RÉGIME INDEMNITAIRE : LE GOUVERNEMENT VA FAIRE DES PROPOSITIONS (PRÉSIDENT SALL)

RÉGIME INDEMNITAIRE : LE GOUVERNEMENT VA FAIRE DES PROPOSITIONS (PRÉSIDENT SALL)
RÉGIME INDEMNITAIRE : LE GOUVERNEMENT VA FAIRE DES PROPOSITIONS (PRÉSIDENT SALL)
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Dakar, 1er mai (APS) – Le gouvernement va faire des propositions sur la question du régime indemnitaire des agents de l’Etat, a annoncé mercredi le président de la République Macky Sall, lors de la cérémonie de remise de cahiers de doléances des syndicats au Palais de la république.

‘’Nous continuons à faire le partage de l’étude avec les syndicats de l’Education, de la santé (…). Le gouvernement fera des propositions’’, a-t-il dit en wolof.

‘’Le dossier est sur la table, ce n’est pas une affaire simple’’, a fait savoir Macky Sall qui reconnait que le dérèglement du système indemnitaire est ‘’un fait’’. ‘’Il faut discuter, ce n’est pas simple’’, a-t-il ajouté.Plusieurs syndicats de la fonction publique sénégalaise demandent depuis des années des négociations sur la question du régime indemnitaire.BHC/MD

Macky Sall aux syndicalistes:«Pas les moyens d’augmenter les salaires »

http://www.lesoleil.sn/Lors de la traditionnelle cérémonie de remise des cahiers de doléances des centrales syndicales, le président de la République leur a tenu un discours clair notamment sur certaines requêtes. Après avoir écouté les syndicalistes qui lui ont, tour à tour, exposé leurs doléances, Macky Sall a répondu : «Depuis que je suis là, l’État du Sénégal a bloqué le prix du carburant et subventionné le prix de l’électricité. Ce qui a créé un manque à gagner. Puis, plus de 2000 véhicules ont été achetés pour 500 milliards de Cfa. Au Sénégal les salaires s’élèvent à 80 milliards par mois. Ce qui nous revient à 800 voire 1000 milliards par an », a-t-il poursuivi. Avant de trancher la question de la hausse des salaires de manière claire : « nous avons une volonté sociale, mais nous n’avins pas les moyens d’augmenter les salaires ».

Cependant, le Chef de l’état s’est dit favorable à la révision de l’alignement salarial, une demande des syndicalistes mais avec des conditions.

«Auparavant, on payait en fonction du niveau d’étude. Mais, la règle a été déréglée. Aujourd’hui, on voit parfois des agents qui ont une différence salariale de 500, voire 1 millions. Alors qu’ils ont le même niveau d’étude. On peut trouver une meilleure solution mais l’alignement n’est pas une solution car on risque de se retrouver avec une masse salariale de plus de 3000 milliards », a expliqué Macky Sall aux syndicalistes.

Haro contre les grèves répétées

Par ailleurs, Macky Sall n’a pas manqué de revenir sur les grèves répétitives. «Ce n’est pas parce qu’on a peur de la grève qu’on doit s’engager sur des choses qu’on ne peut pas réaliser. C’est bien de déposer des préavis de grève. Mais, cela ne peut pas faire bouger l’État. Oui, au droit de syndicat, mais il faut le minimum de service », a-t-il prévenu avant de revenir sur certains paradoxes.

«Je ne comprends pas que la Santé et de l’Education, dans lesquelles l’État injecte le plus de ressources, soient pourtant les secteurs où il y a le plus d’instabilité. On ne peut pas mettre plus de 200 milliards dans la Santé, 500 milliards dans l’Education et nous rendre compte que ces secteurs sont tout le temps instables. D’ailleurs c’est pour cela que j’ai séparé le Cmu du système sanitaire ».

FONCTION PUBLIQUE:L’ETAT N’A PAS LES MOYENS D’AUGMENTER LES SALAIRES (MACKY SALL)

Dakar, 1er mai (APS) – L’Etat n’a pas les moyens d’augmenter les salaires dans la fonction publique, a déclaré mercredi le président de la République Macky Sall, lors de la cérémonie de remise de cahiers de doléances des syndicats au Palais de la république.

‘’Nous n’avons pas les moyens d’augmenter les salaires aujourd’hui. Nous ne le ferons pas, il faut que ça soit clair. Ce n’est pas possible. Nous pouvons discuter des aménagements ’’, a-t-il notamment dit en wolof, soulignant que l’Etat a des limites qu’il ne peut pas dépasser.

Répondant aux doléances des secrétaires généraux des cinq grandes centrales syndicales et du SYNPICS, le président Sall a indiqué que le gouvernement peut discuter.

‘’Nous avons la volonté sociale, mais on ne peut pas envisager l’augmentation des salaires maintenant. Ce n’est pas possible’’, a lancé le président de la République aux représentants des travailleurs.

Le président Macky Sall a indiqué que si l’Etat continue de satisfaire les revendications, en augmentant les salaires, il n’aura pas le temps de trouver du travail aux jeunes.

‘’Nous avons chaque année 150 mille jeunes qui tapent à la porte de l’emploi, sans qualification’’, a-t-il rappelé, soulignant que son gouvernement travaille pour l’émergence.

‘’L’émergence, c’est la responsabilité aussi, c’est faire ce qu’on l’on peut faire. Ce n’est pas parce qu’on a peur de la grève qu’on va s’engager sur des choses qui vont totalement dérègler le cadre qui nous permet d’avoir aujourd’hui notre autonomie et notre souveraineté budgétaire ‘’, a ajouté Macky Sall.

Il a averti que le ‘’ jour, où l’on dérape, l’Etat va aligner les prix sur la réalité et annuler les filets sociaux’’.

‘’Ce n’est pas ma politique. Il y a une limite à ne pas dépasser. C’est une question de responsabilité’’, a dit le président de la République.

Salaires,grèves…:Macky intraitable face aux syndicalistes

http://www.seneweb.com/Au Palais présidentiel a eu lieu, ce mercredi, la traditionnelle cérémonie de remise des cahiers de doléances des centrales syndicales au président de la République. En ce jour de fête du travailleur, le chef de l’État a écouté les syndicalistes qui lui ont, tour à tour,  exposé leurs requêtes. Mais, Macky Sall s’est voulu intraitable, sur plusieurs questions.

« Ce n’est pas parce qu’on a peur de la grève qu’on doit s’engager sur des choses qu’on ne peut pas réaliser. C’est bien de déposer des préavis de grève. Mais, ça ne peut pas faire bouger l’État. Oui au droit de syndicat, mais il faut le minimum de service », leur a dit le chef de l’État.

« Pas les moyens d’augmenter les salaires »

Le président Macky Sall a expliqué aux travailleurs que depuis son avènement au pouvoir, l’État du Sénégal a bloqué le prix du carburant et subventionné le prix de l’électricité. « Ce qui a créé un manque à gagner ». Puis, plus de 2000 véhicules ont été achetés pour 500 milliards de Cfa. « Au Sénégal les salaires s’élèvent à 80 milliards par mois. Ce qui nous revient à 800 voire 1000 milliards par an », explique le chef de l’État. Et c’est pour dire aux syndicalistes, qu’une augmentation des salaires, n’est pas dans l’ordre du possible: « C’est facile de promettre ce qu’on peut et ce qu’on ne peut pas. Nous avons une volonté sociale, mais on n’a pas les moyens d’augmenter les salaires. »

Système de rémunération: « le dérèglement »

Quant à l’alignement salarial, demandé par les syndicalistes, là aussi, le chef de l’État se veut intraitable: « Auparavant, on payait en fonction du niveau d’étude. Mais, la règle a été déréglée. Aujourd’hui, on voit parfois des agents qui ont une différence salariale de 500, voire 1 millions. Alors qu’ils ont le même niveau d’étude. On peut trouver une meilleure solution mais l’alignement n’est pas une solution car on risque de se retrouver avec une masse salariale de plus de 3000 milliards ».

Le chef de l’État s’est aussi exprimés sur les grèves répétitives. Il dit ne pas comprendre que la Santé et de l’Education, dans lesquelles l’État injecte le plus de ressources, soient pourtant les secteurs où il y a le plus d’instabilité: « On ne peut pas mettre plus de 200 milliards dans la Santé, 500 milliards dans l’Education et nous rendre compte que ces secteurs sont tout le temps instables. D’ailleurs c’est pour cela que j’ai séparé le Cmu du système sanitaire », a regretté le président Macky Sall.

Macky Sall intransigeant et offensif face aux organisations syndicales

http://www.dakarmatin.com/ La cérémonie de remise des cahiers de doléances s’est tenue, ce mercredi, 1er mai, jour de la fête du travail au palais présidentiel de Dakar. Les organisations syndicales ont formulé des réclamations devant le président de la république pour l’amélioration de leur condition d’existence. Mais, le président de la République a été intraitable face aux syndicalistes. Jouant la carte de la franchise, le chef de l’Etat a dit ses quatre vérités aux organisations syndicales. Il leur a expliqué les dépenses colossales auxquelles l’Etat fait face avant de leur faire savoir qu’il est impossible d’augmenter les salaires.
Près de 250 milliards de manque à gagner dans le secteur des hydrocarbures

« Il faut que les gens sachent que le Budget, ce sont des recettes et des dépenses et l’Etat ne peut pas sortir de ce cadre. Depuis trois ans, voire quatre ans, on a bloqué le prix du carburant. Ce blocage a non seulement entrainé un grand manque à gagner de plus de 140 milliards par an sur le trésor public. Donc, on ne peut pas faire les projets qu’on voulait comme nous le souhaitions. En même, on a subventionné les prix de l’électricité. L’année, on a injecté 105 milliards de francs Cfa pour subventionner la Senelec compte non tenu des 140 milliards de francs Cfa que la société n’a pas pu obtenir en termes de recettes. Donc, rien que dans le domaine des hydrocarbures, c’est près de 250 milliards de manque à gagner à compenser »

« La masse salariale par années est à 860 milliards de francs Cfa »

« Il faut qu’on dise les choses en toute franchise. Les salaires c’est plus de 80 milliards par mois. La masse salariale par années est à 860 milliards compte non tenu des agences et assimilées. Rien que pour les agences, la masse salariale est de 140 milliards de francs Cfa. Au total cela fait 1000 milliards de salaires à payer. Et, si on augmente le service de la dette qui est de 864 milliards de francs Cfa, cela fait 1864 milliards. Et si vous ôtez ce montant des recettes de l’Etat qui sont à 2177 milliards, il vous reste 313 milliards de francs Cfa.

Et, c’est avec ces 313 milliards que l’Etat va gérer le fonctionnement de ses services ainsi que l’investissement. Donc c’est à peine 26 milliards par mois. A ces 26 milliards, il faut ajouter les déficits qui seront financés pour la dette. Donc, vous voyez qu’on ne peut pas tout faire. Le Sénégal n’est pas un pays développé et solide financièrement. Il faut que le gouvernement communique davantage afin que les gens puissent savoir ce dont on est capable et ce dont on ne peut pas faire.

« Plus de 2000 véhicules achetés par an pour l’administration »

« C’est pourquoi j’ai pris toutes ces mesures tendant à réduire le train de vie de l’Etat. Depuis que je suis là, l’Etat a injecté 300 voire 500 milliards tout simplement pour l’achat de véhicules. L’Etat ne peut pas continuer à acheter plus 2000 véhicules par an pour l’administration dans Dakar et les régions en plus des véhicules des députés. Si on continue comme ça, quand-est-ce on va donner de l’emploi aux jeunes. Si l’on sait que chaque année plus de 150 mille jeunes arrivent dans le marché de l’emploi sans qualification de surcroit. Juste 6% ont des qualifications. Et si on doit former en plus ceux qui n’ont pas de qualifications. Donc c’est une question de choix. On ne peut pas continuer à satisfaire les revendications en faisant fi de la jeunesse. Je pense que la politique consistant à augmenter avantages les adultes au détriment des jeunes n’est pas une bonne politique »

« Augmenter les salaires, ce n’est pas la peine de le demander ou d’y penser parce que ce n’est pas possible, nous n’avons pas les moyens 

« C’est pourquoi, il est bien de promouvoir le dialogue mais que cela repose sur les réalités et sur ce dont on peut faire. On a une volonté sociale. Augmenter les salaires, ce n’est pas la peine de le demander ou d’y penser parce que ce n’est pas possible. Cela je le dis en face de vous. Nous n’avons pas les moyens d’augmenter les salaires. Et nous ne le ferons pas. Il faut que cela soit clair. Ce n’est absolument pas possible. Maintenant, on peut discuter sur des aménagements en termes de protection sociale parce que le travailleur, ce n’est pas uniquement le salaire. Il y a aussi la protection sociale la retraite et on doit continuer d’en discuter y compris avec le patronat pour améliorer le cadre et les conditions de travail et la protection sociale

« Il faut savoir qu’il y a des limites à ne pas dépasser 

« On travaille aussi pour le pouvoir d’achat. La baisse de l’impôt sur le salaire, le maintien des prix des denrées de premières nécessités, tout ça entre dans ce cadre. Ce sont des augmentations de salaires en réalité. Il faut savoir qu’il y a des limites à ne pas dépasser. Et si on dépasse ces limites, les conséquences seront immédiates et désastreuses. On va ainsi dérégler notre cadre macroéconomique, dépasser notre déficit et nous n’aurons plus le respect de nos partenaires. Et quand on n’a plus le respect de nos partenaires ce sera comme par le passe des plans d’ajustement. On ne le souhaite pas. On ne l’envisage même pas. On travaille pour l’émergence. Et l’émergence, c’est la responsabilité aussi. Il s’agit de faire ce dont on est capable. Ce n’est pas parce qu’on a peur de la grève qu’on va s’engager sur des choses qui vont complètement dérèglé le cadre qui nous permet aujourd’hui d’avoir notre autonomie et notre souveraineté budgétaire. Le jour où on dérape, c’est terminé. On va aligner les prix sur les réalités et on va annuler les filets sociaux. Et ce n’est pas ça, ma politique. »

« On est en train de voir comment mettre une taxe sur le ciment »

« On a également mis en place un fonds de garantie dénommé fonds de garantie du logement Fogalog qui sera logé au niveau du Fongip. Et on est en train de voir comment mettre une taxe sur le ciment. Comme ça ceux qui veulent des logements surtout les jeunes qui commencent à travailler qu’ils puissent bénéficier de crédits logement pour 20 ans ou plus sans apport. Il faudra que les gens acceptent la taxe sur le ciment. Il y aura une hausse probable du prix du ciment. C’est pour permettre aux jeunes d’accéder au logement.

Dans toute l’Afrique, le prix du ciment est moins au Sénégal. D’ailleurs, de 2011-2012, la tonne de ciment était à 80 mille francs aujourd’hui, elle est à 60 mille francs Cfa. Donc, il y a des efforts que nous devons faire pour relancer l’habitat. Or, la relance de l’habitat va relancer l’emploi. L’accès au logement va être l’un des priorités de mon mandat »

MACKY SALL INVITE LE SYNPICS À MENER LE DÉBAT SUR LA RÉGULATION DE LA PRESSE

Dakar, 1er mai (APS) – Le président de la République, Macky Sall a invité mercredi le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS) à mener le débat de la régulation de la presse.

‘’Le SYNPICS doit mener le débat pour la régulation de la presse’’, a-t-il déclaré en wolof lors de la cérémonie de remise de cahiers de doléances des syndicats au Palais de la république.

Macky Sall a suggéré la régulation du secteur de la presse, au vu de difficultés notées.

‘’Chacun ouvre un organe de presse. Le problème de la presse, c’est le fait d’avoir 20 journaux. Ce n’est pas rentable du point de vue économique’’, a indiqué le Chef de l’Etat.

Avec internet, l’avenir de la presse écrite est menacé, a-t-il dit, invitant le secteur à faire des mutations.
‘’Nous allons continuer à aider la presse pour la survie de notre démocratie’’, a-t-il fait savoir, ajoutant que l’Etat va travailler à diligenter les décrets d’application du Code de la presse et réformer l’aide à la presse.BHC/MD

Révélation de Macky Sall: « On a dépensé plus de 300 milliards pour l’achat de voitures… »

https://www.leral.net/ L’Etat du Sénégal a engloutit des centaines de milliards ces dernières années, pour l’achat de voitures. C’est le président de la République lui-même, qui en a fait la révélation, hier, lors de la réception des cahiers de doléances des Centrales syndicales.

Selon ses propos repris par « Les Echos », l’Etat achète 2000 voitures par an. Et juste sous son magistère, rien que pour l’achat de voitures, il a déboursé quelque 300 milliards FCfa. Macky Sall qui avait visiblement décidé de tenir un langage de vérité aux syndicalistes, a soutenu que ces dépenses ne peuvent pas continuer. Car, dit-il, l’Etat se saigne à blanc pour maintenir les prix des produits des hydrocarbures et de l’électricité. Il a fait savoir qu’avec les subventions sur les prix des produits pétroliers et de l’électricité, l’Etat accuse un manque à gagner de 251 milliards F Cfa.

 « Des patrons délinquants, un Etat complice, précarité des reporters… » la presse vide son sac

http://www.dakarmatin.com/ Les travailleurs ont remis leurs cahiers de doléances à Macky Sall. A l’instar des autres organisations syndicales, le Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (Synpics) a déposé le sien, ce 1 mai 2019, marquant la fête du travail. Face au Chef de l’Etat et devant le parterre de personnalités qui ont pris part à cette cérémonie, le nouveau Secrétaire général du Synpics en l’occurrence Bamba Kassé n’a pas porté de gants pour exposer les maux de la presse sénégalaise.

Selon lui, la Liberté de la Presse, reconnue dans notre Charte Fondamentale, souffre dans notre pays de la léthargie notée dans l’institutionnalisation des mécanismes qui doivent en constituer des socles. « Comment pouvons-nous donner corps au Droit du Citoyen à disposer d’une Information Plurielle, si le corollaire, c’est à dire la Liberté de Presse, n’est pas réellement vécue », s’interroge le Secrétaire général du Synpics. Qui, poursuivant son argumentaire, pense que cette question est légitimée par plusieurs manquements que l’on note dans le landernau médiatique sénégalais. Ce, dit-il, malgré l’attractivité du pays, siège de plusieurs médias internationaux qui continuent d’affluer.

A son avis, le premier de ces manquements est la non-application de la Convention Collective des Journalistes, techniciens et autres travailleurs des médias. « Déposée par les soins du SYNPICS au greffe du tribunal du travail depuis 2018, il n’est pas appliqué par les employeurs. De plus, il n’a pas encore fait l’objet d’un arrêté d’extension pour pouvoir concerner ceux, parmi les bénéficiaires légales dont les employeurs ne sont pas membres du CDEPS (Conseil des Diffuseurs et Editeurs de Presse du Sénégal) signataire de l’Accord », regrette-t-il. Avant d’ajouter : « Il urge que le Sénégal, champion du monde des belles initiatives puissent viser le titre de champion du monde des initiatives abouties, d’autant que la plupart sont d’une nécessité de survie ». Pour Kassé, le Sénégal, n’est pas un ilot isolé et sa population subie les méfaits d’une précarisation continue de sa presse.

Le visage hideux de la presse

A l’en croire, le pays vit encore un défaut d’organisation de son secteur des médias. Puisque, constate-t-il pour le déplorer, l’accès aux différents métiers n’est toujours pas régulé, l’apport économique du secteur est toujours congru. « Le phénomène le plus hideux pour s’en convaincre est la prolifération des fake-news, la profusion des articles sur commande, la collusion savamment entretenue entre différents intérêts économiques et médiatiques, et la phagocytose des médias par le monde politique, pour ne pas dire par les politiciens. L’autre phénomène qui rend compte de la précarité de la presse est la situation de déliquescence dans laquelle se trouve la plupart des jeunes reporters, laissés à eux mêmes à la merci de patrons de Presse qui ne leur assurent parfois même pas de contrat de travail. Et pourtant ces patrons de presse émargent allègrement au Registre de l’Aide à la Presse, encaissent la publicité, et bénéficient même parfois d’une ’’Amnistie fiscale’’ sans pour autant payer les Impôts, sans reverser les cotisations sociales, sans même parfois assurer une couverture médicale minimale à leurs travailleurs », fait-il remarquer.

De l’avis de Bamba Kassé, « beaucoup de patrons de presse, pas tous heureusement, sont des délinquants à col blanc qui abusent de leur station, et prennent en otage leurs journalistes, avec la complicité passive de l’Etat qui ne sévit jamais, ou presque. Il en est même un qui pour ne pas exécuter une décision de justice en faveur de journalistes, a immatriculé le patrimoine de son organe dans d’autres entreprises détenues par sa progéniture. »

UNE NOUVELLE TAXE SUR LE CIMENT ENVISAGÉE POUR BOOSTER L’ACCÈS AU LOGEMENT (MACKY SALL)

Dakar, 1er mai (APS) – Le Chef de l’Etat, Macky Sall, a annoncé l’instauration d’une taxe sur le ciment qui, selon lui, va entraîner l’augmentation du prix du sac mais aussi faciliter l’accès au logement.

‘’Quand nous allons introduire la taxe sur le prix du ciment, il faudra qu’on accepte l’augmentation du prix du sac. C’est pour faciliter l’accès au logement des jeunes’’, a-t-il dit en wolof lors de la cérémonie de remise de cahiers de doléances des syndicats au Palais.

Selon Macky Sall, le Sénégal a le ciment le moins cher de la sous-région.

‘’Nous devons faire des efforts pour la relance de l’emploi. La relance de l’habitat va relancer l’emploi’’, a-t-il fait savoir, en indiquant que le programme de 100000 logements va relancer l’emploi. Il a invité les sénégalais à l’accompagner dans le programme quinquennal de 100.000 logements.BHC/MD

Fête du travail:«ce n’est pas normal que la subvention de 600 millions annuelles ne soit allouée qu’à quatre centrales syndicales»(Ibrahima Sarr,SG CDSLS)

https://www.dakaractu.com/La Confédération démocratique des syndicats libres du Sénégal, dirigée par M. Ibrahima Sarr, a choisi la commune de Rufisque-Est pour célébrer, ce 1er Mai, la journée international du travail. Occasion pour le SG du CDSLS, de pointer du doigt la subvention allouée aux syndicats. Selon lui, il est de temps de rectifier pour qu’il y ait une justice sociale au niveau des organisations syndicales légalement constituées, « car elles sont toutes d’égale dignité. Ce n’est pas normal que la subvention de 600 millions annuelle ne soit allouée qu’à quatre centrales syndicales qui en bénéficient d’autant que ça ne se reflète pas á la base au niveau des travailleurs… »

Mairie de Kaolack:Un syndicaliste révèle plus de 100 emplois fictifs

http://www.seneweb.com/ La mairie de Kaolack, dirigée par le ministre Mariama Sarr, est au cœur d’un scandale d’emplois fictifs. Selon les révélations d’Abdou Ndiaye, délégué régional de la Cnts, « plus de 100 employés fictifs, sans poste d’affectation, sont rémunérés mensuellement par l’institution municipale ».

Selon L’AS, le syndicaliste signale que « des commerçants au marché Hlm de Dakar sont recrutés et payés par la mairie au moment où les éboueurs sont restés quatre mois sans salaire ». Pis, Abdou Ndiaye alerte sur le fait que « la mairie se dirige vers une cessation de paiement ».

Fête Du 1er Mai:Le Syndicalisme Sénégalais A L’épreuve De La Contestation

https://www.walf-groupe.com/ La fête internationale du travail est célébrée, ce 1er Mai, un peu partout dans le monde.Au Sénégal, sous l’ère Macky SALL, le Pacte national de stabilité social, qui prône « zéro grève», a réussi à éroder la hargne revendicative des syndicalistes plus politiciens et moins enclins à la défense des travailleurs.

Instituée dans de nombreux pays à la suite de l’éclatant triomphe des travailleurs américains qui ont poussé leurs employeurs et autres gouvernants à revoir le temps de travail exigé aux ouvriers, la Fête internationale du travail, célébrée chaque premier Mai, est plus qu’une simple journée commémorative. C’est aussi une occasion pour les travailleurs de partager avec les employeurs sur ce qui constitue l’essentiel de leurs difficultés. Au Sénégal, on ne déroge pas à la règle. Chaque année, les principales centrales syndicales, après avoir organisé leurs manifestations, sont reçues au palais présidentiel où le chef de l’Etat  s’assure que leur cahier de doléances est bien ficelé. Et la comparaison s’arrête là. Les centrales syndicales les plus représentatives du pays n’ayant apparemment que cette journée pour manifester leur mécontentement, les 364 autres jours restants étant des plus tranquilles pour un gouvernement qui s’emploie à s’occuper plus de ceux qui sont au sommet des centrales syndicales que de ceux qui se trouvent à la base c’est-à-dire les travailleurs. La Cnts, la Cnts/Fc, l’Unsas, la Csa et l’Udts, c’est-à-dire près de 92% des travailleurs, demeurant réfractaires à la rue. Depuis 2008, les seules revendications portées hors des bureaux étant le fait de mouvements syndicaux, le plus souvent d’enseignants. Les centrales les plus représentatives donnant l’impression que les travailleurs sénégalais sont parmi les mieux lotis.

LES ANNEES SE SUIVENT ET SE RESSEMBLENT

Le 1er Mai 2013, alors que Macky SALL venait de boucler sa première année à la tête de l’Etat du Sénégal, les principales centrales syndicales avaient opté pour la présentation d’un unique cahier de doléances. S’étant retrouvés au stade Iba Mar DIOP, les travailleurs avaient alors estimé judicieux de s’unir pour mieux se faire entendre. Cette année ne va pas échapper à la tradition.  Les responsables syndicaux ont brillamment sacrifié à la routine. Rassemblement le matin, remise de cahiers de doléances l’après-midi. Chaque étape, son tempo. Discours guerriers devants les travailleurs, chansonnette face au chef de l’Etat.

SYNDICALISME ET POLITIQUE

La primauté donnée au dialogue avait beaucoup participé à ancrer la CNTS dans le parti socialiste. Traumatisé par la crise de 68, le régime de Senghor tenait absolument à faire des travailleurs, sinon leurs délégués, ses partenaires privilégiés. Les responsables de la centrale syndicale la plus représentative au Sénégal, convaincus qu’en étant à l’intérieur du parti au pouvoir, pourraient mieux prendre en charge les préoccupations de leurs mandants, n’ont pas hésité à franchir le Rubicond. La principale force syndicale incluse dans la mouvance présidentielle, syndicalistes et  gouvernants vont entonner la même mélodie psalmodiant le dialogue social. C’est ainsi qu’en 1993, quand le régime de Abdou Diouf, acculé par les institutions financières, décida de baisser de 15 % les salaires des fonctionnaires, la Cnts et la Csa ont longtemps « négocié », abandonnant la lutte à l’UNSAS et à l’Union des travailleurs démocrates du Sénégal (UDTS).

Arrivé au pouvoir, Abdoulaye Wade qui n’ignorait rien du rôle important que jouait la CNTS au sein du PS, va vouloir sa propre centrale syndicale. Et Cheikh Diop de pousser à l’éclatement de la CNTS dont une partie sera estampillée Force du changement (FC). Wade ne pas s’arrêter en si bon chemin. Il va, non seulement, inciter des responsables à s’émanciper de leur syndicat pour en créer d’autres ; mais, il va aussi ouvrir les portes de la présidence à des délégués très en vu. C’est le cas de Kalidou DIALLO.  Ainsi, de quatre centrales syndicales avant 2000, le Sénégal va compter 20 organisations syndicales en 2010. Après la période des syndicalistes députés, c’est l’avènement des syndicalistes PCA et membres du Conseil économique social et environnemental (CESE). Tous les responsables des grandes centrales syndicales siègent aux côtés d’Aminata TALL et sont loin de faire dans le bénévolat.

Interpelés sur l’inertie notée dans les centrales syndicales, de nombreux travailleurs pointent d’un doigt accusateur leurs responsables qu’ils accusent d’être à la solde des gouvernants. Pour nombre d’entre eux, la posture actuelle des syndicats obéit plus à une volonté de contenter le gouvernement plutôt qu’à un souci d’améliorer les conditions des travailleurs.Mame Birame WATHIE

Fête du 1er mai: Saourou Sène et le Saems annoncent un préavis de grève

http://www.dakarmatin.com/Le Secrétaire général du Syndicat Autonome des Enseignants du Moyen et Secondaire (SAEMS) demande au Gouvernement du Sénégal de respecter les accords du 30 avril 2018, et de corriger les injustices dans les salaires des enseignants.
Selon Saourou Sène, « dans le monitoring de ces accords-là, la vérité est que depuis le processus de l’élection présidentielle, pas grand-chose n’a bougé dans la matérialisation des accords».
Cette journée du 1er Mai, fête du travail, est « l’occasion de faire le point avec les enseignants, et leur demander de se préparer en conséquence. Parce qu’en-dehors de ce protocole d’accord qui est signé, le Saems a aussi déposé sur la table du gouvernement un préavis de grève, une plateforme revendicative qui nécessite une rencontre entre le gouvernement du Sénégal et notre organisation », annonce-t-il.
Pour lui, la question la plus importante est celle du système de rémunération. « C’est le chef de l’Etat lui-même qui s’est engagé pour dire au Premier ministre que non seulement, je veux un système de rémunération équitable, mais un système de rémunération qui récompense la compétence et le mérite », dit-il.
À en croire le Secrétaire général national du SAEMS : « On ne peut pas être dans une administration ou les gens se regardent en chiens de Faïence. Les uns accusant les autres d’être bien ou mal payés. Ces correctifs-là, nous les attendons du Gouvernement du Sénégal. Et je crois que, puisque nous sommes dans une dynamique fast-tack, ça commence d’abord par le règlement définitif de la question de la situation salariale des agents de la Fonction publique »

Sidya Ndiaye, Sg, Fgts : «Le parachèvement de la fonction publique territoriale, une urgence »

http://www.dakarmatin.com/Le secrétaire général de la Fédération Générale des Travailleurs du Sénégal (Fgts) indique que pour la fête du travail de ce 1er mai :  » Nous comptons aborder dans cette plateforme des questions importantes.
Le parachèvement de la fonction publique territoriales, dont le Conseil supérieur a été créé le 27 février dernier par le président lui-même, jusqu’à présent nous peinons à concrétiser cette fonction publique territoriale, parce qu’il y a des décrets qui sont dans le circuit et qui ne sont pas encore signés. Aussi l’achèvement de l’Act III de la décentralisation.
Il y a d’autres secteurs comme la santé pour lesquels, nous nous battons. Les indemnités pour les agents para-médicaux, la dette de la CMU, les subventions des hôpitaux, autant de questions qui seront agités par Sidya Ndiaye et ses camarades pour entendre la réponse du président Macky Sall »

Fête du 1er Mai:Les travailleurs réclament de meilleurs traitements

http://www.dakarmatin.com/Les travailleurs sénégalais à l’instar de la communauté internationale célèbrent ce mercredi 1er mai, la fête du travail en commémoration de ce qui s’est passé à travers l’histoire pour la classe ouvrière.Au Sénégal, comme il est de tradition, cette journée sera marquée par des défilés, rassemblements et le dépôt de cahiers de doléances sur la table du président de la République, Macky Sall pour un suivi des dossiers pour de meilleures conditions de travail.

Cette année aussi, les revendications des travailleurs semblent être les mêmes que celles de l’année dernière. Dans plusieurs secteurs d’activités, les cahiers de doléances sont restés presque en l’état. Rien n’a changé, sinon peu. Aussi bien dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de la gestion des collectivités locales, de la presse, les travailleurs sont loin de voir le bout du tunnel.
Pour beaucoup de maison de presse, le constat est le même : les conditions précaires que vivent les journalistes. Entre stages et contrats de prestation à long terme, le combat du Syndicat des professionnels de l’information et de la communication du Sénégal (SYNPICS) pour freiner ce fléau. Makhaly Ndiack Ndoye, délégué au sein du groupe futurs médias et membre du SYNPICS donne son avis.
Au Groupe Le Soleil, le secrétaire général du Synpics, Maguette Ndong dit privilégier le dialogue avant toute action syndicaleSénégal : Les leurres et lueurs d’un changement de cap annoncé par le Président Macky Sall dans le domaine de la santé, le Syndicat autonome des médecins du Sénégal (SAMES) comme prévu, poursuit leur plan d’action. L’objectif de leur combat est de faire de sorte d’avoir une meilleure considération dans le domaine de la santé.Cependant, Dr Yéri Camara, secrétaire général du SAMES donne la position de son syndicat

LE GOUVERNEMENT EXAMINE LES REVENDICATIONS POUR SATISFAIRE LES DEMANDES (MINISTRE)

Dakar, 1er mai (APS) – Le gouvernement, de concert avec les travailleurs, examine les revendications qui sont sur sa table, en vue de satisfaire les demandes, a rassuré, mercredi, le ministre du travail, du dialogue social, des organisations professionnelles et des relations avec les institutions, Samba Sy.

’’Nous examinons, comme nous le faisions, des revendications qui sont sur la table du gouvernement. Et de concert avec les travailleurs, nous essayons d’aller à la rencontre des demandes’’, a-t-il dit.

  1. Sy s’exprimait face à des journalistes, au 3ème congrès ordinaire des jeunes et des femmes de la confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS), à l’occasion de la commémoration de la journée internationale du travail, axée sur le thème ‘’le devenir du mouvement syndical dans un monde en mutation’’.

Selon lui, les moyens de satisfaire les revendications viennent de tout le monde et doivent servir tout un chacun.

Il a par ailleurs appelé tous les acteurs à arbitrer, à trancher et à faire en sorte que la satisfaction des demandes des uns et des autres n’empêchent pas au pays d’avancer.

’’Les revendications participent au fonctionnement normal des choses, tant qu’il y en a, cela prouve à suffisance qu’il y a des choses à faire. Cela serait terrible que nous soyons dans un monde où il n’y aurait pas d’aspiration nouvelle’’, a-t-il expliqué.

’’Nous avons beaucoup de points sur notre plateforme revendicative qui concernent plusieurs secteurs notamment celui du transport, qui vit actuellement un véritable problème au niveau de l’aéroport international Blaise Diagne de Dakar’’, a, quant à elle, indiqué, la secrétaire générale de la conférence nationale des travailleurs du Sénégal, Bakhao Diongue.

Sur ce point, elle a affirmé avoir demandé au gouvernement à veiller sur les conditions de vie des chauffeurs de taxi laissés, selon elle, ’’en rade’’, dans ce milieu.

’’Nous sommes revenus aussi sur la loi antitabac que nous voulons intelligente. Nous voulons que l’Etat sénégalais accompagne les travailleurs et les entreprises œuvrant dans ce secteur afin de pérenniser et de garantir l’emploi’’, a-t-elle plaidé.

Elle a toutefois révélé que la plateforme revendicative datant de 2014 n’est pas encore satisfaite, appelant ainsi le gouvernement à s’y atteler. AMN/MD

LA DÉSYNDICALISATION VA PRENDRE DE L’AMPLEUR

http://www.emedia.sn/Le syndicalisme est en crise. Telle est l’analyse de Daouda Ndiaye, juriste et docteur en Sciences de l’Education. L’expert international en éducation, interrogé par emedia.sn en prélude de la fête du travail, le 1er mai, en veut pour preuve « la crise multiforme que traverse le secteur ». Celle-ci, explique-t-il, « est liée principalement aux relations entre les pouvoirs publics et les syndicats. » Le mal, diagnostique-t-il, est dans les relations avec les syndicats et les pouvoirs publics. Il dit : « Quand on analyse le phénomène syndical en Afrique surtout au Sénégal, il faudra remonter à la période coloniale parce que le syndicalisme est né avec le développement industriel. En Afrique occidentale française, le syndicalisme est né en tant que ramification des confédérations syndicales qui existaient en France. Donc, ce phénomène syndical a pris une autre forme et, c’est dans les relations entre syndicats dont la mission est de défendre exclusivement les intérêts matériels et moraux d’une corporation, et les pouvoirs publics, qu’il faut analyser la vitalité du syndicat. En tout cas, au Sénégal, l’histoire nous montre que depuis très longtemps, les pouvoirs politiques ont cherché à mettre dans leur giron les syndicats. Il y a une crise du syndicalisme qui se manifeste par une perte d’autonomie des syndicats face à un pouvoir public qui tente d’assurer le contrôle de ces organisations syndicales, qui sont tout de même considérées comme des forces politiques latentes même si elles ne sont pas appelées à faire de la politique. »

Qu’est-ce que la désyndicalisation ?

Instructeur formateur syndical, Ass Mamoune Seye, ne dit pas le contraire. « Ce n’est pas que le syndicalisme est mort, précise le conseiller pédagogique de l’international des services publiques. Mais les syndicats ne sont plus efficaces, plus compétents pour améliorer les conditions de vie des travailleurs et consorts. Il y a aussi le fait qu’aussi, le politique a fini de gagner sur certaines organisations syndicales. C’est pourquoi cette désyndicalisation va prendre de l’ampleur parce que les conditions d’existence des travailleurs ne sont pas améliorées. »

En plus de tout cela, souligne-t-il : « Il y a qu’au moment où les organisations syndicales réfléchissent, le patronat réfléchit aussi pour la fluctuation du capital qu’il a investi. C’est ce dégoût prononcé de la part des travailleurs qui fait qu’on ne peut pas réunir plus de 2 millions de travailleurs syndiqués. C’est ça la désyndicalisation. Il y a beaucoup de facteurs où le travailleur sait qu’il n’est pas bien défendu. De longues négociations qui s’étalent sur trois (3), quatre (4) mois sans succès. Des centrales qui ne prennent pas en charge les revendications des secteurs de l’Education, de la Santé, de l’Elevage, de la Pêche, entre autres. Cela a permet aux travailleurs de mieux comprendre la réalité pour s’adonner à d’autres formes d’association syndicale, qui leur permettent d’être en contact direct avec leur employeur et, souvent de poser des doléances satisfaites surtout parce que la paix dans l’entreprise est gage de succès et de réussite. »

À quoi servent les cahiers des doléances

La part de responsabilité de l’Etat ? Ass Mamoune Seye répond que « l’Etat est un employeur avec un budget prévisionnel. Il est obligé de satisfaire les priorités, les salaires permanents des travailleurs de la Fonction publique, les Armées, la police, etc. Lui-aussi, il apprend la vie des organisations syndicales, exploite leurs faiblesses, la désunion qui existe entre eux et, comme appareil politique, s’introduit dans la masse des travailleurs pour créer des confusions. C’est un Etat aussi, on ne peut pas le blâmer. »
Insistant sur la formation, il indique qu’à la tête des organisés syndicales, « il faut des leaders crédibles, engagés, motivés sans une collusion avec l’Etat, pour pouvoir prendre en charge correctement les intérêts des travailleurs. » D’abord, détaille le spécialiste : « Trois (3) choses doivent être des priorités : Qu’on ait des cadres syndicaux qui peuvent lire un bilan du Conseil d’administration, des comptables, des gestionnaires, des administrateurs parce que depuis 1983, nous avions écrit un livre avec les syndicats hollandais pour dire que la participation des travailleurs, c’est un exemple de développement. Si vous n’avez pas des travailleurs qui pénètrent la structure de l’entreprise, qui connaissent les bénéfices ou les pertes, qui maîtrisent les rênes de l’entreprise, ils ne pourront jamais, ces travailleurs-là, poser des revendications réelles pour être satisfaites. »

Ensuite, ajoute Seye, « pour défendre les intérêts des travailleurs et poser des revendications correctes, il faut participer et être présents à l’élaboration des politiques publiques, des projets, des plans économiques et sociaux, qui permettent aux travailleurs de mieux comprendre l’Etat, ses orientations, son objectif. » Enfin, l’autre aspect, conclut-il, « à quoi sert de poser chaque année un cahier de doléances avec 14 ou 20 points alors que les cahiers de doléances de 2017 et 2018 ne sont pas encore ouverts pour pouvoir discuter avec le gouvernement. A qui la faute ? Ce n’est pas le gouvernement, c’est les forces syndicales qui ne sont pas unies pour poser. Si on a un million de travailleurs qui sortent dans la rue pour défendre un seul point, l’ouverture des négociations. Je crois que l’Etat va accepter parce que le syndicalisme, c’est des forces d’opposition qui peuvent contraindre le gouvernement à agir vers ses intérêts. » DIÉ BA

Madia Diop,le chantre de la lutte syndicale

http://www.lesoleil.sn/ Son ombre planera à jamais sur la fête internationale du travail du 1er Mai. Disparu il y a plus de 10 ans, Madia Diop était l’incarnation même de la lutte syndicale au Sénégal. Retour sur les combats d’une vie.

Décédé le 11 novembre 2008, à l’âge de 80 ans, Madia Diop, ancien secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal (CNTS) a commencé à se distinguer dans l’espace public sénégalais durant le régime du président Léopold Sédar Senghor. En 1963, il participe même aux législatives très agitées. Une dizaine de morts dont un policier est enregistrée dans la manifestation qu’avait organisée feu Madia.

20 ans de prison, évasion rocambolesque

Le sort s’acharne sur lui. Puisqu’il est arrêté et condamné à 20 ans de travaux forcés. Finalement, il n’y passera pas plus d’un an. Il réussit une évasion digne de Prison Break. En effet, déguisé en mécanicien, il réussit à s’évader et à s’installer au Mali à bord d’un train. C’est quand il a été gracié qu’il est rentré au Sénégal en 1966. Mais le syndicalisme, Madia l’avait dans les veines. En mai 1968, le pays est secoué par le mouvement de revendication des étudiants relayé par les travailleurs. Il s’accapare du combat et lance le mot d’ordre de grève des travailleurs. Il est arrêté avec ses camarades et interné dans un campement militaire à Diodji, à 250 Km de Dakar, tandis que l’Unts est dissoute par Senghor.

La Cnts voit le jour

Mais la dissolution de l’Unts n’a pas suffi pour freiner son élan. La Cnts voit le jour. Dès sa naissance, le syndicat se voit accorder des postes de ministres et de députés. Après avoir hésité un moment, Madia Diop finit par adhérer à la Cnts en se convainquant de se battre à l’intérieur du syndicat et non en dehors. Il en deviendra même le Sg dans les années 1970. Par la suite, il continue de mener le combat malgré le départ de Senghor du pouvoir.

Madia Diop devient, quelques années plus tard, membre du Bureau politique et du directoire du candidat Abdou Diouf pour l’élection présidentielle de 1993.

Non au plan Sakho-Loum

Alors que l’on croyait son élan brisé, Madia clame haut et fort son opposition au plan d’austérité Sakho-Loum. Il déclenche une grève en 1993. Mais c’est vers les années 2000 qu’il commence à s’adoucir. En 1999, il se désolidarise d’abord de la grève déclenchée par l’Union nationale des syndicats autonomes du Sénégal (UNSAS) pour une hausse des salaires. Mais c’est quand il intègre le directoire de campagne de Diouf, en 2000, que la fin de son militantisme syndical est devenue inéluctable.

Mody Guiro prend le relais, le Cnts divisé

En 2000, le Ps quitte le pouvoir. Madia Diop, lui, quitte la Cnts un an plus tard. Il est remplacé par Mody Guiro. M. Diop devient le président d’honneur de la centrale.

Baisse de 32.700 tonnes de la production de phosphates en février

APA-Dakar (Sénégal) Par Massamba Sall-La production de phosphates du Sénégal durant le mois de février 2019 a connu une baisse de 32.700 tonnes comparée à la même période de l’année 2018, selon les données établies par les sociétés minières.

Le cumul de cette production s’est établi à 132.500 tonnes contre 165.200 tonnes en février 2018, soit une baisse de 19,79% en valeur relative. Cette contreperformance est occasionnée principalement par la production de phosphates de calcium qui passe de 144.000 tonnes en février 2018 à 116.000 tonnes un an plus tard.

La production d’attapulgite a également connu une baisse, passant de 21.250 tonnes en février 2018 à 16.520 tonnes en février 2019.

Comparée au mois de janvier 2019 où elle se situait à 157.500 tonnes, la production de phosphates du Sénégal a enregistré une baisse de 15,87%.MS/te/APA


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