Revue de presse du Dimanche 04 Octobre 2020

Partagez ce contenu!

Redoutant des défauts, FMI plaide pour une reconduction en 2021 du moratoire sur l’allègement de la dette des pays pauvres en 2021

https://www.sikafinance.com Une crise de la dette plane sur les pays en développement qui se relèvent difficilement des dégâts économiques causés par la pandémie de Covid-19 et sans une reconduction du moratoire international sur l’allègement de la dette de ces derniers en 2021, ils pourraient sombrer dans une situation encore  plus désastreuse. La sonnette d’alarme est brandie par Kristalina Georgieva, la directrice générale du FMI dans une tribune publiée ce 1er octobre.
” Aucune crise de la dette ne s’est encore produite grâce aux mesures politiques décisives des banques centrales, des autorités fiscales, des créanciers bilatéraux officiels et des institutions financières internationales dans les premiers jours de la pandémie. Ces actions, bien qu’essentielles, deviennent rapidement insuffisantes ” alerte-t-elle.
En avril dernier, sous l’égide du FMI et de la Banque mondiale, les pays développés réunis au sein du G20 avaient convenu d’un moratoire dénommé ” initiative sur le service de la dette ” (ISSD, DSSI en anglais) afin de reporter les remboursements de la dette des 77 pays les plus pauvres arrivant à échéance en 2020. A fin août, 28 pays avaient ainsi pu économiser 2,8 milliards $ de dette qu’ils auraient dû débourser cette année.
Mais alors que cette facilité couvre les dettes arrivant à échéance jusqu’au 31 décembre 2020, il y a lieu de s’inquiéter pour la suite. En effet si aucune mesure de prorogation n’est prise pour 2021, ” (…) ces pays pourraient subir une deuxième vague de détresse économique, déclenchée par des défaillances, la fuite des capitaux et l’austérité budgétaire ” souligne Kristalina Georgieva. Autrement dit, alors que les finances publiques de ces Etats ne se seront pas encore totalement remises de la crise, il est à craindre que des défauts de paiements et/ou des mesures d’austérité budgétaires surviennent au point de compromettre toute possibilité de relance de ces économies.
” L’initiative de suspension du service de la dette doit être prolongée jusqu’en 2021. Sinon, ces bénéficiaires actuels seront contraints de recourir à des mesures d’austérité pour pouvoir reprendre le service de la dette, aggravant les souffrances humaines déjà causées par la crise ” insiste la patronne du FMI.
Mais au-delà de l’urgence de renforcer la liquidité des Etats fragiles (c’est-à-dire leur accès au financement), l’autre enjeu est de se pencher sur leur niveau de solvabilité (capacité à rembourser leur dette) qui était déjà inquiétant avant la crise. Le FMI souligne en effet qu'” environ la moitié des pays à faible revenu et plusieurs économies de marché émergentes étaient déjà confrontées ou exposées à un risque élevé de crise de la dette, et la poursuite de la hausse de la dette est alarmante “.

” Réformer l’architecture de la dette internationale “

L’institution se penche sur des réformes à mener à l’échelle internationale afin de prévenir toute crise de la dette à l’avenir dans un rapport qu’elle vient de publier. Elle propose dans un premier temps que débiteurs (emprunteurs) et créanciers renforcent les dispositions contractuelles qui prennent en compte les situations de perturbations économiques. Les clauses pourraient porter par exemple sur une réduction du remboursement de la dette ou une suspension automatique du service de la dette en cas de catastrophes naturelles et d’autres chocs économiques importants.
Kristalina Georgieva indique en outre qu’une plus grande transparence sur la dette au niveau des Etats devrait inciter l’ensemble des créanciers à prendre part aux restructurations.
Enfin, les créanciers bilatéraux officiels devraient convenir d’une approche commune pour restructurer les dettes bilatérales publiques et cela devrait concerner tant les membres du Club de Paris que les autres créanciers bilatéraux non membres. ” Une telle approche viserait à garantir le partage des informations et un partage équitable de la charge entre tous les créanciers. Ce faisant, cela augmenterait probablement la participation et éviterait des retards coûteux ” relève-t-elle.
” Le monde se trouve à un moment critique et ne devrait pas rester les bras croisés en attendant une crise. Il doit (…) faire tout son possible pour empêcher, et si nécessaire, prévenir un autre bourbier de la dette souveraine. L’alternative pourrait être des défauts à grande échelle qui nuiraient gravement aux économies et retarderaient leur rétablissement pendant des années. Les pays à faible revenu sont particulièrement à risque et leur population est susceptible de souffrir le plus en cas de crise de la dette “, a conclu Kristalina Georgieva.Jean Mermoz Konandi

Samuel Ahmeth Sarr et ses partenaires lancent West African Energy (WAE, centrale de 300 MW

https://www.ferloo.com Annoncée par Son Excellence, le président de la République Macky Sall, lors du Conseil présidentiel de relance de l’économie du 29 septembre 2020, la Senelec, West Africa Energy (WAE) et ses partenaires techniques, signent un contrat de construction clés en main, de cette nouvelle centrale. Cette cérémonie est présidée par le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, M. Amadou Hott.
Au Sénégal, la West Africa Energy signera le 3 septembre 2020, avec Thialis, un accord pour la mise en place d’une centrale de 300 MW d’une valeur de 393 millions $, qui sera entièrement financée sur fonds sénégalais. Le projet entre dans le cadre de la relance économique nationale post-covid.
Au Sénégal, l’énergéticien West Africa Energy (WAE) et Thialis, son partenaire technique, signeront le 3 septembre, un contrat relatif à la construction d’une centrale électrique de 300 MW. Cette information relayée par APS, est issue du service communication externe et relations publiques de la SENELEC, la compagnie électrique nationale.
La construction de l’infrastructure a également été annoncée par Macky Sall, le président sénégalais lors d’un Conseil présidentiel sur la relance de l’économie nationale suite à la pandémie de la Covid-19. Papa Demba Bitèye, le directeur général de la SENELEC a ajouté que l’infrastructure nécessitera un investissement de l’ordre de 220 milliards de francs CFA (393 millions $). « D’ici à la fin de cette semaine, la société chargée de ce projet 100 % à capitaux sénégalais, sera mise sur pied », a-t-il affirmé à cette occasion.
Rappelons qu’en 2013, la SENELEC avait signé avec le Sénégalais WAE un accord sur la mise en place d’une centrale thermique de 300 MW à Mboro, fonctionnant au charbon et au gaz. La mise en service de l’infrastructure était alors prévue pour 2016. Le projet n’avait pas abouti pour des raisons de litiges fonciers et de difficultés financières rencontrées par les Industries chimiques du Sénégal, auxquelles était liée la compagnie.https://web.facebook.com/watch/?v=637551583597250

Côte d’Ivoire : au moins un milliard de dollars pour la construction d’un nouveau terminal à conteneur

https://www.financialafrik.com Le Port autonome d’Abidjan veut accueillir des navires de 14.000 conteneurs, contre 3.500 actuellement et passer sa capacité annuelle de traitement des conteneurs de 1 million à 2,5 millions.
La Côte d’Ivoire s’apprête à réaliser, dans la zone portuaire, un nouveau terminal sur une superficie de 37,5 ha avec trois postes de quai et un tirant d’eau de 16 mètres. C’est le président Alassane Ouattara qui procède ce lundi 5 octobre à la pose de la première des travaux au Port autonome d’Abidjan (Paa).
Selon la direction communication de la plateforme portuaire, la construction de ce deuxième terminal à conteneurs (Tc2) va nécessiter un investissement de 596 milliards de F CFA (environ 1,07 milliard USD) hors taxe, dont 334 milliards pour les infrastructures financées par le biais de la coopération chinoise et 262 milliards pour les superstructures financées par le consortium Bolloré Ports et Apm Terminals.
La durée de réalisation des travaux est de 18 mois. A terme, l’infrastructure devra permettre « d’accueillir les navires de 14.000 conteneurs fréquentant les côtes africaines, contre 3.500 actuellement et fera passer la capacité annuelle de traitement des conteneurs du port d’Abidjan de 1 million aujourd’hui à 2,5 millions », d’après les portuaires.
Les travaux du Tc2 interviennent après l’élargissement et l’approfondissement du Canal de Vridi, qui permet désormais au Port autonome d’Abidjan d’accueillir des navires porte-conteneurs et conventionnels sans limitation de longueur et d’améliorer la sécurité et la sûreté de la navigation Issouf Kamgate

L’AGRICULTURE, ’’REMPART CONTRE LES IMPACTS NÉGATIFS DU COVID-19’’ (MINISTRE)

Dakar, 4 oct (APS) – Le secteur agricole doit être “un rempart” contre les impacts négatifs de la COVID-19, estime le ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural, le professeur Moussa Baldé.
“Il faut dire que l’agriculture, comme l’avait dit le président de la République, doit être un rempart durant cette crise de Covid19. C’est pour cela que cette année, des moyens exceptionnels ont été octroyés au ministère de l’Agriculture et de l’équipement rural”, a-t-il déclaré.
Le professeur Baldé intervenait samedi soir lors d’une conférence virtuelle organisée par l’association “Jenku Fouladu” dont il est membre fondateur et qui regroupe des ressortissants de la région de Kolda établis vivant dans d’autres contrées du Sénégal, en Afrique et dans la diaspora.
“Actuellement, nous vivons dans un cadre exceptionnel. Nous vivons tous la pandémie de Covid-19 qui a démarré en fin décembre (en Chine) pour se répandre dans le monde entier. Cette maladie, partie pour être une épidémie, est devenue finalement une pandémie mondiale avec des conséquences économiques insoupçonnées”, a souligné le ministre de l’Agriculture, également président du Conseil département de Kolda depuis 2014.
Le professeur Baldé, enseignant à la Faculté des sciences et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, a dit espérer cette année “une production agricole exceptionnelle” partout dans le pays, en raison notamment d’un bon hivernage.
“Dieu nous a gratifiés d’un très bon hivernage et je pense qu’un peu partout, on s’attend au Sénégal à une production exceptionnelle”, a-t-il dit.
Il est longuement revenu sur son parcours de “fils de paysan”, jusqu’à son arrivée au poste de ministre de l’Agriculture et de l’Equipement rural le 7 avril 2019, un secteur qu’il dit bien connaître compte tenu de ses origines familiales.
“Je peux dire que j’ai eu de la chance. C’est que je suis fils de paysan. Jusqu’à l’âge de 20 ans, un de mes boulots, c’était d’aller aux champs. J’ai l’agriculture dans le sang. C’est un milieu que je connais vraiment”, a insisté le professeur Baldé, ex-directeur général de la société de développement agricole et industriel du Sénégal (SODAGRI), avant son entrée dans le gouvernement. SG/BK

Nouveau Plan De Relance Économique…Les Bonnes Notes D’un Banquier Par Par Cheikh Ahmed Tidiane Mbaye

https://www.xibaaru.sn Nouveau Plan de Relance Économique : La bonne augure qui donne espoir
Pour la relance de l’économie du pays après un moment de déséquilibre causé par la pandémie du coronavirus, le chef de l’Etat, Macky Sall a présidé un conseil présidentiel sur la relance de l’économie en présence de l’ensemble des parties prenantes de la politique économique et sociale du Sénégal. Une rencontre dont le Président Macky Sall avait instruit le 13 août, au Ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération, organisateur de l’événement.
Une rencontre qui a laissé des jalons d’espérance avec 300 participants qui ont marqué leur présence. Par ailleurs des représentants du Gouvernement et des services étatiques, avec les délégués du Secteur privé, les Partenaires au développement, les Elus locaux, l’Assemblée nationale, le Haut conseil des collectivités territoriales, le Conseil Economique social et environnemental, le Haut Conseil du Dialogue social, etc.
Après six années consécutives de mise en œuvre du Plan Sénégal Émergent (PSE) marquées par des résultats très satisfaisants avec un taux de croissance moyen annuel de 6,6% durant toute la période, la pandémie de la COVID-19 est venue secouer fortement cette dynamique . Au déclenchement de la pandémie, le président Macky Sall avait mis en place des mesures d’urgence à travers le Programme de Résilience Économique et Sociale (PRES) doté de 1000 milliards de francs. Tirant les enseignements de la crise et des nouveaux défis, pour assurer la relance de notre économie, une réorganisation des priorités a été définie.
Dans cette perspective, le Sénégal grâce au courage du Président Macky Sall a procédé à l’ajustement du deuxième Plan d’Actions Prioritaires (PAP II) du Plan Sénégal émergent (PSE) pour la relance de l’économie. C’est ce plan, communément appelé PAP II ajusté et accéléré ou PAP 2A, qui a été présenté durant ce conseil présidentiel. Une vraie orientation qui nécessite 14.712 milliards de francs pour financer le plan de relance, dont 4700 milliards attendus du secteur privé.
Ce programme va partager avec les différents participants cet ajustement, bâti autour d’une volonté forte de recentrage de nos priorités pour atteindre les objectifs cruciaux de souveraineté alimentaire, sanitaire et pharmaceutique et réaliser un développement endogène, porté par un secteur privé national fort pour permettre à notre pays de maintenir le cap vers l’émergence en 2035 .
Durant la particularité de cette rencontre avec des programmes biens définis il faut aussi noter qu’au delà de la situation du pays avec la pandémie, le président Macky Sall a eu raison de rappeler que notre taux de croissance du PIB, initialement projeté à 6,8% pour 2020, pourrait chuter en dessous de 1%. Le Sénégal devrait retrouver le chemin de la croissance à partir de 2021 avec un bond de l’économie de 5,2%, puis 7,2% en 2022.
Le taux de croissance devrait, pour la première fois de l’histoire du pays, passer à deux chiffres en 2023 à 13,7%. Ceci grâce à la mise en production des importants projets pétro-gaziers offshore de Grand Tortue Ahmeyim et Sangomar. Pour le président Macky Sall « le moment est opportun pour passer de la défense a l’attaque pour retrouver une stratégie inclusive et participative ». Il a ainsi rappelé la nécessite de mise en place des instruments pour rapprocher l’administration de l’usager par le biais du programme de réforme de l’environnement des affaires et de la compétitivité (PREAC2).Par Cheikh Ahmed Tidiane Mbaye,Cadre de Banque,Spécialiste en Ressources Humaines,Manager au National Civil Rights Museum (États-Unis),Membre Fondateur de l’Alliance pour la République (APR) – Memphis (États-Unis),Premier Coordinateur de l’APR-Memphis (États-Unis)

Dividende en 2019 au Pad : L’Etat reçoit 12 milliards

https://directnewsinfo.com L’Etat, actionnaire unique du Port autonome de Dakar, a reçu un dividende de 2 milliards en 2018 et 12 milliards en 2019. L’information donnée par le directeur financier du Pad a été confirmée par le Directeur général du Trésor, Cheikh Tidiane Diop, hier au lancement de l’emprunt obligataire par appel à l’épargne. Ce qui est en droite ligne de la politique d’optimisation du chef de l’Etat. «Ces résultats constituent un bon signal pour le ministère des Finances et du budget, tutelle financière du Port autonome de Dakar, qui a approuvé sans réserve l’opération de levée de fonds et a apporté son accompagnement sans réserve aux autorités du port sur tout le processus, compte tenu de la qualité de la signature qui ne présente aucun risque de vulnérabilité sur les finances publiques», a soutenu Cheikh Tidiane Diop.

L’IMBROGLIO LOCAFRIQUE

http://www.enqueteplus.com/ De la ‘’guerre’’ entre les juges Demba Kandji et Alioune Ndiaye, à l’appel interjeté, mercredi, par les conseils du milliardaire Amadou Ba, suite à l’ordonnance du juge Kandji, l’affaire Locafrique, qui bloque la Sar, est épineuse. Certains acteurs s’étonnent du silence de l’Etat dans ce dossier qui pourrait compromettre l’avenir de la raffinerie sénégalaise.
Un dossier abracadabrantesque ! A l’origine, c’était une simple affaire familiale. Un père de famille milliardaire qui décide de convoler en noces avec sa seconde femme. A l’arrivée, l’affaire prend une tournure nationale, avec des risques sérieux de compromettre l’approvisionnement de la très stratégique Société africaine de raffinage (Sar) et la Senelec. Malgré le tollé suscité, l’Etat continue de garder un silence troublant dans ce qui s’apparente, à bien des égards, à un scandale juridico-familial et économique aux multiples rebondissements. Secrétaire général de la CNTS/FC (Confédération nationale des syndicats des travailleurs du Sénégal/Forces du changement), membre du Syndicat national des travailleurs du pétrole et du gaz, Cheikh Diop se désole  : ‘’L’Etat doit prendre en main cette situation qui prévaut actuellement au Conseil d’administration de la Sar, avant qu’il ne soit trop tard. Si une décision rapide n’est pas prise, les risques sont énormes. Au-delà des menaces qui peuvent peser sur l’approvisionnement du pays, c’est la noble et légitime ambition de la Sar qui va s’estomper, parce que Locafrique est un actionnaire important de la boite. Les travailleurs du pétrole ne sont pas prêts à l’accepter.’’
Pendant ce temps, la guerre farouche se poursuit entre Amadou Ba et son fils Khadim. Le second est accusé d’avoir usé de faux pour organiser le putsch de son père de la société Locafrique SA.
Mais, à en croire le fils, c’est leur père lui-même qui leur avait cédé ses parts depuis décembre 2016, au cours d’une réunion tenue à la maison familiale, aux Almadies. ‘’C’est lors d’une réunion tenue à leur domicile aux Almadies qu’il (le père) avait finalement décidé de concrétiser son désir de se retirer devant tous les membres de la famille, à l’exception de Fatou Kiné Ba qui était en France’’, écrivait le journal ‘’Libération’’, lors de l’audition des parties à la Division des investigations criminelles (Dic).
Pour sa part, le père Amadou Ba a toujours nié les faits allégués par ses enfants. Son tort, arguait-il, c’est d’avoir trouvé une coépouse à leur maman. Lors d’une conférence de presse en mai dernier, il disait  :  ‘’Je ne leur ai jamais rien offert. Ce qui s’est passé, c’est que j’ai pris une femme et ils l’ont mal pris. Je me rappelle qu’il (Khadim) m’a une fois dit  : ‘Comme la donne a changé, tu as pris une autre femme. Nous voulons que tu prennes Carrefour (Carrefours automobiles, actionnaire à hauteur de 99 % de Locafrique) et nous laisse Locafrique.’ Je lui ai dit de m’envoyer un courrier par email et il l’a fait. Le lendemain, quand il m’a rappelé, je lui ai clairement dit que je ne suis pas mort pour que vous organisiez mon héritage.’’
Le vieux reconnaissait toutefois lui avoir offert 3 % de Locafrique et que cela n’a jamais été remis en cause. Il explique  : ‘’A un moment, on a voulu en faire une banque. Et on a décidé d’augmenter le capital. C’est en ce moment que je lui ai offert 3 %. C’est tout ce qu’il détient dans cette entreprise et c’est toujours valable, parce que moi, je respecte toujours mes engagements.’’

A chaque partie son juge et son extrait du registre du commerce

Dans cette affaire qui a fini de désarçonner plus d’un dans les tribunaux et chez les spécialistes du droit des affaires, on a eu l’impression, par moments, que chaque partie avait son juge. Dans le volet commercial de cette affaire, les décisions se sont suivies, mais se sont rarement rassemblées. Alors que les ordonnances rendues par le tribunal de commerce hors classe de Dakar, sous l’égide du président Alioune Ndiaye, étaient plutôt favorables à Ba père, celles rendues par le premier président de la Cour d’appel, sous Demba Kandji, tranchaient, la plupart, en faveur de Ba fils. Ce qui avait finalement pris les airs d’une guerre des milliardaires par juridiction interposée.
Ainsi, à deux reprises au moins, le tribunal de commerce, qui est une juridiction spécialisée, a pris des décisions remises en cause par le président Kandji.
Ce dernier n’a, en effet, jamais digéré que ses décisions soient remises en cause par un juge de degré inférieur ; quitte à se prononcer parfois par voie de rétractation contre les ordonnances du président du tribunal de commerce.
Dans son ordonnance rendue le 29 avril 2020, le premier président de la Cour d’appel disait  : ‘’Recevons l’appel formé par Khadim Ba ; infirmons l’ordonnance sans numéro rendue le 24 avril par le président du tribunal de commerce ; infirmons l’ordonnance n°458 du 17 avril rendue par le tribunal de commerce ; réitérons notre ordonnance en date du 1er avril qui garde son plein et entier effet ; ordonnons à M. l’Administrateur du greffe de rétablir les noms de Khadim Ba…’’

Le retournement de situation en faveur du fils

Demba Kandji se prononçait ainsi, suite à une requête des conseils de Khadim Ba, aux fins de rétraction de l’ordonnance n°458 rendue par son homologue Alioune Ndiaye. Dans cette décision, le président du tribunal de commerce donnait injonction à l’administrateur du greffe chargé du RCCM, de rétablir à son registre les noms et qualités d’Amadou Ba et Cie. Cela faisait suite à l’ordonnance n°191 rendue par Demba Kandji le 1er avril 2020. Laquelle rétractait une autre décision du tribunal de commerce rendue le 10 mars 2020.
Un jeu de ping-pong qui était devenu lassant pour bien des juristes. Certains y voyant plus une affaire d’ego que de droit. D’ailleurs, la coïncidence avec leur limogeage a été interprétée par certains observateurs comme une résultante de cette guérilla judiciaire.
Dans tous les cas, les conséquences ont été fâcheuses dans la tenue du RCCM (registre du commerce et du crédit mobilier). Chacun, muni de sa décision, a aujourd’hui son extrait du RCCM. Et il est difficile de dire qui a raison et qui a tort.
En effet, si monsieur Amadou Ba se prévaut d’une décision d’annulation du protocole de cession des actions rendue en première instance, son fils Khadim Ba peut invoquer plusieurs ordonnances rendues par le premier président de la Cour d’appel Demba Kandji. D’abord, à travers l’arrêt n°146 du 18 avril 2019 de la cour d’appel, et maintes fois réaffirmées à travers les ordonnances numéros 191, 198 et 199 des 1er, 7 et 15 avril 2020. Le motif principal invoqué par la cour d’appel a été le sursis à statuer jusqu’à intervention d’une décision définitive sur l’action publique.
En effet, à l’origine de ce dossier judiciaire, il y a un protocole de cession des actions d’Amadou Ba dans Locafrique aux membres de sa famille (sa première épouse et les enfants issus de cette union). Mais pour les proches de Ba père, ce dernier n’a jamais signé un tel protocole et que sa signature a été falsifiée. Raison pour laquelle le milliardaire avait esté en justice pour faux et usage de faux contre ses enfants et leur mère.
Mais, à en croire le doyen des juges d’instruction, dans son ordonnance de non-lieu rendue avant-hier, cette infraction n’est pas constituée, faute d’élément légal.

Lamotte et Ciré Aly Ba, les nouveaux maitres du jeu

Le 19 mai 2020, Demba Kandji était détaché à la présidence, tandis qu’Alioune Ndiaye devenait président de chambre à la Cour d’appel de Thiès. Ils ont été remplacés respectivement par Ciré Aly Ba et Malick Lamotte. L’une des premières décisions du nouveau premier président dans cette fatidique affaire, a été de rétracter la décision de son prédécesseur Demba Kandji, rendue le 29 avril.
Dans cette ordonnance, le premier président invoquait le non-respect des droits de la défense.
Croyant définitivement tourner la page, le Conseil d’administration avait alors convoqué une réunion. Mais cette dernière a été sabotée par des nervis supposés avoir été mobilisés par monsieur Khadim Ba.  Dans un communiqué, ce dernier se prévalait d’une décision de la cour d’appel rendue le 23 septembre et dégageait toute responsabilité dans les évènements du 24 septembre à la Sar. Pour lui, il faut chercher les responsables parmi ceux qui ont voulu empêcher les représentants légitimes de Locafrique de siéger. Mais selon la Sar et certaines sources proches d’Amadou Ba, la décision susvisée portait plutôt sur la tenue de l’AG du 24 dont Khadim Ba lui-même avait demandé le report. Une demande rejetée par le président du tribunal de commerce dans son ordonnance 484/2020 que nous avons pu parcourir.

ME BABOUCAR CISSE SUR LE NON-LIEU DE KHADIM BA : ‘’Cette décision est frappée d’un sursis à exécution, à cause de notre appel’’

Suite à l’ordonnance de non-lieu rendue le 29 septembre pour Khadim Ba, la partie civile n’a pas perdu du temps pour interjeter appel devant la chambre d’accusation.
Selon Maitre Baboucar Cissé, un des conseils d’Amadou Ba, le doyen des juges a juste estimé qu’il n’y a pas d’élément moral pour la constitution de l’infraction et que l’irrégularité de l’acte relève de la compétence du juge civil. ‘’’C’est pourquoi il n’a pas retenu l’infraction de faux contre Khadim Ba. Mais ce qu’il faut retenir, c’est que cette ordonnance n’est pas définitive.

D’abord, elle a été frappée d’appel aujourd’hui par monsieur Amadou Ba’’.

Et de marteler  : ‘’En matière pénale, les délais de recours et les recours ont un caractère suspensif. Donc, si vous faites appel d’une ordonnance, c’est comme si l’ordonnance n’a jamais existé. L’inculpation tient donc toujours jusqu’à intervention d’une décision définitive.’’
A l’en croire, contrairement à ce que dit le juge d’instruction, l’élément moral est bien là. ‘’Et nous allons le démontrer devant la chambre d’accusation. Il ne faut pas oublier qu’il y a un jugement du tribunal civil qui a déclaré ce protocole nul. Certes, elle est frappée d’appel, mais la décision est déjà là’’.
Au civil, il sera certainement question, entre autres, du respect des formalités requises pour la validité de la cession d’actions. A en croire un spécialiste du droit notarial, en la matière, ce sont les statuts qui gouvernent. Mais, souligne-t-il, ‘’généralement, la cession est libre entre actionnaires de la société. Il faut juste un acte de cession et une acceptation de transfert. Les deux protagonistes signent et on procède à l’enregistrement au niveau des impôts et domaines.
Ce n’est pas comme une Sarl (société à responsabilité limitée). Là, les parties sont obligées de passer devant le notaire. Toujours est-il que ce sont les statuts qui gouvernent’’.

Le casse-tête des banquiers

S’il y a des acteurs qui ont hâte de la fin de ce feuilleton, c’est surtout les banquiers de Locafrique qui ne savent plus à quel gérant se fier. Dans ce dossier, les comptes de Locafrique ont même été bloqués, le 17 avril, par le tribunal de commerce. S’y ajoutent, plusieurs extraits du registre du commerce et du crédit mobilier ont été délivrés, au gré des décisions judiciaires.
Un véritable casse-tête qui est loin de connaitre son épilogue. Sachant que Locafrique a, en charge, le préfinancement de la fourniture en hydrocarbures de la Senelec et de la Sar, ils sont nombreux à craindre que cette situation bloque ces entreprises. D’ailleurs, à un moment, le ministre des Finances et du Budget a dû signer des certificats nominatifs d’action pour essayer de débloquer la situation et sauver la Sar et la Senelec d’un blocage. Mor Amar

Abdou Karim Fofana à propos du décret présidentiel sur le foncier : “Le pouvoir des maires est resté intact…”

https://www.leral.net Dans une interview avec nos confrères de “Source A”, le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène Publique est largement revenu sur le nouveau décret présidentiel à propos de la gestion du foncier au Sénégal.
Abdoul Karim Fofana qui plaide pour une meilleure intelligence de ce document par les citoyens sénégalais, souligne , dans le même temps, ses opportunités : ” Ce décret vient répondre aux nécessités de notre époque, en matière de gestion foncière . Il y a eu beaucoup de débats, ces derniers mois, sur l’affectation du foncier rural à des promoteurs d’agro business, notamment, dans ce qu’il est convenu d’appeler ” l’affaire Ndengler”.
Et le président de la République, son Excellence Monsieur Macky Sall a jugé nécessaire de renforcer le contrôle et la rationalisation de l’approbation des délibérations des conseillers municipaux, en matière foncière“, a-t-il expliqué.
M. Fofana, de poursuivre : ” En réalité, rien n’est changé dans le pouvoir des Maires et de leurs conseils municipaux. C’est l’Etat qui a changé ses modalités de contrôle de la légalité au niveau local, avec la stratification de la décision d’approbation des délibérations portant affectation des terres du Domaine national. Les maires et leurs conseils municipaux gardent intact leur pouvoir de délibération.
Cependant, l’Etat , qui a toujours le contrôle sur les actes des Collectivités territoriales, a décidé de réorganiser les modalités d’approbation, en fonction de l’importance des surfaces concernées. Ainsi, les niveaux d’approbation ont été aménagés en fonction des superficies en jeu : en dessous de 10 hectares le sous- préfet ; entre 10 et 50 hectares, le préfet de département ; au-delà de 50 hectares, c’est le gouverneur de région, avec obligation de faire numéroter au Secrétariat Général du Gouvernement, afin que l’information soit reçue au niveau central avant que la délibération ne soit exécutoire.

GIABA Lutte contre le blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme : La pandémie du Covid-19,un autre défi

https://www.lequotidien.sn Le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba) reste confronté à plusieurs défis auxquels vient s’ajouter la pandémie du Covid-19, a indiqué mardi, Dr. Buno Nduka, directeur de l’Evalua­tion et de la conformité du Giaba, à l’ouverture de la formation régionale virtuelle organisée du 29 au 30 septembre 2020 à l’intention des journalistes d’investigation sur les crimes économiques et financiers en Afrique de l’Ouest.
En cette période de Covid-19, les Etats membres du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (Giaba) devraient encore être plus vigilants. La pandémie est venue «s’ajouter aux défis de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (Lbc/ft), en provoquant de graves perturbations dans des secteurs vitaux de nos économies, en l’occurrence le système financier», a indiqué Dr. Buno Nduka. Le directeur de l’Evaluation et de la conformité du Giaba intervenait, au nom du Directeur général du Giaba, à l’ouverture de la formation régionale virtuelle organisée du 29 au 30 septembre 2020 à l’intention des journalistes d’investigation sur les crimes économiques et financiers en Afrique de l’Ouest.
Il a expliqué que «les criminels exploitent les vulnérabilités émergentes pour poursuivre leurs activités illicites. De façon particulière, les criminels et terroristes exploitent la pandémie du Covid-19 et le ralentissement économique y associé pour se lancer dans de nouvelles activités à forte intensité de cash dans les pays en développement afin de blanchir le produit du crime et de financer leurs opérations. Par conséquent, les risques émergents de Bc/fT façonneront l’environnement mondial de conformité et, sans nul doute, ajouteront aux défis actuels de mise en œuvre de la Lbc/ft dans la région».
Ainsi, estime l’expert en économie, «les médias et la Société civile doivent s’adapter rapidement et se tenir au fait de ces développements, et, à travers leurs différents canaux, faire ressortir ces nouvelles activités alternatives de Bc/ft clandestines afin de permettre aux Etats membres de concevoir des mesures correctives appropriées».
A l’instar de plusieurs organisations, le Giaba n’est pas à l’abri de l’impact du Covid-19. Mais, précise Dr Nduka, «en tant qu’institution, le Giaba a adopté des stratégies pour atténuer l’impact de la pandémie sur ses programmes, afin de garantir que les Etats membres mettent effectivement en œuvre leurs obligations en matière de Lbc/ft. Cela comprend entre autres, l’engagement proactif avec les Etats membres sur l’élaboration de stratégies novatrices de mise en œuvre de la Lbc/ft».
A ce propos, souligne le directeur de l’Evaluation et de la conformité, la Société civile et les médias demeurent leurs «alliés stratégiques et redoutables dans la mise en œuvre de mesures efficaces contre le Bc/ft. Le Giaba continuera à mobiliser ce secteur et continuera également à fournir l’appui indispensable pour s’assurer que les médias soient à la hauteur de leur plein potentiel dans la Lbc/ft».
Raison pour laquelle, le Giaba a voulu, à travers cette formation virtuelle de deux jours, «renforcer les capacités des professionnels des médias dans le reportage des crimes transnationaux organisés, particulièrement le Bc/ft, et de fournir un cadre permettant aux participants de partager leurs expériences et de favoriser la coopération et la collaboration pour une mise en œuvre efficace des mesures de Lbc/ft».

«Condamné à payer 100 millions» : Diop Sy fait une précision de taille

https://www.seneweb.com  «Le député Diop Sy vient d’être condamné, par le Tribunal du commerce, à travers sa société Urbaine d’entreprise (UDE Sarl), à payer 100 millions à la Société générale de banques au Sénégal (SGBS)».
Cette «fake news» a fait, il y a trois jours (le 30 septembre), la «Une» de la presse et affolé la toile et les réseaux sociaux. En effet, selon Diop Sy, qui a pris langue avec Seneweb, il ne doit rien à la SGBS.
Se faisant plus précis, l’homme d’affaires de faire une précision de taille : «Je n’ai pas de compte à la SGBS. Cette affaire qui a fait les choux gras de la presse concerne plutôt un de mes collaborateurs».

Données personnelles : comment «l’industrie de l’influence» traverse l’Afrique ?

https://www.lepoint.fr/afrique/ ENTRETIEN. Quid des données personnelles des citoyens en temps d’élections en Afrique ? Réponse avec le rapport de l’ONG Tactical Tech sur la question. Édifiant.
« Changer le comportement des cibles (des électeurs). » C’est ainsi qu’une ex-responsable de Cambridge Analytica résume le rôle de ce cabinet britannique d’analyse de données dans le documentaire The Great Hak  : l’affaire Cambridge Analytica. L’illustration qui suit fait froid dans le dos. Lors de la présidentielle de 2010 à Trinidad-et-Tobago en 2010, Cambridge Analytica intervient en faveur du parti majoritairement indien (UNC) opposé au « parti pour les Noirs », comme l’explique une vidéo (non publique) de présentation de Cambridge Analytica.La technique ?«Nous avons dit au client : “il faut viser les jeunes”.Nous avons essayé d’encourager l’abstentionnisme. La campagne devait être apolitique, car les jeunes s’en foutent. Elle devait être réactive, car ils sont fainéants. On a donc inventé une campagne qui disait  : “rejoins le groupe, soit cool, fais partie du mouvement”. C’était la campagne do so (fais comme ça) », détaille la voix off de la vidéo de présentation de Cambridge Analytica. En un claquement de doigts apparaissent un logo (poings croisés au-dessus de la tête), des tee-shirts, chorégraphies, chansons, affiches et vidéos sur YouTube à l’effigie de « Do So ». Au final, l’UNC l’emporte, et la différence de l’abstention entre jeunes Indiens et jeunes Afro-Caribéens s’établit à 40 %.
Cambridge Analytica est connu pour avoir travaillé pour le candidat Donald Trump lors de la campagne présidentielle américaine de 2016, pour la campagne en faveur du Brexit. Mais aussi « en Roumanie, au Kenya, au Ghana, au Nigeria », glisse Brittany Kaiser lors d’une conférence. Cette ancienne responsable de Cambridge Analytica est devenue depuis lanceuse d’alerte. À l’instar de Christopher Wylie, data scientist et ex-directeur de recherche de la firme. Ils documentent aujourd’hui ses méthodes. Et évoquent une « militarisation » des données personnelles, une « machine à propagande multiservices ». Facebook se retrouve au cœur de cette propagande, permettant à Cambridge Analytica d’aspirer des millions de données personnelles de ses utilisateurs, d’établir leur profil, en recoupant leurs goûts, leurs habitudes, etc. Et in fine, de cibler les indécis lors des scrutins électoraux et de peser sur leur vote.
Durant l’été 2020, Tactical Tech, une ONG internationale basée en Allemagne qui explore avec les citoyens les moyens d’atténuer les impacts de la technologie sur la société, a organisé une table ronde (en ligne, Covid-19 oblige) sur l’utilisation des données personnelles durant les campagnes électorales en Afrique subsaharienne, avec des participants d’Ouganda, du Nigeria, du Kenya, de la Gambie, du Zimbabwe, du Togo, du Ghana, du Canada, du Royaume-Uni et d’Allemagne, et en collaboration avec la politiste kényane Nanjala Nyabola. Cette dernière qualifiait dans les colonnes du Point Afrique les pratiques de firmes telles que Cambridge Analytica de « colonialisme numérique ». Une notion se référant selon elle « à la manière dont la technologie rend les pays du Sud vulnérables à la prédation d’entreprises protégées en quelque sorte des conséquences de leurs actions par leurs sociétés mères ». Et s’interrogeait  : « une société kényane serait-elle en mesure d’exercer une influence aussi forte sur une élection britannique par exemple ? ». Les résultats de cette table ronde ont été compilés par la chercheuse de Tactical Tech Amber Macintyre dans un rapport intitulé « Importations et exportations de l’industrie de l’influence en Afrique subsaharienne ». Elle en dévoile les grandes lignes au Point Afrique.

Le Point Afrique  : Le scandale Cambridge Analytica a permis de mettre en valeur l’usage fait par certaines entreprises des réseaux sociaux, et en particulier de Facebook. Cette plateforme est-elle aussi une cible de choix en Afrique subsaharienne, pour récupérer les données personnelles des citoyens et influencer les électeurs ?

Amber Macintyre  :  Un des axes les plus importants des recherches de Tactical Tech et de nos organisations partenaires est de montrer que le scandale Cambridge Analytica n’a pas seulement mis en évidence le rôle de Facebook, d’où ont été captées les données de millions d’utilisateurs, mais aussi celui de centaines d’autres entreprises, et donc, d’une industrie de l’influence. Facebook est certes un acteur majeur  : la politique et la formation d’opinions politiques ont lieu sur Facebook à certains endroits. Mais ce qui importe plus encore, c’est que d’autres entreprises que Cambridge Analytica, telles que l’agence américaine de marketing et de communication Harris Media (qui a travaillé pour le candidat Uhuru Kenyata lors de la campagne présidentielle kényane en 2017 NDLR.) ou le courtier en données personnelles américain Aristotle, [qui a travaillé pour son adversaire Raila Odinga, NDLR] recourent aux mêmes procédés. Ce sont ces entreprises qui décident d’utiliser Facebook, comment l’utiliser, et comment détourner aussi les usages d’autres outils tels que WhatsApp.
Les échanges qui ont eu lieu lors de notre table ronde ont par ailleurs mis en évidence l’importance des sociétés de communication et des sociétés de sécurité, qui échangent des données entre elles, mais aussi avec les gouvernements et les partis politiques en Afrique subsaharienne. De fait, la création, l’échange et l’utilisation de données dans le domaine politique traversent tellement d’organisations, que tracer ces connexions menant par exemple à une publicité sur Facebook ou sur une autre plateforme, est plus important que d’identifier le rôle d’une entreprise unique.

Quels types de méthodes sont utilisées pour cibler les citoyens dans les pays d’Afrique subsaharienne représentés lors de cette table ronde ?

Les deux méthodes les plus courantes relevées sont l’envoi de SMS en masse et les appels automatisés. Ceux-ci sont souvent personnalisés, ce qui contribue à les rendre très efficaces. Ils ciblent une personne en particulier en utilisant éventuellement son nom dans le message, et les messages donnent l’impression d’avoir été écrits par l’expéditeur en personne (un homme politique, député, sénateur), ce qui crée une sorte de relation très personnelle entre le parti politique et la personne destinataire du message.
Outre ce procédé, les groupes Telegram et WhatsApp sont des méthodes populaires de diffusion d’informations. Ces outils sont si populaires qu’il existe même de « fausses » versions de WhatsApp qui permettent de contourner la limite des 256 personnes autorisées dans un groupe.

Votre rapport intègre une figure réalisée à partir de données de la BBC, qui montre que les catégories de citoyens africains les plus pauvres peuvent accéder à internet et aux réseaux sociaux. Est-ce que ces canaux de communication sont aujourd’hui des vecteurs d’influence des électeurs particulièrement puissants en Afrique subsaharienne ?

Ce point a fait l’objet de nombreuses discussions lors de la table ronde, et il en est ressorti que l’utilisation d’Internet et des médias sociaux n’était pas le seul vecteur d’influence. Dans de nombreux endroits d’Afrique subsaharienne, le rôle des rassemblements, des panneaux d’affichage et des interactions personnelles demeure important. Mais cela ne minimise pas pour autant le rôle d’Internet. Par exemple, en Sierra Leone, où l’accès à Internet et aux médias sociaux est faible, les quelques personnes qui utilisent Internet et accèdent à l’information influencent ceux qui ne sont pas connectées. On observe également un système hybride qui croise les méthodes basées sur l’utilisation de données personnelles et les méthodes traditionnelles (meetings, affichage, porte-à-porte). Dans ce cas de figure, les données collectées sur Internet comme les adresses et les lieux de déplacement des personnes peuvent être utilisées de façon stratégique, pour savoir où placer un panneau d’affichage, où organiser un rassemblement politique.

Comment le débat public et politique pour protéger les données personnelles des citoyens prend-il forme, et comment ces derniers peuvent-ils se protéger de ces campagnes d’influence ?

La protection des données est abordée de différentes manières. Par exemple, au Zimbabwe, une entreprise de télécommunications a été la cible de critiques après avoir été accusée d’avoir partagé en 2018 des numéros de téléphone avec le parti au pouvoir, la Zanu PF. Ce débat s’est tenu principalement dans les journaux. Au Kenya, il y a eu des tentatives pour créer un système national intégré de gestion de l’identité (NIIMS) qui relierait les documents d’identité des personnes à leurs données biométriques, aux registres du cadastre, aux registres scolaires et à d’autres informations personnelles détenues par divers organismes gouvernementaux, mais cela n’a pas pu être mis en place en raison d’un débat qui a eu lieu au niveau de la Haute Cour du Kenya. Cette dernière estime qu’il faudrait au préalable qu’une loi sur la protection des données personnelles soit mise en place.
Protéger les données personnelles des citoyens passe par des approches diverses, dans le champ du droit, des médias, des experts en technologie et des citoyens, et celles-ci doivent être tenues séparément et collectivement. Tactical Tech a publié un guide de l’électeur sur les données personnelles, qui liste les étapes essentielles dans cette démarche. Mais le plus important actuellement, c’est que ce sujet occupe davantage le débat public.

Plusieurs présidentielles sont prévues ces prochaines semaines, en Guinée, en Côte d’Ivoire, au Niger, en Tanzanie… Avez-vous déjà identifié des stratégies mises en place par certaines compagnies pour influencer les électeurs ?

Ces pays ont été très peu mentionnés lors notre table ronde. Nous avons seulement mentionné le logiciel de surveillance Pegasus en Côte d’Ivoire. Cependant, deux questions importantes ont été soulevées concernant ces pays. Premièrement, vu qu’il y a une plus grande utilisation des outils permettant d’influencer les électeurs au Nigeria et au Kenya, comment seront-ils potentiellement utilisés en Guinée, en Tanzanie et dans d’autres pays ? Deuxièmement, comment pouvons-nous nous assurer que la manière dont ces méthodes seront relayées par les médias dans ces pays en question ?
Très peu de financements sont, hélas, accordés pour étudier le sujet en Afrique subsaharienne, et la plupart des personnes qui maîtrisent ces enjeux travaillent pour les entreprises impliquées dans l’utilisation de données personnelles à des fins politiques. Elles sont donc peu susceptibles de partager les informations sur la façon dont elles opèrent, ou pour émettre la moindre critique. Nous souhaitons voir un changement dans l’orientation des investissements, de façon à ce que les chercheurs universitaires et indépendants d’Afrique subsaharienne puissent suivre l’utilisation des données tout au long du processus électoral, et non pas se contenter des informations révélées après les scrutins. Propos recueillis par Agnès Faivre

EUGÉNIE ROKHAYA AW, NOUVELLE PRÉSIDENTE DU TRIBUNAL DES PAIRS DU CORED

Dakar, 02 oct (APS) – Le Tribunal des pairs du conseil pour l’observation des règles d’éthique et de déontologie dans les médias (CORED) a élu à sa tête vendredi Eugénie Rokhaya Aw, journaliste et ancienne directrice du CESTI, l’école de journalisme de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar, a appris l’APS.
“Les douze membres ont plébiscité Eugénie Rokhaya Aw, journaliste et ancienne Directrice du CESTI, à la présidence du tribunal. Ils ont tous montré leur engagement à bien mener leur mission sans complaisance au grand bénéfice de la presse et des populations”, indique le Cored dans un communiqué.

Mme Aw a été élue, à l’occasion de la première réunion du Tribunal des pairs, installé le 23 septembre dernier, pour un mandat de trois ans. 

Selon le communiqué, “le Président du CORED, Mamadou Thior, a informé la nouvelle présidente et ses pairs, des premières plaintes sur la table”.
“Il s’agit de quatre affaires au total, deux autosaisines et deux plaintes venant de tiers. Le tribunal va les instruire dans les délais habituels avant de rendre publiques les décisions prises sur ces différentes affaires”, explique-t-il.
Le communiqué rappelle que “les articles 53 et 54 du Code de la presse donnent désormais les pleins pouvoirs au CORED pour faire appliquer toutes les décisions du Tribunal des pairs”.
Toutefois, “nul ne peut le saisir et […] porter la même affaire en justice”, prévient le texte.
Le Tribunal des pairs du CORED, un organe d’autorégulation des médias, est constitué de 12 membres, dont cinq femmes. La plupart d’entre eux sont des journalistes en activité ou à la retraite.

Voici la composition du tribunal des pairs du CORED  :

– Mamadou Cellou Diallo, photographe (bureau régional de l’Agence France-Presse à Dakar)
– Mamadou Biaye, journaliste et conseiller en communication
– Dié Maty Fall, journaliste (Le Soleil)
– Mame Less Camara, journaliste, formateur et conseiller spécial du président-directeur du Groupe futurs médias
– Tidiane Kassé, journaliste, formateur
– Eugénie Rokhya Aw Ndiaye, journaliste, ancienne directrice du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (CESTI)
– Anne Marie Fall, journaliste, directrice de société (AMA Consulting)
– Jacqueline Fatima Bocoum, journaliste, spécialiste de la communication
– Ibrahima Suleymane Ndiaye, journaliste, consultant en communication
– Moustapha Diop, technicien audiovisuel à la retraite
– Seynabou Mbodj, journaliste, conseillère en communication (Comité national de lutte contre le Sida)
– Assane Diagne, journaliste, directeur du bureau Afrique de l’Ouest de Reporters sans frontières.ASG/BK

26 tests positifs, 17 cas communautaires, 54 guéris, 1 cas importé

Le ministère sénégalais de la Santé et de l’Action sociale a fait le point de situation du coronavirus de ce dimanche 4 octobre 2020.
Sur 1.131 tests effectués 26 sont revenus positifs.
Des des cas ainsi répartis  : 8 ccontacts suivis par les services du ministère de la Santé, 17 cas issus de la transmission communautaire, 1 cas importé AIBD.
Par ailleurs, 54 patients ont été contrôlés négatifs, et déclarés guéris.
7 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation, 0 nouveau décès.
A ce jour, 15.094 ont été déclarés positifs au Sénégal, dont 12.805 guéris, 312 décédés et 1.976 patients sous traitement.
Selon le ministère, l’état de santé des patients hospitalisés à Dakar, Touba et Ziguinchor est stable.
Il renouvelle à la population son appel au respect strict des mesures de prévention individuelle et collective.

17 tests positifs, 10 cas communautaires,57 guéris

Le ministère sénégalais de la Santé et de l’Action sociale a fait le point de situation du coronavirus de ce samedi 3 octobre 2020.
Sur 1337 tests effectués 17 sont revenus positifs.
Des des cas ainsi répartis  : 7 ccontacts suivis par les services du ministère de la Santé, 10 cas issus de la transmission communautaire.
Par ailleurs, 57 patients ont été contrôlés négatifs, et déclarés guéris.
9 cas graves sont pris en charge dans les services de réanimation, 0 nouveau décès.
A ce jour, 15.068 ont été déclarés positifs au Sénégal, dont 12.751 guéris, 312 décédés et 2.004 patients sous traitement.
Selon le ministère, l’état de santé des patients hospitalisés à Dakar, Touba et Ziguinchor est stable.
Il renouvelle à la population son appel au respect strict des mesures de prévention individuelle et collective.

Les médecins contractuels annoncent la cessation de toutes leurs activités dans les centres de traitement des épidémies

https://www.pressafrik.com Le collectif des médecins contractuels du ministère de la Santé engagé dans le cadre de la riposte à la COVID 19, a informé dans un communiqué, de la cessation de toutes ses activités dans les centres de traitement des épidémies (CTE), à compter de ce vendredi 02 Octobre 2020.
Ces médecins justifient cette décision par non paiement des salaires des mois d’Aout et de Septembre 2020, ainsi que la non attribution des motivations CTE depuis quatre (4) mois.
“Un préavis avait été adressé au ministère de la santé le 29 Septembre 2020, sans qu’aucune réponse satisfaisante n’ait été donnée. Le mot d’ordre sera maintenu jusqu’à satisfaction des revendications sus-citées”, a dit le collectif, dans la note.
Les blouses blanches rappellent que leur engagement a été sans faille depuis le début de la riposte dans les centres de traitement, ceci malgré les conditions difficiles inhérentes au contexte d’épidémie, ainsi que les sacrifices auxquels tous ses membres ont bien voulu consentir pour participer à la lutte. Le collectif reste ouvert à toute négociation, tout en espérant une issue favorable à la situation actuelle.Salif SAKHANOKHO

Abdoulaye Diouf Sarr, Ministre De La Sante à Touba : «L’élément déterminant de la riposte, c’est la prise de conscience des populations»

https://www.lactuacho.com Le ministre de la Santé et de l’Action sociale était l’hôte de la ville de Touba hier, jeudi. Abdoulaye Diouf Sarr qui s’est rendu dans les différentes structures relevant de son département, explique : «au niveau de la prévention, nos agents sont déjà sur place dans le cadre de la prévention contre la Covid-19, mais aussi dans le cadre de la prévention de manière globale.
Le service national d’hygiène a reçu un équipement de dernière génération et est en train de se déployer ici à Touba pour que les pèlerins puissent être dans de meilleures conditions pour passer leur Magal. Nous en avons profité pour échanger avec Serigne Mountakha Bassirou Mbacké, le Khalife général des Mourides qui est un des premiers soldats de la riposte en termes de respect des mesures barrières, en termes de recommandations pour que les pèlerins respectent, comme un seul homme, les mesures barrières pour permettre d’assumer et de remporter la dernière guerre contre la Covid-19».
Et il poursuit : «nous sommes aujourd’hui rassurés de ce que nous avons entendu du Khalife général des Mourides ; pendant le Magal, le dispositif sera en branle. Mais aussi au plan individuel, chaque pèlerin va prendre en charge la riposte par le respect des mesures barrières dont le port de masque est l’élément le plus déterminant.»

Le ministre de la Sante a visité le nouvel hôpital de Touba qui sera livré au mois de mars. Il s’agit, selon lui, d’évaluer l’Etat d’avancement des travaux. «Nous sommes rassurés. Et les délais de mars seront respectés.

Nous avons rencontré le porte-parole du Khalife général des Mourides qui a pris la parole pour donner de véritables orientations en termes de recommandations et de souhaits des autorités de Touba par rapport aux préoccupations des populations. Le travail se poursuit jusqu’au jour j. Je suis rassuré car l’élément déterminant de la riposte, c’est la prise de conscience des populations».
Diouf Sarr dévoilera le dispositif : «nous avons déployé plus de 5000 agents dans la ville religieuse pour surveiller tout le dispositif et mettre en œuvre notre plan de riposte. Nous avons déployé beaucoup de moyens, des ambulances, des équipements pour la bonne prise en charge des préoccupations des pèlerins. Des postes avancés ont été installés un peu partout dans la ville de Touba, sans compter un stock de médicaments d’une valeur supérieure à 80 millions de F CFA», a-t-il déclaré.Sud Quotidien

Passeport numérique de santé africain : le défi de la protection des données personnelles

APA – Dakar (Sénégal)–Dans une perspective de reprise des activités des transports aériens et du tourisme post-Covid, AfricanPerformance Institute (Api) s’est penchés, lors d’un webinair, sur la question de la protection des données à caractère personnel dans le cadre de l’institution éventuelle d’un passeport numérique de santé
La crise de la pandémie de la Covid-19 a entraîné des bouleversements dans toutes les activités économiques. À l’heure de la relance des économies, l’équation de la mobilité des personnes reste un sujet complexe sur lequel les États prennent des mesures certes concertées, mais pas toujours cohérentes. Le webinaire organisé par African Performance Institute (Api) était une occasion pour les experts de plancher sur les solutions innovantes avec le digital en vue d’offrir aux Africains la possibilité de circuler plus librement à l’intérieur du continent. C’est à ce titre que le projet d’institution d’un passeport numérique de santé a été au cœur des échanges de cette rencontre virtuelle qui a enregistré la participation d’Amira Elfadil Mohamed ElFadile, Commissaire aux affaires sociales de l’Union africaine, Lacina Koné, Directeur général de Smart Africa, Ibrahima Nour Eddine Diagne, président d’African Performance Institute (Api) et Administrateur Général de Gainde 2000, Dawitte Bekele, vice-président du bureau régional Afrique d’Internet Society (ISOC), Ibrahima Kane directeur général d’Air Sénégal et Oumar KhassimouDia, Directeur des transports aériens du Sénégal. La modération des débats a été assurée par Mme Léocadie Ebakisse de Talent’s Awake. Même si le projet a été jugé pertinent, des réserves ont été émises sur l’utilisation des données des voyageurs.
L’Ivoirien Lacina Koné, Directeur général de Smart Africa, soutient que ce projet numérique doit permettre aux touristes de voyager et de séjourner sans être inquiétés durant la pandémie. Il estime qu’avec ce passeport numérique de santé, les voyageurs et les compagnies aériennes auront l’assurance de transporter en toute sécurité des passagers sans Covid-19. Il note, cependant, des défis à relever pour réaliser cette ambition comme la protection des données personnelles sur les smartphones où seront stockées les informations sanitaires des voyageurs. Il regrette que sur les 55 pays du continent, seuls 12 pays ont signé la convention de l’Union africaine (Ua) sur la cyber sécurité et la protection des données à caractère personnel. Sur ce nombre, six ont ratifié ladite convention. A son avis, pour arriver à un système qui puisse protéger les données personnelles, forcément il faut un cadre réglementaire harmonisé au niveau des Communautés économiques régionales comme la CEDEAO ou la SADEC. « La mise en place d’un environnement réglementaire sous régional est d’autant plus importante pour régir cette initiative à travers l’Union africaine. Cela permettre d’agir avec les autres endroits du monde comme l’Europe ou les USA », a plaidé M. Koné. Intervenant sur la question, Amira ElfadilMohamed ElFadile, Commissaire aux affaires sociales de l’Union africaine, rappelle que l’institution d’un passeport numérique de santé n’est pas une nouvelle idée. Elle appelle, toutefois, à travailler à la mise en place d’une infrastructure robuste capable de supporter ce projet.
Sur la question de la protection des données personnelles, l’initiateur du webinaire, le président d’African Performance Institute (Api), Ibrahima Nour Eddine Diagne, se montre mesuré. « Il faut avoir une bonne balance pour peser les coûts et les opportunités. Sur les questions de souveraineté numérique et de protection de données, nos États doivent être opportunistes. Ils doivent les mettre en avant quand il faut se protéger et les ignorer lorsqu’ils ont beaucoup à gagner », déclare M. Diagne. À son avis, le numérique a un grand rôle à jouer dans la sortie de cette crise. Il observe que partout où il y a eu continuité d’activités, celles-ci ont reposé totalement ou partiellement sur le numérique et le digital. Les questions que les Africains doivent se poser à ce stade, dit-il, c’est quel contrôle doivent-ils avoir sur ce digital. Le président d’Api relève que le secteur sanitaire, longtemps relégué au second plan dans les priorités des transports aériens, est devenu un nouvel enjeu pour le digital. Selon lui, l’institution d’un passeport numérique santé africain, qui va prendre en compte toutes les contraintes et intégrer les laboratoires agréés et non agréés, doit faire l’objet de réflexion pour les Africains afin de permettre au continent de se préparer aux prochaines crises.« Aujourd’hui, on a les capacités de construire, sur le plan technologique, des initiatives comme le passeport numérique de santé. Tout le monde sait qu’une crise sanitaire à portée internationale est possible. C’est un sujet sur lequel, nous Africains, nous devons y réfléchir pour construire quelque chose qui convienne à notre continent et soit interopérable avec ce qui se fait ailleurs dans le monde », a soutenu le président d’API.
A la question de savoir : dans le contexte actuel à qui pensez être capable d’apporter des solutions concrètes ? Les réponses coulent de source : 67% des auditeurs pensent que les solutions doivent venir aux Etats et aux gouvernements, 12% aux institutions, 18% aux acteurs privés et 3% aux associations. Dans sa synthèse sur ce point, la modératrice,Mme Léocadie Ebakisse trouve nécessaire d’avoir un mixte entre les gouvernements et les acteurs privés qui permettra de passer ce cap à condition que chacun de ses acteurs fasse une démarche de réflexion individuelle sur sa manière de collaborer avec les autres acteurs du marché et de trouver desalliances qui soient probantes. De son côté, Dawitte Bekele, vice-président du bureau régional Afrique d’Internet Society (ISOC), relève que les obligations de visa pour les Africains sont assez difficiles, et la crise a encore rendu la situationbeaucoup plus complexe. « Les vols se sont raréfiés, les consulats fermés, certains pays devenus inaccessibles. En plus, il y a des exigences sanitaires comme le certificat test coviddemandé par le pays destinataire et la compagnies aérienne », déplore M. Bekele.
Dans son intervention, Oumar Khassimou Dia, Directeur des transports aériens du Sénégal, confie que ses équipes se sont penchées sur la question du passeport numérique de santé qui, rappelle-t-il, vise deux objectifs : s’assurer que le passager voyage sans Covid et avoir une meilleure prise en charge par les médecins locaux. « Ce passeport pourrait avoir un intérêt certain si toutes les dispositions de protection de données personnelles sont prises en compte. Il permettra de redonner confiance aux voyageurs », a soutenu M. Dia. Son collègue, Ibrahima Kane directeur général d’Air Sénégal rassure qu’en dépit de cette situation sanitaire et les exigences des protocoles, la compagnie compagnie nationale sénégalaise reprend progressivement ses activités avec des vols Dakar-Paris, Dakar-Marseille, Dakar-Milan. Il s’est réjoui également de l’harmonisation de certains protocoles que partagent l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et l’Association internationale du transport aérien (IATA).  CP/cgd/APA

Sadio Mané rassure les Sénégalais et ses fans : “Je me sens bien.Je n’ai pas de symptôme sévère”

https://www.pressafrik.com Testé positif à la Covid-19, vendredi 02 octobre, l’international sénégalais a tenu à rassurer les Sénégalais et les millions de fans qui le suivent sur les Réseaux sociaux.
Via son compte Instagram qui compte 7,8 millions d’abonnés, l’attaquant de Liverpool a laissé un message rassurant sur son état de santé. “Salut à tout le monde, J’ai été testé positif au Coronavirus Mais je voudrais vous rassurer que je me sens bien. Je n’ai pas de symptôme sévère. A cet effet, j’ai immédiatement été mis en quarantaine afin de bien récupérer. Pour votre santé et celle de vos proches, continuez à respecter les mesures barrières. Vous participerez à freiner la deuxième vague de contamination et ainsi empêcher la propagation de la Covid 19 dans le monde. Je reviendrai plus fort qu’avant ! Ensemble nous sortirons de cette épreuve ! “, a-t-il écrit.AYOBA FAYE

SECTEUR DE LA SANTÉ  : Le Sames met en demeure l’Etat

Libération Sénégal online -Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (Sames) est dans tous ses états et menace de se faire entendre. Aussi, le Sames prend à témoin la population sur toute grève qui surviendrait dans le secteur de la santé et qui serait de la responsabilité exclusive de l’Etat.
«Depuis plusieurs mois, les médecins, les pharmaciens et les chirurgiens-dentistes subissent des agressions via les réseaux sociaux et par voie de presse dont la dernière illustration est constituée par les menaces proférées par des jeunes de Ranérou-Ferlo à l’encontre du médecin-Chef de district, ignorant les sacrifices du seul et unique médecin du département qui est plus vaste que certaines régions du Sénégal. Et même si à l’instar de beaucoup d’autres districts, le district de Ranérou manque de ressources humaines et d’équipements, ces insuffisances relèvent de la responsabilité de l’Etat et des collectivités territoriales mais pas de celle du médecin-chef de district », assène le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (Sames) qui «apporte son soutien total à ce vaillant collègue et réagira vigoureusement si un traitement approprié n’est pas réservé à ce dossier. Et le Sames demande à l’Etat d’assurer la sécurité totale de ce médecin et l’arrêt immédiat de ces harcèlements ».
Le syndicat dénonce également «les mutations arbitraires des médecins-chefs de district de Saint Louis et de Richard-Toll ainsi que les autres mutations qui n’ont pas respecté les règles minimales de compétition préétablies de longue date et sans aucune consultation des concernés. Cela constitue incontestablement un recul du ministère de la Santé et de l’Action Sociale en matière de gestion démocratique des ressources humaines et qui commence à perdurer. Cette mauvaise gestion des ressources humaines par le ministère de la Santé et de l’Action sociale montre la méconnaissance totale des principes et règles de concertation et de motivation du personnel. Actuellement les médecins-chefs de district, tête de proue de la lutte contre la covid-19 dont les résultats constituent la fierté du Sénégal, malmenés par les hommes politiques et déstabilisé par les décisions sur leur carrière prises par le ministère de la Santé et de l’Action Sociale, sont totalement démoralisés.

« Les médecins-chefs de district sont totalement démoralisés »

Selon le Sames, «cette atmosphère d’injustice va torpiller avant l’heure toutes les tentatives de réforme du secteur qui ne verra que le déficit en ressources humaines s’accroitre du fait des multiples démissions des agents à cause des sentiments d’iniquité et d’insécurité généralement partagés ». C’est pourquoi le Sames «exige la publication des postes vacants au ministère de la Santé et de l’Action Sociale, la libre compétition des agents selon des critères clairement établis et une gestion concertée des ressources humaines ». En outre les syndicalistes regrettent «les retards récurrents du paiement des motivations des agents et des salaires des contractuels des centres de traitement de la Covid-19 qui montrent un manque manifeste de reconnaissance de l’Etat pour ce grand service rendu à la Nation ». C’est pourquoi le Sames «demande le règlement sans délai des émoluments dus » et s’offusque également de «la mutation du chirurgien-dentiste et plus récemment celle du médecin-chef du Centre de Ouakam par le maire de la localité et rappelle que l’Acte III de la décentralisation ne délègue pas la gestion des ressources humaines relevant de la fonction publique et appelle au respect de la séparation des taches de gestion technique et administrative relevant du chef de la structure, de celles du maire qui fait ses orientations à travers le conseil de direction du comité de développement sanitaire. Un maire n’a pas vocation à s’occuper de la nomination de chefs d’unité et de pose de caméras de surveillance dans un centre de santé, aspects relevant du fonctionnement du service et de la responsabilité du chef de structure ».
Enfin, le Sames rappelle «que sa plateforme revendicative déposée depuis 9 mois dans laquelle figurent entre autres les accords non matérialisés de l’année 2014, n’a fait l’objet d’aucune étude sérieuse et la décision sur la retraite à 65 ans prise par le Chef de l’Etat n’est toujours pas effective ». Ainsi, il «prend à témoin la population sur toute grève qui surviendrait dans le secteur de la santé et qui serait de la responsabilité exclusive de l’Etat »

Tabagisme au Sénégal : Les fonds dépensés pour le traitement des malades, sont cinq fois supérieurs aux taxes tirées des entreprises de tabac.

https://www.dakaractu.co L’information a été donnée par le président de la ligue sénégalaise contre le tabac (LISTAB), à l’occasion de l’atelier de partage d’expérience en matière de plaidoyer budgétaire visant à allouer des ressources supplémentaires, tirées des taxes sur le tabac, aux programmes de santé et de protection sociale.
Selon les propos de Amadou Moustapha Gaye, lu dans le quotidien ‘Vox Populi’ , “le tabac est loin d’être un facteur qui a un intérêt pour notre pays car, à tous les niveaux, nous sommes les perdants”. Plus loin, il explique et donne les montants qui font nettement penser que cette démarche du Sénégal à injecter des ressources insuffisantes, n’est pas la bonne.” Quand nous prenons les taxes, c’est à hauteur de 24 milliards de francs CFA. Par contre, chaque année, l’État du Sénégal soigne ses malades du tabac, en utilisant globalement 122 milliards de francs CFA”, ajoutera le président de LISTAB.
Par ailleurs, la LISTAB rappellera qu’il urge d’oeuvrer pour le renforcement de certaines structures de santé à l’instar de la couverture maladie universelle pour mieux lutter contre le tabac.
Toutefois, dans le cadre de la mise en oeuvre des lois sur le tabac, Amadou Moustapha Gaye rappelle qu’au delà de l’Etat, “il faut des moyens conséquents pour que le plaidoyer sur l’octroi de ressources supplémentaires puissent être effectifs…

AVORTEMENT MÉDICALISÉ : 75% D’AVIS FAVORABLES, SELON UN SONDAGE

Dakar, 2 oct (APS) – Soixante-quinze pour cent des personnes enquêtées dans un sondage effectué au Sénégal par le cabinet Continuum et la société internationale de marketing d’opinion Ipsos disent être favorables au recours à l’avortement médicalisé lorsque cette pratique est nécessaire pour préserver la santé physique et/ou mentale de la femme enceinte.
Le sondage d’opinion a été effectué dans huit régions sénégalaises pour déterminer le ‘’niveau de perception et d’acceptation’’ de l’avortement médicalisé en cas de viol ou d’inceste.
‘’Plus de75%des répondants sont d’accord pour que l’avortement soit (…) légalisé si la santé physique de la femme enceinte est en danger’’, déclarent Continuum et Ipsos.
Le cabinet s’est chargé de la collecte des données, lesquelles ont été analysées par la société de marketing.
Les personnes favorables à la pratique de l’avortement médicalisé militent en sa faveur seulement si cette pratique peut aider à préserver la santé mentale de la femme enceinte, lorsque sa grossesse résulte d’un viol ou est le résultat d’une relation incestueuse, selon le sondage.
Seuls 42% des personnes interrogées admettent le recours à une telle pratique en cas de viol, 48% d’entre elles sont en total désaccord lorsqu’a été évoquée l’idée de recourir à l’avortement médicalisé pour cette même raison, a indiqué Moussa Boury Sall, consultant et directeur du cabinet Continuum, lors de la présentation des résultats du sondage d’opinion.

Sept pour cent des personnes enquêtées ont un avis neutre sur la question de l’avortement, selon M. Sall.

Les personnes interrogées dans les zones urbaines sont ‘’légèrement’’ plus favorables à l’avortement en cas de risque pour la santé mentale ou physique de la femme enceinte.
Par ailleurs, sur un échantillon de 2.021 adultes âgés de plus de 18 ans, seuls 43% savent que l’avortement est autorisé si la vie de la femme enceinte est en danger, 57% d’entre eux ignorent cette disposition de la loi, selon le consultant.
Il découle des résultats du sondage que ‘’les répondants (les personnes enquêtées) acceptent que l’avortement soit une option ou une disposition de la loi si la santé physique de la femme enceinte est menacée, quel que soit son milieu, son sexe ou sa tranche d’âge’’.
Soixante-trois pour cent de l’échantillon résident en milieu urbain, 37% en zone rurale. Les femmes représentent 52% des personnes enquêtées, et 75% de celles interrogées ont atteint l’âge de la reproduction.
Le sondage d’opinion sur l’avortement médicalisé a été effectué à l’initiative de l’Association des Journalistes en santé, population et développement (AJSPD), avec la collaboration de l’organisation américaine Planned Parenthood Global (PPG), dans le cadre de la mise en œuvre du projet ‘’Voix pour la santé’’.
Le sondage d’opinion a été fait pour recueillir les opinions et mesurer la perception que le public a de l’avortement médicalisé en cas d’inceste et de viol, une pratique à ne pas confondre avec l’interruption de la grossesse, selon le président de l’AJSPD, Alassane Cissé.
‘’Il s’agit d’avoir des données pour soutenir une campagne de communication’’, a expliqué Cissé, parlant de l’objectif du sondage et du but visé par Planned Parenthood Global et l’association de journalistes qu’il dirige.
Les deux organisations veulent lancer ‘’une campagne de communication pour souligner la nécessité d’une loi sur l’avortement sans risque et sensibiliser sur ses avantages pour la vie des femmes et des filles’’, a précisé Mengué Niasse, chargée de programme à PPG.
Les résultats du sondage seront utilisés pour élaborer et mettre en œuvre une campagne de communication publique de plaidoyer en faveur d’une réforme de la loi sénégalaise sur l’avortement médicalisé.
L’application de cette loi ‘’prohibitive’’ n’est autorisée que ‘’lorsque la vie de la mère est gravement menacée’’, ce qui doit être attesté par trois médecins, et l’un d’entre eux doit figurer sur la liste des experts agréés par le gouvernement.ADL/ESF/AS

Magal 2020 : Grosse pénurie d’eau à Touba.

https://www.dakaractu.co Touba Guédé, Guédé, Sourah, Darou Khoudoss, Darou Marnane, Ndamatou, Madyana etc… (pour ne citer ces quelques quartiers) souffrent d’un manque criard d’eau. Une petite enquête a permis de découvrir que le phénomène a pris de l’ampleur ces dernières 48 heures.
Beaucoup de populations ont commencé à perdre patience et pourraient commencer à gronder. Des techniciens, approchés, parlent de tuyaux cassés et de forages non encore connectés sur le réseau.  La situation est déjà compliquée. Et à l’image de Touba, Mbacké vit le même cauchemar.Situation à suivre de près.

Enfants de la rue 

http://www.enqueteplus.com/ Une opération de rapatriement des enfants de la rue, qui a démarré mardi dernier à Dakar, a vu le départ d’une trentaine d’enfants d’origine gambienne vers leur pays. ‘’Dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’appui à la protection des enfants victimes de la violation de leurs droits en Afrique de l’Ouest (Papev) financé par l’Agence pour la coopération italienne, la CEDEAO et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’homme (HCDH) ont accompagné le gouvernement du Sénégal dans une opération de rapatriement des enfants de la rue. L’opération, qui a démarré ce mardi 29 septembre 2020 à Dakar, a vu le départ d’une trentaine d’enfants d’origine gambienne vers leur pays’’, rapporte un communiqué de la CEDEAO rendu public avant-hier.
D’après la même source, ces enfants, qui constituent la première vague de cette opération, proviennent de plusieurs centres d’accueil des enfants du Sénégal. Ils ont tous bénéficié de kits de rapatriement offerts par le projet Papev et ont pris le départ au Centre départemental d’assistance et de formation pour la femme (Cedaf) des Parcelles-Assainies à Dakar. Une opération qui s’est déroulée en présence des représentants des gouvernements du Sénégal et de la Gambie, de plusieurs responsables des centres d’accueil des enfants au Sénégal, des représentants du Centre de la CEDEAO pour le développement du genre (CCDG) et du HCDH.
…Le communiqué de la CEDEAO rapporte que deux autres vagues de rapatriement de plus d’une centaine d’enfants sont prévues dans les semaines à venir. Elles concernent des enfants originaires de la Guinée-Bissau et de la Guinée. Il convient de rappeler que le Papev est une initiative du Bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’homme (HCDH), mis en œuvre avec l’appui de la CEDEAO, à travers son centre opérationnel en charge du genre et le soutien financier de l’Agence italienne pour la coopération au développement.
Ce projet se distingue singulièrement par l’adoption d’une approche sous-régionale harmonisée et intégrée autour des initiatives visant l’exploitation et la maltraitance des enfants, en réunissant au moins six pays de la sous-région ouest-africaine, à savoir la Guinée, la Gambie, la Guinée-Bissau, le Sénégal, le Mali et le Niger, grâce à l’appui financier de l’Agence italienne pour la coopération au développement.

Barthélémy Dias vole au secours des familles déguerpies et invite Macky Sall à instruire la Cdc pour leur construire des maisons

https://www.dakarmatin.com Barthélémy Diaz a décidé de donne le centre socio-culturel de Sacré-Cœur 1 aux 79 familles déguerpies de Ouakam Terme Sud en attendant de trouver une solution définitive. Le maire de Mermoz Sacré Cœur a fait cette annonce, hier, lors d’un point de presse organisé par le Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine.
Il a profité également de cette occasion pour rappeler que ces familles veulent qu’on leur restitue leurs terres en réactualisant le protocole d’accord où chaque famille dispose d’une parcelle de 200m2.
Aussi le fils de Jean Paul Diaz a invité le président de la République à faire preuve de générosité en poursuivant ses actions dans le sens d’alléger la souffrance de ces familles désemparées. Sur ce, il lui demandera d’instruire la Caisse de dépôt et de consignations (Cdc) à faire construire un toit pour chaque famille, comme à Bambilor.

Affaire Terme Sud : Seydi Gassama prend la défense des 79 familles expulsées

https://www.dakarmatin.com Le directeur exécutif d’Amnesty Sénégal s’est fendu d’un post pour exprimer son courroux suite à l’expulsion des 79 familles d’anciens militaires à Terme Sud. Selon Seydi Gassama, l’armée et la Comico ne devraient pas procéder ainsi en raison de la crise de la Covid-19 et des inondations. A moins d’offrir à ces désormais sinistrés, solutions alternatives de relogement.
Même munies d’une décision de justice qui leur est favorable, l’armée et la COMICO ne devraient pas procéder à l’expulsion forcée de 79 familles d’anciens militaires, pendant cette crise de Covid19 et en pleine saison des pluies et d’inondations, et sans leur offrir de solutions alternatives de relogement“, a écrit Seydi Gassama sur son compte facebook.
La Direction de la Surveillance et du Contrôle de l’Occupation du Sol (DSCOS) a recouru à l’intervention de gendarmes pour expulser manu militari leurs anciens frères d’armes décidés à ne pas sortir de leurs maisons à Terme Sud. Plusieurs blessés ont été notés dont certains évacués à l’hôpital.Senego

Affaire Téliko : «c’est inacceptable qu’on revienne à «l’ivoirisation» du Sénégal » (Me El Hadji Diouf)

https://www.dakarmatin.com La convocation du président de l’Union des magistrats du Sénégal, Souleymane Téliko devant l’Inspection Générale de l’Administration de la Justice (Igaj) n’est pas du goût de Me El Hadji Diouf qui considère que le magistrat ne mérite pas d’être pourchassé, acculé, interpellé, intimidé. Selon le tonitruant avocat qui se solidarise avec Téliko, l’acharnement sur ce dernier par le ministre de la justice et garde des sceaux est de l’excès qu’il faut regretter. « C’est inacceptable qu’on revienne à « l’ivoirisation » du Sénégal, on n’a pas besoin de ces considérations ethniques, réactionnaires, dépassées et archaïques et je crois que c’est un recul ». Il a promis d’enfiler sa robe d’avocat pour défendre le président de l’Ums, Souleymane Téliko devant l’Igaj. Me El H. Diouf s’exprimait, à l’occasion d’un point de presse tenu, ce 02 octobre, par l’Ums… Dakaractu

Affaire Télik : Me Ciré Clédor Ly et la société civile se constituent pour sa défense devant l’IGAJ.

https://www.dakarmatin.com Le président de l’Union des magistrats du Sénégal, Souleymane Téliko peut compter sur le soutien de l’association des organisations de la société civile pour se défendre devant l’Inspection Générale de l’Administration de la Justice (Igaj) qui devrait l’entendre dans les prochains jours.
Selon le coordinateur national de la société civile, Birahime Seck, qui prenait part au point de presse tenu ce 02 octobre, par l’Ums, l’intérêt du Sénégal ne réside pas dans le fait d’affaiblir la justice en poursuivant un magistrat, mais dans la mise en œuvre de réformes garantissant une justice autonome et des magistrats indépendants. Il interpelle à cet effet, le chef de l’État à réagir à l’acharnement sur le sieur Téliko et invite tous les citoyens épris de justice à soutenir ce dernier.
Pour sa part, Me Ciré Clédor Ly croit qu’à travers cette interpellation du président de l’Ums devant l’Igaj, ce sont sont tous les magistrats qui ont été attaqués. Il convient selon lui, que tous les acteurs de la justice se lèvent pour faire bloc autour de Souleymane Téliko car le service public de la justice ainsi que l’indépendance de dame justice sont menacés. Me Ly appelle tous les avocats au niveau national et continental à se constituer pour défendre le juge Téliko.
Me Ciré Clédor Ly s’exprimait à l’occasion de la rencontre de soutien des membres de l’Ums au magistrat et président de l’organisation, Souleymane Téliko.Dakaractu

MAGISTRATURE/AFFAIRE TELIKO : Plusieurs organisations appellent à la mobilisation

“Le ministère de la Justice a informé, par un communiqué de presse diffusé le 28 septembre 2020, que le Garde des Sceaux a saisi la formation disciplinaire du Conseil supérieur de la magistrature (Csm) à la suite du rapport de l’Igaj concernant le président de l’Union des magistrats sénégalais (Ums), Monsieur Souleymane Teliko.
Souleymane Téliko avait rappelé dans une émission ce qu’avait déclaré la Cour de justice de la Cedeao, que la présomption d’innocence de l’ancien maire de Dakar et les droits de sa défense avaient été violés par la justice sénégalaise.
La traduction de Monsieur Teliko devant l’organe disciplinaire du Conseil supérieur de la magistrature est totalement injustifiée et apparait comme une énième tentative de museler l’Ums et son président, dans leur combat pour l’indépendance de la Justice.
Les multiples menaces et la répression exercée sur les porteurs d’opinion remettent en cause des acquis obtenus suite à de haute lutte pour l’élargissement de l’espace public et la construction de l’Etat de droit au Sénégal.
L’Etat a l’obligation de garantir aux citoyens la jouissance des libertés publiques telles que la liberté d’opinion et la liberté d’expression consacrées par la Constitution.

Les signataires de cette déclaration :

– demandent au Ministre de la Justice, Garde des Sceaux de renoncer à toute tentative bâillonnement des juges et de travailler à assurer l’effectivité de l’indépendance de la justice garantie par la Constitution ;
-encouragent les magistrats à poursuivre le combat pour l’indépendance de la Justice et l’autonomie de leur association ;
-invitent tous les citoyens épris de justice à se mobiliser contre cette tentative de museler la justice.

Ont signé :

-Ligue Sénégalaise des Droits de l’Homme (LSDH) ;
-Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) ;
-Amnesty International Sénégal
– Forum Civil, section sénégalaise deTransparency International.
-Syndicat des Professionnels de l’Information et de la Communication du Sénégal (SYNPICS
-Mouvement Y en a Marre”.

Affaire Teliko : les magistrats qui envoyaient des sms à leurs collègues pour casser la dynamique unitaire du mouvement ont été démasqués et livrés au bureau de l’Ums

https://www.dakarmatin.com Une tentative de sabotage du point de presse de l’Union des magistrats du Sénégal (Ums) a été déjouée par les membres de l’Association. En effet, selon ‘’Source A’’ dans sa livraison de ce samedi, quelques heures avant le début de la rencontre, certains magistrats ont envoyé des messages à des collègues leur demandant de ne pas suivre le mouvement.
Cette information a été confirmée par le secrétaire général de l’Union des magistrats du Sénégal Abdoul Khadir Khaoussou Diop qui s’est confié à ‘’Source A’’. «Nous avons remarqué qu’il y a quelques messages qui ont été diffusés par des collègues, qui, au lieu de se joindre au mouvement de solidarité manifesté par la quasi-totalité des magistrats, ont essayé de ramer à contre-courant, en essayant de saper le moral des troupes. Des gens se sont mis, subitement, au moment où nous faisons un point de presse, à essayer de distiller des informations qui sont le contraire de ce que nous avançons. C’était une volonté de faire échouer notre point de presse. Cette coïncidence est troublante», indique Abdoul Khadir Khaoussou Diop.
Mais, précisent nos confrères, cette tentative de saper le moral des combattants de l’Ums est vouée à l’échec. Car, les magistrats destinataires des messages aux relents de saboter le mouvement d’humeur de l’Ums ont opposé une fin de non-recevoir à leurs collègues qui les ont contactés. Ses auteurs ont été également dénoncés auprès du bureau de l’Ums.

Réflexion engagée autour de ce qu’il convenu d’appeler “Affaire Teliko” Par Aliou NIANE

Sur cette question, je regrette que la chancellerie n’ait pas cru devoir engager une discussion avec l’UMS pour résoudre ce problème qui pourrait constituer une source de différend et d’incompréhension avec l’UMS.
Je salue également toute la mobilisation développée au niveau des comités de ressort (Dakar, Thiès, Kaolack, Saint-Louis).
Autant je salue cette mobilisation, autant je m’inscris en porte-à-faux avec les objectifs visés.
Pour ma part, je considère que le fait de commenter une décision de justice est une faute. sur cette question notre serment de magistrat ci-après est suffisamment explicite.
« Je jure de bien et loyalement remplir mes fonctions de magistrat, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution et des lois de la République, de garder scrupuleusement le secret des délibérations et des votes, de ne prendre aucune position publique, de ne donner aucune consultation à titre privé sur les questions relevant de la compétence des juridictions  (souligné par moi) et d’observer, en tout, la réserve, l’honneur et la dignité que ces fonctions imposent. »
Le statut précise, en outre, que le magistrat « ne peut, en aucun cas (souligné par moi) être relevé de ce serment ».
Cependant, même si je pense, très sincèrement, que le Président de l’UMS a commis un lapsus qui demeure une faute, il est nécessaire de développer des actions de solidarité afin qu’il ne soit pas l’agneau du sacrifice. Mais, il faut savoir, en tout, raison garder.
Dans cette perspective la déclaration du comité de ressort de Dakar exagère sur les perspectives d’actions envisagée.

chers collègues,

Ne nous laissons pas divertir par ce qui constitue, à mes yeux, d’un épiphénomène.
Personnellement j’ai été frappé par une mesure identique. En effet, dans le cadre strict de la défense des intérêts des magistrats, j’ai été traduit devant le Conseil de Discipline. Mais le Garde des Sceaux, partie demanderesse, a été débouté de ses prétentions. Rien n’a été fait pour venir à mon “secours” alors que c’était lors des négociations UMS/Gouvernement.
OUI à la solidarité avec le Président de l’UMS qui est mon ami et mon frère.
Mais NON à toute forme de surenchère.
Pour ma part et de mon point de vue, aucune action d’envergure ne doit être engagée dans ce cadre.

Il faudrait revenir à nos revendications fondamentales :

– la généralisation de la limite d’âge à 68 ans ;
– l’incorporation de l’indemnité de judicature dans les émoluments servant de base à la liquidation de la pension de retraite ;
– la réforme du CSM afin que :
– les magistrats élus y soient majoritaires ;
– qu’il y ait un appel à candidature pour les postes vacants ;
– qu’il y ait des critères pour tout poste à pourvoir.
Toute autre voie serait suicidaire et insensée. Soyons réalistes et mettons le cap sur la lutte autour de l’indépendance de la magistrature.Très cordialement. Ancien Président de l’UMS

Lettre aux membres de l’Union des magistrats du Sénégal par Seybani SOUGOU

Au moment, où le Président de l’UMS, Souleymane TELIKO bénéficie d’un soutien sans équivoque des citoyens sénégalais de tous bords, des organisations de la société civile, des avocats et de tous les sénégalais épris de droit et de justice ; je tenais en tant que citoyen à déplorer la sortie inappropriée de l’ancien Président de l’UMS, Aliou Niane, dans les médias, qui prétend, avec audace, que le fait de commenter une décision de justice peut relever d’une faute (ce qui est faux) conforte nos propos (le magistrat Niane est malheureusement tombé dans le piège du régime).

https://senego.com/aliou-niane-ancien-pdt-de-lums-teliko-a-faute-mais_1165006.html

Dans la forme, la démarche de l’ancien Président de l’UMS est inélégante et sème le trouble, car au moment où la justice sénégalaise fait l’objet d’une attaque sans précèdent de la part du pouvoir exécutif, une telle sortie fait le jeu du régime qui joue la carte de la division entre les magistrats pour affaiblir la justice. Or, l’heure n’est point pour les magistrats d’étaler leurs divisions sur la place publique, mais de faire bloc autour du Juge Souleymane TELIKO qui représente les intérêts de votre association, et dont l’action, depuis son élection en 2017, est constamment guidée par le souci d’œuvrer pour l’indépendance de la justice, le principe d’inamovibilité, l’instauration de la transparence dans la gestion de la carrière des magistrats (appel à candidature pour promouvoir le mérite)  et le renforcement des moyens alloués aux juridictions pour une bonne administration de la justice. D’ailleurs, toutes les interventions publiques du Juge TELIKO sont axées sur ces thématiques et sur la nécessité d’améliorer les conditions matérielles des magistrats pour une bonne distribution de la justice (il s’est investi pour ses pairs, soulignant que le parc automobile de nombreuses juridictions n’est pas renouvelé depuis 2006 et précisant également qu’au TGI (tribunal de grande instance) de Pikine, certains magistrats ne bénéficient pas de bureaux). Un tel magistrat doit bénéficier d’un soutien clair, net et franc de ses pairs.
Dans le fond, l’ancien Président de l’UMS, Aliou NIANE a tort. En effet, Il est parfaitement autorisé de commenter les décisions de justice. Aucun texte ne l’interdit au Sénégal. Cela est même nécessaire. La justice est rendue par les hommes et l’homme est faillible. Les revues juridiques à destination des professionnels du droit ne font d’ailleurs que çà à longueur de pages  : analyser, commenter, et si besoin critiquer. Dans tous les pays démocratiques du monde, les décisions de justice sont commentées. En effet, les décisions rendues par les juridictions françaises et européennes sont commentées, et les plus éminentes juridictions en France, Cour de Cassation et Conseil d’Etat n’y échappent pas. La prétendue impossibilité de commenter les décisions de justice relève d’une terrible confusion. On peut parfaitement commenter une décision de justice ; en revanche, il ne faut pas tomber dans l’outrance. En France, l’infraction que sanctionne les dispositions de l’article 434-25 du Code pénal sont les commentaires dont le but est de jeter publiquement le discrédit sur la décision rendue de manière à porter atteinte à l’autorité ou à l’indépendance de la justice. Ce texte ne muselle en rien les citoyens, et n’interdit pas de commenter les décisions de justice. Au Sénégal, le serment « exige d’être loyal et d’exercer la fonction de magistrat en toute impartialité dans le respect de la Constitution et des lois de la République et de ne prendre aucune position publique ». Le Juge Souleymane TELIKO représente les intérêts moraux et matériels de l’UMS, et est habilité à ce titre à se prononcer sur toute question lié au fonctionnement et à l’indépendance de la justice.

Ce qui est interdit en France comme au Sénégal, c’est de chercher à discréditer la justice ou de porter atteinte, de manière délibérée à l’honneur des magistrats, et à leur indépendance. 

S’il était interdit de commenter une décision de justice, plus aucun avocat n’exercerait au Sénégal et Maitre El Hadji DIOUF cesserait d’exercer depuis très longtemps !
C’est parce qu’on peut parfaitement commenter une décision de justice que 45 Professeurs de Droit et éminents spécialistes du droit ont signé une tribune en février 2016, estimant que l’avis du Conseil Constitutionnel en 2016 au sujet de la réduction du mandat présidentiel participait d’une dépréciation de l’enseignement de la science juridique dont l’institution universitaire, précisant que le Conseil constitutionnel n’a pas rendu une décision, mais un avis consultatif qui ne lie pas le Président.

https://ordredesavocats.sn/45-professeurs-de-droit-demontent-lavis-du-conseil-constitutionnel/

A aucun moment, le juge Souleymane TELIKO n’a cherché à discréditer la justice sénégalaise dont il est membre à part entière (une aberration !). Du reste, l’affaire Khalifa SALL a été définitivement tranchée par la justice (autorité de la chose jugée). Il est du devoir des magistrats de réfléchir en permanence sur le fonctionnement de la justice et de proposer des pistes de solutions pour améliorer le service rendu. D’ailleurs si M. NIANE prend le temps de regarder attentivement l’émission en question, devant le Jury du dimanche, il constatera que le sujet consacré à Khalifa Sall dure à peine 3 minutes. En effet, l’émission a surtout porté le fonctionnement de la justice. Le Juge Souleymane TELIKO a évoqué de nombreux sujets, plaidé pour la modification de la composition du CSM (conseil supérieur de la magistrature) et formulé des propositions pertinentes et audacieuses pour renforcer l’indépendance de la justice (par exemple, une réforme consistant à modifier le Code de procédure pénale pour enlever toutes les dispositions permettant à un ministre de la Justice de donner des instructions sur telle ou telle affaire).
M. Aliou NIANE est un magistrat qui a eu à prendre des positions extrêmement courageuses pour défendre l’indépendance de la justice (une posture qui est à saluer).

Néanmoins, nous aurions souhaité qu’il prenne aujourd’hui sa plume pour dénoncer publiquement, fermement et sans aucune ambiguïté l’ignoble attaque dont a été victime le Juge Souleymane TELIKO, portant sur ses origines.

Le linge sale se lave en famille et l’heure n’est pas aux invectives entre magistrats, dont les seuls perdants seront les magistrats et les justiciables (les citoyens). Le sujet aujourd’hui ce sont les magistrats formellement identifiés, membres du parti au pouvoir qui font de la politique, en toute impunité, en violation totale des textes qui régissent le statut des magistrats, sans qu’aucune sanction ne soit prise à leur encontre.
Le Juge Souleymane TELIKO bénéficie d’un fort soutien de nos compatriotes toutes tendances confondues et des organisations de ma société civile (quasi-unanimité), parce qu’il incarne l’espoir d’un renouveau, un vent d’espoir pour la justice sénégalaise (l’avènement de juges intègres et impartiaux qui défendent l’état de droit). Comme le disait M. Guy Canivet, ancien premier président de la Cour de cassation française ‘’seul l’engagement personnel et collectif des juges au service de leur profession fera progresser la justice’’. L’affaire TELIKO n’est pas un épiphénomène ! C’est une affaire extrêmement grave  : c’est l’indépendance, la sécurité et la liberté de conscience des magistrats sénégalais qui est en jeu. Le juge Souleymane TELIKO doit être soutenu fermement, clairement, et sans aucune ambigüité par les magistrats qui l’ont élu démocratiquement à la tête de l’UMS, et dont il défend les intérêts avec conviction.
Le soutien timoré de N. NIANE manque cruellement de sincérité. Gageons que sa sortie inappropriée n’est qu’une erreur (involontaire) d’appréciation !
Face à la volonté claire du pouvoir exécutif de saborder la justice, Personne ne comprendrait une défection de certains magistrats (trahison) voire une abdication : l’heure est donc résolument à la mobilisation pour le juge TELIKO, victime d’une gigantesque entreprise de déstabilisation. Tous mobilisés !Seybani SOUGOU – Citoyen sénégalais

Taxawu Senegaal dénonce l’acharnement contre Téliko

https://www.dakarmatin.com Depuis plusieurs semaines, le pouvoir exécutif s’attaque aux magistrats en s’en prenant ouvertement au Président de l’Union des Magistrats du Sénégal. Malgré les dénégations malaisées du Ministre de la Justice, l’évidence d’une tentative de musellement de l’Union des Magistrats du Sénégal apparaît dans la traduction de son Président devant la formation disciplinaire du Conseil Supérieur de la Magistrature sur saisine du même ministre.
En vérité, cette affaire montée au moyen de ficelles grossières et exécutée dans une fuite en avant écervelée par le pouvoir en place procède d’une violation inadmissible de la liberté d’expression combinée à une tentative d’intimidation dans le but de déstabiliser l’Union des Magistrats du Sénégal et de baillonner ses membres. En effet, il est reproché au Président de l’Union des Magistrats du Sénégal d’avoir rappelé la décision de la Cour de Justice de la CEDEAO sur les violations de la présomption d’innocence et des droits de la défense de Khalifa Ababacar SALL par la justice sénégalaise comme si par l’effet de cet acharnement sans précédent, l’exécutif pouvait effacer cette vérité qui restera une tache indélébile dans l’histoire peu glorieuse des juridictions qui ont connu de l’affaire de la caisse d’avance de la Ville de Dakar.
Cette attaque contre le Président de l’Union des Magistrats du Sénégal dans le funeste dessein de neutraliser les magistrats qui refusent d’être les pantins d’une justice employée au service de l’exécutif masque mal la volonté du gouvernement d’affaiblir un peu plus le pouvoir judiciaire. Contre cette volonté de l’exécutif,  l’Union des Magistrats du Sénégal et son Président, soucieux de leur serment et déterminés à rendre la justice en toute impartialité, ont engagé, en dehors de tout corporatisme, un combat admirable et responsable pour permettre à la justice de s’assumer comme un pouvoir indépendant.
Au lieu de s’acharner sur le Président de l’Union des Magistrats du Sénégal pour tenter de masquer les véritables problèmes de notre justice fragilisée par sa collusion avec le pouvoir exécutif et discréditée dans ses rapports avec les citoyens, Taxawu Senegaal exhorte le Gouvernement à engager, après des concertations avec tous les professionnels de la justice et les organisations des droits humains, des réformes hardies pour un Etat de droit qui concilie une bonne administration du service public de la justice et l’indispensable garantie des droits humains.
Taxawu Senegaal réaffirme son soutien sans réserve à  l’Union des Magistrats du Sénégal, à son Président et aux magistrats qui refusent l’affaiblissement de la justice. Taxawu Senegaal appelle les Sénégalais à s’ériger en boucliers pour défendre notre système judiciaire et pour assurer l’ancrage irréversible de notre pays dans un Etat de droit et de libertés que seule une justice indépendante peut garantir.

Tollé sur l’affaire Téliko  : Un Magistrat est –il un justiciable ?Par Ibrahima SENE

Depuis la décision du Ministre de la Justice de traduire  le juge Téliko devant l’IGAJ, une clameur faite d’indignations et de protestations est montée au firmament  pour s’opposer contre ce  que ses collègues de l’UMS considèrent comme une « tentative de museler le socle de l’État de droit que représente la Justice. » !
Téliko est ainsi présenté par l’UMS, comme une victime expiatoire  d’une revanche de l’actuel Ministre de la Justice contre  leur volonté de ne pas le  laisser leur  imposer une alternative : se taire ou disparaître, alors qu’eux ont choisi  « la liberté et de la dignité » !
Cette victimisation du Juge Téliko est aussi alimentée par la sortie du journaliste Madiambal Diagne, axée, comme à son habitude, à une stratégie de  dénigrement de sa personne sur des bases odieuses d’ethnocentrisme, mettant en doute sa nationalité exclusivement Sénégalaise en se référant à ses origines guinéennes !
C’est tout cela qui occulte les véritables questions de savoir, est – ce qu’en tant que Juge, Téliko  est  susceptible de répondre devant la Justice ?
Pourquoi refuse- t-il  d’aller répondre devant l’IGAJ s’il estime qu’il n’a rien à se reprocher ?

Que lui reproche- t- on qui mériterait une telle levée de bouclier de la part de ses collègue de l’UMS ?

L’on peut aisément trouver un début de réponse pertinente à ces interrogations en consultant la sortie d’hier de son prédécesseur, Alioune Niang, à la tête de l’UMS que j‘ai partagée dans mon journal de faceook.
En effet, rappelle-t-il  dans sa sortie  : « Personnellement, j’ai été frappé par une mesure identique. En effet, dans le cadre strict de la défense des intérêts des magistrats, j’ai été traduit devant le Conseil de Discipline. Mais le Garde des Sceaux, partie demanderesse, a été débouté de ses prétentions. Rien n’a été fait pour venir à mon ‘’secours”, alors que c’était lors des négociations UMS/Gouvernement » !
Donc, rien ne permet au Juge Téliko de  ne pas répondre devant le « Tribunal de ses pairs »,  qui ne juge pas au pénal, même s’il estime y être traduit à tort !
L’UMS ne croit- elle plus à la présomption d’innocence ?
Mai,  pour mieux comprendre pourquoi il cherche à s’y soustraire, le Magistrat Alioune Niane en donne une explication  en ces termes  : il a  « commenté une décision de la justice » et d’ajouter  « “Même si je pense, très sincèrement, que le Président de l’UMS a commis un lapsus qui demeure une faute,  il est nécessaire de développer des actions de solidarité, afin qu’il ne soit pas l’agneau du sacrifice. Mais, il faut savoir, en tout, raison garder » !

Ainsi, Téliko a la claire conscience qu’il a commis une « faute », mais  mobilise la troupe et l’opinion pour se soustraire de la justice de ses pairs !

Se faisant, il emprunte le chemin suivi par Sonko qui l’a amené, avec le soutien des organisations de Défense des Droits de l’Homme et d’avocats activistes,  à l’abattoir en se faisant radier de la Fonction publique, pour avoir refusé de reconnaître sa faute et de s’amender devant le  « tribunal de ses pairs » !
C’est  à ce triste scénario, qui risque de faire de lui « l’agneau du sacrifice », auquel nous assistons avec l’affaire Téliko, qui fait la  Une de nos organes de Presse pour mieux se vendre !
Cette affaire Téliko est présentée dans les médias, comme une entrave à sa liberté d’expression, non pas entant que Juge, mais en tant que Président de l’UMS !
Et cette opinion est confortée par cette organisation qui prétend, dans cette affaire, se mobiliser contre l’alternative que leur imposerait  le Ministre de la Justice en ces termes  : «  se taire ou disparaître, alors qu’eux ont choisi  « la liberté et de la dignité » !
L’UMS oublie -t-elle qu’elle n’a pas de « statut de syndicat » qui lui donne la liberté de ton ?
C’était pour évier une telle situation, que la Confédération des Syndicats Autonomes(CSA)  leur avait proposé, dans les années 90, de s’organiser en syndicat  dans le cadre de l’exigence qu’elle avait soulevée, de « l’élargissement de la syndicalisation des travailleurs de l’Etat » aux Magistrats, aux Policiers et Gendarmes !
Mais les Magistrats, malgré tous les efforts déployés par leur collègue, le   magistrat Guissé pour les convaincre, ont préféré garder leur  « statut d’Association » qui leur permet,  non seulement d’envoyer leurs représentants au sein du « Conseil Supérieur de la Magistrature » comme un syndicat le leur aurait permis, mais aussi d’être éligible  au sein du bureau du Conseil Supérieur de la Magistrature , qu’un syndicat n’aurait pas pu  prétendre !

Ils ont préféré renoncer à leur liberté d’expression, au profit de leurs ambitions personnelles  de carrière pour  siéger au sein du Bureau du Conseil Supérieur de la Magistrature !  

Mais,  aujourd’hui,  avec « l’appât du vedettariat dans l’espace public » qu’entretiennent les médias et autres réseaux sociaux, encouragé par le soutien intéressé des organisations des Défense des Droits de l’Homme qui trouvent ainsi matière à s’activer pour justifier les rémunérations qu’elles obtiennent de leurs «  Maisons –mère », tout agent de l’Etat en fonction, soumis à des devoirs de réserve, comme les membres de l’UMS, devraient, s’ils veulent recouvrer leur liberté de ton dans la dignité, suivre l’exemple du Juge DEME, qui a préféré démissionner que de se faire traduire, par « lapsus », devant l’IGAJ.
Il a su, qu’il était impossible de garder, à la fois,  « le  lait, le beurre, et l’argent du beurre », et prétendre s’approprier de la « bergère » !
Donc, une véritable solidarité envers Téliko réside à lui demander de faire «  amende honorable » devant le «  Tribunal e ses pairs », plutôt que de s’adonner à un bras de fer illégitime, qui ne le grandit pas, tout en portant préjudice à  sa carrière, sa famille, le corps des Magistrats, et la réputation de son pays !
Le Juge Alioune Niane, conscient de n’avoir pas fauté,  a eu gain de cause  devant le «  Tribunal de ses pairs », montrant ainsi qu’il a fait confiance à la Justice  de son pays !
Donc, comment peut-on –être un juge crédible en montrant qu’on ne fait pas confiance en la Justice que l’on sert ?
Ne faisons donc pas de Téliko, « l’agneau de sacrifice » à l’autel de nos frustrations personnelles et/ou politiques ! PIT/SENEGAL

L’AFFAIRE DU JUGE TELIKO PAR WAGANE FAYE

Si on n’y prend garde, la décision qui sortirait de la réunion du Conseil de discipline risque d’être une confirmation de l’attente des plus pessimistes : paralyser la Justice et la rendre plus dépendante encore de l’Exécutif
Il est des citoyens qui, de par nature ou de par l’éducation qu’ils ont reçue à la maison, laquelle n’ayant rien à voir avec le serment qu’on prête dans certains corps de métier, ne peuvent pas la boucler quand ils estiment que se taire est une forme de manque de courage. La fameuse obligation de réserve qui pèse sur les magistrats, pour me limiter à leur cas qui ne se justifie pas dans tous les cas de figure, sert d’alibi aux peureux pour la «fermer», pour s’éviter des représailles quelquefois injustes.
C’est l’occasion de lever mon chapeau à ce cadre politique conscient et qui a fait preuve d’une indépendance d’esprit en osant justifier l’attitude du juge Teliko qui, sans fanfaronnade, a critiqué les violations des droits de Khalifa Sall, dont il est clair qu’ils ont été torpillés lors de son procès qui restera dans les annales de l’histoire des procès politiques au Sénégal. Il s’agit cependant d’un cadre, membre de l’Apr.
Mamadou Lamine Ba pour ne pas le nommer, journaliste et consultant en Médias et Communication et par-dessus le marché responsable politique à l’Apr, parti du Président Macky Sall au pouvoir. On ne s’étonnerait donc pas s’il s’était mis à rivaliser d’ardeur en attaques contre des gens comme le juge Teliko contre lequel par les temps qui courent est vu comme ce magistrat qui trouve à redire sur les décisions contre Khalifa Sall dont les démarches procédurales ne sont pas exemptes de critiques justifiées.
A l’inverse d’une pratique très courante, qu’on a constatée sous tous les régimes qui se sont succédé depuis l’indépendance de notre pays, rares ont toujours été les cadres qui osent l’«ouvrir» si ce n’est que pour dire ce dont ils sont sûrs qu’il ne déplairait pas au chef de l’Etat. Et pourtant ce n’est pas toujours que ce qui berce l’oreille du chef de l’Exécutif qui est conforme à l’intérêt bien compris de ses concitoyens dans leur majorité.
Le juge Teliko n’est pas dupe pour ignorer que les plaies dans le service public de la Justice qu’il flétrit quelquefois en homme libre, ne laissent pas indifférent le Président Sall et que c’est l’occasion pour certains de prendre la plume ou le micro pour se signaler comme l’avocat défenseur le plus productif de Monsieur le Président.
Et dans cette mission qu’ils se donnent, croyant que le but réel qu’ils poursuivent échappe à la vigilance des observateurs, tous les moyens sont bons pour se montrer efficaces. Suivez mon regard, et lisez le papier publié par Mamadou Lamine Ba, militant de l’Apr dont j’ai tantôt fait cas. J’en appelle à ceux qui se soucient un tant soit peu de l’état actuel de notre Justice.
Si la case de Birama brûle, il est du devoir des voisins d’accourir et de contribuer à éteindre l’incendie. L’Etat est composé de plusieurs administrations dont l’une des plus importantes est celle de la Justice, qui en plus est ultra sensible. Qu’un tel service public se mette à claudiquer, disons depuis le 14 décembre 2017, date de la première audience de l’affaire Khalifa Sall qui avait été suivie par une foule nombreuse dans toutes les audiences suivantes.
Soit dit en passant, dans sa recherche effrénée de poux dans la tête du président de l’Ums, Monsieur Madiambal Diagne, journaliste, a publié un papier récemment y trouvant à redire que le juge Souleymane Teliko assistait à ses audiences. N’aurait-il pas dû écrire que plusieurs magistrats dont le juge Teliko assistaient à ses audiences ? Il ne l’a peut-être pas fait, pour éviter de banaliser le crime que commettait celui-ci en venant assister au procès d’un Khalifa Sall qui serait le premier maire de Dakar à avoir fait ce dont il est accusé. Et pourtant des témoins, dont personne à l’Apr ne douterait de la sincérité du soutien à Macky Sall du temps de ses déboires dans son ancien parti dont le chef lui cherchait des noises jusqu’à le pousser à la démission, contraint et forcé.
J’aurais pensé qu’il serait plus indiqué pour Monsieur Madiambal Diagne et tous ceux qui, comme lui, sont des souteneurs dans l’ombre ou ouvertement du Président Macky Sall devraient œuvrer pour éteindre l’incendie qui mine la maison service public de la Justice, au lieu d’y attiser le feu. Mais malheureusement on dirait que ceux qui militent pour l’affaiblissement progressif du service public de la Justice sont en passe de l’emporter.
Leur moyen consistant à installer le virus destructeur de l’esprit d’équipe qui confère la force dans le corps de la magistrature en est arrivé à obtenir le passage de Teliko devant le Conseil de discipline soit envisagé pour les futilités qu’on lui reproche. Et si on n’y prend garde, la force l’emportant sur le droit, la décision qui sortirait de la réunion du Conseil de discipline risque d’être une confirmation de l’attente des plus pessimistes : paralyser la Justice et la rendre plus dépendante encore de l’Exécutif, cela n’aurait rien de surprenant force faisant loi.

Convocation de Téliko au Conseil de discipline du CSM : Non à la surenchère !Par Alassane DIALLO, Dakar

« Chaque science, chaque étude a son jargon inintelligible, qui semble n’être inventé que pour en défendre les approches ». Voltaire.
Depuis quelques années, un groupe de magistrats ruent dans les brancards s’étranglant de rage pour montrer leur opposition à la présidence du Conseil supérieur de la magistrature (CMS) par le Président de la République. Ils veulent principalement « limiter l’immixtion du pouvoir politique dans l’exercice du pouvoir judiciaire, en garantissant par la présence de représentants du peuple, la transparence dans la gestion des carrières des magistrats ». Qu’à cela ne tienne ! Jusque-là, on était dans les limites d’un débat ou même d’une revendication convenable pour ce corps d’élite. Mais, le comble, « l’insupportable légèreté », pour reprendre Kundera, c’est quand un juge de la trempe de Souleymane Téliko commente une décision de justice, au point d’écorcher l’autorité de la chose jugée… Téliko et l’UMS veulent-ils diriger le Ministère de la Justice à la place du Ministre ? Objectif raté. Maintenant, la panique semble bien s’installer à ses côtés, parce qu’il sait pertinemment, en âme et conscience, au-delà des tohu-bohu médiatiques, que le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, n’a fait que transmettre sa convocation par l’Inspection générale de l’Administration de la Justice (IGAJ) au Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Et en tant que juge de siège, il sait le risque qu’il encourt, avec le 1er Président et le procureur général de la Cour suprême qui vont se prononcer sur la recevabilité de la saisine…, le juger ou non, le condamner ou non…
Broutille et roupie de sansonnet, pensé-je, face à quatre autres dossiers attendent d’être jugés, sans pour autant susciter autant de charivaris et tintamarres aux relents plus médiatiques que franchement judiciaires. Un homme qui porte la robe de l’honnêteté et du sérieux ne peut et ne doit douter de la moralité et de la droiture de son pair, sans fondements. En quoi, les magistrats, tenants de cette thèse croient-ils être plus honnêtes, courageux et sérieux que leurs autres pairs au moins de la même science, des mêmes compétences ? Arrêtons… ce cirque ! Ce bal masqué qui n’empêche pas d’identifier les danseurs. Restons donc dans les principes et les prescriptions jusque-là des textes dans leur froideur et les lumières crues qu’ils édictent !  N’est-ce pas que même choisi, entre, par et parmi les pairs, le patron du CMS dépendra toujours du Président de la République, dont il tire sa souveraineté et son pouvoir, puisque le Conseil Supérieur de la Magistrature, institué par la Constitution du 28 août 1960 en son article 60, est un organisme qui assiste le Président de la République, en tant que garant de l’indépendance de la Justice.
Mieux, selon l’ordonnance n° 60-16 du 3 septembre 1960, le CSM est présidé par le Président de la République, le ministre de la Justice étant vice-président ; il ne comprenait que des membres de droit  : les premiers présidents et procureurs généraux de la Cour suprême et des cours d’appel. (…) Le droit de recours contre les décisions du CSM statuant en matière disciplinaire est prévu, ce qui n’était pas le cas auparavant. Les recours sont de la compétence de la Cour suprême, où le premier président et le procureur général ne siègent pas.
Pour les nominations, affectations, détachements et disponibilités, le CSM est présidé par le Président de la République. Le ministre de la Justice en est le vice-président. Il est composé, en outre des membres de droit que sont le premier président et le procureur général de la Cour suprême, les premiers présidents et procureurs généraux des cours d’appel actuellement au nombre de cinq, plus les quatre magistrats élus. Ce qui fait dix-huit membres au total. Il siège à la présidence de la République.

Pour la discipline, le CSM est le conseil de discipline des magistrats. Il siège, dans ce cas, à huis clos à la Cour suprême sans la présence du Président de la République et du ministre de la Justice et comprend seize membres tous magistrats…

Il est utile de rappeler, dans le cas d’espèce, que le CSM est aussi une juridiction disciplinaire qui appartient non pas à l’Ordre judiciaire, mais à l’Ordre administratif.
Nul n’ignore que l’Administration, c’est aussi et surtout le droit de réserve. Quel que soit le pays, « tout agent public est soumis à une obligation de discrétion professionnelle concernant le fonctionnement de son administration. Certains agents sont tenus au secret professionnel pour les informations dont ils disposent dans le cadre de leurs fonctions concernant les usagers ». Pourquoi donc certains voudraient-ils que le Sénégal soit, en la matière, une exception ? Et qui plus est, c’est ce que révèle le serment du magistrat consacré par l’article 9 de la Loi organique n° 2017-10 du 17 janvier 2017 portant Statut des magistrats, rappelé par le magistrat Aliou Niane, dans sa contribution citée plus haut, et parue dans L’As du samedi 03 octobre 2020, à la Une et à la page 4 :  « Je jure de bien et loyalement remplir mes fonctions de magistrat, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution et des lois de la République, de garder scrupuleusement le secret des délibérations et des votes, de ne prendre aucune position publique, de ne donner aucune consultation à titre privé sur les questions relevant de la compétence des juridictions et d’observer, en tout, la réserve, l’honneur et la dignité que ces fonctions imposent. »
Il ne peut, en aucun cas, être relevé de ce serment. Le serment n’est pas un sermon de circonstance. Il a une valeur fondamentale qui ancre et pétrit celui qui le prononce dans le respect de la déontologie et l’éthique de la responsabilité.
M. Niane, très lucide dans son opinion et son option, « salue la mobilisation développée au niveau des ressorts (Dakar, Thiès, Kaolack, Saint-Louis) », mais se met « en porte-à-faux avec les objectifs visés », avant dire non à la surenchère ! Pour lui, comme pour tous les hommes honnêtes et doués de raison, « le fait de commenter une décision de justice est une faute ».  Que deviendrait l’autorité de la chose jugée, si ce sont les juges, eux-mêmes, qui les remettent en cause ?  Qui a, une fois vu, des magistrats réclamer le départ d’un ministre, fût-il, leur tutelle avec laquelle, ils sont opposés sur plusieurs questions ?
Exiger, vous avez dit ? Mais ce vocable est-il donc opposable à un supérieur administratif (?), si l’on a, tant soit peu compris la quintessence de l’article 4 de la Loi organique n° 2017-10 du 17 janvier 2017 portant Statut des magistrats qui stipule  : « les magistrats du corps judiciaire sont nommés par décret sur proposition du ministre de la Justice, après avis du Conseil supérieur de la Magistrature » ? Même en France, pays dont certains parmi nous aiment se gargariser des traditions démocratiques bien établies, l’administration est rattachée au pouvoir exécutif, et lui est subordonnée (Voir art. 20 de la Constitution).

Prémisses d’une rébellion annoncée

Si tout est parti du jour de septembre 2020 où le ministre de la Justice a annoncé avoir saisi le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) du rapport n°14/2020 de l’Inspection générale de l’Administration de la Justice (IGAJ), concernant le magistrat Souleymane Téliko, en vue d’une “suite appropriée”, Teliko et ses boucliers ont défié leur tutelle et à travers lui, l’Etat du Sénégal. Ils essaient de former un écran de fumée pour empêcher à cette structure de trancher, conformément aux dispositions de la loi organique 2017-10 du 17 janvier 2017, supra.
Depuis lors, c’est la bataille ouverte où l’UMS fait dans la surenchère sur fond d’un usage inconvenant de la pression corporatiste. Surenchère que dénonce et refuse, d’ailleurs, non sans un courage, le magistrat Aliou Niane, dans sa contribution, parue dans L’AS du samedi 03 octobre 2020.
Diantre, comment des magistrats peuvent se réunir pour se mettre sur le pied de guerre, réclamer la tête de leur hiérarchie, demander au Président de la République de limoger leur ministre de tutelle, envahir la presse, et y exhiber des titres les uns aussi durs que les autres ? Comment se qualifie une telle attitude ? De l’insubordination, palsambleu ! Une anémie dans le discernement !
C’est que le juge Souleymane Téliko, Président de l’Union des magistrats du Sénégal (UMS) et sa structure ne cachent plus leur volonté de dicter au Département de la Justice la voie à suivre. Cependant, force doit rester à la loi et au respect des institutions. Le Président de la République doit siffler la fin de la récréation. Et cela, en mettant fin à ses nombreuses sorties sur la place publique, pour dénoncer le fonctionnement de notre Justice.
Du jamais vu, dans ce pays ! Un magistrat qui, allègrement s’en prend à sa tutelle et pousse le bouchon jusqu’à demander son renvoi du gouvernement. Ne nous a-t-on pas changé notre Sénégal ? Pourquoi, diable, le laisse-t-on faire ? Autrement d’autres acteurs nous jouerons «la nuit des juges », ce film où des justices sont rendues hors de la justice.
Au moment, où notre pays est en train de remporter la palme d’or pour son expertise dans la lutte contre la Covid19, en se plaçant 1ère en Afrique et 2ème  au niveau mondial comme l’atteste, un respectable et respecté journal américain USA TODAY, par la compétence, l’abnégation qu’à autre chose et le don de soi de nos personnels médicaux (Professeurs, Médecins et tous leurs collaborateurs), le corps qui doit être le dernier rempart contre l’injustice se fait entendre et se remarquer par des sorties méchantes et sordides, pour les beaux yeux d’un magistrat qui ressemble plus à un leader politique en quête d’espace dans  l’opposition, en guerre contre l’Etat. Peut-être, pour plaire à l’opposition. Triste. Pathétique et Révoltant…

Comme a semblé le dire récemment le journaliste Madiambal Diagne, dans l’une de ses chroniques du lundi, « (…) pourquoi convoquer Ousmane Sonko au Conseil de discipline, et éviter cela à Téliko ? »

D’ailleurs, un flash-back sur les agissements du juge Téliko, révélés par des journaux de la place, et jamais démentis, jusque-là, prouvent aisément qu’il mérite d’y faire un tour. Surtout, en sa qualité de juge, assigné au droit de réserve.
« Déjà, lit-on dans la presse, en août 2017, le juge Souleymane Teliko, alors candidat à la présidence de l’UMS contre le président sortant Maguette Diop, il a mené une campagne âpre, pour convaincre la jeune génération de magistrats. Il présentait son rival comme le « candidat du pouvoir » et de la hiérarchie judiciaire du ministre de la Justice. Il paraît que M. Maguette Diop en avait profondément souffert. Mais si Maguette Diop était le candidat du pouvoir, Teliko était le candidat de qui ? Etait-il celui de l’opposition ? En ce temps, il avait ouvertement et devant tous les magistrats accusé Maguette Diop d’être le «candidat de Benno Book Yakaar».
Serait-il (Téliko), le candidat donc de la coalition Taxawu Sénégal de Khalifa Sall, dont il a récemment contesté la condamnation, en commentant une décision de justice ? C’était le 12 juillet 2020, sur un plateau télévisé, il a pointé du doigt des erreurs sur la procédure ou de jugement de l’affaire Khalifa Sall, ancien maire de Dakar. Pourquoi ?

A suivre de près, ces récentes déclarations, le juge Téliko semble plus que jamais tourné vers la politique qu’service de la magistrature et de la justice sénégalaise.

En effet, depuis son élection à l’UMS, il n’a jamais bien apprécié un acte posé par le régime de Macky Sall. Tout acte posé par Macky Sall et ses hommes est, à ses yeux, mauvais.
Mieux encore, il se permet commenter des décisions de justice de justice, et s’exprimer sur des questions exclusivement politiques sur lesquelles, il n’est nullement interpellé.
Maintenant, qu’il nous dise s’il a des ambitions politiques. S’il les possède, qu’il les affiche donc avec le preux sans masque en cette fin de virulence même du virus de la COVID-19 !  Si, tel est le cas, qu’il ait le courage de démissionner de la magistrature, rejoindre les rangs à la quête du pouvoir politique comme l’a si bien fait son collègue, l’ex-juge Ibrahima Hamidou Dème, conformément l’article 14 de la loi citée plus haut.
Non, arrêtons de suivre la meute des réactions émotives… Faisons confiance à notre appareil administratif et judiciaire.
Téliko doit assumer ses propos et ses actes, comme tout autre citoyen, devant le Conseil de discipline. Un POING…C’EST TOUT !

Ma part de vérité sur l’affaire Teliko…Par Siaka Ndong journaliste

Vouer aux gémonies le Garde des Sceaux, Ministre de la justice, pour défendre un collègue, en l’occurrence Teliko Souleymane, suspecté de faits graves relativement à son droit de réserve, voilà le sacrilège aux allures de crime de lèse-majesté que semble avoir commis avec tambour et trompette l’association dite l’Union des Magistrats Sénégalais (UMS) qui fonctionne en réalité comme un syndicat, alors qu’elle n’en a pas le droit. La loi fondamentale en son article 14 est très claire là dessus. “Les magistrats ne peuvent ni se constituer en syndicat, ni exercer le droit de grève. Il leur est également interdit d’entreprendre une action concertée de nature à arrêter ou entraver le fonctionnement des juridictions ou d’y participer”.
Avant d’embrasser cette noble profession, la règle était très claire dès le départ. C’est pourquoi, l’affaire Teliko n’est ni plus ni moins qu’un épiphénomène visant à amuser la galerie, surtout en cette période où toutes les énergies citoyennes et positives, sont concentrées, aux fins de relancer notre économie nationale qui a été malmenée depuis le mois de mars dernier, par la crise sanitaire liée à la pandémie de la Covid-19.
Il est bien de rappeler à ces magistrats devenus subitement “amnésiques”, le serment qu’ils ont prêté avant d’être installé dans leurs fonctions, en audience solennelle devant la cour d’appel, en ces termes : « Je jure de bien et loyalement remplir mes fonctions de magistrat, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution et des lois de la République, de garder scrupuleusement le secret des délibérations et des votes, de ne prendre aucune position publique, de ne donner aucune consultation à titre privé sur les questions relevant de la compétence des juridictions et d’observer, en tout, la réserve, l’honneur et la dignité que ces fonctions imposent. »  (Article 9).
Pourquoi ce principe sacro-saint semble avoir été tout simplement bafoué pour ne pas dire violé, en toute connaissance de cause, par Teliko et ses soutiens au sein de l’UMS ?
Malheureusement, le ridicule ne tue pas sous les tropiques. Sinon comment expliquer l’attitude de défiance manifeste de certains membres de l’UMS, gonflés à bloc et faisant fi de toutes ces dispositions, réclamant urbi et orbi, la tête du Ministre de la Justice, un homme du sérail qui jouit de la confiance du Président de la République et dont l’honnêteté et la probité morale ne souffrent d’aucune ambiguïté.
En se trompant de combat et d’adversaire, l’UMS est en train de se fourvoyer comme si le fameux Teliko était au-dessus de la loi ?
En quoi la convocation de ce magistrat devant l’Inspection Générale de l’Administration de la Justice (Igaj) pour affaire le concernant, peut-elle créer un branle-bas dans les rangs de l’UMS. A moins que Teliko soit l’arbre qui cache la forêt.Siaka Ndong,Journaliste,Chroniqueur judiciaire

OFNAC : «Si la loi permet à l’organe de contrôle de convoquer des ministres,j’irais répondre,mais à ce que je sache,il n’en est rien» (Mansour Faye, ministre)

https://www.dakarmatin.com Le ministre du développement communautaire, de l’équité sociale et territoriale, Mansour Faye, ne songe pas une seule fois à poser le pied à l’Ofnac pour des explications sur sa gestion à la tête du ministère qu’il pilote et pour rendre compte de la distribution des denrées alimentaires au début de la pandémie de la covid-19.
Du moins, il ne le fera pas devant ledit organe de contrôle, car relève-t-il, l’institution n’est pas habilitée à convoquer des ministres. « Si la loi permet à l’Ofnac de convoquer des ministres, j’irai répondre, mais à ce que je sache, il n’en est rien », a confié Mansour Faye.
Le ministre a notamment rappelé que l’agent de l’État qu’il est, a l’obligation de se soumettre à tous les organes de contrôle habilités et compétents à contrôler le travail qui lui a été confié.
« Dans ma gestion quotidienne, empreinte d’éthique, j’ai toujours à l’esprit l’idée de rendre compte aux populations et à qui de droit », a-t-il ajouté.
Mansour Faye s’est voulu beaucoup plus précis en soutenant « qu’il n’y a qu’une seule institution devant laquelle on a droit d’aller répondre en cas de convocation et c’est quand il y a commission parlementaire ». Le ministre s’exprimait à l’occasion d’une sortie médiatique tenue ce 02 octobre.

Refus de répondre à l’Ofnac : Le rétropédalage de Mansour Faye

https://www.dakarmatin.com Lors de son intervention dans l’émission le « Grand Jury » sur la Rfm, le ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale, Mansour Faye, était catégorique sur la question de la reddition des comptes à l’Ofnac. Au cours de l’émission, il avait déclaré qu’il n’irait pas à l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption, si jamais il était convoqué.
Face à la presse ce vendredi, le maire de Saint-Louis semble rétropédaler sur la même question. « En préambule, je voudrais tout d’abord rappeler que l’agent de l’Etat que je suis a l’obligation de se soumettre à tous les organes de contrôle habilités et compétents pour contrôler le travail qui m’a été confié.
Aussi, rappeler que dans ma gestion quotidienne, empreinte d’éthique, j’ai toujours à l’esprit de rendre compte aux populations et à qui de droit », a-t-il précisé.

Mansour Faye L’enregistreur…Il Humilie Le Gouvernement

https://www.xibaaru.sn Mansour Faye fait une autre gaffe  : Il avoue avoir enregistré Ousmane Sonko à son insu.C’est le comble avec le ministre du Développement communautaire, de l’Equité sociale et territoriale. Sans vergogne, Mansour Faye déclare détenir un enregistrement sonore de l’audience qu’il avait accordée à Ousmane Sonko, le chef de file du Pastef/Les patriotes. Un acte infâme et qui va à l’encontre de l’éthique. Mansour Faye fait un aveu de taille. Il aurait ainsi enregistré Ousmane Sonko. A l’insu de ce dernier.

Le ministre Mansour Faye ,en sueur devant les caméras, avoue son indélicatesse

Le ministre, frère de la première Dame, devrait la fermer. Dès qu’il ouvre la bouche, c’est pour faire des gaffes. Mansour Faye va de catastrophe en catastrophe. Qui pour faire confiance à un ministre de la République qui montre sa déloyauté vis-à-vis du cadre privé et intime. Il aurait ainsi enregistré Ousmane Sonko, sans le consentement de ce dernier. Un acte tout à fait illégal. N’est-ce pas là une violation de la vie privée.
Ousmane Sonko peut d’ailleurs en toute légitimité déposer une plainte contre ce ministre qui manifestement, ignore même ce qu’est la loi. Le leader du Pastef/Les patriotes a tout le loisir de nier et évoquer un montage des voix, comme le firent Souleymane Jules Diop et Yakham Mbaye. Que peut évoquer Mansour Faye pour expliquer aussi infâme et scandaleux, si effectivement, il a enregistré Ousmane Sonko à son insu ? Comment un ministre de la République peut déclarer qu’il a enregistré un opposant à son insu ?

Mansour Faye déclare détenir des enregistrements sonores

Désormais, qui peut faire confiance à ce ministre indélicat ? Même les investisseurs, bailleurs de fonds, autres opérateurs économiques qui entrent dans le bureau du gendre du Chef de l’Etat peuvent légitimement se poser des questions, s’ils ne sont pas enregistrés. Personne ne va plus accorder une confiance à Mansour Faye qui ne fait que révéler qu’il enregistre ses interlocuteurs à leur insu. Un acte grave qui doit être condamné par tous les démocrates et défenseurs de la liberté. Cet homme ne mérite aucunement sa place dans un gouvernement.La rédaction de Xibaaru

DIFFUSION D’UN ENREGISTREMENT : Sonko donne le feu vert à Mansour Faye

“Diversion terminée. Game over ? Irresponsable, tel un majeur non émancipé, il a besoin d’autorisation pour poser le moindre acte. Et ça se dit ministre de la République !
Et dire que tout ton cirque là ne vise qu’à démontrer, en définitive, qu’être beau-frère du Président est important dans notre République. Quelle tristesse ! Si on m’avait traité de menteur tout en me mettant au défi, j’aurais immédiatement sorti toutes les preuves contraires au lieu de pitoyables supplications. Mansour, puisque je suis votre tuteur, je vous autorise immédiatement à publier, afficher, divulguer, partager, … tout élément écrit, sonore, visuel à votre disposition. Mais par respect pour les Sénégalais, allez répondre à l’Ofnac de votre gestion ténébreuse de nos milliards. Vous avez beau essayer de faire diversion, tôt ou tard vous en rendrez compte, ainsi que tout votre cartel au pouvoir.

En attendant, que votre beau-frère de président assume le défi lancé et relevé de débattre avec nous du scandale de l’assainissement !

• VAP, dons de sang, cours de vacances gratuits…
• Plan de relance économique bidon
• Fonds Covid 19, assainissement
• Crise économique et sociale
• Scandales fonciers, marchés publics et ressources naturelles,
Voilà nos priorités dans Pastef”.

INSULTES CONTRE LES CHEFS RELIGIEUX  : Ousmane Sonko se démarque et met en garde

Libération Sénégal online À Touba ce samedi, le leader de Pastef a été reçu par le Khalife général des mourides après une visite à plusieurs chefs religieux. Ousmane Sonko en a profité pour se démarquer radicalement de ceux qui insultent les guides religieux dans les reseaux sociaux, en se réclamant parfois de son parti : “Celui qui insulte un guide religieux n’est ni avec Ousmane Sonko ni avec Pastef” a-t-il indiqué en woloff non sans ajouter
“Quiconque s’attaque à un chef religieux, s’attaque à moi. Le problème est qu’avec les reseaux sociaux quelqu’un se réveille le matin, prend son café, met l’effigie d’un homme politique et attaque un guide religieux. Alors que cet homme politique n’est même pas au courant de ce qu’il fait”.

 Progressistes  

http://www.enqueteplus.com L’Alliance nationale des élèves et étudiants pour le progrès (Aneep) s’engage dans la lutte contre la Covid-19. Dans un communiqué, les partisans de Moustapha Niasse renseignent qu’ils ont, en ce sens, entrepris une tournée dans les universités publiques.  L’objectif, renseignent-ils, est de sensibiliser les étudiants sur la pandémie, mais aussi et surtout les doter en masques et produits antiseptiques.  ‘’Le constat est fait que le Sénégal a été exemplaire dans la lutte contre la Covid-19, tant au plan de l’organisation que dans la réponse opérationnelle.
C’est à ce titre que l’Aneep salue ce résultat et encourage nos gouvernants à poursuivre les efforts. Elle invite tous les Sénégalais à continuer à respecter les gestes barrières’’, lit-on dans la note.  Les progressistes se sont rendus hier à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar afin de distribuer des masques et produits antiseptiques à quelques membres de l’alliance établis au niveau national.  Ces dons, indique le communiqué, se poursuivront dans les autres universités avec d’autres entités de l’Aneep.
…Les jeunes progressistes se sont également prononcés sur la question des inondations, occasionnées par les pluies du 5 et 6 septembre dernier. D’après l’Aneep, l’intensité de ces précipitations a renseigné sur les efforts additionnels à fournir dans le cadre de la poursuite du Programme décennal de lutte contre les inondations. ‘’En effet, pas moins de 124 mm d’eau de pluie par heure ont été enregistrés en moyenne, dans la région de Dakar.
Cette catastrophe naturelle aurait été pire sans la réponse infrastructurelle donnée par l’Etat dans les quartiers qui, dans un passé récent, étaient inondés en pareilles circonstances’’, relève la note. L’alliance pense toutefois que ces efforts doivent être accentués pour réduire, voire éradiquer définitivement les inondations.  L’Aneep n’a pas, dans sa note, manqué d’exprimer sa solidarité à toutes les victimes des inondations et s’incliner devant la mémoire des disparus.

UMS,DÉBAT POLITIQUE : DES SOCIOLOGUES FONT LE DIAGNOSTIC

http://www.emedia.sn C’est un constat. Dernièrement, le débat politique est au ras de pâquerettes. Les invectives et autre attaques personnelles prennent le dessus sur le débat d’idées. Un fait décrié et déploré par les deux sociologues en l’occurrence Ousmane Ba et Ibrahima Xalil Niang, invités, ce dimanche à l’émission LR du temps.
Selon Ousmane Ba, le discours politique devrait, en cette période où on parle de relance économique, tourner autour des projets de société. Malheureusement, regrette-t-il, « il n’y a pas d’école de partis et les idéologies des partis sont en affaissement. Pis, dans les organisations politiques on n’a pas valorisé des instances de communication où les gens écrivaient et donnaient leurs points de vue sur les questions de la société ». Regrettant le jeu de ping-pong existant entre Ousmane Sonko et le ministre Mansour Faye avec l’histoire de l’audience, le sociologue Ousmane Ba dira  : « le chef de l’Etat peut recevoir n’importe qui dans ce pays. En cette période où des populations sont sous les eaux, la priorité devrait être ailleurs ».
Son co-débatteur abonde dans le même sens en regrettant la pauvreté du débat politique au Sénégal. Il constate, pour s’en désoler, que depuis la première alternance politique au Sénégal, on sent une sorte de glissement qui est en train de s’opérer dans le landerneau politique. D’après lui, le personnel politique sénégalais est très problématique. Il se focalise sur la lutte des places sans s’adosser sur les valeurs morales fortes ou un idéal politique. Mais, relativise-t-il, « nous avons une classe politique qui est à l’image du peuple ». Ce qui lui fait dire que les responsabilités sont ainsi partagées. « Il faut une exigence des sénégalais par rapport à ceux qui aspirent à les diriger », dit-il.
Par ailleurs, les deux invités de LR du temps ont abordé les remous judiciaires avec le bras de fer opposant le ministre de la Justice, Malick Sall à l’Union des magistrats du Sénégal. Pour le sociologue Ousmane Ba, ce problème pourrait être évité si le ministre avait privilégié le dialogue. Selon lui, ce problème pourrait être réglé sans que l’espace public soit au courant. Pour sa part, Ibrahima Xalil Niang impute la responsabilité au ministre de la Justice qui, selon lui, à une personnalité très clivante. Etayant ses propos, il rappelle la grève du Sytjust qui a trop duré. « Le ministre de la Justice est très problématique. Il doit revoir sa copie et rendre service à celui qui l’a nommé à ce poste », a affirmé M. Niang. Mieux, il estime que le Garde des Sceaux devrait faire des réformes pour lutter contre les longues détentions, les effectifs pléthoriques dans les prisons, construire de nouvelles prisons et non d’ouvrir des fronts contre les acteurs de la Justice Aliou DIOUF & Pape D. DIALLO (phoyo)

AHMED KHALIFA NIASSE : «POURQUOI LE CAS IBK RISQUE DE SE PRODUIRE AU SENEGAL»

http://www.emedia.sn “Le Sénégal doit faire des réformes sinon le cas IBK (Ibrahim Boubacar Keïta, président malien déchu) va nous venir sous une autre forme”. L’alerte est lancée par Ahmed Khalifa Niasse. Le chef religieux de la famille Niassène, homme politique et président du Front des alliances patriotiques (FAP), et auteur du Livre “Ma Vie”, a livré ses arguments devant le “Jury du dimanche” (JDD), émission de Mamoudou Ibra Kane, sur iRadio et Itv, ce 4 octobre.

“Imam Dicko est un anti-modèle”

“Imam Dicko est un anti-modèle, a-t-il expliqué. Parce qu’il a utilisé sa qualité d’Imam pour déstabiliser l’État. C’est hors la mission de l’Imam. Qui doit cerner sa mission dans sa mosquée. Il est en dehors de sa mosquée, et a utilisé un certain mécontentement populaire pour défaire l’État.”
Qu’auriez-vous voulu qu’il fasse ? “Simplement qu’il ouvre des négociations avec le tenant du pouvoir, qu’était IBK, jusqu’à ce qu’il fasse la bonne réforme.” D’ailleurs, a-t-il ajouté  : “le Sénégal doit faire des réformes sinon le cas IBK va nous venir sous une autre forme. C’est qu’IBK a été victime d’une extrême laïcité.”
Pour le marabout, “les mêmes ingrédients” sont présents, et “les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. L’Etat sénégalais ignore les marabouts. On leur donne de l’aumône, c’est du riz, comme je l’ai écrit, dans un pamphlet. Alors on donne du marabout du riz, et ils rient. Ils devraient pleurer.”
Par contre, a-t-il tenu à préciser  : “je ne dis pas marabouts unissez-vous pour prendre le pouvoir. Je dis marabouts ne prenez pas le pouvoir mais n’en soyez pas absent. Vous devez être là”.Dié BA & Pape D. DIALLO (Photo)

«Momar Thiam,L’analyste À La Mémoire Courte»(Babacar Mar)

https://www.xibaaru.sn Il doit manquer à Momar Thiam non seulement le recul que requiert la déontologie, mais une mémoire historique ne  serait-ce que récente ! Qui pour respecter sa parole d’opposant, signataire de l’accord du 2 février 2012 dans les locaux de la Raddho a sacrifié toute une campagne électorale et les moyens qui étaient déjà déployés au point de se mettre à dos des militants  pressés d’aller conquérir le terrain à la quête des suffrages ? C’est bien entendu Idrissa SECK, l’opposant devant l’éternel depuis l’âge de 15 ans.
Il est resté  à la place de l’obélisque, jour pour jour pour résister à une forfaiture. Cher Momar Thiam saviez-vous vraiment de qui vous parlez ? Cher Momar qui a passé la nuit au commissariat de la Médina, contre le parrainage à la candidature de l’élection présidentielle de 2019? C’est bien le Président Idrissa SECK. Cher Momar, quand on manque de culture politique, on doit la fermer.Docteur Babacar MAR, chargé de la communication Digitale du parti Rewmi.

LA LIGUE SÉNÉGALAISE DES DROITS HUMAINS (LSDH)  : “L’expulsion des familles du Terme Sud est une mesure violente et cruelle”

“La LSDH a suivi avec stupéfaction l’expulsion musclée des familles habitant la cité COMICO le mercredi 30 Septembre 2020 qui ont vécu plus de trente ans dans ces maisons. Après la fin de la procédure judiciaire qui a conclu à une expulsion, la morale et surtout la raison auraient dicté de différer la mesure dans un contexte plus favorable que celui des inondations et de la pandémie que nous vivons présentement.
La LSDH déplore vivement la manière dont cette terrible mesure a été exécutée car la violence n’a eu d’égale que la cruauté des forces de l’ordre.
La LSDH invite l’Etat du Sénégal à prendre des mesures appropriées pour reloger ou trouver des sites de recasement adéquats pour ces malheureuses familles au nom de l’assistance aux personnes assimilées à des déplacés internes dont les pères vivants ou décédés ont servi avec loyauté et abnégation la Nation sénégalaise.Le secrétaire exécutif, Alassane Seck”

Étudiant tué à l’UCAD : Quatre autres personnes arrêtées

https://www.dakarmatin.com Nouvelles arrestations dans l’affaire du meurtre de l’étudiant Ahyi Joël Célestin Philippe tué à coups de couteaux à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).
Après l’interpellation du présumé meurtrier, Fallou Sène âgé de 20 ans, la Sûreté urbaine a mis la la main sur quatre autres personnes qui ont assisté à l’agression mortelle de l’étudiant.
Selon Libération, les bourreaux de Joël sont tous originaires de Thiaroye. Les habits du présumé meurtrier, tachetés du sang de la victime, ont été retrouvés cachés sous le matelas de sa chambre.

Un incendie ravage le Parc Lambaye : Les commerçants écartent la piste de l’accident.

https://www.dakaractu.com Un incendie d’une rare violence s’est déclaré ce samedi 3 octobre vers 21 heures 30 au Parc Lambaye, situé entre la rue Tolbiac et l’Avenue Lamine Guèye, en centre-ville.
Les feux dont l’origine n’est pas encore connue ont tout consumé sur leur passage à notre arrivée sur les lieux. Ce qui a pu être sauvé par les occupants ne constitue pas plus d’1% de leurs biens.
Suffisant pour que les commerçants entrent dans une colère noire. D’ores et déjà, ils écartent la piste de l’accident.
Pour étayer leur thèse, ils invoquent la visite qu’ils ont reçue quelques jours avant cet incendie et dont l’objet était de leur demander de plier bagages.
L’autre élément explicatif, c’est le retard accusé par les soldats du feu pour arriver sur les lieux du sinistre.

Alioune Ndoye sur l’incendie qui s’est déclaré au Parc Lamaye  : «ce site est hautement dangereux»

https://actusen.sn Un incendie s’est produit dans la nuit du samedi au dimanche au Parc Lambaye, situé entre la rue Tolbiac et l’Avenue Lamine Guèye, en centre-ville. Les flammes ont ravagés des dizaines de cantines. Le ministre de la pêche et par ailleurs maire de Dakar plateau, informé de la situation, a fait une descente sur les lieux pour s’enquérir de la situation. Alioune Ndoye déclare que le site est problématique.
«Les conclusions des études qui ont été faites renseignent que ce site est hautement dangereux. Parce que tout ce qui est sur ce site est inflammable. Aussi il y a des activités à côté qui créent des incendies. C’est le énième incendie sur ce site. Il faudrait que nous puissions discuter pour trouver comment gérer certaines activités qui posent problèmes en plein centre-ville. Les gens sont en train d’exposer leurs vies pour certaines activités dans une capitale», inique Alioune Ndoye.
Pour le moment l’origine de  l’incident n’est pas encore inconnue mais une enquête a été ouverte.

LES PIQUES DE L’AS DE CE WEEK-END

SenePlus  |   Publication 03/10/2020

Les pièces du puzzle de l’audience Mansour Faye-Sonko

La polémique ne faiblit pas dans cette polémique entre le ministre Mansour Faye et l’opposant le plus virulent du régime, Ousmane Sonko. Piques et répliques s’enchaînent, laissant parfois les populations hébétées par une polémique puérile et inutile. De quoi s’agit-il ? Le beau-frère du chef de l’Etat déclare avoir reçu en audience en 2014 l’inspecteur des impôts et domaines radié de la fonction, Ousmane Sonko venu solliciter son intervention auprès du chef de l’Etat sur une affaire dont il ne révélera pas les contours maintenant. Faux ! rétorque le patron de Pastef qui lui demande des preuves. Mansour Faye ameute la presse et donne quelques détails dont la présence d’un haut magistrat et évoque un élément audio confirmant l’entrevue. Curieux, «L’As» a tenté d’en savoir un peu plus sur cet épisode qui prend les allures d’une pièce de théâtre. De magistrat, il s’agit bien de Cheikh Issa Sall, actuel Directeur général de l’ADM alors secrétaire général de la Délégation à la solidarité nationale et à la protection sociale. Administrateur civil devenu magistrat de la cour des comptes, Cheikh Issa Sall s’est retrouvé à l’Ena avec Ousmane Sonko qui était dans la section impôts et domaines avec qui il entretient des relations privilégiées. Alors qu’il n’était encore que syndicaliste, Sonko avait, d’après des proches de Mansour Faye, demandé à être reçu par ce dernier via son ami Cheikh Issa Sall. De dossier, Mansour Faye fait allusion au dossier Tahibou Ndiaye, du nom de l’ancien directeur du Cadastre poursuivi dans le cadre de la traque des biens mal acquis et condamné par la Crei. D’après des sources de « L’As », Ousmane Sonko dont il était un poulain cherchait ainsi à lui éviter la prison à l’époque. C’est donc, d’après eux, à ce titre que Sonko voulait être reçu par le chef de l’Etat. Pourtant, malgré le fait que le leader de Pastef ait donné le feu vert pour la diffusion de l’élément audio évoqué par Mansour Faye, ce dernier ne le divulguera pas, arguant Facebook. «Il attend que Sonko fasse un communiqué et lui demande de le divulguer. Sur Facebook, il peut toujours nier», confie un de ses proches. Enfantillage quand tu nous tiens !

Les acteurs de la pêche offrent du poisson au khalife

Malgré la pénurie de poissons, Touba n’aura pas de problème. Le collectif des acteurs de la Pêche (Cap) a décidé d’inonder la ville sainte de poissons. Le président du Cap, Aliou Thiam, en compagnie d’une grande délégation de mareyeurs, de pêcheurs, armateurs et d’industriels, a été reçu par le Khalife général des mourides Serigne Mountakha Mbacké. Subjugué par l’accueil qui leur a été réservé par le saint homme, les acteurs de la pêche ont décidé de convoyer des camions de poissons de qualité en direction de toutes les familles religieuses de Touba. Le Président Aliou Thiam, qui a annoncé la bonne nouvelle au Khalife ainsi que les autres actions du Cap, en a profité pour solliciter des prières en faveur du Collectif, en faveur du président de la République, mais aussi et surtout en faveur du ministre de la Pêche Alioune Ndoye qui est en train d’abattre un travail titanesque depuis son arrivée à la tête du ministère de la Pêche. Aliou Thiam et ses camarades apportent leur contribution au grand magal de Touba. En présence du porte-parole du Khalife général des mourides Serigne Bass Abdou Khadre Mbacké, le président du Caps a promis au guide religieux de ne ménager aucun effort pour éviter toute pénurie de poissons à Touba durant cette période de magal. Une action sociale qui s’inscrit, selon le président du Cap, en droite ligne de leur slogan : «zéro pénurie de poisson».

Le Dg de Sicap et les 100 000 logements

En prélude au grand Magal de Touba, le Directeur général de la SICAP S.A, Mamadou KASSE et sa délégation ont été reçus par le Khalife Général des Mourides, Serigne Mountakha MBACKE. Dans leurs échanges, il a aussi été question de l’implication de la SICAP S.A dans le volet habitat de la ville sainte. A cet effet, le Khalife a accédé à la requête de la grande société immobilière pour disposer d’un espace projet. Selon le Directeur général, la SICAP S.A entend ériger une cité moderne, mixte et fonctionnelle, cadrant avec les ratios du programme de construction des 100 000 logements comme le veut le Chef de l’Etat Macky Sall. Cette visite a conduit le DG de la SICAP S.A chez le Dieuwrigne Serigne Moussa Nawel, chez le Khalife Général Serigne Mountakha Bassirou, chez le porte-parole Serigne Bass Abdou Khadre, avant qu’il ne rallie Ndindy en compagnie d’une forte délégation comprenant, entre autres, le top management, le délégué du personnel et l’amicale des employés, pour être reçu par Serigne Abdoul Karim Mbacké ibn Serigne Fallou, en présence de Serigne Fallou Mbacké. A noter que la visite a été mise à profit pour mettre sur pied la dahira Touba SICAP à laquelle11 le Khalife Général Serigne Mountakha Bassirou Mbacké a attribué le nom de Al Mouna Moubarak.

Grand prix du chef de l’Etat pour le numérique

La ministre de l’Economie numérique a lancé hier le Grand Prix du président de la République pour l’innovation numérique, dont le but est de récompenser la capacité à innover et à contribuer à une croissance économique soutenue et durable au Sénégal. Selon Ndèye Tické Ndiaye Diop, ce concours s’inscrit dans la volonté politique du chef de l’Etat de faire du numérique un secteur créateur de richesses et d’emplois. La nouveauté de cette année concerne les projets et entreprises numériques qui, de par leur innovation et leur impact, contribuent à améliorer la vie des Sénégalais et à assurer la résilience et la relance des différents secteurs de l’économie nationale. Cette première « compétition » est couplée avec la seconde édition du forum du numérique, prévue les 26 et 27 novembre prochains. Le jury devant départagé les candidats sera dirigé par l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur Mary Teuw Niane.

Trafic de médicaments

Dans sa volonté de mettre hors d’état de nuire les trafiquants de médicaments, la Douane a saisi 40 000 flacons d’Artéméther injectable, un antipaludéen utilisé dans le traitement des formes graves de la maladie. La valeur des médicaments saisis est estimée à près de 30 millions de francs CFA. L’opération a été menée par les agents de la brigade mobile des Douanes de Nioro, subdivision de Kaolack. Les boites étaient conditionnées dans des cartons. Dans leur forfait, les trafiquants ont mis à profit le développement des semis pour utiliser les plantations comme lieux de cache des médicaments contrefaits. Mais le renseignement douanier et la collaboration des populations ont permis de mettre la main sur ces médicaments, le jeudi 1er octobre 2020, dissimulés dans des champs entre Nioro et Taïba Niassène.

161 040 litres d’huile saisis

Restons avec la Douane qui a encore mis la main sur 161.040 litres d’huile végétale. Il s’agit de 8.052 bidons d’huile végétale de 20 litres chacun, soit 161.040 litres conditionnés dans 6 conteneurs. La valeur totale de la marchandise saisie est estimée à 100 millions de francs CFA. L’huile, en provenance de la Sierra Leone, était déclarée en transit pour le Mali et donc censée sortir du pays pour sa destination finale. Mais le produit a fait l’objet d’un déversement frauduleux sur le territoire douanier et s’est retrouvé dans un dépôt commercial à Cambérène. Ce détournement est qualifié d’importation sans déclaration par le Code des Douanes, selon un communiqué parvenu hier à «L’As». Les agents de la brigade spéciale et de Recherches, subdivision des Douanes de Dakar-Extérieur, ont remonté le réseau pour mettre la main sur les auteurs de l’infraction, le mardi 29 septembre 2020.

Président Rock Marc Christian Kaboré au Sénégal

Le président du Burkina Faso séjourne au Sénégal depuis hier, vendredi 02 octobre. Le Président Rock Marc Christian Kaboré a été accueilli à son arrivée par le Président Macky Sall. Les deux chefs d’Etat ont eu un tête-à-tête autour des questions d’intérêt commun. Cette visite magnifie l’amitié entre le Sénégal et le Burkina Faso.

Sos transport ferroviaire

Les employés du secteur ferroviaire veulent une reprise très rapide des activités. A les en croire, le secteur ferroviaire est plombé par l’instabilité institutionnelle, notamment les nombreux changements de sociétés et de directeurs. Pour le syndicaliste Mademba Kamara, l’Etat qui a déjà mis en place un schéma institutionnel pour la relance des activités doit procéder à sa mise en œuvre pour sortir les travailleurs du désespoir. Il sollicite l’accompagnement de la relance du secteur par des moyens subséquents. Il plaide aussi pour une dotation aux deux nouvelles sociétés, Chemins de fer du Sénégal et Grands trains du Sénégal d’un budget à la hauteur de leur ambition.

Le Train ne sera pas à Touba

C’est la deuxième année consécutive que le train ne klaxonnera pas à Touba pendant le grand magal. Cette année aussi, le train qui, jadis, convoyait la grande partie des fidèles ne sera pas au rendez-vous. Ce, à cause de problèmes techniques sur la voie ferrée. Nos sources renseignent que c’est l’axe Diourbel-Touba non réhabilité qui en est le principal problème. Donc, les fidèles qui empruntaient le train en période de Magal devront attendre peut-être l’année prochaine le temps que le transport ferroviaire reprenne ses activités.

Inondations éclipse la Covid-19 et l’affaire Petrotim en banlieue

Décidément, les inondations qui ont perturbé le sommeil des populations de la banlieue ont changé les thèmes des débats dans les places publiques. Avant les inondations, la maladie du Coronavirus et l’affaire Petro-Tim étaient les sujets de discussion dans la banlieue. Aujourd’hui, c’est le relâchement par rapport aux mesures barrières malgré les appels des autorités administratives et médicales. Quant à l’affaire Pétro-Tim, elle est rangée aux oubliettes. A Guédiawaye où il y avait une polémique entre le maire Aliou Sall et certains acteurs de la société civile sur la gestion des ressources énergétiques, les sujets contentieux portent maintenant sur les questions de location des édifices du patrimoine municipal.

HARO SUR UNE DÉMOCRATIE DES MÉDIOCRES PAR SALIF ELIMANE SOW

https://www.seneplus.com Le débat public sénégalais emprunte les catégories de la trumpisation du discours politique. C’est la fin du politique comme compétition des réponses aux questions que les citoyens se posent, pour verser dans le spectacle le plus abject
Depuis quelques jours, un affrontement oiseux oppose deux représentants de la nation sénégalaise, actant une nouvelle fois le parachèvement du processus de clochardisation de la politique. D’une éthique de responsabilité et de service du plus grand nombre, le politique se travestit et se mue en une farce par l’œuvre de bouffons. Quand le grotesque et l’indignité se substituent à l’éthique, la hauteur et la rigueur, l’acte politique devient instrument de monstration d’une médiocrité étouffant le débat public.
Ici aussi les protagonistes sont des éléments hors du commun d’un espace qui minore la raison au profit du spectacle de lutte durant lequel tous les coups sont permis.
Un homme politique connu pour bâtir son action sur des mécanismes discursifs d’outrance et d’outrage ne cédant à aucune limite érigée par la civilité des relations et des interactions dans l’espace politique. L’usage des réseaux sociaux par lui-même et ses partisans zélés vient couronner la tactique morbide de l’affrontement permanent, du tir sur tout et tous azimuts pour exister par le feu et non par la pondération et la rigueur argumentative.
L’autre concurrent dans cette course aux insanités n’existe que par la légitimité du jus sanguinis. Aucune qualité technique. Aucun charisme politique. Aucune preuve de compétence n’est brandie pour justifier sa présence au cœur de l’État, s’occupant d’ailleurs de tout, surtout dès lors que les espèces sonnantes et trébuchantes sont au menu.
Les deux, sombrant dans le ridicule, nous disent, au-delà de leur joute puérile, quelque chose de plus profond de la politique dans notre époque. En effet, nous assistons depuis une quinzaine d’années à une dépolitisation de la politique devenue lieu d’expression non plus d’un antagonisme idéel mais d’un cabinet de curiosités peu étanche à toutes les passions tristes, même les plus sordides. Les raisons de cet affaissement du débat public sont nombreuses et largement documentées, mais les énumérer n’est pas le propos ici. En tous les cas, le débat public sénégalais emprunte les catégories qui rappellent une trumpisation du discours politique ; mécanisme qui ignore les arguments et l’expression d’une vision du monde au profit des insultes, des anathèmes et des excès en tous genres. C’est la fin du politique comme compétition des réponses aux questions que les citoyens se posent, pour verser dans le spectacle le plus abject. Plus c’est gros plus ça passe, car l’incivilité devient la règle dans une démocratie forgée par l’opinion de la presse sensationnelle ou des réseaux sociaux.
Les deux belligérants, peu soucieux de la grandeur de la République ignorent aussi le contexte durant lequel ils exercent leur cirque de mauvais goût. La pandémie du coronavirus, plus grave crise sanitaire, économique et sociétale depuis près de 100 ans menace notre équilibre en tant que nation censée se mobiliser vers un objectif de progrès social. Le Mali et la Guinée, nations voisines et sœurs, se meuvent dans des crises sans précédent qui menacent notre pays. Les neurones de nos intermittents du spectacle qui rivalisent d’ardeur pour s’insulter, ne sont malheureusement ni mobilisés par la fermeture unilatérale par Alpha Condé de sa frontière avec le Sénégal, ni par l’issue du coup d’État au Mali, ni par la réorientation de notre politique de développement avec le nouveau Plan d’actions prioritaires (PAP 2A).
Un homme politique a une exigence de contribution à la marche de sa société en s’élevant à la hauteur des grands enjeux de son époque pour espérer laisser sa trace dans l’histoire par le service à ses concitoyens. Ce que les belligérants nous montrent, et au-delà des deux, ils sont nombreux, est que notre pays actuellement souffre d’une carence d’hommes d’État dignes de s’élever aux hautes responsabilités de ministre ou de député.
Ce que le Sénégal est devenu est triste et renseigne à juste titre sur ce qui nous attend si aucune révolution n’est opérée.
Il est loin le temps où Senghor et Cheikh Anta, opposants irréductibles, croisaient le fer sur les idées, la grammaire, notamment la graphie d’un mot wolof.
Il est loin le temps où Abdoulaye Elimane Kane, grand philosophe, s’opposait à toute l’intelligentsia socialiste sur le concept de la voie africaine du socialisme.
Il est loin le temps où Amadou Mahtar Mbow quittait le gouvernement en 1968 sur fond de désaccord avec la politique de l’enseignement supérieur du Sénégal.
Il est loin ce temps, et c’est bien triste. Dorénavant, l’urgence est aux pitreries sur scène d’adultes peu responsables devant des millions de gens qui ont l’âge de leurs enfant

Touba : Serigne Cheikh Saliou éconduit Sokhna Aïda Diallo

https://www.seneweb.com Accomagnée d’une forte délégation, Sokhna Aïda Diallo s’est rendue, hier, chez Serigne Cheikh Saliou Mbacké avec une mallette bourrée d’argent pour lui remettre son «adiya» en cette veille de Magal.
Selon Les Échos, le fils et khalife de Serigne Saliou Mbacké l’a fait poireauter de 12h à 21h avant de l’éconduire purement et simplement.
En clair, la veuve du défunt guide des Thiantacounes n’a pas été reçue par Serigne Cheikh Saliou Mbacké. Elle est retournée sans voir ce dernier.

QUATORZAINE AU RETOUR DU MAGAL  : Zahra Iyane Thiam annule sa lettre-circulaire polémique

Libération Sénégal online-“Par lettre-circulaire n°0031/MMFESS/SG du 29 septembre 2020, le Ministère de la Microfinance et de l’Economie sociale et solidaire avait indiqué que les agents pouvaient formuler des demandes d’autorisation d’absence pour les besoins du Magal de Touba.
Seulement, afin de consolider les efforts jusque-là fournis dans le cadre de la lutte contre la pandémie de COVID-19, le Ministère avait précisé que tout bénéficiaire d’autorisation d’absence devait également formuler une demande de congé de quatorze (14) jours.
Toutefois, au regard de l’émotion suscitée et de l’interprétation qui en a découlé, la circulaire citée supra est rapportée.
Le Ministère invite cependant les pèlerins au respect des mesures barrières édictées et préconisées, respectivement par les autorités sanitaires et religieuses. Bon Magal à toutes et à tous–Fait à Dakar le 02 octobre 2020 ,Cellule de communication”.

Centrafrique…«La Communauté Internationale Reste Mobilisée Pour La Tenue Des Élections En Décembre»

Alors que des élections présidentielle et législatives doivent se tenir le 27 décembre en Centrafrique, la situation du pays est suivie de près par la communauté internationale. Jeudi 1er octobre, une réunion à huis clos, en marge de l’assemblée générale des Nations unies, a rassemblé en visioconférence le secrétaire général Antonio Guterres, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, candidat à sa réélection, et plusieurs ministres de divers pays, incluant les Etats-Unis, la Russie, la France ou l’Afrique du Sud.
Malgré les troubles politiques et sécuritaires qui continuent de miner le pays, les participants ont redit leur détermination à la bonne tenue des scrutins. Jean-Pierre Lacroix, le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, affirme dans un entretien au Monde Afrique la détermination de l’organisation à ne pas laisser se développer les « tentatives de déstabilisation » comme celles menées par le groupe armé 3R (Retour, réclamation, réhabilitation) dans le nord-ouest du pays.

Cette réunion sur la Centrafrique est présentée comme l’un des cinq événements phares organisés par l’ONU en marge de l’assemblée générale. Quel est le message ?

La communauté internationale tient à montrer que, malgré tout, elle reste mobilisée sur la Centrafrique, pour faire en sorte que les élections se tiennent, dans les meilleures conditions possibles, dans les délais, avec un premier tour fixé au 27 décembre. La dernière chose dont le pays a besoin, c’est d’une instabilité institutionnelle.

Est-ce que l’on pourrait craindre que les élections ne puissent pas se passer normalement à l’ouest du pays, où le groupe armé 3R cause régulièrement des tensions ?

On ne peut pas exclure, qu’à l’approche des élections, il y ait des tentatives ici et là de déstabilisation de la part du groupe 3R. Mais nous serons vigilants et très déterminés. Leurs tentatives d’obstruction sont inacceptables. Le Conseil de sécurité a envoyé un message fort en août, en imposant des sanctions contre le chef des 3R, Sidiki Abbas (de son vrai nom Bi Sidi Souleman).
Le groupe a aussi été affaibli par les opérations menées conjointement par les soldats de la force onusienne de la Minusca et par les militaires, policiers et gendarmes centrafricains. Cela va permettre de favoriser l’organisation des élections dans davantage de localités.

Comment les 11 000 casques bleus de la Minusca arrivent-ils à concilier leur mission de sécurisation des élections, avec leur rôle d’assistance à la prévention de la pandémie ?

La Minusca a dû s’adapter en fonction de la pandémie de Covid-19. Les patrouilles et les contacts avec les communautés ont été modifiés, mais le soutien à l’enregistrement des électeurs a continué. Et comme l’a dit le président Touadéra, à dix jours de la clôture des inscriptions, 1,7 million d’électeurs ont déjà été inscrits sur les listes, malgré toutes ces difficultés.

Le processus de DDR (désarmement, démobilisation et réintégration) a-t-il été retardé par la pandémie ?

Les opérations de DDR n’ont pas été remises en cause par le Covid-19. Elles sont une condition très importante du retour de la stabilité dans le pays  : il s’agit de réinsérer des groupes à temps, de les faire retourner à la vie civile. Certains peuvent être éventuellement recrutés dans les forces en uniforme. Nous avons mené des opérations de DDR à Kaga-Bandoro et Bria notamment, où 80 combattants ont été désarmés. Plus de 500 armes – lance-roquettes, grenades – ont été collectées.

La communauté internationale est-elle satisfaite des avancées depuis l’accord de paix du 6 février 2019 et des réformes présentées par le président Touadéra ?

Le fait que ce gouvernement inclusif continue à fonctionner est bon signe. L’un des objectifs fondamentaux était le retour de la présence de l’Etat sur le territoire et il est pour l’instant en bonne voie, tant pour le renforcement civil que pour le renforcement des forces en uniforme. Le nombre de policiers et de gendarmes centrafricains s’accroît, de même qu’augmente le nombre d’unités spéciales mixtes de sécurité (USMS), au fur et à mesure que se déroulent les formations menées par l’Union européenne ou l’ONU.
Les USMS, qui englobent à la fois des militaires centrafricains et d’ex-membres des groupes armés, sont très bénéfiques. Au-delà de l’efficacité opérationnelle, elles ont valeur de symbole en montrant que les divisions ne sont pas fatales ou insurmontables, que la réconciliation et le travail en commun peuvent exister.
On se concentre sur l’objectif des élections, mais on sait qu’une fois le scrutin passé, il y aura encore beaucoup à faire dans la poursuite de la mise en œuvre de l’accord de paix.Le Monde


Partagez ce contenu!

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*