Revue de presse du Dimanche 18 Juillet 2021

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Dimanche 18 juillet 2021-Lundi 18 juillet 1910 ! Joyeux Anniversaire Mr Le Président Mamadou Dia !Par Docteur Ibrahima Deme

Il y a 111 ans naquit à Khombole dans le Kayor le Président Mamadou Moustapha Dia, un illustre personnage de la vie politique sénégalaise et africaine d’une fermeté d’âme sublime. Il fut successivement:
-Vice-président du Conseil de gouvernement du Sénégal (Lundi 20 mai 1957) ;
-Président du Conseil de gouvernement du Sénégal (Samedi 4 octobre 1958) ;
-Président du Conseil des Ministres de la République du Sénégal, Ministre de la défense
et de la sécurité et Chef de l’Etat (Samedi 4 avril 1959 au Lundi 17 décembre 1962)
Le président Dia est le seul et unique sénégalais qui a signé l’acte de naissance de l’Etat du Sénégal dont il fut le bâtisseur incontestable (Accords de Matignon du Lundi 4 avril 1960 à Paris).
La République du Sénégal en donnant son nom au Building Administratif (naguère siège de l’Aof) et où il présida aux destinées du Gouvernement du Sénégal (du Lundi 20 mai 1957 au Lundi 17 décembre 1962) n’a fait que remettre les choses à l’endroit n’en déplaise aux forces réactionnaires et obscurantistes et leurs alliés d’outre-mer qui continuent de brider le Sénégal.
Les masses populaires –véritables masses de manœuvre ou monnaie d’échange c’est selon- ne savent plus à quel saint se vouer ni à quel parti se fier
Point n’est besoin de revenir sur la décennie d’« ermitage » au centre pénitentiaire spécial de Kédougou avec ses valeureux compagnons. Kédougou lui permit de se réconcilier avec lui-même, d’acquérir une générosité d’âme et de pardonner.
Comme le disait Hésiode : Le chemin de la vertu est escarpé et raboteux et ne devient aisé que sur la crête à condition toutefois que l’âme qui ne s’épanouit que dans sa quête de ressemblance à Dieu garde toute son humilité.
Le Président a incarné toute sa vie les vertus qui ont toujours structuré notre nation, notamment le Ngor (Intégrité), le Jom (Honneur), le Jomb (Dignité), le Fit (Courage), le Koleré (Reconnaissance) et enfin le Beg sa rew (Patriotisme).Il n’a jamais courbé l’échine ni vendangé les intérêts vitaux de son pays. Il aurait fait sien ce cri de guerre de l’intrépide Damel-Tègne Lat Dior Ngoné Latyr Diop :Xalagi Yagees Nakoo Sajal ! (L’arc plie mais ne rompt pas)Docteur Ibrahima Deme E-Mail : idemgfatm@gmail.com

Documentaire «Valdiodio Ndiaye»:Aminata Ndiaye Leclerc réhabilite son père sur la croisette

http://lesoleil.sn La réalisatrice Amina Ndiaye Leclerc exhume une partie de l’histoire politique du Sénégal post-indépendance pour réhabiliter la mémoire de son père dans un film projeté en avant-première à la 74e édition du festival de Cannes (6-17juillet). Intitulé «Valdiodio N’Diaye, un procès pour l’histoire», ce documentaire d’une heure et demie revient sur le procès de 1963 survenu après la crise politique de 1962 avec la chute de Mamadou Dia, alors président du Conseil du gouvernement sénégalais. Aminata Ndiaye Leclerc aborde ces évènements avec la volonté de «rétablir une vérité occultée» du passé de ce jeune État dirigé à l’époque par le Président Léopold Sédar Senghor.
 Le film s’ouvre sur Kaolack, région d’où est originaire Valdiodio Ndiaye, un plan panoramique filmé par drone montrant des étendus de terres salés, des «tans», images accompagnées par un chant traditionnel mandingue «Miniyamba» de Djaarra Dieng accompagnée à la flûte par Benjamin Bailly. Une entrée en matière lyrique qui lui permet de mettre en scène un homme solitaire avançant seul sur sa charrette pour raconter son exil.
Valdiodio Ndiaye est celui qui a prononcé le discours pour l’indépendance du Sénégal devant le général De Gaulle à la place Protêt, aujourd’hui devenue place de l’indépendance.
La réalisatrice s’approprie cette histoire collective pour en faire sa propre lecture et déclarer son père «innocent» des accusations de coup d’État portées contre lui en 1963.APS

ACTES DE VANDALISME,VIOLENCE SUR DES ENSEIGNANTS,MEURTRES EN MILIEU SCOLAIRE… L’autre épidémie qui frappe le Sénégal

http://www.sudonline.sn La violence continue de prendre d’assaut les établissements scolaires au Sénégal. Après les élèves du Cem de Hann, c’est au tour de ceux du lycée de Sindia de perpétrer des actes de vandalisme pour célébrer les vacances. Depuis quelques années, les actes de violence sont devenus récurrents en milieu scolaire et préoccupent les acteurs éducatifs. Ce qui remet au goût du jour la question de la décadence du système éducatif sénégalais
Les images ont fait le tour des réseaux sociaux. Des élèves qui déchirent leurs cahiers, vident des sacs de poubelle dans la cour de l’école et renversent des tables-bancs pour célébrer avec joie l’arrivée des vacances scolaires, une salle des professeurs incendiée. Ça s’est passé au Cem Hann de Dakar et au lycée de Sindia dans le département de Mbour. Ces actes de vandalisme perpétrés par des élèves qui ont choqué plus d’un, s’ajoutent à la longue liste des violences qui sévissent dans les écoles sénégalaises depuis quelques années.
Entre agressions, saccages et meurtres, le système éducatif sénégalais traverse une crise qui ne semble pas tirer à sa fin et le ton monte au fil du temps. Il y a de cela quelques semaines, le mercredi 30 juin dernier, un élève du nom de Bamba Ndiaye du lycée des Parcelles a perdu la vie au cours d’un match de football inter-classes après une bataille rangée entre élèves. Trois de ses camarades ont été arrêtés et envoyés en prison. Quelques jours plus tôt, à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, des étudiants ont attaqué et saccagé quelques restaurants au sein du temple du savoir suite à l’élection des représentants de la faculté de Droit.
Un autre a arraché le micro d’un professeur en plein cours sans occulter les violences perpétrées sur des enseignants. A Kébémer, le 10 mai dernier un professeur de philosophie a été agressé par un élève. L’enseignant aurait commis un péché en lui rappelant «les bonnes conduites à tenir suite à son retard délibéré». On se souvient encore l’année dernière, l’agression des enseignants au lycée de Ndiaganiao dans la région de Thiès.
La liste des violences en milieu scolaire est loin d’être exhaustive. Pour ne citer que ces cas, on constate une montée en puissance des actes de violences en milieu scolaire. Ce qui est devenu préoccupant pour la communauté éducative et les parents.
Face à cette situation qui est en phase de devenir un fléau en milieu scolaire, les organisations représentatives des enseignants se sont élevées de façon unitaire pour condamner les actes et défendre leur sécurité et celle de l’espace scolaire.
Au mois de juin dernier, le G7 a observé un débrayage et une grève totale pour s’indigner contre les violences exercées sur les enseignants. A la même période, le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) a également décrété 72 heures de grève au motif de l’agression d’un professeur à l’Ucad pour réclamer la traduction des étudiants auteurs de violences contre certains de leurs membres. Une revendication qui n’est pas tombée dans l’oreille d’un sourd. Puisque le Conseil de discipline de l’UCAD a sorti la cravache et sanctionné 45 étudiants dont l’un exclu définitivement. Il faut donc dire qu’aujourd’hui, la faiblesse du niveau d’études des élèves n’est plus le seul motif d’inquiétude de la communauté éducative.
Par ailleurs, la plus grande préoccupation trouve son fondement dans les violences qui sévissent dans les écoles. Et que ce soit du côté des parents, du corps enseignant ou encore du gouvernement, chacun est pointé du doigt.

Mamadou Talla condamne et lance un appel

Présidant hier, vendredi 16 juillet la 10ème édition du concours Miss Sciences et Miss Mathématiques, le ministre de l’Education Nationale, Mamadou Talla a condamné les actes de vandalisme perpétrés dans les écoles. «Nous l’avons condamné. Vous savez, on est dans une société assez complexe. Aujourd’hui, les élèves qui ont terminé leur année scolaire, étaient contents et sont adonnés à des activités que nous condamnons. Le ministère de l’Education, le porte-parole a parlé hier (avant-hier), au niveau de la presse pour dire que l’Education nationale n’accepte pas ces actes. Nous sommes un lieu d’éducation, un lieu où on transmet le message, un symbole pour la République et donc, ce n’est pas un lieu où on fait ces choses. Alors, on est en train d’identifier ces jeunes qui ont commis ces actes mais nous lançons un appel aux parents, aux élèves, aux enseignants pour que l’école reste un lieu d’éducation et un lieu de transmission d’éducation et de savoir»

COVID-19:1722 NOUVEAUX CAS,6 DÉCÈS,LE TAUX DE POSITIVITÉ AVOISINE 40%

https://emedia.sn Après une petite période marquée par une décrue épidémique, la 3e vague se concrétise. Et les indicateurs sont tous au rouge. Les records de contamination se succèdent de jour en jour. Aujourd’hui, le taux de positivité est de 38,9%, presque 40%. Sur les 4419 tests réalisés, 1722 sont revenus négatifs soit 352 de plus qu’hier (1366). Ces nouveaux cas de Covid-19 se répartissent comme suit : 744 sont des contacts suivis par les services du ministère de la Santé et 989 sont issus de la transmission communautaire.
Aucun cas importé n’a été relevé dans le bulletin du jour.
La capitale, Dakar, enregistre 784 cas qui sont répartis entre le département de Dakar, 295 cas, Pikine 145, Keur Massar 141, Rufisque 139, Guediawaye 54.
Dans les autres régions, Thiès et Diourbel sont les plus touchées.
De 5 décès, hier samedi, on est passé à 6 décès, ce dimanche. 31 patients sont également en situation grave. Seuls 184 malades ont été déclarés guéris.
À ce jour, 52 0 96 cas de Covid-19 ont été déclarés au Sénégal, 43311 guéris, 1220 décès et donc 7564 patients sous traitement. Depuis le début de la campagne de vaccination, 608 384 personnes ont reçu leurs doses. Babacar FALL

Alassane OUATTARA au FMI : ’Levez les plafonds des déficits budgétaires en Afrique subsaharienne !’’

https://www.sikafinance.com Les plafonds des déficits budgétaires sont l’un des facteurs limitants au financement des économies subsahariennes, a laissé entendre le président ivoirien Alassane OUATTARA à la faveur du sommet de haut niveau sur la 20ème reconstitution des ressources de l’IDA ce 15 juillet à Abidjan.
” (…) comme j’ai eu l’occasion de le dire à la directrice générale du Fonds monétaire international, je pense que ceci est totalement injuste que les pays africains soient limités dans leur financement par des plafonds de déficit qui sont totalement irréalistes au regard de la lutte contre le terrorisme, de la pandémie que nous vivons … “, a indiqué le chef de l’exécutif ivoirien qui a rappelé que ” la reprise dans les économies avancées sera financée en grande partie par des milliers de millions de dollars de déficit budgétaires et de politiques monétaires extraordinaires et accommodantes des banques centrales, les pays d’Afrique subsaharienne ne disposent malheureusement pas de la même flexibilité et des mêmes instruments “.
Le déficit budgétaire est l’écart entre les recettes et les dépenses publiques, un gap combler par des emprunts et qui est exprimé en pourcentage du PIB. Et la théorie économique se divise au sujet de son impact sur l’économie, plus généralement entre un alourdissement du fardeau de la dette et un effet bénéfique pour financer des projets productifs porteurs de croissance économique à long terme.
Les pays de l’UEMOA qui s’inscrivent dans une limite de déficit budgétaire à hauteur de 3% du PIB (inscrit au nombre des critères de convergence macroéconomique), ont pu réaliser quelques dépassements en 2020 mais devraient revenir dans les limites de 3% dans les 2 à 3 années à venir. Pour la région, selon la BCEAO, le déficit s’est situé à 5,7% du PIB en 2020 contre 2,4% en 2019.
Dans le cas de la Côte d’Ivoire, le FMI, dans une note publiée ce 11 juin, indiquait que le déficit budgétaire s’était établi à 5,6% du PIB en 2020 et pressait le pays à ” assurer une trajectoire d’assainissement budgétaire progressive pour revenir au critère de convergence de l’UEMOA d’un déficit budgétaire de 3% du PIB d’ici 2023 “.
Après la mise en place de l’ISSD en mai 2020, le projet d’une réallocation des DTS en faveur du continent, et la reconstitution attendue des fonds IDA, la levée du plafond des déficits doit être le nouveau défi des Etats africains : ” (….) l’autre plaidoyer que nous devons faire, c’est de demander aux FMI d’accepter d’augmenter les plafonds de déficit dans les pays africain au sud du Sahara comme cela a été fait pour l’Europe. Comme vous le savez (…), c’est l’ancien directeur général adjoint du Fonds (FMI, ndlr) qui parle, je dois dire que je suis totalement contre cette volonté de maintenir les déficits à 5 ou 6% alors que les pays européens sont à 8 ou 9% et les Etats-Unis à 9% de déficit ” a appelé le président ivoirien.Jean Mermoz Konandi

L’ANSD RELÈVE UNE BAISSE DE 11, 9 % DES IMPORTATIONS EN MAI

Dakar, 16 juil (APS) – L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) a fait état d’un repli de 11, 9 % des importations sénégalaises en mai après que leur valeur financière est ressortie 419 milliards de francs contre 475, 5 milliards le mois précédent.
’’Les importations du mois de mai 2021 sont évaluées à 419,0 milliards de FCFA contre 475,5 milliards de FCFA au mois précédent, soit une diminution de 11,9%’’, rapporte le bulletin mensuel des statistiques du commerce extérieur.
Le document souligne que ce repli était expliqué par celui des achats à l’extérieur des tubes, tuyaux et accessoires (-81,2%), du froment (blé) et méteil (-67,6%) et du riz (-2,8%).
Il note sur la même période une absence d’importations d’huile brute de pétrole, contre des achats de 32,7 milliards de FCFA au mois précédent, contribuant ainsi au renforcement de cette tendance baissière.
Selon l’ANSD, cette contraction des importations a été toutefois amoindrie par le rebond des importations de maïs (+113,3%), des produits pétroliers finis (+3,0%) et des autres machines et appareils (+31,2%).
’’Comparées au mois de mai 2020, les importations ont augmenté de 37,4%. Leur cumul à fin mai 2021 s’est établi à 1926,8 milliards de FCFA contre 1991,4 milliards de FCFA pour la même période de 2020, soit une baisse de 3,2%’’, fait-on savoir.
Les produits pétroliers finis (84 milliards de FCFA), les autres machines et appareils (33,9 milliards de FCFA), les métaux communs (32,1 milliards de FCFA), le riz (27,9 milliards de FCFA) et les machines et appareils pour autres industries (16,6 milliards de FCFA), ont constitué les principaux achats du pays en mai dernier.
Les principaux fournisseurs du Sénégal ont été la France (11,8%), la Chine (10,6%), l’Inde (7,5%), la Russie (6,6%) et les Pays-Bas (5,7%), fait remarquer l’ANSD.AKS/OID

LES EXPORTATIONS SÉNÉGALAISES ONT AUGMENTÉ DE 10, 8 % EN MAI, SELON L’ANSD

Dakar, 16 juil (APS) – La valeur des exportations sénégalaises a atteint 224, 2 milliards de francs Cfa en mai après avoir été de l’ordre de 202, 3 milliards le mois précédent, correspondant à une hausse de 10, 8 %, a-t-on appris de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
’’Les exportations du Sénégal sont ressorties, au mois de mai 2021, à 224,2 milliards de FCFA contre 202,3 milliards de FCFA au mois précédent, soit une hausse de 10,8%’’, indique notamment la structure dans son bulletin mensuel consacré aux statistiques du commerce extérieur du pays.
’’Ce relèvement est essentiellement expliqué par l’augmentation des expéditions d’or non monétaire (+49,5%) d’acide phosphorique (+73,9%) et des poissons frais de mer (+17,6%)’’, peut-on y lire.
Cette tendance haussière a toutefois été limitée par une contraction des exportations d’arachides non grillées (-86,3%), alors que comparées au mois de mai 2020, les expéditions se sont relevées de 36,1%, fait savoir l’ANSD.
Elle souligne que leur cumul à fin mai 2021 s’est établi à 1144,6 milliards de FCFA contre 1014,3 milliards de FCFA pour la même période de 2020, soit une hausse de 12,8 %.
En mai, l’or non monétaire (48,3 milliards de FCFA), les produits pétroliers (32,8 milliards de FCFA), l’acide phosphorique (25,3 milliards de FCFA), les poissons frais de mer (22,5 milliards de FCFA) et les crustacés mollusques coquillages (8,5 milliards de FCFA), ont été les principaux produits exportés, d’après le bulletin des statistiques du commerce extérieur du Sénégal.
Dans le même temps, la Suisse (16,7%), le Mali (15,4%), l’Inde (9,4%), l’Australie (6,2%) et la Côte d’Ivoire (5,6%) ont été les principaux clients du pays.AKS/OID

BAISSE TVA SUR LA FARINE : Environ 15 milliards F CFA de pertes enregistrées par l’Etat en 2021 

https://www.enqueteplus.com/node?page=    En fixant la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à 6 % pour alléger le prix de la farine, l’Etat perd 1,5 milliard de francs CFA par mois. Ce qui donne environ 15 milliards de francs CFA sur l’année 2021 de manque à gagner pour l’Etat. L’annonce a été faite, hier, par le directeur du Commerce intérieur, Oumar Diallo, lors de la 2e édition du rendez-vous ‘’Conso-Confiance’’ sur le thème ‘’Le régime de la fixation des prix au Sénégal’’.
Le Sénégal, en optant pour une économie libéralisée, a fait le choix de la détermination des prix par la loi de l’offre et de la demande. Ce principe est stipulé à l’article 2 de la loi 94-63 du 22 août 1994 sur les prix, la concurrence et le contentieux économique. Cette disposition a été reprise par la nouvelle loi n°2021-25 du 12 juin 2021 sur les prix et la protection du consommateur, en son article 4.
‘’Toutefois, le pouvoir d’achat du consommateur doit être protégé et un marché concurrentiel ne saurait se soustraire de la supervision de l’Etat. C’est pourquoi la détermination des prix, bien que régie par les principes de la liberté, reste toutefois soumise à des dérogations. Celles-ci permettent de fixer le prix de certains produits et services pour des raisons économiques ou sociales, ou alors en cas de circonstances exceptionnelles ou de situations manifestement anormales dans un secteur déterminé. Le régime de liberté ne saurait être le lieu d’un désengagement total de l’Etat dans le contrôle et la stabilité des prix des produits et des services, surtout ceux de première nécessité’’, explique la ministre du Commerce et des Petites et moyennes entreprises (PME).

Assome Aminata Diatta s’exprimait hier, lors de la 2e édition du rendez-vous ‘’Conso-Confiance’’ sur le thème ‘’Le régime de la fixation des prix au Sénégal’’.

A propos de cette détermination des prix, le directeur du Commerce intérieur a précisé à son tour que l’Etat ne peut pas fixer le prix de la farine et laisser celui du pain libre. Ils fixent tous les deux en même temps. ‘’C’est pourquoi nous avons déterminé la structure des prix de la farine et du pain. Depuis le début de la pandémie de Covid-19, les cours mondiaux du blé ont commencé à gripper. Quand on fixait la structure du prix à 18 000 F le sac de farine, le prix du blé était à 240 euros la tonne. Mais, actuellement, au mois de juillet 2021, on est à 270 euros. Avec le cheminement, les droits de douane, le tarif extérieur commun (TEC), le Cosec, le transport, la manutention, etc., tous les éléments de structures, le prix de revient de la farine hors taxe est estimé à 302 809 F CFA la tonne. La marge bénéficiaire est alors fixée à 10 % par tonne, qui est à 30 281 F. Ce qui donne un prix hors taxe sur la valeur ajoutée de 333 000 F CFA’’, détaille Oumar Diallo.
Le DCI souligne, dès lors, que la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur la farine est actuellement de 6 %, alors qu’elle était, il y a six mois, à 18 %. ‘’Si on maintenait cette hausse avec la hausse graduelle des prix, avec la structure des prix, la farine sera vendue entre 20 500 et 21 000 F CFA. Ce qui entrainerait une hausse du prix du pain. Or, quand on homologuait le prix du pain, c’était sur la base d’un sac de farine à 18 000 F. En fixant la TVA à 6 % pour soulager le coût de la farine, l’Etat perd 1,5 milliard de francs CFA par mois. Ce qui donne environ 15 milliards de francs CFA sur l’année 2021 de manque à gagner pour l’Etat. Mais c’est un soutien à la consommation pour maintenir le prix de la farine et celui du pain. Si aujourd’hui, le sac de farine coûte 16 600 F CFA, c’est parce que l’Etat a fait baisser la TVA. Mais la farine complémentaire est vendue à 17 100 F CFA’’, informe M. Diallo.
Il convient de relever que le régime de fixation des prix s’applique à la majorité des produits alimentaires, non-alimentaires et des services. Il en est ainsi du riz local, du concentré de tomates, de la viande, du poisson, de la carotte, de l’oignon, du lait en poudre et le savon de ménage, etc. Les exceptions au régime sont notamment les produits et services tels que les hydrocarbures, le gaz butane, le riz brisé ordinaire, les tarifs des transports en commun de personnes, l’eau, l’électricité, le téléphone, les tarifs des hôpitaux et cliniques, les honoraires des médecins conventionnés. Et ceux inscrits sous ce régime sont principalement les produits pharmaceutiques, la farine de blé, le sucre cristallisé, le pain, les huiles alimentaires en fûts et en dosettes et les tarifs des auxiliaires de transport.

Un marché bien approvisionné pour les besoins de la Tabaski

Certes, il est noté récemment une hausse des prix de certaines denrées de première nécessité sur le marché, expliquée par des facteurs exogènes qui sont la conséquence directe de l’influence négative des effets de la pandémie sur les économies. Mais pour les besoins de la fête de Tabaski, le directeur du Commerce intérieur (DCI) assure que le marché est bien approvisionné.
‘’En ce qui concerne l’oignon et la pomme de terre, nous avons une production record cette année. Ce qui nous vaut des situations de mévente de nos producteurs. Cette situation est tout bénef pour les consommateurs qui vont se retrouver sur le marché avec une suroffre. Cette dernière a fini d’impacter sur les prix de vente au détail qui varient entre 275 et 300 F le kg pour l’oignon. La pomme de terre est également disponible. Nous avons plus de 50 mille tonnes en entrepôt. Cette quantité couvre largement nos besoins. Et le prix du kg est à 400 F maximum sur le marché’’, soutient Oumar Diallo.
Concernant l’huile, selon le DCI, il y a une disponibilité ‘’suffisante’’. La crainte était, d’après lui, de ne pas trouver de l’huile sur le marché international et que les consommateurs sénégalais se retrouvent avec des prix pas applicables sur le marché local. ‘’Mais Dieu merci, l’offre sous-régionale qui vient de la Côte d’Ivoire, du Bénin et du Ghana est revenu sur le marché. Et l’offre extracommunautaire est également disponible. Ce qui fait que nous avons plus que ce dont nous avons besoin en cette période-là. Cela se répercute sur le prix avec une stabilisation du prix de l’huile végétale. Le bidon de 20 litres, qui était à 21 000 voire 22 000 F CFA, il y a de cela deux mois, se retrouve à un prix maximum de 20 000 F. Il n’y a pas de hausse en vue et il n’y aura pas de spéculation, parce que nous veillons particulièrement à ce qu’il ne soit pas ainsi sur le marché’’, renchérit M. Diallo.
Aujourd’hui, pour lever toute équivoque sur les tensions sur le marché national et international, la ministre du Commerce et des PME ayant lancé depuis mai dernier un rendez-vous mensuel avec les consommateurs, a par ailleurs fait savoir que ce ‘’contrat de confiance’’ l’oblige à tout moment à être ‘’sincère’’ avec eux. ‘’Mais j’avoue que ces derniers temps, pour des raisons exogènes qui nous dépassent largement, les prix des denrées de première nécessité ont connu une hausse. L’honnêteté me commande à vous le dire et le thème de cette seconde édition sur le régime de fixation de prix au Sénégal sera, pour moi, les raisons qui expliquent cette hausse. Le contrat de confiance m’oblige à tout moment d’être sincère avec vous. Ce contrat vous oblige aussi, vous présidents d’associations de consommateurs, à vous tourner régulièrement, une fois informés, vers les 16 millions de consommateurs que nous sommes pour leur expliquer les véritables raisons qui agressent le pouvoir d’achat’’, souligne Assome Aminata Diatta.
Tout en rappelant qu’en lançant la première édition de Conso-Confiance le 11 mai 2021, elle s’était aussi engagée à ‘’ne ménager aucun effort’’ pour assurer la stabilité des produits de grandes consommations. En même temps, à veiller à la bonne qualité des produits mis à la consommation et à la préservation constante du pouvoir d’achat des consommateurs sénégalais.MARIAMA DIEME

PECHE ILLEGALE,SURPECHE : Le Sénégal opte pour l’élimination des subventions des activités illégales 

https://www.enqueteplus.com Le Sénégal réitère son engagement pour la conclusion d’un accord ambitieux pour l’élimination des subventions qui contribuent à la pêche illégale, non-déclarée et non-réglementée, ainsi que celle qui contribue à la surcapacité et à la surpêche. C’est ce qu’a fait savoir hier la ministre du Commerce et des Petites et moyennes entreprises (PME), Aminata Assome Diatta, lors de son allocution à l’occasion de la réunion ministérielle sur les subventions à la pêche organisée par l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Les pays membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) négocient actuellement des règles visant à prohiber les subventions qui nuisent à la durabilité des ressources halieutiques, afin de rendre la pêche marine plus durable dans l’intérêt de tous. En tant que seule organisation capable d’élaborer et de faire respecter des accords mondiaux pour limiter les subventions ayant des effets de distorsion, l’OMC s’est vu confier par les dirigeants mondiaux la tâche importante de fixer des règles relatives aux subventions à la pêche.
Intervenant en ligne hier, à l’occasion de la réunion ministérielle sur les subventions à la pêche, la ministre sénégalaise du Commerce et des Petites et moyennes entreprises (PME) a indiqué que le Sénégal réitère son engagement pour la conclusion d’un accord ‘’ambitieux’’. Ceci, pour l’élimination des subventions qui contribuent à la pêche illégale, non-déclarée et non-réglementée, ainsi que celle qui contribue à la surcapacité et à la surpêche. ‘’Nous convenons avec vous que malgré les obligations internationales des membres et leurs efforts constants pour promouvoir la pêche responsable et durable y compris en traitant les problèmes liés à la pêche illicite et non-durable, l’état des stocks a continué de se dégrader, alors que la pêche non-durable se poursuit. Il en ressort clairement que le management de la pêche a ses limites et ne saurait constituer la base de discipline ambitieuse sur les subventions à la pêche à l’OMC’’, affirme Aminata Assome Diatta.
D’après la ministre du Commerce, le Sénégal demeure convaincu que la contribution de l’OMC à la durabilité des ressources halieutiques réside dans ‘’l’interdiction claire et simple’’ des subventions qui augmentent la capacité et l’effort de pêche. Ceci, avec un traitement ‘’spécial et différencié approprié’’ pour les pays en voie de développement et les pays les moins avancés qui en ont besoin, afin de parvenir à une conclusion de ces négociations de cette année.
‘’Après deux décennies de discussions, notre pays reste ouvert au dialogue y compris des compromis, si nécessaire, tenant compte de nos préoccupations fondamentales ci-après : l’exclusion de la pêche artisanale des disciplines sur les subventions à la pêche est impérative. Nous saluons, à cet égard, les modifications apportées à l’article 5.5 D, même si du travail reste encore à faire afin d’assurer que cette catégorie d’acteurs vulnérables de la pêche ne soit pas négativement impactée par les disciplines’’, ajoute-t-elle.
Deuxièmement, Assome Aminata Diatta relève que le Sénégal considère la gestion des pêcheries comme une prérogative de l’Etat, conformément à ses engagements internationaux et son droit national. ‘’A cet égard, le contenu et la portée de la démonstration visée à l’article 5.1 du texte actuel devraient être clarifiés. Le Sénégal a déjà fait des propositions textuelles dans ce sens et reste disponible à s’engager sur ces bases avec les membres. L’accord final sur les subventions à la pêche devrait nécessairement inclure ces deux éléments. Pour conclure, je voudrais réaffirmer l’engagement et la flexibilité du Sénégal à œuvrer en vue d’un accord sur les subventions à la pêche qui soit équilibré et respectueux des droits internationaux et nationaux de la mer, et de la souveraineté des membres’’, dit-elle.

Stocks de poissons et subventions

Il convient de noter que, selon les dernières données de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les stocks de poissons risquent de s’effondrer dans de nombreuses régions du monde, en raison de la surexploitation. ‘’Selon les estimations, 34 % des stocks mondiaux sont surexploités, contre 10 % en 1974. Ce qui signifie qu’ils sont exploités à un rythme tel que la population de poissons ne peut pas se reconstituer. La diminution des stocks de poissons menace d’aggraver la pauvreté et de mettre en danger les communautés côtières tributaires de la pêche. Environ 39 millions de personnes dans le monde dépendent de la pêche de capture pour leur subsistance. Des mers en bonne santé sont également importantes pour la sécurité alimentaire, le poisson fournissant en moyenne 20 % des besoins en protéines animales pour 3,3 milliards de personnes’’, explique l’OMC.
En théorie, la même source renseigne que la pêche devrait être limitée par son environnement même : la faiblesse des stocks de poissons devrait signifier que la pêche prend plus de temps et coûte plus cher. ‘’Le problème, toutefois, est que, très souvent, le financement public maintient en mer des flottes de pêche non-rentables. On estime que les subventions mondiales à la pêche sont comprises entre 14 milliards et 54 milliards de dollars par an’’, prévient l’OMC.MARIAMA DIEME

Sénégal:la première étape de structuration du Hub Minier Régional bouclée

APA-Dakar (Sénégal) Par Abdourahmane Diallo—Dans la deuxième phase d’exécution du projet, l’accent sera essentiellement mis sur les études de faisabilité des quatre décisions majeures actées, vendredi à Dakar, à l’issue d’un atelier d’orientation stratégique.
C’est un pas de plus vers la concrétisation du Hub Minier Régional (HMR) du Sénégal. « Un tournant décisif » selon le Directeur Général du Bureau Opérationnel de Suivi Du Plan Sénégal Emergent (BOS/PSE), El Ousseyni Kane.
En effet, après plusieurs mois de travail intense ayant impliqué l’administration, les acteurs privés des secteurs des mines et des hydrocarbures,  l’opérationnalisation  de ce programme phare du PSE entre dans sa deuxième phase.
Durant les deux mois à venir, les acteurs autour du projet « se sont engagés, selon El Ousseyni Kane, à poursuivre les études de faisabilité  » des quatre décisions majeures arrêtées au sortir de la rencontre de ce jour.
Celles-ci portent entre autres sur l’intégration partielle du volet hydrocarbure et gazier dans le hub, son caractère multidimensionnel intégrant la partie logistique, les services et la composante académique, l’implantation du hub central à Kédougou (Sud-Est) ou Tambacounda (Est) et la mise en place de mini-satellites de hub dans les régions de Thiès (Ouest), Dakar (Ouest) et Matam (Nord). La finalité étant de pouvoir travailler en synergie avec l’ensemble des acteurs.
« Toutes ces décisions ont été validées avec l’ensemble des acteurs par un système de vote démocratique », a assuré M. Kane, ajoutant que les acteurs vont se « retrouver dans trois mois pour faire le Lab (atelier intensif) durant cinq semaines pendant lesquelles l’ensemble des acteurs vont réfléchir pour sortir la feuille globale pour opérationnaliser le Hub Minier Régional ».
Le HMR a pour objectif de faire du Sénégal un centre de ressources pour les mines en Afrique de l’Ouest. Il se veut aussi le point de rayonnement et d’expansion de l’industrie minière sénégalaise.
Il s’agit de la mise en place d’une plateforme assurant la disponibilité des équipements, des services et des ressources humaines qualifiées pour les exploitations minières de la sous-région.
Pour ce faire, a indiqué le ministre en charge du suivi du Plan Sénégal Emergent (PSE), Abdou Karim Fofana, il importe que le ministère des Mines et de la Géologie mette en place un écosystème favorable, compétitif pour les Petites et Moyennes Entreprises (PME) et attractif pour les fournisseurs de référence de services miniers.
Cette démarche va s’articuler, selon lui, autour de trois composantes essentielles. C’est d’abord la création d’un « hub de services ». Il permettra de réaliser les actions de sous-traitance opérationnelle y compris le service traiteur, matériaux de base et gestion des installations et de l’analyse des échantillons.
Abdou Karim Fofana préconise ensuite « l’implantation du hub logistique » qui va disposer de centres de distributions stockant et offrant des consommables, pièces de rechanges et équipements.
Enfin, le ministre en charge du suivi du PSE suggère la construction d’« un hub académique » pour mettre à la disposition des opérateurs de la sous-région un personnel qualifié répondant aux besoins des métiers miniers.
Pour mener à bien ce projet, le Secrétaire Général du ministère des Mines et de la Géologie, Ibrahima Guèye, a invité le BOS et ses partenaires à davantage travailler sur l’identification des facteurs de performance, les choix pertinents de sites et les partenaires à impliquer. Car « c’est à ce prix que nous atteindrons nos objectifs », a-t-il dit.
A en croire M. Guèye, la structuration du projet devra également prendre en compte des réformes en cours sur l’environnement et portées par d’autres départements.
Il s’agit, souligne-t-il, de l’accès au foncier, l’alignement de la formation sur les besoins de l’économie, la révision du Code des investisseurs et la mise en place d’un Fonds d’amorçage des projets de 60 milliards F CFA.ARD/id/APA

EXPLOITATION DES MINES THIES, KEDOUGOU ET MATAM : Enda Tiers-monde met les pieds dans le plat 

https://www.enqueteplus.com/node?page= Les populations des régions de Thiès, Kédougou et Matam sont généralement insatisfaites des entreprises qui exploitent les ressources extractives de leurs localités. Enda Tiers-monde a organisé un atelier qui a permis de discuter de toutes les questions afférentes à cette exploitation.
A l’échelle du territoire national, les régions de Thiès, Kédougou et Matam sont présentées comme celles dont la valeur ajoutée est la plus considérable concernant l’exploitation des mines. La place importante qu’occupent les industries extractives dans le tissu économique de ces régions contraste fortement avec les nombreuses suspicions dont elles font l’objet, surtout sur le plan socioéconomique.
En effet, même si les réalités socioculturelles de ces régions minières sont différentes, nombreuses sont les contestations de populations riveraines des sites d’extraction minière.
Avant-hier mercredi, lors d’un atelier de capitalisation des apprentissages du projet et de partage du plan stratégique commun du réseau Enda sur les ressources extractives, la présidente du réseau international Enda Tiers-monde a confié que, parallèlement, les compagnies d’exploitation, malgré la récurrence des revendications des communautés locales pour l’amélioration de leurs conditions socio-économiques, soutiennent faire des investissements considérables en faveur du développement des localités où elles sont établies.
En effet, selon Mariame Sow, la défaillance, voire les ambigüités dans la gouvernance des ressources minières à l’échelle des collectivités territoriales abritant les sites miniers prennent souvent leurs sources dans l’inexistence de consultations inclusives et fréquentes entre les multinationales et les communautés locales, l’absence d’une politique de contenu local inclusive, l’absence d’outils de résilience (mutuelles) destinés à accompagner les prestataires et/ou fournisseurs détenteurs de marchés auprès des industries extractives, afin qu’ils puissent respecter les termes de leurs contrats, le manque de rigueur dans la gestion des revenus miniers (fonds RSE, contribution économique locale, ex-patente et autres taxes).
Selon elle, il s’y ajoute la faible connaissance de l’existence des nombreux avantages et opportunités offerts par les multinationales en termes de contenu local, l’absence de plaidoyer des collectivités locales pour une redistribution des fonds de péréquation, l’absence d’une franche politique de discrimination positive des entreprises au profit de l’emploi des jeunes des zones d’emprise de leurs projets, etc.
‘’Nous invitons l’Etat à agir doucement dans l’exploitation de ses mines et surtout aussi de penser qu’un jour ou l’autre, ces générations futures pourront avoir certainement des possibilités d’exploiter, de transformer et de créer. La valeur ajoutée existe. C’est cela qui va nous renforcer, sinon, nous perdons notre matière première. Certes, on ne peut pas fermer les yeux et ne pas y travailler maintenant, mais que l’Etat y aille doucement avec beaucoup de précautions. Notre agriculture doit aussi être soutenue, au moment où notre président parle de l’agroécologie’’, estime Mme Sow. Selon qui, on ne peut pas tout transformer, encore moins accepter qu’on déverse n’importe quel produit qui va continuer à polluer. ‘’Nous devons avoir une gestion rationnelle, équitable, responsable, en tenant en compte l’agriculture, l’élevage’’, renseigne-t-elle.
Ainsi, l’atelier a offert une tribune d’échanges et de dialogue sur la capitalisation des apprentissages des quatre projets, en termes d’état des lieux avec les enjeux et défis de la question, de bonnes pratiques relevées en mettant l’accent, au-delà du Sénégal, sur les similarités, divergences et points de convergence entre les pays de la région ouest-africaine. ‘’Il permettra, en outre, aux différents acteurs d’apprécier la contribution des interventions à l’amélioration de la gouvernance locale des retombées minières, de tirer des leçons sur les conditions d’une plus grande influence de la société civile dans la gouvernance minière et de partager leurs attentes par rapport aux perspectives d’Enda sur la thématique’’, a indiqué Mariame Sow.CHEIKH THIAM

LE SÉNÉGAL À LA 8e PLACE DES HAUTS LIEUX DE BLANCHIMENT D’ARGENT ET CORRUPTION

https://emedia.sn Selon le dernier rapport de l’institut de Bâle sur la gouvernance, le Sénégal, avec un score de 7.3, est le 8e pire pays au monde en termes de blanchiment d’argent. En Afrique, le Sénégal est sur le podium des pays à risque. Seuls le Mozambique et la Sierra Leone font pires.
Comme la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest, le Sénégal reste depuis 2016 dans la zone rouge en matière de lutte contre la corruption. Classé 67ème sur 180 pays au niveau mondial en 2020 (Transparency International, 2020), le pays connait une stagnation après une période de progression entre 2012 et 2015.
Des résultats qui appuient le plus récent sondage d’opinions d’Afrobarometer au Sénégal, révèlant que la majorité des citoyens, 75% des personnes interrogées, jugent le niveau de corruption en hausse, surtout chez les policiers et gendarmes mais aussi chez les députés, les conseillers municipaux ou départementaux, les juges et magistrats, les officiels de la présidence et les fonctionnaires. Des pratiques quotidiennes de corruption ont été signalées par les usagers des services publics à travers le versement de pots-de-vin.

Une perte annuelle estimée à 148 milliards de dollars, soit 25% du produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique

Par ailleurs, les Sénégalais jugent plutôt négatives les performances du gouvernement en matière de lutte contre la corruption au sein de l’administration publique. Bien qu’ils soient conscients des effets néfastes de la corruption sur l’économie, les citoyens redoutent des représailles en cas de dénonciation des actes de corruption.
Entre autres recommandations, ces résultats suggèrent la mise en place, par les autorités, de réponses institutionnelles impliquant davantage les Sénégalais dans la lutte contre ce fléau qui gangrène la société.
En 2020, la présidente de l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC), Seynabou Ndiaye Diakhaté, révélait que vingt rapports ont été déposés sur la table du procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye. « J’ai fait mon travail sans état d’âme et ça s’arrête là. On m’a délimité un champ de compétence et je ne peux pas sortir de ce champ », se justifiait l’ancienne Doyenne des juges, précisant que l’OFNAC n’est pas un organe de poursuite.
La corruption reste un fléau au Sénégal, causant une perte annuelle estimée à 148 milliards de dollars, soit 25% du produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique. Créé en 2003, l’Institut de Bâle sur la gouvernance est une fondation suisse à but non lucratif qui se consacre à la collaboration avec des partenaires publics et privés du monde entier pour prévenir et combattre la corruption et d’autres crimes financiers.
Par l’intermédiaire du Centre international pour le recouvrement d’avoirs (ICAR), il aide les pays partenaires à récupérer les avoirs volés à l’étranger, à travers la recherche des causes profondes et les moteurs de la corruption, etc. Dié B

MACKY SALL LANCE LES TRAVAUX DE LA “DAKTOWER”

Dakar, 16 juil (APS) – Le chef de l’Etat, Macky Sall, a procédé, vendredi, à Dakar, à la pose de la première pierre de deux tours multifonctions de trente-deux niveaux dénommés “Daktower” sur le site de l’ancien ministère des Transports et des Infrastructures.
“C’est un projet structurant que je soutiens, un projet qui donnera un visage nouveau à Dakar parce qu’en termes d’espace, ça va être la tour la plus importante en attendant d’autres tours de dimensions similaires”, a-t-il dit, lors de la cérémonie marquant le lancement des travaux de ce projet.
“Les travaux de ce projet vont générer 2000 emplois pendant la phase de construction et c’est un investissement de 111 milliards 167 millions 840 mille francs CFA”, a précisé le chef de l’Etat, estimant que “c’est donc important comme investissement direct étranger”.
“A côté, nous aurons bientôt le mémorial de Gorée qui va être un mémorial érigé par l’Etat en mémoire à la traite négrière mais surtout pour que le devoir de mémoire ne soit pas oublié et tout cela va participer à donner un visage nouveau à Dakar pour laquelle nous avons une très grande ambition”, a indiqué Macky Sall.
Il a rappelé que “le projet emblématique Daktower a été initié en réalité, il y a plusieurs années’’. ’’A mon accession à la magistrature suprême, j’avais déjà trouvé le projet qui était inscrit pour être réalisé sur l’emplacement du stade Assane Diouf”, a t-il rappelé.
“Nous avons connu beaucoup de difficultés et des péripéties mais finalement vous avez accepté les solutions qui vous ont été présentées”, a-t-il ajouté.
“Ces solutions ont permis de reprendre 1, 5 ha sur le terrain qui constituait le stade et sur cette emprise, l’Etat a repris 1,5 en donnant la moitié pour l’extension de la mosquée omarienne et un hectare à la commune de Dakar-Plateau pour servir de terrain de football avec des commodités pour sa jeunesse”, a-t-il expliqué.
Il signale que “l’Etat a dû rembourser 1,5 ha repris au promoteur pour donner ce site où nous sommes, qui est un site de l’Etat pour permettre à cet important projet de Daktower de pouvoir enfin démarrer”.
Le président du Conseil d’administration d’ACCI, Xian Qiang Dai, a, de son côté souligné que “Daktower sera le plus haut bâtiment du Sénégal, atteignant 122 mètres de haut avec une surface de construction totale de 18000 mètres carrés”.
“Le Daktower sera le plus grand complexe du Sénégal composé de commerces, d’hôtel et de logement”, a-t-il ajouté.
Selon lui, le Daktower utilisera des technologies de conception et de construction avancées, des matériaux de construction de pointe pour la protection de l’environnement, ce qui en fera un bâtiment très agréable à vivre
Il précisé que “ce sont des investisseurs canadiens, américains et chinois qui ont contribué à l’investissement du projet, faisant de ACCI une société composée d’actionnaires du Canada, des Etats-Unis et de la Chine’’.
“Je suis convaincu que ses partenaires amèneront davantage d’investisseurs au Sénégal et le succès de notre projet Daktower sera également un modèle pour montrer l’attractivité du Sénégal aux autres investisseurs du monde entier”, a-t-il dit.DS/ASB/OID

Covid-19,présence du variant Delta/Le Dr Coumba Kane alerte:«Le pire va arriver…La phase est ascendante.L’immunité hybride est une solution.Dans cette situation,tout le monde est responsable…»

https://www.dakaractu.com C’est une situation qui inquiète de plus en plus, au vu de la multiplication rapide des cas de Covid-19. Aujourd’hui, le Sénégal a encore enregistré un record dans l’évolution des cas de Covid-19. Tenant compte du relâchement et d’une certaine indifférence d’une bonne partie de la population sénégalaise, se retrouver avec 1.366 nouveaux cas testés positifs au coronavirus aujourd’hui, sur 3.815 tests réalisés, ne doit aucunement surprendre.
À trois jours de la fête de Tabaski, l’inquiétude pourrait être plus grande au vu des déplacements massifs des sénégalais voulant fêter l’Aïd Al Fitr auprès de leurs familles. C’est pourquoi l’alerte à la vigilance et au respect strict des gestes barrières doit etre renforcée.
Le Dr Coumba Kane, spécialiste en virologie et microbiologie, une des personnes les mieux habilitées à se prononcer sur ce genre de progression de virus, confie à Dakaractu ses inquiétudes face à cette vague. “Le pire va arriver. Il faut que les sénégalais sachent que nous sommes dans une phase ascendante. La particularité du variant Delta, c’est son pouvoir de transmissibilité. Il est six fois plus élevé que les autres. Ce qui fait que si quelqu’un transmettait le variant originel à une seule personne, le variant Delta par contre, transmet à 6 personnes. Ce qui explique l’augmentation des chiffres depuis quelques jours”, argue la spécialiste.
Dans ce cas, il faut rester vigilant. Comme l’indique le Dr Coumba Kane, la fête de Tabaski est un moment difficile pour se contrôler, mais la responsabilité individuelle doit être de mise : “il faut que chacun se dise qu’il est un potentiel porteur du virus et tout faire pour ne pas contaminer son prochain. La seule façon d’arriver à ce stade, c’est de respecter les gestes barrières : porter le masque en public, éviter d’être pendant longtemps dans un endroit confiné etc…”. Sur la responsabilité de tout un chacun, le Dr Coumba Kane rappelle que tout le monde est impliqué. “Nous ne nous protégeons pas. Vous allez dans certains milieux, les gens ont le masque sous le menton, parfois même quand ils parlent, ils l’enlèvent. C’est vraiment compliqué”, se désole la virologue.
D’ailleurs, en guise de solution, elle recommande l’immunité hybride (celle  qui est issue d’une infection naturelle et celle issue de la vaccination) qui peut être une alternative pour sortir d’affaires.
Néanmoins, l’intensification de la vaccination, mais également la sensibilisation en impliquant toutes les communautés pour que la majorité soit vaccinée. “L’immunité naturelle et celle provenant de la vaccination peuvent être la solution. Mais comme le virus mute, il faut vraiment insister sur le respect des gestes barrières”, sensibilise la créatrice du premier laboratoire de biologie moléculaire d’Afrique de l’Ouest, Iressef.

FONDS FORCE COVID-19 : 773,2 milliards mobilisés dont 740 payés

http://www.sudonline.sn Le Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du Fonds «Force Covid-19» a remis son rapport d’activité au président de la République, Macky Sall. C’était hier, vendredi 16 juillet 2020. Il est ressorti des conclusions de l’équipe du Général François Ndiaye que 773,2 milliards de FCFA ont été mobilisés. Le payement des dépenses s’évalue à 740 milliards de FCFA
Le président du Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du Fonds «Force Covid-19», le Général François Ndiaye, a présenté hier, vendredi 16 juillet 2021, le rapport final des activités dudit Comité. Dans son allocution, il a annoncé «qu’à l’heure du bilan, le Programme de Résilience économique et social (Pres), instrument d’intervention de l’Etat dans la vie économique et sociale du pays pendant la pandémie, affiche un taux d’exécution de 74% ; ce qui est appréciable au regard du contexte». Et «les ressources mobilisées s’élèvent à 773,2 milliards FCFA et les montants payés à 740 milliards FCFA».

105 MILLIARDS DEPENSES POUR LA RIPOSTE DANS LA SANTE, AU 31 MARS 2021, CONTRE 64,4 MILLIARDS INITIALEMENT BUGETISES

Le budget de la santé a dépassé le montant initialement prévu. «Avec une enveloppe initiale dédiée de 64,4 milliards FCFA, les dépenses liées à la riposte dans le secteur de la santé ont atteint 105 milliards, à la date du 31 mars 2021. Ces dépenses ont permis de renforcer nos capacités d’accueil à travers le territoire, dans un contexte de gratuité totale des soins aux patients testés positifs à la Covid-19», a-t-il dit. Selon toujours le président du Fonds «Force Covid-19», «pour la sécurisation de l’approvisionnement régulier du pays en hydrocarbures, produits médicaux, pharmaceutiques et denrées de première nécessité, le comité considère que la situation des stocks a été satisfaisante au cours de la période en revue malgré les faibles capacités de stockage physique». Dans son allocution, le Général François Ndiaye a aussi estimé qu’«au-delà de la mobilisation rapide des ressources du fonds, il y a lieu de souligner que la souplesse des procédures dérogatoires a été un facteur de succès de la mise en œuvre des opérations. C’est ainsi que tous les crédits budgétaires nécessaires à la couverture de la totalité des dépenses étaient disponibles. S’agissant de la sauvegarde de la stabilité macroéconomique et financière pour soutenir le secteur privé et maintenir les emplois, les entreprises ont eu recours au dispositif de report des échéances et au recouvrement de leurs créances».

LA DISTRIBUTION DES VIVRES ET LE SOUTIEN A LA DIASPORA,L’UNE DES OPERATIONS LES PLUS ABOUTIES ET LES PLUS COMPLEXES…

Dans son exposé, François Ndiaye est aussi revenu sur la distribution des denrées alimentaires. «La prise en charge des couches les plus vulnérables et celles fortement impactées par la crise dont une partie vivant à l’étranger, a permis de constater une exécution des crédits alloués à 94,39%», a-t-il dit. Avant d’ajouter : «la mise en œuvre du filet social, à travers la distribution des kits alimentaires, destiné à apporter une assistance à 1.100.000 ménages, a été l’une des opérations les plus abouties et les plus complexes du fait de la multitude d’acteurs et intervenants dans le processus. Elle représente aussi, un dispositif ayant permis d’éprouver, dans une dynamique, le triptyque : urgence, célérité et transparence.»

 «LE COMITE N’A PAS AGI DANS UNE VOLONTE DE DENONCER, MAIS DANS UNE OBLIGATION DE RENDRE COMPTE…»

Par ailleurs, François Ndiaye annonce l’archivage et la diffusion des pièces justificatives. «Par souci de transparence et pour renforcer l’information des populations, à la suite de plus d’une centaine de diffusions et interventions sur les réseaux sociaux, les stations de radios et de télévisions, toutes les pièces justificatives des dépenses afférentes au «Force Covid-19» feront l’objet d’une consultation et d’une évaluation citoyenne au siège du Comité, du 28 juillet au 28 septembre 2021, avant leur archivage pour d’autres besoins, notamment la création d’un répertoire des bonnes pratiques en cas de survenance de pandémie ou crise similaire». En plus de cette posture, «un film documentaire retraçant les activités du Comité permettra de mieux comprendre le travail et mesurer les résultats obtenus. Cette démarche est une preuve que le Comité n’a pas agi dans une volonté de dénoncer, mais dans une obligation de rendre compte dans le seul souci d’améliorer la conduite d’actions en situation de crise comme il a été le cas lors de cette pandémie»

CONTROLE DES DEPENSES DE LA FORCE COVID-19:Le comité de suivi a remis son rapport au président de la République

https://www.enqueteplus.com L’équipe dirigée par le général de division François Ndiaye a présenté les conclusions des travaux dont la primeur revient au chef de l’Etat.
Le président de la République Macky Sall tient désormais entre ses mains les détails de l’utilisation des 1 000 milliards de FCFA consentis, en avril 2020, par le gouvernement du Sénégal pour aider la société et l’économie à faire face aux conséquences de la pandémie de Coronavirus. Le Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du Covid-19 (FORCE Covid-19) a présenté, hier, son rapport d’activités au chef de l’Etat. Un document de 213 pages qui « se veut être un récit fidèle des milliers de pages de documents parcourus, de séances de travail tenues avec votre administration et ses démembrements, les élus locaux, les organisations et groupements d’acteurs économiques, la société civile, mais aussi avec les autorités consulaires et compatriotes basés en France, en Espagne, en Italie et aux États-Unis d’Amérique par la magie de la visioconférence imposée par les restrictions sanitaires », résume François Ndiaye.
Nommé à la tête de ce comité par le président de la République, le Général de division et son équipe ont reçu les félicitations du chef de l’Etat qui a accordé une importance particulière à la cérémonie officielle du jour. Les partenaires financiers et techniques du Sénégal de même que les membres du gouvernement ont d’ailleurs été invités à y participer pour être les témoins d’un travail intense de terrain. Rien que « la mise en œuvre du filet social, à travers la distribution des kits alimentaires, destiné à apporter une assistance à un million cent mille ménages (1 100 000), a été l’une des opérations les plus abouties et les plus complexes, du fait de la multitude d’acteurs et intervenants dans le processus. Elle représente, aussi, un dispositif ayant permis d’éprouver dans une dynamique, le triptyque : urgence, célérité et transparence », souligne le général Ndiaye.
Ce travail a permis de mettre les projecteurs sur l’utilisation des fonds alloués à « la prise en charge des couches les plus vulnérables et celles fortement impactées par la crise, dont une partie vivant à l’étranger », renseigne l’inspecteur général des forces armées. Le résultat constaté, ajoute-t-il, à travers le Pilier 2, est « une exécution des crédits alloués à 94,39 % ».

Près d’une cinquantaine de fournisseurs sénégalais attribués marchés sur le riz

Moins d’une semaine après le coup d’envoi donné par le président Macky Sall pour acheminer 100 000 tonnes de vivres sur l’ensemble du territoire sénégalais, une polémique avait éclaté sur des irrégularités dans l’attribution de certains lots de ce marché juteux d’une cinquantaine de milliards. « Dans notre revue de cette opération, déclare le général Ndiaye, nous ne pouvions manquer de prendre en compte la clameur publique et les suspicions qui ont entouré la sélection des fournisseurs. En effet, l’acquisition des denrées alimentaires a, selon les procédures de marchés appliquées, mis en concurrence une centaine de fournisseurs sénégalais dont près de la moitié a été attributaire ».
La force Coovi-19, c’est également, dans le cadre du pilier 1, des interventions visant le soutien du secteur de la santé. Avec une enveloppe initiale dédiée de 64,4 milliards FCFA, l’ex commandant de la mission de la Cedeao en Gambie renseigne que les dépenses liées à la riposte dans le secteur de la santé ont atteint 105 milliards, à la date du 31 mars 2021. Des dépenses qui ont « permis de renforcer nos capacités d’accueil, à travers le territoire, dans un contexte de gratuité totale des soins aux patients testés positifs à la Covid-19 ».
Les dépenses ont concerné, dans d’autres secteurs, le soutien du secteur privé pour le maintien des emplois, la sécurisation de l’approvisionnement régulier du pays en hydrocarbures, produits médicaux, pharmaceutiques et denrées de première nécessité, etc. Et « à l’heure du bilan, le Programme de Résilience Economique et Sociale (PRES), instrument d’intervention de l’Etat dans la vie économique et sociale du pays pendant la pandémie, affiche un taux d’exécution de 74 % ; ce qui est appréciable au regard du contexte. Les ressources mobilisées s’élèvent à 773,2 milliards FCFA et les montants payés à 740 milliards FCFA ».

Le PRES affiche un taux d’exécution de 74 %

Ces bons points s’accompagnent tout de même d’un « certain nombre d’impairs constatés et de recommandations sous forme de matrice », portés à la haute appréciation du chef de l’Etat. Une fois la présentation au public faite au cours d’une visioconférence prévue dans les jours à venir, « par souci de transparence et pour renforcer l’information des populations, à la suite de plus d’une centaine de diffusions et interventions sur les réseaux sociaux, les stations de radios et de télévisions, toutes les pièces justificatives des dépenses afférentes au Force Covid-19, feront l’objet d’une consultation et d’une évaluation citoyenne au siège du Comité, du 28 juillet au 28 septembre 2021, avant leur archivage pour d’autres besoins, notamment la création d’un répertoire des bonnes pratiques en cas de survenance de pandémie ou crise similaire », renseigne le président du comité de suivi.
Si la mission de vérification n’a pas été de tout repos pour les membres du comité de suivi, elle a été, par moments, tragique. 6 membres de l’équipe ont été testés positifs au cours des opérations. Malheureusement, renseigne le général Ndiaye, Pierre Adama Ndiaye, ancien SG du Ministère de l’économie, du plan et de la coopération, a perdu la vie en décembre 2020. Lamine Diouf

SOGUÉ DIARISSO:«IL FAUT CONFIER À L’ARMÉE LA LUTTE CONTRE LE COVID-19»

http://www.emedia.sn Pour une lutte efficace contre le Covid-19, Sogue Diarisso prône une équipe pluridisciplinaire pilotée par l’armée. Interrogé sur la crise sanitaire, avec la 3e vague qui a fini de s’installer au Sénégal, l’ancien directeur de la Prévention et de la Statistique, invité de l’émission, le Jury Du Dimanche (JDD), considère que « nous sommes face à une attaque bactériologique ». Ce qui fait que le ministère de la Santé soit disqualifié pour gérer la situation. Pour lui, la rigueur et l’endurance que nécessitent cette lutte contre le virus, on ne les retrouve que dans les rangs de l’armée. « Il faudrait impliquer l’armée, parce qu’une attaque bactériologique, ce n’est pas le ministère de la Santé qui va y faire face. Ce n’est pas une affaire de bactériologie, mais il faudrait la traiter comme telle. Une épidémie qui ne s’arrête pas avec des variants 1, 2, 3, etc. L’armée, ce sont des gens rigoureux. Ils auraient fait tout de suite l’état de la situation. Ce que le ministère de la Santé n’a pas encore fait », s’est-il désolé.
Pour Diarisso, ce sont des chiffres qui sont donnés au quotidien sur l’état des contaminations. Mais, la situation globale de la pandémie, les responsables de la santé ne l’ont pas encore donné. « Si c’était l’armée, la première chose qu’elle aurait faite, c’est de faire l’état des lieux. Aujourd’hui, quelle est la situation épidémiologique ? On ne la connaît pas. Si ce n’est que des voyageurs qui sont testés… Il faut faire la situation globale de la chose. Parce que, les tests PCR ne permettent pas de dire qu’un tel est malade ou pas », renseigne-t-il. Babacar FALL & Pape D. DIALLO (Photo)

COVID-19:MACKY SALL N’ÉCARTE PAS LE RECOURS À DAVANTAGE DE RESTRICTIONS

Dakar, 16 juil (APS) – Le président de la République, Macky Sall, a réitéré vendredi son appel à la ’’vigilance’’ et à une ’’prise de conscience’’ de la rapidité et de la vitesse de contagion du variant Delta, estimant que les mesures restrictives pourraient être réappliquées si la tendance haussière des cas se maintenait.
’’Il faut que les gens soient conscients du fait que le variant Delta a une vitesse de contagion très rapide’’, a dit le président de la République.
Intervenant à la cérémonie de réception du rapport public du Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du Fonds de Riposte et de solidarité contre les Effets du COVID-19 (FORCE COVID-19) dirigé par le Général François Ndiaye, le président Sall a de nouveau appelé ses compatriotes à la vigilance et à la responsabilité pour le respect strict des mesures barrières.
’’Toutes les dispositions imposées par la situation, sans aucune hésitation et quel soit le prix’’, a averti le chef de l’Etat en faisant notamment allusion au confinement, au couvre-feu, à la fermeture des frontières et à la restriction des déplacements.
Il a ainsi lancé un appel à la ’’vigilance, à la responsabilité et au respect des règles de prévention contre ce fléau mondial, à l’endroit notamment de la jeunesse durant ces périodes de vacances scolaires’’.
Macky Sall a par la même occasion invité les sénégalais à ’’limiter les déplacements non nécessaires’’, en  cette veille de fête de la Tabaski, moment de grandes retrouvailles familiales, afin ’’d’épargner les villes de l’intérieur moins touchées par la pandémie’’ au contraie de la capitale.
Jeudi, le Comité national de gestion des épidémies a préconisé de nouvelles mesures de lutte contre la propagation de la Covid-19.
Elles sont articulées autour d’un renforcement de la surveillance épidémiologique, du recours au dépistage précoce des cas d’infection au nouveau coronavirus et d’une mobilisation de l’ensemble des acteurs afin d’aboutir à une meilleure efficacité dans la riposte à la pandémie qui regagne en ampleur dans le pays.
Vendredi, 734 nouvelles contaminations au nouveau coronavirus ont été annoncées par le ministère sénégalais de la Santé et de l’Action sociale.
Depuis le 2 mars 2020, date d’apparition de la pandémie dans le pays, 49 008 cas positifs ont été déclarés. Parmi les personnes ayant contracté le virus, 42 973 ont depuis recouvré la santé, 1 209 en sont mortes et 4 825 sont encore sous traitement.SMD/ADL/AKS

Covid-19,hivernage:Serigne Mountakha Mbacké décrète une journée de prières ce lundi

http://lesoleil.sn Touba-Le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a décrété lundi 19 juillet 2021, 8eme jour du mois de Tabaski, journée de prières pour préserver les populations de la maladie de la Covid-19, qui continue de sévir au Sénégal, mais aussi pour un bon hivernage. Par la voix de son porte-parole du jour, Serigne Cheikh Abdou Latif Mbacké, a invité toutes les équipes à poursuivre le travail coordonné par Serigne Modou Khabane. L’objectif étant, selon lui, un repentir sincères, des prières pour le pays et les dignitaires religieux. Les séances de récital du Saint Coran vont se dérouler dans tous les lieux de culte. Le « dahira » Moukhadimatoul Khidma a promis de veiller au respect des mesures barrières, compte tenu du contexte de résurgence de la pandémie.
Serigne Modou Khabane Mbacké a pris la parole pour solliciter des prières à l’endroit du khalife général, dont il a magnifié la démarche.
Auparavant, Serigne Cheikh Abdou Latif a rendu un vibrant hommage au défunt fils de Serigne Fallou, qui avait en charge toutes les activités relatives à l’éducation, à l’initiation et aux séances de récitals de Coran. « Serigne Mame Mor, a-t-il rappelé, aura tout au long de sa mission auprès du khalife général, séduit par ses qualités humaines et sociales, sa loyauté, son humanisme, il a laissé une empreinte indélébile au sein de la communauté mouride», a-t-il témoigné.Mamadou DIEYE

Tabaski 2021:la famille Omarienne annule sa prière collective à la mosquée

https://www.pressafrik.com La hausse exponentielle des cas de Covid-19 au Sénégal ces derniers jours ne laisse pas indifférents les foyers religieux du pays. La famille omarienne a décidé d’annuler la prière collective à la Grande mosquée Omarienne de Dakar, le jour de la Tabaski (Eid El Kebir).AYOBA FAYE

ANTOINE FÉLIX DIOME RAPPELLE L’OBLIGATION DU PORT DU MASQUE DE PROTECTION

Dakar, 17 juin (APS) – Le ministre de l’Intérieur, Antoine Félix Abdoulaye Diome, a rappelé samedi que le port du masque de protection demeure obligatoire dans les lieux publics comme privés.
“Face à la recrudescence de la pandémie, le ministre de l’Intérieur tient à rappeler que l’arrêté n°17602 du 29 avril 2021, prescrivant le port obligatoire du masque de protection dans les lieux publics et privés reste toujours en vigueur’’, écrit-il dans un communiqué.
Selon ce communiqué transmis à l’APS, “le port du masque de protection demeure obligatoire’’ sur la voie publique, les services de l’administration publique, les services du secteur privé, les lieux de commerce.
Cette obligation s’applique aussi aux moyens de transport public et aux moyens de transport privé transportant au moins deux personnes.
Antoine Félix Abdoulaye Diom ’’invite les populations à se conformer à ces mesures’’. Il prévient que ’’le non-respect de celles-ci expose les contrevenants aux sanctions prévues par les lois et règlements’’.ASG

3e VAGUE DE COVID-19:«LE GOUVERNEMENT FAIT EXACTEMENT LE CONTRAIRE DE CE QU’IL DIT»

http://www.emedia.sn Le constat fait par Emedia sur les ministres passant outre la directive présidentielle sur la Tbaski sur place, en finançant des caravanes pour le convoyage d’étudiants dans leur localité d’origine, fait des émules. Un des invités de Lr du temps, ce dimanche, 18 juillet, sur iRadio, le Directeur de compte – banque nationale de Canada, Balla Moussa Fofana, pointe, au-delà d’un “problème de communication”, un “problème de leadership”. Car explique l’ancien conseiller technique du gouvernement – cabinet de la décentralisation, et expert en planification et gestion de projet : “parce qu’on peut faire des erreurs dans la communication mais on peut avoir un bon fond, avoir une bonne vision, de bons objectifs. Et avoir un bon comportement et mal communiquer, parce qu’on n’est pas un professionnel de la communication. Ici, il ne s’agit pas de ça. Ce dont il s’agit, c’est des gens qui font exactement le contraire de ce qu’ils disent, tout simplement. C’est le leadership positif, le fait de dire aux gens, il ne faut pas vous rassembler, moi je n’organise pas le 23 juin, n’organisez pas. Si vous le faites, les autres ne le feront pas. On n’est pas président de la République pour rien. On est une Institution. On doit impulser des dynamiques de bons comportements. Mais si celui qui voit le variant Delta en train de décimer l’Inde, c’est lui-même qui organise des tournées à l’intérieur du pays. Ce sont ses ministres, ses Dg, qui organisent des convoyages. Facebook est inondé de photos, d’affiches, monsieur tel, directeur de telle Agence, convoie des bus. Donc, c’est eux qui vont prendre les virus et les amener à l’intérieur du pays.”

Tout sauf le confinement pour faire face à la 3e vague

Dans tous les cas, son vis-à-vis, journaliste-écrivain et philosophe, Mouhamadou Dia, plaide pour d’autres moyens autres que le confinement. “Nous sommes dans une économie informelle, le confinement n’est pas une solution mais le port du masque est possible, et les hommes politiques dans les régions et ailleurs doivent trouver des budgets afin de donner des masques aux populations. Poursuivant, il indique “qu’il n’y a pas d’autre solution que la vaccination. C’est ce que disent tous les spécialistes dans le monde entier.”
D’ailleurs, applaudit l’ancien correspondant du Soleil à Paris : “Joe Biden vient d’attaquer frontalement Facebook, pour dire qu’il véhicule des fake news. Ça participe de la désinformation qui amène les populations à ne pas croire à l’efficacité du vaccin”. Dié BA & Pape D. DIALLO (Photo)

Afrique:faut-il craindre une catastrophe des  nouveaux» variants de Covid-19 ?

https://www.financialafrik.com La résistance de l’Afrique face à la crise sanitaire liée au coronavirus a déjoué tous les pronostics. La catastrophe annoncée n’a pas eu lieu. Toutefois, la vigilance reste de mise.
Un an et demi après le déclenchement de la pandémie, l’Afrique fait mieux que résister au Coronavirus. Jusque-là, l’hécatombe prévue, ou tout au moins annoncée par les Occidentaux n’a pas encore eu lieu, à la grande surprise de ceux qui lisent dans les boules de cristal et se donnent désormais à toutes les conjectures. Faut-il pour autant dire que les Africains sont naturellement immunisés pour ne pas craindre un désastre humain ? Ce serait faire preuve d’irresponsabilités, si tant que non seulement la maladie fait de nombreuses victimes au quotidien, mais les statistiques officielles sont certainement sous-estimées au regard des difficultés rencontrées pour accéder aux données réelles.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les derniers variants de la maladie apparus dans le continent inquiètes, puisque ces dernières semaines le nombre de décès lié au Covid-19 a enregistré une progression de 43%. Par ailleurs, le nombre d’hospitalisation est également en hausse, alors que l’on fait état de l’insuffisance de l’oxygène pour assurer une bonne prise en charge des malades sous soins intensifs. Dans semaine du 11 juillet 2021, 6273 décès avaient été enregistrés en une semaine, contre 4384 décès la semaine précédente, soit moins de 1 % du record de 6294 décès en une semaine, atteint au mois de janvier.
De manière globale, les chiffres actualisés de l’OMS au 18 juillet 2021 affichent  que l’Afrique a franchi la barre de 6,2 millions de malades, dont 5,3 millions guéris, 668 000 malades encore sous soins, pour 157 000 décès. Au cours du mois écoulé, un million de cas supplémentaires ont été signalés en Afrique, enregistrant ainsi la plus forte progression de la pandémie. Un regain de la maladie qui s’explique entre autres, à la lassitude du public vis-à-vis du respect des mesures barrières, mais  également la mutation des variants à l’instar du variant Delta signalés dans 21 pays du continent qui détient le plus grand nombre de transmissibilité par rapport aux variants Alpha et Bêta respectivement signalés dans 35 et 30 pays.
Selon le Dr Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique, « le nombre de décès est monté en flèche ces cinq dernières semaines. Il s’agit là d’un signal d’alarme qui nous indique clairement que les hôpitaux des pays les plus touchés sont sur le point d’atteindre un point critique ». Par ailleurs, a-t-elle indiqué, « les systèmes de santé nationaux, souffrant d’un manque de fonds, sont confrontés à une grave pénurie d’agents de santé, de fournitures, de matériel et d’infrastructures nécessaires à la prise en charge des patients touchés par une forme grave de la COVID-19 ».
Au moment où l’on parle de plus en plus de vaccination et que moins de 2% d’Africains sont actuellement vaccinés contre une moyenne planétaire de 50%, une enquête de l’OMS révèle que 18 pays seulement avaient inclus les corticostéroïdes le protocole de traitement, tandis que 9 pays utilisent des produits non recommandés tels que l’hydroxychloroquine et le lopinavir dans le traitement de Covid-19. Plusieurs études montrent que de nombreux Africains recourent à la pharmacopée traditionnelle avec des résultats plus que satisfaisants, d’où la décision des autorités gouvernementales dans plusieurs pays à procéder à l’homologation de certains produits naturels révélés efficaces pour le traitement du Covid-19. En tout état de cause, même si la catastrophe annoncée n’a pas eu lieu, les Africains ont intérêt à rester vigilants.  Achille Mbog Pibasso

Hausse des cas de covid-19:Yen a marre s’en prend à Macky et invite les populations à prendre conscience de la gravité de la situation

https://www.pressafrik.com Dans une déclaration tenue ce samedi après-midi sous forme de visio-conférence, le mouvement Y en a marre s’en est pris au président Macky Sall concernant la hausse des cas de nouvelles contaminations de la maladie à coronavirus. Il a invité le peuple sénégalais à prendre conscience de la gravité de la situation.
« Macky Sall nous a trahi et pourtant c’est lui qui nous faisait croire que nous avons en face un ennemi commun à combattre. On lui avait donné tous les moyens pour combattre la pandémie et il a pris l’argent, les fonds force Covid-19, qu’il a donnés à son beau-frère qui en a fait ce que tout le monde connaît. Et aujourd’hui, après ces tournées de « tagato» (d’au revoir), effectuées par le président Macky Sall, la pandémie continue de se propager dans tout le pays, avec son lot de décès au quotidien », a regretté Kilifeu, le porte-parole du jour.
Par ailleurs, le mouvement Y en a marre a invité les populations à prendre conscience de la gravité de la situation en se protégeant et de protéger leurs semblables. « Il nous appartient maintenant de prendre notre responsabilité. Soyons notre propre gouvernement, soyons notre propre général, parce que celui qui était censé nous protéger, le vrai général a trahi les troupes et son peuple. Et si nous devons le traduire en justice, nous allons le poursuivre pour haute trahison. De ce fait, j’invite les populations à prendre leur destin en main. Que chacun se protège et protège son prochain car la situation est inquiétante », a conclu le Y en a marre.
Le Sénégal a battu ce samedi un nouveau record des infections au nouveau coronavirus en enregistrant 1366 cas positifs, selon les chiffres publiés dans le dernier bulletin épidémiologique du ministère de la Santé et de l’Action sociale.
Le pays a franchi la barre des 50 000 cas positifs (50 374 exactement). Au total, 43 127 personnes ont recouvré la santé depuis le début de la maladie, qui a tué 1 214 autres, de sorte que 6032 malades sont encore sous traitement.
Vendredi, 5 779 personnes se sont fait vacciner pour un total de 605 384 ayant reçu au moins une dose depuis le début de la campagne de vaccination en février.Salif SAKHANOKHO

Covid-19:selon les derniers chiffres,plus d’un Sénégalais sur 3 actuellement contaminé

https://www.pressafrik.com Le baromètre le plus parlant pour mesurer la progression de toute épidémie reste le taux de positivité. Le ratio entre le nombre de personnes testées et celles contaminées. Sous ce registre, les derniers chiffres communiqués par les services du ministère de la Santé sont plus qu’inquiétants.
Ce samedi, sur 3815 tests réalisés, 1366 sont revenus positifs. Soit un Taux de positivité de 35,81%. Ce qui veut dire que plus 1 Sénégalais sur 3 est actuellement contaminé par le virus Covid-19.
Pendant les deux « premières vagues », le Taux de positivité n’avait jamais atteint les 20%. Mais ces dix derniers jours, le chiffre valse entre 22 et 25%. Ce samedi, ce taux a atteint un niveau record de plus de 35% pour la première fois depuis le début de l’épidémie en mars 2020 au Sénégal

QUAND DES PROCHES DU PRÉSIDENT FINANCENT DES CARAVANES AU LENDEMAIN DE SES MENACES

https://emedia.sn Après les rassemblements politiques dont les tournées économiques du chef de l’État, cités comme un des éléments propagateurs de la 3e vague de Covid-19, le président Sall a appelé hier à plus de prudence et d’auto-régulation pour freiner l’avancée de la pandémie. Sur fond de menaces, il a même exhorté les populations des grandes villes à éviter les déplacements dans les autres localités pour éviter de propager davantage le virus. Sauf qu’en cette période de Tabaski, ce sont ses proches collaborateurs qui font tout le contraire de ce qu’il a demandé.
En effet, des membres du gouvernement offrent des services de transport gratuit pour convoyer des étudiants à leur région. Cela se passe au Sénégal, au moment où Delta ou le virus indien est en train de prendre ses aises.
Pas plus tard que vendredi dernier, après une rencontre avec le Comité national de gestion des épidémies (CNGE), le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr recommandait aux populations de célébrer la Tabaski sur place, et d’éviter les déplacements le jour de la fête, entre le mardi, 20, et le mercredi, 21 juillet.

“Si ça continue, nous allons fermer à nouveau”

Après un nouveau record de cas enregistré le même jour vendredi, 738 nouveaux cas, contre 733 deux jours avant, le chef de l’État, Macky Sall, se mettait en colère, menaçant de réactiver les restrictions. “Si ça continue, nous allons fermer à nouveau”, sermonnait-il. La menace présidentielle est tombée tel un couperet en marge de la cérémonie de remise du Rapport du Comité de suivi du Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du COVID-19 (Force Covid-19).
Chez des ministres de son propre gouvernement, c’est tombé dans l’oreille d’un sourd. Parmi les récalcitrants, le premier flic du pays et le beau-frère du président.
L’Amicale des élèves et étudiants ressortissants de Khombole (AMEERK) remercie le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité public, Antoine Félix Diome, et le coordonnateur de mouvement, Magueye Boye, pour l’octroi des bus pour la caravane Tabaski UCAD-Khombole.
Le Mouvement des élèves et étudiants Républicains (MEER) de Saint-Louis, remercie, lui, l’édile de la ville, Mansour Faye, par ailleurs ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, pour l’organisation d’une caravane gratuite à l’occasion de la fête de Tabaski.
Il n’y a pas que les ministres à contrevenir aux directives présidentielles. Mame Boye Diao, cadre de l’APR (Alliance pour la République, parti au pouvoir) favorise également le déplacement des Koldois.
Alors que le maître mot est d’éviter les rassemblements, ceux qui sont censés les faire respecter, les provoquent. N’est-ce pas ce qu’on appelle annoncer une chose et faire son contraire ?
En attendant, les dégâts du relâchement quasi général sont là : le Sénégal enchaîne les records, accrus par la vitesse de propagation du virus Delta ou virus Indien. Après 738 cas hier, 1366 cas sont revenus positifs, ce samedi, 17 juillet. Une véritable catastrophe se dessine. Dié BA

Tabaski et Covid-19:Dakar Dem Dikk suspend toutes désertes interurbaines pour limiter la propagation du virus

https://www.dakaractu.com En raison de la situation sanitaire liée à la Covid-19 et sur la base d’informations dont elle dispose, la société Dakar Dem Dikk a le regret d’informer ses usagers qu’elle se trouve dans l’obligation de suspendre les déplacements interurbains à partir de ce samedi à 00h.
En cette veille de Tabaski, Dakar Dem Dikk, à travers ce communiqué, prie tous ses usagers de l’excuser pour ce désagrément car, la propagation du virus impose de fortes mesures d’endiguement.
Vu l’affluence étendue à partir de demain dimanche 18 juillet 2021 et bien qu’ayant pris, au préalable toutes les mesures pour le respect des gestes barrières et assurer un encadrement des voyageurs au terminus de Dieuppeul, Dakar Dem Dikk se dit ne pouvoir contribuer à propager le virus dans certaines parties du pays.
La société nationale de transport public s’engage également à rembourser intégralement tous ceux qui avaient déjà acheté un ticket.

ACTES DE VANDALISME DES ELEVES : Mamadou Talla annonce des sanctions

https://www.enqueteplus.com Les actes de vandalisme commis par les potaches dans certains établissements, ce mercredi à la fin de l’année, scolaire seront punis, selon le ministre de l’Education nationale Mamadou Talla.
Au moment où les lauréates des miss sciences et mathématiques s’apprêtaient à recevoir leurs prix, la population Sénégalaise a assisté à des scènes de vandalisme commis par des élèves dans certains établissements du pays. Ce mercredi, à la sortie des salles de classe, des élèves se sont mis à déchirer leurs cahiers ; d’autres à mettre de l’huile sur leurs blouses. Des vidéos sur le net en illustrent. Un fait inédit qui interpelle la population et les autorités en charge du secteur. Justement, hier, lors de la cérémonie de remise des prix aux miss sciences et mathématiques, le ministre de l’Education nationale, Mamadou Talla, a été interpellé sur la question. Il a annoncé des sanctions.
Il renseigne que le ministère est en train d’identifier les personnes responsables. ‘’Nous lançons un appel aux élèves, enseignants pour que l’école demeure un lieu d’éducation. Cela nous l’avons condamné. Nous sommes dans une société assez complexe. Les élèves qui ont terminé leur année scolaire étaient contents ; ils se sont livrés à des actes que nous condamnons. Nous n’acceptons pas cela. Nous sommes un symbole pour la République’’, déclare le ministre.

‘’Les élèves ne prennent plus goût aux études’’

Madame Dièye, professeur au Cem Serigne Ahmet Sy Malick à Dakar Plateau, qui a assisté à cette scène dans l’établissement où elle enseigne, dit avoir été choquée. Même si, elle tente de donner une explication : ‘’Les élèves, à la limite, étaient fatigués. Ils n’en pouvaient plus de rester dans les classes avec la chaleur. Aussi, on peut citer d’autres facteurs comme les vacances qui s’annonçaient. Quelque part, il y a l’esprit enfantin’’, déclare-t-elle. Non, sans condamner cet acte. Elle est d’avis d’ailleurs qu’il y a lieu de s’alarmer, car les actes posés ne sont que la face visible de l’iceberg.
‘’Tous les jours les professeurs sont confrontés à ces genres de problèmes, d’agressions en classes. Cette génération n’est plus animée par les études. Ils ne prennent plus goût aux études ; c’est malheureux. Je pense la resposnabilité est partagée entre les parents qui ont démissionné ; l’école qui a perdu toute sa valeur et les élèves qui n’en veulent plus. Ce serait vraiment dommage que l’école Sénégalaise périsse comme ça’’, s’offusque-t-elle.
Le professeur invite les gouvernants à trouver des solutions à cette situation, ‘’pour contenir cette hémorragie qui devient un danger pour tous’’.
Pour le cas de son école, elle renseigne qu’ils ont pu contenir les élèves, car ils se sont organisés de telle sorte qu’ils ne trainent pas dans la cour, après avoir composé. ‘’Dehors, ils ont déchiré leurs uniformes et versé de l’huile sur les cahiers et tenues’’, se désole M Dièye. Qui annonce que des sanctions vont tomber, parce que certains ont été indetifiés. Elle poursuit : ‘’Des élèves menaçaient les vigiles, se battaient avec eux. On les a identifiés et en conseil des classes, on en parlera. C’est notamment les élèves de la cinquième, sixième, parce qu’ils sont précoces et d’autres ont dépassé l’âge d’être au collège qui posent beaucoup de problèmes’’.

La désolation des parents

Du côté des parents d’élèves, c’est la désolation totale. Le président de l’APE au  Cem Serigne Ahmet Sy Malick déclare : ‘‘In fine, l’école Sénégalaise au lieu de former de bons élèves, ces derniers deviennent des hooligans’’. Il condamne et qualifie ce geste d’indiscipline notoire, jamais vécue. ‘‘Je suis vraiment désolé et je regrette beaucoup, parce que cela s’est passé dans beaucoup d’établissements. ça ne fait pas notre Education. Avant, lorsque l’on faisait les adieux, on faisait des cahiers de souvenir, on dessinait de bonnes phrases pour remercier tout le corps professoral’’, déclare le président de l’APE.
Il se réjouit que les portes d’Ahmet Sy Malick aient été verrouillées, au moment des faits. Lui aussi croit comprendre que les élèves ont agi ainsi, du fait de la longue durée de l’année scolaire, sachant les vacances seront écourtées.Aida Diène

L’OPPOSITION SAISIT ENCORE LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL

https://emedia.sn L’opposition parlementaire joint l’acte à la parole. Mamadou Lamine Diallo et Cheikh Abdou Mbacké, agissant au nom de 18 autres députés, ont saisi le Conseil constitutionnel, ce vendredi, 16 juillet, d’un recours en annulation de la Loi L18/2021 portant modification du Code électoral votée lundi dernier, par l’Assemblée nationale. Le député du Bokk Gis Gis, Cheikh Abdou Mbacké Bara Doly, a dénoncé “un forcing”, et accusé le groupe parlementaire ’’Benno Bokk Yaakaar’’ (BBY, majorité présidentielle).
Par ailleurs, s’indignait-il : “Par exemple si on prend la déclaration Universelle des droits de l’homme en son article du 10 décembre 1948, l’article en tant que tel interdit ce qui est aujourd’hui écrit dans le nouveau code électoral aux articles L29 et L30. Le Sénégal ne peut pas signer des conventions pour ne pas les respecter surtout dans un pays qui se dit pays de droit“, regrettait-il, faisant référence aux cas Karim Wade et Khalifa Sall.
Lors de la plénière, la présidente de la Commission des Lois, Dié Mandiaye Ba, avait renvoyé les opposants au Code électoral consensuel de 1992, martelait que les dispositions des articles L29 et L30 n’ont pas connu de modification depuis cette date.
“Cette affaire de Karim Wade et Khalifa Sall n’a jamais été inscrite dans les termes de référence de la Commission politique dialogue national”, avait asséné, dans le même sillage, sa collègue Yaya Diallo, rapporteur de la même commission, accusant l’opposition de faire “de la manipulation et de la diversion.” Ce, d’autant plus qu’avait-elle ajouté : “Karim Wade n’est pas plus Sénégalais que les autres”. Dié BA

Guy Marius SAGNA encore arrêté

http://www.walf-groupe.com Le responsable du Front pour une Révolution Anti-impérialiste Populaire et Panafricain (FRAPP-France Dégage) est encore interpellé.
Parti déposer une lettre de protestation au ministère du la justice, Guy Marius SAGNA a été avec 5 membres de la famille des 6 détenus :
Aïssatou NIANG
Daouda NIANG
Awa NIANG
Balla BIAYE
Babacar COLY
Le mouvement rend publique la lettre qu’ils étaient partis déposer.

Thierno Alassane Sall:«Macky Sall est conscient d’avoir installé le pays dans une situation grave»

https://www.pressafrik.com Le leader de la République des Valeurs, Thierno Alassane Sall semble accuser le président Macky Sall d’être à l’origine de la hausse des cas de covid-19. Dans un post, il affirme que le chef de l’Etat est « conscient d’avoir installé le pays dans une situation grave ».
« Quand la parole de l’autorité est discréditée, décrédibilisée, et d’évaluée, elle ne peut plus être entendue. La stratégie actuelle du président de la République, c’est par de petits communiqués, pousser les lobbies des médecins, de la société civile, à crier et réclamer des mesures fortes, pour que lui puisse enfin sortir, et en prendre. Il ne peut pas prendre des mesures fortes puisqu’il n’a plus l’autorité morale pour le faire. S’il prenait des mesures fortes, personne ne le suivrait », a posté l’ancien ministre du Pétrole.
Il a affirmé que Macky SaIl « est conscient d’avoir installé le pays dans une situation grave », ajoutant qu’ « il n’y a pas pire pour un pays qu’une autorité démystifiée, dévaluée, discréditée par ses propres comportements ».
Le Sénégal a battu ce samedi un nouveau record des infections au nouveau coronavirus en enregistrant 1366 cas positifs, selon les chiffres publiés dans le dernier bulletin épidémiologique du ministère de la Santé et de l’Action sociale.
Le pays a franchi la barre des 50 000 cas positifs (50 374 exactement). Au total, 43 127 personnes ont recouvré la santé depuis le début de la maladie, qui a tué 1 214 autres, de sorte que 6032 malades sont encore sous traitement.
Vendredi, 5 779 personnes se sont fait vacciner pour un total de 605 384 ayant reçu au moins une dose depuis le début de la campagne de vaccination en février.Salif SAKHANOKHO

OPÉRATION DE SÉCURISATION À OUEST FOIRE ET AUX ALENTOURS DE L’AÉROPORT LSS 269 personnes interpellées par la gendarmerie

La légion de gendarmerie ouest a encore conduit samedi, de 06 heures à 09 heures du matin, une vaste opération de sécurisation. Cette fois-ci, la descente a été menée dans le secteur de ouest foire et des abords de l’aéroport Léopold Sédar Senghor (Lss). Cette opération, rentrant dans le cadre de l’intensification des activités opérationnelles de la légion de gendarmerie ouest, visait à lutter contre la criminalité et la délinquance qui sévit aux abords du mur de l’aéroport Lss, allant du cimetière Saint Lazare à ouest foire, vers le rond-point Philipe Maguiléne Senghor. Sous ce rapport, 380 personnels relevant des unités territoriales et mobiles ont été engagés dans cette opération d’assainissement dont l’objectif était de mettre un terme à l’occupation irrégulière du domaine aéroportuaire, au trafic de chanvre indien ainsi qu’aux agressions dans le secteur.
D’autres unités spécialisées de la gendarmerie ont aussi pris part à cette opération. Il s’agit de la Légion de gendarmerie d’intervention (Lgi), du Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (Gign) et du Groupe cynophile de la gendarmerie (Cynogroupe).
Ainsi, 269 personnes de diverses nationalités dont 69 femmes ont été interpellées. Dans ce lot,10 personnes ont été arrêtées pour détention et usage de chanvre indien ; 4 pour détention d’armes blanches et 1 pour outrage et rébellion à un agent de la force publique dans l’exercice de ses fonctions.
Un lot important de matériels d’effraction et des armes blanches servant pour les agressions, 13 cornets de chanvre indien, 06 téléphones, un faux billet de 10.000 Fcfa ainsi qu’un poste radio Uhf talkie-walkie de marque Baofeng ont été saisis. 459.000 francs Cfa ont été perçus au titre des amendes forfaitaires. « De telles opérations vont se poursuivre sur l’ensemble de la circonscription de la gendarmerie nationale afin de veiller au bon ordre et contribuer à ramener durablement un climat de sécurité auprès des populations », renseigne la gendarmerie nationale.

COVID-19 :Me Madické Niang testé positif 

“Je voudrais porter à la connaissance des sénégalais, qu’en dépit de toutes les précautions et mesures préventives que j’ai prises depuis que cette pandémie a été déclarée, j’ai été testé positif au covid-19.
Je tiens moi-même à faire cette déclaration pour rassurer mes proches et toutes les personnes qui me portent dans leur cœur que mon état est stable et que les médecins n’ont pas jugé utile mon hospitalisation.
Je prends donc des soins à mon domicile ou je dois me confiner au moins pendant sept jours avant qu’un nouveau test ne puisse être effectué. Je voudrais aussi informer toutes les personnes avec qui, dans la journée d’hier, j’ai pu entrer en contact, que dès que j’ai senti les premiers symptômes, j’ai pris un masque de haute protection et respecté les distances minimales.
Toutefois je les exhorte, par précaution, à effectuer un test de confirmation. Je prie du fond du cœur et sollicite dans mes prières l’intercession de Cheikh Ahmadou Bamba et de tous les Saints de la Ummah qu’aucune personne en contact avec moi ne puisse être contaminée.
Je voudrais aussi inviter les Sénégalais à intensifier les précautions recommandées par les médecins car, comme ils l’ont affirmé, la nouvelle variante du virus est beaucoup plus contagieuse que les précédentes et sa capacité à déjouer les mesures barrières est terrifiante.
Pour la première fois depuis des décennies, je ne pourrais être présent à la prière de la Tabaski. Je profite de l’occasion que m’offre ce message pour souhaiter à tous les Chefs religieux du Sénégal, notamment à Serigne Mountakha MBACKE, Khalife général des Mourides et Serigne Babacar SY, Khalife général des Mourides, une bonne fête de Tabaski et une longévité de santé.
Je sollicite leurs prières pour un prompt rétablissement afin que je puisse continuer à servir l’Islam sous leur haute direction.
Je souhaite une bonne fête de Tabaski à toute la Ummah particulièrement à tous les sénégalais et sollicite leurs prières.
Du fonds de mon cœur, j’implore Allah, par la grâce du Prophète, Sydina Mouhamed (SAW), de Cheikhoul Khadiim et de tous les saints de la Oummah, que ce virus malfaisant disparaisse définitivement du monde.Qu’Allah protège le Sénégal !Jamm ak xeewel-Maître Madické Niang”.


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