Revue de Presse du Dimanche 06 Janvier 2019

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BEIJING VA FINANCER L’AUTOROUTE MBOUR-FATICK-KAOLACK ET LE NOUVEAU SIÈGE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES (SIDIKI KABA)

Dakar, 6 janv (APS) – La République populaire de Chine va financer la construction de l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack, le nouveau siège du ministère des Affaires étrangères et le projet smart city, a annoncé dimanche, à Dakar, le ministre des Affaires étrangères, Sidiki Kaba.

 ‘’Le Conseiller d’Etat et ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, est venu au Sénégal avec de bonnes nouvelles quiconcernent le renforcement de la coopération entre la Chine et le Sénégal dans un certain nombre de projets importants comme l’autoroute Mbour-Fatick-Kaolack, la construction du nouveau siège du ministère des Affaires étrangères et un engagement dans le cadre du projet Smart city destiné à réduire la fracture numérique’’, a-t-il dit.

  • Kaba s’exprimait après une séance de travail avec le chef de la diplomatie chinoise en visite à Dakar.

Le Conseiller d’Etat et ministre chinois des Affaires étrangères séjourne à Dakar, dans le cadre d’une tournée africaine incluant trois autres pays, notamment l’Ethiopie, le Burkina Faso et la Gambie.

 Selon le ministre sénégalais des Affaires étrangères, la Chine est disposée à mettre à la disposition du Sénégal des ‘’montants importants’’ pour soutenir des projets déjà identifiés par les deux gouvernements.

Sidiki Kaba a salué la ‘’vitalité ‘’ de la coopération sino-sénégalaise, en citant des exemples concrets comme l’autoroute Thiès-Touba, le Musée des civilisations noires et l’arène nationale.

Il a souligné que le Sénégal soutient le principe ‘’d’une Chine unique’’ et l’initiative chinoise ‘’la ceinture et la route’’.

‘’Le Sénégal et la Chine entendent élargir la base de leur coopération et s’engager essentiellement dans la voie d’une coopération avantageuse mutuellement pour leur pays et dans le cadre d’un partenariat stratégique globale’’, a précisé le ministre sénégalais des Affaires étrangères.BHC/MD

BEIJING VA ÉLARGIR SA COOPÉRATION AVEC DAKAR DANS L’INDUSTRIE ET LE NUMÉRIQUE (WANG YI)

Dakar, 6 janv (APS) – La Chine veut élargir son partenariat avec le Sénégal dans les domaines de l’industrie et du numérique pour que la coopération sino-sénégalaise soit pionnière en Afrique, a déclaré dimanche, à Dakar, le Conseiller d’Etat et ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi

‘’ Dans l’avenir, nous allons continuer, à travers le canal bilatéral et dans le cadre du Forum Chine-Afrique, à favoriser nos atouts respectifs et élargir notre coopération dans de nouveaux domaines comme le parc industriel et l’économie numérique pour que la coopération sino-sénégalaise soit pionnière dans la coopération Chine-Afrique’’, a-t-il dit.

Wang Yi s’exprimait après une séance de travail avec son homologue sénégalais, Sidiki Kaba.

Le Conseiller d’Etat et ministre chinois des Affaires étrangères séjourne à Dakar, dans le cadre d’une tournée africaine incluant trois autres pays, notamment l’Ethiopie, le Burkina Faso et la Gambie.

‘’Notre coopération est entrée dans une nouvelle phase’’, a estimé le chef de la diplomatie chinoise, relevant que l’amitié et la confiance mutuelle entre Beijing et Dakar se trouvent ‘’maintenant à la meilleure période de l’histoire’’.

‘’Les relations entre nos deux pays ont devant eux de bonnes perspectives et bénéficient d’une plateforme encore beaucoup plus solide ‘’, a expliqué Conseiller d’Etat et ministre chinois des Affaires étrangères.

Wang Yi a indiqué que son pays ‘’apprécie hautement’’ la coopération bilatérale fructueuse avec le Sénégal et souhaité que la coopération sino-sénégalaise joue ‘’un rôle d’orientation dans les relations entre la Chine et l’Afrique’’.BHC/MD

WANG YI : “L’AMITIÉ ENTRE LA CHINE ET L’AFRIQUE EST INDESTRUCTIBLE”

Dakar, 6 janv (APS) – Le Conseiller d’Etat et ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a assuré dimanche, à Dakar, que l’amitié entre son pays et l’Afrique est ‘’ indestructible’’ malgré les récentes accusations portées sur cette coopération.

‘’L’amitié entre la Chine et l’Afrique est indestructible. Ces derniers temps, il y a des pays hors de la région qui ont essayé de noircir l’image de la coopération sino-africaine. Mais les gouvernements et les peuples africains ne se sont pas laissés tromper par ces accusations infondées et ne sont pas perturbés par de fausses notes’’, a-t-il dit.

Wang Yi s’exprimait après une séance de travail avec son homologue sénégalais, Sidiki Kaba.

Le Conseiller d’Etat et ministre chinois des Affaires étrangères séjourne à Dakar, dans le cadre d’une tournée africaine incluant trois autres pays, notamment l’Ethiopie, le Burkina Faso et la Gambie.
Il a soutenu que son pays et l’Afrique sont ‘’des partenaires qui partagent heurts et malheurs et se soutiennent mutuellement depuis toujours’’.
‘’Nous devons renforcer notre communication stratégique et accroitre notre coopération ‘’, a souhaité Wang Yi.

Selon le chef de la diplomatie chinoise, soutenir le multilatéralisme est devenu une ‘’ aspiration commune’’ entre l’Afrique et la Chine.
‘’ Aujourd’hui, l’unilatéralisme gagne du terrain et les règles internationales ont des défis. Les pays africains sont conscients que si on laisse cette situation, cela va compromettre les droits et intérêts justes de grand nombre de pays en développement ‘’, a ajouté le Conseiller d’Etat et ministre chinois des Affaires étrangères.BHC/MD

 Mouhamadou Makhtar CISSÉ : “Les hauts fonctionnaires doivent faire leurs stages dans les entreprises”

https://com/www.senegal7 Le directeur de la Société Nationale d’Electricité du Sénégal (SENELEC) a invité, vendredi les hauts fonctionnaires à faire leurs stages dans les entreprises. Mouhamadou Makhtar Cissé qui s’exprimait lors du diner de Gala du cadre d’initiative pour le développement du Walo (CID Walo) a fait savoir « qu’on ne connait pas assez l’entreprise au Sénégal« .

« Je passe mon temps à demander qu’on fasse la promotion de l’entreprise. Même à l’école d’administration d’où je suis sorti, au lieu d’aller faire des stages dans les gouvernance, on doit amener les hauts fonctionnaires à faire les stages dans les entreprises », a déclaré M. Cissé.

L’objectif dit-il, est de permettre à l’inspecteur des impôts qui sort de savoir la souffrance du chef d’entreprise par jour. Il en est de même pour l’inspecteur de douane qui doit savoir aussi ce que c’est « quelqu’un qui importe, qui ne parle pas une langue, qui va en Chine, qui se décarcasse pour avoir un container et vous le pénaliser pendant deux ou trois jours pour ruiner son commerce », poursuit-il avant de souligner que : « ça, c’est la méconnaissance de l’entreprise ». Il faut donc dit-il, que les gens apprennent à connaitre l’entreprise et à la respecter.Birama THIOR

 COMMERCIALISATION DE L’ARACHIDE : MPAL, LE SEUL POINT DE COLLECTE DE SAINT-LOUIS N’EST PAS FONCTIONNEL (DRDR)

Saint-Louis, 5 janv (APS) – Le point de collecte (Mpal) qui, n’est pas toujours fonctionnel faute d’opérateur, est le seule de la région de Saint-Louis, pour la campagne de commercialisation de l’arachide 2018-2919, démarrée depuis le 3 décembre sur toute l’étendue du territoire, a appris l’APS.

 Selon un rapport de la direction régional du développement rural (DRDR) de Saint-Louis, le prix au producteur a été reconduit à 210 F/kg, c’est-à-dire le même prix que CNIA élargie aux organisations professionnelles agricoles’’, précise le document dont copie a été remise à l’APS.

Dans la région nord, le rapport souligne que le programme spécial de relance de la filière manioc au Sénégal, pour la campagne Agricole 2018/2019, est mis en œuvre dans la zone du Lac de Guiers pour une superficie de 840 hectares. Il relève toutefois que les boutures ont été subventionnées à hauteur de 55 000 F CFA par hectare.

La DRDR ajoute que le programme d’adaptation 2018 a connu un succès dans son exécution au niveau de la région, soulignant que les différentes spéculations mises en place ont donné des productions satisfaisantes, notamment la pastèque.

En ce qui concerne le matériel agricole, le rapport signale que la mise en place a commencé dans le département de Dagana avec 25 tracteurs reçus. Aussi, la mise en place est en cours à Podor tandis que pour le département de Saint-Louis, elle n’est pas effective.

Le service régional du développement rural relève que pour les contraintes, la région de Saint-Louis est confrontée au retard de la mise en place de l’engrais horticole, à la vétusté ou à l’absence de parc automobile pour les SDDR (services départementaux de développement rural) et à des problèmes de locaux.

Les autres difficultés de la région ont trait à l’absence des pistes de production, de GMP (motopompes) dans le Podor, aux Offsets inadaptés pour la vallée du fleuve Sénégal et à l’absence de pistes de production dans le Delta.

Parmi les recommandations, le rapport, met l’accent sur : le renouvellement du parc automobile des SDDR pour un bon suivi des programmes de la région, la réhabilitation des bureaux des SDDR, la poursuite des prospections contre les oiseaux granivores, l’augmentation des capacités de stockage du riz paddy.

Il a par ailleurs souligné la nécessité d’augmenter la mise à disposition de GMP (motopompes) dans le Podor, de faciliter l’accès aux zones de production (delta) par la réhabilitation et la création de pistes de production, de mettre en place des offsets adaptés à la vallée, mais aussi d’intensifier la lutte phytosanitaire contre les oiseaux granivores.BD/MD

L’APIX ALERTE LES POPULATIONS ET ANNONCE LE DÉBUT DE LA MISE SOUS TENSION DES VOIES DU TER

http://www.dakarmatin.com L’Agence des grands travaux de l’Etat (APIX) a, dans un communiqué, alerté tous les habitants et usagers des routes traversant l’emprise du Train Express Régional (TER) que les essais dynamiques et de mise sous tension de la ligne électrique alimentant le fameux train vont démarrer.
Ainsi, les voies traversant cette infrastructure, qui sera inaugurée dans moins d’une dizaine de jours, seront fermées du samedi 5 janvier 2019 à 22 heures au dimanche 6 janvier 2019 à 13 heures ;
Egalement du lundi 7 janvier 2019 à 22 heures au mardi 8 janvier à 6 heures du matin;
Aussi du mardi 8 janvier à 22 heures au mercredi 9 janvier à 6 heures du matin;
Enfin, du lundi 14 janvier de 6 heures du matin à 22 heures.
L’APIX informe que des passages à niveau provisoires routiers existants seront ouverts et alternés en dehors des périodes de fermeture mentionnées. Aussi, des cheminements piétons provisoires et sécurisés, distants en moyenne de 325 mètres ont été aménagés le long de la ligne. Un dispositif sécuritaire sera mis en place pour faciliter la circulation au niveau des zones concernées.
Pour terminer, l’agence a demandé aux “populations riveraines de respecter scrupuleusement les consignes de sécurité mises en place”

LE MINISTRE Abdou Ndéné SALL RÉPOND AUX TRAVAILLEURS DE DBF : ” Nous venons d’avoir un important financement de 500 milliards de Fcfa pour redresser le chemin de fer mythique Dakar-Bamako Ferroviaire… “

https://www.dakaractu.com Le ministre délégué chargé du développement du réseau ferroviaire a répondu aux sollicitations des agents de Dbf de Thiès qui continuent de réclamer la relance les activités ferroviaires sur l’axe Dakar-Bamako. Selon Mr Abdou Ndéné Sall, l’État a trouvé un financement de 500 milliards de nos francs en vue de ” “redresser le chemin de fer mythique Dakar-Bamako Ferroviaire. Cependant, nous avons déjà un fonds d’urgence pour acheter les locomotives, réparer les points critiques et redémarrer ce transport en attendant la mise en place de cet important financement de 500 milliards…”

Cheikh Ahmet Tidiane B : “1 250 milliards versés au Trésor”

IGFM-Cheikh Ahmet Tidiane Bâ, Directeur général des Impôts et domaines (Dgid), vient de boucler l’année fiscale avec environ 1 250 milliards de francs Cfa. Une manne financière qui aurait pu atteindre la barre des 1 500 milliards, si le Président Macky Sall n’avait pas pris la mesure de ne pas répercuter la hausse du prix du baril sur le prix de l’énergie et des hydrocarbures. Il précise, dans cet entretien avec L’Observateur, que son engagement politique n’influe pas sur la bonne marche de la Dgid.

  • Bâ, nous sommes à l’heure des bilans. Pouvez-vous nous faire un résumé de l’année fiscale 2018 ?

Je vais vous surprendre un peu en disant que s’il s’agit de faire le bilan de l’année fiscale 2018, je ne suis pas forcément, en tant que Directeur général des Impôts et des Domaines, l’autorité la plus habilitée à le faire. Pour la simple raison que d’une part, c’est le ministre de l’Economie, des finances et du plan qui en a la primeur et, d’autre part, ce bilan concernera à la fois les deux administrations fiscales : la Dgid et la Direction générale des Douanes. Sous réserve de ces précautions, je peux d’ores et déjà vous dire que nous avons enregistré, en termes de mobilisation de recettes, une progression appréciable, notamment sur les lignes de recettes «pivots» que sont la taxe sur la valeur ajoutée et les retenues à la source. C’est vrai que nos services sont encore dans les travaux de centralisation, mais je peux déjà affirmer que nous avons fait un glissement positif significatif, comme on le dit dans notre jargon. Les recettes projetées sont d’environ 1 250 milliards. Cela me paraît extrêmement important, même si, il faut le reconnaître, nous avons connu quelques difficultés à atteindre pleinement les objectifs fixés au départ ; cela est dû, pour l’essentiel, à des facteurs exogènes tenant à l’environnement économique international. Le cours du baril à l’international a connu une hausse rapide et importante, que même les spécialistes ne pouvaient prévoir. Dans le même temps, le président de la République, Macky Sall, a pris la décision de ne pas répercuter cette hausse sur le prix de l’énergie et des hydrocarbures en général. C’est pourquoi, le prix à la pompe n’a pas augmenté, de même que le coût de l’électricité fournie par la Senelec.

EST-CE QUE CETTE MESURE DU CHEF DE L’ETAT NE PORTE PAS PRÉJUDICE AU FONCTIONNEMENT DE CERTAINES ADMINISTRATIONS ?

Cela veut dire que le président de la République a pris une décision salutaire aux plans économique et social. Il a préféré faire des efforts au plan budgétaire pour soulager les populations des effets de la hausse des prix des hydrocarbures qui allait impacter tous les secteurs de la vie économique et sociale. Cela a naturellement eu un impact sur la fiscalité pétrolière qui génère une part importante des impôts sur la consommation, la Tva et les taxes spécifiques. Toutefois, le taux d’exécution des recettes prévu dans le budget 2018 reste très appréciable, compte tenu des efforts que notre administration, celles de la Douane et du Trésor, ont consenti. Par ailleurs, il faut reconnaître que nous devons encore conquérir des marges en matière de fiscalisation de certains secteurs tels que l’informel, l’immobilier, … De même, le niveau de civisme fiscal doit être amélioré. Nous sommes dans un système déclaratif qui postule qu’il revient à chaque résident de faire de façon spontanée, sa déclaration d’impôt et de s’acquitter des paiements qui en résultent. Tel n’est pas encore le cas pour certaines catégories de contribuables. Nous continuons de faire des efforts en matière de communication, de simplification de la norme fiscale et d’adaptation de notre structure administrative.

EST-CE QU’IL Y A EU DES RÉFORMES DANS LA COLLECTE ?

Le bilan de l’année fiscale, c’est aussi deux grandes réformes que nous avons pu mettre en œuvre. Il y a d’abord, la réforme de la fiscalité locale en rapport avec la nouvelle politique de décentralisation déclinée à travers l’Acte III de la décentralisation. Ainsi, nous avons pu remplacer la contribution des patentes longtemps décriée par la Contribution économique locale, dont les premiers résultats sont plus qu’encourageants. L’autre réforme majeure a été le parachèvement de notre dispositif de lutte contre la fraude et l’évasion fiscales résultant des stratégies agressives de fraudes ou d’optimisation menées par les multinationales. La dernière innovation qui, à notre sens, n’a pas été suffisamment perçue, et c’est en cela que nous devons communiquer davantage, est la simplification de l’imposition des revenus fonciers. Cela a été un souhait du chef de l’Etat d’obliger tous les titulaires de revenus fonciers à payer leur impôt à partir d’un dispositif simplifié. A titre illustratif, selon le revenu annuel tiré de la location, le propriétaire paiera un impôt synthétique égal à un mois de loyer, si le revenu annuel ne dépasse pas 12 millions. Un autre volet tout aussi important pour nous, est la modernisation de nos services pour d’une part, renforcer l’efficacité de notre action, mais aussi améliorer la qualité des services que nous rendons à nos usagers. De ce point de vue, nous avons engagé le processus de généralisation des téléprocédures fiscales en début 2018, avec la mise en service d’une version améliorée de l’application de télédéclaration et de télépaiement dénommée Etax. En une année, c’est plus de 650 milliards de recettes qui ont été collectés par ce canal, en parfaite collaboration avec les services du Trésor public et des banques partenaires. Aujourd’hui, au delà des grandes et des moyennes entreprises, pour qui, la déclaration et le paiement des impôts et taxes se font désormais en ligne, il est possible à tout contribuable sénégalais d’interagir avec nos services, sans se déplacer. Les premières enquêtes menées montrent un niveau de satisfaction élevé chez les usagers. C’est un motif d’encouragement pour la poursuite de notre programme de modernisation et d’amélioration de la qualité des services rendus à nos usagers.

AU DELÀ DES POINTS ÉVOQUÉS, QUELS ONT ÉTÉ LES DIFFICULTÉS OU ÉCHECS NOTÉS AU COURS DE L’ANNÉE 2018 ?

Si nous avons beaucoup innové et réformé, avec plus ou moins de réussite, dont le mérite revient à l’ensemble du personnel de la Direction générale des Impôts et des Domaines, il faut reconnaître que les défis n’ont pas manqué. Je l’ai évoqué précédemment, même si nous avons beaucoup progressé, en termes de mobilisation de recettes fiscales et non fiscales, nous devons faire davantage d’efforts. Et pour qui connait l’engagement de nos services et le culte de la performance que nous avons institué depuis quelques années et qui a permis de passer de 800 milliards de francs Cfa en 2013 à un plus de 1 200 milliards en 2017, nous constatons qu’il y a encore des défis à relever, parce que l’ambition d’émergence de notre pays portée par le président de la République, Macky Sall, est forte et volontariste et exige des besoins de financements importants. En conséquence, je m’engage, avec mes services, à relever ce défi.

EN DÉNONÇANT LES DIFFICULTÉS DE RECETTES, CERTAINS TROUVENT UN LIEN DE CAUSE À EFFET AVEC VOTRE ENGAGEMENT POLITIQUE. QUE RÉPONDEZ-VOUS ?

La réponse est très simple : il n’existe aucun lien entre notre mode de fonctionnement, en tant qu’administration et le choix personnel qu’est le mien, de soutenir l’action du président de la République, dans son ambition d’émergence pour le Sénégal à l’horizon 2035. Cet engagement et les résultats probants obtenus sur une période relativement courte me valent sans doute aujourd’hui, beaucoup d’attaques. Pour mon pays, j’assume et j’avance.Toutefois, il me parait fondamental que les uns et les autres comprennent qu’il n’est dans l’intérêt de personne de jeter le discrédit sur l’administration fiscale qui est la principale mamelle du système financier de l’Etat. De plus, nous avons l’administration la plus démocratique si je peux m’exprimer ainsi, dans laquelle les convictions politiques du personnel, tout comme celles de nos contribuables et usagers, n’influent en rien dans le traitement au quotidien des dossiers. Ceux qui connaissent notre mode de fonctionnement comprennent que l’initiative, en matière de contrôle ou de recouvrement, est entièrement laissée aux services opérationnels. Pour notre part, notre rôle consiste à définir les orientations, impulser les réformes nécessaires, coordonner l’action administrative, …

PEUT-ON S’ATTENDRE À DES INNOVATIONS POUR L’ANNÉE NOUVELLE ?

Pour 2019, nous comptons poursuivre nos efforts de modernisation. Bien entendu, une attention particulière sera toujours accordée à l’atteinte des objectifs de recettes. La modernisation va s’accentuer, avec la finalisation de notre programme de maturité digitale qui nous mènera vers une administration «zéro papier». Au delà de l’application Etax, deux nouvelles plateformes de téléprocédures fiscales sont envisagées : Mon Espace perso lancé en 2018 et une autre plus révolutionnaire appelée M-tax qui devrait permettre d’utiliser d’autres procédés technologiques pour bénéficier des téléprocédures fiscales, à partir d’un téléphone portable ou à travers d’un serveur vocal interactif. Ces applications visent notamment les petites entreprises et les particuliers. En matière foncière, le processus d’acquisition d’un système de gestion foncier totalement informatisé, avec un accès ouvert au livre foncier, est assez avancé. Sa matérialisation en 2019 ou 2020 marquera une révolution dans la gestion du foncier au Sénégal. J’en profite également pour dire que tous les actes légaux et réglementaires devant permettre l’application à grande échelle de la volonté du chef de l’Etat de rendre gratuit l’accès au titre foncier pour les populations sénégalaises sont pris. Les premiers titres ont été établis. 2019 sera une année d’intensification de la mesure.MAMADOU SECK

Mouhamadou Makhtar CISSÉ : “Avec le PSE, Macky Sall a lancé un nouveau paradigme de la croissance avec la transformation structurelle de l’économie”

https://www.leral.net Dans le cours magistral de Mouhamadou Makhtar Cissé sur la croissance et le taux de croissance, le DG de Senelec, faisant l’historique du taux de croissance du Sénégal, a déclaré qu’avec la première phase du Plan Sénégal Emergent (PSE), Macky Sall a lancé un nouveau paradigme de la croissance avec la transformation structurelle de l’économie”, avec un taux de croissance qui est passé de 4.4% en 2014 à 7.2% en 2017, avec une prévision de 6.8% en 2018 et une projection à 6.9% en 2019. « Energie et Croissance Economique : quel lien entre elles ? » était le thème de la conférence qu’a animée le directeur général de Senelec, Mouhamadou Makhtar Cissé, vendredi à l’Hôtel Terrou Bi, au cours d’un dîner-débat de lancement du Cadre d’Initiatives pour le Développement du Walo (CID/walo), qui est une structure de cadres du département de Dagana.

DÉGRADATION DU CLIMAT DES AFFAIRES EN NOVEMBRE

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall Le climat des affaires au Sénégal s’est légèrement dégradé de 0,5 point au terme du mois de novembre 2018 comparé au mois précédent, selon les données rendues publiques samedi par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE).

L’indicateur qui synthétise ce climat, calculé sur la base des soldes d’opinion des chefs d’entreprises, s’est établi à 99,6 points durant la période sous revue contre 100,1 points au mois d’octobre 2018. Cet indicateur synthétique se retrouve ainsi légèrement en dessous de sa moyenne de long terme qui est de 100 points. Selon la DPEE, cette situation reflète les orientations défavorables des opinions respectives des industriels et des commerçants.

Sur un an, l’indicateur de climat des affaires a cependant progressé de 0,5 point comparé au mois de novembre 2017 où il se situait à 100,1 points MS/te/APA

CAF AWARDS : ÇA VA COÛTER PRÈS D’UN MILLIARD AU SÉNÉGAL

http://www.rewmi.com Le Sénégal va finalement dépenser près d’un milliard Fcfa pour l’organisation du gala de la Confédération africaine de football (CAF). Selon Emedia, après avoir donné son aval pour l’organisation de l’évènement, le Sénégal s’est engagé à casquer la rondelette somme d’un million de dollars US (soit près de 600 millions F CFA) en guise de « ticket d’entrée », sorte caution à payer à la Confédération africaine pour obtenir le droit d’accueillir l’organisation des CAF Awards. Mais, en plus de cette somme, c’est au Sénégal de s’acquitter des frais d’organisation de l’évènement qui s’élèvent à plus 600 000 dollars US (près de 350 millions F CFA). Ce qui porte l’enveloppe à un montant global de près de 950 millions F CFA ! Mieux, ajoute la source, « l’instance dirigeante du football africain, dans le cahier de charges transmis à l’Etat, précise, entre autres qu’elle est la seule autorisée à exploiter l’évènement à des fins commerciales, c’est-à-dire trouver des sponsors ».

Ainsi, en plus de faire porter intégralement les charges à l’Etat du Sénégal, la CAF vend son produit labellisé « Caf Awards » à des annonceurs provenant des quatre coins du monde, et donc éventuellement du Sénégal. En d’autres termes, si une société publique sénégalaise souhaite profiter de la tribune pour passer une publicité, elle devra également passer à la caisse, ce qui fera encore grimper la note.

CRISE À DBF : L’ADMINISTRATEUR PLAIDE POUR LE FINANCEMENT D’UN PLAN D’URGENCE DE 20 MILLIARDS DE FRANCS

Thiès, 5 jan (APS) – La société Dakar-Bamako ferroviaire (DBF) peut reprendre son activité au bout de six mois si les deux Etats actionnaires le Mali et le Sénégal débloquent les 20 milliards de francs nécessaires à la mise en œuvre du plan d’actions d’urgence proposé par l’administrateur général, a indiqué vendredi, à Thiès, Kibily Touré, arrivé à la tête de l’entreprise depuis deux mois.

‘’Pour que l’activité reprenne, il faut un plan d’actions à la mesure de nos Etats’’, a dit Kibily Touré, au terme de négociations avec les syndicats de DBF, sous les auspices du député Abdou Mbow qui a joué le rôle de médiateur entre les deux parties. La rencontré s’est déroulée dans un hôtel de Thiès.

‘’Le plan d’actions que j’ai proposé est à la mesure des deux actionnaires’’, estime M. Touré, relevant que ‘’les plans précédents n’étaient possibles qu’avec le soutien de partenaires extérieurs’’. Ainsi, pour lui, ‘’qui peut le plus peut le moins’’.

 Les deux Etats ont fait part à leurs partenaires financiers de leur volonté d’injecter 20 milliards de francs dans la relance d’urgence des chemins de fer, a dit l’administrateur général.

 Toutefois, il a souligné que ‘’l’ambition financière des Etats du Mali et du Sénégal pour le Dakar-Bamako Ferroviaire est beaucoup plus importante que ce qui a été mis dans le TER (train express régional) et avoisine le milliard de dollars’’.

Kibily Touré a indiqué avoir commencé, le 29 novembre, des discussions avec la Banque mondiale pour de ‘’valider la pertinence d’un plan d’urgence’’. Ainsi, il était question de dire à la BM que la société ne pouvait pas ‘’attendre soixante mois pour réhabiliter et rénover les lignes’’.

 Les pourparlers étaient placés ‘’sous l’autorité’’ des deux ministres Amadou Bâ (Sénégal) et Boubou Cissé (Mali) pour la tutelle économique. L’autorité, pour la tutelle technique, était assurée par les ministres des transports Abdoulaye Daouda Diallo et Abdou Ndéné Sall, côté sénégalais et Soumana Mory Coulibaly côté malien.

Un second round de discussions avec la commission technique de la BM s’est tenu le 7 décembre à Dakar, avec la présence du ministre malien.

Selon lui, des discussions sont aussi engagées avec d’autres partenaires pour le financement de la rénovation de la ligne. ‘’Il faut que nous regardions le coût de chaque offre financière. Ce qui prend du temps’’, a-t-il fait valoir, estimant que la tenue de ces pourparlers, un peu plus de deux mois après son arrivée à la tête de DBF, le 26 octobre, est une ‘’avancée’’.

En attendant l’issue de ces échanges, dit-il, la société doit avoir ‘’beaucoup plus d’activités’’, en assurant les allers et retours entre Dakar et Bamako. De ce point de vue, il a indiqué ‘’qu’en faisant le confortement de nos voies qui peut prendre six mois de travaux, nous pouvons remonter sur Bamako et revenir en sept jours’’.

‘’C’est pour (cette raison) que j’ai demandé une flotte de sept locomotives, pour que chaque jour nous puissions remonter sur Bamako et gagner notre vie à 100 millions de francs par locomotive et par mois’’, a-t-il expliqué.

Il a souligné la différence entre le plan d’urgence et le plan de rénovation de la ligne ferroviaire reliant les deux pays. ‘’Le plan de sauvegarde d’urgence, son objectif c’est de reprendre nos activités en six mois, si nous recevons les moyens, mais le plan de rénovation est beaucoup plus important’’, a-t-il dit.

DBF, presque à l’arrêt depuis six mois, fait face à une crise qui a amené ses travailleurs à observer un mouvement de grève depuis le 31 décembre. Côté malien, des cheminots observent aussi une grève de la faim.ADI/MD

SOUMBÉDIOUNE : LES PÊCHEURS BARRENT LA CORNICHE POUR RÉCLAMER DU CARBURANT

https://www.pressafrik.com Les pêcheurs de Soumbédioune, un site traditionnel de pêcheurs au cœur de la capitale sénégalaise, situé sur la corniche ouest de Dakar, ont barré la route ce samedi matin pour réclamer du carburant, pendant que ceux de Thiaroye sur mer menacent de descendre dans la rue pour la même raison, informe la Rfm.

“Nous sommes là pour dénoncer un phénomène néfaste aux pêcheurs. Le manque de carburant. Cela fait près de deux mois les pêcheurs ne peuvent pas aller en mer et ils n’ont que leur pirogues pour satisfaire les besoins de leurs familles et les populations”, affirme leur porte-parole

“Nous avons été jusqu’à contactés la SAR (Société africaine de raffinage, en charte de l’octroi du carburant), ils nous ont fait savoir qu’ils n’ont pas eu de rupture depuis très longtemps, et ils travaillent comme d’habitude. Et nous, nous n’avons pas eu d’information au niveau de l’Etat”, a-t-il ajouté, tout en précisant qu’ils prendront leur “patience en mal”, si l’Etat ne réagit pas.Salif SAKHANOKHO

PÉNURIE D’ESSENCE DE PIROGUE : La SAR et le CNH donnent les raisons et rassurent

https://www.dakaractu.com Une pénurie d’essence de pirogue est constatée depuis quelques jours, et les pêcheurs en ressentent les conséquences. C’est le cas de ceux de Cayar qui ont interpellé l’État dans ce sens. Dans un communiqué conjoint signé du Comité National des Hydrocarbures (CNH)  et de la société africaine de raffinage (SAR) « cette tension fait suite à la nécessité pour la SAR de produire davantage de produits noirs en lieu et place des essences pour faire face à la demande de la SENELEC dont les besoins en diésel ont accru sensiblement pendant cette période ».

En effet poursuit la même source, « suite à la réunion de répartition de la production de la SAR et en accord avec le comité national des hydrocarbures, il a été décidé de privilégier la production d’essence ordinaire en vue d’améliorer l’approvisionnement du secteur de la pêche artisanale ». Ainsi, lit on toujours sur la note,  depuis le 31 Décembre 2018, la SAR a mis sur le marché près de 2400m3 d’essence-pirogue pour des besoins journaliers de 176m3. La production, assurent les signataires de la note, continue pour satisfaire comme à l’accoutumée, les demandes du marché national. « La contrainte possible et pouvant peser sur l’approvisionnement des quais de pêche, réside dans le délai que les camions-citernes mettront pour rallier les stations-services implantées aux abords des quais de pêche » précisent ils cependant. Le SP/ CNH et la SAR rassurent les acteurs du secteur sur un retour progressif à la normale.

CLASSEMENT AFRICAIN :LES UNIVERSITÉS SÉNÉGALAISES EN CHUTE libre

Berger (Ugb) de Saint-Louis dégringolent dans le classement annuel des meilleures universités africaines rendu public hier. Seuls établissements d’enseignement supérieur sénégalais pris en compte par cet instrument dénommé Unirank, ils ont, tous les deux, régressé. L’Ucad pointe à la 48ème place, elle était 24ème l’année dernière, alors que l’Ugb, pourtant chantée comme un pôle d’excellence, est très loin dans le palmarès : 157ème sur 200.

Parcouru par Walf Quotidien de ce samedi, le rapport de l’Unirank, disponible depuis 2005, révèle au grand jour les performances des universités anglophones. Principalement de l’Afrique du sud qui occupe les 8 premières places du classement où trône l’université de Prétoria. Alors que les 9 et 10ème places sont détenues, respectivement, par celles de Nairobi au Kenya et américaine du Caire en Égypte. À noter que le Nigéria a placé 39 universités dans le classement, contre 24 pour l’Égypte, 22 pour l’Afrique du sud et l’Algérie, 11 pour le Maroc et 10 pour le Kenya.

FASTEF : ÉTUDIANTS ET PROFESSEURS EN GRÈVE

https://www.walf-groupe.com Les élèves professeurs de la Faculté des sciences et technologie de l’éducation de la formation (FASTEF) sont en grève depuis hier, jeudi 3 janvier. Motif : le non-paiement des bourses, des indemnités de rédaction de mémoire et celle de stage. Par la même occasion, les élèves déplorent l’absence de soutien des syndicats d’enseignants (SAEMSS et CUSEMS).

Cette question a fini de polluer l’environnement universitaire. Alors que la mort de l’étudiant Fallou SENE est encore fraiche dans la mémoire de la communauté universitaire, le retard du paiement des bourses soulève encore une vague de contestations du côté de la Faculté des sciences et technologie de l’éducation de la formation (FASTEF). Ce sont les élèves professeurs ont exprimé leur courroux hier, jeudi 3 janvier, pour revendiquer le paiement de leurs bourses. Ils soutiennent rester 8 mois sans percevoir leurs bourses, en plus des indemnités de rédaction de mémoire et de stage. Ces sortants déplorent la persistance du retard dans le paiement des bourses sans obtenir une réponse rassurante de la direction des bourses.

En effet, les représentants de quelques 500 sortants sont sortis déçus de la rencontre avec Lassana KONATE, directeur des bourses. Ce dernier, soutiennent-ils, leur a fait savoir que le paiement sera effectif pour seulement 6 mois en lieu et place des 8 avancés. Avant de poursuivre : « le directeur des bourses nous a informés de la suppression des indemnités ». « Une année sans bourse. Nous sommes arrivés ici au mois d’avril et avons terminé la formation sans bourse. On est allé en stage et écrit nos mémoires sans indemnité ni subvention », explique Mbagnick DOUMBIA, porte-parole du jour. Sans bourse ni indemnité, les élèves professeurs attendent aussi leurs ordres de service au moment où le premier semestre de l’année scolaire commence à tirer à sa fin. « On nous fait savoir que la plateforme a des problèmes », nous confie un élève professeur. Non sans ajouter : « la formation a été accélérée. Certains modules importants ont été bâclés. C’est anormal pour un pays qui aspire à promouvoir la qualité du système éducatif ».

SAOUROU SENE ET ABDOULAYE INTERPELLES

Les élèves professeurs de la FASTEF ont déploré le silence des syndicats d’enseignants du moyen secondaire, notamment le SAEMSS et le CUSEMS, sur leur situation. Ils ont un sentiment d’abandon pour la prise en charge de leurs revendications exprimées depuis quelques semaines. « Nous regrettons l’absence des syndicats d’enseignants du moyen secondaire. Saourou SENE et de Abdoulaye NDOYE devaient marquer leur solidarité à notre sort par leur présence. Nous allons maintenir la grève demain (aujourd’hui, Ndlr) pour se faire entendre », soutient un autre élève professeur.Sud Quotidien

NOTE DE LECTURE ‘’SEN NJAXASS’’ : Diagnostic et thérapie du G8 pour un Sénégal différent

http://www.enqueteplus.com/ ‘’Sen Njaxass’’ (Cocktail Citoyen) est un petit livre de 106 pages qui a les allures d’un manifeste citoyen. Publié aux éditions L’harmattan par le G8, qui est un collectif composé de 8 jeunes intellectuels sénégalais, le livre fait une radioscopie presque exhaustive des maux dont souffre le Sénégal. Il sera présenté au public ce samedi 5 janvier, à la maison d’édition L’Harmattan. La cérémonie sera suivie du lancement du mouvement citoyen Sen Njaxass.

Conscients des périls qui guettent l’Afrique, le Sénégal en particulier, huit jeunes, dans un élan de patriotisme, décident de mettre en commun leurs idées, forces et savoir-faire pour impacter la marche de la République. ‘’Y allant de leur propre feeling iconoclaste et innovant, leur capacité d’indignation donne un patchwork fait d’étoffes colorées et de gammes différentes. Des textes rivalisant de rigueur et de frivolité’’, écrit le préfacier Elimane Haby Kane dans la quatrième de couverture. C’est ce qui explique d’ailleurs le titre ‘’Sen Ndjaxass (Cocktail Citoyen)’’ : un mélange de folie, d’humour, de sérieux, d’activisme, de bureaucrate, d’universitaire…. Njaxass, c’est tout ça à la fois.

Malgré le pessimisme ambiant qui gagne de plus en plus la jeunesse africaine, sénégalaise, le livre renseigne qu’il est bien possible de renverser la tendance, sortir le continent de la misère et l’installer définitivement sur une rampe de développement.  Il suffit d’y croire et de s’en donner les moyens, renseigne Bachir Coly dans ‘’La fierté nationale face aux temps embrumés’’.

‘’Deuk bi doudem’’. Cette phrase anodine qui, selon Bachir, revient souventefois dans les discussions, révèle la profondeur du mal : le désespoir du peuple et le découragement de ses élites. A l’en croire, la pire arme contre le développement de notre pays, c’est le renoncement, les attitudes défaitistes… Et Le directeur des opérations à L’harmattan croit ferme que la fierté nationale doit être mise en avant dans tous les secteurs : diplomatie, économie, gouvernance, partout.

Mais la fierté sans l’engagement ne servirait pas à grand-chose, semble dire Mame Ngoné Faye dans ‘’Ce que les ventres gargouillent’’. Mlle Faye, à travers la liberté de ton et d’esprit de l’artiste, montre ce que l’engagement patriotique, la défense de la vérité et des valeurs doivent être pour tout un chacun. Elle met en scène un artiste en pleine conférence publique de conscientisation des masses, le maitre qui incarne le pouvoir, le public dont une jeune dame qui est la seule à partager les convictions de l’artiste ‘’impétueux’’. Interrompu net par le maitre qui lui demande : ‘’Dis-moi, fou, poète, artiste, qu’importe d’ailleurs ! Dis-moi que signifie tout ceci ?’’ Il rétorque : ‘’Ceci est une causerie pour tenter de réveiller l’inconscience collective et ainsi mettre les pieds dans le plat. Les pieds dans le plat d’une société indisciplinée et déviante  qui s’acoquine avec la fange, qui est en pleine aliénation culturelle et comme si cela ne suffisait pas, est victime d’un Pantagruel gourmand, traine-savate, narcissique, mégalomane et j’en passe.’’ Le maitre est dans tous ses états. Il tente de se contrôler tant bien que mal, face à l’artiste qui persiste et signe. Il se fait alors plus menaçant devant les vérités crues qu’on lui crachait à la figure, en invitant le ‘’rebelle’’ à ranger son mégaphone pour avoir la vie sauve. La leçon de l’artiste est simplement admirable. ‘’Que serait une vie sans risque ? Il faut se battre pour obtenir ce que l’on veut. Et surtout se battre pour ce en quoi l’on croit’’, lui dit-il comme pour appeler les citoyens à accepter même de mourir pour les grandes causes, pour l’amour de leur pays, de la vérité.

Dès lors, il devient un danger aux yeux du maitre qui réclame sa mort. Le “peuple”, dans sa naïveté légendaire, cria “A mort !”…

Chez nous, on a l’habitude de prendre les dirigeants comme responsables de tous les maux dont souffrent les populations. Pour Alassane Alioune Fèré Mbaye, il serait réducteur de tout mettre sur le dos des dirigeants. Le mal, selon lui, est profond et n’épargne aucune couche de la population : les marabouts, les hommes d’affaires… C’est l’homosenegalensis  tout simplement qui doit être remodelé, si l’on en croit Alassane. Il déplore : ‘’Nous avons pris un mauvais départ qui montre une fois de plus que nous ne sommes pas prêts à souffrir pour nous fabriquer un destin moins tragique.’’ La société sénégalaise, selon lui, n’est pas prête à emprunter l’allée épineuse de son rendez-vous avec l’émergence. L’auteur d’exposer la population dans toute sa vilenie : le charlatanisme, la quête du gain facile, l’incivisme, l’indiscipline caractérisée, rien n’est laissé au hasard par le journaliste au quotidien national ‘’Le soleil’’. Pour soigner le malade de ces multiples pathologies, il prescrit un changement de paradigme.

‘’Une alternative citoyenne’’, dira Papa Matar Diallo dans sa contribution du même nom. Le chroniqueur de la Sen Tv peint dans un tableau très sombre le bilan des différents régimes qui se sont succédé à la tête du Sénégal depuis les indépendances. Il met en exergue : le manque de courage, l’absence de vision, de volonté, les mauvaises orientations politiques, les institutions budgétivores et inutiles, les recrutements clientélistes, la corruption, la cupidité des dirigeants, j’en passe. Pour lui, le mot qui sied le mieux pour caractériser la trajectoire de notre nation, c’est l’‘’échec’’. Un changement de système s’impose, de l’avis de PMD.

Mor Amar, dans sa contribution sous forme de nouvelle, semble dire la même chose. Il appelle la jeunesse à prendre ses responsabilités et à ne pas laisser son avenir entre les mains de politiciens véreux. Car, écrit-il, le changement ne vient jamais d’en haut, mais des populations elles-mêmes.

Dans ‘’Le mur des lamentations’’, le journaliste de ‘’EnQuête’’ dénonce la passivité de la couche juvénile, levier incontournable pour le changement. Il met en scène Badolo, symbole du Sénégalais pessimiste qui ne croit plus au développement, et Albert, homme optimiste, qui jure de ne jamais baisser les bras. ‘’La lutte pour l’émancipation et le développement, indique ce dernier, ne se gagne pas en un jour… Les souffrances des populations ne se panseront pas en une élection’’.

Pour sa part, Dieynaba Sarr, juriste spécialisée en relations internationales, a salué les performances du Sénégal en matière diplomatique, non sans décliner sa vision pour une diplomatie encore plus forte et performante. ‘’Quelle posture du Sénégal en Afrique après 2019 ?’’, s’interroge-t-elle dans ‘’Vol Sn Sénégal 2019 : Pour un Sénégal fort et dynamique à l’extérieur’’. Pour Mlle Sarr, le Sénégal à l’horizon 2019 doit non seulement se pencher sur la réévaluation de ses relations avec la France, mais aussi essayer de s’ouvrir davantage au reste du monde.

Pendant ce temps, Thierno Niang prône un smart  power fait d’un soft et hard power pour résoudre définitivement la question casamançaise. Quant à Aboubacar Sadikh Top, il appelle de tous ses vœux l’avènement, au Sénégal, d’une presse libre et indépendante. A l’en croire, le principal problème des organes de presse, ce sont les moyens financiers. Il faut donc embellir l’environnement, permettre aux médias de s’assurer une autonomie financière en vue de jouer pleinement leur partition.

Les jeunes du G8 vont lancer le même jour le mouvement Sen Njaxass pour apporter leur pierre à l’édification d’un Sénégal prospère.Mame Talla Diaw

“LE SENTIER SINUEUX” EST “UN VOYAGE DE LA VIE” D’UN JEUNE FOUTANKÉ, SELON L’AUTEUR

Dakar, 5 janv (APS) – Le roman intitulé ‘’Le sentier sinueux’’ de Ndiawar Kane présenté, samedi, aux Editions ‘’L’Harmattan Sénégal’’ est ‘’un voyage de la vie’’ d’un jeune foutanké, a indiqué son auteur.

‘’Le bateau Bou el Mogdad en couverture du livre illustre le roman parce que je parle de parcours, de voyage de la vie d’un jeune foutanké de l’enfance jusqu’à l’âge adulte’’, a dit l’écrivain en présentant son premier livre.

  1. Ndiawar Kane souligne que le livre est une fiction, mais ponctué d’éléments de son vécu. Il dit exprimer à travers cet ouvrage ‘’l’envie de sortir des idéaux qu’on a brassés pendant la jeunesse et qui nous talonnent toute notre vie’’.

Ce livre de 79 pages qu’il a mis quelques années à écrire raconte la vie de Demba, jeune du Fouta qui a quitté son village pour la grande ville puis l’Occident.

Mais contrairement à Samba Diallo dans ‘’L’Aventure ambiguë’’ de Cheikh Hamidou Kane, Demba est revenu au bercail et il est arrivé, selon Alioune Tine, ‘’à faire la synthèse entre ce qu’il a reçu par son éducation et les transformations qu’il subit en recevant des points de vue, des systèmes de représentation cognitifs différents’’.

Pour l’écrivain Cheikh Hamidou Kane, préfacier du roman, ‘’ce qui domine dans +Le sentier sunieux+ décrit par Ndiawar Kane est le récit de la résilience de la patrie du Fouta face à la double désagrégation de ses environnements, écologique d’une part, et culturel, d’autre part‘’.

L’ouvrage ‘’très bien écrit’’ dans une ‘’langue française élégante et précise’’, est selon l’expert des Nations Unies Alioune Tine, ‘’un livre qui soulève des questions d’actualité régulant la société pulaar africaine’’.

‘’C’est un roman sur l’itinéraire d’une famille, d’un garçon Demba comme un peu Cheikh Hamidou Kane l’avait posé avec Samba Diallo dans +L’Aventure ambiguë+ (publié en 1961)’’, souligne M. Tine qui indique que ‘’+Le sentier sinueux+ est un livre ouvert polyphonique’’.

L’écrivain Ndiawar Kane citoyen mauritanien, originaire de la rive droite du fleuve Sénégal est diplômé de géographie des universités de Dakar et de Paris VII.

Il est de cette génération de militants anti-impérialistes des années soixante et a mené durant près d’une décennie une carrière de fonctionnaire international.FKS/MD

PLAIDOYER POUR L’IMPLICATION DE LA COMMUNAUTÉ HAL PULAAR DANS LA RÉSOLUTION DU CONFLIT ENTRE PEULS ET DOGONS AU MALI

Dakar, 5 janv (APS) – Alioune Tine, expert indépendant des Nations Unies sur la situation des Droits de l’homme au Mali, a invité, samedi, toute la communauté Hal pulaar de la sous-région à s’impliquer dans la résolution du conflit entre Peuls et Dogons, lequel a fait 37 morts le mardi dernier dans le village de Koulogon, au centre du Mali.

 ‘’C’est une opportunité qu’on a saisie parce que nous avons la communauté Hal pulaar ici, connaissant ce qui se passe, nous demandons à ce que la communauté Hal pulaar de toute la région essaie de s’impliquer dans la résolution de ce conflit’’, a dit M. Tine, après la minute de silence observée pour le respect de toutes les victimes de cette tragédie de Koulogon.

 Il s’exprimait lors de la cérémonie de dédicace du roman ‘’Le sentier sinueux’’ de l’écrivain Ndiawar Kane à la librairie ‘’L’Harmattan Sénégal’’.

Pour Alioune Tine, ancien président du Comité sénégalais des Droits de l’homme, ‘’il est bon que la solidarité africaine soit marquée et que tout le monde s’implique dans ce conflit pour que la paix revienne au Mali’’.

 ‘’Parce que nous avons les métastases de ce conflit aussi bien du côté du Niger que du Burkina Faso, cela ne regarde pas que le Mali, le feu qui est là, peut nous retrouver’’, a-t-il averti.

Car, ajoute l’expert indépendant des Nations Unies, ‘’ il est important de lancer un message aux dogons qui ont vécu pendant presque cinq siècles avec les peuls qui ont trouvé les modalités traditionnelles de résoudre leurs conflits parce que derrière, il y a le conflit entre agriculteurs et éleveurs qui traverse toute la sous-région sahélienne’’.

Au moins 37 habitants ont été tués le 1er janvier dernier, dans une attaque attribuée à des chasseurs traditionnels dogons, au village peul de Koulogon, au centre du Mali. Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a effectué vendredi une visite ‘’surprise’’ dans cette localité.FKS/MD

VIOLENCES EN CASAMANCE EN 2018 : De Bofa à Dombodir,19 morts et des questions sans réponses

 Seneweb.com Il y a exactement un an, le 6 janvier 2018, à Bofa Bayotte, quatorze personnes tombaient sous les balles d’individus armés et jusque-là non identifiés. Depuis la situation sécuritaire ne s’est pas améliorée en Casamance. De nombreuses attaques ont suivi ce massacre qui a fait en plus sept blessés. De quoi inquiéter les militants pour la paix dans le Sud qui, pour Seneweb, ont fait la radioscopie de ces violences.

2018 aura été un an foiré dans le domaine de la sécurité en Casamance. Des attaques meurtrières ont réveillé la psychose des pires années de la crise qui mine la Région depuis presque trois décennies. Bilan : dix-neuf morts et des dizaines de blessés. Les départements de Ziguinchor, de Bignona (région de Ziguinchor) et de Goudomp (région de Sédhiou) sont les plus touchés.

Samedi 6 janvier 2018, un groupe de plus d’une vingtaine de coupeurs de bois est surpris dans la forêt de Bofa Bayotte (département de Ziguinchor) par des éléments non identifiés. Officiellement, l’attaque a fait quatorze morts et sept blessés. Depuis, l’enquête piétine. Les assaillants courent toujours.

Quelques mois après Bofa, mercredi 2 mai, le pont de Niambalang  (département de Ziguinchor) est attaqué. Un homme est tué par balles, une partie de l’infrastructure est endommagée, 25 filets de pêche, des cabanes ainsi que des vivres sont incendiés.

Le 23, des individus non identifiés s’en prennent au village de Boutoupa Camarakounda. Il tue un enfant de 6 ans, blesse grièvement une personne avant de dévaliser des boutiques et de dépouiller de leurs biens les personnes croisées sur leur chemin.

“Le développement à lui seul ne peut pas installer la paix en Casamance. Il faut qu’on aille vers des négociations.”

Deux mois après, au mois de juillet, une vingtaine d’hommes armés attaque le village de Djibanar dans le département de Goudomp (région de Sédhiou). Ils emportent 24 têtes de bœufs après avoir tenu en respect les bergers qui surveillaient le troupeau.

Dimanche 5 août quatre exploitants forestiers sont portés disparus dans la forêt de Boussoloum, aui est située dans la commune de Boutoupa-Camaracounda (département de Ziguinchor). Il s’agissait de Mamadou Malal Diallo, de Fodé Konaté et de deux Mamadou Lamarana Diallo qui étaient partis chercher des fruits sauvages et du bois de chauffe.

Samedi 3 novembre 2018, un individu armé intercepte, à hauteur du village de Diango sur l’axe Bignona-Sénoba (route nationale 4), une dizaine de véhicules. Les passagers sont dépouillés de leurs biens, notamment de l’argent et des portables.

Moins de dix jours après ce braquage, lundi 12 novembre, des éléments armés font irruption dans le village de Dombodir dans l’arrondissement de Kataba 1, à 17 Km de Diouloulou (département de Bognona). Ils tuent le chef de village, Abdoulaye Sagna, et son neveu Seyni Sagnaqui, qui s’opposait au vol de leur troupeau de bœufs.

Enfin jeudi 15 novembre 2018, un berger est tué à Koussy, village situé dans la commune de Mangaroungou (département de Goudomp). Nommé Malang Diatta et âgé de 50 ans, la victime veillait sur son troupeau quand des hommes armés ont surgi vers 3 heures pour ouvrir le feu sur lui avant de s’enfuir.

Cette situation inquiète les militants de la paix en Casamance. Qui l’imputent à une conjonction de facteurs. “Le développement à lui seul ne peut pas installer la paix en Casamance. Il faut qu’on aille vers des négociations”, suggère la présidente de la Plateforme des femmes pour la paix en Casamance, Ndèye Marie Thiam.

Pour cette dernière, l’État est en partie responsable de la situation, en ce sens au’il négocie avec le camp de Salif Sadio et laisse  en rade celui de César Atoute Badiate. Mais pour Ndèye Marie Thiam, le pouvoir n’est pas l’unique responsable de la situation. “Malgré nos multiples appels à des négociations sérieuses entre les deux parties, nous n’avons pas obtenu satisfaction ni de la part du gouvernement ni de la part du Mfdc”, se plaint la présidente de la Plateforme.

“Ceux qui disent que le camp de César Atoute Badiate cherche à torpiller la paix parce qu’on négocie plus avec Salif Sadio, ne maitrisent pas la situation.”

À en croire le professeur d’histoire Nouha Cissé, on assiste en Casamance à une situation de ni paix ni guerre. Une ambigüité qui, à son avis, exaspère les les combattants qui seraient ainsi tentés de reprendre les armes.

Son collègue Balla Moussa Daffé, ancien maire de Sédhiou et ancien ministre, croit avoir l’explication de ce clair-obscur. Il estime que le gouvernement et les cadres casamançais, qui négocient pour le retour de la paix, ne savent pas à qui parler. Il signale que lorsque l’on négocie avec le camp de Salif Sadio, celui de César Atoute Badiate se sent écarté. Et vice versa.

Ancien correspondant de Sud Fm à Ziguinchor et à Saint-Louis, Ibrahima Gassama n’est pas tout à fait d’accord avec Daffé. Il tranche : “Ceux qui disent que le camp de César Atoute Badiate cherche à torpiller le processus de paix parce qu’on négocie plus avec Salif Sadio, ne maitrisent pas la situation.”

Pour Gassama, le camp de César Atoute Badiate fait de la résistance pour obtenir au sein du Mfdc, avant l’ouverture de négociations avec le gouvernement, l’élection des représentants du mouvement. Ce que Salif Sadio, signale le journaliste, n’accepte pas compte tenu des problèmes qu’il y aurait entre les deux hommes.

Ibrahima Gassama pointe aussi l’infiltration du mouvement par des bandits armés, le fait que le Sénégal dans sa partie casamançaise soit frontalier à plusieurs pays instables et le commerce du bois, de l’anacarde et du chanvre indien, qui aiguise les appétits de ceux qui ont peur de se retrouver dans la précarité lorsque les armes se tairont.

À cela s’ajoute, selon Balla Moussa Daffé, le fait que Salif Sadio ne renonce pas à son projet indépendantiste. Il explique : “Quand il interdit la coupe de bois dans son fief, en lieu et place de l’État, il se substitue à l’État. Même s’il veut la paix, c’est sa paix à lui et non celle que cherche l’État.”

L’après-Yaya Jammeh n’est pas sans conséquence sur la paix et la sécurité et Casamance. Balla Moussa Daffé soutient que les combattants qui se réfugiaient en Gambie, avant l’arrivée au pouvoir d’Adama Barrow, se sont éparpillés en Casamance. Ce, affirme-t-il, en revêtant le manteau de la rébellion pour préserver leurs ressources forestières et leurs sources financières que sont les champs d’anacardiers et de chanvre indien que les militaires cherchent à brûler.

Recherches infructueuses, enquêtes au point mort, l’armée pour rassurer…

Toutes ces affaires ne sont pas élucidées. Les supputations vont bon train alors que l’État cherche à rassurer les populations en déployant l’armée notamment.

Pour Dombondir, l’auteur présumé de l’attaque meurtrière a été identifié. Des témoins affirment qu’il s’agit d’un ancien habitant du village exilé en Gambie au plus fort de la crise casamançaise. Il aurait choisi de revenir pour, dit-on, solder de vieux comptes avec le chef de village.

Pour Bofa Bayotte, les personnes arrêtées et placées sous mandat de dépôt dans le cadre de l’enquête attendent d’être fixées sur leur sort. D’ici là, renseigne le sous préfet de Nyassia, l’armée organise des patrouilles quotidiennes. Et, récemment, elle a organisé un atelier de sensibilisation et de renforcement des capacités des chefs de village dans la gestion du conflit. L’objectif est de les amener à s’impliquer davantage dans la dénonciation des bandits armés qui écument la zone.

Au niveau de Niambalang, le pont a été réfectionné mais les assaillants courent toujours. L’armée s’est déployée dans la zone pour veiller sur la sécurité des personnes et des biens.

À propos des quatre exploitants forestiers disparus, la situation est jusque-là confuse. Leurs familles accusent l’armée d’avoir abandonné les recherches. Or, du côté de l’armée, on affirme le contraire. Des rumeurs persistantes indiquaient que les victimes ont été enlevées et que leurs ravisseurs exigeraient  une rançon en échange de leur libération. Mais aucune autorité n’a confirmé la rumeur et le dossier semble au point mort.Paul FAYE

LANCEMENT DE LA Plateforme des Acteurs de la Société Civile pour l’Indépendance de la Justice (PASCIJ) / Souleymane Téliko:«Il y a une pression exercée sur les magistrats»

https://www.dakaractu.com La Ligue Sénégalaise des Droits Humains (LSDH), la Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), le Forum du Justiciable (FJ), l’Association des chroniqueurs judiciaires et Amnesty International – Section Sénégalaise, étaient face à la presse, ce 5 Janvier 2019 à l’Hôtel Faidherbe, pour le lancement de la Plateforme des Acteurs de la Société Civile pour l’Indépendance de la Justice (PASCIJ). En effet, cette plateforme a été mise sur pied en vue d’apporter des réformes face à la « situation de crise » que connaît la justice ainsi qu’à la perception qu’a le justiciable qui se traduit par un manque notable de confiance envers la justice sénégalaise. C’est ainsi que le juge Souleymane Téliko dénonce une pression exercée sur les magistrats afin qu’ils n’œuvrent que pour le gouvernement de Macky Sall.
À cet égard, la Ligue Sénégalaise des Droits Humains a décidé d’apporter des propositions pour le renforcement de la justice, d’où l’ouverture de cette plateforme de la société civile…

TÉLIKO RÉPOND À MACKY : “Sa présence au Csm symbolise l’assujettissement du judiciaire à l’exécutif”

Seneweb.com Souleymane Téliko, le président de l’Union des Magistrats du Sénégal (Ums), répond au Président Macky Sall. Ce dernier, le 31 décembre dernier, avait déclaré que sa présence au conseil supérieur de la Magistrature (Csm) est à titre honorifique. Ce samedi, en marge de la cérémonie de lancement de la plateforme des acteurs de la société civile pour l’indépendance de la justice (Pascij), M. Téliko a battu en brèche les propos du chef de l’État.

“La présence du président de la République dans le conseil Supérieur de la magistrature est un des éléments qui conforte la mainmise de l’exécutif sur le fonctionnent du CSM. Si nous avons demandé des reformes et des modifications sur la composition c’est justement pour jouer sur la perception qu’on peut avoir  sur l’image de la justice” a soutenu Souleymane Téliko.

Le magistrat explique que le Csm est l’un des organes centraux qui gèrent la carrière d’un magistrat.  Et donc, “s’il est dirigé par un autre qu’un magistrat, on peut avoir l’impression que c’est la justice qui est dirigée par l’exécutif”, explique-t-il. Le président de l’Ums conclut donc, que “sa présence symbolise l’assujettissement du pouvoir judiciaire au pouvoir exécutif.” “Sa présence est loin  d’être honorifique car, au fond, les attributions essentielles du Csm, que sont le pouvoir de proposition et de nomination, sont exercés par l’exécutif. Dans ces conditions sa présence n’est pas honorifique”, précise–t-il.Mohamed Rassoul GUEYE 

« LE LEADERSHIP DE L’OPPOSITION INSTITUTIONNELLE SE DISPUTE ENTRE KARIM WADE ET KHALIFA SALL »

http://www.emedia.sn/Invités de ’’LR du temps’’, ce dimanche 6 janvier, émission animée par Alassane Samba Diop sur iRadio, le Professeur Baye Thiam Historien et Archiviste, et Mamadou Ibrahima Fall, Conseiller en Diplomatie multilatérale et Elaboration de Politique publique, analysent les tendances des premiers résultats de la vérification des listes de parrainages.

Tirant des enseignements à partir de ses interprétations, Mamadou Ibrahima Fall relève des évidences. Selon lesquelles, détaille-t-il : « Il était évident que le candidat sortant, le président de la République, Macky Sall, pouvait espérer sortir comme un candidat ayant réussi le parrainage. » Avant de poser « d’autres évidences notamment sur le cas de Ousmane Sonko qui est, décortique-t-il, le reflet d’un dynamisme d’une rénovation politique et d’une offre à laquelle les populations sénégalaises ont donné un agrément parce qu’on peut avoir des aspirations légitimes mais le reste, c’est la popularité et l’agrément que les populations vont apposer à votre ambition. »

« Nous avons, poursuit-il, le cas d’Idrissa Seck, un candidat qui, en 2007, avait réussi à avoir 510 000 votes à l’élection présidentielle et en 2012, il avait quelques 210 000 votes sans avoir battu campagne. Il était aussi évident qu’Idy pouvait espérer légitimement avec l’approbation des populations pour voir ses parrains valider. Nous avons le parti PUR qui est le parti le mieux organisé à l’état actuel du Sénégal, un parti discipliné qui suit les instructions d’un leader moral. »

Vient ensuite Me Madické Niang qui est, selon Mamadou Ibrahima Fall, « le candidat qui rassure certains (et) dont la validation de la liste des parrains paraît une surprise pour certains mais pour les observateurs avisés, sa candidature pouvait bien prospérer. C’était aussi une évidence même si c’était à quelques 45 jours de la clôture du dépôt des dossiers de candidatures. Il a réussi à la fois un exploit et il a fait un exercice pédagogique aujourd’hui qui prospère. »

DES DOUTES SUR L’APPORT DÉCISIF DE L’AFP ET DU PS

« Aujourd’hui, soutient-il, le leadership de l’opposition institutionnelle et officielle se dispute entre Karim Wade et Khalifa Sall. » Et, sur ce point précis, il tient à interpeller la classe politique notamment le camp présidentiel : « Nous avons un Parti socialiste (PS) et un AFP (Alliance des Forces de Progrès) qui supportent la candidature du président sortant, Macky Sall. Mais nous n’oublions pas qu’il y a deux numéros 2 qui sont sortis de ces partis à savoir Khalifa Sall et Malick Gakou.

Le second nommé, dit-il, « est aujourd’hui en pôle position pour avoir une candidature validée, de même que (le premier cité). L’interrogation que tout le monde devrait se poser y compris les gens de la mouvance présidentielle, c’est de se questionner sur l’apport décisif de l’AFP et du PS dans la validation des parrainages du candidat sortant, Macky Sall. »

Pour le Professeur Mbaye Thiam, le parrainage est « une bonne revanche contre les politiciens eux-mêmes. » Il en veut pour preuve : « Ils s’en étaient servis pour écarter les candidatures de la société civile parce que depuis une vingtaine d’années l’article L145 du Code électoral obligeait les candidats (indépendants) qui n’avaient pas de parti à recueillir la signature de 0,5% des électeurs inscrits domiciliés dans la moitié au moins des régions du pays en raisons de mille signatures au moins par région. » DIE BA

 Babacar BÂ, PRÉSIDENT DU FORUM DU JUSTICIABLE : « Nous allons inviter les candidats à la présidentielle à signer des engagements afin de respecter les réformes concernant la justice »

https://www.dakaractu.com Lors du lancement de la Plateforme des Acteurs de la Société Civile pour l’Indépendance de la Justice (PASCIJ), Mr Babacar Ba, président du forum du justiciable, a rappelé que la mission principale de ladite plateforme est que l’État du Sénégal applique les réformes initiées par l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS) lors du colloque du 29-29 Décembre 2017, auquel avait pris part le garde des seaux, ministre de la justice, Ismaël Madior Fall. Dans leur plan d’actions pour mener à bien ses activités, la plateforme prévoit de rencontrer l’autorité étatique du Sénégal et aussi d’inviter les candidats retenus à s’engager au respect de leur profession de foi une fois élu, notamment pour ce qui est de la suppression du siège du président de la République au sein du Conseil supérieur de la magistrature.

INVALIDATION DE SA CANDIDATURE : Pape Diop parle de de hold-up et dépose un recours…

https://www.dakaractu.com Suite à l’invalidation de sa candidature, le leader de « Bokk Gis Gis »  a organisé un point de presse, ce matin à son siège, pour apporter des précisions suite à la notification du procès verbal de vérification de ses parrainages.
Pour le président de la coalition Papa Diop 2019, ses experts ont travaillé sérieusement sur les résultats déclarés, et en raison de la technicité du contrôle, il fallait du temps avant de réagir.
“Le procès verbal qui nous a été remis, indique 7.252 parrains invalidés au motif qu’ils ne sont pas électeurs et 1.543 pour région de vote non conforme.
Cependant, et conformément à la loi, les éléments déposés en version papier et le support électronique doivent être sous scellés jusqu’au jour de convocation du mandataire; or nous avons constaté que le support a été copié dans un disque dur, ce qui n’est pas légal, d’autant que nous soupçonnons de la manipulation de la part de la Daf et de l’Adie dont le directeur est militant de l’Apr. Le ministre de justice et le Premier ministre avaient annoncé que nous aurions plus ou moins 5 candidats, ce que les délibérations du Conseil constitutionnel semblent confirmer.”
Dans ces conditions, Pape Diop souligne qu’il ne saurait accepter l’invalidation de sa candidature à cette étape de la procédure…

 “Khalifa SALL SERA BEL ET BIEN CANDIDAT À LA PRÉSIDENTIELLE DE 2019”

IGFM-Me Amadou  Aly Kane est membre du pool d’avocats de Khalifa Ababacar Sall. Le rejet des recours déposés par l’ex-maire de Dakar à la Cour suprême ne l’ébranle pas.  Dans cet entretien avec IGFM, il se dit confiant par rapport au rabat d’arrêt que lui et les autres avocats comptent introduire. Sa conviction est que Khalifa Sall sera bel et bien candidat à la présidentielle de 2019

Sheikh Alassane SÈNE REJOINT Macky SALL

Webnews |Selon des sources sûres de Senego, le Fondateur Mouvement Daj Dëpp, Sheikh Alassane Sène, a rejoint le camp présidentiel. Une information donnée par un proche du pouvoir, Mohamed Samb.

Joint au téléphone par notre rédaction, le secrétaire général du cadre de concertation libéral, Mohamed Samb, nous a confirmé l’information. M Samb a, selon ses dires, joué une médiation pour ce rapprochement entre le président de la République et Sheikh Alassane Sène.Senego

LE QATAR RETIENT KARIM WADE

https://xibaaru.sn/ C’est une information qui va déchirer le monde politique sénégalais. Un pays qui protège ses relations diplomatiques avec le Sénégal retient un candidat à la présidentielle sous le prétexte que ce dernier n’a pas d’autorisation de sortie…En un mot, le Qatar refuse de laisser Karim Wade sortir du territoire.

Le Qatar retient Karim Wade car ce dernier est un objet du deal des relations diplomatiques qui unissent ce pays avec le Sénégal.

Selon les autorités qatari, « Karim Wade ne possède aucun titre de transport…Il n’a de passeport » selon les autorités de ce pays arabes.

Xibaaru qui voulait en savoir plus s’est adressé au consulat du Sénégal le plus proche. Le consulat du Sénégal à Koweït city. « Notre consulat n’a enregistré un dépôt de demande d’un nouveau passeport de la part de Karim Wade » nous renseigne un diplomate au téléphone.

Et selon nos informations, « ce dernier n’a plus de passeport français car il a renoncé à cette nationalité. Et un diplomate sénégalais nous livre cette information : « le passeport avec lequel il est rentré au Qatar est périmé depuis longtemps »…

Ainsi les autorités Qatari ont joué sur l’absence de passeport de Karim Wade  pour l’empêcher de rejoindre Dakar.

Karim est-il sérieusement empêché par les qatari ? Ou il reste dans ce pays de son plein gré sachant que son retour au Sénégal est synonyme de…Prison.

RECALÉ PAR LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL : Pape Diop commet des avocats et dépose un recours

http://www.dakarmatin.com Recalé par le conseil constitutionnel, Pape Diop conteste les résultats issus de la vérification des dossiers de parrainages des candidats. Face à la presse ce samedi, le candidat de la “Coalition Papa Diop 2019” a révélé avoir commis des avocats pour demander des explications aux sept (7) Sages sur les motifs des rejets de certains de ses parrains.

A l’en croire, les robes noires ont déjà déposé un recours sur la table du Conseil constitutionnel pour “l’amener à rapporter la décision d’invalidation de ma candidature qui ne repose sur aucun motif légal”. Il se dit ainsi prêt à apporter «les preuves utiles» pour montrer que ses parrains sont bien valides.

«Pour notre cas, le procès verbal indique 7572 parrains invalidés au motif qu’ils ne sont pas des électeurs et 1543 de région de vote non conforme», fait-il savoir d’emblée. Il explique : «Ces parrains ne peuvent être des non électeurs, car ils remplissent toutes les conditions exigées par la loi. D’ailleurs le Conseil constitutionnel l’a bien souligné dans son arrêt du 26 juillet 2017. Il en est de même pour les parrainages invalidés au motif de région de vote non conforme, car la plupart de ces personnes figurent bel et bien sur le fichier électoral, mais en raison des différentes modifications, elles sont transférées dans d’autres régions».

Pape Diop dit aussi ne pas accepter, dans ces conditions, l’invalidation de sa candidature. «Nous ne pouvons pas, dans ces conditions, accepter l’invalidation de notre candidature à cette étape de la procédure. La loi sur le parrainage a montré toutes ses limites, car ces conditions d’application ne permettent pas de s’assurer de la sincérité des opérations de contrôle», martèle-t-il.Ousmane Thiane

IDRISSA SECK, UNE CANDIDATURE QUI S’IMPOSE.

https://www.dakaractu.com Pour un candidat qui, en 2007 avait obtenu plus de 510000 votant derrière le tout puissant Abdoulaye Wade et en 2012, sans faire campagne pour le respect de la parole donnée a obtenu plus de 210000 voix, croyez vous qu’il aurait eu un problème 68000 signatures?!
Il est temps de faire comprendre au conseil constitutionnel et à leur gourou, qu’ils n’ont pas le destin du pays en leur main pour en changer son cours. Ils n’ont qu’à se plier à la volonté des sénégalais qui ont choisi librement de porter (parrainer) leur choix sur leur Candidat Idrissa Seck…
Quand il s’agit d’arbitrer, de dire le droit, rien que le droit, ils sont abonnés aux bancs des super incompétents ; quand il s’agit d’exécuter les sales besognes du Macquis à savoir recaler des candidats légitimes à la candidature pour les élections présidentielles, ils se déclarent les meilleurs en la matière.
Qu’ils sachent qu’aucun résultat autre que ce qui est légitime ne sera accepté et que le combat sera mené quelques soient les moyens et les circonstances.
7 sages avertis en vaut 7 Cheikh Diop Rewmi Dakar

Me Assane Dioma NDIAYE: « ON NE PEUT PLUS CONTINUER À ÊTRE DES JURISTES TAILLEURS… »

https://www.leral.net/ Me Assane Dioma Ndiaye a été interpellé sur la décision de la Cour suprême qui confirme le verdict de la Cour d’Appel. Il a été surtout question de la possibilité de l’introduction du rabat d’arrêt par les avocats de l’ex-maire de Dakar, Khalifa Sall, qui, aujourd’hui, fait polémique. Il s’agit surtout du caractère suspensif ou non de la décision.

« Nous savons que le Rabat d’arrêt est ouvert quand il y a erreur matérielle ou de procédure. Aujourd’hui, les avocats de Khalifa Sall ont souligné des erreurs de procédure commises par la cour Suprême en siégeant en nombre pair. Je ne dis pas en délivrance parce que l’article 10 ne parle pas de délibérer. C’est-à-dire, le jour où les faits sont discutés en audience publique. Par contre, tout le monde a pu constater que la chambre a siégé en nombre pair, or l’article 10 dit que les chambres doivent siéger en nombre impair« , a d’emblée martelé Me Assane Dioma Ndiaye.

Le président de la Ligue sénégalaise des droits de l’homme de préciser que « si ses avocats estiment qu’il y a des erreurs de procédure, ils ont le droit d’introduire le rabat de délibérer », a-t-il dit. Et de faire savoir: « il se trouve que l’article 52 qui réglemente le rabat d’arrêt dit que les articles 32 à 42 de la loi organique sont applicables au rabat« .

Poursuivant,  Me Ndiaye d’ajouter que l’article 36 qui est inclu dans cette fourchette, dit que le pourvoi en matière pénale est suspensif. « Si la loi de que ce qui est prévu est applicable au rabat. Il n’est pas besoin d’être mathématicien pour admettre que le rabat s’il est suspensif pour le pourvoi et qu’il est applicable au rabat alors qu’il est suspensif », laisse-t-il entendre.

Dans tous les cas explique-t-il, il faudra une décision définitive. « Pour qu’on puisse mettre en échec la présomption d’innocence, il faut une décision définitive. Et quand il y a une éventualité de rabat, il y a éventualité de remise en cause de la décision rendue. »

« Je ne dis pas cette décision sera remise, mais il y a une éventualité et c’est pourquoi le recours est permis. S’il n’y a pas une éventualité de changement de la décision, que vaudra le recours? Donc si on admet qu’il y a possibilité de recours, on doit admettre que la décision peut être cassée à nouveau. On ne peut plus continuer à être des juristes tailleurs. Et la loi doit être impersonnelle et générale », dénonce-t-il . Senego

 A QUI A PROFITÉ LE CRIME? par Amadou Tidiane WONE

La Une du quotidien l’observateur nous l’apprend.  En application de la loi 2018-22 du 04 juillet 2018, 174 637 parrains (multiples) sont susceptibles d’être envoyés en prison. Outre la difficulté matérielle d’instruire tous ces cas et en cas de condamnation de trouver où les accommoder, penchons nous sur les premières conséquences à tirer de cet état de fait.

Pour enregistrer les parrainages, le premier arrivé est le premier servi. Ce qui explique les échauffourées lors du démarrage du dépôt des listes.
Etant entendu que, c’est à partir du premier candidat à avoir déposé ses listes de parrainages que l’on commence à déterminer les doublons.  Ceci explique que le Candidat Président Macky Sall affiche zéro doublon.  Madame le Premier ministre  Aminata Touré s’étant battue, comme une lionne, pour être la première à entrer au Conseil Constitutionnel. Elle savait pourquoi.

Il serait donc  juste, par équité, de déterminer parmi les 174 637 parrains multiples,  lesquels figurent dans les listes du Candidat de Benno. Puis de les éliminer comme sur les listes des autres candidats. Car les collecteurs des autres candidats ont été, très certainement, abusés de bonne foi.

En plus,   et du fait que les signatures multiples sont criminelles et susceptibles de poursuites, aucun candidat ne devrait s’en prévaloir. Surtout pas le Candidat sortant, Chef de l’Etat et Gardien de la Constitution. Par droit et par devoir.

En vérité, les 174637 parrains multiples doivent, purement et simplement, faire l’objet de radiation sur toutes les listes de parrainages. Car, que vaut encore la signature d’un délinquant ?

Si la volonté  est de bien faire, nous devons tous veiller à  la conduite sécurisée et irréprochable du processus électoral. Chacun n’ayant que sa bonne conscience comme boussole. Amadou Tidiane WONE

BOUGANE PASSE UNE CHAUDE SOIRÉE SUR LE PLATEAU DE JAKARLOO : Brima l’accuse d’avoir contacté un célèbre griot pour rencontrer Macky Sall-Gaston Mbengue balancé

https://www.dakaractu.com Cette nuit sera longue pour le  patron de la SEN TV qui a été trainé dans la boue sur le plateau de la Tfm ce soir. En clair, venu défendre son dossier de parrainage après qu’il a été recalé suite à la première manche des opérations de vérification, Bougane Guèye Dani a trouvé le teigneux Birima Ndiaye sur son chemin.  Ce dernier a reproché au pré-candidat à la présidentielle d’avoir insulté le chef de l’Etat sur les ondes d’une radio de la place. Visiblement très remonté contre Bougane, le syndicaliste n’hésitera pas à révéler que l’homme d’affaires court derrière une audience avec le président de la République. A l’appui de ses dires, il ébruite l’existence de contacts secrets entre Guèye Dani et un célèbre griot qui serait chargé de mission pour arrondir les angles entre  Macky et Bougane. Celui-ci tente de battre en brèche l’argumentaire de son accusateur et balance Gaston Mbengue qui aurait proposé ses services  pour réchauffer les relations entre le président Macky Sall et le patron de presse. C’est sur ces entrefaites que Fou Malade en a rajouté une couche et demandé au principal invité de ce numéro de Jakaarlo s’il ne va pas faire comme Cheikh Alassane Sène qui , selon les révélations du rappeur, a rejoint Macky après l’avoir traité de tous les noms d’oiseaux une semaine plus tôt.
Pape Djiby Fall rappelle au candidat, qu’il passerait pour un mauvais employeur selon un prisme déformant, les conditions dans lesquelles certains travailleurs de D-Media avaient été licenciés.

Bougane sort de nouveau de ses gonds et lâche une phrase malheureuse : « Je n’ai jamais souhaité pas mourir reporter ».  Ce qui est perçu par Papis Diaw comme un manque de respect à l’endroit de toute une corporation.

PARRAINAGES : L’ADIE dément être mêlée au processus de vérification

https://www.dakaractu.com L’ADIE n’apprécie pas bien le fait que son nom ait été traîné dans la boue ces derniers temps par les hommes politiques. En effet, des candidats à la présidentielle accusent l’Agence de l’informatique de l’État d’avoir été le bras armé du pouvoir pour invalider leurs parrainages. Ce qui n’est pas conforme à la réalité, selon le communiqué transmis à Dakaractu par la mise en cause.
« L’ADIE tient à rétablir la vérité des faits et préciser qu’elle n’est absolument pas impliquée dans le processus de vérification des parrainages », contredit l’Agence incriminée

“Neddo ko bandoume” : Aissata Tall Sall met en garde…

https://senego.com Hormis les questions d’actualité, notamment l’affaire Khalifa Sall et Karim Wade, Aissata Talla est revenue sur certaines critiques envers le chef de l’Etat Macky Sall sur la base de l’ethnicisme. 

« Cela me fait mal. D’autant plus que ces critiques, notamment ‘Néddo ko badoume’ est un mauvais procès faite aux « hal-pular« , a dénoncé la mairesse de Podor.

« Tous ces gens qui manipulent ce concept doivent faire attention« , a demandé Aissata Tall Sall parce que, « c’est nous qu’ils choquent en première. »

« Moi, je suis ‘nedde ko badoume’, un hal-pular qui s’oppose à Macky Sall. Est ce qu’on peut me faire ce procès là. Certains pensent que ce pouvoir est ‘hal -pular’. Il faut arrêter. Ce débat est malsain« , renchérit-elle.

Le ministre de la Communication sous le régime de Abdou Diouf précise que « nedde ko badoume » signifie que l’homme est le remède de l’homme. Par Khadre SAKHO 

AISSATA TALL SALL : « JE ME SUIS REGARDÉE DANS LE MIROIR ET J’AI VU QUE JE SUIS TOUJOURS BELLE… »

http://www.emedia.sn/ « Je ne fais de ma féminité ni un atout ni un handicap. Après avoir passé trois nuits sans dormir (à cause du rejet de son dossier par le Conseil constitutionnel), je me suis regardé dans le miroir et j’ai vu que je suis toujours belle. Je suis toujours la “lionne” que j’ai toujours été. » C’est la réaction d’Aïssata Tall Sall après le constat fait qu’aucune candidate déclarée à la présidentielle du 24 février 2019 dont elle-même, Aïda Mbodj, Amsatou Sow Sidibé, entre autres, ne participera à l’élection présidentielle du 24 février 2019.

PRÉSIDENTIELLE SANS FEMME : POUR AISSATA TALL SALL, “CE PAYS A DES RELENTS DE MISOGYNIE”

Invitée de ’’Jury du dimanche’’, ce 6 janvier, émission animée sur iRadio par Mamoudou Ibra Kane, elle ne préfère pas parler de « reculade » mais, souligne-t-elle, « les femmes ont un effort à faire » et il faut qu’elles « poursuivent le combat. »Il est malheureux de le constater, dit-elle, mais « ce pays (le Sénégal) a des relents de misogynie. Qu’on me dise que je suis “trop femme”, j’en suis fière parce que je ne cherche pas à ressembler à un homme même si je pense que la pratique de la politique doit être asexuée », déplore-t-elle face aux pressions de divers ordres et autres railleries dont font l’objet les femmes qui s’engagent en politique.

 AISSATA TALL SALL : “Khalifa SALL ENCORE ÉLIGIBILE, COMBAT PERDU D’AVANCE POUR karim WADE”
https://www.dakarposte.com/ Karim Wade ne peut pas être candidat. Tel est l’avis de juriste de Me Aïssata Tall Sall, écartée de la course à la présidentielle par le Conseil constitutionnel. Invitée du ’’Jury du dimanche’’, ce 6 janvier 2019, face à Mamoudou Ibra Kane, sur iRadio, l’avocate pense que « pour Karim Wade, le combat a été perdu du moment où il n’est pas inscrit sur les listes électorales. »
Me Aïssata Tall Sall en colère:”Le Sénégal est un pays misogyne”

Seneweb.coAïssata Tall Sall ne veut toujours pas croire que son dossier de parrainages a été réellement rejeté par le Conseil constitutionnel. Invitée de l’émission Jury du dimanche de iRadio, l’avocate, très en colère, estime que l’élimination des candidates de la course, conforte l’idée selon laquelle le Sénégal serait un pays misogyne.

“Je n’y avais jamais cru, mais je pense que les gens ont raison quand même, ce pays-là a quelques relents de misogynie au tréfonds des citoyens. Parfois, quand on parle à quelqu’un, il convoque la relation. Mais, ce n’est pas vrai. Ce sont les traditions dans ce pays qui font que très souvent les femmes sont reléguées au second plan.”

Le leader d'”Osez l’avenir”, qui considère que le Conseil a tort d’invalider sa candidature, a invité d’ailleurs les femmes à continuer de se battre : “Il ne faut jamais baisser les bras par rapport à ce combat-là”

Pour la maire de Podor, la loi sur la parité, votée en mai 2010, n’a plus sa raison d’être : “On nous parle de la loi sur la parité, mais si elle débouche sur l’élimination de toutes les candidatures féminines, je pense qu’il faut mieux retourner à l’ancien système.”Salla GUÈYE

Aminata TOURÉ À L’OPPOSITION : “La politique c’est beaucoup d’efforts, c’est de l’endurance, mais aussi une réalité du terrain”

https://www.dakaractu.com La grogne née du rejet du parrainage de certains candidats de l’opposition continue de soulever des réactions dans le landerneau politique sénégalais.
La dernière en date est la sortie ce samedi, de l’ancien Premier ministre, madame Aminata Touré. L’envoyée spéciale du président de la République qui participait à un meeting tenu à Ndiob par la coalition BBY du département de Fatick, semble bien maîtriser la cartographie des responsables de leur parti. La responsable du pôle parrainage et mobilisation de Benno informe que leur formation politique contrôle 520 communes sur les 557 existantes. Un état de fait qui constitue selon elle, un véritable rapport de force. Dans la même foulée, Aminata Touré déclare qu’on ne devient pas un leader local du jour au lendemain.” La politique c’est beaucoup d’efforts, c’est de l’endurance et c’est également une réalité”, a t-elle conclu…

RAPPROCHEMENT AVEC MACKY : Les précisions d’Ousmane Ngom

Seneweb.com Invité sur le plateau de Grand Jury de la Rfm, ce dimanche, Ousmane Ngom est revenu en détail sur son rapprochement avec Macky Sall, qui “s’est fait naturellement”. Il confie : “Nous avions partagé beaucoup de choses ensemble et il y a eu plusieurs concours de circonstances qui ont fait que nous nous sommes retrouvés.”

Deux événements ont été décisifs. “Le premier déclic vient des obsèques de Serigne Mansour Sy, rembobine l’ancien ministre de l’Intérieur. Macky et moi, nous nous sommes retrouvés à l’aéroport pour recueillir la dépouille du défunt khalife des Tidianes. Al Amine lui a demandé de me saluer. Macky est venu et m’a salué froidement. Après, il s’est tourné vers Al Amine en lui disant ceci : ‘nouyo na ko mais daf may sani xer rek’ (‘je l’ai salué mais il ne fait que me critiquer’) J’ai répondu : ‘dothie yi gneweu goul’ (les grosses pierres vont venir).”

Ousmane Ngom ajoute : “Le deuxième déclic c’est lorsque Macky est venu me présenter ses condoléances à la suite du décès de mon grand-frère. Le chef de l’État m’a dit ceci : ‘Je vous tends la main, vous n’avez pas le droit de rester sur la touche’.”

Me OUSMANE NGOM : «La nomination par Wade d’un ministre des élections en 2012 est l’une des raisons…Je n’ai jamais figuré sur la liste des incriminés dans le cadre de la traque des biens mal acquis!»

https://www.dakaractu.com Ousmane Ngom a fait, ce dimanche, l’éloge du libéralisme et plus précisément de celui dit ”social ”. L’invité du Grand Jury qui considère que ” le socialisme et le communisme sont morts de leur belle mort ”, ne se privera pas de vanter, dans la foulée, les mérites de l’idéologie libérale surtout dans cette expression actuelle dont il fait l’objet au Sénégal et particulièrement par son nouvel allié, le Président Macky Sall. Une brèche qu’il saisira pour dépassionner le débat récemment soulevé par Mahammed Boun Abdallah Dionne qui aurait lancé des foudres en direction des libéraux sauvages. ” Lorsqu’il parle de libéralisme sauvage, il dit que nous sommes pour l’économie de marché et non pour la société de marché ”, argumentera-t-il à ce propos.

M Ngom de se réjouir de cette symbiose qu’il y a entre le libéralisme classique et certaines valeurs bien de chez nous et généralement puisées des enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba. ” Dans le libéralisme classique, il y a le laisser-aller et le laisser-faire qui fait que les faibles peuvent être dominés par les forts. C’est pourquoi il faut se battre pour corriger ces dérives et ces dérapages du libéralisme classique. C’est ce qu’on appelle le libéralisme sauvage. La force du libéralisme, c’est sa flexibilité innée. ” Pour lui, il est fondamental de  prendre le libéralisme classique, y exclure les dérives et y inclure les valeurs positives de notre culture… ” Il fera référence à Cheikh Ahmadou Bamba avec son jëf-jël, le niakh jarinu.

Interpellé sur sa proximité avec le Président Macky Sall, Ousmane Ngom évoquera des circonstances historiques. ” C’est un rapprochement qui s’est fait naturellement.

Nous avons partagé beaucoup de choses ensemble. Je suis un homme de principe. Il y a eu un concours de plusieurs circonstances ou de facteurs. ”  Il dira, notamment, que Macky s’est déplacé avec tout son staff à l’occasion du décès de son grand frère pour lui tendre la main.

L’avocat Saint-Louisien profitera de l’occasion à lui offerte pour éclairer certains pans de l’histoire par rapport à la traque des biens mal acquis. Et c’est clairement qu’il dira n’avoir jamais été indexé dans cette affaire. ” C’est un des Fake news que vous sortez souvent. Vous dites souvent que j’étais sur la liste des personnes poursuivies pour la traque des biens mal acquis. Ce n’est pas le cas.  La liste du procureur spécial Alioune Ndao, je vous demande de la sortir. Je vous défie même de la sortir et de voir si vous verrez mon nom.  Mon nom n’a jamais figuré  sur cette liste. Il s’est agi, tout simplement, me concernant, d’une enquête de patrimoine. Cette enquête a révélé qu’il n’y avait absolument rien dans mon dossier.

Je n’ai jamais mis les pieds à la Crei. Jamais ! Je ne connais pas la porte de la Crei. ” Par rapport à la demande formulée par l’opposition de dessaisir le  ministre de l’intérieur de l’organisation de la prochaine Présidentielle, Ousmane Ngom se voudra sans ambages. ” En 2007, rappelle-t-il, les élections se sont passées sans anicroche… Le ministre de l’intérieur, encore une fois, ce n’est pas lui qui fait les élections. C’est tout un processus… ” Pour ce qui a été du choix de Wade, en 2012, de lui adjoindre un ministre chargé des élections, en la personne de Cheikh Guèye, l’ancien ministre de l’intérieur qu’il est, choisira de relativiser. ” Cela ne veut pas dire que c’est une panacée qu’il faut exécuter. Cheikh Guèye ministre chargé des élections, vous pensez que le ministre de l’intérieur n’a pas eu un rôle ? Vous vous trompez lourdement! ” Et quant à l’efficacité de la solution alors prise par Wade, il préférera  carrément battre en brèche. ” Wade sait qu’il avait tort. Pour la première fois, le peuple du Sopi s’est opposé à cette décision. C’était la première reculade par rapport à la pression de l’opposition. C’est une des raisons pour lesquelles il a perdu le pouvoir. On ne change pas de cheval au milieu du gué! ”

Bougane GUÈYE DANY : “LES SAGES DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL ONT ÉTÉ EMPORTÉS DANS UNE ESCROQUERIE (…) À GRANDE ÉCHELLE”

https://senego.com Bougane Guèye Dany revient à la charge. Invité de la radio Sud-Fm, dans l’émission « Janoo-bi », le leader du Mouvement « Geum Sa Bopp » n’a pas raté le Conseil constitutionnel. Il maintient ses propos selon lesquels les sept (7) sages sont « emportés dans vol à grande échelle… » Non sans apporter « des preuves« .

« Je vais vous le prouver tout de suite…« , dit Bougane qui réconforte les propos de Mouth Bane, selon lesquels l’actuel fichier électoral n’est pas le bon. Mais aussi prouver qu’ « eux, les sept (7) sages du Conseil constitutionnel ont été emportés dans une escroquerie, une manipulation, un vol à grande échelle… Et on a emballé la société civile dedans… »

« En premier lieu, quand je remet mon testament en signifiant la façon dont on voudrait qu’on répartisse ses biens, la première chose à faire c’est de le mettre dans une enveloppe sous plie fermée, attendre le jour de ma mort pour le sortir. Mais quand je te remet le papier du testament et que tu dis qu’avant de le mettre dans une enveloppe, je dois d’abord le photocopier. A quel fin?« , s’interroge Bougane qui poursuit: « Cinq (5) jours après ils reviennent nous demander de revenir étudier nos dossiers. C’est de cette façon qu’on a berné tous ceux qui sont passés au Conseil constitutionnel. »

Rappelle-t-il que les membres du Conseil constitutionnel ne sont pas des informaticiens. « Ces vieux de 65 ans, voir 70 ans, y’en a même qui ne savent pas comment allumer un ordinateur. Tu fais face à eux sur quelque chose qu’ils ne maîtrisent pas…« , regrette le candidat malheureux à la présidentielle de 2019.

« Qui les a choisit (Ndlr : les sept sages)? Sous quel critère ont-ils été choisis? Le logiciel qu’ils utilisent, comment à-t-il été paramétré?« , sont autant de questions que se pose Bougane Guèye Dany. Rappelle-t-il que lors d’une rencontre avec les membres de la société civile, au Conseil constitutionnel, ces derniers ont reconnu qu’ils ne savaient pas comment paramétrer ce logiciel mis à leur disposition.

« Moundiaye Cissé était présent, de même que le professeur Babacar Guèye, un de leurs informaticien et une autre personne du nom de Ndiaga. Je me suis entretenu avec eux et tous m’ont confirmé qu’ils ne savaient pas comment a été paramétré le logiciel. Le pire dans tout ça, ils ont reconnu que les clés USB que nous, candidats mettons à leur disposition et qu’ils mettent sous scellé, le contenu de la clé a été copié dans la machine d’abord avant que la clé ne soit mis dans une enveloppe. Donc si le contenu a été transféré, pourquoi garder le contenant?« , s’est-il interrogé de nouveau.

Ainsi, parmi les motifs du rejet de ses parrainages, certains de leurs parrains ne peuvent pas voter, soit des « non électeurs » : « Comment peut-on être un non électeur et disposer d’une carte d’électeur? Comment un non électeur peut avoir un bureau de vote? »

A cet effet, lorsqu’il en a fait part aux membres de la société civile siégeant au Conseil constitutionnel, selon Bougane, ces derniers sont restés bouche bée. Aussi se demande-t-il « pourquoi les membres de la société civile n’ont pas tenu leur conférence de presse, ce vendredi? A cause de ce que je leur ai montré… Ils ont dit qu’ils n’allaient pas se prononcer sur une chose qu’ils ne maîtrisent pas et qu’ils allaient retourner au Conseil constitutionnel afin que ces derniers les édifient sur la question. » 

« Le Conseil constitutionnel ne donne aucune explication… L’escroquerie, le vol à grande échelle initié par Macky Sall, c’est au Conseil constitutionnel que ça a commencé. Ils ont été emportés sur une chose qu’ils ne maîtrisent pas…« , regrette le président du Mouvement « Geum Sa Bopp » https://senego.com/

PARRAINAGE NOYÉ !Par El Hadji Abdou WADE DIT Mara

La loi instituant le parrainage a été votée sans débat par la chambre d’applaudissements le 19 avril 2018 dans une ville en état de siège qui avait vu les leaders politiques arrêtés manu militari et conduits dans les commissariats de police de la ville. Elle sera promulguée plus tard par le Président de la République.
Son début de mise en oeuvre, commencée le 27 août 2018 par la remise des fiches de collecte aux candidats à la candidature, laissait déjà présager qu’on allait tout droit vers une élection parrainée de couacs avec la foultitude de candidats à la candidature qui s’étaient présentés dès le premier jour pour retirer les fiches de collecte de parrains.

La vérification des parrainages par le Conseil constitutionnel a fini de confirmer tout le flou qui entoure cette opération et qui a fait naître une vague de contestations après le passage à la trappe de dix-neuf (19) candidats à la candidature recalés pour n’avoir pas obtenu le 0,8 %, minimum requis pour passer l’étape ô combien périlleuse du parrainage avec la foison de rejets pour autres motifs non régularisables et de rejets pour doublons régularisables.

L’élection présidentielle de 2019 est bien partie pour être celle qui aura soulevé le plus de tollé dans l’histoire politique du Sénégal.

Elle risque d’être âprement disputée avec des candidats qui seront triés sur le volet après plusieurs épisodes assimilables aux aventures d’Ulysse.

En effet, pour cette élection, ne sera pas candidat qui veut parce que le potentiel candidat devra être, comme Ulysse, un véritable héros qui aura déjà traversé plusieurs épisodes allant de celle des sirènes jusqu’à la descente aux enfers avant d’être élu à la candidature.

Le premier épisode est le parrainage qui est cette sorte de tempête dans laquelle se débat le candidat à la candidature pour récolter 0,8 à 1% des électeurs inscrits dans le fichier électoral avec au moins deux mille ( 2000) dans sept (7) régions différentes. Une sorte de présentation du candidat par des parrains, ce qui pourrait être considéré déjà comme une caution populaire.

Le Président du Grand Parti, El Hadji Malick Gakou, a brillamment réussi cette épisode.

En effet, le candidat de la Grande Coalition de l’Espoir /Suxxali Senegaal ne s’est pas simplement contenté de valider sur sept (7) régions.

Il a fait mieux lors du dépôt en présentant plus de deux mille(2000) parrains sur les douze (12) des quatorze (14)régions du Sénégal, hormis Matam et Kédougou.

Les rejets pour doublons ou autres motifs ont invalidé les régions de Kaolack et Kaffrine.

CE QUI NOUS RAMÈNE À VALIDER POUR DIX (10) RÉGIONS.
Ce score nous vaut, après seulement deux (2) ans de présence sur la scène politique, la troisième place après Benno Bokk Yakkaar, coalition du parti au pouvoir et le PDS, parti quadragénaire.Tout cela atteste d’une bonne présence du Grand Parti sur l’échiquier politique national grâce à l’excellent travail de massification entrepris de main de maitre par son Président.

Les régularisations de 8882 parrains faites et déposées au Conseil constitutionnel devront permettre de valider la région de Kaolack et de nous amener à onze (11) régions, donc au même niveau que le PDS.

Même Kaffrine est à cinq parrains pour atteindre le cap des 2000.
Tout ce travail fait et bien fait par les membres et sympathisants de la Grande Coalition de l’Espoir, nous espérons que El Hadji Malick Gakou
comme Ulysse, appelé à regagner son royaume, sa femme Pénélope et son fils Télémaque, après 20 ans d’errance, sera autorisé, après « revérification » du Conseil constitutionnel le 08 janvier, à entrer dans la cour des grands et se prévaloir d’être un candidat à l’élection présidentielle.

Il aura alors le droit de parcourir tout le territoire national pour aller à la quête d’électeurs en vue de maximiser, durant la campagne électorale, ses chances pour devenir le futur Président de la République.

En politique, Président Malick, tout est possible avec le potentiel dont vous disposez et la coalition qui vous soutient !

L’actuel Président de la République ne nous dementira pas.Yes we can !Thiès, le 04 hanvier 2019,El Hadji Abdou Wade dit Mara, Pôle de communication du Grand Parti.

Souleymane Bachir DIAGNE : “ON NE PEUT PAS AVOIR DE RÉGRESSION SUR L’ORGANISATION MATÉRIELLE DES ÉLECTIONS”

https://www.leral.net Souleymane Bachir Diagne appelle les autorités à tout faire pour qu’il y a le « minimum » de couacs pendant la présidentielle.

Invité semaine dernière de Radio Sénégal et repris par le journal « Les Echos », le représentant de la Cena aux Etats-Unis n’a pas manqué de cracher ses vérités sur certaines questions comme l’obligation d’une bonne organisation matérielle de la Présidentielle.

« On ne peut pas avoir de régression sur l’organisation matérielle. Il faudra tout faire pour que même s’il doit y avoir des couacs, qu’ils soient minimes », a-t-il soutenu. Et de souligner le problème de lancinant des cartes d’électeurs indisponibles pour beaucoup de Sénégalais de la Diaspora.

Toussaint MANGA : “SI MACKY SALL AVAIT DÉPOSÉ SA LISTE DE PARRAINAGE PARMI LES DERNIERS…”

https://www.pressafrik.com Après que le constat a révélé qu’il y a eu 174.634 doublons sur le parrainage et que le président Macky Sall a été le seul à ne pas avoir, le député de l’opposition Toussaint Manga, a estimé que si le présent sortant avait déposé sa liste de parrainage parmi les derniers comme Karim Wade et Khalifa Sall, “la quasi-totalité totalité de ses parrains serait des doublons et il serait recalé”.

En cela, M. Manga dit avoir compris la raison pour laquelle Macky Sall a réveillé Mimi Touré (mandataire du candidat de la Coalition Benno Bok Yakaar) à 5h du matin pour la pointer à 7h du matin au Conseil constitutionnel pour un dépôt de dossier qui est censé démarrer à minuit.

“En somme ceux qui ont parrainé Macky Sall ont aussi parrainé d’autres candidats et probablement beaucoup ont parrainé Macky Sall à leur insu dans les opérations de financements des projets, de la bourse de sécurité familiale etc. En réalité, l’exploitation de toute la globalité des fiches de parrainage des différents candidats nous aurait révélé que les deux millions de parrains de Macky Sall sont en grande partie des parrains doublons ou des parrains inexploitables. Il y a matière à cogiter après analyse du parrainage, a-t-il écrit sur sa page facebook. Salif SAKHANOKHO

PRÉSIDENTIELLE : «Plus De 700 Femmes Guinéennes Derrière Thierno LO Pour Réélire Macky SALL Avec 65% »

https://www.walf-groupe.com Voilà une nouvelle qui risque de ne pas plaire aux opposants. Des Guinéennes établies au Sénégal et décidées à réélire le président SALL au premier tour de la prochaine présidentielle. Reçues par l’ancien ministre de Me Abdoulaye WADE, Thierno LO,  ces Guinéennes n’ont pas manqué d’étaler leurs doléances.

Suivre le lien :

https://www.youtube.com/watch?v=-5H4fbc_H-0

Pour réélire Macky SALL, il faut certainement voter. Donc être sur le fichier électoral et avoir sa carte d’électeur. Les opposants qui réclament les cartes d’électeur de leurs militants ne comprendraient pas que ces dames qui se disent guinéennes aient « les leurs ».WALFNet

FACE AUX DOLÉANCES DE L’OPPOSITION : Benno Exhume Les Morts De 2012

https://www.walf-groupe.com Pendant que l’opposition exige le départ d’Aly Ngouille Ndiaye, la majorité, en conférence de presse hier, parle d’un faux débat et déterre les morts de 2012 pour tenter de justifier que la nomination d’une personnalité supposée neutre n’avait pas permis d’apaiser la situation.

Face aux accusations qui s’amoncellent sur le camp du pouvoir, Benno Bokk Yaakaar ne compte pas se laisser faire. Quitte parfois à planter le couteau dans la plaie, la remuer à fond pour se défendre de toutes les attaques. Hier, la majorité est retournée 7 ans auparavant. Elle sort le chiffre macabre des Sénégalais  »tués » en 2012, sur fond de contestation de la troisième candidature d’Abdoulaye Wade.

A l’opposition qui récuse le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye et réclame une personnalité neutre pour l’organisation des élections, le coordonnateur de la communication, Pape Mahawa Diouf, rétorque : ‘’C’est un faux débat, toute cette polémique autour de l’organisation des élections par le ministre de l’Intérieur. Et puis, ce sont les mêmes personnes qui ont en charge l’organisation des joutes électorales depuis bien longtemps. En 2012, la nomination d’un ministre en charge du scrutin n’a pas permis de rétablir le consensus entre les acteurs. La preuve, malgré cette nomination, il y a eu 14 morts.’’

Le chiffre fait froid dans le dos. Mais, au-delà de la déclaration incendiaire, il y a lieu, aujourd’hui, à la veille de cette élection majeure, de s’interroger, pour l’histoire, sur le nombre effectif de personnes tuées lors de ce scrutin. Ce travail de mémoire s’impose plus que jamais pour l’histoire des élections dans notre pays. Parmi les personnes disparues en 2012, il y en a un qui est particulièrement gravé dans les mémoires : il s’agit de l’étudiant Mamadou Diop. Tous les autres ou presque sont aujourd’hui tombés dans l’oubli. Surfant sur la vague d’émotion du peuple, certains n’hésitent pas à livrer des chiffres ‘’bien souvent surévalués’’, selon un haut gradé de la police qui défie quiconque de lui apporter la preuve que 14 personnes ont été tuées à l’époque, ‘’du fait des violences policières’’, précise-t-il.

L’officier de police appelle les uns et les autres à la retenue et au sens des responsabilités. ‘’Personne ne doit oublier les conditions effroyables dans lesquelles Fodé Ndiaye, qui est un jeune policier, a été tué’’. Outre Fodé Ndiaye et Mamadou Diop, certains se rappelleront sans doute du décès d’un adolescent habitant Colobane, à Rufisque. Il s’appellerait El Hadj Thiam, rappellent certaines sources.

Mais, au-delà de ces victimes plus ou moins célèbres, toutes les autres ou presque sont passées à la trappe. Qui sont-elles ? Où habitent-elles ? Dans quelles circonstances ont-elles été tuées ? Autant de questions qui restent sans réponse. Dans un pays qui se respecte, la documentation sur cette partie douloureuse de notre histoire ne saurait faire défaut. En l’absence d’un travail de mémoire sérieux, et porté à la connaissance du grand public, chacun se permet d’y aller de son commentaire. Tantôt c’est 10, tantôt c’est 7, autrefois 14 victimes.

Pour Assane Dioma Ndiaye, aucun de ces chiffres n’est bon. En réalité, la société civile, à l’époque, fait-il savoir, avait recensé 12 morts. A ceux qui incluent l’ensemble de ces morts dans les violences policières, nos sources rectifient et expliquent que certains, figurant sur cette liste de la société civile, ont été victimes d’accident pendant la campagne électorale. Quoi qu’il en soit, pour mémoire, il serait bien de disposer de chiffres officiels sur cette tragédie politique encore fraiche dans les mémoires.

Par ailleurs, toujours sur la question du ministre de l’Intérieur, Me Ousmane Sèye, défendant son patron de président qui a annoncé qu’il ne va pas changer Aly Ngouille Ndiaye, témoigne : ‘’Macky Sall est très honnête de le dire de manière claire, non équivoque. Pour moi, nommer une personne soi-disant neutre est un recul démocratique. Dans tous les pays, l’élection est organisée par le ministre de l’Intérieur. Chez nous, ni la nomination d’un militaire en 2000, encore moins celle d’un fonctionnaire en 2012 n’a permis de ramener le consensus entre les acteurs.’’Enquete

PRÈS DE 600 MILLE VUES EN 3 JOURS : «Saï Saï Au Cœur» Casse La Baraque

Le cadeau de fin d’année des rappeurs Thiat et Kilifeu semble plaire aux Sénégalais. En tout cas le clip de leur single  « Saï saï au cœur » fait sensation sur YouTube

Avec 3 386 commentaires et près de 600 mille vues, en trois jours seulement, le clip explose les compteurs et rejoint le top 3 des vidéos tendances (Sénégal) sur la chaîne YouTube.

Lire aussi : « Saï Saï au cœur  » : le groupe Keur Gui perturbe keur Macky

Benoit SAMBOU, SUR LE PARRAINAGE : «Certains Candidats Ont Recopié Un Ancien Fichier»

https://www.walf-groupe.com  Le parrainage finira-t-il par mettre le feu aux poudres ? La question est sur de nombreuses lèvres. Et les positions radicales des protagonistes ne sont pas parties pour arranger les choses.

A l’opposition qui crie au vol et au viol, les tenants du pouvoir répliquent encore plus sévèrement.  Sur les ondes de la RFM, l’ancien ministre et actuel directeur de la Commission nationale du Dialogue des Territoires (CNDT) accuse certains candidats de faux et d’usage de faux. Selon lui, si les services d’Aly Ngouille NDIAYE ont refusé de montrer le fichier aux candidats à la candidature, c’est de peur qu’ils ne le recopient.

« Certains (des candidats) ont tenté de le faire. Malheureusement, c’est sur un ancien fichier qu’ils sont tombés… Les gens croient qu’ils peuvent berner le Conseil constitutionnel », a soutenu Benoit SAMBOU.

 CANDIDATURES DE Karim WADE ET Khalifa SALL : Voici la dernière décision de Macky Sall !

https://www.leral.net Macky Sall se prépare aussi à la bataille. Candidat à sa propre succession, le président de la République a commis un pool d’avocats pour récuser, éventuellement, les candidatures de Khalifa Sall et de Karim Wade si jamais elles sont validées par le Conseil constitutionnel.

Une révélation faite par un des membres de ce pool, Me Moussa Bocar Thiam. « Il y a des candidatures qui ne peuvent pas prospérer. Le cas de Khalifa Sall est une évidence juridique. Quand à Karim Wade, il n’est même inscrit sur les listes électorales. S’il n’est pas électeur, il ne peut être candidat », a-t-il laissé entendre. Senenews

 UN DISCOURS,DES MENSONGES,DES OMISSIONS Par Alassane K. KITANE

NETTALI.SN – Macky Sall fait un blocage ou une fixation sur Wade :

Après sept longues années au pouvoir, Macky Sall, parlant de la fourniture de l’électricité en 2011, est revenu ce 31/12/18 nous rappeler « la situation catastrophique » (sic) que son prédécesseur lui aurait léguée.

Il faut d’abord remarquer que cette manie à toujours retourner en 2011 est symptomatique d’une gouvernance fondée sur la diabolisation de ses adversaires à la place d’une application ordonnée d’une vision claire. Or les faits sont totalement opposés aux allégations du Président, car la situation de 2011 n’était plus la même en 2012 : il y avait une nette amélioration. D’ailleurs Macky fait partie de ceux qui avaient clairement affirmé que cette amélioration était motivée par l’approche des élections ! Pourquoi Macky a-t-il besoin de sauter 2012 et de remonter jusqu’aux émeutes de l’électricité de 2011 si ce n’est pour mystifier son peuple ?

Ensuite Macky Sall justifie la mainmise des entreprises françaises sur notre économie par la qualité et la sécurité de la coopération française. En guise d’exemple, il rappelle son voyage en France (entre les deux tours de la présidentielle française) pour solliciter un appui budgétaire sans lequel il aurait du mal à payer les salaire. C’est archifaux ! Macky Sall ne peut pas ignorer qu’il y avait d’autres mécanismes pour avoir localement plus de 75 milliards même si l’on ne tient pas compte des possibilités offertes par la loi sur les appels entrants qu’il a avait royalement ignorée.

  • Sur la dette et le Groupe consultatif de Paris, Macky Sall prétend que les bailleurs de fonds et les partenaires au développement nous ont fait confiance parce que notre pays est crédible. Il est même allé jusqu’à réfuter l’argument de la découverte de pétrole et de gaz avancé par les Sénégalais pour expliquer cette confiance. Il prétend que la dette concerne des projets de 2019/2020 alors que l’exploitation des ressources énergétiques est prévue pour 2024-2025. Ce que Macky Sall sait et qu’il occulte, c’est que la dette est très souvent rééchelonnée et que les bailleurs font toutes les projections avant de s’engager. Ils savent exactement comment s’y prendre si la dette n’est pas payée à date échue pour fructifier leurs gains. Ce que Macky cache aux Sénégalais, c’est que la dette risque de servir à payer la dette. Remarquons que dans sa mise à jour du 26 novembre 2018, la banque mondiale avait crédité le Sénégal d’un endettement devenu problématique :

 « La dette publique a continué d’augmenter, bien qu’à un rythme plus faible, et a atteint 60,8 % du PIB en 2017. Quant au service de la dette, il est passé de 24 à 30 % des recettes publiques entre 2014 et 2017. Pour autant, le risque de surendettement reste faible selon la dernière analyse de soutenabilité de la dette du FMI et de la Banque mondiale — cette évaluation pourrait toutefois être revue en cas d’aggravation des indicateurs concernés. La dette extérieure aurait atteint 62 % du PIB en 2017 selon les estimations, tandis que le déficit de la balance courante s’est creusé, passant de 5,4 % du PIB en 2016 à 7,9 % en 2017, en raison d’une hausse des importations de pétrole et de biens d’équipement plus rapide que celle des exportations. ».

Entre les chiffres donnés par Macky Sall hier soir et ceux de la BM, il y a une très grande différence. Et au cas où les chiffres de Macky seraient les bons, il y a lieu de s’inquiéter de la qualité des informations fournies à la BM par les services de l’État. Dans tous les cas, la rhétorique des chiffres est comme une poupée en élastique, on peut la manipuler dans tous les sens.

  • Le plus décevant, c’est que les problèmes auxquels les Sénégalais sont présentement confrontés sont omis dans son discours : l’impasse démocratique dans laquelle il nous a mis (avec sa loi loufoque sur le parrainage) l’absence de financement de la campagne agricole (les récoltes d’arachides sont en train d’être bradées par les paysans malgré la menace des forces de l’ordre) le lancinant problème de la justice dans le traitement salarial, la dette des hôpitaux publics due à une mauvaise gestion de ses mesures prétendument sociales, etc.Alassane K. KITANE Professeur au Lycée Serigne Ahmadou Ndack Seck de Thiès,Président du Mouvement citoyen LABEL-Sénégal

Mbour:Du nouveau sur l’homme agressé au sexe coupé et emporté

Seneweb.com Annoncé pour mort suite à l’agression sauvage dont il a été victime le 2 janvier dernier à Saly-Aérodrome, El Hadji Guèye est bien vivant. Mais, selon le correspondant de L’Observateur à Mbour qui l’a rencontré, il est dans un état inquiétant.

Sur son lit aux urgences de l’hôpital de Mbour, les blouses blanches révèlent qu’il doit subir, incessamment, une intervention chirurgicale pour réparer son appareil génital entièrement coupé.

Originaire de Koungueul et manœuvre de son état, ce sans domicile fixe, qui ne jouirait pas de toutes ses facultés mentales, n’a encore reçu aucune visite. Pour sa prise en charge, ce sont les autorités qui ont établi une réquisition.

Pour l’instant, les supputations, commentaires et interrogations vont bon train à Saly où il faisait partie du décor. Certainement que l’enquête ouverte par la gendarmerie permettra d’en savoir plus sur cette affaire.

Ce que je pense de la nomination de Mamadou Sy Tounkara par Macky Sall

YERIMPOST.COM Le brouhaha déclenché par la nomination de Mamadou Sy Tounkara comme conseiller spécial du président de la République n’est pas encore retombé que je mêle ma voix à la clameur publique. Je ne serai peut-être pas audible, mais l’envie de sortir ce qu’il y a dans mes tripes me brûle.

D’abord, je regrette, moi qui ambitionne d’être un intellectuel attaché à un débat politique de qualité, qu’une identité remarquable comme le professeur Tounkara soit ôtée des plateaux de télévision pour être anesthésiée sous les ors, lambris et dorures du pouvoir.

Ce professeur de métier, reconverti en présentateur de télévision est à la fois une plume acerbe, une voix impertinente, un administré exigeant, un critique atavique… bref un citoyen cultivé. Au cours de ces dernières années, il a réussi à s’imposer comme l’un des censeurs du pouvoir, à force de lettres ouvertes, de contributions, de coups de gueule et de critiques en forme de sermons. Mais aussi à force de corriger le président de la République, ses ministres et ses directeurs généraux en orthographe, en grammaire et en syntaxe.

C’est ce Tounkara qui va manquer au public à la faveur de sa phagocytose par le pouvoir. D’où les nombreuses réactions l’accusant d’avoir trahi sa ligne et abandonné cette cause de salubrité publique pour sa promotion personnelle. On peut comprendre cette posture, même si aucun esprit censé ne peut l’approuver.

Il ne relève en effet d’aucune vérité biblique qu’un lanceur d’alerte, un influenceur, un polémiste… ne peut pas franchir le Rubicon pour passer de la contestation à l’action. Mamadou Sy Tounkara, dépositaire d’une compétence avérée qui confère une pertinence à ses sorties, doit pouvoir « servir son pays », pour reprendre l’expression usuelle.

Macky Sall, qui l’a nommé conseiller spécial, s’était d’ailleurs engagé, au cours de sa campagne électorale victorieuse de 2012, à aller chercher les compétences, partout où elles peuvent se trouver, pour les agréger dans l’intérêt du pays. L’argument selon lequel Tounkara ne devait pas être nommé parce qu’il ne milite pas dans le bord politique du président, ou parce que les postes doivent être réservés aux partisans de ce dernier, est tout bonnement fallacieux. Les états d’âme d’apéristes frustrés ne font pas une politique.

Si l’on peut regretter que la nomination de Mamadou Sy Tounkara dégarnisse un peu plus la masse critique du pays, ce ne sera pas plus mal s’il donne à son nouveau patron des conseils utiles à améliorer les choses. Après tout, on ne critique pas pour critiquer. On critique pour pousser à mieux faire…

Et puis, après tout, la vie n’est pas faite que de pensée, de critiques, de contemplation… « La vie contemplative est souvent misérable. Il faut agir davantage, penser moins, et ne pas se regarder vivre », a dit, à juste raison, Nicolas Chamfort.Cheikh Yérim Seck

Kara DEMANDE LE REPORT DE LA PRÉSIDENTIELLE

YERIMPOST.COM Les Sénégalais sont appelés aux urnes le 24 février 2019 pour élire leur président. Mais, jusque-là, un dialogue de sourds mine les relations entre le pouvoir et l’opposition. Ce qui inquiète le guide religieux, Serigne Modou Kara. Selon lui, ce manque de consensus constitue un véritable risque pour la démocratie sénégalaise et pour la stabilité du pays.

C’est fort de ce constat que le théoricien de ‘’Bamba Fepp’’ a jugé nécessaire de demander au président Macky Sall de reporter le scrutin afin d’entamer un dialogue avec l’opposition.

DÉCÈS DE KARIM SÉGA DIOUF

Seneweb.com |SeneWeb a appris de bonnes sources le décès de Karim Séga Diouf, ce dimanche. Le défunt a entraîné plusieurs clubs et fut coach des Lions.Nous y reviendrons.

LES REMPARTS DE LA PAIX CIVILE PAR ALMAMY MAMADOU WANE

EXCLUSIF SENEPLUS #Enjeux2019 – Malgré les apparences, le Sénégal est bel et bien entré dans l’ère d’une entière prise en compte de ses intérêts vitaux, par ses propres filles et fils – C’est une question de courage et de volonté politique

#Enjeux2019 – L’actualité politique de notre pays – avec son lot de dérives financières et d’exactions antidémocratiques – semble occulter l’historique mobilisation citoyenne qui a permis l’élection présidentielle de 2012. Le combat citoyen avait réussi à hisser la réputation du Sénégal sur le toit du monde à l’image des démocraties les plus avancées. Cette période historique marquée d’une pierre blanche avait confirmé la montée en puissance de la société civile. Longtemps décriée, ses contours restent difficiles à dessiner tant elle a été et continue à être le repère d’une multitude d’individus peu recommandables. L’existence d’un passage souterrain entre la société civile et les « citadelles » de la politique donne corps à cette hypothèse. C’est fort de cette lecture que le pouvoir actuel s’est très tôt organisé pour œuvrer à sa neutralisation. Des syndicats, des journalistes, des marabouts, des intellectuels ont été démarchés parfois avec succès pour se taire et laisser les mains libres aux politiques. L’exploit a consisté à obtenir un lourd silence sur les actes irrationnels d’un pouvoir dont la vocation première n’est pas de faire le bien. Vous voulez des hôpitaux fonctionnels ? Vous aurez des routes. Vous voulez des écoles pour vos enfants ? Vous aurez des infrastructures sportives de dernière génération, etc. C’est cela notre principal problème, car la priorité est une notion absente de la conscience de ceux qui veulent faire notre bonheur sans nous. Les « élites politiques » vont à contrecourant des intérêts des populations consacrant ainsi une sorte de Sénégal sans les Sénégalais. Une stratégie qui trouve sa logique dans la structure même de notre économie de rentes ouverte sur un monde dérégulé et impitoyable. Dans sa quête désespérée du « consensus politicien » qui ouvre la voie à la prévarication, à la corruption et à l’enrichissement illicite, le pouvoir utilise tous les moyens pour arriver à ses fins. Lorsque l’argent parle, la société civile vacille, c’est bien connu. Récemment, nous l’avons vu, il était question de l’affaiblir financièrement en supprimant des solidarités pourtant encadrées par la loi (menaces sur les ONG). Combattre des membres actifs de la société civile c’est prendre le risque de fragiliser la démocratie et de préparer l’errance insidieuse de l’État.

L’économiste François-Xavier Verschave l’explique très bien dans son livre intitulé Noir silence : « Une société va bien, gonflée comme un ballon de rugby, quand à ce niveau central une majorité de gens croient en leurs valeurs, croient qu’il y a plus à gagner qu’à perdre à les pratiquer. Ce que tendent à ne plus faire les tenants de l’étage supérieur (pouvoir). Une société va mal quand tout le monde croit qu’on ne peut s’en sortir sans tricher. Cessant d’être dilaté par la confiance, l’étage central se contracte, le ballon se déforme en sablier, les médiations disparaissent, les forts écrasent les faibles. La leçon universelle devient : volons au besoin tuons. À l’extrême, cela conduit au génocide, l’autre est toujours de trop ».

Elle est là, la fonction essentielle de la société civile, lorsqu’elle invente par « ses médiations des jeux à sommes positives » qui permettent d’imposer dans le débat public les aspirations légitimes des populations. Sa présence de plus en plus importante dans l’espace public consacre le fait que nous devons inventer une véritable démocratie citoyenne et participative au Sénégal. Dans les pays où cette dynamique citoyenne est bridée, devant la raréfaction des richesses, les sociétés se sont disloquées et parfois enlisées dans la guerre. L’exemple récent de la Côte d’Ivoire et la scandaleuse stagnation de la République Démocratique du Congo sont là pour illustrer cet état de fait.

Le Sénégal entre dans une phase douloureuse qui consacre la mutation ultime de son État depuis l’obtention de son indépendance en 1960. L’absence de dialogue et de consensus autour du processus électoral à la veille de l’élection du prochain président de la République met en exergue cette longue marche à reculons. Une telle situation est inquiétante, mais elle ne saurait masquer l’extraordinaire dynamisme social qui traverse toutes les franges de notre société. Il n’est nul besoin d’utiliser une machine à remonter le temps pour comprendre ce qui se joue sous nos yeux. Il s’agit bel et bien de faire appel à notre mémoire collective pour nous rendre compte que nous avons perdu un temps inestimable du fait de l’incurie de nos dirigeants politiques.

Notre société civile est un véritable et précieux rempart contre la porosité de notre économie, l’arbitraire, la veulerie et la haine des plus faibles. Malgré les apparences, le Sénégal est bel et bien entré dans l’ère d’une entière et pleine prise en compte de ses intérêts vitaux, par ses propres filles et fils. C’est une question de courage et de volonté politique.

#Enjeux2019

Almamy Mamadou Wane est écrivain, essayiste et poète. Éditorialiste à SenePlus.com. Il a publié plusieurs essais politiques. Il est l’auteur du livre “Le Sénégal entre deux naufrages ? Le Joola et l’alternance“. Dans son dernier ouvrage “Le secret des nuages” paru à l’Harmattan il y a quelques semaines, il revendique une poésie sociale qui se veut au service de la collectivité.

PEUPLE, L’ABSENT SURREPRÉSENTÉ PAR ELGAS

EXCLUSIF SENEPLUS #Enjeux2019 – Ce qu’on appelle peuple, c’est une masse disparate, absente des débats, avec des porte-parole illégitimes – L’Assemblée et la classe politique sont les illustrations de l’usurpation avec consentement des électeurs

#Enjeux2019 – Les ressorts du vote dans les pays africains ont fait l’objet de nombreux articles et travaux. Des journalistes, chercheurs, commentateurs, simples diaristes, ont déjà expliqué les dimensions clientéliste, rationnelle, ethnique, intellectuelle, banalement politique, du choix électoral. La désaffection pour l’engagement en politique (dite politicienne) par les classes moyennes supérieures, plutôt dans le secteur privé, a été elle aussi largement documentée. La relative déconnexion des gouvernants, irrigués par des Etats riches dans des pays pauvres, revient souvent dans l’analyse. L’inintérêt des classes paupérisées pour la chose politique est une autre donnée largement étudiée. La classe médiane, populaire, constitue le corps politique le plus actif, peut-on toujours apprendre. De nombreuses monographies ont ainsi été faites sur le comportement électoral des africains, pour voir ce qui relève de l’effet contextuel et de l’effet structurel. Si la dimension ethnique parait toujours revenir, comme vieux fond, elle n’est pas plus déterminante dans le vote que les autres motivations. Ces différentes conclusions sont globalement justes et délimitent un périmètre d’hypothèses crédibles.

Comme partout, la politique est une « agitation par les élites sur des masses », pour reprendre la formule de Talleyrand, avec leur consentent et leur refus. Tout appelle à considérer les scènes politiques africaines comme les autres. Eviter ainsi de trop les singulariser, pour leur appliquer des lectures communes, et ne pas les dissoudre, pour saisir leur essence propre. Il ne serait pas de trop de s’arrêter un instant, à la veille des élections au Sénégal, pour comprendre si le peuple, et avec lui ses adhésions spirituelles, sa situation économique, sa démocratie encore fragile, ses soubresauts récents, est plutôt absent ou surreprésenté dans sa pluralité. En clair, cela revient à répondre aux modes de participation politique et aux freins qui rendent le scrutin (presque) inutile.

– Parcours de l’engagement politique –

Contrairement à une idée reçue, largement propagée, la société sénégalaise se défend plutôt bien en termes d’engagement politique. A trop voir l’engagement dans son expression admise (c’est-à-dire dans le cadre des partis et du jeu électoral) tout un pan de l’inscription dans la vie sociale des populations à tendance à être omis. L’intérêt pour la chose politique dans les quartiers, avec les associations de « gox » – justement pour contourner le manque de présence institutionnelle – a été pour beaucoup la première manière, très inclusive du reste, de se familiariser avec la politique. La gestion du quartier, avec l’incitation à s’engager toutes générations mêlées, dans une organisation sans hiérarchie verticale, est un fait politique majeur. Il s’exprimera avec la même spontanéité et la même vitalité dans des mouvements comme Yen a Marre, qui partagent cette même généalogie par le bas et la proximité. Entre les quartiers, les tontines, les systèmes de résolution de conflits à l’amiable, le recours aux sages, la responsabilité agricole, et même le schéma familial, communautaire ou ethnique, cela a créé les éléments d’un engagement politique pour les siens, localement et dans la diaspora. Toutes ces aires de socialisation sont un apprentissage du fait public. A cela il faut ajouter la vie politique dans les collèges, les lycées, les foyers scolaires, qui constituent très vite le sas des revendications et le canal des aspirations politiques. Le désengagement politique par conséquent est le fait de ceux qui sont assez peu impactés par la politique et qui s’en passent. Ils ne sont pas nombreux A trop surévaluer cette part minoritaire ou oublie la majorité des classes populaires, elles bien touchées par les décisions et déjà engagées diversement pour faire valoir leurs droits. En politique la colère et l’inaction ne sont pas des désengagements,

c’est un langage propre.

– Le schéma traditionnel de la massification & le plafond –

Cependant, ces premiers corps politiques, sans distinction d’appartenances religieuses et ethniques, perdent en pluralité dès leur exploitation par le politique partisan. Le schéma de la « massification » (mobilisation des partisans) dans les régions du Sénégal obéit à une logique imparable : la popularité dans le quartier, la capacité à mobiliser, sont souvent les critères de l’épaisseur pour devenir une autorité de premier plan. Dès la perspective d’un poste, le militantisme tend à être rétribué. D’autres dimensions, autres que les bienfaits pour le quartier, entrent en jeux. Les affinités de premiers ordres, le réseau premier, potentiellement familial ou clanique, devient donc un recours. La chose publique est ainsi percutée par la sphère privée. Avec l’identification, à l’échelle du pays, des individus à leurs communautés premières, l’engagement politique devient une part dévoyée. Il ne reste des recrues que leur adhésion culturelle étant donné que leur sens critique et leur participation ne sont jamais sollicités. L’engagement stagne donc à ce plafond pour la majorité du corps populaire qui devient la matière première du commerce clientéliste. Les hommes politiques ainsi investis ne sont dépositaires d’aucune légitimité populaire. Ils valident le sentiment répandu que la politique est une lutte âpre pour des postes, et que l’investissement le plus sûr est pour celui qui nous ressemble et avec qui on a des liens primaires. L’élection de son « poulain » pourrait ainsi nous récompenser en subsides.

– Déficit de nation & la rescousse des autorités morales –

Ce qu’on appelle ainsi peuple, c’est une masse disparate.Très absente des débats. Mais avec beaucoup de porte-parole illégitimes, même élus. Un peuple existant physiquement mais fantôme politiquement. Docile et gouvernable. Lui qui n’a pas encore saisi sa force, ses droits, empêché par des représentants dont les privilèges dépendent de cette léthargie générale. Visible lors des colères, mais la plupart du temps, oublié car mal représenté. Sa voix est étouffée. Colorée autrement. L’assemblée et la classe politique sont les illustrations du dévoiement et de l’usurpation avec consentement des électeurs. Ce sont des blocs très partiels et très partisans qui deviennent des représentations d’une totalité. D’où le malaise, le sentiment que les individus ont : ils votent pour des dirigeants par affinité, contrainte, clientélisme, tout en disqualifiant la politique qu’ils considèrent comme corrompue. Il faut remonter à loin pour comprendre que les panachages ethniques ou régionaux dans la construction des gouvernements par exemple, l’absence de références communes à échelles nationales pour tous les sénégalais, hors des seules appartenances, a créé ce déficit de « nation sénégalaise ». Le peuple est une somme d’intérêts divergents encore plus marqués qu’ailleurs. La cassure entre lettrés et illettrées achève de diviser l’électorat en blocs distants et distincts. La politique se vit comme une compétition, avec de la violence, car la capacité d’analyse des contenus est tellement rare, confinée à une minorité élitaire, que l’option de la confrontation reste la plus accessible à tous.

Autre élément, l’incapacité des populations à lire les institutions, les conduit à se retourner vers les références qu’elles connaissent, en l’occurrence les autorités morales. Ces dernières deviennent des agents de régulation du désordre possible, car elles sont les seules dont les institutions sont respectées et sanctifiées. Cela conduit inexorablement les politiques à déléguer leur pourvoir aux autorités morales. S’il manque un peuple politique, il existe un peuple religieux. La conscience d’appartenance confrérique est plus forte que la conscience de classe sociale. Le disciple plus fort que le citoyen. L’ensemble des élections sénégalaises, entre espoir et déception, conforte ce constat de dévitalisation collective et de renforcement communautaire. Le vote est la perpétuation d’un système. Il n’a pas la portée transformatrice qu’il peut avoir. Ce qui est représenté du peuple à l’assemblée ce n’est pas le produit de sa pensée, ses idées, ses aspirations, ni même ses doléances, mais son éloignement, ses instincts d’appartenance. Eux ont tendance à chercher la survie coûte que coûte.  Outre la traduction du langage politique en termes concrets pour l’ensemble des populations, la mise à la diète financière des emplois politiques pour les rendre peu attractifs, les enjeux de cette nouvelle élection doivent poser les bases d’une nation, pour que le sénégalais puisse voir en l’autre d’abord, et surtout, un sénégalais. Et rien d’autre.

#Enjeux2019

Elgas est journaliste, chercheur et écrivain. Son premier roman, “Un Dieu et des mœurs”, a été publié en 2015 par Présence africaine. Né en 1988 à Saint-Louis, et ayant grandi à Ziguinchor, il est diplômé de communication et de science politique et d’un doctorate n sociologie. Depuis deux ans, Elgas publie sur SenePlus.com une chronique hebdomadaire : “Inventaire des idoles”.


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