Revue de presse du Dimanche 15 Novembre 2020

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ISSD : le G20 associe la Chine et les créanciers privés à l’accord sur l’allègement de la dette des pays pauvres

https://www.sikafinance.com Réunis au cours d’une conférence virtuelle ce 13 novembre, les ministres des Finances des pays membres du G20 se sont accordés sur un nouveau  » cadre commun  » de restructuration de la dette des pays pauvres confrontés au choc de la Covid-19.
Le nouvel accord intègre des pays comme la Chine qui n’avaient pas pris part au moratoire international conclu en avril dernier (ISSD ou DSSI) sur le gel des remboursements de la dette des pays fragiles et qui a été mis en œuvre par le Club de Paris. Lequel accord qui, rappelons-le, devait prendre fin ce 31 décembre et qui a été prorogé pour une durée supplémentaire de 6 mois, jusqu’à fin juin 2021.
 » Tous les créanciers bilatéraux officiels ayant des créances sur un pays débiteur participeront au nouveau cadre de traitement de la dette de ce pays  » de manière cordonnée, indique le document final ayant sanctionné la rencontre. Ainsi, les pays souhaitant bénéficier de l’ISSD doivent en faire la demande à l’ensemble de leurs créanciers bilatéraux, sans exception.
De même, il est mentionné que dans   » le nouveau cadre, les pays créanciers négocieront avec un pays débiteur, qui devra rechercher les mêmes conditions de traitement auprès des créanciers du secteur privé « . Une perspective à laquelle les agences de notation se sont déjà fermement opposées, brandissant la menace de rétrograder la note des pays sollicitant une négociation de leur dette auprès du privé.
Autre fait important, le G20 n’écarte pas la possibilité d’une annulation de dette dans le cas de pays dont la dette est estimée insoutenable après évaluation.
Par ailleurs le G20 note que  » le remboursement des arriérés ne peut être exigé qu’après la fin de la période de suspension et selon un calendrier de remboursement (…) en tenant compte de la nécessité d’éviter les effets de regroupement dans le service de la dette « . Autrement dit, les arriérés de paiement cumulés sur la période de mai 2020 à juin 2021 devront faire l’objet d’un rééchelonnement. Une situation qui risque de peser sur les économies bénéficiaires dont on n’est pas certains qu’elles auront retrouvé tout leur capacité à la fin de cette échéance.Voir plus de détails sur le nouveau cadre dans le lien. Jean Mermoz Konandi

Les institutions publiques de développement annoncent 4 milliards $ pour les PME africaines d’ici fin 2021

https://www.sikafinance.com La situation fragile des économies africaines a été l’un des sujets phares du premier sommet international des banques publiques de développement qui vient de s’achever. Face à la crise de la covid-19 entraînant sur son passage chômage et pauvreté, ces institutions se sont engagées à apporter un financement  » d’au moins 4 milliards $  » aux PME du continent d’ici la fin 2021, a annoncé Bruno Wenn, président de l’association des Institutions financières de développement européennes (EDFI) lors de l’évènement.
Représentant 90% du secteur privé de la région et 86% des emplois dans un pays comme le Nigéria, les micros, petites et moyennes entreprises (MPME) font partie des leviers à actionner pour la relancer des économies, ont convenu les participants.
De  » nombreuses MPME africaines souffrent actuellement. Une des réponses à la crise doit être financière : dettes court terme et long terme, monnaie locale, fonds propres, dettes subordonnées, etc. « , a soutenu Aziz Mebarek, co-fondateur du groupe Africinvest, spécialisé dans l’investissement et les services financiers en Afrique du Nord et en Afrique subsaharienne, cité dans une note de l’AFD.
 » Que les banques leur fassent confiance. Les entrepreneurs ne peuvent pas se développer sans capitaux, ni renforcement de capacités avec de la formation et de l’assistance technique. Avec la pandémie de Covid-19, les MPME ont plus que jamais besoin du soutien des banques publiques de développement « , a exhorté pour sa part Ifeyinwa Ugochukwu, directrice générale de la Fondation Tony Elumelu, très engagé auprès des entrepreneurs africains.
Ce sont au total une vingtaine d’institutions financières dont 15 originaires d’Europe auxquelles s’ajoutent la BAD, la BOAD, la Société islamique pour le développement du secteur privé (ICD), FinDev Canada et l’US International Development Finance Corporation, que portent cette ambition.Jean Mermoz Konandi

Le déficit commercial s’établit à plus de 1 600 milliards FCFA au 3ème trimestre 2020

https://www.sikafinance.com Au Sénégal, le déficit commercial s’est encore creusé au troisième trimestre 2020, bien que légèrement, en ressortant à 1 605,8 milliards FCFA à fin septembre 2020, contre 1 594 milliards FCFA à fin septembre 2019, d’après les données officielles.
Cette évolution s’explique par une baisse plus importante des exportations de biens (-22 milliards FCA à 1 480,4 milliards FCFA) par rapport à celle des importations (-10,23 milliards FCFA à 3 086,2 milliards FCFA).
On note que la contraction des exportations du Sénégal est tirée par le repli des exportations produits alimentaires, boissons et tabac y compris (-25,23 milliards FCFA à 435,96 milliards FCFA), de l’énergie et lubrifiants (-19,6 milliards FCFA à 94,3 milliards FCFA), des matières premières animales et végétales, atténué par la hausse des exportations d’or (+12,5 milliards FCFA à 298,7 milliards FCFA).
Parallèlement, le recul des importations est notamment imputable à la réduction des importations de l’énergie et lubrifiants (-44,33 milliards FCFA à 548,3 milliards FCFA) ainsi que celle des produits finis destinés à l’industrie (-72 milliards FCFA à 568,7 milliards FCFA), malgré l’augmentation des importations de produits alimentaires (+137 milliards FCFA à 761,4 milliards FCFA).
Sur la période, la Suisse (200 milliards FCFA), l’Inde (132 milliards FCFA), la Chine (124 milliards FCFA) et la Côte d’Ivoire (88 milliards FCFA) ont été les principaux clients du Sénégal.
A l’opposé, la France (549 milliards FCFA), la Chine (306 milliards FCFA), le Nigéria (207 milliards FCFA) et les Pays-Bas (141 milliards FCFA) ont été les plus importants fournisseurs du pays.Dr Ange Ponou

L’OCDE appelle à tripler l’aide au développement

https://www.financialafrik.com Le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, a appelé vendredi à “quadrupler” l’aide publique aux pays en développement, prévenant que la pandémie du Covid-19 ne pourra pas être vaincue s’il reste des foyers du virus dans les nations pauvres. A cet égard, “il faut faire du vaccin un bien public”, a dit le secrétaire général de l’OCDE, réagissant à l’annonce de Pfizer et BioNTech, qui ont affirmé en début de semaine que leur candidat-vaccin était efficace à 90% contre le coronavirus.
Alors que “les pays les plus riches ont dédié 12.000 milliards” à la lutte contre les conséquences économiques de la pandémie, l’aide au développement ne s’est élevée qu’à 153 milliards de dollars en 2019. “Ca veut dire qu’on peut la doubler, la tripler, la quadrupler”, a dit M. Gurria.
“Il faut faire un énorme effort vis-à-vis des pays émergents” car ils sont confrontés simultanément à une chute de 700 milliards de dollars des flux de capitaux et à une augmentation de leurs dépenses à cause de la pandémie, a expliqué le Mexicain, qui achèvera en juin son 3e mandat à la tête de cette organisation multilatérale, lors d’un entretien diffusé sur RF1, France 24 et Public Sénat.  Albert Savana

La BOAD et l’AFD signent un accord-cadre pour appuyer les pays de l’UEMOA

https://www.sikafinance.com La Banque ouest africaine de développement (BOAD) et l’Agence française de développement (AFD) ont signé ce 11 novembre un nouvel accord-cadre dans le but de raffermir leur coopération vieille de 40 ans et renforcer leur engagement en faveur des pays de l’UEMOA.
 » Ce nouveau partenariat aura comme priorité le développement de la finance climat dans la zone de l’UEMOA, des échanges d’expertise et le renforcement de capacités ainsi que le financement de projets conjoints « , indique l’AFD.
En effet, à travers ce nouvel accord, l’AFD pourra soutenir les projets de développement de la BOAD en faveur de ses pays membres dans les secteurs tels que l’énergie, l’ingénierie financière, l’agriculture et la sécurité alimentaire, mais également soutenir le plan de relance post-covid-19 des pays de la région.
 » Je me réjouis de l‘approfondissement de notre partenariat, désormais élevé à un niveau stratégique, qui s’inscrit dans un engagement commun en faveur de notre région à croissance rapide et dans la reconnaissance de la BOAD comme l’Institution cœur pour apporter des réponses appropriées aux questions relatives aux crises sanitaire, économique et climatique ainsi qu’à celles liées au financement du développement régional dans sa globalité « , a déclaré Serge Ekue, président de la BOAD.Olivia Yao

Afrique : L’économie de l’internet pourrait générer 180 milliards $ en 2025

https://www.sikafinance.com L’ère du numérique pourrait être la clé du développement de l’Afrique et changer la trajectoire des économies de la région.
Selon le rapport  » e-Conomy Africa 2020  » publié ce 11 novembre par Google et la Société financière internationale (SFI ou IFC),  » l’économie numérique peut et doit changer le cours de l’histoire de l’Afrique  » car l’exploitation de ce secteur pourrait accélérer la croissance économique du continent avec une contribution de 180 milliards de dollars, soit 99 976 milliards FCFA, au PIB d’ici 2025. La contribution potentielle projetée pourrait atteindre 712 milliards de dollars d’ici 2050.
Cette amélioration sera le fruit d’un accès accru  » à une connectivité internet plus rapide et de meilleure qualité, d’une population urbaine en expansion rapide, de l’engagement de l’Afrique à créer le plus grand marché unique du monde dans le cadre de la Zlecaf, la zone de libre-échange continental continentale, et surtout d’un écosystème dynamique porté par des startups technologiques en croissance », explique le rapport.
En outre, avec environ 700 000 startups technologiques activent sur le continent et dans le contexte actuel de la Covid-19,  » c’est le moment opportun pour exploiter la puissance de ces dernières afin de trouver des solutions indispensables pour améliorer l’accès à l’éducation, aux soins de santé et au financement, et assurer une reprise plus solide (…) « , a déclaré Stephanie von Friedeburg, directrice générale par intérim à la SFI.
Signe de leur dynamisme, rappelons que les startups technologiques africaines ont levés un financement record de 1,3 milliard de dollars d’investissements en private equity en 2019 contre 1,16 milliard de dollars en 2018.Olivia Yao

Paris Emploi des jeunes : Le président Macky Sall a reçu en audience la Directrice Générale du FMI

https://www.dakaractu.com En marge du Forum de Paris sur la Paix, le Président Macky Sall a reçu en audience la Directrice Générale du FMI.
Mme Kristalina Georgieva a réitéré son engagement à soutenir la politique économique du Président Macky Saĺl afin de promouvoir l’emploi des jeunes.

Notation : Bloomfield maintient inchangée la note A- de la BOA Sénégal

https://www.financialafrik.com Bloomfield  Investment Corporation a maintenu inchangée la note A- avec une perspective stable à la Bank Of Africa (BOA) Sénégal, filiale du groupe  bancaire du même nom, ont annoncé les responsables de cette agence de notation basée à Abidjan.
Bloomfield a aussi maintenu la note de court terme (A2 avec une perspective stable) de l’établissement bancaire.
La validité de la notation va de septembre 2020 à septembre 2021.
Justifiant la notation de long terme et la perspective qui lui attachée, les responsables de l’agence avancent la qualité de crédit qui est élevée. Ils estiment  aussi que les facteurs de protection sont bons. « Cependant, soulignent-ils, les facteurs de risques sont plus variables et plus importants en période de pression économique ».
Sur le court termeBloomfield note que la certitude de remboursement en temps opportun est bonne, ajoutant que les facteurs de liquidité et les éléments essentiels des sociétés sont sains. « Quoique les besoins de financement en cours puissent accroître les exigences totales de financement, l’accès aux marchés des capitaux est bon », mentionnent encore les responsables de Bloomfield. Quant aux facteurs de risque, ils sont qualifiés de minimes.
Un certain nombre de facteurs positifs sous-tend la notation. Sont ainsi notamment brandis « un grand chantier procédural permettant de renforcer la gouvernance et la gestion des risques, une bonne évolution de la marge d’intérêt globale portée aussi bien par l’activité de crédit que par l’activité de placement, une forte dynamique de crédit et une stratégie de collecte de ressources clientèles qui porte ses fruits ».
A contrario, les responsables de Bloomfield ont listé quelques facteurs de fragilité de la notation. Il s’agit de la forte évolution du coût du risque (celui-ci est passé de 215 millions de FCFA en 2018 à 2,244 milliards de FCFA), de la crise sanitaire contrariant la dynamique de l’activité économique et de la conformité aux normes prudentielles à rétablir, notamment en matière de division des risques.
Au 31 décembre 2019, la BOA Sénégal a réalisé un bénéfice après impôts de 9,115 milliards de FCFA contre 8,509 milliards de FCFA au 31 décembre 2018 (+7,12%). Son total du bilan a, de son côté progressé de 18,87% à 534,863 milliards de FCFA contre 449,936 milliards de FCFA en 2018. Pour sa part, le produit net bancaire s’est accru de 20,65% à 30,102 milliards de FCFA contre 24,949 milliards de FCFA au 31 décembre 2018.  Albert Savana

Les services de «logement,eau,électricité,gaz et autres combustibles» en hausse de 0,1% au 3eme trimestre 2020

https://www.lejecos.com Dans sa dernière publication « Note d’analyse de l’Indice Harmonisé des prix à la Consommation », l’Agence nationale de la statistique et de la démographie(Ansd) souligne que les services de « logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles » se sont renchéris de 0,1% au troisième trimestre 2020.
Selon la même source cette hausse est en rapport avec l’accroissement des loyers effectifs des locataires et sous locataires (+1,8%), des produits pour l’entretien et réparations courantes (+0,5%), des services d’entretien et de réparations courantes (+1,4%), ainsi que des services liés au logement (+0,4%).
Rapportés à leur niveau du trimestre correspondant en 2019, ils se sont raffermis de 1,0%, en rapport avec l’appréciation des prix de l’alimentation en eau (+1,3%), des services liés au logement (+2,7%), des services d’entretien et de réparations courantes (+2,7%), de l’électricité (+5,8%) et des loyers effectifs des locataires et sous locataires (+2,1%).
Sur les neuf premiers mois de 2020, les prix ont progressé de 1,0%. La fonction a contribué à hauteur de +0,7%à l’évolution de l’indice global.Adou FAYE

Consolidation du secteur secondaire au mois de septembre

https://www.lejecos.com Selon la Direction de la prévision et des études économiques(Dpee), le secteur secondaire s’est consolidé de 5,8% en variation mensuelle, au mois de septembre 2020.
La même source soutient que cette amélioration est, principalement, attribuable à la fabrication de produits agroalimentaires (+6,8%), à la construction (+14,4%), aux activités extractives (+8,5%), à la « fabrication de ciment et d’autres matériaux de construction » (+18,2%) et au « sciage et rabotage du bois » (+72%).
Toutefois, elle a été atténuée par la « filature, tissage et ennoblissement textile » (-12,3%), la fabrication de produits chimiques de base (-12,9%), la « production et distribution d’eau, assainissement et traitement des déchets » (-4,9%) et le « travail du cuir et fabrication d’articles de voyage et de chaussures » (-46,8%).
Sur une base annuelle, l’activité a affiché une hausse de 10,1%, en liaison avec les performances notées dans la construction (+49,7%), les activités extractives (+57%), la « production de métallurgie et de fonderie et fabrication d’ouvrage en métaux » (+39,8%), la « fabrication de ciment et d’autres matériaux de construction » (+33,6%) et la « filature, tissage et ennoblissement textile » (+10,8%).
En revanche, la fabrication de produits agroalimentaires (-9%), le « raffinage du pétrole et cokéfaction » (-76%), la « fabrication de savons, détergents et produits d’entretien » (-44,6%), la production de produits chimiques de base (-14,6%) et la fabrication de matériels de transport (-25,1%) se sont repliés sur la période.Oumar Nourou

Impact du Covid-19 sur les entreprises vulnérables : A la recherche de solutions pour la relance des Pme

https://www.lequotidien.sn La pandémie du Covid-19 n’a pas laissé intactes les économies. Les petites et moyennes entreprises ont fortement souffert des conséquences de cette maladie. Avec l’appui du Pnud, des solutions sont en vue pour la relance de l’économie dans des collectivités locales.
«Renforcer la résilience des groupes vulnérables à travers la décentralisation et le développement local.» C’est le sens du forum ouvert avant-hier pour étudier l’impact de la crise du Covid-19 sur les initiatives productives des jeunes et des groupes vulnérables. Cette rencontre de deux jours avait pour objectif, «d’apprécier l’impact du Covid-19 sur les initiatives productives des jeunes et des groupes vulnérables et de recueillir leur engagement pour trouver et mettre en œuvre des solutions adéquates». En 2017, l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) avait estimé à 408 mille les entreprises au Sénégal dont 99,8% étaient des petites et moyennes entreprises. Elles représentent 42% du total des emplois du secteur moderne, fournissent 26,5% du chiffre d’affaires et 22,4% de la valeur ajoutée. La majorité d’entre elles sont pourtant qualifiées d’informelles. Quant au secteur moderne, il fournit 26% de la valeur de l’économie.
Le représentant du ministre du Commerce a déclaré avant-hier, que ce forum devait permettre de faire le point sur l’état de la mise en œuvre du projet, d’identifier des contraintes à sa mise en œuvre, de recueillir des analyses des élus locaux, de dégager des perspectives et de faire des recommandations au niveau local. Ce projet qui, pour lui, est la continuité du plan de riposte national, «vient soutenir les micros et petites et moyennes entreprises, les coopératives et les entreprises familiales dans les communes de Bargny Montrolland, Ndiafate, Ndiop et Sandiara.
Ces communes ont été choisies sur la base d’une sélection rigoureuse. 20 petites et moyennes entreprises (Pme) ont été retenues sur les 139 qui s’étaient déclarées. Ce projet intègre dans sa mise en œuvre le slogan, «ne laisser personne pour compte».
Depuis son lancement le 7 juin dernier à Diamniadio, d’importants efforts ont été déployés pour atténuer des répercussions sanitaires, économiques et financières de la pandémie. En misant sur les acteurs, le ministère du Commerce et des Pme a pensé que «cela peut créer un déclic pour montrer à travers ce système que des opportunités existent dans notre pays».

Selon Idrissa Diabira, le Directeur général de l’Adpme, les communes choisies ne l’ont pas été au hasard. «Ce sont des communes qui se distinguent par le leadership de leur maire sur leur territoire, sur leur capacité à donner du développement dans leur territoire.»

A l’en croire, cette 2e réunion du comité de pilotage de la plateforme Covid-19, qui est un projet mis en œuvre avec le Pnud et le système des Nations unies, vise à accompagner des Pme et les acteurs à pouvoir être appuyés dans des réponses à apporter dans des luttes contre le Covid-19.
Ce projet ; a-t-il en outre indiqué, a pour ligne directrice de chercher à vivre de c que l’on produit. Car le covid, souligne-t-il, a montré que les déplacements étaient difficiles, en poussant les gens à rester chez eux. Et pour rester chez soi, «on doit compter sur ses propres moyens», remarque-t-il.
Pour Kébira Alaoui, représentant du Pnud au Sénégal, le Covid n’a pas touché seulement le domaine de la santé. «Il a touché aussi la poche et la capacité de produire.» Il a noté que si la poche est touchée, les gens n’auront pas les capacités de se reproduire. Et c’est pour répondre à ces deux préoccupations que ce projet a été mis en place. Maintenant, comment aider les petites et moyennes entreprises et les initiatives locales de production à dépasser la crise du Covid ? Pour lui, la réponse consiste : «En produisant pour protéger et aider les populations qui souffrent de Covid-19.»

Appui aux Pme : 20 entreprises reçoivent 120 millions

https://w Les 20 Pme retenues dans les 5 communes de Bargny, Montrolland, Ndiafate, Ndiop et Sandiara, sélectionnées pour expérimenter le projet de la plateforme Covid-19 pour l’appui au secteur productif des groupes vulnérables, ont reçu des financements d’un montant de 120 millions de francs. Ces financements vont permettre aux populations de ces localités d’impulser leur économie locale.
Financé par le Pnud et d’autres agences des Nations unies, en collaboration avec le ministère de l’Economie, à hauteur 1 million 800 mille euros, ce projet va durer trois ans (2020-2022). A la suite de quoi, les autorités vont procéder à une évaluation avant de voir comment le faire bénéficier à d’autres communes du pays.
Une démarche que Cheikh Diop, le maire de Sandiara, par ailleurs ministre conseiller, a magnifié de fort belle manière. Estimant que le rôle des maires est d’impulser l’économie locale et celui de l’Etat, l’économie nationale, le ministre conseiller encourage l’initiative pour relancer l’économie dans les collectivités territoriales. Il apprécie ainsi l’approche diagnostic qui permet de savoir ce qui s’est passé pendant cette période de pandémie.
«Le Sénégal et l’ensemble des 200 pays du monde ont été impactés. Quand cela s’est passé avec les subprimes aux Etats-Unis, le gouvernement américain a mis 700 milliards de dollars pour relancer l’économie. Si on ne relançait pas l’économie, c’est tout le système économique américain qui se serait effondré. L’Europe vient de lancer un fonds de 500 milliards d’euros et le gouvernement sénégalais un fonds de 1000 milliards de francs cfa», a-t-il illustré en exemple. Il a ajouté que c’est cela qui est innovant dans l’approche du Pnud et de l’Adpeme, qui ont décidé de refinancer l’économie. Car dit-il, «si vous ne refinancez pas l’économie, vous dégraderez le bilan des entreprises en les rendant beaucoup plus pauvres. Cela fera qu’elles ne pourront plus payer et embaucher».
Il trouve ainsi que l’approche-pilote du Pnud est une bonne chose. Elle évite d’aller tous azimuts sur 557 communes, en choisissant des communes-pilotes. «Elle permet de tester un certain nombre d’entreprises et de voir si le système devra apporter des corrections avant de généraliser.»
Après avoir bénéficié de ce financement, Ahmet Kounta, agronome de formation et chef de la ferme Téranga agro-industrie, n’a pas caché sa satisfaction. «Le corona nous a empêché de faire de l’export. On était obligés de se rabattre sur les cultures locales. Cela nous a énormément handicapés. Nous avions des difficultés pour commercialiser et supporter les dépenses et les charges de production. On avait aussi une panne de forage alors que nous n’avons pas des moyens de le réparer. Mais aujourd’hui avec cet argent nous allons réparer cet instrument, acheter du matériel et relancer nos activités qui étaient plombées par le Covid», s’est-il réjoui. Avant de promettre d’être transparent dans la gestion de cet argent.

Tourisme en Casamance : Le Club Méditerranée annule la saison touristique 2020-2021 dans la station balnéaire

iGFM – (Dakar) La nouvelle est tombée ce samedi dans l’après-midi comme un coup de massue sur la tête des populations de la station balnéaire de Cap-Skirring. Comme une trainée de poudre, elle s’est très vite répandue sur l’étendue du territoire de la région sud du pays. Elle a été rendue publique par le représentant du Club Méditerranée au Sénégal, Birane Tamba.
A cause de la COVID 19, le tourisme est perdu dans la zone touristique. Le Club Med a annulé la saison touristique. «Je dois vous faire part du rôle que le Club Méditerranée joue dans ce département et plus exactement dans la station touristique de Cap-Skirring. Présent dans la zone depuis 1973, le Club Med a toujours été attaché à cette destination, nous participons au développement du secteur dans cette région depuis plus d’une trentaine d’année», a dit Birane Tamba. «Malgré le contexte difficile que le Sénégal traverse à cause de la pandémie du COVID 19, le Club Med a toujours eu l’ambition de ne pas fermer son village à Cap-Skirring afin que pouvoir réaliser une bonne saison touristique 2020-2021. Si la situation est bien maitrisée aujourd’hui au Sénégal, l’évolution de la pandémie dans des pays comme la France, la Belgique, la situation sanitaire a fait que l’ensemble de nos clients, nos touristiques qui avaient décidé de venir passer leurs vacances ici à Cap-Skirring ont procédé à des annulations massives qui nous ont à prendre une décision à date de pas pouvoir ouvre notre horizon Cap-Skirring pour cet hiver 2021», a ajouté M. Tamba. Conscient de l’impact que peut avoir cette décision sur l’économie de la région, «le Club Med va réévaluer la situation en tenant compte des situations des décisions des autorités sanitaires et des marchés émetteurs. Je dois vous avouer que ce n’est pas de gaieté de cœur  que nous avons pris cette décision. Le deuxième confinement décrété par le Président Français Emmanuel Macron a poussé nos touristes qui sont essentiellement des Français et des Belges à annuler leurs vacances», a conclu Birane Tamba.

Zahra Iyane Thiam : «L’État du Sénégal a décidé de mettre 100 milliards à la disposition du secteur pour accompagner toutes les mutations»

https://www.dakaractu.com Le ministre de l’Économie Solidaire et de la Microfinance a annoncé que l’État a mis en place 100 milliards pour accompagner le secteur qui a reçu de plein fouet les conséquences de la pandémie de la Covid-19.
« Au delà de la résilience, nous devons offrir des services financiers plus adaptés, plus accessibles aux bénéficiaires. C’est pourquoi il est heureux que l’État du Sénégal ait décidé de mettre 100 milliards à la disposition du secteur pour accompagner toutes les mutations partant des enseignements de la pandémie », a annoncé ce samedi 14 novembre 2020 madame Zahra Iyane Thiam lors de l’assemblée générale de l’association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Sénégal

8000 emplois menacés à la CSS : L’Unsas s’engage dans la bataille

https://directnewsinfo.com/ L’Unsas se dresse derrière les « combattants de la Css » contre des « commerçants véreux, duplicateurs du document de Déclaration d’importation de produits alimentaires (DIPA) pour faire entrer frauduleusement dans le pays plus de 40 mille tonnes de sucre.» L’intersyndicale interpelle l’Etat à diligenter une enquête.
La situation qui prévaut à la compagnie sucrière sénégalaise préoccupe les syndicalistes membres de l’UNSAS. Pour eux, il est inimaginable que de simples fraudeurs bousillent l’intérêt des employés et des autorités de cette société. Car, constatent-ils, «des commerçants véreux sont parvenus à dupliquer le document de Déclaration d’importation de produits alimentaires (DIPA) pour faire entrer frauduleusement dans le pays plus de 40 mille tonnes de sucre, le double du quota qui leur a été accordé. Ainsi, du fait de la concurrence déloyale de ces produits frauduleux, la Compagnie sucrière sénégalaise (CSS) ne peut pas vendre sa production de 20 mille tonnes, et, reste sérieusement menacée par un déficit de trésorerie. Et si rien n’est fait, c’est huit mille emplois qui risquent de disparaître ».
Or, se réjouissent-ils «malgré les effets de la crise sanitaire liée au Covid-19, la CSS a conservé l’ensemble de ses effectifs. Aucun travailleur n’a été remercié ou mis en chômage technique. Les salaires sont régulièrement payés, et même certains avancements ont été effectués. Il est donc inacceptable que la fraude annule ses efforts importants réalisés au sein de l’entreprise.»
D’où cet engagement du Secrétariat exécutif de l’UNSAS à combattre ce fait en exprimant «son soutien et sa solidarité à tous les travailleurs de la CSS, les exhorte à rester unis au sein de l’Intersyndicale et les encourage à intensifier la mobilisation et la lutte contre les « escrocs » dont l’activité constitue un danger réel pour les emplois.»
Ces syndicalistes d’exhorter, pour finir, «le ministère du Commerce de sécuriser davantage la DIPA et diligenter une enquête en vue de débusquer les faussaires qui se livrent à la fraude et mettent ainsi en danger la CSS, un fleuron de l’économie nationale. »Ameth Seck

Révélations de Ndiogou Wakk Diouf sur les ICS : une grosse nébuleuse aux allures de scandale sous le président Wade..

https://www.leral.net Leral TV aujourd’hui a eu un invité aux fracassantes révélations. Ndiogou Wakk Diouf, c’est de lui qu’il s’agit, a levé un coin du voile sur la société des Industries chimiques du Sénégal communément appelée les ICS. Mais le moins que l’on puisse dire à l’écoute de ses propos, est qu’une grande nébuleuse rejaillit sur le régime du président Wade…
Voilà une société crée en 2007, dotée d’un capital de 130 milliards de F CFA, avec ses nombreuses filiales (ferroviaire, commerciale, ses installations au port de Dakar), d’une valeur vendue 36 jours après sa création à 40 milliards de FCFA .
« Certes l’Etat détenait selon lui 47% du capital, mais aujourd’hui il ne lui reste que 15%, tout le reste est entre les mains des indiens », révèle l(invité de Leral TV.
Avec une réserve plus d’un milliard de tonnes de phosphate, d’une rare qualité pour une durée d’exploitation estimée à 500 ans, les ICS, selon Ndiouga Wakk Diouf, ont une valeur égale ou supérieure au gaz et au pétrole dont qui font l’actualité, pourtant aujourd’hui elles ne profitent qu’aux Indiens…Mais il en rajoute une couche…Ecoutons le.

Amadou Ba, Pca Locafrique : « Je demeure administrateur de la SAR »

http://www.lasnews.info Le Conseil d’administration Société Africaine de Raffinage (SAR) demeure toujours le même, malgré l’arrivée de Marieme Ndoye Decreane comme nouvelle directrice de ladite société. C’est du moins ce qu’a fait savoir Amadou Bâ, par ailleurs PCA de Locafrique.
Dans un communiqué qui nous est parvenu, Amadou Bâ a tenu à rétablir ce qu’il considère comme « informations mensongères » concernant son départ du Conseil d’administration de la SAR. « En ma qualité de  Pca de Locafrique,  j’informe l’opinion nationale et internationale, que contrairement aux véhiculées dernièrement  par une certaine presse,  je  demeure administrateur de la SAR avec  M. Mamadou Diop, M.  Amadou Sy et M. Michel Boreelli  conformément aux dernières décisions de justice », a indiqué Amadou Bâ.
A en croire M. Bâ, lors du Conseil d’administration tenu le  11 novembre dernier, il a été seulement question de la nomination  de  la nouvelle Directrice Générale  et le  départ de Monsieur Serigne Mboup.
« Tout le reste  n’est que pure désinformation et affabulation.  Vous remarquerez avec moi que cela invalide de manière formelle les déclarations saugrenues de M.  Khadim Ba, selon lesquelles le  DGA pourtant révoqué le 20 mars 2020, a été  restauré. Je tiens à  rappeler que ma société Locafrique bien qu’étant actionnaire, n’est pas fournisseur de la Société Africaine de Raffinage. Donc Locafrique est totalement étrangère aux supposés ou réels problèmes de fournitures de la SAR », a-t-il précisé.Le PCA de Locafrique a également tenu à souhaiter la bienvenue à la nouvelle directrice de la  Société Africaine de Raffinage (SAR), tout en saluant « la clairvoyance du président de la République et manifeste résolument mon attachement à sa démarche et à ses actes  qui épousent les idéaux d’une bonne gouvernance ».

Mauvaise qualité de l’eau : La population investit les grandes artères et interpelle le président Macky Sall.

https://www.dakaractu.com elle avait été annoncée, la marche de la population de Sibassor a finalement eu lieu ce samedi matin.
Les habitants de cette commune située dans le département de Kaolack ont porté leurs brassards rouges pour crier leur ras-le-bol face à la mauvaise qualité de l’eau. Une eau devenue imbuvable à cause de la remontée de la langue salée poussant ainsi les usagers à parcourir des kilomètres pour s’approvisionner. Ces derniers ont interpellé  le président Macky Sall et le ministre de l’eau afin qu’un deuxième forage soit rapidement réalisé dans leur localité en attendant q’une solution provisoire soit trouvée pour amoindrir les dégâts.
Ils ont également dénoncé les deux citernes d’eau que les autorités mettent chaque jour à leur disposition sur une population de plus de 20 mille habitants. Dans l’immédiat, il a été annoncé un boycott du paiement des factures d’eau.
Sur un autre registre, la population invite les autorités à ériger des ralentisseurs sur la route nationale qui traverse cette commune, compte tenu des nombreux accidents enregistrés dans cette commune depuis la fin des travaux de réhabilitation de cet axe routier…

Terrou-Bi libère plus de 126 employés

https://actunet.net D’après “L’As”, les premiers en veulent aux représentants du personnel, accusés d’avoir joué un double jeu avec la direction de Terrou-bi. Selon les membres de la Cnts/Fc-A, les délégués ont facilité le licenciement de leurs camarades. Aussi, les accusent-ils d’avoir pactisé avec le Directeur de l’hôtel, pour mettre à la rue plus de 126 pères de familles.
Après un communiqué parcouru par le journal, ces employés ont été licenciés abusivement pour motif économique, sans aucun respect des codes et des réglementations en vigueur. «Nous qualifions ces licenciements d’abusifs, car la réglementation et la législation en vigueur dans notre pays ont été violées volontairement», soutiennent les travailleurs interrogés, se plaignant d’un coup monté par le directeur de l’hôtel».
Selon eux, ce dernier a mis fin au protocole signé le 29 septembre pour la période du 1er octobre au 31 décembre 2020. «Ce dernier avait ses idées bien arrêtées en ce qui concerne la compression des effectifs, la fermeture de services qui entraînerait la suppression des postes, l’arrêt définitif des journaliers et salariés pour une durée indéterminée», indiquent les travailleurs.
Toutefois, ils rappellent l’engagement des salariés en cette période difficile. « Ils ont été mis au chômage technique pendant 7 mois (du mois de Mars au mois de Septembre 2020) et ne percevaient que 50% de leur rémunération alors que l’ordonnance avait fait une recommandation d’une rémunération de 70% », soutient la CNTS/FC-A.

Trahison chez les délégués 

Ainsi, l’établissement a effectué la réfection des salles de casinos, celle de la climatisation des 168 chambres de l’hôtel de la piscine, du restaurant terrasse, l’espace bizène et installé de nouveaux containers tout en augmentant les recettes des rentrées. Par conséquent, ils refusent de croire à un licenciement pour motif économique et fustigent le comportement des délégués du travail. « Nous invitons l’hôtel Terrou-bi à continuer de se porter garant pour les prêts des travailleurs au niveau des banques, car ils avaient tous souscrit à des assurances», dit-il. Cela dit, la Cnts/Fc-A invite l’inspecteur régional de Travail de Dakar à envoyer des missions de contrôle dans les entreprises sénégalaises afin de mieux s’enquérir des traitements fascistes et esclavagiste que certains employeurs infligent à leurs employés. En définitive, il condamne le comportement de la direction de l’hôtel et réitère leur engagement pour le respect des droits des travailleurs.

BAISSE DES TAUX D’INTÉRÊT : LE DG DE PAMECAS INTERPELLE LA BANQUE CENTRALE

http://www.emedia.sn La baisse du taux d’intérêt tant souhaité par les clients des institutions financières est liée à plusieurs complexités. C’est l’avis du Directeur général de pamecas, Malick Diop. Pour lui, cette question implique à la fois, l’Etat, les institutions de microfinance et la Banque centrale. Mais, il s’estime heureux de voir que l’Etat, qui est l’acteur principal dans le processus, est dans une volonté manifeste d’aller dans ce sens.
En clôturant les universités des responsables de Pamecas, ce vendredi, M. Diop a dégagé quelques pistes de réflexions qui pourraient aboutir à cette baisse du taux d’intérêt. « Les institutions de microfinance n’ont pas accès aux guichets de refinancement de la banque centrale. Peut-être que l’ouverture d’un guichet de refinancement au niveau de la Banque centrale, par un mécanisme mis en place par l’Etat du Sénégal, aurait aidé les institutions de la microfinance à faire les efforts qu’il faut pour aller dans le sens de la baisse des taux d’intérêt pour les clients des institutions de microfinance », renseigne-t-il. L’autre complexité, selon le DG de Pamecas, reste le taux plafond qui est fixé au niveau de l’UEMOA. Babacar FALL & Pape D. DIALLO (Photo)

3 immeubles de Diop Sy saisis

Une très mauvaise nouvelle pour Diop Sy et la société Urbaine d’entreprises (UDE). En effet, trois immeubles appartenant à la société UDE Suarl et à la SCI Demba Diop viennent d’être octroyés à la Société générale de banques au Sénégal (Sgbs) devenu Société générale Sénégal (Sgs), en audience d’adjudication de la chambre des saisies du Tribunal de commerce.
La décision a été rendue le 10 novembre dernier. Il s’agit de l’immeuble d’une parcelle de 18.000 m2 à distraire du Tf n°1130/R/. Ce, au prix de 448 millions de francs, à la Sgbs. Il y’a également le Tf N°7167/R obtenu par détachement du Tf N° 777/R constituant le lot N°1367.
L’immeuble a été adjugé au prix de 153 millions de francs. Et enfin, le Tf N°10.034/R au prix de 624 millions de nos francs. A noter aussi que le juge a rendu l’ordonnance en l’absence de Demba Diop ou de la société qui n’a pas comparu, mais également il s’agit d’une décision en premier et dernier ressort. Rappelons qu’en avril dernier, le Tribunal de commerce avait rendu une ordonnance de liquidation contre la société UDE

Dimanche 15 novembre : 1 décès,14 nouveaux cas et 48 malades sous traitement

https://www.pressafrik.com Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19 ce dimanche 15 novembre 2020. Sur 862 tests effectués, 14 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 1,62%.
Il s’agit de 7 cas contacts suivis et 7 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit : Fatick (1), Hlm Grand Yoff (1), Liberté 6 (1), Mermoz (1), Niarry Taly (1), Mbour (1) et Ouest Foire (1)
Le Directeur de la prévention Docteur Mamadou Ndiaye a annoncé la guérison de 9 patients qui étaient sous traitement, 4 cas graves admis en réanimation et 1 décès.
A ce jour, le Sénégal compte 15. 793 cas confirmés, dont 15.416 guéris, 328 décédés, et donc 48 malades sous traitement.

QUATORZE NOUVEAUX CAS ET UN DÉCÈS AU COURS DES DERNIÈRES 24 HEURES (OFFICIEL)

Dakar, 15 nov (APS) – Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a déclaré ce dimanche 14 nouvelles contaminations de Covid-19 et un décès lié à la maladie du nouveau coronavirus.
Ces infections proviennent de tests virologiques réalisés sur 862 individus et répartis  : 14 cas contacts suivis par les services sanitaires et autant de cas communautaires, a expliqué le directeur de la Prévention.
Faisant le point sur la situation de l’épidémie dans le pays, le docteur El Hadji Mamadou Ndiaye a souligné que les cas de contaminations de source inconnue avaient été localisés dans les localités de Fatick (1), de Mbour (1), et d’autres quartiers de Dakar, notamment Liberté 6 (1), HLM Grand Yoff (1), Ouest Foire (1), Niary Tally (1) et Mermoz (1).
Le docteur Ndiaye a dans le même temps déploré un décès lié à la maladie, le 328e depuis l’apparition de la maladie, le 2 mars dernier. Il a également fait état de la guérison de 9 patients.
A ce jour, 15.793 cas positifs de Covid-19 ont été déclarés dans le pays dont 15.16 guéris 328 décès 48 patients sous traitement, d’après les données du ministère de la Santé et de l’Action sociale.AKS

Financé par l’Union européenne : La face cachée du programme de modernisation de l’état civil au Sénégal.

https://www.dakaractu.com Alors que le débat sur les accords de pêche avec le Sénégal fait encore rage, nous apprenons que l’Union européenne a financé un système d’information visant à combattre efficacement la migration irrégulière. Ce fonds, doté de 28 millions d’euros soit 17 milliards FCFA est destiné, selon la belle présentation qui en est faite par la partie sénégalaise, à moderniser l’état civil.
Dans un entretien avec le quotidien Le Soleil, Aliou Ousmane Sall fait savoir que « L’objectif du programme est de promouvoir le renforcement du système d’information de l’état civil et la consolidation d’un fichier national d’identité biométrique afin que chaque sénégalais soit en mesure de se prévaloir des droits inhérents à son identité sécurisée. »
Il poursuit : « Il contribuera, à cet effet, à la modernisation de l’état civil par la mise en place d’un appui au pilotage stratégique, par une amélioration de l’offre (accessibilité des centres, formation des acteurs, archivage, etc.) et de la demande (campagnes de sensibilisation, éducation civique, etc.). Par ailleurs, le programme devra renforcer les procédures d’enregistrement à l’état civil et accompagner la consolidation d’un fichier national d’identité biométrique relié au système d’information de l’état civil informatisé à même de sécuriser l’identité de la personne et d’être exploitable par d’autres administrations utilisatrices, notamment dans la délivrance de cartes d’identité et passeports sécurisés, dans le droit fil des initiatives régionales ».
Ancré au ministère des Collectivités territoriales du Developpement et de l’Aménagement des Territoire, ledit programme sera mené avec l’accompagnement des agences d’exécution que sont Civipol et Enabel.
un document d’action du Fonds fiduciaire de l’Union européenne a permis de lever le voile sur le « Programme d’appui au renforcement du système d’information de l’état civil et à la création d’un fichier national d’identité biométrique ». « Le Fonds Fiduciaire de l’UE finance des projets pertinents pour remédier aux causes de la migration, et pour encourager les efforts du Sénégal dans la coopération sur des questions migratoires », fait remarquer le document sur les objectifs du Fonds fiduciaire de l’Union européenne.
La même source rappelle les priorités d’intervention du Plan d’action de La Valette, à savoir la migration légale et la mobilité. Mais le document consulté à Dakaractu rappelle que l’objectif du cadre opérationnel du Fonds fiduciaire est de « prévenir la migration irrégulière et les déplacements forcés et faciliter la gestion de la migration ainsi que les retours ». De même, le sous-objectif du cadre opérationnel consiste à renforcer la coopération pour faciliter le retour et la réintégration des migrants en situation irrégulière.
Selon ce document, la durée de la mise en œuvre de ce projet est de 48 mois. Le directeur de l’état civil parle de 42 mois dans les colonnes du Soleil et annonce le lancement en novembre 2020.
En même temps, il révèle qu’une grande enquête a été effectuée au mois de mars 2019 par la Direction de l’état civil auprès de tous les centres de l’état civil et au niveau de quelques postes consulaires en relation avec la Direction des Affaires juridiques et consulaires (Maroc, Côte d’Ivoire, France et Italie). « Au mois de mars 2019, la Direction de l’état civil a conduit une grande enquête auprès de tous les centres de l’état l’état civil et au niveau de quelques postes consulaires en relation avec la Direction des Affaires juridiques et consulaires (Maroc, Côte d’Ivoire, France et Italie) », renseigne-t-il. Le même programme est mené en Côte d’Ivoire pour le mêmes objectifs…

Accord de pêche controversé avec le Sénégal : Les précisions et omissions de la Délégation de l’Union européenne à Dakar…

https://www.dakaractu.com Le tollé provoqué par le renouvellement de son accord avec le Sénégal dans la pêche a eu pour conséquence de faire sortir l’Union européenne de sa réserve. Dans un communiqué envoyé à Dakaractu, la Délégation de l’U.E à Dakar juge nécessaire de faire des précisions sur l’accord qui permet à 45 navires européens de pêcher au moins 10 000 tonnes de thon et 1 750 tonnes de merlu noir par an pour une contrepartie financière de 15 millions d’euros (10 milliards FCFA) sur cinq ans.
Dans un premier temps, elle assure que « l’accord de partenariat de pêche durable UE-Sénégal et son protocole de mise en œuvre garantissent un cadre légal des océans et à la protection du secteur des pêches et des emplois qui en dépendent. » Une bonne manière pour l’U.E de se dédouaner.
Il a été question ces derniers temps de la corrélation entre la présence des navires étrangers dans les eaux sénégalaises et le départ massif des pêcheurs artisans pour les Iles Canaries, en Espagne. Mais selon la Délégation de l’Union européenne à Dakar, « les quotas de pêche alloué par le Sénégal aux bateaux européens correspondent à une ressource non ciblée par les pêcheurs sénégalais… »
« Ces quotas concernent exclusivement des espèces bien déterminées -le thon et le merlu noir- et ne font pas l’objet de licences de pêche qui pourraient interférer avec la pêche artisanale sénégalaise », renchérit le communiqué qui plastronne en mettant en exergue la clause qui veut que les marins embarqués dans les navires européens soient au moins constitués de 25% de sénégalais.

Les omissions d’une mise au point

Cependant le protocole consulté par Dakaractu ne fait pas mention uniquement de sénégalais. « Les armateurs des navires de pêche de l’Union opérant dans le cadre du présent protocole emploient des ressortissants des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP », peut-on lire au chapitre V du protocole d’accord. Ce n’est pas la seule omission faite par la Délégation de l’Union européenne dans sa réponse.
« Le nouveau protocole a été négocié entre les parties en juillet 2019. Ces négociations se sont appuyées sur une évaluation indépendante du protocole (2014-2019) et les meilleurs avis scientifiques disponibles (sénégalais et européens), ainsi que sur des consultations menées avec les opérateurs et la société civile au Sénégal et en Europe (…) a la fin des négociations, le protocole d’accord doit être adopté par le Parlement européen, qui vient de donner son feu vert ce 12 novembre, puis par le Conseil des Etats membres dans les prochains semaines », semble vouloir rétablir l’Union européenne qui ajoute qu’ « un processus de ratification est en cours en parallèle au Sénégal ».
Mais ce que le communiqué ne dit pas et qui est écrit noir sur blanc sur le communiqué du parlement européen c’est qu’il s’applique « depuis sa signature le 18 novembre 2019 ».
Au sujet de la contrepartie financière versée au Sénégal, la Délégation de l’Union européenne fait savoir qu’elle représente un montant global de plus de 15,25 millions d’euros, soit plus de 3 millions d’euros par an. Rien de nouveau sous le soleil puisque Dakaractu, dans son article avait déjà écrit le même montant, en se basant sur les termes du protocole d’accord publié au journal officiel européen depuis le 20 novembre 2019.

L’UE revoit ses ambitions à la baisse 

« En ce qui concerne les quotas annuels  : il faut noter que dans le nouveau protocole, ils ont été revus à la baisse  : à savoir 10 000 tonnes pour les thonidités (au lieu de 14 000 tonnes précédemment) et 1750 tonnes de merlu noir (au lieu de 2000 tonnes) », poursuit la représentation européenne.
La Délégation de l’Union européenne fait remarquer que l’accord de partenariat durable avec le Sénégal a permis de nombreuses réalisations en faveur des acteurs de la pêche depuis 2014.
À titre d’exemples, elle cite la « modernisation du quai de pêche de Hann, la construction du quai de Ndangane Sambou, les travaux de re-certification du navire de recherche Itaf Dem, l’immersion de 10 000 pots à poulpe tous les ans ; et celle de trois navires obsolètes pour créer des récifs artificiels de reproduction des espaces ; l’achat de 26 000 gilets de sauvetage et de 100 kits de géolocalisation pour renforcer la sécurité en mer des pêcheurs artisans ».
Pour finir, le communiqué relève que «  l’accord de pêche vise aussi à combattre le fléau de la pêche illégale, première cause de mise en danger de la ressource halieutique »

POUR RENVOYER DURABLEMENT LES MIGRANTS CLANDESTINS AU SENGAL ET EN CÔTE D’IVOIRE L’Union européenne finance une technologie biométrique à hauteur de 70,1 millions de dollars

https://www.jotaay.net Rien n’est trop cher pour l’Union européenne, dans son combat contre l’immigration clandestine et les sans-papiers, souvent difficilement identifiables, ce qui pose des problèmes pour leur rapatriement. Ainsi, pour faciliter l’identification des migrants irréguliers dans ses pays membres et faciliter ainsi leur rapatriement et surtout leur maintien durable dans leur pays d’origine, l’Ue a financé, à hauteur de plus de 59 milliards de FCfa, le développement par la société Civipol, rattachée au ministère de l’Intérieur français, d’un système d’identification biométrique au Sénégal et en Côte d’Ivoire. Ce qui inquiète des Ong, qui craignent l’utilisation à des fins discriminatoires ou préjudiciables des données personnelles des citoyens concernés.
L’Europe ne compte plus son argent quand il s’agit de trouver une solution durable à l’immigration, notamment celle irrégulière. Ainsi, pour renvoyer durablement les migrants clandestins et autres sans-papiers dans leurs pays respectifs, l’Union européenne, à travers son Fonds fiduciaire pour l’Afrique, a mis la main à la poche pour financer une technologie biométrique, permettant de ficher et de mieux surveiller les migrants à rapatrier, afin qu’ils ne puissent plus retourner en Europe ou, une fois en Europe, qu’ils puissent être rapidement identifiés et renvoyés. Ce système d’identification biométrique, selon plusieurs médias,va coûter la bagatelle de 70,1 millions de dollars, soit plus de 59 milliards de F Cfa et sera développé essentiellement au Sénégal et en Côte d’Ivoire, dont les citoyens résidant irrégulièrement en Europe sont particulièrement visés. Plus de 16 milliards du fonds sont consacrés au Sénégal.

Le développement du système confié à Civipol, une société de conseil du ministère de l’Intérieur français

Le développement de ce système d’identité biométrique sera confié dans les deux pays à Civipol, une société de conseil du ministère de l’Intérieur français, qui va se charger au Sénégal et en Côte d’Ivoire, de moderniser les registres nationaux.Si les Européens en sont venus à cette trouvaille, c’est parce que leurs principaux problèmes pour le rapatriement des migrants irréguliers sont la fraude sur l’identité et lemanque de pièces d’identité. Ainsi, pour eux, la modernisation des systèmes de registres nationaux devrait aider à identifier facilement les migrants et à les rapatrier plus facilement dans leurs pays respectifs. Mieux, l’Union européenne note qu’elle va même profiter aux populations restées dans le pays, en facilitant l’accès aux pièces d’identification et aux services sociaux.Concrètement, ce système d’identité biométrique va associer les informations personnelles comme le nom et la date de naissance à des caractéristiques physiques telles que les empreintes digitales, les scans du visage ou de l’iris. En ce sens, cette nouvelle technologie va aider les pays concernés à établir l’identité juridique des citoyens.

Des Ong s’inquiètent des abus qui pourraient découler de l’utilisation des données personnelles des citoyens

Toutefois, cette technologie est fortement décriée par des Ong de défense des droits de l’homme, qui y voient une porte ouverte à des discriminations et à des décisions préjudiciables.«Au lieu d’aider les personnes confrontées quotidiennement aux menaces d’agences de surveillance inexplicables, y compris les activistes, les journalistes et les personnes qui recherchent simplement une vie meilleure, cette aide (système d’identification biométrique) risque de faire le contraire», a alerté EdinOmanovic, directeur du plaidoyer chez Privacy International, à «Bloomberg». S’inquiétant de la mise à disposition d’une telle technologie à certains pays où la démocratie et l’Etat de droit laissent à désirer,
PrivacyInternational va plus loin, en invitantl’Ue à«réformer ou à supprimer» certains fonds de développement alloués à ces pays, pour s’assurer qu’ils ne fournissent pas les outils de répression à des gouvernements. Cette lettre d’invite à l’Ue a été signéepar 11 autres Ong, qui ont elles aussi des inquiétudes concernant cette question.
En outre, les données personnelles des citoyens des pays visés vont se retrouver entre les mains d’une société étrangère (Civipol), autant dire entre les mains du ministère de l’Intérieur français, qui est sa tutelle.Civipol, à travers une parfaite maîtrisede la chaîne de l’état civil, permetaux États partenaires de mettre en place des systèmes d’identité sécurisée. Elle travaille déjà avec le Sénégal sur plusieurs projets sécuritaires.Mbaye THIANDOUM

L’UE SUR L’ACCORD DE PÊCHE AVEC LE SÉNÉGAL  : « Le nouveau protocole a été négocié entre les parties en juillet 2019 et les quotas ont été revus à la baisse »

Libération Sénégal online -Alors que la polémique enfle, l’Union européenne assure que le « partenariat de pêche durable Ue-Sénégal et son protocole de mise en œuvre garantissent un cadre légal, transparent, et assorti de contreparties gagnant-gagnant ».
L’Union européenne (Ue) assure que l’accord de pêche avec le Sénégal «participe à une meilleure gouvernance des océans et à la protection du secteur des pêches et des emplois qui en dépendent ». Selon la délégation de l’Ue au Sénégal «il s’agit d’assurer que les quotas de pêche alloués par le Sénégal aux bateaux européens correspondent à une ressource non ciblée par les pêcheurs sénégalais et disponible en quantité suffisante, en adéquation les principes d’une pêche durable et responsable. Ces quotas concernent exclusivement des espèces bien déterminées – le thon et le merlu noir – et ne font pas l’objet de licences de pêches qui pourraient interférer avec la pêche artisanale sénégalaise ».
Les services d’Irène Mingasson d’ajouter : « Pour rappel, la pêche artisanale sénégalaise représente environ 400 000 tonnes débarquées par an, et la pêche industrielle (nationale et étrangère) environ 100 000 tonnes Plus de 25% des marins embarqués sur les navires européens sont de nationalité sénégalaise. Par ailleurs, la pêche au thon dans l’Atlantique est régulée par un organisme international, l’Iccat, dont le Sénégal est membre et dans les instances duquel il est représenté plus haut niveau ». D’après l’Ue, « le nouveau protocole a été négocié entre les parties en juillet 2019. Ces négociations se sont appuyées sur une évaluation indépendante du protocole précédent (2014-2019) et les meilleurs avis scientifiques disponibles (sénégalais et européens), ainsi que sur des consultations menées avec les opérateurs et la société civile au Sénégal et en Europe. A la fin des négociations, le protocole d’accord doit encore être adopté par le Parlement européen, qui vient de donner son feu vert ce 12 novembre, puis par le Conseil des Etats membres de l’Ue dans les prochaines semaines. Un processus de ratification est en cours en parallèle au Sénégal. Ce nouveau protocole représente un montant global de plus de 15,25 millions d’euros sur 5 ans, soit plus de 3 millions d’euros par an ». D’après la même source, ce montant comprend une contribution financière annuelle de l’Union européenne d’un montant de 1,7 millions au Trésor sénégalais, et une contribution qui sera payée au Trésor par les armateurs européens en contrepartie des licences accordées et des captures effectives (et vérifiées par les autorités du Sénégal), estimée à 1,350 millions d’euros par an.
Ce nouveau protocole est caractérisé par «un appui sectoriel annuel de 900 000 euros par an, en hausse de 20 %, à la bonne gouvernance dans le secteur des pêches du Sénégal, en particulier pour soutenir la pêche artisanale ; mais aussi pour renforcer la lutte contre la pêche illégale, la surveillance des activités de pêche, et la recherche; une durée de 5 ans, qui permet d’apporter la sécurité juridique pour les opérateurs et des garanties de financement stables pour le Sénégal; une garantie d’emploi de marins sénégalais à bord des navires européens pour au moins un quart de l’équipage; des possibilités de pêches permettant de mener leur activité dans les eaux sénégalaises à maximum » informe l’Ue qui précise que «ces 45 navires opèrent sur toute la longueur de la côte ouest-africaine, et ne sont donc pas concentrés au Sénégal ».
En ce qui concerne les quotas annuels «il faut noter que dans le nouveau protocole, ils ont été revus à la baisse : à savoir 10 000 tonnes pour les thonidés (au lieu de 14 000 tonnes précédemment) et 1 750 tonnes de merlu noir (au lieu de 2 000 tonnes). Par ailleurs, des dispositions ont été introduites pour limiter les captures accidentelles d’oiseaux de mer et de mammifères marins. Surtout, le rôle des observateurs scientifiques a été renforcé : comme indiqué plus haut, les licences de pêches sont accordées à l’issue d’un processus qui prend en compte la recherche scientifique, pour assurer un contrôle de la disponibilité de la ressource halieutique. Le nouveau protocole met l’accent sur la capacité scientifique en conduisant une évaluation annuelle conjointe (à travers le comité scientifique conjoint UE-Sénégal) de l’impact de la pêche par les navires européens et des autres flottes ciblant les mêmes ressources », selon l’Ue.

La Caopa et l’Aprapam exigent plus de transparence

Le Parlement européen a examiné la proposition pour un nouveau protocole d’accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable entre l’UE et le Sénégal. Les termes de cet accord sont d’ailleurs à l’origine d’une polémique qui enfle de plus en plus au Sénégal. Le tonnage (10 000 tonnes de thon et 1750 tonnes de Merlu noir) annuel accordé aux 45 navires européens et la contrepartie financière annuelle (1,7 million d’euro, soit 1,113 milliard Cfa) ont suscité des interrogations chez les acteurs du secteur de la pêche. La Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA) et l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs maritimes du Sénégal (APRAPAM) dénoncent le manque de transparence noté dans ces accords.
La Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (CAOPA) et l’Association pour la promotion et la responsabilisation des acteurs maritimes du Sénégal (APRAPAM) n’ont relevé le fait qu’il n’y ait pas un article spécifique sur la transparence comme cela est le cas dans le protocole UE/Mauritanie par lequel le Sénégal se serait engagé à «rendre public tout accord public ou privé autorisant l’accès à sa ZEE par des navires étrangers». Ces acteurs de la pêche artisanale souhaitent également qu’il ait de la transparence par rapport à l’appui sectoriel (dont le montant augmente et passe de 750.000 euros/an à 900.000 euros par an), autant sur la façon dont les choix d’actions à financer sont opérés que sur la façon dont les dépenses sont mises en œuvre. « Il n’y a, à l’heure actuelle, aucun mécanisme de transparence sur les actions qui ont été réalisées et les montants engagés, et pas de participation de la société civile dans la détermination et la mise en œuvre de ces actions. Les seules informations dont nous disposons ont été communiquées de manière informelle. Le rapport annuel du Sénégal pour l’Union européenne sur l’utilisation de l’appui sectoriel n’est pas rendu public, et les actions entreprises avec l’argent de l’appui sectoriel ne sont pas identifiées comme telles», ont déploré Gaoussou Guéye et ses collègues.
Le volume maximal de captures autorisé de merlus a été diminué, de 2000 à 1750 tonnes par an, afin de prendre en compte l’avis scientifique du COPACE qui demande de diminuer la mortalité par pêche. Cependant, l’accord prévoit que «si la quantité annuelle des captures de ces espèces venait à dépasser le volume autorisé, une pénalité de 95 euros/t serait appliquée pour les captures en dépassement, en sus de la redevance». Ces organisations estiment que cette mesure n’est pas appropriée. «Si le volume de captures maximal autorisé est dépassé, alors que ce maximum a été fixé pour une question de durabilité, il faut retirer les quantités dépassées du maximum autorisé l’année suivante, afin de rétablir l’équilibre dans l’exploitation, plutôt que de faire payer cette faible somme qui n’aura aucun effet dissuasif», indiquent-ils. Ainsi, demandent-ils de limiter les maximums. «Les captures accessoires permises pour les merlutiers (15% des céphalopodes, 5% de crustacés, et 20% d’autres poissons démersaux profonds) sont attrayantes pour les chalutiers européens engagés dans cette pêcherie, vu leur haute valeur commerciale. Cependant, ces espèces sont également pêchées par les artisans».
Pour finir, ces organisations du secteur estiment qu’il serait important de voir les possibilités de développer une pêche thonière artisanale durable dans les années à venir. Pour cela disent-ils, il sera nécessaire pour le Sénégal de négocier et d’obtenir des quotas au niveau de l’ICCAT pour pouvoir pêcher ces espèces présentes dans les eaux sénégalaises.

POLEMIQUE AUTOUR DE L’ACCORD DE PECHE ENTRE LE SENEGAL ET L’UNION EUROPEENNE : La délégation de l’UE parle d’un accord «transparent et réglementé»

«L’Accord de partenariat de pêche durable UE-Sénégal et son protocole de mise en œuvre garantissent un cadre légal, transparent, et assorti de contreparties gagnant-gagnant. Il participe à une meilleure gouvernance des océans et à la protection du secteur des pêches et des emplois qui en dépendent». Ces précisions sont de la délégation de l’Union Européenne au Sénégal qui, dans un communiqué, a apporté des explications sur l’accord de pêche qui lie le Sénégal à l’Ue. «Il s’agit d’assurer que les quotas de pêche alloués par le Sénégal aux bateaux européens correspondant à une ressource non ciblée par les pêcheurs sénégalais et disponible en quantité suffisante, en adéquation avec les principes d’une pêche durable et responsable. Ces quotas concernent exclusivement des espèces bien déterminées – le thon et le merlu noir – et ne font pas l’objet de licences de pêches qui pourraient interférer avec la pêche artisanale sénégalaise», lit-on dans le communiqué. Suivant la source, ce nouveau protocole a été négocié entre les parties en juillet 2019.
Ces négociations se sont appuyées sur une évaluation indépendante du protocole précédent (2014- 2019) et les meilleurs avis scientifiques disponibles (sénégalais et européens), ainsi que sur des consultations menées avec les opérateurs et la société civile au Sénégal et en Europe. «A la fin des négociations, le protocole d’accord doit encore être adopté par le Parlement européen, qui vient de donner son feu vert ce 12 novembre, puis par le Conseil des Etats membres de l’UE dans les prochaines semaines. Un processus de ratification est en cours en parallèle au Sénégal», rapporte la source. Ce nouveau protocole représente un montant global de plus de 15,25 millions d’euros sur 5 ans, soit plus de 3 millions d’euros par an. Ce montant comprend : une contribution financière annuelle de l’Union européenne d’un montant de 1,7 millions au Trésor sénégalais et une contribution qui sera payée au Trésor par les armateurs européens en contrepartie des licences accordées et des captures effectives (et vérifiées par les autorités du Sénégal), estimée à 1,350 million d’euros par an. Ce nouveau protocole est caractérisé par un appui sectoriel annuel de 900 000 euros par an, en hausse de 20 %, à la bonne gouvernance dans le secteur des pêches du Sénégal, en particulier pour soutenir la pêche artisanale ; mais aussi pour renforcer la lutte contre la pêche illégale, la surveillance des activités de pêche, et la recherche; une durée de 5 ans, qui permet d’apporter la sécurité juridique pour les opérateurs et des garanties de financement stables pour le Sénégal; une garantie d’emploi de marins sénégalais à bord des navires européens pour au moins un quart de l’équipage; des possibilités de pêches permettant de mener leur activité dans les eaux sénégalaises à maximum 28 thoniers senneurs, 10 thoniers canneurs et désormais 5 thoniers palangriers, 2 merlutiers. Ces 45 navires opèrent sur toute la longueur de la côte ouest africaine, et ne sont donc pas concentrés au Sénégal.

ALIOUNE NDOYE, MINISTRE DES PECHES ET DE L’ECONOMIE MARITIME : «Il n’y a pas un nouveau accord avec l’Union Européenne»

Le ministre des pêches et de l’économie maritime Alioune Ndoye a démenti l’information selon laquelle des accords de pêches ont été signés en 2020 entre le Sénégal et l’Union Européenne. Il précise que ces accords de pêche datent de 2019 bien avant sa nomination à la tête de ce département. Il s’exprimait hier, vendredi 13 novembre lors du lancement de la brèche de Saint Louis. «Cela commence à être un mal du pays à savoir qu’une personne à qui on tend un micro pense qu’il peut s’épancher sur tout. Malheureusement, à chaque fois, ils ne font qu’étaler leurs carences sur la question. Parce qu’il n’y a pas de protocole d’accord nouveau avec l’UE. L’existant est signé depuis fin 2019 et il porte non pas sur 50 mille tonne, mais sur 10 mille tonnes de Thon et sur 1750 tonnes de merlu. Il n’y a pas autre chose. Donc, quand les gens se réveillent pour nous parler de 50 mille tonnes, cela veut dire qu’ils parlent de choses qu’ils ne maitrisent pas pour faire de façon irresponsable un lien avec le phénomène de l’émigration clandestine», indique-t-il.Ndeye Aminata CISSE

Accord Sénégal-Ue : Le thon vendu à 30 euros le kg en Europe et jusqu’à 2,7 millions d’euros aux enchères à Tokyo

https://www.seneweb.com Un communiqué de la délégation de l’Union européenne à Dakar ne suffira pas pour atténuer la tempête qui a jalonné l’approbation, par les députés européens, de l’accord de pêche scandaleux entre l’Ue et le Sénégal. Car pour un scandale, c’en est un très gros. Et pour cause !
Au moment où les pêcheurs sénégalais, confrontés à la raréfaction des ressources halieutiques, se font tuer sur les côtes mauritaniennes, faute de licences de pêche ou se reconvertissent convoyeurs de migrants clandestins, l’Etat du Sénégal brade à vil prix les ressources halieutiques. Dix mille tonnes de thon et 1 750 tonnes de merlu noir cédées pour la modique somme de 3 millions d’euros (2 milliards de francs CFA). Il y a de quoi faire sursauter un mort.

Le thon vendu à 30 euros le kilo

Surtout si l’on sait que le thon, ce poisson de luxe, est vendu à prix d’or en Europe et un peu partout dans le monde. Entendre la délégation de l’Union européenne parler de «partenariat gagnant-gagnant» est plus que révoltant. Un petit calcul donne envie de s’étrangler.
Le kilogramme de thon est vendu en Europe à 30 euros.  Sachant que 10 000 tonnes font 10 000 000 de kilogrammes, à raison de 30 euros le kilo, les 10 000 tonnes font 300 000 000 d’euros, soit 196?931?205?000 F CFA. Sur ce gros pactole, le Sénégal ne gagne que 3 millions d’euros (2 milliards de francs Cfa), soit un 1/100 de la valeur réelle du produit. C’est ahurissant !

Un thon de 278 kg vendu à 2,7 millions d’euros aux enchères à Tokyo

Ça l’est encore plus, à la lecture de cet article de Francebleu.fr qui fait état d’un thon vendu à un prix record. En effet, le 5 janvier 2019, «un thon rouge de 278 kilos a été vendu à un prix record de 2,7 millions d’euros à Tokyo (Japon). La somme équivaut à près de 10 000 euros le kilogramme. Du jamais vu. Le gros poisson a été acheté par une chaîne de restaurants de sushis», indique le média français.
Une raison supplémentaire pour renégocier cet accord léonin, dénoncé jusque dans la métropole française par des politiques.
«Les pauvres gens qui sont là, 50 % d’entre eux vivent de la pêche. On va faire arriver la grosse marine marchande européenne qui va tout racler. Et les pauvres gens qui sont là, quand ils seront ruinés, parce que vous leur aurez pris tout le poisson, qu’est-ce qu’ils deviennent ?», dénonce Jean-Luc Mélenchon.

JAY DOLE : ACCORD DE PECHE UE-SENEGAL Les thons n’appartiennent pas au Sénégal et sont gérés par une Commission internationale (Cicta) qui partage ces ressources selon des quotas

https://www.jotaay.net/ «Les thons qui passent à un moment de l’année dans les eaux du Sénégal n’appartiennent pas au Sénégal». C’est une révélation faite par la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale, suite à l’Accord de partenariat de pêche durable (Appd) entre l’Union européenne et le Sénégal. En effet, ces thonidés sont gérés par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (Cicta) et c’est pourquoi l’Ue ne s’acquitte que d’un droit d’entrée dans les eaux sénégalaises.
L’aval donné par le Parlement européen au protocole d’Accord de partenariat de pêche durable (Appd) entre l’Union européenne (Ue) et le Sénégal, qui sera mis en œuvre jusqu’en 2024, a suscité moult commentaires. Cependant, de l’avis de la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale (Caopa), qui s’est fendue d’un communiqué, ces espèces en question, notamment le thon, n’appartiennent pas au Sénégal. «Les thonidés sont des espèces de poissons grands migrateurs qui voyagent dans tout l’Atlantique, en haute mer, mais aussi passant par les zones économiques exclusives (Zee) des pays africains riverains de l’Atlantique, dont le Sénégal. Ces thonidés sont gérés par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (Cicta)», fait d’emblée remarquer la Caopa, qui précise dans la fouléeque le rôle de la Cicta est de fixer des limites de captures pour une série de thonidés (comme l’espadon, le thon obèse, etc.), et de partager ensuite ces ressources thonières entre ses membres qui ont un intérêt pour ces pêcheries par des quotas. La Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique a également pour rôle de faire des recommandations de gestion durable pour d’autres espèces, sans délivrer de quotas. Ainsi, pour toutes ces espèces, les pays membres désirant développer leur pêcherie doivent soumettre un plan de développement durable au niveau de la Cicta.

Les thons n’appartiennent pas au Sénégal

Ce qui fait dire à la Confédération africaine des organisations professionnelles de la pêche artisanale que les «thons qui passent à un moment de l’année dans les eaux du Sénégal n’appartiennent pas au Sénégal. Pour ceux qui sont sous quotas, ils appartiennent aux pays qui ont reçu les quotas de la Cicta. Pour les autres, ils appartiennent à ceux qui les pêchent», indique la Caopa qui révèle que l’Ue, dans le cadre de l’Appd, demande et paie simplement au Sénégal un droit d’entrée dans ses eaux. En d’autres termes, l’Ue ne paie pas pour pêcher le poisson sénégalais, comme elle le fait en Mauritanie ou en Guinée-Bissau. C’est pourquoi, ajoute le communiqué, la compensation pour un accord thonier est plus faible que pour un accord mixte, où les bateaux européens viennent pêcher des ressources qui appartiennent au pays côtier. En effet, même s’il n’y avait pas d’accord avec le Sénégal, précise le communiqué de la Caopa, les bateaux européens continueraient à pêcher ce thon en dehors des eaux sénégalaises, lorsqu’il se trouve en haute mer ou dans les zones économiques exclusives des pays voisins avec qui l’Ue a un accord. Et, pour ce cas de figure, le Sénégal n’en retirerait aucune compensation financière.

Le Sénégal a délaissé la pêche thonière

Même si le Sénégal n’a aucune emprise sur le secteur de la pêche thonière dans ses eaux, parce que géré par la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique, notre pays a délaissé ce secteur. «Le Sénégal ne montre que peu d’intérêt pour développer un secteur solide de pêche thonière locale, y compris pour la pêche artisanale, comme ce fut le cas dans les années 70 avec la flotte thonière de la société sénégalaise d’armement à la pêche (Sosap). Le Sénégal n’a pas soumis de plan ambitieux de développement d’une flotte thonière sénégalaise au niveau de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique», se désolent de constater les professionnels de la pêche artisanale africaine, qui ne manquent pas de relever que pour les espèces sous quotas, le Sénégal ne reçoit que des miettes au niveau de ladite commission internationale. Comme en témoignent ces chiffres de l’accès aux thonidés et autres espèces sous quotas du Sénégal et de l’Ue. Sur un total de captures admissibles de 65.000 tonnes pour le thon obèse, le quota de l’Ue est de 16.989 tonnes contre zéro pour le Sénégal. Pour l’espadon Atlantique nord, l’Ue obtient un quota de 6718 tonnes sur 13.200 tonnes de captures admissibles contre seulement 250 tonnes pour le Sénégal.

Au même moment, des thoniers sénégalisés envoyés au Libéria pêcher

S’agissant de l’espadon Atlantique sud, l’Ue dispose d’un quota de 4824 tonnes sur 14.000 tonnes de captures admissibles, contre 417 tonnes pour le Sénégal. Et, pour le makaire bleu, l’Ue obtient 403 tonnes sur un total de captures admissibles de 1670 tonnes, alors que le Sénégal se contente de 150 tonnes. Invraisemblable que cela puisse paraitre, le Sénégal, informe le communiqué de la Caopa, est présent depuis 2006 à la Commission thonière de l’Océan indien, et envoie aussi des thoniers sénégalisés pêcher au Liberia. «Ne serait-il pas plus judicieux pour le Sénégal de se concentrer sur le développement d’une pêche thonière durable, y compris artisanale, dans ses propres eaux, plutôt que de laisser la pêche au thon en grande partie dans les mains d’acteurs étrangers, avec peu de retombées pour la pêche locale ?», s’interrogent les professionnels du secteur, avant de demander à l’Etat, en concertation avec les acteurs de la pêche, d’élaborer un plan de développement durable de la pêche thonière sénégalaise, y compris artisanale, et le soumette à la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique afin d’avoir un meilleur accès aux ressources et des quotas à l’avenant. Pour rappel, l’accord en question révèle que,outre deux chalutiers pêchant le merlu, la quasi-totalité des bateaux qui agiront à travers cet Appd pêcheront les thons : 28 thoniers senneurs congélateurs, 10 thoniers canneurs et 5 palangriers (espagnols, français et portugais).Moussa CISS

Me Assane Dioma Ndiaye : «Ces jeunes qui prennent la mer sont déshumanisés»

Me Assane Dioma Ndiaye a fait un diagnostic sans complaisance du phénomène de l’émigration clandestine qui prend des proportions inquiétantes. Dans une réaction parvenue à Seneweb, l’avocat défenseur des droits de l’homme prône une solution de fond pour juguler le mal.
« Ces jeunes qui prennent la mer sont déshumanisés. Lorsque l’être ne se sent plus humain, on ne peut plus attendre de lui une démarche rationnelle. C’est le travail qui libère l’homme. L’oisiveté peut pousser à des actes désespérés », analyse, d’emblée, le Président de la Ligue sénégalaise des droits humains.
« Aujourd’hui, c’est ce désespoir qui est à l’origine de tout ce qui se passe, explique-t-il. Donc le problème n’est pas d’essayer de sensibiliser les jeunes, mais plutôt de trouver une vraie solution à la racine du mal. Il faut que la solution soit une solution du fond », insiste Assane Dioma Ndiaye.
Il ne dédouane pas l’État pour autant dans cette tragédie.
« La vocation d’un gouvernement, c’est d’assurer le bien-être et la sécurité de ses citoyens, y compris le droit à la vie. Le premier droit sécuritaire, c’est le droit à la vie. Donc, manifestement, l’Etat sénégalais a failli. Il faut reconnaître cette faillite et régénérer le génie créateur du peuple sénégalais afin de secréter des solutions salvatrices », recommande l’avocat.
Mieux, « Il faut faire renaître l’espoir et l’espérance. Et de cette manière les jeunes sauront qu’en restant du Sénégal, il est possible de se développer et de s’humaniser. Et si cet espoir existe, il va de soi que le phénomène va se désagréger ».

Accord Sénégal-Ue : Comment le Japon s’en profite ?

https://actunet.net Huit ans après l’expiration du dernier protocole, l’Union européenne (UE ) et la République du Sénégal se sont entendus sur un nouvel accord de pêche qui permet aux bateaux battant pavillons européens de pécher dans les eaux sénégalaises . Au moment où les pêcheurs sénégalais, confrontés à la raréfaction des ressources halieutiques, se font tuer sur les côtes mauritaniennes, faute de licences de pêche ou se reconvertissent convoyeurs de migrants clandestins, l’Etat du Sénégal brade à vil prix les ressources halieutiques. Dix mille tonnes de thon et 1 750 tonnes de merlu noir cédées pour la modique somme de 3 millions d’euros (2 milliards de francs CFA). Il y a de quoi faire sursauter un mort.

Comment le thon vendu à 30 euros le kilo?

Surtout si l’on sait que le thon, ce poisson de luxe, est vendu à prix d’or en Europe et un peu partout dans le monde. Entendre la délégation de l’Union européenne parler de «partenariat gagnant-gagnant» est plus que révoltant. Un petit calcul donne envie de s’étrangler.
Le kilogramme de thon est vendu en Europe à 30 euros.  Sachant que 10 000 tonnes font 10 000 000 de kilogrammes, à raison de 30 euros le kilo, les 10 000 tonnes font 300 000 000 d’euros, soit 196?931?205?000 F CFA. Sur ce gros pactole, le Sénégal ne gagne que 3 millions d’euros (2 milliards de francs Cfa), soit un 1/100 de la valeur réelle du produit. C’est ahurissant !

Un thon de 278 kg vendu à 2,7 millions d’euros aux enchères à Tokyo

Ça l’est encore plus, à la lecture de cet article de Francebleu.fr qui fait état d’un thon vendu à un prix record. En effet, le 5 janvier 2019, «un thon rouge de 278 kilos a été vendu à un prix record de 2,7 millions d’euros à Tokyo (Japon). La somme équivaut à près de 10 000 euros le kilogramme. Du jamais vu. Le gros poisson a été acheté par une chaîne de restaurants de sushis», indique le média français.
Une raison supplémentaire pour renégocier cet accord léonin, dénoncé jusque dans la métropole française par des politiques.

Drames de l’émigration clandestine : les tirs groupés de Serigne Mor Mbaye contre l’Etat du Sénégal

https://actusen.sn Serigne Mor Mbaye fait partie des personnes qui sont inconsolables face aux nombreuses victimes engendrées par l’émigration clandestine. Dans cet entretien accordé à SourceA, le psychosociologue a déploré la posture adoptée par l’Etat du Sénégal, qui selon lui, est resté muet face à cette situation.
«Le pays n’intéresse pas les autorités. Ces individus sont intéressés par leurs propres jouissances et par leurs propres avenirs et ceux de leurs enfants. La preuve, ils défilent pour Charlie en France, mais ils sont animés par une sécheresse émotionnelle, quand des centaines de jeunes de leur pays périssent en mer», a-t-il haussé le ton.
Suffisant pour manifester sa colère, le Professeur dira ceci  : «les populations ne les intéressent que le temps d’une ronde d’élection, pour les mobiliser et justifier une démocratie qui n’en est pas une. Parce que la démocratie suppose, d’abord, l’équité pour la majeure partie de la population. Cependant, aujourd’hui ce sont des dinosaures qui se partagent les ressources du pays. Il n’y a pas un Etat de droit au Sénégal.  Les jeunes et leurs morts ne les intéressent pas».

Serigne Mor Mbaye sur l’émigration irrégulière : «c’est un échec extraordinaire;c’est à la fois un génocide»

https://actusen.sn Dans cet entretien accordé à SourceA dans sa livraison de ce samedi, Serigne Mor Mbaye s’est prononcé sur la question de l’émigration clandestine. Selon lui, les autorités sénégalaises sont animées par une sécheresse émotionnelle, quand des centaines de jeunes de leur pays périssent en mer. «60 % de la population du Sénégal a moins de 25 ans, est dans la désespérance et ne pense qu’à quitter ce pays. C’est un échec extraordinaire. C’est à la fois un génocide», a déploré le psychosociologue.
A l’en croire, «dans mon village, nous avons perdu, pour l’instant, six jeunes. A Mbenguène, 29 jeunes sont portés disparus. C’est le cas dans d’autres localités. Tout le pays est en deuil. Et cela n’a pas l’air de toucher un seul instant ces élites qui nous gouvernent. Les élites religieuses, non plus».
Pour le professeur, «nous sommes dans un pays en état de zombification. Maintenant, c’est plus qu’un fossé, il y a un cratère entre les populations et les élites. Ces dernières méprisent les populations. Elles aussi n’ont que du mépris pour elles. Et c’est ça qui fonde les situations de catastrophes, où les populations se révoltent, de façon anarchique».

Deuil national : une grosse réussite

https://www.jotaay.net Le Sénégal a perdu près de 500 jeunes, dont des mineurs ces dernières semaines dans l’émigration clandestine. Face au silence de l’Etat, sur les réseaux sociaux, les jeunes ont décrèté un deuil national ce vendredi 13 novembre 2020. Une journée largement suivie par les Sénégalais. Sur Facebook, Instagram, les statuts WhatsApp et partout où ils ont un espace, les Sénégalais ont allumé une bougie sur un fond noir pour  montrer qu’ils sont en deuil. Belle initiative à pérenniser.

Deuil national : “Notre cœur de mère saigne”, dit Aminata Touré

Un “deuil national” non décrété est célébré sous forme numérique par les internautes sénégalais, ce vendredi 13 novembre 2020.
Mme Aminata Touré se dit meurtrie face à cette situation. “Notre cœur de mère saigne face à ces jeunes qui périssent en mer”, regrette l’ancienne présidente du CESE. Elle demande toutefois à la jeunesse de rester au bercail pour développer le pays. “Le présent et l’avenir de notre jeunesse sont ici à bâtir ensemble au Sénégal”.
A noter que beaucoup sont les internautes qui pleurent la mort de ces jeunes candidats à l’émigration clandestine, ce vendredi 13 novembre 2020, via des publications sur Facebook, twitter, Instagram, whatsapp etc.

MIGRANTS/ LIBYE  : Près de 100 morts après plusieurs naufrages

Libération Sénégal online Un naufrage au large des côtes libyennes a coûté la vie à au moins 70 personnes en mer Méditerranée. Une trentaine de corps se sont échoués sur la plage d’al-Khoms, dans l’ouest de la Libye. Un autre naufrage survenu quelques heures après a fait, lui, une vingtaine de morts.
Un premier naufrage au large des côtes libyennes a fait au moins 74 morts, a indiqué jeudi 12 novembre l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) dans un communiqué. «Des membres de l’Oim ont rapporté un terrible naufrage (…) au large de Khuma sur la côte libyenne », souligne l’agence onusienne dans son communiqué.
Le bateau transportait plus de 120 personnes, parmi lesquelles des femmes et des enfants. Quarante-sept survivants ont été ramenés à terre par la garde côtière et les pêcheurs. Trente-et-un corps ont été retrouvés alors que la recherche des victimes se poursuit.
Quelques heures plus tard, un deuxième naufrage au large des côtes libyennes a fait 20 morts, a rapporté dans la nuit de jeudi à vendredi Médecins sans frontières (Msf). Le drame a eu lieu à Sorman, à quelque 180 kilomètres à l’est d’al-Khoms. Les équipes de Msf dans la ville de Sorman ont « assisté aujourd’hui trois femmes, seules survivantes d’un autre naufrage où 20 personnes se sont noyées », a indiqué l’Ong sur son compte Twitter.

« Elles étaient sous le choc, terrifiées »

« Secourues par les pêcheurs locaux, elles étaient sous le choc et terrifiées, elles ont vu des êtres chers disparaître sous les vagues, mourir sous leurs yeux », selon Msf.
Mercredi, un naufrage avait déjà coûté la vie à un bébé de six mois. Les équipes de l’Open Arms – le seul navire humanitaire en mer – qui avaient réussi à le sortir de l’eau, n’ont pas pu le réanimer. Depuis le début de l’année, au moins 900 personnes se sont noyées en Méditerranée en essayant d’atteindre les côtes européennes, selon l’Oim.
« La perte de plus en plus importante de vies humaines en Méditerranée est une manifestation de l’incapacité des États à prendre des mesures décisives pour redéployer des capacités de recherche et de sauvetage indispensables sur la route maritime la plus meurtrière du monde », a déclaré Federico Soda, chef de l’Oim en Libye.
Source : Infos migrants

L’UE va expulser tous les «modou-modou» sans-papier

https://actunet.net L’Europe semble traumatisée par la déferlante migratoire. Ainsi, l’Union européenne (UE) a annoncé une vaste opération d’expulsion de migrants sans-papiers, rapporte le site bnnbloomberg.ca.
Les noms, dates de naissance et autres informations personnelles sur des
caractéristiques physiques comme les empreintes digitales, les scanners du visage ou de l’iris seront indispensables à l’Union européenne pour expulser les sans-papiers.
Le Fonds fiduciaire de l’UE pour l’Afrique a alloué environ 60 millions d’euros (70,1 millions de dollars), soit plus de 39 milliards Fcfa pour développer des systèmes au Sénégal et en Côte d’Ivoire, selon les documents publiés par Privacy International basée au Royaume-Uni. Dans les deux cas, le financement a été accordé à Civipol, une société de conseil pour le ministère français de l’Intérieur qui a, à son tour, aidé les gouvernements du Sénégal et de la Côte d’Ivoire à moderniser leurs systèmes de registres nationaux.
En France, la traque aux sans-papiers est déjà lancée. Plusieurs sans-papiers sénégalais n’osent plus sortir et restent cloitrés chez eux de peur d’être rapatriés.

ARRESTATION DE DEUX AUTRES PÈRES DE MIGRANTS MINEURS

http://www.emedia.sn Deux autres pères de migrants mineurs arrêtés. Comme Mamadou Lamine Faye, géniteur de Doudou Faye, ils avaient fait embarquer leurs enfants dans la pirogue qui a chaviré, rapporte Libération, dans sa livraison du jour.
Le journal précise que les derniers ont eu plus de chance que Doudou dont le corps a été jeté en mer après qu’il a rendu l’âme.
C’est d’ailleurs, l’un des jeunes migrants, âgé de 17 ans, qui a annoncé la mauvaise nouvelle à la famille du défunt, confiant « qu’il était mort dans (ses) bras ».
Interrogée comme témoin, la maman de Doudou Faye a confirmé, en larmes, aux gendarmes que son mari lui avait caché son projet.
Si Mamadou Lamine Faye est visé pour homicide involontaire et complicité d’émigration clandestine, l’enquête pour les deux autres pères recommande des poursuites pour complicité d’émigration et mise en danger de la vie d’autrui.
L’enquête se poursuit pour mettre la main sur les passeurs toujours en fuite.

Abdou Latif Coulibaly : «Je n’ai pas nommé Idrissa Seck… je ne retire rien de mes propos tenus contre lui 

XALIMANEWS : Le grand jury avait pour invité aujourd’hui, le nouveau ministre, secrétaire général du gouvernement, Abdou Latif Coulibaly. Lors d’un face à face houleux avec Babacar Fall, le journaliste est revenu sur les propos qu’avait tenu Idrissa Seck, devenu aujourd’hui président du conseil économique social et environnemental. Le leader de Rewmi lui avait lancé des piques, en faisant allusion à la « plume transformée en dame de compagnie du coupe présidentiel ». Ce qui n’est toujours pas du gout du secrétaire général.
« Cet homme d’Etat que vous citez ne m‘a jamais impressionné. Ce qui peut me faire mal, ce n’est pas la caractérisation, mais le fait de m’opposer des idées. Ceux qui choisissent la caractérisation sont des médiocres. Quand vous faites le choix des hommes, vous êtes médiocre… je n’ai pas nommé Idrissa Seck. Je ne retire rien de mes propos tenus contre lui», a-t-il dit, entre autres.

Nombre de migrants sénégalais en mer : Abdou Latif Coulibaly accuse l’ONU de légèreté dans ses chiffres publiés

Le ministre secrétaire général du Gouvernement, Abdou Latif Coulibaly a accusé de «légèreté» l’Organisation  internationale pour les migrations (Oim), rattachée à l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui, dans un communiqué, a décompté 140 migrants sénégalais morts dans le chavirement d’une pirogue, en tentant de rejoindre l’Espagne par la mer.
« L’ONU n’a aucune base de certification. L’ONU utilise tout le temps les moyens des Etats, parce qu’il ne dispose pas de moyens pour le faire. Ça peut impressionner peut-être certains, mais pas moi. Pour avoir pendant longtemps, en tant que consultant, servi dans les rangs de l’ONU dans des situations de guerre catastrophique où l’ONU s’en réfère aux moyens des Etats », a-t-il dit, ajoutant que l’organisation a fait « preuve de légèreté comme il l’a souvent fait et dans beaucoup de cas ».
Latif Coulibaly d’ajouter à l’émission Grand Jury de la RFM : « Dans des situations pareilles, vous n’êtes pas en mesure de décompter et de dire voilà le nombre de partant et le nombre de mort. C’est tout à fait normal et logique, parce que dans toute les embarcations de cette nature, comme dans les voyage en avion, il faut un manifeste bord pour savoir le nombre de personne qui était à l’intérieur. Ils partent en clandestinité et personne ne fait de manifeste. Il est évident que personne ne puise savoir le nombre de (passagers) et encore moins le nombre de victimes »,
Pour lui, cela se constate dans tous les pays. Ce n’est pas une incapacité, mais une impossibilité, parce que ceux qui partent n’avertissent pas et se cachent pour partir. Ils sont traqués par des patrouilles maritimes et aériennes. Ce qui fait dire au Secrétaire général du gouvernement, que c’est une impossibilité matérielle d’avoir le nombre de personnes parties pour savoir le nombre de personnes mortes.

Rapport sur le taux de Chômage : l’OIT Sénégal nie connaître la source, le document trouvé sur le site de la CIA

https://www.pressafrik.com Le directeur du bureau de l’Organisation internationale du travail (OIT) Sénégal est revenu sur le rapport sur le taux chômage produit par ladite organisation et qui a fait l’objet de polémique. Le Document classe le Sénégal à la 3e place parmi les 10 pays les plus affectés avec un taux de 48% là où le gouvernement parle de 16%. À l’émission Jury du dimanche (JDD) sur I-radio, Dramane Haïdara, a apporté quelques précisions.
D’emblée, il a précisé que ce rapport n’est pas de l’OIT : « Nous avons appris en même que tout le monde la publication de ce rapport. Je le dis de manière claire et ferme, le rapport n’est pas de l’OIT ».
Dramane Haïdara a tenu à rappeler le rôle de l’OIT qui est outre que de produire des rapports. « L’OIT ne produit pas des rapports nationaux. Notre rôle c’est d’accompagner les instituts nationaux de statistiques, à renforcer leur capacité, les études d’outils pour qu’ils puissent être en mesure de produire régulièrement des statistiques nationales. Et, ce sont ces statistiques nationales que nous, en tant que OIT, nous prenons pour faire des comparaisons sur le plan régional et sur le plan international », a-t-il soutenu.
Revenant sur les bons chiffres, M. Haïdara a donné raison à l’Etat du Sénégal qui, pour démentir le rapport, a déclaré que le taux de chômage au Sénégal est de 16%. « Les chiffres que nous, nous avons à notre niveau, que nous considérons dans notre réflexion, dans notre étude concernant le Sénégal c’est le chiffre de l’ANSD (Agence nationale de la Statistique et de la Démographie) et ces chiffres parlent de 16%. Donc, ce sont ces 16% que nous utilisons comme taux de chômage officiel au niveau du Sénégal. Ce sont les bons chiffres car nous assistons l’ANDS dans la collecte et le traitement de cette information ».
À la question de savoir d’où vient ce rapport, le directeur du bureau de l’OIT Sénégal de rétorquer : « Nous nous sommes posés la même question, et nous avons cherché à savoir d’où ça venait et jusqu’à présent, nous ne le savons pas d’où viennent ces chiffres et ce rapport ».

Le rapport a été produit par l’agence de renseignement américain, la CIA

Le Directeur du bureau de l’Organisation internationale du travail (OIT) à Dakar n’a pas dû bien cherché. Dans l’article publié sur notre site le 15 octobre dernier, on avait bien pris le soin de laisser le lien qui renvoie au dit rapport.
C’est donc assez aisé de trouver la source de ce rapport prêté à l’Organisation internationale du Travail. C’est la Revue mondiale de la population qui l’a publié sur son site en se basant sur le rapport annuel de l’agence américaine de renseignement, la CIA, sur le taux de chômage au monde. Vous pouvez vérifier sur le lien (rattaché au groupe de mots The World Factbook), le document en question publié sur le site de la CIA. Le Sénégal y est bien classé à la 215e place sur 217 pays où le taux de chômage est le moins élevé (avec un taux de 48%), devant la Syrie (50%) et le Burkina (77%).
Pour rappel, The World Factbook est une publication annuelle officielle de la CIA détaillant chaque pays du monde, des points de vue géographique, démographique, politique, économique, des communications et militaire.
The World Factbook est conçu par la CIA pour l’usage des organisations gouvernementales, ainsi le style, la mise en page et le contenu sont principalement conçus pour répondre à leurs exigences. Cependant, il est fréquemment employé comme source d’information par les universités, les sites web et les publications non gouvernementales.Aminata Diouf

LAMINE BA : «MACKY EST L’UNIQUE RESPONSABLE DE L’ÉMIGRATION CLANDESTINE»

http://www.emedia.sn Macky Sall est l’unique responsable du phénomène de l’immigration irrégulière. C’est en substance, la thèse défendue par le président de la Confédération nationale des Cadres libéraux, Lamine Ba. Invité, ce dimanche de l’émission Objection sur Sud Fm, il donne les véritables causes du phénomène ’’Barça ou Barsakh’’. Il se résume par l’absence d’une politique de jeunesse, selon ses dires. « Aujourd’hui, si le problème resurgit, c’est parce qu’il y a des causes et qu’elles ne sont rien d’autre que des problèmes d’emplois, de formation, des difficultés sociales et le bradage de nos ressources aussi bien au niveau des nos fonciers qu’au niveau de nos côtes. Vous avez entendu des accords que l’Union européenne vienne de renouveler avec le Sénégal. Des contrats négociés au détriment de nos jeunes pêcheurs qui, aujourd’hui, face à des dettes qu’ils ne peuvent plus honorer sont obligés de revendre leur pirogue et partir ».
Se mettant dans la posture d’un vrai opposant au régime de Macky Sall, Lamine Ba constate l’échec du gouvernement à apporter des solutions alternatives pour résoudre les difficultés des jeunes. Le poulain de Me Wade a même suggéré l’audit des structures de financement mis en place par le président Sall et qui sont destinées à la jeunesse. « Il y a un échec parce qu’il n’ y a pas de vision de développement économique et la lutte contre le chômage des jeunes peut-être véritablement constaté. Macky Sall avait promis 500 mille emplois. Qu’en est il aujourd’hui ? Faisons l’audit de toutes les structures de jeunes et de leurs financements qu’il a mis en place. Nous allons nous rendre compte que c’est de la poudre aux yeux », constate le président de la Cncl.
Pour lui, la seule voie du salut reste l’encadrement des jeunes et l’organisation de ces voyages de manière régulière. « Il faut organiser, encadrer. Il faut faire de sortes que nos jeunes puissent voyager acquérir de l’expérience, être mieux formés pour revenir investir au pays », a-t-il suggéré Babacar FALL

Les acteurs du secteur déclenchent un arrêt des activités portuaire pendant 72 heures à partir de ce lundi.

Dakaractu Les commerçants, transitaires et transporteurs du Sénégal réunis autour d’une association, ont décidé « à partir du lundi de geler leurs activités portuaires pendant 72 heures », pour protester contre les agissements et « l’absence d’autorités au niveau du port de Dakar. » « La situation qui prévaut au port de Dakar est devenue inacceptable et intenable. Le chef de l’État a donné des instructions qui n’ont pas été respectées, les actes réglementaires pris par les ministères de tutelle n’ont pas aussi été respectés. Les commerçants, transitaires et transporteurs ont, compte tenu de cette situation, décidé de prendre leurs responsabilités parce qu’il s’agit de nos affaires. Il s’agit de l’avenir de nos entreprises et de nos familles respectives »,  a fait savoir Ousmane Sy Ndiaye, porte-parole de ladite association, ce vendredi 13 novembre 2020.
Il a aussi évoqué un « complot international contre le Sénégal. Nous faisons appel aux gouvernements et aux associations de consommateurs car ce qui se dessine est d’une gravité extrême et pourrait remettre en cause la stabilité sociale de notre pays. » Ils ont aussi dénoncé le silence de l’État avant de solliciter son intervention sur ce sujet…

Rentrée scolaire et coronavirus : le SUDES demande à l’Etat de dire la vérité

http://www.walf-groupe.com Selon les enseignants affiliés au Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal (SUDES), le gouvernement n’a pas tout dit sur les mesures barrières  que  tous  les  acteurs  de l’éducation  doivent  adoptés  en cette ouverture des classes.
Ledit syndicat qui indique avoir fait une inspection dans tous les établissements du Sénégal à travers ses points focaux, constate que ce que disent les autorités éducatives et la réalité du terrain ne correspondent pas.
En conférence de presse, hier, le Secrétaire  général  du  SUDES, Amadou DIAOUNE, a souligné que le respect du protocole sanitaire n’est pas effectif partout. «Les autorités   doivent   briser   le   silence dans certains secteurs qui concernent le protocole sanitaire. Ce protocole  n’a  pas  été    respecté  dans beaucoup de localité. On  est loin de répondre à ce qui est notre attente. On parle de distanciation sociale, on a des écoles qui ont des effectifs  pléthoriques.  A  Guédiawaye et à Pikine, les élèves s’entassent  presque  dans  des  salles de classe. En outre, on a pas parlé du manque d’eau et la disponibilité des toilettes dans beaucoup d’établissement dans le pays», déplore
M.  DIAOUNE.  Qui  souligne  que l’Etat doit corriger cela, sinon, les enseignants peuvent observer une grève sanitaire. Parce qu’ils sont exposés.

LUTTE CONTRE LE CORONAVIRUS  : L’Alliance Gavi réunit 2 milliards de dollars pour acheter des vaccins aux pays en développement

Libération Sénégal online–Un dispositif mis en place par Gavi, l’Alliance pour les vaccins pour acheter et distribuer les vaccins anti Covid-19 aux pays en développement a permis de réunir plus de 2 milliards de dollars pour un engagement dit de « garantie de marché ».
« Nous sommes incroyablement reconnaissants du soutien reçu jusqu’à présent. Ce financement vital nous aide non seulement à faire en sorte que les économies à faible revenu ne soient pas laissées en queue de peloton lorsque des vaccins Covid-19 sûrs et efficaces seront disponibles, mais il jouera également un rôle essentiel pour mettre fin à la phase aiguë de cette pandémie dans le monde entier », a déclaré le Dr Seth Berkley, Pdg de Gavi, l’Alliance pour les vaccins.
Le mécanisme international « Covax» vise à garantir aux pays en développement, l’accès au futur vaccin contre le coronavirus et dans le cadre d’une garantie de marché préalable pour les vaccins, la Commission européenne, la France, l’Espagne, la République de Corée et la Fondation Bill & Melinda Gates se sont donc engagés à verser 360 millions de dollars américain.
La Fondation Bill & Melinda Gates a également promis 20 millions de dollars supplémentaires à la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (Cepi) pour soutenir la recherche et le développement du vaccin anti Covid-19.
Avec ces dernières annonces de contributions de 360 millions, ce sont plus de 2 milliards de dollars américains, qui ont été désormais réunis pour garantir un accès équitable aux vaccins anti Covid-19 aux pays en développement. Ce financement permettra au mécanisme de réserver et d’accéder à 1 milliard de doses pour les pays éligibles.
Cependant, selon l’Alliance Gavi, au moins 5 milliards de dollars supplémentaires seront nécessaires l’année prochaine pour financer d’autres commandes de doses de vaccins au fur et à mesure de l’arrivée de contributions dans le portefeuille. Jusqu’ici, près de 186 pays participent au mécanisme Covax, dont 94 sont des économies à revenu faible ou intermédiaire, qui peuvent bénéficier d’un accès aux vaccins contre la Covid-19 au moyen de la garantie de marché dudit dispositif. « Toutefois, ce n’est pas le moment de relâcher notre vigilance. Nous devons de toute urgence réunir au moins 5 milliards de dollars supplémentaires d’ici la fin 2021 pour assurer une distribution équitable de ces vaccins à ceux qui en ont besoin », a insisté le Dr Seth Berkley.

Pr. Magueye Kasse, Enseignant-Chercheur : «Plusieurs aspects de Sembène Ousmane et son œuvre restes incompris»

http://lesoleil.sn Sembène Ousmane est décédé il y’a treize ans. Mais ses œuvres, cinquantenaires pour plusieurs, restent toujours d’actualité tant elles sont cousues avec dextérité de la vérité sociale. Dans le monde, particulièrement en Afrique qu’il a extraordinairement marquée pour l’avoir honorablement défendue, il est encore célébré. Pr. Maguèye Kassé, un de ses plus proches et spécialiste de son œuvre, estime cependant que l’hommage demeure défaillant. Il considère que plusieurs aspects de l’homme et de son propos restent incompris, sans compter qu’on viole quelque peu sa mémoire dans son pays.
C’est un Pr. Maguèye Kassé fidèle à ses ondes qui nous reçoit dans ses appartements, cet après-midi de mercredi. Ce sont de berçantes sonorités de jazz qui accueillent dès le seuil, d’un Cd tiré des centaines d’autres qui remplissent des étagères du salon de séjour à côté d’un conséquent lot de bouquins. Coiffé d’un chapeau noir épinglé d’une plume sur le flanc et d’un ensemble lin demi-saison de couleur tabac, le maître nargue la canicule du moment. La table du salon est bordée d’ouvrages sur Sembène Ousmane. Ce dernier, romancier majeur et cinéaste glorieux, constitue le thème du jour. Bien que le connaissant fort bien pour avoir étudié son propos artistique et été un intime, Pr. Kassé garde la prudence de «présenter des sources et références pour ne pas raconter des histoires». L’honnêteté intellectuelle et d’universitaire l’y contraint.
En plein dans l’entrevue il nous montrera d’ailleurs, toujours pour étayer, le synopsis du dernier travail de Sembène non encore réalisé,«Samory». «Si je meurs sans avoir réalisé «Samory», je vous autorise à écrire qu’Ousmane Sembène a raté sa vie», en avait dit l’auteur. Ce sont deux polycopies dactylographiées de 697 et de 693 pages que «peu de personnes possèdent». Le génie de Sembene trace à travers ces lignes le schéma de la vaste fresque épique de Samory Touré dont le territoire couvrait presque l’Afrique de l’Ouest. «J’ai souvent trouvé dans le bureau de Sembène, avant qu’il ne déménage à Sorano, le casting du film. Il y avait les personnages qui allaient les jouer, les dessins des guerriers de sofas (les guerriers de Samory), les costumes, etc. Il a lu tout ce que Yves Person, les Français et les traditions orales ont écrit et dit sur Samory Touré, et avaient ensuite travaillé comme Akira Kurosawa (réalisateur japonais). Il allait faire un film qui allait ressortir tous les aspects et réalités des cultures ouest-africaines soudanaises. Malheureusement, aucun chef d’Etat n’a voulu financer ce chef-d’œuvre», se désole Pr. Kassé.
Le ton du Pr. Maguèye Kassé montre sa passion du sujet Sembène Ousmane. Une admiration et une sympathie somme toute cohérentes pour «l’aîné des anciens», comme on surnommait Sembène, fils de Lébous né en 1923 à Ziguinchor, conquérant du monde par le verbe et l’image. Sembène, cet autodidacte qui s’est fait virer de l’école après avoir giflé son directeur d’école et a ensuite séduit le monde par sa maestria et sa finesse dialectique au service de la lutte sociale et de la libération des consciences africaines. Pr. Maguèye Kassé, auteur de plusieurs monographies et articles scientifiques sur le sujet, explique ces dispositions par «l’appartenance de Sembène Ousmane à une admirable génération». Une génération de gens dont les activités ont commencé avec la démystification du colon européen pour avoir partagé avec lui les tranchées en fumée et constaté sa vulnérabilité qui était jusque-là utopique.

SEMBENE, UN DISCOURS ENGAGE ET AFRICAIN

Dès la sortie de la Seconde guerre mondiale, le mouvement ouvrier s’était déjà illustré, avec Lamine Senghor parmi les figures, pour réclamer l’indépendance de l’Afrique. «Si Sembène a écrit en 1955 «Le Docker noir», ce n’est pas seulement un hymne aux travailleurs du port de Marseille dont il faisait partie, c’est aussi un clin d’œil à la formation qu’il a reçue à la Confédération générale du travail (Cgt) et au Parti communiste français (Pcf)», fait observer le Pr. Kassé, lui-même imbibé des pensées communistes. Le roman «Les Bouts de bois de Dieu» (1960) est un prolongement, poursuit l’enseignant, car il expose la lutte pour l’amélioration des conditions des travailleurs, en particulier des ouvriers, qui va être «sa problématique». C’est la même suite qui s’impose quand il produit «L’Harmattan» (1964), en référence au Parti africain de l’indépendance (Pai)auquel il a appartenu et qui vit affluer une bonne partie de l’intelligentsia africaine.
«Ousmane Sembène se réclame de la classe ouvrière et du communisme. Il ne l’a jamais nié. C’est son combat idéologique dès le départ et Sembène est toujours resté un écrivain engagé. C’est un aspect que la critique d’aujourd’hui occulter», marque Pr. Kassé pour s’en désoler, tempe veineuse et gestuelle indignée. Si cette idée que dénonce l’universitaire est restée encore ancrée et prospère, c’est que le néolibéralisme, avec son système de domination, s’est bien imposé sous les tropiques. Un système d’aliénation dont «Léopold S. Senghor était le parfait symbole». Notre hôte précise par-là qu’Ousmane Sembène n’en a pas eu intuitu personæ après Senghor, mais plutôt à ce symbole-là. Ce fait a présidé, dans son film «Xala» (1974), à la caricature de Senghor à travers le personnage de Mamadou Makhourédia Gueye dans le rôle du président de la Chambre de commerce dont la ressemblance est trop peu dissimulable. «La scène de la prise de la Chambre montre comment le peuple est tenu à l’écart de l’indépendance. C’est un peuple qui chante, danse mais ce sont les autres en tenues locales qui viennent déposer le buste de Marianne. La foule reste tenue en respect, quand les mêmes qui étaient rentrés ressortent en parfaits assimilés. C’est toute l’image du néocolonialisme», critique le président de l’Association Sembène Ousmane, qui soutient que «l’homme à la pipe» était autant proche de Thomas Sankara, de Mandela que d’autres illustres leaders politiques et d’opinion progressistes de son époque.
Cet engagement contre le système, qu’il voulait toujours africain et non jamais seulement sénégalais, a justement mené Sembène vers la cinématographie pour mieux exciter les sensibilités des masses et expliquer les corruptions de l’ordre. Cela explique les réceptions et les succès différents du roman(1965) et du film (1968) «Le Mandat», œuvre qui dénonce une société trop corrosive aux premières heures de l’ère postcoloniale. Pr. Maguèye Kassé peint Sembène comme un patrimoine sénégalais qui a défendu l’Afrique par l’image et les lettres pour un beau et meilleur sort, dans une alchimie artistique sans pareille. C’est ainsi qu’il trouve anormal, insensé et impertinent le transfert des archives de Ousmane Sembène à l’Indiana University.

LE SCANDALE DU TRANSFERT DES ŒUVRES DE SEMBENE

De l’avis du Pr. Kassé, c’est «une négligence coupable». L’inspecteur de l’éducation nationale s’étrangle qu’on puisse parler d’accessibilité à tous les chercheurs des archives qui vont être numérisées et disponibles sur le site web de l’Indiana University. Selon lui, le problème ne se trouve aucunement là, mais plutôt en le fait «de savoir ce que contiennent ces archives». Pour simple preuve, Pr. Kassé nous montre des photos d’Ousmane Sembène dans l’intimité des appartements où nous réalisons l’entretien, lesquelles il révèle avoir trouvées les copies dans les archives d’Indiana University sans qu’on en ait fourni les légendes ou le contexte historique. Il indique que c’est le même cas avec la plupart des œuvres en question, ce qui corrompt effectivement le sens du transfert et de l’archivage en soi. Ensuite, il considère que l’Etat du Sénégal, depuis le président Me Abdoulaye Wade, aurait dû acheter «Galle ceddo» (la maison de Sembène) pour en faire un musée qu’il versera dans le patrimoine de l’Etat, en donnant à ses héritiers tout ce qu’ils auront demandé.
«Les archives de Sembène ont coûté 670 millions de FCfa, que ses trois enfants se sont partagés. L’Etat sénégalais aurait pu mettre le double», s’émeut Pr. Kassé, qui indique deux tentatives ont été déjà eu lieu avec l’Université de Columbia (États-Unis) et une autre en Afrique du Sud. De toute façon, précise-t-il, toutes auraient violé, comme elle a du reste été violée avec le transfert à l’Indiana University, la loi no 2006-19 en ses articles 17, 18 et 19. Ses dispositions édictent que la sortie du territoire national de toute archive privée est soumise à l’autorisation préalable du directeur des Archives du Sénégal après avis du comité technique permanent du Conseil supérieur des archives lorsqu’elles ont un caractère national ou historique reconnu.
«Qui ne reconnaît pas Sembène? En plus, en 2006, avec Samba Diabaré Samb l’Etat l’élevé au titre de Trésor humain vivant ; ce qui l’inscrit donc au patrimoine national. L’Etat a simplement violé la loi», fait constater Pr. Kassé, qui ajoute avoir joint la directrice des Archives nationales qui lui avait affirmé ne pas être consultée. «Tout ceci, sans parler des dessous sordides surtout liés à l’argent. Sembène est un monument. On ne peut pas s’imaginer vendre le Palais de la République. Un monument, on le conserve», s’offusque le commissaire général du Dak’art 2008.

«SEMBENE N’AURAIT PAS AIME»

Beaucoup ont été surpris de ne pas voir Pr. Maguèye Kassé participer à la quatrième édition de l’évènement «Sembène à travers l’Afrique» (19 au 25 octobre 2020). L’intéressé répond : «J’ai été sollicité. Mais je n’y ai pas participé pour des raisons personnelles». Le Pr. Maguèye Kassé dit ne pas être convaincu par le film «Sembène !», programmé pour les projections virtuelles et réalisé par l’organisateur Samba Gadjigo, ni par ce qu’il sous-entend. «Ce documentaire n’est pas à la gloire de Sembène mais plutôt de celui qui a fait le film», pense Pr. Kassé, qui ajoute que l’œuvre ne correspond même pas à ce qui est attendu d’un documentaire, ni d’une approche cinématographique. Et puis, soulève-t-il au chapitre du hic majeur, le film évoque une controverse, le camp de Thiaroye, sans n’aucunement respecter la triangulation.
«Chacun a le droit de faire ce qu’il veut. Mais quand on se sert d’un médium comme le cinéma pour montrer un fait aussi historique que le massacre en 1944 de tirailleurs sénégalais au camp de Thiaroye, il faut avoir un synopsis digne de confiance», rectifie le professeur spécialiste en langues et civilisations germaniques. Ce dernier regrette qu’on donne la parole à des personnes qui n’ont pas fait d’enquête, pour reprendre Mao Tsé-Toung. «Je peux vous dire avec plus ou moins d’exactitude les informations sur ces massacres allemands parce que j’ai fait des recherches, animé des conférences internationales et même visité des camps de concentration en Allemagne. J’ai deux étages de documents sur le sujet ici chez moi. Quand Sembene les met en film, c’est extraordinaire. Mais on ne peut pas apprécier le film de Sembène si on ne connaît pas», détermine Pr. Kassé.
Il apprend que Sembène Ousmane a fait partie des communistes qui se sont couchés sur le rail pour empêcher les trains de partir en Algérie pour la guerre. Évènement majeur, entre bien d’autres qui sont saillants, que le réalisateur occulte. «Sembène n’aurait pas aimé ce film. C’est ma conviction», partage «l’ami et proche», qui admet toutefois que l’œuvre de Sembène ne pourrait se circonscrire dans un film. Il dit qu’il faut toujours d’autres relectures pour saisir une œuvre de Sembène, tant elle porte d’énigmes et de messages qui se cachent dans les détails et résistent tout autant qu’ils s’adressent à tous les contextes. Par Mamadou Oumar KAMARA

Coalition Jotna : «45% des membres sont partis…»

« La Conférence nationale des Leaders (Cnl) de la Coalition Jotna /Patriotes pour l’alternative a tenu une Assemblée générale extraordinaire (Age) ce vendredi 13 novembre 2020 de 17h00 à 19 h au Regent, Rond Point Virage /Ngor . L’Age a été dirigée par M. Bruno d’Erneville, président du Parti pour l’action citoyenne et président de la Cnl.
Cette Assemblée générale (…) a été rendue nécessaire à cause de la crise interne consécutive à la démission brutale du parti Pastef le lundi 09 Novembre 2020.
Une minute de silence a été respectée pour le repos de l’âme de nos enfants, frères et sœurs engloutis par les flots. Nous ressentons une douleur indicible et nous nous inclinons très respectueusement devant la mémoire des disparus. Nous présentons aux familles éplorées ainsi qu’au peuple Sénégalais nos condoléances émues.
(….) Le président a remercié les leaders présents pour leur détermination et leur loyauté, ainsi que pour la grande résilience dont la coalition a fait preuve pour rester debout après de tels soubresauts politiques.

Faisant les comptes après l’enregistrement des démissions actées par courriers, il s’avère que 45% des membres sont partis, 14% sont indécis et 41% des membres ont décidé de maintenir leur présence dans la coalition Jotna.

Très satisfait de cette forte résilience constatée et prenant acte de la demande d’adhésion de 7 nouvelles formations politiques dont l’une a été précédemment membre de IDY2019 et fortement implantée dans la région de Fatick, le président a salué l’énorme travail abattu par tous et la qualité de l’organisation mise en place. Il a ensuite rendu le tablier afin de permettre de saisir l’opportunité de cette réorganisation pour renouveler un leadership interne équilibré et respectant l’identité de chacun.
La Conférence des Leaders à son tour a souhaité remercier le Président Bruno d’Erneville pour sa loyauté et sa fermeté par rapport aux objectifs de notre organisation et lui a renouvelé sa confiance pour qu’il achève son mandat. Elle décide aussi de maintenir le cap vers les prochaines élections locales. Elle s’ouvre à toutes les alliances de l’opposition afin de poursuivre son combat commun pour la défense sincère de l’intérêt des populations, pour la vérité du langage et l’éthique politique.
La situation économique et sociale désastreuse dont l’énorme chiffre provisoire des 500 morts par les pirogues du désespoir est le marqueur le plus flagrant, le mutisme choquant des autorités qui avouent leur impuissance sont autant de signes que ce pays est au bord du chaos social. Nous appelons les populations à reconnaître en nous des acteurs décisifs pour leur propre salut.
La Cnl regrette que des accords nouvellement dévoilés accordent plus de 10 000T/an de nos ressources halieutiques à l’Ue pour 5 ans encore, ce qui est ni plus ni moins un bradage organisé. Il est d’ailleurs incompréhensible qu’un tel accord soit révélé à un moment si douloureux pour notre pays et pendant que l’Ue a décidé de rapatrier les jeunes sénégalais ayant atteint les côtes européennes au péril de leurs vies.
Le régime du président Macky Sall, incapable de créer les véritables conditions économiques et sociales propices à une création de richesse durable et à sa bonne répartition nous mène droit vers des lendemains encore plus difficiles vu le contexte mondial marqué par le repli économique des pays occidentaux.
La Cnl appelle le peuple à un sursaut. L’heure est arrivée pour que chacun prenne conscience de sa responsabilité individuelle dans le salut ou la condamnation de tous. Nul ne peut espérer s’en sortir seul, nous vaincrons ensemble ou périrons ensemble.La Coalition Jotna/ Patriotes pour l’Alternative »

Ma réponse au journal Direct news Par Mamadou Diop ‘Decroix’

Rien que des mensonges, de l’affabulation et de la diffamation. Manifestement la démarcation opérée par notre parti le vendredi 6 novembre 2020 par rapport à toute entrée au gouvernement comme l’expression d’un droit démocratique n’a pas plu à certains cercles du pouvoir. Ce vendredi 13 novembre 2020, ils ont utilisé le quotidien direct news pour déverser un flot de mensonges aussi invraisemblables que grotesques (nous allons le démontrer) pour tenter de discréditer Mamadou Diop ‘Decroix’ et d’autres leaders d’ailleurs en titrant « Macky envoie Diop Decroix en mission ». il s’agit évidemment d’un mensonge éhonté, d’une diffamation pure et simple dont l’objectif est d’interférer dans la reconfiguration de l’opposition en suscitant le doute et la suspicion entre certains de ses acteurs. Peine perdue ! Un grand stratège politique et militaire a écrit à juste titre ce qui suit : « Entre l’ennemi et nous, il nous faut tracer une ligne de démarcation bien nette…
Qu’il s’agisse d’un individu, d’une armée, d’un parti ou d’une école, l’absence d’attaque de l’ennemi contre nous est une mauvaise chose, car elle signifie nécessairement que nous faisons cause commune avec l’ennemi. Si nous sommes attaqués par l’ennemi, c’est une bonne chose car cela prouve que nous avons établi une ligne de démarcation bien nette entre lui et nous. Et si celui-ci nous attaque avec violence, nous peignant sous les couleurs les plus sombres et dénigrant tout ce que nous faisons, c’est encore mieux, car cela prouve non seulement que nous avons établi une ligne de démarcation nette entre l’ennemi et nous, mais encore que nous avons remporté des succès remarquables dans notre travail.  » fin de citation.And-Jëf/Pads s’étant donc démarqué avec netteté et vigueur du pouvoir et réaffirmé son ancrage dans l’opposition, cela a dû bousculer bien des plans mais cette attaque au bas de la ceinture est des plus abjectes. Elle sent à mille lieues la stratégie de division de l’oppositionEn vérité, le contenu de l’article est si incohérent que l’on s’aperçoit, en fin de compte, que la seule chose qui comptait pour ses auteurs est le titre.
C’est le titre qui est annoncé par les radios à travers les revues de presse pour semer le doute et la suspicion dans l’esprit des citoyens. Il n’y a pas d’autre objectif. C’est quoi le contenu ? Wade a déjà négocié avec Macky pour être chef de l’opposition. Et Decroix doit regrouper l’opposition pour cela. « Le Président Sall devrait sous peu désigner Me Wade comme chef de l’opposition avec la bénédiction de Decroix ». Franchement ! il faut véritablement prendre les Sénégalais pour des demeurés pour écrire des inepties du genre Decroix doit donner sa bénédiction entre Macky Sall et Abdoulaye Wade !!!!! Et à quelle fin ? pour contrer Sonko. Mais en même temps nous renseignent-ils, Sonko lui-même n’est plus que l’ombre de lui-même parce que son financier est parti et que certains de ses plus proches collaborateurs sont en voie de rejoindre le parti au pouvoir. Quelle absurdité ! Regrouper toute l’opposition autour de Wade pour défaire quelqu’un qui est déjà défait !
Et comme toujours dans ce type de montage à deux sous, l’argent est toujours évoqué : Avec le Chef de l’opposition je cite : ‘un gros pactole qui va calmer les ardeurs’. Fin de citation. Il est vrai que l’existence sociale détermine la conscience sociale. Ceux qui sont achetables par les biens matériels et par les artifices pensent que tout le monde est achetable par les biens matériels et les artifices. C’est la fonction d’infantilisation de ce qu’on appelle improprement l’élite qui a produit ce résultat. On les voit comme des gamins de quinze (15) ans rivaliser d’ardeur pour accumuler nombre de belles voitures aussi chères les unes que les autres, payées avec l’argent du contribuable, nombre de belles montres aussi chères les unes que les autres payées avec l’argent du contribuable, nombre de villas ou que sais-je d’autre.
C’est le sens qu’ils donnent à leur existence et ne s’imaginent pas que d’autres puissent avoir d’autres objectifs et d’autres postures plus conformes à notre humanité : Se battre pour le mieux-être de son prochain, se battre pour la justice et l’équité, se battre contre l’humiliation, contre l’oppression et l’exploitation qui entraînent notre jeunesse au fond de l’océan.
Rêver est un droit démocratique mais le réveil pourrait être brutal. J’ai déjà indiqué que si tout ce que le pays compte d’acteurs politiques allait rejoindre Macky Sall, le pays les mettrait tous dans un sac pour les jeter à la mer parce que c’est le peuple qui n’en peut plus. Rêver est un droit démocratique mais dénigrer et calomnier n’en n’est pas un. Ayant payé huit mois de ma vie en prison pour avoir écrit dans un journal m’empêche d’ester en justice pour demander à Direct news qui n’a servi que de support aux stratèges du pouvoir de produire ses preuves. N’eût été le niveau de pourriture qui tue notre société, une telle sortie n’aurait mérité que le mépris et aurait été juste traité comme ce qu’il est dans le fond : un pet de lapin. Ce 13 novembre 2020 Mamadou Diop ‘Decroix’

DU DIALOGUE NATIONAL À LA CONFUSION NATIONALE

http://www.enqueteplus.com Tout ça pour ça ! Après avoir amusé la galerie pendant des semaines, voire des mois, le prétendu dialogue national semble faire pschitt ! A ce jour, une seule commission sur les huit est parvenue à déposer un rapport sur la table du chef de l’Etat

Malgré la prolongation de trois mois de son mandat décidé à la mi-août par le président de la République, le dialogue national s’embourbe. Hormis la Commission politique qui a déposé son rapport, toutes les autres commissions sont suspendues à la volonté de Famara Ibrahima Sagna et de Macky Sall.

Tout ça pour ça ! Après avoir amusé la galerie pendant des semaines, voire des mois, le prétendu dialogue national semble faire pschitt ! A ce jour, une seule commission sur les huit est parvenue à déposer un rapport sur la table du président de la République. Il s’agit de la Commission politique dirigée par le général Mamadou Niang. Les sept autres sont totalement bloquées et semblent être suspendues aux décisions du chef de l’Etat et de Famara Ibrahima Sagna.
D’ailleurs l’homme du Dialogue national est considéré comme très à cheval sur les principes. Un acteur rapporte à son sujet  : ‘’Savez-vous que c’est parce que, dans le décret (2019-1110 du 5 juillet 2019, NDLR) portant sa nomination, il était simplement dit  : ‘Monsieur Famara Ibrahima Sagna est nommé président du Comité de pilotage du Dialogue national’, qu’il avait considéré que rien n’indiquait que c’est lui. ‘N’importe quel Famara Ibrahima Sagna pouvait se présenter’ faisait-il remarquer. Pourtant, tout le monde savait que c’est bien lui, puisque cela avait déjà été acté au lancement du Dialogue (le 28 mai 2019). Pour ce détail et pour d’autres, le dialogue a été bloqué pendant longtemps, près de 8 mois sans activité’’. Finalement, le chef de l’Etat finit par rectifier. En lieu et place de Monsieur Famara Ibrahima Sagna, il est apporté dans le décret 2019-1307 du 14 aout 2019 les correctifs suivants  : ‘’Monsieur Famara Ibrahima Sagna, Président honoraire du Conseil économique et social, est nommé président du Comité de pilotage du Dialogue national.’’
A partir de ce moment, l’ancien ministre de l’Intérieur sous Diouf prend acte, mais le dialogue ne bougera pas pour autant. Accusé de toutes parts d’être le principal facteur bloquant, lui s’emmurait dans le silence. Ses proches montaient au créneau pour démentir de telles allégations. Par-ci, on parlait de la non-nomination par décret des autres membres du Comité de pilotage ; par-là, d’un défaut d’installation. Une formalité finalement intervenue le 26 décembre 2019. Les acteurs avaient ainsi trois mois pour déposer leurs conclusions sur la table du président de la République. Il aura fallu plus d’un mois pour procéder, en plénière, à la validation des termes de référence. Matériellement, il devenait quasi impossible de respecter l’échéance. Un malheur ne venant jamais seul, la pandémie s’est ajoutée aux multiples freins au dialogue.
Après plusieurs mois de suspension, il a fallu un autre décret du président de la République pour permettre aux commissions de reprendre les travaux. C’était à la mi-août. Le chef de l’Etat haussait le ton, mais donnait mandat aux sept commissions de continuer leurs travaux pour trois autres mois, rapportaient certains médias. Mais c’était sans compter sur Famara qui tarde encore à convoquer les acteurs, pour une raison inconnue.

Le silence trouble de Famara Sagna

Très courtois au téléphone, l’ancien directeur de cabinet de Wade, Zaccaria Diaw, par ailleurs Président de la Commission modernisation de l’Etat et lutte contre la corruption, a été très avare en mots. Interpellé sur les raisons du blocage, il se borne à dire gentiment  : ‘’Comme vous le savez, nous avions suspendu les travaux en raison de la pandémie. Nous sommes encore dans l’attente. Nous, nous n’avons pas encore reçu de notification pour la reprise. Si vous avez besoin de plus amples informations, il faut vous renseigner auprès du président Famara.’’
Coordonnateur du Pôle des non-alignés et secrétaire élu au comité, Déthié Faye, lui, interpelle directement le président de la République et le président du Comité de pilotage. ‘’Ils sont, affirme-t-il, les seuls à pouvoir donner des explications par rapport à ce blocage.

Ce que je sais, c’est que dès l’instant qu’un décret a été pris par le président de la République pour proroger les travaux, il fallait prendre des initiatives. Le danger est que même le nouveau texte arrive à expiration, sans que personne ne nous édifie sur les raisons du blocage’’.

Depuis le 8 juin, rapporte M. Faye, il avait adressé, au nom de son groupe, une correspondance au président du Comité de pilotage. Mais ce dernier n’a même pas daigné lui répondre. Impuissant, Déthié est alors retourné à ses affaires, en attendant que les choses se décantent. ‘’Nous, assure-t-il, nous avons fait ce que nous pouvions, c’est-à-dire saisir le président du Comité de pilotage… Vous savez, l’administration est écrite. Quand vous adressez une correspondance à une autorité, si elle ne vous répond pas, que pouvez-vous faire ? Je pense que la moindre des choses est d’informer les Sénégalais’’.
Muet comme une carpe, ‘’Big Fam’’ n’a donné aucune explication, même à ses collègues du bureau avec lesquels nous sommes parvenus à entrer en contact. Aucun n’est en mesure de donner les raisons de ce blocage qui perdure, malgré l’autorisation du chef de l’Etat de continuer. Du moins, à les en croire.
Ainsi, le Dialogue national est au point mort. Pourquoi ? Pas encore de raison officielle. En tout cas, le 12 novembre, donc demain, le décret portant prorogation des travaux arrivera à nouveau à expiration, sans que rien de concret n’ait été réalisé. Même si les acteurs s’accordent à dire que les travaux, dans la plupart des commissions, étaient déjà très avancées avant la suspension.
Quoi qu’il en soit, ces multiples tergiversations tendent à donner raison à tous ceux qui estimaient que ce qui intéresse le président de la République, c’est le versant politique du dialogue. Mais peut-on reprocher à ce dernier les retards dans le déroulement des travaux ? Selon le président de la Rencontre africaine pour la défense des Droits de l’homme, Sadikh Niass, le chef de l’Etat a quand même donné des gages en prenant, dans un premier temps, le décret et en le prolongeant. ‘’Comme il avait prolongé le décret, on peut penser que ce n’est pas à son niveau que ça coince. Maintenant, on ne peut laisser les choses comme ça. Cela ne fait pas sérieux d’arrêter en queue de poisson. Ce n’est pas seulement les questions politiques qui intéressent les Sénégalais’’.

Mystère autour de la désertion du siège

A ce jour, en tout cas, seule la Commission politique a pu déposer ses conclusions sur la table du président de la République. Dès le départ, celle-ci avait catégoriquement refusé toute relation de tutelle avec une autorité autre que le chef de l’Etat. Même si ses membres reconnaissaient les prérogatives de Famara et Cie. Ils disaient à qui voulaient les écouter  : ‘’Cette commission (politique), initialement créée comme cadre de concertation sur le processus électoral, ensuite comme cadre de dialogue politique, a évolué en une commission politique autonome. La mise en œuvre de ces mesures consensuelles est du ressort exclusif du président de la République qui en a pris l’engagement, en tant que seule autorité de validation. La plénière réaffirme son autonomie et met en garde contre toute tentative de remise en cause de son fonctionnement, sa composition et de ses décisions consensuellement actées.’’ Ils ont réussi à déposer leur rapport en fin août.
Pendant ce temps, les autres commissions sont en léthargie. Résultats  :  tous leurs travaux sont au point mort, depuis le mois de mars. La reprise tarde. Selon certaines sources proches du dialogue, l’ancien président du Conseil économique et social aurait même boudé les locaux qui lui servaient de siège à l’immeuble Bourgi, près de la place de l’Indépendance. D’après son proche collaborateur Elimane Oumar Ly, cela n’est que pure affabulation. Mais des sources différentes et concordantes persistent et signent que le siège a été déserté par Famara et son staff.
Pourtant, l’espoir était permis, vu les éminentes personnalités composant les différentes commissions. En sus de la Commission politique dirigée par le général Niang, deux autres généraux, anciens Cemga (chef d’Etat-major général des armées) ont été cooptés dans les commissions. Il s’agit des généraux Abdoulaye Fall et Mamadou Sow (Nogass) respectivement présidents de la Commission en charge des ressources naturelles et celle chargée de la paix et de la sécurité.
Pour sa part, l’ancien ministre Zaccaria Diaw présidait la Commission de la modernisation de l’Etat et de la lutte contre la corruption. Quant aux commissions décentralisation, environnement et cadre de vie ; économie et sociale, elles avaient respectivement pour présidents  : l’ambassadeur Seydou Nourou Ba, Rokheyatou Gassama et Baidy Agne.
Tout ce beau monde semble aujourd’hui suspendu au signal du président Famara Ibrahima Sagna qui, pourtant, ne donne aucun signe à ses collaborateurs que nous avons pu joindre. Mais pour M. Ly, responsable de la communication, ‘’Les travaux vont reprendre dans les prochains jours’’. Or, faut-il le rappeler, le décret portant prorogation ayant été pris le 12 août, Famara et son équipe n’auront plus de base légale à partir de mi-novembre.

strong>Un grand gâchis !

Par ailleurs, avec le dernier remaniement, certains participants ont été cooptés dans le gouvernement, tandis que d’autres ruent dans les brancards. Pour Déthié Faye, ce n’est pas une raison pour dire que le Dialogue national avait pour finalité l’élargissement de la majorité. Il argumente  : ‘’Pour le moment, le président de la République n’a pas encore exploité le Dialogue national ou même le Dialogue politique. Ce qui s’est passé (le remaniement) est le fruit de concertations bilatérales, en dehors du Dialogue national. Ces concertations sont peut-être même antérieures au dialogue. A ce jour, personne n’est allé rejoindre la majorité à partir du dialogue. Il faut bien le savoir.’’
Et d’ajouter  : ‘’Il est donc très tôt de dire qu’untel a raison, qu’untel a tort. Pour construire ce pays, il faut dialoguer. Cela n’empêche nullement à ceux qui s’opposent de s’opposer, à ceux qui gouvernent de gouverner. Pour nous, répondre à l’invite du Dialogue national, c’est faire preuve de patriotisme.’’
Abondant dans le même sens, le président de la Rencontre africaine pour la défense des Droits de l’homme déclare  : ‘’Je pense que le dialogue est très intéressant, vu tous les profils présents. Il y a des questions essentielles dans la vie de la nation que l’on discutait. Je pense qu’il serait bien de reprendre les travaux et de les finaliser. Nous ne sommes informés de rien du tout, mais je pense qu’il y a urgence à reprendre ce dialogue.’’
Pour rappel, la quasi-totalité des forces politiques et de la société civile s’était donné rendez-vous au banquet présidentiel pour participer aux concertations. Sauf Pastef/Les patriotes et le Parti démocratique sénégalais qui n’étaient présents qu’au Dialogue politique. Mor Amar

Blessée, Humiliée, Mimi Touré Se Prépare…Ses Rencontres Secrètes

https://www.xibaaru.sn  Limogée de son poste de Présidente du CESE  : Mimi Touré concocte sa riposte
Aminata Touré ne se remet toujours pas de son limogeage à la tête du Conseil économique, social et environnemental (CESE). C’est comme si c’est l’univers qui s’effondre face à elle. Aminata Touré pense avoir subi l’affront de trop cette fois, de la part du Chef de l’Etat Macky Sall. Nommée Premier ministre le 1er septembre 2013, elle avait été limogée de ce poste le 4 juillet 2014. La déception avait déjà été grande pour elle. Cette fois encore, moins de deux ans, après avoir été nommée par le Président de la République Macky Sall à la tête du CESE, elle est relevée de ses fonctions. Ce qu’elle assimile à un affront.
Politicienne avertie, Mimi Touré comme on la surnomme, ne compte pas en rester là. Pour elle, il lui faut laver cet affront subi. Déjà, elle prépare la grande offensive contre le Président de la République Macky Sall. Depuis son limogeage de son poste de Présidente du CESE, Aminata Touré multiplie les rencontres et réunions à son domicile. Mimi Touré est en train de former son état-major, et c’est l’Alliance pour la République (APR) du Président Macky Sall qui va être secouée par des séries de départs. Des départs, bien sûr vers Mimi Touré qui va en être la bénéficiaire.
Mimi Touré compte faire très mal et très vite pour ne pas se laisser faire enterrer. Elle est en train d’accélérer la cadence, car selon son entourage, elle se prépare pour les élections locales, et compte bien y jouer un rôle prépondérant. Histoire de montrer que sa carrière politique n’est pas encore terminée.
Mimi Touré est une politicienne formée à la bonne école. Celle du trotskysme. Elle pense que le meilleur moyen de faire taire tous ses adversaires au sein de la majorité présidentielle, est de prendre son destin en mains et de leur répondre sur le terrain politique. Les élections locales qui se profilent à l’horizon constituent l’occasion idéale.

Départ de Sonko de la coalition : Jotna minimise l’impact,mais regrette la perte d’un allié de taille.

https://www.dakaractu.com En conférence de presse cet après-midi, suite à une assemblée générale extraordinaire, la coalition Jotna regrette le départ du parti Pastef Les Patriotes de Ousmane Sonko de la dite coalition.
« Nous avons perdu l’un des plus grands partis de la coalition d’une manière un peu brutale. Et nous sommes malheureusement touchés par le départ du Pastef », a laissé entendre le président de la coalition, Bruno d’Erneville.
Cependant, la coalition Jotna semble minimiser l’impact de ces départs enregistrés au sein de la coalition. Le président Bruno d’Erneville de préciser que seuls les 45% des membres de la coalition sont partis. « Le staff le plus élevé a décidé de poursuivre le compagnonnage avec la coalition. Ce qui reste c’est de recomposer les membres. Car, seuls 45% des membres de la coalition sont partis. Tout le reste renouvelle son appartenance à la coalition. Et aujourd’hui sept (7), mouvements politiques ont décidé de rejoindre la coalition Jotna. Et plus que jamais, nous sommes déterminés à poursuivre le combat », tente de rassurer Bruno d’Erneville..

Coalition contre Macky : Vers un rapprochement entre Sonko et Bougane !

https://actunet.net Après l’éclatement de la coalition JOTNA qui avait porté sa candidature lors de la présidentielle de 2019, Ousmane Sonko serait dans les tractations pour mettre en place une nouvelle coalition?
Selon des indiscrétions, Ousmane Sonko a été aperçu à la cité Keur Gorgui chez Bougane Gueye Dany. Une visite qui intervient dans une période où le Pastef a démissionné de la coalition JOTNA.
Le leader de Pastef serait-il dans les tractations pour mettre en place une nouvelle coalition face au régime de Macky Sall ?
De toutes les façons, cette visite rendue au président du mouvement Gueum Sa Boop malgré leurs récents différends pourrait bien être un pas vers une coalition Bougane\Sonko.Avec Senego

Moussa Tine : «l’union de l’opposition est une exigence, face à la mouvance présidentielle…»

https://directnewsinfo.com/ Au Sénégal, la mouvance présidentielle s’agrandit et se renforce avec l’ouverture vers d’autres formations politiques. Face à cette situation, Moussa Tine, président de l’Alliance Pencoo, a déclaré que « l’union de l’opposition est une exigence pour faire face à la majorité », dans des propos rapportés par L’Observateur.
«Il faut une coalition électorale et un front politique unique de l’opposition, comme on l’avait connu du temps du Cadre permanent de concertation (Cpc), de Bennoo Siggil Senegaal. C’est le regroupement des leaders de l’opposition qui avait rendu possible la journée du 23 juin 2011 et avait aussi fait que le pouvoir d’alors avait en face de lui une opposition forte et structurée avec un rapport de force qui pouvait lui être favorable et qui lui avait permis d’arracher un certain nombre de régime », a rappelé M. Tine dans L’Obs.
Selon lui, l’opposition sénégalaise doit imposer au pouvoir en place, un rapport de force. Membre de la coalition Taxawu Sénégal de l’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall, Moussa Tine a estimé que l’opposition doit avoir un cadre similaire à celui du pouvoir. C’est-à-dire un bloc du même genre et de la même dimension pour pouvoir contrer la majorité présidentielle.
« L’opposition est obligée de s’unir, d’aller ensemble aux élections, sinon en réalité, avec cette nouvelle alliance au sein de la mouvance présidentielle, le pouvoir va remporter aussi bien les Locales que les législatives à venir », a-t-il fait savoir.

le dernier coup de poker d’Idrissa Seck

https://www.jeuneafrique.com/pays/senegal Silencieux depuis sa défaite à la présidentielle de 2019, l’opposant a fini par rallier Macky Sall, son éternel rival. Une stratégie qui pourrait lui coûter cher… ou lui rapporter gros.
« Enfin, les masques sont tombés ! » Dans les rangs de l’ancienne coalition d’Idrissa Seck, il souffle comme un air de soulagement à présent que c’est officiel  :  le patron du parti Rewmi a rejoint la majorité présidentielle. Après avoir affronté Macky Sall dans les urnes en février 2019, fort du soutien d’une grande partie de l’opposition derrière sa bannière « Idy 2019 », et finalement défait pour la troisième fois consécutive et dès le premier tour, le voilà qui rejoint le camp de son adversaire. Par la grande porte.
Le 1er novembre, Idrissa Seck, 61 ans, a remplacé l’ancienne Première ministre Aminata Touré à la tête du Conseil économique, social et environnemental (Cese). Dix jours plus tard, il a choisi la Journée nationale des forces armées pour rendre public son nouveau compagnonnage.
Seck redevient donc l’allié de Macky Sall au terme d’un long parcours. Il a en effet été tour à tour  : son supérieur au sein du Parti démocratique sénégalais (PDS), où ils militaient ensemble aux côtés d’Abdoulaye Wade ; son frère blessé, lorsque Macky Sall lui a succédé à la primature en 2004 ; son soutien au second tour de la présidentielle de 2012 et son adversaire à celle de 2019….suite Par Marième Soumaré– à Dakar

MACK’IDYLLE, MON ÉLOGE DE LA TRANSHUMANCE  PAR  OUSSEYNOU NAR GUEYE

https://www.seneplus.com Aujourd’hui, les socialistes présumés de gauche et les libéraux prétendus de droite sénégalais gouvernent ensemble, sans programme commun de gouvernement, au seul motif qu’ils ont gardé les vaches maigres de l’opposition ensemble
Le « gouvernement Sall de Toussaint » a donc consacré le ralliement du second de l’élection présidentielle de février 2019 (Idrissa Seck, 20% des voix) au vainqueur de cette mère des batailles (le président Sall, 58% des votes). Plus, celui de quelques autres anciens irréductibles du camp faisant jusqu’alors en face au pouvoir.
« Union » pour une « mission » autour de « l’essentiel », comme le vendent les éléments de langage des cercles autour des personnalités politiques concernées par cette tautologique « union pour le rassemblement » ? Ou plus prosaïquement, « transhumance », du terme désabusé emprunté au monde bovidé que les Sénégalais moyens ont créé pour nommer les mélanges inattendus entre huiles politiciennes ?
On ne pourra pas ne pas parler de corde dans la maison du pendu. La transhumance, donc.
Aujourd’hui, tout le monde accepte que les socialistes présumés de gauche et les libéraux prétendus de droite sénégalais gouvernent ensemble, sans programme commun de gouvernement, au seul motif qu’ils ont gardé les vaches maigres de l’opposition ensemble.
Souffrons dès lors que des individus changent de panache partisan, au gré de la météo électorale, et du fonds de l’air de l’arène politicienne.

Le citoyen lambda qui change de parti n’intéresse personne. La vox populi aura toujours le loisir de lui rappeler ses contorsions idéologiques s’il lui arrive d’accéder à des postes de responsabilité. Le transhumant, celui qui intéresse la vindicte populaire : c’est le notable qui change de parti, pour celui au pouvoir.

Or, le notable sénégalais, religieux ou temporel, est investi du pouvoir sur les hommes de façon sui generis et intuitu personae. Il entretient ce pouvoir par des prières dispensées par postillons. Ou par des enveloppes d’argent distribuées aux baptêmes et aux obsèques. Lorsque le régime qu’il soutient est renvoyé électoralement dans l’opposition, le notable par essence vit une tension de son être qui le met au bord de la rupture d’anévrisme. Le notable par profession de foi ne rétablit sa cohérence ontologique qu’en ralliant le nouveau pouvoir.
Le transhumant vit dans le soutien à son prochain. Lui couper l’accès aux ressources publiques et aux privilèges républicains, c’est de la non-assistance à personnes en danger, pour tous les souteneurs qu’il entretient. Les « transhumants » ne sont pas des girouettes, ce sont des poteaux indicateurs.

Le maître du jeu, détenteur du pouvoir d’Etat qui accueille le transhumant, use alors de convolutions rhétoriques pour justifier la « mobilité politique ». Ce ralliement désintéressé à son auguste personne. Les thuriféraires du maitre du Je, eux, essaient de nous expliquer que le timonier suprême n’a pas dit ce qu’il a dit.

La transhumance a ceci de beau qu’elle est un baromètre infaillible pour démontrer que le Sénégal n’est pas une démocratie réelle. La fable d’un Sénégal qui vote depuis 1848 est bien commode. En 1848 et bien en avant dans les premières décennies du 20ème siècle, ne votaient au Sénégal que des Blancs coloniaux et quelques maigres milliers de natifs des fameuses « quatre communes ».
Il n’y pas de démocratie quand l’élection est un examen de bonne moralité et non un concours d’efficacité des programmes. La démocratie ne peut se limiter au rituel de se rendre périodiquement aux urnes. La carte d’électeur n’est pas une arme de chantage, c’est un moyen d’expression et un outil de sélection. Il n’y pas de démocratie quand les enfants mendiants sont le décor naturel des rues. Il n’y a pas de démocratie quand l’école dite française est légalement interdite dans des localités du Sénégal. Le président actuel a été un adepte apparent de la répétition qualifiée de pédagogique : il s’est évertué à redire que son premier septennat serait à durée rétractile. Contraint et forcé, de manière fort à propos, par la Cour constitutionnelle, il a fini par accepter que son « Saltennat » ne sera quinquennal que s’il était réélu. Tout comme, il ne se hasarde plus à soutenir que « les marabouts sont des citoyens comme les autres ». On ne sait en revanche s’il sera candidat en 2024, et on peut parier que lui-même ignore encore s’il le sera.
Oui, comme dit l’autre politologue, « le Sénégal est une exception sur le plan de la démocratie » : hé bien, cette exception, c’est de se croire une démocratie alors qu’elle n’en est pas une.
Laissons les transhumants tranquilles : ils sont la fièvre qui maintient la « démocratie sénégalaise » à la température normale.Ousseynou Nar Gueye est fondateur du site d’information Tract et General Manager d’Axes & Cibles Com SARL

Un Membre De L’APR Propose Un Unique Mandat Présidentiel De 10 Ans

L’honorable Haut Conseiller des Collectivités territoriales Modou Fall Naydé, par ailleurs responsable politique de l’APR de Touba, s’est prononcé sur la situation politique avec l’ouverture de l’opposition dans la gestion du pays. Selon lui, seul un mandat présidentiel de 10 ans pour un président pourrait permettre à ce dernier de travailler avec la conscience tranquille comme le cas du Maroc ou du Rwanda au bénéfice des populations qui souffrent a cause de la politique constante.
Sur le cas du président Idrissa Seck, son entrée dans le gouvernement peut être perçu comme une réponse à l’effort de construction nationale surtout dans cette période marquée par la pandémie du Coronavirus. Comme une sélection nationale de football, le gouvernement doit travailler pour la relance de l’économie car après avoir vaincu la Covid 19, le président Macky Sall doit faire face à la résilience économique pour redresser le pays et cette situation délicate a besoin de tous les fils du pays qui ont de l’expérience et de la qualification pour venir à bout.
Et l’ingénieur en génie civil de proposer ses services pour trouver des solutions adaptées à la politique de formation professionnelle aux jeunes sénégalais.Abdou Marie Dia

RENCONTRE IDY- Me NAFISSATOU DIOP/ Entre présentation de condoléances, civilités et révélations sur les nouvelles relations avec Macky Sall.

https://www.dakaractu.com C’est accompagné de quelques-uns de ses collaborateurs, Déthié Fall et Sidy Kounta notamment,  que Idrissa Seck a été rendre visite à Me Nafissatou Diop Cissé, ce samedi à Sacré-Cœur. Le nouveau Patron  du Conseil Économique, Social et Environnemental était chez la notaire pour lui présenter ses condoléances quelques jours après le rappel à Dieu de la mère de cette dernière.  » Je suis venu présenter mes condoléances, souhaiter de Dieu qu’Il accorde à la défunte, qui me vouait une estime sans limite, Sa miséricorde », dira-t-il en substance.
Ce fut, aussi, un moment hautement solennel mis à profit par le patron de Rewmi pour rappeler l’excellence des relations qu’il n’a cessé d’entretenir avec son hôte. Des relations de grande estime,  on ne peut plus sincères qui étaient allées jusqu’à créer une certaine proximité entre lui et la défunte. Une belle transition pour Idy de formuler des prières pour le repos en paix de l’âme de feue Sokhna Amy Sow.
Idrissa Seck profitera, de l’occasion pour remercier la notaire de ce soutien qu’elle n’a cessé de lui témoigner, évoquant, en passant, ce  passé carcéral qui l’avait vu séjourner à Rebeuss. Il se réjouira de rappeler que Me Nafissatou Diop Cissé et Me Dior Diagne (présente à la rencontre), en cette période particulière de sa vie, avaient choisi de lui rendre visite.

JONCTION MACKY- IDY

À côté des condoléances présentées,  Idrissa Seck brossera la trame de l’histoire qui abouti à ses retrouvailles avec le Président Macky Sall. Pour lui, il faudra comprendre le soubassement de cette entente dans leur quête réciproque de travailler pour le Sénégal et d’isoler les quelques divergences seconde priorité.  » Macky et moi discutions autour du titre du Chef de l’opposition. Au début,  il était programmé que je reste dans l’opposition et que je fasse office de chef de l’opposition. Mais, il m’a proposé, au regard de la pandémie de la Covid-19 qui a secoué  le monde et de tout ce qui se passe dans notre continent, de mettre en veilleuse ce débat autour de ce  titre de chef de l’opposition et d’aller dans le sens de travailler ensemble, de joindre nos forces pour développer le Sénégal. Nous avons des responsabilités vis à des populations de ce pays. »
Me Nafissatou Diop (qui avait à côté d’elle sa sœur),  dans son discours, réaffirmera son attachement à son hôte. Elle remerciera aussi la première dame qui, dit-elle, s’est beaucoup investie lorsque sa défunte mère était malade. La notaire terminera son allocution,  par se rejouir de l’entente scellée avec le Président Macky Sall et de souhaiter qu’elle soit profitable pour le Sénégal.

FAIRE (AUSSI) LE DEUIL DES MANŒUVRES POLITICIENNES !Par NIOXOR TINE

Nous allons mettre en place des institutions si fortes, que même si le diable en personne arrivait au pouvoir, il lui serait impossible de faire ce qu’il veut. Jeremiah Rawlings John
Pour plusieurs observateurs politiques, la situation politique actuelle de notre pays est, on ne peut plus dramatique. En effet, on note un hiatus flagrant entre une classe politique empêtrée dans ses combinazzione et une situation sociopolitique marquée par une gouvernance de plus en plus épouvantable et des souffrances populaires incommensurables. Ce divorce entre le peuple fondamental et ses élites n’est pas une nouveauté. Il remonte aux premières années de notre accession à la souveraineté formelle et n’a malheureusement pas pu être corrigé par les alternances de 2000 et 2012.
Il y a certes eu le sursaut – qu’on espérait salvateur – des Assises Nationales de 2008-2009, qui ambitionnaient de remédier à la mal-gouvernance endémique, d’approfondir la démocratie et de renforcer les institutions.
Mais cette initiative patriotique finira par être sabordée, aussi bien par les partis socio-démocrates incapables de s’entendre sur une candidature unique, encore moins sur un programme, que par des gauchistes sectaires et des libéraux très peu enclins à responsabiliser les masses populaires.
Le précédent pouvoir libéral, au lieu de rejoindre le mouvement des Assises, qui aurait pu constituer une porte de sortie honorable et le couronnement de la longue carrière politique de Me Abdoulaye Wade, s’engagea plutôt dans une dynamique suicidaire visant à obtenir un troisième mandat illégal. Ce faisant, il dilapida le capital prestige que lui avait valu le fait d’être l’un des premiers opposants d’Afrique Noire, à accéder au pouvoir, de manière démocratique, lors de l’alternance de 2000.
Quant à son successeur et non moins ancien disciple, le président Sall, il refusa d’opérer les ruptures nécessaires et poursuivit sur la voie déjà tracée faite de régressions démocratiques majeures, reniant ainsi sa parole, lui qui s’était pourtant engagé à appliquer les conclusions des Assises Nationales.
Tant et si bien que notre pays est passé du statut de vitrine démocratique à celui de laboratoire d’alchimie politicienne, dont s’inspirent encore plusieurs pays africains (troisième mandat, pseudo-référendum, tripatouillage de la constitution, manipulation de la loi électorale… et même wax-waxeet de Barrow en Gambie et de Talon au Bénin).

Ce sont ces artifices maléfiques d’une redoutable efficacité, qui ont été mis en œuvre lors de la mascarade électorale de février 2019, qui n’était rien moins qu’un forcing, – encore plus abject au vu des contextes respectifs -, que les pseudo-élections des régimes de partis uniques, de triste mémoire.

Nous sommes donc dans une nouvelle période historique marquée par l’essor du populisme et des schémas d’autocratie électorale (ou démocrature), où les élections servent à valider des forfaitures démocratiques. De nouveaux protocoles voient le jour, marqués par l’arbitraire ou la manipulation pré-électorales, le hold-up des suffrages et la gestion de crise post-électorale combinant arrestations arbitraires et appels au dialogue.
C’est dans ce cadre qu’il faut comprendre la vraie fausse réconciliation des frères ennemis, Macky Sall et Idrissa Seck, en tant que point nodal d’une fausse recomposition politique, qui n’est rien d’autre qu’une véritable escroquerie politique.
Tous ces éclairages nous font voir la recrudescence de l’émigration clandestine sous un nouveau jour  : elle est symptomatique de l’état de faillite dans lequel se trouvent les Nations africaines. Les masses populaires de notre continent, à l’instar des peuples du monde, commencent à démystifier la démocratie représentative, qui ne sert qu’à perpétuer les rapports de domination et d’exploitation de nos pays. Chaque jour qui passe persuade nos concitoyens de la collusion manifeste des élites, à la recherche de prébendes et de strapontins.
La meilleure preuve en est ce refus de la grande majorité des formations politiques de s’engager clairement pour des programmes de rupture claire et nette avec l’électoralisme désuet et de promotion d’une véritable refondation institutionnelle.
C’est précisément parce qu’il y a si peu de différences entre les partis de la majorité et ceux de l’opposition que non seulement, le phénomène de la transhumance est appelé à perdurer mais que les alternances continueront à n’être que des passages de témoins entre clans rivaux à la solde des puissances d’argent.

La journée nationale de deuil du 13 novembre 2020 est symbolique, dans le sens où la jeunesse patriotique a clairement manifesté son désir, devant l’insouciance des autorités face à l’hécatombe de l’émigration clandestine, de prendre son destin en mains.

On note un refus net et clair des politiciens de la majorité, qui ont pourtant tous les leviers du pouvoir entre les mains, d’assumer la part de responsabilité qui leur revient dans les dysfonctionnements des politiques publiques. En lieu et place d’une véritable redevabilité, on a droit à une mauvaise foi manifeste, où on cherche à se défausser sur des citoyens eux-mêmes désespérés et qui ne savent plus à quel escroc politique se fier.
Les pouvoirs législatif et judiciaire sont écrasés par un Exécutif monstrueusement hypertrophié et omnipotent, qui donne l’impression d’avoir toutes les cartes en main. Mais ce n’est que là que pure illusion !
Il s’agit de rendre au peuple sa souveraineté, en faisant des offres politiques de rupture visant non pas à renforcer des positions politiques partisanes ou personnelles mais le bien-être populaire.
Il y a urgence à s’unir autour de programmes explicites pour ressusciter et parfaire les idéaux des Assises Nationales.leelamine@nioxor.com

Abdoulaye Baldé, Pdt de l’UCS : «Le président m’a dit qu’il y aura d’autres pontes qui vont rejoindre la majorité»

Le chef de file de l’Union des centristes du Sénégal (UCS) a fait une forte mobilisation dans la commune de Ziguinchor pour communier avec ses sympathisants. Devant la forte mobilisation des Ziguinchorois, Abdoulaye Baldé ravi de cet attachement et après avoir renouvelé sa  confiance au président de la République, annonce qu’au delà d’Idrissa Seck, il y a d’autres pontes qui sont en route pour rejoindre la le président de la République qui a l’intention de réunir toute la famille libérale.
« Je voudrais saluer la vision du président qui a continué à élargir la famille de la majorité présidentielle, faisant venir notre grand-frère Idrissa Seck, mais aussi d’autres », souligne le président de l’Ucs.
Poursuivant, le député-maire annonce que la liste du président est loin d’être close. Il révèle un pan de leur échange qui a lieu il y a quelques jours.
« Le président m’a annoncé que d’autres vont rallier pour agrandir cette majorité présidentielle pour que nous puissions avoir notre bloc qui conduira les destinées du Sénégal pour les années à venir. Il faut que nous soyons dans ce bloc. Ne restons pas en dehors. Il faut agrandir les bases de l’Ucs surtout dans cette partie sud considérée comme notre bastion. Ne pensez pas que nous avons perdu, bien au contraire », révèle le président de la commission des mines à l’Assemblée nationale…

Fada et Cie réitèrent leur ancrage dans Benno et expriment leur voeux de succès au nouveau gouvernement

https://www.dakaractu.com La conférence des leaders de la coalition DISSO s’est exprimé sur la situation politique nationale, au cours de leur rencontre présidée par Modou Diagne Fada, par ailleurs coordonnateur de la coalition. La conférence des leaders constate et se réjouit du renforcement de la Majorité présidentielle avec l’arrivée de nouvelles forces politiques dans l’attelage gouvernemental.
À cet effet, la conférence salue le leadership, l’esprit d’ouverture et de consensus du président Macky Sall qui, à travers ses décisions, reste dans l’esprit du dialogue national entamé depuis le début de son magistère. C’est pourquoi les partis membres de la coalition DIISSO souhaitent la bienvenue aux nouvelles organisations politiques et réitèrent leur ancrage à la grande Coalition de la Majorité présidentielle et à son leader, Macky Sall.

Aussi, les leaders ont exprimé des vœux de succès à l’équipe gouvernementale mise en place par le Président de la République et chargée de la relance économique par la mise en œuvre du Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (PAP2A).

Revenant sur la situation sanitaire consécutive à la pandémie à Covid-19, la conférence des leaders note la baisse significative de la courbe des cas de contamination. C’est pourquoi les leaders ont unanimement salué la gestion, par le gouvernement, de cette crise. Au-delà de la prise en charge sanitaire, les leaders ont particulièrement salué l’accompagnement des acteurs économiques à travers une batterie de mesures élaborées dans le cadre du Plan de la relance économique et sociale (PRES). Toutefois, la conférence renouvelle son appel à la vigilance et au respect des mesures barrières pour une éradication complète de la maladie au Sénégal et dans le monde.
Enfin, la Conférence des leaders appelle toutes les forces vives de la nation à faire bloc autour du Chef de l’État pour réussir le pari de la relance économique post Covid-19.

Crise au Pds : « le véritable problème,c’est Karim Wade, pas son père », selon…

https://www.leral.net À l’instar de Oumar Sarr, Babacar Gaye, Me El Hadji Amadou Sall entre autres, Me Moustapha Dieng a tourné le dos au Parti démocratique sénégalais, sa formation politique originelle au profit du président de la République Macky Sall, à qui il a d’ailleurs apporté son soutien lors de la dernière élection présidentielle.
L’avocat est revenu, dans Source A, sur la crise qui prévaut au parti démocratique sénégalais avec les cascades de départ. « L’histoire ne nous pas donné raison sur Abdoulaye Wade mais elle nous a donné raison sur Karim Wade. En 2019, après huit ans d’opposition, nous avons été surpris par le comportement de Karim Wade qui a laissé les troupes en rase-campagne.
Nous sommes de la famille libérale, à l’heure de la composition de la famille, nous avons pris le pari, très tôt, de soutenir la candidature du président Macky Sall à la dernière élection présidentielle. Il est heureux aujourd’hui que d’autres libéraux prennent le pari de voir la réalité du Pds », a analyse Me Dieng. Mais, martèle-t-il : « Karim Wade ne peut pas porter la cause des libéraux. Il a certes du mérite mais, il n’a pas le même vécu qu’Omar Sarr, Bara Gaye entre autres. Nous sommes des Wadistes et non des moutons de Panurge. Et, dans certaines situations, il vaut mieux partir ».
De l’avis de Me Moustapha Dieng, Oumar Sart et Cie ont bien fait de prendre leurs distances. « Le Problème du Pds ce n’est pas Abdoulaye Wade, mais Karim Wade », réaffirme-t-il, non sans dire qu’il n’exclut pas de rejoindre Suqqali Senegaal, le parti créé par Oumar Sarr et compagnie.

Affaire Téliko : L’Ums accuse le ministre d’influencer le Conseil pour sanctionner leur président.

https://www.dakaractu.com La lutte entre l’Ums et le ministère de la justice dans l’affaire Téliko est loin de connaître son épilogue. Alors que l’Union des magistrats du Sénégal attend impatiemment la comparution de son président le 30 novembre 2020 devant le Conseil de discipline, une lettre du ministère adressée à l’Union Internationale des Magistrats a été diffusée dans la presse.
Dans un communiqué lu à Dakaractu, le bureau de l’UMS note que malgré la vacuité du dossier, les autorités tiennent à faire sanctionner le président de l’UMS.
Pis, le texte souligne que c’est l’avenir de l’association, dont la parole est portée par son président, qui est en danger car l’existence même de cette procédure, quelle que soit son issue, constitue une menace à l’expression de toute revendication ou appréciation sur les questions intéressant la justice en général et la magistrature en particulier.
Le bureau en appelle à l’engagement de tous pour une mobilisation à la hauteur de l’enjeu, note le communiqué.
Cependant, le bureau juege que la lettre du ministre constitue un véritable réquisitoire à charge contre le président Téliko et une immixtion grave et injuste dans la procédure en vue d’influencer le Conseil.

LE CONSEIL DE DISCIPLINE DU CSM BRANDIT LE BÂTON CONTRE DEUX MAGISTRATS

http://www.emedia.sn n attendant de se pencher sur le cas de Souleymane Teliko, le président de l’Union des magistrats du Sénégal, le 30 novembre prochain, le Conseil de discipline du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a statué sur le sort de deux magistrats du parquet  : Habib Samba Loabé Aw, Avocat général à la Cour d’appel de Saint-Louis et Cheikh Diakhoumpa, Substitut général à la Cour d’appel de Ziguinchor.
La sentence est tombée jeudi dernier, rapporte Le Quotidien. Ainsi, le Conseil de discipline a infligé un blâme pour absentéisme au second nommé après l’avoir été déclaré coupable des faits qui lui sont reprochés.
Quant à son collègue Aw, poursuivi pour abus de confiance pour avoir détourné la somme de 50 millions F CFA, appartenant à des héritiers, il sera édifié sur son sort le 15 novembre prochain, au motif que le Conseil doit vérifier s’il a effectivement rendu la somme en question comme il le prétend. Dié BÂ

DEAL OU MARCHÉ DE DUPES ? PAR MOHAMED SALL SAO

https://www.seneplus.com Le dernier remaniement est annonciateur d’arrangements et de combinaisons à venir sur le dos des citoyens, avec, à la clé, un nouveau schéma politique découlant d’une recomposition des alliances et coalitions
En l’état actuel de la Constitution, la polémique concernant la possibilité ou non pour le président de la République Macky Sall de briguer un troisième mandat continue de susciter de nombreux commentaires. Même si sur cette question les interprétations juridiques se mêlent aux considérations politiques, il ne paraît pas indiqué d’en discuter outre mesure, dès lors que le premier concerné – le chef de l’Etat lui-même – semble avoir bien compris, à l’instar du commun des Sénégalais, qu’il ne pourrait pas briguer un 3ème mandat comme il l’a affirmé à maintes reprises et dès le début de cette affaire. Aussi, le problème devrait-il, en principe, être rapidement réglé par une relecture de la loi fondamentale sensée lever toute équivoque, bien que, comme nous le croyons, l’alinéa 2 de l’article 27 de la Constitution ne souffre pas d’ambiguïté, en stipulant que « nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ».
En effet, si le président de la République est sincère dans ses intentions et n’est « mû que par deux mandats », comme il l’avait affirmé il y a déjà plus d’un an, il suffit, pour mettre fin aux interprétations et supputations récurrentes, d’accepter d’introduire à la faveur d’une révision constitutionnelle par voie parlementaire, une reformulation de l’article 27, à défaut d’une disposition transitoire, précisant que le second alinéa dudit article s’applique à tout mandat, qu’il soit un quinquennat ou un septennat.
Pour que puisse prospérer, à l’issue du dialogue national qui vient d’être organisé, la volonté exprimée d’apaiser le climat politique et de procéder à une large coalition, au-delà d’un gouvernement d’ouverture, en mettant sur pied un soi-disant « Front républicain », la dissipation des incertitudes liées à la question du 3ème mandat, ainsi que l’amnistie d’acteurs politiques dont les condamnations pénales et/ou l’exil sont perçus comme ayant une connotation plus politique que de droit commun, constituent un must devant susciter un véritable momentum au niveau national.
Malheureusement, tels que conçus et traduits dans les faits, les récents changements gouvernementaux et institutionnels apparaissent plus comme l’expression d’une démarche solitaire n’ayant laissé aucune place à des suggestions et discussions, a fortiori à des infléchissements, ne serait-ce que de la part d’alliés ou partenaires-clés, de conseillers « occultes » avertis, ou de membres éminents et crédibles de la société civile. Ces changements ont été d’autant plus surprenants qu’ils avaient été annoncés comme orientés vers la satisfaction des exigences sociales des populations, plutôt que vers des calculs politiciens, avec leur train d’équilibres géopolitiques et/ou régionaux chimériques.
En tout état de cause, avec les conséquences désastreuses de la pandémie de la Covid-19, aussi bien sur le plan sanitaire que sur les plans économique et social, et après la formulation d’un plan de relance économique devant relayer le plan de résilience mis en œuvre dès les premiers effets de la crise sanitaire, il devrait s’agir de faire effectivement de la demande sociale une super priorité, afin de s’attaquer de manière efficace aux questions de la santé et du bien-être des populations, du chômage endémique et du sous-emploi, en particulier des jeunes, de la modernisation indispensable des secteurs de production et de la crise actuelle des valeurs.
En étant à l’écoute des citoyens, le président de la République devait, assurément, inscrire en priorité à son agenda la question de la résolution du chômage et du sous-emploi, grâce à des stratégies sectorielles bien conçues, notamment en matière de développement agricole et d’industrialisation et faire en sorte que le million d’emplois annoncé il y a déjà quelque temps, se matérialise et soit constitué d’emplois réels et durables ayant un impact social véritable sur la situation de pauvreté, pour ne pas dire de précarité, des populations.
C’est pourquoi nous avions la naïveté de croire, même s’il n’est pas aisé d’effacer en quelques semaines sept à huit années de criticisme, voire de défiances, que le pouvoir allait améliorer la configuration gouvernementale, voire l’organisation de l’administration publique et renforcer la gouvernance du pays en s’ouvrant à des compatriotes compétents, maîtrisant leurs domaines professionnels et ayant, sinon une certaine conscience politique, du moins un sens patriotique élevé. Etant entendu que renouvellement ne veut pas forcément dire rajeunissement, cet « appel de sang neuf » était d’autant plus nécessaire que les ambitions présidentialistes de bon nombre de compagnons de son parti, voire de sa coalition Benoo Bokk Yakaar, ne manqueraient pas de mettre à mal les marges de manœuvre d’un président dont c’est, en principe, le dernier mandat.
Malheureusement, le remaniement gouvernemental et institutionnel auquel nous venons d’assister n’est pas seulement un renouvellement, ou une sanction de responsables membres du parti présidentiel pour « péché d’ambition ». Il est annonciateur d’arrangements et de combinaisons à venir sur le dos des citoyens, avec, à la clé, un nouveau schéma politique découlant d’une recomposition des alliances et coalitions.

En particulier, « le deal » – comme d’aucuns le qualifient – qui serait intervenu entre le président de la République et le nouveau président du CESE, appelle une double lecture dont il est malaisé, pour l’instant, de savoir laquelle est la bonne.

Dans une première hypothèse, la plus couramment avancée et la moins plausible à notre sens, le leader du parti Rewmi, fatigué, aurait décidé – contre sinécure et espèces sonnantes et trébuchantes – d’apporter son appui au président de la République dans son objectif d’obtenir un 3e mandat.
Dans la seconde hypothèse, celle qui nous paraît la plus plausible, le président aurait abandonné l’idée d’effectuer un 3e mandat, aussi bien pour des raisons de paix sociale – y compris à l’intérieur de son parti – que pour « assurer ses arrières » et aurait ainsi décidé de faire de l’actuel président du CESE son futur dauphin. De notre point de vue, les modalités d’une telle désignation devraient, selon toute vraisemblance, intervenir dans une seconde étape, probablement après les prochaines élections législatives prévues en 2022, selon un schéma analogue à celui de la transmission du pouvoir de Senghor à Diouf en 1981… En effet, pour que le dauphin puisse être en capacité d’assurer l’intérim de la présidence de la République, afin de pouvoir s’aménager toutes les chances d’un succès électoral ultérieur, il faudrait au préalable l’installer au « perchoir » en tant que second personnage de l’Etat, au besoin en procédant suffisamment tôt à une dissolution de l’Assemblée nationale ou, plus simplement, au renouvellement de son bureau. Vous l’aurez compris, dans cette seconde hypothèse, le président Macky Sall n’irait pas au bout de son mandat, afin de permettre à son dauphin de bien s’installer dans sa nouvelle posture à la tête de l’Etat et de se donner les moyens de gagner la prochaine élection présidentielle, en l’organisant.
Ce deal, qui pourrait s’avérer « gagnant/gagnant » dans l’une ou l’autre des deux hypothèses, risque cependant de n’être qu’un mirage, un deal « perdant/perdant », si, d’aventure, il arrivait que l’un des deux protagonistes décidât de ne pas respecter les termes du contrat, c’est-à-dire, dans le premier cas, si l’envie prenait à Idrissa Seck de se dresser au bout du compte contre le dessein présidentiel d’effectuer un 3ème mandat et, dans le second cas, si Macky Sall décidait de changer d’avis au moment décisif, en prenant le parti de se représenter en 2024 ou de changer de fusil d’épaule en portant son choix sur un dauphin « joker ». La seconde hypothèse finirait alors par se révéler comme une volonté manœuvrière du président de la République, qui, dès le départ, avait décidé de discréditer un grand adversaire politique tout en fragmentant la principale frange de l’opposition politique partisane composée des deux candidats arrivés 2nd et 3ème lors de la dernière présidentielle.

On le voit, la théorie du « je te tiens, tu me tiens par la barbichette » semble se vérifier ici, quel que soit, du reste, le rôle qu’ait pu jouer quelque chef religieux ou confrérique que ce soit dans la concrétisation d’un tel rapprochement.

Au demeurant, le fait pour le pouvoir de se lancer, parallèlement à ces retrouvailles, dans une entreprise d’ouverture tous azimuts au plus grand nombre de partis possible, avec une préférence, semble-t-il, pour des émanations de la grande famille libérale, entendez des dissidences du PDS, engendrera forcément de sourdes rivalités, à défaut de foires d’empoigne et règlements de comptes politiques, notamment entre anciens et nouveaux alliés. Cette politique d’élargissement de la base politique du pouvoir engendrera en outre une bipolarisation de la vie politique du pays, avec l’organisation probable d’un pôle d’en face, composé d’un front politique emmené principalement par deux formations  : le PDS originel – nous allions dire résiduel – et le PASTEF, avec la participation de quelques coalitions et groupuscules de moindre rayonnement, pôle d’où ne seront pas non plus exclues les contradictions internes, les querelles d’ego et les polémiques, comme l’on commence à s’en apercevoir.
Voilà pourquoi le système partisan actuel est largement discrédité et que le peuple sénégalais doute de la capacité de la classe politique actuelle à changer le pays en se libérant de la politique politicienne, des combines, des fourberies, de la transhumance et des rivalités de personnes. Le mode de gouvernance clientéliste et la reproduction de groupes politiques dépourvus d’une vision claire, partagée par les populations, sur le développement du pays, sont à l’origine d’une certaine désaffection des citoyens à l’égard de la chose publique. Le manque d’éthique et d’oubli de soi, le népotisme, le « clanisme » et les autres pratiques de mal gouvernance perdurent, alors que les Sénégalaises et Sénégalais s’étaient clairement prononcés contre tous ces maux le 25 mars 2012.
Mais les manœuvres habituelles ne pouvant durer éternellement, méfiez-vous, chers politiciens professionnels, car, comme le dit l’adage : « à force de tirer sur la corde, elle finit par se casser ».Mohamed Sall Sao est ancien conseiller au B.O.M., expert des Nations Unies.

LES PIQUES L’AS DE CE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 14/11/2020

Message poignant d’Aminata Touré

L’ancienne présidente du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE) est touchée par les nombreux décès de jeunes migrants en mer. Aminata Touré s’est jointe à la journée de deuil national initiée par les internautes pour lancer un message poignant. «Notre cœur de mère saigne face à tous ces jeunes qui périssent en mer», a lancé Aminata Touré. Elle rappelle toutefois que le présent et l’avenir de notre jeunesse sont à bâtir ici ensemble au Sénégal.

Le Président de la transition malienne à Dakar

Alors que sa tournée sous régionale fait polémique au Mali, le président de la transition malienne, Bah N’daw, débarque au Sénégal ce samedi pour une visite officielle de deux jours. Il est invité par le chef de l’Etat du Sénégal, d’après la présidence qui est d’avis que la visite traduit la volonté des deux chefs d’Etat d’œuvrer au raffermissement des excellentes relations d’amitié fraternelle, de bon voisinage et de coopération multiforme qui unissent les deux pays. Bah N’daw a entamé sa tournée par le Ghana.

Ecole d’application des transmissions des armées

Le ministre des Forces Armées, Me Sidiki Kaba, a procédé vendredi à la pose de la première pierre de la future école d’application des transmissions des armées à Yeumbeul. La cérémonie s’est déroulée en présence du Chef d’état-major général des armées (Cemga) le Général Birame Diop. L’école qui sera dotée d’équipements de communication modernes va ouvrir ses portes en juillet 2021. Selon le ministre des Forces armées, cette école innovante donnera des cours d’application aux officiers, des formations aux sous-officiers et aux militaires de rang des Forces de défense et de sécurité.

Grande manœuvre militaire annuelle

Restons avec les armées sénégalaises pour signaler la grande manœuvre annuelle des forces de défense et de sécurité. Dans une note parvenue à «L’As», la direction de l’information et des relations publiques des armées (Dirpa) précise que l’opération baptisée «Faleme 2020» se déroulera du 20 au 28 novembre dans la région de Tambacounda, sous le commandement du chef d’état-major de l’armée de terre, le Général Fulgence Ndour. L’exercice, en plus du renforcement de capacités des unités participantes dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, vise à améliorer l’intégration des forces de défense et de sécurité (militaires, policiers, gendarmes, sapeurs-pompiers) dans le cadre de la planification, du soutien et de la conduite d’opérations asymétriques.

Lutte contre les trafics maritimes illicites

Ne quittons pas les forces de défense et de sécurité (FDS) sans souligner la session de formation d’experts de diverses administrations sénégalaises (Marine nationale, Port de Dakar, Douanes sénégalaises, Police nationale…) sur le renseignement maritime, dans le cadre du programme régional SEACOP (Seaport Cooperation Project). La cérémonie d’ouverture a été coprésidée par le chef de la coopération de l’Union européenne (UE) au Sénégal et le secrétaire général de la haute autorité chargée de la coordination de la sécurité maritime, de la sûreté maritime et de la protection de l’environnement marin (HASSMAR). Ce programme vise à lutter contre les trafics maritimes illicites. Il est financé par l’UE et mis en œuvre par les agences espagnole, française, portugaise et britannique.

4 cas graves en réanimation

Les services de réanimation qui n’avaient qu’un patient de covid-19 se retrouvent maintenant avec 04 malades. En 24h, deux nouveaux malades de covid-19 sont admis en réanimation, portant le nombre total à 04 malades. Cependant, la situation de la pandémie reste stable depuis un bon moment. Le bilan quotidien du ministère de la Santé et de l’Action, fait état de 11 nouvelles contaminations sur 649 tests réalisés, soit un taux de positivité de 1,69%. Il s’agit de 03 cas contacts et 08 cas issus de la transmission communautaire. Ces derniers sont recensés aux Almadies 03 cas, Cité Keur Gorgui 01 cas, Diamniadio 01 cas, Guédiawaye 01 cas, Médina 01 cas et Niakhar 01 cas. 14 malades sont déclarés guéris. Aucun décès ou cas importé n’a été enregistré. A ce jour, le Sénégal compte 15 755 cas positifs dont 15 400 guéris, 326 décès et 28 malades sous traitement.

Dr Cheikh Oumar Hanne rassure les arabisants

Les nouveaux bacheliers arabes craignent d’être zappés par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du processus d’orientation dans les universités et écoles d’enseignement supérieur. Pour en avoir le cœur net, une délégation du mouvement des arabophones du Sénégal a été reçue par le ministre Dr Cheikh Oumar Hanne. Les échanges ont porté sur la question de l’orientation des bacheliers et de l’octroi des bourses. D’emblée, le ministère de l’Enseignement Supérieur a rappelé que tous les bacheliers qui en avaient fait la demande sur la plateforme «campusen» ont été orientés l’année dernière. Il rassure également que la question des bourses sera traitée avec diligence suivant les résultats obtenus par les requérants. D’après Dr Cheikh Oumar Hanne, déjà tous les bacheliers en arabe ayant obtenu des mentions très bien et bien seront boursiers comme les autres en français. Il annonce un partenariat avec le mouvement des arabophones pour le renforcement des arabisants en langue française afin de faciliter leur orientation dans les autres filières du supérieur.

Ranch de Dolly : Un feu de brousse ravage plus de 500 hectares (service des Eaux et forêts)

https://www.dakarmatin.com Un feu de brousse s’est déclaré hier samedi au Ranch de Dolly, 03 jours après le passage du ministre de l’Environnement et du développement durable Abdou Karim Sall venu lancer l’ouverture des pare-feu pour la lutte contre les feux de brousse. Les flammes ont consumé plus de 500 hectares du tapis herbacé.
La brigade des eaux et forêts sous la houlette du lieutenant Ousseynou Diop, le chef de village de Dolly, Touradou Ka et les jeunes du Ranch ont réussi à maitriser le feu aux environs de 23 heures. Deux camions citernes ont été mobilisés pour éteindre les flammes.
Pour le moment les causes de ce feu de brousse sont inconnues. Mais selon une source proche du chef de village de Dolly, le feu serait venu du Sud du Ranch de Dolly vers le village de Wadane distant de 04 km.
La gendarmerie du Ranch a ouvert une enquête pour déterminer les causes réelles de ce feu de brousse.


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