Revue de presse du Dimanche 06 Juin 2021

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BURKINA : L’Onu condamne l’attaque meurtrière contre une centaine de civils

Le Secrétaire général des Nations Unies a condamné fermement samedi soir l’attaque menée au Burkina Faso qui s’est soldée par la mort de plus de cent civils.
« Le Secrétaire général est indigné par le meurtre, en début de journée, de plus d’une centaine de civils, dont sept enfants, lors d’une attaque perpétrée par des assaillants non identifiés contre un village de la Province de Yagha, dans la région du Sahel du Burkina Faso », a déclaré le porte-parole d’António Guterres dans une déclaration.
« Il condamne fermement cette attaque odieuse et souligne l’urgente nécessité pour la communauté internationale de redoubler son soutien aux États Membres dans la lutte contre l’extrémisme violent et son coût humain inacceptable », a ajouté Stéphane Dujarric.
Le patron de l’Onu exprime ses plus sincères condoléances aux familles des victimes ainsi qu’au gouvernement et au peuple du Burkina Faso.
Il souhaite un prompt rétablissement aux blessés et transmet le plein appui des Nations Unies aux autorités dans leurs efforts visant à surmonter les menaces à la paix, la stabilité et l’unité du pays.
De son côté le représentant spécial des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel a lui aussi condamné l’attaque. “Le Représentant Spécial du Secrétaire Général et Chef du Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (Unowas), Mahamat Saleh Annadif, condamne l’ignoble attaque terroriste perpétrée vendredi soir contre des civils innocents à Solhan, province de Yagha, dans le nord du pays, qui aurait fait une centaine de morts et plusieurs blessés.

  1. Annadif appelle le gouvernement à faire tout son possible pour appréhender et traduire en justice les auteurs de ce crime.

Il réaffirme le soutien des Nations Unies au Gouvernement et au peuple du Burkina Faso dans leurs efforts inlassables pour combattre le terrorisme et consolider la paix et le développement”, informe un communiqué.

Mali : après la Banque Mondiale, le FMI, la BCEAO …

https://www.financialafrik.com En arrêtant, le 25 mai dernier, le président Bah N’Daw et le premier ministre de la transition, Moctar Ouane, le désormais nouveau président malien par intérim, Assimi Goïta, n’avait pas pris en compte la réaction sonnante et trébuchante du système financier international. Ainsi, la Banque Mondiale, tête de file des partenaires technico-financiers de Bamako, a depuis vendredi 4 juin suspendu ses décaissements envers le pays du Sahel et-ce jusqu’à la clarification de la situation.  Albert Savana

HAUSSE GENERALISEE DU PRIX DE LA VIANDE, DE L’HUILE, DU RIZ… Gorgorlu, sous pression !

http://www.sudonline.sn Tension sur le marché des denrées de première nécessité : la hausse des prix de la viande, de l’huile et du riz est en passe de précariser davantage le Sénégalais lambda dont la bourse est déjà sérieusement fragilisée par la Covid-19 et ses dommages collatéraux. Alors que pour l’huile, la bouteille de 20 litres passe de 14.500 F à 20.500 f, celle de 5 litres évoluant de 18. 500 F à 22.500 F, le riz voit son sac de 50 Kg grimper jusqu’à 18.500 F contre 16.500 F Cfa. La situation est plus ardue encore au niveau de la viande où le kilogramme de bœuf est passé de 2500 F à tout simplement 3600 F. Face à cette hausse des prix de ces denrées qui se trouvent au centre de l’alimentation de base au Sénégal, le gouvernement semble avouer son impuissance, suscitant désarroi chez «gorgorlu» et incompréhension au niveau des associations consuméristes. Quant aux regroupements de commerçants, ils préfèrent parler, eux, de tension passagère allant bientôt revenir à la normale

Les citoyens étalent leur souffrance

Les denrées alimentaires comme l’huile, le riz et la viande connaissent une hausse depuis un certain temps. Comment cette situation est vécue par les vendeurs et consommateurs ? Réponse avec quelques-uns rencontrés dans quelques lieux.
Maimouna Ndiaye est une cliente chez Birame, vendeur de viande au marché Castors. La femme habillée en tenue traditionnelle échange avec son boucher qui refuse de lui rajouter quelques morceaux sur une séquence très plaisante. Interpellée sur la hausse de certains produits notamment la viande, elle déclare : «Tout le monde subit cette hausse. C’est vraiment une situation très difficile. Nous ne pouvons que nous plier à cette hausse vu que ce n’est pas du ressort des vendeurs. Nous ne pouvons chaque jour préparer du riz au poisson. Il faut varier et quand tu essaies de le faire en préparant avec de la viande, ça devient compliqué parce que c’est cher. Nous n’aimerions que cette situation change. Idem pour le riz et l’huile. Ce sont des denrées très prisées par les Sénégalais. C’est notre quotidien, donc il faut que l’Etat s’attelle pour la baisse de ces produits». Non loin, dans une ambiance très rythmée, se trouve Abdou Mbaye, boucher et en même temps délégué des bouchers du marché. D’après lui, l’importation des bœufs est la source de la hausse des prix de la viande. «Les importateurs, ce sont eux qui augmentent les prix. Le problème est que la majeure partie des bœufs proviennent du Mali, du Niger. Donc du coup, le transport est cher et si ça vient ici au Sénégal, les commerçants élèvent les prix de telle sorte que nous, les clients, avons du mal à acheter. Nous avons même pitié des clients qui viennent ici, mais nous n’avons pas le choix. Nous achetons 2500 F Cfa et nous revendons à 2.800 f ou à 3000 F Cfa», explique M. Mbaye. Et de conclure : «nous voulons que le gouvernement intervienne sur le commerce de la viande. Il faut que les autorités concernées se saisissent de la question pour voir surtout avec les importateurs comment faire baisser les prix». Les prix de la viande ne sont pas les seuls à connaitre une hausse. Ceux du riz et de l’huile ne sont pas en reste. A l’heure du déjeuner, nous croisons Marie Ndour dans son restaurant sis au marché Grand Yoff appelé «marché bou bess». «Dès fois, il m’arrive d’aller au marché avec une valeur de 30. 000 F, je fais mon marché. Mais en allant dans mon restaurant, je découvre que ce que j’ai dépensé ne couvre pas tout le menu. Je suis obligé de trouver de l’argent et de retourner au marché pour compléter le reste. Tellement les prix sont élevés. L’huile, le riz, tout est cher. Et la viande, elle, fait le comble». Pour l’huile, la bouteille de 20 l passe de 14.500 F à 20.500 f, la bouteille de 5 l, elle, passe de 18. 500 f à 22.500 F. Pour le riz par exemple, le sac de 50 Kg grimpe jusqu’à 18.500 F contre 16.500 F Cfa, confie un boutiquier.

MOMATH CISSE, VICE PRESIDENT DE L’ASCOSEN : «Nous demandons à l’Etat d’être présent aux côtés des consommateurs»

« Le riz n’a pas augmenté. Par rapport à la période de référence, on est toujours dans la fourchette. Le riz ordinaire appelé riz indien est encadré. Jusqu’à présent il est dans la fourchette. L’autre riz n’étant encadré a un peu évolué. Les produits qui ont augmenté sont plutôt la viande et l’huile. Le kilogramme de la viande de bœuf est passé de 2500 à 3600. L’Etat est en train de regarder en expliquant que cela est dû aux problèmes au Mali. Même le président des éleveurs a demandé qu’on organise des concertations. On ne peut pas comprendre que chaque fois le prix augmente et l’Etat ne réagit toujours pas. Le rôle de l’Etat, c’est de protéger le consommateur. Il y a beaucoup de taxes indues, des taxes qu’on fait supporter à l’animal comme le transport. Il y a beaucoup de taxes qu’on met sur l’animal sans valeur ajoutée. Les gens se cachent derrière les problèmes au Mali et la hausse des prix de l’aliment de bétail pour justifier cette flambée, mais ça ne tient pas. On est en train d’alerter sur la hausse de ces prix tout en disant qu’effectivement, le principe c’est la liberté des prix, mais il y a des moments où l’Etat doit être auprès des populations. Nous, défenseurs des consommateurs, demandons que l’Etat soit présent aux côtés des consommateurs. Parce que les conséquences de la Covid-19 seront tellement lourdes à supporter. Si l’Etat laisse faire, le pauvre citoyen ne survivra pas. D’abord, les emplois sont précaires et beaucoup de travailleurs ont perdu leurs emplois. Nous allons vers la Tabaski et l’inflation est contagieuse. Si on n’y fait rien, personne ne pourra acheter son mouton ».

HAUSSE CONSTATEE DES PRIX DU RIZ, DE L’HUILE ET DE LA VIANDE : L’Unacois Yessal parle de tension liée à la Covid-19

La tension notée sur le riz, l’huile et la viande est liée aux effets de la crise sanitaire. Une situation qui « va bientôt revenir à la normale », fait savoir le directeur exécutif de l’Unacois Yessal, Alla Dieng, non sans appeler les siens à fléchir sur les prix.
L a hausse des prix sur certains denrées comme le riz, l’huile et la viande fait saliver plus d’un. Réagissant à cette hausse, le directeur exécutif de l’Unacois Yessal Alla Dieng s’est voulu rassurant : « Certes, il y a tension dans le marché sur certains produits, en rapport aux effets négatifs de la crise sanitaire, mais cette situation ne saurait perdurer parce que c’est la loi de l’offre et de la demande qui régule le marché ». Il précise que les commerçants ne peuvent « ni vendre à perte ni moins encore spéculer sur les prix si le marché est bien approvisionné. « La réalité du marché commande. Avec la Covid-19, les conteneurs viennent au comptegoutte, s’ils ne sont pas indisponibles et pendant ce temps, la demande croit. Donc, plus le produit est introuvable, plus il devient cher. Et lorsque le marché est bien approvisionné, le produit se vend à perte. Le marché fonctionne ainsi». M. Dieng d’indiquer par suite que « le marché est ouvert et chacun y va selon sa bourse. Et de ce point de vue, personne n’est contraint à acheter tel ou tel autre produit. Chacun est libre d’acheter selon sa bourse », non sans préciser que « sur certains produits de consommation, l’Etat n’y peut absolument rien et c’est le cas de la viande, du poisson ». Conscient toutefois que la situation actuelle est difficile, il lancera un appel en direction des membres de son organisation : « Je demande, aux commerçants de l’Unacois Yessal de réduire leurs marges de bénéfices pour tenir compte du pouvoir d’achat des consommateurs très éprouvés par la crise sanitaire ».

HAUSSE DES PRIX : Quand l’Etat reconnait ses limites !

Aveu d’impuissance. Voilà le constat fait suite à la posture de l’Etat du Sénégal face à la hausse notée actuellement sur les prix de l’huile et de la viande. Selon le ministre du Commerce Aminata Assome Diatta qui était en visite à la Fiara, « Il y a de cela quelques semaines, il y a eu une hausse de l’aliment de bétail. Et naturellement, cette hausse se répercute sur le prix de la viande ». S’agissant de l’huile, elle a précisé que c’est celle en fût et en dosette qui fait l’objet d’encadrement, et pas l’huile en bidon par exemple. « Quand on parle de denrée de première nécessité, on pense au riz non parfumé ordinaire, on pense à l’huile en fût, à l’huile en dosette, à l’eau, l’électricité », énumère-t-elle. Pour les autres produits, par contre, le ministre fera savoir qu’ils ne font pas l’objet d’un encadrement, qu’ils ne sont pas véritablement nécessaires à la survie. Autrement dit, dans un pays comme le Sénégal où le commerce est libre, chaque vendeur fixe ses prix. « Quand le commerçant vend cette huile en détail, on ne peut lui appliquer la moindre sanction », a-t-elle ainsi soutenu devant la presse. ABDOULAYE A. SAKHO (STAGIAIRE), NDEYE AMINATA CISSE, JEAN PIERRE MALOU

AUGMENTATION DU PRIX DE CERTAINS PRODUITS : Les précisions du ministre du Commerce

https://www.enqueteplus.com Le ministre du Commerce, Aminata Assome Diatta, était hier à la Fiara. A cette occasion, elle s’est prononcée sur la hausse des prix de certains produits.
Depuis quelques jours, il est noté une augmentation de prix certains produits alimentaires dont la viande de bœuf. Interpellée sur la question hier, alors qu’elle visitait la 21e édition de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara), la ministre du Commerce, Aminata Assome Diatta avoue que les autorités n’ont pas une emprise sur les éleveurs, encore moins sur les commerçants pour les obliger à baisser les prix. En effet, informe-t-elle, ce marché ne fait pas l’objet d’un encadrement, parce que la viande ne fait pas partie de la liste des denrées de première nécessité.
 ‘’Le principe, depuis 1974, c’est la liberté des prix. C’est seulement les denrées de premières nécessités tels que le riz non parfumé, l’huile en dosette, en fût, l’électricité, l’eau, etc. qui font l’objet d’un encadrement’’, indique-t-elle. Elle ajoute que cet aliment ne constitue pas une nécessité à la survie des populations et que ‘’cette hausse est due à l’augmentation de l’aliment de bétail qui s’est naturellement répercuté sur le prix de la viande’’.
Mais, il n’y a pas que le prix du kilogramme de viande qui a augmenté. Celui de l’huile est également monté. ‘’Si on prend le bidon de 20 litres, par exemple, aucune sanction ne peut être appliquée à un détaillant, car nous contrôlons les prix de l’huile en fut et en dosette’’.
Par ailleurs, lors de cette visite, il a été expliqué à Aminata Assome Diatta que cette édition de la Fiara est axée sur l’employabilité des jeunes. D’après Pape Abdou Fall, la Fiara ‘’est un modèle d’entrepreneuriat pour tous les Sénégalais, parce qu’elle est organisée par le Conseil national et de coopération des ruraux (CNCR) et l’Association des projets de développement à la base (Asprodeb)’’. C’est un modèle d’inspiration pour les jeunes diplômés, ainsi que les jeunes entrepreneurs, pour créer leur propre structure sans attendre l’Etat, d’après lui. ‘’Je pense que le diplôme est une unité de mesure et la personne consciente de son niveau intellectuel, peut créer sa propre société, sans attendre’’, explique-t-il.
Cependant, malgré la diversité des produits locaux répondant, pour la plupart, aux normes, Aminata Assome Diatta regrette l’indisposition d’autorisation Foura permettant de protéger les consommateurs de certains produits. ‘’Nous avons constaté que beaucoup de produits ne disposent pas d’autorisation foura et les services du ministère du Commerce vont rencontrer les fabricants de ces produits, afin de les aider à ce niveau, car celle-ci est obligatoire’’, précise madame la ministre.
Pour rappel, ‘’rester ici, travailler ici et réussir ici’’ est le principal thème de cette 21ème édition, allant du 20 mai au 13 juin 2021.ARAME FALL NDAO

Révision à la baisse de la croissance économique : Le Sénégal passe de 5, 2% à 3, 7% pour 2021

https://www.lejecos.com Pour 2021, le gouvernement s’est inscrit dans un volontarisme économique justifié, en misant sur un programme de relance ambitieux, le Pap2A, articulé à une nouvelle loi sur les contrats de partenariat public-privé, ce qui justifiait la prévision de croissance économique de 5, 2%. Seulement, la Covid-19 n’a pas encore dit son dernier mot, avec son lot de conséquences sur toutes les sphères de la vie, notamment sur l’économie. Ce qui contraint ainsi le Sénégal a adopté une Loi de finance rectificative (Lfr) qui revoit la croissance économique du pays à la baisse à 3, 7%.
Le Sénégal vient revoir à la baisse sa croissance économique à 3, 7% en 2021, après une prévision de 5, 2% dans la Loi de finance initiale (Lfi). Ce « changement fondamental » découle de l’adoption de la Loi de finance rectificative (Lfr) motivée par la réorientation des dispositions budgétaires en faveur de l’emploi des jeunes et de la lutte contre la Covid-19.
Le ministère en charge des finances et du budget explique en ce sens, qu’il se trouve que l’économie sénégalaise est imbriquée dans des chaînes de valeurs mondiales et que la politique économique du pays dépend aussi de la bonne santé des économies de nos partenaires extérieurs. Or chez certains d’entre eux, et pas des moindres (Union européenne, Inde, Turquie, etc.), la reprise sera plus lente que prévue, la faute à des deuxième, troisième, voire quatrième vague de Covid-19. Dans ce contexte, « le principe de prudence oblige donc le Sénégal à revoir à la baisse sa prévision de croissance, ce qui entraîne des effets en cascade sur le contenu du Budget ».
La loi de finance rectificative pour 2021 est arrêtée à 3 170, 4 milliards de francs Cfa en recettes et 3 987, 5 milliards de francs Cfa en dépenses, ce qui dégage en valeur absolue un déficit budgétaire de 817 milliards francs Cfa, en hausse de 73 milliards de francs Cfa, soit 5, 4% du Produit intérieur brut (Pib). Il se situait à 5% du Pib dans la Lfi.
Ce déficit, la Lfr confie qu’il sera financé à hauteur de 556 milliards de FCfa par des tirages sur les prêts-projets, les emprunts programme pour 105 milliards de FCfa et les autres emprunts nets pour 156 milliards de F Cfa.
Comparativement à la Lfi 2021, qui était arrêtée en recettes à 3 225, 9 milliards de de francs Cfa et en dépenses à 3 969, 9 milliards de francs Cfa, la Lfr acte, selon le ministère dirigé par Abdoulaye Daouda Diallo, une baisse des recettes de 55, 5 milliards FCfa (-1, 7%), en raison principalement de la diminution des dons-projets pour 40 milliards de FCfa, ainsi que celle des recettes non fiscales pour 15, 5 milliards de FCfa. La Lfr constate également une hausse des dépenses pour 17, 6 milliards de FCfa (+0, 5%).Bassirou MBAYE

LES CHIFFRES CLÉS DE LA LFR 2021

Dakar, 5 juin (APS) – Le projet de Loi de finances rectificative (LFR 2021) revoit le taux de croissance à la baisse, alloue de ressources supplémentaires aux secteurs de l’Emploi, de la Santé et de l’Energie et institue une taxe sur les bouillons alimentaires.
Le projet de Loi de finances rectificative (LFR 2021) adopté jeudi en Conseil des ministres est arrêté à 3 170, 4 milliards de FCFA en recettes et 3 987, 5 milliards de FCFA en dépenses.
’’Ce qui dégage en valeur absolue un déficit budgétaire de 817 milliards FCFA, en hausse de 73 milliards de FCFA, soit 5, 4% du PIB (il se situait à 5% dans la LFI)’’, selon le document consulté par l’APS.
La même source souligne que ’’ce déficit sera financé à hauteur de 556 milliards de FCFA par des tirages sur les prêts-projets, les emprunts programmes pour 105 milliards de FCFA et les autres emprunts nets pour 156 milliards de FCFA’’.

La prévision de croissance pour 2021 passe de 5, 2% à 3, 7%.

Le document rappelle que ce projet de LFR 2021 ’’a été préparé sur la base des directives de du président de la République portant sur la réorientation des allocations budgétaires au titre de 2021 +pour améliorer de façon substantielle et urgente les réponses aux besoins des jeunes en termes de formation, d’emploi, de financement de projets et de soutien à l’entreprenariat et au secteur informel+’’.
Un montant de 150 000 000 000 francs Cfa est prévu pour le programme ‘’Xëyu Ndaw ngi’’ (Emplois des jeunes).
Ce programme combine quatre leviers dont la création directe d’emplois publics pour ’’renforcer des services publics qui en étaient déficitaires et développer de nouvelles créations de services publics’’.
D’où la mise en place d’un guichet unique dénommé ‘’Pôle Emploi et Entreprenariat pour les jeunes et les Femmes’’ dans chacun des 45 départements pour ’’servir de cadre d’accueil, de conseil et de financement des porteurs de projets’’.
Il y a aussi l’aide à la création d’emplois privés et à l’insertion socioprofessionnelle (par le truchement de la Convention nationale Etat – Employeurs pour la promotion de l’emploi des jeunes), le renforcement des capacités à travers l’apprentissage et la formation et la promotion de l’auto-emploi à travers l’octroi de crédits et l’accompagnement des bénéficiaires, explique le document.
La LFR consacre également un accroissement du budget du ministère de la Santé et de l’Action sociale d’un montant de 40 milliards de FCFA, sur financement de la Banque mondiale (intégrant un élément don de 50%).
Cette nouvelle allocation permettre de mettre en œuvre ’’une stratégie universelle de vaccination’’ contre la Covid-19.
Selon le document, ’’la LFR consacre un financement complémentaire au secteur de l’énergie, suite à la remontée des cours mondiaux du pétrole (compensation tarifaire et pertes commerciales), pour un montant de 64 milliards FCFA qui vient s’ajouter aux 46 milliards FCFA déjà prévus dans la LFI 2021, soit au total 110 milliards FCFA’’.
La LFR table également sur des ‘’recettes exceptionnelles’’ de l’ordre 60 milliards de FCFA, attendues du programme de cessions foncières dans la zone de l’Aéroport Léopold Sédar Senghor.
Concernant la fiscalité intérieure, le projet de loi prévoit ’’de nouvelles mesures de politique et d’administration fiscales’’ qui se seront mises en œuvre pour ’’atteindre les prévisions de recettes, avec un rendement total escompté de 60 milliards de FCFA’’.
Il s’agira ainsi de ’’clarifier le champ d’application de la loi instituant le prélèvement pour défaut de conformité fiscale (10 milliards de FCFA attendus) ; d’instituer une taxe sur les bouillons alimentaires (25 milliards de FCFA attendus) ; de revoir à la hausse la taxation des jeux de hasard (1, 5 milliard de FCFA de recettes supplémentaires)’’.
Il est également prévu ’’d’augmenter les efforts d’élargissement de l’assiette, notamment, l’identification des contribuables qui échappaient jusqu’ici au système d’imposition (6, 5 milliards de FCFA escomptés )’’ et de ’’renforcer la conformité des contribuables en matière d’impôts et taxes retenus à la source (16 milliards de FCFA attendus)’’. OID

Dette de 508 milliards pour payer une dette : une rationalité d’amélioration du profil de la dette, selon Abdoul Mbaye

http://www.topnews.sn La décision du gouvernement de s’endetter à hauteur de 508 milliards pour payer une dette qui arrive à échéance en 2024 n’est pas une mauvaise affaire. Au contraire. Ancien Premier ministre et banquier, Abdoul Mbaye affirme qu’il s’agit d’une opération de refinancement de dette assortie d’un complément d’endettement. « L’opération de refinancement est assez courante. Elle répond à une rationalité d’amélioration du profil de la dette : le terme du remboursement est allongé, le taux est réduit, et donc le service annuel de la dette est en baisse», dit-il.
«Par ce biais une nouvelle capacité d’endettement peut être dégagée même si le taux d’endettement global augmente. Cette nouvelle capacité d’endettement peut alors être utilisée pour s’endetter un peu plus, poursuit le fondateur de l’ACT. Et d’ajouter : «En outre, le risque de change est mieux maitrisé dans le cas où une dette en euros se substitue à une dette en dollars ; or la parité entre le franc CFA des recettes de l’État et l’euro est fixe».
Abdoul Mbaye souligne que cette opération montre que le Sénégal est à l’écoute des marchés, surveillant les opportunités pour améliorer le profil de sa dette. Selon lui, c’est rassurant car la dette extérieure du Sénégal est importante. Toutefois, il indique que des informations sur les commissions et la charge du remboursement anticipé manquent pour pouvoir se faire une idée précise du coût réel de l’opération.

Professeur Babacar Sène Agrégé d’Economie, (FASEG) : «Le Sénégal est intervenu à un moment favorable sur les marchés»

http://lesoleil.sn Professeur agrégé d’Économie à la Faculté des Sciences économiques et de gestion (Faseg), Babacar Sène, également spécialiste des questions de la dette et de la monnaie, analyse la récente émission d’eurobonds du Sénégal sur les marchés financiers internationaux. Selon lui, les objectifs de cette opération sont assez précis. Il s’agit, rappelle-t-il, du rachat à hauteur de 70 % de l’eurobond de 2014 qui arrive à expiration en 2024 et du financement de la participation du Sénégal dans le développement des projets pétroliers et gaziers. « Le Sénégal a fait des prévisions par rapport à la production du pétrole. Cette levée de fonds devrait permettre d’assurer le financement de ce secteur. Si l’on suppose que, dans le futur, les cours du pétrole vont monter, cette partie des fonds mobilisés à travers cet eurobond peut être un bon financement pour l’économie, d’autant plus que cela permettra de générer de la croissance et facilitera le remboursement de ce prêt », estime le Pr Sène.
Pour le taux d’intérêt d’emprunt, il explique qu’il a été déterminé compte tenu de la signature du Sénégal, du contexte mondial et de son niveau d’endettement. S’agissant de la réponse favorable des investisseurs, le spécialiste évoque l’injection de liquidités par les banques centrales qui a rassuré les investisseurs. D’après lui, le Sénégal est intervenu à un moment favorable sur les marchés. Pour ce qui est du poids de cette dette, si l’on se base sur les données de décembre 2019, le ratio dette eurobond sur dette extérieure totale avoisine 33, 72 %. A. DIAW

Eurobonds : Près de 5, 446 milliards de dollars levés depuis 2009

En 10 ans, le Sénégal a réussi à mobiliser près de 5, 446 milliards de dollars sur les marchés financiers internationaux à travers l’émission d’eurobonds, soit environ 2995, 3 milliards de FCfa. Cette somme a été levée suivant des taux d’intérêt variant entre 4, 75 % à 9, 95 %.
S’agissant des maturités, elles vont de cinq à 30 ans.

EUROBONDS, AVIS DIVERGENTS D’ECONOMISTES

LETEMOIN – Idrissa Yaya Diandy, enseignant chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, et Kadialy Gassama, deux économistes, divergent sur la question des Eurobonds.
Idrissa Yaya Diandy, enseignant chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, et Kadialy Gassama, deux économistes, divergent sur la question des Eurobonds. « Le Témoin » a donc voulu confronter leurs points de vues sur l’Eurobond que vient de lancer notre pays. Lequel vient de réussir à lever sur le marché financier international 508 milliards de nos francs, avec un taux d’intérêt de moins de 6 % sur une maturité finale (durée, pour les non-initiés) de 16 ans. Alors que pour le premier nommé, l’universitaire Idrissa Yaya Diandy, « l’économie nationale sombre peu à peu dans le cercle vicieux de l’endettement qui sert à rembourser des dettes », le second économiste, membre du Parti socialiste, dit voir en ces Eurobonds une marque de confiance que la communauté financière internationale accorde aux perspectives économiques prometteuses du Sénégal, qui sera bientôt un émirat gazier et pétrolier ».
Notre pays, le Sénégal, s’est lancé depuis quelques années dans une opération accélérée de quête des fameux Eurobonds pour financer les différents secteurs de son économie. Une stratégie visant sans doute à bénéficier des taux d’intérêt très faibles dont jouissent des Etats à économie forte, une manière de lever des fonds sans soucis majeurs. Cependant, il est clair que ces emprunts n’emballent pas certains spécialistes des questions économiques qui dénoncent un endettement pour payer des dettes. D’autres de leurs collègues y voient au contraire, s’agissant plus particulièrement de notre pays, « la preuve de l’existence de bonnes perspectives économiques pour le Sénégal ». C’est le cas de l’économiste Kadialy Gassama.
En effet, il se félicite du fait qu’en dépit du contexte sanitaire mondial, du covid 19 et du ralentissement économique subséquent, le Sénégal a réussi à lever sur le marché financier international plus de cinq cents milliards de FCFA au taux d’intérêt de 5, 375% sur une maturité finale de16 ans. Mieux, souligne-t-il, notre pays aurait même pu obtenir un montant beaucoup plus élevée avec un taux de souscription de plus du quintuple des investisseurs internationaux. Ce qui traduit, aux yeux de l’économiste socialiste, un franc succès du Sénégal sur le marché financier international intervenant après l’émission d’obligations du Trésor. Le tout démontrant, selon Kadialy Gassama, « la confiance que la communauté économique internationale accorde aux perspectives économiques prometteuses du Sénégal qui sera bientôt un émirat gazier et pétrolier. Ce même si 68 % de la somme levée au titre des Eurobonds serviront à racheter une partie de la dette du Sénégal ».
A cette émissions d’obligations, commente notre interlocuteur, s’ajoutent la réallocation de droits de tirage spéciaux (Dts) à hauteur de 100 milliards de dollars, en plus d’un reprofilage de la dette globale de notre pays pour une relance plus vigoureuse des économies africaines affectées par le ralentissement de l’économie mondiale post covid19.

KADIALY GASSAMA, ÉCONOMISTE : «Ces Eurobonds démontrent la confiance que la communauté financière internationale accorde au Sénégal»

Toujours est-il que, selon l’économiste rufisquois, avec cette injection en cascade de liquidités réussie par les autorités de notre pays, « il y a de quoi espérer une reprise robuste de la croissance économique et un avenir prometteur pour nos économies africaines respectives ». Ce n’est pas tout puisque, commente encore Kadialy Gassama, la forte souscription d’investisseurs consécutive à l’émission d’obligations d’un pays sur le marché financier international « est un baromètre objectif pour apprécier la bonne tenue d’une économie avec des perspectives intéressantes ».
D’aucuns estiment que l’endettement est une mauvaise politique de relance économique mais Gassama pense le contraire et estime que, « jusqu’à un certain niveau, s’endetter, c’est s’enrichir, lorsque, notamment, l’endettement est utilisé pour financer le développement réel ». Poursuivant, il estime que les pays nantis peuvent aller jusqu’à 15 % voire 18 % de déficit budgétaire pour financer leur endettement, or, nous en sommes pour nos pays à moins de 5 % de déficit dans un contexte sanitaire défavorable.
Conclusion de l’économiste membre du Parti socialiste : « nous pouvons encore aller plus loin car, pour la relance de la machine économique permettant une bonne accumulation interne du capital, rien ne se perd et rien ne vaut l’endettement ». Par ailleurs, dit-il, en période de crise due à des variations exogènes (pandémie, guerre, catastrophes naturelles), l’intervention de l’Etat pour fouetter la machine économique et stimuler la croissance en insufflant de la liquidité, est une option qui a fait ses preuves dans le temps et dans l’espace.

«Jusqu’à un certain niveau, s’endetter, c’est s’enrichir, lorsque, notamment, l’endettement est utilisé pour financer le développement réel».

L’unanimité n’est pas de ce monde, et fort heureusement d’ailleurs pour le pluralisme. Et il n’y a aucun domaine où il y ait un consensus entre les spécialistes sur quelque sujet que ce soit. C’est valable en économie où les théories sont nombreuses et souvent opposées. On ne s’étonnera donc pas de voir un économiste prendre le contrepied de Kadialy Gassama.
Selon Idrissa Yaya Diandy, enseignant chercheur à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, ce qu’il faut d’emblée savoir de ces Eurobonds, c’est qu’ils permettent aux pays de faire appel directement aux investisseurs privés sans passer par les banques ou les institutions internationales. Ce système est certes avantageux, en ce sens qu’il accorde une certaine flexibilité et autonomie dans l’utilisation des fonds, mais aussi il permet de faire face à des situations d’urgence comme c’est le cas actuellement dans notre pays. De plus, enseigne l’universitaire, pour la plupart des pays, le passage par le marché financier, en contournant les intermédiaires, permet d’avoir des conditions d’endettement très avantageuses, parfois avec des taux d’intérêt proches de zéro. Cependant, nuance-t-il, « ces avantages sont loin d’être valables pour les pays en développement qui sont mal notés par les agences de notation, car considérés comme risqués ».

IDRISSA YAYA DIANDY, ENSEIGNANTCHERCHEUR À L’UCAD : « Avec des taux d’intérêt élevés et des emprunts répétés, l’économie sénégalaise sombre peu à peu dans le cercle vicieux de l’endettement… »

En effet, pour le Sénégal, « les taux d’intérêt élevés amènent à se poser des questions sur la pertinence du recours, devenu fréquent (plus de 5 fois en à peine 10 ans), à ce mode de financement. Même si on note une baisse des taux (5, 6 % contre 6, 25 en 2017 et même 6, 75% en 2018), cela rend très onéreux les remboursements, et au final l’économie sombre peu à peu dans le cercle vicieux de l’endettement ». Si l’on se fie aux explications de l’économiste à l’UCAD, il faut savoir que des taux d’intérêt de plus de 6 % sur 20, voire 30 ans, reviennent à rembourser 2 à 3 fois le montant initial de l’emprunt ! Selon Diandy, la conséquence des surendettements à des taux élevés est qu’une bonne partie des ressources engrangées sert à racheter les crédits antérieurs. Ce qui amène encore une fois, ajoute-t-il, à se questionner sur la soutenabilité de l’endettement. Décidément, cet économiste a vraiment du mal à avaler la pilule des Eurobonds qui sont à ses yeux « impertinents » au regard de leur destination mais aussi des taux d’intérêts appliqués. En effet, il soutient que « le Sénégal est arrivé encore une fois à un point tel que la dette sert principalement à éponger la dette, ce qui fait penser à un système de Ponzi, d’autant plus que, à travers diverses sorties contradictoires, mais convergentes, ces Eurobonds vont servir à restructurer la dette du Sénégal en rachetant une partie des Eurobonds précédemment émis et dont l’échéance est proche ».

« Le Sénégal est arrivé encore une fois à un point tel que la dette sert principalement à éponger la dette, ce qui réduit les possibilités d’investissement dans les secteurs prioritaires…»

Selon Diandy, le « reste » va servir à financer les programmes d’urgence, notamment le fameux plan en faveur de l’emploi et les projets gaziers. De son point de vue, tout cela montre combien l’endettement, lorsqu’il n’est pas utilisé à bon escient, peut peser sur les perspectives de développement économique et social. Il résume sa pensée en ces mots : « lorsque les ressources servent à rembourser principalement la dette, cela réduit les possibilités d’investissement dans les secteurs prioritaires tels que la santé, l’éducation, l’emploi, la recherche, etc. ».
En tout état de cause, pour clore ce chapitre, Idrissa Diandy se désole du fait que notre pays, malgré les mises en garde des experts en matière économique, « s’est encore jeté dans la gueule du loup en contractant encore une dette via les Eurobonds ». Quand est ce que notre cher pays va arrêter de s’endetter pour appauvrir les générations futures ? En attendant de trouver une réponse, notons seulement que le Sénégal, comme le souligne d’ailleurs Diandy, est maintenant un habitué des marchés financiers internationaux, étant donné qu’ « il a eu recours à ce type de financement régulièrement depuis 2009 ». Alioune Badara Diallo  |

UN TAUX DE CHÔMAGE DE 16, 7 % AU 4E TRIMESTRE 2020, SELON L’ANSD

Dakar, 4 juin (APS) – Le taux de chômage des personnes en âge de travailler au Sénégal a été de l’ordre de 16, 7 % au quatrième trimestre de 2020, a indiqué une enquête de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
’’Le niveau du chômage des personnes âgées de 15 ans ou plus est évalué à 16, 7% au quatrième trimestre de 2020’’, a notamment rapporté la structure dans une étude consacrée à l’emploi au cours des trois derniers mois de 2020.
Le document consulté à l’APS signale que le chômage a été sur la même période légèrement plus noté en milieu rural où 17, 1% de la population active était au chômage contre 16, 3% en zone urbaine.
Suivant le sexe, le chômage a davantage affecté les femmes (26, 3%) que les hommes (9, 3%) au quatrième trimestre 2020.AKS/OID

PRÈS DE 58 % DE LA POPULATION ACTIVE ONT PARTICIPÉ AU MARCHÉ DU TRAVAIL AU 4E TRIMESTRE 2020 (ANSD)

Dakar, 4 juin (APS) – Plus de la moitié de la population en âge de travailler (57, 9 %) a participé au marché du travail au quatrième trimestre de 2020 au Sénégal, a révélé une enquête de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD)
’’Plus de la moitié (57, 9%) de la population en âge de travailler (âgée de 15 ans ou plus) a participé au marché du travail au quatrième trimestre de l’année 2020’’, d’après les résultats d’une enquête nationale sur l’emploi portant sur les trois derniers mois de l’année écoulée.
Le document consulté à l’APS souligne que la participation au marché du travail a varié suivant le milieu de résidence, avec un taux de 59, 4% en milieu urbain, contre 56, 0% en milieu rural et le sexe (il est de 67, 6% pour les hommes et de 48, 6% pour les femmes).
S’agissant du niveau d’emploi, l’enquête a conclu que la population en emploi était constituée des employeurs et travailleurs pour compte propre ainsi que des salariés.
’’Plus du tiers (43, 3%) de la population en âge de travailler a eu un emploi. Le taux d’emploi est plus élevé en milieu urbain avec un niveau de 47, 7% contre 37, 9% en milieu rural’’, a fait savoir l’ANSD en signalant que les différences les plus importantes étaient observées entre les hommes et les femmes.
Pour les premiers, le taux d’emploi est de 56, 2% contre 31, 1% pour les femmes.
Concernant l’emploi salarié, au quatrième trimestre, plus du tiers de la population en emploi (39, 3%) est salarié, a-t-on fait observer.
Dans le même temps, l’étude a fait ressortir des écarts importants suivant le sexe, avec un taux d’emploi salarié des hommes de 46, 6% contre 26, 9% pour les femmes.
Ces écarts ayant été plus accentués suivant le milieu de résidence, avec un taux d’emploi salarié de 49, 2% en milieu urbain contre 24, 1% en zone rurale.
Au quatrième trimestre 2020, les aides-familiaux ont constitué une composante importante de la main-d’œuvre au Sénégal en ayant représenté 8, 5% de la main-d’œuvre, relève le rapport.
Il ajoute que sur la même période, en milieu rural, 15, 2% de la main-d’œuvre était constitué d’aides-familiaux et concernait davantage les femmes (9, 8%) que les hommes (7, 5%).AKS/OID

QUATRIÈME TRIMESTRE 2020/ENQUÊTE NATIONALE : Les impacts de la Covid-19 sur l’emploi au Sénégal

Libération Sénégal online A l’instar de ce qui s’est passé dans les autres pays, la Covid-19 a eu un sérieux impact sur le marché du travail au Sénégal. En témoignent les résultats de l’enquête nationale menée par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (Ansd) lors du quatrième trimestre 2020.
Au Sénégal, la pandémie de la Covid-19 est apparue au mois de mars 2020. Face à ce problème de santé publique, le gouvernement a adopté en urgence une batterie de mesures telles que l’interdiction de toutes les manifestations publiques, la fermeture des frontières aériennes et terrestres, la suspension des enseignements dans les écoles et universités, la réduction du nombre de passagers dans les véhicules de transport public, l’interdiction des déplacements interurbains, la déclaration de l’état d’urgence et l’instauration du couvre-feu pour freiner la propagation de la pandémie du coronavirus. Ces mesures, aussi efficaces soient-elles, du point de vue de la lutte sanitaire, ont des effets sur les conditions de vie des ménages et sur les moyens d’existence de ces derniers plus particulièrement à travers les répercussions sur le marché du travail.
Les résultats de l’analyse du marché du travail, montrent que près de 7 personnes occupées sur 10 (67, 6%) ont été impactées par la pandémie. L’impact a été plus important en milieu urbain où 71, 9% des personnes occupées sont concernées contre 61, 9% en zone ruraux. Par rapport au sexe, la pandémie a plus affecté les hommes (70, 0%) que les femmes (63, 6%).

7 personnes sur 10 ont été impactées.

Par rapport au statut dans l’occupation, les employeurs et les indépendants non agricoles sont les plus impactés par la pandémie. En effet, 88, 9% des employeurs et 81, 2% des indépendants non agricoles ont déclaré avoir été impactés par la Covid-19. S’en suivent les apprentis et stagiaires et les salariés avec des proportions respectives de 66, 8% et 62, 5%. Les indépendants agricoles sont les moins touchés avec une proportion de 58, 1%.
La restriction dans les transports publics et l’interdiction des déplacements interurbains ont largement impacté le secteur du transport et l’entreposage. En effet, 88, 1% des acteurs qui s’activent dans ce secteur ont déclaré avoir été impacté par la pandémie. Avec la suspension des enseignements dans les écoles et universités, l’instauration du couvre-feu et l’interdiction des rassemblements, c’est l’hébergement et restauration (84, 8%) et l’enseignement (83, 5%) qui viennent respectivement en deuxième et troisième position des branches d’activité les plus impactées par la pandémie.
En outre, près de 80% des acteurs du secteur du commerce et réparation ont été impactés par la pandémie. L’agriculture (50, 4%) et les activités spécialistes des ménages (29, 8%) sont les secteurs les moins touchés par la pandémie.
Par rapport à la nature de l’impact, 83, 4% des travailleurs affectés ont déclaré avoir été contraints de travailler moins d’heures que d’habitude (60, 3%) ou d’arrêter voire de fermer leur activité (23, 1%).

2, 1% des travailleurs ont perdu leurs emplois.

Par ailleurs, il faut noter que 2, 1% des travailleurs ont eu à perdre leurs emplois, 6, 9% ont été obligés de prendre des congés. D’un autre côté, 3, 3% des travailleurs ont été obligés de travailler plus d’heures que d’habitude.
En termes de durée des contraintes et/ou changements de situation vécus, 74, 5% des travailleurs ont déclaré être restés dans cette situation pendant au moins 3 mois dont 29, 8% pendant au moins 5 mois. Cependant, la durée varie selon la nature de l’impact. En effet, parmi les travailleurs obligés de faire moins d’heures que d’habitude, 51, 5% ont déclaré que cette situation a duré de 3 à 4 mois et 23, 3 % ont évoqué une durée 5 mois ou plus. Pour ceux qui ont été obligés de prendre un congé, 40, 4% ont déclaré que cette situation a duré 1 à 2 mois et pour 38, 8%, le congé a porté sur 3 à 4 mois. S’agissant des arrêts ou des fermetures d’activité, 76, 1% ont déclaré une durée d’au moins 3 mois et pour les pertes d’emploi, elles sont évoquées sur une durée d’au moins 3 moins par 86, 7% des travailleurs.
Pour les autres situations, ils sont généralement plus de 70% des travailleurs à avoir déclaré les avoir vécues pendant au moins 3 mois.
Concernant les causes des fermetures et d’arrêts des activités, 45, 5% des personnes concernées les lient aux mesures prises par le gouvernement. Pour près du tiers (32, 2%), elles sont occasionnées par des raisons économiques (baisse de la demande, manque d’intrant, de matériel ou de capital). Pour 9, 4% des personnes affectées, les arrêts sont consécutifs aux restrictions de voyager, de livrer des produits ou des services. L’insécurité ou la crainte de la maladie est évoquée comme cause par 8, 8% des personnes concernées par des fermetures et arrêts des activités.
Les arrêts d’emplois rémunérés sont surtout liés à des situations d’attente d’un rappel. En effet, 45, 7% des personnes qui ont arrêté leur emploi ont déclaré qu’ils sont en attente d’un rappel. Les renvois ou licenciements ont été évoqué par 14, 5% alors que 8, 2% ont déclaré avoir quitté leur emploi. Les arrêts liés à la nature saisonnière, temporelle ou occasionnelle de l’emploi sont évoqués par 13, 5% des personnes.

69, 3% des travailleurs ont gagné moins que d’habitude.

La pandémie a aussi affecté les revenus des travailleurs. En effet, 69, 3% des personnes en emploi ont déclaré avoir gagné moins que d’habitude et 20, 9% ont déclaré avoir perdu la totalité de leur revenu à cause de la pandémie, soit un total de 90, 2% de la population en emploi qui a vu ses revenus issus de l’emploi impactés par la pandémie.

65 000 EMPLOIS : “LES PREMIERS CONTRATS SERONT SIGNÉS CE MOIS”

http://www.emedia.sn Annoncés au mois de mai 2021 dans le cadre du programme d’urgence pour l’emploi des jeunes, les premiers CDD (contrats de deux ans renouvelables une fois) sur les 65 000 emplois, seront signés avant la fin du mois de juin. L’assurance est donnée par le directeur de l’Emploi, Modou Fall, invité de l’émission ’’Pencum ndaw ñi’’, animée par Migui Marame Ndiaye, sur iRadio. Dié BÂ

UNE LOI SUR L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE ADOPTÉE PAR LES DÉPUTÉS

Dakar, 4 juin (APS) – Les députés ont adopté vendredi, en séance plénière, un projet de loi d’orientation relatif à l’économie sociale et solidaire (ESS), a constaté l’APS.
La discussion générale, démarré un peu avant 12 H, a été ouverte par le président de l’Assemblée nationale Moustapha Niasse, en présence de la ministre en charge de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire, Zahra Iyane Thiam.
Revenant sur l’esprit de cette loi, la ministre a souligné la nécessité ’’de lever certaines contraintes’’ relatives notamment à l’absence de ’’cadre juridique’’ pour accompagner le dynamisme de l’économie dite informelle.
’’Avec cette nouvelle loi, les entrepreneurs sociaux seront mieux libérés des inégalités créées par le système d’économie de marché’’, a déclaré la ministre lors de son face à face avec les députés.
Zahra Iyane Thiam a par ailleurs salué certaines ’’innovations’’ attendues avec cette loi, parlant par exemple ’’de définition des termes en usages dans le secteur, d’identification de la typologie des acteurs et parties prenantes de l’ESS, la création de mesures fiscales et douanières au profit des acteurs de l’ESS’’, entre autres.
Elle a toutefois précisé que cette nouvelle loi n’avait pas vocation à apporter une réponse aux financements, ’’elle vise plutôt à mettre en place un cadre réglementaire, de gouvernance de l’économie sociale et solidaire’’.
Il s’agit, a-t-elle signalé, d’un modèle entrepreneurial, prenant en compte les préoccupations liées par exemple à la facilitation de l’accès à la formalisation aux groupes vulnérables.SMD/AKS/ASB

MOUNIROU SY APPELLE À BRISER LES CHAÎNES ET À QUITTER LE CFA

http://www.emedia.sn L’Afrique doit procéder à une rupture totale de la chaîne de dépendance à l’occident. C’est ce que prône Mouhamadou Mounirou Sy. Le Constitutionnaliste, Maître de conférence à l’Université Iba Der Thiam de Thiès a défendu cette idée de souveraineté entière du continent noir dans son dernier ouvrage intitulé : ’’Les Sirènes de Gao’’.
Invité à l’émission le Jury du Dimanche (JDD), ce 6 juin 2021, M. Mounirou Sy a appelé les Africains à être ’’debout’’.
Pour aspirer à une vraie souveraineté, estime-t-il, les États africains doivent briser les chaînes qui les lient à l’occident. ’’ Comme disait Tata Nana dans un ouvrage de Aminata Traoré, quand on est debout, on occupe moins de place. Si on est couché, on occupe plus d’espace. Si on est debout, on a tendance à marcher et qui marche avance”, a-t-il personnifié.

“Quitter le CFA, une question de souveraineté’’

La souveraineté rime avec une indépendance économique. Or, pour lui, le retard de l’Afrique est en grande partie lié à sa dépendance économique. C’est pourquoi, l’auteur des ’’Sirenes du Gao’’ appelle à repenser le modèle économique. ’’ Il faut revoir ce que l’on appelle, la clé de voûte de l’économie : la monnaie. Il faut quitter le CFA’’, a-t-il déclaré.
L’Enseignement chercheur estime que “tous les avantages que le CFA donne ne sont que l’arbre qui cache la forêt. Les inconvénients sont multiples et mille fois plus importants que le peu davantage qu’il donne aux Africains’’. Pour justifier sa thèse des inconvénients du CFA, M. Mounirou Sy ne manque pas d’exemples. Selon lui, les pays francophones d’Afrique centrale et ceux de l’ouest sont les deux parties les moins développées du continent. ’’Il y a un facteur parmi ceux qui justifie cet état de fait : la monnaie. On partage la même monnaie et on est sous développé. Aujourd’hui, le Kénya s’en va. Les pays maghrébins nous dépassent de loin”, assure-t-il, en donnant l’exemple du Maroc.
“Actuellement, le Maroc reçoit des émigrés espagnols qui viennent travailler chez eux. L’Afrique doit commencer par rompre cette chaîne. Celui détient les cordons de la bourse, détient le pouvoir de commandement. Deuxième chose, essayer de nous libérer des institutions de Breton Woods : FMI, Banque Mondiale. Khadafi avait un grand programme pour que l’Afrique soit indépendante par rapport à ça. Ces institutions ont un agenda qu’elles déroulent sinon l’Afrique n’aura pas d’aides ni d’accompagnements. Avec également leur valeur. À chaque fois que ces institutions vous prêtent de l’argent, elles intègrent la notion genre. Promotion du genre. Le genre on sait. Ce n’est pas seulement l’homme et la femme, mais également l’autre qui est entre les deux”, a-t-il déclaré. Babacar FALL & Abdoulaye SYLLA (photos)

KOLDA : CRD SUR LA COMMERCIALISATION DES PRODUITS AGRICOLES

Kolda, 05 juin (APS) – La ministre du Commerce, des Petites et Moyennes entreprises a présidé samedi à Kolda un Comité régional de développement (CRD) consacré à la commercialisation des produits agricoles.
Aminata Assaome Diatta a souligné la nécessité d’une ’’bonne organisation’’ et d’un engagement des acteurs afin de ’’faciliter la commercialisation’’ des produits agricoles.
La ministre a exhorté le cadre régional piloté par le gouverneur à ’’avoir toutes les informations relatives à la disponibilité des produits afin de pouvoir aider à leur commercialisation’’.
Sur la fermeture de la frontière guinéenne qui impacte sur l’approvsionnement du marché de Diaobé, la ministre a assuré que les deux Etats sont en train de trouver des solutions au problème
Concernant la hausse des prix de certaines denrées, Aminata Assome Diatta a rappelé que le rôle de l’Etat est de ’’jouer à l’équilibre’’.
’’Il y a depuis 1994 la libéralisation des prix sauf pour les denrées de premières nécessité qui sont encadrées par l’Etat. Mais nous avons le rôle d’être au juste milieu entre les consommateurs et les entreprises’’, a t-elle délaré.
Elle a expliqué la hausse du prix de la viande par l’augmentation du prix de l’aliment de bétail tout en assurant que son département traille à trouver une solution au problème de concert avec les acteurs du secteur.MG/OID

PROJET DE RESILIENCE DES COMMUNAUTES VULNERABLES : «Yellitaare-1», en chiffres et en réalisations

http://www.sudonline.sn Le projet «Yellitaare» qui a accompagné les populations les plus vulnérables dans les départements de Matam, Ranérou, Kanel et Podor, depuis 2016, a été clôturé hier, vendredi 04 juin, dans les locaux du Building administratif Président Mamadou Dia. Une occasion pour les partenaires de dresser un bilan «satisfaisant» de «Yellitaare-1» et, en même temps procéder au lancement d’une deuxième phase du projet pour consolider le travail déjà accompli. Sous l’égide de l’UE, la phase 2 de «Yellitaare» sera déployée dans d’autres régions et sera financée par le royaume espagnol
Le projet «Yellitaare», qui a démarré en 2016, pour une durée de 4 ans, a été clôturé hier, vendredi 4 juin 2021, au Building administratif Président Mamadou Dia. Selon les acteurs et partenaires, le projet a aidé plus de 230.000 bénéficiaires directs et indirects, plus de 250.000 enfants et plus de 50.000 femmes dans les départements de Podor, Matam, Ranérou et Kanel, à recevoir des soins, un suivi nutritionnel, un accès aux services de santé et à la protection sociale.
Financé par le Fonds fiduciaire de l’Union Européenne (UE) à hauteur de 06 milliards de francs Cfa, Yellitaare-1 a produit des résultats signifiants notamment la construction de 4 unités pastorales qui sont des pôles de développement économique, de 50 classes d’alphabétisation centrées sur la nutrition, 1500 petits ruminants mis à la disposition de 475 ménages vulnérables, 104 hectares agricoles aménagés et 04 unités de transformations de riz, entre autres.
 Un bilan «satisfaisant» que salue l’ambassadrice de l’Union Européenne au Sénégal. «C’est un grand succès d’abord à travers les multiples réalisations dont 230.000 bénéficiaires qui ont pu avoir accès à la nutrition et la santé de base», se félicite Irène Mingasson. Elle a aussi rappelé l’utilité et l’importance de ce projet. «L’émergence ne peut se faire sans que des sujets aussi fondamentaux que l’insécurité alimentaire ne soient réglés et Yellitaare nous a montré que c’est possible».
Pour le secrétaire général adjoint du gouvernement, venu représenter Abdoulatif Coulibaly, le secrétaire général du gouvernement, le modèle «Yellitaare» peut certainement être passé à l’échelle nationale et devrait être étendu à d’autres régions. «Une analyse est en cours pour permettre non seulement de consolider ce qui a été fait mais d’élargir l’opération «Yellitaare» dans d’autres départements du Sénégal, afin de continuer à aider les populations à être résilientes et de prendre en charge convenablement le bien-être des enfants et des femmes en particulier», déclare Alioune Badara Diop.
En attendant, une deuxième phase du projet a été lancée, à l’occasion. Concernant Yellitaare-2, un financement de 1, 9 milliard de Francs Cfa a été décaissé par l’Agence Espagnole de Coopération Internationale au Développement (AECID), jusqu’en 2023.
Selon l’ambassadrice du royaume de l’Espagne au Sénégal, Olga Cabarga Gomez, la coopération espagnole a décidé de continuer avec la phase 2 pour consolider le travail. La cérémonie s’est déroulée en présence d’Abdoulaye Ka, secrétaire exécutif du Conseil National de Développement de la Nutrition (CNDN), en plus des diplomates européennes Irène Mingasson et Olga Cabarga Gomez et de d’Alioune Badara Diop.

SAINT-LOUIS-OUVERTURE DE LA PREMIÈRE ÉDITION DE LA FOIRE INTERNATIONALE AGRICOLE DU NORD : Le Haut-Commissaire de l’OMVS invite à préserver les ressources en eau du Fleuve Sénégal

http://www.sudonline.sn C’est le barrage de Diama qui a abrité hier, vendredi 4 Juin, la cérémonie de lancement officiel de la première édition de la Foire Internationale Agricole du Nord (FIAN) qui se tient sur le même site. Une foire à laquelle prennent part plusieurs acteurs du secteur agricole allant des entreprises aux bailleurs de fonds. Une occasion saisie par le Haut-Commissaire de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), Ahmed Diane Séméga, pour interpeller les populations sur la nécessité de préserver les ressources en eau du Fleuve Sénégal fortement agressées de tout bord.
Ayant pour marraine l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) qui fête cette année ses 50 ans d’existence, la première édition de la Foire Internationale Agricole du Nord (FIAN) a ouvert ses portes hier, vendredi 4 Juin, et ce, pour trois jours, au niveau du site du barrage de Diama.
C’est sur initiative de la structure Sahel Découverte du promoteur touristique Jean Jacques Bancal en collaboration avec la Société de Gestion du Barrage de Diama (SOGED) de l’OMVS. Une occasion pour les acteurs du secteur agricole d’exposer leurs produits, services et matériels dans les stands mis en place sur le site de la Foire, mais aussi d’échanger avec les autorités administratives et locales et les bailleurs de fonds sur les problématiques de l’heure, et les opportunités qu’offre le secteur agricole dans cette partie Nord du pays. Lequel secteur est en plein essor dans la vallée du Fleuve Sénégal, à en croire les différents acteurs venus en masse prendre part à cette première édition de la FIAN.
L’objectif visé par les organisateurs de cette Foire Internationale Agricole du Nord est de valoriser la production agricole et mettre à la disposition des acteurs du matériel et des produits agricoles (semences, engrais…), et convaincre les bailleurs afin qu’ils investissent dans ce “secteur d’avenir”.
S’adressant à la presse en compagnie des organisateurs et des autres partenaires de cette FIAN, le Haut-Commissaire de l’OMVS, Ahmed Diane Séméga, après s’être réjoui de l’organisation de ce rendez-vous du secteur agricole qu’est la FIAN, s’est appesanti sur la nécessité pour les populations de préserver les ressources en eau du Fleuve Sénégal. “L’eau du Fleuve Sénégal est en danger car elle est agressée de tout bord. Il est urgent aujourd’hui d’agir pour éviter le pire. Il faut obligatoirement changer de comportement pour mieux la préserver”, a-t-il affirmé tout en insistant sur le caractère de vulnérabilité de la ressource en eau du Fleuve Sénégal. C’est ainsi qu’il y a prôné la pérennisation de cet événement, et l’utilisation de la ressource qu’est l’eau du Fleuve Sénégal pour assurer et promouvoir le développement économique du bassin.
Pour le Coordonnateur de la FIAN en l’occurrence Jean Jacques Bancal, “l’agriculture c’est l’avenir, et l’objectif est de construire l’avenir avec tout le monde”. D’où d’ailleurs l’idée, selon lui, d’organiser ce grand rendezvous du secteur agricole. Cette première édition de la FIAN a vu également la présence du représentant du Ministre de l’Hydraulique du Sénégal, du Secrétaire général du ministère malien du pétrole et des mines, du maire de Diama, du représentant du Port autonome de Dakar et de l’APIX, les différents partenaires de cette FIAN 2021

MANQUE DE FORMATION, DE CADRE D’EXERCICE ET FAIBLE CAPACITE ORGANISATIONNELLE : Ces contraintes au développement de l’artisanat !

http://www.sudonline.sn Le manque de formation, le manque de cadre d’exercice et la faible capacité organisationnelle constituent entre autres les principaux obstacles au développement du secteur de l’artisanat au Sénégal. C’est du moins l’avis du professeur Sanoussi Diakité. Il intervenait hier, vendredi 4 juin, lors d’un panel organisé par le Cosec à la Foire internationale des produits africains (Fipa) et portant sur le thème : « Artisanat et industrie : comment bâtir un cercle vertueux »
Le manque de formation constitue un frein au développement du secteur de l’artisanat au Sénégal. C’est l’avis du professeur Sanoussi Diakité. Il passait en revue les atouts et les contraintes de l’artisanat au Sénégal hier, vendredi 4 juin, lors d’un panel organisé par le Cosec à la Foire internationale des produits africains (Fipa) et portant sur le thème : « Artisanat et industrie : comment bâtir un cercle vertueux ». « On dit que la formation fait de l’innovation une force productive. On est intelligent, mais quand on n’est pas formé, on exploite mal son potentiel. Donc la qualification professionnelle est très importante. C’est la conformité à une norme de travail », a-t-il indiqué. La faible capacité d’organisation est aussi une entrave au développement de l’artisanat.
D’après Sanoussi Diakité, 79% des artisans travaillent individuellement. « Cela est une faiblesse, un handicap pour la bonne marche du secteur », ajoute-t-il. Enfin comme autre obstacle, il évoque le manque de cadre d’exercice. Selon lui, seuls 20% des artisans disposent de leurs propres ateliers de travail.
A côté de ces faiblesses, l’ancien directeur de l’Onfp a fait ressortir quelques atouts dont dispose le métier d’artisanat. Il s’agit, dit-il, de la proximité avec le besoin, la créativité et l’esprit d’entreprise. « L’artisan est à proximité des populations. Il connait l’essentiel des besoins des populations. Ce qui facilitera son travail. La nécessité est mère d’inventions. L’esprit d’entreprise est naturel dans l’artisanat. Les gens n’attendent pas qu’on les mettent dans l’entreprise pour travailler », indiquet-il.
Pour terminer, il soutient que l’artisanat doit s’améliorer soi-même afin d’être à un niveau standard qui lui permet de développer ses propres capacités et sa propre évolution vers l’industrialisation Le directeur général du Cosec Mamadou Dionne trouve que le Sénégal est en train de faire des progrès énormes en matière d’industrialisation.
Selon lui, en 2012 le Sénégal était à 1030 unités industrielles et aujourd’hui, le pays capitalise plus 1900 unités. A son avis, le cap vers l’industrialisation est une option mais il faut réfléchir davantage sur comment l’industrie porte l’artisanat.

Compétitivité et emploi des jeunes : le Sénégal et la Banque Mondiale paraphent 2 accords de financement d’un coût de 150 milliards de Francs CFA

https://www.dakaractu.com Le ministre des finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, a procédé le 04 juin, à la signature, avec Monsieur Nathan Belete, Directeur des Opérations de la Banque mondiale au Sénégal, de deux accords de financement relatifs au programme gouvernemental « accélérer la compétitivité et la création d’emplois » et au projet de gestion des eaux fluviales et d’adaptation au changement climatique.
Au total, ce sont des financements d’une valeur de 280 millions de dollars, soit plus de 150 milliards de Francs CFA qui ont été signés avec les partenaires de la Banque mondiale. Ce niveau d’engagement des partenaires de l’institution financière, relève le ministre, Abdoulaye Daouda Diallo, traduit manifestement la confiance dans les politiques publiques du Sénégal au profit du bien-être de ses concitoyens.
Il a annoncé que très prochainement et après l’accord du Conseil d’administration de la Banque mondiale, obtenu le mardi 02 juin, un accord de financement sera matérialisé pour l’acquisition de vaccins contre la Covid-19 pour un montant total de 134 millions de dollars, soit 72 milliards de francs CFA dont la moitié, soit 36 milliards, sera sous forme de don, donc sans remboursement.
À cela, s’ajouteront des ressources pour le cadastre et la sécurisation foncière à hauteur de 80 millions de dollars, soit 43 milliards de francs CFA dont la moitié sera un don ; 15, 7 millions de dollars, soit 8, 4 milliards de francs CFA en soutien au pastoralisme.

Le ministre des finances et du budget a également assuré de la poursuite du programme de bourses de sécurité familiale avec des ressources de l’ordre de 110 millions de dollars, soit 59 milliards de francs CFA, y compris près de 38 milliards FCFA en don.

Au total, le Sénégal conclura 898 millions de dollars, soit environ 484 milliards de francs CFA de financement avec la Banque mondiale durant l’année fiscale en cours, ce que le ministre, Abdoulaye Daouda Diallo considère comme un montant record dans les relations de financement du pays avec l’institution de Bretton Woods.
Le gouvernement du Sénégal a magnifié à sa juste valeur l’approbation par la Banque mondiale, à travers ce partenariat, du Projet de Gestion des Eaux Pluviales et d’Adaptation au Changement Climatique (PROGEP 2), avec un financement de 155 millions de dollars, soit 83 milliards de Francs CFA, pour réduire les risques d’inondations dans la région de Dakar et améliorer les capacités de planification et de gestion des risques d’inondation à l’intérieur du pays. Ce financement, explique Abdoulaye Daouda Diallo, matérialise donc la volonté du Président Macky Sall de prendre en charge les préoccupations de la population exprimées depuis l’été 2020.
Le projet impactant qui protégera cent vingt mille personnes (120.000) contre des risques d’inondations. Le PROGEP 2 s’inscrit dans la continuité du PROGEP 1, mis en œuvre entre 2012 et 2019 et qui avait permis de protéger des inondations 167 000 personnes, avec un financement de 90, 6 millions de dollars”, a confié l’autorité.
Fort de l’expérience que le Sénégal a accumulée dans la mise en œuvre du PROGEP 1, le ministre des finances et du budget se dit confiant que la coopération entre le Sénégal et la Banque mondiale dans le cadre de ce nouveau projet portera ses fruits. Le nouveau projet va s’appuyer sur l’implication plus accrue des populations à travers la mise en place des comités de gestion des inondations (COLIGEP) dans les zones de mise en œuvre.
C’est une dimension inclusive qui est à saluer et qui participera à la pédagogie de l’action publique, pour ainsi renforcer l’esprit de coopération des populations, mais aussi l’acceptation communautaire du projet, sans laquelle aucune bonne perspective n’est envisageable.

Le second accord que le ministre a signé concerne un financement de 125 millions de dollars (80 milliards de FCFA) pour le Projet pour l’emploi, la transformation économique et la relance au Sénégal (ETER).

Cette initiative du Gouvernement vise à améliorer la compétitivité de l’économie, les capacités des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) et les investissements du secteur privé. Les ressources sont destinées à l’accélération de la création d’emplois des jeunes.
Selon Abdoulaye Daouda Diallo, le programme ne cible pas seulement les PME formelles, il vise aussi à soutenir les petites entreprises informelles, en prenant ainsi en compte le secteur privé national dans sa globalité. L’adoption des technologies, l’amélioration de la productivité ainsi que la promotion des exportations seront des axes forts qui permettront d’atteindre les objectifs fixés, a-t-il ajouté.
Pour arriver à ses fins, le programme opportun à l’heure actuelle, utilisera des canaux dédiés tels que le système de garantie partielle de crédit, l’accès au financement à long terme, ainsi que les subventions de contrepartie.
Conformément aux directives du chef de l’Etat qui a instruit le Gouvernement d’accentuer les initiatives en faveur de l’emploi des jeunes, cet appui financier viendra donc appuyer la mise en œuvre du Programme « XËYU NDAW GNI ».

Le gisement gazier de GTA opérationnel en 2023 (ministre)

APS-L’exploitation du gisement de gaz naturel de Grande Tortue-Ahmeyim, aux larges du Sénégal et de la Mauritanie, sera effective en 2023, a assuré vendredi le ministre sénégalais des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo.
gaz Sénégal’’Si tout se passe comme nous l’avons prévu, l’exploitation de ce gaz que se partagent le Sénégal et la Mauritanie, va effectivement démarre à partir du second semestre de l’année 2023’’, a-t-il déclaré en marge de la cérémonie de signature de deux accords, relatifs à l’emploi des jeunes et la lutte contre les inondations.
Le ministre répondait à une interpellation sur l’opportunité de la levée d’un eurobond de 775 millions d’euros, soit 508 milliards de FCFA sur le marché financier international, auprès de créanciers.
Le Sénégal a procédé, mercredi, à la fixation du prix d’une nouvelle émission eurobond (obligations souveraines) portant sur 775 millions d’euros, soit 508 milliards de FCFA, avec un taux d’intérêt fixe de 5, 375 % sur une maturité finale de 16 ans, indique un communiqué reçu à l’APS.
Selon Abdoulaye Daouda Diallo, les fonds ainsi obtenus, seront ’’exclusivement utilisés pour le rachat d’environ 70 % de l’eurobond de 2014, exigible à trois ans de l’échéance et libellé en dollars par de nouveaux titres en euros, ainsi que le financement de la participation du Sénégal dans le développement des projets pétroliers et gaziers’’.
Il a sur ce point fait observer que l’Etat du Sénégal, n’a pas encore atteint le seuil d’entêtement fixé à 70% dans le cadre de la l’Uemoa, contrairement à ce qui est avancé par certains.
Ce qui est important, a-t-il dit, ’’c’est la capacité de l’Etat à rembourser et non le niveau d’endettement qui dans l’ordre normal de tout gouvernement qui veut aller de l’avant’’.
Le ministre des Finances a sur ce point renseigné qu’avec retour sur investissement attendu, en perspective de l’exploitation de la Grande Tortue-Ahmeyim et celui du gisement pétrolier de Sangomar, le taux de la dette va ainsi passer de 68, 8% à 56%, en 2025.
Il a par ailleurs fait savoir que le chef de l’Etat a donné des instructions fermes pour que ’’tout ce qui est consommation intérieure en termes de gaz de pétrole soit produite et finalisée au Sénégal. Cela selon lui, aura des répercussions positives sur le prix de l’électricité et sur toute l’économie, d’une manière générale’’.

Wave traine Orange devant l’ARTP

https://www.xibaaru.sn La bataille entre Orange et Wave est lancée. Le système de transfert d’argent annonce avoir saisi l’autorité de régulation des télécommunications et des Postes (ARTP).
En effet, les clients de Wave ne peuvent pas acheter du crédit orange sur la plateforme de l’entreprise. Pour se faire entendre, cette dernière a décidé de saisir l’Artp.
« Nous avons saisi le régulateur aux fins d’un arbitrage sur cette affaire et lui faisons totalement confiance pour qu’une décision équitable puisse être prise. Wave reste déterminée à fournir des services financiers inclusifs et très abordables pour tous et nous espérons très bientôt pouvoir vous proposer à nouveau l’achat de crédit Orange », a-t-elle indiqué.

ORANGE MONEY, FREE MONEY, WAVE : LA GUERRE DES PRIX !

https://challengeseconomiques.com Les consommateurs sénégalais ont fini d’adopter l’utilisation de la monnaie électronique avec les Etablissements de Monnaie électronique (EME), autorisés par la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Aujourd’hui, les différents acteurs des EME se livrent à une concurrence sans merci sur les tarifs proposés à la clientèle.
La stratégie de prix mise en place par l’opérateur Wave a fini, si l’on peut dire à pousser Orange Money à revoir à la baisse les frais, qu’il appliquait sur les transferts d’argent via sa plateforme.Poussé sans doute par le service américain jusque dans ces derniers retranchements, en proposant à 1% de frais de la somme envoyée, l’opérateur Orange s’est accommodé. Désormais, Orange Money propose des frais plus légers et ce depuis le mardi 01 Juin 2021.
En effet, pendant longtemps, leader incontesté du marché de transfert d’argent, Orange Money a vu ces dernières années, Wave prendre davantage de volume, jusqu’à arriver à lui soustraire un bon nombre de clients. Pour arrêter l’hémorragie, ce service de l’opérateur Orange a décidé de se rebiffer. De ce fait, Orange money a décidé de baisser ses frais pour le retrait d’argent. C’est ainsi que pour tout retrait entre 2000 FCFA et 30000 FCFA par exemple, les frais s’élèvent maintenant à 270 FCFA, au lieu de 1400 FCFA auparavant.
Pour tout retrait d’argent entre 50000 FCFA et 99999 FCFA, les frais s’élèvent à 300 FCFA au lieu 2600 FCFA. Les frais appliqués par Orange money avec cette baisse sont à moins de 1%, sur cette première tranche. Pour tout retrait de 100000 FCFA à 200 000 FCFA, les frais sont à moins de 0, 7%, alors qu’ils pouvaient aller jusqu’à 20 000 FCFA, pour retirer une somme de 1 500 000 FCFA. D’ailleurs, à en croire le Président de SOS consommateurs, Me Masokhna Kane, l’opérateur téléphonique historique (Orange) n’avait plus le choix. Il déclare que « Orange ne l’a pas fait de son propre gré, il a été contraint. Ils ont vu qu’ils étaient en danger et ils avaient intérêt à baisser les tarifs qui étaient excessifs ». C’est le marché qui a obligé Orange Money à diminuer ses tarifs a-t
il indiqué. .D’un autre point de vue, d’autres pensent que ce n’est pas suffisant même si, l’opérateur a fait des « efforts remarquables » au niveau des tarifs car, Orange est l’opérateur principal du Sénégal. En réalité, pour le spécialiste numérique, Emmanuel Diokh, on ne peut pas parler de baisse mais, plutôt d’une révision des tarifs. En effet, soutient –il ; « les frais sont encore élevés par rapport aux autres opérateurs ». Il poursuit en expliquant que «Si on prend par exemple le transfert de 50000 FCA, ils ont réparti les charges entre l’envoyeur et le récepteur. » Même si on additionne les deux indique M. Diokh « le coût n’égale pas celui de Wave.»

Baisse des tarifs : Une aubaine pour la clientèle

Suite aux baisses des tarifs, les clients se réjouissent du changement exceptionnel des prix des transferts d’argent. « Pourquoi les réclamer, ils sont là pour aider le peuple Orange Money et Wari, c’est très chère. Pour un transfert de 5000FCFA, les frais s’échelonnent à 400 FCFA. Il faut vous mettre à la place de celui qui envoie 100.000 FCFA. « Certains opérateurs sont en train de tuer les Sénégalais, contrairement à Wave, qui pour un transfert de 5000 FCFA, n’applique comme frais que 50 FCFA seulement », explique Mohamed Ba.
Cependant, d’autres personnes se posent la question à savoir : pourquoi Wave n’a pas encore ouvert ses propres points de transfert comme le font Wari, Free Money Orange Money et autres.
Ils s’interrogent sur la fiabilité des transferts, mais également sur la constance des tarifs.Aminata Ka

Transferts d’argent : 30.000 prestataires menacés

https://www.xibaaru.sn Concurrence déloyale sur les transferts Wave-Orange : Les 30 000 prestataires, qui risquent de perdre leurs emplois, dénoncent.
Pour ne pas sombrer, les prestataires ont saisi l’ARTP pour une intervention urgente.

Voici, l’intégralité de leur lettre.

« Je viens par ce mail plaindre contre Orange Money (OM) et Wave pour leur concurrence déloyale sur le marché du transfert d’argent au Sénégal.
En effet, ces deux opérateurs risquent d’amener plus de 30 000 jeunes entrepreneurs sénégalais au chômage. Ces deux opérateurs (OM et Wave) donnent :
un plan de commissionnement désastreux qui ne permet pas aux prestataires de subvenir à leur charges liés à leurs personnels, leur loyer, leur connexion. Ce qui est déplorable.
des changements de contrat à tout moment qui les lie avec le prestataire sans consultation de la 2ème
des services gratuits non commissionnés comme les ventes de woyofal, des transferts,
des arnaques permanentes sans suites de la part des opérateurs sans solutions de ses opérateurs, sans remboursement,
des coupures de contrats à l’encontre nos collègues prestataires.
Le but de nos correspondances est de nous aider avec ces opérateurs, qui ne respectent plus les lois du marché en concurrence pure et parfaite à fixer des tarifs minimums éligibles, raisonnables et respectés par tous les opérateurs disponibles et un commissionnement approprié afin de sauvegarder le métier de prestation de service au Sénégal.
Nous vous sollicitons aussi à contraindre ces opérateurs de ne plus changer les contrats sans l’aval des deux parties prenantes ».Signé : Cheikh Niang, Prestataire

MALMENÉ PAR LA CONCURRENCE Orange money enchaine la baisse de ses prix…mais ne convainc toujours pas les Sénégalais

https://jotaay.net Orange money n’en pouvait plus. Le service de transfert d’argent et de paiement mobile du groupe Orange est malmené depuis quelque temps par la concurrence. Alors, pour continuer d’exister, Orange money enchaine les innovations. Le service de transfert d’argent a annoncé une baisse drastiquede ses tarifs. Seulement, les Sénégalais qui avaient fini d’adopter Wave, à cause des tarifs exorbitants que proposaient Orange money, ne semblent toujours pas convaincus.
Sur un marché concurrentiel, les entreprises cherchent à distinguer leurs produits et services par rapport à la concurrence. Pour le consommateur, cela signifie plus de choix, et la possibilité d’opter pour le rapport qualité-prix qui lui convient le mieux. Conscients de cela, les Sénégalais n’attendaient qu’une occasion pour changer de service de transfert d’argent. Alors quand Wave est venu sur le marché, nos compatriotes n’ont pas hésité à tourner le dos au service de transfert la Sonatel.
Devant cette saignée due à une fuite de sa clientèle, Orange money a commencé à revoir sa copie. Et c’est là tout le mérite de Wavequi a poussé Orange money à revoir ses prix. En effet, malmenée par Wave qui, avec ses prix, s’est attiré en peu de temps une bonne part de marché, Orange money continue de baisser ses prix.

Des baisses, mais sans impact

En l’espace de quatre mois, la société française a, à deux reprises, revu ses tarifs. En février dernier, au plus fort de la saignée, Orange money a pris la décision de fixer des frais d’envoi de 1% à partir de 100.000 FCfa. Seulement la mesure n’a presque pas eu d’impact sur la configurationdu marché et sur la position des Sénégalais d’aller chercher moins cher ailleurs. Normal si l’on sait que peu de Sénégalais envoient régulièrement des montants supérieurs ou égaux à 100.000 FCfa.
Il fallait donc aller plus loin. Alors avant-hier, Orange money est revenu à la charge avec de nouveaux tarifs très attractifs. Il s’agit d’abord d’une baisse de 80% sur les frais de retrait d’argent et transfert avec code. Mais aussi de 2 envois sans frais chaque jour jusqu’à 2000 FCfa alors que pour les factures, c’est du 1%.
Mais, si ces nouvelles offres sont alléchantes, ce n’est pas pour autant qu’elles convainquentles Sénégalais. Mais s’il en est ainsi, c’est parce que malgré tout, la baisse n’est pas encore au niveau de la concurrence, notamment de Wave. En effet, nombreux sont les Sénégalais qui ne peuvent pas accepter de devoir payer pour retirer de l’argent de leur propre compte.

Wari aussi s’y met, sans gros succès

Chez Wave, par exemple, le client paye 1% sur tous les envois. Mieux, chez Wave on ne demande pas au client de payer pour retirer son propre argent. En ce qui le concerne, Wari, après quelques mois de difficulté, est revenu avec des offres aussi alléchantes. Le plus important : les frais d’envoi fixés désormais à 0, 9%.
Sur internet, notamment sur les réseaux sociaux, bon nombre de Sénégalais ont tenu à dire aux Community-Managers d’Orange qu’ils ne sont toujours pas convaincus. Les Sénégalais ont d’ailleurs largement commenté les nouvelles offres de Orange money avec beaucoup d’humour en chambrant le service de transfert d’argent et de paiement mobile du groupe Orange en chantant les mérites de la concurrence.

Les internautes raillent Orange

Alors que pour certains de nos compatriotes, cette baisse sans aucun encadrement de l’État est plus que scandaleuse. «Ce qui se passe dans ce pays est extrêmement grave, à la limite aberrant.Comment peut-on passer de 350 FCfa de frais pendant plus de10 ans pour atterrir à 25 FCfa et tout cela au vu et su de l’État qui estcensé réguler un marché même si ce marché est libéral», regrette cet internaute du nom de Khalil Guèye.
En définitive, Orange money doit se le tenir pour dit : la façon la plus simple de conquérir des parts de marché est d’offrir un meilleur prix. Sur un marché concurrentiel, les prix sont tirés vers le bas. C’est un avantage pour les consommateurs, mais pas uniquement : les entreprises sont encouragées à produire si plus de gens ont les moyens d’acheter leurs produits, ce qui stimule l’ensemble de l’économie.Sidy Djimby NDA

OUAKAM : La première micro-forêt urbaine de Dakar inaugurée

Libération Sénégal online Irène Mingasson, ambassadrice de l’Union européenne (Ue) au Sénégal a procédé, ce jour, à l’inauguration de la première micro-forêt urbaine de la ville de Dakar, située dans le quartier de Ouakam. En appui à l’initiative de l’association Ecolibri, l’objectif de cette action est de récupérer des espaces pollués et/ou encombrés de la capitale et de les transformer en « poumons verts ».
Ces espaces de verdures et de biodiversité permettront, à terme, de réduire la pollution, de stocker du carbone et d’améliorer les conditions de vie des habitants de la capitale. Cet événement s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de l’Environnement qui a pour thème cette année « la restauration des écosystèmes ».
La cérémonie s’est déroulée en présence de Mme Soham El Wardini, maire de la ville de Dakar, et de M. Haidar el Ali, militant écologiste et ancien ministre de l’Environnement.
Les dernières photos prises récemment depuis la station spatiale internationale par l’astronaute français, Thomas Pesquet, montrent à quel point la capitale sénégalaise et la presqu’île du Cap Vert manquent d’espaces verts. Cette mini-forêt de 1 300 arbres, sur la corniche à Ouakam, s’inspire de la méthode du botaniste japonais Akira Miyawaki. Les forêts urbaines permettraient de capter 40 fois plus de carbone et pousseraient dix fois plus vite que les forêts conventionnelles en développant beaucoup plus vite la biodiversité

LE DELTA DU SALOUM A PERDU PLUS DE 25% DE SES SUPERFICIES COUVERTES (MINISTRE)

Toubacouta, (fatick) 6 juin (APS) – La dégradation du Delta du Saloum, une zone éco-géographique située dans de département de Foundiougne (Fatick), a atteint plus 25%, a déploré, samedi, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdou Karim Sall.
’’Ici dans la zone éco-géographique du Delta du Saloum, qui héberge sur 64000 ha, l’une des plus belles formations de mangrove du Sénégal, la dégradation a atteint depuis 1980, plus de 25% des superficies couvertes’’’’, a dit M. Sall.
Il s’exprimait lors de la cérémonie officielle de la Journée mondiale de l’Environnement dont le thème de l’édition 2921 est ’’Restauration des écosystèmes’’.
’’Cette situation s’explique surtout par une exploitation abusive des ressources procurées par les mangroves qui jouent un rôle primordial dans le développement socio-économique local’’’, a-t-il expliqué en présence des autorités administratives et locales de la région.
Il a souligné que ’’la préservation des écosystèmes et la restauration des espaces dégradés nous interpellent plus que jamais’’, rappelant les ’’importants efforts’’ déployés par le Sén égal entre 2012 et 2020.
Sur cette période, a-t-il souligné, ’’6 nouvelles aires marines communautaires protégées (AMP) ont été créées en plus du classement inédit depuis plus de 50 ans, de 9 nouvelles forêts’’.
’’Toutes ces actions viennent renforcer l’opérationnalisation du PSE Vert, (…) initiative majeure, qui au-delà, de sa dimension environnementale, offre l’opportunité d’intensifier la reforestation durable du territoire national et de créer des milliers d’emplois verts pour la jeunesse de notre pays’’, a dit le ministre..
A ce propos, il a réitéré l’ambition de l’Etat de recruter prochainement 10000 jeunes pour appuyer les efforts de lutte contre la déforestation, les feux de brousse, contre le péril plastique qui ’’est une grave menace pour nos écosystèmes et la santé des populations’’.
Le thème de cette édition, “Restauration des écosystèmes”, est ’’un appel au rétablissement de l’harmonie dans notre relation avec la nature’’, a estimé Abdou Karim Sall
Il s’agit aussi d’un appel à la mobilisation générale pour intensifier l’action en faveur de la restauration des écosystèmes dégradés à l’échelle mondiale, a t-il dit.
Selon lui, ’’c’est aussi une invite à une prise de conscience individuelle et collective pour relever les défis pressants auxquels l’humanité fait face, notamment la pandémie du Coronavirus et le changement climatique’’.
Avant la cérémonie officielle de la JME, le ministre a procédé à l’inauguration du siège de la Mutuelle d’épargne et de crédit de la Réserve communautaire du Delta du Saloum dans la commune de Toubacouta.
Il a égélement effectué une visite au niveau de la réserve privée de Fathala.AB/OID

Match Sénégal-Zambie : la Senelec s’explique sur la coupure d’électricité

https://www.xibaaru.sn Lors du match Sénégal vs Zambie, ce samedi 5 juin, il y a eu une coupure d’électricité d’au moins 30 minutes. Selon le directeur d’exploitation du système des achats au niveau de la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec), cet incident survenu à la mi-temps est dû à une défaillance des groupes électrogènes qui étaient tombés en panne. Idrissa Traoré précise que des recherches sont en cours pour situer la cause de cette coupure.
La Senelec n’a pas mis trop de temps pour réagir à la coupure pour le moins inattendue lors du match amical Sénégal – Zambie. “Lors du match, Senelec avait pris les dispositions, notamment à travers des notes d’exploitation et également une permanence qui était au niveau du stade“, a-t-il d’emblée déclaré sur Rfm.

Défaillance

Selon M. Traoré, à la mi-temps, il y a eu une défaillance au niveau du groupe électrogène lors d’un appoint en carburant. . Et de préciser que pour ce genre d’événement de cette nature – match -, les groupes électrogènes fonctionnent en base et le réseau de Senelec y vient en secours.

Investigations

Pour rassurer les amateurs du ballon rond, le directeur d’exploitation du système des achats au niveau de la Société nationale d’électricité du Sénégal a annoncé que “les équipes de Senelec sont en train d’investiguer pour en connaitre la cause” de cet incident.

Réalimentation

“Lors des perturbations, en moins de 30 secondes, le réseau de Senelec a pris le relais. Nous avons basculé automatiquement sur notre réseau grâce aux équipes de permanence qui sont sur place pour réalimenter le stade. Le stade a été réalimenter la minute qui suit. Toutefois, les projecteurs ont pris quelques minutes pour pouvoir retrouver leur éclairage compte tenu de leur spécificité“, a-t-il conclu

CORONAVIRUS : 49 NOUVELLES INFECTIONS ET 01 DÉCÈS

Dakar, 6 juin (APS) – Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a rapporté, dimanche, 49 nouveaux cas de coronavirus et 01 décès recensés au cours des 24 dernières heures.
Ces nouveaux cas proviennent des résultats de 1869 tests réalisés, soit un taux de positivité de 2, 62%, a indiqué le ministère dans son bulletin quotidien sur l’évolution de la pandémie.
Parmi ces nouvelles contaminations, il y a 19 cas contact suivis par les services sanitaires et 30 issus de la transmission communautaire répertoriés à Dakar (26) et dans les autres régions (04).
Le ministère a annoncé que 53 patients suivis ont été déclarés guéris tandis que 05 cas graves sont pris en charge par les services de réanimation.
Un (01) décès a été enregistré, samedi.
Depuis le 2 mars 2020, le Sénégal a comptabilisé 41 680 cas positifs dont 40 281 guéris, 1 146 décès et 252 patients encore sous traitement.
Concernant la vaccination, le ministère a rapporté que 464 250 personnes ont été vaccinées depuis le 23 février.OID

Les médicaments vont retrouver leurs prix d’origine dès lundi, annonce le syndicat des Pharmaciens

https://www.pressafrik.com Les prix des médicaments qui ont connu une hausse considérable dans les officines ces dernières semaines. Ce vendredi 04 mai 2021, le Syndicat des Pharmaciens privés du Sénégal apporte une bonne nouvelle pour les citoyens en annonçant le retour des prix d’origine à partir de lundi 07 juin.
Dans un communiqué parvenu à PressAfrik, ledit syndicat indique que le ministère de la Santé, l’administration douanière, les grossistes répartiteurs et les instances « travaillent sur une solution définitive à ce problème récurrent qui dure depuis des années »

L’APPORT DU SECTEUR PRIVÉ A LA COUVERTURE DU RISQUE MALADIE (SUITE ET FIN)Par Dr Mohamed Lamine LY

III- QUELLE PLACE POUR LE SECTEUR PRIVÉ ?

Il faut reconnaître que, dans nos pays, le secteur public doit demeurer la locomotive du système sanitaire, ayant à ses côtés, un secteur privé venant en appoint dans la mise en œuvre d’une politique sanitaire globale définie par les autorités gouvernementales.

A-Préalables

Pour que cette exigence ne reste pas un vœu pieux, il faudrait que certains préalables soient satisfaits :
-Le système public de soins doit être fort et bénéficier de la confiance des citoyens, ce qui suppose des ressources humaines, financières et matérielles de qualité,
-L’État doit jouer son rôle de régulation pour empêcher l’intrusion de logiques mercantilistes au sein des hôpitaux, centres de santé et postes de santé publics,
-L’État doit garantir l’équité en rendant les soins de santé géographiquement et financièrement accessibles,
-Les structures privées doivent faire l’objet de procédures d’accréditation pour la satisfaction de normes de qualité minimales et bénéficier de supervisions régulières.

B-Rationalisation de la prise en charge sanitaire

Elle est indispensable à cause de l’impossibilité pour notre système sanitaire déjà très mal en point de sortir victorieux de la bataille contre la maladie. Notre statut de pays à faibles revenus devrait nous imposer d’adhérer aux stratégies préventives et promotionnelles.
Il devient, en effet, de plus en plus évident que les professionnels de santé font face à une recrudescence des complications des maladies non transmissibles, communément désignées sous le vocable de « services à soins coûteux ».
On peut notamment citer les insuffisances rénales chroniques, la maladie coronarienne pouvant aller jusqu’à l’infarctus du myocarde, les accidents vasculaires cérébraux, les cancers
Pour faire face à cette transition épidémiologique où les infections transmissibles sont de plus en plus éclipsées par les maladies chroniques, il est impératif, que sur toute l’étendue du territoire national, les populations puissent avoir accès à des services de prévention, de dépistage et de prise en charge précoce des pathologies les plus fréquentes pour réduire significativement le nombre de cas nécessitant une prise en charge de niveau tertiaire.
 La carte sanitaire établie par les autorités gouvernementales, en rapport avec les collectivités territoriales, devrait définir l’organisation de l’offre de soins aussi bien publique que privée.
Dans le même sens, l’acquisition d’équipements notamment ceux dits “lourds”, devrait être soumise à une procédure renforcée d’autorisation, en vue d’un maillage pertinent et cohérent du territoire national, qui aille au-delà de logiques purement commerciales.
C’est ainsi que les autorités sanitaires devraient inciter les structures (para)médicales privées à ne pas se cantonner aux seules activités curatives mais à s’impliquer dans la mise en œuvre des autres programmes de santé nationaux à visée préventive et promotionnelle.

C-Nécessité de réformes du système de protection sociale

La protection sociale, en plus d’atténuer les inégalités d’accès aux soins, peut permettre aux ménages d’accéder plus facilement aux soins de santé primaires surtout ceux promotionnels et préventifs moins coûteux, notamment les suivants :
nutrition, pesées, vaccinations chez les enfants
prévention des grossesses non désirées ou précoces, des IST…, chez les adolescents,
suivi pré- et postnatal, espacement des naissances, lutte contre la stérilité, gestion de la ménopause, dépistage de cancers… chez les femmes,
prévention des maladies chroniques chez les personnes âgées, qui paradoxalement semblent être les exclus du système, surtout ceux relevant de l’IPRES ou résidant en zones suburbaine / rurale.

C’est pourquoi, nous faisons les quelques propositions suivantes, loin d’être exhaustives :

Revaloriser la prime annuelle de la CMU pour une meilleure qualité des soins,
Promouvoir la signature de conventions entre mutuelles de santé et structures médicales privées,
Favoriser la mise en place d’une tarification forfaitaire au profit des couches vulnérables (enfants, femmes enceintes, personnes âgées)
Favoriser l’accessibilité financière dans les structures médicales privées au profit des personnes non prises en compte par l’assurance médicale obligatoire (ascendants du 1er degré jeunes adolescents majeurs mais encore dépendants),
Promouvoir le système des mutuelles complémentaires,
Mettre en place un système de certification et de contrôle des structures médicales privées,
Promouvoir la collaboration entre cadres médicaux et paramédicaux et œuvrer progressivement à la fusion de structures médicales et paramédicales
Respecter le droit des travailleurs à l’assurance médicale, en veillant à la mise en place des institutions de prévoyance maladie dans les entreprises,
Respecter les normes de couverture (IPM obligatoire pour toute entreprise comportant au moins 100 travailleurs ou obligation d’adhérer à une IPM déjà existante ou de se regrouper au sein d’une IPM interentreprises)
-Corriger, le cas échéant, les problèmes de gouvernance et de gestion des IPM, (implication des membres adhérents, transparence, contrôle effectif…)
Instaurer une compétition loyale et éviter les pratiques de rabattage de clientèles
Combattre les fraudes à l’assurance (bénéficiaires clandestins, revente des médicaments, fausses prescriptions …)
Plaider pour la signature de conventions entre l’IPRES et les cabinets, cliniques, structures d’aide au diagnostic privés se trouvant dans les quartiers

Conclusion

L’évolution de la demande de soins, qui devient de plus en plus complexe, exige une meilleure coordination non seulement entre les santés humaine et animale, mais aussi entre les secteurs public et privé au profit du plus grand nombre.
C’est dans ce sens qu’il devient impératif de concilier l’aspect lucratif de la médecine privée avec l’exigence du service public.Dr Mohamed Lamine LY Cabinet médical Sancombao Grand-mbao sancombao@gmail.com

LE MALI SUR LE CHEMIN DE LA CENTRAFRIQUE SORTIR DU FACE A FACE UNILATÉRAL POUR LE MULTILATÉRALISME Par Diagne Fodé Roland

Le cycle des guerres impérialistes pour contrôler les matières premières stratégiques a conduit à l’assassinat crapuleux de Khadafi et la destruction de la Libye par l’OTAN, bras armé de la françafrique, l’eurafrique et l’usafrique alliées à Al Al-Qaïda financé par les monarchies des pétrodollars et a jeté le Sahel dans un cycle d’occupation militaire sous le prétexte de “lutte contre le terrorisme”.
Le Mali et tout le Sahel ont été mis sous coupe réglée de l’occupation armée des terroristes fascistes d’AQMI et des séparatistes de “l’Azawad” soutenus en sous main par l’impérialisme français.
D‘abord appelé “Serval” du nom de cet animal qui pisse pour délimiter sa zone d’influence, puis “Barkhane” du nom de ces dunes de sables qui se déplacent dans le désert au gré des vents pour tout ensevelir, les opérations françaises et celle d’Afrikom se sont étendues tout le long du Sahel de la Mauritanie au Tchad. Seuls le Nigeria et le Cameroun dans leur bras de fer avec Boko Haram ont résisté aux sirènes d’une collaboration – soumission à l’occupation militaire des impérialistes Occidentaux. Le Mozambique vient de rejeter la présence militaire française pour sécuriser le pétrolier Total suite aux attaques terroristes à Palma.
Au Mali militairement occupé, une fois la manipulation des effets traumatisants des “pick-up djihadistes déferlant sur Bamako” estompés suite au diktat français empêchant l’armée et l’administration malienne de mettre pied à Kidal, à la tuerie de Bounti d’un mariage de civils par l’aviation française, à l’accord humiliant d’Alger imposé par la diplomatie française qui fait la part belle aux séparatistes, au soutien aux chefs d’états corrompus et serviles à la françafrique successifs et l’inefficacité française sur le terrain de la “lutte contre le terrorisme”, le pays a commencé à connaître un affrontement entre les partisans de la soumission unilatérale à la françafrique, l’eurafrique et l’usafrique et les partisans du multilatéralisme adossé à la souveraineté nationale.
Le face à face unilatéral avec l’impérialisme français, ses valets de la zone monétaire coloniale CFA et du club des présidents de la CEDEAO est de plus en plus contesté par des forces nationales qui ont besoin de pouvoir choisir librement d’autres partenaires pour faire face aux graves problèmes du séparatisme et du terrorisme.
Le multilatéralisme consécutif à la souveraineté nationale est une nouvelle exigence qui traverse toute la société, les classes sociales et les différentes institutions maliennes y compris l’armée.
C‘est ainsi que le double jeu de l’impérialisme français est de plus en plus démasqué et le peuple exige de plus en plus la fin de la corruption des gouvernants et le départ de l’armée française.
Les mobilisations populaires contre le régime néocolonial ont été l’occasion de débarrasser le Mali des ex-autocrates, d’abord feu ATT, puis Dioncounda, ensuite IBK dont la répression a causé au moins 25 morts, ce qui a contraint l’armée à le contraindre à démissionner.
C‘est la même corruption qui sévit au Mali depuis l’insurrection populaire de 1991 qui a mis fin à la dictature fasciste de Moussa Traoré assassin du père de l’indépendance malienne, Modibo Keita. Alpha O. Konaré, puis ATT, Dioncounda incarnent la “démocratie” du “festin des brigands” selon le titre d’un des ouvrages de Issa N’Diaye militant de gauche de ce pays, le Mali, qui porte le nom du glorieux Empire fondé au 13éme siècle.
Bien entendu l’impérialisme français, qui soutient ouvertement le coup d’état au Tchad où la junte militaire a piétiné la Constitution qui confère au président et aux vice-présidents du parlement, en cas de vacance du pouvoir, le pouvoir légal de diriger la “transition”, a dénoncé comme un “coup d’état” la démission du président et du premier ministre de la transition au Mali qui n’ont pourtant pas respecté la charte de celle-ci. Il y a là deux poids deux mesures flagrant aussitôt suivi des menaces de sanctions du club des présidents laquais de la CEDEAO. Ce à quoi le Conseil Constitutionnel du Mali a répondu en validant la nouvelle présidence de la transition qui a demandé au M5/RFP, le front à l’origine des mobilisations populaires, de désigner un premier ministre et un gouvernement qui respecte la charte et les institutions de la transition telles qu’elles ont été adoptées avec l’objectif d’organiser au bout de 18 mois de transition des élections démocratiques.
La situation sécuritaire se double dans le pays d’une crise économique qui frappe très durement les populations et les travailleurs alors que tout le monde peut constater qu’au Mali il y a des milliardaires qui se sont enrichis en volant les deniers publics, ce qui a conduit l’UNTM, la centrale syndicale, a lancé la grève générale pour une redistribution salariale en faveur des travailleurs.
C‘est dans un tel contexte que Macron lors de son sommet “France – Afrique sur la dette africaine” exige des ex-président et premier ministre de la “transition” de retirer, ce qui est une infraction totale de la charte de la transition qui leur réserve deux ministères (défense et intérieur), de la liste du gouvernement les deux ministres du CNSP.
Pas étonnant que l’armée réagisse en exigeant la démission du président et du premier ministre de la transition considéré comme “traîtres à la charte de la transition”, ce qui permet au vice-président militaire, Assimi Goïta, de devenir président de la transition, ce que le Conseil Constitutionnel du Mali a confirmé.
Les cris d’orfraie de Macron et de Le Drian ministre des affaires étrangères condamnant ce qu’ils appellent un “coup d’état” à Bamako en oubliant de qualifier ainsi le vrai coup d’état de N’Djamena est une supercherie dont les peuples africains, surtout le peuple malien ne sont pas dupes. Même les Conseil de Sécurité de l’ONU saisi par la France officielle, qui se mêle comme au temps béni des coLonies de ce qui ne le regarde pas, rejeté toute sanction contre le Mali tout en demandant le respect de la “transition”. C’est encore une fois le club des chefs d’états de l’UMEOA (zone CFA) et de la CEDEAO qui exécute les basses besognes au service des impérialistes Occidentaux en suspendant le Mali.
La situation malienne actuelle, même si elle exige une grande vigilance des forces patriotiques, est une conséquence du bras de fer montant entre partisans de la continuité néocoloniale françafricaine et partisans d’en finir avec l’enclos servile qu’est la françafrique. L’occupation militaire françafricaine, eurafricaine et usafricaine a démontré qu’elle ne sert pas la “guerre contre le terrorisme”, mais la sécurisation de la mainmise sur les richesses du sol et du sous sol african pour les entreprises monopolistes de la France, de l’Europe et des USA.
Le Mali est sur le chemin sinueux de la Centrafrique qui desserre progressivement l’étau de la mainmise unilatérale de la françafrique, de l’eurafrique et de l’usafrique en développant une coopération économique avec la Chine Populaire et militaire avec la Russie bourgeoise.
Le multilatéralisme de la Centrafrique inquiète Paris au point qu’il fallait se débarrasser du dictateur Déby du Tchad traumatisé par le syndrome libyen. L’impérialisme français en perte de vitesse économique et stratégique pousse le Tchad à devenir l’instrument d’une provocation guerrière contre la Centrafrique de la françafrique.
Il faut que la jeunesse patriotique se mobilise pour le RESPECT DU DROIT DU PEUPLE, DE L’ÉTAT MALIEN DE DÉCIDER SOUVERAINEMENT D’EXERCER SA COOPÉRATION MULTILATÉRALE ÉTAPE VERS LA SOUVERAINETÉ NATIONALE ET POPULAIRE. Impérialisme françafrician, eurafricain et usafricain hors du Mali de Modibo Keita, Tiémoko Garan Kouyaté et de Soudjata Keita.03 Juin 21

REDECOUPAGE ADMINISTRATIF DE DAKAR ET ERECTION DE KEUR MASSAR EN DEPARTEMENT : Des zones d’ombre subsistent toujours

http://www.sudonline.sn L’érection de Keur Massar, commune de Pikine, en 46ème département du Sénégal, avec son lot de redécoupage administratif dans certaines localités de la région de Dakar, suscite toujours des interrogations chez certains observateurs. Mystère et boule de gomme sur certaines questions, notamment celle portant sur le chef-lieu de département ou encore du type de Conseil dont bénéficierait Keur Massar
Créé par décret N°2021- 687 du 28 mai 2021, Keur Massar devenu désormais le 46ème département du Sénégal, est constitué de trois arrondissements. Il s’agit de l’arrondissement de Malika doté des communes de Malika et Keur Massar-Nord, de celui de Yeumbeul constitué des communes de Yeumbeul Nord et Yeumbeul-Sud et de l’arrondissement de Jaxaay couvrant les communes de Jaxaay Parcelles et Keur Massar-Sud. Ainsi donc, il en ressort que l’ancienne commune de Keur Massar a été scindée en deux, à savoir Keur Massar-Nord et Keur Massar-Sud qui se retrouvent dans des arrondissements différents.
L’actuelle commune de Keur Massar-Nord est versée à l’arrondissement de Malika et Keur Massar Sud revient à Jaxaay. La question qui taraude en ce moment l’esprit des observateurs, est de savoir quel sera le cheflieu de département du 46ème département du Sénégal, si ledit département n’a pas vocation de devenir une ville ? Parce que, jusqu’à pré- sent, il n’a pas été fait cas de regroupement de communes pour créer une ville.
Dans le cas où les communes qui composent le tout nouveau département ne présentent pas une certaine homogénéité territoriale, il faudrait en général désigner le chef-lieu du département. La rencontre entre la presse et le gouvernement du jeudi 3 juin dernier, n’a pas permis d’élucider cette question. Par conséquent, impossible de dire quel genre de Conseil bénéficiera le 46ème département du Sénégal, 5ème de la région de Dakar. Y-a-t-il une certaine homogénéité territoriale des communes qui composent le département de Keur Massar au point de créer à l’avenir une ville ? Est-ce que le territoire de la future ville de Keur Massar, si bien évidemment il y a inter-communalisation, correspondra avec celui du département en question ? Doit-on avoir, et un Conseil départemental, et un Conseil de ville, comme c’est le cas à Rufisque, pour lequel les territoires du département et de la ville ne correspondent pas ? Dans les départements de Dakar, Pikine et Guédiawaye, il n’y a que des conseils de ville car les deux territoires coïncident.
A cela s’ajoutent les autres interrogations soulevées dans l’édition de Sud quotidien d’hier, vendredi 4 juin, qui ne font qu’alimenter les suspicions sur les véritables enjeux de ce nouveau découpage territorial, à quelques mois des élections locales. Il s’agit, entre autres du nombre de députés dont doit disposer la nouvelle commune, l’origine dudit quota, l’avenir du conseil départemental Rufisque, etc. Autant de choses qui montrent à quel point la départementalisation de Keur Massar est source de moult zones d’ombre

Thiès/3 ème Mandat : «Je suis hostile à un troisième mandat dans ce monde moderne»(Landing Savané)

https://www.dakaractu.com Le leader du parti And Jëf/Pads, Landing Savané, est apparemment catégorique sur un éventuel troisième mandat au Sénégal et dans le monde. “Moi je suis défavorable à un troisième mandat”, argue-t-il d’un ton sec avant d’enchaîner : “Je suis hostile à un troisième mandat dans ce monde moderne”.
C’était en marge de la troisième assemblée générale du Regroupement des enfants de la garde républicaine (Regar) qui s’est tenue au Camp Tropical de la cité du rail. En effet, selon lui, personne n’est irremplaçable au point de vouloir rester accroché au pouvoir.
“Dans ce monde moderne, les gens doivent comprendre que deux mandats suffisent pour un président. Il (Président Macky Sall) sait ce qu’il a à faire. Nul n’est indispensable, car quelqu’un d’autre peut continuer. Je le dis, je le répète et je ne change pas”, a fait remarquer le leader d’And Jëf/Pads et enfant de la garde républicaine.
Évoquant la question de la perte des valeurs, Landing Savané est d’avis qu’avec la mondialisation, les valeurs se perdent plus qu’elles ne se consolident. “Il ne faut pas faire rêver les gens. Il faut plutôt les armer pour qu’ils se battent pour conserver autant que possible ce qu’ils peuvent conserver sans croire qu’ils vont améliorer les choses difficiles”

Élections Locales 2021 : Le Comité central du PIT donne mandat à ses responsables d’y aller avec ou sans BBY.

https://www.dakaractu.com Le Comité central du PIT-Sénégal s’est réuni le 23 mai 2021 au Centre national de Formation et d’Action de Rufisque (CNFA), sous la présidence du camarade Samba Ndongo, Secrétaire du Comité central.
À cette occasion, un important rapport du Bureau politique a été présenté à la session par le camarade Samba Sy, Secrétaire général du Parti. Ce rapport a porté sur une analyse du contexte mondial, africain et national ; un état des lieux au plan économique, politique et social du Sénégal avant la pandémie et avec l’avènement de celle-ci ; les enjeux des élections territoriales du 23 janvier 2022 et les tâches en direction de celles-ci ; la vie interne du Parti et enfin sur les les tâches du PIT dans la recherche de la paix pour ce qui est de la crise casamançaise.
Relativement aux élections territoriales de janvier 2022, le Comité central recommande au Secrétariat du Parti de demander à la CDS de “proposer l’ouverture de discussions autour des candidatures de la majorité présidentielle en vue de trouver le consensus le plus large possible, en tenant compte des intérêts de toutes les parties prenantes.”
Dans une telle perspective, le PIT estime que “l’extension de l’interdiction des cumuls de mandats doit faciliter les chances de succès.” À défaut de cette “alliance électorale souhaitable”, mandat est donné à chaque coordination du Parti de sceller des alliances électorales au niveau des communes et départements selon les réalités du milieu et dans l’intérêt bien compris du PIT-Sénégal, ” lit-on dans ledit rapport.
En tout état de cause, le Comité Central retient l’organisation, dans les trois mois à venir, d’un forum national des élus locaux du PIT.

Soham Wardini jette son masque : «Taxawu Dakar doit être dirigée par une femme aux Locales»

https://directnewsinfo.com Soham Wardini ne crachera pas sur une candidature à la mairie de Dakar si la coalition Taxawu Ndakaaru venait à porter son choix sur sa personne.
C’est elle-même qui l’a dit en marge du séminaire de renforcement des capacités des femmes conseillères en leadership et en prise de parole en public organisé les 02 et 03 juin derniers par la Ville de Dakar et le Réseau International des Femmes de Métropolis Antenne deDakar (RIFAD). Même si elle s’abstient de déclarer sa candidature puisqu’elle appartient à une coalition qui l’a portée à la mairie de Dakar, elle précise cependant qu’elle ne va pas refuser si ses camarades portent leur choix sur sa personne. «Toutefois si tel n’est pas le cas, je soutiendrai tout candidat porté par la coalition», a soutenu l’édile de Dakar. Interpellée sur une éventuelle candidature à sa propre succession, elle déclare : «Je suis prête à être candidate de Taxawu Dakar. Et, notre liste doit être dirigée par une femme. »
Motif ? « Les femmes gèrent mieux que les hommes. Confiez les mairies aux femmes et vous verrez », a-t-elle plaidé dans Le Quotidien.

Ckeikh Ba : prochain maire de la Médina ? Rude bataille en vue contre Bamba Fall

https://www.dakarposte.com À quelques encablures des locales, la mairie de la Médina est un des enjeux pour conquérir la ville de Dakar. Dans ce vieux quartier, qui a vu naître tant de sommités, Bamba Fall tient bien à rempiler dans ce qui a été le fief du Parti socialiste depuis Arame Diène, son frère Ahmet Diène, en passant par feu Me Birame Sassoun Sy.
Mais aujourd’hui, le parti présidentiel, l’Apr, voudrait bien s’emparer de ce fief socialiste, en mettant en lice l’ex Directeur des Impôts, Cheikh Tidiane Ba.
Ce dernier est un authentique fils du quartier, très respecté et dont la candidature pour la mairie est bien accueillie par les populations. Et, Cheikh Ba a beaucoup de chances puisqu’il est très apprécié par les populations du quartier.
En effet, l’actuel Directeur Général de la Caisse des Dépôts et Consignations mène de nombreuses actions à la Médina et partage toutes les peines et toutes les joies de ses concitoyens.
Celui que ses partisans surnomment affectueusement “Messi” est présent lors des baptêmes et des mariages, participe aux festivités des activités des jeunes et on le voit compatir à tous les événements tristes comme les décès.
“Très adulé par les populations, il semble très bien positionné pour arracher la mairie des mains de Bamba Fall car ce dernier est présenté quelque part comme un traitre à la cause de Khalifa Sall, ancien maire de Dakar destitué à la suite de sa condamnation pour détournement de deniers publics” a laissé entendre un des inconditionnels de Messi lors de la marche qui a viré au vinaigre. Mais lequel d’entre les deux l’emportera ?Les locales, très décisives, qui s’annonce à pas de géants, nous édifieront bien…

Locales à Dakar…Taxawu de Khalifa Sall en danger

https://www.xibaaru.sn Les prochaines élections locales seront rudes en 2022. Beaucoup de tête commencent à s’intéresser au fauteuil de maire de la capitale sénégalaise. La mairesse Taxawu de Dakar, Soham Wardini, veut être candidate à sa propre succession. Elle a brisé le silence lors de la séance de clôture du séminaire de renforcement de capacités des femmes conseillères en leadership et en prise de parole en public, tenu ses derniers jours, à Saly. Ses ambitions se croisent avec celui de l’édile de Mermoz Sacré-Cœur, Barthélemy Dias. La bataille de Dakar va faire mal à la coalition « Taxawu Sénégaal » qui va y laisser quelques plumes.
Barthélémy Dias n’est pas le seul responsable de la coalition « Taxawu Sénégaal » à vouloir briguer la mairie de la ville de Dakar. Celle qui a remplacé Khalifa Sall à la tête de la municipalité de la capitale ne dit pas non à un autre mandat. Lors du séminaire Soham Wardini a affiché ses ambitions. « Je suis prête à être candidate de Taxawu Sénégal. Et, notre liste doit être dirigée par une femme. Les femmes gèrent mieux que les hommes. Donc confiez les mairies aux femmes et vous verrez »,  déclarait l’actuelle maire de la capitale sénégalaise.
Les ambitions de Soham Wardini vont se croiser avec celles du maire de Mermoz Sacré Cœur si elle confirme sa candidature pour la mairie de Dakar. Barthélemy Dias est clair. Il ne laissera personne se mettre entre lui et le fauteuil de maire de la capitale sénégalaise. « Personne ne peut m’empêcher d’être candidat à la mairie de Dakar », est la déclaration de guerre de Dias fils. Cette déclaration est claire et limpide si l’édile de Dakar. Si elle veut rempiler pour un autre, elle devra faire face à un Barth très déterminé.
Alliée à l’ancien maire de Dakar, Soham Wardini a été élue maire de la Ville de la capitale sénégalaise avec le soutien de Khalifa Sall qui a été destitué par le président de la République après sa condamnation à cinq ans de prison pour « détournement ». Si sa candidature est confirmée, Khalifa aura un grand problème. Il devra choisir entre Barth qui l’a toujours soutenu et Soham Wardini qu’il a placé à son poste actuel.
Cette guéguerre interne ne laissera pas la coalition « Taxawu Sénégaal » indemne.
La bataille de la ville de Dakar sera très rude au sein de la coalition « Taxawu Sénégaal ». Membre de cette même coalition, Barthélémy Dias et Soham Wardini ont affiché leurs ambitions pour le fauteuil de la capitale sénégalaise aux prochaines locales fixées au 23 janvier 2022. Mais leurs ambitions sont de véritables problèmes pour Khalifa Sall qui risque de voir « Taxawu Sénégaal » voler en éclat.
Entre Barth le tumultueux et Soham l’effacée, les dakarois vont devoir choisir entre deux candidats d’un même camp. Et ces genres de situation ont toujours profité à un troisième larron. Sauf que dans la situation de Dakar, ce troisième larron est en fait un favori. Le candidat de l’APR pour la mairie de Dakar aura le soutien de la coalition Benno Bokk Yaakar. Donc un duel entre Barth et Soham précipiterait la chute de Taxawu Dakar ;Aliou Niakaar Ngom pour Xibaaru

Locales…Idrissa Seck donne Thiès à Macky

https://www.xibaaru.sn Le 15 février 2019, 10 jours avant la présidentielle qui a vu la réélection de Macky Sall au 1er tour, la chaine anglaise, BBC, qualifiait la participation de Idrissa Seck de « dernière chance » pour cet ancien premier ministre qui voulait rebondir après son échec de 2012. Cette dernière chance anéantie, Idrissa Seck abandonne l’opposition pour rejoindre le pouvoir au lendemain de la présidentielle. Et à la veille des Locales, l’alliance Macky-Idrissa Seck est sur le point de connaitre son épilogue avec l’entente APR/Rewmi pour une liste unique dans la capitale du Rail…Thiès.
Le Rewmi de Idrissa seck est-il prêt pour passer le flambeau à la tête de mairie de Thiès, à son grand allié, L’Alliance pour la République (APR) de Macky Sall ? Le prochain maire de Thiès sera-t-il un membre de l’APR ? Majoritaire à la mairie de Thiès depuis 2002 sans discontinuer même s’il a cédé sa place à l’actuel maire Talla Sylla, Idrissa Seck serait encore disposé à aller plus loin dans ses relations avec son allié au pouvoir en lui laissant le siège de maire de Thiès.
Idrissa Seck qui a sublimé son alliance avec Macky par des pas de danse au Centre International de Conférences Abdou Diouf (CICAD) devant le président de la république et président de l’APR, dont il a qualifié son amitié de « Mbourou ak Sow », une fusion totale, est prêt à franchir un pas important et même décisif dans le processus d’une autre fusion, celle de son parti, le Rewmi avec l’APR. Et les locales vont servir de tremplin pour la réunification des deux partis en vue d’un grand parti présidentiel.
Comme nous l’avions dans nos éditions antérieures, le président Macky Sall et son allié Idrissa Seck sont en train de mettre sur pied, les bases d’un grand parti présidentiel qui va engloutir les partis alliés en vue d’une candidature unique pour la présidentielle de 2024. Et si la candidature du président Macky Sall pose problème ou rencontre des difficultés, alors le candidat de substitution serait automatique Idrissa Seck qui serait le vice-président de ce parti présidentiel.
Et les Locales du 23 janvier 2022 seront les premiers tests grandeur nature de la nouvelle formation présidentielle qui verra le jour avant les élections Législatives. Et les listes présentées à ces élections municipales et départementales constitueront les futures bases de la grande alliance APR-Rewmi et qui pourrait aussi englober l’Alliance des Forces de Progrès (AFP) de Moustapha Niasse et plusieurs autres alliés de Benno Bokk Yakaar.
La surprise des chefs Macky Sall et Idrissa seck sera dévastatrice pour l’opposition qui ne s’y attend pas. Et plusieurs grandes villes pourront basculer dans l’escarcelle de cette nouvelle grande formation présidentielle. Le PDS, ayant senti le danger, a lancé un appel à la formation d’une coalition aux Locales contre la menace Macky-Idy. L’opposant radical Ousmane Sonko du parti « Les Patriotes du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (Pastef) », ne s’est pas encore prononcé sur une coalition aux locales de 2022.

Rufisque -Tête de liste Bby pour la Ville : Seydou Diouf candidat, défie Ismaïla Madior

XALIMANEWS– Seydou Diouf a annoncé, mercredi, ses ambitions pour la Ville de Rufisque sous la bannière de la coalition
présidentielle. «Candidater à la candidature pour Benno bokk yaakaar et diriger la liste pour la Ville», a insisté le Secrétaire général du Parti pour le progrès et la citoyenneté (Ppc) lors d’une réunion d’orientation du parti à son siège, à Rufisque Nord. «Aller vers des élections locales, c’est faire des arbitrages qui prennent en compte l’adhésion populaire autour des différents leaders de la coalition. Nous sommes conscients que les Rufisquois nous attendent, que le 23 jan­vier sera le rendez-vous de Seydou Diouf avec sa ville», a promis le successeur de feu Mbaye Jacques Diop. «Le Ppc n’a jamais rien exigé, ni ministres, ni directeurs généraux, ni chargés de mission. Nos femmes et nos cadres n’ont pas été promus mais, pour autant, nous restons engagés et fidèles dans notre engagement aux côtés du Président Macky Sall», a-t-il indiqué comme argument pouvant faire tourner l’arbitrage en sa faveur. «Je me bats tous les jours à l’Assem­blée nationale pour le succès de la coalition Bby. Des débats les plus épiques, j’étais le seul pour faire face à l’opposition. Sur tous les dossiers sensibles, je suis présent, défendant la vision du Président Macky Sall, la vision de son gouvernement», a-t-il mis dans la balance. Pour avoir constaté une ville plongée «dans un désordre incompréhensible», le président de la Commission des lois de l’Assemblée nationale a estimé que «Rufisque mérite mieux et Rufisque aura mieux parce qu’elle a les ressources pour assurer son développement».
Seydou Diouf a aussi adressé un message taquin à l’ancien ministre de la Justice. «J’ai entendu que mon ami Ismaïla Madior Fall a déclaré sa candidature, je l’encourage. Mais je lui donne rendez-vous sur le terrain», a-t-il défié en assurant une confrontation courtoise entre eux dans ce com­bat. Son potentiel concurrent, l’ancien Garde des sceaux, n’a pas pour l’heure officiellement déclaré sa candidature. Il l’avait conditionnée à l’obtention d’«une masse critique de Rufis­quois» ou même d’une directive venant d’en haut pour passer à l’acte.Le Quotidien

Yeumbeul Sud : Le maire Bara Gaye esseulé

XALIMANEWS : L’actuel maire libéral de Yeumbeul-Sud, Bara Gaye a du pain sur la planche. En plus de l’assaut de sa commune par la mouvance présidentielle, l’édile de Yeumbeul Sud fait l’objet d’un isolement au sein de son parti. Secrétaire général adjoint, l’As renseigne qu’il est zappé du Comité électoral du Pds. Une manière de le pousser vers la démission. Ce qui fait que Bara Gaye jadis «amoureux» des caméras fuit actuellement la presse de peur d’être interpellé sur sa gestion de la mairie.

Saint-Louis : Mary Teuw Niane tire sur le maire Mansour Faye et lance un appel à la jeunesse

https://www.dakaractu.com À qui veut l’entendre, Mary Teuw Niane ne compte pas céder à la pression ni aux tentatives de médiation de son parti ou de certaines personnes pour surseoir à son projet de candidature à la mairie de la commune de Saint-Louis pour les prochaines élections locales. Cela malgré l’appel récent du chef du parti APR et de la Coalition BBY, Macky Sall, aux militants à taire les querelles et de s’unir autour d’une candidature pour les prochaines locales.
L’ancien ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche qui dit tenir à cœur sa candidature à la ville de Saint-Louis, reste plus que jamais déterminé pour battre l’actuel maire Mansour Faye, non moins beau-frère du président de la République. Car pour Mary Teuw Niane, le maire Mansour Faye a fini de “montrer ses limites de par son bilan négatif”.
“Je ne me glorifie jamais d’un travail mal fait. J’aime la perfection. Je veux le meilleur pour Saint-Louis”, lance Mary Teuw Niane au maire Mansour Faye lors d’une émission à la radio ZikFM/Ndar.
L’ancien recteur de l’université Gaston Berger de Saint-Louis qui salue le travail consenti par les anciens maires de Saint-Louis n’a pas manqué de lancer quelques piques à l’actuel maire Mansour Faye. “Ils (les anciens maires de Saint-Louis), ont beaucoup fait sans nourrir des appétences foncières grotesques. Contrairement à un maire qui s’agrippe à la moindre parcelle libre, qui s’adonne à toutes formes de quête de profit allant jusqu’à vendre du lait”, déplore Mary Teuw Niane.
Revenant sur les financements octroyés aux jeunes par le maire Mansour Faye, Mary Teuw Niane lance cet appel à l’endroit des jeunes de Saint-Louis : “Prenez l’argent, il vous appartient, mais dans le silence des urnes, choisissez ce qui est bon pour Saint-Louis”.

Parcelles Assainies : Mbaye Ndiaye fait la paix avec Amadou Ba et lui suggère de ne pas déclarer sa candidature

https://www.pressafrik.com Le ministre d’État Mbaye Ndiaye et l’ancien ministre des Finances Amadou Bâ ont fait la paix. Les deux grands responsables politique Apériste des Parcelles Assainies se sont serrés la main, ce samedi à l’occasion de la conférence religieuse du Réseau ‘’And Liguey’’ des Parcelles Assainies.
« Notre conférence porte sur le thème Equité et Paix. Entre Amadou Bâ et Mbaye Ndiaye, il n’y a aucun problème. Ce sont les gens qui l’interprètent comme ça. Raison de plus, ces deux responsables sont venus ici le prouver devant tout le monde. Ils se sont donnés la main et ont fait la paix. Mbaye Ndiaye considère Amadou Bâ comme son petit frère, Amadou aussi le considère comme son grand frère, son conseiller. Aujourd’hui cela montre qu’ils sont une et indivisible. C’est ce que veut le Président Macky Sall. J’invite également le Maire Moussa Sy à les rejoindre, travailler la main dans la main au côté du Chef de l’Etat Macky Sall », a déclaré Khady Diop Sow Présidente du Réseau des femmes ‘’And Liguey’’ par ailleurs responsable politique de l’Alliance pour la république (APR) au Parcelles Assainies (PA).

“Que personne d’entre nous ne se déclare candidat aux élections”

Prenant la parole, le ministre conseiller Mbaye Ndiaye a appelé les responsables apéristes des Parcelles Assainies à l’unité. Selon lui, aucun d’entre eux ne doit se déclarer candidat aux Locales. Parce que c’est au Président de décider qui sera candidat. « Ce que je veux d’abord ici au Parcelles, c’est rassembler d’abord les militants et militantes de l’APR, pour que le président Macky Sall sente qu’ici au Parcelles Assainies, il y a l’unité, la loyauté, mais aussi l’engagement. Nous devons travailler ensemble pour soutenir le président Macky Sall. C’est pourquoi je dis, personne d’entre nous ne doit se considérer comme candidat à ces prochaines élections. Le candidat, c’est le président Macky Sall qui doit doit le désigner. Donnons-nous la main. Il n’y a pas de place à la division. Entre Amadou Bâ, Mbaye Ndiaye et Moussa Sy, qui nous a rejoins, il n’y a pas de place à la division », a-t-il suggéré.
Le ministre conseiller Mbaye Ndiaye est également revenu sur ses relations tendues avec Amadou Ba. « Nous sommes tous des frères et sœurs. Nous nous devons du respect et de la considération. Je suis là ce soir, pour lever toute équivoque. Il n’y a pas de contradiction entre Mbaye Ndiaye et Amadou Bâ. Nous devons savoir seul, le Président Macky Sall est notre référence. Ce que nous devons faire les uns et les autres, c’est de mouiller le maillot, continuer à travailler. Donnons-nous la main ici au PA, pour que le Président Macky Sall sente qu’ici il n’y pas de problèmes et il n’y en aura pas », dit-il.
Pour rappel, le ministre d’État, Mbaye Ndiaye, lors de l’Assemblée générale des femmes de l’Apr avait invité Amadou Bâ, ex ministre et coordonnateur de l’APR aux Parcelles Assainies à ne pas tenter de concurrencer le chef de l’État Macky Sall. Mais aussi, il lui avait demandé de faire attention aux personnes malintentionnées qui l’entourent. Une rencontre remplie d’échanges houleux et les insinuations subtiles qui donnaient l’air d’une vraie guerre des mots.

RATTACHEMENT DE « MARCHE BOUBESS» A GUEDIAWAYE : Cheikh Dieng tire à boulets rouges sur Macky et Aliou Sall

https://toutinfo.net Cheikh Dieng est en colère ! Le maire Libéral de Djida Thiaroye Kao enrage de voir le chef de l’Etat, par la magie du décret présidentiel, transférer le marché Boubess à Guédiawaye, notamment à la commune de Wakhinane Nimzatt, comme le réclamait, il y a moins d’un mois, Aliou Sall, alors que la Cour suprême avait tranché le différend en faveur de la commune de Djida Thiaroye Kao. 
Le 14 mai dernier, le maire de Djida Thiaroye Kao, suite à une sortie d’Aliou Sall, avertissait que ce dernier voulait profiter de la départementalisation de Keur Massar pour demander le secours de son grand frère Macky Sall, pour lui restituer le marché Boubess. Et que lui et les populations de sa commune, attendaient la réaction de Macky Sall. Celle-ci n’a pas trop tardé. C’est Cheikh Dieng lui-même qui en a fait l’amer constat. ‘’Profitant du tapage de la création du nouveau département de Keur Massar, le président de la République, Macky Sall à subrepticement glissé, dans les annexes, à la page 37, une disposition qui redéfinit les limites de la commune de Djida Thiaroye Kao, qui distrait la partie nord-ouest de la commune pour la rattacher à la commune voisine de Wakhinane Nimzatt’’, déplore-t-il d’emblée, à travers un post au vitriol, sur sa page Facebook.
Prenant le soin de retracer, sur une carte géoréférencée, les nouvelles limites, il a constaté que «la portion ainsi distraite est exactement le ‘’marché Boubess’’, que la commune de Guédiawaye, à travers Wakhinane Nimzatt a tenté, en vain, depuis des années, de lui arracher. Ce qu’Aliou Sall et racine Talla ont obtenu par la magie du décret présidentiel. ‘’Ainsi, le président de la République fait droit à la demande de son petit-frère de maire de Guédiawaye qui n’a eu de cesse, de réclamer cette portion de notre territoire’’, soutient amer, le maire de Djida Thiaroye Kao. L’édile libéral est d’autant plus ulcéré, que cet espace abritant le marché a fait l’objet d’un litige juridique qui a abouti en faveur de sa commune.‘’Ce contentieux avait été soumis depuis 2015, à l’arbitrage de la Cour Suprême qui avait tranché le différend, en notre faveur, sans équivoque’’. Dès lors, pour lui, ‘’en tentant de contourner cet arrêt de la Cour Suprême par la voie administrative, le président de la République fait preuve de manque de respect notoire pour l’autorité de la chose jugée’’.

‘’Macky Sall a montré à quel point il est déterminé à combattre des adversaires politiques qui n’ont que le seul tort de camper dans la loyauté et la dignité’’

Et le responsable du Pds d’enfoncer le clou. ‘’Pire, en essayant de contourner la justice par un décret immoral, Macky Sall a montré à quel point il est déterminé à combattre des adversaires politiques qui n’ont que le seul tort de camper dans la loyauté et la dignité pour combattre sa gouvernance erratique et destructrice de notre République’’, peste Cheikh Dieng. Qui note que ‘’dans la précipitation pour combattre le maire de Djida Thiaroye Kao’’, qu’il est, le chef de l’Etat ‘’a malheureusement oublié de respecter la loi, en l’occurrence le Code des collectivités territoriales, notamment en son article 78 qui lui fait obligation de consulter le Conseil municipal’’. Pour lui, il est clair que le non-respect de cette formalité substantielle ‘’rend nulle et de nul effet la décision’’ rattachant le marché Boubess à la commune de Wakhinane Nimzatt de Guédiawaye. Mais qu’à cela ne tienne, sa commune, affirme-t-il, ne se laissera pas faire. ‘’De toute façon, la population de Djida Thiaroye spoliée et violentée, saura lui apporter les réponses politiques et juridiques appropriées’’, clame le maire. Qui en rajoute une couche : ‘’dans le cas d’espèce, le président de la République, a fait preuve d’incompétence politique et administrative, il en récoltera les fruits amers, ainsi que son petit frère…’’. Pour finir, Cheikh Dieng appelle toutes les filles et les fils de la commune, de quelque bord qu’ils soient, à la résistance face à cette ‘’injustice’’ innommable. Son appel va aussi à toutes les organisations politiques et de la société civile, les organisations des droits de l’homme, dont il souhaite avoir le soutien dans ce combat pour la justice et la dignité d’une population brimée, persécutée et spoliée. L’info

«WAX-WAXET» A L’ASSEMBLEE : Malaw Sow refuse de voter une loi pour faire plaisir à Macky Sall

https://toutinfo.net Le député et président du Conseil départemental de Nioro, fait un virage à 180°. Après avoir clamer qu’il était député de Macky Sall et qu’il voterait toutes les propositions de loi, il a ravalé ses propos hier, à la surprise générale, affirmant qu’il ne voterait plus une loi pour faire plaisir au chef de l’Etat et encore moins, à Moustapha Niasse. 
C’était le fait du jour hier à l’Assemblée nationale ! Le député Malaw Sox du département de Nioro, connu pour être un «baye fall» de Macky Sall, a refusé de voter le projet de loi d’orientation relative à l’économie sociale et solidaire, soumis aux députés, par la ministre Zayra Iyane Thiam. ‘’C’est moi qui avais affirmé ici devant toute l’Assemblée, que je voterai aveuglément tous les projets de loi de l’Etat. Mais aujourd’hui, je reviens sur ma déclaration, je ne vais pas voter ce projet. Car depuis trois ans, on ne se rencontre qu’une fois dans l’année et c’est seulement à cette occasion’’, assène-t-t-il. Et d’ajouter : ‘’Je ne voterai (oui) désormais que les projets de loi qui sont dans l’intérêt des Sénégalais. Je ne voterai plus pour faire plaisir à Moustapha Niasse ou au président de la République Macky Sall. Je ne pense pas que cette loi aille dans l’intérêt du peuple’’, lâche-t-il.
Cette position du député ne devrait pourtant pas surprendre ceux qui le suivent depuis au moins un an. En effet, l’homme semble avoir des comptes personnels à régler avec le chef de l’Etat. Dans des sorties médiatiques, il a plusieurs fois fustigé le fait qu’en tant que membre fondateur de l’Apr, Macky Sall puisse lui préférer aujourd’hui à des transhumants qui le combattaient il n’y a pas longtemps. ‘’Je confirme que Macky Sall a abandonné ses compagnons de la première heure au profit des transhumants. Moi-même j’en sais quelque chose, puisque je suis membre fondateur de l’Apr. C’est moi qui ai implanté Macky Sall à Nioro. (…). Mais aujourd’hui, tout ce qu’il fait à Nioro, il le fait avec les gens qui le combattait et tout ce qu’il donne, c’est à eux qu’il le donne’’, dénonçait-il, entre autres, dans un entretien à Leral, le 17 juin 2020. Deux jours après, à Kaolack, il avait nié toute légitimité aux membres de la commission de discipline qui avait exclu Moustapha Diakhaté. Et l’approche des locales ne fait qu’envenimer la situation. En effet, dans les cercles de l’Apr, on prête à Macky Sall l’intention de dégommer l’actuel président du Conseil départemental de Nioro. Sans doute Malaw Sow, avec cette nouvelle posture, ne compte pas se laisser envoyer à la retraire politique.L’info

Elections Locales : Mimi Touré à l’assaut de Kaolack

https://www.rewmi.com A quelques mois des prochaines élections locales, les partis politiques affutent leurs armes. L’opposition se prépare à défier le président Macky Sall et ses alliés. Mais le Chef de l’Etat va trouver sur son chemin ses anciens alliés à l’instar de l’ancienne première ministre. Aminata Touré, après sa défaite en 2014 à Grand Yoff (Dakar), veut encore tenter le coup en 2022. Mimi lorgne, cette fois-ci, le fauteuil de Mariama Sarr à Kaolack. Sans base politique elle veut créer un exploit pour ses élections.
Mimi Touré qui veut devenir maire de Kaolack prend encore des risques comme lors des locales de 2014. Au soir du 29 juin 2014, les sénégalais avaient lourdement sanctionné le président Macky Sall. Aminata Touré et beaucoup de responsables de la mouvance présidentielle se sont fait laminer lors de ses joutes électorales. L’ancienne présidente du CESE,  alors premier ministre, a été battue, dans son fief à Grand Yoff, par l’ancien maire de Dakar, Khalifa Sall. Une défaite qui lui avait coûté son poste à la primature.
Politiquement Aminata Touré est une nomade politique qui ne pèse rien du tout car pour avoir un poids politique il faut avoir un poste électif. Et la ville qu’elle veut conquérir a déjà un maitre. La région de Kaolack « appartient » politiquement à Mariama Sarr.
Mimi Touré aura du mal à faire basculer le fauteuil de Mariama Sarr. Même Serigne Mboup, le président de CCBM et fondateur du « cœur de ville de Kaolack » a plus de chance à Kaolack que Mimi Touré.
La bataille de Kaolack aura bien lieu pour les Locales. Mariama Sarr et Serigne Mboup ont verrouillé la région de Kaolack. Et il n’y a pas de place pour un troisième larron. Mimi Touré aura du mal à asseoir un véritable bastion politique dans quelconque endroit du Sénégal, car le nomadisme politique au Sénégal ne fait pas recette en Afrique.

LANDING SAVANÉ : «LES SÉNÉGALAIS CHOISISSENT DE PLUS EN PLUS LA FACILITÉ»

http://www.emedia.sn Accroché par le correspondant d’Emedia à Thiès, l’ex-ministre et leader d’une frange d’And-Jëf (s’unir pour agir)/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (AJ/PADS), Landing Savané, a récusé une façon de faire des politiques. Dans son argumentaire, il semble dépité.
« Pour ne rien vous cacher, à un moment donné, on a envie de prendre du recul. Mais quand les camarades avec lesquels vous êtes et qui vous ont fait confiance, refusent de vous laisser partir, vous continuez tout en posant quand même vos conditions. Ce pays mérite qu’on se batte pour lui, je le crois sincèrement. Mais en même temps les Sénégalais choisissent de plus en plus la voie de la facilité », lance-t-il.
« Les gens ne croient plus tellement en l’effort. Ils ne veulent pas privilégier le mérite, et cela, c’est quand même un gros problème. Je dis que l’état d’esprit actuel qui privilégie les préoccupations personnelles au détriment de l’intérêt collectif ne peut nous permettre d’avancer comme nous devrions avancer. Et c’est dommage parce que le Sénégal a un potentiel tel qu’il nous aurait permis de jouer un rôle encore plus important en Afrique et dans la communauté internationale. C’est un pays de paix, ce qui est difficile aujourd’hui dans le monde. C’est un pays de courtoisie, de relations fraternelles. C’est des valeurs immatérielles mais qui ont un prix incalculable. »
Poursuivant, il a exprimé son hostilité au 3e mandat. “Dans le monde moderne, les gens doivent comprendre que deux mandats suffisent pour un président. Il fait ce qu’il a à faire, nul (n’étant) indispensable, quelqu’un d’autre vient continuer la mission”, a-t-il martelé. Dié BÂ

ACCUSATIONS DE ME BABOU : Le substitut Mamadou Saïdou Diao livre sa version des faits

Libération Sénégal online Libération online a pris connaissance du compte rendu adressé par Mamadou Saïdou Diao à son supérieur hiérarchique (le procureur de Diourbel) relativement à l’incident qui s’est produit lors de l’audience de grande correctionnelle tenue le 1er juin 2021. « Ledit incident a eu lieu lors de l’évocation de l’affaire ministère public et Sohibou Fall contre Serigne Cheikhouna Bousso et Ibrahima Diouf- poursuivis pour escroquerie c/ 1er et occupation illégale de terrain d’autrui c/ 2ème. (…) Sohibou Fall (plaignant) reproche à Serigne Cheikhouna Bousso d’avoir revendu un terrain qu’il lui avait vendu. Quant à Ibrahima Diouf, il s’est révélé que c’est lui qui occupait le terrain revendiqué. Lors de l’enquête préliminaire, Ibrahima Diouf faisait consigner avoir acheté auprès de Serigne Cheikhouna Bousso le terrain litigieux à 250.000 Fcfa (…) », raconte le magistrat dans le courrier obtenu par Libération online. Il poursuit à l’attention de son supérieur : « Lors des débats, Serigne Cheikhouna Bousso, contestant les faits d’escroquerie, soutenait n’avoir pas vendu le terrain litigieux au plaignant. Il arguait qu’en sa qualité de chef de village de la localité, il avait fait donation de la parcelle au plaignant qui devait l’occuper sous peine de désaffectation. Ecartant la vente alléguée, il expliquait que les 100.000 Fcfa reçus représentaient des frais de bornage. S’engouffrant dans cette version servie par Serigne Cheikhouna Bousso, Ibrahima Diouf se dédiait de ses propos préliminaires pour dire avoir obtenu le terrain litigieux à titre gratuit auprès de celui-là. Prenant la parole, j’ai posé à Ibrahima Diouf la question de savoir si les 250.000 Fcfa qu’il avait débroussés représentaient alors un «addiya » à l’endroit de Serigne Cheikhouna Bousso. Sur ces entrefaites, Maître Abdoulaye Babou (avocat de la défense), m’a interrompu net pour arguer que ma question était attentatoire à la dignité du «mouridisme ». En lui rétorquant que je maintenais ma question, il demanda au greffier audiencier d’en faire mention et qu’il entendait adresser une correspondance à l’autorité. Dans la foulée de cette passe d’armes entre nous, tout en m’apostrophant et m’indexant du doigt, l’avocat renchérissait : « Tu es qui ? ». Après lui avoir fait remarquer qu’il n’avait aucune injonction à me donner, il s’est permis de m’insulter en ces termes : « Vas te faire foutre ! ». En réplique, je lui ai dit : « Toi aussi vas te faire foutre ! ». Faute de pouvoir nous calmer, le président a fini par suspendre l’audience », rapporte le magistrat

OPÉRATION DE LA GENDARMERIE : Plus de 800 interpellations entre Mermoz et Ouakam

Libération Sénégal online Selon la Division communication de la gendarmerie nationale, plus de huit cent personnes ont été interpellées ; des armes blanches saisies ; de la drogue et des produits dangereux ainsi qu’un débit de boissson clandestin découverts lors d’une opération menée très tôt ce matin, à 6 heures, par la Légion de Dakar. Ce, dans le quartier de l’ancienne piste à Mermoz et Ouakam. “De nombreux cas d’agressions avaient été signalés dans cette zone”, renseigne la gendarmerie

LES PIQUES DE L’AS DE WEEK-END

SenePlus  |  Publication 05/06/2021

Représentativité des femmes à la tête des collectivités territoriales

Restons au séminaire initié par la Ville de Dakar et le Rifad pour dire que la sous représentativité des femmes au niveau des collectivités irrite Soham Wardini et ses camarades de la région de Dakar. Elles souhaitent qu’au sortir des élections locales de janvier 2022, il y ait un plus grand leadership féminin à la tête des collectivités. Relevant que sur les 558 communes, seules 15 sont actuellement dirigées par des femmes tandis que 2 des 45 Conseils départementaux sont présidés par des femmes, elles demandent aux partis politiques d’encourager et de favoriser les candidatures féminines. Pour Soham Wardini et Cie, les femmes doivent être accompagnées lors des prochaines élections territoriales. En outre, elles exhortent les femmes à renforcer leur leadership au niveau local et à être solidaires entre elles.

Affrontements entre jeunes à la Médina

A quelques mois des élections locales, la tension monte déjà à la Médina. Des affrontements ont éclaté hier dans la zone et ont opposé le collectif des jeunes de la Médina et des partisans du maire Bamba Fall. En effet, les membres du collectif avaient décidé de marcher hier en début d’après-midi pour protester, disent-ils, contre le bradage foncier de la commune. Ayant obtenu l’aval du préfet de Dakar pour tenir leur manifestation dont le but spécifique était de «dénoncer la privatisation du terrain du Jaraaf et appeler à la sauvegarde des intérêts du quartier dakarois», leur marche, qui devait partir de la mosquée omarienne, n’a pas abouti à son point de chute, la Maison de la culture Douta Seck. Après quelques minutes de marche, d’autres jeunes sortis des ruelles ont ouvert les hostilités contre les membres du collectif. ainsi, il y a eu des échanges de jets de pierres. Les forces de l’ordre ont dû intervenir pour éviter le pire. Au terme des échauffourées, les membres du collectif ont accusé Bamba Fall d’avoir envoyé les jeunes qui les ont attaqués.

Le Sénégal abrite le sommet des chefs d’Etat du CAMES

Les travaux des 37e et 38e sessions ordinaires du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (Cames) se déroulent présentement à Abidjan en présence d’une délégation sénégalaise conduite par le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Sénégal, Cheikh Oumar Anne. Le secrétaire général du Cames, Pr Bertrand Mbatchi a magnifié le leadership du Sénégal à travers le ministre de l’Enseignement supérieur. A l’en croire, si le Président Macky Sall a accepté que le Sénégal accueille le sommet des chefs d’Etat du Cames avantla fin de l’année 2021, c’est grâce au plaidoyer de Cheikh Oumar Anne qui, lors de la remise virtuelle de la première édition du «Prix Macky Sall pour la Recherche» du Cames, avait indiqué que le Sénégal est prêt à accueillir ce sommet. Pour marquer la haute admiration du Cames à son bienfaiteur, Pr Bertrand Mbatchi souligne que le parrain a remis personnellement le prix au lauréat, tout en ajoutant un montant de 500 millions Fcfa à sa dotation initiale, dans le but d’en arriver à l’organisation annuelle du Prix Macky Sall, au lieu de façon bisannuelle. Ce qui constitue pour le Cames, dit-il, un nouveau départ, pour mieux impacter le développement des États et soutenir la compétition mondiale par un service innovant et de qualité. Le ministre de l’Enseignement Supérieur du Sénégal a confirmé que le Président Macky Sall a décidé d’ajouter à sa contribution initiale la somme de 500 millions Fcfa.

Le maire de Malicounda prêt à répondre à la gendarmerie

La procédure judiciaire sur l’agression des membres de Frapp à Malicounda est enclenchée. Le maire de Malicounda, Maguette Sène, et 25 de ses proches sont visés par une plainte de Guy Marius Sagna et 4 autres membres de Frapp. Interpellé sur leur éventuelle convocation à la Section de Recherches de la gendarmerie de Colobane, Maguette Sène indique qu’ils répondront le jour j.

Marche des techniciens de l’agriculture à Kaolack

Les techniciens de l’agriculture affiliés à la Cnts poursuivent leur mouvement d’humeur. Hier dans la matinée, ils ont envahi les rues de Kaolack pour exiger un meilleur traitement salarial. Ces travailleurs, regroupés autour du Syntas, courent derrière leurs indemnités depuis plusieurs années. Il s’agit des indemnités de logement, de responsabilité, de technicité et de risque.

Grève des potaches du lycée des Parcelles Assainies

Malgré l’approche du Bac et les programmes inachevés, les élèves du Lycée des Parcelles assainies sont plus que jamais déterminés à se battre pour l’achèvement des travaux de salles de classe dans leur établissement. Les potaches ont déserté hier les salles de classe. Emettant de sérieuses réserves sur le respect des délais de livraison des bâtiments, les élèves invitent les autorités à tenir parole. Toutefois, le proviseur du lycée rassure que les bâtiments seront bientôt réceptionnés.

Colère des chevillards de Sogas

On fait une mauvaise publicité à la Société de gestion des abattoirs du Sénégal (Sogas) en faisant croire qu’elle abat des ânes pour les écouler sur le marché. Une nouvelle qui a mis les chevillards dans tous leurs états. Le président du Regroupement des Professionnels des Abattoirs du Sénégal (Repras), Bassirou Niang qui est monté au créneau, siffle la fin de la récréation. Il trouve malhonnête, dit-il, de vouloir jeter le discrédit sur les chevillards en prenant un reportage de 2016 pour le poster dans les réseaux sociaux afin de les mettre en mal avec les populations. Bassirou Niang promet d’appliquer désormais la loi du Talion contre les détracteurs de la Sogas.

”LE SÉNÉGAL DOUBLE LA NORME INTERNATIONALE SUR LES LONGUES DÉTENTIONS”

http://www.emedia.sn L’affaire Boy Djinné au menu de LR du temps, ce dimanche, 6 juin, avec elle la lancinante question des longues détentions préventives. D’après les statistiques fournies par le Secrétaire exécutif de la PACTE, Djibril Gningue, le Sénégal double la norme internationale concernant les détentions préventives.
“C’est vrai notre population carcérale varie entre 11 000 et 12 000, a-t-il expliqué. Mais le problème, c’est que lorsque vous regardez les ratios au plan international, c’est 114 pour mille habitants, dans les pays européens. Au Sénégal, dans le rapport économique et social de l’ANSD, le dernier, c’est 28 pour mille. Cela veut dire que nous sommes loin du ratio international. Cela veut dire que ce n’est pas ça le problème. Nous n’avons pas en soi une surpopulation carcérale. Mais on a deux problèmes.”
D’abord, a-t-il ajouté, “il y a (celui) des infrastructures. Parce que Saint-Louis a été construit dans les années 1869, Rebeuss, c’est 1920. Le reste des prisons, c’est des locaux récupérés dont les normes de construction de répondent même pas (éclairage, aération, espace, etc) aux conditions de bons traitements des détenus.” Ensuite, “c’est le nombre de détenus non encore condamnés. C’est les détentions préventives. Lorsque vous prenez, dans le même rapport, ils disent clairement que 60% sont détenus définitifs. Cela veut dire qu’il y a 40% qui sont des détenus non encore condamnés. Alors que la norme internationale, c’est entre 10 et 20%. Là, nous doublons la norme internationale. Le cœur du problème, c’est ça”.
Baye Modou Fall, alias Boy Djinné a été arrêté par la gendarmerie à l’entrée de la commune de Missirah, dans la région de Tambacounda, à l’est du Sénégal, quatre jours après sa 12e évasion.
Dans une interview exclusive accordée à Itv, à peine 24 heures après son évasion du quartier ’’haute sécurité’’ de la prison du Camp pénal de Liberté 6, le Michael Scofield sénégalais jugeait injuste sa longue détention. Dié BÂ


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