Revue de Presse du Dimanche 16 Aout 2020

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Le solde budgétaire affiche un déficit de 741 milliards FCFA au 1er semestre 2020, en dégradation de 58%

https://www.sikafinance.com Face à la capacité limitée de la mobilisation des ressources intérieures par les pouvoirs publics sénégalais, en lien avec la pandémie de la Covid-19, les finances publiques du pays sont constamment sous pression.
Pour preuve, le déficit budgétaire s’est fortement accru de 58% à 741,2 milliards FCFA au premier semestre 2020, contre 469,1 milliards FCFA à la même période de l’année précédente, sur fond d’une recrudescence des besoins publics avec l’avènement de cette crise sanitaire.
Ainsi, au moment où les dépenses publiques augmentent de 19,3% à 2 074,2 milliards FCFA à fin juin 2020, la progressent des recettes publiques n’est que de 5% à 1 333 milliards FCFA ; en conséquence, le solde budgétaire ne peut que se détériorer.
Dans le détail, cette orientation des dépenses publiques reflète une hausse conjuguée des dépenses courantes (+27,8% à 1 338,1 milliards FCFA) qui comprennent notamment les dépenses de personnel (+13,4% à 409,7 milliards FCFA) et celles liées aux transferts et subventions (+86,3% à 607,3 milliards FCFA) ; et des dépenses d’investissement (+6,4% à 736,1 milliards FCFA) reparties entre les financements sur les ressources intérieures (441,6 milliards FCFA) et les financements obtenus de l’extérieur (294,5 milliards FCFA).
Quant aux recettes publiques, elles sont constituées des recettes budgétaires (+1,6% à 1 210,2 milliards FCFA), des dons (102,5 milliards FCFA) et des ressources exceptionnelles (20,2 milliards FCFA) reçues dans le cadre de la lutte contre la Covid-19.
Précisons que les recettes budgétaires ont été tirées par une légère amélioration de la mobilisation des recettes fiscales (+0,5% à 1 126 milliards FCFA) et des recettes non fiscales (+18% à 84,2 milliards FCFA).
Soulignons que ce déficit budgétaire a été financé en partie par une mobilisation de 609 milliards FCFA à fin juin 2020 sur le marché régional des titres publics.Dr Ange Ponou

Le Sénégal dans l’impasse Par Meissa Babou

Le Financial Times a publié, dans son édition du 23 juin 2020, une interview du Président Macky Sall dans laquelle il prédit, pour le Sénégal, une récession économique, voire une catastrophe économique sans précédent. C’est le même type de discours qu’il avait tenu quelques semaines auparavant en affirmant que le Sénégal va perdre 3 points de croissance en raison de la pandémie. Une perte acceptable quand on sait qu’une bonne partie de notre économie est informelle. Toutefois, ces propos du Président de la République semblent relever beaucoup plus d’un alarmisme de bon aloi. En effet, le pays n’a jamais été confiné totalement. Les entreprises privées ont continué à travailler en période pandémique, même si c’est en équipes réduites pour certaines. Il est vrai que des cessations d’activités temporaires sont enregistrées au niveau de quelques secteurs notamment le transport et l’hôtellerie.

Les raisons des sorties alarmistes du Président Macky Sall

Le Président Macky Sall a cru devoir profiter de la pandémie de la Covid-19 pour demander une annulation de la dette Africaine. Il s’est auto-proclamé chantre, voire porte-parole d’une cause pour laquelle il n’a reçu aucun mandat de la part de ses pairs. Sa sortie, que ses thuriféraires ont voulu présenté comme la preuve d’un leadership africain, est révélatrice de la mauvaise passe que traverse le Trésor public sénégalais.
En effet, au moment de l’apparition de la pandémie de la Covid-19, le Sénégal avait déjà atteint ses limites d’endettement. La perte de plusieurs points de croissance, qui plonge le pays dans un cycle de récession économique, n’est pas pour arranger les choses. De même, les difficultés financières de l’État ainsi que le doublement du déficit du déficit budgétaire (de 3 à 6,1% du PIB) ont entraîné récemment le maintien de la notation de la dette souveraine du pays à Baa3 (Qualité moyenne inférieure) avec la mention « perspectives négatives » par l’Agence de notation Moody’s. Ces « perspectives négatives » renvoient aux risques et doutes associés à la capacité du Sénégal à soutenir son niveau d’endettement. Ce qui induit, concrètement, une mauvaise perception du Sénégal sur les places financières avec comme conséquences une méfiance et des taux d’intérêt plus élevés.
La demande d’annulation de la dette publique formulée par le Président Macky Sall n’a pas rencontré un écho favorable auprès des institutions internationales. En effet, pour qu’une telle demande puisse avoir des chances d’être considérée, il faudrait, au préalable, qu’un audit de l’endettement soit opéré notamment pour comprendre la manière dont les fonds mis à la disposition du Sénégal ont été utilisés, voire dilapidés, détournés, ou servis au financement de projets de prestige. Par contre, la Banque mondiale (BM) a entendu le cri de cœur des pays moins avancés (PMA) en acceptant d’annuler certaines de leurs dettes. Le Fonds monétaire international (FMI), pour sa part, a prorogé les échéances de remboursement de la dette sur 3 ans au profit de certains pays comme le Congo, le Tchad ou l’Éthiopie. En plus des dépenses liées à la lutte contre les effets de la Covid-19, ces pays rencontrent d’énormes difficultés, voire exceptionnelles, comme, par exemple, des pertes de recettes pétrolières à cause du bas niveau des cours du pétrole, des dépenses faramineuses liées à la guerre engagée contre le terrorisme ou des mesures prises pour faire face à la famine résultant de la sécheresse. Le Sénégal n’est dans aucune situation exceptionnelle pouvant justifier une annulation de sa dette publique.
La sourde oreille des institutions internationales constituerait certainement une source de frustrations pour les Autorités de notre pays. Elles continuent de réclamer une annulation de la dette publique, à défaut, son rééchelonnement. Cela leur permettrait d’occulter leurs responsabilités d’une gestion gabegique et déprédatrice qu’elles ont mis en place et continuent d’entretenir. Le Président n’a pas manqué d’actionner tous ses relais pour obtenir une suite favorable à sa demande. Le fait d’avoir mis en place un fonds FORCE Covid-19 d’un montant de 1000 milliards de FCFA ne saurait être, à elle seule, une justification à l’annulation de la dette publique. C’est pourquoi plusieurs ne sont pas loin de penser que l’enregistrement et la publication d’un nombre élevé de morts causés par la Covid-19 ne sont pas fortuits et pourraient servir d’argument supplémentaire pour appuyer la demande d’annulation de la dette publique formulée par le Sénégal.

Situation économique difficile du Sénégal

Les difficultés économiques que vit le Sénégal actuellement sont une conjonction de facteurs, qui ont fini de plonger la trésorerie de l’État dans l’impasse. Le manque de liquidités, qui est devenu chronique, a fragilisé bon nombre d’entreprises au niveau national suite aux retards de paiements de leurs créances par le Trésor public. C’est ainsi que plus de 250 milliards de CFA sont dus aux seules 5 majeures des BTP et autant pour le secteur bancaire.
Cette situation pouvait pourtant ne pas survenir dans un environnement favorable. En effet à partir de 2013, la situation économique mondiale, s’était apaisée à cause d’une baisse exceptionnelle du prix du baril de pétrole, lequel est descendu jusqu’à 30 dollars US. Ce qui est historique tout en étant une aubaine pour les pays importateurs de pétrole comme le Sénégal. Cette opportunité a profité à l’État, qui n’a pas répercuté cette baisse au niveau du prix à la pompe. L’État s’est même permis d’arrêter la subvention, de plus de 50 milliards de CFA, allouée à la SENELEC. En agrégeant autant de profits, l’État s’est engagé dans des politiques sociales comme le Programme national de bourses familiales (PNBF), la Couverture Maladie Universelle (CMU), le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC), etc. Ces politiques qui ont pour objectif de soulager les populations vulnérables, ont produit de très faibles résultats. En effet les statistiques produites sur la pauvreté en 2015 par l’ANSD ont montré que le taux de pauvreté est passé de 47 %, en 2012, à 56 %. La preuve que ces politiques n’ont pas amélioré le vécu quotidien des sénégalais.
Avec un niveau d’endettement de 43 % du PIB au début de la seconde alternance, le Gouvernement de Macky Sall s’est engagé dans un rythme d’endettement exponentiel. En moins de cinq ans, le niveau d’endettement a atteint 65 % du PIB. Le Gouvernement n’a pas voulu entendre ni prendre en compte les nombreuses alertes lancées par des spécialistes et experts. Cet important endettement a permis au Gouvernement de se lancer dans des projets économiquement non rentables et socialement non prioritaires. C’est le cas de la réalisation de l’autoroute Illa Touba, du TER, du Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD), etc. Aucun de ces projets ne rencontre l’adhésion des populations dont les préoccupations sociales tournent principalement autour de l’emploi, de la cherté du coût de la vie (plus de 50% des biens de consommation alimentaires sont importés, donc sont chers), de l’accès à l’éducation (déficit de places dans les universités publiques), des difficultés de bénéficier de soins médicaux de qualité, etc. C’est dans cette ambiance de doutes et de difficultés, que les populations se demandent le sens d’avoir un taux de croissance de 7%, si celui-ci est extraverti et ne bénéficient qu’aux entreprises multinationales au détriment, par exemple, des 65 % de ruraux partagés entre l’agriculture, la pêche et l’élevage.
La croissance tant chantée « qu’on ne mange pas malheureusement « , mais qui est l’opium des politiques et des organisations internationales, ne produit même pas d’emplois par manque de réinvestissements. Le chômage est devenu un fléau social et national par l’absence de politiques de développement tournées vers le secteur primaire et secondaire. Le coût de la vie plombe tous les espoirs et plonge le pays dans une misère généralisée. L’absence d’une véritable politique de développement, tournée vers l’autosuffisance alimentaire et sanitaire, ainsi que le manque d’industrialisation, sont les véritables causes d’un appauvrissement des masses qui peinent à assurer le quotidien.

Les mêmes méthodes du FMI qui continuent de produire les mêmes effets.

A l’entame d’un deuxième mandat, aucun programme de développement pouvant redonner un brin d’espoir n’est en vue. Au contraire, le Sénégal est en train de vivre un ajustement structurel qui ne dit pas son nom. Cet ajustement s’opère dans le silence et risque de nous faire vivre dans cinq ans de galère supplémentaires. La situation de déséquilibre croissant et permanent des grandeurs macroéconomiques frise la banqueroute. Elle appelle des mesures d’ajustement comme en Grèce ou en Argentine, alors que le Gouvernement continue de refuser à faire des efforts pour réduire le train de vie de l’État.

Au nombre de ces mesures d’ajustement, nous pouvons citer :

la suppression de toute forme de subventions comme celles accordées aux étudiants du privé pour contenir les dépenses publiques, même si cette mesure risque de ne pas produire les effets escomptés à cause des 57 000 bacheliers orientés dans les universités publiques ;
l’augmentation des recettes fiscales au moyen de l’accroissement des prix de certains produits de consommation de masse comme le carburant et le ciment au détriment des populations appauvries.
la baisse des coûts de fonctionnement des services publics à travers des mesures visant la réduction de la facture téléphonique et celle du carburant, lesquelles ne permettent pas de réaliser des économies significatives, alors que de substantielles économies pouvaient être faites, par exemple, en supprimant des institutions budgétivores, inutiles, conçues uniquement pour recaser une clientèle politique (CESE, HCCT, etc.), en réduisant la taille de l’attelage gouvernemental, en baissant les fonds politiques qui alimentent les différentes caisses noires, etc.

Rappel de quelques priorités

Il urge donc aujourd’hui de réorienter la seconde phase du Plan Sénégal Émergent (PSE2) vers les segments en souffrance que la Covid-19 a fini de révéler. En effet, la difficile distribution des kits alimentaires, qui s’est étalée sur plus de trois mois, démontre plus encore la nécessité de mener une politique d’autosuffisance alimentaire ou au moins tendre vers une sécurité alimentaire. Cette politique doit comprendre les bases alimentaires de notre pays comme le riz, la pomme de terre et tous les légumes importés du Maroc et des autres pays de la sous-région. La viande et le lait, qui sont pour bon nombre de sénégalais des produits de luxe à cause des prix trop élevés, doivent être une priorité dans une politique d’élevage sérieusement élaborée. Pour une véritable baisse du cout de la vie, il est indispensable de promouvoir une politique énergétique efficiente pour une diminution drastique des factures d’eau et d’électricité qui empêchent les pères de famille, surtout les retraités, de dormir. L’amélioration du pouvoir d’achat sera certainement une réponse a la pauvreté qui guette 57 % de nos concitoyens.
Un changement dans l’approche de la politique sanitaire pour une meilleure prise en charge est aussi une exigence et une demande sociale pour tous les sénégalais dépourvus de moyens pour aller se soigner à l’étranger. Les plateaux médicaux doivent être améliorés avec des technologies de dernière génération au lieu de se lancer dans des investissements comme la procréation médicalement assistée (PMA), qui est très éloignée des priorités des populations dans leur écrasante majorité. Ceci dans un contexte où les hôpitaux dans les régions ne peuvent prendre en charge de nombreuses pathologies en plus du déficit de médecins spécialisés.
Le système scolaire qui continue de former des généralistes doit être réformé intégralement. L’introduction des métiers dans la formation depuis le brevet nous évitera des déchets scolaires source de chômage. Certains lycées des régions peuvent être réorientés dans la formation professionnelle pour une meilleure intégration des diplômés dans le système économique.
En attendant que tout cela soit mis en œuvre, les sénégalais continuent de souffrir stoïquement.Meissa BABOU / UCAD

BOUBACAR CAMARA: «LE PSE EST COMPLÈTEMENT DÉPASSÉ!»

http://www.emedia.sn  « Le Plan Sénégal émergent (PSE) est complètement dépassé ! » Le verdict est sans appel. Boubacar Camara, invité du Jury du dimanche de ce 16 août 2020 dit s’appuyer sur deux raisons principales pour fonder sa conviction. « La première raison, indique-t-il, c’est avec les découvertes pétrolières. Le Sénégal est un pays gazier et, avec ce gaz, il fallait aller vers le “gaz to power“. Il faut transformer le gaz en énergie pour avoir une industrie importante. Donc, de ce point de vue-là, la PSE est dépassé. Le deuxième volet, c’est le développement de l’industrie pour avoir une autosuffisance alimentaire. Quand vous orientez l’économie vers ces chaines de valeurs, vous avez des investissements qui permettent d’avoir un développement durable », a-t-il argumenté, face à Mamoudou Ibra Kane.
De l’avis de M. Camara, il faut changer la façon de financer notre économie. Ce, d’autant plus que le Sénégal a des ressources nécessaires pour cela. Il faut, martèle-t-il, chercher des partenaires publics-privés pour faire les infrastructures nécessaires au développement. « Il faut, sur l’existant que nous avons, économiser nos ressources en évitant les gaspillages. Il supprimer l’ensemble de ces institutions inutiles. Il faut arrêter ces exonérations qu’on fait à coup de centaines de milliardaires pour les orienter vers des zones qui n’ont aucun impact sur la vie des entreprises et des ménages », plaide-t-il.
L’ancien candidat à la présidentielle de 2019, recalé aux parrainages avant de soutenir le candidat Ousmane Sonko, relève, pour le regretter, qu’on n’a pas les résultats de la croissance parce que les investissements sont réalisés dans des secteurs où il n’y a pas beaucoup d’emplois, où il n’y a pas beaucoup d’utilisation de la main d’œuvre. « Il faut réorienter l’économie en amenant l’argent dans l’agriculture », dit-il.
Par ailleurs, Boubacar Camara a émis des réserves sur les dernières statistiques de l’ANSD selon lesquelles le Sénégal est passé, en termes de taux de pauvreté, de 46 % autour de 37%. « Ce sont des statistiques qui partent de quoi », s’interroge-t-il. Poursuivant, il rappelle que les statistiques de l’ANSD obéissent à des règles qui ne permettent pas de rendre compte de la réalité de la pauvreté au Sénégal.
« Aujourd’hui quel est le taux de résilience lié à la solidarité dans les familles ? Le système économique qu’on a, on nous fait croire à des constantes, à des macro-économiques qui ne reflètent pas la réalité. Je ne conteste pas les statistiques de l’ANSD. Je conteste formellement la façon dont veut nous faire comprendre la pauvreté », précise-t-il.
Avant d’ajouter : « La pauvreté de quelqu’un c’est quand il a un loyer à payer et qu’il ne peut pas le payer. La pauvreté de quelqu’un c’est quand, du matin au soir, il cherche de quoi manger tous les jours. La pauvreté, c’est quand tu travailles et qu’il y a 200 000 jeunes qui, tous les jours, tous les ans viennent demander de l’emploi et qu’ils ne l’ont pas ». Aliou DIOUF

BRM-Assane Soumaré,nouveau Pca

iGFM – (Dakar) Le Directeur général de la Caisse de Sécurité Sociale du Sénégal (CSS), Assane Soumaré vient d’être coopté comme le tout nouveau Président du Conseil d’Administration de la Banque régionale des Marchés. En remplacement de Mansour Kama, décédé depuis le 02 août 2020 selon Confidentiel Afrique.
Le Conseil d’Administration de la BRM (Banque régionale des Marchés) vient d’acter la nomination de Assane Soumaré comme nouveau Président du Conseil d’administration de l’institution.  M. Soumaré remplace désormais à ce poste stratégique le défunt Mansour Kama, qui l’occupait jusqu’avant sa disparition le 02 août dernier.
La décision est intervenue hier vendredi en fin de journée, à l’issue du Conseil d’administration de la banque.
Mansour Kama, décédé le 02 août 2020, était une figure emblématique de la Banque régionale des marchés et s’était beaucoup investi à ce qu’elle ne soit pas placée sous administration provisoire, puisque sous-capitalisée

Avec une capitalisation boursière qui se rapproche de 2 000 milliards de dollars, Apple vaut plus que toutes les entreprises du CAC 40

https://www.financialafrik.com Après la publication de ses résultats trimestriels en fin de semaine dernière, Apple a retrouvé le titre de première capitalisation boursière mondiale devant la saoudienne Aramc.
Le montant de l’ensemble des actions de la marque à la pomme atteignait 1 886 milliards de dollars le 10 août. L’action Apple (AAPL) a enregistré 10,47 % d’augmentation suite à la publication de ses résultats trimestriels et a continué sa progression cette semaine avec une hausse de 2,5 %.
Dans la seule journée du vendredi 31 juillet, suite à l’annonce des bons résultats du géant informatique, le cours de l’action a bondi de plus de 10 %, permettant à l’entreprise de voir sa valorisation boursière augmenter de 172 milliards de dollars en une seule séance. Comme le souligne Le Figaro, actuellement Apple vaut plus que l’ensemble du CAC40 réuni, dont la valeur totale est estimée à 1 506 milliards d’euros. En pleine pandémie et avec un rendement de l’action de 0,86%, à peine mieux que les livrets d’épargne français (comme l’écrit le Canard Enchaîné revenchard), la marque à la pomme obtient une valorisation historique. La Bourse serait-elle déconnectée de la réalité ? Un effet des sanctions contre Huawei ?
Grâce à cette forte flambée, le patron d’Apple Tim Cook voit sa fortune atteindre le milliard de dollars, rapporte l’agence spécialisée Bloomberg. Une fortune qui comporte à la fois ses rémunérations mais aussi ses reventes d’actions, les dividendes perçues et les actions que détient actuellement le CEO. Celui qui est arrivé en 1998 chez Apple va également recevoir 560.000 actions supplémentaires d’ici la fin du mois.  Albert Savana

Banque Africaine de Développement (BAD): l’affaire Syngenta, une grosse patate dans la réélection du président Adesina

https://www.financialafrik.com Cette rocambolesque affaire de financement par entente directe qui mouille une multinationale Suisse a rencontré des objections en interne avant d’être débloquée. Le cas Syngenta appelé communément “l’affaire de la chenille” dans les couloirs de la BAD, continue néanmoins de faire parler de lui. Exhumation d’un dossier clé dans la réélection du président de la BAD, le 27 août prochain, dans ses faits, ses dates et les rapports entre les acteurs.
En 2017, l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) située au Nigeria reçoit une subvention de 40 millions de dollars dans le cadre du programme Technologies pour la transformation de l’agriculture africaine de la Banque africaine de développement (TAAT) . Le président de la BAD, Akinwumi Adesina est un ancien employé de l’IITA, aux côtés d’un certain Martin Fregene, également ancien employé du même institut, que les lanceurs d’alerte présentent comme son beau frère (ce qu’il a nié ) et qu’il a recruté à la BAD en 2015 d’abord en tant que consultant, conseiller puis directeur.
Au moment où la proposition de financement du programme TAAT a été approuvée en novembre 2017, M. Martin Fregene était Conseiller auprès de la Vice-Présidente de l’agriculture, Jennifer Blanke, celle qui a démissionné sur la pointe des pieds dès l’éclatement de la crise des lanceurs d’alerte.
M. Chiji Ojukwu était directeur du département de l’agriculture et de l’agro-industrie. Le gestionnaire du projet était Jonas Chianu. Le chef de division actuellement responsable du projet est Andrew Mude, un ancien élève de l’Institut international de recherche sur l’élevage (ILRI), qui fait également partie du réseau du CGIAR lequel comprend 15 centres de recherche agricole dont …l’IITA. Et le directeur du département, le chef de division ainsi que le responsable du projet sont tous nigérians.
“Après l’approbation du projet de 5 millions de dollars , M. Fregene semble avoir décidé que les fonds de la subvention approuvée pour le programme TAAT devraient être utilisés pour acheter un insecticide pour le traitement des semences”, lit-on dans la note de l’avocat des lanceurs d’alerte qui n’a pas été prise en compte par le panel des experts.

Où l’on découvre la chenille légionnaire d’automne

Bien que la lutte contre la chenille légionnaire d’automne soit mentionnée dans le document du programme TAAT approuvé par le Conseil, il n’est fait mention de l’achat d’un insecticide pour le traitement des semences dans aucun des composantes du projet approuvé. Détournement d’objectif ? Ce n’est que le début. Très vite, la multinationale suisse Syngenta a été choisie pour fournir sa marque d’insecticide pour le traitement des semences, Fortenza Duo, aux agriculteurs de certains pays de la région SADC, “prétendument” pour combattre la chenille légionnaire d’automne. L’avocat des lanceurs d’alerte estime qu’aucune procédure de sélection concurrentielle n’avait été menée dans ce premier lot de 5 millions de dollars entrant dans le programme global de “Feed Africa” ou “Nourrir l’Afrique”, l’un des axes des High Five. Il s’agit bien d’un achat direct contraire à la convention du financement.
Encore plus ahurissant, la sélection du fournisseur aurait été faite par Martin Fregene alors travaillant pour la BAD. Un dépassement de fonction attendu que la banque, en tant qu’institution de financement, ne choisit pas les fournisseurs contractuellement liés aux bénéficiaires du financement. Monsieur Fregene est allé beaucoup plus loin que la sélection de Syngenta, négociant les termes du contrat, y compris les prix. Les multiples casquettes de ce personnage affable dans cette affaire violent les règles élémentaires de toute institution financière.
Interpellés, les départements internes de la Banque se sont opposés à la procédure, ainsi que le rappelle-t-on à Financial Afrik. Pour cause, la demande de passation de marché, non concurrentielle, avait été faite par le département de l’agriculture et de l’agro-industrie de la Banque et non par l’agence d’exécution du bénéficiaire. En outre, la passation de marché proposée ne faisait pas partie du projet TAAT tel qu’approuvé par le Conseil. De plus, le Conseil d’administration a interdit toute passation de marché directe.
Une solution possible consistait à soumettre une modification du projet et de sa méthode de passation de marché directe à l’approbation du Conseil d’administration, avec les justifications appropriées. Revenir au Conseil d’administration serait trop compliqué. Le comité des opérations présidé par le premier vice-président ne le fera pas, optant, lors de sa réunion du 21 novembre 2018, d’exclure tout retour au conseil d’administration. La décision du Comité des opérations était qu’IITA devait procéder à la sélection par voie d’appel d’offres restreint.
Une procédure d’appel d’offres restreint sera bien lancée par l’IITA en décembre 2018. Mais celle-ci a également été jugée défectueuse et a dû être annulée pour manque de conformité avec les exigences de base. Sur l’insistance du département des acquisitions, une deuxième procédure de mise en concurrence a été lancée par IITA le 29 janvier 2019. Cette fois, IITA a donné aux soumissionnaires potentiels seulement deux semaines (au lieu de six semaines) pour faire leurs soumissions.

Syngenta avait livré ses produits avant sa sélection: quelle assurance !

Sur les huit soumissionnaires potentiels qui ont acheté les documents, seuls trois ont soumis des offres. L’offre la plus basse a été faite par la société sud-africaine Du Pont de Nemours. En plus d’être compétitive sur le prix, l’entreprise sud-africaine avait un argument technique imparable: l’ingrédient chimique actif de l’insecticide Fortenza Duo, le cyantraniliprole, est sous sa licence.
Cependant, M. Fregene et l’IITA ont tenté de disqualifier l’offre de Du Pont de Nemours et d’attribuer le contrat à Syngenta, rapporte l’avocat des lanceurs d’alerte. Bien que les objections du département des acquisitions aux raisons invoquées pour disqualifier Du Pont de Nemours soient restées sans réponse, le département de M. Fregene a procédé le 2 avril 2019 à la communication de la non-objection de la Banque à IITA pour l’attribution du contrat à Syngenta.
En fait, Syngenta avait déjà livré les produits à cette date puisqu’il s’est officiellement plaint auprès de l’administrateur représentant la Suisse de ne pas avoir été payé alors qu’il avait livré les produits. Comment la Banque Africaine de Développement (BAD) peut-elle approuver et valider un tel marché ? Quelle est la part objective dans ce gros dossier sachant que l’actuel patron de l’Institut International de l’Agriculture Tropicale, Nteranya Sanginga, était le patron d’un certain Akinwumi Adesina ? Heureusement que le comités d’éhique et le panel des experts ne traitent pas de coïncidences, croit-on entendre dans leurs conclusions qui ont fait sourciller plus d’un gouverneur de la BAD.
La révélation que les produits avaient déjà été livrés par Syngenta, avant même sa sélection officielle, a jeté le froid en interne et poussé à un audit présenté en bonne et due forme à la direction des ressources humaines. Compte tenu des nombreuses irrégularités liées à ce marché, la Banque est tenue de déclarer l’acquisition non conforme et de demander à l’IITA de restituer tous les fonds versés par la Banque. A ce jour, on n’en a plus parlé. Le dossier a connu un enterrement de première classe et ni le comité d’éthique, encore moins le panel des experts, n’a exigé une autopsie de la chenille. Dans cette affaire, des millions de dollars de la BAD ont été dévorés par la chenille légionnaire d’automne.

Le beau monsieur Martin Fregène

Epinglé par un rapport d’audit et par les lanceurs d’alerte, M. Fregene en sort indemne, en raison de ses liens étroits avec le président Adesina qui l’a emmené à la Banque dès sa prise de fonction. Homme de confiance, le vrai faux beau frère de Adesina serait la personne qui a signé un contrat avec l’auteur Leon Hesser pour la biographie autorisée du Président publiée en septembre 2019. L’ascension de cet homme à tout faire au sein de la BAD a été fulgurante, accédant au poste de directeur de l’agriculture et de l’agro-industrie près de deux mois avant le départ du directeur sortant. Le rapport d’audit sur la gestion des ressources humaines (cas n° 1 de la section 2.6, pages 31-32) épingle cette ascension fulgurante en violation des règles de la banque. Mais à quoi sert un rapport d’audit au sein d’une banque où le conseil d’administration semble être lui même absent?

Qui a autorisé le paiement ?

C’est la question de fond dans ce dossier. “Si le Président a autorisé les dérogations aux mécanismes de contrôle fiduciaire de la Banque, il doit alors faire état de son autorisation et les justifier”, fulmine l’avocat des lanceurs d’alerte qui peine à trouver un interlocuteur au sein de la BAD.
Si le président Adesina n’a pas autorisé les dérogations, alors quiconque les a autorisées – que ce soit Jennifer Blanke, dont le départ précipité de la BAD pour raisons familiales et son atterissage dans une autre institution financière quelques semaines plus tard (toujours pour raisons familiales ?), Martin Fregene ou toute autre personne – doit fournir les bonnes explications.
“”Il semble que le personnel ait commis quelques erreurs dans le processus de passation des marchés dans sa hâte de faire face à la catastrophe qui se profile à l’horizon de manière proactive., a déclaré le président Adesina dans son long mémorandum de réponse aux lanceurs d’alerte.
Selon Adesina, le groupe suisse menaçait la banque de poursuites judiciaires pour rupture d’obligations contractuelles. «J’ai demandé au Senior Vice President de parler à toutes les parties impliquées et de veiller à ce que les bonnes décisions soient prises… pour protéger la réputation de la Banque et faire en sorte que la Banque ne soit pas exposée à des poursuites judiciaires qui pourraient nuire à sa réputation et mettre en péril ses privilèges et immunités ,” il a dit.
Alors qui entre le président et le senior vice-président qui a démissionné précipitamment a ordonné ce marché typique que le très respectable panel d’experts a considéré comme affaire négligeable ? La réélection du président Awkinumi Adesina, le 27 août, risque de se compliquer sérieusement en raison des nombreuses suspicions qui entourent un certain nombre de dossiers relevés d’abord en interne par les organes de contrôle avant de faire l’objet, face au mur de silence, d’une dénonciation mondiale par les lanceurs d’alerte.  Adama WADE

DE SANDAGA AU CHAMP DES COURSES… SUR LES TRACES DES COMMERÇANTS DÉBOUSSOLÉS

http://www.emedia.sn Emedia.sn est retourné à Sandaga dix jours après les opérations de démolition. Les ferrailleurs, qui avaient pris d’assaut les lieux pour récupérer tout ce qui pouvait l’être, ont cédé la place aux agents de Gravupub.
Alioune Fall, le chef d’équipe, et ses hommes sont trouvés en train de clôturer le périmètre ceinturant le bâtiment central. Des opérations qui ont démarré la semaine dernière mais qui prendront le temps qu’il faudra, nous a-t-il répondu, s’agissant des délais.
À l’intérieur dudit périmètre, des corbeaux piochent sur les tas d’immondices, çà et là. Une puanteur ambiante se dégage des lieux.
Aux alentours, la circulation est beaucoup plus fluide pour le plus grand soulagement des automobilistes. Mêmes les tabliers qui occupaient un des artères du rond-point ont été repoussés un peu plus loin.
Contre toute destruction jugée illégale, le Collectif « sauver Sandaga », regroupant des architectes, des artistes et des citoyens anonymes, agite une plainte, arguant que le bâtiment est classé patrimoine national.
“Les négociations sont en cours pour trouver une issue”, a-t-on recueilli.
Pour l’heure, les lieux restent le repaire des “boudiou-men”. L’un d’eux a été aperçu, courant pour rentrer dans le bâtiment.
Ça rouspète toujours fort au marché du champ des courses, lieu de recasement des déguerpis de Sandaga. Plaintes et revendications résonnent plus fort quand les sempiternelles récriminations sur les erreurs de surface octroyée (une cantine d’un mètre au lieu de quatre, par exemple), sont mélangées aux désagréments liés à l’hivernage surtout avec un toit qui suinte et des eaux stagnantes. “On se demande qu’est-ce que ce sera quand le ciel va ouvrir ses vannes”, s’inquiètent Habibou Aïdara et ses collègues commerçants.
Même si du côté de l’Association Taxawu Sandaga (ATS), par la voix de son vice-président, Dame Niang, on rassure, insistant sur la “commodité” des lieux, le constat est frappant que peu de commerçants occupent les cantines. Ce, près de quinze jours après la Tabaski.
Les autorités sont ainsi appelées à montrer le chemin du marché aux clients qui se font rare. Très rare même. DIÉ BÂ & PAPE D. DIALLO (photos)

CITÉ CLAUDEL-LE DÉSARROI DES SIX FAMILLES EXPULSÉES PAR LA DSCOS

http://www.emedia.sn Téléphone scotché à l’oreille, Souleymane Touré, vêtu d’un tee-shirt blanc immaculé, fait des va et vient. Visiblement très agité, il explique à son interlocuteur la situation à très haute voix. La cour de sa maison est sens dessus dessous. Un désordre indescriptible y règne. Des ustensiles de cuisines sont visibles par ici. Des sacs en plastiques remplis de vêtements sont éparpillés çà et là. Frigos, matelas, lits, armoires, canapé, cuisinière, jonchent le sol. Sa femme, l’air désemparé, scrute le ciel nuageux qui, en cette période d’hivernage, peut ouvrir ses vannes à tout moment. La tristesse se lit sur les visages de leurs enfants qui, dans un mutisme parlant, observe la situation. Souleymane Touré doit, avec sa femme et ses 7 enfants, quitter le logement qu’il occupe. Agent de marine française, il y vit, selon lui, depuis plus de 25 ans. Mais aujourd’hui, il doit abandonner cette maison où tous ses enfants sont nés.
En effet, Souleymane Touré fait partie des 6 familles civiles qui logent à la Cité Claudel. Des femmes qui ont été sommées de quitter les lieux. Pour cause, ce site ne leur appartient. Il appartiendrait à l’armée sénégalaise qui, selon nos informations, veut y construire un établissement sanitaire. En effet, 50 âmes, réveillent quotidiennes dans 6 maisons dont leurs pères de familles étaient des anciens travailleurs de l’armée française. Après avoir reçu une sommation de 13 jours qu’ils n’ont respecté, ils ont, ce samedi 15 août 2020, été surpris par les éléments de la Direction de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DSCOS) qui ont décidé de les déloger de force. Des familles qui, ne sachant où aller, risquent de passer la nuit à la belle étoile. Nichée sur la corniche, non loin de la Cour suprême, la cité claudel abritait les résidences de l’armée française. Des soldats français et des employés civils sénégalais y vivaient. Et, le 15 juillet 2011, tout ce beau monde est parti, laissant sur place seules 6 familles civiles. Et, les maisons laissées par les soldats français, sont aujourd’hui occupés par des gradés de l’armée sénégalaise.
« Nous vivions en parfaite harmonie avec les officiers supérieurs de l’armée française. Mais nos déboires ont commencé en 2011 avec l’arrivée de l’armée sénégalaise. Aujourd’hui, l’armée sénégalaise veut nous faire comprendre que c’est un camp militaire. Ce qui est archi-faux », a expliqué Souleymane Touré. Son argumentaire est perturbé par un coup de téléphone. Il interrompt l’entretien, répond brièvement son interlocuteur et promet de le rappeler. A l’aide d’un foulard rouge, il essuie les grosses sueurs qui perlent son visage et poursuit ses explications.
« En 2015, l’armée a voulu nous déloger. Elle avait saisi la justice et avait eu gain de cause parce qu’elle nous avait surpris. Nous n’avions pas d’avocat et on ne s’était pas préparé. Nous avons fait appel à la décision qui a été rendue en première instance et elle a été infirmée. La Cour d’appel, estimant que l’armée n’avait pas le droit de nous déloger, que les logements appartenaient à l’Etat du Sénégal, nous a donné raison. D’après la Cour d’appel, seul l’Agent judiciaire de l’Etat est habilité à nous demander à quitter les lieux », a expliqué Souleymane Touré qui dit qu’il n’a nulle part où aller avec sa famille. Ce, surtout en cette période d’hivernage ponctuée par la maladie du coronavirus.
La maison de Souleymane Touré est accolée à celle des Mbodji. Ici aussi c’est la tristesse. Les visages sont lourds de chagrins. Les femmes rangent des bagages légers, tandis que les hommes se décarcassent pour démonter les lits. Omar Mbodji, retraité, est le père de la famille et il est par ailleurs le chef de quartier. Il occupe cette maison depuis 1988. La voix cassée, il sort difficilement les mots pour donner sa version des faits. Selon lui, les 6 familles victimes ne disposent certes pas de papiers attestant qu’elles doivent rester sur les lieux éternellement mais, précise-t-il : « c’est l’ancien président de la république, Me Abdoulaye Wade qui nous avait demandé de rester ici. C’est le dernier camp qu’il a visité avant de quitter le pouvoir. Quand il est venu ici, nous sommes allés le rencontrer pour lui expliquer notre situation. Il nous a dit qu’il ignorait que des sénégalais vivaient ici. Il a signé un décret en disant qu’il attribuait cet endroit aux militaires, à l’Université de Dakar et à nous les anciens retraités », explique-t-il.
Selon lui, la cause de ce déguerpissement est du fait qu’ils ont voulu ériger une mosquée dans la zone et les militaires s’y sont opposés. A quelques encablures de là, se trouve la maison des Ndiaye. Ici, les éléments de la DSCOS déployés sur les lieux sont à l’œuvre. Ils chargent dans un camion les bagages. Les femmes pleurent. Les hommes, impuissants, restent amorphes. Ceux qui tentent de filmer la scène ne le referont pas. Leurs téléphones portables sont confisqués par les autres gendarmes qui assuraient la surveillance des lieux. « Le propriétaire de cette maison a piqué une crise quand les gendarmes ont débarqué chez lui. Ses enfants l’ont acheminé à l’hôpital. S’il meurt, nous allons déposer une plainte », la dame Maimouna Bathily, présidente des femmes qui demande à la première dame de leur venir en aide. Trouvé sur les lieux, le chef des opérations de DSCOS n’a pas voulu se prononcer sur le sujet. « Rapprochez-vous de la Direction de l’Information et des Relations Publiques si vous voulez avoir des informations. Cette affaire est interne à l’armée », a-t-il dit. Sans aucun autre commentaire. Aliou DIOUF

Dr ABDOU AZIZ KASSÉ: «LA DÉCEPTION QUE M’APPORTE LA QUALITÉ DU SYSTÈME DE FORMATION…»

http://www.emedia.sn Le docteur Abdou Aziz Kassé est né au Sénégal Oriental, à Tambacounda le 20 janvier 1957. Cancérologue, il est médecin commandant du Service de santé des armées. Maitre-assistant de chirurgie oncologique depuis 1988, en fonction à l’Institut du Cancer et dans différentes Facultés et Écoles de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il est le Président du Centre international de cancérologie de Dakar.
L’équipe de WATHI.ORG est allée à la rencontre du docteur Abdoul Aziz Kassé, le 25 février 2020 au Centre international de cancérologie de Dakar. Cette rencontre a été l’occasion d’aborder de nombreux sujets cruciaux pour l’avenir du Sénégal, de l’Afrique de l’Ouest et du continent. Le docteur Kassé est revenu sur son riche parcours en tant que médecin et enseignant, sur le système éducatif de nos pays, sur la gouvernance de nos systèmes de santé ainsi que sur les défis actuels et futurs du continent et la place des jeunes dans la bonne marche de leurs pays.

La qualité de nos systèmes d’enseignement et de formation

« L’enseignement n’échappe pas aux mêmes problèmes que nous avons posés. Quand le colonisateur dirigeait le Sénégal, il avait des objectifs très précis. Il avait l’objectif de former des supplétifs pour son administration. Il avait l’objectif de former des individus qui répondaient à ses besoins.
Vous pensez que le colonisateur parti, il est intelligent de pérenniser le même système qu’il avait mis en place pour répondre à ses besoins ? C’est exactement ce que nous avons fait. Nous avons gardé la même structure de formation et 60 ans après, nous voyons les problèmes. »

Inadéquation entre les modèles d’enseignement et nos besoins

« Bien entendu, il y a une inadéquation entre les modèles d’enseignement et nos besoins. Ce d’autant plus que le même colonisateur est en train de réformer son modèle qu’il a essayé de transposer ici pour en faire quelque chose de plus adaptée à sa situation actuelle qui est différente de la nôtre.
Pensez-vous qu’il est simplement intelligent de refaire la même chose qu’eux alors que nous n’avons pas les mêmes problèmes ? Je prends des exemples précis. Vous croyez que nous avons besoin de sept ans pour former un médecin au 21éme siècle ? Avec des outils de formation qui sont totalement différents ? Prenons l’exemple de l’école primaire, il arrive chaque année sur le marché de la formation environ 400 000 élèves. Avec des classes de 40 élèves, il vous faudra 10000 classes chaque année, 10000 enseignants.
Le modèle d’enseignement où vous faites des classes en dur, si vous n’avez pas de classes en dur, vous faites des abris provisoires pose un réel problème. Le modèle où il vous faut un maître formé à l’École normale supérieure avec un parcours de 20 ans de formation, combien de temps faut-il pour en former 10 000 nouveaux ? Quel est le coût de tout cela ?
Vous aurez une « caste » d’individus qui demanderont au vu de leur formation, de leurs temps et de leurs compétences, une rémunération à la hauteur de leur niveau. Croyez-vous que vous y arriverez ? Est-ce que vous pensez que le modèle actuel permet d’y arriver ? Mettez tout le budget du Sénégal, cela ne marcherait pas… Et si on réfléchissait à une autre façon d’enseigner.
Et si on prenait un raccourci en créant ce qu’on appelle des modèles de classe connectée. Vous prenez un conteneur qui a la valeur d’une classe, vous changez les rythmes scolaires. Dans ce conteneur, vous mettez 40 élèves toutes les quatre heures, le programme est installé dans une tablette et vous cherchez non pas un enseignant, mais un facilitateur qui sera capable simplement de guider les élèves pendant leur formation.
En changeant les rythmes scolaires, vous aurez 40 élèves trois fois par jour, ce qui fait 120 élèves formés dans un conteneur avec un seul facilitateur. À chaque élève vous donnez non pas 10 livres et un gros cartable tous les ans, mais une tablette dans laquelle il y a tout le programme. L’élève est suivi à distance par une gouvernance numérique. L’élève pourra utiliser la tablette à autre chose, mais elle ne pourra lui servir que s’il finit de faire ses exercices et est évalué.
La tablette s’auto administre à distance. L’élève ne pourra pas regarder de la pornographie sur la tablette. Il ne pourra pas faire autre chose que ce qui lui est assignée. Où sont les livres papiers dans le gros cartable ? Où sont les fournitures que le père ne peut plus payer ? Tout est fourni avec ce modèle. WATHI.ORG

Docteur Elhadji Mamadou Ndiaye: «Nous avons sous estimé le virus»

iGFM-(Dakar) Le Directeur la Prévention au ministère de la santé et de l’action sociale, le  Docteur, Elhadji Mamadou Ndiaye à confié sa grande surprise face à la progression fulgurante de la Covid-19 au Sénégal et dans le monde. Il a affirmé ce dimanche, dans l’émission Grand Jury de la RFM qu’il a le sentiment d’être dans un rêve. Il a également estimé que la communauté Scientifique du monde a sous estimé le Covid pensant qu’il s’agit d’un virus virus qu’on pouvait facilement vaincre au bout de quelques semaines comme Ebola.
«Nous avions accordé trop de crédibilité, à tout ce que l’ensemble de la communauté scientifique pouvait penser. Le monde entier pensait qu’il s’agissait d’une maladie qu’on pouvait endiguer en quelques semaines dans une proportion gérable. Mais en réalité, on avait sous estimé le virus. Je suis surpris par l’allure. C’est comme dans un réve, quand la France, les Etats Unis ou l’Italie évacuent des patients dans des pays voisins», a déclaré Docteur Ndiaye.
Le chargé de la prévention au ministére de la Santé a également émis des doutes sur la possibilité d’éradiquer définitivement la maladie au cours de cette cette année. Mais il espère tout de même,  que des solutions seront trouvées pour faire de sorte qu’elle ne soit plus une menace pour l’humanité.

130 nouveaux cas dont 63 communautaires, 2 décès, 53 cas graves, 4231 personnes sous traitement

iGFM-(Dakar) Le ministère de la santé et de l’Action sociale informe ce dimanche 16 Août que le Sénégal a enregistré 130 nouveaux cas de contamination à la Covid-19 dont 63  issus de la transmission communautaire. Le ministère a également précisé que 40 patients sont déclarés guéris.
«Sur 1317 tests réalisés, 130  sont revenus positifs. Il s’agit de 67 cas contacts suivis par les services du ministère de la Santé, 63 cas issus de la transmission communautaire. Par ailleurs, 40 patients sont testés négatifs et déclarés guéris. 53  cas graves sont également pris en charge dans les services de réanimation de l’hôpital de Fann et de l’hôpital principal de Dakar. 2 décès liés à la covid-19 ont été enregistrés ce samedi 15 Août .
L’état de santé des patients hospitalisés dans les hôpitaux évolue positivement. A ce jour, le Sénégal a enregistré  12 162 cas positifs à la Covid-19 dont  7677  guéris, 253 morts, 1 évacué et 4231  personnes sont encore sous traitement», a déclaré le Directeur de la prévention du ministère de la santé, El Hadji Mamadou Ndiaye.

COVID-19: Kaolack enregistre 2 décès

Libération Sénégal online -“Ce 15 août 2020, la région médicale de Kaolack a reçu les résultats de 11 prélèvements et 6 sont revenus positifs au coronavirus. Il s’agit de 2 cas communautaires et de 4 cas contacts dans le district de Kaolack. Deux décès liés à la Covid-19 ont été enregistrés”, annonce la région médicale dans son communiqué journalier. A ce jour, la région de Kaolack totalise 15 décès liés au coronavirus.

EFFET TABASKI ? PLUS DE 2/3 DES CAS COMMUNAUTAIRES ENREGISTRÉS DANS LES RÉGIONS

http://www.emedia.sn Ce dimanche, 16 août 2020, la présentation de la situation du jour de l’évolution de la pandémie du coronavirus au Sénégal montre nettement une grande propagation des cas communautaires dans les régions, à l’intérieur du pays.
Si près de la moitié (63) des 130 cas diagnostiqués positifs sont issus de la transmission communautaire, l’on remarque que plus de deux tiers de ces cas communautaires sont enregistrés dans les régions : 44 contre contre 19 dans la région de Dakar qui, habituellement enregistrait à elle seule, plus que la totalité des autres régions. Compte non tenu de la capitale, la région de Thiès, avec 18 cas, remporte la palme, devant Saint-Louis (8 cas, tous enregistrés dans la ville de Saint-Louis), Ziguinchor et Kédougou (5 cas chacune).
Les mouvements notés lors de la semaine de la fête de Tabaski, le 31 juillet dernier, semblent avoir été un grand vecteur de la propagation du virus.
Par ailleurs, deux cas de décès ont également été enregistrés, portant le total macabre à 253 décès, contre 7677 patients guéris après l’intégration des 40 nouvelles guérisons du jour.
À l’opposé, 4231 patients sont encore en traitement dans les différents CTE sur l’ensemble du territoire national. Parmi eux, il y a 53 cas graves en surveillance dans les salles de réanimation.
Au total, depuis l’apparition de la maladie de Covid 19 dans le pays, le Sénégal compte, à ce jour, 12 162 personnes officiellement diagnostiquées positives au virus SARS COV2.

Propagation du covid-19: “L’Islam avait trouvé la solution”,selon Moustapha Diakhaté

https://senego.com “Il y’a 1 400 ans, le Prophète Seydina Mouhammad Psl préconisait l’isolement sanitaire c’est-à-dire la mise en quarantaine, la distanciation physique, la dispersion des populations, l’interdiction rassemblements, de quitter ou de se rendre dans des zones touchées par une épidémie comme moyens de lutte contre la propagation d’une pandémie”, selon Moustapha Diakhaté.
Épidémie…
D’après l’ancien ministre-conseiller, c’est ce qu’avaient fait Serigne Touba et son frère Mame Thierno Mbacké Ibra Faty lors de la peste de 1918 et qui leur ont permis casser la chaîne de transmission de l’épidémie à Diourbel et à Daroul Mouhty.
Sacrifices…
“Pendant ce temps, moins de 100 ans après, paradoxalement le Sénégal où 95% de sa population revendique son appartenance à l’Islam, accepte de se priver de pèlerinage à la Mecque, mais laisse annihiler tous les sacrifices consentis durant l’état d’urgence assorti d’un couvre-feu pour la Tabaski”, ajoute M. Diakhaté.
Pour lui, ce n’est pas le Coronavirus qui est une malédiction pour le Sénégal, mais notre obscurantisme.
LUTTE CONTRE LE CORONAVIRUS :La Russie a produit un premier lot de vaccins
Libération Sénégal online La Russie a affirmé ce samedi avoir produit ses premiers vaccins contre le coronavirus, annoncés en début de semaine par Vladimir Poutine. « Le premier lot du nouveau vaccin contre le coronavirus du Centre de recherches Gamaleïa a été produit », a indiqué dans un communiqué le ministère de la Santé russe, cité par les agences de presse du même pays.

DALAL JAMM, GÉANT AUX PIEDS D’ARGILE

https://www.seneplus.com  http://www.enqueteplus.com/ Derrière la démission fracassante du monument de la cancérologie, Papa Touré, se cache un malaise très profond qui risque de saper le moral de bien des membres du corps médical de cet hôpital censé être de référence
Si c’était une personne, on aurait dit qu’elle marche sur une seule jambe, ou même une béquille. De l’extérieur, l’hôpital Dalal Jamm n’a rien à envier aux plus grandes structures hospitalières du Sénégal. Bien au contraire ! Une superficie qui s’étend à perte de vue ; de belles constructions ; des équipements de pointe… Dalal Jamm a tout pour bousculer la hiérarchie des hôpitaux sénégalais.
Hélas, plus de 4 ans après son ouverture, l’établissement ne décolle toujours pas. Au grand dam de certains médecins. L’espoir très grand, ils avaient regagné leur poste dans le nouvel hôpital, avec beaucoup d’enthousiasme. Jusqu’à présent, la plupart peinent à être opérationnels. ‘’Pour dire vrai, les choses n’ont pas encore vraiment démarré. Pour le moment, la plupart des services ne font que des consultations et quelques explorations, pas d’hospitalisation. Il n’y a donc pas encore d’activité hospitalière au vrai sens du terme. C’est peut-être pourquoi les populations ne sentent pas vraiment l’impact’’, témoigne cet agent sous le couvert de l’anonymat.
Entrée de l’hôpital. Il est presque 13 h. Quelques agents filtrent minutieusement les entrées. Un véritable bunker. A l’intérieur, très peu de mouvements. Une pléthore de personnels se charge de l’accueil et de l’orientation des visiteurs. Pour les lettrés, pas de grande difficulté pour se retrouver. Des plaques indiquent la direction de chaque service. Alors que certains sont pris d’assaut, d’autres sont déserts. Pour un hôpital de niveau 3, il n’y a ni bloc opératoire ; urgences chirurgicales ; ni une imagerie médicale performante. ‘’En fait, il n’y a pas ce pourquoi on parle d’imagerie : notamment le scanner. Aussi, il n’y a pas d’unité de réanimation. Avec la Covid-19, ils ont mis en place une unité, mais vous imaginez que c’est uniquement pour les patients atteints de Covid-19’’.
Financé à coups de 50 milliards de francs CFA, Dalal Jamm avait pour vocation d’être national. Pour le moment, il peine même à s’imposer à Ficc Micc, quartier populaire où il a été construit. Sur la route qui mène vers Tally Bou Mak, à 200 m environ de l’hôpital, juste en face de l’école Ndiarka Diagne, un groupe d’une dizaine de jeunes garçons devisent tranquillement autour du thé. Rares sont ceux qui ont mis les pieds à l’intérieur de Dalal Jamm. A la place, certains préfèrent Roi Baudoin, un hôpital plus éloigné et de niveau inférieur. D’autres fréquentent Dominique, qui est un centre de santé situé à Pikine. A en croire Cheikh Fall, ce n’est pas de gaieté de cœur. ‘’Dans les grands hôpitaux, les services fonctionnent tous les jours. Ici, j’y ai emmené mon père à deux reprises et il a été éconduit. C’est par la suite que j’ai commencé à l’emmener à Dominique. Depuis, je vais directement là-bas. Je ne vois pas l’utilité de me rendre dans un hôpital où j’ai plus de chance de ne pas trouver un médecin. En vérité, nous ne sentons pas la présence de cet hôpital. Demande-leur (il désigne ses amis du doigt). Personne, ici, ne va là-bas. C’est comme si les gens ne savent pas que l’hôpital existe. On l’entend juste de nom’’, fulmine-t-il.
Selon les jeunes, il leur est arrivé, à trois reprises, qu’un de leur camarade se fracture la jambe au cours d’un match de football. Une fois à Roi Baudoin, on les évacue directement à Dakar. ‘’Nous ne savons pas pourquoi. Nous savons juste que les évacuations de Roi Baudoin, c’est Le Dantec, Hoggy ou Principal. Je n’ai jamais vu une évacuation à Dalal Jamm. Nous ne savons rien de cet hôpital. Aussi, depuis qu’il a commencé à fonctionner, je n’ai jamais vu quelqu’un quitter la morgue pour être amené dans notre mosquée, en vue de la prière mortuaire. Je ne l’ai jamais vu’’, insiste M. Fall.
Dans ce quartier situé en plein cœur de Guédiawaye, la plupart des femmes qui doivent accoucher se rendent au niveau du poste de santé du coin, chez une certaine Mme Ndoye. Après plus de quatre ans de mise en service, Dalal Jamm ne fait toujours pas d’accouchement. Faute de bloc opératoire. Le directeur Moussa Same Daff précise : ‘’Il faut savoir que la maternité fonctionne. Il y a les consultations prénatales, les consultations postnatales, l’échographie, la colposcopie… Il y a juste les accouchements qu’on ne fait pas encore, à cause de l’absence du bloc opératoire.’’
Une explication qui a du mal à passer auprès des populations. ‘’C’est inadmissible pour un hôpital qui se respecte, peste Ousmane. Il suffit d’aller à la Polyclinique qui se trouve à côté pour se rendre compte que cet hôpital ne fonctionne pas comme il se doit. Cette clinique privée est tout le temps remplie. Nous sommes dans une zone où les populations n’ont pas beaucoup de moyens. Il faut que l’Etat nous aide à mettre aux normes cette structure. D’autant plus que l’on nous dise qu’il y a de très grands spécialistes là-bas’’.

Médecine de luxe

C’est dans ce contexte qu’est intervenu le fameux projet de bâtir deux centres dédiés respectivement à la procréation médicalement assistée et à la greffe de moelle. En claquant la porte avec fracas, le désormais ancien président du Conseil d’administration, Pr. Papa Touré, n’a fait que porter à la connaissance du grand public un débat jusque-là étouffé à l’intérieur des murs de l’hôpital. Le hasard aura voulu que l’affaire soit tombée à quelques jours du terme de son mandat. D’après les témoignages, le professeur a bâti sa réputation sur du béton.
Décrit comme un homme intègre, très à cheval sur les principes, l’homme disait, dans sa lettre de démission adressée au président de la République : ‘’Le centre national hospitalier Dalal Jamm, ouvert maintenant depuis 5 ans et destiné à être un des fleurons de notre système de santé hospitalière, fonctionne encore comme un centre de santé. Les structures essentielles de son plateau technique (laboratoires, imagerie médicale, réanimation, blocs opératoires, services d’urgences, etc.) ne sont toujours pas fonctionnelles.’’
Et d’ajouter : ‘’C’est devant une telle situation que nous apprenons votre décision d’accorder à l’hôpital Dalal Jamm une subvention d’un milliard et demi de francs CFA pour la construction de deux bâtiments destinés à abriter un centre de greffe et un centre de procréation médicale assistée. Une telle décision que je ne saurais défendre ne répond ni aux besoins immédiats de cet hôpital ni à l’urgence qu’impose la pandémie ni à nos impératifs de santé publique.’’
Ainsi, lui demande-t-il gentiment de le décharger de ses fonctions. Une décision certes symbolique, mais qui a tout son sens, selon son ancien collaborateur, l’anesthésiste-réanimateur, Dr Oumar Boun Khatab Thiam. Il déclare : ‘’C’est un homme à qui on doit rendre hommage. Toute sa vie, il s’est battu pour des principes. Avec tout ce qu’il a fait pour la médecine au Sénégal, il ne pouvait cautionner un tel acte. C’est comme ça qu’il faut comprendre sa démission. C’est quelqu’un qui s’est battu pour que Dalal Jamm soit un hôpital au top. Au lieu de l’accompagner avec des moyens, on prend plus d’un milliard pour la procréation et la transplantation de moelle épinière. Je pense qu’il a parfaitement raison de claquer la porte pour marquer son désaccord.’’
Egalement président de l’Alliance nationale pour la sécurité des patients, Dr Thiam ajoute : ‘’Je pense que tout le monde a intérêt à ce que cet établissement réponde à sa véritable vocation. C’est une structure qui a d’énormes potentialités, vu les sommités qui y ont été affectées. Mais il faut reconnaitre qu’il n’est pas encore un hôpital au vrai sens du terme. C’est encore comme un centre de santé. Dans ces conditions, nous sommes tous interpellés, quand on veut y instaurer cette médecine de luxe. Je ne dis pas que ce n’est pas important. Mais il y a beaucoup d’autres priorités pour Dalal Jamm.’’
En fait, selon des sources bien au fait du dossier, dans cette affaire, c’est le chef de l’Etat lui-même qui a donné des instructions allant dans le sens de la construction de ces deux centres. Loin de nier la pertinence de ces projets, nos interlocuteurs mettent surtout l’accent sur le sens des priorités.
A l’instar de Dr Thiam, cet agent se désole : ‘’Comment on peut approuver un projet pour procréation assistée (donc pour les gens nantis), alors que la majorité des femmes enceintes à Guédiawaye et partout au Sénégal peinent à accoucher correctement, faute d’équipements et d’infrastructures. Les gens semblent ne pas se soucier de la santé des populations.’’ Pour d’autres, la source véritable de toute cette confusion, c’est le manque de concertation. ‘’L’idéal aurait été que toutes les parties prenantes réfléchissent ensemble pour avoir un consensus sur les priorités. La version officielle est que c’est une injonction venue du sommet de l’Etat…
D’autres versions ont ensuite été servies. Toujours est-il que beaucoup ont pensé que l’urgence était de permettre à l’hôpital de démarrer. Après seulement, on peut aller sur les projets plus ambitieux’’, souligne un de nos interlocuteurs.

Professionnalisme et compétence des agents

Pour lui, il y a, à Dalal Jamm, des personnels de très grande qualité qui n’attendent que les conditions soient réunies pour donner le meilleur d’eux-mêmes. ‘’C’est tout ce que nous demandons. Il faut le minimum nécessaire pour démarrer l’activité, répondre aux besoins des populations. Après, les gens pourront penser à la médecine de prestige. Actuellement, il faut le dire : on ne soigne pas grand monde. Il ne faut pas oublier que cet hôpital a également pour vocation de contribuer à la formation des étudiants.  Mais pour ce faire, il faut des services qui fonctionnent. On ne peut prendre quelqu’un qui apprend la chirurgie sans un service de chirurgie’’.
Malgré les nombreux impairs dus à la non-disponibilité de certains équipements, certaines populations saluent le professionnalisme et la compétence des agents. Trouvée dans sa boutique où elle expose des aliments de bétail, mère Ndiaya se réjouit : ‘’Moi, je fréquente Dalal Jamm. J’y accompagnais un parent qui habite Louga. C’était pour des massages. Honnêtement, on s’était très bien occupé de lui. Il y a d’excellents médecins. De plus, l’accueil est magnifique. C’est un hôpital très bien organisé.’’
Un des services les plus fréquentés, la rhumatologie, fait partie des fiertés de Dalal Jamm. Mais pour être consulté, il faut se munir de patience. Un des secrétaires médicaux explique : ‘’Le service fonctionne du lundi au jeudi. Tous les jours, on prend 15 personnes. Mais en cas urgence, on les prend. Il y a une très forte demande. Pour vous donner une idée : ceux qui viennent aujourd’hui auront rendez-vous pour le 2 septembre prochain.’’ D’autres services comme la pédiatrie et la cancérologie sont également très prisés par les patients. Avec deux appareils de radiothérapie fonctionnels, l’hôpital prend en moyenne 50 patients par jour. Les délais d’attente sont évalués à 15 jours. Mais le nœud du problème reste l’absence de bloc opératoire qui plombe toute l’activité. ‘’C’est pourquoi nous avons moins d’impact que certaines structures de moindre niveau. Il est impératif de faire bouger les choses’’, confie un médecin. Mor Amar

MOUSSA SAME DAFF (DG HÔPITAL DALAL JAMM):“Dalal Jamm vient en sus du système de santé’’

http://www.enqueteplus.com Tenaillé entre le mécontentement de certains de ses agents, l’insatisfaction de la plupart des populations, le directeur de l’hôpital Dalal Jamm monte au créneau pour laver sa structure à grande eau.
Après plus de quatre ans de fonctionnement, quelle évaluation faites-vous des activités de l’hôpital Dalal Jamm ?
L’hôpital a véritablement démarré ses activités le 29 août 2017, après plusieurs années de chantiers. D’ailleurs, parmi ces chantiers, il y en a qui continuent toujours. Mais avec l’appui des autorités, nous avions estimé qu’il ne fallait pas attendre que tout soit au point pour commencer. Et nous nous sommes donné les moyens d’assurer aux populations une prise en charge correcte.
La particularité de Dalal Jamm était de rapprocher des populations de la banlieue aux spécialistes. L’hôpital desserre à peu près 1,5 million d’habitants. Mais c’est un hôpital qui a aussi une vocation sous-régionale. C’est dans ce sens d’ailleurs que s’inscrit notre plan stratégique. Force est de constater que depuis que nous avons démarré en 2016, les activités ne cessent de grimper. Nous voulons être un hôpital qui rayonne au plan international.
L’autre particularité de l’hôpital est de ne pas disposer de toutes les spécialités. Mais nous faisons en sorte que les spécialités qui existent soient des services de référence.
Pouvez-vous revenir sur les capacités de l’hôpital et les services qui fonctionnent pleinement ?
Dalal Jamm a une capacité de 300 lits, extensible à 500. D’ailleurs, vous avez dû remarquer que dans le cadre de cette extension, nous sommes en train de construire un centre de traitement des épidémies. En réalité, tous les services fonctionnent. Mais il y a des activités qui ne sont pas faites. Il s’agit principalement des activités chirurgicales. Sinon, on fait de la radiothérapie, de l’imagerie médicale (l’hôpital ne dispose pas de scanner, d’IRM et de mammographie, NDLR). Toutes les consultations externes fonctionnent. Mais c’est vrai : l’activité du bloc opératoire n’a pas encore démarré.
Est-ce que ça ne pose pas problème pour un centre hospitalier national de la dimension de Dalal Jamm ?
Non. Il faut comprendre une chose : Dalal Jamm vient en sus du système de santé. Ce n’est pas parce que le bloc de Dalal Jamm ne fonctionne pas que le système est bloqué. Que faisaient les gens avant ? Dalal Jamm est venu apporter un plus. Il est venu décongestionner l’existant. Pour ce qui est du bloc, nous étions en phase de finalisation, mais avec la pandémie, tout est bloqué. Ceux qui doivent installer ce bloc ne sont pas au Sénégal. Il faut donc attendre un assouplissement pour qu’ils viennent installer le bloc.
Mais qu’à cela ne tienne. L’hôpital n’est pas resté les bras croisés. Nous avons aujourd’hui monté deux petits blocs opératoires. L’un en zone Covid, l’autre au niveau de la gynécologie, pour pouvoir y faire certains actes de chirurgie. Je considère donc que l’hôpital fonctionne à 90 %. Même si l’activité chirurgicale n’a pas véritablement démarré.
Trouvez-vous normal qu’une structure comme Dalal Jamm ne puisse pas disposer de services comme une imagerie médicale, un laboratoire fonctionnel, un bloc opératoire, comme signalé par le PCA démissionnaire, le Pr. Papa Touré ?
Vraiment, je ne veux pas commenter le texte du PCA. Mais moi, je vous donne la réalité. Tous les paramètres de routine de laboratoire sont disponibles au niveau des 4 laboratoires de l’hôpital. Vous pouvez aller interroger les chefs de service. On ne peut pas commencer des hospitalisations sans un laboratoire. Pour ce qui est de l’imagerie médicale, c’est un ensemble. Si c’est pour une radio ospomo, on en a ; si c’est pour un échographe cardiaque, c’est disponible ; nous avons aussi une échographie générale ; nous l’avons…
Mais une imagerie médicale quand même sans scanner…
L’Etat a initié la procédure pour l’obtention d’un scanner de 64 barrettes et une IRM dans le cadre du plan d’urgence. Ce n’est plus qu’une question de temps. Peut-être vous allez nous parler de mammographie. Mais si ce n’est pas disponible ici, il y en a peut-être à Roi Baudoin. Les hôpitaux se complètent. Aucun hôpital ne peut prétendre tout faire. Il faut retenir que Dalal Jamm est en train de se concentrer sur son projet, mais aussi d’investir dans d’autres activités qui créent de la valeur ajoutée pour notre système de santé.
En ce qui concerne le bloc, vous évoquez la pandémie pour justifier les lenteurs. Mais au-delà de ce facteur, qu’est-ce qui a bloqué le processus ? Est-ce des raisons financières ?
Ce ne sont pas des raisons financières. Tous les équipements sont là. Maintenant, on n’installe pas un bloc opératoire comme on installe une chambre d’hospitalisation. Un bloc, c’est complexe. Il y a un certain nombre de conditions qui doivent être réunies pour pouvoir opérer des malades. Et ces conditions ne sont pas encore réunies, parce qu’il y a plusieurs intervenants, plusieurs paramètres. Il y a l’entreprise qui s’occupe du génie civil, celle qui s’occupe de l’installation… Certains acteurs sont à Dakar, d’autres à l’étranger. C’est pourquoi ça coince un peu. Mais n’eût été le problème de Covid, on serait déjà très loin dans ce processus.
Qu’en est-il de la panne de la climatisation centrale ?
Oui… Cela fait partie également de…  (Il hésite). En réalité, ce n’est pas une panne. C’est que depuis qu’elle a été installée, elle n’a pas fonctionné. Aujourd’hui, l’autorité est en train de faire un audit pour voir la meilleure formule. Parce que partout où on a installé la climatisation centrale dans nos différents hôpitaux, cela n’a pas beaucoup marché. Et c’est fort heureux d’ailleurs qu’il ne fonctionne pas dès maintenant, pour qu’on puisse prendre une autre alternative. Nous sommes en train de voir s’il faut une climatisation centrale ; est-ce qu’il faut des blocs de climatisation…
C’est l’audit qui nous le dira. Mais cela n’empêche pas d’opérer, si on parvient à finir le bloc opératoire. Dans beaucoup de blocs, il n’y a pas une climatisation centrale. Il faut juste une climatisation dédiée. Cependant, le bloc a ses normes. En tant qu’hôpital de référence, il faut se donner les moyens de travailler dans les conditions optimales de sécurité. Je pense qu’il faut surtout saluer les efforts de l’Etat qui a doté l’hôpital de personnels de qualité, qui s’est même substitué à des bailleurs défaillants, en nous fournissant des matériels, des lits d’hospitalisation, un banaliseur pour la gestion des déchets biomédicaux, qui est également en train de construire un centre de traitement des épidémies…
D’après certaines informations, il fallait juste à Dalal Jamm 2,5 milliards pour que certains services essentiels puissent être fonctionnels…
Vous savez, la demande de la population est en train d’être satisfaite en grande partie ici. Il faut donc arrêter de nous dire la population, la population… La population, c’est nous tous. Nous aussi, nous travaillons dans l’hôpital et nous sommes des usagers de l’hôpital…
Vous-même disiez tantôt que l’hôpital Dalal Jamm a été construit dans la banlieue pour rapprocher les spécialistes des populations. Si, après 4 ans, des structures environnantes continuent de référer à Dakar, n’est-ce pas normal que vous soyez interpellé sur les services qui ne fonctionnent pas ?
Mais les services ne sont pas fermés. L’hôpital fonctionne. Il n’y a que l’activité chirurgicale qui ne fonctionne pas. Les autres services, ils fonctionnent. Pourquoi on veut fermer Dalal Jamm, alors qu’il est ouvert ? Pourquoi on veut faire croire que Dalal Jamm ne fonctionne pas, alors que plus de 100 000 personnes y sont pris en charge (le rapport de 2019 fait état de 103 790 patients consultés, NDLR). Vous savez, nous sommes plus de 15 millions de Sénégalais. Si on veut aborder des questions spécifiques, on ne s’en sortirait pas.
Pourquoi le service cardiologie ne parvient pas à répondre aux sollicitations des populations ?
La cardiologie fonctionne. Elle n’a juste pas commencé à hospitaliser. Je vous ai dit qu’il y a un échographe cardiaque. Il y a des consultations qui se font ; les médecins sont là. On voulait hospitaliser et la Covid s’est installée. Mieux, nous allons installer l’unité de traitement de l’insuffisance cardiaque. Nous avons déjà enclenché les procédures. D’autres projets d’envergure sont dans le circuit. Il en va ainsi de la neurochirurgie, la chirurgie cardiovasculaire, les unités de greffe de moelle et de procréation médicalement assistée.
Justement, ces deux derniers centres ont soulevé des polémiques. Certains disent que Dalal Jamm se tourne vers une médecine de luxe et qu’il y a d’autres priorités. Que répondez-vous ?
Moi, je crois que par respect à tout le monde, on doit prendre en charge les préoccupations de chacun. Si, pour certains, les préoccupations, c’est la cardiologie, d’autres souffrent surtout d’infertilité. Si, pour certains, leur préoccupation, c’est la greffe de reins, pour d’autres, c’est la greffe de moelle. Il faut donc relativiser. Il y a toutes sortes de maladies dans notre pays. Dalal Jamm va faire ceci, les autres feront autre chose. Et même si c’était un luxe, pourquoi nos populations n’en bénéficieraient pas ? Pourquoi seuls les nantis, qui ont les moyens d’aller au Maghreb ou en Europe, devraient en bénéficier ? Pour certains couples qui ne parviennent pas à procréer, c’est un drame. Avec ce centre, ils pourront y parvenir à moindre coût.
Mais est-ce que c’est l’urgence pour Dalal Jamm, alors que l’hôpital ne parvient même pas à faire accoucher ?
Tout est urgent. Est-ce que l’urgence pour cette dame qui peine à avoir un enfant, qui est menacée de répudiation, est-ce que l’urgence ne serait pas d’aller dans ce centre pour avoir un enfant ? Il faut relativiser. Dans tous les cas, celui qui a en charge la définition de la politique de santé, à qui on a confié nos suffrages, en a décidé ainsi. Pourquoi cela susciterait autant de commentaires ? Il le fait pour des Sénégalais.
C’est donc une initiative du président de la République ?
Non. Il a soutenu une initiative de l’hôpital.
Cette mesure a précipité le départ du PCA. Quel commentaire en faites-vous ?
C’est lui-même qui l’évoque dans sa lettre. Que voulez-vous que je dise. C’est un homme libre. Je ne peux commenter ses décisions. Je les respecte. Nous le remercions pour ces années qu’il a passées avec nous.
Vous dites que l’hôpital a été créé pour répondre à un besoin de proximité. Mais les populations disent qu’elles ne vous sentent pas encore trop. C’est quoi le problème ?
Bon… Notre vocation n’est pas de faire de la publicité. Encore une fois, si nous nous occupons de cas spécifiques, on ne s’en sort pas. Je pourrais vous citer beaucoup d’autres qui disent du bien de Dalal Jamm. Un hôpital, on le juge sur la base de la prise en charge. Je pense que le plus souvent, c’est des jugements de valeur.MOR AMAR

Boubacar Camara: “Macky Sall ne peut pas combattre le 3e mandat pour Wade et…”

https://www.seneweb.com Le président d’honneur du parti de la construction et de la solidarité (Pcs)/ Jengü Tabax, Boubacar Camara, s’est joint au débat sur la question du troisième mandat en Afrique de l’Ouest et au Sénégal, en particulier.
Et pour ce membre de la coalition Jotna, l’actuel chef de l’Etat, Macky Sall, ne peut pas moralement et politiquement prétendre avoir un troisième mandat.
“Moralement, il ne peut pas combattre un troisième mandat pour Me Abdoulaye Wade, en 2012, et vouloir briguer encore le suffrage des Sénégalais”, a-t-il déclaré devant le Jury du dimanche, sur iRadio.
Il ajoute: “Politiquement, le président Macky Sall ne peut pas non plus faire introduire une disposition constitutionnelle pour limiter le nombre de mandat présidentiel à deux et, aujourd’hui, prétendre à en avoir trois”.A ce titre, conclut l’opposant, cette question du troisième mandat n’est pas constitutionnelle mais politique.

Litige foncier entre ICS et les populations de Tobène: 35 organisations exhortent les autorités à libérer sans conditions les personnes arrêtées

https://www.pressafrik.com Trente-cinq (35) organisations de la société civile sénégalaise exhortent les autorités à libérer sans conditions les 26 personnes arrêtées suite aux échauffourées qui ont opposé les populations de Tobène aux forces de sécurité dans le litige foncier portant sur 6 hectares qu’elles ont avec les Industries Chimiques du Sénégal (ICS).
« Vingt-six (26) personnes, parmi lesquels les chefs de village de TOBENE, KITHIANE et MBENGUENE ont été arrêtées et dix-neuf (19) d’entre-deux ont été placés sous mandat de dépôt suite aux échauffourées qui ont opposé les populations aux forces de sécurité dans le litige foncier portant sur 6 hectares qu’elles ont avec les Industries Chimiques du Sénégal (ICS).  Après plusieurs négociations infructueuses sur les conditions de rétrocession de leurs terres aux ICS, les représentants des populations de ces localités se sont entretenues, le 29 juillet 2020 avec le Ministre de l’intérieur, Monsieur ALY NGOUYE NDIAYE, qui s’est déplacé au village de Tobène. A cette occasion, les communautés lui avait fait part de leur désaccord sur le barème de compensation proposé qu’elles jugeaient très faible tout en réitérant leur volonté de trouver avec la compagnie une solution négociée », rappellent ces organisations dans un communiqué.
Elles déplorent que la réponse immédiate des autorités ait été d’envoyer, le 12 août 2020, les forces de l’ordre encercler le village de Tobène et procéder à l’arrestation des villageois opposés à la proposition du Ministre de l’Intérieur qui était d’évaluer les terres litigieuses et d’attendre qu’une nouvelle offre de compensation leur soit présentée.
Les dix-neuf (19) personnes déférées et les sept (7) remises en liberté seront jugées vendredi prochain pour divers motifs, notamment, attroupement illégal, violences sur agents dans l’exercice de leurs fonctions et incitation à la rébellion.
Ce conflit foncier vient s’ajouter à une longue liste d’affaires relatives à la spoliation des terres de pauvres paysans par de grandes compagnies minières et autres qui refusent, avec souvent le soutien tacite des autorités, de leur octroyer une indemnisation à la mesure des pertes encourues.
Les organisations de la société civile et organisation paysannes signataires exhortent les autorités à libérer sans conditions les personnes arrêtées dont le seul tort est de défendre les intérêts de leur communauté, demandant que des négociations transparentes visant la protection des intérêts des populations soient menées dans un esprit de dialogue et d’apaisement social.
Le Centre de Recherche et d’Action sur les Droits Economiques, Sociaux et Culturels – CRADESC, AfrikaJom et autres apportent leur soutien aux populations de Tobène et environs et demandent un relèvement du barème départemental dont le caractère dérisoire aurait été reconnu par le Ministre lors de son déplacement à Tobène.
En conclusion, elles appellent à la renégociation des contrats liant l’Etat aux ICS dans le but de mieux préserver les intérêts économiques locaux et nationaux et de protéger les droits économiques et sociaux des communautés conformément aux dispositions pertinentes de la constitution sénégalaise.

LIBERTÉ PROVISOIRE POUR LES CHEFS DE VILLAGE DE TOBÈNE, KITIANE ET MBENGUÈNE

http://www.emedia.sn Quatre (04) des vingt-trois (23) personnes arrêtées sur le litige foncier qui oppose les villageois de Tobène et les ICS (Industries chimiques du Sénégal) ont été libérées. Selon leur avocat, elles ont pu bénéficier d’une liberté provisoire en attendant leur jugement. Il s’agit des chefs de village de Tobène, Kitiane et Mbenguène et un autre jeune de la localité.
Ces habitants de la commune de Méouane, département de Tivaouane, arrêtés mercredi dernier, sont poursuivis pour : actions diverses, rassemblements illicites, violences à agents dans l’exercice de leurs fonctions, incitation à la rébellion. Ils contestent la délimitation des six (06) hectares de terre, dans la zone, qui sont affectés aux ICS.
« Pour le dernier chef de prévention, incitation à la rébellion, (prévu et puni par l’article 431-7 du Code Pénal), l’activiste Ardo Gning activement recherché vient d’être interpellé par la même brigade de gendarmerie de Tivaouane et sera déféré lundi pour rejoindre probablement le groupe placé en détention », informe Me Koureychi Ba. Babacar FALL

Litige foncier entre ICS et les populations de Tobène: des organisations de la société civile et paysannes demandent la libération des personnes arrêtées

https://www.dakaractu.com Vingt-six (26) personnes, parmi lesquelles les chefs de village de Tobène, Kithiane et Mbenguène ont été arrêtées et dix-neuf (19) d’entre-elles ont été placées sous mandat de dépôt suite aux échauffourées qui ont opposé les populations aux forces de sécurité dans le litige foncier portant sur 6 hectares et qui les oppose aux Industries Chimiques du Sénégal (ICS).
Selon un communiqué de diverses organisations de la société civile et organisations paysannes, les dix-neuf (19) personnes déférées et les sept (7) remises en liberté seront jugées vendredi prochain pour divers motifs, notamment, attroupement illégal, violences sur agents dans l’exercice de leurs fonctions et incitation à la rébellion. « Ce conflit foncier vient s’ajouter à une longue liste d’affaires relatives à la spoliation des terres de pauvres paysans par de grandes compagnies minières et autres qui refusent, avec souvent le soutien tacite des autorités, de leur octroyer une indemnisation à la mesure des pertes encourues », s’insurge la même source.
Ces organisations de demander ainsi aux autorités de libérer sans conditions les personnes arrêtées, dont le seul tort est de défendre les intérêts de leur communauté. Mais aussi que des négociations transparentes visant la protection des intérêts des populations soient menées dans un esprit de dialogue et d’apaisement social. Elles ont enfin appelé à la renégociation des contrats liant l’État aux ICS dans le but de mieux préserver les intérêts économiques locaux et nationaux et de protéger les droits économiques et sociaux des communautés conformément aux dispositions pertinentes de la constitution sénégalaise.
Pour rappel, les populations de cette localité, après plusieurs négociations infructueuses sur les conditions de rétrocession de leurs terres aux ICS, les représentants des populations de ces localités se sont entretenues, le 29 juillet 2020 avec le Ministre de l’intérieur, Monsieur Aly Ngouille Ndiaye, qui s’est déplacé au village de Tobène. À cette occasion, les communautés lui avaient fait part de leur désaccord sur le barème de compensation proposé qu’elles jugeaient très faible tout en réitérant leur volonté de trouver avec la compagnie une solution négociée.

Madiagne Seck le Maire de Gossas épinglé par la Cour des Comptes: Un collectif des populations le traîne en justice et réclame son fauteuil

https://www.leral.net Madiagne Seck, le Maire de Gossas est dans le viseur d’un collectif des populations de leur localité qui a décidé de le traîner en justice. Epinglé par la Cour des Comptes, suite à un rapport notant des anomalies et irrégularités constatées, pour ce Collectif, il doit…rendre des comptes.
En début d’année, la Cour des Comptes avait constaté dans la gestion du Maire, des dizaines de millions de francs CFA dépensés, sans certificat d’indigence pour les appuis aux démunis, ni liste d’émargement des bénéficiaires, encore moins de rapport de la Commission sociale et des demandes manuscrites des intéressés.
Autre chose aussi notée, durant la période 2009-2014, les arriérés s’élevaient dans les livres de l’Ipres à plus 11 millions de FCfa.
Des faits troublants qui font dire au collectif que ce rapport doit avoir une suite, raison pour laquelle ils ont déposé une plainte chez le Procureur de Fatick.
Avec Me Alassane Dioma Ndiaye comme avocat, ils vont traîner Madiagne Seck, en justice, mais en attendant, pour eux, le Maire ne doit pas continuer à gérer leur localité

Impacts contraignants du projet TER: les populations de Rufisque riveraines des travaux expriment encore leur colère

https://www.leral.net Le projet Train express régional, (TER) ne fait pas encore la joie des populations. A Rufisque, les riverains des travaux ont exprimé hier encore, leur colère pour ces travaux qui traînent toujours.
Avec la saison des pluies, ces habitants vivent dans des contraintes d’accès et des inondations, sans aucune visite des autorités.
Entamé en 2016, le projet Train express régional Dakar-AIBD, une ligne de chemin de fer électrique à écartement standard reliant le centre-ville de Dakar à l’aéroport international Blaise-Diagne, mais aussi des villes nouvelles situées dans l’arrière-pays, tarde à voir le jour alors que sa livraison était prévue pour 2019.
A Rufisque, selon ces frustrés, non seulement leur ville est séparée en deux, mais ce sont les populations riveraines du projet qui sont négativement impactées.Depuis des mois, elles attendent une issue mais en vain…

Servir le Sénégal de demain: En finir avec l’autochtonie dans l’affectation des terres

https://senego.com Dans un post publié sur sa page facebook, Moustapha Diakhaté s’invite dans la polémique sur le foncier rural. L’ancien parlementaire invite les Sénégalais à en finir “avec l’autochtonie dans l’affectation des terres du domaine national“.

Texte in extenso 

L’autochtonie de l’affectation des terres rurales du domaine national: une « ethnicisation » nocive aux investissements agricoles.
Les polémiques sur le foncier rural appelle à une réforme des conditions d’affectation des terres agricoles du domaine national. Il s’agit de la suppression de l’autochtonie, principe selon lequel « les terres de culture et défrichement sont affectées aux membres de la communauté, groupés ou non en associations ou coopératives en fonction de leur capacité d’assurer directement ou avec l’aide des membres de leur famille, la mise en valeur de ces terres conformément au programme particulier du terroir ».
Cette disposition qui fait des ressortissants des terroirs les seuls éligibles aux terres du domaine national a rendu quasi impossible leur mise en valeur avec des investissements massifs. Ce qui a beaucoup contribué à compromettre le développement de la production agricole nationale.

“Rectification du tir”

D’où la nécessité de rectifier le tir afin que les terroirs ruraux puissent attirer des investisseurs Sénégalais originaires d’autres collectivités territoriales .
Il s’agit d’enclencher un processus vers un nouveau domaine national plus équitable et plus constructif susceptible de préserver les intérêts de l’agriculture familiale tout en libérant les forces de l’entreprenariat privé national agricole.

Mission de l’Etat 

Dans cette perspective, il revient à l’Etat de veiller pour empêcher qu’une une minorité puisse en profiter pour s’accaparer des terres agricoles du Sénégal.

Président de la République 
Il faut absolument aussi éviter que le Président de la République s’arroge le pouvoir discriminatoire d’affecter ou de désaffecter par décret les terres du domaine national.

Foncier à Tobène: Moustapha Diakhaté exige “la libération immédiate des 23 otages”

https://www.seneweb.com/ Les violents affrontements à Tobène entre les populations et les forces de l’ordre qui ont abouti à l’arrestation de 23 personnes, continuent à alimenter les débats sur la gouvernance foncière au Sénégal. Réagissant à cet incident, l’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar, Moustapha Diakhaté dénonce “une inacceptable violence d’une gouvernance de préférence étrangère”.
Dans un post sur sa page Facebook, il prend faits et cause pour les populations de Tobène “victimes de la prédation foncière”. Et exige la libération immédiate des 23 “otages de Tobène et l’arrêt de toute poursuite judiciaire à leur encontre”. Voici in extenso le post qu’il a publié sur sa page Facebook:
Injustice foncière et répression du village de Tobène : une inacceptable violence d’une gouvernance de préférence étrangère
Le village de Tobène vient de vivre un excès de fièvre de la violence d’Etat pour imposer la politique de préférence étrangère et silencier des paysans victimes de la prédation foncière.
Je condamne avec la dernière énergie l’envoi de plusieurs dizainee de gendarmes pour semer la terreur dans le village de Tobène, arrêter de paisibles paysans dont le seul tort est d’exiger une indemnisation correcte de leurs champs que le Président Macky Sall a remis, gracieusement, aux capitalistes indiens afin de permettre aux Industries Chimiques du Sénégal (ICS) d’en exploiter le sous-sol.
J’exige la libération immédiate des 23 otages de Tobène et l’arrêt de toute poursuite judiciaire à leur encontre.
J’invite particulièrement le Président Macky Sall à abandonner sa politique ruineuse de préférence étrangère et de s’engager, sans délais, à revenir à une véritable stratégie de développement national et de progrès social inspiré des luttes démocratique, sociale et politique qui ont conduit à son élection en 2012.
Plus que jamais, le Président de la République doit associer les populations dans la mise en valeur des ressources naturelles nationales pour que le principe constitutionnel selon lequel elles appartiennent au Peuple cesse d’être un discours abstrait et non crédible.Vive la République !Qu’Allah bénisse le Sénégal !

Chasse à l’homme à Tivaoune Par Guy Marius Sagna

https://senego.com 23 villageois de Tobène ont été déférés à Thiès aujourd’hui (hier : vendredi 14 août 2020) car ils défendent leur terre contre les ICS qui veulent les accaparer à vil prix avec la complicité de l’État.
Il est mentionné dans le procès-verbal (PV) de la gendarmerie de Mboro que c’est AR LI ÑU BOKK qui les manipule. Nous demandons à la gendarmerie sénégalaise de ne pas faire de la politique politicienne. Ces 23 villageois ne sont pas des terroristes. l’État n’a qu’à chasser le coronavirus et arrêter cette chasse à l’homme.
J’exprime toute ma solidarité aux populations de Tivaouane qui résistent à l’oppression de l’accaparement foncier.
J’exige la libération dans les meilleurs délais des 23 villageois.
J’exige l’ouverture dans les meilleurs délais de négociations en vue d’un prix juste payé aux paysans de Tobène.

Guédiawaye–La cité Dallal Jam inondée: les populations dans le désarroi total

https://www.ferloo.com Nichée entre la cité Atépa et la Cité Douanes, en face du 1er pont de la Vdn3, dans ce que l’administration appelle encore “la station 10”, la cité Dallal Jam, un quartier de Golf océan est complément inondée du fait de la pluie d’hier nuit. Dans ce quartier, l’assainissement est inexistant, malgré les lourds investissements dans le béton et le fer des habitants du quartier. Plus que le poids des mots, la force de l’image…, regardez cette cité devenue fleuve et où les gens ont de très sérieux problèmes à se mouvoir. Où sont les autorités en charge de l’assainissement et de la voirie ?

Pr Kitane: «Le Coronavirus Tue,Mais Il Est Aidé Par…»

Selon le Pr Kitane, « le coronavirus est aidé par le régime de Macky Sall« 
Dans le Gorgias, Platon fait une allégorie amusante, mais qui résume bien la mal gouvernance qui sévit en Afrique. En effet, Platon imagine un médecin attrait en justice par un cuisinier devant un tribunal d’enfants. Le cuisinier (qui représente le démagogue politique) va dire : c’est moi qui vous donne la santé, et il va mitonner de bons petits plats (les vivres de Macky Sall inspirés de la tartuferie des bourses de sécurité politique par exemple). Le médecin va rétorquer : c’est moi qui vous donne la santé, et il distribue des portions amères.
Je me garderai de vous demander d’imaginer quel sera le verdit de ce tribunal d’enfants ou d’hommes peu raisonnables. Voilà résumée la grande supercherie que nous sommes en train de vivre et que nous nommons abusivement ou illusoirement démocratie.
Si ce pays était vraiment démocratique, la justice se saisirait de la gestion tatillonne, incohérente et surtout politicienne de cette crise par nos gouvernants. Hier ils sont crié haut et fort que la stratégie sénégalaise face à la pandémie du Coronavirus était citée en exemple partout dans le monde (quel gros mensonge!). Aujourd’hui que les chiffres qu’ils brandissaient se retournent contre leur mégalomanie, ils incriminent les Sénégalais.
Le manque de discipline des Sénégalais serait donc la cause de la propagation du coronavirus et de sa létalité ! Et nous qui croyions que les gouvernants sont là pour justement mettre de l’ordre là où règne le désordre ! Et nous qui pensions qu’il appartient à l’Etat de discipliner les citoyens indisciplinés !  C’est ce qu’on appelle sûrement faire de la projection sur autrui : projeter ses propres démons et carences sur les autres pour se faire bonne conscience.
La vérité est que la seule stratégie du gouvernement face à la pandémie du coronavirus était le populisme. Quel hôpital (ne serait-ce que de fortune) le gouvernement a esquissé pour faire face à une éventuelle explosion des cas contaminés ? Quelle stratégie particulière a été mise au point pour faire de la prévention concernant les personnes vulnérables (notamment celles qui développent une comorbidité) ? La rhétorique dans la démocratie n’est pas seulement dans le verbe, elle est surtout dans les actes de communication, et c’est là qu’elle est plus dangereuse. Distribution de vivres !
Ils aiment arguer qu’aucun pays n’est préparé pour faire face à cette pandémie du coronavirus (ce qui est en soi une lapalissade) en comparant les chiffres sénégalais avec ceux des pays occidentaux. Quelle mauvaise foi ! On ne mesure pas le génie d’un homme politique en fonction des réponses apportées aux situations prévisibles. C’est bien en cas d’urgence, de situation inattendue, qu’on mesure la vertu politique d’un leader.
On raconte que Lamine Gueye aurait dit « politik dù ëmb, dèy xèy wössin » : voilà la première leçon politique à assimiler par quiconque prétend présider aux destinées de son peuple. Un leader qui ne sait pas prendre des décisions n’en est pas un, c’est un pantin. Pour réaliser les grands destins, il faut oser ou accepter d’être impopulaire, ne serait-ce que de façon conjoncturelle.
Non seulement la sévérité du coronavirus n’est pas la même d’un continent à l’autre, mais l’erreur des autres aurait dû être exploitée comme leçon dans la mesure du possible.
L’incohérence dans les prises de décision a conforté certaines couches de la population dans le sentiment qu’on a exagéré le coronavirus. Le relâchement des Sénégalais est donc inspiré par la mal-gouvernance de Macky Sall.
Sachant que les personnes développant des comorbidités sont les plus fragiles et désarmées face à cette maladie, on aurait pu développer une stratégie particulière allant de la communication à la prise en charge.
Pour la communication sur le coronavirus, on aurait dû faire une communication ciblée, personnalisée, destinée à ceux qui souffrent de certaines pathologies. Il fallait affecter un numéro vert spécial pour ceux qui développent ces maladies aggravantes (demander aux familles d’appeler sur ce numéro pour faire suivre leurs membres concernés par des psychologues et des médecins). L’utilisation optimale des TIC aurait pu contribuer à protéger ces personnes vulnérables. Il ne faut pas un mois à un ingénieur pour développer un petit logiciel pouvant être connecté à un serveur central géré par des experts du ministère.
Pour la prise en charge, on aurait dû équiper un Hôtel, le stade olympique de Diamniadio ou le centre Abdou Diouf pour exclusivement accueillir ces sujets exposés. On aurait dû, dès le début, mettre beaucoup d’argent pour financer les ingénieurs polytechniciens de Thiès pour fabriquer des respirateurs artificiels (ce qui leur aurait permis sans doute de développer dans le futur une fabrication industrielle).Alassane K. KITANE

La soldatesque du régime honteux à l’assaut de Tobène Par Félix Mboup

Tobène, paisible village , a vu son réveil interrompu par la clameur des bottes sales et sanguinolentes d’une piteuse soldatesque .Le spectacle était désolant :pleurs de femmes , arbitraires attestations de villageois qui ne voulaient pas , pour reprendre  Senghor, que « se perdît le torrent séminal ».Oui, ces paysans ont raison de ne pas perdre leurs terres, de ne pas les céder à vil prix . Armée jusqu’aux dents , la maréchaussée ou -Je ne sais plus- la police , convoyée par la camarilla, sévit , balance des grenades , humilie les pauvres paysans .Nous nous demandons si nous sommes dans un État de droit ou sous l’ère des Ceddos qui organisaient des expéditions punitives .Nous devons recentrer la fonction de nos forces de sécurité et de défense , et prévenir les crises , en renouant avec le dialogue et la concertation .J’accuse la presse prompte à filmer des banalités ,et qui , cette fois-ci , ne s’intéresse pas du tout à cette balafre à notre démocratie et au respect des droits humains .Pourquoi filmait-on et médiatisait-on à outrance les évènements de Mbane et autres localités qui refusaient la spoliation foncière ? Pourquoi l’opposition de l’époque faisait de ces événements son cheval de bataille favori, alors qu’aujourd’hui , elle se montre aphone et complice face à un pouvoir qui tire sa force de l’utilisation abusive de la force publique? Voilà autant de questions qui doivent nous amener à réfléchir profondément ?  Les réponses à ces questions permettront de voir en quoi ce régime , géant aux talons d’argile ,dont le symbole n’est qu’un tigre en papier  » continue dans son processus de lapidation des libertés , et de confiscation des droits , sans coup férir .Pour s’alarmer contre le sort de Georges Floyd , qui est aussi exécrable que celui des étudiants assassinés , dans le campus , et à qui justice n’a pas été rendue,les Sénégalais se sont agenouillés devant la plage , un domaine spolié.Alors que , plus près de chez nous , des paysans , dont la patience et la vertu émeuvent plus d’un , sont bastonnés , arrêtés et torturés , sans que la presse n’en fasse écho , sans que nos politiciens véreux n’en parlent .Qu’arrive-t-il à mon pays ?Ce qui arrive à ma société n’est rien d’autre que la primauté des biens mondains  sur  la vérité et  la vertu. Aucun citoyen ne joue plus le rôle que l’on attend de lui.Aucune entité de notre société ne se  dit préoccupée par les dangers qui nous guettent , et qui déboucheront sur une implosion .Chacun se contente de comment se sauver  de la tempête qui guette le navire déjà troué , et que les eaux commencent à envahir .Faisons notre introspection et refusons que ce que les autres n’ont pas pu  faire soit fait par ceux qui, actuellement, nous gouvernent.Félix Mboup Professeur à Talibou Dabo

3e mandat de Ouattara: Ce que le CRD propose à la CEDEAO !

https://senego.com L’annonce de la troisième candidature du Président ivoirien Alassane Dramane Ouattara est mal vue au Congrès de la Renaissance Démocratique (CRD). Organisation regroupant des personnalités politiques comme Abdoul Mbaye, Thierno Alassane Sall et Mamadou Lamine Diallo, elle a dénoncé le « revirement spectaculaire » du Président Ouattara.

Le CRD rappelle à Ouattara ses déclarations antérieures

Dans un communiqué le CRD note que “ce dernier, après deux mandats effectifs, soutient devoir, comme par nécessité, se présenter, en violation de l’esprit de la constitution, à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020 pour briguer un troisième mandat ; plus grave encore, reniant toutes ses proclamations antérieures, plusieurs fois réitérées, consistant à passer le relais à la jeune génération”.

Stratagème devenu récurrent en Afrique de l’Ouest

La Conférence des leaders du CRD condamne cette pratique malsaine et parle de « stratagème devenu récurrent en Afrique de l’Ouest : une réforme constitutionnelle menée lors de leur premier mandat qui laisse toujours la possibilité d’une interprétation équivoque de cette loi fondamentale par un conseil constitutionnel corrompu ouvrant la perspective d’un possible troisième mandat ».

Les recommandations du CRD

Pour freiner cette mauvaise tendance, le CRD prône un amendement au Protocole Additionnel de la CEDEAO en vue d’ériger en «principe juridique communautaire » la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux au maximum ; une limitation assortie d’une close d’éternité

Abdoul Mbaye: “Les Présidents africains doivent cesser de prendre leurs concitoyens pour des idiots”

https://senego.com “Les potentats africains sont persuadés d’avoir trouvé la bonne ruse pour se maintenir au pouvoir le plus longtemps possible légalement et avec un peu moins de morts”, estime l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye.

Constitutions

Selon Abdoul Mbaye, les potentats africains modifient les constitutions et invoquent ensuite le principe de non rétroactivité. Ce dernier ne peut pourtant être applicable, si les modifications intervenues dans la loi ne correspondent pas à des dispositions nouvelles, et encore davantage en l’absence de dispositions transitoires.

Peuples…

“Les Présidents africains doivent cesser de prendre leurs concitoyens pour des idiots tout en se ridiculisant eux-mêmes au plan international. Qu’ils sachent qu’ils seront jugés un jour par leurs peuples de leur vivant, ou plus tard par l’histoire”, poursuit M. Mbaye.

Haayré Lao perd un digne fils Par Mamadou NDIAYE

Mamadou Moustapha Thiam a tiré jeudi matin sa révérence. Une des touchantes figures emblématiques de Haayré quitte la scène d’ici-bas, le devoir rempli. C’est un Grand en or que nous a arraché la mort. Il n’avait pas quinze ans quand il a maîtrisé le Coran. Issu d’une grande famille d’érudits, les THIAM de Haayré, il a appris le Quraan à la dure auprès de son père, l’exigeant Thierno Hamédine Amar, comme du reste Samba Diallo avec Thierno Bocar dans « l’Aventure ambiguë ».
Son entrée tardive à l’école primaire lui permit de « faire un saut de cabri » au grand étonnement du corps enseignant d’alors, au premier rang duquel, le célèbre maître Monsieur Amadou Tidiane KANE qui l’identifia comme un élève surdoué, attentionné et travailleur. A ces remarques s’ajoutent celles des parents, des proches, des aînés qui, unanimes, saluent en lui un bel esprit de sociabilité, une foi dans l’Islam, une pratique irréprochable et une jalouse conservation des valeurs qui l’ont forgé. Il savait qui il était et cela suffisait à son bonheur. Redoutable intellectuel, pragmatique dans la haute administration où il s’illustra à son corps défendant, THIAM Mamadou Moustapha était le prototype de l’homme au savoir universalisant, à l’aise autant en histoire, en géographie qu’en sciences sociales, en Fiqh.
Du bout de ses doigts il connaissait les ressorts sur lesquels fonctionne Haayré Lao, son village chéri qu’il portait au plus profond dans son cœur, en tous instants. Selon des témoignages concordants, THIAM Mamadou Moustapha a grandi très vite, escamotant le cycle d’adolescence si bien que ses amis ont observé assez tôt chez lui des qualités d’adulte. Il savait se taire. Il savait encore mieux écouter. Son message s’est voulu limpide, discursif, nuancé (par moment) et le savoir venant en appui, ses jugements sonnaient justes sans considération de l’amitié ou de la parenté. Le lycée puis l’université ont élargi son spectre de connaissances mais sa soif de savoir il l’a étanchée par sa remarquable curiosité et surtout son goût prononcé des lectures de précision complétée, il est vrai, par les contacts nourris qu’il a su nouer avec les adeptes des sujets sérieux.
Sérieux, lui l’était. Jusqu’au bout des ongles. Jamais un ton irrévérencieux mais une intonation consensuelle et une tonalité de propos qui le distinguait dans les assemblées d’hommes au gré de ses rencontres. Sans relâche, il a tissé des liens très forts et très robustes avec les fils du Lao, aimant par dessus tout transmettre aux jeunes générations l’amour du terroir. Il trainait un petit handicap de bègue sans souffrir un quelconque complexe à ce sujet, surmontant l’obstacle par son incomparable sagesse sociale qui forçait le respect, la considération et l’admiration en raison de ses brillants états de services : brillant élève, brillant étudiant et brillant haut fonctionnaire, le tout accompli dans l’effacement ! Qui, mieux que lui, pouvait condenser autant de qualités en un seul être sans l’effet d’arrogance qui rôde ?
THIAM Mamadou Moustapha distillait la bonne parole. Ses actes reflétaient son humeur constante de fils de famille élevé dans la sobriété en se détournant des artifices de vie qui ne sont en définitive que factices et superficiels. Son « pays réel », Haayré, retiendra de lui l’humilité qui fait homme. Il a vécu en homme de challenge, tourné vers une pratique saine des rapports non sans une perception claire des vanités et des avatars qui jalonnent la trajectoire des sociétés.
Son calme olympien est une leçon de vie pour les jeunes générations qui ont de qui s’inspirer pour se construire des modèles de vie. Son parcours est une invite à une immersion constante dans les réalités comme socle ou boussole de vie. Une foule compacte respectant les geste barrières lui a rendu les honneurs peu avant son inhumation dans les cimetières de Boumay. Que Dieu l’accueille dans son Firdawsi éternel

Un Prof De Philo Recadre Le Pr Songué Diouf

“Entre philosophie, sophisme et populisme”
Quand le philosophe s’enfonce dans le populisme et le show médiatique et médiatisé on peut immédiatement penser, s’il n’y a pas risque de sortir du champ de la philosophie pour entrer dans le terrain de la sophistique où avec une dose bien combinée de sophisme et d’éloquence, on se fait une image pour bien monnayer son savoir. Savoir parler et bien parler ne sont pas un gage de la vérité ou un moyen de se dédouaner de remarques qui n’ont pour vocation que de cadrer ou de recadrer celui qui se donne l’exclusivité de corriger l’épreuve d’un examen qui n’a pas encore connu son épilogue.
En effet, il est inutile de rappeler à un professeur chevronné de philosophie comme Songué DIOUF puisque c’est de lui qu’il s’agit que la liberté de penser et la liberté d’expression sont certes inaliénables et incontrôlables, mais elles doivent être encadrées par l’éthique et la déontologie. La conscience professionnelle, les erreurs commises dans un passé récent, devaient rappeler au professeur Songué DIOUF que corriger publiquement les sujets de l’épreuve anticipée de philosophie à pareil moment, c’est contribuer à désarmer psychologiquement nos candidats qui ont besoin d’un mental fort dans ce contexte exceptionnel où ils vivent la psychose de la Covid-19 qui impose son diktat.
Professeur Songué DIOUF, nous vous respectons beaucoup en vertu du droit d’aînesse mais par la vertu des principes logiques et de la bienséance, vous devez réfléchir plusieurs fois avant d’accepter la proposition du journal dont nous taisons le nom pour ne pas faire sa publicité. En acceptant de lui faire la correction de l’épreuve de philosophie, vous avez agi sous le coup de la précipitation et de la prétention parce que vous êtes sous les phares du populisme. Le journal était bien sur son rôle, mais vous n’avez-vous pas failli au vôtre.
Être philosophe et avoir une bonne conscience ne se résume pas à savoir ce que l’on dit avec une dose d’éloquence à l’allure d’un sophisme mais il faut savoir quand le dire, à qui le dire, comment le dire et pourquoi le dire.
Qui gagne de vos dires ou de vos écrits ? Certainement vous et le journal qui a publié la soi-disant correction, les élèves qui seront en classe de terminal  des années à venir mais pas les élèves qui après lecture de l’article seront dans une incertitude car croyant qu’ils sont passés à côté.
Être homme des médias ou d’Emédias, c’est savoir qu’on a une lourde responsabilité qu’on doit assumer pleinement avec beaucoup de scrupule et de prudence.
Mais quand on échelonne les marches du populisme, les tonnerres d’applaudissent, l’aura autour de soi, l’apologie des gens qui tombent sous le beau discours sans ou avec une compréhension frivole,  peuvent nous renvoyer à notre ego au point qu’on se croirait tout permis.
Dès lors on peut parler ou penser à l’aveuglette parce que nos oreilles n’entendent que les applaudissements , ou les belles paroles qu’on nous retourne ; ainsi le dérapage est inéluctable. Mais lorsqu’il y a dérapage la chute peut être fatale.
S’il y a bien une voix autorisée à proposer un canevas de correction c’est bien celle de la commission dont les membres sont aussi compétents et chevronnés, qui même après avoir discuté et analysé les sujets soumet leur travail lors des concertations pour que les collègues y apportent leur amendement. Cette procédure nous semble être meilleure surtout pour une discipline aussi aléatoire que la philosophie  au lieu de vous singulariser  dans la posture que vous avez encore adoptée parce qu’en dépit des remarques qu’ont vous avez faites au niveau de l’Office du Bac, vous êtes revenus à la charge parce que vous êtes coutumiers des faits.Revenez sur terre, professeur parce que vous n’avez plus rien à prouver.“Quis potest intelligere” “Comprenne qui pourra”Serigne Moustapha MBAYEProfesseur de philosophie au LABSY de Tivaouane –Email : erotosmbaaye@gmail.com

Accusations de viol, arrestations et placement en garde à vue sans preuve:analyse croisée d’un «système judiciaire inquisitoire»

https://www.pressafrik.com Au Sénégal, il ne passe pas qu’un jour sans que les canards ne rapportent dans leurs colonnes dédiées aux faits divers des accusations de viol. Des fois arrêtés sur la base d’aucune preuve, ces mis en cause restent le plus souvent en détention le temps que l’enquête détermine leur implication ou leur innocence. Et dans d’autres cas, ces justiciables croupissent des années dans les lieux de privation de liberté pour ensuite être libérés sans charge. Chose qui atteint à la dignité humaine. Étant donné que la présomption d’innocence n’est pas garantie. Cependant, est-ce qu’on doit, sur la base d’une accusation sans preuve arrêter et placer en garde à vue un individu ?

Éléments de réponses avec des juristes !!!

De façon générale, l’arrestation d’un individu conduisant à sa garde à vue n’est pas propre à la matière du viol. Précise d’emblée Me Demba Ciré Bathily. Qui, ajoute que cela « est propre à toute matière ».
« De nature de dire qu’une personne a commis une infraction, l’officier de police judiciaire peut le mettre en garde à vue. Dans toutes les infractions, les accusations en elles-mêmes ne suffisent pas. L’officier de police judiciaire qui mène son enquête a son dossier. Et donc, il a tous les éléments d’appréciations déterminant si au regard des indices qu’il a su : des indices graves, précis ou concordantes de nature à penser que telle personne a pu commettre l’infraction.  La loi lui donne le pouvoir de l’arrêter et de le placer en garde à vue. On n’arrête pas sur la base d’une simple accusation. Il faut que l’accusation soit confortée avec des éléments que l’enquête a révélés », explique la robe noire.
À en croire Me Ciré Demba Bathily, l’officier de police ne place pas systématiquement en garde à vue un individu accusé de viol. « Il interroge la personne et c’est à partir des réponses, qu’il dit par exemple que « ‘´vous étiez sur les lieux ou que vous avez eu des altercations’’ entre autres. C’est à partir des éléments objectifs qu’ils mènent qui peut générer une garde à vue. »
Poursuivant, Me Bathily soutient : « Maintenant la loi dit qu’il y a des indices, les charges et les preuves. Et l’indice n’est pas un élément de preuve, mais une invitation. Par exemple, tu peux accuser quelqu’un du viol, on fait un test ADN et on se rend compte que ce n’est pas lui, ou un examen médical, on se rend compte qu’il y a pas eu de conjonction ni de pénétration. Pourtant, au moment où l’officier faisait son enquête, il y avait des indices qui faisaient croire que c’est lui qui l’a fait. Donc l’officier de police son rôle n’est pas de trouver des preuves, mais des indices. »

Me Assane Dioma Ndiaye : “c’est notre système judiciaire qui ne garantit pas la présomption d’innocence.” 

Me Assane Dioma Ndiaye, président de la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh) par ailleurs, avocat inscrit au Barreau du Sénégal, prend le parti des des « présumés coupables ». Selon lui, le système judiciaire sénégalais ne donne aucun crédit aux accusés.  « Le droit sénégalais n’est pas un droit accusatoire comme dans les pays dit ‘´Common lows’’, c’est-à-dire les pays anglophones où il faut avoir des preuves avant d’arrêter. Malheureusement, notre droit est un droit inquisitoire et sur de simples indices et de présomption concordante, on peut arrêter un individu le placer en garder à vue afin d’ouvrir une information judiciaire. Et c’est après que le juge peut prendre une ordonnance de renvoi ou de non-lieu pour dire vous n’avez rien fait. Alors que vous aurez peut-être fait 5 ans de détention provisoire. Donc le problème est notre système qui ne garantit pas la présomption d’innocence, c’est le système sénégalaise qui est système atteintoire à la présomption d’innocence », charge t-il.
Le président de la Ligue sénégalaise des droits humains (Lsdh) ajoute « c’est la tradition latine, c’est la tradition germano-romanique, qui est un droit qui vraiment ne protège pas la personne humaine. Et d’ailleurs, à chaque fois qu’on arrête une personne vous vous attendez à ce qu’il existe des indices, des présomptions de nature. On ne parlera jamais de preuve. L’atteinte à la liberté est toujours discutée sur la base de simples présomptions. Donc le mieux c’est de changer, de faire comme le système anglophone. On vous laisse en liberté et lorsqu’on aura toutes les preuves ou les charges suffisantes que vous avez commis un tel fait pour vous arrêter. Mais malheureusement, c’est dommage que le système soit ainsi, et je ne pense pas qu ’on peut changer ça »
Une culture juridique que le Sénégal a héritée d’une tradition qui est basée sur cette forme d’accusation. « A cet effet, dès que le Procureur estime qu’il y a des bases raisonnables de poursuites, il peut, même si une personne est tuée et que vous passez à coté, on peut penser que vous êtes impliqué dans ce meurtre. On peut vous arrêter alors que n’avez aucun moyen de contester. Et c’est grave », se désole Me Assane Dioma Ndiaye.   Fana CiSSE

Affaire de la dilapidation du Littoral- Et si l’on constitutionnalisait la préservation de cette partie de notre Foncier ?

https://www.dakarposte.com Depuis quelques jours, le débat autour de l’indigne dilapidation du Littoral a remis au goût du jour la nécessité d’organiser la résistance afin de préserver définitivement ce que nous avons de meilleur et de plus précieux en termes de réserves foncières. Votre site préféré, dakarposte, a sa petite idée sur la question et se propose de la partager avec vous.

Analyse

Souvent, quand on entend disserter les membres du régime actuel, il ressort de leurs argumentations une inclination tendancieuse visant à démontrer que le “Macky” n’est pour rien dans l’occupation anarchique et illégale de notre précieux Littoral. Ces envolées déductives sont aussi souvent sous-tendues par une volonté à peine voilée de faire porter le chapeau de la dilapidation de la précieuse bande de terre au régime précédent, particulièrement à son Chef suprême, Me Abdoulaye WADE.
Bien des fois, on peut les entendre aussi arguer que les attributions et les permis de construction portent la signature des maires concernés (genre Barthélémy, Khalifa SALL) ; et que donc, de ce point de vue, l’Etat n’a plus les coudées franches pour empêcher de telles dérives délibératives. Voilà à peu près l’argument que le ministre Abdou Karim Fofana a récemment mis sur la table à l’occasion de son intervention téléphonique dans la dernière édition de l’émission ” Jakaarlo bi” où la question était au centre des débats.
Les postures de ces affidés de l’actuelle majorité présidentielle nous semblent d’autant plus incompréhensibles et inacceptables qu’ils ont, somme toute, la possibilité de s’appuyer sur le principe de la nécessité de la continuité de l’Etat pour préconiser l’idée d’une correction des errements politico-fonciers de leurs prédécesseurs. C’est trop facile de rejeter la faute sur l’autre pour réduire à une part négligeable sa propre part de responsabilité.
Puisque personne ne semble prêt à assumer en toute grandeur la douloureuse agonie de notre Littoral et que chacun trouve le moyen de porter un masque pour décocher des flèches empoisonnées à l’encontre du bel Agneau de sacrifice (nous avons nommé le Littoral), pourquoi diable alors ne pas constitutionnaliser sa protection ? Autrement dit, face au jeu de ping-pong auquel se livrent les  “assassins” d’hier et d’aujourd’hui du Littoral, sans pour autant que le peuple ne trouve un moyen juridique consistant pour sceller leur inculpation, force est de reconnaître que l’heure est venue de s’en référer au Texte fondamental. En quoi faisant ? Eh bien  en ouvrant une brèche dans ce Grand Livre des Droits et Devoirs du Peuple dans laquelle sera logée une loi conçue par l’Exécutif, entérinée par le Législatif ; laquelle loi interdira de façon très claire l’exploitation du Littoral à des fins personnelles, et, par la même occasion, ôtera à tous les édiles concernés la possibilité de procéder à la moindre attribution sur cette précieuse bande de terre. Seul l’Etat, et dans sa forme la plus désincarnée, la plus impersonnelle, pourrait alors s’offrir la prérogative de légiférer sur des parties de cet espace, mais pas de façon souveraine ; une fois sa volonté exprimée, obligation lui sera faite de la soumettre à une rapide consultation populaire, histoire de vérifier si la proposition en question emporte l’adhésion de la majorité des Sénégalais. Au premier abord, cela peut paraître compliqué, mais nous avons l’intime conviction que c’est aujourd’hui la meilleure voie pour faire cesser définitivement l’action maléfique des charcutiers et des chevillards spécialisés dans le dépeçage non conventionnel du Littoral.
En attendant d’y réfléchir pour voir si nous pouvons aller vers une telle option ou non, il urge de limiter déjà les dégâts et d’arrêter l’hémorragie, en donnant notamment  au peuple la prérogative délégataire de se mobiliser à la moindre alerte, c’est-à-dire à chaque fois que quelqu’un d’entre nous constate qu’une brique est en train de prendre forme quelque part sur le Littoral.
Mieux, il va falloir lui donner déjà, à ce peuple-là, chaque fois qu’il en sent la nécessité, la possibilité de faire bloc et de manifester à sa guise son veto sur l’espace même ciblé par l’éventuel délinquant foncier.
En tout cas, en attendant que prenne forme un moyen de défense plus consensuel et plus rigoureusement républicain, la légalisation de la protestation populaire peut bien permettre déjà de décourager ceux sous les coups de poignards de qui râle, râle et râle encore notre LITTO-RÂLE.Par Mamadou NDIAYE, Dirpub dakarposte

L’affaire Akilee commence à épouser les contours d’un gangstérisme d’état

iGFM – (Dakar) Le mouvement Leral Askan wi s’offusque de l’évolution dangereuse de l’affaire dite Akilee qui épouse aujourd’hui les contours d’un gangstérisme d état.
En effet, il est constaté une tentative d’utilisation, par les autorités actuelles de la Senelec, du combat mené par des sénégalais dans le souci de préserver les intérêts du Sénégal pour servir des causes obscures et des étrangers dans le contrat qui lie la senelec à Akilee.
Le mouvement Leral askan wi informe l’opinion nationale et internationale que sa dénonciation du contrat qui lie Akilee à senelec sur les bases de principes n’était pas pour que le marché puisse bénéficier injustement et dans une nébuleuse totale à des étrangers en l’occurrence des israéliens.
Le mouvement Leral askan wi marque son étonnement et sa déception et se désole du danger pour la république que constitue la tentative d’utilisation des corps de contrôle de l’état pour fragiliser un Sénégalais au profit des étrangers.
C’est pourquoi, le mouvement Léral met en garde la senelec et son directeur général contre toute utilisation des corps de contrôle de l’état comme l’ARMP pour écarter Akilee au profit des israéliens.
Le mouvement dénonce avec force et vigueur cette volonté de deshabillement d’un sénégalais au profit des israéliens. Ce qui ne passera pas.
L’utilisation des corps de contrôle pour casser le contrat et fragiliser Akilee et ses dirigeants et déclarer leur mise à mort relève purement et simplement de l’injustice et de la déloyauté vis à vis du peuple sénégalais.
Le mouvement Leral askan met en garde les autorités de l’ARMP contre toute forme d’acceptation à servir d’arme à des groupes aux actions néfastes pour le Sénégal à des fins de règlements de compte et de course à l’avoir mal acquis qui ne dit pas son nom.
Le mouvement Leral askan wi demande au président de la République de jouer la carte de la justice, de la prudence et de l’objectivité et de redoubler de vigilance dans cette affaire Akilee.
Le mouvement Léral Askan wi se demande à quand la fin de la préférence étrangère au détriment des hommes d’affaires et du secteur privé sénégalais.Halte ça suffit!

TOUBACOUTA – DEUX FEMMES TUÉES PAR LA FOUDRE

http://www.emedia.sn Deux femmes du village de Keur Layène Socé, dans la commune de Toubacouta, ont été tuées, vendredi, vers 16h, par la foudre, a appris l’APS.
Les victimes âgées de 25 et 30 ans, appartenant à la même famille, se trouvaient dans leur verger.Elles ont été foudroyés alors qu’elles cherchaient refuge sous un arbre pendant une pluie.

Ousmane Sonko à Médina Baye: »Baye Niass était un homme multidimensionnel, un fédérateur, un panafricain »

Venu présenter ses condoléances à Médina Baye, Ousmane Sonko a renouvelé son attachement à la communauté tidiane de la dite cité. Il a aussi magnifié les relations qui l’unissent avec Cheikh Mahi Ibrahim Niass ainsi qu’au fils et petit fils du fondateur de la Faydatidianiya.
Il n’a pas manqué d’ajouter dans son discours que : « Baye Niass était un homme multidimensionnel, un fédérateur. Un homme ouvert à toutes les sciences. Nous sommes convaincu que si l’œuvre de Baye Niass est utilisé à bon escient il pourrait régler de nombreux problème de par le monde. »

Troisième Mandat… Macky Accusé À Tort Et Vilipendé

https://www.xibaaru.sn Violences, dérapages verbaux sur un troisième mandat ; Macky Sall doit siffler la fin de la récréation
Le débat autour d’un troisième mandat est relancé au Sénégal. Depuis que les Présidents ivoirien Alassane Ouattara et guinéen Alpha Condé ont annoncé qu’ils allaient briguer un troisième mandat dans leurs propres pays. Depuis, des voix s’élèvent au Sénégal pour mettre en garde le Président de la République Macky Sall contre toute tentation de les suivre.
Un débat très malsain qui commence à polluer l’atmosphère au Sénégal, reléguant même la covid-19 au second plan. Plus que toute autre chose, ce qui intrigue, ce sont les violences, les dérapages verbaux notés à travers certaines interventions pour mettre en garde le Président de la République Macky Sall contre toute idée de se présenter à un troisième mandat.
Des propos qui incitent les Sénégalais à la violence, alors que nous sommes loin de 2024. Certains en viennent à demander que l’actuel mandat du Chef de l’Etat soit écourté et que se tienne une élection présidentielle anticipée à laquelle, il ne prendra pas part. Des illuminés cherchent à mettre le feu dans ce pays.
Face aux défis de l’heure, les Sénégalais ont besoin de se mettre au travail. Alors que certains veulent plonger le pays dans le désordre, le chaos. Des gens prêts à tout pour que le Sénégal sombre. Le Président de la République Macky Sall doit mettre fin à tout ça. Afin qu’il puisse terminer dans la sérénité son actuel mandat. La covid-19 est là et met en danger tout le Sénégal. Plusieurs chantiers attendent Macky Sall sur sa table. Des urgences, il en existe pour que le Sénégal à un début stérile autour d’un troisième mandat en 2024.La rédaction

Incendie au marché central de Kaolack: Un court circuit serait à l’origine du drame.

https://www.dakaractu.com À cause des branchements clandestins, le feu visite fréquemment le marché central de Kaolack. Ce matin, le lieu où l’incendie s’est produit, a été pris d’assaut par les propriétaires des cantines bien que l’accès leur a été interdit par les policiers qui ont complètement quadrillé le marché.
Actuellement, les sapeurs-pompiers continuent de rallier les lieux pour éteindre ce qui reste de ” Mbarou feugueudiaye” et de ” Mbarou Djeune”.
Interrogés, des délégués qui sont parmi les victimes, nous ont fait savoir qu’un court circuit est à l’origine du feu et que les branchements clandestins demeurent la principale cause…

Kaolack: Grave incendie au marché central.

https://www.dakaractu.com Au moment où ces lignes sont écrites, un incendie d’une rare violence se produit au marché central de Kaolack. Le feu a démarré au niveau de « Mbarou Feugueudiaye » et s’est propagé peu à peu.Nous y reviendrons.

Incendie au marché central de Kaolack: Les dégâts sont estimés à plusieurs millions de Fcfa.

https://www.dakaractu.com L’incendie au marché central de Kaolack a fait d’énormes dégâts. Selon le bilan provisoire des propriétaires des cantines, ceux-ci sont estimés à plusieurs millions de nos francs. Le feu a complètement consumé ” Mbarou feugueudiaye” en emportant les marchandises des commerçants qui, sur place, n’avaient que leurs yeux pour constater les dégâts pendant que les sapeurs-pompiers eux, ont mobilisé plus de 6 véhicules pour éteindre l’incendie.
Pour rappel, le premier incendie qui s’est déclaré au marché central de Kaolack a eu lieu en 2011et depuis lors au moins 4 autres incendies y ont été enregistrés avec des pertes estimées à chaque fois des centaines de millions de Fcfa…

Décès de Serigne Djime Ndiaye: La commune de Kaymor (Kaolack) perd son guide spirituel…

https://www.seneweb.com Seneweb vient d’apprendre le décès de Serigne Djime Ndiaye, grand guide religieux et très proche de la famille naissène dans la commune de Kaymor (Kaolack). Il a été rappelé à Dieu dans la nuit du samedi au dimanche aux environs de 02 h du matin à Kaymor dans sa ville natale. Il était le guide spirituel de la grande commune, une immense perte pour la huma islamique.
L’homme au grand boubou tire sa révérence à l’âge de 55 ans. Il sera inhumé à Kaymor ce dimanche à 17 h aux cimetières de Kaymor. Seneweb présente ses condoléances à sa famille et proches.

Linguère: Une fille de 13 ans meurt noyée dans un marigot

https://www.pressafrik.com Une fille de 13 ans  habitant le village de Wendou Bèye situé dans l’arrondissement de Dodji (département de  Linguère), a trouvé la mort par noyade dans le marigot dudit village où elle se baignait avec ses camarades. Le drame s’est produit vendredi 14 août vers 12 heures.
D’après des sources de seneweb, le matin, la jeune fille a accompagné sa mère près du marigot pour faire le linge.  Après avoir  fini, au lieu de rentrer à la maison avec sa mère, elle est partie rejoindre ses copines au marigot pour se baigner. Malheureusement elle a été emportée par les eaux.
Le corps de la victime a été repêché par les sapeurs pompiers qui l’ont ensuite transporté à la morgue de l’hôpital Magatte Lô de Linguère. La gendarmerie de Dodji a ouvert une enquête.

Engagement et determination dans la quête du Savoir: Mme Aminata Toure évoque l’exemple de Aida Mbodji

https://directnewsinfo.com Mimi Touré a chaleureusement félicité Docteur Aïda Mbodj pour sa détermination dans la recherche du savoir. Selon l’actuelle Présidente du CESE, la députée Aïda Mbodj nouvellement titulaire d’un doctorat en Décentralisation offre à la jeunesse sénégalaise un bel exemple de détermination dans la recherche du savoir. elle parlait ainsi dans sa page facebook…

MOI,PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE PAR L’ÉDITORIALISTE DE SENEPLUS, BACARY DOMINGO MANÉ

EXCUSIF SENEPLUS – Nous sommes en guerre ! Ce n’est pas une figure de style. A situation exceptionnelle, un président « anormal » pour sauver son peuple en créant, par des mesures exceptionnelles, les conditions de santé, de paix et de sécurité
Moi, président de la République, j’administre un remède de cheval à ces récalcitrants porteurs sains du virus de la désobéissance. Ceux qui ont réussi le tour de passe-passe de transformer les gestes barrières en gestes d’ouverture pour la propagation de la maladie à coronavirus.
Gare à ceux qui leur parlent de masques, lavage des mains et de distanciation physique. Ils perdent leur temps en voulant, à tout prix, leur faire le dessin de la covid-19. Ces récalcitrants viennent d’une autre une planète…Rien qu’à voir leur mine …d’enfer !  Ces vil…
Pour ces extraterrestres, le coronavirus n’est que le fruit de l’imagination du toubab ou blanc qui veut, comme toujours, vivre sur le dos du nègre. Ils ont inventé la théorie du complot pour ne plus cogiter. La réflexion les fatigue, car elle les éloigne du confort douillet de l’insouciance et de l’humaine condition. Le manque d’éducation ou de socialisation ne leur permet pas d’appréhender l’altérité en termes de construction mutuelle pour une société où le vivre-ensemble devient une réalité tangible.
Ceux qui prennent alors, un peu de leur temps précieux pour faire entendre raison à ces récalcitrants, se voient insulter, calomnier, accabler de propos déshonorants pour avoir simplement attiré leur attention sur les dangers qu’ils font courir à la société toute entière.
Ils ont pris possession des rues de Dakar et de sa banlieue. Dans les marchés, les ateliers, les plages, les transports publics, etc. ils sont à visage découvert. Certains, avec un long cure-dent, ne se gênent pas de répandre des crachats par terre. D’autres, la bouche grandement ouverte, charrient des gouttelettes de salives, que des clients ou passants –  qui n’ont rien demandé – vont prendre en pleine figure, en dépit des masques qu’ils portent et qui ne les protègent pas à cent pour cent de la maladie.
Et s’il arrive à un récalcitrant de «porter» un masque, sous la contrainte, c’est-à-dire par peur de représailles d’un policier, cela voudrait dire qu’il le fait par mauvaise volonté ou mauvaise foi. Mais il trouvera toujours le moyen de se singulariser, en transformant ledit masque en cache menton, bracelet (noué autour du poignet), s’il n’est pas tout bonnement logé au fond de la poche. Si par curiosité vous demandez au récalcitrant son masque, il l’exhibera. Vous comprendrez alors que pour lui, le masque se définit par son existence ou son caractère normatif et non par sa fonctionnalité.
Aucune campagne de sensibilisation ou de communication ne pourra les faire fléchir, car ils croient dur comme fer que la covid-19 n’existe pas. Ce n’est pas en explorant le champ de la raison qu’on réussira à faire changer de planète les récalcitrants, mais en leur déclarant ouvertement la guerre. Plus qu’une guerre sanitaire, il s’agit d’une guerre conventionnelle contre ces bombes humaines.
Moi, président de la République, je mets Dakar et sa banlieue, épicentre du coronavirus, en état de siège, comme Macky Sall, qui le réussit avec brio, lorsqu’il veut casser de l’opposant ou de l’activiste pour conserver son pouvoir.
Moi, président de la République, je poste partout des policiers, gendarmes et ASP pour s’assurer que la loi est respectée dans les lieux publics. Que les contrevenants ne comptent sur l’intercession de quelqu’un pour se tirer d’affaire. Les dégâts collatéraux font partie de la guerre, fut-elle chirurgicale. Clin d’œil amusé aux défenseurs des droits de l’homme !
Moi, président de la République, pour faire face au péril national, je demande le concours de l’armée aux fins de faire régner la discipline. J’intime l’ordre au ministre des sports d’ouvrir les stades pour y faciliter le séjour des récalcitrants qui vont ainsi se familiariser avec l’ambiance des camps d’instruction militaire.
Moi, président de la République, je sollicite l’aide des volontaires dans les quartiers pour rappeler à l’ordre celles et ceux qui ont délibérément choisi de se marginaliser.
Moi, président de la République, je mets des forces de l’ordre en civil et des volontaires dans tous les bus, minibus, «cars rapides », «cars ndiaga-ndiaye», et «taxis clandos» pour vérifier si les passagers ont porté correctement leur masque.
Nous sommes en guerre ! Cette fois-ci, ce n’est pas une figure de style. A situation exceptionnelle, un président « anormal » pour sauver son peuple en créant, par des mesures exceptionnelles, les conditions de santé, de paix et de sécurité.dmane@seneplus.com

Aly Ngouille Ndiaye fête son anniversaire: mot de son homonyme…

https://senego.com Ce 16 août 2020 marque la date d’anniversaire du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye. Occasion saisie par ses proches pour saluer l’engagement de l’homme pour le Sénégal. Son homonyme, Aly Ngouille Sarr, a tenu à lui rendre un vibrant hommage.

In extenso, l’hommage de M. Sarr au ministre de l’Intérieur :

Cher homonyme,
Le 16 août est une date historique pour moi parce qu’elle marque le jour de votre anniversaire. Je me suis toujours fais un point d’honneur de sacrifier aux traditionnels souhaits de joyeux anniversaire et je n’y dérogerai sous aucun prétexte. Cette année, les mesures barrières édictées dans un contexte difficile de crise sanitaire imposent de varier le format pour mieux rester dans l’air du temps. Il s’agit, en guise de cadeau, de vous transmettre mes encouragements à faire respecter, en tant que ministre de l’intérieur, l’application de la panoplie de mesures prises par le président Macky SALL pour protéger les populations, dès les premiers jours de la pandémie à coronavirus.
Encouragements, simplement parce que la mission est difficile et sensible, mais je sais que vous êtes un homme de défis que rien n’arrête sur le chemin du devoir. Avec vous, nul doute que les objectifs fixés seront atteints car vous ne savez pas vous ménager quand il faut servir loyalement son pays. La rigueur et le doigté que vous mettez dans la mise en œuvre des mesures barrières contre la covid-19, emportent mon adhésion à votre démarche politique aux côtés du président SALL. Je suis convaincu que le président de la République peut compter sur vous pour mener à bien sa mission. Je dois rappeler que vous êtes le premier instigateur de la politique énergétique proposée par le président Macky SALL.
En outre, ministre de l’Energie, vous aviez très vite compris que la gestion de ce secteur consistait à :
👉 Sécuriser l’approvisionnement de la SENELEC en combustibles de qualité et en quantité ;
👉 Faire disparaître les réseaux détériorés pour une bonne distribution de l’électricité;
👉Mettre sur pied une politique d’expansion des énergies renouvelables et du mix énergétique ;
C’est grâce à votre clairvoyance que les coupures intempestives d’électricité ont été éradiquées. De même, votre bravoure sera connue de tous les Sénégalais lorsque vous êtes nommé ministre de l’Industrie et des Mines. Le projet du pôle urbain de Diamniadio prend dès lors forme grâce à la réalisation, dans un court délai, du Parc Industriel Intégré de Diamniadio (PIID).
Par ailleurs, vous êtes l’instigateur de l’inscription par le président SALL du dialogue national dans l’agenda républicain. Pour faire réussir une telle initiative, vous vous êtes saigné aux quatre veines, n’en déplaise à tous ceux – une bonne frange de l’opposition – qui la vouaient aux gémonies avant l’élection présidentielle.
Précisément, s’agissant de l’élection présidentielle, vous vous êtes démené pour qu’elle fût organisée sans anicroches et de manière transparente. Tous les observateurs nationaux et étrangers se sont félicités du bon déroulement de cette élection. Et, pour la première fois, dans l’histoire politique du Sénégal, les heures de fermeture des bureaux de vote ont été scrupuleusement respectées et aucune prolongation n’a été notée sur toute l’étendue du territoire.
Cher homonyme,
Je sais que vous ne rechignez pas à la tâche pour mettre en œuvre les mesures barrières visant à protéger les populations contre la pandémie à coronavirus.
Tenez bon ! La tâche est lourde et complexe nécessitant beaucoup de tact, mais vous avez toujours fait preuve d’un courage et d’une capacité managériale exemplaires.
Votre sens de l’écoute et votre approche collégiale vous ont valu le respect et l’admiration des chefs religieux de tout bord. Qu’Allah préserve et raffermisse ces relations.
Je suis sûr que le peuple sénégalais vous voit comme un homme loyal, sérieux et travailleur. Je vous souhaite une longue vie et une très bonne santé car le Sénégal a besoin de vous.* ALY NGOUILLE SARR


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