Revue de presse du Dimanche 13 Septembre 2020

Partagez ce contenu!

Dimanche 13 août…2 décès supplémentaires, 43 nouveaux cas et 32 en réanimation

https://www.pressafrik.com Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a fait le point sur la situation de la pandémie de la Covid-19 ce dimanche 13 août 2020…Sur 1266 tests effectués, 43 sont revenus positifs, soit un taux de positivité de 3,57 %. Il s’agit de 16 cas contacts suivis, 2 cas importés enregistrés à l’Aéroport International Blaise Diagne de Diass (AIBD) et de 25 cas issus de la transmission communautaire répartis comme suit :
Mbour (3), Thiès (2), Yoff (2), Dakar Plateau (1), Guédiawaye (1), Joal (1), Keur Massar (1), Kolda (1), Liberté 6 (1), Mamelles (1), Ngor (1), Niary-Tally (1), Ouest Foire (1), Oussouye (1), Popeunguine (1), Richard-Toll (1), Sicap-Dieuppeul (1), Ziguinchor (1), Zone B (1), et Zone de Captage (1).
Le ministère de la Santé et de l’Action Sociale a annoncé la guérison de 147 patients qui étaient sous traitement, 32 cas graves admis en réanimation et 2 décès supplémentaires liés à la covid-19.
A ce jour, le Sénégal compte 14.280 cas confirmés, dont 10.520 guéris, 297 décédés, et donc 3.462 malades sous traitement.

COVID-19 : UN TAUX DE POSITIVITÉ À 3%, 147 NOUVEAUX GUÉRIS

http://www.emedia.sn Le coronavirus résiste malgré la tendance baissière notée ces derniers temps. Ce dimanche, le directeur de la prévention, El Hadji Mamadou Ndiaye, faisant le point du jour, a annoncé 43 nouveaux cas enregistrés sur un échantillon de 1266 tests réalisés, soit un taux de positivité de 3,57 %. Parmi les nouveaux cas, il y a eu 16 cas contacts suivis, 2 cas importés enregistrés à l’aéroport international Blaise Diagne et 25 cas communautaires. Lesquels proviennent de Mbour, Thiès, Dakar Plateau, Guédiawaye, Joal, Keur Massar, Kolda, Liberté 6 Mamelles, Ngor, Niarry, Ouest-Foire, Oussouye, Pikine, Popenguine, ichard-Toll,Sicap Dieuppeul, Ziguinchor, zone de captage et Zone B.
La bonne nouvelle c’est que les cas déclarés négatifs c’est-à-dire guéris dépassent de loin ceux positifs. Ce dimanche, 147 patients qui ont été testés négatifs. Là où 32 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation des établissements hospitaliers. Deux décès ont été malheureusement enregistrés. Ce qui porte le bilan macabre à 297 morts.
A ce jour, il y a eu 14280 déclarés positifs 10520 patients guéris et 3462 sous traitement. Le ministère de la santé et de l’action sociale exhorte les populations à respecter les mesures préventives et individuelles. Aliou DIOUF

Flash météo  : « Prévision à très courte échéance valable du 12/09/20 à 12h00 au 13/09/20 à 12h00.

Libération Sénégal online–Des pluies faibles à modérées seront notées au cours des prochaines 24h sur les localités Sud (Ziguinchor, Kolda, Kédougou et Sédhiou), les régions proches du littoral (Dakar, Mbour, Kaolack, Iles du Saloum, Thiès) et le Centre-sud- est (Tambacounda, Bakel, Kaffrine et environs).
Hormis les régions proches du littoral où les températures seront clémentes, le temps chaud persistera à l’intérieur du pays avec des températures maximales qui evolueront entre 32° à 38° C ».Source : Anacim

En réponse à Sarkozy, Sassou Nguesso convie les chefs d’Etat africains à une conférence le 24 octobre à Brazzaville

(Agence Ecofin) – 13 ans après le Discours de Dakar, mais seulement 2 jours après que Nicolas Sarkozy ait assimilé les « nègres » à des « singes » au cours d’une émission de TV, le président congolais annonce une conférence internationale le mois prochain à Brazzaville en réponse à ceux qui estiment « que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire ».
Le chef de l’État congolais, Denis Sassou Nguesso, par ailleurs président en exercice de la CEEAC, a invité son homologue camerounais, Paul Biya, à prendre part à une conférence internationale organisée le 24 octobre à Brazzaville, à l’occasion des 60 ans des indépendances des pays d’Afrique francophone et des 80 ans de la participation des troupes africaines à la libération de la France en 1940. L’invitation lui a été remise ce samedi 12 septembre 2020 à Yaoundé par le ministre congolais des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso.
Selon l’envoyé spécial du président congolais, cette conférence internationale permettra de rappeler le rôle important que l’Afrique en général, l’Afrique francophone et la sous-région en particulier, a joué dans l’édification d’un monde libre et de paix. Un rappel nécessaire « au moment où l’on assiste ici et là, à la résurgence des idéologies rétrogrades, telles que le racisme et la xénophobie ».

Nicolas Sarkozy

« Lorsque la puissance tutélaire qui était la France a été vaincue par les nazis, elle a en quelque sorte réfugié son honneur en Afrique équatoriale française. Brazzaville est devenue la capitale de la France libre. Et c’est de Brazzaville que des légions entières de Congolais, Camerounais, Centrafricains, Tchadien, etc. vont partir avec le général de Gaulle, le général Leclerc et d’autres généraux pour prendre part aux grandes batailles de la Deuxième Guerre mondiale », a rappelé l’hôte du chef de l’État.
Pour le plénipotentiaire brazzavillois, la riposte de ces Africains qui ont pris faits et causes pour la France prend le contrepied de l’ancien président français, Nicolas Sarkozy. « Le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire », déclarait-il le 26 juillet 2007 à Dakar au Sénégal. « Lorsque quelques-uns prétendent que l’Afrique n’est pas assez entrée dans l’histoire, ça nous fait rigoler, parce que l’Afrique est d’abord le berceau de l’humanité, l’Afrique est quelque part même la genèse de la civilisation à travers notamment l’Égypte des Pharaons. L’Afrique a pris sa part dans l’histoire du monde », réplique Jean-Claude Gakosso, 13 ans après le Discours de Dakar, mais seulement 2 jours après que Nicolas Sarkozy ait assimilé les « nègres » à des « singes » au cours d’une émission de TV.

Paul Biya très attendu

À l’ouverture du colloque, les chefs d’État d’Afrique devraient s’adresser à la jeunesse africaine et au monde. « Nous n’acceptons plus la domination, nous n’acceptons plus l’humiliation et nos chefs d’État vont porter cette parole forte, devant le monde, devant l’Afrique, devant notre jeunesse », indique l’émissaire congolais. « Nous espérons vivement que son Excellence [Paul Biya] sera à Brazzaville parce que sa parole est très attendue. C’est un grand patriarche, la mémoire de notre sous-région. Son message est très attendu à cette occasion-là », a-t-il plaidé en quittant le palais de l’Unité.BE

Mali : vers une transition de deux ans sous la conduite des militaires ?

https://www.lepoint.fr/afrique ACTU. La question est posée après l’avis donné par des experts nommés par les colonels. Leur proposition de deux ans figurerait dans la « charte de la transition » actuellement en discussion.
Qui va diriger la transition ? Cette question est au centre de la réflexion d’une centaine de responsables réunis à Bamako. La proposition qui leur a été faite ? Une transition de deux ans sous la conduite d’un président désigné par la junte, avant un retour des civils au pouvoir. Selon l’AFP, cette proposition qui figurerait dans « La charte de la transition » émane d’un groupe d’experts nommés par les colonels qui ont renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août. La « charte » proposée est donc à présent entre les mains des centaines de personnalités politiques, syndicalistes, membres de la société civile et militaires rassemblées depuis jeudi pour s’entendre sur les termes de la « transition » promise par la junte et censée ramener les civils à la tête d’un pays communément décrit comme en voie de sombrer sous l’effet de la crise sécuritaire, politique et économique. La « charte », document le plus attendu de ces « journées de concertation nationale » ouvertes jeudi sous les vastes plafonds du Centre international de conférence de Bamako, est prévue pour mettre en place les organes transitoires comblant le vide actuel, avec un président renversé, un gouvernement vacant depuis des mois, une assemblée dissoute.

Le détail du scénario prévu

Le document de huit pages, élaboré par les experts nommés par la junte et supposés faire la synthèse de concertations antérieures, prévoirait que le président de la transition, qui remplirait les fonctions de chef de l’État, soit « choisi par le Comité national pour le salut du peuple » (CNSP), autrement dit la junte. Ce serait « une personnalité civile ou militaire ». La même junte et « les forces vives de la Nation » proposeraient le nom du Premier ministre. Il serait nommé par le président. Un organe législatif serait instauré, le chef en serait un militaire. Ces organes resteraient en place jusqu’à l’installation de nouvelles institutions à l’issue d’élections générales.
« Au regard de l’ampleur des tâches », de l’objectif fixé de « refondation de l’État », « de la complexité, de la gravité et de la profondeur » de la crise, « la durée de la transition est fixée (à) 24 mois », dit le document. La durée de la transition, la provenance de ceux qui en auront la direction, conjuguées aux intérêts particuliers des uns et des autres en prévision de la répartition des postes, divisent de plus en plus ouvertement les forces maliennes.
Les partisans d’une transition longue confiée aux militaires arguent du temps et de l’autorité nécessaires pour créer les conditions d’un redressement dans un pays au bord du gouffre. Les autres invoquent au contraire le risque d’une instabilité encore accrue dans un Sahel déjà gagné par l’insécurité djihadiste, et le mauvais exemple régional donné par une junte maintenue durablement au pouvoir. La junte a initialement parlé d’une transition de trois ans sous la conduite d’un militaire. Elle s’est heurtée au refus net de la Cedeao.

Un scénario pas gagné d’avance

Ce cadre posé, il n’est pas dit que le contenu plaise à toute la communauté internationale, à commencer par les voisins du Mali au sein de la Communauté des États ouest-africains (Cedeao), qui réclament un retour des civils dans un an maximum, au terme d’une transition dirigée par des civils. Il faut rappeler que la Cedeao a donné à la junte jusqu’à mardi pour désigner un président et un Premier ministre civils. Elle a imposé au Mali un embargo sur les flux commerciaux et financiers.
Parallèlement, les membres de la junte devront surmonter des dissensions de plus en plus patentes, moins d’un mois après un putsch favorablement accueilli par des Maliens exaspérés devant la persistance des attaques djihadistes et des violences intercommunautaires et l’impuissance étatique dans tous les domaines. Dans les différentes salles où se sont répartis les délégués, la « charte » proposée a suscité des débats passionnés et parfois tendus.
Point important  : la junte n’a pas dit à qui il reviendrait d’en rédiger la version finale, ni même quand elle serait rendue publique. Différents participants ont dit sous le couvert de l’anonymat s’attendre à ce que les colonels tranchent eux-mêmes sur la base d’une synthèse des débats des derniers jours. Le document ne serait publié qu’après la fin des travaux, prévue samedi, dans un délai non précisé, ont-ils dit. Des responsables de la junte devraient aller à la rencontre de chefs d’État et de gouvernement de la Cedeao qui se réuniront mardi dans la capitale ghanéenne, a dit à l’AFP un collaborateur de l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, qui a mené une longue médiation dans la crise malienne.ine

 Sénégal : L’inflation atteint 3% en août 2020

https://www.sikafinance.com En s’établissant à 109,2 points à fin août 2020, l’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) au Sénégal a franchi un cap historique jamais atteint sur les douze dernières années.
En considérant ce niveau de l’IHPC par rapport à celui de fin août 2019, l’inflation du pays enregistre une hausse de 3%, en glissement annuel, après l’accroissement de 2,7% du mois précédent.
Cette flambée du niveau général des prix à la consommation est essentiellement imputable à une accélération de l’accroissement des prix des  » produits alimentaires et boissons non alcoolisées  » (une hausse de +4,8% en août contre +3,7% le mois précédent).
On note également un renchérissement des prix des services de transport (+4,3%), des prestations dans les restaurants et hôtels (+2%) ainsi que des services de santé (+1,2%) dans le pays.
Les prix au niveau des postes  » Logement, eau, électricité, gaz et autres combustibles  » et  » Meubles, articles de ménages et entretien courant du foyer  » ont quant à eux crû respectivement de 1,1% et 1% sur la période.
Par rapport à la nature des produits, il ressort que ce sont les prix des produits frais qui se sont le plus renchéris en enregistrant une forte augmentation de +10,9% en août 2020.
Parallèlement, en considérant l’origine des produits, les prix des produits locaux (+3,8%) ont progressé plus rapidement que ceux des produits importés (+1,7%).Dr Ange Ponou

AMADOI HOTT : «ON RISQUE DE PASSER À UN TAUX DE CROISSANCE DE MOINS DE 0,7%»

http://www.emedia.sn Le taux de croissance économique de 2020 risque de se retrouver à moins 0,7% alors qu’initialement, il a été projeté à 6,8% puis ramené à 1,1% du fait de la Covid-19. C’est le ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération qui donne l’information. « Au début de la crise, nous avions estimé que le taux de croissance 2020 devait s’établir à plus de 1,1% mais on risque de passer à moins 0,7% si la tendance actuelle continue », a révélé le ministre Amadou Hott, dans les colonnes de L’Obs.
Cependant, il relativise  : « Il y a de fortes chances que l’on revoie cette hypothèse de moins de 0,7% dans un ou deux mois, lorsque nous aurons toutes les données statistiques sur le secteur agricole ».
Selon le ministre, il y avait une hypothèse selon laquelle la reprise des activités allait être relativement importante à partir du troisième trimestre, mais on se rend compte un peu partout que la Covid-19 est encore là. Aliou DIOUF

LE GOUVERNEMENT S’ENGAGE A CORRIGER LES CONTREPERFORMANCES

http://www.sudonline.sn Le ministre de l’Economie, du Plan et de la coopération Amadou Hott et la représentante des partenaires techniques et financiers de l’Union européenne, Irène Mingasson ont validé hier, vendredi 11 septembre, la revue annuelle conjointe 2020. Lors de cet atelier, le gouvernement du Sénégal s’est engagé à corriger les contreperformances sectorielles.
Les récents développements économiques du Sénégal laissent entrevoir un léger ralentissement de la croissance qui chute de 5,3% en 2019 contre 6,4% en 2018. Ces contreperformances sont enregistrées dans les branches d’activités comme l’agriculture, les extractives, la fabrication de produits chimiques, la construction et le commerce. A cela, s’ajoute une dégradation du déficit budgétaire à 3,9% en 2019 contre 3,7% en 2018. Sur l’axe 1 du PSE, les principaux résultats sectoriels dont l’agriculture et l’aquaculture, on note une contreperformance en 2019. C’est ainsi que la croissance dans ce secteur a chuté de 2,9% de la valeur ajoutée en 2019 contre 9,9% en 2018. En cause l’installation tardive de l’hivernage et sa répartition inégale sur le territoire national. Ceci a entrainé une baisse de -2,4% en 2019 par rapport à 2018 et -5,3% pour l’arachide. S’agissant de l’aquaculture une baisse de production de 9% est notée en 2019 par rapport à l’année d’avant.

LE TAUX DE CHOMAGE SE CREUSE

Pour le secteur de l’emploi, l’offre s’effrite par rapport à la forte demande sur le marché en 2019.
Ainsi de 15,5% en 2018, le taux de chômage est passé à 16,9% en 2019.

LA SANTE PRENATALE DEFAILLE

La couverture en première consultation prénatale (Cpn) ou le taux d’utilisation de la Cpn a chuté, passant 54,8% en 2019 contre 58,5% en 2018. Ce qui montre que des efforts restent à faire pour atteindre les cibles des Odd 3. Même chose pour la nutrition, il est noté +0,3 Pdp de la prévalence de la malnutrition aigüe chez les enfants de moins de 5 ans, passant de 8,1% en 2019 contre 7,8% en 2018. Conséquences : beaucoup d’efforts à faire pour atteindre les cibles de l’Odd 2 relative à la lutte contre la malnutrition.

L’EDUCATION PECHE AU PRESCOLAIRE ET AU PRIMAIRE

Au préscolaire, le taux brut de préscolarisation est de- 0,2 pdp, soit 17,6% en 2019 contre 17,8% en 2018 avec un indice de parité de 1,14 favorable aux filles. Pour le taux brut de scolarisation au primaire, il est de – 1,5 pdp soit 84,9% en 2019 contre 86,4% en 2018 avec un indice de parité 1,17 en faveur des filles. La couverture maladie, le taux de couverture du risque maladie est de -1 pdp, soit 48% en 2019 contre 49% en 2018 pour une cible de 60%. En cause, une timide adhésion des populations aux mutuelles de santé (taux de pénétration de 42% en 2019 et faible taux de recouvrement des cotisations qui connait une baisse dans toutes les régions

 LE MILIEU CARCERAL ATYPIQUE

Pour ce qui est du milieu carcéral, les conditions sont en deçà des normes. La population carcérale en instance de jugement est de – 2%. En 2019, le taux d’occupation des prisons est de 249 détenus pour 100 places en 2019. L’assignation à résidence avec surveillance électronique comme alternative à la détention provisoire et le placement sous surveillance électronique comme mode d’aménagement des peines semble être une solution. Le ratio nombre de magistrats pour 100 000 habitants est de 0,03 en 2019 contre 10 pour 100 000 selon la norme internationale. Pour les greffiers, il est de 1/0,79 contre 1/2 pour la norme internationale. Toutefois, en 2019, de bons résultats sont notés dans les secteurs comme l’élevage, la pêche, le tourisme, l’accès à l’énergie chiffré à 70%… Jean Pierre MALOU

Recettes ordinaires budgétaires : L’argentier national explique comment la Covid-19 a infecté le secteur.

https://www.dakaractu.com Répondant à une question de nos confrères de Lejecos, le ministre en charge du budget et des Finances, Abdoulaye Daouda Diallo est revenu sur l’impact de la pandémie sur les recettes Douanières, la collecte des ressources pour le trésor public… « La COVID-19 a eu un impact négatif sur les recettes ordinaires budgétaires ainsi que le fonctionnement de nos régies financières », reconnaitra-t-il dans les colonnes du journal de l’économie Sénégalaise.
Selon les comptes établis, le recouvrement ; « À la fin de l’année 2019, la collecte des ressources internes au profit du Trésor public a été exceptionnelle avec plus de 2 564 milliards de même que durant les premiers mois de 2020, mais le coronavirus a fortement ralenti cette bonne tendance. Globalement, les recettes recouvrées par la Direction générale des impôts et des Domaines pour le premier semestre de l’année 2020 s’établissent à près de 792 milliards pour un objectif de 815 milliards soit une moins-value de 23 milliards même s’il y a un glissement positif par rapport à 2019. Ces réalisations sont nettes des certificats de détaxe pour un montant cumulé de près de 20 milliards. »
Ensuite, il informera que « La survenance de la pandémie a forcément entrainé une contraction de l’offre et de la demande mondiales, par conséquent des importations, la chaîne logistique internationale a été impactée négativement. Il a fallu revoir l’objectif initial des recettes douanières. La Loi de Finances rectificative de juin a réajusté, à la baisse, l’objectif des recettes douanières de 26%. »
Malgré le contexte marqué par la pandémie de COVID-19, « La Direction générale des Douanes, pour amortir le choc, a mis en place un plan d’optimisation des recettes qui tourne autour de l’élargissement de l’assiette des droits et taxes sur les déclarations du secteur dit informel par un dédouanement aux valeurs, poids et espèces et non plus sur la base de forfaits ou barèmes par conteneur. »
Parmi les mesures retenues de redressement figure : « Le renforcement du suivi des paiements des moratoires et de la TVA suspendue ainsi que des créances douanières. De même, il y a eu le renforcement de la compétence des bureaux intérieurs avec le dédouanement de proximité, le déploiement du système informatique GAINDE intégral et sa généralisation à tous les régimes, notamment aux mises à la consommation, et la rationalisation des dépenses fiscales ou exonérations douanières. »

Abdoulaye Daouda Diallo : «La qualité de notre signature reste très bonne dans les marchés financiers»

https://www.dakaractu.com Suite à la dégradation de sa note par l’agence de notation Moody’s, le 12 juin dernier, le Sénégal conserve-t-il toujours une bonne signature ? Une interpellation à laquelle le ministre du budget Abdoulaye Daouda Diallo a répondu par l’affirmative.
Interrogé par le journal économique Lejecos, il a rassuré « Non, pas du tout. Notre pays est toujours considéré sur les marchés financiers régional et international des capitaux comme un émetteur étatique de référence qui a toujours respecté ses engagements financiers auprès de ses créanciers. L’agence Moody’s avait placé la note du Sénégal pour dégradation depuis juin, mais elle l’a maintenue à Ba3 avec une perspective négative.
Le boss du ministère des finances et du budget d’expliquer : « Cette révision de la perspective fait suite notamment au déficit budgétaire qui va passer à 6,1% en raison des mesures de soutien aux entreprises et aux ménages pour endiguer les effets de la pandémie de la Covid-19. La qualité de notre signature reste très bonne dans les marchés financiers.

Fonds Force-Covid-19 : Abdoulaye Daouda Diallo parle de 863 milliards et dévoile les détails de l’opération de collecte.

https://www.dakaractu.com « La mise en œuvre du Plan de relance économique nationale en cours de finalisation va renforcer les conditions de stabilité macroéconomique, et favoriser une reprise économique porteuse de croissance, pour repositionner le Sénégal sur sa trajectoire d’avant la crise sanitaire. » Une déclaration pleine d’espoir et de sérénité faite par le ministre Sénégalais en charge des Finances et du budget, Abdoulaye Daouda Diallo lors d’un entretien accordé au journal de l’économie Sénégalaise, Lejecos.
Un plus de six mois après l’apparition de la pandémie de la Covid-19 au Sénégal, il revient sur les questions de l’heure dont le programme de résilience économique et Social (PRES) et le Fonds Force-Covid19, le recouvrement des ressources internes, financement des entreprises…
Pour en venir aux Fonds Force-Covid-19, et les 1000 milliards annoncés par le président Macky Sall en réponse à la situation pandémique. L’argentier national, Abdoulaye Daouda Diallo, de rappeler que  « Le financement du PRES d’un montant de 1 000 milliards FCFA, budgétisé dans le cadre de l’ordonnance du 17 juin 2020 portant Loi de Finances Rectificative (LFR) pour l’année 2020 connait un niveau d’exécution d’un montant de 537,7 milliards FCFA si on prend pour base les paiements. Mais le taux d’exécution des dépenses décaissables qui s’élève à 624,85 milliards FCFA, hors dépenses fiscales, atteint 86%. »
Mieux, il reviendra dans les grandes lignes sur l’origine des fonds collectés à travers divers mécanismes et au niveau diverses origines
« Le financement du PRES est assuré grâce à l’élan de solidarité des Sénégalais d’ici et d’ailleurs, citoyens et entreprises, qui ont tenu à apporter leur contribution volontaire au compte de trésorerie Force-Covid-19.
À ce jour, environ 20 milliards de FCFA ont été mobilisés. Il y a ensuite les efforts de recadrage du budget 2020 ayant permis de réaliser une économie de 119 milliards de FCFA. »
Poursuivant, l’ancien ministre de l’intérieur renchérit  : « Au niveau des dépenses de fonctionnement et des dépenses d’investissement. À cela, il faut ajouter le soutien des partenaires techniques et financiers du Sénégal, permettant de mobiliser 863 milliards FCFA, répartis en dons budgétaires pour 240 milliards et les prêts programmes à hauteur de 623 milliards FCFA. »
Le programme de résilience a été dédié au secteur de la santé pour une enveloppe de 77 milliards FCFA, 103 milliards FCFA répartis entre la prise en charge des factures d’électricité de plus de 975 mille ménages ainsi que des factures d’eau de 662.000 ménages, pour des montants respectifs de 15,5 milliards et 3 milliards de FCFA, soit un total de 18,5 milliards FCFA. Une enveloppe allouée à la diaspora à hauteur de 12,5 milliards de FCFA ainsi qu’un montant de 2 milliards FCFA pour la mise en œuvre d’opérations de sauvegarde du bétail. Sans oublier les pêcheurs artisanaux, les femmes transformatrices, mareyeurs et aquaculteurs, les secteurs de l’éducation, de la culture fera savoir le ministre des Finances et du budget.

Entrée en vigueur de la monnaie ECO : Abdoulaye Daouda Diallo annonce des «Négociations» entre la France et la BCEAO.

https://www.dakaractu.com/ Annoncée en grande pompe comme la monnaie de l’indépendance, l’ECO qui ne fait pas encore l’unanimité, tarde à entrer en vigueur. Si les derniers évènements survenus, dont la Covid-19, n’ont pas facilité l’entrée en vigueur de la « Nouvelle monnaie. » Force est de reconnaitre que le processus devant mener à la validation reste encore long.
Selon les dires du ministre Sénégalais en charge des Finances, Abdoulaye Daouda Diallo, les négociations seraient en cours. « Dans le cadre de l’ECO au niveau de l’UEMOA, les travaux sont en cours pour la révision des accords de coopération entre les États membres et la France. Ils prendront en considération les principales décisions retenues par les deux parties, à savoir la sortie de la France dans le conseil d’administration de la BCEAO, le changement de dénomination du FCFA qui devient ECO. »
Il faudra aussi pour les pays concernés garantir « Le rapatriement des réserves logées à la Banque de France et la préservation de la garantie de convertibilité. Ce n’est qu’après ratification de ces accords que ces nouvelles dispositions entreront en vigueur. »
Pour la monnaie unique, au niveau de la CEDEAO, « Les négociations se poursuivent notamment sur la date d’entrée en vigueur, compte tenu du respect des critères de convergence par les pays qui seront nécessairement impactés par la pandémie de la Covid-19. »

AIBD

http://www.enqueteplus.com L’aéroport international Blaise Diagne a obtenu, le jeudi 10 septembre 2020, la certification Airport Carbon Accréditation (ACA) niveau 2, valable jusqu’au 11 mars 2022. Ce couronnement intervient parce qu’il a réussi à réduire ses émissions de carbone.
‘’Le Conseil international des aéroports (ACI), notamment WSP, administrateur du programme ACA, nous avait fixé de définir des actions concrètes allant dans le sens de réduire nos émissions de carbone à hauteur de 25 % en valeur absolue. Ainsi, les actions ci-après ont été menées de façon très efficace pour atteindre l’objectif de réduction.
Il s’agit principalement du remplacement de l’éclairage système incandescent par le système Led, de la rationalisation de la consommation de carburant des véhicules, des machines et équipements à consommation d’énergie, de l’installation de compteurs divisionnaires pour une analyse plus précise de l’énergie consommée par nos clients, de la réduction intermittente de la consommation énergétique de notre climatisation centrale, de la réduction intermittente de l’éclairage des périmètres en zone côté piste hors-service, de l’installation de détecteurs de présence physique dans les toilettes pour réduire la consommation d’énergie’’, indique la structure. Après la réussite du premier et du deuxième niveau, l’AIBD entend obtenir ACA niveau 3 qui consistera à rendre neutre l’aéroport en termes d’émissions de gaz à effet de serre.

Revitalisation de périmètres maraîchers féminins : Le Pariis commence par le bassin arachidier

https://www.lequotidien.sn Le Projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel (Pariis) a sélectionné 22 ha répartis sur 9 sites dans les régions de Thiès, Fatick et Kaolack pour abriter des périmètres maraîchers féminins. Pour s’enquérir de l’état d’avancement des travaux de périmètres maraîchers villageois, le coordonnateur du Pariis a entamé depuis mardi, une tournée à travers ces trois régions.
Les groupements de femmes des villages de Lambayène, Ndoffane (région de Thiès), Keur Mamour Lô situé dans la commune de Latmingué (région de Kaolack), Santhie Béra, Barsilané Sérère, Néma Bah, dans la commune de Toubacouta (région de Fatick) devraient bientôt retrouver le sourire. En effet, chacune de ces associations féminines identifiées dans ces collectivités territoriales va bientôt étrenner un périmètre maraîcher clôturé d’un grillage, doté d’un mini-forage équipé de pompe solaire alimentant un réseau d’irrigation par aspersion ou par goutte à goutte. Cela, grâce au Projet d’appui régional à l’initiative pour l’irrigation au Sahel (Pariis) en collaboration avec la Direction des bassins de rétention et des lacs artificiels.
«Dans le cadre de la mise en œuvre du Pariis, nous avons mis en place un projet pilote appelé projet d’ancrage en collaboration avec la Direction des bassins de rétention et des lacs artificiels. Et ce projet d’ancrage devait nous permettre assez rapidement, de faire un certain nombre de réalisations. Il s’agit de projets pilotes qui, s’ils réussissent, nous permettront d’aller à l’échelle supérieure, et agrandir notre espace d’intervention.
Nous envisageons de mettre des systèmes irrigués qui permettront d’améliorer la pratique agricole dans cette zone. Car, les pratiques habituelles sont un peu pénibles pour les bénéficiaires», a expliqué mardi, Aly Sané Niang, coordonnateur du Pariis, lors de la visite de chantiers des périmètres de Ndoffane et de Lambayène.
Venues accueillir la délégation du Pariis, la présidente de l’association des femmes de Lamba­yène et ses collaboratrices ont d’emblée salué l’initiative du projet. Car indiquent-elles, depuis trois ans, leur exploitation est à l’arrêt, faute d’eau. Mais grâce au Pariis, les difficultés liées à la non-disponibilité des ressources en eau en quantité et en qualité, la pratique de systèmes d’irrigation non appropriés et parfois dépassés par l’évolution de la technologie, entre autres, seront incessamment résolues.
A ce propos, assure le coordonnateur du Pariis, des systèmes améliorés permettront de faire de l’irrigation en contre saison et les femmes pourront ainsi travailler toute l’année en réduisant sensiblement leur pénibilité.

Les bénéficiaires attendent également du Pariis un renforcement de capacités.

Sur ce point, M. Niang a rappelé que la stratégie du Pariis ne consiste pas seulement à faire des aménagements. En effet, le projet a un défi de durabilité que nous devons véritablement réussir. Et de ce point de vue, le Pariis envisage de faire tout l’accompagnement nécessaire au profit de ces populations. Il précise : «D’autant plus que nous voulons venir avec des systèmes d’irrigation améliorés et pour que ces systèmes soient durables, il faut que ces bénéficiaires soient formées à les utiliser. Nous prévoyons un important programme de renforcement de capacités.»
Le programme d’ancrage vise essentiellement, à répondre aux besoins des populations au niveau des sites ne demandant pratiquement pas d’études approfondies. Il s’agit notamment de la revitalisation de périmètres maraîchers féminins déjà en exploitation mais dans des conditions difficiles.
Globalement, les travaux du programme d’ancrage portent sur la réalisation d’une clôture en grillage pour la protection de chaque périmètre ; la réalisation d’un mini-forage pour chacun des périmètres ; l’équipement de chaque mini-forage par une pompe solaire alimentée par panneau photovoltaïque ; l’installation d’un réseau d’irrigation par aspersion pour les sites de 2 ha et plus comme celui de Lambayène ; la réalisation de réseau d’irrigation par goutte à goutte pour tous les sites d’une superficie d’un ha comme celui de Ndoffane.
Les entreprises recrutées pour la mise en œuvre de ces travaux sont à pied d’œuvre dans les sites déjà visités. Elles promettent de livrer les ouvrages d’ici trois mois.
«Dans ces sites, les travaux avancent assez bien et nous espérons que d’ici la fin de l’année 2020, ces projets-pilotes seront réceptionnés», soutient Aly Sané Niang.
Au-delà de ces deux aménagements, deux autres sites ont été sélectionnés dans la région Fatick, notamment à Keur Aly Guèye et à Keur Samba Guèye toujours dans la commune de Toubacouta.

Filière horticole au Sénégal : Le coup de pioche du Dr Macoumba Diouf

https://www.lequotidien.sn Dr Macoumba Diouf milite ardemment pour une relance de l’économie nationale pendant la période Covid et le temps d’après, qui passe par un sous-secteur agricole dynamique et exceptionnel qu’est l’horticulture. Dans le domaine politique, le Directeur national de l’Horticulture et membre de l’Apr dément le constat fait par Ousmane Sonko de Pastef par rapport à la part de l’enveloppe initialement dédiée au Programme décennal de lutte contre les inondations. Il estime que l’opposition doit leur reconnaître «le droit de nous concentrer sur les préoccupations des Sénégalais pour réussir le 2ème mandat» du chef de l’Etat.

Ousmane Sonko constate que moins de 60% des «767 milliards» du Plan décennal de gestion des inondations ont été utilisés alors que le Pds exige un audit technique et financier des programmes de lutte contre les inondations. Partagez-vous leurs positions ?

Je m’inscris en faux par rapport au constat-estimation fait (te) par le président de Pastef, Monsieur Ousmane Sonko. En effet, je considère qu’il s’agit là d’une sortie et d’une déclaration purement politiciennes à l’image de son déplacement et de son point de presse car il ne dispose d’aucun instrument crédible lui permettant d’évaluer la part de l’enveloppe initialement dédiée au Programme décennal de lutte contre les inondations qui a été mobilisée au point de pouvoir la fixer à 60%.
Pourtant, il perçoit comme tout le monde le caractère imprévisible des inondations intervenues au Sénégal et ailleurs dans le reste du monde, juste en se référant à leur ampleur qui dépasse, à bien des égards, l’entendement avec des hauteurs d’eau tombées correspondant à celles cumulées sur toute une saison antérieurement. Il sait bien donc qu’on ne peut objectivement pas mesurer la fonctionnalité et l’efficacité des infrastructures qui ont été réalisées à l’aune des conséquences dramatiques vécues ces derniers jours, sachant que les infrastructures réalisées n’ont pas été dimensionnées pour ce type d’évènement pluvieux.
Toutefois, il faut dire que c’est une attitude contraire de M. Sonko qui aurait surpris, puisqu’il a opté pour ne reconnaître aucun mérite au régime actuel mais heureusement que cela relève plus d’un nihilisme que d’un vécu des Sénégalais. Nous pensons que ces populations ont plutôt besoin de soutien que de tentatives d’une exploitation de leur triste situation comme fonds de commerce politique. En des moments similaires, notre pays a surtout besoin d’unité et de solidarité mais aussi de quiétude pour une analyse froide de la situation et des actions ciblées en secours aux sinistrés. C’est à cela que j’appelle tout le Peuple derrière le Président Sall et son gouvernement.
Au sujet de la position du Pds, je dirais que, dans une certaine mesure, il n’a fait que conforter la décision du chef de l’Etat Macky Sall qui, lui-même, a demandé un rapport sur le bilan des réalisations du Plan décennal de lutte contre les inondations 2012-2022. En réalité, la situation demandée par le Président Sall portera à la fois sur les réalisations physiques et les enveloppes financières mobilisées ; ce qui aidera à mieux orienter les actions en cours et futures. Je rappelle que cette mesure est conforme à la redevabilité qui est érigée en principe de gouvernance depuis l’avènement du Président Macky Sall à la tête du Sénégal.
Je me félicite de la décision salutaire du Président Sall d’allouer une enveloppe de 10 milliards de francs Cfa à l’assistance du gouvernement aux sinistrés et  aux actions de lutte contre les inondations pour libérer les populations des eaux de pluie.
Je présente mes condoléances émues aux familles éplorées et prie pour le repos des âmes des personnes disparues, et marque ma compassion et ma solidarité aux familles qui subissent encore les difficultés liées aux inondations et encourage le gouvernement à poursuivre les efforts en cours pour un secours efficace et diligent aux sinistrés.
Mes félicitations au chef de l’Etat, Macky Sall, et à son gouvernement pour la consécration à propos de la gestion du Covid-19 au Sénégal dont la pertinence et l’efficacité de la stratégie de lutte sont reconnues au plan mondial avec le classement au 2ème rang mondial.

Le 3ème mandat fait débat. Dans le camp présidentiel, Sory Kaba, Moustapha Diakhaté et Me Moussa Diop ont été limogés pour avoir dit que le Président n’y avait pas droit. Qu’est-ce que vous pensez de cette question ?

Nous devrions attendre la fin du deuxième mandat pour parler d’un troisième mandat. Parce que s’il y a quelqu’un qui a intérêt à faire autrement, alors que le 2ème vient de démarrer, c’est bien parce qu’il n’est préoccupé que par le 3ème mandat. Nous qui sommes mobilisés derrière le Président Sall, on n’est pas préoccupés par le 3ème mandat mais plutôt à réussir le 2ème mandat. Donc, nous parler du 3ème mandat revient à chercher à nous distraire par rapport à notre objectif premier. Je ne sais pas si eux de l’opposition ont le droit de chercher à divertir les Sénégalais mais il faut qu’ils nous reconnaissent le droit de nous concentrer sur les préoccupations des Sénégalais pour réussir le 2ème mandat.
Quand viendra le terme du 2ème mandat, on parlera du 3ème mandat. Je veux dire qu’on parlera de la suite des destinées du Sénégal. Je suis entièrement en phase avec le chef de l’Etat. Ça va nous distraire. Ça doit cesser. Je lance un appel à la presse. Ils sont là pour tout le monde. Mais ils sont là d’abord pour contribuer de manière utile à la bonne marche du pays. Je leur lance un appel pour qu’ils ne subissent pas le jeu d’une certaine opposition.

Le président de la République, à l’image de son homologue Issoufou et de son ancien homologue mauritanien, ne doit-il pas donner définitivement sa réponse comme ça les gens seront à quoi s’en tenir ?

Je les respecte beaucoup. Toutefois, en démocratie, ces autorités ne sont pas des références pour nous. C’est à la limite des amis du Sénégal mais pour moi on n’a pas de référence en démocratie en Afrique. Le Sénégal est la référence en Afrique et comme Président, Macky Sall est la référence. Il s’est battu de façon démocratique et a accédé au pouvoir de manière démocratique avec un score fleuve qu’on lui a presque renouvelé pour son 2ème mandat. Nous sommes une école en démocratie. Chacun a son pays, son histoire et son itinéraire politique et en démocratie dans son pays. Qu’on nous laisse faire. On a une Constitution et un républicain à la tête de ce pays. On a un Président qui a montré qu’il est là pour les Sénégalais. Il a fait marcher l’équité, il pense aux plus démunis, les bourses familiales. Il est solidaire avec le Peuple en toutes circonstances. Maintenant régler tous les problèmes en un ou deux mandats n’est pas évident.

Le dialogue politique a enregistré des accords mais aussi des désaccords importants. Quelle analyse en faites-vous ?

Un consensus  a été trouvé sur le principe de réviser ou d’auditer le fichier électoral. Actuellement, on ne peut pas savoir le temps que cela prend. Maintenant, c’est aux gens de voir si le deadline initialement fixé par le gouvernement et validé par les acteurs politiques sera respecté, on avait dit avant au plus tard fin mars 2021. Est-ce que d’ici là, nous tous qui avons décidé qu’il faut qu’on audite le fichier électoral, est-ce que toutes les étapes qui ont chacune une durée intangible qu’on ne peut pas changer d’ici là permettent de faire cela et de tenir les élections à date échue par rapport à fin mars 2021 ? Je ne sais pas parce que je ne sais pas auditer le fichier électoral, mais apparemment les acteurs qui sont de tous bords de tous les statuts que j’ai suivis, semblent convenir, admettre ou accepter qu’à  l’évidence, cela n’est pas possible. Donc, ce report paraît de plus en plus comme indispensable. Mais ce n’est la faute de personne encore moins du régime ou du Président en place.
Moi, je félicite le président de la République, les acteurs politiques et économiques participants actuellement et je dis que ne je ne peux pas parler de report. Et si report il y a, ce n’est la faute de personne, c’est de la responsabilité partagée de l’ensemble des acteurs politiques. Et ce serait rien de mauvais parce que ce serait fait pour s’entendre sur l’essentiel avant d’y aller, pour qu’on ait des élections avec presque zéro contentieux. Et si cela avait un prix, quel que soit le prix à payer, on doit le payer pour arriver à des élections les plus apaisées possibles.

Vous êtes le maire de Latmingué, le maire sortant, est-ce que vous comptez vous représenter à la prochaine élection ?

Oui, je compte me représenter à la prochaine élection. La raison qui m’avait poussé à prendre la mairie, si c’était un objectif, je suis sur le chemin de l’atteindre. Mais je considérerais que  cinq ans c’est peu pour réaliser tout ce que je voulais, en tout cas j’ai réalisé l’essentiel de ce que je voulais pour ce 1er mandat.
Je veux me représenter parce qu’effectivement les infrastructures et le cadre de vie basiques, infrastructures d’obédience  ou d’ordre économique basiques qui peuvent générer des recettes dans les collectivités qu’il faut à la commune pour qu’elle puisse aller  seule, avec un  appui des transferts de l’Etat, pour qu’elle ait suffisamment de ressources, pour qu’il soit un cadre de vie agréable, restent à réaliser. Je souhaite réaliser au niveau local un cadre de vie avec des convenances et des activités économiques exactement comme ici à Dakar, c’est-à-dire transformer ma localité.

Vous êtes le Directeur national de l’Horticulture. Quel est l’impact que le Covid-19 a eu sur le sous-secteur horticole ?

Je vous cite 4 légumes de grande consommation et justement lorsqu’on a gelé, le Covid est arrivé, il y a eu des mesures vous vous souvenez, avant-gardistes et volontaristes du chef de l’Etat mais aussi responsables pour limiter les déplacements entre les localités, interdire les rassemblements, les Gamou, des rencontres habituelles qui regroupaient beaucoup de monde où on consommait beaucoup de légumes ont été annulées et comme c’est du périssable, ce sont des produits frais, il y a eu un souci. Parce qu’il n’y a pas encore suffisamment d’infrastructures de conservation au Sénégal. Je vais en reparler, des solutions sont en vue, on a même démarré les choses. Donc on avait non seulement un phénomène de mévente mais il y avait une partie des denrées qui commençait à pourrir, donc des pertes post-récolte. Qu’est-ce que le Président a fait quand les producteurs en ont parlé et nous-mêmes, il a toute suite décidé d’interpeller la Der/Fj (Délégation à l’entrepreneuriat rapide pour les femmes et les jeunes), pour qu’elle finance ce qu’on appelle un fonds revolving au niveau de la banque pour une douzaine à une quinzaine de gros commerçants pour leur donner de l’argent pour qu’ils aillent acheter ces stocks en souffrance qu’on avait évalués nous Direction de l’horticulture. C’était autour de 37 mille tonnes pour l’oignon, autour de 4 mille tonnes au début, pour la pomme de terre, à peu près 550 mille tonnes pour la carotte, à peu près 260 mille tonnes pour le chou. Donc, ces stocks en souffrance ont été évalués et localisés au niveau des plateformes de commercialisation, ou des centres de groupage. On a donné cette information et un milliard a été mis en fonds revolving  que les commerçants pouvaient aller prendre, acheter et dès que le fonds se termine, on réalimente à nouveau le fonds jusqu’à ce que ces stocks en souffrance se terminent. Parce que ces commerçants avaient la capacité de conserver dans les conditions meilleures par rapport aux producteurs et de pouvoir écouler ces stocks progressivement. Cela était la principale solution, d’ailleurs si vous vous souvenez l’avant-veille de la Korité, on était sur le terrain et les commerçants ont fait les transactions devant nous, j’étais avec le Délégué général de la Der, avec le Dg de l’Arm, avec les représentants des organisations des consommateurs  et avec les représentants des organisations des commerçants. Par la suite, le Président Sall a mobilisé 1 milliard de F Cfa pour l’acquisition et la distribution d’oignon et de pomme de terre à 65 000 ménages dans le cadre de l’aide alimentaire aux impactés.

Mais dans ce sous-secteur quel est le segment qui est le plus touché ?

C’est essentiellement les filières oignon, pomme de terre, carotte et chou, parce que ce sont les filières où les productions sont les plus importantes. Et plus la production est importante, plus le nombre de producteurs concernés est important, plus la difficulté impacte négativement les acteurs.
Pour le volet exportation, ça vient juste de démarrer, il y a quelques craintes mais on espère que pour les exportations, il n’y aura pas un grand coût.
Pour des produits comme la mangue, on a quelques soucis. Ces soucis viennent surtout de la question de la mouche des fruits. On cherche à limiter le nombre de ce qu’on appelle les interceptions. Parce que si même un container renferme une seule mangue infestée par la mouche, tout le container est détruit et c’est pointé pour le pays d’origine comme un point négatif. Et si vous avez 12 interceptions, ça sera l’embargo, votre pays n’aura plus le droit d’exporter au niveau de l’Union européenne.
On est en train de juguler entre retard sur les exportations lié au Covid-19 et gestion de la mouche des mangues avec une bonne inspection des stocks au niveau des sites avant l’export et une bonne concertation entre les acteurs exportateurs de la mangue, service technique, la Dpv, nous Direction de l’horticulture, Ceres-Locustox, Fos/F&L, et l’organisation des exportateurs, Douane, ministère du Commerce, bref, on est en train de travailler avec intelligence pour éviter que pour ce produit qui pourrait parmi les produits les plus exposés à cause du contexte Covid que l’impact in fine ne soit pas important.

Quel est le volume de ces exportations en 2019 ?

Leur volume en 2019 est de 107 mille tonnes et ça nous a rapporté 77 milliards de francs Cfa, pour vous dire l’importance du sous-secteur de l’horticulture et ça c’est pour 7 à 8 produits.
Les exportations sont passées de 56 mille tonnes à 122 tonnes en 2018. On a eu une légère baisse  en 2019 à 107 mille tonnes. Mais comme nous vivons le contexte Covid, ce sont des résultats flatteurs, Je dois l’avouer. Les gens sont unanimes à reconnaître ça. Mais pour moi, ce n’est pas suffisant. On devrait dire «peut mieux faire» ou «va mieux faire». Pourquoi ? Parce que le potentiel horticole reste énorme. Oui ! En termes de superficies emblavées et des marges d’accroissement des rendements  qui sont bons et on peut encore les augmenter en jouant sur les bonnes pratiques  : renforcer la formation des producteurs, la qualité des intrants et leur disponibilité, l’engrais, il  faut les subventionner. L’engrais subventionné est faible et le matériel agricole, parce qu’il y a des méthodes traditionnelles de culture alors que   l’horticulture  c’est quand même de l’art.  Qu’on les aide à accéder aux équipements agricoles, la maîtrise de l’eau. Et qu’il ne soit l’affaire de la zone des Niayes, de la Vallée du fleuve et de Tambacounda pour la banane pour que le credo, qui est un message pour que l’horticulture voit le jour. Parce que comme on dit une activité de résilience, c’est-à-dire là où ça ne marche pas (si l’hivernage ne marche) sauf cette année, pour laquelle on est très optimistes.
Mais d’habitude dans les années passées, c’est le recours pour les producteurs parce qu’il leur faut se mettre  quelque chose sous la dent, il leur faut des revenus, c’est ce qu’il faut faire pour optimiser leur calendrier de travail. Au lieu de travailler toute l’année, octobre vous enchaînez avec les cultures de contre-saison. Il y a la contre-saison froide, d’octobre à février de l’année suivante. Et la  saison chaude de mars de l’année suivante en juin. Quelqu’un peut s’occuper à vendre les légumes et fruits toute l’année. Et c’est ça qu’on appelle un métier conformément à la Loi d’orientation. Un métier vous occupe le plus clair de votre temps.

Les acteurs ont préconisé pour que des efforts soient faits dans le domaine des infrastructures afin de booster les exportations. Quels sont ces efforts ?

Les efforts qui ont été faits, c’est  antérieur au  Covid. En termes d’infrastructures et d’exportations, on a réalisé il y a quelques mois la gare de fret à l’aéroport Sédar Senghor qui répond aux normes exigées. Pour l’essentiel, les exportateurs sont certifiés qui exigent des normes jusqu’à la récolte du produit en passant par son conditionnement et sa conservation. Il y a des soucis pour son transfert à l’aéroport Blaise Diagne. Parce que les locaux n’étaient pas conçus initialement  pour ça. Le prestataire, on va l’appeler, ce sont les Turcs qui gèrent cette partie de l’aéroport conformément aux accords qu’ils avaient signés avec  le gouvernement sénégalais. Les conditions qu’ils posent feraient qu’aucun exportateur ne travaillerait là-bas, ça contribuerait à faire chuter les exportations surtout pour les produits de luxe qui sont exportés par avion et par bateau. Il y a des produits avions, des produits à bateau.
Les acteurs ont demandé pour que la gare de fret de l’aéroport Léopold Sédar Senghor soit transférée à Sangalkam au niveau d’une infrastructure qu’on appelle la Feltiflex réalisée par le gouvernement. Et le ministre de l’Agriculture a promis de faire tout pour que la gare de fret soit transférée à Sangalkam. Si cela se fait, Sangalkam n’étant pas loin de l’aéroport Blaise Diagne, les craintes allaient se dissiper.
C’est l’occasion d’interpeller le secteur privé. Au lieu d’être là en train de se battre autour de questions, ils ont intérêt en bons patriotes qu’ils sont à investir davantage -au lieu d’être là à dire  : «les étrangers…», parce que la nature a horreur du vide- et gagner les revenus et les dividendes  qui s’y trouvent, sinon d’autres viendront et ils seront les bienvenus pour venir investir au Sénégal. L’essentiel est qu’on produise par des Sénégalais et pour des Sénégalais. Voilà l’appel que je lance en parlant de ce  problème de la conservation pour lequel il y a des solutions qui sont envisagées avec des projets en cours au niveau du ministère. Ça c’est une forte volonté du ministre de l’Agriculture, le professeur Moussa Baldé.
Il y a aussi des financements qui vont être mobilisés pour favoriser le partenariat public-privé pour la réalisation d’infrastructures de chambres froides, de magasins de stockage. Mais aussi le volet transformation, je l’ai  oublié, pour que les produits soient facilement conservables, conservés. Parce que si on les transforme sous d’autres formes, cela sera plus facile de diversifier les consommateurs, ce sera plus facile de les conserver dans le temps, par exemple l’oignon ça peut se conserver en poudre, avec la pomme de terre, on peut faire du surgelé. Voilà un élément important. Mais pour développer ces infrastructures de conservation, je vous le rappelle en 2011 on était à 624 mille tonnes fruits et légumes. En 2019, on est à 1 million 624 mille de tonnes. Des pas quand même ont été faits. Voilà ce que j’ai appelé révolutionner l’horticulture, c’est ce que le Président a fait.

Quelles sont les difficultés auxquelles fait face le sous-secteur de l’horticulture ?

La première, c’est  d’abord  le problème de la conservation. Les pertes   post récolte demeurent importantes, de 25 à 30% de la production. Ça ne doit pas continuer.  Je donne l’exemple de la Hollande d’où on importe pendant deux à trois mois pour l’oignon  et la pomme de terre. La Hollande n’a qu’une  seule campagne de production.  Elle ne peut produire l’oignon et la pomme de terre qu’une seule saison. L’essentiel des  exportations d’oignon et de pomme de terre à travers le monde est effectué par la Hollande. Cela veut dire qu’elle produit beaucoup. L’année c’est  12 mois, elle, elle a la capacité énorme de conservation c’est pour dire que l’infrastructure de conservation est un outil pour l’atteinte de la souveraineté alimentaire pour l’horticulture. Il faut également que la recherche introduise un matériel végétal qui permet d’étaler la production, pour aller en campagne avec d’autres variétés.
La deuxième, c’est quelque part  la modernisation de la pratique ou  des pratiques horticoles et c’est depuis le travail du sol jusqu’à la récolte, beaucoup de ces opérations se font encore  de manière manuelle. Ça ne préserve forcément pas  la qualité des produits et ne permet pas au producteur d’intervenir sur une superficie beaucoup plus importante. C’est un manque à gagner.
L’horticulture est une activité naturellement intensive où les besoins en engrais sont élevés. Le niveau d’utilisation d’engrais reste faible. Il faut emblaver ou utiliser des doses pas recommandées. On a besoin que les producteurs soient accompagnés pour accéder à de l’engrais subventionné.  Alors le niveau d’utilisation des engrais restent faible. Il faut en plus de ce que le Pudc et autres programmes d’hydraulique ont fait, que le programme de relance de l’Economie nationale dédie une bonne enveloppe à  la maîtrise de l’eau en termes de forages, de bassins de rétention, de mares à aménager, de vallées aménagées puisqu’autour des vallées, on peut faire de l’horticulture.
Un dernier point aussi dans l’ordre mais pas forcément moins important, c’est la question des semences. Les semences horticoles, pour l’essentiel, sont importées. Cela peut paraître paradoxal, mais c’est la réalité. On ne peut pas, pour un sous-secteur aussi important au Sénégal, qui a aussi été renforcé par les pouvoirs publics, qui nous procure autant d’argent redistribué entre les ménages et autant d’argent venant des exportations, dépendre presque totalement d’une production de semences quelque part dans le monde. Donc, la Direction de l’horticulture a suggéré au ministre de l’Agriculture de lui permettre de mettre en place un programme de constitution d’un capital semencier pour les cultures horticoles majeures, au moins.
Les filières sont nombreuses mais des filières-clés comme la pomme de terre, la carotte, le chou, l’oignon, la patate douce, le manioc, la banane aussi, parce qu’on peut faire des vitro-plants qui ont des rendements beaucoup plus élevés…On peut développer des semences pour ces cultures-clés et stratégiques qui nous permettent de sécuriser la production horticole, quoi qu’il advienne. Le Covid est là pour nous donner le signal. On pouvait arriver à une situation où même si on voulait faire venir des semences de l’étranger, on ne pourrait pas. Est-ce que ça ne veut pas dire qu’on ne devait pas cultiver ? C’est impensable pour un pays. Voilà donc un programme qui me tient beaucoup à cœur.
La floriculture est aussi une opportunité qu’on n’a pas assez développée alors que vous allez au Kenya, en Tanzanie, en Ethiopie, c’est l’exportation de fleurs qui assure l’essentiel de l’Economie nationale. Donc, c’est une opportunité qu’on a là et qu’on devrait saisir.
Nous avons décidé de travailler avec les acteurs, les organiser, parce qu’ils travaillent séparément, renforcer leurs capacités, les aider à la recherche de marchés, pour qu’ils contribuent au marché de l’offre exportable du Sénégal pour le secteur de l’horticulture. Voilà un peu les difficultés qu’on devrait redresser et qu’on va  adresser dans le programme de plan de l’Economie nationale dont les composantes envisagées par le ministre de l’Agriculture comprennent : un programme riz, un programme horticulture et un programme autres céréales. Je n’ai pas de doute que ces difficultés ou contraintes dirimantes qu’on doit adresser le seront dans le cadre de ce programme pour la période 2021-2023. C’est le plan de l’Economie nationale dans le volet agricole qui permettra de remettre le Sénégal sur la trajectoire de l’émergence qu’il a suivie ces dernières années

20 JEUNES INGENIEURS RECRUTES A HALLIBURTON : Makhtar Cissé ravi des premiers jalons du contenu local dans le pétrole sénégalais

http://www.enqueteplus.com Ils seront parmi les premiers Sénégalais à travailler dans l’exploitation du champ Sangomar. Le ministre du Pétrole et des Energies leur a rendu visite hier, pour les conscientiser sur l’importance de leur rôle futur.
De l’assurance et des perspectives heureuses. Tels sont les ressenti et vision qui ont animé le ministre du Pétrole et des Energies Mouhamadou Makhtar Cissé, qui a rendu une visite de courtoisie à la Direction générale Halliburton, sous-traitant de l’opérateur Woodside, pour le forage des puits de développement de la phase 1 du champ de Sangomar. Les qualifications du personnel de l’entreprise américaine sont certes impressionnantes, mais ce sont surtout les 20 ingénieurs et techniciens recrutés par Halliburton qui justifient ce sentiment.
En effet, l’ancien directeur général de la Senelec est convaincu que ‘’la première ressource de ce pays, ce n’est ni le pétrole ni le gaz, mais plutôt la matière grise, les ressources humaines. Tout ce qui peut nous aider à fortifier cela est le bienvenu’’.
Tous des jeunes Sénégalais, parmi lesquels figurent cinq femmes, ces ingénieurs et techniciens proviennent des écoles de formation de l’Institut national de pétrole et de gaz (INPG), de l’Ecole supérieure polytechnique (ESP) de Dakar, de l’Ecole polytechnique de Thiès (EPT) et de l’université Gaston Berger de Saint-Louis. Ils devraient être parmi les premiers Sénégalais à travailler dans le secteur du pétrole et du gaz sur les plateformes de forage du projet Sangomar. Et ce, dès 2021.
C’est pourquoi le ministre du Pétrole et des Energies a tenu à discuter et échanger avec eux, afin de les sensibiliser sur les enjeux et orientations stratégiques du Sénégal dans le secteur du pétrole et du gaz.
‘’Nous sommes venus pour encourager une initiative entre une multinationale et une jeune entreprise sénégalaise, dans le cadre du contenu local. Celui-ci commence par vous. Aidez-nous à le réussir’’, a ajouté Mouhamadou Makhtar Cissé. Halliburton avait lancé un appel d’offres international qu’une entreprise locale, organisée en holding qui travaille dans les services, la logistique et le catering, a remporté.
Second fournisseur de services à l’industrie pétrolière et gazière dans le monde, l’entreprise parapétrolière américaine, fondée en 1919, présente dans plus de 80 pays, compte ‘’investir au Sénégal en construisant des installations, en embauchant du personnel local et en faisant appel à des fournisseurs locaux’’.
Selon son représentant au Sénégal, M. Djamel Zerari, ‘’le fait de recruter une vingtaine de jeunes ingénieurs sénégalais est un aspect très important pour le contenu local’’. Disposant de deux bases logistiques pour le projet, Halliburton compte monter en puissance et recruter au fur et à mesure de jeunes Sénégalais pour travailler sur ses bases.
La firme britannique British Petrolium (BP) avait lancé le programme de recrutement et de formation de 25 techniciens sénégalais, en janvier dernier. Halliburton devient ainsi la deuxième grande compagnie dans le secteur du pétrole et du gaz à faire de même, avec 20 ingénieurs et techniciens sénégalais formés, pour travailler sur les plateformes pétrolières. Ces derniers vont suivre d’abord une formation théorique, puis une formation pratique sur le terrain, dans différents chantiers de cette entreprise à travers le monde. Ils vont être formés aux métiers du forage, de la complétion, de l’activation de puits, etc., avant de venir exercer sur les plateformes de forage du projet Sangomar dès 2021.
Pour rappel, Halliburton a remporté le contrat de forage du projet Sangomar où l’opérateur Woodside Energy lui a attribué dix contrats pour des services de forage (22 puits) et d’achèvement pour la phase 1 du développement du champ Sangomar.Lamine Diouf

Annulation de la dette publique extérieure africaine : Le Cadre unitaire de l’islam au Sénégal s’engage dans le combat

https://www.lequotidien.sn Hier, le président du Comité d’initiative pour l’annulation de la dette africaine (Iada), Mody Guiro, et ses collaborateurs, ont rencontré les membres du Cadre unitaire de l’islam au Sénégal. Cheikh Ahmed Tidiane Sy et ses camarades ont promis d’être le porte-voix de l’initiative auprès des chefs religieux.
Le Comité d’initiative pour l’annulation de la dette africaine (Iada) a enrôlé le Cadre unitaire de l’islam au Sénégal en faveur de son plaidoyer. Ainsi les membres dudit cadre se sont portés volontaires pour porter non seulement le combat, mais aussi d’être leur porte-voix auprès des différentes communautés religieuses du Sénégal, notamment des autorités religieuses. «Elles ont une voix qui est prépondérante dans toute action qui doit être menée, que ce soit aux niveaux social, religieux, économique. Nous nous engageons pour porter leur voix auprès des chefs religieux afin que ce comité puisse atteindre son objectif principal qui est l’annulation de la dette, la restauration de la dignité des Africains, parce qu’il s’agit plus de ça aujourd’hui», dixit le président du Cadre unitaire de l’islam au Sénégal, Cheikh Ahmed Tidiane Sy.
Pour ce dernier, «la dette est illégale au plan islamique, illégitime même au regard de ce que les Africains ont déjà donné pour couvrir toutes les initiatives économiques qui ont été portées par les pays de l’Occident. Nous voulons aujourd’hui que toute forme d’aide à notre pays soit faite sous forme de commerce, de partenariat gagnant-gagnant entre le Nord et le Sud». Et il soutient que l’annulation du service de la dette pourra permettre au Sénégal d’orienter ces ressources-là vers les priorités en termes d’éducation islamique avec la problématique des écoles coraniques appelées Daaras, la santé, les enfants de la rue. «Cette dette a été payée plusieurs fois mais elle continue d’asservir le continent, et d’empêcher tout son développement. Pour le cas du Sénégal, chaque année, presque 800 milliards sortent de ses ressources pour payer le service de la dette», a ajouté le Porte-parole du Comité d’initiative pour l’annulation de la dette publique extérieure africaine, El Hadji Momar Samb.
A la suite de la rencontre entre les deux entités, tenue hier au siège d’Enda tiers monde, M. Samb a justifié le choix porté sur le cadre. Il dit : «Pour nous, c’est la porte qu’il faut d’abord ouvrir avant d’accéder peut-être à toutes les familles religieuses. Ce Cadre unitaire est un rempart, outre le fait que c’est un creuset, une organisation fédératrice de toutes les sensibilités, de toutes les familles religieuses, de tous les mouvements islamiques du pays et qui a un rapport avec le christianisme.» D’ailleurs, le comité d’initiative a lancé une pétition qui vise au moins un million de signatures afin de rendre visibles la mobilisation et l’adhésion à la cause.
Pour rappel, en avril dernier, le président de la République, Macky Sall, avait lancé «l’Appel de Dakar pour une stratégie d’annulation de la dette des pays africains, assortie d’un Plan de rééchelonnement de la dette commerciale qui permettra à l’Afrique, dans le cadre du nouvel ordre économique mondial, d’avoir un nouveau départ». Le Président français, Emmanuel Macron, ainsi que le Pape François, ont demandé aux partenaires bilatéraux et multilatéraux d’accompagner l’Afrique, en «annu­lant massivement sa dette».

Abdou Karim Sall se prononce sur les «réels problèmes» de délimitation des forêts classées

https://www.vivafrik.com Le ministre Sénégalais de l’Environnement et du Développement durable qui s’exprimant lors de la plantation symbolique d’arbres ombragés dans l’enceinte de la mosquée mouride du quartier HLM, de Saint-Louis, a évoqué, vendredi 10 septembre 2020, l’existence de « réels problèmes » de la délimitation des forêts classées dans le pays, soulignant la nécessité de faire une évaluation et de prendre des dispositions allant dans le sens de l’intérêt des populations.
Mieux, Abdou Karim Sall a précisé que « le Sénégal fait face à un problème de délimitation des forêts classées ». « Nous avons un problème dans les 186 forêts classées du Sénégal. Il existe de réels problèmes de délimitation des forêts classées, et il faut qu’on fasse le point pour évaluer les empiètements et prendre des dispositions qui ne vont pas à l’encontre des intérêts des populations », a-t-il poursuivi.
Le ministre de l’Environnement a souligné que la délimitation de certaines forêts classées date de « très longtemps », informant avoir été soumis d’un cas d’empiétement de forêts lors de sa visite à Ndioum et à Gamadji Saré, deux communes de la région de Saint-Louis.
Il a toutefois félicité la direction des eaux-et-forêts et observation des sols qui, dit-il « est en train de mener un travail de recensement et de délimitation et de pancartage des forêts classées ».
D’ailleurs, a-t-il précisé, la commune de Rao (Saint-Louis) dispose d’un cadre de délimitation et de pancartage de sa forêt classée, encadré par le Projet de développement inclusif et durable de l’agribusiness (PDIDAS) qui accompagne son ministère dans le programme de reboisement national.
Le ministre a expliqué que la plantation symbolique d’arbres ombragés à l’intérieur de la grande mosquée mouride à Saint-Louis, s’inscrit dans le PSE- Vert « pour un reboisement durable et inclusif du territoire national ».
Il s’est dit optimiste du déroulement de la campagne de reboisement national où les citoyens sont invités à planter des arbres au niveau de la devanture de leurs maisons, les places publiques et mêmes les axes routiers.

Ce programme vise à faire « un Sénégal vert, avec l’objectif de plantation de 20 000 plants avant la fin de l’hivernage », a-t-il fait savoir

Abdou Karim Sall a indiqué enfin que son département compte « impliquer tous les jeunes des ASC qui vont à la place des Navétanes, s’adonner à la plantation d’arbres pour que cette campagne de reboisement soit une réussite totale ».Moctar FICOU / VivAfrik

Appel d’offres pour l’exploitation d’Ila Touba : un report du dépôt des candidatures sollicité

https://actusen.sn L’appel d’offres, concernant la future exploitation de l’Autoroute ‘’Ila Touba’’, a été lancé, le 7 août dernier. Mais nous nous acheminons vers un report du dépôt des candidatures qui était prévu le 22 septembre prochain.
La preuve, explique SourceA dans sa livraison de ce samedi, beaucoup de candidats, qui ont acheté le dossier, ont demandé un report, pour mieux se préparer. Parmi eux, il y a des Chinois, des Français, mais aussi des Sénégalais.

Akon City : le Forum civil interpelle le ministre du Tourisme et la Sapco

https://www.pressafrik.com Le Forum Civil, par lettre, a saisi le ministre du Tourisme Alioune Sarr et le Directeur de la Sapco le 10 septembre dernier « pour des clarifications » sur le projet Akon City, précisément sur le montage financier, l’actionnariat, l’assiette foncière, et la police de la cité.

PLAN DÉCÉNNAL : LES 483 MILLIARDS ONT SERVI À LA RESTRUCTURATION

http://www.emedia.sn Le plan décennal, 2012 – 2022, de lutte contre les inondations est en cours. Les 483 milliards de F CFA du budget annoncé pour le financement de plan ont servi à la restructuration pour venir en aide aux populations impactées. C’est l’avis de du Directeur du Cosec (Conseil sénégalais des Chargeurs), Mamadou Dione. Invité à la ’’Matinale’’ d’Iradio (90.3), Dione a soutenu que ce plan a permis d’atténuer les inondations et ses conséquences. « Dans ce plan, l’Etat prend en compte les aspects liés aux effets induits par les inondations. Par exemple, à Thiès au quartier Nguent, dans le cadre du programme décennal, 700 logements destinés à atténuer les effets induits par les inondations sont prévus. L’Etat va livrer 200 de ces logements aux familles concernées d’ici la fin de l’année. Donc, nous vivons dans une situation exceptionnelle, mais fort heureusement, le Sénégal était depuis 2012, dans un plan décennal qui doit finir en 2022. Le chef de l’Etat a demandé à ce que ce plan soit évalué pour être réorienté en tenant compte de la donne climatique mondiale », a-t-il révélé.
Les fortes précipitations que le Sénégal a connues ces derniers jours ont fait renaître la polémique sur les inondations. Les 750 milliards annoncés par l’actuel régime sur le plan décennal de lutte contre ces inondations font l’objet de nombreuses controverses. S’il en est ainsi, c’est parce que nombreux quartiers, surtout dans la banlieue dakaroise, sont présentement sous les eaux. Une visite du chef de l’Etat est même annoncée au niveau de ces zones.
Pour le Président de la Fédération nationale des cadres Libéraux, Lamine Ba, ce plan n’était pas viable. C’est ce qui justifie la situation actuelle. « Si un programme décennal avait été mis en place depuis 2012, cela veut dire qu’il est inefficace. Aujourd’hui, la vérité est que les Sénégalais pataugent. Ceci est d’autant plus grave que, nous du Pds, on s’étonne de voir cette situation du fait des programmes, dont le financement a été bouclé et que nous avons laissé en héritage. Entre autres, le fond spécial de lutte contre les inondations. Le programme de prévention des inondations », a souligné M. Ba. Babacar FALL

3 milliards destinés aux familles sinistrées des #Inondations : Macky zappe Mansour Faye et choisit Aly Ngouille Ndiaye

https://www.pressafrik.com/ Les fortes pluies qui sont tombées ces derniers jours sur l’étendue du pays, causant la mort de sept personnes, délogeant des centaines de ménages, ont poussé le Président Macky Sall, à annoncer un budget d’urgence de 10 milliards de FCFA dont les 3 milliards serviront d’appui direct aux sinistrés.
«J’ai décidé de mettre en place un budget d’urgence de 10 milliards de Fcfa dont les 3 milliards serviront d’appui direct aux populations sinistrées sur la base de rapports de Gouverneurs, Préfets, Sous-préfets, en concertation avec les maires qui sont dans leurs localités. Les 3 milliards serviront de cash transfert pour un appui financier direct aux familles. Mais aussi d’achat de produits phytosanitaires, de matelas et de produits divers. Il y aura aussi une partie de vivres pour les familles qui  ont perdu jusqu’à leurs rations », a déclaré le chef de l’Etat mardi dernier, dans une déclaration diffusée sur la chaîne publique nationale RTS1.

Mansour Faye zappé de la distribution des 3 milliards

PressAfrik est en mesure de vous révéler que c’est le département du ministre de l’Intérieur Aly Ngouille qui sera en charge de cette distribution. Contrairement au choix porté sur la personne de Mansour Faye, ministre du Développement communautaire et de l’Equité sociale et territoriale, lors de la distribution de l’aide alimentaire destinée aux populations impactées par la crise de Covid-19.
D’ailleurs, souffle notre source, depuis jeudi des réunions sont en cours allant dans ce sens.  Et pour ce qui est du recensement des bénéficiaires, les Préfets et Gouverneurs de chaque localité viendront en appoint aux services du ministère de l’Intérieur.
Cette fois donc, ce ne sera pas le beau-frère du Président, qui n’a toujours rendu un rapport détaillé de sa gestion des 69 milliards Fcfa destinés à l’aide, qui aura la responsabilité de faire parvenir l’argent aux poches des pères et mères de familles désoeuvrées par les inondations.  D’aileurs, le général François Ndiaye, chef de comité Fonds Force Covid-19, réclame toujours des comptes au ministre. En vain, selon plusieurs médias
Cependant, Mansour Faye n’est pas seul à ne pas bénéficier de la confiance du chef de l’Etat. Puisque, le ministre de l’Eau et de l’Assainissement Serigne Mbaye Thiam, dont le département est principalement concerné, sera également délesté de cette partie des 10 milliards annoncés par Macky.
Contactés par PressAfrik, les services du ministère de l’Intérieur ont promis, dans les prochains jours, de donner tous les détails des recensements et comment ils comptent opérer pour que le budget puisse arriver au niveau des familles sinistrées par les pluies.Fana Cissé

Gestion Du PDLI : Me Djibril War Actionne Ses Collègues Députés Pour Y Voir Plus Clair…

https://www.xibaaru.sn L’honorable député Maître Djibril War invité, récemment, d’une télévision de la place, a entrepris de saisir le bureau de l’Assemblée Nationale pour constituer une Commission d’ Enquête Parlementaire aux fins de recueillir des éléments d’information sur la gestion du Programme Décennal de Lutte contre les Inondations(PDLI) ce, conformément aux dispositions de l’article 48 du Règlement Intérieur de l’Assemblée nationale.
Cette Commission pourra, à l’en croire, en tant que de besoin, va solliciter les services d’un sachant, à savoir des experts agréés de l’Ordre National des experts agréés du Sénégal pour des opérations de vérification comptable, financières et fiscales, foncières et hydraulique et mécanique.
La commission à la fin de sa mission, pourra faire un rapport qui sera remis au bureau de l’Assemblée Nationale qui se réunira, ensuite, pour donner des suites aux travaux de la Commission.
Par ailleurs, les députés ont constitué une commission pour une mission parlementaire sur le terrain , en allant vers les zones touchées et rencontrer les populations sinistrées.
Il faut rappeler que le Président Macky Sall a dégagé un fonds de 10 milliards de nos Francs, dont 3 milliards affectés directement aux populations victimes, les 7 autres  à l’acquisition de matériels pour juguler l’envahissement des sites par les eaux pluviales.
Me War a aussi mis cette tribune télévisuelle à profit pour se féliciter de la manifestation de solidarité et de compensation à l’endroit de ces  victimes de la furie des eaux : « Nous saluons l’élan de solidarité des bonnes volontés et, notamment , la Première Dame qui est toujours constante dans sa générosité pendant que certains, sans pudeur, font de la désolation leur fonds de commerce en infiltrant les populations par des activistes leurs militants. Quelle honte ! », a laissé entendre le célèbre parlementaire.Ibrahima NGOM

Après les fortes pluies enregistrées au Baol : 87 maisons sont inondées à Touba et 35 à Mbacké

https://actusen.sn Les fortes pluies se sont abattues au Sénégal ces derniers jours ont fait des dégâts au Baol. Une annonce faite par le préfet de Mbacké qui présidait une réunion dans le cadre du comité départemental de prévention des risques liées à l’hivernage.
«A Mbacké, nous avons recensé 35 maisons qui sont inondées. Il y a des zones où il y’a des grosses flaques d’eau dans l’essentiel des quartiers. Ainsi on a recommandé à la mairie de Mbacké de trouver un hydro-cureur si possible. La motopompe dont elle s’est dotée, est inopérante par rapport à ce qui est attendu. Aussi à Touba, il y a 87 maisons qui sont sous les eaux», a révélé le préfet Makhtar Diop.Mor Mbaye Cissé, Correspondant à Mbacké

La Mauritanie touchée à son tour par de graves inondations

(Agence Ecofin) – Depuis plus d’une semaine, l’est de la Mauritanie est touché par de graves inondations qui ont déjà causé la mort de 3 enfants et plus de 2000 sans-abris. Le président Mohamed Ould El-Ghazaouani s’est rendu sur les lieux et promet une aide aux sinistrés. Les inondations ont déjà causé la mort de plus de 200 personnes dans de nombreux pays africains.
Après Nouakchott, c’est au tour des villes de la région de Hodh Ech Chargui d’avoir les pieds dans l’eau suite aux pluies diluviennes qui s’abattent depuis une dizaine de jours sur la Mauritanie. On compte déjà 3 enfants décédés, une centaine de maisons détruites et plus de 2000 personnes sans-abris dans la région. Le pays avait déjà enregistré 6 morts dans la partie nord suites aux innondations.
Le Président Mauritanien Mohamed Ould El-Ghazaouani a effectué une visite jeudi et vendredi dans la ville de Bassiknou pour constater l’ampleur des dégâts. Il a ordonné la distribution gratuite de terrains aux sans-abris, et a annoncé un projet de construction routière pour faciliter l’accès des zones touchées par les inondations.
Depuis le mois d’août, plusieurs pays africains sont sous la menace des pluies torrentielles. Le Soudan a enregistré 103 morts et plus de 100 000 habitations ravagées par les pluies. Dans 11 pays d’Afrique centrale et de l’Ouest parmi lesquels le Niger, le Sénégal, le Cameroun, le Nigéria ou le Tchad, on compte 760 000 sinistrés et plus de 110 morts.
Selon les prévisions du Bureau de la coordination des affaires humanitaires en Afrique, les pertes humaines et matérielles de cette année pourraient dépasser les chiffres de 2019.Aïsha Moyouzame

Leurs terres octroyées à une organisation de la presse : Des populations de Diass interpellent Macky et Karim Fofana

https://www.lequotidien.sn Le Collectif pour la défense des intérêts des villages impactés du pôle urbain Daga-Kholpa ne veut pas de la Cité de la presse dans son terroir. En point de presse jeudi, ses membres interpellent le chef de l’Etat, Macky Sall, le ministre de l’Urbanis­me, Abdou Karim Fofana, sur les conséquences de cette décision qui aurait des allures d’une  spoliation foncière dans ce pôle urbain.
La gestion du foncier dans la commune de Diass risque de faire des émules après l’octroi de 500 parcelles pour la Cité de la presse à l’Association de la presse pour l’entraide et la solidarité (Apres) par Abdou Karim Fofana. Jeudi, le Collectif pour la défense des intérêts des villages impactés du pôle urbain Daga-Kholpa qui regroupe les villages de Dagga, Kholpa, Diass, Mbayard, Boukhou et Kandam dans la commune de Diass à travers un point de presse, a averti le Président Macky Sall et le ministre de l’Urbanisme, de l’habitat et de l’hygiène publique, Abdou Karim Fofana, sur les conséquences de cette mesure aux allures d’une  spoliation foncière dans ce pôle urbain.
En plus de cette décision, la population déplore l’attitude des autorités et les invite à venir discuter avec la population au lieu de créer une situation déplorable  qui peut engendrer des incompréhensions et une injustice entre la population de ces villages de la commune de Diass et leurs autorités, comme la Direction de l’urbanisme et de l’aménagement (Dua) et tous les services techniques impliqués dans la mise en œuvre du pôle urbain Daga-kholpa.
A en croire Alassane Diouf, porte-parole du jour du collectif pour la défense des intérêts des villages impactés du pôle urbain Daga-Kholpa, cet acte posé par le ministre est une défiance à l’endroit de la population de Diass. «Ceci est un manque de considération à notre égard. C’est au moment où nous  sommes en phase de négociations qu’un ministre de la République se permet d’octroyer des parcelles à une certaine presse alors que la population autochtone n’a plus le droit de poser une seule brique sur sa parcelle sous prétexte que ces terres sont du domaine national. Alors que nos villages grandissent et la majorité des habitants ici sont des jeunes. Où est-ce qu’ils vont habiter plus tard ? Ce domaine national profite-t-il à des nantis au détriment des pauvres que nous sommes ?», s’interroge Alassane Diouf.
La population est également très remontée contre leurs autorités locales  : «Ces gens ne sont pas exempts de reproches dans cette affaire. Le président de la commission urbanisme de la mairie de Diass nous avait dit que toutes les informations sont disponibles à la mairie. Ce qui laisse planer des doutes car comment se fait-il que le ministre de l’Urbanisme, de l’habitat et de l’hygiène publique puisse se permettre de donner des parcelles de Diass à d’autres, nous disons qu’il y anguille sous roche.»

Expropriation et perte de revenus pour des milliers de paysans

Pour éclairer sa lanterne, la population interpelle le directeur du pôle urbain, le ministre Abdou Karim Fofana et  même le président de la République pour tirer cette affaire au clair. «Nous ne pouvons pas vivre éternellement dans cette situation, nous avons donné des terres pour l’aéroport international Blaise Diagne de Diass, pour les usines, pour les carrières et aujourd’hui il nous parle du pôle urbain Dagga–Kholpa qui a été titré au niveau du département de Rufisque. Une faute matérielle qui a été fait exprès pour spolier nos terres, cela nous ne l’accepterons pas. Ces terres ont été exploitées depuis des millénaires par nos ancêtres. C’est pourquoi il faut que les autorités nous respectent et prennent d’abord langue avec la population», a invité M. Diouf.
Selon ce collectif, l’aménagement de ce projet sur une assiette foncière de 2870 hectares aura comme conséquence directe l’expropriation et la perte de revenus pour des milliers de paysans voire des centaines de familles dont la survie dépendait de l’exploitation de ces terres.
Pour Moussa Ndione, cette situation peut être pire  : «Elle va causer un frein à l’extension des villages et entraîner le déplacement involontaire des populations autochtones. Aussi, c’est une menace à la cohésion sociale, contre les us et les coutumes locaux. Tout cela va compromettre l’avenir des villages condamnant définitivement la population à vivre dans la précarité et la promiscuité.» «Nous déplorons la mise à l’écart de la population autochtone dans le processus d’aménagement du pôle. Nous ne sommes ni informer ni impliquer. Nous avons l’impression que les services techniques de l’Etat, notamment la Direction de l’urbanisme et de l’aménagement (Dua), ne comptent pas respecter les décisions et les engagements issus des rencontres tenues avec les populations dans leurs villages respectifs. Leurs actions sur le terrain ont fini de nous convaincre que nos préoccupations n’ont pas été prises en compte», déplore Moussa Ndione.
Déjà, les habitants, au regard de l’attitude des autorités, accusent ces dernières de vouloir jouer après aux sapeurs-pompiers  : «Nous allons tout droit vers la confrontation. Ce qui n’est pas d’ailleurs notre souhait. Mais toujours est-il que nous sommes prêts pour la négociation mais également prêts à défendre nos droits et intérêts au péril de notre vie.»
Entre autres doléances, ils demandent l’implication inclusive des populations dans la mise en œuvre du projet, la délimitation des zones d’extension d’abord et, avant tout, la restructuration concertée des villages concernés, l’indemnisation des expropriés suivant le contexte et en tenant compte de la dimension sociale, l’accompagnement de la population locale. Mais surtout, le respect des engagements et décisions issus des rencontres avec la population dans leurs villages respectifs.

 Marche Saint-Louis-Dakar des étudiants de l’UGB : un étudiant tombe et se fait évacuer à l’hôpital

https://www.pressafrik.com Les étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis ont entamé une marche vendredi, en direction du siège du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, à Dakar (soit 250 kilomètres de route), pour protester « pacifiquement » contre le plan de reprise des cours de l’administration.
Mais selon des informations de Emedia, Un des leurs n’a finalement pas pu supporter les affres de la marches. En route pour la capitale, un étudiant de la 28e promotion de l’UFR des Sciences Appliquées et de Technologie (SAT) a été évacué à l’hôpital à la suite d’un malaise.
« Si les autorités n’ont pas le courage de décréter une année invalide à UGB, qu’ils aient au moins le courage de dire la vérité. Nous allons entamer une marche pacifique  jusqu’au ministère de l’enseignement supérieur à Dakar car les autorités de l’université ont refusé de dialoguer avec nous. Et si cette autorité aussi décide de ne pas dialoguer avec nous, nous n’hésiterons pas à mener une grève de la faim sur place jusqu’à obtenir gain de cause« , confiait jeudi le président de séance de la Coordination des étudiants de Saint-Louis, Chérif Diallo.AYOBA FAYE

COVID-19 : UN NOUVEAU DÉCÈS À KAOLACK, LE 25E DEPUIS LE DÉBUT DE L’ÉPIDÉMIE

Kaolack, 12 sept (APS) – Un nouveau décès lié à la maladie à coronavirus a été officialisé ce samedi à Kaolack par les autorités sanitaires, portant à 25 le nombre recensé de décès depuis le début de l’épidémie dans cette région du centre du Sénégal.
Quelque 244 cas positifs de Covid-19 ont été déclarés dans la région de Kaolack depuis le début de l’épidémie. 134 ont déjà recouvré la santé, le reste des patients étant encore dans leur majorité pris en charge dans le Centre de traitement épidémiologique de l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niass, d’après les données de la région médicale.AFD/AKS

MAGAL 2020/Dr BOUSSO A TOUBA : «Il s’agira de protéger Touba et de mettre à l’abri les dignitaires religieux»

https://www.dakaractu.com À Touba dans le cadre d’une mission envoyée par le ministère de la Santé et de l’Action sociale, le Dr Abdoulaye Bousso du COUS s’est estimé rassuré au vu des dispositions prises par le district sanitaire de Touba et de Diourbel pour couper la chaîne de transmission, surtout en période de magal, et lutter contre la propagation du virus de la covid19. Saluant les efforts déployés sur place et qui ont généré une tendance baissière de la pandémie, le Dr Bousso invitera les populations et les pèlerins à s’employer davantage pour protéger Touba, ses habitants et ses dignitaires religieux…

Magal Touba 2020 : un centre de traitement sera installé à l’Hôpital Heinrich Lübke de Diourbel

https://actusen.sn L’hôpital régional de l’hôpital Heinrich Lübke de Diourbel va abriter un centre de traitement épidémiologique avant le prochain Magal de Touba. Une annonce faite hier par le médecin-chef de ladite région Dr Mamadou Dieng qui s’exprimait à Touba lors d’une rencontre des acteurs médicaux et la délégation de leur ministre de tutelle sous la conduite de Dr Bousso.
Selon lui, il est très difficile d’évacuer un malade au centre de traitement situé à l’hôpital Matlaboul Fawzayni en période de grand Magal. C’est pourquoi dit-il, cette mesure a été prise par l’autorité.
Il a rassuré également que le gouvernement a pris les dispositions pour un bon déroulement de l’évènement religieux. «La caisse d’avance qui doit permettre aux structures de santé de fonctionner avec l’achat des médicaments et certains combustibles est  actuellement disponible, a déclare la blouses blanche.Mor Mbaye Cissé, Correspondant à Mbacké (Actusen.sn)

DIOUF SARR En Mode Père Noël : «Dans 3 Mois Nous Allons Livrer 4 Hôpitaux…»

http://www.walf-groupe.com Les bonnes nouvelles ou plutôt les promesses se multiplient pour le secteur de la santé très éprouvé par la pandémie du Coronavirus
Après la présidence de la République qui annonce un budget de 500 milliards dédiés audit secteur pour la période 2020-2024, c’est au tour de ministre de la Santé et de l’Action sociale de s’engager.
« Dans 3 mois nous allons livrer 4 hôpitaux d’une dimension importante à Kaffrine, à Kédougou, à Sedhiou et à Touba », a déclaré Abdoulaye DIOUF SARR, au sortir d’une réunion autour du plan d’investissements pour un système de santé résilient et pérenne.

L’ASSEMBLÉE NATIONALE PLANCHE SUR UNE MISSION D’INFORMATION À PARTIR DE MARDI

Dakar, 11 sept (APS) – L’Assemblée nationale a convoqué une réunion spéciale de son bureau, mardi, pour examiner les modalités de la mise en œuvre d’une Mission d’information après les inondations qui ont frappé Dakar et plusieurs endroits du pays, a appris l’APS, vendredi.
’’L’Assemblée nationale, autour de son président, a mené les concertations et consultations qui ont conduit à la convocation d’une réunion spéciale du Bureau, pour le mardi 15 septembre 2020’’, indique un communiqué reçu de l’institution parlementaire.
Dans ce document, l’Assemblée nationale note que ‘’le dossier des inondations charrie naturellement une forte et légitime émotion, mais il convient de projeter un regard lucide sur les solutions structurelles et les urgences de l’heure, dans un contexte où le fléau a gagné plusieurs pays situés dans différents continents, avec une ampleur autrement plus importante’’.
L’institution parlementaire relève que ‘’les manifestations du dérèglement climatique ne sont guère une vue de l’esprit’’.
Elle rappelle que dès la tenue du Conseil présidentiel de septembre 2012, le Programme décennal de Gestion des Inondations (PDGI) a été mis en œuvre, avec plusieurs phases qui impliquent des investissements planifiés et stratifiés.
Dans son communiqué, l’Assemblée estime qu’il ‘’y a donc lieu de souligner les trois axes de ce Programme qui se déclinent en termes d’initiatives, de mobilisation de ressources et de suivi’’.
Elle indique que ‘’cette gestion technique du phénomène des inondations par le Gouvernement est donc le corollaire d’une volonté politique déroulée, articulée et coordonnée’’.
Selon le communiqué, ‘’cette volonté puise son inspiration dans le substrat culturel de notre société, où s’exprime le réflexe de solidarité, surtout dans les moments d’épreuves’’.
La même source explique que ‘’c’est dans cet esprit que le Bureau de l’Assemblée nationale est convoqué pour examiner, conformément aux dispositions de l’article 49 du Règlement intérieur, les modalités de la mise en œuvre d’une Mission d’information représentative de toutes les sensibilités de l’Assemblée nationale (Majorité, Opposition, Non-inscrits)’’.
L’objectif est de ‘’permettre aux Députés de mener à bien les missions qui leur sont dévolues, notamment dans des situations exceptionnelles, comme celle qui prévaut aujourd’hui, dans plusieurs parties du Sénégal’’.
Le communique souligne que cette Mission d’information ‘’sera précédée de travaux au sein d’une intercommission composée de la Commission des Finances et du Contrôle budgétaire, de la Commission de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Infrastructures et des Transports, de la Commission du Développement durable et de la Transition écologique, et de la Commission de la Santé, de la Population, des Affaires sociales et de la Solidarité nationale’’.
‘’En engageant cette procédure tout à fait conforme à l’esprit et à la lettre de son Règlement intérieur’’, l’Assemblée nationale dit vouloir ‘’accomplir, avec méthode et efficacité, les missions qui sont les siennes’’.
Elle a déjà d’ores et déjà, salué ‘’les diligences initiées par le chef de l’Etat (…) à travers le déclenchement du Plan ORSEC et le budget de 10 milliards destiné à secourir les populations sinistrées’’.OID/ASB

Amadou Abdoulaye Diop DG TDS-SA : «Amener la télévision numérique sur le tout le territoire»

http://lesoleil.sn Veiller à ce que tous les Sénégalais aient accès à la Télévision numérique terrestre (Tnt). Telle est la mission publique de la Société de télédiffusion du Sénégal (Tds-Sa), créée par l’Etat en 2017. Son directeur général, Amadou Abdoulaye Diop, qui a entamé, jeudi dernier, une tournée dans les régions, en compagnie du ministre de la Culture et de la Communication, revient dans cet entretien sur le processus du basculement vers la Tnt et les enjeux liés aux contenus audiovisuels.

Pouvez-vous revenir sur les missions de la Société de télédiffusion du Sénégal (Tds-Sa) ?

La Société de télédiffusion du Sénégal est une société dont la loi autorisant la création a été votée à l’Assemblée nationale en 2017. C’est suite à l’engagement communautaire pris par les Etats africains pour libérer des fréquences, mais aussi mettre en place des structures qui auront en charge la gestion de la transition analogique au numérique. Dans ce sens, le Sénégal a souscrit à ses engagements que l’on appelle GE-06 au niveau de l’Union internationale des télécommunications pour, d’une part, libérer ses fréquences, mais, d’autre part, aussi créer la société la diffusion, le multiplexage des signaux de télé. Cela veut dire qu’aujourd’hui, Tds est un opérateur de diffusion. Le Code de la presse a impulsé un éclatement de la chaîne de valeur audiovisuelle. Cet éclatement de valeur permettra l’éclosion, entre autres, d’acteurs qu’on va appeler l’opérateur de diffusion qui est Tds (terme codifié). On va voir les éditeurs qui sont aujourd’hui les sociétés en genre de la production et de l’édition telles que la Rts, 2STv, Sen Tv. On va voir des distributeurs de services autant de services en termes de bouquet, des acteurs comme Excaf, comme Canal+. Mais aussi, on va voir des acteurs qui seront des distributeurs de services mobiles personnels dans le cadre du Code de la presse. Pour revenir à votre question, Tds, depuis la loi autorisant sa création, on a eu différents chantiers. L’une des missions principales, c’était de mener ce basculement vers la Tnt à terme. On a vraiment avancé dans la concrétisation de ce basculement. Mais aussi, au-delà de ça à la naissance de Tds, on doit hériter de toute l’activité de diffusion. Il y a des comités qui ont été créés au niveau du ministère de la Culture et de la Communication. Parce qu’à la base, à la création de Tds, on était domicilié au ministère de l’Economie numérique. Mais, suite à la réorganisation gouvernementale, on s’est retrouvé au ministère de la Culture et de la Communication, qui est aujourd’hui notre tutelle. Pour revenir à la question entre la Rts et Tds, ces comités ont en charge la question des transferts et de la dévolution du patrimoine infrastructurel de la Rts parce qu’elle va se délester quelque part de tout son patrimoine de diffusion et du personnel qui a en charge cette activité de diffusion. Dans ce sens, nous avons travaillé ensemble autour de cette question avec la Rts, mais aussi avec le même comité en charge de la question du transfert du patrimoine numérique sous concession aujourd’hui qui a été installé par Excaf dans le cadre de la Tnt. Ce sont des activités primaires qu’on a eu à mener en termes d’organisation pour permettre à la structure d’éclore, de se doter les moyens et du personnel qui vont nous permettre de mener notre mission à terme. On sait bien qu’aujourd’hui, le basculement est technologique, c’est-à-dire qu’on parlera de la couverture du réseau. Entre 2014 et 2018-2019, la Tnt était présente dans six régions du Sénégal. Aujourd’hui, on peut prétendre être dans les quatorze régions. D’autre part, il y a la partie juridique et règlementaire. Si on retire définitivement des fréquences à des télévisions, on leur alloue demain des canaux. Tout cela doit être encadré autour d’actes juridiques et réglementaires sur lesquels nous avons travaillé en parfaite concertation avec les différents acteurs de l’écosystème (Artp, Cnra, Rts, Excaf, Tds, Adie).

Où en êtes-vous concrètement dans ce processus de basculement ?

Ce qu’il faut retenir aujourd’hui, c’est qu’on a mis en place une dynamique qui nous a permis de réunir tous les différents acteurs pour pouvoir finaliser le basculement. On va hériter des 25 sites de diffusion de la Radiodiffusion télévision sénégalaise (Rts). Excaf, en termes de couverture, devrait installer 25 sites avec tout ce que cela comporte en termes d’émetteurs, d’infrastructures. Quand Tds était là, on a réussi à mettre ensemble tous ces acteurs, c’est-à-dire Tds, Excaf et la Rts qui a contribué d’une manière importante dans la finalisation de ce processus et dans la présence qu’on a aujourd’hui dans les quatorze régions. La Rts nous a assistés du point de vue énergétique ; du point de vue infrastructure, nous avons beaucoup avancé avec la Rts. Pour ce qui est de la fourniture des équipements, Excaf a aussi accéléré la cadence. Maintenant, on est en train de travailler sur les activités d’optimisation. Dans ce sens, l’Etat du Sénégal avait acquis des décodeurs que l’on va commencer à distribuer à partir de cette semaine. Nous allons à Fatick pour commencer cette distribution pour les populations vulnérables qu’on a identifiées à partir des autorités locales. Ce sont des décodeurs qui sont acquis par le Fond de développement de service universel des télécommunications (Fdsut) qui dépend du ministère de l’Economie numérique. Cette initiative permet de réduire la fracture numérique et l’accès des populations à tout ce qui est digital. Le projet était éligible et le Chef de l’Etat a mis en place ces investissements qui permettent de résorber un peu le gap en termes d’équipement des populations. La question de la couverture, c’est une chose qu’on parle de la Tnt qu’on émet. On va dans les régions, on émet le signal, mais si les populations n’ont pas de décodeurs pour recevoir, cela pose problème. Les décodeurs sont de la responsabilité du partenaire à qui l’Etat a fait une concession, Excaf Télécom. La réalité est que, pour moi, le basculement aujourd’hui, le temps que cela a pris a fait que les populations aussi sont allées vers différentes alternatives. Et tout cela est la conséquence du manque de fournitures des populations en termes d’équipement de réception. Mais, aujourd’hui, le partenaire s’est engagé à fournir le marché en quantité suffisante, à mettre en place le réseau de distribution de ces décodeurs de telle sorte que les gens puissent y avoir accès. En récapitulatif, aujourd’hui, on a eu cette action sur la partie technologique, on a eu cette action sur la partie organisationnelle, mais on a eu aussi des actions sur les éléments réglementaire et du point de vue régulation. C’est tout cela qui fait que le basculement puisse acter.

Mais, il se pose la question du coût du décodeur et aussi la qualité, pour faire face à la concurrence…

Effectivement. Je pense qu’on en est à la troisième génération de décodeur. On ne va pas se voiler la face, il y a des choses qui sont là. On ne va pas faire croire aux gens que nous sommes des champions. On reconnait qu’aujourd’hui, il y a une courbe d’apprentissage, c’est-à-dire que la première génération de décodeur Tnt avait quelques bugs, la deuxième est un peu plus évoluée et la troisième sur laquelle on est aujourd’hui est beaucoup plus stable en termes d’Ios et tout ce que cela comporte parce qu’on parlera à terme des services à valeurs ajoutées qui seront développés sur ces décodeurs. Cela a toute son importance. Maintenant, en termes de pertinence de l’offre aujourd’hui du point de vue marketing, je ne suis pas distributeur de services, c’est-à-dire que c’est une activité sous concession. En termes de stratégie, pour moi, c’est le contenu qui va faire la différence. C’est une activité qui est régulée. Quand on diffuse du contenu, il faut aussi des droits. Effectivement, les câbles sont aujourd’hui très attractifs en termes de pressing. Mais, on est en train de le réfléchir autour de leur statut. Parce qu’il est important qu’on leur donne un statut pour qu’ils reviennent. Ils ne sont pas dans la légalité, mais ils ne sont pas non plus dans l’illégalité. Il y a beaucoup de choses même s’ils répondent à une demande sociale qu’on pense qu’on pourrait mieux le faire. Les câbles qui trainent un peu partout, du point de vue esthétique, du point de vue urbanistique, ça pose problème. Après, du point de vue régulation aussi, ils échappent complétement aux contrôles de l’Etat. Aujourd’hui, il y a des programmes qui sont diffusés dans ces bouquets sur lesquels personne n’a de la visibilité. Dans un pays normalement organisé, il y a quelque chose à faire. Maintenant, du point de vue commercial, je pense que c’est au partenaire aujourd’hui qui a la concession, Excaf, qui est en compétition avec Canal+, de faire le travail sur l’attractivité de son bouquet et surtout sur son prix. Nous, là où nous pouvons agir en tant qu’Etat, c’est sur le prix du décodeur parce que ce décodeur-là, à un moment, un arrêté du ministère du Commerce a déterminé le prix de sa commercialisation. Maintenant, la question de l’inscription qui est sur le décodeur fait que les populations doivent donner 10 000 FCfa et avoir 5.000 FCfa pour la carte d’abonnement. On est en train d’essayer avec Excaf de voir aujourd’hui comment rendre ce prix accessible. Pour des populations, 10 000 FCfa ou 15 000 FCfa, c’est une somme qui est importante. Mais aussi, ça peut ne pas être important parce qu’aujourd’hui, quand on se rend compte du taux de pénétration des téléphones, des smartphones, tout le monde en a. Un téléphone qui ne coûte pas moins de 40 000 FCfa ou 50 000 FCfa…, c’est cela la réalité. Les Sénégalais ont un certain pouvoir d’achat. On est conscient qu’il faut travailler sur le prix du décodeur… C’est pour ça qu’aujourd’hui, on a mis en place ce programme en place avec le Fdsut. Nous nous sommes dits que 70 % de la population ou des foyers auront de quoi acheter un décodeur. Mais aussi, il y a peut-être 30 % qu’il faudra peut-être aider. Quand on a identifié le marché qui est autour d’un million trois-cent mille foyers, voire un million six-cent mille, à équiper. On applique un ratio de 10 % à 15 %, cela nous ramène à 120 000 décodeurs. Je pense que le Président même est prêt à mettre la main à la poche, s’il le faut, pour racheter d’autres décodeurs et les distribuer gratuitement aux populations. Mais ça, c’est un programme qu’on est en train de mettre en place avec le support de Fdsut pour renforcer le taux de pénétration, mais surtout pour aider les populations vulnérables. Cela reste après tout un service. Aujourd’hui, en France, quand vous achetez un téléviseur, il y a une redevance audiovisuelle qui est collée à cette acquisition de télé et qui finance l’activité. En tant que Tds, nous allons avoir cette problématique à adresser, de garantir la pérennité de l’activité de Tds en termes de revenus. On y reviendra plus tard parce qu’il y a des choses qui sont prévues avec les éditeurs pour les usagers en termes de services et qui pourront nous permettre d’avoir ces revenus.

Justement, les télédiffuseurs sont attendus au tournant, dans la bataille du contenu notamment ?

C’est une question importante. C’est le contenu qui déterminera l’attractivité de la chaîne parce que la différence se faisait, car il y avait une seule chaîne qui couvrait l’ensemble du territoire national. Mais, les changements fondamentaux qu’a apportés la Tnt pour se éditeurs de télé, c’est qu’aujourd’hui, ils auront la possibilité d’aller partout sur le territoire national en termes d’équipement, d’inclusion des populations et tout le monde sera touché. Donc, là où l’annonceur misait sur une seule télé, parce qu’elle couvre le territoire national, sera moins un critère. Le critère maintenant sera la télé la plus regardée et surtout quel programme sera le plus regardé. Les annonces vont se faire sur les programmes, d’où la pertinence du contenu. C’est un aspect économique. Mais, le deuxième aspect, en ce qui concerne le contenu, est la question de la souveraineté. Aujourd’hui, le Cnra va fixer des quotas en termes de contenus étrangers et en termes de contenus locaux. Parce que cela va pousser les gens à se réorienter vers le consommer local. Quand je vois Canal+, chaque semaine, ils nous montrent un pays, une ville, un village en Afrique. Pourquoi aujourd’hui, avec le nombre de nos chaînes de télévisions, je n’arrive pas à voir ce contenu produit par un éditeur local, par un producteur local ? Quand on voit la chaîne de valeur qui a été opérée par le code de la presse, on parle d’édition, on parle aussi de production. Tout cela va permettre l’éclosion de nouveaux acteurs. On peut l’apprécier ou pas parce que cela a créé beaucoup de polémiques. Les émissions comme on a vu dernièrement avec les téléfilms «Infidèles», «Maîtresse d’un homme marié», c’est du contenu local quoi qu’on dise. Les Sénégalais les regardent et il y a tout un discours par rapport au positionnement. On peut discuter du contenu, certes, mais on voit de nouveaux acteurs qui produisent localement. On note des changements dans l’industrie audiovisuelle.

Peut-on savoir à quel moment le basculement sera définitif ? Et combien de chaînes compte la Tnt au Sénégal en ce moment ?

Pour l’instant, nous avons 17 chaînes au niveau de la Tnt. Le Sénégal, c’est 16 millions d’habitants pour 17 chaînes de télévision. En termes de contenus, il y a des chaînes à caractère thématique religieuse et culturelle. Le ministère de la Culture et de la Communication travaille sur une cartographie du paysage audiovisuel en ce moment. Elle permet de définir les types de télévision qu’on veut, l’incidence sur l’éducation des enfants…
Le basculement en soi, c’est la question de la couverture. Il faut, d’abord, être partout pour garantir ce rôle de service public. Nous avons l’obligation d’amener la télé partout sur le territoire.
Il y a l’optimisation à faire entre Saint-Louis et Ndioum. Il nous faut aussi un site à Richard-Toll pour garantir la continuité du signal. Entre Fatick et Kaolack aussi, il faut un site à Koumpentoum. A Ziguinchor, c’est fait, à Vélingara, à Kolda et à Sédhiou. Toutes les régions Sud et Est sont couvertes. Pour la région Nord, il y a un relais à mettre ; pour le Centre, on a Linguère et Ranérou. Cette question est satisfaite à 90 ou 95 %.
L’autre question est celle des décodeurs : le partenaire technique s’engage à fournir le marché en quantité suffisante. Une bonne partie est importée apparemment. Il y a des exigences sur le réseau de distribution. Il faut que ces réseaux soient proches des populations. Il est en train de travailler avec différents acteurs, c’est-à-dire les commerçants, les acteurs institutionnels comme la Poste qui a un bon maillage du territoire pour distribuer ces décodeurs sur l’ensemble du pays. Le troisième élément est les fréquences. A cause de la redéfinition des relations, l’Artp va retirer les fréquences et les confier à la Tds, l’opérateur de diffusion. Tout ce qui est 470 jusqu’à 690 sera géré par Tds à travers le Cnra qui alloue les canaux et c’est le ministère de la Culture et de la Communication qui autorise les canaux. Le basculement, ce sont différentes choses et les premiers acteurs sont les éditeurs de chaînes de télé. Ils doivent déposer leur émetteur analogique. Il faut aussi régler les cahiers de charge et les conventions. Les éditeurs auront des obligations financières vis-à-vis de l’opérateur de diffusion.

Quel sera le rôle de Tds-Sa une fois le basculement devenu effectif ?

Tds reste un opérateur de diffusion. On ne fait pas de production, on collecte le signal, on le multiplex et on diffuse. On offre l’infrastructure aux éditeurs. Tds a la responsabilité de collecter des signaux et de les transporter sur l’ensemble du territoire. Tout a besoin d’être encadré. En termes de coût, les télés devaient investir sur une infrastructure pour leur déploiement, etc., un investissement qui était à leur charge. Si elles nous confient cette tâche, elles feront l’économie de cet investissement sur leur réseau. Tout ceci a un coût, il faut payer le droit de passage qui dépend des coûts de production. Globalement, ce n’est pas encore fixé. Des discussions seront entamées. Le Cnra fera le catalogue de services, sous l’encadrement du ministère de la Culture et de la Communication, et de l’Artp.

L’Etat aura-t-il un pouvoir sur la diffusion des contenus ?

La régulation du contenu est du ressort du Cnra. Nous sommes juste le bras technique, nous gérons une relation commerciale avec les éditeurs.Propos recueillis par Omar DIOUF et Oumar FEDIOR

LA DIRECTION DE LA CINÉMATOGRAPHIE VEUT FAIRE RESPECTER LA LOI SUR LES AUTORISATIONS DE TOURNAGE

Dakar, 11 sept (APS) – Le directeur de la cinématographie, Hugues Dias, a réitéré son appel aux producteurs audiovisuels du Sénégal relativement au respect des règlementaires sur les autorisations de tournage de films et autres productions.
Dans une note transmise à l’APS, le directeur de la cinématographie souligne qu’il ne sera plus toléré un tournage de film sans autorisation. Il avertit que la direction de la cinématographie, en relation avec les autorités administratives et sécuritaires compétentes se fera le devoir de faire respecter la loi.
‘’J’attache du prix au respect et à l’application stricte de la réglementation en vigueur’’, a insisté Hugues Dias qui dit avoir constaté que certains producteurs de téléfilms et de séries télévisées tournent sans autorisation de tournage.
Les fautifs s’exposent aux sanctions allant de la confiscation des négatifs ou de la caméra pour un tournage non autorisé à une amende prévue par la loi allant de trois voir dix millions de Francs Cfa pour les longs métrages et les séries et un à cinq millions FCFA pour les courts métrages, a-t-il rappelé.
‘’Il faut maintenant sévir après avoir trop informé, trop sensibilisé, il faut passer à la phase du bâton pour que les mauvais élèves soient punis’’, a-t-il indiqué.
Le directeur de la cinématographie avait déclaré le mois dernier que la plupart des séries sénégalaises décriées pour leurs contenus jugés attentatoires aux bonnes mœurs ne disposaient pas d’une autorisation de tournage, quitus permettant un contrôle a priori de ces productions avant leur sortie.

 La galère des fonctionnaires de l’opposition

Pendant que les fonctionnaires membres du parti au pouvoir ont droit à tous les privilèges sans trop se fatiguer, ceux militant dans l’opposition ou qui ont choisi de s’éloigner de la chose politique doivent tirer la langue pour avancer
Etre fonctionnaire et militer dans un parti de l’opposition, estime ce fonctionnaire membre de l’opposition, c’est renoncer à tout poste nominatif, c’est aussi renoncer à toute sorte de privilège. ‘’Par exemple, fait-il remarquer, quand vous êtes du pouvoir, vous pouvez vous permettre de rater des heures de travail, aller vous occuper de vos activités politiques, sans que cela n’apparaisse dans vos fiches de notation. Mais quand vous êtes de l’opposition, je ne parle pas d’activité politique, mais à la moindre occasion, cela peut déteindre sur votre notation. Mieux, vous avez vu des gens qui ont été épinglés par différents corps de contrôle, mais il n’y a aucune poursuite contre eux, simplement parce qu’ils sont membres du parti au pouvoir. C’est cela le problème fondamental. Les sanctions, positives ou négatives, sont parfois appliquées selon que vous êtes de l’opposition ou du pouvoir’’.
A la Direction générale des impôts et des domaines (DGID), la motivation de certains agents est de plus en plus affectée. Selon notre interlocuteur, les dernières affectations n’en finissent pas d’indisposer les plus puristes. ‘’Certaines sont à la limite ridicules. Elles ont fait beaucoup jaser. Ni le parcours professionnel des intéressés, ni leur ancienneté, ni leurs compétences ne permettent de les mettre à ces postes. Il faut savoir que la carrière, c’est trois choses  : compétence professionnelle, probité et ancienneté. Certains ont été promus à des postes de chefs de centre ou de direction, alors qu’ils n’ont ni brillé ; ils ne sont pas non plus des travailleurs reconnus comme tels par leur assiduité, leur ponctualité et leur dévouement au travail. Ils ne sont pas non plus d’une probité éprouvée. De telles nominations ont fini de démotiver complètement certains agents’’, raconte notre interlocuteur.
Le risque qui a commencé déjà à se faire sentir, c’est que ces derniers ne donnent plus le meilleur d’eux-mêmes. Ils ne se donnent que pour être quitte avec leur conscience, mais pas par motivation de percer dans le système dans lequel ils évoluent.

‘’Quand on en arrive à ne plus récompenser le mérite, plus personne ne cherche à être méritant.‘’

Quand on cherche à être méritant, c’est pour avoir la reconnaissance de ses pairs, de ses supérieurs. Quand on fait des heures supplémentaires, quand on travaille durement, et passer notre temps à faire des recherches, à persévérer dans la probité et la morale dans l’exercice de nos fonctions, c’est parce qu’on veut avoir une carrière honorable dans cette Administration’’, fulmine-t-il.
Mais au lieu d’être récompensés pour leurs efforts et performances, certains doivent souffrir de voir des camarades qui s’absentent le plus pour des raisons politiciennes, qui sont cités dans des scandales, être promus, simplement, parce qu’ils sont membres du parti au pouvoir. Plus qu’une simple affaire de rémunération, ce qui est en jeu, c’est surtout l’épanouissement des agents en question, renseigne notre interlocuteur.
De ce fait, ils sont nombreux, les agents, à être sur le départ et qui n’attendent que de bonnes opportunités. L’année dernière, entre le Trésor et les Impôts, 14 personnes ont passé le concours de la Cour des comptes pour quitter cette Administration d’élite. ‘’Je connais, clame le fonctionnaire, deux brillants inspecteurs du Trésor qui ont réussi à ce concours et qui ont quitté. Ces compétences, le Trésor en avait besoin. Ce sont des gens qui ont été formés pour servir au Trésor. Aux Impôts, je connais au moins 4 ou 5 personnes qui ont tenté le concours, mais qui n’ont pas réussi. Cette année encore, des camarades se sont présentés, parce qu’ils ne sentent plus un avenir professionnel quelconque qui puisse être bâti sur la base de leur sérieux, de leurs compétences et de leur abnégation au travail’’.

Nécessité de faire revenir le mérite

Malgré tout, il existe encore des agents aguerris qui, pour rien au monde, ne vont changer de cap. Fort heureusement, ils sont encore nombreux qui, malgré les difficultés imposées par ce système inique, tiennent bon.  Il déclare  : ‘’C’est des principes de vie. Il y a des personnes qui ne peuvent pas toucher à l’argent illicite. Moi, ça fait longtemps que j’ai réglé ce problème à mon niveau. Toute ma vie, je ne me suis jamais inscrit dans une logique de carrière dans l’Administration. Je tiens foncièrement à ma liberté. C’est pourquoi je n’ai jamais voulu être le poulain de qui que ce soit ; je n’ai pas eu besoin d’avoir un mentor. J’ai toujours voulu compter sur mes propres compétences, ma probité et mes compétences professionnelles pour avancer. Je ne fais rien de particulier pour booster ma carrière ou obtenir des nominations. Je suis un agent à la disposition de l’Administration. C’est ainsi que je conçois les choses.’’
Le problème, selon lui, c’est moins l’engagement politique des fonctionnaires. Mais c’est plutôt le fait de confier des postes à des personnes, juste parce qu’elles appartiennent au pouvoir. L’engagement politique, estime-t-il, ne doit pas être une cause d’exclusion pour ceux qui sont méritants et qui en veulent. Si quelqu’un a le profil pour être DG d’une boite, ce n’est pas parce qu’il est politique qu’on doit l’exclure. ‘’L’essentiel, pour moi, c’est de neutraliser l’accès à ces postes. L’engagement politique ne doit être ni handicapant ni favorisant. Que tous les postes de direction soient mis en compétition. Que l’on soit de l’opposition ou du pouvoir, on pourra compétir. Et cette personne ne se sentira pas redevable devant qui que ce soit. Et elle n’est pas protégée parce qu’elle a une base politique’’, a-t-il plaidé.
Embouchant la même trompette, l’inspecteur du travail Abdou Fouta Diakhoumpa estime qu’il y a lieu de revoir les choses et que, pour certains postes, il faut recourir à une compétition.
‘’J’ai toujours proposé que pour les hautes fonctions, il faut un appel à candidaturescomme font les organismes internationaux. Si on veut changer les choses, il faut modifier la Constitution et exiger l’appel à candidatures pour ces hautes fonctions. Ainsi, on va créer un comité de sélection qui soit neutre. Les membres doivent être nommés par leurs pairs. Il n’y a que ça qui puisse rétablir l’ordre. Tant qu’on donne à un homme, il nommera toujours ses proches’’.
En sus de promouvoir la compétence, de garantir l’égalité entre les agents, l’appel à candidatures est aussi gage de légitimité pour ceux qui en sortent vainqueurs. Pour illustrer son propos, Diakhoumpa invoque le cas du directeur général de l’Agence de développement municipal Cheikh Issa Sall, un magistrat de la Cour des comptes qui a mis en place un mouvement de soutien pour accompagner le président de la République.
‘’Quelque répréhensible soit son acte du fait de son statut de magistrat, on ne peut lui reprocher d’avoir été privilégié. Il a été recruté suite à une sélection’’.

Le bourbier de la mal gouvernance Par Nioxor Tine

Jamais la souffrance des masses populaires, auxquelles on a pourtant promis l’émergence, n’aura atteint de tels sommets dans notre pays ! Et jamais les ténors de la République, persuadés des vertus du riz comme remède universel à toutes leurs équations politiques, n’auront fait montre de si peu d’empathie à l’endroit de nos populations empêtrées dans la boue et les eaux sales !
Sans vouloir accabler nos décideurs officiels, on ne peut s’empêcher de faire le lien entre les eaux boueuses (et verdâtres) de certains quartiers de la banlieue et cette stratégie permanente de brouillage de cartes, qui constitue la marque de fabrique de la méga-coalition gouvernementale.
Il est vrai que les calamités successives qui se sont abattues sur notre pays, ces derniers mois, relèvent originellement de causes naturelles  : sanitaires pour le cas de la pandémie de Covid-19 ou climatiques pour ce qui est de l’excès de pluviométrie. Mais cela n’en dédouane pas pour autant les leaders du Yakaar avorté, champions de l’autoglorification et si prompts à se défausser sur les phénomènes naturels ou la volonté divine.
C’est bien leur gestion spoliatrice, erratique, antidémocratique, voire discrétionnaire des politiques publiques dans un contexte de mal-gouvernance caractérisée, qui contribue à amplifier les préjudices subis par les citoyens. Il s’y greffe des inégalités sociales criantes, qui pénalisent encore davantage la veuve, l’orphelin et tous les ménages aux revenus modestes, c’est à dire l’écrasante majorité des Sénégalais.
Concernant, par exemple la Covid-19, les citoyens sont désormais laissés à eux-mêmes, contraints de s’en remettre aux seules mesures barrières. On ne peut manquer de noter une restriction drastique de l’accès au dépistage, de plus en plus mercantilisé, ce qui complique énormément l’identification rapide des cas et le traçage exhaustif des contacts.
Pour ce qui est des inondations, elles résultent, d’abde l’urbanisme. C’est leur laisser-aller qui a permis à de nombreux chefs de famille de construire leurs maisons dans des zones non aedificandi, susceptibles d’être iord, du déficit d’ouvrages de drainage, censés évacuer les eaux pluviales, même en cas de pluviométrie abondante, hors de tout contexte d’ouragan, de cyclone ou de pluies torrentielles. C’est ce qui fait dire aux experts que ce qui est en cause dans cette problématique, c’est plutôt le laxisme des autorités en charge de la police nondées.
Face à ces constats tangibles et basés sur des évidences scientifiques, il peut paraître incongru d’entendre le premier magistrat d’une nation, qui vient de boucler ses 60 ans d’existence, évoquer le changement climatique, prédire même des catastrophes dans un futur plus ou moins proche, au lieu de faire amende honorable.
En réalité, le gouvernement sénégalais, en plus de porter la responsabilité politique de cette catastrophe, pourrait même être considéré comme coupable, car ayant initié, sans étude sérieuse d’impact environnemental, de grands travaux, dont le TER, qui constitue un cas d’école de tout ce qu’il ne faut pas faire en matière de bonne gouvernance.
Les inondations de cette année, leur magnitude et le fait qu’elles viennent couronner des décennies de gestion erratique des politiques publiques nationales ne sont pas sans rappeler le drame du bateau « Le Joola », en raison de toutes les souffrances humaines immédiates et différées, qu’elles ont déclenchées.
On se rappelle, qu’à l’époque, d’éminentes personnalités gouvernementales avaient dû rendre le tablier, même si en fin de compte, le droit n’avait pas été dit jusqu’au bout, les pouvoirs publics ayant « piégé » les familles de victimes avec des simulacres de dédommagements forfaitaires, sans commune mesure avec les préjudices subis.

C’est dire que personne ne comprendrait qu’on puisse, concernant les conséquences du déluge du 5 septembre dernier, occulter le plan décennal de lutte contre les inondations, qui en est à sa huitième année d’exécution.

C’est pour cela qu’aucune formation politique sérieuse ne devrait se limiter à exprimer de la compassion aux victimes et à faire appel à la solidarité nationale. Il s’agit plutôt de situer les responsabilités du pouvoir actuel dans les dysfonctionnements notés.
C’est l’occasion, plus que jamais, pour l’Assemblée Nationale, en ces moments de désespoir populaire accentué par les conséquences sanitaires et économiques de la pandémie de Covid-19, de traiter de la redevabilité des ministres, hauts fonctionnaires et élus à tous les niveaux. Le parlement devra se pencher sur la possibilité de les limoger ou de les révoquer, en cas de fautes lourdes et d’initier des procédures judiciaires à leur encontre, le cas échéant.
Voilà le genre de débats qui devraient agiter le landerneau politique et non pas des palabres oiseuses sur le chef de l’opposition ou l’élection au suffrage universel des maires, vidant la vie politique de notre pays de toute sa substance et ne nous faisant entrevoir aucune perspective d’alternative civile et démocratique, telle que l’avaient préconisé les Assises Nationales.
Cela contribuerait à rendre sa dignité à la fonction politique et aiderait au bon fonctionnement de la démocratie mise à mal par une gouvernance tyrannique et tortueuse

Gestion des inondations : le Groupe parlementaire liberté et démocratie demande aux ministres impliqués de venir s’expliquer devant le peuple

Le président du groupe parlementaire liberté et démocratie a adressé une lettre au président de l’Assemblée nationale, Moustapha Niasse pour qu’une session extraordinaire soit convoquée dans l’immédiat. Ceci, pour permettre aux différents ministres impliqués dans la gestion des inondations, de venir s’expliquer devant le peuple.
IL sera l’occasion pour eux d’éclairer les Sénégalais sur cette impérieuse question en donnant les détails nécessaires à la compréhension populaire.
Par ailleurs, Serigne Cheikh Mbacké Bara Dolly considère que ces auditions montreront également que les parlementaires ont bien le devoir de contrôle sur les ressources financières qui ont été mobilisées dans le cadre des différents projets et programmes de lutte contre les inondations.

Décès de Mbargou Diop, journaliste-correspondant de Dakaractu à Louga.

Le journaliste Mbargou Diop est décédé samedi à 77 ans des conséquences d’une longue maladie, ont appris ses proches à Dakaractu. C’est précisément sa famille basée à Keur Serigne Bara qui a annoncé la triste nouvelle.
Grand connaisseur de la politique, le défunt a fait 32 ans à l’Agence de presse sénégalaise (APS) avant de prendre sa retraite en 2008.
« Doyen Mbargou », comme on l’appelait affectueusement, avait couvert, comme correspondant de l’APS puis de Le Quotidien, plusieurs évènements politiques, avant de rejoindre Dakaractu pour des piges.
Il avait commencé sa carrière de journaliste-correspondant à Tambacounda avant de rejoindre Louga, puis les régions de Ziguinchor et Thiès, ont rappelé ses collaborateurs. Quelques témoignages sont depuis publiés sur les réseaux sociaux.
« Il était une plume rare. Il aimait ce métier, nous poussait toujours vers l’exigence. Il travaillait avec beaucoup de rigueur. Malgré son âge, il allait toujours sur le terrain », témoigne Seynabou Ka, correspondante de l’APS dans la région de Louga.

TROISIEME MANDAT : UN VRAI FAUX DEBAT !

Le Président de la République, son Excellence, Macky SALL, a été réélu avec brio et dès le premier lors de l’élection présidentielle du 24 février 2019 avec 58,26 % des voix.
Depuis la mise en place de son gouvernement en avril 2019, il ne cesse d’appeler à un dialogue ouvert et constructif pour bâtir un Sénégal émergent à l’horizons 2035
C’est dans ce sens que s’inscrit sa vision déclinée à travers le Plan Sénégal émergent (PSE) et recontextualisée dans la deuxième phase de son Plan d’actions prioritaires qui couvre la période 2019-2024.
Ceci lui permet de prendre en charge les promesses tenues lors de la campagne électorale de février 2019 définies dans le cadre de son programme «  Liggéeyal ëllëk  ».
C’est alors l’avènement d’ « un temps nouveau», celui du 5-3-5 qui confirme son choix de « mettre l’homme au début et à la fin du développement ».
En effet, les cinq initiatives majeures, combinées aux trois programmes et aux cinq accès universels sont la panacée pour solutionner les problèmes majeurs auxquels sont confrontés les Sénégalais.
La pandémie à Coronavirus, COVID-19, n’est pas pour faciliter les efforts entrepris pour la marche vers l’émergence.
Au contraire, elle a eu de graves répercussions sur notre économie nationale dont le taux de croissance, qui avait fini de dépasser les 6% depuis 2015, risque de chuter à moins de 3%.
Pour faire face à cette situation difficile qui pointe à l’horizon, nous devons tous, conformément à la volonté du Chef de l’Etat, le Président Macky SALL, nous retrouver autour de l’essentiel pour trouver la force de vaincre cet ennemi invisible et dangereux parce que mortel.
C’est dans cette perspective, et pour atténuer les durs effets induits par la pandémie qu’il a pris des mesures fortes allant dans le sens soulager les populations les plus vulnérables de notre pays. Ainsi, l’Etat a mis en place un Programme de Résilience Economique et (PRES) afin de renforcer le système de santé et soutenir les ménages, la diaspora, les entreprises et leurs salariés.
C’est dans cette veine qu’un fonds de riposte et de solidarité contre les effets du COVID-19, « Fonds Force COVID-19 » a été créé et doté de mille (1000 ) milliards de F CFA.
Ce Fonds est alimenté par l’Etat, le secteur privé, les partenaires au développement et toutes les bonnes volontés.
Dans ce fonds, soixante- neuf (69) milliards ont été alloués à l’achat de vivres pour l’aide alimentaire d’urgence composés de riz, de sucre, d’huile, de savons et de pâte alimentaire pour un million cent mille (1.100.000) ménages soit environ huit millions (8.000.000) de Sénégalais disséminés sur toute l’étendue du territoire national.
Une opération d’une telle envergure jamais réalisée de mémoire de Sénégalais a mobilisé des moyens importants notamment plus de quatre mille (4.000) camions et d’importantes ressources humaines.
C’est  ce contexte de crise sanitaire et économique exacerbée par les tensions politiques liées à la question du troisième mandat dans les pays voisins tels que la Côte d’Ivoire et la Guinée ou le coup d’état au Mali qui a été choisi par certains esprits malveillants pour remettre au goût du jour la question du troisième mandat au Sénégal.
Nous voudrions bien rappeler à ces oiseaux de mauvais augure que le Sénégal n’est en rien comparable à ces pays.
En effet, notre Nation, constituée de plusieurs ethnies qui ont appris à vivre ensemble dans la fraternité, la solidarité, l’hospitalité et la tolérance, a pu, par ces valeurs renforcées par le cousinage à plaisanterie, transcender les antagonismes tribaux et les divergences religieuses.
Par ailleurs, les prières de nos vénérés guides religieux qui ont toujours préservé le Sénégal des démons de la violence, continuent encore à assurer à notre pays la paix et la concorde nationale qu’il est du devoir de tous de préserver.
C’est la raison pour laquelle, nous trouvons absurde que des politiciens de mauvais acabit, pour seulement des intérêts bassement égoïstes puissent penser un seul instant voir notre pays sombrer dans des situations de violence ou de guerre comme c’est le cas présentement au Mali ou en Côte d’Ivoire, il y a quelques années.
Vouloir diriger le pays vaut-il la peine de voir le pays s’enfoncer dans le chaos ? Nous pensons vraiment que non ! Rien ne vaut la paix et la stabilité légendaires que nous avons vécues depuis l’aube des temps et que nous envient les pays voisins.
Il est impératif pour chacun et chacune d’entre nous d’œuvrer à la préservation de l’unité et de la concorde nationales qui doivent être placées au-dessus de toutes les contingences.

C’est pourquoi je voudrais  lancer un vibrant appel à tous les Sénégalais, de quelque bord qu’ils soient,  pour leur demander de faire preuve de plus de tolérance et de solidarité, de s’unir dans un élan national pour faire face aux défis de l’heure qui ont pour noms :

⁃    respect des mesures barrières pour freiner la propagation de la COVID-19
⁃    soutien au programme de résilience économique et sociale ;
⁃     participation au plan ORSEC pour la lutte contre les inondations causées par les fortes pluies de cette année.
Pour ce faire, il est indispensable  de taire les discussions oiseuses sur la question du troisième mandat, du dauphinat, du gouvernement d’union nationale, ou de je ne sais quoi d’autre encore.
La question du troisième mandat est pour nous un faux débat d’autant plus que le second mandat du Président ne fait que commencer, contrairement aux pays voisins tels que la Côte d’Ivoire ou la Guinée où le mandat du président est presque arrivé à terme.
Elle n’est donc ni opportune ni pertinente, face aux enjeux du développement économique et social dont les sillons sont bien tracés par le Président Macky SALL.
La gravité de la situation exige que  nous soyons tous ensemble pour l’accompagner  dans cette voie de l’émergence du Sénégal aux horizons 2035.
C’est la seule chose qui vaille aujourd’hui dans ce monde où il est de plus en plus question d’un nouvel ordre mondial dans lequel nous ne devrons pas être en reste.Unis, nous serons forts, divisés, nous serons vulnérables !Vive le Président Macky SALL !Vive la Nation sénégalaise !Ibrahima Baba SALL, Député Maire de Bakel.

TROISIÈME MANDAT ET STATUT DE L’OPPOSITION.

Monsieur le président,
La démocratie repose sur un certain nombre de valeurs, d’attitudes et de pratiques qui peuvent prendre différentes formes et expressions selon les cultures et les sociétés du monde : la tolérance, la solidarité, le compromis, l’égalité et l’équité, le respect…
Monsieur le Président,
La vie est un mandat qui, tôt ou tard, arrive à expiration. Rakia Limam
Votre vie de président de la République du Sénégal est un mandat…et ce mandat expire en 2024.
*Rappel monsieur le Président*
~Article 27 ( constitution de 2001)
La durée du mandat du Président de la République est de sept ans. Le
mandat est renouvelable une seule fois.
Cette disposition ne peut être révisée que par une loi référendaire.
~Article 27
Article premier de la loi constitutionnelle n° 2016-10 du 05 avril 2016 portant révision de la Constitution (JORS, numéro spécial 6926 du 07 avril 2016, p.
505), article modifiant et remplaçant l’article 27.
« La durée du mandat du Président de la République est de cinq ans.
Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs ».
Juste pour vous  rafraîchir la mémoire
Monsieur le Président,
La réforme constitutionnelle de 2016  concernait la durée et <NON> la limitation des mandats.
La limitation des mandats à 2 (deux) était déjà réglée par la constitution de 2001.
Monsieur le Président,
Oui,la durée du mandat est de 5 ans.
Questions :
1) Vos 7 ans au pouvoir,2012-2019, est-ce un mandat ?
2) N’est-ce pas en 2016,vous aviez demandé au conseil constitutionnel de réduire votre mandat de 7 à 5? Que le conseil avait refusé.
Réponse :  les 7 ans au pouvoir est un mandat.
Et un autre mandat 2019-2024.
Monsieur le Président,
N’est-ce pas,nul ne peut faire plus de 2 (deux) mandats consécutifs ?
Alors le débat est clos.
Monsieur le Président,
Nous vous demandons des élections libres, transparentes et démocratiques et NON un CHEF d’une opposition télécommandée et téléguidée même si votre intention et de la réduire à sa plus simple expression.
Monsieur le Président,
Dans une démocratie des convictions divergentes, voire opposées, peuvent coexister du moment que chacun respecte la liberté d’opinion d’autrui.
Monsieur le président,
C’est la non-observation de ce principe élémentaire de la démocratie qui explique l’apparition d’Etats atypiques, démocratiques dans leurs inspirations, autoritaires dans leurs aspirations.
Un tel Etat se détache progressivement du jeu des institutions, devenant ainsi un danger pour la république.
Mais notons que les partis politiques d’opposition constituent la garantie de l’exigence républicaine ; en tant que tels, ils méritent le respect de la part du pouvoir, ce respect doit se traduire par :
L’organisation correcte des élections.
Juste pour vous dire, faciliter l’obtention de la carte d’identité comme celle de l’électeur est une prérogative obligatoire et sans excuse du seul ministère de l’intérieur ; même si le ministre en question est issu de votre parti.
Nous concernant,
Être CHEF de l’opposition ou d’une opposition n’est pas notre objectif,mais plutôt revenir aux commandes et libérer le peuple sénégalais de ses souffrances.
Ahmadou Bamba THIOUNE, EternelWadiste, SG UJTL Mbacké

Me Djibril War Avertit Sonko !

https://www.xibaaru.sn Ousmane Sonko est dans la ligne de mire du régime Apr. Selon Walf Quotidien, Me Djibril War va saisir l’Assemblée nationale d’une proposition de loi «rendant inéligible pour exclure de toute liste électorale, pour toutes les élections, toute personne convaincue de forfaiture au sens de l’article 150 du Code pénal».
Une loi qui viserait le député et non moins leader du parti Pastef/Les Patriotes qui a critiqué la gestion du Programme décennal de lutte contre les inondations. Me Djibril War compte également saisir les députés pour une commission d’enquête parlementaire pour vérifier le bien-fondé des accusations de Sonko.

«À Quoi Bon D’avoir Une Opposition Sans Projet» Par Aliou Ndao Fall

https://www.xibaaru.sn À quoi bon d’avoir une opposition sans projet, ni esprit et qui fuit la démocratie participative ?
Les réunions de salons, les conférences de presse dans les hôtels, les appels à descendre dans la rue, l’utilisation des catastrophes naturelles pour inciter le peuple à la révolte, user de la langue de bois sur tout et dans tout, est-ce là les solutions et projets de l’opposant sénégalais ?   En somme on peut dire de notre opposition qu’il s’agit de personnes ayant de grande-gueule oui, mais qui ne dit rien de constructif. Pour ces soit-disant représentants de la population et qui n’existent qu’à travers leur bulle dans les radios, plateaux de télévision et beaucoup de réseaux sociaux, tout va mal au Sénégal. Car ils ne voient que le fauteuil du président Macky SALL, pour un des leurs. Ils oublient que si le président Macky SALL a été réélu brillamment le 24 février 2019, c’est grâce à un bilan visible, vivant, au vu et au su des populations sénégalaises dans sa grande majorité. Une population sénégalaise qui vit pleinement et concrètement la démocratie participative, loin des contingences politiques. L’opposant sénégalais n’a toujours pas compris que l’acceptabilité sociale des populations sénégalaises est réelle et va au-delà de leurs intérêts personnels, mais pour la préservation de nos valeurs et l’émancipation de nos concitoyens. L’acceptabilité sociale est une question de jugement collectif, plutôt que de préférences individuelles. Les populations sénégalaises considèrent depuis fort longtemps les mouvements d’opposition comme une agrégation de personnes égoïstes, uniquement préoccupées par les répercussions qu’un projet est susceptible d’avoir sur leur bien-être personnel, et incapables d’en comprendre les dimensions techniques ou l’intérêt collectif. Et même si, dans certains cas, les citoyens s’avèrent sensibles à l’intérêt collectif d’un équipement, d’un édifice ou d’un ouvrage, l’opposition les incite à refuser à ce qu’il soit installé à proximité en raison de « ses impacts » sur leur environnement immédiat.  Combien de grands projets structurants ont pris du retard du seul fait des discours inquiétants et alarmistes de l’opposition ?  Aux inquiétudes, au manque d’information et aux intérêts particuliers de certains citoyens riverains, profite largement une opposition sans projet ni esprit de progrès. Passer des intérêts individuels aux valeurs socialement construites pour comprendre toute la complexité des dynamiques à l’œuvre dans l’acceptation ou le rejet des décisions et des projets est fondamentale pour le projet de société du Président Macky SALL. Cette approche du Président de la république est dynamique. Car elle peut se transformer au gré des débats sociaux, des enjeux et de l’évolution des valeurs dont il est l’incarnation. Dans cette perspective, l’acceptabilité sociale ne saurait être confinée à la gestion judicieuse d’un projet ou de l’implantation d’une politique. Elle reflète l’ancrage d’un dialogue permanent des pouvoirs publics et de ses décisions dans une société sénégalaise en transformation qui ne cesse de bousculer les repères traditionnels. C’est dans cette perspective que le Président Macky SALL, lors de sa prestation de serment le 2 avril 2019, lançait cet appel sous aucune pression  :  « En vertu du serment que je viens de prêter, je serai le Président de toutes les sénégalaises et de tous les Sénégalais. Je renouvelle, par conséquent, mon appel au dialogue sans exclusive ; un dialogue constructif et ouvert à toutes les forces vives du pays ; forces politiques, économiques et sociales.» Il n’a pas attendu qu’une controverse soit déclenchée par l’opposition pour mettre en place des Organes Institutionnels, espace fondamental pour améliorer d’avantage notre démocratie participative. Passer de la rhétorique au pragmatisme, le 28 mai 2019, au salon des Banquets, est lancé le Dialogue national. Une expression de la volonté du Chef de l’Etat, qui constitue une exigence démocratique et qui engage les différentes composantes de notre société. Cette démarche inclusive du Président reste un grand obstacle pour l’opposition et fait apparaître au grand jour les limites des opposants sénégalais. Pour ces opposants tout Organe Institutionnel est une boite pour « caser » une clientèle politique  : (le CESE, le HCSCT, le CND.) Pourquoi pas l’Assemblée Nationale aussi et tous les autres Cadres de Concertation sectoriels, par exemple le (Comité de suivi de la mise en œuvre des opérations du FORCE COVID 19, ou bien le Plan ORSEC). En écho à la dynamique sociale que révèlent les contestations civiles, provoquées par les nombreux désagréments de la pandémie Covid 19 et des pluies torrentielles ces derniers jours, la consolidation des Organes Institutionnels reste et demeure une demande sociale pour ne pas dire une exigence sociale. Parce que tout simplement la démocratie participative et ses mécanismes sont précisément l’occasion de co-construire ensemble avec les populations, les décisions et les projets publics. Ces mécanismes d’échange et de dialogue sont toujours envisagés par le Président Macky SALL et son gouvernement, par rapport à un horizon de démocratie participative qui suppose l’instauration d’institutions intermédiaires où puisse se déployer le débat public. L’opposition sénégalaise doit comprendre que le Président Macky SALL reste toujours pragmatique quand il s’agit de mettre en place des outils de dialogue avec les populations sénégalaises. Ces outils lui permettent d’ancrer les décisions et les projets dans le tissu social avant même que ceux-ci ne prennent forme. Ce dialogue s’inscrit dans sa conception de la démocratie participative, laquelle tend de nos jours à restructurer les décisions publiques et même privées. Cette démocratie est intimement liée aux nouveaux ressorts de la légitimité et appelle à une perspective renouvelée sur la science et la gestion du risque dans le développement d’une nation. Et il peut compter sans nul doute, sur l’intelligence et la maturité des populations sénégalaises pour faire face et mieux gérer dans ce pays, toute catastrophe naturelle inchallah.Aliou Ndao FALL.VAR Républicaine.

A mon plus que frère Mansour KAMA Par AÏDA et KHOYANE KAMA

Cela fait quarante jours !
Quarante jours que tu es parti pour le repos éternel, nous laissant orphelins.
Tu es parti quelques heures après ton cousin et ami Badara NDIAYE (puisse Allah SWT l’accueillir en son paradis céleste).
Tu es parti, nous ne te reverrons plus mais tu vis et vivras en chacun de nous à jamais.
Tu étais notre père, notre frère, notre ami, notre confident et notre complice.
Tu étais notre tout !
Nos cœurs pleurent l’inconsolable douleur mais nous nous en remettons à Allah SWT.
J’ai essayé de trouver les mots mais rien ne s’approche de ce que je ressens.
J’ai pensé à chaque instant, chaque conversation, chaque rire, chaque désaccord, chaque câlin…Tout.
Je suis plus consciente que jamais que le temps est court avec les personnes que nous aimons.
Ta bravoure, ton honnêteté, ta discrétion, ta générosité de cœur, ta grandeur, tons sens élevé de la famille, ton sens de l’honneur sont les valeurs que je retiendrai de toi.
Mansour, mon frère, tu as tout fait pour nous (déssé lognou dara), toute la maisonnée à Bopp pleure tonton Mansour comme on t’appelait affectueusement.
Tous les dimanches, lorsque tu étais à Dakar, tu venais à la maison familiale dans le quartier de Bopp, partager plus que notre déjeuner. Un rituel fait d’échanges intenses et de grande convivialité. Les dimanches sans toi seront un grand vide.
Ton rire et ton sourire ne seront plus que souvenirs !
Tout redeviendra comme avant mais ce ne sera plus la même chose !
Nous te promettons de veiller sur tes enfants à qui tu as inculqué les valeurs nobles de la vie et que tu as éduqué dans la foi en Dieu et aux préceptes de l’islam.
Mansour, mon frère, les parents du Sine de Fadiouth et de Dakar te pleurent encore.
Notre amour, notre affection et notre espérance s’en iront te rejoindre là ou désormais tu nous attends, près de Dieu.
Merci, Diokondial pour tout cet amour partagé !
Merci, Diokondial pour tout cet amour en héritage !
Tu as rempli de fort belle manière ta mission sur terre !
Gathié Ngalama Kama Walli !
Puisse Allah SWT t’accueillir dans son paradis Firdawsi – Amine !
Repose en paix, mon grand frère chéri, mon mentor, mon ami !

La chicha désormais interdite au Sénégal (Arrêté)

https://www.beut7.com la chicha encore appelée narguilé ou hookah en anglais, est désormais interdite sur l’étendue du territoire sénégalais. Aussi bien pour usage personnel et privé que dans les lieux spécifiques, “bars à chicha”.
L’arrêté, en son article 1er, interdit formellement l’importation, la distribution, la vente et l’usage de la chicha ou narguilé ou tout autre appareil similaire sur l’étendue du territoire national.
Ainsi, les importateurs et distributeurs de chicha ou narguilé ou tout autre appareil similaire disposent d’un délai de six mois, à compter de l’entrée en vigueur du présent arrêté, pour se conformer à la réglementation
Veilleront à l’application desdites dispositions les éléments de la gendarmerie nationale, la police nationale, la Direction des douanes, la Direction du commerce intérieur, la Direction de la réglementation touristique, le directeur de l’Environnement et des Etablissements classés…
Cette interdiction suit la logique de la loi n°2014-14 du 28 mars 2014 relative à la fabrication, au conditionnement, à l’étiquetage, à la vente et à l’usage du tabac.

SINDIA-CINQ FEMMES SÉQUESTRÉES ET VIOLÉES PAR SEPT AGRESSEURS

http://www.emedia.sn C’est un véritable horreur qu’ont vécu cinq femmes, dans un hameau situé à la sortie de Sindia (département de Mbour). Elles ont été les proies de 7 prédateurs sexuels qui les auraient séquestrées et violées.
Selon les Informations de Libération, la Brigade de gendarmerie de Popenguine est aux trousses de redoutables prédateurs sexuels qui ont commis ces actes ignobles. Sans doute informés de l’absence des hommes de la localité, les 7 individus armés, qui connaissaient parfaitement la configuration du hameau, ont débarqué sur les lieux dans la nuit de jeudi à vendredi, vers les coups de 3h du matin.
Pendant plusieurs heures et sous la menace, ils auraient séquestré et violé les 5 femmes qui ont vécu le pire des cauchemars. L’une d’elles, encore sous le choc, a expliqué aux gendarmes, la violence avec laquelle les agresseurs ont agi avant de disparaître dans la nature. L’un des présumés a été arrêté. Les autres sont toujours dans la nature. Aliou DIOUF

LE DIRECTEUR DE L’HÔPITAL ABASS NDAO TRAÎNE SES COLLÈGUES EN JUSTICE

http://www.emedia.sn Le torchon brûle entre des travailleurs de l’hôpital Abass Ndao et leur directeur, El Hadji Magatte Seck, qui a déposé une plainte contre Tountou Diakité, Mahfouz Aidara, Cheikh Kandji et Ndèye Coura Sow pour destruction de biens appartenant à autrui et non-respect des mesures d’interdictions provisoires des manifestations.
Ces derniers, selon l’As, avaient assiégé le véhicule du directeur de l’hôpital, l’obligeant à prendre un taxi pour rentrer chez lui. Le lendemain, il a constaté que les pneus de sa bagnole avaient été crevés et la malle remplie de gravats. Les quatre mis en cause ont été déférés devant le parquet. Aliou DIOUF

UN JEUNE D’UNE VINGTAINE D’ANNÉES POIGNARDÉ À MORT

http://www.emedia.sn Un jeune homme d’une vingtaine d’années a été poignardé à mort, ce vendredi, à Guinaw Rails Sud plus précisément au quartier Mousdalifa 1. Les faits ont eu lieu vers les coups de 17 heures.
Selon des témoignages recueillis par Libération, tout est parti d’une dispute entre amis qui a mal tourné. La victime, Alassane Ba, a été poignardé au niveau du cou. Il a réussi néanmoins à marcher sur quelques mètres avant de s’effondrer devant la maison du délégué de quartier.
Après son forfait, le présumé meurtrier a pris la poudre d’escampette. Alertée, la police de Guinaw Rails Sud est arrivée sur les lieux. Quelques minutes plus tard, les sapeurs-pompiers sont venus acheminer le corps sans vie vers un établissement de santé, en compagnie du père du défunt.
Choqués par le drame, les habitants du quartier condamnent ce meurtre et réclament plus de sécurité. Quant au meurtrier, il est toujours activement recherché. Aliou DIOUF

Touba : décès du Khalife de Darou Salam

https://www.pressafrik.com La Communauté Mouride est endeuillée par le décès du Khalife de Darou Salam. L’annonce du rappel à Dieu de Serigne Mame Mor Mbacké Ibn Serigne Tacko a été faite ce samedi. PressAfrik s’incline devant l’âme du disparu et présente ses condoléances à la communauté Mouride.


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*