Revue de presse du Dimanche 12 Septembre 2021

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MANGUE DE CASAMANCE,DÉFAUTS ET DÉFIS D’UNE FILIÈRE

https://www.seneplus.com Exportations bridées, industrie de transformation balbutiante, la mangue de Casamance semble laissée à elle-même. De grandes quantités continuent de pourrir à même le sol dans des vergers, essentiellement traditionnels, toujours en lutte contre la mouche
C’est l’une des plus grandes zones de production de mangue au Sénégal mais au potentiel très peu exploité. Exportations bridées, industrie de transformation balbutiante, la mangue de Casamance semble laissée à elle-même. De grandes quantités continuent de pourrir à même le sol dans des vergers, essentiellement traditionnels, toujours en lutte contre la mouche des fruits.
Les acteurs locaux ne désespèrent pas pour autant. Producteurs, acheteurs, exportateurs, transformateurs… Tous entretiennent l’espoir du développement de la filière. Mais il faut d’abord répondre aux diverses questions de l’heure qui ralentissent l’envol du secteur dans cette partie du Sénégal. Découvrez dans ce grand reportage les défauts et défis de la filière mangue de Casamance.

Fichier fiscal : plus de 100 mille entreprises échappent au fisc

http://www.topnews.sn En 2019, le fichier fiscal était nanti de 85 000 contribuables contre 500.000 unités d’activités recensées par l’Ansd. La révélation de Abdoulaye Gning, inspecteur principal des Impôts et domaines, chef du bureau de la stratégie et de la modernisation de la Direction générale des impôts et domaines (Dgid),
«A ces 85 000, il faut ajouter les personnes physiques salariées dont 300.000 dans le secteur privé et 150.000 du secteur public. Cela fait à peu près 500.000 salariés sur 600.0000 d’actifs. L’écart est abyssal», poursuit-il sur  M. Gning sur Walftv.

Avis de tempête au Sénégal : Pas De Panique, ne pas confondre orage et ouragan

https://www.lactuacho.com Pas De Panique, ne vous laissez pas influencer dans la phobie par des gens qui ne savent rien du climat : Le Sénégal a déjà plusieurs fois connu des orages de la sorte. Certains spéculent en parlant de cyclone (ou ouragan). C’EST FAUX car un cyclone ne peut pas arriver du continent.
Le Sénégal ne peut pas connaître de cyclone ! C’est impossible ! Impossible parce qu’un cyclone, pour se créer, a besoin d’un bassin océanique de plusieurs milliers de kilomètres d’Est en Ouest, or à l’Est du Sénégal nous avons le continent Africain (et donc pas d’océan). C’est aussi simple que ça !
C’est juste que ce système est assez vif en terme de pluie et orages, et va plus tard se transformer en dépression tropicale en mer, (ou ouragan) une fois bien loin des côtes, vers l’Ouest.
Le Sénégal est hors de danger !!  On risque juste de ressentir des rafales Samedi venant du Sud-Ouest, puis de l’Ouest, à cause du système qui s’alimentera en mer, tout en continuant sa route vers le large.S Alerte météo

Pour améliorer ses processus d’octroi de crédits : La Der/Fj signe un partenariat avec Creditinfo West Africa

https://www.lejecos.com La Délégation générale à l’entreprenariat rapide pour les femmes et les jeunes (Der/Fj) a signé, hier, un contrat de partenariat avec Creditinfo du Bureau d’information sur le crédit (Bic-Uemoa). Un partenariat qui s’inscrit, selon les deux parties, dans le cadre de sécuriser les investissements au profit des entrepreneurs et à pérenniser les entreprises accompagnées par la Der/Fj.
La Der/Fj renforce son arsenal dans le cadre de la sécurisation des ressources qu’elle met à la disposition des sénégalaises et sénégalais qui demandent des crédits pour financer leurs activités économiques. Cela, grâce à un partenariat avec Creditinfo du Bureau d’information sur le crédit de l’Uemoa. « Etant soucieux que dans l’écosystème financier la mitigation du risque est un facteur essentiel de l’environnement des affaires, il important pour nous que les bénéficiaires soient connus et répertoriés. », a confié hier le Délégué général de la Der/Fj.
A l’occasion de la cérémonie de signature du contrat de partenariat avec Creditinfo, tenue dans leurs locaux, Papa Amadou Sarr a indiqué que « c’est dans ce sens qu’il convient de mobiliser les différents acteurs du système financier à l’effet de s’entourer de toutes les garanties visant à sécuriser les investissements au profit des entrepreneurs et à pérenniser les entreprises que nous accompagnons ».
A l’en croire, les avantages qu’ils pensent tirer de ce partenariat avec Creditinfo, c’est d’abord améliorer le portefeuille de la Der/Fj, réduire les coûts et les délais de traitement de tous les dossiers de crédit de la Der/Fj mais aussi évaluer la solvabilité des demandeurs de crédits qu’ils reçoivent régulièrement et prévenir enfin le risque de défaillances des demandeurs de crédits tout en évitant un surendettement.
Parce que, explique-t-il, nous saurons à temps réel si ceux et celles qui viennent nous voir ont des crédits ailleurs et le cachent ou non. Aussi, selon lui, ce partenariat permettra à la Der/Fj, entre autres, d’utiliser des informations sur le crédit collecté à travers la plateforme du Bic Uemoa qui agrège des millions de données, en vue d’évaluer les risques liés aux demandes de financements qu’ils reçoivent.
Pour sa part, le directeur général de Creditinfo West africa a souligné que « la présente cérémonie consacre l’aboutissement de concertations fécondes entre la Der/Fj et Creditinfo West Africa, du Bureau régional d’information sur le crédit (Bic-Uemoa) qui s’achève avec la signature d’un contrat de prestation de service » entre leurs deux institutions.
En effet, renseigne Amadou Sambaré, la Der/Fj comme l’indique sa dénomination sociale, est chargée par le pouvoir public sénégalais de fournir diligemment aux jeunes diplômés ou non ainsi qu’aux femmes des financements indispensables à la création d’entreprises en vue de l’accroissement substantiel de leur taux d’employabilité.
Pour lui, le contexte actuel marqué par la Covid-19 requiert le recours à des procédures innovantes pour accélérer le processus d’études, d’octroi et de mise en place des crédits attendus par les populations cibles. Pour répondre à ces urgences, souligne-t-il, l’automatisation des processus s’impose afin de délivrer des financements dans des délais rapprochés tout en préservant l’équilibre financier de l’institution, seul gage de renouvellement de ses ressources.
D’après M. Sambaré, c’est dans conditions que la Der/Fj a fait appel au Bureau d’information sur le crédit dont le métier est de fournir des services adaptés aux exigences des célérités recherchées. Au terme de ce contrat, Creditinfo mettra à la disposition de la Der/Fj des produits à valeur ajoutée et innovants notamment le scoring ou notation et à moyen, le module de décisions instantanées.
Dans la foulée, il relève que l’implémentation de ces instruments devrait répondre aux préoccupations de la Der/Fj portant, à la fois, sur la rapidité et la qualité des financements à mettre en place. En ce sens, dit-il, je voudrais vous assurer de la volonté inébranlable de Creditinfo West Africa de vous accompagner pour relever ce challenge visant à promouvoir le financement à grande échelle.
« Je voudrais, avant de clore mon propos, insister sur le défi résiduel qui mérite une attention particulière à savoir la problématique de l’identification des clients bénéficiaires de crédits. », martèle le Dg de Creditinfo. Qui « formule » enfin, « le vœu que cette cérémonie de signature constitue le point de départ pour une approche innovante du risque de crédit avec des perspectives prometteuses pour la résorption du sous-emploi dans nos pays ».Bassirou MBAYE

Sécurité dans l’espace Uemoa : Le président de la Commission note un faible taux d’informatisation des postes de Police

https://www.lejecos.com La sixième réunion ministérielle sur la sécurité dans l’espace Uemoa s’est déroulée le 10 septembre dernier à Abidjan. A cette occasion, le président de la Commission de l’Uemoa, Abdoulaye Diop a noté un faible d’informatisation des postes de Police.
Selon M. Diop, le projet de feuille de route qui  est proposé aux ministres pour validation prend en compte les domaines de coopération identifiés par l’Accord-cadre de coopération, à savoir, « toutes menaces à la sécurité susceptibles de compromettre la stabilité des institutions et la paix sociale ». Ainsi, il s’articule autour de plusieurs objectifs, à savoir : – renforcer le partage d’information et de renseignements ainsi que la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée dans les zones transfrontalières ; – impliquer la population dans la prévention et la gestion des crises et des conflits ; et – développer des espaces frontaliers de paix et de sécurité.
Abdoulaye Diop a rappelé que ce nouveau référentiel, qui couvre la période 2021-2025, intègre l’appui à la gestion sécurisée des frontières, une des actions phares de la feuille de route de la Commission de l’Uemoa intitulée ʺCadre d’Actions Prioritairesʺ – « Cap 2025 ». En soumettant à votre appréciation le projet de rapport sur l’informatisation et l’interconnexion des postes de police dans l’espace Uemoa, la Commission de l’Uemoa donne suite à une des importantes mesures du Plan d’action pour la paix et la sécurité dans l’espace Uemoa du 5 juin 2016.
«En effet, le niveau d’informatisation des postes de police frontaliers demeure faible : sur un total de 308 postes de police frontaliers dans l’espace de l’Union, 42 seulement sont équipés en système informatisé de contrôle automatique et instantané des flux migratoires, soit 13,6% », révèle le président de la Commission de l’Uemoa. Il a indiqué que l’adoption du rapport permettra à la Commission de l’Uemoa de prendre les mesures idoines pour aider au renforcement de la gestion sécurisée de nos frontières.
Il a félicité les ministres pour le niveau satisfaisant de mise en œuvre de la feuille de route de 2019, dans un contexte sécuritaire difficile, aggravé par la pandémie du Covid-19. Abdoulaye Diop affirme que  la coopération entre les services de sécurité des Etats membres s’est consolidée.Adou FAYE

TRAFIC MARITIME : Hausse de 2,5% de l’activité du Port de Dakar, en juin

https://toutinfo.net Le trafic maritime du Port autonome de Dakar (Pad), s’est amélioré de 2,5%, en rythme mensuel au mois de juin 2021. Selon l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), cette situation fait suite à la hausse des embarquements (+18,9%), mais elle est amoindrie par le fléchissement noté au niveau des débarquements (-2,0%). En glissement annuel,l’activité du Port s’est améliorée de 47,2%,sous l’effet de l’accroissement des débarquements (+48,6%) et des embarquements (+43,1%).
L’activité du Port autonome de Dakar, en juin 2021, s’est améliorée de 2,5%. L’information émane de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) qui en a fait écho dans son dernier rapport sur les « repères statistiques ».
En effet, la somme des débarquements et embarquements est évaluée à 2 142,8 tonnes au mois de juin dernier contre 2 091,0 tonnes au mois de mai. Par rapport au mois de juin 2020 où la somme était de 1 456,1 tonnes, il est noté une baisse de 47,2%. Selon l’Ansd, 1 607,5 tonnes pour les débarquements ont été enregistrées au niveau du Port autonome de Dakar au mois sous revue contre 1 640,7 tonnes le mois précédent, soit un repli mensuel de 2,0%. Par rapport à la même période de l’année 2020 où la quantité des éléments pour les débarquements a été de 1 082,0 tonnes, il est tout de même noté une hausse de 48,6%.
Concernant les embarquements, l’Ansd fait savoir que 535,3 tonnes ont été enregistrées au mois de juin contre 450,2 tonnes le mois précédent. Ce qui fait ressortir une progression de 18,9% en variation mensuelle. Comparée à la quantité enregistrée à la période correspondante de l’année écoulée (374,0 tonnes), l’Ansd relève également une hausse de 43,1%.

SN-HLM

https://www.enqueteplus.com De nouveaux projets de la SN-HLM et sa plateforme de paiement en ligne ont été lancés, hier. Dans sa volonté de contribuer à la réalisation du programme des 100 000 logements sociaux, initié par le président de la République Macky Sall, la SN-HLM ambitionne de construire plus de 20 000 logements sur toute l’étendue du territoire national.
Son directeur général, Mamadou Diagne Sy M’bengue, assure que la société s’est inscrite dans une nouvelle dynamique dans le cadre de la politique de logements sociaux définis par le chef de l’Etat Macky Sall. Une montée en puissance, selon lui, va se faire, après l’attente pendant une dizaine d’années des clients avant d’accéder à leurs parcelles. Selon lui, l’équité territoriale et sociale va être assurée.
”Nous ambitionnons, dans les trois ans, à venir construire quinze mille logements dont sept cent cette année, des logements sont en cours de construction dont deux cents vingt sont à Dakar et cent soixante-trois dans les régions. Et dans les mois à venir, nous allons implanter d’autres, pour arriver à plus de sept cent logements, pour l’année 2021. En 2022, comme en 2023, nous allons construire quinze mille logements, mais pas seulement à Dakar’’, annonce-t-il. Le directeur général Mamadou Diagne Sy Mbengue avance qu’ils seront dans les quarante-six départements du pays. Un renouveau, dit-il, qu’ils sont en train de prévaloir.
Dans la même dynamique, il note que la SN- HLM s’est inscrite dans une perspective de modernisation. ”Un premier pas est franchi avec le lancement de la plateforme de paiement en ligne « easykêr »”, signale-t-il. Le ministre de l’Urbanisme, du Logement, de l’Habitat et de l’Hygiène publique, Abdoulaye Sow, affirme que la plateforme conduira vers une meilleure productivité. Six mille points de vente, dit-il, vont permettre l’accès à l’Institution et faire bénéficier un gain de temps précieux aux usagers. Aussi, la digitalisation permettra de répondre aux exigences de la pandémie.

Inondations aux Parcelles assainies : la SNHLM se défausse sur l’Etat

http://www.walf-groupe.com Interpelé sur le fait que les Hlm soient inondés en dépit de tout ce qui a été vanté sur les projets, Mamadou Sy Mbengue, Directeur général de la Société nationale des habitats à loyer modéré (Snhlm) situe les responsabilités.
Et accuse, à demi-mot, l’Etat. «Avant notre arrivée, nous avons été bloqué dans notre projet d’assainissement intérieur par le fait que dans un contrat plan que la Sn HLM avait signé avec l’Etat, ce dernier devait faire l’assainissement du réseau primaire. La Snhlm devait se connecter à ce réseau. A la décharge de mes prédécesseurs, j’ai trouvé à la Snhlm un marché signé pour l’assainissement secondaire. Mal- heureusement, en son temps, l’Etat n’avait pas de réseau primaire. Si bien que la Snhlm n’avait pas d’exutoire et c’est peine perdue d’avoir un réseau secondaire sans le premier. Aujourd’hui, ce problème est réglé et nécessaire- ment les choses vont suivre. Il s’agit désormais d’aller jusqu’au réseau tertiaire. Tout cela est pris en charge», explique M. Mbengue. C’était lors du lancement d’une plateforme de paiement en ligne. Emile DASYLVA

CHANGEMENTS CLIMATIQUES : Le HCCT adresse un rapport au chef de l’Etat

https://toutinfo.net Au terme sa troisième session ordinaire, le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) a adressé un rapport où il formule des recommandations sur divers sujets la lutte contre les changements climatiques et les inondations.
Le Haut conseil des collectivités territoriales (HCCT) a clôturé hier, sa troisième session ordinaire axée sur le thème ‘’Environnement, changement climatique et collectivités territoriales : Quelles nouvelles perspectives pour un développement durable ?’’.
A l’issue de ses travaux, l’institution dirigée par Aminata Mbengue Ndiaye a formulé des recommandations consignées dans un rapport qui sera remis au président de la République, Macky Sall dans les jours à venir. ‘’Nous avons formulé beaucoup de recommandations permettant à l’État du Sénégal et ses démembrements que sont les collectivités territoriales, d’accorder un intérêt particulier aux enjeux et défis des changements climatiques afin de prendre, au-delà des efforts déjà fournis, des initiatives concertées dans les planifications, les formulations et la mise en œuvre des programmes et projets en matière d’adaptation et de lutte contre les changements climatiques’’, déclare la présidente du Hcct.
Selon Aminata Mbengue Ndiaye, si le Hcct s’est spécifiquement penché sur la problématique des changements climatiques, c’est qu’ils sont devenus un fléau mondial. Pour elle, les conséquences de ces changements climatiques affectent plus sévèrement les populations des pays les plus vulnérables et pourtant moins responsables des émissions de gaz à effet de serre. Face à cette situation, le haut conseiller Amadou Fall, estime que les collectivités territoriales doivent être au-devant de la lutte, notamment les maires et les présidents de conseils départementaux. Mieux, il pense que les entreprises nationales doivent participer au financement des projets allant dans le sens de la lutte contre les conséquences des changements climatiques.
Au cours de cette session renseigne Aminata Mbengue Ndiaye, l’institution qu’elle dirige a recueilli les éclairages de plus d’une quinzaine de structures gouvernementales, universitaires et associatives, notamment  : la Direction de l’Environnement et des Etablissements classés ; la Direction des Eaux et Forêts, Chasses et de la Conservation des sols ; le Centre de suivi écologique ; le Projet de gestion des eaux pluviales et d’adaptation au changement climatique (PROGEP) ; la Direction de l’Office national de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) ; la Direction de la Prévention et de la Gestion des inondations ;la Direction de l’Assainissement ; l’APIX/SA , entre autres.

Mermoz/Sacré-Coeur : un Collectif dénonce l’exploitation commerciale du TF16426/Grand-Dakar et réclame une aire de jeux.

https://www.dakaractu.com Le collectif pour la défense des intérêts de Mermoz / Sacré-Cœur a observé un sit-in, cet après midi, pour dénoncer ce qu’il qualifie de détournement d’objectif sur le terrain TF16426/Grand-Dakar de la boulangerie jaune et qui fait 12. 065 m2.
Selon le coordinateur du collectif, Pape Samba Dièye, le terrain objet de litige a été attribué par la SICAP à la commune de Mermoz/Sacré Coeur pour une aire de jeux à but non lucratif. À la grande surprise du collectif, le terrain en question est utilisé par le maire de la commune, Barthélémy Dias le cède pour des espaces commerciaux contrairement aux attentes des populations de la commune.
Face à la presse, le collectif a interpellé ainsi les autorités, notamment le ministre de la justice, le ministre des collectivités territoriales et le ministre de l’intérieur à se saisir du dossier pour clarifier les actions qui sont menées sur ledit site.
Occupant la voie publique sur l’axe Boulangerie jaune et Auchan, Pape Samba Dièye et ses camarades ont ainsi proféré des menaces à l’encontre des exploitants du terrain et entendent passer à la vitesse supérieure si rien n’est fait dans les prochains jours…

Les appels audio et vidéo bientôt opérationnels sur Gmail

https://www.sikafinance.com Google va intégrer dans son application de messagerie Gmail  une nouvelle fonctionnalité permettant de passer des appels audio et vidéo.
Cette innovation adossée à une mise à jour en cours d’élaboration, une fois effective,  permettra  de mieux communiquer entre utilisateurs de cette application notamment entre collègues abonnés à WorkSpace (une application de télétravail  intégrée à google).
Notons que cette  nouvelle fonctionnalité sera disponible d’entrée de jeu pour les professionnels abonnés à la suite Google Workspace avant d’être accessible aux particuliers.Junior KONAN

AÏSSATA TALL SALL PRÔNE UNE MEILLEURE GESTION DE LA MIGRATION

Dakar, 11 sept (APS) – La ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur, Me Aïssata Tall Sall a appelé, samedi à à Dakar, à une meilleure gestion de la question de la migration.
“Je reste cependant convaincue que cette réduction de la migration n’est que temporaire, car tant qu’il y aura des Nations, il y aura des migrations. Qu’on le veuille ou non elles continueront, car elles font partie de la vie. Il ne s’agit pas de les empêcher, mais de mieux les gérer”, a-t-elle dit.
La ministre présidait la cérémonie d’ouverture de la 6ème édition du Forum panafricain sur les migrations (PAFOM) ouverte à Dakar.
Elle a souligné que les migrations ne sont pas un jeu à somme nulle, “mais un jeu où il ne devrait y avoir que des gagnants”.
Le thème de cette édition qui se tient à Dakar pendant deux jours est  : ’’Renforcer la gouvernance de la migration de la main d’oeuvre en Afrique dans un contexte de crise pour accélérer le développement socio-économique et l’intégration continentale’’.
Aïssata Tall Sall appelle les experts de la lutte contre les migrations à réguler ce phénomène pour éviter les raccourcis et la stigmatisation du travailleur migrant considéré surtout en temps de crise comme la source des malheurs des pays d’accueil.
“C’est là tout l’enjeu de travailler à une meilleure gouvernance du travail”, a-t-elle déclaré.
La ministre a souligné dans son discours la complexité du terrorisme qui est souvent évoqué dans certaines sphères de la migration.
“En réalité de nombreux migrants ont fait face à cette réalité, d’autres ont été influencés voire instrumentalisés par des mouvements terroristes au cours de leur parcours migratoire. C’est donc dire que ces deux préoccupations sont fondamentalement liées”, a soutenu l’avocate.
Cette sixième édition du PAFOM est organisée par la Direction des sénégalais de l’extérieur en partenariat avec l’Organisation internationale de la migration (OIM) et l’Union africaine (UA).Le Sénégal va présider ce forum pendant un an après l’Égypte.AT/OID

RECRUTEMENT DE 5000 ENSEIGNANTS : Des candidats âgés de plus de 40 ans et qui n’ont que le Bfm cooptés

https://toutinfo.net Le syndicaliste Dame Mbodji a dénoncé hier, le recrutement de candidats qui ne remplissent pas critères établis pour enseigner. Selon lui, le gouvernement a, dans le cadre du recrutement des 5000 enseignants, favorisé des candidats qui n’ont que le Bfm et qui ont plus de 40 ans. 
Le Secrétaire général du Cadre unitaire du syndicat de l’enseignement moyen et seconde (Cusems/authentique) accuse le ministère de l’Education nationale d’avoir foulé au pied les critères établis pour le recrutement des 5000 enseignants voulu par le gouvernement de Macky Sall. A en croire Dame Mbodji, des candidats qui ne remplissent pas les critères requis pour enseigner au Sénégal ont été privilégiés. ‘’Ils n’ont pas respecté les critères annoncés pour le recrutement des 5000 enseignant. Nous estimons qu’il y a de la tricherie dans ce recrutement’’, dénonce le syndicaliste. ‘’Ils ont recruté non seulement des candidats qui n’ont ni le baccalauréat, ni un diplôme professionnel. Or, actuellement pour enseigner au Sénégal, il faut avoir au minimum le baccalauréat’’, charge Dame Mbodji.
Selon le Secrétaire général du Cadre unitaire du syndicat de l’enseignement moyen et seconde (Cusems/authentique), il y a des candidats qui ont rempli les critères, mais ils ont été laissés en rade au profit des militants qui s’activent en politique. Il en veut pour preuve, le refus du ministère de mentionner sur la liste publiée à cet effet, l’âge des recrus. ‘’Nous avons des informations qu’ils ont recruté des citoyens qui ont plus de 40 ans’’, enfonce-t-il. Pour le syndicaliste, il y a des soubassements politiques dans le recrutement des enseignants. ‘’Nous estimons qu’il y a de la tricherie dans le recrutement des 5000 enseignants’’, déclare-t-il. Selon le syndicaliste, il y a des captures d’écrans qui montrent des militants tressant des lauriers à Gallo Ba (Mbacké) et au ministre de l’Enseignement supérieur et de l’Innovation, Cheikh Oumar Anne, d’avoir enrôlé le maximum de militants dans ce recrutement. Prenant l’exemple de la région de Saint-Louis qui bénéficie d’un quota de 366 enseignants à recruter, Dame Mbodji a révélé que la commune de Ndioum dirigée par le ministre de l’Enseignement supérieur, Cheikh Oumar Anne a bénéficié de 79 recrus, le département de Podor se retrouve avec 72 recrus, là où Saint Louis qui est plus peuplé n’a bénéficié que 26 futurs enseignants. Ainsi, pour éviter un climat délétère dans le secteur de l’enseignement, le syndicaliste réclame la publication de la liste de l’ensemble des candidats retenus lors de ce recrutement. ‘’Ce que nous réclamons, c’est qu’on publie la liste globale des 5000 enseignants recrutés. Nous réclamons qu’on y ajoute une colonne où on mentionne le diplôme sur lequel, on s’est appuyé pour le recrutement et l’âge des recrus’’, a exigé Dame Mbodji.

Hôpital Aristide Le Dantec : Le bloc opératoire submergé

http://www.walf-groupe.com La Commission médicale de l’hôpital Aristide Le Dantec qui a tenu, il y a de cela quelques jours une conférence de presse pour fustiger ses mauvaises conditions de travail et la vétusté de certains services de la structure sanitaire a eu sans doute raison
La preuve, hier dans l’après-midi, beaucoup de services à l’image du bloc opératoire central étaient complètement submergés par les fortes pluies qui se sont abattues sur la capitale sénégalaise. Dans une vidé, des agents de santé en blouses qui officient au bloc opératoire central, armés de raclettes, tentent d’évacuer les eaux. Bouchées, les toilettes ont également rejeté tout leur contenu dans les couloirs du service.Samba BARRY

INTERRUPTION VOLONTAIRE DE GROSSESSE : Moustapha Diakhaté tacle Mame Makhtar Guéye et Cie

https://toutinfo.net Les organisations féminines qui luttent pour la légalisation de l’Ivg mènent un combat humaniste et ne font que rappeler au Sénégal, signataire du protocole de Maputo, son devoir de le respecter. Pour lui, ‘’un bon musulman doit toujours dire la vérité et combattre ceux qui commettent l’inceste ou le viol au lieu de dénigrer les femmes qui soutiennent les victimes’’.
Moustapha Diakhaté prend le contre-pied de Mame Makhtar Guèye de Jamra et Cie. L’ancien président du groupe parlementaire Benno bokk yaakaar soutient que ‘’la légalisation de l’avortement médicalisé est une obligation de l’Etat sénégalais’’. De ce fait, estime Moustapha Diakhaté, ‘’accuser les associations féminines de revendiquer la légalisation de l’IVG de confort est une déformation fantaisiste de leur combat fondamentalement humaniste’’. ‘’Un bon musulman doit toujours dire la vérité. Son honneur est de combattre ceux qui commettent l’inceste ou le viol au lieu de dénigrer les femmes qui soutiennent leurs victimes’’, déclare-t-il.
En effet, explique l’ancien parlementaire, ‘’les associations féministes ne revendiquent pas la légalisation de l’Interruption Volontaire de Grossesse, IVG. Mais elles luttent plutôt pour l’application du protocole Maputo que le Sénégal a signé et ratifié et qui est désormais une norme supérieure à la Constitution du Sénégal. Les associations féministes, ni plus ni moins, note-t-il, ‘’rappellent au Sénégal qu’il doit absolument respecter sa parole et sa signature’’. Soulignant que le Sénégal a violé le Protocole de Maputo qu’il a signé et ratifié, puisque l’avortement est toujours interdit par le code pénal au Sénégal, Moustapha Diakhaté note que malgré cette interdiction, ‘’il est toujours pratiqué clandestinement et partout au Sénégal, et souvent dans des conditions sanitaires catastrophiques avec pertes en vies humaines’’. Dès lors, l’ancien patron des députés de la mouvance présidentielle encourage le Comité sénégalais des droits de l’homme, la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO), la Ligue sénégalaise des droits humains (LSDH) et Amnesty international à ne ménager aucun effort pour faire du protocole de Maputo, un droit auquel peuvent recourir les femmes victimes de viol et d’inceste. De la même manière, il invite les associations féminines à demander au président de la République d’appliquer, sans délai, l’article 14 de la Charte africaine des droits de l’homme et de la femme. Celui-ci dispose entre autres, que ‘’les États assurent le respect et la promotion des droits de la femme à la santé, y compris la santé sexuelle et reproductive’’. Des droits à la santé sexuelle et reproductive dont celui de ‘’protéger les droits reproductifs des femmes, particulièrement en autorisant l’avortement médicalisé, en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus’’.

DIARY SOW PUBLIE UN ROMAN

https://www.seneplus.com AFP-Je pars”, le récit qui semble inspiré du mois que la jeune femme avait passé en dehors de tous les radars en janvier 2021, sortira le 4 novembre prochain
Diary Sow, portée disparue pendant un mois au début de l’année 2021, va publier chez Robert Laffont un roman inspiré de son histoire. Intitulé Je pars, ce dernier narre « le destin d’une jeune fille à la recherche d’elle-même, sur fond de drames familiaux ». Une autofiction légèrement modifiée, dans laquelle Diary Sow raconte la fuite d’une dénommée Coura, partie de Paris pour rallier le Sénégal un scénario largement inspiré de sa propre disparition.
L’affaire avait fait grand bruit. En janvier dernier, Diary Sow, une étudiante sénégalaise de 20 ans inscrite en classe préparatoire au prestigieux lycée Louis-le-Grand, disparaissait des radars. Une évaporation qui n’avait pas manqué de grandement inquiéter son pays d’origine, d’où était née une vaste campagne visant à retrouver la jeune femme. C’est justement au cœur du Sénégal que cette dernière était subitement réapparue, un mois après l’ouverture d’une enquête pour « disparition inquiétante » en France.
Diary Sow était connue dans son pays, avant même sa disparition, comme l’autrice d’un premier roman, Sous le visage d’un ange (L’Harmattan), paru en janvier 2020. Elle y racontait les aventures d’une femme-enfant tiraillée entre traditions et modernité, qui fugue.

«Je pars» : Diary Sow publie un nouveau roman inspiré de son histoire

http://lesoleil.sn Diary Sow, l’étudiante sénégalaise qui avait disparu l’an dernier, publie un roman sur son expérience. Attendu le 4 novembre chez Robert Laffont, « Je pars » retracera le parcours de vie d’une femme «à la recherche d’elle-même». La disparition en janvier 2020 de cette élève de prépa parisienne avait fait l’objet d’une enquête de police. Il s’agira de son deuxième ouvrage.
Après la poudre d’escampette, la plume. Diary Sow, l’étudiante sénégalaise dont la disparition inexpliquée à Paris avait inquiété son pays l’année dernière, va publier un roman inspiré de son histoire, a annoncé vendredi l’éditeur Robert Laffont. À paraître le 4 novembre, son livre – intitulé Je pars – devrait raconter, selon l’éditeur, «sur fond de drames familiaux, le destin d’une jeune fille à la recherche d’elle-même». Entre l’autofiction et le témoignage, l’ouvrage prendra quelques libertés avec la réalité en mettant en scène une héroïne du nom de Coura, qui s’embarque pour Amsterdam en laissant Paris derrière elle.
Étudiante en deuxième année de classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand, l’une des filières les plus prestigieuses de France, Diary Sow, 20 ans, avait manqué, la reprise des cours le 4 janvier 2020, à la grande surprise de ses proches. Une enquête avait été ouverte par la police française pour «disparition inquiétante», puis refermée quand la jeune femme avait fait sa réapparition au Sénégal en février, après plus d’un mois de mystère et de spéculations dans les médias. «Ceux qui cherchent une explication rationnelle à mon acte seront déçus, puisqu’il n’en a aucune», avait-elle fait savoir dans un message envoyé à un proche le 21 janvier 2020, en évoquant «une sorte de répit salutaire dans ma vie».
Diary Sow était connue dans son pays, avant même sa disparition, comme l’auteur d’un premier roman, Sous le visage d’un ange (L’Harmattan), paru en janvier 2020. Elle y racontait les aventures d’une jeune fugueuse, «femme-enfant à la soif de vivre importante» tiraillée entre traditions et modernité. Passionnée de sciences physiques et de mathématiques, elle avait obtenu par deux fois, en 2018 et 2019, le titre prestigieux de «meilleure élève du Sénégal». Avec Le Figaro

COUP DE GUEULE–AU NOM DE L’INDIGNATION SÉLECTIVE !

NETTALI.COM – Aucun républicain et démocrate digne de ce nom, ne saurait être d’accord avec les changements de règles en cours de jeu. Ce n’est pas acceptable au football et dans aucun autre sport d’ailleurs. Et cela ne saurait davantage l’être en politique, où il est question de l’avenir des Etats. Faire sauter la limitation des mandats pour en briguer un supplémentaire, voire plus, voilà un acte désormais inacceptable dans nos démocraties tropicales. Ce, quel que soit celui qui en est par ailleurs l’auteur.
Alpha Condé a brigué celui de trop. C’est l’une de ses fautes monumentales. Et pour bon nombre d’observateurs, c’est ce qui l’a perdu. Ceux-là citent également volontiers son côté irascible et ses exactions, lors des manifestations dans son pays. Et beaucoup d’amis proches le lui avaient d’ailleurs fortement décommandé ce 3ème mandat : feu Babacar Touré, le professeur Abdoulaye Bathily, Me Boucounta Diallo, etc.
Mais une fois cela dit, faut-il avoir une lecture aussi simpliste des choses ? Les gens ont bien sûr raison de s’indigner et d’autres de se réjouir, mais devrait-on  raisonnablement appliquer à Alpha Condé ce qui ne l’a pas été pour les autres présidents de la république africains ?
L’espace politique africain francophone regorge en effet de dinosaures qui se sont éternisés au pouvoir, voire de systèmes qui se sont perpétués  : Paul Biya, Denis Sassou Nguesso, Ali Ben Bongo, Faure Eyadéma, sont de parfaits exemples. Que penser du remplacement d’Idriss Déby au pouvoir par son fils ? Eternel recommencement devrions-nous dire avec les Bongo, Eyadéma, jusqu’à la tentative au Sénégal avec Me Wade qui a voulu propulser son fils Karim. Un projet qui a connu un échec !
Plus près de chez nous, le cas Ouattara laisse songeur. Son 3ème mandat ne semble choquer personne, alors qu’il avait annoncé le 5 mars 2020, aux parlementaires du Sénat et de l’Assemblée nationale, réunis en Congrès, ne pas être candidat à sa réélection. Une décision qu’il avait d’ailleurs affirmé avoir prise deux ans auparavant. Il désignera même Amadou Gon Coulibaly, candidat du RHDP, son parti. Cette non candidature, il l’avait toutefois conditionnée à la non-participation de la génération des Gbagbo et Henri Konan Bédié, déclarant au passage vouloir « transférer le pouvoir à une nouvelle génération ». Au finish, Gbagbo était en résidence surveillée en Belgique malgré son acquittement par la Cour pénale internationale (Cpi), alors que Soro était exilé puis condamné à la prison à perpétuité par contumace.
Le revirement à la non candidature de Ouattara interviendra à la faveur du décès de son dauphin Gon Coulibaly, mort par crise cardiaque. C’est ainsi que le 14 septembre 2020, le Conseil constitutionnel valide quatre candidatures, dont la sienne, et déclare irrecevables les candidatures de Guillaume Soro et Laurent Gbagbo. Le 16 octobre, Henri Konan Bédié et Pascal Affi Nguessan appellent ensemble au « boycott actif » du « processus électoral », lors d’une conférence de presse. Le bilan est macabre  : une trentaine de personnes sont mortes depuis le mois d’août à la suite d’affrontements entre les forces de l’ordre et ceux qui contestent la possibilité d’un troisième mandat de Ouattara.
Résultat des courses, Alassane Ouattara est réélu dès le premier tour avec 95,3 % des voix avec un taux de participation de 53,9%. L’autre candidat, fantoche évidemment, resté en lice après le boycott de l’opposition, l’indépendant Kouadio Konan Bertin, obtiendra 2 % des voix. Une élection finalement contestée par l’opposition et les conditions de sa tenue fortement décriées.
Après la pluie, c’est évidemment le beau temps. Alassane Ouattara prête serment pour un troisième mandat le 14 décembre 2020 et se lance dans une opération de pacification du jeu politique. Il annonce dans la foulée, la création d’un ministère de la Réconciliation nationale et appelle à la reprise du dialogue avec l’opposition en vue. Gbagbo est depuis lors rentré en grande pompe en Côte d’Ivoire, accueilli par le président de la république lui-même, discours d’apaisement à l’appui.
La question que l’on peut raisonnablement se poser dès lors, est de savoir comment peut-on être choqué par le cas de Condé sans l’être par celui du 3ème mandat de Ouattara ? Une sorte d’indignation sélective qui ne dit pas son nom, avec une situation bien plus chaotique en Côte d’Ivoire.
Mais dans cette crise, c’est l’attitude de la France avec sa condamnation bien timide et sans conviction qui étonne. Elle s’est en effet faite bien discrète. Une discrétion qui cache bien des choses. Elle ne voudrait certainement pas être accusé de quelque implication que ce soit. Mais à la vérité la posture de l’ex-puissance colonisatrice est toujours fortement liée au niveau de docilité des chefs d’Etat africains. Que l’on ne s’y trompe point, dans la relation entre le gouvernement français et les présidents africains, les peuples n’y voient que du feu. C’est une « coopération », inégalitaire et totalement déséquilibrée maintes et mille fois dénoncée.
Et sous Condé, les relations entre la France et la Guinée n’ont jamais été un long fleuve tranquille. La présence des Turcs, Chinois et Russes n’étaient pas pour beaucoup arranger les choses. Beaucoup de chantiers ont été pris en charge par les Chinois, notamment le barrage hydro-électrique de Souwapiki et l’imposant hôtel Kaloum situé en centre-ville, sans oublier le site minier de Simandou qui serait ce jour la plus grosse réserve de fer de haute qualité de la planète. Si on en croit « France Info », la réserve est estimée à 2,4 milliards de tonnes de minerai titré à 65%. Et la Chine a un besoin constant de fer. Précision de taille, elle en importe un milliard de tonnes chaque année, dont les deux-tiers d’Australie. Pour exploiter le site, il fallait donc construire une voie ferrée de 650 kilomètres, ainsi qu’un port en eau profonde à Matakong, futur terminus ferroviaire. Le tout pour un investissement annoncé de 9 milliards d’euros sur 5 ans.
Une somme qui n’a d’ailleurs pas semblé effrayer Pékin, ni l’odeur de soufre qui règne sur le projet. Car à la fin des années 2000, le tout-puissant groupe anglo-australien Rio Tinto est remercié au profit de BSGR, le groupe de l’homme d’affaires franco-israélien Beny Steinmetz. Quand Alpha Condé arrive au pouvoir, il annule les droits de BSGR, disant suspecter des faits de corruption. La bataille juridique va être féroce. En 2019, le milliardaire renonce aux droits sur Simandou en échange d’un abandon des poursuites pour corruption. Il sera tout de même jugé et condamné par la Suisse. La place était donc à nouveau libre et la Chine allait s’y engouffrer. Le méga projet Simandou a été scindé en quatre blocs et des entreprises chinoises sont à chaque fois présentes, majoritaires ou en participation.
Rappelons tout de même que la Chine est devenue l’un des premiers partenaires commerciaux de la Guinée. Cette dernière est également le 1er pays d’Afrique subsaharienne qui a rétabli ses relations diplomatiques avec la Chine.
C’est d’ailleurs cette affaire de la mine de Simandou qui expliquerait les voyages successifs de Nicolas Sarkozy en Guinée dont l’objectif n’était que de mettre la pression sur Alpha Condé dans ce dossier qui concerne son ami, le milliardaire franco-israëlien, Beny Steinmetz, accusé d’avoir acquis frauduleusement des permis miniers au mont Simandou. Dans un article publié en juin dernier, « Jeune Afrique » écrivait ceci :  « Entre le président guinéen et le tycoon israélien, le rapport de forces s’est donc inversé. Mais ce serait mal connaître Steinmetz que de le croire résigné à perdre un gain aussi fabuleux arraché avec une mise aussi dérisoire. Ce président, pour qui il n’a pas de mots assez violents et qu’il qualifie au passage de «corrompu» et d’«obsessionnel», pensait sans doute «qu’on ne contre-attaquerait pas», martèle-t-il dans son entretien avec le Yediot Aharonot. «Apparemment, il connaît mal les Israéliens. C’est une guerre, et nous allons la gagner. Vous verrez, ce n’est pas fini. Nous sommes des combattants. Nous ne rendrons jamais ces concessions. «Depuis, le théâtre des hostilités s’est déplacé de Conakry jusqu’en Europe. Saisi d’une demande d’entraide de la justice guinéenne, le procureur général de Genève, Olivier Jornot, a fait perquisitionner en août et en septembre le domicile et le jet privé de Beny Steinmetz, ainsi que les bureaux londoniens et parisiens d’Onyx Financial Advisors, une société de management basée en Suisse et chargée de la gestion financière de BSGR ». Ainsi, le Président déchu se battait sur plusieurs fronts. Finalement, la menace est venue de l’intérieur. Soutenue par des forces étrangères ? L’évolution de la situation édifiera davantage l’opinion.
Mais, pour qui connaît Alpha Condé, la langue de bois n’est pas son point fort. L’on se rappelle de cette fameuse conférence sur « l’émergence de l’Afrique » tenue en Côte d’Ivoire sous Hollande et au cours de laquelle, il avait appelé à l’arrêt de la domination française et à « couper le cordon ombilical entre la France et l’Afrique ». La réaction de Ouattara au cours de la même conférence était de lui rappeler, sur un ton ironique, qu’ils étaient en direct. Une manière de le dissuader de faire de telles déclarations en public. Réaction du berger à la bergère, Condé avait répondu qu’il assumait ses propos. Ce qui témoigne de l’omerta qui a cours dans les relations franco-africaines gangrenées depuis belle lurette par des rapports paternalistes.

Une démocratie à géométrie variable !

Au-delà, c’est la démocratie, loin d’être un système parfait, qui est à interroger en dehors du fait qu’il soit inconcevable que les règles du jeu puissent être changées en cours de compétition. Qui doit vraiment décider de la limitation du nombre de mandats ? Le peuple ? Les Présidents ? Les occidentaux ? Les députés ? Aux Etats Unis, les mandats sont, suivant une logique devenue une coutume constitutionnelle, limités à deux. En Allemagne, Angela Merkel est à son 4ème mandat, sans que cela ne gêne les Allemands !  Au Rwanda, Paul Kagamé trône à la tête du pays depuis 2000 ( c’est à dire 21 ans). Et pourtant, il est tout le temps chanté comme l’un des meilleurs, sinon le meilleur, dirigeant d’Afrique. Ses réalisations sont saluées par son peuple et l’Afrique.
Difficile en effet de dire quelle est la bonne formule en ce qui concerne le nombre de mandats. C’est un vaste sujet et ô combien discutable. Mais certainement pas pour ces pays qui ont déjà adopté une formule et un choix qui sont ceux de limiter les mandats. Le Sénégal par exemple. Il importe dès lors, suivant la formule retenue dans l’espace, de rendre certaines parties des constitutions africaines inchangeables. Entre autres, celles qui divisent tous les pays africains, notamment consistant à changer les constitutions pour briguer un ou des mandats supplémentaires.
L’expérience de la démocratie sous nos cieux, au Sénégal, montre en effet que, malgré le dessein de verrouiller la constitution, en certains de ses aspects, des brèches semblent avoir été sciemment ouvertes pour permettre des possibilités d’interprétation. Et pourtant l’option est fondée dans l’esprit, sur la limitation bien claire des mandats, même si des constitutionnalistes cherchent à en altérer la lettre. La vérité est que nos institutions, que cela soit les parlements et l’administration qui organise les élections, sont inféodées aux régimes qui se sont succédés. Difficile dès lors de faire vivre une démocratie solide avec la possibilité de fixer clairement les règles du jeu et de ne pas les enfreindre. Les conseils constitutionnels, ou cours constitutionnelles ou également cours suprêmes africains (peu importe l’appellation puisqu’ils valident les candidatures et les résultats des élections) dans les pays africains, donnent rarement satisfaction aux peuples.
C’est Macky Sall qui a du souci à se faire, lui qui est empêtré dans une polémique sur le 3ème mandat qu’il ne souhaite toujours pas stopper, enfermé qu’il est dans un clair-obscur qui se poursuit avec le temps. En effet, plus le temps passe, plus les évènements semblent défavorables à son 3ème mandat. L’affaire du coup d’état d’Alpha vient en plus compliquer les choses. Et ce ne sont pas les mises en garde qui manquent. Ouattara a certes réussi son passage en force. Mais les peuples sont si différents. Et les réalités également.
Au-delà, ce qui est surtout triste et même dégradant à voir, c’est la propension des putschistes africains à humilier leurs anciens présidents. Ils ne devraient en réalité cesser d’avoir cette attitude, ce quel que soit ce qu’ils aient pu par ailleurs avoir fait. Les images d’un Alpha Condé pied nu, chemise froissée ouverte sur la poitrine,  coude droit posé sur l’accoudoir d’un canapé, le poing collé à la joue sans doute surpris, dépité, le pied sur le siège du Canapé et refusant de répondre aux questions des soldats, rappelle à certains égards celles de la chute de Laurent Gbagbo, au moment où il était délogé du palais. Celles-là sur lesquelles, il était brutalisé, le regard hagard, étaient bien plus humiliantes. L’on ne devrait pourtant point offrir aux occidentaux ces images qu’ils aiment tant voir de nous. L’histoire foisonne également d’exemples de putschistes qui se sont retrouvés dans la position de la victime de coup d’état.
Comme dans tous les cas de coups d’état, la machine de la propagande est à l’oeuvre. Des portraits de l’ancien homme fort, ses coups d’éclat, ses déclarations, tout y passe. Et certains médias coutumiers des faits, sont à l’œuvre. Comme ces 30 millions d’euros qui auraient été trouvés au palais et qui ne relèvent de rien d’autre que de la fable. Me Boucounta Diallo, avocat et ami de longue date d’Alpha, invité de l’émission “Déclic” du mardi 7 septembre, sur la TFM, a demandé de “faire attention avec ces accusations relatives à 30 millions d’euros qui ont été trouvés“, estimant qu’”Alpha Condé n’est pas du tout un homme d’argent pour ceux qui le connaissent“. “L’argent, c’était pas son affaire, et il me disait que j’étais le plus riche du groupe, mais je ne sortais pas l’argent. Je lui ai répondu ce jour là qu’il est pareil que moi“, a fait savoir l’avocat Diallo. Qui n’a pas d’ailleurs manqué d’ajouter,  comme pour conforter ce côté désintéressé d’Alpha Condé par rapport à l’argent : “il avait d’ailleurs bloqué toutes les issues où il y avait du cash car il estimait que c’est le problème et beaucoup de choses passaient par lui. Il disait aussi qu’il n’allait pas laisser le pays à des voleurs“.
Cruel destin en effet que celui qui poursuit l’Afrique avec ses coups d’état et ses militaires à la dégaine de guérilleros et aux discours souvent bien désarticulés. Il a en effet rapidement gravi les échelons, ce colonel Doumbouya ou plus exactement cet ancien caporal-chef de la légion française qui a rapidement enchaîné les galons en passant par l’école d’application de Thies.  Dieu sait qu’on connait des militaires bien plus républicains dans certains pays avec l’épaisseur intellectuelle appropriée. Pour l’heure, les soldats sont devant les caméras, Doumbouya en vedette, mais ceux qui tirent les ficelles sont dans l’ombre. Espérons juste que ces militaires ne lancent pas la Guinée dans une aventure incertaine. Tel Dadis Camara qui a fini avec une balle dans la tête, victime d’un de ses proches. Il a depuis lors disparu des radars après que le colonel konaté a pris les commandes jusqu’à la transition.
La question que l’on devrait certainement se poser, est de savoir si l’on peut apprécier objectivement l’action d’Alpha Condé que sur les trois dernières années qui ont vu l’homme dévier et perdre pied ? Le syndrome qui l’a perdu, ressemble à bien des égards à celui développé par le Pape du Sopi, lorsqu’il se renia en « wax waxeet » pour risquer une candidature de trop. La suite est connue. Le paramètre de l’âge (ou de la santé) ne saurait à notre avis être occulté. Tous ceux qui ont fréquenté l’homme, ont senti le glissement qui s’est opéré en lui au point de le rendre plus irascible que d’habitude. Et cela Me Boucounta Diallo l’a confirmé tout en ajoutant la charge de travail énorme entre les mains d’Alpha Condé qui ne savait pas déléguer parce qu’il ne faisait confiance en personne. Et Dieu sait qu’il en a fait des réalisations sur le plan énergétique et les infrastructures. Mais beaucoup hurlent avec les loups sans bien connaître l’actualité et la vie politique de ce pays. Il est complexe et pas simple à gérer empêtré dans des clivages ethniques, un processus électoral inachevé et un état nation à construire. Ce qui ne dédouane pas pour autant Alpha Condé de ce 3ème mandat de trop. Son âge même pouvait être un facteur pour le disqualifier de la gestion du pouvoir.

IDIOVISUEL, LA CHRONIQUE MEDIA DE NETTALI.COM-DANS LA TYRANNIE DE LA CÉLÉBRITÉ

NETTALI.COM – Comment concilier la célébrité et la profession de journaliste qui a ses règles éthiques et déontologiques ? Une grande question que beaucoup se posent puisque les effluves du star-system commencent à envahir le milieu des médias. En particulier la télévision qui trouve ses excroissances sur les réseaux sociaux. Un phénomène qui semble aujourd’hui gangréner le monde de l’information après avoir infesté celui de la production de films et de la musique.  
Il suffit de nos jours de faire le tour des réseaux sociaux pour se rendre compte du nombre de “célébrités” qui s’y affichent, parées de leurs plus beaux atours. La célébrité version séries télévisées sénégalaises est, en effet un phénomène qui fonctionne finalement comme les saisons. Elle dure le temps d’un téléfilm suivi et vite supplanté par un autre. Combien d’acteurs et de présentateurs sont tombées aux oubliettes après avoir cessé d’obtenir des rôles ? Beaucoup d’acteurs d’une série comme « Un café avec » ont, par exemple disparu de la scène médiatique. Cette exposition dans cet univers est, en réalité un moyen pour ceux-là de s’offrir une seconde vie. Le phénomène est plus observable chez les actrices des séries produites à la pelle, qui révèlent chaque jour de nouveaux visages d’ailleurs sans formation et talent dans la plupart des cas.
Une page nommée « Afriséries » sur facebook se propose d’ailleurs de montrer de nouveaux visages avec le plus souvent les noms des actrices avec photo à l’appui sur laquelle, elles se mettent en valeur, maquillage, make up bien appliqués, faux cils, greffages, peaux dépigmentées dans beaucoup de cas et tenues endimanchées, question de les rappeler aux bons souvenirs des téléspectateurs ou de ceux qui les suivent sur Youtube ou ailleurs. C’est le déchainement lors des publications avec des commentaires favorables ou défavorables, selon qu’on aime ou qu’on aime moins. Mais que de commentaires superficiels et surtout axés sur la plastique.

Un phénomène qui est en train de gangréner la presse

Le phénomène est d’ailleurs en train de gangréner la presse de nos jours puisqu’il est le fait de journalistes ou d’animateurs d’émissions. Si l’on confond volontiers animateurs et journalistes, c’est parce qu’il est de plus en plus difficile de les différencier à travers les actes qu’ils posent, tant ils sont similaires à certains égards, avec des exceptions évidemment, dans leurs comportements. Les acteurs de la revue de presse par exemple – pour certains sortis de nulle part – glissent de plus en plus sur les plates-bandes des journalistes en ayant le même impact, puisqu’ils influencent ceux qui les suivent et qui ne font pas forcément la différence entre ce qui relève de l’info, de l’opinion et du commentaire de celui qui est à l’oeuvre, suivant que l’on cherche à attaquer ou encenser un politique voire un homme d’affaires, entreprise ou également une marque.
Ceux-là analysent et commentent l’actualité, de manière souvent bien désinvolte, en surfant sur les articles de la presse écrite, sans toutefois être fidèle à ce qui y est écrit. Bon nombre d’animateurs également qui conduisent des émissions politiques ou à caractère économique par exemple, exercent aussi cette influence sur le public, sans toutefois avoir une réelle compétence en la matière, la connaissance des faits, la culture générale, le niveau d’analyse et la maîtrise des normes du métier.
La vérité est que ceux-là sont devenus des stars. Des journalistes en général présentateurs ou animateurs d’émissions aussi le sont parce que le public les considère comme tels, les adulent et ces derniers ne se privent d’ailleurs pas de le revendiquer à travers leurs postures et actes. Ne dit-on pas dans le monde du journalisme, que la seule l’information est la star ? Lorsqu’en effet celui qui diffuse l’information, lui fait désormais de l’ombre en se mettant en avant, où va-t-on ?
Certains journalistes, en particulier trop jeunes et à peine sortis d’écoles, refusent désormais d’apprendre le métier, préfèrent s’exposer sur les plateaux-télés, oubliant d’arpenter les marches du métier qui feront d’eux les journalistes expérimentés de demain. Ils essaiment désormais les talk-show en rivalisant d’opinions et de déclarations fracassantes pour se faire une notoriété. Futés qu’ils sont, le mode opératoire est évidemment d’user de mots pompeux (rationalisation, gouvernance publique, étude d’impact, audit organisationnel et managérial, recommandation, suivi et évaluation, planification stratégique, opérationnalisation, etc) quand bien même ils s’expriment en wolof, pour paraître plus savants qu’ils ne sont.
La vérité est qu’ils cherchent à impressionner ces télespectateurs médusés qui ne savent point faire la différence entre ce qui relève de l’information, de l’opinion et des propos d’une certaine vacuité voire à de la phraséologie. Ceux-là n’ont certainement pas le niveau approprié pour démasquer ces nouveaux «escros» des médias qui ne reculent parfois devant rien pour diluer leurs discours à l’aide d’éloges aux confréries ou aux marabouts, le tout agrémenté de propos basés sur des bons sentiments et des lieux communs pour corser le cocktail de populisme qu’ils vendent pour se faire un nom et se faire apprécier.
Certains d’entre eux, y compris des hommes, se font coiffer avec style, se teignent même les cheveux. Ils se font désormais habiller par des stylistes à coups de deux pièces, de costumes et de trois pièces. Ce qui est interdit par la déontologie du métier. Dans la pratique, c’est l’employeur qui devrait les habiller. Même les écritels apposés sur les écrans télé : “le journaliste X est habillé par…” reste interdit.
Pire que cela, ceux-là ont désormais emprunté les raccourcis du métier, font de la veille en scrutant leur moindre apparition sur les réseaux sociaux, lorsqu’ils ne demandent tout simplement pas à un site d’infos en vogue de découper des séquences de leurs interventions et de les publier. Le but est évidemment de récolter des vus et des commentaires pour assurer sa promotion et asseoir sa notoriété. C’est la porte ouverte à la quantification du nombre de suiveurs sur les réseaux sociaux.
Certains journalistes de la presse écrite, se laissent désormais aller à la tentation. Pour être connus, ils jonglent désormais entre leur support écrit et la télévision, apparaissant dans des émissions télévisuelles avec des plateaux au cocktail explosif, composés de journalistes et d’animateurs (parfois au nombre de 5) sur le plateau, à tel point qu’on peut raisonnablement s’interroger sur la nécessité qu’ils soient aussi nombreux, si c’est pour juste poser des questions incohérentes parce qu’ils se les disputent. Cela, au grand dam du temps de parole qui se retrouve bouffé avec également comme conséquence, une émission bien désarticulée au finish.

Apprendre le métier, arpenter les marches, acquérir de l’expérience : une nécessité en journalisme

Ce qui est attendu du journaliste, c’est qu’il fasse son travail avec professionnalisme et équilibre, c’est-à-dire en s’attachant aux faits et non à des opinions. Ce qui passe nécessairement par la collecte, la vérification et la diffusion. Et dans le cas de la direction d’une émission, de bien la diriger avec équilibre et rigueur. Comment y arriver si on ne connait rien du sujet, ni des faits et si on n’a pas une bonne culture générale. Le rôle de celui qui a la charge de la conduite de l’émission, va alors se réduire à assurer la police de la distribution de la parole, comme c’est le cas dans beaucoup de talk-show ; ou à poser des questions bien terre à terre et désarticulées.
Voir les journalistes surtout femmes s’afficher avec une photo avantageuse sur les réseaux sociaux et récolter des « mignonne », « jolie », « je t’adore », etc peut laisser songeur. On aurait aimé au contraire lire :  « journaliste professionnelle, sérieuse, etc ». On aurait davantage préféré que celle-ci publie un édito, fasse un billet, un commentaire ou une analyse liée à l’actualité du moment ! Mais se faire juste juger et apprécier uniquement pour sa plastique, peut paraître surprenant.
En télévision, la prestance et la plastique comptent. C’est vrai. Et ce n’est pas un hasard si à l’école de journalisme, au moment de la spécialisation, les futurs journalistes sont orientés en fonction de leurs atouts et aptitudes. Difficile par exemple de faire de la radio, si on n’a pas une bonne diction ; idem pour la télé. Mais pas que seulement. Au-delà du physique et de la prestance, le  journaliste a besoin d’avoir de la culture générale, un bon niveau d’éducation et une bonne connaissance des faits. Il est en effet souhaitable que le présentateur ou la présentatrice ne soit pas juste cantonné à la lecture des chapeaux qu’on lui rédige. Il devrait maîtriser les techniques d’interview. Le journalisme est un métier et requiert de ce fait une formation. Et l’interview ou l’entrevue n’est pas quelque chose qui s’improvise. On ne naît pas avec, c’est une technique qui s’apprend et qu’on maîtrise au fil de la pratique et de l’expérience. Il faut d’abord à la base que l’interviewer sache ce qui est digne d’être une information.
Beaucoup d’interviewers sont par exemple inutilement agressifs en cherchant à s’inventer un style pour asseoir leur notoriété. Ils ne savent peut-être pas qu’ils doivent plutôt chercher à installer un climat de confiance avec l’invité au lieu de chercher à en découdre avec lui ? On peut bien sûr challenger celui-ci sans être sur le terrain de l’hostilité. Ce qui ne veut point dire qu’ils doivent réduire la distance avec l’invité au point de l’appeler “mon ami”, “mon oncle” et de s’installer dans la familiarité et la connivence.
Mener une interview nécessite juste de bien cadrer ses questions par des phrases affirmatives qui précèdent les questions. La conséquence est que ces phrases vont donner des informations qui vont davantage préciser les questions dans le but d’obtenir des réponses riches en enseignements. La reformulation aussi est une technique qui peut constituer l’amorce d’une question qui suit. Elle peut servir de transition entre les questions et les réponses ; et dans le fond, en reformulant les réponses trop longues ou trop techniques, le journaliste donne des informations claires au téléspectateur qui ne doit jamais perdre le fil de l’interview.
Bref, il n’est pas ici question de donner un cours, mais de bien garder à l’esprit qu’il ne s’agit nullement, dans le cadre d’une interview, de faire succéder des questions et de les balancer sans un fil conducteur précis et une certaine cohérence. Au-delà, il s’agit de savoir gérer les questions selon qu’elles vont être plus embarrassantes ou moins pour l’invité, en tenant compte de la gestion du temps de l’émission et du moment où doivent arriver certaines questions. Ou plus exactement savoir à quel moment poser certaines questions pour ne pas gâcher le déroulement de l’émission au tout début.
Il y a heureusement des journalistes qui font la fierté du métier car elles refusent de céder à ce jeu de la célébrité. Faty Dieng, Aïssatou Mbène Thioub qui officient à la matinale de la TFM, instituée depuis quelques mois pour renforcer le côté éditorial de la chaîne, ne sont certes pas des top-models, même elles n’en ont pas moins un physique avenant. Mais, elles sont plus reconnues pour leur consistance professionnelle, tout en étant considérées comme des journalistes aux têtes bien faites. Figurez-vous que Faty Dieng a même écrit un livre, «chambre 7». Cette dernière a des atouts, c’est sûr. Avec sa noirceur d’ébène qui devient un grand atout à cause du phénomène de la dépigmentation, sa classe, son côté très pondéré, qu’elle allie avec la journaliste terrain qu’elle est, casse un peu le stéréotype du télespectateur qui voudrait ériger la femme de teint clair en modèle. Une vraie sénégalaise avec la retenue et les tenues sobres et bien choisies. Même constat chez Astou Mbène Thioub, sobre, agréable et qui mène avec brio ses émissions. Elle a elle aussi une tête bien faite.
Idem chez Adama Anouchka Ba d’ITV qui est dans la lignée de ces deux-là car ayant fait une expérience de la presse écrite (L’Observateur, Seneweb) très formatrice, de la radio (West african democracy radio avec Souleymane Niang et RFM) et aujourd’hui sur ITV. Elle présente le JT, fait en plus du terrain. Le reste se fera avec l’expérience pour la journaliste très prometteuse qu’elle est. De plus, le passage par la presse écrite renforce les qualités du journaliste. La preuve par Moustapha Diop qui a fait “Le Populaire” et Walf Grand place avant d’atterrir à Walf TV et d’en devenir le directeur. Chérif Dia et Cheikh Tidiane Diaho et Ibou Kane sont tout aussi prometteurs.
Mais dans la réalité, trop d’étapes sont brûlées avant de rejoindre la catégorie des journalistes présentateurs et animateurs d’émissions qui sortent du lot pour s’être formés à bonne école et roulé un peu plus leur bosse. La liste est longue  : Mamoudou Ibra Kane, Alassane Samba Diop, Babacar Fall, Abdoulaye Der, Abdoulaye Cissé, Antoine Diouf, Ben Matar Diop, Khalifa Diakhaté, Moustapha Diop, Souleymane Niang, Pape Bez Diba etc.
Le monde des réseaux sociaux qui juge la presse est hétéroclite et est composé de gens cultivés certes, mais aussi par une grande majorité de profanes du métier de l’information. C’est la masse ou plus exactement le grand public qui a envahi le net. Avec ses suiveurs et ses fans de sensationnel, il n’est pas à proprement parler, un baromètre suffisant, exigeant et très fiable. C’est la rue avec son peuple subjectif et qui fonctionne au feeling ; d’où des jugements pas forcément basées sur les aspects les plus essentiels, c’est-à-dire le contenu de l’information et les faits.

Chroniqueurs en tous genres, mannequins, bombes et anonymes en quête de notoriété, ont envahi les plateaux…

Mais de nos jours, l’on se demande ce qui peut motiver des directeurs de programmes ou responsable de chaînes à faire animer des émissions politiques par exemple par Paco Jackson Thiam et Adja Diallo ! Qu’espère-t-on en tirer ? C’est l’invasion aussi subite que surprenante des plateaux par des chroniqueurs qui sont conseillers municipaux, écrivains, activistes, professeurs de philosophie de lycées, analystes et observateurs en tous genres, anciennes commerciales, spécialistes de la cuisine et maquilleuses reconverties animatrices qui inquiète. Le résultat est tout simplement catastrophique. C’est le comble de la recherche de la notoriété, l’obsessions d’être sous les feux des projecteurs. Ce n’est plus de l’info qui est produite dans ces émissions, mais plutôt des opinions, ou plus exactement du “wax sa xalaat” selon la cause du moment que l’on défend ou le bord politique auquel on appartient ou ses sensibilités.
Imaginons ce qui se passerait si chaque Sénégalais devait donner son opinion sur un sujet donné ! C’est ce qui se voit de plus en plus avec ces émissions animées par Ndèye Ndack, Ya Awa Dièye, Bijou Ngoné, Safia Diatta etc, avec des intervenants tels que père Mangoné, Ndella Madior Diouf, Modou Guèye, etc. Résultat des courses, personne n’est d’accord avec personne, et l’on sort de ces émissions à caractère social, culturel, complètement confus. C’est ça le divertissement à la sauce sénégalaise, c’est juste pour amuser la galerie. Certains en riront et commenteront le côté strict de Modou Guèye ou même “je m’en foutiste”  voire impudique de Ndella Madior ou encore archaïque de Père Mangoné. Et après ?
Avoir des personnages de la trempe de Massamba Guèye qui a l’avantage d’allier une très bonne connaissance des traditions sénégalaises, codes culturels et d’être instruit à l’école française, serait souhaitable dans ces types d’émissions de divertissement où les sociologues, philosophes ou anthropologues, peuvent aussi être de la partie. Mais à la place, l’on fait plus confiance au communicateur traditionnel qui se retrouvent souvent dans des habits et postures différents suivant les circonstances !
Certains groupes de presse sont tellement conscients du besoin de spécialisation sur certains sujets qu’ils se sont inscrits dans une logique de mutualisation des ressources pour combler les carences dans ces domaines techniques. Lors des matinales ou éditions spéciales ou à « Soir d’infos »  sur la TFM par exemple, des spécialistes des relations internationales ou des questions juridiques, politiques et économiques, Barka Ba, Daouda Mine ou encore Abdoulaye Cissé, Souleymane Niang, vont en renfort parce qu’ils sont non seulement expérimentés, mais certains d’entre eux sont en plus spécialisés dans ces domaines.
Alassane Samba Diop d’ITV a aussi souvent recours à des personnalités du monde universitaire avec des chercheurs, du monde politique, ou alors des fonctionnaires internationaux car il sait qu’ils généreront forcément de l’information avec la rigueur et l’honnêteté requise par leurs spécialités et surtout leur indépendance dans la majorité des cas vis-à-vis du monde politique sur des sujets à caractère économique et politique. Dans ces situations, l’objectif est non seulement de relever le niveau de l’émission, mais encore de combler le déficit de compréhension des sujets techniques grâce à des experts dont les connaissances ne font pas l’ombre d’un doute.
Autre procédé payant, c’est par exemple le fait d’inviter un journaliste de la presse écrite qui a écrit sur un sujet donné, peut permettre de mieux décortiquer l’actualité à travers les faits qu’il va relater sans que l’on soit dans une logique de spéculation d’un invité qui s’est décrété “analyste tous sujets”. Momar Diongue et Mame Birame Wathie sont par exemple très factuels dans leurs interventions et font de ce fait de bonnes analyses.
Ce qui est surtout à envisager, c’est de relever le niveau d’admission au Cesti qui reste la référence en matière de formation. le Bac ne semble pas suffire. Pourquoi ne pas envisager l’intégration à partir du Bac+ 2 ou de la licence ou mettre en place un système de prépa. Cela pourrait renforcer le niveau des jeunes qui sont dans la plupart des cas trop peu expérimentés, cultivés, avec dans la plupart des cas, un niveau très approximatif pour pour diriger des émissions à vocation informative. Cela pourrait aussi permettre d’éviter les dossiers politiques trop manipulés sous nos cieux car les cabales,
Dieu sait qu’il en existe beaucoup.  La formation privée qui vaut beaucoup de diplômés, est beaucoup trop faible et devrait être mieux surveillée et surtout améliorée.
La célébrité a ses travers si elle n’est pas bien gérée et maîtrisée. Rangou et Dieynaba Baldé ne diront pas le contraire. Elles ont toutes les deux été révélées par les médias et réseaux sociaux ; la première pour de mauvaises raisons fondées sur un besoin absolu de se faire connaître à travers des actes condamnables ; la seconde a été révélée par « Sen petit Gallé » de la TFM. Elles ont en commun d’avoir eu des déboires judiciaires pour n’avoir pas su contrôler jusqu’où pouvait conduire le mauvais usage de la célébrité.  Le déficit d’encadrement et l’immaturité ont beaucoup à y voir.

INSTABILITE INSTITUTIONNELLE EN AFRIQUE : Afrikajom Center invite les gouvernants à respecter les Constitutions

https://toutinfo.net Le Comité scientifique d’Afrikajom Center invite les gouvernants à respecter les règles de la démocratie, de l’État de droit, des droits humains et de la bonne gouvernance en Afrique. Cette sortie intervient quelques jours seulement après le coup d’état perpétré en Guinée contre Alpha Condé.
En prélude au colloque international dur la démocratie en Afrique axé sur le thème  : ‘’Repenser l’État de Droit et les transitions démocratiques en Afrique de l’Ouest’’, le Comité scientifique d’Afrikajom Center a tenu le 9 et le 10 septembre, un séminaire de préparation à Saly Portudal, dans la station balnéaire. Cette rencontre de deux jours qui intervient quelques jours seulement après le coup d’état perpétré en Guinée contre Alpha Condé, a été une occasion saisie par Alioune Tine et ses collaborateurs d’interpeller les gouvernants africains sur le respect des règles de la démocratie, de l’état de droit, des droits humains et de la bonne gouvernance. Même s’ils condamnent formellement toute prise et/ou conservation du pouvoir par des voies inconstitutionnelles notamment par la force, par la manipulation des textes constitutionnels ou par la fraude électorale, Tine et ses camarades demandent solennellement aux gouvernants et aux acteurs politiques de respecter les dispositions constitutionnelles et règlementaires, notamment en matière électorale et aux forces de défense et de sécurité, de respecter l’ordre constitutionnel ainsi que les règles de dévolution du pouvoir. Il en est de même pour les gouvernants et les acteurs politiques à qui, le comité scientifique d’Afrikajom Center invite à s’engager avec sincérité et bonne foi dans l’organisation d’élections transparentes, libres et crédibles.
D’ailleurs, le comité scientifique d’Afrikajom Center exprime son soutien à l’ensemble des peuples africains dans le combat pour la démocratie, l’Etat de droit, les droits humains et le développement. Alioune Tine et ses camarades dénoncent en effet les irrégularités constitutionnelles et les violations des règles relatives au mode d’accès, de dévolution et de transmission du pouvoir tel qu’édicté dans la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance de l’Union Africaine et dans le Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance de la CEDEAO. Ils constatent ainsi pour le déplorer, la récurrence des coups d’Etat militaires, les révisions constitutionnelles visant à lever illégalement la limitation des mandats présidentiels, de même que l’organisation d’élections frauduleuses et autres engagements internationaux des Etats africains relatifs à l’Etat de droit, à la démocratie et aux droits humains. Persuadés que le respect de l’Etat de droit, de la démocratie et des droits humains est une exigence fondamentale et un gage pour la paix, la sécurité et la stabilité des Etats africains, Afrikajom Center rappelle que la souveraineté appartient au Peuple, ce qui implique le libre choix des gouvernants. Dès lors, Alioune Tine et ses camarades invitent l’ensemble des gouvernants africains au respect et à l’application des traités et conventions de l’Union Africaine et de la CEDEAO relatifs à la démocratie, à l‘Etat de droit, à la bonne gouvernance, aux droits humains, à des élections libres, démocratiques et transparentes adoptés souverainement par les Chefs d’Etat et de Gouvernement et constituant les garanties les plus solides de la paix civile et du vivre ensemble.

Dynamique unitaire de l’opposition : Mamadou Diop Decroix prône un pôle alternatif au-delà des locales

https://www.dakaractu.com Le Secrétaire général national de And Jëf/ Parti africain pour la démocratie et le socialisme, Mamadou Diop Decroix, tient à rappeler la position de son parti sur les coalitions de l’opposition nées ces derniers jours. Mamadou Diop Decroix considère que And Jëf/ PADS n´est dans aucune coalition politique, même si, rappelle-t-il, le le Pds reste leur allié traditionnel. En conséquence, il soutient un compagnonnage politique sur la base de l’égale dignité par-delà la différence de poids dans les élections.
En revanche, Diop Decroix estime que « toute opposition qui se regroupe doit avoir une stratégie qui englobe certes les locales, mais qui aille au-delà pour construire un véritable pôle alternatif capable de répondre durablement aux préoccupations fondamentales du Sénégal et des sénégalais ». Ainsi, selon lui, les coalitions conjoncturelles n´ont que le mérite de régler des questions conjoncturelles.
Il faudra mettre donc en place, ce pôle véritablement alternatif avec rigueur et détermination, mais surtout avec humilité car c’est la voie de la véritable libération nationale et de l’émancipation sociale.

PARTIS ET JEU D’ALLIANCES : A LA RECHERCHE DE LA COHERENCE PAR OUSMANE IBRAHIMA DIA

https://www.seneplus.com Depuis 2000, la tendance est au regroupement au sein de coalitions, même si les grands partis traditionnels continuent de tenir le haut du pavé
Depuis 2000, la tendance est au regroupement au sein de coalitions, même si les grands partis traditionnels continuent de tenir le haut du pavé. Le Front pour l’alternance (FAL), issu de la Coalition pour l’alternance (CA 2000), véritable mélange de libéraux, de leaders de la gauche, réussit, sous la houlette de Me Abdoulaye Wade à déboulonner Abdou Diouf et les 40 ans du Socialisme.
Les Assises nationales lancées en juin 2008 par des partis de l’opposition et divers acteurs de la vie économique et sociale ont été la matrice de Bennoo Siggil Senegaal qui avait permis à l’opposition de s’imposer dans les grandes villes lors des élections locales de 2009.
En 2012, une nouvelle lame de fond politique regroupant libéraux, gens de la gauche, Socialistes, parmi d’autres, réussit à écarter du pouvoir le libéral Wade, au soir du 25 mars.
En perspectives des élections territoriales de janvier 2022, des partis et mouvements tentent de former des coalitions pour venir à bout de la machine Bennoo Bokk Yaakaar (BBY).
Constat  : le même schéma est souvent reproduit avec des acteurs que tout opposait dans un passé récent, ce qui rend compte de la difficulté qu’il y a à lire le paysage politique sénégalais riche en alliances contre-nature, qui se font au gré des circonstances. Sans fondement idéologique.
Pourtant à l’aube de l’ouverture démocratique, en 1974, le président Léopold Sédar Senghor avait pensé à une distribution des rôles, selon un schéma basé sur quatre courants se rapportant chacun à une idéologie. Oui l’engagement politique doit reposer sur des convictions fortes. Si les pères fondateurs s’étaient battus pour l’indépendance, Senghor, en instaurant un multipartisme limité à quatre courants (Il fallait être socialiste, libéral, marxiste-léniniste ou alors conservateur), avait tracé une ligne de conduite pour un discours politique porteur de valeurs et de convictions. Mais le multipartisme intégral, dans un contexte d’ouverture du paysage médiatique, a ouvert la voie à la politique du ventre et érigé la politique au rang de métier. Le parti politique devient un instrument que l’on monnaye dans le cadre de soutien, en échange de postes, entre autres. C’est ce qui explique les alliances de circonstance derrière lesquelles s’abritent ces professionnels de la politique, uniquement mus par le souci de préserver des intérêts particuliers.
Le jeu démocratique gagnera en transparence et en maturité en plaçant au premier plan les batailles fondées sur des projets de société et en mettant sous le boisseau les préoccupations personnelles et de chapelle, qui discréditent partis et hommes politiques. Ce qui donnera un plus de cohérence et de crédibilité à ces jeux d’alliances.

Le procureur de la CPI au Palais : Macky prépare-t-il sa sortie

Le Président SALL a reçu le tout nouveau procureur général de la Cour Pénale Internationale (CPI).  L’audience qui s’est déroulée hier vendredi 10 septembre au palais de la République.
L’objet de la visite de Karim Khan n’a pas fuité mais, selon les services de communication de la Présidence, il aurait « salué les progrès accomplis par le Sénégal en matière de respect des droits humains et l’attachement au droit international ».
Ce qui serait surprend au regard des nombreuses forfaitures de Macky SALL que d’autres juridictions internationales n’ont pas manqué de relever.

Modou Diagne Fada : «La coalition Yewwi Askan wi est un conglomérat d’aigris, d’extrémistes…»

https://www.pressafrik.com Présidant à Louga une grande rencontre politique élargie aux partis de la mouvance présidentielle, Modou Diagne Fada, leader du parti Ldr/Yessal, a sauté sur l’occasion pour tirer à boulets rouges sur l’opposition regroupée au sein de la coalition Yewwi Askan wi. Sans prendre de gants, le Directeur général de la Société nationale de commercialisation des oléagineux du Sénégal (Sonacos) et membre de la mouvance présidentielle s’est attaqué ouvertement à la coalition de Khalifa Sall, Ousmane Sonko et Cie.
«J’ai ri sous cape lorsque je les ai entendus dire que leur coalition s’appelait Yewwi Askan wi. Ils ont été mal inspirés en prenant ce nom qui ne colle pas au contexte et à la situation, car dans ce pays, les gens ne sont ni menottes ni ligotés des pieds, encore moins enchaînés. Nous sommes tous libres de dire ce que nous voulons sans jamais être inquiétés. Ils auraient pu choisir un nom plus adapte, mais ils sont vraiment passés à côté. Ils voulaient embarquer toute l’opposition dans cette dynamique. Mais cela
m’aurait surpris de voir mon ancien parti politique (le Pds) accepter de nouer une alliance avec ces extrémistes, qui passent tout leur temps à tenir des discours incendiaires », a dit Diagne Fada dans L’Observateur.
« D’ailleurs, dans leur jargon, ils n’utilisent que des mots qui font penser à la violence. Je connais bien le Pds, même s’il est dans l’opposition, il reste un parti républicain. Son fondateur a toujours dit qu’il ne marchera jamais sur des cadavres pour accéder au pouvoir, alors que les autres ont déjà marché sur des cadavres sans même accéder au pouvoir. Il faut dire qu’au Sénégal, on cultive la paix, la pondération, la modération et le juste milieu. Nous n’avons pas le droit d’être extrémistes dans ce pays.
Donc, c’est normal que d’autres leaders de l’opposition aient quitté, eux aussi, cette coalition, car ils ont finalement compris que c’est un conglomérat d’aigris, de mécontents et de frustrés. Ils se sont mis ensemble parce que simplement ils pensent pouvoir tromper le peuple, c’est pourquoi tous les jours, vous entendez des départs. Nous attendons de voir comment ils comptent concrétiser cette alliance au niveau de la base », a ajouté de directeur général de la Sonacos.
Du côté de la mouvance présidentielle, il soutient qu’ils sont sereins parce qu’ils n’ont pas en face une opposition. « Notre opposition, c’est nous-mêmes. Donc, nous devons tout faire pour éviter des frustrés et des mécontents dans nos rangs. C’est notre seul combat, c’est la raison pour laquelle, nous allons faire le tour du pays pour prêcher la bonne parole», a déclaré Modou Diagne Fada, jeudi, à Louga.

La coalition de Wade s’agrandit…Un nouveau membre au CRD

A la veille des électorales, les coalitions s’agrandissent et enregistrent de nouveaux membres comme c’est le cas au Congrès de la Renaissance Démocratique (CRD) qui voit l’adhésion un allié de taille. C’est « Mouvement UN AUTRE AVENIR » du leader politique Ibrahima THIAM. Et avec son adhésion au CRD, c’est la grande coalition de Wade qui prend de l’ampleur. Voici le communiqué…

COMMUNIQUE DE PRESSE

OBJET  : ADHESION D’UN NOUVEAU MEMBRE
Ibrahima Thiam, Président du mouvement « Un Autre Avenir »
Conformément à ses procédures de décisions, la Conférence des Leaders du Congrès de la Renaissance Démocratique (CRD) vient d’accepter la demande d’adhésion en son sein du « Mouvement UN AUTRE AVENIR », Présidé par Monsieur Ibrahima THIAM.
La Conférence des leaders du Congrès de la Renaissance Démocratique se réjouit de cette importante adhésion à sa vision stratégique et à son action politique et citoyenne.
La Conférence des Leaders du Congrès de la Renaissance Démocratique souhaite la bienvenue aux militantes et militants du Mouvement UN AUTRE AVENIR.
La Conférence des Leaders du Congrès de la Renaissance Démocratique réaffirme son ouverture aux forces politiques et sociales qui acceptent son option stratégique pour une citoyenneté active fondée autour des valeurs d’éthique, de solidarité et de justice sociale pour bâtir ensemble un futur meilleur du Sénégal.Fait à Dakar, 10 septembre 2021LA CONFERENCE DES LEADERS

Pourquoi Baldé ne peut pas avoir pour Ziguinchor la grandeur de Idrissa SECK à Thies ? Par Joseph Diatta

Tout le monde sait que le Patron de Rewmi a transformé la ville du rail comme jamais dans l’histoire de sa gouvernance territoriale des Thiessois et pourtant Idy a accepté de céder par grandeur la place de Maire qu’il occupait confortablement et incontestablement, qui plus est, à son opposant Talla Sylla, pour occuper le fauteuil de Président de Conseil Départemental.
On ose imaginer que cela est impossible à Ziguinchor !  où M. Baldé est tout autant chef de parti, certes d’un UCS plus modeste que REWMI.
De plus le Maire de Ziguinchor annonçait avec clairvoyance qu’il quitterait la magistrature de Ziguinchor au profit d’un jeune compétent comme Doudou KA, sentant sans doute la montée irrésistible de la vague d’adhésion.
Pourtant Idy avait plus de raisons de s’arc-bouter sur sa ville de Thiès qui lui doit tout, ce qui n’est pas le cas de Ziguinchor où le désamour avec le Maire est palpable.
En politique comme dans la vie, il faut savoir sortir par la grande porte. Mais nous ne désespérons pas que Abdoulaye Baldé retrouve la raison qui manque à ses souteneurs et thuriféraires et qu’il décide, avant qu’il ne soit trop tard, de porter et de sécuriser la candidature son frère du Cabrousse Doudou Ka dont il se vente avec fierté d’être lié d’affection.Joseph Diatta,Coordonnateur APR  Cabrousse

Thierno Bocoum solde ses comptes : «Que ceux qui usent de leur appareil d’intimidation pour nous faire reculer,se détrompent…Le combat politique dépasse les personnes…»

https://www.dakaractu.com Suite à la formation des deux coalitions de l’opposition, l’heure est venue pour l’ancien parlementaire et président du mouvement Agir, de clarifier sa position.
Rejetant la première coalition dans laquelle il avait noté un certain nombre de dysfonctionnements, Thierno Bocoum, dans une déclaration sur sa page Facebook, rassure aussi sur son abstention par rapport à la deuxième lancée hier.
« Les acteurs qui ont toujours formé ces coalitions sont aujourd’hui les mêmes qui dirigent ces coalitions. Il faut savoir que ces coalitions ont trois finalités : Le partage du gâteau ( comme ce qui se passe à la coalition BBY), L’investissement des partis dans le néant et un tremplin pour quitter l’opposition et s’approcher du pouvoir ( comme on l’a si bien constaté en 2019) » considère le président du mouvement Alternance générationel pour l’intérêt de la république.
En outre, Thierno Bocoum estime  que ces coalitions ont un aspect dissuasif. « Nous ne disons pas que les gens ne doivent pas s’unir pour aller aux élections. Mais nous sommes toutefois déçus que le projet commun que nous avions, puisse être encore bafoué car ceux qui composent ces coalitions n’ont pas ce souci de rassemblement et de dialogue », a encore regretté le leader de AGIR.
S’adressant à une partie de l’opposition, Thierno Bocoum avertit : « Cette entreprise d’intimidation à laquelle nous sommes en train d’assister ne va pas passer. « Il faut que les gens arrêtent de s’acharner sur les gens qui ne sont pas avec eux. Nous sommes en démocratie. Notre combat dépasse les personnes, il vise les principes », a servi l’ancien du Rewmi.
Il reste dès lors constant dans sa démarche pour les locales à venir et compte accompagner tous les candidats du mouvement sur l’ensemble du territoire national. Thierno Bocoum appelle également à maintenir l’objectif qui, selon lui, est… “l’après Macky”.

CE QUE LA JUSTICE REPROCHE À SIMON ET KILIFEU

https://emedia.sn Initialement prévu, hier vendredi, c’est finalement lundi prochain que les rappeurs Simon Kouka et Landing Mbissane Seck alias Kilifeu seront présentés au parquet.
Kilifeu, membre du mouvement Yen A Marre, est poursuivi pour le délit d’escroquerie.
Quant à Simon, il est poursuivi pour tentative d’escroquerie portant sur deux millions Fcfa reçus en échange de la remise de son passeport français à Thierno Amadou Diallo.
Simon a été convoqué par les éléments de la Division des Investigations Criminelles (DIC) avant d’être placé en garde à vue. Ce dernier, qui se trouvait, jeudi dernier à Kaffrine, s’est rendu à la Dic pour répondre à la convocation. Par ailleurs, on apprend que c’est à cause de cette nouvelle arrestation que la détention de Landing Mbissane Seck alias Kilifeu a été prolongée.
Pour rappel, lors de son audition, Amadou Thierno Diallo, l’homme à l’origine de l’affaire, avait impliqué Simon dans la cause, mais aussi “Thiat” du même mouvement. Cheikh Moussa SARR

Marche silencieuse pour réclamer justice pour Samba Sarr : plusieurs manifestants dont les enfants du défunt arrêtés par la police

https://www.pressafrik.com Un marche silencieuse a été organisée ce samedi à Pikine dans la banlieue de Dakar, pour réclamer justice suite au décès Samba Sarr, décédé il y a plus d’un mois, lors d’une réunion sur l’organisation de l’élection présidentielle de la Fédération sénégalaise de football. Les manifestants se sont vus empêchés par les forces de l’ordre. Plusieurs d’entre eux y compris les enfants du défunt ont été arrêtés et conduits à la police de Pikine.
Samba Sarr est décédé des suites d’un malaise, après s’être vu refusé l’accès à la réunion, alors qu’il était Vice Président de son club.

Aïssatou Diop Fall : “Certains journalistes ont un faible pour Ousmane Sonko”

https://www.leral.net La journaliste Aïssatou Diop Fall n’a pas encore fait dans la langue de bois pour parler de Ousmane Sonko, affirmant qu’elle a pitié de lui. “Il ne fait que du cinéma, mais Sonko nékatoul”.
Pour Aïssatou Diop Fall, “Sonko n’a pas les capacités de soutenir une conférence de presse. Pourquoi fait-il toujours un point de presse? Il lit et s’en va. Ah, si j’étais encore reporter, keneu wakhatouko. Je n’aurais qu’une question à lui poser, fou Adji Sarr tolou?“.
Certains journalistes ont un faible pour Ousmane Sonko, ils ne lui disent absolument rien. Si j’étais à sa place, je ferai tout pour que la lumière soit faite. On me met en contrôle judiciaire et je ne fais rien pour m’en sortir. Il a une épée de Damoclès, car Macky Sall lako sékhal. C’est un adversaire redoutable“, lâche-t-elle pour finir.

UNE PANDÉMIE QUI CONDUIT AU PÈLERINAGE PAR MARIAMA SAMBA BALDÉ

EXCLUSIF SENEPLUS #SilenceDuTemps – Les Soleils des indépendances sont encore plus pâles au temps du Corona. Le comportement des grandes puissances doit à jamais servir de leçon. Les miroirs se fissurent et la vérité apparaît dans toute sa cruauté
#SilenceDuTemps – Un vent de pandémie souffle. Dans les pays où il fait gris et froid, dans les pays où le soleil rit tout le temps, ce vent souffle et par milliers des hommes tombent. L’on se confine pour ne pas être touché. Une distance se creuse et le temps ne s’écoule plus dans sa fluidité naturelle, il s’est transformé en goutte-à-goutte. Le monde retient son souffle et chaque minute vaut son pesant d’or. L’heure est grave, enfin ! L’heure est grave, à la bonne heure ! Je ne peux pas croire que ce vent qui tue est complètement mauvais. Il est impossible qu’aucune poussière de lumière ne l’habite. Et s’il infectait pour aussi désinfecter, dégradait pour également réparer ?
Un vent de pandémie souffle. Le couvre-feu a calciné moult plans et les déprogrammations ont accouché d’un désert. Cela saute aux yeux que l’on ne sait pas grand-chose, que l’on n’est pas grand-chose et qu’une invisible petite chose pourrait rayer l’homme de la carte. Face au Covid, ni nom, ni couleur de peau, ni fortune, ni notoriété n’offrent de dispense. Pour s’en tirer, il y a obligation de se soutenir en permettant à celui qui ne vous ressemble pas de s’immuniser. L’homme qui a soif entend mieux l’appel de la quête vers l’oasis qui désaltère l’âme. Son pèlerinage intérieur va pouvoir commencer. Pour avancer, il devra égorger le soleil de la vanité et faire gicler le sang crépusculaire des idoles. Il lui faudra lâcher les illusions et commencer à marcher, pieds et cœur nus, vers tout ce qu’il a oublié. Qui sait ? Peut-être que derrière les dunes de l’espérance attend un soleil sans mirage, le soleil vermeil de la renaissance.

– Une pandémie qui déshabille –

Un vent de pandémie souffle. Les oripeaux s’envolent et le roi est nu. Les Soleils des indépendances sont encore plus pâles au temps du Corona. Face au fléau, le comportement des grandes puissances doit à jamais servir de leçon. Les miroirs se fissurent et la vérité apparaît dans toute sa cruauté. Un virus empêche le monde de tourner en rond et affiche au grand jour l’impuissance des uns et des autres. Un minus dévore le temps et dément les grands. Difficile de stopper la vague de contaminations qui déshabille et questionne. Quelle indépendance pour le Sénégal, quand ses talibés sont bouffés par la gale ? Quelle indépendance pour le continent noir qui importe vaccins et médicaments ? Quelle indépendance pour l’Afrique, quand ses dictateurs vont se faire soigner en Occident ? Fidèle à lui-même, l’Occident augurait du pire pour cette partie du monde. L’hécatombe qu’il prédisait aura bien lieu mais pas là où il l’attendait au départ. Je n’ose imaginer les insultes qu’on aurait spécialement modelées pour les Africains si le Covid avait vu le jour sur leur sol.
Un vent de pandémie souffle. Le silence prend place. Descente dans les profondeurs de son pays natal. Voyage vers le centre de sa terre. Dans cette région-ci, la vérité s’affiche sans fard. La voici l’incapacité qui met à mal la fierté. La voici l’insensibilité qui réduit à néant la religiosité. La voici la mauvaise foi qui sème l’ignorance pour mieux régner. La voici la tyrannie qui exile la raison. La voici la terreur qui venge les médiocres. La voici la tromperie qui entretient la misère. Ce ne sont pas les hôtels cinq étoiles, les routes, les voitures et villas de luxe qui donneront une belle image de l’Afrique. Ce ne sont pas les parfums de marque et les grandes toilettes qui décrasseront le regard de mépris que beaucoup posent sur les Africains. Tant que ce continent n’arrivera pas à se nourrir, se vêtir, se soigner et s’éduquer lui-même, le respect s’évaporera aux abords de ses rivages. Tant que ses propres enfants préfèreront échouer sur les plages européennes, plutôt que de vivre dans leurs propres pays, l’Afrique ne relèvera pas la tête. Tant que des hordes d’enfants affamés et enguenillés hanteront ses artères, ce continent ne jouira que d’un semblant de dignité. Tant que ce continent ne fera pas de l’enfant le centre de son attention, toute acquisition ne sera qu’infatuation.

– Une pandémie qui instruit –

Un vent de pandémie souffle. L’heure de vérité a sonné. La base est fragile, l’édifice ne tient pas. La base, c’est l’éducation. De là tout commence, croît et se déploie. Là est la véritable voie d’affranchissement. « Formez-vous, armez-vous de sciences jusqu’aux dents », tel est le viatique que Cheikh Anta Diop a laissé aux Africains. Qu’en est-il aujourd’hui ? Que vaut l’école sénégalaise ? Où en est la recherche africaine ? Que servent les télévisions africaines ? Pourquoi des soi-disant faiseurs de miracles pullulent dans les médias et polluent les esprits ? De quel statut jouit l’enseignant dans nos sociétés ? Qui sert de modèle aux jeunes africains ? Quelle est la place du livre dans nos familles ? Quelle est la place du silence dans nos espaces de vie ? Oser le silence et l’odyssée dans l’univers des livres ne transforme pas en Toubab. Faut-il attendre des Instituts Français qu’ils offrent aux populations africaines des espaces d’études, de réflexions et d’expressions artistiques ? Désirer des bibliothèques et des lieux d’études dans nos quartiers ne fait de quiconque un Toubab. La richesse de l’Afrique ne se limite pas aux matières premières. Sa matière grise, la première des richesses, doit faire l’objet d’une meilleure protection et d’un plus grand investissement car c’est de là que jaillira l’or noir et autres catégories d’or. Afin d’aider les enfants à cultiver leur corps et leur esprit, une organisation des parents, en fonction de leurs moyens, est absolument nécessaire. La limitation des naissances n’est pas affaire de Toubab. Il est indéniable que la vie a ses mystères et qu’il est impossible de tout prévoir, tout maîtriser. Des génies, des hommes et des femmes d’exception sont nés de familles nombreuses et loin d’être aisées. Cependant, compter sur la chance, miser sur le miracle, c’est risquer de faire pencher le navire et de sombrer dans le malheur. Les hordes d’enfants affamés et enguenillés qui sillonnent les villes africaines prolongent la sombre fresque des damnés de la terre, cette terre qui a soif du silence de l’instruction et qui a hâte de porter des fruits de lumière.
Un vent de pandémie souffle. L’heure est au bilan. De vieilles peurs ont refait surface. Traitements et vaccins en provenance d’Occident suscitent méfiance et peur chez beaucoup de Noirs. Jean-Paul Mira, chef de la réanimation à l’hôpital Cochin, échangeant sur LCI avec Camille Locht, un directeur de recherche à l’Inserm, soutenait tranquillement que les traitements contre le Covid devaient être testés en Afrique, « comme c’est fait d’ailleurs sur certaines études avec le sida, où chez les prostituées ». Ce genre de propos ajoutent à une paranoïa déjà alimentée par des faits historiques mais aussi par des affabulations. Que faire maintenant que l’Afrique reçoit des lots de vaccins de pays qui n’ont aucun scrupule à piller ses mers et s’arranger pour s’emparer de ses richesses, avant d’y envoyer leurs déchets ? N’est-ce pas l’occasion de réaliser le vieux rêve d’une Afrique sans les Africains ? Plus que jamais, il est clair que même si l’Afrique a ses remèdes, elle compte beaucoup sur l’Occident pour se soigner. Ce constat est-il une fatalité ou une opportunité ?

– Une pandémie qui invente des remèdes –

Un vent de pandémie souffle. L’heure est à la réorganisation. Si l’Afrique paraît ridicule dans son morcellement sans queue ni tête, grotesque avec ses autocrates jamais rassasiés, pitoyable avec son corps gangrené par la corruption et misérable sous le feu d’artifices de ses horreurs, elle a encore de la noblesse, de la force, de la beauté, une élégance racée, d’infinies potentialités. La pandémie a jeté une vive lumière sur ses fragilités et mis en exergue les dangers qui la guettent. Elle a montré l’urgence, pour le continent noir, à être son propre laboratoire, son propre médecin, son propre pharmacien. Elle a montré l’urgence de se pencher sérieusement sur nos plaies pour trouver les remèdes adéquats. Attendre des autres qu’ils vous soignent, c’est risquer de périr. Même si c’est une leçon amère comme la quinine que l’Afrique tire de cette situation, la pandémie laisse toutefois entrevoir une voie de guérison. Ce continent, qui a su élaborer des processus de réparations sur la terre de ses traumas, saura se servir de ses trésors pour bâtir le socle de sa réunification et travailler à sa renaissance.
Un vent de pandémie souffle. Tout n’est pas perdu. L’Afrique souffre mais ne s’étiole pas comme prévu. Son sourire n’a pas disparu. Ses élans de vie sont à protéger, sa réserve d’humanité à préserver et ses richesses tant convoitées à sauvegarder. Certes il lui faut des masques, des gels, des traitements et des vaccins pour lutter contre le Covid. La pire contamination qu’elle a à éviter reste cependant celle qui sape sa confiance, dégrade son image, exile son imaginaire, confisque sa parole, lui transmet des représentations aliénantes et lui fait croire que son salut est en dehors d’elle-même. Puisse le temps de cette pandémie être pour l’Afrique celui d’un silence fécond qui l’amène à faire face à ses démons, à terrasser ses monstres, à purifier son esprit et à renouer avec sa propre parole, celle-là qui lui permettra de recouvrer la santé et de gagner enfin son indépendance.Docteure en littératures francophones, Mariama Samba Baldé est l’administratrice de Paroles Tissées Éditions et la fondatrice de Vibramonde, une plateforme de réflexion sur la rencontre, les identités plurielles et la paix. Elle est l’auteure du documentaire Qui suis-je sans mari ? et des ouvrages Boubou (Hors Clichés) et Cheikh Hamidou Kane – L’inoubliable étincelle de l’être.

DAKAR ET LA RAOULTMANIA JOURNAL D’UNE CONFINÉE, PAR ANNIE JOUGA

EXCLUSIF SENEPLUS #SilenceDuTemps – C’est terrible combien ce satané C. rapproche ! Et il se rapproche aussi, il nous cerne tel un étau qui se resserre autour de nous. Le geste d’amour a changé de sens

Jour 25

#SilenceDuTemps – « Tu sais, ta femme je la connais bien, et même depuis plus longtemps que toi ! », ai-je volé d’une conversation entre la grande sœur et son complice Viou qui ne m’avait jamais vue sous cet angle-là je suis sûre, persuadée que dans notre tête-à-tête qui dure depuis des dizaines d’années, ah lala, il pensait avoir l’exclusivité !
Eh bien non ! Mémé Lolo l’a mouché, jouant à fond comme elle aime et sait bien le faire, la carte de la « grande sœur » ! Eey, si elle n’était pas là…
Me rappelant le fond de leur conversation autour du style, de mon doux entêtement à écrire ces chroniques, ce qui ne la surprend pas contrairement à Viou qui découvre… Quand je disais dans une des dernières chroniques « quand ils pensent que l’on passe à gauche comme ils veulent… »
Charles de Praia me fait remarquer lors de nos échanges « of the record » que Viou est au cœur de mes chroniques, ce qu’il semble apprécier. Il rajoute même, pour qu’il ne soit pas juge et parti : « il devrait être le dernier à te lire, loool ».
Trop de pages à vérifier et donc je vais lui faire confiance.
Surprise par cette observation que je n’ai ni cherchée, ni remarquée, probablement normal dans ce confinement d’amoureux !
Je continue néanmoins comme s’il n’avait rien vu, rien dit … Je me souviens du coup des longues lettres que j’écrivais à Mamina quand j’étais étudiante, à l’époque pas de téléphone à la maison, encore moins de cellulaire, pas de WhatsApp, ni de FaceTime, ni ni …, mais le timbre-poste ! Qui se souvient du plaisir de recevoir une lettre qui ne soit ni celle du banquier ou autre administration mais bien la lettre avec l’adresse écrite d’une main connue et à l’encre !
Je disais tout à l’heure longue lettre, pire encore je racontai tout ce que je voyais et qui je savais devait la rassurer. J’écrivais quand j’étais dans le métro, le bus. Un coup avec un stylo bleu, puis des heures après un stylo rouge, bref … des lettres colorées dans tous les sens et jamais elle n’aura su que par manque de moyens j’ai dîné de Som’bi (riz au lait), j’ai appris à manger du Quaker que je n’aimais pas et appris à aimer par la force des choses. Jamais elle n’aura su que j’ai pleuré toutes les larmes de mon corps le jour de la première fête des mères passée seule au fond de mon lit !
Ces lettres-là, je sais qu’elle les a partagées avec son entourage et qu’elle les a gardées longtemps.
Histoire de Som’bi ? Et si on en parlait ! Tout le monde a, je suis sûre, une petite histoire à raconter autour ce met que l’on sert en temps de dèche ? Bizarre car de l’autre côté de l’océan, c’est un dessert comme un autre agrémenté à la vanille en brin, au chocolat, aux zestes de citron …
Ici c’est dans les jours de difficulté qu’on le sollicite, à l’époque avec du lait concentré sucré. Le fameux ! Celui que vos parents vous imposent des soirs, des années durant sous prétexte qu’ils construisent et que donc … Celui de mon amie Marie, jusqu’à l’en dégoûter aujourd’hui… L’objectif de vie des parents qui nous forge malgré tout.
Les batailles et thèses savantes ou non autour du virus, son origine, son traitement. J’entends beaucoup d’avis, des supputations, des montages incroyables. J’avoue très modestement que je préfère regarder tout cela avec beaucoup de recul parce que si peu armée pour tout apprécier et j’attends le moment où tous ou presque se mettront d’accord, le moment où le (les) traitement (s) seront disponibles pour tous.  Il me paraît si hasardeux de se faire « un film » sur le sujet surtout à travers ce que l’on veut ou ne veut pas nous dire.

Jour 26

Ce matin depuis mon canapé anti-C j’entends Odile dans la cuisine venue pour son jour de la semaine, se lancer dans une grande tirade en ouolof. Intriguée, personne ne répondant à son interpellation, je lui demande si tout va bien, persuadée qu’elle parlait seule, qui sait avec ce malin C.
Elle accueillait Angèle, la nounou formidable de Djélika, arrivée dans la maison sans que je ne l’entende pour faire la lessive à la machine ! Elle est ivoirienne, ne pige pas grand-chose au Ouolof de tata Odile comme elle l’appelle gentiment et la regarde un peu éberluée !  Dialogue de sourds ? Non, en fait la mère Odile qui défend son territoire de maître des lieux (cuisine et plus d’ailleurs) lui faisait comprendre que le samedi, difficile d’être deux dans la cuisine, surtout aujourd’hui où elle fait un super « Supp’U kandia » qui va faire saliver quelqu’un qui n’aura hélas pas d’autre choix que de se régaler en lisant … ce passage ! Grand éclat de rire de tout le monde, c’était une vanne en ouolof de Odile …. Dit-elle, je ne la crois qu’à moitié car c’est une manie de « cuisinier » quand ils sont derrière les fourneaux.
Viou ne supporte pas d’avoir quelqu’un dans ses pattes lorsqu’il fait la vaisselle et il la fait depuis tous ces temps de C. Quand je fais la cuisine, pas touche aussi ! Normal d’être jaloux de son territoire et de le défendre. Et toi ?
Cousin Raoult, eh oui ici on se l’est approprié et j’espérai le moment où quelqu’un dirait  : « je l’ai croisé, j’étais à la maternelle avec lui, c’était mon voisin … ».
Mbokka Raoult de Djoloff, et bien j’ai trouvé mieux !
Mon amie d’enfance, Maimouna de Paris, grandie à Dakar, me raconte il y a quelques jours lorsque nous prenions de nos nouvelles que Raoult père lui a sauvé la vie. Hospitalisée enfant à Principal, les médecins se désespéraient de son état. Dr Raoult avait une solution  : lui faire prendre de l’altitude en avion. Deux à trois vols, lui ont raconté ses grandes sœurs, et en tant que médecin militaire ce fut aisé. Sûr que tous à l’hôpital ont crié au miracle, la famille surtout. Aujourd’hui, impossible de savoir exactement de quel traitement il s’agissait. La mémoire étant sélective, on gardera uniquement qu’elle en est sortie guérie !
Cousin Raoult lui, n’étonne pas vraiment ici avec son traitement si controversé Ah ! quelle ironie du sort cette chloroquine …
Dans mon enfance, mon adolescence, mon souvenir en est meurtri tant elle aura emporté quelques jeunes filles de mon entourage, sœur, amie, voisine … par excès et aujourd’hui, elle sauve des vies. Le monde à l’envers !
Ne plus rendre visite, ne pas serrer la main, s’éloigner d’un mètre, deux, bientôt trois mètres ? …
Le geste d’amour a changé de sens.
Restons chez nous !

Jour 27

Je n’avais pas parlé avec mon amie Geneviève de Marseille, celle qui m’a collé le virus de la chronique de C., depuis quelques temps malgré nos regards croisés à travers nos chroniques.
Ce matin nous avons longuement échangé bien entendu sur nos quotidiens, comment ils sont attendus, lus, partagés, commentés …  Elle propose de « piquer » un morceau d’une mes chroniques dans lequel elle se retrouve et qu’elle souhaite intégrer dans les siennes. Cela me plaît bien ! Lorsque je lui raconte qu’une petite sœur amie, Aicha de Bamako, se réjouit de mieux me découvrir tous les soirs avec mes posts, et à qui j’ai gentiment dit « prends garde à toi, la romance n’est pas loin … Geneviève s’entendait parler.
C’est terrible combien ce satané C. rapproche ! Et il se rapproche aussi, il nous cerne tel un étau qui se resserre autour de nous ; déjà cousins, parents proches d’amis … sont concernés par cette maladie. Que nous réserve-t-il donc ? Et grâce à la recherche, la technique médicale, on en guérit.
Et voilà que ce qui me paraissait plus que nécessaire devient enfin obligatoire, le port du masque. Il était temps, vais-je dire, et il faudra pouvoir en avoir en quantité, qualité …et surtout apprendre à le porter. Mieux, il est également prévu la généralisation des tests ? Je ne sais pas vraiment ce que cela veut dire et comment va-t-on faire, attendons demain pour être édifié mais les cas communautaires font peur à l’autorité qui resserrent les mesures.
Aujourd’hui dimanche, je suis allée avec Djélika et … Viou dans un mini jardin près de la maison, au bord de l’eau. Nous n’avons pas croisé grand monde, quelques gardiens devant les immeubles, dépassé quelques rares joggeurs, marcheurs, bien moins que de coutume, quelques rares voitures, motos et très peu de gens masqués !
Ce chemin, bien connu fait partie de notre parcours de randonnée. Gorée est là bien au large, le temps clair, la mer calme, sur la plage une poignée de lutteurs à l’exercice. La « petite » est heureuse de marcher, de courir sur le gravier qu’elle découvre et qui fait un bruit sous ces baskets, qui la fait sourire. Nous avons comme mission de l’épuiser ! Déjà un peu plus tôt sur la terrasse, nous avons fait des longueurs, elle adore et là elle était curieuse et s’en amuse de son ombre qu’elle découvre dans un sens, la cherchant dans l’autre ! Elle est rieuse notre petite Djélika.
Notre mini jardin est sympathique et surtout bien proche de la maison mais après cent va et vient au rythme des petites baskets de mademoiselle, ça fatigue et n’osant pas nous asseoir sur les bancs …
Et pour couronner le tout, je suis encore rattrapée par cette espèce de rhinite qui ne me quitte pratiquement plus depuis 4/5 mois. Alors courir après un petit bout, porter un masque quand le nez coule… épuisée je le suis et cette chronique victime finit par me torturer

Demain sera un autre jour.

Annie Jouga est architecte, élue à l’île de Gorée et à la ville de Dakar, administrateur et enseignante au collège universitaire d’architecture de Dakar. Annie Jouga a créé en 2008 avec deux collègues architectes, le collège universitaire d’Architecture de Dakar dont elle est administratrice.
Épisode 1 :  AINSI COMMENÇAIENT LES PREMIERS JOURS CORONÉS
Épisode 2 :  AVEC LA BÉNÉDICTION DE FRANÇOIS, LE PAPE LE PLUS AVANT-GARDISTE
Épisode 3 :  SOCIALISER EN TEMPS DE COVID
Épisode 4 :  PREMIÈRE SORTIE EN PLEIN COVID
Épisode 5 :  SOUVENIRS DES INDÉPENDANCES
Épisode 6 :  LES CONSÉQUENCES INATTENDUES DU COVID
Épisode 7 : LA LUNE ROSE
Épisode 8 :  POUR UN VRAI PROJET D’ÉCOLE
Épisode 9 :  PÂQUES SOUS COVID
Épisode 10 :  DEVOIR DE TRANSPARENCE
Épisode 11 : NOSTALGIE D’ADO


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