Revue de presse du Dimanche 22 Novembre 2020

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Défaite après défaite du Polisario Par Khalid Cherkaoui Semmouni, professeur à la Faculté de Droit à Rabat et à l’ISIC.

https://www.financialafrik.com Le Polisario a perdu ses espoirs après avoir échoué à entraver le partenariat stratégique entretenu par l’Union européenne avec le Maroc , concrétisé par l’adoption du Parlement européen du nouvel accord de pêche Maroc- UE, dont la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rejeté la demande introduite par le Polisario pour l’annuler. Ce partenariat comprend l’ensemble du territoire marocain, Sahara compris. Aussi , le Polisario a perdu tous ses repères suite à la décision du Conseil de sécurité n°2.548 du 30 octobre, qui a maintenu la prééminence de l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc le 11 avril 2007 pour résoudre le conflit autour du Sahara marocain dans le cadre d’une solution politique réaliste, pragmatique et durable, à travers le processus des tables rondes avec la participation du Maroc, de l’Algérie, de la Mauritanie et du Polisario.
Donc, le polisario (appuyé par l’Algérie) essuie défaite sur défaite. Débouté par le Conseil de sécurité et isolé au sein de la communauté internationale. C’est pourquoi il a recours aux gesticulations désespérées à Guergarate, en se livrant à des actes de brigandage dans une zone du territoire national marocain placée sous la responsabilité de l’ONU, et en bloquant la circulation des personnes et des marchandises vers l’Afrique. Il s’agit aussi d’une «fuite en avant» face à la réalité inébranlable de la marocanité du Sahara, ce qui confirme bien que le Polisario n’est qu’un mouvement agonisant ne bénéficiant d’aucune légitimité. Il s’est de plus en plus isolé sur la scène internationale et sent la fin éminente de ses thèses séparatistes devant les succès répétés de la diplomatie marocaine.
En effet, le Maroc s’était mobilisé dan le cadre de la légalité internationale. Ses Forces Armées Royales sont intervenues, sur Hautes Instructions Royales, afin de sécuriser la zone obstruée par les milices séparatistes de manière pacifique et pour nettoyer la zone tampon de Guergarate, en conformité avec l’article 51 de la Charte des Nations Unies qui donne le droit au Maroc de recourir au principe de la légitime défense en cas de menace réelle et imminente de sa souveraineté. Le Maroc restera ferme sur ses positions et ne se laissera nullement fléchir par les provocations et les manœuvres désespérées du Polisario qui nuirait à la stabilité de la région.
Le royaume demeure fermement attaché à la préservation du cessez-le-feu conformément aux accords militaires, mais il restera également vigilant face à toute menace à son intégrité territoriale et s’opposera aux abus cherchant à porter atteinte à la sécurité et à la stabilité de ses Provinces du Sud. Par ailleurs, le Maroc ne cesse de poursuivre la dynamique de développement sur toutes ses provinces du sud et de multiplier les ouvertures de Consulats Généraux de plusieurs pays frères dans les villes de Laâyoune et de Dakhla, reconnaissant ainsi, de façon claire et nette, la Marocanité du Sahara et affirmant être pleinement confiants quant à la sécurité et à la prospérité qui règnent dans les Provinces du Sud. Ce succès diplomatique va permettre à ces provinces d’attirer des flux d’investissements et de développer économiquement la région.

Macron sur le Sahel : «Avec les terroristes, on ne discute pas»

Par Le Point Afrique (avec AFP MISE AU POINT. Le président français a marqué l’opposition complète de la France à toute négociation avec les djihadistes dans un entretien accordé à « Jeune Afrique ».
Alors qu’à la suite de la libération de plus de 200 djihadistes en contrepartie de la récupération du chef de l’opposition malienne sous IBK, Soumaïla Cissé, et de l’otage française Sophie Pétronin, entre autres, le débat de la négociation avec les djihadistes a été relancé, le président français Emmanuel Macron a clairement exprimé, dans un entretien avec l’hebdomadaire Jeune Afrique, le point de vue de la France à ce propos. « Avec les terroristes, on ne discute pas. On combat », a-t-il lancé.

Feuille de route des accords d’Alger

« Il faut s’inscrire dans la feuille de route claire que sont les accords d’Alger », a souligné Emmanuel Macron en référence à l’accord de paix conclu en 2015 entre le pouvoir central malien, les groupes armés pro-Bamako et l’ex-rébellion à dominante touareg du nord du Mali. « Ceux-ci prévoient un dialogue avec différents groupes politiques et autonomistes. Mais cela ne veut pas dire qu’il faut dialoguer avec des groupes terroristes, qui continuent à tuer des civils et des soldats, y compris nos soldats », a-t-il ajouté. Cet accord ne concerne pas les groupes liés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) ou à l’organisation État islamique (EI) qui poursuivent, voire intensifient, leurs actions depuis cinq ans, faisant des centaines de morts.

Une vision opposée à celle des nouvelles autorités maliennes

Le Premier ministre malien de transition, Moctar Ouane, a toutefois souligné, lors d’une visite du chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, le 26 octobre à Bamako, que le « dialogue national inclusif », vaste concertation du pays tenue fin 2019, avait « très clairement indiqué la nécessité d’une offre de dialogue avec les groupes armés djihadistes ». « Je constate simplement que les autorités de transition ont réitéré leur volonté de lutter avec efficacité contre le terrorisme », a préféré relever Emmanuel Macron.

Bientôt de nouvelles initiatives

Le président français a par ailleurs indiqué qu’il aurait, « dans les prochains mois des décisions à prendre pour faire évoluer Barkhane », la force française de plus de 5 000 hommes présente au Sahel. Une décision était jusqu’ici attendue d’ici à la fin de l’année. Près d’un an après l’envoi de 600 soldats supplémentaires au Sahel pour reprendre l’avantage face aux djihadistes, Paris est sur le point de réduire le nombre de militaires déployés, avaient indiqué, début novembre, des sources concordantes à l’AFP. « J’ai besoin d’une réitération claire du souhait de nos partenaires de voir la France rester à leurs côtés », a souligné le chef de l’État, qui avait déjà demandé un tel engagement à ses homologues du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad) au sommet de Pau (sud-ouest de la France) en janvier.

Recentrage pour Barkhane, montée en puissance du G5 Sahel

Barkhane doit se « recentrer vraiment sur nos ennemis, l’EIGS et les groupes strictement terroristes », a souligné le chef de l’État en référence à l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) qui s’inscrit dans la nébuleuse de l’EI, et que Paris et ses alliés du G5 Sahel avaient déjà désigné comme cible principale au sommet de Pau. Il n’a, en revanche, pas cité le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim, selon l’acronyme arabe) dirigé par le chef touareg malien Iyad Ag Ghaly, affilié à Al-Qaïda. Il faut également « accélérer la montée en puissance des armées du G5 Sahel » et « internationaliser notre présence » en y associant d’autres pays européens, a-t-il rappelé.

Pas de baisse des coûts de l’électricité avant 2024 (officiel)

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane–Les conditions tarifaires de l’électricité ne connaîtront pas de baisse avant 2024, a fait savoir, vendredi à Dakar, le président de la Commission de Régulation du Secteur de l’Electricité (CRSE), Ibrahima Amadou Sarr.
Les Sénégalais devront encore se serrer la ceinture pour affronter le coût élevé de l’électricité. En effet, selon M. Sarr, les retombées de la diversification du mix énergétique et la conversion des centrales à fuel de la Société nationale d’électricité (Senelec) en centrales à gaz (pour enclencher la stratégie « gas to power » avec l’exploitation prochaine des ressources gazières) ne devraient tomber qu’en 2024.
Reconnaissant que « le coût de l’électricité reste élevé » au Sénégal, M. Sarr a tout de même fait savoir qu’« à chaque fois que vous avez une facture d’électricité, il faut vous dire que les 30% ont été subventionnés par l’Etat ».

A l’en croire, sur les 3 dernières années, l’Etat du Sénégal, pour maintenir les tarifs en vigueur, a eu à subventionner le consommateur pour 317 milliards f cfa, ce qui fait une subvention annuelle de plus de 100 milliards par an.

S’exprimant lors de l’atelier de révision des conditions tarifaires de la Senelec, Ibrahima Amadou Sarr a déploré le fait qu’au-delà des coûts, il y a la problématique de l’accès qui est souvent oubliée
« Aujourd’hui, en milieu urbain, le service est à peu près garanti. Mais, il ne faut pas oublier qu’à une centaine de kilomètres de Dakar, d’autres ont des problèmes d’accès à l’électricité », a-t-il dit.
Par ailleurs, le président du CRSE a rappelé que jusqu’en décembre 2018, avec la décision d’harmoniser les tarifs, le prix du KWH était 2 à 3 fois plus cher en milieu rural qu’en milieu urbain. « Une aberration !», s’est-il exclamé.
Depuis cette date, a indiqué M. Sarr, c’est le Fonds spécial de Soutien pour le Secteur de l’Energie (FSE) qui se charge de compenser les concessionnaires d’électrification rurale pour les écarts de revenu y afférant.

Il a ainsi appelé l’administrateur du FSE « à faire davantage » pour la régularité des compensations qui sont versées à ces concessionnaires.

Présidant la cérémonie d’ouverture de l’atelier, la ministre du Pétrole et des Energies, Aissatou Sophie Gladima a souligné que la période tarifaire 2020-2022 « est une période charnière (car) elle marque, en quelque sorte le point de départ vers une nouvelle reconfiguration du secteur ».
La dernière consultation sur les conditions tarifaires de Senelec reste marquée par la hausse des tarifs intervenue en décembre 2019. Une hausse partielle de 10 % qui a suscité de fortes réactions.ARD/te/APA

Evasion fiscale : Le Sénégal perd chaque année 168 millions de dollars

iGFM-(Dakar) Dans un rapport rendu public, le site d’information financière et économique relatif à la Bourse dans les 8 Pays de l’UEMOA révèle que le Sénégal enregistre 168 millions de dollars d’évasion fiscale, soit 5,2% des recettes fiscales.
Selon ces  données révélées par Tax Justice Network, un réseau britannique axé sur la recherche, l’analyse et le plaidoyer dans le domaine de la réglementation fiscale et financière internationale, notre pays est classé à la 5e position sur une liste de 14 pays de la sous-région.
La Guinée, le Burkina Faso, le Bénin et le Cap-Vert sont les pays les moins impactés par le phénomène. Mais d’après le document, c’est le Nigeria qui est le plus impacté par le phénomène avec une perte de près de 11 milliards de dollars chaque année.
Plus surprenant, la Côte d’Ivoire, 3e économie derrière le Ghana, voit chaque année 237 millions de dollars échapper au fisc. L’autre grande surprise est la Gambie et le Liberia, deux petits pays qui enregistrent chaque année entre 198 et 194 millions de dollars de fuites vers les paradis fiscaux. Plus globalement, l’évasion fiscale au niveau africain est estimée à 25,8 milliards de dollars chaque année.

Evasion fiscale : 427 milliards $ de recettes fiscales partent en fumée chaque année

https://www.sikafinance.com L’édition inaugurale de State of Tax Justice – un rapport annuel du Tax Justice Network sur l’état de l’abus fiscal mondial et les efforts des gouvernements pour y faire face, a été publié ce vendredi. Il s’agit de la première étude à mesurer de manière approfondie combien chaque pays perd à la fois en raison de l’abus fiscal des entreprises et de l’évasion fiscale privée, marquant un pas important en matière de transparence fiscale
Selon le rapport, ce sont chaque année 427 milliards $ d’impôts qui sont perdus chaque année dans le monde à cause des paradis fiscaux, les multinationales et les personnes les plus fortunés préférant y rapatrier leurs bénéfices ou revenus pour se soustraire de leurs obligations fiscales. Il faut rappeler que les paradis fiscaux sont des territoires où les taux d’imposition des sociétés sont extrêmement faibles.
Sur les 427 milliards $ en question, 245 milliards $ sont le fait des multinationales  tandis que 182 milliards $, à la fraude fiscale privée.
Les pays à revenu élevé perdent au total plus de 382 milliards $ par an sur ce volume, tandis que les pays à faible revenu perdent 45 milliards $. Cependant, les pertes fiscales des pays à faible revenu équivalent à près de 52% de leurs budgets de santé publique combinés, tandis que les pertes fiscales des pays à revenu plus élevé équivalent à 8% de leurs budgets de santé publique combinés.
De même, les pays à faible revenu perdent l’équivalent de 5,8% du total des recettes fiscales qu’ils perçoivent généralement par an en raison de l’abus fiscal mondial, tandis que les pays à revenu élevé perdent en moyenne 2,5%.
Concernant le continent africain,le coût de l’évasion fiscale est évalué à 25,8 milliards $.

Les pays riches, principaux responsables

Le rapport a montré en outre que les plus grands catalyseurs de l’évasion fiscale mondial sont les pays riches, au cœur de l’économie mondiale,  » et non les pays qui figurent sur la liste noire hautement politisée des paradis fiscaux de l’Union européenne ou sur les petites îles bordées de palmiers « .
 » Les pays à revenu élevé sont responsables de 98% des pertes fiscales des pays, coûtant aux pays du monde entier plus de 419 milliards de dollars d’impôts perdus chaque année, tandis que les pays à faible revenu ne sont responsables que de 2%, ce qui coûte aux pays plus de 8 milliards de dollars d’impôts perdus chaque année « .
 » Les cinq juridictions les plus responsables des pertes fiscales des pays sont le
territoire britannique des Caïmans (responsable de 16,5% des pertes fiscales
mondiales, soit plus de 70 milliards $), le Royaume-Uni (10%; plus de 42 milliards $), les Pays-Bas (8,5% ; plus de 36 milliards $), au Luxembourg (6,5%; plus de 27 milliards $) et aux États-Unis (5,53%; plus de 23 milliards $) », relève le rapport.Jean Mermoz Konand

CEDEAO : Le Nigéria et la Côte d’Ivoire, champions de l’évasion fiscale qui coûte 12 milliards $/an à la région

https://www.sikafinance.com En Afrique de l’Ouest, les évasions fiscales, c’est-à-dire, les fuites de bénéfices des entreprises ou particuliers vers les paradis fiscaux sont évaluées à environ 11,96 milliards FCFA chaque année.
Ce montant représente plus de 7% des recettes fiscales totales des 15 pays que compose la région ouest-africaine et en moyenne une perte de 16 dollars, soit …, par habitant.
Ces données ont été révélées par Tax Justice Network, un réseau britannique axé sur la recherche, l’analyse et le plaidoyer dans le domaine de la réglementation fiscale et financière internationale dans un rapport publié ce 20 novembre.
Selon le rapport, par pays, c’est le Nigéria qui est le plus impacté par le phénomène avec une perte de près de 11 milliards de dollars chaque année. Plus surprenant, la Côte d’Ivoire, 3ème économie derrière le Ghana, voit chaque année 237 millions de dollars échapper au fisc.
L’autre grande surprise est la Gambie et le Libéria, deux petits pays qui enregistrent chaque année entre 198 et 194 millions de dollars de fuites vers les paradis fiscaux.
Le Ghana et le Sénégal enregistrent eux, respectivement 168 millions et 158 millions de dollars d’évasion fiscale. La Guinée, le Burkina Faso, le Bénin et le Cap Vert sont les pays les moins impactés par le phénomène.
Plus globalement, l’évasion fiscale au niveau africain est estimée à 25,8 milliards de dollars chaque année.Olivia Yao

Le Bénin fait coter 110 milliards FCFA d’obligations à la BRVM

https://www.sikafinance.com L’emprunt obligataire  » TPBJ 6,50 % 2020-2028  » du Bénin a été admis au compartiment des obligations de la BRVM, la bourse régionale des valeurs mobilière de l’UEMOA ce vendredi 20 novembre, informe l’institution régionale.
Il s’agit de la première cotation de cette obligation sur le marché secondaire, c’est-à-dire le lieu où les premiers investisseurs détenant des titres du pays et qui ne souhaitent pas les conserver jusqu’à l’échéance pourront les céder à d’autres investisseurs contre d’éventuelles plus-values.
La souscription des obligations sur le marché primaire avait eu lieu du 27 juillet au 10 août dernier et avait permis d’émettre 11 000 000 d’obligations à un coût unitaire de 10 000 FCFA. A l’issue de cette opération le Bénin avait réussi à lever 110 milliards FCFA sur le marché financier de la région.
 » La procédure d’introduction retenue pour la première journée de cotation est la procédure ordinaire avec un cours de référence fixé à 10 000 FCFA. Le premier cours de négociation est déterminé par la confrontation des ordres d’achat et de vente « , souligne le communiqué de la BRVM.
Notons que le symbole adopté pour le titre est « TPBJ.O3 ». Ce matin, les résultats des premières cotations annoncés par Oumara Karimou Assouma, directeur général du trésor et de la comptabilité publique du Bénin, faisaient état de 100 titres échangés au cours de 10 000 FCFA pour un montant de 1 million FCFA.Olivia Yao

Mali : Le déficit budgétaire se dégrade de plus de 200% à 178 milliards FCFA au 1er semestre 2020

https://www.sikafinance.com Au Mali, la pandémie de la Covid-19, conjuguée à un environnement sociopolitique et sécuritaire précaire, a considérablement réduit la marge de manœuvre budgétaire au premier semestre 2020.
En effet, l’exécution budgétaire a fait ressortir un déficit de 178,25 milliards FCFA à fin juin 2020, contre un excédent de 151,61 milliards FCFA à la même période de l’année précédente, soit une détérioration de 217,6% en glissement annuel.
Cette évolution à la forte augmentation de +271,94 milliards FCFA des dépenses publiques pour s’établir à 989,7 milliards FCFA au premier semestre 2020, au moment où les recettes publiques se contractaient de 57,93 milliards FCFA pour retomber à 811,45 milliards FCFA.
L’expansion, en particulier, des dépenses budgétaires au Mali, est principalement imputable au dynamisme des exécutions des dépenses courantes et des dépenses de capital qui ont bondi respectivement de +136,71 milliards FCFA à 665,11 milliards FCFA et de +107,53 milliards FCFA à 255 milliards FCFA.
Ce niveau des dépenses a été notamment atténué par une baisse de 20,98% à 40,57 milliards FCFA des charges financières de la dette.
Concernant le repli des recettes publiques, on note qu’il est intrinsèquement en lien avec la moindre mobilisation des recettes fiscales par les régies financières. Ses ressources se sont en effet établies à 741,7 milliards FCFA à fin juin 2020, contre 820,72 milliards FCFA à fin juin 2019, soit une baisse de 79 milliards FCFA.
Par ailleurs, lorsque l’on prend les charges de trésorerie qui sont essentiellement composées des remboursements des produits des emprunts à court, moyen et long terme, établies à 190,48 milliards FCFA à fin juin 2020, auxquelles on ajoute le déficit budgétaire de 178,25 milliards FCFA ; le besoin de financement du pays atteint 368,73 milliards FCFA sur la période.
Pour financer ces déficits, le Mali a mobilisé des ressources de trésorerie à hauteur de 738 milliards FCFA sur la période, dont 500,64 milliards FCFA via des émissions de titres publics sur le marché financier régional.Dr Ange Ponou

Mali : Le solde commercial est déficitaire de 100 milliards FCFA au 2ème trimestre 2020

https://www.sikafinance.com Les échanges extérieurs du Mali avec le reste du monde ont été marqués au deuxième trimestre 2020 par une progression de +6,68% à 605,16 milliards FCFA des exportations de biens, en glissement annuel, tandis que les importations se sont repliées de 6,85% à 708,94 milliards FCFA sur la même période, selon les chiffres officiels.
Malgré cette performance des exportations tirée essentiellement par la forte augmentation des ventes à l’extérieur d’or à usage non monétaire (+144,75 milliards FCFA à 544,75 milliards FCFA), la balance commerciale du pays est ressortie déficitaire à 103,78 milliards FCFA à fin juin 2020. On note toutefois une réduction de 90 milliards FCFA de ce déficit par rapport à la même période de l’année précédente.
En dehors de l’or qui a généré 90% des recettes d’exportation au deuxième trimestre 2020, les légumes et fruits (9,77 milliards FCFA) et les engrais (7,26 milliards FCFA) constituent les autres principaux produits d’exportation du Mali.
Concernant la structure des importations, elle a été dominée par les achats de pétrole, de produits dérivés du pétrole et produits connexes (166,43 milliards FCFA), les articles minéraux non métalliques (45 milliards FCFA), les véhicules routiers (44,55 milliards FCFA), ainsi que les produits médicinaux et pharmaceutiques (33,35 milliards FCFA).
Sur la période, le Sénégal (144,66 milliards FCFA), la Chine (106,3 milliards FCFA) et la Côte d’Ivoire (81,79 milliards FCFA) ont été les principaux fournisseurs du Mali, alors que l’Afrique du Sud (262,86 milliards FCFA) et la Suisse (216,63 milliards FCFA) ont été les plus importants clients.Dr Ange Ponou

Le ministre de l’Agriculture assure “Le Sénégal éviter la récession”

https://actunet.net Notre pays va finalement éviter la récession. C’est le ministre de l’Agriculture qui en donne l’assurance.
De 6,7%, les prévisions de croissance se sont effondrées à 1,1% puis à 0,7%. Aujourd’hui, les espoirs de croissance positive reposent désormais sur la production agricole. Mais le ministre de l’Agriculture rassure. La production agricole sera au rendez-vous.
«Oui, nous pouvons dire maintenant sans risque de nous tromper que le Sénégal va éviter une récession et ce grâce à une production agricole record», assure-t-il dans un entretien que vous pouvez lire en intégralité sur iGfm.

Rapport de performance 2019 : La Sabodala Gold Operation (SGO) a injecté 118,7 milliards dans l’économie nationale

https://www.dakaractu.com Sabadola Gold Opérations qui existe depuis 10 ans est la plus grande mine d’or du Sénégal, peut être fière de ses contributions à l’économie du pays et sa gestion des enjeux sociaux et environnementaux. Pour l’année 2019, il a contribué à l’économie nationale à hauteur 118,7 milliards répartis ainsi : 793 007 362 FCFA pour investissement communautaire, 34 072 899 341 FCFA pour paiements au gouvernement, 6 218 977 641 en salaires payés à ses employés locaux et 77 682 630 017 FCFA en approvisionnement local, avec notamment l’achat de carburant, construction de piste etc. Ainsi donc rien que pour la commune de Sabodala, c’est près de 800 000 000 f CFA qui ont été versés directement dans les comptes de la commune.
Dans cette contribution à l’économie, on note : les redevances minières à hauteur de  9 506 170 071 FCFA, un appui aux  Eaux et Forêts pour un montant de  101 670 000 FCFA, le soutien aux institutions locales de la région de Kédougou d’un montant de  16 380 171 FCFA, l’appui institutionnel au Ministère des Mines et de la Géologie pour un budget de 144 430 674 FCFA et un appui institutionnel au Ministère de l’environnement à hauteur de 206 166 402 FCFA.
Sabadola Gold Opérations a employé et soutenu les 1360 employés sénégalais,  74 expatriés, 366 dans le département de Saraya, 252 dans les régions de Kédougou et de Tambacounda et 670 pour le reste du Sénégal. Ainsi donc, 95% des salariés sont des résidents nationaux et les 46% des employés sont issus des communautés locales et des autres régions. En outre, en 2016, un programme d’alphabétisation a été mis sur pied en coordination avec un organisme gouvernemental pour que les employés apprennent le français et l’anglais. Le partenariat de SGO avec le lycée technique de Kédougou a permis d’offrir des stages à la mine à 108 élèves en 2019.
Dans le cadre du développement communautaire, 8 zones de jardinage irriguées ont été opérationnelles en 2019, avec une production totale de légumes de 61 tonnes, 5 tonnes de semences de riz ont été distribuées à 290 producteurs de riz vivant dans 7 villages. 101 hectares de terre ont été cultivés, produisant 32,7 tonnes de riz, 588 manguiers et anacardiers plantés dans les vergers communautaires, trois comités de gestion créés et 222 hectares ont été cultivés grâce à des tracteurs opérationnels, sous la direction de comités locaux qui collectent les frais d’entretien et d’exploitation.

Fusion entre Teranga Gold et Endeavour : Une production annuelle de 50 tonnes d’or projetée

https://www.lequotidien.sn On en sait davantage sur l’accord d’association entre Teranga Gold et Endeavour. C’est un accord d’association entre les 2 entreprises. Les actions de Teranga Gold vont convertir leurs avoirs pour avoir des parts de Endeavour. Cette dernière paiera 0,470 de ses propres actions pour chaque action de Teranga Gold. «Endeaword a fait une proposition d’acquérir toutes les actions de Teranga Gold. En contrepartie, les actions de Teranga Gold vont recevoir des actions de Endeavour. C’est une fusion, il n’y a pas de transaction commerciale. C’est un échange en fonction de la taille actuelle de la société Endeavour et celle de Teranga Gold», a détaillé le Directeur général de Teranga gold operation. Aziz Sy a fait face hier à la presse pour expliquer les contours de cette nouvelle fusion. Qui va assurer une place dans le top 10 des plus grands producteurs d’or dans le monde à la nouvelle société qui va porter le nom de Endeavour. D’ailleurs, Teranga Gold aura 3 sièges au conseil d’administration contre 7 pour Endeavour. «Endeavour est une entreprise immatriculée aux Iles Caïman de racine canadienne. Elle a 4 mines en production au Burkina Faso, 2 en Côte d’Ivoire et des projets avancés au Mali. Elle était en Ghana et à des projets en Guinée. Teranga Gold pèse plus de 2 milliards $ en capitalisation boursière alors que Endeavour pèse environ 4 milliards $. Avec cette acquisition, nous aurons une production de plus de 50 tonnes d’or par an. Ce qui va nous permettre d’entrer dans le top 10 des producteurs d’or dans le monde», a expliqué Aziz Sy.
Si pour le moment, les actionnaires de Teranga Gold peuvent se frotter les mains au vu des retombées que la fusion pourrait apporter, les employés peuvent aussi être sereins. En effet, Aziz Sy a assuré qu’il n’y aura aucun impact pour les travailleurs. Au contraire, a-t-il prédit, ceux sont des perspectives de carrières plus importantes qui s’ouvrent à eux.
La nouvelle entreprise va garder le nom de Endeavour tout comme l’équipe dirigeante de la multinationale cotée à la bourse de Londres sera maintenue pour la direction. Pour l’effectivité de la transaction, il faudra attendre le premier trimestre de 2021.

FUSION ENDEAVOUR-TERANGA : Les dessous d’un accord louche

http://www.enqueteplus.com En se laissant phagocyter par Endeavour Mining, Teranga Gold Corp, qui détient 90 % de Sabodala-Massawa, va rendre la tâche de l’Administration fiscale sénégalaise encore plus ardue. Cette opération de fusion intervient dans un contexte où la Convention de non-double imposition avec l’île Maurice, qui faisait gagner à l’entreprise beaucoup d’argent, a été dénoncée par l’Etat du Sénégal. Face à la presse, hier, le représentant de l’entreprise a apporté quelques précisions sur cette question et sur beaucoup d’autres.
C’est une ‘’fusion-acquisition’’ qui est loin de livrer tous ses secrets. Ce qui est d’ores et déjà clair, c’est que le nom à consonance très sénégalaise de la Canadienne Teranga Gold Corp va désormais être jeté à la poubelle. A la place, il faudra dire Endeavour Mining qui sera désormais la mère de Sabodala Gold Operations. Aussi, le siège social se déplace de Toronto au Canada à Londres, en Angleterre.
Mais ce n’est là que des changements de pure forme. Le plus important est que, pour le moment, tout se fait entre les deux capitales occidentales, loin du droit sénégalais et de l’Ohada, même si l’écrasante majorité des mines concernées se trouvent dans cet espace, entre le Sénégal, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire essentiellement.
A la question qui était sur toutes les lèvres, à l’annonce de cet accord entre les deux groupes, à savoir combien cela a dû coûter à Endeavour ? Le représentant de Teranga au Sénégal, le DG de SGO, Abdoul Aziz Sy, apporte des réponses  : ‘’Il n’y a pas d’argent échangé en vertu de cet accord. Ce qui se passe, c’est que les actionnaires de Teranga vont devenir des actionnaires dans Endeavour. Avec Teranga dont la valeur était estimée à 2 millions de dollars, la valeur d’une action était de 14 dollars. Avec Endeavour qui pèse 4 millions de dollars, la valeur d’une action est de 16 dollars et cela pourra encore grimper. L’impact pour les actionnaires, c’est donc dans l’avenir, pas immédiatement.’’
Pourquoi donc Teranga a accepté un tel accord qui le prive du contrôle de ses mines ? Selon l’accord qui a été convenu, explique le DG de SGO, pour une action de Teranga Gold Corp, l’actionnaire aura l’équivalent dans Endeavour, soit 0,4. Que vont-ils alors gagner dans la transaction ? Monsieur Sy explique  : ‘’Les actionnaires gagnent surtout le bénéfice d’être dans un groupe plus fort, plus diversifié, plus élargi, qui a beaucoup plus de mines. Aussi, les actions vont se bonifier après cette opération. Au lieu de détenir une action qui vaut 14 dollars, dans une entreprise qui a deux mines dans deux pays. Il est plus bénéfique d’être dans une entreprise où l’action vaut 16 dollars et qui a 6 mines. En valeur, cela lui fait gagner 0,5 dollar.’’
Ce qui est sûr, c’est que pour le moment, l’Etat du Sénégal, comme les autres Etats directement concernés, semble totalement à l’écart des négociations. Tout s’est joué entre, d’une part, Endeavour, d’autre part, le top management de Teranga Gold et ses deux actionnaires majoritaires, à savoir Tablo Corp de David J. Mimran (près de 22 %) et Barrick Gold Corporation (11 %). ‘’Les actionnaires majoritaires et le Conseil d’administration ont donné leur accord et la procédure suit son cours. Il reste la validation en Assemblée générale et l’approbation dans les cas où la loi l’exige’’, a renchéri le DG de SGO.
Mais, à en croire ce spécialiste bien au fait des questions fiscales, on ne saurait faire le départ entre les deux actes. Pour lui, Teranga, qui a beaucoup profité de cette convention avec l’ile Maurice, par la création de sociétés-écrans, est juste en train de s’ajuster par rapport à la nouvelle donne. Il développe  : ‘’A partir de la société-écran créée à l’ile Maurice, Teranga intervenait au Sénégal, histoire d’échapper à l’impôt. Avec la dénonciation de cette convention, le Sénégal gagne en fiscalisant toutes les opérations qui ne l’étaient pas auparavant. La société essaie donc de s’ajuster.’’ Le pire, estime le spécialiste, c’est que même si la convention avec Maurice était néfaste sur le plan fiscal, elle permettait tout de même l’échange de renseignements entre les deux pays. Ce qui n’existe plus avec les iles Caïmans.
Par ailleurs, à ceux qui s’inquiètent du sort des travailleurs et des investissements communautaires, Abdoul Aziz Sy rassure  : ‘’S’il doit y avoir un changement, ce sera dans un sens positif. Il faut savoir que ce qui se passe dans les pays impacte ces entreprises cotées en bourse. C’est donc très important pour nous de maintenir les acquis sociaux. Aussi, les deux entreprises ont la même culture, la même philosophie. Il n’y aura donc pas de changement dans la conduite des programmes et des investissements en faveur des communautés.’’
Avec 1,5 million d’onces produites annuellement, le nouveau groupe va intégrer le top 10 des producteurs d’or dans le monde et va devenir le leader du secteur en Afrique de l’Ouest. Pour le DG de SGO, il ne faut surtout pas avoir de craintes par rapport au sort des personnels. ‘’Nous avons la même culture d’entreprise. Tous les deux, on est membre de World Gold Council et on milite pour les bonnes pratiques en matière d’exploitation minière responsable. Sur ce point, on partage la même philosophie, pour participer au développement économique et social’’.

La grande nébuleuse

Sur un autre registre, la question qui se pose porte surtout sur la coïncidence trouble entre cette transaction et la dénonciation de la convention de non-double imposition qui liait le Sénégal à l’ile Maurice et qui faisait gagner à Teranga beaucoup d’argent en termes d’optimisation fiscale. En fait, cette convention faisait gagner à Teranga pas mal d’argent, à travers le mécanisme des prix de transfert, au détriment du fisc sénégalais.
Mais pour le DG de SGO, il n’y a aucun lien avec la dénonciation de ladite convention. ‘’SGML est toujours actionnaire de SGO (NDLR  : immatriculée à l’ile Maurice, SGML détient 90 % de SG0 ; les 10 % qui restent appartenant à l’Etat du Sénégal). Et Teranga a toujours respecté toutes les législations qui lui sont applicables. L’Administration fiscale est très regardante là-dessus d’ailleurs. Nous sommes une entreprise conforme’’.
Cela dit, avec ce changement de domiciliation, des changements majeurs vont, en effet, intervenir dans les rapports entre l’Administration sénégalaise et la mère de Sabodala Massawa. En effet, avec Teranga dont le siège se trouvait au Canada, le Sénégal pouvait avoir un œil sur toutes les opérations réalisées par l’entreprise. La convention fiscale entre les deux pays prévoyant un échange de renseignements. ‘’Si l’un des pays, indique l’expert, voulait faire des contrôles sur une entreprise, il pouvait demander des renseignements à l’autre. Si un prestataire fait une opération avec SGO et ne paie pas les impôts dus, l’Administration sénégalaise pouvait le suivre en demandant l’assistance de l’Administration canadienne. En transférant la propriété à une entreprise domiciliée dans un paradis fiscal, on perd le bénéfice de ces mécanismes  : l’assistance et l’échange de renseignements’’.
Maintenant, fait remarquer le spécialiste, il sera plus facile à la SGO de faire un transfert indirect de bénéfices à destination de sa nouvelle société mère. Aussi, indépendamment des aspects financiers, il y a également, dans les paradis fiscaux, un grand secret bancaire.
L’Administration fiscale peut donc avoir beaucoup de mal à retracer certaines opérations de la SGO. Et de pester  : ‘’C’est des montages juridiques dont l’objectif principal est d’échapper au fisc. En 2017, le Sénégal avait signé un instrument fiscal après l’instrument multilatéral. C’est une convention multilatérale à laquelle ont adhéré tous les Etats et qui permet de renégocier toutes ces conventions fiscales qui ne seraient pas très favorables. Dans la plupart des cas, les paradis fiscaux n’ont pas adhéré à cet instrument. Il sera donc difficile de mettre en œuvre cet instrument dans ces rapports avec ces pays. Cela sape un peu les efforts qui avaient été faits’’.
Grâce à cet instrument multilatéral, par exemple, s’il y a dans la convention avec le Canada des éléments qui ne sont pas très profitables, cela pouvait être négocié. Mais si l’entreprise mère se trouve aux iles Caïmans, il sera difficile de les revoir.

Quid de l’imposition de la transaction ?

Sur le plan fiscal, il faut rappeler que des modifications importantes ont été apportées par l’Etat du Sénégal depuis 2019, à la suite du débat intense autour de l’affaire Petrotim.
En effet, depuis cette date, les transactions portant sur les titres miniers détenus au Sénégal sont imposées au Sénégal. Notre interlocuteur confirme  : ‘’Avec les modifications de 2019 du Code général des impôts, la plus-value résultant de cette transaction pourra être imposée. Ces modifications prévoient que  : toute cession d’une entreprise détenant des titres miniers ou d’hydrocarbures au Sénégal, quel que soit le lieu de situation du cessionnaire et du cédant, est soumise à l’impôt au Sénégal. Mais il faut avoir le détail du contrat pour pouvoir en tirer les
conséquences.’’
En fait, dans l’affaire Petrotim, il s’est agi d’une transaction portant sur des dizaines et des dizaines de milliards et qui n’ont permis de payer aucun centime aux services fiscaux. A l’époque, certains spécialistes comme Ousmane Sonko avaient estimé que la transaction était assujettie au paiement de l’impôt. D’autres avaient défendu le contraire. Mais les critiques n’étaient pas tombées dans l’oreille d’un sourd, puisque des modifications ont été apportées dans le Code général des impôts visant à taxer de telles transactions.

IMPACT CORONAVIRUS : Les ‘’bienfaits’’ de la pandémie

Pendant que tous les secteurs se plaignent des ravages du coronavirus, celui de l’or se frotte les mains. Le directeur général de SGO confirme  : ‘’C’est vrai qu’on a senti très bien cette année 2020. Les cours ont nettement augmenté, parce que c’est une valeur refuge. Les investisseurs se réfugient dans l’or. Ce qui fait que cela a atteint des valeurs record. Au mois d’avril, on a même été au-dessus de 2 000 valeurs l’once. Aujourd’hui, c’est encore retombé entre 2 000 et 1 800 dollars. On en a profité. Notre action est passée de 8 à 9 dollars, à 14 dollars aujourd’hui.’’
Cela dit, cette forte croissance a été un peu atténuée par les mesures restrictives qui ont impacté considérablement les prévisions de production. ‘’On a eu le pire premier trimestre depuis qu’on a commencé. On a fait 40 000 onces, alors qu’on avait prévu 50 000 onces. Au deuxième trimestre, on a fait 46 000 sur 50 000 prévues. Sur le premier semestre, on a donc eu un déficit de 15 000 onces. Alors qu’on l’avait budgétisé, planifié… Mais heureusement, les coûts de l’or étant augmentés, il y a eu une compensation’’. Malgré ces impacts, les signaux sont au vert, si l’on en croit le DG

Contrebande autour des importations de sucre : LA GENDARMERIE TRAQUE LES FRAUDEURS – Une enquête ouverte

https://www.lequotidien.sn La Section de recherches de la Gendarmerie nationale a ouvert une enquête sur l’affaire de l’importation frauduleuse de fortes quantités de sucre, qui inonde le marché national et menace gravement le tissu industriel.
L’importation frauduleuse de fortes quantités de sucre qui inonde le marché national connaît de nouveaux développements. Cette fois-ci, ce sont les autorités judiciaires qui se sont saisies du dossier. Puisque, d’après des sources que le journal Le Quotidien a jointes, il nous revient que la Section de recherches de la Gendarmerie a ouvert une enquête pour faire toute la lumière sur cette affaire qui met en péril le tissu industriel.
Auparavant, il a été découvert que le gap réel que les importations devaient compléter, en réalité, est de 40 mille tonnes, dont 20 900 par la Compagnie sucrière sénégalaise (Css). Et le reste, c’est-à-dire les 19 mille 100 tonnes, reparti entre les commerçants.
Mais des commerçants, qui seraient de connivence avec des fonctionnaires véreux, ont trouvé des subterfuges pour obtenir frauduleusement des Déclara­tions d’importation de produits alimentaires (Dipa) et ont porté le Gap à 63 mille tonnes de sucre. In fine, c’est plus de 100 mille tonnes de sucre qui ont été délivrées.
Tous ces éléments, d’après les informateurs du journal Le Quotidien, ont entraîné le limogeage à l’ex-Secrétaire général du ministère du Commerce et des petites et moyennes entreprises (Pme), Makhtar Lakh, au directeur du Commerce intérieur, Ousmane Mbaye, ainsi que le chef des services Dipa, Issa Wade.
L’enquête en cours, menée par la Section de recherches de la Gendarmerie nationale, devrait permettre ainsi d’éclairer la lanterne de l’opinion.
Depuis quelques jours, les organisations syndicales et les cadres de la Css ruent dans les brancards pour dénoncer les «nombreuses Dipa frauduleuses qui circulent et ont permis aux commerçants d’inonder le marché de sucre, empêchant ainsi la Css, qui produit chaque jour 1 000 tonnes de sucre, qui viennent s’ajouter aux 30 mille tonnes stockées, de vendre». Ces syndicalistes ont demandé lors d’une rencontre avec la presse, que «ces faussaires soient identifiés et sanctionnés, car la boîte (la Css) ne parvient plus à vendre son sucre depuis juillet ; ce qui a provoqué une situation financière catastrophique, dans la mesure où la compagnie a recouru à des prêts bancaires pour payer les salaires d’octobre et reste devoir de l’argent à ses fournisseurs qui risquent de ne pas recevoir leur dû, car les banques ne peuvent pas accepter de cumuler des crédits pour la Css».
Le président de la République, Macky Sall, a été même, à cette occasion, invité à se saisir de cette question. Et cet appel n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Car, ce mercredi, le chef de l’Etat a demandé, lors de la dernière réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, au ministre du Commerce et des Pme, Assome Aminata Diatta, de veiller à une régulation rigoureuse de ce marché pour éviter de fragiliser le tissu industriel dans ce secteur.

SITUATION DE LA CSS FACE A LA DELIVRANCE DES DIPAS  : Le CNP interpelle Aminata Assome Diatta

http://www.sudonline.sn Le Conseil national du Patronat (CNP) a interpelé le ministre du Commerce, Aminata Assome Diatta dans ce qu’il est convenu d’appeler l’affaire de délivrance des DIPAS. Dans une lettre en date du 18 novembre signée par son président Baïdy Agne dont nous avons reçu copie, le CNP décrit une «situation particulièrement alarmante» au vu de l’exposé des faits qui lui ont été livrés par la CSS
Selon le CNP, un telle situation «met en péril non seulement un fleuron de notre économie nationale, mais aussi elle engendre des impacts socio-économiques substantiels dans toute la région du Nord du Sénégal». C’est pourquoi, il demande à la ministre Aminata Assome Diatta de procéder à un «examen urgent de cette situation alarmante».
La CSS qui est une entreprise-membre de cette confédération patronale a établi au CNP, l’ampleur des difficultés qu’elle rencontre actuellement. Des difficultés sont de deux ordres. D’abord, la recrudescence de la fraude sur les importations du sucre. Ensuite, la dérégulation du marché lien au nombre trop élevé de Dipas délivrées.
Par ailleurs, l’entreprise agro-industrielle a aussi porté à l’attention du CNP «des méventes de 20.000 tonnes de sucre depuis le 15 juillet 2020, un endettement auprès du secteur bancaire de plus de 70 milliards F CFA et l’obligation de mettre au chômage technique 5000 travailleurs».
Rappelons que le Président de la République, en conseil des ministres mercredi dernier, a également demandé à la Ministre du commerce de «veiller à une régulation rigoureuse de ce marché pour éviter de fragiliser le tissu industriel dans ce secteur» NDEYE AMINATA CISSE

Les temps forts de la marche de la Css à Richard-Toll : Le Walo debout !

https://www.seneweb.com Pour alerter contre une fermeture de leur entreprise, les travailleurs de la CSS (Compagnie Sucrière Sénégalaise) ont battu le macadam ce samedi à Rkcehard-Toll. Du stade municipal à la mairie de la ville, une foule immense venu des 11 départements de Dagana et au-delà a tenu à dénoncer le drame social qui se dessine  » si l’ on arrête pas l’octroi frauduleux des DIPA  » qui ont inondé le marché local en sucre provoquant du coup une situation de mévente à la CSS.

Revue annuelle des projets de l’Uemoa : La sixième édition prévue du 23 au 27 novembr

https://www.lejecos.com La Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) passe en revue le processus d’intégration dans les Etats membres du 9 novembre au 11 décembre 2020.
Pour le Sénégal, renseigne un communiqué de presse, les travaux auront lieu du 23 au 27 novembre 2020. Ils débuteront par une phase technique consacrée notamment, à l’évaluation de la mise en œuvre effective de plus de 116 textes réglementaires ainsi que de 12 programmes et projets communautaires pour un montant de plus de quarante-neuf milliards de FCfa.
Selon la même source, la revue réalisée en 2019 a permis de noter des avancées significatives en matière de transposition et d’application des réformes communautaires. En effet, les performances enregistrées par le Sénégal révèlent un taux moyen de mise en oeuvre des réformes de 77,9% en 2019, contre 75,5% en 2018, soit un accroissement de plus de 2 points.
Pour rappel, la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’Uemoa, placée sous la présidence des Premiers ministres ou chefs de Gouvernement, et sous la tutelle des ministres en charge des Finances, a été instituée par Acte additionnel de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement (Cceg) du 24 octobre 2013. Son objectif principal est de favoriser l’accélération de l’application des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’Uemoa dans le cadre de l’approfondissement de l’intégration régionale.Adou FAY

HAUSSE DU PRIX DU KILOGRAMME D’ARACHIDE AU PRODUCTEUR : Le oui…mais des acteurs

http://www.sudonline.sn La décision du président de la République prise, mercredi dernier, en Conseil des ministres arrêtant et fixant à 250 francs le prix du kilogramme d’arachide pour la campagne arachidière 2020/2021 a été fortement appréciée par les acteurs de la filière. Selon eux, leurs coûts de production sont largement couverts et leurs revenus d’exploitation nettement améliorés. Cependant, certains producteurs ne sont pas prêts à vendre au prix officiellement fixé car, selon eux, le marché parallèle offre entre 300 et 310 frs

Le CNCR applaudit la mesure

L a décision du président de la République prise mercredi dernier en Conseil des ministres arrêtant et fixant à 250 francs le prix du kilogramme d’arachide pour la campagne arachidière 2020/2021 trouve un écho favorable auprès des paysans. Du moins si l’on se fie à Sidy Ba, porte-parole du Conseil national de coopération et de concertation des ruraux (Cncr). «Nous pensons que c’est une très bonne décision pour les producteurs que nous sommes. Parce que nos coûts de production sont largement couverts et nos revenus d’exploitation nettement améliorés». Saluant la mesure, il convoque les années 1975 au cours desquelles le président Senghor proposait «les 100 kg à 5000 FCFA contre 25 000 FCFA en 2020». Donc, «ce prix fixé à 250 F va sans doute nous permettre de supporter les dépenses de nos ménages et surtout réinvestir dans l’agriculture. Subséquemment, cette mesure est une très bonne décision en soi», a-t-il apprécié. A la question de savoir si le produit trouvera acquéreur, M. Ba de convoquer les propos du directeur de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos) M. Modou Diagne Fada qui était favorable à la hausse du prix de l’arachide. «Pour ne pas le nommer, le directeur général de la Sonacos, Modou Diagne était favorable à l’augmentation du prix du producteur et ce sont les acheteurs eux-mêmes qui avaient mis la barre haut l’année dernière en achetant dans nos villages à 300 voire 325 francs le kilo. Donc, nous pensons qu’ils peuvent le faire. Ils ont les moyens de le faire et le marché peut absorber leur produit…».

DIOURBEL : Le prix acceptable mais en deçà de celui du marché parallèle

Les producteurs agricoles de Diourbel et les opérateurs privés stockeurs de Diourbel saluent la hausse du prix de l’arachide, fixé à de 250 frs le kilogramme. Les producteurs en demandent cependant plus avec le marché parallèle entretenu au louma hebdomadaire du jeudi, le prix varie entre 300 et 305 francs Cfa selon la qualité des graines. La plupart des producteurs rencontrés ont préféré de fait écouler leurs graines dans le circuit non officiel. C’est le cas de Sidy Kane un producteur venu de Lagnar. Il en donne les raisons : « je suis venu vendre mes graines au louma de Diourbel, qui se tient le jeudi parce que je veux résoudre mes problèmes. Il y a également que le prix proposé est beaucoup plus intéressant. J’ai des problèmes très urgents à régler .Le prix du kilogramme d’arachide à 250 frs fixé par l’Etat est intéressant. Mais s’il pouvait être revu à la hausse, ce serait une excellente chose.» Ndar Faye, un autre producteur de la Commune de Patar-Sine, soutient pour sa part qu’« il est impensable de vendre le kilogramme à 250 Frs alors que le marché affiche 300 frs. Nous avons vendu notre bétail pour pouvoir acheter des semences. Je veux préparer la rentrée scolaire de mon enfant. Je n’ai pas encore terminé les travaux champêtres. S’il arrivait même une réquisition de la police ici, je ne vendrais mes graines à 250 Frs le kg ». Plus d’une dizaine de camions chargés de graines quittent tous les jeudi le louma de Diourbel pour la ville de Touba .Certains observateurs pensent qu’au rythme où vont les choses, les huiliers risquent de ne pas atteindre leur objectif de collecte au niveau de l’usine de Diourbel.

ZIGIINCHOR Les acteurs de la filière se félicitent de la hausse du prix

A quelques jours du démarrage de la campagne de commercialisation de l’arachide, les acteurs de la filière affichent espoir et confiance quant à une bonne campagne cette année. Un optimisme motivé par l’annonce de la hausse du prix du kilogramme d’arachide qui passe à 250 francs CFA au producteur. De quoi afficher le sourire chez les paysans et producteurs de la région. Le Président du Conseil national de Concertation et de Coopération des Ruraux (Cncr) de Ziguinchor, Aziz Badji, est d’avis que cette hausse est une bonne chose pour les producteurs. « Mieux cela va booster cette campagne qui peut compter sur une bonne production d’arachide cette année », rassure-t-il. Même symphonie du côté des Opérateurs Privées stockeurs qui estiment que c’est un prix raisonnable qui arrange tous les acteurs.
Pour le Vice-Président de la FENOPST(Fédération Nationale des Opérateurs Privés Stockeurs et Transporteurs.) Assane Mbaye, « cela permettra de surtout encourager le paysan. Mais n’oublions pas qu’on peut acheter le kilogramme à un prix plus attrayant : 280 voire plus de 300 francs», déclare-t-il avant d’exhorter la SONACOS à prendre les devants pour lever tous le écueils qui peuvent engendrer des dysfonctionnements pour cette campagne. « Nous étions confrontés l’année dernière à une lenteur dans la réception des graines à l’usine. On pouvait rester plus de deux semaines devant l’usine .Une longue attente dans le déchargement mais aussi dans le paiement des factures… », martèle l’OPS ( Opérateur privé stockeur) . A la veille de cette campagne, les acteurs se disent prêts.

 KOLDA Les producteurs applaudissent

L es producteurs sont unanimes pour saluer l’augmentation du prix au kilogramme de l’arachide fixé à 250F. C’est une première. Cette annonce du prix au kilogramme a été accueillie un peu partout avec soulagement et satisfaction par les producteurs. Mamadou est un des responsables d’une association de producteurs : « c’est une grande surprise. Nous avions un peu peur avec cette maladie de Covid-19 que les prix ne baissent. Nous sommes soulagés et aujourd’hui, l’agriculture peut vraiment nourrir les producteurs sérieux. Nous avons eu la chance avec une bonne pluviométrie bien répartie et les intrants de qualité sont arrivés très tôt. Les récoltes en céréales sont bonnes ainsi que la production arachidière qui a beaucoup augmenté. » Bein, un producteur établi à Niaming à la frontière de la Gambie dans le département de Médina Yéro Foulah est catégorique. « Nous allons avoir de nouveaux millionnaires de l’arachide. Il y a de bonnes récoltes et les prix vont forcément augmenter. Les prémices sont visibles dans les loumas notamment tous les dimanches à Médina Yéro foulah. L’arachide est devenue très importante dans le marché ».
Avant de saluer les efforts de l’Etat et surtout le ministre de l’Agriculture : « il a fini d’assainir le circuit et tous les opérateurs savent ce qu’ils doivent faire avec le ministre qui parle régulièrement avec des producteurs. Il arrive souvent que le ministre appelle directement un chef de village. Il connait véritablement la situation. » Malang lui, souhaite une arrivée massive des Chinois qui pourront relever le prix aux producteurs. « Les Chinois doivent aussi s’intéresser à la paille d’arachide, c’est sûr ils pourront transformer en aliments, ils sont ingénieux », souligne ce paysan qui espère figurer parmi les millionnaires de l’arachide de cette année.

KAOLACK Plus de 600 points de collecte dans la zone Centre

Sous la supervision du Comité Interprofessionnel de l’Arachide (Cnia), la traditionnelle réunion d’informations et de désignation géographique des points de collecte attribués aux régions de Kaolack, Kaffrine et Fatick pour la prochaine campagne de commercialisation de l’arachide s’est poursuivie hier à Kaolack. Même s’il est impossible de donner un nombre exact de points de collecte à cause des nombreuses absences notées du côté des huiliers lors de cette rencontre, on peut toutefois dire que plus de 600 points de collecte ont été identifiés cette année et mis à la disposition des opérateurs et des sociétés industrielles. Mais les retards enregistrés par le gouvernement du Sénégal pour la validation du prix fixé cette année au producteur par le Cnia inquiètent opérateurs et industriels. Car, à chaque fois que le prix au producteur flambe sur le marché comme cela a été le cas lors de la précédente campagne, les points de collecte ferment de manière automatique.
Et les nombreux producteurs qui s’y rendent sont obligés de se tourner vers le marché de l’exportation qui propose un prix plus intéressant et sans obligation de passage dans les unités de criblage. Pour le président de la Fédération nationale des organismes stockeurs privés, et transporteurs (Fnosp), de la zone centre Cheikh Tall,  » il est aujourd’hui important de prendre les dispositions afin de pallier à toute éventualité. Et pour y arriver, l’Etat doit prendre la ferme décision de surveiller les opérateurs à l’exportation. C’est à dire leur fermer le marché pendant deux voire trois mois afin de permettre aux industriels d’avoir toute la latitude d’atteindre leurs objectifs en matières premières et en semences. Comme le pense le président de la Fnosp/t section de la zone centre, cette disposition doit être de facto précédée de mesures d’accompagnement. C’est à dire assurer au niveau des entreprises industrielles le paiement de la dette due aux opérateurs ou à défaut garantir aux opérateurs l’accès aux crédits bancaires. Aussi elle doit être étalée pour permettre aux industriels de disposer d’assez de ressources financières pour payer la totalité des opérations commerciales qui y suivront.

KAOLACK/ CHEIKH SIDY BA AU SUJET DE LA PUBLICATION DU PRIX AU PRODUCTEUR «C’est un prix susceptible de couvrir les coûts de production»

Le secrétaire général du cadre de concertation des producteurs d’arachide (CCPA), et porte-parole du Conseil national de concertation des ruraux (CNCR) estime que le prix de 250 frs fixé cette année au producteur, est relativement bon et honorable. « Honnêtement, il va couvrir les coûts de production des paysans ». Le porte-parole du CNCR a fait cette annonce en marge de l’ouverture de la seconde édition du festival « Alimenterre » qui s’est tenu avant-hier jeudi 19 Novembre à Kaolack.
Pour Cheikh Sidy Ba  » s’il reste évident que le prix de cette armée va couvrir l’ensemble des coûts de production paysan, cela suppose que les producteurs et leurs organisations vont entrer cette saison dans la phase de collecte et de réalisation de bénéfices par rapport à leurs activités. Cela va aussi nous permettre, nous producteurs, de faire des économies pour ensuite réinvestir dans nos exploitations familiales par l’achat du matériel, par l’achat des semences, les dépenses d’éducation et de santé de nos enfants. Des charges qui nous arrivent toujours et auxquelles nous sommes toujours confrontés » a soutenu le secrétaire général du Cadre de concertation des producteurs d’arachide.
Par la même occasion, Cheikh Sidy Ba a toutefois exhorté à la diligence des mesures et autres dispositions pour le démarrage et la couverture de cette prochaine campagne de commercialisation agricole et de l’arachide en particulier. Il a surtout fait allusion à la mise en disponibilité des financements partout où le besoin se fera sentir. Cette exhortation est aussi allée à ses frères paysans, lesquels il conseille à ne pas se laisser emporter par les délices ou autre attraction des prix déclarés sur le marché. Mais penser aussi à l’avenir et garder une bonne production pour les semences de la prochaine campagne.

ALIOU DIA, PRESIDENT «FORCES PAYSANNES» «C’est un bon prix au producteur»

Le prix du kilogramme d’arachide fixé à 250 francs au producteur est salutaire si l’on en croit le président de «Forces paysannes» Aliou Dia, qui a apprécié la mesure, dans info soir de la TFM.
«Je trouve que c’est un très bon prix au producteur», a-til d’emblée salué.
Satisfait de la mesure, il déclare : «Nous saluons la mesure qui va nous permettre d’assurer nos crédits en matière d’intrants mis à notre disposition. Les producteurs méritent plus parce que ce produit est valorisant».
Poursuivant son propos, il renseigne sur le processus de fixation de produit ceci. «Je rappelle que c’est un travail qui se fait en amont avec le Comité national interprofessionnel de l’arachide (Cnia) où toute» Jean Pierre MALOU, Adama NDIAYE, Ignace NDEYE, Abdoulaye FALL et Abdou DIAO

ELECTRIFICATION RURALE : Un bond de 10% réalisé en un an

http://www.sudonline.sn La Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse) s’est penchée hier, vendredi 20 novembre, à Dakar sur le document de la seconde consultation publique pour une révision des conditions tarifaires de Senelec couvrant la période triennale 2020-2022
L e Sénégal est en train de faire des avancées remarquables en matière d’électrification rurale. En effet, le taux d’électrification rurale a connu une forte augmentation en un temps relativement court, passant de «43,2% en fin 2018 à 53,9% en fin 2019, soit un bond de près de 10 points», a fait remarquer le ministre du pétrole et des énergies Sophie Gladima, qui présidait hier, vendredi 20 novembre, à Dakar une rencontre de la Commission de régulation du secteur de l’électricité (Crse) portant révision des conditions tarifaires de la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) et couvrant la période 2020- 2022. De même, la diversification du mix énergétique est devenue une réalité avec l’introduction massive des énergies renouvelables particulièrement le solaire et l’éolien. Sur ce, «ce mix sera renforcé dans le cadre de la mise en œuvre de notre stratégie (gas to power) dont les premières retombées sont attendues en 2024, notamment en termes de baisse des coûts de production d’électricité», dira-t-elle.
A cette deuxième consultation publique après celle organisée en 2019 et qui a permis aux parties prenantes d’échanger sur le bilan de la période 2017-2019, la présente rencontre s’est penchée sur les nouvelles normes et obligations fixées à Senelec pour la période 2020-2022. A juste titre pour ce qui est des nouvelles conditions tarifaires pour une durée de 3 ans, ladite consultation publique se veut un réceptacle d’observations et de recommandations prenant en compte la stratégie d’accès universel à l’électricité en 2025 pour laquelle il est attendu de Senelec une contribution significative afin de rehausser le taux d’électrification du pays et corriger, au niveau de son périmètre, les déséquilibres entre les régions et les départements.

PLUS DE 500 MILLIARDS D’INVESTISSEMENTS PREVUS PAR LA CRSE

Pour ce faire, les projections de coûts pour le programme d’investissement de Senelec pour la période tarifaire s’élève à 976,1 milliards de FCFA dont 298, 9 milliards de FCFA fiancés sous forme de dons et subventions. Les prévisions d’investissements retenus par la commission sur la base tarifaire s’élève à 504,220 milliards de FCFA sur la période et sont ainsi réparties : production 32 265 millions, transport 167 268 millions, distribution 279 443 millions, autres 25 244 millions.

LES NOUVELLES CONDITIONS TARIFAIRES

Pour le moment, difficile d’évoquer les nouvelles conditions tarifaires. Car, il faudra au préalable avoir autorisé à Senelec un niveau de revenus suffisant pour lui permettre d’obtenir un taux de rentabilité normal de la base tarifaire. Et ceci implique des revenus requis régulés de référence, des revenus maximum autorisés, des modalités d’indexation des revenus et la durée de validité des conditions tarifaires.

IBRAHIMA AMADOU SARR, PRESIDENT DE LA CRSE  : «Nous allons bientôt aboutir à de nouvelles conditions tarifaires pour 2020-2022»

Magnifiant l’engagement et la participation active des institutions, du gouvernement et des associations de consommateurs pour aboutir à de nouvelles conditions tarifaires au compte de la période 2020-2022, le président de la Commission de régulation du secteur de l’électricité Ibrahima Amadou Sarr, très optimiste, dira : «Nous allons aboutir bientôt à la détermination des nouvelles conditions tarifaires pour la période 2020-2022». Cette rencontre démontre à suffisance que «la fixation des conditions tarifaires reste un processus de transparence en ce sens qu’il appelle à une approche participative et inclusive», a ajouté M. Sarr.
Au sujet de la cherté du prix d’électricité, il fait savoir ceci : «Au Sénégal, il faut admettre que le coût de l’électricité reste cher, mais il est bon de noter que nous venons de loin avec les émeutes de l’électricité en 2011, faute de production. Ce qui n’est plus le cas». Il ajoute : «Notre seul souhait c’est d’avoir de l’électricité disponible, accessible et à bon marché». Et de rappeler que «c’est une préoccupation légitime. Les Sénégalais ont droit à cela, et nous tous (Commission de régulation et gouvernement y travaillons inlassablement»

Tracasseries policières, les immobilisations forcées des véhicules : les chauffeurs de transport annoncent une grève lundi

https://www.dakarmatin.com L’Union des routiers du Sénégal et l’Intersyndicale du secteur des transports routiers feront face à la presse lundi prochain. Une rencontre durant laquelle les deux organisations comptent expliquer les raisons de leur grève prévue pour le 25 novembre. Déjà, elles informent que l’objectif de ce mouvement d’humeur est de dénoncer « les tracasseries policières, les immobilisations forcées des véhicules par les agents municipaux (sabots), les abus d’Afrique pesage… »

Grève des concessionnaires du nettoiement pour 3 milliards d’arriérés

https://www.dakarmatin.com Les concessionnaires de nettoiement n’en peuvent plus. Ils menacent de perturber le système de ramassage des ordures voire l’arrêt total dès la semaine prochaine, si le gouvernement n’éponge pas la dette qui dépasse les 03 milliards. Ils courent ainsi derrière 06 mois d’arriérés de paiements. C’est la raison pour laquelle, ils se sont réunis le 12 novembre dernier au Cdeps de Grand Médine pour se pencher sur cet état de fait. Pourtant, ils ont rencontré lundi dernier le coordonnateur de l’UCG, Mass Thiam, pour trouver une solution dans les meilleurs délais. Mais M. Thiam n’a pas pu décanter la situation.
La grève reste l’ultime recours des concessionnaires. Selon leur président Bara Sall, les concessionnaires traversent de nombreuses difficultés qui sont liées à une tension de trésorerie et le refus de leurs fournisseurs de pneus, carburant, et pièces de rechange de collaborer, à cause des arriérés. D’où leur menace d’arrêter les activités de collecte et de ramassage des ordures dès la semaine prochaine sur l’étendue du territoire. Déjà, le collectif des concessionnaires se désole des désagréments qui seront causés par l’arrêt de leurs activités de collecte.

Maladies des pêcheurs : Alioune Ndoye écarte toute pollution toxique

http://lesoleil.snDepuis quelques jours, une mystérieuse maladie frappe des pêcheurs sénégalais. S’appuyant sur des prélèvements effectués sur les zones concernées, le ministre des Pêches écarte toute pollution toxique.
Le ministre des Pêches et de l’économie maritime Alioune Ndoye a écarté toute pollution chimique dans les maladies cutanées qui touchent certains pêcheurs. « Pour l’instant ; les premiers résultats montrent qu’il ne s’agit pas de pollution chimique », a-t-il déclaré, samedi, à la fin de la célébration de la journée internationale des pêcheurs artisanaux. « Tous les prélèvements effectués ne révèlent pas de pollution chimique des zones concernées », a insisté Alioune Ndoye. Il a indiqué que les recherches s’orientent vers les filets utilisés par les pêcheurs. Le ministre des Pêches et de l’Economie maritime rassure les populations sur la non toxicité des poissons. « Je voudrais rassurer les populations que les ressources halieutiques ne sont pas contaminées. Il faut que les populations continuent à manger le poisson », a-t-il lancé, rappelant que tous les débarquements font l’objet de prélèvements et d’analyses dans les laboratoires des services des pêches.
Depuis lundi dernier, une mystérieuse maladie frappe des pêcheurs sénégalais. Quelque 300 cas de contamination ont été détectés. De retour sur terre, ces pêcheurs présentaient les symptômes d’une maladie cutanée dont la cause demeure inconnue. Dans un premier temps, le ministère de la Santé avait privilégié une « origine toxique » même si de l’aveu même des autorités, le mystère demeure total. Les pêcheurs touchés par cette maladie habitent à Thiaroye, Mbao, Saint-Louis, Notto.
L’Institut Pasteur et le centre anti-poison du ministère de la Santé ont été sollicités pour analyser les causes de la maladie. « Ce que nous pouvons dire aujourd’hui (jeudi, Ndlr), c’est que ce n’est pas du tout lié à la Covid-19 parce que les tests ont été négatifs, et on n’a pas non plus vu la présence de virus, ce qui, bien sûr, peut nous faire penser à une origine toxique », déclarait Abdoulaye Diouf Sarr, le ministre de la Santé. Il ajoutait que les services de l’Environnement vont analyser de l’eau de mer. Le ministre de la Santé rassurait également sur le fait qu’« il n’y a pas de soupçon » que cette maladie soit contagieuse puisque « seuls les pêcheurs qui reviennent de la mer sont touchés » et qu’il n’y a pas de propagation au domicile.

Journée de la Pêche  : mobilisation réussie 

http://lesoleil.sn Le ministre des Pêches et de l’Economie maritime a salué la « belle mobilisation » des acteurs qui sont venus toutes les parties du Sénégal. Cela fait des années que le Sénégal n’a pas célébré la journée des pêcheurs artisanaux. Alioune Ndoye veut en faire une tribune pour discuter, sans fard, des enjeux du secteur, et esquisser avec les acteurs des pistes de solution, pour une activité viable, rentable et une gestion durable de la ressource. Dans les échanges, les discussions ont porté, entre autres, sur la sécurité en mer, la surveillance, la préservation de la ressource, c’est-à-dire sa gestion durable, les outils de travail, la chaîne du froidMamadou GUEYE

OUSMANE SÈNE : «LES ACCORD DE PÊCHE DOIVENT ÊTRE RÉVISÉS»

http://www.emedia.sn Les accords de pêche Sénégal-UE ont suscité beaucoup de polémique. Ces accords, permettant aux bateaux étrangers de pêcher 10 mille tonnes de thon par an pendant 5 ans et de 1750 tonnes de merlu, ont été dénoncés par des acteurs de la pêche. Lesquels accords participent à la déperdition de nos ressources.
Le Directeur du WARC, invité du Jury du dimanche, s’est prononcé sur la question. Et, il a tenu à rappeler que, quelque soient les accords qu’on produira, il faudrait que les pouvoirs publics tiennent compte de deux choses. La première, c’est de savoir que le poisson est un produit qu’on mange et que la pêche occupe une place importante dans notre économie. Ainsi, pense-t-il, il faudrait que l’Etat sénégalais révise ces accords. « Ces contrats doivent être révisés parce que vous ne pouvez pas engager des accords qui nuisent à votre propre population. Il y a à réviser ces accords pour que les pêcheurs sénégalais puissent trouver de quoi mettre sur le marché », a souligné le Directeur du WARC. Il pense, par ailleurs, que les pêcheurs Sénégalais doivent, nonobstant, observer un temps de répit pour permettre aux poissons de se reproduire. « Le repos biologique est aussi important. C’est le repos biologique qui permet de reconstituer le stock qu’il y a dans les océans », conseille-t-il.
Ousmane Sène est revenu sur la maladie mystérieuse constatée dernièrement chez les pêcheurs. Même si ce n’est pas encore confirmé par les médecins, le ministre de l’Environnement Abdou Karim Sall estime que les algues pourraient être à l’origine de cette pathologie. D’emblée, Ousmane Sène renseigne que les algues qui sont dans la mer, pour qu’elles puissent être des poisons, il faut vraiment que la pollution les attaque. « Est-ce que ce sont les eaux polluées qu’on déverse dans la mer qui sont à l’origine de cette maladie ? Est-ce qu’il n’y a pas eu une tentative de sabotage de bateaux étrangers », s’interroge-t-il, tout en signalant que toutes les hypothèses sont possibles. Aliou DIOUF & Abdoulaye SYLLA (Photo)

BIRAHIM SECK : «Les pêcheurs n’arrivent plus à trouver du poisson»

Libération Sénégal online « Au Sénégal, nous avons l’habitude de dire que le Président de la République est la personne la plus informée. A la lecture du communiqué du conseil des ministres du 18 novembre 2020, nous nous sommes demandé si le Président de la République avait les bonnes informations sur les causes profondes du mal-vivre des pêcheurs et du désespoir mortel des jeunes. Peut-être s’agit-il d’un refus de voir la funeste réalité que vivent les peuples des eaux», assène le coordonnateur du Forum civil.
Pour Birahim Seck, «le gouvernement aura beau construire des quais de pêche, aménager des aires de transformation modernes, des complexes frigorifiques de stockage des produits de pêche, donner des gilets de sauvetage, des moteurs hors-bord, des camions frigorifiques…, les pêcheurs, en mal de matière première, continueront à souffrir le martyr à cause de la mauvaise gestion de nos ressources halieutiques ; et notre pays de faire le deuil des victimes de l’immigration clandestine à cause du manque d’emploi ».
Selon lui, « le problème qu’il faut résoudre est celui de la disponibilité de la ressource halieutique. Les pêcheurs n’arrivent plus à trouver du poisson du fait de la mauvaise ou de l’absence de politique de gestion de la ressource qui s’illustre par le pillage systématique et illégal connu de tous les acteurs ».
Birahim Seck est d’avis que « le Sénégal doit se doter d’une réelle politique transparente et durable de préservation de ses ressources halieutiques (…) Le Sénégal a besoin de maîtriser son stock avant de songer à attribuer une licence ou de signer des accords avec des pays ou avec des armateurs ».

CONSEQUENCES DE LA MALADIE MYSTERIEUSE : Des femmes fuient le poisson

http://www.sudonline.sn L’apparition de la maladie mystérieuse défraie la chronique et crée une panique générale chez les pêcheurs plus précisément ceux de Thiaroye-Sur-Mer. Ainsi, ils ont pris congé de leurs pirogues tandis que les clients fuient les poissons vendus sur le marché comme de la peste. A cet effet beaucoup de ménages voient leur fameux thiébou djeune troqué contre d’autres plats qui ne nécessitent pas de poissons. La peur au ventre, la clientèle change de direction et abandonne les produits halieutiques
La nouvelle maladie qui touche les pêcheurs plus particulièrement ceux de Thiaroye-sur-mer, a suscité une forte inquiétude chez les populations. Un produit toxique aurait été versé en mer, ce qui est à l’origine de cette maladie. Ainsi, les gens semblent avoir peur de s’approvisionner en poissons. Dans la plupart des marchés, ce produit halieutique reste intact sur les tables et autres étals, car ne trouvant pas beaucoup de clients. Ces derniers désertent les vendeurs de poissons qui ne savent plus quoi faire de leurs marchandises. Ces tempsci, les assiettes risquent de sentir cet abandon de poisson car la clientèle se précipite vers la viande, feuille de manioc, poissons séchés et autres produits alimentaires de peur d’attraper cette maladie cutanée. Au marché Castor, le poisson frais qui s’arrachait comme de petits pains, voit les clients se retourner vers d’autres produits. Dans cette foule, les clients se font désirés. Fatou Sow affirme de ne pas avoir acheté du poisson, ni fruits de mer. «Je me résigne parce qu’avec cette nouvelle maladie, il n’est pas sûr de manger du poisson.
En tout cas, moi je n’en ai pas acheté car je ne veux pas mettre en péril ma vie et celle de ma famille. Alors qu’on peut bien manger de la viande et autres plats à base de poissons séchés», fait-elle savoir», confie-t-elle. «Poissons ! Jamais !», s’exclame Arame qui dit avoir de la chair de poule à chaque fois qu’elle repense les gros boutons sur les corps des pêcheurs de Thiaroye sur mer. «Je ne n’ai plus envie de manger du poisson vu l’état des pécheurs qu’on a montré à la télé. C’est vraiment hallucinant mais nous devons être prudents pour ne pas avoir cette maladie. Et pour se faire, nous devons d’abord arrêter de manger tout ce qui vient de la mer plus particulièrement, le poisson que les gens raffolent. Moi, je me débrouille depuis hier (jeudi, Ndlr) avec ce qu’il y’a sur le marché pour en faire de bons plats. J’ai décidé de laisser les poissons tranquilles jusqu’à nouvel ordre. Ma mère m’a même chargé de ne pas en acheter et que je devais me limiter à la viande. Pour demain, nous allons voir», renseigne une fille tenant une calebasse à la main droite.
Satou Yade embouchant la même trompette, elle estime de ne pas vouloir prendre le risque de toucher aux produits halieutiques. «Ça sera très dure de ne pas en manger puisque nous sommes habitués à préparer de bon thiébou djeune. Mais, il y va de notre santé donc, nous devons prendre très sérieux cette maladie et ne pas s’approvisionner en poissons pendant quelques temps. Moi, j’ai peur d’en toucher pour l’instant même si les vendeurs nous proposent des prix abordables pour épuiser les stocks. Même eux, ne savent pas quoi en faire puisque la clientèle les fuie comme pas possible hormis ceux qui s’entêtent en acheter», indique-t-elle. Malgré cette peur de manger du poisson à cause de la maladie, certains refusent de céder à la panique et la rumeur. Ils continuent d’en acheter et cela ne semble pas changer leur quotidien.
Contrairement à nos interlocuteurs susmentionnés, Sossé Diaw estime que les Sénégalais exagèrent. «Les sénégalais aiment trop dramatiser. On ne peut pas préparer un bon thibou djeune sans un bon poisson frais. Moi, je n’y vois pas d’inconvénients vue que les vendeurs continuent de mener leur activité. J’ai des invités qui ont demandé à ce que je leur fasse un bon thieb. Donc, je ne peux plus reculer. Je pense que les poissons ne peuvent pas nous contaminer», soutient-elle.
Poursuivant ses propos, elle ajoute : «tous ceux qui disent ne pas manger du poisson jusqu’à nouvel ordre, ils ne savent pas où mettre les pieds. C’est juste une question de temps, ils vont recommencer en manger car, ils ne peuvent pas tenir longtemps. Je sais de quoi je parle», lâche t-elle

MATAM- DOCUMENT STRATEGIQUE DE SECURITE NATIONALE : La zone sylvopastorale et le Dandé Mayo passés à la loupe

http://www.sudonline.sn Conscient de sa vulnérabilité face aux menaces multidimensionnelles et émergentes, l’Etat du Sénégal, dans une démarche de prévention, a mis en place des stratégies de sécurité sectorielles. Du fait du caractère global de la sécurité, relève-t-on, la mise en cohérence de toutes ces stratégies sectorielles est devenue une nécessité, d’où l’impératif d’élaborer un document inclusif de Stratégie de Sécurité Nationale (SSN) devant constituer la matrice de la prise en compte effective des préoccupations sécuritaires des populations. Dans la spécification des menaces, des contraintes et des risques, la zone sylvopastorale reste une grande forêt de problèmes et celle du Dandé Mayo, un fleuve de menaces malgré les opportunités qu’elles présentent…
C’est effectivement, dans le cadre de la prise en compte harmonisée des préoccupations sécuritaires des populations qu’une équipe du Centre des Hautes Etudes de Défense et de Sécurité (CHEDS), piloté par le Général de brigade Mbaye Cissé, à qui il est confié l’élaboration du Document Stratégique de Sécurité Nationale, a tenu à Matam, un Comité régional de développement.
Cette rencontre dirigée par le gouverneur a permis avec la participation des membres du Comité régional de sécurité, de recueillir les perceptions des participants et leurs recommandations avec une spécification des menaces, des contraintes, des risques et des opportunités. Invitant les acteurs à se prononcer de façon inclusive sur la formulation d’une stratégie de sécurité nationale au leadership stratégique, l’équipe du CHEDS s’est motivée d’informer « qu’en soi, la sécurité n’est pas seulement l’apanage des Forces de défense et de sécurité, du fait de la multiplicité des domaines qu’elle couvre. Notamment, avec la protection civile, le développement durable, la sécurité alimentaire, entres autres…

LA ZONE SYLVOPASTORALE, UNE FORET DE RISQUES

Le long du Ferlo (zone sylvopastorale), les nombreux villages souffrent de l’absence de routes, qui accentue l’isolement de cette zone d’élevage qui vit un réel enclavement d’ordre fonctionnel. Dans cette partie du pays qui offre plusieurs ressources (tapis herbacé, faune et foresterie), les problèmes ne se résument pas seulement à l’enclavement, à l’absence de desserte et au transport désorganisé. Par endroit, c’est aussi l’absence de moyen de communication et le manque d’électrification qui péjorent les ambitions de développement. Au regard des spécifications, « le département de Ranérou pâtit de la faible couverture du réseau téléphonique, de la couverture en télévision et radios nationales aggravée par la faible couverture en énergie électrique ». A côté de ces leviers directs qui ont un impact sur la qualité de vie des populations, la faible présence des infrastructures socio-économiques de base, (santé, éducation, eau et assainissement), malgré les efforts de l’Etat, reste aussi un facteur contraignant dans le cadre de l’amélioration de la qualité de vie des populations. L’exploitation irrationnelle et abusive des ressources forestières, la dégradation de l’environnement (feux de brousse, coupe de bois, carbonisation), figurent aussi sur la liste des inconvénients énumérés. Entre autres fléaux non contrôlés dans cette zone d’élevage, en plus du vol de bétail, de la prolifération des armes blanches (couteaux, machettes), c’est aussi la consommation d’un parfum dénommé «Boul Falé» comme boisson alcoolique qui inquiète les populations. Malgré son interdiction, ce produit très nocif pour la santé est très utilisé et continue d’être à l’origine de bagarres qui conduisent souvent à des homicides.

.. LE DANDE MAYO, UN LONG FLEUVE DE MENACES

Le Dandé Mayo, situé dans la zone fertile des terres de la vallée, continue de subir pour sa part les désagréments liés à l’absence d’une route praticable. Une situation qui, de l’avis des acteurs, « est une contrainte de taille qui fait fléchir le développement de plusieurs localités frontalières de la Mauritanie voisine souvent confrontées à d’énormes difficultés de déplacement, surtout en période hivernale ». Un projet de construction de la route du Dandé Mayo porté par Ageroute vise à rendre cette zone du Nord plus accessible. Dans le but, ambitionne-t-on, « d’améliorer l’essor économique de cette zone de production agricole peu pourvue en infrastructures ». Un projet que les populations s’impatient de voir. Sur le registre des préoccupations, les déclarations ont porté sur la faiblesse de l’accès aux moyens de communication (téléphonie, internet, radio). Surtout la couverture du réseau téléphonique dans cette zone frontalière où par endroit, le réseau mauritanien est plus accessible. Les autorités locales qui plaident ainsi pour «la réalisation d’infrastructures socioéconomiques de base (santé, éducation, hydraulique), parce un élément assez important de la sécurité », se sont beaucoup épanchées sur l’électrification des villages.
Avec les souhaits de construction de postes de police frontaliers, de gendarmerie, des Eaux et Forêts, et de la douane, c’est notamment le renforcement de la sécurité au niveau de la zone frontalière qui est formulé face aux phénomènes du terrorisme et notamment du trafic de drogue.
De l’avis du chef régional du secteur de la pêche, « il faut aussi qu’une attention institutionnelle soit portée à la gestion et l’exploitation des produits halieutiques du fleuve ».

LE RENFORCEMENT DE L’AUTORITE ET DE LA PRESENCE DE L’ETAT

Les préoccupations sécuritaires des participants à cette rencontre se sont aussi construites en un plaidoyer pour le renforcement de l’autorité et de la présence de l’Etat dans les zones frontalières. Une perspective qui milite subséquemment, par un renforcement des moyens fonctionnels des forces de défense et de sécurité. Dans le contexte de la région, certaines questions aussi se sont positionnées. Parmi celles-ci, on note l’employabilité des jeunes, l’émigration clandestine, la cybercriminalité, l’utilisation néfaste des réseaux sociaux et la clandestinité…Mais aussi, la perte des valeurs, l’incivilité et le non-respect des droits humains , la corruption, le travail des mineurs et le non-respect des textes et lois. Relevant que la sécurité est un état où les dangers et les conditions pouvant provoquer des dommages d’ordre physique, psychologique ou matériel sont contrôlés, des participants, ont relevé le nombre de jeunes accrocs à la drogue, la déscolarisation, l’absence de structures d’apprentissage pour les personnes vivant avec un handicap et aussi l’absence d’un programme à l’endroit des malades mentaux

OUROSSOGUI – REGION DE MATAM : Création d’un 32ème bataillon par l’armée nationale

http://www.sudonline.sn Le ministre des Forces armées, Sidiki Kaba, a fait état hier, vendredi, à Ourossogui de la création d’un 32e bataillon par l’armée nationale dans la région de Matam
Accompagné du Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Me Malick Sall, et du Général Birame Diop, chef d’Etat-major général des armées, Sidiki Kaba a annoncé que l’installation à Ourossogui, d’un nouveau bataillon de 700 hommes, toute chose qui est guidée par le souci de répondre aux nombreux défis sécuritaires à relever dans la zone frontalière. La délégation ministérielle qui a fait le déplacement à partir d’un hélicoptère a été accueillie par les autorités administratives et territoriales de la région au niveau de l’aérodrome d’Ourossogui.
Durant cette visite de travail, le ministre des Forces armées a d’abord effectué une remise d’équipements sportifs aux ASC avant de procéder à une prise de possession du terrain de sports jouxtant le camp militaire d’Ourossogui, partie intégrante du domaine militaire. Après avoir entretenu l’assistance de la volonté engagée de l’Etat de la sécurisation des populations, Sidiki Kaba a souligné que l’érection de ce bataillon dans cette zone frontalière répond à un besoin sécuritaire.
Précisant qu’il s’agit «de renforcer les capacités militaires et d’apporter une réponse aux défis multiformes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui au regard de la situation sécuritaire autour de nos frontières ». S’adressant aux militaires, le ministre des Forces armées leur a recommandé de garder à l’esprit l’importance de vivre en synergie avec les populations dans le but d’obtenir leur collaboration

La paix au Sahel,une urgence politique,économique et sociale  Par Mabingue Ngom*

TRIBUNE. Pour le Sahel, autant qu’une impulsion pour l’épanouissement de ses populations, la paix est un vrai retour aux sources de son histoire.
Avez-vous la paix ? Que la paix soit sur vous ! Voilà deux formules rituelles incontournables, lorsque, de Praia à Djibouti, se rencontrent des Sahéliens. La paix est une aspiration majeure au Sahel ; elle est sans doute prisée plus que jamais, alors qu’elle semble déserter la région. Au Sahel, que signifie la paix ? Tout d’abord, une cessation des actes de violence, des atteintes aux personnes et aux populations. Ce qui suppose de mettre fin à la prolifération des armes, conventionnelles ou non. Bref, appliquer le slogan « Faire taire les armes » de l’Union africaine.

La paix pour mieux mobiliser nos moyens

Avec les indépendances, la fin de l’apartheid, il n’y a plus de « guerre juste » en Afrique. Au-delà de leurs divergences, les Africains considèrent les guerres comme la mère de fléaux et souhaitent que le continent en soit libéré. Qui ne se réjouirait pas de voir les budgets consacrés à la lutte contre le terrorisme mobilisés pour combattre les vrais ennemis de la paix que sont l’ignorance, la maladie, la faim, la pauvreté, l’exclusion, et promouvoir un développement juste et inclusif ?

La paix au cœur de la charte du Manden

La paix est une finalité sociale parce que l’homme ne se réalise que dans la communauté. La charte du Manden, appelée Kurukan Fugan en bambara, que les historiens africains considèrent comme la première Constitution dans l’espace sahélien puisqu’elle date du XIIIe siècle, est instructive  : la paix y est consacrée comme un droit humain.
La paix est assimilée à un état de bien-être auquel on ne parvient qu’en se libérant de tout ce qui entrave l’être humain ; en l’occurrence, la violation des droits économiques et sociaux des citoyens, la peur, les inégalités, les privations, les exclusions, le racisme, le sexisme. Cette paix n’est pas donnée, elle se conquiert avec les armes qui ont pour noms  : dialogue conciliant, écoute patiente, empathie, respect de l’altérité. Dans l’esprit du Kurukan Fugan, qui érige la paix en vertu cardinale, « toute vie est une vie » et, à ce titre, mérite respect.
Si le PIB qui compte comme richesse les armements, le fait est que là où tonnent les armes, la prospérité recule. Davantage que la puissance de feu, ce sont les capitaux financier, scientifique, technique, culturel et institutionnel qui assurent un avantage stratégique, au plan aussi bien économique que géopolitique.

La paix, cette amie des femmes…

Dans les zones de guerre, la condition féminine régresse. Les femmes y meurent en couches, parce que les rares centres de santé sont privés de leurs sages-femmes. Les femmes sont réduites à des espaces clos où règne l’obscurantisme maintenu par un ordre patriarcal suranné. Quand on connaît le rôle des femmes dans la reproduction biologique et sociale des sociétés, on sait que l’avenir est hypothéqué chaque fois qu’elles sont réduites au silence par le vacarme des armes.

… et de la jeunesse

De même, la condition de la jeunesse empire. Dans les zones de conflits, les enfants, singulièrement les enfants-soldats, se retrouvent en grande vulnérabilité. Il en est de même des jeunes qui constituent le bassin de recrutement privilégié des groupes politico-mafieux. Pour ceux qui résistent, la migration, légale ou non, est la seule voie de salut. « Le temps de la jeunesse » s’allonge  : ne pouvant pas se construire un avenir, les jeunes demeurent confinés dans le statut de cadet social.

Les Sahéliens doivent s’investir dans la dynamique de paix…

Ce combat pour la paix au Sahel doit être porté en priorité par les Sahéliens, mais doit être soutenu par la communauté internationale dans une démarche partenariale. Aux Sahéliens, il revient la lourde tâche de créer les conditions pour que la violence ne soit plus la voie privilégiée pour résoudre les conflits. Il leur revient la tâche de mettre en œuvre des systèmes de gouvernance qui garantissent justice et équité, et sachent « reconnaître chez l’esclave la dignité et chez l’homme célébrer l’intelligence » (Serigne Moussa Ka). Nombre de dirigeants sahéliens s’y emploient aujourd’hui, mais leurs efforts doivent être amplifiés.

… et ainsi encourager leurs partenaires

Aux pays partenaires du Sahel, il revient la tâche de déployer les instruments d’une coopération économique, scientifique et technique accrue, mais surtout rénovée et novatrice. À tous s’impose la nécessité d’accepter, d’entrée de jeu, que la démarche partenariale requière un engagement de longue durée.

La paix, une vraie urgence

Car il se fait tard  : ceux pour qui les millions d’emplois doivent être créés d’ici à 2030 sont déjà nés. Il se fait tard, car chaque jour qui passe voit les écosystèmes se dégrader davantage, les paysans, les pêcheurs, les pasteurs manger littéralement leur capital écologique. C’est au nom du caractère systémique de ces risques et de leur menace sur la paix que le combat doit être planétaire. En se battant pour la paix au Sahel, c’est bien pour la planète qu’on se bat. La paix, la prospérité, les peuples, le partenariat, la planète  : les « 5 P » qui structurent l’Agenda 2030 des Nations unies n’ont nulle part été aussi pertinents qu’au Sahel. Il est temps que meure le verbe, que s’intensifie l’action pour que vive l’espoir d’une renaissance sahélienne.
* Directeur Afrique du Fonds des Nations unies pour les populations.

Dame Mbodj sur le litige entre l’École Dior et les parents d’élèves : «Cette affaire ne devait pas arriver là, si le ministre de l’éducation avait établi une note de service»

https://www.dakaractu.com Le syndicaliste et secrétaire général du CUSEMS authentique, Dame Mbodj, était présent ce matin au tribunal de grande instance de Dakar pour assister les parents d’élèves par rapport au litige qui les opposent aux responsables de l’établissement École Dior se trouvant aux Parcelles Assainies de Dakar.
Dame Mbodj considère que cette affaire ne devait pas en arriver là si le ministre de l’Éducation nationale avait établi une note de service. Il juge que c’est lui qui devait trancher le débat. « C’est regrettable qu’on en arrive à cette situation, c’est pourquoi les parents d’élèves ont saisi le juge des référés. »
L’enseignant de marteler que c’est une procédure importante d’urgence parce que les élèves doivent aller étudier et que les enseignements apprentissages vont démarrer dès la semaine prochaine.
Ainsi, il a rappelé que les responsables de l’École Dior refusent d’inscrire ces enfants sauf s’ils s’acquittent de ces arriérés.
« Nous demandons à tous les parents de rester sur la position de principe, les enfants n’ont pas étudié, il n’y a eu cours ni en présentiel, ni en ligne »,  s’offusque t il.
À cet effet, le syndicaliste pense que c’est indige de réclamer des paiements si on n’a fait aucune prestation.
Selon le Sg du CUSEMS, la demande de renvoi montre à suffisance que l’école Dior n’est pas prête et n’a aucun argument. « Nous pensons que le juge va prendre la décision que tout le peuple sénégalais attend, c’est-à-dire une décision de justice condamnant cette attitude », a-t-il relevé.
Le SG du CUSEMS authentique de préciser qu’il accompagne les parents et les élèves de l’école Dior pour le principe de la centralité de l’élève et pour l’avenir de ces élèves

Une semaine après la rentrée des classes : La Cosydep note des couacs et invite l’État à l’action.

https://www.dakaractu.com Une semaine après le démarrage de l’année scolaire 2020-2021 pour plus de 4 millions d’apprenantes et d’apprenants, la Cosydep se félicite d’abord des efforts qui ont permis la reprise des enseignements à plus de 95%, matérialisant ainsi la campagne Ubbi Tey Jàng Tey, qui se justifie plus que toute autre année en raison des effets de la COVID-19.
Cheikh Mbow et ses camarades rappellent l’impératif de garantir l’intégralité du quantum horaire en veillant rigoureusement aux trois moments clefs de l’année scolaire (Démarrage, Déroulement et Dénouement). La coalition attire l’attention sur la nécessité du respect des protocoles pédagogique et sanitaire tout en notant que, pour près de 1 million 500 mille enfants et jeunes, l’école n’a toujours pas démarré (Cf. Etudes 2016 – 2017 sur les Enfants Hors Ecole). Ceci est considéré comme une entrave au droit à l’éducation pour tous.
Comme à l’accoutumée, la coalition des oraganisations en synergie pour la défense de l’éducation publique constate que la rentrée scolaire s’est passée avec son relent d’angoisse pour certains et d’espoir pour d’autres. En effet, les élèves ont repris le chemin de l’école dans un contexte particulier qui pose de nouveaux défis. « Si les autorités publiques notamment celles de l’éducation ont mis en place un cadre de dialogue qui a apporté quelques réponses aux attentes des acteurs, il reste encore d’autres besoins pressants à satisfaire »,  aura remarqué la Cosydep.
Désormais, il faut compter avec la pandémie qui a mis en exergue les failles du système éducatif principalement caractérisé par un environnement scolaire loin des normes, des effectifs pléthoriques, un personnel insuffisant, des moyens techniques et technologiques limités.
Il faut rappeler qu’au cours des trois dernières années, le débat suscité par la rentrée s’est focalisé sur des aspects peu significatifs pour la grande majorité des populations : Groupe Scolaire Yavuz Selim (2018-2019), Institution Ste Jeanne D’Arc (2019-2020) et frais de scolarité dans l’enseignement privé (2020-2021). Ainsi, la Cosydep constate avec regret que la cristallisation du débat sur ces questions qui ne prend en compte que les intérêts d’une minorité ;

La Cosydep dénote un glissement qui interpelle tous les acteurs de l’éducation car focalisant l’attention sur des problématiques qui laissent en rade les besoins essentiels des franges les plus importantes de la société ;

Dans cette logique, la Cosydep dévoile les symptômes d’une société qui, de plus en plus, se soucie peu des vulnérables.
En vérité, une société a besoin de justice, d’équité, de solidarité et d’entraide ; en d’autres termes d’une dose d’humanisme sans laquelle tout développement harmonieux demeure un rêve creux.
Pour la COSYDEP, le débat qui vaille devrait porter sur comment rendre le système éducatif plus inclusif, plus résilient et apte à prendre en charge les besoins des démunis. Dans cette perspective, la Coalition recommande :
– l’orientation du débat sur l’effectivité du droit à l’éducation pour tous par une meilleure prise en charge des demandes des marginalisés dont on n’entend peu la voix ;
– la recherche de réponses inclusives, complètes et adéquates aux besoins des vulnérables plus éprouvés par les effets du Coronavirus ;
la disponibilité des budgets et moyens de fonctionnement des écoles publiques
– la mise en œuvre efficace des accords avec les enseignants pour une année stable au grand bénéfice des apprenants, notamment ceux qui ont très peu de possibilités d’apprentissage
-le changement radical de paradigme en opérant les ruptures nécessaires en vue de garantir une éducation inclusive de qualité à tous les enfants du Sénégal sans préjudices de leur milieu, de leurs caractéristiques économiques et socioculturelles.
La COSYDEP rappelle que l’État est attendu dans l’apport de solutions concrètes et complètes à cette situation. Autrement, le nombre d’enfants non scolarisés deviendra plus important, les déperditions scolaires plus massives, la qualité une affaire exclusive des privilégiés, les inégalités plus marquées. L’État doit rester une sphère de réconciliation des intérêts particuliers et de sécurisation des intérêts collectifs, en sa qualité de garant des équilibres, de la justice sociale et de l’équité.

Enseignement Moyen-Secondaire : Le SAEMSS parle d’un malaise généralisé et exige la reprise sans délai du monitoring des accords signés avec l’État

https://www.dakaractu.com Faisant face à la presse ce vendredi matin dans leur siège sis à la Patte d’Oie Builders, le bureau exécutif national du Syndicat Autonome des enseignants du Moyen et Secondaire du Sénégal (SAEMSS), a exigé du gouvernement en place, la reprise sans délai du monitoring des accords signés. Une exigence qui,  selon le SAEMSS, est motivée par un ensemble de points dont l’immobilisme du Gouvernement du Sénégal face à certains points du protocole d’accord signé le 30 Avril 2018 à savoir  : La mise en place d’un système de rémunération juste et équitable entre les agents de la Fonction Publique; Les corrections à apporter sur les surimpositions notées injustement sur les salaires; La dématérialisation complète des procédures pour éradiquer de façon définitive les lenteurs administratives etc…
Dans le communiqué servi à l’issue de la rencontre les syndicalistes du moyen – secondaire de rappeler que  :  « Assurément, l’année scolaire 2019-2020 est riche en enseignements et en rebondissements pour les raisons évidentes de la covid-19, cette pandémie qui a bouleversé tous les programmes, toutes les stratégies, toutes les projections et tous les domaines d’activités…
« Pour le secteur de l’éducation, le premier discours du Chef de l’Etat sur le sujet tenu le 14 Mars 2020, a instruit la fermeture systématique de l’ensemble des établissements scolaires et universitaires dont la réouverture n’interviendra que le 25 Juin 2020. C’est l’occasion pour le SAEMSS de saluer à sa juste valeur l’engagement et le patriotisme des enseignants du Sénégal. »
Rappelant à l’opinion la position qu’ils estiment patriotique du SAEMSS, en ce qui concerne la reprise des enseignements à la date du 25 juin 2020, dans un contexte marqué par une forte progression de la pandémie de la Covid-19. « Nous avons été là, armés de courage et de persévérance pour éviter une année blanche à notre pays malgré le risque de contamination et la stigmatisation dont nous avons fait l’objet dans certaines localités. Les résultats furent sans appel avec des taux de réussites très appréciables et appréciés par l’opinion publique nationale sans exclusive. »
Poursuivant, le comité exécutif national du SAEMSS de souligner  :  « Autant nous pouvons nous satisfaire du comportement des enseignants durant cette pandémie (qui est encore là avec nous) autant nous le notons pour le déplorer l’immobilisme du Gouvernement du Sénégal face à certains points du protocole d’accord signé le 30 Avril 2018  :
– La mise en place d’un système de rémunération juste et équitable entre les agents de la Fonction Publique ;
– Les corrections à apporter sur les surimpositions notées injustement sur les salaires ;
– La dématérialisation complète des procédures pour éradiquer de façon définitive les lenteurs administratives ;
– Les questions de bonne Gouvernance (le relèvement des quotas des passerelles professionnelles, des mises en position de stage, la création du corps des administrateurs scolaires) ;
– Les nouvelles questions comme l’allongement de l’âge de la retraite et l’automaticité de la pension de retraite dès la suspension du salaire.
En guise d’information, il a été portée à l’attention de la presse et de l’opinion publique, qu’un préavis de grève de 2020 a été déposé sur la table du Gouvernement. Toutefois, d’après le document, ladite préavis de grève de 2020 n’a pas encore fait l’objet de discussion ne serait-ce qu’avec le Ministère de la Fonction publique et ou de leur direction n’a pas encore enregistré un accusé de réception
Enfin, le SAEMSS d’afficher publiquement sa volonté de faire face jusqu’au bout. « Nous ne transigerons pas. Mieux nous allons faire face ! 
Dans une longue liste de doléances déclinées en guise de rappel, le mouvement syndical d’insister sur  : Le manque d’infrastructures, le déficit d’enseignants, la mauvaise gestion du corps enseignant, la surimposition, les lenteurs administratives dans la délivrance des projets et actes de divers ordres, des attentes de mise en position de stage, de la lancinante question de l’Éducation Physique et Sportive…

Statut juridique des Daaras : Mamadou Mao Wone réclame son adoption

https://actunet.net L’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies a adopté, le 20 novembre 1989, la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) qui consacre les droits fondamentaux de l’enfant et engage les États parties à construire un environnement digne de leurs enfants.
Le gouvernement du Sénégal a signé la CIDE le 26 janvier 1990 et l’a ratifiée le 31 juillet de la même année, marquant ainsi sa volonté d’instaurer un cadre légal et institutionnel respectueux des droits de l’enfant. Pour cette année, le sociologue et spécialiste des droits de l’enfant, Mamadou Mao Wone, a réclamé le vote de la loi sur le statut des Daaras.
«Le    Sénégal a ratifié la Convention des droits de l’enfant. Ça fait 30 ans que le Sénégal l’a adoptée. C’est vrai qu’il y a eu des pas et des avancées dans le domaine de la scolarisation, par exemple celle des filles. L’enregistrement à la naissance, il y a eu des efforts intéressants», s’est félicité Mamadou Mao Wone, lors de la célébration du 31e anniversaire de la Convention des droits de l’enfant.
Cependant, il soutient que le projet portant   sur le statut du Daara, qui est une avancée majeure et qui donne un statut juridique aux Daaras, a été adopté en Conseil des ministres depuis 2018. Mais, jusqu’à présent, ce n’est pas déposé à l’Assemblée nationale.
Toujours selon Mao, l’un des plus grands défis, c’est la question de la marginalisation, la maltraitance des enfants et surtout la présence massive des enfants de la rue. Pourtant, poursuit M. Wone, ces enfants ne veulent pas être dans la rue, car c’est un système d’exploitation.
«C’est des centaines de milliers d’enfants et c’est un défi majeur. Depuis l’époque coloniale, on a toujours ce problème et on apporte jamais une solution, malgré les tentatives, malgré les initiatives prises par le gouvernement durant cette période de crise sanitaire».
Pour ce qui est du Code de l’enfant, il souligne que c’est très important d’améliorer l’environnement juridique. Dans un Etat de droit, dit-il, c’est extrêmement important d’améliorer l’environnement de la protection juridique. Et aujourd’hui, pour savoir ce que dit la législation concernant les enfants, on est obligé de piocher dans différents codes. Et pourtant,   les techniciens ont travaillé sur le Code de l’enfant.

PERTE D’EMPLOI ET DIFFICULTES DE TROUVER UN LOGEMENT : Des étudiants sénégalais réclament le renouvellement des titres de séjour et interpellent Macron et Macky Sall

https://www.jotaay.net Faisant face à une dématérialisation des demandes de renouvellement de leur titre de séjour, à cause de la pandémie de coronavirus, les étudiants sénégalais de France n’en peuvent plus de cette solution normalement temporaire des autorités françaises. À travers des sorties dans la presse, les dirigeants de l’Association des étudiants sénégalais de France (Aesf) ont tenu à tirer la sonnette d’alarme sur les difficultés que rencontrent leurs membres depuis cette décision du ministère français de l’Intérieur. Parmi les désagréments causés par la dématérialisation : perte d’emploi et difficultés de trouver un logement.
Leur pétition qui a recueilli plus de 10.000 signatures n’aura pas suffi pour changer les choses. Il fallait donc passer à l’étape supérieure. Ainsi l’Association des étudiants sénégalais de France a mis en garde contre les difficultés rencontrées par ses membres pour renouveler leur titre de séjour, car ce processus administratif est devenu beaucoup plus compliqué, notamment pendant cette période de Covid-19.
En effet, pour simplifier les choses, le ministère français de l’Intérieur a mis en place une plateforme spéciale de renouvellement des titres de séjour des étudiants étrangers. Une initiative intéressante, car il n’est plus nécessaire de se rendre physiquement à la préfecture plusieurs fois. Cependant, le certificat de caution qui leur est délivré n’est pas reconnu comme preuve de séjour régulier. Avant cette initiative de dématérialisation des demandes de renouvellement, un récépissé était délivré aux étudiants qui soumettaient leur demande à la préfecture de police. Ce même récépissé leur permettait, en attendant le permis de séjour, de pouvoir travailler, effectuer des stages et signer un contrat de location et bien d’autre démarches.

Mais avec l’arrivée de la pandémie de coronavirus, les choses ont changé.

En effet, depuis le 17 septembre, les renouvellements ou les premières demandes de titre de séjour pour étudiants se font en ligne, mais la preuve de dépôt générée par le site n’est pas reconnue. «J’avais une promesse d’emploi mais mon employeur m’a dit que l’attestation de dépôt ne prouve pas que je suis dans une situation normale en France», ont déclaré les étudiants sénégalais de France, qui espèrent être entendus par les autorités sénégalaises et françaises qu’ils ont déjà contactées. «En tant qu’association des étudiants sénégalais en France, nous nous sommes dit qu’il fallait monter et demander une prolongation : demander à l’Etat de prolonger le permis de séjour ou les services en rapport avec le permis de séjour. c’est-à-dire permis de travail ou aide en rapport avec le logement…», explique Khadim Dièye, président de l’Aesf à la presse française.
Il faut savoir que faute de titre de séjour ou de réception de la demande de renouvellement, les étudiants ne perçoivent plus d’allocation logement du Fonds complémentaire famille et sans ce document, ils ne peuvent pas faire de stage pour valider leurs diplômes.
Il y a quelque temps, les étudiants sénégalais de France ont initié une pétition en ligne pour obtenir une prolongation de leur plus récent permis de séjour. Ladite pétition qui a déjà reçu plus de 10.000 signatures en seulement trois jours n’a pas, pour le moment, fait réagir les autorités des deux pays concernés.
Toutefois, Khadim Dièye et ses camarades promettent de poursuivre leurs actions jusqu’à ce que les choses reviennent à la normale.Sidy Djimby NDAO

Covid-19 : le G20 s’engage à l’accessibilité des vaccins aux pays pauvres

https://www.financialafrik.com La réunion virtuelle du G20 qui se déroule en ce moment à l’invitation de l’Arabie Saoudite, devrait s’engager sur l’accessibilité des vaccins du Covid-19 aux pays en développement. “Un accès abordable et équitable” figure bien dans le projet de résolution qui mentionne le vaccin comme un “bien public mondial”. Une prise de position qui devrait lever les barrières liées aux brevets et permettre une production en masse dans les pays émergents.
L’Union européenne demande 4,5 milliards de dollars au G20 d’ici la fin de l’année pour financer les outils de lutte contre le COVID-19 dans les pays les plus pauvres. Le projet de déclaration en appelle également aux créanciers privés, invités à adhérer au moratoire sur le service de la dette que le G20 veut prolonger jusqu’à mi-2021 au moins.  Albert Savana

Dimanche 22 novembre : 0 décès enregistré, 17 nouveaux cas, et 63 sous traitement

https://www.pressafrik.com Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19 ce de ce dimanche 22 novembre 2020. Sur 891 tests effectués, 17 sont revenus positifs.
Il s’agit de 7 cas contacts suivis et 10 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Thiès (2), Cambéréne (1), Diamniadio  (1), Kaolack  (1), Liberté 2  (1), Médina  (1), Ouest Foire  (1), Tivaouane  (1), Zone B  (1).
Le Directeur de la prévention Docteur Mamadou Ndiaye a annoncé la guérison de 23 patients qui étaient sous traitement, 3 cas graves admis en réanimation et 00 décès.
A ce jour, le Sénégal compte 15. 882 cas confirmés, dont 15. 488 guéris, 330 décédés, et 63 malades sous traitement.

Samedi 21 novembre : 00 décès signalé, 17 nouveaux cas et 70 sous traitement

Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19 ce de ce samedi 21 novembre 2020. Sur 978 tests effectués,  17 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 1, 64 %.
Il s’agit de 11 cas contacts suivis et 6 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Diamniadio (1), Grand Dakar(1), Liberté 5 (1),  Ngor (1), Ouakam (1) et  Richard Toll (1).
Le Directeur de la prévention Docteur Mamadou Ndiaye a annoncé la guérison de 13 patients qui étaient sous traitement, 2 cas graves admis en réanimation et 00 décès.
A ce jour, le Sénégal compte 15. 865 cas confirmés, dont 15. 465 guéris, 330 décédés, et 70 malades sous traitement.

MYSTÉRIEUSE MALADIE CHEZ LES PÊCHEURS  : La région de Thiès comptabilise 260 cas

Libération Sénégal onlineDans la région de Thiès, 260 personnes ont été touchées par cette mystérieuse maladie qui sévit chez les pêcheurs. Selon les chiffres du médecin-chef de la région, docteur Malick Ndiaye, Ndayane a enregistré 202 cas, Mbour 19 et Joal, 29. Le district de Tivaouane a également signalé 10 infections à Fass Boye

Rufisque /Maladie mystérieuse : Abdoulaye Diouf Sarr, Abdou Karim Sall, Alioune Ndoye au chevet des pêcheurs infectés en haute mer et rassurent les populations.

https://www.dakaractu.com Après une réunion de gestion de crise sanitaire, les trois ministères (MPEM, MSAS, MEDD) concernés par cette maladie non encore identifiées qui a touché des pêcheurs, ont effectué une visite au stade Galandou Diouf. Ce sont 225  pêcheurs touchés par cette maladie qui ont eu l’occasion d’échanger avec ces autorités qui étaient accompagnés par le Gouverneur de Dakar, le préfet de Rufisque, le président du Conseil départemental de Rufisque, le Médecin Chef du district de Rufisque.
Selon Alioune Ndoye, le Ministre de la pêche, « on félicite les services de la santé car en quelques jours il y’a eu des résultats probants. Il y a des malades qui sont presque guéris et qui pourront rentrer chez eux dans les prochaines heures. On peut rassurer la population sur tout ce qui se dit, quant au fait de manger du poisson.
L’origine de cette maladie n’est pas virale et les poissons qui sont déversés sur le marché font l’objet d’abord d’analyse et de certification quant au caractère consommable de ces produits. Les poissons ne sont pas sources de contamination… », a-t-il annoncé. Le ministre de l’Environnement et du Développement Durable, Abdou Karim Sall, a tenu aussi à apporter des précisions.
Selon ce dernier, « nous sommes en train de faire des prélèvements sur le site concerné qui est presque à Ndayane. Dix prélèvements ont été faits sur des algues marines, de l’eau de mer et sur les poissons. On pourra bientôt déterminer les causes de cette maladie. Mais pour le moment on suspecte une espèce d’algues marines qui serait à l’origine de cette maladie de la peau et des solutions seront trouvées… », a-t-il ajouté lors de cette visite qui s’est tenue ce 20 novembre 2020 à Rufisque.

Santé/Environnement : Et si cette maladie mystérieuse était liée aux récents drames écologiques enregistrés entre août et aujourd’hui.

https://www.dakaractu.com La Covid-19 ne cristallise plus toute l’attention des populations de Dakar. L’apparition, au cours de cette semaine, d’une maladie qualifiée de mystérieuse se manifestant par des éruptions cutanées a fini d’occuper les esprits. Au niveau de l’État, les autorités sont fortement mobilisées pour identifier le mal et éviter sa propagation.  Et ce, malgré le fait que les sujets affectés sont isolés dans des zones où ils subissent des traitements. Mais, au même moment, l’inquiétude commence à gagner le cœur des populations. Une situation qui s’explique par le fait que toute la lumière n’est pas encore faite sur cette pathologie dermatologique.
C’est alors à se demander si cette maladie mystérieuse qui préoccupe ces derniers jours les autorités médicales, étatiques et administratives ne serait pas liée à ces drames écologiques. Une question qui tarde à trouver une réponse. Pour la simple raison que des phénomènes étranges ont été notés, ces trois derniers mois, sur la linéaire comprise entre Thiaroye/Mer et Popenguine.
Le plus récent de ces drames écologiques remonte au 9 novembre dernier. Cette date a la particularité d’avoir été marquée d’une pierre blanche par la mort de centaines de milliers de petits poissons au Marigot de Mbao. Le directeur de l’Environnement et des Etablissements classés (Deec), Baba Dramé, accompagné de ‘’Urgences Environnement » qui avait fait le déplacement sur les lieux pour constater la situation et en définir les causes avait relevé la nécessité des investigations.
C’est aussi le cas à Toubab Dialaw, une localité du département de Rufisque située sur la Petite-Côte, entre Bargny et Popenguine où plusieurs milliers de poissons ont été retrouvés morts sur la plage. Un drame écologique qui s’est produit le dimanche 30 août dernier mais qui n’a suscité aucune réaction officielle des autorités. Une affaire vite étouffée.
Le président de l’Association Nebeday est l’une des rares personnes à avoir réagi, en son temps, pour déplorer les dégâts enregistrés ce jour-là. Contacté par Dakaractu, Jean Goepp avait affirmé avoir constaté l’hécatombe non seulement sur la plage de Toubab Dialaw mais au moins sur trois kilomètres. Il est à la tête de cette structure créée en 2011 qui œuvre dans le domaine de la protection et de la valorisation des ressources naturelles. D’ailleurs, indique-t-il pour le regretter, cette surmortalité était visible jusqu’à la plage de Ndayane.

MALADIE MYSTERIEUSE CHEZ LES PECHEURS : Le ministre de l’environnement soupçonne une «origine algale»

http://www.sudonline.sn L’origine de la maladie qui affecte les pêcheurs n’est pas encore établie mais d’ores et déjà, une étiologie virale est écartée par les autorités des trois ministères concernés par la question. Les ministres de la santé, de l’environnement et des pêches étaient hier, vendredi 20 novembre, à Rufisque au chevet des malades isolés au stade Ngalandou Diouf.
Si Alioune Ndoye, Ministre des pêches et de l’économie maritime et Abdoulaye Diouf Sarr, ministre de la santé et de l’action sociale, sont restés prudents sur la cause de des éruptions cutanées constatées sur une frange des acteurs de la pêche, leur collègue de l’environnement est allé plus loin en parlant d’une «origine algale» même si les résultats des analyses effectuées à partir de prélèvements sur les poissons, l’eau de mer et les algues n’ont pas encore formellement confirmé cette hypothèse. «(…)
Les premiers tests effectués par les équipes du ministère en charge de la santé ont indiqué clairement que l’origine est loin d’être virale. Les équipes composées de la DEEC, de la brigade de l’environnement et des techniciens du laboratoire CERTES LOCUSTOX se sont rendues en mer précisément à 8 Km du village de Ndayanne pour effectuer des prélèvements… Les analyses sont en cours et ne manqueront pas de révéler dans les prochaines heures les causes de cette maladie. Nous avons des soupçons assez forts concernant l’origine algale mais ce sont des choses qu’il va falloir confirmer ou infirmer avec les analyses qui sont actuellement en cours… », a déclaré Abdou Karim Sall.
Au-delà de l’origine, la question de la transmission préoccupe également les autorités et les acteurs du secteur de la pêche, fort heureusement à en croire le ministre de la santé et les acteurs de la pêche, la maladie n’est pas contagieuse ; et jusque-là, elle est circonscrite dans la Petite Côte et sur le tracé entre Rufisque et Thiaroye et ne touche qu’une seule catégorie de pêcheurs. «Ce n’est pas une maladie contagieuse, la preuve, dans les maisons et familles des victimes, il n’y a aucune femme ou enfants touchés.
Même les autres acteurs comme les porteurs, les mareyeurs ne présentent aucun signe de la maladie. Ce qui veut dire qu’elle n’est pas contagieuse. Et puis, il y a beaucoup de types de pêche qui sont pratiqués mais ceux qui sont atteints sont ceux là qui pratiquent la pêche au mono filament», a expliqué Pierre Mboup, Président du quai de pêche. Le président des acteurs de la pêche du département de Rufisque ne semble pas être du même avis que le ministre de l’environnement. Il incrimine plutôt une eau qui serait toxique et qui se trouverait au niveau de la zone de Mbour, c’est pourquoi le phénomène est pour l’heure circonscrit sur la Petite Côte et sur l’axe Rufisque Thiaroye.
D’ailleurs le responsable des acteurs de la pêche à Rufisque soupçonne des navires qui auraient déversé des déchets nocifs dans la zone et, son association n’entend pas laisser le champ des investigations aux seules autorités. De leurs côtés, les pêcheurs veulent répertorier tous les bateaux qui ont sillonné la zone et voir s’il n’ ya pas eu d’actes délictueux de leur part. Le cas échéant, ils vont ester en justice. «Nous ne savons d’où vient cette contamination des eaux de mer. En tant qu’acteurs et avec nos différentes organisations, nous sommes en train de faire nos recherches pour voir les bateaux qui sont entrés dans ces eaux depuis un mois pour savoir quel navire a déversé un produit dangereux dans la mer, si on l’identifie on va porter plainte. Car, nous n’acceptons qu’on joue avec la vie de nos parents et des populations», annonce Pierre Mboup.
Quid des rumeurs sur la contamination des poissons ? Elles ne sont pas fondées semble dire Alioune Ndoye. Mais le ministre de la pêche est resté dans le clair-obscur dans ses assurances, car malgré tout, il reste suspendu aux résultats des analyses qui ne sont pas encore disponibles. «Nous avons tenu à faire parler le régional pour rassurer par rapport à tout ce qui se dit quant au fait de manger du poisson.
L’origine, comme il l’a rappelé n’est pas de ce niveau là et les poissons qui sont déversés sur le marché sont l’objet d’analyses et de certification quant à leur caractère comestible. Donc, nous rassurons de ce point de vue là, mais nous attendons quand même d’être mieux informés au retour des résultats que le ministre de la santé a annoncé parce que les prélèvements ont été faits, les analyses sont en cours certains ont commencé à parvenir sauf erreur. Au bout de tout cela, les techniciens, notamment ceux de la santé, nous dirons les orientations définitives à prendre». C’est ce qu’a expliqué le responsable du secteur de la pêche.
Rappelons que depuis le début de la semaine, plusieurs pêcheurs revenus de mer ont présenté des signes des dermatoses qui se manifestent selon le communiqué du ministère de la santé par des lésions d’impétigo à localisation péri-narinaire et péri-buccale, de lésions papuleuses ombiliquées par endroit localisées aux extrémités (pieds et mains), des érosions localisées au niveau des organes génitaux externes (testicules et gland) entre autres signes. Il y a aussi une hyperhémie conjonctivale, des céphalées, de la fièvre, des Œdèmes du visage surmonté de micro papules chez certains prurigineux. Aujourd’hui, on compte une moins de 800 personnes touchées entre les Districts sanitaires de Thiès, Rufisque et Thiaroye

Les assurances de Diouf Sarr sur la maladie mystérieuse  : «il n’y a aucun élément au plan scientifique permettant d’indexer la dangerosité des poissons»

https://actusen.sn La maladie mystérieuse apparue à Thiaroye sur Mer préoccupe le ministre de la Santé et de l’Action sociale. Abdoulaye Diouf Sarr a effectué, ce vendredi, une visite au centre de Santé de Mbao, où sont admis des pêcheurs infectés par la maladie. Pour le ministre-maire de Yoff, il n’y a aucun élément au plan scientifique permettant d’indexer la dangerosité des poissons après la multiplication des cas de dermatoses chez des pêcheurs revenus de la mer.
«Il n’y a pas à ce niveau-là, jusqu’au moment où nous vous parlons, une situation qui mérite à ce qu’on alerte. La maladie n’est pas contagieuse, ce n’est pas un virus et le nombre de malades diminue considérablement. Donc, vous pouvez être rassurés à ce niveau-là», déclare Abdoulaye Diouf Sarr qui était en compagnie de Alioune Ndoye et de Abdou Karim Sall respectivement ministre des Pêches et de l’Economie maritime et ministre de l’Environnement et du Développement durable.
Diouf Sarr a confirmé également que la cause n’est pas virale et d’autres pistes sont explorées notamment, la piste toxique et la piste des algues. «Nous attendons quand-même, la confirmation du Laboratoire. En tout cas un nombre relativement important de pêcheurs a été touché. Donc quelque 388 voire 400 pêcheurs. C’est au fur et à mesure qu’ils arrivent de la mer qu’on les prend en charge», a-t-il fait savoir.
A l’en croire, «ce que nous pouvons retenir, c’est que tout le dispositif est mis en branle pour véritablement faire la prise en charge aussi bien sociale que médicale, en attendant d’apprécier et d’avoir de manière sûre, la cause de cette maladie». «Ce qu’il faut noter, c’est que jusque-là, nous n’avons pas vu de cas secondaires. Il n’y a pas eu de contamination. Je crois que c’est déjà assez encourageant de le dire», a-t-il ajouté.Mansour SYLLA (

Polémique autour de la diminution des séances de dialyse : la Dg des Etablissements de santé indexe les Centres

https://actusen.sn L’information selon laquelle, il y a eu une réduction du nombre de séances de dialyse, dans certains Centres dédiés est avérée. La confirmation a été faite par la directrice générale des Etablissements de santé. Mais la faute n’incombe pas à la Pharmacie nationale d’approvisionnement, si on en croit Fatou Mbaye Sylla, interrogée par SourceA dans sa livraison de ce samedi. Selon elle, il s’agit plutôt d’un problème de coordination.
«Effectivement, il y a quelques tensions au niveau de certains Hôpitaux. Mais on est en train de rectifier, en redéployant pour assurer la prise en charge continue et ne pas réduire le nombre de séances. Il y a quelques problèmes de coordination dans la prise en charge de la dialyse au niveau des hôpitaux», informe-t-elle dans les colonnes du journal.
A l’en croire, dans les structures, aucun chef de service n’a le droit d’arrêter la dialyse. «Le fait de dire, je ne prends pas de malade relève de la compétence du directeur. Ils n’ont pas le droit de réduire le nombre de séances de dialyse».

Réduction du nombre de séances hebdomadaires de dialyse  : les hémodialysés démentis par la Pna, la Cmu et Le Dantec

https://actusen.sn L’alerte lancée par le Mouvement des insuffisants rénaux du Sénégal (Mirs) sur la réduction du nombre de séances de dialyse a indisposé les structures dédiées à leur prise en charge. Contactés par “Source A”, sur cette situation inquiétante qui pourrait augmenter les risques de morbidité des hémodialysés, la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna), la Couverture maladie universelle et l’hôpital Le Dantec ont tous démenti l’information donnée par le Mouvement. Selon les responsables de ces structures, l’approvisionnement en kits de dialyse, la prise en charge et le traitement des patients se passent bien.
L’information selon laquelle le nombre de séances de dialyse par semaine, qui était de trois (3), a été diminué par l’Etat jusqu’à 2 séances, serait fausse. Tout porte à le croire, si l’on se fie aux déclarations des structures impliquées dans la prise en charge des malades atteints d’insuffisance rénale.
Pourtant, c’est le porte-parole des hémodialysés, lui-même, en l’occurrence El Hadj Ndiaye, qui a joint la Rédaction de “Source A”, pour tirer la sonnette d’alarme sur cette situation qui pourrait augmenter les risques de morbidité. Mais ces allégations du Mouvement des insuffisants rénaux du Sénégal (Mirs) ont été battues en brèche par les structures qui interviennent dans l’approvisionnement des kits de dialyse, jusqu’au traitement des patients souffrants d’insuffisance rénale.

Yaté Ndoye, chargé de Com’ de la Pna : «actuellement, la Cmu lui doit beaucoup d’argent, mais malgré cela, elle continue de dépenser son argent pour assurer l’approvisionnement pour une bonne prise en charge des malades. C’est un mensonge et c’est décourageant d’accuser la Pna. Nous avons un très bon stock pour approvisionner correctement comme nous l’avons toujours fait»

Contacté par nos soins, le chargé de Communication de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) est tombé des nues, quand nous lui avons transmis la complainte des hémodialysés. Selon Yaté Ndoye, la Pna, conformément à sa mission d’intérêt public, fournit correctement les structures de santé qui soignent les malades. « Il faut que les gens comprennent le système. Il y a l’approvisionnement en dialyse que la Pharmacie nationale d’approvisionnement (Pna) fait pour le compte de la Couverture maladie universelle (Cmu). C’est elle qui achète et la Cmu lui rembourse, après. Actuellement, la Cmu lui doit beaucoup d’argent, mais malgré cela, elle continue de dépenser son argent pour assurer l’approvisionnement pour une bonne prise en charge des malades. La Pna pouvait arrêter ce qu’elle fait, jusqu’à ce qu’elle rentre dans ses fonds. Mais elle évite de le faire, parce qu’elle a une mission d’intérêt public», a expliqué M. Ndoye.
Très surpris par la sortie des hémodialysés, il affirme que ces accusations sont mensongères et décourageantes. «Maintenant, ce qu’il faut savoir, ici, c’est que le nombre de séances accordées aux insuffisants rénaux dans le cadre de leurs traitements n’est pas de notre ressort. C’est la Direction de la Maladie ou la Direction générale de la santé qui sont chargées de l’aspect médical. On a une bonne disponibilité à notre niveau. C’est un mensonge et c’est décourageant d’accuser la Pna. Nous avons un très bon stock pour approvisionner correctement, comme nous l’avons toujours fait. Si le nombre de séances a été diminué, les malades n’ont qu’à demander les raisons à l’Etat », leur demande-t-il.

Aly Fall, Cmu : «nous ne sommes pas au courant de cette décision, ni d’où est ce qu’elle a été prise»

Embouchant la même trompette que la Pna, l’Agence de la Couverture maladie universelle dit ignorer toute décision prise allant dans le sens de réduire le nombre de séances hebdomadaires de dialyse.   «Au niveau de la Cmu, nous  n’intervenons pas directement dans la prise en charge des insuffisants rénaux. Notre travail consiste à payer les factures transmises par les structures de soins qui traitent les malades.
Nous ne sommes pas au courant de cette décision, ni d’où est ce qu’elle a été prise. Il faut peut-être vous orienter vers le Ministère de la Santé et de l’Action sociale, ou vers la Pna, parce que c’est eux qui donnent les kits de dialyse. Et pour la plupart à Dakar, c’est l’hôpital Le Dantec, qui soigne gratuitement ces patients. Dans les régions, certains Hôpitaux font aussi des séances de dialyse», nous fait savoir Aly Fall, chargé de communication de l’Agence de la Cmu.
Au niveau de l’Hôpital Le Dantec, la Direction soutient que le nombre de séances hebdomadaires de dialyse est maintenu comme tel. Elle souligne n’avoir reçu aucune notification faisant état d’une quelconque réduction des séances. D’après les investigations de votre canard, la structure hospitalière n’a pas tout à fait tort, puisqu’elle ne fait pas partie de la liste qui nous a été finalement donnée par les insuffisants rénaux.Saly SAGNE (SourceA)

Grève des médecins à Nabil Choucair : Les révélations du Dr Amadou Gangué

L’information a failli nous échapper. Les médecins du Centre de santé de Nabil Choucair sis à la Patte d’Oie sont en mouvement d’humeur. Pour cause, « le médecin-Chef Daba Sy aurait boycotté la réunion de cogestion du vendredi 5 novembre dernier sous prétexte que la cardiologue ne devrait pas être convoquée. Et étant détentrice du chéquier, elle a bloqué les paiements. Ils était en grève depuis hier minuit », a informé le secrétaire exécutif du comité de développement sanitaire  de Nabil Choucair, Diène Farba Sarr.
Ses propos sont confirmés, par le Docteur Amadou Gangué, qui à travers une publication sa page Facebook, est revenu sur les faits. «J’ai le cœur meurtrie aujourd’hui lorsque j’ai appris ce que des collègues médecin du Centre de santé de Nabil Choucair sont en train d’endurer. Des docteurs en médecine, dont certains exercent là-bas depuis plus de 2 ans, subissent une injustice », a-t-il d’emblée exposé.

« Les salaires du mois d’Octobre ne sont pas toujours payés parce que…

Avant de poursuivre : « Imaginez-vous que nous sommes le 21 novembre et ils n’ont toujours pas perçu leurs salaires du mois d’Octobre. Ce n’est pas seulement les médecins mais tout le personnel du centre de santé. Ce n’est pas parce que le district n’a pas d’argent pour les payer, mais c’est parce que tout simplement le médecin chef a un problème personnel avec la cardiologue dudit centre ».
Aujourd’hui, souligne le sieur Gangué, ils ont décidé d’aller en grève avec un service minimum après avoir au préalable déposer un préavis de 48 heures
Toujours dans sa dénonciation, il a renseigné que « le médecin chef du centre santé a fait appel à un autre médecin étranger qui assure des gardes au centre de santé de Mame Abdou afin qu’il fasse les consultations à la place des médecins grévistes ». Et pire, ajoute-t-il, « elle a fait appel à la police pour faire quitter l’hôpital l’un des médecins du collectif. Les policiers sont arrivés sur les lieux pour s’enquérir avant de repartir. Puis, elle a menacé de licencier tous les médecins du centre de santé ».

Le SAMES, l’Ordre des médecins et le MSAS interpellés 

Docteur Amadou Gangué de rappeler que c’est ce même médecin chef qui lorsqu’elle était au centre de santé de Gaspard Camara avait licencié des infirmiers. Ce, avant que ces derniers ne soient intégrés grâce à l’intervention de l’inspection du travail. « Aujourd’hui, elle s’en prenne à ses collègues médecins. C’est maintenant que je viens de comprendre pourquoi un ancien me disait : « l’ennemi du médecin, reste le médecin ». J’ai très mal au cœur ce soir », peste-t-il
Par ailleurs, le médecin interpelle le SAMES, l’ordre des médecins ainsi que le ministère de la Santé et de l’Action sociale (MSAS) pour qu’ils se saisissent de la question « pour l’honneur de la corporation »

Surpêche,Brèche et Emigration : Saint-Louis, une vieille ville endeuillée,frustrée et terrifiée (REPORTAGE)

https://www.pressafrik.com Situé à l’embouchure du Fleuve Sénégal à 264 kilomètres au Nord de Dakar, Saint-Louis est sans doute la ville la plus touchée par la recrudescence de l’émigration clandestine. Ce coin, qui attire des milliers de touristes, ne fait plus rêver ses jeunes, qui prennent les pirogues, bravent la mer et la mort, en quête d’une meilleure destinée en Europe.
Ville essentiellement peuplée de pêcheurs, Saint-Louis ressent fortement les contrecoups de l’envahissement de ses eaux par les navires de pêche industrielle. Ce n’est pas tout, ici les pêcheurs doivent également négocier quotidiennement avec les cruels caprices de la brèche pour espérer aller jeter leurs filets en haute mer. Et cela, souvent au prix de leur vie.
À cela, il faut encore ajouter les nombreux accrochages avec les garde-côtes mauritaniens qui ne se font pas prier pour mener la vie dure à ces acteurs incontournables de la vie économique de la vieille ville. La Sempiternelle question des Licences de Pêche et les accords signés entre les deux Etats (Mauritanie et Sénégal) sont perçus par les populations de Guet Ndar comme des chaînes attachées à leur cou.
La vieille ville compte aujourd’hui des dizaines de familles endeuillées. Des orphelins, des veuves, des papas et des mamans qui n’ont plus que l’argument immuable de la volonté divine pour leur éviter de craquer et d’éclater en sanglots, malgré une douleur perceptible à cent mille lieues.
Le phénomène de l’émigration clandestine n’a peut-être jamais connu une ampleur aussi tragique au Sénégal depuis les années 90 où les premières « pirogues de la mort » sont arrivées dans Les Canaries. Des centaines de disparus sont annoncées par les organisations internationales comme l’OIM (rattachée à l’ONU) et Alarm Phone. Et même si les autorités sénégalaises contestent les chiffres, il n’en demeure pas moins qu’entre Mbour, Dakar et Saint-Louis et bien d’autres localités du pays, plusieurs familles sont touchées par les récents drames en mer entre octobre et novembre.
En se rendant dans la première capitale du Sénégal, PressAfrik a pu découvrir que le phénomène qui est en train de décimer la jeunesse sénégalaise a plusieurs soubassements, même s’il est parti des villages de pêcheurs. En effet, selon des sources établies dans Les Canaries rapportées par la presse, la majeure partie des migrants qui débarquent en Espagne par les pirogues sont des pêcheurs. Ces derniers, qui éprouvent d’énormes difficultés dans leur secteur d’activité, ont entraîné dans leurs dangereux périples d’autres jeunes qui s’activaient dans d’autres secteurs ou qui n’avaient aucun emploi.
Au quartier Pikine de Saint-Louis, par exemple, notre équipe a rencontré la veuve d’un certain Omar Sow, qui fait partie des 150 migrants dont la pirogue avait explosé en pleine mer. Elle confie que son mari porté disparu était livreur et s’en sortait pas mal.
Dans une autre demeure endeuillée de la même localité, les parents d’une des victimes de l’émigration clandestine nous sont confiés que leur fils était un tailleur réputé qui avait fini de faire ses preuves jusqu’en Mauritanie. Ils ont d’ailleurs été surpris de l’annonce de son décès par l’émigration clandestine.

Le problème des Licences de pêche et la terreur de la Brèche

Les Licences de pêche octroyées aux navires industriels, les accords signés avec la Mauritanie et la Brèches sont les maux qui empêchent les Saint-Louisiens de dormir. Tous les acteurs de la Pêche interrogés sur la question de l’émigration clandestine ont évoqué ces trois problèmes comme étant les causes de la ruée des jeunes vers les « pirogues de la mort ».

Selon le président de l’Association des pêcheurs de Guet Ndar, « rien que la brèche a tué au moins 400 pêcheurs depuis 2013 ».

Rencontrés juste après avoir débarqué d’une campagne en mer, de jeunes pêcheurs qui sont revenus avec un butin très insignifiant ont fustigé la présence des navires industriels et la persécution dont ils font l’objet de la part des gardes côtes mauritaniens. Quant aux notables de ce quartier de pêcheurs, ils n’apprécient guère qu’un officier et agent mauritanien installe ses bureaux dans leur quai de pêche pour ensuite leur dicter sa loi.
C’est donc une ville endeuillée par l’émigration clandestine, frustrée par la surpêche des navires industriels, la persécution des gardes côtes mauritaniens et terrifiée par la Brèche qui fait de nombreuses victimes. Suivez ce reportage !AYOBA FAYE & BABOYE DIA

«L’ABSENCE D’ÉCONOMIE INCUSIVE EST LA SOURCE DES MAUX DE LA JEUNESSE»

http://www.emedia.sn La vague de départ des jeunes vers l’Europe est motivé par le secteur informel qui est délaissé dans les politiques publiques mais également à la distribution non inclusive de l’économie du pays. C’est l’avis des invités de l’émission Lr du Temps, ce dimanche 22 novembre 2020. Ingénieur d’affaires et Manager, Mariama Diaz estime qu’il y a une disparité sur la manière de distribuer les ressources. Ce qui fait que les jeunes, qui sont une frange importante de la société, ne se sentent pas concerner. « L’économie inclusive suppose une économie productive qui va inclure l’ensemble des citoyens. Mais également avoir une bonne politique de distribution des ressources du pays. Si un pays ne peut pas avoir une bonne politique de distribution de ses ressources, il ne peut pas parler d’une économie inclusive », a-t-elle souligné.
Son avis, elle le partage avec son co débatteur. Juriste de formation, Elhadj Daniel Sow plaide pour une meilleure valorisation du secteur informel qui, selon lui, tient l’économie sénégalaise. « Quand on parle d’économie inclusive, il va falloir penser à accroître l’économie des exclus. Ils sont dénombrés et répertorié en trois catégories que sont la jeunesse, les femmes et les personnes à mobilité réduite », a-t-il signalé. Pour M. Sow, il y a un problème de requalification du secteur informel sénégalais. « Aujourd’hui, 9 travailleurs sur 10 sont dans le secteur informel. Ce qui représente 1 470 000 personnes. Plus 97% des entreprises entrepreneuriales sont aussi dans le secteur informel. Le constat est que les personnes qui travaillent dans ce secteur ne sont biens loties. Elle ne bénéficient d’aucune protection sociale et de bonnes perspectives économiques », a-t-il constaté Babacar FALL

BLOQUÉS PENDANT DES MOIS EN ALGÉRIE  : 24 Sénégalais rapatriés

L’Oim a facilité, mardi dernier, le retour volontaire de 92 migrants bloqués pendant plusieurs mois en Algérie. Parmi eux, 24 migrants sénégalais, 5 gambiens et 63 guinéens. « Ils ont été tous accueillis et pris en charge à leur arrivée avant de rejoindre leurs familles respectives. Ces mouvements ont été organisés dans le cadre du programme d’aide au retour volontaire et à la réintégration des migrants sous l’initiative conjointe Ue-Oim », informe l’organisation

Joal : 59 clandestins arrêtés par la gendarmerie

http://www.walf-groupe.com Rien ne dissuade les jeunes d’emprunter les pirogues de fortune pour rallier l’Europe. Ni le déploiement des forces de sécurité, ni les décès en mer encore moins les sensibilisations ne douchent l’ardeur de ces jeunes candidats à l’émigration.
La brigade de gendarmerie de Joal a interpellé, dans la nuit du jeudi au vendredi vers 03h du matin, 59 personnes dont 52 migrants, 02 organisateurs et 05 personnes présumées complices, impliquées dans une affaire d’émigration clandestine à Mbaling. D’après un communiqué de la maréchaussée, parcouru par L’As, les investigations menées sous la conduite du commandant de la compagnie de Mbour, le capitaine Christelle Pauline Kantoussan, ont permis de mettre la main sur le véhicule qui transportait les migrants clandestins vers leur lieu d’embarquement ainsi que les complices qui les avaient logés dans une maison de transit à Mbaling. Ainsi, 44 Maliens, 06 Sénégalais, 01 Gambien et 01 Gabonais dont 18 femmes et un mineur figurent parmi les candidats. Ils ont été interpellés alors qu’ils étaient sur le point de prendre la mer dans la nuit. Les gendarmes ont saisi la logistique destinée à l’organisation du voyage. Une enquête est ouverte sous la direction du procureur près le tribunal d’instance de Mbour. Les pandores poursuivent les investigations parce qu’ils pensent que cette affaire n’a pas encore livré tous ses secrets. La Gendarmerie a également informé le Comité national de lutte contre la traite des personnes et le trafic de migrants en vue d’apporter sa contribution à la prise en charge des migrants clandestins.

Emigration clandestine : plus de 500 migrants décédés entre l’Afrique de l’Ouest et les Canaries en 2020 (Oim)

https://www.pressafrik.com Depuis le début de l’année, plus de 500 migrants ayant cherché à atteindre les îles Canaries (Espagne) par la mer depuis l’Afrique de l’Ouest ont trouvé la mort, a indiqué hier l’Organisation internationale pour les migrations (Oim).
En un peu moins de 11 mois, le projet de l’Oim sur les migrants disparus a enregistré plus de 500 décès, la plupart au cours des mois d’octobre et de novembre – dans un contexte de départs accrus des côtes des pays d’Afrique de l’Ouest, dont le Sénégal.
L’Oim a fait part de son extrêmement préoccupation concernant l’augmentation des décès enregistrés sur cette route migratoire maritime de plus en plus empruntée par les migrants. Les pertes en vies humaines enregistrées cette année sont déjà plus du double par rapport à 2019, lorsque l’agence onusienne avait enregistré 210 décès.
Les plus de 500 décès recensés représentent cependant une estimation minimale. L’Oim craint que le nombre réel de vies perdues soit plus élevé. « L’Oim est confrontée à de nombreux défis dans la collecte de données sur la route de l’Afrique de l’Ouest, en particulier lorsque nous recevons des rapports sur de bateaux disparaissant sans laisser de trace », explique Frank Laczko, directeur du Centre mondial d’analyse des données sur la migration (Gmdac) de l’agence onusienne.
Le dernier naufrage au large de l’Afrique de l’Ouest a été enregistré dimanche 15 novembre, au large du Cap Vert, où 66 migrants, dont trois enfants, sont arrivés sur un bateau endommagé. Selon des sources gouvernementales et des témoignages de survivants, plus de 130 personnes avaient embarqué à bord de l’embarcation avant que son moteur n’explose. Une soixantaine de personnes auraient péri au cours de cette tragédie. Les personnes à bord étaient, à l’exception de deux migrants de Gambie, tous sénégalais.Salif SAKHANOKHO

Une pirogue de Mbour contenant 150 émigrés clandestins chavire,100 personnes portées disparues….

https://www.dakaractu.com C’est une mauvaise nouvelle qui s’est abattue sur les populations de Mbour, autour de 18h 20 mn. Déjà au quartier Château d’eau, les familles commencent à pleurer leurs enfants.
Selon nos informations, la pirogue contenait 150 personnes. Arrivée en pleine mer, elle va chavirer avec ses occupants, et seules 50 personnes qui savaient nager échapperont à la mort. Ces derniers ont nagé et atterri en République du Cap-Vert.
Selon toujours nos informations, la pirogue s’est perdue dans les océans pendant 3 semaines, pratiquement sans nourriture. Pour les professionnels de la mer rencontrés, les convoyeurs ne sont plus de leur famille mais des businessmen qui ne connaissent rien de la mer….

Émigration irrégulière : Plus de 17.000 migrants africains ont regagné les Îles Canaries,(Réseau du droit des migrants)

https://www.dakaractu.com En collaboration avec la fondation Friedrich Ebert, le réseau du droit des migrants a organisé un atelier de 3 jours dont le thème portait sur le regain de l’émigration irrégulière et politique d’emplois. Au regard de la résurgence accrue de l’émigration clandestine avec un engouement très fort des jeunes, le réseau a trouvé utile d’échanger sur la question afin de trouver des solutions et réponses. Le coordinateur du réseau du droit des migrants, Moussa Seydou Diallo, a fait savoir qu’il y avait 1.500 candidats à l’émigration irrégulière interpellés avec 29 convoyeurs et 400 décès. « Dans les Îles Canaries, il y a plus de 17.000 migrants africains qui seraient arrivés au niveau des côtes », a-t-il révélé.
« Nous sommes pour l’immigration et c’est un droit. Tout être humain doit pouvoir se mouvoir, se déplacer », a t-il expliqué, avant d’ajouter que quand l’individu se voit restreint cette liberté de se mouvoir, il utilise d’autres voies qu’on appelle voies suicidaires pour arriver à concrétiser ses rêves.
À cet effet, M. Diallo a dénoncé le manque de coordination d’actions qui permettrait à ces différentes institutions de pouvoir mieux communiquer. Ce qui fait qu’on n’a pas les résultats escomptés.
Sur ce, il a également demandé à l’Etat du Sénégal de faire des efforts et mettre en place une communication sociale axée sur les candidats à l’émigration. « Si les jeunes sont informés sur les opportunités, les dispositifs mis en place par l’État, les pouvoirs publics, le flux serait fortement amoindri. »
M. Diallo de préciser que l’employabilité des jeunes est un autre problème. « Les jeunes sont formés, mais ne savent pas exercer un métier. »
Concernant la promotion de l’emploi des jeunes, le coordinateur dudit réseau précise que l’instabilité institutionnelle du secteur de l’emploi a fait que les jeunes ne sont pas capables d’avoir une bonne lisibilité des mécanismes qui sont mis en place par l’État.

LA CHEFFE DE LA DIPLOMATIE ESPAGNOLE À DAKAR

http://www.emedia.sn Face aux vagues massives de migrants qui arrivent sur son sol, l’Espagne active sa diplomatie. Elle compte envoyé des autorités dans certains pays de d’Afrique. C’est ainsi que la ministre des Affaires étrangères, Arancho Gonzales est attendu, ce samedi 21 novembre 2020, à Dakar. Son collègue de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlasko l’a précédé à Rabat, au Maroc, ce vendredi.
L’archipel de l’océan Atlantique, situé au large des côtes nord-ouest du continent africain, connaît en 2020 une immigration onze fois supérieure aux niveaux atteints en 2019. Selon le gouvernement régional des Canaries, au moins cinq cents personnes ont péri durant ces tentatives de traversée extrêmement dangereuses, les côtes africaines les plus proches se trouvant à plus d’une centaine de kilomètres.

MARCHE DU COLLECTIF 480 : « NOUS SOMMES TOUS RESPONSABLES »

http://www.emedia.sn Le collectif dénommé « 480 Dafa doy » (ça suffit) non à l’émigration irrégulière, regroupant plusieurs organisations a battu le macadam, ce samedi après-midi, pour réclamer la prise en charge de cette question que ses membres jugent plus que préoccupante. Dans leur réquisitoire, au terme de leur marche silencieuse qui s’est ébranlée à 16 heures, de la Place de la Nation (ex-Obélisque) au Rond-point de la Rts, Guy Marius Sagna et ses camarades n’ont pas raté l’État encore moins les familles, dénonçant une « pression sociale ».
« Nous sommes tous responsables », s’est écrié l’activiste, appelant à combattre les causes du phénomène qui a fini de prendre de l’ampleur, décimant les jeunesses africaines en général et sénégalaises en particulier. Selon lui, les migrants « ne font que suivre les poissons vendus à l’Union européenne (UE), les flux financiers illicites gardés dans les comptes en banque suisses », entre autres.
Poursuivant, il a ajouté  : « si on veut lutter contre l’émigration irrégulière, il faut traiter le mal par la racine. La plus grande responsabilité est celle de nos autorités mais interpellons également nos familles. Elles ont hâte de posséder le dernier IPhone, (entre autres), faisant subir une énorme pression aux autres membres de la famille. Dans nos familles, ceux qui ont de l’argent sont mieux considérés. Un chômeur n’a pas son mot à dire. C’est de la pression. Voilà comment on assassine socialement le peuple sénégalais avant de l’assassiner physiquement dans la mer méditerranée, dans l’océan Atlantique, et dans le désert du Sahara. Il faut que nous revoyions nos comportements. »
Dans ce sillage, les manifestants ont appelé à « une introspection en revoyant les paradigmes qui déterminent la réussite dans son modèle social pour cesser d’exercer une pression qui pousse les jeunes à prendre des risques jusqu’à braver la mort et dans l’unique intention de mieux vivre. » Et ont exigé « de tous les décideurs une ferme prise de responsabilité pour mettre un terme à ce phénomène macabre qui n’a que trop duré. »
Pour mener ce combat à bien, toutes les franges de la société, « personnalités religieuses et coutumières, autorités politiques, en passant par les leaders d’opinion, artistes, hommes et femmes de médias, citoyens anonymes » sont interpellées afin de « trouver, à l’unisson, les ressorts d’un sursaut consensuel pour que le choix de vivre ses rêves et ses espoirs au Sénégal ne soit plus une chimère ».
Barthélémy Dias, le maire de Mermoz-Sacré Cœur, de l’opposition, a participé à la marche. Sans surprise, il n’a pas raté le régime de Macky Sall en place, réclamant des comptes sur la gestion des 39 milliards dégagés, a-t-il dit, par l’UE, contre l’émigration irrégulière.
D’autres actions du collectif sont annoncées.
D’après les estimations de l’ONG Alarm phone, spécialisée dans l’assistance téléphonique pour personnes en situation de détresse en mer Méditerranée, au moins 480 personnes sont mortes ou ont disparu à la suite de naufrages au large des côtes du Sénégal. Un bilan dressé en octobre dernier, dans cinq naufrages connus. Les chiffres ont grimpé depuis. Dié BÂ

OUSMANE SÈNE APPUIE SERIGNE BASS : «PRENDRE LA MER,C’EST DU SUICIDE»

http://www.emedia.sn Directeur du Centre de Recherches Ouest Africain (Warc), Ousmane Sène était, ce dimanche, sur Iradio, l’invité du Jury du dimanche. Naturellement, le phénomène de l’émigration clandestine, avec les jeunes sénégalais qui bravent la mer, était au menu des débats. Et l’ancien du département anglais à Université Cheikh Anta Diop de Dakar partage l’avis du Khalife général qui, par l’intermédiaire de son porte-parole, assimile ce phénomène à du suicide.
Pour Ousmane Sène, le guide religieux a bien raison. « Ce qui se passe actuellement au Sénégal et dans certains pays africains est extrêmement douloureux. Je crois que c’est un suicide parce que si vous allez à un point où vous dites que ’’ma vie n’a plus d’importance est un danger’’. Je crois qu’aller chercher le succès en se suicidant est une quête vaine. C’est un suicide. Traverser la mer avec des pirogues de fortune c’est pratiquement un suicide. Si vous vous en sortez, vous pouvez dire Alhamdoulilahi », a expliqué Ousmane Sène.

L’OISIVETÉ CHEZ LES JEUNES, EST UNE PESTE

À l’en croire, si le phénomène prend de plus en plus des proportions inquiétantes c’est parce qu’il y a la tentation suscitée par l’ignorance et celle suscitée par une influence nocive qui pourrait venir de ceux qui sont déjà installés en Europe et qui encouragent ces jeunes à aller vers l’inconnu. Il y a aussi l’environnement familial qui n’est pas toujours encourageant. De l’avis du Directeur de WARC, face à cet événement, on ne devrait pas dire que l’Etat n’a rien fait pour l’endiguer même si, reconnaît-il, il peut mieux faire. « Quel est le pays, dans le monde entier, qui a réglé le problème des chômages sur son territoire. La puissance américaine a des gens qui dorment sous des ponts », a-t-il fait savoir. Toutefois, il croit que le secteur privé et les pouvoirs publics devraient se dire que la priorité dans leurs activités et dans leurs initiatives c’est de trouver un travail aux jeunes. Parce que, la pauvreté et le manque de travail sont les lits du terrorisme. « L’oisiveté chez les jeunes est une plaie, c’est la peste. C’est une épidémie, une pandémie », dit-il non sans laisser entendre qu’aujourd’hui c’est l’émigration clandestine mais ce manque de travail pourrait pousser les jeunes dans la gueule des terroristes. « Parmi les priorités que devraient suivre l’État mais aussi le secteur privé c’est qu’est-ce-qu’on va mettre ensemble pour que de plus en plus les jeunes trouvent du travail. Il ne faut pas que la politique ralentit notre marche », indique-t-il. Aliou DIOUF & Abdoulaye SYLLA (Photo

Le peuple sénégalais est encore accusé,critiqué pour préférer les Pawlish,Ouzin Keïta…

https://www.dakarmatin.com Quelle critique facile!Que lui a-t-on proposé et donné en modèle à ce brave, pauvre et petit peuple sénégalais ?Des hommes et des femmes atteints de la vache folle politicienne. Des politiciens dont la seule expertise est de tromper et plumer le peuple. Le peuple sénégalais a tout simplement décidé de regarder les originaux plutôt que les fades et sottes copies des Pawlish politiciens, des Ouzin Keïta politiciens du pouvoir comme de l’opposition..qui ne savent que mentir, trahir, se servir, abrutir, abêtir, voler…

Barthélémy Dias tire sur Macky et ses nouveaux alliés : «Allah n’aime pas les traîtres…»

https://www.dakaractu.com Venu prendre part à la marche silencieuse du collectif 480 Doyna, le maire de Mermoz Sacré-Cœur, Barthélemy Dias s’est prononcé officiellement sur le nouveau gouvernement du président Macky Sall.
À la question qu’est-ce que vous inspire ce nouveau gouvernement? Barthélémy Dias de répondre avec fermeté. « Je n’ai pas le temps de parler ni de m’attarder sur de vulgaires dealers politiques. Je veux dire qu’il faut qu’une certaine presse se ressaisisse et arrête de nous endormir avec des situations qui ne nous intéressent pas », a souligné Barthélémy Dias.
Pour le maire de Mermoz/Sacré-Cœur, il n’y a pas de nouveau gouvernement.
« Ce n’est pas un nouveau gouvernement, c’est un groupe rigolos, c’est une bande de copins et coquins qui ont décidé de se partager le butin, mais comme Allah n’aime pas les traîtres, il saura s’occuper des traîtres le moment venu », débite Barthélémy Dias qui invite le président Macky Sall et son gouvernement à trouver des solutions aux difficultés que traverse la jeunesse du pays…

Boubacar Camara annonce pour bientôt la « guerre » entre Macky Sall et Idrissa Seck

https://www.pressafrik.com Le compagnonnage entre le prédisent Macky Sall et son nouvel allié, l’opposant Idrissa Seck, nommé président du Conseil économique, social et environnemental (Cese) ne fera pas long feu, si l’on en croit à Boubacar Camara. Le leader de la Coalition Tabakh a annoncé pour bientôt la « guerre » entre les deux hommes politiques, lors de l’émission Grand Jury sur la Rfm ce dimanche.
A la question de savoir si son audience avec Macky Sall n’a pas fait voler en éclat la coalition Jotna, il répond par la négative. « Non, ça n’a rien à voir. Aujourd’hui Macky Sall est complètement affaibli au point d’aller chercher un Idrissa Seck. Il est en train de recomposer tout ceux qui on grisé le pays depuis 1960 (….) Il a pêché le plus gros poisson comme on le dit en politique, mais c’est un espadon. Je vous le dis, la guerre va s’ouvrir entre Macky Sall et Idrissa Seck bientôt », a dit M. Camara.
Pour justifier ses propos, il s’est un certain nombre de questions. A savoir ce  qui peut justifier cette alliance. Qu’est-ce qui a fait que Idrissa Seck, malgré toutes ses déclarations et les gens qui l’ont soutenu, accepte de travailler avec Macky Sall ? Boubacar Camara est convaincu que Macky Sall ne va pas faire confiance à Idrissa Seck et vice versa.
« Il y a de l’éthique dans la politique, mais il n y a aucune éthique dans ce ralliement. Nous ne faisons pas de langue de bois sur cette question. Nous pensons la politique c’est quelque chose de noble », a-t-il ajouté, précisant que « les conditions dans lesquelles on doit travailler avec le pouvoir doivent être transparentes ».
Évoquant la question du dauphinnat, Boubacar Camara ne croit pas que Idrissa Seck pourrait être désigné comme dauphin de Macky Sall en 2024. Pour lui, c’est le peuple sénégalais qui décide, car tous les deals politiques ont été déjoués, à l’en croire.

Macky aux responsables de l’Apr limogés : «Les changements ne doivent pas être des causes de rupture»

https://www.lequotidien.sn Le Président Macky Sall ne souhaite une rupture avec les responsables de son parti qu’il a limogés. En tout cas, s’il a salué «la présence des ministres non reconduits» lors du Sen d’hier, le cas Mimi Touré reste une préoccupation.
novembre dernier. Et les ministres qui ont perdu leur fauteuil y ont pris part. C’est une information parce que certains avaient été considérés comme des mécontents, frustrés et même éventuellement sur le départ. «Le Président a salué la présence des responsables du Parti qui n’ont pas été reconduits dans le gouvernement, en rappelant que la réorganisation et l’ouverture constituent un tournant important, qui a entraîné des changements inhérents au fonctionnement de l’Etat qui, pour douloureux qu’ils puissent être, ne devraient nullement constituer des causes de rupture dans le compagnonnage politique», lit-on dans le communiqué. Mais à qui s’adresse Macky Sall ? Le document ne précise pas qui étaient là-bas, mais Amadou Ba, Aly Ngouille Ndiaye, Oumar Youm, Boun Abdallah Dionne ne seront pas du gouvernement dit de «recentrage du dispositif de pilotage de l’action publique», de la «consolidation de la Coalition Benno bokk yaakaar», de «l’ouverture aux autres forces de l’opposition et le rajeunissement des membres de l’équipe». En revanche, s’il y a une personne dont la présence à ce Sen surprendrait ce serait Aminata Touré. Et apparemment, en précisant «la présence des ministres non reconduits» et en zappant l’ex-présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), l’on imagine que le prédécesseur de Idrissa Seck n’a pas été à ce rendez-vous des hauts responsables du parti présidentiel. Surtout après avoir littéralement «oublié» le nom du Président Sall dans ses remerciements. Les membres du Sen, indique-t-on, «expriment à l’unanimité, leur soutien total au Président Macky Sall, qui vient d’ouvrir une séquence historique nouvelle dans le cours politique, économique et social de notre pays, marqué par une dynamique toujours en cours, d’un Dialogue national élargi et inclusif».

Macky gâte ses alliés : Niasse, Idy et Aminata Mbengue pèsent 34 milliards

L’Assemblée nationale, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) et le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) coûtent chers aux contribuables sénégalais.
Dans le projet de loi de finances 2021 consulté par Walf Quotidien, Moustapha Niasse, Idrissa Seck et Aminata Mbengue Ndiaye émargeront pour un budget global de 34 milliards 639 millions Fcfa.
Dans le détail, le budget de l’Assemblée nationale sera de 19 milliards 441 millions Fcfa, l’année prochaine contre 17 milliards 801 millions Fcfa en 2020, soit une hausse de plus d’1,6 milliard.
Aminata Mbengue Ndiaye verra son budget passer de 8,640 milliards en 2020 à 9,614 milliards Fcfa, soit un milliard de plus
Quant à Idrissa Seck, il  hérite d’un budget qui va passer de 6,603 milliards à 7,584 milliards Fcfa, soit un bonus de 900 millions Fcfa

HCCT + CESE + CNDT + HCDS = 20 milliards de francs CFA

https://www.dakarmatin.com 20 milliards de francs CFA= 16.600 jeunes payés 100.000 FCFA par mois.HCCT + CESE + CNDT + HCDS = 500 politiciens inutiles et budgetivoresQuelle est la priorité ?
Leurs 500 politiciens parasites ou nos 16.600 jeunes? Leur paaco crée le désespoir du peuple.
Au président Macky Sall je demande le recrutement dans les meilleurs délais des Préparateurs en pharmacie, des sortants de l’INSEPS, des sortants du centre nationale de formation des eaux et forêts de Djibelor, des animateurs culturels, des enseignants des classes passerelles, des victimes du concours politicien de la Senelec, des médecins, sages femmes et infirmiers qui chôment… Inutile de créer une institution de plus pour caser une clientèle politique. Monsieur le président, appliquez la préférence nationale et non la préférence étrangère, arrêter de signer n’importe quoi (APE, Accords de pêche…), arrêtez de céder le Sénégal à l’impérialisme (grandes surfaces, marchés…) et les jeunes cesseront de suivre les poissons pillés en route pour l’UE, les flux financiers illicites en route pour la Suisse, les bénéfices de nos sociétés nationales en route pour la France, le fruit de l’exploitation des travailleurs de l’aéroport Blaise Diagne en route pour la Turquie, les arbres abattus en route pour la Chine…-
HCCT : haut conseil des collectivités territoriales- CESE : conseil économique social et environnemental- CNDT : commission nationale du dialogue des territoires- HCDS : haut conseil du dialogue social

Rapport mission d’information remis au chef de l’Etat : «Une escroquerie politique inacceptable»

https://www.dakarmatin.com Le rapport de la mission d’information sur le Plan décennal de gestion des inondations a été remis, hier jeudi 19 novembre 2020, au président de la République, Macky Sall, par le président de l’Assemblée nationale Moustapha Niasse. Un précédent dangereux que dénonce la classe politique.

Moustapha Diakhaté, pour sa part, avait alerté depuis plus d’un mois sur ce fait qui traduit une inféodation du Législatif à l’Exécutif.

Invité le dimanche 11 octobre 2020 à l’émission «Objection» de Sud Fm, l’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (Bby) dénonçait une «escroquerie politique».
«Cette mission d’information, c’est de l’escroquerie. D’abord, ils ont dit que le rapport de cette mission sera remis au président de la République. C’est inacceptable», martèle-t-il.
«Une mission d’information, sa fonction, c’est d’informer les députés et non le président de la République. Le président de la République n’a pas à être informé par les députés. Même une commission d’enquête parlementaire, le destinataire, ce n’est pas le président de la République ; c’est l’Assemblée nationale. C’est cette inféodation du Législatif à l’Exécutif qui est inadmissible», fulmine Diakhaté qui crie au «scandale».

Incendie du marché Ocass de Touba : Antoine Diome remet 50 millions aux sinistrés

A la tête d’une délégation composée de 4 de ses collègues ministres, le chef du département de l’Intérieur était à Touba hier à la suite de l’incendie survenu au marché Ocass. Sur place, Antoine Diome a remis, au nom du gouvernement, une enveloppe de 50 millions aux sinistrés avant de dire au Khalife général des mourides que le chef de l’Etat veut faire d’Ocass un marché moderne digne de ce nom.
Le ministre de l’Intérieur, accompagné du ministre du Commerce, de leur collègue en charge du Développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale, du ministre de l’Emploi, de celui de l’artisanat, entre autres, autorités de la région, a été hier à Touba. Cette visite fait suite à l’incendie qui s’était déclaré au marché Ocass pour s’enquérir de la situation. C’est ainsi que le ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Abdoulaye Diome, a remis une enveloppe de 50 millions de francs Cfa au délégué du marché, Seny Dieng, que ce dernier devra partager entre les sinistrés pour assurer dans un premier temps leurs dépenses.
Suite à cette visite sur les lieux, la délégation gouvernementale s’est rendue chez le Khalife général des mourides pour lui présenter les ambitions du chef de l’Etat après cet incendie. «Serigne bi, nous avons fait le déplacement pour évaluer les dégâts. Le président de la République a décidé d’indemniser les sinistrés mais aussi de réhabiliter le marché tout en intégrant les acteurs concernés, bien sûr», a soutenu le premier policier du pays. A en croire M. Diome, les dégâts sont énormes, raison pour laquelle, dit-il, les bouches d’incendie seront dépannées après la réhabilitation du marché. Car, rappelle-t-il, non seulement beaucoup de bouches d’incendie n’étaient pas fonctionnelles lors de l’incendie mais aussi il y avait beaucoup de désordre dans les artères du marché.
Toutefois, M. Diome a fait savoir que le chef de l’Etat a l’ambition de faire d’Ocass un marché moderne digne de ce nom.

Secrétariat exécutif national de l’APR : Macky justifie ses choix devant les ministres écartés,Mimi absente

https://www.pressafrik.com L’Alliance pour la République (APR) a tenu son Secrétariat exécutif national de l’Apr, ce vendredi 20 novembre sous la présidence de Macky Sall. Une rencontre qui a été marquée par l’absence de Aminata Touré dite Mimi, fraîchement évincé de la présidence du CESE, au profit du nouvel allié Idrissa Seck.
Le chef de l’APR a invité Amadou Ba, Aly Ngouille Ndiaye et autres, responsables balayés par le dernier remaniement à rester dans le parti.
« Dans son message introductif, le Président du Parti a salué la présence des responsables du Parti qui n’ont pas été reconduits dans le gouvernement, en rappelant que la réorganisation et l’ouverture constituent un tournant important, qui a entraîné des changements inhérents au fonctionnement de l’État qui, pour douloureux qu’ils puissent être, ne devraient nullement constituer des causes de rupture dans le compagnonnage politique« , lit-on dans le communiqué de l’Apr à l’issue de la séance.
Selon des sources, lesdits responsables qui étaient présents au SEN ont réaffirmé leur ancrage au parti. On ne pourra pas en dire autant de Mimi Touré qui a brillé par son absence.AYOBA FAY

Des députés qui travaillent pour le président de la République : fait inédit, anticonstitutionnel et grave.

L’Assemblée nationale n’est pas une assemblée consultative à l’image du CESE ou du HCCT. Il s’agit d’une assemblée délibérante, représentative.
La mission d’information sur les inondations ne peut en aucune manière produire un rapport destiné au président de la République. En effet une mission d’information « porte sur un objet donné et vise à apporter aux députés des réponses à des problèmes qui les préoccupent dans l’exercice de leurs activités » (article 49 al 3 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale). L’article susvisé révèle clairement que cette mission est uniquement destinée aux députés.
En adressant au président de la République un rapport, remis en main propre au palais de la République, l’Assemblée nationale a violé le sacro-saint principe de la séparation des pouvoirs, fondamental dans les démocraties représentatives.
L’Assemblée nationale décide d’une manière anticonstitutionnelle- c’est grave- d’être inféodée au pouvoir exécutif et d’en être le maillon le plus faible par le caractère facultatif de la prise en charge d’une série de conseils accumulés dans un rapport.
La mission de représentation de la deuxième institution de notre pays est ainsi rabaissée à un niveau de conseil au service de l’exécutif.Thierno Bocoum,Président du mouvement AGIR

Remaniement…Macky voulait rajeunir son équipe

https://www.xibaaru.sn Lors des travaux du Secrétariat Exécutif National (SEN) du Parti de l’Alliance pour la République (APR), le président Macky Sall, par ailleurs chef du parti présidentiel, a expliqué le remaniement du gouvernement par le rajeunissement de l’équipe gouvernementale et l’impulsion d’un nouveau souffle dans un contexte marqué par la Covid19.
« 

En effet, en procédant le 1er novembre 2020 au remaniement du gouvernement par un  recentrage du dispositif de pilotage de l’action publique, la consolidation de la Coalition  Benno Bokk Yaakaar, l’ouverture aux autres forces de l’opposition et le rajeunissement des  membres de l’équipe, le Chef de l’État impulse ainsi, un nouveau souffle, un nouvel élan, dans un contexte marqué par la Covid19 et ses impacts négatifs sur les économies de tous  les pays du monde, les défis liés à la stabilité et à la sécurité dans notre sous-région, la  recrudescence du phénomène de l’émigration irrégulière, entre autres

 » selon le communiqué issue des travaux du SEN de l’APR.
Il faut rappeler qu’étaient présents à cette réunion présidée par Macky, les anciens ministres Mahammed Boun Abdallah Dionne, Amadou Ba, Aly Ngouille Ndiaye et Oumar Youm. L’ex présidente du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE), Mimi Touré a boudé la rencontre. Et l’ancien ministre du Pétrole et des Energies, Mouhamadou Makhtar Cissé ayant rejoint l’Inspection Générale d’Etat (IGE) ne peut assister à cette rencontre politique dirigée par Macky Sall.

SYNDROME DU 3E MANDAT : Macky Sall minimise les risques et balise son chemin

https://www.jotaay.net SYNDROME DU 3E MANDAT Macky Sall minimise les risques et balise son chemin Le syndrome du troisième mandat est en train d’être neutralisé dans la sous-région ouest-africaine par les chefs d’Etat en place, avec l’aval de la communauté internationale qui s’est mise à la traine de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) dont elle copie systématiquement la posture conciliante. Aussi, en ce qui concerne le Sénégal, le Président Macky Sall s’est mis à baliser le terrain afin de minimiser les risques qu’il ne manquerait pas de courir au moment de passer le Rubicon. Pour résoudre un problème, il faut d’abord en maitriser les données. Et dans celui du 3e mandat au Sénégal concernant l’actuel locataire du palais de l’avenue Léopold Senghor, il s’agit d’apprécier une situation intérieure dans un environnement international, particulièrement sous-régional. Jurisprudence Wade et feu vert probable du Conseil constitutionnel Aussi, si le Président Macky Sall a toujours dit qu’il ne ferait pas plus de deux mandats, puisque c’est lui-même qui a verrouillé «sa constitution», ladite constitution, approuvée par référendum en 2016, ne comporte malheureusement pas de clause transitoire qui inclue le mandat en cours dans le décompte. Et c’est à ce niveau qu’entre en jeu la jurisprudence Me Abdoulaye Wade. On se rappelle que ce dernier avait voulu briguer un 3e mandat, malgré le rejet par les forces vives de cette option. Mais c’est le Conseil constitutionnel qui lui avait donné finalement le feu vert. Dès lors, lorsqu’il lui plaira de se présenter à un nouveau mandat en 2024, le Président Macky Sall pourra se prévaloir de cette jurisprudence Abdoulaye Wade et nul doute que le Conseil constitutionnel jugera valable sa candidature. Cet aspect du problème et des risques semble donc le moins ardu. Il suffira simplement de faire dans un «wax waxeet» justifié par une décision du Conseil constitutionnel, à tout point semblable à celle qui avait rejeté la réduction du mandat en cours de 7 ans à 5 ans, après adoption de la constitution référendaire de 2016. Mais tout n’est pas que juridisme, il s’agit en fait d’une élection où le suffrage universel doit être exprimé. Et c’est ce dont le Président Wade n’avait pas bien tenu compte. Il a échoué dans son projet de réélection à un troisième mandat parce que totalement isolé dans la galaxie politique du pays. Il avait perdu durant les 12 ans de son magistère aussi bien des alliés de poids comme Moustapha Niasse, Amath Dansokho, Cheikh Bamba Dièye, entre autres, mais des poids lourds de son propre camp l’ont lâché, à l’image de Macky Sall ou Idrissa Seck ; sans négliger l’appareil du Parti socialiste que Ousmane Tanor avait maintenu à flot tant bien que mal. Finalement, Me Abdoulaye Wade s’était retrouvé seul contre tous, dans un projet que la majorité de ses concitoyens n’approuvaient pas. Rallier à sa cause le maximum et réduire l’opposition à sa plus simple expression C’est ce risque d’isolement, le moment venu, dont le Président Macky est aujourd’hui en train d’anticiper la neutralisation. C’est à ce dessein qu’il a procédé au récent chamboulement de sa majorité, élaguant des branches dont la croissance lui semblait gênante à terme et greffant d’autres espèces aptes à donner plus de vigueur au groupe. Et même si le résultat est difficilement appréciable à court terme, l’opération a fait grand bruit dans le landernau politique. En effet, sous le label de faire d’une pierre deux coups, le Président Sall a remanié son gouvernement et débarqué la présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese), Aminata Touré. Les deux opérations lui ont permis de se débarrasser de caciques de son parti dont la posture réelle ou supposée indiquait une envie d’être khalife à la place du khalife. C’est ainsi qu’au gouvernement, Amadou Ba, Mouhamadou Makhtar Cissé ou Me Oumar Youm ont été virés et, dans la foulée, des membres du cabinet du chef de l’Etat, considérés comme fidèles parmi les fidèles, tels Mahammed Boun Abdallah Dionne et Maxime Jean Simon Ndiaye ont été remerciés. Au titre d’un élargissement de la majorité présidentielle, Macky Sall pose les prémices d’une nouvelle coalition en intégrant deux éléments importants de son opposition. A Idrissa Seck, leader du parti Rewmi, inamovible patron de Thiès et chef de l’opposition aux yeux de la majorité, échoit le fauteuil de président du Cese, alors que Oumar Sarr, ex-numéro 2 du Pds et homme fort de Dagana, devient ministre des Mines. Il faut aussi compter Me Aïssata Tall Sall, toute puissante mairesse de Podor, qui passe de Envoyée spéciale à ministre des Affaires étrangères. Le maire de Ziguinchor, patron de l’Ucs, est aussi un pion important dans ce nouveau dispositif du Président Sall. Abdoulaye Baldé, même s’il n’est pas encore au gouvernement, a un rôle d’endiguement à jouer face à la montée en puissance de Ousmane Sonko du Pastef. La manœuvre est donc assez claire. Pour le Président Sall, il s’agit de mettre en place une coalition qui, au-delà ses anciens alliés de Benno Bokk Yakaar, intègre Idy et toute la galaxie des ex de Wade : Omar Sarr et Cie, Abdoulaye Baldé, Samuel Sarr, Serigne Mbacké Ndiaye, Farba Senghor ou Pape Samba Mboup, en attendant de voir venir plus. Suivre les pas de Condé et Ado au plan sous-régional Au plan sous-régional, en dépit des protestations et des morts, les candidatures à un 3e mandat du Guinéen Condé comme de l’Ivoirien Ouattara sont passées avec l’aval implicite de la Cedeao. Mieux, les deux mammouths politiques ont même «emporté» leurs élections et rien ne laisse entrevoir une possible remise en cause de leur mandat. Ce qui peut avoir chez Macky Sall l’effet d’un encouragement à suivre leur exemple, au risque bien sûr de compter les morts parmi les Sénégalais qui s’opposeront à son projet. En tout cas, tout cela laisse penser que la situation de Macky est foncièrement différente de celle de Wade à l’époque. Et même si 2024 est encore loin, il serait très hasardeux de miser sur une éventuelle défaite de Macky juste parce que le 3e mandat est impopulaire. C’est à l’opposition, encore quelque peu groggy par la manœuvre scellée entre Macky et Idy, de reprendre rapidement ses esprits et d’aviser. Les vœux d’union exprimés ici et là doivent être concrétisés dès maintenant et éprouvés à l’aune des élection locales qui se profilent à l’horizon sans qu’on en sache exactement la date. Mansour KANE

Pape Amadou Sarr pique une colère et dérape sur…

https://www.xibaaru.sn Incapable de répondre aux questions de la journaliste de Sen TV, Fatou Abdou, Pape Amadou Sarr patron de la Der n’a rien trouvé de mieux à faire que de s’emporter sur le plateau. Confondu et extrapolant sur les multiples financements concédés à la jeunesse et qui sont sans réel impact sur leurs activités, il se met à donner des leçons de journalisme à la journaliste de Sen TV qui a été sereine jusqu’au bout.
Quant on gère l’argent des sénégalais, on devrait avoir une posture beaucoup plus humble que de s’emporter de façon délibérée et pas du tout respectueuse.

Aminata Tall souhaite occuper la primature ou la Vice présidence… Par Modou Fall, Journaliste chroniqueur

A 78 ans, Aminata Tall passe par Idy pour revenir sur la scène politique
L’ancienne présidente du conseil économique social et environnemental Aminata Tall, n’a jamais eu ce qu’elle veut réellement dans ce régime. Lorsqu’Idrissa Seck l’a écartée  en mettent en scelle, Awa Gueye Kébé, Aminata Tall s’est  rebellée. En 2003, lors d’un meeting, elle s’était frontalement attaquée  au Maire de Thiès. «Tout ce que je te dois c’est,  tu me demandes, je te donne » dira Aminata Tall à Idrissa Seck. C’est une manière voilée de lui dire : «tu es mon griot».  Ces deux responsables se lancent des piques par presse interposée.
En pourtant, vers les années 90, Idrissa Seck  et Aminata Tall s’étaient alliés pour chasser Me Ousmane Ngom du Pds. Selon un témoin de cet événement politique, c’est au Point E, chez Me Wade qu’Aminata Tall (manipulée par Idy et Wade) a insulté Me Ngom. Informé, Me Wade dégagera ses responsabilités. Le Maire de Thiés et sa sœur Aminata Tall mèneront le combat contre  Me Ousmane Ngom jusqu’au jour de son départ du Pds pour créer le PLS soutenu par la Première Dame, Mme Elisabeth Diouf.
Lorsqu’Idrissa Seck est devenu premier 2003, il nomme Awa Gueye Kébé au poste de Ministre de la Famille et de la Femme. Cette dernière sera fortement renforcée sur le plan politique. Au fur et à mesure,  Awa Gueye devient  la plus puissante des femmes du Pds. Elle s’aligne derrière Idrissa Seck et devient la marraine de tous les Mouvements de soutien «Idy moko yoor ». Elle devient la patronne des caciques du Pds devant  Awa Diop, Coumba Ndiaye, Aminata Tall, Khady Bass, Coumba Fall etc…
La fracture entre Aminata Tall et Idrissa Seck était sentie jusque  dans le fonctionnement du Gouvernement et du Pds. Le Maire de Thiès sera accusé d’être derrière l’article de Latif Coulibaly sur Sud Quotidien accusant la femme d’affaires Oulimata Dioum d’avoir bénéficié d’un marché de gré à gré de 15 milliards de FCFA grâce au soutien de sa copine Aminata. L’affaire créée un grand bruit dans le Gouvernement.
Contrairement à ce que certains pensent, la nomination de Mame Madior Boye à la primature a crée une grosse déception chez Aminata Tall et ses proches. Car lorsque le président disait qu’il va nommer une femme à la primature, Aminata était dans tous les esprits. Est-ce qu’elle n’avait pas commencé à récupérer des CV ?
Pour se venger, Aminata Tall s’engage dans la bataille pour le départ d’Idrissa Seck puissant premier Ministre. Par la suite, Macky Sall sera nommé Chef du Gouvernement. Il n’échappera pas aux foudres d’Aminata Tall qui pensait que la primature lui revenait de droit.
L’ancien Maire de Diourbel refusera d’occuper certains Ministères dans le Gouvernement de Macky Sall. Mieux encore, elle quitte l’équipe de Macky Sall puis retourne à Baol pour s’occuper de sa Mairie. En route pour Touba, le président Wade passe par Diourbel pour présider une réunion de Conseil  municipale. Inédit ! Après cette réunion, il prend Aminata dans sa voiture pour se rendre à Touba. Renforcée par ce geste, Aminata qui semble remporter sa bataille contre Macky Sall, ouvre un front contre ce dernier. En 2004, lorsqu’elle était Ministre d’État, Ministre des Collectivités locales et de la Décentralisation, Aminata Tall a vu plusieurs de ses Directions et projets rattachés à la Présidence ou à la Primature par Macky Sall. Elle sera donc Ministre dans un département dépouillé de tout.  Par la suite, elle devient Ministre d’Etat auprès du Chef de l’Etat.
En réalité, tous ces postes n’intéressent pas l’ancien Maire de Diourbel. Aminata Tall souhaite occuper la primature ou la Vice présidence.Modou Fall ,Journaliste chroniqueur


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