Revue de Presse du Dimanche 10 Mai 2020

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L’INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE POUR REBÂTIR LE SÉNÉGAL ET L’AFRIQUE POST-CORONAVIRUS PAR BOUBACAR DIALLO

https://www.seneplus.com/–Il faudrait repenser la définition de la souveraineté ou réfléchir à une forme de gouvernance nouvelle de nos Etats africains parce que le numérique constitue le nouveau terrain de compétition mondiale
Avec plus de 3 milliards de personnes confinées dans le monde, la pandémie de coronavirus (covid-19) a paralysé un grand nombre de pays quel que soit leur continent. Les statistiques parlent d’elles-mêmes : plus de 3,85 millions de cas infectés, 1,28 millions de patients guéris et plus de 270 000 morts du covid-19, selon les chiffres de l’organisation mondiale de la santé (OMS) à la date du 8 mai dernier. Cette épidémie n’a pas fait que des pertes en vies humaines. Elle  a révélé des faces cachées du monde d’une part la faiblesse de la gouvernance internationale (sur le plan sanitaire en particulier), des systèmes de santé, le basculement des rapports de force vers la Chine et l’Asie en général,  et d’autre part, la résistance du continent africain face au covid-19 et aux prédictions internationales catastrophiques. L’objectif de cet article est d’apporter une grille de lecture sur les rapports de force internationaux et le positionnement que doivent adopter des Etats africains pour rebondir de plus haut au lendemain de cette crise sanitaire en s’appropriant de l’intelligence économique et stratégique.

Le covid-19, une épidémie à dimension géopolitique internationale : une guerre des modèles ?

Au-delà des conséquences sanitaires considérables, on assiste à une recomposition géopolitique du monde, un basculement des rapports de forces et le déplacement du centre de gravité géostratégique vers l’Asie (Chine) mais également une nouvelle lecture sur l’Afrique qui a pu (pour le moment) limiter la crise du covid19. La mondialisation n’a jamais été aussi à genoux. Les échanges en biens matériels ont chuté considérablement de 32%, selon l’organisation mondiale du commerce (OMC). Beaucoup d’acteurs économiques se rendent compte de leur dépendance en matière d’approvisionnement vis-à-vis de la Chine en particulier et pensent à des pistes de relocalisation notamment en Europe. Les multinationales sont dans un nouveau dilemme à savoir l’analyse du coût de la relocalisation (salaires, investissements, réglementations fiscales) et l’avantage (conquête de nouveau marché, nouveau clients, etc.).
Cette situation donne raison à l’analyse du célère « triangle d’incompatibilité»

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[1] de Dani Rodrik, professeur à l’université d’Harvard et spécialiste d’économie politique internationale, selon laquelle « il est impossible d’allier démocratie, Etat-nation et hypermondialisation, car l’Etat-nation est incompatible avec l’hypermondialisation ». Cette épidémie a révélé les failles des Etats et leur modèle. Par exemple aux Etats-Unis, plus de 26 millions de personnes ont perdu leur travail. Dans les pays européens le modèle de sécurité sociale a sauvé l’emploi grâce à la mise en place de l’activité partielle, le télétravail notamment dans les pays nordiques (Danemark, Suède), en France et en Allemagne. En chine, le modèle communiste « crédit social » et l’usage du numérique l’ont permis de maitriser l’épidémie et de relancer l’activité économique du pays.

Aujourd’hui, la Chine en profite pour vanter les mérites de son modèle social.

Cependant, on assiste à une vraie confrontation des modèles chinois et occidentaux, c’est-à-dire une forme de compétition cognitive dont la finalité est l’occupation du fauteuil de puissance hégémonique internationale. Cette situation conduit à une décomposition de l’ordre international. En effet, dans un entretien au journal Le Monde, Thomas Gomart, expert en géopolitique et directeur de l’Institut français des relations internationales (IFRI) affirme que « le covid-19 est la première crise d’un monde post américain ». Les Etats-Unis de Donald Trump accusent la Chine d’avoir dissimilé les informations sur le nombre réel de cas covid-19 et  d’avoir influencé l’OMS sur le retard de l’alerte mondiale de l’épidémie et de son taux de contagiosité. Par conséquent le président Trump a décidé de suspendre la contribution américaine de 400 à 500 millions de dollars au budget annuel de l’OMS en raison de sa mauvaise gestion de l’épidémie du Covid-19. Cette situation met en difficulté l’OMS car c’est son plus gros contributeur, soit  dix fois plus que la part de la Chine (40 millions dans le budget)

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[2]. De leur côté, les Etats européens semblent difficilement agir ensemble et s’accorder dans le soutien financier des pays européens très touchés par le covid-19 comme l’Italie, l’Espagne. C’est plutôt le chacun pour soi. Quant au continent africain, beaucoup de positions politiques et d’initiatives voient le jour notamment la demande d’annulation de la dette africaine et le remède appelé « Covid-Organics » contre le covid-19 proposé le Madagascar dont l’OMS n’approuve pas en disant « qu’il n’existe aucune preuve que ces substances peuvent prévenir ou guérir la maladie »

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[3].

Le continent africain surprend le monde occidental et leurs prédictions pessimistes face au covid-19 

Les opinions pessimistes des scientifiques, de certains politiques occidentaux et les experts de l’OMS tant redoutées, ne se sont pas produites en Afrique. En effet, selon le rapport du Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) datant du 8 mai le continent africain n’a enregistré que 54027 cas de contaminations (soit 1,4 % du total mondial) et 1 788 morts (0,7 % du total mondial de décès du covid-19) tandis que des pays développés ayant les meilleurs systèmes de santé enregistrent plus de 25 000 à 30 000 morts du covid-19. L’Afrique reste le continent le moins touché en nombre de morts et de cas de Covid-19. Selon l’économiste sénégalais Felmine Sarr, professeur à l’université Gaston Berger de Saint-Louis : « les représentations négatives sur l’Afrique sont si ancrées qu’on ne prend même plus la peine de regarder la réalité. Et quand la réalité présente va à l’encontre des représentations, on les déplace alors dans le temps futur. Même si le continent s’en sort plutôt bien, il faut donc prédire une catastrophe. Tout, sauf admettre que l’Afrique s’en sort face au Covid-19 ».
Les Etats africains ont pu anticiper l’arrivée de cette épidémie en prenant des mesures comme la limitation des déplacements, le couvre-feu, l’état d’urgence, les tests de dépistages. C’est le cas du Sénégal (14 décès du covid-19), de la Mauritanie (un décès du covid-19). D’autres pays comme l’Ile Maurice, Djibouti et le Ghana ont enregistré d’importants résultats en matière de dépistage conduisant à une bonne maitrise du covid-19 pour le moment. Les initiatives africaines en matière de lutte contre le covid-19 se multiplient. Un groupe d’experts scientifiques réuni au bureau de prospective économique du Sénégal travaillent d’arrache-pied à la construction d’un « indice de sévérité du Covid-19 » au niveau mondial afin de proposer des mesures de résilience au gouvernement du Sénégal. Ce bureau pourrait être converti en structure pluridisciplinaire ayant des missions de prospective pour anticiper tout événement à venir. Le Madagascar montre un exemple, en produisant un médicament de lutte contre le covid-19, « Covid-Organics » fait à partir de l’artémisia et des masques mis à disposition pour les gouvernements africains qui le souhaitent. Une autre startup sud-africaine, appelée Cape Bio a conçu un qCPR, un test de dépistage novateur permettant d’obtenir des résultats en 65 minutes

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[4]. A la date du 4 mai l’Afrique du Sud avait réalisé 200.000 tests. Aujourd’hui, ces initiatives montrent l’importance de l’innovation et la nécessité de coopérer. C’est un enjeu majeur que les Etats africains doivent intégrer dans l’équation à résoudre pour accélérer leur croissance, booster la création d’emploi et développer d’importants mécanismes de financement souverains.
En revanche, l’absence de priorités stratégiques met en lumière les failles accumulées par les gouvernements africains successifs au pouvoir depuis plusieurs décennies. Il faudrait donc  que les puissances régionales africaines développent des mécanismes de solidarité continentale, à travers l’Union Africaine (UA), la Banque Africaine de Développement (BAD) et la création de fonds stratégique alimenté par les Etats africains pour financer la recherche médicale, l’utilisation des technologies, la construction d’hôpitaux, de centres de réanimation, des laboratoires épidémiologiques, des centres de dépistage et des hubs technologiques dédiés à aider au progrès de la recherche médicale. Il s’agit également d’assurer un partage du savoir-faire et de l’expérience liés à la gestion des pandémies. Des groupes de travail permettraient de pallier ce point. Le Sénégal, le Maroc, la Côte d’Ivoire, le Congo RDC, le Ghana, le Nigéria, le Rwanda et d’autres pays africains peuvent former une solide coopération dans ce sens.
Les pays africains doivent apprendre des erreurs de l’Union Européenne en particulier l’absence de solidarité sanitaire. Il y va de la souveraineté en matière de santé pour l’Union Africaine. Cette crise sanitaire livre un enseignement important : en période de guerre, il ne faut pas compter sur l’aide étrangère car chacun cherche à sauver sa peau. En d’autres termes, aucun Etat n’est à l’abri et donc il ne faut rien attendre de personne. C’est pourquoi beaucoup d’intellectuels africains comme Kaku Nubukpo, macroéconomiste togolais et d’autres économistes et professeurs d’universitaires sénégalais, Ndongo Samba Sylla, Chérif Salif Sy et Felmine Sarr, invitent les décideurs africains à s’organiser, d’arrêter de tendre la main et prendre leur destin en main. D’où l’intérêt et l’urgence pour les Etats africains d’agir stratégiquement.

Le covid-19 révèle les prémices d’un passage de la mondialisation matérielle vers le monde numérique : une opportunité pour le Sénégal et l’Afrique ?

La crise du covid-19 montre une chose essentielle : nous sommes au crépuscule de la mondialisation et du modèle néolibéral qui s’est traduit par une chute vertigineuse des échanges mondiaux de biens matériels. C’est peut-être le début de la déglobalisation et du virage au numérique. Les nouvelles technologiques abolissent les frontières physiques. Partout dans le monde en particulier en Afrique, on communique, travaille à distance via des outils collaboratifs. Par exemple, le gouvernement sénégalais tient désormais ses conseils des ministres et réunions via des outils collaboratifs ! Cette situation met en lumière un élément fondamental : les prémices d’un basculement du monde physique vers un monde numérique que les Etats ne maitrisent pas encore. Par conséquent, leur souveraineté est remise en question car ils subissent le numérique. Il faut sortir de la courbe d’aveuglement, et penser autrement parce qu’il n’y a pas de gratuité dans l’usage des outils technologiques étrangers « gratuits ».
Autrement dit, leur (Etats) souveraineté numérique est quasiment inexistante puisqu’ils ne contrôlent ni la captation des données, ni leur lieu de stockage, ni leur potentielle exploitation et encore moins les outils numériques utilisés. Dès lors deux questions deviennent stratégiquement capitales : devrions nous partager notre souveraineté numérique en acceptant les ressources numériques étrangères ? Ou devrions nous plutôt bâtir un numérique souverain, c’est-à-dire utiliser dans les activités stratégiques des outils technologiques conçus par des africains sur le sol africain ? Ce qui sous-entend la nécessité d’une part de financer des investissements dans les technologies d’avenir (intelligence artificielle, les plateformes collaboratives, infrastructures de stockage des données en Afrique). Il faudrait repenser la définition de la souveraineté ou réfléchir à une forme de gouvernance nouvelle de nos Etats africains parce que le numérique constitue le nouveau terrain de compétition mondiale et des affrontements exacerbés (cyberattaques, espionnages, manipulation d’informations, etc.).

Comment penser la souveraineté économique sénégalaise au lendemain du covid-19 ?

Concrètement, le gouvernement sénégalais devrait parallèlement, à la lutte quotidienne contre le covid-19, construire un radar stratégique dont le rôle principal est de détecter les pépites technologiques sénégalaises issues de l’innovation et de la créativité des jeunes sénégalais. Ensuite de les protéger financièrement pour les propulser et éviter toute prédation étrangère. D’abord par définition, il faut comprendre par « stratégique », tout ce qui garantit l’autonomie, la sécurité économique et la souveraineté d’un Etat ou d’une entreprise. C’est la raison pour laquelle on doit prioritairement définir des critères d’intérêt stratégique comme par exemple la notion d’approvisionnement, d’avance technologique, de sécurité des données, de santé, systèmes d’information, etc., qu’on peut faire évoluer en fonction des mutations technologiques et géopolitiques mondiales internationales. En en intelligence économique il faut éviter de penser en secteur stratégique mais plutôt en entreprise stratégique pour deux raisons principales : premièrement raisonner en secteur stratégique est une erreur. Car n’importe quel secteur pris dans son ensemble peut être considéré comme stratégique.  Deuxièmement, une activité donnée peut gagner ou perdre son caractère sensible ou stratégique en fonction de l’humeur de l’environnement mondial. Par exemple, la crise du Covid-19 a montré la dimension stratégique des entreprises qui fabriquent des gels hydro-alcooliques, des masques, des testeurs ou encore des applications de géolocalisation des patients.
Par ailleurs, il ne faut pas se limiter à la sécurité économique, la protection juridique est fondamentale pour les pépites technologiques qui naissent à Dakar et partout au Sénégal et la création de fond souverain stratégique national pour contrer les rachats étrangers en ce sens que le droit est l’une des armes de guerre économique la plus dangereuse. Certains acteurs économiques notamment les multinationales profitent des situations de crise pour tenter de mener des opérations stratégiques car ils ont les capacités financières. Par conséquent, il faudrait élaborer des lois qui protègent les activités jugées d’importances vitales (énergie, eau, stockage des données de santé, etc.),  et les technologies en phase embryonnaire. Cela pourrait passer concrètement par l’introduction de décrets ou d’articles dans la constitution sénégalaise pour des raisons de sécurité nationale. Pour le faire, il faut que les décideurs politiques et les acteurs économiques du privé s’associent et s’approprient de l’intelligence économique (l’intelligence économique est un état d’esprit permanant, une pratique offensive et défensive de l’information. Son objet est de relier entre eux plusieurs domaines pour servir à des objectifs tactiques et stratégiques de l’acteur économique). Autrement dit, c’est l’art de détecter les menaces et les opportunités en coordonnant la collecte, le traitement, l’analyse et la diffusion de l’information stratégique aux décideurs économiques. Donc, il faudrait sensibiliser les acteurs politiques sur l’intérêt d’utiliser l’intelligence économique et travailler à la mise en place d’une politique publique d’intelligence économique pilotée par une structure rattachée directement à la présidence de la République du Sénégal.Boubacar Diallo, spécialiste en Intelligence Economique

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[1] Le triangle d’incompatibilité de Rodrik. https://www.alternatives-economiques.fr/triangle-dincompatibilite-de-rod…

[2] Trump suspend la contribution américaine à l’OMS. https://www.lefigaro.fr/flash-eco/trump-suspend-la-contribution-americai…

[3] Covid-19 : le Covid-Organics, ce remède que Madagascar a validé. https://www.lepoint.fr/afrique/covid-19-le-covid-organics-ce-remede-que-…

[4] https://www.supmagci.com/covid-19-deux-sud-africains-inventent-un-test-de-depistage/#.XrUZemgzbb2

Les dates des examens connues

https://dakarmatin.com/-Le ministère de l’Education nationale a déjà retenu des dates pour l’organisation des examens. Si l’on se fie au porte-parole du ministère, Mouhamed Moustapha Diagne, les 26 et 27 juillet sont avancés pour le CFEE et l’entrée en 6è, le 3 août pour le Bac et le 17 août pour le BFEM
Le décret présidentiel réaménageant le calendrier scolaire est attendu dans ce sens. L’école ne fermera plus ses portes le 31 juillet mais plutôt le 31 août, a-t-il renseigné sur Radio Sénégal.
Si l’on en croit Mohamed Diagne, les élèves reprendront très bientôt les cours.
En effet, la rentrée se fera 15 jours avant la reprise des cours fixée au 2 juin, dit-il. Non sans ajouter que la “rentrée sera progressive”.
Par ailleurs, il informe qu’un comité interministériel a été mis en place autour de la tutelle, Mamadou Talla, dans lequel figurent, entre autres ministres, Me Oumar Youm, pour le transport des enseignants, et Aly Ngouille Ndiaye, pour les autorisations et l’aspect sécuritaire.Comme préalable, dit-il, il faudra nettoyer et désinfecter les écoles

REPRISE DES COURS DANS LES CLASSES D’EXAMEN,LE 02 JUIN: L’école,dans l’impasse !

http://www.sudonline.sn/ Le déconfinement partiel de l’école, annoncé pour le 02 juin prochain, avec la rentrée des classes d’examen, pose en vérité plus de questions qu’il n’apporte de réponses et de certitudes. Pour cause, alors que l’hivernage approche à grands pas dans certaines régions (surtout du Sud) où prolifèrent les abris provisoires, les conditions de reprise et d’organisation matérielle des enseignements en contexte de Covid-19, un virus qui avance masqué, ne génèrent ni sérénité ni quiétude au niveau des syndicats comme des parents d’élèves. Face à une équation à plusieurs inconnus, le sauvetage de l’année scolaire 2019-2020 ne semble pas ainsi parti pour être gagné d’avance. Sud Quotidien en fait l’expérience à travers des situations réelles de terrain, sur fond d’initiatives de remédiation et autres alternatives esquissées par les parents d’élèves

SAUVETAGE DE L’ANNEE SCOLAIRE 2019-2020: Plus de questions que de réponses

Les élèves en classes d’examen vont reprendre le chemin de l’école le 02 juin. Le gouvernement a déjà engagé une réflexion sur les modalités de reprise progressive des enseignements et apprentissages. Des scenarii d’une réouverture des écoles sont retenus, notamment la disponibilité des masques et gants dans les lieux d’apprentissages.
Prenant acte, les responsables syndicaux posent des préoccupations, sans réponse pour le moment, pour un dénouement sans complication.
Le Président de la République a invité les ministres de l’Education, de l’Enseignement supérieur et de la Formation professionnelle, à finaliser avec l’implication de l’ensemble des acteurs de la communauté scolaire et universitaire, les modalités pratiques de reprise progressive des enseignements dans le respect strict des règles sanitaires fixées. Cette annonce faite avant-hier, mercredi 06 mai, à l’occasion du Conseil des ministres, est un pas majeur pour définir les modalités de reprise des enseignements et apprentissages le 02 juin 2020 pour les élèves en classe d’examen.
La question liée à la préparation de la réouverture des écoles a été d’ailleurs au centre des échanges entre le ministre Mamadou Talla et les secrétaires généraux des syndicats les plus représentatifs (G7), mardi dernier, en visioconférence. Pour une bonne reprise, les deux parties ont retenu d’installer des comités locaux pour la définition des besoins à prendre en charge sur le plan logistique. Il s’agit notamment de la disponibilité des masques et gants dans les lieux d’enseignements apprentissages.
La Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep) souhaite pour sa part la mise à disposition de  thermo-flash, la définition d’un plan d’hygiène incluant le lavage régulier des mains, le respect de la distanciation sociale, le respect des gestes barrières et un dispositif opérationnel de prise en charge de toute urgence signalée. Les scénarii prenant en charge les préoccupations des responsables du G7, seront applicables après un quitus du  Comité de suivi des opérations de « Force Covid-19 ». Ces mesures fortement saluées ne sont pas à la hauteur des préoccupations soulevées par les responsables syndicaux. Ces derniers soutiennent n’avoir aucune réponse sur la mobilité des enseignants dans leurs lieux de service, tout comme la question de la sécurité des établissements avec l’ouverture des cantines qui jonchent les établissements et la vente d’aliments près des écoles, est restée sans réponse.
Cette volonté du ministère de rassurer ne dissipe pas les inquiétudes de la date de reprise  des enseignements des classes intermédiaires, compte tenu de l’évolution de la maladie. Une autre préoccupation soulevée par les responsables syndicaux est la reprise des cours des élèves-maitres dans les Centres régionaux de formation du personnel enseignant (Crfpe), en raison de la suspension des déplacements du transport interurbain. La démarche du ministère de l’Education ne semble pas pour ainsi dire convaincre les acteurs du secteur, à l’aune des différentes options annoncées pour achever l’année scolaire. Pour le moment, la seule constante qui vaille est le fait que l’année blanche n’est pas envisageable. De ce fait, il est attendu la signature du décret de réaménagement du calendrier scolaire. Plus loin, il est annoncé la tenue des examens du Certificat de fin d’études élémen

FNERE: «LA RÉOUVERTURE DES CLASSES EST SUICIDAIRE»

http://www.emedia.sn/Les écoles qui ont été fermées pour lutter contre le Covid-19 seront rouvertes le 2 juin prochain. Une décision prise par les autorités étatiques pour sauver l’année scolaire. Ce, malgré la hausse à une vitesse exponentielle de la maladie au Sénégal. Mais, la Force Nationale des Enseignants pour le Renouveau de l’Education (FNERE) est contre cette décision qu’elle qualifie même de catastrophe. Ainsi, dans un communiqué, elle alerte les parents d’élèves en leur demandant de ne pas laisser leurs enfants aller à l’école à date échue. « Vu le contexte actuel, la FNERE considère que cette décision est suicidaire dans la mesure où la chaine de contamination a fini de ramifier ses tentacules un peu partout à travers le pays. Des cas communautaires se constatent de plus en plus dans nos terroirs », alerte la FNERE. Qui rappelle qu’en vertu des dernières évolutions, le Sénégal en a plus dix-huit décès et plus de 1000 personnes contaminées. Pis, le corps médical est gravement touché et même, débordé. Ainsi, elle estime que la situation initiale qui avait poussé la haute autorité à arrêter les enseignements s’est sensiblement empirée entre temps.

« SAUVER DES VIES VAUT MIEUX QUE SAUVER UNE ANNÉE SCOLAIRE »

« En ce moment où la courbe de contamination de la pandémie est en ascension, vouloir faire retourner les élèves à l’école, mettrait en péril la vie de toute la Nation. Considérant cette situation dramatique, notre organisation syndicale demande aux parents de ne pas laisser leurs enfants braver les risques de la mort sur le chemin de l’école. Certes, étudier est important mais, la vie est primordiale et elle passe avant tout. Sauver des vies vaut mieux que sauver une année scolaire », mentionne-t-on dans le communiqué.
A cet effet, la FNRE dit clairement qu’elle n’acceptera, au nom d’aucune compromission, que les élèves et les enseignants soient exposés à ce point pour sauver une année académique, déjà, à l’agonie. « Il nous parait absurde de contraindre les adultes à « Rester chez eux » et de vouloir remettre les enfants sur le chemin de l’école. Aussi, le fait de fermer les lieux de culte et d’ouvrir les établissements scolaires est manifestement paradoxal ».
Pour l’organisation syndicale les stratégies de sauvetage proposées par les autorités académiques sont objectivement irréalisables. Ces stratégies ne respectent aucun principe d’équité et ne rassurent nul acteur du système qui soit bien au fait de nos réalités scolaires (effectifs pléthoriques, environnement précaire, réalités climatiques différentes).
Sur ce, la FNERE indique que des concertations inclusives doivent être enclenchées dès maintenant, pour pouvoir préparer la période post-Covid19. « L’année 2019-2020 ne pourrait être validée, que si l’on considère ce qui est déjà acquis et ainsi prévoir une phase de renforcement précédant les examens en session spéciale en 2021 », souligne la FNERE. Aliou DIOUF

Laissés en rade, les travailleurs de l’enseignement privé ne comptent pas reprendre les cours le 2 juin

https://www.pressafrik.com/La porte-parole de l’intersyndicale des travailleurs de l’enseignement privé, Yvette Keita Diop, n’est pas d’accord pour la reprise des cours le 2 juin prochain, comme l’a indiqué le chef de l’État. Selon elle, les enseignants du privé qui n’ont été pays ne peuvent aller en classe. Elle se demande si c’est décision n’est pas utopique.
” Vous savez que l’école privée marche grâce aux paiements que les parents font par mois. Fin mars, la scolarité n’a pas été payée car les enfants ayant quitté très tôt les bancs sur demande du président de la République. Avril n’en parlons pas. Il y a eu déjà des difficultés pour payer les enseignants au mois de mars. Encore moins en avril. Donc si on veut nous parler de reprise le 2 juin, je me demande si ce n’est pas de l’utopie”, a-t-elle dit.
Selon elle, si les cours devront reprendre à cette date, ce sera sans les enseignants du privé, qui ne seront pas en mesure de reprendre, car ils n’ont rien dans leurs poches.
“Quand j’ai entendu le président de la République parler d’aide ou de soutien aux entreprises privées, nous avons tout fait, mais nous n’avons rien reçu. Et nous sommes toujours laisser en rade. On ne parle même pas de nous. Nous sommes dans notre plein droit de réagir”, a-t-elle soutenu sur les ondes de la Rfm.Salif SAKHANOKHO

Fermeture des écoles au Sénégal: l’Intersyndicale SNECS-UDEPL-SUDES Enseignement privé alerte sur sa situation déficitaire et lance un appel au président Macky Sall.

https://www.dakaractu.com/–Un mois après la fermeture des établissements publics et privés décidée par le Président de la République, l’Intersyndicale SNECS-UDEPL-SUDES Enseignement privé a lancé l’alerte sur la situation déficitaire de la trésorerie des écoles privées pouvant générer l’incapacité de payer les charges de fonctionnement dont les salaires des personnels.
Membre du collectif des organisations patronales et syndicales des établissements privés,  l’Intersyndicale SNECS-UDEPL-SUDES Enseignement privé a participé à l’élaboration du document de diagnostic et de propositions adressé au Ministre de l’Education le 23 Avril 2020.
Paradoxalement, la promesse étatique d’allouer des ressources financières aux écoles privées dans le cadre du programme de résilience économique et sociale n’est pas encore exécutée. Quel montant sera alloué à l’enseignement privé ? Quels sont les critères d’attribution ? Quelles sont les charges visées par cet appui financier ? Au moment où le Gouvernement décide de rouvrir les écoles, rien n’est encore décidé qui puisse apaiser l’inquiétude des acteurs de l’enseignement privé.
Pire, en vue de matérialiser la décision gouvernementale de rouvrir les établissements scolaires le 02 juin prochain, le Ministre de l’Education a sollicité des Gouverneurs la mise en place de comités régionaux de préparation de la reprise en ignorant royalement l’implication des acteurs du sous-secteur de l’enseignement privé.
L’intersyndicale SNECS-UDEPL-SUDES Enseignement privé, tout en restant solidaire des organisations syndicales du G7, affirme qu’elle ne déléguera pas la responsabilité de représenter les enseignants du privé à d’autres syndicats. Seuls les acteurs de l’enseignement privé sont en capacité de défendre efficacement les intérêts de leur sous-secteur.
Mieux, parmi les préalables à la reprise des enseignements, l’Intersyndicale SNECS-UDEPL-SUDES Enseignement privé souligne avec force que le paiement des salaires non encore versés ne peut être ignoré. Est-il humain de parler de reprise à des enseignants qui n’ont pas encore reçu leurs salaires de mars et d’avril ?
L’intersyndicale SNECS-UDEPL-SUDES Enseignement privé invite le Ministre de l’Education à diligenter le versement de l’appui financier du programme de résilience à tous les ayants-droits, dans le respect strict des principes de transparence et d’équité
Enfin, elle réclame au Ministre de l’Education d’accorder plus de considération aux acteurs de l’enseignement privé et de les impliquer dans les dispositifs locaux de préparation de la reprise des activités d’enseignement-apprentissage.Fait à Dakar le 08 mai 2020,LES SECRETARES GENERAUX

EDUCATION: LES CONDITIONS D’UNE REPRISE DES COURS RISQUÉE

http://www.emedia.sn/Invités de Lr du temps, émission d’Alassane Samba Diop, sur iRadio et Itv, ce dimanche, 10 mai, Souleymane Gomis, enseignant-chercheur et sociologue de l’Éducation à l’UCAD, et Kalidou Diallo, ex-ministre de l’Éducation nationale, encadrent les conditions de reprise des cours des élèves en classe d’examen fixée au 2 juin prochain.
Le premier nommé qui a fini de trancher la question, insistant sur « la nécessité » de rouvrir les écoles, appelle, toutefois, à rassurer les parents d’élèves en proie à une profonde angoisse par rapport à l’évolution de la maladie à Covid-19 au Sénégal.
« La préoccupation se situe à quelle période les ouvrir ? Comment les ouvrir ? Avec quelles méthodes pour éviter que la maladie se propage dans notre pays ? C’est là où se situe le débat. Je comprends bien l’inquiétude des parents, également la décision politique parce qu’il faut savoir se projeter. On ne peut pas attendre la date du 2 juin pour dire nous ouvrons. Il faut traverser toutes les étapes pour arriver à cette date du 2 juin. Notre vœu serait qu’à la date du 2 juin, qu’il y ait moins de cas de contamination dans notre pays. »
L’ex-ministre va plus loin, soulignant que toutes les décisions qui sont et seront prises devront l’être dans le cadre « du consensus » entre les différents acteurs. A l’en croire, des mesures ont été prises pour encadrer les conditions de cette reprise : « ils sont dans une procédure tout à fait claire disant que nous allons d’abord commencer avec les classes d’examen. Du point de vue des effectifs, ils ne sont pas nombreux par rapport à l’ensemble des 3 millions 500 élèves.Donc,la cour va être plus libre. »
Mais, « on va convoquer l’ensemble des enseignants à partir je pense du 28 mai. Parce que, nous avons des effectifs pléthoriques, et il est envisagé de diviser ces classes en groupes par exemple de 15 ou de 20, et d’affecter un professeur. Il y a aussi des mesures de distanciation sociale, et des dispositions sanitaires. »
Prenant le cas des régions qui ne sont pas infectées par le coronavirus, comme Matam, et Kédougou, l’ex-ministre insiste sur une stratégie pour les protéger surtout avec le risque que constitue les déplacements des enseignants qui quittent leur localité pour venir y enseigner. Des dispositions doivent être prises, dit-il, pour qu’on soit fixé sur leur état de santé avant la reprise, en rapport avec le corps médical.Toutefois, un nouveau report n’est pas exclu.

Reprise des cours le 02: ” L’Etat veut sacrifier les élèves et les enseignants”

https://dakarmatin.com/Le secrétaire général national du Syndicat autonome des enseignants pour le développement de l’éducation et de la formation (Sadef) trouve “impertinente” la décision du gouvernement sénégalais de décréter la reprise des enseignements pour les élèves en classes d’examen, le 2 juin prochain.  Mbaye Sarr rappelle que quand le président de la République, au mois de mars dernier, avait décidé de fermer les écoles et les universités pour éviter la propagation du virus, le Sénégal n’avait pas encore enregistré 20 cas. Et aujourd’hui que la courbe de transmission du coronavirus est ascendante avec 1551 cas, le syndicaliste est d’avis que “rouvrir les écoles, c’est sacrifier les élèves et les enseignants”.
Pour ce qui est des mesures barrières annoncées au niveau des établissements, le syndicaliste doute de l’effectivité dans toutes les écoles du pays. Car, persiste-t-il, les élèves quittent différentes familles pour se rendre à l’école par petits groupes et “sur le chemin, il peut y avoir des embrassades, etc.”.
À en croire Mbaye Sarr, “le virus peut être contracté entre l’école et la maison”. Et dans ce cas, prévient-il, il y a des risques que le virus entre dans l’école et se propage dans les maisons.
“Ce sera la catastrophe parce qu’il n’y a pas un dispositif sanitaire qui pourra prendre en charge tous ces cas”, alerte le Sg du Sadef qui précise qu’ils ne sont pas contre la réouverture des écoles.
Toutefois, estime-t-il, “il y a un certain nombre de préalables” à respecter.

Reprise

http://www.enqueteplus.com/La reprise des classes, le 2 juin prochain, continue de susciter des inquiétudes. Le leader du mouvement Alliance générationnelle pour les intérêts de la République (Agir) a, dans un communiqué, mis en garde contre les répercussions de cette décision.
Aux yeux de Thierno Bocoum, ouvrir les classes, c’est également ouvrir le cocon familial au virus, le temps d’un aller-retour à l’école. ‘’Les données disponibles sur la Covid-19 ont montré que les personnes âgées sont davantage susceptibles de souffrir de complications graves et potentiellement fatales en cas d’infection par le coronavirus.
(…) Et le plus souvent, ce sont les petits enfants qui tiennent compagnie à leurs grands-parents. (…)’’, souligne l’ancien parlementaire. Bocoum pense, par conséquent, que ces personnes âgées sont exposées quand leurs compagnons, c’est-à-dire les enfants, le sont.
‘’Encore une fois, nos décisions sur la gestion de la Covid-19 doivent prendre en compte nos réalités socioculturelles et non s’inscrire dans une logique de mimétisme incompréhensible’’, estime Thierno Bocoum. Pour qui l’Etat n’aura pas les moyens de créer une exception avec des enfants plus qu’avec des adultes, dans le cadre du respect des mesures barrières. ‘’La reprise des cours ne doit être envisagée que lorsqu’on aura bien avancé sur une politique claire de respect de la distanciation sociale et sur la maitrise de l’évolution du virus’’, pense le président du mouvement Agir.

L’enseignement à distance, une nécessité et un atout pour l’Afrique Par Mary Teuw Niane

La nécessité de rendre accessible l’éducation et la formation, la prise de conscience que c’est une population bien formée ayant les compétences correspondant aux problèmes qu’elle doit résoudre et aux défis qu’elle se pose, ont poussé les pouvoirs publics, les institutions de formation, les éducateurs et les pédagogues à rechercher les voies et moyens d’atteindre le maximum d’apprenantes et d’apprenants dans un souci d’équité sociale, territoriale et de genre. Comment raccourcir la distance entre maîtres et élèves ? Comment surmonter l’absence d’écoles et l’insuffisance de salles de classes ? Comment tirer profit des grands groupes tout en valorisant la qualité ? Comment dans une classe où le rythme de compréhension est inégal donner à chaque apprenant une chance égale sans baisser les standards ? Comment renforcer l’autonome de l’apprenant tout en lui donnant la possibilité d’interagir avec d’autres apprenants ? Au fil du temps l’ingéniosité, l’imagination, l’innovation et l’utilisation de la technologie ont permis de résoudre ces problèmes.
Les outils et les supports de l’apprentissage ont petit à petit évolué avec la technologie : de l’ardoise, à la craie, au crayon noir, à la plume et à l’ancre, en passant par le cahier, le papier buvard, le papier millimétré, le tableau noir, la règle, l’équerre, le compas, la règle à calculer, les abaques, la calculatrice, le rétroprojecteur, l’ordinateur de bureau ou portable, le téléphone androïde, le tableau interactif, etc. Le professeur au début solitaire sur sa chaire est de plus en plus soutenu par un dispositif technologique constitué d’un ordinateur relié à un vidéo projecteur projetant des diapos, des documents sous plusieurs formats, des audio, des vidéos, etc.
La préoccupation de joindre l’apprenante et l’apprenant éloignés, sans avoir besoin de déplacer l’enseignante ou l’enseignant en face d’eux, a conduit au fil du temps à diverses solutions comme les cours par correspondances, les cours à la radio (par exemple la méthode CLAD), les cours à la télévision, les cours en visioconférence, les cours enregistrés dans des CD ou des clés et jusqu’aux cours sophistiqués en ligne dans une plateforme d’enseignement à distance. Beaucoup de collègues enseignants perçoivent l’enseignement à distance comme la fin de l’enseignant. Contrairement à cette idée reçue, l’enseignement à distance, surtout numérique, participe à la valorisation et à la promotion de l’activité pédagogique et humaine de l’enseignant qui doit user de son savoir faire, de ses connaissances, de son leadership pour bâtir une classe virtuelle centrée sur l’apprenante et l’apprenant et qui renforce leurs autonomies. D’un autre côté lorsque l’apprenante et l’apprenant peuvent suivre un nombre illimité de fois un cours, une partie d’un cours, un point d’un cours, ils sont alors bien armés pour travailler à leurs rythmes et l’adapter à leurs capacités de compréhension, etc. Lorsque le jeune qui habite Pikine à Dakar peut rester à la maison suivre le cours magistral d’un enseignant ou bien participer à un TD avec ses autres camarades chacun chez lui ou une partie en classe au campus pédagogique de l’UCAD et l’autre chez elle, ce sont des contraintes sociales qui sont levées. L’étudiante et l’étudiant, travailleurs, agriculteurs, éleveurs, pourront continuer à exercer leurs métiers tout en se formant. La notion de présence au cours change ! Elle ne se confond plus à la présence en classe. Même les examens peuvent se faire à distance avec une surveillance à distance !
La technologie a toujours été au cœur du dispositif de formation ! Certains pourfendeurs de l’enseignement à distance s’offusquent de sa présence, de son omniprésence et, pensent, à tord, que c’est la technologie qui opère à la place de l’enseignante ou de l’enseignant ! La technologie a toujours était là, simplement, elle était tellement rustique qu’on l’oubliât : le tableau noir, la craie, l’éponge, la règle, l’équerre, le compas, la radio, la télévision, etc. Aujourd’hui, grâce à l’Internet, l’ordinateur portable ou de bureau, la tablette, le téléphone androïde, la réalité virtuelle, la réalité augmentée et l’Intelligence artificielle (IA), le monde de l’éducation et de la formation disposent d’outils puissants de formation, qui brisent les barrières de la distance, poussent les apprenantes et les apprenants lents à comprendre à leurs rythmes les enseignements, les apprenantes et les apprenants maladroits, qui cassent appareils et pipettes, a se faire la main dans des TP virtuels sans aucun danger pour les équipements. Les questions techniques répétitives sans grand intérêt cognitif pourront être petit à petit cédées à une intelligence artificielle (IA) et, l’enseignante et l’enseignant libérés de ces taches fastidieuses, se consacrera aux parties les plus créatives, les plus innovantes et les plus enrichissantes de son enseignement. Ce duo, professeur et IA, pourrait être perçu comme le futur de l’éducation et de la formation, mais rassurons-nous, c’est déjà aujourd’hui.
L’enseignement à distance numérique est une question de société, de projet de société. Au système où l’apprenant est solitaire avec sa machine, nous pouvons opposer la conception de l’enseignement à distance au Sénégal, avec les espaces numériques ouverts (ENO), qui mise sur le développement chez les apprenantes et apprenants de la culture du travail en équipe, de l’esprit d’appartenance, de l’autonomie, du service à la communauté et de l’inclusion sociale.
L’enseignement à distance numérique a donné naissance à de nouveaux métiers et renforcé d’autres comme : les techno pédagogues, les techniciens multimédia, les concepteurs et gestionnaires de plateformes d’enseignement à distance, etc.
Le nouveau monde de l’enseignement à distance numérique est déjà assez ancien dans notre pays. Avant la création de l’Université virtuelle du Sénégal (UVS), plusieurs institutions publiques et privées ont développé cette modalité d’enseignement : UVA, EBAD, FASTEF, UFR SJP de l’UGB, FSJP de l’UCAD, ISEG, etc.
Dans une démarche inclusive, en mettant l’accent sur la formation, l’équipement et en sensibilisant sur le changement de paradigme, il est possible de tirer profit du numérique pour renforcer notre système éducatif, de formation et d’enseignement supérieur, en promouvant l’accès universel, l’équité social et territorial, l’accès et le maintien des filles, l’inclusion sociale notamment la prise en charge des personnes vivantes avec un handicap, etc.
Construisons l’écosystème nécessaire à l’enseignement à distance numérique pour tirer profit de nos forts potentiels dans ce domaine afin d’accélérer la démocratisation et la pertinence de l’éducation, de la formation et de l’enseignement supérieur !Unis et engagés nous vaincrons !

FACE A LA CRISE DU CORONAVIRUS: Bouchers et chevillards dans le dur 

http://www.enqueteplus.com/Dans la boucherie, l’on n’échappe pas aux conséquences du ralentissement de l’économie imposé depuis deux mois par la pandémie de Covid-19. Et la crise maintien une incertitude totale sur l’habituelle période de bonnes affaires que constitue la fête de Korité, prévue dans deux semaines.
Cela fait 4 ans Pape Bara Gningue et son ami Nouri, un Turc vivant au Sénégal, conduisent leur business sur la commercialisation de viande. Celui-ci finance l’achat de moutons ou de bœufs, alors que le premier trouve des clients pour écouler les produits. Mais cette belle routine a été mise à rude épreuve par la pandémie du coronavirus qui sévit au Sénégal depuis le 2 mars 2020. Comme la majorité des secteurs économiques du pays, la filière viande est négativement affectée par le ralentissement de l’activité économique imposé par la Covid-19, même si certains acteurs parviennent à limiter la casse.
Pour les deux associés de Fraiche Viande, la chanson est la même. ‘’On essaye de s’en sortir comme on peut, mais c’est difficile. Normalement, nous livrons jusqu’à 15 commandes par jour. Maintenant, on se retrouve avec 5 ou 7 au mieux’’, se lamente Pape Bara. Pouvoir encore travailler pendant la crise est un petit luxe qu’ils peuvent se permettre, malgré la réduction de leur chiffre d’affaires, grâce à leur façon d’opérer. ‘’Nous avons l’habitude de livrer à nos clients, par voiture ou en moto. Donc, sur ce côté, on n’est pas trop impacté’’, explique encore Pape Bara. Le hic, ajoute-t-il, se trouve sur les commandes en soirée, car ‘’on peut avoir une commande à 18 h et ne pas pouvoir être dans les délais pour livrer et rentrer avant l’heure du couvre-feu’’.
La livraison étant l’un des rares domaines qui permet de profiter du confinement d’une bonne partie de la population, ils ont su limiter leur manque à gagner et garder un minimum d’activité. De la même manière que la crise les touche, elle affecte leur clientèle, réduisant les achats. Malgré la perte des commandes d’hôteliers et de restaurateurs, ils se rabattent sur leurs clients particuliers.
Cependant, tout le monde n’a pas autant de réussite. A l’image des bouchers qui occupent des lieux fixes. Dans sa Boucherie de l’Excellence, à Liberté 6, Kader Sèye peine à joindre les deux bouts. Sa réalité, il la résume de manière très simple : ‘’Nous tenons des commerces et la Covid-19 est venu couper tous les liens que nous entretenions avec nos clients. Comme les autorités demandent aux citoyens de rester chez eux, les gens ont peur de sortir. J’ai pratiquement arrêté de travailler. Je parviens à peine à maintenir le tiers de mes activités.’’ Obligé de fermer sa boutique, faute de pouvoir faire face aux charges, il essaye tant bien que mal de s’adapter en travaillant sur commande. ‘’Le peu de travail que je parviens à maintenir, je le fais à partir de chez moi’’, déplore-t-il. Résultat : ses deux employés ont été mis au chômage technique.

‘’Comment les Sénégalais vont fêter la Korité?Personne ne le sait !’’

Comme avec l’écoulement de la viande, Kader éprouve des problèmes pour s’approvisionner. A la Société de gestion des abattoirs du Sénégal (Sogas, ex-Seras) où il se ravitaille, le temps de travail a été réduit. Pour éviter le regroupement de personnes, la société ne fonctionne qu’entre 8 h et 12 h. Ce qui impact la distribution de la viande dans tout Dakar. Mais pour Mme Fall, Secrétaire général à la Sogas, le réaménagement n’a pas beaucoup d’impact sur le travail effectué. ‘’Nous avons réduit le temps de présence pour que les gens ne se retrouvent pas trop longtemps au niveau des abattoirs. C’est juste l’organisation qui a changé. Sinon, le travail reste le même et n’a pas trop changé. On agit juste au niveau du contrôle pour dire si la viande est bonne ou non à la consommation. Le reste, c’est au niveau des bouchers et des chevillards qui assurent la distribution pour les consommateurs. La demande est toujours satisfaite’’, assure-t-elle.
A deux semaines de la célébration de fin du ramadan, le flou total règne sur le marché de la viande. La production trouvera-t-elle preneur ? Ou se dirige-t-on vers une pénurie ? Pour Kader, ‘’on ne peut pas prévoir l’attitude des clients. Avec le semi-confinement, l’on ne sait pas à quoi s’attendre. Les populations étaient habituées à sortir en masse, à la fin du ramadan, et acheter de la viande. Mais avec la pandémie, nous sommes dans l’incertitude. Comment les Sénégalais vont fêter la Korité ? Personne ne le sait !’’.
Des interrogations que ses confrères de Fraiche Viande partagent. Si, pour Pape Bara, des problèmes d’approvisionnement peuvent être évités, puisque le marché reste bien fourni, il demeure tout de même une inquiétude : ‘’J’ai simplement peur que certains spéculateurs profitent de la situation pour augmenter les prix.’’Lamine Diouf

Impact du Covid-19: L’État dégage 2 milliards pour appui aux éleveurs.

https://www.dakaractu.com/Deux milliards de francs CFA, c’est l’enveloppe dégagée par l’État pour le secteur de l’élevage dans le cadre du programme de réponse face au covid-19. Une enveloppe pour l’acquisition d’aliments de bétail et d’aliments de volaille. Une opération qui prend en compte les filières viande, lait, porcine, avicole et équine.
Le ministre de l’élevage a procédé ce matin à la visite de lancement des opérations de mise en place à travers le territoire national par les sociétés impliquées. Selon Samba Ndiobène Ka, ce quota d’aliments de bétail sera cédé aux éleveurs à un prix subventionné à plus de 76% soit 2000 FCFA le sac de 40 kg acquis à 8.500 FCFA. Un quota dans les 45 départements déterminé en fonction de leur cheptel. Des gardes fous sont mis en place pour éviter tout détournement d’objectifs…

COVID-19: LANCEMENT DE LA MISE EN PLACE DES 8471 TONNES D’ALIMENT DE BÉTAIL DESTINÉES AUX ÉLEVEURS

Dakar, 9 mai (APS) – Le ministre de l’Elevage et des Productions animales, Samba Ndiobène Kâ, a lancé, samedi à Dakar, l’opération de mise en place des 8.471 tonnes d’aliment de bétail destinées aux éleveurs dans le cadre du plan de riposte du gouvernement contre le coronavirus.
Accompagné de plusieurs acteurs d’organisations du secteur de l’élevage, de députés ainsi que des techniciens de son département, le ministre a visité plusieurs entreprises spécialisées dans la fabrication d’aliments de bétail et de volaille. Ces entreprises sont impliquées dans la production des 8.471 tonnes d’aliment destinés aux éleveurs.
‘’Franchement, au sortir de cette visite, nous sommes rassurés, parce qu’en fonction des engagements au moment où je vous parle, je peux dire qu’ils sont dans les délais. On espère que d’ici la semaine prochaine, tout l’aliment de bétail sera mis à la disposition des différentes commissions de distribution’’, a déclaré Samba Ndiobène Kâ.

Les entreprises concernées par cette opération sont SEDIMA (1.295 tonnes), NMA (2.176 tonnes) GMD (1.500 tonnes), FKS (2.300 tonnes), MTBK (600 tonnes) et SEAO (600 tonnes). 

Samba Ndiobène Kâ a rappelé qu’une enveloppe de 2 milliards CFA a été dégagée par le président de la République pour accompagner les éleveurs touchés par le coronavirus. Sur ce montant, 1 milliard 800 milles CFA est destiné à l’acquisition de l’aliment de bétails et 200 millions CFA à l’achat de l’aliment pour la volaille.
Il s’est félicité d’avoir pu “mobiliser l’ensemble des acteurs pour faire l’état des lieux au niveau des différentes entreprises impliquées’’.
“Dans le cadre de cette opération, nous avons jugé nécessaire d’impliquer l’ensemble des entreprises qui évoluent dans le secteur de l’élevage, de les faire participer à cette action. Et la quasi-totalité d’entre elles ont répondu favorablement’’, s’est-il réjoui.
Selon lui, la distribution de ces aliments sera assurée par les commissions départementales de distribution présidées par les préfets. Ces commissions sont composées des représentants des maires, des services techniques (élevage, agriculture, développement communautaire, commerce), des organisations professionnelles d’élevage..
L’aliment de bétail sera cédé aux éleveurs à un prix subventionné à plus de 76%, soit 2.000 CFA le sac de 40 kg acquis à 8.500CFA et livré à destination. Il s’agit de renforcer le fonds revolving mis en place pour l’auto approvisionnement des éleveurs, indique un communiqué du ministère de l’Elevage et des productions animales, remis ce samedi à l’APS.
La même source précise que tous les 45 départements du pays ont été dotés d’un quota déterminé en fonction de leur cheptel, et éventuellement, de la présence de troupeaux transhumants.
‘’Les éleveurs transhumants ont été particulièrement affecté par les mesures restrictives mais nécessaires, prises pour freiner la propagation du Covid-19, à savoir la fermeture des marchés hebdomadaires et l’interdiction des déplacements interurbains’’, ajoute le communiqué.
Il souligne que le ministère s’est engagé dans une étude pour l’évaluation de l’impact du Covid-19 sur les différentes chaînes de valeur des filières animales en vue de l’élaboration d’un programme de relève globale pour le secteur de l’élevage.SG/ASG

L’ÉTAT AU CHEVET DES ÉLEVEURS BLOQUÉS A TAMBACOUNDA

http://www.emedia.sn/-Avec les mesures prises notamment la fermeture des ’’loumas’’ (marchés hebdomadaires), à l’intérieur du pays, pour endiguer la propagation de la pandémie à Covid-19, plus de 10 mille transhumants sont bloqués à Tambacounda. 950 tonnes d’aliments de bétail seront mises à la disposition de ces éleveurs, qui éprouvent d’énormes difficultés, rassure Dr Ousmane Fall, le chef régional de l’élevage de Tamba.
« Tambacounda a la particularité d’accueillir de nombreux transhumants chaque année, dit-il, à Radio Sénégal. Cela s’explique, d’abord, par la situation géographique de la région, qui partage une frontière avec 4 pays pratiquement. Ensuite, compte tenu de l’étendue de ses pâturages, nous recevons, chaque année, des milliers de transhumants, qui nous viennent de l’intérieur du pays notamment de la zone sylvopastorale, et du centre mais également des pays voisins (Mali, Mauritanie, et Gambie). Cette année également, malgré cette situation, on a enregistré des milliers de transhumants. Ils sont venus avant même la pandémie, juste après l’hivernage ». Dié BÂ

COVID-19: UN PROGRAMME DE 10 MILLIARDS POUR LES EXPORTATEURS DE L’ANACARDE

Diass (Mbour), 10 mai (APS) – Le Conseil sénégalais des chargeurs (COSEC) et la Délégation générale à l’entreprenariat rapide des jeunes et des femmes (DER/JF) ont conçu un programme d’un montant de 10 milliards pour appuyer les exportateurs de la filière anacarde dans le contexte de la crise due au COVID-19, a appris l’APS.
Le directeur général du COSEC, Mamadou Ndione, indique que son organisation a choisi de priliégier l’activité d’exportation dans l’accompagnement qu’il apporte à ses membres pour faire face aux effets et à l’impact de cette pandémie.
‘’En termes d’accompagnement des chargeurs sénégalais, nous avons mis l’accent sur les exportations’’, a-t-il expliqué.
Il a signalé avoir travaillé avec le délégué général à l’entreprenariat rapide des jeunes et des femmes (DER/JF), Pape Amadou Sarr, sur un programme de 10 milliards de francs CFA pour “accompagner les exportateurs de la filière anacarde’’.
“Le processus est déjà en place, mais ‘’il va sans dire que la crise sanitaire est un choc à l’échelle planétaire. Il ne faut pas qu’on se voile la face, il y aura des implications, des effets néfastes sur le plan économique et social’’, a-t-il averti.
‘’Ce qui se passe avec cette crise sanitaire, c’est un électrochoc et, dans un scénario beaucoup plus pessimiste, certains parlent même de crise comparable à la grande récession de 1929. Que Dieu nous en préserve !’’, s’est-il alarmé.
‘’Le secteur d’évolution des chargeurs, l’importation et l’exportation, est bien affecté par la pandémie du COVID-19 et le COSEC travaille avec les chargeurs dans le cadre de la facilitation, dans le cadre du télétravail. Nous faisons tout pour que les opérations se passent sans qu’il y ait nécessité de déplacement’’, a-t-il expliqué.
Il a rappelé que le COSEC a lancé, depuis l’année dernière, la dématérialisation des procédures. Un travail grâce auquel 70% des chargeurs sénégalais n’ont plus besoin de se rendre au COSEC, parce qu’ils peuvent faire leurs opérations à distance.
‘’Nous avons travaillé aussi dans le cadre de l’intermédiation avec les armateurs pour leur demander d’accorder des facilitations, notamment avec certains d’entre eux qui ont ouvert des guichets et qui travaillent avec des banques et qui font en sorte que leurs clients n’aient pas besoin de se déplacer’’, a encore expliqué M. Ndione.
Il estime que les Africaine doivent se battre pour que cette pandémie ne touche pas le continent dans les mêmes proportions que les pays développés.
‘’C’est pourquoi, au nom de l’orgueil africain, nous devons tout faire pour bloquer la maladie et montrer à la face du monde que l’Afrique n’est pas le berceau de l’humanité pour rien’’, a fait valoir Mamadou Ndione.ADE/ASG

 DETTES FISCALES: La remise de toutes les convoitises

http://www.enqueteplus.com/Creusant le déficit public, renflouant les caisses des entreprises bénéficiaires, la remise de dettes fiscales aux entreprises impactées par la pandémie fait l’objet de toutes les attentions. Les acteurs attendent l’arrêté du ministre des Finances qui doit en préciser les contours.
En plus de payer ses dettes, d’accorder des financements, le gouvernement a aussi décidé une remise partielle de la dette fiscale, arrêtée, à la date du 31 décembre 2019, à un montant de 200 milliards de F CFA. Rappelant que la dette fiscale s’entend ici d’une créance fiscale de l’Etat certaine, liquide et exigible en attente ou en cours de paiement à la date du 31 décembre 2019, le spécialiste des questions fiscales, Ibrahima Bèye, précise : ‘’Les personnes concernées sont les particuliers et entreprises qui déclarent et paient leurs impôts, y compris l’impôt sur les sociétés et l’impôt sur le revenu dont les déclarations interviendront au plus tard le 30 avril 2020.’’
Afin de préciser les conditions pour bénéficier de la remise de dette, éclaire-t-il, l’ordonnance n°002-2020 relative aux mesures fiscales en soutien aux entreprises, dans le cadre de la pandémie de la Covid-19, a été prise par le président de la République le 23 avril 2020. ‘’A la faveur de cette ordonnance, le Code général des impôts a été modifié et l’article 706 bis a été introduit. Ledit article, qui précise les personnes physiques ou morales devant bénéficier de la remise de la dette, nous renseigne que seuls les contribuables dont l’activité est directement impactée par la crise liée à la pandémie du Covid-19 peuvent bénéficier d’une remise partielle de leur dette fiscale constatée au 31 décembre 2019, suivant les modalités définies par arrêté du ministre en charge des Finances’’, indique le technicien.
En attendant que cet arrêté soit pris par le ministre, informe M. Bèye, ‘’nous mettons l’emphase sur la nécessité d’établir des modalités basées sur la transparence et l’équité, afin que la remise partielle de dette ne s’apparente pas, pour certains, comme une prime à l’illégalité ou à la fraude fiscale, au regard des conséquences économiques et budgétaires importantes de cette mesure’’. Celle-ci, fait remarquer le directeur juridique et fiscal de Togo Invest Corporation, ‘’implique une facilité de trésorerie accordée aux entreprises et aux particuliers qui en bénéficient ; mais aussi elle creuse le déficit budgétaire de l’Etat sénégalais, dans la mesure où elle induit une perte de recettes fiscales pour un montant de 200 milliards’’.
Selon lui, tous les secteurs économiques et tous les agents économiques sont touchés par cette pandémie, mais il y en a qui en souffrent le plus. ‘’Je pense au secteur touristique, à l’hôtellerie, au transport, à la presse, etc. Les acteurs de ces secteurs doivent forcément être concernés par la remise partielle de dette. J’insiste sur la nécessité de la transparence pour éviter toute déviation de cette manne financière à laquelle l’Etat a renoncé pour soutenir l’économie’’.

Du pilotage à vue

Dans tous les cas, l’après crise, c’est maintenant qu’il faut le préparer, selon les spécialistes. Les 1 000 milliards de francs CFA, pense Bassirou Bèye, c’est juste pour faire supporter le choc aux entreprises. ‘’Après, arrivera l’heure de la relance économique. Là, il faudra se concentrer sur la création d’emplois, l’appui à des entreprises en difficulté, celles qui sont en faillite ou en voie de l’être… La relance devra se faire avec des fonds remboursables’’.
Selon l’économiste, les ressources publiques ne doivent pas servir à enrichir des patrons, mais de maintenir les emplois. ‘’Il faut même penser, dans certaines situations, à la nationalisation de certaines grandes entreprises. Quand on en a eu le plus besoin d’eux, ils n’ont pas réagi comme il le fallait’’, plaide-t-il, non sans déplorer l’absence d’une politique claire de l’Etat.
‘’Les gens s’enferment entre quatre murs et définissent des stratégies qui ne reposent pas sur des réalités économiques intangibles. En atteste le pilotage à vue dans le choix des bénéficiaires. On donne l’argent à ceux qui savent gronder les plus. Ce n’est pas comme ça qu’on pourra relever le défi d’après-Covid. Pourtant, en se référant aux données disponibles de l’ANSD et du fisc, on aurait pu savoir exactement qui a le plus souffert de cette crise, en vue de mieux penser et la résilience et la relance’’. Mor AMAR

Rembourser la dette privée internationale ou soutenir les économies locales:un dilemme pour les Etats d’Afrique

(Agence Ecofin) – Pour plusieurs pays africains, la période 2020 – 2021 est celle du remboursement des emprunts contractés sur le marché international, soit dans le cadre des prêts syndiqués auprès de banques commerciales, des eurobonds ou encore le financement du déficit de leurs réserves de change, soit dans le cadre des transactions commerciales.
Dans un contexte marqué par la faible demande des matières premières pour les uns et des revenus du tourisme ou des transferts de fonds de la diaspora en baisse pour les autres, cette obligation est due. De même, sur le peu de réserves en devises qui leur restent, les pays doivent choisir entre acheter des équipements pour apporter des réponses sanitaires au covid-19, ou rembourser la dette privée extérieure.
Sur les marchés des capitaux internationaux, on commence déjà à ressentir une certaine inquiétude des investisseurs. Le rendement sur les trois eurobonds encore en cours au Kenya est désormais supérieur à leurs taux d’intérêt initiaux, preuve que les détenteurs de ces obligations les ont cédées à de faibles prix. Le même phénomène est observé sur les obligations internationales émises par le Nigeria, la première économie d’Afrique en termes de produit intérieur brut.
Selon un document publié le 5 mai 2020 par l’Office en charge de la gestion de la dette dans ce pays (DMO), le rendement sur les 11 obligations, y compris celle émise exclusivement en direction de la diaspora nigériane est en hausse sur leurs taux d’intérêt initiaux. Le problème avec la dette extérieure africaine ne relève pas tant de son volume qui demeure relativement faible, comparé aux autres régions du monde.
En plus du fait que la capacité de remboursement par pays est compromise, les rendements exigés par les investisseurs dépendent parfois de la perception globale qu’ils ont des marchés émergents, ou même frontières. Or, parlant spécifiquement de ces marchés frontières, le plus récent encours connu de leur dette était de 3200 milliards $ et représentait 114% de leur PIB cumulé.
Début avril 2020, les pays du G20 ont annoncé la mise en place d’une initiative visant à suspendre le service de la dette des pays les plus pauvres du monde, dont une quarantaine en Afrique notamment subsaharienne (hors Afrique du Sud). Cette initiative ne concerne cependant par la dette internationale privée ou commerciale.
Les créanciers privés de l’Afrique réunis autour de ce qu’on appelle le Club de Paris et de l’Institute for International Finance (IIF), ont indiqué qu’il était compliqué pour eux de participer à un processus de moratoire sur la dette, en raison des contraintes que cela leur impose. Au final, entre la baisse de leurs revenus d’exportation, une aide assez faible du FMI et la pression des créanciers privés, la marge de manœuvre pour les pays africains est assez étroite.
« La crise du coronavirus risque donc de déclencher des crises de balance des paiements à grande échelle dans le monde en développement, ainsi qu’une forte baisse de la production, de l’emploi et une augmentation de la pauvreté. Pour éviter cela, les économies émergentes et en développement auraient besoin de 2,5 billions de dollars de financement, selon les estimations du FMI et de la CNUCED », ont fait savoir Stephany Griffith-Jones et José Antonio Ocampo, deux éminents économistes, dans une note conjointe publiée le 4 mai 2020.Idriss Linge

Assurances: les contrecoups de la crise

http://lesoleil.sn/–À l’image des autres secteurs de l’économie, les assureurs africains s’attendent à recevoir de plein fouet les contrecoups de la pandémie de coronavirus. Mais, la profession pourrait tirer de nombreux enseignements sur la crise. Analyses et explications.
D’après Madiou Soumaré, expert-comptable et risk manager, les compagnies d’assurances de l’espace Cima (Confédération interafricaine des marchés d’assurance), vont enregistrer une baisse de leur chiffre d’affaires sur les branches directement impactées par le Covid-19. En effet, la baisse drastique des affaires dans le transport, telles que l’aviation civile, le transport routier, le transport en commun (la branche « transport » qui se chiffrait à 72 milliards de FCfa), va fortement impacter les performances du secteur avec la fermeture des aéroports et la réduction, voire l’arrêt, de certaines activités industrielles. Au final, seules les branches incendie et de la responsabilité civile pourraient ne pas être impactées, de façon significative, si la pandémie ne perdure pas jusqu’à la période majeure de renouvellement des contrats d’assurance prévue à compter du dernier trimestre de l’année 2020.
Pour ce qui est du marché sénégalais, les impacts liés au chiffre d’affaires vont, à court terme, concerner les branches transport, voyage et, plus largement, les secteurs exerçant dans des activités touristiques et de transport, analyse Majdi Yassine, Ceo de Saham Assurances Sénégal et président du Pool d’assurance des risques pétroliers et gaziers du Sénégal. « En revanche, l’assurance voyage n’aura pas d’impact significatif sur notre secteur dans la mesure où cette dernière est fortement réassurée », dit-il. En plus, sa contribution dans le chiffre d’affaires du marché est d’environ 0,2 % ; ce qui fait que la perte serait de 0,15 %, soit 248 millions de FCfa (s’il est ramené au prorata temporis en supposant qu’il n’y aura plus de vols à destination des pays exigeant une assurance voyage), pour un chiffre d’affaires du marché sénégalais de 165 milliards de FCfa (chiffre d’affaires provisoire 2019, hausse de 9 % par rapport à 2018). Les branches transport (de marchandises) et aviation (risque aviation), qui enregistrent un Chiffre d’affaires provisoire (Cap) plus important, respectivement 7,9 milliards de FCfa et 1,9 milliard, soit 6 % du marché des assurances, vont subir des pertes.
Toutefois, l’impact sur les assurances marchandises dépend de la durée de la pandémie et du confinement des pays avec lesquels il y a le plus de transactions. « Cette analyse est très difficile à effectuer. Nous pouvons penser que nous ne serons pas impactés pour l’approvisionnement des produits de fabrication d’un pays donné qui a annoncé le déconfinement et la reprise de ses activités. Toutefois, c’est sans compter sur le fait que ce même pays est éventuellement dépendant, dans sa chaîne de production, d’un pays qui, lui, est confiné et n’a pas repris son activité économique ou du moins pas assez pour servir la demande au même rythme que la période avant Covid-19 », observe Majdi Yassine.

CONTRIBUTION AU FONDS FORCE-COVID-19: Les assureurs ont mis la main à la poche

L’Association des assureurs du Sénégal (Aas) a contribué à hauteur de 500 millions de FCfa au fonds Force-Covid-19. « Toutes les sociétés membres de l’association ont participé ; c’est la plus importante contribution jamais versée par le secteur depuis son existence », explique Majdi Yassine, par ailleurs président de la Commission digital et des relations extérieures de l’Aas. « Il était pour nous important de marquer, par cet acte, notre contribution. Le montant est symbolique, mais il ne faut exclure aucune donation. Chaque geste est à remercier. La solidarité a été sans faille et avec spontanéité », ajoute-t-il. D’après lui, le Chef de l’État a très vite pris conscience du danger et, sans tarder, a pris des mesures « difficiles mais nécessaires ». « Ces décisions ont été courageuses et responsables, et nous ne pouvions pas rester insensibles », déclare M. Yassine, saluant les mesures fiscales et sociales prises par le Gouvernement.

Les leçons de la pandémie

À la lumière des enseignements tirés de cette pandémie, le secteur des assurances sera-t-il en mesure de proposer une solution à l’avenir ? « Oui, mais ne nous leurrons pas, le secteur des assurances à lui seul ne saurait être une solution », estime Majdi Yassine. Si l’on se réfère aux évènements passés, « lorsque les dirigeants sont mis dans la contrainte de prendre des décisions dans un environnement de profonde incertitude couplé à une information imparfaite, le tout dans un délai extrêmement limité, la priorité doit être la gestion de la liquidité ». Cependant, précise-t-il, le soutien financier apporté à un secteur ou à une activité doit consister surtout en prêts ou garanties à court terme, plutôt qu’en subventions et autres dépenses budgétaires directes. « Il ne faut surtout pas omettre d’apporter et d’anticiper les mesures pour répondre aux impacts à moyen et long terme qui ne sont pas très perceptibles à date et qui demandent une prospective économique plus poussée », confie-t-il. L’objectif principal doit être, selon lui, « le rétablissement et le maintien de la confiance et la sauvegarde du système financier. Il faut aussi éviter l’installation d’un système d’auto dépression économique ».
À son avis, de manière générale, il y aura une « redéfinition des priorités » concernant les dépenses budgétaires de l’État mixé à un contrôle sur les impacts des dépenses engagées par les ministères. « Le Covid-19 a mis à nu tous les secteurs, privé comme public, et nous constatons nos manquements. Des corrections et ajustements sont devenus vitaux afin d’apporter plus de résilience à notre économie », affirme Majdi Yassine. Néanmoins, il salue les mesures déjà prises par l’État même s’il pense que les décisions peuvent aller encore plus loin, non pas pour anticiper un choc à moyen terme, mais pour « définitivement reprendre une croissance plus soutenue, [car] cette situation est aussi une opportunité de changer ce qui prenait du temps à l’être ». Pour cela, il faut une relation État/secteur privé « plus intense » dans cette période et un arrimage qui permettrait d’organiser « des systèmes de soupapes de sécurité » ayant pour objectif d’amortir les chocs. À ce titre, il paraît important, souligne notre interlocuteur, de revoir le rôle des institutions de prévoyance et de sécurité sociale existantes dans notre pays afin d’aligner leurs objets sociaux aux nouveaux défis. « Le sujet doit être traité dans toute sa transversalité et en profondeur, car il est devenu très sérieux et nous ne sommes pas à l’abri d’autres bouleversements », prévient M. Yassine. Cet alignement peut aussi se faire à un niveau régional ou même continental via l’« African Risk Capacity », structure qui regroupe 34 pays africains.

INTERVIEW :Majdi Yassine, Ceo Saham Assurances: «le risque est systémique »

Ceo de Shama Assurances Sénégal et président du Pool d’assurance des risques pétroliers et gaziers du Sénégal, Majdi Yassine nous explique, dans cet entretien, comment le Covid-19 affecte le secteur et propose des solutions.
Quel est l’impact du coronavirus sur le secteur des assurances au Sénégal?
Le Covid-19 aura un impact certain sur le secteur des assurances. Nous arrivons en bout de chaîne et les prévisions exactes sont assez complexes à définir. Nous pouvons identifier plusieurs types d’impacts. Les impacts liés au chiffre d’affaires, ceux liés à la sinistralité et, enfin, à la solvabilité. À moyen terme, les risques liés aux branches « autres risques » et « risques techniques » (qui couvrent les activités de construction, chantier, montage..), et crédit seront impactés. Ces risques représentent près de 15 milliards de FCfa, soit 9 % du marché. Sur le long terme, c’est toutes les branches qui seront affectées et la solvabilité du secteur est en jeu. Si on prend l’exemple des contrats d’assurance-vie, si les épargnants n’arrivent plus à trouver des relais de croissance, nous pourrons assister à des rachats qui mettraient en péril le secteur des assurances mais également l’État du Sénégal, sachant que le secteur est le premier souscripteur privé des obligations et bons du Trésor sénégalais. Nous avons aussi des dépôts à terme auprès d’institutions financières qui ont dû effectuer le même type de placement. Le risque est donc systémique.
Pour la branche automobile, certains analystes disent que la sinistralité va s’améliorer et que les compagnies devraient faire un effort. Qu’en pensez-vous ?
Dans la période de l’état d’urgence, le couvre-feu va certainement contribuer à faire régresser le nombre d’accidents de la route et contribuer ainsi à une meilleure sinistralité au niveau de la branche automobile. À titre d’exemple, nous notons une baisse de 30 % des accidents mortels entre mars et avril 2020. Sachant qu’en 2019 les accidents mortels de la route ont eu lieu pour 70 % des cas entre 21h – 06h du matin, nous pouvons conclure, au vu de cette baisse importante, que cette tranche horaire étant actuellement sous couvre-feu a permis d’avoir un impact positif sur les accidents mortels (pour rappel, le nombre de morts est estimé à 618 en 2019 et les blessés graves 2500. Cela, suite à des accidents de la route).
Toutefois, c’est à prendre avec prudence,  les accidents mortels représentant 0,03 % des sinistres (on compte en moyenne 20 000 cas d’accidents). Au Sénégal, il n’y a pas de confinement et les accidents sont concentrés en journée ; et dans la région de Dakar, les pics sont entre 07h – 09h du matin, et 17h – 19h l’après-midi. Il sera intéressant, pour mieux se prononcer, d’avoir une période plus importante qu’un mois afin de définitivement conclure à une baisse significative des sinistres. Si tel est le cas, la baisse de la prime sera justifiée, sauf qu’une grande partie des contrats d’assurances automobile est restreinte à la souscription de la garantie « Rc » par les consommateurs pour des raisons budgétaires. Le tarif de la garantie responsabilité civile étant légiféré, seule une étude sur une base statistique pourra faire bouger les lignes.
Même si ce changement brusque dans nos habitudes renforce la précaution, la prudence et la discipline, il n’est pas exclu que la sinistralité reparte de plus belle, une fois que la peur se dissipe à cause de l’habitude et que les nouvelles règles qui nous sont imposées en matière de circulation sont maîtrisées. Mais, ce serait bien dommage. Je pourrai dire que ce changement de comportement dans la circulation de la route doit être préservé ainsi que des règles strictes en matière de circulation des transports communs de voyageurs et de marchandises, avec des contrôles significatifs, pour le bien de tous les citoyens, parce que rien ne vaut une vie humaine.
Avez-vous été sollicité par vos clients pour prendre en charge une partie des pertes d’exploitation liées à la pandémie de coronavirus ?
Non ! Même s’il y a quelques questions, car c’est à ces moments que les assurés et les non-assurés commencent à se poser la question de comment couvrir cette perte d’exploitation. Les pertes d’exploitation commercialisées au Sénégal sont celles consécutives aux dégâts des eaux, d’incendie ou un bris de machine. Il faut savoir que la perte d’exploitation répond, en général, à une étude préalable de l’activité à assurer, les états financiers de l’activité devant être transmis. D’ailleurs, il est important de noter qu’il peut y avoir, en cas de sinistre, un contrôle des états financiers déposés au niveau de la Dgid (Direction générale des impôts et des domaines), avec la déclaration de l’assuré. La garantie répond à deux limites. D’abord, la période d’indemnisation. En effet, il est rare d’obtenir une garantie de perte d’exploitation excédant 12 mois. Ensuite, la mise en place d’un plafond d’indemnité. Et comme toute garantie, elle n’échappe pas aux exclusions et aux franchises.
Avec le Covid-19, l’idée de création d’un nouveau régime d’assurance des catastrophes sanitaires est à l’étude en France. Pensez-vous qu’au Sénégal une telle démarche puisse être envisagée ?
Un marché d’assurance n’existe que s’il y a un besoin. En 2001, par exemple, le sinistre du 11 septembre qui a coûté aux assureurs près de 26 milliards de dollars a permis la construction d’un marché pour la couverture des risques terroristes. Puis, il y a eu les catastrophes climatiques, comme le tsunami Katerina qui a causé, en 2005, des dommages pour environ 108 milliards de dollars qui ont permis également de créer des capacités et des solutions assurantielles pour mieux couvrir les risques liés aux évènements climatiques. Je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas le faire pour les pandémies, y compris au Sénégal, sachant que nous partons toujours d’un signal fort. Or le signal du Covid-19 a retentit partout dans le monde. Et au niveau de toutes les classes sociales, personne n’est épargné. Donc, il est certain que les capacités vont se mettre en place.Dossier réalisé par Seydou KA

 «L’ÉPARGNE DES SÉNÉGALAIS EST ASSEZ FAIBLE»

http://www.emedia.sn/ « L’épargne des sénégalais est assez faible. » Ce constat est fait par le Directeur de la Banque de l’Habitat du Sénégal, Mamadou Bocar Sy, invité du jury du dimanche. « On est 15 millions de Sénégalais et les banques ont 2 millions de clients. L’épargne est presque inexistante. Les besoins de consommation ont pris le pas sur le reste. Si vous regardez, les gens qui épargnent dans les banques c’est les plus faibles revenus, ce n’est pas les gros revenus. Si tous les sénégalais avaient un compte bancaire dans lequel il y avait 20 mille francs CFA, imaginez ce que cela représenterait », soutient-il. Aliou DIOUF

REPORT DES ÉCHÉANCES BANCAIRES: LES PRÉCISIONS DE MAMADOU BOCAR SY

http://www.emedia.sn/ Il y a eu beaucoup de controverse autour du report des échéances bancaires. Certains fonctionnaires sont même montés au créneau pour dire qu’ils ont été exclus de cette mesure prise par l’Etat en cette période de pandémie pour aider les travailleurs.
Devant le Jury du dimanche, Mamadou Bocar Sy, Président de l’Association des professionnels des banques et établissements financiers du Sénégal a apporté des précisions sur cette mesure. Il pense que c’est un mauvais procès qui leur a été fait parce que la communication a été très claire en ce sens.
D’après lui, il a été dit que les banques fassent l’effort de donner suite aux demandes de report d’échéance pour les salariés du public et du privé dont les revenus ont été impactés par la pandémie.
Or, relève-t-il, jusqu’à preuve du contraire, l’Etat sénégalais paie l’intégralité de ses salaires aux fonctionnaires. En plus, il a été demandé de faire ce report ou cette suspension d’échéance, de les récupérer plus tard avec un taux de 0%, sans pénalité, sans intérêt.
« Donc, c’est une mesure d’urgence sociale et on a demandé aux banques de différer gratuitement le report d’échéance des salaires impactés. La banque centrale a encadré ce dispositif et a précisé ce qui est demandé. Tous les Sénégalais qui sont dans cette configuration leurs demandes de reports ont été traitées. L’urgence c’était de réagir pour les compatriotes qui ont perdu tout leur salaire ou la moitié de leur salaire », précise-t-il.
Se voulant être plus clair, il ajoute : « Ceux dont les salaires ne sont pas impactés peuvent demander à leur banque d’examiner cette modalité mais elle ne rentre pas dans le dispositif qui a été mis en place pour ceux qui ont perdu leur salaire ». Aliou DIOUF & Pape D. DIALLO (Photos)

IMPACT DU COVID-19: LE CINÉMA SÉNÉGALAIS PERD PLUS DE 540 MILLIONS EN DEUX MOIS

Dakar, 10 mai (APS) – Le cinéma et l’audiovisuel sénégalais a perdu durant les mois de mars et avril 541 millions 612 mille de francs CFA, un manque à gagner causé par la crise sanitaire due à la pandémie de coronavirus à l’origine de l’arrêt de toutes les activités du 7e art, a appris l’APS.
Cette somme représente le cumul des pertes des filières de production (217.050.000 FCFA), de l’exploitation (103.475.000 FCFA), de la formation de six structures (65.337.000 FCFA) et de la promotion, détaille la Direction de la cinématographie (DCI) dans un rapport d’enquête transmis à l’APS.

Il faut aussi faire entrer en ligne de compte le manque à gagner accusé par la filière marché et coopération internationale (près de 155.750.000 FCFA). 

‘’Il apparait que le COVID-19 est en train d’annihiler voire freiner tous les efforts et actions de relance du 7ème art national. Toutes les filières, notamment, la production, l’exploitation, la distribution, la promotion, les marchés, la formation et la coopération internationale sont affectées par cette pandémie’’, note le rapport.
Le rapport sur les effets du COVID-19 compile ainsi les réponses au questionnaire envoyé par la Direction de la cinématographie du Sénégal à une cinquantaine de sociétés, entreprises, associations et réseaux formels exerçant dans le cinéma et l’audiovisuel au Sénégal.
Il en ressort ainsi la suspension et l’annulation de 47 tournages de films divers, de séries et de publicités depuis la fin de la 1ère semaine de mars 2020.
Le document mentionne le renvoi de trois grands tournages de films étrangers au Sénégal pour un budget à dépenser sur le territoire national estimé à 2, 250 milliards de francs CFA. Il signale en effet l’arrêt de l’exécution d’une douzaine de projets de production et de post production de films appuyés par le Fonds de promotion de l’industrie cinématographique et audiovisuel (FOPICA).
Dans la filière exploitation et distribution, tous les programmes de projection en plein air et itinérant sur l’ensemble du territoire national sont tous à l’arrêt, depuis le 14 mars 2020.
Il s’y ajoute les nombreuses annulations de participation de cinéastes et de films sénégalais à des évènements cinématographiques d’envergure pour lesquels le Sénégal est invité d’honneur. Ces manifestations devaient se tenir au Portugal, en Tunisie, au Maroc, en Inde, en Chine, au Brésil et en France.
 Le document fait aussi état de projets de coproduction étrangère de films à l’arrêt ou reportés et l’annulation, voire le report de festivals et autres manifestations de cinéma au Sénégal et à l’étranger.
La Direction de la cinématographie relève un ralentissement remarquable des travaux de construction d’un multiplexe de sept salles de cinéma et le non-respect de la date d’ouverture initiale. De même, elle signale le blocage de travaux de rénovation et de numérisation de trois salles de cinéma appuyées par le FOPICA.
‘’Le sous-secteur du cinéma et de l’audiovisuel sénégalais ploie, en un mois de survenue du Covid-19 dans notre pays, sous le poids d’énormes difficultés à la fois palpables et sous-jacentes, avec pour conséquences principales la menace sur la viabilité socioéconomique des entreprises de cinéma encore fragiles’’, explique Hugues Diaz, directeur de la cinématographie du Sénégal.FKS/ASG

Le message de Macky Sall aux Sénégalais: «la maladie est certes contagieuse mais pas du tout honteuse. Evitons donc toute stigmatisation»

https://actusen.sn/-L’épidémie du coronavirus continue de progresser au Sénégal. Les cas positifs augmentent, ainsi que le nombre de décès. Une situation qui a poussé le Chef de l’Etat à faire une déclaration ce mardi 12 mai pour s’adresser aux sénégalais. Mais en attendant cette date, Macky Sall a, à travers un post publié sur sa page Facebook, invité le peuple à rester mobiliser pour faire face à cette maladie.
«Après plus de deux mois de crise liée à la Covid19, ensemble, mes chers compatriotes, tenons bon. Ensemble, restons mobilisés et surtout solidaires. La maladie est certes contagieuse mais pas du tout honteuse. Evitons donc toute stigmatisation», a écrit le Président de la République.Mansour SYLLA

Covid-19 de ce dimanche 10 Mai 2020: 18e décès, 75 nouveaux cas, 7 patients guéris

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale fait le point sur la situation de
l’épidémie de Covid-19 au Sénégal ce dimanche 10 mai 2020
1356 échantillons
75 nouveaux cas
70 cas contacts
05 cas communautaires
07 guéris
07 cas grave
A ce jour 1709 cas ont été déclarés positifs dont 650 guéris, 18 décédés , 01 évacué
1040 sous traitement

DIX NOUVEAUX CAS DE CORONAVIRUS À TOUBA

Diourbel, 10 mai (APS) – La région médicale de Diourbel a annoncé dimanche 10 nouvelles infections au coronavirus dans le district sanitaire de Touba, a appris l’APS de source médicale.
Neuf cas contacts suivis font partie de ces nouvelles contaminations. Le dixième patient a été contaminé par la transmission communautaire.
Aucun nouveau cas n’a en revanche été rapporté pour les districts sanitaires de Mbacké, Diourbel et Bambey. Le bilan journalier de la région médicale ne fait état d’aucun cas de décès ni de guérison dans les centres de traitement de Touba.
Cela fait deux mois jour pour jour (10 mars-10 mai) que la région de Diourbel a enregistré son premier cas de contamination de la maladie à coronavirus avec un émigré revenu d’Italie testé positif à Touba.
Le premier patient avait été admis au service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Fann. Il avait contaminé plusieurs membres de sa famille. FD/ASG

Le Sénégal enregistre son 18e décès

https://www.seneweb.com/-Une autre victime du coronavirus au Sénégal. Alors que l’on n’a pas encore fini d’épiloguer sur les 3 morts enregistrés en une seule journée (15ème, 16ème et 17ème décès hier samedi 9 mai), voilà qu’un autre cas de décès vient d’être déclaré par les services du ministère de la Santé et de l’Action sociale.
“Le Sénégal vient d’enregistrer son dix-huitième (18) cas de décès lié au coronavirus. Il s’agit d’un homme âgé de 75 ans demeurant aux Parcelles Assainies. Il est décédé, ce dimanche 10 mai 2020 à 6 heures 15 minutes au centre Cuomo de l’hôpital de Fann”, a annoncé, le Directeur de Cabinet du ministre de la santé et de l’Action sociale et également porte-parole dudit ministère. Ceci, lors du point du jour sur la situation de la pandémie du coronavirus au Sénégal.
Entre le 6 mai et aujourd’hui 10 mai, le Sénégal a enregistré dans son compteur à coronavirus, 9 décès

04 décès en une journée,75 nouveaux cas positifs,975 malades dans les hôpitaux,7 patients graves en réanimation: les derniers chiffres «macabres» de Covid-19 au Sénégal

https://dakarmatin.com/Malgré toutes les mesures prises jusqu’ici  par le gouvernement, à savoir la fermeture des frontières, l’état d’urgence assorti de couvre-feu, le port obligatoire de masque, le coronavirus peine toujours à être maitrisé. En effet, au-delà de sa progression qui inquiète la population, cette maladie continue de faire des victimes dans le pays. La preuve, en 24 heures, 3 personnes sont décédés à cause de cette maladie

Un cas positif au siège de la Bnde

Libération Sénégal online-Un cas positif au coronavirus a été détecté au siège de la Banque nationale de développement économique (Bnde), en face de l’Assemblee nationale. La banque prie toute personne s’étant rendu au siège entre lundi et vendredi 8 mai à effectuer le test de dépistage

Cinq agents testés positifs

Libération Sénégal online–Cinq agents du service d’accueil des urgences de Fann ont été testés positifs au Coronavirus. Selon les informations de Libération online, ils ont été contaminés par les trois patients déclarés contaminés hier. Plusieurs autres agents du même service sont en quarantaine

le Conseil national de lutte contre le Sida compte débourser près d’un milliard et demi pour un dépistage de masse

https://www.pressafrik.com/Dans le cadre de la lutte contre la maladie à Coronavirus, le Conseil national de lutte contre le Sida compte débourser près d’un milliard et demi pour un dépistage de masse, a fait savoir ce dimanche, la directrice exécutive, Dr  Safiétou Thiam, lors de l’émission Grand Jury sur la Rfm.
“Quand il y a eu cette épidémie, le fonds mondial a toute suite sortie une note pour dire à tous les pays qu’ils peuvent utiliser jusqu’à 10% des financements pour appuyer le covid19. Aujourd’hui, nous avons soumis d’appui au comité national. Ce projet est à hauteur de 270 millions FCFA. Mais nous voulons aller jusqu’à 1 milliard et demi”, a dit Dr Thiam.
“Il faut tester le maximum de personnes. Le virus circule. Il y a beaucoup de personnes qui sont infectées et on devrait pouvoir dépister toutes ces personnes. Donc ce n’est pas 800 ou 1.000 prélèvements par jour qui vont dépister ces personnes. Il faut appuyer les laboratoires nationaux”, a-t-il estimé.
Selon Dr Thiam, par ailleurs ancien ministre, il sera plus facile de trouver un vaccin  contre le coronavirus que le Sida. “Le virus du sida change régulièrement. Ça peut même muter chez la même personne. Ça peut muter d’une personne à une autre.  Nous avons plusieurs types de VIH. Le virus du covid19 est plus simple. Il s’apparente plus à celui de la grippe ect…Donc, il est plus facile de trouver un vaccin pour ce genre de virus.On pense qu’en 2021,on aura un vaccin”.Salif SAKHANOKHO

MENACE SUR LES PERSONNELS DE SANTE: Un cas communautaire installe le malaise à l’hôpital Le Dantec

http://www.enqueteplus.com/Plus la maladie à coronavirus se propage dans la communauté, plus les personnels de santé qui reçoivent des patients non Covid sont exposés. Après l’hôpital Principal, un cas communautaire diagnostiqué au Service d’urologie andrologie d’Aristide Le Dantec, mercredi, sème le malaise dans le système et a fini de renforcer le sentiment d’abandon ressenti par certains médecins s’occupant d’autres pathologies.
Malgré les milliards injectés, un mal-être profond persiste dans le secteur de la santé. Alors que le Pr. Seydi regrettait l’absence de respirateurs artificiels dans certains centres hospitaliers régionaux, d’autres voix autorisées souffrent en silence, face au danger permanent qui guette leurs personnels. Au courant de cette semaine, plus précisément le mercredi 6 mai, informe des sources médicales, un cas communautaire a été diagnostiqué positif au Service d’urologie andrologie de l’hôpital Aristide Le Dantec. Le patient, récemment opéré en urologie, y était arrivé le 5 mai pour une altération de l’état général, une toux, une gêne respiratoire et des sueurs profuses.
Jusque-là rien de grave, mais les choses ont commencé à se compliquer quand les autorités dudit service ont essayé d’entrer en contact avec la cellule Covid-19 de l’hôpital, qu’ils ont fini par joindre au bout d’une heure environ. Le prélèvement a été fait, mais on leur a signifié que le patient ne serait pris en charge que si le test se révélerait positif.  En attendant, c’est à eux de se débrouiller avec les moyens du bord.
Ne sachant pas quoi faire du colis, ne pouvant pas non plus le renvoyer chez lui, les équipes de garde ont dû, par leurs propres moyens, assurer la restauration du patient et de son accompagnant.
Le lendemain mercredi 6 mai, ledit service a demandé des équipements de protection pour assurer, au moins, la mise en condition du patient, informe notre source. Malgré les promesses, ils n’auront jamais les sur-blouses qu’ils sollicitaient pour faire correctement leur job. Ce n’est qu’aux environs de 18 h 30 que le verdict est tombé : le patient est testé positif.
Ce n’est qu’en ce moment que le processus normal de prise en charge du patient et des éventuels contacts a été mis en branle. Ce qui a fini d’irriter certains professionnels et mis à nu les failles dans le système de prise en charge de la maladie. Pire, regrettent nos interlocuteurs, le secteur de la santé est, de plus en plus, caporalisé comme si on était dans l’armée. En fin mars dernier, tous les directeurs d’hôpitaux ont été convoqués par la tutelle pour leur intimer l’ordre de restreindre leurs sorties médiatiques, de se mettre au pas de la communication gouvernementale.
A en croire toujours nos sources, ce nième cas noté dans l’un des plus grands hôpitaux du Sénégal met en lumière un certain nombre de carences. D’abord, le dispositif de filtration des malades à l’entrée de l’hôpital est inefficace, car il n’a pas empêché le patient d’arriver en urologie par la détection de sa fièvre. Mais le grand problème que cela semble mettre en exergue, c’est la dualité dans le système de prise en charge des malades. C’est une erreur, estiment nos sources, d’imaginer que les personnels qui s’occupent de patients atteints de Covid-19 sont plus exposés. Ceux qui s’occupent des patients non Covid le sont autant, sinon sont plus menacés, car les premiers, au moins, savent à qui ils ont affaire. Selon leurs témoignages, l’insuffisance des moyens de protection de ce personnel – s’occupant des non Covid – est évidente. Pour certains services, c’est seulement 20 masques par semaine pour tout le service. Aux personnels, ils rappellent qu’aucun symptôme ne doit être ignoré, aussi minime soit-il.  MOR AMAR

APRÈS SON AGENCE À CASTORS, AUCHAN FERME SON SIÈGE À YOFF APRÈS UN CAS POSITIF

http://www.emedia.sn/-Le siège d’Auchan au Sénégal, sis à Yoff sur la route de l’ancien aéroport, sera fermé pour un temps. Pour cause, un des employés y a été testé positif au Covid-19. Selon un communiqué de la boite, « un collaborateur du siège a été testé positif » hier, vendredi 8 mai 2020.
Ainsi, poursuit le communiqué, « tous les collaborateurs considérés comme cas contact de ce dernier ont été identifiés et pris en charge par les autorités compétentes. Il convient aussi de mentionner qu’il n’a eu aucun contact avec les clients », précise Auchan, qui annonce avoir pris une série de mesures allant du confinement du cas infecté et sa prise en charge par les services du ministère de la Santé, à la désinfection totale et immédiate des locaux dès ce samedi.
Ceci intervient après la fermeture du supermarché Auchan Castors qui avait enregistré, il y a quelques jours, un cas. Aliou DIOUF

ET UN DE PLUS ! 17e CAS DE DÉCÈS LIÉ AU CORONAVIRUS,LE 8e CETTE SEMAINE

http://www.emedia.sn/-A peine a-t-on commencer d’évoquer le 16e cas de décès lié au coronavirus qu’un autre s’ajoute au décompte macabre. Un homme âgé de 45 ans, est décédé ce samedi, à 15h au centre CUOMO de l’hôpital Fann, portant à trois le nombre de décès annoncés ce samedi et à 8 les cas de décès enregistrés depuis lundi. Le défunt, qui habitait Touba, était admis en réanimation audit centre de traitement réservé aux cas graves.
En effet, le premier est survenu à 4h du matin, concernant une femme âgée de 37 ans, originaire de Fass et souffrant d’une maladie chronique.
Puis, en début d’après-midi, le ministère de la Santé et de l’Acton sociale a annoncé un cas de décès post-mortem, avec un homme âgé de 69 ans, qui a rendu l’âme jeudi dernier au centre de santé Nabil Choucair, sis à la Patte d’Oie (district Dakar Nord). Le test réalisé après son décès est revenu positif deux jours plus tard, ce samedi.
À ce jour, selon les chiffres officiels du ministère de la Santé et de l’Action sociale, le Sénégal compte au total 1634 cas positifs recensés depuis le 2 mars, dont 643 patients guéris, 16 cas de décès déplorés, 1 patient évacué à sa demande, en France, et 975 autres qui sont encore sous traitement dans les différents centres de traitement prévus à cet effet.

Coronavirus Sénégal: la barre des 1000 malades sous traitement atteinte…

https://www.pressafrik.com/Ce dimanche 10 mai 2020, le Sénégal a enregistré 75 nouveaux cas positifs à la maladie de Covid-19. Ce qui, avec les 975 malades sous traitement déclarés hier samedi, les 7 patients guéris annoncé aujourd’hui et les 3 décès enregistrés ces dernières 24 heures, porte le nombre de malade sous traitement dans les différents centres hospitaliers et extra-hospitaliers à 1040.
Le ministère de la Santé et de l’Action sociale, appliquant bien les recommandations du Comité national de gestion des épidémies, a bien anticipé la situation, le 02 mai dernier, en adoptant la stratégie de la prise en charge extra-hospitalière. Une manière de désengorger les hôpitaux et autres centres de traitement aménagés exclusivement pour le traitement des malades atteints de Covid-19.
Etant donné que plus de 50% des cas positifs sont asymptomatiques ou ne présentent que peu de symptômes, les personnes âgées et celles immunodéficientes vont bénéficier de meilleures conditions de traitement avec cette vague de nouveaux malades favorisée par l’augmentation de tests effectués.
Pour rappel, le Hangar de l’Aéroport militaire Léopold Sédar Senghor, la Base aérienne de Guéréo et le Centre des armées de Thiès ont été mis à la disposition des équipes médicales pour le traitement des cas asymptômatiques ou qui présentent peu de symptômes.AYOBA FAYE

Traitement par l’artemisia: Le comité scientifique corrige le Pr Daouda Ndiaye

https://dakarmatin.com/Le Pr Daouda Ndiaye s’est-il concerté avec ses collègues du comité scientifique avant de donner son avis favorable sur le traitement du Covid-19 par l’artemisia ? Il nous semble que non. Après sa sortie dans la presse annonçant que le comité scientifique qu’il dirige a donné son avis favorable sur l’utilisation de l’artemisia, des voix autorisées se sont levées pour battre en brèches les déclarations du chef de service parasitologie et mycologie de l’université Cheikh Anta Diop.
D’après les informations, de Mediapost, le Comité scientifique du ministère de la santé n’a donné aucun feu vert encore moins le Comité éthique scientifique qui ignore jusqu’ici l’existence d’un protocole du Covid organics.
Et des sources bien autorisées renseignent que c’est après la tenue d’une réunion d’experts scientifiques à la direction de la Pharmacie et des Médicaments que le Pr Ndiaye a tenu de tels propos.
Toujours d’après notre source, le Professeur Yérim Mbagnick Diop, directeur de la Pharmacie et du médicament qui avait convoqué ladite réunion, que nos confrères ont joint par téléphone, a marqué son étonnement et déclare ne pas être au courant d’un tel protocole ou d’un quelconque avis favorable donné par des scientifiques.
Il précise que la réunion avait pour objectif de parler des aspects réglementaires en rapport avec le COVID Organics et non de parler d’un protocole ou d’un quelconque avis favorable”.
Cependant, le Pr Diop appelle à la prudence et au respect des règles scientifiques car selon lui, le Comité éthique scientifique, qui seul, peut autoriser la mise en œuvre d’une étude dans la recherche médicale au Sénégal dit ne pas valider de protocole encore moins donner un feu vert.
Ce que confirme un de ses membres en l’occurrence le Dr Samba Cor Sarr que Mediapost a joint par téléphone. À la question de savoir s’il est possible de valider un protocole sans le feu vert du Comité ethnique, le Dr Sarr s’est voulu on ne peut plus clair : “Non, la loi 2009-17 du 09 mars portant code éthique pour la recherche en fait un préalable pour tout essai clinique”

DÉCRYPTAGE-L’unité autour de la riposte contre le Covid-19 mise à rude épreuve: Le Gouvernement n’est-il pas en train de perdre la main sur sa gestion de la crise?

https://www.dakaractu.com/Hésitations sur la reprise des cours, non-dits sur le marché de 69 milliards de FCFA pour l’achat de vivres, agitation pour la levée des restrictions, gaffes de ministres, rébellion contre les mesures de l’état d’urgence, dissensions entre membres du Comité de suivi des opérations du Force Covid-19… Au Sénégal, l’unité autour de la riposte contre le Covid-19 est mise à rude épreuve.
Les statistiques épidémiologiques continuent de rebondir, au Sénégal. Elles n’ont d’ailleurs jamais été aussi élevées depuis l’apparition du premier cas, début mars. Ils sont encore plus nombreux à anticiper une « pandémie de faim », un pessimisme particulièrement visible chez les sénégalais, pourtant initialement confiants.
Aujourd’hui, beaucoup s’interrogent sur la capacité de notre système sanitaire à endiguer la pandémie du nouveau coronavirus. Et, il sera nécessaire à terme d’interroger les éventuels dysfonctionnements et les responsabilités du gouvernement dans la gestion de la pandémie.
En attendant, la décision du président de la République de fermer les lieux de culte, sur le territoire national, semble de plus en plus contestée, laissant place à une agitation pour la levée des restrictions.

Léona Niassène souhaite prier en respectant les mesures édictées par l’Etat

La décision des autorités d’interdire les prières dans les mosquées peinent à passer dans les foyers religieux. Alors que Médina Gounass a déjà bravé l’interdiction, Léona Niassène souhaite prier, en respectant les mesures édictées par l’Etat pour lutter contre la propagation du coronavirus.
Sans nul doute, ces dernières semaines furent l’apogée de la contestation. Dans plusieurs mosquées, des policiers sont intervenus pour arrêter l’Imam et disperser la prière. L’imam de Léona Niassène, Serigne Mouhamed Niass, a été convoqué par la police de Kaolack pour avoir dirigé la prière du vendredi dernier.
Une convocation qui a soulevé l’ire des fidèles Niassènes, qui avaient pris d’assaut le Commissariat central pour exiger la libération de leur Imam. Le khalife général, Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Niass « Oumayma », dans une déclaration faite ce samedi, a appelé les fidèles au calme. Le marabout a aussi demandé aux disciples, à suivre scrupuleusement les recommandations des autorités sanitaires.

Médina Gounass brave l’interdiction, le feu couve comme au village de Thor-Diander

Médina Gounass, localité située dans le département de Vélingara, n’a pas du tout renoncé à la prière du vendredi,  afin de se plier à la décision des autorités pour freiner la propagation du Covid-19.
La ville du Khalife Thierno Amadou Tidiane Ba tient toujours à officier les prières en commun. Les fidèles de toute une confrérie manifestent une solidarité.
Le feu couve toujours comme au village de Thor-Diander. Les images de la Commune de Diander en « guérilla » contre la mise en quatorzaine d’un des leurs ont fait le tour de la toile. L’ombre de la révolte semble resurgir au beau milieu de l’état d’urgence.
Il est clair que c’est sur fond d’agitation que va se poursuivre la riposte contre le Covid-19. Des sénégalais publient des vidéos dans lesquelles, ils n’ont pas été tendres avec l’autorité, sans subir de sanction ni de rappel à l’ordre. Cette défiance pourrait déboucher sur « une autre crise ».

Les commerçants préfèrent défier l’autorité administrative

Les commerçants de Sandaga, marché Dior, aux Parcelles Assainies, et Keur Massar s’agitent sur les réseaux sociaux. Après deux mois pendant lesquels leur activité s’est fortement ralentie, ils réclament la levée des restrictions. Leur business est chamboulé de toutes parts.
À travers leurs associations, plusieurs vendeurs ont déjà appelé à la rébellion contre les décisions préfectorales. L’autorité a déjà installé un rapport de force avec ces marchands, mais il est douteux que cette démarche soit payante.
Une nouvelle fois, la polémique sur l’absence de stratégies de suivi des contacts pourrait avoir des conséquences néfastes sur la cohésion au sein même du Comité national de gestion des épidémies.

La cohésion nationale s’est déchirée 

Si le ministre de la Santé a pris garde de ne jamais dévoiler l’identité et l’adresse des patients décédés, ce sont les familles des victimes qui en parlent le mieux, en apportant des démentis. Et si ça continue, la confiance envers le département de Abdoulaye Diouf Sarr pourrait s’éroder.
Pour remettre de l’ordre, le chef de l’État Macky Sall compte s’adresser à la Nation, mardi prochain. En attendant, le président de la République a lancé un appel au peuple sénégalais, sur tweeter, disant que  « la maladie est certes contagieuse, mais pas du tout honteuse ».
Depuis quelques jours,  face au refus du gouvernement d’entériner le rapatriement des sénégalais décédés du coronavirus à l’étranger, des compatriotes se sentent abandonnés par leurs dirigeants. Ils s’en sont pris frontalement à l’autorité, sur les réseaux sociaux.

Hésitations sur la reprise des cours

Malgré tout, notre pays s’adapte et fait front aux attaques d’un virus, ennemi invisible qui a rendu visibles nos forces et nos faiblesses. L’autorité ne finira-t-elle pas par subir les contrecoups de sa décision de reprise des cours pour les enfants, des proies faciles à choper le virus du Coronavirus ?
Des syndicalistes ont déjà émis des réserves, la décision fait polémique. Même si la maladie ne s’est pas propagée de la même façon dans tout le pays.
Le Covid-19, par son pouvoir de désorganisation, a fait resurgir des soupçons de mauvaise gestion du Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du Covid-19. Une accusation de malversations autour du marché de 69 milliards de FCFA pour l’achat de vivre pour les ménages sénégalais fait toujours polémique.

Force Covid-19 né sous une mauvaise étoile ?

Le Comité de pilotage du fonds Force Covid-19 ne s’est pas vraiment sublimé en termes de transparence, dans le cadre de la gestion de l’aide alimentaire. Un supposé scandale est imputé au ministre du Développement communautaire, Mansour Faye, par ailleurs frère de la Première Dame.
Ce qui a poussé le président Macky Sall à créer un Comité de suivi des opérations du Force Covid-19 dirigé par le Général François Ndiaye.
À peine installé, ce comité qui regroupe l’ensemble des forces vives de la Nation, vole en éclats avec la démission d’un de ses membres, l’ancien ministre Habib Sy.

Abdou Karim Guèye entre les mains de la SR

Libération Sénégal online–Au moment où ces lignes sont écrites, l’activiste Abdou Karim Guèye est entre les mains de la Section de Recherches de Dakar à la Caserne Samba Dièry Diallo. Son avocat, Me Khoureïchi Ba l’a confirmé à Libération online. Selon nos informations, cette arrestation fait suite à une vidéo publiée hier après la convocation de l’imam de la mosquée de Léona Niasséne

Garde à vue: Abdou Karim Guèye risque gros

https://dakarmatin.com/Abdou Karim Guèye risque gros. De lourdes charges pourraient être retenus à son encontre. Il est, en ce moment, placé en garde à vue, dans les locaux de la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane. Ceci, après son face-à-face avec les pandores.
Dans une déclaration, son camarade activiste Guy Marius Sagna a renseigné sur les délits visés dans ce dossier. “Mon camarade et frère Abdou Karim Gueye est à la Section de recherches de la gendarmerie de Colobane. Ils l’accusent d’offense au chef de l’État, de provocation directe à un attroupement non suivi d’effet, de provocation directe à la désobéissance aux lois et d’outrage envers les dépositaires des forces de l’ordre”, a-t-il énuméré.
Sur les lieux depuis 14h pour soutenir le mis en cause, il avance : “Le problème n’est pas mon frère Karim Xrum Xax. Le problème, c’est cette drôle de guerre et ce drôle de chef de guerre le président Macky Sall. Ce chef de guerre sait que fumer tue plus que le Covid-19 et pourtant il n’interdit pas de fumer mais se limite à informer et sensibiliser pour parler comme Waltako”.

Guy Marius Sagna: “Ils laissent certains prier et d’autres en sont empêchés. C’est inacceptable”

Selon Guy Marius Sagna, “Macky Sall veut jeter des confréries contre d’autres confréries, des religieux contre d’autres religieux, des religions contre d’autres religions”. “Ils laissent certains prier et d’autres en sont empêchés. C’est inacceptable”, peste-t-il.
En réalité, affirme le célèbre activiste, “le Covid-19 a mis le roi du “fagn fagn” à nu. Le roi du wathiathia veut détourner l’attention sur une fausse question religieuse afin de casser le processus de prise de conscience des populations”.
“Ne tombons pas dans le piège de la manipulation religieuse, confrérique irresponsable du président Macky Sall”, a-t-il signalé.
Sur ce, il dira qu’une seule chose reste à faire et c’est de refuser la prolongation sans fin de l’État d’urgence. Ce, en exigeant le dépistage massif, le renforcement des moyens de notre système sanitaire. “Il faut doter les populations de masques suffisamment et laisser la vie économique, sociale, religieuse reprendre son cours”, a-t-il ajouté dans le document.

KALIDOU DIALLO: «L’ÉTAT NE PEUT PAS ROUVRIR LES ÉCOLES SANS LES MOSQUÉES»

http://www.emedia.sn/Kalidou Diallo, l’ex-ministre de l’Éducation nationale, se démarque de la mesure gouvernementale concernant la fermeture des Mosquées. Il a affiché sa position, dans Lr du temps, émission d’Alassane Samba Diop, sur iRadio et Itv, ce dimanche, 10 mai, sur le thème : L’enseignement moyen secondaire et le Supérieur en question face au coronavirus
« L’État ne peut pas rouvrir les écoles sans rouvrir les mosquées. C’est inacceptable du point de vue de notre religion », a relevé l’ex-responsable syndicale dans son argumentaire axé sur les mesures prises pour la reprise des élèves en classe d’examen fixée au 2 juin prochain.
Selon lui, le gouvernement doit user des « mêmes méthodes » développées pour la reprise des cours pour les Mosquées, avec, entre autres propositions, la distanciation sociale, le port du masque, etc.
Au Sénégal, la fermeture de ces lieux de culte où se rassemblent les musulmans pour les prières, divise. Des Imams, passant outre l’interdiction, sont souvent convoqués. Dié BA & Pape D. DIALLO (Photo)

Le Khalife de Léona Niassène parle: «Je n’ai déclaré de guerre à personne…je prie Macky de réouvrir les mosquées»

https://www.pressafrik.com/24 heures après son épisode à la police centrale de Kaolack qui avait convoqué l’imam de sa mosquée, le Khalife de Léona Niassène s’est exprimé via une vidéo. Il a tenu a apaisé les esprits qui se sont surchauffés hier vendredi, appelé au calme et démenti ceux qui lui ont prêté un appel à la guerre.
« Je fais un appel à la paix. Je n’ai jamais appelé à guerre. Ceux qui me prêtent ces propos veulent me mettre en mal avec les autorités. J’entretiens de très bons rapports avec Macky Sall (le chef de l’Etat) », déclare Cheikh Ahmed Tidiane Niasse.
Aussi, le guide religieux a demandé aux autorités d’organiser la réouverture des mosquées au Sénégal. « Je prie Macky d’œuvrer très rapidement pour la réouverture des mosquées. Ainsi, nous pourrons prier pour la fin de cette épidémie. Mais fermer les mosquées et ouvrir les marchés, ce n’est pas la bonne décision », dit-il.AYOBA FAYE

Affaire Léona Niassène: Ameth Khalifa Niasse réagit…

iGFM – (Dakar) Ce vendredi, l’imam de la mosquée de Léona niassène a été convoqué à la police. Il aurait dirigé une prière sans autorisation. Le khalife de la cité religieuse, qui est allé lui prêter main forte au commissariat, a déclaré que la prière du vendredi prochain aura bel et bien lieu dans leur mosquée. Un épisode sur lequel Ameth Khalifa Niasse, membre de la famille religieuse, a donné son avis sur la Rfm.
«Le khalife qui est mon frère, nous avons le même père,  il n’a jamais été convoqué. C’est l’imam qui a été convoqué, qui est aussi mon frère, et notre neveu qui est son adjoint.
Le gouverneur et le préfet avaient fait une tolérance pour les nafilas. Quand nos deux neveux, le porte-parole et le vice-imam, ainsi que notre frère ont été convoqués  à la police, le devoir de l’aîné (le khalife) était d’aller les assister et d’intervenir. Et cela a été productif puisqu’ils sont tous rentrés à la maison.
Ce qui doit être dit, c’est que ce sont quelques éléments provocateurs qui ont voulu transformer l’après-prière en manifestation contre le régime sans que cela  ne soit la position officielle de Léona Niassène. Léona Niassène soutient la légalité et ne défie en aucun cas le pouvoir légalement en place.
Mon frère n’est pas une autorité qui prend des décisions. Il a des frères. Nous on ne défie pas l’Etat parce que le défier  c’est être dans l’illégalité. Ce n’est pas une  position officielle de la famille.»

Ahmed Khalifa Niasse: «le couvre-feu va débuter à 22 heures pour permettre aux musulmans de jouir du ramadan…»

Ferloo.com – “Macky Sall va repousser l’heure du début du couvre-feu à 22 heures, pour permettre aux musulmans de jouir d’un ramadan de sérénité”, déclare le patron du palais Ahmediyana, Serigne Ahmed Khalifa Niasse, à la suite d’un échange téléphonique avec le chef de l’Etat du Sénégal, le Président Macky Sall, ce soir.

Un Intrus Dans Le Cabinet Du Président… Prend Des Décisions

https://www.xibaaru.sn/-Après un entretien téléphonique avec le Chef de l’Etat, Ahmed Khalifa Niasse annonce l’allégement du couvre-feu…avant même que le président n’en donne les instructions...

Ahmed Khalifa Niasse… un intrus au Palais

Soit, il est le porte-parole occulte du Président de la République Macky Sall, soit il fait office de shadow cabinet. Mais Ahmed Khalifa Niasse doit bien tenir un de ses rôles. Hier, c’est son bureau de presse, depuis son « Palais Ahmadyana » qui s’est fendu d’un communiqué.
C’est Ahmed Khalifa Niasse lui-même qui annonce aux Sénégalais avoir eu un entretien
téléphonique axé sur la situation du pays. Selon le communiqué « A cet effet, le Président a dit à Dr Ahmed Khalifa Niasse qu’il va donner satisfaction à sa demande concernant
l’allègement du couvre-feu en cette période de ramadan. Macky Sall va repousser l’heure du
couvre-feu à 22 heures pour permettre aux musulmans de jouir d’un ramadan de sérénité. »
Suffisant pour poursuivre : « Dr Ahmed Khalifa Niasse appelle les Présidents des pays limitrophes à s’en inspirer pour les mêmes raisons. D’ailleurs, le Président tunisien qui est
un ami de Dr Ahmed Khalifa Niasse l’applique à son pays ».
Pourquoi, le communiqué n’est pas paru des services de presse de la Présidence de la République, mais c’est Ahmed Khalifa Niasse lui-même qui annonce la nouvelle aux Sénégalais…depuis son « Palais Ahmadyana ».
Décidément Ahmed Khalifa Niasse n’est pas petit. Mais, la démarche pose problème. Si chacun, après un entretien avec le Président de la République, doit se mettre à divulguer les décisions que ce dernier va prendre, alors le Palais de la république ne sera plus qu’un grand château blanc vide. Il convient même pour les services de la Présidence de la République d’apporter de l’ordre de cela. D’autant que c’est le Chef de l’Etat lui-même qui au début de la propagation de la pandémie de la covid-19 s’était adressé à la nation pour annoncer les mesures prises. Maintenant c’est Ahmed Khaflifa Niasse qui donne les mesures à prendre par le président avant même que ce dernier n’en donne les instructions.La rédaction d

Existence ou non du coronavirus à Touba, distribution de «Ndogu» contexte Covid-19: le Secrétaire général du Khalife général des «Baye Fall» parle

https://www.pressafrik.com/Dans une interview accordée à PressAfrik, le Secrétaire général de l’actuel khalife général des « Baye Fall », Serigne Cheikh Dieumb Fall, s’est exprimé sur la maladie à coronavirus, sa propagation et sa gestion par les autorités sanitaires du Sénégal. Dans cet entretien, via mail, qui s’explique par le contexte actuel, Serigne Assane Fall Moustapha a également évoqué la question de l’existence ou non de la pandémie à Touba, ville sainte située à près de 200 km de Dakar, de la traditionnelle distribution du « Ndogu » (mets de rupture de jeûne) au moment où les rassemblements sont interdits par les autorités étatiques.

ENTRETIEN !!!

Comment voyez-vous la maladie à coronavirus, et sa façon de se propager à Touba, avec surtout les cas communautaires ?
Le COVID-19, comme toute maladie virale, est très pernicieux de par sa rapidité de transmission et son aspect latent puisqu’il a une période d’incubation assez longue de 14 jours. La personne infectée peut la transporter sur plusieurs jours dans plusieurs endroits d’où l’apparition des cas dits communautaires.
Certaines personnes à Touba, paraît-il, ne croient toujours pas à la maladie, quel message lancez-vous à leurs endroits ?
Je crois que si une partie de la population, pas seulement de Touba, mais de tout le pays, reste incrédule, c’est à cause d’une mauvaise information ! Le citoyen lambda est habitué à voir son malade, à pouvoir même lui rendre visite s’il est hospitalisé ce qui n’est pas le cas, s’agissant du Covid-19 du fait que le malade est très contagieux et doit être aussitôt isolé dès qu’il est dépisté.
Si certains ne croient toujours pas au Coronavirus, c’est que le sénégalais est habitué à voir son malade, à pouvoir même lui rendre visite s’il est hospitalisé 
L’autre aspect, c’est la période d’incubation de 14 jours durant lesquels la maladie peut ne pas évoluer. Il faudra donc que les médias insistent sur cet aspect dans les messages qu’ils diffusent. Je dirai donc que la maladie est bien là et qu’il faut se protéger en suivant les recommandations du ministère de la Santé et “rester chez-soi”.
Pouvez-vous revenir sur l’origine de la distribution des “Ndogu” chez les Baye Fall ?
Les Ndogu datent de l’époque où Serigne Touba Cheikh Ahmadou Bamba était en résidence surveillée à Diourbel (de 1912 à sa disparition en 1927). Un jour, il fit appeler à Cheikh Ibrahima Fall, qui était encore domicilié à Thiès et lui tînt ces propos :
– “J’attends un hôte qui séjournera 30 jours avec moi et je voudrais que tu lui apportes à manger tous les soirs !”
Au sortir (de leur entretien), Cheikh Ibrahima Fall demanda à son disciple Serigne Yaram Mbaye de lui répéter les propos du Cheikh. Une fois que les propos lui furent répétés, il demanda à Serigne Yaram
– “Dans quel mois sommes-nous Yaram ?
– Nous sommes au mois de Chabane( Baraxlu en wolof )
– Mon Maître parle du Ramadan ! Il veut que je lui prépare des Ndogu”
Ceci s’est passé entre 1912 et 1915 et se poursuit jusqu’à présent en 2020.
Qu’est-ce que vous pouvez nous dire par rapport à la complicité entre Serigne Ahmadou Bamba et Cheikh Ibra ? 
Cheikh Ibra Fall était un soufi, soucieux de son ascension spirituelle, il ira, comme Allah le lui dévoila dans une retraite spirituelle ( khalwatu), à la recherche du Maître révélé ( Ahmadou Bamba) pour parfaire son ascension. La rencontre eut lieu à Mbacké Kadior un 20 du mois de Ramadan et de cette rencontre naquit le Mouridisme.
“Avec le Covid-19, le khalife des Baye Fall a procédé à un éclatement des principaux acteurs chargés de la préparation des Ndogu”
Avec ce contexte marqué par le coronavirus est-ce que vous continuez à distribuer des Ndogu ?
Les Ndogu pour les descendants de Cheikh Ibrahima Fall c’est un Ndigueul (recommandation) perpétuel à exécuter ad vitam aeternam (pour la vie éternelle )
Comment se passe la distribution alors ?
L’atmosphère des préparatifs des Ndogu chez le Khalife général des Baye Fall (comme dans chacune des dix familles formant Kër Cheikh Ibra) est indescriptible tant dans la ferveur que dans la mobilisation des disciples. Cependant, dans le contexte actuel du COVID-19 un réaménagement a été fait. Le khalife a procédé à un éclatement des principaux acteurs chargés de la préparation, chacun d’eux fera la préparation à domicile avec un nombre restreint et portera les plats au domicile du Khalife d’où ils sont convoyés sur Touba et Diourbel. Tout est fait dans la sobriété et l’humilité.
Est-ce que les mesures édictées par le ministère de la Santé sont prises en compte ?
Le « Baye Fall » c’est d’abord la discipline. Les instructions du ministère de la Santé ont été relayées par le Khalife Général des Mourides, qui a été le premier à faire un geste pour appuyer l’Etat. Dans la limite des moyens toutes les mesures sont appliquées (Lavage au savon et à l’eau de Javel, port du masque.. ..)
Quid de l’interdiction des rassemblements par le chef de l’État ?
Le Sénégalais dans l’ensemble est très croyant, toutes religions confondues. Et il est aussi de nature très sociable. Certaines cérémonies ont été organisées compte tenu des circonstances en tenant compte des interdictions de rassemblement.
“Il faut une nouvelle stratégie pour… parce que la majorité n’a pas d’autres ressources que l’informel qui lui permet de régler son quotidien”
Quel commentaire faites-vous des mesures prises par les autorités administratives pour lutter contre la propagation du coronavirus ?
Nos autorités administratives devraient tenir compte de notre contexte de pays sous
développés où la grande majorité des citoyens ne dispose pas de revenu fixe. La majorité n’a pas d’autres ressources que l’informel qui lui permet de régler son quotidien. L’Européen, même chômeur, dispose de RMI (Revenu Minimum d’Insertion, France) et a un frigo chez lui, est donc mieux préparé au confinement. Les activités économiques, tant urbaines que villageoises, sont quasiment mortes dans les villes et totalement mortes dans les villages où les marchés hebdomadaires sont supprimés.
Que faut-il faire dans ce cas ?
Il faut une nouvelle stratégie d’information et de gestion des gens. Je finirai en appelant le Peuple sénégalais à la discipline et à la prière. Nous sommes 99 % de personnes à croire à un Dieu unique (musulmans et chrétiens) qui nous enseigne la prière.Aminata Diouf

La fin du couvre feu envisagée (probablement) le 5 juin

https://dakarmatin.com/–L’Exécutif y pense sérieusement. Mettre fin au couvre feu, tout en gardant l’Etat d’urgence. C’est une proposition qui est examinée sérieusement en haut lieu. Cependant cela va dépendre de l’état de l’épidémie et de son évolution. Le Président Sall est informé régulièrement de l’état économique du pays et les entreprises sont au bord de l’asphyxie financière. L’administration traine beaucoup de lenteurs dans les mesures d’accompagnement. Egalement, au ministère de l’Intérieur, les services constatent un relâchement des hommes sur le terrain. C’est dû principalement à un état de fatigue des policiers qui sont obligés d’être parfois de service de jour comme de nuit. Aussi, le Sénégal risque d’être à la traine économiquement car son principal rival, la Côte d’Ivoire a entamé un processus d’allégement des mesures. Il faut dire qu’à part le ministre de la santé, le gouvernement dans sa quasi totalité milite pour un allégement du dispositif dans le but de relancer la machine économique. Aux Finances, comme au Budget, les nouvelles du terrain ne sont pas du tout bonnes. Les différents collecteurs d’impôts, la Douane et les Impôts ont baissé de recettes de près de 50%. Mais seul le Président Macky Sall a le dernier mot sur cette levée souhaitée par la quasi totalité des officiels

Distribution alimentaire: La banlieue dans tous ses états

https://dakarmatin.com/La distribution des vivres de l’État a fini de créer des problèmes partout dans la banlieue de Dakar. Ainsi, ça râle à Pikine-Est, Pikine-Ouest, Djiddah Thiaroye Kao, Guinaw Rails Sud, Guinaw Rails Nord, Keur Massar, Jaxaay entre autres. Selon L’As, le malaise est perceptible un peu partout. Les populations protestent contre la répartition de l’aide alimentaire

Pénurie récurrente d’eau potable à Malicounda: L’Union Nationale des Consommateurs du Sénégal et FRAPP préoccupés

https://www.pressafrik.com/-L’Union Nationale des Consommateurs du Sénégal (UNCS) et FRAPP, dans le cadre de la protection et la défense des consommateurs, ont exprime leurs préoccupations par les difficultés que vivent les populations  des villages de Malicounda (Mbour, 80 km de Dakar), liées à une pénurie récurrente d’eau potable.
“La section départementale de Mbour et sa  sous-section communale de Malicounda demandent à la SEN’EAU de mettre définitivement un terme, et ce  sans délai, à la pénurie récurrente d’eau dans les villages de Nianing, Warang, Mballing, Pointe Sarène et environs. La sous-section communale de l’UNCS et le FRAPP/France Dégage demandent à la SEN’EAU de communiquer sur les manquements parce que les populations ne peuvent plus continuer régulièrement de manque d’eau, surtout dans ce contexte de ramadan et de menace  liée au COVID-19”, disent-ils dans un communiqué.
“Cette situation est d’autant plus inadmissible que ces populations continuent de s’acquitter du paiement de leurs factures d’eau. Ce n’est rien d’autre qu’un manque de considération des responsables de SEN’EAU dans le département de Mbour. Nous ne saurions  accepter que la SEN’EAU  fasse moins que la SDE d’antan”, ajoutent-ils.
ils ont précisé que c’est le même calvaire que vit la population de Nguékhokh. “Depuis plusieurs années la commune de connaît une pénurie  sévère  d’eau liée à une gestion nébuleuse de l’ASUFOR (Association des Usagers du Forage), structure en charge de la question de l’eau. Certains quartiers sont restés plus de 03 mois sans eau et les populations sont forcées de se ruer vers les puits pour s’approvisionner en eau. Cette situation s’aggrave de jour en jour et crée une rupture  dans l‘égalité  des chances face au COVID-19 car certaines familles démunies ne peuvent toujours pas acheter de l’eau par manque de moyens”.
“Nous allons continuer ce combat et allons l’amplifier et l’intensifier  tant que la SEN’EAU continue de faire de la sourde oreille. Nous en appelons aussi à toutes  les organisations consuméristes et ou simplement  défenseurs des droits de l’home ainsi qu’à toutes  les forces vives de la nation”, concluent-ils.Salif SAKHANOKHO

Interdiction du transfert de dépouille: «La décision a été prise suivant l’avis du Comité national de gestion des épidémies»(Agent judiciaire de l’État)

https://www.dakaractu.com/La Cour suprême a rejeté hier mardi 7 mai, la requête d’un Collectif de la diaspora, qui réclamait le rapatriement des sénégalais décédés du Covid-19 à l’étranger. Un rejet approuvé par l’Agent judiciaire de l’État (Aje).
La décision de la haute juridiction de ne pas entériner le transfert de corps des sénégalais de l’extérieur, morts du coronavirus, est « bien fondée et justifiée par la nécessité de lutter contre le Covid-19 », a déclaré jeudi le magistrat Cheikhna Hanne.
La décision a été prise « suivant l’avis du Comité national de gestion des épidémies qui a clairement indiqué qu’il y avait des risques de contagion liés à la manipulation des dépouilles », a indiqué l’Aje dans le journal L’Obs.
L’agent chargé de défendre les intérêts de l’État fait reposer ses explications sur le socle de l’état d’urgence, prévu par l’article 69 de la Constitution et par la loi 69-29 du 29 avril 1969. Il considère l’état d’urgence comme un « régime d’exception portant restriction des libertés individuelles et publiques ».
Le magistrat Hanne renseigne que la loi de 69, en son article 3, permet à l’autorité administrative d’interdire la circulation des personnes et des biens dans certains endroits ou à certaines heures. Cette même loi permet aussi, selon lui, aux autorités administratives de décider de la fermeture des frontières. Il en veut pour preuve l’exemple du couvre-feu décrété le 23 mars dernier…

COVID-19 au Sénégal : Nous sommes tous des porteurs Par .Talibouya AIDARA,

L’heure est grave ! Grave parce que, malgré l’état d’urgence décrété par le Président de la République, malgré les mesures qui l’accompagnent, la situation s’aggrave de jour en jour.
Du cas 0 déclaré le 2 mars à ce samedi 9 mai, autrement dit en seulement 67 jours, nous sommes à 1 634 cas positifs dont 643 guéris, 975 sous traitement et 17 décès. Là où la situation devient de plus en plus inquiétante est que nous avons enregistré trois décès, en seulement ces 24 dernières heures.
De cas importés, nous sommes aujourd’hui otage de la transmission communautaire. L’apparition des cas communautaires fait de nous tous des porteurs. Oui ! Je dis bien, nous sommes tous des porteurs. Nous sommes en train de propager le virus au sein de la communauté, d’une personne à l’autre. Et cette phase risque d’être fatale à notre pays si nous ne prenons pas garde.
En effet, l’apparition d’un cas communautaire rallonge de 14 autres jours à la guerre engagée contre le COVID-19. Les cas communautaires ont multiplié les épicentres de la pandémie dans les différentes zones affectées. Toutes les régions du Sénégal ont leurs cas, à l’exception de Matam, Kafrine et Kédougou. Après Dakar et Touba, c’est au tour de Pikine, Rufisque, Goudiry, Mbacké, Thiés, Tivaouane, Madina Gounass, Ziguinchor, Kaolack, Sédhiou de s’inscrire sur cette liste de la transmission communautaire. Sans oublier les villages de Mankonomba et de Fétégnébé respectivement dans les régions de Sédhiou et de Tambacounda qui sont tristement devenus célèbres.
À mon avis, face à cette situation caractérisée par une courbe ascendante, en si peu de temps, il est temps de changer d’approche après deux mois de lutte contre le COVID-19.
À mon humble avis, l’heure n’est plus à la sensibilisation, mais plutôt à l’action. La communication de crise doit mettre l’accent sur l’application des décisions prises par les autorités administratives et sanitaires pour endiguer l’épidémie. Les Sénégalais doivent comprendre que de gré ou de force, ils resteront chez eux car tout le monde est porteur. En résumé, personne n’est à l’abri.
À cet effet, nous lançons un appel au Président de la République afin que non seulement les sanctions soient corsées, mais également que de nouvelles mesures soient prises, surtout des mesures liées à la communication de crise. Et ce, en adéquation avec l’évolution de la pandémie. Pour illustration, je prendrai en exemple les médias en cette période de crise avec une pléthore d’émissions qui exigent la présence physique des invités. Est-ce que nécessaire ? Je ne pense pas.
À mon avis, les chaines de télévisions à l’instar du Gouvernement doivent travailler par vidéo conférence à l’exception de certains reportages. En journalisme, on nous apprend que la force d’un journaliste réside en sa capacité de s’adapter à son environnement. Chers confrères et consœurs, l’heure nous impose une nouvelle démarche face au coronavirus. À l’exception de la ou du présentateur, libérer les plateaux, le temps de terminer la guerre contre le COVID-19. Permettez aux journalistes et à leurs invités d’intervenir à partir de leurs salons ou de leurs milieux de travail, à l’exemple de ce que font les chaînes occidentales.
Par ailleurs, nous pensons également qu’il serait bénéfique de mettre à contribution les forces de l’ordre dans la communication de masse. Que les forces de sécurité fassent le tour des quartiers ou villages avec des haut-parleurs pour demander aux populations de rester chez eux. Nous sommes en guerre et tout le monde doit le comprendre ainsi.
Que les autorités administratives réduisent leurs délégations lors de leurs déplacements ; à défaut respectez la distanciation. Il est regrettable de constater à travers les médias que nombreuses sont nos autorités qui ne respectent pas les mesures barrières.
Du Ministre du Développement Communautaire, de l’Équité sociale et Territoriale Mansour Faye au Ministre de la Santé et de l’Action Sociale Abdoulaye Diouf Sarr sans oublier leurs homologues de la Culture et de la Communication Abdoulaye Diop, de l’Enseignement Supérieur Oumar Hann, du Commerce Aminata Assom Diatta et celui de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène Publique Abdou Karim Fofana lors de leurs déplacements respectifs.
À mon humble avis, vous n’avez pas besoin de cette foule pour vous accompagner en cette période de pandémie. De grâce éviter les décors humains durant vos interviews.
Mesdames et Messieurs, n’oublions pas que dans cette guerre contre l’invisible, nul n’est à l’abri. Après la Chine, la Corée du Sud, l’Iran, l’Europe, les États-Unis, aujourd’hui c’est l’Asie du Sud-Est et l’Amérique Latine qui sont en train de faire un décompte macabre. Et pourtant, l’Afrique et l’Amérique Latine avaient presque le même rythme d’évolution. Vigilance chers frères et sœurs car la pandémie ne fait pas de différence.Qu’Allah protège l’Afrique.Talibouya AIDARA,Communicant/Journaliste, Membre de la CCR,Email: aidara.or.t@gmail.com

le Mouvement des Insuffisants Rénaux scanne et dépose le problème de la dialyse sur la table de Macky Sall

Dans une lettre adressée au Président Macky Sall, le Mouvement des Insuffisants Rénaux a décortiqué et déposé sur  la table le problème de la dialyse face à l’initiative de l’Etat sénégalais. En voici la teneur parvenue à notre Rédaction :
Lors du conseil des ministres du 3 février 2020, vous aviez demandé aux ministres Mansour Faye et Abdoulaye Diouf Sarr de s’approcher du Mouvement des Insuffisants Rénaux pour trouver une solution au prix élevé de l’hémodialyse au Sénégal.
Ils ont catégoriquement refusé.
Et c’est ainsi, si la dialyse est gratuite grâce à vous pour 750 personnes, elle est de 65.000 frs la séance tous les 2 jours dans le privé soit, 195.000 frs la semaine, 780.000 frs le mois, 9.360.000 frs l’année et,  2.340.000.000 frs pour les 250 patients du privé.
Et, dans le même temps, vous déboursez pour la dialyse 6 milliards chaque année. Ce n’est pas une autre dialyse, c’est la même dialyse.
Vous, en payant 6 milliards par an, vous payez pour « la dialyse gratuite », du public,  500 millions par mois, soit pour les 750 dialysés, 666.666 frs et en définitive, votre dialyse gratuite vous revient à 55.556 frs la séance.
J’ai demandé aux Ministres Mahmoud Saley avec qui je suis à tu et à toi, Aly Ngouille Ndiaye qui est rentré en politique avec le récépissé de mon parti le BRDS, qu’il ne m’a jamais rendu et qui fait de moi membre à part entière de Ben Bokk Yaakar et Monsieur Seydou Gueye, le seul à nous avoir répondu en nous promettant de nous mettre en rapport avec le Général François Ndiaye de la Force Covid19.
L’agence de la Couverture Maladie Universelle prétend dans un communiqué datant du 7 avril 2020, avoir donné à la dialyse

Repartition Fonds Couverture Maladie Universelle

A Initiatives De Gratuite
1.Soins Des Enfants De Moins De 5 Ans            380 154 711
2-Cesarienne                                  828 142 000
3-Plan Sesame                               884 602 713
4-Dialyse                              1 628 530 090

Total   3 721 429 514

1-Subventions Ciblees
2-Mutuelles de santé (programme national de bourses de sécurité familiale PNBSF et carte d’égalité des chances :       999 505 732
3-Subventions générales des mutuelles de santé :   300 349 875
Total  1 299 855 607
Total General          5 021 285 121
Puis, sans fausse honte, son directeur se souvient nous avoir aussi donné 2.500.000.000 frs (deux milliards cinq cent millions frs CFA) ce qui fait entre le 7 avril 2020 et nos jours, 4 128 530 090 frs CFA ont été décaissés et, et…

Excellence Monsieur Le President, Les Malades Hemodialyses Ont Reçu En Nature, Qu’une Bouteille De Gel Et Deux Masques ;

En outre, la séance de dialyse que vous payez 55.555 frs, vaut tout au plus 20.000 frs. Vous payez donc 35.000 frs de plus par séance de dialyse depuis que vous êtes Président de la République.
Lors de votre prochain remaniement, s’il vous plait, pour l’amour de Dieu pensez très fortement à remplacer 4 des 5 ministres cités ci-dessus pour le plus grand bonheur du peuple sénégalais.
Pour ce qui est du directeur de la CMU, ainsi que pour la Directrice de la PNA qui vient de créer un mouvement de soutien en votre faveur, ne devriez-vous pas leur demander une sorte de remboursement ?
Veuillez agréer Monsieur le Président l’expression de notre plus haute considération.El Hadj Hamidou Diallo,Président du Mouvement des Insuffisants Rénaux du Sénégal,MIRS.

Démenti De Mary Teuw Niane Sur La…Mairie De Saint-Louis

Je viens de lire sur le site Dakar Matin un article intitulé :  « Mairie de Saint Louis : Mary Teuw Niane laisse la voie libre à Mansour Faye ».
Cet article est sans fondement ni source. Je mets l’auteur au défi d’exhiber sa source si elle est avérée.
J’invite toutes mes amies et tous mes amis à ne pas se laisser distraire et à se concentrer sur l’éradication du corona virus covid19.Mary Teuw Niane

Soirée hommage à Seydi El Hadji Malick Sy: Le Khalife des Tidianes appelle en direct sur QG

XALIMANEWS : La TFM a touché le cœur de nombreux talibés Tidianes hier avec l’hommage rendu à Seydi El Hadji Malick SY. Le Khalife Général des Tidianes, Serigne MBaye Sy Mansour même a appelé en direct sur QG et fait pleurer le plateau.

Deux pêcheurs sénégalais enlevés au large de Libreville: le ministère des Affaires étrangères parle d’un acte criminel et…

https://www.pressafrik.com/Dans un communiqué rendu public samedi 09 mai 2020, le ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur informe avoir “pris connaissance, avec une grave préoccupation, de l’attaque pirate contre deux navires de pêche, survenue dans la nuit du 3 au 4 mai dernier, au large de Libreville, au cours de laquelle, six (6) membres de l’équipage, dont deux (2) Sénégalais ont été enlevés”.
Les services du ministre Amadou Ba condamnent “fermement cet acte criminel et (exigent) la libération des personnes enlevées”.
Ils assurent également, suivre de très près la situation, tout en exprimant leur solidarité aux pêcheurs enlevés et à leurs familles qui, d’après la même source, seront informées de l’évolution de la situation.

NON-EXECUTION DU CONTRAT SUR LES COMPTEURS INTELLIGENTS: La part de vérité d’Akilee 

http://www.enqueteplus.com/Face aux raisons brandies par la Senelec pour justifier son intention de ne plus exécuter le contrat le liant à Akilee, les responsables de la startup ont adressé leur réponse à la Direction générale de la Société nationale d’électricité du Sénégal. Non sans rappeler que le renoncement à la poursuite de l’exécution du contrat constitue une faute.
Une histoire de sous ou de souveraineté nationale ? Le contrat de 186 milliards de F CFA entre la Senelec SA et la startup Akilee SA n’en finit plus de susciter des controverses entre les deux partis. Signé le 11 février 2019 par l’actuel ministre du Pétrole et des Énergies, Mouhamadou Makhtar Cissé, alors Directeur général de la Senelec, la mise en œuvre de ce contrat No.AKI-AMI-02-2019-001, pour le déploiement et l’exploitation d’un système de comptage intelligent, a été suspendue avec la prise des rênes de la Société nationale d’électricité du Sénégal par Papa Mademba Bitèye, actuel DG de la Senelec.
Malgré les diatribes par presse interposée, depuis quelques mois, les deux partis se sont retrouvés, le 14 avril 2020, au siège de la Senelec, au 28 rue Vincens à Dakar, lors d’une réunion du comité de pilotage (Copil) pendant laquelle l’actuelle Direction générale de la Senelec a fait part d’un certain nombre de points qui, selon elle, l’empêche de pouvoir exécuter le contrat.
Dans une note technique, Akilee répond aux interpellations et aux observations de la Senelec portant sur le contrat AMI. Selon le document destiné à la Direction générale de la Senelec, la startup a pris acte de la défiance manifeste du management actuel de la Senelec qui ‘’a volontairement renoncé à poursuivre l’exécution du contrat’’, alors même que celui-ci a commencé à être exécuté avec des actes concrets opérationnels posés par l’ancienne direction et l’actuelle équipe. Les responsables d’Akilee signalent même que, ‘’de mémoire d’homme, on n’a jamais vu une société et sa filiale (la Senelec détient 34 % du capital d’Akilee) même à participation minoritaire, s’opposer de la sorte. Cet acharnement traduit autre chose que la volonté de servir le Sénégal, parce qu’il n’y a aucun point sur lequel la Direction générale de la Senelec peut démontrer une incapacité ou une incompétence d’Akilee sur des sujets stratégiques ayant trait à la souveraineté et à la sécurité nationales’’.
Lors de la réunion du Copil, la Senelec a soutenu, en premier lieu, qu’il ne peut pas signer ‘’avec Akilee 2 700 000 compteurs avec exclusivité sur 10 ans’’. Une affirmation qui, aux yeux de la startup, ne repose sur aucun fondement objectif, puisque correspondant ‘’à une réfutation des termes même du contrat, pourtant clairs et précis, et qui constituent la loi des parties’’. Mais elle se donne quand même la peine de rappeler qu’une telle commande répond à un souci économique.
En effet, assure le document, c’est pour ‘’bénéficier d’économies d’échelle qu’il a été convenu de passer une seule commande d’un peu plus de 2,7 millions de compteurs intelligents’’. Il en est de même pour le contrat puisque, ‘’si on divise la durée du projet par 2, on multiplie quasiment par 1,8 les charges financières’’, explique la note technique.

‘’Une étonnante défiance vis-à-vis’’ d’Akilee

Dans ses réserves, la Senelec soulignait aussi le manque de référence du système informatique d’Akilee. Dans des propos attribués au directeur général M. Bitèye, ce dernier dit ‘’qu’il ne peut pas voir des systèmes éprouvés chez des dizaines de pays, des millions de clients, des milliers de partenaires et décider de se lancer dans l’aventure avec un système qui n’a pas de référence et dont il n’a aucune garantie qu’il va marcher’’. Une prise de position que la startup assimile à ‘’une étonnante défiance vis-à-vis’’ d’elle-même, mais dont elle s’est efforcée à démontrer des faits qui la contredisent.
Avec une équipe cumulant près de 471 années d’expérience professionnelle, Akilee dit posséder toutes les capacités techniques, intellectuelles et organisationnelles pour mener à bien ce projet, jusqu’à démonstration du contraire par la Senelec. Son expertise se mesure par la qualité de ses partenaires. Des opérateurs tels qu’Hexing qui ont déjà déployé des dizaines de millions de compteurs, dans plusieurs pays, et dont la startup utilise les mêmes systèmes. D’ailleurs, assure la note, Akilee a déjà développé toutes les fonctionnalités de base requises pour initialiser le déploiement des compteurs et leur exploitation. Il s’agit des applications et systèmes Woyofal+, AMI-OPS qui n’avait jamais existé a la Senelec, SenAMI et AkileePay. Sans oublier qu’Akilee est une entreprise totalement sénégalaise, au vu de la sensibilité des données traitées et qu’aucun pays sérieux n’accorderait à une entreprise étrangère.

Amalgame…

La Senelec avait aussi décidé, lors de cette réunion du comité de pilotage, que sa partie commerciale comprenant le système de comptage et son exploitation, en d’autres termes ce qui fait son chiffre d’affaires, ‘’demeurera une propriété et une exclusivité de la Senelec et ne sera pas sous-traitée tant que l’Etat n’a pas pris la décision d’une réforme qui confie cette partie commerciale à une tierce partie’’.
Pour lever tout amalgame, le document des experts de la startup montre, tableau à l’appui, que ‘’toutes les activités en question (dans le contrat) sont actuellement réalisées par des prestataires’’ et ne relèvent donc pas des prérogatives de la Senelec. ‘’Akilee agit ici comme un prestataire de services. A ceci près qu’il s’appuie sur son système baptisé SenAMI (dorénavant appelé SIA dans le contrat) pour donner les outils et les informations requis à la Senelec pour son exploitation commerciale. A aucun moment, il n’est question de transfert d’activités’’, recadre la note technique.
Concernant la fourniture de la licence accordée gratuitement à la Senelec par Akilee, la startup, en application de l’article 6 du contrat qui stipule : ‘’… Akilee accorde, par la présente, une licence à titre gratuit à la Senelec pour la durée du contrat portant sur la conservation et l’utilisation du SIA aux seules et uniques fins de lui permettre d’honorer les obligations qui lui incombent au titre du contrat’’, entend bien accorder une licence exclusive d’exploitation du SIA sur tout le territoire national, assure le document.

Une incroyable volte-face

Pour les experts d’Akilee, les points évoqués par l’actuel management de Senelec à l’occasion du Copil ne reposent sur aucun fondement et ne résistent pas à l’analyse des faits, telle que développée dans leur note technique. Ils s’interrogent même sur les raisons pour lesquelles ces questions ne sont posées que maintenant, alors même qu’une rencontre tenue avec l’ensemble des directeurs impliqués dans le projet, le 22 novembre 2018, a permis de finaliser le contrat. ‘’Au sortir de cet atelier, tout ce qui devait être ajusté sur ce contrat l’a été, avant de le soumettre à l’approbation du Conseil d’administration. En dehors de l’arrivée du nouveau directeur général, M. Papa Mademba Bitèye, et de la promotion au poste de SG du directeur principal en charge du SI et de la Clientèle, M. Moussa Dièye, rien n’a quasiment changé, les acteurs sont restés les mêmes’’, remarquent-ils.
Deux hommes qui ont, selon eux, opéré une volte-face incompréhensible, puisque, comme rappelé dans le document, ‘’M. Bitèye, en qualité d’administrateur, a validé avec le conseil de la Senelec, unanimement, la prise de participation dans Akilee (27 décembre 2016) et la signature du contrat objet de ces discussions (27 décembre 2018). Quant à M. Dièye, il a été le maître d’œuvre de l’évaluation de la valeur des systèmes développés par i-NES (31 janvier 2017) pour la prise de participation de la Senelec et la création d’Akilee, de même qu’il a élaboré la note technique adressée au DG portant sur la pertinence du projet AMI, en vue de la signature du contrat’’.LAMINE DIOUF


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