que je dirigeais).
Quelles actions envisagez-vous dans le cadre de votre parti pour sensibiliser et éduquer sur l’éthique le Sénégalais dès lors que vous constatez une « débauche de comportements et d’attitudes » les concernant ?
Par le discours politique faisant le lien entre ces attitudes et leur souffrance.
Comment jugez-vous les propos de Cissé Lô qui plaide pour la suppression de la CREI au motif que tous les sénégalais devraient rendre compte devant cette juridiction ?
Il existe un projet de suppression de la CREI visant à empêcher que des suspects puissent être sanctionnés un jour. Tel est le projet : supprimer l’arme dissuasive que constitue la CREI, ne pas avoir de comptes à rendre, et ainsi poursuivre leur action de rapine au détriment des Sénégalais.
Comment renforcer le journalisme d’investigation au Sénégal dans le cadre de la lutte contre l’enrichissement illicite ?
Voilà un beau projet auquel j’appelais récemment lors de la dédicace du livre de Pape Alé Niang consacré à un dossier de l’OFNAC demeuré sans suite. A défaut de pouvoir être jugé (par la CREI ou d’autres juridictions), il faut rendre immortelles les actions de prévarication. Sur le long terme le peuple et l’histoire doivent juger ce type de criminels. Les livres sur les héros sont foison ; il en faut aussi sur les criminels. Qu’au moins cette sanction existe à défaut de celle administrative et pénale ! Elle pourrait être utile parce que dissuasive. Aider les journalistes d’investigation ? Il faudrait que cela vienne de non politiques pour des raisons évidentes d’impartialité. La publication régulière des rapports de corps de contrôle indépendants reste toutefois les meilleurs ouvrages à rendre publics. Mais d’abord aux gouvernants et à la justice de jouer leurs rôles. Notre problème en Afrique est celui du mal fonctionnement de nos institutions.

Ce qui a précipité la « Fatwa » de Serigne Mountakha contre Aïda Diallo

https://www.seneweb.com/Comment la veuve de Cheikh Béthio, qui avait retrouvé son aura, est-elle tombée en disgrâce, quelques semaines plus tard, auprès de Serigne Mountakha Mbacké ?
Selon L’Observateur, Serigne Moustapha Diakhaté Khidmatoul Khadim et Serigne Fallou Fall Mbawor ont effectué, jeudi dernier, une visite de courtoisie auprès du Khalife des Mourides, actuellement à Porokhane, pour regretter la tournure subversive que prennent les audiences accordées à Aïda Diallo.
Ils ont fait savoir à Serigne Mountakha que la veuve de Cheikh Béthio utiliserait ses rencontres avec Serigne Mountakha pour crédibiliser sa position de guide des Thiantacônes.
Les deux dignitaires mourides ont aussi signifié au Khalife qu’ils n’excluent pas de s’en prendre à la dame, si toutefois elle persiste dans ses faits  et gestes.
Serigne Mountakha a alors tout fait pour les raisonner et tempérer leur colère. Mais, le guide des Mourides a senti une certaine rancœur chez ses hôtes.
C’est alors qu’il a mis à profit la cérémonie de clôture de la journée des « Xassaids », en prélude au Magal de Porokhane 2020, pour rendre publique cette décision.

Décès du Pca de la SSPP Le Soleil, Mamadou Amadou Tamimou Wane

https://actusen.sn/Le Pca de la SSPP Le Soleil, Mamadou Amadou Tamimou Wane, est décédé dans la nuit du samedi au dimanche à Dakar. Mamadou Amadou Tamimou Wane était également ancien directeur du journal Carrefour républicain.La levée du corps est prévue à 16H à la Mosquée de la Patte d’Oie Builders et l’Inhumation aux cimetières musulmans de Yoff.

Cimetière de Soumbédioune: Un fœtus déposé devant la Rfm

https://actusen.sn/-Un fœtus a été retrouvé en début de soirée, vendredi, à côté du cimetière des abattoirs, à Soumbédioune, en face de la Rfm. L’information a été donnée par la radio elle-même, soulignant que la police de la Médina a ouvert une enquête sur cette affaire.

Quand on s’oppose,on est un saint. Honni soit qui mal y pense

http://canal221.com/Le caveau des pirates. Là où s’enterrent les principes et la lucidité et la sincérité. Ensevelis sous le poids de la partisannerie. Les raisonnements y sont maquillés, parés des plus beaux atours du discours accommodant, complaisant ou calomniateur. C’est la marque de fabrique de la maison funèbre du coin, réseau social sénégalais. Ici gît la conscience citoyenne et sa descendance : opinion publique et adhésion populaire. Elles sont mortes de leur belle mort, d’aveuglement, signe d’immunodéficience acquise. Pour ou contre tel ou tel autre individu, les avis y sont taillables et plaidables à la mesure de celui qui parle ou de celui qui fait, rarement au caractère intrinsèque des faits et gestes.
Des idées arrêtées sans effort de discernement fixent les positions affichées sur le panel des échanges politiques dans un espace clos de tergiversations et d’ajournements. Point de place aux mouvements, rien que de l’emportement. L’pinion, toute enflammée, s’inscrit dans une logique binaire : amie ou ennemie du régime sur des questions d’actualité. Beaucoup s’opposent ou s’approuvent, enchainés à de simples manifestations d’intérêts particuliers sinon à des significations immédiates dictées par des susceptibilités de disciples ou par des ressentiments de victime devant l’éternel, « hasta siempre ».
La réalité, c’est que la vie a changé pour nous tous. Il faut savoir le constater sous peine de sombrer dans le ridicule, en essayant de se refaire à partir de ce qui n’existe plus. La réalité, c’est que l’électricité nous éclaire, et que si quelqu’un décide de faire sauter les centrales, nous serions tous dans le noir, et que personne, ni même les gardiens autoproclamés du temple, ne pourra réclamer la lumière des ancêtres. Chacun y va de son humeur et de ses connaissances occasionnelles et fragmentaires si bien que le débat public sénégalais s’embrouille toujours de futilités sinon d’excès.
Jusque-là, les positions citoyennes sur des sujets d’actualité sont façonnées à partir de simples coups médiatiques suivis d’effets d’indignation. Le « wax waxeet », courant dans le paysage politique sénégalais, n’est pas l’apanage d’un personnage politique en particulier. Il est inhérent au système politique local et est le corollaire de nos rapports courbes avec la classe politique. Ces derniers ne sont pas définis par des codes de compétence et de confiance, mais fixés d’avance dans l’agenda des hommes et des femmes à couronner ou à casser. S’il faut dénoncer la transhumance, il faut aussi invalider les vicieuses liaisons destinées à gêner l’édile jusqu’à le raccorder au diable. Il y va de notre honnêteté intellectuelle.
Belote et rebelote en permanence, la même situation connue en 2000 et en 2012 se reproduira encore et encore. Des hommes à abattre ou à caresser sont d’avance désignés d’autorité à travers réseaux sociaux, bazars sauvages. Le mot d’ordre est sans appel : tirer à feu nourri sur les uns. Peu importe ! Ainsi, se déploie la tyrannie de la logique binaire qui n’autorise pas la nuance. C’est cela qui nous fait tourner en bourrique depuis bien longtemps. Par le jeu des rapprochements ponctuels et par des effets simplistes d’entrainement, la crétinisation des enjeux est consacrée au caveau des pirates.Birame Waltako NDIAYE


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