Revue de Presse du Dimanche 2019

MACKY SALL II : FACE À L’HISTOIRE
MACKY SALL II : FACE À L’HISTOIRE
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Hausse de la production céréalière estimée à plus de 2,735 millions de tonnes pour 2018-2019

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-La production céréalière du Sénégal pour la campagne agricole 2018-2019 est estimée à 2 735 648 tonnes, soit une hausse de 8,7% par rapport à la campagne précédente, selon les données de Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

« Cette performance est consécutive à la bonne tenue des cultures de riz (plus 12%), de maïs (plus 17%), de sorgho (plus 35,1%) et de fonio (plus 1,7%) avec des productions respectives de 1 132 795 tonnes, 480 141 tonnes, 291 171 tonnes et 3 921 tonnes », explique la DPEE.

 Selon toujours cette structure, le raffermissement de la production rizicole est observé dans, aussi bien, les zones encadrées par la société de développement agricole et industriel du Sénégal (SODAGRI) avec une hausse de 55,5% et la société nationale d’aménagement et d’exploitation des terres du Delta (SAED) avec 1,3% de progression que les autres localités du pays (plus 4,6%) avec des niveaux de réalisations respectives de 275 359 tonnes, 460 159 tonnes et 397 277 tonnes.

 Dans les zones d’intervention de la SODAGRI, la production pluviale (93% de la production totale) s’est fortement confortée (plus 59,8%), du fait, notamment, de la bonne qualité des semences, de la mise en place précoce des intrants, d’une bonne répartition pluviométrique et d’importants efforts de communication et de conseil de proximité (relais locaux).

 « Relativement à la cible (1 213 523 tonnes) de la deuxième phase du PRACAS (programme d’accélération de la cadence de l’agriculture sénégalaise), les réalisations ont atteint 93,3% », note la DPEE.

 Concernant le maïs, la performance enregistrée est, particulièrement, attribuable à l’accroissement des superficies cultivées (plus 8,5%), le rendement s’étant, pour sa part, situé à 1,9 tonne par hectare (plus 7,8%).

Quant au renforcement de la production de sorgho, il est favorisé par un programme de mise en place de 400 tonnes de semences. Les superficies consacrées à la spéculation ont, ainsi, atteint 247 678 hectares (plus 11,9%) et la quantité produite à l’hectare s’est située à 1,176 tonne (plus 20,7%).

Pour sa part, la production de mil s’est contractée de 5,5%, entre les deux dernières campagnes, pour s’établir à 827 620 tonnes, en rapport avec le recul des superficies cultivées (plus 1,1%) et le déficit pluviométrique enregistré dans certaines zones de production dominantes, notamment, Bambey au centre du pays (moins 21,4%5) et Fatick au centre du pays (moins 4,1%). Dans ces deux départements, la DPEE signale que la production a respectivement baissé de 18,9% et 5,1%. Par ailleurs, la quantité de mil produite à l’hectare a enregistré un recul de 4,4%. MS/cd/APA

Baisse des prix de production industrielle en janvier

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-Les prix de production industrielle au Sénégal ont enregistré une baisse de 1,8% au mois de janvier 2019 comparés au mois précédent, a annoncé vendredi l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

« Cette variation est imputable à la réduction des prix de productions dans les industries chimiques (moins 5,5%), de production d’énergie (moins 2,7%), alimentaires (moins 1,0%) et des matériaux de construction (moins 0,5%)», explique l’ANSD.

Toutefois, cette structure a été noté une augmentation des prix de production dans les industries mécaniques (plus 2,9%). De leur côté, les prix de production dans les industries extractives, textiles et du cuir, du papier et du carton, ainsi que ceux des autres industries manufacturières n’ont pas connu de variations sensibles durant la période sous revue.

En glissement annuel, les prix de production industrielle ont progressé de 1,4% par rapport à leur niveau de janvier 2018.MS/te/APA

Salon International de l’Agriculture de Paris:Le secteur privé sénégalais en tracteur

http://www.emedia.sn Le Salon international de l’Agriculture (SIA) 2019 baisse ses rideaux, ce dimanche, 3 mars. En près d’une dizaine de jours, la capitale française a accueilli passionnés, producteurs et businessmen de l’Agriculture et de l’élevage du monde. Malgré la coïncidence avec la période électorale, le Sénégal y a déplacé une équipe riche et variée, avec le secteur privé en tracteur.

Emploi : Les moyennes entreprises emploient plus de personnes

https://www.lejecos.com L’emploi est un des éléments essentiels du dispositif des systèmes statistiques nationaux. Selon l’Ansd dans une enquête consacrée à l’emploi, la rémunération et les heures de travail (Eerh), cela se comprend dans la mesure où les questions de l’emploi sont au centre des politiques économiques et sociales. Il constitue aussi un facteur de production important au sein de l’entreprise et joue un rôle primordial au sein de la société.

«En effet, dans le secteur formel, les moyennes entreprises emploient beaucoup plus de personnes (44,0%) suivi des grandes entreprises (39,0%). Quant aux petites entreprises, elles concentrent la plus faible part d’employés (17,0%). », renseigne l’Ansd.

Elle souligne que l’emploi dans le secteur formel présente une hétérogénéité suivant le secteur d’activité. En effet, lit-on dans le rapport, sur  les petites entreprises, ce sont l’industrie et les servies qui affichent les plus grandes parts de l’emploi (37,9% et 34,8% respectivement) alors que le secteur primaire n’emploie que 0,1%. Les employés du secteur du commerce et de la construction représentent respectivement 23,2% et 4,0% dans les petites entreprises.

Pour les moyennes entreprises la plupart des employés sont dans le secteur des services (64,1%), avec toutefois une part non négligeable dans l’industrie (20,2%). Le secteur primaire y concentre le plus faible niveau de l’emploi (2,4%) après les secteurs de la construction (4,6%) et du commerce (8,7%). Les employés des grandes entreprises sont principalement dans les services (32,3%) et l’industrie (31,6%). Le secteur primaire et la construction occupent respectivement 14,4% et 15,3% des employés des grandes entreprises alors que le commerce n’en concentre que 6,3%. Toutefois, dans l’ensemble, ce sont les services qui occupent le plus de personnes, soit 46,7% devant l’industrie (27,7%), le commerce (10,3%), la construction (8,7%) et le secteur primaire (6,7%). Adou Faye

Rémunération moyenne de l’emploi salarié : Un «cadre supérieur» homme gagne annuellement en moyenne 11 200 000 FCFA

Il y a une distribution un peu distincte selon le sexe dans la rémunération des emplois salariés suivant les catégories socioprofessionnelles au Sénégal. C’est ce que révèle une enquête de l’Agence nationale de la statistique et de a démographie (Ansd).

L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) a rendu publique, une enquête sur l’emploi, la rémunération et les heures de travail (Eerh). Selon le rapport reçu au Journal de l’économie sénégalaise (Lejecos), l’EERH a permis d’avoir une vue globale sur la répartition de la rémunération des employés salariés dans le secteur formel. Selon le document, un quart des gains proviennent du secteur industriel (soit 25,1%), suivi du secteur primaire (21,9%). Les secteurs des services et de la construction couvrent, pour leur part, respectivement 19,3% et 19,1% de la rémunération totale de l’ensemble des entreprises du secteur formel. Le secteur du commerce n’absorbe que 14,6% des rémunérations.

 «Les hommes gagnent en moyenne plus que les femmes. Toutefois, la répartition de la rémunération des employés salariés suivant les catégories socioprofessionnelles montre une distribution un peu distincte selon le sexe. Ainsi, un « cadre supérieur » homme gagne annuellement en moyenne 11 200 000 FCFA (soit 933 333 FCFA par mois) contre 8 367 429 pour une femme « cadre supérieur » (soit 697 286 FCFA par mois) », renseigne le rapport. Par contre, au niveau des catégories des « techniciens, agents de maîtrise, ouvriers qualifiés » et « employés, manœuvres, ouvriers », il est observé le contraire, les femmes perçoivent plus que les hommes. En effet, dans la première catégorie, les femmes gagnent en moyenne un salaire mensuel de 338 288 FCFA contre 284 123 FCFA pour les hommes ; et dans la deuxième catégorie leur salaire se situe à 246 911 FCFA contre 205 577 FCFA pour les hommes. S’agissant des « techniciens supérieurs et cadres moyens », la rémunération mensuelle moyenne des hommes est de 684 493 FCFA et celle des femmes tourne autour de 569 559 FCFA.

Selon le rapport, plus de la moitié des entreprises formelles enquêtées sont constituées de personnes morales et que trois quarts des propriétaires d’entreprises individuelles (74,8%) sont des hommes. En ce qui concerne le niveau d’étude, on constate qu’un propriétaire sur deux a atteint le niveau d’études supérieur et qu’un peu plus de 15% sont allés jusqu’au niveau secondaire. En termes d’offre d’emplois, ce sont les moyennes entreprises qui emploient plus de travailleurs (44,0%) suivies par les grandes entreprises (39,0%). Les femmes sont minoritaires par rapport aux hommes dans le monde du travail et le secteur formel ne fait pas exception. En effet, la majorité des travailleurs du secteur formel sont des hommes, les femmes ne représentent que 22,8%. De plus, l’étude révèle qu’elles sont plus présentes dans les petites entreprises (30,1%). Dans le secteur formel, l’offre d’emplois se concentre plus dans les services, ce qui confirme la prédominance du secteur tertiaire dans l’économie nationale. Adou Faye

MAÏMOUNA KANE,SYMBOLE DE LA FEMME INTÈGRE

http://www.emedia.sn La disparition de Maïmouna KANE, ce samedi, 2 mars à Paris, a suscité un grand émoi dans les cercles de femmes qui s’apprêtent à célébrer justement la Journée internationale de la femme le 8 mars prochain. Ministre de la Condition féminine sous le Président Senghor, elle hésita longtemps avant d’accepter le poste sous la pression discrète de ses aînés dans la magistrature, sa famille et ses amis. Elle donna de l’éclat au poste, sillonnant le pays à la rencontre des femmes de l’intérieur. C’est au détour d’une de ses médiatiques tournées, au demeurant mémorables, qu’elle acquit la conviction que l’émancipation de la femme passe par un allègement des travaux des femmes du monde rural. Le président Senghor, séduit par l’idée, demanda à son Premier ministre d’alors, Abdou Diouf en l’occurrence, d’accorder plus de faveur à cette requête. Senghor part en 1981. Arrive Diouf qui reconduit Maïmouna Kane à son poste avec plus de prérogatives. Elle sera, plus tard, l’inspiratrice de la construction des moulins à mil et des forages dans les 7 régions de l’époque. Ce qui fut considéré comme un progrès tangible ayant permis aux femmes de se libérer des contraintes des travaux champêtres et domestiques. Elle en fut l’artisan infatigable au point de symboliser l’évolution des moeurs politiques, encourageant ainsi d’autres femmes à taquiner la politique pour se révéler avec des talents insoupçonnés qui ont fait le bonheur de nombre de partis politiques. Discrète, courtoise et ayant le sens d’une grande urbanité, Mme Maïmouna KANE personnifiait la femme africaine moderne mais enracinée. Elle faisait preuve d’une détermination affinée dans la conduite des projets qu’elle approuvait. Sa pédagogie de l’explication a été saluée par ses pairs d’Afrique qui se délectaient de son leadership dans les conférences internationales où se discutait le sort des femmes africaines et du monde entier.

Volontaire et intègre, Mme KANE, savait que sa mission s’inscrivait dans une durée certaine. Lorsqu’elle a senti le moment venu de quitter la scène politique, au beau milieu de sa gloire, elle s’en ouvrit au Président Diouf, partagé entre le souci de la maintenir à son poste et le besoin de la libérer puisque tel était son voeu enfoui. Sa décision a stupéfié le monde. Elle venait de signer un acte de haute portée symbolique : partir à temps.

Magistrate de profession, elle inspirait respect et considération dans les milieux judiciaires tout en savourant la plénitude de l’ambiance familiale avec son défunt mari, Yaya KANE, industriel averti qui formait avec elle, un charmant couple, séduisant et typiquement africain. Maïmouna KANE était de la trempe des leaders qui faisaient progresser une cause, un combat sans ostentation aucune. Le Sénégal perd une de ses dignes filles, qui aura marqué son passage ici bas par des réalisations que l’imaginaire collectif retient et apprécie. MAMADOU NDIAYE

LE RWANDAIS JOËL KAREKEZI REMPORTE L’ETALON D’OR DE YENNENGA

Ouagadougou (Burkina Faso), 3 mars (APS) – Le réalisateur rwandais, Joël Karelezi, a remporté samedi l’Etalon d’or de Yennenga pour son film « The mercy of the jungle » lors de la 26ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO). 

La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence des chefs d’Etat burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, rwandais Paul Kagamé et malien Ibrahima Boubacar Keïta.

Le Rwanda était le pays invité d’honneur de cette 26 ème édition du FESPACO.
L’Etalon de Yennenga est le grand prix du FESPACO qui se tient tous les deux ans au Burkina Faso.

 Joël Karekezi se dit très content de recevoir ce nouveau trophée, estimant que son « film est panafricain avec les différentes nationalités qui y ont travaillé ».

Le film « The mercy of the jungle » raconte l’histoire du sergent Xavier, héros de guerre rwandais et du jeune et inexpérimenté soldat Faustin. Ils sont en territoire ennemi où ils combattent une guerre floue.

 Plusieurs prix ont été décernés lors de la clôture de cette 26ème édition du FESPACO, dont deux poulains aux réalisatrices sénégalaises, Khadidiatou Sow avec « Une place dans l’avion » et Angèle Diabang avec « Un air de Kora ».FKS/ASB

ANGÈLE DIABANG REÇOIT LE PRIX DE LA MEILLEURE RÉALISATRICE DE LA CEDEAO

Ouagadougou (Burkina Faso), 2 mars (APS) – La réalisatrice sénégalaise Angèle Diabang a reçu, vendredi, le prix de la meilleure réalisatrice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) pour son film « Un air de kora », en compétition officielle au Festival panafricain du cinéma et de la télévision d’Ouagadougou (FESPACO). 

Le prix doté d’une enveloppe de 10 millions de francs CFA reconnaît et promeut la contribution de la femme dans le développement de la région ».

La cérémonie officielle de remise des prix spéciaux a été organisée dans le cadre de la 26ème édition du FESPACO au Burkina Faso.

Le jury a apprécié « la qualité artistique » du film « Un air de Kora », qui retrace l’histoire impossible entre une fille musulmane voilée et un moine chrétien.

La lauréate Angèle Diabang se dit « très contente et ravie pour le Sénégal avec ce premier prix qui distingue une réalisatrice ».

 « Je suis d’autant plus contente que c’est ma deuxième fiction, je suis réalisatrice de documentaire, pas de fiction et c’est avec humilité que j’ai travaillé sur ce projet pour faire la fiction », explique-t-elle.

 La réalisatrice sénégalaise avoue qu’elle a eu « beaucoup de complexe et de difficultés ».

 « Aujourd’hui, je suis contente. Ce prix m’encourage vers mon projet de film +Une si longue lettre+ (adaptation du roman de Mariama Ba). Il encourage toutes les réalisatrices, les personnes qui veulent se lancer vers quelque chose qu’ils ne pensent pouvoir faire », ajoute Diabang.

Le prix « Ousmane Sembène » de la fondation Ecobank a été remis au réalisateur camerounais Jean Pierre Bekolo pour son film « Miraculous weapons » (Les armes miraculeuses).

« On ne peut pas mieux faire en associant notre nom à celui du grand Sembène Ousmane. Il a résisté au colonialisme, au néocolonialisme, il a utilisé le cinéma et la littérature pour défendre l’Afrique, je crois que nous ne devons pas abandonner un thème aussi important que l’être humain », soutient le réalisateur camerounais.

 « Notre cinéma doit être un peu plus ambitieux, nous devons arrêter nos petites histoires de chambre, de quartier, parce que ce que l’Afrique a vécu et vit depuis des siècles est presque un questionnement permanent sur ce que nous sommes », estime Jean Pierre Bekolo.

 Il ajoute « Le film parle de la vie, de la mort et de la lutte contre la mort et nous interpelle tous, parce que nous avons accepté que nos vies d’Africain comptent. Nous sommes condamnés à mort par la misère, les guerres, la dictature, nos corps d’africain ne sont pas considérés ».

Au total dix-sept prix spéciaux ont été décernés aux différents films en compétition dont neuf seront remis lors de la clôture ce samedi du FESPACO.

Selon le président de la commission des prix spéciaux, Driss Falien Ouédraogo « 14 jury ont travaillé sur ces prix spéciaux et l’enveloppe financier global remis aux différents lauréats s’élève à 110 millions de francs CFA ».
Liste des prix spéciaux FESPACO

– Prix Sembène Ousmane (Fondation Ecobank) : « Miraculous weapons », Jean pierre Bekolo (Cameroun)

– Prix de l’Assemblée nationale du Burkina Faso : « Desrances », Apolline Traoré (Burkina Faso)

– Prix de la chance de la Loterie nationale Burkinabé : « Naabiga » (Le prince), Zalissa Eougrana (Burkina Faso)

– Prix de la ville de Ouagadougou : « Desrances », Apolline Traoré (Burkina Faso)

– Prix Thomas Sankara : « Black Mamba » d’Amel Guellaty (Tunisie)

– Prix Signs (Association catholique mondiale pour la communication : « Duga les charognards », Abdoulaye Dao et Hervé Eric Lengani (Burkina Faso)

– Mention spéciale prix Signs : « Fatwa », Mahmoud Ben Mahmoud (Tunisie)

– Prix FACC Paulin Soumano Vieyra de la critique africaine : « Indigo », Selma Bargachi (Maroc)

– Prix Félix Houphouet Bougny de l’entente : « Résolution », Boris Oue et Marcel Sangaré (Côte d’Ivoire)

– Prix UEMOA Long métrage : « Duga les charognards » de Abdoulaye Dao et Hervé Eric Lengani (Burkina Faso)

– Prix UEMOA court métrage ; « Rêves brisés » de Modeste Ganafe Modefogna (Burkina Faso)

– Prix UEMOA documentaire : « Juma Duma » (Quel valeureux nom as-tu ?), Salif Traoré (Mali)

– Prix CEDEAO de l’intégration : « Résolution », Boris Oue et Marcel Sangaré (Côte d’Ivoire)

– Prix CEDEAO de la meilleure réalisatrice ; « Un air de kora », Angèle Diabang (Sénégal)

– Prix de l’Union Africaine : « Fatwa », Mahmoud Ben Mahmoud (Tunisie)  FKS/ASB

FESPACO : KHADIDIATOU SOW ET ANGÈLE DIABANG REMPORTENT LES POULAINS D’ARGENT ET DE BRONZE

Ouagadougou (Burkina Faso), 3 mars (APS) – Les réalisatrices sénégalaises Khadidiatou Sow et Angèle Diabang, ont reçu samedi à Ouagadougou (Burkina Faso), les poulains de la 26éme édition du FESPACO pour leurs films « Une place dans l’avion » et « Un air de Kora ». 

Khadidiatou Sow a remporté le poulain d’art (deuxième prix du meilleur court métrage fiction), tandis que sa compatriote Angèle Diabang a obtenu le poulain de bronze dans la même catégorie.

Les lauréates ont reçu un trophée et une enveloppe financière lors de la clôture de la 26 ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision d’Ouagadougou (FESPACO) au palais de sport d’Ouaga 2000.

Cette cérémonie s’est déroulée en présence des chefs d’Etat burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, rwandais Paul Kagamé et malien Ibrahima Boubacar Keïta.

L’étalon d’or de Yennenga a été attribué au réalisateur rwandais Joël Karekezi pour son film « The mercy of the jungle » (La miséricorde de la jungle).

Voici le palmares du FESPACO 2019

-Longs métrages fictions

Etalon d’or de Yennenga : « The mercy of the jungle » de Joël Karekezi (Rwanda)

Etalon d’argent de Yennenga : « Karma » de Khaled Youssef (Egypte)

Etalon de bronze de Yennenga : « Fatwa » de Mahmoud Ben Mahmoud (Tunisie)

Prix Oumarou Ghanda de la meilleure œuvre : « Jusqu’à la fin des temps » de Yamina Chouikh (Algérie)

Prix meilleur montage : « Mabata Bata » de Joan Luis Sol Carvaloh (Mozambique)

Prix meilleur décor : « Desrances » d’Appoline Traoré (Burkina Faso)

Prix meilleure musique de film : « Sew the winter to may skin » de Jahmil Xt Qubeka (Afrique du Sud)

 Prix meilleur son : « Karma » e Khaled Youssef (Egypte)

 Prix meilleure image : « Mabata Bata » de Joan Luis Sol Carvaloh (Mozambique)

 Prix du meilleur deuxième scénario : « Kétéké » de Peter Sedufia (Ghana)

 Prix du meilleur premier scénario : « Regarde-moi » de Nejib Belkadhi (Tunisie)

 Prix de la meilleure interprétation féminine : Samantha Mugotsia dans le film « Rafiki’’ (Kenya)

 Prix de la meilleur interprétation masculine : Marc Zinga dans le film « The mercy of the Jungle » (Rwanda)

Courts métrages fictions

Poulain d’or : « Black Mamba » d’Amel Guellaty (Tunisie)

Poulain d’argent : « Une Place dans l’avion » de Khadidiatou Sow (Sénégal)

 Poulain de bronze : « Un air de Kora » d’Angèle Diabang (Sénégal)

 – Longs métrages documentaires

Etalon de bronze : « Whispering truth to power » de Shameela Seedat (Afrique du Sud)

 Etalon d’argent : « Au temps où les arabes dansaient » de Jawad Rhalib (Maroc)

 Etalon d’or : « Le loup d’or de Balolé » d’Aïcha Boro Leterrier (Burkina Faso)

Courts métrages documentaires

Poulain d’or : « Contre toute attente » de Charity Resiam Nampaso et Andréa Iannetta (Kenya/Italie)

 Poulain d’argent : « Ainsi parlait Fela » de Nantenaira Lova (Madagascar)

 Poulain de bronze : « TataMilousa » de Nadjia Harek (Algérie/France)

 Séries TV Africaine

 Premier prix : « Petites histoires, grandes vérités » d’Ambrose Cooke (Ghana)

 Deuxième prix : « Blog » de Melyou AkréLoba Diby (Côte d’Ivoire)

 -Films d’animation

Premier prix d’animation : « Briska » de Nadia Raîs (Tunisie)

Deuxième prix : « Un kalabanda à manger mes devoirs » de Raymond Maliinga (Ouganda)

Prix du jury : « Da Fsysy da » de Tojo Niaina Rajaofera (Madagascar)

– Films d’écoles africaines de cinéma

Premier prix : « Incompris » de Jaures Koukpemedji (Bénin)

Deuxième prix : « Maison de retraite » d’Ismaël Césaire Kafando (Burkina Faso)FKS/ASB

LA NOUVELLE RECOMMANDATION DU KHALIFE GÉNÉRAL DES MOURIDES POUR LUNDI

http://www.emedia.sn Serigne Mountakha Mbacké a fait une nouvelle sortie. Dans une vidéo de 8 minutes, il recommande à tous les musulmans la lecture du Coran pour lundi. Ecoutez son message.

Troisième mandat : Me Baboucar Cissé met en garde Macky Sall

http://www.seneweb.com « Nous avons tous vu que le peuple sénégalais s’est dressé face à Me Abdoulaye Wade, quand il a voulu exercer un troisième mandat, pour le sanctionner. Alors, il vaut mieux entrer dans l’Histoire par la grande porte plutôt que par la petite ».

C’est la réponse servie, hier, en marge de la conférence de presse des avocats de Macky Sall pour la présidentielle, par Me Baboucar Cissé qui en est membre. Selon Vox Populi, c’est Barthélémy Dias qui a agité une telle éventualité.

ISSA SALL, CENA : «IL NE FAUDRAIT PAS QU’ON SE COUCHE APRÈS UN SCRUTIN SANS AVOIR LES RÉSULTATS»

http://www.emedia.sn Issa Sall, Porte-parole de la Commission électorale nationale autonome (Cena) était, ce dimanche, l’invité de l’émission « Le Jury du dimanche » sur Iradio (90.3). Il s’est prononcé sur les résultats provisoires du scrutin présidentiel publiés par la Commission nationale de recensement des votes, présidée par le juge Demba Kandji. Selon lui, ces résultats sont conformes avec ceux dont dispose la Cena. Pour Issa Sall, l’élection présidentielle s’est déroulée dans une transparence totale d’autant que les sénégalais ont voté calmement et le secret du vote a été garanti. « Nous n’avons pas relevé aucune alerte allant dans le sens contraire », a rassuré le porte-parole de la Cena qui, toutefois, reconnait que l’opposition est dans son droit de contester et de ne pas déposer un recours. S’agissant des chiffres donnés par l’opposition, il leur demande d’apporter la preuve de leurs allégations.

Interpellé, aussi, sur la sortie des candidats Idrissa Seck et Ousmane Sonko accusant les média d’avoir donné des résultats tendancieux, le journaliste s’en défend. Selon lui, on ne peut pas reprocher aux média de donner des chiffres. « Cela est devenu une coutume. Depuis 20 ans, les média le font. On doit même aller plus. Il ne faudrait pas qu’on se couche, après un scrutin, sans connaitre les résultats », a soutenu Issa Sall non sans inviter les hommes politiques à avoir de la hauteur.

Toutefois, avertit Issa Sall, « les journalistes n’ont pas également le droit de donner de faux chiffres. » « C’est grave de dire que tel a gagné au premier tour ou tel doit aller au second tour sans en avoir les preuves. On ne doit pas, de façon péremptoire, donner un résultat sans en avoir la preuve », soutient-il. ALIOU DIOUF

Pr Mamadou Diouf : “L’absence de la gauche et du Pds a profité à Ousmane Sonko”

Ferloo.com- Il ressort de l’analyse faite par le Prof Mamadou Diouf de l’élection présidentielle de dimanche dernier que “l’absence de la gauche sénégalaise ainsi que celle du Pds dans ce scrutin a profité à Ousmane Sonko”.

Selon le Pr Mamadou Diouf de l’Université de Columbia aux Etats Unis, sur les ondes de Sud Fm, les lignes ont bougé lors de cette élection présidentielle au Sénégal, notamment avec l’absence des partis de la gauche sénégalaise et celle du Parti démocratique sénégalaise. “Il faut savoir que l’absence des partis de la gauche et du Pds a profité au leader de Pastef, Ousmane Sonko”, souligne-t-il avant d’ajouter qu’ “il est important pour ce dernier d’opter un discours encore plus convainquant en vue de mieux capter la jeunesse sénégalaise”.

Contrairement à ceux qui pensent un vote géographique et ethnique en Casamance, l’historien rappelle que la Casamance a toujours été une région de résistance. “Et  pour cette élection présidentielle, estime-t-il, c’est le discours de Sonko qui a marqué les esprits, qui a été déterminant. C’est un discours différent des autres qui a produit des conséquences”.

Egalement, analyse-t-il, “Idrissa Seck a payé de ses bêtises. Mais il a profité de cette présidentielle pour créer une certaine virginité. Pendant la campagne électorale Idrissa Seck est devenu très différent”.

Par ailleurs, l’historien se demande, avec la mort du Parti socialiste, s’il y aura, après cette élection présidentielle, un jeune leader qui va émerger et qui sera capable de faire renaître la formation politique de Feu Léopold Sédar Senghor.

Aussi, poursuit-il de s’interroger, Karim Wade reviendra-t-il pour redynamiser le Parti démocratique sénégalais, dès lors que son père (Abdoulaye Wade) ne peut plus continuer de s’activer.

S’agissant l’Alliance pour la République (Apr, au pouvoir), le Pr Mamadou Diouf semble se convaincre que la bataille de succession a déjà commencé. “L’APR va entrer dans une zone de turbulence car sachant que les jours de Macky Sall à la présidence sont comptés, les successeurs vont manifester même s’ils jugent trop tôt,  de jouer leur carte”, soutient-il. (…)

Dans tous les cas, indique-t-il, le premier acte que le président réélu doit poser est d’être le président de tous les candidats, de poser des actes dans le cadre du renforcement de la démocratie sénégalaise…

Alioune Tine : “Macky Sall doit ouvrir une nouvelle ère de réconciliation nationale”

Ferloo.com- Quelques jours après l’élection présidentielle, Alioune Tine, le directeur d’Afrikajom Center indique sur sa page twitter la voie à suivre au président Macky Sall pour mieux gouverner en toute sérénité son deuxième mandat.

Selon le président d’Afrikajom Center, le président de la République Macky Sall doit œuvrer pour la réconciliation nationale en ouvrant une nouvelle page de dialogue avec son opposition.

Dans ce chapitre de réconciliation nationale, Alioune Tine estime qu’il ya la nécessité de libérer Karim Wade et de Khalifa Sall ainsi que tous les personnes arrêtées lors de la campagne présidentielle et celles arrêtées après la proclamation des résultats provisoires, jeudi dernier afin de créer un climat de confiance…

Alioune Tine demande également aux leaders de l’opposition, notamment les candidats malheureux à la présidentielles de dimanche dernier de reconnaitre la victoire de Macky Sall.

Enfin, Alioune Tine prône la révision de notre système électoral ainsi que le système judiciaire et institutionnel…

LR DU TEMPS : «L’OPPOSITION DEVAIT GAGNER DAKAR»

http://www.emedia.sn L’opposition a perdu. Telle est l’analyse de Mouhamadou Ngouda Mboup, enseignant-chercheur en droit public à la Faculté des Sciences juridiques et politique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Invité de ’’LR du temps’’ ce dimanche 3 mars, émission présentée par Alassane Samba Diop sur iRadio (90.3), il dit : « Le Sénégal a triomphé et gagné parce que contrairement à ce qui se passe et ce que nous connaissons en Afrique aujourd’hui, tout s’est passé calmement le jour du scrutin (dimanche 24 février) sans heurts. »
Aussi, souligne-t-il, « ce que je peux retenir, c’est qu’en réalité il y a des résultats qui sont sortis. Donc, les organes habilités à cet effet, ont fait leur travail. Le président Macky Sall a été proclamé vainqueur de cette élection mais il y aussi d’autres enseignements par rapport aux forces et poids qui étaient là. Je pense que si nous faisons une lecture approfondie, nous pouvons percevoir qu’il y a eu beaucoup d’erreurs de la part de l’opposition sénégalaise, qui, à mon avis, on peut ne pas dire que ce n’est pas le président Macky Sall qui a gagné mais c’est l’opposition qui a perdu. » Pourquoi ? « Parce qu’on pensait que là où le président Macky Sall a fait le plein, l’opposition devait gagner à ce niveau. Dakar devait quand même tomber dans l’escarcelle de l’opposition parce qu’il y a des pontes qui étaient autour de la candidature d’Idrissa Seck avec la percée d’Ousmane Sonko. »

Dakar, la mère des batailles

« Dakar était un enjeu de taille », confirme Valdiodio Ndiaye, coordonnateur de la plateforme « Sunu élection ». Le deuxième invité de LR du temps relève : « Effectivement, les (soutiens d’Idrissa Seck) n’ont pas tellement pesé et, il y a aussi l’équation Khalifa Sall. Qui était hors de course. Depuis pratiquement les dernières élections, il a toujours gagné Dakar mais cette fois-ci il était hors de course, il faut aussi intégrer cette donne dans l’analyse. »

Dans le fond, ajoute le juriste, « tous les leaders politiques qui ont rejoint Idrissa Seck, qui avait autour de lui quasiment tous les recalés du parrainage, n’ont pas comme base affective politique Dakar. Donc, l’un dans l’autre, il faut aussi dire que le président Macky Sall a bien quadrillé la capitale et, pratiquement avec aussi le travail important qui a été mené par ses ministres qui se sont investis (Amadou BA aux Parcelles, Ismaïla Madior Fall à Rufisque, entre autres). Egalement, à Guédiawaye, il y a le maire Aliou Sall. »
Le membre de la société civile ne néglige pas « l’apport du Parti socialiste (PS) ». « Souvent, relève-t-il, on a l’habitude de le dire, le PS est moribond depuis l’exclusion de Khalifa Sall (et ses camarades) mais il ne faut pas oublier que c’est un parti qui demeure structuré. Il y a aussi l’AFP (Alliance des forces du progrès)

Globalement, Valdiodio Ndiaye se félicite « du déroulement du scrutin qu’il met à l’actif de la population sénégalaise. » DIÉ BA

Résultats provisoires : Me Ndèye Fatou Touré répond aux avocats de Macky

http://www.emedia.sn Me Fatou Ndiaye Touré, conseiller juridique de la Coalition « Idy2019 », désapprouve la sortie des avocats du candidat Macky Sall, hier vendredi, 1 mars, insistant sur la « transparence » des résultats (provisoires) qui créditent le président sortant d’un suffrage de 58,27 %.

Contre la position de ses confrères, la Secrétaire nationale chargée des affaires juridiques de Rewmi, parti politique d’Idrissa Seck, rejette leur déclaration. « Il s’agit, riposte-t-elle, interrogée par iRadio (90.3), d’une réaction prématurée dans la mesure où les résultats définitifs de l’élection présidentielle ne sont pas encore proclamés par qui de droit c’est-à-dire le Conseil constitutionnel. »
Du point de vue légal et déontologique, poursuit la robe noire, « des avocats devraient se garder d’avoir de telles positions surtout qu’ils n’ont été commis que pour gérer un contentieux électoral. Je rappelle à mes confrères que l’élection est entachée du début à la fin du processus d’irrégularités et nous en avons les preuves et le candidat Macky Sall également. »

Réitérant la position de son leader de ne pas déposer de recours, la rewmiste explique qu’ils ne vont « remettre aucun recours au Conseil constitutionnel pour la bonne et simple raison qu’ (ils n’ont) pas confiance en cette juridiction, en son impartialité et, ses décisions rendues sous le régime actuel prouvent qu’ (ils n’ont) pas tort. » DIÉ BA

LES ORGANISATIONS DES DROITS DE L’HOMME APPELLENT À UNE POLITIQUE DE RÉCONCILIATION

http://www.emedia.sn Dans un communiqué conjoint parvenu à emedia.sn et signé par la Rencontre africaine pour la défense des droits humains (RADDHO), la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH), ARTICLE 19 Sénégal/Afrique de l’ouest et Amnesty International Sénégal, les organisations de la société civile demandent la libération immédiate et sans condition de « toutes les personnes (qui) ont été arrêtées alors qu’elles exerçaient leur droit à la liberté d’expression et à la manifestation, des droits garantis par la constitution et des instruments régionaux et internationaux de droits humains auquel l’Etat du Sénégal est partie. »

Il s’agit, liste le document du « Secrétaire national à la jeunesse de REWMI, Mory Gueye, poursuivi pour diffamation, outrage à magistrat, d’Abdourhamane Diallo, d’Amélie Ngom, de Malamine Fall, de Bigué Simone Sarr, d’Amath Thiaw, de Marième Soumaré, d’Amadou Ba, de Binta Mbaye et d’Amadou Bathily, tous membres de la Coalition ’’Idy 2019’’. » Ces soutiens du malheureux candidat à la présidentielle du 24 février 2019, Idrissa Seck, « ont été arrêtés devant le siège de Bokk Gis Gis de Pape Diop, suite à leur conférence de presse organisée le 27 février. »

Auparavant, s’indignent les droit-de-l’hommiste, « le 26 février 2019, Moussa Thiombane et Bassirou Dieng ont été arrêtées, pour trouble à l’ordre public, lors d’une manifestation des jeunes de la (même) coalition (cette fois-ci) devant les locaux de la radio télévision sénégalaise (RTS) à Dakar. » Aussi, « le 25 février 2019, l’artiste Abdou Karim Guéye (Karim Xrum Xax) est arrêté à Dakar pour incitation à la révolte et injures publiques contre le Premier Ministre. Il enregistrait une vidéo appelant à manifester contre le déroulement du scrutin. Il sera jugé le lundi 4 mars 2019. »

Préoccupées par l’arrestation et le placement en détention de plusieurs personnes lors de manifestations liées à l’élection présidentielle du 24 février 2019, ces organisations de défense des droits humains exhortent « les autorités étatiques à prendre toutes les mesures utiles pour garantir l’exercice par les citoyens de leurs droits et libertés sur toute l’étendue du territoire national. »

Un appel qui fait suite à la réaction d’Alioune Tine, le fondateur d’Africajcom, espace d’échanges afin de disséquer les forces et faiblesses du système politique, démocratique et institutionnel. « Il faut mettre un terme à ces arrestations et libérer immédiatement tous les militants d’Idy 2019. Il faut maintenant une politique d’apaisement, de dialogue et de réconciliation nationale », a-t-il tweeté.

NÉCESSITÉ D’UN DÉGEL POLITIQUE GLOBAL PAR ALIOUNE TINE

Il faut libérer dans les meilleurs délais Khalifa et Karim – L’opposition doit contribuer à la politique de réconciliation nationale, en reconnaissant la victoire du président Macky

Les candidats de l’opposition en dépit des protestations très fortes contre la publication des résultats ont fini par faire preuve de responsabilité, de retenue et de dignité. Il faut qu’on les félicite chaleureusement d’être en phase avec le désir profond de paix et de stabilité de la majorité des sénégalais.

Le président élu Macky Sall doit prendre des initiatives fortes pour réconcilier les sénégalais avec la démocratie, l’Etat de droit et les droits humains en ouvrant â l’entame de son mandat, le chantier des réformes institutionnelles, de la modernisation démocratiques du Sénégal par l’organisation d’un grand débat national. Il faut libérer dans les meilleurs délais Khalifa Sall et Karim Wade, reconnaitre le statut de l’opposition.

Il faut libérer tous les militants de l’opposition arrêter dans le cadre des protestations pour un deuxième tour. L’opposition doit contribuer à la politique de réconciliation nationale, en reconnaissant la victoire du président Macky Sall. En appelant leurs militants les plus passionnés à la raison et à la retenue et en bannissant les attaques contre les magistrats de la Commission nationale de recensement des votes.

Il nous faut en tant que citoyens, société civile, intellectuels, démocrates de tous les partis et de toutes les sensibilités, créer un contexte de réconciliation et de résilience nationale. Pousser le chef de l’Etat d’engager avec tous, le chantier des réformes.

SELON QUE LE PATRON DE PRESSE EST PARTISAN… PAR JEAN MEÏSSA DIOP

Elle est malheureuse, la presse sénégalaise, de nouveau accablée, accusée de partialité dans la publication (par des chaînes de radio et de télévision) de premières tendances des résultats de l’élection présidentielle du 24 février 2019.

Elle est malheureuse, la presse sénégalaise, de nouveau accablée, accusée de partialité dans la publication (par des chaînes de radio et de télévision) de premières tendances des résultats de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Des accusations de manipulations et d’être manipulée, d’usage de faux, d’intoxication (ces phénomènes qu’il est recommandé à tout journaliste d’éviter absolument et de toutes ses forces et de tout son professionnalisme).

Rfm s’était, de nouveau, attaché les services d’un informaticien pour analyser les chiffres recueillis à sources incontestées par ses reporters déployés à travers des centres de vote, et voilà le pauvre expert dont tout le monde avait, lors de précédentes élections, reconnu le professionnalisme, sous les avanies et les attaques ad hominem…

Certain sieur (pourtant défenseur international des Droits de l’homme, plutôt que de défendre le droit de Thiakane à une identité exacte) fit, sur sa page Facebook, un calembour de mauvais goût, en faisant rimer son patronyme avec ‘’balivernes’’ (‘’thiakhane’’). Le statisticien en était à sa sixième prestation, au soir d’une élection sénégalaise. Pourtant, depuis 2000, voire 1996 aux législatives de mai, alors que la radio privée en était à ses balbutiements au Sénégal, la presse a fait ce travail de publication des premières tendances de résultats de scrutins au point que le public salua ce que partout à travers le monde on a reconnu comme ‘’le rôle de premier ordre que la presse sénégalaise a joué dans la transparence des élections au Sénégal’’.

D’aucuns, plus forts en leur élan, affirmèrent que ‘’sans la presse, il n’y aurait pas eu alternance en 2000’’. Et les journalistes sénégalais, ainsi reconnus dans leur rôle de garants de la transparence de scrutins, ne rompirent plus, ni avec ce rôle ni avec cette formule de couverture d’un événement électoral. Dès lors, on peut se demander ce qui, le 24 février 2019, n’a pas marché dans l’approche désormais immuable des reporters et des organes de presse ; qu’est-ce qui a été vrai en 1996, 2000, 2007, 2012, 2017 et a fait défaut en 2019 ? La réponse est, en partie, dans la réflexion du journaliste Mame Gor Ngom qui, sur sa page Facebook, se demande : ‘’La configuration actuelle de la presse lui permet-elle réellement de jouer le rôle qu’elle a joué en 2000, en 2007 et en 2012 ? Le paysage médiatique a connu des bouleversements réels. L’exception sénégalaise qui consiste à se faire une religion sur les résultats du scrutin avec l’apport considérable des journalistes, montre aujourd’hui des limites. Le discrédit gagne du terrain. Si nous sommes obligés d’attendre les instances habilitées (qui sont ce qu’elles sont – sic) pour se faire une opinion claire, c’est qu’il y a vraiment problème dans notre espace médiatique si prisé.’’

L’engagement à tout crin de propriétaires d’organes de presse derrière un candidat (ou précisément Macky Sall, candidat à sa succession) a ouvert la porte à toutes les suspicions et accusations injustes contre les journalistes y travaillant. Le choix du propriétaire est perçu comme ayant influencé le travail des journalistes. Si la méga star et ancien ministre de la Culture Youssou Ndour ne s’était pas affiché comme soutien de Macky Sall, la curée contre son groupe de presse Futurs médias n’aurait pas été si féroce et si déraisonnable. Mais Rfm n’est pas seule dans cette situation. Le groupe Dmedia de Bougane Guèye Dany a été aussi pointé du doigt, pour avoir pris fait et cause pour la coalition Idy2109. D’ailleurs, Bougane a été le premier à déclarer sur sa chaine de télévision (Sen Tv) que le 2e tour était inéluctable. Certains des employés ont même eu des prises de bec avec leurs invités sur le plateau (Ameth Aïdara contre Abdou Khafor Touré, Ndiaye Doss contre Me El Hadj Diouf). Pendant ce temps, sur le plateau de Walf Tv, Pape Alé Niang ‘’prêchait’’, lui aussi, pour un deuxième tour. C’est dire…

Ainsi, tout compte fait, l’analyse de la ligne éditoriale d’un organe de presse comprend un point qui se trouve être ‘’l’identité du propriétaire’’ ; viennent ensuite le nom de l’organe de presse, l’identité des journalistes, les opinions de ces derniers et le contenu des informations publiées. Prenez en compte tous ces éléments et vous saurez analyser une ligne rédactionnelle. Même un fabricant de jouets d’enfants peut (si, si et oui, oui) avoir une ligne éditoriale et d’éthique, en refusant, par exemple, de fabriquer des articles susceptibles de nuire, d’une manière et d’une autre, au petit usager. Cependant, par leur force de caractère et leurs convictions professionnelles, leur sens de l’éthique et de la déontologie, les journalistes peuvent imposer à leur patron une ligne d’équilibre et d’honnêteté.

Dans le déchaînement des camps politiques contre des organes de presse et les déclarations comminatoires des candidats malheureux Idrissa Seck et Ousmane Sonko, on lira un certain dépit de ce que la presse incriminée n’ait pas été de leur côté en relayant la vérité qui n’en était pas forcément une. Et des journalistes ont favorisé un manichéisme créant une presse pro et une autre anti. C’est malheureux et il faut corriger cette trajectoire. Qui a connu la presse des années 70, 80 et surtout 90, la chérira pour son professionnalisme. Aujourd’hui, des loups sont entrés dans la bergerie de la presse. Et nombre de ces prédateurs sont des journalistes eux-mêmes qui ont choisi d’être plus politiciens, plus ‘’connivents’’ (donc de parti pris) plus affairistes que professionnel

Deuxième mandat : Ces chantiers qui attendent Macky

http://www.emedia.sn En l’absence de pression car n’ayant pas de perspective d’un troisième mandat, le président Macky Sall est attendu pour poser des actes forts tendant à apaiser le climat de tension politique, après la présidentielle du 24 février 2019. Invités de Lr du Temps, ce dimanche 3 février, émission présentée par Alassane Samba Diop, Mouhamadou Ngouda Mboup, professeur de droit public à l’UCAD et Valdiodio Ndiaye, juriste, coordonnateur de la plateforme « Sunu élection » et membre de la société civile, listent les priorités pour les chantiers à construire.

Apaisement politique

Membre de la société civile, Valdiodio Ndiaye attend des actes comme « signaux forts » pour « calmer le jeu. » D’abord, indique-t-il, « en termes d’actes à poser, par exemple, en direction de Khalifa Sall, de Karim Wade. Egalement, clarifier le statut du chef de l’opposition. Redéfinir les règles du jeu et ses relations même avec l’opposition sénégalaise, les recevoir. Nous avons des régulateurs sociaux qui peuvent travailler à faciliter ce dialogue. Tous les actes qu’il peut poser aujourd’hui, très rapidement après son investiture au mois d’avril, en termes même de management. C’est-à-dire un gouvernement pratiquement réduit. Ce sera un signal fort par rapport aux populations qui ont dénoncé ça et là cette gabegie. Pourquoi pas un gouvernement de 25 ministres, comme il s’était engagé en 2012. Il peut le faire parce qu’aujourd’hui, il n’a plus de pression autour de lui, y a pas de chantage qu’on peut exercer sur lui. » Poursuivant, il ajoute qu’il y a « nécessité d’instaurer dans ce pays-là un chef de l’opposition pour avoir un interlocuteur direct. Cela fait partie, en termes de projections, des réformes qu’il faudrait appliquer », décline-t-il d’emblée.

Réforme en profondeur de l’administration sénégalaise

Enseignant à la Faculté de droit, Mouhamadou Ngouda Mboup liste ses priorités. « Nous formons des jeunes jusqu’à leur 5e année. Ils peinent à trouver ne serait-ce qu’un stage. Pourtant dans le bilan du président Macky Sall, il a pris une loi sur le stage au Sénégal mais l’administration ne suit pas, on ne contrôle pas les entreprises. Les jeunes sont désoeuvrés. Ils sont dans des entreprises où on ne leur signe même pas de contrat. La première réforme, c’est celle de l’administration. Dans l’organigramme institutionnel, lorsque le président Macky Sall a été élu en 2012, il avait créé le ministère de la Réforme de l’Etat dirigé par Abdou Aziz Tall. J’avais dit qu’on allait vers la réforme de l’administration. Après, il a créé le ministère du Renouveau du service public. Le service public était en déclin du fait des hommes politiques. C’était bien mais il n’y a pas eu de suivi ni de contrôle. Cela signifie que les premiers chantiers qui sont là, c’est d’abord des réformes en profondeur. Déjà, l’administration sénégalaise fonctionne avec de vieux principes du droit administratif français qui datent de cent (100) ans, qui ont même été abandonnés en France. Il faut un toilettage. On n’a pas de loi sur la motivation des actes administratifs.

Responsabiliser l’opposition

Pour d’autres chantiers institutionnels, selon lui, le président devrait réformer l’Assemblée nationale en agissant sur le règlement intérieur de l’Institution. « Parce qu’explique-t-il, la séparation des pouvoirs qui existe aujourd’hui, c’est la séparation entre l’opposition et la majorité et, pour avoir une opposition responsable, il faut la responsabiliser en lui donnant un certain nombre de prérogatives au Parlement. C’est la raison pour laquelle, il faudrait dire que certaines commissions vont de droit à l’opposition, c’est ce qui se fait en France. Par exemple, la commission des Finances. L’opposition responsable et responsabilisée aura les coudées franches. » Au-delà de ça, renchérit-il, « il faut toucher l’hypertrophie des prérogatives du président. » Pour Mouhamadou Ngouda Mboup, « le président de la République qui est chef de parti, cela pose problème. » Selon le professeur de droit public, il doit s’en défaire, « ne serait-ce que pour préparer sa succession parce que c’est son dernier mandat. »

Toilettage de la Constitution

Pour la Justice, entre autres chantiers, « il y a des réformes en profondeur qu’il faudrait faire », ajoute-t-il, soulignant la nécessité de « toucher au Conseil constitutionnel. » Car, détaille-il : « Si nous ne touchons pas au Conseil constitutionnel, quel que soit le président qui sera élu, (la juridiction) comme elle-même le dit, elle tire ses prérogatives de la Constitution, il ne lui revient pas de les élargir. Il faudrait tout juste réviser la Constitution pour les élargir. »

Décentraliser la Justice

Par ailleurs, « il faut décentraliser la justice parce que chez nous au Sénégal ce besoin de justice se sent dans les terroirs, dans les communes rurales. Là-bas, il y a tellement de problèmes qu’il faudrait gérer sur le terrain, si on ne le fait pas, il y aura toujours des actes de défiance. Les populations vont barrer les routes, parfois attaquer les Institutions. Ce qu’il faudrait leur dire, c’est qu’elles pourront trouver un apaisement devant ces juridictions parce que la démocratie n’est pas synonyme de paix mais d’apaisement. »

A la place d’un Conseil supérieur de la magistrature, Mouhamadou Ngouda Mboup propose « un Conseil supérieur de la Justice présidé non plus par le président de la République ni par le Premier ministre par le Premier président de la Cour suprême, par exemple, avec maintenant l’intégration d’autres membres de la société civile, des professeurs de droits, d’anciens bâtonniers, etc. pour qu’on puisse avoir une justice performante. » Puis, « il faudrait revoir la formation des magistrats parce que nous allons tendre vers de nouvelles ressources (pétroles et gaz). » DIÉ BA

Affaire de sanction au lycée de Bignona : le SAEMSS bande les muscles contre l’Etat

https://www.pressafrik.com Le Syndicat Autonome des Enseignants du Moyen et Secondaire du Sénégal (SAEMSS) dénonce la sanction du ministère de l’Éducation nationale qui a décidé de relever le proviseur du Lycée Ahoune Sané, le censeur et un surveillant leurs fonctions, suite à la mention « Coalition Sonko Président » sur les copies de la Seconde L. Selon Saourou Sène et ses camarades, il y a des fautes plus lourdes que cela et qui sont passées inaperçues.

 «La sanction est lourde, bien vraie que ceux qui ont écris cela, je ne suis pas d’accord avec eux. Je suis pour identifier qui sont ces gens, les sanctionner, mais je ne vois pas en quoi, cela peut faire l’objet de campagne. Si c’est le cas, ils l’ont écrit sur les feuilles d’élèves de terminal qui l’on peut dire qu’ils vont voter. Il y a des choses si on les analyse, on peut avoir un esprit de tolérance », déclare le secrétaire général national du SAEMSS, Saourou Sène.

Mieux dénonce-t-il au micro de la Rfm, « l’autre élément est que nous avons vu même dans d’autres académies, comme à Diourbel ou des textes de discours d’une personne ont été écrit en anglais et remis aux élèves. Nous avons vu aussi des images des photos de candidat affichées sur des ambulances. Donc c’est une période très sensible, qui demande une certaine compréhension dans le top management. Nous allons voir ce que nous pouvons faire contre cette sanction ».

Pour rappel, tout est parti de la constatation de l’effigie de « Sonko président » sur des copies de composition d’élèves du lycée Ahoune Sané de Bignona. L’inspecteur d’Académie de Ziguinchor, sur instruction du ministère, a notifié le relèvement du proviseur de ce grand lycée de la commune de Bignona ainsi que du censeur et un surveillant.Ibrahima Mansaly

Issa Sall : «à Goudiry nous avons vu 7 000 faux extraits de naissance»

https://senego.com Issa Sall, le porte-parole de la CENA s’est prononcé sur le gonflement de l’électorat de certaine région.

« Je ne sais pas comment expliqué le gonflement dans certaines régions » a-t-il déclaré dans le « Jury du Dimanche ». Avant de dénoncer: « à Goudiry nous avons vu 7 000 faux extraits de naissance et nous avons saisi la justice, mais cela n’a pas été jugé ».

Et pour en finir avec cette situation, Issa Sall propose qu’il « faut retourner à l’orthodoxie que celui qui veut s’inscrire vienne avec sa carte d’identité ».

Résultats DE LA PRÉSIDENTIELLE: Cheikh Ahmed Tidiane BA et le Copil saluent la belle victoire du Président Macky SALL

L’élection Présidentielle du dimanche 24 févier 2019 a été une grande opportunité pour confirmer la démocratie au Sénégal mais conforter aussi la maturité des Sénégalais. La réélection du Président Macky SALL dès le premier tour de la Présidentielle avec 58, 27 %, suscite aujourd’hui un grand espoir pour le peuple sénégalais. Un choix qui est  conforme au bilan éloquent de son premier mandat.
A cet égard, le Président de la CATB, Cheikh Ahmed Tidiane BA et le  Comité de Pilotage de la Cellule d’Appui pour le Triomphe du Benno (CATB) adressent leurs chaleureuses félicitations à Monsieur Macky SALL à l’occasion de sa réélection à la magistrature suprême et lui souhaitent pleins succès dans l’accomplissement de la difficile mais exaltante mission que le peuple sénégalais vient encore de lui confier.
En outre, Cheikh Ahmed Tidiane BA et les membres de la CATB, adressent leurs compliments  et expriment  leurs vifs remerciements aux populations de la Médina qui sont sorties pour voter massivement,  manifester leur engagement et leur fidélité au Président Monsieur Macky SALL, qui va continuer à mettre à profit ce nouveau mandat pour engager des actions fortes et  jeter les bases d’un développement économique et social durable pour un Sénégal émergent.
Enfin Cheikh Ahmed Tidiane BA et les membres du Copil de la CATB remercient le peuple sénégalais et singulièrement la classe politique et les pouvoirs publics pour la tenue de l’élection présidentielle 2019 dans le délai constitutionnel.  Le Comité de Pilotage de la Cellule d’Appui pour le Triomphe du Benno

3e mandat pour Macky Sall : Aissata Tall Sall «la constitution est claire…»

https://senego.com La mairesse de Podor était  l’invité, ce dimanche, de l’émission Grand Jury de la Rfm. Aissata Tall Sall a été interpellée sur une possibilité du président Macky Sall de briguer un troisième mandat.

« C’est un débat nocif…« , a répondu l’avocate. Avant de faire savoir que « le président n’est même pas encore déclaré vainqueur, que les gens agitent l’idée d’un troisième mandat. Il le sera lorsque le conseil constitutionnel se prononcera« .

« Je pense qu’ils n’ont pas écouté le président, lui même. C’est le dernier et lui même l’a confirmé et l’a répété« , poursuit Aïsata Tall Sall.« On est dans le même cas de figure qu’en 2012, lorsque Me Wade a voulu encore se présenter pour un troisième mandat« , lui rappelle le journaliste, Babacar Fall.

« En faisait quoi? » s’interroge -t-elle. « En jouant sur des attendus, des virgules et un texte mal écrit de la constitution. Là ce n’est pas le cas. La constitution est claire…« , a soutenu Mme Tall.

Moustapha Cissé Lô : «Si Khalifa Sall et Karim Wade faisaient partie de la course, nous allions au second tour… »

https://senego.com Moustapha Cissé Lô a tenu un meeting de remerciement, ce samedi après-midi à Ouest Foire. Il était en compagnie de son ami Abdoulaye Ndour, ancien Dage à la présidence… Le premier vice-président de l’Assemblée nationale est revenu sur la défaite du président de la République, Macky Sall à Touba mais aussi sur son second mandat. De son avis, c’est parce que Khalifa Sall et Karim Wade sont éliminés de la course que le patron de Benno Bokk Yakaar est passé sans soucis.

« J’avais dit à Macky Sall que sans moi, il ne va jamais gagner à Touba et Dieu m’a donné raison. On l’a laminé dans la ville sainte de Touba. Je réitère mes propos, c’est grâce à moi qu’il a gagné Touba en 2012 et aujourd’hui, s’il a gagné à la cité nouvelle, c’est grâce à moi mais aussi à Abdoulaye Ndour. Et sans nous deux, je pense qu’il allait perdre…« , a fait savoir Moustapha Cissé Lô qui dit n’attendre aucun poste en retour, seulement la nomination de Abdoulaye Ndour.

« En tout cas, avec Abdoulaye Ndour, nous pourrons faire de très belles choses. Et je lance un appel au président de la République pour qu’il puisse nommer Abdoulaye Ndour à un poste stratégique de ministre… Moi je ne lui réclame rien. Je le remercie et le soutien…« , poursuit-il dans rfm.

« Sou Khalifa démone ak Karim Wade, deuxième tour la gnou dieum… (Si Khalifa Sall et Karim Wade faisaient partie de la course (à la présidentielle), nous allions au second tour…« , reconnaîtra Moustapha Cissé Lô, lors de ce meeting de remerciement…

Présidentielle 2019 : Les enseignements d’un scrutin

http://www.seneweb.com Macky Sall réélu avec 58,27%, un taux de participation de 66,23%, Ousmane Sonko la révélation…, la présidentielle du 24 février 2019 est pleine d’enseignements.

La Commission nationale de recensement des votes a livré jeudi dernier les résultats provisoires de la présidentielle du 24 février 2019. D’après les chiffres rapportés par le juge Demba Kandji, son président, Macky Sall a été réélu avec 58,27 des suffrages. Idrissa Seck arrive deuxième avec 20,50% des voix, suivi du jeune Ousmane Sonko (45 ans) avec 15,67%. Issa Sall, le candidat du Pur (4,07%), et Madické Niang (1,48%) ferment la marche.

Même si l’opposition déclare rejeter les résultats, les candidats malheureux n’en précisent pas moins qu’ils n’introduiront pas de recours. La messe est donc déjà dite, puisque le Conseil constitutionnel va confirmer les mêmes résultats, à l’absence de contestation. Le temps est donc venu de tirer les enseignements.

Le premier est sans doute la belle leçon offerte encore une fois par le peuple sénégalais. Comme en 2012, le contexte électoral de 2019 était très chargé, tant les désaccords entre le pouvoir et l’opposition étaient nombreux et la tension vive. Mais les citoyens ont rappelé aux politiques qu’ils n’ont pas besoin de violence pour choisir le président de la République. Avec un taux de participation de 66,23% (4 426 344 votants), le peuple a fait savoir que la voie des urnes reste son seul mode d’expression.

« Le territoire électoral est fracturé en trois »

Il y a cependant un bémol, à savoir le nombre de bulletins nuls. 42 465 suffrages invalidés pour un peuple qui vote depuis le 19e siècle ! Il y a de quoi s’interroger sur la maturité démocratique des citoyens. A moins que ce ne soit un choix délibéré de la part de l’électeur ; ce qui est peu probable. Il suffit juste de citer l’exemple de la dame qui, après avoir glissé le bulletin dans l’enveloppe, a déposé celle-ci non pas dans l’urne, mais dans la poubelle.

Autre enseignement de cette présidentielle : les apparentes lignes de fractures territoriales. Dr Momar Thiam, conseiller en communication politique et directeur général du groupe HEIC Dakar, fait remarquer que les localités du Centre, notamment Thiès, Kébémer, Touba et Mbacké, ont voté massivement pour Idrissa Seck. Pendant ce temps, le Sud a opté pour Ousmane Sonko, sachant que le Nord et le Nord-est ont choisi Macky Sall. ‘’Le territoire électoral est fracturé en trois. Prions pour que cette fracture soit uniquement électorale et non ethnique ou ethniciste’’, croise-t-il les doigts.

En tout cas, nombreux sont les Sénégalais désormais persuadés que le vote ethnique ne fait plus l’objet de mystère avec les résultats de Sonko en Casamance et surtout le score soviétique de Macky dans le Fouta, plus de 90% à Matam et 100% à Agnam. Quant à Dakar la capitale, il reste une ville plus que jamais disputée, alors que Touba reste toujours hostile au président de l’Apr.

Une victoire suspicieuse

A propos des résultats, le premier point à élucider est sans conteste le score du candidat sortant Macky Sall. 58,27% pour un premier tour est un score sans doute honorable. De l’avis de Babaly Sall, analyste politique, enseignant chercheur à l’Université Gaston Berger (UGB), il s’agit à la fois d’un renouvellement de confiance de la part des Sénégalais, mais aussi un espoir fondé sur ce qui a déjà été fait. ‘’C’est une sorte de plébiscite et de défi. Et ce n’est pas beaucoup par rapport à l’opposition  qu’il avait en face’’, estime-t-il.

Dr Momar Thiam pense lui aussi que c’est un bon résultat compte tenu de la configuration de la présidentielle. Il rappelle qu’il y a eu toute une série de récriminations relatives au fichier électoral, au parrainage, à la personne du ministre de l’Intérieur et à l’exclusion de certains candidats par voie judiciaire. Malgré tout, le candidat de Benno bokk yakaar s’en est sorti. ‘’Macky Sall a gagné avec un peu de panache’’, affirme-t-il.

Toutefois, il pense qu’il faut plutôt comparer les résultats à celui de 2012. ‘’Sous ce registre, son score a baissé, puisqu’il avait 65% en 2012’’, indique-t-il.

Sociologue et politiste, Dr Abdou Khadre Sanoko ne partage pas l’avis de ses collègues. Cet enseignant à l’UGB a du mal à trouver une légitimité au score attribué au candidat Macky Sall. ‘’Les Sénégalais ont été très surpris par les résultats. Si vous voyez l’ampleur de la contestation avant l’élection, vous comprenez que le résultat n’est pas conforme avec l’expression des Sénégalais’’, martèle-t-il.

Sanoko croit savoir que les résultats publiés par Demba Kandji ne sont pas forcément les mêmes diffusés dans les médias le jour du vote. Et lorsque l’opposition parle de falsification de procès-verbaux, le politiste déclare qu’il lui appartenait de se faire représenter dans tous les bureaux de vote pour éviter les fraudes.

Au vu des résultats, Dr Sanoko pense que les suspicions de l’ancien Président Abdoulaye sont peut-être légitimes. Légitimes ou pas, Dr Momar Thiam constate que le doute est bien là. Il est même renforcé par un certain nombre d’actes posés avant et le jour j. ‘’Ce qui renforce cette suspicion, c’est que avant la présidentielle déjà, le président du groupe parlementaire de Benno bokk yakaar, Aymirou Gningue, disait que Macky Sall allait gagner avec 57%. Le jour du scrutin, le Premier ministre a annoncé le même chiffre. On a l’impression, à tort ou à raison, que c’est un scénario écrit d’avance. C’est comme si Wade a eu raison sur les autres, lui qui disait qu’il refuse de participer à un simulacre d’élection’’, ajoute-t-il.

Sonko, l’avenir et Idy, le revenant

En outre, même si l’opposition a été vaincue, deux d’entre eux en sortent presque vainqueurs. Il s’agit du leader de Rewmi, Idrissa Seck, mais particulièrement du patron du Pastef Ousmane Sonko. Pour ce qui est de Idrissa Seck, les interlocuteurs pensent qu’il a réussi à redorer son blason, eu égard au fond du trou où il était il y a juste quelques mois, suite à sa sortie sur Makka et Makka. Cependant, le sociologue  pense qu’il est plutôt un homme du passé, puisqu’il a abattu sa dernière carte dans cette présidentielle.

Tout le contraire de l’enfant du Sud. Inconnu il y a 5 ans, Ousmane Sonko est parti de rien politiquement parlant, puisqu’il n’a jamais été dans un parti et n’a jamais eu de responsabilité politique ou étatique. L’ensemble des interlocuteurs sont unanimes sur le fait qu’il est la révélation de cette élection. ‘’Il a créé son parti en 2014. En 3 ans, il devient député. En tennis, c’est ce qu’on appelle un premier essai réussi. Aujourd’hui, avec 15% de l’électorat, il gagne en notoriété et en présidentiabilité’’, soutient Dr Momar Thiam selon qui le Sénégal n’a jamais connu un parcours politique aussi rapide et aussi dynamique.

De l’avis d’Abdou Khadre Sanoko, son mérite est d’autant plus grand qu’il a battu campagne avec des moyens modestes. ‘’Il n’y a ni achat de conscience, ni tissu, casquettes ou t-shirts. Il a convaincu par les idées et sa bonne offre programmatique’’, affirme-t-il. Pour lui donc, ‘’l’avenir appartient à Sonko’’.

Dans tous les cas, c’est une page politique qui s’ouvre, comme le souligne Babaly Sall.

Le chef des Patriotes a les cartes en main, il reste maintenant à savoir comment il va jouer.

La résistance du système

Cependant, si Sonko est sorti de cette élection avec une certaine légitimité, il n’a pas réussi à atteindre sa principale cible : le système. D’abord, Macky Sall qui incarne aujourd’hui le système, à ses yeux, a été réélu. Mais aussi parce que ce système a eu un score soviétique. En effet, Idrissa Seck, arrivé deuxième, est lui aussi de cette oligarchie. Il est d’ailleurs formé à la même école que Macky et par le même maitre : Abdoulaye Wade. Or, les scores de Macky Sall, Idrissa Seck et Madické Niang réunis feraient environ 70% des suffrages.

Autrement, le système a été encore plébiscité, en dépit des efforts de Sonko. ‘’Le système cherche toujours à se régénérer. Il a des moyens d’autoprotection. Depuis Senghor, ce sont toujours les mêmes, avec le même mode de gestion et de recrutement du personnel.’’

Toutefois, Dr Sanoko pense que le discours de Sonko a déjà eu un effet sur les Sénégalais. Il reste que le système ne peut être vaincu que dans la durée. Et il y a de quoi espérer une victoire prochaine pour quelqu’un qui franchit la barre des 15% dès son premier essai.

Le vote du monde rural

Mais pour arriver à ce succès, Ousmane Sonko ou tout autre opposant devra sans doute trouver des arguments solides pour convaincre le monde rural. En effet, l’un des enseignements de ce scrutin, c’est aussi que la campagne reste toujours fidèle au pouvoir. Une réalité qui dure depuis l’indépendance et qui s’explique, selon l’analyste politique Mame Less Camara, par le fait que les citoyens conscients des enjeux et donc plus exigeants se trouvent davantage dans la capitale et les grandes villes.

Tout le contraire des zones reculées, généralement moins hostile à l’autorité. ‘’Dans les centres ruraux, on note une certaine tradition plus tolérante vis-à-vis des écarts du pouvoir que dans les centres urbains. Il faut dire également que plus on s’éloigne de la capitale et des grandes villes, plus le pouvoir d’influence politique des chefferies religieuses restent intact. Dans les villes se constitue une opinion, dans l’arrière-pays, une certaine tradition reste vivace’’, explique le  journaliste Camara, dans une interview accordée à Seneweb.

Dr Abdou Khadre Sanoko y ajoute aussi l’impact des projets comme le Puma, le Pudc et la bourse de sécurité familiale, mais surtout la connaissance de la  cartographie électorale par le Président Macky Sall, ancien ministre de l’Intérieur.

A la conquête du pouvoir local

Quoi qu’il en soit, la victoire semble nette et sans bavure. Cependant, il reste à Macky Sall un autre défi, celui de la stabilité. Jeudi dernier, après la proclamation des résultats provisoires, Aminata Touré, sa directrice de campagne a appelé l’opposition au dialogue, tout en précisant que le Président Sall est ouvert. Mais il n’est pas sûr que son appel soit entendu.

D’abord, parce que tous les 4 candidats ont énergiquement rejeté les résultats, tout en renonçant à induire des recours auprès du Conseil constitutionnel. ‘’Il y a une forme de mépris de la victoire du Président Macky Sall. On a donc un Etat avec un président démocratiquement élu, mais dont la victoire n’est pas reconnue’’, remarque Dr Momar Thiam.

Ensuite, un candidat comme Sonko qui a déjà tourné le regard vers l’avenir a appelé les forces vives à se préparer au combat, parce que persuadé que des réformes sont indispensables. L’opposition qui pense que ‘’le scrutin a été piégé d’avance’’ va réclamer davantage de transparence.

Et à ce rythme-là, les élections locales, prévues dans quelques mois et considérées comme le second tour de la présidentielle pourraient se tenir dans un contexte de tension entre acteurs politiques. Surtout que l’opposition tient là un moyen de garder le pouvoir local, après avoir perdu le pouvoir central et celui législatif. BABACAR WILLANE

Ce que l’on reproche à Macky Par Dr Ahmed Khalifa Niasse

http://www.seneweb.com Devenu virtuose de la chose politique et, ce, depuis son passage au stratégique ministère de l’Intérieur, il s’est tracé un chemin pour accéder au Palais. En alternant l’utilisation du pouvoir et la contestation de celui-ci.

Cette bonne ingénierie doublée certainement d’ingéniosité permet à l’homme de devenir maître à la place du maître.

Directeur de campagne de Wade en 2007, il a acquis une certaine expérience quant aux techniques du vote.

Ayant gagné successivement une présidentielle et des législatives en 2012, des locales en 2014, un référendum en 2016 et des législatives en 2017, il en a tiré la conclusion suivante : il existe une hémorragie électorale en sa défaveur dans la région de Diourbel dont le centre de gravité se trouve à Touba-Mosquée. À Thies il y avait une hémorragie aussi. Mais de nature et de cause différentes. D’où la peur d’une métastase de la chose, comme cela se passe en médecine dans le cas d’une leucémie.

À Dakar la chose n’était pas meilleure.

À sa place certains auraient réagi en passant par le duo menace- corruption pour finir par se rendre à l’évidence lors de la lamentation des perdants. Tout en qualifiant les gens de traîtres.

D’autres s’adonneraient aux produits mystiques provenant des cases obscures de je ne sais où. Avant de se rendre compte de la véracité de l’adage wolof : yallah yallah bay sa tool (évoquer le ciel tout en prenant les voies champêtres).

Or c’est cette méthode laborieuse que l’ingénieur des entrailles de la terre a prise pour sortir un métal jaune. Et dont les femmes raffolent pour en faire des parures à l’instar des gagnantes de 2019.

En quoi faisant ?

Dans la géologie de la politique c’est le déplacement d’une petite pierre qui finit par créer un grand tremblement de terre…

Lui s’est évertué à éviter les éboulements.

En d’autres termes il est allé créer au Fouta un nouvel électorat dimensionné sur celui de Diourbel en tant que région. Et avec la différence de taille que ce nouvel électorat lui donne des scores soviétiques.

Cette opération n’est pas différente de la perfusion de produits sanguins chez les hémorragiques.

L’opération en question s’est accompagnée d’une activité visant à soigner toutes les plaies ouvertes (Thiès, Grand-Yoff, Guédiawaye…) pour diminuer l’effet hémorragique.

Et l’effort a payé. Le malade est guéri, il a repris ses forces. Et il est revenu sur le ring pour triompher glorieusement.

Et comme dans tous les combats historiques depuis Mathusalem le désastre chez l’ennemi est mesurable par la taille de l’étonnement.

Macky aurait été défait s’il s’était laissé agir par l’événement. Mais comme aimait à le dire Léopold Sédar Senghor, il a agi sur l’événement.

Cela veut dire ce qu’un leader paresseux comme l’animal du même nom n’a pas fait devant un Koliyabe né combattant. Et devenu par la même un grand combattant.

Non, les courbettes de façade devant la gent maraboutique n’ont plus l’effet d’une baguette magique. Les baguettes sont toujours de ce monde. Mais les baguettes magiques, quant à elles, appartiennent à un autre monde qui n’est pas celui de la réalité.

Un rêve politique s’est brisé sur le mur de la réalité.

Revenons à Saint-Thomas d’Aquin qui dit qu’il ne croit qu’en ce qu’il touche.

SAVOIR PERDRE AVEC ÉLÉGANCE Par Ben Yahya SY,

La CNRV a donné les résultats provisoires de la présidentielle du 24 février dernier avec la victoire du Président sortant dès le premier tour. Ayant recueilli 58,27% des suffrages exprimés, les dés étaient pipés pour l’opposition surtout que son suivant immédiat n’a eu que 20,50%.

Ceux qui voulaient vaille que vaille la tenue d’un second tour dès la clôture du vote ont été désavoués de fort belle manière par les électeurs qui se sont rendus en masse au niveau des centres de vote. Avec un taux de participation de 66%, un pas décisif a été franchi et cela dénote une prise de conscience et une maturité du peuple sénégalais par rapport à la chose politique malgré les tentatives de manipulation et des appels voilés à un soulement dans le but de créer des troubles post électoraux . La démocratie est bien ancrée dans nos mœurs n’endéplaise à certains droit de l’hommistes prompts à critiquer sans le moindre discernement.

Le fait marquant après la déclaration de la CNRV a été le comportement de l’opposition qui dit « rejeté fermement les résultats » mais ne va pas introduire de « recours » auprès de l’instance habiletée à les recevoir. Un autre signe de leur manque de fair play est leur refus catégorique de féliciter le vainqueur qui après ces joutes électorales est le Président de tous les Sénégalais, et quelle que soit leur étiquette politique. Cette attitude ne les grandit nullement et met à nu leur méconnaissance de l’histoire politique de notre res publica et de son peuple. Le processus a été transparent et a été également salué par les observateurs nationaux et internationaux ; ce qui est une grande fierté pour tout Sénégalais. Sous d’autres cieux, les plus farouches adversaires ont sacrifié à ce rituel et pourquoi pas eux ?

En lieu et place, ils ont chargé des mercenaires de la plume de faire des sorties afin de jeter l’opprobre sur nos Institutions et d’entacher l’éclatante victoire de SEM Macky SALL qui a fait une belle campagne sur la base des réalitions faites lors du premier mandat et qui a pris « Rendez-vous avec l’Avenir » à travers le 5-3-5. Participer à une élection, c’est aussi savoir perdre avec élégance.

C’est pour nous l’occasion de féliciter chaleureusement le Président Macky SALL pour cette victoire sans équivoque dès le premier. Le peuple sénégalais lui a renouvellé sa confiance pour que les objectifs fixés soient atteints au cours du second mandat. C’est à lui maintenant de jouer sans plus perdre du temps.

Nous adressons aussi nos remerciements aux militants et sympathisants de la Majorité présidentielle de France pour leur mobilisation et surtout leur discipline le jour du scrutin en ne répondant pas à certaines provocations et en accomplissant sereinement leur devoir civique.

Nous adressons une mention spèciale aux populations de la Commune d’arrondissement des HLM de Dakar pour leur forte mobilisation notamment aux centres de vote Aynina Fall, École HLM 4 A et École HLM 4 C/D. Le travailde proximité fait lors de la dernière ligne droite à porté ses fruits car aucune parcelle du périmètre communal n’a été laissée en allant à la rencontre des personnes ressources, des associations et chefs de famille. Les résultats plus qu’élogieux sont la preuve du gigantesque travail abattu par la Commission en charge de la proximité. Ce travail mérite d’être recompensé et nous demeurons convaincus que SEM Macky SALL apportera les correctifs nécessaires car vous avez contribué à la victoire en respectant la consigne « Que chacun gagne sa localité pour que le Président gagne partout ».Ben Yahya SY,Membre du Pôle Com’ du Directoire de campagne de la Majorité présidentielle de France

PDS : Et maintenant?

https://www.leral.net Le Parti démocratique sénégalais (PDS) est sans conteste le plus grand perdant de la dernière élection présidentielle. Citée comme la formation politique la plus représentative du pays, le parti créé par Abdoulaye Wade n’a pas présenté de candidat aux dernières joutes présidentielles. Un ratage dommageable, à la hauteur de la tâche qui attend le parti libéral désormais. La reconstruction autour d’un vrai leader.

L’immixtion de Me Abdoulaye Wade dans la dernière campagne électorale n’a pas caché, pour autant, l’absence retentissante du PDS à cette élection présidentielle. Un fait inédit qui n’était jamais arrivé depuis la création du parti libéral en 1974.

Pourtant, il aurait pu en être autrement si Me Abdoulaye Wade n’avait pas insisté dans sa logique du « Karim ou rien ». Un entêtement qui a fini par dérouter dans les rangs du PDS et chez ses fidèles alliés. Karim Wade disqualifié, le Pape du Sopi a opté pour un boycott, qui a finalement joué en faveur du Président sortant, malgré les rebuffades de Madické Niang et, dans une moindre mesure, Babacar Gaye qui a osé braver l’interdit du pape du Sopi.

L’élection présidentielle passée, se pose, désormais, la question de l’avenir du PDS. Un parti qui a inexorablement continué à se fissurer depuis qu’il est arrivé au pouvoir en 2000. Pour preuve, 3 des 5 candidats à la dernière élection sont issus de ses flancs. Macky Sall a d’ailleurs été le bourreau du Maître en 2012. C’est qu’à force d’étouffer ses « fils », Wade a fait le vide autour de lui. Et son fauteuil qu’il a décidé de réserver à Karim Wade, attend toujours.

Exilé à Doha, le fils prodigue n’a toujours pas posé sa main sur le PDS. Ses discours et ses messages régulièrement transmis, via les réseaux sociaux, ne suffisent pas à maintenir la flamme du parti. Le pape du Sopi a sans doute livré sa dernière bataille lors de cette élection présidentielle.

A Karim Wade d’occuper, désormais, le fauteuil déjà chauffé pour lui. Mais encore, faut-il qu’il rentre de son exil politique. Qu’il bénéficie d’une amnistie qui pourra lui permettre de viser à nouveau la sphère présidentielle. Toutes choses qui restent liées au bon vouloir du Président Macky Sall.

Ensuite, Karim Wade devra panser les plaies d’un parti sur le flanc. Il devra réunifier, pour ne pas dire rebâtir une entité en lambeaux. Sans état d’âme et sans exclusive. Karim Wade devra simplement faire ses preuves d’homme politique. Une tâche si simple et si difficile, comme remplacer une icône comme Abdoulaye Wade. Bachir Seck

Opposition : des cartes à redistribuer

https://www.leral.net L’élection présidentielle terminée, les différents états-majors politiques se projettent désormais vers les prochaines échéances. Si les résultats provisoires publiés jeudi dernier donnent une petite esquisse de la configuration de l’opposition, il est indéniable que l’on va vers une nouvelle redistribution des cartes chez les opposants de Macky Sall.

Arrivé second de l’élection présidentielle avec 20,20 % des suffrages, Idrissa Seck est de facto le chef de l’opposition, suivi de Ousmane Sonko (15,67 %), Issa Sall (4,07 %) et Madické Niang (1,48 %). Mais ce n’est que le côté face de l’iceberg, puisque la coalition ‘’Idy 2019’’ qui a porté l’ancien Premier Ministre à ce rang, a regroupé plus d’une dizaine de leaders politiques recalés par le parrainage, qui prendront seuls leur route, désormais.

C’est d’ailleurs pour cela que la plupart des observateurs voient en Ousmane Sonko, le véritable chef de cette opposition. Le leader de Pastef parti seul à cette élection présidentielle et qui a réussi la formidable prouesse d’arriver sur la troisième marche du podium.

Toutefois, Ousmane Sonko pourrait avoir à se mesurer à un Khalifa Sall, ou un Karim Wade, exclus de cette élection, mais dont beaucoup imaginent les retours, prédisant une amnistie en leur faveur de la part de Macky Sall. Dans tous les cas de figure, les élections locales qui se profilent à l’horizon, permettront certainement de mieux jauger le camp en face de Macky Sall.
Concentration de l’électorat du PUR en milieu tidiane:La courbe ne fléchit pas,L’ombre de Serigne Mansour Sy Djamil plane sur les résultats à Louga

https://www.dakaractu.com Aux législatives de 2017, les performances du PUR (Parti de l’unité et du rassemblement)  avaient porté la marque de l’obédience confrérique des dirigeants de ce parti en épousant la configuration géographique du Mouvement des Moustarchidines Wal Moustarchidates à travers le territoire national.

La révélation de ces élection-là  avait obtenu 14 129 voix à Tivaouane, 14 147 voix à Louga, 24 391 voix à Pikine, 15 432 voix à Dakar, 15 040 voix à Rufisque et enregistrait ses plus faibles scores à Diourbel 695 voix, Mbacké 665 voix et Bambey 560 voix.

Au terme de la présidentielle de 2019, la courbe n’a pas été inversée.

Si le PUR avait eu 153 859 voix à travers les quatorze régions du Sénégal et la Diaspora en 2017, le candidat Issa Sall a engrangé 178 mille 533 voix le 24 février passé, soit 4,07 %.

A Diourbel le pourcentage est passé de 0,87 % en 2017 à 1,27 % en 2019. Ce pourcentage est de, respectivement, à Thiès 7,92 % contre  6,03%, Louga 7,96% contre  10,68 %, Matam : 0,47 %  contre 0,54%, St-Louis 4,40 % contre  4,35% et Dakar  7,61% contre  5,59%.

Comme on l’aura constaté,  dans la région de Thiès qui abrite la capitale de la Tijaniya la coalition a réalisé un  score acceptable.

Les résultats obtenus à Louga pourraient s’expliquer par la popularité de Serigne Mansour Sy Djamil, allié de Issa Sall, dans la région pour des raisons historiques évidentes qui datent du vivant de son père.

Série d’arrestations postélectorales arbitraires : Des organisations de la société civile demandent leur libération immédiate et sans condition

http://www.lactuacho.com La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), La Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH), ARTICLE 19 Sénégal/ Afrique de l’Ouest et Amnesty International Sénégal se disent préoccupés par l’arrestation et le placement en détention de plusieurs personnes lors de manifestations liées à l’élection présidentielle du 24 février 2019.

Sur les faits, ces organisations rappellent que le 25 février 2019, Abdou Karim Guéye, un artiste connu sous le nom de Karim Xrum Xax a été arrêté à la Place de l’Indépendance à Dakar alors qu’il enregistrait une vidéo pour appeler les citoyens à manifester contre le déroulement du scrutin présidentiel du 24 février 2019. Il est poursuivi pour «incitation à la révolte et injures publiques» contre le Premier Ministre et sera jugé le lundi 4 mars 201 Ensuite, le 26 février 2019, deux personnes (Moussa Thiombane et Bassirou Dieng) ont été arrêtées, pour trouble à l’ordre public, lors d’une manifestation des jeunes de la Coalition IDY 2019 devant les locaux de la radiotélévision sénégalaise (RTS) à Dakar.

Puis, le 27 février 2019, neuf (9) personnes (Abdourhamane Diallo, Amélie Ngom, Malamine Fall, Bigué Simone Sarr, Amath Thiaw, Marième Soumaré, Amadou Ba, Binta Mbaye et Amadou Bathily) tous membres de la Coalition IDY 2019 ont été appréhendés devant le siège du parti Bokk Guiss Guiss sis sur la VDN suite à leur conférence de presse. Le Secrétaire national à la jeunesse de REWMI, Mory Gueye a été arrêté aussi lors de cette manifestation pour des propos antérieurs à cette conférence de presse. Il  est poursuivi pour diffamation, outrage à magistrat.

Dans un communiqué parvenu à www.lactuacho.com et signé par

Me Assane Dioma Ndiaye – LSDH, Sadikh Niasse – RADDHO, Seydi Gassama, Amnesty International Sénégal, Fatou Jagne Senghor  ARTICLE 19 Sénégal Afrique de l’Ouest, le constat est que « toutes ces personnes ont été arrêtées alors qu’elles exerçaient leur droit à la liberté d’expression et à la manifestation, des droits garantis par la constitution et des instruments régionaux et internationaux de droits humains auquel l’Etat du Sénégal est partie».

C’est pourquoi la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits Humains (RADDHO), la LSDH, ARTICLE 19 Sénégal/Afrique de l’ouest et Amnesty International Sénégal demandent leur libération immédiate et sans condition.

Elles exhortent les autorités étatiques à prendre toutes les mesures utiles pour garantir l’exercice par les citoyens de leurs droits et libertés sur toute l’étendue du territoire national.

Moustapha Cissé Lô met en garde Macky : «qu’il ouvre les yeux et regarde ceux qui le trompent »

https://www.pressafrik.com Le vice-président de l’Assemblée nationale, Moustapha Cissé Lô, tire sur la sonnette d’alarme. Il est d’avis qu’il y a des tentations et des manipulations venant du camp présidentiel après la proclamation de la victoire du candidat de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) au scrutin du 24 février dernier. Il invite à cet effet, le président Macky Sall à travailler avec des gens sincères et honnêtes.

«Il faudrait que le président ouvre ses yeux et regarde ceux qui le trompent. Parce que, à travers des manipulations, des copinages, des marchandages, on est en train de mettre ce pays à genoux », a déclaré Cissé Lô qui a tenu un meeting de remerciement, ce samedi après-midi à Ouest Foire.

«Donc, a-t-il ajouté, il faut travailler avec des gens honnêtes, sincères, patriotes, engagés à vos côtés. Donc, si vous mettez chacun à sa place, je pense que le Sénégal va décoller très vite ».

Le député de pester: «Il y a des tentations et des manipulations qui commencent et ceux qui ont œuvré pour la victoire de Dakar, je veux citer Abdoulaye Ndour (ancien Dage à la présidence, ndlr). Et, a-t-il conclu: «je lance un appel au président de la République pour qu’il puisse nommer Abdoulaye Ndour à un poste stratégique de ministre. Moi, je ne lui réclame rien. Je le remercie et le soutien». Aminata Diouf

Recul démocratique : Diouf Sarr répond à Mame Adama Gueye « il est assez singulier et assez seul dans cette position »

https://www.dakaractu.com/ « Me Mame Adama Gueye est parti sur une considération très superficielle quand il parle de recul démocratique et cela n’est pas conforme à la carrure qu’il se donne en politique ». Abdoulaye Diouf Sarr qui se dit surpris de la sortie inélégante de Mame Adama Gueye l’invite à dépasser ce sentiment de subjectivité et vu son niveau il devait pouvoir donner des chiffres et des faits comme l’ont fait les observateurs. Le maire de Yoff estime que si Mame Adama Gueye affirme que les élections se sont mal passées il est assez singulier et assez seul dans cette position.

PR MOUSSA DIAW : «CE QU’IL FAUT RETENIR DE CE SCRUTIN»

http://www.emedia.sn Le professeur Moussa Diaw fait une analyse de la situation politique du Sénégal après l’élection présidentielle du 24 février qui donne Macky Sall, vainqueur, avec 58, 27 %. Selon le professeur, même s’il y a une percée remarquable d’Idrissa Seck et la révélation d’Ousmane Sonko, le constat que l’on pourrait faire c’est aussi qu’il y a 42% de sénégalais qui n’ont pas voté pour Macky Sall.

Pour lui, il revient à ce dernier d’analyser ce vote et d’en tirer les conclusions qui s’imposent. « Il doit voir s’il s’agit de sa gouvernance politique, d’une promotion de personnes dont la compétence n’est pas avérée ou le problème de la séparation des pouvoirs », a déclaré l’analyste politique, joint au téléphone.

D’après Moussa Diaw, malgré le fort taux de participation des sénégalais à ce scrutin, la démocratie sénégalaise est toujours à la traine. « Il reste encore à améliorer le fonctionnement de cette démocratie. Le système politique sénégalais doit être revu parce qu’il y a eu des dysfonctionnements, des pratiques politiques qui ne sont pas conformes aux règles de la démocratie. Et à ce niveau-là, il va falloir procéder à des réformes institutionnelles. Il y a toute une réflexion qui doit être menée pour régler ces questions si l’on veut s’inscrire dans une dynamique démocratique permettant aux sénégalais de conserver ses acquis en matière de stabilité », a expliqué le professeur en Sciences politiques. Mieux, il constate pour le déplorer que la situation politique actuelle est très tendue malgré que le président de la majorité présidentielle ait gagné. « Il y a une victoire mais, elle n’est pas ressentie de manière à instaurer un climat de confiance pour un bon fonctionnement de la démocratie au Sénégal. Son défi, c’est d’aplanir le climat social et politique. C’est de répondre aux 42% de sénégalais qui n’ont pas voté pour lui », a souligné le professeur. ALIOU DIOUF

MACKY SALL II : FACE À L’HISTOIRE! PAR Amadou Lamine SALL, Poète Lauréat des Grands Prix de l’Académie française

Monsieur le Président, c’est donc fait ! Vous êtes de nouveau réélu à la tête de l’État du Sénégal ! Non sans bruit ! Mais les bruits comme les contestations sont consubstantiels à la conquête du pouvoir, jusque dans les démocraties jugées les plus hautes. La démocratie est une femme rebelle ! Le terme de « peuple », aussi ! Mais, nous n’avons pas grand choix : « L’onction populaire des gouvernants est pour nous la principale caractéristique d’un régime démocratique. L’idée que le peuple est la seule source légitime du pouvoir s’est imposée avec la force de l’évidence. Il faut choisir entre le principe électif et le principe héréditaire. Le fait que le vote de la majorité établisse la légitimité d’un pouvoir a en effet aussi été universellement admis comme une procédure identifiée à l’essence même du fait démocratique ». Je cite, naturellement, Pierre Rosanvallon dans « La légitimité démocratique. »

Monsieur le Président, tout va aller très vite pour vous maintenant. 2024, c’est déjà demain ! Macky Sall sait d’où il vient. Il sait qui il est. Il sait ce qu’il a déjà donné à son pays et ce qui lui reste à lui donner. Il n’a jamais reculé. Il n’a jamais rien lâché ! Il a la mâchoire solide ! Il n’a jamais eu peur ! Il a affronté son opposition hérissée et ne lui a cédé aucun pouce. Le dialogue politique en a pâti ! Peut-être avait-il pensé que « l’on ne peut obtenir des victoires militaires sans faire la guerre » ! Il a écouté anciens et chefs spirituels sans toujours obéir. Ce choix a été le sien ! Il a choisi de ne pas plaire à tout le monde ! Il s’est assumé ! Sans doute qu’il ne cerne pas encore ce qu’il ne faudra pas faire avec ce second mandat, mais il pourrait se décider de faire ce que jusqu’ici, il s’est refusé de faire. Ce sera encore son choix ! Il est seul ! Un Président est toujours seul. L’histoire retiendra la pudeur et la touchante civilité d’un homme, mais aussi le masque de fer, la fermeté et le flegme d’un homme d’État intransigeant qui, impassiblement, presque sans âme, a montré du caractère en déroulant son programme politique. L’opposition avait en face d’elle une statue ! Macky Sall n’est pas souple, dit-on, mais pour autant il n’est pas inexorablement glacial ! Pour peu qu’on le scrute, on lit un homme d’État pétrifiée par la grandeur de sa mission. Ses proches disent que c’est un irrésistible chahuteur, taquin et rieur ! Il faut les croire !

Quand Youssou Ndour – artiste étoilé, chanteur conquérant, sacré souteneur et intrépide partisan – fait danser Macky Sall en l’acculant, en le provocant, ce dernier est fusillé. Laissons-le donc danser ! Un candidat qui danse n’est pas un Chef d’État qui gouverne ! Quand Macky Sall danse, il respire enfin ! Il n’est rien d’autre qu’un homme et nous sommes tout de même les hommes de la danse, comme écrivait le poète, quoique cela puisse irriter ! Provoquant, un sage Sénégalais avouait ceci d’identitaire : « Chaque père de famille garde dans sa maison un « tama », quelque part dans une malle » -le « tama » est un petit tam-tam d’aisselle dont on dit qu’il est l’instrument préféré du diable, irrésistible et inévitable.-

La priorité, vous la connaissez Monsieur le Président. C’est vous même qui l’avez tout de suite identifiée : la jeunesse ! Elle sera de vos repas tous les jours. Elle vous accompagnera chaque soir au lit. Vous savez que la jeunesse sénégalaise apprend à vivre avec des béquilles. Elle vous attend et comme vous n’avez jamais peur, vous viendrez à sa rencontre. La continuité sera certes, votre crédo, mais votre longue autoroute à des ponts, des bretelles, des bifurcations. Ne les ignorez pas. Tournez l’angle des rues et des boulevards, pour aller à la rencontre d’autres attentes. Il y aura peu à dire sur vos projets d’infrastructures. Coûteuses ou non, le « bissap » est tiré et il faut le boire ! Chacun y mettra son taux de sucre ou forcé de le boire brut ! Votre ville nouvelle « Diamniadio-KorMarième » -joli nom-, ne rebroussera pas chemin. Après 2024, votre successeur ne pourra plus divorcer d’avec elle. C’est une femme qui aura donné beaucoup d’enfants qui la défendront les premiers. Votre TER aura fini d’arriver dans le hall de l’aéroport Blaise Diagne. Nous l’espérons.

Monsieur le Président, des citoyens admirables rêvent de voir un Macky II bouleverser tous les schémas, même si, dit-on, vous n’êtes pas homme à changer facilement de voiture. Ces citoyens souhaitent que vous fermiez toutes les portes de l’histoire pour 50 ans à tous vos successeurs de demain. Pour cela, vous quitteriez enfin vos fonctions de chef de parti ! Vous mettriez les distances qu’il faut avec le judiciaire pour sauvegarder l’indépendance de la justice ! Vous appliqueriez enfin le statut de l’opposition. Vous réfléchiriez, par un consensus général, à proposer constitutionnellement un unique mandat de huit ans, non seulement pour mettre à l’abri le président de la République de toute prise d’otage politique et libérer les Sénégalais des luttes politiques fratricides pré-électorales. Également, vous réfléchiriez librement à un gouvernement qui aérerait la Salle Bruno Diatta !

Quant à l’Assemblée nationale, évidemment que vous avez besoin de votre majorité pour gouverner. Vous n’y toucherez donc pas, sauf si, surprise, l’homme des classiques grecs, le reposant disciple bien-aimé de Senghor, vous offrait son repos en cédant généreusement le perchoir et vous faciliter la tache dans votre prochain et si urgent jeu de domino ! En somme, tout le monde se demande ce que Macky Sall va finalement faire pour trouver un fauteuil à chacun ! Vous avez gagné avec certains et vous avez perdu avec d’autres, mais c’est ensemble que votre coalition a gagné ! Tous ont montré leur engagement et leur zèle, même si vous savez ce que pèse chacun ! Vous assumerez ! Des citoyens admirables souhaiteraient toujours vous voir mettre de l’ordre dans les grandes directions générales de notre historique administration. Elle a mal ! Libérez-là des partis politiques, tous confondus ! Protégez les soldats de l’Administration et guérissez les de leur parti-pris, de leur égarement moral, de leurs calculs pour prébendes, de leurs ambitions justifiées certes, mais pas en piétinant le mérite et en refusant de faire la queue ! C’est là une pressante et infaillible demande populaire !

Monsieur le Président, des citoyens admirables pensent que vous avez la chance d’être enfin un homme politique libre, même si cela n’existe pas. En effet, vous allez exercer votre dernier mandat. Seule votre conscience vous lie ! Vous avez tout donné, dit-on, à ceux qui partageaient votre combat de sept ans ! Vous ne leur devez plus rien, dit-on ! Pas sûr ! Vous pouvez, dit-on encore, changer « le système » à votre manière, si « système » il y a ! Apparemment, ce qui est appelé « système » et dont le terme fait mouche qu’on le veuille ou non, c’est la manière de partager et de conférer du pouvoir et de la monnaie à des institutions dont, pour certains, on se passerait volontiers ou à des femmes, des hommes du même clan politique. Mais n’est-ce pas la règle partout, même si cela n’excuse pas les pratiques ? C’est à vous, Monsieur le Président, de décider du mode et du poids que prendra le renouveau, le dégraissage, l’encombrement ! En somme, on vous demande de surprendre, maintenant que vous n’avez plus besoin d’amulettes !

Monsieur le Président, n’assistez pas à l’affaiblissement de la culture. Nourrissez les grands chocs esthétiques de l’histoire sénégalaise et africaine des arts, des lettres et de la culture. Placez encore plus la culture au cœur de votre quinquennat. Elle arbitrera votre légende. Elle seule écrira les plus belles pages de votre vie d’homme d’État. Elle seule vous garantira l’éternité. Elle seule sera votre rempart contre le mauvais temps de l’histoire. La culture est le plus affiné des cadres d’un bel idéal démocratique ! Elle vous donne à « voir clair, vite et loin ». C’est la culture seule, en pensant à Confucius, qui fait que la noblesse de l’esprit est supérieur à la noblesse du sang ! Donnez du poids à la recherche ! Donnez de l’avenir et du savoir à nos universités ! Refondez l’école sénégalaise quel que soit le poids de la douleur ! Protégez encore mieux vos artistes, vos écrivains, vos cinéastes ! Soutenez partout la promotion de l’esprit d’entreprise ! Jeter un pont du retour à toute cette diaspora noire qui a le Sénégal dans le cœur ! Donnez-une respiration à notre mémoire noire commune ! Rendez-plus visible notre patrimoine ! Protégez le patrimoine de la vieille ville de Dakar ! Ne laissez pas assassiner davantage et notre corniche et notre littoral ! Enrôler l’Ordre des architectes pour être votre bras armé ! Créer un Pôle citoyen-État pour l’écologie et la protection de l’environnement ! Prenez le temps de décider souverainement en reconsidérant avec justice et célérité le redimensionnement et la monstruosité génocidaire du projet de port de Ndayane-Yène-Popenguine-Toubab Dialaw !

Outre vos directives au Conseil des ministres du 12 décembre 2018, d’achever le processus d’érection du Palais des arts et le Mémorial de Gorée, ajoutez-y, comme vous l’avez réussi pour Diamnianio avec un décisif partenariat international, la réalisation de la Bibliothèque nationale et les Archives du Sénégal, un Palais des Beaux-arts avec, en son sein, une École des Beaux-arts, une École nationale de la danse traditionnelle et moderne, une École de la photographie, une École d’architecture. Ressusciter le projet du Mobilier National ! Protégez le livre et soutenez l’édition nationale du livre scolaire auprès de votre ministre de l’Éducation ! Protégez d’urgence les maitres d’éducation artistique et imposez-les afin que la créativité nourrisse l’esprit de nos enfants. Depuis sept ans, le Village des arts s’impatiente de vous recevoir. Le roi Mohammed VI y est passé en dévalisant tous les ateliers ! La culture se nourrit aussi de la présence physique des princes. Faites revivre le Commissariat aux expositions d’art Sénégalais à l’étranger en reprenant la route du rayonnement de nos arts à l’international. C’est une diplomatie qui n’a pas de prix ! C’est à votre portée ! Inscrivez-le ! Ajoutez des étoiles au Sénégal !

Monsieur le Président, montez plus haut que tous et allez vers le dialogue politique. Apaisez le climat ! Cherchez le consensus là où il est indispensable pour l’unité du peuple sénégalais ! Bien sûr, les impasses et les rejets seront sur votre route. Mais persistez, laissez votre porte ouverte et que votre peuple en soit le témoin et l’arbitre ! C’est cela que l’histoire retiendra ! Notre peuple sait reconnaître la vérité quand il s’agit d’aller vers la paix, l’unité, le respect de chacun. Nos institutions sont le régulateur de notre unité nationale. S’il arrive qu’elles soient indexées, il importe d’agir ! Procédons à l’évaluation de notre code électoral en y adjoignant ceux qui, hier, auprès de Kéba Mbaye le glorieux, avaient pris part à sa rédaction, comme le juge Tafsir Malick Ndiaye, « la montagne tranquille ». Tuons désormais tout soupçon de corruption du suffrage des Sénégalais. Instituons une fois pour toute une autorité indépendante de régulation des élections ! Rénovons partout ou le consensus citoyen et politique nous le demande. Que notre démocratie soit parmi les plus protégées au monde. Ce jour arrivera ! Alors, pour l’histoire, faites qu’il arrive avec vous Monsieur le Président ! Nous gagnerions du temps ! Le pouvoir, dit-on, est une arme politique surdimensionnée ! Voilà la mauvaise raison qui fait croire que toutes les institutions « rentrent à l’écurie avec une bonne poignée d’avoine » !

Monsieur le Président, faites vite une offre de paix, d’échange, de dialogue, non pas seulement aux 58, 27 % des Sénégalais qui vous ont bâti une maison dans leur cœur, mais aux autres 20,50%, 15,67%, 1,48%, 4,07% dont vous serez le Président. Ne vous lassez pas de travailler pour la paix et de toujours rechercher la paix. Fermez votre cœur à l’impitoyable loi de l’adversité politique. L’opposition est à saluer. Elle est reconnue par les institutions. Elle participe de la fiabilité de notre démocratie. Nous en avons besoin comme nous avons besoin des gouvernants. Un oiseau a besoin de deux ailes pour voler ! C’est le Sénégal qui vole ! Atténuons nos différents pour voler ensemble ! Si demain le Sénégal devient riche, il faut que les Sénégalais aussi le deviennent. Mais en travaillant. Une fois de plus, 2024, c’est déjà demain ! Partez, Monsieur le Président, avec un nom aussi grand et aussi beau que votre pays !

Ce pays est un pays de foi et de foi qui date. Nous continuerons à prier même si plus que le pétrole et le gaz, nous possédons des puits insondables de sourates et de gisements infinis de prières pour les millénaires à venir. Mais, au-delà des prières et des sourates, nous devons compter sur notre propre travail, notre propre volonté de bâtir une démocratie en sachant que la démocratie ne vaincra pas la misère, mais quelle peut aider à la rendre moins cruelle dans un partage équitable des biens, dans la justice.

Monsieur le Président, bonne chance, bonne route et que Dieu bénisse Macky Sall, Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Madické Niang, Issa Sall et ses candidats de demain, hommes et femmes, qui arriveront pour tenter de poser leur pays au sommet de la montagne !

Safiétou Diop : «Ce sont les femmes qui élisent mais elles sont exclues des candidatures…»

http://www.emedia.sn Safitou Diop du réseau Siggil Jigéen, ONG spécialisée dans la promotion et la protection des droits des femmes au Sénégal, revient l’absence de femmes candidates à l’élection présidentielle du 24 février dernier.

Quelle lecture faites-vous de l’absence de candidatures féminines à cette présidentielle ?

On a constaté une majorité de femmes dans le collège électoral et dans le suffrage exprimé. Les statistiques désagrégées par sexe doivent être une réalité. Ces élections ont montré que ce sont les femmes qui élisent mais malheureusement avec le parrainage, elles sont exclues des candidatures à cette présidentielle.

Il y avait parmi les candidats déclarés des femmes de très grande envergure capables de diriger le pays, ne serait-ce que par respect de la loi sur la parité et des conventions internationales signées par le Sénégal.

Il faudra revenir sur la loi sur le parrainage pour mettre en place des conditions à même de favoriser des candidatures féminines. Après les élections locales et législatives, les présidentielles doivent être régies par la loi sur la parité. Nous alertons toutes les autorités sur la nécessité d’y revenir.

Cette absence des femmes n’est-elle pas due au manque de prise de conscience des femmes ?

Non ! Cette exclusion est due à l’instauration de règles du jeu qui ne sont pas propices à la présence de candidatures féminines. Nous ferons des études pour mieux comprendre cette situation et prendre nos responsabilités afin de mener le débat car les femmes constituent la majorité

Quel rôle peuvent jouer les femmes pour résorber la fracture identitaire notée par la Société civile ?

Nous dénonçons l’utilisation des identifications ethnique et religieuses au cours de cette élection présidentielle. Même avant notre indépendance, nos valeurs positives partagées nous ont permis de bâtir notre cohésion nationale.

Le Sénégal reste notre patrimoine commun que nous devons sauvegarder. Chacun peut voter librement pour son candidat en faisant fi des distinctions ethniques et religieuses mais tout en respectant le choix de l’autre.

Cette cohésion sociale est à préserver d’autant plus que nous entrons dans une nouvelle ère avec la découverte de ressources naturelles à exploiter. L’unité est notre arme et, de ce fait, préserver notre image d’exemple en Afrique. Cela passera par l’éducation des enfants dans les maisons mais aussi la réintroduction de l’instruction civique dans le cursus scolaire.Propos recueillis par Ibrahima NDIAYE

PRÈS LA PRÉSIDENTIELLE : De nombreuses perspectives attendues

http://www.lactuacho.com L’élection présidentielle qui vient connaître son épilogue, ouvre de nouveaux challenges. Beaucoup de perspectives sont attendues pouvant permettre le Sénégal d’atteindre le plus rapidement possible l’émergence sur tous les domaines socioéconomiques, culturels, éducatifs et éducatifs.

Après avoir remercié toutes les populations du Sénégal et celles de Dakar en particulier à travers Yoff, qui ont largement contribué à la belle victoire du chef de l’État Macky Sall, lui permettant de briguer un second mandat à la tête de ce pays, le maire de la commune de Yoff Abdoulaye Diouf Sarr, a appelé ce samedi lors d’un meeting tous ses partisans et tous les militants de l’Alliance pour la république (Apr) et ceux de Benno Bokk Yaakaar (Bby) à tourner la page et de se mettre au travail. Parce que dit-il, « beaucoup de perspectives nous attendent » concernant la continuation de la politique pour ancrer de manière définitive le Sénégal de l’orbite de l’émergence. La perspective, précise le maire de Yoff, « c’est la promesse pour un Sénégal avec une mise à niveau avec l’industrialisation. La perspective c’est également un Sénégal avec zéro bidonville et zéro déchet ». Mais aussi, « un Sénégal à l’ère du numérique avec un ancrage sur les nouvelles techniques de l’information et de la communication », a-t-il déclaré. Avant de s’expliquer davantage : « Il s’agit aussi d’une perspective orientée vers l’emploi des jeunes avec le Pse ». À cet effet, ce nouveau gouvernement qui sera installé dans un mois au plus tard, aura une lourde tâche. Il va se focaliser en outre, sur ces perspectives pour défendre et accompagner le président de la République à réussir le pari de l’avenir. Ce qui ne sera pas une tâche facile, vu les nombreux défis qui attendent le chef de l’État dans sa mission. Mais, la population de Yoff à travers son maire Abdoulaye Diouf Sarr est prête à l’accompagner dans l’ensemble des combats qui sont devant lui, que se soient les combats pour les locales, les prochaines législatives et tant d’autres comme le grand combat pour l’émergence du Sénégal. Revenant sur la victoire de Benno qui a permis à Yoff de passer de 3 800 à 10 000 voix, ce dernier de faire savoir que « Yoff est un bastion de l’Apr et un fief incontestable du président Macky Sall, mais aussi l’épicentre de la dynamique de Benno Bokk Yaakaar ». Ce qui fait que d’une élection à un autre, l’écart se creuse.
Prenant la parole tour à tour, des dignitaires lébous, en passant par le coordonnateurs des jeunes de l’Apr de Yoff, jusqu’au 1er adjoint au maire de ladite commune, Abdou Nar Mbengue, ont mis en garde tous ceux qui ont profité de cette élection pour lorgner le fauteuil du maire Diouf Sarr aux prochaines élections municipales. « Nous mettons en garde les chasseurs de primes. Notre seul candidat aux prochaines municipalités reste Abdoulaye Diouf Sarr qui est notre leader », a-t-il fait savoir. Mais aussi, ils ont profité de ce meeting de remerciement pour se fixer un nouvel objectif celui de 20 000 voix d’ici décembre prochain pour réélire Abdoulaye Diouf Sarr à la tête de la mairie

Alioune Sow:«L’arrestation des jeunes de l’opposition est incompréhensible»

http://www.emedia.sn Alioune Sow, maire de la commune de Thiès-ouest proteste et condamne l’arrestation de certains des membres de la coalition « Idy2019 ». Selon lui, ces arrestations sont inacceptables et incompréhensibles.

« Nous ne savons pas encore la cause de leur arrestation mais les deux qui ont été relâchés hier (Vendredi) ont été questionnés que sur ce qu’ils comptaient faire », a indiqué Alioune Sow, sur les ondes de Sud Fm.

Selon lui, L’arrestation de ces jeunes pour la plupart, demeure incompréhensible. « Nous sommes en période post-électorale. Il n’appartient pas à la police d’arrêter des gens et de leur demander ce qu’ils comptent faire. Ce ne doit pas être le mobile d’une arrestation ».

Fabouly Gaye attribue le succès de la Présidentielle au filtre du parrainage

http://www.emedia.sn L’ancien membre du Parti démocratique sénégalais, devenu président fondateur du mouvement « Kolda rek » et allié de BBY, Fabouly Gaye, estime que le succès enregistré dans l’organisation du scrutin du 24 février passé n’est que la suite logique de l’instauration du parrainage.

« Ce serait injuste d’évaluer seulement le jour du scrutin pour accorder une note positive à la présidentielle de 2019 qui a permis à Macky Sall de bénéficier une nouvelle fois, de la confiance des Sénégalais. Et, l’honnêteté intellectuelle exige la reconnaissance de l’efficacité du parrainage. »

Fabouly Gaye de poursuivre son argumentaire en ces termes : « Si le taux de participation (66%) a connu une hausse c’est grâce à la fluidité notée dans les bureaux de vote ,et c’est le parrainage qui a permis tout cela. Imaginez s’il y avait un nombre impressionnant de candidats, cela aurait pu décourager les électeurs à cause de la longue attente. »

L’ancien responsable de l’UJTL et ex président du conseil régional de Kolda s’exprimait ainsi pour tirer les enseignements de la dernière présidentielle à l’image des autres responsables politiques.

Ayant décidé de soutenir la candidature du candidat Macky Sall après avoir constaté l’évidence et eu la certitude de la non participation de Karim Wade, il s’est également félicité d’avoir contribué à la reconquête et la récupération de la commune de Kolda tombée aux mains de l’opposition dont il était lui même le leader lors des élections législatives passées. Avant de conclure que les Sénégalais ont tout simplement choisi la continuité et la consolidation des acquis. Seydou DIATTA (Kolda)

FADA REVENDIQUE : «Le vent de Touba aurait pu nous emporter…Yessal est en droit de revendiquer la première victoire de Bby à Darou Moukhty»

https://www.dakaractu.com Si Darou Moukhty a pu résister  »au vent de Touba » qui a réduit en miettes la coalition Benno Bokk Yaakar lors du scrutin présidentiel dans cette localité, c’est parce qu’il y a eu l’apport irrécusable de Yessal. La déduction est de Modou Diagne Fada qui revendique « poliment et astucieusement » la victoire du Président Macky Sall dans la cité de Borom Darou et par extension dans tout le département de Kébémer. En meeting dans son fief, l’ancien ministre de la République se plaira de rappeler que l’histoire ne pourra pas oublier que le signe indien qui empêchait le Président Macky Sall de gagner à Darou a été dominé avec lui.  »Pour la première fois, la commune de Darou Moukhty est tombée entre les mains de Bby. Pour la première fois, la Président Macky Sall gagne le département de Kébémer avec une majorité absolue de  52,4%  » dira-t-il notamment, non sans brandir des chiffres accompagnés de commentaires.

Ainsi, rappelle Fada, en 2017 lors des élections législatives, Bby avait obtenu 26.204 soit 42,% et en 2019 elle a obtenu 42.166 voix au niveau départemental. Dans la commune, elle est passée de  3.448 voix  à  6.300.  » Il précise ce qui suit : « c’est cela la vérité des chiffres. Le plus important ce n’est pas de gagner des bureaux de vote ou des centres, mais c’est de gagner pour la première fois pour la coalition. » Il ajoute en guise de conclusion que Yessal, au vu des conséquences de sa partition jouée,  »est en parfaite légitimité de revendiquer cette première victoire à Darou Moukhty et à Kébémer.  »

Modou Diagne Fada de s’engager à travailler dans le sens de permettre à Darou Moukhty de bénéficier pleinement des différents programmes de l’État. À l’entame de ses propos, il n’avait pas aussi manqué de signaler le travail prépondérant des leaders politiques comme Thierno Lô, Ibrahima Sall, Djily Mbacké, Madiop Bitèye, Aïdara Diop, Pape Fall, Anta Loum avant de relever le rôle hautement important joué par les jeunes…

Aissata Tall Sall : «Je serai candidate en 2024»

https://www.dakar7.com Me Aissata Tall Sall ne renonce pas à briguer la présidence de la République malgré l’élimination de sa candidature à la présidentielle de 2019 à l’étape du parrainage.

La mairesse de Podor a annoncé sa candidature en 2024, à la fin du deuxième mandat de Macky Sall.

« Je me présenterai en 2024. Je n’abandonnerai pas mon combat », a déclaré Me Aissata Tall Sall, invitée de l’émission « Grand jury », sur la RFM ce dimanche

Par ailleurs, l’avocate s’est encore défendue d’avoir trahi ses convictions en soutenant le candidat Macky Sall. Pour elle, sa décision répondait à ses convictions politiques du moment.

« on ne peut pas prendre des décisions qui plaisent à tout le monde. Sinon on va être démagogue », dit-elle.

POURQUOI LE SÉNÉGAL NE SORTIRA PAS DU SOUS-DÉVELOPPEMENT PAR ABDOURAHMANE BA

Dans notre pays, 50% des retombées de la croissance et du progrès vont à l’étranger à travers les firmes étrangères qui dominent les secteurs les plus productifs de l’économie – Je pense que le PSE est un « pétard mouillé » de plus qui est voué à l’échec

Les Sénégalais viennent de renouveler le contrat du Président Macky Sall à la tête de la magistrature suprême pour guider et mettre en œuvre les actions de développement et d’émergence économique du pays les cinq années à venir (Avril 2019- Avril 2024). Je ne reviendrai pas sur les péripéties qui ont marqué les élections présidentielles qui s’inscrivent dans les pages les plus sombres de l’histoire politico-démocratique du Sénégal. Le sort en est jeté quels qu’eurent été l’organisation tendancieuse et l’achat massif des consciences pour des votes à la « mouton de Panurge » dans certaines contrées les plus pauvres et démunies du pays (Matam, Podor, Kolda, Fatick, Kaolack, etc.). J’en avais déjà parlé dans un article précèdent (https://www.ferloo.com/achat-de-consciences-et-democratie-au-senegal-quelle-voie-prendre/).

Maintenant que la page de l’élection est tournée, je voulais aborder ici les aspects liés au programme du candidat gagnant (le PSE) et sa capacité à améliorer le développement du pays et le bien-être des sénégalais comme promis dans les années à venir, face à la réalité du terrain et au système immuable déjà en place. L’hypothèse de développement du PSE se lit comme suit : Si « une transformation structurelle de l’économie à travers la consolidation des moteurs de la croissance et le développement de nouveaux secteurs créateurs de richesses, d’emplois, d’inclusion sociale et à forte capacité d’exportation et d’attraction d’investissements » est assurée, et qu’ « une amélioration significative des conditions de vie des populations, une lutte plus soutenue contre les inégalités sociales tout en préservant la base de ressources et en favorisant l’émergence de territoires viables » sont promues, ainsi que « le renforcement de la sécurité, de la stabilité et de la gouvernance, de la protection des droits et libertés et de la consolidation de l’État de droit afin de créer les meilleures conditions d’une paix sociale et de favoriser le plein épanouissement des potentialités » est garantie, alors, le Sénégal va s’inscrire définitivement dans une phase de croissance forte à moyen- et long- termes, atteindre les objectifs de développement durables (ODD) et assurer son émergence économique pleine.

Nous comprenons bien ainsi que l’hypothèse de développement du PSE s’inscrit en droite ligne sur l’atteinte de l’émergence économique et la réalisation des ODD. C’est beau, c’est parfait et cela respecte effectivement les conditions de développement telles que définies par A. Sen (Prix Nobel en Economie) : « Le développement exige la suppression des principales sources de non-liberté : la pauvreté et la tyrannie, des perspectives économiques médiocres ainsi que le dénuement social systématique, la négligence des équipements publics ainsi que l’intolérance ou la suractivité des États répressifs ». La principale question est de savoir si les conditions d’application de l’hypothèse de développement du PSE sont en place si les actions planifiées seront mises en œuvre (il paraît que le financement serait déjà bouclé – GC à Paris) et la croissance forte et durable serait atteinte à partir de 2019-2020 ? Pour répondre à cette question, il faut d’abord regarder quelles actions le gouvernement a prises pour régler les facteurs de risques identifiés dans le PSE qui sont :

« Les principaux facteurs de risques pour la réussite du PSE concernent l’instabilité institutionnelle, les résistances aux changements, la faible appropriation, la faible mobilisation des ressources budgétaires, l’absence des ressources humaines requises pour conduire les réformes et les projets, les retards dans la mise en œuvre des réformes sur l’environnement des affaires et la modernisation de l’Administration publique, les dépenses sociales imprévues, les aléas climatiques (inondations, sécheresse), la capacité d’absorption limitée des ressources ainsi qu’un suivi-évaluation insuffisant. »

Je ne dispose pas pour le moment de rapports du Gouvernement sur ces aspects ou de données pour en débattre. Nous attendons toujours un rapport technique et financier clair de mise en œuvre de la phase-1 du PSE que le Premier Ministre est encore incapable de produire préférant jouer avec sa batterie de conseillers technico-politiciens sur les rythmes africains de musique à deux cordes (pertes et profits) et d’oralités joviales (publicités non fondées).

Ici, je discuterai plutôt d’un aspect extrêmement important, historico-contextuel et systémique qui n’a pas été abordé dans le PSE de manière sérieuse et objective : Où va la croissance du Sénégal, faible ou forte ? Est-ce qu’une croissance forte à très-forte (2 chiffres) au Sénégal dans les années à venir permettra automatiquement et forcement d’atteindre l’émergence et les ODD selon la clef actuelle de distribution des retombées de progrès et de la croissance ? Je dirais simplement que la clef de répartition de la croissance au Sénégal, qu’elle soit faible ou forte, suit une loi de distribution100-10 ainsi éclatée [D(50+24+9+7+6+4)%=100%]. A cause de cela, les conditions d’application et de succès de l’hypothèse de développement du PSE ne sont pas réunies, et l’émergence économique même dans le cas optimiste où elle adviendrait ne pourrait jamais être pour le service des populations, ainsi les ODD ne seront jamais atteints au Sénégal si c’est ce PSE qu’on applique aveuglement.

Dans notre pays, 50% des retombées de la croissance et du progrès vont à l’étranger à travers les firmes étrangères qui dominent les secteurs les plus productifs de l’économie (télécommunication, bâtiments et infrastructures, industries et transformation, extraction, énergie et eau, etc.), et les institutions financières internationales qui assurent le financement de l’économie nationale et prennent les intérêts et services sur la dette (BM, FMI, BAD, etc.). Donc quelle que soit la croissance et le progrès, 50% des retombées vont droit à l’étranger et ne sont pas réinvestis au service de l’emploi et des conditions de vie des populations y compris l’éducation et la santé. On comprend parfaitement là, la complaisance de certaines puissances étrangères et institutions internationales face au non-respect de la démocratie, des droits humains les plus élémentaires, de l’équité genre et de l’inclusion des jeunes, etc. Tant que les 50% de part sont assurés par les gouvernements en place, alors les autres aspects sont purement factuels, dérisoires et n’ont pas d’importance majeure au niveau « macro-économique » qui les concerne, sous réserve que la paix et la sécurité ne soient pas menacées.

Les gouvernements et institutions en place engloutissent au moins 24% des retombées de la croissance et du progrès dans notre pays. Cela se fait à travers la mal-gouvernance, la corruption, la gestion népotique et clientéliste des ressources publiques, les postes ministériels pléthoriques, l’existence d’agences inutiles et budgétivores, la nomination pléthorique de conseillers politiciens, l’entretien du train de vie énorme d’un Président-Roi et de toute sa cour, le financement des partis politiques au pouvoir via les ressources publiques, etc. Toutes dépenses, la plupart exécutées dans l’absence des règles préétablies les plus élémentaires, qui engloutissent 24% des retombées de la croissance et du progrès. Les gouvernements successifs sont de plus en plus chers à entretenir et la corruption ainsi que la mal-gouvernance se sont définitivement installées dans nos mœurs institutionnelles.

Il faut le dire, la clientèle confrérico-maraboutique et religieuse en général absorbe au moins 9% des retombées de la croissance et du progrès. Au lieu de promouvoir la vulgarisation, la recherche, l’éducation et la formation sur les connaissances énormes produites par les guides religieux exceptionnels que nous avons et ainsi créer de véritables institutions confrériques piliers de la société, ce qui aurait pu aider à mieux nous préparer à l’émergence, nous avons opté pour le financement direct, sans leur demande, de personnes, de familles, leur construisant même des villas à la charge de l’Etat (ce qui devrait être le rôle des talibés que nous sommes), le financement de milliers de cérémonies religieuses dans toutes les régions du pays à travers toute l’année presque chaque jour, avec les ressources publiques et la mobilisation de l’Etat pour leur entretien et politisation. Ces 9% des retombées de la croissance et du progrès, cette substitution de l’Etat aux talibés que nous sommes, par l’utilisation directe des ressources publiques pour entretenir les confréries et les leaders religieux, vise à les utiliser comme des boucliers pour garantir que la tension sociale n’explosera pas même si on appauvrit les populations en envoyant 50% des retombées à l’étranger et 24% dans la mal-gouvernance. C’est comme qui dirait « le salaire » pour maintenir la population aux ordres avec des messages comme : « la vie n’est rien, pensez plutôt au paradis », « croyez en Dieu, c’est lui qui donne à qui Il veut et quand Il veut, et Il l’a même déjà fait depuis longtemps », « restez calmes, Dieu n’aime pas le bruit », etc.

Il y a une classe inqualifiable au Sénégal qui s’est créée d’elle-même, et cela est l’expression simple et claire de notre capacité « entrepreneuriale » sénégalaise à créer de la richesse à partir de rien. Cela me rappelle l’histoire du sénégalais qui avait vendu des lunettes sans verres à un africain du centre en lui disant que c’est des verres de type nouveau qui sont « intouchables et incassables ». Cette classe est composée de politiciens professionnels, experts dans la transhumance, de groupes de media ou autres acteurs de la communication (traditionnelle et moderne) experts dans les tromperies et l’envoûtement du roi au palais présidentiel et sa cour par des discours de soutiens quelquefois qui frisent le « griotisme » négatif par opposition à notre tradition de griots responsables, dignes et patriotes. Cette classe immonde, par des stratagèmes multiples et des tactiques politiciennes inqualifiables, maintient le pouvoir en otage et soutire 7% des retombées de la croissance et du progrès sans aucun effort à la construction nationale, rien que par des discours et des textes vides. Les messages les plus favoris qu’ils distillent incluent : « les nouveaux ne feront pas mieux que le gouvernement en place qui travaille comme le veut le Président », « laissez le Président travailler tranquillement », « le Président est le plus noble et intelligent des sénégalais, laissez-le tranquille », « la Première Dame s’habille très bien et aide beaucoup les Sénégalais, elle est même plus adorable que le Président », etc.

Alors c’est en ce moment seulement à la fin du partage du gâteau (90% sont déjà partis) que le secteur privé national accède à 6% seulement des retombées de la croissance et du progrès au Sénégal. Un secteur privé national qui peine à trouver sa place dans le PSE, et qui est abandonné par le Gouvernement qui le traite même d’incapable et d’incompétent, alors qu’il devrait l’appuyer comme le font tous les Etats qui se respectent. Avec seulement 6% des bénéfices de croissance et de progrès économiques, le secteur privé national ne pourra jamais jouer son rôle de fer de lance de notre économie et d’acteur principal de l’émergence tant souhaitée. Avec cette part infime, le secteur privé national ne pourra jamais créer des champions nationaux dans les secteurs les plus productifs (télécommunication, bâtiments et infrastructures, industries et transformation, extraction, énergie et eau, etc.).

Enfin, seulement 4% des retombées de la croissance et du progrès vont vers les populations et ménages à travers de meilleures politiques de santé, d’éducation et formation, le bien-être, etc. Seulement 10% (6-4) vont effectivement dans l’économie domestique (secteur privé national, population et ménage). C’est la loi tragique de distribution 100-10 évoquée plus haut. Comment le PSE pourrait-il permettre l’atteinte des ODD dans ces conditions ? La population sénégalaise est le parent pauvre de ce système 100-10 préétabli, dont le PSE ne permet pas d’inverser la tendance, en tout cas dans son état actuel. Ainsi, le PSE est piégé d’avance et est voué à l’échec sauf exception en prenant des mesures draconiennes et de réformes politiques, économiques et institutionnelles majeures. Je ne crois pas que le régime actuel en a le courage et la capacité. Voilà pourquoi je pense à juste titre que le PSE est un « pétard mouillé » de plus qui est voué à l’échec face à la loi 100-10. J’aimerai bien recevoir des avis opposés qui me convaincraient du contraire

LES ATTENTES D’UN RETRAITÉ DU NOUVEAU PRÉSIDENT CHEIKH AMAD TIDIANE NIANG

EXCLUSIF SENEPLUS – Ce que nous voulons nous les radiés en particulier, c’est la comptabilisation de nos années de radiation et celles dans la police municipale (seuls 700 sur 3000 sont encore en vie)

C’est le général Charles De Gaule qui disait que « la vieillesse était un naufrage », je dis la retraite est l’apocalypse.

Je suis un policier, radié en 1988, versé à la police municipale en 1994 par le régime « socialiste », puis intégré dans la police nationale en 2012 par le président Wade. Cet épisode a constitué une interruption de  ma carrière de fonctionnaire national (6 à 7 ans) et impacté négativement sur ma pension de retraite proportionnelle dérisoire.

Si la pension pleine ne permet pas au bénéficiaire de mener une vie moyenne décente à la sénégalaise, la proportionnelle est un désastre. En effet, au Sénégal, le système de calcul de la retraite hérité du colonisateur n’a connu que quelques améliorations minimes par rapport aux coûts et services et/ou du panier de la ménagère.

Ceci n’explique-t-il pas le fort taux de mortalité des agents fonctionnaires après deux ou trois ans, trépassant du fait de l’anxiété et des soucis financiers énormes qui habitent ces derniers. Si on sait qu’au Sénégal, les charges familiales ne diminuent pas et avec la retraite, au contraire elles accroissent ; corrélées au chômage endémique des jeunes qui ne pourront pas suppléer les parents à la retraite. C’est la poisse, le dénuement pour ne pas dire la misère.

Permettre aux retraités de jouir de sa retraite

Les retraités du Fonds National de Retraite (FNR) en général attendent du nouveau président  de la République  une augmentation et une révision des pensions à hauteur de 40 %, offertes aux retraités de l’Institut de Prévoyance des Retraités du Sénégal (IPRES), chargé du privé. Ce que nous voulons nous les radiés en particulier, c’est la comptabilisation de nos années de radiation et celles dans la police municipale (seuls 700 sur 3000  sont encore en vie) et il faudrait penser aux veuves et à leurs enfants.

Subséquemment à la frustration générée par cette discrimination, les retraités du FNR attendent au moins la poursuite de la mesure consistant à augmenter par bimestre1 500 à 2 000 francs la pension du FNR.

Pour les sept années du président issu de la deuxième alternance, aucun  kopek n’a été ajouté aux pensions dérisoires. C’est un problème  d’équilibre et de justice sociale pour ces vaillants travailleurs  qui ont contribué à assoir l’administration sénégalaise. Le cas des policiers est plus prégnant. Bénéficiant  des pensions proportionnelles, certains touchent le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC). Indépendamment des pensions, un effort substantiel doit être fait pour ces serviteurs loyaux de l’Etat qui ont consenti d’énormes sacrifices.

Les déclarations d’intention ne manquent pas ; le président Macky Sall avait dit le 1er Mai 2017 avoir déposé deux milliards pour compléter la retraite, jusqu’à ce jour rien n’est fait. Le Premier ministre Boun Abdallah Dionne dans sa déclaration de Politique Générale avait annoncé une augmentation de 40%  pour le FNR, établie sur quatre années (2018, 2019, 2020, 2021) et sur dix ans, soit 10% par an, rien de tout cela n’est encore effectif. Les retraités du FNR attendent impatiemment la réalisation de ces promesses pour mener une existence paisible avec une espérance de vie de quinze ans au moins après la retraite.Cheikh Amad Tidiane Niang est brigadier chef à la retraite depuis 2014, ancien policier municipal (1994-2012), policier radié suite aux évènements de 1988, porte-parole de l’association des policiers radiés

PIRATAGE DE BANQUES DANS PLUSIEURS PAYS DE LA CEDEAO : 500 millions détournés par 7 cybercriminels 

http://www.enqueteplus.com La Division spéciale de cybersécurité (Dsc) a mis la main sur une bande de 7 personnes qui pirataient des banques. Elles ont réussi à détourner la bagatelle de 500 millions de francs Cfa.

La redoutable Division spéciale de cybersécurité (Dsc) ne fait pas de quartier. Depuis qu’elle a été mise sur pied par les autorités étatiques du Sénégal, il y a plus d’un an, pour faire face au banditisme qui sévit dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication (Ntic), elle multiplie le démantèlement de réseaux de cybercriminels. Sa dernière grosse moisson a eu lieu la semaine dernière. Selon nos informations, les limiers ont mis la main sur une bande de 7 personnes. Selon nos informations, ces individus s’activaient dans le piratage de banques situées dans plusieurs pays de l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Le préjudice subit, selon nos sources, est estimé à 500 millions de F Cfa.

Selon nos interlocuteurs, il n’y a pas longtemps, des mouvements de chèques suspects ont été signalés dans plusieurs établissements bancaires de ces pays. Pour y voir clair et arrêter le phénomène, les responsables de ces institutions ont décidé de saisir la police nationale sénégalaise, notamment la Dsc. De fil en aiguille, après plusieurs recoupements et exploitations de pistes, les limiers sont parvenus à localiser la bande. Ils les ont interpellés, il y a de cela quelques jours.

Selon toujours nos informations, les mis en cause ont reconnu partiellement les faits, lors de leurs différentes auditions. Nos sources n’ont pas voulu entrer dans les détails, vu que l’enquête poursuit son court. Il ressort aussi de leurs confessions que, parmi les présumés, il y a des étrangers de la sous-région et des Sénégalais. A cela s’ajoute qu’ils s’activent dans les milieux socio-économiques et professionnels de leurs différents pays.

Au terme de leur période de garde à vue qui a duré plusieurs jours, vu la complexité du dossier, les 7 présumés cybercriminels, tous de sexe masculin, âgés entre 20 et 50 ans, ont été remis entre les mains du procureur de la République pour les faits de piratage de banques.CHEIKH THIAM

«Vote des mineurs au Fouta» : le pool d’avocats de Macky dément et parle de manipulation

http://www.dakarmatin.com Les avocats du candidat Macky Sall ont démenti formellement le vote des mineurs au Fouta lors de l’élection présidentielle de 2019. Selon Me Ousmane Sèye et Cie, les vidéos et photos montrant des enfants en train de voter ont été montées.
Le pool d’avocats du candidat Macky Sall est, en marge de la conférence de presse qu’il a organisée pour revenir sur la victoire écrasante de leur client, revenu sur les vidéos publiées dans le Net où l’on voit des mineurs en train de voter. Selon les robes noires, elles ont été montées de toutes pièces.
« Dire que des enfants ont voté, c’est très facile. Où étaient les plénipotentiaires des candidats ? C’est de la manipulation. Il est facile de manipuler les Réseaux sociaux. C’est tout à fait facile de photographier des enfants devant une urne et de publier ça sur internet », peste leur coordonnateur Me Oumane Sèye.
Revenant la déclaration de l’opposition qui donne au Président sortant 48%, Me Sèye de répondre : «C’est le peuple qui s’est exprimé à travers les urnes, si maintenant vous venez manipuler les chiffres exprimés par les Sénégalais, vous défiez le peuple»

Des défis d’un quinquennat Par Ibrahima Khaliloullah Ndiaye

Le verdict est tombé hier à propos du scrutin du 24 février dernier. La première leçon à tirer de cette élection qui a tardé à donner son vainqueur comparativement aux dernières élections durant lesquelles le nom du président était connu le soir même serait de reprendre le slogan et non moins cri de ralliement de nos frères Gambiens face au refus de Yaya Jammeh de jouer franc jeu : « Senegal has decided ». Les Sénégalais ont donc choisi. Ils renouvellent leur confiance au président sortant, Macky Sall. Un bail de cinq ans qui appelle à une nouvelle démarche, voire une toute nouvelle posture : Une gouvernance nouvelle surtout.

Le président Macky Sall, en gagnant avec un taux de plus de  58 %, peut se prévaloir d’un taux très confortable pour un passage au premier tour.   Et d’une majorité absolue certes, mais qui appelle à une réflexion. Même si en démocratie, c’est la majorité, fût-elle d’une seule voix qui décide, il y a lieu de noter que la lecture en profondeur du vote du 24 février indique l’existence d’une ligne de fracture entre les Sénégalais pour diverses raisons. Cette ligne n’est pas à ignorer et mérite d’être traitée pour  relever les défis qu’elle soulève sur le sillon du mandat à bien mener. Une ligne à effacer pour plâtrer et guérir la fracture.

La première quête du président Sall doit être de donner des gages et garanties d’un mandat à mener dans une perspective d’œuvrer à un climat apaisé et une paix sociale. La volonté de l’opposition de ne pas introduire de recours tout en rejetant les résultats ne feront que légitimer l’action du président s’il œuvre dès l’entame de son mandat à réconcilier les Sénégalais avec eux-mêmes. Les ponts et passerelles du dialogue seront difficiles à emprunter, mais tout le génie du premier des Sénégalais sera d’emblée de trouver les voies et moyens de faire un mandat apaisé, épargné de certains soubresauts et contestations qui, comme une tare congénitale, polluent l’environnement politique et brouillent la volonté présidentielle de paix.

Si le président a su et pu maintenir à un niveau acceptable le panier de la ménagère en stabilisant les prix des denrées de première nécessité, œuvrer à faire accéder les Sénégalais au minimum vital (accès à l’eau, à l’électricité, aux routes…) par son Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc), et son Programme de modernisation des villes (Promovilles), ou encore le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), à doter à certaines familles démunies de bourses familiales…, il a fait l’objet, maintes fois, de critiques par rapport à la gouvernance. Or, cette dernière est, de nos jours, un baromètre et un indicateur de premier plan pour apprécier de la pertinence des politiques des pays en développement. La charge que charrie la gouvernance est très lourde et englobe nombre d’agrégats qui ne sont pas toujours réunis. La justice, la reddition des comptes, la bonne tenue des deniers publics, la moralisation de la vie politique, le consensus sur les règles de la vie politique… entrent dans la mesure de la gouvernance.

Pour son deuxième et dernier mandat, le président Macky Sall doit aussi annihiler et faire taire toute invite où volonté de l’amener à un troisième mandat telle que semble l’ouvrir la perspective de certains juristes. Et de certains de ses partisans. Il doit être sans équivoque sur la question.

Un autre challenge, de taille, est de réhabiliter les institutions de la République longtemps malmenées par une politique politicienne, mais surtout par la conviction de nombre de citoyens d’une absence d’autorité. En le faisant, l’on aurait tous la conviction qu’il siffle la fin de la récréation dans une cour où tout un chacun semble faire ce que bon lui semble sans pour autant avoir à rendre compte.

Seul le peuple sénégalais est sorti vainqueur du scrutin. Et l’on gouverne avec ses hommes, dit-on. A défaut de se séparer de certains qui ont souvent pollué l’air aux Sénégalais, le président gagnerait, pour rester davantage dans la postérité, à mettre au cours de ce mandat en avant des profils aux compétences reconnues pour la conduite des affaires de la cité. Loin de choix partisans qui n’apportent pas l’impulsion requise aux nombreux chantiers et urgences à prendre en compte.

La postérité exige qu’il puisse mettre de l’ordre dans ses rangs. Probablement à préparer un successeur.

L’opposition sénégalaise devrait, pour ne pas rater le train des prochains scrutins, s’atteler à se préparer déjà. La politique de la tabula rasa ne servira absolument à rien. C’est ainsi qu’elle devra répondre à toute main tendue du président. Discuter, rediscuter des règles de parrainage, s’accorder sur le fichier électoral… bref du dialogue politique sont un impératif pour les différents segments de l’opposition pour ne plus subir encore un coup Ko.

ELECTION PRESIDENTIELLE DU 24 FEVRIER 2019 : Le Big Data, l’arme secrète de Benno Bokk Yakaar sauva le Sénégal d’une coupure d’internet

Nous avions exprimés nos vives préoccupations sur une éventuelle censure de l’internet lors de l’élection présidentielle du 24 février 2019. Aussi, avions nous travaillé au renforcement de la vigilance citoyenne et donné des conseils pour faire face à une telle situation. Et, les démentis du gouvernement à deux jours de l’élection n’ont fait qu’augmenter nos soucis sur cette question.

Au final, il n’y a eu aucune restriction sur internet.

La première explication qu’on pourrait donner serait que le Gouvernement est enfin dans une dynamique de respecter les droits humains numériques au Sénégal. Que nenni.

L’analyse révèle plutôt que la Coalition Benno Bokk Yakaar (BBY) avait besoin d’une connexion internet, stable et de qualité dans le cadre de sa campagne électorale digitale. Aussi, une coupure d’internet était exclue.

Le jour du scrutin, quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, coup de tonnerre. Le représentant du candidat Macky Sall, à la surprise générale, annonçait la victoire à 57% au minimum.

Nous estimons que le secret de cette éclatante victoire se trouve dans la campagne électorale à l’américaine mise en œuvre par BBY. Une combinaison novatrice du numérique et du terrain, adossée à une loi sur le parrainage et un organisateur partisan.

Ainsi, une redoutable machine de guerre électorale encore plus monumentale et réactive que celle de 2012 fut créée­ pour la conservation du pouvoir. A l’évidence, BBY s’est beaucoup s’inspirée des campagnes présidentielles américaines qui sont depuis longtemps une référence pour le reste du monde.

Le jour du scrutin, en temps réel grâce à l’internet, BBY pouvait suivre au bureau de vote près, heure par heure, dans quels endroits les gens allaient voter et dans quels endroits c’était plus difficile pour y concentrer leurs militants et mobiliser les électeurs.

L’opposition ne pouvant pas rivaliser avec une telle organisation, si puissante et efficace, se retrouva face à une cinglante défaite, bien plus forte que le scrutin très serré annoncé par les médias.

La campagne électorale déroulée, nous autorise à penser que la coalition BBY a saisi les opportunités offertes par les outils du numérique malgré que le candidat Macky Sall, peu préoccupé par le numérique, n’a jamais fait preuve d’un leadership politique de haut niveau sur la question pendant sept ans de gouvernance.

Outre la communication digitale sur les réseaux sociaux, nous pensons que la principale nouveauté de cette élection présidentielle réside dans l’utilisation d’un logiciel électoral par BBY.

Grâce à ce logiciel électoral, utilisé en mobilité (smartphones et tablettes), BBY n’est pas allée chercher de façon aléatoire de probables électeurs, mais a plutôt ciblé son action grâce à une cartographie électorale permettant d’identifier d’abord les militants et ensuite de repérer les zones favorables ou défavorables au candidat Macky Sall.

Les données collectées et agrégées, certainement par une armée de spécialistes du digital, ont surtout permis la détermination des zones d’électeurs constituant l’inconnu, c’est-à-dire des zones comportant une majorité d’électeurs indécis, abstentionnistes et étant susceptibles par leur vote d’influencer l’issue des élections.

En outre, le logiciel contient des données sur la carte électorale du coup, le jour de l’élection, cette fonctionnalité permet aux mandataires chargés de surveiller le dépouillement du vote, de téléverser les résultats par bureau de vote pour donner à BBY le résultat global de l’élection présidentielle, en temps réel.

Les données en masse (Big Data) nécessaires pour créer cette puissante base de données, ont été obtenues grâce aux parrains collectés par les candidats.

En effet, la loi sur le parrainage, au-delà de l’élimination de candidats, remet en cause d’abord, des principes essentiels d’une élection libre et transparente, le secret et la liberté du vote, ensuite, elle permet de collecter, en toute légalité, des promesses ou intentions de vote.

Le retour du terrain des formulaires de parrainage serviront à alimenter la base de données qui sera croisée avec le fichier électoral pour avoir un corps électoral sur mesure en faveur de BBY. Ce processus appuyé par un organisateur partisan, un travail de terrain des militants a programmé d’avance, la victoire du candidat Macky Sall.

Cependant, l’entreprise électorale BBY n’e s’est pas limitée à l’utilisation d’une technologie de marketing politique de pointe.

En effet, forte de cette puissante base de données électorale qui permet d’avoir la liste de ses électeurs potentiels par département, commune, quartier avec nom, prénom et adresse, les équipes de militants de BBY n’ont plus eu qu’à déployer une vaste opération de visites de proximités, de porte à porte, destinée à faire basculer l’électorat en faveur de Macky Sall. A chaque militant revenait la même tâche, celle du travail de terrain, de quadriller le dernier kilomètre, localiser le client final, en l’espèce l’électeur, afin de le convaincre.

Ainsi, Benno Bokk Yakaar généralise à l’échelle d’un pays les campagnes de terrain de démocratie locale dans lesquelles la visite de proximité est systématique. Dans la stratégie présidentielle de BBY le pouvoir du porte à porte est donné aux militants. Ce n’est pas un inconnu qui vient parler à l’électeur : c’est un voisin, un membre de sa confrérie, voir même un ami. Une communication de proximité très efficace basée sur l’affection.

Enfin, le troisième axe de cette stratégie pour gagner l’élection était de priver de vote le maximum d’électeur par la mauvaise distribution des cartes d’électeur pour ne pas dire leur rétention, la non inscription d’électeurs dans le fichier, la modification de la carte électorale dans les zones non favorables et le gonflement de celles jugées favorables.

La réussite d’une telle stratégie de campagne électorale faisant la convergence du numérique et du terrain ne s’improvise pas. Celle de BBY a été conçue et mise en œuvre par un appareil très organisé, centralisé, hiérarchisé et décentralisé.

En outre, il faut noter que cette victoire a été, facilitée par une opposition morcelée, faible, toujours dans l’informelle mais surtout sans courage politique.

En définitive, en mettant en œuvre une campagne électorale à l’américaine, basée sur le numérique, soutenu par une organisation impeccable, la Coalition Benno Bokk Yakaar s’est assurée d’avance, bien avant le 24 février 2019, de la victoire du candidat Macky Sall.

La stratégie digitale ultra planifiée de BBY est le signe que les élections ne peuvent plus se gagner sans une grande quantité d’expertise et de conseil.

Le « Big data », la collecte et le traitement automatisé de gigantesques quantités de données, a aidé le candidat de Benno Bokk Yakaar à remporter un second mandat. Une aide phénoménale à la prise de décision dans une compétition électorale. Et ça ne fait que commencer avec les outils numériques d’appui logistique aux campagnes électorales.

Des lors, il appartient à l’opposition de se mettre à jour même si BBY a déjà une bonne longueur d’avance. Elle doit s’attaquer aux immenses chantiers qui l’attendent ­dont deux sont des sur priorités­: l’abrogation de la loi sur le parrainage et un organisateur d’élections neutre.

A défaut, l’entreprise électorale BBY avec ses campagnes électorales à l’américaine, ultra ciblées, ou l’électeur est un client et le candidat un produit, est assurée d’avance de gagner toutes les élections à venir et l’opposition continuera à parler d’élections truquées sans convaincre personne.

Enfin, si la convergence entre politique et technologie (Big Data, Intelligence artificielle) ne vise qu’à mieux connaître les populations cibles dans le but unique d’adapter le discours des hommes politiques, leur rôle peut rapidement basculer vers une manipulation dangereuse. La tentation serait grande de considérer les citoyens comme de simples clients et leur fournir ainsi une vision personnalisée d’un programme aux dépends d’un projet global au service de tous les citoyens, une menace pour la démocratie.

Que dit alors la Commission de Protection des Données Personnelles (CDP) ­sur cette machine électorale de BBY, force de frappe redoutable, qui semble être gardée jalousement comme un secret industriel ? La question posée ici est celle de l’utilisation des données personnelles des citoyens à des fins de profilage politique pour gagner une compétition électorale. Ces données sensibles sont-elles hébergées au Sénégal ou ailleurs­? La puissance publique doit se préoccuper de ces fichiers politiques, pour l’instant, elle est aphone.Fait à Dakar, le 03 / 03 / 2019Le Président Ndiaga GueyeCourriel­: infos@asutic.org Tél­: 77 307 18 18 / 33 897 79 22

 


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