Revue de presse du Dimanche 23 Août 2020

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En Méditerranée, la puissance montante de la Turquie face à la France

https://www.financialafrik.com Alors que la Turquie, membre de l’OTAN, a mis en échec les “alliés” en Syrie et en Libye, la voilà qui annonce d’importants gisements gaziers, soit 320 milliards de mètres cube de gaz, découverts en mer noire. Le président turc, Recep Erdogan, promet une entrée en production en 2023 et, dans la foulée, réaffirme ses ambitions sur la Méditerranée Orientale où elle étend son armada de guerre face à la Grèce, à Chypre et à l’Union Européenne, obligeant la France à dépêcher des patrouilleurs maritimes et des rafales.
Le risque d’escalade entre la Turquie et la France n’est pas que verbal. Après avoir traité Emmanuel Macron de “petit caïd” via ses ministres, Erdogan a occupé Kastellorizo, une ile grecque située à moins de 2 Km de son territoire et à 580 km de la Grèce, illustrant par là les raisons du refus ancien de son pays de signer la convention internationale sur le droit de la mer. “”Nous allons accélérer nos opérations en Méditerranée avec le déploiement en fin d’année du (navire de forage) Kanuni, qui est actuellement en maintenance”, a déclaré Recep Erdogan, ignorant les coups de menton de Bruxelles et de Paris.
Pour ne rien arranger aux choses, un navire sismique turc, l’Oruç Reis, escorté par des bâtiments militaires est arrivé dernièrement sur une zone revendiquée par la Grèce et a essuyé un accrochage avec la marine grecque vite mise en déroute, poussant Erdogan à prononcer un discours guerrier devant les officiels et à menacer Athènes de représailles.
Le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, continue d’exhorter Ankara à cesser “immédiatement” ses recherches de gisements en gaz, jugeant que les activités récentes de la Turquie augmentent “regrettablement les tensions et l’insécurité”. Dans l’ensemble, l’Union Européenne semble avoir désapprouvé le déploiement militaire français en soutien à la Grèce. Les 27 ont repoussé l’idée de sanctions, privilégiant le dialogue.
« Nous avons besoin de stabilité en Méditerranée orientale, pas de tensions. Nous sommes conscients de la situation critique dans ce pays. Je suis convaincue que si l’Allemagne et la France unissent leurs forces, nous espérons pouvoir trouver une bonne solution, qui rendra la coopération possible », a déclaré pour sa part Angela Merkel lors d’une conférence de presse conjointe avec le président français Emmanuel Macron, à la suite de leur rencontre, jeudi 20 août, au manoir présidentiel français de Fort de Bregancon sur la côte méditerranéenne.
En attendant les succès de la médiation allemande (Angela Merkel multiplie les contacts entre Athènes et Ankara), un véritable poker menteur est engagé sur la Méditerranée orientale sous fond de gisements immenses de gaz. La Turquie a signé en novembre 2019 un accord controversé de délimitation maritime avec le gouvernement officiel libyen, basé à Tripoli, reconnu par l’ONU et en guerre contre le maréchal Khalifa Haftar soutenu par l’Egypte, la France et les Etats-Unis. L’accord entre la Turquie et la Libye englobe des zones maritimes à proximité de la Crète et des îles grecques de Karpathos, de Rhodes et de Kastellorizo, entrainant l’expulsion de l’ambassadeur libyen à Athènes.
En réponse, la Grèce a conclu un traité similaire avec l’Egypte, pays qui a rompu ses relations diplomatiques avec la Turquie depuis le renversement du gouvernement islamiste de Mohamed Morsi en juillet 2013 par l’actuel président Abdel Fattah al-Sissi, allié des Etats-Unis, non membre de l’OTAN. Suite à l’annonce de cet accord entre ses deux ennemis, la Turquie qui avait suspendu ses travaux d’exploration en guise de bonne volonté, les a repris combinant sondes sismiques et démonstration de force. De son côté, la Grèce a mis ses forces armées en état d’alerte maximale en mer Egée et en Méditerranée Orientale.
La Grèce compte rappelons-le, environ 6000 îles et petits îlots dans les mers Égée et Ionienne, dont plus de 200 sont habités. D’un autre côté, la Turquie possède le plus long littoral de la Méditerranée et entend l’élargir en partenariat avec le gouvernement libyen dont il est le principal garant militaire. En outre, Ankara qui est le sponsor officiel de la la République turque de Chypre du Nord (RTCN), s’est vue octroyer une licence d’exploration en faveur de la Turkish Petroleum (TPAO) appelant de facto à un partage de toute ressource découverte près de l’Ile de Chypre.
A défaut d’accord diplomatique, les différents protagonistes de la région pourront être mis d’accord par les lois du marché du gaz naturel qui font que le cours de ce produit est au plus bas depuis le début de l’épidémie du covid-19, en chute de 18 % du fait de l’abondance de l’offre et de la baisse de la consommation chinoise, japonaise et sud-coréenne, les trois premiers importateurs du GNL.
En dépit de ce contexte de surabondance, Israël devrait commencer l’exploitation de ses immenses gisements trouvés à la lisière de Chypre pour fournir l’Egypte et aussi, via un gazoduc, Eastmed, sur 2 000 km, en partenariat avec Chypre et la Grèce, alimenter l’Italie et l’Union Européenne. Celle-ci s’en trouve soulagée, engagée qu’elle était dans une stratégie de diversification qui lui permet désormais de se soustraire au poids pesant de la Russie, son important fournisseur, qui pourrait tenter, au hasard de la géopolitique, de tourner le robinet dans le mauvais sens comme elle a eu à le faire avec l’Ukraine.  Albert Savana

Mahamadou Issoufou : «Un troisième mandat au Niger signifie un coup d’État»

https://www.seneweb.com Les candidatures au troisième mandat polluent l’atmosphère dans la Cedeao. En effet, le malaise est profond au sein du collège des chefs d’Etat de l’organisation ouest africaine où les pro et les anti 3e mandat se livrent à des attaques à fleurets mouchetés depuis quelques jours. Après le président Bissau Guinéen Umaro Sissoco Embalo qui s’est ouvertement insurgé, lors du dernier sommet de la Cedeao, contre la candidature de certains membres à un troisième mandat qu’il a qualifié de « coup d’état », c’est au tour du président Nigérien, Mahamadou Issoufou d’en rajouter une couche.
« Un troisième mandat au Niger signifie un coup d’État. Nous sommes un parti qui a comme ambition de stabiliser le pays pour progresser », a-t-il déclaré, des propos rapportés par le site Niamey.com. Il ajoute : « J’ai beau chercher, je ne trouve aucun argument qui justifierait que je me sente irremplaçable ou providentiel. Nous sommes 22 millions de Nigériens, pourquoi aurais-je l’arrogance de croire que nul ne peut me remplacer ? »
Une candidature à un 3e mandat, Issoufou ne veut pas en entendre parler et deux activistes Nigériens l’ont su à leurs dépends en 2018. Ces deux acteurs de la société civile Nigérienne ont été emprisonnés pour avoir appelé, à travers les réseaux, le président Issoufou à briguer un troisième mandat.
Au même moment, en Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara a été investi par le Rhdp, candidat à un troisième mandat, après le décès de son « dauphin » Amadou Gon Coulibaly. À Conakry, les manifestations contre le troisième mandat d’Alpha Condé font rage et à Dakar le peuple reste suspendu au « ni oui, ni non » de Macky Sall.
Une chose est sûr, c’est que la stabilité de la sous-région qui a reçu un gros coup avec le putsch au Mali, est plus que jamais menacée. Pour l’heure, il urge pour la Cedeao d’anticiper les potentiels dangers qui découleront, à coup sûr, de ces velléités de briguer un mandat de trop.

Côte d’Ivoire : investi candidat RHDP,Alassane Ouattara prône la paix

 https://www.financialafrik.com/ «Durant ces neuf années, nous avons préservé la paix et la stabilité. J’en appelle à nouveau, à tous mes concitoyens, de mettre fin à la violence. La Côte d’Ivoire est en paix et nous voulons vivre en paix. Qui permettra à chacun de vaquer à ses occupations et de vivre en toute tranquillité », a déclaré Alassane Ouattara, investi, samedi 22 août, candidat du Rassemblement des Houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp).
Ils étaient nombreux, les militants du Rhdp qui ont fait le déplacement ce samedi au stade Félix Houphouet Boigny pour l’investiture du président Alassane Ouattara comme candidat à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. Depuis la veille, arborant des t-shirt orange, blanc ou vert avec l’effigie de leur leader politique, les militants du parti étaient déjà présents sur le site de la manifestation. Tôt ce matin, les différentes artères menant au stade grouillaient de monde, sous la houlette des coordonnateurs départementaux.
Après plusieurs interventions, dont celle de la Grande chancelière Henriette Dagri Diabaté, le candidat du Rhdp, Alassane Ouattara, président de la République, a réaffirmé sa volonté de maintenir la paix, “gage de stabilité”. “La paix qui permet aux jeunes d’exprimer leur talent et aux investisseurs de contribuer au développement de notre économie en créant plus d’emploi pour les jeunes”, a-t-il dit en rappelant son bilan.
« Depuis 2011, nous avons changé le visage de nos villes et de nos villages, nous avons changé le quotidien des milliers d’ivoirien. Sur la période allant de 2012 à 2019, nous avons permis à plus de 5 millions de nos compatriotes d’avoir accès aux soins de santé grâce à la construction de centres de santé de proximité et d’hôpitaux généraux. Sur la même période, ce sont plus de 6 millions d’Ivoiriens qui ont désormais de l’eau potable. D’ici la fin de l’année, tous les villages de plus 500 habitants auront accès à l’électricité », a indiqué le Chef de l’Etat.
Le candidat du Rhdp a rappelé qu’il avait fait savoir devant les chambres du Parlement à Yamoussoukro son intention de se retirer de la course à l’élection présidentielle en désignant un dauphin. Mais argue-t-il, suite au décès de feu Amadou Gon Coulibaly, « vous m’avez demandé de revenir sur ma décision de retrait de l’élection présidentielle du 31 octobre 2020… après mûre réflexion et à l’issue des consultations avec de nombreuses personnalités de confiance, j’ai décidé de répondre favorablement à votre appel », s’est-il justifié.
Dans la même lancée, Alassane Ouattara est revenu sur ce qu’il appelle «l’interprétation erronée de la constitution». Pour le président en poste depuis 2010, c’est la peur d’aller à l’élection présidentielle qui suscite toutes ces violences orchestrées ces derniers jours. « Nous croyons aux valeurs du travail et aimons profondément notre pays. Nous avons à cœur d’améliorer les conditions de vie de nos concitoyens et continuer de faire rayonner la Côte d’Ivoire». Reste à savoir si ces mots suffiront à évacuer la question de la légalité d’un nouveau mandat pour Alassane Ouattara dans une Côte d’Ivoire sous tension avec de nombreuses manifestations de l’opposition.  Issouf Kamgate

Alassane Ouattara menace : «Ceux qui voudront s’aventurer dans la violence auront de mes nouvelles»

https://www.seneweb.com Investi candidat pour un troisième mandat par son parti, le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (Rhpd), Alassane Ouattara, a menacé ceux qui s’aventureraient à abuser de la violence pour contrecarrer sa candidature. Face à ses partisans, Ouattara jure que sa candidature est légale en vertu de la constitution dont il est le législateur.
« Cette constitution, je l’ai faite pour la Côte d’Ivoire, pour les Ivoiriens donc quiconque que moi connaît mieux cette Constitution ? Personne ! Alors, qu’ils arrêtent d’intoxiquer les Ivoiriens. On n’a pas besoin de casser, brûler, instrumentaliser les enfants et les jeunes pour nos convictions personnelles », déclare-t-il.
Avant de menacer : «ce sont des peureux. Allons-y aux urnes et le peuple va nous départager. Le temps des coups d’Etat est passé. Le temps d’arriver au pouvoir par accident est terminé. Ceux qui voudront s’aventurer dans la violence auront de mes nouvelles. À bon entendeur salut ! ».

3e mandat : Ouattara et Condé sont dangereux,ils n’aiment pas leurs peuples (Me Elhadji Diouf)

https://www.pressafrik.com L’avocat sénégalais Me Elhadji Diouf ne conçoit pas du tout le 3e mandant des présidents Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire et de Alpha Condé de la Guinée. Il  a déclaré que ces deux chefs d’Etat sont « dangereux et n’aiment pas leurs peuples », lors de l’émission Grand Jury sur la Radio futures médias (Rf , privé).
Parlant de l’investiture de Ouattara samedi au stade Félix Houphouët-Boigny plein à craquer, Me Diouf a appelé à ne pas se laisser leurrer. «  Il ne faut pas qu’on se laisse leurrer, ils veulent  nous impressionner par ce public, c’est honteux ».
Bien que candidat du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) a justifié son choix de revenir sur sa décision de ne pas briguer de troisième mandat, après le décès de Amadou Gon Coulibaly qui était désigné candidat, Me Elhadji Diouf ne croit pas à cette justification.
« Donc tout ce qui ont rempli ce stade sont des chèvres et des moutons, des ânes et de chevaux. Donc dans ce parti qui soutient Ouattara, il y a aucun être humain capable de réfléchir, de diriger la Cote d’Ivoire ? Donc lui (Alassane Ouattara) va rester pendant 1.200 ans et s’il n’est pas là, la Cote d’Ivoire ne peut plus vivre, si on suit sa philosophie. Cet homme est dangereux », a déclaré la robe noire, par ailleurs homme politique.
Parlant du président guinéen, Me Elhadji Diouf a déploré le fait qu’il ait modifié la Constitution pour pouvoir se présenter pour un 3e mandat. Toujours selon l’avocat, « Condé et Ouattara sont dangereux et n’aiment pas leurs peuples ».

Crise au Mali : «La CEDEAO fait de la fumisterie…,les positions de Macky Sall sont erronées»

iGFM-(Dakar) L’avocat, Me Elhadji Diouf a jugé drôle la crise politique constatée au Mali, où une junte militaire à pris le pouvoir poussant le chef d’État, Ibrahima Boubacar Keita à la démission. Il à également qualifié de fumisterie l’attitude de la communauté des États de l’Afrique de l’ouest qui, selon lui à laisser des putschistes confisqué un pouvoir et abrégé le mandat d’un président légalement élu.
« Il faut combattre les putschistes pour montrer que les pays de la CEDEAO sont comme l’Union européenne. Personne ne doit s’aventurer à prendre le pouvoir par les armes. C’est de la fumisterie. En Gambie la CEDEAO était intervenue à travers une opération conduite par l’armée senagalaise pour obliger Yaya Diama à partir et installer Adama Barro. « , a déclaré Le Elhadji Diouf dans l’émission Grand Jury de la RFM.
Le président du parti du travail et du peuple a par ailleurs jugé erronée et pas du tout conséquente, la position du chef de l’État Macky Sall dans cette crise qui a frappé notre voisin, le Mali.
« Macky a commis une erreur en tentant de trouver une porte de sortie pour ces putschistes en plaidant pour un allègement de certaines mesures prises par la CEDEAO. Il s’est lui même renfermé dans un piège. Ce qui est arrivé à IBK peut arriver à Macky Sall », a déclaré l’ancien député.

Mali : la délégation de la CEDEAO reçue en audience par la junte

La délégation de l’organisation ouest-africaine conduite par l’ancien président nigérian, Goodluck Jonathan, est de nouveau au Mali.
Ensuite, en début de soirée, la délégation a rendu visite à près d’une vingtaine de détenus dont le président Ibrahim Boubacar Keïta et son Premier ministre, Boubou Cissé. Selon des sources proches de la junte, “les discussions se poursuivront ce dimanche, notamment avec un entretien avec les membres de la Cour constitutionnelle du Mali. La junte, en effet, n’a pas suspendu la Constitution malienne”, a-t-il témoigné.
Le représentant de la Cédéao au Mali a déjà engagé des contacts avec la junte et il aura peut-être préparé le terrain aux pourparlers que va conduire Goodluck Jonathan. Cependant, les militaires qui ont pris le pouvoir montrent quand même des signes d’ouverture. “Ils comprennent les condamnations de principe et puis, dans la sous-région, on commence à dire qu’il faut chercher une solution pacifique”, déclare un haut cadre de l’administration publique.
Joint par par nos soins, un diplomate nous confiait que “des pays importants comme la Côte d’Ivoire ont certes fermement condamné le coup d’État mais que le président Alassane Ouattara n’est pas contre le Mali, n’est pas contre les Maliens, et qu’avec ses pairs, il aidera à faire ce qui est bien pour ce pays frère. Donc, tout le monde finalement semble souhaiter une solution pacifique”, a-t-il confié sous l’anonymat.  Daouda Bakary KONÉ

Mali : le sort du président IBK au cœur des discussions entre la Cédéao et la junte

https://www.rfi.fr/fr Une partie de la délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) en visite à Bamako a pu rendre visite au président Ibrahim Boubacar Keïta renversé par des militaires. Son sort est en discussion. La délégation est plutôt satisfaite d’avoir pu le rencontrer.
La délégation de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest à Bamako insiste. La junte malienne a tout de suite facilité une visite au président Ibrahim Boubacar Keïta renversé et détenu dans une villa. « Nous avons rencontré son excellence le président Keïta et nous l’avons trouvé en bonne santé. Nous remercions la junte qui a facilité très rapidement cette rencontre », a fait savoir Jean-Claude Kassi Brou, président de la Commission de la Cédéao.

Des discussions sur le sort d’IBK

Le président IBK est aujourd’hui nettement mieux logé et mieux traité que lors de sa première nuit passée entre les mains des putschistes. D’après nos informations, il a pu brièvement parler au téléphone au président tchadien Idriss Déby Itno et au représentant spécial de l’ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif.

« Nous ne sommes qu’au début, comme je l’ai dit et nous l’avons vu, et nous allons encore certainement le revoir », a expliqué Jean-Claude Kassi Brou au sujet d’une éventuelle évacuation du président IBK pour des raisons sanitaires.

Au Mali, rien n’est encore définitivement arrêté, mais l’intégrité physique du président renversé doit être respectée, insiste la Cédéao. IBK est âgé de 75 ans, et a quelques soucis de santé. La junte et la Cédéao vont poursuivre encore pendant 48 heures les discussions sur le sort du président renversé.
La délégation a également rendu visite au Premier ministre Boubou Cissé et à près de 20 autres détenus militaires et civils dont le président de l’Assemblée nationale dissoute, Moussa Timbiné.

Opération « séduction » de la junte

« Les discussions se sont déroulées dans un climat très ouvert et on a senti une volonté d’aller vraiment de l’avant. La Cédéao a essentiellement pour rôle d’accompagner le Mali. La solution que nous devons trouver, je crois que tout le monde est d’accord, c’est une solution qui satisfasse les Maliens d’abord et qui soit aussi bénéfique pour tous les pays de la sous-région », a expliqué Jean-Claude Kassi Brou.

Il affirme qu’elles se font dans une ambiance très détendue « et nous avons convenu de nous revoir demain pour poursuivre cette discussion. Nous espérons pouvoir tout finaliser d’ici le lundi »,a-t-il poursuivi.

L’opération « séduction » de la junte malienne marque déjà des points. Il y a l’humilité apparente de ses chefs devant la délégation de la Cédéao, leur volonté affichée d’associer toutes la classe politique locale à la sortie de crise. Mais encore leur engagement à respecter les droits humain.
Dans les coulisses des discussions, on a appris que dans l’ensemble, les chefs d’États de la sous-région notamment l’ivoirien Alassane Dramane Ouattara encouragent les uns et les autres à trouver une solution malienne à la crise. En tout cas, la Cédeao n’est pas venue ici avec un gros bâton contre les putschistes. Les discussions vont se poursuivre ce dimanche. De notre correspondant à Bamako, Serge Daniel

MALI : « Nous avons vu le Président Keïta, il va très bien » (Cedeao)

Libération Sénégal online À la tête d’une délégation ouest-africaine arrivée samedi à Bamako, l’ex-président nigérian Goodluck Jonathan s’est dit « très optimiste » quant aux pourparlers engagés avec la junte qui a pris le pouvoir mardi au Mali après avoir renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta.
« Très optimiste » : c’est avec ces deux mots que Goodluck Jonathan a résumé les pourparlers engagés hier avec la junte au pouvoir au Mali après avoir renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta. « Nous avons vu le président Keïta, il va très bien », a dit samedi soir Goodluck Jonathan, le médiateur attitré de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), mandaté pour « assurer le retour immédiat de l’ordre constitutionnel » dans le pays sahélien. « Les entretiens se passent bien », a-t-il ajouté, sourire aux lèvres, avant de s’engouffrer dans la suite de son hôtel.
Auparavant, les envoyés de la Cédéao avaient été reçus pendant une trentaine de minutes par les membres du Comité national pour le salut du peuple, dont le nouvel homme fort du pays, le colonel Assimi Goïta. « Les discussions se sont déroulées dans un climat très ouvert et on a senti une volonté de vraiment aller de l’avant », a affirmé dans la soirée le président de la Commission de la Cédéao, Jean-Claude Kassi Brou.Avec Tv5

Général Mamadou Mansour Seck: «Une intervention militaire de la Cedeao au Mali serait catastrophique…»

IGFM – Général Mamadou Mansour Seck, ancien Chef d’Etat-major des Armées du Sénégal (Cemga), décode les menaces qui pèsent sur le Mali, avec la prise de pouvoir par les militaires. Dans cet entretien avec «L’Obs», il explique pourquoi une intervention militaire de la Cedeao serait fatale pour le Mali et la sous-région. Le Général Seck donne également des pistes sur ce que doit faire le Sénégal pour ne pas subir les effets de la crise malienne.

En tant qu’ancien militaire, comment appréciez-vous la situation actuelle au Mali, avec la prise de pouvoir par des militaires qui viennent de forcer à la démission le Président Ibrahim Boubacar Keita (Ibk) démocratiquement élu en 2018 ?

Tout le monde se pose des questions sur ce qui se passe au Mali. Mais à mon avis, il ne faut pas accepter des pouvoirs militaires. Ce qui se passe au Mali ne s’explique pas. Ce n’est pas le rôle des militaires de s’occuper de politique. Ce qu’on apprend à l’école au militaire, c’est d’être un militaire républicain qui respecte la séparation des pouvoirs. Dans tous les pays, à plus forte raison, le Mali qui est menacé de toutes parts, la mission principale des militaires est d’assurer la sécurité et l’intégrité territoriale. Un coup d’Etat militaire est impardonnable dans une démocratie. Il est vrai que le Mali a énormément de problèmes, une bonne partie des civiles a montré son mécontentement en parlant du gouvernement de Ibk. Mais, le président de la République, Ibrahim Boubacar Keita a été élu démocratiquement. Donc, les institutions, en particulier la Constitution, doivent être respectées par tout le monde, y compris les opposants. C’est bien ça la démocratie. La majorité a décidé que c’est Ibk le président de la République du Mali. Maintenant, tout le reste peut être modulé, changé en fonction des circonstances. Les Présidents de la Cedeao sont venus aider le Mali en disant que la seule chose qui ne peut pas changer, c’est le Président qui a été élu démocratiquement.

Les militaires n’avaient-ils pas raisons d’intervenir, vu la situation que traverse le Mali ?

Comme je le dis, les militaires sont aussi des Maliens et qui savent aussi ce qui ne va pas. Mais, ce n’est pas une raison pour prendre le pouvoir. Ils (les putschistes) ont trouvé un argument en parlant de transition pour aller vers la démocratie. Je crois que ce sont des paroles. Quand ils (les militaires) sont au pouvoir et qu’ils ont la force, personne ne sait ce qu’ils ont dans la tête et ce qu’ils vont faire. La Cedeao a eu une bonne réaction en essayant d’aider les Maliens. Mais, il y a des choses que seuls les Maliens entre eux doivent pouvoir faire. Il faut surtout absolument que ce soient les militaires ou les civils maliens, ne prennent pas des mesures qui continuent à affaiblir encore le dispositif de sécurité, c’est-à-dire, l’Armée qui est déjà une Armée très pauvre et mal équipée. Une Armée qui a un territoire de plus de 1,2 million de kilomètres carrés, 5 fois la surface du Sénégal. Cette Armée a besoin d’être dans de bonnes conditions matérielles et d’être bien équipée. Cela devait être la priorité des militaires et non de faire de la politique.

Est-ce qu’une intervention militaire de la Cedeao au Mali pour rétablir l’ordre constitutionnel peut être envisagée?  

Non. Je ne pense pas que ce soit la meilleure solution. Je pense que cette intervention de la Cedeao ne peut être que politique et diplomatique. Et amener les Maliens à être responsable. Rien ne doit arriver au président de la République (Ibk) et son staff. Les Maliens ne doivent voir que l’intérêt supérieur de la Nation. C’est la meilleure voie de sortie de la crise. La Cedeao ne vient pas comme interventionniste. Elle vient pour aider le Mali. Seuls les Maliens peuvent prendre des décisions et savoir comment s’en sortir.

Une force d’intervention militaire de la Cedeao n’est donc pas nécessaire au Mali, pour l’instant ?

Je ne suis pas pour. Ça serait encore compliquer la situation, si la Cedeao intervient militairement au Mali. Je pense que l’Armée malienne classique, pas celle qui a pris le pouvoir, a besoin de renforcement en hommes, en équipements et en formation. Je ne pense pas que l’intervention de la Cedeao au Mali puisse être militaire.

Ce qu’a fait la Cedeao en Gambie pour précipiter le départ de Yaya Jammeh du pouvoir ne peut-il pas se faire au Mali ?

Il y a une petite similitude, mais c’est différent. En Gambie, il s’agissait d’un chef d’Etat dont personne ne voulait, qui a tué des gens, etc, et qui a perdu des élections. Alors que Ibk a gagné des élections. Donc, c’est différent.
Mais, tout le monde a constaté qu’il (Ibk) n’était pas à sa place et que le pays qui est déjà pauvre, il a abusé de son argent. Je ne vois pas une intervention militaire pour le Mali, mais plutôt une intervention diplomatique et politique.

Si la Cedeao venait à intervenir militairement au Mali, quelles seraient les conséquences pour la sous-région, surtout pour des pays voisins comme le Sénégal ?

Ça serait la catastrophe non seulement pour le Mali, mais pour la sous-région. Ça veut dire qu’on aura des Maliens contre des Sénégalais, des Nigériens, etc. On n’a pas besoin de cela. Le Mali a besoin de paix, de sécurité. Je suis contre toute intervention militaire au Mali. Mais, ça aussi demande une responsabilité des deux côtés (Cedeao et des Maliens). Les Maliens doivent écouter leurs frères qui viennent pour les aider et pas pour intervenir.

Quel rôle le Sénégal doit jouer aujourd’hui dans cette crise malienne ?

Le Sénégal a sur place à la Munisma, le contingent le plus important. Ce qui veut dire que c’est par amitié et co-fraternité. Envoyer des soldats au Mali, ça veut dire que nos enfants risquent leur vie pour aider les Maliens. Pour cette crise malienne, il ne faut pas que le Sénégal fasse une action solitaire au Mali. Il faut que ça soit une affaire commune, raisonnée où il y a l’unanimité de ce qu’ils (les responsables de la Cedeao) ont à faire pour pouvoir intervenir et être efficace au Mali. Mais en tant qu’Etat, le Sénégal doit renforcer sa propre sécurité sur la frontière Est avec le Mali et la Mauritanie.MATHIEU BACALY

MOUSSA MARA : «IBK EST EN RÉSIDENCE SURVEILLÉE, DANS UNE SITUATION ASSEZ CONFORTABLE»

http://www.emedia.sn Le président malien déchu, Ibrahim Boubacar Keïta, se porte bien. L’information est de son ancien Premier ministre, Moussa Mara, invité de Mamoudou Ibra Kane, dans l’émission JDD, de ce dimanche, 23 août 2020. Une émission tournée par visioconférence.
Interpellé sur les nouvelles de son ancien ’’patron’’, Moussa Mara renseigne qu’il est en résidence surveillée, dans une situation assez confortable.
« Aujourd’hui, je crois qu’il est en résidence surveillée dans une villa d’hôte que, lui-même, utilisait pour recevoir des personnalités de marques. Donc, il est dans des conditions de surveillance que l’on pourrait estimer confortable même si l’on devine bien qu’il n’est pas libre de ses mouvements », a révélé Moussa Mara.
Cueilli chez lui à la suite d’une journée mouvementée entre Kati et Bamako, IBK avait été conduit manu militari au camp de Kati, mardi dernier, en compagnie de son Premier ministre et de certains de ses proches. C’est de cette base militaire qu’il avait même prononcé sa démission, diffusée sur la télévision publique malienne. Babacar FALL & Pape D. DIALLO

Programme «I&P accélération au Sahel» : Teranga Capital accueille 3 nouvelles entreprises en portefeuille

http://lesoleil.sn Lancé en juillet dernier, le programme « I&P Accélération au Sahel », à travers son entité Teranga Capital, vient de réaliser ses trois premiers financements d’amorçage au Sénégal.
Après la réception et l’étude des premiers dossiers, des financements d’amorçage ont été octroyés à trois entreprises qui rejoignent le portefeuille de Teranga Capital. Le premier, c’est SetTic, une entreprise spécialisée dans le traitement de déchets d’entreprises qui bénéficie d’un financement de 35,5 millions de FCfa. Deuxième bénéficiaire, Le Lionceau, une petite société sénégalaise spécialisée dans la production et la commercialisation d’aliments pour enfants. Elle a obtenu un financement à hauteur de 30 millions de FCfa. La 3ème entreprise bénéficiaire est Teranga Automobiles, un garage automobile qui a eu un financement de 39 millions de FCfa.
En plus d’un apport financier, chaque entreprise va pouvoir bénéficier de missions d’assistance technique (formation, coaching, etc.) pour contribuer au renforcement des capacités des équipes opérationnelles. Ces trois financements marquent une étape importante pour ce programme financé par l’Union européenne qui vise à accompagner quelque 300 petites entreprises dans la sous-région sahélienne.
I&P Accélération au Sahel est un programme d’accompagnement s’adressant aux startups et Petites et moyennes entreprises (Pme) d’Afrique de l’Ouest. L’objectif est de permettre à ces petites sociétés d’accéder aux financements et aux compétences nécessaires pour permettre leur développement et favoriser la création d’emplois décents et pérennes dans la sous-région.
Fatou Diop, responsable du financement d’amorçage à Teranga Capital, explique que ce programme permettra à des petites entreprises à fort potentiel, souvent exclues du système de financement classique, d’avoir accès à des ressources financières à des conditions préférentielles et à un accompagnement personnalisé. Elles pourront ainsi grandir rapidement, gagner en maturité et, par la suite, accéder à des financements privés plus conséquents.Abdou DIAW

Appui aux entreprises féminines impactées par le Covid-19 : L’Initiative We-fi annonce plus de 24 milliards

https://www.lequotidien.sn/ L’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneures (We-Fi) a annoncé hier un financement de 49,3 millions de dollars, environ 24 milliards 650 millions de francs Cfa, en faveur de plus de 15 mille entreprises féminines impactées par le Covid-19. Sur ces 49,3 millions de dollars, 11,25 millions de dollars, soit près de 5 milliards 625 millions de francs Cfa, sont destinés à soutenir les femmes entrepreneures de la filière rizicole en Afrique de l’Ouest, notamment en Guinée, au Niger, au Sénégal et en Sierra-Leone.
L’Initiative de financement en faveur des femmes entrepreneures (We-Fi), qui est un partenariat multilatéral, a annoncé hier une troisième série d’allocations de fonds constituée de 49,3 millions de dollars, soit environ 24 milliards 650 millions de francs Cfa. Cet investissement devrait bénéficier à plus de 15 mille entreprises dirigées par des femmes et permettre de mobiliser environ 350 millions de dollars, soit près de 175 milliards de francs Cfa, auprès d’autres sources publiques et privées.
Cette série de financements vient répondre aux besoins générés par la crise du coronavirus (Covid-19) dans l’entrepreneuriat féminin, tout en encourageant l’innovation et le développement numérique, les partenariats et le recours à des mécanismes axés sur l’obtention de résultats afin de faciliter l’accès des femmes entrepreneures aux financements.
Ces fonds sont destinés à des programmes qui visent à stimuler l’entrepreneuriat féminin et dont l’exécution sera confiée à quatre banques multilatérales de développement.
La Banque islamique de développement (Bid) a octroyé une enveloppe de 11,25 millions de dollars, soit environ 5 milliards 625 millions de francs Cfa, pour un programme destiné à soutenir les femmes entrepreneures de la filière rizicole en Afrique de l’Ouest, notamment en Guinée, au Niger, au Sénégal et en Sierra Leone.
«Alors que les femmes sont très présentes dans le secteur du riz, elles peinent à améliorer leurs moyens de subsistance en raison du coût prohibitif du crédit, mais aussi de tous les obstacles non financiers qui entravent l’accès des femmes entrepreneures aux ressources, aux actifs et aux marchés», explique un communiqué de la Banque mondiale. Pour y remédier, le programme s’attachera à soutenir la mise à niveau et la promotion des Petites et moyennes entreprises (Pme) féminines de la filière rizicole en Afrique de l’Ouest à l’aide d’activités de développement des capacités, de financements de contrepartie et d’un accès facilité aux marchés locaux et régionaux.
La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) a obtenu 7,36 millions de dollars pour la mise en œuvre de projets en Asie centrale et en Afrique du Nord. La Banque interaméricaine de développement (Bid), a reçu 14,71 millions de dollars pour des opérations en Amérique latine.
Enfin le Groupe de la Banque mondiale a obtenu une enveloppe de 16,01 millions de dollars pour des projets dans la région du Sahel, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (Mena) ainsi que des programmes d’envergure mondiale. «Plus de 65% de ces allocations bénéficieront à des femmes entrepreneures engagées dans des pays à faible revenu (éligibles à l’aide de Ida) et des Etats en situation de fragilité ou de conflit», renseigne le document de la Banque mondiale.
Ce troisième cycle de financements porte à près de 300 millions de dollars le montant total des allocations de We-fi, avec à la clé des programmes de soutien aux entreprises féminines qui s’étendront à 61 pays.
Conçue pour aider les femmes entrepreneures à accéder aux marchés, aux financements, à la technologie, à des services d’accompagnement et autres, l’Initiative We-Fi promeut «la collaboration avec les Etats et le secteur privé afin de faire évoluer les lois et les politiques bridant l’entrepreneuriat féminin dans les pays en développement».

ARTISANAT–Faire de Mékhé un cluster de rang mondial : Le challenge de la mairie

https://www.lequotidien.sn Le maire Magatte Wade et son équipe veulent faire de Ngaye Mékhé «un cluster de l’artisanat de rang mondial».
Faire de Ngaye Mékhé un cluster de l’artisanat de rang mondial. Tel est le nouveau challenge de l’équipe municipale  de cette collectivité territoriale.
«Aujourd’hui, notre ambition est de faire de Mékhé un cluster artisanal de rang mondial en s’appuyant sur ses acquis centenaires, hérités du riche patrimoine culturel du royaume du Cayor et consolidés par le génie créateur des jeunes talents sénégalais», a déclaré Dr Magatte Wade, maire de la commune de Mékhé et ancien fonctionnaire de la Banque africaine de développement (Bad) cité dans un communiqué.
Située en plein cœur du Sénégal dans la partie occidentale à quelques encablures de l’Océan atlantique et au milieu de l’axe routier Dakar-Saint Louis, la ville de Mékhé, selon le maire, «continue d’accueillir des investisseurs venus des quatre coins de la planète. La confiance que ces derniers placent en la ville résulte de l’ambition affichée par les autorités nationales et locales ainsi que des résultats obtenus dans le secteur de l’artisanat». A preuve, «la première Journée nationale de l’artisanat du Sénégal, présidée par le président de la République du Sénégal, Son Excellence Macky Sall, a été organisée à Mékhé en décembre 2014. Ngaye Mékhé ne vit que du commerce et de l’artisanat, particulièrement de la cordonnerie dont la chaussure éponyme «Dallu Ngaye» fabriquée dans la localité est portée partout dans le monde».
Conscientes des belles perspectives de développement et de promotion de l’artisanat, les autorités de la commune travaillent depuis quelques années à promouvoir des chaînes de valeur dédiées à la vannerie, la broderie, la transformation agroalimentaire, les équipements agricoles, les peaux et cuirs afin de faire de Mékhé un véritable cluster de l’artisanat».
Il rappelle que «le lancement en 2017 de «l’Ecole d’art de Mékhé», lors du vernissage de l’artiste-plasticien El Sy, visait à promouvoir le design et à valoriser la créativité des artistes et artisans du terroir. La Maison des Arts installée dans l’ancien hôtel communal répond à cette vocation».
Aujourd’hui Mékhé dispose, entre autres, «d’un Site d’exposition et de commercialisation artisanal (Seca), d’une Maison de l’Outil doté d’une unité de maroquinerie et disposant de techniciens de qualité, d’une Unité de fabrication d’équipements solaires, d’une Usine de cordonnerie, d’une Tannerie végétale en cours de réhabilitation, d’un Centre d’abattage, d’un Centre de formation des femmes (Cedaf) et enfin d’un lot d’équipements offert par le président de la République pour la construction d’une usine de cordonnerie en plus des 250 ateliers de cordonnerie installés dans la ville.
La commune va bientôt accueillir un Centre de formation aux métiers des peaux et cuir. Une étude de faisabilité d’un projet de tannerie moderne d’un coût estimé à 5 millions de dollars Us y sera bientôt lancée…».
Avec ces défis du futur basés sur une démarche prospective, note M. Wade, «Mékhé entend se positionner en un pôle économique spécial qui contribuera largement à la croissance inclusive du Sénégal dès l’accalmie du Covid-19».

L’Asutic dénonce un «colonialisme numérique » de Facebook

Libération Sénégal online En Afrique, avec une population de plus d’un milliard trois cents milles, il n’y a que 212 millions qui utilisent le réseau social. C’est une opportunité commerciale que Facebook ne peut ignorer, et il compte bien en profiter, selon l’Association sénégalaise des utilisateurs des tic (Asutic).
«Aussi, Facebook en partenariat avec les opérateurs de téléphonie mobile du continent africain, a mis en service Facebook Flex qui est une version gratuite de Facebook sans photos, vidéos ou liens externes.
Ce que Facebook a décidé, est ceci : permettre aux entreprises de téléphonie mobile utilisant les ressources rares de nos gouvernements de n’offrir que Facebook sans aucune autre option sur l’internet ouvert, porteur d’opportunités de développement pour l’Afrique.
Facebook construit, ainsi, un «­un enclos numérique­» dans lequel les personnes pauvres d’Afrique ne pourront accéder qu’à un ensemble limité de services inadaptés à leurs besoins. Un service intrinsèquement discriminatoire qu’on peut qualifier d’apartheid numérique de Facebook dans le continent africain.
Contrairement à tous ceux qui ont la liberté sur internet, étant en mesure d’accéder à un internet ouvert ou tous les contenus, applications et services sont traités de manière égale, sans aucune discrimination, Facebook offre à nous, pauvres africains, une «­prison numérique­».
C’est cet internet que Facebook met à la disposition des pauvres d’Afrique qui peuvent se permettre un téléphone portable mais pas une connexion Internet.­
Ce partenariat est dangereux. Il viole la neutralité du Net, l’égalité des chances, met en danger la liberté d’expression, la vie privée des utilisateurs et crée de nouvelles opportunités de censure répressive de l’État, mais surtout, il permet à Facebook d’espionner les données des clients des opérateurs de téléphonie mobile, car tout le trafic passe par ses serveurs.
Pire encore, Facebook a principalement conçu ce service pour obtenir les données personnelles des pauvres de l’Afrique. Aussi, afin d’atteindre son objectif de contrôle et de domination numérique sur les populations démunies de l’Afrique, Facebook prétend que son objectif est plutôt de les aider
Si Facebook veut vraiment aider l’Afrique à sortir de la pauvreté, les préalables à l’accès à internet sont l’accès à une éducation de qualité, aux soins de santé, à l’eau potable et à l’électricité. Même si l’accès ferait partie des priorités africaines, ce n’est certainement pas «­l’enclos numérique­» de Facebook mais plutôt l’internet ouvert. Facebook est aphone sur ces défis prioritaires pour l’Afrique.
Aussi, Facebook gratuit n’est qu’un élément important de la stratégie commerciale de l’une des plus grandes sociétés internet du monde, plutôt qu’un acte de charité altruiste. Un business inique basé sur des intérêts commerciaux égoïstes.
Ainsi, Facebook arrive à collecter, les données des utilisateurs à faible revenus et en bénéficie économiquement à leur détriment­ : du colonialisme par le biais du numérique. Cette colonisation numérique surpasse tout avantage donné par Facebook via sa version gratuite ­ : une arnaque.
Pourquoi les populations africaines à faible revenus africain devraient-elles être emprisonnées numériquement par Facebook? L’internet ouvert doit être pour tous, en particulier sur les domaines publics de nos Etats, à savoir les bandes de fréquences.
Ce que nous disons à nos gouvernements est le suivant : sur nos bandes de fréquences, assurez-vous que chaque opérateur de téléphonie mobile en Afrique offre à chaque citoyen l’internet ouvert et non pas seulement un petit coin choisi par Facebook.
Mettez fin à cette illégalité de Facebook Flex en Afrique surtout dans les pays comme le Sénégal ou la neutralité du net est protégée par l’article 25 du Code des communications électroniques »

Pluies torrentielles : Entre dégâts et désolations dans certaines banlieues dakaroises.

https://www.dakaractu.com Les pluies torrentielles enregistrées dans la soirée du jeudi à la matinée du vendredi ont causé des dégâts considérables à Dakar et dans sa banlieue. De Pikine Guinaw Rails Sud en passant par Cambérène 2, les fortes précipitations ont mis beaucoup de quartiers de la banlieue sous les eaux.

PIKINE PATAUGE

À Pikine, les dégâts étaient visibles dans certains espaces et ruelles. Certaines voies étaient d’ailleurs devenues impraticables à cause des fortes précipitations. Même les établissements scolaires où se tenait l’examen du certificat de fin d’études élémentaires (CFEE) et l’entrée en 6ème n’ont pas été épargnés par les eaux.
Dans cette partie de la banlieue pikinoise, plusieurs candidats ont passé les épreuves de l’entrée en 6ème, les pieds dans les eaux. Salles de classes inondées, cours de récréation impraticable, les élèves ainsi que leurs examinateurs ont passé une journée qu’ils n’oublieront pas de sitôt, car obligés de faire face au drame.
Copies à la main, pagnes et ou pantalons retroussés, les élèves et les surveillants pataugeaient avec prudence pour ne pas se créer plus de soucis. Entre temps, l’eau dicte sa loi à Guinaw Rails Sud où le tunnel de passage du TER a été englouti par les pluies torrentielles.
Le constat est patent, l’arrêt des travaux du TER rend perceptibles les conséquences. Devant le fait, seules les charrettes et quelques rares véhicules, les plus téméraires forcent le barrage pour faire traverser les personnes qui cherchent voies pour aller vaquer à leurs occupations. Face aux dégâts considérables, certaines populations de la localité ont dû, d’ailleurs, gagner la voie publique pour manifester leur courroux.

CAMBÉRÈNE 2 MÉCONNAISSABLE 

À Cambérène 2, les fortes pluies ont laissé derrière elles des concessions méconnaissables. Des demeures quasiment inondées affichaient un spectacle désolant engendrant la psychose chez les occupants. Agressant les murs des habitations, l’eau stagnante sur la voie publique s’est frayée un chemin jusque dans les chambres à coucher des maisons. À l’aide de seaux et d’autres récipients, des jeunes cherchent péniblement à faire évacuer les eaux de pluie. Le système d’assainissement des lieux jugé inefficace par les habitants sont la cause des inondations répétitives dans la zone, confirment certains des sinistrés. D’aucuns n’ont pas d’ailleurs manqué d’exprimer leur colère en accusant l’État comme principal responsable de cette situation désastreuse.

OUAKAM IMPRATICABLE 

À Ouakam, c’est la galère! Les fortes pluies ont englouti la route qui longe le marché du village Lébou. L’eau débordait et se déversait jusque sur les trottoirs. Impossible de se frayer un chemin pour les passagers à moins de plier ses habits et d’affronter les barrages d’eau. Les pluies torrentielles ont montré un visage hideux du village comme pour dire que les mêmes problèmes liés au mauvais système d’assainissement sont toujours d’actualité dans les banlieues dakaroises.

 ORIENTATION : LE SAES RÉCLAME L’ACHÈVEMENT ET LA LIVRAISON ’’IMMÉDIATE’’ DES CHANTIERS DANS LES UNIVERSITÉS

Thiès, 23 août (APS) – L’achèvement et la livraison ’’immédiate’’ des chantiers en cours dans les universités du Sénégal est devenue une ‘’impérieuse nécessité’’, suite à la récente décision présidentielle de faire admettre une partie des bacheliers de 2019 et ceux de 2020 dans les universités publiques, a déclaré samedi le secrétaire général du Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SAES).
‘’Avec la décision récente de Monsieur le président de la République, d’admettre le stock restant des bacheliers de l’année 2019 ainsi que les futurs bacheliers de 2020, l’achèvement et la livraison immédiate de toutes infrastructures équipées dans tous les campus devient une impérieuse nécessité pour ne pas assister à une mort programmée de l’université’’, a dit Malick Fall.
Il tenait une conférence de presse à l’Ecole polytechnique de Thiès, au terme de la conférence nationale des sections, une des instances, du SAES, pour plancher sur la reprise des enseignements en présentiel dans les universités du Sénégal.

La fermeture des universités avait été décidée le 16 mars dernier par le gouvernement du Sénégal, dans sa stratégie d’endiguement de la pandémie de covid-19.

‘’Le SAES informe les parents d’étudiants et l’opinion publique nationale et internationale qu’il a plusieurs fois alerté le (Ministère de l’Enseignement supérieur) et ses services sur la nécessité de finaliser les chantiers en cours dans les universités, de mettre à disposition les textes de gouvernance et les moyens humains et matériels nécessaires’’ à la reprise, a dit M. Fall.
Les infrastructures, dont la construction a démarré depuis cinq ans pour réduire le déficit structurel des universités et leur permettre de mieux jouer leur rôle, ne sont toujours pas réceptionnées, a-t-il dit.
Il déplore le fait, selon lui, qu’un an après la décision, prise en septembre 2019 par le ministère de l’Enseignement supérieur, d’orienter l’ensemble des nouveaux bacheliers dans les universités publiques du Sénégal, ‘’les mesures d’accompagnement tardent à voir le jour’’. Pour le SAES, cette décision n’avait ‘’pas pris en compte ni les infrastructures pédagogiques et sociales disponibles dans les universités publiques, ni l’avis des instances pédagogiques, tel que exigé par la loi’’.
‘’Les improvisations et les errements ont mis les universités dans une situation extrêmement préoccupante, avec un déficit en infrastructures, en équipements, en ressources humaines et en ressources financières’’, a-t-il poursuivi.

Il ajoute que ‘’la majeure partie des engagements n’ont pas été respectés’’, pour une reprise dans de bonnes conditions.

Le SAES a émis un ensemble de demandes ayant trait à l’application des textes de gouvernance des universités, régissant les écoles et instituts, la désignation des recteurs, le processus d’orientation des bacheliers, etc. Il relève que l’orientation des bacheliers est du ressort des instances universitaires, en raison de l’‘’autonomie pédagogique et scientifique’’ conférée aux universités par la loi sur les franchises universitaires.
Le Syndicat de l’enseignement supérieur ‘’exige l’audit technique de la plateforme campusen’’ qui reçoit les demandes d’inscription en ligne des étudiants. Le SAES demande aussi ’‘’accompagnement budgétaire de l’Etat aux universités dont les budgets arrivent à peine à couvrir les dépenses pédagogiques de recherche, pour le respect du protocole sanitaire et des mesures barrières’’.
Selon Malick Fall, une bonne partie des universités ont effectué des recrutements, conformément à la décision de l’Etat d’engager 200 enseignants, mais attendent toujours de voir leur budget revalorisé en conséquence.
Interpellé sur le sort qui sera réservé au préavis de grève déjà déposé par le SAES, le syndicaliste a noté que son syndicat ’’n’est pas là pour faire des grèves’’. Toutefois, le SAES va ’’analyser la situation, de façon responsable’’, et ira en mouvement ’’sans état d’âme’’, si la situation le commande.ADI/ASG

CFEE/CENTRE INONDÉ À PIKINE : Les explications du ministère de l’Education

« Des images d’une école et de classes inondées circulent sur la toile. Ces images ont été prises á l’école Pikine 20 B, IEF de Guédiawaye. Le chef de centre concerné a indiqué que la pluie tombée dans la matinée du 21 août est à l’origine de cette situation et qu’il ne restait que la dernière épreuve á administrer.
L’Inspecteur d’Académie Gana Séne a relevé que c’est le système de drainage des eaux du quartier de Sam Notaire où elle se situe qui n’a pas fonctionné correctement. En effet quelques minutes après le démarrage de la dernière épreuve, les eaux de pluie venant du quartier ont subitement envahi la cour de l’école et les salles de classe.
Le ministère précise que dans ce cas de figure, il est prévu des épreuves de remplacement.
Le président de jury, après concertations avec l’IEF, a décidé qu’il fallait poursuivre l’épreuve d’Education au Développement Durable qui avait déjà démarré. Le chef de centre a aussi jugé opportun dans ces conditions de ne pas délocaliser le centre d’examen encore moins de libérer les élèves qui, dans tous les cas, allaient traverser les eaux, d’autant plus qu’il s’agissait de la dernière épreuve et que de 8h à 10h15, les élèves ont pu composer sans problème.
Et vers 11h15, malgré cette difficulté qui relève de facteurs exogènes, le chef de centre de l’école Pikine 20 B et les membres du jury, ont pu déposer toutes les copies des élèves à l’IEF de Guédiawaye, à l’instar des autres jurys.
Pour rappel le ministère informe que sur un total de 1781 centres d’examen répartis sur l’étendue du territoire national, un seul a connu cette situation de salles de classes inondées : soit moins de 0,05% du dispositif global.Mohamed Moustapha Diagne,Directeur de la formation et de la communication,Porte parole »

99 nouveaux cas testés positifs au coronavirus,122 nouveaux guéris,3 nouveaux décès et 37 cas graves en réanimation.

https://www.dakaractu.com Sur 1250 tests réalisés, 99 sont revenus positifs au coronavirus soit un taux de positivité de 7,92 %. Il s’agit de 36 cas contacts suivis, 1 cas importé (AIBD) et 62 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Thiès (9), Bignona (6), Ziguinchor (5), Dakar Plateau (3), Kaolack (3), Keur Massar (3), Mbao (3), Saint-Louis (3), Tivaouane (3), Almadies (2), Foundiougne (2), Liberté 6 (2), Sicap Amitié (1), Dieuppeul (1), Fatick (1), Guédiawaye (1), Guinguinéo (1), Khombole (1), Kédougou (1), Kolda (1), Mamelles (1), Maristes (1), Mbour (1), Ouagou Niayes (1), Oussouye (1), Parcelles Assainies (1), Patte d’Oie (1), Richard-Toll (1), Rufisque (1) et Sacré-Cœur (1).
122 patients ont été testés négatifs et déclarés guéris.
37 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation.
3 nouveaux décès liés à la Covid-19, enregistrés.
A ce jour, le Sénégal compte 12949 cas positifs dont 8455 guéris, 269 décès et 4224 encore sous traitement.

Covid-19 : le virus a muté, plus contagieux mais moins dangereux

https://www.financialafrik.com Des conclusions de trois études scientifiques, dont l’une dans la revue « Cell » en date du 3 juillet , confirment la thèse du consultant senior à l’Université nationale de Singapour et président élu de la Société internationale des maladies infectieuses, Paul Tambyah, qui avait déclaré que le SARS-CoV-2 aurait subi une mutation génétique le rendant plus contagieux mais moins dangereux.
Peut-être que c’est une bonne chose d’avoir un virus plus infectieux mais moins meurtrier”, souligne Paul Tambyah auprès de l’agence de presse Reuter. “C’est dans l’intérêt du virus d’infecter davantage de gens mais sans les tuer, puisqu’un virus dépend de son hôte” pour survivre, ajoute-t-il.
Après sa sortie de Chine et son arrivée en Europe, une variante du nouveau coronavirus, qui mute en permanence comme tout virus, est devenue dominante, et c’est cette version européenne qui s’est ensuite installée aux États-Unis. La variante, nommée D614G, concerne une seule lettre de l’ADN du virus, à un endroit contrôlant la pointe avec laquelle il pénètre les cellules humaines. Alors qu’au premier mars la variante D614G n’était observée que dans 10% des séquences génétiques du virus étudiées par les chercheurs, celle-ci se retrouvait dans 78% des séquences à la mi-mai, indiquent les auteurs de l’étude publiée dans Cell
En attendant des études supplémentaires, l’augmentation en France du nombre de cas, pour l’instant décorrélée du nombre d’entrées à l’hôpital et en réanimation, conduit à s’interroger sur une évolution de sa virulence. Ces études couplées aux indicateurs sur la létalité incitent à l’optimisme.

COVID-19  : « Aucun pays ne peut s’en sortir tant que nous n’avons pas un vaccin » (Dg Oms)

À l’échelle mondiale, il y avait, à la date du 21 août, plus de 22 millions de cas signalés de Covid-19 et 780.000 décès. « Plusieurs pays à travers le monde connaissent maintenant de nouvelles flambées après une longue période avec peu ou pas de transmission. Ces pays servent de mise en garde pour ceux qui voient maintenant une tendance à la baisse des cas. Des progrès ne veulent pas dire qu’on peut crier victoire », a dit le Dr. Tedros, chef de l’Oms, lors d’une conférence de presse virtuelle depuis Genève. C’est pourquoi, selon lui, il est vital que les pays soient en mesure d’identifier et de prévenir rapidement les clusters, de prévenir la transmission communautaire et la possibilité de nouvelles restrictions.
« Aucun pays ne peut s’en sortir tant que nous n’avons pas un vaccin. Un vaccin sera un outil vital, et nous espérons que nous en aurons un dès que possible », a ajouté le chef de l’Oms. «Mais rien ne garantit que nous en aurons un, et même si nous avons un vaccin, il ne mettra pas fin à la pandémie à lui seul », a-t-il dit.
Dr Tedros estime que « nous devons tous apprendre à contrôler et gérer ce virus en utilisant les outils dont nous disposons actuellement, et à apporter les ajustements à notre vie quotidienne qui sont nécessaires pour assurer notre sécurité et celle des autres ».  Albert Savana

COVID-19 : LANCEMENT, LUNDI, DES ESSAIS CLINIQUES DU CANDIDAT VACCIN CUBAIN

Dakar, 23 août (APS) – Cuba va lancer lundi les essais cliniques d’un candidat vaccin contre le coronavirus (COVID-19), le premier en Amérique latine, a annoncé son ambassadrice au Sénégal, Saylin Sanchez Portero.
‘’(…) L’étude dispose de l’autorisation du Centre national de contrôle des médicaments, du matériel et des dispositifs médicaux (CEDMED), qui est l’autorité de régulation’’, a-t-elle notamment indiqué, samedi, lors d’un entretien avec l’APSSelon elle, le candidat vaccin cubain, appelé ‘’Soberana01‘’ (Souveraine 01), est conçu à partir de l’expérience cubaine en matière de vaccin, avec des années d’utilisation et d’efficacité ‘’prouvé. Il est basé sur les plateformes de production technologiques déjà disponibles dans le pays’’.
‘’Cuba a une longue histoire des résultats prestigieux concernant la vaccination. Le pays, qui produit près de 80% des vaccins consommés par le programme national de vaccination, dispose d’un vaste domaine d’innovation technologique qui offre des capacités de produire des vaccins’’, a expliqué la diplomate cubaine.
Saylin Sanchez Portero a précisé que les premiers essais du ‘’Soberana01’’ seront menés sur des sujets âgés de 19 à 59 ans et 60 à 80 ans.
Elle a précisé que « l’étude sera randomisée, contrôlée, adaptative et multicentrique ». Elle a selon elle « pour but d’évaluer la sécurité, la réactogénicité et l’immunogénicité du candidat selon un schéma à deux doses en 28 jours, pour suivre la réponse pendant deux mois’’. Elle annonce que « les résultats de cet essai seront disponibles le 1er février 2021’’.
Elle a souligné que le candidat vaccin cubain « est le résultat d’un effort collectif entre plusieurs centres de recherche cubains, en particulier l’Institut Finlay des vaccins et le Centre d’immunologie moléculaire’’.
L’ambassadrice cubaine déclare que la formation d’équipes multidisciplinaires est l’autre point fort de l’investigation scientifique à Cuba, qui a confié chaque tâche aux « meilleurs scientifiques’’, pour « s’assurer que les vaccins candidats avancent à un rythme rapide’’.
‘’Avec le développement de ce projet, Cuba se place parmi le groupe de pays qui développent aujourd’hui des vaccins contre le virus, qui sont les pays développés’’, s’est-elle félicitée.
‘’Il y a plus de 200 vaccins candidats en développement dans le monde. Seuls 30, y compris le Cubain, ont obtenu l’autorisation de démarrer des essais cliniques. Le candidat vaccin cubain, Soberana 01, est le premier en Amérique latine’’, a ajouté Saylin Sanchez Portero
Selon elle, le président cubain Miguel Mario Díaz-Canel Bermúdez a insisté sur l’importance, pour son pays, d’avoir un propre vaccin contre la Covid-19, ‘’même si d’autres nations ont le leur, pour une question de souveraineté’’.
‘’Le gouvernement cubain a historiquement attaché une grande importance à la recherche scientifique et à une approche préventive de santé publique qui ont permis d’obtenir des indicateurs très positifs dans ce domaine’’, a-t-elle soutenu.
‘’Les scientifiques cubains assurent qu’il y aura un vaccin, mais ils rappellent à la population que le vaccin le plus important maintenant, est la responsabilité et le strict respect des mesures de protection’’, a-t-elle conclu.SG/ASG

COVID-19 : Pékin teste son vaccin, un oeil sur Moscou

https://www.financialafrik.com Alors que la Russie annonce l’entrée des essais de son vaccin en phase 3, la Chine a autorisé, samedi 22 juillet, le test sur humains d’un vaccin contre la maladie du coronavirus développé à partir de cellules d’insectes, ont annoncé les autorités de la ville de Chengdu.
Huit vaccins potentiels sont actuellement à l’étude en Chine. Certains sont en phase d’essai depuis juillet sur les personnes à risque, comme le personnel médical, les employés dans les marchés et le secteur des transports, déclare Zheng Zhongwei, responsable de la Commission nationale de la santé, cité par l’agence Reuter.
Selon le tabloïd chinois Global Times, la Chine a proposé des vaccins contre le coronavirus aux employés d’entreprises publiques voyageant à l’étranger. Ces expériences sont accueillies avec prudence par la communauté internationale. La Papouasie-Nouvelle-Guinée a récemment refusé l’entrée à des ressortissants chinois ayant participé à un essai de vaccin de ce type, selon un journal australien.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient de publier un rapport parlant de 30 “candidats vaccins” en évaluation clinique dans le monde. Six entreprises sont dans la dernière phase des essais cliniques, mais aucun n’est encore prêt à être commercialisé. Albert Savana

Covid-19 : la Chine opte pour la chloroquine au détriment du Remdesivir

https://www.financialafrik.com La Chine a retenu la chloroquine dans le traitement du Covid-19 au détriment du Remdesivir approuvé par les États-Unis, l’Europe et Hong Kong. Le médicament privilégié par la Maison Blanche ne figure pas sur la liste actualisée des médicaments recommandés par Pékin pour lutter contre le Covid-19

Cette mise à jour du protocole chinois, figé depuis le 3 mars, marque une nouvelle étape dans la bataille entre le médicament validé d’un côté par l’Empire du Milieu et de nombreux pays du Sud et, de l’autre côté, le très coûteux médicament américain, qui a les faveurs de l’Occident.

Le Remdesivir, selon une étude chinoise publiée dans Lancet, ne serait pas efficace chez les patients atteints de la Covid-19. Des études menées aux USA ont démontré le contraire, montrant une certaine efficacité du médicament développé par Gilead dans le traitement du nouveau coronavirus.
“Certains médicaments peuvent démontrer un certain degré d’efficacité pour le traitement dans des études d’observation clinique, mais il n’y a pas de médicaments antiviraux efficaces confirmés par des essais cliniques en double aveugle, contrôlés par placebo”, a déclaré la Commission chinoise de la santé, assurant toutefois que certains médicaments comme l’hydroxychloroquine ou son utilisation combinée avec l’azithromycine, ne sont pas recommandés. Une seule molécule d’oxygène sépare la chloroquine de l’hydroxychloroquine.  Albert Savana

 une nouvelle étude conclue à l’efficacité limitée du remdesivir de Gilead Sciences

https://www.financialafrik.com Les études se suivent et ne se rassemblent pas. Selon le résultat des travaux publiés vendredi dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), des patients atteints du COVID-19 à un stade modéré ont vu leur état s’améliorer au terme de cinq jours de traitement au remdesivir de Gilead Sciences mais le médicament n’a pas réduit de manière significative la durée des séjours à l’hôpital. De plus, une cure de dix jours ne s’est soldé par aucun bénéfice particulier selon ces nouveaux résultats d’études cliniques.
Les conclusions remettent en cause un essai antérieur qui avait conclu que le remdesivir réduisait la durée d’hospitalisation de malades gravement atteints, ce qui a fait de ce médicament l’une des thérapies de premier plan depuis le début de la pandémie. La Maison Blanche l’avait recommandé, poussant le cours de Gilead Sciences, le labo à l’origine du remède, vers les sommets.
Le remdesivir bénéficie actuellement d’une autorisation d’urgence pour le traitement des patients atteints du COVID-19, accordée par la Food and Drug Administration (FDA) et dont Gilead a récemment demandé la confirmation définitive. Cette nouvelle étude vient compliquer les choses.  Albert Savana

LE SÉNÉGAL ENVOIE ABDOULAYE BOUSSO ET MOUSSA SEYDI AU CHEVET DE LA GAMBIE

http://www.emedia.sn Une importante délégation du ministère sénégalais de la Santé et de l’Action sociale est en visite en Gambie depuis jeudi, officiellement pour « un partage d’expériences ». Très en vue dans la stratégie de la riposte contre la Covid 19 au Sénégal qu’ils pilotent et dont ils dirigent l’exécution, Pr Abdoulaye Bousso, Directeur du Centre des Opérations d’Urgence sanitaire (COUS) et Pr Moussa Seydi, Chef du Service des Maladies Infectieuses de l’Hôpital de Fann, font partie de la délégation, de même que les responsables des laboratoires chargés des tests Covid au Sénégal. Durant les quatre jours de visite, la délégation a rencontré les autorités sanitaires et les différents acteurs en première ligne dans la lutte contre la pandémie.
Hier, samedi, la délégation a été reçue en audience par le président Adama Barrow qui a magnifié cette visite ô combien salutaire pour son pays, confronté à une explosion des cas depuis un certain temps. À l’issue de cette audience, le président gambien a révélé avoir saisi son homologue sénégalais, mais de façon « officieuse » pour solliciter l’expertise sénégalaise.
« La presse a parlé d’une demande d’aide de la Gambie à l’endroit du Sénégal, a expliqué le président Barrow. Tout s’est passé de manière officieuse. Tout est parti d’un échange téléphonique avec le président Sall, comme nous le faisons régulièrement. Macky me dit  : « Alors, ça va en Gambie ? » Je lui ai répondu  : « Ça va, mais la vitesse de propagation de la pandémie est quand même préoccupante dans mon pays. Elle a pris tout le monde de court. En un laps de temps, le système de santé se retrouve submergé. C’est préoccupant et la situation semble hors de contrôle ». »

« ÉTERNELLEMENT RECONNAISSANT AU PRÉSIDENT SALL »-Adama BARROW

Poursuivant, avec plus de détails, le chef de l’Etat gambien a fini par exprimer sa gratitude au Sénégal et à son président, pour la délégation d’experts envoyée, ce qui, à ses yeux, sonne comme un coup de pouce hautement apprécié. « Il (Macky Sall) a répondu favorablement en m’assurant qu’il saisira son ministre de la Santé, révèle Barrow. Il m’a suggéré que mon ministre de la Santé échange avec son homologue sénégalais. Pour vous dire que tout s’est passé de manière informelle et naturelle entre deux pays d’un même peuple. Nous sommes éternellement reconnaissants au président Sall pour avoir dépêché une telle délégation qui nous a agréablement surpris. Mais à voir de près, ce n’est pas surprenant entre le Sénégal et la Gambie qui partagent beaucoup de choses en commun. Nous devons vivifier cette relation par des actes concrets. C’est ce que vient de démontrer mon homologue sénégalais ».

UN PAYS SUBMERGÉ PAR LA PROPAGATION DU VIRUS

La délégation d’experts sénégalais est présente en Gambie jusqu’à ce dimanche et devrait aider les spécialistes locaux à mieux organiser la riposte, dans un pays submergé par la propagation de la Covid 19. D’une demi-douzaine de morts en juillet, le pays dénombre autour d’une centaine de victimes à ce jour, selon les chiffres officiels.
Avec un faible nombre de tests et une prise en charge lente, plus de la moitié de décès sont enregistrés hors des centres de traitement, avec le risque de large propagation que cela constitue. Ajouté à cela, qu’il faut 2 à 3 jours en moyenne pour la sortie de résultats des tests Amadou BARRY (Correspondant)

Nitrate d’ammonium : « Le produit est en train d’être expédié vers le Mali sous bonne escorte » (AKS)

https://www.seneweb.com Le nitrate d’ammonium stocké au port de Dakar a fait l’objet de plusieurs débats cette semaine. Ces produits dangereux sont en train d’être expédiés au Mali, leur destination finale. L’annonce est du ministre de l’Environnement et du développement durable.
« Nous avons reçu une demande en bonne et due forme de Xlogue qui est la société qui devait convoyer ce produit vers le Mali et pour de manière temporaire le stocker au niveau de Diamniadio. Nous avons répondu en disant que le ministère de l’Environnement et du développement Durable n’autorise pas à ce que ce produit qui est était destiné à être expédié au Mali soit stocké à proximité d’abord de Dakar, mais qu’on prenne ce produit et qu’on le stocke sur le territoire national », a-t-il soutenu sur la Rfm.
Selon Abdou Karim Sall, les délais très courts n’ont pas permis d’étudier le danger et l’impact de ce produit.
« Il fallait au préalable une étude d’impact environnemental et social et une étude danger, ce qui n’a pas été fait et les délais sont tellement courts que ces études-là ne peuvent pas être bâclées. C’est la raison pour laquelle moi personnellement j’ai reçu l’administrateur de Xlogue à qui nous avons transmis le courrier de réponse mais je l’ai remis en main propre pour lui indiquer que le ministère n’est pas favorable pour accéder à cette requête-là. Nous lui avons suggéré en rapport avec les autorités du port de transférer le produit vers sa destination. Je viens de raccrocher avec le secrétaire général du port qui m’a confirmé que le produit est en train d’être expédié vers le Mali sous bonne escorte », rassure AKS.

MAGISTRATURE/ACCUSATIONS DE CORRUPTION  : Le Forum civil exige « une enquête sérieuse et diligente »

« Si un citoyen autre qu ‘un magistrat avait tenu des propos aussi graves que ceux attribués au juge Yaya Amadou Dia sur un autre juge (Ousmane Kane), il serait bon pour la prison.
L’impunité doit être bannie partout surtout dans la magistrature. Une enquête sérieuse et diligente doit être ouverte. Les juges Dia et Kane doivent être entendus par la justice. Il s’agit là d’accusations d’une gravité extrême qui n’honorent pas la magistrature et ne rassurent guère le citoyen. Il n’est pas question que les citoyens soient distraits par des échanges épistolaires dans l’espace public. La justice doit impérativement connaître de cette affaire et qu’elle ne soit pas étouffée par une « enquete » interne commode . Si l’impunité sur les faits en question s’empare définitivement de la justice, la société s’effondre et s’en est fini de l’Etat et la de la nation. Birahime Seck, Forum civil »

Guerre entre magistrats : Les vérités de Madiambal Diagne

https://www.beut7.com Madiambal Diagne déplore les séries de dénigrements  d’une gravité extrême entre magistrats qui défrayent la chronique depuis quelques jours.
“Il  est plus que temps de mettre un terme à cette propension de magistrats à investir les médias et réseaux sociaux pour évoquer des délibérations judiciaires en violation des règles statutaires”, a t’il écrit sur twitter.

Magistrature/accusations de corruption : Une enquête ouverte, l’Igaj saisie

https://www.beut7.com La magistrature sénégalaise est secouée, ces derniers jours, par une présumée affaire de corruption. Après ces épisodes qui ont ému plus d’un, c’est le le ministère de la Justice qui monte au créneau, pour prendre en main ce dossier.
Dans un communiqué , Le Directeur des Services Judiciaires informe que  l’Inspection générale de l’Administration et de la Justice (IGAJ) a été saisi « à l’effet de diligenter immédiatement une enquête exhaustive sur les faits allégués et de dresser un rapport
dans les plus brefs délais, dans le souci de tirer au clair cette affaire pour la sauvegarde de la crédibilité de l’institution judiciaire. », peut on lire dans le communiqué.

La classe politique la plus bête du monde Par Guy Marius Sagna

« Emerger » signifie sortir de l’eau. Des photos et vidéos de partout montrant nos concitoyens – même celles et ceux qui font des examens – pieds, cuisses, buste dans l’eau circulent depuis plusieurs heures.
Toute ma compassion va aujourd’hui à nos concitoyens qui sont inquiets dès qu’une goutte d’eau de pluie commence à tomber. Qui ne dorment pas la nuit quand il pleut.
Pendant que notre classe politique faisait la course à celui qui aurait des maisons pieds dans la mer, dans le fleuve et dans le lac – privatisant ainsi ce qui appartient à tous – elle condamné en même temps nos concitoyens à avoir les pieds dans l’eau chaque hivernage.
De 2012 à 2020, de quoi avons nous émergé ? Autrement dit de quelles difficultés sommes nous sortis?
Nous ne sommes sortis ni des inondations, ni de l’analphabétisme, ni d’un système sanitaire malade, ni d’un système éducatif « fabrique d’échecs », ni du vol des deniers publics, ni d’une justice ligotée, ni des emprisonnements de résistants, ni du cannibalisme des ressources de ce pays avec des institutions aussi inutiles que budgetivores, ni du franc CFA, ni des APE, ni…
C’est pareil partout en Afrique ou presque où on parle de plan Gabon émergent, plan Bénin émergent, plan Sénégal émergent…
Et cela ose parler de 3e mandat en Guinée, au Sénégal, aux Comores…
En Afrique, nous avons la classe politique la plus bête du monde. Une classe politique caractérisée par sa capacité à dépouiller les peuples et à servir l’impérialisme. Une classe politique préoccupée par une seule chose : prendre de la poche du peuple pour mettre dans sa propre poche.
C’est de cette classe politique que l’Afrique et les peuples doivent émerger, doivent sortir. Cette classe politique doit suivre IBK, à la tombe politique.

Ministre Oumar Youm sur  »Le protocole de l’Elysée » :  »Pour moi ce livre, c’est l’indignité qui se raconte »

https://www.seneweb.com  »Ce bouquin n’apprend rien de nouveau, sinon de la frustration ». Telle est l’appréciation que le ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, Oumar Youm, se fait du livre de son ancien collègue de l’Energie, Thierno Alassane Sall.
A l’en croire,  »C’est l’indignité » qui se décrit à travers  » Le protocole de l’Élysée ».  »Je suis sûr que tout ce qu’il a eu à dire en tant que ministre et ce qu’il dit en tant qu’opposant, nous laissons l’opinion-juge de pouvoir dire quel est le Thierno Alassane Sall qui parle. Si c’est le ministre frustré qui parle ou si c’est l’homme politique, opposant du régime de Macky Sall qui parle », s’interroge le ministre Oumar Youm.
Selon lui,  »il y aura toujours de la place pour les hommes frustrés, malhonnêtes qui ont perdu leur portefeuille ministériel et qui ont du mal à reconstituer leurs intérêts et ceux du peuple et qui tirent sur tout ce qui bouge. Lui-même en tant que ministre a eu à rassurer les Sénégalais sur la qualité de la gestion. Aujourd’hui, en tant qu’opposant il redit le contraire de ce qu’il avait dit. Laissons lui sa conscience ».
Pour autant, il ne manque pas d’auréoler les actes posés par son leader Macky Sall dès la découverte des gisements de pétrole. Ainsi, il insiste sur le fait que toutes les dispositions ont été prises par le président Macky Sall pour éviter  »cette malédiction qu’accompagnent les découvertes de gaz et de pétrole ».
 »A la découverte de nos gisements pétroliers et gaziers, j’ai eu la chance d’être aux côtés du chef de l’Etat en tant que directeur de cabinet. Je sais l’implication forte du chef de l’État à ce que ces ressources naturelles soient utilisées de la manière la plus efficiente au profit des Sénégalais (es). En commençant d’abord par changer la constitution en 2016 alors que les découvertes ont été annoncées en 2015. En modifiant la constitution pour inscrire en règle d’or que les ressources naturelles du Sénégal appartiennent aux Sénégalais. A titre préventif, il a anticipé sur la nécessité de permettre aux Sénégalais de profiter le maximum de nos ressources naturelles en mettant en place un institut national de pétrole et du gaz ».
Mieux, il a tout fait afin que  »cette malédiction soit transformée en bénédiction ». Youm invite ainsi Thierno Alassane Sall à éviter d’utiliser sa posture d’opposant pour  »entacher l’image du Sénégal ».
 »L’image du président a été encore consolidée dans sa manière de gérer le pays. Après le Rwanda et le Cap Vert, le Sénégal est le troisième pays en termes de transparence, de mise en œuvre performante des politiques économiques et sociales. Le reste n’est que commérage, baliverne, indiscrétion ».

Il estime que son ex collègue de l’énergie doit être assez mature pour savoir que diriger, c’est d’abord être discret.

 »Je pense que quelqu’un qui a pour ambition de diriger demain le Sénégal qui se met dans le déballage systématique, de mensonges, d’invectives, de contre-vérités est disqualifié par lui-même. Les Sénégalais savent qu’un Etat c’est d’abord le secret, c’est savoir se taire, savoir attendre et être un homme d’action. Qu’est ce qu’il a fait à Thiès qui mérite qu’on lui donne la parole? On ne tend pas un micro à n’importe qui. Les Sénégalais doivent avoir un minimum d’exigence à travers les médias », affirme Oumar Youm.

ASHÛRÂ LE SENS D’UNE CÉLÉBRATION Par Abdoul Azize KEBE

Depuis quelques années, à l’approche de chaque Tamxarit, (Âshûra) on assiste à une campagne médiatique contre la célébration traditionnelle de cet événement de l’Islam.
Pour ce courant, farouchement opposé à la célébration de TamxaritÂshûrâ est un jour de deuil et non de célébration festive, comme nous avons l’habitude de le faire ici et dans d’autres pays musulmans.
Le premier argument exposé par les contradicteurs est qu’en Islam, il n’y a que deux fêtes  : celle du sacrifice (Tabaski) et celle de fin de Ramada (Korité). Sans vouloir entretenir de polémique, nous estimons qu’il n’y a aucun mal, à ce que les musulmans célèbrent un jour qui marque un événement de haute portée dans la trajectoire triomphale de leur histoire. Car aucun texte, que je sache, ne l’interdit. Or, il est historiquement avéré que l’hégire fut un événement majeur dans le triomphe de l’Islam, après des années de marginalisation, d’embargo, d’exaction et d’émigration. Il fut le début de la phase ascendante de l’islam en Arabie puis dans le monde entier. Il est utile de remonter l’histoire pour une bonne compréhension de l’événement et de l’attitude des uns, partisans de la célébration festive de ‘Âshûra et des autres qui militent contre.
Âshûra, c’est le 10e jour de Muharram qui est le 1er mois du calendrier musulman. Il est important de rappeler les circonstances qui ont présidé à la célébration de Ashûra (Tamxarit) qui, à l’origine était une célébration juive. Les sources renseignent qu’à son arrivée à Médine en 622, le Messager d’Allah avait trouvé que la tribu israélite de Khaybar qui y résidait observait un jeun. C’était pour eux l’occasion de rendre grâce à Dieu pour avoir délivré leurs ancêtres des conditions dans lesquelles les avaient maintenus le Pharaon à l’époque du Prophète Moïse. C’était aussi l’occasion, pour eux, de solliciter la rémission de tous les péchés commis au cours de l’année et d’expier tous les torts causés à autrui.

D’autres récits affirment que c’était une célébration païenne chez les arabes, particulièrement Quraysh. Selon cette hypothèse, ces derniers observaient un jeûne et recouvraient la Kaaba pour la circonstance.

Cependant les récits les plus récurrents, les plus sérieux et les plus convergents, si l’on en croit la majorité des savants musulmans, penchent pour la première thèse beaucoup plus plausible.
Selon la tradition islamique, le Prophète avait recommandé́ aux croyants musulmans de jeûner ce jour à l’instar des Israélites de Médine. Les compagnons, perplexes devant cette décision de perpétuer un rite juif s’en sont ouverts au Prophète qui leur répondait qu’il était plus proche, lui, de Moïse que ne l’étaient les Israélites. Depuis, le Prophète Psl a jeûné ce jour et les compagnons avec lui. Mieux, dans un hadith réputé authentique rapporté par Nasâ’î dans Sunan al-Kubrâ, il a déclaré que jeûner ce jour, ‘Âshurâ (Tamxarit), absout les péchés de l’an passé et jeûner le jour de ‘Arafat efface ceux de l’an passé et de celui qui pointe.
Par ailleurs, Ibn ‘Abbâs raconte, dans un hadith rapporté par Bukhârî, Muslim, Ahmad et Nasâ’î, qu’il n’a pas souvenance que le Prophète eût à manifester autant d’entrain à jeûner un jour, par préférance à un autre, qu’il le fît pour ce jour, Âshûrâ et le mois de Ramadan. A la fin de sa vie, il avait émis le vœu de jeuner le 9e jour en plus de ‘Âshûra pour se distinguer de la célébration juive. Mais il ne survécut pas. C’est pour cela que les oulémas recommandent de jeûner le 9e jour en plus de ‘Âshûra. Certains estiment qu’il est nécessaire de coupler ‘Âshûra à un jour avant ou après pour se distinguer de la tradition juive.
Le jeun du 10e jour de Muharram, est une tradition bien ancrée dans le milieu musulman sur la base de hadiths authentiques et de la pratique constante du Prophète Psl. Au demeurant, les savants ont même discuté le caractère obligatoire ou non de ce jeun. Nawawî raconte dans son livre al-Majmu’, cité par Sharabâsî  : « Nos condisciples ont divergé à propos du jeun de Ashûra. Était-il obligatoire au début de l’islam ? A-t-il été abrogé par la suite ou bien n’a-t-il jamais été obligatoire ? Ce qui est clair dans les propos de Shafi’î c’est qu’il n’a jamais été obligatoire. D’autres ont par ailleurs prétendu que c’était obligatoire. C’est le point de vue de Abu Hanîfa ».
On s’aperçoit ici qu’il y a divergence entre Shâfi’î et Abu Hanîfa sur le caractére obligatoire. Ce qui signifie qu’on s’accorde au moins sur la pratique. Sur un autre plan, il est rapporté de ‘Aisha que : “Le Prophète PSL avait ordonné de jeûner ‘Ashûra avant que le jeun Ramadan ne fût obligatoire. Lorsqu’il fut obligatoire, celui qui désirait jeûner ‘Ashûra le faisait, et celui qui ne désirait pas le faire ne jeûnait pas“. Ceci conforte la pratique de la majorité des oulémas qui considèrent le jeun de ce jour comme une sunna et non une obligation.

Sur ce, nous pouvons affirmer que jeûner Tamxarit est bien une sunna qu’il faut perpétuer pour engrager des hasanâts qui se multiplient avec les actes de dévotion et de bienfaisance qui l’accompagnent comme nourrir des pauvres, répandre la joie autour de soi, etc.

Si la célébration de ‘Âshura est une réappropriation d’une action de grâce et de reconnaissance de la miséricorde d’Allah pourquoi aujourd’hui il marque une fracture au sein de la Ummah ? C’est vrai qu’il y a des événements douloureux qui ont coïncidé avec le 10e jour de Muharram. Mais est-ce suffisant pour créer un nouveau récit à la place de l’historique et authentique célébration réglementée par le Prophéte Psl ? Pour les Shî’aAshûra est une date ensanglantée par la mort tragique du petit-fils du Prophète Psl, Hussein Rta à Karbala.
Mais ce douloureux événement qui a marqué l’histoire de l’Islam et qui affecte tous les musulmans est intervenu 60 ans après la venue du Prophète Psl à Médine et 50 ans après sa mort. Durant tout ce temps, Âshûra a été célébré par lui et ses compagnons dans la dévotion.
Le fait que Hussein Rta, fut dramatiquement tué le jour de Tamxarit ne suffit pas, à nos yeux et nous basant sur les principes de jurisprudence islamiques, pour imposer un deuil perpétuel pour l’ensemble de la Ummah, ce jour. Ce qui est à célébrer sans conteste c’est ce que le Prophète Psl a pratiqué et recommandé qu’on pratiquât. Au demeurant, si les musulmans devaient commémorer, sous forme de deuil, tous les morts tragiques des personnalités de premier plan, une année entiére pourrait ne pas suffire.
Rappelons que parmi les quatre califes orthodoxes, un seul a expiré de mort naturelle  : Abu Bakr. Les autres sont tous morts tragiquement, assassinés. Au demeurant, c’est pour ne pas tomber dans un perpétuel revival de douloureux événements qui ont opposé les musulmans à une lointaine époque que, dans le Mâlikisme, on s’abstient de prendre parti dans le différend intervenu entre eux. Cela n’empêche pas que les descendants du Prophète Psl, les Chérifs comme nous les appelons, soit l’objet de tous les honneurs dans notre pays.
Avant de terminer, on peut se poser des questions sur le caractére carnavalesque de ‘Âshûrâ.
A ce niveau, il est utile de savoir que l’appropriation des rites et des pratiques religieuses peut épouser des formes éloignées des traditions originelles. Car les peuples en se convertissant acclimatent certaines pratiques. C’est le cas du Baawnaan, les priéres pour favoriser la pluie. C’est certainement le cas avec Tamxarit. A ce propos, il me semble que le carnaval de TamxaritTaajabóon, soit une pratique de la famille des mascarades de ‘Âshûra en cours dans le Maghreb. Loin d’être un simple amusement, comme toutes les mascarades, il s’agit d’un espace de jeu de rôle pour mieux mettre en relief les règles, les interdits par cette « inversion des normes de la vie quotidienne » dans les costumes, les masques et par le discours.
Il est vrai que les religieux ne supportent pas les carnavals et mascarades. Car, dans leur immédiate apparence, ils transgressent les normes et semblent défier les habitudes et ce qui conçu comme raisonnable par la société. Et c’est la raison pour laquelle, faute de pouvoir l’interdire, ils donnent du contenu au rituel du jeu. Les paroles des enfants dans Taajabóon expriment sont de cet ordre. C’est un rappel des piliers de l’Islam, une invite à la constance dans les pratiques canoniques et une projection sur le devenir de l’individu dans le cas de l’observance ou de l’inobservance.

Certainement, nos anthropologues et sociologues se sont penchés sur ces aspects liés à la tradition et leurs significations.

En conclusion, nous trouvons sur la base de l’histoire authentique en Islam que ‘Âshûra n’est point un jour de carnaval ni de deuil. C’est un jour de célébration par la dévotion comme l’enseigne la pratique du Prophète Psl. Ceci dit, personne ne peut empêcher une communauté de commémorer cette journée par un revival d’une tragédie vécue. Tout comme personne ne peut empêcher des musulmans d’offrir à leur famille des moments de bonheur durant ce jour en plus des dévotions. Rien ne l’interdit sauf à vouloir prolonger des contradictions politiques d’un autre âge et d’un autre milieu. Et là conformément à la régle rappelée supra, nous nous abstenons de prendre parti.
Qu’Allah nous inspire l’esprit de ‘Âshûra tel que le Prophéte l’a enseigné, une quête de pardon, une construction d’un environnement joyeux autour de nous et une préparation à des dispositions positives pour l’année qui se profile.

Mali/La coalition JOTNA/Patriotes déplore un coup d’État en 2020 dans un pays africain.

https://www.dakaractu.com La situation au Mali inquiète plus d’un et à fortiori la classe politique sénégalaise.
Dans un communiqué qui nous est parvenu, la coalition Jotna dirigée par le député Ousmane Sonko depuis la présidentielle de 2019, a publié un communiqué parlant de la situation du Mali voisin
Dans le texte, il est bien noté que la coalition JOTNA/Patriotes pour l’alternative déplore qu’en cette année 2020 un coup d’État puisse être perpétré dans un pays africain. Ces pratiques d’un autre âge ne devraient pas se faire dans un État de droit adossé à une gouvernance démocratique
Cependant, le communiqué note qu’une politique attentiste du pouvoir a malheureusement suscité une initiative militaire marquant la fin du régime. La stabilité du pays est indispensable pour la sous-région, vu sa position géographique.
Par ailleurs, le Mali et le Sénégal partagent le même destin depuis des siècles et des liens séculaires unissent les deux peuples. Toutefois, la coalition « réaffirme sa solidarité pleine et entière avec le peuple malien », lit-on dans le texte.
L’inexistence de bain de sang lors du coup de force est très bien saluée par la coalition qui « se réjouit de l’absence de sang versé » et « fait confiance à la capacité du peuple malien à rebondir pour un retour à la normalité constitutionnelle conforme aux aspirations des populations », conclut le communiqué.

Coup d’Etat au Mali : la Cpe condamne et met en garde contre toutes mesures tendant à priver le Mali des ressources et produits nécessaires

https://actusen.sn Suite aux tensions survenues, mardi dernier au Mali, les réactions se multiplient. Et la dernière en date est celle des leaders de la Coalition pour l’émergence (Cpe). Réunie mercredi dernier à son siège social, cette structure coordonnée par Me Ousmane Sèye a ainsi condamné le coup d’Etat intervenu au Mali.
Dans un communiqué parvenu à la Rédaction de Actusen.sn, elle souhaite «le rétablissement de l’ordre constitutionnel par une transition politique, démocratique privilégiant les intérêts du peuple malien qui aspire à un profond changement. La Cpe met en garde contre toutes mesures tendant à priver le Mali des ressources et produits nécessaires».
Analysant toujours la situation nationale, la Conférence des leaders de la Coalition pour l’émergence s’est préoccupée de l’accroissement des cas communautaires du coronavirus qui, à ses yeux, est liée à la mobilité des populations pendant la fête de la Tabaski.
«La Cpe rappelle que la communication communautaire doit se faire d’abord à la base par le biais des chefs de familles, des chefs et délégués de quartiers, des maires, et des autorités déconcentrés tels que les préfets et sous-préfets», renseigne le document.
A cet égard, Me Ousmane Seye et Cie ont félicité le Président de la République «pour toutes les mesures prises avec courage et lucidité et invitent les populations à respecter davantage les mesures préventives d’hygiène et de distanciation physique, seule solution à la progression de la pandémie».Mansour SYLLA (Actusen.sn)

ELECTIONS LOCALES  : Le mouvement Taxaw Temm prône le respect du calendrier républicain

http://www.enqueteplus.com Les élections locales qui ont été reportées au plus tard le 21 mars 2021, doivent se tenir, quelle que soit l’évolution de la Covid-19. C’est ce qu’a soutenu le mouvement Taxaw Temm dans un communiqué transmis hier à ‘’EnQuête’’.
La situation actuelle du Sénégal peut être résumée en ces termes, selon le mouvement Taxaw Temm. Il s’agit d’une ‘’gouvernance dilettante’’ au plan politique, économique et social, avec des ‘’tergiversations, reniements, palinodies, foncistes mal maîtrisés’’. Dans un communiqué transmis hier à EnQuête’’, le mouvement politique estime que les environnements sont ‘’dégradés’’, les villes ‘’abimées, naufragées’’, les villages ‘’assoiffés’’ et s’y ajoutent pour tous des ‘’menaces’’ sur la fourniture d’énergie. D’après Taxaw Temm, l’appauvrissement s’est ‘’accentué’’, la mendicité est devenue ‘’plus largement étalée’’.
Il est aussi relevé la ‘’perte des repères’’ pour la solidarité et le redressement, malgré quelques foyers de résilience. Mais aussi la ‘’frénésie ubuesque’’ des tenants du pouvoir dans l’accaparement des terres et les constructions ‘’rapides et inadaptées’’, la riposte larvée et graduelle’’ des populations et mouvements sociaux et citoyens. ‘’Le pays continue de payer un lourd tribut à l’incompétence de l’équipe dirigeante qui s’appuie sur la coalition Bennoo Bokk Yaakaar qui ne compte plus que sur l’apathie citoyenne : la terreur et l’emprisonnement des citoyens déterminés, la dispersion de l’opposition, l’absence d’une alternative structurée, programmée et responsable. Nous pensons que le CRD est cette alternative. L’enjeu est de travailler à son renforcement pour qu’il devienne une force populaire et responsable’’, affirme Taxaw Temm.

Mairie De Dakar…Un Candidat APR «Vole» Le Bilan De Macky

EXCLUSIVITÉShttps://www.xibaaru.sn Bataille pour la mairie de la ville de Dakar à l’APR  : Abdou Karim Fofana se veut plus beau que Diouf Sarr et Amadou Bâ
Dans la course pour la conquête de la ville de Dakar aux prochaines élections municipales et départementales, tous les coups sont permis au sein de l’Alliance pour la République (APR). Rattrapée par sa non-structuration, minée par des guerres de positionnement et de leadership, l’APR vit mal à Dakar. Le parti présidentiel avait été laminé à Dakar, lors des élections locales de 2014 par la coalition And taxaawu Dakar dirigée par Khalifa Sall. C’est cette même débâcle qui l’attend encore aux prochaines élections locales, tant l’APR est en train de marcher en ordre dispersé et devient le producteur autoproclamé de candidats à la mairie de la ville de Dakar.

Cissé Lô le banni

L’ancien Président du Parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Moustapha Cissé Lô, avant même son bannissement des rangs de l’APR, s’était déjà autoproclamé candidat à la mairie de Dakar. Moustapha Cissé Lô qui avait du mal à affirmer son leadership à Mbacké qui était sa base, après de multiples déboires, a fini par jeter son dévolu sur Dakar.

Diouf Sarr, maître du croc-en-jambe

Seulement dans son aventure de conquête de la mairie de la ville de Dakar, il voit le ministre de la Santé Abdoulaye Diouf Sarr se dresser sur son chemin. Ce dernier qui avance masqué, garde un œil sur la ville de Dakar. D’ailleurs, il aurait même reçu le soutien des cadres de l’APR de Dakar. Même s’il a fini de montrer toutes ses limites en matière de prévention et de gestion avec la pandémie à covid-19 devant laquelle, en sa qualité de ministre de la Santé, il démontre toutes ses limites.

Amadou Bâ, le candidat naturel

Un autre candidat pour la mairie de la ville de Dakar s’est également présenté à l’APR. Il s’agit du ministre des Affaires étrangères Amadou Bâ. Une candidature devenue naturelle, quand on sait qu’il a été d’un poids négligeable dans la victoire de l’APR aux législatives de 2017 ainsi que de celle pour la réélection de Macky Sall à la présidentielle de 2019. Amadou Bâ présente des atouts non négligeables, même si des faucons tapis au Palais tentent par tous les moyens de refroidir ses ambitions. Ces derniers font tout pour le mettre en mal avec le Président de la République, en le décrivant comme étant quelqu’un qui lorgne son fauteuil.

Les dérapages

Après ces prétendants au fauteuil de la mairie de Dakar, Abdou Karim Fofana, le ministre de l’Habitat et de l’Hygiène publique se lance dans la course. Il essuie déjà un croc-en-jambe, sorte de message de bienvenue, que lui font parvenir de façon insidieuse des hommes dont leur commanditaire ne pourrait être autre que le ministre Abdoulaye Diouf Sarr, qui répandent la rumeur qu’il aurait acquis une villa valant 600 millions de FCFA à Point-E.

Les laudateurs d’Abdou Karim Fofana dérapent

Seulement, Abdou Karim Fofana et ceux qui appartiennent à sa cour, s’y prennent mal pour légitimer sa candidature à la mairie de Dakar. Selon les laudateurs d’Abdou Karim Fofana, « avec son dynamisme et ses derniers actes (Sandaga, 100 000 logements), il est en passe de devenir l’homme politique le plus populaire de Dakar après Khalifa Sall en perspectives des locales à venir ». Ils ajoutent que celui devenu « champion » à leurs yeux, « gène beaucoup Diouf Sarr et Amadou Bâ ».
Quelle prétention de leur part, quand on sait que pour Sandaga, c’est le gouvernement et non Abdou Karim Fofana. Idem, pour les 100 000 logements qui portent l’empreinte du Président Macky Sall qui en avait fait la promesse au peuple sénégalais, et non Abdou Karim Fofana…Il s’approprie le bilan de son patron pour conquérir la mairie de Dakar…
Thiey li, dooy na war ! Abdou Karim Fofana et ses partisans font vraiment fausse route.La rédaction

Les Réseaux Sociaux Défendent L’Ex-PM Dionne Contre TAS

https://www.xibaaru.sn Dans son livre intitulé, « Le protocole de l’Élysée : Confidences d’un ancien ministre du trole sénégalais », Thierno Alassane Sall dit TAS revient sur les péripéties de la signature du contrat entre Total et l’État du Sénégal.
TAS est revenu sur, selon lui, comment l’ancien Premier Ministre Mahamad Boun Abdallah Dionne a voulu lui forcer la main, pour signer le contrat. Mal lui en a pris, l’ex ministre de l’énergie s’est fait lyncher sur les réseaux sociaux.
Cette information rapportée par plusieurs sites en ligne a fait réagir les internautes qui n’ont pas manqué de recadrer l’ancien ministre qui livre ses confidences  :
« TAS » qui n’est pas capable de garder les secrets de l’Etat pour un ancien ministre de la République.
« Le PM Dionne n’a fait que son travail de coordinateur de l’action gouvernementale mettant en œuvre la volonté du Président détenteur de la majorité des suffrages du peuple Sénégalais. Par contre le ministre TAS lui qui joue aujourd’hui à la veuve effarouchée après avoir goûté aux délices du pouvoir pendant une décennie est un triste individu qui n’a pas sa place à ce niveau de décision. »
« Encore un mauvais casting. Un ministre doit tout à celui qui l’a nommé, il assure une simple fonction de représentation, ferme sa gueule ou démissionne avec dignité et ne se met pas à révéler des secrets d’état », s’indigne un internaute sous l’anonymat sur un grand site internet de la place. Avant de rajouter, « Et l’épilogue de cette affaire donne raison au PM Dionne car finalement Total n’a rien trouvé, odeur de pétrole ne veut pas dire pétrole et dans le cas d’espèce il ne s’agissait que de contrat d’exploration ».
D’autres plus sceptiques se demandent par quelle magie, Thierno Alassane Sall (TAS) a pu avoir connaissance des messages que s’échangeaient le Président Macky Sall et son Premier ministre de l’époque, en l’occurrence Mahamad Boun Abdallah Dionne. « Non », s’exclame un autre internaute. Avant de rembobiner :
« Vraiment TAS est fort. Dans ses échanges de sms, il a su que Boun Dione à envoyer un sms au président ! Peut-être que le sms a fait escale sur son portable et après lecture le sms est parti vers le président. Bravo TAS tu as des pouvoirs surnaturels », ironise-t-il.
TAS connu par ses sorties, toujours, malencontreuses et haineuse contre le pouvoir en place, ce depuis qu’il a quitté son ancien poste de ministre, aurait dû réfléchir avant de sortir ce livre qui ne lui attire que les foudres des sénégalais. « Une contre-valeur pour un homme qui prétend défendre des valeurs », c’est le nouveau qualificatif donné à Thierno Alassane Sall (TAS) sur la toile. Et les internautes n’ont pas manqué de conseiller ceci, à celui qui fût un ministre de la République :
« un homme d’Etat doit avoir de la retenue quelle que soit la situation ».
Les frustrés devraient revoir la signification et le sens du mot « valeur ».
Car Confucius disait  :
« Si tu rencontre un homme valeur cherche à lui ressembler. Si tu rencontre un homme médiocre, cherche ses défauts en toi-même ».
Une citation dont Thierno Alassane Sall devrait tirer des « TAS » de leçons.Niakaar Ngom

Les Détracteurs Du Ministre Abdoul Karim Fofana Mis En Garde

POLITIQUEhttps://www.xibaaru.sn Youssoupha Niang (APR) crucifie les détracteurs du Ministre Abdoul Karim Fofana :
Et les hâbleurs se tairont !
Depuis un certain temps, l’on remarque une inflation d’attaques dirigées contre le Ministre de l’Urbanisme du Logement et de l’Hygiène Publique, M. Abdoul Karim Fofana. Des  professionnels du mensonge veulent obscurcir l’ horizon politique de cet homme dévoué à la cause de la République et de son mentor politique, son Excellence Monsieur Macky Sall. En panne d’ arguments valables convaincants, ces valets-fourbes d’un Ministre de la République vont jusqu’à inventer des histoires à dormir debout sur la personne de  M. Fofana. Mais, qu’ils sachent qu’on ne peut pas empêcher le Soleil de darder ses rayons dans Dakar et, un peu partout, dans le pays. Peine perdue! Mission Impossible !
Récemment, ces hâbleurs ont fait état d’une villa qu’aurait payée le Ministre Fofana. Autres songes et mensonges si plats qui, nous en sommes sûrs, rapetissent et leurs auteurs et leur commanditaire. Après des recherches fouillées, la villa en question est en location mais pas achetée comme l’ont voulu le faire croire ces hâbleurs- baratineurs. Le contrat de location et les autres documents afférents  en bonne et due forme sont bien disponibles. Halte donc aux agissements infâmes de ces diablotins ! Le vieil adage nous instruit :  »Le mensonge est la queue du Diable ».
Aujourd’hui, les nombreux résultats engrangés par le Ministre Abdoul Karim Fofana dans son domaine, au niveau de son département ministériel font des jaloux.
Ce jeune loup aux dents longues est en passe de basculer la hiérarchie (Mach’ Allah!) de par les grands projets et programmes du Chef de l’Etat Macky Sall qu’ il contribue  à traduire en actes concrets ( cf. Sandaga, Parking Léopold Sedar Senghor et , un peu partout dans Dakar et à travers le Sénégal ). Pas plus tard qu’hier, à l’occasion d’un Conseil présidentiel tenu au Palais de la République, le Ministre Fofana s’est illustré par son très brillant exposé qui, ne manque certainement de faire baver de jalousie…morbide cet arrogant qui se croit sortir de la cuisse de Jupiter.
L’homme qui n’a d’yeux sur la capitale Dakar peine toujours à se départir de ses puérilités et autres mesquineries. Il voit tout jeune ambitieux au sein du parti présidentiel comme ce vilain petit canard à rôtir et, sans aucune forme de procès. Notre bonhomme refuse de grandir et s’ incruste dans de faux débats de la politique politicienne. Ces manœuvres sournoises n’ont même pas épargné les Ministres Aly Ngouille Ndiaye et Mamadou Mansour Faye (affaire des gazelles oryx publiée par son torchon de journal à sa solde).
Nous pensons que le débat doit être ailleurs. Le Président vient d’être réélu il y a à peine une année et demi. L’enjeu, aujourd’hui, c’est de nous rivaliser de chaleur militante pour l’aider à réussir sa mission à la tête de notre cher pays. Pour ce faire, on doit pousser les frontières de la réflexion beaucoup plus loin, vers des sujets utiles, c’est- à- dire, d’intérêt national. Comme le Président Macky, on doit se rendre compte de l’urgence de tirer davantage le pays vers les nuages de l’émergence et non s’occuper de vétilles.M.Youssoupha Niang,responsable politique APR à Dakar( Commune de Patte d’Oie)

Babacar Diop  : «pas de 3e mandat au Sénégal. J’invite le Chef de l’Etat Macky Sall à se ressaisir, car il n’y aura pas un coup d’État, mais une révolution populaire démocratique»

https://actusen.sn Lors de la cérémonie d’inauguration de son nouveau siège, hier, le secrétaire général des Forces démocratiques du Sénégal (Fds) Babacar Diop s’est prononcé sur la question du troisième mandat au Sénégal. Une manière pour le Docteur de lancer un message d’alerte au Chef de l’Etat Macky Sall.
«Nous le disons clairement, au Sénégal, Fds constituera le premier bouclier de la lutte contre toute nouvelle agression de la Constitution. Pas de 3e mandat au Sénégal. J’invite le Chef de l’Etat Macky Sall à se ressaisir, car il n’y aura pas un coup d’État, mais une révolution populaire démocratique. Il n’est pas question d’accepter qu’il ait un troisième mandat», a averti le professeur.
Commentant les événements qui se sont déroulés au Mali ces derniers jours, Dr Babacar Diop invite aux présidents Alassane Dramane Ouattara et Alpha Kondé à titrer une bonne leçon de ce qui s’est passé au Mali. «Ce qui s’est passé au Mali est une victoire du peuple malienne. J’invite à  cet effet à  Alassane Ouattara et Alpha Kondé à tirer des leçons  de ce qui s’est passé au Mali», indique-t-il.

Babacar Diop–«Pas de 3e mandat, les jeunes sénégalais doivent s’inspirer du Mali…»

iGFM – (Dakar) « Au Sénégal, nous le disons clairement , FDS constituera le premier bouclier de la lutte contre toute nouvelle agression de la Constitution. Pas de 3e mandat au Sénégal » a martelé ce samedi à Dakar, le secrétaire général des Fds Dr Babacar Diop lors de l’ouverture officielle du siège de ce parti.

“Bara Ndiaye, arrêtez de braire en ces temps de Coronavirus !” (Doudou Diop MBOUP)

https://senego.com Nous avons constaté avec mépris et désolation que le jeune Bara Ndiaye a recommencé ses braiments contre la Présidente Aminata Touré à qui il reproche d’avoir des ambitions pour son pays.
Ce petit mercenaire très prompt à attaquer Mimi Touré ou Amadou Ba doit savoir que l’ambition de servir dignement son pays n’a jamais été un crime. Bara Ndiaye, pour votre information, Mme la Présidente Aminata Touré a des ambitions pour le Sénégal et elle les assume pleinement.
Et dans ce sacerdoce, elle ne saurait être intimidée par les agissements des manipulateurs froussards qui vous mandatent. Maintenant, au lieu de servir de diffuseur de fausses nouvelles à la solde du plus offrant, vous devriez plutôt aller vous former « aux mesures barrières » pouvant vous préserver des malversations financières, conséquence de votre mauvaise gestion connue de tous.
Tenez-le pour dit ! Désormais, ce sera œil pour œil, dent pour dent jusqu’à tarissement de la mer.Doudou Diop MBOUP, Coordonnateur du Mouvement JRK

Rapports Senghor-Diouf “Ça c’est très mal fini…”,révèle Barka Ba

https://senego.com Barka Ba a fait une révélation de taille sur les rapports tendus entres les deux anciens présidents de la République du Sénégal.
Le journaliste qui revenait sur la situation de la sous-région, notamment l’affaire entre l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz et Mohamed Ould Ghazouani, a profité de l’occasion pour rappeler le véritable problème entre Senghor et Abdou Diouf.
“Quand Senghor a fait son départ volontaire de la présidence en 1980, Abdou Diouf avait commencé à entamer des reformes, “désenghorisation” en éliminant les barons qui ont accompagné l’ancien président. Ce qui n’est pas plu à Senghor qui voulait quitter la France, revenir au Sénégal et revoir son parti. Entre-temps, Abdou Diouf lui envoie un émissaire pour lui fait savoir que sa présence au pays n’était pas souhaité”, a-t-il informé
Et d’ajouter : “Jusqu’à sa mort, la blessure entre les deux personnes a existé. Les deux socialistes n’étaient plus en bons termes. Ça c’est très mal passé.”

LES DÉPOUILLES DE LA FAMILLE DIOL ARRIVENT LUNDI, PLUS DE 100 MILLIONS COLLECTÉES APRÈS L’INCENDIE

http://www.emedia.sn L’incendie criminel qui avait emporté toute une jeune famille sénégalaise établie à Denver avait ému le monde entier. Le jeune Djibril Diol, son épouse, sa sœur, sa fille et sa nièce ont péri dans le feu qui a été mis à leur domicile par des individus non encore identifiés. En attendant, comme promis par l’État, les dépouilles des victimes seront acheminées au Sénégal ce lundi.
Ce drame, qui avait fait naître un large élan de solidarité, a permis à la communauté sénégalaise aux Etats Unis de collecter une forte somme après l’ouverture d’une cagnotte pour venir en aide à la famille des victimes au Sénégal. Selon le quotidien Les Échos, la cagnotte ouverte a permis de récolter plus de 100 millions FCFA. Aliou DIOUF

Le Sénégal doit se doter d’un code autoroutier ou tout au moins procéder à une révision, selon Moustapha Diakhaté

https://www.pressafrik.com Moustapha Diakhaté, ancien ministre de cabinet estime que le Sénégal doit se doter d’un code autoroutier ou tout au moins procéder à une révision du code de la route pour codifier les conditions de fixation et d’acquittement du péage et d’une autorité indépendante de régulation.
Selon lui, le réseau des autoroutes sénégalaises est passé 35 km à 221 km à moins de 7 ans. Ce qui permet à notre pays de disposer d’un des plus longs réseaux autoroutiers à péage en Afrique de l’Ouest.
En effet,  poursuit M. Diakhaté, au Sénégal, c’est le principe de gratuité qui a toujours prévalu pour les usagers sur la totalité du réseau routier national.  Dès lors qu’il est institué le paiement de l’utilisation des autoroutes, il urge de légiférer sur le caractère payant aux fins de conférer une force obligatoire  la fixation des tarifs et rendre justifiable, du point de vue légale, le péage ainsi que la perception de pénalités pour défaut de crédit dans les cartes Rapido ou Xewël.
« L’acquittement du péage et des pénalités ne peut être une obligation légale et s’y soustraire une infraction civile ou pénale qu’en vertu d’un texte de Loi de la République », affirme M. Diakhaté.Salif SAKHANOKHO

DIÉGOUNE – UN ANCIEN COMBATTANT DU MFDC TUÉ PAR DES INDIVIDUS NON IDENTIFIÉS

http://www.emedia.sn Ce Samedi 22 Août 2020, vers 19h30, un homme âgé d’environ 45 ans, aurait été tué par des individus non identifiés. La victime, A.D., habitait le quartier de Barafaye, village de Diégoune et serait un ex combattant du MFDC selon une source sécuritaire, interrogée par Emedia.
La victime a reçu des balles à bout portant et a succombé à ses blessures. Son corps a été déposé à la morgue de Thionck Essyl. Selon la même source, la victime aurait reçu, quelques minutes avant les faits tragiques, un appel téléphonique de ses boureaux.
L’enquête ouverte à cet effet pourrait élucider les raisons qui ont conduit à ce forfait, qui, il faut le rappeler, n’est pas le premier dans la zone de l’ancien arrondissement de Tendouck. Assane Ba (Correspondant)

UN COMMERÇANT SÉNÉGALAIS TUÉ À FRANCEVILLE

http://www.emedia.sn Un commerçant sénégalais, du nom de Harouna Sidy Sy (51 ans), établi à Franceville, au Gabon, aurait été assassiné hier par des jeunes qui voulaient braquer sa boutique.
Selon un frère de la victime contacté par Emedia, c’est hier 19 heures, que les quatre assaillants sont entrés dans la boutique, avec des machettes. Après avoir commis leur acte répugnant, ils seraient partis avec la recette de la boutique avant de s’enfuir. Un d’eux a été appréhendé par les riverains.
Une enquête serait ouverte par la police locale.
Selon nos sources basées au Gabon, il est fréquent que les commerçants étrangers y soient la cible d’agresseurs.
Les cas d’agression, parfois mortelles, de commerçants étrangers sont de plus en plus fréquentes dans cette ville du Gabon.
En janvier 2017, c’est un autre commerçant du nom d’Amadou Ba qui avait été tué dans des circonstances similaires avant que son corps ne soit découvert plus tard dans un congélateur.


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