Revue de presse du Dimanche 10 Octobre 2021

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Blaise Compaoré absent au procès Sankara : pour Mariam Sankara, «il n’est pas courageux»

https://www.rfi.fr/fr Ce lundi 11 octobre 2021 s’ouvre à Ouagadougou le procès des assassins présumés de Thomas Sankara, tué il y a 34 ans. Le principal accusé, Blaise Compaoré, n’y assistera pas. L’ancien président en exil en Côte d’Ivoire sera donc jugé par contumace. Une situation regrettable pour Mariam Sankara, la veuve de Thomas Sankara, qui a accordé un entretien à Christophe Boisbouvier. Extrait avant diffusion intégrale de l’entretien sur rfi.fr à 16h TU ce dimanche 10 octobre. Christophe Boisbouvier

Assassinat de Sankara : Compaoré,Diendéré, Kafando…Trois accusés principaux et de nombreuses questions

https://www.jeuneafrique.com Ils seront au cœur du procès des assassins présumés de Thomas Sankara qui s’ouvre le 11 octobre, tant leur responsabilité directe est pointée du doigt depuis des années. Mais seul Gilbert Diendéré sera à la barre.
Le procès des assassins présumés de Thomas Sankara s’ouvrira lundi 11 octobre, devant le tribunal militaire de Ouagadougou. Mais si Blaise Compaoré, Gilbert Diendéré et Hyacinthe Kafando en sont les principaux accusés, seul l’ancien chef d’état-major particulier de Compaoré, qui dirigeait son redouté régiment de sécurité présidentielle (RSP), sera présent dans la salle des banquets de Ouaga 2000.

Blaise Compaoré

Il sera le grand absent du procès. Réfugié en Côte d’Ivoire depuis son renversement en 2014, Blaise Compaoré n’a aucune intention de se présenter le 11 octobre devant les juges burkinabè pour répondre de son rôle dans l’assassinat de Sankara. « Il ne se rendra pas à ce procès politique organisé à son encontre devant ce tribunal militaire qui est une juridiction d’exception. Il n’a jamais été convoqué par le juge d’instruction pour un interrogatoire et on ne lui a notifié aucun acte sinon sa convocation finale devant le tribunal. Je rappelle également qu’il bénéficie d’une immunité, prévue par la Constitution, en tant qu’ancien chef de l’État », estime son avocat, Me Pierre-Olivier Sur.
Visé par un mandat d’arrêt, l’ancien président coule des jours paisibles à Abidjan, où il bénéficie de la protection et de la bienveillance de son vieil ami Alassane Ouattara. Avec son épouse (ivoirienne) Chantal, il réside dans une grande villa du quartier chic de Cocody-Ambassades. Il y reçoit ses amis de passage sur les bords de la lagune Ébrié, ses partisans burkinabè, ou encore des cadres de son parti, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), dont il est toujours le président d’honneur. Il lui arrive aussi de passer des week-ends dans la station balnéaire huppée d’Assinie ou des vacances à l’étranger, comme au Maroc ou au Sénégal….Benjamin Roger

“BLAISE COMPAORÉ DOIT ASSUMER CET ACTE IGNOBLE” (AWADI)

C’est demain lundi 11 octobre 2021 que va s’ouvrir à Ouagadougou le procès de l’assassinat de l’ancien président du Burkina Faso, Thomas Sankara et 12 de ses compagnons.Parmi les accusés figure l’ancien président Blaise Compaoré, considéré comme le cerveau et le grand bénéficiaire de l’assassinat du père de la révolution burkinabé.
Blaise Compaoré, aujourd’hui en exil en Côte d’Ivoire, est poursuivi pour attentat à la sureté de l’Etat, de complicité d’assassinat et de recel de cadavres. L’autre personnage central de cette affaire est le général Gilbert Diendéré déjà condamné pour le coup d’État contre le gouvernement de transition de 2015. Il est poursuivi pour attentat à la sûreté de l’Etat, complicité d’assassinat, subornation de témoins et recel de cadavres. I
Invité de l’émission, Jury du Dimanche, Didier Awadi se réjouit de la tenue de ce procès 34 ans après l’assassinat de Sankara. « Tout a été fait pour que ce procès ne voit pas le jour, rappelle-t-il. 34 ans, nous obtenons gain de cause grâce à l’abnégation, la passion de beaucoup de gens qui ont donné leur énergie comme Aziz S. Fall, la veuve de Sankara et tout un comité. Il faut leur rendre hommage parce qu’ils ont été tenaces. C’est au prix de leur vie et de beaucoup de sacrifices qu’on arrive à ce procès ».

Un procès pour l’histoire

L’activiste renseigne que beaucoup de puissances ne veulent pas de ce procès mais, pense-t-il, sa tenue nous édifiera  : « Le procès va donc s’ouvrir pour qu’enfin ceux qui ont tué Sankara puissent répondre devant l’histoire, observe-t-il. Ils ont une position lâche en ne voulant pas se présenter. Mais l’histoire est en cours et rien ne pourra l’arrêter »
Évoquant l’absence de Blaise Compaoré à ce procès, il estime « qu’à un moment de la vie il faut prendre son courage et assumer ses actes. Quand on pose cet acte ignoble, si on aime son pays et qu’on vous accuse des faits aussi graves, on se met debout et on répond face à l’histoire. Quand il y a un crime on regarde à qui profite le crime. La première personne à qui profite le crime de Sankara c’est bien sûr Blaise. C’est qu’entre temps il a eu la nationalité ivoirienne mais je pense qu’il ne faut plus qu’on nous distrait ».
Poursuivant, Didier Awadi invite Blaise Compaoré à se mettre à la disposition de la justice burkinabé  : « Ce n’est pas parce qu’il a une nationalité ivoirienne qu’il a une déchéance de sa nationalité burkinabé. Si comme il le dit, il veut la paix au Burkina, il doit d’abord revenir au Burkina. Le procès doit enfin se tenir pour que la famille de Sankara puisse enfin faire son deuil. J’espère que ce procès sera le moment de la manifestation de la vérité. Parce que les coupables sont vivants ».

« Je serai à Ouaga demain pour le procès »

Revenant sur la figure de Sankara, Didier Awadi insiste sur la nécessite de pas le mythifier  : « je n’idéalise pas Sankara. Je trouve même qu’il a fait certaines erreurs et qu’il a fait parfois preuve de naïveté. C’est ce que je pense donc, je ne l’idéalise pas. Il voulait rectifier des choses contrairement à ce qu’affirme ceux qui l’ont assassiné, qui ont voulu s’accaparer son legs. En réalité c’est Sankara qui voulait rectifier ».
Enfin Didier Awadi a avoué qu’il se rendra à Ouaga pour prendre part à ce procès  : « Je serai à Ouaga demain lundi parce que historiquement je ne peux pas ne pas être là. Je vais suivre le procès de tout près pour avoir une meilleure compréhension de l’histoire. Ce procès est l’occasion de donner la vérité à l’Afrique ». Cheikh Moussa SARR,Photo  : Pape Doudou DIALLO

Assassinat de Thomas Sankara : les révélations de Moussa Diallo, son ex-aide de camp

https://www.jeuneafrique.com Il fut son aide de camp puis un maillon de son dispositif sécuritaire. À l’heure où s’ouvre le procès des assassins présumés du leader révolutionnaire burkinabè, Moussa Diallo s’est confié en exclusivité à Jeune Afrique.
Des anecdotes sur le « camarade capitaine », il en a des centaines. Toutes en racontent une de ses facettes. Et même si plus de trois décennies se sont écoulées depuis qu’il l’a vu pour la dernière fois, guitare en main sur sa terrasse de Ouagadougou, quelques jours avant d’être fauché par des rafales de kalachnikov,  Moussa Diallo semble intarissable sur ses années au plus près de l’icône panafricaine.
Les souvenirs sont toujours là, bien vivaces. En cette fin d’après-midi chaude de début septembre, derrière les rideaux tirés d’un appartement en banlieue parisienne, l’ancien aide de camp de Thomas Sankara les retrace un à un. Et se livre comme il l’a rarement fait. Libéré du devoir de réserve que lui imposait son statut d’officier, le jeune retraité dit tout ce qu’il sait sur ce funeste 15 octobre 1987, qui a conduit Sankara et douze de ses compagnons sous terre,  à l’abri des regards. « Je ne fais pas ça par gaité de cœur, mais par devoir par rapport à ceux qui sont morts.  Je le fais aussi pour l’histoire. Un pays est fait de ces moments tragiques. Il ne faut pas les occulter mais en parler, pour que les jeunes générations s’en servent », explique-t-il.

Un capitaine fringant au verbe haut

Après avoir été entendu par le juge d’instruction François Yaméogo, qui a mené l’enquête pendant cinq ans sur cette affaire d’État, Moussa Diallo comparaîtra comme témoin lors du procès historique qui s’ouvrira le 11 octobre devant le tribunal militaire de Ouagadougou.  Comme tous les proches de Sankara, voilà plus de trente ans qu’il attend que justice soit faite pour l’assassinat de son ancien « patron ».
Entre le président révolutionnaire et son cadet,  qu’il choisira comme aide de camp avant d’en faire un maillon de son dispositif sécuritaire, l’histoire fut relativement brève mais intense. Tout commence par une rencontre à Dédougou, en 1982. Moussa Diallo, alors jeune sous-lieutenant de retour de formation au Maroc et aux États-Unis, profite de vacances en famille en attendant son affectation. Au même moment, Sankara y est en résidence surveillée après avoir démissionné avec fracas de son poste de secrétaire d’État à l’Information de Saye Zerbo. Comme beaucoup de jeunes officiers de l’époque, Diallo a entendu parler de ce capitaine fringant au verbe haut et aux idéaux révolutionnaires. Il parvient à le rencontrer. Les deux militaires discutent toute la matinée. En le quittant, le sous-lieutenant Diallo déclare à Sankara qu’il est « prêt à le suivre »…. Benjamin Roger

Assemblées annuelles décisives de la Banque Mondiale et du FMI

https://www.financialafrik.com Les Assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du FMI se dérouleront cette semaine, du 11 au 17 octobre, dans un climat à la fois de controverse, lié au scandale du rapport Doing Business, au sort incertain de la directrice du FMI et; d’un autre côté, à l’optimisme créé par la plus grande allocation de Droits de Tirages Spéciaux (650 milliards de dollars de DTS) jamais décidée par les institutions de Bretton Wood depuis leur création en 1944, lors de la Conférence éponyme, sur les ruines de l’Allemagne nazie. À l’occasion de cette session, des personnalités influentes du monde en développement se joindront aux dirigeants de la Banque mondiale et du FMI pour discuter des défis en cours et à venir.
Dans l’ordre du jour, un panel sur la croissance en temps de crise (11 octobre) qui abordera certainement la mauvaise répartition des fruits de la croissance dans les pays développés, émergents et pré-émergents et son corollaire, l’insensibilité de la courbe de pauvreté par rapport à celle du PIB. Il sera question de comment mettre fin à la pandémie (12 octobre). Dans ce cadre, des dirigeants internationaux débattront des solutions pour renforcer les systèmes de santé et accélérer la distribution des vaccins anti-COVID. A cet égard, la fracture entre le Nord et le Sud en matière de couverture vaccinale, de couverture Santé et Sociale et de transfert de ressources vers les ménages est assez béante pour ne pas occuper les conférenciers.
Très attendu lors de ces automnes, le Président de la Banque Mondiale, David Malpass, un legs de l’administration Donald Trump, tiendra sa conférence de presse inaugurale le 13 octobre 2021 avec comme maîtres mots, la « reprise résiliente » et la pandémie Covid-19. Le 14 octobre, le climat sera à l’honneur avec en toile de fond le rôle des Etats et des Entreprises. Le 15 octobre, il sera question de l’importance du commerce pour les pays en développement et de comment faciliter les échanges et réduire les coûts.

Le sort de Kristalina Georgieva en suspens

Au delà de ces enjeux; réels en dépit du caractère marronnier de certaines thématiques, ces rencontres traiteront en coulisse de la délicate situation de la Directrice du FMI, Kristalina Georgieva, sur la sellette en raison de sa présumée implication dans le rapport Doing Business. Le conseil d’administration du FMI devait rencontrer ce dimanche des représentants du cabinet d’avocats WilmerHale, responsable d’une enquête ayant conclu que la directrice générale de l’institution aurait favorisé la Chine. Le conseil devrait ensuite se prononcer sur le maintien ou non de celle qui a le soutien de 13 ministres africains de l’Economie et des Finances mais aussi de la France et des Pays de l’Union européenne. Kristalina Georgieva aurait-elle fait pression lorsqu’elle était directrice générale de la Banque mondiale pour que la Chine ne dégringole pas de plusieurs places dans le rapport Doing Business de 2018 ? L’économiste bulgare conteste les conclusions de cette investigation.  Les États-Unis qui détiennent 17,43% de droits de vote au sein du FMI (contre, à titre de comparaison, 0,22% pour la République Démocratique du Congo) n’ont pour l’instant pas indiqué leur position quant à leur soutien ou non à la directrice de l’institution.  ByADAMA WADE

BUDGET 2022 : la stratégie de l’Etat pour atteindre ses objectifs

http://www.topnews.sn L’Etat va encore taper sur le portefeuille. Pour boucler son budget de l’année 2022, chiffré à plus de 5000 milliards de francs Cfa, l’Etat  va presser le contribuable. «L’atteinte du budget provient des résultats positifs  de la mobilisation des recettes de la stratégie de recettes à moyen terme (Srmt). Il y aura un élargissement de l’assiette fiscale. Ceux qui ne payaient pas l’impôt ont commencé à le faire. Il y avait des niches inexploitées et la direction des Impôts a mobilisé ces niches en faisant un croisement des données entre les différentes régies financières, ce qui a permis de voir des personnes qui ne payaient pas d’habitude d’impôt», affirme Habib Ndao. «A cela, s’ajoute le travail pour un paiement juste de l’impôt par les multinationales et de moins en moins d’exonération fiscale», dit-il, ajoutant que cet élargissement de l’assiette doit entraîner une rentrée substantiel d’argent.
A cela, il faut ajouter, d’après lui, la digitalisation des régies financières qui a conduit a un meilleur recouvrement de l’impôt. «Ce qui fait que les recettes qui étaient initialement de 2775 milliards vont passer à 3550 milliards en 2022. C’est une augmentation de 9%», poursuit-il. «Ce budget, c’est des prévisions, mais c’est réalisable, parce qu’il y a une forte mobilisation des ressources qui a déjà porté ses fruits», indique encore cet économiste. Habib Ndao qui souligne qu’on veut aller vers une pression fiscale, précise que cela ne veut pas dire augmentation fiscale. Il s’agit, d’après lui, d’un élargissement du nombre d’assujettis.
 En outre, Habib Ndao qui est par ailleurs membre de la mouvance présidentielle, affirme que le gouvernement table sur une croissance de 5,5% parce qu’une bonne partie du budget va dans les investissements productifs. C’est le cas par exemple, dit-il, de la construction des ports de Ndayane et de Sendou.
Il affirme également que la hausse de l’argent destiné aux investissements sociaux pour sortir plus de monde de la pauvreté, aura un impact positif sur la croissance économique. «Macky Sall veut atteindre l’émergence en prenant en compte l’inclusion sociale», dit-il encore; ajoutant que l’année suivante nous allons passer à une croissance à deux chiffres avec les recettes issues de l’exploitation des ressources pétrolières qui sont estimées à plus de 500 milliards dans le budget de fonctionnement. A l’en croire, ces investissements vont booster la croissance.

Financements à hauteur de 7 milliards FCfa : plus de 1600 emplois créés par le Fonjip dans la région de Saint-Louis

http://lesoleil.sn Grâce à un financement de plus de 7 milliards Cfa (dont 5 milliards pour les activités de garantie et 2 milliards pour les activités de refinancement), le Fonds de Garantie des Investissements Prioritaires (Fongip) a pu créer dans la région-Nord plus de 1600 emplois, a révélé vendredi Mme Thérèse Faye Diouf, Administratrice du Fongip, au cours de la dernière réunion du comité régional de développement (Crd) consacrée à la vulgarisation des nouveaux produits et programmes de cette structure, qui s’est déroulée dans la capitale du Nord.
Saint-Louis– L’Administratrice du Fonds a saisi cette occasion pour rappeler que ce Crd spécial avait pour objectif de faire part aux chefs de services régionaux de l’administration déconcentrée et aux acteurs territoriaux, des nouveaux produits et programmes du Fongip, conformément aux instructions et aux directives du Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott.
 Elle a fait savoir que le Fongip est dans un contexte de relance économique, « et nous avons un projet qui, en étroite collaboration avec la Banque Mondiale, va accorder une ligne de crédit de 25 milliards Cfa pour accompagner le secteur de la micro finance et le secteur bancaire, à travers des lignes de garantie qui permettront de faciliter l’accès des Pme/Pmi aux financements ».
Parlant toujours des enjeux et des perspectives du Fongip, Mme Thérèse Faye Diouf a mis en exergue de nombreux projets tels que le Fonds de Garantie pour l’Accès au Logement (Fogalog) ; le Fonds de Garantie pour l’Industrie (Fogarin) ; le Fonds de Garantie pour le Secteur Informel (Fogasi) ; le Fonds de Garantie pour le Matériel Agricole et la Commercialisation (Fogamac) ; le Fonds de Garantie pour la Promotion des Villes (Fogaville) ; le Fonds de Garantie pour la Bonification (Fonboni) ; le Fonds de Garantie pour l’Artisanat (Fogart).
A en croire l’Administratrice, la noble et exaltante mission qui est dévolue au Fongip, consiste à garantir les prêts bancaires,  refinancer les mutuelles d’épargne et de crédit, bonifier les taux d’intérêt, garantir les institutions de microfinance. Auparavant, l’Adjointe au Gouverneur chargée des affaires administratives, Mme Fatou Makhtar Fall, a rendu un vibrant hommage à Mme Thérèse Faye Diouf, qui déploie des efforts constants et louables, en vue de traduire en actes la vision du président Macky Sall en matière de développement de la micro finance et de promotion des Pme/Pmi de notre pays.Mbagnick Kharachi Diagne (Correspondant)

Amélioration de l’environnement des affaire : Le privé exhorte l’Etat à parachever les réformes

https://lequotidien.sn Dans le discours livré hier, lors de la 20e session des assises économiques du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds), par Abdoulaye Sow, président de la Cciad, le secteur privé national a exhorté l’Etat à parachever l’ensemble des réformes structurelles qui avaient été envisagées pour améliorer l’environnement des affaires.
Le secteur privé national a réitéré hier, à l’ouverture de la 20e session des assises économiques du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds), son engagement «à jouer pleinement sa partition pour la réalisation des objectifs du Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (Pap 2A)».
Mais pour cela, il exhorte le gouvernement à parachever l’ensemble des réformes structurelles qui avaient été envisagées pour améliorer l’environnement des affaires et, de prendre toutes les mesures phare identifiées, afin de booster les secteurs prioritaires de souveraineté.
«Parmi ces dispositions, je mettrais l’accent particulièrement sur le renforcement des Partenariats public-privé (Ppp) et le développement du secteur privé national», a dit le président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad), qui a porté la parole des investisseurs locaux, à la cérémonie d’ouverture. C’est pourquoi Abdoulaye Sow s’est-il réjoui de «la rénovation du cadre juridique et institutionnel des Ppp déjà entrepris et, encourage le gouvernement pour la mise en place effective du fonds d’amorçage qui permettra aux entreprises de présenter des projets matures et attractifs aux différents guichets de partenariat». A son avis, «la somme de tous ces efforts permettra à notre pays de parvenir à une autonomie au niveau des secteurs stratégiques no­tamment, l’alimentation et les produits pharmaceutiques mais également, de booster davantage l’énorme potentiel dont nous disposons dans les domaines comme l’agriculture, l’artisanat, le tourisme, l’industrie et le numérique».
Pour rappel, dans le cadre de la mise en œuvre du Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré (Pap 2A), le Président Macky Sall avait demandé au gouvernement de ne ménager aucun effort afin d’exécuter toutes les réformes requises. En effet, le Pap2A (2019-2023) doit permettre de relancer l’économie nationale durement impactée par la pandémie du Covid-19. Et la réforme phare que le gouvernement a lancée pour booster l’investissement privé constitue le Partenariat public-privé. Le nouveau cadre institutionnel et juridique Ppp devrait ainsi, «permettre une meilleure représentativité du secteur privé dans l’investissement dans les projets».
«Pour chaque projet, on va s’assurer que le privé national à un minimum de parts qui sera requis. Ce privé va participer au capital de ces sociétés de projets», avait promis Amadou Hott, lors d’une conférence de presse, soulignant que les collectivités territoriales pourront réaliser des partenariats publics-privés avec l’accompagnement du gouvernement.
Dans le même sillage, le ministre en charge du Suivi du Plan Sénégal émergent (Pse), qui présidait l’ouverture des assises 2021 du Meds, a réaffirmé que le soutien au privé local va se poursuivre et sera amplifié dans le cadre d’une concertation permanente entre l’Etat et les acteurs. En effet, argue Abdou Karim Fofana, «nous souhaitons que le secteur privé national profite pleinement des opportunités. L’Etat est prêt à s’engager avec le secteur privé national dans ses grands chantiers à condition que les défis de la technologie, de la mobilisation des financements privés, et surtout, du respect des délais et de la qualité puissent être relevés». Mais, estime-t-il, le lancement par un consortium sénégalais dénommé West africa energy, le 31 mars 2021, d’un projet de centrale à gaz au Cap des Biches, pour une capacité de 300 Mw et un coût global de 230 milliards de francs Cfa, est un motif de satisfaction et de fierté qui pousse le gouvernement à croire que le secteur privé sénégalais peut relever tous ces défis. Par Dialigué FAYE – dialigue@lequotidien.sn

LE FLAMBEAU DU 6EME FORUM TRANSMIS A LA VILLE DE DAKAR

https://emedia.sn La mairesse de Dakar a fait face à la presse, vendredi. C’est pour annoncer que la capitale sénégalaise va accueillir la sixième édition du Forum mondial de l’économie sociale et solidaire (GSEF2023) prévue en 2023. “Je me réjouis du choix porté sur la ville de Dakar pour abriter l’organisation de la sixième édition du Forum Mondial de l’Economie Sociale et Solidaire, en 2023 « GSEF2023, après Séoul en 2013 et 2014, Montréal en 2016, Bilbao en 2018 et Mexico en 2022, qui vient de nous transmettre le flambeau, il y a juste deux heures”, a-t-elle déclaré, lors d’une conférence de presse.
Elle a confié aux journalistes que cette consécration est le fruit d’un processus de plus de deux ans, dont l’idée a germé en 2018, à Bilbao, construite à Marrakech en 2019, à l’occasion de l‘Africity et matérialisé à Mexico city. “Croyez-moi, a-t-elle ajouté, ce ne fut pas un long fleuve tranquille, il nous a fallu se battre, convaincre puis vaincre.” Elle a indiqué qu’”au-delà de Dakar et du Sénégal, c’est toute l’Afrique qui est honorée, d’accueillir pour la première fois cet événement majeur de la planète l’économie sociale et solidaire”.
Donc, ce rendez-vous sera une occasion pour l’économie sociale et solidaire africaine d’affirmer son unité, dans le respect des diversités politiques, géographiques et culturelles du continent. “L’organisation du prochain forum mondial de l’économie sociale et solidaire est une opportunité de regrouper dans notre ville près 3 000 acteurs de l’économie sociale et solidaire, d’organisations internationales, de gouvernements locaux et nationaux en passant par les organisations de la société civile venues de plus 120 pays du monde’’.
“L’organisation du Forum mondial de l’Economie Sociale et Solidaire requiert le soutien de l’Etat et l’engagement, la mobilisation des acteurs et l’engagement sans réserves du conseil municipal et de la disponibilité de l’administration de Ville mais surtout de l’implication des Dakarois”, a-t-elle indiqué.
Le Forum Mondial de l’Economie Sociale (GSEF) est un réseau mondial de l’économie sociale et solidaire, et constitue une plateforme de partage des visions et des expériences, et de coopération fondée sur des partenariats multilatéraux pour un monde inclusif, équitable et plus humain au profit de tous.
La maire de Dakar a précisé qu’elle se donne “comme mission principale de poursuivre la création d’emplois de qualité, une croissance équitable, le progrès de la démocratie à la base et le développement durable”.
“L’économie sociale et solidaire africaine, représentée par ses collectivités et ses réseaux d’acteurs, poursuit son chemin, vers une pleine maturité et souveraineté, appelle de ses vœux la consolidation de ses relations amicales, constructives et équilibrées avec l’ensemble des parties prenantes (…)”, a-t-elle lancé. Cheikh Moussa SARR,Pape Doudou DIALLO (photos)

Partenariat : protocole entre le FADSR ET ANIDA

http://www.topnews.sn Le Fonds d’appui au développement du secteur rural (Fadsr) et l’Agence nationale d’insertion agricole (Anida) ont signé, ce mercredi 06 octobre 2021, un accord de partenariat. Ce protocole d’accord permettra aux deux structures de mettre en synergie leurs compétences au profit des agropasteurs sénégalais.
«Après l’avoir fait pour les coordonnateurs du PROVALE-CV, d’Agrijeunes, du PADAER II et pour le DG de la SODAGRI et de tous les autres Directeurs nationaux, c’est le lieu de remercier M. Malick SARR DG de l’ANIDA pour avoir fait confiance au FADSR; ce qui renforce le rôle de cadre de gestion de celui-ci pour les lignes de crédits des projets et programmes du Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement Rural (MAER)», affirme Massirin Savané, l’administrateur du Fqdsr.

Cour de justice de la CEDEAO : Les procédures concernant la Guinée et le Mali suspendues (document)

https://senego.com Le président de la Cour de la CEDEAO, le juge Edward Asanté, a décidé de suspendre toutes les procédures concernant la Guinée et le Mali pendante devant la juridiction sous-régionale, informe le site guinéen Guineenews.
Aussi, aucun nouvel acte de procédure provenant des deux pays ne sera enregistré au greffe de la Cour. Toutefois, les renvois jugés préjudiciels ne sont pas concernés par cette décision.
La décision du juge Asanté fait suite à la suspension des deux pays voisins d’Afrique de l’Ouest de toute participation aux activités de la CEDEAO. Trouvez ci-joint une copie du communiqué du greffier en chef de la Cour.

Le marocain Chari.ma lève 5 millions $ pour poursuivre son expansion en Afrique francophone

(Agence Ecofin) – Après le rachat en août dernier de la plateforme karny.ma, la start-up de commerce Chari.ma annonce une levée sous forme de financement d’amorçage. L’entreprise valorisée à 70 millions $ compte diversifier son activité et conquérir de nouveaux marchés.
Chari.ma, la plateforme marocaine qui permet aux commerces de proximité de commander des biens de grande consommation et d’être rapidement livrés, a procédé à la levée de 5 millions $ dans le cadre d’un financement d’amorçage. L’opération de mobilisation de fonds a été dirigée par Rocket Internet, Global Founders et P1 Ventures. Plusieurs investisseurs existants et nouveaux y ont participé.
Avec ce nouvel investissement, l’entreprise marocaine de commerce B2B est désormais valorisée à 70 millions $. Fondée en 2020 par les Marocains Sophia Alj et Ismaël Belkhayat, elle prévoit de diversifier son activité en proposant des services financiers à sa clientèle. La société d’e-commerce qui est déjà présente en Tunisie entend par ailleurs poursuivre son expansion en Afrique francophone.
« Notre ambition est régionale et consiste à se développer dans des pays d’Afrique francophone. Outre notre filiale en Tunisie, nous sommes en train d’acquérir un acteur au Sénégal. Par la suite, nous souhaitons continuer à nous développer dans des pays comme la Mauritanie, la Côte d’Ivoire et le Cameroun », a fait savoir Ismaël Belkhayat, cofondateur de Chari.ma.
La start-up qui prépare une levée plus importante de série A a racheté en août dernier, la plateforme karny.ma qui fournit des services de crédit et de comptabilité à environ 40 000 commerçants au Maroc.
Il existe dans le pays environ 200 000 commerces de proximité qui écoulent plus de 100 milliards de dirhams (11 milliards de dollars) de marchandises, chaque année.Chamberline Moko

PÊCHE,LES BATEAUX ÉTRANGERS N’ONT PAS LE MONOPLE DU PILLAGE DE NOS OCÉANS

https://www.seneplus.com AfricaGlobe Tv  Il est fréquent d’indexer les bateaux de pêche étrangers comme étant responsables de la raréfaction du poisson. Mais certains pêcheurs pointent aussi du doigt la responsabilité de leur corporation.
La baisse drastique des prises de poisson en mer est un secret de polichinelle. Les pêcheurs vivent très concrètement le phénomène depuis des décennies. Et la situation est de plus en plus préoccupante surtout pour les communautés dont le destin est lié depuis toujours à la pêche. Il est fréquent d’indexer les bateaux de pêche étrangers comme étant responsables de la raréfaction du poisson. Mais certains pêcheurs pointent aussi du doigt la responsabilité de leur corporation. Pape Oumar Samba, la cinquantaine, a connu des périodes fastes de la pêche. Il avait même boudé l’école au profit de la pêche.
Dans cette entrevue, ce grand pêcheur du village de Ngor explique les raisons de cette raréfaction du poisson. Pour lui c’est aussi bien la pêche artisanale et industrielle qui sont à la base de la raréfaction du poisson. Il a selon lui la pression sur la ressource parce qu’il n’y a même plus de repos biologique comme des décennies plus tôt.

QUAND LES PÊCHEURS ÉTAIENT PLUS RICHES QUE LES FONCTIONNAIRES…

https://www.seneplus.com AfricaGlobe Tv  Au Sénégal, les pêcheurs n’ont pas toujours été dans la précarité. Ils ont connu des périodes fastes avec une situation bien enviable parce qu’ils s’en tiraient avec suffisamment d’argent. Tout le contraire de ces dernières années. Témoignage
Le secteur de la pêche est plus en plus difficile du fait de la raréfaction des poissons. Les lébous, qui sont pêcheurs de père en fils, commencent de plus en plus à penser à une reconversion.
Des décennies auparavant, les ressources halieutiques étaient abondantes et les pêcheurs vivaient mieux. Ils pouvaient surtout gagner plus d’argent par mois que les fonctionnaires. Mais aujourd’hui, la surpêche combinée aux effets du changement climatique hypothèquent l’avenir de cette communauté. Conscients de la situation, les jeunes de Ngor commencent à s’adonner
à l’apprentissage des métiers pour faire face à leur avenir.
Dans la deuxième partie de l’entretien accordé à AfricaGlobe, Pape Oumar Samba évoque cette belle époque de la pêche au Sénégal et les perspectives qui s’offrent aux jeunes de son village.

«Pandora Papers» : Pierre Atépa Goudiaby cité dans une «sulfureuse connexion russe» dans le secteur minier au Niger.

https://www.dakaractu.com Des entreprises liées à des propriétaires sénégalais, épinglés par les « Pandora Papers » défraient la chronique depuis quelques jours. C’est le cas, selon cenozo.org, de la société Atepa Group Russia, au nom de l’architecte sénégalais Pierre Atepa Goudiaby qui est cité dans une « sulfureuse connexion russe » s’activant dans le secteur minier au Niger.
L’architecte Pierre Atepa Goudiaby a été cité dans une « sulfureuse connexion russe » dans le secteur minier au Niger. Le « link » a été retracé par la Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest (CENOZO). C’est dans le cadre d’une collaboration avec le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ).
Le nom du « magnat sénégalais de l’architecture » est apparu dans ce dossier, où des entreprises, liées à des propriétaires basés en Russie, ont été épinglés par les « Pandora Papers ». Il en est de même pour Frank Timis, « très connu en Afrique pour ses scandales dans le secteur minier », renseigne l’article paru dans cenozo.org.
Mieux, il a été dit que la société Atepa Group Russia a été créée, en 2007, au même moment que les deux précurseurs venus du Grand Ours (Sergey Matveev, Dmitry Bakaev) mettaient en place la société offshore Semmous Lion Mining Ltd. C’était par le « truchement » de la banque russe Gazprom Bank, déjà « sanctionnée pour son implication dans le blanchiment de milliards de dollars d’argent russe ».
L’on apprend, par ailleurs, que la société de Atepa, « grâce à ses accointances avec certaines personnalités du régime de l’ancien président Tanja », avait décroché cinq permis d’exploration dans le secteur minier au Niger.
Dans le même article qui parle de « manège incestueux des Russes au Niger », il a été relaté qu’une connexion existait entre le Nigérien Habib Paul Ibra Kabo, copropriétaire de Semmous Lion Mining Ltd, et l’architecte sénégalais.
La Cellule Norbert Zongo pour le journalisme d’investigation en Afrique de l’Ouest a pu entrer en contact avec Habib Paul Ibra Kabo qui renseigne que « la société n’a pas été créée ». « Rien ne s’est passé. Elle n’a pas reçu de permis miniers. J’ai voulu me lancer dans des affaires avec les Russes qui étaient là, mais ça n’a pas marché », a-t-il poursuivi. À la question de savoir s’il a des liens avec Pierre Atepa, Habib Paul Ibra Kabo dira que « c’était pour le business ». Et d’ajouter : « Je n’ai pas de liens avec lui ».
Les sources de Cenozo rapportent que Habib Paul Ibra Kabo est « un agent de la BCEAO (Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) à Dakar. Il serait aussi le gendre de Pierre Atepa Goudiaby et contrairement à ses déclarations, la société a été bel et bien créée ».
En 2015, selon toujours les documents consultés, l’homme d’affaires Pierre Atepa Goudiaby, né le 30 juin 1947 comme il est marqué sur son passeport diplomatique, devint copropriétaire de Semmous Lion Mining Ltd à qui il a transféré 5 permis par le truchement de sa société Atepa Group Russia.Joint par Dakaractu, Atépa diffère sa réaction.

Epinglé par les «Pandora Papers» : Tony Blair ne met-il pas en péril son business africain?

https://www.dakaractu.com Les récentes découvertes des “Pandora Papers” n’en finissent pas de créer des réactions dans le monde entier. Ce sont plusieurs présidents, hommes d’affaires et célébrités qui sont éclaboussés par des scandales financiers. D’après les Pandora Papers, tous auraient eu recours aux paradis fiscaux pour ainsi dissimuler leur fortune. Des centaines de personnalités publiques épinglées dans la plus grande fuite de documents financiers connues à ce jour et parmi lesquelles, la chanteuse Shakira, le mannequin allemand Claudia Schiffer, l’ancien ministre des finances français et ancien directeur général du FMI, ou encore l’ancien Premier ministre Britannique, Anthony Charles Lynton Blair, plus connu sous le nom de Tony Blair.
En effet, l’ancien Premier ministre Tony Blair âgé de 68 ans, aurait, selon les Pandora Papers, avec son épouse, “recouru à un montage offshore qui leur a permis d’économiser 340 000 livres sterling (380 000 euros) de taxes sur l’achat d’une belle propriété victorienne dans un quartier huppé de Londres, pour une coquette somme de 7,3 millions d’euros”.

 L’incarnation du « Blairisme » et ses appétits en Afrique

Un magazine anglais dénommé People With Money a tenu récemment compte des gains directs mais également des revenus issus des partenariats publicitaires, des royalties et tout autre investissement de l’ancien premier ministre Britannique, Tony Blair.
L’homme politique-entrepreneur pèserait près de 185 millions d’euros. Outre ses gains professionnels, il devrait son immense fortune à de judicieux placements boursiers, un patrimoine immobilier conséquent et le très lucratif contrat publicitaire avec les cosmétiques CoverGirl. Il possèderait également plusieurs restaurants à Londres (dont la chaîne « Chez l’gros Tony »), un club de Football à Édimbourg, et serait également impliqué dans la mode adolescente avec une ligne de vêtements « Blair Séduction » ainsi qu’un parfum « L’eau de Tony », autant de succès financiers.
Différents calculs de la presse britannique estiment que l’ancien Premier ministre a amassé entre 14 et 15 millions de livres (16 à 17 millions d’euros) depuis ses adieux à la politique. Ce ne sont pas ses discours, pourtant rétribués jusqu’à 140.000 livres (160.000 euros) la prestation (sans compter les frais), qui lui rapportent le plus. Ce n’est pas non plus son accord avec son éditeur, Random House, pour publier ses mémoires, pour lesquelles il touche quand même plus de 5 millions d’euros. La vraie source de richesse de Tony Blair est son rôle de conseiller. Par exemple pour la banque américaine JP Morgan (John Pierpont), signé en janvier 2008, pour environ 3,5 millions d’euros par an. Tony Blair tient un rôle similaire pour l’assureur suisse Zurich Financial Services, pour une somme qui serait à peu près la même. À cela s’ajoutent deux autres rôles de conseiller permanent, qui rapporteraient environ 2,3 millions d’euros : l’un pour le gouvernement du Koweït, et l’autre pour Mubadala, un fonds d’investissement d’Abu Dhabi, spécialisé dans les technologies vertes.
Tony Blair utilise son immense expérience internationale pour apporter à l’entreprise des conseils stratégiques et une compréhension approfondie des problèmes politiques internationaux », explique très sérieusement JP Morgan. Une façon comme une autre de dire qu’il fait jouer son carnet d’adresses. Tony Blair ouvre des portes à ces grandes entreprises, servant d’entremetteur de luxe. L’accord potentiel avec LVMH ( Louis Vuitton- Moët- Hennessy) s’explique ainsi : En effet, Tony Blair pourrait aider à ouvrir de nouveaux marchés. En particulier l’Inde, dont les lois protectionnistes rendent l’accès difficile, pourrait être sensible au pouvoir de persuasion de l’avocat de formation. Dans la même logique, les supermarchés Tesco avaient été en discussion avec Tony Blair pour qu’il travaille pour eux, mais aucun accord n’a été trouvé.
Le problème de la richesse de Tony Blair est qu’elle demeure très mystérieuse, fondée sur des rumeurs non confirmées dans la presse britannique. Car l’ancien Premier ministre a mis sur pied un montage juridique compliqué pour ne pas publier les comptes de ses entreprises. Trois sociétés écrans, répondant au nom de Windrush Ventures N°1, N°2 et N°3 ont été créées en partenariat limité, et les « partenaires » semblent être des sociétés dormantes possédées indirectement par Tony Blair. Bref, l’ancien Premier ministre est son propre partenaire? Pourquoi un tel modèle ? Les fiscalistes sont unanimes : ce n’est pas la meilleure façon d’éviter des impôts. La meilleure explication semble être cependant, celle de Richard Murphy, un comptable de formation, fondateur de Tax Justice Network : « Blair veut juste obtenir un peu de secret. »
Enfin, ces activités sont loin d’être les seules menées par Tony Blair depuis son départ de Downing Street. Il est aussi l’envoyé spécial du « quartet » (États-Unis, Union européenne, Nations-Unies et Russie) et également au Moyen-Orient, pour lequel il passe une dizaine de jours par mois à Jérusalem (dans un hôtel de luxe où un étage entier est réservé, tous frais payés). Il a aussi monté deux associations : la Tony Blair Faith Foundation, travaillant au dialogue inter-religieux, et la Tony Blair Africa Governance Initiative.
Toujours dans la diplomatie, mais cette fois-ci à titre gracieux : Tony Blair apporte ses conseils aux gouvernements du Rwanda et de Sierra Leone. Sans compter ses activités concernant la lutte contre le changement climatique. Il ne faut pas également oublier qu’en cas de difficultés financières, Tony Blair pourra toujours profiter de la générosité du contribuable britannique. En tant qu’ancien Premier ministre, il a le droit à une retraite annuelle de 63.468 livres (71.800 euros).
À travers son institut, le Tony Blair Institute for Global Change (TBI), l’ex-Premier ministre britannique a mis en place des cellules d’experts pour accompagner les chefs d’État dans l’accélération de leurs projets prioritaires. Ainsi, depuis qu’il n’est plus locataire du 10 Downing Street, Tony Blair (place qu’il a occupée de 1997-2007) est devenu un interlocuteur privilégié des dirigeants du continent, où il se rend une fois par trimestre. Le président rwandais, Paul Kagame, est l’un des premiers, en 2008, à avoir sollicité l’ex-Premier ministre britannique. Il l’a ensuite recommandé, en 2017, à son homologue togolais, Faure Gnassingbé, impressionné par le « miracle » rwandais.
Il y a aussi l’ancien Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn, que Tony Blair a accompagné à partir de 2012 dans sa promotion des parcs industriels auprès des gouverneurs de provinces chinoises et des acteurs du textile, comme son successeur, Abiy Ahmed, que Tony Blair conseille aujourd’hui de manière très confidentielle sur l’ouverture au privé du secteur des télécoms. Et la liste est encore longue  : le président Macky Sall, ses homologues gambien, Adama Barrow, libérien, George Weah, le vice-président ghanéen…
En octobre 2019, c’est dans un forum organisé à Londres par le Financial Times qu’il s’est entretenu avec le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, sur la manière dont il pourrait lui être utile. Des conseils, mais pas d’arrangement des transactions Tony Blair intervient sur des dossiers d’envergure, comme l’accompagnement du gouvernement guinéen en 2018 sur la mobilisation de financements auprès de la China Eximbank pour la construction par China International Water & Electric Corporation des barrages de Kaléta (446 millions de dollars) et de Souapiti (1,4 milliard de dollars).
Mais aussi le financement des 1 600 km d’interconnexion électrique entre le Sénégal, la Guinée et la Guinée-Bissau, la privatisation d’entreprises au Mozambique ou la structuration de la filière anacarde ivoirienne. S’il distille ses conseils aux présidents, il n’arrange pas pour autant les transactions ni ne lève les financements. Il n’est d’ailleurs pas directement rémunéré. Car c’est plutôt un concept de gouvernance qu’a importé l’ancien chef de gouvernement, inspiré de ce qu’il avait entrepris lors de son mandat  : la delivery unit. Des cellules resserrées, composées de diplômés frais émoulus et d’experts internationaux (en général une dizaine de personnes), qu’il a mises en place à travers son organisation, le Tony Blair Institute for Global Change (TBI, 45,2 millions de dollars de CA et 17,2 millions de dollars consacrés au continent en 2018), au sein de présidences, de ministères ou d’agences gouvernementales, comme le Rwanda Development Board, en appui aux administrations. 

« Une gestion par résultats »

« Beaucoup de pays ont assisté à la croissance rapide du Rwanda, du Maroc, de Maurice et veulent s’inspirer de leurs modèles de transformation et instaurer une gestion par résultats. La delivery unit y participe », confie un économiste bissau-guinéen Carlos Lopes, qui fait partie, avec Tony Blair et l’ancien patron du FMI, Dominique Strauss-Kahn, des experts internationaux que consulte le président togolais pour son plan national de développement. « Car, à la différence d’autres cabinets de conseil, nous allions contraintes techniques et impératifs politiques », indique Antoine Huss, directeur du TBI pour l’Afrique de l’Ouest francophone.
Après avoir commencé ses missions au Rwanda et en Sierra Leone en 2008, ce sont quatorze administrations africaines (dont dix en Afrique de l’Ouest  : le dernier en date étant le Burkina Faso) auxquelles le TBI a prêté assistance. « Il y a quelques années encore, nombre d’États peinaient à trouver des financements pour se faire conseiller dans les grandes opérations », analyse l’avocat français Richard Mugni, du cabinet Baker McKenzie, conseil de CWE en Guinée.
« Ils appuient les États, mais n’agissent pas à leur place et offrent une remise à niveau dans des domaines bien ciblés », indiquait également, dans un média Rwnadais,  Jean-Paul Kimonyo, conseiller spécial de Paul Kagame. Au Sénégal, une conseillère a été intégrée au ministère de l’Énergie dans le cadre des projets du plan Power Africa. En Éthiopie, un expert du TBI, qui avait déjà planché sur la privatisation du secteur des télécoms dans des pays asiatiques, travaille au ministère des Finances. Objectif de ces task forces rattachées au chef de l’État  : recentrer l’action gouvernementale autour de quelques projets prioritaires, bancable pour les investisseurs, en aidant le gouvernement à accélérer le processus de prise de décision, de suivi et d’exécution.

Du « vouloir de sortir l’Afrique de sa misère… »

Lorsqu’il a lancé le TBI, en 2016, l’ancien Premier ministre a insisté sur le caractère non lucratif du nouvel organisme et sur le fait qu’il n’en tirerait ni bénéfice ni salaire. Il cherchait ainsi à faire oublier les polémiques suscitées par les activités qu’il développe depuis la fin de son mandat. En effet, lorsqu’il a quitté le 10 Downing Street, en juin 2007, laissant derrière lui un Parti travailliste en lambeaux, Tony Blair a mis à profit les précieux contacts amassés durant la décennie passée à la tête du Royaume-Uni pour se lancer dans les affaires à l’international. Il a créé une myriade d’entreprises de conseil et de sociétés à capitaux mixtes (joint-ventures) : Tony Blair Associates, Windrush Ventures Ltd, Firerush Ventures Ltd, etc. Il a signé également, des contrats mirobolants avec des multinationales et des gouvernements qu’il conseillait à prix d’or : JP Morgan, Zurich Financial, LVMH, le fonds d’investissement émirati Mubadala, le Kazakhstan de M. Noursoultan Nazarbaïev, l’Égypte de M. Abdel Fattah Al-Sissi… Il a multiplié les conférences, son cachet dépassant la plupart du temps les 100 000 euros.
Parallèlement, il a lancé une organisation à but non lucratif, Africa Governance Initiative, qui proposait gracieusement ses services aux États africains. En quelques années, il aurait, selon le quotidien « The Guardian », amassé une fortune d’au moins 27 millions de livres (plus de 31 millions d’euros) et construit un empire immobilier estimé à plusieurs millions d’euros : une dizaine de maisons et vingt-sept appartements.
Il a beau jurer que sa motivation n’est pas d’accumuler une fortune personnelle, au Royaume-Uni, les polémiques s’enchaînent. M. Blair est accusé de ne pas payer ses impôts, de mélanger business et philanthropie, de faire fructifier l’un en bénéficiant des retombées de l’autre, et même de profiter de son statut d’émissaire du Quartet pour le Proche-Orient pour faire des affaires.
Il faut rappeler qu’en 2016, Tony Blair, en quête de respectabilité alors que sa popularité s’est effondrée, annonce qu’il ferme sa société de conseil et ses joint-ventures pour se concentrer sur des activités caritatives et sur les combats qui lui sont chers : la lutte contre le dérèglement climatique et contre l’extrémisme religieux, ainsi que l’appui à la « bonne gouvernance ». « J’accepterai encore quelques consultations personnelles pour assurer mes revenus », prend-il soin de préciser, tout en promettant de consacrer 80 % de son temps aux bonnes œuvres.
Fini Tony Blair Associates et l’Africa Governance Initiative et place à TBI. Très vite, le nouvel institut multiplie les partenariats, essentiellement en Afrique, ce qui permet à M. Blair de revêtir le costume du chevalier blanc venu sortir le continent de sa misère. Son premier « client » est le Rwanda de Paul Kagamé. « Vous êtes un homme qui a une vision, un leader que j’ai toujours admiré. Maintenant, vous avez besoin de conseils pour gouverner, et je suis votre homme », lui aurait-il déclaré dès 2007 à Londres, selon son biographe « Tom Bower ».
Les années suivantes, il l’introduit dans le gotha des dirigeants du monde et des hommes d’affaires, le présentant comme l’incarnation d’une Afrique moderne et entreprenante, tout en omettant soigneusement de mentionner les massacres et la prédation dont l’armée rwandaise est responsable en République démocratique du Congo (RDC), ou les assassinats d’opposants en exil. M. Blair profite de la fascination qu’exerce M. Kagamé sur ses pairs du continent pour vendre ses services. TBI conseille désormais une quinzaine de gouvernements africains, emploie 231 salariés et affiche un chiffre d’affaires de 46,3 millions de dollars (38 millions d’euros). Sur le papier, il s’agit d’accompagner des réformes structurelles et la réalisation de grands projets. Tony Blair entend ainsi « faire profiter l’Afrique de son expérience ». « Lorsque j’étais premier ministre, a-t-il confié au président Kagamé en 2007, j’ai été confronté au frein que la machine gouvernementale pouvait représenter. J’ai mis sur pied une “Delivery Unit”, et ça a été un grand succès. Ça a tout transformé.
D’ailleurs, en 2001, lors de son second mandat, le fondateur du New Labour avait effectivement mis en place la Prime Minister Delivery Unit, l’« unité réussite du Premier ministre ». Il s’agissait d’une structure permanente de quelques technocrates, directement rattachée à son cabinet et concentrée sur ses priorités parmi lesquelles la réforme des services publics. Présenté comme l’arme idéale pour bousculer une administration rétive au changement, cet outil a été repris par plusieurs gouvernements, au Canada, au Pérou, en Arabie saoudite, etc… Sans grand succès. Dans une note publiée en 2017, le think tank Terra Nova, incubateur d’idées néolibérales au sein de la gauche française, plaidait pourtant en faveur de la création de telles « unités », tout en admettant des résultats mitigés.
Tony Blair n’en vend pas moins le concept aux dirigeants africains. « L’idée est la suivante, résume l’ancien salarié déjà cité de l’institut : lorsqu’un pays en voie de développement n’arrive pas à mettre en œuvre les réformes nécessaires, parce que l’administration renâcle ou parce qu’il se heurte à des résistances politiques, nous arrivons avec notre boîte à outils. Nous montons une structure qui nous permettra de superviser les dossiers et de faire remonter les informations. Quand ça bloque, on débloque en jouant de notre lien direct avec le président. » L’ennemi de TBI, ce n’est pas la finance, mais l’administration. « Le vrai défi n’est pas le manque de stratégie des États, mais le temps de réalisation des projets, à cause du trop-plein d’administrations, expliquait en 2020 Antoine Huss, directeur de TBI pour l’Afrique de l’Ouest francophone considérant aider à “packager” les projets pour qu’ils soient présentables auprès des financeurs. »
TBI dispose ainsi, d’un atout de taille pour vaincre les réticences : la plupart du temps, ses conseils, financés par de généreux donateurs, ne coûtent rien aux États. Ainsi, lorsque l’institut a signé un partenariat avec le Burkina Faso, en 2019, la présidence, qui n’a rien déboursé, s’est vu adjoindre un bureau composé d’experts chargés de veiller à la mise en œuvre des priorités gouvernementales.
Dans un rapport publié en mars 2017 sur le gap de l’emploi en Afrique, La Tony Blair Institute for Global Change explique comment les gouvernements africains et leurs partenaires de développement internationaux pourraient stimuler une croissance économique inclusive et créer suffisamment d’emplois pour la jeunesse grandissante du continent. L’institut a assisté une dizaine de gouvernements africains (Ghana, Kenya, Liberia, Malawi, Sierra Leone, Botswana, Ile Maurice, Éthiopie, etc…) dans leur formation et leur implémentation du développement stratégique des secteurs privés pendant une décennie. Elle se base sur cette expérience pour détailler ses arguments dans ce document. La publication nous fait découvrir que les efforts fournis par les gouvernements africains pour gérer le gap de l’emploi, ont du mal à produire des résultats. La perspective de voir ce gap s’agrandir à 50 millions de personnes en 2050 rend la situation alarmante, et montre ainsi les limites de l’approche politique privilégiant le développement d’un environnement propice à l’émergence du secteur privé, pourtant choisi par les économies du continent. On note de ce fait que la bonne gouvernance, l’investissement générique dans les infrastructures, les règlementations justes, l’ouverture au commerce, l’amélioration du droit de propriété et l’inclusion financière n’ont contribué à aucune transformation structurelle ayant la capacité de sécuriser une croissance inclusive et la création d’assez d’emploi en Afrique.
Le rapport suggère que les pays africains, ainsi que leurs partenaires, devraient complémenter les politiques déjà utilisées par une logique qui oriente le développement des secteurs économiques vers les marchés. On relève que l’un des éléments clés de cette approche est une intervention au niveau des contraintes qui minent les secteurs économiques prioritaires en vue de les éliminer. L’autre se focalise sur le développement des secteurs avec de forts potentiels économiques pour la compétition dans de grands marchés (nationaux et internationaux) et la création d’emploi pour une majorité de ressources humaines.
Cependant, on apprend que l’implémentation de cette méthode fait face à des verrous que les économies africaines ont du mal à débloquer. Les 3 blocages mis en évidence par le document se résument par le fait que les gouvernements du continent, ainsi que leurs partenaires, se sont trop focalisés dans la réalisation des politiques de cadre propice à l’émergence du secteur privé et ont ainsi manqué de se focaliser autour d’un seul plan de croissance inclusif qui marche. Pour franchir ces barrières, l’institut soumet 4 éléments et une feuille de route en 3 points comme recommandations idoines : Le premier élément suggère de trouver un juste milieu entre les considérations politiques à court et à long terme, et d’aligner les directives politiques et économiques dans les secteurs clés.Le deuxième élément demande de différencier les secteurs ciblés en marchés distincts, diagnostiquer les problèmes fondamentaux de ces derniers et y apporter un traitement pragmatique.
Le troisième élément recommande d’établir un mécanisme de coordination gouvernementale avec le secteur privé, les partenaires de développement et d’autres entités politiques. Un dernier élément conseille la création d’une équipe dédiée au suivi et au soutien de ce mécanisme de coordination.La feuille de route proposée met en évidence dans son premier point le développement d’une vision claire de la croissance inclusive pour chaque pays d’Afrique. Ensuite, elle met l’accent sur la conversion de cette vision en approche stratégique interministérielle qui s’assure que le plan soutenu par la vision est réalisable et que suffisamment de ressources y sont allouées, que le plan sera partitionné en petite partie pour chaque ministère et que le plan intègre les pressions politiques à court terme ainsi que la vision et la stratégie à long terme.Le dernier point de la feuille de route s’axe d’une part sur la création d’un mécanisme de coordination qui lie les politiques, les plans et les ressources des différentes institutions gouvernementales et partenaires internationaux.
D’autre part, elle se concentre sur la création d’un mécanisme d’implémentation qui suit et évalue les décisions prises par les gouvernements. L’Institute of Global Change fondé par l’ex premier ministre britannique Tony Blair attire l’attention sur l’adoption en urgence d’une politique industrielle moderne qui oriente le développement des secteurs économiques vers les marchés. Cette approche recherche des solutions pour rendre les marchés plus efficaces, compétitifs et inclusifs, ainsi elle pourrait contribuer à la croissance inclusive de l’Afrique et donc garantir suffisamment d’emploi pour la jeune démographie du continent. Rappelons que la Tony Blair Institute of Globale Change a pour but de faire profiter des bienfaits de la mondialisation à tout le monde. Elle assiste en conséquence les pays, les peuples et leurs gouvernements à faire face aux défis les plus difficiles du monde d’aujourd’hui.
Les Pandora Papers, l’épinglant pourraient éventuellement remettre en cause ces entreprises économiques ou même politiques dans plusieurs de ces pays africains avec qui il entretenait plusieurs rapports. De plus, faudrait-il se demander, compte tenu de ces différentes activités d’investissement soulevées précédemment, si les pays africains ne pourraient pas être de potentielles cibles de fraudes fiscales au regard de leur compagnonnage économique et diplomatique avec l’ancien Premier ministre britannique ?

Sommet Afrique-France : 85 milliards FCfa de Digital Africa pour booster 500 startups

http://lesoleil.sn À l’occasion du Sommet Afrique-France, hier, à Montpellier, Digital Africa a annoncé sa dotation de près de 85 milliards de FCfa et une gouvernance plus inclusive et rigoureuse au service des startups africaines innovantes.
Digital Africa opère une mue afin de mieux accompagner les jeunes entreprises africaines à fort potentiel d’impact sur l’économie réelle, informe le communiqué signé par son équipe, hier, à Montpellier, au Sommet Afrique-France. Cette évolution est actée par un nouvel engagement financier, annoncé par le président français Emmanuel Macron, de près de 85 milliards de FCfa (soient 130 millions d’euros), sur les trois prochaines années, dans le but de soutenir 500 startups sur tout le continent africain.
Digital Africa a également assuré qu’il va déployer plus agilement son action, en s’adossant à « une structure et une organisation repensées et qui répondent mieux au fonctionnement des acteurs de l’innovation et des écosystèmes africains ». Ainsi, s’agissant de l’accès au financement pour l’Afrique francophone, un projet dédié va soutenir au moins 200 startups Tech en leur proposant, à partir de début 2022, des tickets de 6,5 millions à 130 millions de FCfa sous forme de prêts remboursables.
Par rapport au renforcement de capacités, Talent4StartUps est mis en place par Digital Africa, en association avec Make IT et le gouvernement allemand. Talents4StartUps est un programme de bourses de formation pour répondre aux besoins de talents formés dans les métiers de l’industrie numérique. Selon la même source, les bénéficiaires de ce programme vont être mis en relation avec des startups en phase de recrutement.
Globalement, Digital Africa va continuer à développer des activités non-financières qui concernent la production de connaissances, des formations, la mise en réseau, la recherche et le soutien à l’évolution des cadres réglementaires. Cela, tout en laissant la possibilité aux ayants droit de lever davantage de fonds auprès d’autres bailleurs publics ou privés.

Gouvernance partenariale et rigoureuse

Pour une gestion plus équitable et plus éthique, Digital Africa entend mettre en place « une gouvernance à la fois partenariale et rigoureuse ». Un nouveau comité stratégique sera prochainement mis en place pour orienter l’action de Digital Africa et ses priorités. Plusieurs discussions sont très avancées avec des personnalités respectées pressenties pour rejoindre ce comité, à en croire l’organisation d’aide au développement technologique en Afrique.
Il s’agit de mieux refléter la diversité des écosystèmes Tech africains, tant sur le plan géographique, en représentant toutes les grandes régions du continent, que sur le plan des compétences, en associant des entrepreneurs, des investisseurs, des représentants d’organismes de formation et de recherche, des incubateurs ainsi que des experts en politiques de l’innovation.
Aussi, informe l’équipe de Digital Africa, il est prévu une tournée qui se déroulera « en fin de trimestre » et qui traversera plusieurs régions africaines afin de renforcer ses liens avec ses partenaires et acteurs-clés des écosystèmes de l’innovation africaine, de promouvoir ses programmes et d’inviter des startupers africains à candidater. Ces visites de terrain seront aussi l’occasion de finaliser de nouveaux projets pour améliorer l’adéquation des solutions tech aux marchés locaux, prévue en 2022.Mamadou Oumar KAMARA

Le supercalculateur qui sert à simuler dans les industriels,les phénomènes climatiques ou l’évolution d’une situation sanitaire,toujours pas fonctionnel

https://www.dakaractu.com Réalité ou ironie du sort ? Le supercalculateur de 537.6 Téra flops acquis depuis 2019 grâce à un contrat entre l’État du Sénégal et la société Atos, ne fonctionne toujours pas. Les raisons restent toujours un mystère.
Mais ce qui est constant, c’est que depuis son acquisition, il est toujours gardé à Diamniadio et pis, ces matériaux de la dernière génération du monde de la technologie Quantum Learning Machine (QLM), des microscopes électroniques à compression et à transmission, d’un équipement complet d’un laboratoire de biotechnologie végétale, d’un télescope de recherche et d’un planétarium acquis, sont toujours gardés dans les cartons, révèle Socialnetlink.
Selon le médium, ce supercalculateur considéré comme le plus puissant en Afrique Subsaharienne est à l’arrêt, le suivi de l’après installation des microscopes flanche toujours. Alors que ce bijou, devrait réaliser des simulations complexes, dans plusieurs domaines comme les industriels, les phénomènes climatiques ou l’évolution d’une situation sanitaire. Il était aussi prévu pour des calculs rapides de la filière rizicole, avec l’objectif de mieux maîtriser l’exploitation des parcelles de la vallée du fleuve Sénégal.

Zéro cas Covid-19 rapporté à Dakar ce dimanche par le ministère de la Santé

https://www.pressafrik.com Est-ce la fin de l’épidémie du Covid-19 au Sénégal. Les chiffres rapportés depuis plus d’un mois par les services compétents du ministère de la Santé tendent vers cette probabilité. Et ceux de ce dimanche 10 octobre comportent une statistique des plus rares
Depuis le 02 mars 2021, c’est peut-être la première fois que Dakar, qui est l’épicentre de la maladie au Sénégal, enregistre Zéro cas dans le bulletin quotidien de suivi de la pandémie de Covid-19 au Sénégal.
En effet, le 3 octobre 2021, sur les 7 cas positifs rapportés, il y avait deux cas contacts non localisés et 5 cas communautaires qui étaient tous répertoriés dans d’autres localités du pays. Mais ce dimanche, sur les deux seules nouvelles contaminations enregistrées (sur 1909 tests effectués), toutes issues de la transmission communautaire, aucune n’est de Dakar.
Si cette tendance se poursuit dans les prochains jours, le Sénégal pourrait peut-être se prévaloir d’être l’un des rares pays à éradiquer le virus de son territoire… Même si le ciblage des tests adopté par les autorités peut nettement fausser toute statistique.AYOBA FAYE

SÉOUL FINANCE LA CONSTRUCTION ET L’ÉQUIPEMENT D’UN NOUVEAU CENTRE DE SANTÉ À PASSY

Passy, 9 oct (APS) – La construction en cours d’un nouveau centre de santé du district saniataire de Passy a été possible grâce à un financement de 1, 3 milliard de francs de la Corée, a expliqué Pape Adama Cissé, le maire de cette commune de la région de Fatick.
La Corée, par le biais de Agence internationale pour le développement (KOIKA) a financé pour un coût d’1 milliard 380 millions de francs CFA, la construction et l’équipement du nouveau centre de santé du district sanitaire de Passy, a-t-il notamment signalé lors d’un entretien avec des journalistes.
‘’En construction dans la commune de Passy, ce nouveau Centre de santé du district sanitaire de Passy va desservir 92 villages de l’arrondissement de Djilor Saloum (Foundiougne)’’, a-t-il fait remarquer.
Il a insisté sur le fait que la construction de ce centre de santé moderne répondait à une vieille doléance des populations locales.
Erigé en district sanitaire depuis plusieurs années le plateau médical du Centre de santé du district de Passy ne répondait pas aux normes.
M. Cissé a précisé que les travaux de construction ont démarré depuis un mois sur un terrain de 5 hectares pour une durée de 16 mois.
La région médicale de Fatick compte sept districts sanitaires  : Passy, Sokone, Gossas, Fatick, Foundiougne, Dioffior et Niakhar.AB/AKS

Bébé mort «carbonisé» à la Clinique de Madeleine : la famille réclame justice

https://www.pressafrik.com La Clinique de la Madeleine est au cœur de la polémique, la famille Yassine Saleh a déposé une plainte à la Police du Plateau pour réclamer Justice, après le décès de leur nouveau-né dans des conditions dramatiques. Né le 7 octobre à 10 heures 14 mn, le bébé serait mort « carbonisé » et « asphyxié ».
La maman du nouveau-né Karima Yassine, influenceuse de renom et très connue sur les réseaux sociaux, est complètement effondrée par les circonstances du décès de sa fille. Son frère Majdi Yassine, a été le premier sur les lieux. Joint par Dakaractu, il a indiqué que les parents veulent que les responsabilités soient situées et que justice soit faite.
« Ce qui est constant pour nous c’est qu’il y’ a eu une négligence manifeste de la clinique. J’ai vu le bébé. Il présentait des brûlures à divers endroits du corps. Nous détenons des photos », a confié le frère de Karima Yassine. Ce dernier explique que le bébé était bien portant à sa naissance.
« Le bébé avait le corps brûlé après sa mise sous les UVS, cela veut dire qu’il a été oublié là-bas », a-t-il ajouté. À en croire Majdi Yassine, « aucune explication n’a été apportée sur ce drame ». « C’est irresponsable », selon lui.
Et de poursuivre : « La clinique devrait faire preuve de soutien et de sensibilité. C’est inadmissible. Le directeur de la clinique n’est pas venu s’enquérir de la situationIl n’a pas présenté ses condoléances,ne s’est encore moins pas excusé auprès de la maman ».
Pour le sieur Majdi Yassine, une plainte a été adressée au commissariat du Plateau. La famille compte ainsi s’appuyer sur les résultats de l’autopsie pour tirer cette affaire au clair. « Il faut avoir le courage de situer les responsabilités et d’aller jusqu’au bout », a-t-il assuré.Avec Dakaractu

Projet d’élimination des abris provisoires : Les chiffres de Mamadou Talla

https://lequotidien.sn Le projet de réduction des abris provisoires au Sénégal est sur la bonne voie, assure le ministre de l’Education nationale qui co-présidait, avec son collègue de l’Hygiène, hier, le lancement du programme des activités de nettoiement des écoles élémentaires publiques pour la préparation de la rentrée scolaire. Il dit  : «Quand on parle d’abris provisoires, on ne pense qu’aux tentes, qu’à l’herbe, qu’à la classe. Le président de la République a conçu un autre projet différent qui intègre des salles de classe et avec le lot 1, c’est plus de 1800 salles, aujourd’hui exécuté à plus de 93%. Mais à côté des salles de classe, il y a plus de 70 000 mètres linéaires de murs de clôture d’écoles, plus de 1180 blocs d’hygiène, plus de 602 blocs administratifs. Le lot 3 qui démarre, c’est plus de 1524 salles de classe, 50 km linéaires de murs de clôture, plus de 600 blocs administratifs et blocs d’hygiène. C’est donc un projet complet qui ne consiste pas seulement à remplacer des salles de classe. Les actions qui nous interpellent sont diverses, multiples, urgentes et s’inscrivent dans le sens de la recherche de solutions adéquates dans les court, moyen et long termes, selon la spécificité des localités.» Par N.F.NIANG (Correspondante) – nfniang@lequotidien.sn

Suivi des accords signés avec les syndicats d’enseignants : Mamadou Talla annonce la reprise du monitoring

https://lequotidien.sn Après la tenue d’une rencontre préparatoire avec les syndicats majoritaires, les collectivités territoriales, les institutions récemment, le ministère de l’Education nationale a convié, jeudi à Saly, en plus de ces acteurs, la Société civile et les partenaires techniques et financiers pour préparer la rentrée des classes prévue le 14 octobre prochain. Durant ces trois jours de rencontre consacrée à l’ouverture des classes le 14 octobre prochain, ces ac­teurs vont se pencher sur le niveau de réalisation des activités phare 2020-2021, identifier celles à renforcer, adopter la feuille de route pour l’année scolaire 2021-2022 et les mesures pratiques en vue d’une bonne rentrée.  Le thème choisi cette année est  : «La restauration de l’Education aux valeurs et à la citoyenneté  : quelles stratégies ?»
Selon Mamadou Talla, le ministre de l’Education nationale, malgré la pandémie, l’Ecole sénégalaise a fait de très bons résultats l’année passée avec un taux de réussite de 62, 14% au Cfee, 67,96% au Bfem et 44, 65% au Baccalauréat général.
Toutefois, il a déploré les actes de violence notés dans quelques endroits du pays à la fin de l’année scolaire. «C‘est pourquoi nous avons choisi ce thème qui nous permet de retourner à nos valeurs à la citoyenneté et au patriotisme dans notre pays. Il correspond à la cinquième priorité que j’avais définie, il y a deux ans,  pour les cinq ans à venir. Nous tous, nous allons réfléchir sur le retour aux valeurs, quelles mesures pratiques faut-il prendre dans nos classes pour qu’on oublie tout, parce que nous ne voulons pas que cela s’installe dans notre pays», a déclaré Mamadou Talla.
Par ailleurs, il a invité les acteurs à proposer des mesures efficaces pour que «l’école soit et demeure exclusivement un sanctuaire et un temple du savoir».
A en croire le ministre, malgré la pandémie, l’Ecole sénégalaise reste toujours performante, cela est dû à l’apaisement du climat social qui est la priorité des priorités de son ministère. C’est pourquoi, il a invité les acteurs à maintenir cette dynamique. «Nous voulons cette dynamique commence à s’installer dans notre pays. Nous devons tout faire pour la maintenir et ça on ne peut le réussir que si nous avons l’ensemble des acteurs», a précisé M. Talla.
Conscient que la production de bons résultats passe aussi par le respect des accords signés avec le gouvernement, Mamadou Talla a annoncé la reprise du monitoring. «Nous allons reprendre le monitoring pour une meilleure prise en charge des accords que le gouvernement a signés avec les syndicats d’enseignants. En plus de cela, les cartes professionnelles des enseignants vont devenir bientôt effectives. D’ailleurs aujourd’hui quelques enseignants qui participent à cette rencontre seront enrôlés et leurs cartes seront délivrées demain et les autres auront leurs cartes après», a annoncé le ministre de l’Education na­tionale.
Par ailleurs, il a invité les parents d’élèves à faire du concept «Ubi Tey Jang Tey» une réalité dans la mesure où «le premier jour de la rentrée, cette année, c’est le 11 octobre,  nous n’avons jamais eu moins de 87% d’enseignants présents, cela veut dire que le jour de la rentrée, tous les enseignants sont présents». «C’est pourquoi, nous lançons un appel aux parents d’élèves et aux élèves, comme on le fait dans l’enseignement privé, pour qu’au niveau de l’enseignement public qu’ils comprennent que l’administration est présente dans nos écoles à partir du 11 octobre et que tous les enseignants le seront mais que tous les élèves peuvent venir le jour de la rentrée pour qu’on puisse commencer les enseignements apprentissages», a suggéré le ministre Mamadou Talla.
Interpellé sur les tenues scolaires qui font l’objet de beaucoup polémiques ces derniers temps, il précise  : «C’est une commande très importante du président de la République. Dans cette partie qui concernait la stratégie, les études, le nombre d’élèves, le nombre de tenues, les couleurs, tout ça a été déterminé au niveau du ministère de l’Education nationale, la commande est faite au niveau du ministère de l’Artisanat et la Der est en train, avec le ministère de l’Artisanat, les chambres de métiers, de confectionner ces tenues.» «Cette demande que nous avions au milieu de l’année montre qu’il n’est pas facile de trouver plus de 6 millions de mètres de tissus dans notre pays. Ils sont en train de voir au niveau du ministère de l’Artisanat, avec nos tailleurs au niveau des régions, au niveau des départements pour qu’on puisse avoir accès à ces tenues», a rassuré Mamadou Talla.
abciss@lequotidien.sn

Maguette Sène,Directeur du COUD : «Les actes de violence au sein de l’espace universitaire ont beaucoup contribué à écorner l’image de l’étudiant»

http://lesoleil.sn Les actes de violence au sein de l’espace universitaire ont beaucoup contribué à écorner l’image de l’étudiant. C’est la conviction du directeur général du Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud). Maguette Sène qui, dans cet entretien, évoque les nouvelles mesures prises pour sécuriser davantage le campus universitaire. Il met en exergue le visage balafré de l’étudiant sénégalais.

Monsieur le directeur, comment le Centre des œuvres universitaires de Dakar (Coud) a vécu la crise sanitaire de la covid-19 ? 

C’est vrai que la pandémie n’a épargné aucun secteur. Le centre des œuvres universitaires de Dakar (coud) a aussi vécu cette crise sanitaire. Il a non seulement subi les effets, mais aussi la manifestation de la pandémie. Le Coud a été affecté plusieurs fois par la crise durant la première, la deuxième et la troisième vague. J’ai été témoin de la deuxième et de la troisième vague. Nous avons eu des cas de Covid que nous avons gères grâce à la mise en place d’un dispositif très efficace.
Celui-ci est basé sur la sensibilisation, la communication et la prise en charge sanitaire. Nous avons créé au niveau du Coud une sorte de Cte local (Centre de Traitement des Epidémies) avec un médecin dédié pour la prise en charge sanitaire des cas sur place. Nous avons installé aussi tout un dispositif sanitaire de prévention au niveau des pavillons du campus universitaire et cela nous a permis de prendre en charge, de manière efficiente, une vingtaine de cas lors de la deuxième vague et une cinquantaine de cas lors de la troisième vague.
Cette stratégie nous a aidés à traiter tous les cas de contamination que nous avons connus et Dieu merci, le Coud n’a enregistré aucun décès. Maintenant, concernant les conséquences, on peut souligner que l’année universitaire a été perturbée. Elle a été marquée surtout par la fermeture du campus universitaire en août et septembre et le chamboulement du calendrier universitaire 2020-2021.

Aujourd’hui, avec l’ouverture du campus, quelles sont les dispositions qui sont prises pour garantir une année universitaire sécurisée ? 

il y a un ensemble de dispositifs que nous avons prévus par rapport à la crise sanitaire. Nous pouvons citer, entre autres, la numérisation de tout le processus de codification car, auparavant, tout était fait de manière manuelle. Nous avons pris la décision de faire la codification à travers une plateforme électronique. Une autre innovation, c’est le fait de mettre le focus sur l’excellence en ce qui concerne les quotas de répartition des chambres. Nous avons décidé, ensemble, avec les amicales d’étudiants, de faire en sorte que 70% des chambres soient réservés sur la base du critère pédagogique de l’excellence et que les 30 % soient attribués sur la base du critère social.
Combinée à la plateforme électronique mise en place pour la codification, tout cela va nous permettre d’avoir plus de transparence dans tout le processus. Cette mesure nous permettra aussi de réduire de manière pertinente le fait que les chambres du Coud soient attribuées à des non étudiants. Nous en avons discuté avec les étudiants et nous sommes tombés d’accord. Nous avons mis en place aussi un système de contrôle de l’accès au campus universitaire de manière générale. Nous allons mettre, cette année, en place un mécanisme de contrôle des accès dans le campus pédagogique comme dans le campus social. Les cartes d’étudiant seront activées de manière numérique en présence de l’étudiant lui-même.
Cette mesure nous permettra, durant toute l’année, de contrôler les mouvements de l’étudiant et de valider son séjour annuel en toute circonstance. Elle permettra aussi de s’assurer réellement que le détenteur de la carte est bel et bien un étudiant de l’université. Sur cette base, nous pourrons nous rassurer que cet étudiant est bien sur la plateforme et est libre de tout mouvement dans le campus universitaire. C’est tout le monde qui sera enrôlé et aura la possibilité d’entrer ou de sortir au campus. L’espace universitaire étant un domaine de liberté, des badges seront aussi mis à la disposition des visiteurs. Cela nous permettra de règlementer les heures d’entrée et de sortie de ces derniers. Nous avons fait en sorte que la carte du visiteur ne puisse pas être utilisée pour résider dans le campus.
Des cartes professionnelles numérisées seront également mis à la disposition des travailleurs du Coud pour maîtriser aussi leurs mouvements. Toutes ces mesures nous permettront d’avoir une meilleure visibilité sur ceux qui fréquentent l’espace universitaire. Nous avons aussi formé nos agents de sécurité pour les aider à mieux remplir leur mission et à pouvoir faire face à toutes sortes de menaces, mais aussi à être plus professionnels dans l’approche et la communication avec les étudiants. Nous pensons que ces mesures nous permettront d’améliorer considérablement la sécurité dans le campus. Nous avons dit aux étudiants que c’est eux qui doivent donner à l’université sa renommée et de faire en sorte que l’étudiant retrouve son statut d’antan.
L’étudiant était une fierté dans la communauté. La carte d’étudiant suffisait pour pouvoir accéder à beaucoup de choses dans la vie sociale. Nous pensons que ce qui se passe depuis un certain temps dans l’espace universitaire a beaucoup altéré le statut d’étudiant. Aujourd’hui, quand on parle d’étudiant, on pense à la violence, à la casse et en tant qu’acteur, nous avons la charge de redorer le blason de l’université et le statut de l’étudiant. L’étudiant n’est pas n’importe qui. C’est quelqu’un qui a franchi beaucoup d’étapes avant d’en arriver à ce statut.
C’est un cadre supérieur en formation et l’avenir du pays repose sur lui. Ces gens-là, on doit leur donner le rang qu’ils méritent, mais en retour, ils doivent avoir le comportement qui sied. J’aime souvent évoquer avec nos étudiants le mythe qui entoure l’école nationale d’administration (Ena), le Cesag aussi. Et pour appuyer cet argument, je pense qu’il faut tenir en compte tout un environnement physique et le comportement que les pensionnaires de ces établissements incarnent. Et pourtant, on n’oublie que tous ces gens ont été d’abord des étudiants des universités. Ce sont les produits de nos universités qui sont dans ces institutions. Donc nous devons travailler pour sauvegarder ce mythe de l’étudiant. C’est notre combat, mais aussi celui de tous les étudiants du Sénégal.

Est-ce que des mesures ont été prises pour soutenir cette volonté ? 

Dans tout ce que je viens de dire, je pense que les étudiants ont leur partition à jouer. Nous, notre problème, c’est de faire en sorte que le cadre universitaire soit beaucoup plus attrayant et qu’il puisse attirer des visiteurs. L’ensemble des travaux entrepris s’inscrivent dans cette dynamique. Que ce soit en termes de pavage ou d’embellissement de l’espace. Des choses sont aussi faites dans les chambres concernant l’accès à l’eau potable, la fourniture courante de l’électricité, la connectivité à internet. En somme, c’est de faire de l’espace universitaire un cadre agréable pour vivre.
C’est le rôle des dirigeants que nous sommes. Le reste, c’est de travailler dans l’accompagnement pour faire en sorte que tous les acteurs y mettent du leur. Nous sommes en train de travailler pour maitriser l’environnement physique de l’université, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Nous avons des projets importants. Nous sommes en train de négocier avec des partenaires pour la construction d’un restaurant digne de ce nom. C’est une infrastructure de 15 000 places et cela demande beaucoup d’attention.
Nous allons mettre à contribution la coopération avec nos partenaires de l’étranger, car nous nous sommes rendus compte que l’offre en termes de restauration dans le campus universitaire pose encore problème et cela se traduit par les longues files devant les restaurants actuels. Nous sommes en train de travailler aussi pour que notre université obtienne la certification Iso. C’est tout un processus qui implique tous les segments de l’université et nous sommes en train d’y travailler. Nous travaillons aussi à la numérisation de l’accès aux restaurants.

Directeur, quelle analyse faites-vous du lancement d’une campagne de vaccination à l’université ? 

Je tiens à préciser que la vaccination ne peut être une obligation au niveau du campus universitaire puisqu’elle ne l’est pas aussi au Sénégal. Si la loi n’a pas rendu obligatoire la vaccination au Sénégal, un règlement intérieur ou une mesure quelconque ne peut la rendre aussi obligatoire dans l’espace universitaire connu d’ailleurs comme étant un espace de liberté. C’est à une conscience citoyenne que nous invitons les étudiants. La vaccination est un acte citoyen, un acte volontariste et nous pensons que les étudiants en tant qu’intellectuels doivent donner l’exemple. Personne n’est épargné par cette maladie et ce n’est pas parce qu’on est jeune qu’on ne peut pas être atteint par ce virus.
Aujourd’hui, si on sait que c’est le vaccin qui est le seul moyen pour faire face à cette pandémie, il faut donc se faire vacciner. Au campus, nous vivons dans un espace très réduit et dans des chambres exiguës et j’en profite pour inviter les étudiants à se faire vacciner. Avec le Soleil

Recueil de poèmes «Les cris du cœur» : Mame Yacine Dia publie son premier livre

https://lequotidien.sn L’étudiante Mame Yacine Dia, âgée de 22 ans, a annoncé mardi à l’Aps avoir publié aux éditions Le Lys bleu (France), son premier livre, un recueil de poèmes (70 pages) consacrés à l’amour, à la liberté, à l’espoir, à la mort, à l’amitié et au pardon. «Les cris du cœur, c’est une arme, une source de libération, de dénonciation et d’espoir pour tous. Il traite d’événements vécus par de nombreuses personnes qui n’ont plus le courage de vivre et de profiter de la vie», a-t-elle dit en commentaire de son ouvrage dans un entretien avec l’Aps. Le recueil comprenant 29 poèmes évoque des «personnes chères, sources d’inspiration», en même temps qu’il chante l’amitié, la mort, le destin, l’espoir, le pardon, la musique, etc. «S’évader est le meilleur remède. Cette œuvre peut être le miroir de chacun d’entre nous (…) Quand je soumets ma poésie à mes amis, ils s’y retrouvent comme s’ils en étaient les auteurs», a dit la jeune auteure, étudiante dans une école de management, à Dakar.
La poésie de Mame Yacine Dia est une sorte de conversation avec le lecteur auquel elle laisse le soin de trouver un titre à certains poèmes en s’abstenant elle-même d’en mettre. Une partie de sa poésie renvoie à des êtres chers, sa grand-mère par exemple, qui, dit-elle, l’a poussée à l’écriture. Ses camarades de promotion peuplent l’un de ses poèmes intitulé Musique, qui est un clin d’œil à ses «gars», les rappeurs de sa génération, lesquels «n’ont pas le temps, car [étant] nés avec le talent».
«J’ai commencé à écrire le recueil en 2013», se souvient-elle, rappelant que l’idée de taquiner la muse lui a traversé la tête à l’occasion de l’étude, à l’école, d’un poème du Polyné­sien Henri Hiro (1944-1990). «Je ne suivais pas mon professeur, j’ai préféré me mettre à écrire des poèmes. Un jour, ma grand-mère a découvert cinq poèmes et m’a encouragée à les publier», raconte Mame Yacine Dia, dont le recueil a été traduit dans plusieurs langues.  La lecture des poèmes de Aimé Césaire (1913-2008) et de Léopold Sédar Senghor (1906-2001) l’ont également attirée vers la poésie, de même que ceux de David Diop (1927-1960) et du pédagogue Souley­mane Djigo Diop, deux de ses grands-parents. «C’est facile, les mots sont dans ma tête. Il suffit juste d’avoir un stylo pour écrire», assure la jeune poétesse, ajoutant qu’elle s’essaye maintenant à écrire un roman.

DANS LA TEMPÊTE POLITIQUE DE DÉCEMBRE 1963 MÉMORIALES, PAR ELGAS

EXCLUSIF SENEPLUS – 62 et 63 marquent l’avènement très précoce d’une justice aux ordres des gouvernants. Une réalité politique qui ne cessera de se reproduire et de s’amplifier sous les différentes mandatures
Pour comprendre « 63 », il faut remonter à loin. Peut-être même aux années 40. Une jeune élite sénégalaise, portée par les bourses Lamine Gueye, a alors pris rendez-vous avec la destinée du pays. Après un détour en France, nourris de formations et de compagnonnage, ils rentrent au bercail avec une belle charpente intellectuelle et idéologique. Dans le lot, Amadou-Mahtar Mbow, Abdoulaye Ly, Fadilou Diop, entre autres. Amis, intellectuels, frères à bien des égards, à l’avant-garde des combats de libération, entre eux se noue vite une conscience de groupe, bâtie par une énergie commune. Lors de leur retour au pays, première halte  : l’incontournable BDS (Bloc démocratique sénégalais) de Senghor. Force centripète en plein épanouissement. Mais très vite, les jeunes font bande à part, mus par d’autres aspirations plus vives et plus offensives. Ils avaient déjà mis sur pied, en France, le Garep…, Groupement Africain de Recherches Economiques et Politiques. Le mouvement est d’obédience marxiste, et il agrège d’autres étoiles montantes, comme Assane Seck ou encore James Benoit.

Le référendum de 58, la faille originelle

Premier moment de friction avec Senghor, l’homme fort de l’UPS  : le référendum de 58, initié par De Gaulle. Evènement fondateur. L’exemple guinéen de Sékou Touré, son refus, et son magnétisme continental, aiguisent les appétits. D’autant plus qu’en période de galère, le jeune syndicaliste avait eu pour avocat un certain Fadilou Diop. Son parcours résonne ainsi d’autant plus au sein du Garep. Et à la sortie de ce référendum, la jeune bande veut l’indépendance. C’est ainsi que sous la houlette de l’énergique Abdoulaye Ly, naît le PRA-S (Parti du regroupement africain-Sénégal) à la suite de la scission d’avec l’UPS (Union progressiste sénégalaise) qui prend la suite du BDS. Abdoulaye Gueye Cabri en est aussi l’un des membres fondateurs. Une année plutôt, le PAI (Parti africain de l’indépendance) voyait le jour. Deux entités qui joueront les premiers rôles sur la scène politique sénégalaise, la première plus encline à temporiser avec le pouvoir, la seconde plus radicale dans la clandestinité.
L’année 58 est rude, Senghor et Dia cadenassent l’arène, et draguent les barons religieux. Séquence importante qui déconstruit le mythe de la résistance des leaders religieux dans la colonisation. Elle annonce aussi une forme d’alliance du temporel et du religieux, dont le Sénégal se gargarise, pour le meilleur et le pire. C’est ainsi que Senghor, contre la volonté d’une élite souverainiste, gagne et exauce De Gaulle. Le PRA-S calme le jeu et consent à pactiser avec les gagnants, mais ne raccroche pas les gants.

La fraude électorale, une tradition sénégalaise ?

Autre tournant, les élections municipales de 60. Ces élections ouvrent une séquence politique mouvementée, et la traque de la clandestinité du PAI atteint des sommets. Exemple parmi tant d’autres, symbolique de cette tension croissance, à Saint-Louis, le pouvoir est convaincu de fraude aux élections, ce qui conduit à l’arrestation de Majhemout Diop du PAI. A la tête du pouvoir répressif, les rôles sont bien répartis  : à Senghor la diplomatie de la stature, et à Mamadou Dia la basse besogne. D’autant plus que « Maodo » s’y plaît. L’image rigide qu’il traine n’est pas une légende, il la cultive et l’entretient. C’est une carte à jouer, qu’il endosse à une rigueur d’ascète. Il est froid et impitoyable. Il envoie sans ménagement les militants du PAI en prison, conduit la répression, en parfaite synergie avec Senghor. Il a l’idée de la prison de Kédougou, pour casser les ailes du PAI, avec ses désirs de révolutions et d’insurrection dans le Sénégal oriental. Ironie du sort, c’est dans sa « demeure » carcérale qu’il sera renvoyé, quand le vent de la fortune et de la romance avec Senghor aura tourné.
Ces différents évènements raidissent le pays. Les grèves s’enchainent. Partout, la grogne monte. La dissidence intellectuelle est bâillonnée et le marxisme étend son emprise intellectuelle. Dans la capitale en proie à des tensions, à des traques, des larcins, intimidations physiques et autres violences contre les politiques, surtout ceux dans l’opposition, l’ambiance est électrique. C’est dans ce climat qu’arrivent les élections de 63, en décembre. Le passif est lourd d’autant qu’en 62, le couple Dia/Senghor divorce dans la violence. Le jour des élections, la fraude est massive. Senghor passe, mais la rue gronde. L’état de grâce du président nouvellement élu ne dure pas, et des allées du centenaire, on scande « le palais, le palais ». La foule est compacte et décidée. Elle est jeune. Et les militants du PAI comme du PRA-S, investissent les cortèges. Le pouvoir accuse l’opposition d’avoir des velléités de violences physiques, de disposer d’armes. La réponse est tragique. Bain de sang. Plus d’une quarantaine de morts, bilan longtemps sous-évalué, et des centaines de blessés. Le climat de terreur prend une nouvelle dimension. L’émoi est général, et même les soutiens français du pouvoir déplorent la tragédie. La traque des responsables désignés commence sur le champ, et c’est ainsi que Dia subit le même traitement qu’il avait infligé aux acteurs de l’opposition, notamment ceux du PAI. Du côté de l’opposition, c’est un coup de filet gigantesque. Tous ceux qui ont chahuté le pouvoir y passent. Abdoulaye Ly est mis aux arrêts et incarcéré, Fadilou Diop passe brièvement par la case prison. Mais la séquence soude encore plus le PRA-S mais révèle nature des dissensions internes.

Le début d’une tempête de plusieurs années

62 et 63 à leur manière installent dans le pays pré-insurrectionnel, marqué par la peur diffuse mais bien réelle face à l’inquisition du pouvoir, l’inclination de ce dernier à enfermer ses adversaires sans ménagement et selon ses préoccupations du moment. C’est l’avènement très précoce d’une justice aux ordres des gouvernants. Une réalité politique qui ne cessera de se reproduire et de s’amplifier sous les différentes mandatures. D’autant plus qu’après 63, les déchirements de la jeune élite politique d’alors iront croissants, avec des réconciliations en chemin, des trêves, mais aussi des conflits jusqu’à la déflagration de 68, qui elle marquera nettement une rupture dans le continuum politique. Ce contre-récit entache l’image de stabilité la démocratie sénégalaise autant qu’il la renforce…
A suivre, prochaine entrée  : les événements de 68elgas.mc@gmail.com
Retrouvez surSenePlus, un jeudi sur deux, “Mémoriales”, la nouvelle chronique d’Elgas sous le même format que la précédente, “Inventaire des idoles”.

“UN SHOW TÉLÉ”, RAILLE DIDIER AWADI

https://emedia.sn Le Sommet Afrique–France s’est tenu le 8 octobre dernier à Montpellier sans chefs d’Etat et sans autorités institutionnelles. Il a été exclusivement consacré à la jeunesse d’Afrique et de France. Invité du Jury du Dimanche, Didier Awadi explique les raisons pour lesquelles il n’a pas pris part à ce sommet. « Pourquoi je n’y étais pas ? Ce n’est pas parce qu’on ne m’a pas sollicité mais je n’avais rien à faire là-bas. Je pense que je n’ai pas l’interlocuteur qu’il faut en face (Ndlr  : président Macron). Dans une messe où tu mets 2.000 personnes, je pense que c’est un show télé. Pour moi la montagne va accoucher d’une souris. Je ne trouve pas ça sincère. J’aurais voulu qu’il vienne nous répondre ici » pense le révolutionnaire.
Même s’il se félicite du discours de certains jeunes, Didier Awadi regrette leur participation à cet évènement  : “On a vu certains jeunes parler avec le cœur. C’est bien. Mais pour moi, ce n’était pas le moment. Macron est dans une position infantilisante par rapport à nous. Je pense ce n’est pas respectueux parce qu’il est toujours dans son truc je vais convoquer les gens et je vais leur dire. Là, il est à quelques mois des élections et il est super impopulaire chez lui. En parlant à la jeunesse africaine, il se dit qu’il pourra peut-être avoir quelques voix chez eux. Je ne vois pas de sincérité dans ce qu’il fait. La France essaie d’infiltrer depuis quelques années les mouvements sociaux africains. Parce qu’ils ont compris que c’est la jeunesse qui donne le pouvoir. La majorité se retrouve dans la rue, dans la jeunesse. ».
Lors du Jury du Dimanche, le rappeur a soutenu par la même occasion que la France n’a pas envie de laisser le franc Cfa parce que, pense-t-il, son économie s’effondrerait. Cheikh Moussa SARR,Photo  : Pape Doudou DIALLO

“MES PETITS FRÈRES SIMON ET KILIFEU ONT FAIT DES ERREURS”

https://emedia.sn Les rappeurs Kilifeu et Simon ont été inculpés par le juge du deuxième cabinet d’instruction, le 16 septembre dernier, pour, entre autres, trafic de migrants, faux et usage de faux. Cette affaire de faux passeports a défrayé la chronique. Invité de l’émission Jury du Dimanche, Ddier Awadi a livré le fond de sa pensée sur cette affaire  : « j’ai vu les vidéos de Simon et Kilifeu. Est-ce qu’elles font plaisir ? Non. Je pense que nos petits frères ont fait des erreurs mais sur le plan de l’activisme pur je pense qu’ils ont écrit de grandes lignes dans l’histoire de ce pays. Je pense qu’ils ont fait une erreur. Est-ce que j’applaudis ? Non. Est-ce que le mouvement hip hop en est fier ? Non. Je pense qu’ils ont fait une erreur mais mon devoir est d’être dans les moments agréables comme dans les moments durs aux côtés de mes petits frères. Donc, je leur témoigne mon affection ».

“L’affaire des députés est plus grave”

Des députés ont été également cités dans une affaire de trafic de passeports diplomatiques. D’ailleurs, le Garde des Sceaux a saisi l’Assemblée d’une lettre afin que l’immunité parlementaire des deux parlementaires, mis en cause, soit levée. « Sur l’affaire des députés c’est encore plus grave, parce que c’est la légèreté de notre système administratif qui est mise en cause. Et ce n’est pas nouveau. Il y a une catégorie de citoyens qui bénéficient de certaines largesses. Aujourd’hui, on a une occasion d’essayer de corriger ça », a indiqué Didier Awadi. Cheikh Moussa SARR,Photo  : Pape Doudou DIALLO

“IL A DES RAISONS D’ATTAQUER LA GENDARMERIE”, ESTIME AWADI

https://emedia.sn Guy Marius Sagna est encore une fois derrière les barreaux en attendant d’être édifié sur son sort le 14 octobre prochain. Et si en rendant sa décision le tribunal suit le maître des poursuites dans son réquisitoire, l’activiste risque d’être condamné à 2 ans de prison dont 6 mois ferme et une amende de 200.000 F CFA. Il lui est reproché les délits de diffusion de fausses nouvelles et de jeter le discrédit sur une institution.
Le coordonnateur de Frapp a été arrêté à Kounkané, dans le Sud du pays, avant d’être transféré à la Division des investigations criminelles (Dic). Le Procureur de la République s’était autosaisi suite à la publication, le jeudi 30 Septembre 2021, sur la page Facebook de l’activiste d’un post intitulé ” La nouvelle devise de la Gendarmerie sénégalaise  : déshonneur et parti à la place d’Honneur et Patrie”.
Devant le Jury du Dimanche, Didier Awadi estime qu’on doit regarder les idées que Guy Marius développe au lieu de le jeter en prison  : « Guy Marius Sagna est le nom de quelque chose. De quoi est-il le nom ? Il faut regarder les idées qu’il agite et pas seulement le mettre en prison. De quoi est-il le nom d’une injustice, d’une corruption. C’est de ça qu’il s’agit. Si on le met en prison, on ne peut pas empêcher cette injustice de continuer. Il est là pour nous rappeler qu’il y a de l’injustice, qu’il y a de la corruption, qu’il y a des problèmes dans notre société. Quand tu le mets en prison tu vas continuer à le nourrir alors qu’on a besoin de lui pour qu’il fasse avancer des idées ». Avant d’enchaîner  : « il a des raisons d’attaquer la gendarmerie mais c’est à la gendarmerie de prouver le contraire. Quand Guy Marius met le doigt sur quelque chose souvent, il y a quelque chose. C’est quelqu’un qui aime son pays et je lui donne beaucoup de respect ». Cheikh Moussa & Pape Doudou DIALLO

L’ONG Jamra apporte son soutien à Guy Marius Sagna

SALAM, Cher Ami,
Guy Marius Sagna !
LORSQUE tu as fais à JAMRA l’amitié d’une mémorable visite de courtoisie, le jeudi 04 février dernier, nous ne pouvions pas faire mieux que de saisir cette opportunité pour t’exprimer toute notre gratitude pour ton engagement patriotique contant contre les INJUSTICES SOCIALES, qui ont toujours occupé une place de choix dans le tableau de bord de JAMRA.
EN TE REMETTANT symboliquement un trophée sculpté sur une feuille en bronze, représentant la carte du continent africain (qui t’est si cher), JAMRA a voulu, prenant l’opinion à témoin, t’élever, à sa façon, à la dignité honorifique de “Grand Patriote”. Séance solennelle précédée d’un duplex avec le Président exécutif de JAMRA, Imam Massamba Diop, qui avait tenu personnellement à féliciter de vive voix « notre » récipiendaire.
TE VOILÀ À NOUVEAU dans les liens de la détention, consécutivement à ton engagement sans faille auprès des FAIBLES et des DÉMUNIS. Des « voix sans voix », comme tu aimes les qualifier. En union de prières au profit d’un compatriote fidèle en amitié, solidairement présent dans la plupart des combats de terrain de JAMRA, nous formulons auprès du Tout-Puissant notre fervente requête d’allègement de tes « nattus » (épreuves), qui semblent décidément te poursuivre comme une malédiction.« Yalna si Yalla wiss ndox mu sëdd ».Que le Seigneur veille sur toi, Cher Ami.JAMRA

Yeumbeul Sud : Première sortie du ministre Amadou Hott…

https://senego.com Amadou Hott a été investi candidat, par la coalition Benno Bokk Yakaar pour la mairie de Yeumbeul Sud. Le ministre de l’Economie a effectué sa première sortie dans la commune hier.

Succès de cette première sortie…

Ils étaient des milliers de personnes à avoir accueilli le ministre et candidat maire au terrain Usine où il était le parrain d’une cérémonie de remise de kits scolaires à 700 élèves. M. Hott accompagne dans cette manifestation, depuis l’année passée, une association de jeunes dénommée SagSay. Le ministre est arrivé sur les lieux en compagnie d’une forte délégation. Les applaudissements et autres manifestations de joie de ses partisans, notamment la “brigade féminine” appelée “Hott Girls”, habillée de tee-shirts jaunes à son effigie, ont assuré le succès à cette première sortie.

Engagements…

Comblé” par cet accueil, le ministre Amadou Hott n’a pas hésité à se lever pour participer à la communion. Prenant par la suite la parole, le candidat maire à Yeumbeul Sud a réitéré ses engagements de faire de l’éducation un pilier de sa gestion une fois élu. “Cette cérémonie de distribution de fournitures sera aussi d’envergure communale“, promettra-t-il. M. Hott n’a pas manqué de passer en revue quelques autres projets importants sur l’environnement de la commune et la vie des populations. Il s’agit de l’assainissement, la lutte contre les inondations, le financement des femmes, etc.

Programme…

Il donne ainsi rendez-vous “très prochainement” lors d’un grand meeting, afin de donner plus de détails sur son programme et de mettre en branle la machine de conquête de la mairie de Yeumbeul Sud.

Des ministres et DG de l’APR déposent leur caution…sans le dire à Macky

https://www.xibaaru.sn Le parti présidentiel vole en éclat à l’approche des Locales et de la date limite des cautions à la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Et avant cette date, les candidatures se multiplient et personne ne veut se laisser surprendre par la décision tardive du président du Parti qui ne se presse pas pour les investitures. Et pendant ce temps, les ministres et DG impatients rasent les murs de la CDC pour déposer leur caution
Le 31 octobre est la date butoir pour les dépôts de cautions pour les élections Locales. Et tous les partis s’attèlent aux investitures. La coalition Yewwi Askan Wi des Sonko, Khalifa Sall et Moustapha Sy multiplie les négociations entre les différents partis pour le choix des candidats. La grande coalition Wallu Sénégal du PDS, AJ/PADS, BOKK GIS GIS, CRD et JOTNA vient de se lancer et déjà les investitures pour les grandes villes sont ouvertes…
Mais au parti présidentiel, c’est tout le contraire. Celui qu’on nomme « LE PATRON », Macky Sall, n’ouvre pas encore les portes des investitures. Il garde le silence et fait planer le suspense. Personne à Dakar, Thiès, Ziguinchor ou Matam, ne sait encore qui sera choisi. Tous les candidats déclarés sont dans l‘expectative et naviguent vers l’incertitude. Ils multiplient les sorties et les alliances pour se rappeler au bon souvenir du PATRON, le jour des investitures…
Amadou Ba qui marche dans les rues du Plateau ne sait même pas si le Président de son parti fera de lui le candidat de l’APR à Dakar. Le ministre Abdoulaye Diouf Sarr noue des alliances avec les chefs coutumiers et des lutteurs. Mais il ne connaît pas encore le choix de Benno Bokk Yaakaar pour Dakar. Même si ces derniers comptent se plier, en militants disciplinés, à la volonté du « chef suprême » de l’APR, d’autres par contre, empruntent des méthodes pas trop républicaines
Des candidats de Benno Bokk Yaakaar se rendent directement à la Caisse de Dépôts et de consignations pour déposer directement les 15 millions de caution pour officialiser leur candidature. La preuve la plus flagrante est celle du ministre Chef de cabinet du président de la République qui s’est engagé pour la bataille de Dakar sous la bannière de « Sénégal 2035 » qui ressemble étrangement à « Horizon de 2035 » de Macky Sall. Un responsable de l’APR qui sort des rangs du parti pour se présenter sous une autre bannière et tout ceci avec…la bénédiction du « PATRON ».
Et Mame Mbaye Niang n’est pas le seul dans le parti présidentiel à franchir le pas. Ils sont plusieurs responsables de l’Alliance Pour la République à Dakar, Thiès, Mbacké, Ziguinchor et Matam à déposer leur caution sans attendre la décision du président. La majeure partie des ministres du gouvernement qui sont du Fouta ont déjà déposé leurs cautions à la CDC. Même si Birame Faye à Fatick attend sagement la décision de Macky, son adversaire a franchi le pas en déposant les 15 millions.
Le DG du port pour la mairie de Dieuppeul Derklé, le DG de l’ASEPEX pour la mairie du point E et sans oublier ce Directeur qui dirige un secteur au ministère de l’Agriculture qui est candidat à la commune de Sicap liberté…La Rédaction de xibaaru

«Médina Ci Xol»,la nouvelle trouvaille de Bamba FALL

http://www.walf-groupe.com Entre Bamba Fall et ses camarades de la coalition «Yewwi Askan Wi», le divorce est consommé.
Le maire sortant de la Médina a décidé de tracer seul sa voie pour aller à l’assaut de l’électorat médinois avec son mouvement dénommé «Médina Ci Xol, Médina au cœur, ndlr). Une information confirmée par son chef de protocole, Pape Faye.
«C’est confirmé. Bamba Fall vient de quitter la coalition Yewwi Askan Wi. Nous vous joindrons à nouveau pour plus de détails», promet le proche collaborateur du maire.
En caravane, le maire socialiste, s’est rendu hier, dans plusieurs quartiers de la commune. Fait marquant : dans la délégation, il n’y avait aucun membre des deux grandes coalitions de l’opposition.Salif KA

Élections locales 2022 à Keur Massar Nord : La Coalition BBY investit le Ministre Assome Aminata Diatta

https://www.leral.net Face à la presse ce samedi, les délégués de quartier, les badiéñu Gokh, les imams, les ASC ainsi que les dignitaires de Keur Massar, se sont largement exprimés sur les enjeux des élections locales, dans l’enceinte du lycée Zone recasement. La particularité de cette rencontre est marquée par l’investiture de Mme le ministre Assome Aminata Diatta, candidate de Benno Bokk Yakaar de Keur Massar Nord, aux élections locales du 23 janvier 2022.

Sicap-Liberté : le ministre Zahra Iyane Thiam fait corps avec les jeunes de la commune

http://www.topnews.sn Zahra Iyane Thiam se consacre entièrement au service des siens, les habitants de la commune de Sicap-Liberté, plus particulièrement les jeunes. L’école de Football Sicap Liberté a bénéficié de sa générosité.
Le ministre de la Microfinance de l’Economie sociale et solidaire a décidé de soutenir les ASC de Liberté 4 et 6 extension (Jant-Bi) pour la suite de leur compétition dans la zone 4B.
Zahra Iyane Thiam a également outillé les jeunes entrepreneurs et ouvriers de Liberté 3. Elle leur a offert des matériaux pour plus d’efficacité dans leurs métiers respectifs

2022,Pourquoi Podor doit dire non à un troisième mandat ? Par Mamadou Haby Ly dit Papis

Les élections locales qui pointent à l’horizon seront historiques. En 2014, tous les projecteurs étaient braqués vers Podor, parce que deux mastodontes du Sénégal politique s’affrontaient. Des résultats d’élections aussi étriqués, on venait d’en voir pour la première fois dans l’histoire politique de notre cher pays.
Avec le recul, on peut affirmer sans risque de se tromper que la plus grosse erreur de notre histoire politique a été cette confrontation dans une si petite ville où tout le monde est apparenté soit par le sang soit par un long et paisible voisinage. Il y a eu des déchirures mais heureusement qu’elles ont été soulagées par l’espoir qu’a suscité la candidature de Racine SY.
C’est pourquoi l’icône du secteur privé national n’a jamais arrêté d’être sensible à cet espoir qui repose sur ses larges épaules d’abord en respectant jusqu’aujourd’hui le pacte qu’il a conclu avec lui-même et avec les Podorois : celui de changer positivement pour transformer le visage de la ville de Podor.  C’est pourquoi aussi il a décuplé ses forces dans l’amélioration des conditions de vie des populations podoroises. Tous les secteurs ont été boostés grâce à son entregent et aucun podorois ne peut dire aujourd’hui n’avoir pas bénéficié un jour soit de ses nombreuses largesses soit de l’influence heureuse de son leadership.
Six ans après 2014, il est l’heure de recoudre le tissu social et économique. La meilleure manière d’y parvenir n’est-elle pas de reconnaitre pour l’intérêt de notre chère ville que l’équipe municipale en place a atteint ses limites après 12 années de sommeil économique ? De reconnaitre qu’il est temps de confier notre municipalité à quelqu’un qui est capable d’investir et de faire investir dans notre chère ville ?
Devrions nous laisser encore une fois certains vendeurs d’illusions continuer de prendre en otage notre chère ville pour leur seule ascension politique ? A ceux-là à qui Podor a tout donné, n’est-il pas temps de sortir par la grande porte et de rester dans les annales de l’histoire ? Ainsi, ils auraient renoncé, au moins pour une fois, à leurs intérêts crypto personnels pour choisir le meilleur pour Podor. N’est-il pas temps de faire la différence entre la bonne graine et l’ivraie, entre ceux qui se servent de Podor et ceux qui servent Podor?
Pour ne pas trahir l’histoire, il nous faudrait au moins pour cette fois choisir le meilleur profil pour notre chère ville. Le meilleur service que l’on puisse rendre à Podor, par devoir de mémoire, est de dire à celle qui a montré ses limites après 12ans de magistère et d’arrêt économique, de renoncer à sa candidature pour le mandat de trop et de soutenir son ami et frère pour un meilleur devenir de notre cité, vitrine historique, culturelle, religieuse. Après deux mandats et demi, l’heure est enfin arrivée que le verbe facile de l’avocate cède au pragmatisme de l’homme d’affaires, que l’illusionnisme cède à l’action concrète. Coordonnateur Alsar Dakar

Faux papiers : Un réseau criminel démantelé en Espagne, 16 Sénégalais arrêtés

https://www.seneweb.com Au moins 113 migrants ont pu obtenir un faux passeport grâce un réseau criminel de falsification de documents.
D’ailleurs 16 personnes de nationalité Sénégalaise établies en Espagne et soupçonnées appartenir à cette mafia ont été arrêtées.
Aussi près de 200 000 euros de bénéfices ont été engrangés.
Une opération conjointe de la police nationale espagnole et la Garde Civile a permis d’arrêter 16 personnes, le 5 octobre dernier.
Accusées de plusieurs délits, parmi lesquels l’appartenance à une organisation criminelle, recel et fabrication de faux documents, les 13 ont été arrêtées à Tenerife, la plus grande île des Canaries ; deux à Ibiza ; et la dernière à Gérone, en Catalogne.
L’organisation interceptait les migrants vers les îles Canaries, et les cachait dans divers appartements le temps de préparer les faux papiers, selon les autorités espagnoles.
Puis elle amenait les personnes dans les ports et aéroports des Canaries. Des instructions leur sont données pour embarquer et contourner les contrôles de sécurité, afin de rejoindre la péninsule ibérique.
20 passeports falsifiés ont été retrouvés dans dix domiciles perquisitionnés. Ainsi qu’une vingtaine de milliers d’euros, 77 téléphones, des montres de luxe, entre autres.
Les opérations de recherche se poursuivent aux Canaries afin d’identifier et d’arrêter les autres membres de cette organisation.
Le nombre d’arrivées de migrants aux Canaries durant les six premiers mois de l’année aurait connu une hausse de 156 % par rapport à la même période l’an dernier. Près de 7.000 personnes ont débarqué dans l’archipel espagnol entre janvier et juillet 2021, selon le ministère de l’Intérieur ; contre 2.700 en 202

Une arme de la Police retrouvé à l’Ucad

https://www.rewmi.com Une arme de maintien de l’ordre de type Cougar de la série Sae 6022 a été retrouvé dans un bâtiment menacé de ruine à l’Université Cheikh Anta Diop. La curieuse découverte est faite par un individu chargé de démolir le bâtiment, rapporte Les Echos qui donne la nouvelle. L’arme en question a été remise aux policiers l’arme consignée mercredi dernier.

Kaolack : 17 cantines ravagées par un incendie au marché Khar Yalla

http://www.walf-groupe.com Quelque dix- sept cantines ont été emportées par un incendie qui s’est déclaré vendredi soir, au marché +Khar Yalla+ de Kaolack (centre), a appris l’APS des propriétaires.
« Cet incendie a réduit en cendre 17 magasins, soit une valeur de cent millions de francs CFA », a déploré le porte-parole des victimes de l’incendie, Djiby Diagne.
Selon lui, « le feu, parti d’un coup de circuit, a surtout ravagé des cantines de tailleurs, sans faire de victimes ».
Face à des journalistes, Djiby Diagne a profité de cette occasion pour demander aux autorités de leur permettre de r

UN JEUNE HOMME SE DONNE LA MORT PAR PENDAISON À JAXAAY

Dakar, 10 oct (APS) – Un homme âgé de 24 ans s’est donné la mort par pendaison dans la nuit de samedi à dimanche au quartier Jaxaay de Keur Massar, dans la banlieue de Dakar, a appris l’APS de sa famille.
Le drame est survenu aux environs de 2 heures la nuit après qu’un vigile du quartier a découvert la victime pendue à un arbre, à la devanture de la maison familiale.
D’après les témoignages de la famille, l’étudiant de 24 ans ne développait pas une tendance suicidaire bien qu’il avait des problèmes de sommeil, la nuit.
Le corps a été évacué par les sapeurs pompiers et une enquête ouverte par la police de Jaxaay.AKS

Solidarité : V2S au chevet des patients de l’hôpital Psychiatrique de Thiaroye

https://www.lactuacho.com/En prélude à la célébration de la journée mondiale de la santé mentale, l’association Vision Sociale Sénégal (V2S) a procédé ce week-end à une remise de dons destinés aux patients du Centre Hospitalier National  Psychiatrique de Thiaroye.
Le Président de de V2S : est revenu sur ce qui a motivé la choix de cet hôpital  « Après une première visite de prospection au niveau du centre,  nous avons senti le besoin de faire un geste à l’endroit des pensionnaires de cet hôpital qui est, il faut le dire, différent des autres structures de santé car s’occupant particulièrement de patients très souvent laissés en rade ».
Sileymane Niang qui a désormais inscrit dans son agenda la date du 10 Octobre de poursuivre :  »Et nous V2S avions voulu à travers ce geste avec une équipe réduite pour des raisons liées à la pandémie de COVID 19,  anticiper un peu sur la célébration de la journée mondiale de la santé mentale et par la même occasion inviter les autres organisations à suivre nos pas afin de venir en aide à ces personnes qui sont le plus souvent oubliées par la société « .
Ce don composé de vêtements et de denrées alimentaires de première nécessité  (riz, sucre, huile, lait, oignon entre autres) a été apprécié à sa juste valeur par les responsables de l’établissement de santé qui ont tenu à remercier vivement les donateurs.
Pour le représentant du Directeur de centre hospitalier, par ailleurs chef du service administratif et financier, Karim Diatta, ce geste est arrivé à point nommé car les besoins sont énormes et l’hôpital peine à les satisfaire tous. « Nous sommes très heureux de recevoir au nom du Directeur Mr Samba Guéye, empêché, ce don qui vient à son heure, au moment où dans nos différents services, nous avons reçu plusieurs expressions concernant les besoins en denrées et  vêtements pour nos malades, c’est pourquoi nous tenons à remercier grandement les initiateurs de ce don  et aussi inviter les autres Ong à mettre la main dans la poche pour soutenir l’hôpital. Le seul soutien que nous avons vient de l’État, alors que la santé mentale est très appauvrissante, donc on aurait souhaité avoir des soutiens de ce genre pour pouvoir subvenir à nos besoins ».
V2S qui, jusque là, ne concentrait ses actions que dans les orphelinats  et écoles coraniques à travers le Sénégal, compte pérenniser cette action au niveau du centre hospitalier national psychiatrique qui accueille et traite plus 500 patients dont plus de la moitié font les soins en ambulatoire.Aly Saleh Journaliste/Chroniqueur

365 MIGRANTS DONT 138 FEMMES INTERCEPTÉS ENTRE JUILLET ET OCTOBRE

https://emedia.sn Entre le mois de juillet et octobre 2021, 365 candidats à l’émigration irrégulière ont été interceptés sur les côtes maritimes et retournés à Saint-Louis. Une situation qui témoigne que la ville tricentenaire reste une zone privilégiée des migrants irréguliers. Ces migrants sont le plus souvent accueillis par des associations de la société civile qui travaillent sur les questions migratoires dans la ville. « Nous travaillons avec les la police et la gendarmerie. À chaque fois, ils nous appellent lorsqu’il y a des migrants interceptés et retournés », a révélé Maodo Diagne, coordonnateur d’Action Femme Enfant (AFE).

Féminisation de l’émigraton irrégulière

La féminisation de l’immigration irrégulière est également une réalité à Saint-Louis. De plus en plus, des femmes prennent le départ avec les hommes sur les pirogues de fortune. Selon M. Diagne, par ailleurs Point Focal de la Croix-Rouge, parmi les 365, les 138 sont des femmes et 28 d’entre elles sont des mineures âgées de moins de 16 ans. Deux de ces enfants étaient accompagnés de leurs parents. Le reste, ce sont des mineurs, qui, la majeure partie, accompagnaient les pêcheurs dans leurs activités de pêches.
Dans le cadre du projet Migration-Syndicat, une rencontre d’échanges a été tenue, ce samedi 9 octobre 2021, à l’école CEM de Pikine. Elle a regroupé les membres du Réseau pour la défense des droits des migrants (Reddem), des notables du quartier Pikine de Saint-Louis et des organisations qui œuvrent sur la sensibilisation contre la migration irrégulière. « Cette sensibilisation est importante. Mais elle ne règle pas le problème. Au moment où nous tenons cette réunion, il y a des jeunes qui sont un peu partout à Saint-Louis et qui sont prêts à partir. C’est parce qu’ils ne croient à aucune alternative qui pourrait améliorer leur vie », a indiqué le président de l’association des rescapés de Pikine, Moussa Cissé.
Le quartier Pikine de Saint Louis a payé un lourd tribut lors du récent incendie d’une pirogue de fortune à Mbour. 18 jeunes de ce quartier ont péri dans cet incendie. C’est d’ailleurs ce qui a motivé la mise en place de cette association qui oeuvre à la sensibilisation des jeunes de Pikine contre la migration irrégulière. Babacar FALL,Envoyé spécial à Saint-Louis

Grand-place : lieu de désinformation et d’expertise en tout

http://lesoleil.sn Ils sont une partie du décor de nos quartiers. Mais les grand-places ne sont pas que des espaces à palabres. Elles sont pour beaucoup un espace de partage d’informations. Qu’elles soient vraies ou fausses, ces informations sont distribuées à grande vitesse. Ici, l’expert peut être contredit par un profane. Tout est toléré.
Il est midi passé. Le soleil darde de chauds rayons. Entre va-et-vient incessants, d’autres préfèrent se réfugier à l’ombre d’un arbre. À Guediawaye, au quartier Notaire, non loin de l’hôpital Roi Baudouin, une sorte de tente fait office de grand-place pour chauffeurs de clandos, vendeurs, laveurs de voitures. Tous s’y retrouvent même si les premiers sont majoritaires. Entre siège de véhicule usé, banc, chacun se débrouille pour se trouver une place. Ça discute de tout. La parole est à qui veut la prendre, quitte à parler en même temps.
Si certains prennent le soin d’écouter la radio, la plupart se contentent de bribes d’informations glanées sur les réseaux sociaux pour concocter leur revue de presse. « Il paraît que Guy Marius est pris en otage », lance un chauffeur qui venait juste de garer sa voiture. C’est parti pour des analyses de toutes sortes. « C’est quelqu’un qui fait peur au pouvoir. S’il n’est pas prudent, il risque d’être éliminé », alerte un autre. « Il n’a pas peur. Il a été enfermé à plusieurs reprises, mais ce n’est pas ce qui va le faire reculer. C’est pourquoi ils l’ont pris en otage pour lui faire peur », ajoute quelqu’un d’autre.
En un temps record, l’information fait le tour de la grand-place. Les plus réactifs se permettent même de partager sur WhatsApp. Policier à la retraite, le vieux Massamba joue bien son rôle de régulateur. Alors que tous avaient fini de croire à la prise en otage de l’activiste, il lui suffit de quelques clics sur des sites crédibles pour donner la bonne information. Comme si de rien n’était, on passe à un autre sujet. De la cherté de la vie aux élections locales, tout y passe.

Les intellectuels ou la bonne information

La grand-place située en face de la Police de Guédiawaye est une des plus anciennes du coin. Elle regroupe professeurs à la retraite, anciens commis de l’administration… Ici, il y a un système qui permet de disposer de tous les journaux le matin sans se ruiner. C’est à tour de rôle, explique quelqu’un. Très sélectifs dans le choix des journaux, ils dépensent 600 FCfa par jour. Entre un quotidien sportif et des généralistes, ils disposent d’une bonne palette de lecture. « Nous sommes autour de 13 personnes. Chaque semaine il y a six personnes qui sont désignées pour acheter le journal. Mais ce sont les autres qui lisent en priorité. Celui qui achète peut rentrer avec son journal, à moins qu’il décide de l’offrir à quelqu’un », explique Diaby, instituteur à la retraite. Ici, ça débat sur tous les sujets. Contrairement à ce qui se passe dans d’autres garages où l’écrasante majorité est analphabète, on ne raconte pas n’importe quoi ici. En plus des journaux, les vieux ne ratent pas le journal à la radio. Si certains préfèrent les chaînes locales, d’autres restent scotchés à Rfi. C’est une question d’habitude, souffle un vieillard, abonné à cette radio depuis plusieurs années. Avec les journaux et la radio, il est sûr d’avoir un résumé de l’information mondiale.
Selon lui, si beaucoup croient en toutes les informations qui émanent des grand-places, c’est parce que par le passé, seules des personnes ayant servi pendant des années s’y retrouvaient. Chacun, dit-il, mettait son expérience au service. « L’actualité y était décortiquée. Certains pouvaient même, dans leurs analyses, prédire des choses, surtout en politique. Mais, aujourd’hui, même de simples chômeurs peuvent créer une grand-place. À l’époque, à travers leur profil, les membres de grand-places inspiraient respect », analyse-t-il.

« C’est le meilleur endroit pour décompresser »

Même s’il n’est pas le plus âgé, Mame Mbaye est le régulateur de la grand-place des chauffeurs. Une responsabilité qu’il doit à sa ponctualité et à sa régularité. Tôt le matin, il est sur place, nettoie, range et s’installe. « C’est grâce à lui qu’on a interdit la cigarette et les insultes ici. Celui qui insulte est obligé de payer une amende de 200 FCfa sinon on ne lui autorise plus l’accès à l’endroit », explique un vendeur de café, non loin de là.
Selon le régulateur, au-delà d’un simple espace de discussion, la grand-place permet à beaucoup de ses membres de changer d’air. « Je connais des gens qu’on décrit comme colériques mais qui s’épanouissent ici. Le simple fait de trouver à qui parler de plusieurs choses peut soulager. Aujourd’hui, poursuit Mame Mbaye, les liens sont tels que certains peuvent même se confier à des membres. C’est devenu une famille ».
Baye Mor a su compter sur la présence de ses compagnons quand il traversait des périodes difficiles dans son ménage. « J’étais vraiment au bord de la rupture. Un jour, alors que je venais de péter un câble à la maison et prêt à divorcer, je suis sorti pour aller griller une cigarette. En me promenant, je me suis retrouvé à la grand-place. Un des vieux a compris que je n’étais pas dans mon assiette. Il s’est rapproché de moi et Dieu sait que c’est cette discussion qui a sauvé mon ménage », raconte-t-il. Depuis ce jour, il a mesuré l’importance de la grand-place.Oumar FÉDIOR

RETROUVAILLES MAIS AUSSI ISOLEMENT PHYSIQUE : WhatsApp, un couteau à double tranchant

Discussions de tous genres, délires, partages d’informations…, les grand-places, du moins pour la plupart, sont en train de perdre de leur superbe à cause des réseaux sociaux, WhatsApp en particulier. Pour la plupart du temps, certains restent concentrés sur leur téléphone, ce qui limite et impacte les échanges qui faisaient l’essence même de cet endroit. « Il peut arriver que certains soient captivés par le téléphone. Ce sont les aléas de la technologie. Nous avons essayé de l’interdire, mais c’était impossible. Le téléphone est devenu comme une partie de notre corps », ironise Mame Mbaye, régulateur du grand-place des chauffeurs.
Membre du groupe des retraités du développement communautaire, Bineta Talla n’a jamais été intéressée par WhatsApp. Même quand elle voulait parler à ses fils vivant à l’étranger, elle empruntait un téléphone. Mais quand elle a reçu un appel d’une collègue perdue de vue depuis plus de deux décennies l’informant de la création d’un groupe WhatsApp où se trouvaient plusieurs de leurs collègues de près de deux décennies, elle n’a pas hésité. « C’est le seul groupe dont je suis membre. Chaque jour, il y a énormément de souvenirs à se raconter. Entre partages d’informations, de formules de prières, de souvenirs. C’est une grand-place pour nous tous. Même si on ne se voit pas, plusieurs choses nous replongent dans ce passé », dit-elle.Oumar FÉDIOR


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